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09 avril 2017 ~ 0 Commentaire

7 femmes (daily geek)

7 femmes qui méritaient le prix Nobel mais dont le travail a été volé par des hommes

Dans la série des injustices, il existe celles de certaines femmes scientifiques. Ayant pourtant fait avancer le monde, elles n’ont jamais reçu de prix Nobel pour leurs tra- vaux. Au fil des années et à travers le globe, les scientifiques féminines ont été nombreuses à avoir été « oubliées », afin de conserver une « élite masculine » dans les sciences.

Soyons honnêtes, outre Marie Curie décorée par deux fois (1903 et 1911), bien malin sera celui qui pourra en citer d’autres. Et pour cause, depuis sa première attribution en 1901, seules 49 femmes se sont vues récompensées, contre 833 hommes. Elles sont majoritairement reconnues dans les domaines de la paix et de la littérature. Le contexte historique explique beaucoup cette telle différence. En effet, les femmes avaient peu accès au domaine scientifi- que au début du XXe siècle. Depuis 1976, la tendance tend à corriger cette injustice. Néanmoins, de nombreuses femmes resteront à jamais dans l’ombre.

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Lise MEITNER

UNE PHYSICIENNE QUI N’A JAMAIS PERDU SON HUMANITÉ

Décédée en 1968, Lise Meitner a laissé une trace dans l’histoire pour avoir découvert la fission nucléaire en 1938. En pleine Seconde Guerre mondiale, en plus d’être une femme, elle était juive. Ainsi, bien que nominée trois fois, ce sera finalement l’un de ses proches : Otto Hahn qui sera récompensé à sa place dans le domaine de la chimie en 1944. Certains de ses proches comme Dirk Coster lui ont apporté ouvertement tout leur soutien face à cette injustice.

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Nettie Maria STEVENS

UNE REMARQUABLE RÉUSSITE

La généticienne américaine Nettie Maria Stefens décédée en 1912 a découvert que le sexe de l’enfant était déterminé par les chromosomes. Si elle a été de nombreuses fois reconnue pour son travail et honorée de nombreux titres, le prix Nobel pour cette découverte a été attribué à Thomas Hunt Morgan, le Directeur du Bryn Mawr Collège où la scientifique  travaillait. Ce dernier aurait déclaré : « Sa détermination et son dévouement, combinés à un grand sens de l’observation, son sérieux et sa patience, unis à un solide jugement, expliquent en partie sa remarquable réussite »

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Rosalind Elsie FRANKLIN

SON GÉNIE A ÉTÉ SACRIFIÉ AU NOM DE LA GLOIRE SUPÉRIEURE DES HOMMES

Toujours dans le domaine des sciences, la malheureuse Rosalind Elsie Frankin s’est fait voler deux prix Nobel. Le premier concernant ses travaux sur la structure ADN a été attribué à Francis Crick et James Dewey Watson en 1962. Ces derniers ayant eu accès aux recher- ches de la scientifique à son insu, n’ont même pas pris la peine de rendre hommage au travail de Rosalind. Quant au second, il s’agit de celui sur la structure des virus. Un travail grande- ment mené par Rosalind et qui sera repris par Aaron Klug. Ce dernier recevra le prix à sa place. Elle n’était âgée que de 37 ans lorsqu’elle succomba d’un cancer de l’ovaire, très probablement causé par la surexposition aux radiations.

Gaposchkin

Cecila PAYNE-GAPOSCHKIN

LA THÈSE DE DOCTORAT LA PLUS BRILLANTE JAMAIS ÉCRITE EN ASTRONOMIE

L’astronome américaine Cecilia Payne-Gaposchkin n’a pas eu plus de chance que ses collègues. Obligée de s’expatrier aux Etats-Unis pour travailler dans les sciences, ses études la mèneront à prouver en 1924 que les étoiles sont composées d’hélium et d’hydrogène. Une découverte hautement novatrice pour l’époque. Néanmoins, le professeur Henry Russel la dissuade de publier une telle découverte. Cinq ans plus tard, Russel publie l’article de Cecilia, en prenant toutefois soin de la mentionner… C’est lui qui sera honoré du prix Nobel associé.

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Jocelyn BELL BURNELL

D’APRÈS SON DIRECTEUR DE RECHERCHE, ELLE « PERDAIT SON TEMPS »

Plus récemment, Jocelyn Bell Burnell, astrophysicienne britannique a découvert le premier pulsar. N’étant qu’élève à cette époque, le jury du prix Nobel décida de l’attribuer à son profes- seur de recherches : Antony Hewish. Ce fût l’une des premières vives réactions face à une telle injustice de la part de ses confrères chercheurs. Il ne fit aucun doute que Jocelyn n’avait pas obtenu ce titre parce qu’elle était une femme.

