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20 avril 2018 ~ 0 Commentaire

bretagne santé (npa)

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Santé : une grande première en Bretagne

Importante mobilisation en défense de la santé publique à Rennes.

À l’initiative des comités de défense des hôpitaux de Brest, Concarneau, Douarnenez, Morlaix, Paimpol, Lannion-Trestel, Guingamp, Port-Louis, Riantec, rejoints par des syndicats de la CGT des Côtes-d’Armor, SUD Santé Sociaux des établissements de santé du Finistère et de l’Ille-et-Vilaine, les Unions locales CGT des Côtes-d’Armor, le collectif de défense des services publics de Cornouaille, Ensemble, le PCF, le NPA et l’UDB, une journée de mobilisation et de grève a eu lieu le 6 avril avec une manifestation devant l’agence régionale de santé (ARS) de Rennes en défense de la santé publique.

Nécessaire convergence des luttes dans la santé

La date de cette journée d’action était en lien avec la journée européenne d’action « Tout pour la santé » du 7 avril. Elle exprimait la volonté d’une politique de santé qui réponde aux besoins de toutes et tous, exigeait des moyens pour les hôpitaux, les EHPAD, les services de soins, les aides à domicile, et réclamait l’amélioration des conditions de travail dans tous les établis- sements de santé.

Pendant qu’une délégation était reçue par le directeur de l’ARS, une assemblée générale s’est mise en place durant laquelle des hospitalierEs ont fait part de la réalité de leurs conditions de travail, de leur mal-être face aux peu de moyens pour s’occuper des patientEs mais aussi des luttes passées ou en cours dans leurs services ou hôpitaux. Une mise en scène réalisée et mise en œuvre par Hélène Derrien, de la coordination de défense des hôpitaux de proximité, faisant le procès du ministère de la Santé, est venue ponctuer cette journée de lutte.

Cette journée a renforcé l’idée de la nécessaire convergence des luttes dans la santé. Tisser des liens, avoir des discussions tout en menant des actions communes ne peut que faire tomber les barrières entre les différentes forces présentes pour construire un « touTes ensemble ». Ainsi peut se préparer une véritable épreuve de force, dans la perspective de grèves reconductibles, vers un mouvement d’ensemble, de convergence avec d’autres secteurs en lutte comme les cheminotEs, seule à même de bloquer le pays et les contre-réformes du gouvernement Macron.

Correspondante

https://npa2009.org/

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20 avril 2018 ~ 0 Commentaire

morlaix hôpital (le télégramme)

hopitla

Hôpital de Morlaix. Vers une fermeture des soins intensifs en cardiologie ?

Un risque de fermeture pèse à nouveau sur l’unité de soins intensifs de l’hôpital de Morlaix. Un CHSCT exceptionnel se tient ce vendredi matin. Direction et syndicats ont prévu un point presse dans l’après-midi.

Si l’information qui a fuité ces derniers jours se confirmait, ce serait un nouveau coup dur pour le Centre hospitalier du pays de Morlaix (CHPM). Ce vendredi matin, à la demande de la direction, un Comité d’hygiène, de sécurité et des conditions de travail (CHSCT) exceptionnel se tient à l’hôpital. L’objet de cette rencontre serait la situation au sein de l’Unité de soins intensifs du service de cardiologie (Usic). Selon nos informations, elle pourrait fermer. Reste à avoir s’il s’agit d’une fermeture temporaire ou définitive.

Pénurie de cardiologues

Depuis le coup de gueule du Dr Pascal Cornec, ancien patron de l’Usic, en fin d’année der- nière, rien ne semble avoir véritablement changé au sein du service. Si la direction de l’hôpital espérait « voir la lumière » début janvier, force est de constater que malgré le renfort brestois (concrètement, le service est piloté depuis plusieurs semaines par La Cavale Blanche), les tableaux de garde seraient toujours aussi compliqués à établir, en raison d’une pénurie de cardiologues. Moyennant quoi, les huit lits de l’Usic sont de nouveau sur la sellette.

Nouvelle bataille en perspective

Direction et syndicats ont prévu des points presse dans l’après-midi, ce qui ne laisse rien augurer de bon. La bataille autour du maintien de ce service que tout le monde considérait, il y a encore quelques mois, comme vital pour la population du Pays de Morlaix, pourrait être relancée si cette fermeture était confirmée. Pour mémoire, une fermeture temporaire d’un mois, finalement évitée de justesse, avait mobilisé 1 100 personnes dans les rues de Morlaix le 2  décembre. À l’époque, le mot d’ordre de ce rassemblement citoyen était « Touche pas à mon hosto ! ».

20 avril 2018 Gwendal Hameury

http://www.letelegramme.fr/

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Hôpital de Morlaix. La cardiologie sous assistance respiratoire

On savait la situation tendue depuis des mois dans le service de cardiologie du Centre hospi- talier des Pays de Morlaix. Elle est désormais explosive. Et pas seulement au niveau de l’unité de soins intensifs. C’est tout le service qui est concerné.

Sur les trois cardiologues encore en poste (il en faudrait cinq pour faire tourner parfaitement le service), l’un est en arrêt et les deux autres, qui exerçaient en intérim, ont fait savoir qu’ils ne voulaient pas s’engager de façon durable. Cette semaine, ils ont indiqué qu’ils quitteraient le service et l’établissement à la fin du mois. À compter du 1er mai, il n’y aura donc plus aucun cardiologue au CHPM ! En conséquence, la direction de l’hôpital a annoncé ce vendredi après-midi qu’elle suspendait temporairement le fonctionnement antérieur du service, notamment au niveau des hospitalisations aiguës.

