Archive | Educ’action

23 août 2022 ~ 0 Commentaire

planning (jdd)

Affiche-du-Planning-familial

Qu’est-ce que le Planning familial ?

 Une affiche du Planning familial suscite la controverse à droite et à l’extrême droite. Mais quelle est l’histoire de cette confédération ?

« Au Planning, on sait que des hommes aussi peuvent être enceints » : une affiche sur la parentalité des hommes transgenre, nés avec un sexe biologique féminin et ayant gardé leur utérus après leur transition de genre, fait polémique depuis ce week-end à droite et à l’extrême droite. À l’origine de la campagne, le Mouvement français pour le planning familial (MFPF), une confédération d’environ 70 associations locales.

Plus communément appelé « Planning familial », le mouvement tient les rênes de nombreux centres dédiés à la santé reproductive et sexuelle, essentiellement financés par des subventions publiques.

Ils accueillent chaque année plus de 300 000 personnes selon l’association. Les consultations y sont anonymes, gratuites pour les mineures et mineurs. On peut y avoir accès à différents services de santé (contraception, dépistage des maladies et infections sexuellement transmissibles, avortement) ou sociaux (lieu d’écoute en cas de violence, groupes de paroles, éducation à la sexualité).

Créé en 1956 sous l’appellation La Maternité heureuse, l’association – qui se définit aujourd’hui comme un « mouvement féministe et d’éducation populaire » – revendiquait à ses débuts le droit pour chaque femme et chaque couple de contrôler les naissances, alors que la contraception et l’avortement étaient illégaux.

23 août 2022  Zoé Lastennet

https://www.lejdd.fr/

  • Services dispensés

    • Avortement
    • Contraception
    • Dépistage
    • Sexualités
    • Violences

30 rue Brizeux
22000 ST. BRIEUC

0675564703

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11, Bd du Maréchal de Lattre de Tassigny
35000 RENNES

02 99 31 54 22

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4 rue Meuris
44100 NANTES

02 40 20 41 51

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planning

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22 août 2022 ~ 0 Commentaire

transports (fr3)

Bus-bondé

Transports scolaires. « Ça va coincer à la rentrée ». Pourquoi la Bretagne est-elle confrontée à une pénurie de conducteurs de car

En Bretagne, ce sont plus de 100.000 élèves qui utilisent les transports scolaires pour se rendre au collège et au lycée.

La Bretagne est l’une des régions françaises les plus touchées par la pénurie de conducteurs de car. La Fédération nationale des transports de voyageurs a fait le calcul : il en manque 555 sur le territoire breton. Une situation qui aura forcément des incidences sur l’organisation des transports scolaires à la rentrée. Explications.

« A la rentrée, ça va coincer ». Le délégué régional de la Fédération nationale des transports de voyageurs (FNTV) ne tourne pas autour du pot quand on l’interroge sur la pénurie de conducteurs de car. Alors, certes, le problème n’est pas nouveau et touche l’ensemble des régions françaises, mais il n’a jamais été aussi important en Bretagne. « Il manque 555 conducteurs, indique Olivier Gougeon. La tension est profonde et cela va forcément avoir des incidences sur le transport scolaire ».

Mieux rémunérer les conducteurs

Les parents d’élèves vont-ils devoir assurer eux-mêmes le trajet de leurs enfants jusqu’à l’école dans certains secteurs, comme ce fut le cas durant la dernière année scolaire ? La Région Bretagne, en charge des transports scolaires et interurbains depuis 2017, a bien tenté de pallier les difficultés en « offrant un service, certes dégradé, à un maximum d’élèves et de familles, dit-elle dans un communiqué, mais ce n’est pas acceptable que la continuité du service public de transport ait pu ainsi être rompue ».

Face à ces constats, la Région et la FNTV se sont assises autour de la même table pour « trouver des solutions durables » qui ont abouti, en juin, à la création d’une charte, visant à mieux rémunérer les conducteurs et à rendre « plus attractif » un métier délaissé depuis la crise sanitaire liée au Covid-19.

Le conducteur à contrat scolaire assure deux vacations par jour : l’une, tôt le matin et l’autre, en fin d’après-midi, pour un salaire moyen de 450 euros par mois. La charte entre la FNTV et la Région prévoit de « valoriser la période d’inactivité des conducteurs » dans la journée via une indemnité compensatrice pouvant aller jusqu’à 150 euros brut par mois. Le texte valide également la mise en place, par les entreprises de transports, d’un 13e mois dès l’embauche.

