Archive | Educ’action

18 avril 2019 ~ 0 Commentaire

lycée (france info)

3 petis peruvienss

La réforme des lycées ne change rien dans les choix d’orientation et la domination des matières scientifiques

Selon une étude du SNES-FSU

Les « hiérarchies de prestige » entre formations sont toujours à l’œuvre dans les choix des spécialités, selon le syndicat, malgré la prochaine mise en place de la réforme Blanquer.

La réforme du lycée, qui entrera en vigueur à la rentrée 2019, va-t-elle corriger les défauts du système actuel, et notamment la prédominance de la série scientifique ? Non, selon le SNES-FSU qui révèle une étude jeudi 18 avril, que franceinfo a pu consulter en exclusivité. Selon le syndicat, « la suppression des séries au profit d’un ‘libre choix’ de ‘spécialités’ n’a absolument pas remis en cause la domination quantitative de la série S dans le lycée ».

Le SNES-FSU a réalisé « une première enquête quantitative concernant l’effet de la réforme Blanquer sur les choix d’orientation des élèves actuellement en seconde ». Pour réaliser cette enquête, le syndicat s’est appuyé sur les trois premiers vœux réalisés par les élèves de seconde, sur un échantillon de 3 998 élèves répartis dans 18 lycées de France. Ces lycées ont été sélectionnés selon des critères représentatifs, affirme le syndicat.

L’ancienne série S toujours plébiscitée

Premier constat formulé par le SNES-FSU : les « hiérarchies de prestige » entre formations sont toujours à l’œuvre. Les élèves reconstituent les anciennes filières et choisissent prioritairement les matières qui correspondent à l’ancienne série S. « Les trois spécialités les plus souvent demandées par les élèves sont justement les trois disciplines centrales de la série S. Elles sont suivies par deux disciplines qui sont au centre de la série ES, elles-mêmes suivies par deux disciplines typiques de la série L », précise le document.

Ainsi, 65,7% des élèves de 2nde demandent la spécialité « mathématiques » pour l’année de 1ère, seuls 42,6% optent pour la spécialité SES (Sciences economiques et sociales). Tandis que, 33,3% choisissent la LLCE (Langue, littérature et civilisation etrangères) et 20,6% s’engagent en HLP (Humanités, littératures et philosophie).  »On retrouve donc exactement la hiérarchie quantitative entre les séries S, ES et L », conclue l’étude.

Les filles restent littéraires, les garçons scientifiques

Autre enseignement majeur de l’enquête : cette réforme ne remet pas en cause « les inégalités sociales de parcours scolaires ». D’une part, l’enquête montre que ce « libre choix de spécialité » n’a aucun effet sur les inégalités de genre : traditionnellement, les garçons sont sur-représentés dans la filière S et sous-représentés dans les filières L et ES. L’analyse des données recueillies par le SNES montre qu’il n’y a pas d’évolution.

La structure des choix de spécialités est clairement marquée par le genre. Des disciplines attirent massivement les garçons, de manière très déséquilibrée comme les mathématiques. Les filles s’orientent nettement plus que les garçons vers les sciences économiques et sociales. On aura reconnu les séries S et ES.SNES-FSU

D’autre part, les inégalités de niveau sont également maintenues. « D’un côté, les disciplines ‘prestigieuses’, celles qui sont beaucoup plus souvent demandées par les meilleurs élèves : il s’agit des trois disciplines scientifiques qui renvoient directement à la série S. De l’autre côté, les disciplines sans doute vues comme moins prestigieuses sont nettement plus demandées par les élèves les plus faibles », analyse le syndicat.

Une tendance contestée par l’Éducation nationale 

Pour le SNES, la réforme Blanquer ne « modifie donc pas les déséquilibres dans les choix d’orientation entre parcours ». Un constat qui n’est pas du tout partagé du côté de l’Education nationale. « Ce n’est pas du tout la tendance que l’on observe », affirme Jean-Marc Huart, le Directeur général de l’Enseignement scolaire.

Selon lui, « ce qu’on nous dit, c’est que les élèves utilisent véritablement la liberté qui leur est donnée de choisir parmi l’ensemble des onze ou douze spécialités, affirme Jean-Marc Huart.  C’est la première année où les élèves s’interrogent sur ce que seront les matières l’année prochaine. Ils regardent les programmes des différentes matières pour faire un choix éclairé et c’est ressenti de manière extrêmement positive », conclut-il.

