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19 janvier 2015 ~ 0 Commentaire

les 1 % les plus riches posséderont bientôt la moitié de la richesse mondiale (lm)

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L’ONG Oxfam publie, lundi 19 janvier, une nouvelle étude, consultable en ligne, révélant l’ampleur des inégalités dans le partage des richesses sur la planète. Selon ses calculs, réalisés à partir de données fournies par le Crédit Suisse, la richesse cumulée des 1 % les plus riches de la planète dépassera bientôt celle détenue par les 99 % restants.

Selon Oxfam, « la part du patrimoine mondial détenu par les 1 % les plus riches était passée de 44 % en 2009 à 48 % en 2014, et dépasserait les 50 % en 2016 ». Cela signifie que s’ils continuent à s’enrichir, ils posséderont plus que l’en- semble des autres habitants de la planète réunis. La quasi-totalité des 52 % de patrimoine restant sont aux mains des 20 % les plus riches. « Au final, 80 % de la population mondiale doit se contenter de seulement 5,5 % des richesses », estime le rapport.

ACCÉLÉRATION DES ÉCARTS La publication de cette étude intervient à quel- ques jours de l’ouverture, mercredi, du forum économique mondial de Davos (Suisse), coprésidé par la directrice générale d’Oxfam, Winnie Byanyima. Selon elle, « l’ampleur des inégalités mondiales est tout simplement vertigineuse ».

« Le fossé entre les grandes fortunes et le reste de la population se creuse rapidement », poursuit-elle. Selon l’étude de l’ONG, entre 2010 et 2014, la fortune des 80 personnes les plus riches a augmenté de 600 milliards de dollars tandis qu’elle a diminué pour la moitié la plus pauvre de la population. Aujourd’hui, ces 80 personnes se partagent le même montant de richesses que 3,5 milliards autres.

Ces inégalités devront, selon Oxfam, pousser les dirigeants internationaux à s’attaquer « aux intérêts particuliers des poids lourds qui font obstacle à un monde plus juste et plus prospère ».

Lire aussi : Les revenus des plus riches sont dix fois plus élevés que ceux des plus pauvres

Le Monde.fr avec AFP | 19.01.2015 à 05h15 • Mis à jour le 19.01.2015 à 07h21

 

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08 janvier 2015 ~ 0 Commentaire

sécurité sociale: les patrons en première ligne des fraudeurs (lo)

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La fraude aux organismes de Sécurité sociale aurait atteint un chiffre record de 636 millions d’euros en 2013, selon un bilan officiel des services de Bercy. Ce chiffre, qui correspond à la fraude détectée, et non à une estimation de la fraude effective, est en augmentation de 13 % sur l’année précédente.

Sur les raisons qui provoqueraient cette hausse, qui pourrait être due à une meilleure performance des services antifraude, ou au contraire, à des fraudeurs plus performants et plus nombreux, personne ne s’avance.

Mais c’est le détail, la répartition de la fraude par « catégories » de fraudeurs qui est édifiant, car il va à contre-courant de tout ce qui est dit pour mettre en cause les salariés. Les chiffres montrent clairement que ce sont les entreprises et les professions libérales qui escroquent la Sécurité sociale.

Tout d’abord, près de la moitié du montant total des fraudes, 48,5 % exactement, est due au non-versement de cotisations sociales par des entreprises « indélicates », pour ne pas dire voleuses.

Par ailleurs, pour la seule Assurance-maladie, le rapport fait lui-même le rapprochement: il y aurait 174 millions d’euros de fraude en 2013 pour 174 milliards d’euros de dépenses la même année, soit mille fois moins, ce qui relativise largement leur importance.

Mais la plus grande partie de la fraude à l’Assurance-maladie, 154 millions d’euros, vient des professionnels de santé : les établissements privés de santé sont en bonne place, pour 66 millions d’euros, mais les infirmiers, les ambulanciers et taxis, les médecins et dentistes, tous ceux qui peuvent se faire rembourser des prestations surfacturées, ou carrément fictives, en ont largement profité.

Évidemment, le rapport cite également les fraudes des assurés sociaux, mais elles sont relativement minimes, et ne sont responsables qu’à hauteur de moins de 20 millions d’euros, notamment pour le versement d’indemnités jour- nalières ou de pensions d’invalidité indues. Enfin, les irrégularités aux prestations familiales, RSA et aides au logement, ne concernent que 21 000 « fraudeurs » pour 11,7 millions d’allocataires, soit 0,18 % du total.

