Archive | Educ’action

28 décembre 2018 ~ 0 Commentaire

stylos rouges (le-huffington-post france-info-rp)

maitresse

Après gilets jaunes et gyros bleus

Les stylos rouges veulent se faire entendre

Un groupe de professeurs et de membres de l’Éducation Nationale en colère regroupe désor-mais plus de 23.000 personnes. Après les gilets jaunes, les gyros bleus et le mouvement des lycéens, au tour des enseignants de vouloir faire entendre leur mécontentement. Un groupe Facebook intitulé « Les stylos rouges en colère » a été créé le 12 décembre afin que les professeurs puissent eux aussi se mobiliser contre les décisions du gouvernement.

En présentation de la page des stylos rouges, qui regroupe désormais plus de 23.000 personnes, on peut lire:

« Qui sommes-nous? Un groupe de profs en colère, membres de l’Éducation Nationale (ou presque…): Professeur des Écoles (PE), Professeur en collège/lycée (PLC) et Professeur en Lycée Professionnel (PLP ) qui s’unissent enfin pour :

 

- Revaloriser leur métier tant mis à mal.
- Exiger une vraie bienveillance de l’Etat pour ses élèves en améliorant leurs conditions d’apprentissage.
- Faire reconnaître la qualité de leur fonction et leur travail: il est temps que l’Etat prenne soin de ses enseignants aussi!

« Nous avons constaté que les gilets jaunes ont réussi à obtenir quelques avancées, même si ce ne sont que des miettes. Mais aucune des décisions du gouvernement ne concerne les enseignants a expliqué Grégory Benjamin, professeur d’un collège situé près de Valenciennes à La Voix du Nord. Pourtant, nous subissons aussi les augmentations des taxes, de l’électricité, et autres ».

Selon le média, l’augmentation de salaires et le dégel du point d’indice font partie des reven-dications, mais pas que. Les enseignants réclament également une augmentation des postes de professeurs et une baisse du nombre d’élèves par classe.

« Le temps de l’action est maintenant venu. Après les gilets jaunes et les lycéens, les stylos rouges ont décidé de suivre le mouvement et reconquérir certains droits », a annoncé Grégory Benjamin.

27/12/2018

https://www.huffingtonpost.fr

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27 décembre 2018 ~ 0 Commentaire

littérature (pùblico the-guardian)

publico

Hildegard Von Bingen, l’une des écrivaines les plus influentes du Moyen Âge

Littérature féminine

Une professeure catalane reçoit un bourse pour sauver « l’écriture féminine »

C’est un projet qui cherche à faire reconnaître les femmes entre 1500 et 1780 qui ont écrit des textes populaires sur la vie, la philosophie et les problèmes quotidiens, mais qui ont été rejetées pour des raisons anecdotiques ou personnelles.

Carme Font, professeur de littérature anglaise à l’Université autonome de Barcelone, a reçu une bourse de 1,5 million d’euros du Conseil européen de la recherche pour explorer des bibliothèques, des archives et des collections privées pendant cinq ans. L’enseignante part à la recherche de lettres, de poèmes et de réflexions écrites par des femmes de 1500 à 1780. Il s’agit d’un projet visant à sauver les œuvres d’écrivains en marge de la pensée européenne et à leur donner la reconnaissance refusée. depuis des siècles, selon The Guardian.

Le but de Font est de retrouver la voix de celles dont les œuvres ont été rejetées car considérées comme des « écrits de femmes » trop personnelles et anecdotiques. « Elles n’ont pas eu d’éducation formelle », explique le professeur dans des déclarations au journal britannique. « Elles ont écrit des textes et des lettres populaires sur la religion et la politique. Leurs textes sont moins sophistiqués et ils ne sont pas l’œuvre de femmes écrivains célèbres, mais ce sont ceux que nous redécouvrons « , ajoute-t-il.

Ces écrits contiennent des réflexions sur la vie, la nature de l’âme, la philosophie et illustrent également des situations quotidiennes telles que la famille, le conjugal, le sexe, les abus et les frustrations personnelles. En général, ils montrent comment, au début de la période moderne, les femmes étaient considérées comme des spectateurs intellectuels et des individus passifs. Selon le professeur de littérature anglaise, le manque de connaissances est lié à leur sexe, avec un accès limité à l’éducation et aux conventions sociales et intellectuelles.

