Archive | Educ’action

02 juin 2020 ~ 0 Commentaire

communiqué (npa jeunes)

le peril jeune

Philippe et Blanquer reculent sur l’oral de français…

Mais veulent rouvrir les lycées et imposer un bac local !

Exigeons la validation automatique de l’année et du bac pour tou.te.s et la fermeture des établissement jusqu’à septembre !

Le jeudi 28 mai, Édouard Philippe a confirmé que les lycées ré-ouvriront à partir du 2 juin en zone verte, ainsi qu’en zone orange pour les filières professionnelles.

Le gouvernement qui enchaîne ses réforme anti sociales et les suppressions de postes cherche à se justifier en expliquant lutter contre le décrochage scolaire et les inégalités notamment dans les lycées pros, alors qu’il ne reste en plus que quelques semaines de cours.

Si la réouverture des lycées a pu être retardée parce que les élèves sont assez âgéEs pour rester seulEs pendant que leurs parents retournent au travail, son objectif reste la reprise totale de la production et la restauration des profits pour le patronat.

La réouverture des classes de collège jusqu’à la 3è remplit la même fonction. Tant que l’émergence d’une deuxième vague épidémique reste probable, les collèges doivent rester fermés jusqu’à septembre !

Philippe justifie la réouverture des lycées professionnels, alors qu’en région parisienne certains lycées généraux restent fermés, par la nécessité de remédier aux inégalités sociales que le confinement creuse.

Ceci est faux, ce choix est motivé par la volonté du gouvernement d’envoyer au travail des milliers de jeunes apprentis sous-payés, très souvent sans les mesures sanitaires nécessaires, afin de répondre aux exigences du patronat.

Idem pour les élèves de BTS qui dès le 2 juin retourneront en stage, alors que les stages en Licence et Master sont pour la plupart suspendus !

Suite à la pression exercée par les personnels de l’Éducation nationale, les lycéenNEs mobilisés, et leurs organisations syndicales, le gouvernement recule sur le maintien de l’oral de français.

Pour autant, tout en affichant un combat hypocrite contre les inégalités, le gouvernement les perpétue en continuant d’imposer son bac local : l’épreuve orale des premières qui était la seule maintenue n’est pas simplement annulée mais finalement transformée en contrôle continu.

Nous devons refuser cette ré-ouverture qui met en danger les élèves comme le personnel et leurs proches, et continuer de nous battre contre un bac dont la valeur changerait en fonction de la “réputation” du lycée, approfondissant ainsi les inégalités de classe qui suivent les inégalités territoriales.

Nous exigeons par ailleurs la validation automatique du bac et de l’année pour tou.te.s seule manière de ne pas aller vers plus d’inégalités !

Par ailleurs le gouvernement a beau jeu de parler de valeur du diplôme quand il ne fait rien pour embaucher et réduire notre nombre par classe ou encore en hypothéquant notre avenir en laissant le chômage exploser.

Nous devons au contraire lutter pour des investissements massifs dans l’éducation, l’interdiction des licenciements, et pour la réduction du temps de travail éléments qui ne pourront être mis en place réellement qu’en sortant du capitalisme.

Mais pour imposer tout cela, il est aussi nécessaire de nous organiser dans nos lycées en mettant en place des assemblées générales, en participant aux coordinations lycéennes nationale, et en nous liant avec l’ensemble des secteurs se mobilisant, notamment les hospitalierEs qui elleux aussi souffrent de coupes budgétaires à répétition.

Nous appelons à se joindre massivement à la journée du 16 juin, pour défendre les revendications des soignantEs mais aussi pour porter les revendications des lycéenNEs.

L’heure est à la reprise de la rue pour imposer nos choix. Notre camp social, celui du monde du travail et de la jeunesse, n’a pas à payer la crise !

A retrouver sur Facebook,

30 mai 2020

Source Site du NPA.

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25 mai 2020 ~ 0 Commentaire

brest chu (fr3)

étudiant

Brest : les étudiants en médecine au CHRU montent au créneau contre des gardes non payées

A Brest, les étudiants doivent effectuer 25 gardes entre la 4ème et 6ème année.Depuis plusieurs années, les étudiants hospitaliers du CHRU de Brest tentent d’alerter sur des gardes qui ne seraient pas payées. Ils ont adressé une lettre au directeur de l’établissement dénonçant, une nouvelle fois, la situation.

Pour les étudiants du CHRU de Brest, la coupe est pleine : “En moyenne, entre 8 et 12 gardes ne sont pas payées pour chaque étudiant”, confirme un élu de l’UFR médecine de Brest, qui préfère témoigner anonymement. Tous les étudiants, entre leur 4ème et 6ème année, seraient impactés par ces gardes non payées.

A Brest, les élèves alternent entre trois semaines de cours et trois semaines de stages, tout au long de l’année. Ils doivent, en plus, effectuer 25 gardes sur ces trois années. Ces dernières peuvent être effectuées de nuit ou le dimanche. Elles sont rémunérées 52 euros brut et 104 euros brut respectivement.

