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29 janvier 2015 ~ 0 Commentaire

le coup de pouce fiscal de macron aux bénéficiaires d’actions gratuites (france tv)

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Cette disposition du projet de loi passée inaperçue va surtout profiter aux dirigeants les mieux payés des grandes entreprises, révèle « Le Canard enchaîné », daté du mercredi 28 janvier.

Le projet de loi Macron est si touffu que l’article 34 a failli passer inaperçu. Comme le révèle Le Canard enchaîné, mercredi 28 janvier, il prévoit un coup de pouce fiscal pour les grandes entreprises, friandes de la distribution d’actions gratuites à certains de leurs salariés. Trois députés socialistes ont fini par découvrir le mécanisme, le 23 janvier. Ils ont déposé un amendement afin de supprimer l’article de la future loi, actuellement en débat à l’Assemblée.

Quel est le problème ? Aujourd’hui, ces actions gratuites sont soumises à l’impôt sur le revenu « selon les règles de droit commun applicables aux traitements et salaires », précise l’hebdomadaire. Mais le texte prévoit d’imposer ces actions « selon les modalités applicables aux plus-values mobilières ». C’est peut-être un détail pour vous, mais pour les bénéficiaires, cela permet d’obtenir un abattement fiscal de 50% sur l’impôt prélevé jusque-là sur ces actions.

Un manque à gagner estimé à 200 millions d’euros par an Cette faveur est discutable pour plusieurs raisons, poursuit Le Canard enchaîné. Initialement, ce coup de pouce doit aider les start-up, habituées à payer leurs salariés avec ces actions en attendant de faire de bonnes affaires. Le souci, c’est que ces actions gratuites sont également prisées des entreprises du Cac 40. En 2014, elles ont distribué pour 6,4 milliards d’euros d’actions gratuites, essentiellement à leurs dirigeants les mieux payés. Ce sont eux qui bénéficieront en premier lieu de la mesure.

De l’aveu même d’Emmanuel Macron, cet article de loi pourrait affaiblir les rentrées fiscales de 200 millions d’euros par an. Un choix difficile à justifier, d’autant que certaines entreprises pourraient être tentées de transformer une part des gros salaires en actions gratuites, afin de bénéficier du coup de pouce fiscal. En effet, le texte prévoit que les entreprises paient seulement 20% de charges sociales sur ces actions, contre 30% aujourd’hui.

Mis à jour le 27/01/2015 | 19:06 , publié le 27/01/2015 | 19:05

http://www.francetvinfo.fr/economie/le-coup-de-pouce-fiscal-de-macron-aux-beneficiaires-d-actions-gratuites_808631.html

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27 janvier 2015 ~ 0 Commentaire

communiqué attac

dette

Attac se félicite de la victoire historique de Syriza aux élections législatives en Grèce, dans un contexte de fortes résistances populaires et de grèves.

Le peuple grec subit depuis 5 ans les brutales politiques d’austérité de la Troïka, à l’origine d’une terrible crise sociale et humanitaire. Il tourne aujourd’hui une nouvelle page en Europe. Sa victoire est aussi celle des mouvements qui luttent au Portugal, en Espagne, en Italie, en Irlande et dans toute l’Europe contre ces politiques iniques qui épargnent les banques et la finance, et écrasent les populations.

Des pressions scandaleuses avaient déjà été exercées avant les élections par les dirigeants européens – dont Pierre Moscovici, commissaire français – contre les légitimes aspirations démocratiques à un changement radical en Grèce. Le nouveau gouvernement sera confronté à des pressions considérables de la part des marchés, des institutions et gouvernements européens. Il devra faire valoir le mandat clair que lui a confié le peuple grec, pour rompre avec l’austérité criminelle imposée par la Troïka.

Il pourra aussi s’appuyer sur la pression populaire et les mouvements sociaux en Grèce et dans toute l’Europe, qui ne laisseront pas les politiciens et financiers éteindre l’espoir démocratique d’un peuple. Attac y prendra sa part.

