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21 février 2020 ~ 0 Commentaire

fessenheim (le huff’)

ankou brennilis

La fermeture de Fessenheim serait une première et on ne sait pas vraiment comment faire

La fin de vie de ces sites pose de nombreuses questions, techniques et surtout financières, car la procédure est inédite.

La France va enfin sauter dans l’inconnu, mais un pied après l’autre. Le décret confirmant l’arrêt total et définitif des réacteurs de la centrale nucléaire de Fessenheim a été publié ce mercredi 19 février. Celui-ci prévoit l’arrêt du réacteur numéro 1 samedi 22 février. Le second devrait suivre le 30 juin.

Promesse de campagne de François Hollande en 2012, l’emblématique première fermeture d’une centrale nucléaire française avait été repoussé à maintes reprises. En dehors du débat sur la dangerosité et l’utilité de cette source d’énergie, peu émettrice de gaz à effet de serre mais de beaucoup de déchets blog), la mise à l’arrêt de Fessenheim fait surtout rentrer la France dans l’inconnu.

Car son démantèlement, qui devrait commencer au mieux en 2025 et durer des années, sera une première pour la France. Le coût s’annonce exorbitant alors même que l’État a versé 450 millions d’euros pour la perte en production d’électricité.

Dans le nucléaire, l’adage “plus facile à dire qu’à faire” prend tout son sens. Non pas que l’on n’a jamais démonté une centrale nucléaire dans le monde. Mais les exemples sont très rares. Et, à vrai dire, en France, il n’y en a pas. Il y a des projets en cours, certes, mais pour des centrales à la technologie bien différente. C’est aussi pour cela que le sujet fait débat, à la fois d’un point de vue technique, mais aussi et surtout du côté financier.

Début février, l’Autorité de sûreté nucléaire (ASN) a d’ailleurs estimé que le premier plan de démantèlement proposé par EDF est “incomplet”. L’ASN lui demande d’apporter des précisions sur son scénario et son organisation. Un autre rapport doit être remis par l’entreprise en avril 2020.

Une procédure très complexe

Au total, on peut compter 35 sites en attente ou en cours de démantèlement dans tout le pays.  80% des centrales nucléaires françaises ont été mises en place entre 1977 et 1987. Cela risque de poser un sérieux problème lorsque toutes celles-ci arriveront en fin de vie.

Actuellement, 12 vieux réacteurs sont en train d’être démantelés. Mais ils ont un fonctionne-ment totalement différent. De plus, les choses ne se passent pas si bien que cela. Pour l’une des technologies (graphite-gaz), le démantèlement a été repoussé… à la fin du siècle. Il faut dire que ces réacteurs ont été construits dans les années 50, sans même se poser la question du démantèlement, ou même du sort des déchets.

Par contre, Fessenheim et les 56 autres réacteurs en activité actuellement sont tous issus d’une même technologie (à eau pressurisée). Dans la théorie, “pour démanteler ce type de centrale, il y a plusieurs étapes à respecter”, expliquait an 2017 au HuffPost Thierry Charles, directeur adjoint de l’Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire (IRSN):

  1. D’abord, il faut arrêter la centrale, évidemment.
  2. Ensuite, on évacue le combustible, radioactif, dans des piscines de stockage. Il faut enfin l’envoyer dans une usine de retraitement, puis le stocker.
  3. Une fois la centrale vidée, il va falloir découper et enlever le matériel radioactif. “La cuve est l’élément le plus radioactif, le plus compliqué, qui demande l’utilisation de robots télécommandés”, précise Thierry Charles, qui est en charge de la sûreté nucléaire à l’IRSN.
  4. Enfin, il faut également évacuer les “circuits associés”, c’est-à-dire les centaines de tonnes de matériel qui ont été partiellement exposées à des radiations. Ce qui peut être fait par des hommes protégés par des combinaisons.

Le démantèlement plus long que le fonctionnement

Ça, c’est la théorie. Car dans les faits, on n’a jamais démantelé complètement une centrale nucléaire de ce type. Il y a bien celle de Chooz, qui a commencé début 2000, mais qui n’est pas encore finie (les travaux de découpe de la cuve de celle de Chooz ont commencé en 2017 et ne seront pas terminés avant 2022). Mais si la technologie est similaire au parc nucléaire actuel, ce réacteur est bien plus petit que ceux de Fessenheim.

Pour Thierry Charles, “le démantèlement, c’est faisable, dans une durée totale que l’on peut estimer à environ une vingtaine d’années. C’est simplement complexe”. Et de citer également le site allemand de Greifswald, où “le démantèlement avance bien”. Pour autant, les travaux ont commencé il y a 26 ans, en 1991 et ne devraient pas être finis avant 2029.

En France, on peut prendre l’exemple du site nucléaire de Brennilis. Le démantèlement a commencé en 1985, et a été suivi de plusieurs incidents et interruptions. En septembre 2019 EDF a annoncé la fin des travaux pour 2039, soit 54 ans après le début du projet.

Un coût incalculable?

Il y a aussi la question de la sécurité des travailleurs. Si une fuite dans une centrale en démantèlement est bien moins grave que si le réacteur est en activité, le risque est toujours présent. “Il y a aussi des risques classiques de démantèlement, des accidents ou des incendies, qui seraient plus fréquents”, notait Thierry Charles.

Mais mettons que la technique suive et que nous arrivions à démanteler ces réacteurs sans trop de problèmes. Reste la question du coût de l’opération. Et là, il y a un problème bien français: EDF est régulièrement accusée de sous-estimer les milliards nécessaires pour le démantèlement.

