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10 juin 2013 ~ 0 Commentaire

Crozon, 400 manifestants contre l’arme nucléaire (LT+OF)

Crozon, 400 manifestants contre l'arme nucléaire (LT+OF) dans Châteaulin Crozon Daoulas Le Faou premieres-300x200

Un peu plus de 400 personnes ont manifesté contre les armes nucléaires, ce dimanche après-midi à Crozon, non loin de la zone militaire de l’Île-Longue. C’est nettement moins que ce qu’espéraient les organisateurs. Ils sont toutefois confiants, estimant que les forces nucléaires vont finir par abandonner ces bombes.empty dans Ecologie & climat

Les 70 associations et les quelques partis politiques et syndicats qui appelaient à manifester à Crozon, ce dimanche, espéraient compter les participants en milliers. Après une matinée où les débats se sont déroulés sous deux tentes pleines, le public a commencé à affluer, en début d’après-midi, pour les discours, les concerts et la marche vers l’Île-Longue. Avec un peu plus de 400 personnes à ce moment-là, c’est comme si chaque composante qui appelait au rassemblement avait amené six personnes.

Très peu de riverains
La population de Crozon, il est vrai, n’a que très faiblement participé à ce rendez-vous, sans doute parce qu’une bonne partie d’entre elle vit, directement ou indirectement, de la présence militaire. Mais, comme au Faou en mars (même nombre de participants deux ans après la catastrophe de Fukushima), on ne peut pas dire que les Bretons, d’une façon générale, se sont fortement mobilisés pour un sujet pourtant majeur. On voyait surtout des militants, dont certains que l’on retrouve sur divers combats, au fil de l’année.

Demande de référendum
Le mot d’ordre était de lutter pour la fin des armes nucléaires, même si les différents débats ou témoignages, souvent riches et intéressants, ont parfois dérivé vers d’autres sujets plus ou moins connexes comme la situation au Proche-Orient. La dangerosité de ces engins pour la sécurité (les bombes) et la santé (les radiations, la pollution) des populations, leur inutilité face à une menace qui a changé (le terrorisme et non plus la guerre froide), le coût de ces technologies qui pourrait être employé à d’autres fins, étaient les principaux arguments déployés. Outre des engagements internationaux sur un tel désarmement. Beaucoup demandent un référendum sur la question. Symbole de la manifestation, une réplique du missile M51 qui a explosé en plein essai, récemment au large du sud de la Bretagne.9 juin 2013 à 18h40

http://www.letelegramme.com/local/finistere-sud/chateaulin-carhaix/crozon/crozon/crozon-400-manifestants-contre-l-arme-nucleaire-09-06-2013-2130866.php

http://www.ouest-france.fr/actu/actuLocale_-Manifestation-a-l-Ile-Longue-contre-le-nucleaire_6346-2200926——29026-aud_actu.Htm

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09 juin 2013 ~ 0 Commentaire

Liberté pour Alexeï Gaskarov!

Liberté pour Alexeï Gaskarov! dans Antifascisme tumblr_inline_mn7ekybu5a1qz4rgp-300x179

À l’appel de nos camarades russes, les JAC et la LCR se mobilisent dans le cadre de la semaine d’actions solidaires contre l’arrestation et la détention arbitraire du militant antifasciste russe Alexeï Gaskarov et de tous les prisonniers de l’affaire du 6 mai. Rejoignez-nous le lundi 24 juin de 17h30 à 18h30, devant le bâtiment de la Représentation de la Fédération de Russie auprès de l’Union européenne, 31-33 Boulevard du Régent, 1000 Bruxelles.

Alexei Gaskarov, jeune économiste et activiste de gauche, défenseur des forêts de Khimki et de Tsagovskii, a été à nouveau arrêté le 27 avril 2013 à Moscou. La police entend clore cette affaire retentissante par une longue peine de prison. Alexei s’est fait connaître comme « otage de Khimki » en 2010 : le lendemain d’une action de protestation à Khimki, il a été arrêté comme porte-parole d’initiatives antifascistes et écologiques. Après trois mois de détention provisoire et un acquittement complet il n’a pas cessé son activité. Au contraire, il s’est engagé plus activement dans l’auto-administration locale de sa ville natale, Joukovskii (région de Moscou). Depuis 2011, il s’investit dans le mouvement de protestation et prend part régulièrement à des débats publics. En octobre 2012, il est élu au Conseil de coordination de l’opposition où il met en place un agenda social. Antifasciste célèbre, Alexei est devenu ces deux dernières années, grâce à son énergie et à sa compétence, une figure publique gênante pour le pouvoir. À la police, le tristement célèbre département « E » (pour « anti-extrémisme ») ne peut pardonner à Alexei son rôle-clef dans les mouvements sociaux. Depuis son acquittement triomphal dans l’affaire de Khimki, la police fait pression sur lui, organise des provocations. Cette fois, la police essaie de poursuivre Gaskarov dans un dossier fabriqué de toute pièce sur les « désordres » du 6 mai 2012 lors d’un meeting autorisé à Moscou.

