Archive | Educ’action

12 octobre 2018 ~ 0 Commentaire

pseudo nobel (reporterre)

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Le pseudo prix Nobel d’économie couronne un économiste minorant les effets du changement climatique

Le 50e prix de la Banque royale de Suède, souvent appelé, à tort, prix Nobel d’économie, a été attribué lundi 8 octobre aux Étasuniens William Nordhaus et Paul Romer, qui ont décrit les vertus et nuisances de l’activité économique sur le climat.

William Nordhaus, 77 ans, professeur à l’université de Yale, s’est spécialisé dans la recherche des conséquences économiques du réchauffement climatique.

Il a été le premier, dans les années 1990, à modéliser le lien entre l’activité économique et le climat en conjuguant les théories et l’expérience tirées de la physique, de la chimie et de l’économie, a expliqué le jury Nobel.

Problème, comme le rappelle sur le site d’Alternatives économiques Antonin Pottier, auteur de Comment les économistes réchauffent la planète, les analyses de Nordhaus ont conduit à minorer l’importance du changement climatique, considérant comme acceptable pour l’économie un réchauffement de… 3,5 °C.

Alors que 2 °C est considéré par les climatologues comme un seuil au-delà duquel le climat serait bouleversés avec des conséquences irréversibles.

Dans le scénario décrit par Nordhaus, la trajectoire optimale conduit à un réchauffement de 3,5 °C en 2100.

L’annonce de ce Nobel coïncide avec la publication d’un rapport alarmiste des experts climat de l’ONU (Giec) qui appellent à des transformations « sans précédent » pour limiter le réchauf-fement climatique. Soit bien loin du scénario tranquille conseillé par le pseudo prix Nobel.

10 octobre 2018

https://reporterre.net/

Source : Reporterre avec Romandie et Alternatives économiques

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11 octobre 2018 ~ 0 Commentaire

réforme lycées (lutte ouvrière)

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Lycées professionnels : une réforme qui ne passe pas

Des enseignants de dizaines de lycées professionnels se sont retrouvés en cortège dans la manifestation du 9 octobre à Paris pour déployer banderoles et pancartes contre la réforme Blanquer, du nom du ministre de l’Éducation nationale.

Celle-ci consiste à réduire les heures d’enseignement des lycéens qui préparent le CAP, le BEP et le baccalauréat professionnel, et à augmenter l’apprentissage dans les entreprises.

Les contenus des cours aussi bien généraux que professionnels sont revus à la baisse, ainsi que le nombre de semaines d’enseignement au lycée. La diminution du nombre d’heures de français et d’histoire fait déjà dire à certains élèves qui découvrent la réforme : « Mais ils veu-lent qu’on devienne bêtes ! » Et c’est ce mépris pour la jeunesse issue des milieux populaires et pour leurs professeurs qui suscite l’indignation dans les lycées professionnels.

La mobilisation a commencé le 27 septembre par une grève et une manifestation dynamique, qui a regroupé plus d’un millier d’enseignants.

Encouragés par cette manifestation et une participation à la grève plus importante que d’habi-tude, des réunions se sont poursuivies dans certains lycées pour que la journée du 9 soit un succès. Les discussions aujourd’hui continuent, et se pose la question de la suite du mouve-ment.

Si, dans quelques lycées, l’idée de la grève reconductible fait son chemin, dans bien d’autres, l’heure est encore à l’information et à l’explication de la réforme.

Le 12 novembre, après les vacances, des syndicats enseignants appellent à une journée de grève contre la suppression de 2 600 postes dans l’Éducation nationale. L’occasion d’être de nouveau dans la rue, plus nombreux encore contre la réforme Blanquer.

Hélène GRILLET 10 Octobre 2018
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08 octobre 2018 ~ 0 Commentaire

un demi! (cnrs regards sciences-avenir npa)

demi degre

Température de 50°C, (122 Farenheit) 20 juin Phoenix, Arizona.

Climat : le demi-degré qui changerait tout

Le groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (Giec) vient de rendre public son Rapport spécial sur l’impact d’un réchauffement global de 1,5 °C. Quel est le sens de ce rapport ?

Joël Guiot1 : Lors de la 21e conférence de l’ONU pour lutter contre le changement climatique, la COP-21, qui s’est tenue à Paris fin 2015, les 195 pays membres de la Convention-Cadre des Nations unies sur les changements climatiques se sont engagés à prendre des mesures permettant de limiter le réchauffement climatique à 2 °C au-dessus des niveaux préindustriels. Dans le même temps, commande a été passée au Giec de produire un rapport sur les gains d’un réchauffement limité à 1,5 °C par rapport à 2 °C et les possibilités de mise en place d’un tel scénario.

Jean-Charles Hourcade2 : L’origine de ce rapport tient à l’action des petits états insulaires lors des négociations de la COP-21. Particulièrement exposés aux conséquences du dérègle-ment climatique dans le cas d’un réchauffement à 2 °C, ils ont fait inscrire dans les termes de l’accord la nécessité d’étudier les implications d’une augmentation de la température à 1,5 °C.

