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10 juillet 2014 ~ 0 Commentaire

Les 500 plus grandes fortunes françaises ont gagné 15% en un an (la croix)

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Les 500 plus grandes fortunes françaises ont grossi de plus de 15% en un an, atteignant une richesse globale de 390 milliards d’euros, dans le classement 2014 du magazine Challenges à paraître jeudi.

« Les Français les plus riches ne connaissent pas la crise », écrit le magazine, qui ajoute que depuis 1996, la fortune cumulée des 500 plus riches a quintuplé, et celle des dix pre- miers du classement a été multipliée par plus de sept.

Les 390 milliards représentent un nouveau record depuis que l’hebdomadaire réalise ce classement (1996), même si l’augmentation avait été supérieure l’année précédente (+25%).

Le trio de tête du classement reste le même qu’en 2012, avec en tête le PDG de LVMH Bernard Arnault, qui a gagné 2,7 milliards d’euros en un an pour atteindre 27 milliards, Liliane Bettencourt – fille du fondateur du groupe de cosmétiques L’Oréal- avec 26 milliards et Gérard Mulliez, fondateur du groupe de distribution Auchan (20 milliards).

Viennent ensuite Axel Dumas, gérant du groupe Hermès (17 milliards), puis Alain et Gérard Wertheimer de Chanel qui passent de la huitième à la cinquième place (14,5 milliards).

Serge Dassault du groupe aéronautique du même nom et François Pinault du groupe Kering sont tous deux à la sixième place avec 13,5 milliards d’euros, devant Vincent Bolloré (Bolloré, 10 milliards), Xavier Niel (Iliad Free, 8,5 milliards), et Pierre Castel (Castel Frères, 7,5 milliards).

Le classement compte 61 milliardaires, contre 55 l’année dernière.

AFP 9/7/14 – 18 H 17 – Mis à jour le 9/7/14 – 20 H 20

http://www.la-croix.com/Actualite/Economie-Entreprises/Economie/Les-500-plus-grandes-fortunes-francaises-ont-gagne-15-en-un-an-2014-07-09-1176867

Commentaire: C’est si gentil de se cotiser pour ces braves gens! Et François qui insiste pour leur verser 50 milliards de plus! Quelle générosité! Il faudra le remercier!

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07 juillet 2014 ~ 0 Commentaire

Les américains abandonnent plus d’un million d’années de congés payés par an (le figaro)

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Une étude révèle qu’en moyenne 4 salariés américains sur 10 laissent se périmer des jours de congés auxquels ils ont droit. Au total, 429 millions de jours de vacances seraient ainsi laissés de côté chaque année. Le total est à peine imaginable vu de ce côté-ci de l’Atlantique. Alors qu’en France le calcul des «ponts» les plus longs relève, en mai, du sport national, aux États-Unis, les salariés abandonnent à leurs entreprises des jours de congés payés. Selon une étude 2014 d’Oxford Economics, un bureau d’analyses créé dans le cadre de l’Oxford University Business School, les Américains sont particulièrement «accros» au travail. Selon les chiffres, ils abandonnent plus d’un million d’années de vacances chaque année à leurs employeurs.

Garder son emploi L’étude britannique démontre que 4 salariés américains sur 10 ne pren- nent pas l’intégralité des congés auxquels ils ont droit, perdant ainsi en moyenne quelque 8,1 jours par an (sur un total de 25 jours), soit le total annuel astronomique de 429 millions de jours. Selon Lonnie Golden, professeur à Penn, université de Philadelphie (Pennsylvanie), cette attitude s’est accrue après la crise financière. Il ne s’agissait plus comme autrefois de rechercher des promotions ou des augmentations, mais tout simplement de garder son emploi.

Du coup, les Américains assurent qu’ils sont très «accros» au travail: 30 % se décla- rent même «workaholics». En fait, assure un universitaire, mieux les gens sont payés et plus ils restent au travail… Mais il ne faut pas pour autant s’inquiéter: une enquête d’Allianz Global Assistance auprès de ses clients américains démontre que 52% des personnes interrogées par l’assureur espéraient prendre des vacances. C’est peu mais pas si mal, dans la mesure où ce résultat est en hausse de 5% par rapport à l’année dernière.

