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25 juillet 2016 ~ 0 Commentaire

8 heures contre la dette illégitime! (cadtm)

8 heures contre la dette illégitime! (cadtm) dans A gauche du PS arton13445

Le 4 décembre 2016 à partir de midi

A l’Amphithéâtre La Fontaine, ULB, Avenue Franklin Roosevelt 50,1050 Bruxelles

Le marathon de préparation de l’événement « 8 heures contre la dette illégitime » a déjà commencé !

Des ateliers captivants, des animations décapantes et des plénières endiablées sont au programme de cette première édition des 8 heures contre la dette illégitime qui pour cette année remplacera l’université d’été du CADTM !

Au menu de la journée, vous dégusterez débats et conférences sur :

Les crises de la dette au Sud et au Nord de la planète
Les stratégies de luttes contre la dette et l’austérité
L’impact de la dette et des mesures d’austérité sur les femmes
Les crises bancaires et les alternatives bancaires
L’audit citoyen
La dette écologique
Les différentes luttes et résistances en cours en Europe et dans le monde
… et autres mets savoureux !

Avec la participation de:

Paul Murphy, Paul Jorion, Yannis Youlontas, Carlos Sanchez Mato, Michel Husson, Oumou Ze… et beaucoup d’autres !

Animations pour les plus petits et délectation musicale en soirée pour petits et grands !

Si vous voulez nous aider dans la préparation (communication, logistique, animation ou autres), n’hésitez pas à contacter Chiara : chiara@cadtm.org

Entrée à prix libre.
Inscriptions recommandées : inscriptions@cadtm.org

Evénement facebook : https://www.facebook.com/events/588…

http://www.cadtm.org/8-heures-contre-la-dette

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12 juillet 2016 ~ 0 Commentaire

contre! (reporterre)

 decroissance

Le dogme de la croissance

« Croissance croissance croissance… » II y a quelque chose de pathétique et de comique à la fois, chez ces dirigeants qui guettent le ciel financier comme des météorologues, dans l’espoir d’un coin de ciel bleu. Qui ouvrent les entrailles de la relance comme des pythies. La croissance, c’est la croyance de l’époque.

Aussi avons-nous rencontré Jean Gadrey, un économiste contre LE dogme.

Dans son dernier discours, en moins d’une minute, François Hollande prononce huit fois le mot croissance et quatre fois le mot confiance. Là, on est un peu dans l’incan- tation, l’invocation d’une puissance céleste, on lie le psychologique à l’économique…

Jean Gadrey C’est comme si l’on pratiquait le vaudou pour que la croissance revienne. Mais elle ne reviendra pas. Nous vivons sur cette image du gâteau, le produit intérieur brut (PIB), qui doit grossir. Et si ce gâteau ne grossit pas, on ne pourra pas en donner aux plus pauvres, même des miettes…

C’est une image excessivement trompeuse. D’abord, à qui ont profité les dix années, 1997-2007, de belle croissance aux États-Unis ? Aux 10 % et surtout aux 1 % les plus riches, les parts étaient de plus en plus inégales. Et surtout, le gâteau qui grossit sans cesse, il est de plus en plus bourré de substances toxiques, d’actifs toxiques.

Il est de plus en plus empoisonné. Et donc, partager un gâteau empoisonné, qui ça fait vraiment saliver ? Voilà ce que nous cachent les discours enflammés prônant le « retour à la croissance ». Jamais ils ne s’interrogent : n’y a-t-il pas contradiction entre la poursuite dans la voie du « toujours plus » et le règlement des grandes questions, du climat, de la biodiversité, ou de la pauvreté dons le monde ? 12 juillet 2016

Contre les gourous de la croissance, entretien avec Jean Gadrey , Fakir éditions, 69 p., 4 € (+ 2 € de frais de port).

Source : Fakir éditions

https://reporterre.net/Contre-le-dogme-de-la-croissance

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12 juillet 2016 ~ 0 Commentaire

tafta (essf)

stop-tafta

Une nouvelle fuite révèle les ambitions climaticides de l’Union européenne

L’Aitec et Attac France ont obtenu la version du chapitre Énergie et matières premières qui sera proposée aux négociateurs américains lors du 14e cycle de négociation qui commence aujourd’hui à Bruxelles.