12 lits en moins mais une aide brestoise

Concrètement, les patients relevant d’une prise en charge en réanimation ou nécessitant une surveillance clinique rapprochée, seront désormais orientés vers le service de réanimation ou dans des lits dits de « surveillance continue », placés sous la responsabilité des médecins réanimateurs. La capacité de ces lits est augmentée de quatre places, prises sur le quota de l’unité de soins intensifs de cardiologie, qui disposaient de huit lits et… disparaît. Sur les 25 lits que compte actuellement le service de cardiologie « classique », seuls 17 sont maintenus et confiés aux médecins seniors des services de médecine interne, neurologie, médecine gériatrique, pneumologie, gastro-entérologie et urgences.

Au total, la perte sèche s’élève donc à 12 lits.

« Mais la plus grande partie de l’offre en hospitalisation conventionnelle est préservée », indi- que la directrice, Ariane Bénard. Qui précise par ailleurs qu’un cardiologue brestois sera pré- sent cinq demi-journées par semaine, du lundi au vendredi, afin de garantir les prises en char- ge et d’assurer les examens urgents. Par ailleurs, l’équipe de cardiologie du CHU de Brest sera présente 24 h/24 auprès des équipes du CHPM pour tout avis, notamment grâce à une station de télémédecine dédiée installée aux urgences. En d’autres termes, le CHPM continue à faire un peu de cardiologie mais n’a plus de service de cardiologie. Quant aux patients relevant d’une pathologie cardiologique nécessitant une prise en charge technique spécifique, ils seront orientés directement, ou après passage aux urgences, vers le CHRU de Brest par le Samu 29. Comme c’était déjà le cas.

Une manifestation le 28 avril

À aucun moment la direction n’a employé le mot de « fermeture », estimant que cette nouvelle organisation était réversible. Dès lors qu’il y aura recrutement de cardiologues. Mais la denrée est rare. Seule certitude pour l’instant : le recrutement acté d’un demi-poste en octobre. Insuffisant pour relancer l’activité cardiologie à Morlaix. La direction s’active donc pour recruter au plus vite.

« Les organisations temporaires qui durent et deviennent définitives, on connaît. En ce qui nous concerne, c’est une fermeture pure et simple du service. Et c’est gravissime. Le pays de Morlaix devient une zone blanche en cardiologie. C’est une crise sanitaire grave », se sont emportés les représentants syndicaux de Sud et de la CFDT. Qui n’ont pas mâché leurs mots vis-à-vis de la direction et d’Agnès Le Brun, maire de Morlaix et surtout présidente du comité de surveillance de l’établissement. À la sortie d’un CHSCT particulièrement tendu ce matin, les syndicats ont indiqué que dorénavant, ils traiteraient en direct avec l’Agence régionale de santé (ARS). Ils comptent aussi contacter le préfet voire le ministère de la Santé. Et prévoient déjà une action à Morlaix le samedi 28 avril.

  20 avril 2018

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11 avril 2018 ~ 0 Commentaire

grève 22 mai (le huffington post)

servive public

Sept syndicats de fonctionnaires appellent à la grève le 22 mai

Deux mois après une première journée de manifestations, l’intersyndicale veut à nouveau mobiliser contre la politique du gouvernement.

Sept syndicats de fonctionnaires ont appelé mardi 10 avril à une nouvelle journée de grève et de manifestations le 22 mai, deux mois après la précédente, a-t-on appris auprès de plusieurs d’entre eux. Les organisations FO, CGT, FSU, Solidaires, CFTC, CFE-CGC et FA-FP s’oppo- sent aux projets de réforme de la fonction publique et réclament l’amélioration du pouvoir d’achat des agents. Elles avaient déjà appelé à la grève le 22 mars pour des revendications identiques.

« Les organisations ne partagent pas (…) les objectifs poursuivis par le gouvernement consistant à réduire le périmètre de l’action publique avec la perspective d’abandon, voire de privatisation de missions publiques », écrivent-elles dans un communiqué, réclamant aussi « une réelle amélioration du pouvoir d’achat pour toutes et tous les agents ».

Évoquant « un nouvel acte fort de l’intersyndicale », Baptiste Talbot (fédération CGT des services publics, 1er syndicat représentatif) s’est réjoui que cette dernière « affirme son rejet de la politique du gouvernement et sa volonté de mobiliser pour exiger des réformes de progrès ». L’intersyndicale explique vouloir « inscrire les mobilisations et la grève dans la continuité ».

La CFDT et l’Unsa ne rejoignent pas l’appel à la grève

Également présentes lors de cette réunion intersyndicale de ce mardi, la CFDT (deuxième syndicat en terme d’adhésion dans la fonction publique) et l’Unsa (quatrième) n’ont pas rejoint cet appel à la grève. Interrogé sur la possibilité d’une grève reconductible, Christian Grolier FO (troisième) a précisé à l’AFP que cette éventualité serait « décidée par les personnels », que les syndicats souhaitent réunir pendant « tout le mois d’avril » et « dans tous les secteurs », notam- ment lors d’assemblées générales. « Le gouvernement n’a pas suffisamment appréhendé le mouvement social du 22 mars donc, s’il n’a pas compris, on va recommencer », a-t-il tonné. Pour Bernadette Groison (FSU, cinquième) cette nouvelle mobilisation est « nécessaire ». « On est bien à un tournant dans la fonction publique », a-t-elle estimé.

Troisième journée de mobilisation depuis le début du quinquennat

Une concertation entre le gouvernement et les organisations syndicales pour « refonder le contrat social avec les agents publics » s’est ouverte le 29 mars. Annoncée début février par le Premier ministre, elle porte notamment sur l’extension du recours aux contractuels, une part plus importante de la rémunération au mérite pour les agents et la mise en place de plans de départs volontaires.

Une « attaque contre le statut » de fonctionnaire, dénoncent les syndicats.