Alexis Morel 18/04/2019 | 08:49

https://www.francetvinfo.fr/

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15 avril 2019 ~ 0 Commentaire

mâles en crise (bastamag)

domination-masculine-dvd

Les hommes se disent en crise mais ils possèdent 70 % des richesses mondiales et 80 % des terres de la planète! 

L’identité masculine serait en péril, menacée par l’ « inquisition féministe » ou le « totalitarisme » de mouvements comme #metoo. C’est ce que répètent écrivains ou éditorialistes réactionnaires, jusqu’à des groupes haineux de « célibataires involontaires », se référant souvent à – ne rigolez pas – la virilité mythifiée des chasseurs préhistoriques.

Ce discours ne date pas d’hier 

Il était déjà tenu dans la Rome antique ou à la fin du Moyen Âge, « dès que les femmes veulent s’affranchir des normes », nous explique Francis Dupuis-Déri, auteur de La crise de la masculi-nité, autopsie d’un mythe tenace. « La crise de la masculinité est une rhétorique politique visant à ré-affirmer la domination des hommes. » Entretien.

Basta ! : Que disent ceux qui affirment qu’il y a une crise de la masculinité ?

Francis Dupuis-Déri : Les tenants de ce discours – que l’on peut croiser autant dans les grands médias, sur les forums internet que dans les discussions en famille – affirment que les hommes et les garçons vont mal, en tant qu’hommes, à cause de la féminisation de la société, et du féminisme en particulier.

Il n’y aurait plus de modèles masculins. Les mères domineraient les pères. Parmi les symptômes de cette crise, on invoque les difficultés scolaires des garçons, le chômage des hommes, les difficultés des hommes à draguer des femmes, la violences des femmes contre les hommes, et tous ces suicides d’hommes poussés à bout par des femmes qui les ont rejetés. Il y a enfin le discours de certains groupes de pères séparés, qui affirment qu’ils vont mal à cause des tribunaux de la famille, qui seraient tous anti-pères.

On apprend dans votre ouvrage que la crise de la masculinité sévit depuis très longtemps. Des hommes s’en plaignaient déjà dans la Rome antique. Puis en France et en Angleterre à la sortie du Moyen Âge, et ailleurs en Europe ensuite…

J’ai été très étonné de découvrir, au cours de mes recherches, que la masculinité a toujours été en crise, et ce quelque soit le régime économique, culturel, religieux ou juridique. Dans la Rome antique par exemple, les femmes n’avaient pas de statut juridique autonome, elles appartenaient à leur père, puis à leur mari, au même titre que les esclaves.

Elles n’avaient pas le droit d’occuper une fonction publique. Ce qui n’a pas empêché l’homme politique et écrivain Caton l’ancien, en 195 avant J.-C., de se sentir menacé par les femmes qui demandaient alors le droit de conduire des chars et de porter des vêtements colorés. (…)

Nolwenn Weiler 15 avril 2019

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12 avril 2019 ~ 0 Commentaire

collapse (essf)

TheShift website Activities_EndOfEra PicCover01

C’est fini, les gars!

Un collapse écologique

L’époque présente est marquée par un collapse écologique. Pourquoi parler d’un collapse ? Que nous apprend cette situation pour penser les alternatives systémiques ?

Le dérèglement climatique global, les pertes de la biodiversité sont irréversibles et non négo-ciables. C’est pourquoi il ne s’agit pas seulement d’une crise, au sens habituel du terme car une crise désigne un temps court, réversible, après lequel il y a une sortie de crise et le retour à l’équilibre précédent.

Ces dérèglements peuvent et doivent être freinés, ils ne peuvent être supprimés, contrairement à l’idéologie technicienne qui prétend pouvoir reconstruire ce qui a été détruit.

Demain ne sera pas comme avant et l’avenir est imprévisible. Concernant le climat, nous savons qu’il existe des seuils au-delà desquels arrivent des phénomènes d’emballement climatique, non maîtrisables.

Les conditions de vie sont atteintes pour les générations présentes, des populations entières, souvent les plus précarisées, sont affectées par ces bouleversements. Non seulement les conditions de vie mais la vie elle-même, sous toutes ses formes, humaines et autres qu’humaines. Nous nous trouvons face à des responsabilités nouvelles, face à des défis nouveaux, pour lesquels il n’y a pas de réponse a priori.

Collapse « écologique » ou collapse d’un monde ?

L’écologie est une science qui étudie les écosystèmes ; elle nous enseigne la complexité des processus de la vie, la fragilité des écosystèmes, leur interdépendance et les limites qu’ils contiennent. Elle invite à des démarches holistiques et s’oppose au réductionnisme de l’homo œconomicus, à l’anthropocentrisme.

