Archive | Educ’action

22 juillet 2020 ~ 0 Commentaire

blanquer (npa)

blanq

Éducation nationale : Vers une rentrée tout sauf « quasi normale »

Tout sourire, Macron nous l’a annoncé le 14 juillet : le Covid c’est fini, l’école peut recommencer comme avant. Et surtout comme si « quasi » rien ne s’était passé depuis septembre dernier.

Pour les personnels de l’éducation nationale, l’année qui vient de s’écouler a pourtant été tout sauf ordinaire. Elle a commencé par un mouvement de ras-le-bol contre la dégradation des conditions de travail, cristallisé autour du suicide de Christine Renon.

Puis il y a eu la grève massive contre la réforme des retraites, suivie par celle contre les E3C, les épreuves anticipées du bac Blanquer. Et enfin, à partir du 16 mars, le grand n’importe quoi de la « continuité pédagogique », où chacunE a dû improviser en catastrophe, sans moyen, et s’adapter à des directives qui changeaient du jour au lendemain.

De tout cela, il faudrait tenir compte pour remettre à plat une gestion catastrophique de l’éducation nationale, qui plonge les élèves et les personnels dans le désarroi le plus total. Ce n’est pas pour rien que la médiatrice de l’éducation nationale annonce avoir reçu un nombre record de recours.

Mieux que la chloroquine, la pensée positive pour soigner la crise éducative

Mais visiblement Macron et son ministre n’en ont rien à faire. Ils pratiquent, disent-ils, la « pensée positive ». Autrement dit, il suffit de croire que tout est revenu à la normale pour que ça soit vrai. Cela explique sans doute la tonalité de la stupéfiante circulaire de rentrée publiée le 10 juillet. Presque rien sur la menace sanitaire, dont les scientifiques nous disent pourtant qu’elle plane toujours au-dessus de nos têtes. Tout juste obligera-t-on élèves et enseignantEs, à partir du collège, à porter un masque, probablement à la charge des familles…

Une semaine plus tard, un « plan de continuité pédagogique » est venu, en apparence, compléter la circulaire. En apparence seulement, car les scénarios qui sont étudiés, à savoir la nécessité de fermer partiellement ou totalement les établissements scolaires sur une zone géographique, ne s’accompagnent d’aucuns moyens supplémentaires par rapport à la situation que l’on a connue en mars dernier. En cas de reprise de l’épidémie, il y a donc fort à parier que ce sera, une fois encore, aux personnels de pallier les carences de l’institution.

Blanquer redouble à l’éducation, et ce n’est pas une bonne nouvelle

Manifestement déçu de ne pas avoir décroché le ministère de l’Intérieur, Blanquer se console en remettant sur le tapis ses vieilles obsessions. Alors même que la priorité devrait être que les élèves puissent renouer à leur rythme et en toute confiance avec l’école, ils et elles seront évalués, testés, positionnés dans des cases, dès les premiers jours de septembre.

La logique du « tout pour les fondamentaux » se confirme aussi puisque, pour les élèves jugés en difficulté, cinq heures pourront être prises sur les autres matières pour faire des maths et du français. Une vision pédagogique datée, à l’opposé de l’ambition de fournir une culture générale à toutes et tous, en particulier à celles et ceux dont la sociologie nous apprend qu’ils en ont le plus besoin.

Quant aux nouvelles directives sur l’instruction civique, elles n’augurent rien de bon, surtout quand on connaît les positions extrémistes de Blanquer sur la laïcité. Loin d’ouvrir à la citoyenneté, il s’agit avant tout de faire « respecter les institutions et les lois ».

Enfin, Covid ou pas, le tournant autoritariste du ministère se confirme. C’est ce que vivent notamment nos trois collègues de Melle, suspendus au seul motif de s’être opposé au bac Blanquer, et dont la suspension vient d’être prolongée, au mépris du droit, par la rectrice de Poitiers.

