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20 mars 2017 ~ 0 Commentaire

décès (solidaires)

deces

Plus de 20 000 décès de travailleuses et de travailleurs depuis 2000 !

En France, environ 1200 travailleuses et travailleurs meurent tous les ans à cause d’un accident du travail, d’une maladie professionnelle ou d’un accident de trajet lié au travail. Ainsi, plus de 20 000 travailleuses et travailleurs ont trouvé la mort du fait du travail depuis l’an 2000.

Ce nombré élevé de décès dus au travail est une conséquence directe de la défaillance dans la prévention des risques professionnels par les employeurs.

Cependant, il existe une indifférence généralisée à ce sujet. En effet, le patronat et les pou- voirs publics sont plus intéressés par les profits des entreprises et la diminution du coût finan- cier de ces accidents du travail que par la prévention des risques professionnels et l’amélio- ration des conditions de travail des travailleuses et des travailleurs.

Afin de briser cette logique du fatalisme des accidents du travail et des morts au travail, un débat populaire sur les conditions de travail des travailleuses et des travailleurs est urgent ! Il ne s’agit pas seulement de lancer des enquêtes en ligne qui participent à l’aseptisa- tion des relations sociales et éloignent le débat des lieux de travail mais bien de redonner la parole aux travailleuses et travailleurs et de recréer avec eux les actions nécessaires.

Il est temps pour nous toutes et tous d’agir pour ne plus perdre sa vie à la gagner.

(un article plus complet sur le bulletin « Et Voilà » n° 50 de Février 2017 : http://la-petite-boite-a-outils.org/

Paris, 16 mars 2017

https://www.solidaires.org/

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17 mars 2017 ~ 0 Commentaire

belarus (politis + amnesty + libération)

Bielorussie_Manif432

La contestation populaire bouscule le Belarus

Depuis presque un mois, les Biélorusses se mobilisent contre la taxe sur « l’assistanat social ». Une brèche pour l’opposition politique

Depuis le 17 février dernier, des manifestations contre le « Décret n° 3 » ont eu lieu dans de nombreuses villes biélorusses. Ce jour-là, plus de 2 000 personnes s’étaient mobilisées dans les rues de la capitale, Minsk. Ce décret, dit « contre les parasites » par les médias, impose à toute personne officiellement sans emploi depuis plus de six mois une taxe de 400 roubles biélorusses – environ 230 euros – pour « compenser les dépenses sociales de l’État ».

Du carreleur au prix Nobel, 470 000 « parasites sociaux »

Alors que les revenus moyens dans le pays ont diminué de 7,3 % en 2016, 470 000 personnes sont concernées par cette taxe. Aussi bien des retraités que des chômeurs, des auto-entre-preneurs ou des jeunes parents. Parmi eux, la lauréate du prix Nobel de littérature 2015, Svetlana Aleksievitch, devenue « parasite sociale ».

Le 5 mars, à Brest, près de la frontière polonaise, 1 000 personnes ont participé à la « Marche des non-assistés ». Le maire, Alexandre Rogatchouk, s’est fait interpellé par un manifestant, contraint d’exercer son métier de carreleur en Russie. Ses propos ont été rapportés par le site Bielorousski Partizan : « C’est une véritable humiliation quand on rentre chez soi de se voir traiter de parasite, de moins que rien, de voir qu’on n’est qu’un esclave. »

« Va-t-en ! »

Le recul du président Alexandre Loukachenko, il a annoncé le 9 mars la suspension du décret en précisant qu’il « ne sera pas annulé », n’a pas éteint la mobilisation. Désormais, le slogan « Loukachenko va-t-en ! » symbolise la déception et la colère du peuple envers le régime, qui y a apporté une réponse musclée ce week-end : une quinzaine de personnes ont été appréhen- dées et condamnées. Une nouvelle manifestation est prévue le 15 mars à Minsk. Un espoir dans ce pays où depuis la répression de l’opposition en 2010, la rue était restée silencieuse.

