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17 juin 2019 ~ 0 Commentaire

urgences (dossier npa)

urgences (dossier npa) dans Austérité

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Urgences : l’étincelle ?

Le 6 juin, alors que se terminait, au Sénat, le débat sur la « loi santé », les personnels des services d’urgences, en grève depuis le mois de mars, manifestaient à Paris. Cette journée symbolique résume la situation dans le secteur de la santé. D’un côté, l’offensive d’austérité et de privatisation du gouvernement se poursuit et s’accélère, de l’autre les résistances sociales à cette politique se développent et tentent de se fédérer. Seule leur généralisation, leur coordination, et leur irruption sur le champ politique permettraient de stopper le rouleau compresseur de l’exécutif.

 dans Crise

Urgences : les usagerEs se mobilisent aussi

Entretien. Les comités de défense des hôpitaux et maternités de proximité sont nombreux sur le territoire et luttent pour la défense de ce service public depuis longtemps

Dossier préparé par la commission nationale Santé Sécu Social du NPA.

https://npa2009.org/

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17 juin 2019 ~ 0 Commentaire

ferme usine (eaux et rivières)

vacharan

Pas de ferme usine dans les Monts d’Arrée !

C’est à Commana, en plein cœur des Monts d’Arrée, à 3 kms du lac du Drennec, qu’un agriculteur, malheureusement bien connu des militants associatifs locaux et de l’administration, projette d’agrandir son exploitation pour alimenter son méthaniseur. Il passerait de 140 vaches laitières à 400 bovins… en plus des 37.000 dindes qu’il possède déjà !

Ce projet est présenté sur le papier comme n’ayant pas d’impact négatif notable sur l’environnement. Or, avec près de 7km de talus supprimés, aucun plan de surveillance des déversements accidentels d’élevage, aucune précision sur la nature d’éventuels travaux de rétention, aucune donnée relative à l’impact des prélèvements d’eau sur la ressource… on est en droit d’en douter !

Pour alimenter ce méthaniseur par l’intégralité des déjections animales, vaches et génisses n’auraient plus accès à l’herbe et seraient enfermées en stabulation sur caillebotis ou aire paillée. Les (in)digestats seraient en partie épandus sur des ZNIEFF (zone naturelle d’intérêt écologique faunistique et floristique), en amont du Lac du Drennec, une ressource stratégique qui contribue à l’alimentation en eau potable de 350.000 habitants !

Les expériences pourtant bien connues de Munich ou Vittel montrent que protection de la ressource en eau et agriculture peuvent cohabiter et doivent servir de modèle pour préserver le château des finistériens.

Autoriser un projet de cette envergure au cœur d’un environnement sensible et vital pour l’ensemble du nord Finistère serait de nature à remettre en cause l’ensemble des travaux menées par les acteurs locaux. Eau & Rivières de Bretagne a d’ailleurs exprimé son opposition dans le cadre de la consultation publique qui s’est terminée ce vendredi 14 juin.

Lire la déposition d’Eau & Rivières de Bretagne

Signer la pétition contre ce projet aberrant !

https://www.eau-et-rivieres.org/

ennemo bio

Pendant ce temps-là, à quelques centaines de mètres de la mer…

Bastien Moysan, pêcheur-paysan de Daoulas, cultive ses terres en agriculture biologique depuis 15 ans. Suite à la récente vente de 30 ha de ces terres aux enchères, il risque de se voir confisquer son outil de travail…

Aujourd’hui, personne ne peut garantir que les terres lui reviendront, ni qu’elles resteront en bio ! Plusieurs agriculteurs conventionnels convoitent en effet ces terres jusque-là préservées… Située en rade de Brest, cette petite ferme constitue pourtant une bouffée d’oxygène pour la biodiversité et participe à la préservation de la vie aquatique. Vous voyez bien que c’est possible !

Signer la pétition pour soutenir la démarche de Bastien

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17 juin 2019 ~ 0 Commentaire

finance (bastamag)

riches

« Mon amie la finance » : comment le Brexit a jeté la France dans les bras des banques

Pour les dirigeants français, la perspective du Brexit est une aubaine. Abandonnant définitive-ment toute hypocrisie, ils ont multiplié les courbettes et les cadeaux au secteur financier pour attirer à Paris les traders de la City.