Charles Gautier Mis à jour le 06/07/2014 à 14:30 Publié le 05/07/2014 à 14:00

http://www.lefigaro.fr/conjoncture/2014/07/05/20002-20140705ARTFIG00116-les-americains-abandonnent-plus-d-un-million-d-annees-de-conges-payes-par-an.php

Commentaire: Merci Le Figaro pour cette démonstration: le travailleur américain n’est pas con au point de sacrifier sa santé pour le profit du patron, il a juste peur de se faire virer! On sent bien que le Figaro aimerait quand même un peu plus de spontanéité dans le sacrifice humain! Hélas…

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04 juillet 2014 ~ 0 Commentaire

Allemagne, enfin un salaire minimum (ci)

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Le Bundestag a adopté le 3 juillet à une large majorité l’introduction d’un salaire minimum de 8,50 euros brut de l’heure, soit 1 400 euros mensuels. Une importante avancée sociale, quoique tardive et émaillée d’exceptions.

L’Allemagne est lanterne rouge de l’Europe. L’expression est rarement appliquée à la première économie du continent, citée en exemple dans presque tous les domaines. Le salaire minimum fait exception à la règle. Les syndicats et les responsables politiques ont passé plus de dix ans à s’affronter sur la question. Le débat aura été honteusement long.

Le Bundestag a adopté ce jeudi le principe du salaire minimum [535 voix pour, 5 con- tre et 61 abstentions]. L’Allemagne devient ainsi l’un des derniers pays européens à se doter d’une réglementation pour mettre fin aux pires abus en matière de dumping salarial. Enfin ! Les responsables politiques se sont enlisés dans des débats pour déterminer quelles dérogations accorder à cette loi. Divers scénarios catastrophe ont été évoqués pour montrer le nombre d’emplois que cette mesure risquait de coûter si elle était appliquée à l’ensemble des secteurs.

Comme si 8,50 euros de l’heure constituaient un salaire exorbitant. A la fin du mois, cela représente tout juste 1 400 euros. Brut. Le salaire minimum s’imposait depuis long- temps. Cela peut sembler pathétique à dire, mais cette décision redonne de la valeur au travail et un peu de fierté au quelque 1,4 million d’Allemands payés moins de 5 euros de l’heure. Si l’on y ajoute tous les travailleurs rémunérés entre 5 et 8,50 euros de l’heure, on peut estimer à près de 4 millions le nombre de bénéficiaires de cette mesure.

De nombreuses entreprises dans les domaines de la culture et des arts, de la gastro- nomie ou des services d’entretien ont fondé leur modèle économique sur l’exploitation finan- cière de leurs salariés. Les employés de ces secteurs dépendent presque tous des aides de l’Etat. La collectivité finance donc ce modèle économique douteux depuis des années.

On ne pleurera pas sur la disparition de ces entreprises qui voient leurs calculs s’effon- drer. Il y en aura suffisamment qui seront capables de s’en sortir malgré la mise en place du salaire minimum. Celui-ci a déjà été introduit dans certains secteurs, comme l’industrie de la viande et les métiers de la coiffure, avant l’adoption de la loi. D’autres branches se sont do- tées de conventions collectives fixant un salaire minimum supérieur à 8,50 euros.

On n’y observe pas de bouleversement particulier. Ces secteurs ne comptent pas moins d’emplois, au contraire, leur taux de chômage continue de baisser. Certes, le prix de certains produits ou services risque d’augmenter. Ce ne sera que le reflet de leur véritable valeur. Il serait indécent de s’en lamenter. Après tout, le prix des cigarettes, de l’essence ou de la place de cinéma a bien doublé en quelques années et les gens s’y sont habitués. Ils continuent d’acheter ces produits sans se plaindre. Ils feront de même après l’adoption de cette loi, tout en sachant qu’elle permet aussi à des millions d’exclus de retrouver une place dans la société. Der Spiegel Janko Tietz 3 juillet 2014

http://www.courrierinternational.com/article/2014/07/03/enfin-un-salaire-minimum

Commentaire: « De nombreuses entreprises dans les domaines de la culture et des arts, de la gastronomie ou des services d’entretien ont fondé leur modèle économique sur l’exploitation financière de leurs salariés. Les employés de ces secteurs dépendent presque tous des aides de l’Etat » comme chez nous quoi!

 

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04 juillet 2014 ~ 0 Commentaire

Quand les entreprises font des profits… (basta)

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Sur la mort de leurs employés!

Accepteriez-vous que votre entreprise souscrive une assurance-vie à votre nom, dont elle serait l’unique bénéficiaire en cas de décès, le vôtre en l’occurrence ?