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Politis  14/03/2017 – Malika Butzbach

https://www.anti-k.org/

Lire aussi:

Belarus: bras de fer entre le pouvoir et les «parasites» (Libération)

Bélarus. Avec des dizaines d’arrestations lors de manifestations pacifiques, la répression atteint des niveaux jamais vus depuis plusieurs années (Amnesty)

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15 février 2017 ~ 0 Commentaire

fortunes (l’humanité)

riches

Les fortunes des ultrariches démultiplient les inégalités

Entre 2012 et 2016, la richissime Liliane Bettencourt a vu ses milliards se multiplier par deux et a ainsi accumulé un patrimoine de 31,2 milliards d’euros.

Déjà la plus riche de France, Liliane Bettencourt a doublé sa fortune en cinq ans, à l’instar d’une poignée de milliardaires, tandis que les inégalités de patrimoine progressent, témoignant de l’existence d’une France à deux vitesses.

Les candidats des riches n’ont pas oublié que les fortunes de France et du monde se cons- tituent à coups de biens financiers. Il n’y a d’ailleurs qu’à analyser le patrimoine des milliar- daires français pour observer qu’il flambe au rythme des marchés financiers. Car leur capital ne se compte pas seulement en nombre de châteaux ou autres propriétés immobilières, mais en actifs détenus dans les groupes qu’ils possèdent et qui ont bénéficié, après le krach de 2008, de confortables valorisations, déconnectées de toute réalité économique. Selon l’économiste Thomas Piketty, les hauts patrimoines ont ainsi progressé de 7 à 8 % par an en moyenne, contre 1 à 2 % pour le PIB.

Bettencourt a vu ses milliardsse multiplier par deux

Une envolée financière due à la politique monétaire des banques centrales qui, depuis la crise, ont fait tourner leur planche à billets et submergé l’économie de milliards qui ont été investis de préférence sur les actifs réels, comme les participations dans les sociétés, cotées ou non.

De telle sorte que le patrimoine global des 500 Français les plus riches a atteint, en 2016, 460 milliards d’euros. Entre 2012 et 2016, la richissime Liliane Bettencourt, héritière de l’empire L’Oréal, a vu ses milliards se multiplier par deux et a ainsi accumulé un patrimoine de 31,2 milliards d’euros, grâce aux 33 % du groupe que la première fortune de France détient via sa holding, Téthys.

Une société écran qui lui permet d’échapper totalement à l’ISF en 2015. Idem pour le deuxième du podium, Bernard Arnault, patron du groupe de luxe LVMH, qui a amassé une fortune de 30,3 milliards d’euros, en hausse de 43 % depuis 2012. Il ne s’acquitte que de 2 millions d’euros d’ISF, « économisant » ainsi 5 millions d’euros. Et ce, grâce au mécanisme de plafonnement imposé par le Conseil constitutionnel.

En tout, selon la liste des services de Bercy que s’est procurée l’an dernier le Canard Enchaîné, 50 contribuables ultrariches se sont acquittés de seulement 21,2 millions d’euros d’ISF en 2015, alors que le montant initial était de 219,6 millions, précise le Canard.

De quoi écœurer n’importe quel salarié, retraité, dans un pays où le pouvoir d’achat de l’immense majorité stagne ou régresse, qui voit dans cette abondance le résultat de choix politiques des gouvernements qui se sont succédé pour bâtir une économie au service des 1 % les plus riches. Avec, pour résultat, une explosion des inégalités, à commencer par celles sur le patrimoine qui, dixit l’Institut national de la statistique et des études économiques (Insee), « sont beaucoup plus marquées que celles des revenus ».

En effet, rappelle l’Insee, les 10 % des ménages les mieux dotés détiennent 47 % de la masse du patrimoine brut. Alors que les 10 % des ménages aux revenus les plus importants captent 26 % de l’ensemble des revenus.

