Archive | Economie

09 juillet 2018 ~ 0 Commentaire

assistés (bastamag)

Rich-poor-283x300

Une multinationale coûte en moyenne 300 millions d’euros par an à la collectivité

Les vrais assistés de la société française ne sont pas forcément ceux qui sont le plus souvent montrés du doigt.

Les gouvernements successifs ont fait de la préservation de la « compétitivité » des entre- prises françaises leur mantra. « Compétitivité » qui s’est traduite par des allègements de coti-sations sociales, par une précarisation de l’emploi, par des cadeaux fiscaux toujours plus importants, et qui a également servi à justifier l’absence d’action ambitieuse pour s’attaquer à la pollution de l’air ou réduire nos émissions de gaz à effet de serre.

Une étude publiée par le Basic et l’Observatoire des multinationales à l’occasion de la parution du « Véritable bilan annuel des grandes entreprises françaises » essaie pour la première fois de mettre un prix sur ces politiques (à télécharger ici).

Elle examine les « coûts sociétaux » imposés à la collectivité (État, collectivités locales et sécurité sociale) par cinq grandes multinationales françaises: Total, Michelin, Renault, EDF et Sanofi, du fait des mesures de moins-disant social, fiscal et environnemental destinées à préserver leur « compétitivité ».

Résultat : le fardeau financier imposé chaque année aux budgets publics par ces entreprises s’échelonne entre 165 et 460 millions d’euros par an.

C’est davantage que le montant des impôts que ces entreprises versent chaque année en France. Or, l’impôt sur les sociétés n’est pas tant destiné à compenser les coûts sociétaux qu’à financer les infrastructures, le système éducatif ou judiciaire, dont ces entreprises ont aussi besoin pour fonctionner. Et encore, cette estimation ne prend en compte que les coûts réels et tangibles déjà encourus par la collectivité.

Si l’on incluait les coûts subis par les particuliers sur le long terme, ou des coûts intangibles calculés par certains économistes, comme le prix d’une vie humaine en bonne santé, le far-deau imposé par ces multinationales à la société atteindrait rapidement des hauteurs strato-sphériques, effaçant les bénéfices qu’elles réalisent chaque année.

Admettons que les politiques de soutien à la compétitivité de nos entreprises soient coûteuses. Sont-elles au moins efficaces ?

Les chiffres que nous avons collectés pour le « véritable bilan annuel » suggèrent que non. Toutes les entreprises de notre échantillon, à l’exception d’EDF, ont vu leur effectif en France diminuer depuis 2010, alors même que leur effectif mondial et leur chiffre d’affaires cumulé croissaient de plus de 10 % sur la même période. Une tendance que l’on retrouve à l’échelle de tout le CAC40, qui a vu ses effectifs en France baisser de 20 % depuis 2010, malgré un chiffre d’affaires en hausse [1]. Sur la même période, les dividendes ont bondi de 44 %. Soit une privatisation des bénéfices, et une socialisation des coûts…

Olivier Petitjean 9 juillet 2018

https://www.bastamag.net/

Lire aussi:

Sur l’Observatoire des multinationales :

Allègements sociaux, cadeaux fiscaux, pollutions, précarité : enquête sur le fardeau financier que les multinationales imposent à la société

Le véritable bilan annuel des grandes entreprises françaises, à télécharger ici.

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08 juillet 2018 ~ 0 Commentaire

vieux travailleurs (rfi)

retraite

Aux Etats-Unis, le nombre de travailleurs de plus de 85 ans atteint un record

James Daly travaillait encore à l’âge de 92 ans comme électricien au sein de l’armée de l’air américaine, en 2015.  Aux Etats-Unis, le nombre de personnes à travailler au-delà de 85 ans ne cesse d’augmenter. Elles sont désormais 255 000.

On les voit rendre la monnaie dans les petites cabines de péage d’autoroute, animer des stands dans les supermarchés, ou faire le ménage dans les bureaux. Ils ont pourtant dépassé depuis longtemps l’âge de la retraite. Le nombre de personnes de plus de 85 ans qui occupent un emploi n’a cessé d’augmenter depuis dix ans aux Etats-Unis. Ils sont désormais 4,4 % de cette classe d’âge à travailler, contre 2,6 % en 2006, rapporte un article du Washington Post.

