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27 novembre 2020 ~ 0 Commentaire

comisiones obreras (nueva tribuna)

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CCOO dénonce qu’Amazon ne respecte pas les mesures de santé et de sécurité

Le syndicat lance une campagne en réseau contre les abus de travail dont sont victimes les travailleurs de l’entreprise de Jeff Bezos.

CCOO dénonce le fait qu’Amazon ne respecte pas les mesures obligatoires de santé et de sécurité sur les lieux de travail qu’elle possède en Espagne.

C’est pourquoi le syndicat a lancé une campagne de sensibilisation des travailleurs et des personnes extérieures à l’importance d’assurer la sécurité et la santé au travail, surtout le vendredi noir, qui marque le début d’une des saisons les plus intenses de l’année pour eux.

« L’augmentation du travail que nous avons depuis le Vendredi Noir ne peut pas signifier que les entreprises, en l’occurrence Amazon, cessent d’assumer leurs responsabilités et de veiller au respect de toutes les mesures visant à assurer la sécurité et la santé des travailleurs dans leurs centres à travers le monde », explique Sergi Lafuente, délégué à la prévention des risques professionnels de CCOO dans le centre amazonien d’El Prat de Llobregat (Barcelone).

La position d’Amazon cette saison est d’ « exiger des cadences de travail élevées, avec des mouvements répétitifs pendant des journées de 8 heures, exerçant une pression psychologique sur les travailleurs s’ils ralentissent », déplore M. Lafuente.

Il est également frappant de constater que l’entreprise dirigée par Jeff Bezos, l’homme le plus riche du monde, ne s’occupe pas suffisamment des conditions de travail de ses travailleurs.

La campagne de CCOO s’appuie sur une série de gifs qui sont diffusés sur les réseaux sociaux et qui « résument le travail du personnel d’Amazon et la pression que l’entreprise exerce sur ses travailleurs en allant au-delà de leur santé pour les faire payer davantage et atteindre une productivité élevée.

Derrière un clic pour passer une commande et recevoir un colis, il y a des milliers de personnes qui subissent une forte pression et dont les droits fondamentaux sont clairement violés

« Le but de notre campagne est de rendre visible les personnes au sein de l’entreprise, afin que chacun sache que derrière un clic pour passer une commande et recevoir un colis, il y a des milliers de personnes qui subissent une grande pression à tous égards et qui voient clairement leur droit fondamental violé : jouir d’une pleine santé physique et mentale au travail », explique le syndicat.

Cette action fait partie d’une autre action internationale qui, avec le slogan #MakeAmazonPay, vise à leur demander de payer leurs impôts, contribuant ainsi au bien-être social, à réparer la détérioration qu’elle inflige à l’environnement et à soutenir les petites et moyennes entreprises qu’elle endommage tant.

La coalition qui promeut #MakeAmazonPay comprend le syndicat mondial UNI Global Union, Greenpeace, la Confédération Syndicale Internationale, le Réseau pour la justice fiscale et de nombreuses autres organisations.

Ils promeuvent, entre autres actions, une collecte de signatures tant au niveau national qu’inter-national, dans laquelle ils espèrent avoir le soutien des représentants politiques dans les différents pays.

La Fédération des services aux citoyens de CCOO dirige la représentation des travailleurs d’Amazone en Espagne.

27 novembre 2020

https://www.nuevatribuna.es/

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Note:

CCOO est l’équivalent espagnol de la CGT

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27 novembre 2020 ~ 0 Commentaire

eau (the guardian)

Global warming causing the spread of deserts

Plus de 3 milliards de personnes touchées par la pénurie d’eau, selon les données

L’ONU met en garde contre les conséquences de l’absence de conservation de l’eau et de la lutte contre la crise climatique

L’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture a constaté que 50 millions de personnes en Afrique subsaharienne vivent dans des zones où une grave sécheresse a des effets catastrophiques sur les terres cultivées et les pâturages tous les trois ans.

Les pénuries d’eau touchent aujourd’hui plus de 3 milliards de personnes dans le monde, comme le montrent les données sur la quantité d’eau douce disponible pour chaque personne, qui a chuté d’un cinquième en deux décennies.

Environ 1,5 milliard de personnes souffrent d’une grave pénurie d’eau, voire de sécheresse, car la dégradation du climat, l’augmentation de la demande et une mauvaise gestion ont rendu l’agriculture de plus en plus difficile dans de nombreuses régions du globe.

L’ONU a averti jeudi que des milliards de personnes seraient confrontées à la faim et à des pénuries alimentaires chroniques généralisées en raison de l’incapacité à préserver les ressources en eau et à lutter contre la crise climatique.

Qu Dongyu, directeur général de l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), a déclaré :

« Nous devons prendre très au sérieux la pénurie d’eau (le déséquilibre entre l’offre et la demande de ressources en eau douce) et les pénuries d’eau (qui se traduisent par des régimes pluviométriques inadéquats), car elles constituent aujourd’hui la réalité dans laquelle nous vivons tous… Les pénuries d’eau et la rareté de l’eau dans l’agriculture doivent être traitées immédiatement et avec audace ».

Il a déclaré que les objectifs de développement durable des Nations unies, qui comprennent l’éradication de la faim et l’amélioration de l’accès à l’eau potable, étaient encore à portée de main mais qu’il fallait faire beaucoup plus pour améliorer les pratiques agricoles dans le monde et gérer les ressources de manière équitable.

