Archive | Educ’action

30 mars 2018 ~ 0 Commentaire

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30 mars 2018 ~ 0 Commentaire

brest fac (ag de lutte)

segl

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21 mars 2018 ~ 0 Commentaire

blanquer (qdc)

Blanquer-dinosaure

Mais si, M. Blanquer, nous avons besoin de grève !

Dans sa course folle à la notoriété, et pour séduire l’électorat de l’ordre et de l’autorité – on se souvient de ses entretiens accordés à Valeurs actuelles, Causeur et au site SOS éducation – Jean-Michel Blanquer, au micro de RTL, vient une nouvelle fois distiller sa vision rétrograde de l’école… et de la société. Questionné sur la mobilisation des personnels le 22 mars prochain, le ministre a affirmé :

« On n’a pas besoin de grève » et d’ajouter « Ça ne rend service à personne. Certaines nous ont mis en difficulté ».

Rappelons donc que, si nous aussi nous sommes « en marche », ce ne sera jamais au pas cadencé, au son du pipeau de quelques démagogues autoritaires. Nous serons en marche dans les rues, dans notre diversité pour exprimer notre colère et notre détermination à ne pas accepter une société « en marché », qui ne propose aux générations futures que de piétiner les faibles, les dominés et leurs aînés.

Oui, nous avons besoin de grève pour témoigner en acte de notre refus de cette société cadenassée qui ne profite qu’aux puissants et qui écrase de son mépris ceux et celles qui n’oublient pas de penser aux autres…

Oui, nous avons besoin de grève et des Ag pour nous rencontrer, échanger, débattre, recréer et vivre la démocratie dans nos établissements, nos quartiers, nos villes…

Oui, nous avons besoin de la grève pour redonner sens à notre travail, à la notion de collectif quand la hiérarchie nous impose son rythme et son calendrier sans laisser aux personnels le temps de se poser, de discuter, de se confronter, d’inventer et de créer…

Oui, nous avons besoin de grève dans nos écoles, parce qu’il est de notre responsabilité, en tant qu’éducateurs et éducatrices, de nous engager pour une société plus juste. Les futur.e.s citoyens et citoyennes que nous devons accompagner dans leur éducation ont besoin que nos paroles sur l’égalité, la solidarité, la dignité, ne soient pas que des mots.

Nous voulons qu’ils et elles nous voient les faire vivre réellement, y compris au prix de quelques sacrifices… Nous ne voulons pas les « former » pour qu’ils prennent la place qu’on voudra bien leur accorder dans la société de demain mais les préparer à la transformer pour plus de justice et d’égalité.

Ce combat pour une éducation libératrice des classes dominées est avant tout une histoire collective. C’est le nôtre mais pas seulement : c’est la société tout entière qui doit porter l’analyse critique des projets d’éducation et des enjeux de société qu’ils contiennent. Cette histoire collective, faite de luttes et de grèves – de 36 à 95 en passant par 68 – qui, contraire- ment à vos propos ont rendu mille fois plus service aux dominé.e.s que toutes les rodomontades ministérielles.

Oui, nous avons besoin de grève et de rêve, pour nous et nos collègues, mais aussi pour toutes les générations qui n’en peuvent plus d’être méprisées et saignées.

Oui, nous avons besoin de grève et de rêve… et nous reconnaissons bien volontiers qu’en effet « Certaines vous ont mis en difficulté » et tel était bien leur objectif !

Si votre modèle, Monsieur le ministre est la fameuse Maria Montessori dont les adeptes rêvent toujours de « dépolitiser » la pédagogie, au nom de « la science » et du « bon sens », évacuant le collectif, le social… nous, nous continuons à nous inscrire dans une vision de l’éducation radicalement opposée et c’est aussi elle que nous défendrons en nous mettant tous et toutes en grève parce que c’est le meilleur service à rendre à l’avenir !