Dans un rapport du 1er février 2017, les parlementaires ont souligné que le coût de 350 millions d’euros par réacteur d’EDF est largement sous-estimé. À titre de comparaison, les autres exploitants estiment le coût entre 900 millions et 1,3 milliard d’euros par réacteur.

En 2016, c’est l’Union européenne qui accusait EDF de ne pas avoir mis assez de côté pour gérer le démantèlement du parc nucléaire. La France était alors pointée du doigt comme le vilain petit canard européen.

Des économies à venir encore incertaines

La durée minimale pour démanteler une centrale nucléaire est estimé entre 20 et 25 ans. Mais dans certains cas, cela devra attendre la fin du siècle.

À chaque fois, la société s’est défendue. Affirmant avoir placé de l’argent pour le faire fructifier en attendant de l’utiliser pour démanteler des centrales et avoir réalisé des audits indépendants sur l’évaluation du problème.

Reste que le coût de la fin du nucléaire est encore très mal perçu, et ce partout dans le monde. Un rapport de l’OCDE de 2016 rappelle que “l’un des problèmes du démantèlement est de savoir si les coûts estimés sont réalistes”. Car jusqu’à maintenant, “seul un nombre limité de réacteurs ont été démantelés et la plupart des cas doivent être considérés comme des premiers de leur espèce”. En France, aucun n’a jamais été complètement démantelé.

L’organisation précise tout de même que les travaux en cours de par le monde devraient aider à mieux estimer le coût de la fermeture d’une centrale nucléaire dans les années à venir. Et cela pourrait d’ailleurs être une bonne nouvelle pour EDF et ses concurrents. Une fois que l’on aura réussi, par exemple, à démanteler Fessenheim, les autres centrales du parc atomique, très semblables, pourraient être plus simples et moins coûteuses à fermer.

EDF doit rendre un dossier complet à l’été 2020 sur le futur démantèlement de la centrale, avant de plonger dans l’inconnu.

19/02/2020 Grégory Rozières Thibaut Derex

https://www.huffingtonpost.fr/

Commenter:

On pourrait se demander en quoi c’est rentable? Les uns empochent les bénéfices et les contribuables finiront par payer le démantèlement. C’est donc très rentable! Le soleil, le vent sont gratuits, mais chut!

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20 février 2020 ~ 0 Commentaire

climat (le huff’)

climat

Pour le climat, 1.000 scientifiques appellent à la « désobéissance civile »

Dans une tribune publiée par « Le Monde », près d’un millier de scientifiques spécialisés dans des disciplines diverses expliquent que la « rébellion est nécessaire ».

Face à l’urgence écologique actuelle, un millier de scientifiques appellent les citoyens français à la « désobéissance civile ».

Ils sont spécialisés en neurosciences computationnelles, en planétologie ou en épidémiologie, et ils ne voient plus d’autre recours possible que la désobéissance civile face au changement climatique.

Ce jeudi 20 février, Le Monde publie une tribune éloquente, signée par un collectif de pratiquement un millier de scientifiques, originaires de disciplines variées. Dans ce texte, les éminences grises dénoncent l’inaction des gouvernements face à l’urgence écologique, et incitent les citoyens à se manifester et à chercher des alternatives au système actuel.

“Les gouvernements successifs ont été incapables de mettre en place des actions fortes et rapides pour faire face à la crise climatique et environnementale dont l’urgence croît tous les jours”, débute le texte. D’emblée, les signataires rappellent les niveaux de pollution alarmants partout dans le monde, la disparition quotidienne d’espèces animales, la hausse de la température sur Terre, l’explosion de la concentration de CO2 dans l’atmosphère, et ainsi de suite.

La France un jour (pas si lointain) plus habitable? 

Pour eux et pour la science, les signaux sont indéniables. Et surtout terrifiants. “Chaque degré supplémentaire renforce le risque de dépasser des points de basculement provoquant une cascade de conséquences irréversibles (effondrement de la banquise, dégel du pergélisol, ralentissement des courants océaniques…)”, détaillent-ils par exemple.

Et d’ajouter par exemple qu’avec un réchauffement climatique de 5°C, ce qui n’est plus à exclure au vu des tendances actuelles, l’habitabilité même de la France serait remise en question. “Si nous persistons dans cette voie, le futur de notre espèce est sombre.”

Or pour les scientifiques qui ont approuvé la tribune, c’est aux responsables qu’il faut s’en prendre. Accusant le gouvernement actuel de se rendre complice de cette situation et saluant le mouvement des gilets jaunes pour sa dénonciation des contradictions de l’exécutif, ils ajoutent: “Les objectifs de croissance économique qu’il (le gouvernement, ndlr) défend sont en contradiction totale avec le changement radical de modèle économique et productif qu’il est indispensable d’engager sans délai.”

Un changement profond de société qui doit se faire “par le bas”

“Lorsqu’un gouvernement renonce sciemment à sa responsabilité de protéger ses citoyens, il a échoué dans son rôle essentiel”, continue le texte. Et d’en venir à ses préconisations, très éloignées de recommandations sur un objectif de température ou d’émission de CO2: “En conséquence, nous appelons à participer aux actions de désobéissance civile menées par les mouvements écologistes, qu’ils soient historiques (Amis de la Terre, Attac, Confédération paysanne, Greenpeace…) ou formés plus récemment (Action non-violente COP21, Extinction Rebellion, Youth for Climate…).”