Mais les exonérations fiscales, dérégulations et autres avantages offerts aux géants de Wall Street n’ont pas produit les résultats escomptés. Peu de création et de relocalisation d’emplois sont annoncées. De la baisse de l’impôt sur les sociétés à la « flat tax », en passant par la suppression de l’ISF ou encore des aménagements du code du travail taillés sur mesure pour les traders, les réformes, elles, ont bien été mises en œuvre.

En réalité, les velléités de réforme qui ont suivi l’effondrement financier de 2008 ont été marquée d’une profonde ambivalence. Nicolas Sarkozy puis François Hollande ont souhaité s’afficher en pionnier de la régulation du secteur, mais sans aller trop loin. La saga de la taxe sur les transac-tions financières en est l’illustration. Adoptée en France dans une version amoindrie, elle a ensuite été proposée puis sans cesse retardée au niveau européen… du fait de la tiédeur de la France elle-même

« Union sacrée » pour séduire l’industrie financière

Le Brexit aura apporté une bonne excuse pour balayer les faux-semblants et remettre au placard la défiance à l’égard du « monde de la finance ». La campagne pour attirer à Paris la finance londonienne – c’est-à-dire avant tout les géants de Wall Street comme Goldman Sachs, Morgan Stanley ou BlackRock – a fait l’objet de l’un de ces consensus dont les élites françaises ont le secret, associant secteurs public et privé et mêlant toutes les couleurs politiques.

On a donc aperçu la maire de Paris Anne Hidalgo (PS) aux côtés de la présidente de la région Ile-de-France Valérie Pécresse (LR) et du Premier ministre Manuel Valls (PS) pour promouvoir l’attractivité de la place parisienne devant un parterre d’industriels et de banquiers.

Ces efforts se sont évidemment poursuivis et amplifiés avec l’élection d’Emmanuel Macron au printemps 2017. « La France se décomplexe vis-à-vis de la finance. (…) Nous nous sentons gonflés à bloc. », poursuivait le même Gérard Mestrallet. Après la réforme du code du travail par ordonnances, à l’automne, la jubilation était même devenue palpable. « Les Américains voient bien qu’il se passe quelque chose en France. Et ce n’est pas seulement l’image du président qui se joue. Emmanuel Macron avait un programme, il est en train de le décliner. Tout ce qui avait été annoncé a été fait et voté. »

Dérégulation, gros cadeaux fiscaux et largesses pour les traders

Pour mieux plaire à Wall Street, la France a mis beaucoup sur la table. On allège la fiscalité, avec la suppression de la tranche supérieure de la taxe sur les salaires (concernant les secteurs comme la finance qui ne versent pas la TVA) – qui pourrait coûter entre 100 et 300 millions d’euros à la sécurité sociale chaque année – ou le renforcement des exonérations et autres avantages accordés aux « impatriés » ou aux gérants de fonds d’investissement ; on aménage le droit du travail, avec l’exclusion des bonus des traders du calcul des indemnités de licenciement ou une dispense temporaire d’affiliation au régime des retraites.

Olivier Petitjean 17 juin 2019

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13 juin 2019 ~ 0 Commentaire

mer (bretagne vivante)

macron

Document stratégique de façade, c’est Non !

Stratégie de l’État en mer : où est l’ambition environnementale

Les associations de protection de la nature (*) émettent un avis négatif sur le Document Stratégique de Façade, qui sera proposé au vote du Conseil Maritime de la Façade bretonne et ligérienne le 5 juin 2019 à Brest. Les objectifs économiques prennent le pas sur les enjeux écologiques : c’est aujourd’hui inacceptable. Il faut une stratégie économique, sociale ET écologique pour que la mer se développe durablement dans le respect des écosystèmes marins.

C’est l’avenir de la mer qui se joue

Nos associations constatent positivement que l’État a su mobiliser le monde scientifique et ses services pour élaborer un état des lieux de bonne facture. Mais au-delà de cet état des lieux,  l’enjeu stratégique pour l’État est double : en même temps mettre en place les conditions d’un développement de l’économie bleue et garantir un bon état écologique du milieu marin dans le cadre de la transition écologique pour la mer et le littoral. Pour Gérard Prodhomme de Bretagne Vivante « C’est l’avenir de la mer et du littoral bretons et ligériens qui se joue-là ».

Et le compte n’y est pas

Nos associations constatent des insuffisances dans l’approche suivie par l’État pour la réalisa-tion du Document Stratégique de Façade, première étape de la planification marine et littorale.
L’impact des activités humaines sur les écosystèmes, les espèces et les habitats présents sur le littoral ligérien et breton n’a pas été évalué.