Quatre types de gardes ne seraient pas payées

Il existe environ dix types de gardes à Brest et, selon les élus, quatre d’entre elles ne seraient pas rémunérées : radiologie, urgences psychiatriques, réanimation chirurgicale et service d’accueil des urgences vitales.

D’après eux, c’est un problème qui dure depuis quelques années. “On a déjà eu des rendez-vous avec la direction, notamment l’année dernière. Ils n’ont pas vraiment d’excuse. Quand on leur demande, ils nous répondent ‘on verra plus tard’ ou ‘c’est comme ça’ ou ‘ce n’est pas notre priorité”, explique l’élu étudiant.

Une lettre envoyée à la Direction du CHRU de Brest

Ces gardes pourraient être « dans un certain nombre de cas, assimilées à une période de stage et rémunérées comme telle«  : a répondu Bénédicte Simon, Directrice des Affaires Médicales au CHRU de Brest, au Télégramme, le 14 mai dernier.

Des propos que les étudiants n’acceptent pas. Au lendemain de la parution de l’article, un groupe de quatorze représentants d’étudiants hospitaliers du CHRU a adressé une lettre à Régis Coudon, le directeur général par intérim de l’établissement hospitalier.

Dans la lettre, ils demandent “de faire cesser cette pratique illégale et de budgétiser l’intégralité des lignes de gardes effectuées par les étudiants hospitaliers, en accord avec la réglementation en vigueur”.

Le CHRU de Brest percevrait une enveloppe versée annuellement par le Ministère en charge des Solidarités et de la Santé, allant de 2.871 à 5.485 euros, pour chaque élève. Une somme qui permettrait de couvrir la rémunération et l’ensemble des 25 gardes.

Un étudiant hospitalier ne perçoit pas de rémunération sur environ 40% de gardes qu’il effectue durant ses études (…) Ceci équivaut, pour chaque étudiant hospitalier, à une économie d’environ 520 euros au bénéfice du CHRU, alors que celui-ci perçoit l’enveloppe servant à la rémunération de ces gardes”, peut-on lire dans la lettre.

Ces étudiants en médecine ont une rémunération mensuelle qui varie entre 129,60€ brut et 280,89€ brut en fonction de l’année d’étude.  Nous avons tenté de joindre la direction du CHRU de Brest. La directrice de ce week-end n’a pas pu répondre à nos questions, laissant le soin au directeur par intérim, Régis Coudon, de s’exprimer dans les jours à venir.

Selon un état des lieux des droits de l’étudiant hospitalier, publié par l’Association Nationale des Etudiants en Médecine de France (ANEMF) en octobre 2019, un CHU sur quatre (25,7%) ne rémunèrerait pas certaines gardes. Dans 20% des UFR, les gardes de 24h du dimanche et jours fériés ne seraient pas rémunérées 104€ comme cela est prévu réglementairement.

Juliette Vincent-Seignet  24/05/2020

https://france3-regions.francetvinfo.fr/

Lire aussi:

Prime aux soignants face au Covid-19 : le compte n’y est pas pour certains syndicats 

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21 mai 2020 ~ 0 Commentaire

langue bretonne (fr3)

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Initiation à la langue bretonne dans les écoles du Finistère 

Des associations et le conseil départemental s’inquiètent

Depuis près de vingt ans, une initiation au breton est proposée dans les écoles publiques du Finistère qui le souhaitent. Les quatre associations, qui proposent cet enseignement à 8 000 élèves de  la maternelle au CM2, s’inquiètent aujourd’hui pour l’avenir de ce programme, dès la rentrée prochaine.

Leurs enseignants ne font plus chanter la langue bretonne dans les oreilles des élèves finistériens depuis la fermeture des écoles, le 16 mars dernier. Mais c’est un autre problème qui préoccupe les associations KLT, Sked, Mervent et An Oaled : l’avenir des initiations au breton dans les écoles maternelles et primaires.

Depuis de nombreuses années, ces cours d’une heure sont proposés dans les écoles publiques qui en font la demande, dans le cadre d’un dispositif financé pour moitié par le Conseil départe-mental et pour l’autre par la Région Bretagne et les communes concernées. Cette année, plus de 8 000 enfants d’une centaine d’écoles en bénéficiaient, à raison d’une heure par semaine.

Le breton en concurrence avec l’anglais

Mais la nouvelle convention proposée par l’Inspection Académique du Finistère pour la rentrée prochaine remet en question l’organisation existante. « En vertu d’une circulaire de 2017, l’ensei-gnement d’initiation en langue régionale se retrouve au même niveau que les langues étrangè-res en classes de primaire, déplore Yannick Menguy, directeur de Mervent. Les écoles et les parents d’élèves vont donc devoir choisir entre breton et anglais. C’est une mise en concurrence des deux langues et c’est le breton qui va en pâtir, c’est évident ».

