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21 février 2019 ~ 0 Commentaire

éducation (lutte ouvrière)

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Éducation

Un plan pour couvrir les suppressions de postes

Le 19 février, le projet de loi « pour une école de la confiance » devait être adopté en première lecture à l’Assemblée. Il a déjà fait couler beaucoup d’encre, engendrant 1 000 amendements.

La principale mesure de cette loi est l’abaissement de l’instruction obligatoire à 3 ans. Il est à noter que, si l’école n’était pas obligatoire dès cet âge-là, 97 % des enfants étaient malgré tout scolarisés dès l’école maternelle.

Mais qu’en est-il des moyens permettant aux jeunes enfants de bénéficier d’un enseignement dans de bonnes conditions ?

Alors que sont publiées les cartes scolaires, beaucoup de parents et d’enseignants se mobilisent parce que des classes vont fermer, en maternelle en particulier. Ainsi dans le département des Pyrénées-Orientales, 18 classes sont menacées de fermeture à la rentrée 2019. Dans l’Isère, si 31 classes seront ouvertes à la prochaine rentrée, 62 seront fermées. Dans l’Aisne, il y aurait 43 fermetures de classe en écoles primaire et maternelle. Nombre de classes de maternelle regroupent jusqu’à 30 enfants.

Beaucoup de mesures contenues dans ce projet de loi ont de quoi susciter de la méfiance, car elles pourraient servir à baisser les moyens pour l’école, comme la proposition de regrouper école et collège « en un seul établissement public des savoirs fondamentaux », ou encore le fait de confier des heures d’enseignement à des assistants d’éducation se destinant à enseigner, qui pourraient ainsi servir de remplaçants, précaires et pas chers.

La réforme adoptée pour les lycées généraux et professionnels montre bien que les intentions du gouvernement sont de faire des économies sur l’éducation. Le ministre Blanquer a produit tout un argumentaire pédagogique. Mais le nombre d’heures d’enseignement alloué à chaque niveau et à chaque matière diminue. Des enseignements disparaissent de fait, latin ou grec, chinois ou arabe. En lycée professionnel, les heures consacrées aux matières générales diminuent. Des filières disparaissent.

Voilà comment, alors même que 30 000 élèves de plus sont attendus pour la prochaine rentrée, Blanquer veut atteindre son objectif, qui est la suppression de 2 650 emplois d’enseignants dans les collèges et lycées publics. Rien ne dit cependant qu’il parviendra à ses fins, car nombre d’enseignants, de parents et de lycéens continuent à s’opposer à cette politique.

Aline RETESSE 20 Février 2019
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20 février 2019 ~ 0 Commentaire

santé (côté quimper)

santé

Santé.

Près d’un Finistèrien sur quatre renonce à se soigner

Nombre de personnes renoncent à se soigner. Un constat qui a amené la CPAM du Finistère à lancer en 2018 un dispositif de détection de ces personnes et d’aide aux soins. Après une expérimentation menée dans le Gard, un dispositif de lutte contre le renoncement aux soins a été déployé dans les différentes caisses primaires d’assurance maladie (CPAM) dont celle du Finistère.

Le but : identifier les personnes en situation de renoncement aux soins pour leur proposer des solutions personnalisées et pour les accompagner jusqu’à ce que les soins nécessaires soient réalisés.

Des chiffres qui interpellent

Dans le Finistère, une enquête menée fin 2017 a montré que sur plus de 1 600 personnes sondées, 24 % ont déclaré avoir déjà renoncé à se faire soigner.

A la CPAM, on explique :

On parle de renoncement lorsqu’une personne considère qu’elle ne peut accéder aux soins et ce depuis au moins six mois. Ce chiffre de 24 % interpelle, car légèrement en deçà du taux national s’élevant à 27 %.

Une majorité de femmes

Le « renonçant » finistérien est :

  • Une femme à 68 %
  • Sans activité professionnelle à 54 %
  • Entre 40 et 59 ans à 47 %
  • Entre 25 et 39 ans à 31 %

Les principales causes de renoncement :

  • L’éloignement, la complexité pour se soigner : 30 %
  • Un reste à charge trop élevé : 27 %
  • Des avances de frais : 14 %
  • Une méconnaissance des coûts des soins : 9 %
  • Des délais de rendez-vous trop longs : 8 %

Les soins concernés :

  • Les soins dentaires, soins conservateurs ou de prothèses dentaires
  • Les soins liés à la vue
  • Les visites chez les spécialistes notamment chez les gynécologues.

Un accompagnement sur-mesure

Lorsqu’une personne est détectée en renoncement de soins, un signalement est fait auprès de la CPAM qui va, avec l’accord de la personne, lui proposer un accompagnement sur-mesure en fonction de sa situation.

La CPAM va désormais au-devant les personnes qui méconnaîtraient leurs droits ou qui rencontreraient des difficultés pour se soigner.

Depuis le démarrage du dispositif en 2018, 574 détections ont été réalisées, 221 accompagnements terminés dont 104 ont abouti avec des soins réalisés, 243 accompagnements sont encore en cours (durée moyenne d’accompagnement : 99 jours).

20 Fév 2019

https://actu.fr/

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19 février 2019 ~ 0 Commentaire

européennes (jdd)

europeennes

Européennes

La droite populiste en passe de redessiner le visage du Parlement

Les premières projections sur la composition du futur Parlement européen publiées lundi montrent un recul des forces traditionnelles au profit notamment du groupe porté par le RN en France et la Ligue italienne. Si elle arrive à s’unir, la droite eurosceptique pourrait même devenir un bloc majeur à Strasbourg.