Cependant, l’écologie est aussi écologie sociale et écologie politique.

En ce sens là, elle définit un rapport social et politique particulier, à la Terre, à la nature, aux écosystèmes. Elle désigne nos milieux de vie : comment nous habitons le monde et la Terre, ce que nous mangeons, l’eau que nous buvons, l’air que nous respirons, comment nous nous déplaçons, l’énergie que nous consommons, comment nous répartissons les richesses.

Elle n’est pas l’extérieur des sociétés comme nous l’avait enseigné le dualisme occidental et moderne. Elle est la forme vivante des sociétés. C’est pourquoi le collapse écologique est aussi le collapse d’un monde qui s’est cru séparé de la Terre, hors sol, sans attaches.

C’est le collapse aussi des pensées qui avaient imaginé l’émancipation comme un arrachement à la nature, niant la part naturelle, non construite de la condition humaine. Enfin, c’est le collapse d’un monde rongé par des inégalités qui accentuent la pression sur les ressources.

Ces renversements de pensée imprègnent les alternatives systémiques.

Ainsi, il ne s’agit pas de sauver l’Humanité, la Planète, comme des entités abstraites. « Nous ne défendons pas la nature, nous sommes la nature qui se défend » répondent les activistes aux grands sauveurs de la Planète, du Climat, fervents de la démesure et de l’hubris(*).

Nous faisons l’expérience quotidienne de notre dépendance vis-à-vis de la nature, souvent dans les pires conditions car nous l’avons niée et que les éléments vitaux dont nous dépendons sont en partie détruits ou pollués.

Dépendance alimentaire, dépendance énergétique, dépendance aux énergies fossiles.

Nous faisons également l’expérience de la non-maîtrise des évènements qui arrivent : une fois enclenchés les dérèglements climatiques, sècheresses, inondations, cyclones, ne sont plus maîtrisables.

Le futur ne dépend plus seulement de nos choix présents.

Enfin, nous faisons l’expérience de notre dépendance vis-à-vis des autres formes de vie. Nous ne somme pas l’espèce régnant sur les autres espèces vivantes. Nous réalisons par exemple que nous dépendons des insectes, ces êtres considérés comme insignifiants et que nous faisons disparaître dans une guerre chimique sans merci.

Enfin, le collapse est aussi celui d’une civilisation industrielle qui a réduit le sens de la vie à la transformation des ressources naturelles, à la fabrication, la production, à l’accumulation illimitée de richesses matérielles.

Du fait des limites matérielles de la Terre, du soubassement géophysique des activités, cette civilisation, qui s’est globalisée et s’est considérablement accélérée, n’est plus tenable. Ou plutôt elle n’est plus tenable à l’échelle de la Terre. Son maintien ne peut se réaliser que par la violence, les inégalités, les conflits, les guerres pour l’accaparement des ressources qui restent.

C’est pourquoi les perpectives éco-féministes, variées, annoncent des changements structurels.

Elles renversent les valeurs. Les activités de reproduction, considérées traditionnellement comme secondaires et non productrices de valeur économique par rapport à la production ou encore comme instruments et symptômes de la domination des femmes, deviennent centrales dans une perspective d’alternatives systémiques. Ce sont les activités du care, de réparation de la société, de la Terre, d’éducation, de transmission, qui deviennent les valeurs capables d’assurer la possibilité d’un avenir juste et soutenable sur la Terre.

Les alliances systémiques dans la situation du collapse écologique

Les alternatives systémiques ne visent pas « l’amélioration » dans ce monde, elles dessinent les voies de mondes post-énergies fossiles, post-croissance et post-développement. Elles supposent des alliances nouvelles, au niveau local et au niveau global.

Pour conclure, je voudrais évoquer de nouvelles alliances possibles.

Nous parlons de collapse écologique car la Terre répond aux agressions que nous faisons subir aux écosystèmes. Elle répond violemment : sécheresses, inondations, évènements météorolo-giques extrêmes, ouragans, incendies, tremblements de terre liés à l’extractivisme. Elle est une lanceuse d’alerte. Elle oblige à atterrir, à abandonner les utopies d’un monde hors-sol, dématérialisé, offshore. Encore faut-il être capables d’entendre ces alertes.

Les désastres récents sont riches d’enseignements.