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Esther LEDERBERG

ELLE ÉTAIT UN GÉNIE DE LABORATOIRE

Esther Lederberg, microbiologiste, travaillait avec son mari dans le domaine de la génétique et des bactéries. C’est elle qui découvrit la réplication de la culture bactérienne dans son centre de recherche : le Plasmid Reference Center à l’Université de Stanford. Néan- moins, c’est son mari : Joshua Lederberg qui a reçu le prix Nobel en 1958. Esther est à jamais restée dans l’ombre de ce dernier, sans jamais obtenir de reconnaissance dans le monde de la médecine.

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Mileva MARIC EINSTEIN

MILEVA RÉSOLVAIT LES PROBLÈMES MATHÉMATIQUES POUR ALBERT

Pour clôturer ce maigre échantillon, Mileva Maric Einstein, plus connue comme étant « l’épouse d’Albert Einstein », l’est pourtant beaucoup moins pour son implication dans les travaux menés par son mari. En effet, elle a participé à la plupart d’entre eux jusqu’à leur divorce en 1896. De nombreuses lettres du « Génie » portent pourtant la mention du «nous» :  notre théorie, nos travaux, notre article, notre découverte, nos études…. Une lettre datant de 1901 mentionne ceci : « Fier et heureux quand nous aurons mené tous les deux ensemble notre travail sur le mouvement relatif à une conclusion victorieuse ». Malgré cela, elle sera toujours restée dans l’ombre d’Albert, sans aucune reconnaissance.

La condition de femme a longtemps été un handicap dans le monde des intellectuels. La tendance tend à fébrilement changer, même si, de nos jours encore, la femme n’est toujours pas l’égale à l’Homme.

http://dailygeekshow.com/

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03 avril 2017 ~ 0 Commentaire

enseignants (npa)

macramé

Les enseignantEs sont les premiers désignés comme responsables des succès ou des échecs 

Entretien. Professeure d’histoire-géographie en lycée à Paris, Laurence De Cock est docteure en Sciences de l’éducation. Membre fondatrice du collectif « Aggiornarmento, pour un renouvellement de l’enseignement de l’histoire et de la géographie du primaire à l’université », elle est aussi membre du bureau du Comité de vigilance face aux usages publics de l’histoire (CVUH). Elle a notamment co-dirigé « Comment Nicolas Sarkozy écrit l’histoire de France » (Agone, 2008) et « Mémoires et histoire à l’école de la République » (Armand Colin, 2007), ainsi que « la Fabrique scolaire de l’histoire » (Agone, 2009). Ses recherches portent sur l’enseignement du fait colonial.

À cette période de l’année, la presse aime réaliser des classements d’établissements en fonction de leur « réussite ». Qu’en penses-tu ?

Ce n’est qu’un pas supplémentaire dans la mise en marché de l’éducation. Je n’en pense évidemment que du mal puisque cela met en concurrence les établissements, que les critères sont tellement opaques et que les enseignantEs sont les premiers désignés comme respon- sables des succès ou des échecs. Le classement masque les facteurs structurels des diffi-cultés et rabat sur des individus la responsabilité des dysfonctionnements du système éducatif. Enfin, il transforme les familles en consommatrices et nourrit ainsi à la fois le différentiel des dotations en fonction des établissements par les rectorats et le délitement du sens du service public.

Quel bilan tires-tu des réformes mise en œuvre sous Hollande (rythmes scolaires, éducation prioritaire, réforme du collège…) ?

Ces réformes ont révélé l’essoufflement du modèle décisionnaire en matière de politique publi- que. La plus grave erreur a été l’indifférence, voire le mépris, à l’égard des acteurs de terrain doublée d’une confiance aveugle dans le processus de « descente » de la décision et d’appli- cation par les cadres intermédiaires, technocrates dénués de toute empathie avec la cause éducative.

Il faut comprendre que l’application des décisions ministérielles est laissée aux échelons aca- démiques, lesquels ne répondent qu’à des logiques d’efficacité afin de pouvoir faire remonter que tout va bien. Toute parole dissidente est donc une offense à leurs compétences profes- sionnelles qu’ils ont intérêt à bloquer.

On a donc vu des situations ubuesques de formations accélérées à la réforme du collège par des incompétents, d’activités périscolaires relevant de la garde d’enfants (parfois externalisée au privé), de jeux de vases communicants sur les classements en éducation prioritaire pour pouvoir dire « c’est bon, tout est sous contrôle ».

L’autre grande erreur est d’avoir privilégié le calendrier politique de la précipitation, accentuant encore plus le fossé entre le terrain et l’administration. Les réformes ont été dénaturées en ne se préoccupant pas du tout des formes d’appropriation et en déniant toute capacité d’expertise (et donc de proposition) aux acteurs de terrain. Enfin, celles concernant le collège ne sont selon moi pas allées assez loin dans le postulat d’horizontalité puisqu’elles continuent d’attribuer au chef d’établissement le plus gros du pouvoir et créent de toute pièce des échelons intermédiaires d’autorité.