La solidarité internationale a déjà montré plus d’une fois son efficacité dans les cas mêmes les plus difficiles. Grâce à votre soutien, en octobre 2010 les « otages de Khimki » ont été libérés. Désormais votre soutien est surtout important pour toutes les personnes arbitrairement jetées en prison depuis le 6 mai 2012, qui sont désormais au nombre de 28. Le 18 juin Alexei Gaskarov fête son anniversaire. Le 28, un tribunal fantoche devra décider s’il doit rester en détention en attendant son procès. Il est très probable qu’il passera la prochaine année de sa vie en prison. Nos actions de solidarité sont nécessaires pour obtenir sa libération et celle de dizaines d’innocents détenus dans le cadre de cette affaire montée de toute pièce. Rejoignez-nous, agissons ensemble contre l’arbitraire et les répressions politiques en Russie !

De quoi sont accusés Alexei et les autres prévenus de « l’affaire du 6 mai » ?

Ce jour-là des formations spéciales de la police ont fait un usage massif de violence afin de provoquer les manifestants, violant ainsi la liberté de réunion publique. Les débats publics du 22 avril 2013 ont montré de manière irréfutable que la police était responsable de ces incidents et de la violation de la loi. Pourtant les pouvoirs publics russes n’ont jusqu’à ce jour pas lancé d’enquête sur les actions de la police. Au contraire, le Comité d’instruction a été utilisé pour intimider les participants de cette manifestation. Le montage de l’affaire a commencé le 27 mai 2012, avec l’arrestation du premier suspect, une étudiante de 18 ans, Alexandra Doukhanina. Depuis, sans aucune logique, la police a arrêté encore 27 personnes. Parmi eux on trouve des étudiants, des entrepreneurs, des chercheurs, des activistes, des retraités, des citadins lambda. Alexei Gaskarov a été arrêté en dernier. Le 6 mai 2012 il a été blessé lors du meeting par un policier qui l’a d’abord jeté à terre puis lui a mis un coup de pied au visage. Gaskarov s’en est sorti avec des points de suture. Il a envoyé une plainte au Parquet. Mais comme avec d’autres cas de violence policière le 6 mai 2012, le Parquet n’a pas donné suite à sa plainte.

On observe un schéma général dans le montage de cette affaire : chacun des accusés est d’abord enfermé pour deux mois, puis la détention provisoire est prolongée plusieurs fois. Les juges refusent de prendre en compte les arguments de la défense et les falsifications patentes de preuves. Certains des interpellés ont montré, pièces justificatives en main, qu’ils n’étaient pas à Moscou ce jour-là. Et pourtant, eux aussi ont été écroués. Les répressions menacent encore au minimum quelques dizaines de participants au meeting. Sur son site, le Comité d’instruction déclare que « l’identification de tous les personnes sans exception qui ont pris part aux désordres de masse » va continuer. À nous de nous opposer aux répressions politiques !

Par LCR-Web le Vendredi, 07 Juin 2013 Plus d’info : http://fr.gaskarov.info/ 

http://www.lcr-lagauche.be/cm/index.php?view=article&id=2903:lundi-24-juin–liberte-pour-alexei-gaskarov-et-pour-les-detenus-dun6nmain&option=com_content&Itemid=53

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09 juin 2013 ~ 0 Commentaire

Brest, nucléaire : voici les premières pastilles d’iode (OF)

Brest, nucléaire : voici les premières pastilles d’iode (OF) dans Antimilitarisme recouvrance

Samedi matin, une distribution aura lieu pour les habitants de la rive droite dans un périmètre de 500 m de la base navale. Une nouveauté à Brest, en prévention de fuite radioactive.

3 500 personnes sont concernées. Elles résident rive droite à Brest, dans le périmètre défini de 500 m autour de la base navale. Elles ont toutes normalement reçu un prospectus distribué par la Ville de Brest. Elles pourront se présenter samedi de 9 h à 12 h, à la mairie des Quatre-Moulins avec le talon rempli de ce prospectus et un justificatif de domicile. Le service de santé des armées leur remettra alors des comprimés d’iode. De nouvelles distributions auront lieu les 15 et 22 juin.

Le risque : une fuite de réacteur de sous-marin

La source du risque nucléaire à Brest ? Les escales de sous-marins nucléaires d’attaque. Leurs armes sont conventionnelles mais la propulsion est nucléaire. Basés à Toulon, ceux-ci font escale environ 50 jours par an à Brest. Ce peut aussi être le cas de porte-avions nucléaires. Le risque pris en compte est celui d’une fuite au niveau du réacteur, engendrant la libération d’éléments radioactifs, dont de l’iode. En se fixant dans la thyroïde, celui-ci peut déclencher des cancers de cette glande. En revanche en cas d’accident à l’Ile-Longue, garage des sous-marins nucléaires lanceurs d’engins, en rade de Brest, où sont également stockées les ogives nucléaires des missiles, Brest ne serait pas concernée. Selon les calculs des services de l’Etat, la propagation des poussières radioactives n’attein- drait pas la ville