L’étude de l’Insee démontre l’explosion des inégalités sociales

L’accroissement du patrimoine s’accélère tout en haut de l’échelle. Les 5 % les mieux lotis détiennent ainsi un tiers de la richesse totale. Et les 1 % les plus riches en possèdent à eux seuls 16 %, soit deux fois plus que l’ensemble du patrimoine cumulé des 50 % les moins fortunés des ménages. Le patrimoine moyen des 10 % des foyers les plus riches culmine ainsi à 1 953 000 euros. Celui des 10 % les plus pauvres atteint péniblement 2 000 euros en moyenne, soit 79 fois de moins que le patrimoine médian (158 000 euros). Entre milieux sociaux, les inégalités sont tout aussi révoltantes. Le patrimoine des ouvriers non qualifiés s’élève à 16 400 euros, soit 4 fois moins que le patrimoine médian des cadres supérieurs (204 000 euros).

L’étude de l’Insee montre également que celui qui n’a que son salaire pour s’enrichir se retrouve dans une situation très défavorable par rapport à celui qui hérite. « Les ménages bénéficiaires de ces transmissions (héritage ou donation – NDLR) disposent généralement d’un patrimoine de 242 900 euros contre 72 100 euros pour la moitié de ceux qui n’en ont pas bénéficié », relève l’Insee. À gauche, beaucoup souhaitent régler ces déséquilibres insoutenables par l’impôt en taxant le capital.

Grâce à son «verrou», Bercy dépénalise la fraude fiscale
Le « verrou » ou monopole de Bercy est une spécificité française des plus scandaleuses. Puisqu’il permet au ministère des Finances publiques d’interdire à la Justice, et plus particu- lièrement au Parquet, de mettre son nez dans  les dossiers de fraude fiscale, et de pouvoir engager  des poursuites. Comme cela aurait dû être le cas après  les révélations des Panama Papers ou HSBC.  Sans compter que cette disposition pose un vrai problème de séparation des pouvoirs.
C’était notamment le cas avec l’affaire Jérôme Cahuzac. Mais pour Bercy,  il s’agit d’un outil d’incitation permettant de « convaincre » les exilés fiscaux de rapatrier leurs avoirs cachés  à l’étranger et de payer  les pénalités en échange d’une promesse tacite d’absence de poursuite pénale… Des magistrats ont tenté de saisir le Conseil constitutionnel. Des députés ont déposés plusieurs amendements. Mais quand  il s’agit de protéger les riches, le verrou reste.

Clotilde Mathieu

Journaliste à la rubrique social-économie
Vendredi, 10 Février, 2017

Commentaire: Et ceux qui n’ont pas les 2000 euros de moyenne?

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12 février 2017 ~ 0 Commentaire

strasbourg (attac)

strasb

Toutes et tous à Strasbourg pour le vote du CETA!

Depuis plusieurs années, en Europe comme au Canada, des millions de personnes demandent à la commission européenne, aux gouvernements et aux législateurs européens et nationaux de renoncer à conclure et appliquer le CETA. Plus de 2 100 gouvernements locaux et régionaux en Europe ont exprimé leur crainte d’un tel traité pour les territoires et les communautés.
Des deux côtés de l’Atlantique, mouvements citoyens, associations de défense des droits de l’homme et de l’environnement, syndicats, organisations paysannes, groupes de consomma- teurs… ont démontré les risques du traité pour les populations comme pour la planète.

Le CETA est le résultat de négociations conduites dans l’opacité la plus totale, sous la pression de groupes d’intérêts industriels et financiers.

Il donnera aux multinationales le pouvoir de poursuivre des gouvernements et contester les mesures politiques légitimes qu’ils adoptent pour protéger les droits des peuples et la planète.

Il facilitera les investissements dans l’extraction et le transport des énergies fossiles néfastes au climat et à la biodiversité. Il va à l’encontre de l’Accord de Paris signé en décembre 2015 pour lutter contre le changement climatique.

Le CETA limite de façon drastique la capacité des gouvernements à créer, développer et réglementer les services publics.

Le CETA rendrait le Canada et l’UE met en danger la stabilité de nos économies en rendant nos pays plus vulnérables face aux crises financières par la libéralisation des marchés et la limitation drastique des moyens pour enrayer de futures crises.

Les règles du CETA sur la coopération réglementaire renforceront l’influence des lobbies sur l’élaboration des politiques publiques, remettant en cause potentiellement les politiques d’intérêt général dont nous avons besoin.

