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07 avril 2018 ~ 0 Commentaire

rennes brest guingamp ars (fr3)

guing

brest

Photos: CGT Guingamp et PCF Morlaix

Défense des hôpitaux: manifestation à Rennes

À l’initiative des comités de défense des hôpitaux de la région, entre 100 et 150 personnes ont manifesté ce vendredi devant les locaux de l’ARS (Agence régional de Santé) de Bretagne.

Les manifestants ont convergé à Rennes à l’appel du Comité de Défense des Hôpitaux de Proximité. Ils ont manifesté devant les locaux de l’Agence régionale de Bretagne. Ils dénon- cent les suppressions de postes, la fermeture de services, la dégradation des conditions de travail et de la qualité des soins.

Une délégation a été reçue par la direction de l’Agence Régionale de Santé. Pour Yves Jardin, président du comité des usagers de l’hôpital de Douarnenez, « la situation est catas- trophique, on continue la casse dans les hôpitaux avec la suppression de lits et de services« .

De son côté, l’ARS Bretagne explique dans un communiqué avoir redit « son attachement à un accès à des soins de qualité sur l’ensemble du territoire breton et [...]  l’impératif de garantir la qualité et la pleine sécurité des soins« .

S.Salliou 06/04/2018

https://france3-regions.francetvinfo.fr/

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03 avril 2018 ~ 0 Commentaire

nicole carpentras (attac)

nicole carpentras (attac) dans Altermondialisme

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7 juin 2018 : procès de Nicole à Carpentras

Nicole Briend, militante d’Attac, était convoquée au tribunal de Carpentras le 6 février 2018 pour vol en réunion et refus de donner ses empreintes ADN, pour avoir participé, avec une dizaine de militant.e.s d’Attac, à une action symbolique de « fauchage de chaises » dans l’agence BNP Paribas de Carpentras le 17 mars 2016.

Les 5 et 6 février, 1000 personnes se sont rassemblées à Carpentras pour affirmer que ce n’est pas Nicole qu’il faut juger, mais l’évasion fiscale en bande organisée.

Le procès a été reporté au jeudi 7 juin à 13h30 

Nous vous donnons RDV à Carpentras de 12h à 17h pour exiger sa relaxe

#RelaxePourNicole.

https://france.attac.org/

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03 avril 2018 ~ 0 Commentaire

fraude fiscale (attac)

fraude fiscale (attac) dans A gauche du PS

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Le gouvernement feint de vouloir lutter contre la fraude fiscale

Gérald Darmanin a présenté en conseil des ministres son « plan de lutte contre la fraude fiscale ». Au delà de l’effet d’annonce, ce projet prévoit de s’attaquer surtout aux « petits » fraudeurs en oubliant les multinationales et l’évasion fiscale.

Selon Raphaël Pradeau, porte-parole d’Attac, « cette loi ne nous prémunira en rien contre de nouveaux scandales : les Paradise Papers ont montré que c’est l’optimisation fiscale agressive et légale des multinationales qui est le principal problème, or le plan d’action du gouvernement ne s’y attaquera pas. »

Pour Dominique Plihon, porte-parole d’Attac : « le Ministre a d’ores et déjà annoncé vouloir « renforcer les sanctions » et la « pression sur les fraudeurs fiscaux » par la création d’une « police fiscale ». Pourtant, l’administration en charge de la lutte contre la fraude fiscale s’est vue sévèrement diminuée : 3100 emplois dans les services de contrôle de la DGFiP ont été supprimés depuis 2010, soit près d’un quart des effectifs ! »

Pour lutter efficacement contre la fraude et l’évasion fiscales, Attac revendique :

  • La mise en place du reporting public pays par pays ;
  • L’instauration d’une taxe globale sur les multinationales ;
  • Le renforcement de l’ensemble des maillons de la chaine de l’administration fiscale, via la création de 10 000 postes de contrôle supplémentaires ;
  • La suppression du verrou de Bercy, véritable obstacle à la poursuite des fraudeurs fiscaux.