Sur consigne du préfet

Les comprimés distribués contiennent de l’iode stable dont le rôle est de saturer la thyroïde. Pris à temps et seulement sur consigne du préfet, ils éviteraient ainsi que l’iode radioactif ne se fixe sur la glande. À Brest, c’est une première, alors que les activités nucléaires en rade existent depuis 41 ans. La distribution d’iode existe depuis plusieurs années autour des installations nucléaires civiles. Cette mesure s’étend peu à peu autour des sites militaires. À Toulon, une distribution est faite depuis 2010. Nucléaire jeudi 06 juin 2013

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07 juin 2013 ~ 0 Commentaire

Pourquoi les grands patrons français sont obnubilés par les gaz de schiste (Bastamag)

Pourquoi les grands patrons français sont obnubilés par les gaz de schiste (Bastamag) dans Ecologie & climat le-rapport-risque-de-ranimer-les-mouvements-anti-gaz-de_598501_510x255

Lobbying intense à Bruxelles, recommandations à répétition auprès de l’Elysée, opérations séduction vers les médias : plusieurs groupes français déploient des efforts considérables pour plaider la cause des gaz de schiste. Pourquoi une telle insistance ? Qui sont les acteurs de cette guerre d’influence ? On y retrouve Total bien évidemment, mais pas seulement. Les gaz de schiste cachent de puissants intérêts, qui refusent toute transition énergétique. Enquête.

C’est un véritable rouleau compresseur qui s’est mis en branle en faveur de l’exploitation des gaz de schiste. Le groupe de travail patronal franco-allemand sur la « compétitivité » et la « croissance » en Europe, mis en place sous l’égide du Medef et de la Fédération allemande des industries (BDI) [1], en a fait une de ses propositions phares. « L’Europe doit oeuvrer en faveur du développement des compétences industrielles et d’un cadre d’action pour le secteur des gaz non conventionnels (dont les gaz de schiste, ndlr)  », suggère-t-il, dans leur liste de 32 revendications patronales remises à François Hollande et Angela Merkel le 30 mai. A l’automne dernier, un plaidoyer « pour que la recherche sur les techniques d’exploitation des gaz de schiste soit poursuivie », figurait déjà parmi les 22 propositions du rapport Gallois sur la compétitivité française. La proposition faisait déjà écho à « l’appel des 98 PDG », publié fin octobre par Le Journal du Dimanche (groupe Lagardère) qui, eux aussi, insistent pour « se donner les moyens d’explorer et d’exploiter nos ressources nationales comme les gaz de schiste ». Sans oublier la succession de déclarations gouvernementales ambiguës et la salve d’éditoriaux ou d’articles (Le Monde, Le Point, Challenges…) qui, entre juillet et septembre 2012, appelaient à rouvrir le débat. « Profitons de la richesse du sol français en gaz de schiste ! », lançait Claude Perdriel, patron du groupe Nouvel Observateur, dans une tribune publiée par Challenges du 12 juillet. « Le débat n’est pas tranché », expliquait le Premier ministre Jean-Marc Ayrault un mois plus tard (lire notre article). Exploiter les gaz de schiste permettrait de faire baisser le prix de l’énergie, créerait des emplois, rendrait la France moins dépendante des coûteuses importations d’hydrocarbures, contribuerait à la croissance et renforcerait notre « compétitivité » au même titre que « la baisse du coût du travail ». A croire que les énergies renouvelables, elles, ne contribueraient à rien de bien intéressant.

Bruxelles assiégée par les lobbyistes pétroliers

Le « débat » sur les gaz de schiste agite également Bruxelles. La Commission et le Parlement sont « assiégés par les grands acteurs des secteurs pétroliers et gaziers », estime l’organisation Corporate Europe Observatory (CEO), qui étudie les actions de lobbying des grandes entreprises au niveau européen. « Entre janvier et août 2012, treize réunions formelles avec pour thème les gaz de schiste ont eu lieu entre la Commission et des représentants d’Exxon Mobil, Talisman Energy, Shell, Statoil, Halliburton, Chevron et GDF Suez », décrit le CEO, dans un rapport publié en novembre [2]. Total fait aussi partie de ces firmes déployant un lobbying intensif pour tenter de « minimiser les dégâts écologiques et sociaux de la production de gaz de schiste » et « faire passer le gaz pour une option énergétique favorable aux climats dans un avenir moins carboné. » Exemple : ce voyage de presse financé par le pétrolier, qui avait donné lieu à une série d’articles et d’éditoriaux défendant la cause des gaz de schiste dans Le Monde [3]. En France, cette offensive industrielle et médiatique se heurte pour l’instant à un obstacle de taille : la fracturation hydraulique, seule technique en vigueur aujourd’hui pour accéder aux gaz de schiste enfermés dans la roche, dont l’utilisation est interdite par la loi du 13 juillet 2011. La fracturation hydraulique est excessivement gourmande en eau, recourt à des produits chimiques, et peut provoquer des remontées non maîtrisées de gaz à la surface, le tout risquant de contaminer nappes phréatiques, cours d’eau et sols. C’est cet obstacle que s’évertuent à lever le sénateur UMP de l’Orne Jean-Claude Lenoir et le député PS du Nord Christian Bataille. Les deux élus préparent un rapport parlementaire sur les « techniques alternatives à la fracturation hydraulique pour l’exploration et l’exploitation des gaz de schiste ».

