Archive | Ecologie & climat

17 mars 2014 ~ 0 Commentaire

Mercredi 26 mars aux studios brest

gaz

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17 mars 2014 ~ 0 Commentaire

Marche pour une agriculture sans pesticides

tor  che a

Dans le cadre de la semaine sans pesticides 2014

Rendez-vous au parking de la Pointe de LA TORCHE

Plomeur  Dimanche 30 MARS à 14H

Co-organisée par les associations :

Alerte à l’Ouest, Baie de Douarnenez environnement, Eau et Rivières de Bretagne, Bretagne vivante, Cedapa, Cyberacteurs, Demel, Gama, Groupement des agriculteurs biologiques du Finistère, Ouest-Cornouaille Environnement, Sauval, Sur un air de terre…

http://baiedouarnenezenvironnement.over-blog.com/

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16 mars 2014 ~ 0 Commentaire

Japon: 5.000 personnes manifestent à tokyo contre le nucléaire (20 mn)

FalloutFukushima

Les manifestant appellent le gouvernement à ne pas réactiver ses centrales…

« Sayonara genpatsu », « adieu le nucléaire ». Plus de 5.000 personnes ont manifesté samedi dans le centre de Tokyo pour protester contre la volonté du gouvernement de relancer ses centrales nuc- léaires. Jeudi, l’Autorité japonaise de régulation du nucléaire (ARN) avait annoncé qu’elle allait traiter en priorité le dossier concernant la validation de sûreté des réacteurs Sendai 1 et 2 de l’île de Kyushu, au sud-ouest du Japon, qui pourraient ainsi être les premiers à redémarrer.

Sur les 54 réacteurs dont dispose le Japon (en comptant les six de Fukushima Daiichi), 17 sont ac- tuellement en attente d’inspection dans 10 centrales afin de déterminer s’ils remplissent les critères de sécurité mis en place après la catastrophe de Fukushima en 2011. Le pays fonctionne sans énergie nucléaire depuis l’arrêt du dernier réacteur encore en fonctionnement, en septembre dernier.

1.650 morts depuis le 11 mars Au final, la décision de relancer ou non les réacteurs Sendai 1 et 2 reviendra conjointement au gouvernement et aux instances politiques locales. Mais la certification de sûreté de l’ARN constitue un préalable indispensable. Elle doit notamment procéder à des examens très pointus pour certifier leur conformité à de nouvelles normes plus sévères face aux risques d’accident grave, de catastrophe naturelle et d’acte terroriste.

La semaine dernière, des dizaines de milliers de manifestants avait défilé au même endroit pour exprimer leur crainte d’une trop grande dépendance supposée au nucléaire du Japon, alors que le Japon commémorait les trois ans du tremblement de terre de magnitude 9 et du tsunami qui a dévasté les côtes du Nord-Est du pays. La catastrophe avait fait 15.884 morts et 2.633 disparus. Auxquels se sont ajoutées au moins 1.650 personnes décédées depuis trois ans dans la préfecture de Fukushima, victimes de stress et de complications de santé liées à la catastrophe.

Créé le 16/03/2014 à 03h29 — Mis à jour le 16/03/2014 à 03h34

http://www.20minutes.fr/monde/1324270-5-000-personnes-manifestent-a-tokyo-contre-le-nucleaire

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15 mars 2014 ~ 0 Commentaire

L’œuf de colomb écosocialiste (lcr.be)

La Planète

Tous les partis mettent la lutte contre les changements climatiques à leur programme.

N’empêche que le réchauffement s’aggrave de plus en plus vite. De 1% par an au cours des années ‘90, le rythme d’augmentation de la concentration atmosphérique en  CO2 est passé à 3% au cours de la décennie suivante. Il oscille désormais autour de 2%… en dépit du marasme économique. Où cela nous mène-t-il ? Economiste en chef de l’Agence Internationale de l’Energie, Fatih Birol répond : « La tendance actuelle est parfaitement cohérente avec une hausse de température de 6°C (d’ici la fin du siècle), qui aurait des conséquences dévastatrices pour la planète ».

Echec néolibéral La hausse du niveau des océans est la conséquence la plus préoccupante. Selon Anders Levermann, un des spécialistes de la question, un réchauffement de 6°C l’élèvera de… douze mètres ! Certes, cette hausse s’étalera sur mille à deux mille ans.

Mais attention :

1°) une fois le mouvement amorcé, rien ne pourra l’arrêter

2°) une hausse d’un mètre ou plus d’ici la fin du siècle n’est pas du tout exclue

3°) le phénomène ne s’inversera qu’à la prochaine glaciation (au plus tôt dans… 30.000 ans).