Reflet de cette stratégie de communication qui n’agit qu’en parole contre la fraude fiscale, au même moment se discute en procédure accélérée à l’Assemblée Nationale la transposition de la directive européenne « secret des affaires » visant à limiter les possibilités pour les citoyen.ne.s, journalistes et lanceurs/euses d’alerte, d’enquêter ou d’informer sur les pratiques et abus des multinationales.

mercredi 28 mars 2018

https://france.attac.org/

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02 avril 2018 ~ 0 Commentaire

quotas laitiers (fr3)

lait

Il y a trois ans disparaissaient les quotas laitiers

Depuis trois ans, les éleveurs laitiers doivent composer sans les quotas. La suppression de cette mesure a provoqué une surproduction. L’Europe a produit 3% de lait en plus ces 10 derniers mois. Les éleveurs, comme Denis Jeannin, dans le pays de Fougères, continuent de tirer la sonnette d’alarme.

Les quotas laitiers ont disparu il y a 3 ans, jour pour jour.
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 Ils étaient apparus en 1984. A l’époque, le lait coulait à flot, la production européenne aug- mentait de 2% par an, en moyenne. La France croulait sous les stocks de beurre. En se dotant d’un outil de régulation de la production, l’Europe limitait les volumes de lait, et pouvait garantir un revenu aux éleveurs. Un système qui a fonctionné pendant 31 ans.
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La crise est revenue avec la fin des quotas

Depuis la fin des quotas, le 1er avril 2015, avec un changement de Politique agricole commu- ne, la production a recommencé à s’emballer, les prix ont chuté et la crise s’est installée. Aujourd’hui, produire 1 000 litres de lait coûte en moyenne 450 euros en Europe, quand les éleveurs français ne sont payés que 340 euros pour produire ce volume. Ce qui signifie, que selon les pays, 25 à 35% des coûts de production ne sont pas couverts.
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Les États généraux de l’alimentation, un avenir éloigné

Sur chaque litre de lait produit, les éleveurs perdent de l’argent. Ils sont donc inquiets même si les états généraux de l’alimentation promettent que les prix des denrées agricoles seront fixés en tenant compte des coûts de production à l’avenir. Cet avenir leur semble parfois bien lointain.
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Les années passent, les problèmes demeurent

Les éleveurs avaient manifesté contre les quotas, puis ils sont descendus dans la rue pour demander leur maintien. Les années passent, les problèmes demeurent. En 1984, les agri- culteurs avaient envoyé un télégramme à, François Mitterrand, ils demandaient le droit de vivre décemment de leur métier.

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K. Veillard  S. Breton 01/04/2018
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Commentaire:
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La FNSEA avait envoyé ses troupes contre les quotas qui « empêchaient de produire plus ».
Il fallait « libérer les énérgies » non? En absence de quotas, la production a augmenté mais automatiquement les prix ont baissé et des adhérents (les plus petits) de la FNSEA se sont retouvés ruinés. Et bien sûr l’Europe a « cédé » à la FNSEA et ses frères (c’est à dire que les représentant des pays « ont cédé » à une politique libérale « la seule possible » ) .

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02 avril 2018 ~ 0 Commentaire

poulets (commodafrica)

libre echange

Le poulet européen vendu à vil prix sur les marchés africains

Depuis la fin de l’année dernière, le poulet brule entre l’Union européenne et l’Afrique. L’Afrique du Sud et le Ghana se sont, en effet, ralliés pour contrer ce qui apparaît comme une offensive commerciale majeure de l’Europe pour vendre à vils prix de la viande de poulets dont parfois l’origine fait doute, souligne le consultant Paul Goodison de GDC-Partners. D’où leur appel conjoint à relever les protections douanières sur la volaille du Brésil, de l’UE et des Etats-Unis.

Les statistiques témoignent de la capacité des exportateurs européens de passer facilement d’un marché africain à un autre, au gré des restrictions à l’importation édictées par les pays africains.

