Archive | Economie

13 octobre 2018 ~ 0 Commentaire

riches (bfm tv)

macron g

Les réformes de Macron profitent en priorité aux 1% les plus riches

Les mesures fiscales décidées par le gouvernement pour 2018 et 2019 profitent en priorité aux 1% les plus riches, selon une étude. Les classes moyennes et aisées sont aussi bénéficiaires nets de ces choix au détriment des personnes modestes et surtout des retraités.

François Hollande avait vu juste. Emmanuel Macron président des riches? « Non ce n’est pas vrai », avait répondu l’ex-chef de l’État dans l’émission Quotidien en avril, « il est le président des très riches ». Une étude menée par l’Institut des politiques publiques (IPP), un organisme d’évaluation indépendant, confirme ce constat.

En prenant en compte l’ensemble des mesures fiscales des budgets 2018 et 2019 du gouver-nement, l’IPP démontre que ce sont les 1% les plus riches (la dernière barre à droite sur le graphique) qui voient leur revenu le plus augmenter, et de loin.

Les très hauts revenus ont davantage bénéficié que les autres ménages des mesures fiscales sur le patrimoine, à savoir la suppression de l’Impôt sur la fortune (ISF) au profit de l’Impôt sur la fortune immobilière (IFI) et de la création du prélèvement forfaitaire unique (PFU ou flat tax) de 30%.

Ces deux dispositifs ont allégé la taxation des revenus du patrimoine dit mobilier et des plus-values financières (vente d’actions, etc.). Or, parmi les ménages aisés, plus ils sont riches, plus la part qu’occupent ces revenus mobiliers et financiers dans le total de leurs revenus est importante (voir le graphique de l’Insee ci-dessous). À eux seuls, les 1% les plus riches concentrent 30% du total des revenus du patrimoine (foncier et mobilier) et près de 50% des revenus tirés des plus-values.

Ces mesures (suppression de l’ISF et PFU) devaient coûter 4,5 milliards d’euros à l’État en 2018. Finalement, les recettes ont été plus fortes que prévu. Par exemple, l’IFI a rapporté 400 millions d’euros de plus. Par ailleurs, la flat tax doit coûter 300 millions d’euros aux finances publiques l’année prochaine, selon les prévisions du gouvernement.

Les classes moyennes font partie des gagnants

Après les très hauts revenus, les classes moyennes sont également des bénéficiaires nets des choix budgétaires du gouvernement pour 2018 et 2019. Pour mémoire, les classes moyennes correspondent aux personnes situées au-dessus des 30% les plus pauvres et en-dessous des 20% les plus riches, selon l’Observatoire des inégalités.

Ce gain résulte d’abord de la baisse programmée de la taxe d’habitation, de 30% cette année puis de 65% la suivante, qui permet de compenser la hausse de la fiscalité sur l’énergie et sur le tabac.

Le gouvernement a-t-il visé les 20% les plus riches?

Plus surprenant, à première vue les 20% les plus aisés (mais hors des 1% les plus riches) feraient partie des perdants, à en croire le graphique de l’IPP. Certes, ils profitent beaucoup des baisses d’impôts sur le capital car ces revenus sont plus minoritaires dans le total de leurs revenus. De même, ils ne bénéficieront pas de la baisse de la taxe d’habitation, puisque sa suppression pour l’ensemble des foyers n’est prévu qu’en 2021. Mais ces paramètres ne sont pas les seuls à prendre en compte pour comprendre ce résultat.

Pour avoir une vision plus précise de la situation, l’IPP a dissocié les retraités des autres ménages. Car ceux qui travaillent bénéficient de la suppression progressive des cotisations salariales maladie et chômage pour compenser la hausse de la CSG. Si on retire les retraités et qu’on ne prend en compte que les actifs en emploi (hors chômeurs), les 20% les plus riches sortent gagnants des arbitrages budgétaires du gouvernement.

Pour mémoire, entre les hausses et les baisses de taxes, le gouvernement promet un solde net de 6 milliards d’euros de baisses d’impôts pour les ménages en 2019. L’IPP évalue cette baisse à 4,4 milliards d’euros.