Initiation pour tous, le modèle Corse

La vice-présidente du Conseil Départemental chargée de la langue bretonne déplore aussi ce changement. « Une nouvelle convention devait être discutée. Nous avions rendez-vous pour une réunion fin mars mais elle a été annulée en raison du confinement. Ce qui est annoncé aux communes pour la rentrée va totalement à l’encontre de notre schéma linguistique, voté par le conseil départemental en 2016. Notre objectif est de généraliser cet enseignement de découverte du breton à tous les élèves finistériens, comme c’est le cas en Corse. »

Les associations craignent de perdre des heures de cours, et donc de devoir licencier une partie de leurs 40 enseignants. « Près de 2 500 enfants de primaire suivent ces initiations cette année. C’est un tiers de nos heures », détaille Yannick Menguy. Mais ils craignent aussi « un nouveau signe négatif pour la place de la langue bretonne dans les écoles ».

Courriers à l’inspectrice d’académie et au recteur

Dans un courrier adressé à l’inspectrice d’académie, Caroline Lombardi-Pasquier, les quatre associations « tirent la sonnette d’alarme » et demandent que les changements soient reportés d’une année, pour « laisser du temps à la réflexion car l’enjeu n’est pas neutre. »

Les services de l’inspection académique disent ne pas avoir été destinataires du courrier en question, et refusent donc d’en commenter le contenu pour l’instant.

De son côté, Nathalie Sarrabezolles, présidente du Conseil départemental du Finistère, a écrit au recteur de l’académie de Rennes, Emmanuel Ethis, pour réclamer une concertation dans ce dossier. « Nous demandons de pouvoir déroger à la circulaire et continuer à proposer le breton et l’anglais, précise Solange Creignou. Il faut que ces initiations perdurent. La politique linguistique est un tout. Il n’y a pas que les classes bilingues ou les écoles Diwan. »

Mathieu Herry 21/05/2020

https://france3-regions.francetvinfo.fr/

Commentaire:

La position de la LCR puis d’un NPA est: « Le droit pour les parents de demander (et d’obtenir)  un enseignement en langue bretonne de la maternelle au Bac, que ce soit en immersion, bilinguisme ou initiation, avec les embauches correspondantes ».

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15 mai 2020 ~ 0 Commentaire

usa (à l’encontre)

Les_Raisins_de_la_colere

Pendant les années 1930: « Les raisins de la colère »

Avec l’explosion du chômage les écoles peinent à nourrir leurs élèves

Anastasia Ali estime avoir de la chance.

Chaque jour, elle parcourt 8 blocks – environ 1 km – de son logement à Brooklyn jusqu’à l’école Fort Hamilton «PS/IS 104» et se voit remettre un sac de papier brun pour elle et ses deux enfants.

«Je travaille à temps partiel comme aide-soignante à domicile, mais je fréquente l’université à temps plein. Je veux être orthophoniste, alors j’étudie la pathologie du langage», a-t-elle déclaré à Truthout.

«Avant le virus, mes enfants mangeaient à l’école. Maintenant, nous sommes tous à la maison. Le petit-déjeuner et le déjeuner gratuits que je prends nous nourrissent toute la journée. C’est une vraie aide, parce que mon salaire couvre à peine le loyer, l’éclairage et le chauffage.»

Mère célibataire, émigrée de Russie il y a 10 ans, Ali est extrêmement reconnaissante d’être nourrie avec ses enfants, sans formalités et sans pièce d’identité.

Une telle situation n’existe pas dans la plus grande partie des États-Unis, où les repas des adultes ne sont pas remboursés par le «U.S. Department of Agriculture» (USDA), l’agence fédérale qui supervise le programme de repas scolaires. Au lieu de cela, la nourriture fournie aux plus de 18 ans doit être payée au moyen de recettes fiscales locales.

Sans surprise, cette situation a vu augmenter la faim dans des proportions qui ont pu être mesurées. Selon le Hamilton Project du Brookings Institute, près de 20% des enfants de 12 ans et moins ne mangent pas suffisamment parce que leurs familles n’ont pas les moyens de les nourrir.

Tout aussi alarmant, près de 41% des mères d’enfants en âge de fréquenter l’école élémentaire ont déclaré qu’elles se considéraient comme «en situation d’insécurité alimentaire» en raison des circonstances qu’a imposées le virus.

Une partie du problème est due à la réglementation de l’USDA qui n’oblige pas à fournir des repas aux élèves lorsque l’école est fermée – comme durant les mois d’été, mais aussi pendant les urgences sanitaires comme la pandémie actuelle – plongeant certains enfants, et en particulier les enfants pauvres des zones rurales, dans la détresse alimentaire.