C’est ce que les salariés du journal américain The Orange County Register ont vécu cette année, rapporte un article du New York Times, repris par Big Browser. Leur employeur a de- mandé leur accord pour souscrire une assurance-vie dont il serait le bénéficiaire. Margé les pressions managériales, les salariés, choqués par cette proposition, ont refusé que leur patron puisse faire des profits sur leur mort.

Cette initiative n’est pas rare, poursuit le New York Times: des centaines d’entreprises ont déjà franchi le pas. Et touchent le bénéfice de ces assurances, même de nombreuses années après que leurs anciens salariés soient partis en retraite ou aient quitté l’entreprise.

Des revenus soumis à une fiscalité très avantageuse! Leur argument: le bénéfice de ces assurances leur permet de financer des prévoyances santé et retraites. Cette démarche bénéficierait donc indirectement aux salariés… C’est oublier un peu vite que les entreprises font ce qu’elle veulent des gains obtenus sur ces assurances-vie et n’ont pas de compte à rendre à leurs salariés ni aux régulateurs.

Un tiers des 1 000 plus grandes entreprises états-uniennes seraient concernées, ex- plique la société de conseil en ressources humaines Aon Hewitt. Ce marché représenterait 20 % des contrats d’assurance-vie signés actuellement aux États-Unis. Une loi votée en 2006 vise à encadrer cette pratique, en exigeant notamment le consentement du salarié. Mais cela ne semble pas avoir freiné l’engouement des employeurs pour ce type d’épargne bien particulier.

Des milliards de dollars dans les fonds propres des banques Impossible cependant d’avoir une estimation précise. On ne sait pas qui souscrit ces contrats ni pour quelle utili- sation. Reste que les banques semblent particulièrement friandes de ce produit d’épargne : cela leur permet de déclarer dans leurs fonds propres les «valeurs de rachat» des assu- rances-vie qu’elles ont souscrites au nom de leurs salariés. Et de renforcer leur solidité financière aux yeux des régulateurs.

Bank of America possèderait ce type d’assurance-vie pour une valeur de 17,6 mil- liards de dollars, et la banque d’affaires JPMorgan pour 5 milliards. Ce qui révèle l’ampleur du business. Autre question: les entreprises concernées ne sont-elles pas incitées à en savoir toujours plus sur l’état de santé de leurs employés ?

En France, l’assurance-vie demeure le placement préféré des particuliers: elle repré-sentait plus de 1200 milliards d’euros d’épargne fin 2012. Mais les contrats sont souscrits au profit des proches de la personne qui décède, pas de son employeur. Les entreprises y sui- vront-elles la voie tracée par leurs homologues états-uniennes ? Pas de quoi s’inquiéter, pré- cise le directeur de The Orange County Register, défendant sa proposition vis-à-vis de ses salariés: «L’assurance-vie n’est pas quelque chose de morbide, pas plus que les personnes qui les vendent, ni celles qui en achètent, écrit-il. L’assurance-vie, de par sa nature même, a été créé pour bénéficier aux gens que nous aimons, ceux dont nous nous soucions le plus.» Un grand philanthrope. Agnes Rousseaux  4 juillet 2014

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03 juillet 2014 ~ 0 Commentaire

Tisa : des syndicats du monde entier appellent à cesser ces négociations commerciales secrètes (basta)

Les cigares du Pharaon

Les réactions se multiplient du côté des syndicats depuis quelques jours pour dé- noncer l’Accord sur le commerce des services (ACS, ou Tisa). Un traité en cours de négo- ciation entre une cinquantaine de pays (lire notre enquête Tisa, ces négociations com- merciales secrètes qui visent à accélérer privatisations et dérégulations). En France, le syndicat Force ouvrière (FO) déplore le silence du gouvernement concernant ces négo- ciations, qui visent à ouvrir le «marché des services» à la concurrence internationale. Lors d’une rencontre le 1er juillet avec la secrétaire d’État chargée du Commerce extérieur, Fleur Pellerin, le syndicat lui a demandé des clarifications. FO interpellera aussi le gouvernement lors de la conférence sociale, la semaine prochaine.

