Archive | Educ’action

16 octobre 2019 ~ 0 Commentaire

décrochage scolaire ( actu bzh)

decrochage

3 % des Bretons de 16 à 25 ans sont en décrochage scolaire

Majoritairement issus de la filière professionnelle.

D’octobre 2018 à août 2019, 7 254 jeunes Bretons de 16 à 25 ans ont été identifiés comme potentiellement en décrochage scolaire en Bretagne. Au bout de cette enquête inédite menée par la Région Bretagne, ils sont 2 793 décrocheurs scolaires, soit 3 % de la population de 16 à 25 ans scolarisée dans le secondaire. Leur âge moyen est de 18 ans ; 39 % sont des femmes ; 61 % des décrocheurs scolaires sont issus de la filière professionnelle. Explications.

1 819 jeunes Bretons dans une situation inconnue

La Région Bretagne vient de publier une enquête inédite : 3 % des Bretons de 16 à 25 ans sont en décrochage scolaire, soit 2 793 jeunes. Georgette Bréard, vice-présidente au Conseil régional, en charge de la formation, de l’apprentissage, de l’orientation et de l’emploi, définit précisément le décrochage scolaire.

Les décrocheurs sont des jeunes de 16 à 25 ans qui ne suivent pas de formation et qui n’ont pas d’emploi, qu’ils possèdent ou non un premier diplôme ou une certification. Ils sont issus du second degré et ont quitté leur formation en cours d’année.

D’octobre 2018 à août 2019, 7 254 jeunes ont été identifiés comme potentiellement en décro-chage scolaire en Bretagne dans une étude menée par le GREF Bretagne (Groupement relation-emploi-formation). Au final, 2 793 sont en décrochage scolaire (39 %) ; 2 642 jeunes sont retournés en formation initiale ; 1 819 jeunes sont dans une situation inconnue.

Pour 25 % des décrocheurs identifiés, on ne connaît pas leur situation. Ils ne répondent pas à nos sollicitations, à nos appels. Peut-être ont-ils quitté la région ? Peut-être sont-ils sans aucune solution ? Il faut qu’on continue à creuser de ce côté-là.

Parmi les 2 793 décrocheurs identifiés, 39 % sont des femmes ; leur moyenne d’âge est d’envi-ron 18 ans. 61 % des décrocheurs et décrocheuses sont issus de la filière professionnelle ; le plus souvent, ils ont quitté leur formation durant l’année de terminale en bac pro. Les garçons décrochent plus tôt, vers 16 ans ; les femmes décrochent plutôt après 19 ans.

Difficultés sociales, problèmes de santé, différences territoriales…

Les raisons du décrochage scolaire sont diverses et dépendent d’un ou plusieurs facteurs. Cela va de l’erreur d’orientation aux problèmes de santé, comme le détaille Georgette Bréard. Les raisons sont multifactorielles. Cela peut-être des fragilités socio-économiques, des problèmes sociaux dans les familles, ou bien la formation ne correspond pas aux attentes du jeune.

Mais on oublie souvent les problèmes de santé et psychologiques : les jeunes sont empêchés par des raisons extra-scolaires indépendants de leur volonté. Pour une jeune femme, par exem-ple, ça peut-être une grossesse, nous avons eu ce cas. Mais le décrochage n’est pas toujours négatif : on peut quitter une formation où on ne se sent pas bien pour se réorienter ou travailler.

Il y a aussi les différences entre chaque territoire breton. « Il y a l’opposition classique entre l’urbain et le rural, par exemple. La situation des décrocheurs scolaires est très différente selon où il se trouve, mais nous n’avons pas de zone rouge en Bretagne » détaille Magalie Bibard, directrice du GREF Bretagne.

En-dessous de la moyenne nationale

Cette enquête régionale sur le décrochage scolaire étant inédite (les régions n’en ont eu la compétence qu’en 2015), l’Observatoire du décrochage en Bretagne s’appuie sur les précédents chiffres des sorties des jeunes sans diplôme. À savoir, 6,9 % des Bretons de 16 à 25 ans sortent sans diplôme ; contre 10 % au niveau national.