Cette analyse doit impliquer tous les acteurs de la mer. Pour Denez L’Hostis de FBNE, « elle est indispensable si on veut le maintien ou le développement d’activités existantes et surtout un développement durable de l’économie bleue s’appuyant sur les trois piliers : économique, social et environnemental ».

Par ailleurs, le document ne prend pas suffisamment en compte le lien terre-mer et les enjeux des territoires littoraux dont la qualité des eaux et les pressions de l’urbanisme. 90% des pollu-tions marines côtières proviennent du domaine terrestre, la stratégie maritime a vocation à investir le domaine terrestre pour résoudre les problèmes de pollution en mer.

Comme le précise Jean-Yves Piriou d’Eau et Rivières de Bretagne, « il manque une gouvernan-ce et une ambition partagées entre les objectifs du Document stratégique de la façade NAMO et les objectifs du Schéma directeur d’aménagement et de gestion des eaux Loire-Bretagne vis-à-vis des masses d’eau côtières qui, selon les directives européennes sur l’eau et le milieu marin, doivent atteindre le bon état écologique en 2027 ».

De plus, la carte présentant les objectifs stratégiques dite « carte des vocations » est essentiel-lement centrée sur des priorités économiques au détriment des priorités écologiques. Cela crée un biais dans la définition des objectifs stratégiques. Dans les zones côtières, les vocations prioritaires retenues sont l’aquaculture, la pêche, les industries portuaires, le transport, les activités nautiques. Les objectifs environnementaux et les objectifs socio-économiques n’ont pas été traités sur un pied d’égalité.

Enfin, la spécificité et le rôle des zones protégées ou réglementées – sites Natura 2000 en mer, réserves naturelles marines, réserves de biosphère, schémas de mise en valeur de la mer – ne sont pas pris en compte dans l’analyse des contraintes d’usages et des pressions anthropiques.

Pour Elodie Martinie-Cousty pilote du réseau Océans, Mers et littoraux de FNE, « la mer n’a pas de frontières et ce  Document Stratégique de Façade  ne comporte pas d’évaluation des interactions avec les mers territoriales adjacentes : Manche Est et Sud Aquitaine. Cette vision en silo au regard des enjeux climatiques et de la remontée des espèces halieutiques vers le Nord doit pourtant être regardée avec une vision stratégique, tout comme la distribution des pollutions et les effets cumulés des pressions inter sous-régions marines ».

L’avis des associations de protection de la nature est défavorable

Les associations de protection de la nature ont participé à la concertation et ont fait des propo-sitions dont certaines ont été retenues. Armelle Jung de l’association des Requins et des Hommes souligne « Nous sommes tous concernés : c’est l’ensemble de la société civile qui connaîtra dans sa vie quotidienne les conséquences des choix stratégiques qui vont être faits : qualité des eaux côtières, emplois, lutte contre l’érosion du littoral, préservation des ressources marines ».

Les associations s’inquiètent fortement que le Document Stratégique de Façade NAMO ne garantisse pas l’atteinte du bon état écologique de la mer. Elles jugent l’ambition stratégique trop timide et constatent que la stratégie de la façade ne permettra pas de respecter la Directive européenne sur le Milieu Marin.

En l’état actuel, les associations membres de FNE expriment donc un avis défavorable sur le document stratégique de façade NAMO mais restent ouvertes au dialogue pour tenter d’atteindre les objectifs fixés par la stratégie nationale mer et littoral.

(*) : Bretagne-Vivante, Eau et Rivières de Bretagne, Fédération Bretagne Nature Environnement, FNE Pays de Loire, Des Requins et Des Hommes, toutes membres de France Nature Environnement

lundi 3 juin 2019

https://www.bretagne-vivante.org/

Lire aussi:

La Comisión Europea sigue avalando la sobrepesca (Ecologistas)

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13 juin 2019 ~ 0 Commentaire

ehpad (bastamag)

manifestants-hopital-sud

Des retraités « inquiets » des conditions de vie indignes en Ehpad s’engagent auprès des soignants en lutte

Le gouvernement a annoncé une loi sur la dépendance et le « grand âge » pour l’automne. En attendant, le sort des soignants ne s’est en rien amélioré dans les maisons de retraites.