Aux côtés des cinq personnes qui font partie de son équipe et qui l’accompagneront lors de voyages, d’ateliers et de conférences, Font cherche à démontrer que « même si les femmes écrivent différemment, leurs idées ont une valeur intellectuelle ». L’objectif de ce projet est de permettre aux lecteurs de modifier la façon dont ils lisent ces textes et de leur attribuer des valeurs équitables.

Madrid 27/12/2018

https://www.publico.es/

https://www.theguardian.com/

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23 décembre 2018 ~ 0 Commentaire

supérieur (the conversation)

selection

Enseignement supérieur 

30 ans de réformes, toujours trop d’inégalités

Depuis les années 80, la notion d’égalité des chances est au cœur de toutes les réformes éducatives et la lutte contre les disparités, qu’elles soient de genre ou sociales, est devenue une priorité politique. C’est d’ailleurs l’un des objectifs affichés de la réforme LMD (2002-2006) et du processus de Bologne, inscrit dans le code de l’éducation, qui a harmonisé l’organisation des études supérieures au niveau européen.

Pourtant force est de constater que malgré les nombreuses réformes politiques, « les dispositifs successifs sont venus s’empiler, perdant peu à peu en efficacité » (Ministère de l’Éducation nationale, 2015). Et selon l’OCDE et son enquête PISA (2012), la France est d’ailleurs le pays où le milieu social influence le plus les résultats scolaires.

Une hiérarchie des filières

En premier lieu, dans l’accès aux différents parcours de l’enseignement supérieur, et notam-ment aux filières dites « prestigieuses », on observe des différences notables entre les étu-diants et les étudiantes, selon leur origine sociale. Les différentes réformes n’ont pas assez pris en considération les écarts de moyens entre la masse d’étudiants en premier cycle univer-sitaire et le petit nombre d’étudiants favorisés des grandes écoles (Maurin, 2013).

Ainsi, entre 1998 et 2010, on constate que les enfants de cadre ont toujours deux fois plus chance que les enfants d’ouvriers de suivre une classe préparatoire aux Grandes Écoles plutôt qu’une formation universitaire.

Ensuite, ces inégalités observées au stade des inscriptions se retrouvent au niveau du type de diplôme obtenu. Ainsi, malgré l’ouverture des grandes écoles aux filles au cours des années  1970, les écoles d’ingénieurs ne comptent aujourd’hui qu’un quart de filles. En 2010 les garçons avaient 2,5 fois plus de chance qu’elles d’être diplômés d’une école d’ingénieur plutôt que d’une école de commerce.

De manière générale, de fortes inégalités marquent encore l’enseignement supérieur français.

Le bac possédé, le fait d’avoir ou non une année d’avance, et les spécialités suivies au lycée restent des facteurs différenciants en termes d’orientation. Mais, au-delà de ces inégalités scolaires, ce sont encore et surtout les inégalités de genre, les inégalités sociales et les inégalités culturelles qui persistent.

La comparaison entre le devenir de la génération ayant quitté l’enseignement supérieur en 1992 et celle ayant terminé ses études en 2004 montre que les inégalités dites « injustes » (c’est-à-dire les inégalités dues à des facteurs que l’individu ne peut pas contrôler comme son sexe ou son milieu social, contrairement à ses performances scolaires sur lesquelles il a un minimum de contrôle) n’ont pas baissé.

En effet, malgré la mise en place de la réforme LMD et les objectifs affichés d’équité, il apparaît que, pour prétendre faire des études longues, il vaut mieux être un fils de cadre qu’une fille d’ouvrier…

Un effet de cumul

Malheureusement, les inégalités ont tendance à se cumuler. Lorsqu’on dresse le profil des étudiants qui poursuivent ou arrêtent leurs études, on met en évidence, dès le début de leur parcours dans l’enseignement supérieur, un cumul des inégalités scolaires et des inégalités sociales et de genre. Ce phénomène met l’accent sur le fait que l’école, non seulement ne corrige pas les inégalités, mais au contraire, les amplifie, impliquant ce qu’il est commun d’appeler un « effet Mathieu » (mécanisme par lequel les individus issus de milieux favorisés vont avoir tendance à accroître leur avantage sur les autres individus).

Au fur et à mesure que l’individu avance dans son parcours scolaire, les inégalités scolaires et sociales agrègent leurs effets – positifs ou négatifs- et déterminent ainsi des profils – favorables et défavorables- à la réussite des individus.