On est largement en-dessous de la moyenne nationale. Il y a un contexte favorable en Bretagne: la région a un taux de scolarité élevé, tout comme le taux de réussite (diplômes). Cela fait des décennies que c’est comme ça. Les parents bretons sont plus diplômés que le reste de la France, les écarts entre revenus faibles et très élevés sont moins grands en Bretagne. Et nous bénéficions d’un bon maillage du territoire, un maillage à la bretonne, entre villes moyennes et grandes et forte présence des deux réseaux d’enseignement (public et privé).

Après avoir identifié les problématiques du décrochage scolaire, l’un des objectifs, en plus du suivi et de futures études, est « la mise en place de bonnes pratiques pour accompagner les jeunes en décrochage scolaire ». Que ce soit dans les établissements scolaires, les CFA, les centres sociaux, les Missions locales, avec les bailleurs sociaux, etc…

Avec 94,2 % de réussite au bac général, 88,1 % au bac professionnel et 88,6% au CAP en 2018, la Bretagne figue parmi les trois meilleures académies de France en termes de réussite aux examens.

16 Oct 2019

https://actu.fr/bretagne/

Lire aussi :

Décrochage scolaire : 100.000 jeunes sortent chaque année du système éducatif sans diplôme

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11 octobre 2019 ~ 0 Commentaire

diplômes (bretons)

ecole freynet

Emploi. Les Bretons sont les plus surdiplômés de France

On savait déjà que les Bretons ont le niveau d’études le plus élevé du pays. On apprend maintenant qu’ils sont les plus surdiplômés de France dans leur région, ce qui constitue une conséquence somme toute logique.

C’est ce que vient de révéler une étude de l’Insee selon laquelle 34,7 % des actifs bretons sont surdiplômés par rapport à l’emploi qu’ils occupent, c’est à dire qu’ils sont titulaires d’un diplôme supérieur à celui normalement exigé pour leur poste. Un record de France, selon l’institut de la statistique.

Il est vrai que tout se conjugue pour parvenir à cette autre particularité bretonne.

– D’abord le niveau d’instruction le plus élevé du pays, en grande partie dopé par la concurrence que se livrent, en Bretagne, l’enseignement public et l’école privé. Depuis des lustres, elle constitue un aiguillon dans le niveau d’enseignement en Bretagne, passée en un siècle de la région comptant le plus d’illettrés à celle enregistrant les meilleurs résultats scolaires.

– S’y ajoute la faible qualification des emplois en Bretagne, avec encore un poids prépondérant de l’agriculture et de l’industrie agroalimentaire. Il a une double conséquence. Les parents ont tendance à pousser les études de leurs enfants qui, eux-mêmes, ne sont pas enclins à abandon-ner l’enseignement pour entrer dans un marché de l’emploi guère attractif. Les deux se combinant font monter le niveau d’enseignement.

– Il faut bien sûr y adjoindre aussi le fort attachement des Bretons pour leur région, qui les pousse souvent à opter pour un emploi sous-qualifié plutôt que pour un départ vers d’autres cieux.

Plus on va vers l’ouest…

Dans le détail, on note plusieurs particularités.

– Plus on va vers l’ouest de la région, plus on compte de surdiplômés, avec un impact marqué dans le Centre-Bretagne. Normal : les emplois les plus qualifiés de Bretagne se trouvent dans la région rennaise.

– Cette particularité du sur-diplôme touche plus les femmes que les hommes. Elle est particuliè-rement marquée dans l’agriculture où la moitié des actifs sont en déclassement et ici comme dans l’hébergement-restauration, on compte de nombreux bacheliers alors que ce diplôme n’est pas requis.

– Globalement, en Bretagne, la proportion des ouvriers et employés titulaires du bac est plus élevée que dans le reste de la France.