L’école semble être un point important dans la campagne présidentielle. Pourquoi la droite met-elle en avant le « récit national » comme point névralgique de ses réformes éducatives ?

La droite n’a pas grand-chose à dire sur l’école qui en réalité fonctionne exactement comme elle devrait à ses yeux. Elle maintient la très grande majorité des catégories populaires dans leur situation de dominés : que demander de plus ? Elle protège l’ordre social dominant, continue de nourrir l’obéissance à la hiérarchie et désapprouve de plus en plus la critique, surtout depuis les attentats qui ont accentué les injonctions à l’adhésion aux valeurs de la république et jeté encore plus de suspicion sur les quartiers populaires.

Par conséquent, la droite est allée puiser dans l’arsenal de poncifs qu’elle protège soigneu-sement depuis trente ans : les fondamentaux, l’orthographe et le récit national. Ce dernier repose en effet sur le paradigme de l’ordre et de l’enfermement. L’histoire y est vue comme le produit de gestes héroïques de grands hommes. C’est une histoire qui invisibilise les minorités, les dominéEs, leurs luttes, et les pages sombres du passé.

Le récit national permet également de mêler les problématiques scolaires et migra- toires. C’est en effet à l’aune des débats autour du racisme et de l’intégration des immigréEs qu’est né le débat sur le récit national il y a trente ans. Certains considèrent que l’appren- tissage du récit national fabrique du patriotisme et de l’assimilation (vous avez vu comment cette terminologie coloniale est revenue dans le vocabulaire de la droite ?).

À les entendre, ce serait presque un cadeau en direction des enfants issus de l’immigration. Ils en font donc un instrument de lutte contre le « communautarisme ». Cela relève de la pensée magique typique du nationalisme débridé : apprendre l’histoire grandiose de la France fabriquerait de l’amour… On est quelque part entre le courrier du cœur et la propagande…

Les questions pédagogiques ont eu un regain d’intérêt (Céline Alvarez…). Est-ce une donnée suffisante pour changer l’école ?

J’ai écrit déjà ailleurs qu’il n’y a rien de nouveau dans la pédagogie Alvarez qui n’est qu’un mélange de pédagogie Montessori (connue depuis un siècle) et de psychologie cognitive portée par les réseaux néolibéraux gravitant autour de l’Institut Montaigne. Son succès est le fruit d’une orchestration médiatique surfant à la fois sur la rentrée scolaire, sur les échecs de l’école et sur un revival new age de valeurs familialistes.

Donc évidemment que cela ne suffit pas. Les collègues de maternelle qui ont lu Alvarez ont été atterréEs des poncifs de ce livre. Les pédagogies alternatives en primaire et surtout en maternelle n’ont jamais été perdues, elles se sont fondues dans le reste et les enseignantEs bricolent en picorant dans Freinet, Montessori etc. avec leurs maigres moyens car les équipe- ments, surtout pour Montessori, sont très onéreux.

Changer l’école ne repose pas que sur les pratiques, là encore c’est une façon pernicieuse de dédouaner les dysfonctionnements structurels. Le changement de l’école passe entre autres par un aggiornamento de ses principes fondateurs : le mérite, le classement, l’adéquation au marché, le tri social, l’indifférence aux différences etc. ; par une revalorisation des conditions matérielles du métier avec des dotations plus importantes à ceux qui ont moins et non l’inverse ; par le renforcement d’un service public et l’arrêt du financement du privé ; par une réflexion sur les contenus d’enseignement ; par une solide formation des enseignants reposant conjointement sur les savoirs et sur une formation critique au travail.

Lors de la mobilisation contre la loi travail et les Nuits debout, as-tu eu le sentiment qu’émergeait un renouveau de la réflexion sur l’école ?

J’ai participé à quelques commissions de réflexion sur l’école et j’y ai trouvé à la fois une véritable énergie et un désir de bousculer les fondements d’une école diagnostiquée (à raison) comme malade. Toutefois, j’ai été très étonnée par l’absence de connaissances sur l’histoire de l’école et d’assister ainsi à un concert de critiques et de solutions qu’on pouvait déjà entendre il y a cinquante ans. C’est un grave échec de l’école aussi de ne pas avoir su installer dans l’histoire ses luttes, ses mouvements pédagogiques et ses controverses politiques. Du coup, j’ai entendu des jeunes plaider pour le « home schooling » ou les écoles hors contrat pour se soustraire à l’oppression délétère de l’État… Une fois encore, on s’accordait sur le diagnostic mais on pataugeait sur les solutions.