Le phénomène qui touche de manière égale Blancs, Noirs et Latinos, et toutes les régions des Etats-Unis, a commencé juste après la crise majeure de 2008 qui a frappé de plein fouet les plans épargne retraite des Américains. C’est dans le secteur agricole que la proportion de travailleurs très âgés est la plus importante. Mais ils occupent aussi un nombre significatif d’emplois dans la vente, l’administration, et le secteur immobilier.

La plupart le font par nécessité : le coût des soins de santé a augmenté très rapidement ces dernières années et les petites retraites n’ont pas suivi. La majorité de ces travailleurs très âgés occupent des postes peu qualifiés, même s’il existe des exceptions : la doyenne de la Cour suprême a 85 ans et Rupert Murdoch, à la tête d’un empire médiatique, en a 87.

07-07-2018 Anne Corpet

http://www.rfi.fr/

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07 juillet 2018 ~ 0 Commentaire

blague atomique (odn)

piocchoio

Blague atomique : la France vend encore les 6 mêmes EPR à l’Inde

Sarkozy avait déjà « vendu » les mêmes EPR à l’Inde…

Vous le savez si vous lisez régulièrement nos publications, l’industrie nucléaire est avant tout spécialisée dans les effets d’annonce bidons et, selon l’adage bien connu, « plus c’est gros, plus ça passe ». Les mêmes réacteurs sont carrément « vendus » plusieurs fois et, sans jamais voir le jour, ils servent à plusieurs Présidents de la République, tous désireux de se faire passer pour des as du commerce international.

Bonne fille, il est vrai que l’État est son principal financeur, l’AFP relaie consciencieusement ces effets d’annonce, par exemple ce 10 mars, en reconnaissant tout de même que le précédent Président, l’humoriste François Hollande, avait déjà « vendu » ces 6 EPR en 2016.

Mais l’Observatoire du nucléaire est capable de remonter bien plus loin que l’AFP dans les propres dépêches de l’agence de presse : en février 2009, c’est Sarkozy et sa camarade de l’époque Anne Lauvergeon qui usaient déjà de ce subterfuge. Près de dix ans plus tard, les mêmes effets d’annonce bidons sont de mise, et les mêmes dépêches propagent les mêmes « succès » commerciaux…

Accord industriel en vue de la réalisation de 6 EPR à Jaitapur
Communiqué risible d’EDF, 10 mars 2018 : https://bit.ly/2FniMii

Vente de 6 EPR : Paris espère un accord définitif avec l’Inde avant fin 2018
AFP, 10 mars 2018 : https://bit.ly/2Kk26do

Rappel 2009 : Areva signe un accord pour fournir à l’Inde 2 à 6 EPR
AFP, 4 février 2009 : https://bit.ly/2tqMfjv

http://www.observatoire-du-nucleaire.org/

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07 juillet 2018 ~ 0 Commentaire

iter (odn)

iter-robot

La fusion nucléaire « pour bientôt »… mais pas avec ITER

Au début des années 2000, la France a livré une terrible bataille contre le Japon pour avoir la « chance » d’être le pays d’accueil d’Iter, un projet international de réacteur expérimental consacré à la fusion nucléaire. C’est à grand coups de subventions publiques et de compen-sations ruineuses accordées aux Japonais que la « victoire » a été au rendez-vous.

Il est mal vu de nos jours de dire du mal de Jacques Chirac, mais le fait est que, à l’époque, il n’a pas ménagé ses efforts pour être le grand « gagnant » d’un jeu parfaitement stupide. Aujourd’hui, comme nous l’annoncions à l’époque tout en manifestant vainement, Iter est un désastre industriel et financier duquel les divers partenaires (Usa, Russie, Chine, Inde, etc) aimeraient bien se désengager.

Toujours bien disciplinée, l’AFP annonçait sans rire dans une dépêche du 8 juin 2006 que Iter « doit entrer en fonction en 2016 ».