Ainsi, suite à l’interdiction faite par Pretoria en décembre 2016 d’importer de la volaille de certains pays européens, ces exportations européennes vers l’Afrique du Sud ont effecti- vement chuté de 72% de janvier à novembre 2017 par rapport à la même période en 2016 (de 205 220 t à 62 984 t). Parallèlement, relève GDC-Partners, elles ont progressé de 73% vers le Ghana (de 57 353 t à 99 020 t), de 89% vers le Gabon (de 20 405 t à 38 566 t) et de 59% vers la RD Congo (de 27 275 t à 43 278 t). Au total, de la viande de volailles de l’UE serait vendue dans pas moins de 38 pays d’Afrique sub-saharienne.

Toutefois, cette viande ne serait pas toujours en provenance de l’UE, une partie venant notamment d’Ukraine.

En effet, des entreprises ukrainiennes auraient investi dans des sociétés aux Pays-Bas et exporteraient des volailles pour y être découpées et emballées, les commercialisant comme si originaires de l’UE. Ce qui soulève la question des règles d’origine, souligne Paul Goodison.

Ceci a des conséquences majeures sur les filières africaines.

Ainsi, les unités de transformation de volailles au Ghana auraient vu leur capacité de produc- tion réduite à 25% tandis que les industries d’embouche n’opèrent qu’à 42%. Actuellement, selon l’étude de GDC-Partners, 95% du marché ghanéen en viande de volailles serait appro- visionné par des importations. « Si les importations étaient réduites, l’industrie de la volaille au Ghana pourrait lancer une vaste opération d’embauches, créant plus de 200 000 emplois« , a souligné Victor Oppong Adjei, président de la Ghana National Poultry Association.

La progression est significative :

en 2003, 26,5% des exportations européennes de viande de volaille étaient à destination des marchés africains, une part de marché qui serait passée à 46,8% en 2016, les volumes, quant à eux, faisant un bond de 147%, de 273 420 t à 674 877 t.

http://www.commodafrica.com/

Commentaire: Y a bien une raison aux tournées des politiques en Afrique!

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22 mars 2018 ~ 0 Commentaire

changement (basta!)

free labor

« La dictature du changement perpétuel est le nouvel instrument de soumission des salariés »

Les nouvelles méthodes de management se prétendent au service de l’épanouissement des salariés, de leur « savoir être » et de la « réalisation de soi » en entreprise. Danièle Linhart, spécialiste de l’évolution du travail et de l’emploi, démonte ces impostures et montre comment le management moderne s’inscrit dans la lignée du travail à la chaîne théorisé par Taylor et Ford pour toujours mieux asservir les salariés. Objectif : déposséder les travailleurs de leurs savoirs et de toute forme de pouvoir dans l’entreprise. « Le patronat ne veut surtout pas que la contestation massive qui s’est exprimée en 1968 ne se reproduise », explique-t-elle. Entretien.

Basta ! : L’histoire du travail salarié est celle, dîtes-vous, d’une dé-professionnali- sation systématique des travailleurs. Taylor a initié cette dynamique avec son « orga- nisation scientifique du travail » au 19ème siècle qui, loin d’être neutre, visait à contrôler les ouvriers. Comment cette dé-professionnalisation a-t-elle été imposée ?

Danièle Linhart [1] : Taylor avait identifié le fait qu’au sein des entreprises, le savoir, c’est aussi le pouvoir. Sa théorie : si on laisse entièrement le savoir aux ouvriers dans les ateliers, alors les employeurs sont privés du pouvoir. Ce qui, bien entendu, serait dommageable à la profitabilité des entreprises. A l’époque, c’est à dire à la fin du 19ème siècle, lorsqu’un capitaliste décide de monter une entreprise, il possède l’argent, mais pas la connaissance ni les savoir-faire. Pour produire, il fait donc appel à des ouvriers et des compagnons qui organisent eux mêmes le travail.