Alors, qui sont les vrais fraudeurs qui mettent en péril l’équilibre de la Sécurité sociale ? Bertrand Gordes

http://www.lutte-ouvriere-journal.org/?act=artl&num=2423&id=10

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08 janvier 2015 ~ 0 Commentaire

taxe sur les transactions financières: des paroles et pas d’actes (lo)

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Hollande, en panne d’annonces pouvant plaire à l’électorat de gauche, a ressorti sur France Inter le 5 janvier l’idée d’une taxe sur les transactions financières (TTF).

C’est pratique puisque, comme le gouvernement, à genoux devant le patronat et « l’entreprise », n’a pas la moindre intention de contraindre les capitalistes à quoi que ce soit, sa mise en œuvre est sans cesse repoussée. Ainsi ces politiciens peuvent en parler régulièrement. Cela avait déjà été le cas sous Jospin, en 2001, quand son principe, et seulement son principe, avait été adopté par l’Assemblée. Quatorze ans plus tard, on en est au même point…

L’idée d’une telle taxe a d’abord germé il y a quarante ans chez l’économiste américain Tobin, qui était loin d’être un anticapitaliste. Il s’agissait pour lui de décourager un peu les capitaux de se précipiter dans la spéculation en taxant, de façon très modérée, chaque transaction financière. En France, l’association ATTAC a repris cette idée depuis une quinzaine d’années, se contentant de réclamer aux États et aux institutions internationales l’instauration une telle taxe, au faible taux de 0,1 %.

Depuis quelques années, face au problème insoluble de leur endettement, des États européens se sont mis à considérer la perspective d’une telle TTF pour renflouer un peu leurs caisses. C’est le cas de la France, de l’Allemagne, et de neuf autres pays européens. Mais ces États sont tellement aux petits soins avec les « marchés » financiers, c’est-à-dire avec la bourgeoisie, qu’ils ne font rien d’autre que d’en parler.

En revanche ils ne perdent jamais de temps quand il s’agit d’augmenter les taxes qui pèsent sur la population, comme la TVA, dont le taux de 20 % est loin d’être marginal. Les ministres français sont passés maîtres dans l’art de parler surtout des difficultés de la mise en place de la TTF, pour se justifier de ne rien faire.

De toute façon le président français ne parle que d’un taux de taxation « faible, pour qu’il n’y ait pas de désorganisation des marchés », et pas avant 2016 ou 2017. En fait, synthétisant le peu de volonté des onze États européens qui bavar- dent de cette TTF sans rien décider, la Commission européenne a organisé des réunions autour du taux de taxation ridicule de 0,01 % pour les produits dérivés, tout en prévoyant des exceptions.

Même une telle TTF aussi indolore pour les capitalistes n’a pas vu le jour et, de toute évidence, n’existera dans les années à venir que dans les discours. On peut donc prévoir que Hollande continuera régulièrement à tenter de redorer son blason de gauche en resservant ce même plat de plus en plus fade. Lucien Détroit

http://www.lutte-ouvriere-journal.org/?act=artl&num=2423&id=5

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06 janvier 2015 ~ 0 Commentaire

taxation des transactions financières (attac)

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Retour au Bourget ?

François Hollande a annoncé hier, 5 janvier, vouloir mettre en place la taxe européenne sur les transactions financières (TTF) en « taxant tous les produits de la finance avec un taux faible ». Il a ajouté que cette taxe serait « au service du climat et de la lutte contre le réchauffement climatique ».

Attac se réjouit de cette prise de position surprise de François Hollande, conforme à ses engagements du Bourget en 2012, et qui pourrait enfin offrir à la Conférence climatique qui se tiendra sur le même site du Bourget en 2015 des perspectives crédibles de financement du Fonds vert pour le climat.

Mais peut-on faire confiance à un gouvernement qui, ces derniers mois, n’a cessé de s’opposer à ses partenaires, en particulier la Commission européenne et l’Allemagne, en bloquant la mise en œuvre de la directive européenne sur la TTF ?