Le texte, commenté dans une note d’analyse [1], confirme nos craintes : le TAFTA privera la puissance publique des instruments de contrôle et de réglementation nécessaires à la protection de l’environnement et la lutte contre les dérèglements climatiques. Aucun méca- nisme de sauvegarde ni de protection ne figurent dans le projet de chapitre écrit par la DG Commerce afin de faire primer le droit international de l’environnement sur le commerce et l’investissement.

Composé de 9 articles et de deux annexes, le document atteste notamment de l’ambition de l’UE d’obtenir la levée de toutes les limitations des exportations de gaz naturel américain vers l’Union européenne.

Il comporte deux autres volets notables :

Un volet réglementaire relatif aux standards, réglementations et inspections dans le domaine des énergies renouvelables et de l’efficacité énergétique.

Un volet de « coopération » entre les parties concernant le commerce et l’investissement dans le domaine de l’énergie et des matières premières : négociations internationales, mesures distorsives de parties tiers, auto-certification par les entreprises, données économiques et commerciales, « bonnes pratiques » nationales, usage efficace des ressources…

Or , à travers ce texte, de nouvelles menaces se font jour pour la planète et pour la santé publique.

En effet s’il devait être inséré dans le traité transatlantique, un tel chapitre aurait pour consé-quence la suppression des limites à l’exportation d’énergies fossiles, et l’incitation à leur extraction et leur commercialisation, sans considération des implications écologiques d’une telle évolution : pollutions hydriques, atmosphériques, risques multipliés par le transport…

Il remettra également en cause un certain nombre de dispositifs de soutien à la production d’énergies propres, tels que les engagements de rachat d’électricité verte, ou encore la préférence donnée aux producteurs locaux/communautaires d’énergies renouve- lables. Enfin il facilitera la substitution progressive des dispositifs d’auto-réglementation des entreprises dans le domaine de l’efficacité énergétique et des matières premières : adieu les mécanismes obligatoires d’étiquetage, ou encore l’interdiction de commercialiser des appareils trop énergivores.

Le texte ne propose aucun mécanisme de sauvegarde ou de protection du climat et de l’environnement qui permettrait aux signataires du TAFTA de faire valoir l’impératif écologique et climatique pour s’abstraire de certains de leurs engagements alors que l’Accord de Paris fixe des objectifs contraignants qui l’exigeront. Le dispositif de gestion de crise proposé dans le texte stipule bien qu’aucune urgence ne pourra justifier l’interruption ou la discontinuité de l’approvisionnement des parties en énergie…

Enfin, faute de disposition contraire, le mécanisme de règlement des différends Investisseur- État risque bien de couvrir les dispositions incluses dans ce texte. Les poursuites déclenchées par des multinationales dans des affaires liées à l’énergie et à l’extraction minière représentent près du tiers du total des plaintes en arbitrage déposées auprès du CIRDI (qui n’est qu’une des organisations « parapluies » gérant ce type de poursuites).

C’est une manne colossale, de plus en plus recherchée par le business de l’arbitra- ge. Et plusieurs cas européens emblématiques rappellent les risques immédiats qu’encourent les Etats : Vattenfal I et II c. Allemagne, Gabriel Resources c. Roumanie, Engie SA, GDF International SAS and Engie International Holdings c. Hongrie, sans compter les dizaines de plaintes déposées contre l’Espagne après qu’elle ait du renoncer à son programme de rachat d’électricité verte. lundi 11 juillet 2016, par AIEC

Aitec* http://aitec.reseau-ipam.org/spip.php?article1561

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10 juillet 2016 ~ 0 Commentaire

depuis 2006! (observatoire du nucléaire)

nucl-aire-pieds-nickel-s

Défauts de la cuve EPR : les experts s’inquiètent depuis 2006

L’ASN a identifié dès 2006 le risque de défaut sur la cuve de l’EPR. En 2007 et 2011, Areva réalise des tests qui auraient pu attirer son attention, mais elle est restée confiante. Ce n’est qu’en 2014 que les essais demandés par l’ASN démontrent que la cuve ne respecte pas la réglementation.

