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16 avril 2017 ~ 0 Commentaire

allemagne (anti-k)

allemands

12,5 millions de personnes sous le seuil de pauvreté, un record

La pauvreté a progressé de 15 % en 2013 pour toucher 12,5 millions de person- nes, un record, indique l’étude publiée par la fédération d’aide sociale Paritätischer Wohlfahrtsverband.

Vu de France, ce chiffre pourrait sembler paradoxal. Et pourtant. Outre-Rhin 12,5 millions de personnes vivaient sous le seuil de pauvreté en 2013, un record depuis la réunification du pays en 1990, selon l’étude publiée hier par Paritätischer Wohlfahrtsverband (PW), une fédération qui regroupe quelque 10.000 associations actives dans le domaine de l’aide sociale et de la santé. Cette année là, la pauvreté a bondi de 15 % à 15,5 % par rapport à 2012, année où les chiffres avaient déjà surpris.

« Depuis 2006, on observe clairement une dangereuse tendance d’augmentation à la pauvreté (…) La pauvreté en Allemagne n’a jamais été aussi élevée et la fragmentation régionale n’a jamais été aussi sévère qu’aujourd’hui », a déclaré au site Euractiv Allemagne Ulrich Schneider, le directeur général de Paritätischer Gesamtverband (PG). Une pierre dans le jardin du gouvernement qui assure que l’écart entre riches et pauvres diminue. Une affirmation « tout simplement fausse » pour le responsable de PG.

Comme en France, les mères célibataires sont particulièrement exposées, plus de 40 % d’entre elles basculent dans la pauvreté, indique le rapport.

Si la pauvreté augmente à l’échelle nationale, le fossé qui existe entre régions prospères et régions en déshérence s’est également aggravé depuis 2006. La situation s’est détériorée dans 13 des 16 Länder: les villes-Etats de Brême et de Berlin ainsi que le Land de Mecklem-bourg-Poméranie, dans le nord du pays, sont les plus exposés à la pauvreté; à l’inverse, la Bavière (sud) et le Bade-Wurtemberg (sud-ouest) sont les moins touchés. Hambourg (nord) et plusieurs secteurs de Rhénanie-du-Nord-Westphalie (ouest) ont connu une forte poussée de la pauvreté, dont le taux est resté stable, voire a légèrement reculé, en Saxe-Anhalt (centre), Brandebourg et en Saxe (est).

« La pauvreté est un problème bien de chez nous« , a poursuivi Ulrich Schneider pour qui l’Allemagne « a clairement un problème croissant de distribution de la richesse » . Et, alors que l’industrie allemande ne cesse de battre des records à l’exportation, cela risque de perdurer. Selon PW, le nouveau salaire minimum entré en vigueur début 2015 (8,50 EUR brut de l’heure), ne permet en effet pas de changer la donne.

Des seuils qui varient d’un pays à l’autre

Mais comment mesure-t-on cette pauvreté ? En Allemagne, les personnes vivant seules avec un revenu inférieur à 892 euros par mois sont classées dans la catégorie des « pauvres ». Une famille avec deux enfants intègre cette catégorie si elle vit avec moins de 1.872 euros par mois.

Des chiffres qui peuvent surprendre.

Masi, en Europe le calcul du seuil de pauvreté varie d’un pays à l’autre (voir le graphique établi par Eurostat pour les pays d’Europe). Selon l’Observatoire des inégalités, cet écart allait de 1.286 euros par mois en Norvège à 180 euros en Roumanie, en passant par 500 euros en Grèce, soit près de deux fois moins qu’en France (935 euros par mois).

JEAN-MICHEL GRADT 20/02/15

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11 avril 2017 ~ 0 Commentaire

voleurs! (npa)

arsene lupin

Ils ont volé 200 milliards

À chaque fois que Philippe Poutou avance des mesures comme l’augmentation des retraites ou l’embauche de personnels dans les hôpitaux, il se fait retoquer par des journalistes ou des économistes hautains qui veulent démontrer par A + B que de l’argent, il n’y en aurait pas…

C’est le refrain permanent de la gauche de gouvernement à la droite depuis un bon nombre d’années, ce qui n’empêche pas la multiplication des cadeaux au patronat et aux grandes fortunes.