Cette journée du 22 mai sera la troisième journée de mobilisation des fonctionnaires depuis le début du quinquennat d’Emmanuel Macron, après celle du 10 octobre, à l’appel unitaire des neuf syndicats représentatifs de la fonction publique, puis celle du 22 mars, à laquelle avaient appelé cette fois les mêmes sept organisations.

Les relations entre les syndicats de la fonction publique et le gouvernement sont tendues depuis l’arrivée au pouvoir d’Emmanuel Macron et l’annonce successive de la suppression de 120.000 postes au cours du quinquennat, du report d’un an du plan de revalorisation des carrières des fonctionnaires (PPCR) conclu sous le gouvernement précédent, du gel du point d’indice servant au calcul de la rémunération des agents publics et de la réinstauration du jour de carence (paiement du salaire à partir du deuxième jour d’arrêt maladie).

Les annonces du Premier ministre Édouard Philippe début février ont encore aggravé les tensions. Les sept organisations prévoient déjà un autre « temps fort de mobilisation » à la mi-juin, au moment « du rendez-vous salarial » avec le gouvernement. Initialement prévu à l’automne, celui-ci avait été avancé à leur demande. Elles se reverront en intersyndicale le 3 mai prochain.

https://www.huffingtonpost.fr/

em macron

Lire aussi:

Fonctionnaires : la CFDT se joint à l’appel à mobilisation du 22 mai

L’appel à mobilisation des fonctionnaires pour le 22 mai, a été lancé mardi par sept syndicats contre la réforme prévue par le gouvernement et pour le pouvoir d’achat.

La CFDT Fonctions publiques a annoncé jeudi qu’elle se joignait à l’appel à mobilisation des fonctionnaires pour le 22 mai, lancé mardi par sept syndicats (CGT, FO, FSU, Solidaires, CFTC, CFE-CGC et FA-FP) contre la réforme prévue par le gouvernement et pour le pouvoir d’achat.

Huit organisations syndicales sur neuf. Dans un communiqué, la deuxième force syndicale chez les fonctionnaires appelle les agents à se mobiliser, soulignant avoir « fait le choix de participer à la construction de l’unité la plus large possible ». Avec la CFDT, huit des neuf organisations de la fonction publique participeront à cette journée de grèves et manifestations.

12 avril 2018

http://www.europe1.fr/

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11 avril 2018 ~ 0 Commentaire

labour 1 (à l’encontre.ch)

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Affiche de la grande victoire de 1945 sur Churchill: les anciens combattants ont voté Labour

Jeremy Corbyn, la reconquête du Parti travailliste par la gauche et ses perspectives gouvernementales

Deux livres sont parus au Royaume-Uni fin 2017, dans des éditions amplifiées, portant sur le net déplacement à gauche du Parti travailliste, qui a désormais tourné la page du New Labour de Blair. C’est le plus important parti socialiste/social-démocrate du monde, fort aujourd’hui de 570,000 membres, son succès électoral en juin 2017 avec un programme clairement anti-austéritaire mériterait déjà qu’on s’intéresse à ces développements.

La possibilité d’une victoire du Labour lors de nouvelles élections auxquelles la crise interne du gouvernement conservateur peut conduire dans un avenir assez proche incite encore plus à en proposer une lecture.

Elle nous aide à comprendre comment un député vétéran qui s’est fait connaître par son appui à un ensemble de causes progressistes: antinucléaire, anti-guerre, anti-apartheid, défense des droits des homosexuels, accueil des migrant·e·s et un constant refus de voter des lois austé-ritaires des gouvernements Blair [mai 1997-juin 2007] et Gordon Brown [juin 2007-mai 2010], est parvenu à faire converger trois processus:

1° celui interne au Labour de résistance croissante des militant·e·s de base au programme thatchériste-blairiste, jamais achevé, de destruction des services publics;

2° la décision des syndicats, dont les deux plus grands, de s’impliquer de nouveau dans l’orientation du parti dont ils sont une composante;

3° le fait, enfin, que des milliers d’étudiant·e·s et de militant·e·ss associatifs se sont tournés vers le Parti travailliste pour en faire un instrument politique dans leur lutte contre le Parti conservateur et la City.

Les élections générales de juin 2017, préparées par celles de 2015 et de 2016 au sein du Labour

Le 8 juin 2017, les élections législatives anticipées, appelées par la Première ministre Theresa May, ont vu le Parti travailliste dirigé par Jeremy Corbyn, tête de proue historique de l’aile anti- blairiste du New Labour, gagner plus de 3,5 millions de voix par rapport aux élections précé- dentes et sauter de 9,6 points dans le pourcentage national, soit sa progression la plus importante depuis les élections de 1945.

En avril, lorsque Theresa May a pris sa décision de tenir ces élections, les enquêtes d’opinion créditaient le Parti conservateur du double des voix des travaillistes. Le score de juin 2017 du Labour a été d’autant plus spectaculaire que son programme clairement marqué à gauche rompait avec plus de deux décennies de blairisme et que Corbyn a été présenté par les médias comme un agitateur irresponsable, soutenu par un appareil politique tombé aux mains de l’extrême gauche. C’est ainsi en effet que les médias caractérisent le courant Labour Representation Committee situé à gauche.

La situation post-Brexit a évidemment pesé lourd dans la déconvenue des Tories et celle de Theresa May en particulier. Mais au moins autant le fait que pour la première fois depuis sa défaite aux mains de Margaret Thatcher en 1979, le Labour s’est présenté avec un programme nettement à gauche et un dirigeant audible par toutes les strates de la jeunesse.

Les résultats sont venus confirmer et conforter le processus qui a d’abord vu en septembre 2015 Corbyn être élu à la tête du Labour, avec 59,5 % des voix dans une élection ouverte aux sympathisants, résister en juin 2016 à une tentative des parlementaires de le forcer à démis- sionner[9], avant d’être élu par 62 % des délégué·e·s lors du congrès du Parti en septembre  2016.

