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25 août 2019 ~ 0 Commentaire

amazonie (csp conlutas)

psol

L’Amazone brûle, nos coeurs brûlent

L’Amazone brûle, nos cœurs brûlent…  Et le gouvernement Bolsonaro (PSL) l’ignore.

Face à la négligence, dans un mouvement initié par Twitter, les utilisateurs des réseaux sociaux préparent des manifestations ce week-end pour la défense de l’Amazone. Les actions auront lieu dans plusieurs capitales du pays. Les mouvements et les ONG rejoignent l’initiative.

Le Brésil est confronté à la plus grande vague de feu de ces six dernières années, selon les données de INPE (Institut national de recherche spatiale). Il y a 67 000 départs de feux enre-gistrés jusqu’à cette semaine. Le feu avance et détruit des kilomètres de forêts et de bois. L’Amazonie est la région la plus touchée avec 51,9% des incendies.

bres

Ce n’est pas la sécheresse ! C’est une action humaine !

Selon les experts, cette période de l’année, marquée par un temps sec, est considérée comme propice à la survenue des feux. Mais il est entendu que dans la grande majorité des cas, les incendies sont le résultat d’actes humains. Et notamment, sous le gouvernement Bolsonaro, nous assistons à une croissance record.

Dans une interview avec UOL, Ane Alencar, directrice scientifique d’IPAM, a déclaré que l’augmentation des incendies ne pouvait s’expliquer que par l’augmentation de la déforestation, puisqu’aucun événement météorologique extrême ne justifiait pas cette situation.

« Cette année, nous n’avons pas eu de sécheresse extrême, comme en 2015 et 2016. En 2017 et 2018, nous avons eu une saison des pluies suffisante. En 2019, nous n’avons pas d’événe-ment météorologique affectant la sécheresse, comme El Niño. Le climat ne peut en aucun cas expliquer cette augmentation [des incendies] », a-t-elle déclaré.

Selon les données d’INPE, il y a eu une augmentation de 88% de la déforestation dans la forêt amazonienne en juin par rapport au même mois de l’année dernière.

La forêt produit 20% (pas sûr blog) de l’oxygène de la planète. Donc, l’inquiétude avec l’Amazone n’est pas seulement la nôtre. Des mouvements, des ONG promeuvent des actions en faveur de la défense de l’Amazonie et rejoignent la Grève mondiale pour le climat du 27 septembre prochain. Une grève en défense de l’environnement.

Dans 125 pays, se mobilisent des milliers d’organisations, de réseaux internationaux, de collectifs locaux et de groupes de citoyens indignés par le réchauffement climatique, la dévastation de la nature sur la planète au service du capitalisme.

La préparation de cette grève coïncide avec le moment tragique où nous vivons: la dévastation de nos richesses naturelles, de notre bio-diversité, de nos forêts brésiliennes.

Le Brésil a un rôle important à jouer lorsque l’Amazonie et d’autres régions sont dévastées par l’agroalimentaire, les mines, l’abattage illégal et les latifundistes.

Manifestons en défense de l’Amazonie comme une étape dans la préparation de la grève mondiale. Des actions seront également organisés dans les prochains jours en défense de l’Amazonie.

23 août 2019 CSP-Conlutas

psol1

http://www.laboursolidarity.org/

http://cspconlutas.org.br/

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24 août 2019 ~ 0 Commentaire

bolsonaro (le monde)

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24 août 2019 ~ 0 Commentaire

incendies (ouest france)

eco

Amazonie, Sibérie…

Comment les feux de forêt accélèrent le réchauffement climatique

En Amazonie, mais aussi en Sibérie, d’immenses incendies ravagent des dizaines de milliers de kilomètres carrés d’arbres. En brûlant, les plus grandes forêts du monde contribuent à court et moyen terme au changement climatique.

« Notre maison brûle. Littéralement. L’Amazonie, le poumon de notre planète qui produit 20 % ( pas sûr blog) de notre oxygène, est en feu. » Emmanuel Macron s’est ému des gigantesques incendies qui ravagent la plus grande forêt tropicale jeudi 22 août, qualifiant la situation de « crise internationale ». Un avis partagé par le secrétaire général de l’ONU, qui a exprimé sa « profonde préoccupation ».

Depuis mi-août, le « poumon vert » de la planète est la proie des flammes. 2 500 départs de feu ont été recensés en quelques heures le 22 août. De l’autre côté du monde, en Sibérie, de gigan-tesques feux de forêt font rage depuis plusieurs semaines. Au-delà de la perte d’écosystèmes uniques, ces incendies ont un impact à court et moyen terme sur la production de CO2 et le réchauffement global de la planète tout entière.

Plus de CO2 émis que l’Autriche

Il est encore difficile de savoir combien d’hectares ont brûlé en Amazonie, mais les départs de feu sont en augmentation de 83% par rapport à l’an dernier, et un nuage de la taille du Mexique flotte au-dessus de la forêt. En Sibérie, ce sont 120 000 kilomètres carrés de bois qui ont brûlé en quelques mois.

En Asie comme en Amérique du Sud, les conséquences sont désastreuses pour le climat. « Les forêts tropicales […] stockent le carbone, quand elles brûlent, elles rejettent d’immenses quanti-tés de CO2 dans l’atmosphère », explique le porte-parole et chargé de campagne climat et forêts chez Greenpeace, Clément Sénéchal, au micro d’Europe 1 jeudi matin. 100 ha de forêt amazo-nienne brûlés rejettent au minimum 15 000 tonnes de CO2 dans l’atmosphère, ont calculé nos confrères du Parisien. Soit l’équivalent des émissions annuelles d’une ville moyenne.

