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11 juillet 2013 ~ 0 Commentaire

Fortunes, les 500 plus riches de France se sont enrichis de 25 % en un an (OF)

Fortunes, les 500 plus riches de France se sont enrichis de 25 % en un an (OF) dans Economie images1

Et pendant ce temps là, les chômeurs doivent rembourser leurs allocs, elle est pas belle la vie?

Les 500 premières fortunes de France ne connaissent pas la crise et ont même vu leur richesse globale augmenter de près d’un quart en un an, rapporte l’hebdomadaire Challenges, à paraître ce jeudi.

Le montant cumulé des 500 fortunes de France s’établit à 330 milliards d’euros et n’a jamais été aussi élevé depuis 1996, année où Challenges a lancé son classement. 10 % du patrimoine financier des Français entre les mains de 500 personnes. Il a quadruplé en une décennie et repré- sente 16 % du produit intérieur brut du pays. Il compte aussi pour 10 % du patrimoine financier des Français, « soit un dixième de la richesse entre les mains d’un 100 millième de la population », affirme Challenges.

Un top 10 qui a gagné 30 milliards en 1 an Les dix premiers du classement ont vu leur fortune croître de 30 milliards en douze mois, à 135 milliards (40 % du total). En tête de liste, Bernard Arnault, PDG de LVMH, affiche une fortune de 24,3 milliards d’euros.

Liliane Betten- court, deuxième avec 23,2 milliards. Il est suivi de l’héritière de l’Oréal, Liliane Bettencourt, avec une fortune de 23,2 milliards. Gérard Mulliez, du groupe de distribution Auchan, arrive non loin derrière avec 19 milliards, suivi de Bertrand Puech (Hermès) dont la richesse s’est maintenue à 17,4 milliards.

Le sénateur Serge Dassault, cinquième avec 12,8 milliards Les suivants sont le sénateur Serge Dassault, du groupe industriel Marcel Dassault (12,8 milliards d’euros), François Pinault (Kering, 11 milliards), Vincent Bolloré (Bolloré, 8 milliards), le « roi de la bière et du vin » Pierre Castel (7 milliards), et Alain Wertheimer de Chanel (7 milliards). Enfin le dernier est le fondateur de l’opérateur Free, Xavier Niel, entré en 2003 avec 80 millions d’euros et qui pèse actuellement plus de 70 fois plus (5,9 milliards). Faits de société jeudi 11 juillet 2013

http://www.ouest-france.fr/actu/actuDet_-Fortunes.-Les-500-plus-riches-de-France-se-sont-enrichis-de-25-en-un-an_55257-2211095_actu.Htm

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29 juin 2013 ~ 0 Commentaire

G8 : une réunion de brigands et de menteurs

G8 : une réunion de brigands et de menteurs dans Austérité robert-de-niro-as-al-capone-in-the-untouchables

Le G8 s’est réuni les 17 et 18 juin. Il comprend huit pays : États-Unis, Japon, Allemagne, France, Royaume-Uni, Italie, Canada et Russie.

La Chine n’en fait pas partie. Trois dossiers essentiels ont été discutés durant ce G8 : la Syrie, la fiscalité et les relations commerciales internationales. La semaine précédant le G8, le gouvernement français avait donné son feu vert à l’ouverture des négociations pour un traité de libre-échange avec les États-Unis. Le seul bémol important mis par la France est la culture, ce qui a amené le président de la Commission européenne, Barroso, à qualifier la position française de « réactionnaire ». Il avait pourtant obtenu l’essentiel de ce qu’il voulait.

Faire sauter les obstacles au marché En effet, cet accord de libre-échange, s’il était conclu, serait un instrument supplémentaire de casse de ce qui reste des acquis sociaux et environnementaux européens au profit des intérêts des grands groupes industriels et financiers. Il ne s’agit pas seulement de droits de douane mais aussi, voire principalement, de normes et de règles régissant l’environnement, la qualité des produits alimentaires, le crédit, les assurances. Car ces règles sont considérées comme des obstacles aux échanges commerciaux et financiers.
Ainsi, en matière agricole, les normes de qualité européennes sont d’un niveau le plus souvent supérieur à celles des États-Unis. L’accord pourrait ainsi faciliter l’entrée en Europe du bœuf aux hormones, des volailles lavées au chlore ou des OGM… Dans le même ordre d’idées, la loi française sur la fracturation hydraulique (gaz de schiste) pourrait être considérée comme une barrière à l’investissement et traînée en justice devant un tribunal commercial international (comme il en existe à l’Organisation mondiale du commerce). Le texte accentuera encore la liberté des mouvements de capitaux. Les banques et compagnies d’assurance américaines pourront opérer librement en Europe. Les mutuelles pourront ainsi être concurrencés par les compagnies américaines qui font payer leurs clients en fonction de leur état de santé. À l’issue du G8, les négociations vont démarrer avec la bénédiction de Hollande. Il faudra se mobiliser.

Contre les paradis fiscaux… faire semblant ! L’autre grand sujet économique était la fiscalité. Il y a eu de grands roulements de tambour sur la fin des paradis fiscaux. Très bien mais, en 2009, le G20, c’est-à-dire le G8 + Chine, Inde, Brésil, etc., avait déjà proclamé sa volonté d’en finir avec les paradis fiscaux. Depuis, il n’y a pas eu grand-chose de concret. Pourquoi le sujet réapparaît-il aujourd’hui ? Une des raisons est le besoin de faire au moins semblant d’agir quand les peuples sont de plus en plus scandalisés par la destruction des services publics, et par l’augmentation des impôts et cotisations sociales pour la masse, alors que les « gros » y échappent.
À l’issue du sommet, l’accord s’est fait sur une liste d’objectifs, notamment sur le renforcement des échanges automatiques d’informations entre les services fiscaux des différents pays et sur une plus grande transparence concernant les sociétés-écrans (qui permettent de dissimuler les bénéfices et les propriétaires réels). Mais le communiqué final ne contient aucun engagement ferme en vue de créer un registre des véritables propriétaires des entreprises, qui serait mis à la disposition de la justice et des services fiscaux. Car l’échange automatique des données ne sert pas à grand-chose si on se heurte à des structures opaques. Il faut connaître les propriétaires et bénéficiaires réels des sociétés et structures financières.
François Hollande y est allé de sa déclaration triomphaliste : le G8 a accompli « un grand pas » dans la lutte contre la fraude fiscale, a-t-il déclaré. Le titre du quotidien ­financier les Échos est plus proche de la vérité : des engagements, mais « peu d’actions concrètes ». Car il ne faut pas oublier que le problème de l’évasion fiscale, c’est avant tout le comportement des banques et des capitalistes des pays riches. L’année dernière, le PDG de Google, Éric Schmidt, avait réagi avec fierté aux nombreuses attaques contre des pratiques de diminution des bénéfices. L’entreprise ne paye quasiment aucun impôt ? « Ça s’appelle le capitalisme », expliquait-t-il…

Henri Wilno Vendredi 28 juin 2013Publié dans : Hebdo Tout est à nous ! 201 (27/06/13)

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26 juin 2013 ~ 0 Commentaire

La France sur la route du Portugal et de l’Espagne

La France sur la route du Portugal et de l’Espagne  dans Economie 091111-jrmora

La droite et le gouvernement sont en train de jouer au ping pong avec les chiffres du déficit budgétaire pour 2013.

