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09 novembre 2018 ~ 0 Commentaire

carburants (jdd)

 noel

Le prix des carburants continue de grimper et ce n’est pas prêt de s’arrêter

Les prix de l’essence et du diesel ne sont pas prêts de baisser.

Et ce n’est pas seulement dû à la convergence entre les fiscalités des carburants. En un an, le prix du gazole à la pompe a progressé d’environ 23% contre 15% pour celui de l’essence, pro-voquant la grogne d’une partie des consommateurs.

Ces derniers pointent la hausse programmée des taxes sur le diesel, mais ce n’est pas l’unique raison de cette flambée des prix qui concerne également l’essence sans plomb. Selon les derniers chiffres de l’Ufip, l’Union française des industries pétrolières, les prix des carburants dépendent certes du poids des taxes (61,4% du prix d’un litre de sans plomb 95 et 58,6% du prix d’un litre de gazole), mais aussi du coût du raffinage (environ 4 à 5%), des coûts de distribution (7%) et du prix du baril de pétrole (environ 28 à 30%).

Autant de facteurs qui peuvent entraîner une hausse générale du coût des carburants. Trois raisons expliquent la flambée actuelle des prix à la pompe :

Parce que c’est la loi

Deux taxes concernent les carburants en France :

  • La TVA qui, en mai dernier, représentait 0,25 euro par litre d’essence et 0,24 euro par litre de gazole.
  • La TICPE, la Taxe intérieure sur la consommation des produits énergétiques, qui représente, pour 2018, 0,6829 euro/litre de SP 95 et 0,594 euro/litre de diesel.

C’est bien la TICPE qui concentre toutes les critiques car c’est ce levier fiscal qui permet à l’Etat d’appliquer une convergence entre les prix de l’essence et du diesel. Et cela va continuer. En 2019, la TICPE sera augmentée de 6,5 centimes de plus par litre de gazole, et 2,9 centimes par litre de sans plomb. Les fiscalités de deux types de carburants doivent être alignées d’ici à 2022.

Chaque année, les hausses à venir de la TICPE sont débattues et votées au Parlement dans le cadre des projets de loi de finances. Mais les élus n’ont pas beaucoup de marge de manœu-vre car ils sont tenus de respecter d’une part les objectifs fixés par la loi relative à la transition énergétique pour la croissance verte (LTECV)  et, d’autre part, la promesse de campagne d’Emmanuel Macron qui a souhaité une convergence totale des prix des carburants d’ici à la fin de son quinquennat.

Parce que le cours du baril de pétrole est très instable

L’année 2008 est restée dans les annales du marché du pétrole. Le prix du baril de Brent – le pétrole de la mer du Nord dont le prix est devenu la valeur mondiale de référence – a grimpé jusqu’à 147,5 dollars le 11 juillet avant de chuter à 40,6 dollars le 24 décembre. A la pompe, les Français ont alors vu le prix du litre divisé par deux en l’espace de six mois. Les fluctuations du cours du pétrole jouent donc directement sur les prix à la pompe. Or, depuis janvier 2016 (28,6 dollars par litre), le prix du baril n’a cessé de grimper pour atteindre en octobre son niveau d’il y a quatre ans, autour de 85 dollars le baril.

Ces fluctuations du cours du pétrole sont directement liées aux contextes très tendus dans les pays exportateurs de pétrole. La crise politique au Venezuela, les guerres au Yémen ou en Syrie ont provoqué des hausses successives du baril de pétrole. Deux autres décisions politiques ont également eu un impact en 2018 :

  • La volonté de l’Arabie saoudite de tirer les prix vers le haut au cours des six premiers mois de l’année pour faciliter l’introduction en bourse de sa compagnie nationale Aramco – en août dernier, Riyad a finalement décidé de repousser cette entrée en bourse sans préciser de date.
  • L’accord entre l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) et la Russie pour limiter la production d’hydrocarbures afin de faire remonter les prix.

Une troisième actualité devrait également déstabiliser le cours du pétrole : le retour des sanctions américaines contre l’Iran, entrées en vigueur depuis lundi. La décision de Donald Trump de s’attaquer au cinquième pays producteur de pétrole en 2017 pourrait faire craindre une hausse des prix des carburants. Mais pour l’instant, le baril de pétrole a reculé pour s’établir, lundi, autour des 75 dollars. Cette baisse s’explique sans doute par le fait que les Etats-Unis ont autorisé huit pays, parmi lesquels la Chine, l’Inde et le Japon, à continuer d’acheter temporairement du pétrole iranien.