Le rapport de l’organisation sur la situation mondiale de l’alimentation et de l’agriculture en 2020 a révélé que 50 millions de personnes en Afrique subsaharienne vivent dans des zones où une grave sécheresse a des effets catastrophiques sur les terres cultivées et les pâturages une fois tous les trois ans. Plus d’un dixième des terres cultivées pluviales du monde sont soumises à des sécheresses fréquentes, de même qu’environ 14 % des pâturages de la planète.

L’agriculture pluviale représente 60 % de la production végétale mondiale et 80 % des terres cultivées, le reste bénéficiant de l’irrigation. Cependant, l’irrigation n’est pas la panacée : plus de 60 % des terres irriguées dans le monde sont fortement dépendantes de l’eau.

Une mauvaise irrigation peut entraîner un gaspillage d’eau, épuiser des ressources non renouvelables telles que les aquifères souterrains, et une mauvaise gestion peut faire perdre à certains agriculteurs leurs ressources en eau – par exemple, dans le cas des exploitations en aval, si les rivières et les cours d’eau sont asséchés par l’irrigation en amont.

Selon le rapport, les systèmes d’irrigation à petite échelle et dirigés par les agriculteurs sont souvent plus efficaces que les projets à grande échelle.

En Asie, par exemple, les projets à grande échelle financés par l’État reposent sur l’exploitation directe des eaux souterraines, ce qui exerce une pression excessive sur cette ressource. Mais les petits agriculteurs du monde entier sont confrontés à des difficultés supplémentaires, telles que l’absence de sécurité des droits sur l’eau et le manque d’accès au financement et au crédit.

Des recherches distinctes ont récemment montré que les terres agricoles du monde sont de plus en plus concentrées entre les mains d’un nombre réduit de personnes, les grandes entreprises et les propriétaires internationaux prenant le contrôle de pans entiers de la production, tandis que les petits agriculteurs – dont les exploitations sont souvent gérées selon des principes plus durables sur le plan environnemental – sont de plus en plus souvent mis à l’écart.

Environ 1 % des exploitations agricoles mondiales exploitent 70 % des terres agricoles du monde.

La production alimentaire doit changer afin de réduire les émissions de gaz à effet de serre et d’essayer d’éviter la dégradation du climat, mais même cela n’est pas simple, a averti la FAO.

« Alors que le monde vise à passer à des régimes alimentaires sains – souvent composés d’aliments relativement gourmands en eau, tels que les légumineuses, les noix, la volaille et les produits laitiers – l’utilisation durable des ressources en eau sera de plus en plus cruciale ».

« L’agriculture pluviale fournit la plus grande part de la production alimentaire mondiale. Toutefois, pour qu’elle continue à le faire, nous devons améliorer la façon dont nous gérons les ressources en eau à partir de précipitations limitées ».

Les récoltes mondiales de cette année ont été généralement bonnes, à quelques exceptions près, mais certaines régions d’Afrique sont toujours menacées par de graves problèmes alimentaires.

Fiona Harvey  Thu 26 Nov 2020

https://www.theguardian.com/

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24 novembre 2020 ~ 0 Commentaire

aide alimentaire (le huff’)

 macron pauvres

Le nombre de demandeurs d’aide alimentaire a augmenté entre 10 et 25%

Les associations évoquent une situation tendue. Malgré une générosité des donateurs plus grande, les stocks sont en baisse de 22% au sein des banques alimentaires.

Explosion de la pauvreté, bénévoles fragiles face au Covid-19, dons incertains: la crise sanitaire et économique a mis sous tension les associations d’aide alimentaire, qui accompagnent 5 millions de personnes en France.

Plus 10% d’inscrits pour la campagne d’hiver des Restos du cœur, de 10 à 15% d’ayants droit en plus à la Croix Rouge, entre 20 et 25% de nouveaux bénéficiaires pour la Fédération des banques alimentaires… la crise économique a fait exploser les compteurs des associations d’aide alimentaire.

“Tout a basculé ces derniers temps, on est en flux tendu mais pour l’instant on arrive à y faire face”, se rassure Valérie Bettinger, responsable de l’aide alimentaire à la Croix Rouge, en charge de 386.000 ayants-droits sur toute la France, via les centres de distribution, les épiceries sociales et les dispositifs itinérants.

Aides de l’Etat, augmentation du fonds européen, générosité des donateurs au rendez-vous… les ressources se sont multipliées pour permettre aux associations de faire face à l’accroissement de la demande. Mais les stocks ne sont pas infinis.

“En parallèle de la hausse des bénéficiaires, nos stocks ont baissé en volume de 22%”, détaille Claude Baland, président de la Fédération des banques alimentaires qui irrigue 5 400 associations dans toute la France en denrées alimentaires, et 400 de plus depuis le premier confinement.

“Il faut qu’on reconstitue nos stocks pour qu’on puisse affronter une hausse des ayants droit. Donc il faut qu’on réussisse la grande collecte” du 27 au 29 novembre, ajoute-t-il.

Pour la première fois cette année, l’association a lancé une plateforme en ligne monpaniersolidaire.org, anticipant la faible fréquentation des supermarchés.

“Pour être franc, on ne sait pas ce que ça va donner. On espère qu’internet va nous sauver”, confie Claude Baland.

“Le juge de paix c’est le 31 décembre parce que l’essentiel des dons se fait entre fin novembre et fin décembre”, abonde Patrice Blanc, président des Restos du cœur qui lancent mardi leur campagne d’hiver et s’attendent à accueillir un million de bénéficiaires, contre 875.000 personnes l’année dernière.

“Pire que la crise de 2008”

Ces derniers mois, les associations ont été chamboulées par ce nouveau contexte et elles ont dû composer avec une réduction de leurs effectifs. Une partie des bénévoles, en majorité des personnes âgées, plus fragiles face au Covid-19, se sont retirés de l’activité.

