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31 août 2021 ~ 0 Commentaire

aube dorée (lannion questembert)

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LANNION LUNDI 6 SEPTEMBRE EN EXCLUSIVITE AUX BALADINS
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« Au Festival de cinema de Douarnenez 2021, ses documentaires sur le parti néonazi grec Aube dorée secouent le Festival de cinéma de DouarnenezAngélique Kourounis, journaliste, est l’auteure de deux documentaires sur le parti néonazi grec Aube dorée. Projetés au Festival de cinéma de Douarnenez, ils ont rencontré un gros succès et secoué les spectateurs. Rencontre avec la réalisatrice.Dans les rues d’Athènes, une immense clameur monte parmi une foule de dizaines de milliers de personnes. En ce mercredi 7 octobre 2020, la justice grecque vient de qualifier officiellement le parti néonazi grec Aube Dorée d’organisation criminelle.
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Une formation sur laquelle a enquêté, pendant de longues années, la réalisatrice Angélique Kourounis, née de parents grecs et qui a grandi en France. Elle en a tiré deux documentaires, « Aube Dorée, une affaire personnelle » (2016), et « Aube Dorée, l’affaire de tous : quelle résistance ? » (2020).Projetés à Douarnenez cette semaine lors du Festival de cinéma, ils ont attiré de nombreux spectateurs à chaque séance. On y voit les ressorts idéologiques de cette formation, profondément raciste, xénophobe, homophobe, antisyndicaliste, prompte à éliminer ses opposants politiques.
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Cela n’a pas empêché Aube Dorée, dotée de puissants relais dans les médias ou la police, d’accéder au parlement grec en 2012, puis au parlement européen, prospérant, entre autres raisons plus historiques, sur la crise économique et politique, et les politiques d’austérité infligées par le FMI et l’Europe.
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« On n’a pas réalisé le danger »
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« Les gens ici ne connaissaient pas cela. Quand ils ont vu l’idéologie nazie, ils ont été extrêmement étonnés, surpris, effrayés, et ont découvert un combat qu’ont mené une partie des Grecs.
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Le procès a été peu couvert par la presse conventionnelle grecque, ou même par la presse française », indique Angélique Kourounis, qui travaille pour Radio France ou encore Charlie Hebdo. « On n’a pas réalisé le danger, et on ne réalise toujours pas à quel point nous sommes au bord du gouffre », expose la journaliste, citant Trump, Bolsonaro, Orban ou le Rassemblement national.
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Et accusant, aussi, les partis traditionnels européens de « camoufler cette idéologie nauséabonde », en nouant des alliances avec des formations d’extrême-droite, ou en reprenant à leur compte des éléments de leur programme. Le chef du parti néonazi grec Aube dorée condamné à treize ans de prison.
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« On n’a pas éradiqué le fascisme »
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Menacée physiquement, frappée par des militants d’Aube Dorée, au même titre que son collaborateur Thomas Iacobi, Angélique Kourounis s’est notamment concentrée, pour son deuxième documentaire, sur le combat judiciaire mené par Magda Fyssas.
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Cette dernière est la mère de Pavlos Fyssas, un rappeur antifasciste grec, assassiné en septembre 2013, victime d’un guet-apens monté par Aube Dorée. En acceptant de lier cette affaire à d’autres meurtres commis ou commandités par des membres du parti néonazi grec, elle a permis de faire condamner à de lourdes peines, non pas quelques-uns de ses membres, mais bien l’ensemble d’une formation politique, chose totalement inédite.
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« On n’a pas éradiqué le fascisme avec cette décision », concède Angéligue Kourounis, « mais elle peut faire jurisprudence dans d’autres pays confrontés au phénomène. Ce procès nous montre que tout est possible ».
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27 août 2021.https://www.letelegramme.fr/.Projections en Bretagne :

  • Le 3 septembre au cinéma Iris, Questembert, 56230, 20h30
  • Le 5 septembre, à Brasparts, lieu-dit Tromac’h 29190, 17h
  • Le 6 septembre, au cinéma Les Baladins, Lannion, 22300, 20h
  • Le 7 septembre, au cinéma Le Vulcain, Inzinzac-Lochrist, 56650, 20h30
  • Le 8 septembre, au cinéma Club 6, St Brieuc, 22000, 20h
  • Le 9 septembre, au cinéma Rex, Pontivy, 56300, 20h
  • Le 10 septembre,au Patronnage Laĩc Guérin Brest, 29200, 20h
  • Le 11 septembre, à Ty An Oll, Plourin-les-Morlaix, 29600, 16h
  • Le 14 septembre, MJC Kerfeuteun, Quimper, 29000, 20h
  • Le 16 septembre, au cinéma Ty Hanok, Auray, 56400 20h45
  • Le 17 septembre, Fête de l’Ével, Baud, 56150, 19h30
  • Le 21 septembre, au cinéma Arvor, Rennes, 35000, 20h15
  • Le 23 septembre, au cinéma Le Vauban, St Malo, 35400, 20h