Les retraités les grands perdants

On l’a vu, les retraités sont lourdement frappés par la hausse de la CSG. Cette mesure concerne les 60% des retraités les plus riches. Le gouvernement a promis d’élargir l’exonération à 350.000 foyers supplémentaires l’année prochaine, mais ces personnes ont tout de même dû s’acquitter du 1,7 point de CSG en plus en 2018 et ne seront pas remboursées en 2019.

En outre, les pensions ne seront revalorisées que de 0,3% en janvier, soit bien en-dessous de l’inflation (1,6% hors tabac). Seuls ceux qui perçoivent le minimum vieillesse auront droit à une revalorisation supérieure à l’évolution des prix, puisqu’elle sera de 35 euros par mois.

Les plus modestes aussi sont pénalisés

Enfin, les plus modestes, travailleurs ou retraités, sont généralement pénalisés par les mesures fiscales du gouvernement. D’abord, eux-aussi vont voir leur prestations sociales quasi-gelées en 2019. En-dehors du RSA et de l’Allocation adulte handicapé (AAH), les aides ne vont augmenter que de 0,3%.

 13 octobre 2018

https://www.bfmtv.com/

Lire la suite

12 octobre 2018 ~ 0 Commentaire

pseudo nobel (reporterre)

nobel-2.jpgee

Le pseudo prix Nobel d’économie couronne un économiste minorant les effets du changement climatique

Le 50e prix de la Banque royale de Suède, souvent appelé, à tort, prix Nobel d’économie, a été attribué lundi 8 octobre aux Étasuniens William Nordhaus et Paul Romer, qui ont décrit les vertus et nuisances de l’activité économique sur le climat.

William Nordhaus, 77 ans, professeur à l’université de Yale, s’est spécialisé dans la recherche des conséquences économiques du réchauffement climatique.

Il a été le premier, dans les années 1990, à modéliser le lien entre l’activité économique et le climat en conjuguant les théories et l’expérience tirées de la physique, de la chimie et de l’économie, a expliqué le jury Nobel.

Problème, comme le rappelle sur le site d’Alternatives économiques Antonin Pottier, auteur de Comment les économistes réchauffent la planète, les analyses de Nordhaus ont conduit à minorer l’importance du changement climatique, considérant comme acceptable pour l’économie un réchauffement de… 3,5 °C.

Alors que 2 °C est considéré par les climatologues comme un seuil au-delà duquel le climat serait bouleversés avec des conséquences irréversibles.

Dans le scénario décrit par Nordhaus, la trajectoire optimale conduit à un réchauffement de 3,5 °C en 2100.

L’annonce de ce Nobel coïncide avec la publication d’un rapport alarmiste des experts climat de l’ONU (Giec) qui appellent à des transformations « sans précédent » pour limiter le réchauf-fement climatique. Soit bien loin du scénario tranquille conseillé par le pseudo prix Nobel.

10 octobre 2018

https://reporterre.net/

Source : Reporterre avec Romandie et Alternatives économiques

 Vous avez aimé cet article ? Soutenez Reporterre.

Lire la suite

11 octobre 2018 ~ 0 Commentaire

dernière chance (à l’encontre)

terre

Climat. 2°C: mission dernière chance

«Nous nous approchons du bord du gouffre», a alerté le secrétaire général de l’Organisation des Nations unies (ONU), António Guterres, il y a quelques semaines.

C’est dans ce contexte d’urgence – illustré par les événements climatiques extrêmes de cet été – que s’ouvrira en décembre la COP24, accueillie par la Pologne. Si l’objectif principal de ce rendez-vous international est l’adoption du «manuel» censé définir les règles d’application concrètes des principes de l’accord de Paris de 2015, nombreux sont ceux qui espèrent qu’il sera aussi l’occasion de poser les premiers jalons d’un relèvement de l’ambition formulée au moment de la COP21.

Les scientifiques ne cessent de le marteler

Nous devons impérativement respecter la limite des deux degrés de réchauffement du globe prévue par l’accord de Paris, au risque de transformer la Terre en étuve. Or, notre marge de manœuvre se réduit dangereusement puisque, par rapport à l’ère préindustrielle qui sert de référence, nous avons déjà atteint un degré.