Bien qu’elles contiennent moins de gaz à effet de serre, les forêts arctiques rejettent elles aussi du CO2 dans l’atmosphère en brûlant : l’ONG Greenpeace estime que les incendies en Sibérie ont émis plus de carbone en quelques mois que l’Autriche en une année entière. Ces émissions de CO2 de chaque côté de l’Atlantique viennent s’ajouter aux 33 milliards de tonnes rejetées dans l’atmosphère par les activités humaines en 2018.

Les fumées accélèrent la fonte des glaces

En plus de contenir des substances toxiques potentiellement dangereuses pour la santé humaine, les fumées dégagées par les incendies en Sibérie ont aussi un impact sur le climat global : « la suie […] tombe sur la glace ou la neige, la faisant fondre ou l’assombrissant et réduisant ainsi la capacité de sa surface à réfléchir » la chaleur, avertissait ainsi l’Organisation météorologique mondiale (OMM) en juillet dernier.

Les cendres contribuent aussi à la fonte du permafrost arctique, libérant des gaz qui, eux-mêmes, renforcent le réchauffement climatique, selon l’expert de Greenpeace Russie, Grigori Kouxine. Et de pointer un cercle vicieux : « Plus les incendies influent sur le climat, plus les conditions sont favorables à de nouveaux incendies dangereux ».

À long terme, une capacité de stockage réduite

La forêt tropicale absorbe davantage de CO2 qu’elle n’en rejette : elle stocke 90 à 140 milliards de tonnes de gaz à effet de serre, et absorbe 14 % des rejets dans l’atmosphère. Bien que moins efficace, la forêt sibérienne emmagasine aussi du carbone, ce qui contribue à réguler le réchauffement climatique dans le monde, selon le Fonds mondial pour la nature (WWF).

Les millions d’arbres partis en fumée ne pourront plus jouer leur rôle, amplifiant doublement le réchauffement climatique. Et la perte de surface boisée en Amazonie « affecte aussi l’évapo-transpiration », à savoir la couche nuageuse qui modère le climat sud-américain et celui des océans selon Robert Muggah, directeur de recherche à l’institut Igarape.

Le « poumon vert » de la planète qui brûle, « ce n’est pas seulement mauvais pour le Brésil et les villes du Brésil qui sont touchées par la pollution et les pénuries d’eau, c’est un problème pour le monde » entier, conclut le chercheur.

23/08/2019

https://www.ouest-france.fr/

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24 août 2019 ~ 0 Commentaire

déforestation (le télégramme)

foret

L’intensification de la déforestation est responsable des feux »

Selon vous, quelles sont les causes des incendies qui dévastent la forêt amazonienne?

Deux choses qui sont étroitement liées : la sécheresse et la déforestation, la seconde favorisant la première. Les arbres ont une fonction régulatrice du climat en gardant l’humidité et forcément si on les enlève, cela entraîne la sécheresse…

Soyons clairs : la déforestation de la forêt amazonienne existe depuis des années (1). il y a déjà eu des incendies aussi, mais jamais d’une telle ampleur. Ils sont visibles depuis l’espace ! Près de 72 000 feux ont été signalés depuis le début de l’année, c’est du jamais-vu. C’est l’intensifica-tion de la désertification prônée par le président brésilien Bolsonaro qui en est responsable (2). C’est un climatosceptique qui veut exploiter les ressources naturelles de l’Amazonie (or, cuivre, tantale, fer, nickel, manganèse…), faire de l’agrobusiness (élevage, soja…). Et, pour cela, il faut couper les arbres…

Concrètement, comment cette politique se manifeste-t-elle auprès des populations locales ?

L’invasion des zones protégées, où vivent des communautés amazoniennes, et des réserves naturelles, comme celles de carbone, a débuté et les pressions sont de plus en plus fortes sur les chefs indiens (Le chef des indiens Waiapi a été retrouvé mort le mois dernier, des orpailleurs sont les principaux suspects).

Mais personne ne fait rien car les gens qui peuvent tirer profit de l’exploitation de la forêt se disent : « On a quartier libre. Personne ne nous arrêtera puisque c’est même la volonté du président du pays », qui ne fait que tenir des propos dégradants sur ces communautés et n’a aucune considération pour elles.

Il faut aussi savoir que Bolsonaro a remplacé le directeur (Ricardo Galvão) de l’Institut national de recherche spatiale brésilienne (INPE), l’organisme qui suit la déforestation de la forêt amazo-nienne par satellite, en l’accusant d’en exagérer l’ampleur, et songe à confier ce suivi à une entreprise privée. Je suis allé ce matin sur leur site : il y avait une page blanche…

Comment ces incendies et la déforestation de la forêt amazonienne sont-ils perçus par la population brésilienne ?

Elle n’est pas du tout informée : il a fallu attendre lundi, que Sao Paulo soit plongée dans le noir en plein jour, pendant une heure, sous une pluie grise, pour que les Brésiliens entendent parler de ces incendies. Et Sao Paulo est située à 3 000 kilomètres de là !

Vous vous rendez compte : c’est comme si des incendies en Europe de l’Est étaient ressentis en France ! Donc, oui, les Brésiliens sont choqués depuis le début de la semaine et prennent cons-cience de l’ampleur des dégâts.

Globo, le plus grand média du pays, en parle désormais mais les Brésiliens s’interrogent aussi sur l’accès à l’information. Le Brésil est un pays jeune, donc très porté sur les réseaux sociaux, où beaucoup de choses, vraies ou fausses, se font et se disent, et où les revendications politiques ont une grande place.

Combien de temps avez-vous vécu en Amazonie ?

Huit mois en tout, une première fois trois mois, en 2014, puis en 2015. Je suis toujours en contact avec des familles que j’ai connues au sein des communautés ribeirinhas, qui sont installées dans l’état du Pará, sur la côte Atlantique. Loin des incendies, plutôt localisés sur la côte Est. Par contre, je travaille à distance avec la communauté kuikuro qui vit dans le Mato Grosso, une région touchée par les feux. J’ai envoyé un message hier (jeudi), pas de nouvelles…

Parlons des Ribeirinhos. Pouvez-vous nous décrire leur mode de vie ?