Lire aussi:

Lannion. Les réalisateurs du film Aube Dorée aux Baladins

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27 août 2021 ~ 0 Commentaire

lobbies (attac nantes)

lobby

Face à la puissance des lobbies de l’agro-industrie en Bretagne : luttes, résistances et victoires

  • Vendredi 27 – après-midi
  • Ecole d’Architecture – Studio de projet 1B10

L’agression de deux journalistes en mars dernier dans les Côtes d’Armor révèle le pouvoir occulte des lobbies de l’agroalimentaire en Bretagne. On en mesure la puissance par les conflits qui ont marqué la société sur les plans environnemental, économique et politique depuis vingt ans.

Le capitalisme s’est rapidement organisé en groupe de pression concomitamment avec le développement de l’agro-industrie et la création des coopératives agricoles au service d’un syndicat hégémonique. En pénétrant le pouvoir régional et en contrôlant la presse, ce dernier impose un système qui, par certains aspects, peut être qualifié de mafieux.

A partir de deux témoignages d’acteurs de terrain on :
· Analysera le système de contrôle des populations mis en place parles lobbies ;
· Alertera sur les évolutions rapides d’une agriculture hors sol soutenue par une financiarisation galopante ;
· Echangera sur les stratégies qui ont permis des victoires et de faciliter la mise en place de réseaux de résistance.

Porteurs d’activités

  • Attac Pays malouin – Jersey

Confédération Paysanne
Solidaires Bretagne
Splann (ONG d’enquêtes journalistiques en Bretagne)

Intervenant⋅e⋅s

Morgan Large, journaliste à la radio locale Kreiz Breizh / Pierre Etienne, porte-parole du comité local ATTAC 22 / Serge Le Quéau, militant de l’Union syndicale Solidaires de Bretagne / René Louail, militant de la Confédération Paysanne

https://ue2021.org/

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17 août 2021 ~ 0 Commentaire

vaccination (sud éduc)

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Pour la vaccination, contre l’extrême-droite

SUD éducation porte depuis le début de la crise sanitaire ses revendications pour la santé des personnels et des élèves et notamment la mise en œuvre rapide d’une campagne de vaccination massive : la communauté scientifique indique unanimement que c’est la seule porte de sortie de la pandémie.

Les atermoiements du gouvernement ont retardé la campagne de vaccination. Elle n’a pas été pleinement prise en charge par l’administration, ce qui a renvoyé les personnels à des difficultés diverses pour trouver des créneaux de vaccination.

À l’approche de la rentrée scolaire et alors que le variant Delta se multiplie, l’enjeu de la vaccination reste énorme. À ce titre, la mise en œuvre d’une campagne de vaccination dans les établissements scolaires est de bon sens.

Elle doit être effectuée par des personnels formés et sans dégrader les conditions de travail des personnels médicaux de l’Éducation nationale.

Nous connaissons malheureusement la capacité du gouvernement à faire des annonces qui sont insuffisamment mises en œuvre sur le terrain : cela a été le cas pour les distributions de masques ou l’organisation de campagnes de tests.

Il est indispensable que cette fois-ci, une enveloppe spécifique soit allouée immédiatement pour permettre la mise en œuvre de cette campagne de vaccination sur site. Enfin, pour développer au mieux la campagne de vaccination, il est indispensable que soit mise en œuvre au plus vite la levée des brevets des vaccins et le transfert des techniques de production des laboratoires vers les pouvoirs publics au plus vite.

Le passe sanitaire n’est pas mis en œuvre dans les écoles et établissements. Le protocole sanitaire publié fin juillet introduit cependant le principe de l’éviction des seul-e-s cas-contact non-vacciné-e-s.

Au vu du retard pris par la campagne de vaccination et de la proximité de la rentrée scolaire, il est illusoire de penser que l’ensemble des élèves pourrait être en situation d’être vacciné-e-s à la rentrée.

Par ailleurs, ce sont dans les territoires les plus défavorisés que la vaccination est à ce stade la plus faible : cette différenciation entre élèves vacciné-e-s et non-vacciné-e-s reproduirait des inégalités sociales déjà à l’œuvre. Enfin, même si l’on n’a pas de précision à ce sujet, il ne serait pas acceptable que l’on exige des personnels de l’Éducation nationale de prendre en charge les missions qui seraient liées à cette mesure.

SUD éducation se prononce pour la vaccination de masse et, avec son union syndicale Solidaires, dénonce fermement la mise en œuvre du passe sanitaire.