Pierre Vincent 27 septembre 2017

http://www.bretagne-bretons.fr/

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03 octobre 2019 ~ 0 Commentaire

brest christine renon (ouest france)

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03 octobre 2019 ~ 0 Commentaire

édito (npa rp)

npa 29 vertic

Suicide de Christine Renon : l’État m’a tuée

«L’idée est de ne pas faire de vague et de sacrifier les naufragés dans la tempête ! » Christine Renon, directrice de l’école maternelle Mehul de Pantin, est l’une de ces sacrifiéEs, qui s’est suicidée le 21 septembre dans son établissement.

Dans la lettre qu’elle a envoyée, elle décrit son épuisement professionnel, son sentiment de solitude face à l’administration et son manque de confiance en l’institution.

Ce nouveau suicide doit alerter sur les conséquences des politiques menées depuis de nombreuses années dans l’éducation nationale, dans la fonction publique et partout ailleurs.

Oui, le travail tue !

Ce suicide montre une fois de plus que l’État peut, en tant qu’employeur, pousser au suicide : autoritarisme, infantilisation, humiliation, pressions hiérarchiques, réformes incessantes, restruc-turations, suppressions de postes…

Aujourd’hui les conditions de travail dans l’ensemble des administrations se dégradent et tous les personnels sont pressurés. La souffrance au travail existe bel et bien et les burn-out, les démissions, les suicides se développent partout… malgré l’omerta.

Et ce que vient de faire Christine Renon avec son geste tragique et ses lettres, c’est de briser l’omerta, mettre au grand jour les suicides, les conditions de travail des directeurs et directrices d’école, mais aussi celles de nombreux secteurs : hospitalier, rail, finances publiques, territoriale…

Le cas de Christine Renon fait écho à une infinité de situations, dans le public comme le privé. Car la réalité du travail est à des années-lumière du monde aseptisé et pacifié que certains veulent nous vendre.

Combien d’entreprises, petites ou grandes, avec leurs pressions managériales, leurs restruc-turations perpétuelles accompagnées de répression syndicale, combien de travailleuses et de travailleurs touchés ? Nul besoin de sondages ou d’enquêtes internet : il suffit de travailler pour le savoir.

Christine Renon a voulu que son suicide porte, loin, fort, qu’il pousse à réfléchir, à se mobiliser, à faire bouger les choses. Elle a voulu faire de sa mort un acte militant. Agissons donc toutes et tous pour ne plus perdre notre vie à la gagner !

Josephine Simplon Jeudi 3 octobre 2019

https://npa2009.org/

Lire aussi:

Christine Renon : halte à la souffrance au travail ! (RP)

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03 octobre 2019 ~ 0 Commentaire

suicides (npa)

blanquer

Suicides dans l’éducation : la colère et la mobilisation

200 écoles fermées et 60 % de grévistes en Seine-Saint-Denis, plusieurs milliers de manifes-tants devant la direction départementale, des rassemblements de plusieurs centaines devant les rectorats à Grenoble et à Toulouse, en Martinique, en Guadeloupe, en Guyane, à Marseille.

Partout dans le pays la colère monte pour demander que l’éducation nationale soit reconnue responsable des suicides, pour marquer un coup d’arrêt à la politique mortifère de Blanquer et du gouvernement Macron.

Ce ministre et son administration ne reculent devant aucune abjection pour se dédouaner.

Ce matin du 3 octobre, jours de l’enterrement de Christine Renon et de grève contre les condi-tions de travail et les pressions multiples et incessantes de l’administration, ils essayent de faire relayer par les médias le deuil de ses parents pour expliquer son geste tragique. Le frère de Christine a fait lire une lettre aux manifestants : « Je demande de ne pas salir son nom. Non Christine n’était pas fragile. Non Christine n’était pas dépressive. Ils nous l’ont détruite. »

Ce sont bien les réformes destructrices du service public, les directives incessantes, la multiplication des tâches inutiles et souvent contradictoire avec l’intérêt des élèves et la pédagogie, la dé-professionalisation des enseignants auxquels on demande d’appliquer des méthodes normées, inadaptées, désuètes, c’est une médecine du travail inexistante pour une profession très exposée qui sont responsables des suicides.