Pour nous, l’enjeu principal de la rentrée, c’est précisément qu’elle ne soit pas « normale ». Sortons de la stupéfaction des derniers mois. Retrouvons notre combativité pour lutter contre Macron et Blanquer pour qui le monde d’après, c’est nous imposer la vieille école d’hier.

Raphaël Alberto Mercredi 22 juillet 2020

https://npa2009.org/

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06 juillet 2020 ~ 0 Commentaire

kervihan fouesnant (fr3)

sardines

Rentrée au collège de Kervihan à Fouesnant 

Professeurs et parents mobilisés

Ce lundi 6 juillet marque le début officiel des vacances d’été et la fin de l’école pour les enfants. Les professeurs et les parents restent malgré tout très mobilisés, comme ceux du collège de Kervihan à Fouesnant. Ils souhaitent l’ouverture de deux nouvelles classes pour la rentrée prochaine.

« Collège Kervihan de Fouesnant très mécontent » pouvait-on lire sur une banderole tandis que certains scandaient « Des heures, des postes, pour l’enseignement à Kervihan. » Une quarantaine de professeurs et parents de cet établissement se sont réunis ce lundi matin, devant les locaux de la Direction des services départementaux de l’Education nationale du Finistère, à Quimper. Kervihan représente l’un des plus gros établissements scolaires du Finistère. 820 élèves y sont en effet accueillis.

Alors que les vacances débutent à peine, la rentrée est au coeur de leurs préoccupations. Ils aimeraient l’ouverture de deux classes : une cinquième et une quatrième en plus.

« On a appris que sur ces niveaux, on se retrouverait avec 30 à 31 élèves par classe. Nous, on veut vraiment des ouvertures de classe. Avec toute la situation du confinement, du Covid, on estime que les élèves ont vraiment besoin de consolider leurs acquis, d’être dans des conditions de confiance, de bien-être et ce qui est proposé là ne nous semble pas acceptable » déplore Morgane Le Gall, professeur de lettres.

« Il faut 26 heures d’enseignement en plus pour ouvrir une classe. Là le rectorat nous en donne 15″, précise un professeur d’histoire-géographie. « Du coup, on bidouille en interne. On est obligé de supprimer des dédoublements pour trouver 11 heures nécessaires à cette nouvelle ouverture, ce qui ne nous satisfait pas. » Une nouvelle classe de cinquième ouvrira en septembre, grâce à cette organisation loin d’être optimale pour les enseignants.

La délégation a été reçue par l’inspection académique à 11 h. « Cela n’a rien donné du tout, on nous a dit qu’il n’y aurait pas de moyens supplémentaires. On nous a dit qu’il fallait se satisfaire de cette situation car c’était déjà beaucoup. »

« Notre lutte devrait continuer à la rentrée. »

06/07/2020

https://france3-regions.francetvinfo.fr/

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30 juin 2020 ~ 0 Commentaire

enseignement agricole (bastamag)

tracteur

Suppression de postes dans l’enseignement agricole malgré le défi de l’agroécologie

Les personnels de l’enseignement agricole public sont en grève ce 30 juin. Les heures d’accompagnement des élèves en difficulté seront payées moitié moins.

« Alors que la convention citoyenne pour le climat place l’enseignement agricole au centre de la transition écologique, le ministère de l’Agriculture nous méprise toujours un peu plus. »

Dominique Blivet, porte-parole du syndicat de Sud rural territoires, vient d’apprendre, au détour d’une réunion au ministère, que les heures d’enseignement individualisé ne seront plus rémuné-rées en intégralité, mais seulement à moitié de leur valeur initiale dès la rentrée prochaine. Cela concerne plus de 2 000 professeurs dans les lycées agricoles, qui, en plus de leurs cours, accompagnent une à deux heures par semaine les élèves en difficulté [1].

« Deux heures seront payées une heure », résume Dominique Blivet, joint par Basta !, qui qualifie cette décision de « coup de poignard dans le dos ». Un mois plus tôt, le ministre de l’Agriculture Didier Guillaume se félicitait du faible nombre de décrocheurs dans l’enseignement agricole durant la période de confinement [2].