Mardi 28 mars, l’association Attac, soutenue par un ensemble d’organisations, a apporté de l’eau à notre moulin en publiant un rapport intitulé « Rendez l’argent ! » qui montre qu’il serait possible de récupérer chaque année jusqu’à 200 milliards d’euros d’argent public « confisqué ». Confisqué par qui ? Les riches et les grandes entreprises.

Citons quelques-unes des ressources énumérées dans le rapport :

La fraude à l’impôt et aux cotisations sociales des entreprises, qui représente 60 à 80 milliards d’euros par an ;

Le crédit impôt recherche accordé aux entreprises, qui coûte 5 milliards d’euros à peu près inutilement ;

L’impôt sur le revenu, qui, si l’on renforçait sa progressivité pour que les ménages très aisés y contribuent davantage, permettrait de dégager entre 5 et 10 milliards ;

Une réforme limitée de l’impôt sur les sociétés qui permettrait de dégager jusqu’à 10 milliards d’euros ;

L’abandon du CICE et du pacte de responsabilité qui permettrait de récupérer 40 milliards d’euros ;

Une taxe sur les transactions financières, qui pourrait rapporter entre 10 et 36 milliards d’euros (selon son taux et son champ d’application).

Au total, ce sont donc jusqu’à 200 milliards de recettes fiscales qui sont potentiel- lement récupérables, cela sans alourdir les impôts et taxes acquittés par les classes popu- laires et moyennes, ni supprimer des dizaines de milliers de postes de fonctionnaires… Mais pour cela, il faut une vraie volonté de s’attaquer à ceux qui profitent du système !

Lundi 10 avril 2017

https://npa2009.org/actualite/economie/ils-ont-vole-200-milliards

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10 avril 2017 ~ 0 Commentaire

presse (bastamag)

presse

Le pouvoir d’influence délirant des dix milliardaires qui possèdent la presse française

Dix milliardaires ont pris le contrôle d’une grande partie des médias français. Ces oligarques, venus du BTP, de l’armement, du luxe ou de la téléphonie, ont accaparé les grands quotidiens nationaux, les chaînes de télévision et les radios, pour asseoir leur influence. Avec à la clé, conflits d’intérêts, censures, pressions, licenciements, ingérence malsaine…

Cette concentration des moyens de production de l’information entre les mains de quelques uns met en péril l’indépendance de la presse dans notre pays. Et porte ainsi atteinte au fonc- tionnement démocratique.

Comment garantir la liberté de l’information et le pluralisme de la presse ? Résumé d’une situation critique, à l’occasion de la campagne #LibertéEgalitéInformés.

À qui appartient la presse française ?

Le secteur de la presse en France est un grand Monopoly. Tout s’achète, tout se vend, les journaux, les télés, les radios. Quelques milliardaires se partagent le gâteau. Résultat : 90 % des quotidiens nationaux vendus chaque jour appartiennent à 10 oligarques ! D’après les calculs de Basta !, les mêmes possèdent des télévisions et radios qui totalisent respectivement 55% et 40% des parts d’audience [1]. Vous avez donc une grande probabilité de lire, regarder ou écouter chaque jour des médias qui appartiennent à ce petit cercle de milliardaires.

Agnès Rousseaux 5 avril 2017

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Cet article vous a intéressé ? Basta ! a besoin de ses lecteurs pour poursuivre son travail, faites un don.

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09 avril 2017 ~ 0 Commentaire

votez poutou! (paul jorion + dédé l’abeillaud)

votez poutou! (paul jorion + dédé l'abeillaud) dans A gauche du PS

Merde au vote utile : votez Poutou ! par Paul Jorion

Oui je sais, n’étant pas même Français en raison du hasard de la naissance, je ne devrais pas me mêler de ce qui ne me regarde pas.