Wolfgang Cramer3 : Ce nouveau rapport du Giec constitue la réponse des scientifiques à cet effort. C’est une étape très importante, traduisant la reconnaissance par les négociateurs de la COP de l’importance de fonder la lutte contre le réchauffement climatique sur les résultats de la science, d’une façon beaucoup plus « directe » qu’antérieurement.

1,5 °C, 2 °C, est-ce si déterminant ?

J. G. : Pour fixer les idées, rappelons que depuis 1880, la température moyenne de la Terre a augmenté d’environ 1 °C. Or, fonte des glaciers continentaux et des calottes polaires, hausse accélérée du niveau de la mer, augmentation de la fréquence des épisodes caniculaires, acidification des océans… les effets de ce réchauffement sont déjà très palpables. Cela n’a rien d’étonnant si l’on note que seuls cinq degrés séparent une ère glaciaire d’une ère inter-glaciaire. Ainsi, d’une part nous faisons désormais face à un bouleversement climatique majeur sans précédent par sa vitesse et son aspect planétaire, d’autre part une hausse des tempéra-tures de 1,5 ou 2 °C conduit à des futurs assez différents.

W. C. : Entre 1,5 et 2 °C d’augmentation des températures, on assiste à une hausse très significative de la probabilité d’un basculement irréversible de nombreux systèmes, comme la perte des récifs coralliens dans les océans tropicaux ou la banquise arctique. Par conséquent, une hausse de 2 °C constitue un horizon en termes de changements et d’impacts, mais aussi dans notre capacité à prévoir et donc à anticiper les bouleversements à venir. À l’inverse, une hausse de « seulement » 1,5 °C augmenterait notablement nos chances de nous maintenir en deçà d’une situation climatique hors de contrôle.

Concrètement, quelles différences entre une Terre à plus 1,5 ou plus 2 °C ?

J. G. : On peut citer de nombreux exemples. Ainsi, ce demi-degré se traduit par un facteur 2 sur le nombre d’espèces de vertébrés et de plantes qui risquent de disparaître ou de décliner fortement avec le réchauffement. De même, la surface terrestre affectée par la transformation des écosystèmes, soit 13 % à 2 °C, est divisée par deux à 1,5 °C.

Une limitation du réchauffement à 1,5 °C permettrait également de sauver 2 millions de kilo-mètres carrés de pergélisol sur 14, un gain majeur sachant que la fonte de ces sols gelés entraîne la libération de méthane, un gaz à effet de serre plus puissant que le dioxyde de carbone (CO2), dans l’atmosphère. Autre exemple : plus 2 °C signifie un été sur 10 sans glace dans l’océan arctique, contre un sur 100 à plus 1,5 °C. Ou encore : entre 1,5 et 2 °C, on voit croître dramatiquement la probabilité d’une non-adaptation des écosystèmes coralliens à l’augmentation de l’acidification des océans.

W. C. : Sans sous-estimer les dégâts importants d’un réchauffement à 1,5 °C, ce demi-degré, qui joue sur la répartition des espèces et des maladies, sur les rendements agricoles ou la fréquence des pics de chaleur, a des conséquences très significatives sur l’homme et ses
activités. Un seul exemple : un réchauffement de 2 °C signifie 10 centimètres de plus de hausse du niveau de la mer par rapport à 1,5 °C, impactant 10 millions de personnes en plus dans les zones côtières et les grands deltas.

Un réchauffement de 2 °C signifie 10centimètres de plus de hausse du niveau de la mer par rapport à 1,5 °C, impactant 10 millions de personnes en plus dans les zones côtières et les grands deltas.

Ce constat est saisissant. Mais au regard de la trajectoire actuelle des émis-sions de CO2, est-il simplement possible de limiter le réchauffement sous la barre des 1,5 °C ?

W. C. : En effet, cela ne va pas de soi, alors qu’au rythme actuel des émissions de gaz à effet de serre, on peut s’attendre à une élévation de la température moyenne jusqu’à 4,8 °C par rapport à la période 1986-2005 à l’horizon 2100. Ainsi, au-delà du constat, c’est tout l’intérêt de ce rapport spécial du Giec : pour la première fois, il affirme que, sur la base des connais-sances scientifiques, il est « géophysiquement » possible de limiter le réchauffement à 1,5 °C à l’horizon 2100.

J. G. : Pour y parvenir en maximisant les chances d’un dépassement temporaire n’excédant pas 0,2 °C, il est nécessaire de parvenir à un bilan carbone nul en 2030. Autrement dit, à cette date, les processus de captation du carbone dans l’atmosphère devront compenser les émissions. Ensuite, le bilan doit rester plus ou moins négatif. En revanche, plus on attend pour atteindre un bilan neutre, plus la hausse sera élevée.

Quels leviers faut-il actionner pour cet objectif ?