Le prochain Parlement européen sera-t-il marqué par une percée des forces populistes et anti-UE?

A trois mois des prochaines élections, ce scénario semble confirmé par les premières projec-tions publiées lundi par le Parlement européen, à partir de sondages réalisés dans les 27 Etats-membres, hors Royaume-Uni. Les groupes actuels composant l’hémicycle européen seraient pour la plupart en recul, à commencer par le PPE de droite actuellement majoritaire, selon cette première vague du baromètre de l’institut Kantar TNS.

A l’inverse, les libéraux de l’ALDE – sans même le possible renfort du contingent macroniste – et surtout les eurosceptiques de l’ENL, porté par le Rassemblement national de Marine Le Pen, progresseraient. Ce dernier groupe compterait 22 membres de plus, grâce à la forte progression de son allié italien de la Ligue dans les sondages, et serait en passe de devenir la 4e force politique à Strasbourg.

Le Brexit peut tout changer

Mais au-delà de cette projection, c’est toute la droite de la droite au Parlement européen qui pourrait se réorganiser. Au RN, on croit même possible la constitution d’un groupe eurosceptique de plus de 100 membres. “L’objectif est d’unir autour de notre groupe les mouvements qui vont très certainement faire leur entrée au Parlement européen le 26 mai prochain mais aussi de s’allier à d’autres aujourd’hui membres des groupes CRE et EFDD”, confirme au JDD Nicolas Bay, eurodéputé RN et co-président du groupe ENL à Strasbourg.

Résumons les rapports de forces actuels au sein de cette droite eurosceptique :

  • L’ECR compte aujourd’hui 75 membres. Il repose principalement sur les élus du Parti conservateur britannique (au nombre de 18) et du parti polonais Droit et justice (14), mais aussi la N-VA belge ou le Parti populaire danois.
  • L’EFDD compte 41 membres, dont 17 venus de l’Ukip britannique (beaucoup l’ont quitté depuis) et 12 du Mouvement 5 étoiles italien. Il faut y ajouter 6 élus français élus en 2014 sur la liste RN, dont 2 sont aujourd’hui à Debout la France et 2 aux Patriotes. L’unique élu de l’Afd allemande est également présent dans ce groupe.
  • L’ENL compte 37 membres, dont la majorité (15) sont issus du RN en France. Sont également présents les 6 élus de la Ligue italienne, 4 du PVV néerlandais et 4 du FPO autrichien.

Voilà pour la situation présente. Sur le papier, la somme de ces trois groupes serait stable, à en croire la projection de lundi (153 élus avant et après les élections). Mais c’est une configuration en trompe l’oeil, avec le départ des élus britanniques. En réalité, le Brexit devrait avoir des conséquences non-négligeables dans ces équilibres actuels.

Concrètement, deux de ces trois groupes se verront amputés d’une partie conséquente de leurs membres. Ce qui pourrait forcer les autres à changer de stratégie. L’ECR restera-t-il ainsi sur une seule jambe, celle constituée par les Polonais conservateurs de Droit et justice (PiS)? Et l’EFDD pourra-t-il survivre avec une alliance de circonstance entre le M5S italien et l’Afd allemande, annoncée en progression? Rien n’est certain, d’autant plus qu’un groupe nécessite d’avoir des élus issus d’au moins 7 pays différents, ce qui est loin d’être assuré dans le second cas.

Un nouveau bloc structuré par le couple RN-Ligue?

Dans ce contexte, l’alliance RN-Ligue pourrait bien s’imposer comme l’axe central de cette droite eurosceptique en reconstruction. Les deux formations compteraient à elles seules près de 50 sièges, selon la projection du Parlement européen. De quoi peut-être poser les bases d’un rassemblement plus large avec notamment les deux autres grandes délégations attendues, le PiS polonais (crédité pour l’heure de 22 sièges) et l’Afd allemande (12 sièges) et une série de forces secondaires, comme Vox en Espagne et les Danois du Parti populaire.

C’est en tout cas le sens de l’appel lancé le mois dernier en Pologne par l’homme fort du gouvernement italien, le patron de la Ligue Matteo Salvini. Le dirigeant d’extrême droite avait auparavant tenté un rapprochement avec Viktor Orban, sans traduction concrète : le dirigeant hongrois reste pour l’heure membre du PPE, au même titre que Les Républicains en France.

« La recomposition politique de la droite de la droite au Parlement européen est tout à fait envisageable, du fait justement du départ des Britanniques et de la forte progression attendue de la Ligue italienne », synthétise Emmanuel Rivière, directeur général de Kantar TNS. « Mais cette recomposition pourrait aussi très bien aboutir sur la constitution de trois nouveaux groupes », prévient toutefois le sondeur, qui reste sceptique sur l’émergence d’une seule force pouvant atteindre 100 à 150 élus :

  • « Il faudrait pour cela additionner des partis pas forcément additionnables, étant donné que d’importantes différences idéologiques persistent entre certains – il n’y a qu’à voir la coalit-ion italienne avec la Ligue et le M5S. De plus, l’unité peut avoir un sens si ce groupe cherche à former une majorité au Parlement européen, ce qui est loin d’être évident. »

A défaut, un tel bloc pourrait sérieusement compliquer le jeu des coalitions, surtout si conservateurs du PPE et sociaux-démocrates du S&D perdent la majorité absolue à Strasbourg.