Oui, je sais, ses intentions de vote n’ont bougé que de 0,5 à 1,5 %, alors même qu’il a remis à leur place l’autre jour tous les plus ou moins corrompus, tous les complices du rapport de force déséquilibré que garantit l’argent en grandes quantités dans sa grossière brutalité. Seul parmi les candidats, ou les journalistes tirés à quatre épingles de l’autre côté de la caméra.

Malpoli ? Mais la politesse en question, c’est celle qui signifie courber l’échine devant les autorités en place pour avoir été un jour ou l’autre du côté du manche. Même le très bobo New York Times a noté un courant d’air frais : le seul, l’autre jour, à appeler un chat, un chat, a été Philippe Poutou.

Oubliez cette histoire de « vote utile » dont on vous lave le cerveau mais qui est encore une manière de vous entuber : votez pour celui ou celle qui dit aux yeux de tous et avec les mots qui conviennent, ce que vous aussi pensez, tout calcul stratégique mis entre parenthèses, votez Poutou !

Paul Jorion a fait campagne pendant des mois pour que Piketty soit candidat. Piketty est resté du côté du replâtrage du capitalisme. Paul Jorion a fini par être convaincu par Poutou…

Source: Blog Paul Jorion

fascism-is-capitalism-in-decay-remember-comrades-when-neo-liberalism-or-1598959

Capitalisme, bon débarras ! Plaidoyer de Paul Jorion

Près de dix ans après la crise, force est de constater que nous n’avons pas su tirer les leçons de la dérive de la finance : alors que faire ? Paul Jorion, anthropologue et sociologue, propose quelques pistes dans « Se débarrasser du capitalisme est une question de survie » (Fayard, mars 2017)

Comment sortir du triplé perdant « concurrence-compétition-compétitivité » et redonner des bases solides et solidaires au projet économique et financier ? Il estime que « le système capitaliste marche quand on remet les compteurs à zéro de temps en temps. » Essayons !

« L’homme rationnel n’est plus forcément moral et éthique dans cette logique de profit. Or la question de la survie de l’humanité n’est pas envisageable dans une telle logique. »

« Une société ne fonctionne que selon 2 représentations : comment la gérer du haut vers le bas, et comment vivre à l’intérieur d’un système pour des individus. »

« La science économique et son principe d’individualisme nous a imposé une représentation de la société dans laquelle rien n’émerge au niveau collectif. »

Paul Jorion, La Grande Table

Intervenants

  • Paul Jorion : Anthropologue et sociologue, professeur associé à l’Université catholique de Lille
paul jorion

Se débarasser du capitalisme est une question de survie Fayard, 2017 Paul Jorion

France Culture

Professeur associé à l’Université catholique de Lille, ancien trader, blogger actif, Paul Jorion faisait partie des rares économistes à anticiper la crise des subprimes de 2007 dans Vers la crise du capitalisme américain ? paru à La Découverte, crise qu’il explique dans L’implosion : la finance contre l’économie et La crise. Plus récemment, il publie un essai où il annonce la disparition de l’humanité, Le dernier qui s’en va éteint la lumière. Après le constat, voici aujour- d’hui les solutions : Paul Jorion publie chez Fayard Se débarrasser du capitalisme est une question de survie, une anthologie de ses chroniques parues dans la presse depuis 2007.
L’anthropologue tire en 4 points les leçons de la crise systémique qui a paralysé l’économie planétaire en 2008 pour sortir de l’entêtement et « corriger » un système à la dérive.

http://www.anti-k.org/2017/04/09/merde-vote-utile-votez-poutou-paul-jorion/

L'abeillaud

Dédé Camille l’Abeillaud

J’avais déjà décidé de le faire avant son passage sur les chaînes d’infos en continu mais je voterai pour Philippe Poutou. Non pas principalement pour son côté « ouvrier » mais bien parce qu’il représente tous ceux et celles qui veulent contrer la montée du sentiment patriotique et donc nationaliste en France, de gauche comme de droite. Ce sont ceux là qui ont tué Jaurès, surement pas un Breton ni un Guyanais. Bevet Breizh ! Autodétermination et autogestion pour la Bretagne !

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A quoi çà serre?

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20 mars 2017 ~ 0 Commentaire

décès (solidaires)

deces

Plus de 20 000 décès de travailleuses et de travailleurs depuis 2000 !