Et alors que le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (Giec) vient de publier un rapport sur les conséquences désastreuses d’une augmentation de 1,5 °C, les contributions volontaires présentées par les Etats signataires de l’accord de Paris nous condui-sent vers une hausse des températures de 3,2 °C d’ici à la fin du siècle.

Pire: après trois ans de stabilité, les émissions de CO2 mondiales sont reparties à la hausse en 2017 (+ 1,4 %), que ce soit en Chine (+ 1,7 %) ou en Europe (+ 1,5 %). Si la France aime à se présenter comme la garante de l’accord de Paris, sa performance laisse aussi à désirer: ses émissions (0,9 % des émissions mondiales) ont progressé de plus de 3 % en 2017.

Des négociations sous tension

Paradoxalement, celles des Etats-Unis, qui figurent sur la deuxième marche du podium des pollueurs derrière la Chine, ont diminué de 0,5 % l’an passé, grâce à un déploiement massif d’énergies renouvelables et à la substitution du gaz de schiste au charbon, plus émissif en CO2.

En attendant 2020, date à laquelle la sortie des Américains de l’accord de Paris sera effective (ou annulée par son successeur, si Donald Trump n’est pas réélu à la Maison Blanche), ces derniers continuent toutefois de participer aux négociations climatiques avec une stratégie hostile, au grand dam des pays émergents.

Ces tensions s’avèrent de mauvais augure pour la suite des discussions

Elles doivent aboutir, d’ici la COP26 en 2020, au rehaussement des ambitions des Etats, selon le cycle de cinq ans prévu par l’accord de Paris. «Tout le monde savait dès la COP21 que les efforts consentis étaient insuffisants pour atteindre la cible des deux degrés, mais la philoso-phie de l’accord était de tolérer provisoirement cette déficience pour que tous les Etats acceptent de s’asseoir à la table des négociations, et ensuite de chercher à se rapprocher progressivement de la cible», explique Lola Vallejo [directrice du programme climat de l’IDDRI

L’Institut du développement durable et des relations internationales]. Sauf que le temps presse. Au rythme actuel, nous ne disposons plus que de vingt ans d’émissions avant d’épuiser notre budget carbone [1] et devrions tripler nos efforts de réduction d’émission de CO2 pour espérer rester durablement sous la barre des deux degrés.

Le prix de la dissuasion

En application du principe pollueur-payeur, une manière de limiter nos émissions de CO2 serait d’instaurer un marché mondial qui fixe un prix du carbone assez élevé pour dissuader les principaux émetteurs. «Nous pourrions rester en deçà des deux degrés si nous maintenons le prix de la tonne de carbone entre 40 et 80 dollars en 2020, puis entre 50 et 100 en 2030 », estime Gaël Giraud, chef économiste de l’Agence française de développement (AFD), sur la base d’un rapport rendu en mai 2017 par la Commission de haut niveau sur les prix du carbone.

Nous en sommes encore loin puisque de nombreux pays n’envisagent toujours pas de tarification de leurs émissions.

Les pays et régions ayant mis en place de tels mécanismes ne représentent que 15 % des émissions mondiales. Et même là où un prix du CO2 existe, son niveau reste trop faible, à de rares exceptions près comme la Suède, pour jouer un rôle décisif. Il reste donc beaucoup de points techniques à régler avant d’espérer voir adopter le «manuel» d’application de l’accord de Paris. Ce qui laisse peu de place aux discussions sur un potentiel relèvement de l’ambition affichée lors de sa signature à Paris.

Sur ce sujet, «la Chine, a agi depuis le début en tandem avec les Etats-Unis

Elle risque de jouer le statu quo et, malgré le volontarisme de certains Etats européens, aucune annonce concrète n’a encore été formulée [par l’Europe]», indique Lola Vallejo. La position de l’Europe reste en effet fragilisée par l’incertitude planant sur la stratégie allemande de sortie du charbon ainsi que les voix dissidentes qui s’élèvent en Europe de l’Est, notamment chez les Polonais, hôtes de la COP24, qui craignent pour l’avenir de leur industrie charbonnière.