Il y a plein de modes de vie en Amazonie, c’est immense, et il n’y a pas que la forêt, il y a aussi des grandes villes comme Manaus ou Belem, où la vie ressemble à celle des autres grandes villes brésiliennes comme Rio ou Sao Paulo.

Les Ribeirinhos, eux, vivent sur un affluent de l’Amazone, dans des maisons à pilotis, sous un climat très humide, entre 25 °C et 35 °C. Ils n’ont pas beaucoup de revenus mais ils n’en cherchent pas plus que cela.

Toute leur vie tourne autour de l’eau : ils font la sieste ou se baignent quand il fait trop chaud, leur nourriture est surtout constituée de poisson, de farine de manioc et de fruits de la forêt, comme l’açai, une baie avec laquelle ils font des soupes et qui se vend en glaces à Rio. On trouve aussi quelques micro-élevages de poules et la viande prend de plus en plus de place car les bateaux à moteur, qui se sont répendu ces dernières années, cela a grandement facilité les déplacements. Et les Ribeirinhos se déplacent toujours en bateau, rarement dans la forêt.

Que savez-vous des Kuikuro ?

Je sais que leur accès à l’électricité n’est pas non-stop et je ne préfère pas trop m’avancer car je n’y suis jamais allée. Mais, pour certaines populations amazoniennes, il faut imaginer que tout va infiniment vite : ils ont découvert internet et l’électricité en même temps.

Quel regard portez-vous sur la situation en Amazonie ?

J’ai très peur pour l’avenir et je suis très affectée, à la fois par la politique de Bolsonaro et la situation en Amazonie, et pourtant je ne suis pas de nature pessimiste. Ce sont de grosses pertes pour les indigènes, pour les populations amazoniennes, mais aussi pour le monde entier.

L’Amazonie est la plus grande réserve du monde, alors, oui, on peut parler de crime contre l’humanité. Mais maintenant que le monde entier a les yeux tournés vers le Brésil, cela pourrait jouer sur la politique de Bolsonaro.

J’assisterai tout à l’heure (17 h, heure locale) à la manifestation de Rio, il y en a une aussi à Brasilia. Le Brésil est mon pays de cœur mais il n’est plus le pays prospère que l’on présentait il y a quelques années. C’est un pays en déclin et cela a commencé avant l’arrivée au pouvoir de Bolsonaro, entre crise économique et politiques sociales et environnementales désastreuses.

Chargée de coopération scientifique pour le CNRS (centre national de la recherche scientifique), installée à Rio de Janeiro, Laura Person se dit « très affectée » par les incendies qui frappent son « pays de cœur ». Diplômée d’un master d’anthropologie, cette Bretonne de 26 ans, originaire de La Roche-Maurice, a passé plusieurs mois dans la forêt amazonienne.

1. Selon WWF, 20 % de la forêt amazonienne a disparu en 50 ans.

2. En juillet 2019, la déforestation a été quatre fois supérieure à celle de juillet 2018 (2 254 km2 contre 596,6 km2, soit une augmentation de 278 %), selon l’institut national de recherche spatiale brésilienne (INPE)
  23 août 2019 Eric Daniellou

 https://www.letelegramme.fr/

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24 août 2019 ~ 0 Commentaire

amazonie (bruxelles)

brux

Facebook

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24 août 2019 ~ 0 Commentaire

amazonie (france info)

amazonia

La forêt amazonienne est-elle vraiment le « poumon de la planète » ?

Comparer l’Amazonie à un « poumon » qui produit « 20% de l’oxygène » que nous respirons est trompeur et réducteur. Le véritable « poumon de la planète », ce sont plutôt les océans. L’Amazo-nie est, en revanche, d’une importance capitale pour la biodiversité et la régulation du climat du continent américain.

« Le poumon de la planète est en feu », peut-on lire, partout sur les réseaux sociaux. « L’Amazonie, le poumon de notre planète, produit 20% de notre oxygène », a même tweeté Emmanuel Macron.

Des centaines d’incendies grignotent l’Amazonie, depuis plusieurs semaines. Ce drame envi-ronnemental est dû en partie à la sécheresse, mais surtout à la déforestation, encouragée par le président brésilien, Jair Bolsonaro. Les feux sont notamment provoqués par les défrichements par brûlis utilisés pour transformer des aires forestières en zones de culture et d’élevage ou pour nettoyer des zones déjà déboisées.

Partout dans le monde, des militants se mobilisent, et la santé de l’Amazonie, qui a suscité un début de crise diplomatique entre la France et le Brésil, va s’inviter parmi les sujets au menu au sommet du G7 de Biarritz. Mais peut-être faudrait-il trouver une métaphore plus adaptée que « poumon de la planète », pour évoquer cet écosystème complexe, qui produit de l’oxygène, retient des gaz à effets de serre et abrite une biodiversité inégalée.

Le jour, l’Amazonie fait l’inverse d’un poumon

« Inspirez… Expirez… » Lorsque vos poumons fonctionnent correctement, et sans même que vous en ayez conscience, ils trient l’air que vous inspirez pour alimenter votre corps en oxygène et éliminer ce dont il n’a pas besoin : le dioxyde de carbone (CO2). Les plantes aussi « respirent » en continu. Mais le jour, elles font surtout l’exact inverse de nos poumons.

Les végétaux puisent dans le sol de l’eau et des minéraux pour se nourrir. Avec leurs feuilles, ils captent le dioxyde de carbone (ou gaz carbonique) présent dans l’atmosphère. Les plantes utili-sent ensuite l’énergie solaire pour oxyder l’eau et réduire le gaz carbonique afin de produire des glucides, et donc de l’énergie, pour vivre et grandir.