Le 27 juin, le Comité syndical européen de l’éducation (CSEE), qui représente 132 syndicats d’enseignants en Europe et 11 millions de salariés du secteur éducatif, a exprimé «ses plus vives inquiétudes face à l’intention de l’Union européenne d’inclure les services d’éducation dans le cadre des négociations en cours sur l’accord de libre-échange pour le commerce des services». Pour son directeur, Martin Rømer, il y a dans ces négociations le risque «d’intensifier les pressions visant à commercialiser et privatiser le secteur de l’édu- cation» et «de restreindre drastiquement la possibilité pour les États (…) de limiter l’entrée des institutions et établissement scolaires privés ou lucratifs sur leur territoire et de régle- menter leurs activités .

Un traité qui «dépasse l’entendement» La fédération syndicale s’inquiète notamment de l’inclusion de la «clause de statu quo», dans cet accord (selon un document dévoilé par Wikileaks): «Les gouvernements seront contraints de maintenir toutes leurs réglementations en vigueur en matière de libéralisation, si bien que leurs successeurs n’auront plus aucune possibilité d’introduire de nouvelles me- sures permettant de limiter le commerce des services, analyse Martin Rømer. Cette situa- tion est fondamentalement contraire à tout processus décisionnel démocratique»

Pour la Confédération syndicale internationale (CSI), «le projet d’accord dont débattent des représentants de gouvernements vise à affaiblir la réglementation des services finan- ciers et à octroyer aux fonds spéculatifs, aux banques, aux compagnies d’assurance et autres prestataires financiers de nouveaux accès sur les marchés financiers» (communiqué du 27 juin). «Les gouvernements sont en train de négocier dans le plus grand secret des réglementations financières à la baisse», dénonce Sharan Burrow, secrétaire générale de la CSI. «Qu’ils veuillent aider les banques « trop grosses pour faire faillite » et conglomérats financiers à poursuivre leur expansion, cela dépasse l’entendement.»

L’offre de la Commission européenne Plusieurs fédérations syndicales internationales ont appelé à cesser les négociations de l’accord Tisa: l’Internationale des services publics (qui représente 669 syndicats du secteur des services publics), UNI Global Union (900 orga- nisations syndicales et 20 millions d’adhérents dans le monde, dans les secteurs de la san- té, des médias, des télécommunications ou des finances), IndustriALL (50 millions de tra- vailleurs de l’industrie, des mines et de l’énergie) et l’UITA (Union internationale des tra- vailleurs de l’alimentation et de l’agriculture, 383 organisations membres). En 2013, elles avaient déjà, avec plusieurs centaines d’organisations, affirmé leur ferme opposition aux négociations, dans une lettre adressée aux ministres du Commerce des pays concernés.

Malgré les demandes répétées des syndicats et ONG pour une plus grande transpa- rence, voire pour l’arrêt des discussions, le mandat de négociation donné à la Commission européenne n’a toujours pas été rendu public. Pour le commissaire au Commerce, Karel de Gucht, le secret sur les négociations est un choix «stratégique». La Suisse, la Norvège et l’Islande ont pourtant publié leurs offres initiales de négociation (lire ici). Dans ces conditions, comment savoir quels seront les secteurs qui pourront être soumis aux privatisations et à la concurrence internationale? «Dans son offre, l’UE a introduit une série d’exceptions qui lui permettent de prendre toute mesure qu’elle juge utile dans un certain nombre de secteurs, notamment l’audiovisuel, l’éducation publique, la santé publique ou l’eau», assure, dans son langage bien à elle, la Commission, interrogée par FO Hebdo. Impossible à vérifier, tant que l’offre initiale de l’Union européenne ne sera pas rendue publique.

Les services publics seront-ils protégés de toute menace de privatisation? Là en- core, réponse sibylline de la Commission: «L’UE a introduit une réserve horizontale lui permettant de sauvegarder des monopoles et des droits exclusifs d’exploitation dans le secteur public. La réserve est libellée comme suit: « les services reconnus d’utilité publique au niveau national ou local peuvent être soumis à des monopoles publics ou à des droits exclusifs octroyés à des opérateurs privés »» [1].

La transparence, c’est aussi une question de vocabulaire…

Par Agnès Rousseaux 3 juillet 2014 Notes1 Source : FO Hebdo.

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03 juillet 2014 ~ 0 Commentaire

Valls au patronat: oui chef!

Valls au patronat: oui chef!  dans Crise

Dès que les organisations patronales, Gattaz en tête, ont menacé le gouvernement de boycotter la «conférence sociale», Valls a annoncé le report du compte pénibilité.