 Aude Martin

(Article publié sur le site Alternatives économiques en date 8 octobre 2018)

http://alencontre.org/

[1] Le budget carbone est une mesure de la quantité maximum de gaz à effet de serre qui peut être émise dans l’atmosphère si l’on veut éviter que le réchauffement climatique ne franchisse le seuil sécuritaire de deux degrés par rapport à l’ère préindustrielle.

Lire la suite

11 octobre 2018 ~ 0 Commentaire

lidl ploumagoar (actu bzh)

lidl j

Base Lidl de Ploumagoar : débrayage pour soutenir un collègue menacé de licenciement

Une partie des salariés de la base Lidl de Ploumagoar, près de Guingamp (Côtes-d’Armor) a débrayé ce jeudi matin 11 octobre. En soutien à un collègue menacé de licenciement.

Le débrayage de ce jeudi matin 11 octobre, a rassemblé une trentaine de salariés de la base Lidl de Ploumagoar, près de Guingamp. Une trentaine de salariés de la base Lidl, de Plou-magoar, près de Guingamp (Côtes-d’Armor) a débrayé ce jeudi matin 11 octobre. En soutien à un collègue menacé de licenciement.

« Mardi, il a été convoqué par la direction, il risque une sanction qui peut aller jusqu’au licenciement. Il est préparateur de commandes depuis trois ans en CDI, on lui reproche une insubordination au travail », indique Erwan Feutren, délégué syndical CGT à la base Lidl.

D’autres revendications

Selon le syndicat, une pétition de soutien au salarié a circulé dans les couloirs de l’entreprise. Elle a recueilli 68 signatures sur les 150 employés du site Le mouvement de protestation a permis à la CGT d’appuyer d’autres revendications.

Elle demande ainsi « la prise en compte urgente des risques psycho-sociaux », de la part de de la direction ; « une prise en compte de la pénibilité du travail des préparateurs et des mesu-res pour améliorer les conditions de travail » ; ou encore « le respect des temps de repos et de la vie sociale des salariés ». Toujours selon la CGT, mardi 9 octobre, une délégation syndicale a rencontré la sous-préfète de Guingamp « pour l’alerter sur la situation dans l’entreprise ».

11 Oct 2018

https://actu.fr/bretagne/

Lire la suite

11 octobre 2018 ~ 0 Commentaire

réchauffement (basta)

«Nous sommes la dernière génération à pouvoir agir»

Tenter l’impossible pour éviter l’impensable. C’est ce qui anime la jeune « génération climat » qui a pris les rênes du mouvement Alternatiba pour faire face au changement climatique.

Alors que le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC) vient de rendre public son rapport sur les conséquences d’un réchauffement de 1,5 °C, « la stratégie des petits pas » ne suffit plus.

Face à la perspective d’un « effondrement », des mobilisations sont prévues pour agir à tous les niveaux – local, national comme international – afin de construire un monde dans lequel nous pourrons vivre en limitant les catastrophes. Reportage.

Sophie Chapelle 11 octobre 2018

Lire l’article sur Bastamag

Cet article vous a intéressé ? Basta ! a besoin de ses lecteurs pour poursuivre son travail, faites un don.

 

Lire la suite

11 octobre 2018 ~ 0 Commentaire

milliardaires (histoire et société)

sec

Record du monde: les milliardaires qui s’enrichissent le plus vite sont les Français

Depuis le début de l’année, les principales fortunes françaises ont vu leurs richesses augmenter de 27,6 milliards de dollars, soit une hausse de 12,2%. Un record.

Les milliardaires français se portent bien. Selon Bloomberg, les principales fortunes de l’Hexa-gone ont vu leurs richesses croître plus vite que celles de leurs semblables étrangers en 2018. Au total, les gains des 13 personnalités françaises les plus aisées ont augmenté de 27,6 milliards de dollars (un peu plus de 23 milliards d’euros) depuis le début de l’année, soit une hausse de 12,2%.

Ainsi, la France dépasse de loin le Japon, deuxième, dont les principales fortunes ont vu leurs richesses croître de 7,1% en 2018, devant la Chine (+6,3%) et les États-Unis (+1,9%).