19 février 2019 Arnaud Focraud

https://www.lejdd.fr/

Commentaire:

Et la social-démocratie? Le PS français (12) va disparaître, (ainsi que le Labour 19 : Brexit) sans être remplacés par d’autres forces.Cela reposera sur les allemands 27, italiens 31 (encore?) et espagnols 14. ( Les 13 roumains sont l’ex-PC corrompu)

Les Verts 52 (avec divers « régionalistes ») pourraient progresser avec les mobilisations climat, sur les bases du « capitalisme vert »?

Quant au groupe de la gauche de gauche où serait le NPA (s’il avait des élus!) ce serait GUE-NGL 52. ( Avec les Verts, ces deux groupes comptent 104 élus sur 705!)

Espagne 10: Podemos, IU, régionalistes /

Irlande 4 : Sinn Fein, SP /

France 5: PCF, Insoumis-PG /

Portugal 4: PCP/ Bloco  /

Allemagne 8: Die Linke.

Grèce 6: KKE-PCG

Chypre 2: PC

Cela présage une assemblée encore plus à droite que d’habitude, alors que les peuples se révoltent pour le climat et contre l’austérité!

 

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19 février 2019 ~ 0 Commentaire

maduro (npa 34)

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Ces organisations ne prennent pas une position équilibrée 

Si, avec les signataires, on peut dénoncer le coup d’état du président autoproclamé Guaido et les manœuvres et menaces de l’impérialisme américain ainsi que les soutiens européens et français dont bénéficie ce politicien de droite, ce n’est pas rendre service aux vénézuélens que de soutenir de fait le régime de Maduro.

Et c’est ce que font les signataires de cet appel en occultant le désastre économique présent au Venezuela, l’inflation insoutenable, la fuite d’anciens responsables chavistes, la faim qui y sévit et l’exode massif de la population, en occultant que ce régime est celui de l’armée et de la bourgeoisie bolivarienne qui s’est formée sous Chavez.

Ces catastrophes humaines et démocratiques ne seraient dues qu’à l’action de l’impérialisme américain. Il s’agit là d’une vision « campiste » héritée du stalinisme selon laquelle toutes les nations devraient lutter ensemble contre un danger principal, vision conduisant à s’allier avec ou à ménager des dictatures.

Par la même occasion, on s’évite ainsi de faire le bilan des révolutions bolivariennes et en particulier celui d’Hugo Chavez. Un régime Chavez qui a utilisé la manne pétrolière pour sortir une partie de la population de la pauvreté, mais est resté dans l’extractivisme, sans développer les industries et l’agriculture, et n’a que très partiellement rompu avec le capitalisme sans donner le pouvoir à la population.

http://npaherault.blogspot.com/

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13 février 2019 ~ 0 Commentaire

imposition (basta)

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En Europe, plus une entreprise est grande

Plus son taux d’imposition est faible

Dans la plupart des pays européens, les multinationales paient nettement moins d’impôts que ne le suggère le taux d’imposition officiel. C’est ce que démontre, chiffres à l’appui, un rapport commissionné par le groupe des Verts au Parlement européen. La palme en la matière revient au Luxembourg où le taux d’imposition théorique est de 29 %, mais où les multinationales ne reversent au fisc en moyenne que 2 % de leurs bénéfices, grâce à des arrangements du type de ceux dénoncés dans le scandale des LuxLeaks. Mais la France est aussi concernée.

En matière de fiscalité des entreprises, le premier indicateur à regarder est le taux de l’impôt sur les sociétés, calculé sur la base des profits déclarés. On suppose généralement que ce taux d’imposition est plutôt plus élevé en Europe qu’ailleurs, a fortiori dans les paradis fiscaux où ce taux d’imposition est nul, comme dans les îles Caïmans, les Bermudes, Jersey ou les Bahamas. Les pays européens se sont toutefois engagés, ces dernières années, dans une course à l’attractivité qui les a poussés à réduire progressivement leur taux d’imposition pour mieux attirer les multinationales [1]. Le taux de l’impôt sur les sociétés en France doit ainsi être ramené progressivement de 33 % à 25 % à l’horizon 2022.

Quel que soit le taux d’imposition théorique affiché par les pays européens, les possibilités ne manquent pas pour les multinationales de réduire discrètement leur ardoise fiscale. Le scandale des « LuxLeaks » a mis en lumière les accords secrets passés par le fisc luxembourgeois (rescrits ou rulings en anglais) permettant à de nombreuses entreprises internationales d’y opti-miser leurs impôts. Ce qui explique sans doute qu’en dépit d’un taux d’impôt sur les sociétés nominal de 29 %, en théorie parmi les plus élevés de l’Union européenne, les filiales de multina-tionales présentes au Luxembourg ne lui versent en réalité en moyenne que 2 % de leurs bénéfices !

En France, les profits des multinationales imposés à 17 % et non 33 %

Ce chiffre est tiré d’un rapport commissionné par le groupe des Verts au Parlement européen [2], qui étudie le taux réel auquel ont été imposé les bénéfices des entreprises dans les pays de l’Union européenne entre 2011 et 2015, sur la base des chiffres partiels disponibles. L’estimation s’appuie sur des échantillons de plusieurs dizaines à plusieurs milliers d’entreprises – 1011 sociétés pour le Luxembourg par exemple, 20 498 pour la France.