Grégory Chambat  20 mars 2018 Collectif Q2C

https://www.questionsdeclasses.org/

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17 mars 2018 ~ 0 Commentaire

nantes facs (ouest france)

selection

Sélection à l’entrée de l’Université de Nantes : « Sans nous »

Dans cette tribune adressée à Ouest-France , des personnels de l’université de Nantes annoncent qu’ils refuseront d’appliquer la réforme voulue par le gouvernement.

« Nous soussignés, membres du personnel de l’Université de Nantes, refusons l’instauration de barrières à l’entrée de nos filières de formation en Licence, induite par le tri et le classement des dossiers envoyés par les lycéens. Nous réaffirmons le principe de l’université comme service public ouvert à tous les bacheliers qui le souhaitent, dans les formations de leur choix, le baccalauréat constituant le premier grade universitaire.

Les dysfonctionnements d’APB (admission post-bac) sont attribuables à une pénurie de places et à l’accumulation de manques de moyens. Ils ne sauraient légitimer le filtrage systématique de toutes les demandes. Ce sont des postes (de BIATSS – agents   administratifs, techniques d’enseignants et d’enseignants-chercheurs) et des bâtiments qui manquent et qu’il faut créer. Cet effort est d’autant plus nécessaire qu’en raison du boom démographique des années 2000, le nombre de bacheliers continuera de s’accroître.

« Nous ne donnerons aucun avis défavorable »

Nous affirmons notre attachement quotidien à améliorer l’orientation et la réussite de nos étudiants. La solution ne réside pas dans un processus de sélection qui ne fera qu’aggraver les inégalités sociales face à l’enseignement secondaire et supérieur, en leur donnant une base légale et une légitimité nouvelle.

C’est pourquoi, par cette tribune, nous nous engageons à ne pas mettre en œuvre le tri des bacheliers que l’on cherche à nous faire appliquer.

Nous garantissons que nous ne donnerons aucun avis défavorable, aucune acceptation sous condition, et que nous refuserons de classer entre eux les dossiers. Aucune hiérarchie n’est légitime entre les demandes de celles et ceux qui ont droit de s’inscrire dans la filière de leur choix.

Nous appelons à l’adoption de motions reprenant les principes de cette lettre au niveau des services, des départements et des composantes de l’Université de Nantes. Nous demandons à nos collègues de l’enseignement secondaire d’agir dans le même sens et de développer toutes les initiatives capables d’enrayer ce processus délétère. »

Signataires :

Frédéric Yermia, Maître de Conférences, UFR Sciences et Techniques ; Sophie Orange, MdC, Sociologie ; Gilles Tronchet, MdC, Lettres et Langage ; Marie David, Enseignante-Formatrice, ESPE ; Jean Rivière, Maître de Conférences, Institut de Géographie et d’Aménagement, et 25 autres enseignants et salariés.

Pétition.  L’intégrale de la pétition et la liste des signataires sur change.org

L’université de Nantes , selon sa direction, compte « 2 500 enseignants fonctionnaires ou en CDI et 3 900 vacataires. » Pour 38 000 étudiants.

15/03/2018

https://www.ouest-france.fr/

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15 mars 2018 ~ 0 Commentaire

blanquer (qdc)

pipeau

Jean-Michel BLANQUER bien peinard !

Certains s’étonnent du peu de réactions aux annonces de pseudo-réformes par le ministre de l’Education nationale Jean Michel Blanquer. Ce n’est pas si étonnant que cela :

- Pas plus lui que tous ses prédécesseurs ne touche à l’architecture et la logique du système éducatif.

D’ailleurs ce sont les réformes ou mini-réformes incompatibles avec cette architecture en chaine industrielle tayloriste qui, elles, ont provoqué des levées de boucliers, depuis le tiers- temps pédagogiques, en passant par la réforme des cycles jusqu’aux dernières tentatives concernant le collège. C’est presque normal, chacun sait que vouloir mettre un peu d’essence dans un moteur diésel ou l’inverse, ça ne marche pas.

- Il se garde bien de mettre en débat la finalité de l’école, l’immense majorité du personnel de l’EN non plus, pas plus que l’immense majorité des familles. Voilà une énorme machine qui emprisonne toute la population enfantine d’un pays sans qu’on sache finalement pourquoi en dehors du fait que si elle n’existait pas on ne saurait pas quoi faire des enfants.