Le CAC 40 plébiscite les gaz de schiste

Ils considèrent que la fracturation hydraulique est « une technique ancienne qui évolue aujourd’hui rapidement sous l’effet de considérations envi- ronnementales de plus en plus partagées ». Et proposent d’étudier d’autres voies : « Une technique alternative opérationnelle existe : il s’agit de la fracturation au propane, qui mériterait un plus ample examen. D’autres technologies sont envisagées en recherche et susceptibles d’aboutir à des applications d’ici une dizaine d’années. » Un rapport d’étape sur leurs premières investigations vient d’être présenté ce 5 juin. Le jour où la fracturation hydraulique n’apparaîtra plus comme la seule technique possible, l’interdiction pourra être contournée. Cette interdiction commence sérieusement à gêner des intérêts économiques considérables. Car l’extraction des gaz de schiste n’est pas seulement l’affaire d’aventuriers texans et de « majors » pétrolières et gazières, comme Total ou GDF Suez, qui voudraient fracturer le sous-sol français comme ils le font aux États-Unis ou en Pologne. Fait peu connu, pas moins de dix groupes français cotés au CAC 40, d’Air Liquide à Veolia, ainsi que plusieurs autres grandes entreprises nationales, sont impliqués dans l’extraction des gaz de schiste, depuis la fourniture d’équipements et de produits chimiques jusqu’au traitement des eaux usées. Et ce, partout dans le monde.

Total amasse les concessions

Total, GDF-Suez et la compagnie pétrolière franco-britannique Perenco exploitent de nombreux gisements de gaz de schiste hors de France. Le géant français amasse les concessions à l’étranger. Aux États-Unis, Total a acquis 25 % des concessions de Chesapeake Energy, premier producteur mondial de gaz de schiste, et premier foreur nord-américain avec 11 000 puits creusés en 20 ans. Et y a investi plus de 2,2 milliards de dollars ! En Pologne, Total a récupéré une partie des concessions d’exploration d’ExxonMobil. Il en détient au Danemark, au Canada, en Chine, en Algérie, en Argentine, et même en Libye… GDF-Suez, l’autre grand acteur français du gaz, était sur les rangs pour exploiter le fameux « permis de Nant » en Aveyron. Suite au moratoire, Gérard Mestrallet, PDG de GDF-Suez, a annoncé publiquement que sa firme attendrait la mise au point des technologies plus sécurisées avant de relancer ses opérations. L’entreprise garde sous la main des licences d’exploitation en Allemagne. En attendant, elle accroît ses achats de gaz américain à bas prix, partiellement issu de la fracturation hydraulique, en encaissant au passage la différence entre son coût réel d’achat et le coût théorique sur lequel est basé le tarif réglementaire du gaz en France. Une pratique qui pénalise les consommateurs et dénoncée par la Commission de régulation de l’énergie (CRE) (Lire notre article). De son côté, Perenco procède à des forages par fracturation hydraulique en Tunisie.

Schlumberger et la « fracturation intelligente »

N’en déplaisent aux deux élus en quête de « techniques alternatives à la fracturation hydraulique », ni Total, ni GDF Suez ne semblent encore en mesure d’en proposer. « L’activité de la R&D s’intensifie dans le domaine des gaz et huile de schiste, avec une attention toute particulière sur la gestion de l’eau dans l’ensemble du cycle de production et sur la recherche d’alternatives à la fracturation hydraulique », avance Total dans son rapport annuel. GDF Suez n’en fait aucune mention. Derrière les deux « majors » arrivent les firmes spécialisées dans les services à l’industrie pétrolière et gazière : Vallourec, Technip et Schlumberger. Ces firmes ne possèdent pas directement de gisements, mais assistent les compagnies pétrolières dans leur exploitation. Elles leur vendent des services et des solutions technologiques pour extraire l’hydrocarbure. Schlumberger, qui possède un double siège à Paris et Houston, est l’un des principaux fournisseurs de matériaux de pompages et de produits chimiques liquides utilisés pour la fracturation hydraulique. Ces mêmes produits qui suscitent les craintes des populations riveraines et dont les firmes concernées se refusent obstinément à révéler la composition, sous prétexte de secret commercial. Schlumberger essaie désormais de se positionner sur la fracturation « haut de gamme », qui, selon son directeur général, Paal Kibsgaard, serait un peu moins gourmande en eau et en produits chimiques : bienvenue au « smart fracking », ou « fracturation intelligente »…

Vallourec : des forages « sans nuisance aucune »