Le jour même où Christine Renon mettait fin à ses jours, Frédéric Boulé, professeur de SVT de Valbone dans l’académie de Nice, se suicidait 5 jours après une visite à la médecine préventive. Même si un chiffre est déshumanisant dans ce contexte, le taux de suicides deux fois et demi plus important chez les enseignants que chez l’ensemble des salariés rend compte de la difficulté et de la souffrance de ce métier.

Ces suicides sont maintenant portés devant les CHSCT de Seine-Saint-Denis et de Nice et une alerte sociale a été posée devant le CHSCT ministériel. La mobilisation doit obtenir la respon-sabilité de l’institution ainsi que la reconnaissance des suicides comme accidents du travail.

Le mantra de ce gouvernement « faire mieux avec moins » est responsable de l’épuisement au travail comme la signature « Christine Renon, directrice épuisée » le signifie.

« Faire mieux avec moins » cela veut dire que les enseignants ne font pas bien. Cela veut dire qu’ils doivent prendre en charge plus de tâches en étant moins nombreux. Ainsi les élèves en difficultés scolaires sont pris en charge par des personnels de moins en moins nombreux, de plus en plus polyvalents et, pour certains, de plus en plus précaires.

Les missions d’orientation des élèves sont enlevées aux professionnels pour être confiées aux enseignants. L’anglais doit être enseigné par tous les professeurs d’école, qu’ils l’aient appris ou non. Les évaluations normées et anti-pédagogiques en maternelle, en CP, en CE1, en 6è et en seconde n’ont aucun intérêt ni pour les élèves, ni pour les enseignants.

Elles servent seulement à alimenter la machine statistique du ministère, à rendre les professeur-es responsable de la dégradation des conditions d’enseignement. Blanquer va même plus loin. Il veut imposer la méthode de lecture du b-a-ba en contrepartie des dédoublements de CP et CE1, niant l’expertise des professeurs-es d’écoles et l’adaptation de leurs méthodes aux situations très diverses des écoles.

Sans compter que c’est, en Seine-Saint-Denis, un des départements qui connaît le plus de diffi-cultés, où le ministère n’a cessé de diminuer le taux d’encadrement, que ces dédoublements n’ont pas tous pu se mettre en place faute de recrutements.

La mobilisation partie de l’émotion du suicide de Christine Renon et de l’épuisement des directrices et des directeurs d’école, atteint tou-tes les professeurs-es du premier et du second degré, tous les départements.

Cette politique mortifère doit être arrêtée. Blanquer, loin d’entendre la colère due à son mépris, a décidé de mettre en place un « comité de suivi des conditions de travail des directeurs d’école ». Il compte sur l’émotion du suicide de Christine Renon pour imposer une nouvelle fois une des dispositions les plus décriées de sa loi.

Non, Blanquer doit revenir sur toute sa politique. Plus largement c’est la politique mortifère du gouvernement dans tous les services publics, à la SNCF, dans les hôpitaux, aux impôts, aux finances qui doit être stoppée. Des appels intersyndicaux à la grève seraient importants pour maintenir un haut niveau de mobilisation et permettre ce changement de politique.

François Montreuil  Jeudi 3 octobre 2019

https://npa2009.org/

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02 octobre 2019 ~ 0 Commentaire

crise climatique (essf ga)

clim a

« Greta dérange » comme la vérité

Greta Thunberg dérange, et fait l’objet de critiques renouvelées depuis son discours aux Nations unies, à New York. Certains parlementaires français avaient déjà tenté de la décrédibiliser en juillet. D’autres, souvent de vieux messieurs, s’abaissent à critiquer son apparence ou sa prétendue « maladie mentale ».

Greta est surdouée, et elle comprend les enjeux de la crise climatique bien mieux que la plupart des dirigeants politiques ou économiques. J’en suis témoin, moi qui suis physicien et climatolo-gue depuis près de quarante ans, et ai été vice-président du Groupe d’experts intergouverne-mental sur l’évolution du climat (GIEC).