Pour les signataires de la tribune, c’est “par le bas” que doit se faire le changement de société, “en agissant individuellement, en se rassemblant au niveau professionnel ou citoyen local, ou en rejoignant les associations ou mouvements existants”. Et c’est ainsi que “des marges de manœuvre se dégageront pour faire sauter les verrous et développer des alternatives”.

Une tribune choc qui se termine par un vaste appel aux pouvoirs publics, aux responsables de tous niveaux, à l’exécutif et au parlement à dire la vérité sur l’urgence de la situation et surtout à prendre des mesures immédiates pour y faire face.

Paul Guyonnet  20/02/2020

https://www.huffingtonpost.fr/

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20 février 2020 ~ 0 Commentaire

retraites (la conf’)

conf
.

L’augmentation immédiate de l’ensemble des pensions agricoles : une mesure d’urgence

Ce jeudi 20 février a lieu la dixième journée de grève interprofessionnelle et de manifestations contre la réforme des retraites. La Confédération paysanne appelle à poursuivre la mobilisation contre ce projet injuste, qui n’apportera rien aux paysan·nes retraité·e·s.

Alors que l’examen du projet de loi a démarré à l’Assemblée Nationale, le gouvernement s’oppose toujours à la revalorisation des pensions agricoles.

La retraite à 1 000€ par mois ne serait une réalité que pour une très faible part des paysan·nes : les chef·fe·s d’exploitation, ayant une carrière complète et partant en retraite à partir de 2022.

Nous demandons une augmentation immédiate des pensions pour l’ensemble des non salarié·e·s agricoles :

Chef·fe·s d’exploitation, collaborateurs·trices d’exploitation et aides familiaux, de métropole et d’outre-mer, ayant liquidé leur retraite avant ou à partir du 1er janvier 2022.

Pour améliorer les pensions les plus faibles, nous proposons d’augmenter la retraite de base, de faciliter l’accès à la Pension Majorée de Référence et de porter les retraites des chef·fe·s d’exploitation à 85% du SMIC*.

Cette revendication est soutenue par l’ensemble des syndicats agricoles et plusieurs amende-ments ont été déposés en ce sens, par des député·e·s de la majorité et de l’opposition. Il serait incompréhensible que le gouvernement s’oppose à cette mesure de justice sociale qui fait l’objet d’un large consensus.

20.02.2020

http://www.confederationpaysanne.fr/

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19 février 2020 ~ 0 Commentaire

algues vertes (le monde)

algues

A Lamballe, un méthaniseur encourage l’élevage de cochons

En dépit des algues vertes

Deux projets d’extension de porcheries dans cette région fortement touchée par les marées vertes font craindre une pollution accrue des sols et de l’eau.

Dans l’air clair et froid d’un matin d’hiver, en contrebas d’un vallon boisé où se faufile le Gouessant avant que la petite rivière ne rejoigne les belles plages d’Hillion, dans les Côtes-d’Armor, André Ollivro piétine la vase de l’estuaire.Le fondateur de l’association Halte aux marées vertes porte un petit détecteur accroché à sa botte, car dans ce sédiment meuble s’accumulent des algues en décomposition capables de former des poches de gaz. Pas d’inquiétude aujourd’hui : le taux d’hydrogène sulfuré est bas.C’est précisément à cet endroit, au fond de la baie de Saint-Brieuc, qu’un joggeur a trouvé la mort en septembre 2016 et que les cadavres de trente-six sangliers ont été ramassés durant l’été 2011. Et l’intoxication simultanée de deux chiens sur une plage voisine avait semé l’émoi en juillet 2008.

André Ollivro, 74 ans, alerte sur les méfaits des ulves avec une telle constance qu’il est devenu un héros de la bande dessinée Algues vertes. L’histoire interdite (Delcourt), dans laquelle la journaliste Inès Léraud dépeint le déni breton face aux dégâts de l’agriculture intensive sur l’environnement.

Depuis le temps, lui qui se présente parfois comme le « Che des grèves » a complété son équipement de détection et ne mesure plus seulement l’excès d’azote responsable des nitrates et l’hydrogène sulfuré, mais traque aussi l’ammoniac et s’intéresse désormais aux concentrations de métaux lourds.

En Bretagne, des décennies d’épandage massif de déjections issues des élevages hors sol des porcs et des poules ont laissé des traces. Spécialement à Hillion, où l’on a ramassé près de 10 000 tonnes d’ulves durant l’été 2019. Record battu.

Pourtant, comme si rien ne pouvait enrayer cette concentration, deux nouvelles extensions de porcherie sont en préparation dans la commune littorale de 4 200 habitants. L’exploitation Le Corguillé veut faire passer ses 1 276 emplacements actuels pour truies et cochons à engraisser à 2 482 ; l’exploitation La Roche-Martin voudrait s’agrandir de 2 602 à 2 882 places.

Annie Le Guilloux, qui milite au sein d’Halte aux marées vertes, s’est penchée sur les deux dossiers d’enregistrement et n’en est pas revenue.

« Le plan d’épandage est si compliqué – sur 124 parcelles pour Le Corguillé ! – qu’il faudrait un logiciel pour s’y retrouver, il est impossible à contrôler ! Et les deux dossiers ont été remplis par la même conseillère de la Cooperl avec des phrases identiques », résume-t-elle. (Payant)

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19 février 2020 ~ 0 Commentaire

hôpital (morlaix)

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Source

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19 février 2020 ~ 0 Commentaire

irlande (essf)

ireland

Irlande: percée de la gauche

Sinn Féin, parti de gauche, a remporté les élections avec 24,5% des suffrages.