Lorsque la nourriture est offerte, elle fait l’objet d’énormes écarts, chaque district décidant la quantité et la fréquence des repas. A Lexington, au Nebraska, les parents ont été informés qu’«il sera proposé un repas par élève sur la base du principe “premier arrivé, premier servi” jusqu’à épuisement des stocks». Quant aux parents de Chicago, ils peuvent recevoir jusqu’à trois jours de nourriture, cela devant chaque école publique de la ville.

Le résultat de l’augmentation de la faim chez les enfants est prévisible et terrible. Une bonne alimentation est une condition nécessaire à une bonne santé et à de bons résultats scolaires. Avant la pandémie, 60% des enfants d’âge scolaire recevaient à l’école des aliments corres-pondant au petit-déjeuner, au déjeuner et au goûter. Les conséquences de l’impossibilité d’alimenter des enfants affamés sont potentiellement catastrophiques.

Alencontre  15 – mai – 2020 Eleanor J. Bader

(Article publié sur le site Truthout en date du 12 mai 2020; traduction rédaction A l’Encontre)

Eleanor J. Bader enseigne l’anglais au Kingsborough Community College de Brooklyn, New York. Elle a été lauréate, en 2015, du prix Project Censored pour «journalisme d’investigation exceptionnel» et, en 2006, du prix de l’Independent Press Association.

 

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07 mai 2020 ~ 0 Commentaire

blanquer (a et r)

blanquer

Éducation nationale : les mensonges de Blanquer

La crise sanitaire aura aussi été l’occasion de discréditer définitivement le ministre de l’Éducation nationale Jean-Michel Blanquer. Très bon client des plateaux télé, il a noyé – avant et pendant le confinement – les élèves, leurs parents et les personnels sous une impression-nante série d’injonctions tellement absurdes que le plus souvent, elles ont été contredites quelques heures après par Macron, Philippe ou un autre membre du gouvernement.

L’ouverture coûte que coûte des écoles jusqu’au 16 mars 

Au début de la crise sanitaire, Blanquer se sera avant tout illustré par son entêtement à nier la réalité de cette crise et le danger que faisait courir à tous l’ouverture des écoles, des collèges et des lycées.
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Début mars, dans différents établissements, les cas de coronavirus se sont multipliés au sein de « clusters », comme dans l’Oise. Les personnels ont évidemment réagi en demandant la fermeture des établissements où des cas ont été dépistés.
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Face au mutisme de la hiérarchie et à la situation de danger grave et imminent, des personnels ont décidé d’exercer leur droit de retrait, comme au lycée Blaise Cendrars de Sevran (93) le 9 mars. Le ministère a alors montré son vrai visage, en refusant jusqu’au bout de reconnaître ces droits de retrait.
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Blanquer défend l’image d’une Éducation nationale coûte que coûte au travail en pleine crise sanitaire. Avec le reste du gouvernement, il porte une énorme responsabilité dans la progression de la pandémie en ayant autant tardé à fermer les écoles et les établissements. Il était impos-sible de maintenir de quelconques « gestes barrières » dans des salles de classe ou des amphithéâtres !
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Le 12 mars au matin, Blanquer a encore affirmé que « la fermeture totale des écoles n’a jamais été envisagée »… Mais le soir même, Macron l’a annoncée pour le lundi suivant.

Le maintien à tout prix d’une prétendue « continuité pédagogique » 

Obligé de changer son fusil d’épaule en quelques heures, le ministre n’a rien trouvé de mieux à faire que d’affirmer que « tout [était] prêt pour assurer la continuité pédagogique »

 Aucune mise en place réglementaire du « télétravail », environnements numériques de travail (ENT) saturés et inaccessibles (à moins de se connecter la nuit !), invitation de la hiérarchie à utiliser des outils d’entreprises privées en dehors de tout cadre légal… C’est le rêve de Blanquer qui se réalise, celui d’un système scolaire dérégulé !
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Pour les enseignants comme pour les élèves et leurs familles, c’est un cauchemar éveillé. Ne peuvent suivre les cours en ligne que les jeunes qui possèdent les outils informatiques nécessaires, ne sont pas malades, n’ont pas à s’occuper de leurs frères et sœurs, n’aident pas leurs parents dans une vie quotidienne confinée bien souvent difficile…
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Cela n’a pas empêché l’envoi de devoirs notés, voire des appels en ligne avec remontée à l’administration des noms des « absentéistes ».

Les résistances s’organisent, même à distance ! 