Pourtant ces finalités qui n’émanent pas d’une nation mais d’un État étaient bien clairement annoncées depuis Guizot ou Jules Ferry, ont été décortiquées par de nombreux analystes et leurs liaisons avec la société de marché parfaitement démontrées comme par exemple par Nico Hirt ou sur le site Q2C.

Oui, mais ! Mettre sur la table d’une nation, et pas seulement sur la table des experts et militants, les finalités de l’école, ce serait se les faire approprier par ceux directement concer- nés. On proclame bien que l’école doit être émancipatrice, enfin au moins quelques-uns, mais pas question d’émanciper ceux qui sont directement responsables du présent et du devenir de leurs enfants. On suppose une foire d’empoigne, on craint l’incompétence de la réflexion, bref on craint la démocratie.

Si l’État n’y tient évidemment pas, l’ensemble de la machine Education nationale n’y tient pas forcément plus. Dans cette machine dite éducative qui a été conçue pour les objectifs de l’État, chacun y occupe ou même y a conquis une position, des pouvoirs, même si ce n’est plus toujours un confort. Evidemment, je ne dis pas qu’aucun membre de l’EN n’essaie pas d’être humaniste dans le maillon où il est, mais ceux-ci ne peuvent que palier un peu à l’inhumanité d’un système. Imaginer que l’école soit simplement un lieu qui contribue (qui seulement contribue) à la construction des enfants en adultes autonomes, pas seulement en adultes s’intégrant dans une société existante et aux places à gagner, mais en adultes libres de faire entre eux la société qui leur conviendra, c’est remettre en cause non seulement l’ensem- ble du système mais aussi ce que chacun y fait, les positions qu’il y occupe.

Et puis la finalité de l’école et de sa nécessité ne serait-elle pas bêtement qu’il faut bien que les enfants apprennent ce que d’autres, experts eux, ont décidé qu’ils devaient apprendre, comment et quand ils devaient apprendre ? C’est apparemment rationnel, donc ça ne se discute qu’entre experts patentés ou désignés, le peuple n’a pas à troubler cela (déjà que quelques parents se permettent de ficher la pagaille, ne se contentent pas d’être complices dans les quelques instances où on les a laissés entrer !)

Finalement on ne peut reprocher à Blanquer ce qu’aucun des partis politiques qui pensent pour la population, même ceux qui se disent insoumis, n’a vraiment abordé, c’est à dire la question de la finalité de l’école avec toutes les conséquences que cela impliquerait dans la conception globale du système.

- Alors Blanquer fait simplement comme ses prédécesseurs et comme finalement l’ensemble du monde éducatif le lui demande : la machine éducative brinqueballe, est de moins en moins performante, n’a pas les résultats apparents escomptés dans des classements ? Qu’est-ce qu’on peut bricoler dans la même logique, dans la même machine, sans poser la question embarrassante de la finalité, pour que ce qui ne sont que des statistiques qui ne prouvent pas grand-chose deviennent plus satisfaisantes ? Et bien sûr pour mieux alimenter l’autre machine économique qui broie autant que la machine scolaire mais qu’on continue à croire tout aussi intangible (l’hétéronomie).

Et il sort du chapeau les neurosciences, enfin celles qui lui conviennent et celles compatibles avec ce que les enfants doivent faire dans le système.

Les OGM, produits de la science, sont parfaitement compatibles avec l’agriculture industrielle. Le système deviendra-t-il plus acceptable ? Peut-être plus performant, comme pour les OGM.  Ah ! Si tous les enfants apprennent à lire à 3 ans, si chacun des OS du système éducatif sait ce qu’il doit faire pour cela grâce aux neurosciences, pourquoi aller embêter le ministre ?

La cause de cette absence de réactions ? Mais c’est l’école elle-même dans laquelle chacun s’est construit (s’est formaté ?), pense que c’est grâce à elle qu’il est devenu ce qu’il est (position sociale) ou que c’est parce qu’il n’y a pas été bon élève qu’il n’a pas pu devenir ce qu’il aurait voulu. Dans ce sens l’école, telle elle est, atteint bien des objectifs.