Il faut y ajouter un élément propre à la constitution non écrite du Royaume-Uni, à savoir son système électoral de scrutin uninominal à un tour (first past the post) qui incite très fortement à essayer de faire du Parti Travailliste un instrument de lutte. En raison du mode de scrutin, de petites formations, comme le Parti Vert, sont restées bloquées hors du Parlement. Le parti nationaliste xénophobe, Parti pour l’indépendance du Royaume-Uni (UKIP) n’y est pas entré avant 2015. La plus grande organisation trotskiste britannique a été celle, The Militant, qui a choisi en son temps de devenir un courant du Labour.[10]

Chez les conservateurs comme chez les travaillistes le mode de scrutin rend les scissions suicidaires. Aujourd’hui les amis de Blair n’y songent pas plus que l’aile gauche autour de Tony Benn ne l’avait fait dans les années 1980. C’est donc au sein du Parti Travail- liste que l’opposition aux politiques néolibérales s’est organisée au cours de luttes internes menées tant par les syndicats qui sont une composante historique que par les adhérents dans les structures de base des circonscriptions d’électorat populaire.

Un parti fondé par les syndicats où ils gardent une forte influence

Lors de cette élection, le vote syndical a été décisif et plus précisément l’appui public que Corbyn a reçu de deux fédérations puissantes, celle de la fonction publique Unison et celle des travailleurs non spécialisés Unite qui compte 3 millions d’adhérents.

Les relations entre syndicalisme et politique en Grande-Bretagne ont été dès l’origine très différentes de celles en France où la Charte d’Amiens a établi une séparation entre syndicat et parti. 

Exactement à la même époque, en Grande-Bretagne, les dirigeants syndicaux œuvraient à la création du Parti Travailliste, dont la fondation leur paraissait indispensable alors que le suffrage censitaire commençait à céder le pas au suffrage universel (il faut attendre 1918 pour que celui-ci soit pleinement établi). Ils se rapprochent d’abord du Parti Libéral qui soutient quelques candidats ouvriers. Cette solution est peu satisfaisante: une représentation politique indépendante des ouvriers s’impose.

En 1899, Thomas Steels, du syndicat des cheminots propose à sa section que l’organisation confédérale Trade-Union Congress (TUC), qui réunit tous les syndicats, convoque un congrès spécial qui aurait comme but l’unification des syndicats et des groupes de gauche au sein d’un organisme unique qui soutiendrait des candidats aux élections. La proposition trouve l’appui nécessaire au sein du TUC.

Le congrès se tient en 1900, les syndicats représentant environ un tiers des délégués.[11] Le congrès adopte la motion du chef du Parti Travailliste indépendant, Kier Hardie, de former «un groupe distinct des travailleurs au Parlement, qui aura ses propres consignes de vote et s’accordera sur ses politiques qui intégreront la possibilité de coopérer avec tout parti qui serait engagé dans la promotion de lois dans les intérêts des travailleurs». Le parti prend le nom de Labour Party en 1906.

Le gouvernement travailliste de 1945 a compté plusieurs ministres ayant commencé leur carrière comme cadres syndicaux. Les réformes sociales des années 1945-1948 marquent l’apogée de l’influence de la classe ouvrière. L’arrivée du New Labour au gouverne- ment en 1997 et le choix réitéré de Blair de ne pas toucher à la législation Thatcher ont provoqué de fortes tensions et un divorce complet avec les syndicats sur le plan social[12], avec des conséquences sur le fonctionnement interne du Parti Travailliste.

Ainsi les syndicats de la marine et des pompiers se sont désaffiliés du New Labour («opt out») alors qu’Unison et Unite y sont restés. L’affiliation comporte des obligations financières lourdes pour les syndicats, mais aussi une source de dépendance du parti. Pen- dant longtemps elle a donné à ses dirigeants un pouvoir considérable qui résultait de la règle du vote bloqué lors des congrès. Après d’âpres batailles les statuts ont été changés. Depuis 2013 les membres des syndicats affiliés ne sont plus automatiquement membres du Parti Travailliste et doivent y adhérer individuellement («opt in»).

En dépit de toutes ces difficultés, l’appartenance des syndicats au Labour a donné à ses structures un degré élevé de solidité et créé l’obligation pour ses dirigeants de venir défendre leur politique.

Blair a pu refuser en 1999 de revenir sur les lois thatchéristes, mais il lui aurait été impossible de faire ce que Thatcher a fait, briser la grève des mineurs et plus tard celle des dockers comme elle l’a fait pour imposer la flexibilisation du travail et la précarisation de l’emploi. Aujourd’hui après plusieurs changements statutaires, la capacité des syndicats de peser sur les positions du Labour dépend moins des sièges qui leur sont attribués d’office dans les instances dirigeantes que de la participation de leurs adhérent·e·s à la vie et aux activités du Parti.

Une structure de base où les adhérent·e·s ont un poids important

Le Parti travailliste est bien moins pyramidal que ne le sont la plupart des partis. Il est même presque bicéphale. Sous le mot Labour on trouve deux structures différentes, même très différentes, le Parliamentary Labour Party où se retrouvent tous les députés et le, ou plus exactement les, «parti de circonscription», Constituency Labour Party (CLP), où se retrouvent les adhérents du parti dans chacune des 600 circonscriptions du Royaume-Uni. Le «parti de circonscription» correspond à peu près à ce qu’est (ou était) la section dans le Parti socialiste en France.