Parce que le pétrole est une ressource non renouvelable

Une énergie fossile, comme le pétrole, est limitée. En 2017, les réserves pétrolières connues s’établissaient à 1.696,6 milliards de barils de pétrole selon le dernier rapport statistique du groupe britannique BP, publié en juin dernier. Si, à la fin des années 90, les experts craignaient une pénurie subite de pétrole, plusieurs importants gisements ont été découverts depuis le début du 21e siècle, notamment dans le Bassin de l’Orénoque, qui couvre 65% du territoire du Venezuela, ou encore dans les sous-sols sous-marins du Pôle Nord.

Mais ces découvertes de gisements – qui ne sont pas encore exploités – ne font que reculer l’échéance inévitable 

Avec une consommation mondiale de 35,55 milliards de barils de pétrole en 2017, les réserves pétrolières connues seront épuisées dans un peu moins de 48 ans. Selon les chiffres des diffé-rents rapports officiels compilés par le site spécialisé planestoscope, l’homme consomme d’ailleurs plus qu’il ne produit. En 2017, la consommation mondiale représentait 97,4 milliards de barils par jour, pour une production s’établissant à 89,7 milliards de barils par jour. Ce différentiel explique aussi la hausse des prix, la demande étant plus forte que l’offre.

Pour autant, le pétrole va-t-il vraiment disparaître?

Dans les années 70, les économistes évoquaient le spectre du « peak oil » (pic pétrolier) pour désigner le moment où la production mondiale de pétrole va plafonner avant de décliner et de s’effondrer à cause de l’absence de réserves. Désormais, c’est la théorie du « peak demand » qui s’impose, c’est-à-dire le moment où la demande de pétrole diminuera parce qu’on sera passé à une autre énergie, moins polluante. Selon une étude du Boston Consulting Group, publiée en juillet 2017, la demande mondiale de pétrole « pourra atteindre son pic entre 2025 et 2030″.

5 novembre 2018

https://www.lejdd.fr/

Lire aussi :

Prix des carburants : 5 chiffres pour comprendre le ras-le-bol actuel (JDD)

Commentaire: « Parce que le pétrole est une ressource non renouvelable », chut! Pour faire baisser la consommation, la seule solution, avant des hypothétiques véhicule électriques (à l’électricité nucléaire et non-recyclables!), il suffit de rendre les transports locaux gratuits et rétablir les petites lignes au lieu de les supprimer.

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08 novembre 2018 ~ 0 Commentaire

passages à niveaux (france info)

carte

Empruntez-vous des passages à niveau dangereux sur votre trajet quotidien ?

Dans la seule agglomération toulousaine, cinq passages à niveau sont inscrits au programme de sécurisation nationale. « Envoyé spécial » et franceinfo dressent la carte des passages à niveau dangereux en France.

Peut-on franchir un passage à niveau en toute tranquillité ?

C’est la question soulevée par une enquête des équipes d’ »Envoyé spécial », diffusée jeudi 8 novembre à 21h sur France 2.

Dans un extrait du reportage  »Passages à risque » publié sur franceinfo, on découvre de rares images d’une collision entre un train et un camion, en gare de Nangis (Seine-et-Marne), le 21 avril 2015. Ce type d’accident est loin d’être rare : en moyen-ne, un accident se produit à un passage à niveau tous les trois jours en France. Cela se traduit par la mort de 36 personnes en moyenne chaque année.

Nicolas Enault 08/11/2018

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07 novembre 2018 ~ 0 Commentaire

carburant (ouest france)

dessin-surpeche

Pays de la Loire. Le comité des pêches alerte sur la hausse du carburant

La pêche ligérienne souhaite s’associer à la journée de manifestation nationale du 17 novembre, liée à l’augmentation des prix du carburant.

« Le dérèglement climatique est déjà une réalité pour nous » , souligne José Jouneau, président du Corepem, Comité régional des pêches maritimes et des élevages marins des Pays de la Loire, basé aux Sables-d’Olonne. Des changements  « dans la répartition de certai-nes espèces de poisson, des proliférations d’espèces invasives, des tempêtes de plus en plus dévastatrices sont désormais notre lot quotidien » .

« Double peine pour les marins pêcheurs »

L’augmentation des prix du carburant est donc vécue  « comme une double peine par les marins pêcheurs. Nous avons appris, depuis 10 ans, à être moins énergivores » . Malgré les efforts,  « l’augmentation inexorable du prix du gazole depuis un an rappelle la crise de 2008 où celui-ci avait atteint des sommets clouant certaines flottilles à quai » .

Fort de cette expérience, la pêche ligérienne ne souhaite pas de nouveaux contrats bleus mais une véritable stratégie pour faire face à la transition énergétique. Le Comité régional des pê-ches des Pays de la Loire demande aux armements  « de montrer leur mécontentement et leur solidarité en hissant en tête de mât un pavillon jaune fluo. Chaque port est libre d’organiser localement une manifestation. »

07/11/2018

https://www.ouest-france.fr/

Lire aussi:

Carburants. Pour concilier pouvoir d’achat et écologie, s’attaquer aux intérêts capitalistes (RP)

Commentaire: Le NPA ne participe pas le 17 mais nous sommes pleinement conscients que le réchauffement climatique repose sur tout au plus 60 compagnies multinationales qui elles détruisent la planète.  Ce n’est pas aux bonnes personnes qu’on exige des efforts! La pêche artisanale à tout notre soutien!