Depuis dix ans, les experts du nucléaire craignent que l’acier du couvercle et du fond de la cuve de l’EPR de Flamanville (Manche) présente des défauts. Dès 2006, l’Autorité de sûreté nucléaire (ASN) évoque le sujet avec Areva. L’année suivante, des tests donnent corps aux hypothèses pessimistes, mais l’entreprise reste confiante. Ce n’est qu’en 2012 qu’elle propose de faire les vérifications demandées par l’ASN. Certains tests auraient pu être lancés rapidement, mais il faudra attendre fin 2014 pour qu’Areva les réalise et annonce la mauvaise nouvelle à l’Autorité. Entre temps, la cuve défectueuse a été montée…

Note : alors que l’Observatoire du nucléaire a porté plainte contre Areva pour avoir caché de nombreuses malfaçons dont celles des cuves des réacteurs EPR, l’excellent site Actu-environnement apporte de nouvelles révélations dans cette affaire stupéfiante. A suivre…

Lire la suite :

http://www.actu-environnement.com/cuve-epr-asn-areva-edf

Source:

http://www.observatoire-du-nucleaire.org/

http://www.anti-k.org/defauts-de-la-cuve-epr-les-experts-sinquietent-depuis-2006

 

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10 juillet 2016 ~ 0 Commentaire

le low-cost (reporterre)

wtf-is-this-low-cost-airlin 

Rêve du transport aérien, cauchemar de la planète

Le projet d’aéroport de Notre-Dame-des-Landes, où se tient ce week-end un rassemblement festif d’opposants, repose sur l’espoir que le trafic aérien croîtra sans limites. Mais rien n’est moins sûr. Entre dégâts écologiques et subventions cachées, le low-cost pourrait avoir son avenir derrière lui.

Si la science économique a pu démontrer une chose, c’est sa totale incapacité à prévoir l’avenir. Et pourtant. «  Malgré la crise économique actuelle, le transport aérien devrait augmenter d’environ 5 % par an jusqu’en 2030 », avance la Commission européenne sur son site internet. Principal moteur de l’envolée annoncée, le succès des compagnies low- cost. Les chiffres de la décennie passée ont en effet de quoi rendre le secteur optimiste. En 2015, Ryanair a vu son nombre de passagers augmenter de 17 %. Sa concurrente EasyJet, de 6,9 %. Et ce ne serait que le début.

Comment arriver à une telle affirmation ? « D’après les statistiques, 1 point de croissance du PIB mondial représente 1,5 point de hausse du trafic aérien. Les prévisions les plus basses tablant sur une croissance de l’économie mondiale de 3 % par an, le trafic aérien devrait bien encore doubler sur les quinze prochaines années  », calculait le journal Les Échos en 2013.

Plus précisément, le modèle économique qui a permis aux compagnies low-cost d’afficher une progression très supérieure à celle de leurs homologues classiques, et donc de doper le trafic aérien, repose sur deux piliers : la baisse des coûts et, moins connu, la transformation de certains d’entre eux en bénéfices supplémentaires.

La méthode utilisée pour baisser les coûts d’exploitation est bien connue des passa- gers : augmentation du nombre de sièges (quelques dizaines de plus), facturation de nom- breux services et des bagages en soute, et recours à des aéroports secondaires, donc moins chers pour la compagnie.

Ce a quoi il convient d’ajouter une forte pression sur les conditions de travail des employés : «La martingale de French Blue consistera à réduire les coûts au maximum. Principalement, les frais de personnel », écrivait ainsi Le Monde dans un article consacré à cette nouvelle compagnie aérienne lancée en mars 2016. On se souviendra aussi de la condamnation du phare du low-cost européen, la compagnie irlandaise Ryanair, en octobre 2013, par le tribunal d’Aix-en-Provence. Plus de 8 millions d’euros de dommages et intérêts avaient dû être versés pour travail dissimulé et d’autres infractions au code du travail.

La compagnie s’était en effet arrogé le droit de faire travailler 127 salariés de sa base de Marignane (Bouches-du-Rhône) sous contrat irlandais, évitant ainsi de payer les cotisations sociales en France. Aujourd’hui, les compagnies à bas coût opèrent une mue en chassant sur les terres des grandes compagnies nationales : aéroports internationaux et longs courriers. Les conséquences sociales pourraient être très lourdes.

Les contribuables compensent avec leurs impôts 

Mais surtout, la grande astuce des compagnies low-cost réside dans leur mise à profit des aéroports de petite ou de moyenne taille. Non seulement ceux-ci sont moins chers (parking, atterrissage, etc.), mais les collectivités locales sont parfois prêtes à leur octroyer de géné- reuses largesses… au nom du développement du territoire. Les bas prix affichés ne le sont en réalité que parce que les contribuables compensent en partie, avec leurs impôts. La très orthodoxe Cour des comptes était intervenue dans le débat, en 2008, dénonçant dans un rapport [1] les dérives les plus flagrantes de ce système.