Arnault et Pinault loin devant

Mais la bonne performance des milliardaires français est avant tout à mettre au crédit de  Bernard Arnault et François Pinault qui a eux seuls ont amassé 22,3 milliards de dollars supplémentaires depuis janvier. Le PDG de LVMH et le fondateur de Kering profitent du dyna-misme de la demande de produits de luxe, en provenance de Chine notamment, et de leur présence toujours plus accrue dans le commerce électronique.

La hausse des ventes aux enchères a également été bénéfique à François Pinault et sa maison de ventes Christie’s dont les ventes ont atteint 6,6 milliards de dollars l’année dernière. Le fondateur de Kering jouit aujourd’hui d’une fortune estimée à 35,5 milliards de dollars, contre 76,4 milliards pour Bernard Arnault.

De leur côté, les frères Alain et Gérard Wertheimer, propriétaires de Chanel, ont vu leur riches-se grimper de 2,4 milliards de dollars. La fortune de l’héritière de l’Oréal et femme la plus riche de France, Françoise Bettencourt Meyers, a pour sa part augmenté de 3,7 milliards de dollars.

10 Octobre 2018

https://histoireetsociete.wordpress.com/

Source:

France’s Richest Are Making Money Faster Than Everyone Else This Year (Bloomberg)

Lire la suite

11 octobre 2018 ~ 0 Commentaire

retraites (lutte ouvrière)

retraite

Aux capitalistes de payer pour les retraites

Au moment où se prépare une nouvelle attaque sur les droits à la retraite, chacun y va de sa solution.

Le patronat et le gouvernement se soucient des reculs qu’ils disent nécessaires, et les syndi-cats s’affirment arcboutés pour défendre la retraite par répartition. Mais une chose est certaine: les systèmes, aussi imaginés et retravaillés qu’ils soient, ne pourront représenter une vraie garantie d’avoir une retraite digne au bout d’une vie de travail.

En fait, et notamment depuis 1993 et la réforme Balladur, les droits des retraités ont connu des dizaines d’années de reculs.

Rien ne peut protéger vraiment les travailleurs, en dehors du rapport de force entre la classe ouvrière et le monde capitaliste. Tous les modes de calcul revendiqués, retraite par répartition, retraite par points, ou encore d’autres, partent d’une constante : les travailleurs doivent y coti-ser, et donc payer pour assurer leurs retraites.

Mais au fond pourquoi ?

Pourquoi les travailleurs du rang devraient-ils se priver pendant des dizaines d’années pour espérer, au bout d’une vie de labeur, pouvoir toucher une retraite misérable ? Quand il s’agit de leurs serviteurs les plus proches, les capitalistes ne se basent pas sur de tels principes.

Lorsque les PDG et les plus hauts cadres sont embauchés, il est convenu qu’il faut leur garan-tir, avant même qu’ils y aient commencé à travailler et sans aucune cotisation, une retraite confortable. Cela est prévu dans le contrat signé lors de leur embauche et cela leur est ga-ranti, même si finalement ils ne donnent pas satisfaction. Alors, pourquoi l’ensemble des travailleurs, qui s’esquintent autrement plus au travail, ne devraient-ils pas avoir les mêmes droits ?

Il y a un autre domaine dans lequel la classe capitaliste tout entière a dû accepter le principe de payer pour assurer la vie jusqu’à leur mort de ceux qu’elle a exploités. Dans le cas des accidents du travail, de trajet, des maladies professionnelles, des rentes doivent être versées à vie, même si le système en place et le montant des indemnisations comportent de multiples injustices. Les patrons seuls cotisent à la caisse des accidents du travail qui indemnise ces victimes de l’exploitation capitaliste.

Alors, tous les travailleurs, qui sont les victimes de l’exploitation capitaliste, devraient avoir droit à ce que la classe patronale dans son ensemble assume sur ses deniers le paiement d’une retraite donnant les moyens de vivre dignement après une vie de travail.

Cette revendication, cette exigence ne sont ni utopiques, ni décalées.