En effet, le gouvernement n’a pas été capable d’organiser une vaccination massive de la population et fait payer son incurie aux travailleurs et travailleuses par un dispositif de contrôle, de surveillance et de contrainte généralisés. Par ailleurs, il a par ses volte-face successifs, ses mensonges et ses approximations largement sa part de responsabilité dans la montée des thèses complotistes.

Pour autant, nous ne nous reconnaissons pas dans la mobilisation en cours contre le passe sanitaire. En effet, la mobilisation, qui a commencé cet été et que Philippot, président du mouvement d’extrême-droite Les Patriotes, appelle à poursuivre le 4 septembre, mêle revendications antimasques, antivaccination et toutes mesures de prévention à la critique du passe sanitaire au nom des libertés individuelles.

Cette mobilisation laisse apparaître un discours individualiste et propre à l’extrême-droite alimenté par la peur du progrès, la défense d’un ordre « naturel » dans lequel seuls les plus forts survivent, l’écriture d’une post-vérité fantasmée et nourrie de récits complotistes et obscurantistes, des slogans et des symboles racistes et antisémites intolérables et criminels, des comportements oppressifs et LGBTIphobes, des appels à l’intervention de l’armée.
Le mécontentement à l’égard du gouvernement est légitime, or l’extrême-droite s’en nourrit et l’utilise pour diffuser son idéologie réactionnaire.

Ne la laissons-pas faire ! Dans un contexte de montée de l’extrême-droite (succès électoraux à l’échelle mondiale, violences racistes et antisémites, violences à l’égard des migrant-e-s…), nous avons la responsabilité de nous opposer à leurs manifestations, à leurs mensonges, à leur haine.

Nous ne sommes pas dans le même camp, et il faut l’affirmer en refusant de sceller dans la rue des alliances de fait, par opportunisme. Il s’agit maintenant de porter nos propres revendications et perspectives d’action dans le répertoire de classe du mouvement social : contre la politique anti-sociale du gouvernement, pour le progrès social, par la construction d’un mouvement de grève dans l’Éducation nationale et interprofessionnels à partir de septembre.

En conséquence, SUD éducation appelle les personnels de l’Éducation nationale à ne participer à aucune mobilisation orchestrée par l’extrême-droite ou acquise à ses idées nauséabondes.

Ce communiqué a été publié le 16/08/2021

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11 août 2021 ~ 0 Commentaire

occitan (global voices)

occitant

Le recul de l’occitan: Échec des initiatives culturelles ou défaillance de l’État?

Parmi la vingtaine de langues dites régionales parlées en France métropolitaine, six sont placées sous la rubrique d’occitan ou langue d’oc. Parlé par plus d’un demi-million de personnes, et alimenté par une pratique éducative, médiatique et culturelle, l’occitan voit pourtant son nombre de locuteurs reculer. A qui la faute?

L’occitan (prononcé “outsita” en occitan) tire son nom d’une division des langues romanes issues du latin autour de la prononciation du mot “oui” selon une ligne qui partage la France en deux. Au nord, oui prend la forme du mot “oïl” alors qu’au sud il devient “oc”,  ce qui a donné les termes de langue d’oc et d’occitan qui sont aussi utilisés pour décrire l’aire géographique et culturelle d’Occitanie qui représente la majeure partie du sud de la France.

L’occitan en tant que langue écrite est attesté dès le 10è siècle, et a fonctionné comme langue littéraire, juridique et orale jusqu’au 18ème siècle. A partir du 19è siècle, il devient une langue principalement parlée qui reste la langue dominante des populations d’Occitanie dont beaucoup ne comprennent pas le français.

Qui parle occitan aujourd’hui?

Le nombre de locuteurs occitanophones qui se prête à de nombreuses interprétations reflétant différentes définitions de la maîtrise et de la pratique d’une langue.

Aujourd’hui, les estimations varient: une enquête linguistique réalisée en 2020 auprès de 8 000 personnes sur une grande partie de l’Occitanie par l’Office de la langue occitane, un établissement public créé en 2016 et couvrant 22 départements, indique que 7% en moyenne de la population parle l’occitan. Cette population représente plus d’un demi-million de locuteurs.

Aujourd’hui, on distingue six principales variantes de l’occitan selon la région où elles comptent le plus de locuteurs: le gascon, le languedocien, le provençal, l’auvergnat, le limousin et le vivaro-alpin.

En dehors de la France, deux autres pays reconnaissent l’occitan comme langue avec statut régional officiel: l’Espagne dans région du Val d’Aran, et l’Italie dans les Vallées occitanes du Piémont et de Ligurie. Monaco compte également 15% d’occitanophones. (Les médias ignorent cela et considèrent les occitants d’Italie et d’Espagne comme des francophones, ce qu’ils sont aussi, blog).