Ceux-ci bénéficient d’un soutien inédit

Des retraités, via leurs syndicats, se joignent aux travailleurs des établissements pour personnes âgées dépendantes (Ehpad) pour dénoncer les réductions d’effectifs, le niveau des salaires, et demander des moyens dignes pour les maisons de retraite. Parce qu’il « il y a des professions où les conditions de vie des gens dépendent des conditions de travail des personnels. Et parce que les Ehpad, c’est notre avenir à nous aussi. »

Du personnel en sous-effectif constant, une prise en charge des résidents qui se dégrade en conséquence… La situation dans les maisons de retraite, les « établissements d’hébergement pour personnes âgées dépendantes » (Ehpad), est devenue tellement mauvaise que les personnels du secteur se mobilisent au sein d’une large intersyndicale. Début 2018, ils font grève, dans tout le pays. Les soignants sont soutenus par les directeurs des établissements, qui tirent aux aussi la sonnette d’alarme.

« Depuis, la situation n’a pas du tout évolué. Le secteur est toujours en sous-effectif, la souffrance au travail augmente encore », témoigne Malika Berlabi, aide-soignante dans les Hauts-de-Seine et responsable du collectif national de la CGT-Santé « Accueil des personnes âgées ».

Elle est surprise du soutien que leurs mobilisations recueillent : « Je n’ai jamais entendu une famille nous dire “vous nous embêtez avec vos grèves”. Elles sont avec nous. » C’est que l’enjeu dépasse celui des conditions de travail des soignants. « C’est un enjeu humain », pointe-t-elle.

Et la solidarité s’élargit. Aujourd’hui, des retraités qui, demain, pourraient devoir intégrer une maison de retraite, se mobilisent également. Neuf sections « retraités » de différents syndicats [1], s’engagent depuis plusieurs mois sur le sujet.

« Nous sommes de futurs usagers, directement concernés, et il y a de quoi être inquiets »

« Nous nous sommes aperçus que que chacun d’entre nous, chacun dans son syndicat, avions un parent ou un conjoint en Ehpad. Nous avons constaté que partout, il y avait de gros problè-mes, que le personnel se réduit de plus en plus, explique Philippe Damoiseau, ancien garde-champêtre, membre de la section retraités de Sud. Là où est ma mère, par exemple, il y a 80 résidents, dont la moitié ne peuvent pas se déplacer. Pourtant, la nuit, il n’y a que deux personnes qui y travaillent. »

Rachel Knaebel 13 juin 2019

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11 juin 2019 ~ 0 Commentaire

quimper hôpital (côté-quimper le-huff npa)

hoptiam

Quimper : les syndicats restent mobilisés sur le plan de redressement de l’hôpital

À Quimper, la CGT, la CFDT et Sud ont obtenu le maintien par la direction de l’hôpital de Cornouaille de la prime pour les nouveaux contractuels. Les négociations se poursuivent. Le personnel des urgences du Centre hospitalier de Cornouaille (Chic) manifestait ce mardi 11 juin 2019 après-midi à Quimper pour dénoncer les conditions de travail. La CGT, la CFDT et Sud ont apporté leur soutien aux soignants.

L’intersyndicale a, de son côté, suspendu ses actions suite aux dernières discussions le 3 juin avec la direction de l’hôpital sur le plan de retour à l’équilibre financier.

Les syndicats ont obtenu l’abandon d’une mesure très décriée : la suppression de la prime pour les nouveaux contractuels aide-soignants, infirmiers… Pascale Jacq, de Sud, estime que la direction n’avait guère le choix : Les besoins de recrutement sont très importants cet été. Et l’hôpital a beaucoup de mal à recruter. L’hôpital de Quimper n’est pas attractif pour le personnel soignant. Les jeunes diplômés qui sortent des écoles de Quimper préfèrent aller travailler à l’hôpital de Douarnenez ou à Gourmelen.

Baisse du nombre de RTT

L’intersyndicale n’a, en revanche, pas obtenu d’avancées significatives sur les deux autres principales mesures du plan d’économies :

  • Le passage de 17 à 15 RTT,
  • Le non remplacement des absences les 48 premières heures.

Sur ce dernier point, les syndicats multiplient les exemples de services perturbés par ces absences non remplacées et le rappel des soignants sur leurs jours de repos ou de congés. Laure Journal, de la CFDT, indique que cette mesure risque encore d’augmenter le nombre d’heures supplémentaires : En 2017, elles se montaient à 54316 heures. En 2018, elles atteignaient 77487 heures. Cela représente 50 temps plein. Ces 77487 heures sont les heures déclarées : la partie émergée de l’iceberg. Mais il y a beaucoup de soignants qui ne déclarent pas leurs heures supplémentaires.