Ce « renouveau » peut-il être indépendant du « mouvement ouvrier traditionnel » (syndicats, associations pédagogiques, partis) ? Pourquoi les syndicats de l’édu- cation (en particulier la FSU) semblent-ils avoir pris leur distances avec les Nuits debout ou avec Touche pas à ma ZEP ?

Je ne crois pas que l’on puisse s’affranchir de toute cette armature, bien au contraire ! Il y a tout à réinventer en matière d’action syndicale, en particulier au regard de tous ces mouve- ments spontanés dont tu parles qui témoignent d’une méfiance vis-à-vis des appareils. Les syndicats s’en détachent parce qu’ils leur rendent la monnaie de leur pièce, ne supportant pas leur non-inféodation au cadre normatif.

Les vieilles machines syndicales montrent leur fatigue et leur incompréhension de mouvements qui les doublent à gauche, mais qui souffrent de leur côté d’un spontanéisme parfois politiquement peu efficace. Concernant les mouvements pédagogiques, il faudrait sectoriser davantage car ils sont nombreux et n’ont pas les mêmes stratégies et le même rapport au pouvoir.

Le GFEN a par exemple bien accompagné le mouvement Nuit debout et y a participé. On peut surtout regretter leur manque de visibilité et de soutien financier. Ils seraient pourtant bien utiles pour compenser une formation déficitaire ainsi que pour permettre une sociabilité enseignante et une reprise en main, par les enseignantEs eux-mêmes, de leur outil de travail.

Lundi 3 avril 2017, Propos recueillis par Raphaël Greggan

https://npa2009.org/

Commentaire: Mouvement Freynet (ICEM) et GFEN ont des mouvements de gauche.

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01 avril 2017 ~ 0 Commentaire

école (les echos)

TICE et prof

Des réformes affaiblies par un management «catastrophique»

Malgré 9 milliards d’euros de crédits supplémentaires et de nombreuses réformes, les enseignants se disent « désabusés ».

« Les enseignants sont désabusés. » La phrase tombe comme un couperet sur le quinquennat de François Hollande, qui a pourtant érigé l’éducation en « priorité » de son mandat. Ce diag- nostic est celui de Frédérique Rolet, secrétaire générale du SNES-FSU. Au syndicat d’ensei- gnants de l’Unsa, on voit le bilan sous un autre angle: «Jamais on n’a autant réformé », insiste le secrétaire général, Christian Chevalier.

Les deux assertions ne sont pas antinomiques. Beaucoup de réformes ont été engagées, mais leur nombre et leur mise en oeuvre ont suscité la critique. Depuis 2012, le gouvernement a modifié l’organisation du temps scolaire, revu le ­contenu des programmes, de la maternelle à la troisième, réformé le collège, créé 60.000 postes (ce qui n’est pas démontré Note du Blog) , repensé la formation des enseignants et revalorisé les personnels de l’Education nationale à travers des créations et des hausses d’indemnité et via le protocole Parcours Professionnels, carrières et rémunérations de la fonction publique. Neuf milliards ont été investis dans l’éducation depuis 2012.

De la réforme de l’éducation prioritaire à celle de l’allocation des moyens, destinée à donner plus aux territoires en difficulté, ou la lutte contre le décrochage scolaire, le fil rouge a été d’introduire « plus de justice », insiste régulièrement Najat Vallaud-Belkacem.

Malgré toutes ces réformes, le taux de satisfaction des personnels de l’Education nationale est très ­faible, de l’ordre de 25 %, selon le baromètre annuel publié par l’Unsa  la semaine der- nière. Par ailleurs, durant le quinquennat, le sentiment de proximité des enseignants avec le PS a baissé, indiquait une enquête du Cevipof, le mois dernier : 24 % des enseignants se disent proches de ce parti, contre 35 % en 2012 et 40 % en 2007. Comment expliquer le mécontentement des enseignants ?

Une réforme « inaudible »

« On a eu notre lot de réformes et de nouvelles annonces », s’agaçait le principal syndicat d’enseignants du primaire, le SNUipp-FSU, en septembre 2016. « Peut-être que le « trop de réformes » a tué la réforme en la rendant inaudible », s’interroge un haut responsable. La mise en oeuvre des mesures a aussi été un point ­faible, critique le député PS Yves Durand, dans son rapport de suivi de la loi Peillon : « La mise en route des nouveaux programmes à l’école et au collège [s'est heurtée] à la précipitation » et les enseignants ont, de fait, eu des difficultés « à se les approprier ». La formation des enseignants, même si elle a été relancée, n’est pas non plus à la hauteur des espérances, ajoutait le rapport.

Mais les enseignants sont aussi en attente d’autre chose. A la question de savoir ce qu’il faudrait, en premier lieu, pour faire réussir chaque jeune, les 31.000 participants du baromètre de l’Unsa (enseignants, directeurs d’école, chefs d’établissement, administratifs…) affirment, à plus de 50 %, vouloir changer le management du système éducatif.