En France, les occitanophones sont en moyenne des hommes de 66 ans vivant à la campagne et qui pratiquent cette langue principalement en famille et avec leurs amis et leurs voisins. Plus de détails sur cette enquête sont disponibles dans cette vidéo sur YouTube:

Fait important, on ne compte plus d’occitanophones monolingues. On peut diviser les locuteurs de cette langue en deux catégories: une population qui a plus de 60 ans et parle l’occitan car cette langue leur a été transmise par la famille, et un deuxième groupe qu’on pourrait qualifier de néo-occitanophones qui apprennent la langue dans des écoles immersives, et dont les parents ou la famille ne parle pas toujours occitan.

Pour ce qui est de l’éducation scolaire, l’Occitanie compte plusieurs écoles immersives dites Calandreta. L’occitan est également proposé comme matière facultative dans les écoles et enseigné dans les universités où il est possible d’obtenir un diplôme supérieur en langue et culture occitanes.

Au niveau des médias, il existe une chaîne de télévision en langue occitane, OcTele; plusieurs stations de radio en général bilingues occitan et français, et une série de sites d’information régionale en occitan. Le rôle des médias est essentiel car ils valorisent une langue et contribuent à la transmission aux générations futures en ancrant cette langue dans la modernité et la culture numérique

La culture est un vecteur qui permet à la fois de conserver l’héritage du passé tout en évitant la réduction au folklore ou à la muséologie. A ce titre, le monde occitan dispose de plusieurs institutions culturelles qui participent au prestige de la langue: des académies littéraires comme celle des Jeux Floraux qui date de 1694, la fondation Félibrige qui date de 1854, le Congrès permanent de la langue occitane, l’Office de la langue occitane déjà mentionné, des maisons d’édition en occitan.

Certaines de ces initiatives, tout comme certains médias, bénéficient d’un soutien financier de l’État alors que d’autres sont privées.

Une langue qui reste menacée

Toutes les initiatives décrites ci-dessus sont positives et témoignent d’un renouveau certain, pourtant un fait reste avéré: le nombre de locuteurs ne cesse de diminuer. Il ne semble pas que le manque d’initiatives culturelles soit à incriminer.

Le phénomène de recul est bien sûr lié au vieillissement des locuteurs occitanophones traditionnels dont la génération disparaît peu à peu. Mais réduire le problème à une explication purement démographique serait trop simpliste.

Il existe en effet des facteurs politiques tout aussi essentiels. Une des principales raisons est l’imposition du français qui accumule depuis trois siècles les arguments juridiques pour empêcher un usage plus répandu de l’occitan. Ainsi, dès 1802, il est interdit de parler autre chose que le français à l’école publique. Cette interdiction est ensuite renforcée par des punitions et maintenue jusqu’aux années 1950, date à laquelle certaines langues régionales commencent à être enseignées.

Le débat est loin d’être terminé comme en témoigne la dernière polémique en date autour de la loi dite Molac de 2021 à propos de l’enseignement immersif dans les écoles publiques, car l’État reste farouchement attaché à l’article 2 de la constitution française qui déclare que “La langue de la République est le français”.

Les communautés des langues régionales et leurs représentants – activistes, personnalités politiques et de la culture ont beau se référer à la Charte européenne des langues régionales ou minoritaires, Paris refuse pour le moment de ratifier cette charte, après l’avoir toutefois signée.  Cette méfiance répétée à l’égard des langues régionales explique la difficulté à valoriser l’occitan au sein de générations plus jeunes et surtout à une échelle plus étendue.

Ainsi, comme l’explique Jean-Christophe Dourdet, chercheur en langues occitanes dans un article de 2020:

La question de la revitalisation des langues est avant tout une question sociolinguisti-que. Plutôt que de demander une reconnaissance officielle des langues, d’autres approches de « revitalisation » visent à revendiquer des droits linguistiques pour les locuteurs et groupes de locuteurs de ces langues.

 

Cette approche ne fonctionne que s’il existe une conscience linguistique suffisante pour permettre une revendication de groupe. En France, les locuteurs des langues de France ne présentent en général qu’une très faible conscience linguistique étant donné qu’ils considèrent leurs idiomes comme des « patois » au sens d’objets dépréciés. Cette idée est le fruit de décennies de politiques linguistiques françaises niant toute diversité linguistique au profit du tout français comme langue universelle d’émancipation.

La situation ne peut donc évoluer dans un sens d’une revalorisation active que dans le cas d’un soutien politique non-équivoque qui ne voit pas les langues régionales comme une menace. A ce sujet, la Charte européenne est très claire dans la définition de ses objectifs:

La Charte se fonde sur une approche qui respecte pleinement les principes de souveraineté nationale et d’intégrité territoriale. Elle ne conçoit donc pas les relations entre les langues officielles et les langues régionales ou minoritaires en termes de concurrence ou d’antagonisme ; le développement de ces dernières ne doit pas, en effet, entraver la connaissance et la promotion des premières. Selon la Charte, chaque langue a sa place légitime.