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06 novembre 2018 ~ 0 Commentaire

ambulanciers (révolution permanente)

ambulances

« C’est l’ubérisation de notre métier », les ambulanciers fortement mobilisés

Pendant plusieurs heures, près de 2000 ambulances ont bloqué le périphérique parisien pour dénoncer l’uberisation du métier d’ambulancier. Un mouvement qui a pris de l’ampleur dans toute la France, comme à Lille ou dans la région Est.

Le gouvernement entend poursuivre sa casse non seulement de l’hôpital public, mais de l’ensemble du service public 

Désormais il entend en finir avec les petits ambulanciers. En réponse, dans toute la France, les ambulanciers ont manifesté, faisant s’accumuler les bouchons. Les blocages ont commencé tôt ce matin sur l’autoroute A4, avant de trouver un débouché sur le périphérique parisien générant plus de 400km de bouchons.

Dans la périphérie de Lille, l’A25 a été bloquée dans le sens Lille-Dunkerque entrainant ainsi des bouchons importants sur le périphérique Sud. Dans l’Est, une soixantaine d’ambulances ont participé à une opération escargot sur l’A31 et l’A3. Un mouvement qui commence à s’étendre nationalement faisant suite à plusieurs mobilisations locales durant le mois d’octobre comme à Strasbourg, ou encore à Nice. Les forces de police étaient massivement présentes, comme une forme d’intimidation, créant un certain nombre de tensions.

Une attaque contre les petits ambulanciers au profit des grandes entreprises

Les raisons de la colère ? La mise en application de l’article 80 de la loi de finances sur la sécurité sociale à la date du 1er octobre 2018. Cet article voté en 2017 qui donne la res-ponsabilité du financement des transports des patients directement aux établissements de santé alors qu’il était précédemment pris en charge directement par la sécurité sociale.

Désormais, l’Assurance maladie ne rembourse plus les transports en ambulance déclarés par les patients mais « alloue » un budget « transport » aux hôpitaux. Dès lors, pour les artisans ambulanciers, c’est en quelque sorte, la fin des transferts interhospitaliers depuis le 1er octobre.

« J’ai perdu 50% de mon chiffre d’affaires, témoigne un ambulancier. Cette activité qu’on nous enlève au profit de grands groupes est vitale » pour la majorité des artisans. Les ambulanciers choisis par les hôpitaux seront mis en concurrence, privilégiant les grandes entreprises comme Keolis, Veolia, le tout sous couvert de « lutte contre la fraude » selon le gouvernement.

Comme l’affirme un témoignage du sur un site dédié au handicap : « Un aller-retour en ambulance entre Vichy et Romagnat, à 70 km, c’est 450 € aller-retour ! Certaines familles n’ont pas eu d’autre solution que de laisser leur enfant au centre, le week-end. C’est inadmissible. »

Dans le Puy-de-Dôme, une mobilisation de plusieurs associations, ainsi qu’une manifestation a été organisé le jeudi 31 octobre pour exiger la prise en charge du transport à domicile le week-end. Une mobilisation victorieuse qui a imposé à la direction du CMI de Romagnat de « prendre à nouveau en charge le transport à domicile le week-end à partir du 3 novembre. »

L’ubérisation des ambulanciers s’inscrit dans la casse de l’hôpital publique

Ces mesures gouvernementales visant à la fois ambulanciers et patients sont à inscrire dans une logique plus générale de casse de l’hôpital public. D’un côté, les grandes entreprises n’hésiteront pas à lésiner sur la qualité pour faire du chiffre et éradiquer les petits artisans au mépris de la santé des malades, de l’autre, les patients seront traités dans une logique de « transports de colis » et de dégradation du service publique.

Comme l’explique le site Faire-face, dans le CMI de Romagna, un patient de 17 ans qui reven-ait habituellement en ambulance a dû depuis le 1er octobre être ramené chez lui en taxi spé-cialisé. « Dans une position qui n’est pas du tout confortable pour lui, déplore sa mère, Betty Gruet. Ce n’est pourtant pas un colis ! Et les jours et horaires nous sont désormais imposés. »

Traiter les patients non seulement comme des clients mais aussi comme des colis : c’est l’ubérisation made in Macron.

Damien Bernard lundi 5 novembre

http://www.revolutionpermanente.fr/

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06 novembre 2018 ~ 0 Commentaire

bières (ouest france)

bonnets ruz

La Malterie de Bretagne ouvrira avant l’été

Les principaux brasseurs bretons, Coreff, Lancelot et la Brasserie de Bretagne en tête cherchent à créer leur propre malterie.