Interpellée par les syndicats, la direction générale de l’enseignement et de la recherche aurait fait savoir que cet accompagnement ne nécessitait ni préparation, ni cours, ni correction. « Juste du suivi dans le meilleur des cas, voire de la garderie en quelque sorte », s’agacent les syndicats. « En sous payant l’aide personnalisée, le ministère économise l’équivalent de vingt équivalent temps plein pour la rentrée », précise Dominique Blivet.

Suppression de postes, dégradation des conditions d’apprentissage

D’autres annonces des services du ministère de l’Agriculture font craindre aux agents de la communauté éducative « une rentrée en mode dégradé, à un niveau jamais atteint ». Les enseignants avaient la possibilité de dédoubler les classes en faisant deux heures de cours au lieu d’une – une heure avec un groupe, une avec l’autre.

« Ça vaut en particulier pour les travaux pratiques dans les disciplines techniques où il faut regarder les manipulations des élèves, surveiller en permanence, aller expliquer quand le geste n’est pas le bon… Enseigner devant un groupe de 12 ou de 24 élèves, ce n’est pas la même chose », explique Jean Marie Le Boiteux, du Snetap FSU [3]. Ce dédoublement est essentiel par exemple pour assurer la sécurité des élèves sur des chantiers forestiers.

Le seuil de dédoublement des classes avait déjà été relevé par le ministère, passant de 24 à 32 élèves. Ces dédoublements ne seront désormais plus assurés à défaut de financement. « Dans mon lycée à Angers, qui compte 540 élèves, on perd deux postes et demi avec la fin des dédoublements », illustre Dominique Blivet.

Le ministère de l’Agriculture prévoit, sur la période 2019-2022, la suppression de 300 équivalent temps plein dans l’enseignement agricole (15 000 professeurs exercent dans les lycées agricoles). Les remontées de terrain des syndicats confirment la multiplication des suppressions de postes d’enseignants contractuels.

Sophie Chapelle 30 juin 2020

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02 juin 2020 ~ 0 Commentaire

communiqué (npa jeunes)

le peril jeune

Philippe et Blanquer reculent sur l’oral de français…

Mais veulent rouvrir les lycées et imposer un bac local !

Exigeons la validation automatique de l’année et du bac pour tou.te.s et la fermeture des établissement jusqu’à septembre !

Le jeudi 28 mai, Édouard Philippe a confirmé que les lycées ré-ouvriront à partir du 2 juin en zone verte, ainsi qu’en zone orange pour les filières professionnelles.

Le gouvernement qui enchaîne ses réforme anti sociales et les suppressions de postes cherche à se justifier en expliquant lutter contre le décrochage scolaire et les inégalités notamment dans les lycées pros, alors qu’il ne reste en plus que quelques semaines de cours.

Si la réouverture des lycées a pu être retardée parce que les élèves sont assez âgéEs pour rester seulEs pendant que leurs parents retournent au travail, son objectif reste la reprise totale de la production et la restauration des profits pour le patronat.

La réouverture des classes de collège jusqu’à la 3è remplit la même fonction. Tant que l’émergence d’une deuxième vague épidémique reste probable, les collèges doivent rester fermés jusqu’à septembre !

Philippe justifie la réouverture des lycées professionnels, alors qu’en région parisienne certains lycées généraux restent fermés, par la nécessité de remédier aux inégalités sociales que le confinement creuse.

Ceci est faux, ce choix est motivé par la volonté du gouvernement d’envoyer au travail des milliers de jeunes apprentis sous-payés, très souvent sans les mesures sanitaires nécessaires, afin de répondre aux exigences du patronat.

Idem pour les élèves de BTS qui dès le 2 juin retourneront en stage, alors que les stages en Licence et Master sont pour la plupart suspendus !

Suite à la pression exercée par les personnels de l’Éducation nationale, les lycéenNEs mobilisés, et leurs organisations syndicales, le gouvernement recule sur le maintien de l’oral de français.