En France, environ 1200 travailleuses et travailleurs meurent tous les ans à cause d’un accident du travail, d’une maladie professionnelle ou d’un accident de trajet lié au travail. Ainsi, plus de 20 000 travailleuses et travailleurs ont trouvé la mort du fait du travail depuis l’an 2000.

Ce nombré élevé de décès dus au travail est une conséquence directe de la défaillance dans la prévention des risques professionnels par les employeurs.

Cependant, il existe une indifférence généralisée à ce sujet. En effet, le patronat et les pou- voirs publics sont plus intéressés par les profits des entreprises et la diminution du coût finan- cier de ces accidents du travail que par la prévention des risques professionnels et l’amélio- ration des conditions de travail des travailleuses et des travailleurs.

Afin de briser cette logique du fatalisme des accidents du travail et des morts au travail, un débat populaire sur les conditions de travail des travailleuses et des travailleurs est urgent ! Il ne s’agit pas seulement de lancer des enquêtes en ligne qui participent à l’aseptisa- tion des relations sociales et éloignent le débat des lieux de travail mais bien de redonner la parole aux travailleuses et travailleurs et de recréer avec eux les actions nécessaires.

Il est temps pour nous toutes et tous d’agir pour ne plus perdre sa vie à la gagner.

(un article plus complet sur le bulletin « Et Voilà » n° 50 de Février 2017 : http://la-petite-boite-a-outils.org/

Paris, 16 mars 2017

https://www.solidaires.org/

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17 mars 2017 ~ 0 Commentaire

belarus (politis + amnesty + libération)

Bielorussie_Manif432

La contestation populaire bouscule le Belarus

Depuis presque un mois, les Biélorusses se mobilisent contre la taxe sur « l’assistanat social ». Une brèche pour l’opposition politique

Depuis le 17 février dernier, des manifestations contre le « Décret n° 3 » ont eu lieu dans de nombreuses villes biélorusses. Ce jour-là, plus de 2 000 personnes s’étaient mobilisées dans les rues de la capitale, Minsk. Ce décret, dit « contre les parasites » par les médias, impose à toute personne officiellement sans emploi depuis plus de six mois une taxe de 400 roubles biélorusses – environ 230 euros – pour « compenser les dépenses sociales de l’État ».

Du carreleur au prix Nobel, 470 000 « parasites sociaux »

Alors que les revenus moyens dans le pays ont diminué de 7,3 % en 2016, 470 000 personnes sont concernées par cette taxe. Aussi bien des retraités que des chômeurs, des auto-entre-preneurs ou des jeunes parents. Parmi eux, la lauréate du prix Nobel de littérature 2015, Svetlana Aleksievitch, devenue « parasite sociale ».

Le 5 mars, à Brest, près de la frontière polonaise, 1 000 personnes ont participé à la « Marche des non-assistés ». Le maire, Alexandre Rogatchouk, s’est fait interpellé par un manifestant, contraint d’exercer son métier de carreleur en Russie. Ses propos ont été rapportés par le site Bielorousski Partizan : « C’est une véritable humiliation quand on rentre chez soi de se voir traiter de parasite, de moins que rien, de voir qu’on n’est qu’un esclave. »

« Va-t-en ! »

Le recul du président Alexandre Loukachenko, il a annoncé le 9 mars la suspension du décret en précisant qu’il « ne sera pas annulé », n’a pas éteint la mobilisation. Désormais, le slogan « Loukachenko va-t-en ! » symbolise la déception et la colère du peuple envers le régime, qui y a apporté une réponse musclée ce week-end : une quinzaine de personnes ont été appréhen- dées et condamnées. Une nouvelle manifestation est prévue le 15 mars à Minsk. Un espoir dans ce pays où depuis la répression de l’opposition en 2010, la rue était restée silencieuse.