Vallourec a aussi massivement investi aux États-Unis. L’entreprise est aujourd’hui l’un des principaux fournisseurs de tubes de forage profond pour l’ex- traction des gaz de schiste. Son PDG, Philippe Crouzet, espère des « productions massives de gaz de schiste » en Europe d’ici 2017.« Il faudra d’abord rendre acceptable, par l’opinion publique, l’exploitation des gaz de schiste d’un point de vue environnemental », prévient-il. A l’écouter, il n’existe pas de source d’énergie plus sûre : « Il n’y a pas eu un seul accident dû au forage horizontal au cours des dernières décennies aux États-Unis (…). Tous les forages traversent, sans nuisance aucune, des nappes phréatiques pour aller chercher le gaz ou le pétrole beaucoup plus loin en dessous. Mais l’idée qu’il puisse y avoir des fuites dans les tubes est une aberration », expliquait-il en août 2012 [4]. L’arrivée des gaz de schiste en Europe est, selon lui, synonyme de « retombées économiques significatives ». Pas sûr que ces retombées profitent à tout le monde : Vallourec est la société du CAC 40 qui, entre 2003 et 2009, a le plus largement favorisé ses actionnaires par rapport à ses employés. Les dividendes versés par action ont progressé de 1 007 % ! [5]. Le secteur du BTP est également concerné : Lafarge, leader mondial des matériaux de construction, fabrique des ciments spéciaux pour les puits de forage nord-américains, à la fois pour les gisements conventionnels et pour la fracturation hydraulique. Saint-Gobain fournit des matériaux de fracturation, notamment des billes en céramique de la taille d’un grain de sable qui, injectées dans les failles rocheuses, font office de soutènement pour améliorer le taux de récupération des hydrocarbures. Technip, spécialiste des infrastructures pétrolières et gazières, mais aussi du raffinage et de la pétrochimie, a également redirigé une grande partie de ses investissements stratégiques – 225 millions d’euros – vers les États-Unis pour profiter des retombées du gaz de schiste. Sans oublier l’industrie chimique, comme Solvay, et sa filiale française Rhodia, qui dépendent de l’achat d’hydrocarbures pour une partie de leur production. Ils figurent parmi les principaux défenseurs du gaz de schiste, dans lequel ils voient une promesse de réduction de leurs coûts.

La fracturation hydraulique, source de profits pour Veolia et Suez

Pas de fracturation de la roche sans de l’eau en abondance. Veolia et Suez environnement ont trouvé là le moyen de compenser leurs pertes de marché dans l’approvisionnement en eau potable, dont la gestion privée est de plus en plus contestée. Les deux géants de l’eau considèrent la fracturation hydraulique comme une source de profit prometteuse. Elles ont réalisé des investissements importants dans les zones d’exploitation des gaz de schiste aux États-Unis (Pennsylvanie, Texas et Ohio), et financé les lobbies du secteur [6]. Grâce aux gaz de schiste, elles gagnent sur deux tableaux : la vente d’eau en gros aux entreprises réalisant les forages – 15 000 m3 d’eau sont nécessaires, en moyenne, pour une opération de fracturation – et le traitement des eaux contaminées issues de la fracturation. Cette utilisation massive des ressources en eau provoque tensions et conflits avec les agriculteurs, notamment aux Etats-Unis ? Qu’importe. Jean-Michel Herrewyn, directeur général de Veolia Eau, évoque les « très beaux projets » de son entreprise dans « les mines, le pétrole ou les exploitations de schistes bitumineux, tous énormes consommateurs d’eau ». La plupart de ces groupes français, ou de leurs filiales, sont membre des puissants groupes de pression états-uniens, très actifs pour promouvoir les gaz de schiste et limiter au maximum toute régulation contraignante : de l’ « American Petroleum Institute » à l’ « American Gas Association », en passant par la « Marcellus Shale Coalition », qui regroupe les firmes ayant des intérêts dans les gisements de gaz de schiste de Pennsylvanie. Cette coalition, dont Veolia, Vallourec, Lafarge et Schlumberger sont membres, milite pour étouffer toute critique et combattre toute velléité de régulations de l’impact environnemental de l’exploitation des gaz de schiste dans la région, ainsi que pour réduire leur contribution fiscale aux administrations des territoires où ils opèrent [7].

Une coalition anti-transition énergétique ?

Ce modèle d’influence se retrouve dans tous les pays dont les sous-sols recèlent des gisements potentiels de gaz de schiste, de la Pologne à l’Argentine. Et semble désormais se propager dans toute l’Europe, et gagner la France. Cet engouement et ces investissements font-il sens, alors que les gaz de schiste pourraient connaître leur pic de production – le moment où la production commence à décroître, faute de ressources – aux alentours de 2017 ? Les gaz de schiste permettront de maintenir artificiellement des systèmes industriels périmés, car basés sur l’usage intensif d’énergies fossiles à un coût relativement bas. Et ensuite ?  Face à cette offensive d’ampleur, « une petite poignée d’organisations de la société civile exprime ses inquiétudes, fait pression pour une interdiction de la fracturation ou, au minimum, pour un cadre réglementaire strict », décrit le CEO. Les partisans d’une transition énergétique vers moins d’énergies fossiles feront-ils le poids face à cette impressionnant cartel de multinationales ? La bataille s’annonce rude.

