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24 février 2019 ~ 0 Commentaire

mal-être (le monde)

jeunes

Le mal-être étudiant existe

Les dispositifs de prévention sont dérisoires

Chronique de Réda Mérida, étudiant en master.

A la jeunesse étudiante, on accole souvent un imaginaire fantasmatique de bonheur, de construction de soi et d’insouciance. Ce n’est qu’une vision des choses. Une étude de la Smerep publiée en juin 2018 a montré qu’un étudiant sur cinq avait déjà eu des pensées suicidaires au cours de sa vie. En France, le suicide est la deuxième cause de mortalité chez les jeunes de 15 à 24 ans. Cela peut ahurir plus d’un : comment des personnes au printemps de leur vie peuvent arriver à un point de désespoir tel que mettre fin à leurs jours semble être l’unique solution ?

Il m’a suffi d’interroger mon entourage, dont l’âge moyen ne dépasse pas 35 ans, pour me rendre compte que quasiment tout le monde a été touché directement ou indirectement par des épisodes de mal-être psychologique. Pour quelles raisons ? La transition adolescent-adulte rassemble des réalités individuelles si diverses qu’il est difficile de trouver des causes communes. Souvent, c’est à ce moment que l’on s’émancipe du cercle familial, qu’on se confronte à la réalité du monde, qu’on se construit socialement en tant qu’individu… Et qu’on fait des choix décisifs pour sa vie, ou du moins c’est ce que beaucoup d’étudiants pensent.

J’ai rencontré Raphaël, étudiant en master de droit à Aix-en-Provence, autour d’un café. Il a fait une dépression clinique il y a deux ans qui lui a valu des hospitalisations : « J’ai commencé par me sentir vide, triste tout le temps et je ne pouvais plus sortir. »

Les symptômes qu’il décrit, quand ils s’étalent dans le temps et commencent à affecter les fonctions biologiques, ne sont pas anodins. « Puis, j’ai arrêté de manger, j’ai perdu une dizaine de kilos, continue-t-il à me raconter. Je me suis évanoui plusieurs fois à la fac. C’est ce qui a mis la puce à l’oreille de mes profs, avant d’être convoqué par l’infirmerie. Mes parents pensent que ce sont des histoires d’enfant gâté, des caprices pour attirer leur attention, donc je ne leur en parle plus. »

A la question s’il allait bien aujourd’hui, il me répond que pas totalement, il rechute dès qu’il arrête les médicaments. Il évoque une enfance difficile et des relations conflictuelles avec ses parents, « puis, j’ai été harcelé durant toute ma scolarité à cause de mon poids ; je n’ai jamais pu m’adapter, j’ai zéro ami ». Il détourne son visage du mien et s’arrête en tentant de retenir ses larmes. « Depuis que j’ai une copine, ça va un peu mieux, je ne me sens plus seul comme avant, poursuit-il. Et puis elle est compréhensive. »

Par ailleurs, il est enthousiaste quant à la fin prochaine de ses études longues et fastidieuses de droit, qui, selon lui, l’isolaient encore plus à cause de la charge de travail nécessaire.

Les étudiants en médecine paraissent particulièrement exposés à ces difficultés. En juin 2017, quatre syndicats d’étudiants en médecine publiaient une étude sur l’impact des études sur les futurs professionnels de santé. On apprenait ainsi que, sur 22 000 répondants, 28 % souffraient de dépression, 66 % d’anxiété (contre 26 % dans la population française) et que 23 % d’entre eux avaient déjà nourri des pensées suicidaires.

Ces chiffres n’étonnent pas Ninon, étudiante en maïeutique. « J’ai vu des étudiants sages-femmes vriller, raconte-t-elle. Certains faisaient des crises d’angoisse en cours, d’autres prenaient des kilos à cause de la boulimie et d’autres abandonnaient. J’ai surtout vu l’indifférence de l’administration et des professeurs. Comme si, pour eux, tout ça fait partie de la formation. »

Younes, un ami étudiant en quatrième année de médecine à l’université Paris-Descartes, se rappelle également de cette atmosphère. Dès l’entrée en première année commune aux études de santé (Paces), « on réorganise toute sa vie autour de la médecine, tout ce qui peut y avoir en dehors ne compte plus », me dit-il. La pression du concours, la compétition entre étudiants et la charge de travail demandée font que « tout le monde est en état second ».

Les carabins ne sont pas les seuls à être concernés. Dalila, fraîchement diplômée en archi-tecture, se rappelle de ses années de cours très chargées, de la remise en question constante quant à son avenir professionnel, du manque de bienveillance des profs. Elle se rappelle de ses soirées avec Vincent, son ami : « On buvait pour oublier. On prenait des drogues aussi. » Vincent s’était réorienté trois fois dans ses études avant d’atterrir en architecture. Une voie qui ne lui correspondait pas non plus. Eloigné de sa famille, il sombra dans une dépression qui lui arracha la vie, il mit fin à ses jours l’année dernière.

Sentiment d’illégitimité

Dans de nombreux cas, il semble que ce mal-être renvoie à un mal-être social. Pour celles et ceux qui viennent d’un milieu modeste, occuper les bancs de certaines écoles s’accompagne d’un sentiment d’illégitimité, à l’image de Sara, originaire de Haute-Savoie, et dont les parents sont employés dans un supermarché. Brillante dans sa scolarité, ses professeurs de lycée l’incitent à tenter les grandes prépas parisiennes.