Sur les 79 banques alimentaires en France, neuf ont préféré reporter la grande collecte après les vacances de février 2021, “du fait de la non-participation légitime de bénévoles”.

Lors du premier confinement, de nouveaux bénévoles sont apparus, notamment des étudiants et des personnes en chômage partiel. “L’appel à un bénévolat nouveau a été facilité pendant le premier confinement par le fait que quasi toute l’activité économique avait cessé”, explique Patrice Blanc.

Mais pour la suite, une réflexion sur la diversification du bénévolat s’amorce. “On essaie de rajeunir nos bénévoles sans renier les bénévoles actuels”, concède M. Baland.

D’autant plus que tout le monde anticipe une longue crise sociale. “On anticipe des conséquences pires que celle de la crise de 2008”, s’inquiète Patrice Blanc.

Pour Valérie Bettinger de la Croix Rouge, “il faut qu’on anticipe et accompagne ces publics dans les mois à venir, sur le plan de l’aide alimentaire mais aussi psychologique” car “la crise va augmenter le besoin d’écoute”.

24/11/2020

https://www.huffingtonpost.fr

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24 novembre 2020 ~ 0 Commentaire

crise (cadtm)

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24 novembre 2020 ~ 0 Commentaire

1% (the guardian)

npa agricol
1 % des exploitations agricoles exploitent 70 % des terres agricoles du monde

Des chercheurs avertissent que l’accaparement des terres agricoles s’accentue, les terres étant de plus en plus dominées par quelques grandes entreprises Le déclin des petites exploitations dans le monde entier entraîne une augmentation des monocultures destructrices.

Un pour cent des exploitations agricoles du monde exploitent 70 % des champs en culture, des prairies et des vergers, selon un rapport qui met en évidence l’impact sur les crises du climat et de la nature.

Depuis les années 1980, les chercheurs ont constaté que le contrôle des terres est devenu beaucoup plus concentré, à la fois directement par la propriété et indirectement par l’agriculture contractuelle, ce qui se traduit par des monocultures plus destructrices et moins de petites exploitations soigneusement entretenues.

En tenant compte pour la première fois de la valeur croissante de la propriété et de la croissance des populations sans terre, le rapport calcule que l’inégalité des terres est de 41 % supérieure à ce que l’on croyait auparavant.

Selon les auteurs, cette tendance est due aux produits financiers à court terme, qui façonnent de plus en plus l’environnement mondial et la santé humaine.

« Dans le passé, ces instruments ne concernaient que les marchés. Ils ne nous touchaient pas individuellement. Mais maintenant, ils touchent tous les aspects de notre vie car ils sont liés à la crise environnementale et à la pandémie », a déclaré Ward Anseeuw, spécialiste technique principal de l’International Land Coalition, qui a mené les recherches avec un groupe de partenaires dont Oxfam et le World Inequality Lab.

L’étude publiée ce mardi se fonde sur 17 nouveaux documents de recherche ainsi que sur l’analyse des données et de la littérature existantes.

Elle indique que les calculs précédents de l’inégalité des terres étaient basés exclusivement sur la propriété et la taille des exploitations individuelles. Sur cette base, l’inégalité foncière s’est réduite à partir des années 1980, puis s’est accentuée.

Cette tendance est plus prononcée avec la nouvelle méthodologie, qui tient compte de facteurs supplémentaires, tels que la propriété multiple, la qualité et la valeur des terres et le nombre de personnes sans terre.

Le nombre de personnes sans terre est plus faible en Chine et au Vietnam, et le plus élevé en Amérique latine, où les 50 % de personnes les plus pauvres ne possédaient que 1 % des terres.

L’Asie et l’Afrique ont les niveaux les plus élevés de petites exploitations, où l’apport humain tend à être plus élevé que les facteurs chimiques et mécaniques, et où les délais sont plus susceptibles de s’étendre sur plusieurs générations plutôt que sur des cycles d’investissement de dix ans.

Dans le monde, entre 80 et 90 % des exploitations agricoles sont des exploitations familiales ou des petites exploitations. Mais elles ne couvrent qu’une petite partie des terres et de la production commerciale et va en diminuant.

Au cours des quatre dernières décennies, c’est aux États-Unis et en Europe que le passage de la petite à la grande exploitation a été le plus marqué, la propriété étant entre moins de mains, les agriculteurs individuels travaillant sous des contrats stricts, des conglomérats commerciaux et pour des fonds d’investissement.

Selon M. Ward, ces arrangements financiers s’étendent maintenant au monde en développement, ce qui accélère le déclin de la qualité des sols, la surexploitation des ressources en eau et le rythme de la déforestation.

« La concentration de la propriété et du contrôle entraîne une plus grande poussée des monocultures et une agriculture plus intensive, car les fonds d’investissement ont tendance à travailler sur des cycles de dix ans pour générer des rendements », a-t-il déclaré.

Cela est également lié à des problèmes sociaux, notamment la pauvreté, les migrations, les conflits et la propagation des maladies comme le Covid-19.

Pour y remédier, le rapport recommande une réglementation et une surveillance accrues des systèmes opaques de propriété foncière, une modification des régimes fiscaux pour soutenir les petits exploitants et une meilleure gestion de l’environnement, ainsi qu’un soutien important aux droits fonciers des communautés rurales.

« Les petits exploitants agricoles, les agriculteurs familiaux, les populations indigènes et les petites communautés sont beaucoup plus prudents en ce qui concerne l’utilisation des terres. Ce n’est pas seulement une question de retour sur investissement, c’est aussi une question de culture, d’identité et de laisser quelque chose à la génération suivante. Ils sont beaucoup plus prudents et, à long terme, ils produisent plus par unité de surface et détruisent moins ».