Avec la réforme LMD seuls les diplômes de niveau bac+3, bac+5 et bac+8 (Licence-Master-Doctorat) sont reconnus ; le niveau bac+4 (anciennement la maîtrise) n’est plus diplômant. Ainsi, plus d’individus, quelle que soit leur origine, poursuivent leurs études au-delà de ce palier : en 1998, 12,6 % des étudiants arrêtaient leurs études après la quatrième année et 15 % après la cinquième année ; en 2010, ces taux sont de 5,7 % et 26,1 %. Un progrès ? En réalité, en augmentant la durée des études sanctionnant le premier diplôme reconnu, la licence, d’une part, et le coût des études ensuite, cette réforme a contribué à augmenter les inégalités sociales.

La comparaison des profils de poursuite d’études longues entre 1998 et 2007 souligne, d’une part, une persistance des profils favorables et défavorables à la poursuite d’études et, d’autre part, une persistance des effets cumulatifs des inégalités tout au long de l’enseignement supérieur. Les remèdes restent à trouver…

20 décembre 2018, Magali Jaoul-Grammare

https://theconversation.com/

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23 décembre 2018 ~ 0 Commentaire

macron (émancipation france-info)

macron-la-matraque

Des professeurs revendiquent leur liberté de critiquer l’exécutif

avec le hashtag #JeSuisEnseignant

Ce mouvement intervient quelques jours après la convocation par le rectorat d’une professeure de Dijon (Côte-d’Or), qui avait critiqué Emmanuel Macron dans une tribune.

Ils ne veulent pas se taire. Des enseignants ont lancé le hashtag #JeSuisEnseignant sur les réseaux sociaux afin de revendiquer leur liberté de critiquer l’action de l’exécutif et de l’Education nationale. Ce mouvement intervient quelques jours après la convocation par le rectorat d’une professeure de Dijon (Côte-d’Or), qui avait critiqué Emmanuel Macron dans une tribune.

« #JeSuisEnseignant et je continuerai à m’informer, me former, partager, commenter, critiquer, argumenter, réfléchir, débattre, penser », écrit un professeur d’anglais au collège.

« #JeSuisEnseignante et je considère que, que ce soit en prison ou à l’université, mon travail n’est pas seulement d’apporter des connaissances, mais de développer l’esprit critique. Ce qui implique de moi-même conserver et assumer une parole engagée et critique », écrit de son côté une enseignante-chercheuse.

Les messages des enseignants publiés avec ce hashtag critiquent à la fois une restriction de leur liberté d’expression, ainsi que les orientations du ministère de l’Education nationale. « Au titre de ses obligations statutaires, un professeur de la fonction publique d’Etat a un devoir de réserve sur la politique mise en œuvre par sa tutelle, a fortiori par le chef de l’Etat », rappelle  Laurent Rabbé, avocat au barreau de Paris, spécialiste du droit de la fonction publique, à franceinfo.

22/12/2018

https://www.francetvinfo.fr/

Lire aussi:

Le grand chef blanc a parlé (Original)

Le grand chef blanc a parlé (Emancipation 69)

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20 décembre 2018 ~ 0 Commentaire

jeunessse (npa)

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Jeunesse

Même Macron, même combat

Depuis plus de deux semaines, la jeunesse scolarisée a emboîté le pas aux Gilets jaunes et s’est aussi mêlée à la lutte contre Macron. En cause, la hausse des frais d’inscription pour les étudiantEs étrangerEs, la plateforme de sélection Parcoursup et la réforme du bac, pour laquelle les élèves de seconde sont utilisées comme cobayes.

Mais au-delà, notamment dans les franges les plus populaires de la jeunesse, c’est la contes-tation de tout un monde : celui de Macron et de sa politique en faveur des plus riches. Si on peut entendre le « Macron démission » sur de nombreux blocages routiers, les manifestations lycéennes font fréquemment la part belle au « Lycéens, Gilets jaunes, même Macron, même combat ».

Détermination des lycéenEs

Les jeunes mobiliséEs ont bien compris que le combat des Gilets jaunes n’était pas une lutte antifiscale mais une guerre contre la pauvreté, menée par les couches les plus pauvres de la classe ouvrière. Et les lycéenEs y ont joint toutes leurs forces, en dépit de la répression poli-cière et l’hostilité de l’administration des établissements.

Les proviseurs empêchent les élèves de se réunir en assemblée générale, exercent toutes sortes de pressions sur les plus mobilisés et sont à la manœuvre pour faire passer canaliser la contestation dans les CVL (conseil de la vie lycéenne), souvent plus dociles que les lycéenEs en lutte. Des lycéenEs ont été séquestréEs, d’autres excluEs ou envoyéEs au poste de police par les plus zélés des proviseurs.