La première Malterie de Bretagne entrera en activité avant l’été à Scaër (Finistère). Ce projet réunit quatorze brasseurs bretons. Depuis de nombreuses années, les principaux brasseurs bretons, Coreff, Lancelot et la Brasserie de Bretagne en tête cherchent à créer leur propre malterie sur le territoire.

Le maltage, une étape cruciale dans la fabrication de la bière qui consiste à chauffer de l’orge germé pour le transformer en malt, n’était pas, pour l’instant, réalisé en Bretagne. Ce sera chose faite avant l’été à Scaër (Finistère), commune qui a l’avantage d’être à équidistance des trois principaux brasseurs bretons. La Malterie de Bretagne, une société coopérative d’intérêt collectif créée en février 2018, commencera à transformer l’orge bio en malt pour les brasseurs bretons.

Agriculture bretonne

« C’est un projet d’économie circulaire qui réunit des agriculteurs en orge bio et des brasseurs issus de l’association De la Terre à la bière », indique Jean-Noël Attard, président de la SCIC et gérant d’Énergie du Finistère. Quatorze brasseurs ont d’ores et déjà adhéré au projet. « Ce sera une petite malterie d’orge bio issu exclusivement de l’agriculture bretonne pour répondre aux besoins des brasseurs bretons », précise-t-il.

Le projet sera développé en deux temps. « Avant l’été, nous allons débuter une micromalterie pour valider le process. Dans un deuxième temps, nous allons construire un bâtiment sur le site d’Énergie du Finistère à Scaër, qui fournira la chaleur pour le process de maltage. Nous commencerons à produire dès 2019. » À horizon 2020, la malterie devrait fonctionner avec cinq salariés.

« Nous sommes dans une démarche de circuits courts, explique Jean-Noël Attard. Il faut travailler avec les producteurs locaux et proposer des prix équitables aux agriculteurs. Nous sommes dans une démarche de filière avec des agriculteurs (bio) en amont et des brasseurs qui ne les considèrent pas simplement comme des fournisseurs de matière première. »

Catherine Gentric. 06/11/2018

https://www.ouest-france.fr/

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05 novembre 2018 ~ 0 Commentaire

médecine du travail (le télégramme)

medef

Médecine du travail.« Pas forcément dans les priorités du gouvernement »

«Trois rapports sur la médecine du travail ont été rendus cet été à moins d’un mois d’intervalle», souligne le Pr Jean-Dominique Dewitte, président de la société française de médecine du travail . La médecine du travail ne cesse de voir ses effectifs fondre. C’est l’une des préoccupations du Pr Jean-Dominique Dewitte, du service pathologies professionnelles du CHRU de Brest, qui a été élu en février président de la Société française de médecine du travail (SFMT).
Qu’est-ce que la société française de médecine du travail ?

Dans notre discipline, il y a beaucoup de sociétés à compétence géographique ou professionnelle : pour le bâtiment, pour l’agriculture ou la fonction publique. Notre société fédère tout le monde, pas que des médecins, mais aussi des infirmières de santé au travail et des intervenants en prévention des risques professionnels IPRP.

Comment a évolué votre spécialité ?

Dans les années 90, il y avait 10 000 médecins du travail en France, presque 6 000 au début des années 2000 et en 2022 il y en aura moins de 3 000. Les enseignants sont très peu nombreux, une cinquantaine, contre 300 dans d’autres spécialités en France. Certaines facultés, comme Nantes, ont mê…(suite payante)

04 novembre 2018 Catherine Le Guen

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26 octobre 2018 ~ 0 Commentaire

programmation (observatoire du nucléaire)

nukllear
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Programmation pluriannuelle de l’énergie

L‘amnésie frappe les tenants du nucléaire…
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L’aventure ruineuse de Mme Lauvergeon à la tête d’Areva, déjà sous prétexte de « sauver le climat », semble avoir été oubliée…