C’est simplement une revendication qui a toujours été celle du mouvement ouvrier, quand il pouvait mériter ce nom. En 1910-1911, quand le gouvernement a voulu instituer des retraites ouvrières basées sur les cotisations des travailleurs, la CGT avait protesté au nom de ce principe. Les syndicats défendaient encore fermement cette idée après 1918, avant qu’ils ne tournent complètement casaque et en viennent à défendre les revendications du patronat dans ce domaine. À la veille d’une énième manipulation du système des retraites, il faut plus que jamais rappeler que c’est aux patrons, et à eux seuls, de payer pour la retraite des travailleurs.

10 Octobre 2018

https://journal.lutte-ouvriere.org/

Lire aussi:

Retraites : le pouvoir prépare ses attaques (Lutte Ouvrière)

Lire la suite

10 octobre 2018 ~ 0 Commentaire

santé (dossier npa)

santé (dossier npa) dans Austérité
.

Macron-Buzyn et la santé : toujours plus de régressions !

Après le plan « Ma santé 2022 », le projet de loi de financement de la Sécurité sociale (PLFSS) de 2019 confirme que le budget de la santé sera totalement verrouillé.

L’augmentation de 400 millions d’euros des dépenses de santé est une goutte d’eau : il s’agit de 0,002 % d’un budget d’un peu plus de 200 milliards d’euros. Macron et Buzyn traitent par dessus la jambe la souffrance au travail des soignantEs des hôpitaux, des Ehpad, de la psychiatrie.

Ils font semblant d’ignorer la grève massive des Ehpad, les nombreuses luttes dans les hôpi-taux et dans la psychiatrie ces derniers mois. Ils prétendent améliorer l’accès aux soins, aider la médecine de ville, désengorger les urgences, résoudre la crise des hôpitaux… alors que leur politique de santé aura des conséquences totalement contraires : toujours plus de régressions. Décryptage de leurs mesures.

manifestants-hopital-sud

Les privilèges du secteur privé

Alors que leur rentabilité se situe au niveau le plus élevé depuis 2006, les hôpitaux privés à but lucratif auront droit en 2019 à un « nouveau cadre d’allègements très favorable »(dixit Agnès Buzyn au congrès de la Mutualité française).

manifestants-hopital-sud

Le droit à la santé partout, pour toutes et tous

La conséquence certaine du plan Macron-Buzyn, libéral et technocratique, c’est le développement d’une médecine à deux niveaux : de qualité, avec dépassements d’honoraires, pour celles et ceux qui en ont les moyens et habitent les grandes villes ; à la chaîne, parfois sans médecin et sans examen.

Dossier réalisé par la commission santé-sécu-social du NPA.

Lire la suite

10 octobre 2018 ~ 0 Commentaire

9 octobre (jdd npa)

antik445_la_une

Manifestation contre la politique de Macron : les syndicats rassemblent plus de monde qu’en juin

Plusieurs dizaines de milliers de lycéens, étudiants, salariés, fonctionnaires et retraités ont manifesté mardi partout en France, pour la première fois depuis la rentrée, pour réclamer à Emmanuel Macron une politique « plus sociale ».

Pour la première fois depuis la rentrée, plusieurs dizaines de milliers de lycéens, étudiants, salariés, fonctionnaires et retraités ont manifesté mardi partout en France pour réclamer à Emmanuel Macron une politique « moins libérale ». A Paris, ce sont entre 11.500 personnes (selon le chiffre de la police) et 50.000 (selon la CGT) qui ont défilé. Ils étaient 21.500 participants, selon le cabinet Occurrence pour un collectif de médias. C’est en tout cas davantage qu’il y a trois mois.

Le 28 juin, la précédente manifestation parisienne, à l’initiative également de la CGT et FO, avait attiré 15.000 personnes selon les syndicats, 2.900 selon la police.

Des rassemblements en région

A l’échelle de la France, ce sont « presque 300.000 manifestants » qui auraient défilé ce mardi, selon le secrétaire général de la CGT Philippe Martinez sur RTL ; environ 160.000 personnes à en croire les chiffres de l’Intérieur.

Les cortèges syndicaux ont ainsi rassemblé, selon la police, 5.400 personnes à Nantes, 5.300 à Marseille, 4.300 à Lyon, 3.500 au Havre, entre 2.500 et 3.000 à Rennes, 2.500 à Grenoble, 2.100 à Caen, 1.800 à Montpellier, 1.500 à Nice ou 1.200 à Perpignan. Près d’une centaine de manifestations étaient organisées partout en France.