Ce compte pénibilité n’était qu’un geste illusoire pour faire passer l’attaque contre les re- traites, puisqu’il fallait des années de travaux pénibles pour gagner un seul trimestre de retraite.

Mais, même cela, le patronat le refuse avec acharnement et le gouvernement s’exécute. Seuls quatre facteurs de pénibilité, sur les dix retenus par cette réforme, seront pris en compte à partir du 1er janvier 2015. Les patrons du bâtiment n’auront pas à appliquer cette réforme en 2015, sous prétexte de grande complexité. Comme s’il était si difficile de mesu- rer que les travaux du bâtiment sont pénibles !

En mai 2014, le gouvernement avait déjà reculé sur le financement par les patrons de ce compte pénibilité. Il a décidé maintenant qu’en 2015 seuls un million de travailleurs seront concernés par le compte pénibilité. Et il promet «une mise en œuvre plus souple» en 2016. Une façon de dire aux patrons qu’ils pourront la contourner avec facilité… si elle existe encore.

Dans le même discours, Valls a aussi annoncé des reculs sur la réforme du temps par- tiel. Il s’est aussi engagé à baisser encore plus les cotisations pour les patrons et à aug- menter le CICE. C’est vraiment Noël pour les capitalistes !

Et dire que, face à ce patronat à l’attaque et à ce gouvernement à plat ventre, les organisations syndicales, elles, vont se précipiter à cette conférence sociale sans même oser penser à la boycotter! Marion AJAR

http://www.lutte-ouvriere-journal.org/?act=artl&num=2396&id=3

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03 juillet 2014 ~ 0 Commentaire

Deux mille milliards d’euros de dette publique: la vache à lait des financiers (lo)

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L’Institut national de la statistique (Insee) vient de publier le nouveau montant de la dette publique.

Elle s’est accrue de plus de 40 milliards d’euros au premier trimestre 2014 et frise désor- mais les deux mille milliards.

Avec Hollande, l’État a continué à s’endetter exactement au même rythme qu’avec Sarkozy, c’est-à-dire cinq fois plus vite qu’avant la crise financière de 2008. L’État avait alors largement ouvert ses caisses aux banquiers, puis à tous les groupes capitalistes. Il avait diminué leurs impôts, inventé de nouvelles façons de les subventionner, puisé dans ses caisses pour compenser les cadeaux qu’il leur faisait sur les cotisations sociales. Et il continue depuis avec constance.

Pour contrebalancer ces dépenses, Hollande, suivant Sarkozy, a imposé la réduction de tous les budgets sociaux, attaqué la retraite et la Sécurité sociale, organisé la diminution du nombre de fonctionnaires et celle des dotations aux collectivités locales, exigé le dérem-boursement de nouveaux médicaments, modifié les barèmes d’impôts qui frappent désor- mais les plus modestes, etc.

Mais ces sacrifices imposés aux couches populaires n’ont même pas suffi à payer les cadeaux faits aux capitalistes. Pour le solde, il a fallu emprunter aux banques autour de 50 milliards d’euros par trimestre depuis 2008, creusant encore et toujours la dette publique. Le service de la dette, c’est-à-dire ce que l’État doit payer aux prêteurs chaque année, se monte désormais à 45 milliards d’euros. C’est son deuxième poste de dépense, après celui de l’enseignement scolaire.

Et c’est la façon la plus simple, la plus sûre et la plus ancienne qu’aient trouvé les banquiers pour piller les fonds publics. Paul GALOIS

http://www.lutte-ouvriere-journal.org/?act=artl&num=2396&id=19

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01 juillet 2014 ~ 0 Commentaire

Pour le patronat c’est toujours plus!

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Décidément le gouvernement n’hésite plus à afficher le choix de son camp: ferme avec les cheminotEs et les intermitentEs, et toujours prêt à lâcher devant le patronat, la droite voire l’extrême droite. Dernier exemple de reculade: l’abandon des ABC de l’égalité.

Dans ces conditions, rien d’étonnant à ce que le patronat, à quelques jours de la version 3 de la conférence sociale présente ses exigences, pose ses conditions et même exerce un chantage sur sa participation.

Si les considérants sont classiques, baisse du coût du travail et des impôts, simplification des normes, réduction des dépenses publiques, les objectifs sont précis: le compte péni- bilité, les stages en entreprises, l’inspection du travail, la «loi Florange», les temps partiels de 24 heures.