C’est ce qu’on appelle la photosynthèse. Au passage, les végétaux rejettent dans l’air du dioxygène (O2). Mais cet oxygène sert en majorité à sa propre consommation. Quand la photosynthèse s’arrête, la nuit, les plantes n’émettent plus d’O2, mais elles continuent à respirer.

Elle ne produit pas « 20% de notre oxygène »

Près de 6 millions de kilomètres carrés, 16 000 essences d’arbres différentes… C’est la plus grande forêt tropicale du monde, la plus célèbre sans aucun doute. On lit souvent, y compris sur les sites d’ONG environnementales, qu’elle produit « 20% de notre oxygène ». C’est lui faire porter une bien lourde responsabilité. « La formule est belle, mais elle n’est pas scientifique », estime d’ailleurs Philippe Ciais, chercheur au Laboratoire des sciences du climat et de l’environnement, interrogé par Le Parisien.

La plupart des scientifiques s’accordent pour estimer que l’Amazonie produit entre 5 et 10% de notre oxygène. Pas plus. Sur Twitter, Jonathan Foley, directeur de l’institut de l’environnement de l’université du Minnesota (Etats-Unis) explique que ses calculs lui permettent d’arriver « au maximum à 6%. Probablement moins ».

En réalité, au moins la moitié de notre oxygène provient des océans, où vit le phytoplancton, constitué d’organismes végétaux vivant en suspension dans l’eau. Sa biomasse totale est nettement supérieure à celle des forêts. C’est lui le premier producteur d’oxygène et le plus grand piège à CO2 du monde, le « poumon bleu de la planète ».

Cela laisse aux forêts du monde 50% de la production d’oxygène. L’ensemble des forêts tropi-cales produit, selon Jonathan Foley, 24% de l’oxygène produit sur la terre ferme et 12% de l’oxygène total, « terre et océan inclus ». En admettant que l’Amazonie émette à elle seule la moitié de ces 12%, Foley arrive à 6% de la production d’oxygène mondiale. « Il est biologique-ment et physiquement impossible pour l’Amazonie de produire 20% de l’oxygène du monde« , insiste-t-il.

Elle consomme presque tout l’oxygène produit

Sans oublier que la forêt amazonienne n’est pas toute jeune. Si des arbres en pleine croissance peuvent en effet émettre beaucoup d’O2, d’autres, en vieillissant et en mourant, dégagent surtout du CO2. En 2005, par exemple, une seule tempête a tué 500 millions d’arbres en Amazonie, selon une étude de 2010 financée par la Nasa. Et ces millions d’arbres morts ont relâché toute leur réserve de CO2 dans l’air.

« Pour faire simple, le bilan de la forêt en elle-même est nul quand elle est à son état d’équili-bre », résume Pierre Thomas, professeur émérite à l’Ecole normale supérieure de Lyon, au Parisien« Il peut même arriver qu’une forêt émette plus de CO2 qu’elle n’en absorbe », explique Alain Pavé, ancien directeur du programme Amazonie du CNRS, au HuffPost. La déforestation massive pourrait avoir cette conséquence. Surtout, la forêt tropicale est un écosystème complexe, habité par des milliards de consommateurs d’oxygène. Des champignons, des bactéries, des animaux, et quelques millions d’humains.

L’Amazonie est bien plus qu’un stock d’oxygène

L’Amazonie n’est donc pas tout à fait « le poumon de la Terre », pas seulement en tout cas. Ce serait « réducteur », explique à L’Express Plinio Sist, qui dirige l’unité Forêts et sociétés au sein du Cirad, organisme de recherche agronomique international. « C‘est une source de biodiversité inestimable, c’est un réservoir de carbone face au réchauffement, c’est un régulateur du climat sur tout le continent sud-américain », liste-t-il.

Cette forêt tropicale abrite une biodiversité unique : 40 000 espèces de plantes dont 16 000 essences d’arbres, 2,5 millions d’espèces d’insectes, 3 000 poissons d’eau douce, 1 500 oiseaux, 500 mammifères, 550 reptiles… Et sûrement encore beaucoup à découvrir. Plus de 2 000 nouvelles espèces ont été identifiées et décrites depuis 1999.

La forêt amazonienne régule aussi tout le climat de l’Amérique du Sud.

C’est elle qui maintient l’humidité en produisant de la vapeur d’eau. « Si la déforestation se poursuit au rythme actuel, la région risque de graves problèmes de sécheresse », avertit Plinio Sist. Avec un impact inévitable sur l’agriculture et la production d’énergie du Brésil qui « repose en partie sur des barrages au niveau du bassin amazonien, menacé par un déficit de pluies avec le dérèglement climatique ».

Mais pas seulement.  »La déforestation en Amazonie influence aussi les précipitations du Mexique au Texas », selon une étude menée par la Nasa en 2005. « Cela ne modifie pas la quantité de précipitations, mais leur distribution sur le territoire », explique encore la Nasa.

La déforestation et les incendies ont de lourdes conséquences aussi pour le climat mondial : de piège à CO2, l’Amazonie pourrait se changer en véritable cheminée recrachant des gaz à effets de serre. « Le calcul est simple : une tonne d’arbre qui part en fumée, et ce sont aussitôt presque deux tonnes de CO2 qui s’évaporent », résume Le Parisien. Et ce gaz, la forêt affaiblie est de moins en moins apte à le réabsorber.

« Il y a de nombreuses raisons de s’inquiéter de ces pics de déforestations de l’Amazonie », conclut Jonathan Foley. Le carbone, le climat, l’eau, la biodiversité, les humains… « Mais heureusement, au moins, on n’a pas à s’inquiéter pour l’oxygène. »

Camille Caldini 24/08/2019

https://www.francetvinfo.fr

Lire aussi:

Forêt amazonienne : peut-on vraiment parler du « poumon de la planète »? (le Hufffinton Post)

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23 août 2019 ~ 0 Commentaire

amazonie (people before profit)

brazil

L’Amazonie brûle: mettez fin au Mercosur

Le monde est sous le choc aujourd’hui à la vue des incendies qui se propagent dans la forêt amazonienne et envoient dans le ciel des panaches de fumée qui couvrent une zone de la taille de l’UE.