Parmi les revendications portées par les syndicats, « les questions de salaires », a déclaré à Paris Philippe Martinez, dénonçant le « tour de passe-passe » du gouvernement « avec l’idée qu’en baissant les cotisations sociales ce serait bon pour le pouvoir d’achat : c’est un leurre ». Son homologue de FO, Pascal Pavageau, a demandé, lui, à l’exécutif de retrouver « le chemin du dialogue et surtout de maintenir le modèle social ».

Comme à l’accoutumée depuis 2016, un cortège de tête s’était constitué, avec un mélange assez divers (jeunes, lycéens, quinquas d’Attac déguisés en gaulois réfractaires, jeunes syndiqués…). Il y avait aussi plusieurs dizaines d’autonomes, de noir vêtus et casques sur la tête, dont certains criaient des slogans anticapitalistes ou « cassez-vous, bande de Benalla! » Des projectiles ont été jetés contre les CRS, qui ont répliqué avec des gaz lacrymogènes. Neuf personnes ont été interpellées, selon le ministère de l’Intérieur, 16 sur l’ensemble de la France.

Pas encore de nouvelle date de mobilisation

Cette date du 9 octobre avait préalablement été choisie par des organisations de retraités pour protester contre la revalorisation de leurs pensions, jugées trop faibles, une mesure qui touchera des personnes déjà mises à contribution l’année dernière avec l’augmentation de la CSG. Ce qui explique la forte présence de retraités dans les cortèges.

A Lyon, François Manugal, 65 ans, retraité et ancien technicien, est venu marcher pour protester contre la perte de son pouvoir d’achat. « J’ai perdu 50 euros par mois. On n’arrive plus à joindre les deux bouts », a-t-il témoigné auprès de l’AFP.

Les jeunes (Fidl, UNL, Unef) ont aussi manifesté contre le fait que des lycéens « soient laissés sur le banc de touche à cause de la sélection Parcoursup », se retrouvant « sans solution d’inscription ».

Les syndicats espèrent d’autres mobilisations, afin de peser sur les négociations ou réformes sociales en préparation, comme celles des retraites ou de l’assurance chômage.

Mais ils se gardent pour l’heure d’évoquer une nouvelle date. La FSU, traditionnelle alliée de la CGT, n’avait pas appelé à manifester au niveau national, pas plus que la CFDT, la CFE-CGC ou la CFTC.

9 octobre 2018

https://www.lejdd.fr

Lire aussi:

9 Octobre (NPA)

Le 10, Martinez et Pavageau déjà à Matignon ! 9 octobre. Une mobilisation plus forte qu’attendue… et maintenant ? (RP)

Lire la suite

06 octobre 2018 ~ 0 Commentaire

trémargat (fr3)

NDDL_Pas-de-pays-sans-paysans_web1-d4481

Trémargat

Le village breton “hors norme” et durable

« Pauvre et incultivable » dans les années 70, Trémargat, village du Centre-Bretagne aux 200 âmes volontaires, est désormais un objet de curiosité en France et à l’étranger pour son agriculture bio et sa démocratie participative. Autour du bourg, un bocage vallonné verdoyant, bordé de haies et taillis. Une campagne du « Kreiz Breizh » (coeur de la Bretagne) qui semble figée, épargnée par remembrement rural, destiné à agrandir les exploitations agricoles.
Pourtant avec ses 50 chèvres élevées à l’herbe, Nolwenn Le Boedec, est « bien occupée« .