En fait, la France paraît s’engager sur la route du Portugal et de l’Espagne où l’austérité étouffe un peu plus la croissance sans réduire les déficits. Selon les députés UMP de la commission des Finances de l’Assemblée nationale, le déficit public pourrait atteindre au moins 4% du PIB en 2013. Gilles Carrez, le président de la commission des Finances de l’Assemblée nationale, le déficit de l’Etat devrait dépasser les 80 milliards d’euros en fin d’année, au lieu des 61, 6 milliards prévus par la loi de Finances.

Deux arguments sont mis en avant :

- des moindres recettes fiscales qui atteindraient environ 15 milliards d’euros, notamment du fait de recettes de TVA moins bonnes que prévues. Ce qui est logique quand la consommation des ménages, qui a baissé de 0, 4% en 2012 baisserait encore de 0, 1% en 2013 d’après l’INSEE.

- une compression insuffisante des dépenses.

Selon Gilles Carrez, « le déficit public pourrait dépasser 4% du PIB en 2013, au lieu des 3% prévus à l’origine » du fait de l’absence de « mesures d’économies » prises par le gouvernement. Le ministre de l’Economie, Pierre Moscovici, a répondu mardi, en assurant que les dépenses seraient tenues cette année et que le gouvernement procéderait à des « ajustements » si les recettes sont moins élevées que prévu.. Interrogé sur RTL, le ministre a estimé que «  là où il y a un énorme mensonge de la part de la droite, c’est sur le fait que contrairement à eux, nous tenons les dépenses. » Jean-Marc Ayrault, pour sa part, a annoncé que, en 2014, « Pour la première fois » depuis 1958, les dépenses de l’Etat « vont diminuer. (Elles) seront en diminution de 1, 5 millliard d’euros ».

Droite et gauche se situent sur le même terrain : celui de l’austérité. Les prévisions budgétaires gouvernementales (déficit de 3, 7% du PIB) sont optimistes dans la situation de récession. Quel sera le déficit exact ? Nul ne le sait. L’OFCE (office français des conjonctures économiques) annonçait pour sa part un déficit de 3, 9% du PIB en avril dernier. La crise du capitalisme a des ressorts tenant à la logique du système du profit. Mais la politique suivie dans la zone Euro ajoute la crise à la crise. Le pacte de croissance de Hollande n’a été qu’une annonce publicitaire, la dette publique est le seul poste de dépense qui soit préservé de l’austérité. En fait, la France paraît bien engagée sur la route du Portugal et de l’Espagne où l’austérité casse encore plus la croissance, donc creuse les déficits. Et à cela, Hollande et Ayrault, plus que jamais soumis aux logiques capitalistes et financières, ne voient comme remède que plus d’austérité ! Mardi 25 juin 2013

Le groupe de travail économique du NPA http://npa2009.org/node/37882

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26 juin 2013 ~ 0 Commentaire

L’accord de « libre dumping » UE/USA : un faux AMI pire que le vrai

L’accord de « libre dumping » UE/USA : un faux AMI pire que le vrai dans Economie suckers_anti_obama_uncle_sam_middle_finger_poster-p228599595022765467t5wm_400

Tout le monde ne se souvient pas forcément de l’AMI, accord multilatéral sur l’investissement, négocié secrètement par 29 pays de l’OCDE entre 1995 et avril 1997.

Proposant une libéralisation accrue des échanges, il entraîna de vives protestations et fut retiré en octobre 1998. Le projet actuel dit de « partenariat transatlantique pour le commerce et l’investissement » (PTCI) est bien pire. L’administration Obama pousse très fortement à cet accord, sous la pression des multinationales US actuellement à la peine. Elles ont essuyé un cruel échec en Amérique du Sud, un autre échec avec l’ACTA http://tinyurl.com/k663blt , mais remporté une victoire contre les peuples avec l’ALENA http://tinyurl.com/n2lmfpk . Ce projet est désormais leur grande affaire. Du côté européen, les libéraux qui dominent la Commission et la plupart des chefs d’État, y compris sociaux-démocrates, chantent les louanges d’un tel projet. Au nom de quoi ? Au nom de la croissance ! Toutes les « libéra-lisations » et dérégulations, toutes les suppressions des protections sociales ou écologiques, se font au nom de la croissance, alors que la seule croissance visée est en réalité celle des profits des transnationales, via une exploitation plus « libre » des humains et de la nature. C’est fantastique : cela fait plus de vingt ans qu’ils dérégulent tout ce qu’ils peuvent, et cela fait vingt ans que la croissance diminue en tendance pour devenir quasi-nulle.

Un premier constat doit être fait : l’effet Dracula (il meurt si on l’expose à la lumière) a commencé à opérer, et ce n’est pas fini. Ce combat a toutes chances de voir converger nombre de syndicats et d’asso-ciations écologistes, citoyennes, altermondialistes, mais aussi le monde de la culture, celui de la petite et moyenne paysannerie, et bien d’autres qui ont compris que l’objectif n’est pas la coopération des peuples et le bien commun mais la loi de la jungle mondialisée et le profit privé. Le projet actuel de PTCI figure dans un « projet de mandat » de l’UE en date du 12 mars, à l’intention du Conseil européen. Il devait rester secret, mais il a fuité dès avril. Voir ce lien pour le texte intégral, traduit en français par un site militant. http://tinyurl.com/kbryxod Extrait : « L’accord devrait prévoir la libéralisation progressive et réciproque du commerce et de l’investissement en biens et services, ainsi que des règles sur les questions liées au commerce et à l’investissement, avec un accent particulier sur l’élimination des obstacles réglementaires inutiles. L’accord sera très ambitieux, allant au-delà des engagements actuels de l’OMC. »

LES « BARRIÈRES COMMERCIALES » (1) : LES DROITS DE DOUANE Les « barrières » à lever concernent des droits de douane (DD) et surtout des règles et normes du commerce et de l’investissement, considérées par les néolibéraux comme les « obstacles » majeurs. Commençons par les DD. EN MOYENNE, ils sont faibles : 5,2 % pour l’UE, 3,5 % aux USA. Mais la moyenne est l’arbre qui cache la forêt des écarts. Ainsi, pour les seuls produits industriels, les DD sont en moyenne un peu inférieurs aux USA (2,2 % contre 3,3 %), mais par exemple ils sont proches de zéro aux USA pour les matériels de transport, dont l’automobile, alors qu’ils atteignent 7,8 % pour l’UE. La pénalisation de ce secteur européen serait forte.