Cependant, contrairement aux incendies de forêt observés ces dernières semaines en Sibérie, les incendies en Amazonie ont été provoqués par des éleveurs de bétail et des bûcherons qui souhaitent défricher les terres.

Ils sont soutenus par le président d’extrême droite brésilien Jair Bolsonaro, qui a affirmé sans aucune preuve que les incendies avaient été allumés par des ONG. Bolsonaro a toujours soutenu les exploitants forestiers et l’agroalimentaire et a appelé à plusieurs reprises à ce que les peuples autochtones d’Amazonie soient expulsés de leurs terres.

La manière dont Bolsonaro traite les peuples autochtones au Brésil est odieuse, mais ce ne sont pas seulement ces personnes qui seront touchées par la destruction de l’Amazonie. La forêt pluviale est l’un des plus grands puits de carbone au monde et fournit environ 20% de l’oxygène du monde.

Les incendies libèrent d’énormes quantités de dioxyde de carbone dans l’atmosphère et nous rapprocheront encore d’un point critique qui pourrait enclencher un changement climatique irréversible.

Pourtant, alors que l’Amazonie brûle, l’UE, avec le soutien du gouvernement irlandais, continue de faire échec à l’accord Mercosur, qui prévoit d’importantes quantités de bœuf brésilien importées en Europe en échange de produits pharmaceutiques et de voitures allemandes.

Cet accord encourage activement Bolsonaro à poursuivre ses politiques destructrices, car les arbres défrichés laisseront la place au bétail en pâturage et augmenteront encore les émissions mondiales de gaz à effet de serre. Le Mercosur n’est donc rien de plus qu’une voie directe vers l’écocide.

People Before Profit demandent que l’accord Mercosur soit immédiatement annulé. Bríd Smith député a appelé à une réunion urgente du comité sur le climat et a invité l’ambassadeur du Brésil à se présenter devant lui.

Une manifestation de solidarité avec les populations indigènes du Brésil a été convoquée par Extinction Rebellion à l’ambassade du Brésil à Dublin demain à 11 heures. People Before Profit apporte son soutien et encourage les gens à participer de manière solidaire.

22 août 2019

https://www.pbp.ie/

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23 août 2019 ~ 0 Commentaire

frontières (afrique en lutte)

afrique

Externalisation des frontières

Oriol Piug raconte la frontière invisible en Afrique de l’Ouest

Les pays du Sahel font office de nouveaux murs de l’UE avec plus de contrôles frontaliers, augmentation des déportations et utilisation des fonds de coopération pour freiner les flux. L’externalisation de services européens vers des pays comme le Niger, le Mali et le Burkina Faso entraîne le détournement d’itinéraires, accroît la dangerosité de la route, le trafic informel et viole les droits de l’homme.

« On a récemment demandé à un ministre européen pourquoi il s’était rendu au Niger et il a répondu en assurant que « le Niger est notre voisin », symboliquement parlant ». C’est donc clair ». De cette manière voilée mais suggestive, le chef de mission de l’Organisation Interna-tionale pour les Migrations (OIM), Martin Wyss, admet l’externalisation des frontières européen-nes au Sahel. L’ambassadrice communautaire dans le pays, Denise-Elena Ionete, rejette le concept, mais reconnaît l’importance croissante du Niger dans la gestion de la question migratoire.

Le Niger est le gendarme de la migration irrégulière vers l’Europe et assume depuis 2015 les politiques européennes de confinement. C’est le produit de l’obsession de l’UE à freiner les flux d’entrée sur son territoire, malgré le fait que les mobilités à l’intérieur de l’Afrique sont supérieu-res – 70% – à celles dirigées vers l’Europe », d’après l’ONU.

La préservation des intérêts économiques dans la région, l’expansion du commerce de sécurité et « le refus atavique de l’Europe de former des sociétés mixtes », selon les termes de l’intellec-tuelle altermondialiste malienne Aminata DramaneTraoré, font avancer la stratégie de restriction de l’UE dans ce domaine. Il s’agit d’un mécanisme de contrôle fondé sur le renforcement des frontières, l’encouragement des déportations et des expulsions et l’utilisation des fonds de coopération souvent destinées au développement pour prévenir l’afflux de personnes.

Expulsions arbitraires et massives

Alex arrive au centre de transit de l’Organisation Internationale pour les Migrations (OIM) à Agadez. Il fait partie des plus de 40.000 personnes expulsées par l’Algérie vers la frontière nigérienne depuis 2014. Dans son cas, il se rendait au travail dans une carrière à Alger lorsque la police l’a arrêté soudainement et sans prévenir.

Ils ont réquisitionné tout ce qu’il portait, y compris son téléphone portable, et l’ont emmené à bord d’un autobus vers une destination inconnue. Après plusieurs jours de mauvais traitements physiques et d’humiliations, les forces de sécurité l’ont abandonné au milieu du désert du Sahara, avec des dizaines de citoyens subsahariens.

De là, ils ont marché une quinzaine de kilomètres jusqu’au sol nigérien, où l’OIM les attendait. Alex n’a jamais eu l’intention de continuer en Europe. Il était marié avec une femme algérienne depuis 8 ans et était à l’aise et bien installé dans le pays, malgré le racisme quotidien auquel il faisait face. « Ma femme m’attendait à la maison, mais à cette date, elle ne sait pas où je suis. J’ai insisté pour lui parler, mais ils ne m’ont pas laissé le faire. Elle est enceinte de deux mois et je veux juste lui dire que je suis vivant », dit-lui le cœur brisé.