Pour autant, tout en affichant un combat hypocrite contre les inégalités, le gouvernement les perpétue en continuant d’imposer son bac local : l’épreuve orale des premières qui était la seule maintenue n’est pas simplement annulée mais finalement transformée en contrôle continu.

Nous devons refuser cette ré-ouverture qui met en danger les élèves comme le personnel et leurs proches, et continuer de nous battre contre un bac dont la valeur changerait en fonction de la “réputation” du lycée, approfondissant ainsi les inégalités de classe qui suivent les inégalités territoriales.

Nous exigeons par ailleurs la validation automatique du bac et de l’année pour tou.te.s seule manière de ne pas aller vers plus d’inégalités !

Par ailleurs le gouvernement a beau jeu de parler de valeur du diplôme quand il ne fait rien pour embaucher et réduire notre nombre par classe ou encore en hypothéquant notre avenir en laissant le chômage exploser.

Nous devons au contraire lutter pour des investissements massifs dans l’éducation, l’interdiction des licenciements, et pour la réduction du temps de travail éléments qui ne pourront être mis en place réellement qu’en sortant du capitalisme.

Mais pour imposer tout cela, il est aussi nécessaire de nous organiser dans nos lycées en mettant en place des assemblées générales, en participant aux coordinations lycéennes nationale, et en nous liant avec l’ensemble des secteurs se mobilisant, notamment les hospitalierEs qui elleux aussi souffrent de coupes budgétaires à répétition.

Nous appelons à se joindre massivement à la journée du 16 juin, pour défendre les revendications des soignantEs mais aussi pour porter les revendications des lycéenNEs.

L’heure est à la reprise de la rue pour imposer nos choix. Notre camp social, celui du monde du travail et de la jeunesse, n’a pas à payer la crise !

A retrouver sur Facebook,

30 mai 2020

Source Site du NPA.

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25 mai 2020 ~ 0 Commentaire

brest chu (fr3)

étudiant

Brest : les étudiants en médecine au CHRU montent au créneau contre des gardes non payées

A Brest, les étudiants doivent effectuer 25 gardes entre la 4ème et 6ème année.Depuis plusieurs années, les étudiants hospitaliers du CHRU de Brest tentent d’alerter sur des gardes qui ne seraient pas payées. Ils ont adressé une lettre au directeur de l’établissement dénonçant, une nouvelle fois, la situation.

Pour les étudiants du CHRU de Brest, la coupe est pleine : “En moyenne, entre 8 et 12 gardes ne sont pas payées pour chaque étudiant”, confirme un élu de l’UFR médecine de Brest, qui préfère témoigner anonymement. Tous les étudiants, entre leur 4ème et 6ème année, seraient impactés par ces gardes non payées.

A Brest, les élèves alternent entre trois semaines de cours et trois semaines de stages, tout au long de l’année. Ils doivent, en plus, effectuer 25 gardes sur ces trois années. Ces dernières peuvent être effectuées de nuit ou le dimanche. Elles sont rémunérées 52 euros brut et 104 euros brut respectivement.

Quatre types de gardes ne seraient pas payées

Il existe environ dix types de gardes à Brest et, selon les élus, quatre d’entre elles ne seraient pas rémunérées : radiologie, urgences psychiatriques, réanimation chirurgicale et service d’accueil des urgences vitales.

D’après eux, c’est un problème qui dure depuis quelques années. “On a déjà eu des rendez-vous avec la direction, notamment l’année dernière. Ils n’ont pas vraiment d’excuse. Quand on leur demande, ils nous répondent ‘on verra plus tard’ ou ‘c’est comme ça’ ou ‘ce n’est pas notre priorité”, explique l’élu étudiant.

Une lettre envoyée à la Direction du CHRU de Brest

Ces gardes pourraient être « dans un certain nombre de cas, assimilées à une période de stage et rémunérées comme telle«  : a répondu Bénédicte Simon, Directrice des Affaires Médicales au CHRU de Brest, au Télégramme, le 14 mai dernier.