L’AGRICULTURE SERAIT TRÈS FORTEMENT FRAPPÉE. Les DD sont nettement plus élevés en Europe dans un grand nombre de secteurs essentiels (viande, produits laitiers, minoterie, sucres et sucreries…). L’agro-économiste Jacques Berthelot écrit ceci, dans un texte à lire intégralement (« La folie furieuse de vouloir intégrer l’agriculture dans un accord de libre-échange transatlantique UEEU ») http://tinyurl.com/oot3574 :« Les propositions du mandat de négociation « d’éliminer tous les droits sur le commerce bilatéral » entraîneraient UN SEISME ECONOMIQUE, SOCIAL, ENVIRONNEMENTAL ET POLITIQUE SANS PRECEDENT. C’est une perspective suicidaire, totalement opposée au développement durable que le mandat prétend se fixer comme objectif, un mensonge évident pour mieux faire passer le seul objectif réel d’ouverture totale des marchés dans le seul intérêt des multinationales et des marchés financiers. » Mais, ajoute-t-il, démonstration à l’appui, « les perspectives d’un tel accord, et déjà de l’ouverture des négociations, seraient désastreuses pour les pays en développement (PED), surtout pour les pays ACP (Afrique/ Caraïbes/ Pacifique) ».

LES « BARRIÈRES COMMERCIALES » (2) : LES NORMES ET RÉGULATIONS C’est le risque majeur, car les normes et règles qui encadrent la production, le commerce et l’investissement dans un pays (ou un groupe de pays lorsqu’il y a des normes communes) sont un bon reflet de ce qu’une collectivité et/ou ses dirigeants considèrent comme juste et bon sur le plan social, écologique et économique. Un reflet des biens communs qu’ils estiment devoir « protéger » des appétits lucratifs. Abaisser ou supprimer des normes qui freinent le « libre » commerce et le « libre » investissement revient le plus souvent à réduire des garanties et des exigences de qualités : du travail et de l’emploi, des services et de l’intérêt général, des produits alimentaires ou industriels, etc.

Pour l’agriculture, il existe en Europe des normes d’un niveau le plus souvent supérieur à celles qui existent aux Etats-Unis. « L’accord exposerait les Européens à laisser entrer les pires productions de l’agro-business états-unien : boeuf aux hormones, volailles lavées au chlore, OGM, animaux nourris aux farines animales. Sans parler du fait que les USA ont des systèmes peu contraignants de traçabilité. Et qu’ils ne connaissent pas les « indications géographiques protégées… Adieu les AOC et tout l’immense et patient travail de valorisation des produits qui vont avec » (Mélenchon).

Et les services (près de 80 % de l’emploi en France) ? Il faut distinguer les services publics et les autres. J’évoquerai plus loin la culture, la finance et les assurances. LES SERVICES PUBLICS SONT DIRECTEMENT VISÉS : « l’accord concernera les monopoles publics, les entreprises publiques et les entreprises à droits spécifiques ou exclusifs ». L’accord vise ainsi « l’ouverture des marchés publics à tous les niveaux administratifs, national, régional et local ». Et il devra lutter contre l’impact négatif de barrières comme les « critères de localisation ». Impossible de promouvoir par exemple les services de proximité, dont ceux des associations, dans la fourniture des collectivités locales. L’enseignement et la santé ? Ce sont de grands marchés à étendre, dans un contexte dominé, aux Etats-Unis, par la puissance des hôpitaux et de l’enseignement privés à but lucratif.

DES NORMES UE/US TRÈS FAVORABLES AUX FIRMES US

Le problème est bien résumé par Mélenchon : « contrairement à ce qu’affirme la Commission… les États-Unis et l’Europe n’ont pas « des normes d’une rigueur analogue en matière d’emploi et de protection de l’environnement ». LES ETATS-UNIS SONT AUJOURD’HUI EN DEHORS DES PRINCIPAUX CADRES DU DROIT INTERNATIONAL EN MATIERE ECOLOGIQUE, SOCIALE ET CULTURELLE. Ils ne souscrivent pas à plusieurs conventions importantes de l’OIT sur le droit du travail. Ils n’appliquent pas le protocole de Kyoto contre le réchauffement climatique. Ils refusent la convention pour la biodiversité et les conventions de l’Unesco sur la diversité culturelle. Autant d’engagements souscrits par les pays européens… Un marché commun libéralisé avec les États-Unis tirerait donc toute l’Europe vers le bas… L’exemple vient du Bangladesh. Les trusts européens se sont accordé pour discuter des normes à appliquer, selon eux, à l’avenir… Les trusts yankees ne veulent entendre parler ni de ces discussions ni de normes d’aucune sorte. »

Gérard Filoche complète ainsi : « En apparence, il s’agit de deux blocs économiques d’importance équivalente. La réalité est cependant bien différente, la confrontation opposerait un porte-avion et un chalutier. Les États-Unis sont un géant économique, politique et diplomatique, l’Union européenne est un géant économique mais un nain politique… Les Etats-Unis n’hésitent pas à verser toutes les aides publiques nécessaires au soutien de leurs « champions industriels ». Les articles 107 à 109 du traité de Lisbonne interdisent aux États membres de l’UE de verser des aides publiques aux entreprises… Les marchés publics des Etats-Unis sont réservés à 25 % à leurs PME. Un accord de « libre-échange » avec l’UE n’engagerait que l’Etat fédéral, pas les marchés publics des 50 Etats américains. La Commission européenne, de son côté, supprime à marche forcée toute restriction d’accès aux marchés publics des États-membres de l’Union européenne…

Les salariés des États-Unis ont subi les effets de l’Alena, l’accord de libre-échange entre les États- Unis, le Canada et le Mexique. Ce ne sont pas les salaires et les conditions de vie des salariés mexicains qui ont été tirés vers le haut mais ceux des salariés des États-Unis et du Canada qui ont été tirés vers le bas. Les salariés de l’Europe des 15 n’ont pas vu leurs salaires et leurs conditions de travail tirés vers le haut lorsque l’Union européenne a ouvert grand ses portes aux pays de l’Europe centrale et orientale (les PECO) sans approfondissement démocratique et social préalable. Au contraire… L’accord de libre-échange entre les États-Unis et l’UE soumettrait les salaires et les conditions de travail des salariés européens et américains à une double pression vers le bas : celle du Mexique d’un côté, celle des PECO de l’autre. » Fin de citation.