Loin devant la création de postes (18 % des réponses) et la modification des pratiques pédagogiques (27 %).

« Le management dans l’Education nationale est catastrophique, regrette Laurent Escure, secrétaire général de l’Unsa-Education. Il n’y pas de vraie politique des ressources humaines qui s’intéresse à l’individu, à ses besoins d’évolution de carrière, à la prise en compte de ses difficultés. » Ce qu’un autre syndicaliste ­traduit ainsi : « Le ministère s’est voulu bienveillant vis-à-vis des enseignants, ce qu’on n’avait jamais connu depuis trente ans. Et pourtant, sur le terrain, via les recteurs, les Dasen et les corps intermédiaires, cela ne se ressent pas. Il n’y a toujours pas eu de révolution copernicienne en termes d’organisation. »

Les enseignants interrogés réclament aussi plus d’autonomie. Mais d’abord pour eux, et pas celle qui permettrait aux chefs d’établissement de les recruter.

Marie-Christine Corbier 28/03

https://www.lesechos.fr/

Commentaire: « Management’ » qu’est-ce c’est? Diriger des gens dont le « niveau monte » (bac+5) comme des enfants peut-être?

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30 mars 2017 ~ 0 Commentaire

nous présidentes (anti-k + france info)

charge

Le collectif national pour les droits des femmes a 20 ans

Nous avons 20 ans, le plus bel âge. Notre Collectif National pour les Droits des Femmes a 20 ans. Jeunes mais déjà riches de combats, de luttes, de réflexions qui ont forgé notre expérience. Nous sommes nées dans les luttes.

Celle de juin 1995 contre la volonté du régime chiraquien post mitterrandien d’amnistier les commandos anti avortement.

Celle de la manifestation du 25 novembre 1995 où 40 000 personnes venues de toute la France ont manifesté pour les droits des femmes à l’appel de la Coordination des Associations pour le Droit à l’Avortement et la Contraception.

Celle du formidable mouvement social de novembre décembre 1995 contre le plan Juppé sur la Sécurité sociale.

Nous travaillons sans cesse pour l’unité des luttes en faveur des droits des femmes.

Nous réunissons en notre sein des associations féministes, des syndicats et des partis de gauche et d’extrême gauche car les féministes sont partout. Nous sommes féministes lutte de classes car nous croyons que, comme le combat féministe, le combat contre le capitalisme est toujours d’actualité. Nous soutenons les combats des femmes contre la précarité, des ouvriè- res en lutte pour leur dignité, des femmes et hommes sans papiers pour leur régularisation.

Nous nous fixons comme objectif de faire passer dans les faits, dans la pratique, l’égalité formelle que les femmes ont conquise durant tout le vingtième siècle et le début du vingt et unième.

Car le problème est bien là :

Nous avons obtenu l’égalité des droits mais pas l’égalité dans la réalité. Nous intervenons dans tous les domaines pour faire avancer l’égalité. Nous avons été de toutes les manifestations en 2016 contre la loi travail comme en 2010 contre la réforme des retraites de Sarkozy. Nous avons avec d’autres structures mené une campagne pour l’égalité salariale entre les femmes et les hommes en 2011 et 2012.

En 2007 nous avons rédigé une « proposition de loi cadre contre les violences faites aux femmes » qui, après un long cheminement, a donné lieu au vote de la loi du 9 juillet 2010. La fameuse, celle qui a instauré l’ordonnance de protection.

Nous avons impulsé, en 2016 toujours, le collectif « Droits des femmes contre les extrêmes droites » pour lutter contre leur idéologie raciste, sexiste, nauséabonde et leur démagogie concernant les femmes.

Nous organisons les manifestations du 8 mars pour la Journée internationale de luttes pour les droits des femmes et celle du 25 novembre contre les violences faites aux femmes. Bref, notre combat ne s’arrête pas, jamais.

Nous présidentes

http://www.anti-k.org/

Lire aussi:

Éducation sexuelle : le coup de colère du Pr Israël Nisand (Anti-k)

Quand des hommes catholiques suivent des stages pour réaffirmer leur « masculinité » (France Info)

L’insupportable message sexiste diffusé par France 2 (Slate)

Il y a vraiment de quoi avoir peur pour les droits des femmes (Slate)

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12 février 2017 ~ 0 Commentaire

iut (lannion)

lannion

La dépeçage de l’université publique se poursuit et l’IUT de Lannion est totalement concerné. Son conseil d’institut risque de voter jeudi une baisse de 5 % des cours donnés aux étudiants, à exécution immédiate. Trois des quatre départements ne respectent pourtant déjà pas les volumes imposés par les programmes nationaux !

C’est un aller sans retour, résultat d’énièmes coupes budgétaires imposées par Rennes 1, qui souffre elle-même des baisses de dotations de l’Etat.