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Politis  14/03/2017 – Malika Butzbach

https://www.anti-k.org/

Lire aussi:

Belarus: bras de fer entre le pouvoir et les «parasites» (Libération)

Bélarus. Avec des dizaines d’arrestations lors de manifestations pacifiques, la répression atteint des niveaux jamais vus depuis plusieurs années (Amnesty)

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15 février 2017 ~ 0 Commentaire

fortunes (l’humanité)

riches

Les fortunes des ultrariches démultiplient les inégalités

Entre 2012 et 2016, la richissime Liliane Bettencourt a vu ses milliards se multiplier par deux et a ainsi accumulé un patrimoine de 31,2 milliards d’euros.

Déjà la plus riche de France, Liliane Bettencourt a doublé sa fortune en cinq ans, à l’instar d’une poignée de milliardaires, tandis que les inégalités de patrimoine progressent, témoignant de l’existence d’une France à deux vitesses.

Les candidats des riches n’ont pas oublié que les fortunes de France et du monde se cons- tituent à coups de biens financiers. Il n’y a d’ailleurs qu’à analyser le patrimoine des milliar- daires français pour observer qu’il flambe au rythme des marchés financiers. Car leur capital ne se compte pas seulement en nombre de châteaux ou autres propriétés immobilières, mais en actifs détenus dans les groupes qu’ils possèdent et qui ont bénéficié, après le krach de 2008, de confortables valorisations, déconnectées de toute réalité économique. Selon l’économiste Thomas Piketty, les hauts patrimoines ont ainsi progressé de 7 à 8 % par an en moyenne, contre 1 à 2 % pour le PIB.

Bettencourt a vu ses milliardsse multiplier par deux

Une envolée financière due à la politique monétaire des banques centrales qui, depuis la crise, ont fait tourner leur planche à billets et submergé l’économie de milliards qui ont été investis de préférence sur les actifs réels, comme les participations dans les sociétés, cotées ou non.

De telle sorte que le patrimoine global des 500 Français les plus riches a atteint, en 2016, 460 milliards d’euros. Entre 2012 et 2016, la richissime Liliane Bettencourt, héritière de l’empire L’Oréal, a vu ses milliards se multiplier par deux et a ainsi accumulé un patrimoine de 31,2 milliards d’euros, grâce aux 33 % du groupe que la première fortune de France détient via sa holding, Téthys.

Une société écran qui lui permet d’échapper totalement à l’ISF en 2015. Idem pour le deuxième du podium, Bernard Arnault, patron du groupe de luxe LVMH, qui a amassé une fortune de 30,3 milliards d’euros, en hausse de 43 % depuis 2012. Il ne s’acquitte que de 2 millions d’euros d’ISF, « économisant » ainsi 5 millions d’euros. Et ce, grâce au mécanisme de plafonnement imposé par le Conseil constitutionnel.

En tout, selon la liste des services de Bercy que s’est procurée l’an dernier le Canard Enchaîné, 50 contribuables ultrariches se sont acquittés de seulement 21,2 millions d’euros d’ISF en 2015, alors que le montant initial était de 219,6 millions, précise le Canard.

De quoi écœurer n’importe quel salarié, retraité, dans un pays où le pouvoir d’achat de l’immense majorité stagne ou régresse, qui voit dans cette abondance le résultat de choix politiques des gouvernements qui se sont succédé pour bâtir une économie au service des 1 % les plus riches. Avec, pour résultat, une explosion des inégalités, à commencer par celles sur le patrimoine qui, dixit l’Institut national de la statistique et des études économiques (Insee), « sont beaucoup plus marquées que celles des revenus ».

En effet, rappelle l’Insee, les 10 % des ménages les mieux dotés détiennent 47 % de la masse du patrimoine brut. Alors que les 10 % des ménages aux revenus les plus importants captent 26 % de l’ensemble des revenus.

L’étude de l’Insee démontre l’explosion des inégalités sociales

L’accroissement du patrimoine s’accélère tout en haut de l’échelle. Les 5 % les mieux lotis détiennent ainsi un tiers de la richesse totale. Et les 1 % les plus riches en possèdent à eux seuls 16 %, soit deux fois plus que l’ensemble du patrimoine cumulé des 50 % les moins fortunés des ménages. Le patrimoine moyen des 10 % des foyers les plus riches culmine ainsi à 1 953 000 euros. Celui des 10 % les plus pauvres atteint péniblement 2 000 euros en moyenne, soit 79 fois de moins que le patrimoine médian (158 000 euros). Entre milieux sociaux, les inégalités sont tout aussi révoltantes. Le patrimoine des ouvriers non qualifiés s’élève à 16 400 euros, soit 4 fois moins que le patrimoine médian des cadres supérieurs (204 000 euros).