Dans le cas du Labour, le CPL n’est pas un relais, mais une structure jouissant d’une grande autonomie. La forte présence des militants syndicaux y est pour beaucoup. Il est divisé en branches locales plus petites et dirigé par un comité exécutif et un comité général composés de délégués venant des branches, des syndicats affiliés et des associations de gauche dans la circonscription.[14] Dans ces instances, mais aussi en assemblée générale, les CPL s’emparent de toutes les questions qui touchent les citoyens et citoyennes au plan municipal et les salarié·e·s dans leur vie hors usine.

Les CPL se sont toujours situés plus à gauche que le parti parlementaire et sauf en 1945-1951 plus à gauche que les gouvernements travaillistes[15], pas seulement en matière de politique économique et sociale mais aussi sur les questions de politique internationale. L’existence des partis de circonscription a assuré la légitimité des porte-parole de la gauche travailliste, notamment celle de Tony Benn dans les années 1980.

Il a incarné l’opposition à Blair lors de la proclamation du New Labour thatchérisé et aux côtés duquel Corbyn a mené ses premiers combats. Les militants de gauche des «partis de circons-cription» se sont dotés en 1980 d’un bulletin de liaison à parution mensuelle et à tirage impor- tant, Labour Briefing, d’abord entre les sections du grand Londres, puis nationalement. Ce bulletin est devenu l’organe du Labour Representation Committee depuis sa refondation en 2004. Présenté comme un repaire de trotskystes, McDonnell en est la figure la plus marquante.

Le divorce entre le parti de circonscription et le gouvernement a été particulière- ment net depuis le gouvernement Blair. Sur sa politique économique bien sûr, mais aussi sa politique étrangère. La décision en 2003 d’envahir l’Irak aux côtés de George W. Bush a coupé le parti en deux aux Communes, avec 254 votes pour et 153 contre ou en abstention. Jeremy Corbyn était au premier rang de la manifestation du 15 février 2003 qui a réuni trois millions de personnes contre l’invasion de l’Irak, la plus grande manifestation politique jamais connue en Angleterre.[16]

Ce sont les CPL qui désignent les candidats tant aux élections municipales qu’aux élections générales. Le candidat à la députation est choisi en principe sur une liste de pré- candidats approuvés nationalement. S’il est choisi en dehors de cette liste, le comité exécutif national doit ensuite ratifier le choix. Pour apprécier le poids des adhérents dans le choix des élu·e·s, dans sa circonscription Tony Blair s’est vu refuser sa première désignation de candidature à une élection municipale et a eu beaucoup de mal à obtenir celle pour siéger à Westminster.[17]

http://alencontre.org/

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11 avril 2018 ~ 0 Commentaire

labour 2 (à l’encontre.ch)

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La sécu: la droite a voté contre!

Momentum, réponse à «un mouvement qui cherchait une maison commune»

C’est ainsi que Nunns intitule le chapitre de son livre où il analyse le troisième processus qui a placé Corbyn à la tête du Labour, à savoir le soutien qu’il a reçu depuis quatre ans de dizaines de milliers de jeunes.[20] Ceux-ci se sont politisés hors du Labour dans les combats sociaux originaux qui ont donné lieu à la formation d’organisations qu’on peut qualifier comme «mouve-mentistes».

L’auto-organisation a joué un rôle important dans les processus qui ont abouti à la formation par coagulation d’une sorte de «mouvement des mouvements» et ensuite à la création de Momentum comme organisation. On en situe le point de départ lors des grandes manifesta- tions contre la hausse des droits d’inscription universitaires de novembre et décembre  2010. Elles ont été marquées par de nombreux affrontements entre une police, formée à l’instar de tant de pays à la répression de rue, et les étudiants. Ces affrontements ont abouti à de nombreuses arrestations et à des peines de prison.[21]

Un an plus tard, entre mars et juillet 2011, il y a eu une longue phase d’intense mobilisation allant au-delà des droits d’inscription, contre les coupes budgétaires du gouvernement de David Cameron [mai 2010-juillet 2016], la destruction du système de santé publique et la dimension peu connue contre l’évasion fiscale. Les formes en ont été très variées.[22]

En France, à la même période le mouvement des Indignés de la Puerta del Sol, d’Occupy Wall Street, ou encore la formation de Syriza en Grèce ont attiré beaucoup d’attention. En revanche ce qui se passait au Royaume-Uni est resté presque totalement inaperçu. Pourtant c’est là, plus que dans bien d’autres pays, que le combat contre les politiques d’austérité a su s’installer dans la durée et prendre un caractère de masse grâce à des mouvements comme UK Uncut et surtout à la formation de la People’s Assembly.[25]

Il s’agit d’une modalité de Front commun social et politique entre le courant Labour Represen- tation Committee dont nous avons parlé, les Verts, des militants organisés autour d’une revue très active Red Pepper, la petite formation Left Unity créée par Ken Loach, des députés comme Corbyn et plusieurs grands syndicats. La People’s Assembly a pu appeler de sa propre autorité à des manifestations de dizaines de milliers de personnes (50 000) contre l’austérité en juin 2014, puis en juin 2015 – à la veille des élections internes du Parti travailliste gagnées par Corbyn – jusqu’à 15 ’000.

La victoire sans appel de Corbyn a été due à la participation importante au vote de nouveaux membres politisés dans ces luttes.

Ils/elles ont pu adhérer grâce à la possibilité ouverte de s’inscrire au parti en payant une cotisation de £ 3 (soit 4 euros). Nunns explique que l’idée est venue des blairistes persuadés qu’il y avait un bloc d’électeurs centristes à gagner. Pour le citer: «Ironie du sort, cette réforme interne avait été proposée par la droite du parti: les blairistes, fascinés par le modèle des primaires aux Etats-Unis, faisaient le pari que l’ouverture du vote au grand public affaiblirait l’influence des syndicalistes et achèverait d’ancrer le parti dans le fructueux marais du “centre. Cruelle fut leur déconvenue quand ils s’aperçurent que le mécanisme qui devait leur assurer la victoire servait en fait les intérêts de la gauche, ravie de retourner à son avantage la ruse de ses adversaires.»[26]

En raison des facteurs analysés plus haut, notamment l’appui politique et financier d’Unison et d’Unite, l’élection de Corbyn à la tête du Labour se serait produite en tout état de cause, mais c’est le vote des nouveaux adhérents représentatifs de la jeunesse qui lui a donné son caractère massif.