La grande invention organisationnelle de Taylor consiste à ce que la direction puisse réunir – et s’approprier – l’ensemble des connaissances détenues par les ouvriers, les classer, en faire la synthèse, puis en tirer des règles, des process, des prescriptions, des feuilles de route. Bref, in fine, à ce que la direction puisse dire aux ouvriers en quoi consiste leur travail. Il s’agit d’un transfert des savoirs et du pouvoir, des ateliers vers l’employeur, et d’une attaque en règle visant la professionnalisation des métiers.(…)

Comment se manifeste cette intrusion, dans l’entreprise du 21ème siècle ?

On leur propose par exemple des massages, de la méditation, des activités destinées à créer des relations avec leurs collègues. Certaines entreprises distribuent des bracelets pour que les salariés puissent comptabiliser leurs heures de sommeil. C’est très intrusif. L’organisation moderne du travail est un perfectionnement des méthodes de Taylor et de Ford : les directions s’occupent de tout, tandis que les salariés s’engagent totalement pour leur entreprise, avec l’esprit « libéré ».

Il s’agit toujours de faire croire aux salariés que cela est réalisé l’est pour leur bien. La logique du profit, la rationalité capitaliste deviennent l’opportunité pour les salariés de faire l’expérience de leur dimension spécifiquement humaine. D’ailleurs, les qualités qui leur sont demandées relèvent de dimensions qui vont au delà du professionnel : il s’agit de l’aptitude au bonheur, du besoin de se découvrir, de la capacité à faire confiance, à mobiliser son intuition, son sens de l’adaptation, à faire preuve de caractère, d’audace et de flexibilité…. La notion de « savoir être » est d’ailleurs devenue l’un des axes forts de la nouvelle gestion des salariés préconisée par le Medef. (…)

Face à cette exigence du changement permanent, les anciens apparaissent comme embarrassants. Vous expliquez que leur expérience est disqualifiée et leur expertise oubliée. Comment cette disqualification se met-elle en place ?

Il faut éviter, quand on est manager, d’avoir des gens capables d’opposer un autre point de vue en s’appuyant sur les connaissances issues d’un métier ou de leur expérience. Si un salarié revendique des connaissances et exige qu’on le laisse faire, c’est un cauchemar pour une direction. Or, les seniors sont les gardiens de l’expérience, ils sont la mémoire du passé. Ça ne colle pas avec l’obligation d’oublier et de changer sans cesse. Il y a donc une véritable disqualification des anciens. On véhicule l’idée qu’ils sont dépassés, et qu’il faut les remplacer.

Il s’agit en fait de déposséder les salariés de leur légitimité à contester et à vouloir peser sur leur travail, sa définition et son organisation. L’attaque contre les comités d’hygiène, de sécu- rité et des conditions de travail (CHSCT) se situe dans cette même idéologie de dépossession. Ils constituaient en effet des lieux de constitution de savoirs experts opposables au savoir des directions. Les seuls savoirs experts qui doivent désormais « légitimement » exister sont ceux portés par les équipes dirigeantes où se trouvent des gens issus des grandes écoles, secondés par des cabinets de consulting internationaux.

Nolwenn Weiler 22 mars 2018

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21 mars 2018 ~ 0 Commentaire

secret des affaires (basta + reporterre + attac + npa)

CIGARES

Il y a peut-être une solution?

La loi instaurant un « secret des affaires » passe en toute discrétion à l’Assemblée

La France s’apprête à transposer en catimini la directive européenne sur le secret des affaires, avec examen à l’Assemblée le 27 mars dans le cadre d’une procédure accélérée. Cette direc- tive avait été adoptée il y a presque deux ans malgré les protestations de la société civile.

Sous prétexte de lutter plus efficacement contre l’espionnage industriel, ce texte crée un droit général au secret pour les entreprises, qui leur permet potentiellement de traîner devant les tribunaux quiconque porterait à la connaissance du public une information sur leurs activités sur laquelle elles auraient préféré maintenir l’omerta.