James Costa, un chercheur britannique qui travaille sur les langues occitanes et écossaise entre autres, résume bien la situation en rappelant que la demande de plus de droits pour l’occitan se place dans une vision ouverte tournée vers l’avenir. Dans ce sens, quand on parle de revitalisation linguistique, il ne s’agit pas de régénérer des groupes pré-existants mais en fait d’en inventer de nouveaux, basés sur de nouveaux principes, tout en s’appuyant sur un socle éternel et ancien de ces groupes.

Filip Noubel 10 août 2021

https://fr.globalvoices.org/

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03 août 2021 ~ 0 Commentaire

universités d’été (le-huff’ npa)

universités d'été (le-huff' npa) dans A gauche du PS

Présidentielle 2022: les dates d’un mois d’août aux enjeux très politiques

PCF, la France insoumise, NPA… les différents partis d’opposition veulent profiter de cet été pour se mettre en ordre de marche.

26-29 août: les Insoumis – et des guest-stars- à Valence

Après le week-end aoûtien des écolos, le suivant sera plus chargé. Quatre formations politiques se réunissent autour du samedi 28 août. Les Insoumis ouvrent le bal dès le jeudi 26 avec des Amphis d’été “spéciales présidentielle” à Châteauneuf-sur-Isère, dans la Drôme, près de Valence.

Au programme: des conférences et autres ateliers portant sur le programme de LFI ou sur l’actualité politique. Surtout, la présence de plusieurs personnalités de divers horizons, de la députée marcheuse Sonia Krimi au journaliste engagé David Dufresne en passant par Aurélien Taché ou l’ancien ministre Pierre Joxe. Parmi ce casting, deux invités seront scrutés, leurs prises de paroles particulièrement écoutées: les candidats EELV Éric Piolle et Sandrine Rousseau.

Ils sont les plus proches politiquement des idées de LFI parmi les quatre candidats à la primaire écologiste de septembre, n’écartant pas une alliance à la présidentielle, contrairement à la députée Delphine Batho et l’eurodéputé Yannick Jadot. Leur présence sera donc un bon point pour Jean-Luc Mélenchon, régulièrement accusé d’empêcher l’union de la gauche par sa candidature.

Le chef de file des Insoumis prononcera un discours dimanche 29 pour clore ce grand raout. Et donner le coup d’envoi d’une nouvelle étape de sa campagne qui doit le mener jusqu’au printemps 2022.

27-29 le PC à Aix

Socialistes et communistes se réuniront également ces jours-ci, du vendredi 27 au dimanche 29 août. À Blois, dans le Loir-et-Cher pour les premiers, et à Aix-en-Provence, dans les Bouches-du-Rhône, pour les seconds, comme en 2020. Des universités d’été pour des ambitions et des enjeux bien différents.

Les questions de candidats ne se posent pas au PCF. Les communistes retrouveront l’université d’Aix-en-Provence pour leur rendez-vous estival après deux mois à sillonner les côtes avec leur “caravane des jours heureux.” Fabien Roussel, candidat en solitaire au grand dam des Insoumis, prononcera son discours samedi 28, avec des mots forcément tournés vers 2022. (Extrait)

02/08/2021

https://www.huffingtonpost.fr/

ue npa

Université d’été 2021: le programme est bouclé mais il est encore temps de s’inscrire !

L’université d’été du NPA, qui se déroulera du dimanche 22 au mercredi 25 août (accueil à partir du samedi 21, départ le jeudi 26 au matin) à Port-Leucate.

Au vu de la situation sanitaire, les conditions de la tenue de cette nouvelle université d’été sont pleines d’inconnues. Entre nouveau rebond de la pandémie et mesures autoritaires gouvernementales, nous avons quand même décidé d’organiser cette 13e édition. Un moment plus que jamais utile à l’heure où la crise économique, sociale, écologique, sanitaire et démocratique impose de se retrouver pour échanger, tirer des bilans, tracer des perspectives, en vue notamment d’une campagne présidentielle où nous serons présents avec notre candidat Philippe Poutou.

Point de prétention à l’exhaustivité dans les lignes qui suivent, pour cela nous vous renvoyons à la brochure présentant l’intégralité de notre programme.

Trois cycles pour comprendre… et lutter !

Le premier des trois cycles d’ateliers concernera la pandémie de Covid-19, qui continue de sévir aux quatre coins du globe et de jouer un rôle de révélateur des impasses mortelles du système capitaliste et de la gestion bourgeoise de la crise sanitaire. En trois séances avec invitéEs, nous reviendrons sur la situation dans les hôpitaux, la question des données et de leur traitement dans une société de plus en plus de contrôle, et enfin sur la nécessité de lever les brevets sur les vaccins anti-Covid.