Même le rapport de Claude Revel, conseillère du commerce extérieur auprès de la Ministre du Commerce extérieur Nicole Bricq, affirme : « L’accord UE États-Unis à venir sera un accord fondamental par sa portée juridique ; les enjeux en termes de régulation à venir sont énormes. LE RAPPORT DE FORCES EST FAVORABLE AUX ETATS-UNIS ». Ce qui ne l’empêche pas ensuite d’écrire qu’il faut « prendre acte et tirer parti de la tendance vers la délégation de la règle au privé » et de considérer favorablement le fait « que se développe un marché des professionnels de la norme privée ». Comme dans le cas des agences de notation, sauf qu’ici ce sont toutes nos normes de production et de consommations qui leur seraient confiées !

PRODUCTIVISME ET LIBRE DUMPING : ADIEU LA « TRANSITION »

Le projet table sur les exportations comme grand facteur de relance. Il s’oppose donc à toute politique de relocalisation, pourtant écologiquement nécessaire. Il considère même une telle politique comme l’un des « fardeaux réglementaires ». En augmentant le trafic aérien et maritime de marchandises à travers l’Atlantique, la hausse des exportations fera encore grimper les émissions de gaz à effet de serre. La Commission a estimé que cette hausse était à prévoir, mais qu’elle serait limitée : entre 4 et 11 000 tonnes de CO2 par an. On peut en douter. Mais, même limitée, cette hausse va rendre encore plus inatteignables les objectifs officiels de réduction des émissions. « En raison des différences de normes, cet accord sera une incitation au pire productivisme au détriment de la qualité sociale et écologique des produits. Par exemple dans la construction, les normes françaises HQE sont beaucoup plus contraignantes que les normes américaines LEED. Idem en matière de limitation de la pollution automobile ou en matière de production d’énergie. Les constructeurs automobiles français ont d’ailleurs exprimé des réserves sur l’accord. » (Mélenchon)

Pour José Bové : « Ce n’est pas un accord de libre-échange que les multinationales veulent, mais la possibilité de pouvoir attaquer des lois prises par les États qui réduiraient leur profitabilité. Avec la mise en place d’un accord de ce type, les gouvernements et les assemblées se lient elles-mêmes les mains dans le dos. Avec la mise en place d’un accord de ce type, c’est la loi sur la fracturation hydraulique qui sera attaquée et les moratoires sur les OGM qui seront traînés en justice devant un tribunal international hébergé par la Banque Mondiale ».

L’INVESTISSEMENT ET LA FINANCE

En matière d’investissement, le mandat vise à atteindre le « plus haut niveau de libéralisation existant dans les accords de libre-échange ». Des mesures spécifiques de « protection des investisseurs » [ce sont les seuls qu’il faut protéger] devront être négociées, incluant [POINT CRUCIAL] un « régime de règlement des différends entre les États et les investisseurs »…C’était la logique de l’AMI. Mais cette fois, on va plus loin. Car le projet se prononce pour une « LIBERALISATION TOTALE DES PAIEMENTS COURANTS ET DES MOUVEMENTS DE CAPITAUX ». Manifestement, les « investisseurs » des places financières anglo-saxonnes les moins réglementées et les plus spéculatives ont tenu la plume. « Les géants du crédit hypothécaire états-unien pourront ainsi vendre leurs crédits pourris en Europe aux mêmes conditions que dans leur pays d’origine ». (Mélenchon). Autre exemple (Filoche) : « La confrontation entre le secteur des assurances des États-Unis et de notre pays aurait toutes les chances de mettre à mal nos mutuelles et les contrats qui ne peuvent pas (pour bénéficier d’avantages fiscaux substantiels) faire payer les souscripteurs en raison de leur état de santé. »

UNE EXCEPTION (CULTURELLE) QUI CONFIRME LA RÈGLE

Nos champions politiques français en font des tonnes sur l’exception culturelle. Leur idée est de présenter comme une énorme victoire le fait de la préserver, afin de faire passer le reste, soit plus de 95 % des dommages humains sociaux et écologiques prévisibles. Bien entendu, les mobilisations du monde de la culture sont très importantes, comme elles l’ont été pour contrer l’AMI. MAIS ON DEVRAIT CONSIDERER LE CAS DE LA CULTURE et de ses « protections » légitimes (qualité, spécificités nationales et locales, création, diffusion, statuts des personnes, aides publiques, etc.) COMME LE CAS GENERAL. Partout, bien qu’avec des pondérations diverses, il y a des biens communs, donc un besoin de règles écologiques et sociales pour les « protéger ». Les normes de pollution ou d’émissions des véhicules, les normes écologiques des bâtiments, les normes sanitaires, les normes de travail décent et de protection sociale, d’égalité entre les femmes et les hommes dans de nombreux domaines, sont des biens communs au même titre que la « biodiversité » culturelle à préserver. En passant, une lecture féministe de ce projet serait bien utile, car dans de tels cas, ce sont TOUJOURS les femmes qui trinquent le plus. Ce combat est celui des biens communs contre les profits privés d’une infime minorité. Il est vrai qu’en face, « ils ne lâchent rien ». Mais, sur ce coup, il y a de l’espoir. Encore faut-il de larges alliances, en France et en Europe, pour que Dracula s’évanouisse.

Ajout du 15 mai : Les ministres européens du commerce viennent de mandater la Commission européenne pour négocier le PTCI. Comme prévu, l’exception culturelle se trouve pour l’instant exclue des négociations, avec possibilité de rouvrir le dossier. Les choses sérieuses commencent.

Sources  : j’ai utilisé dans ce texte des analyses, accessibles en ligne de : Mélenchon (octobre 2012 http://tinyurl.com/k8wdmzf et mai 2013 http://tinyurl.com/oe2hq49 ), Bové http://tinyurl.com/ldvfkl7 , Jadot http://tinyurl.com/n359e37 , Filoche et Chavigné http://www.filoche.net/ , Attac, Azam dans Politis (30 mai), Thierry Brun dans Politis http://www.politis.fr/Marche-transa…, un super texte de Berthelot sur l’agriculture, repris sur le site de EELV http://tinyurl.com/oot3574 , les Amis de la Terre http://tinyurl.com/plm2vah , la Confédération paysanne http://tinyurl.com/oljpqyc , les sites Médiapart http://tinyurl.com/ll5qvtr , rue89 http://tinyurl.com/qg8v6gp , des syndicats… et quelques autres, plus les textes disponibles eux-mêmes. La position détaillée de la confédération européenne des syndicats http://www.etuc.org/a/11230 est fort intéressante en dépit de son manque de fermeté à mon goût, mais si l’on prend en compte l’ensemble des conditions qu’elle pose pour qu’un tel accord puisse être signé, cela équivaut à refuser à peu près tout ce que vise le projet Obama/Barroso.

http://www.pressegauche.org/spip.php?article14515

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17 juin 2013 ~ 0 Commentaire

Fnac. Plan de suppression de 600 postes dans les prochains mois (OF)

Fnac. Plan de suppression de 600 postes dans les prochains mois (OF) dans Crise greve-fnac-amiens-0296-300x253

La Fnac, dont la mise en Bourse est prévue jeudi, envisage de supprimer 600 postes, soit près de 7 % de ses effectifs français, dans les mois à venir dans le cadre d’un plan d’économies de 80 millions d’euros.