Afin de les arrimer au Labour une organisation nommée Momentum a été formée dans la foulée de la victoire par un proche de Corbyn, Jonathan Lansman[27]. Momentum offre aux jeunes une structure qui leur permet de militer derrière Corbyn en tenant compte et en tirant parti de leurs modes de militantisme spécifiques.

La place statutaire accordée dans le parti, dès l’origine, aux associations combattant pour l’émancipation (les Fabiens furent les premiers) rendait la chose possible. La forme de structure exacte a donné lieu à des tâtonnements et quelques tensions, mais aujourd’hui l’organisation compte 37,000 membres[28] ayant une carte du Parti travailliste et des représentants au Comité exécutif national.

La disponibilité, l’enthousiasme et la mobilité des jeunes militants ont été un précieux atout pour Corbyn face à l’aile droite du Labour.

S’il a pu gagner l’élection de septembre 2015 grâce aux syndicats, ce sont eux qui lui ont permis de résister à l’aile droite du parti. Lors de la session du parti parlementaire qui a tenté de le pousser à démissionner fin juin 2016, les militant·e·s du grand Londres ont appelé en vingt-quatre heures à un rassemblement de soutien à Corbyn qui a réuni 10 000 personnes et mis fin aux velléités de coup d’Etat de la part des parlementaires. Fort de cette victoire, trois mois plus tard, lors du congrès de Brighton, en septembre 2016, Corbyn a été élu par 62 % des délégués dont une phalange de membres de Momentum[29], améliorant ainsi son score de 2015.

Un an plus tard lors des élections législatives de juin 2017, le travail militant des jeunes de Momentum a été vraiment décisif dans les résultats du Parti travailliste et la consolidation de la position de Corbyn comme potentiel futur premier ministre.

Dans beaucoup de circonscriptions la campagne travailliste a été très molle, une partie des adhérents se montrant peu enthousiastes de voir Corbyn bien s’en tirer. Les équipes de Momentum y ont palié en se déplaçant d’une circonscription à l’autre dans une même région. On estime que l’élection de vingt-cinq députés travaillistes s’est faite grâce à eux.[30] Au congrès de fin septembre 2017, des membres de Momentum ont fait leur entrée dans plusieurs commissions importantes et aider la gauche à emporter différents votes d’orientation, provoquant l’inquiétude du patronat britannique.[31]

Et demain?

La déconvenue de Theresa May qui a perdu treize sièges et donc sa majorité à Westminster, ainsi que l’augmentation spectaculaire des voix du Labour de 2017 ont été pour une large part le fait du militantisme de Momentum et du niveau élevé de participation de l’électorat jeune. Celui-ci n’a pas été capté par les sondages précédant le scrutin, même si l’accueil enthousiaste fait à Corbyn dans les concerts populaires pouvait le laisser entrevoir.

Lors des législatives précédentes, la participation des électeurs entre 18 et 24 ans tournait aux alentours de 40%. En 2017, elle a grimpé à 72%, soit bien plus que le niveau de participation générale (68%), lui-même le plus fort depuis les élections qui ont porté Blair au pouvoir vingt ans plus tôt. Dans cette tranche d’âge, les travaillistes ont devancé les conser-vateurs de 47%.

La presse française y a vu une réponse des jeunes au Brexit où ils ne s’étaient pas engagés. Dans le chapitre qu’il a ajouté à son livre Nunns est assez catégorique en l’attribuant surtout au programme radicalement anti-austéritaire de Corbyn et McDonnell. Celui-ci compre- nait notamment la renationalisation du rail, des investissements élevés dans le système de santé et le secteur hospitalier, la suppression des frais d’inscription universitaire, la recon- struction des droits syndicaux sur les lieux de travail, la construction d’un million de logements à prix ou à loyers modérés sur cinq ans, l’augmentation des salaires minimum au niveau du salaire minimum vital (fixé à 10 livres sterling de l’heure), la suppression des contrats zéro-heures, une batterie de mesures pour palier la dégradation des retraites.

Il n’y a qu’entre 1945 et 1948 lors du gouvernement Atlee que le conseil des ministres a compté une phalange de dirigeants acquis pleinement aux intérêts de la classe ouvrière et possédant une détermination suffisante pour profiter de rapports de force favorables et imposer à la bourgeoisie britannique des réformes qui entamaient quelque peu, momenta- nément, ses positions.

Mais c’est sous le même gouvernement que le Royaume Uni s’est engagé dans l’armement nucléaire contre les positions très majoritairement antinucléaire des adhérents du Parti travailliste.

Le gouvernement Wilson de 1964-1970 a à son acquis l’abolition de la peine de mort, la légalisation de l’avortement et celle de l’homosexualité ce qui n’était pas rien à l’époque, mais c’est lui qui a permis à la City d’entamer le processus de libéralisation financière mondiale. Corbyn et McDonnell sont indiscutablement faits du même métal qu’Aneurin Bevan (Gallois qui a créé la sécu, note du blog) ou Tony Benn, mais même si la bourgeoisie britannique est affaiblie et déstabilisée politiquement par le Brexit et la crise du Parti conservateur, les rapports entre travail et capital restent en faveur du second. L’héritage impérial perdure lui aussi. Corbyn a dû se rallier à la production du Trident (missile).