Alors que le gouvernement a le plus grand mal à élaborer sa Programmation pluriannuelle de l’énergie (PPE), diverses voix s’élèvent pour promouvoir telle ou telle option, jusqu’à l’édito du Monde Eco (17 octobre 2018) qui estime que « le nucléaire sera indispensable pendant de nombreuses décennies« , afin que la France « respecte ses objectifs climatiques« .
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C’est oublier que, il y a près de vingt ans, Madame Lauvergeon tenait exactement le même discours
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Mettant sur orbite Areva (fusion de Framatome et de la Cogéma), annonçant la construction partout sur Terre de centaines de réacteurs dans le cadre d’un prétendu « grand retour du nucléaire« , ce dernier étant alors paré de toutes les vertus dont, avant tout, celle de pouvoir « sauver le climat« .
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Mais ce « grand retour » n’est jamais venu, malgré les innombrables publicités qui ont inondé les médias pendant une bonne décennie, jusqu’à la ruineuse campagne baptisé « L’Epopée de l’énergie », diffusée sur tous les supports dans toute l’Europe et aux USA, dotée de 20 millions d’euros (!) et… retirée en catastrophe, c’est bien le mot, du fait du désastre de Fukushima (11 mars 2011).
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Aujourd’hui, les mêmes belles déclarations nous sont infligées par les tenants de l’atome, de toute évidence frappés de la plus grande amnésie, mais aussi par des personnes « raisonnables » et « réalistes » pour qui le nucléaire est un « mal nécessaire » dont nous ne pourrions nous passer.
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Or, cette industrie va s’arrêter bientôt, et ce ne sera ni de la « faute » des écologistes, ni du fait d’un quelconque courage politique 
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On ne peut d’ailleurs que s’amuser de voir le gouvernement Macron assurer que la centrale de Fessenheim sera fermée « avant la fin du quinquennat« , exactement ce que promettait M Hollande cinq ans plus tôt.
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Si la France doit se préparer à faire sans le nucléaire, c’est tout simplement parce que cette industrie est moribonde, et même mourante, tant sur le plan mondial que français.
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Notons déjà que la part du nucléaire dans la production mondiale d’électricité est passée de 17,1% en 2001 à 10% à ce jour : ce n’est pas une baisse mais un véritable effondrement, lequel va se poursuivre et même s’accélérer avec la fermeture inéluctables de dizaines de réacteurs.
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En effet, la moitié du parc mondial a plus de 35 ans et, malgré les prolongations de durée de vie généreusement accordées par les autorités de sûreté, les sociétés propriétaires décident souvent d’en rester là : les rénovations nécessaires et autres mesures « post-Fukushima » sont si coûteuses qu’il est économiquement préférable de fermer boutique.
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On nous objecte que la France pourrait toutefois faire cavalier seul et brandir fièrement l’étendard de l’atome dont elle serait, on nous l’a répété des milliers de fois, la « championne » mondiale. C’est oublier les désastres industriels et financiers des chantiers des réacteurs EPR de Finlande et de Flamanville.
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C’est oublier le scandale gigantesque, qui ridiculise lui aussi la France atomique dans le monde entier, des milliers de pièces défectueuses produites dans les usines Areva du Creusot.
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C’est oublier qu’Areva a fait faillite et qu’EDF est à son tour dans une situation financière catastrophique, étant de fait dans l’impossibilité de financer de nouveaux EPR, à supposer que l’on sache enfin les construire, ou la ruineuse rénovation des 58 réacteurs actuels : seuls quelques-uns pourront peut-être être sauvés, à supposer là aussi qu’EDF s’y prenne mieux qu’à Paluel (Seine-Maritime) où un générateur de vapeur de 450 tonnes s’est affalé, endommageant lourdement le réacteur : une drôle de façon de « rénover »…
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Contre toute attente, le nucléaire n’a pas été « tué » par sa dangerosité, malgré les drames de Tchernobyl et de Fukushima, ou parce qu’il n’y aura jamais de solution pour les déchets radioactifs, il existe au mieux des « options », et elles sont toutes mauvaises.
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Le nucléaire n’a pas non plus été abattu par les manifestations antinucléaires, pourtant parfaitement justifiées et qui ont parfois été massives au cours des dernières décennies : parmi les pays nucléarisés, il n’y a guère qu’en Allemagne que l’opinion publique a finalement été prise en compte.
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Si l’industrie nucléaire est moribonde et en fin de vie, c’est parce que c’est une industrie du 20è siècle, un dinosaure qui s’est complexifié au fil du temps, jusqu’à ce que les nouveaux réacteurs comme l’EPR soient quasiment impossibles à construire et qui est devenu ruineux pour ses propriétaires. D’ailleurs, outre Areva, l’entreprise historique du nucléaire mondial, l’américain Westinghouse, a elle aussi fait faillite.
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Il n’est finalement presque plus utile d’être « pour le nucléaire » ou « contre »
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La messe est dite, l’atome a perdu et va quasiment disparaitre d’ici quelques années. La Programmation pluriannuelle de l’énergie (PPE) de la France peut bien proclamer l’inverse, la réalité est que le nucléaire ne va pas constituer une réponse, même partielle, aux graves problèmes de l’énergie et du changement climatique. Il est donc grand temps de prévoir des options alternatives, sous peine de se retrouver très  vite dans une impasse.