Les subventions s’élèvent parfois à plusieurs millions d’euros. Pour Ryanair, à Beau- vais,  le chiffre se serait élevé à 7,4 millions d’euros. Certaines aides sont versées directement aux compagnies  ; d’autres, plus subtilement, par les gestionnaires des aéroports, directement (comme pour l’ouverture d’une ligne), ou indirectement. La Cour note ainsi que «sur de nombreux aéroports, la gratuité ou les réductions de tarif consenties sur les prestations, non réglementées, d’assistance en escale contribuent aux déficits d’exploitation.

À Beauvais-Tillé par exemple, le centre de coût “ assistance aéroportuaire ” était largement déficitaire, de plus de 1,3 million d’euros en 2004 et 2005, en grande partie du fait d’avantages consentis à une compagnie  », en l’occurrence Ryanair. Les collectivités locales vont parfois jusqu’à mettre la main au pot pour aider les gestionnaires à financer «les actions de promotion menées par les compagnies à bas coût, ou lancées pour attirer ces dernières» (p. 22 du rapport). Ainsi, 200 000 euros d’argent public ont été dépensés pour l’aéroport de Reims-Champagne et 450 000 euros pour Grenoble-Isère (ces chiffres datent du rapport de 2008).

Le déséquilibre ne s’arrête pas là, car les compagnies profitent souvent de «dispositions contractuelles de désistement fort peu contraignantes», toujours selon la Cour des comptes. Interruption de dessertes (Poitiers-Biard, Clermont-Ferrand-Auvergne, Dijon-Longvic, Caen- Carpiquet, Reims-Champagne et Deauville-Saint-Gatien), ou fréquence revue à la baisse (Rodez-Marcillac), retrait unilatéral, les compagnies s’octroient certains droits, en dépit des aides déjà touchées. Faute de revenus raisonnables, les gestionnaires d’aéroports décentralisés connaissent une situation de déficit chronique.

L’angle mort des analystes 

Ces facteurs rendent les chiffres de croissance du trafic aérien annoncés pour le moins sujets à caution. Si une nouvelle crise ne vient pas frapper l’économie mondiale, si les prix du pétrole n’augmentent pas de manière trop importante, ils pourraient certes bien se réaliser… à condi- ntion que la politique et le climat n’en viennent pas à bout. Car c’est bien là l’angle mort des analystes : les hypothèses de calcul pourraient se résumer à l’affirmation suivante : «Tout ira bien dans le meilleur des mondes.»

Sauf que les peuples pourraient bien finir, d’ici à 2050, par siffler la fin de la récréa- tion néolibérale, privant les compagnies low-cost d’un des piliers de leur modèle économi- que : le dumping social  ; qu’une crise écologique majeure est en cours, et que l’idée de faire un Paris-Nantes en avion finira peut-être par sembler une gabegie (on apprend en effet, à la faveur de journaux d’écoliers ayant visité «gracieusement» l’aéroport, que les quatre premières destinations au départ de Nantes-Atlantique sont Paris, Lyon, Marseille et Toulouse! [2]. L’aéroport de Nantes-Atlantique serait-il toujours saturé, et le projet de Notre-Dame-des-Landes jugé nécessaire, sans ces liaisons aisément remplaçables par le train  ?

Dans l’Union européenne, 44 % du transport aérien de passagers se réalise à l’inté- rieur de l’EU-28. Les vols domestiques représentent 18 % du total. Résultat, «d’ici à 2020, les émissions mondiales du secteur de l’aviation devraient être supérieures de 70 % à celles de 2005, malgré les progrès réalisés en matière de consommation de carburant (2 % par an). Les statistiques de l’Icao [Organisation internationale de l’aviation civile] montrent qu’elles devraient augmenter de 300 % à 700 % d’ici à 2050  », énonce la Commission européenne.

Rien n’assure non plus que l’aérien continuera d’être le seul mode de transport public exempté de taxe sur le carburant. «Le préfet de l’Oise considère que le rapport de la Cour des comptes devrait intégrer le fait que la viabilité de la compagnie low-cost Ryanair, principal opérateur sur l’aéroport de Beauvais-Tillé, est susceptible d’être impactée par la hausse du coût du carburant », avertissait celui-ci dans les annexes de ce rapport.