Pour conclure, au Royaume Uni il n’y a pas de «lendemains qui chantent» en vue, mais à la différence de la France il y règne un climat politique non délétère et même enthousiaste à gauche.

La perspective est celle d’une arrivée de Corbyn et McDonnell au gouvernement qui ouvrirait une période marquée par une vraie volonté de leur part de faire voter et de mettre en œuvre des réformes qui amélioreraient la vie des classes populaires et des classes moyennes et qui réduiraient le chômage des jeunes.

Le degré auquel le futur programme, qui sera une mouture un peu améliorée de celui de 2017, sera appliqué n’est pas donné. Tout dépendra de l’ampleur de la victoire du Labour et du nombre de députés travaillistes prêts à être un tantinet radicaaux, du fait de leurs propres convictions, mais aussi du degré d’intensité de la pression que la jeunesse exercerait sur eux.

(Résumé de morceaux choisis Note du blog)

 Alencontre le 11 – avril – 2018 François Chesnais

(Article envoyé par l’auteur et publié dans la revue Les Possibles, N° 16 Printemps 2018)

http://alencontre.org/

Commentaire: La « Charte d’Amiens » visait moins les « partis » genre Labour, que l’entrée aux gouvernement bourgeois de  « camarades socialistes modérés ».

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10 avril 2018 ~ 0 Commentaire

noyal hôpital (le journal de pontivy)

hopitla

Une grève au Centre hospitalier du Centre-Bretagne pour accueillir des parlementaires à Noyal-Pontivy

La CGT a de nouveau appelé à la grève ce lundi 9 avril 2018 au Centre hospitalier du Centre-Bretagne à Noyal-Pontivy (Morbihan). En marge de la visite de parlementaires.

Cinquante salariés du Centre hospitalier du Centre-Bretagne à Noyal-Pontivy (Morbihan) ont manifesté devant le CHCB ce lundi après-midi 9 avril 2018. Le syndicat CGT a lancé cet appel à la grève en marge de la visite de parlementaires, venus visiter l’hôpital. Un troisième rassem- blement est prévu à l’Ehpad de Loudéac (Côtes-d’Armor) vendredi 13 avril, structure dépendant du CHCB.

Ces parlementaires font la tournée des hôpitaux de France pour constater leur situation. Elle est compliquée partout. Ils veulent faire émerger les difficultés et les points positifs pour élaborer le Plan national sur la Sécurité sociale 2019. (Olivier le Roux, représentant CGT)

Les manifestants vont aller à la rencontre des élus pour exprimer leurs revendications : de meilleurs conditions de travail, un renforcement des moyens humains à l’hôpital et dans les Ehpad qui en dépendent (Pontivy, Loudéac), le respect des repos…

Deuxième manif’, une troisième le 13 avril à Loudéac

Il s’agit du deuxième appel à la grève de la CGT du Centre hospitalier du Centre-Bretagne. Celle du vendredi 23 mars 2018 avait rassemblé 60 salariés de l’hôpital et des Ehpad de Pontivy et Loudéac (Côtes-d’Armor). Du côté de la direction de l’hôpital, 69 agents présents ce jour-là avaient fait grève entre 15 et 45 minutes, sur l’ensemble des structures du CHCB. Soit 6,74 % des agents présents le jour de la grève. C’est à Loudéac (Côtes-d’Armor) que se déroulera la troisième manifestation, vendredi 13 avril 2018.

« Nous appelons au rassemblement à l’Ehpad de Loudéac, vendredi 13 avril, avant de défiler dans les rues de la ville et d’être reçu par le maire de Loudéac ». (Olivier Le Roux, représentant CGT du CHCB)

9 Avril 2018

https://actu.fr/bretagne/noyal-pontivy

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09 avril 2018 ~ 0 Commentaire

vannes hôpital (le télégramme)

manifestants-hopital-sud

Vannes. Grève au centre hospitalier

Des soignants ont démarré une grève dans la nuit du dimanche 8 au lundi 9 avril au centre hospitalier de Vannes.

Une grève a débuté dans la nuit de dimanche à lundi au centre hospitalier Bretagne Atlanti- que. Elle concerne les services de médecine polyvalente et de pneumologie au sein desquels les soignants déplorent la « dégradation des conditions de travail et de la prise en charge des patients la nuit ».

« La situation ne cesse de se dégrader »

Selon les représentants de la CGT qui ont déposé leur préavis de grève « depuis l’ouverture du bâtiment médico-chirurgical en janvier 2015, la situation ne cesse de se dégrader. Moins de soignants, plus de patients, eux-mêmes de plus en plus dépendants et instables sur le plan de leur santé. » Le syndicat explique : « Après deux réunions entre cette équipe, la direction, les cadres et la CGT, les difficultés sont avérées, mais la solution proposée n’en résout qu’une partie. »

Le mouvement est « très suivi »

Insatisfait des propositions, le personnel a sollicité la CGT pour déposer un préavis de grève qui a débuté la nuit dernière, lundi 9 avril. Selon le syndicat, « le mouvement est très suivi et devrait durer ». Tous les grévistes ont été assignés pour assurer la continuité du service.

09 avril 2018   

http://www.letelegramme.fr/

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08 avril 2018 ~ 0 Commentaire

fukushima ( japanization)

rigolera

Le coût du démantèlement de Fukushima dépasse l’entendement

7 années ont passé depuis la catastrophe. Un temps qui peut sembler long à l’échelle d’une vie mais qui n’est rien quand il s’agit de réparer les dégâts causés par un désastre nucléaire tel que celui de Fukushima. Comme on pouvait le prévoir, la population Japonaise devra en payer le prix pendant encore plusieurs décennies, tant du point de vue écologique, de la santé publique mais aussi économique.

Les récents chiffres du démantèlement de la centrale font froid dans le dos.