Stéphane Lhomme Vendredi 26 octobre 2018
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http://www.observatoire-du-nucleaire.org

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25 octobre 2018 ~ 0 Commentaire

matières premières (les échos)

Hulot-Philippe

La consommation de matières premières va doubler d’ici à 40 ans

En 2060, le monde utilisera chaque année 16,7 tonnes de matières premières par an et par habitant en moyenne.

L’extraction immodérée des ressources de la planète exercera une pression sans égal sur l’environnement, alerte l’OCDE dans un rapport.Dans un peu plus de 40 ans, le monde utilisera probablement deux fois plus de matières premières qu’aujourd’hui. Du sable, des métaux, du charbon, du calcaire, du bois, etc. Au total, notre consommation dévorante de matériaux pourrait monter à 167 milliards de tonnes par an, contre 90 milliards actuellement, soit 45 kilogrammes par jour et par personne, selon l’OCDE qui publie ce lundi un nouveau rapport alarmant.

Cette hausse sera insoutenable pour la planète, prévient l’organisation internationale.
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A ce rythme-là, la pression exercée sur l’environnement sera en effet alors deux fois plus forte. « Il est probable que l’accroissement prévu de l’extraction et du traitement de matières premières telles que la biomasse, les combustibles fossiles, les métaux et les minerais non métalliques aggrave la pollution de l’air, de l’eau et des sols et concoure notablement au changement climatique », assurent les auteurs.
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10 milliards d’habitants

D’ici à 2060, la population mondiale atteindra 10 milliards d’habitants. Nous serons donc 3 milliards de plus qu’en 2017. L’OCDE estime qu’au même moment, l’amélioration des niveaux de vie un peu partout sur le globe et leur convergence devraient entraîner un triplement du revenu par habitant. En moyenne, l’économie mondiale est donc en voie de quadrupler entre 2011 et 2060, emmenée par les économies émergentes.

Conséquence, les matériaux de construction comme le sable, les graviers, le calcaire et les roches concassées, qui représentent déjà aujourd’hui plus de la moitié de l’ensemble des matières premières consommées, resteront en tête des ressources les plus utilisées.

Si on y ajoute les autres ressources comme le pétrole, les céréales ou les fruits et légumes, « le total utilisé quotidiennement par une famille moyenne remplit une baignoire. Ces volumes ne feront qu’augmenter entre aujourd’hui et 2060 », dit le rapport.

50 milliards de tonnes d’équivalent CO2

Si aucune action concrète n’est menée pour relever ces défis, poursuivent-ils, les émissions de gaz à effet de serre liées à la gestion des matières premières grimperont de 28 à 50 milliards de tonnes d’équivalent CO2 au cours des quatre prochaines décennies. Et il faudra bien davantage que la baisse progressive des activités manufacturières ou que des industries plus efficientes pour changer la donne et limiter les effets de la pollution sur les humains et les écosystèmes.

Dans un rapport publié l’an dernier, la  Banque mondiale a calculé que la composition des technologies supposées alimenter le passage à une énergie propre (éolien, solaire, hydrogène et systèmes électriques) nécessite en fait significativement plus de ressources que les systèmes d’alimentation en énergie traditionnels. Elle mettait, de son côté, en garde sur l’impact que pouvait avoir une économie bas carbone sur l’environnement.

Et le recyclage des matériaux ? Il est certes moins polluant que l’exploitation des ressources, mais l’OCDE estime que, même s’il gagne en compétitivité et se développe, il « continuera à peser beaucoup moins lourd » que l’extraction de matières premières. Le monde est loin d’en avoir fini avec les mines.

45 kilogrammes

C’est la consommation moyenne de matières premières estimée par habitant et par jour d’ici à 2060, contre 33 kg en 2011.

Muryel Jacque MURYEL JACQUE Le 22/10/2018
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25 octobre 2018 ~ 0 Commentaire

livreurs (à-l’encontre basta )

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Les livreurs de Deliveroo s’engagent sur la voie de ceux et celles de Ryanair

Ce jeudi 25 octobre et ce vendredi 26 octobre, les représentants des livreurs et de 12 syndicats se réunissent à Bruxelles.

Ces livreurs sont devenus inévitables, parties intégrantes du paysage urbain de Londres, en passant par Rome, jusqu’à Paris et Bruxelles. Eux, ce sont cette nouvelle main-d’œuvre à bicyclette qui livre à domicile à toute heure du jour et de la nuit, de plus en plus de plats de restaurant pour le compte de «plateformes» comme Deliveroo, UberEats (les deux sont actives en Belgique) ou encore Foodora, autre leader de la «foodtech».

Eux, de plus en plus nombreux aussi, en ont surtout «marre de ne pas être entendus» par les multinationales qui les emploient «à la demande», sur leurs conditions de travail qu’ils estiment «déplorables, dangereuses, sous-payées et sous-protégées». Un peu partout en Europe, ils se sont donc organisés en collectifs pour défendre leurs droits ces deux dernières années. La Belgique ne fait pas exception avec plusieurs arrêts de travail chez les coursiers Deliveroo à son actif.