Olivier Petitjean 13 février 2019

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12 février 2019 ~ 0 Commentaire

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Cartes scolaires en Bretagne

Des projets contestés

Samedi 9 février, des parents d’élèves étaient rassemblés dans les Côtes d’Armor à Glomel  contre la fermeture d’une classe. Rien n’est encore officiel mais la carte scolaire prévue pour 2019 suscite déjà les réactions. Les fermetures de classes seront connues cette fin de semaine.
La carte scolaire va changer. Dans les quatre départements bretons et pour l’heure rien n’est encore officiel. Les fermetures de classes seront connues en fin de semaine. Les premiers élément, sortis des réunions préparatoires sont loin de faire l’unanimité.

Des postes d’enseignants en baisse

Trois départements sur quatre seraient concernés par une baisse d’effectif des enseignants avec:

Moins 15 équivalents temps plein dans le Finistère,

Moins 14 dans les Côtes d’Armor,

Moins 5 dans le Morbihan.

Seule l’Ille-et-Vilaine tire son épingle du jeu avec 34 créations de postes annoncés. (Quand on fait le total des + et des -: çà fait 30! le blog)

Nous ne pouvons  accepter 28 fermetures de poste classe dans un département fortement marqué comme la ruralité comme la nôtre et/ou par un contexte social difficile – et résolument attaché à un service public d’éducation de proximité (le syndicat FSU à propos des Côtes d’Armor)

Les projections évoquent 5 000 écoliers, un nombre en baisse avec 3000 dans le public et 2000 scolarisés dans le privé.

À noter qu’à la rentrée prochaine, deux données supplémentaires sont à prendre en compte :

- L’école va devenir obligatoire dès 3 ans à partir de septembre (Ce qui ne concerne que 20 000 enfants en tout! Les 3 ans allant déjà à l’école, le blog)

- Le dédoublement des classes de CP et CE1 va se poursuivre en Réseau d’éducation prioritaire.

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La filière bilingue s’en sort bien

La filière bilingue devrait voir la création de 27 nouvelles classes. Les syndicats d’enseignants s’inquiètent malgré tout du recrutement des enseignants bilingues.

HP et EC 12/02/2019

https://france3-regions.francetvinfo.fr/

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11 février 2019 ~ 0 Commentaire

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« Les riches ont sans cesse besoin de légitimer leur fortune, l’arbitraire de leurs richesses et de leur pouvoir »

Par Monique Pinçon-Charlot

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Qu’est-ce qu’un riche, en France, aujourd’hui ? 

Monique Pinçon-Charlot : Près de 10 millions de Français vivent aujourd’hui en-dessous du seuil de pauvreté. Celui-ci est défini très précisément. Mais il n’existe pas de « seuil de riches-se ». C’est très relatif, chacun peut trouver que son voisin est riche. Et pour être dans les 10 % les plus riches en France, il suffit que dans un couple chacun gagne 3 000 euros.

Nous nous sommes intéressés aux plus riches parmi les riches. Sociologiquement, le terme « riche » est un amalgame. Il mélange des milieux très différents, et regroupe ceux qui sont au top de tous les univers économiques et sociaux : grands patrons, financiers, hommes politiques, propriétaires de journaux, gens de lettres… Mais nous utilisons délibérément ce terme. Car mal-gré son hétérogénéité, ces « riches » sont une « classe », mobilisée pour la défense de ses inté-rêts. Et nous voulons aujourd’hui contribuer à créer une contre-offensive dans cette guerre des classes que mènent les riches et qu’ils veulent gagner.

Pourquoi est-il si difficile de définir cette classe ? 

La richesse est multidimensionnelle. Bourdieu parlait très justement de capital – économique, culturel, symbolique –, c’est ce qui donne du pouvoir sur les autres. A côté de la richesse économique, il y a la richesse culturelle : c’est le monde des musées, des ventes aux enchères, des collectionneurs, des premières d’opéra… Jean-Jacques Aillagon, président du comité des Arts décoratifs, vient d’être remplacé par un associé-gérant de la banque Lazard. Dans l’asso-ciation des amis de l’Opéra, on retrouve Maryvonne Pinault (épouse de François Pinault, 6e fortune de France), Ernest-Antoine Seillière (ancien président du Medef, 37è fortune de France avec sa famille)…

À cela s’ajoute la richesse sociale, le « portefeuille » de relations sociales que l’on peut mobiliser. C’est ce qui se passe dans les cercles, les clubs, les rallyes pour les jeunes. Cette sociabilité mondaine est une sociabilité de tous les instants : déjeuners, cocktails, vernissages, premières d’opéra. C’est un véritable travail social, qui explique la solidarité de classe. La quatrième forme est la richesse symbolique, qui vient symboliser toutes les autres. Cela peut être le patronyme familial : si vous vous appelez Rothschild, vous n’avez pas besoin d’en dire davantage… Cela peut être aussi votre château classé monument historique, ou votre élégance de classe.