Fukushima, c’est avant tout un coût humain incalculable en terme de mise en danger directe ou indirecte des populations par les conséquences de ce désastre. On pense aux milliers d’ouvriers qui risquent actuellement leur santé sur place en participant au démantèlement de la centrale, au nombre de cancers de la thyroïde en augmentation constante que les autorités peinent toujours à relier à l’accident nucléaire, aux populations déplacées en masse désormais contraintes, pour nombre, à revenir habiter sur des terres contaminées.

Du point de vue écologique aussi, l’ardoise est salée 

L’atmosphère et les sols sont pollués par la radioactivité sur plusieurs centaines de kilomètres carrés autour de la centrale et pour des milliers d’années. L’océan et sa faune également puisque l’eau contaminée qui sert constamment à refroidir les réacteurs s’y écoule faute de solutions de stockage et de décontamination efficaces pour traiter ces volumes faramineux. Mais ces données restent relativement mal chiffrées et libres d’interprétation selon les sources et les orientations idéologiques sur le nucléaire et cet « amour-haine » que les japonais lui vouent.

Par contre, le coût économique de la catastrophe est bien chiffrable lui, et les Japonais vont devoir en assumer le financement pendant les prochaines décennies, aggravant un peu plus l’état de leur dette colossale. Une source officielle mais souhaitant garder l’anonymat a récemment déclaré au Japan Times qu’un financement de 220 milliards de yen annuel supplé- mentaires sera nécessaire pour couvrir les frais de démantèlement de la centrale et ce jusqu’en 2021 au moins.

Pas moins de la moitié de cette somme sera consacrée au stockage et à la déconta-mination de l’eau des piscines de refroidissement. Une partie de l’argent devrait être consacré à la découverte d’un moyen pour retirer le combustible ayant fondu dans les réac- teurs en 2011 et dont l’accès est extrêmement difficile en raison du niveau de radiation toujours élevé dans la zone immédiate. Un enjeu hautement vital pour mettre définitivement fin à la source de l’incident.

Ce plan de financement élaboré par Tepco et l’association de Compensation des dégâts du nucléaire et de la facilitation du Démantèlement (la Nuclear Damage Compensation And Decommissioning Facilitation Corporation, abrégé NDF) doit encore être approuvé par le ministère de l’Industrie.

De plus, la NDF a revu à la hausse le coût total du démantèlement entier de la centrale de Fukushima : il est désormais estimé à 8 000 milliards de yen, soit quatre fois l’estimation initiale (60 milliards d’euros). Le gouvernement japonais de son côté estime l’impact total de la catastrophe à 21 500 milliards de yen. Des montants si élevés qu’ils finissent par en devenir totalement abstraits. Et pourtant, ils pèsent indirectement sur l’économie du pays déjà précaire.

Une question inévitable se pose pour tous les pays qui ont fait du nucléaire leur source principale d’énergie.

Un pays comme la France, dont les centrales sont vieillissantes (30,5 ans d’âge en moyenne) pourrait-il affronter un tel choc économique ? Fukushima doit-il servir de « modèle » pour ces nations alors même que des solutions énergétiques durables gagnent en popularité et en efficacité ? La préfecture Fukushima, elle, est bien décidée à prendre la virage de la transition énergétique avec pour objectif de fournir 100% d’énergie d’origine renouvelable à moyen terme. Pendant ce temps, en France, des experts s’alertent sur l’état de sûreté inquiétant de plusieurs centrales françaises…

6 avril 2018

http://japanization.org/

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07 avril 2018 ~ 0 Commentaire

rennes brest guingamp ars (fr3)

guing

brest

Photos: CGT Guingamp et PCF Morlaix

Défense des hôpitaux: manifestation à Rennes

À l’initiative des comités de défense des hôpitaux de la région, entre 100 et 150 personnes ont manifesté ce vendredi devant les locaux de l’ARS (Agence régional de Santé) de Bretagne.

Les manifestants ont convergé à Rennes à l’appel du Comité de Défense des Hôpitaux de Proximité. Ils ont manifesté devant les locaux de l’Agence régionale de Bretagne. Ils dénon- cent les suppressions de postes, la fermeture de services, la dégradation des conditions de travail et de la qualité des soins.

Une délégation a été reçue par la direction de l’Agence Régionale de Santé. Pour Yves Jardin, président du comité des usagers de l’hôpital de Douarnenez, « la situation est catas- trophique, on continue la casse dans les hôpitaux avec la suppression de lits et de services« .

De son côté, l’ARS Bretagne explique dans un communiqué avoir redit « son attachement à un accès à des soins de qualité sur l’ensemble du territoire breton et [...]  l’impératif de garantir la qualité et la pleine sécurité des soins« .

S.Salliou 06/04/2018

https://france3-regions.francetvinfo.fr/

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03 avril 2018 ~ 0 Commentaire

nicole carpentras (attac)

nicole carpentras (attac) dans Altermondialisme

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7 juin 2018 : procès de Nicole à Carpentras

Nicole Briend, militante d’Attac, était convoquée au tribunal de Carpentras le 6 février 2018 pour vol en réunion et refus de donner ses empreintes ADN, pour avoir participé, avec une dizaine de militant.e.s d’Attac, à une action symbolique de « fauchage de chaises » dans l’agence BNP Paribas de Carpentras le 17 mars 2016.

Les 5 et 6 février, 1000 personnes se sont rassemblées à Carpentras pour affirmer que ce n’est pas Nicole qu’il faut juger, mais l’évasion fiscale en bande organisée.

Le procès a été reporté au jeudi 7 juin à 13h30 

Nous vous donnons RDV à Carpentras de 12h à 17h pour exiger sa relaxe

#RelaxePourNicole.

https://france.attac.org/

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