Nous avons déjà démontré comment 77 % des fonds débloqués pour les « plans de sauvetage » de la Grèce sont allés à la finance [1]. Nous proposons de mettre l’expertise du collectif français pour un audit citoyen à disposition de la Grèce dans le cadre d’un possible audit citoyen de la dette grecque et nous soutiendrons l’initiative d’une conférence européenne sur la dette.

Face au chantage à la dette qui commence d’ores et déjà à s’exprimer, il est essentiel de rappeler que les dettes insoutenables et illégitimes n’ont pas à être payées. Les renégocier est une condition nécessaire pour que l’Europe sorte de la crise écologique, sociale et démocratique dans laquelle elle s’enfonce depuis trop longtemps. Il est temps d’ouvrir de nouveaux horizons !

lundi 26 janvier 2015, par Attac France

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26 janvier 2015 ~ 0 Commentaire

au 20è siècle, berlin a été le roi de la dette (ci)

riche-qui-demande-au-pauvre

Au cours du siècle dernier, l’Allemagne s’est trouvée trois fois en faillite.
Si elle a pu se relever, c’est entre autres au détriment de la Grèce, expliquait l’historien de l’économie Albrecht Ritschl en 2011 dans un entretien avec l’hebdomadaire de Hambourg.

L’Allemagne joue les donneuses de leçons sur la question de savoir s’il convient d’accorder de nouvelles aides à la Grèce. Le gouvernement se montre inflexible sur le mode: “Vous n’aurez de l’argent que si vous faites ce que nous vous demandons.” Cette attitude est-elle justifiée ?

Albrecht Ritschl Non, absolument pas. Dans toute l’histoire récente, c’est l’Alle- magne qui a connu les pires faillites d’Etat, au XXe siècle. Sa stabilité financière et son statut de bon élève de l’Europe, la République fédérale les doit uniquement aux Etats-Unis, qui, aussi bien après la Première Guerre mondiale qu’après la Seconde, ont renoncé à des sommes considérables. Malheureusement, on a un peu trop tendance à l’oublier.

Que s’est-il passé exactement ?
Entre 1924 et 1929, la république de Weimar a vécu à crédit et a même emprunté auprès des Etats-Unis l’argent dont elle avait besoin pour payer les réparations de la Première Guerre mondiale. Cette pyramide s’est effondrée pendant la crise de 1931. Il n’y avait plus d’argent. Les dégâts ont été considérables aux Etats-Unis et l’effet a été dévastateur sur l’économie mondiale.

Il s’est produit la même chose après la Seconde Guerre mondiale.
Sauf que les Etats-Unis ont veillé à ce que l’on n’exige plus de l’Allemagne des réparations aussi exorbitantes. A quelques exceptions près, toutes les demandes ont été renvoyées à une future réunification des deux Allemagnes. C’est vérita- blement ce qui a sauvé l’Allemagne, cela a été le fondement du miracle écono- mique qui a commencé dans les années 1950. Mais les victimes de l’occupation allemande ont dû renoncer aux réparations, y compris les Grecs.

Quelle a été l’ampleur des défauts de paiement de l’Etat allemand ?
Si l’on prend la puissance économique des Etats-Unis comme point de référence, le défaut allemand des années 1930 a eu autant d’impact que la crise financière de 2008. En comparaison, le problème de la Grèce est minime. Seul le risque de contagion à d’autres pays de la zone euro pose problème.

La République fédérale passe pour être un modèle de stabilité. Combien de fois l’Allemagne a-t-elle fait faillite, au total ?

Cela dépend du mode de calcul. Rien qu’au cours du siècle dernier, au moins trois fois. Après les premiers défauts de paiement, dans les années 1930, les Etats-Unis ont consenti une remise de dette considérable à la République fédérale, en 1953. A partir de là, l’Allemagne s’est portée comme un charme pendant que le reste de l’Europe se saignait aux quatre veines pour panser les plaies laissées par la guerre et l’occupation allemande. Même en 1990, le pays s’est retrouvé en situation de non-paiement.