Du 2 en 1

Chez Océlorn, réseau de transports implanté dans le Finistère et les Côtes-d’Armor, il manque une bonne vingtaine de conducteurs. Avec 470 cars qui emmènent, chaque jour, 10.000 élèves au collège et au lycée, l’entreprise est parfois contrainte « de resserrer certains de ses services », en particulier dans le sud-Finistère où la pénurie de conducteurs est plus forte. « On fait du 2 en 1, en quelque sorte. On va dévier un véhicule de son trajet habituel pour qu’il aille chercher les élèves à différents points de regroupements, précise Alain Roué, le patron d’Océlorn. Et si on n’a pas la capacité d’assurer le transport, parce qu’un conducteur est absent et que l’on ne peut pas le remplacer, on annule le ramassage. On n’a pas le choix ».

Dans cette entreprise, le transport scolaire représente 75 % du chiffre d’affaires. Alain Roué, qui préside aussi la FNTV Bretagne, salue la volonté de la Région de revaloriser la profession. « On espère que d’autres collectivités, qui organisent du transport sur leur territoire, s’engageront dans cette démarche ».

Conditions de travail

La pénurie de conducteurs de car s’est amplifiée lentement mais sûrement ces vingt dernières années. La pyramide des âges est élevée dans la profession, les départs en retraite laissent de nombreux postes vacants. La crise sanitaire n’a rien arrangé non plus. Fermeture des établissements scolaires, chômage partiel, etc. Certains conducteurs ont décidé de changer de métier et trouvé des conditions de travail plus en phase avec leur vie personnelle.

« Avant la crise sanitaire, on pouvait avoir entre 30 et 50 candidats lors des sessions de recrutement avec Pôle Emploi. Aujourd’hui, on en a 6 voire 7, pas plus » observe Olivier Gougeon. Le délégué régional de la FNTV évoque des pistes de réflexion, comme le bi-emploi, pour inverser la courbe. « Le transport scolaire, c’est du temps partiel, dit-il. Cela peut venir en complément d’une autre activité ».

Le casse-tête de la rentrée

Reste que les candidats ne se bousculent pas au portillon et que la rentrée, elle, arrive à grands pas.  Avec 555 conducteurs de car en moins sur le territoire breton, l’organisation du transport scolaire va, une fois encore cette année, ressembler à un casse-tête. « Combien même nous avons un déficit de conducteurs, nous avons pris un certain nombre de mesures pour que cette rentrée se passe bien, remarque Michaël Quernez, vice-président de la Région Bretagne chargé des mobilités. On y verra plus clair fin août quand toutes les inscriptions des élèves seront bouclées ».

L’élu se veut rassurant et dit que « toutes les solutions sont étudiées ». Y compris le TER quand le car fait défaut. En Bretagne, plus de 100.000 collégiens et lycéens utilisent les transports scolaires. 2.500 cars sont sur les routes chaque jour et assurent le ramassage dans 1.000 communes.

22/08/2022 Carole Collinet-Appéré

https://france3-regions.francetvinfo.fr/

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21 août 2022 ~ 0 Commentaire

grèves uk (f24)

greve g

Au Royaume-Uni, le spectre d’une grève générale pour dire non à l’inflation

Le Royaume-Uni connaît depuis jeudi une nouvelle salve de débrayages massifs dans les transports, la poste ou encore les ports. Un mouvement de grève commencé cet été qui prend de l’envergure et coagule autour d’un problème central : le pouvoir d’achat des Britanniques, qui veulent des augmentations de salaires.

« Allons-nous vers une grève générale ? », titrait la BBC le 28 juillet. Si le Royaume-Uni ne semble pas encore avoir atteint ce stade, les grèves se multiplient pourtant dans plusieurs secteurs outre-Manche depuis le début de l’été contre une inflation galopante.

Derniers en date, les salariés du port de Felixstowe – plus grand port de fret dans l’est de l’Angleterre, qui traite près de quatre millions de conteneurs par an – ont entamé, dimanche 21 août, une grève de huit jours pour demander de meilleurs salaires face à une inflation record. Grutiers, opérateurs de machines, dockers… Quelque 1 900 membres du puissant syndicat britannique Unite ont cessé le travail pour demander des revalorisations salariales. Une première depuis plus de trente ans, la dernière grève remontant à 1989, à la fin des années Thatcher.

Et ils ne sont pas les seuls : les services postaux, les éboueurs, les avocats, les employés de l’opérateur télécom BT ou encore les manutentionnaires d’Amazon ont aussi débrayé ou prévoient de le faire bientôt. Les employés du rail perturbent, quant à eux, le fonctionnement des transports britanniques (dont le métro londonien) depuis le 18 août. Il s’agit d’ores et déjà du plus gros mouvement de grève du rail – là aussi depuis 1989. Il pourrait « se poursuivre indéfiniment », a prévenu le secrétaire général du syndicat RMT, Mick Lynch, les débrayages des cheminots se poursuivant par épisodes depuis juin pour réclamer une hausse de salaires adaptée à l’augmentation du coût de la vie.