J’ai vu Greta pour la première fois à Katowice (Pologne), lors de la COP24, en décembre 2018. Elle était seule à répondre aux questions d’un animateur et du public. Elle n’a pas de fiches, mais répond sans hésiter, parfois en disant simplement : « Je ne sais pas, je n’ai que 15 ans, demandez aux experts. »

Elle en sait pourtant déjà beaucoup, et dit avoir appris que « nul n’est trop petit pour faire la différence. » Greta a déjà dû expliquer à des décideurs politiques ce qu’était la courbe de Keeling, ou le cercle vicieux « réchauffement – fonte de la glace – réchauffement amplifié » : ils tombaient des nues. Je suis soufflé par la justesse de ses propos, appuyés sur une sérieuse connaissance des mécanismes à l’œuvre et des causes de la crise climatique…

Quelques jours plus tard, vers 23 heures, Greta est invitée à prendre la parole dans la salle plénière de la COP. Il n’y a plus grand monde à cette heure, mais je suis resté pour l’écouter. « En 2078, j’aurai 75 ans. Le jour de mon anniversaire, mes petits-enfants seront peut-être autour de moi, et ils me demanderont pourquoi vous n’avez rien fait alors qu’il était encore temps d’agir. Vous dites que vous aimez vos enfants plus que tout, alors que vous êtes en train de leur voler leur futur devant leurs yeux », dit Greta. La vidéo fera le tour du monde.

Son cœur parlait

Travaillant sur les changements climatiques depuis longtemps, aux Etats-Unis, à l’Université catholique de Louvain, avec le GIEC, et ayant participé à presque toutes les COP [Conférence des parties], je n’ai jamais entendu un discours aussi fort. Entendre cette jeune fille dire les choses si simplement, si clairement, m’a profondément ému. Son cœur parlait, et elle avait raison.

Greta a lu les rapports du GIEC. Elle a compris les risques immenses que l’accumulation de nos gaz à effet de serre fait courir à l’habitabilité de la planète. Elle jongle avec les probabilités de succès associées aux différents « budgets carbone ». Elle ne confond pas le trou dans la couche d’ozone et la crise climatique… Peu de dirigeants peuvent en dire autant.

Greta parle sans complexe du syndrome d’Asperger qui l’affecte. Il lui fait sans doute voir plus clairement la contradiction entre les discours de la plupart de ces dirigeants et leurs actes. Avec une grande intelligence émotionnelle, elle exprime la peur que lui inspire ce fossé. Une peur qui est partagée par des millions de jeunes, et que je comprends parfaitement.

Les adultes qui reprochent à Greta de partager son inquiétude n’ont rien compris, et feraient mieux d’écouter cette peur, d’en prendre la mesure, et d’agir à sa hauteur.

Nous avons tant à apprendre des jeunes

Plutôt que d’accepter de se remettre en question, d’oser parler de la manière dont ils reçoivent l’interpellation des jeunes, bien des adultes se défendent en les attaquant ou en les dévalorisant. Ils tentent de faire croire que la décarbonation que Greta demande implique forcément un retour à l’âge de la pierre, au chômage et à la misère. Ils le font pour défendre leur propre situation, la croissance infinie, le statu quo fossile, ou de fausses solutions purement techniques.

Il faut dialoguer avec ces jeunes qui osent parler de leurs émotions, et cesser de les dévaloriser en croyant que nous savons tout mieux qu’eux

Encore une fois, ces pourfendeurs de Greta et des jeunes grévistes pour le climat n’ont pas lu les rapports du GIEC. Ni la partie sur le diagnostic et les projections à politiques inchangées, ni celle sur les très nombreux éléments de solution.

Greta n’est plus seule comme au début du mouvement qu’elle a lancé. En Inde, en Ouganda, au Sénégal, en Argentine, aux Etat-Unis, en Pologne, en Russie et dans tant d’autres pays, des jeunes se sont levés. Ils se sont rendu compte du réconfort et de la force que leur apportaient le dialogue et l’action non violente collective.