Il existe aussi une grande disparité entre les très riches…

Bernard Arnault, propriétaire du groupe de luxe LVMH, est en tête du palmarès des grandes fortunes professionnelles de France, publié chaque année par la revue Challenges. Il possède 370 fois la fortune du 500e de ce classement. Et le 501ème est encore très riche ! Comparez : le SMIC à 1 120 euros, le revenu médian à 1 600 euros, les bons salaires autour de 3 000 euros, et même si on inclut les salaires allant jusque 10 000 euros, on est toujours dans un rapport de 1 à 10 entre ces bas et hauts salaires. Par comparaison, la fortune des plus riches est un puits sans fond, un iceberg dont on ne peut pas imaginer l’étendue.

Malgré l’hétérogénéité de cette classe sociale, les « riches » forment, selon vous, un cercle très restreint.

On trouve partout les mêmes personnes dans une consanguinité tout à fait extraordinaire. Le CAC 40 est plus qu’un indice boursier, c’est un espace social. Seules 445 personnes font partie des conseils d’administration des entreprises du CAC 40. Et 98 d’entre elles détiennent au total 43 % des droits de vote2 ! Dans le conseil d’administration de GDF Suez, dont l’État français possède 36 % du capital, il y a des représentants des salariés. Ceux-ci peuvent être présents dans divers comités ou commissions, sauf dans le comité des rémunérations. Cela leur est interdit. Qui décide des rémunérations de Gérard Mestrallet, le PDG ? Jean-Louis Beffa, président de Saint-Gobain, notamment. C’est l’entre-soi oligarchique.

Cela semble si éloigné qu’on peut avoir l’impression que ces riches vivent dans un monde parallèle, sans impact sur notre vie quotidienne. Vous parlez à propos des riches de « vrais casseurs ». Quel impact ont-ils sur nos vies ? 

Avec la financiarisation de l’économie, les entreprises sont devenues des marchandises qui peuvent se vendre, s’acheter, avec des actionnaires qui exigent toujours plus de dividendes. Selon l’Insee, les entreprises industrielles (non financières) ont versé 196 milliards d’euros de dividendes en 2007 contre 40 milliards en 1993.

Vous imaginez à quel niveau nous devons être sept ans plus tard ! Notre livre la Violence des riches s’ouvre sur une région particulièrement fracassée des Ardennes, avec l’histoire d’une entreprise de métallurgie, qui était le numéro un mondial des pôles d’alternateur pour auto-mobiles (les usines Thomé-Génot). Une petite entreprise familiale avec 400 salariés, à qui les banques ont arrêté de prêter de l’argent, du jour au lendemain, et demandé des rembourse-ments, parce que cette PME refusait de s’ouvrir à des fonds d’investissement.

L’entreprise a été placée en redressement judiciaire. Un fonds de pension l’a récupérée pour un euro symbolique, et, en deux ans, a pillé tous les savoir-faire, tous les actifs immobiliers, puis fermé le site. 400 ouvriers se sont retrouvés au chômage. C’est un exemple parmi tant d’autres ! Si vous vous promenez dans les Ardennes aujourd’hui, c’est un décor de mort. Il n’y a que des friches industrielles, qui disent chaque jour aux ouvriers : « Vous êtes hors-jeu, vous n’êtes plus rien. On ne va même pas prendre la peine de démolir vos usines, pour faire des parcs de loisirs pour vos enfants, ou pour planter des arbres, pour que vous ayez une fin de vie heureuse. Vous allez crever. »

Comment s’exerce aujourd’hui ce que vous nommez « la violence des riches » ? 

C’est une violence inouïe. Qui brise des vies, qui atteint les gens au plus profond de leur corps, de leur estime, de leur fierté du travail. Être premier dans les pôles d’alternateur pour automo-biles, c’est faire un travail de précision, c’est participer à la construction des TGV, à l’une des fiertés françaises. Casser cela est une violence objective, qui n’est ni sournoise ni cachée, mais qui n’est pas relayée comme telle par les politiques, par les médias, par ces chiens de garde qui instillent le néolibéralisme dans les cerveaux des Français. Pour que ceux-ci acceptent que les intérêts spécifiques des oligarques, des dominants, des riches, deviennent l’intérêt général.

Comment cette violence objective se transforme-t-elle en assujettissement ?

C’est une forme d’esclavage dans la liberté. Chacun est persuadé qu’il est libre d’organiser son destin, d’acheter tel téléphone portable, d’emprunter à la banque pendant 30 ans pour s’acheter un petit appartement, de regarder n’importe quelle émission stupide à la télévision.

Nous essayons de montrer à quel système totalitaire cette violence aboutit. Un système totalitaire qui n’apparaît pas comme tel, qui se renouvelle chaque jour sous le masque de la démocratie et des droits de l’homme.

Il est extraordinaire que cette classe, notamment les spéculateurs, ait réussi à faire passer la crise financière de 2008 – une crise financière à l’état pur – pour une crise globale. Leur crise, est devenue la crise. Ce n’est pas une crise, mais une phase de la guerre des classes sans merci qui est menée actuellement par les riches. Et ils demandent au peuple français, par l’intermédiaire de la gauche libérale, de payer. Et quand on dit aux gens : « Ce n’est quand même pas à nous de payer ! », ils répondent : « Ah, mais c’est la crise »…

Pourquoi et comment les classes populaires ont-elles intégré cette domination ? 

C’est une domination dans les têtes : les gens sont travaillés en profondeur dans leurs représentations du monde. Cela rend le changement difficile, parce qu’on se construit en intériorisant le social. Ce que vous êtes, ce que je suis, est le résultat de multiples intério-risations, qui fait que je sais que j’occupe cette place-là dans la société.