« C’est un été très chaud sur le plan social », explique notre correspondante au Royaume-Uni, Bénédicte Paviot. « Les grèves existantes dans plusieurs secteurs vont sans doute augmenter, c’est le sentiment qui prévaut ici. »

« Ce qui est historique dans ce mouvement, ce sont les secteurs en grève », note pour sa part auprès de FranceInfo Marc Lenormand, maître de conférences à l’université Paul Valéry en études anglophones et civilisation britannique, spécialiste des mouvements sociaux britanniques. « Ce qui est particulier aujourd’hui, c’est de voir des secteurs privés, parfois industriels, en grève, ce qui n’a pas été le cas selon les secteurs depuis vingt, trente, voire quarante ans. »

Contexte économique et détermination des grévistes

La perte de pouvoir d’achat pour les Britanniques est un ciment de la contestation sociale actuelle : les salaires ne suivent pas, en effet, le cours de l’inflation au Royaume-Uni – qui a atteint 10,1 % sur un an en juillet, contre 6,1 % en France. Et les prévisions économiques ne s’annoncent pas meilleures : la Banque d’Angleterre s’attend à une inflation revue à la hausse, à 13,3 % en octobre, et prédit qu’elle va rester à des niveaux élevés en 2023.

Selon le secrétaire général du syndicat RMT, « les travailleurs britanniques sont fondamentalement sous-payés ». Et Mick Lynch d’ajouter que le mouvement « ne sera pas brisé » et pourrait au contraire s’étendre à « chaque secteur de l’économie » dans les prochaines semaines.

Face à l’augmentation du prix des aliments, des vêtements ou encore de l’énergie – une augmentation de 82 % de la facture d’électricité est attendue pour octobre prochain –, les hausses de salaires proposées pour le moment secteur par secteur ne satisfont pas les salariés grévistes.

Les responsables du port de Felixstowe se sont dits « déçus que Unite n’ait pas accepté notre offre d’annuler la grève » après avoir proposé une hausse de salaire de 8 % en moyenne – et proche de 10 % pour les salariés les moins bien payés. Les négociations pour le secteur du rail sont, quant à elle, dans l’impasse.

Seule certitude : les grévistes semblent déterminés, alors qu’initier un mouvement social aujourd’hui au Royaume-Uni relève du parcours d’obstacles. C’est un héritage des années Thatcher, quand la Première ministre britannique (1979-1990) – surnommée la « Dame de fer » en raison de sa résistance à plusieurs mouvements sociaux – a fait modifier le droit de grève.

« (Elle) a fait adopter une loi pour que cela soit particulièrement difficile de faire grève et, loin d’avoir été supprimée depuis, cette loi a été renforcée par le gouvernement actuel », selon Sarah Pickard, maîtresse de conférences en civilisation britannique contemporaine à la Sorbonne Nouvelle, interrogée par 20 Minutes. La spécialiste explique que les grèves spontanées sont complètement interdites outre-Manche, et qu’il faut déposer un préavis de vote, puis organiser un vote des syndicats tout en « sachant que la voix des absents est considérée comme un vote contre. »

Liz Truss dans les pas de Margaret Thatcher

Malgré ces obstacles législatifs, plusieurs secteurs britanniques ont massivement participé au vote d’une grève. « Ce qui est tout à fait remarquable, c’est qu’effectivement dans ces consultations, il y a des taux de participation très forts, souvent de plus de 80 % », note encore Marc Lenormand sur FranceInfo.

Face à cette situation sociale inflammable, le gouvernement britannique – secoué par une crise politique qui a fait chuter Boris Johnson – tarde à apporter des réponses. Dans le secteur du rail, l’actuel ministre des Transports, Grant Shapps, est pointé du doigt par les organisations syndicales, accusé de ne pas donner de mandat suffisant aux entreprises pour négocier.

Autre motif de colère sociale : l’exécutif vient de modifier la loi afin de permettre le recours à des intérimaires pour remplacer les grévistes si nécessaire.

Enfin, les deux successeurs potentiels de Boris Johnson à Downing Street – Liz Truss et Rishi Sunak – ne semblent pas vouloir d’un dialogue social. L’ex-chancelier de l’Échiquier est plutôt en faveur d’interdire les grèves pour les services publics essentiels.

La favorite au poste de Premier ministre a, quant à elle, déclaré dans un tweet, le 19 août, qu’elle « ne laissera pas » le Royaume-Uni « être rançonné par des syndicalistes militants » si elle devient Première ministre. Elle a aussi promis qu’elle réprimerait plus durement les grèves en cours, s’inscrivant dans les pas d’une certaine Margaret Thatcher.

21/08/2022 Jean-Luc MOUNIER

https://www.france24.com/fr/

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29 juillet 2022 ~ 0 Commentaire

pape (l’étincelle ci)

indio guarani

Canada : des Mohawks manifestent contre l’Église catholique et la visite du Pape

Un groupe de femmes amérindiennes de la tribu des Mohawks a manifesté à Montréal contre la visite du Pape et dénoncé le « génocide » commis par l’Église catholique à l’encontre des enfants autochtones embrigadés de force pendant plus d’un siècle dans des pensionnats tenus par des religieux.