La puissance de l’interpellation de ces jeunes indispo-se certains adultes trop désireux de maintenir en place le système qui leur profite. Nous avons pourtant tant à apprendre des jeunes, alors que ce sont nos manières de penser et d’agir sans souci du long terme qui nous ont conduits au bord du précipice.

Il faut dialoguer avec ces jeunes qui osent parler de leurs émotions, et cesser de les dévaloriser en croyant que nous savons tout mieux qu’eux. Il faut mettre en place et améliorer les attitudes, les outils technologiques, économiques et politiques qui permettront de transformer la peur des jeunes en force d’espoir pour un avenir durable et juste. Ceux qui refusent cela sont déjà un petit peu morts. Je soutiens Greta, car elle soutient la vie.

Climatologue et ancien vice-président du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC), Jean-Pascal van Ypersele fait part dans une tribune au « Monde » de son admiration pour Greta Thunberg. Il salue sa connaissance des enjeux climatiques et la force de son discours.

Jean-Pascal van Ypersele (Professeur de climatologie à l’université catholique de Louvain, ancien vice-président du GIEC) Jean-Pascal van Ypersele est aussi membre de l’Académie royale de Belgique.1er octobre 2019

https://www.lemonde.fr/

Lire aussi:

Un bilan sombre : les énergies renouvelables stagnent, une mauvaise nouvelle pour le climat (ESSF)

En défense de Greta Thunberg (GA)

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30 septembre 2019 ~ 0 Commentaire

christine renon

2019-09-30_Soutien-C.Renon-29-1

A l’appel de: SUD, CGT Éduc’Action, SNUIP & FSU, FO, SGEN-CFDT, UNSA.

Lire aussi:

Tous en grève jeudi 3, en hommage à Christine Renon, directrice à Pantin, qui s’est suicidée (RP)

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16 septembre 2019 ~ 0 Commentaire

occitan (reporterre)

occitan

La réforme Blanquer à l’assaut des langues régionales

La réforme de M. Blanquer frappe de plein fouet les langues régionales. Des classes sont obligées de fermer — au grand dam de professeurs engagés — et toute une richesse culturelle est menacée. Reporterre s’est penché sur l’occitan et ses défenseurs, qui préparent de nouvelles mobilisations.

Alors que débute la rentrée des classes, la réforme du baccalauréat livre ses premiers effets. Les élèves de première découvrent la fin des filières S, ES et L, leurs cours se composant d’un enseignement commun complété par trois spécialités de leur choix.

Un enjeu moins visible concerne les lycéens en périphérie de la capitale, qu’ils soient Occitans, Bretons, Corses, Alsaciens, Basques… Des classes de langues dites régionales ferment, et des enseignants, démunis, se retrouvent avec moitié moins d’élèves que l’an passé.

Reporterre a enquêté sur la langue d’Oc, répandue dans une quarantaine de départements au sud du pays, ce qui fait d’elle la langue « régionale » de France la plus parlée.

À l’origine d’une littérature qui s’étend sur près de mille ans, cette langue romane est aujourd’hui classée en danger d’extinction par l’Unesco, et ses locuteurs seraient moins de 600 000. Il semble que la réforme du lycée soit un nouveau coup porté à sa vitalité.

16 septembre 2019 / Solenne Garrigues

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08 septembre 2019 ~ 0 Commentaire

blanquer (npa rp)

Blanquer-dinosaure

Face à la méthode Blanquer, les enseignantEs répondent résistance 

La politique de Blanquer et du gouvernement Macron en matière d’éducation a rencontré l’an dernier un rejet massif de la part des enseignantEs, des parents d’élèves et des lycéenEs.

En plus de poursuivre les politiques de pénurie budgétaires engagées par les précédents gouvernements, avec pour conséquence des conditions d’études et de travail indignes (sureffectifs, bas salaires, recours massif aux emplois précaires…), Blanquer a fait passer pas moins de 4 réformes structurelles .