Un deuxième cycle de quatre séances sera consacré aux transformations et mutations à l’œuvre dans le monde du travail (entreprises et services publics), entre autres – mais pas seulement – sous l’effet de la pandémie : réorganisations, développement du télétravail, restructurations, licenciements, etc. Un accent particulier sera mis sur les secteurs de l’automobile et de l’aéronautique, particulièrement frappés par la crise en cours.

En quatre séances, le troisième cycle traitera de l’extrême droite et de la menace concrète qu’elle représente aujourd’hui en France, tant d’un point de vue politique que sur le plan de nos activités militantes. Une situation qu’il s’agira de penser en lien avec le développement des extrêmes droites à l’échelle internationale, de leurs expériences au pouvoir, et de l’influence qu’elles exercent sur les programmes et les politiques concrètes des droites « classiques ».

Devine qui vient causer ?

Comme chaque année, l’université d’été reçoit… Seront donc à nos côtés les journalistes Morgan Large et Inès Léraud, avec lesquelles nous reviendrons sur les ravages de l’agriculture industrielle en Bretagne, ­Yasmina Kettal, infirmière et membre du Collectif inter-urgence sur la situation préoccupante des hôpitaux et du système de santé, Gilbert Achcar, qui nous parlera – entre autres – de la situation de la région Moyen-Orient-Afrique du Nord dix ans après les soulèvements, Benoît Piedallu de la Quadrature du net, Claude Serfati, économiste spécialisé dans les questions de l’industrie de l’armement, ­Aurélie Trouvé, porte-parole d’Attac, Jérôme Martin, cofondateur de l’Observatoire de la transparence dans les politiques du médicament, l’historienne Ludivine ­Bantigny, le militant antiraciste Omar Slaouti, l’écrivain réalisateur David Dufresne, Sarah Massoud du Syndicat de la magistrature, Egoitz Urrutikoetxea qui nous parlera du changement de stratégie au Pays basque, les historiens Jean-Paul Salles et Arnaud Dolidier, ou encore les écrivainEs Fatima Daas et Didier Castino, dont on ne manquera pas de retrouver les livres à la librairie La Brèche présente durant toute l’université d’été.

Comme l’année dernière, nos ateliers internationaux se dérouleront dans des conditions particulières, crise sanitaire oblige, avec quelques invitéEs et intervenantEs en visio du Chili, de Tunisie, du Maroc ou d’Algérie, mais ils auront bien lieu !

On retrouvera aussi au fil de notre programme nos camarades et amiEs Franck Gaudichaud, Frank Prouhet, Michael Löwy, Pierre Rousset, Hubert Krivine, et l’ensemble des militantEs qui animent la direction et les commissions thématiques et d’interventions. Nos porte-parole Olivier Besancenot et Christine Poupin seront aussi de la partie, ainsi que bien entendu Philippe Poutou qui tiendra le meeting de lancement de la campagne présidentielle dimanche soir.

Pour tout cela et bien plus encore, n’oubliez pas de vous inscrire ! Et rendez-vous dans une grosse vingtaine de jours !

Au vu de la situation sanitaire et de la limitation de nos capacités d’accueil, merci de vous inscrire le plus rapidement possible

Date limite des inscriptions : Dimanche 15 août 2021

INSCRIPTION EN LIGNE.

https://lanticapitaliste.org/

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05 juillet 2021 ~ 0 Commentaire

complot (pl guérin brest)

complot

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30 mai 2021 ~ 0 Commentaire

aesh (brest)

quartz

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30 mai 2021 ~ 0 Commentaire

gwengamp (npa)

bzh
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GUINGAMP GWENGAMP UNE MAREE DE GWENN HA DU
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S’il est le drapeau le plus connu au monde, dixit la presse, il ne pouvait passer inaperçu hier parmi les 10 000 manifestants rassemblés à Gwengamp contre la décision de censure par le Conseil des vieux cons…titutionnels de la moi Molac sur les langues régionales.
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Sans doute la plus grande manifestation organisée pour le droit inaliénable à parler breton ou gallo avec plus de 10 000 personnes. 10 000 piquées, sur un sujet qui fait l’objet du plus grand consensus en Bretagne mais aussi en Euskadi, en Corse,en Occitanie,en Alsace, la mobilisation s’annonçait massive. Elle le fut.
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Mêlant enfants criant: « Unan daou tri… brezhoneg ‘ban ti*, ou lycéens scandant Brezhoneg, brezhoneg , yezh ofisiel* familles et comités de soutien, candidats divers aux prébendes électorales, assos culturelles et folkloriques, musiciens et artistes, militants de tout l’échiquier politique breton…
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Une « unité nationale » possible qu’à la seule condition de ne poser les problèmes qu’en résistance à Paris… à Blanquer et à Macron.
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Hélas la réalité va nous rattraper, en déclarant anti constitutionnel l’enseignement immersif technique pédagogique de Diwan et des diverses écoles fédérées dans le réseau Eskolim le gouvernement prépare leur liquidation.
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Or en termes d’emploi, Diwan seul c’est 435 salaréiEs et avec les emplois induits, contrats aidés, aesh, atsem des communes le chiffre de 800 emplois est crédible.Et  sauf erreur de notre part, seuls la FERC CGT Educ  Privé et Diwan ont soulevé l’hypothèse d’un plan social.
 .
Correspondant Comité Nathalie Le Mel
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*un deux trois, du breton à la maison
*breton breton,  langue officielle