Pardon ? Un défaut ?
Oui, le chancelier d’alors, Helmut Kohl, a refusé d’appliquer l’Accord de Londres de 1953 sur les dettes extérieures de l’Allemagne, qui disposait que les réparations destinées à rembourser les dégâts causés pendant la Seconde Guerre mondiale devaient être versées en cas de réunification. Quelques acomptes ont été versés. Mais il s’agissait de sommes minimes. L’Allemagne n’a pas réglé ses réparations après 1990 – à l’exception des indemnités versées aux travailleurs forcés. Les cré- dits prélevés de force dans les pays occupés pendant la Seconde Guerre mon- diale et les frais liés à l’occupation n’ont pas non plus été remboursés. A la Grèce non plus.

Contrairement à 1953, il s’agit moins aujourd’hui d’accorder une remise de dette à la Grèce que d’étirer l’échéancier du remboursement. Peut-on dire que le pays est menacé de faillite ?
Absolument. Un pays peut faire faillite même s’il n’est pas complètement fauché. Tout comme en Allemagne dans les années 1950, il serait illusoire de croire que les Grecs pourront s’acquitter seuls de leur dette. Aujourd’hui, il faut fixer le volume des pertes auxquelles doivent consentir les créanciers de la Grèce. Et, surtout, il s’agit de savoir qui va payer.

Et le premier des payeurs devrait être l’Allemagne…
En résumé, oui. Nous avons été très inconséquents – et nos industries expor- tatrices s’en sont bien trouvées. Personne en Grèce n’a oublié que la République fédérale devait sa bonne forme économique aux faveurs consenties par d’autres nations. Les Grecs sont parfaitement au courant des articles hostiles à leur égard parus dans les médias allemands. Si le vent tourne dans le pays, de vieilles reven- dications liées aux réparations de guerre pourraient refaire surface, y compris dans d’autres pays européens. Et si l’Allemagne se trouve contrainte de les honorer, nous y laisserons notre chemise. En comparaison, le renflouement de la Grèce est plutôt une bonne nouvelle. Si nous écoutons les boniments dont on nous abreuve et si nous continuons à jouer les grippe-sous, le cigare aux lèvres, nous sommes condamnés tôt ou tard à voir resurgir de vieilles ardoises.

Quelle solution serait actuellement préférable pour la Grèce et l’Allemagne ?
Les faillites qu’a essuyées l’Allemagne au siècle dernier nous enseignent que le plus raisonnable serait de consentir une remise de dette généreuse. Ceux qui ont prêté de l’argent à la Grèce seraient alors contraints de renoncer à une bonne part de leurs créances. Certaines banques n’y survivraient pas, et il faudrait alors mettre sur pied de nouveaux programmes d’aide. Cela pourrait revenir cher à l’Allemagne, mais, d’une manière ou d’une autre, il nous faudra mettre la main à la poche. Et puis la Grèce se verrait ainsi donner une chance de prendre un nouveau départ.

Der Spiegel Yasmin El-Sharif 26 janvier 2015

http://www.courrierinternational.com/article/2015/01/26/au-xxe-siecle-berlin-a-ete-le-roi-de-la-dette?page=all

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22 janvier 2015 ~ 0 Commentaire

toujours plus pour ceux qui ont déjà tout  (npa)

riche-qui-demande-au-pauvre

Le 1 % les plus riches détiendront d’ici deux ans davantage que 99 % de la population mondiale !
Cette projection est faite par l’ONG Oxfam dans l’étude qu’elle publie à l’occasion du rendez-vous annuel des puissants à Davos.
 
En effet, les inégalités ne font qu’augmenter, la part du patrimoine mondial détenu par les 1 % les plus riches est passée de 44 % en 2009 à 48 % en 2014. Mais ce n’est pas tout ! La quasi-totalité des 52 % restants est aux mains des 20 % les plus riches.
Au final, 80 % de la population mondiale doit se contenter de seulement 5,5 % des richesses. On peut formuler la même scandaleuse réalité autrement : 3,5 milliards d’êtres humains se partagent la même quantité de richesses que les 80 milliardaires les plus fortunés…
Cette étude, qui sonne comme un brûlot anticapitaliste, révèle d’autres infor- mations décapantes, par exemple sur les secteurs les plus pourvoyeurs de milliar- daires. Sans surprise 20 % des 1 645 milliardaires ont des intérêts ou des activités dans les secteurs de la finance et de l’assurance. Mais sans doute encore plus révoltant, entre 2013 et 2014, c’est la fortune cumulée des milliardaires ayant des intérêts ou des activités dans les secteurs pharmaceutique et des soins de santé qui a le plus augmenté (+ 47 %).
Pour couronner le tout, ces mêmes secteurs de la finance et de l’industrie pharmaceutique ont dépensé respectivement 550 et 500 millions de dollars en activité de lobbying pour faire pression sur les décisions politiques aux États-Unis et dans l’Union européenne. De l’argent manifestement investi de manière effi- cace… pour les profits ! Impossible de dire mieux et de manière plus crue que les décisions politiques sont prises par les gouvernants au service et à la solde des capitalistes.