Des propos que les étudiants n’acceptent pas. Au lendemain de la parution de l’article, un groupe de quatorze représentants d’étudiants hospitaliers du CHRU a adressé une lettre à Régis Coudon, le directeur général par intérim de l’établissement hospitalier.

Dans la lettre, ils demandent “de faire cesser cette pratique illégale et de budgétiser l’intégralité des lignes de gardes effectuées par les étudiants hospitaliers, en accord avec la réglementation en vigueur”.

Le CHRU de Brest percevrait une enveloppe versée annuellement par le Ministère en charge des Solidarités et de la Santé, allant de 2.871 à 5.485 euros, pour chaque élève. Une somme qui permettrait de couvrir la rémunération et l’ensemble des 25 gardes.

Un étudiant hospitalier ne perçoit pas de rémunération sur environ 40% de gardes qu’il effectue durant ses études (…) Ceci équivaut, pour chaque étudiant hospitalier, à une économie d’environ 520 euros au bénéfice du CHRU, alors que celui-ci perçoit l’enveloppe servant à la rémunération de ces gardes”, peut-on lire dans la lettre.

Ces étudiants en médecine ont une rémunération mensuelle qui varie entre 129,60€ brut et 280,89€ brut en fonction de l’année d’étude.  Nous avons tenté de joindre la direction du CHRU de Brest. La directrice de ce week-end n’a pas pu répondre à nos questions, laissant le soin au directeur par intérim, Régis Coudon, de s’exprimer dans les jours à venir.

Selon un état des lieux des droits de l’étudiant hospitalier, publié par l’Association Nationale des Etudiants en Médecine de France (ANEMF) en octobre 2019, un CHU sur quatre (25,7%) ne rémunèrerait pas certaines gardes. Dans 20% des UFR, les gardes de 24h du dimanche et jours fériés ne seraient pas rémunérées 104€ comme cela est prévu réglementairement.

Juliette Vincent-Seignet  24/05/2020

https://france3-regions.francetvinfo.fr/

Lire aussi:

Prime aux soignants face au Covid-19 : le compte n’y est pas pour certains syndicats 

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21 mai 2020 ~ 0 Commentaire

langue bretonne (fr3)

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Initiation à la langue bretonne dans les écoles du Finistère 

Des associations et le conseil départemental s’inquiètent

Depuis près de vingt ans, une initiation au breton est proposée dans les écoles publiques du Finistère qui le souhaitent. Les quatre associations, qui proposent cet enseignement à 8 000 élèves de  la maternelle au CM2, s’inquiètent aujourd’hui pour l’avenir de ce programme, dès la rentrée prochaine.

Leurs enseignants ne font plus chanter la langue bretonne dans les oreilles des élèves finistériens depuis la fermeture des écoles, le 16 mars dernier. Mais c’est un autre problème qui préoccupe les associations KLT, Sked, Mervent et An Oaled : l’avenir des initiations au breton dans les écoles maternelles et primaires.

Depuis de nombreuses années, ces cours d’une heure sont proposés dans les écoles publiques qui en font la demande, dans le cadre d’un dispositif financé pour moitié par le Conseil départe-mental et pour l’autre par la Région Bretagne et les communes concernées. Cette année, plus de 8 000 enfants d’une centaine d’écoles en bénéficiaient, à raison d’une heure par semaine.

Le breton en concurrence avec l’anglais

Mais la nouvelle convention proposée par l’Inspection Académique du Finistère pour la rentrée prochaine remet en question l’organisation existante. « En vertu d’une circulaire de 2017, l’ensei-gnement d’initiation en langue régionale se retrouve au même niveau que les langues étrangè-res en classes de primaire, déplore Yannick Menguy, directeur de Mervent. Les écoles et les parents d’élèves vont donc devoir choisir entre breton et anglais. C’est une mise en concurrence des deux langues et c’est le breton qui va en pâtir, c’est évident ».