Attaqué jusqu’à l’os, obligé de renier dans les dépenses d’investissement, de geler les embauches d’enseignants, d’employer des vacataires (les précaires du service public) et de surcharger ses titulaires, l’IUT de Lannion – au même titre que les autres établissements publics – s’en prend maintenant à la pédagogie et en cours d’année.

La loi LRU a rendu l’université dépendante du secteur privé. Or les partenariats avec les entreprises sont volatils, inégaux selon les filières et poussent aux conflits d’intérêts. Tout porte à croire que la prochaine étape sera la hausse des frais d’inscription. La politique libérale dégrade nos services publics, sous prétexte de « concurrence libre et non faussée ». L’hôpital de Lannion en fait aussi les frais, alors qu’une immense clinique a poussé près de Saint-Brieuc.

Or dans un société digne et juste, la santé comme le savoir ne se privatisent pas. Les étudiant.e.s se sont déjà réunis en assemblée générale mercredi. Aujourd’hui un mot d’ordre Mobilisation IUT !

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11 février 2017 ~ 0 Commentaire

fac mirail toulouse (anti-k)

etudiants

Les étudiants appellent à la journée de grèves et manifs des services publics le 7 mars

Voici l’appel voté hier par l’Assemblée Générale de la fac du Mirail à laquelle nous étions autour de 300.

Rendez-vous le 7 mars dans la rue !

De la maternelle à l’Université, mobilisons-nous pour un réel service public d’enseignement, contre la sélection et la fusion des universités !

Les étudiantEs et personnels de l’Université Toulouse – Le Mirail (UT2J) et leurs organisations syndicales (CGT, FO, FSU, SUD Éduc, Solidaires étudiantEs, Union des ÉtudiantEs de Toulouse et UNEF) appellent l’ensemble des établissements universitaires et d’enseignement primaire et secondaire à se mobiliser pour de meilleures conditions d’étude et de travail en exigeant :

– le retrait des projets de fusion et de grands établissements ;
– l’arrêt des politiques de sélection en L1 et en Master 1 ;
– des moyens pour l’éducation à la hauteur des besoins, pour une enseignement public de qualité et ouvert à touTEs par le biais d’un réinvestissement massif de l’État dans l’enseignement supérieur et le recherche et dans l’éducation.

Nous appelons dès maintenant à rejoindre partout la journée nationale de grèves et de manifestations qui aura lieu le mardi 7 mars 2017 dans les services publics.

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10 février 2017 ~ 0 Commentaire

squiffiec trégonneau (ouest france)

sardines e

Squiffiec-Trégonneau. Les parents d’élèves manifestent à Saint-Brieuc

Les parents d’élèves de l’école Squiffiec-Trégonneau, près de Guingamp, contestent la fermeture d’une classe. Ce midi, ils manifestaient à Saint-Brieuc, devant la préfecture.

La nouvelle est tombée il y a 15 jours. L’inspection académique annonçait vouloir fermer une classe sur le regroupement pédagogique intercommunal Squiffiec-Trégonneau à la rentrée 2017.

En cause, 16 élèves de CM2 qui s’en vont. « Nous passons ainsi en dessous des effectifs de leur moyenne. Sauf que sur nos communes nous connaissons des démographies positives. Des élèves en cours d’inscription vont arriver », explique Aurore Steunou, maman d’élève.

Des classes surchargées

« Une suppression de classe induirait des effectifs de 30 à 40 élèves. Certaines classes pourraient atteindre 60 élèves », s’inquiète la maman.

Depuis, les parents n’ont cessé de lutter pour maintenir leur classe. Pétitions, réseaux sociaux, réunions avec les élus, tous les moyens ont été réunis pour mettre du poids dans la balance.

Les parents d’élèves de l’école Squiffiec-Trégonneau, la conseillère départementale Cinderella Bernard (PCF), et Jean-Luc Picaud, maire de Trégonneau, ont été reçus à 13 h 30 par l’Inspection académique.

En parallèle, le préfet, le président du conseil départemental, des fédérations de parents d’élèves, des représentants des organisations syndicales, des délégués départementaux de l’Éducation nationale, des élus du conseil départemental se réunissent pour discuter des ouvertures et fermetures de classes à l’échelle départementale.

09/02/2017

http://www.ouest-france.fr/

Signez la pétition:

https://www.change.org/p/direction-académique-de-saint-brieuc-non-à-la-fermeture-d-une-classe-du-rpi-squiffiec-trégonneau

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23 janvier 2017 ~ 0 Commentaire

fest noz diou yez

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diee

divyezh@gmail.com

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Commentaire: Le NPA défend le droit des parents à voir leurs enfants recevoir un enseignement en breton (y compris en immersion) de la maternelle au BAC avec le recrutement d’enseignants nécessaire.