J. G. : Tout d’abord, il faut réduire nos émissions de gaz à effet de serre, ce qui peut se faire de multiples façons : augmentation de la part du renouvelable dans le mix électrique, plus grande sobriété énergétique, réduction drastique des émissions industrielles, remise en cause de l’étalement urbain, révolution dans les transports ou encore baisse de la consommation de protéines d’origine animale…  Plus précisément, on estime qu’il faudrait réduire les émissions d’origine anthropique de 40 à 50 % par rapport à 2010 d’ici à 2030.

En parallèle, il faut accroître le captage du CO2 atmosphérique par la biomasse, par exemple en étendant les forêts, en augmentant la capacité de stockage du carbone par les sols ou en utilisant plus de biomasse dans le mix énergétique. En dernier recours, le Rapport étudie la possibilité d’utiliser des techniques de géo-ingénierie pour limiter l’apport de chaleur solaire ou enfouir le CO2 en couches géologiques, tout en signalant les risques et les incertitudes associées de ces procédés hautement technologiques.

Un tel objectif nécessite de transformer en profondeur nos modes de vie ?

J.-Ch. H. : À l’évidence, toute trajectoire visant à décarboner l’économie, que ce soit pour un objectif de 2 ou 1,5 °C, questionne nos modes de consommation, nos choix techniques et nos modes d’organisation de l’espace. Mais l’enjeu majeur est qu’on ne peut imaginer enclencher la transition qu’à la condition qu’elle ne se traduise pas par plus de chômage à court terme, ou bien par un ralentissement de sortie de la pauvreté dans les pays en développement. Ainsi, il est décisif de réunir les conditions pour que la transition soit aussi une opportunité de réduire des fragilités majeures de l’économie mondiale comme le sous-investissement en infrastructures, l’insécurité énergétique ou les inégalités.

Quelles sont les clés du changement ?

J.-Ch. H. : En pratique, deux évolutions sont à mener en parallèle.

La première : basculer massivement, dans tous les pays, la fiscalité vers le carbone, afin de bloquer la propagation des coûts de la transition à toute l’économie. Et que chacun détermine les meilleures utilisations des produits de cette taxe dans son contexte national. On ne peut imaginer enclencher la transition qu’à la condition qu’elle ne se traduise pas par plus de chômage à court terme, ou bien par un ralentissement de sortie de la pauvreté dans les pays en développement.

La seconde : réformer le système financier international pour rediriger massivement l’épargne mondiale vers des investissements bas carbone plutôt que, par exemple, sur l’immobilier ou le foncier. J’ajoute que dans le cas d’un objectif de 1,5 °C, on estime que le coût marginal du carbone, c’est-à-dire celui des techniques les plus chères à mettre en place pour atteindre un objectif donné, augmente d’un facteur trois à quatre par rapport à un objectif de 2 °C. Une autre façon de le voir est de dire que le 1,5 °C nécessiterait de lever une « taxe » de 180 à 240 dollars par tonne de carbone émise, et cela dans tous les pays du monde. Ce qui montre l’étendue de la tâche à accomplir.

Est-ce simplement envisageable en pratique ?

J.-Ch. H. : Depuis vingt-cinq ans, de très nombreux travaux ont été réalisés sur la fiscalité carbone. Ainsi, on peut affirmer que le cadre est posé. Mais de nombreux détails restent à étudier pour accélérer sa mise en place et son élargissement à tous les pays. Sur la finance, des liens ont été établis entre la baisse des risques d’investissement via des garanties publi-ques et l’émergence d’actifs bas carbone. Il est maintenant urgent de passer à des propositions dont les acteurs du système financier s’emparent.

Mais cela ne suffira pas. Prenons l’exemple de la rénovation urbaine, nécessaire pour lutter contre la surconsommation énergétique : Il ne suffit pas de la proclamer et de mettre des fonds sur la table. Il faut aussi s’assurer que les professionnels du bâtiment s’organisent pour que les compétences soient disponibles ou que l’on puisse convaincre les copropriétés et les particu-liers d’accélérer le mouvement. D’un mot, il faut agir à tous les niveaux simultanément et ce dans tous les domaines concernés.

W. C. : Le rapport est prudent dans son expression, ne proposant pas de modèle alternatif à suivre nécessairement. Pour autant, il est clair que le défi climatique nécessite un bouleverse-ment sociétal majeur au niveau mondial. En même temps, en montrant l’éventail des solutions à toutes les échelles, locale, nationale et internationale, le rapport montre qu’il n’y a pas de place pour le fatalisme.

J. G. : La bonne nouvelle est que la science permet d’affirmer qu’il existe des chemins pour maintenir le réchauffement sous la barre des 1,5 °C. Mais c’est ensuite une question politique de savoir si nous allons ou pas les emprunter.

Alors que le Giec vient de publier son Rapport spécial sur l’impact d’un réchauffement global de 1,5°C, trois spécialistes du CNRS qui ont participé à sa rédaction: l’écologue Wolfgang Cramer, le paléo-climatologue Joël Guiot et l’économiste Jean-Charles Hourcade, font le point sur les possibilités de contenir le dérèglement climatique en dessous de l’objectif actuel des 2°C.