Initiation pour tous, le modèle Corse

La vice-présidente du Conseil Départemental chargée de la langue bretonne déplore aussi ce changement. « Une nouvelle convention devait être discutée. Nous avions rendez-vous pour une réunion fin mars mais elle a été annulée en raison du confinement. Ce qui est annoncé aux communes pour la rentrée va totalement à l’encontre de notre schéma linguistique, voté par le conseil départemental en 2016. Notre objectif est de généraliser cet enseignement de découverte du breton à tous les élèves finistériens, comme c’est le cas en Corse. »

Les associations craignent de perdre des heures de cours, et donc de devoir licencier une partie de leurs 40 enseignants. « Près de 2 500 enfants de primaire suivent ces initiations cette année. C’est un tiers de nos heures », détaille Yannick Menguy. Mais ils craignent aussi « un nouveau signe négatif pour la place de la langue bretonne dans les écoles ».

Courriers à l’inspectrice d’académie et au recteur

Dans un courrier adressé à l’inspectrice d’académie, Caroline Lombardi-Pasquier, les quatre associations « tirent la sonnette d’alarme » et demandent que les changements soient reportés d’une année, pour « laisser du temps à la réflexion car l’enjeu n’est pas neutre. »

Les services de l’inspection académique disent ne pas avoir été destinataires du courrier en question, et refusent donc d’en commenter le contenu pour l’instant.

De son côté, Nathalie Sarrabezolles, présidente du Conseil départemental du Finistère, a écrit au recteur de l’académie de Rennes, Emmanuel Ethis, pour réclamer une concertation dans ce dossier. « Nous demandons de pouvoir déroger à la circulaire et continuer à proposer le breton et l’anglais, précise Solange Creignou. Il faut que ces initiations perdurent. La politique linguistique est un tout. Il n’y a pas que les classes bilingues ou les écoles Diwan. »

Mathieu Herry 21/05/2020

https://france3-regions.francetvinfo.fr/

Commentaire:

La position de la LCR puis d’un NPA est: « Le droit pour les parents de demander (et d’obtenir)  un enseignement en langue bretonne de la maternelle au Bac, que ce soit en immersion, bilinguisme ou initiation, avec les embauches correspondantes ».

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15 mai 2020 ~ 0 Commentaire

usa (à l’encontre)

Les_Raisins_de_la_colere

Pendant les années 1930: « Les raisins de la colère »

Avec l’explosion du chômage les écoles peinent à nourrir leurs élèves

Anastasia Ali estime avoir de la chance.

Chaque jour, elle parcourt 8 blocks – environ 1 km – de son logement à Brooklyn jusqu’à l’école Fort Hamilton «PS/IS 104» et se voit remettre un sac de papier brun pour elle et ses deux enfants.

«Je travaille à temps partiel comme aide-soignante à domicile, mais je fréquente l’université à temps plein. Je veux être orthophoniste, alors j’étudie la pathologie du langage», a-t-elle déclaré à Truthout.

«Avant le virus, mes enfants mangeaient à l’école. Maintenant, nous sommes tous à la maison. Le petit-déjeuner et le déjeuner gratuits que je prends nous nourrissent toute la journée. C’est une vraie aide, parce que mon salaire couvre à peine le loyer, l’éclairage et le chauffage.»

Mère célibataire, émigrée de Russie il y a 10 ans, Ali est extrêmement reconnaissante d’être nourrie avec ses enfants, sans formalités et sans pièce d’identité.

Une telle situation n’existe pas dans la plus grande partie des États-Unis, où les repas des adultes ne sont pas remboursés par le «U.S. Department of Agriculture» (USDA), l’agence fédérale qui supervise le programme de repas scolaires. Au lieu de cela, la nourriture fournie aux plus de 18 ans doit être payée au moyen de recettes fiscales locales.

Sans surprise, cette situation a vu augmenter la faim dans des proportions qui ont pu être mesurées. Selon le Hamilton Project du Brookings Institute, près de 20% des enfants de 12 ans et moins ne mangent pas suffisamment parce que leurs familles n’ont pas les moyens de les nourrir.