Les organisations syndicales seraient bien inspirées, pour une fois, de prendre leçon sur le patronat: pas de pause dans la lutte de classes. Mais pour nous pas question de lobbying, pas question de dialogue social: c’est par la construction du rapport des forces, la mobilisation, comme l’ont commencé les cheminotEs et les intermittentEs, que nous pourrons faire reculer le patronat et ce gouvernement à ses ordres.

Montreuil, le 30 juin 2014 http://npa2009.org/communique/pour-le-patronat-cest-toujours-plus

 

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01 juillet 2014 ~ 0 Commentaire

Faut-il avoir peur du traité de libre-échange transatlantique?

Faut-il avoir peur du traité de libre-échange transatlantique? dans Crise stealing_money_safe_lg_nwm

Oui, Un danger pour les démocraties

Rarement l’opinion se sera laissé berner avec autant de succès que dans le cas du projet de partenariat transatlantique de commerce et d’investissement (TTIP) [Transatlantic Trade and Investment Partnership] en cours de négociation entre l’Union européenne (UE) et les Etats- Unis. Que ce soit dans les médias, dans les parlements ou au café du Commerce, on ne parle que de “poulets chlorés”, de maïs génétiquement modifié et autres preuves du laxisme américain envers les droits des consommateurs – autant de maux qui pourraient bien con- cerner le marché européen d’ici peu si le traité est signé.

Au mieux, on évoque, comme en France ou en Allemagne, les répercussions désas- treuses qu’un tel accord pourrait avoir sur le paysage culturel du pays, sur le cinéma, l’édi- tion, les théâtres subventionnés. Mais on parle très peu du point crucial de ce partenariat transatlantique, qui s’apparente à une restriction quasi dictatoriale des droits démocratiques de pays souverains. En réalité, le fond du problème n’est pas la suppression des droits de douane ou l’interdiction d’importer certains produits, comme dans un traité de libre-échange classique. Ni les barrières extérieures érigées par les Etats pour protéger leur économie ou l’intérêt des consommateurs.

Le fond du problème, c’est que les législations nationales, les réglementations et les subventions conquises de haute lutte se retrouvent aujourd’hui accusées de gêner les affai- res des investisseurs étrangers. Prenons un exemple dans le domaine de la culture, secteur qui s’est pourtant mobilisé relativement tôt, et imaginons un producteur de cinéma américain qui se heurterait sur le marché européen à la concurrence du cinéma subventionné alle- mand ou français. Selon les termes du TTIP, il serait en droit d’exiger que lui soient versées des subventions équivalentes – ou, à défaut, que l’ensemble des subsides soient supprimés.

Ainsi, des parlements démocratiquement élus qui ont décidé de soutenir leur industrie cinématographique verraient leurs décisions cassées par ce traité, d’office pour ainsi dire, sans aucune forme de légitimation démocratique. Heureusement, la France a obtenu que la culture soit momentanément exclue des négociations, ce qui ne veut toutefois pas dire qu’ elle ne sera pas concernée à terme. D’après ce qui a filtré des huis clos dans lesquels se déroulent les négociations, il sera possible à tout moment de réintégrer tel ou tel domaine exclu du traité dès lors que les autres Etats membres de l’UE y consentiront. La culture et l’éducation se trouvent donc sous une épée de Damoclès. Mais ce n’est pas la pire menace.
Car les coups de canif que le traité peut porter aux législations nationales dépassent de beaucoup ses assauts sur la culture.

Ainsi, le TTIP déroge à la plupart des règlements visant à protéger les citoyens et les économies nationales dès lors que ceux-ci sont à même d’entraver les investissements étrangers. Contrairement à une idée répandue, le traité n’est en aucun cas conçu à l’avan- tage exclusif des Etats-Unis. Les règlements américains sur le contrôle des banques et de la Bourse pourraient tout autant devenir caducs sous la pression des acteurs européens du secteur financier que la législation allemande sur les produits alimentaires sous la pression des agriculteurs américains. Rappelons qu’il ne s’agit pas d’un traité que les Etats-Unis souhaitent faire passer aux dépens de l’Europe, mais d’un accord que le capital international veut conclure aux dépens des démocraties nationales.