08.10.2018 Mathieu Grousson

https://lejournal.cnrs.fr/

Lire aussi:

Alternatiba : pour le sursaut d’une mobilisation climatique (Regards)

Climat : « La question des inégalités est fondamentale ; elle est au cœur du rapport du Giec » (Reporterre)

Pourquoi et comment rester à 1,5°C: que dit le rapport du Giec (Sciences et Avenir)

Rapport du GIEC : notre planète, nos vies, la vie, valent plus que leurs profits! (NPA)

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07 octobre 2018 ~ 0 Commentaire

lycées pro (npa)

problemes

Début de résistance dans les lycées professionnels

Après l’annonce par le ministre, au détour d’une interview, de la suppression de 1 800 postes, qui se sont rapidement avérés être 2 600 postes, dans le second degré, la température a commencé à monter dans les salles de profs.

Mais c’est surtout dans les lycées professionnels que cette annonce est entrée en résonance avec le projet de réforme de la voie professionnelle que le gouvernement compte appliquer à la rentrée 2019.

Cette réforme a pour fonction d’adapter les lycées pro (enseignantEs et élèves) aux objectifs du gouvernement 

Une éducation au rabais, sans contenu ni professionnel ni général, juste formatée pour préparer les jeunes à devenir des travailleurEs disciplinés et malléables que les employeurs formeront et exploiteront en fonction des besoins.

Les calculs sont en effet rapides 

252 heures d’enseignement en moins pour une classe de bac professionnel, plus des regrou-pement de filières et une augmentation du nombre d’élèves par classe, cela représente des milliers de postes.

Surtout si, avec les nouveaux programmes vides de contenu (par exemple 2 h de français ou 1 h 30 de maths par semaine), Blanquer met en œuvre ses projets de numérisation de l’ensei-gnement qui vise à imposer aux enseignantEs des cours pré-numérisés à mettre en œuvre.

Autant dire plus une once de liberté pédagogique, de construction de cours, donc plus de justification aux 18 h devant les élèves. Pour surveiller des élèves qui remplissent des fiches, pas besoin de formation pédagogique, et bien sûr remise à plat possible du temps de travail des enseignantEs… à la hausse bien évidemment. Ce qui permettrait encore davantage de suppressions de postes.

Taux de grève inédit depuis une dizaine d’années

Dans les Lycées Pro, l’inquiétude est donc légitimement forte, et l’appel intersyndical à la grève pour le jeudi 27 septembre a été discuté partout où des équipes syndicales l’ont relayé. La colère le dispute à l’incrédulité devant le désastre annoncé pour les élèves et la transformation radicale des conditions de travail.

Et ce qui est posé, au-delà de la grève du 27, c’est la question de la possibilité de faire reculer le ministère sur une réforme en cohérence totale avec les projets de suppressions de postes dans la fonction publique et les transformations du marché du travail, débarrassé des conventions collectives et autres droits sociaux hérités du 20e siècle.

Dans les LP, depuis la victoire de 2000 sur le statut mettant à égalité de traitement les enseignantEs des disciplines professionnelles et générales, il y a eu la défaite face à la réforme du bac pro (2009), ainsi que les reculs interprofessionnels (régionalisation et retraites en 2003 et 2010).

La grève du 27 a été suivie par 13,5 % (chiffres du ministère), ce qui signifie en réalité plus d’un enseignant sur quatre en grève.

Des chiffres inédits depuis une dizaine d’années. Mais surtout, des AG ont eu lieu dans des établissements, et entre établissements (23 établissements à Marseille, 20 en région parisien-ne…) pour discuter des suites.

Ce qui était au centre des discussions, c’est la perspective de construire une grève reconduc-tible des lycées professionnels et de l’élargir aux lycées généraux et technologiques, eux aussi cibles des suppressions de postes par le biais de la réforme du lycée et du bac.

À l’AG parisienne, des collèges et lycées généraux mobilisés sur des problèmes locaux étaient d’ailleurs présents. La prochaine étape sera le 9 octobre, veille du Conseil supérieur de l’Éducation qui discutera de la réforme de la voie professionnelle.

Cathy Billard Jeudi 4 octobre 2018

https://npa2009.org/

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07 octobre 2018 ~ 0 Commentaire

édito (émancipation)

syndicalisme-autrement

Que faire ?

C’est la question que des militants révolutionnaires russes se posaient à une époque.

C’est la question qui se pose aujourd’hui souvent, en discutant avec des collègues, dans des réunions syndicales… aujourd’hui plus personne ne conteste le caractère de la politique de ce gouvernement et de ce président.

L’adoption cet été de la loi asile-immigration, les “concertations” autour de CAP 22 ou de la contre-réforme des retraites pour démanteler la protection sociale et les garanties statutaires, les annonces de suppressions de postes, qui d’ailleurs épargnent l’armée et la police… ne sont que quelques avatars dans une série de régressions dont la liste serait longue.