Pendant ce temps, une crise sanitaire frappe l’Afrique de l’Ouest. Le virus Ebola menace les vies et les moyens de subsistance de millions de personnes en Guinée, en Sierra Leone et au Liberia. Impossible aussi de dire mieux et de manière plus crue que ces politiques sont criminelles ! Christine PoupinHebdo L’Anticapitaliste – 273 (22/01/2015) Mercredi 21 Janvier 2015

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21 janvier 2015 ~ 0 Commentaire

ces emprunts qui mettent en difficultés plusieurs communes bretonnes (fr3)

ces emprunts qui mettent en difficultés plusieurs communes bretonnes (fr3) dans Austérité

L’envolée du franc suisse met en difficulté les collectivités ayant souscrit des emprunts dont le taux est indexé sur la parité entre l’euro et la monnaie helvétique.

Ces emprunts dits toxiques, plusieurs communes mais aussi des départements et deux hôpitaux y ont eu recours en Bretagne. La Banque nationale suisse, en charge de la politique monétaire du pays, a récemment choisi d’abandonner le taux plancher de conversion du franc suisse, fixé il y a 3 ans à 1,20 franc pour 1 euro. Depuis, le franc suisse a vu son cours s’envoler, entraînant ce qui a eu pour conséquence une forte augmentation du taux de prêts indexés sur la monnaie helvétique.

Des emprunts toxiques souscrits par quelque 1 500 collectivités ou orga- nismes publics en France attirés au moment de leurs souscriptions par des taux très avantageux. De l’ordre de 2,96% pour une commune comme Ploeren (56). Depuis ce taux a bondit jusqu’à plus de 20 % et en fonction des prêts contractés, les surcoûts peuvent se compter en millions d’euros !

La plupart de ces emprunts toxiques ont été accordés par Dexia et con- ntractés dans les années 2000. Combien de communes en Bretagne sont con- cernées ? Qui sont-elles ? Difficile de le savoir dans le détail, les élus sont pru- dents dans leur communication et la banque refuse de donner la liste de ses clients se retranchant derrière le secret professionnel. Mais aucun département ne semble épargné et des communes comme Landivisiau (29), Bruz (35), Le Faouët (56), Ploeren (56) ou Elven (56) cherchent aujourd’hui le moyen de se sortir de cet imbroglio financier.

Certaines veulent poursuivre Dexia en justice, d’autres souhaitent se débar- rasser au plus vite de ces emprunts en les rachetant, d’autres encore veulent renégocier les taux d’intérêt. C’est la voie choisie par le maire de Ploeren.

Par Eric Nedjar Publié le 21/01/2015 | 08:12, mis à jour le 21/01/2015 | 08:12

http://france3-regions.francetvinfo.fr/bretagne/2015/01/21/ces-emprunts-qui-mettent-en-difficultes-plusieurs-communes-bretonnes-636656.html

Lire aussi:

http://npa29.unblog.fr/2015/01/20/alerte-au-franc-suisse-cadtm/

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19 janvier 2015 ~ 0 Commentaire

les 1 % les plus riches posséderont bientôt la moitié de la richesse mondiale (lm)

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L’ONG Oxfam publie, lundi 19 janvier, une nouvelle étude, consultable en ligne, révélant l’ampleur des inégalités dans le partage des richesses sur la planète. Selon ses calculs, réalisés à partir de données fournies par le Crédit Suisse, la richesse cumulée des 1 % les plus riches de la planète dépassera bientôt celle détenue par les 99 % restants.