Ce groupe féminin, qui s’intitule « Les mères mohawks », soutient que la visite du pape au Canada a été reçue « comme une farce, comme une comédie » par nombre de membres de leur communauté.

Il déplore aussi qu’aucun prêtre n’ait eu à faire face à des actions judiciaires pour leur traitement des enfants des peuples autochtones.

En outre il demande que la mairie fasse disparaitre la grande croix qui surplombe le Mont Royal, là où se déroulait la manifestation, car il s’agit, selon elles, d’un symbole de l’oppression dont s’est rendue coupable l’Église catholique.

Des orphelins de Duplessis – ces milliers d’enfants autochtones faussement déclarés malades par le gouvernement du Québec et confinés dans des institutions psychiatriques entre les années 1940 et 1960 – participaient à la manifestation.

28 juillet 2022

https://www.convergencesrevolutionnaires.org/

Lire aussi:

Le Canada demande l’extradition d’un prêtre français accusé d’agressions sexuelles sur mineurs

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07 juillet 2022 ~ 0 Commentaire

aesh brest (lt)

aesh

AESH non-reconduites dans le Finistère : les syndicats dénoncent « le cynisme de l’administration »

Dans le Finistère, les syndicats de l’enseignement s’insurgent, ce mercredi 6 juillet, face au non-renouvellement de contrat de plusieurs AESH (Accompagnant des élèves en situation de handicap).

« Ce qu’on dénonce, c’est le cynisme absolu de l’administration, qui n’est pas capable d’avoir la moindre bienveillance envers ses personnels ». Secrétaire départementale du SNUipp-FSU dans le Finistère, Sabrina Manuel n’y va pas par quatre chemins pour exposer son point de vue sur la non-reconduction de contrats de plusieurs AESH (Accompagnant des élèves en situation de handicap), à la rentrée 2022.

Ce mercredi 6 juillet, l’intersyndicale de l’enseignement réunie à Brest souhaitait alerter « sur des dizaines de professionnels en danger ». Il y a une dizaine de jours, la situation de Marylène, AESH dans un lycée brestois et non-reconduite à la rentrée prochaine alors qu’elle soigne un cancer, avait été évoquée.

Des arrêts « qui mettent à mal l’Éducation nationale »

Ce mercredi, en présence des syndicats, Isabelle, AESH dans un collège finistérien, et Rozenn, qui travaille dans le premier degré, ont exposé leur situation. Elles aussi ont appris, par téléphone, que leurs contrats ne seront pas reconduits en septembre 2022.

« J’ai été embauchée en CDD avec la reconnaissance de la qualité de travailleur handicapé (RQTH). Pendant la crise covid, j’ai bénéficié du dispositif ASA (Autorisation spéciale d’absence), en exerçant en télétravail. Depuis mai 2022, je soigne un cancer. Lors de mon entretien, où j’ai appris que mon contrat ne serait pas reconduit, on m’a dit que mes multiples arrêts de travail mettent à mal le bon fonctionnement de l’Éducation nationale. Vous imaginez la violence… ».

Une situation qui irrite les syndicats : « On parle de personnes malades, qui vivent une situation difficile, et à qui l’employeur n’apporte aucun soutien. C’est ça la vraie violence étatique », s’indigne un représentant du SNES-FSU.

« Il y a une forme de piège. Maintenant, les gens qui ont bénéficié de l’ASA vont se voir reprocher leur absence, alors que c’était un dispositif de mise en sécurité », appuie Olivier Cuzon, représentant de Sud Éducation.

Sabrina Manuel, pour le SNUipp-FSU, tient à apporter une pointe d’optimisme : « Nous avons eu, ces derniers jours, un contrat renouvelé pour une AESH que l’on accompagne. Si l’employeur a revu sa copie pour une personne, on peut avoir de l’espoir pour nos collègues écartées ».

06 juillet 2022

https://www.letelegramme.fr/

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07 juin 2022 ~ 0 Commentaire

parcours sup (basta)

eton-formal-school-uniform

Combien coûte Parcoursup : 100 millions d’euros pour des « listes d’attente considérables »

À l’heure où les élèves de terminale ont commencé à recevoir les réponses à leurs choix sur Parcoursup, le collectif Nos services publics pointe le coût exorbitant du dispositif, et ses dysfonctionnements depuis quatre ans.

Le 2 juin, les lycéennes et lycéens de terminale ont commencé à recevoir des réponses de Parcoursup. Comme tous les ans depuis la création de ce système d’orientation en ligne en 2018, Parcoursup est synonyme de longues semaines, voire de mois, de stress pour nombre d’élèves dans l’attente des réponses des établissements d’études supérieures sollicités.

