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11 mars 2019 ~ 0 Commentaire

brest climat (côté brest)

clima 3

Les citoyens pour le climat Brest

Organisent deux actions en mars 

Pour marquer Le printemps climatique. Les 15 et 16 mars, à Brest et Landivisiau, le collectif Citoyens pour le climat Brest appelle la population à se mobiliser pour Le printemps climatique, à l’instar de nombreux autres organismes en France et dans le monde. Après les marches du 8 septembre et 8 décembre 2018 et la chaîne humaine du 27 janvier 2019, deux nouvelles actions sont programmées.

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Vendredi 15 mars 2019 

Dans le cadre de la grève mondiale pour le climat organisée par les jeunes de Youth for Climate, sous l’impulsion de Greta Thunberg / Fridays forFuture, soutenus par Citoyens pour le Climat qui propose notamment aux établissements scolaires de banaliser une journée de cours consacrée au climat via un kit pédagogique créé conjointement par Prof en transition, la fondation Elyx , Little Citizens For Climate et Citoyens Pour le Climat .  À Brest, les collectifs de Youth for Climate et des Citoyens du climat appellent à se rassembler à partir de 13h30, place de Strasbourg.

mars 16

Samedi 16 mars à Landivisiau

Samedi 16 et dimanche 17 mars : pour le Printemps de l’urgence climatique, Citoyens pour le Climat coorganise des événements festifs et ouverts à tous. En France, 45 villes sont mobilisées. Localement, le samedi 16 mars,  les collectifs Citoyens du climat de Brest et Morlaix et Landivisiau doit dire Non à la centrale appellent à se rassembler à 15h, Place du Champ de Foire à Landivisiau, pour une marche mondiale pour le climat.

Des associations, collectifs, organisations qui défendent l’environnement à Brest et alentours sont invités à y participer. Sont prévues notamment des animations festives, ainsi que différentes prises de paroles pour informer, par exemple, sur le thème de l’énergie (consommation, solutions, transition écologique…).

Infos pratiques 

Vendredi 15 mars, à partir de 13h30, place de Strasbourg, à Brest.
Samedi 16 mars, à partir de 15h, place du Champ de Foire à Landivisiau.

Facebook 

citoyenspourleclimat.org

11 Mars 2019

Lire aussi :

Les jeunes se mobilisent pour le climat à Brest

Centrale à gaz à Landivisiau : une première victoire pour les opposants

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10 mars 2019 ~ 0 Commentaire

algérie 1 (à l’encontre)

debattons

Les camps en présence

Deux camps se font face depuis le 22 février. Le camp du pouvoir et le camp populaire ou camp du peuple. Chaque camp rassemble en son sein des forces sociales disparates qui n’ont pas les mêmes intérêts.

Le camp du peuple agglomère des catégories sociales et des forces politiques différentes voire opposées mais unies sur les objectifs politiques immédiats :

La non-reconduction de Bouteflika et le changement de régime, ce dernier mot d’ordre n’étant pas forcément exprimé de la sorte. Ces deux revendications constituent à la fois le ressort et le ciment de ce camp. Il est soutenu par toutes les forces politiques d’opposition : démocrates ultralibéraux (laïcs et islamistes confondus), partis de gauche au sens large : Front des forces socialistes-FFS, Parti des travailleurs-PT, Parti socialiste des travailleurs-PST et une série de groupes de gauche plus ou moins formels.

Se nourrissant de sa propre dynamique, ce camp a désormais placé le refus des élections du 18 avril en tête de ses objectifs.

Il n’a pas de programme politique plus élaboré, n’est pas structuré, ne dispose pas de porte-parole et encore moins de direction identifiée et reconnue. Mais ces faiblesses constituent paradoxalement, à ce stade, des points forts et ne l’empêchent pas d’avoir l’initiative, d’être à l’offensive et d’engranger soutiens et ralliements.

Boule de feu en mouvement, ce camp multiplie les actions :

Grandes manifestations du vendredi dans les 48 wilayas du pays, manifestations permanentes d’étudiants, et lycéens, d’avocats, d’artistes, de personnels de santé… Il est à l’offensive. Après avoir réimposé son droit de manifester, il est en phase de passer à une étape supérieure, celle des grèves. Grèves locales et/ou sectorielles d’abord (déjà entamée dans certaines universités, prévue dans l’Education nationale à l’appel de l’intersyndicale autonome le 13 mars…).