40 mobilisations en un an

L’AlterSummit ­– réseau européen qui rassemble des syndicats et des mouvements sociaux (en Belgique, les centrales FGTB: Fédération générale du travail de Belgique et CSC: Confédé-ration des syndicats chrétiens – réunissant une dizaine de pays a donc décidé de les réunir pour la première fois à Bruxelles. Afin de créer un début de mouvement paneuropéen coordonné.

Soixante livreurs appartenant à des collectifs et trente représentants d’organisations syndicales de douze pays (Royaume-Uni, France, Italie…) seront présents jeudi et vendredi, pour une première assemblée générale, des débats et une action sur deux roues dans les rues de la Capitale (Bruxelles), ce vendredi soir.

Une idée qui a émergé naturellement.

«Nous nous intéressions à la question de la main-d’œuvre des plateformes numériques. Puis nous avons remarqué que, rien qu’en 2017, quarante actions de livreurs (des grèves, des actions symboliques…) avaient eu lieu partout en Europe, en Belgique, les premières mobilisations datent de janvier 2018», explique Anne Dufresne, chercheuse au Gresea, Groupe de recherche pour une économie alternative et co-organisatrice de l’assemblée générale européenne des coursiers .

Détail qui a tout son poids:

les syndicats classiques, qui normalement ne «couvrent» pas une main-d’œuvre indépendante [qui est donc considérée comme auto-entrepreneuse], ont un peu partout approché ces mouvements ou y ont apporté leur soutien (logistique et d’audience).

La démarche pensée par AlterSummit est donc simple, même si elle est compliquée à traduire en pratique

puisque les plateformes qui ont créé cette nouvelle forme de travail à la demande sont des transnationales, il faut leur répondre par une mobilisation transnationale. «Nous avons donc demandé aux collectifs de livreurs de nous expliquer ce qu’ils portaient comme revendications dans leurs douze pays respectifs. Tout en nous intéressant aux statuts sous lesquels étaient employés ces coursiers et à la manière dont ils étaient rémunérés», poursuit la chercheuse.

Une cartographie qui révèle des fortes différences mais également un socle possible pour des revendications et des actions communes.

«Aux Pays-Bas et en Autriche par exemple, les coursiers opèrent déjà sous un statut d’employé. Tandis que dans d’autres pays, ils sont indépendants. Mais les doléances sont finalement partout les mêmes: elles tournent autour d’un salaire horaire, d’une requalification du statut, d’une vraie protection sociale. La garantie du travail aussi est centrale puisque ces plateformes emploient quand elles le souhaitent.» Un appel auquel les organisations locales ont répondu en masse, selon AlterSummit qui assure «avoir dû limiter le nombre de participants à cette première réunion en sélectionnant des livreurs déjà très actifs au niveau local et des organisations syndicales également impliquées».

Une enquête belge toujours en cours

La question du statut des livreurs est bien sûr ici centrale: doivent-ils être reconnus comme des salarié·e·s de ces plateformes dites collaboratives ou comme des travailleurs/travailleuses indépendants libres de leurs mouvements? En Belgique, en raison du statut fiscal «spécial économie collaborative», la problématique est encore plus épineuse.

Deliveroo et UberEats, toutes deux actives en Belgique, disposent d’un agrément délivré par le pouvoir fédéral: les livreurs peuvent donc effectuer des prestations (jusqu’à 5 100 euros par an), quasi défiscalisées, sans se soumettre au statut d’indépendant.

Depuis de longs mois, l’Auditorat du travail, en collaboration avec l’Inspection sociale et l’ONSS (Office national de sécurité sociale), tente donc de trancher l’épineuse question à la demande du ministre de l’Emploi, Kris Peeters. «Nous irons au bout de l’enquête, assure la substitute générale de l’Auditorat, Nadine Meunier.

Mais notamment en raison du glissement vers le statut de l’économie collaborative, cela prend beaucoup de temps, nous ne pouvons rien éluder sur une telle problématique.» Il y a deux semaines, une nouvelle salve de livreurs a, comme en avril et mai dernier, été entendue par l’Inspection sociale; la direction de Deliveroo et celle d’UberEats suivront.

Pour Martin Willems – permanent de la CNE (Centrale nationale des employés) déjà active dans le cadre des mobilisations chez Ryanair – de Bruxelles et du Brabant wallon, qui a soutenu le collectif de livreurs belges dans leurs différentes actions et arrêts de travail, «l’enquête traîne trop, même s’il est important que la question ne soit pas prise à la légère par nos autorités».

velo

(Article publié dans Le Soir, en date du 25 octobre 2018; https://journal.lesoir.be; reproduit avec autorisation de l’éditeur)

 25  octobre  2018 Amandine Cloot
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24 octobre 2018 ~ 0 Commentaire

millionnaires (bfm lo)

saluauds

Après les Etats-Unis, c’est en France que le nombre de millionnaires augmente le plus

La plus forte progression au monde après les Etats-Unis.