Des deux côtés de l’Atlantique, le CETA soumettrait les agriculteurs à la pression de la concurrence et menacerait leurs moyens de subsistance, sans gain substantiel pour les consommateurs ; il nuirait à l’agriculture locale ; menacerait les hauts standards de production et de transformation alimentaires et minerait les efforts de développement d’une agriculture durable et respectueuse de l’environnement.

Sous le régime du CETA, les mesures de précaution pour protéger les consommateurs, la santé publique et l’environnement pourraient être contestées sous prétexte qu’elles sont trop contraignantes et dépourvues de justification scientifique.

Une enquête de la presse canadienne révélait il y a quelques jours la place du pays comme “destination privilégiée” pour l’évasion fiscale — signer le CETA reviendrait ainsi à faciliter le contournement de l’impôt pour les multinationales européennes, alors que l’argument du manque de moyens justifie les décisions les plus régressives.

Toutes ces inquiétudes sont restées lettre morte, alors même que la mobilisation ne faiblit pas — plus de 100 actions étaient organisées dans toute l’Europe le 21 janvier dernier, de la Finlande au Portugal.

Nous sommes maintenant dans la dernière ligne droite, le Parlement européen s’apprête à ratifier le traité le 15 février prochain : 751 eurodéputé-e-s devront choisir entre les profits de quelques-uns et le futur des peuples et de notre planète.

À cette occasion des centaines de citoyen.ne.s venus de toute l’Europe se retrouveront à Strasbourg pour deux jours de mobilisation durant lesquels ils rappelleront qu’un autre commerce, au service des peuples et de la planète, est possible !

La campagne française Stop TAFTA-CETA rappelle cependant sa position à l’égard de l’extrême-droite. Elle a choisi de ne s’engager dans aucun contact ni dialogue avec les groupes politiques incarnant des formes de populismes nationalistes et xénophobes ne correspondant pas aux valeurs partagées par ses membres.

Contre le traité des multinationales,
Pour nos emplois,
Pour nos droits,
Pour notre santé
Pour notre environnement,
Pour la justice sociale et climatique,

Ensemble, retrouvons-nous à Strasbourg les 14 et 15 février pour faire entendre nos voix contre le CETA !

9 FÉVR. 2017 ATTAC FRANCE  BLOG : ATTAC FRANCE

http://www.anti-k.org/

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10 février 2017 ~ 0 Commentaire

protectionnisme (npa)

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Contre la mise en concurrence des travailleurs, ce que défend le NPA

Fondamentalement, ce qui pèse avant tout sur l’emploi, c’est la course effrénée du capital aux gains de productivité et au profit dans un contexte où la demande est déprimée par la compression des salaires. Dans cette course, les capitalistes utilisent toute une palette d’instruments.

Les délocalisations sont responsables d’une part limitée des pertes d’emplois.

Une étude de l’Insee chiffre ainsi à 20 000 en trois ans le nombre de suppressions directes de postes en France dues à des délocalisations opérées entre 2009 et 2011. Même si on double ce chiffre pour tenir compte des emplois chez les sous-traitants et fournisseurs, c’est beaucoup moins que les pertes d’emplois industriels durant la période : entre la fin 2008 et fin 2011, l’emploi industriel est passé de 3,65 millions à 3,39 millions, soit une perte de 260 000 emplois. Les suppressions d’emplois touchent d’ailleurs aussi des secteurs non délocalisables comme le BTP.

Il faut donc chercher ailleurs l’explication de la grande majorité des suppressions d’emplois.

Au niveau d’une entreprise en particulier, les pertes d’emplois peuvent s’expliquer, outre parfois par une délocalisation, par toute la gamme des instruments dont disposent les capitalistes pour baisser les coûts : détérioration des conditions de travail, externalisation, filialisation, etc.

S’opposer à toutes les suppressions d’emplois

Il faut donc s’opposer aux suppressions d’emplois, quelle qu’en soit la cause, en défendant l’interdiction des licenciements, le partage du travail… Il faut construire les solidarités entre les salariéEs des établissements d’un même groupe par-delà les frontières et également, avec les sous-traitants. Les entreprises qui licencient doivent rembourser les aides publiques qu’elles ont reçues. Il faut refuser les traités entre pays capitalistes avancés qui rabotent les normes sanitaires et mettent en danger les services publics.