Elle postule « sans même trop savoir à quoi à quoi ça correspondait », m’explique-t-elle. Admise à Louis-le-Grand, à Paris, elle fut impressionnée par le vieil établissement, les dorures, la cour intérieure et les noms à particules qui l’habitent. Mais très vite, elle commence à se sentir étrangère à ce nouveau milieu. « C’était compliqué d’être boursière, il y avait un regard porté sur nous, même dans le comportement des profs, se rappelle-t-elle. Je me suis rendu compte que je n’avais rien en commun avec les autres. » Cette expérience d’étudiante transclasse, Sara la résume à une colère et une déception : « J’avais l’impression d’être une imposture. »

En deuxième année de prépa, elle se retrouve à habiter à une heure de Louis-le-Grand, car le Crous ne pouvait lui proposer une chambre proche de son établissement. Parallèlement à tout ça, elle cumule deux jobs pour subvenir à ses besoins. « C’était hyperdur physiquement mais j’ai tenu. » Quelques mois plus tard, une rupture amoureuse devient l’élément déclencheur d’un burn-out. Toute la pression et le stress des années d’avant lui retombent dessus.

Son médecin la met sous traitement durant un an, à cause de « pulsions suicidaires ». N’ayant pas les moyens de se payer un suivi psychologique, elle s’adresse au bureau d’écoute psychologique universitaire (BAPU), qui propose un service gratuit pour les étudiants. Elle ne rencontre un psychiatre que deux mois plus tard, faute de place. Comment peut-on faire attendre autant des étudiants en détresse ? Une employée d’un BAPU de Paris évoque le manque de personnel et la demande croissante.

Le BAPU, Antoine l’a connu aussi. Il y a six ans, ses parents le rejettent alors qu’il n’avait que 18 ans. « Ils avaient des doutes sur mon homosexualité depuis longtemps. Un jour, mon père m’a clairement posé la question. Je n’ai pas répondu, il a compris », se rappelle-t-il. Ils ne m’ont pas mis à la porte mais ont tout fait pour que je quitte la maison, et quand je suis parti, ils ont arrêté les virements bancaires après quelques mois. »

Tout l’entourage d’Antoine était catholique : « En un an, j’ai perdu tout mon monde, ma famille et tous mes amis d’avant. Dans ces milieux, tout se sait… » Il enchaîne les jobs étudiants mais peine à vivre : « Je me privais de manger pour payer le loyer, je mangeais un repas par jour, un jour, je dînais et, le suivant, je déjeunais. » Il s’est adressé au BAPU quand il a commencé à avoir des idées sombres.

« Je travaillais comme livreur, et dès que je prenais la moto, j’avais une voix dans ma tête qui me disait de braquer le guidon en pleine autoroute pour que tout s’arrête. » Le conseiller du BAPU le dirige également vers une assistante sociale. Aujourd’hui, à 25 ans, la voix qui lui parlait s’est éteinte grâce à la dizaine de professionnels qui l’ont suivi durant trois ans.

La dépression, qui est une affection de la santé mentale courante, n’est ni un coup de blues ni un spleen. C’est une maladie, elle ronge les émotions de l’individu, mais aussi son corps et toutes ses fonctions biologiques. C’est une maladie qui, selon l’OMS, est la première cause de morbidité et d’incapacité dans le monde. Face à sa prégnance chez les étudiants, les dispositifs de prévention et de diagnostic semblent dérisoires. Aucune des personnes ayant témoigné dans cette chronique n’a bénéficié d’une action de prévention au cours de sa scolarité.

(*) Tous les prénoms ont été modifiés.

Etudiant en master, Réda Mérida témoigne de la détresse psychologique rencontrée par certains étudiants de son entourage. Selon lui, les moyens pour prévenir et soigner ces épisodes ne sont pas suffisants. Reda Mérida, 23 ans, est étudiant en master « Mégadonnées et analyse sociale » du Conservatoire national des arts et métiers. Il suit également le master « Psycha-nalyse, philosophie et économie politique du sujet » de l’université de Toulouse Le Mirail à distance. Il publie régulièrement des chroniques de la vie étudiante sur « Le Monde » Campus.22 février 2019

https://www.lemonde.fr/

Lire aussi:

« Stress, anxieté et parfois dépression… Les étudiants sont sous pression »

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21 février 2019 ~ 0 Commentaire

éducation (lutte-ouvrière tc rp a-et-r)

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Éducation

Un plan pour couvrir les suppressions de postes

Le 19 février, le projet de loi « pour une école de la confiance » devait être adopté en première lecture à l’Assemblée. Il a déjà fait couler beaucoup d’encre, engendrant 1 000 amendements.

La principale mesure de cette loi est l’abaissement de l’instruction obligatoire à 3 ans. Il est à noter que, si l’école n’était pas obligatoire dès cet âge-là, 97 % des enfants étaient malgré tout scolarisés dès l’école maternelle.

Mais qu’en est-il des moyens permettant aux jeunes enfants de bénéficier d’un enseignement dans de bonnes conditions ?

Alors que sont publiées les cartes scolaires, beaucoup de parents et d’enseignants se mobilisent parce que des classes vont fermer, en maternelle en particulier. Ainsi dans le département des Pyrénées-Orientales, 18 classes sont menacées de fermeture à la rentrée 2019. Dans l’Isère, si 31 classes seront ouvertes à la prochaine rentrée, 62 seront fermées. Dans l’Aisne, il y aurait 43 fermetures de classe en écoles primaire et maternelle. Nombre de classes de maternelle regroupent jusqu’à 30 enfants.

Beaucoup de mesures contenues dans ce projet de loi ont de quoi susciter de la méfiance, car elles pourraient servir à baisser les moyens pour l’école, comme la proposition de regrouper école et collège « en un seul établissement public des savoirs fondamentaux », ou encore le fait de confier des heures d’enseignement à des assistants d’éducation se destinant à enseigner, qui pourraient ainsi servir de remplaçants, précaires et pas chers.