Cette intériorisation entraîne une servitude involontaire, aggravée par la phase que nous vivons. Avec le néolibéralisme, une manipulation des esprits, des cerveaux, se met en place via la publicité, via les médias, dont les plus importants appartiennent tous à des patrons du CAC 40.

Sommes-nous prêts à tout accepter ? Jusqu’où peut aller cette domination ?

Dans une chocolaterie qu’il possède en Italie, le groupe Nestlé a proposé aux salariés de plus de cinquante ans de diminuer leur temps de travail3, en échange de l’embauche d’un de leurs enfants dans cette même entreprise. C’est une position perverse, cruelle. Une incarnation de ce management néolibéral, qui est basé sur le harcèlement, la culpabilisation, la destruction.

Les riches entretiennent une fiction de « surhommes » sans qui il n’y aurait pas travail en France, estimez-vous. Menacer les riches signifie-t-il menacer l’emploi ?

Cette menace est complètement fallacieuse. Dans la guerre des classes, il y a une guerre psychologique, dont fait partie ce chantage. Mais que les riches s’en aillent ! Ils ne partiront pas avec les bâtiments, les entreprises, les autoroutes, les aéroports… Quand ils disent que l’argent partira avec eux, c’est pareil. L’argent est déjà parti : il est dans les paradis fiscaux ! Cette fiction des surhommes fonctionne à cause de cet assujettissement, totalitaire. Quand on voit le niveau des journaux télévisés, comme celui de David Pujadas, il n’y a pas de réflexion possible. En 10 ans, les faits divers dans les JT ont augmenté de 73 % !

Certains se plaignent d’une stigmatisation des « élites productives ». Les riches ont-ils eux aussi intériorisé ce discours, cette représentation ?

Notre livre s’ouvre sur une citation extraordinaire de Paul Nizan4 : « Travaillant pour elle seule, exploitant pour elle seule, massacrant pour elle seule, il est nécessaire [à la bourgeoisie] de faire croire qu’elle travaille, qu’elle exploite, qu’elle massacre pour le bien final de l’humanité. Elle doit faire croire qu’elle est juste. Et elle-même doit le croire. M. Michelin doit faire croire qu’il ne fabrique des pneus que pour donner du travail à des ouvriers qui mourraient sans lui ».

C’est pour cela que cette classe est tout le temps mobilisée : les riches ont sans cesse besoin de légitimer leur fortune, l’arbitraire de leurs richesses et de leur pouvoir. Ce n’est pas de tout repos ! Ils sont obligés de se construire en martyrs. Un pervers narcissique, un manipulateur, passe en permanence du statut de bourreau à celui de victime, et y croit lui-même. C’est ce que fait l’oligarchie aujourd’hui, par un renversement du discours économique : les riches seraient menacés par l’avidité d’un peuple dont les coûts (salaires, cotisations…) deviennent insuppor-tables. On stigmatise le peuple, alors que les déficits et la dette sont liés à la baisse des impôts et à l’optimisation fiscale.

Nous publions de larges extraits d’un entretien que la sociologue Monique Pinçon-Charlot avait accordé au magazine Bastamag en 20131. Ce texte est d’une actualité brûlante dans un moment où l’on ne parle que de la « violence » des manifestantEs, des Gilets jaunes, des lycéenEs. La sociologue met en lumière ce que représente la violence des riches, celle qui ne se voit pas, qui est feutrée, mais qui marque durablement des générations d’exploités, précarisés, méprisés, licenciés, celles et ceux qui manifestent ou soutiennent les manifestations des Gilets jaunes aujourd’hui.

Lundi 11 février 2019

https://npa2009.org/

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11 février 2019 ~ 0 Commentaire

ferroviaire (le peuple breton)

sncf

La ligne ferroviaire Châteaubriant-Rennes sauvée

Morlaix-Roscoff abandonnée ?

Bonne nouvelle dans l’est de la Bretagne après les signatures des pactes d’accessibilité entre l’État et les régions Pays de la Loire : la ligne Châteaubriant-Rennes sera bien intégralement remise en état et rouverte à la circulation des trains.

En revanche, Morlaix-Roscoff… 

Il y a quelque jour encore, le devenir de la section Châteaubriant-Retiers était très incertain. En effet la région Pays de la Loire menaçait de ne pas verser son écot en cas de non-participation de l’État au titre des compensations à l’abandon de Notre-Dame des Landes.

Problème aujourd’hui réglé : d’après les informations disponibles, l’État financera en totalité les premiers travaux d’urgence, à hauteur de 3,8 M€, sur la section Le Mans-Alençon, puis apporte-ra un complément de financement de 1,3 M€ au profit de la section Retiers-Châteaubriant dans de le cadre de la rénovation de la liaison ferroviaire Châteaubriant-Rennes.

C’est une victoire importante pour l’Association Châteaubriant-Rennes en train (ACCRET) qui annonce son intention de rester mobilisée et de « profiter de la tenue des travaux pour travailler ensemble à construire nos besoins de services sur cette ligne rénovée et nous préparer à pour faire avancer sa modernisation et son développement. »

En effet, le dossier n’est pas fermé. La vigilance reste de mise et une réflexion est nécessaire car l’existence de la ligne pourrait à nouveau être remise en cause d’ici 10 ou 15 ans, selon l’ACCRET, qui consultera à nouveau les habitants pour connaître leurs besoins et faire passer le message aux pouvoirs publics.