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Par Ivan du Roy, Olivier Petitjean (6 juin 2013)

http://www.bastamag.net/article3110.html

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04 juin 2013 ~ 0 Commentaire

Appel aux dons de vélos, fête de quartier Kérédern

Appel aux dons de vélos, fête de quartier Kérédern dans Brest et région vel-div

Bonjour à tous,

Dans le cadre de la fête du quartier de Kérédern le 15 juin prochain, l’association en partenariat avec les Petits Débrouillards organisent une petite recyclerie. Si vous avez un vélo en état de marche dont vous ne vous servez plus et que vous souhaitez vous en débarrasser, alors donnez le nous ! Deux permanences seront assurées le vendredi 7 juin ainsi que le lundi 10 juin au local des Petits Débrouillards de 9 h à 17 h pour récupérer des vélos  inutilisés. L’objectif est d’effectuer la remise en état de ces vélos avec les habitants du quartier durant la fête du 15 juin. Ce sera ainsi l’occasion pour les habitants d’acquérir un vélo à peu de frais tout en apprenant à réparer un vélo.

Merci de relayer cette information: mail@brestapiedetavelo.infini.fr

Adresse : Ecole 2 Rue Paul Dukas, 29200 Brest
Téléphone :02 98 41 43 10

http://www.lespetitsdebrouillardsbretagne.org/-29-Finistere-.html

 

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03 juin 2013 ~ 0 Commentaire

Le monde produit plus d’automobiles que de pétrole pour les faire rouler (Reporterre)

Le monde produit plus d’automobiles que de pétrole pour les faire rouler (Reporterre) dans Altermondialisme essence

Plus de voitures produites que de pétrole : pour l’instant, cela passe, parce que, dans les pays du sud, elles roulent relativement peu. Mais la crise d’approvisionnement est programmée. Durant les dix dernières années, la production mondiale d’automobiles est passée de 41 millions d’unités à 63 en 2012, soit une augmentation de 52 %. Presque deux tiers de cette augmentation est le fait de la Chine. Mais durant la même période, les combustibles liquides n’ont vu leur production s’élever que de 16 % : il y a un décalage évident. Sur le graphique, on constate qu’en 2005, la production automobile mondiale a commencé à croitre plus vite que les combustibles disponibles. Incidemment, cette date correspond au début du pic de pétrole. La crise financière de 2007-2008, induite par la coïncidence de prix du pétrole élevés et de la dette accumulée, a interrompu la croissance, mais pas dans les pays du BRICS (Brésil, Russie, Inde, Chine, Afrique du sud).

Comment expliquer ce fossé entre la production d’automobiles et celle de pétrole ?

Dans les pays du BRICS, le nombre de voitures produites était avant 2005 inférieure au volume de consommation de pétrole de ces pays. Cela a changé après 2005. La situation est supportable parce que les voitures des BRICS roulent moins que dans les pays du nord, et consomment moins. Mais si cela changeait, cela conduirait à un fossé de production de pétrole de plus de 25 millions de barils par jour, soit un quart de la production mondiale de ce liquide… Le conflit est programmé.

autos_et_petrole_v_1-7ec76 dans Ecologie & climat

autos_et_petrole_2_v_1-b76aa dans Economie

Les statistiques sont ici

Source : Camille Martin pour Reporterre, traduit de Crude oil peak. lundi 3 juin 2013 - Traduction de l’article « World car production grows 3 times faster than global oil supplies » par Matt Mushalik, paru dans Crude oil peak 

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02 juin 2013 ~ 0 Commentaire

Le gouvernement PS-EELV autorise deux fois plus de MOX au Blayais !

Le gouvernement PS-EELV autorise deux fois plus de MOX au Blayais !  dans Ecologie & climat nuclear-a

On se souvient de la fameuse « passe d’arme » sur le MOX entre le PS et EELV dans la préparation des échéances politiques de 2012.

L’arrêté ministériel autorisant EDF à charger en MOX les quatre réacteurs de la centrale du Blayais démontre donc parfaitement, si cela était encore nécessaire, que c’est bien le lobby nucléaire qui dicte sa loi au personnel politique, et ce quelle que soit la composition du gouvernement. Le MOX est le pire des combustibles nucléaires mais, cependant, l’association Tchernoblaye rappelle à juste tirtre qu’ « une centrale nucléaire est quasiment aussi dangereuse et nocive avec ou sans MOX ». Et que « la centrale du Blayais a dépassé depuis juin 2011 les 30 ans de durée de vie prévus à l’origine »…

Dépêche AFP : http://bit.ly/116CPkB
« EDF peut utiliser du MOX dans tous les réacteurs de la centrale du Blayais »
Communiqué de Tchernoblaye :
http://tchernoblaye.free.fr
Commentaire:  ODN: « Un gouvernement « de gauche », avec de vrais morceaux d’ « écologistes » dedans« .