Jonathan Watts Mar 24 Nov 2020

https://www.theguardian.com/

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18 novembre 2020 ~ 0 Commentaire

serres bretagne (reporterre)

tomate

Les serres géantes, « usines à tomates », envahissent la Bretagne

Depuis une dizaine d’années, des serres high-tech, hautes d’entre cinq et sept mètres, s’étendent en Bretagne sur des hectares et des hectares. Riverains et associations dénoncent l’artificialisation des sols, la pollution des eaux et la destruction de la biodiversité.

Artichauts et choux-fleurs s’alignent sur des centaines de mètres. À chaque embranchement de route, des panneaux indiquent des lieux-dits aux noms typiques : Kerveyer, Bournazou, Kerleunoc, etc. Régulièrement, des serres posent leurs reliefs, rompant la platitude de l’horizon. Angles droits et façades de vitres blanches qui, dans la grisaille, se confondent presque avec le ciel.

La commune de Plouescat est connue pour deux choses. Ses plages, mêlant longues étendues de sable et dentelles de rochers sur lesquelles danse l’écume des vagues ; et dans l’arrière-pays, ses productions de légumes, qui ont de moins en moins les racines en terre et sont de plus en plus abrités par des cages high-tech.

Dans le Finistère, ces édifices de verre se multiplient depuis une dizaine d’années. Les serres nouvelle génération font entre cinq et sept mètres de haut et peuvent s’étendre sur plusieurs hectares. Au volant, Michel Thouvenot, président de l’Association environnement et patrimoine de Cléder, mène la visite touristique. Là, le producteur de plants maraîchers Tecnosem a posé des milliers de mètres carrés de hangars et de hautes vitres devant un ancien corps de ferme. Plus loin, dans la commune voisine de Cléder, juste à côté des ruines d’un château du 17e, s’élèvent les serres de tomates des frères Roué

« Je ne comprends pas qu’elles aient été autorisées à côté d’un bâtiment historique », dit Michel Thouvenot. Elles ont même eu le privilège de la visite du président de la République, venu saluer l’effort des producteurs lors du premier confinement.

Encore quelques kilomètres au-delà, à Saint-Pol-de-Léon, sept hectares sont maintenant couverts d’un gigantesque hangar. Il s’agit de la future plateforme logistique de la coopérative qui domine l’agriculture locale : la Sica (société d’intérêt collectif agricole) Saint-Pol-de-Léon, 878 producteurs, premier groupement de producteurs de légumes en France, 40 % de la production exportée.

Le tout mieux connu sous la marque Prince de Bretagne. Voisin, un manoir de granit typique a désormais les fenêtres qui donnent sur un paysage de tôles noires. Le propriétaire a commencé à planter une épaisse forêt pour cacher le bâtiment industriel. En revenant vers Plouescat, à Kerveyer, Michel Thouvenot nous fait slalomer entre cinq exploitations différentes qui multiplient les édifices aux parois transparentes, couvrant presque l’ensemble des terres agricoles du lieu-dit. En terme de conséquences sur l’imperméabilisation et l’artificialisation des terres, c’est comme si la campagne se couvrait d’entrepôts.

« Il n’y a plus de refuges pour la biodiversité »

« Cela envahit le paysage », constate le militant associatif, aussi apiculteur. « Cela a des conséquences sur les abeilles, sur l’eau qui ne s’écoule plus dans le sol, sur les terrains qui sont aplanis. Il n’y a plus de refuges pour la biodiversité. L’association a demandé à la mairie de Cléder de limiter l’extension des serres. Cela a été refusé. » Comment dire non à la principale activité économique du secteur, avec le tourisme ?

Il est régulièrement appelé par des riverains, qui lui rapportent la présence de déchets de cultures : les plants de tomates, une fois la production terminée, sont retirés des serres et entreposés en d’immense tas mélangeant tiges, fruits et attaches plastiques nombreuses sur les plantes qui font plusieurs mètres de haut.

« Ils ne trient pas. Cela devrait être incinéré, mais ce n’est pas toujours le cas. Des milliers de morceaux de plastique se répandent dans la nature, le liquide de la fermentation des tomates s’infiltre dans le sol. » Le tout provoque un ajout de nitrates dans une région déjà saturée.

Plus proche du bourg de Plouescat, la famille Le Duff projette un nouvel agrandissement de ses serres, qui atteindraient plus de sept hectares. Événement rare, il lui a été demandé de passer par la procédure d’enquête publique, qui permet notamment de recueillir les avis des habitants alentour.

Début 2020, à la vue de la procédure, Jean-Luc Guillerm a immédiatement réagi. Revenu sur ses terres familiales pour couler une paisible retraite, il a vite déchanté. À quelques centaines de mètres de chez lui, les serres Le Duff, éclairées la nuit en hiver pour y faire pousser des tomates, l’ont vite dérangé :

Je pouvais lire le journal à trois heures du matin ! »

La carte de la pollution lumineuse en Bretagne est éclairante : ces serres sont l’un des principaux points visibles la nuit. La démonstration des conséquences de cet éclairage nocturne sur la biodiversité et la santé humaine n’est plus à faire.