Tout aussi alarmant, près de 41% des mères d’enfants en âge de fréquenter l’école élémentaire ont déclaré qu’elles se considéraient comme «en situation d’insécurité alimentaire» en raison des circonstances qu’a imposées le virus.

Une partie du problème est due à la réglementation de l’USDA qui n’oblige pas à fournir des repas aux élèves lorsque l’école est fermée – comme durant les mois d’été, mais aussi pendant les urgences sanitaires comme la pandémie actuelle – plongeant certains enfants, et en particulier les enfants pauvres des zones rurales, dans la détresse alimentaire.

Lorsque la nourriture est offerte, elle fait l’objet d’énormes écarts, chaque district décidant la quantité et la fréquence des repas. A Lexington, au Nebraska, les parents ont été informés qu’«il sera proposé un repas par élève sur la base du principe “premier arrivé, premier servi” jusqu’à épuisement des stocks». Quant aux parents de Chicago, ils peuvent recevoir jusqu’à trois jours de nourriture, cela devant chaque école publique de la ville.

Le résultat de l’augmentation de la faim chez les enfants est prévisible et terrible. Une bonne alimentation est une condition nécessaire à une bonne santé et à de bons résultats scolaires. Avant la pandémie, 60% des enfants d’âge scolaire recevaient à l’école des aliments corres-pondant au petit-déjeuner, au déjeuner et au goûter. Les conséquences de l’impossibilité d’alimenter des enfants affamés sont potentiellement catastrophiques.

Alencontre  15 – mai – 2020 Eleanor J. Bader

(Article publié sur le site Truthout en date du 12 mai 2020; traduction rédaction A l’Encontre)

Eleanor J. Bader enseigne l’anglais au Kingsborough Community College de Brooklyn, New York. Elle a été lauréate, en 2015, du prix Project Censored pour «journalisme d’investigation exceptionnel» et, en 2006, du prix de l’Independent Press Association.

 

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07 mai 2020 ~ 0 Commentaire

blanquer (a et r)

blanquer

Éducation nationale : les mensonges de Blanquer

La crise sanitaire aura aussi été l’occasion de discréditer définitivement le ministre de l’Éducation nationale Jean-Michel Blanquer. Très bon client des plateaux télé, il a noyé – avant et pendant le confinement – les élèves, leurs parents et les personnels sous une impression-nante série d’injonctions tellement absurdes que le plus souvent, elles ont été contredites quelques heures après par Macron, Philippe ou un autre membre du gouvernement.

L’ouverture coûte que coûte des écoles jusqu’au 16 mars 

Au début de la crise sanitaire, Blanquer se sera avant tout illustré par son entêtement à nier la réalité de cette crise et le danger que faisait courir à tous l’ouverture des écoles, des collèges et des lycées.
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Début mars, dans différents établissements, les cas de coronavirus se sont multipliés au sein de « clusters », comme dans l’Oise. Les personnels ont évidemment réagi en demandant la fermeture des établissements où des cas ont été dépistés.
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Face au mutisme de la hiérarchie et à la situation de danger grave et imminent, des personnels ont décidé d’exercer leur droit de retrait, comme au lycée Blaise Cendrars de Sevran (93) le 9 mars. Le ministère a alors montré son vrai visage, en refusant jusqu’au bout de reconnaître ces droits de retrait.
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Blanquer défend l’image d’une Éducation nationale coûte que coûte au travail en pleine crise sanitaire. Avec le reste du gouvernement, il porte une énorme responsabilité dans la progression de la pandémie en ayant autant tardé à fermer les écoles et les établissements. Il était impos-sible de maintenir de quelconques « gestes barrières » dans des salles de classe ou des amphithéâtres !
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Le 12 mars au matin, Blanquer a encore affirmé que « la fermeture totale des écoles n’a jamais été envisagée »… Mais le soir même, Macron l’a annoncée pour le lundi suivant.