Pour autant, même de plus en plus décrédibilisé, non seulement le pouvoir continue l’application de ses régressions, mais il en programme de nouvelles à un rythme soutenu !

La raison en est assez évidente : ce qui pourrait constituer un obstacle pour lui et au premier rang, mais pas seulement, les organisations syndicales, ne jouent pas ce rôle. Y compris quand la mobilisation de la “base” est au rendez-vous, comme on l’a vu avec la grève cheminote.

Dès lors il est logique que la question se pose : que faire ?

Comment les arrêter ? Donner un début de réponse à ces deux questions est indispensable pour éviter la démoralisation, le fatalisme et le repli sur soi. S’il est erroné de penser qu’il suffirait que les organisations du mouvement ouvrier aient de “bonnes” positions face aux projets gouvernementaux, il est tout aussi erroné de penser qu’il suffit que “la base” enfin “se bouge” service par service, établissement par établissement, entreprise par entreprise.

Aujourd’hui c’est cette discussion qui est à l’ordre du jour dans toutes les organisations.

Dans cette revue, nous essayons chaque mois d’y apporter des éléments de réponse, comme par exemple dans le présent numéro avec le dossier “Quel contrôle sur les luttes ?”. C’est une question qui prend de l’acuité au vu de la dernière mobilisation cheminote. Mais aussi quand on regarde la journée d’action du 9 octobre : une journée sans revendication claire, si ce n’est de dire que la politique gouvernementale est régressive, sans perspective – en tout cas pour l’instant – pour organiser un dispositif pouvant faire reculer le gouvernement…

Alors oui, que faire ? Faire grève et manifester le 9 octobre…

Mais pas pour aller tranquillement dès le 10 octobre discuter des modalités d’application du démantèlement des retraites. Si les attaques contre le monde du travail, la jeunesse, les populations immigrées… sont d’une ampleur sans précédent, alors la réponse du mouvement ouvrier doit, elle aussi, être sans précédent.

L’enjeu est plutôt de préparer les échéances majeures.

“Préparer”, pour un syndicat cela signifie : informer les personnels et la population ; montrer les raisons majeures pour lesquelles le retrait pur et simple des projets gouvernementaux et la satisfaction des revendications, locales comme nationales, sont une nécessité ; créer les conditions pour que les personnels dirigent démocratiquement leurs luttes par des AG à tous les niveaux. À ces conditions, le mouvement syndical peut préparer le rapport de forces néces-saire pour les prochaines échéances (retraites notamment) ; c’est-à-dire au fond commencer à inverser le rapport de forces entre capital et travail.

Quentin Dauphiné samedi 6 octobre 2018

http://www.emancipation.fr/

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01 octobre 2018 ~ 0 Commentaire

éducation nationale (dossier npa)

éducation nationale (dossier npa) dans Educ'action
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De la maternelle à l’université, manque de moyen et sélection à tous les étages

Un mois après la rentrée scolaire, l’Éducation nationale est dans un triste état : pénurie de moyens et de personnels, précarisation, renforcement des processus de sélection, et de nouveaux projets de réformes qui n’annoncent rien de bon.

 dans Macronie
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« Priorité à l’école primaire », qu’il avait dit…

Après les annonces décomplexées de 2 600 suppressions de postes dans l’Éducation nationale, Blanquer a osé affirmer que c’est parce qu’il donnait la priorité à l’école primaire qu’il supprimait des postes dans le secondaire ! De qui se moque-t-on ?

 dans NPA
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Enseignement secondaire : une saignée qui provoque colère et indignation

Le 16 septembre, Jean-Michel Blanquer avait déjà fait l’annonce choc de 1 800 suppressions de postes dans l’Éducation nationale. Deux jours plus tard, le ministre présentait une note encore plus salée pour le second degré : ce serait non pas 1 800 postes supprimés, mais 2 600 !

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Une rentrée universitaire catastrophique

Comme l’avaient pronostiqué les milliers de jeunes qui se sont mobilisés au printemps contre la loi ORE (Orientation et réussite des étudiants), la nouvelle plateforme d’accès à l’enseigne-ment supérieur, Parcoursup, a laissé des dizaines de milliers de bachelierEs sur le carreau.

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Chômeur-E-s d’un côté, enfants handicapés non accompagnés de l’autre !

Au 1er septembre, dans certains départements, près de 70 % d’enfants reconnus handicapés n’avaient toujours pas d’accompagnement notifié et n’ont pas pu effectuer leur rentrée comme les autres enfants.

Dossier réalisé par la commission éducation nationale du NPA.

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28 septembre 2018 ~ 0 Commentaire

morlaix gambetta (chiffon rouge)

sardines

Fermeture de classe, effectifs surchargés

Communiqué des parents d’élèves de Gambetta qui appellent à un rassemblement de soutien le vendredi 5 octobre

Dès l’annonce de la fermeture de postes dans les écoles morlaisiennes, en février 2018, les représentants des parents d’élèves se sont mobilisés. Dès Février, les parents de l’école Gambetta alertaient sur les conditions déplorables d’apprentissage à venir pour la rentrée 2018/2019.