La direction « table sur la suppression de 600 postes supplémentaires dans les mois à venir », a déclaré au journal Le Parisien un dirigeant de la filiale de Kering (ex-PPR). Selon cette source interne, elles seraient mises en œuvre dans le cadre de deux plans, l’un baptisé Mars qui affecterait 289 disquaires, et l’autre Phoenix qui concernerait tous les métiers (caissiers, libraires, techniciens, etc.), mais uniquement dans les dix magasins de la capitale. « Les deux magasins les plus touchés seraient ceux du Forum des Halles, avec 100 postes en moins, et celui de Saint-Lazare », a indiqué le dirigeant, ajoutant que les organisations syndicales n’étaient pas encore informées de ce projet.

La Fnac dément toute réduction du personnel dans les magasins parisiens

La Fnac a réalisé un chiffre d’affaires de plus de 4 milliards d’euros en 2012 (-2,5 % sur un an) pour un résultat opérationnel courant en baisse de 23 % à 79 millions d’euros. Elle a perdu 141,7 millions d’euros l’an dernier. Un porte-parole de la Fnac a « catégoriquement » démenti au Parisien un projet de réduction du personnel concernant les magasins parisiens, et indiqué que des discussions ont été engagées il y a plusieurs mois avec les partenaires sociaux « pour voir comment accompagner la réduction du nombre de disquaires ». Kering avait annoncé en octobre 2012 son intention de scinder sa filiale de distribution de biens culturels et de l’introduire en Bourse en 2013, après avoir d’abord cherché pendant plusieurs années à la vendre. PPR a choisi de se recentrer sur le luxe et l’habillement sportif, plus porteurs au niveau international et plus rentables que la distribution, et se rebaptise Kering pour parachever cette mue. Économie lundi 17 juin 2013

http://www.ouest-france.fr/ofdernmin_-Fnac.-Plan-de-suppression-de-600-postes-dans-les-prochains-mois_6346-2203271-fils-tous_filDMA.Htm

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11 juin 2013 ~ 0 Commentaire

« La solidarité européenne n’a jamais existé dans le cadre de l’UE. Il faut une solidarité entre les peuples européens » (Éric Toussaint )

« La solidarité européenne n’a jamais existé dans le cadre de l’UE. Il faut une solidarité entre les peuples européens » (Éric Toussaint ) dans Austérité china-poor-kids-rich-kids-comic-strip-300x193

La crise de la zone Euro démontre qu’il y a bien une Europe à deux vitesses, non pas celle de l’UE 17 (zone euro) et l’UE 27 (États membres), mais celle des pays riches et solides d’une part et celle des pays pauvres et fragiles d’autre part. Qu’est-ce qui a creusé ce fossé ?

L’Union européenne et la zone Euro ont été créées en appliquant des principes qui favorisent uniquement le capital : liberté totale de mouvements de capitaux, liberté de circulation des marchandises et des services, promotion à tout prix de la concurrence, mise en cause de la démarche du principe des services publics… On donne toute liberté au capital dans le but de faire un maximum de profit, considérant à tort que si on favorise une initiative privée, tout va très bien fonctionner. En mettant en place ce principe et en réduisant au maximum l’intervention des États en termes de réglementations, de budgets, on se retrouve avec une Europe où le budget représente moins de 1 % de son PIB alors que généralement, le budget des États les plus industrialisés tourne autour des 40 à 50 % du PIB ! On se retrouve avec un budget famélique dont près de la moitié va à la Politique agricole commune. La conséquence, c’est que l’Europe ne s’est pas dotée d’un moyen lui permettant de réduire les disparités entre les économies les plus fortes et les plus faibles de l’Union. Quand on met dans une même structure en compétition des économies tout à fait différentes, on renforce les disparités.

Y a-t-il d’autres points de fracture ?

Non seulement, on a une opposition d’une part, entre des pays comme la Grèce, le Portugal, l’Irlande et les pays de l’Est et de l’autre, avec les plus forts de l’UE. Mais aussi à l’intérieur même de chacun de ces pays ! On y a augmenté par le biais des réformes du marché du travail, les disparités salariales. Les   politiques menées à l’intérieur des États de l’UE ont contribué aux inégalités. Un exemple emblématique, l’Allemagne. On a mis en place des contre-ré- formes visant à augmenter très fortement les différences de statut entre les travailleurs, ce qui fait qu’aujourd’hui, il y a 7 millions de salariés à plein temps qui gagnent 400 euros par mois !

On sait que la fiscalité est un des nœuds du problème européen et de l’endettement des États. Comment expliquer le fait que la plupart des pays européens continuent à jouer la concurrence interne ?

On a refusé une harmonisation fiscale en Europe. On se retrouve avec des systèmes fiscaux totalement différents. A Chypre, l’impôt sur les sociétés est de 10%. Ce qui devrait changer avec la crise que l’on connait aujourd’hui. En Irlande, l’ISOC est de 12,5% et en Belgique, il est de 33,99 %. Cette disparité per- met aux entreprises de déclarer leurs revenus là où ça leur coûte moins cher. La politique européenne actuelle protège la fraude fiscale. Les paradis fiscaux existent au sein de l’Union européenne et de la zone Euro. Notamment, La City à Londres pour l’UE, le Grand duché du Luxembourg dans la zone Euro. La Belgique aussi avec notamment les intérêts notionnels. Au niveau national, il est tout à fait possible d’adopter des mesures de justice fiscale. L’idée reçue selon laquelle « on est dans la zone Euro donc on ne peut pas prendre de mesures importante sur le plan fiscal » est fausse. On fait croire aux gens qu’il n’y a pas d’autre issue. Ceux qui invoquent ce discours cherchent à protéger les fraudeurs. On voit bien qu’avec l’ « affaire » de Chypre, on voit poindre des solutions qui auparavant étaient considérées comme impossibles : on va taxer les personnes qui ont plus de 100 000 euros dans les banques, instaurer un contrôle sur les mouvements de capitaux. Je rejette les mesures imposées à Chypre car l’objectif poursuivi est d’imposer une politique globale antisociale mais certaines dispositions prises montrent qu’il est possible de contrôler les mouvements de capitaux et de taxer fortement au-dessus d’un certain niveau de patrimoine. Malgré les règles imposées par l’UE, il est tout à fait possible que des pays s’opposent à la politique de la Commission et forcent par leur attitude, une renégociation au niveau européen. Il faut reconstruire l’Europe démocratiquement. Entre temps, il faut que des gouvernements de gauche rompent la discipline. Si François Hollande avait respecté ce pourquoi les Français l’ont élu, il aurait demandé à renégocier le pacte fiscal européen avec Angela Merkel et dans le cas où elle aurait refusé, il se serait prononcé contre au moment du vote. Cela aurait pu empêcher l’adoption de ce traité.