Contre la liberté des capitaux

Enfin, nous dénonçons la libre-circulation des capitaux : la spéculation sur la dette et les monnaies, la possibilité de jongler avec les paradis fiscaux, etc.

Nous le faisons sans nous aligner en quoi que ce soit sur un prétendu intérêt commun entre patrons et salariés.

Face aux vendeurs d’illusion, notre réponse c’est la lutte pour défendre pied à pied les emplois, partager le travail sans aucune baisse des salaires Si une entreprise doit fermer ou être dépecée, que l’État intervienne sans aucune indemnisation pour les actionnaires.

Au-delà, une France débarrassée du capital devra se poser le problème d’un développement sans interférence des pressions du marché international et en collaboration avec les pays qui auraient fait les mêmes choix, tout en menant bataille pour l’harmonisation des droits sociaux de tous les travailleurs du monde (et en soutenant leurs luttes).

Henri Wilno jeudi 9 février 2017

https://poutou2017.org/

Lire aussi:

Qu’est-ce que le protectionnisme ? (NPA)

Le protectionnisme dans les programmes électoraux (NPA)

« America first » ? (NPA)

Automobile : les relocalisations ici sont les délocalisations ailleurs (NPA)

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10 février 2017 ~ 0 Commentaire

le protectionnisme (lutte ouvrière)

goth

Ne protègera aucun travailleur

À droite comme à gauche, des candidats à la présidentielle entonnent le refrain du protec- tionnisme. Le Pen avec sa taxe de 3 % sur les importations. Mélenchon avec son protec- tionnisme prétendument solidaire, pour limiter les importations des pays où les droits sociaux sont faibles. L’un comme l’autre présentent cela comme un moyen de protéger les travailleurs en France. Le fait de rendre plus chers les produits étrangers, obligeant à acheter français, sauverait par là même leurs emplois.

C’est un mensonge autant qu’une absurdité.

D’abord parce que dans une économie mondialisée, où il faut des centaines de pièces prove- nant de toute la planète pour fabriquer les produits les plus complexes, acheter français ne veut rien dire. Et s’il fallait appliquer une taxe à toutes les pièces étrangères composant une voiture ou un avion aux couleurs de l’hexagone, cela ne ferait sans doute pas baisser leur prix. Quant aux salariés des entreprises étrangères, ils sont près d’un sur huit dans ce pays, employés par les Ikea, Ford, Siemens et autres Toyota. On se demande ce que deviendrait leur emploi si le protectionnisme se généralisait.

Le seul résultat de taxes sur les produits importés serait de faire grimper les prix pour les consommateurs, pas de sauver les emplois.

D’ailleurs, bien des secteurs qui échappent à la concurrence étrangère n’en tirent pas moins les salaires vers le bas, n’en licencient pas moins, en imposant à ceux qui restent des conditions de travail infernales : c’est le cas des travailleurs de la distribution, du commerce ou de l’aide à domicile, qui ne risquent pourtant pas d’être délocalisés.

En réalité, pour amasser toujours plus de profits, les patrons exploitent toujours davantage et justifient leurs sales coups comme ils veulent.

Aujourd’hui, ils licencient, imposent les heures supplémentaires non payées et le blocage des salaires au nom de la concurrence de l’étranger ou des machines ? Demain, ils le feront au nom du protectionnisme, au nom de l’industrie française et de la souveraineté économique qui impliquent des efforts… et justifient aussi la hausse des prix, histoire de se faire avoir aussi en tant que consommateurs !

Ce n’est pas sur des frontières et des droits de douane qu’il faut compter pour défendre, dans ce pays comme ailleurs, le droit des travailleurs à un emploi et à un salaire décent. Pour l’imposer, il faut vouloir s’en prendre aux profits, aux fortunes amassées par les actionnaires de ces grands groupes, quelle que soit leur nationalité. Il faut un programme de défense des intérêts ouvriers, un programme communiste.