La réforme adoptée pour les lycées généraux et professionnels montre bien que les intentions du gouvernement sont de faire des économies sur l’éducation. Le ministre Blanquer a produit tout un argumentaire pédagogique. Mais le nombre d’heures d’enseignement alloué à chaque niveau et à chaque matière diminue. Des enseignements disparaissent de fait, latin ou grec, chinois ou arabe. En lycée professionnel, les heures consacrées aux matières générales diminuent. Des filières disparaissent.

Voilà comment, alors même que 30 000 élèves de plus sont attendus pour la prochaine rentrée, Blanquer veut atteindre son objectif, qui est la suppression de 2 650 emplois d’enseignants dans les collèges et lycées publics. Rien ne dit cependant qu’il parviendra à ses fins, car nombre d’enseignants, de parents et de lycéens continuent à s’opposer à cette politique.

Aline RETESSE 20 Février 2019
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20 février 2019 ~ 0 Commentaire

pma (breizh femmes)

pma

La PMA

Une urgence pour qui ?

Un peu provocante, Alice Coffin déclare : « la PMA, n’existe pas ! » Cette militante lesbienne féministe – invitée par le Collectif Breton pour la PMA fin janvier à Rennes – doute qu’on n’ait jamais vraiment envisagé d’élargir l’accès à la procréation médicalement assistée en France.

Pour elle, s’il y a urgence à (enfin) légiférer sur l’accès à la PMA pour toutes, c’est-à-dire plus seulement les couples hétérosexuels infertiles mais bien toutes les femmes qu’elles soient célibataires ou en couples, lesbiennes ou non, il ne s’agit pas seulement de faire des bébés.

Un slogan disait il y a quelques années : « on veut la PMA, pas les gosses ! » Une façon de demander une visibilité que la société actuelle refuse.

Un peu lasse de lutter depuis des années pour cette reconnaissance, la journaliste, membre de plusieurs collectifs de défense des droits LGBT, finit par conclure : l’urgence est du côté des femmes, mais certainement pas du côté des gouvernements.

« J’avais trente-trois ans quand on a commencé à entendre : la PMA, on va la faire ! » – se souvient Alice Coffin, un peu amère, citant la porte-parole de François Hollande avant l’élection présidentielle de 2012. Et rien ne semble avoir avancé depuis. Responsable de la Conférence Européenne Lesbienne, Alice Coffin juge que « la situation de la France est extrêmement particulière en Europe » et que ces tergiversations permanentes « racontent beaucoup de choses du contexte culturel français ».

Il y a quelques mois encore, elle rencontrait en compagnie d’une vingtaine de représentants d’associations LBGT, le président de la République. Et c’est en claquant la porte qu’elle a quitté Emmanuel Macron, dénonçant une « lesbophobie d’état ». « On a eu affaire à quelqu’un qui considère que les populations dont il parle n’ont rien à voir avec lui – s’indigne Alice Coffin – il nous a répété plusieurs fois que « c’est une question de conscience » et qu’il souhaite « un débat apaisé » ; je ne suis pas très confiante pour la suite ».

« Où sont les voix des lesbiennes ? »

La suite, ce sera un nouveau débat parlementaire, reporté pour la énième fois, qui devrait avoir lieu à l’automne 2019. Et sans doute, en tout cas toutes les associations LGBT le redoutent, un nouveau déferlement de propos lesbophobes notamment dans les médias qui donnent la plupart du temps plus de visibilité aux anti-PMA qu’aux personnes réellement concernées.

« Les médias ont beaucoup fait le jeu de la Manif Pour Tous – regrette encore Alice Coffin – même ceux qui ne sont pas anti-PMA semblent avoir une vraie fascination pour le camp des anti à qui on donne plus facilement la parole qu’aux lesbiennes. C’est en train de changer un peu, mais on a fréquemment vu des émissions de télé où sur le plateau n’étaient invités que des hommes pour parler PMA et souvent même des évêques ! »

« Où sont les voix des lesbiennes ? » s’interroge Alice Coffin. Pourquoi ne jamais donner la parole à celles qui pourraient les représenter et jouissent d’une certaine popularité comme la joueuse de tennis Amélie Mauresmo ou la présentatrice du journal d’Arte, Marie Labory, toutes deux devenues mamans grâce à des PMA réalisées à l’étranger ?

« Le temps est un conditionneur de rapport de force »

« On est là pour défendre toutes les personnes qui veulent accéder à la PMA, bien entendu – argumente Alice Coffin – mais ça va bien au-delà de la parentalité. C’est une question de discrimination. L’urgence, c’est aussi de modifier la société française et notamment tous les blocages culturels qui conduisent à l’effacement des lesbiennes dans cette société. »

Pourquoi cette invisibilité orchestrée ? Pour Alice Coffin, quelques réponses semblent possibles: « le mot lesbienne lui-même est terriblement compliqué à prononcer dans les médias » estime-t-elle et la communauté souffre d’un manque de représentations. « Pourquoi les personnes célèbres ne font pas leur coming-out ? » se demande-t-elle.

Car le temps passe et l’urgence n’est pas la même pour tou-te-s. « Qui peut se permettre d’avoir le temps sur la PMA ? » demande encore Alice Coffin qui dénonce le temps qui passe comme « conditionneur de rapport de force ». « La PMA est une urgence pour nous – dit-elle – mais ça ne l’est pas du tout pour les politiques et ça ne l’a jamais été ; on l’a vu avec les renoncements successifs ! Le temps est pour eux ; pour nous, il n’a pas la même portée. Moi, je ne voulais pas avoir recours à une PMA à l’étranger, j’ai aujourd’hui quarante ans… pour moi, c’est terminé ! »

Au-delà des cas personnels de femmes en attente d’accès légal à la PMA en France, Alice Coffin pointe la « responsabilité immense » des politiques qui laissent pourrir une situation. « Les mois qui s’annoncent vont être très compliqués – déplore-t-elle – en retardant la loi, les politiques donnent un blanc-seing à des propos qui conduisent directement aux agressions.