Nous sommes en 2018 et, comme son cousin EPR, Iter est très loin d’être achevé et ne le sera peut-être jamais. Le plus risible est que des expérimentations immensément moins coûteuses annoncent être « sur le point » de réaliser la fusion nucléaire. Il ne faut cependant pas donner plus de crédit à ces fanfaronnades qu’à Iter : le 12 novembre 1991, Le Monde annonçait déjà fièrement que « Les Européens franchissent un pas décisif dans la fusion thermonucléaire », et on n’a rien vu venir. En tout cas, on n’entend plus beaucoup les zélateur d’Iter qui, oubliant vite s’être tant trompés, soutiennent d’autres inepties radioactives…

La fusion nucléaire est « sur le point d’être réalisée », affirment les scientifiques du MIT (bla bla bla)
The Guardian, 9 mars 2018 : https://bit.ly/2FA2ORr

CEA : quand le patron de la recherche enterre ITER
La Lettre A, 5 avril 2018 : https://bit.ly/2KpU4iW

ITER et la fusion nucléaire, une accumulation de mensonges depuis le début !
Coord antinucléaire du Sud-Est, 3 mai 2018 : https://bit.ly/2z5cIIu.

http://www.observatoire-du-nucleaire.org/

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07 juillet 2018 ~ 0 Commentaire

industrie nucléaire (odn)

Nucleaire-et-Bougie

Effondrement en cours et disparition inéluctable de l’industrie nucléaire

Vous le savez si vous êtes un fidèle lecteur des publications de l’Observatoire du nucléaire : l’industrie nucléaire est mourante.

Certes, le cadavre va encore bouger quelques décennies, le temps que tous les réacteurs en service soient finalement arrêtés. Mais le déclin de cette industrie nuisible est rapide et irréver-sible, les rares chantiers et projets étant la plupart du temps en difficulté, reportés, ou carré-ment annulés. Même la Chine, prétendue « eldorado » de l’atome, commence à lâcher prise.
Pour autant, il ne s’agit pas de rentrer chez soi et d’attendre les mains dans les poches : tant que des réacteurs seront en service, ils feront courir le risque de catastrophes et produiront des déchets. Ensuite, il restera « ’juste » à démanteler les installations et à s’occuper des déchets. Notre travail citoyen doit encore se poursuivre quelques millénaires…

Nucléaire : le projet franco-japonais en Turquie en difficulté
Les Echos, 26 mars 2018 : https://bit.ly/2I4alWg

USA : FirstEnergy veut fermer quatre réacteurs nucléaires
WNN, 29 mars 2018 : https://bit.ly/2KwRuc8

Exelon prévoit qu’il n’y aura pas de nouvelles centrales nucléaires aux USA
US News, 16 avril 2018 : https://bit.ly/2IMrxQ1

Les Tchèques reportent encore leur projet de centrale nucléaires
Reuters, 17 mai 2018 : https://reut.rs/2MGfPbY

Le Japon va démanteler le surgénérateur de Monju qui n’a jamais fonctionné
Le Monde, 1er avril 2018 : https://lemde.fr/2MDKarq

Nucléaire : Pékin peinerait à respecter sa feuille de route
Les Echos, 29 avril 2018 : https://bit.ly/2lE2wgu

« Le nucléaire est en voie de disparition », selon Mycle Schneider auteur du WNISR 2018
L’Usine nouvelle, 26 juin 2018 : https://bit.ly/2Ky0c95

http://www.observatoire-du-nucleaire.org/

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06 juillet 2018 ~ 0 Commentaire

guingamp hôpital (of + le tél)

Ben Hur, Photo 4

Guingamp. Hôpital : Les travailleurs de nuit dans l’impasse

La CGT, à la demande du personnel de nuit, a déposé un préavis de grève illimitée.

Le dialogue se tend entre la direction de l’hôpital à Guingamp (Côtes-d’Armor) et le personnel de nuit. La nouvelle rotation du temps de travail provoque la colère des équipes. Déjà, le  14 juin  dernier, le Comité Technique d’Établissement (CTE) avait tourné court. Le personnel et leurs représentants CGT et CFDT ayant refusé de siéger, le comité était reporté à ce jeudi 5 juillet.

Gladys Le Fèvre, représentante CFDT, explique : « Nous avons 26 questions à l’ordre du jour. Nous demandons à reporter celle concernant la nouvelle trame afin de pouvoir discuter des autres. » Une demande à laquelle s’est jointe la CGT. La direction a refusé d’éluder cette ques-tion, invoquant « un débat nécessaire », et ce dernier CTE a, de nouveau, tourné au vinaigre.