Trop dépendantes du modèle de société dans lequel elle s’inscrivent, ces prévisions risquent de s’avérer radicalement fausses au moindre accroc dans le scénario modèle des experts. L’affirmation de la Commission européenne, selon laquelle «la croissance a besoin du commerce, et le commerce a besoin de transports», ici aérien, se révèle donc être un peu faible. Mais son intérêt ne réside peut-être pas tant dans leur incapacité à dire de quoi sera fait l’avenir, sinon à justifier la politique du court terme d’aujourd’hui.

Réaliser des bénéfices immédiats, en empochant les subventions massives que l’on octroie pour faire croire au miracle ; justifier la construction d’infrastructures nouvelles, pour le bonheur des bétonneurs du jour. Peu importe si, finalement, le low-cost n’existe plus dans trente ans : après nous, le déluge.

9 juillet 2016  Vladimir Slonska-Malvaud (Reporterre)

https://reporterre.net/Le-low-cost-reve-du-transport-aerien-cauchemar-de-la-planete

Lire aussi:

Nantes et Notre-Dame-des-Landes : un nouvel aéroport est-il vraiment utile ?

Après le référendum, mobilisation des opposants à l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes

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06 juillet 2016 ~ 0 Commentaire

ceta (bastamag)

ceta tafta

Le traité de libre-échange entre l’Europe et le Canada sera mis en œuvre sans aucune évaluation

Le 5 juillet, la Commission et le Conseil européen se sont prononcés sur le statut de l’accord de libre-échange entre l’Union européenne et le Canada (Ceta, pour Canada-EU Trade Agreement).

Sous pression citoyenne, la Commission a finalement renoncé à adopter ce traité commercial sans l’aval des parlements nationaux [1]. « Le président François Hollande et la chancelière Angela Merkel, conscients de la sensibilité du sujet, n’avaient pas du tout envie qu’on les accuse de vouloir ratifier un accord majeur « en cachette », souligne le journal Le Monde. Les élus de chaque pays pourront donc se prononcer.

Reste que la Commission prévoit une application provisoire de l’accord dès sa ratification par le Parlement européen. « Seules les compétences « nationales », très peu nombreuses dans le cas du CETA, échapperont à cette règle ; toutes les dispositions de libéralisation du commerce et de l’investissement prévues explicitement par l’accord, même lorsqu’elles impliquent les administrations nationales, pourront être immédiatement appliquées, probablement début 2017, sans attendre les votes nationaux », estime Amélie Canonne, de l’Aitec, une association qui oeuvre pour la régulation du commerce et de l’investissement [2].

Absence d’étude d’impacts

Selon Amélie Canonne, cette « fausse-querelle » entre institutions européennes et représen- tations nationales permet d’éviter une question fondamentale : « Comment justifier le soutien inconditionnel de Paris au CETA quand aucune étude d’impact n’a été effectuée mais qu’un spectre très large d’observateurs (juristes, économistes, syndicats, paysans, associations de consommateurs ou de protection de l’environnement…) en redoutent des effets désastreux ? »

Cet accord comporte par exemple des dispositions interdisant aux collectivités de privilégier l’approvisionnement local dans leurs appels d’offres, ce qui constitue une menace pour les filières locales (notre article).

En outre, les conséquences du Brexit sur le CETA, négocié pour une Europe à 28 et mis en place pour une UE éventuellement réduite à 27, ne sont claires pour personne. En 2015, 42 % des exportations canadiennes dans l’UE se sont concentrées vers le Royaume-Uni, fervent promoteur de l’accord [3]. Comme le relève Emmanuel Aze, de la Confédération Paysanne, « Les contingents annuels d’importation pour certains produits sensibles comme la viande de bœuf ou de porc ont été définis en prenant en compte le Royaume-Uni, bien placé pour en absorber une part importante. Sans ces débouchés, c’est le flou total : les 27 devront-ils assumer des engagements pris pour 28 ? Ce serait un désastre encore plus grand pour les éleveurs européens, et notamment français. »

Des accords de libre-échange perçus comme mauvais

Selon un sondage daté du 24 juin, huit Français sur dix estiment que le CETA, ainsi que le TAFTA , l’accord de libre échange entre les États-Unis et l’UE, remettent en question les lois ou normes françaises protégeant la santé, la qualité de l’alimentation, l’environnement, et le climat.