Les sols sont « asphyxiés », « stérilisés »

Dans la petite ville, le retraité s’est activé et a incité ses voisins à s’exprimer sur l’extension de la serre. Eaux de ruissellement qui s’écoulent sur les terrains attenants, risque que les eaux usées des serres chargées en nitrates se déchargent dans l’environnement et sur le littoral, fumées de la chaudière…

Les conséquences sur le paysage du miscanthus, une grande herbe de deux mètres de haut servant à alimenter la chaudière, sont aussi soulevés. Au abords de Plouescat, les plantations se sont effectivement multipliées. Vingt-cinq hectares y seraient consacrés, d’après les docu-ments de l’enquête publique, pour une production correspondant à seulement vingt jours de chauffage par an. Autant de terres ne servant plus aux cultures maraîchères

Pour limiter les problèmes liés à l’éclairage, l’exploitant a promis l’installation d’écrans d’occultation. Reporterre a tenté de le joindre aux coordonnées laissées dans son dossier d’étude d’impact : aucun numéro n’a abouti.

Dans ce document, il défend un projet certifié Haute valeur environnementale, avec des techniques permettant « de réaliser des économies d’énergie, d’eau et de surface », ainsi qu’un usage très limité des pesticides.

Son étude d’impact nous renseigne aussi sur les méthodes de culture hors sol des tomates mises en œuvre dans ces serres : les plants de tomates émergent de grands pains rectangulaires enrobés de plastique où un « substrat » neutre (de la laine de roche dans ce cas là) permet l’implantation des racines.

Les tomates sont alimentées grâce à une eau chargée en nutriments circulant en circuit fermé. C’est ce que l’on appelle la « fertirrigation ». Chaleur, taux de CO2 accélérant la photosynthèse, mise en surpression des serres pour éviter l’arrivée d’insectes indésirables, surveillance par ordinateur de l’ensemble des « paramètres de croissance des plants » : tout est mis en œuvre pour permettre un rendement maximal, à grand renfort de technologie. Une véritable petite usine à tomates, en somme.

« Je ne comprends pas qu’ils puissent, sur un terrain non constructible, édifier des serres de plusieurs mètres de haut », réagit M. Guillerm. Les serres sont considérées comme des structu-res temporaires, pouvant ensuite être retirées. Pourtant, même le dossier d’étude d’impact fourni par l’exploitant le précise.

Des dalles de béton sont coulées dans les allées des serres, et des plastiques recouvrent le sol dans les rangs, cela conduisant « à une asphyxie sur le long terme, préjudiciable pour la vie des organismes vivant dans le sol ». À terme, il pourrait devenir « stérile », « impropre à la mise en culture », même si les serres étaient retirées. Elles ne sont pas qu’une légère structure de verre posée sur un champ.

Toujours dans le Finistère, la presqu’île de Plougastel

est un autre territoire dont la vue satellite est parsemée de carrés allant du blanc au gris foncé, qui marquent l’emprise d’une autre coopérative : Savéol, reine des tomates et de la fraise. Certes, certaines serres sont là depuis les années 70. Mais un vent de modernisation et d’exten-sions a soufflé ici aussi. « Au début des années 2010, on a constaté une série d’extension de serres dans tout Plougastel », raconte David Derrien, qui a fondé l’association À quoi ça serre.

Parmi ses membres, Danièle Seach, propriétaire d’une bâtisse de granit typique, nous accueille dans un parc joliment tondu. « Quand j’ai acheté en 1991, c’était des vieilles serres. À la fin des années 90, ils ont commencé les remblais. Puis il y a eu les extensions dans les années 2010.

Maintenant, j’ouvre les fenêtres de mon premier étage, je ne vois que ces serres. [Avant], c’était des bois, un bocage. » Les terrains agricoles ont été nivelés, modelés, terrassés. Désormais, les hectares de verre verticaux se dressent au-dessus de sa tête. Ils empêchent l’eau de s’infiltrer, et les bassins censés la retenir sont selon Danièle Seach insuffisants.

« Ils ont détourné l’eau. » Elle montre pour preuve des photos de torrents de boue dévalant un chemin près de chez elle. Le tout va dans l’Elorn, le fleuve qui se jette dans la rade de Brest. « À la suite de ces déversements, on a demandé des prélèvements. Des nitrates, des phosphates et un résidu de fongicides ont été trouvés. Mais on nous a dit qu’on ne pouvait pas savoir d’où ça vient ! » regrette David Derrien, de l’association À quoi ça serre.

Contactés, les exploitants de ces serres, membres de la famille Gouennou, n’ont pas répondu. Les numéros de téléphone sonnent dans le vide… Sauf un. Mais dès que le mot « journaliste » est prononcé, la réponse est immédiate : « Ça ne nous intéresse pas ! » Ils font partie du groupement de producteurs Savéol, qui a refusé notre demande de reportage dans une de ces serres.

Alors que l’on a vu les serres encore pleines de beaux plants de tomates, on nous explique que c’est la fin de saison. L’association À quoi ça serre dénonce une opacité du fonctionnement des serristes, facilitée par leur place importante dans l’économie locale.

Pourvoyeuses d’activité et d’emplois, vitrines de la commune, elles semblent bénéficier d’un œil favorable des autorités, et obtenir les autorisations nécessaires sans trop de difficultés. « Ils ont même obtenu une ligne de bus dédiée pour faire venir les travailleurs aux serres », souligne David Derrien. Des travailleurs de plus en plus souvent étrangers, détachés, d’ailleurs.

Un camion toutes les deux minutes

Pour observer des travaux en cours, le militant nous emmène dans un autre hameau de Plougastel-Daoulas, à Breleis. Depuis plus de quatre ans, les riverains subissent de multiples allées et venues de camions devant leur porte.

Leur voisin, M. Le Bot, étend peu à peu les abris qui tiennent ses fraises au chaud. C’est l’autre grosse production sous serres de la presqu’île. Il ne la vend pas à Savéol mais à un important grossiste, Le Saint. Camions et bulldozers brassent la terre nue sur laquelle de nouvelles serres viendront s’ajouter.