Nadia CANTALE 08 Février 2017

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06 février 2017 ~ 0 Commentaire

macron (reporterre + europe1 + npa)

asterix-1

Favorable à l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes

Interrogé mercredi 1 février sur France Inter, Emmanuel Macron s’est déclaré favorable à la construction de l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes :

« Sur le fond, ce projet a été très mal emmanché. Il relève d’un modèle qui n’a sans doute plus cours aujourd’hui. Mais, sur ce sujet, vous ne pouvez pas décider que la voie démocratique n’a aucun sens. Si elle n’avait pas été purgée, j’aurais dit qu’on peut reprendre le sujet, le remettre à plat, parce que, en effet, moi je veux questionner les fondamentaux économiques et les principes. Mais il y a eu une consultation, dans un périmètre défini. Le peuple s’est exprimé, je suis pour respecter cette décision. »

En clair, Emmanuel Macron exprime des doutes sur la pertinence du projet. Mais il considère que la population de Loire-Atlantique ayant été interrogée le 26 juin dernier, il faut respecter l’avis majoritaire. Et donc réaliser le transfert de l’aéroport Nantes-Atlantique à Notre-Dame-des-Landes.

Pour rappel, Benoît Hamon, Jean-Luc Mélenchon, Yannick Jadot et Marine Le Pen sont opposés au projet d’aéroport de Notre-Dame-des-Landes. François Fillon y est favorable.

2 février 2017

Source : 20 minutes

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Lire aussi:

Macron, le candidat du lieu commun (Europe1)

Macron : Passage en force (NPA)

 

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06 février 2017 ~ 0 Commentaire

mines (courrier indépendant)

capitain h

Projets miniers en Centre Bretagne : « On ne va pas refaire le monde ! »

Bref compte-rendu d’un débat musclé entre représentants de la société Variscan Mines et certains élus de la communauté de communes Puissance 4 (Ploeuc-L’Hermitage).

Ploeuc-L’Hermitage, le 24 novembre 2016. Une « soirée d’information » à l’attention (exclusive) des élus est organisée par la société Variscan Mines. Pour convaincre l’auditoire de l’impé- rieuse nécessité d’extraire de nouveaux métaux, une chargée de com’ résume la situation par ce raisonnement : « le recyclage des métaux ne peut pas suffire puisque la population s’accroît et que ses besoins s’accroissent également. En recyclage à 100 %, on en a pour trente ans. Sans nouvelles extractions, l’équation est impossible ». Implacable.

« Equations impossibles »

«Consommer moins de métaux, alors?», ose objecter un élu. Manière de mettre une équation «impossible» en parallèle avec une autre équation impossible: peut on exploiter à l’infini les ressources d’une planète finie (et paraît-il déjà mal en point)? Dès lors, la réponse qui cingle : «On ne va pas refaire le monde!», est-elle frappée au coin du bon sens ou de la folie douce ?

« Impact » nécessaire

La communicante veut bien admettre que l’exploitation du cuivre, du zinc, du germanium, etc. convoités par la société qui l’emploie ait « un impact » environnemental. Mais on ne peut pas vivre sans les métaux. On peut discuter de vivre sans métaux, c’est la solution que vous proposez, mais je ne suis pas sûre qu’on va y arriver sourit la dame, sûre de son fait. Comme si l’extraction de métaux était à peu près aussi indispensable à la survie de l’espèce humaine que des cours d’eau claire. Mais il est vrai que l’opinion la plus commune n’est pas celle qui a envisagé la possibilité de réduire sérieusement la production et la consommation de voitures, d’électroménager, d’armes, etc.

Nous vivons dans le monde de l’obsolescence rapide (programmée) et de la guerre sans fin ; le plus souvent pour les ressources du sous-sol, d’ailleurs. Ce monde-là, personne n’a envie de le « refaire ». Il se pourrait par contre que les générations qui viennent aient très envie de le changer… Retrouvez notre dossier sur les dernières avancées des projets miniers en cours dans notre édition du vendredi 3 février.