Pour moi, la PMA n’existe pas en France parce que je ne suis pas sûre que depuis 2012 on n’ait jamais véritablement parlé de ça. Le seul discours public qui a émergé est un discours lesbophobe et transphobe qui a forgé un imaginaire collectif extrêmement toxique ! »

Son seul espoir ? Que davantage de personnes soient sensibilisées à l’homophobie galopante que connaît la France depuis quelques années et aux « traumas vécus par les personnes LGBT » lors des débats sur le mariage pour tous et que la population soit « un peu moins passive » aujourd’hui face à la virulence des anti-PMA.

Geneviève ROY  18 février 2019

http://www.breizhfemmes.fr/

Lire aussi:

PMA : ça s’en va et ça revient… (Libération)

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18 février 2019 ~ 0 Commentaire

macron (émancipation)

tardi drapeau

Macron, Pétain… câble !

C’est à cause de ce jeu de mots que trois militants pacifistes ont passé près de 11 heures en garde à vue le 11 novembre dernier. Ils avaient osé poser des affiches sur des abribus… Ils ont été arrêtés pour lèse-majesté envers le président, c’est-à-dire “outrage en réunion à personne dépositaire de l’autorité publique”. Cela leur a valu un article du Canard enchaîné . Mais cette caricature, loin d’être maladroite, n’est pas sans fondement. Elle dénonce des aspects très inquiétants de la politique actuelle de notre gouvernement : des dérives très à droite… pétainistes ?

Tout d’abord, quel est le sens de cette phrase 

“Le maréchal Pétain a été pendant la Première Guerre mondiale un grand soldat, […] on peut avoir été un grand soldat et avoir conduit à des choix funestes durant la Deuxième [Guerre mondiale]”. Pétain : mais de qui parle-t-on ? Du vainqueur de Verdun ? C’est une erreur historique : on doit cette “victoire” au général Castelnau.

Le jour où les poilus ont arrêté les allemands, le 26 février 1916, Pétain est où ? Au lit ! Un grand général ? Celui qui, en 1926, utilise les armes chimiques pour massacrer les marocains révoltés du Rif ? Celui, qui, durant cette guerre coloniale, se fait de solides amitiés fascistes : Primo de Riveira… et Franco ? Qu’il retrouvera comme ambassadeur en Espagne en 1939-1940 !

Du républicain ? Cet homme qui dès 1934, comme ministre de la guerre, prépare la victoire de l’Allemagne nazie ? Celui que la Synarchie et la Cagoule, organisations factieuses des “200 familles” capitalistes, dans les années 1930, avaient désigné comme le Franco français : “plutôt Hitler que le Front populaire” ? Comme l’évoque l’historienne Annie Lacroix-Riz dans son livre Le choix de la défaite  ?

Ainsi, quand, de 1940 à 1945, vient la collaboration, les enfants juifs arrêtés par la police française, la torture et les massacres des résistant·e·s, de milliers de citoyen·ne·s français·es, Pétain le salaud parachève son “action française” de chef d’extrême-droite. Une vie toute en cohérence.

Quelle inspiration puise donc notre chef de l’État chez Pétain en allant rechercher cette ordure dans les poubelles de l’Histoire ?

En vérité, je vous le dis : il n’y a eu qu’une seule modification profonde de la loi de 1905… le 25 décembre 1942 ! Le Régime de Pétain a alors fait un cadeau à l’Église en lui redonnant la capacité (interdite en 1905) civile et testamentaire de recevoir des dons et des legs défiscalisés et en permettant le financement public des travaux dans les bâtiments religieux.

Et la politique de répression politique actuelle ? Est-ce aussi une resucée de Vichy ?

Les milliers d’arrestations en marge des manifestations des gilets jaunes ? Et Maria, condamnée à trois mois de prison pour l’exemple ? On nous dira : “ils sont violents”. Et les procès des “malfaiteurs” opposés à la poubelle nucléaire de Bure ? Jeudi 10 janvier : jour du procès en appel de deux militants – de dangereux retraités – condamnés à deux mois de prison avec sursis et 3 000 euros d’amende pour avoir participé à la manifestation qui abattit un mur…

Durant l’année 2018, ce sont une cinquantaine de procès, 16 perquisitions, 25 personnes exclues de leur lieu de vie, de multiples convocations, 7 personnes désignées comme des “malfaiteurs” en liberté surveillée… On nous dira : “ils sont violents”.

Et les organisateurs de la marche pour le climat à Nancy, membres du Mouvement pour une Alternative Non-Violente (MAN), arrêtés en fin de manifestation, mis en garde-à-vue une journée ? Et le dernier rassemblement devant le site nucléaire militaire de Valduc, interdit par la préfecture de Côte-d’Or ? Et le procès lancé par la préfecture de Nancy contre les villes de Vandoeuvre, pour une délibération de son conseil municipal rendant hommage à Marwan Barghouti, et de Villerupt pour avoir fait de ce résistant palestinien un citoyen d’honneur de la ville ?

Et Jean-Michel Dieudonné, militant syndical de Nancy, radié de la SNCF sans procès, ni preuves, à trois ans de la retraite, pour avoir mal parlé à une cadre ? Et les 7 de Briançon, condamné·e·s le 13 décembre dernier au motif d’avoir aidé des réfugié·e·s ?

La liste est longue, peut-être ennuyeuse… mais n’est-ce pas inquiétant pour nos libertés ?

Finalement, la dérive la plus inquiétante, la plus “pétainiste” de Macron est sa mise au pas cadencé, dans le cadre de l’OTAN, derrière la puissance militaire la plus agressive et la plus dangereuse de notre époque : les USA.