Parcoursup a remplacé l’ancienne procédure d’affectation vers l’enseignement supérieur d’Admission Post-Bac (APB), critiqué pour la place qu’il laissait au tirage au sort mais qui permettait à plus des trois quart des futurs étudiants de disposer d’une réponse positive rapide en matière d’affectation. « La nouvelle procédure élargit la logique de classement à l’ensemble des formations du supérieur, alors qu’elle était autrefois uniquement réservée aux filières sélectives », résume le collectif

Nos services publics dans une note publié le 2 juin. Nos services publics est composé d’agents des services publics, fonctionnaires, contractuels, agents de la sécurité sociale… chargés de la conception et de la mise en œuvre des politiques publiques et engagé pour les services publics. L’un de ses porte-parole, Arnaud Bontemps, est haut fonctionnaire et diplômé de l’ENA.

Avec Parcoursup, les candidats sont classés en fonction « de 15 000 algorithmes locaux » au sein des universités, remplaçant les critères nationaux en place avant 2018. Les élèves les mieux classés par les logiques algorithmiques sont prioritaires pour choisir les affectations qui leur sont proposées, puis laissent les places non occupées à ceux qui les suivent, placés en liste d’attente.

L’équivalent de 2 000 enseignants pour étudier les vœux

« Le jour de la publication des résultats, près de la moitié des lycéens n’obtiennent aucune réponse positive et doivent attendre que leurs camarades “mieux classés” se décident avant de pouvoir faire leurs propres choix », explique Nos services publics. Ses membres ont étudié les conséquences du passage à Parcoursup. Ils n’ont trouvé rien de positif, avec des « listes d’attente considérables, une désorganisation du secondaire et des coûts massifs, pour des résultats peu satisfaisants ».

Pour que le système fonctionne, les personnels « doivent parvenir, en l’espace de moins de deux mois, à ordonner près de 12 millions de voeux formulés par plus de 900 000 candidat·e·s. » Le procédé augmente le temps des personnels passé à évaluer au détriment du temps pédagogique. Selon les calculs de Nos services publics, lors de la clôture de la phase d’enregistrement des dossiers, ce sont plus de 600 000 appréciations qui sont effectuées par plus de 19 000 enseignants différents. Ce procédé coûterait environ 2,6 millions d’heures de travail, soit l’équivalent de 2000 enseignant.e.s à temps plein sur l’année. Ce qui équivaut à 100 millions d’euros de budget, « uniquement pour classer les candidatures » [1].

« L’ensemble de ces efforts aboutit à un résultat dont l’objectivité est très contestable. En l’absence d’harmonisation nationale, comment distinguer deux dossiers scolaires construits par des enseignants différents, dans des établissements différents et selon des critères différents ? » interroge Nos services publics. Le collectif note aussi que « le problème sous-jacent du manque de place dans les formations supérieures publiques reste pour sa part inchangé ». Ce qui relance l’une des principales interrogations émises lors de la mise en place de Parcoursup : s’agit-il vraiment d’améliorer l’orientation ou seulement de gérer la pénurie des places, en faisant en sorte que les étudiants socialement les mieux lotis n’en subissent pas les conséquences ?

Parcoursup et les formations du privé

En 2020, l’université accueillait 57 % des étudiantes et étudiants inscrits dans l’enseignement supérieur. Elle est cependant « quatre fois moins financée que les classes préparatoires aux grandes écoles », dénonce Nos Services publics. Le coût moyen annuel par étudiant en licence est de 3700 euros par an à l’université, contre 13 400 euros pour une année en classe préparatoire aux grandes écoles. Dans le même temps, les dotations universitaires par étudiant ont diminué, « de 12,6 % entre 2013 et 2019 ». Et les formations supérieures privées ont pris plus d’importance : elles représentent en 2020 le quart des nouvelles admissions dans l’enseignement supérieur.

« À plusieurs égards, la plateforme Parcoursup constitue un marchepied efficace pour les formations de l’enseignement supérieur privé, qu’elles soient ou non reconnues par l’État », pointe la note de Nos services publics. La carte des formations de la plateforme Parcoursup recense ainsi cette année près de 8000 formations privées (contre plus de 13 000 dans des établissements publics).

« Sur ces près de 40 % de formations privées, un tiers sont « hors contrat » et sont pourtant mises par Parcoursup sur un pied d’égalité avec les formations reconnues nationalement, souligne Nos services publics. Ce faisant, l’État organise de facto l’indifférenciation entre les formations qu’il reconnaît et les autres, et donc la diminution de la valeur de sa propre compétence de régulation. » Les élèves qui se retrouvent sur des listes d’attentes interminables sont plus susceptibles de se tourner vers une formation privée que si elles et ils pouvaient, tout simplement, s’inscrire à l’université, largement moins onéreuse pour ses usagers.