OIM en question

Comme Alex, beaucoup d’autres ont été expulsés vers le Niger dans le cadre de l’accord de réadmission signé par Alger et Niamey en 2014 qui, théoriquement, ne concerne que les citoyens nigériens, mais dans la pratique, est appliqué à toutes les personnes subsahariennes.

Pour des associations militantes comme Alternative Espaces Citoyens, ces expulsions brutales sont une violation flagrante du droit international et des droits humains fondamentaux, puisqu’il s’agit de déportations massives et forcées, non communiquées à l’avance et, en outre, dans des conditions précaires et inhumaines.

L’OIM aide les victimes du côté nigérien de la frontière et les invite à participer à son programme de « retour volontaire » qui, pour une grande partie de la société civile et des experts, est « cynique » quand il se produit après une expulsion forcée, selon le chercheur burkinabé Idrissa Zidnaba.

L’organisme international préconise de ne travailler que dans des contextes « volontaires », mais évite de critiquer publiquement les actions de l’Algérie, car c’est « une question délicate entre deux pays souverains », d’après Martin Wyss. L’OIM, agence interétatique financée par des puissances internationales et liée à l’ONU, nie sa participation aux convois de déportation, mais assume le transport depuis la frontière vers les pays d’origine, par avion ou par voie terrestre.

Le Niger accueille plusieurs centres de transit de l’OIM et de plus en plus accepte la construction des « centres humanitaires des demandeurs d’asile » où il collabore avec le HCR pour identifier les demandeurs d’asile et/ou de réfugiés potentiels, en agissant selon la vision des hotspot proposée par le Président français, Emmanuel Macron, initialement rejetée par le gouvernement du Niger, mais finalement déployée.

Les installations, qui évacuent et protègent les migrants, jouent un rôle clé dans les politiques de confinement et se développent dans tout le Sahel. Pour certains militants et experts, cette orga-nisation remplit une double fonction, d’une part « caresse et de l’autre frappe », selon l’anthropo-logue et missionnaire Mauro Armanino. Pour le chercheur à l’Université de Bamako Bréma Dicko, « c’est l’exécuteur des politiques européennes », une sorte « d’agence de déportation » sous le parapluie de l’ONU.

Au Mali, par exemple, le rôle de l’agence est différent de celui du Niger, où tous les mécanismes de l’agence se sont installés sans difficultés majeures, donc l’importance de la diaspora malien-ne et de ses transferts de fonds ont empêché une mise en œuvre plus poussée.

Cependant, les deux Etats sont les bénéficiaires majoritaires de l’aide officielle européenne du Fonds fiduciaire d’urgence de l’Union européenne pour l’Afrique, le principal instrument pour tenter de « s’attaquer aux causes profondes de la migration », assure-t-il.

La société civile dénonce la conditionnalité de leurs dons, le détournement de fonds de l’éradica-tion de la pauvreté vers la sécurité, et l’inefficacité de la même aide due au syllogisme erroné entre migration et développement. En ce sens, il a été démontré que « le développement intensifie la mobilité » et non l’inverse, explique Harouna Mounkaila, directeur du groupe de recherche sur les migrations de l’Université de Niamey.

Inefficacité, dangers et clandestinité

Au Niger, la loi 2015/36, approuvée par le gouvernement, a criminalisé la traite et le trafic d’êtres humains selon la responsable de l’agence chargée de sa mise en œuvre, Gogé Maimouna Gazibo et a conduit à une « grande répression », en particulier pour la partie nord du pays, Selon les autorités locales, la persécution contre le soutien à la migration a démantelé des réseaux, emprisonné jusqu’à 200 personnes, confisqué des dizaines de véhicules et porté un dur coup à l’économie locale d’Agadez.

L’UE avait promis des subventions pour fournir des alternatives aux responsables de l’activité migratoire, mais celles-ci ne sont pas encore arrivées, sont insuffisantes et inefficaces.

« Ils nous demandent d’attendre, nous disant que le financement viendra, mais ils ne nous donnent que 1,5 million de FCFA pour démarrer une activité, alors que nous gagnions cela en une journée. C’est très peu », déclare Bachir Asma, un ancien passeur reconverti dans le cadre du programme de soutien aux acteurs de l’économie migratoire financé par l’UE.

Le mécontentement à l’égard des promesses non tenues augmente et la patience s’épuise. « Le blocage brusque des échanges commerciaux sans prise en compte des besoins de notre population a conduit au déploiement d’itinéraires alternatifs qui maintiennent le trafic de manière plus informelle », selon le maire adjoint d’Agadez, Ahmed Koussa.

Le trafic continue donc, mais d’une manière plus invisible. « La persécution de l’État pousse les gens à emprunter des routes plus compliquées, plus risquées et plus coûteuses », explique le responsable de Médecins Sans Frontières Francisco Otero.

« Sur les routes secondaires qui n’ont pas de points d’eau il y a des bandits armés, et une petite panne peut être fatale », dit Ahmed, un ancien chauffeur de la route vers la Libye. Les routes bifurquent vers le Tchad et surtout vers le Mali, où l’on a observé récemment une augmentation notable de la population qui se déplace dans la ville de Gao, passant de 7.000 en 2017 à 100.000 en 2018, selon les données de la Maison du Migrant.

Cela montre que la main de fer contre la migration au Niger « déplace le problème dans un autre pays sans le résoudre », selon Sadio Soukouna, chercheuse à l’Institut de Recherche pour le Développement (IRD).

Il y a donc une augmentation exponentielle de la traite informelle et des risques, qu’il s’agisse d’agression, de braquage, de viol ou d’enlèvement par des groupes armés ou des bandits. « Ils sont poussés dans l’illégalité », assure Otero.

« Ils interceptent leurs véhicules et leur disent qu’ils peuvent gagner de l’argent s’ils les suivent, et certains le font. D’autres, par contre, sont détournés contre leur gré et leur famille doit payer la rançon. L’année dernière, nous avons libéré 14 personnes », déclare le militant Eric Alain Kamdem.