La crise de l’Euro traduit de manière évidente une absence de gouvernance politique solide (absence de politique économique, budgétaire, fiscale et sociale cohérente). Le non-soutien européen par rapport à la dette grecque est révélateur de la fragilité d’une union si elle n’est pas fondée sur la solidarité. Cette crise de l’Euro sonne-t-elle définitivement le glas de la solidarité européenne ? Le rêve de fédéralisme européen est-il définitivement enterré ?

La solidarité européenne n’a jamais existé dans le cadre de l’UE telle qu’elle existe. Ou on pourrait dire que si solidarité il y a, c’est avec les grandes entreprises européennes. Les gouvernements européens ont systématiquement pris des mesures pour venir en aide aux banques européennes et aux grandes entreprises européennes. Mais quand il s’agit de venir en aide aux peuples et aux économies les plus faibles, il n’y a pas de solidarité. On pourrait plutôt dire qu’il y a un certain type de solidarité : une solidarité de classe, une solidarité entre les capitalistes. Le fédéralisme est possible mais il doit résulter d’une constituante des peuples. Guy Verhofstadt et Daniel Cohn-Bendit défendent un fédéralisme par en haut… Il nous faut un fédéralisme prôné par la base, par le peuple. Le fédéralisme est possible et nécessaire, mais cela implique une issue à partir d’en bas à la crise européenne. Cela ne veut pas dire un repli sur soi mais une solidarité entre les peuples européens et une Constitution européenne décidée par les peuples eux-mêmes.

Que faudrait-il faire pour rendre les institutions européennes plus démocratiques ?

Il faut déconstruire les institutions non démocratiques et en construire de nouvelles et ce à partir d’une constituante des peuples ! Le pouvoir législatif (le parlement européen) est extrêmement faible, trop soumis à l’exécutif.

À défaut de recette miracle, avez-vous une idée concrète pour réconcilier le citoyen avec l’Europe ?

Dans le cadre des frontières nationales, il faut prendre des initiatives pour que les mouvements sociaux et les organisations de gauche cohérentes dé- finissent un projet commun. En Belgique, la FGTB de Charleroi et des mouvements de gauche radicale s’associent autour de la création d’un nouveau projet politique, le 27 avril |1| . Au niveau européen, via le mouvement Altersummit, on essaye de promouvoir une convergence entre un maximum de mou- vements citoyens, de mouvements sociaux et de syndicats européens. |2| Ce n’est pas facile, jusqu’ici c’est trop lent mais il faut néanmoins construire un coalition des mouvements sociaux européens. Il faut aussi contribuer à relancer si c’est possible le mouvement des indignés, soutenir Blockupy à Francfort contre la BCE |3|.

L’Europe a sa raison d’être parce que…

Parce qu’il faut une solidarité entre les peuples européens et qu’elle est tout à fait possible.

L’Europe a sa raison d’être à condition que…

Que le processus se fasse par « en bas ». Il faut une constituante des peuples européens et donc une refondation de l’Europe.  Il faut tourner  le dos à la politique qui a été menée auparavant. Il y a plusieurs scénarios possibles pour sortir de la crise. Celui qui est appliqué aujourd’hui (austérité) approfondit et aggrave la crise. On est parti pour au moins 10 à 15 ans de crise, de croissance très réduite. Sauf si des mobilisations sociales aboutissent à des réformes structurelles radicales telles que : la socialisation des banques, le renforcement des services publics, la reconstruction d’une l’Europe basée sur une constituante des peuples ; une Europe solidaire des autres parties du monde. Il faut également obtenir l’annulation/répudiation de la dette publique illégitime et dans cette perspective développer les initiatives d’audit citoyen de la dette comme c’est le cas en Belgique aujourd’hui. |4| Cette solution impliquerait que les mouvements sociaux et la gauche radicale soient capables d’offrir une vraie alternative, un programme cohérent et ne se limitent pas à un programme néo keynésien. Je trouverais dommage que cette crise du capitalisme n’aboutisse au final qu’à un peu plus de discipline… Le capitalisme vert régulé ne permettra pas de régler le problème fondamental du changement climatique. Il faut sortir du système capitaliste. Propos recueillis par Monique Van Dieren et Claudia Benedetto et publiés dans la revue Contrastes de mars-avril 2013.

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10 juin 2013 ~ 0 Commentaire

Gad. Une semaine décisive (LT)

Gad. Une semaine décisive (LT) dans Crise y-en-a-marre

Y aura-t-il un repreneur pour Gad, placé en redressement judiciaire depuis près de quatre mois ? Réponse ce lundi, au début d’une semaine décisive pour le groupe agroalimentaire breton.empty dans Economie

Cette semaine est importante pour l’avenir du groupe Gad SAS, en redressement judiciaire depuis le 21 février. Les candidats à la reprise de l’industriel charcutier ont jusqu’à ce midi pour déposer leur offre. Mais à la date d’hier, aucun repreneur potentiel n’avait, semble-t-il, fait la moindre proposition. Y aura-t-il une ou plusieurs candidatures de dernière minute ? Y aura-t-il un investisseur prêt à mettre des millions d’euros sur la table pour sauver une entreprise qui perd beaucoup d’argent depuis plusieurs mois ? L’espoir d’une reprise totale ou partielle de l’activité semble très mince. Le fait est que la situation du porc français ne s’est pas améliorée depuis l’annonce du placement en redressement judiciaire de l’industriel charcutier, prononcé par le tribunal de Rennes. La filière continue de souffrir du manque de porcs et surtout de la concurrence féroce des Allemands, accusés de pratiquer du dumping social. Gad SAS n’est pas épargnée. Contrôlée majoritairement par la coopérative Cecab, elle emploie 1.650 salariés entre ses sites de Lampaul-Guimiliau (29), Josselin (56), Saint-Nazaire (44) et Saint-Martin-des-Champs (29). Depuis la mise en vente du groupe breton, quatre opérateurs au total – deux Français, un Américain et un Asiatique – se seraient intéressés au dossier, sans pour autant présenter une offre. Côté français, on évoque la SVA Jean Rozé de Vitré (35), filiale d’Intermarché, et Sofiproteol, le banquier de la filière des huiles et des protéines. Impossible, néanmoins, d’avoir confirmation de ces informations.