« Des milliers de tonnes de terre sont amenées là, quand ils travaillent un camion passe toutes les deux minutes », témoigne Lénaik, une riveraine. « Dans les remblais on voit du plâtre, des morceaux de plastique, on se demande si la terre n’est pas polluée. »

« Je ne comprends pas comment on peut dénaturer comme cela des terrains aussi proches de la mer », complète son voisin. « Tous les gens du village vont se baigner en contre-bas de ces serres. »

La circulation les inquiète, surtout pour leurs enfants. « Mon fils a eu un traumatisme crânien, il est tombé à cause d’un tracteur qui roulait trop vite », témoigne Lénaik. Elle a tenté d’inciter les engins à ralentir, avec un panneau signalant la présence d’enfants. « La gendarmerie est venue me demander de le retirer ! » Elle est allée se renseigner à la mairie, et a demandé le permis de construire. Mais les extensions se font l’une après l’autre, dans des dossiers séparés. Les documents obtenus ne permettent pas d’avoir de vision d’ensemble. Les voisins s’inquiètent : jusqu’où ira-t-il ? (Résumé voir lien)

Plouescat et Plougastel (Finistère), reportage

13 novembre 2020 / Marie Astier (Reporterre)

https://reporterre.net/

Cleder:
Contact : Michel THOUVENOT, Vrenn vian, Tél : 02.98.69.31.09

E-Mail:     thouvenotm@wanadoo.fr

Plougastel: Facebook

 

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12 novembre 2020 ~ 0 Commentaire

bélarus (france culture)

futur nukl

La première centrale nucléaire biélorusse stoppée juste après son inauguration

Les Lituaniens s’inquiètent d’une grave avarie électrique à la centrale nucléaire biélorusse d’Astravyets, à 20km de la frontière, au lendemain de son inauguration par Alexandre Loukachenko.

Nous sommes ce jeudi tout près de la frontière entre Biélorussie et Lituanie.

… Et nous nous intéressons à la première centrale nucléaire biélorusse, qui a été inaugurée en grande pompe samedi dernier par l’autocrate Alexandre Loukachenko.

Deux réacteurs, développés à crédit par l’agence atomique russe Rosatom, censés réduire la dépendance des Biélorusses au gaz vendu par la Russie… sauf qu’ils créent une nouvelle dépendance, puisque, selon la chercheuse polonaise Anna Maria Dyner, tous les combustibles nucléaires viennent de Russie, y repartiront à l’état de déchêts, et que l’essentiel de la production électrique doit être exportée… vers la Russie.

Le soucis, nous dit le site d’info biélorusse « Tut.by », c’est que la production d’électricité a dû être interrompue en urgence dimanche, au lendemain de l’inauguration de la centrale, parce que plusieurs transformateurs électriques ont tout bonnement explosé.

« Pas de risque de fuite radioactive« , nous dit-on de sorce officielle, mais tout de même : l’arrêt complet de cette centrale d’Astravyets ne fait que confirmer toutes les inquiétudes que l’on nourrit autour de cette centrale, côté lituanien.

Car comme le rappelle la télé publique LRT, la centrale nucléaire biélorusse d’Astravyets a été bâtie à 20 kilomètres à vol d’oiseau de la frontière lituanienne, à 50 km de sa capitale Vilnius, et qui plus est au bord de la rivière Néris dont elle utilise les eaux pour refroidir les réacteurs… alors que ces mêmes eaux alimentent, plus bas, Vilnius en eau potable.

Cela fait des années que la Lituanie alerte l’Union européenne sur le manque de transparence des Biélorusses à propos de cette centrale.

Des années aussi que Bruxelles ne fait pas grand-chose, à en croire à nouveau LRT,  pour exiger de Minsk de vraies garanties de sureté nucléaire. Au lieu de ça, la Biélorussie après les explosions  de dimanche n’a même pas jugé bon de prévenir Vilnius.

Pour l’heure il n’y a bien que la Pologne, et donc la Lituanie, qui continuent d’alerter sur les risques au niveau européen, et en remettent une couche aujourd’hui auprès de Bruxelles, avec l’argument que cette avarie, quelques jours seulement après la mise en service d’Astravyets, donne raison aux pires de leurs craintes.

De son côté, vous vous en doutez, Alexandre Loukachenko ne veut rien entendre et limite au maximum les communications sur cette centrale dont la construction a été éminement politique, censée projeter la Biélorussie dans une modernité radieuse en étroit partenariat avec le voisin russe.

Dans le contexte troublé, en plus, de la réélection très contestée du président en août, pas question de faire des vagues. Et pourtant, estime le journal économique lituanien Verslo Zinios, les réparations à la centrale d’Astravyets vont prendre du temps ; le fleuron industriel biélorusse n’est pas près de produire à nouveau de l’électricité.

Sale temps, décidément, pour Alexandre Loukachenko et pour les Biélorusses qui n’étaient d’emblée pas très convaincus par la construction de cette centrale nucléaire, traumatisés qu’ils sont, indique Radio Free Europe, par la catastrophe de Tchernobyl, en 1986.

C’était à l’époque en République soviétique d’Ukraine, mais tout près, là encore, de la frontière et la Biélorussie reste aujourd’hui encore le pays le plus touché par les retombées radioactives.

12/11/2020

https://www.franceculture.fr/

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12 novembre 2020 ~ 0 Commentaire

angola (courrier inter)

angola
En Angola, l’anniversaire de l’indépendance et colère réprimée

Une manifestation s’est tenue mercredi 11 novembre, jour symbolique, dans les rues de la capitale, Luanda. Bilan : plusieurs blessés graves et interpellations, dont celles de militants connus, rapporte le journal angolais O País.