Les cadres d’auto-organisation hérités de la grève historique du bac en juin dernier, qui avaient été réactivés pour la bataille des retraites et la grève des E3C, ont été particulièrement utiles dans la période, des AG locales à la Coordination nationale de l’Éducation.
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Alors que le syndicat majoritaire, la FSU, s’était empressé d’affirmer que les personnels allaient assurer la « continuité pédagogique »  les dits personnels remercient d’ailleurs les directions syndicales de s’engager en leur nom…, une coordination à distance s’est réunie dès le 15 mars, à la veille de la fermeture.
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Elle a affirmé des positions simples : refus de noter pendant la période de confinement, protections et conditions sanitaires pour les collègues accueillant les enfants des personnels soignants ou droit de retrait dans le cas contraire…
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Des revendications de bon sens, comme la suite l’a malheureusement prouvé : des écoles accueillant des enfants de soignants ont dû être fermées suite à la multiplication de cas de coronavirus.
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Les AG et coordinations à distance ont permis de dénoncer le scandale des fermetures de classes annoncées en plein confinement – alors que les profs ne peuvent ni manifester, ni faire grève, de lancer une campagne en ligne contre la vague impressionnante de répression des grèves du bac Blanquer et d’exiger l’obtention du bac pour toutes et tous. Ces cadres militants ont également permis de réagir rapidement au sujet du déconfinement annoncé.

Rouvrir les écoles pour faire reprendre le travail 

Macron ose utiliser le prétexte des inégalités scolaires pour justifier la réouverture des écoles le 11 mai. Sa décision n’obéit ni à des considérations pédagogiques, ni à des considérations sanitaires. Son seul objectif est de faire garder par les enseignants les enfants des travailleuses et travailleurs qui doivent retourner au boulot, pour faire marcher la machine à profits.
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Pour le président de la Fédération des médecins de France, cette réouverture « fait courir un risque inutile ». Blanquer a beau bricoler un étalement de la reprise sur trois semaines, cela ne change rien au problème.
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Tant qu’il n’y aura pas de tests et de masques, tant qu’il n’y aura pas de moyens de faire respecter les « gestes barrières » et la distanciation sociale (impossibles à respecter, même à 15 par classe), il est hors de question d’accepter une réouverture des écoles.
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D’ailleurs, de nombreux personnels ont d’ores et déjà annoncé qu’ils feraient usage de leur droit de retrait si le gouvernement persistait. Cette question qui se pose dans l’Éducation nationale, se pose en réalité pour tous les salariés obligés de se rendre sur leur lieu de travail.
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Et si le 11 mai devenait la journée du droit de retrait ?
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David 92 jeudi 7 mai
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Commentaire:
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A & R (Anticapitalisme et Révolution) est un courant du NPA

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06 mai 2020 ~ 0 Commentaire

étudiante (france info)

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04 mai 2020 ~ 0 Commentaire

brest (préavis)

inter

Source

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04 mai 2020 ~ 0 Commentaire

finistère (snuipp)

ecole b

Le SNUIPP-FSU du Finistère dénonce une rentrée à marche forcée dans les écoles

La rentrée des classes en primaire et maternelle est un casse-tête pour la secrétaire départe-mentale du SNUIPP du Finistère. Cette directrice a la sensation d’être abandonnée. Les enseignants ont reçu dimanche 4 mai le dernier protocole sanitaire relatif à la réouverture des écoles maternelles et primaires prévue mardi 12 mai, dans le cadre du déconfinement.

Sabrina Manuel a lu l’intégralité de ce document de 54 pages. Elle est secrétaire départemental du SNUIPP Finistère, le syndicat majoritaire dans le premier degré :

On nous demande l’impossible! Le quotidien des élèves va devenir horrible, on va les dégoûter de l’école ! On va les maltraiter. Et nous, enseignants, on va se transformer en matons pour faire respecter la distanciation physique !

4 m2 par élève

A la lecture du protocole, on comprend mieux l’angoisse de Sabrina Manuel. Des mesures sanitaires strictes sont imposées pour chaque temps scolaire.

Pas de jeux collectifs pendant la récréation

La récréation sera aussi un moment très sensible. Les enfants devront modifier complètement leurs habitudes. Finis les jeux.

Une organisation colossale

Sabrina Manuel s’interroge : Comment allons-nous réussir à mettre en place de telles mesures alors que, en théorie, nous n‘avons le droit de retrouver l’école que le 11 mai. C’est une organi-sation colossale de nos classes, des sens de circulation dans l’école, les sanitaires, la cantine… ; et il faut rédiger des protocoles, des documents d’informations… Je n‘en dors plus !

La secrétaire du SNUIPP s’interroge sur les responsabilités que doivent porter les directeurs : « On est seuls au monde : coincés entre l’administration, la mairie et les parents. »

Un problème insoluble

Sabrina Manuel est directrice de l’école Guérin à Brest, 104 élèves, 4 classes et une classe Ulis. Elle enseigne en CM1 CM2. Elle illustre très concrètement le problème dans sa classe :

J’ai 27 élèves. Je peux en accueillir 10 maximum. 1 ne revient pas. 4 sont prioritaires car enfants de soignants ou enseignants. Il me reste donc 22 élèves à répartir pour 6 places. Comment faire ?

La mairie de Brest n‘a pas encore donné d’instruction. La cantine et la garderie sont-elles maintenues?  Des bruits circulent mais rien d’officiel.