François Hollande propose de créer une TTF avec une base large, incluant « tous les produits » y compris donc les produits dérivés, alors que depuis deux ans ses ministres des finances successifs (Moscovici et Sapin) n’ont cessé de s’opposer à la taxation des produits dérivés.

Qui doit-on croire ? Le gouvernement français a-t-il changé de position et ose-t-il enfin affronter le lobby financier opposé à la TTF ?

Autre motif de perplexité : la lutte contre la spéculation est l’objectif premier de la TTF, initialement proposée par Tobin. Mais l’accent mis par François Hollande sur « un taux faible pour ne pas désorganiser la finance », signifie-t-il que la France veut revoir à la baisse le taux proposé par la Commission, qui est de 0,1 % comme le propose Attac depuis 15 ans ?

A-t-il renoncé à frapper les spéculateurs, pourtant responsables des crises financières récentes et à venir ? Le gouvernement doit respecter ses promesses et faire de la TTF un instrument pour réduire le pouvoir exorbitant et les effets néfastes de la finance. Attac attend avec impatience des précisions sur le nouveau positionnement de la France dans le débat européen sur la TTF. mardi 6 janvier 2015, par Attac France

https://france.attac.org/actus-et-medias/salle-de-presse/article/taxation-des-transactions

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06 janvier 2015 ~ 0 Commentaire

grèce: l’allemagne inquiète de la montée de la gauche (basta)

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Pas de celle de l’extrême droite

«Imaginons que Barack Obama ait appelé officiellement, avant les dernières élections législatives allemandes, à ne voter en aucun cas pour le parti social-démocrate (SPD), la conséquence aurait été un tremblement de terre politique », écrit le quotidien allemand de gauche Tageszeitung à la une de son édition du 5 janvier.

C’est pourtant ce que le gouvernement allemand se permet de faire avec la Grèce, poursuit le journal. Dans son édition daté de lundi, l’hebdomadaire alle- mand Der Spiegel révèle en effet, trois semaines avant les élections législatives grecques du 25 janvier, que Berlin n’exclut plus une sortie de la Grèce de la zone euro si le parti de gauche radicale Syriza arrive au pouvoir, remet en cause le programme d’austérité en cours et demande de renégocier la dette du pays.

Une information qui n’a pas été confirmée par Angela Merkel, mais qui a déclenché une salve de commentaires de la part des politiques allemands sur les élections grecques et le résultat du vote qui leur serait souhaitable.

En Allemagne, personne chez les conservateurs et les sociaux-démocrates ne veut voir arriver Syriza au pouvoir. Le ministre social-démocrate de l’Éco- nomie Sigmar Gabriel a par exemple déclaré qu’il attendait « du gouvernement grec, quel qu’il soit, que les accords conclus avec l’Union européenne soient tenus ». Du côté des Verts allemands, le porte-parole des écologistes sur les sujets européens au Bundestag, le parlement allemand, explique dans le Tages- zeitung qu’il ne juge pas crédible qu’Alexis Tsipras, le leader de Syriza, « promette à ses électeurs des marges de manœuvres grâces à de nouvelles négociations ».

Alexis Tsipras veut en effet négocier un allègement de la dette grecque et un programme social pour le pays. Mais pour les Grünen, « la Grèce doit s’en tenir aux accords. Le pouvoir des faits vaudra aussi pour Tsipras ». Syriza compte peu d’alliés à Berlin.

Seul le parti de gauche Die Linke soutient la campagne de la gauche grecque. Son président Bernd Riexinger a dénoncé une tentative de déstabilisation de la Grèce par le gouvernement allemand juste avant les élections.

Il ne se trouve personne dans le débat public outre-Rhin pour attirer l’attention sur la dangereuse montée de l’extrême droite en Grèce : les néo-nazis d’Aube dorée avaient attiré plus de 9% des voix lors des élections européennes de mai (lire aussi notre enquête). Ni pour mentionner la situation sociale dramatique, avec un chômage à plus de 25 %, dont les trois quarts de chômeurs de longue durée, et une pauvreté qui a explosé depuis 2010 (lire ici).