« Plus de vie de famille »

Environ une cinquantaine de personnes, membres du service de nuit, se sont donc retrouvées devant une salle de réunion à fustiger une nouvelle organisation qu’ils ne digèrent pas. Céline Beaudouin, infirmière de nuit, résume la nouvelle trame : « C’est simple, nous n’aurions plus aucune vie de famille. Nous passerions d’un week-end sur deux entièrement libres à un week-end sur six. Tous les autres seraient cassés. »

En effet, sur les cinq week-ends dits « non libres », les équipes de nuit peuvent travailler soit le samedi, soit le dimanche, ou le vendredi soir. Gaël Cornec, directeur des ressources humaines de l’hôpital défend sa proposition : « Ces week-ends coupés sont liés à une demande des syndicats qui souhaitaient une trame 100 % réglementaire. »

Rester à la trame actuelle

Une mesure qu’il dit accepter de négocier avec les syndicats, mais aujourd’hui, il déplore « un dialogue social totalement rompu et une impossibilité de discuter en instances ». Les fonction-naires présents demandent à rester à la trame actuelle. Impossible selon la direction : « Elle n’est pas optimisée. L’équipe de nuit est scindée en deux brigades, ce qui engendre des prati-ques de soins différentes », explique Gaël Cornec tout en ne remettant aucunement en cause la qualité des soins prodigués.

Le couloir menant à la salle de réunion devenant de plus en plus exigu, le personnel s’est massé sur les pelouses de l’hôpital. L’occasion pour la CGT de déposer un préavis de grève illimitée. Il sera effectif dans cinq jours. Les équipes de nuit l’assurent : « Ce préavis ne perturbera pas les soins. »

Mathis Lescanne 06/07/2018

https://www.ouest-france.fr/

Lire aussi:

Hôpital. Le personnel de nuit opposé à une nouvelle organisation (LT)

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05 juillet 2018 ~ 0 Commentaire

linky (le vif.be)

compteurs linky

La Wallonie n’imposera les compteurs intelligents qu’aux gros consommateurs

Tout comme l’assemblée bruxelloise, le parlement wallon, en commission de l’Énergie, a approuvé dans la nuit de lundi à mardi le projet de décret organisant le déploiement des compteurs intelligents, ces compteurs capables de recevoir et de transmettre des données à distance. La majorité MR-cdH a voté en faveur du texte tandis que le PS s’est abstenu.

Ce projet de décret, porté par le ministre en charge de l’Énergie, Jean-Luc Crucke (MR), vise à encadrer l’utilisation des compteurs intelligents, à piloter leur déploiement, à instaurer les bases pour davantage de flexibilité au niveau régional et à préciser certaines notions relatives aux bornes de recharge électrique.

Il prévoit notamment une installation systématique d’un compteur intelligent en cas de deman-de, de remplacement ou de nouveau raccordement ainsi que pour les clients résidentiels en défaut de paiement. Les premiers compteurs seront installés dès 2023 et d’ici à 2030, 80% des gros consommateurs, soit des utilisateurs consommant plus de 6.000kWh/an et des citoyens producteurs d’énergie devront en être équipés.

Une dérogation sera toutefois possible pour les intolérants aux ondes, selon une procédure qui reste à déterminer.

« Nous devons tenir compte du nouveau paysage de l’énergie, avec notamment une production décentralisée. Dans ce cadre, ces compteurs intelligents sont devenus inévitables », a commen-té mardi Jean-Luc Crucke. « La Wallonie s’est désormais dotée d’un cadre et le secteur a été ciblé, les gros consommateurs étant les premiers à devoir être équipés de ces compteurs », a-t-il poursuivi en se félicitant par ailleurs de la mise en place d’un comité de suivi qui réunira les acteurs du secteur et des parlementaires régionaux.

Des propos qui n’ont pas convaincu l’opposition, PS en tête qui a notamment regretté les « nombreuses incohérences » du projet soulignées par le Conseil d’État et le manque d’écoute de la société civile sur un texte « qui nécessite l’adhésion de la population ». « Des auditions ont été organisées et le ministre, à ce moment-là, s’est montré ouvert mais au final, la société civile n’a pas été suffisamment écoutée », a ainsi regretté Joëlle Kapompole.

« Certes, il faut légiférer mais pour ce faire, il faut que tous les éléments soient sur la table », notamment en ce qui concerne le rapprochement entre ORES, le principal gestionnaire de réseau wallon, et Resa, le gestionnaire liégeois, a-t-elle ajouté en dénonçant en outre « le flou qui entoure ces compteurs communicants ».

« Je tiens à cette appellation de compteurs communicants car pour l’instant, ils n’ont absolument rien d’intelligents.