Des blessés graves et de nombreuses interpellations. C’est le bilan de la manifestation organisée le 11 novembre à Luanda alors que l’Angola célébrait les 45 ans de son indépendance du Portugal.

Au lendemain de ce jour symbolique, celui de la “Dipanda”, le journal angolais O País revient sur cette “nouvelle manifestation empêchée par la police”, car interdite pour des raisons sanitaires à cause de l’épidémie de Covid-19.

Les manifestants, jeunes pour la plupart, entendaient dénoncer l’augmentation du coût de la vie et du chômage, et exigeaient de João Lourenço (le président, qui voit son crédit s’éroder trois ans après son arrivée au pouvoir) qu’il fixe une date pour la tenue d’élections locales.

La répression policière s’est donc soldée par plusieurs blessés et arrestations, dont celles du journaliste Fernando Guelengue, du rappeur Flagelo Urbano et ou encore du célèbre militant Luaty Beirão (qui était en direct sur Facebook).

Un précédent le 24 octobre

Dans son éditorial, consacré au “piège des réseaux sociaux”, O País dénonce toutefois l’irresponsabilité des manifestants, politiciens ou médias qui ont annoncé la mort présumée d’un manifestant (finalement vivant et hospitalisé) et le recours par la police aux balles réelles. “Un festival de désinformation”, critique le journal.

Le 24 octobre dernier, des milliers d’Angolais avaient déjà manifesté pour les mêmes raisons dans les rues de Luanda. Une centaine de personnes avaient été placées en détention, dont des journalistes, libérés depuis. La violence de la répression policière avait ouvert un large débat dans la presse angolaise sur le droit de manifester dans le pays.

L’actuelle vague de protestations d’une partie de la population est soutenue par l’Unita, le parti d’opposition, et même par Isabel Dos Santos, fille de l’ancien président et cible du nouveau chef de l’État dans sa croisade anticorruption.

12/11/2020

https://www.courrierinternational.com/

Commentaire:

La fille de l’ex dictateur Dos Santos, la « femme la plus riche d’Afrique » aurait bâti sa fortune sur le pillage de son pays.

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10 novembre 2020 ~ 0 Commentaire

soja (ecologistas)

soja

La demande européenne d’huile de soja pourrait quadrupler
et entraîner la déforestation des forêts et des zones humides dans le monde entier

Ecologistas en Acción publie la version espagnole de « Le soja nouvelle huile de palme? », une étude de Cerulogy sur le transport et l’environnement qui analyse les données les plus récentes sur l’expansion de la production de soja, avec une attention particulière pour les pays d’Amérique latine.

Selon l’étude, la consommation européenne d’huile de soja pourrait augmenter de deux à quatre fois d’ici 2030 par rapport à ce qui est utilisé actuellement. Et causer une extension de la zone déboisée des forêts tropicales et des zones humides.

Jusqu’à 38 millions de tonnes de CO2 supplémentaires pourraient être émises d’ici 2030 si des mesures réglementaires ne sont pas prises en Europe pour classer l’huile de soja comme une matière première non durable.

La demande d’huile de soja pourrait quadrupler en Europe en raison de la politique de l’Union européenne (UE) en matière de biocarburants, selon une nouvelle étude publiée par Transport & Environment (T&E). La monoculture du soja est l’une des principales causes de la déforestation de biomes importants comme l’Amazonie, le Cerrado et le Chaco en Amérique latine.

Le biodiesel de soja est le deuxième plus grand émetteur de gaz à effet de serre après le biodiesel d’huile de palme.

Maintenant que l’on s’attend à un déclin progressif de l’utilisation du biodiesel de palme en Europe à la suite de la réglementation appliquée par l’UE, il y a un risque que le soja prenne le relais.

Selon l’étude, la consommation d’huile de soja en Europe pourrait augmenter de deux à quatre fois d’ici 2030, ce qui entraînerait une déforestation plus importante des forêts tropicales et des zones humides.

En effet, la législation européenne oblige les compagnies pétrolières à mélanger des biocarbu-rants soi-disant « durables » avec des combustibles fossiles pour rendre les voitures plus propres et réduire ainsi les émissions du secteur des transports.

La promotion et l’utilisation de biocarburants à base de cultures entraînent l’élargissement de la frontière agricole, car il faut davantage de terres agricoles pour satisfaire les deux principaux marchés : l’alimentation et les carburants. Outre l’impact sur les prix des denrées alimentaires, une expansion des terres agricoles peut se produire au détriment des zones naturelles riches en stocks de carbone.

Rosalía Soley, porte-parole d’Ecologistas en Acción, a déclaré : « La réglementation européenne ne tient pas compte de l’expansion indirecte et de ses effets. En tenant compte de ces effets, la plupart des biocarburants utilisés en Europe ont des émissions de gaz à effet de serre très élevées, principalement les huiles de palme, de soja et de colza ».

Plus d’un dixième de la récente expansion du soja pourrait être lié à la destruction des forêts et d’autres puits de carbone. Ce chiffre est plus élevé que ce que l’on pensait et dépasse le seuil au-delà duquel la Commission européenne considère qu’une culture de biocarburants n’est pas durable.

Selon Cristina Mestre, coordinatrice des biocarburants à Transport & Environnement : « Les importations de soja vont provoquer une déforestation à une échelle épique si la réglementation européenne sur les carburants verts n’est pas modifiée.

Cependant, il existe une solution très simple. La Commission européenne doit étiqueter le biodiesel de soja comme non durable, tout comme elle l’a fait pour le biodiesel de palme. Sinon, le soja risque de briser les plans de l’Europe en matière de climat.