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26 mai 2021 ~ 0 Commentaire

aesh (émancipation)

AESH : plus que jamais déterminé-es, en grève le jeudi 3 juin !

L’intersyndicale nationale CGT éduc’action, FNEC-FP-FO, FSU, SNALC, SNCL-FAEN, SUD éducation appelle à une nouvelle journée de grève le 3 juin pour obtenir satisfaction aux revendications légitimes des AESH pour l’amélioration des salaires et la création d’un véritable statut, contre les PIAL et la précarité.

La journée nationale d’action du 8 avril, où les AESH, ont été très nombreuses et nombreux à s’être mobilisé‑es, a permis d’alerter sur la situation subie par ces personnels, méprisés par l’Éducation nationale.

Les médias ont largement fait écho à ces actions. Seul le ministre refuse de voir ce qui a été massivement porté par les AESH, avec les personnels à leurs côtés, et remonté lors des audiences auprès des DASEN, des recteurs ou des préfets.

Aucune annonce n’a été faite sur la reprise des discussions, aucun calendrier de concertation n’a été donné dans les instances nationales pouvant laisser croire à la disponibilité du ministère à tenir ses engagements sur l’amélioration des conditions d’emploi et sur une revalorisation salariale des AESH.

Le mépris a assez duré !

Aujourd’hui un-e agent-e de l’Éducation nationale sur dix est AESH. Ces agents de la Fonction publique, employé-es sous contrat, sont précarisé-es et malmené-es dans l’exercice quotidien de leurs missions. Ils et elles souffrent d’absence de reconnaissance institutionnelle et leurs conditions de travail ont été considérablement dégradées depuis la création des PIAL. Ce sont les élèves en situation de handicap et tout le service public d’éducation qui en pâtissent.

Les revendications restent les mêmes, et elles le resteront jusqu’à obtenir satisfaction.

aesh

Il y a urgence à:

• Engager l’augmentation des salaires et garantir la possibilité de contrats à temps complet pour permettre aux AESH de vivre dignement de leur travail ;

• Abandonner les PIAL et la politique de mutualisation des moyens

• Créer un véritable statut de la Fonction publique pour reconnaître le métier d’AESH ;

• Recruter massivement des AESH pour permettre aux élèves en situation de handicap de bénéficier d’un accompagnement à la hauteur des notifications.

L’intersyndicale nationale CGT éduc’action, FNEC-FP-FO, FSU, SNALC, SNCL-FAEN, SUD éducation appelle tous les AESH à faire entendre leurs revendications lors d’une nouvelle journée de grève nationale le jeudi 3 juin.

Elle appelle l’ensemble des personnels de l’Éducation nationale à se joindre à cette journée de mobilisation aux côtés des AESH.

Elle invite également les associations de parents à soutenir les exigences portées pour l’amélioration de l’accompagnement des élèves en situation de handicap.

Elle appelle à la tenue d’intersyndicales pour préparer et réussir la journée de grève du jeudi 3 juin et d’assemblées générales des personnels pour réaffirmer les revendications et construire les suites de la mobilisation.

22 mai 2021

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22 mai 2021 ~ 0 Commentaire

loi molac (ouest france)

komzit

« Parlez breton! »

Langues régionales. Le Conseil constitutionnel censure deux articles de la loi Molac

Les « Sages », saisis par une soixantaine de députés, ont partiellement censuré la loi sur la protection et la promotion des langues régionales, adoptée en avril par le Parlement. Paul Molac, le député du Morbihan qui a porté le texte, réagit.

La décision des « Sages » était très attendue, de Quimper à Ajaccio en passant par Strasbourg et Biarritz. Le Conseil constitutionnel, saisi par une soixantaine de parlementaires, a rendu son avis au sujet de la loi sur la protection et la promotion des langues régionales, portée par le député du Morbihan Paul Molac et adoptée par le Parlement le 8 avril.

Le forfait scolaire validé

La saisine du Conseil constitutionnel portait sur son article 6 qui institue le versement d’un forfait scolaire pour les écoles privées, associatives sous contrat, dispensant une scolarisation en langues régionales. Cet article est jugé conforme, ce qui constitue, à l’échelle de la Bretagne, une victoire pour le réseau Diwan.