Il y a eu de nombreuses actions positives menées, et de nombreuses alertes lancées dans la presse. Ces réactions et actions ont d’ailleurs été soutenues par une large majorité d’élus de tout bord (Motion voté à l’unanimité au conseil municipal par exemple), sur l’ensemble du territoire du Pays de Morlaix.

L’Inspection d’Académie est restée sourde aux inquiétudes des parents et des élus ainsi que muette puisqu’elle n’a pas jugé utile de leur répondre.

Elle n’a en rien pris en compte les inquiétudes des parents, des enseignants, des élus. Elle se moque des particularités de l’école Gambetta (Nombreux enfants allophones notamment). Les représentants des parents d’élèves n’ont pas souhaité réagir dès la rentrée 2018/2019 des classes et ont préféré attendre les différentes réunions de rentrée afin de décrire le plus précisément et avec honnêteté la situation dans l’école Gambetta.

Les réunions de rentrée ont eu lieu. La situation alarmante crainte dès l’annonce de la ferme-ture est, aujourd’hui, une réalité terriblement cruelle pour les enfants, les parents et les ensei-gnants.  Les élèves de l’école primaire publique Gambetta, citoyens en devenir de la Répu-blique Française, étudient dans des conditions qui ne respectent pas l’équité des chances et compromettent l’ acquisition des savoirs fondamentaux qui leur permettront pourtant d’être des citoyens à part entière.

Classe de maternelle (TPS, PS, MS, GS) : 30 inscrits. 26 enfants présents pour le moment. De nouvelles inscriptions et arrivées sont attendues en Janvier et en Avril, comme les années précédentes. Il est plus que probable que cette classe atteigne au second trimestre 35 à 37 élèves.

CP-CE1 : 24 élèves. Dans ce groupe classe, on compte 3 enfants ULIS, et 3 enfants qui ne parlent pas encore le Français.

Enfin dans la classe Tri-niveaux: CE2 CM1 CM2 : 30 élèves / 37 élèves avec l’inclusion des ULIS. L’inclusion des ULIS est d’ailleurs devenue matériellement impossible, alors que c’est la raison d’être des ULIS.

Nous arrivons à un total de 91 élèves (contre 88 en fin d’année dernière). En connaissant la grande variabilité des arrivées à l’école Gambetta, il est certain que les conditions vont encore s’aggraver.

Les représentants des parents veulent aussi rappeler les nombreux investissement effectués dans l’école pour le bien être des enfants (90 000 € pour la cour de récréation par exemple, et le maintien du poste d’ATSEM supplémentaire. Les représentants de parents d’élèves invitent les élus à se rendre, pendant la classe, à l’école Gambetta pour voir les conditions réelles d’apprentissage des élèves, futurs citoyens.

Enfants et parents attendons le maximum de soutien de nos Elus Municipaux, de notre Maire, de nos Conseillers Départementaux, de notre Sénateur, mais aussi de notre Députée. Nous espérons que tous répondront à cette invitation, afin de pousser l’Inspection d’Académie à reconsidérer sa position inique et à réouvrir une classe.

Nous demandons un rendez vous d’urgence avec l’Inspecteur de la circonscription.
Les représentants de parents de l’école Gambetta ont mené des actions ces derniers mois. Devant la surdité et l’indifférence de l’Inspection d’Académie, un vaste appel à manifester est lancé auprès de tous les Morlaisiens, habitants du territoire et élus, qui se sentent concernés par l’avenir des enfants des écoles de la République.

morlaix

Venez soutenir la réussite scolaire de tous les enfants, pour le vendredi 5 octobre à 18h 15, devant l’école Gambetta.

http://www.le-chiffon-rouge-morlaix.fr/

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28 septembre 2018 ~ 0 Commentaire

locminé (la gazette du morbihan)

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Des enseignants en grève au lycée professionnel Louis Armand de Locminé

80 % des enseignants du lycée professionnel Louis Armand de Locminé se sont mis en grève ce jeudi 27 septembre. Pour dénoncer la future réforme de la voie professionnelle.

Une grande partie des enseignants du lycée Louis Armand se sont retrouvés devant les grilles de leur établissement avant de se rendre à l’Inspection académique de Vannes.  Ce ne sont pas les élèves que l’on a retrouvés ce jeudi 27 septembre, au matin, devant la grille du lycée professionnel Louis Armand de Locminé. Mais bien quelques enseignants… en colère.
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Nous nous mobilisons rarement. Mais là, si nous le faisons, c’est parce que la filière profession-nelle est en danger avec la nouvelle réforme programmée par le ministère de l’Education Natio-nale, pour la prochaine rentrée. Les enseignants locminois qui se sont portés grévistes « à 80 % », annonce Rémi Hamon, l’un de leurs représentants, sont en effet très inquiets.
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Des heures et des postes en moins

« Cette réforme va fragiliser un peu plus la voie professionnelle avec notamment une dévalo-risation du diplôme du bac professionnel, puisque l’on parle d’instaurer une seconde profes-sionnelle indifférenciée. Cela veut dire une année de formation en moins. Cette réforme se traduit aussi par la suppression de 400 heures d’enseignement pour le bac pro et de 200 heures pour le CAP » . Et donc, par la force des choses, par l’inéluctable suppression de postes d’enseignants.