Yann Scavarda 05/02/2017

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06 février 2017 ~ 0 Commentaire

à qui profite le revenu universel ? (solidarité ouvrière)

cout du travail

Depuis plusieurs années, un certain nombre d’économistes parlent d’établir un revenu universel, idée largement repris par une partie la gauche européenne et actuellement en test en Finlande. Dans ce pays, le montant de ce revenu est de 560€ / mois n’est pas peu pour vivre ?

Nicolas Dessaux: Non seulement l’idée d’un revenu universel est défendue par des économistes depuis les années 1930 au moins (l’abondancisme du radical-socialiste Jacques Duboin, par exemple), mais elle fait l’objet de luttes menées par des collectifs militants depuis des décennies. La vague la plus importante est sans doute celle de l’Italie des années 70, où cette idée était défendue dans une formulation marxiste par certains groupes issus de l’operaïsme (que l’on pourrait traduire par ouvriérisme, mais avec une connotation très différente du français).

C’est d’ailleurs sous cette forme qu’elle est revenue en France par des marxistes attentifs au développement théoriques et pratiques du mouvement ouvrier italien, comme André Gorz et Yann Moulier-Boutang. Dans cette version italienne, il s’agissait de revendiquer un « salaire politique », déconnecté de la production.  La généralisation du salariat était conçue comme le prélude de son abolition. Cette idée se reliait à une autre, caractéristique de l’opéraïsme : dans le capitalisme avancé, c’est toute la société qui est organisée en fonction de la production de marchandises, c’est toute la société qui fonctionne comme une usine. Donc, pourquoi pas un salaire à l’échelle sociale plutôt qu’à celle de l’entreprise ?

Il y a quelque chose de fondé dans cette revendication du « salaire politique », c’est que la définition du salaire est au cœur de la lutte des classes. Le mouvement ouvrier, au sens large, a cherché depuis plus d’un siècle à fonder le salaire sur des bases objectives (qualification, ancienneté, risques,…), collectives (à l’échelle de l’entreprise, puis au-delà avec les conven- tions collectives) et de plus en plus déconnectées du travail effectué (congés payés, chômage indemnisé, sécurité sociale, tout ce qui rentre dans le salaire socialisé).

De plus, le coût du travail intègre des éléments qui ne sont pas indispensables à la production du point de vue capitaliste, tel que les règles d’hygiène et de sécurité, la restauration collec- tive, les moyens mis à disposition des syndicats, et ainsi de suite.  De ce point de vue, le salariat tel qu’il existe dans les pays capitalistes avancés n’est plus le salaire individuel du 19è.

D’un autre côté, le patronat cherche à  revenir à une conception individuelle du salaire : démantèlement de la sécurité sociale au profit des mutuelles privées, individualisation des primes, non-respect de la législation protectrice, et ainsi de suite. Ces conceptions antagonistes sont au cœur des mouvements sociaux actuels, petits ou grands, visibles ou non.

Aujourd’hui, la revendication d’un revenu universel, telle qu’elle est reprise par une partie de la classe politique et notamment par Benoît Hamon, est très éloignée de cette façon de formuler les choses.

Elle est également caractéristique d’une autre période, dont les mêmes opéraïstes ont bien compris les prémisses : celles du chômage de masse provoqué par la contre-révolution capitaliste entamée dans la fin des années 70. Les fermetures de branches entières d’indus- trie, les délocalisations de capitaux hors de la métropole, les licenciements massifs, la réduction de la taille des sites, ont été autant d’atteintes à la classe ouvrière massivement organisée, syndiquée, combative, politisée à gauche, et plus encore, à la vague de luttes sociales de l’après 68. Il en résulte une situation de chômage de masse qui fait pression sur les salaires et la combativité du monde du travail. La résurgence de l’idée de revenu de base dans ce contexte est une forme de renonciation à la vieille revendication ouvrière du droit au travail, même si elle est formulée sous une forme positive.