La société civile considère également que le renforcement des frontières par des contrôles biométriques sophistiqués et le développement des points de surveillance sur les routes violent le protocole de libre circulation de la CEDEAO,

Au Burkina Faso, par exemple, Moussa Ouédraogo, responsable de l’ONG Grades, dénonce le fait que son pays est devenu une « pré-frontière, afin de bloquer la route au plus grand nombre de personnes possible » avant leur arrivée au Niger, et affirme que l’extension des contrôles sous prétexte de lutter contre le terrorisme ne cache pas que l’objectif est « l’intimidation des migrants ».

Le gouvernement nigérien se défend de l’accusation d’entrave à la liberté de circulation commu-nautaire et assure qu’il n’exige que les voyageurs soient munis de documents valides. En revan-che, il se félicite de la réduction des flux migratoires transitant par Agadez, un infléchissement de la courbe obtenu à la suite d’un impressionnant dispositif policier de quadrillage des routes et des points d’eau appuyé par des pays européens.

Des investissements financiers jetés par la fenêtre puisque de nombreux rapports d’ONG et de chercheurs indiquent que très peu des personnes évacuées du Maghreb restent dans leur pays, la plupart finissent par reprendre la route.

C’est le cas d’Ibrahim, ressortissant sénégalais, qui après un séjour en Libye, s’est retrouvé contre sa volonté en Algérie. « Je veux toujours aller en Europe, car je ne voulais pas rentrer dans mon pays. Dès que possible, je tenterai à nouveau la route marocaine, j’essaierai de sauter les clôtures : entrer ou mourir » a confessé l’intéressé.

10 août 2019 par Oriol Puig

http://www.afriquesenlutte.org/

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22 août 2019 ~ 0 Commentaire

boycott (le monde)

silence

Des ONG environnementales boycottent le G7

Pour dénoncer une atteinte à la liberté d’expression de la société civile

Le Réseau action climat fédère des associations aussi importantes que Alternatiba, France Nature Environnement, Greenpeace, la Ligue pour la Protection des Oiseaux, Oxfam France, le Secours Catholique ou encore le WWF

D’ordinaire, les organisations non gouvernementales (ONG) disposent d’une centaine d’accrédi-tations pour participer au sommet du G7. Mais cette année, alors que la réunion des plus grandes puissances mondiales: Allemagne, Canada, Etats-Unis, France, Italie, Japon et Royau-me-Uni,  doit s’ouvrir ce week-end à Biarritz (Pyrénées-Atlantiques), les ONG n’ont reçu que vingt-cinq précieux sésames.

En réaction, le Réseau action climat (RAC) a annoncé, jeudi 22 août, que les trente-deux associations qu’il fédère boycotteront le sommet, dénonçant la décision de l’Elysée de « les garder à l’écart du sommet ».

« Un précédent dangereux »

« Non seulement, l’Elysée a maintenu à un niveau historiquement bas les accréditations pour la société civile mais les ONG n’auront accès ni au sommet, ni au centre de presse alors que c’est la pratique depuis plus de dix ans », a expliqué Lucile Dufour, responsable du RAC lors d’une conférence de presse à Paris.

« Cette décision crée un précédent dangereux que nous refusons d’accepter. (…) Elle est une atteinte à la liberté d’expression de la société civile que nous refusons pour ce sommet et pour les suivants. »

Le réseau fédère des associations aussi importantes que Alternatiba, France Nature Environne-ment, Greenpeace, la Ligue pour la protection des oiseaux, Oxfam France, le Secours Catholi-que, ou encore le World Wildlife Fund (WWF)… A divers niveaux, toutes sont impliquées dans la préparation du sommet depuis un an.

Le G7, qui se tiendra du 24 au 26 août, affiche comme ambition de « lutter contre les inégali-tés ». Dès vendredi, Emmanuel Macron recevra des représentants de la société civile, notam-ment d’ONG et d’entreprises, pour « recueillir leurs recommandations » à la veille de l’ouverture du sommet, malgré ce boycott de dernière minute.

Un contre-sommet a par ailleurs débuté mercredi à Irun (Espagne) et Hendaye (France) pour dénoncer un G7 que des ONG jugent « bunkerisé ». Les autorités françaises ont mobilisé plus de 13 000 membres des forces de l’ordre, appuyés par l’armée, et Madrid près de 3 000  policiers et gardes civils, pour assurer la sécurité du sommet, et de ses environs.

Le Monde

https://www.lemonde.fr/

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22 août 2019 ~ 0 Commentaire

amazonie (france-info le-monde)

fuego

Amazonie : le poumon vert de la planète est en feu

Les forêts brésiliennes sont ravagées par les incendies. La ville de Sao Paulo s’est même retrouvée dans le noir, en plein jour, en partie en raison des fumées.

La plus grande forêt du monde est en train de brûler. Il y a des milliers de départ de feu sur ces immenses territoires. Les pompiers tentent de ralentir la progression des flammes, en vain. Les épaisses fumées sont entrées en contact avec des masses d’air froid.

Elles ont provoqué à plusieurs milliers de kilomètres de là un phénomène météorologique : au Brésil, Sao Paulo s’est retrouvé dans le noir en plein jour.

Bolsonaro accuse les militants écologistes

Les incendies sont d’une ampleur exceptionnelle. Le président brésilien Jair Bolsonaro a accusé, sans preuve, les associations écologistes. « Il pourrait s’agir d’actions criminelles de ces ONG pour attirer l’attention contre ma personne« , explique-t-il. Le président brésilien est accusé par les scientifiques de détruire la forêt amazonienne. Selon eux, la déforestation et la sécheresse exceptionnelle depuis le début de l’année expliquent ce sinistre hors-norme.

22/08/2019

https://www.francetvinfo.fr/

amazonie

Feux de forêt en Amazonie.