Puis grève générale avec des appels anonymes ou émanant de vieilles structures syndicales ressuscitées à l’occasion, comme la Confédération syndicale des forces productives (COSYFOP), pour la période du 10 au 15 mars. Sur le net circule même le mot d’ordre de désobéissance civile repris de textes du Front islamique du Salut (FIS) propagés lors de la grève générale appelée par ce parti en juin 1991.

Cette dynamique offensive du mouvement populaire lui permet d’engranger des soutiens provenant de syndicats de travailleurs, d’associations et de mouvements.

Il enregistre également le ralliement de personnes comme, à titre d’exemple, celui d’adhérents du syndicat patronal FCE qui soutient Bouteflika, des maires et militants du FLN… Il convient également de noter des ralliements assez significatifs politiquement.

Celui de l’Organisation nationale des Moudjahidine (anciens combattants) qui constituait la colonne vertébrale de la «famille révolutionnaire» sur laquelle le pouvoir s’appuyait et qui, en plus du soutien qu’elle apporte aux manifestants, dénonce «la collusion entre des parties influentes au sein du pouvoir et des hommes d’affaires véreux qui ont bénéficié de manière illicite de l’argent public».

Il en va de même pour l’Association des anciens du MALG (Ministère de l’armement et des liaisons générales durant la guerre de libération) qui n’est autre que l’ancêtre des services secrets algériens, dirigée par l’ancien ministre de l’Intérieur Dahou Ould Kablia.

Le camp du pouvoir se compose essentiellement d’appareils 

La présidence de la République, l’état-major de l’ANP, la gendarmerie nationale, les services de sécurité et la DGSN, le gouvernement et d’autres institutions: Cour suprême, Conseil constitu-tionnel, APN (Assemblée populaire nationale) et Sénat…

Les partis de la coalition présidentielle, le dispositif médiatique public et privé et les directions d’organisations satellites du pouvoir: Union générale des travailleurs algériens (UGTA), FCE (Forum des chefs d’entreprise), Union nationale des femmes algériennes, une dizaine d’organisations estudiantines parasitaires… mais aussi des associations à caractère religieux influentes: confréries soufies (zaouias) et l’Association des oulémas musulmans algériens [une structure très présente sur «le terrain».].

Ce camp est bien organisé, discipliné et dispose de la force publique, de l’administration, d’un appareil médiatique imposant et des moyens financiers et matériels de l’Etat. Mais il a, a contra-rio, perdu l’initiative, se trouve en situation de défensive, s’isole et perd chaque jour un peu plus de soutiens.

Fortement et fermement contesté par la rue, ce camp est sonné.

Hier arrogants et monopolisant la parole médiatique, ses dirigeants ne sont plus seulement inaudibles, ils sont muets. Leur campagne en faveur du 5e mandat est totalement à l’arrêt. Ils ne peuvent tenir de meetings et n’apparaissent plus dans leurs télés qu’ils squattaient pourtant depuis des décennies.

Un seul d’entre eux s’exprime aujourd’hui, le chef de la «Grande muette»!

Partie prenante du cercle présidentiel, le général Ahmed Gaïd Salah met en garde, menace et réaffirme que l’ANP qu’il dirige est garante de la stabilité du pays et de la tenue de l’élection présidentielle à la date prévue.

C’est donc désormais autour de ce rendez-vous que se cristallise le conflit politique.

Annulation/report ou maintien du scrutin. Cela signifie que le seul dirigeant qui s’exprime se situe sur une ligne défensive «légaliste», «légitimiste». Le problème pour lui est que la légitimité politique pour imposer son choix lui fait défaut.

Il dispose certes de la force brute (armée, gendarmerie) pour éventuellement réprimer et instaurer une dictature. Mais une répression de cette ampleur et l’instauration d’un Etat d’exception nécessitent au préalable de délégitimer au maximum le camp adverse et de reprendre l’initiative. Or, le camp du peuple a tiré des leçons des expériences libyenne et syrienne. Il est populaire, massif et pacifique, appelle policiers et militaires à ne pas réprimer et il refuse de jouer le rôle de cheval de Troie de l’impérialisme.

Aucune raison objective ne permet aujourd’hui de justifier un éventuel recours à la force.

Cette solution serait par ailleurs des plus incertaines. Elle provoquerait sans doute une grève générale et une désobéissance civile et pourrait même engendrer le chaos et des interventions étrangères tant dénoncées par le vice-ministre de la Défense et chef d’état-major de l’ANP.

Enfin se pose le problème des réactions au sein même des forces de sécurité.