Les grévistes parlent encore d’une « dégradation des conditions d’études avec la mixité des publics dans une même classe ». Et mettent le doigt sur « le fait que c’est désormais le patro-nat, et non la Région, qui choisira les formations à dispenser, en fonction des besoins des bassins d’emploi » . A Locminé, deux filières existent : la maintenance et la mode. « Quels débouchés leur seront proposés demain, ici en Centre-Bretagne ? », s’interrogent leurs professeurs.

Une voie mal considérée

Les équipes pédagogiques ont donc le sentiment qu’avec cette réforme, « tout est fait pour casser la voie professionnelle. On sait fort bien qu’elle est déjà souvent mal considérée ;  parce que c’est soi-disant la seule issue pour les élèves en situation d’échec. Et on ne fait rien pour changer cela, bien au contraire.

La délégation locminoise a ensuite pris la direction de Vannes, et l’inspection académique, pour rejoindre le rassemblement organisé dans le cadre de l’appel national initié par l’inter-syndicale. Sur place, une délégation devait être reçue par l’inspectrice, Françoise Favreau, avant que tous les grévistes se retrouvent en assemblée générale de l’intersyndicale.

27 Septembre 2018

https://actu.fr/bretagne/

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26 septembre 2018 ~ 0 Commentaire

école alternative (le courrier)

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Cloître Saint Thégonnec. Reportage à l’école alternative 

« Grâce à l’école et ma famille, je revis »

Depuis le printemps, l’école alternative des Monts d’Arrée accueille des jeunes migrants. Ils y apprennent le français, l’anglais, les maths… et surtout y retrouvent l’espoir. Au rez-de-chaussée de l’école alternative des Monts d’Arrée, deux jeunes hommes font des mathéma-tiques avec Sandrine.

Au premier étage, Martine enseigne l’anglais à quatre élèves tandis que Marie apprend les premiers mots de français à quelques jeunes. De la cuisine sort une bonne odeur de poulet. « Il y a des épices ! C’est une recette africaine. Enfin, on leur fait aussi découvrir de bons petits plats français », s’amuse Soline, une bénévole en charge de la logistique.

Deuxième rentrée

L’école alternative des Monts d’Arrée vient d’effectuer sa deuxième rentrée au Cloître-Saint-Thégonnec, petit village de 600 habitants au Sud de Morlaix. Elle est née grâce à Sandrine Corre et Françoise Roby, de l’association Les utopistes en action. On a commencé en 2015 par récupérer des vêtements pour les migrants de la jungle de Calais et surtout de Paris. Ensuite, on s’est occupé des jeunes transférés à Brest puis au centre d’accueil des migrants de Lampaul-Guimiliau.

Les deux femmes y rencontrent notamment Ben, 22 ans aujourd’hui. Le jeune homme se rappelle avec amertume de cette période : « On ne faisait absolument rien du matin au soir. Pourtant, on demandait des cours de français. En plus, on n’était pas acceptés par la population. »

En demande d’asile

Au printemps 2018, l’école alternative des Monts d’Arrée ouvre au Cloître-Saint-Thégonnec. Les cours se déroulent du lundi au mercredi dans les salles disponibles de la Maison des associations. Une quinzaine de professeurs assistés par des chauffeurs, cuisiniers… donnent gracieusement de leur temps.

Une dizaine de jeunes suivent les cours avec assiduité. D’autres viennent de temps à autre. Ils ont quitté l’Afghanistan, l’Albanie et surtout l’Afrique de l’Ouest (Côte-d’Ivoire, Guinée-Conakry, Mali, Gambie…). Sandrine Corre reprend :

La plupart étaient dans une très grande souffrance psychologique. Ils sont souvent passés par la Libye où ils ont été parqués, torturés, violés… On commence donc par faire un check-up complet et mettre en place un soutien psychologique si besoin.

Les jeunes majeurs ont déposé une demande d’asile. Ils retournent parfois le week-end au Prahda (centre d’hébergement) de Quimper ou à Brest. Le reste du temps, ils sont hébergés dans des familles d’accueil des environs.

Projets professionnels

« La mienne est formidable, confie Ben. Ils m’ont vraiment intégré. Je ne suis pas un migrant ou un clandestin pour eux. Ici, je revis, j’ai retrouvé une certaine liberté. » À l’école alternative, le jeune homme perfectionne son français et son anglais, découvre la culture française et le fonctionnement de son administration. Après avoir effectué un stage de soudure, il se destine à ce métier. Je veux rester ici. Désormais, je connais du monde, j’ai des occupations. Je viens d’ailleurs de débuter le basket à Morlaix.