Demande d’un audit

Les syndicats vont négocier avec la direction sur ces remplacements inopinés mais aussi « la gestion des heures supplémentaires, la valorisation des rappels sur repos, le parcours contractuel, la mobilité, les pools de remplacements », liste l’intersyndicale. Loïc Le Houarner, de la CGT, craint que ces discussions ne se prolongent encore plusieurs mois : « On discute déjà depuis le mois de mars. Il ne va rien se passer cet été. On va encore perdre du temps ! »

Les discussions devraient aussi porter sur divers points financiers. Les syndicats demandent qu’un audit financier soit mené et qu’ils participent à l’élaboration de son cahier des charges. Pascale Jacq aimerait y voir plus clair dans la restructuration du service de soin de suite et de réadaptation (SSR) : La direction s’est rendu compte que cette activité SSR a été mal évaluée. L’hôpital risque de perdre 800000 euros suite au transfert de ce service à Concarneau et sa prise en charge par l’Ugecam.

Autre interrogation soulevée par Loïc Le Houarner :

Il y a un an, on nous avait annoncé la construction d’une clinique ambulatoire sur le site du Chic. Et puis, plus rien! Pourquoi un tel coup de frein? La direction change et abandonne un projet dit de territoire ?

 

https://actu.fr/bretagne/

 

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Quimper, mardi 11 juin

 

Lire aussi:

 

« Les personnels des hôpitaux ne veulent plus finir cramés à 50 ans, ça va péter! » (Le Huffington Post)

Urgences : « Quand on n’est que 2 infirmières pour les 40 patients, ce n’est pas possible » (NPA)

Manifestations des personnels hospitaliers contre la casse de l’hôpital et la souffrance au travail (RP)

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11 juin 2019 ~ 0 Commentaire

la poste bretagne (of le-tél)

Touche-pas-a-ma-poste

La Poste. Vent de fronde en Bretagne

Dans certaines communes bretonnes, des tournées ont été supprimées, provoquant des perturbations au niveau de la distribution du courrier. Non-distribution du courrier, menace de fermeture de bureaux, réduction du nombre de tournées… Depuis plusieurs semaines, l’activité postale connaît des perturbations aux quatre coins de la Bretagne, notamment dans le Pays Bigouden.

Effervescence ce samedi matin devant le bureau de Poste de Ploumilliau (22), commune de 2 600 habitants située près de Lannion.
À Ploumilliau (22), La Poste prévoit de réduire de trois heures, par semaine, les horaires d’ouverture de cette commune de 2 600 habitants, située près de Lannion. Avec le soutien de la mairie, un collectif s’est mis en place pour s’opposer à ce projet. Une manifestation était organisée ce samedi 8 juin.

À l’appel du comité de vigilance des usagers de La Poste et de la municipalité, une centaine de personnes se sont rassemblées pour s’opposer à la réduction des horaires, à la fermeture estivale ou encore aux fermetures intempestives.

« Aujourd’hui, le service public postal est attaqué de façon très forte sur la commune de Ploumilliau », a dénoncé Denis Le Menn, parlant d’un « système de casse de ce bureau ».
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la poste bzh
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Facteurs. Pagaille à la « tournée sacoche »

Elle est appelée la « tournée sacoche ». Dans les secteurs du Guilvinec et Penmarc’h, en Pays bigouden, les facteurs ne font plus eux-mêmes le tri du courrier et leurs tournées ont été modifiées. Ils dénoncent un grand désordre. Reportage, ce vendredi matin, à la livraison des chariots au Guilvinec. Plusieurs utilitaires jaunes sont stationnés aux abords de la rue de Men Crenn, près de La Poste, ce vendredi matin, au Guilvinec. À l’entrée d’un garage, une petite dizaine de facteurs s’abritent de la pluie. Ils attendent le camion venu leur livrer le courrier. Une nouveauté.

Auparavant, les facteurs se retrouvaient à Pont-l’Abbé et Penmarc’h pour prendre le temps de trier et préparer leur courrier, avant de partir pour leurs tournées. Mais, depuis mardi, la méthode a changé. Ils ne font plus eux-mêmes le tri. Un camion décharge des chariots de courriers et de colis qu’ils poussent, donc ce vendredi matin, sur le trottoir, en se hâtant de charger leurs véhicules.