Le nombre de bons élèves devenant chômeurs s’accroissant, les mal-être sociétaux s’accroissant, l’aspiration à l’épanouissement et à d’autres modes de vie s’accroissant, la fragilisation des situations privilégiées s’accroissant, on peut penser que l’opinion publique portera un autre regard sur ce qui dans toute les civilisations occidentales est leur matrice : l’école.

Au-delà de tous les beaux discours entre militants, c’est l’opinion publique qu’il faut aider à devenir simplement lucide. Encore faut-il pouvoir lui proposer et lui faire connaître d’autres perspectives, d’autres possibles, plutôt que d’autres bricolages dans la même chaine indus- trielle dite éducative qui ne peut même pas absorber d’autres pédagogies sans les vider de leur essence.

10 mars 2018  Bernard Collot

https://www.questionsdeclasses.org/

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14 mars 2018 ~ 0 Commentaire

pour razmik (npa)

ramzik

Les profs et élèves du collège Max Jacob à Quimper se mobilisent contre l’expulsion de Razmik et sa famille.

Alors que l ‘expulsion du territoire ( selon la procédure Dublin) doit intervenir dés demain, rdv a été pris auprés du préfet ce mercredi après midi.
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Alors qu’une délégation devait être reçue et que nous étions plusieurs dizaines, dont de trés nombreux collégiens, devant la préfecture, celui-ci, avec une malhonnêteté sans nom, a refusé de recevoir la délégation en plantant les forces de police devant l’entrée. Une leçon d’instruc- tion civique, in vivo, sur l’inhumanité et la violence de l’état bourgeois et ses représentants. Profs et collégiens étaient très en colère et de nombreux cris et mots d’ordre contre le cynisme du préfet ont retenti.
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Manifestation Samedi 24 Mas à 14h du Collège Max Jacob à la préfecture
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07 mars 2018 ~ 0 Commentaire

école (qdc)

selection

La grande mise en marché de l’école

La mise en place de Parcoursup et la réorganisation du lycée général ont au moins le mérite de la cohérence : celle de la dérégulation et de la soumission réelle de l’éducation publique à l’idéologie libérale. Cela veut dire l’introduction de la concurrence à toutes les échelles.

Concurrence entre les universités d’abord. Car seules les universités les plus prestigieuses ou les formations les plus demandées seront en mesure de sélectionner les meilleur.es élèves, ceux et celles issus des classes sociales les plus favorisées le plus souvent.

En réalité, personne ne s’y est trompé et les familles ont bien compris que dorénavant la seule obtention du BAC ne donnerait plus automatiquement droit à une place dans l’établissement ou la formation souhaités.

Et comme le service public d’orientation est notoirement insuffisant, ce sont les boîtes privées qui se frottent les mains (1). Mais le vieux rêve libéral d’une université au service du marché refait surface dans un contexte favorable puisqu’il s’est même trouvé un sénateur pour définir les places dans le supérieur (et demain, le contenu des enseignements ?) en fonction du bassin d’emploi.

Projet de société contre projet de société

Dans les lycées généraux, la fin des filières et le système des enseignements sous forme de spécialités vont accroître les inégalités dans la mesure où tous les établissements ne pourront pas proposer toutes les formations.

Sous le prétexte de laisser le choix aux familles, on institue en fait une véritable loi de la jungle où seules les familles les plus à l’aise avec le système scolaire sauront élaborer les meilleures stratégies d’orientation.

On n’a pas assez insisté sur l’introduction d’un « grand oral » en classe de terminale qui semble faire l’unanimité.

Il s’agit d’une épreuve individuelle qui remplacera les dispositifs donnant lieu à des recherches collectives. Si bien que là encore, on renforce la concurrence et l’individualisme au détriment des pédagogies coopératives, basées sur l’entraide et l’interaction, chacun et chacune devant apporter sa singularité à une création commune.