La politique climatique libérale menée depuis vingt ans est un échec complet. Son principe : imposer un prix du CO2 pour pénaliser l’usage des combustibles fossiles et favoriser les investissements dans les sources renouvelables. En théorie, ceux-ci grossiraient rapidement jusqu’à mille milliards de dollars par an au niveau mondial, de sorte que la transition énergétique se ferait en douceur.

Mais ça ne marche pas: en dépit des droits de polluer et des taxes carbone, les investissements verts ont baissé en 2013 pour la deuxième année consécutive ; en Europe, ils ont même chuté de 40% !

L’explication de ce reflux est simple : les capitaux investis dans les énergies fossiles et les financiers qui leur font crédit refusent toute réduction de leurs profits. Engagés dans une guerre de concurrence sans merci, ils font pression sur les Etats. Et ceux-ci agissent conformément à leurs intérêts, au nom de la sacro-sainte compétitivité.

Ce n’est pas près de changer. En effet,  plus l’urgence est pressante,  plus le prix de la tonne de CO2 devrait être élevé pour y faire face… et plus l’industrie (et les citoyens) s’y opposeront. Pour avoir un impact sur les émissions il faudrait au minimum une taxe de 2 Euros par litre de mazout. Il est clair qu’elle susciterait une levée de boucliers généralisée. Bloomberg finance en tirait récem- ment la conclusion: « Partant de la supposition que le changement climatique est inévitable, l’argent intelligent (sic) investit dans les businesses qui tireront profit du fait que la planète devient plus chaude ».

Urgence maximale Or, c’est peu dire qu’il y a urgence. Au rythme actuel, le budget carbone disponible – la quantité de combustibles fossiles que l’humanité peut encore brûler en ayant deux chances sur trois que la température du globe ne monte pas de plus de 2°C – sera épuisé en… 2032. En clair : il reste moins de vingt ans pour remplacer le charbon, le pétrole et le gaz naturel (qui couvrent 80% de nos besoins) par des énergies renouvelables… En supprimant le nucléaire, cette technologie d’apprentis-sorciers.

Est-ce encore possible ? Techniquement, oui. Mais la tâche est herculéenne… et coûteuse. Elle implique:

1°) que le système énergétique actuel soit mis à la casse avant amortissement (alors que sa valeur globale est estimée entre 15 et 20.000 milliards de dollars)

2°) que la plus grande partie des réserves de combustibles fossiles ne soient jamais exploitées (alors qu’elles sont moins chères et figurent à l’actif des compagnies qui en sont propriétaires)

3°) que tous les moyens disponibles soient mobilisés, indépendamment des coûts, au service de la création d’un nouveau système énergétique efficient, renouvelable, décentralisé, (re)localisé, diversifié et riche en main-d’œuvre.

L’histoire ne connaît aucun précédent d’un tel défi. On peut cependant s’inspirer de quelques expériences. Après Pearl Habor, par exemple, les Etats-Unis ont réalisé un effort énorme pour redresser la situation. Comment? Ont-ils créé un « marché des droits » pour dissuader les entreprises d’investir dans l’économie de paix ? Non, ils ont développé le secteur public et planifié l’économie de guerre. Pour la financer, ils ont écrémé les bénéfices capitalistes (tout profit supérieur à 5% du chiffre d’affaires était considéré comme « excessif » et taxé à 80%).

« Changement révolutionnaire » Il ne s’agit évidemment pas de prôner la guerre, mais de constater qu’on ne peut faire face à un danger majeur et immédiat sans prendre des mesures énergiques et planifiées, qui sortent des mécanismes du « marché libre » et ponctionnent les bénéfices capitalistes. Cette leçon s’applique à la lutte pour le climat. Comme le disait récemment le climatologue Kevin Anderson, « Après deux décennies de bluff et de mensonges, le budget carbone dont nous disposons encore requiert un changement révolutionnaire dans l’hégémonie politique et économique ».

Quel changement ? Il n’y a pas trente-six solutions. Pour empêcher la catastrophe, il faut d’urgence exproprier les secteurs de l’énergie et du crédit, puisque ce sont eux qui empêchent la transition aux renouvelables. C’est la condition nécessaire pour être en mesure de prendre et de financer les mesures qui s’imposent dans tous les secteurs - logement, transports, industrie, agriculture,…- et de réduire la production dans la justice sociale. Les maîtres mots doivent être: biens communs, régulation, entreprises publiques, décentralisation, coopération, efficience, durabilité, partage du travail et des richesses, contrôle et participation.