4 Mai 2020

https://actu.fr/

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30 avril 2020 ~ 0 Commentaire

école émancipée (essf)

ecole emancipee

Covid-19 : quelques enjeux d’une crise systémique

Le monde vit aujourd’hui au rythme imposé par le Covid-19. Ce virus inconnu, décelé à partir de novembre 2019 dans la ville de Wuhan, en Chine, s’est propagé à la plupart des pays du monde en quelques semaines, déclenchant une pandémie aux incidences uniques.

Par bien des aspects, le Covid-19 constitue un crash-test du capitalisme :

Il met en lumière les ressorts de son organisation, en dévoile les faiblesses, en particulier dans sa capacité à résoudre les problèmes soulevés par la mise en sûreté de l’ensemble de la popu-lation.

Il révèle de manière exacerbée un régime général des inégalités, et donne à voir un certain nombre de contradictions qu’il nous faut discuter pour pouvoir répondre à la crise du point de vue de notre camp social.

Face à cette crise nouvelle, les antagonismes sociaux sont patents, malgré la volonté de Macron de les masquer en prônant l’union sacrée.

La situation que nous vivons concentre des questions générales (crise écologique, fonctionne-ment du capitalisme) avec de l’intime, des préoccupations à l’échelle du monde avec l’organisa-tion concrète de nos vies et de notre travail. Pour définir une stratégie syndicale dans la période, il nous faut donc aborder ces différentes dimensions.

Ce que la pandémie dévoile

Covid-19 : une maladie de la globalisation néolibérale

Si certains gouvernant-es ont pu argumenter du caractère imprévisible d’une telle pandémie, voire l’attribuer à une forme de fatalité, il est important de considérer que l’histoire des pandé-mies est avant tout une histoire du développement des sociétés humaines.

En témoignent par exemple les épisodes de pestes au Moyen-Âge, dont le trajet suit celui des échanges entre l’Asie et le monde méditerranéen, ou la mort en masse des Amérindiens suite à la colonisation des Amériques par les Européens.

Aujourd’hui, le développement des activités humaines, que cela soit par les déforestations ou par l’élevage industriel concentrant à proximité d’humains des animaux potentiellement porteurs, conduisent à la rencontre de nouveaux foyers viraux.

Il en va ainsi avec la pandémie du Covid-19.

Apparue en Chine, « l’usine du monde », elle s’est propagée au rythme de la globalisation, très rapidement, d’abord dans les centres européens et états-uniens de la mondialisation, pour ensuite se diffuser vers les pays dits périphériques, suivant les grands axes de transport des personnes et des marchandises.

Mais force est de constater que la réorganisation capitaliste des espaces de production, à l’échelle planétaire, entrave les possibilités locales de répondre à la pandémie, notamment de produire et de répartir les objets de première nécessité sanitaire (masques, bouteilles d’oxygène, machines respiratoires, tests de dépistage…)

Que cela soit par ses mécanismes d’apparition, d’expansion ou par les entraves mises aux réponses sanitaires, le Covid-19 constitue bien une maladie de la globalisation capitaliste.

En France, le coût de trente ans de régressions libérales

Depuis l’arrivée du virus, la préoccupation première des autorités est d’identifier si notre système hospitalier pourra absorber l’afflux de patient-es. Les mort-es de la pandémie ne sont donc pas que ceux du virus : ils sont aussi ceux du démantèlement de l’hôpital public par 30 ans de régressions néolibérales en France.

À vouloir qu’il soit géré comme une entreprise, en flux tendu, à en diminuer de façon obstinée le financement avec cette obsession qu’il faut toujours et partout « optimiser » l’argent public, dans le court terme, les gouvernements successifs ont provoqué des pénuries en tout genre, dont la disparition des stocks de masques aujourd’hui faisant cruellement défaut.

Entre 2003 et 2016, 64 000 lits ont été supprimés. Le nombre de soignant-es formé-es a été très insuffisant-e, et les conditions de travail ont détourné nombre d’entre elles et eux de l’hôpital public.

Aujourd’hui, la France compte 2 fois moins de lits en soins aigus que l’Allemagne (et 5 fois moins en réanimation !), 2,3 fois moins que la Corée du Sud. Sous couvert de politiques ménageant la place de l’État, la gestion néolibérale de la santé (et, plus largement, des politiques publiques), ainsi que les formes de prises de décisions et l’existence d’un appareil national de production, ont produit des effets encore plus criants en France que dans les autres pays comparables.

De fait, le démantèlement du système de santé français, auquel il faut ajouter l’impréparation de la crise par le gouvernement, a rendu la décision d’un confinement dur inéluctable, quand d’autres pays plus solides ont pu anticiper et s’orienter vers des stratégies sanitaires moins liberticides, moins violentes. En ce sens, le gouvernement français a une responsabilité particulière, même si les politiques néo libérales de destruction de notre système de santé le précèdent.

Le démantèlement de la recherche publique, la baisse drastique des financements publics permettant d’engager des recherches de long terme et l’orientation des crédits vers des sujets rentables à court terme, la baisse du nombre de chercheur-es titulaires ont très fortement affaibli la capacité à analyser ce nouveau virus, à anticiper ses effets et à lutter contre la maladie.