Deux articles retoqués

Mais l’article 4, qui prévoit que l’enseignement d’une langue régionale peut prendre la forme d’un enseignement immersif, « est contraire à la Constitution » selon les Sages. Rappelons que Diwan propose un enseignement… immersif.

« C’est incroyable que le Conseil constitutionnel déclare une méthode pédagogique anti-constitutionnelle, réagit Paul Molac. Cela invalide toutes les expériences qui sont faites depuis plus de 50 ans en France. Diwan devient anti-constitutionnel donc illégal. »

De même, l’article 9, qui prévoit que les signes diacritiques des langues régionales sont autorisés dans les actes de l’état civil, comme le fameux n tilde (ñ) du petit Fañch, est lui aussi jugé « contraire à la Constitution ».

« La langue de la République est le français »

Dans les deux cas, les Sages estiment que ces articles ne sont pas compatibles avec l’article 2 de la Constitution, qui stipule que « la langue de la République est le français ».

Le 4 mai à l’Assemblée nationale, Paul Molac avait interpellé le ministre de l’Éducation Jean-Michel Blanquer, lui reprochant d’avoir œuvré « en sous-main » pour que des députés, parmi lesquels Aurore Bergé (LREM), saisissent, au dernier moment, le Conseil Constitutionnel.

« Des questions se posent », avait répondu Jean-Michel Blanquer à propos de ce texte, qui se retrouve aujourd’hui vidé en partie de sa substance.

Paul Molac réclame un projet de loi constitutionnel

Interrogé après la décision des Sages, Paul Molac réclame un projet de loi pour changer l’article 2 de la Constitution en y incluant les langues régionales.Sans se faire d’illusions. « Ça peut venir du gouvernement ou des députés. Mais étant donné que c’est le gouvernement qui a la maîtrise de notre agenda parlementaire, cela va être compliqué. »

Morgan KERVELLA et Christel MARTEEL. 21/05/2021

https://www.ouest-france.fr/

Commentaire:

Notre position, du temps de la LCR déjà, était pour « Le droit pour les parents de voir leur enfants recevoir un enseignement du breton, que ce soit en immersion, en bilingue ou en initiation, et il faut bien sûr les postes nécessaires. Si Diwan le demande, nous sommes pour son intégration au service public ».

Lire aussi:

  • Daniel Cueff, tête de liste de Bretagne Ma vie

C’est catastrophique. Depuis toujours, il y a une grande fragilité de l’immersion. D’un côté il y a une méthode pédagogique très efficace. De l’autre des gens comme M. Blanquer, jacobins, qui y voient une remise en cause de la république. Le ministre ne veut pas de Diwan et donc il attaque fort. Comment va se comporter un maire conduit à financer une école Diwan si son enseignement est jugé anticonstitutionnel. On est un peu sonnés !

  • Pierre Yves Cadalen, tête de liste de La France Insoumise

Le Conseil constitutionnel se juge compétent sur des questions sur lesquelles il ne l’est pas. Sa décision est une interprétation de l’article 2 de la constitution avec lequel on est en désaccord. Il faut poser le débat de l’intégration de Diwan dans le public.

  • Claire Desmares-Poirrier, tête de liste EELV-UDB

Les déclarations de Jean-Michel Blanquer sont la preuve qu’il s’agit d’une position politique du gouvernement avant d’être un sujet juridique. C’est une atteinte majeure à l’enseignement immersif en général et à Diwan en particulier.

  • Loïg Chesnais-Girard, tête de liste PS et actuel président de la région Bretagne

L’enseignement par immersion pratiqué en Occitanie, en Aquitaine, en Bretagne ou en Corse pour nos langues régionales est un choix de nombreuses familles et n’a jamais empêché nos enfants de maîtriser le français, ainsi que d’autres langues ! La décision du Conseil constitutionnel met en danger les réseaux appuyés sur cette méthode, comme Diwan en Bretagne. C’est grave et inacceptable de voir le ministre confirmer dans Ouest-France tran-quillement que cette décision va entraîner des changements, alors que nous attendions a minima d’être rassurés face à ce risque fatal pour Diwan. Ce qui se passe n’est pas anecdoti-que, et c’est exactement le contraire de la volonté des parlementaires qui ont travaillé sur la loi Molac (NDLR : Paul Molac est candidat aux élections régionales sur la liste conduite par Loïg Chesnais-Girard). Ceux qui pensent sauver la République depuis Paris, du haut de leurs principes centralisateurs, ne voient pas qu’ils abîment notre unité et qu’ils dénigrent notre manière de vivre.

Les écoles immersives risquent-elles la fermeture ? (FR3)

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