Les attaques répétées contre l’emploi à vie dans l’enseignement comme ailleurs laissent en outre augurer d’une volonté de détruire les collectifs de travail qui ne manquera pas d’avoir de graves répercussions sur le fonctionnement du service public d’éducation.

Est-ce vraiment cette école, faite de concurrence et de soumission à la morale du plus fort que nous voulons ?

Des collectifs enseignants/parents existent ou se constituent pour réclamer plus de moyens éducatifs pour celles et ceux qui ont moins. Des assemblées générales locales appellent même à la grève en Seine-Saint-Denis du 19 au 22 mars. On parle beaucoup d’une crise généralisée de la démocratie. Et s’il était possible de ré-ancrer celle-ci autour d’une école édifiée sur le principe de solidarité collective ?

Jérôme Debrune  4 mars 2018

https://www.questionsdeclasses.org/

1. Le Canard enchaîné raconte ainsi qu’une société propose des entretiens à distance et une aide à la rédaction de CV et lettre de motivation moyennant 420 euros. Voir Parcoursup et marchands de soupe, Le Canard enchaîné du 21 février 2018, p. 4.

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07 mars 2018 ~ 0 Commentaire

lycées facs

lic

En Janvier et Février, nous avons commencé le début d’une lutte sans merci.

Nous nous sommes retrouvés, sur les blocus de nos lycées, dans les assemblées générales de nos universités, et surtout dans la rue lors des manifestations. Nous avons vu que nous n’étions pas seul, et que notre lutte va s’inscrire dans la durée, car l’objectif reste le retrait des lois Vidal et Blanquier !

Ces lois, qui cherchent à individualiser toujours plus nos parcours pour mieux nous divisier, ne repondent pas au principal problème : le manque de places à la fac, et la réduction du budget pour notre éducation. Nous ne voulons pas être une génération sacrifiée, où aucune solidarité n’est possible.

Le 15 Mars, partout dans le pays, nous reprendrons les blocus, les grèves et les manifestations, toujours plus nombreuses et nombreux !

▶ Partage l’évènement autour de toi, invite tous tes contacts !
▶ Organise toi localement pour préparer la mobilisation du 15 et ses suites !
▶ N’hesite pas à envoyer en MP les rassemblements / assemblées générales ou autre évènement locaux !

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tract

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06 mars 2018 ~ 0 Commentaire

écoles rurales (huffington + rp)

sardines e

Casse de l’enseignement Blanquer annonce la suppression de 200 à 300 classes en milieu rural

Nouvelle expression des politiques austéritaires du gouvernement : la suppression de 200 à 300 classes en milieu rural dès la rentrée prochaine.

Décidément aucun secteur n’est épargné par Macron ; alors que la réforme ferroviaire, préfigurée par le rapport Spinetta va être passée par ordonnances, que le secondaire est visé par la réforme du baccalauréat et du lycée, que l’enseignement supérieur subit une attaque historique, instaurant, entre autre, la sélection à l’entrée de l’université, et l’apprentissage passant des mains des collectivités locales à celles du patronat ; le primaire est lui aussi dans la tourmente.

Le ministre de l’éducation Jean-Michel Blanquer a annoncé ce lundi la fermeture de 200 à 300 classes dans les écoles rurales. Des zones où classes et écoles ferment déjà chaque année, conduisant les enfants à devoir aller dans des écoles éloignées de chez eux, dans des classes de plus en plus nombreuses.

Cette mesure est pointée du doigt comme la conséquence du dédoublement des CP et CE1 en zone d’éducation prioritaire (REP et REP+) où les classes devraient être limitées à 12 élèves. Au lieu de dénoncer les coupes budgétaires opérées par Macron dans tous les secteurs, les médias mettent en opposition zones d’éducation prioritaire et zones rurales.