Il y a déjà eu l’augmentation de 1,7 milliard du budget militaire, sur injonction des États-uniens… la plus importante hausse du budget 2019 de l’État français. Celle-ci vient renforcer l’arsenal militaire mondial de l’OTAN et de ses alliés, qui concentre 80 % des moyens militaires mondiaux. L’armée française compte 30 000 soldats en “situation opérationnelle” dont 4 500 au Sahel, plus d’un millier en Syrie et en Irak (opération Chammal)… plus de 300 en Lituanie et en Estonie avec Mirages et blindés, pour faire face à l’ennemi de l’OTAN : la Russie. Il s’agit bien ici “d’une armée en temps de paix”, selon le chef d’État-major français,… mais de paix armée, surarmée même !

Cela fait déjà beaucoup de moyens dépensés… sans compter les citoyen·e·s français·es engagé·e·s dans des armées étrangères, comme l’armée israélienne ! Comme Michael Oiknine, un Franco-israélien qui s’est vanté dans un tweet d’avoir tué deux manifestants palestiniens à la barrière de Gaza, ou Elor Azaria, un soldat franco-israélien, qui, en 2016, a abattu un Palestinien blessé, une exécution extrajudiciaire considérée comme un crime de guerre…

Ces volontaires sont recrutés directement par l’ambassade israélienne à Paris ! Et on dénombre plus de 21 000 colons français installés sur des terres reconnues comme palestiniennes par le droit international ! Cela continuera tant que la France n’aura pas reconnu l’État de Palestine, comme 139 autres pays l’ont déjà fait, et sa souveraineté sur les frontières de 1967, violées par les colonies israéliennes Tant de crimes qui rappellent l’histoire coloniale de la France, “l’œuvre française” et son armée… comme par exemple au Maroc dans les années 1920 !

Oui, Macron en est bien l’héritier

Il préfère célébrer la Paix… avec Trump et Netanyahou, parmi les hommes les plus dangereux de la planète ! Netanyahou, premier ministre du gouvernement d’extrême droite d’Israël, qui a ordonné à son armée de tirer sur les manifestant·e·s pacifiques à Gaza, faisant depuis le 30 mars dernier plus de 200 morts et 15 000 blessés dont plus de 5 000 par balles le plus souvent mutilantes !

Trump, le président des États-Unis qui déplace à Jérusalem son ambassade en Israël en violation du droit international, qui coupe les vivres aux agences de l’ONU notamment l’UNRWA (dédiée aux réfugié·e·s palestinien·ne·s) ! Trump, qui perpétue la guerre au terrorisme lancée par Bush, continuée par Obama, rendant responsables les États-Uniens de près de 500 000 mort·e·s civil·e·s depuis 2001 (selon l’université Brown). Macron, Netanyahou et Trump soutenant tous les trois (par des ventes d’armes et un appui politique sans faille) la guerre menée par les monarchies réactionnaires du golfe contre les yéménites, guerre qui tue par la malnutrition un enfant toutes les 10 minutes, selon l’UNICEF…

Il faudrait être bien naïf pour croire que cette politique réactionnaire, qui instrumentalise les religions, qui réprime les libertés publiques, qui développe les armées, qui soutient le colonialisme et les pires dirigeants politiques étrangers d’extrême droite… est une politique de Paix ! Alors que nous sommes déjà en guerre ! (Résumé)

Pierre-Olivier Poyard (Secrétaire des Comités départementaux du Mouvement de la Paix et de l’Association Républicaine des Anciens Combattants des Vosges). Lundi 18 Février 2019

http://www.emancipation.fr/

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15 février 2019 ~ 0 Commentaire

blanquer danger (npa)

charb

Face au danger Blanquer

Des mobilisations trop dispersées

À Paris, après la manifestation, ce sont plus de 90 enseignantEs venus de 57 établissements, principalement des collèges et des lycées, qui se sont retrouvés pour discuter des perspectives. TouTEs avaient en bouche la même idée : pour faire reculer Blanquer et stopper ses réformes, il faudra bien plus qu’une simple journée de grève de 24 heures.

L’Éducation nationale attaquée de toutes parts

Les raisons de la colère ne manquent pas. La réforme du lycée va renforcer considérablement les inégalités entre établissements et la sélection des jeunes, au détriment des lycées les plus populaires. Dans les lycées professionnels, les horaires disciplinaires et les spécialités sont encore réduits, des suppressions massives de postes sont prévues, tandis que l’apprentissage est encore développé au détriment de la voie scolaire.

Dans les collèges, les dotations horaires pour l’an prochain prévoient encore des diminutions d’heures et des suppressions de postes ! Et dans le premier degré, malgré l’auto-congratulation du ministre Blanquer, l’imposition de CP à 12 sans moyens supplémentaires aboutit à l’alourdissement des effectifs dans les autres classes. Et tout cela alors que des classes ont encore été fermées à la rentrée !

Pour une grève reconductible dans toute l’éducation

Depuis la rentrée, nombreuses ont été les luttes dans le secteur de l’éducation. Dans les écoles maternelles et primaires, les personnels se sont mobiliséEs contre des fermetures de classe. Dans les lycées, mais aussi dans un certain nombre de collèges, la grève du 24 janvier avait été très suivie. Dès ce jour-là, la question d’entamer une grève dure, reconductible, avait été posée. À Paris, les discussions avaient porté sur la nécessité d’entrer en grève reconductible et de percer l’isolement en se coordonnant entre les différents établissements.

Ainsi, pour l’assemblée générale qui se déroulait le 5 février après la manifestation parisienne, plusieurs établissements s’étaient d’ores et déjà mandatés en votant la reconduction le 6 et le 7 février.