Selon Oxfam, « la part du patrimoine mondial détenu par les 1 % les plus riches était passée de 44 % en 2009 à 48 % en 2014, et dépasserait les 50 % en 2016 ». Cela signifie que s’ils continuent à s’enrichir, ils posséderont plus que l’en- semble des autres habitants de la planète réunis. La quasi-totalité des 52 % de patrimoine restant sont aux mains des 20 % les plus riches. « Au final, 80 % de la population mondiale doit se contenter de seulement 5,5 % des richesses », estime le rapport.

ACCÉLÉRATION DES ÉCARTS La publication de cette étude intervient à quel- ques jours de l’ouverture, mercredi, du forum économique mondial de Davos (Suisse), coprésidé par la directrice générale d’Oxfam, Winnie Byanyima. Selon elle, « l’ampleur des inégalités mondiales est tout simplement vertigineuse ».

« Le fossé entre les grandes fortunes et le reste de la population se creuse rapidement », poursuit-elle. Selon l’étude de l’ONG, entre 2010 et 2014, la fortune des 80 personnes les plus riches a augmenté de 600 milliards de dollars tandis qu’elle a diminué pour la moitié la plus pauvre de la population. Aujourd’hui, ces 80 personnes se partagent le même montant de richesses que 3,5 milliards autres.

Ces inégalités devront, selon Oxfam, pousser les dirigeants internationaux à s’attaquer « aux intérêts particuliers des poids lourds qui font obstacle à un monde plus juste et plus prospère ».

Lire aussi : Les revenus des plus riches sont dix fois plus élevés que ceux des plus pauvres

Le Monde.fr avec AFP | 19.01.2015 à 05h15 • Mis à jour le 19.01.2015 à 07h21

 

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08 janvier 2015 ~ 0 Commentaire

sécurité sociale: les patrons en première ligne des fraudeurs (lo)

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La fraude aux organismes de Sécurité sociale aurait atteint un chiffre record de 636 millions d’euros en 2013, selon un bilan officiel des services de Bercy. Ce chiffre, qui correspond à la fraude détectée, et non à une estimation de la fraude effective, est en augmentation de 13 % sur l’année précédente.

Sur les raisons qui provoqueraient cette hausse, qui pourrait être due à une meilleure performance des services antifraude, ou au contraire, à des fraudeurs plus performants et plus nombreux, personne ne s’avance.

Mais c’est le détail, la répartition de la fraude par « catégories » de fraudeurs qui est édifiant, car il va à contre-courant de tout ce qui est dit pour mettre en cause les salariés. Les chiffres montrent clairement que ce sont les entreprises et les professions libérales qui escroquent la Sécurité sociale.

Tout d’abord, près de la moitié du montant total des fraudes, 48,5 % exactement, est due au non-versement de cotisations sociales par des entreprises « indélicates », pour ne pas dire voleuses.

Par ailleurs, pour la seule Assurance-maladie, le rapport fait lui-même le rapprochement: il y aurait 174 millions d’euros de fraude en 2013 pour 174 milliards d’euros de dépenses la même année, soit mille fois moins, ce qui relativise largement leur importance.

Mais la plus grande partie de la fraude à l’Assurance-maladie, 154 millions d’euros, vient des professionnels de santé : les établissements privés de santé sont en bonne place, pour 66 millions d’euros, mais les infirmiers, les ambulanciers et taxis, les médecins et dentistes, tous ceux qui peuvent se faire rembourser des prestations surfacturées, ou carrément fictives, en ont largement profité.

Évidemment, le rapport cite également les fraudes des assurés sociaux, mais elles sont relativement minimes, et ne sont responsables qu’à hauteur de moins de 20 millions d’euros, notamment pour le versement d’indemnités jour- nalières ou de pensions d’invalidité indues. Enfin, les irrégularités aux prestations familiales, RSA et aides au logement, ne concernent que 21 000 « fraudeurs » pour 11,7 millions d’allocataires, soit 0,18 % du total.