Rachel Knaebel  6 janvier 2015

http://www.bastamag.net/Quand-la-politique-allemande-s

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05 janvier 2015 ~ 0 Commentaire

afrique: la chute du prix des matières premières peut déboucher sur une nouvelle crise de la dette (cadtm)

dette

Euphorie de la dette

En 2014, le Rwanda et l’Éthiopie qui figurent parmi les pays les plus pauvres de la planète ont vendu des titres de leurs dettes publiques sur les marchés financiers des pays les plus industrialisés.

Du jamais vu au cours des 30 dernières années. La Côte d’Ivoire, sortie il y a peu d’une situation de guerre civile et d’une suspension du remboursement de la dette il y a à peine trois ans, a réussi également à trouver sans difficulté des prêteurs privés pour acheter des titres. Le Kenya |1| et la Zambie ont aussi émis des titres de la dette.

Cela témoigne d’une situation internationale tout à fait particulière: les inves- tisseurs financiers du Nord disposent d’énormément de liquidités et face à des taux d’intérêt très bas dans leur région, ils sont à l’affût de rendements intéres-sants. Le Sénégal, la Zambie et le Rwanda promettent un rendement de 6 à 8 % sur leurs titres ; du coup, ils attirent des sociétés financières qui cherchent à pla- cer provisoirement leurs liquidités même si les risques sont élevés. Les États de l’Afrique subsaharienne ont réussi à vendre sur les marchés financiers inter-nationaux des titres de dette publique pour 7 milliards de dollars en 2014 |2|. C’est un record.

Les gouvernements des pays subsahariens deviennent euphoriques et tentent de faire croire à leur population que le bonheur est au coin de la rue alors que la situation peut dramatiquement se retourner. Ces gouvernants sont en train d’ac- cumuler des dettes de manière tout à fait exagérée, et quand la situation se détériorera, ils présenteront la facture à leur peuple. Une grande partie des impôts sert à rembourser la dette au lieu d’être utilisée pour améliorer les conditions de vie des citoyens et citoyennes

De toute manière, il faut souligner que, dès aujourd’hui, une grande partie des impôts que les pouvoirs publics font payer au peuple (via la TVA et les impôts sur les revenus) sert à rembourser la dette au lieu d’être utilisée pour améliorer les conditions de vie des citoyens et citoyennes. Dans l’écrasante majorité des pays, les dépenses publiques effectuées pour rembourser les dettes contractées par les gouvernants sont supérieures au budget de l’éducation ou de la santé. C’est un scandale.

De plus, les titres de dette que les gouvernants vendent sur les marchés financiers internationaux sont liés à des contrats dont les clauses peuvent cons- tituer de véritables bombes à retardement. Par exemple, de plus en plus de con- trats contiennent une clause d’accélération des paiements. Qu’est-ce que cela veut dire ? Si un pays entre en difficulté économique, les détenteurs des titres de la dette peuvent exiger des autorités du pays un remboursement anticipé, ce qui ne peut qu’aggraver la situation du pays. De plus, tous les contrats prévoient qu’en cas de litige, ce n’est pas la justice du pays endetté qui est compétente mais celle de pays comme les États-Unis ou le Royaume-Uni. Cette situation doit convaincre un maximum de personnes et d’associations qu’il faut se battre pour obtenir que le contenu des contrats soit rendu public par les autorités.

La situation de la dette commence à se détériorer Parmi les pays subsa- hariens qui ont émis le plus de dettes sur les marchés internationaux, les pays exportateurs de pétrole, à commencer par le Nigeria, sont confrontés à une chute de près de 50 % du prix du pétrole qu’ils exportent. Or plus de 70 % des revenus de l’État provient de la vente du pétrole.

Cela diminue leur capacité de remboursement présent et futur. Dès lors, les prêteurs (banques privées du Nord, fonds de placement, le 1 % le plus riche en Afrique, etc.) deviennent nerveux et commencent à revendre les titres qu’ils détiennent sur le marché secondaire de la dette, le marché d’occasion de la dette. Ils bradent les titres, du coup ceux qui les achètent à rabais le font pour avoir un meilleur rendement. De leur côté les autorités du pays doivent rémunérer à un prix plus élevé les nouveaux emprunts sous peine de ne pas trouver de prêteurs.