Le pouvoir algérien est des plus opaques et donne l’impression de n’être jamais sorti de la clandestinité de la guerre de libération nationale. Mais des indices démontrent l’existence, à tout le moins, d’un malaise en son sein voire de dissidences qui ont sans doute joué un rôle dans l’éclosion du mouvement, grâce en particulier à l’anonymat des réseaux sociaux.

Il ne faut pas être naïf. La spontanéité des manifestations ne signifie pas qu’aucune main invisible n’est intervenue dans son déclenchement. Il n’existe pas de mouvement de cette ampleur chimiquement pur et les manipulations éventuelles d’agents mécontents des services de sécurité.

Nombre de structures policières ont été démantelées au cours de ces dernières années, cela illustrerait surtout le fait, si cela se confirmait, que la crise actuelle n’est pas simplement une crise entre ceux d’en haut et ceux d’en bas, mais également une crise entre ceux d’en haut.

Le fait que des masses énormes de citoyens se soient mobilisées confirme simplement que le malaise était là et qu’il était profond. Comme en 1988, la mèche allumée par des mains pas si désintéressées que cela ne pouvait aboutir à une explosion que si le baril de poudre (le mécontentement) était déjà rempli.

Pour toutes ces raisons, une répression de grande intensité, qui nécessiterait sans doute un bain de sang, reste toujours possible, mais peu probable pour l’instant du fait des dangers qu’elle ferait courir à ceux-là même qui la déclencheraient.

Hocine Belalloufi vit et travaille à Alger. Journaliste, ancien coordinateur de la rédaction de l’Alger républicain de 2003 à 2008 et militant du Parti Socialiste des Travailleurs (PST). Il est également l’auteur de deux ouvrages La démocratie en Algérie. Réforme ou révolution? (Apic et Lazhari-Labter, Alger, 2012) et Grand Moyen Orient: guerres ou paix? (Lazhari-Labter, Alger, 2008).

http://alencontre.org/

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10 mars 2019 ~ 0 Commentaire

algérie 2 (à l’encontre)

boum

Algérie, réalisme socialiste 1979

Une crise d’hégémonie

Contrairement au discours asséné par les ultralibéraux, la crise du régime renvoie aux enjeux et aux luttes de classes qui traversent la société algérienne. Elle découle plus particulièrement de l’incapacité hégémonique des classes dominantes.

La politique de libéralisation est menée par la bourgeoisie intérieure. Cette fraction de classe n’est pas nationale en ce sens qu’elle n’a plus de projet souverain et refuse d’affronter écono-miquement, politiquement et diplomatiquement l’ordre impérialiste mondial. Mais elle dépend souvent de la commande publique et a encore besoin de la protection de l’Etat pour accumuler face au marché international.

Cette fraction se heurte à deux écueils.

Le premier tient aux résistances actives et passives des masses et d’une partie de l’appareil d’Etat. Pour faire passer ses réformes, cette fraction dirigée par le pouvoir est contrainte de constamment louvoyer, avancer, reculer.

Elle n’a pas réussi, à ce jour, à mener à terme ses réformes économiques structurelles et ne s’est pas totalement intégrée à l’ordre impérialiste…

Mais elle ne veut pas, à l’inverse, revenir à une politique de développement national et de résistance à l’ordre impérialiste comme le font encore, totalement ou très partiellement et avec plus ou moins de conséquence et de détermination, certains Etats: Iran, Corée du Nord, Cuba, Venezuela…L’application de sa politique économique et sociale libérale (blocage des salaires et des pensions, remise en cause du code du Travail, chômage…) la contraint à louvoyer, mais elle n’hésite pas à recourir à la force contre les masses travailleuses et les classes populaires qui refusent de voir leurs acquis partir en fumée. Cette fraction de la bourgeoisie s’avère ainsi incapable d’obtenir le consentement des exploités et dominés.

Le second écueil auquel se heurte la fraction intérieure réside dans son incapacité à obtenir l’adhésion de l’autre fraction de la bourgeoisie, la fraction compradore qui défend une conception ultralibérale d’intégration/soumission au marché mondial et à l’ordre impérialiste.

Celle-ci s’est considérablement renforcée au cours des trois dernières décennies à la faveur de la guerre civile qui a facilité la casse et la spoliation des entreprises publiques ordonnées par le FMI (Plan d’ajustement structurel-PAS signé en 1994) et la transformation de l’économie algé-rienne qui se voulait productive et industrielle en une économie de bazar basée sur l’import-import. Cette fraction compradore fait dans la surenchère, ne cesse de souligner le manque de volonté du pouvoir en matière de réformes structurelles et d’intégration au marché mondial.