Présentant trop peu de candidats ils ont été empêchés d’être le plus grand parti du Dáil (parlement). Mais de nombreux autres militants de gauche, du centre-gauche aux variétés plus radicales, ont également été élus. Le Parti Vert , quant à lui – un parti de centre-gauche avec quelques militants plus radicaux parmi ses membres – a obtenu 7,1% des voix et un résultat historique de douze sièges.

Chez les jeunes de vingt-cinq à trente-quatre ans, Sinn Féin a remporté 31,7% des suffrages de première préférence aurtant que Fine Gael et Fianna Fáil ensemble (32,5). Sinn Féin n’a atteint que 14% parmi les électeurs de l’AB (classe moyenne supérieure et classe moyenne), alors qu’il a obtenu 33% des suffrages dans la catégorie DE (classe ouvrière et non ouvrière). Dans la catégorie C2 ou « classe ouvrière qualifiée », avec 35% Sinn Féin a eu autant de voix que le vote combiné de droite Fine Gael et Fianna Fáil (39%).

Lutte anti-austérité

Pendant un certain nombre d’années, l’Irlande a appliqué l’austérité de l’UE. Alors que la Grèce, l’Espagne, l’Italie et le Portugal ont connu de grandes manifestations et des changements politiques, l’Irlande a semblé être relativement pacifiée. Les commentateurs internationaux se sont émerveillés de la stabilité du système politique du pays.

Mais en 2014, l’e bon élève s’est réveillé. Les tentatives du gouvernement Fine Gael-Labour  d’introduire des redevances sur l’eau ont provoqué une colère généralisée.

Après tant d’années de restrictions salariales et de réductions d’austérité, une autre taxe régressive a été profondément impopulaire. Des manifs ont suivi dans la classe ouvrière et les zones rurales pauvres, les communautés se battant contre les tentatives d’installation de compteurs d’eau.

Cela a abouti à la création d’une vaste campagne – Right2Water (Droit à l’eau) – avec les partis politiques de gauche et les syndicats pour lutter contre les redevances sur l’eau. Sa première manifestation nationale devait attirer 30 000 manifestants. Au final, plus de 100 000 personnes sont arrivées. Il s’agissait de la première de nombreuses manifestations de masse à six chiffres au cours de l’année à venir, car le problème de l’eau est devenu une expression d’une frustration beaucoup plus large à l’égard de l’establishment irlandais.

Une nouvelle génération

En même temps, une nouvelle génération est arrivée à maturité en Irlande. Des jeunes ont connu l’effondrement économique, les réductions des prestations sociales, l’imposition des frais universitaires, les bas salaires et les loyers élevés, le chômage. Beaucoup ont émigré, comme les générations précédentes l’avaient fait, mais les nouvelles technologies leur ont permis de conserver un lien profond avec le pays et souvent, ils sont revenus.

Cette génération était la plus socialement libérale de l’histoire de l’Irlande. Elle était irritée par le flot de scandales liés à l’Église qui ont marqqué l’Irlande pendant des décennies. Une percée majeure a été réalisée lors du référendum sur l’égalité du mariage de 2015, lorsque l’Irlande est devenue le premier État au monde à légaliser le mariage homosexuel par un vote populaire.

La marge de la victoire – 62% à 38% – en a surpris beaucoup, mais c’était un signe de choses à venir. Après le succès retentissant du référendum sur l’égalité du mariage, la lutte pour le droits à l’avortement a été une bataille difficile.

L’avortement a longtemps été un sujet très sensible dans la politique irlandaise – un référen-dum de 1983 a conduit à l’une des lois les plus restrictives du monde occidental. Mais la mort de Savita Halappanavar en 2012 a changé la donne. Halappanavar s’était vu refuser un avortement potentiellement vital dans un hôpital de Galway. L’indignation qui a suivi a conduit à des marches, rassemblements et à la formation de nombreux groupes pro-choix, souvent animés par des militant(e)s très jeunes impliqué(e)s dans la politique pour la première fois.

En 2014, l’affaire Savita a été suivie d’un autre scandale. Une femme migrante connue sous le nom de « Y » était arrivée en Irlande pour demander l’asile. Victime de viol dans son pays d’origine, elle a rapidement découvert qu’elle était enceinte. Au lieu d’accepter l’avortement qu’elle a demandé, elle a été forcée d’accoucher du bébé par césarienne – même en grève de la faim et indiqué clairement qu’elle se suiciderait.

Cela a donné lieu à une campagne pour abroger le 8e amendement à la constitution irlandaise  adopté en 1983 . Après de nombreuses années d’efforts, les militants ont réussi à soumettre la question au vote en 2018 – et le résultat a été encore plus large que le référendum sur l’égalité du mariage, avec 66,4% des voix pour mettre fin à l’interdiction de l’avortement en Irlande . Une nouvelle génération, qui a fondamentalement rompu avec l’histoire de la droite irlandaise, est arrivée à maturité.

Une nouvelle république

Pour de nombreux membres de cette nouvelle génération, les frustrations économiques et sociales coïncidaient. Les années qui ont suivi ces succès ont vu la croissance des mouvements de lutte contre la crise du logement en Irlande, un produit de politiques favorables aux capitalistes, du refus de construire des logements sociaux et un « laisser-faire » en matière de réglementation.