Parcoursup,

Réforme de la voie professionnelle,

Réforme du lycée et du bac,

Loi sur « l’école de la confiance.

Il cherche à réformer l’ensemble du système éducatif avec la même logique : augmenter la sélection sociale de la maternelle à l’université et faire marcher au pas les jeunes et les ensei-gnantEs. Former une petite minorité d’élite contre l’immense majorité des jeunes qui viendront grossir au plus vite les rangs d’une main-d’œuvre corvéable à merci, tout ça sur fond de            « travaille et tais-toi », drapeaux français et hymne national.

Mensonges et mépris

Sauf que pour les enseignantEs, les jeunes et leurs parents, ça ne passe pas. L’année scolaire qui vient de s’achever a été ponctuée de grèves, blocages de lycées, occupations d’écoles, manifestations devant les ministères, les rectorats.

Fidèle aux méthodes du gouvernement Macron, Blanquer a déployé un arsenal répressif pour tenter de faire taire la contestation : les enseignantEs et les lycéenEs ont dû subir interventions policières, gardes à vue, menaces, sanctions disciplinaires et financières.

Mais loin de les faire taire, cette répression a attisé la colère, poussant même les enseignantEs à bloquer le sacro-saint baccalauréat !

Après cette année agitée, qui a fini en beauté, Blanquer sait qu’il a eu chaud.

Alors en cette rentrée, après l’autoritarisme et la répression, il teste la méthode « mensonges et mépris ». Alors que les enseignantEs de France font partie des moins bien payés de l’OCDE, Blanquer a allumé un contre-feu en annonçant à la télé, une augmentation de 300 euros… par an ! Soit moins de 20 euros net par mois… (Accordés par Hollande blog)

Cette annonce est une véritable insulte. Blanquer, les profs ne veulent pas de ton aumône ! En revanche, ils et elles s’organisent afin de reprendre la mobilisation pour obtenir le retrait de toutes les réformes.

Une rentrée sous le signe de la mobilisation

Les 26, 27 et 28 août dernier, une université d’été de l’éducation s’est tenue en région pari-sienne, en présence de 500 enseignantEs. Dès le mercredi 28 août, une coordination nationale des établissements en lutte contre les réformes Blanquer s’est réunie pour élaborer un plan de bataille pour la rentrée en tirant les leçons des expériences de mobilisations de l’an dernier et de leurs limites.

Tirant le bilan négatif de la dispersion des forces, elle appelle à construire une mobilisation commune de l’ensemble de l’éducation, de la maternelle à l’université, à rompre avec les straté-gies perdantes des grèves « saute-mouton », et à construire au contraire des grèves prolongées jusqu’à l’obtention du retrait des réformes.

La rentrée s’est faite en situation de crise dans de nombreux établissements :

DHG en baisse (dotations), fermetures de classes, manque d’enseignantEs, de surveillantEs ou de CPE. Certaines équipes ont déjà voté la grève de la rentrée, à l’image du lycée Renoir d’Asnières (92) ou du collège Charcot à Oissel (76) qui étaient en grève dès le lundi 2 septem-bre contre une baisse de moyens.

La coordination nationale des établissements a appelé à faire du mardi 10 septembre un premier temps fort de regroupement de tous les établissements en lutte en cette rentrée, et à rejoindre au plus vite les établissements qui s’engageront dans des grèves reconductibles.

Elle appelle à faire de la journée du 24 septembre une journée de grève générale de l’éducation et à converger avec les autres secteurs salariés.

La coordination appelle également à organiser des AG interprofessionnelles à l’issue de la journée du 24 septembre pour discuter des suites de la mobilisation.

Juliette Stein Samedi 7 septembre 2019

https://npa2009.org/

Lire aussi:

Education : les problèmes des réformes Blanquer font leur rentrée (Révolution Permanente)

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05 septembre 2019 ~ 0 Commentaire

pédernec trégrom (le-télégramme le-trégor)

sardines e

Pédernec veut récupérer sa sixième classe

Malgré une hausse (très légère) des effectifs, l’école publique de Pédernec a perdu une classe à la rentrée.