Malgré tout, la résolution des lycéenEs reste très forte.

Si l’intérêt de manifester touTEs ensemble, avec les autres lycéenEs mais aussi avec les étudiantEs et les travailleurEs, n’est pas encore évident pour touTEs, notamment en région parisienne, des tentatives de coordination inter-lycées ont lieu à l’échelle locale, comme l’Assemblée générale inter-lycée qui a réuni entre 100 et 150 lycéenEs vendredi 14 décembre  à Paris. Des tentatives ont également lieu dans d’autres villes où les manifestations y sont plus massives. Les équipes mobilisées sont déterminées à reprendre la bataille après les vacances et les fêtes.

Dans les facs aussi

Le mouvement dans les facs peut sembler pour l’instant moins profond que celui des lycéens. Et pourtant, de grosses assemblées générales ont pu se tenir dans les universités (Paris 1, Paris 3, Paris 4, Paris 8, Nanterre, Rennes 2, le Mirail à Toulouse, et bien d’autres) durant la semaine du 3 décembre, dans la foulée de l’acte III des Gilets jaunes. Deux assem-blées générales de 2000 personnes se sont tenues à Nanterre au cours de la semaine du 10 décembre.

La hausse des frais d’inscription pour les étudiantEs étrangerEs fait discuter et, dans un contexte où le pouvoir semble déstabilisé, les débats sur la stratégie à adopter pour faire réellement plier Macron étaient largement présents.

Le gouvernement a dû fermer de nombreuses facs et faire annuler ou reporter un nombre impressionnant de partiels dans le cadre d’une politique de lock-out qui a, à l’heure où nous écrivons, a un peu dispersé les étudiantEs mobiliséEs.

Mais rien n’est réglé car les contestations continuent.

Les phases du mouvement de jeunesse semblent intimement liées aux phases du mouvement des Gilets jaunes tant ceux-ci battent le rythme de la contestation sociale depuis le 17 novembre car il s’agit là, en vérité, du même combat contre la misère. La réforme du bac, Parcoursup et la hausse des frais d’inscription pour les étudiantEs étrangers ne sont qu’un des aspects de la politique anti-pauvres de Macron.

Bastien Thomas jeudi 20 décembre 2018

https://npa2009.org/

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20 décembre 2018 ~ 0 Commentaire

colère lycéenne (lutte ouvrière)

crs cesse

Lycées 

Une jeunesse en colère

Vendredi 14 décembre, il y avait des cortèges de lycéens dans les manifestations organisées par les syndicats, souvent avec des enseignants présents à leurs côtés. Le 18 décembre, des lycées étaient de nouveau bloqués et des manifestations avaient encore lieu dans certaines villes comme à Lyon, Rennes ou Chalon-sur-Saône.

Toute la semaine dernière, des lycées ont continué à se mobiliser.

À Mantes-la-Jolie, le 12 décembre, des jeunes et des enseignants ont manifesté en soutien aux lycéens arrêtés par la police. À Créteil, une centaine d’élèves du lycée Gutenberg ont défilé dans les rues de la ville le 13 décembre, et cinq élèves ont ensuite été reçus par le recteur en personne qui a affiché son mépris en les accusant de ne rien comprendre.

Mais les élèves de filière professionnelle ne se sont pas laissé faire et ont trouvé le moyen de répondre vivement à l’arrogance du recteur. À Paris, des lycées polyvalents ont été bloqués, comme celui de Dorian dans le 11è arrondissement où des assemblées générales ont regroupé une centaine de lycéens et se sont tenues avec l’aide d’enseignants grévistes.

Dans bien des endroits, les élèves ont tenté d’organiser le mouvement. Ils discutent partout des moyens d’actions.

Beaucoup estiment qu’on ne se fait entendre qu’en cassant. Et les interventions musclées de la police à la moindre agitation contribuent fortement à accréditer cette idée. Cela ne favorise certainement pas la prise de conscience que la force d’un mouvement de la jeunesse ne repose ni sur les blocages ni sur le nombre de poubelles brûlées.

Dans certains lycées, souvent avec l’aide de professeurs, des jeunes ont essayé d’organiser des assemblées pour discuter des revendications, de la réforme du lycée et de Parcoursup, mais aussi et surtout de la lutte des gilets jaunes, de la situation politique et de leur avenir.