Ainsi l’ouragan Maria qui a ravagé Porto Rico il y a presque deux ans a détruit le système électrique centralisé, laissant l’île sans secours et dans l’obscurité. Ainsi que le rapporte Naomi Klein, un des seuls endroits éclairés de l’île fut un centre écologique, équipé de panneaux solaires, qui a été le centre d’organisation des soins et de la solidarité. Par ailleurs l’ouragan Maria a détruit les cultures spéculatives, d’exportation, elle a épargné les cultures vivrières, cultivées au ras du sol. En quelque sorte, l’ouragan Maria a validé les alternatives systémiques.

Geneviève Azam Mercredi 10 Avril 2019

Texte présenté au séminaire d’Alternatives Systémiques, Rio 7 avril 2019 Plateforme Altermondialiste

http://alter.quebec/un-collapse-ecologique/

http://www.europe-solidaire.org/

Note: * L’hybris, ou hubris, du grec ancien ὕϐρις / hybris, est une notion grecque qui se traduit souvent par « démesure ». C’est un sentiment violent inspiré des passions, particulièrement de l’orgueil. Les Grecs lui opposaient la tempérance et la modération. Dans la Grèce antique, l’hybris était considérée comme un crime

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12 avril 2019 ~ 0 Commentaire

grèves climat (the guardian)

clim

La jeunesse britannique dans la rue!

The Guardian

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10 avril 2019 ~ 0 Commentaire

fac brest (ouest-france le-télégramme)

etudiants

L’Alternative pour l’UBO détrône la Fédé B à la faculté Segalen

Une nouvelle association étudiante, Alternative pour l’UBO, a remporté les élections étudiantes de l’UFR de la faculté des Lettres et des Sciences humaines Segalen, à Brest. |

Une nouvelle association, l’Alternative pour l’UBO, a remporté les élections, jeudi 4 avril, de l’UFR de Lettres et de Sciences Humaines à la faculté Victor-Segalen à Brest. Le signe d’une nouvelle vague de militants sur le campus ?

Les étudiantes et étudiants de l’UBO (Université de Bretagne Occidentale) ont choisi une nouvelle association pour les représenter au conseil de l’UFR de la faculté des Lettres et des Sciences humaines, jeudi 4 avril dernier. Avec plus de 69 % des voix, l’Alternative pour l’UBO, association créée en février 2018 à l’occasion des élections du Conseil central de l’UBO, a détrôné la Fédé B, association historique du campus brestois.

L’Alternative, qui compte une trentaine de membres, remporte six des huit sièges au conseil de l’UFR. « Nous sommes là pour défendre les droits des étudiants, il n’y avait plus de force étudiante contre la Fédé B, explique Mickael Le Rest, un des créateurs du groupe. La Fédé B était le seul candidat l’an dernier, et majoritaire depuis au moins sept ans ! » , développe l’étudiant en deuxième année de Master intervention et développement social.

Un virage à gauche

« Nous voulons faire en sorte qu’à l’UBO il n’y ait pas de recul du service public et apporter de l’air à la démocratie. On refusera de valider des budgets qui ne permettent pas à l’université de fonctionner correctement. O n veut mobiliser face au manque de moyens à l’université », ajoute l’étudiant. L’association a notamment pointé, lors de sa campagne, le besoin de remise en état des locaux, où s’infiltre la pluie les jours d’averse.

Parmi les autres engagements de l’Alternative, on compte par exemple l’installation d’un distributeur gratuit de protections hygiéniques et de préservatifs, l’instauration d’une charte contre la discrimination et la mise en place d’une assemblée de la vie étudiante pour dynamiser la vie associative étudiante.

Metig JAKEZ-VARGAS. 10/04/2019

https://www.ouest-france.fr/

Fac de lettre. Alternative-UBO prend le pouvoir chez les étudiant

Lors des élections des représentants étudiants au conseil d’UFR de la faculté de lettres et sciences humaines, les étudiants de l’UBO ont fait le choix de placer l’Alternative-UBO très largement en tête, avec plus de 69 % des voix, ce qui représente six sièges sur huit.

Une belle victoire pour cette association, née il y a un an pendant la mobilisation étudiante contre la mise en place de la loi ORE. « Nous avons conscience que la tâche qui nous est confiée ne sera pas toujours simple, dans un contexte de désengagement de l’État dans l’enseignement supérieur.

Cependant, nos élus sont prêts à relever le défi et restent résolument engagés à s’opposer à toute mesure qui irait à l’encontre de l’intérêt des étudiants et de la mission de service public de l’Université », a réagi l’association.