Une situation inacceptable pour de nombreux parents d’élèves, réunis ce mercredi soir sur le rond-point de Kernilien, avec leurs enfants « serrés comme des sardines ».Les enfants chantent à tue-tête et répètent à l’infini : « On n’est pas content ».

Autour d’eux, une vingtaine de parents d’élèves déploie banderoles et panneaux. « Pédernec, éducation en danger », « Serrés comme des sardines », « Oui à l’ouverture » ou encore « Parents en colère ». Il est bientôt 18 h, ce mercredi, et l’école publique de Pédernec se fait entendre sur le rond-point de Kernilien, au milieu des quelques klaxons de soutien.

Le lieu est devenu symbolique depuis que se sont rassemblés ici, des mois durant, les gilets jaunes. « Kernilien a été le point de départ local d’une mobilisation, à l’automne, pour défendre les territoires ruraux. La réponse politique du Président de la République a ensuite été le Grand débat. En avril, en est sortie la promesse de classe de grande section, de CP et de CE1 à 24 élèves », rappelle Olivier Trédan, l’un des porte-paroles des parents d’élèves de Pédernec.

Trente élèves en grande section

Problème, dans cette commune de presque 2 000 habitants, située entre Louargat et Plouisy, certaines classes de l’école publique accueillent 27, voire 30 élèves en cette rentrée 2019. « Au printemps dernier, l’inspection académique avait programmé de fermer l’une des six classes de l’école, prévoyant que nous aurions 120 élèves à la rentrée. À l’époque, nous n’avions rien dit, car cela nous paraissait difficilement contestable », expose Olivier Trédan, qui poursuit : « Seule-ment, la situation a évolué. Nous sommes déjà à 135 élèves, contre 134 l’an passé. Sans compter les trois élèves de toute petite section. Et nous en attendons encore ».

La conséquence de cette nouvelle réalité comptable, ce sont cinq classes nettement plus char-gées que l’année dernière. « Dans celle de mon fils aîné, en CP, là où il faut être particulière-ment bien encadré, ils sont 27. Concernant son frère qui est en grande section, ils sont carré-ment 30 », déplore Angélique Le Moal, maman de Mathis et Romain. « Nous n’avions pas fait d’esclandres au printemps dernier. Mais, aujourd’hui, cette fermeture n’est plus du tout justi-fiée », renchérit Séverine Le Bras, l’adjointe au maire, en charge des affaires scolaires.

Rendez-vous à Saint-Brieuc

Sollicitée, ce mercredi, par Le Télégramme, l’Inspection académique n’a pas souhaité répondre. Olivier Trédan a, lui, réussi à discuter par téléphone avec un inspecteur. « Ce premier échange a été une confrontation d’arguments. Une prise de contact stérile, mais ça fait partie du jeu », énonce le parent d’élève, franchement pas d’accord avec les positions de l’administration. « Ils nous expliquent qu’avec une moyenne de 25,6 enfants par classe, nous sommes plutôt bien dotés à l’échelle du département. Mais c’est en contradiction avec la communication présiden-tielle qui dit 24 élèves maximum ».

Bien décidés à se faire entendre, certains parents de Pédernec seront encore mobilisés ce jeudi matin, à Saint-Brieuc cette fois. Le rendez-vous est fixé à l’Inspection académique où se tiendra un comité technique. Une réunion au cours de laquelle pourraient être décidées quatre ouvertu-res et quatre fermetures de classe sur le département. Et Pédernec entend bien faire partie de la première catégorie.

04 septembre 2019 Julien Vaillant

https://www.letelegramme.fr/

pedern ec

Lire aussi:

Pédernec. Une chèvre, deux chiens, un lapin et des hamsters à l’école! (Le Trégor)

Pédernec. L’école récupère un poste d’enseignant complet (Le Trégor)

Trégrom. Un demi-poste d’enseignant obtenu pour l’école (Le Trégor)

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