Un plan qui va tailler dans le vif

En l’absence de repreneur, plusieurs hypothèses sont envisageables : soit la liquidation pure et simple, soit la mise en place d’un plan de continuation de l’activité. Ce dernier, si cette solution est choisie, devra, de toute évidence, tailler dans le vif. «Il faudra obligatoirement fermer quelque chose. Le tribunal l’exigera car l’entreprise n’a aucune chance de survie si elle reste comme elle est», commente une source proche du dossier. Les maires de Landivisiau et Lampaul-Guimiliau croient savoir que c’est l’abattoir finistérien qui sera sacrifié. Il fermerait ses portes le 21 août. Ni la direction de Gad, ni les actionnaires majoritaires, toujours très discrets, n’ont réagi à ces affirmations. En tout cas, selon de bonnes sources, la continuation partielle de l’activité nécessitera «de mobiliser plusieurs millions d’euros» pour adapter l’outil qui sera conservé, du fait du regroupement de l’activité des deux abattoirs sur un seul site. «On s’attend à une grosse casse sociale», affirme, de son côté, Olivier Le Bras, délégué FO, qui se refuse à croire que l’on va fermer Lampaul, «le meilleur abattoir breton situé dans un bassin où la production porcine est la plus dynamique de France». La direction devrait présenter son plan à l’occasion d’un comité central d’entreprise extraordinaire, peut-être dès cette semaine.

  • Frédérique Le Gall  10 juin 2013 à 06h48

http://www.letelegramme.com/ig/generales/regions/bretagne/gad-une-semaine-decisive-10-06-2013-2130972.php

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09 juin 2013 ~ 0 Commentaire

Europe de la crise, troïka de l’austérité : résistance !

Europe de la crise, troïka de l'austérité : résistance ! dans Austérité tarp-bailout

Samedi 1er juin, plusieurs rassemblements ont eu lieu dans toute l’Europe contre l’austérité. On a en particulier manifesté en Allemagne, au Portugal et dans l’État espagnol. Il y a 15 ans jour pour jour, le 1er juin 1998, était créé la Banque centrale européenne (BCE), une institution symbole de la crise européenne et des politiques d’austérité imposées par les classes dirigeantes. En descendant dans la rue le 1er juin, les manifestantEs ont voulu dire non à la terrible loi de la troïka – Union européenne, BCE et Fonds monétaire international. C’est aussi ce qu’exprimeront dans quelques jours les participantEs à l’Alter sommet d’Athènes. Contre les élites européennes et les gouvernements qui, comme ici, orchestrent la régression sociale, la mobilisation doit continuer. L’objet de ce dossier est d’en donner quelques éclairages internationaux.

Une nouvelle phase de l’offensive anti-sociale

« Le modèle social européen est déjà mort » (Draghi, BCE). C’est bien au démantèlement méthodique de ce « modèle social », à la remise en cause d’un acquis après l’autre que nous assistons en Europe. La publication le 29 mai d’une liste de « chantiers » auxquels devrait s’attacher le gouvernement selon Bruxelles, doit attirer notre attention. Il ne s’agit en effet ni plus ni moins que de radicaliser encore l’offensive anti-sociale menée par Hollande et Ayrault.

Le « président normal » à Leipzig
Dans ce contexte, le discours que prononça François Hollande le 23 mai lors de la célébration du 150e anniversaire de la social-démocratie prenait valeur de test. Il n’y a pas si longtemps, celui-ci se présentait encore comme « socialiste » plutôt que comme « social-démocrate ». Or, Hollande s’est livré à Leipzig à un panégyrique de la politique de concassage social menée en Allemagne par Schröder et le SPD (les fameuses réformes Harz IV). L’enthousiasme était tel dans la salle que Schröder, Merkel et autres ont réservé une standing ovation à Hollande… Au point que la très mesurée gauche du PS parle d’« un bras d’honneur à de nombreux socialistes » à propos de ce discours. L’important est que Hollande indiquait ainsi son accord pour marcher dans les pas de Schröder-Merkel, pour rattraper le retard pris par les capitalistes français sur leurs homologues d’outre-Rhin sur ce terrain.
Les « chantiers prioritaires » de la Commission européenne
Le 29 Mai, Olli Rehn, le commissaire européen à l’Économie, a donc fait connaître ses exigences en matière de « réformes structurelles ».
En matière d’emploi, Bruxelles revendique une réforme rapide du système d’assurance chômage, un Harz IV à la française. « Les conditions d’admissibilité, la dégressivité des allocations dans le temps ou les taux de remplacement pour les salaires les plus élevés devraient être adaptés pour garantir l’adéquation des mesures d’incitation au travail », affirme Bruxelles, qui reprend évidemment à son compte la fable comme quoi les chômeurs seraient responsables de leur sort. Pour la fiscalité, « une stratégie d’impôts à taux faibles reposant sur une assiette large » est préconisée. En clair, poursuivre la politique de transfert de la charge fiscale des riches vers les pauvres, aboutissant à vider de son contenu le mécanisme d’impôt sur le revenu. Il est aussi préconisé de renforcer le rôle de la TVA, impôt inégalitaire par excellence. Concernant les « services », il est recommandé d’accélérer la dérégulation (horaires d’ouvertures des magasins, etc.). En ce qui concerne le ferroviaire, il faudrait accélérer la marche à la privatisation du transport de passagers, etc.
La Commission n’oublie pas la politique de baisse du coût du travail. L’essentiel est d’arriver à une « évolution » du Smic « propice à la compétitivité », de poursuivre la politique de réduction du pouvoir d’achat. On notera que officiellement, le gouvernement n’a pas annoncé de nouvelles mesures visant à baisser le « coût » du travail – la recommandation vise à radicaliser encore la politique gouvernementale. Enfin, il y a bien sûr les retraites, à propos de laquelle l’équipe d’Olli Rehn revendique plus « d’ambition », par exemple une réforme des régimes spéciaux ou une augmentation de l’âge légal de départ (non évoqué officiellement pour l’instant). Seul paramètre intouchable : les cotisations patronales…

Tragi-comédie à Paris
Face à de tels « conseils », Hollande ne pouvait que prendre une pose « d’opposant », ce qu’il fit à l’occasion de la publication du document. « La Com- mission européenne n’a pas à dicter ce que nous devons faire », déclara-t-il de son air le plus martial le 29 mai. Mais on put mesurer dès le lendemain ce que valent ces propos – Merkel était à Paris pour préparer le futur sommet européen des 27-28 juin. Or à ce sommet, les recommandations de Rehn pourraient devenir une obligation dans le cadre de la « nouvelle gouvernance économique » en gestation. Cela n’a pas empêché Hollande d’afficher son accord avec Merkel. Une déclaration commune préalable au sommet a été publiée, ce qui n’avait pas eu lieu depuis le départ de Sarkozy. Chacun sait donc à quoi s’attendre !
Pascal Morsu Vendredi 7 juin 2013 Publié dans : Hebdo Tout est à nous ! 198 (06/06/13)

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04 juin 2013 ~ 0 Commentaire

Socialistes français, droite allemande : fausse polémique, vraie complicité

Socialistes français, droite allemande : fausse polémique, vraie complicité dans Economie grande-illusion-1937-20-g1

Pour ceux d’en haut: « La Grande Illusion ». Pour ceux d’en bas: « Le radeau de la méduse »!