« Déconsidération du métier »

Cette « tournée sacoche », Le Guilvinec est le premier « îlot » à la pratiquer dans le Finistère, selon le syndicat Sud PTT. Dans un communiqué, il dénonce un projet, « imposé sans aucune concertation » et ayant « pour but unique de faire des gains de productivité sur le dos de la santé des factrices et des facteurs, qui passe-ront dorénavant tout leur temps de travail en distribution ». D’après Patrice Campion, secrétaire départemental adjoint Sud PTT du Finistère, les tournées sur cette zone qui nécessitaient auparavant dix facteurs, n’en mobilisent plus que huit.

« C’est un changement important, structurel », dit-il, en plus d’une « déconsidé-ration » du métier. Selon lui, cette méthode est appelée à « se développer partout dans le Finistère ». « Désormais, le facteur ne travaillera plus dans un bureau de Poste, il n’y aura plus de collectif, d’échanges ». Par ailleurs, « le tri est fait par des préparateurs à Quimper, qui ne connaissent pas précisément le terrain ».

L’efficacité de la tournée s’en trouve affectée, selon les facteurs présents vendredi matin. « C’est fait à la va-vite, tout est mélangé », observe ainsi l’un d’eux Loïc Drouiller. D’après Patrice Campion, mardi, « deux entreprises sont venues râler car elles n’avaient pas leur courrier. Le tri est mal fait ».

« C’est mal classé ! »

Sous le crachin, les facteurs grommellent à la livraison des chariots. C’est un peu la pagaille. « Je n’ai pas la moitié de mon courrier ! », répète Ambroise Le Dez. Loïc Drouiller trie ses colis « sous la flotte » pour les disposer dans l’ordre dans son coffre en vue de la tournée. Il met de côté un paquet : « Ce n’est pas à moi ça ». Erreur d’aiguillage. Il cherche à droite à gauche, à qui le remettre. Corinne Husson pointe, agacée, un chariot de courrier avec la mention « à vérifier ».

L’agitation s’estompe. Les portières claquent. Tous se retrouvent le temps du « brief », un dernier moment pour faire le point avant la tournée. Stylo en main, Yann Stéphan, le chef d’équipe, prend des notes. Chacun lâche ce qu’il a sur le cœur, en vrac. « C’est mal classé ! », dit l’un. « À Quimper, le principal c’est de s’en débarrasser ! », ajoute un autre. « Il y a des gens qui ne vont pas avoir de courrier de la semaine ! », s’inquiète une troisième. « On a trop de colis », souffle encore une autre. Quelqu’un ajoute encore : « Pour moi les tournées sont infaisables » !

Restée discrète depuis le début, l’une des factrices explose : « J’en ai marre, je craque ! » Elle quitte la réunion, pour aller s’isoler dans son véhicule

10 mai 2019
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https://www.letelegramme.fr/

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10 juin 2019 ~ 0 Commentaire

oligarchie (le chiffon rouge)

privileges-des-pauvres

À partir de quand l’oligarchie libérale a-t-elle amorcé sa contre-révolution, disons, anti-égalitaire ?

Frédéric Boccara : On pourrait revenir sur 1979 et la théorie quantitative de la monnaie imposée en parallèle avec la « théorie » du ruissellement. L’idée c’était : « Peu importe où l’on met l’argent, il faut seulement maîtriser sa quantité pour éviter l’inflation. »

Cela, c’est la théorie néolibérale. Nous, nous disons : si on utilise l’argent pour développer les gens ou pour polluer, ce n’est pas la même chose ! Si on utilise l’argent pour développer les gens ou pour accumuler du capital financier, ce n’est pas la même chose !

C’est une question politique majeure et qui s’articule à celle des institutions nouvelles à créer, dont parle James. Cette question d’une nouvelle démocratie, que pousse, par exemple, le mouvement des gilets jaunes, est très importante.

On pourrait très bien avoir des conférences régionales citoyennes, dans chaque région, où l’on poserait les questions suivantes : combien d’argent existe ? Non pas seulement public mais celui des entreprises et des banques. Qu’est-ce que cela a donné ? Quelles atteintes à l’environnement ? Quelle création d’emplois ?