Le maintien à tout prix d’une prétendue « continuité pédagogique » 

Obligé de changer son fusil d’épaule en quelques heures, le ministre n’a rien trouvé de mieux à faire que d’affirmer que « tout [était] prêt pour assurer la continuité pédagogique »

 Aucune mise en place réglementaire du « télétravail », environnements numériques de travail (ENT) saturés et inaccessibles (à moins de se connecter la nuit !), invitation de la hiérarchie à utiliser des outils d’entreprises privées en dehors de tout cadre légal… C’est le rêve de Blanquer qui se réalise, celui d’un système scolaire dérégulé !
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Pour les enseignants comme pour les élèves et leurs familles, c’est un cauchemar éveillé. Ne peuvent suivre les cours en ligne que les jeunes qui possèdent les outils informatiques nécessaires, ne sont pas malades, n’ont pas à s’occuper de leurs frères et sœurs, n’aident pas leurs parents dans une vie quotidienne confinée bien souvent difficile…
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Cela n’a pas empêché l’envoi de devoirs notés, voire des appels en ligne avec remontée à l’administration des noms des « absentéistes ».

Les résistances s’organisent, même à distance ! 

Les cadres d’auto-organisation hérités de la grève historique du bac en juin dernier, qui avaient été réactivés pour la bataille des retraites et la grève des E3C, ont été particulièrement utiles dans la période, des AG locales à la Coordination nationale de l’Éducation.
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Alors que le syndicat majoritaire, la FSU, s’était empressé d’affirmer que les personnels allaient assurer la « continuité pédagogique »  les dits personnels remercient d’ailleurs les directions syndicales de s’engager en leur nom…, une coordination à distance s’est réunie dès le 15 mars, à la veille de la fermeture.
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Elle a affirmé des positions simples : refus de noter pendant la période de confinement, protections et conditions sanitaires pour les collègues accueillant les enfants des personnels soignants ou droit de retrait dans le cas contraire…
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Des revendications de bon sens, comme la suite l’a malheureusement prouvé : des écoles accueillant des enfants de soignants ont dû être fermées suite à la multiplication de cas de coronavirus.
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Les AG et coordinations à distance ont permis de dénoncer le scandale des fermetures de classes annoncées en plein confinement – alors que les profs ne peuvent ni manifester, ni faire grève, de lancer une campagne en ligne contre la vague impressionnante de répression des grèves du bac Blanquer et d’exiger l’obtention du bac pour toutes et tous. Ces cadres militants ont également permis de réagir rapidement au sujet du déconfinement annoncé.

Rouvrir les écoles pour faire reprendre le travail 

Macron ose utiliser le prétexte des inégalités scolaires pour justifier la réouverture des écoles le 11 mai. Sa décision n’obéit ni à des considérations pédagogiques, ni à des considérations sanitaires. Son seul objectif est de faire garder par les enseignants les enfants des travailleuses et travailleurs qui doivent retourner au boulot, pour faire marcher la machine à profits.
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Pour le président de la Fédération des médecins de France, cette réouverture « fait courir un risque inutile ». Blanquer a beau bricoler un étalement de la reprise sur trois semaines, cela ne change rien au problème.
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Tant qu’il n’y aura pas de tests et de masques, tant qu’il n’y aura pas de moyens de faire respecter les « gestes barrières » et la distanciation sociale (impossibles à respecter, même à 15 par classe), il est hors de question d’accepter une réouverture des écoles.
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D’ailleurs, de nombreux personnels ont d’ores et déjà annoncé qu’ils feraient usage de leur droit de retrait si le gouvernement persistait. Cette question qui se pose dans l’Éducation nationale, se pose en réalité pour tous les salariés obligés de se rendre sur leur lieu de travail.
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Et si le 11 mai devenait la journée du droit de retrait ?
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David 92 jeudi 7 mai
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Commentaire:
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A & R (Anticapitalisme et Révolution) est un courant du NPA

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06 mai 2020 ~ 0 Commentaire

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04 mai 2020 ~ 0 Commentaire

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