Une majorité perçoit négativement les conséquences de ces accords sur l’emploi et la qualité de l’alimentation [4]. Une preuve supplémentaire de la défiance grandissante des citoyens à l’égard des accords de libre-échange. Prochaine étape décisive : le vote du Conseil européen, composé des gouvernements des pays membres, prévu à la fin de l’année 2016. Il suffit qu’un seul État-membre rejette le CETA pour que ce dernier soit abandonné.

Sophie Chapelle 6 juillet 2016

 Notre dossier : Traités de libre-échange : les multinationales contre la démocratie

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28 juin 2016 ~ 0 Commentaire

paul jorion (bretons)

jorion 1

jorion 2

jorion3

jorin

 http://www.pauljorion.com/blog/

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21 juin 2016 ~ 0 Commentaire

sortir ou pas de l’euro? (cadtm)

grec

Telle est la question!

Au CADTM, on sait trop bien ce que c’est d’être flippéE, voire découragéE, par toutes ces questions sur lesquelles on sèche. Du coup, inspiréEs par nos meilleurEs piqueurs et piqueu- ses (notre famille, nos potes, le pizzaiolo d’en face, les gens que l’on rencontre en animation), le CADTM Liège a organisé plusieurs sessions d’élaborations collectives d’éléments de réponse à ces piques (qu’elles soient d’ordre technique ou plus « politique »). Ce travail a engendré une brochure que vous pouvez retrouver en entier ici.

Sortir ou pas de l’euro ? 

Deux constats sont certainement largement partagés :

(1) En principe, on fait d’abord une union socio-économique et puis une monnaie commune, pas l’inverse.

(2) La question de la sortie ou non de l’euro divise la gauche radicale en ce moment.

D’un côté, l’euro est vu comme un symbole ET un instrument de domination et de compétition dont il faut absolument se libérer.

D’un autre côté, il est considéré soit comme utile (une monnaie forte face aux autres écono- mies), soit comme nécessaire (sans l’euro, ce sera pire).

Sans revenir sur le fait que les Institutions européennes violent sans cesse leurs propres lois, soulignons que leurs traités ne prévoient pas de modalités spécifiques pour la sortie de la zone euro (contrairement à la sortie de l’Union prévue par l’article 50 du traité de Lisbonne). D’un point de vue légal, l’une n’entraîne pas l’autre. D’un point de vue légal, enco- re, l’expulsion d’un pays de la zone euro par les autres membres n’est pas possible, mais dans les faits ils peuvent bien sûr faire pression sur lui (via la BCE, entre autres).

D’un côté, on souligne qu’une sortie de l’euro entraînerait une forte dévaluation de la nouvelle monnaie et une fuite de capitaux. De l’autre, on (Frédéric Lordon, par exemple) dit que ces effets s’éteindront après une année et que plus on attend, pire ce sera. De plus, plusieurs scénarios de sortie de l’euro et alternatives sont mis en avant :

Sortir de l’euro à plusieurs (voire se doter d’une monnaie commune alternative |1|)
Négocier cette sortie / dévaluation avec l’Europe pour en limiter les effets négatifs
Appliquer une réforme monétaire redistributive |2|
Utiliser une monnaie complémentaire à l’euro pour les échanges internes (comme en Équateur où de nombreux paiements quotidiens – dont les factures et certains salaires – se font sans utiliser le dollar, la monnaieofficielle)                                                                                                                                                    Last but not least, demander l’avis à la population…

Position du CADTM :

La sortie de l’euro n’est pas LA solution (avant l’euro, il y avait des problèmes, et le capitalisme était là) et elle ne doit pas être présentée comme un préalable à toute politique.

Le préalable c’est l’arrêt de l’austérité. Pour cela, il faut remettre en cause la dette illégiti- me. Si ces politiques peuvent être mises en place tout en restant dans le cadre européen (Europe et/ou euro), et que cela permet un changement de rapport de forces pour en changer profondément l’orientation et le fonctionnement, tant mieux. Si ces politiques ne peuvent pas être mises en place sans une rupture avec l’Europe et/ou l’euro (c’est ce que tend à montrer l’actualité grecque), alors il faut faire rupture.

Mais cette rupture ne doit pas se limiter à la sortie de l’euro. Pour empêcher le « ce sera pire après » et empêcher l’hémorragie, il faut un moratoire sur le paiement de la dette, un contrôle strict des mouvements de capitaux et la socialisation des banques.