Prenons le cas du Nigeria, ses revenus ont fortement baissé en 2014 à cau- se de la chute du prix de pétrole entre juin et décembre 2014. La monnaie locale, la naira, a perdu 15 % de sa valeur face au dollar en 2014. Les réserves de chan- ge de la banque centrale du Nigeria ont baissé nettement |3|. En décembre 2014, la banque centrale a émis des titres de dette publique venant à échéance 10 ans plus tard en proposant une rémunération de 16 % |4|.

Il n’est pas compliqué d’imaginer ce que cela signifie : une portion de plus en plus considérable des revenus du Nigeria devra être destinée au remboursement de la dette dans un contexte de chute de ses revenus. Du coup, les mesures d’austérité vont s’aggraver. 4 janvier par Eric Toussaint

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01 janvier 2015 ~ 0 Commentaire

bas les pattes devant la grèce qui lutte et résiste! (cadtm)

germanhumor

«Être solidaire de la population grecque, un devoir élémentaire»

Les puissants d’Europe et du monde entier n’ont même pas attendu la dissolution du Parlement grec et l’ouverture de la campagne électorale pour lancer leur nou- velle offensive de mensonges et de chantages qui visent a terroriser les citoyens grecs afin qu’ils ne votent pas aux prochaines élections du 25 janvier 2015 en faveur de SYRIZA, la Coalition de la Gauche Radicale grecque.

En effet, secondés par les grands médias européens, «ceux d’en haut» du nom de Juncker, Merkel, Hollande, Renzi ou Moscovici commencent leur énième intervention brutale dans les affaires intérieures de cette Grèce, qu’ils ont d’ailleurs transformée en un amas de ruines sociales depuis qu’ils lui ont imposé leurs politiques d’austérité inhumaines et barbares.

Le CADTM n’a pas le moindre doute sur les intentions véritables de ceux qui ont fait de la Grèce le laboratoire européen de leurs politiques néolibérales les plus extrêmes et des Grecs des véritables cobayes de leur thérapie économique, so- ciale et politique de choc. On doit s’attendre à une escalade de leur offensive car ils ne peuvent pas se permettre que SYRIZA réussisse et fasse des émules en Europe !

Ils vont utiliser tous les moyens dont ils disposent car ils sont bien conscients que ce qui est en jeu aux prochaines élections grecques est le succès ou l’échec de la guerre sociale qu’ils mènent contre l’écrasante majorité des populations de toute l’Europe !

C’est d’ailleurs parce que l’enjeu est si important qu’on doit s’attendre à ce que «ceux d’en haut» d’Europe et de Grèce ne respectent pas le verdict des urnes, qui devrait couronner, pour la première fois de l’histoire, la victoire de la gauche grecque. Sans aucun doute, ils vont par la suite essayer d’asphyxier le gouvernement de gauche sorti des urnes, parce que son éventuel succès serait sûrement interprété comme un formidable encouragement à la résistance par les travailleurs et les peuples d’Europe.

Le CADTM, qui s’est toujours trouvé aux cotés de la population grecque luttant contre les politiques d’austérité et les graves atteintes aux droits sociaux et démocratiques, fera de nouveau tout pour alerter la gauche et les mouvements sociaux en Europe et au-delà afin de les mobiliser dans un vaste mouvement de solidarité avec la population grecque qui résiste et lutte pour se libérer du fardeau d’une dette qui non seulement n’est pas la sienne, mais qui est aussi manifestement largement illégitime, illégale ou odieuse.

Le CADTM considère que la constitution d’une commission internationale et citoyenne d’audit de la dette grecque, chargée d’identifier la part illégale et/ou illégitime ou odieuse de cette dette qu’il ne faudrait pas rembourser, ferait presque partout des émules et mettrait à l’ordre du jour la répudiation de la dette illégitime et/ou illégale de tous les pays de la périphérie européenne…

Être solidaire de la population grecque ainsi que de la gauche grecque qui résistent et luttent pour libérer le pays et ses citoyens de l’emprise des créanciers et de la dictature des marchés, est aujourd’hui le devoir internationaliste élémen- taire non seulement des militants mais aussi de tout citoyen européen qui refuse cette Europe de l’austérité qui génère misère, racisme et barbarie.

CADTM Europe 31 décembre 2014

http://www.europe-solidaire.org/spip.php?article33966

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31 décembre 2014 ~ 0 Commentaire

grèce: et maintenant, chassons la troïka intérieure! (npa)

germanhumor

Ouf, ça y est : le troisième tour de l’élection du président de la République par le parlement grec n’a pas permis d’atteindre les 180 voix que le pouvoir devait et espérait obtenir, à force de manoeuvres et de menaces.