Jusqu’à 38 millions de tonnes de CO2 supplémentaires pourraient être émises d’ici 2030 si des mesures réglementaires ne sont pas prises en Europe pour classer l’huile de soja comme une matière première non durable, selon l’étude.

Bien que la Commission européenne ait décidé de ne supprimer progressivement l’utilisation du biodiesel de palme qu’entre 2023 et 2030. La France et l’Italie ont indiqué qu’elles mettront fin plus tôt au soutien au biodiesel de palme et de soja.

9 novembre 2020

Source

https://www.nuevatribuna.es/

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09 novembre 2020 ~ 0 Commentaire

guingamp (communiqué unitaire)

macronie

Le virus le plus mortel n’est pas le covid mais le
capitalisme !…

Nos organisations, syndicats, collectif et parti, ne se reconnaissent pas dans le
courrier au président Macron du 31 octobre dernier signé de six éluEs de Guingamp-Paimpol Agglomération (GPA) dont les maires des quatre plus grosses communes de la communauté d’agglomération.

En affirmant que ses éluEs ne toléreront « aucun relâchement dans les territoires dont nous avons la responsabilité et que des sanctions seront prises envers les irresponsables », la GPA accompagne la dérive autoritaire du gouvernement en place en jouant les supplétifs des fossoyeurs des libertés publiques sous couvert de la crise sanitaire.

Un comble pour des éluEs qui se prétendent de « gauche »… Mais le meilleur restant à venir, nous lisons avec consternation que les éluEs de GPA apporte leur soutien et saluent :

« L’effort exceptionnel entrepris par le gouvernement, qu’il sache notre totale disponibilité pour mettre en œuvre les mesures de solidarité ». Les petits commerçants et artisans sacrifiés aux appétits des grands groupes de la distribution apprécieront…
Nous voudrions savoir quelles « mesures de solidarité» entrevoit la GPA ?

*Les 100 milliards distribués au patronat,dont seulement 800 millions affectés
aux politiques sociales ?

*Le pillage de 1 milliard du 1% logement social, organisme entièrement abondé
par la richesse créée par les salariéEs?

*La mise en coupe réglée de la sécurité sociale dont les caisses se vident du fait
des exonérations de cotisations sociales aux employeurs, au point que la question de la
continuité du versement des pensions va se poser ?

*La gestion catastrophique de la pandémie du COVID et la fragilisation
continue de l’hôpital public tant général que psychiatrique, et des diverses structures
de santé dont l’aide à domicile et les EHPAD?

Nous avons noté l’absence totale lors des deux dernières mobilisations à l’hôpital
des éluEs de GPA. Sans doute trop absorbés par leurs activités liées à leurs multiples
casquettes?

Ce n’est pas en restreignant les libertés publiques en imposant un confinement qui
n’en est même pas un, le travail continuant partout car il faut que les profits demeurent…

Les enfants et les jeunes eux même envoyés à l’école sans précaution véritable hormis le
masque et sans aucun moyen supplémentaire pour assurer leur sécurité (distanciation etc…)
alors qu’ils sont aussi un vecteur parmi d’autres de circulation de la pandémie.

C’est en investissant massivement dans le secteur de la santé et de l’hôpital public que réside la solution.

Or le gouvernement n’en prend pas la voie. Le besoin est aujourd’hui de 100 000 lits supplémen-taires, il faut dès maintenant organiser le recrutement de 100 000 personnels dans les hôpitaux.

Quand aux EPHAD, 200 000 personnels supplémentaires sont nécessaires. Sinon nous courons droit à la catastrophe, y compris par l’arrêt de la prise en charge des malades de toutes les autres pathologies.

Nous ne pouvons plus accepter qu’on restreigne nos libertés, notre vie sociale, alors qu’en parallèle rien n’est fait pour l’hôpital public.

Nous ne pouvons plus accepter qu’on tente de nous faire croire que nos comportements individuels sont responsables de la majorité des contaminations en balayant d’un revers de main qu’elles ont lieu dans les transports et milieux professionnels.

Nous dénonçons les politiques hypocrites des préfectures concernant les plus précaires et les sans abris, ainsi que la diminution des moyens du secteur médico social engagée depuis des années. Comment un sans abri peut il respecter un couvre feu sans toit ?

Les premières victimes sont encore une fois les précaires, avec un million de personnes supplémentaires passées sous le seuil de pauvreté depuis le débit de la crise. Ce sont également les femmes, pour qui le confinement peut entraîner de graves conséquences.

Pour tout cela, nous ne pouvons accepter les dernières mesures annoncées par le
gouvernement sur la PLFSS ( Projet de loi de la sécurité sociale), il s’agit d’une économie
de 4 milliards d’euros.

Et nous ne pouvons pas non plus accepter qu’en parallèle une fois encore, on fasse payer par les plus pauvres un forfait de 18€ aux urgences pour des patients qui ne se feront pas hospitaliser.

Nous affirmons que la dégradation constante du vivant, les dérèglements environnementaux et climatiques restent des défis qui puisqu’ils ne sont pas relevés, nous préparent des nouvelles catastrophes sanitaires et sociales.

C’est debout que nous devons résister, pas en nous couchant devant Macron,
son gouvernement et les intérêts capitalistiques.

Signataires :

UL CGT Guingamp
UL SOLIDAIRES Trégor Argoat
CGT SNPTRI Côtes d’Armor
Guingamp en commun/Kumun Gwengamp
Comité Nathalie Le Mel du NPA

Communiqué de presse du 6 novembre 2020

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