C’est donc une épée de Damoclès qui pèse désormais sur les lanceurs d’alerte, les salariés et leurs syndicats, les journalistes, les chercheurs et les associations de protection des consommateurs et de l’environnement. Dévoiler un montage d’optimisation fiscale, comme dans le cas récent du groupe Kering de François Pinault (7ème fortune de France), révéler des difficultés économiques qui pourraient provoquer des licenciements massifs, comme dans le cas de Conforama, ou enquêter sur l’utilisation de produits toxiques dangereux pour les salariés et les consommateurs, pourraient ainsi tomber sous le coup du « secret des affaires ».

Certaines exceptions ont certes été introduites dans la directive pour protéger la liberté d’expression et l’intérêt général. Mais les institutions européennes ont en revanche catégo- riquement refusé de restreindre la portée de ce texte aux seules situations concurrentielles, autrement dit aux cas où un acteur économique chercherait effectivement à acquérir des informations commerciales sensibles pour son propre gain. Ce qui laisse la porte ouverte à tous les abus, alors même que certaines firmes, comme le groupe Bolloré ou Veolia, ont de plus en plus tendance à vouloir museler leurs critiques aux travers de « procédures bâillon » (lire notre article).

Après l’adoption d’une directive européenne, les États membres ont théoriquement deux ans pour la transposer dans leur droit national.

La date fatidique tombe dans les premiers jours de juin 2018. En France, la loi de transposition doit être examinée par l’Assemblée nationale le 27 mars, dans le cadre d’une procédure accélérée et passablement étrange, à l’initiative des députés de La République en marche (LREM) [1]. « La France dispose de marges de manœuvre importantes pour la transposition de la directive dans notre droit national, et peut préserver les libertés tout en respectant le droit européen, soulignent dans une lettre ouverte un collectif regroupant syndicalistes, journalistes, lanceurs d’alerte, associations, chercheurs et simples citoyens (parmi lesquels les journalistes de Basta ! et de l’Observatoire des multinationales). Pourtant, le gouvernement et la majorité semblent avoir choisi, en catimini, de retenir une option remettant gravement en cause l’intérêt général et le droit des citoyens à l’information. »

Insécurité juridique pour les défenseurs de l’intérêt général

Dans sa version actuelle, la proposition de transposition de la directive dans le droit français reste assez proche du texte européen. Elle ne propose pas de sanctions pénales allant jusqu’à la prison ferme, comme c’était le cas par exemple de la proposition initialement inscrite dans la loi… Macron, de 2015, lorsque l’actuel Président était ministre de l’Économie de François Hollande (lire notre article). Elle n’en comporte pas moins des reculs, notamment le fait d’obliger même ceux qui auraient involontairement violé un « secret d’affaires » à réparer le préjudice pour l’entreprise.

Surtout, loin de « clarifier le droit » sur la protection des secrets commerciaux comme le clament ses partisans, cette nouvelle loi sur le secret des affaires ne fait que créer de nouvelles contradictions entre les exigences de la liberté d’expression, du droit à l’information et de l’intérêt général d’une part, et celles du secret des affaires d’autre part. Contradictions qui devront être tranchées au cas par cas par les tribunaux.

ONG, syndicats et journalistes craignent que les entreprises se tournent de plus en plus vers les tribunaux de commerce, qui leur sont bien plus favorables. Le jugement récemment rendu par le tribunal de commerce de Paris censurant un article du magazine de Challenges sur les difficultés économiques de l’enseigne Conforama (lire notre article), alors même que la directive sur le secret des affaires n’était pas encore transposée dans le droit français, augure d’un bien mauvais présage.

Le fruit d’un patient travail de lobbying

Le secret des affaires est à bien des égards une invention française. Des propositions de loi en ce sens, préparées par un petit milieu de spécialistes autoproclamés de « l’intelligence économique », ont été présentées à plusieurs reprises ces dernières années à l’Assemblée nationale ou au Sénat, sans succès. La dernière tentative en date de 2015 et de la loi Macron, dans laquelle avaient été introduits subrepticement des articles sur le secret des affaires. Le locataire actuel de l’Elysée avait alors reculé devant la levée de boucliers. Les partisans du secret des affaires se sont alors tournés vers les institutions européennes.