Au contraire: on peut même penser que le pitoyable exercice d’entretien unilatéral que le 1er ministre Samaras s’est offert samedi en utilisant deux pantins (c’est l’avis de l’union des journalistes d’Athènes ESIEA !) de sa chaine gouver- nementale créée après la fermeture dictatoriale de la radio-télé publique ERT s’est retourné contre lui :

alors qu’on pouvait craindre un nombre de députés proche des 180, le vote de ce lundi 29 décembre ne lui a même pas offert une voix supplémentaire : 168 comme au 2ème tour, score qui risque de poser des problèmes à Samaras pour continuer à être le dirigeant de la droite, les contestations internes se faisant entendre de plus en plus fort.

C’est donc une excellente nouvelle : ce blocage institutionnel que constitue l’impossibilité d’élire un président débouche donc sur la dissolution du parlement et des élections législatives fixées au 25 janvier. Inutile d’insister sur le caractère exceptionnel de ces élections: la bourgeoisie européenne n’a pas cessé depuis 3 semaines de mettre en garde contre cette possibilité d’élections, qui pourraient voir venir au gouvernement le parti réformiste-radical Syriza, et qui pourraient surtout ouvrir une vague de mobilisations qui ne devraient pas se cantonner aux frontières grecques !

La campagne électorale se profilait déjà très fort, elle a commencé dès le résultat du vote ce matin : Samaras décomposé s’est une nouvelle fois lâché contre Syriza, en l’accusant d’être allié avec les nazis pour pousser dans le gouffre un pays qu’il affirme avoir sauvé… Tonalité qui sera sûrement celle de la campagne, et qui implique d’ores et déjà que la gauche radicale et révolutionnaire rappelle 2 choses en permanence :

On ne le dira jamais assez, la Grèce a été gouvernée depuis 4 ans par des politiciens du PASOK ou de la Nouvelle Démocratie qui ont remis en selle l’extrême droite en l’appelant au gouvernement (le PASOK avec le groupe LAOS) et en discutant amicalement (sinon plus car affinités …) avec elle (Baltakos, conseiller de Samaras, donnant régulièrement des ordres de vote à Kasidiaris, petite frappe numéro 2 de Chryssi Avgi), et la défaite de la  »troïka intérieure » sera aussi une défaite de l’extrême droite

Le gouffre, on est en plein dedans depuis 4 ans, et les mesures actuellement gelées (baisse des pensions, pas supplémentaire dans la casse des droits élé- mentaires) sont d’ailleurs dans les cartons de l’actuel gouvernement, évidemment dans le cadre de sa soumission aux ordres de la troïka et des gouvernements Merkel et Hollande.

Et ceux qui ont été poussés dans le gouffre ce week end, ce sont les syndi-calistes du secteur livres et papier, frappés par les MAT (CRS grecs) alors qu’ils protestaient contre l’imposition d’un 3ème dimanche travaillé de suite devant une librairie, Ianos, qui veut offrir une façade culturelle du genre FNAC des années 70 mais fait intervenir les flics avec injures sexistes contre les travailleuses et violences en tout genre.

Ou alors, le même jour, toujours les MAT lâchés dans le nord de la Grèce sur la manif de plus de 500 habitant-e-s protestant contre les autorisations d’em- poisonner la région de Skouriès données à une grosse société de mines d’or. Dans les deux cas, les violences policières ont fait des blessés.

Ces deux exemples suffiraient à montrer quelques-uns des nombreux enjeux de ces élections : droits des travailleuses et travailleurs, défense d’un environ- nement vendu sans vergogne tous ces derniers temps, mise au pas d’une police gangrénée par l’extrême droite …