Rappelons que le service avait été dégradé puis interrompu en raison du manque d’investisse-ments de maintenance, malgré la croissance de la fréquentation de la ligne. Un tel problème pourrait se reproduire. Autre risque : que l’évolution des systèmes de signalisation et de pilotage rende obsolète l’équipement de la ligne Châteaubriant-Rennes en cas de non-modernisation.

Le sauvetage de la ligne rouvre la possibilité de mettre en place une deuxième liaison TER Rennes-Nantes, en plus de la liaison via Redon. Ce scénario permettrait d’améliorer la fréquence des trains et simplifierait la vie des usagers en cas de panne ou d’accident sur l’axe Nantes-Redon-Rennes, très fréquenté, et partiellement traversé par les TGV. L’autre intérêt d’une ligne TER Nantes-Rennes via Châteaubriant serait de pouvoir être entièrement consacré à la desserte quotidienne du territoire, à des prix accessibles, puisqu’aucun TGV n’y circulerait.

Du côte de Morlaix en revanche, les nouvelles ne sont pas aussi bonnes 

La ligne Morlaix-Roscoff est toujours fermée et le pacte d’accessibilité ne prévoit pas de travaux de remise en état. On s’orienterait donc vers une nouvelle fermeture de ligne en Bretagne, alors même que le mouvement des gilets jaunes a fait éclater aux yeux de tous la gravité de la dépen-dance à la voiture individuelle.

De plus, le Brexit pourrait amener une partie des marchandises circulant entre l’Irlande et l’Europe à transiter par les ports bretons, ce qui légitimerait le maintien de la ligne ferroviaire pour les besoins du fret, à moins de vouloir inonder nos routes de toujours plus de camions…

Pour le sauvetage de la ligne Roscoff-Morlaix, une manifestation est prévue le 2 mars à Roscoff. Après la marche de l’UDB Jeunes le 9 février, soutenue par la CGT, par SUD et par l’association de défense de la ligne (APMR), il reste à transformer l’essai pour amener la région et l’État à revoir leurs plans.

Nil CAOUISSIN 11 février 2019

http://lepeuplebreton.bzh/

Commentaire: Bravo pour l’auto-promo! Nous on sait pas faire!

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11 février 2019 ~ 0 Commentaire

baccalauréat (médiabask)

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Réforme du baccalauréat
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La langue basque en danger

A l’occasion d’une conférence de presse, l’association Euskara Geroan (défense de l’enseignement en langue basque dans les établissements du secondaire dans l’enseignement public et privé) ; a exprimé ses inquiétudes sur la réforme du lycée et du baccalauréat. Les enseignants du secteur public et privé – hors filières immersives- , redoutent des conséquences néfastes pour l’enseignement de la langue basque

Alors que le coefficient des langues anciennes se maintiendrait à 2, celui des « langues dites régionales » chuterait à 0,6.

Ce mercredi 6 février, les enseignants de basque, mais aussi de breton, d’occitan et de corse se sont mobilisés afin de défendre le statut des « langues dites régionales » dans le cadre de la réforme du lycée et du baccalauréat. Ils dénoncent la chute du coefficient de l’option « Langue régionale » et craignent une baisse des dotations pour les matières enseignées en langue basque dans les filières bilingues.

Comme l’explique Laida Etxemendi, enseignante de SVT (Sciences de la Vie et de la Terre) en basque, Euskara Geroan s’est constituée « pour veiller à l’évolution de l’euskara dans le temps, car cet enseignement est souvent fragilisé par des réformes ». Aujourd’hui, les membres de l’association ont semble-t-il de quoi s’inquiéter concernant la place des langues territoriales dans les réformes en cours.

Basques, Corses, Bretons et Occitans ont souhaité unir leurs voix afin de mieux se faire entendre.

Leur objectif : protéger le statut de ces langues afin qu’elles ne soient pas affaiblies mais au contraire préservées et renforcées. Au Pays Basque Nord, les enseignants ont remis une lettre aux élus locaux afin de les interpeller.

« Des locuteurs complets »

Deux mesures sont particulièrement visées par Euskara Geroan. Tout d’abord, l’association dénonce le flou qui entoure les dotations des matières enseignées en langue basque dans les filières bilingues.

« Nous avons très peu d’informations sur la réforme concernant la filière bilingue et nous ne savons pas si les disciplines non linguistiques vont bénéficier de dotations restrictives » s’inquiète Laida Etxemendi. Pour elle, le constat est sans appel : « s’il n’y a pas les moyens nécessaires, la filière ne pourra pas se développer et nous ne pourrons pas atteindre la parité horaire nécessaire pour obtenir des locuteurs complets ».

Les enseignements optionnels pour les élèves n’ayant pas pu suivre la filière bilingue font eux aussi l’objet d’inquiétudes.

« On voit que même si un effort a été fait pour les langues anciennes (latin et grec), cela est loin d’être le cas pour les ‘langues dites régionales’ », regrette l’enseignante. L’association Euskara Geroan dénonce la chute du coefficient de l’option Langue basque à 0,6. Celui pour les langues anciennes est pour sa part maintenu à 2. « La question de la motivation de l’élève à suivre une option comportant trois heures de cours par semaine pour un coefficient aussi bas se pose évidemment » s’indigne-t-elle.