Pour de nombreux jeunes, les loyers vertigineux ont détruit leur niveau de vie et la perspective d’une vie décente. Ils ont trouvé dans le porte-parole du Sinn Féin sur le logement, Eoin Ó Broin, une voix cohérente expliquant comment les décisions politiques avaient produit ces résultats – et comment le changement politique pouvait les modifier.

La crise du logement a également touché des communautés ouvrières, où un nombre croissant de personnes se sont retrouvées « pauvres » – souvent sans-abri malgré leur emploi à temps plein. Un nouveau record de 10 514 sans-abri a été établi en octobre, mais les chiffres officiels ne racontent pas toute l’histoire.

Tout cela contraste avec la fable avancé par Fine Gael et ses partenaires de Fianna Fáil. Sur la scène mondiale, « Ireland Inc » a été présentée comme une réussite – son modèle économique de paradis fiscal a été un motif de forte reprise après la récession.

Mais sous le radar, il y avait de plus en plus deux Irlande : l’une bénéficiant du boom des investissements directs étrangers dans la finance, l’industrie pharmaceutique et la technologie, avec des investissements dans l’immobilier et l’autre forcée de vivre avec la fin brutale de cette économie, supportant le coût élevé de la vie mais ne voyant aucun progrès significatif des salaires.

C’est cette Irlande qui a pris la parole lors des élections, une nouvelle Irlande de la classe ouvrière et des jeunes électeurs qui ne sont plus prêts à accepter le duo Fine Gael-Fianna Fáil et qui cherche des alternatives.

Elle réclame une politique fondamentalement nouvelle, qui balaie les décennies de politique sociale et économique de droite, qui s’attaque à la crise climatique et qui édifie une société plus juste et équitable. Pas seulement dans le sud – mais dans toute l’île.

samedi 15 février 2020, BURTENSHAW Ronan

https://www.europe-solidaire.org/

Lire aussi:

Sinn Féin arrive pour la première fois en tête des élections législatives (ESSF)

Ireland’s Left Turn (Jacobin)

Ireland: Political earthquake as Sinn Féin wins election (Green Left)

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17 février 2020 ~ 0 Commentaire

coronavirus (psl)

china

Le régime de Xi Jinping plongé dans une crise historique

(…) Les problèmes sont très profonds. Une épidémie prolongée pourrait être l’aiguille qui fait éclater l’énorme bulle du marché immobilier chinois.

Cela pourrait alors provoquer l’effondrement du secteur bancaire. Wuhan, la cinquième plus grande ville de Chine, est un excellent exemple de bulle insoutenable. Les prix des logements de la ville ont quadruplé au cours des deux dernières années.

« Les gens qui ont de l’argent sont effrayés à mort et n’osent pas sortir dehors », a déclaré au Financial Times un agent immobilier basé à Pékin. « Personne ne va travailler. Les développements immobiliers sont tous bloqués… l’impact sera certainement important ».

Wuhan : Chronologie d’une catastrophe

Dans les premières semaines critiques de cette crise, le gouvernement de Wuhan a fait le contraire de ce qu’il aurait dû faire. Il a arrêté et fait taire les lanceurs d’alerte, y compris des professionnels de la santé comme Li Wenliang qui ont tenté de mettre en garde contre une épidémie potentielle. Ils n’ont même pas informé le personnel hospitalier des dangers et un grand nombre de membres du personnel médical ont été infectés : 40 membres du personnel dans un seul hôpital de Wuhan.

On estime que cinq millions de personnes ont quitté Wuhan et se sont rendues dans d’autres régions de Chine entre le 1er et le 20 janvier, sans savoir qu’elles pouvaient être porteuses du virus ni être averties de prendre des précautions élémentaires telles que porter un masque, se laver régulièrement les mains et éviter les rassemblements publics.

Le 18 janvier, les autorités de Wuhan ont organisé un banquet pour 40 000 familles dans le district de Baibuting, quelques jours avant que la ville ne soit complètement fermée et que tout voyage à l’extérieur ne soit interdit.

Aujourd’hui, des dizaines de bâtiments à Baibuting, avec ses 130 000 habitants, sont couverts d’affiches rouges officielles portant la mention « bâtiments contaminés ». Caixin Global a cité des résidents locaux se plaignant de n’avoir toujours pas été conseillés par les fonctionnaires du gouvernement sur les précautions à prendre même après que leurs maisons aient été désignées comme « bâtiments contaminés ».

L’Organisation mondiale de la santé (OMS), agence des Nations unies, a été informée par des fonctionnaires du ministère national de la santé chinois le 31 décembre d’une épidémie de « pneumonie de cause inconnue » à Wuhan. Une semaine plus tard, le virus a reçu le nom de 2019-nCov.

Cette chronologie met en cause Pékin, qui se cache derrière les erreurs du gouvernement de Wuhan, pour ne pas avoir agi plus rapidement. En dépit d’un ensemble de preuves faisant état du contraire, l’OMS fait l’éloge de la façon dont la dictature chinoise a géré l’épidémie, saluant même le « système chinois » et la « grande capacité de leadership » de Xi. Le soutien flatteur de quelques bureaucrates à Genève est une petite consolation pour le PCC, qui se heurte à une hostilité toujours plus grande chez lui.

Des secousses révolutionnaires

Pékin est maintenant dans une phase de limitation des dégâts, en essayant de protéger le personnage de « l’empereur » Xi, et de détourner toute la responsabilité sur le gouvernement et la police de Wuhan. Le Comité permanent du Politburo – le cercle restreint du PCC – a reconnu que la situation actuelle constituait « un test majeur du système et de la capacité de gouvernance de la Chine ».