Aujourd’hui, la situation de l’hôpital public agit comme un miroir grossissant de celle faite à l’ensemble des services publics, dont les coupes claires, année après année, ont pour consé-quence l’affaiblissement des possibilités d’action des pouvoirs publics. La solidarité sanitaire vis-à-vis des migrant-es ou des plus pauvres relève largement des associations. La santé des agent-es des services publics n’est pas garantie, dans la santé comme dans l’éducation ou ailleurs.

Trader où es-tu ? Ou par qui la société tient ?

Mais s’il fallait retenir un fait marquant de la période, c’est le renversement auquel on assiste de la hiérarchie de la valeur des métiers. Si les sociétés tiennent dans la crise, c’est grâce aux services publics et au travail des couches populaires.

C’est grâce aux femmes aussi. Quand l’absence des premiers de cordées ne se remarque même pas, tout le monde loue, jusqu’au Président, l’importance de ces premiers-ères de corvées.

Le personnel de santé bien évidemment, mais aussi les caissières, les éboueurs-euses, les enseignant-es, le personnel du nettoyage ou des transports, les paysannes et les paysans… Alors que les cadres, très majoritairement, sont en télétravail, les entreprises tournent avec les ouvrier-es et employé-es présent-es qui constituent l’essentiel des 34 % d’actifs qui sont sur leur lieu de travail.

Par ailleurs, l’urgence mise par le gouvernement au retour au travail de l’ensemble de la population démontre à quel point c’est le travail humain qui est créateur de richesses. Trader, où es-tu quand les bourses s’effondrent ?

Ces deux phénomènes peuvent avoir leur importance subjective et symbolique, dans la prise de conscience de « l’essentialité » du monde du travail, tant en termes de formulation de revendications que de capacité et de légitimation de la mobilisation.

L’inanité de l’Union européenne

Alors que le continent européen est une zone géographique particulièrement touchée, (l’Italie, l’Espagne, la Grande Bretagne, la Belgique et la France faisant partie des pays comptant le plus de morts à l’échelle mondiale), l’absence des instances de l’UE dans la gestion de la crise est patente.

C’est un espace où la concurrence a prévalu : chaque pays a développé sa propre réponse et voulu avoir (souvent de force !) ses propres moyens sans se préoccuper du voisin.

Les quelques transferts de malades ont masqué l’absence de solidarité concrète avec un pays comme l’Italie, en pleine tourmente. Les discussions qui se sont menées sur le plan économique (les seules en fait…), tournées principalement vers la sauvegarde des entreprises, butent aussi sur un refus de prendre en charge collectivement les difficultés des pays les plus touchés par les conséquences de la crise sanitaire, laissant chacun se débrouiller. (Extrait voir lien)

lundi 27 avril 2020 L’Ecole Emancipée

https://www.europe-solidaire.org/

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29 avril 2020 ~ 0 Commentaire

déconfinement (fr3)

jeunes

Déconfinement et retour à l’école 

“Il y a plus de questions que de réponses, c’est flou” disent parents et enseignants

Edouard Philippe a dévoilé le plan de déconfinement pour le 11 mai prochain. Les écoles maternelles et élémentaires vont rouvrir leurs portes avant les collèges et lycées. Parents et enseignants restent dans le flou.

Edouard Philippe a annoncé les modalités d’un possible plan de déconfinement au 11 mai. La question de la reprise de l’école a été abordée. La réouverture des établissements scolaires sera progressive. Les écoles maternelles et élémentaires pourront reprendre leur fonctionnement le 11 mai, partout sur le territoire, et sur la base du volontariat.

Pour ces élèves, le port du masque n’est pas imposé. « Des masques pédiatriques seront à disposition des directeurs d’écoles pour les cas particuliers, si jamais un élève présente des symptômes » a indiqué Edouard Philippe.

Il a également précisé que le nombre d’élèves devrait être limité : « Pas plus de 15 par classe, avec une vie scolaire organisée autour des gestes barrières, la distribution de gels hydroalcooliques. Les personnels devront porter des masques. » 

Dans les départements où la circulation du virus est très faible, les collèges, avec d’abord les élèves de sixième et cinquième, pourront eux ouvrir à partir du 18 mai. Pour les collégiens, le port du masque sera obligatoire.

Concernant les lycées, la décision sera prise fin mai, avec une possible reprise en juin, notamment pour les lycées professionnels.

« Comment peut-on avoir des classes de 15 élèves ? C’est impossible. »

Héloïse est enseignante dans le Finistère, auprès d’élèves de CM1, CM2, avec 25 élèves dans sa classe. « Il y a plus de questions que de réponses, c’est flou » dit-elle en soulignant des contradictions fortes.