Pour reprendre les propos sarcastiques de Detlef Wetzel, président [du syndicat alle- mand] IG-Metall, si le TTIP avait été en vigueur lors de l’abolition de l’apartheid, l’Afrique du Sud aurait dû verser des indemnités faramineuses pour entrave à l’exploitation des travail- leurs noirs. De même, si des négociations avec les syndicats font grimper les salaires, l’in- vestisseur devrait là aussi être dédommagé.

En résumé: le contribuable mettrait la main à la poche pour tout ce qui contrecarrerait d’une manière ou d’une autre les prévisions de rentabilité d’une entreprise étrangère. Le fa- meux “risque entrepreneurial” qu’évoquent à l’envi les tenants du libre-échange se trouverait ainsi notablement réduit – pour être reporté sur la société, comme l’ont fait les banques pendant la crise financière.

Jens Jessen Publié le 12 juin 2014 dans Die Zeit  Hambourg  Courrier international 1er juillet

Pour lire l’avis favorable:

http://www.courrierinternational.com/article/2014/07/01/faut-il-avoir-peur-du-traite-de-libre-echange-transatlantique

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30 juin 2014 ~ 0 Commentaire

Annuler la totalité de la dette jugée illégitime

dette
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Les conclusion du rapport du Collectif pour un Audit citoyen de la dette publique
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«Depuis plus de 30 ans, nous vivons au-dessus de nos moyens » a déclaré Manuel Valls le 16 avril dernier. Votre rapport met en cause le discours dominant selon lequel la dette viendrait de dépenses trop élevées de l’État. Peux-tu préciser ce point  ?
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Le discours de Manuel Valls est le même que celui tenu par ses prédécesseurs sous la présidence de Nicolas Sarkozy. Or il s’agit d’un pur mensonge. En effet, en tendance, de 1978 à 2012, les dépenses ont diminué de 2 points de PIB (et de 3,5 points hors intérêts de la dette), alors que dans le même temps, les recettes ont chuté de 5,5 points de PIB. Les Français ne vivent donc pas au-dessus de leurs moyens: en vérité, l’essentiel du problème provient d’une baisse des recettes fiscales et d’intérêts trop élevés versés aux banques.Vous mettez l’accent sur deux facteurs dans la hausse de la dette de l’État  : les baisses d’impôt et les taux d’intérêt. Peux-tu nous donner des ordres de grandeur  ?

Selon nos estimations qui ne forcent pas le trait, ces trente dernières années, le manque à gagner du fait des cadeaux fiscaux (qui ont pour l’essentiel bénéficié aux grandes entre- prises et aux ménages aisés) représente 488 milliards d’euros. Quant au surcoût de dépen- ses provenant des taux d’intérêt élevés payés aux banques sur les titres de la dette, on a chiffré à 589 milliards d’euros le total des intérêts excédant un taux d’intérêt réel de 2 %, un taux moyen auquel l’État aurait dû se financer sur la période.

Pour les collectivités locales, deux autres facteurs interviennent : les transferts de charge de l’État et les prêts toxiques  ?

Effectivement, les collectivités subissent de la part du gouvernement une double peine. Tout d’abord, la décentralisation a conduit à un transfert de charges de l’État vers les collectivités sans que cela donne lieu à un transfert de recettes correspondantes. Ainsi, une diminution des dotations de 11 milliards d’euros est prévue entre 2013 et 2017 en application du Pacte de stabilité  [2].

Ensuite, les collectivités risquent de devoir prendre en charge un surcoût de l’ordre de 15 milliards d’euros au titre des emprunts toxiques. En effet, le gouvernement est en train de faire voter par le Parlement un projet de loi scandaleux dont l’objet est de faire supporter par les collectivités et les contribuables les conséquences de la spéculation des banques  [3].

De quoi s’agit-il  ?

Début 2013, l’État a créé la Société de financement local (SFIL), une structure à 100 % pu- blique chargée de reprendre l’encours des prêts aux collectivités de la banque Dexia en fail- lite, dont 8,5 milliards de prêts toxiques. Or depuis quelques mois, plusieurs décisions de tribunaux ont condamné les banques assignées par les collectivités, en particulier sur le motif d’un taux effectif global (TEG) absent ou erroné dans les contrats. Pour contourner cette jurisprudence qui s’impose à la SFIL comme aux banques, le gouvernement a conçu un projet de loi scélérat visant à valider rétroactivement les contrats d’emprunt illégaux. Voté en procédure accélérée au Sénat le 13 mai dernier par le PS et EELV, ce texte va être pro- chainement présenté devant l’Assemblée nationale.