La fraction de la bourgeoisie intérieure est donc prise en étau par les masses populaires d’un côté et par la fraction compradore soutenue par l’impérialisme de l’autre.

La fraction compradore est partie depuis plusieurs années à la conquête du pouvoir. Elle dispose de partis formels traditionnels dont les principaux sont le Mouvement de la Société pour la paix-MSP de tendance Frères musulmans, le Rassemblement pour la Culture et la démocratie-RCD de tendance laïque, le parti Talaie El Houriat (créé en 2015) de l’ancien Premier ministre Ali Benflis [qui, en 2014, avait dénoncé des fraudes électorales], quelques partis et personnalités regroupées dans le mouvement Mouwatana (Patrie)…

Mais elle s’appuie aussi et surtout sur un parti réel, organique, constitué de médias traditionnels et électroniques, de think tanks, de mouvements comme celui qui soutient le premier oligarque du pays, Issad Rebrab [né en 1944, il est à la tête du plus gros groupe privé, Cevital, de 18’000 salarié·e·s présent aussi à l’internationale] de personnalités qui forment un ensemble souvent plus dynamique que les partis formels. Cette fraction compradore dispose du soutien des centres impérialistes (puissances occidentales, FMI, Banque mondiale…) qui exercent des pressions constantes sur le pouvoir algérien.

Cette fraction influence une partie importante de personnes et de groupes de la fraction adverse qui partagent au fond sa vision de la nécessité de réformes économiques et sociales structu-relles, mais qui n’osaient pas, à ce jour, prendre ouvertement position en sa faveur, de peur des réactions du pouvoir.

D’une manière générale, l’intégration dans le régime de nouveaux riches à travers les partis, les institutions élues (APN, Sénat, APW, APC…) et la présence directe ou indirecte de militaires ou de leurs proches dans les milieux d’affaires contribuent fortement à la modification du rapport de forces à son profit. Car sa rivale qui dirige aujourd’hui le pays travaille pour elle du fait de son inconséquence qui la rend incapable de revenir à une politique de développement national et social. Il lui faudrait pour cela s’appuyer sur les masses populaires, ce à quoi elle se refuse obstinément.

La fraction compradore connaît donc une dynamique ascendante.

Elle travaille à conquérir l’hégémonie au sein des classes dominantes. Mais ses accointances avec les forces capitalistes mondiales et les Etats impérialistes lui aliènent une partie de l’Etat profond algérien issu de la guerre de libération nationale et des politiques de développement national des deux premières décennies de l’indépendance.

Ces secteurs sont très sourcilleux en matière d’indépendance et de sécurité nationales. La fraction compradore éprouve par ailleurs les plus grandes difficultés à obtenir le consentement des exploités et opprimés car son projet économique et social ultralibéral est plus dur et impla-cable vis-à-vis des masses.

Peut-elle, dans ces conditions, accéder au pouvoir par la voie des urnes ?

Et si elle y parvenait à la faveur d’une crise ou du fait qu’elle constitue actuellement la seule alternative politique au pouvoir actuel, quelle serait la réaction des masses populaires ? Les travailleurs, les chômeurs et la jeunesse n’étant pas prêts à accepter cette politique, cette fraction risque fort, alors qu’elle se prétend démocrate, de gouverner de façon antidémocratique pour faire passer sa potion ultralibérale.

C’est cette incapacité hégémonique des deux fractions de la bourgeoisie qui est à l’origine de la crise du régime, c’est-à-dire de son incapacité à gouverner en étant unie et en obtenant le consentement des exploités et dominés.

Le régime ne peut donc se démocratiser. Cette crise dure depuis des années et s’approfondissait. Elle a connu une accélération au cours de l’année 2018.

Hocine Belalloufi vit et travaille à Alger. Journaliste, ancien coordinateur de la rédaction de l’Alger républicain de 2003 à 2008 et militant du Parti Socialiste des Travailleurs (PST). Il est également l’auteur de deux ouvrages La démocratie en Algérie. Réforme ou révolution? (Apic et Lazhari-Labter, Alger, 2012) et Grand Moyen Orient: guerres ou paix? (Lazhari-Labter, Alger, 2008).

http://alencontre.org/

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10 mars 2019 ~ 0 Commentaire

fukushima (ecologistas)

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Souvenez-vous de Fukushima

Débranchez l’énergie nucléaire

Les écologistes en action se souviennent de la catastrophe nucléaire de Fukushima (Japon).