La jeunesse qui s’exprime depuis deux semaines est celle des classes populaires.

Les jeunes qui descendent dans la rue savent que leurs parents ne vivent pas dignement de leur salaire ou de leurs allocations. Ils savent ce que coûte la vie bien avant d’avoir leurs diplômes. Dans des lycées de banlieue, des élèves demandent aux autres : « Il est plein votre frigo chez vous ? »

Et effectivement, beaucoup de ces adolescents ne mangent pas à tous les repas.

L’un raconte que c’est une voisine qui nourrit sa famille, une autre qu’elle ne mange pas le soir et travaille le week-end à Burger King parce que le salaire d’aide-soignante de sa mère ne suffit pas. Alors, rien d’étonnant à ce qu’un certain nombre de ces jeunes qui vivent ces injus-tices se disent « gilets jaunes ». Ils savent le mépris que cette société engendre contre les travailleurs dès le collège quand la question de l’orientation apparaît. Ils savent ensuite que dans les filières professionnelles, on cherche à les mettre dans des voies de garage sans avenir.

Plus des jeunes continueront à chercher des réponses à leurs questions, plus ils auront des chances de trouver une issue à cette colère. Comme le disait une jeune de Créteil : « Ça emm… Macron qu’on fasse de la politique ? Eh ben, c’est trop tard ! »

Marion AJAR 19 Décembre 2018
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18 décembre 2018 ~ 0 Commentaire

lycées bzh (fr3)

lycees

Lycées 

Toujours des blocages en Bretagne

Une demi-douzaine d’établissements est encore perturbée en Bretagne ce mardi, dont deux à Rennes, étaient totalement bloqués ce mardi. A quelques jours des vacances de Noël, les lycéens ne désarment pas, contre la réforme du baccalauréat et la plate-forme Parcoursup.

Le lycée Descartes, du sud de Rennes, était bloqué par quelque 200 élèves tôt ce mardi matin. Les forces de l’ordre sont intervenues rapidement pour le libérer. Au total deux établissements de la ville était fermés ce mardi et six perturbés par le mouvement des lycéens, sur l’ensemble de la Bretagne, à Morlaix et Etel, avec ceux de Rennes.

Les lycéens ne désarment pas

Même si le mouvement est moins massif, les lycéens à quelques jours des vacances de Noël ne désarment pas. Ils s’opposent toujours à la réforme du baccalauréat et du lycée, ainsi qu’à la plate-forme Parcoursup, qui a leur sens va accentuer les inégalités entre les établissements, ceux de la périphérie et les lycées de centre-ville en particulier, mieux dotés en options et filières.

Près de 300 lycéens se sont retrouvés en fin de matinée place de la République à Rennes, avant de rejoindre le lycée Bréquigny, où une assemblée générale est prévue.

Krystell Veillard  18/12/2018

https://france3-regions.francetvinfo.fr/

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18 décembre 2018 ~ 0 Commentaire

converger (qdc)

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Faire converger nos colères

Les gilets jaunes ne sont plus seuls dans la rue : leurs enfants leur ont emboîté le pas !

Tout le monde s’accorde à dire que le mouvement lycéen actuel contre la sélection à l’univer-sité, la réforme du lycée ou le BAC modulaire est fort et touche tout le territoire. Mais, outre son ampleur, un autre élément n’a pas échappé aux médias. En Seine-Saint-Denis, dans les quar-tiers nord de Marseille, dans la banlieue lyonnaise… plus qu’au moment de la lutte contre la loi travail, les lycées des périphéries et d’enseignement professionnel ont été parmi les premiers à se mobiliser.

Mais comment s’en étonner puisqu’il apparaît que les jeunes générations auront des conditions de vie plus difficiles que leurs parents ?  La jeunesse issue des classes populaires a bien du mal à se faire entendre, les médias ne retenant bien souvent que les incidents devant les établissements quand la colère légitime fait l’objet d’une répression particulièrement dure.

Tout le monde a en tête les images de ces jeunes de Mantes-la-Jolie agenouilléEs, mains sur la tête, pendant plusieurs heures sous la menace de la police et on ne compte plus les blesséEs. On n’insiste pas non plus assez sur le fait que l’on refuse systématiquement aux lycéen.nes de s’organiser en leur refusant la liberté de réunion et le droit d’expression alors que c’est leur avenir qui est en jeu.