Le 2 mai 2013, la commission européenne offrait son cadeau d’anniversaire à François hollande : un sursis de deux ans pour appliquer la fameuse « règle d’or » budgétaire d’un déficit public à 3 % du PIB.

Sauf que le commissaire européen aux affaires économiques, Olli Rehn, se chargeait aussitôt de rappeler les contreparties : la France devait profiter du délai imparti pour « mener des réformes structurelles de grande ampleur. » au menu, sans surprise : la réforme des retraites, du marché du travail, de l’assurance-chômage, une « plus grande ouverture à la concurrence des marchés, notamment ceux de l’électricité ou du transport ferroviaire ». Le 15 mai, veille de sa conférence de presse à l’Elysée, Hollande se rendait à Bruxelles pour rassurer la commission, si tant est qu’elle en avait besoin : « En France, nous avons engagé des réformes de compétitivité et nous allons continuer, non parce que l’Europe nous le demanderait mais parce que c’est l’intérêt de la France. » Il le répétera dès le lendemain à Paris : « Le temps qui nous a été donné doit être mis au service de réformes de compétitivité et de croissance. Ce ne sont pas tant les déficits budgétaires que les écarts de compétitivité [entre les économies européennes] qu’il faut corriger. » Patrons, vous avez aimé (sans l’avouer) la première année du règne socialiste ? Vous allez adorer la saison 2… Le gouvernement Hollande confirme donc bien, et définitivement, ce qu’il est : un gouvernement austéritaire et libéral de combat, qui a l’obsession de la « baisse du coût du travail ». Comme tous les gouvernements européens actuels, qu’ils soient socialistes ou de droite.

Une politique absurde ?

Où nous amènent-ils ? C’est presque toute la zone euro qui est désormais en récession, la France l’étant depuis deux trimestres (-0, 2 % du PIB au dernier trimestre 2012 puis encore –0, 2 % au premier trimestre 2013). les plans d’austérité aggravent les effets de la crise générale du capitalisme, font s’effondrer les recettes fiscales… et gonfler à nouveau les déficits, censés pourtant justifier l’austérité ! C’est pour cela que la commission européenne, loin de faire un compromis avec le gouvernement français, n’a en réalité que pris acte de l’impossibilité d’appliquer la « règle d’or » pour l’instant. Mais pour les dirigeants européens, tant pis. Ils n’ont aucune solution « contre la crise ». Ils se sont résignés à laisser l’Europe s’enfoncer dans une décennie de dépression éco- nomique. pour eux, cependant, il serait dommage de rater l’occasion d’une bonne crise pour mener leurs « réformes », qui visent à fonder la sécurité des profits et des fortunes sur l’insécurité sociale des travailleurs et des peuples. Ce que Naomi Klein appelait la « stratégie du choc ». C’est bien la boussole commune de Hollande et de Merkel.

La faute à Bruxelles ? à Berlin ?

C’est cette complicité active que « l’aile gauche » de la majorité gouvernementale ne veut pas reconnaître. D’où sa misérable polémique engagée à la fin avril.  Bartolone a réclamé une « confrontation » avec l’Allemagne. Montebourg, dans un entretien au Monde, a affirmé que « cette politique d’austérité conduit à la débâcle ». Mais pour préciser aussitôt que ce n’est pas la politique d’austérité conduite en France qu’il condamne, mais celle qui est… « imposée par l’Europe ». Le ministre Benoît Hamon a même réussi à dire sur RMC que l’austérité est appliquée en Europe « sous la pression de la droite allemande », puis, à propos de son propre gouvernement, que « nous ne conduisons pas une politique d’austérité » ! Comprenne qui pourra. La virulence contre les « diktats » allemands sert ainsi à masquer l’engagement profond du pouvoir socialiste en faveur du patronat français, des banques, des plus fortunés.  Et le vide des propositions de cette gauche, qui ne conteste même pas le pacte de compétitivité de Hollande, mais suggère seulement de lui mettre des garde-fous ! Face à la politique de misère du gouvernement : misère politique de la « gauche » du parti socialiste… La riposte viendra déci- dément d’ailleurs, de la colère des classes populaires. peut-être de cette jeunesse européenne qui, dans des pays comme l’Espagne et la Grèce, subit des taux inimaginables de chômage, de 50 à 60 %, et pour laquelle le président français a fait une seule proposition : consacrer 6 milliards d’euros du budget européen « à la formation ».

Par Yann Cézard  Dimanche 2 juin 2013 Publié dans : Revue Tout est à nous ! 44 (juin 2013)

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04 juin 2013 ~ 0 Commentaire

Marine Harvest, Poullaouen et Châteaugiron ferment, Landivisiau est impacté (LT + OF)

Marine Harvest, Poullaouen et Châteaugiron ferment, Landivisiau est impacté (LT + OF) dans Economie empty1113421_3_7986_plusieurs-centaines-de-salaries-de-la-camif_6770b9429b3feaba3a3bbb57ed1762d4 dans Luttes sociales en Finistère

C’est une annonce catastrophique ! La fermeture des sites de Poullaouen (29) et Châteaugiron (35) de l’entreprise Marine Harvest a été confirmée ce mardi matin, à Landivisiau (29), à l’occasion d’un Comité central d’entreprise (CCE). Ces deux fermetures sont prévues au premier trimestre 2014. À eux deux, ils employaient jusqu’ici plus de 450 salariés (187 CDI et 100 intérimaires à Poullaouen, 126 CDI et une cinquantaine d’intérimaires à Châteaugiron). Le site de Landivisiau va aussi être touché : 17 postes dans l’administratif vont ainsi être supprimés. Poullaouen ferme, on l’a dit, mais 64 salariés du site centre-finistérien seront néanmoins reclassés à Landivisiau. 4 juin 2013 à 10h30 Ronan Tanguy & Nathalie André

http://www.letelegramme.com/local/finistere-nord/morlaix/landivisiau/landivisiau/marine-harvest-poullaouen-menace-le-cce-a-debute-a-landivisiau-04-06-2013-2125100.php

http://www.ouest-france.fr/region/bretagne_detail_-Marine-Harvest-ferme-deux-sites-de-production-les-reactions_40781-2199041_actu.Htm

http://www.ouest-france.fr/region/bretagne_detail_-Finistere.-Emplois-menaces-chez-Marine-Harvest_6346-2198666_actu.Htm

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