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18 janvier 2017 ~ 0 Commentaire

émancipation (npa)

garcons

Réactualiser le combat pédagogique pour l’émancipation

La question de ce qu’on enseigne à l’école et comment on le transmet prend une grande importance dans la campagne pour les élections présidentielles.

Si on en croit la plupart des candidats des droites, la source de tous les dysfonc- tionnements de l’école tient en un seul terme : le « pédagogisme » 1.

La solution serait donc dans l’enseignement de prétendus fondamentaux : la lecture, la morale et le roman historique de la France, où par exemple, la colonisation ne visait qu’à « partager [sa] culture aux peuples d’Afrique, d’Asie et d’Amérique du Nord » (Fillon, le 28 août dernier).

Hollande, pendant son quinquennat, a détourné des préoccupations pédagogiques parfois légitimes pour ses réformes réactionnaires.

Les rythmes scolaires à l’école ou les enseignements interdisciplinaires en collèges ne sont pensés par le ministère que comme des moyens pour diminuer le temps d’apprentissage des jeunes, et donc réduire le « coût » de l’éducation et augmenter les inégalités sociales. Dans ces conditions, la tentation est grande de penser que la pédagogie n’est qu’un artifice, qui nous éloignerait des revendications indispensables sur l’augmentation des moyens financiers pour enseigner et apprendre dans de bonnes conditions. Et de reléguer la pédagogie aux lendemains du « grand soir ».

La pédagogie au cœur du combat au sein de l’école

Le projet politique des droites comme du PS est une offensive idéologique et économique pour un retour à l’école de la 3è République de Jules Ferry : le livret scolaire unique, numérique, permet de contrôler la main-d’œuvre, les rythmes scolaires de renforcer les différences édu- catives entre quartiers riches et quartiers pauvres, les successions de nouveaux programmes diminuent les contenus culturels et l’autonomie des élèves et ainsi renforcent les inégalités sociales.

L’offensive sur la morale et la désignation d’un ennemi intérieur, les exercices antiterro- ristes, incitent à penser le monde comme le théâtre d’une guerre de civilisation dans lequel la puissance de la France serait une protection.

Face à cela, nous opposons un projet global d’émancipation des jeunes.

Il faut réactualiser les thèses des pédagogues du début du siècle. Le faire dans les classes, dès aujourd’hui, tout en continuant de nous battre pour améliorer les moyens d’enseignement et d’apprentissage, est un outil pour l’autonomie scolaire et politique des jeunes, ainsi que pour affaiblir l’État policier.

Dans les luttes, nous essayons de mettre en place des espaces de discussion et de prise de décision collectifs, nous établissons des rapports humains basés sur la coopération et l’entraide. Les pédagogies émancipatrices cherchent à transposer cela dans les écoles. Il ne s’agit pas de savoir si un mode de fonctionnement différent permet de finir les programmes, mais de faire émerger d’autres rapports entre les individus, qui correspondent plus aux rapports que nous voulons mettre en place dans une autre société.

Vendredi 13 janvier 2017

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  • Néologisme inventé par Brighelli, ex-chevènementiste reconverti au FN. Lire à ce sujet l’École des Réac-publicains de Grégory Chambat, ed. Libertalia, 2016.

https://npa2009.org/

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11 janvier 2017 ~ 0 Commentaire

dsk (médiapart)

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DSK Nous n’avons décidément rien appris

En prime time sur le service public, a été diffusé un documentaire sur Dominique Strauss-Kahn, son parcours et sa chute. Un documentaire, ou plutôt un panégyrique faisant de cet agresseur sexuel en série un personnage mythique au destin brisé. Dès le début, le ton est donné : les femmes sont à la fois présentées comme celles qui lui ont permis de réussir et celles qui ont causé sa chute. Oui, je dis bien “causé”, comme si elles étaient responsables des crimes dont cet homme a été accusé à plusieurs reprises.

Sarah Briand et Jean-Baptiste Arnaud ont commis un film qui présente ad nauseam Strauss- Kahn comme un immense talent politique gâché par quelques “affaires embarrassantes”. Un propos allègrement étayé de témoignages tous plus complaisants les uns que les autres de la part de journalistes, d’hommes et femmes politiques et d’ami-e-s, qui évoquent sans sourciller les fameux “comportements lourdingues”, la “drague insistante” ou encore les “écarts” de cet homme.

N’a-t-on vraiment rien appris depuis 2011 ?

Les médias, les hommes politiques, les commentateurs de tout bord n’ont-ils rien écouté et rien retenu des récentes “affaires” de harcèlement et d’agressions sexuelles commises par des hommes puissants ? Depuis 2011, plusieurs événements ont mis en lumière des cas de harce- leurs et agresseurs jouissant de la plus totale impunité. Des femmes ont dénoncé ce qu’elles subissent au quotidien : les agissements de Denis Baupin, le harcèlement répété dans tous les milieux, qu’elles soient collaboratrices parlementaires (Chair Collaboratrice), avocates (Paye ta robe) ou journalistes (Paye ton journal). On ne pourra pas dire que tout est encore de la faute des femmes qui n’ont pas osé parler !