On trouve donc aujourd’hui plusieurs versions du revenu universel, avec des montants, des formes de financement et des prémisses idéologiques divergentes, voir opposées. (…)

C’est pourquoi on  peut difficilement considérer l’expérimentation finnoise, ni le montant choisi comme « la » mise en œuvre du revenu de base, puisqu’il s’applique sur un échantillon de quelques milliers de personnes – ce qui permet d’esquiver le véritable enjeu du financement à l’échelle de l’ensemble de la population. Cela donne simplement une idée de ce que peut être l’une des réalisations possible de celui-ci. Quant au montant, en effet, il est extrêmement faible dans un pays où le coût de la vie est supérieur à la France.

Les deux possibilités de financement envisagées par la Finlande sont la création d’une nouvelle cotisation sur les salaires (comme les autres assurances sociales) ou d’une nouvelle taxe de l’impôt sur le revenu. Ne va-t-on pas voir ressurgir les discours « ce sont toujours les mêmes qui paient… » ?

Le débat existe en France également entre partisans du salaire socialisé, organisés dans le Réseau salariat et inspirés par les conceptions de Bernard Friot, et ceux d’un revenu à base fiscale, que l’on retrouve plutôt dans le MFRB. Mouvement français pour un revenu de base

La différence est importante, puisque dans un cas, on a affaire à une extension du salaire socialisé, assez proche du salaire politique d’une certaine façon, donc à quelque chose qui vient du monde du travail et qui échappe à la logique étatique.

Dans l’autre cas, dès qu’on parle de fiscalité, on touche au fondement même de l’État sa base matérielle. Dans la pratique, c’est plus complexe : les pays de tradition sociale-démocrate ont développé leur système de sécurité sociale sous une forme étatique et non mutualiste. En France, la sécurité sociale issue de la vague révolutionnaire de 1944-47, gérée par les élus du monde du travail et financée uniquement par les cotisations sociales, a été battue en brèche par la suppression des élections en 1967 (brièvement rétablies par la gauche en 1983), puis la fiscalisation partielle avec la création de la CSG en 1991.(…)

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06 février 2017 ~ 0 Commentaire

stop aux projets miniers en bretagne

stop aux projets miniers en bretagne dans Altermondialisme
VigilOust Merléac

Monsieur le Ministre de l’Economie, votre prédécesseur a accordé à la société Variscan Mines, trois Permis Exclusifs de Recherches Minières, sur le territoire des Côtes d’Armor et du Morbihan : Le PER de Loc-Envel, le PER de Silfiac et celui de Merléac.

Le PER de Merléac, accordé le 03 novembre 2014, est le plus ancien et le plus avancé, en termes de travaux. En l’absence d’une information complète et objective des populations concernées, la société privée a pu progresser dans le cadre de ses recherches sans formuler de garanties sérieuses sur la suite de son projet.

L’exploration en cours sur les 33 communes du PER Merléac entre aujourd’hui dans sa phase la plus dangereuse (forages profonds). Pourtant rien n’est mis en place pour contrer les éventuels dommages. En décembre 2015, l’INERIS rappelait que ces forages ne pouvaient pas être sans conséquences, pourtant aucun état environnemental de l’eau n’est prévu dans la procédure en cours.

De plus, l’exploration menée par Variscan Mines a pour finalité l’exploitation minière du site. Or, aujourd’hui, seuls des exemples catastrophiques de mines existent, en France (Salsigne, St Félix en Pallières …), et bien au-delà. Nous n’avons aucune garantie sur “ la mine verte “ promise par le bénéficiaire. Nous refusons d’être les cobayes d’un programme d’essai sur “ la mine du futur”.

Ainsi, nous demandons l’annulation du Permis Exclusif de Recherches Minières de Merléac, ainsi que ceux actuellement en cours sur le territoire breton. Nous demandons un débat public sur la relance de l’activité minière en France. En effet, suite à nos recherches sur le sujet, notre conclusion est que toutes les solutions alternatives à cette relance n’ont pas été prises en compte par les instances au pouvoir, et qu’il est de notre devoir de citoyen de stopper cette fuite en avant pour décider d’un avenir plus serein pour les générations futures.

Le Collectif Vigil’Oust Merléac, avec le soutien des collectifs Douar Di Doull, Attention Mines !, Mines de rien et DesTerresMINes35.

Pétition

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