On se donnerait des objectifs ensemble. Je ne suis pas pour faire table rase du passé mais pour faire advenir le meilleur dans l’actuel. C’est une lutte terrible qui est en cours. Pour des alliances efficaces, nous avons besoin de débattre et expérimenter cette idée de prendre le pouvoir dans les institutions et d’en créer de nouvelles, pour imposer une autre logique aux banques et aux entreprises, jusqu’aux multinationales organisant l’évitement fiscal, social, voire productif généralisé.

James K. Galbraith : Il y a effectivement une liaison très étroite entre les inégalités et la soutenabilité de l’écologie. C’est une question fondamentale de survie qui se pose au monde, parce que c’est seulement à travers une société plus égalitaire qu’on peut avoir un niveau de vie, une capacité, une qualité de vie pour la population générale qui soit acceptable dans les limites écologiques qui sont posées.

À travers les services publics, à travers les assurances sociales et à travers les biens de consommation qui sont partagés et qui n’ont pas cet aspect de gaspillage, cet aspect d’émulation, cet aspect décrit avec génie par Thorstein Veblen de consommation ostentatoire. À travers des institutions qui nous enseignent à vivre ensemble d’une façon agréable et acceptable.

Avec du travail pour tous. Avec une contribution faite par tous. C’est comme cela que les choses vont avancer. Autrement, on est sur la voie, vraiment, de la destruction. Les deux sujets, la question économique et la question écologique, ont été traitée séparément dans la plupart des discussions. Il faut admettre que, si on accepte les inégalités, on accepte aussi cette voie de détérioration de la situation écologique et, cela, il n’est pas possible de l’accepter.

Monique Pinçon-Charlot : Je rebondis pour faire ma petite conclusion à partir de ce que vient de dire James. La question écologique avec le dérèglement climatique, en s’interconnec-tant avec toutes les autres formes d’inégalité, va soit nous faire basculer dans l’enfer, soit, au contraire, nous permettre de construire le paradis.

Nous sommes en effet à un moment de bascule dans l’histoire de l’humanité tout à fait inédit puisque c’est la première fois que la planète est menacée dans sa survie à cause d’êtres humains capitalistes, qui, dans leur soif de pouvoir et d’argent, ont provoqué ce dérèglement. Je suis d’accord avec vous deux pour essayer de continuer à travailler de l’intérieur pour améliorer tout ce qui est améliorable, mais j’insiste sur le fait que nos pensées critiques peuvent paradoxalement aider les capitalistes à aggraver l’opacité de l’oppression.

Je voudrais aussi déplorer les concurrences internes au marché de la contestation sociale, avec ses divisions et parfois ses ego disproportionnés.

Or, nos recherches ont au contraire mis en évidence la solidarité, malgré des niveaux de richesse tout à fait hétérogènes, de l’oligarchie. Bien entendu, cette classe a l’argent et les pouvoirs et, n’étant pas nombreuse, la solidarité est beaucoup plus facile pour elle.

Mais, à l’heure où la survie de la planète est en jeu, nous devons mettre toutes nos forces pour arriver à surmonter nos divisions politiques, bien dérisoires face à ce qui va advenir, et construire une union populaire et solidaire dans le respect des sensibilités des uns et des autres. Ce serait le plus beau des cadeaux empoisonnés que nous pourrions faire à nos oppresseurs ! (Extrait)

http://www.le-chiffon-rouge-morlaix.fr/

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07 juin 2019 ~ 0 Commentaire

plougasnou (ouest france)

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Pour le collège, les habitants « repartent au charbon »

Environ 200 personnes ont manifesté, jeudi 6 juin 2019, devant la salle municipale de Plougasnou (Finistère), où avait lieu une rencontre entre des élus départementaux et municipaux. Ces derniers ont évoqué l’avenir incertain du collège de la commune

Est-ce la reprise d’un bras de fer engagé il y a bientôt quarante ans ?

Mercredi 5 juin, au soir, plusieurs parents d’élèves du collège de Plougasnou (Finistère) ont appris « par le bouche-à-oreille » qu’une réunion entre deux vice-présidents du Département et les élus de la majorité était programmée le lendemain, en fin de journée. Plusieurs dossiers « importants » étaient au menu des discussions. Dont l’épineuse question de l’avenir de l’établissement qui compte 95 élèves.

Quelques heures avant cette rencontre, la maire de la commune, Nathalie Bernard, a précisé, dans un communiqué destiné à « faire taire les rumeurs », « qu’il ne s’agissait pas d’acter sa fermeture ». Mais il n’en fallait pas plus aux habitants pour « repartir au charbon ».