Le 11 mars est l’anniversaire de l’accident nucléaire de Fukushima. Six ans plus tard, une vaste zone est toujours impossible à habiter, les radiations continuent de produire des mutations et de tuer des organismes vivants, les déversements n’ont pas cessé et les accumulations de déchets radioactifs létaux dépassent toutes les prévisions initiales. L’héritage va durer des milliers d’années.

La catastrophe nucléaire de Fukushima en 2011 a montré que l’énergie nucléaire est trop dangereuse, trop sale et trop coûteuse pour continuer à être utilisée. Toute une région du Japon, où vivent des milliers de personnes, est maintenant contaminée par la radioactivité et est inhabitable, probablement pour toujours.

Nous ne pouvons pas permettre que ces catastrophes se reproduisent. Cependant, les trusts de l’électricité continuent de promouvoir et d’utiliser l’énergie nucléaire. Ils valorisent leurs profits plus que l’environnement ou la sécurité des personnes. Ainsi, chaque 11 mars, des milliers de personnes dans le monde se rassemblent pour montrer que nous n’avons pas besoin de l’énergie nucléaire pour vivre.

En guise de protestation et pour rappeler aux victimes de Fukushima, le mouvement écologiste appelle au boycott de l’énergie nucléaire .

Aux économies, nous devons ajouter des sources d’énergie non dangereuses et renouvelables. Le marketing  nous trompe qui dit produire de l’électricité 100% renouvelables. Ainsi, non seulement cessons de financer les grandes entreprises d’électricité, mais déclarons notre indépendance vis-à-vis des technologies de production polluantes, centralisées et non durables.

https://www.ecologistasenaccion.org

fuk

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09 mars 2019 ~ 0 Commentaire

algues (pùblico)

 'I have a notion the ocean needs a pollution solution.'

Les algues, une espèce en voie d’extinction en Galice

En raison du changement climatique

Les biologistes avertissent de l’importance de ces espèces pour la formation de forêts marines qui servent d’habitat à de nombreux autres êtres vivants et qui pourraient disparaître.

Les algues constituent le squelette principal dans la formation des écosystèmes marins. Il fut un temps où elles dominaient les côtes du golfe de Gascogne, en particulier la côte galicienne. Cependant, tout a changé avec le climat et aujourd’hui, elles sont rares. Cela a conduit à plusieurs recherches scientifiques. Ce phénomène a alarmé les scientifiques, qui se sont mis au travail pour trouver les causes et aussi pour trouver des solutions afin de réduire la situation au maximum.

Les études réalisées indiquent qu’il y a plusieurs raisons pour expliquer la disparition de certaines espèces d’algues en mer.

Cependant, la principale cause de la perte de la plupart de ces forêts marines réside dans les changements climatiques dus au réchauffement de l’océan, à l’urbanisation des zones proches de la côte et à la pollution.

L’environnement est « sérieusement affecté »

Dans le Bulletin d’information de la Société espagnole sur les algues nº 49, un groupe de scientifiques a déclaré que « ces dernières années, des chercheurs en écologie marine en Espagne et au Portugal ont observé une diminution de l’abondance d’algues.

Des algues algues brunes aux algues rouges, certaines espèces disparaissant de nombreux endroits « . Les biologistes avertissent de l’importance de ces espèces pour la formation de forêts marines, qui servent d’habitat à de nombreux autres êtres vivants. À la perte d’algues due au changement climatique, il faut ajouter le facteur de la vente de ces espèces pour la consommation

« Tout indique que ce sont les premiers effets régionaux du changement climatique et en particulier de l’augmentation de la température de la mer depuis les années 1980, qui se sont particulièrement intensifiés au cours de la dernière décennie », soulignent les chercheurs. À la perte d’algues due au changement climatique, il faut ajouter le facteur de la vente de ces espèces pour la consommation, bien que l’extraction soit réglementée par la loi.

Les biologistes avertissent que l’environnement est « sérieusement affecté par le changement global » et insistent sur le rôle que doivent jouer les administrations pour tenter d’atténuer ces effets. À cette fin, ils demandent que des suivis scientifiques soient mis au point pour vérifier l’état et l’évolution des populations marines, y compris les espèces menacées, que des plans réalistes soient établis pour leur gestion et qu’un contrôle rigoureux de l’exploitation commerciale des algues soit effectué.