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02 juin 2013 ~ 0 Commentaire

Proglio (EDF) avoue : à cause des renouvelables, le nucléaire n’est pas rentable !

Proglio (EDF) avoue : à cause des renouvelables, le nucléaire n'est pas rentable !  dans Ecologie & climat 17225-2011-03-international-environnement-japon-catastrophe-nucleaire-bloem-dessin-dijonscope-01

« Ni hydraulique, ni thermique, ni d’énergies thermiques, ni nucléaire, rien n’est rentable aujourd’hui » a avoué Henri Proglio qui dénonce « l’effondrement des prix de marché de l’électricité en Europe provoqué selon lui par l’afflux de l’électricité d’origine renouvelable ».

Voilà qui confirme ce que nous écrivions en janvier dernier (revue de presse n°35) : pendant longtemps, les pronucléaires ont raillé les énergies renouvelables, prétendant que leur production serait toujours « négligeable par rapport au nucléaire ». Aujourd’hui, les mêmes atomistes sont fous furieux… du fait d’une production massive et peu chère d’électricité renouvelable ! Proglio dénonce le fait que les énergies renouvelables seraient subventionnées, oubliant au passage que lui-même demande à Londres, pour construire des réacteurs nucléaires en Grande-Bretagne, de rembourser à EDF les pertes pendant 40 ans (cf ci-dessous à jeudi 30 mai). Pour Proglio, ce sont assurément les énergies polluantes et dangereuses qui méritent d’être subventionnées !

Dépêche AFP : http://bit.ly/1azX9Aa
« Le patron d’EDF critique à son tour la politique européenne de l’énergie »

Commentaire: Le nucléaire aussi est subventionné! L’armée qui garde les mines d’uranium, l’achat des états exportateurs, le démantèlement des centrales et le stockage, les flics qui gardent les transports, l’obligation du chauffage électrique, tout cela c’est le contribuable qui le paie!

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31 mai 2013 ~ 0 Commentaire

Centrale de Landivisiau, une nouvelle manif samedi (LT)

Centrale de Landivisiau, une nouvelle manif samedi (LT) dans Ecologie & climat autocollant-gaspare_19-02-2011-300x300

Le collectif anti-centrale à gaz de Landivisiau appelle ses sympathisant(e)s à manifester demain, à partir de 14 h 30, place du Champ-de-Foire, à Landivisiau .

« L’État autorise la construction d’une nouvelle centrale à Landivisiau alors que certaines ferment leurs portes ou sont mises sous cocon, comme Montoir-de-Bretagne, près de Nantes. Plus inquiétant, l’État tourne le dos à tout débat citoyen », souligne Gaspare dans un communiqué. Le collectif critique aussi les 40 M € de subventions que touchera tous les ans, l’opérateur, Direct énergie. De son côté, le Groupe d’études et de soutien en faveur de la production des énergies régionales (Gesper) annonce qu’il a été convié à une réunion, à la préfecture de région, en présence des représentants de l’État, du conseil régional et de RTE. « Nous y avons développé les raisons de notre soutien à ce projet : sans énergie fiable, pas d’investissement, sans investissement pas d’emploi. Compte tenu des délais de mise en oeuvre d’un tel projet, qui nous paraissent particulièrement longs, et de la situation critique de l’approvisionnement électrique du Finistère, le temps n’est plus aux moratoires mais à la réalisation ». 31 mai 2013 à 08h35

http://www.letelegramme.com/ig/generales/regions/finistere/centrale-de-landivisiau-une-nouvelle-manif-demain-31-05-2013-2120091.php

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31 mai 2013 ~ 0 Commentaire

Gaz de schiste, un syndicat du crime écologique ? (Stop au gaz de schiste Rhône-Alpes Nord)

Gaz de schiste, un syndicat du crime écologique ? (Stop au gaz de schiste Rhône-Alpes Nord) dans Ecologie & climat collectif-32

Cet article n’est pas de nous, c’est un emprunt avec lien à la fin, qui nous vaut la réaction de « 20 mn » à la suite…

« Les syndicats tous unis pour défendre les gaz de schiste » titre le quotidien gratuit 20 minutes dans son édition du 29 mai. De quoi s’inquiéter !

Mais 20 minutes n’est pas à une approximation près : «les» syndicats en question sont les mêmes –tiens, tiens- que ceux qui ont signé le fameux accord ANI qui détricote le code du travail pour permettre à ceux qui ont (encore) un emploi de travailler plus pour gagner moins avant de perdre leur travail pour de bon. On y retrouve, à côté des syndicats patronaux (MEDEF, CGPME et UPA), la même brochette de syndicats collaborationnistes : CFDT, CFTC et CFE-CGC. Les «poids lourds» du syndicalisme n’y sont pas ! Ouf !

Mais comment ces syndicats-là, même minoritaires, justifient-ils l’injustifiable ?