Alors, qui sont les vrais fraudeurs qui mettent en péril l’équilibre de la Sécurité sociale ? Bertrand Gordes

http://www.lutte-ouvriere-journal.org/?act=artl&num=2423&id=10

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08 janvier 2015 ~ 0 Commentaire

taxe sur les transactions financières: des paroles et pas d’actes (lo)

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Hollande, en panne d’annonces pouvant plaire à l’électorat de gauche, a ressorti sur France Inter le 5 janvier l’idée d’une taxe sur les transactions financières (TTF).

C’est pratique puisque, comme le gouvernement, à genoux devant le patronat et « l’entreprise », n’a pas la moindre intention de contraindre les capitalistes à quoi que ce soit, sa mise en œuvre est sans cesse repoussée. Ainsi ces politiciens peuvent en parler régulièrement. Cela avait déjà été le cas sous Jospin, en 2001, quand son principe, et seulement son principe, avait été adopté par l’Assemblée. Quatorze ans plus tard, on en est au même point…

L’idée d’une telle taxe a d’abord germé il y a quarante ans chez l’économiste américain Tobin, qui était loin d’être un anticapitaliste. Il s’agissait pour lui de décourager un peu les capitaux de se précipiter dans la spéculation en taxant, de façon très modérée, chaque transaction financière. En France, l’association ATTAC a repris cette idée depuis une quinzaine d’années, se contentant de réclamer aux États et aux institutions internationales l’instauration une telle taxe, au faible taux de 0,1 %.

Depuis quelques années, face au problème insoluble de leur endettement, des États européens se sont mis à considérer la perspective d’une telle TTF pour renflouer un peu leurs caisses. C’est le cas de la France, de l’Allemagne, et de neuf autres pays européens. Mais ces États sont tellement aux petits soins avec les « marchés » financiers, c’est-à-dire avec la bourgeoisie, qu’ils ne font rien d’autre que d’en parler.

En revanche ils ne perdent jamais de temps quand il s’agit d’augmenter les taxes qui pèsent sur la population, comme la TVA, dont le taux de 20 % est loin d’être marginal. Les ministres français sont passés maîtres dans l’art de parler surtout des difficultés de la mise en place de la TTF, pour se justifier de ne rien faire.

De toute façon le président français ne parle que d’un taux de taxation « faible, pour qu’il n’y ait pas de désorganisation des marchés », et pas avant 2016 ou 2017. En fait, synthétisant le peu de volonté des onze États européens qui bavar- dent de cette TTF sans rien décider, la Commission européenne a organisé des réunions autour du taux de taxation ridicule de 0,01 % pour les produits dérivés, tout en prévoyant des exceptions.

Même une telle TTF aussi indolore pour les capitalistes n’a pas vu le jour et, de toute évidence, n’existera dans les années à venir que dans les discours. On peut donc prévoir que Hollande continuera régulièrement à tenter de redorer son blason de gauche en resservant ce même plat de plus en plus fade. Lucien Détroit

http://www.lutte-ouvriere-journal.org/?act=artl&num=2423&id=5

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06 janvier 2015 ~ 0 Commentaire

taxation des transactions financières (attac)

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Retour au Bourget ?

François Hollande a annoncé hier, 5 janvier, vouloir mettre en place la taxe européenne sur les transactions financières (TTF) en « taxant tous les produits de la finance avec un taux faible ». Il a ajouté que cette taxe serait « au service du climat et de la lutte contre le réchauffement climatique ».

Attac se réjouit de cette prise de position surprise de François Hollande, conforme à ses engagements du Bourget en 2012, et qui pourrait enfin offrir à la Conférence climatique qui se tiendra sur le même site du Bourget en 2015 des perspectives crédibles de financement du Fonds vert pour le climat.

Mais peut-on faire confiance à un gouvernement qui, ces derniers mois, n’a cessé de s’opposer à ses partenaires, en particulier la Commission européenne et l’Allemagne, en bloquant la mise en œuvre de la directive européenne sur la TTF ?

François Hollande propose de créer une TTF avec une base large, incluant « tous les produits » y compris donc les produits dérivés, alors que depuis deux ans ses ministres des finances successifs (Moscovici et Sapin) n’ont cessé de s’opposer à la taxation des produits dérivés.