Au total, ce sont 13 établissements sur la région parisienne qui sont entrés en grève reconduc-tible les 6, 7 et 8 février, tels le lycée Mozart au Blanc-Mesnil, le lycée Balzac à Mitry-Mory ou encore le lycée Rodin à Paris. Le vendredi 8 février, ce sont des représentantEs de 27  établissements qui se sont retrouvés en AG, un chiffre important pour un vendredi soir, montrant une réelle détermination des collègues mobiliséEs.

Phénomène intéressant qu’on n’avait pas vu depuis plusieurs années : des établissements essaient de se structurer par AG de ville, comme à Montreuil-Bagnolet, où des AG communes ont lieu, ou encore à Épinay-sur-Seine, où les établissements se coordonnent.

Le mardi 12 février, un nouveau temps fort de mobilisation était appelé par l’AG parisienne, appuyé par l’intersyndicale de Créteil SNES-SUD-FO-CGT. Un rassemblement a eu lieu à 11h devant le ministère de l’Éducation nationale, suivi d’une nouvelle AG de grève, et de nombreux établissements ont prévu des nuits d’occupation.

Entrer dans une grève reconductible de tous les établissements scolaires sera la meilleure façon de faire reculer Blanquer et ses réformes.

Correspondant Mercredi 13 février 2019

https://npa2009.org/

Lire aussi:

Au lycée Jean-Renoir, une occupation nocturne pour protester contre les réformes (Bondi Blog)

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15 février 2019 ~ 0 Commentaire

dossier jeunes et climat (npa attac of reporterre)

3 petis peruvienss

« À quoi bon aller à l’école

Si demain notre monde est détruit ?

Le climat se réchauffe. Le climat social aussi. Depuis l’été dernier, des jeunes se mobilisent pour dénoncer l’inaction criminelle dans la lutte contre le réchauffement climatique. La contestation des écolierEs, collégienEs, lycéenEs, étudiantEs… gagne différents pays pour exiger des actes, à la place des grandes déclarations creuses inefficaces. Ainsi, en Suède, mais aussi en Hollande, aux États-Unis, en Australie, en Belgique, en Autriche, au Canada, au Danemark, en Finlande, en Allemagne, en Angleterre, en Suisse, en Irlande et au Japon, des jeunes manifestent, font la grève de l’école, multiplient les appels en faveur du climat. Une façon de rappeler à la poignée d’adultes qui ont le pouvoir et imposent leur volonté à l’immense majorité des humainEs, leurs responsabilités vis-à-vis des générations futures. Petit tour d’horizon…
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dossier jeunes et climat (npa attac of reporterre) dans Altermondialisme

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Planète en danger

Les dangers du réchauffement climatique sont connus depuis longtemps. De conférences en rapports scientifiques, la crise écologique qui touche le climat, la biodiversité, la forêt… est parfaitement documentée et chiffrée.
 dans Ecologie & climat

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Les jeunes, plus chauds que le climat !

Depuis plusieurs semaines, des manifestations pour le climat, réunissant plusieurs dizaines de milliers de lycéenEs et d’étudiantEs, ont lieu dans de nombreux pays…
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 dans Educ'action

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Mobilisation dans la forêt d’Hambach

Cette forêt allemande est devenue un symbole de la lutte contre l’exploitation du charbon. Vieille de 2000 ans, elle doit à son tour être détruite pour permettre à RWE, conglomérat de l’énergie, d’exploiter le charbon de son sous-sol.
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 dans Jeunes

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Ça change tout !

Les mobilisations massives pour le climat invitent à mener le débat sur les solutions pour enrayer la catastrophe. Il y a un gouffre entre la gravité et l’urgence de la situation et la difficulté à envisager des mesures à la hauteur.
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Dossier coordonné par la Commission nationale écologie
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13 février 2019 ~ 0 Commentaire

bla bla (anticapitalisme et révolution)

3 petis peruvienss

Y’en a marre du « grand bla-bla »

La vraie démocratie, c’est nous !