Pour aller plus loin :

Eric Toussaint : « Grèce, pourquoi la capitulation ? Une autre voie est possible »

20 juin par CADTM Belgique , Jérémie Cravatte , Emilie Paumard

http://cadtm.org/Sortir-ou-pas-de-l-euro

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20 juin 2016 ~ 0 Commentaire

flexibilité: parce que je le veux bien!

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14 juin 2016 ~ 0 Commentaire

le très opaque et néocolonial club de paris (basta)

 riches

Fête ses 60 ans

C’est un anniversaire qui s’est fêté toute opacité. Peu étonnant, vu la manière de fonctionner du Club de Paris, le groupe informel de pays créanciers – auprès desquels nombre de pays pauvres sont endettés – qui est né en mai 1956, il y a 60 ans.

Le groupe de pays prêteurs comprend aujourd’hui vingt membres, dont la France [1]. Tous des pays du Nord qui prêtent à ceux du Sud. Aux côtés du Fonds monétaire international (FMI) et de la Banque mondiale, Le Club de Paris est l’un des instruments centraux des pays créanciers pour renégocier la dette publique bilatérale des pays du Sud ayant des difficultés de paiement.

Mais il existe une différence de taille entre le FMI, la Banque mondiale et le Club de Paris : ce dernier n’est pas une institution. Groupe informel, le Club de Paris n’a ni existante légale, ni statuts. Ses réunions mensuelles, qui se tiennent à Paris (c’est aussi le directeur du Trésor français qui préside le club) donnent lieu à de simple recommandations, qui n’ont, en elles-mêmes, aucune valeur juridique. Même si les États créanciers les suivent toujours.

Des accords avec 90 pays débiteurs, tous du Sud

« Le Club de Paris est un instrument central dans la stratégie des puissants pour dominer les pays du Sud endettés », dénonçait le Comité pour l’abolition de la dette du Tiers-monde CADTM début juin.

Pour attirer l’attention sur le manque de légitimité et de transparence de ce groupe de créanciers du Nord, le CADTM a publié un faux communiqué de presse signé du Club de Paris le 30 mai. Le texte signalait la (fausse) volonté du groupe informel d’annuler la dette bilatérale de la Grèce pour « permettre au gouvernement grec de remplir ses obligations internationales, notamment dans le domaine de la santé et de l’éducation, et de financer les investissements publics visant une croissance inclusive et une réduction de la pauvreté ».

Dans les faits, le Club de Paris n’a conclu aucun accord de rééchelonnement de dette avec la Grèce, qui est pourtant aujourd’hui l’un des principaux débiteurs des pays du club, affirme le CADTM. En revanche, depuis 1956, le Club de Paris a signé 433 accords, pour un montant de dette de 583 milliards de dollars, avec 90 pays d’Afrique, d’Amérique latine, d’Europe de l’Est ou du Moyen-Orient [2].

« Quand on regarde le nombre de négociations effectuées par un nombre très important de débiteurs (14 pour le Sénégal, 13 pour la République démocratique du Congo et le Togo, 12 pour la Côte-d’Ivoire, 11 pour Madagascar, 8 pour la Bolivie et l’Indonésie…), on constate, sans surprise, que c’est, au mieux, une soutenabilité financière de court terme qui est atteinte, une soutenabilité à long terme nécessitant impérativement de prendre en considération d’autres critères que les seuls critères financiers. », déplore la Plateforme d’action et d’information sur la dette des pays du Sud, un regroupement de 29 organisations et syndicats français.

Qui regrette aussi le manque de transparence structurel de ce groupe : « L’agenda des sessions n’est jamais rendu public à l’avance ; la teneur des discussions en interne et le positionnement des différents pays ne sont jamais connus ».

Face au risque d’une nouvelle crise de la dette, la Plateforme demande aujourd’hui aux gouvernements des États créanciers de reconnaître, enfin, « la co-responsabilité des prêteurs et des emprunteurs et le caractère injuste et illégitime de certaines dettes, adoptant des princi- pes contraignants de prêt et emprunt responsable », d’adapter «une nouvelle approche de la soutenabilité de la dette, qui prenne en compte le respect des obligations des États en matière de droits humains ». Un vœu pieu ? Rachel Knaebel 14 juin 2016

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