Un travail d’enquête approfondi mené par l’ONG bruxelloise Corporate Europe Observatory montre comment un petit groupe de multinationales essentiellement françaises et états-uniennes (Alstom, Michelin, Solvay, Safran, Nestlé, DuPont, GE et Intel…) ont orchestré l’élaboration de la directive en relation étroite avec la Commission européenne et des cabinets d’avocats d’affaires internationaux (lire notre article). Grâce aux jeux de pouvoir à Bruxelles, ils ont fini par obtenir gain de cause.

Une fois adopté à l’Assemblée, le texte passera ensuite devant le Sénat, qui risque fort de vouloir le durcir. Comme lors de l’examen de la loi Macron en 2015, et comme lors de l’adoption de la directive européenne en 2016, la mobilisation de la société civile sera nécessaire pour éviter le pire.

Olivier Petitjean 21 mars 2018

https://www.bastamag.net/

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18 mars 2018 ~ 0 Commentaire

urgences (europe1 + basta + lo)

ur gence

Urgences surchargées : « Le système de santé n’est pas capable de répondre aux besoins et des gens meurent sur des brancards »Christophe Prudhomme, porte-parole de l’Association des Médecins Urgentistes de France, est scandalisé par la situation actuelle des urgences des hôpitaux.

Depuis quelques semaines, les urgences des hôpitaux font face à un afflux de patients. Et depuis le début du mois, le « Plan Hôpital en Tension » a été activé dans 97 établissements. Il permet de libérer des lits en reportant des opérations non-urgentes.

Des morts aux urgences. Faute de places, beaucoup de patients passent des heures, voire des nuits entières, sur des brancards dans des couloirs. Et il y a parfois des drames. À Reims, mardi, une femme de 73 ans a succombé à un arrêt cardiaque après plus de 2h30 d’attente. Une situation intenable pour Christophe Prudhomme, porte-parole de l’Association des Médecins Urgentistes de France, invité dimanche main sur Europe 1.

Une surmortalité de 9% pour les patients dans les couloirs. « Quand on manque de lits, les personnes restent aux urgences dans les couloirs sur des brancards alors qu’elles de- vraient être hospitalisés. Or, aujourd’hui, nous avons des données qui montrent que quand un patient reste sur un brancard, qu’il n’est pas dans un lit alors qu’on a prescrit une hospita- lisation dans l’heure ou l’heure et demie qui suit, il y a une surmortalité, toutes maladies con- fondues, de 9% et pour les patients les plus graves, de 30%. C’est grave, c’est très grave ! »

« Il faut arrêter cette politique de massacre de l’hôpital public ».  »Ce qui ne va pas du tout aujourd’hui, c’est que le système de santé n’est pas capable de répondre [aux besoins] et des gens meurent sur des brancards. On ne peut plus demander à l’hôpital de faire des écono- mies. Si on poursuit la politique d’étranglement financier de l’hôpital, nous aurons des morts supplémentaires. Donc il faut arrêter cette politique de massacre de l’hôpital public. »

« Un sujet majeur », selon Gérard Larcher. Interrogé à ce sujet dans Le Grand rendez-vous d’Europe 1 dimanche, Gérard Larcher, le président LR du Sénat a estimé que « La question des aînés est un marqueur de la société » et que la situation des urgences est « un sujet majeur. C’est l’ensemble de la politique de la santé territoriale qui est à revoir ».

18 mars 2018

http://www.europe1.fr/

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17 mars 2018 ~ 2 Commentaires

arkéa (ouest france)

arkea

Arkéa : la manifestation à Paris fait polémique

Le 5 avril, un collectif de salariés d’Arkéa, Indépendance pour Arkéa, organise une manifes- tation à Paris pour défendre le projet du groupe de quitter la Confédération nationale du Crédit Mutuel. Mais la CFDT dénonce des « pressions » de la direction du groupe bancaire sur ses salariés pour qu’ils s’y rendent. Des accusations que réfutent le collectif, comme la direction d’Arkéa.