03/04/2019

https://www.publico.es/

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07 mars 2019 ~ 0 Commentaire

algérie édito (lutte ouvrière)

lo

Avec les travailleurs d’Algérie !

Malgré la contestation qui s’est transformée, vendredi 1er mars, en marée humaine dans toutes les villes d’Algérie, le régime persiste et signe : bien que grabataire et incapable de gouverner depuis des années, Bouteflika brigue un 5e mandat.

La clique au pouvoir n’a manifestement pas pu s’entendre sur un successeur et elle s’est, de nouveau, repliée sur Bouteflika, son plus petit dénominateur commun. En guise de concession, celui-ci s’est engagé à raccourcir ce mandat en organisant une élection présidentielle anticipée.

C’est se moquer du monde !

Une telle mascarade ne peut qu’attiser la colère et accentuer le sentiment d’humiliation qui a poussé le peuple algérien dans la rue. Et le fait est que, depuis l’annonce du dépôt officiel de la candidature de Bouteflika, les manifestations spontanées se multiplient.

Le combat engagé par le peuple algérien est difficile, mais il en a mené d’autres, à commencer par la lutte contre la colonisation française et pour l’indépendance. Et on ne peut que saluer le courage dont ont déjà fait preuve les centaines de milliers de femmes et d’hommes qui ont osé descendre dans la rue. Ils l’ont fait malgré les interdictions de manifester et le chantage du régime à la guerre civile.

Oui, le peuple algérien, avec sa jeunesse aux avant-postes, ne supporte plus le mépris de ce régime mafieux qui prend l’État pour son tiroir-caisse. Fort de ces premiers pas, il continuera de se battre, d’une façon ou d’une autre.

Mais, pour que le sort des classes populaires et de la jeunesse algériennes change réellement, il faut qu’elles fassent entendre leurs intérêts et leurs droits spécifiques de travailleurs.

Le gros des manifestants est constitué par la jeunesse qui, tout en étant éduquée et diplômée, se sait condamnée au chômage et à la misère si rien ne change. Il est constitué de travailleurs, de femmes au foyer, de chômeurs qui paient la crise au prix fort. Avec l’inflation et la dévaluation du dinar, tous sont confrontés à l’effondrement de leur pouvoir d’achat. Le salaire minimum équivalant à 130 euros mensuels ne permet pas de vivre et s’ajoute aux difficultés de la vie quotidienne.

Au-delà des mots d’ordre de liberté et de démocratie, de plus en plus de gens se demandent ouvertement où va l’argent du pétrole et pourquoi autant de misère et de chômage.

Répondre à ces questions, et se battre pour que chacun ait un emploi et un salaire décent qui suive l’inflation, est indispensable. Sans cela, la démocratie et la liberté resteront des mots creux pour la grande majorité des classes populaires.

Bien des catégories sociales se mêlent dans cette contestation, et des intérêts différents, voire opposés, s’y expriment. Avocats, journalistes, étudiants, militants islamistes et même affairistes militant pour leur business, chacun défendra ses intérêts. Et il y a le petit jeu des politiciens. On voit comment certains opposants, hostiles dans un premier temps aux manifestations, s’en revendiquent désormais pour se hisser au pouvoir.

Les intérêts des exploités ne peuvent être défendus que par les travailleurs eux-mêmes.

C’est vrai là-bas comme ici. Cette contestation peut et doit être le premier pas pour cette prise de conscience. Oui, les travailleurs peuvent collectivement changer leurs conditions de vie et de travail et offrir à la société un autre avenir.

Ceux qui se révoltent en Algérie sont nos frères et nos sœurs.

Nous sommes liés à eux par des liens familiaux et amicaux parce qu’une partie de la classe ouvrière de France est composée de travailleurs originaires du Maghreb. L’Algérie, si longtemps colonisée par la France impérialiste, comme la Tunisie et le Maroc, continue d’ailleurs toujours de faire les beaux jours du grand patronat d’ici. C’est la raison pour laquelle le régime autoritaire algérien convient parfaitement au gouvernement français.

Ce sont aussi nos frères et nos sœurs parce qu’ils appartiennent au monde du travail.

Si des raisons politiques propres à l’Algérie les ont poussés à agir, le combat qu’ils ont à mener pour garantir leurs conditions d’existence est celui que doivent mener les travailleurs de tous les pays.