D’abord par l’amélioration de la balance commerciale et de l’indépendance énergétique du pays. Les experts du MEDEF n’ont-ils donc pas expliqué aux syndicalistes que, selon le rapport des ingénieurs généraux des mines du CGEIET[1] (Conseil général de l’économie, de l’industrie, de l’énergie et des technologies), lesquels ne sont pas des opposants à l’extraction, l’exploitation des gaz et huiles de schiste permettrait au mieux d’assurer la moitié de notre consommation actuelle de gaz naturel pendant 25 ans ? Soit en fait moins de 10% des hydrocarbures que nous importons aujourd’hui : pas négligeable en montant, mais on pourrait faire bien mieux avec des économies d’énergie. Rien non plus à espérer avec de tels volumes en termes de prix de l’énergie en Europe, c’est la Commission européenne qui le dit[2]. Quant à l’indépendance énergétique, on en resterait bien loin !

L’autre argument, « décisif » pour ces syndicalistes, ce sont les emplois créés.

Il est vrai que le bureau d’études SIA a affirmé que l’exploitation des gaz de schiste pourrait créer 100 000 emplois en France. Cette évaluation, largement relayée par la presse dominante, est fondée sur des données américaines[3] (volontairement ?) mal interprétées, et s’avère malheureusement plus que fantaisiste[4][5]. Les ingénieurs du CGEIET estiment, dans le même rapport, ces extrapolations inappropriées et chiffrent à «quelques centaines» les emplois (précaires et peu qualifiés pour la plupart) à espérer. Et il faudrait aussi chiffrer les destructions d’emplois dans l’agriculture et le tourisme qu’induirait l’industrialisation massive des régions concernées…Et que dire du coût sanitaire et environnemental qui en résulterait, et viendrait plomber la sacro-sainte quête de compétitivité ? Y- aurait-il eu «un peu» d’intoxication de la part du patronat envers des syndicalistes naïfs ? Ou d’autres intérêts communs inavouables ? Nous ne doutons pas de la réaction indignée de la CGT, de FO et de SUD qui devraient rapidement dénoncer cette assimilation de quelques syndicats minoritaires à TOUS les syndicats français. Nous attendons aussi avec impatience, mais un peu moins de certitude pour certains d’entre eux, leur prise de position contre la recherche et l’exploitation de ces hydrocarbures non conventionnels, nocifs pour l’environnement immédiat, le climat planétaire et l’économie, tant française que mondiale.

JC


[1] Les hydrocarbures de roche-mère en France – Rapport du Conseil Général de l’industrie, de l’énergie et des technologies  et du Conseil Général de l’environnement et du développement durable – février 2012
[2] Unconventional gas : potential energy market impact in the European Union -  European Commission Joint Research Centre – 2012
[3] Marcellus shale workforce needs assessment – Marcellus shale education and training centre – juin 2009
[4] Gaz de schiste: SIA et les 100 000 emplois bidons – Octobre 2012

[5] Trois questions à Thomas Porcher – Agir pour l’environnement 2 Mai 2013

« Réinventer la croissance , agir ensemble pour une dynamique économique« , MEDEF, CGPME, UPA, CFDT, CFTC, CFE-CGC mai 2013 : les pages où l’on évoque les gaz de schiste

http://stopgazdeschiste.org/2013/05/30/gaz-de-schiste-un-syndicat-du-crime-ecologique/

Bonjour,

Je viens de découvrir sur votre site que vous reprenez l’un de mes articles publié le 29 mai dernier et intitulé « Les syndicats tous unis pour les gaz de schiste », ce dont je me félicite, étant donné que j’ai lu peu d’articles sur cet angle précis, alors qu’il me semble que c’est un sujet important et que les Français ont le droit de savoir ce que défendent les syndicats sur ce sujet.

Par contre, vous écrivez dès le deuxième paragraphe que « 20 minutes n’est pas à une approximation près : «les» syndicats en question sont les mêmes –tiens, tiens- que ceux qui ont signé le fameux accord ANI qui détricote le code du travail pour permettre à ceux qui ont (encore) un emploi de travailler plus pour gagner moins avant de perdre leur travail pour de bon ». Je tiens à vous dire que vous n’êtes pas à une approximation près, puisque je le précise, évidemment, dans mon article et ce, dès le deuxième paragraphe, lorsque j’écris : « écrivent les syndicats signataires de ce rapport, à savoir le Medef, la CGPME, l’UPA mais aussi la CFDT, la CFTC et la CFE-CGC ». Je rajoute même, pour bien planter le décor à nos lecteurs qui n’auraient pas forcément suivi de très près l’actualité concernant l’ANI : « Rappelons qu’il s’agit des organisations qui avaient signé en janvier dernier l’accord sur l’emploi, désormais transformé en loi ».  Je vous remercie donc d’ôter cette phrase « 20 minutes n’est pas à une approximation près » car nous essayons d’être au contraire le plus objectif et précis possibles.

Cordialement, Céline Boff

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