Trois questions sur ces incendies qui détruisent le poumon vert de la planète

L’augmentation de 83 % du nombre de départs de feu enregistrés en Amazonie depuis le début de l’année, a provoqué des réactions en chaîne. Les internautes se sont emparés de cette infor-mation pour dénoncer la politique de Bolsonaro au Brésil qui, lui-même, s’est défendu en accu-sant les ONG, avant de finalement expliquer ce jeudi 22 août que son gouvernement n’a pas les moyens de lutter contre les incendies.

Depuis le début de l’été, les feux se sont encore multipliés dans la forêt amazonienne au Brésil. Rien que de janvier à août 2019, le pays a enregistré un peu plus de 72 000 départs de feux contre un peu moins de 40 000 pour toute l’année 2018, selon l’Institut national de recherche spatiale du Brésil, l’INPE. Mais les pays voisins ne sont pas épargnés. Le Venezuela en totalise 26 400 et la Bolivie 16 100.

Des chiffres qui donnent le vertige quand on sait à quel point cette région est indispensable au bon fonctionnement de l’ensemble de la planète. Petit tour d’horizon des questions qui se posent face à cette catastrophe environnementale.

Pourquoi l’Amazonie est-elle en train de brûler ?

Les raisons sont à la fois naturelles et humaines. Comme partout dans le monde, la sécheresse « crée des conditions favorables à l’utilisation et à la propagation d’incendies, mais les départs de feux sont d’origine humaine, que ce soit intentionnellement ou par accident », indique Alberto Setzer, chercheur à l’INPE. L’intentionnalité est liée à la technique de certains agriculteurs de défrichement par brûlis. Les terres ainsi libérées de leurs arbres peuvent accueillir des cultures.

Les principales causes de déforestation sont l’agriculture (soja), l’élevage, la construction de barrages hydroélectriques et d’infrastructures routières, l’industrie minière, les feux de forêt et le trafic de bois.

Selon Robert Muggah, directeur de recherche à l’Institut Igarape, groupe de réflexion et d’action basé au Brésil, « la réalité, c’est que le Brésil a fait des progrès incroyables dans la réduction de la déforestation et des incendies au cours des 50 dernières années ». Seulement, ce serait « vraiment au cours des quatre ou cinq dernières années que nous avons vu une croissance de la dégradation de la déforestation et surtout l’année dernière où nous avons vu une augmentation de 50 % de la déforestation par rapport à l’année précédente ».

bresil

Pourquoi faut-il sauver ce « poumon vert » ?

Avec une superficie de 5,5 millions de kilomètres carrés l’Amazonie est la plus vaste forêt tropi-cale de la planète. La biodiversité hébergée en Amazonie est tout à fait hors normes : « 40 000 espèces de plantes, 3 000 espèces de poissons d’eau douce et plus de 370 de reptiles, soit une espèce sur dix existantes sur Terre », indique le site du Fonds mondial pour la nature (WWF).

À cela s’ajoute « les 570 millions d’hectares de forêts denses, la moitié des forêts tropicales restantes de la planète, 6 600 km de rivières sinueuses… » Le lien entre la santé de l’Amazonie et celui de la planète n’est pas nouveau.

C’est justement ce qui alerte Robert Muggah, directeur de recherche à l’Institut Igarape, la défo-restation « affecte aussi l’évapo-transpiration qui est essentiellement la couverture nuageuse qui modère notre climat au Brésil et dans toute l’Amérique du Sud mais aussi dans les océans du monde. Donc, le fait que cela se produise actuellement au Brésil n’est pas seulement mauvais pour le Brésil et les villes du Brésil qui sont touchées par la pollution et les pénuries d’eau, c’est un problème pour le monde ».

Puits de carbone, la forêt absorbe davantage de CO2 qu’elle n’en rejette : elle emmagasine 90 à 140 milliards de tonnes de CO2, ce qui contribue à réguler le réchauffement climatique dans le monde, selon WWF. Les effets à long terme risque donc d’être catastrophiques.

En quoi les réseaux sociaux ont-ils permis d’alerter ?

L’annonce de l’Institut national de recherche spatiale (INPE) s’est rapidement propagée sur les réseaux sociaux, particulièrement sur Twitter. Les internautes ont créé deux hashtags : #PrayForAmazonia et #PrayForAmazonas.

Partout, c’est l’indignation et de nombreuses questions commencent à émerger. Certains internautes accusent la politique de Bolsonaro, lui reprochant de favoriser la technique du brûlis.

À son tour, mercredi le président du Brésil s’est défendu en accusant les ONG d’elles-mêmes provoquer ces feux pour destituer son gouvernement. Finalement, ce jeudi 22 août, il est revenu sur cette déclaration un peu hâtive dans une vidéo en direct sur son compte Facebook. Ce n’était pas une affirmation, a-t-il dit en précisant qu’il avait voulu faire part de ses « soupçons ». Il a aussi profité de l’occasion pour dire que son gouvernement n’avait pas les moyens de lutter contre les incendies dans la forêt amazonienne.

Les photographies qui circulent, montrent les moyens presque dérisoires des services de secours devant l’ampleur et l’étendue des incendies, même si le ministre en charge de l’environnement au Brésil, Ricardo Salles, indique qu’ils sont « à pied d’œuvre ».

Certains internautes ont rapidement attribué le fait que la ville de Sao Paulo ait été plongée dans le noir en pleine journée le lundi 19 août à ces incendies, alors que selon certains scientifiques, il s’agirait davantage d’un phénomène météorologique alliant nuages bas et front froid.

Faut-il que les pays unissent leurs efforts devant l’ampleur de ce phénomène, alors qu’elle se situe à plusieurs milliers de kilomètres des incendies responsables de cette situation ? Et, en plus des effets à long terme, quels sont les effets immédiats sur la santé des habitants ?

Ouest-France  22/08/2019

https://www.ouest-france.fr/

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