Vous évaluez à 59 % du total la partie illégitime de la dette. Quels sont les critères que vous utilisez  ?

Nous avons calculé que, si au cours des trente dernières années, l’État avait maintenu cons- tante la part de ses recettes dans le PIB au lieu de s’appauvrir du fait de cadeaux fiscaux injustifiés, et s’il s’était financé à un taux raisonnable au lieu d’engraisser les banques pri- vées, il aurait disposé de 1077 milliards d’euros supplémentaires (les 488 et 589 milliards d’euros cités précédemment), un montant qui représente 59 % de sa dette publique actuelle.

Six ans après 2008, aucune vraie réforme bancaire n’a eu lieu et la dette continue d’être payée. Qu’est-ce que vous préconisez dans le rapport  ?

La pseudo-réforme de Moscovici a concerné entre 0,4 % et 0,7 % des activités des banques aux dires des banquiers, c’est dire sa portée dérisoire. Le rapport préconise l’annulation de tout ou partie de la dette illégitime combinée à la mise en place d’un impôt exceptionnel progressif sur les 10 % les plus riches. On propose également d’obliger les banques à souscrire un quota de titres de la dette publique.

À ton avis, quelles sont les mesures immédiates que devrait prendre un vrai gouver-nement de gauche par rapport à la dette publique et à la finance  ?

De mon point de vue, les mesures immédiates doivent aller à l’essentiel et tirer les consé- quences de la situation révélée par l’audit. Tout d’abord, il faut annuler la totalité de la dette jugée illégitime, naturellement en prenant soin de veiller à la protection des petits porteurs et des structures publiques le cas échéant. Ensuite, il faut socialiser l’intégralité du système bancaire en créant un véritable service public bancaire. À la différence d’une nationalisation, la socialisation place les banques sous contrôle citoyen avec un partage de décision entre les dirigeants, les élus locaux ainsi que les représentants des salariés, des clients, des associations et des instances bancaires nationales et régionales.

Cette question est à mes yeux le cœur du problème. Dans un article du Guardian le 9 juin dernier  [4], commentant notre rapport d’audit, Razmig Keucheyan ne dit pas autre chose lorsqu’il écrit au sujet de notre proposition de socialisation du secteur bancaire: «Cela, bien sûr, est la partie la plus difficile, là où des éléments de socialisme sont introduits en plein cœur du système.» Comme le préconise Sud BPCE, mon syndicat, cette socialisation doit concerner non seulement les banques de détail mais également les banques d’affaires. Ce sont ces grandes banques, les banques de financement et d’investissement (BFI), qui sont pour l’essentiel à l’origine de la crise de 2007-2008 du fait des produits spéculatifs qu’elles ont conçus et commercialisés pour en tirer tous les profits avant de laisser les États et les contribuables en supporter les pertes colossales. Celui qui douterait du bien-fondé et de la nécessité de socialiser ces banques d’affaires n’a qu’à ouvrir son journal et consulter la rubrique «Fraudes, scandales et faits divers» pour s’en convaincre.

Aujourd’hui, l’urgence est la transition écologique qui doit être au cœur de notre projet poli- tique et mobiliser l’essentiel de nos moyens financiers. Or, seules de grandes banques socialisées qui n’ont pas le profit et la spéculation comme alpha et oméga peuvent mener à bien un tel projet, pas des banques privées détenues par des actionnaires véreux, des mar- chands d’armes ou des sociétés comme Total ou Monsanto qui mettent à sac la planète et affament les peuples. Propos recueillis par Henri Wilno 26 juin 2014

[1] Pour lire le rapport  : http://www.audit-citoyen.org/ ?p=6291

Un groupe de travail du Collectif pour un Audit citoyen de la dette publique a publié en mai un rapport  [1] qui vise à répondre à une série de questions essentielles: d’où vient la dette? A-t-elle été contractée dans l’intérêt général, ou bien au bénéfice de minorités déjà privilégiées? Qui détient ses titres? Peut-on alléger son fardeau autrement qu’en appau-vrissant les populations? Nous avons interrogé Patrick Saurin, porte-parole de Sud-BPCE et membre du CADTM (comité pour l’annulation de la dette du Tiers monde) qui a participé au groupe de travail.

* Paru dans l’Hebdo L’Anticapitaliste – 248 (26/06/2014). http://www.npa2009.org

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