« L’escalade de pression continue au Crédit mutuel Arkéa, dénonce la CFDT.

Après avoir été fortement invités à porter des badges (en soutien au projet des dirigeants), les salariés sont maintenant invités à monter dans un train, direction Paris, Bercy plus précisé- ment, pour porter une nouvelle fois la parole des dirigeants et soutenir le projet de scission avec la Confédération nationale du Crédit Mutuel. » Cette sortie syndicale concerne la manifestation organisée le 5 avril prochain à Paris par le collectif des salariés, Indépendance pour Arkéa.

Le groupe bancaire (fédérations de Bretagne, du Sud-Ouest et du Massif Central), dont le siège est situé au Relecq-Kerhuon près de Brest, compte ainsi se faire entendre des pouvoirs publics, et notamment du ministre de l’Économie, Bruno Le Maire. Arkéa est en effet engagé dans une démarche visant à obtenir son indépendance vis-à-vis de la Confédération nationale du Crédit mutuel. À ses yeux, c’est la seule solution aujourd’hui pour poursuivre le développement du groupe.

« Une grande tension »

Mails internes à l’appui, la CFDT juge que « ce rassemblement, officiellement organisé par un collectif de salariés bénéficiant de longue date des largesses de la direction, n’a rien d’option- nel pour bon nombre de salariés. » Et se pose des questions sur son organisation : «Qui paye ? Pas le collectif de salariés évidemment, il ne dispose légalement d’aucun fonds. Qui organise la fermeture des services et des caisses locales ? Pas le collectif certainement, il n’en a pas le pouvoir. » Conclusion : « L’entreprise peut difficilement se cacher d’être l’organisatrice d’un tel événement. »

Faisant état d’une « grande tension » au sein de l’entreprise, la CFDT s’inquiète : « Que se passera-t-il pour les salariés qui refuseraient de participer à cette mascarade obligatoire ? Seront-ils sanctionnés ? Sous quel motif ? »

« Chacun est libre »

Antoine Michaud, l’un des animateurs de ce collectif, par ailleurs président du directoire de Financo, l’une des filiales d’Arkéa, spécialisée dans les crédits à la consommation, réfute cette idée selon laquelle la direction serait donc à l’origine du rassemblement parisien. « Il est bien organisé par le collectif des salariés qui regroupe toutes les catégories de personnel. Nous sommes à un moment critique de notre histoire et nous voulons défendre Arkéa et son modèle original, au service d’un territoire. Nous croyons à cette entreprise, nous défendons nos emplois et nous voulons le faire savoir », insiste-t-il.

Pression de la direction ou de l’encadrement pour aller ainsi manifester à Paris ? « Il n’y a aucune pression et ce n’est pas du tout l’esprit de ce rassemblement. Chacun est libre de ne pas y aller », répond Antoine Michaud.

Même si une cagnotte sera organisée par le collectif des salariés, déjà à l’origine en janvier 2016 d’un rassemblement à Brest pour Arkéa auquel avaient pris part quelque 15 000 person- nes, le collectif s’est tourné aussi vers la direction d’Arkéa pour financer le déplacement des salariés à Paris. « En tant que collectif, nous n’avons pas d’argent », poursuit encore Antoine Michaud.

Quant à la direction d’Arkéa, elle a aussi réagi aux déclarations de la CFDT: «La direction se déclare très surprise et choquée des allégations et insinuations formulées sur les prétendues pressions que subiraient les salariés quant à leur participation au rassemblement de soutien prévu le 5 avril. Chaque salarié est libre de ses opinions et de participer ou non à cette action de soutien organisée à l’initiative d’un collectif de salariés en faveur de l’indépendance du groupe Arkéa.»

Olivier PAULY.

https://www.ouest-france.fr/

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17 mars 2018 ~ 0 Commentaire

macron en inde

inde

Pas vu à la télé!

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