Une école qui n’éduque pas les jeunes dans la démocratie et dans une perspective d’appro-fondissement de la démocratie prend le risque de l’affaiblir. On oublie en effet que le désir de démocratie n’est pas naturel et qu’il peut s’altérer. C’est la raison pour laquelle une éducation émancipatrice ne peut faire autrement que de le cultiver. En réalité, la démocratie a progressé toutes les fois que les sans voix ont fait irruption sur la scène politique pour réclamer justice et dignité en leur propre nom.

Quand les autorités disent à la jeunesse « sois sage et tais-toi ! », elle répond « no future ! » et elle a ses raisons. Pour ne prendre que l’exemple des lycées professionnels, parents pauvres de l’éducation, la réforme du bac pro a déjà provoqué une suppression impressionnante de postes et d’heures d’enseignement.

La réforme qui s’annonce de la voie professionnelle aura le même effet et va de plus renforcer sa soumission aux employeurs. Parcoursup a laissé des milliers de lycéen.nes sans affectation à la rentrée et la réforme du lycée, du bac et des programmes n’est pas une réponse aux iné-galités scolaires, le gouvernement n’a d’ailleurs pas annoncé des réformes allant dans ce sens.

Après une augmentation honteuse des droits d’inscription pour les étudiantEs étranger/ères, il est maintenant question d’une augmentation générale des frais de scolarité qui fermerait l’accès à l’université aux classes populaires (1).

La colère des lycéen.nes et des parents qui se constituent parfois en collectif pour s’élever contre la criminalisation de leur mouvement est aussi la nôtre. C’est pourquoi nous devons nous élever contre la répression et toute action qui les empêcherait de s’organiser librement.

Mais nous autres, éducateurs/trices et enseignantEs, nous devons les rejoindre dans la mobili-sation parce que nous avons enfin la possibilité de dire dans l’action et avec force que nous sommes contre des réformes qui ne correspondent en rien aux aspirations à plus d’égalité sociale et au besoin de démocratisation de l’école.

C’est le moment de faire converger nos colères !

17 décembre 2018 Jérôme Debrune

https://www.questionsdeclasses.org/

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1. Voir Le Monde du 21 novembre 2018, La Cour des comptes préconise une hausse des droits d’inscription à l’université, https://www.lemonde.fr/

 

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17 décembre 2018 ~ 0 Commentaire

réformes (sud éduc )

blancqyuer

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10 décembre 2018 ~ 0 Commentaire

quimper brest rennes (fr3)

lycees

Rennes Le Lycée Émile Zola

Perturbé par les élèves

Ce lundi matin, dès le début des cours, les lycéens de l’établissement Émile Zola situé avenue Jean Janvier en filtrent l’entrée. Opposés au projet de réforme du baccalauréat proposé par le gouvernement, ils montrent leur désaccord dans une ambiance bon-enfant.

À cent et à grand bruit. Quiconque passait sur l’avenue Jean Janvier les remarquait ce matin. Leurs meneurs montés sur des poubelles, les lycéens fédéraient leurs camarades pour montrer leur opposition au projet de réforme du baccalauréat prévue pour 2021.Ce nouveau bac consiste en « une épreuve de français à la fin de la classe de première, quatre épreuves en terminale et une part de contrôle continu, déclare l’Éducation Nationale. Le baccalauréat est à la fois plus simple dans son organisation. »

Une réforme du bac qui ne passe pas

Pourtant, elle ne convient pas aux principaux intéressés. Depuis une semaine déjà, ils montrent leur mécontentement dans toute la France, en parallèle du mouvement des Gilets jaunes. Leur mouvement semble se solidariser des manifestations des universités, qui elles s’opposent à l’augmentation des frais de scolarité pour les étudiants étrangers. L’opposition au nouveau outil d’orientation Parcoursup semble pouvoir regrouper étudiants et lycéens.

Au total en France, entre 100 et 120 lycées sont perturbés aujourd’hui, les cours ne sont pas tous assurés. Parmi eux, une quarantaine sont carrément bloqués par leurs élèves. Aujour-d’hui, les lycéens n’ont pas prévu d’actions directes et organisées. D’après eux, la grosse journée sera « mardi : on va regrouper tous les lycées et manifester devant la mairie » selon l’une de leurs représentantes.

Corentin Bélard 10/12/2018

https://france3-regions.francetvinfo.fr/

Lire aussi:

Le campus de l’université Rennes 2 bloqué (FR3)

Entre 100 et 120 lycées sont perturbés ce matin dans toute la France, dont 40 totalement bloqués (France Info)

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