« On annonce une reprise, sans masques pour l’élémentaire et pas de reprise dans les collèges où là, par contre, ce sera avec masques. Cela questionne sur comment est perçue l’école, est-ce juste une garderie ? Ceux qui ont l’âge de se garder tout seul ne reprennent pas, alors que ce sont les plus grands les plus à même de respecter les gestes barrières. » 

Autre point, pour elle la distanciation est impossible à l’école. Elle ajoute, sur la question des effectifs : « 15 élèves par classe, c’est infaisable. Comment on va trouver les enseignants ? On n’est pas déjà pas assez nombreux. Est-ce que le gouvernement table sur les parents qui ne vont pas remettre leurs enfants à l’école. » 

Elle note aussi avec un peu d’écoeurement la question de la responsabilité. « Ils ont des exigences qu’on ne va pas réussir à respecter, la responsabilité est reportée à l’échelle locale. Ce sont les enseignants, les maires qui vont tout mettre en place. Les familles vont aussi endosser un poids, à se demander si oui ou non leurs enfants doivent revenir. » 

« L’autre problème qui se pose, c’est le suivi des enfants qui ne reviendraient pas et pour lesquels le gouvernement assure que les choses seront faites. Si nous, nous revenons en présentiel, nous ne pourrons pas assurer la continuité scolaire comme maintenant. L’enseignement à distance par le CNED n’est pas forcément une solution adaptée. » 

Il y a un cadre qui reste assez large. Mais pour moi, il manque toujours les garanties des conditions sanitaires. C’est anxiogène. Frédérique Lalys, professeur d’histoire-géographie

Frédérique Lalys, professeure d’histoire-géographie et membre du Syndicat National des Ensei-gnants de Second degré (SNES) abonde sur le côté paradoxal des mesures. « On nous dit pas plus de 15 élèves et en même temps on dit d’éviter les rassemblements de plus de dix personnes… »

« C’est ennuyeux aussi la question du volontariat, cela pose la question de l’obligation scolaire. Cela veut surtout dire que le risque sanitaire n’est pas géré. » 

« Si on n’a pas plus de 15 élèves, on va faire quoi des autres…? » Tout en parlant, elle jette un oeil à son plan de classe qui rend difficilement applicable les règles de distanciation. « Cela va dépendre des salles. » 

D’autre interrogations lui arrivent : « Comment on gère les entrées et les sorties des élèves, les déplacements, les repas ? Les accès aux points d’eau pour se laver les mains quand on sait qu’ils sont peu nombreux dans les établissements? » Comme Héloïse, elle aussi évoque la question du suivi de ceux qui ne reviendront pas, impossible à gérer : « On ne va pas faire deux journées en une. » 

Frédérique souligne : « On attend un protocole national. Il faut que les préconisations du Conseil scientifique soient reprises et que cela constitue un cadre clair et uniforme, même s’il y aura une adaptation locale. »

On a été très surpris que ce soient les enfants les moins aptes à respecter les gestes barrières qui reprennent en premier. Et qui n’ont pas de bureaux individuels. Annabelle, professeure des écoles à Brest, en maternelle

« Tout cela n’est pas réaliste », note Annabelle, enseignante en maternelle à Brest. « Les enfants peuvent rester assis 10 à 15 minutes, ils ont des coins jeux ou jouent par terre. »  Elle aussi se demande comment choisir les fameux 15 élèves, sur quels critères ? « Cela va être à nous de trancher.

Cette volonté de faire preuve de souplesse, c’est faire porter les responsabilités aux collectivités et aux écoles. »  « Comment on va gérer ceux qui ne viendront pas ? On va devoir faire simple pour les enfants qui vont rester à la maison, pour pouvoir assurer avec ceux qui sont en classe. »

« Où est la tête de l’exécutif ? »

Magalie Icher, présidente départementale de la FCPE 35 (Fédération des conseils de parents d’élèves) et mère de cinq enfants, n’a pas l’impression d’en savoir plus. « Combien de temps il a parlé d’éducation Edouard Philippe ? » demande-t-elle. « Qui est à la tête de l’exécutif ? Emma-nuel Macron, Edouard Philippe, Jean-Michel Blanquer ? Il y a toujours des incohérences. Qui ont doit écouter ? »  « Je suis pour remettre mes enfants à l’école, mais on manque de détails. »

« En tant que maman, il me manque des informations ? Qu’est-ce que je fais de mon enfant en troisième ? Même si soi-disant ils se gardent tout seuls, ils ne vont pas se prendre eux-mêmes en charge sur la scolarité. »

Elle lance : « Pourquoi les lycéens ne reprennent pas alors qu’ils sont assez grands pour appliquer les gestes barrières. Pour les collégiens, le retour est-il obligatoire ou non. On ne sait pas. Les masques qui va les fournir ? Est-ce qu’il faudra les porter toute la journée, ou les changer ? »

« Nous, on veut des règles et des termes strictes par le national, pour éviter des inégalités sur le territoire. »

Emilie Colin  28/04/2020

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