L’étude de l’Insee montre également que celui qui n’a que son salaire pour s’enrichir se retrouve dans une situation très défavorable par rapport à celui qui hérite. « Les ménages bénéficiaires de ces transmissions (héritage ou donation – NDLR) disposent généralement d’un patrimoine de 242 900 euros contre 72 100 euros pour la moitié de ceux qui n’en ont pas bénéficié », relève l’Insee. À gauche, beaucoup souhaitent régler ces déséquilibres insoutenables par l’impôt en taxant le capital.

Grâce à son «verrou», Bercy dépénalise la fraude fiscale
Le « verrou » ou monopole de Bercy est une spécificité française des plus scandaleuses. Puisqu’il permet au ministère des Finances publiques d’interdire à la Justice, et plus particu- lièrement au Parquet, de mettre son nez dans  les dossiers de fraude fiscale, et de pouvoir engager  des poursuites. Comme cela aurait dû être le cas après  les révélations des Panama Papers ou HSBC.  Sans compter que cette disposition pose un vrai problème de séparation des pouvoirs.
C’était notamment le cas avec l’affaire Jérôme Cahuzac. Mais pour Bercy,  il s’agit d’un outil d’incitation permettant de « convaincre » les exilés fiscaux de rapatrier leurs avoirs cachés  à l’étranger et de payer  les pénalités en échange d’une promesse tacite d’absence de poursuite pénale… Des magistrats ont tenté de saisir le Conseil constitutionnel. Des députés ont déposés plusieurs amendements. Mais quand  il s’agit de protéger les riches, le verrou reste.

Clotilde Mathieu

Journaliste à la rubrique social-économie
Vendredi, 10 Février, 2017

Commentaire: Et ceux qui n’ont pas les 2000 euros de moyenne?

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12 février 2017 ~ 0 Commentaire

strasbourg (attac)

strasb

Toutes et tous à Strasbourg pour le vote du CETA!

Depuis plusieurs années, en Europe comme au Canada, des millions de personnes demandent à la commission européenne, aux gouvernements et aux législateurs européens et nationaux de renoncer à conclure et appliquer le CETA. Plus de 2 100 gouvernements locaux et régionaux en Europe ont exprimé leur crainte d’un tel traité pour les territoires et les communautés.
Des deux côtés de l’Atlantique, mouvements citoyens, associations de défense des droits de l’homme et de l’environnement, syndicats, organisations paysannes, groupes de consomma- teurs… ont démontré les risques du traité pour les populations comme pour la planète.

Le CETA est le résultat de négociations conduites dans l’opacité la plus totale, sous la pression de groupes d’intérêts industriels et financiers.

Il donnera aux multinationales le pouvoir de poursuivre des gouvernements et contester les mesures politiques légitimes qu’ils adoptent pour protéger les droits des peuples et la planète.

Il facilitera les investissements dans l’extraction et le transport des énergies fossiles néfastes au climat et à la biodiversité. Il va à l’encontre de l’Accord de Paris signé en décembre 2015 pour lutter contre le changement climatique.

Le CETA limite de façon drastique la capacité des gouvernements à créer, développer et réglementer les services publics.

Le CETA rendrait le Canada et l’UE met en danger la stabilité de nos économies en rendant nos pays plus vulnérables face aux crises financières par la libéralisation des marchés et la limitation drastique des moyens pour enrayer de futures crises.

Les règles du CETA sur la coopération réglementaire renforceront l’influence des lobbies sur l’élaboration des politiques publiques, remettant en cause potentiellement les politiques d’intérêt général dont nous avons besoin.