Rachel Knaebel  7 juin 2022

https://basta.media/

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23 mai 2022 ~ 0 Commentaire

candidat(e)s (jdd)

profs

Manque de candidats aux concours d’enseignants : « Cette tendance s’aggrave et devient catastrophique »

 Le nombre de candidats à la fonction de professeur diminue et pose la question de l’attractivité du métier. Sophie Vénétitay, la secrétaire générale du SNES-FSU, attend du nouveau ministre de l’Éducation nationale, Pap Ndiaye, une réponse rapide pour endiguer le phénomène.

Les concours d’enseignants n’ont pas fait le plein cette année. Seuls 816 candidats sont admissibles au Capes externe de mathématiques, pour 1 035 postes, contre 1 706 admissibles l’année dernière.

Même constat pour les professeurs d’allemand, avec 83 admissibles pour 215 postes, soit moitié moins que l’année dernière.

Cette situation, particulièrement marquée dans certaines disciplines, touche également des académies bien précises comme celle d’Ile-de-France pour le premier degré.

À Versailles, il y a 484 admissibles pour 1 430 postes de professeur des écoles. Alors que Pap Ndiaye, nouveau ministre de l’Éducation nationale, vient d’être nommé, le débat sur l’attractivité du métier est lancé, avec en ligne de mire la question d’une revalorisation salariale de la profession.

Sophie Vénétitay, la secrétaire générale du SNES-FSU, principal syndicat des collèges et lycées, revient pour le JDD sur les difficultés de recrutement et la nomination du nouveau ministre. (Payant)

l23 mai 2022 Vincent Bresson

https://www.lejdd.fr/

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05 mars 2022 ~ 0 Commentaire

planning brest (côté brest)

8 mars

Brest : une militante du planning familial menacée de mort

Une militante du planning familial de Brest a été menacée de mort via les réseaux sociaux mardi 1er mars 2022. C’est ce que révèle l’association d’éducation populaire féministe.

Une militante du planning familial de Brest a été menacée de mort via les réseaux sociaux mardi soir, 1er mars 2022. C’est ce que révèle, dans un communiqué transmis jeudi soir, 3 mars, l’équipe du groupe local de l’association d’éducation populaire féministe.

Qui dit avoir eu connaissance de ces menaces « avec stupéfaction et indignation », mercredi matin, 2 mars.

Dénoncer et condamner

Par le biais de ce communiqué, le planning familial entend « lui réaffirmer [son] soutien inconditionnel et rappeler que ces menaces, à la veille du 8 mars, journée internationale pour les droits des femmes, doivent être dénoncées et condamnées ».

Pour l’équipe, les propos sont clairs : « Son nom et son identité personnelle ont été la cible d’attaques odieuses, d‘insultes et de menaces en raison de ses engagements féministes. »

Le cadre légal

Et de rappeler le cadre légal : « La menace de commettre un crime ou un délit contre les personnes dont la tentative est punissable est punie de six mois d’emprisonnement et de 7 500 euros d’amende lorsqu’elle est, soit réitérée, soit matérialisée par un écrit, une image ou tout autre objet. La peine est portée à trois ans d’emprisonnement et à 45 000 euros d’amende s’il s’agit d’une menace de mort. »

brest

Le 8 mars place de la Liberté

Il ajoute : « Nous condamnons fermement le fait que nos militant•es soient menacé•es, intimidé•es ou mis•es en danger. Nous accompagnerons notre amie et militante dans les démarches pour faire cesser ces menaces.

Nous combattrons ces agresseurs par nos idées, nos engagements quotidiens sur le terrain et nos actions juridiques. Jamais nous ne nous tairons et nous continuerons de lutter, ensemble, pour nos sœurs ukrainiennes, afghanes, polonaises, palestiniennes… Pour toutes les femmes de France et du monde entier qui subissent les violences sexistes et sexuelles. Menacer une féministe, c’est s’attaquer à toutes les femmes. »

Nous serons présent•es mardi 8 mars à 18 h place de la Liberté pour réaffirmer notre soutien à notre amie ainsi qu’à toutes les femmes du monde.

Un rendez-vous organisé avec le collectif des Brestoises pour les droits des femmes. Qui proposera un autre événement, deux jours avant, dimanche 6 mars : dès 11 h au marché Saint-Louis (rue Étienne-Dolet) pour une déambulation et à partir de 14 h salle des syndicats (avenue Clemenceau) pour une table ronde-discussion.

Rédaction Côté Brest  4 Mars 2022

https://actu.fr/bretagne/

 

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19 février 2022 ~ 0 Commentaire

blanquer (npa)

blanquer

Blanquer et le problème des maths

« L’inquiétant recul des mathématiques au lycée » : c’est le titre d’un article du Monde daté du 4 février, qui relève que « seuls 59 % des lycéens de terminale étudient encore les mathématiques, contre 90 % avant la réforme du lycée.[…] Ce recul est plus prononcé chez les filles. » Comment comprendre ce phénomène ?