« Peu d’établissements »

La réforme prévoit enfin une spécialité « Langue vivante étrangère régionale ». « On pourrait s’en réjouir » commente l’enseignante de SVT. « Seulement, dans la pratique, très peu d’établisse-ments bénéficieront de cette spécialité ». La réforme du lycée envisage en effet des spécialités que les élèves pourront suivre en fonction de leur projet post-bac. Sur trois spécialités choisies au niveau de la classe de première, seules deux seront poursuivies en terminale.

Le collectif d’enseignants demande également le rétablissement de l’enseignement optionnel « Langue et culture régionale » qui a été supprimé des séries technologiques.

AINHOA AIZPURU 08/02/2019

https://mediabask.naiz.eus/

Commentaire:

Les langues « régionales » sont plus en danger par le désintérêts de leurs locuteurs, de leurs enfants et petits enfants, plus que par les coupes dans les budgets. En Bretagne c’est une infime minorité qui fréquente le bilingue et les « initiations ». C’est la transmission familiale et la vie sociale qui font aussi vivre une langue. Pas que les enfants par l’école. Ce n’est pas une raison de voir l’argent des langues régionales passer en crédit d’impôts pour les riches!

Le NPA pour sa part, soutient le droits des parents de voir leurs enfants recevoir du breton: que ce soit en bilingue, initiation ou immersion, de la maternelle au BAC, avec embauche des CDI nécessaires.

 

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10 février 2019 ~ 0 Commentaire

centres sociaux (ouest france)

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Les salariés

De cinq centres sociaux inquiets

Salariés associatifs et de la Caisse d’allocations familiales du Finistère, aux côtés de bénévoles. Tous s’inquiètent du devenir des cinq centres sociaux brestois. La Caisse d’allocations familiales du Finistère annonce son intention d’abandonner la gestion directe de ses cinq centres sociaux brestois, Kerourien, Kerangoff, Bellevue, Keredern et Pen-ar-Creac’h. Les 74 salariés (dont 22 par la Caf, donc directement concernés), s’inquiètent pour la pérennité des structures.

Pourquoi les centres sociaux brestois sont-ils en colère ?

Mercredi 6 février, la Caisse d’allocations familiales du Finistère (Caf 29) a confirmé aux représentants du personnel son intention d’abandonner sa gestion directe des cinq centres sociaux de Kerourien, Kerangoff, Bellevue, Keredern et Pen-ar-Creac’h.

Vingt-deux salariés sont directement concernés. Ils dénoncent « une précipitation catastro-phique »  : ce transfert pourrait en effet être validé dès le conseil d’administration du 26 février. Aujourd’hui, la Caf privilégie la gestion associative, c’est déjà le cas pour deux autres des huit centres de la ville (Maison pour tous du Guelmeur et Horizons de Pontanézen). Le 8e et dernier, celui des gens du voyage, est, lui, géré par le centre communal d’action sociale (CCAS).

Les salariés ont-ils raison de s’inquiéter ?

« La méthode » et « la sémantique » irritent les 74 salariés (22 Caf, 52 associatifs), les 93 administrateurs ou bien encore les 480 bénévoles de l’Ubacs, l’Union brestoise des associations des centres sociaux.

La méthode, d’abord : « La confiance n’est pas au rendez-vous », s’indigne l’Ubacs, qui pointe l’absence « de concertation avec les salariés, comme avec les partenaires institutionnels, dont la Ville de Brest, et les associations d’habitants. Nous sommes mis devant le fait accompli. »

La sémantique, ensuite : si la Caf évoque un désengagement « au regard des opportunités »,    « selon le principe de la dégressivité dans le temps » et « dans la limite de ses possibilités budgétaires », le directeur de Bellevue, Pierre Delclef, ironise, à un mois de son départ à la retraite : « Me voici là, devant vous. Une belle opportunité en devenir ! »

Surtout, les salariés reprochent à la Caf de se défausser sur les associations d’un rôle futur « de fossoyeur. Quand elles seront étranglées, elles n’auront plus d’autre choix que de licencier… »

Quelle économie pour la Caf ?

Les représentants du personnel estiment à près de 876 000 € l’économie annuelle pour la Caf 29 en cas de transfert total. Soit 27 % du budget total de fonctionnement (3,27 millions d’euros). Les salariés pointent une décision « en totale incohérence » avec la politique nationale volontariste de la ville et des quartiers prioritaires. Également et surtout avec la bonne santé de la structure finistérienne : « Bonne élève, la Caf 29 a reversé 430 000 € de subventions non utilisées en 2018, à l’organisme national (Cnaf). » Sachant que l’objectif affiché est aussi de réduire les effectifs : « De 540 salariés en 2012 à 392 d’ici à 2022. »

Qu’en pense la Ville de Brest ?

Contactée hier, la Caf 29 ne nous a pas répondu. Joint par téléphone, le 2e et nouvel adjoint à la Ville, chargé des relations avec les équipements de quartier, Éric Guellec, admet sa découverte récente du dossier. Il se veut rassurant : « Très attachés à ce maillage social essentiel de nos quartiers, nous serons très attentifs à la situation. » Salariés et bénévoles, eux, réclament table ronde et moratoire. « Pour l’instant, la direction nous a opposé une fin de non-recevoir. »

Gaël HAUTEMULLE 08/02/2019

https://www.ouest-france.fr/bretagne/

Commentaire:  On n’a plus les moyens d’offrir des loisirs aux pauvres, fainéants au boulot! Traversez la Rue Jean Jaurès!

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