Si en soi la réduction des effectifs dans les classes de REP est salutaire, on ne peut que pointer l’hypocrisie de la mesure, purement symbolique : loin d’être accompagnée des budgets nécessaires comme le dénoncent syndicats et parents d’élèves. D’autant plus que si ces fermetures sont importantes en milieu rural, elles vont également s’étendre à tout l’hexagone. En région parisienne ce sont 420 classes qui sont menacées de disparaitre en septembre prochain. En tout le syndicat SNUipp-FSU estime qu’il manque de 2300 à 2400 postes d’enseignants pour la rentrée.

La contestation monte dans les écoles rurales

Depuis plusieurs semaines, dans de nombreux départements concernés par ces suppressions, la colère gronde, et les mobilisations se multiplient. Dans la Somme, département où 63 classes vont disparaitre, l’Allier, l’Ariège, l’Orne, le Finistère, les Vosges, et de nombreux départements, des écoles ont été occupées dès la rentrée des vacances de février par des parents d’élèves pour protester contre ces mesures. Le 22 mars, journée de mobilisation nationale de l’éducation, de la fonction publique et des cheminots, doit être l’occasion de faire converger la colère des enseignants du primaire à celle du reste de l’éducation et des autres secteurs.

Gherasim Bataille lundi 5 mars

http://www.revolutionpermanente.fr/

lutte-des-classes

Elèves de ZEP injustement favorisés!

Jusqu’à 300 fermetures de classes en zone rurale. Jean-Michel Blanquer a fini par répondre aux accusations. Mais ses explications n’ont pas convaincu.

Jusqu’à 300 fermetures de classe en zone rurale, selon Jean-Michel Blanquer. L’opposition crie à la trahison. Jusqu’à présent, il refusait d’avancer un chiffre, énonçant un principe général: « chaque département rural de France aura plus de professeurs par élève », résumait Jean- Michel Blanquer accusé depuis plusieurs semaines par l’opposition de prendre les campagnes en otage pour mener à bien le dédoublement des classes de CP dans les zones d’éducation prioritaire. Ce lundi, le ministre de l’Education a convenu que 200 à 300 classes fermerait en zone rural, confirmant les doutes des syndicats.(…)

Alexandre Boudet 05/03/2018

https://www.huffingtonpost.fr/

Commentaire: Tous les écoliers ont droit à l’éducation, quelque soit leur bronzage. La droite laisse entendre qu’on déshabille les « blancs » des campagnes au profit des « bronzés » des villes!

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06 mars 2018 ~ 0 Commentaire

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le peril jeune

Parcoursup : comment les portes de l’université vont se refermer pour les « bacs pro » issus des classes populaires

Les lycéens titulaires d’un bac professionnel, principalement issus des milieux populaires, devront-ils définitivement renoncer à toute possibilité d’accès à l’université ? La loi dite « orien-tation et réussite des étudiants », votée par le Parlement le 15 février, institue un obstacle supplémentaire pour entrer dans l’enseignement supérieur. Les pré-requis et nouvelles procé- dures exigés par la plateforme internet Parcoursup pour les vœux formulés par les bacheliers affectera particulièrement les élèves d’origine modeste.

Entre augmenter les moyens dévolus aux universités, ou restreindre encore un peu plus leur accès, le gouvernement a fait son choix.

Dans le système éducatif français, le baccalauréat est considéré comme le premier grade universitaire. Il sanctionne la fin du cycle secondaire et ouvre l’accès à l’enseignement supé- rieur. En principe. En réalité, les études supérieures se répartissent entre des filières sélectives et non sélectives. Pour les titulaires d’un baccalauréat professionnel ou technologique, soit près d’un bachelier sur deux [1], les sections techniques supérieures préparant au BTS (brevet de technicien supérieur) ou aux IUT (Institut universitaire de technologie) sont conditionnées à une sélection sur dossier. L’inscription à l’université restant, elle, ouverte de droit, comme pour les autres bacheliers.