Les mathématiques sont une bête noire pour la majorité d’entre nous. Nous en gardons de mauvais souvenirs ou parfois des souvenirs de magie à laquelle nous ne comprenions pas grand-chose…

Un outil de sélection

Mais le problème que nous posaient les maths est qu’au-delà du scolaire, elle est une discipline de sélection : les « bons en maths » font ce qu’ils veulent à l’école et les autres sont globalement orientés par défaut.

Et c’est là que le bât blesse : l’école capitaliste a besoin de sélection scolaire et de méritocratie pour justifier politiquement la reproduction des classes sociales. Si, avant 1960, c’était le latin et le grec qui faisaient la balance, ce sont aujourd’hui les maths qui se chargent du sale travail.

La politique de Blanquer dans l’éducation est de casser la pseudo-démocratisation de l’école, pour la faire correspondre aux besoins actuels du patronat : un petit nombre de salariéEs sur-qualifiés et une masse de travailleurEs ubérisés.

C’est précisément ce que fait la réforme du lycée et du baccalauréat. Dans cette optique, il est logique de réserver l’enseignement des mathématiques à un petit nombre, ceux qui visent les filières d’élite.

Blanquer déteste tout le monde… et surtout les filles

Avec ces modifications profondes de l’école, la représentation sociale et de genre a joué à plein. Les jeunes qui prennent l’enseignement de spécialité mathématiques sont majoritairement des garçons, issus des classes favorisées.

Alors que, depuis 10 ans au moins, 56 % des élèves de terminale générale sont des filles, la part de filles qui suivent plus de 6 heures de mathématiques est passée de 47 % (avant la réforme) à 40 % aujourd’hui (et de 41 % à 31 % pour un enseignement intensif de mathématiques).

L’ensemble des sociétés savantes de mathématiques s’insurgent contre ce traitement, à juste titre. Et ce n’est certainement pas la promesse de Blanquer de saupoudrer un peu de mathématiques dans la voie générale qui va changer la donne.

Le problème de fond est d’arrêter immédiatement cette réforme du bac et de penser une autre école, sans sélection, qui permette l’émancipation collective des jeunes. Et dans cette école, les mathématiques retrouveront le rang d’enseignement comme les autres, avec ses problèmes et ses solution.

Raphaël Greggan 17/02/2022

https://lanticapitaliste.org/

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12 février 2022 ~ 0 Commentaire

religion (mediapart)

Manifestation pour l'ecole laique a Vincennes le 19 Juin 1960.©Delius/Leemage

Manifestation pour l’ecole laique a Vincennes le 19 Juin 1960.

Une inquiétante nomination à la tête du Conseil supérieur des programmes

Marc Sherringham, nouveau président du CSP, est l’auteur de propos ambigus sur la laïcité, affirme les liens entre religion et éducation et soutient les écoles privées hors-contrat…

Mark Sherringham vient d’être nommé à la tête du Conseil supérieur des programmes en remplacement de Souâd Ayada. L’information a fait rapidement réagir sur les réseaux sociaux, Mark Sherringham étant connu pour avoir régulièrement exprimé son souhait d’un retour du christianisme dans les questions éducatives.

L’école moderne et la question religieuse : héritage ou rupture ?

Ce souhait d’un retour du religieux se fonde sur un constat : « l’École laïque française est […] l’héritière de l’École chrétienne[1] ». L’analyse sociohistorique de notre système scolaire ne peut raisonnablement pas admettre une telle filiation. Il ne s’agit pas de nier que l’école française ait été pendant de longs siècles entre les mains de l’Église et que cette histoire ait influencé la pensée pédagogique comme l’organisation scolaire.

Mais cela ne peut s’exprimer dans les termes d’un héritage parce que ce qui caractérise la construction de l’école laïque républicaine est une volonté de rupture et non l’acceptation d’un legs.  Même chez ceux qui, à la fin du 19è siècle, ont la vision d’une rupture progressive et non celle d’un combat antireligieux, par exemple chez Jules Ferry et Ferdinand Buisson, la volonté de rompre n’en est pas moins déterminée. Et leur volonté de garantir la liberté religieuse ne renonce pas à la nécessité d’une séparation, d’une rupture.

Pour Mark Sherringham, cet héritage chrétien est tel qu’on lui doit l’essentiel des principes, des méthodes et des organisations de notre école : « Si l’on devait un moment faire abstraction des principes, des contenus, des méthodes et des institutions que le christianisme a directement proposés et développés en France et en Europe, depuis deux mille ans, notre système éducatif actuel serait vidé d’une bonne partie de sa substance[2] ».