Le PCC déploie tout son arsenal de mesures de « maintien de la stabilité » avec une propa-gande massive et une campagne de relations publiques, érigeant des hôpitaux à une vitesse record et proclamant une « guerre populaire » contre l’épidémie. Malgré la construction de deux nouveaux hôpitaux à Wuhan, qui, selon son gouvernement, offrent 13 000 lits supplémentaires, cela reste insuffisant – selon des estimations indépendantes, il y aurait jusqu’à 190 000 personnes infectées à Wuhan.

Pékin a récemment annoncé un financement d’urgence de 12 milliards de dollars US pour lutter contre l’épidémie. Mais la même semaine, le régime a injecté 174 milliards de dollars dans le secteur bancaire et la bourse pour éviter un effondrement des marchés. L’écart entre ces deux sommes montre les véritables allégeances de classe des dirigeants chinois.

Où cela peut-il mener ? Dans le Financial Times, Jamil Anderlini affirme que « si le virus ne peut pas être contenu rapidement, cela pourrait se révéler être le moment de Tchernobyl pour la Chine, un moment où les mensonges et les absurdités de l’autocratie sont mis à nu pour que tous puissent les voir ».

De nombreux citoyens en Chine ont fait des comparaisons sur internet avec la catastrophe nucléaire de 1986 qui a constitué un événement important sapant les bases du régime stalinien en URSS. Anderlini établit également un parallèle avec la Tunisie en 2010, en compa-rant Li Wenliang à Mohamed Bouazizi, le vendeur de fruits dont l’auto-immolation a servi de déclencheur à la révolution en Tunisie et dans la région.

Il est clair que la dictature chinoise est entrée dans sa crise la plus profonde depuis la fin des années 1980. Les « sessions jumelées » de mars (du Congrès national du Parti communiste et de la Conférence consultative politique du peuple chinois) pourraient maintenant être annulées en raison de l’épidémie. Si cela se produit, la véritable raison sera probablement d’empêcher les expressions ouvertes de dissidence de faire surface lors de cet événement normalement très chorégraphié.

La lutte pour le pouvoir au sein du PCC et de l’élite dirigeante va presque certainement se relancer, alimentée par les divisions croissantes sur la gouvernance de Xi, mais reflétant aussi en fin de compte les nouvelles humeurs qui s’agitent dans la base de la société. Si l’épidémie n’est pas contenue à court terme et inflige des dommages économiques massifs, cela peut déclencher un nouveau niveau de crise avec des implications potentiellement révolutionnaires.

La tâche des marxistes en Chine, est d’aider les sections les plus avancées de la classe ouvrière et de la jeunesse à se préparer politiquement. La crise humanitaire, économique et politique appelle à la construction d’une alternative ouvrière socialiste et véritablement démocratique au capitalisme autoritaire du PCC. (Extrait voir lien)

lundi 17/02/20

https://fr.socialisme.be

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17 février 2020 ~ 0 Commentaire

poutine 1 (révolution)

vlad

La crise du régime de Vladimir Poutine

Ces vingt dernières années, la nature du régime politique russe a fait couler beaucoup d’encre. La bourgeoisie occidentale décrit souvent Vladimir Poutine comme un héritier du stalinisme et des soi-disant « traditions russes ».

En réalité, son régime est surtout le fruit (pourri) de la restauration du capitalisme en Russie, au début des années 1990. Le Kremlin défend les intérêts du capitalisme russe – comme Macron défend ceux du capitalisme français. Et comme la France, la Russie est une puissance impérialiste dominée par d’immenses firmes industrielles et financières.

Ceci dit, il est clair qu’il y a des différences entre ces deux régimes. Mais contrairement à un préjugé tenace, les caractéristiques du régime russe ne découlent pas d’un « tempérament national » (qui apprécierait et réclamerait l’autoritarisme !) ou de « l’immaturité » de la démocratie russe. Ces caractéristiques découlent de la faiblesse de la bourgeoisie russe et des conditions particulières de sa naissance.(…)

Le dépeçage de la Russie

L’appareil d’état complexe a émergé et s’est consolidé en Occident à travers un long processus, jusqu’aux démocraties bourgeoises actuelles. Ce ne fut pas le cas en Russie. A la chute de l’URSS, des généraux ont volé et revendu le matériel militaire dont ils avaient la charge, tandis que des administrateurs s’appropriaient des entreprises d’Etat, privatisées à leur profit.

Ce pillage généralisé n’a pas mené à la formation d’un appareil d’Etat bourgeois semblable à celui qui existe en Europe de l’Ouest, mais à la transformation d’une bonne partie de l’ancien appareil d’Etat stalinien en une nouvelle classe capitaliste.

Des luttes féroces entre bureaucrates – pour le dépeçage du cadavre de l’économie planifiée – ont abouti à un éparpillement de l’économie.

Par exemple, l’entreprise d’Etat Aeroflot a été divisée en une multitude de firmes régionales, au fur et à mesure que des bureaucrates locaux la privatisaient bout par bout et pour leur propre compte. Les plus puissants des nouveaux capitalistes russes, les « oligarques », s’assuraient le contrôle du système politique via leur marionnette, le président Boris Eltsine. Ils ne cherchaient pas à construire un appareil d’Etat solide, mais à piller les caisses publiques.

La faillite de l’Etat russe, en 1998, a été causée par le renflouement permanent des entrepri-ses des oligarques. Elle a mis en danger tout l’équilibre précaire du nouveau capitalisme russe.