En Algérie, la domination d’une coterie de généraux et de bourgeois passe par le contrôle de l’État qui lui permet d’accaparer la rente pétrolière. En France, la grande bourgeoisie, les Arnault, Peugeot, Dassault et Cie, s’enrichit en dominant les grands groupes industriels et financiers.

Mais les uns comme les autres prospèrent sur l’exploitation des travailleurs des deux côtés de la Méditerranée.

Alors, puisse la lutte du peuple algérien être porteuse de perspectives pour les travailleurs !

06 Mars 2019

https://journal.lutte-ouvriere.org/

La_bataille_d_Alger

France-Algérie : le silence des profiteurs

Les capitalistes français ont un intérêt très concret au calme social et à la continuité gouvernementale en Algérie. Ils en ont besoin pour la bonne marche de leurs affaires.

La France est le deuxiè­me fournisseur et le troisième client de l’Algérie, pour respectivement 5 et 3,4 milliards d’euros. Le montant du capital français investi directement dans le pays est de 2,4 milliards d’euros.

On y trouve quasiment toutes les grandes sociétés cotées à Paris : Engie bien sûr, qui est le principal acheteur de gaz naturel à la Sonatrach ; PSA y exploite 1 000 ouvriers ; Renault 2 000 ; Danone dispose de 30 % du marché du yaourt ; la BNP s’y est fait construire un siège en 2016 pour gérer ses plus de 2 milliards de chiffre d’affaires ; Castel y fabrique et distribue les boissons ; l’inévitable Vinci a construit le métro d’Alger ; Bolloré, Veolia, Total, Air liquide et tout le gotha du capital hexagonal pressurent le peuple algérien, sous l’œil bienveillant et intéressé de la clique militaire au pouvoir.

Les accords d’Évian, signés au départ des troupes françaises, comprenaient des clauses organisant le maintien des intérêts des capitalistes français dans le pays. Elles ont été scrupuleusement respectées jusqu’à ce jour. La France, son gouvernement et ses investisseurs tiennent avant tout à ce qu’elles le soient encore demain.

Paul GALOIS 06 Mars 2019

Lire aussi:

Algérie : le mouvement populaire et les intérêts des travailleurs (LO)

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06 mars 2019 ~ 0 Commentaire

scandale (le peuple breton)

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Scandale politique

Sur fond d’approvisionnement électrique de la Bretagne

Le projet européen d’interconnexion des réseaux électriques entre l’Irlande et la Bretagne a été volontairement caché par l’État français pour faire passer en force le projet de centrale électrique à gaz de Landivisiau…

C’est en tout cas le propos de l’article du Télégramme 6 mars 2019 qui rappelle le rôle joué dans cette affaire par Patrick Strzoda, alors préfet de la Région Bretagne et aujourd’hui directeur de cabinet d’Emmanuel Macron.

Le projet de Landivisiau est en France le seul projet de centrale d’intérêt privé (projet Direct Energie, entreprise rachetée par Total) qui a fait l’objet d’un appel d’offres de l’État.

Un appel d’offres assorti de la garantie du versement d’une rente publique de plus d’1 milliard d’euros sur 20 ans (payée par tous les consommateurs d’électricité) au bénéfice des action-naires de Direct Energie (aujourd’hui groupe Total).

Au motif de l’intégration de ce projet de centrale dans le « pacte électrique » breton, les conseil-lers régionaux UDB avaient voté « non » en 2010. Ils furent les seuls à le faire avec leurs collègues d’EELV.

Christian Guyonvarc’h 6 mars 2019

http://lepeuplebreton.bzh/

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06 mars 2019 ~ 0 Commentaire

algérie médias (le huffington post)

Comment les médias cachent la révolte

Lire aussi:

Avec les travailleurs d’Algérie ! (Lutte Ouvrière)

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06 mars 2019 ~ 0 Commentaire

algérie, le système se lézarde (liberté le-monde)

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Le Club des Pins est censé être un centre de pouvoir

Le système se lézarde

Démissions à l’APN (assemblée nationale), au FCE, rififi chez les partis de l’Alliance et à l’UGTA

Cette mobilisation séduit jusqu’au sein même du système et secoue bien des certitudes. Les répercussions sont visibles et elles se sont traduites par des démissions en cascade au sein de plusieurs de ces organisations.

La contestation citoyenne de plus en plus forte et soutenue contre un 5e mandat pour Bouteflika et contre le système dans sa globalité commence déjà à susciter émoi et panique au sein des organisations du pouvoir.