C’est toute la logique destructrice du capitalisme qu’il s’agit de stopper ! Quelles revendications mettre en avant dans la campagne électorale ? Quelles alliances aussi bien du côté de Syriza (sa direction lorgne vers un groupe droitier issu de ses rangs et qui a participé à un précédent gouvernement promemo- randum!) que de la gauche anticapitaliste ANTARSYA (une partie  d’entre elle veut une alliance avec le groupe nationaliste et droitier d’Alavanos, ex dirigeant du Synaspismos) ? On reviendra bien sûr très vite sur cette situation qui dès maintenant a besoin pour évoluer dans le bon sens d’un large soutien populaire en Europe !Athènes, le 29 décembre A. Sartzekis

http://npa2009.org/actualite/grece-et-maintenant-chassons-la-troika-interieure

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30 décembre 2014 ~ 0 Commentaire

halte aux pressions de l’ue: la grèce veut voter librement (cadtm)

The-Greek-Debt-Crisis-Escalates-Is-Greece-Threatening-To-Leave-The-Euro

Suite à l’échec de l’élection présidentielle grecque, des législatives anticipées se tiendront le 25 janvier.

Au moment où la Belgique se rebelle et où la Grèce se rapproche d’une rupture avec les politiques d’austérité imposées par l’Union européenne, cette dernière doit immédiatement cesser toute pression et toute intervention dans le débat politique grec. Les dirigeants français, allemands et européens doivent laisser le peuple grec libre de voter et de choisir d’autres voies.

Alors que va s’ouvrir la campagne des élections législatives anticipées en Grèce, les marchés financiers et les dirigeants politiques européens, inquiets d’une possible victoire de Syriza, commencent à intensifier leur chantage sur le peuple grec.

Les taux d’intérêt sur la dette grecque grimpent à nouveau, manifestant la défiance des banquiers face au programme anti-austérité de Syriza. Jean-Claude Juncker, président de la Commission, a déclaré sa « préférence de voir des visages familiers » après les élections, soutenant ouvertement Antonis Samaras, actuel premier ministre, co-auteur avec la Troïka d’une politique de dévastation de la Grèce.

Le commissaire européen Pierre Moscovici a lui aussi été dépêché à Athènes pour soutenir les « réformes structurelles » qui ont appauvri le peuple et détruit ses droits sociaux fondamentaux. Il s’est permis d’intervenir dans le débat électoral grec en avertissant que « l’idée d’envisager de ne pas rembourser une dette énorme est suicidaire ». Déjà lors des élections législatives grecques en 2012, François Hollande avait pesé en faveur de la droite par une intervention très remarquée à la télévision grecque.

Depuis 2010, le peuple grec a résisté aux cruelles politiques d’austérité en organisant des mobilisations sociales de très grande ampleur et en s’engageant dans des pratiques démocratiques nouvelles face à la crise d’un système politique corrompu. « Ne laisser personne seul face à la crise ! », tel est le slogan des mouvements de solidarité en Grèce.

MM. Juncker et Moscovici, vous ne pouvez pas continuer à imposer vos poli-  tiques qui détruisent la société. L’espoir d’une Europe sociale, solidaire et démo- cratique peut naître et se développer dans le pays qui a inventé la démocratie il y a vingt six siècles. Les Grecs ont le droit de décider eux-mêmes de leur avenir, sans menace ou pression de quiconque. Ils ont le droit de proposer de nouvelles expériences politiques aux autres peuples de l’Union européenne, pour enfin envisager une réelle union des peuples européens.

Nous ne laisserons pas le peuple grec seul face au chantage de la finance et de ses serviteurs politiques, de la Commission européenne ou de notre gouver- nement. Les mobilisations sociales qui se développent en Belgique, en Italie, en Espagne, au Portugal, en Slovénie et ailleurs, montrent que le peuple grec n’est pas seul en Europe à vouloir prendre un autre chemin. Soyons tous et toutes solidaires du peuple grec !

30 décembre par Attac France Communiqué 29 décembre 2014

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16 décembre 2014 ~ 0 Commentaire

pourquoi, en tant que patrons, nous soutenons les grévistes et les manifestants (levif.be)

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À l’occasion de la grève, un certain nombre d’entrepreneurs flamands (issus principalement du secteur durable) ont écrit une lettre ouverte dans laquelle ils expliquent pourquoi ils soutiennent les grévistes. « Tous les entrepreneurs de ce pays ne sont pas heureux de la vision à court terme de nos excellences.

Maintenant que les mesures proposées par les nouveaux gouvernements se précisent, chacun part du principe que les entrepreneurs sont ravis. Les porte-paroles d’organisations d’entrepreneurs applaudissent la nouvelle politique qui diminuerait les coûts salariaux, stimulerait la concurrence et réduirait le rôle de l’état. « Pourtant, beaucoup d’entrepreneurs de ce pays ne sont pas heureux de la vision à court terme de nos excellences ».