En définitive, pour Sherringham, l’école républicaine n’est pas grand-chose puisque sa « substance », pour une bonne part, est l’héritage des écoles chrétiennes. Il veut inscrire une telle affirmation, aux mépris d’une objective analyse sociohistorique, dans une vision postmoderniste qui affirme le retour vers les fondements religieux de l’éducation[3].

Car pour Marc Sherringham, il faut dépasser une modernité qui portait la volonté de s’affranchir du joug des religions par « l’ambition d’apporter des réponses nouvelles et satisfaisantes aux vieilles interrogations et inquiétudes qui servaient de terreau à la foi religieuse[4]» : une volonté de stigmatiser la raison moderne parce qu’elle aurait mis en doute les croyances par ses volontés rationnelles.

Faudrait-il que les futurs programmes renoncent à distinguer connaissances et croyances au prétexte que la raison moderne soit considérée comme un mythe de progrès ?  Et Marc Sherringham de conclure à la nécessité d’interroger « la volonté laïque de cantonner la religion à la sphère des opinions privées ».

Nombre de ses amis vont plus loin encore, se demandant comment la laïcité peut échapper au risque de promouvoir l’athéisme[5]. Une crainte qui conduit Mark Sherringham a mettre en cause le principe laïc.

Dans une table ronde organisée au CIEP[6], le 29 avril 2004, il affirme : « La laïcité ne sera capable d’une refondation et d’un renouvellement que si elle accepte de penser à nouveau la relation de la vérité et des religions et de considérer que la religion n’est pas seulement un problème culturel mais bien une voie d’accès à la question des finalités ultimes de l’humanité ». Une telle perspective spirituelle ne peut raisonnablement être donnée à l’enseignement du fait religieux sauf à vouloir renoncer à la laïcité.

Militer pour l’école privée

Mais Mark Sherringham n’est pas seulement un philosophe convaincu d’un fondement religieux de toute éducation, c’est aussi un militant pour l’école privée hors contrat. Ne craignant aucune contradiction avec sa mission d’inspecteur général, il intervient comme formateur, en janvier 2020, pour l’association « Créer son école » fondée par Anne Coffinier, dans le but d’aider à la création d’écoles privées hors contrat.

En 2020, la même Anne Coffinier a fondé Kairos, présidée par Xavier Darcos dont le but annoncé est de soutenir financièrement les écoles privées. Un réseau où se mêlent les amitiés anciennes, celles par exemple des années 1990 où Sherringham était président du conseil de la faculté de théologie protestante d’Aix en Provence, puis celles des années 2000 aux cabinets de Fillon puis de Darcos.

Dans leur livre « L’école hors de la République », Jacques Duplessy et Anna Erelle racontent comment Mark Sherringham est intervenu, en juillet 2020, pour que les élèves d’écoles privées bretonnes obtiennent le baccalauréat que le Rectorat leur refusait faute d’un dossier complet de contrôle continu.

Parmi ces écoles, une de la fraternité sacerdotale Pie 10 qui constitue le réseau des écoles catholiques intégristes. La Fondation pour l’école a manifestement été à la manœuvre[7] et obtenu que Sherringham fasse pression sur le recteur de Rennes.
D’évidence le réseau de soutien aux écoles hors contrat pourra compter sur Mark Sherringham.

Le paradoxe est que celui-là même qui préside la conception des programmes nationaux œuvrera donc à la défense d’écoles dont le choix fondamental est donc de vouloir s’y soustraire puisqu’elles revendiquent le hors-contrat dans cette finalité.

[1] Mark SHERRINGHAM, Réintroduire le christianisme dans le débat éducatif, Famille chrétienne, 29/12/2009
[2] Mark SHERRINGHAM, Christianisme et éducation, Commentaire, vol. 96, no. 4, 2001, pp. 837-844.
[3] Catherine FINO, Trois pédagogies chrétiennes au défi de l’humanisation en postmodernité. Conviction de foi, anthropologie et pragmatisme aux frontières, Transversalités, vol. 141, no. 2, 2017, p. 7
[4] Mark SHERRINGHAM, Croire aujourd’hui : point de vue d’un philosophe, La revue réformée n°213
[5] Willam EDGAR, Le protestantisme aujourd’hui, défis et perspectives d’avenir, La revue réformée n°231, janvier 2005
[6] André BLANDIN, André LEGRAND, Philippe LE GUILLOU, Mark SHERRINGHAM et Jean-Paul WILLAIME, Le religieux et l’école en France, Revue internationale d’éducation de Sèvres,n°36, 2004, pp.49-70
[7] L’incorrect, 10 juillet 2020

Paul DEVIN 11 févr. 2022

Syndicaliste, Paul Devin a été inspecteur de l’Education nationale et secrétaire général du SNPI-FSU. Il est actuellement le président de l’Institut de Recherches de la FSU. Ce blog est personnel, la rédaction n’est pas à l’origine de ses contenus.

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