« J’entends dire que la jeunesse ne participait pas assez à ces débats [...] Mais ce qu’on va préparer, à travers ce débat, ce sera vous. La France dans dix ans, dans vingt ans, c’est la vôtre. » Ce sont les mots d’Emmanuel Macron, le 7 février dernier lors d’une séance du “Grand débat” menée avec des jeunes. Encore une preuve de cynisme, Macron serait-il le garant de notre avenir ? 
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Le grand débat : une énorme mascarade
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Macron poursuit son coup de com’ en se réunissant dans un gymnase avec des centaines de jeunes, micro à la main. Une façon pour lui de se montrer soucieux vis-à-vis de nous, alors que, d’après des sondages, plus de 60 % des 18-25 ans ne le considère pas «honnête» ni «sincère». Quiconque pense qu’il se préoccupe réellement de notre avenir ignore qu’il a lui même renforcer la sélection à l’entrée de la fac, qu’il prévoit de casser le diplôme du Bac et d’embrigader la jeunesse avec le Service National.
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En décembre, lorsque des centaines de lycées et de facs étaient bloqués, ce gouvernement n’a fait aucune déclaration pour ne serait-ce que faire semblant d’entendre nos revendications. Par contre, ces agents de la police, était bien présent devant nos lycées et manifs pour nous gazer, matraquer et interpeller.
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Qui peut penser que le gouvernement pense à nous après avoir vu les images des lycéens interpellés à Mantes-la-Jolie ? Sur scène le comique Macron défend notre avenir, dans les coulisses il dégrade nos conditions d’études et nos futures conditions de travail. Le grand débat n’est qu’un « grand blabla », la vraie démocratie ont l’a connu en décembre dans nos AG, blocages et manifestation. C’est celle-là qui doit s’exprimer.
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C’est qui les casseurs ? C’est eux les casseurs ! 
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La loi « anti-casseurs » a été adopté zen première lecture à l’Assemblée nationale mardi dernier. Parlons plutôt d’une loi « anti-manifestants » car elle donne le feu vert pour multiplier les fouilles et interpellations. De plus, elle offre la possibilité pour les préfets d’interdire de manifestation une personne sur de simples soupçons, même sans aucune preuve.
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Marine Le Pen a condamné cette loi… toute en dénonçant au même temps le « laxisme » du gouvernement vis-à-vis des « casseurs » et des « milices d’ultragauche ». Ces prises de position politique visent à cacher ce qu’est la véritable violence.
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Faut-il encore rappeler les 2 000 blessés par la police, dont plus d’une centaine gravement, et les plus de 5 000 interpellations depuis le 17 novembre ? Et qu’en est-il de la violence sociale, les licenciements massifs, les obstacles pour trouver un emploi, la suppressions des aides sociales, le nombre grandissant de personnes qui peine à se loger ?
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Alors que Benalla se balade tranquillement, le gouvernement prépare son arsenal répressif. Cette loi n’est qu’un nouvel aveu de sa faiblesse, un outil de plus pour mater la contestation qui ne s’arrête pas devant les discours de Macron… à nous de la rendre victorieuse.
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Préparer la grève générale
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Ce que craint ce gouvernement, fidèle représentant du patronat français, c’est la généralisation du conflit dans tous les lieux d’études et de travail. Il a peur du débordement. Après la grève interprofessionnelle du 5 février, et alors que la colère persiste, la CGT parle d’une nouvelle journée de grève mi-mars…
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Allons nous nous contenter de marcher indéfiniment le samedi et de faire grève une fois tous les deux mois ?
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Pour faire reculer Macron, c’est une grève générale qu’il nous faut, un blocage totale et entier de l’économie, pour en finir avec cette société au service des riches. C’est ce qui a manqué dans les dernières mobilisations.
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La jeunesse a un rôle à jouer de par son énergie et sa combativité. Lorsqu’elle se met en mouvement, elle donne confiance à tous ceux qui veulent se battre. Alors, qu’est-ce qu’on attends pour remettre à l’ordre du jour dans les lycées et les universités la grève, les blocages et manifestations ?
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Commentaire : A & R est un courant du NPA

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13 février 2019 ~ 0 Commentaire

tricolore (a et r)

tardi drapeau

On croit mourir pour la patrie ; on meurt pour des industriels. (Anatole France)

Drapeaux dans les salles de classes

Aberration et arrogance d’une classe dominante en free-style

Repeindre l’école en bleu-blanc-rouge : voilà la nouvelle cosmétique d’un patriotisme imposé par un amendement soumis en pleine nuit par le député LR Eric Ciotti, bien connu pour ses amitiés avec l’extrême droite. La mesure qui vise à mettre dans chaque classe des drapeaux français et européen, accompagnés de paroles de la Marseillaise a été adoptée… et Blanquer s’en félicite !
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Une mesure qui vise à imposer les valeurs de la sacro-sainte nation partout mais surtout à des territoires qui sont abandonnés depuis des années. Clairement, les drapeaux ne sont pas pour les beaux quartiers mais pour les autres, ceux qu’ils appellent « la périphérie » pour rappeler que c’est la République qui décide et impose ses lois : on doit l’aimer, la reconnaître ou être sanctionné dans un contexte où le système est de plus en plus décrié. Pourtant c’est cette république qui rejette des millions de personnes, en les empêchant d’accéder aux services publics, en fermant les bureaux de postes, en supprimant des écoles, en imposant sa terreur policière dans de nombreux quartiers.
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Penser qu’imposer un drapeau fera oublier tout cela c’est se leurrer.
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Mais, cette mesure qui peut paraître finalement cosmétique montre bien le vrai visage et l’arro-gance de notre classe dominante. Aujourd’hui c’est ferme ta gueule, pense comme nous ou on t’écrase ! Peu importe que ta vie, ton travail… soient dégradés par eux, détruits par eux. Tu dois accepter que tout cela se fasse au nom de valeurs communes.
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Arrogance mais aussi aberration.
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Aujourd’hui on imposerait des drapeaux dans toutes les salles de cours alors qu’on supprime des postes, des écoles, des matières… plus que jamais le service public est menacé et de moins en moins accessible. Dans ce contexte ils veulent payer des drapeaux dans chaque salle de classe des 63 600 établissements scolaires.
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Aberration car souvent ces classes sont délabrées : trous dans le mur, certains sont en train de s’effondrer, parfois il n’y a même pas de papier-toilettes pour les élèves, sans parler d’infirmiers, d’assistants social…
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Commentaire: A&R est un courant du NPA

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12 février 2019 ~ 0 Commentaire

carte scolaire 22 (fr3)

sardines

Cartes scolaires en Bretagne

Des projets contestés

Samedi 9 février, des parents d’élèves étaient rassemblés dans les Côtes d’Armor à Glomel  contre la fermeture d’une classe. Rien n’est encore officiel mais la carte scolaire prévue pour 2019 suscite déjà les réactions. Les fermetures de classes seront connues cette fin de semaine.
La carte scolaire va changer. Dans les quatre départements bretons et pour l’heure rien n’est encore officiel. Les fermetures de classes seront connues en fin de semaine. Les premiers élément, sortis des réunions préparatoires sont loin de faire l’unanimité.

Des postes d’enseignants en baisse

Trois départements sur quatre seraient concernés par une baisse d’effectif des enseignants avec:

Moins 15 équivalents temps plein dans le Finistère,

Moins 14 dans les Côtes d’Armor,

Moins 5 dans le Morbihan.