Le régime d’Eltsine était alors complètement discrédité, non seulement aux yeux du salariat, mais aussi de la classe moyenne (ruinée par la crise) et des fonctionnaires. C’est ce qui a permis à Vladimir Poutine de se placer au sommet du pouvoir.

Pour les oligarques, l’objectif était désormais de renforcer l’Etat russe (au bord de l’effondre-ment) et d’apporter un minimum de centralisation à l’économie. Celle-ci était alors complète-ment fragmentée, au détriment de sa compétitivité sur le marché mondial. Mais cette « consolidation » de l’Etat a eu des conséquences totalement inattendues pour les oligarques.

Poutine a très vite affirmé son autorité sur ces derniers. Ceux qui ne se pliaient pas à ses diktats subissaient les foudres de la répression policière. Ce fut le cas, par exemple, de l’oligarque Khodorkovsky.

Cet ancien cadre du Parti Communiste, devenu un baron du pétrole, s’est opposé à Poutine et a été arrêté, puis emprisonné, en 2003, pour « escroquerie à grande échelle » (un délit dont il était aussi coupable que la plupart des oligarques). En se renforçant, l’Etat russe s’émancipait, dans une certaine mesure, de la tutelle des oligarques. Cette situation est typique d’un régime bonapartiste. (…)

La crise du régime de Poutine

Dès son arrivée au pouvoir, en 1999, Poutine a utilisé la guerre en Tchétchénie pour distraire l’attention des masses. Il a mené une politique d’austérité systématique. Cependant, la hausse des prix du pétrole et du gaz a permis à l’économie russe de croître à nouveau (après l’effon-drement catastrophique des années 90).

Malgré les politiques d’austérité, la croissance économique a permis d’améliorer un peu les conditions de vie d’une partie de la population, tout en offrant à l’appareil d’Etat des oppor-tunités bien plus grandes d’enrichissement. Au sommet de cette pyramide de corruption trônait Vladimir Poutine, arbitre entre les classes, mais arbitre aussi de la lutte entre les différentes factions de la bureaucratie d’Etat (pour le partage du gâteau de la corruption).

Cette phase d’embellie économique a été brisée net par la crise mondiale de 2008. Elle a réduit les possibilités de corruption et de pillage de l’économie par les différents échelons de la bureaucratie.

De plus en plus souvent, Poutine est obligé de réprimer sévèrement les bureaucrates trop gourmands et trop corrompus. En effet, la corruption trop ostentatoire ne peut que nuire au prestige du régime. De nouvelles colonies pénitentiaires sont donc ouvertes, chaque année, pour y loger les fonctionnaires corrompus et tombés en disgrâce.

Cette crise complique aussi la recherche d’un successeur à Vladimir Poutine. Or sa popularité décline – et risque de s’effondrer à l’occasion, par exemple, d’une aventure militaire se soldant par une défaite.

Pour la bureaucratie, il y a urgence à préparer sa succession. Problème : l’appareil d’Etat est aujourd’hui profondément divisé, et chaque fraction essaye de placer son poulain, ce qui ne contribue ni à la stabilité du régime, ni à son prestige. Quant à Poutine, il profite de ces divisions pour manœuvrer en vue de prolonger indéfiniment sa position personnelle.

Mais la principale menace contre le régime vient de la classe ouvrière, longtemps restée inerte. La crise économique a obligé le régime à mettre en œuvre des mesures d’austérité très dures, comme la réforme des retraites adoptée à l’été 2018. Conjuguées à la hausse brutale du chômage et à l’impact de la corruption sur les services publics, ces politiques ont fait brutalement baisser la popularité de Poutine.

Pour la première fois depuis des années, voire des décennies, les mobilisations de l’automne 2018 ont dénoncé pêle-mêle les politiques anti-sociales, la corruption et l’absence de véritable démocratie.

Ces mobilisations étaient encore faibles, mais il s’agissait d’un coup de semonce, qui annonce des luttes bien plus massives. Poutine se trouve aujourd’hui confronté à la hantise de tous les régimes bonapartistes à travers l’histoire : le réveil révolutionnaire de la classe ouvrière.

16 février 2020 Ivan Loh

https://www.marxiste.org/

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15 février 2020 ~ 0 Commentaire

schiste (gauche révolutionnaire)

gaz de schiste

Algérie : NON à l’exploitation du gaz de schiste !

Les 49è et 50è vendredis de manifestations ont été marqués par un nouveau slogan scandé par les milliers de manifestants dans toutes les wilayas du pays, y compris dans le sud où une marche de plusieurs centaines de femmes a été organisée à In Salah, suivie par les hommes en dernier cortège : « NON au gaz de schiste ».

Ceci découle de l’entrevue accordé au président illégitime A. Tebboune à des directeurs de médias nationaux en précisant : « Il faut que toutes les franges du peuple sachent qu’il s’agit d’une richesse dont Allah nous a gratifiés et je ne vois pas pourquoi s’en priver et que son exploitation de cette ressource est à même d’améliorer le niveau de vie ».

Donc, pour le président, le meilleur moyen d’améliorer le niveau de vie des Algériens est non pas d’augmenter le SMIG, ni de promouvoir la production locale, ni le partage des richesses de manière équitable, encore moins de supprimer la loi des hydrocarbures ou alors la loi des finances visant à faire une vraie austérité dans tout le pays…

Mais bien d’exploiter le gaz de schiste en ouvrant la voie à l’octroi de concessions aux multinationales pétrolières, telles que TOTAL, dans les régions sahariennes. Aucune technologie ne permet de le faire sans dégâts matériels, économiques, écologiques et sanitaires.