08 avril 2019

https://www.letelegramme.fr/

Commentaire: La Fédé-B fait partie de la FAGE (droite modérée) et est proche de la CFDT.

Lire aussi:

Brest. Les étudiants en sport toujours mobilisés (OF)

FAGE, Fédération des associations générales étudiantes (Wikipedia)

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08 avril 2019 ~ 0 Commentaire

pologne (libération psl)

pologne

Pologne : les enseignants en grève pour les salaires

Plus de 500 000 enseignants polonais sont en grève pour une durée illimitée.

En ligne de mire: des salaires particulièrement faibles et des conditions de travail.

«Aujourd’hui à 8 heures, commence la plus grosse grève depuis 1993», a déclaré ce lundi matin Slawomir Broniarz, leader du syndicat polonais des enseignants ZNP, sur une chaîne de télévision publique.

Environ 85% des écoles participent au mouvement et plus de 500 000 enseignants de primaire et secondaire sont en grève pour une durée illimitée, d’après les chiffres du syndicat.

A Varsovie, capitale du pays, 80% des enseignants ne travaillent pas selon l’agence de presse polonaise. Le ministère de l’Education nationale, quant à lui, annonce que la moitié des établissements scolaires fonctionne normalement.

Ce mouvement de grève démarre deux jours avant l’examen du brevet et huit avant les évaluations terminales des écoles primaires. Les professeurs réclament une hausse de leurs salaires. Les revenus des enseignants polonais sont compris entre 3 045 et 5 600 zlotys bruts par mois (entre 710 et 1 300 euros) tandis que le salaire moyen s’élève à 4 949 zlotys (1 153 euros) dans le pays, d’après les dernières données officielles. Il est de 2 250 euros en France.

La semaine dernière, les trois syndicats d’enseignants (Solidarité, ZNP et Forum ZZ) entamaient des négociations avec le gouvernement polonais afin de trouver un accord concernant la hausse des salaires.

Solidarité, syndicat conservateur, a accepté dimanche la proposition du gouvernement pré-voyant l’augmentation de 15% des revenus des enseignants dès cette année. Mais le ZNP et Forum ZZ n’ont pas approuvé cette proposition et ont appelé à la grève illimitée. Ces deux syndicats réclament une augmentation de 30%, c’est-à-dire 1 000 zlotys par mois (230 euros).

En Pologne, les profs du secondaire gagnent 22 666 euros par an

Les enseignants en grève ne dénoncent pas seulement les revenus mais également la qualité de l’éducation «qui s’est détériorée ces dernières années», explique le ZNP. Dans un commu-niqué, le syndicat demande aux étudiants de comprendre que les professeurs se battent «pour une école où tout le monde se sent bien et grâce à laquelle les étudiants réaliseront leurs rêves». Ils invitent également leurs élèves à considérer cette «période comme une leçon sur la manière de faire valoir leurs droits et ceux des autres».

La Pologne fait partie des pays de l’OCDE dans lesquels les salaires des enseignants sont les plus faibles.

Dans son étude Regards sur l’Education se basant sur des données de 2017, l’organisation classe les pays en fonction des salaires brut des enseignants en dollars par parité de pouvoir d’achat (PPA) (rapport entre la quantité d’unités monétaires nécessaires pour se procurer le même panier de biens et services).

Avec ces critères, les professeurs du secondaire gagnent 22 666 euros par an en Pologne, tandis qu’en Lituanie, ils touchent 17 471 euros. Mais en France, ils perçoivent 33 225 euros et au Luxembourg 97 338 euros. De même, en comparaison, en France les salaires mensuels brut de base sont compris entre 1 795 euros pour les professeurs en année de stage et 3 777 euros pour les enseignants ayant trente ans de carrière (d’après l’Education nationale, les agrégés  ne sont pas d’accord! blog).

Depuis le début de l’année et en vue des élections européennes et législatives, le gouver-nement conservateur polonais a annoncé plusieurs mesures sociales, dont une aide excep-tionnelle de 260 euros pour les personnes âgées. Les enseignants sont les grands oubliés de ces mesures.

Lucie Lespinasse 8 avril 2019

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06 avril 2019 ~ 0 Commentaire

école (alternative libertaire)

rennes lycees

L’école c’est fini, bienvenue à l’armée !

En ces temps de répression accrue, le gouvernement choisit de mettre au pas l’enseignement et de nous faire travailler gratuitement.