Oumar, 19 ans, aimerait quant à lui travailler à l’avenir dans le secteur du bâtiment. « L’école et ma famille d’accueil m’ont redonné du courage. J’ai de nouveau des projets », apprécie le jeune homme originaire de Guinée-Conakry. Sandrine Corre et son équipe de bénévoles pourraient accueillir quatre jeunes supplémentaires. Au préalable, il leur faut trouver autant de familles d’accueil au Cloître-Saint-Thégonnec, à Pleyber-Christ, Plounéour-Menez ou même à Morlaix.

Pour fonctionner, l’école alternative des Monts d’Arrée a également besoin de dons financiers (sur Helloasso) et alimentaires. Elle aimerait aussi acquérir un fourgon pour véhiculer les jeunes.

25 Septembre 2018

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26 septembre 2018 ~ 0 Commentaire

occitan (france info)

occitanie

Etonnant: il manque le Val d’Aran en Catalogne, seule région où l’occitan est langue officielle, ainsi que du côté italien: Piémont, Ligurie et Guardia Piemontese.

« On peut parler à tout le monde »

Avec l’occitan, une école du Puy-en-Velay célèbre toute l’année la Journée européenne des langues

À l’occasion de la Journée européenne des langues, mercredi, coup de projecteur sur une école de Haute-Loire où l’on apprend l’occitan avant le français, dès la maternelle. La Journée européenne des langues célébrée mercredi, comme chaque 26 septembre depuis 2011, met l’accent sur l’ouverture culturelle, illustrée par le bilinguisme occitan-français pratiqué, avec conviction, à l’école Calandreta du Puy-en-Velay en Haute-Loire.

Autour de l’institutrice, une quinzaine d’enfants de 4 à 7 ans racontent, en occitan, le spectacle de cirque qu’ils ont vu ensemble. Ici, pendant la classe, on ne parle qu’occitan, dès l’entrée en maternelle. C’est la méthode de l’immersion linguistique pour ces enfants dont la langue mater-nelle est le plus souvent le français. Dans cette école privée sous contrat avec l’État, l’appren-tissage du français ne commence qu’en classe de CE1, à petite dose. Virginie Feminier, la directrice, estime que ce calendrier « crée un décalage, mais pas réellement de retard ».

On commence par apprendre à parler et à lire en occitan. Après, on fait une transposition sur le français. Les deux langues s’appuient l’une sur l’autre.Virginie Feminier, directrice de l’école Calandreta à Franceinfo

Du sport à l’histoire, en passant par les maths, tous les enseignements se font en occitan. Et la curiosité aiguisée des enfants se porte bien au-delà de leur région. Leila aimerait maintenant apprendre le japonais ou en tout cas une langue étrangère. « Comme ça, on peut parler à tout le monde, même si ils sont différents de nous. Et on peut en apprendre plus sur eux », lance l’écolière.

Jongler très tôt avec deux langues facilite l’apprentissage d’une troisième ou d’une quatrième plus tard, assure Marie Baret-Miramand, la présidente de l’association de parents qui gère l’école. C’est aussi, dit-elle, une ouverture d’esprit, la création d’une personnalité.

Les enfants de 4 ans qui parlent occitan sont tout à fait capables d’interagir avec des anciens sur le marché, d’interpeller leurs grands-parents.Marie Baret-Miramand, à la tête de l’association de parents d’élèves à Franceinfo

« C’est toujours très drôle quand ils sont en cours préparatoire et qu’ils apprennent l’occitan. Ce sont eux les enseignants le soir. Nous, on n’y comprend pas grand-chose ou pas toujours et ce sont eux qui nous reprennent« , ajoute la mère de famille.

Ces petits locuteurs occitans sont aussi la clé de la survie d’une langue de moins en moins parlée, assure Marie Baret-Miramand. Elle milite pour que l’apprentissage puisse pleinement se poursuivre au-delà du primaire, jusqu’au baccalauréat.

Jérôme Jadot 26/09/2018

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Expliquez-nous… Les langues régionales en France

Commentaire:

La carte montre toute la variété des « occitans » et la difficulté d’enseigner « un » occitan. L’argument de la communication avec les ainés est un peu faussée: encore faut-il qu’ils puissent ou veuillent bien s’adapter à une forme forcément (un peu) différente de leur langue maternelle.

Il y a un paradoxe chez les « anti-langues régionales »: ils reprochent aux langues et leurs locuteurs natifs de ne pas s’être unifiés, au niveau de la prononciation et de l’écriture. Mais pour cela il aurait fallu un enseignement d’état obligatoire toujours refusé! C’est reprocher aux régions de ne pas être autonomes ou indépendantes! Seule une structure de type étatique peut imposer une langue unifiée à tout un pays à partir d’un modèle unique (d’une minorité).

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