Il faut dire les choses comme elles sont et ne pas accepter la sémantique que l’on veut nous imposer », a conclu la parlementaire socialiste. Du côté d’Ecolo, enfin, Philippe Henry a pointé un « projet précipité, coûteux et très problématique ». Les écologistes ne votent toutefois pas en commission. Le projet de décret reviendra sur la table du Parlement de Wallonie lors de la séance plénière du 18 juillet.

Le Vif 03/07/18
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05 juillet 2018 ~ 0 Commentaire

contrats aidés (lutte ouvrière)

contrats aides

Contrats aidés : un plan social passé sous silence

D’après le projet de budget 2019, il est prévu de réduire le nombre d’emplois aidés de 200 000 à 100 000.

Tout confondu, ce sont un million deux cent mille personnes qui aujourd’hui occupent un emploi subventionné par l’État. Parmi elles, 200 000 disposent encore du contrat unique d’insertion ou de sa nouvelle mouture le Parcours emploi formation, ou encore d’un Emploi avenir, formule complètement abandonnée. Ces emplois ne sont pas la panacée, un temps partiel payé au Smic le plus souvent, sans perspective d’embauche, renouvelable une ou deux fois.

C’est entre autres cet argument qui sert à Macron pour justifier leur réduction.

Il s’appuie aussi sur le fait que ces salariés ne retrouvent pas d’emploi pérenne dans la majo-rité des cas. En réalité, la réduction de ces emplois est avant tout dictée par la chasse aux éco-nomies sur les dépenses publiques. En fait, il s’agit là d’un plan social de grande ampleur. En 2016, le nombre de personnes concernées dépassait les 400 000. En quelques années ce sont donc plusieurs centaines de milliers de salariés qui se sont retrouvés au chômage avec un revenu souvent proche du RSA, le revenu solidarité activité.

D’autre part, partout le travail s’est intensifié.

Que ce soit dans les écoles, les lycées ou les collèges, que les salariés embauchés en contrat d’insertion s’occupent de secrétariat, de ménage, d’accompagnement des enfants, ou d’espa-ces verts, les salariés embauchés comme fonctionnaires ou CDI qui restent se retrouvent à avoir perdu des collègues, mais à devoir faire la même quantité de travail. Il en est de même dans les hôpitaux, les associations, les mairies.

L’embauche des contrats aidés suppléait au manque de personnel

Aujourd’hui ils disparaissent et chacun doit courir un peu plus pour permettre le fonctionne-ment de ces services ou limiter leur dégradation. L’existence même d’associations est mena-cée. Voilà où mène la politique d’un gouvernement qui répond avec empressement à l’avidité des riches au prix du désespoir d’une fraction de la population. Il faut lutter pour une embau-che massive dans les services publics, à des conditions qui permettent de vivre et de sortir de l’insécurité du lendemain que l’on est en train d’imposer à toute la classe ouvrière.

Inès Rabah 04 Juillet 2018

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04 juillet 2018 ~ 0 Commentaire

medef (frustration + lo)

egalitarisme

Geoffroy Roux de Bézieux, grand bourgeois banal et chiant, est le nouveau porte-flingue de la grande bourgeoisie

Un bon vieux capitaliste bien de chez nous.

Cet homme dont le nom reflète la classe sociale a été élu nouveau président du MEDEF. On pensait toucher le fond aristocratique avec Pierre Gattaz, qui était le fils d’Yvon Gattaz, ancien président du CNPF (ancien nom du MEDEF), mais non : Geoffroy Roux de Bézieux est l’héritier d’une famille de banquiers lyonnais (depuis au moins Louis XV) croisée avec une famille aristo-cratique au 19e siècle : c’est cette subtile alliance de nobles et de bourgeois qui a formé la grande bourgeoisie française qui règne toujours et plus que jamais sur nos vies.

Geoffroy Roux de Bézieux (on dira « GRDB » pour ne pas postillonner notre conscience de classe) est un cliché social vivant, une preuve à balancer à tous ceux qui sont encore capables de dire « mais la bourgeoisie ça n’existe plus enfin ! » : établissement privé catholique à Neuilly, prestigieuse école de commerce, haut cadre de l’Oréal puis associé d’un fond d’inves-tissement dans le numérique, il est naturellement « père comblé de 4 enfants » et passionné de rubgy (il a acheté son propre club).