Tout d’abord, il y a ce mantra qui dit qu’ »il n’y a pas d’alternative ». On se demande alors pourquoi continuer à voter pour des hommes politiques qui ne font rien d’autre que ce qui est préconisé par « les lois de la nature de l’économie ». Chaque fois, on entend que , « nous avons vécu trop longtemps au-dessus de nos moyens » Comment ça, « nous » ?

La crise n’est-elle pas surtout la conséquence de la dérégulation du secteur financier combinée aux mauvaises perspectives de croissance et aux produits financiers non transparents ? Cependant, les banques ont dû être sauvées – avec l’argent du contribuable – et donc il faut inévitablement serrer la ceinture. Cyni- quement, l’état a manqué l’occasion de mettre de l’ordre et l’on peut s’attendre bientôt à une nouvelle bulle financière. Les citoyens paieront-ils à nouveau les erreurs des banquiers et des politiques ?

Les générations à venir On entend toujours que chacun doit contribuer équi- tablement. Jamais encore, l’écart entre « ce que nous disons » et « ce que nous faisons » n’a été aussi profond. Un impôt sur la fortune ou un système d’impôts plus juste sont non négociables par le gouvernement Michel, tout comme le système cher et polluant de voitures de société.

Ce seront principalement les travailleurs qui paieront la facture et les per- sonnes qui ne travaillent pas sont considérées comme des profiteurs responsables de ce qui leur arrive. Les entrepreneurs, nous donc, sommes les bons dans cette histoire en noir et blanc, même si certains entrepreneurs utilisent des astuces juridiques de pointe pour payer un minimum d’impôts. Il ne fait aucun doute qu’un grand nombre d’indépendants obligés de travailler très dur pour s’en sortir seront directement et indirectement touchés par cette politique de réduction.

Et puis il y a le discours sur les générations à venir. Tous ceux qui n’acceptent pas la politique proposée imposeraient un avenir terrible à leurs enfants et petits-enfants. Il y a effectivement de très sérieuses raisons de nous inquiéter pour l’avenir des générations futures.

La perte de biodiversité, la pollution chimique croissante, les conséquences pour la santé des particules fines et surtout le changement climatique. En cas de maintien de la politique actuelle, rien que ce dernier problème peut rendre la pla- nète invivable d’ici la fin du siècle. Sur le plan du climat et de l’environnement, les gouvernements se montrent particulièrement frileux. S’il est effectivement difficile d’échapper aux normes de l’Europe, ils estiment que la politique climatique ne peut en aucun cas compromettre la croissance économique. Ils font preuve d’un man- que total d’ambition et de vision. Leur seul objectif est de garder ce que nous avons, même si nous hypothéquons l’avenir des générations à venir.

Justice sociale Il existe de nombreux entrepreneurs, des indépendants, des en- treprises familiales et de coopérations qui optent délibérément pour un entre- preneuriat social. Ces entrepreneurs ne peuvent pas se contenter de ce gouver- nement qui refuse la concertation autour d’une organisation différente de l’écono- mie au service de la société et d’une meilleure vie. Les mesures proposées entraî- neront davantage de stress et de burnouts, plus d’inégalité et d’incertitude. Tout est misé aveuglément sur la croissance économique et la réduction de l’état, dans l’illusion que ces mesures garantiront la prospérité et les emplois alors que beau- coup de pays européens réalisent qu’il s’agit là d’une recette qui les fera sombrer encore davantage.

Nous croyons à l’existence de recettes et d’idées qui combinent une économie saine à une justice sociale et une politique environnementale dynamique. Pensez à une redistribution du travail disponible, l’internalisation de coûts liés à l’environ- nement (une taxe carbone), ou le passage à une société sans combustion fossile. Cela rapporterait plus de prospérité et de travail que toutes les mesures de tous les nouveaux gouvernements réunies.

Aussi les entrepreneurs soussignés souhaitent-ils se joindre aux milliers de grévistes et manifestants qui descendent dans la rue pour une approche juste et durable.

15/12/2014 à 16:13 – Mis à jour à 16:56

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