Près de 260.000 Français sont devenus millionnaires en dollars en 2018, soit l’équivalent de la ville de Bordeaux. Bienvenue au club des millionnaires en dollars. En 2018, ce sont quelque 259.000 Français qui ont été admis dans ce club très sélect selon l’étude annuelle Global Wealth Report du Crédit Suisse qui mesure le patrimoine immobilier et financier des personnes fortunées dans chaque pays.

C’est donc cette année l’équivalent de la population de Bordeaux qui a vu son patrimoine dépasser le million de dollars  (870.000 euros), faisant grimper le nombre de millionnaires français à 2,14 millions de personnes.

Et une telle progression fait de la France le deuxième pays au monde le plus attractif pour les millionnaires.

Loin derrière les Etats-Unis et leurs 878.000 nouveaux millionnaires mais un peu devant l’Allemagne (253.000), le Royaume-Uni (240.000), l’Italie (200.000) ou encore la Chine dont le nombre de millionnaires n’a progressé « que » de 186.000 personnes en 2018.

Vu qu’il s’agit de fortunes converties en dollars, les évolutions sont souvent sujettes à l’évo-lution des taux de change par rapport au dollar. Un euro qui monte par rapport à la monnaie américaine et ce sont des milliers de Français qui voient leur patrimoine mécaniquement progresser en dollars américains.

Mais ce n’est pas le cas cette année. Le dollar a même plutôt augmenté par rapport à l’euro depuis un an. « La principale explication de ces augmentations du nombre de millionnaires dans les pays d’Europe réside dans la croissance de la richesse réelle, plutôt que dans les mouvements de taux de change », précise les auteurs de l’étude de Crédit Suisse.

Est-ce à dire que la France serait devenue une terre promise pour les millionnaires? Il faut sans doute nuancer. D’abord parce que la France reste à la sixième place mondiale pour son contingent de millionnaires derrière Etats-Unis, Chine, Japon, Royaume-Uni et Allemagne.

Il y aussi sans doute un effet de « rattrapage ». Le nombre de millionnaires Français avait fortement chuté ces dernières années. Le pays comptait en effet en 2014, 2,4 millions de millionnaires selon Crédit Suisse, soit 250.000 de plus que leur nombre actuel.

La richesse globale fait un bond record

Après des années de déclin, cette croissance du nombre de millionnaires dans l’Hexagone s’explique selon la banque par un renouveau de l’économie française avec une meilleure croissance, un taux de chômage qui commence à baisser et un prix de l’immobilier qui continue de flamber surtout dans les grandes villes.  Au niveau mondial, Crédit Suisse estime que le nombre de millionnaires atteint désormais les 42 millions de personnes, soit une progression de 2,3 millions en un an.

Outre les millionnaires, le patrimoine mondial a lui fortement augmenté au cours des 12 derniers mois. La richesse globale en 2018 est de 317.000 milliards de dollars, soit une progression de 14.000 milliards. Une croissance tout de même inférieure à celle de 2017, relève Crédit Suisse, mais suffisant pour dépasser la croissance démographique. Résultat: la richesse par adulte a progressé de 3,2% en 2018, un record depuis que la banque helvétique fait cette étude.

Frédéric BIANCHI  23/10/2018

https://www.bfmtv.com/

riches

Riches : toujours plus riches

Une récente étude de la banque suisse UBS confirme la progression record des grandes fortunes mondiales durant l’année 2017 : leur montant total a augmenté de 19 %, pour atteindre les 8 900 milliards de dollars (7 804 milliards d’euros).

L’homme le plus riche du monde, Jeff Bezos, principal actionnaire d’Amazon, a vu sa fortune presque doubler en un an, passant de 92 à 160 milliards de dollars, soit une progression de 2 500 dollars (2 192 euros) toutes les secondes. Bernard Arnault, propriétaire du groupe de luxe LVMH, est désormais la 4e fortune mondiale, derrière Bill Gates (Microsoft) et Warren Buffett (Apple). En 2017, sa fortune est passée de 47 à 63 milliards d’euros, soit une augmentation de 26 milliards d’euros en un an, l’équivalent de 3 millions d’euros par heure, 835 euros par seconde.

Ces augmentations insolentes sont le fruit de l’aggravation de l’exploitation de centaines de millions de travailleurs dans le monde entier. Elles montrent où aller chercher l’argent avec lequel on pourrait créer les centaines de millions d’emplois qui manquent partout, avec des salaires et des retraites corrects.

Julie LEMÉE 31 Octobre 2018
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