Même deux de ses ministres affirment qu’ils ne sont en aucun cas d’accord avec cette mesure, dont le ministre de l’enseignement supérieur, C.Chitour qui la qualifie de « calamité » ; « on a interdit à Total d’exploiter le gaz de schiste dans le sud de la France, mais il risque de forer ici. Le gaz de schiste, c’est une calamité, l’autoriser, c’est hypothéquer l’avenir du sud où il y a une nappe phréatique de 45 000 milliards de m3 d’eau. »

On voit bien que la principale préoccupation de ce gouvernement illégitime est de comment faire plus de profits dans le dos des travailleurs, et non pas d’améliorer le niveau de vie des travailleurs, et encore moins de se préoccuper de la santé de la population.

Les richesses sont là pour satisfaire les besoins de la population et non pas les profits et les capitalistes, y en a assez ! Construisons le parti des travailleurs, organisons-nous ! 

Le Hirak en est à son 12e mois de mobilisation et il est largement temps que ses revendica-tions soient satisfaites. Nous devons nous organiser en masse pour dégager ce gouvernement et contre la politique de Bouteflika poursuivie par Tebboune.

Pour cela, non seulement, il faut discuter partout de nos revendications, mais il faut aussi construire une grève générale de masse, qui pourrait être lancée en premier lieu par les travailleurs de l’énergie et des hydrocarbures et appuyés par les autres secteurs de travail, et surtout par la base de l’UGTA.

Faire des assemblée générales, discuter de ce qu’il faut faire et comment conduire la grève avec un programme révolutionnaire, construire des comités de luttes dans les usines, dans tous les lieux de travail, les quartiers, est une importance première pour donner au Hirak un nouveau souffle.

Pour nous organiser afin de discuter de quelle société nous voulons, la construction d’un parti de masse des travailleurs, de tous les secteurs privés et/ou étatique, des chômeurs, des jeunes… est primordiale.

Il permettrait de défendre les intérêts de la majorité de la population, pour que les richesses du pays appartiennent réellement au peuple, en propriété publique, avec une production gérée démocratiquement par les travailleurs pour la satisfaction des besoins de toutes et tous.

La Gauche Révolutionnaire, اليسار الثوري, ThamuƔli Thazelmadt dit :

• Non à l’exploitation du gaz de schiste ! Non à la main-mise sur les hydrocarbures par les multinationales étrangère ou par des firmes capitalistes algériennes.
• Pour l’unité de la classe ouvrière indépendante du gouvernement
• Pour des comités démocratiques dans chaque entreprise, université, lycée, quartier, pour développer la lutte et les revendications : hausse des salaires, égalité entre toutes et tous, respect des droits des minorités…
• Pour que la lutte s’étende dans les entreprises, avec les syndicats, pour organiser des grèves
• Pour un gouvernement démocratique des travailleurs.
• Pour une Algérie socialiste et démocratique, libérée du capitalisme et de l’asservissement aux puissances impérialistes que cela entraîne, avec des relations internationales de solidarité avec les pays de la région et leurs populations, en lutte elles aussi contre des régimes servant les capitalistes.

Mina Boukhaoua 15/02/2020

http://www.gaucherevolutionnaire.fr/

schiste (gauche révolutionnaire) dans A gauche du PS logo-pst-horiz-1

Commentaire:

Nous soutenons un parti révolutionnaire qui existe déjà, le PST Parti Socialiste des Travailleurs!

PST

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13 février 2020 ~ 0 Commentaire

vie chère ( gauche révolutionnaire)

bourge fille

La vie est beaucoup trop chère

Le gouvernement Macron c’est la hausse de 6,5 % du prix du gaz en juillet 2018

de 0,7 % à 2 % et 7 % sur les légumes frais,

2€ de plus sur le carnet de tickets de métro,

sans compter l’augmentation de 37 % du prix de l’électricité en 7 ans (ça fait + 5,2 % par an!)

… Ah oui ! Il ne faut pas oublier ce magnifique cadeau « revalorisation du SMIC » en 2020 de 16,8 € par mois !

Comment on paie le loyer et les courses maintenant ? Y en a assez !

On nous bassine avec « faire des efforts pour redresser le système » mais à côté Macron-le-président-des-riches permet à ses potes de ne plus payer l’ISF !

La colère des gilets jaunes a fait éclater ce ras-le-bol. Les grèves massives contre la casse des retraites permettent de bloquer Macron et ravaler ses cadeaux aux riches.

On n’a pas autant bloqué le pays depuis 1995 ! La révolte montre au gouvernement que notre colère est réelle:

Enseignant-chercheur au minima sociaux depuis 15 ans, un maraîcher qui gagne 200 € par mois pour bosser 70 heures par semaine, une prof en arrêt de travail à cause de son école qui tombe en ruine, faute de sous de l’État pour la rénover …

Peut-on continuer encore longtemps avec Macron et son capitalisme pour les riches? Non !

La révolte contre la casse des retraites laisse entrevoir la possibilité de dégager Macron et son capitalisme.

Son système c’est un gouvernement élu « pour le moins pire »: des privatisations à outrance, le saccage de nos droits tout en essayant de nous diviser.

À la place il ne nous faut pas seulement un autre système, mais le nôtre : le socialisme..

Pauline Isambert 13/02/2020

http://www.gaucherevolutionnaire.fr/

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