Qui doit-on croire ? Le gouvernement français a-t-il changé de position et ose-t-il enfin affronter le lobby financier opposé à la TTF ?

Autre motif de perplexité : la lutte contre la spéculation est l’objectif premier de la TTF, initialement proposée par Tobin. Mais l’accent mis par François Hollande sur « un taux faible pour ne pas désorganiser la finance », signifie-t-il que la France veut revoir à la baisse le taux proposé par la Commission, qui est de 0,1 % comme le propose Attac depuis 15 ans ?

A-t-il renoncé à frapper les spéculateurs, pourtant responsables des crises financières récentes et à venir ? Le gouvernement doit respecter ses promesses et faire de la TTF un instrument pour réduire le pouvoir exorbitant et les effets néfastes de la finance. Attac attend avec impatience des précisions sur le nouveau positionnement de la France dans le débat européen sur la TTF. mardi 6 janvier 2015, par Attac France

https://france.attac.org/actus-et-medias/salle-de-presse/article/taxation-des-transactions

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06 janvier 2015 ~ 0 Commentaire

grèce: l’allemagne inquiète de la montée de la gauche (basta)

Bundestagswahl-Die-Schlachter-Parteien-CDU-CSU-SPD-FDP-DIE-GRUENEN

Pas de celle de l’extrême droite

«Imaginons que Barack Obama ait appelé officiellement, avant les dernières élections législatives allemandes, à ne voter en aucun cas pour le parti social-démocrate (SPD), la conséquence aurait été un tremblement de terre politique », écrit le quotidien allemand de gauche Tageszeitung à la une de son édition du 5 janvier.

C’est pourtant ce que le gouvernement allemand se permet de faire avec la Grèce, poursuit le journal. Dans son édition daté de lundi, l’hebdomadaire alle- mand Der Spiegel révèle en effet, trois semaines avant les élections législatives grecques du 25 janvier, que Berlin n’exclut plus une sortie de la Grèce de la zone euro si le parti de gauche radicale Syriza arrive au pouvoir, remet en cause le programme d’austérité en cours et demande de renégocier la dette du pays.

Une information qui n’a pas été confirmée par Angela Merkel, mais qui a déclenché une salve de commentaires de la part des politiques allemands sur les élections grecques et le résultat du vote qui leur serait souhaitable.

En Allemagne, personne chez les conservateurs et les sociaux-démocrates ne veut voir arriver Syriza au pouvoir. Le ministre social-démocrate de l’Éco- nomie Sigmar Gabriel a par exemple déclaré qu’il attendait « du gouvernement grec, quel qu’il soit, que les accords conclus avec l’Union européenne soient tenus ». Du côté des Verts allemands, le porte-parole des écologistes sur les sujets européens au Bundestag, le parlement allemand, explique dans le Tages- zeitung qu’il ne juge pas crédible qu’Alexis Tsipras, le leader de Syriza, « promette à ses électeurs des marges de manœuvres grâces à de nouvelles négociations ».

Alexis Tsipras veut en effet négocier un allègement de la dette grecque et un programme social pour le pays. Mais pour les Grünen, « la Grèce doit s’en tenir aux accords. Le pouvoir des faits vaudra aussi pour Tsipras ». Syriza compte peu d’alliés à Berlin.

Seul le parti de gauche Die Linke soutient la campagne de la gauche grecque. Son président Bernd Riexinger a dénoncé une tentative de déstabilisation de la Grèce par le gouvernement allemand juste avant les élections.

Il ne se trouve personne dans le débat public outre-Rhin pour attirer l’attention sur la dangereuse montée de l’extrême droite en Grèce : les néo-nazis d’Aube dorée avaient attiré plus de 9% des voix lors des élections européennes de mai (lire aussi notre enquête). Ni pour mentionner la situation sociale dramatique, avec un chômage à plus de 25 %, dont les trois quarts de chômeurs de longue durée, et une pauvreté qui a explosé depuis 2010 (lire ici).

Rachel Knaebel  6 janvier 2015

http://www.bastamag.net/Quand-la-politique-allemande-s

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