Mais le texte adopté par le Parlement ce 15 février met en place un nouveau mode d’admission dans les filières universitaires. Les élèves de terminale doivent formuler dix vœux maximum d’ici le 13 mars, sur une nouvelle plateforme internet : Parcoursup. Ils ont jusqu’au 31 mars pour les confirmer, saisir un texte précisant leur motivation pour les diffé- nrentes formations, et fournir les pièces demandées par chaque filière, par exemple leur bulletin de notes, ou encore un CV. Une inflation de démarches qui a déjà eu pour effet de booster les entreprises privées de conseil en orientation. L’une d’entre elles, Eureka study, qui propose un accompagnement Parcoursup pour 420 euros, a vu son chiffre d’affaires doubler en six mois, selon le supplément étudiant du Figaro du 26 janvier 2018.

« De toute façon, vous n’irez pas à l’université »

En plus de cette complexité, qui affecte plus fortement les lycéens d’origine modeste et leurs familles, souvent moins à l’aise avec ces démarches, les nouveaux bacheliers devront franchir deux nouvelles barrières. Celle de l’avis du conseil de classe, transmis aux universités. Puis celle d’une réponse positive de la faculté. Pour la première difficulté, dans certains lycées professionnels, la messe est dite. Dans un des plus grands établissements de la région Occitanie, le proviseur a été très clair: «De toute façon, vous n’irez pas à l’université. Ceux d’entre vous qui demandent la fac ne seront pas validés par le conseil de classe», rapporte Souria, professeur de français-histoire dans ce lycée.

Un cas extrême ? Peut-être. Mais l’idée selon laquelle envoyer ces élèves à l’université les conduit droit dans le mur est largement répandue chez les enseignants. Une opinion s’appu- yant sur un taux d’échec en première année de licence quatre à cinq fois supérieur à celui des étudiants venant des filières générales. En 2017, seulement 8,3 % des 176 104 bacheliers des filières professionnelles ont choisi de fréquenter les bancs de l’université. Soit un peu plus de 14 000 personnes, sur les 1 623 500 étudiants inscrits cette année. Les bacheliers « pro » ont donc, d’eux-même, tendance à s’auto-éliminer des filières supérieures.

« Les attendus créent une autocensure des élèves »

Combien seront-ils l’année prochaine ? Probablement encore moins, du fait de ces nouveaux filtres. Chaque université pourra de plus refuser des candidats si la filière est en tension, où conditionner l’entrée dans le cursus à une remise à niveau. Des attendus nationaux par licen- ce, et locaux par établissement, serviront au tri des candidats. Ici, le grec et le latin, là les compétences du Brevet d’aptitude aux fonctions d’animateur (le célèbre Bafa), ailleurs l’enga- gement associatif ou les séjours à l’étranger s’ajoutent à des exigences plus générales comme la curiosité intellectuelle ou la capacité à travailler de manière autonome.

« Les attendus ont un effet dissuasif. Ils créent une autocensure des élèves du professionnel et du technologique », confirme Marie Buisson, la secrétaire générale de la fédération de l’éducation de la CGT. Enseignante en lettre-histoire en lycée professionnel, elle considère que ce changement dans l’accès à l’enseignement supérieur a pour seul objectif de répondre à un manque de place, et de moyens alloués, à l’université.

Une image de « sous bacheliers »

À défaut d’espérer une place en faculté, les élèves de terminale professionnelle voulant poursuivre leurs études sont poussés vers les BTS. Un nombre de places plus important leur est réservé. Ils deviennent même prioritaires sur les autres bacheliers. En 2017, 27,8 % des bacheliers des lycées professionnels poursuivaient leurs études dans ces filières sélectives. Ce chiffre devrait augmenter à la rentrée prochaine, avec quelques créations de nouvelles sections techniques supérieures annoncées par le ministère. Mais cela ne devrait pas répon- dre à l’ensemble des demandes. Déjà, les BTS sport, promis par le ministre de l’Éducation, Jean-Michel Blanquer, pour désengorger la filière universitaire Staps, souvent demandée par les bacs pro, attendront la rentrée 2019 pour voir le jour.

« Les élèves pensent que la fac n’est pas pour eux. Est-il pour autant nécessaire de leur dire : « la fac n’est pas sélective, mais vous ne pouvez pas y aller » ? », s’agace Souria. Pour l’enseignante, les terminales intègrent en fait le discours de l’institution, et vivent mal « l’interdiction » tacite qui leur est faite, les renvoyant à une image de « sous bacheliers ».