Seule l’Ille-et-Vilaine tire son épingle du jeu avec 34 créations de postes annoncés. (Quand on fait le total des + et des -: çà fait 30! le blog)

Nous ne pouvons  accepter 28 fermetures de poste classe dans un département fortement marqué comme la ruralité comme la nôtre et/ou par un contexte social difficile – et résolument attaché à un service public d’éducation de proximité (le syndicat FSU à propos des Côtes d’Armor)

Les projections évoquent 5 000 écoliers, un nombre en baisse avec 3000 dans le public et 2000 scolarisés dans le privé.

À noter qu’à la rentrée prochaine, deux données supplémentaires sont à prendre en compte :

- L’école va devenir obligatoire dès 3 ans à partir de septembre (Ce qui ne concerne que 20 000 enfants en tout! Les 3 ans allant déjà à l’école, le blog)

- Le dédoublement des classes de CP et CE1 va se poursuivre en Réseau d’éducation prioritaire.

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La filière bilingue s’en sort bien

La filière bilingue devrait voir la création de 27 nouvelles classes. Les syndicats d’enseignants s’inquiètent malgré tout du recrutement des enseignants bilingues.

HP et EC 12/02/2019

https://france3-regions.francetvinfo.fr/

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11 février 2019 ~ 0 Commentaire

maxine roussillon (regards)

 Sur le projet de loi de l’école de confiance 

« La confiance pour Jean-Michel Blanquer, c’est la débrouille. Chacun se débrouille tout seul pour choisir sa formation. »
« Ce gouvernement a une vision libérale de l’école comme on en a depuis un bout de temps et qui part de l’idée que tous les enfants ne sont pas faits pour réussir à l’école. Du coup, il faut sélectionner le plus tôt possible. »
« L’école d’aujourd’hui est une école qui n’est pas faite pour faire réussir tous les enfants. C’est pas faute de bonne volonté du côté des enseignants et des familles mais on est dans un système qui date de la IIIème République, qui est un système sélectif. »

 Sur ce qu’il faudrait faire pour l’école 

« L’axe fondateur ça serait de refonder l’école pour qu’elle soit construite sur le modèle de l’enfant qui n’a que l’école pour réussir et qui ne peut pas s’appuyer ni sur une culture familiale, ni sur des cours privés. »
« Il faut faire confiance aux enseignants en leur donnant les moyens de réussir, en changeant leurs conditions de travail, en abaissant les effectifs, en revalorisant les salaires et en construisant une formation de haut niveau pour les enseignants. »

 Sur les points principaux du projet de loi 

« Cette histoire de niveau [qui consiste à dire que le niveau des élèves baisse] est une façon de ne pas parler du vrai problème de l’école qui est celui des inégalités. »
« Nos très bons élèves sont plutôt meilleurs aujourd’hui qu’il y a dix ou vingt ans. Le problème c’est que les inégalités s’accroissent. »
« Il y a bien une démocratisation scolaire, le niveau global monte plutôt dans la société mais la différence entre les plus démunis et ceux qui réussissent le mieux est de plus en plus grande. Et évidemment l’école produit du tri social. »

 Sur la scolarisation dès 3 ans 

« Blanquer est connu depuis très longtemps pour être un grand copain des écoles privées. »
« Rendre l’instruction obligatoire dès trois ans, c’est obliger les communes à financer les écoles maternelles privées. »
« C’est un énorme marché qui s’ouvre à l’éducation privée d’autant que Blanquer favorise toutes les pédagogies alternatives marchandes. »
« Vu l’état actuel des finances des communes, on ne voit pas comment elles peuvent tout payer. »

 Sur l’attractivité du métier d’enseignant 

« On va permettre à des gens de faire le métier d’enseignant en étant payés deux fois moins et sans la formation. »
« Il faut rendre l’attractivité au métier de l’enseignement mais pour ça il faut mettre en place un vrai pré-recrutement sous statut de la fonction publique avec un vrai salaire. »

 Sur la mobilisation des enseignants 

« Le monde enseignant est déjà mobilisé, la question c’est celle des moyens d’actions. »
« Le monde enseignant est peu en manif, peu en grève. Il est très largement opposé à ce projet de loi. Et il cherche les moyens de se faire entendre après des années où il n’a pas réussi à se faire entendre. »
« Ça fait dix ans que l’éducation se prend des réformes dans la tête, à un rythme très élevé qui fait que d’une part il y a de l’usure, d’autre part les nouvelles générations d’enseignants qui arrivent ont beaucoup moins de culture du métier parce qu’ils ont beaucoup moins eu accès à une formation, ils sont plus précaires, ils sont plus noyés sur les heures supplémentaires et c’est beaucoup plus difficile de se mobiliser dans ces conditions-là. »

 Sur les stylos rouges 

« C’est très important ce qu’il se passe avec les stylos rouges. »
« Il y a beaucoup de syndiqués dans les stylos rouges, ça n’est pas un mouvement anti-syndical. » « On cherche des moyens efficaces de se mobiliser. »
« C’est une mobilisation qui se développe dans les endroits où ça se mobilisait peu avant : dans des lycées privés, dans des écoles rurales. Et maintenant, il fait qu’elle trouve ses moyens d’actions pour se faire entendre. »

 Sur l’échec de la gauche en matière d’éducation 

« Je pense que si on veut reconstruire une gauche de combat, ça passe par un projet pour l’école. » « Le projet on l’a mais ça fait plus de dix ans qu’on a perdu la bataille idéologique. De plus en plus de gens sont convaincus qu’il y a des enfants qui ne sont pas faits pour l’école alors que le fond du problème c’est que l’école n’est pas faite pour tous les enfants. Et il faut la transformer dans ce sens là. »

http://www.regards.fr/

 

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