Des deux côtés de l’Atlantique, le CETA soumettrait les agriculteurs à la pression de la concurrence et menacerait leurs moyens de subsistance, sans gain substantiel pour les consommateurs ; il nuirait à l’agriculture locale ; menacerait les hauts standards de production et de transformation alimentaires et minerait les efforts de développement d’une agriculture durable et respectueuse de l’environnement.

Sous le régime du CETA, les mesures de précaution pour protéger les consommateurs, la santé publique et l’environnement pourraient être contestées sous prétexte qu’elles sont trop contraignantes et dépourvues de justification scientifique.

Une enquête de la presse canadienne révélait il y a quelques jours la place du pays comme “destination privilégiée” pour l’évasion fiscale — signer le CETA reviendrait ainsi à faciliter le contournement de l’impôt pour les multinationales européennes, alors que l’argument du manque de moyens justifie les décisions les plus régressives.

Toutes ces inquiétudes sont restées lettre morte, alors même que la mobilisation ne faiblit pas — plus de 100 actions étaient organisées dans toute l’Europe le 21 janvier dernier, de la Finlande au Portugal.

Nous sommes maintenant dans la dernière ligne droite, le Parlement européen s’apprête à ratifier le traité le 15 février prochain : 751 eurodéputé-e-s devront choisir entre les profits de quelques-uns et le futur des peuples et de notre planète.

À cette occasion des centaines de citoyen.ne.s venus de toute l’Europe se retrouveront à Strasbourg pour deux jours de mobilisation durant lesquels ils rappelleront qu’un autre commerce, au service des peuples et de la planète, est possible !

La campagne française Stop TAFTA-CETA rappelle cependant sa position à l’égard de l’extrême-droite. Elle a choisi de ne s’engager dans aucun contact ni dialogue avec les groupes politiques incarnant des formes de populismes nationalistes et xénophobes ne correspondant pas aux valeurs partagées par ses membres.

Contre le traité des multinationales,
Pour nos emplois,
Pour nos droits,
Pour notre santé
Pour notre environnement,
Pour la justice sociale et climatique,

Ensemble, retrouvons-nous à Strasbourg les 14 et 15 février pour faire entendre nos voix contre le CETA !

9 FÉVR. 2017 ATTAC FRANCE  BLOG : ATTAC FRANCE

http://www.anti-k.org/

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10 février 2017 ~ 0 Commentaire

protectionnisme (npa)

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Contre la mise en concurrence des travailleurs, ce que défend le NPA

Fondamentalement, ce qui pèse avant tout sur l’emploi, c’est la course effrénée du capital aux gains de productivité et au profit dans un contexte où la demande est déprimée par la compression des salaires. Dans cette course, les capitalistes utilisent toute une palette d’instruments.

Les délocalisations sont responsables d’une part limitée des pertes d’emplois.

Une étude de l’Insee chiffre ainsi à 20 000 en trois ans le nombre de suppressions directes de postes en France dues à des délocalisations opérées entre 2009 et 2011. Même si on double ce chiffre pour tenir compte des emplois chez les sous-traitants et fournisseurs, c’est beaucoup moins que les pertes d’emplois industriels durant la période : entre la fin 2008 et fin 2011, l’emploi industriel est passé de 3,65 millions à 3,39 millions, soit une perte de 260 000 emplois. Les suppressions d’emplois touchent d’ailleurs aussi des secteurs non délocalisables comme le BTP.

Il faut donc chercher ailleurs l’explication de la grande majorité des suppressions d’emplois.

Au niveau d’une entreprise en particulier, les pertes d’emplois peuvent s’expliquer, outre parfois par une délocalisation, par toute la gamme des instruments dont disposent les capitalistes pour baisser les coûts : détérioration des conditions de travail, externalisation, filialisation, etc.

S’opposer à toutes les suppressions d’emplois

Il faut donc s’opposer aux suppressions d’emplois, quelle qu’en soit la cause, en défendant l’interdiction des licenciements, le partage du travail… Il faut construire les solidarités entre les salariéEs des établissements d’un même groupe par-delà les frontières et également, avec les sous-traitants. Les entreprises qui licencient doivent rembourser les aides publiques qu’elles ont reçues. Il faut refuser les traités entre pays capitalistes avancés qui rabotent les normes sanitaires et mettent en danger les services publics.