« Certains élèves reprennent confiance en eux à la fac »

« Aujourd’hui, l’orientation en bac pro se fait à 14 ans. Ensuite, on est dans un tuyau duquel il y a peu de chance de sortir », explique Marie Buisson de la CGT éducation. Avec cette réforme, elle estime que les possibilités de passerelles entre le professionnel et l’université, pour lesquelles elle milite, se tarissent. « Les choses sont différentes quand on pense à l’échelle des individus. Certains élèves reprennent confiance en eux à la fac, évoluent, et y réussissent. »

Du coup, les lycéens s’adaptent. Les demandes vers des formations supérieures privées augmentent. Les exigences scolaires y sont moins importantes, mais leurs coûts s’élèvent à plusieurs milliers d’euros par an. Pour les autres, la grande majorité, ce sera la recherche d’un emploi, ou l’alternance entre chômage et petits boulots. Chez les jeunes seulement titulaires d’un Bac ou d’un diplôme équivalent, le taux de chômage avoisine les 25% pendant les quatre ans qui suivent l’obtention de leur diplôme (contre 11% pour les titulaires d’un Bac+2 ou plus).

Un discours domine : « On leur dit :  »Si vous avez choisi le lycée pro, c’est pour aller au travail très vite, pas pour faire des études supérieures » », rappelle Souria. Pour celles et ceux qui ne veulent pas se conformer à cette injonction, c’est un parcours semé d’embûches qui les attend avant d’accéder aux études supérieures.

Un seul enfant d’ouvriers pour trois enfants de cadres

La sélection dans les universités n’est pas apparue en 2018, même si elle a pris auparavant des formes subtiles. Les amphithéâtres surchargés, les étudiants prenants des notes assis par terre dans les couloirs, les travaux dirigés bondés transformés en cours magistraux, étaient fréquents dès les années 90 dans les facultés de sciences humaines. Une sélection par le découragement qui touchait déjà en premier lieu les étudiants issus des classes populaires : on ne compte qu’un seul enfant d’ouvriers pour trois enfants de cadres à l’université.

À la fin des années 2000, les universités ont acquis leur autonomie, notamment concernant leur budget et la gestion des « ressources humaines ». Au tournant de l’année 2012, nombre d’entre-elles ont adopté le tirage au sort pour limiter le nombre d’inscrit dans certains cursus surchargés. Une pratique décriée par les étudiants et les enseignants, mais institutionnalisée en 2017 par une circulaire de la ministre de l’Éducation, Najat Vallaud-Belkacem.

Sélectionner, plutôt que donner des moyens aux universités

Avec le Plan étudiant voté par l’Assemblée nationale, au revoir le tirage au sort, bonjour les attendus. L’objectif reste le même : réduire, par la sélection, le nombre d’étudiants dans les filières surchargées. Depuis 2012, le nombre d’inscrits à l’université augmente de 30 000 à 40 000 chaque année. À titre de comparaison, cette croissance était d’à peine plus de 4000 entre 2000 et 2010. Mais les moyens dévolus aux universités ne suivent pas. L’autonomie, inscrite dans la loi LRU de 2007, s’étant plutôt traduite par un désengagement de l’État, dénoncé par quasi-totalité de la communauté éducative.

À tel point qu’aujourd’hui, une quinzaine d’universités sont dans une situation financière « dégradée » voire « très dégradée » selon le rapport de la Cour des comptes du 31 mai 2017. Avec l’instauration, dans la plupart des facultés, d’une situation de gestion de la pénurie, passant par des réductions de l’offre de formation, le gel ou la suppression de postes d’enseignants-chercheurs et de personnels administratifs. Et bien sûr, un manque cruel de place. D’où la sélection dont les bacheliers issus des classes populaires, particulièrement ceux venant des filières professionnelles, vont désormais faire les frais.

Stéphane Ortega 6 mars 2018

https://www.bastamag.net/

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