Bourrage de crâne et travail sous-payé

Le Service National Universel testé en juin puis obligatoire à la rentrée pour les 15/16 ans, c’est d’abord une période de bourrage de crâne sécuritaire, avec uniformes et lever de drapeau.

Puis on devra s’engager dans une association, un service public, une entreprise via un service civique par exemple. Derrière les beaux discours de cohésion nationale, le gouvernement veut surtout nous exploiter : durant 3 mois ou étalé sur un an, c’est moins de 600€ par mois, sans droit du travail, et pas de droit au chômage ! Le gouvernement coupe les budgets des services publics puis nous utilise pour combler les effectifs.

Précariser et casser l’éducation

Précarisation des postes, passage de classes de 30 élèves à 40, professeur-e-s débordé-e-s avec toujours moins de moyens. La loi Blanquer, dite « l’école de la confiance », est une attaque au droit fondamental de l’accès à l’éducation pour tous et toutes. S’ajoute à cela la réforme du bac qui accentue les inégalités sociales entre les lycées.

La destruction de notre école publique s’intensifie, tandis que tout est fait pour créer une jeune génération va-t-en-guerre et nationaliste. Plus notre défense sera longue à se mettre en place, plus il sera dur de mener la lutte, l’arsenal législatif pour écraser les mouvements sociaux se renforçant à une vitesse rarement vue.

Ne laissons pas notre école publique mourir sans rien faire ! Refusons le SNU et de travailler gratuitement ! Luttons pour notre avenir !

6 avril 2019

http://alternativelibertaire.org/

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05 avril 2019 ~ 0 Commentaire

snuipp (regards)

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04 avril 2019 ~ 0 Commentaire

avs aesh (lutte ouvrière)

aesh

Accompagnants d’enfants handicapés : précarité, bas salaires

Le personnel accompagnant les enfants handicapés dans les établissements scolaires se mobilisent depuis plusieurs mois, à travers de nombreuses manifestations, pour l’amélioration de leur situation.

Se contentant de proclamer le droit des enfants handicapés à l’éducation, les gouvernements se sont peu souciés de donner à l’école les moyens de remplir cette obligation, et les person-nes chargées de travailler avec les enseignants pour encadrer ces élèves ont toujours été considérées comme des salariés au rabais.

La précarité et les bas salaires sont la règle.

Une partie d’entre eux, les accompagnants des élèves en situation de handicap (AESH), sont recrutés en CDD et ne peuvent passer en CDI qu’au bout de six ans, si l’Éducation nationale n’a pas mis fin à leur contrat avant. Les auxiliaires de vie scolaire (AVS), eux, sont engagés sur des contrats aidés encore plus précaires.

Quant aux salaires, ils sont bien souvent de 700 euros par mois, pour un temps partiel qui est la règle. Avec de telles conditions, les allégations du ministère sur ses difficultés à recruter sonnent comme une belle hypocrisie.

Les enfants concernés sont victimes de cette politique.

À la rentrée 2018, les associations estimaient qu’au moins un tiers de ceux qui s’étaient vu prescrire un accompagnant n’en avaient pas. Pour une partie d’entre eux, cela a signifié le renoncement.

Les autres n’ont souvent su qu’à la rentrée qu’ils avaient droit à une aide.

Cette situation désastreuse va de pair avec une autre carence de l’Éducation nationale, le manque de places en établissement spécialisé pour les cas les plus graves, ce qui laisse aux parents comme seul recours l’inscription dans une école ordinaire. Le nombre d’enfants handi-capés devant être scolarisés dans les écoles augmente ainsi chaque année, mais pas le nombre d’accompagnants.

Les AESH et les AVS manifestent pour réclamer l’amélioration de leur situation, mais aussi parce qu’ils ont tout lieu d’être inquiets d’une nouvelle loi actuellement discutée. Sous prétexte d’améliorer leur salaire en augmentant leur temps de travail, on leur imposerait un second employeur, les communes, pour des activités périscolaires, avec à la clef la perspective de nouvelles tâches et des lieux de travail multiples.

Face à ces nouvelles menaces, les revendications du personnel accompagnant les enfants handicapés sont simples : la fin de la précarité avec des emplois stables et à temps plein, un véritable salaire, et la création des emplois nécessaires pour couvrir tous les besoins.

Daniel MESCLA 03 Avril 2019
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31 mars 2019 ~ 0 Commentaire

4 avril 2019 (sud fsu)

sept

SUD EDUC

SNUIPP

Lire aussi:

Éducation: défiance et mobilisations grandissent avant la journée de grève du 4 avril (TC)

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