Cette mobilisation séduit jusqu’au sein même du système et secoue bien des certitudes. Les répercussions sont visibles et elles se sont traduites par des démissions en cascade au sein de plusieurs de ces organisations.

La douzaine de membres du Forum des chefs d’entreprise (FCE) qui ont jeté l’éponge, la démis-sion de l’ex-ministre de l’Agriculture Sid-Ahmed Ferroukhi de l’Assemblée et du FLN, celle de Me Sabah Lamari, membre du comité central du FLN, l’abandon de plusieurs militants de leur appartenance aux partis du pouvoir, le remous qui gagne la Centrale syndicale…

Ce sont autant de signaux qui confirment, si besoin est, que la contestation citoyenne expose le pouvoir à de fortes tensions internes. Hier encore, ce sont les travailleurs des impôts, du Trésor public et du Cadastre de Biskra, tous affiliés à l’UGTA, qui ont annoncé leur démission. Cette annonce intervient après celle des travailleurs de l’Eniem de Tizi Ouzou qui se sont désolidarisés de leur tutelle syndicale, l’UGTA.

Nouria Hafsi, secrétaire générale de l’Union Nationale des Femmes algériennes (UNFA), a essuyé, hier, un véritable camouflet des adhérentes à cette organisation, pour cause de son soutien à Bouteflika.

Ces annonces de renoncement à soutenir le 5e mandat sont un signe précurseur d’une saignée inévitable au sein de ces organisations.

Toutes ces démissions ont pour leitmotiv la dénonciation du 5e mandat et l’adhésion à la dynamique citoyenne. Au-delà de l’inconfortable situation des acteurs et des animateurs du pouvoir, c’est la clientèle qui commence à prendre la tangente pour rejoindre le camp de la contestation citoyenne et populaire.

Depuis le début du soulèvement, aucun responsable n’a daigné affronter la colère citoyenne.

Pourtant, la candidature par procuration du chef de l’État à sa propre succession pour un 5e mandat pouvait, tout au moins, redonner de la “vitalité” au sein des courtisans pour défendre leur choix. Rien de tout cela.

Silence radio chez ceux qui, il y a moins d’un mois, tentaient, vaille que vaille, de vendre une option des plus décriées ; un 5e mandat pour un homme incapable de déposer même son dossier de candidature au Conseil constitutionnel.

Le manque d’argumentaire politique pour défendre le choix du pouvoir était soulevé dès les premiers maniements entrepris par les décideurs de l’ombre pour imposer ce énième mandat. Mais c’est face à la colère de la rue que cette insuffisance et cette absence d’arguments se font sentir.

D’où, l’effacement et les agissements dans la discrétion la plus totale des thuriféraires du 5e mandat. Aucun ministre n’a osé se déplacer pour “des visites d’inspection et de travail”, aucun responsable politique du pouvoir n’a tenté de briser l’omerta imposée par la rue.

Même la lettre contenant les engagements du candidat Bouteflika n’a pas eu l’effet escompté, y compris auprès de ses soutiens. Timides étaient les réactions du FLN, du RND et de TAJ à cette même missive, suggérée pourtant comme une réponse aux sommations de la rue, mais aussi dans le but de diminuer la tension. Un tsunami de contestation menace le système et ses organisations.

Mohamed Mouloudj  06-03-2019

https://www.liberte-algerie.com/

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06 mars 2019 ~ 0 Commentaire

étudiants algérie (liberté rp regards)

Bordj Bou-Arréridj et M’Sila (Kabylie)

Les profs manifestent avec leurs étudiant(e)s

Le campus de Bordj Bou-Arréridj, à 8 km du centre-ville, est totalement désert. Il y a une grève massive des étudiants et des enseignants. Ils sont tous sortis pour manifester dans la rue contre le 5e mandat. Ils ont marché toute la matinée en scandant les mêmes slogans depuis le début des manifestations en ajoutant juste “On ne veut plus de promesses mais des faits”, “On ne peut plus attendre”.

À M’sila, hier, la foule était immense. Les étudiants des deux pôles ont marché plusieurs kilomètres avant de se regrouper devant le siège de la wilaya en scandant haut et fort  “Bouteflika, dégage”, alors que les forces de sécurité, notamment la police antiémeute, se tenaient à l’écart.

La journée d’hier (mardi) est pour les manifestants (les étudiants et leurs professeurs) “une démonstration de force afin d’indiquer que nous ne pouvons plus attendre”, a expliqué un étudiant en droit.

https://www.liberte-algerie.com/

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