Et pourtant, dans ce documentaire diffusé début 2017, on retrouve tous les argu- ments de défense les plus abjects des agresseurs. Aucune empathie pour les victimes. Pas un mot, rien.

Cela commence par l’ami qui présente Strauss-Kahn comme un homme qui était tellement sérieux à l’adolescence qu’il n’a pas pu en profiter. Et donc, nous explique cet ami, “il se rattra- pe lorsqu’il s’aperçoit qu’il plaît aux femmes et qu’il peut en abuser”. En abuser, le premier euphémisme est lâché. Ce festival de vocabulaire déculpabilisant, euphémisant, indulgent à l’extrême se poursuit durant tout le reportage : des “affaires”, un “écart”, un “dragueur”, etc.

Des mots bienveillants utilisés par les ami-e-s de Strauss-Kahn pour attester de son irréprochabilité.

Une ex-maîtresse, parfait alibi pour créer de la confusion dans l’esprit du téléspectateur/trice, vole ainsi au secours du pauvre homme à l’appétit sexuel débordant et annonce de but en blanc “Je n’ai pas connu un Dominique violeur”. Mais on ne pense jamais connaître un violeur, jusqu’à ce qu’il nous viole ! Personne ne pense que son frère, son ami, son père est un violeur. Et pourtant, avec 84 000 femmes majeures victimes de viols ou tentatives de viols par an, il faut bien qu’il y en ait, des violeurs !

Le poids des mots est énorme dans un documentaire comme celui-ci, car les mots qualifient des actes et justifient des décisions de justice. Ainsi, est évoqué le “harcèlement” dont Tristane Banon aurait été victime de la part de Strauss-Kahn. Ce n’est pourtant pas pour harcèlement qu’elle a porté plainte, mais pour viol. Un crime, donc. De même, la voix off explique qu’il a été accusé par une collaboratrice au FMI de l’avoir “contrainte à une relation sexuelle”. En droit français, cela s’appelle un viol.

Les mots choisis, tout au long du documentaire, entretiennent délibérément la confusion entre liberté sexuelle et violence sexuelle. C’est grave, très grave ; c’est une confusion indigne, une gifle à toutes les femmes victimes de violences sexuelles. Prétendre que les victimes étaient consentantes est le plus vieil argument des agresseurs pour discréditer les victimes. Les accusations pesant sur Strauss-Kahn sont présentées comme un jugement moral sur son soi-disant libertinage, sa liberté sexuelle, ses adultères. Rappelons donc, puisque cela semble encore nécessaire, que les accusations de plusieurs femmes contre cet homme relèvent du pénal et non du moral. Elles ne relèvent pas de la vie privée mais de la cour d’assises.

Tout le monde, dans ce film, semble éberlué qu’un homme accusé de viol soit mis en prison et jugé. Rien d’étonnant à cela quand on sait que seul 1% des violeurs est condam- né… Les manifestations d’empathie vis-à-vis de l’agresseur, présenté comme une victime, égrènent le documentaire : DSK “très atteint et extrêmement déprimé”, victime d’“une extrême violence”, en proie à une “extrême souffrance”.

L’apothéose de cette inversion de la culpabilité intervient lorsqu’un des témoins du film explique que Strauss-Kahn est victime d’acharnement judiciaire parce qu’il est un “homme blanc puissant” accusé par une “femme noire pauvre”… Comme si les femmes racisées, pauvres, victimes de toutes les oppressions et toutes les discriminations, étaient en mesure d’engager un rapport de force favorable avec le patron du FMI !

Mal nommer les agressions, créer de l’empathie avec les coupables et mettre les victimes en responsabilité voire en accusation : autant de procédés qui entretiennent la stratégie des agresseurs. Osez le féminisme! a, encore récemment, dénoncé l’impunité avec sa campagne Stop Agresseurs. Mais les associations ne peuvent porter ce combat seules. Les médias ont une responsabilité, les femmes et hommes politiques aussi : cessez de présenter Strauss-Kahn comme un homme providentiel déchu, c’est pathétique. Cela discrédite la classe politique et ajoute aux traumatismes de toutes les femmes qui ont déjà été victimes de violences.

Vers la fin du reportage, on entend cette phrase insupportable prêtée à Strauss-Kahn : “J’ai vécu des choses violentes et j’ai beaucoup perdu”. Dominique Strauss-Kahn a beaucoup, beaucoup moins perdu que toutes les femmes aux vies brisées, victimes de violences de la part d’hommes puissants qui restent dans l’impunité la plus totale.

9 janv. 2017 Marie Allibert

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