Pas moins de 200 personnes se sont rassemblées dès 18 h 20, devant la salle municipale où avait lieu la réunion. Parents, anciens et actuels élèves, représentants d’association, clubs sportifs et commerçants venaient porter le même message : une ville de 3 000 âmes sans son collège « est une ville condamnée ».

« Une commune de vieux »

« Aujourd’hui, c’est le collège. Et demain, ça sera quoi ? La Poste ? La banque ? » Sur le parvis du bâtiment, les discussions s’engagent entre les habitants. L’inquiétude est palpable. « Une fermeture aurait des répercussions multiples sur le tissu social et économique de la commune », résume Hubert, dont l’une des filles est en classe de 5e.

« À croire qu’on veut faire de Plougasnou une commune de vieux », soupire Louis, président du club de foot, qui met le doigt sur le nœud du problème. Nombreuses sont les familles à s’être installées ici pour la proximité avec le collège. Jean-Baptiste, Plougasniste depuis trois ans et père de trois enfants, en a même fait un critère « décisif ». Le risque selon lui ? « Que les gens déménagent et que plus personne ne les remplace. »C’est tout le bourg qui pâtirait de cette baisse d’attractivité. Aussi bien les associations que les petits commerces. « Faire fuir la jeunesse, c’est faire fuir les parents. Et ce sont eux qui nous font travailler », soufflent des représentants de l’union des commerçants.

« Mais n’oublions pas les enfants qui sont les plus lésés dans cette histoire », souligne Christine Bon, présidente du comité de jumelage de la ville. En cas de fermeture, les collégiens seraient redirigés vers les établissements de Lanmeur ou de Morlaix.

« Regrettable, pour Hubert. Ils bénéficient ici d’une excellente qualité d’enseignement. Ce n’est pas pour rien s’il y a 100 % de réussite au brevet ! Et on prend aussi le risque de surcharger les classes de deux autres collèges… » « Et puis se poserait la question du transport, ajoute Christine Bon. Quid du rythme de vie de nos jeunes ? »

Effet boule de neige

Vanessa Le Dru, adjointe à l’éducation, craint aussi cet effet « boule de neige ». Fermer le collè-ge risquerait de « court-circuiter » les projets engagés par la municipalité pour redynamiser la commune et attirer de nouvelles familles, expliquait-elle quelques heures avant la réunion.

À l’issue de la rencontre, rien n’a été acté. Concernant ce dossier, seuls les « mauvais chiffres des effectifs du collège » ont été abordés. Vanessa Le Dru indique tout de même qu’il « faudra se battre » dans les trois semaines à venir. Reprenant un peu les mêmes éléments de langage des Plougasnistes : « On sera là du début à la fin ».

Sounkoura-Jeanne DEMBELE. 06/06/2019

https://www.ouest-france.fr/

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06 juin 2019 ~ 0 Commentaire

urgences quimper riantec lannion (fr3 france-info npa of le-trégor)

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Quimper : quand les urgences débrayent

Les urgentistes de l’hôpital Quimper-Concarneau ont opéré un débrayage d’une heure cet après-midi, dans le cadre de la journée de mobilisation nationale des urgences. Ils réclament des moyens pour travailler dans de bonnes conditions.

Sur la rampe des urgences, infirmières et aides-soignantes manifestent leur lassitude. Elles sont une cinquantaine, soutenues par les médecins du service des urgences de Quimper-Concarneau.

Quelques Gilets jaunes, présents comme usagers de l’hôpital, se sont joints à la manifestation. La colère gronde car le manque de moyens est de plus en plus pesant dans le quotidien de ces soignants. Pas assez de personnel ni de matériel ! Leurs revendications portent aussi sur la réouverture de lits d’hospitalisation.

Dans ce service, l’engorgement est une réalité :  une moyenne de 150 patients par jour, avec, parfois, des pics jusqu’à plus de 200 patients.  L’augmentation de l’activité aux urgences de l’hôpital de Quimper-Concarneau ne va pas de pair avec une hausse du personnel. Ici, les postulants ne sont pas légion, en particulier chez les médecins.

La direction de l’établissement hospitalier entend mener une réorganisation, notamment en réorientant les « fausses urgences » qui représentent deux-tiers des admissions.

Carole Collinet-Appéré 06/06/2019

https://france3-regions.francetvinfo.fr/

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