Catholique pratiquant comme les Mulliez (Auchan) ou de Castries (Axa), il était contre le maria-ge pour tous. Mais avant tout, GRDB est très peiné que les Français aient des a priori sur les patrons et c’est pourquoi il a publié en 2007 un bouquin, tellement c’est triste. Persuadé que les patrons sont les vrais martyrs de notre époque, il est allé jusqu’à inventer de toute pièce le fait qu’un patron de PME se suiciderait tous les deux jours.

En 2008, GRDB pensait que la solution à la crise était plus de capitalisme, et c’est donc en toute logique qu’il est plus macroniste que Macron. En octobre, face aux manifestants contre les ordonnances travail il l’enjoignait à « ne pas céder » car « Ceux qui manifestent sont obnubilés par l’égalitarisme », le péché suprême pour les grands bourgeois.

Comme tout grand bourgeois qui se respecte, GRDB estime que notre dette publique est colossale, et que la priorité qu’il veut faire porter par le MEDEF est, très original, la baisse des dépenses publiques. Naturellement ce mec se fout des services publics, et comme Macron il doit penser qu’on met un « pognon de dingues » dans nos minima sociaux. Mais votre vie, il arrive à peine à s’y intéresser : interrogé le 29 juin sur le montant du SMIC, il s’est trompé de 110€. Alors vous pensez bien que vos 5€ d’APL, il n’en a rien à carrer, bande d’égalitaristes.

Geoffroy Roux de Bézieux, grand bourgeois banal et chiant, mais éminent ennemi du peuple.

3 juillet 2018

https://www.frustrationlarevue.fr/

Lire aussi:

Élection au Medef : que demander de plus à Macron ? (Lutte Ouvrière)

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03 juillet 2018 ~ 0 Commentaire

finances publiques (révolution permanente)

fonctionnaires

Vers la suppression de 30 000 postes dans la finance publique

Après la casse du code du travail à l’automne dernier, la CSG, les cheminots et les étudiants, les prochains à subir les réformes austéritaires du gouverne-ment seront, comme chacun le sait, les fonctionnaires.

En ce qui concerne les postes des finances publiques, les mesures semblent se préciser au regard du rapport publié par la Cour des Comptes le 20 juin dernier, présageant la suppres-sion de 30 000 postes.

Dans son programme électoral, Macron annonçait déjà qu’il voulait en finir avec 120 000 postes dans la fonction publique, dont 50 000 dans la sphère de l’Etat. Plusieurs déclarations ou rapports indiquent que les premiers à subir les suppressions de postes seront les fonction-naires de la finance publique.

En outre, la Cour des Comptes a publié un rapport le 20 juin dernier dans lequel, bien que les suppressions d’emploi ne soient pas chiffrées, son président Didier Migaud appelait à « passer à l’étape suivante », et était évoquée de manière encore floue « la nécessité d’une stratégie de transformation ».

Mais surtout, le procureur général près de la Cour des comptes, Gilles Joha-net, a lui été plus explicite le 12 juin devant la chambre du Conseil.

Au cours des observations qu’il a présentées, il a plaidé pour l’augmentation des budgets infor-matiques pour justifier la suppression de 30 000 emplois : « Moyennant un investissement massif dans la transformation numérique […] et une revue en profondeur des missions, qui aille au-delà des premiers ajustements que propose le rapport, un scénario médian aurait pu viser un objectif à horizon 2022 de suppression de l’ordre de 30M des implantations  et c’est peu et des effectifs » ajoutant « peut être de l’ordre de 500 millions d’euro par an », soit « quelque 30 000 emplois ».

En d’autres termes, ce serait près de 7 500 suppressions d’emplois par an dans ce secteur pour les quatre prochaines années. Cette annonce pourrait provoquer un vent de colère chez les fonctionnaires du ministère des Finances, d’autant plus que lors de la journée de mobilisa-tion du 22 mai, près d’un sur quatre d’entre eux avait fait le choix de se mettre en grève. De surcroît, depuis une dizaine d’années les différents gouvernements n’ont cessé d’attaquer les agents des finances publiques : dégradation des conditions de travail, suppression de milliers de postes, entraînant une baisse de qualité du service public, sans parler du fait que ces suppressions d’emploi favorisent les fraudes fiscales car allègent les contrôles des hauts fonctionnaires et élus.

Enora Lorita lundi 2 juillet

http://www.revolutionpermanente.fr

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