Contre la liberté des capitaux

Enfin, nous dénonçons la libre-circulation des capitaux : la spéculation sur la dette et les monnaies, la possibilité de jongler avec les paradis fiscaux, etc.

Nous le faisons sans nous aligner en quoi que ce soit sur un prétendu intérêt commun entre patrons et salariés.

Face aux vendeurs d’illusion, notre réponse c’est la lutte pour défendre pied à pied les emplois, partager le travail sans aucune baisse des salaires Si une entreprise doit fermer ou être dépecée, que l’État intervienne sans aucune indemnisation pour les actionnaires.

Au-delà, une France débarrassée du capital devra se poser le problème d’un développement sans interférence des pressions du marché international et en collaboration avec les pays qui auraient fait les mêmes choix, tout en menant bataille pour l’harmonisation des droits sociaux de tous les travailleurs du monde (et en soutenant leurs luttes).

Henri Wilno jeudi 9 février 2017

https://poutou2017.org/

Lire aussi:

Qu’est-ce que le protectionnisme ? (NPA)

Le protectionnisme dans les programmes électoraux (NPA)

« America first » ? (NPA)

Automobile : les relocalisations ici sont les délocalisations ailleurs (NPA)

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10 février 2017 ~ 0 Commentaire

le protectionnisme (lutte ouvrière)

goth

Ne protègera aucun travailleur

À droite comme à gauche, des candidats à la présidentielle entonnent le refrain du protec- tionnisme. Le Pen avec sa taxe de 3 % sur les importations. Mélenchon avec son protec- tionnisme prétendument solidaire, pour limiter les importations des pays où les droits sociaux sont faibles. L’un comme l’autre présentent cela comme un moyen de protéger les travailleurs en France. Le fait de rendre plus chers les produits étrangers, obligeant à acheter français, sauverait par là même leurs emplois.

C’est un mensonge autant qu’une absurdité.

D’abord parce que dans une économie mondialisée, où il faut des centaines de pièces prove- nant de toute la planète pour fabriquer les produits les plus complexes, acheter français ne veut rien dire. Et s’il fallait appliquer une taxe à toutes les pièces étrangères composant une voiture ou un avion aux couleurs de l’hexagone, cela ne ferait sans doute pas baisser leur prix. Quant aux salariés des entreprises étrangères, ils sont près d’un sur huit dans ce pays, employés par les Ikea, Ford, Siemens et autres Toyota. On se demande ce que deviendrait leur emploi si le protectionnisme se généralisait.

Le seul résultat de taxes sur les produits importés serait de faire grimper les prix pour les consommateurs, pas de sauver les emplois.

D’ailleurs, bien des secteurs qui échappent à la concurrence étrangère n’en tirent pas moins les salaires vers le bas, n’en licencient pas moins, en imposant à ceux qui restent des conditions de travail infernales : c’est le cas des travailleurs de la distribution, du commerce ou de l’aide à domicile, qui ne risquent pourtant pas d’être délocalisés.

En réalité, pour amasser toujours plus de profits, les patrons exploitent toujours davantage et justifient leurs sales coups comme ils veulent.

Aujourd’hui, ils licencient, imposent les heures supplémentaires non payées et le blocage des salaires au nom de la concurrence de l’étranger ou des machines ? Demain, ils le feront au nom du protectionnisme, au nom de l’industrie française et de la souveraineté économique qui impliquent des efforts… et justifient aussi la hausse des prix, histoire de se faire avoir aussi en tant que consommateurs !

Ce n’est pas sur des frontières et des droits de douane qu’il faut compter pour défendre, dans ce pays comme ailleurs, le droit des travailleurs à un emploi et à un salaire décent. Pour l’imposer, il faut vouloir s’en prendre aux profits, aux fortunes amassées par les actionnaires de ces grands groupes, quelle que soit leur nationalité. Il faut un programme de défense des intérêts ouvriers, un programme communiste.

Nadia CANTALE 08 Février 2017

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