Éleveurs, fromager, épicier… 

« On fait plein de métiers à la fois: éleveurs, paysans parce qu’on travaille la terre, fromagers, commerçants. Je fais aussi partie de l’épicerie associative« , énumère l’ancienne restauratrice francilienne, arrivée il y a 12 ans. Dans cette commune des Côtes-d’Armor moins peuplée qu’une rame de métro, on ne compte pas moins de 16 associations et 33 entreprises d’agriculteurs, potier, ébéniste, fleuriste, infirmiers, coutelier…

« Nous les arriérés, les néoruraux… »

« C’est totalement hors norme« , reconnaît Mathieu Castrec, éleveur de 37 ans. Avec 16 exploitations réparties sur 600 hectares, « on a réussi à prouver que nous les arriérés, les néoruraux, on peut travailler sur des petites exploitations et qu’on gagne bien mieux notre vie que la majorité des exploitations conventionnelles qui détricotent l’emploi« , estime l’ancien cuisinier en Savoie. « Un joli pied de nez ». Une fois la traite achevée, il troque sa tenue d’éleveur pour celle d’adjoint au maire. « On n’habite pas à Trémargat par hasard, les gens sont acteurs de leur environnement« , explique-t-il.

« Cela ne veut pas dire que tout est rose« 

Le maire y est élu pour un mandat unique. Une seule liste se présente aux élections et le conseil municipal met en oeuvre un projet émanant des idées des habitants. « Cela ne veut pas dire que tout est rose », nuance l’élu-éleveur. « On a des forts caractères mais quand les choses se posent, on réussit à dépasser les tensions« .

« Modèle » d’art de vivre ? 

Pour rénover l’église « qui ne concerne presque plus personne« , il a fallu trouver des compromis et « mouiller le maillot ». Un montage financier associant subventions et mécénat a permis de ne pas grever les 150.000 euros de budget de la commune. Pour faire revivre son bourg, la muni-cipalité, alimentée en électricité 100% renouvelable, a racheté les murs du bar et de l’épicerie laissant la gestion aux associations. L’aménagement du centre s’est effectué « quasi bénévol-ement, lors de chantiers collectifs« , raconte Mathieu Castrec, qui a grandi à Trémargat avant de « fuir » puis de revenir reprendre la ferme familiale.

« J’ai choisi mon lieu avant de choisir mon travail »

Arrivée à 19 ans pour un été, Nathalie Bénibri, 54 ans, n’est jamais repartie. « J’ai choisi mon lieu avant de choisir mon travail ».  Au service du midi, son restaurant Coriandre fait le plein. « Je veux montrer sans prétention qu’on peut manger bio pour pas trop cher ». Sa formule complète est à 14,50 euros café compris et « cela fait 9 ans que ça tourne !« , clame la restauratrice.

Las d’être pris pour des modèles

« Il n’y a rien d’alternatif. On remonte nos manches et on travaille ensemble« , explique Marie-Noëlle, 72 ans. Trémargat est un exemple parmi tant d’autres, assurent ses habitants dont certains se lassent d’être pris pour des « modèles« . Des bus entier d’élus nationaux et étrangers font le déplacement, même des cabinets d’experts scrutent cet art de vivre.

Le soutien des vieux autochtones

S’il fait bon vivre dans ce village qui a gagné 50 habitants entre 1990 et 2018, cela n’a pas toujours été le cas. Alors que les campagnes du Centre-Bretagne se vidaient, une poignée de jeunes couples décident d’y poser leurs valises dans les années 70, soutenus par les « vieux autochtones restés« .

Les soixante-huitards de Trémargat

« On ne se connaissait pas mais on avait envie de travailler ensemble, parce qu’il fallait des coups de main pour créer les hangars, les maisons et puis on avait tous des idées écolos« , témoigne François Salliou, arrivé en 1976 avec sa compagne Hamida. « On nous disait: « Malheureux que vous êtes, vous allez crever de faim, la terre est mauvaise, en pente avec des cailloux ». On a pris ça comme un défi« , sourit le producteur de lait à la retraite convaincu qu’ »il n’y a pas de désert mais des territoires sans projet« .

Désormais, François Salliou et les soixante-huitards de Trémargat accueillent une nouvelle génération avec la crainte de perdre « la solidarité paysanne ». Un argument qu’il balaie rapide-ment, « il n’y a même plus de place pour s’installer! »

HP  06/10/2018

https://france3-regions.francetvinfo.fr/

Les élections présidentielles à Trémargat:

trmargat

Lire la suite

Rocutozig |
Tysniq |
Connorwyatt120 |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | Rafredipen
| Agirensemblespourpierrevert
| Buradownchin