Allo, la gauche ? La gauche est interpellée. Je ne parle pas du social-libéralisme mais de la vraie gauche, notamment de la gauche syndicale. La politique néolibérale détruit à la fois la société où nous vivons et la Terre que nous laisserons à nos enfants. Vouloir choisir entre « l’emploi et la relance», d’une part, ou « le climat et le chômage », d’autre part, est donc absurde. Il faut sortir de ces alternatives infernales et relever à la fois les défis sociaux et écologiques.

Certes, il faudra se battre, la solution ne sortira pas des urnes comme par enchan-tement. Mais il n’y a pas d’autre issue… et le jeu en vaut la chandelle. Car le vaste plan antica- pitaliste nécessaire pour éviter la catastrophe climatique peut supprimer le chômage en donnant à tous et toutes un revenu décent, un cadre de vie agréable et un emploi de qualité.

Plus globalement, il permettra à la société de donner à son activité un sens collectif digne de notre espèce et de son intelligence. C’est l’œuf de Colomb écosocial(iste) :  il faut oser agir d’une main ferme, pour frapper là où il faut. Cette conception anticapitaliste de l’écosocialisme est une des spécificités du message de la LCR sur les listes PTB-GO!14 mars 2014 par Daniel Tanuro

http://www.lcr-lagauche.org/loeuf-de-colomb-ecosocialiste-2/

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15 mars 2014 ~ 0 Commentaire

Semences: les gardiens de la biodiversité (arte)

L’agriculture mondiale dépend essentiellement aujourd’hui de cinq multinationales de l’agrochimie, qui s’enrichissent en obligeant les paysans à utiliser les semences qu’elles ont sélectionnées.

Résultat : des fruits et légumes de plus en plus normalisés. Aujourd’hui, producteurs, éleveurs, chercheurs et citoyens s’insurgent : il faut redonner aux paysans le droit et la possibilité de sélectionner, de multiplier et d’échanger leurs semences agricoles. Les variétés anciennes et nouvelles de fruits et légumes pourraient ainsi rejoindre nos assiettes et assurer par la même occasion la biodiversité de l’environnement en luttant contre l’appauvrissement et la pollution des sols.

http://future.arte.tv/fr/semences-les-gardiens-de-la-biodiversite#article-anchor-13496

Prochaines diffusions TV :

Programme arte Dimanche 16 mars 2014 à 10h20 sur Arte
Programme arte Vendredi 28 mars 2014 à 10h15 sur Arte

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14 mars 2014 ~ 0 Commentaire

Contre la pollution de l’air!

 Tract transports

Des transports gratuits toute l’année !

Paris connaît depuis le début de la semaine de nouveaux pics de pollution atmosphérique, après ceux enregistrés en décembre dernier. La concentration de microparticules cancérogènes atteint 100 microgrammes par mètre cube d’air depuis 3 jours, dépassant le seuil d’alerte.

Ce nouvel épisode vient prouver, si besoin était, que la crise écologique provoquée par le système capitaliste est une réalité quotidienne pour les millions de personnes qui travaillent et vivent à Paris.

Face à l’urgence, mais tardivement, la région Île-de-France vient de décider la gratuité des transports en commun jusqu’au dimanche 16 mars 2014. La diminution de 20 km/h des limitations de vitesse automobile et le détournement des camions du périphérique parisien ont été également été décidés par la préfecture.

Ces mesures sont indispensables, mais elles ne suffiront pas si elles restent temporaires et si le recours aux énergies fossiles n’est pas remis en cause.

Le NPA Paris défend la gratuité définitive des transports en commun, financée par un fonds patronal. L’utilisation massive de l’automobile pour aller au boulot est un facteur essentiel de pollution. C’est aux patrons de payer ces déplacements.

Le NPA défend également le développement de modes non polluants de transport de marchandises (assuré à 88% par la route dans la région) et des filières courtes d’approvisionnement. Cela suppose de développer les services publics, notamment le frêt SNCF et les transports fluviaux, et une agriculture biologique de proximité.

A Paris comme ailleurs, les transports et l’énergie doivent être fournis par des services publics placés sous le contrôle des usagers et des travailleurs.

Communiqué du NPA Paris, le 14 mars 2014n http://npa2009.org/node/40690

 

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14 mars 2014 ~ 0 Commentaire

Le PDG d’unilever se voit attribuer un méga bonus (basta)

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Pour sa contribution au « développement durable »

Qui a dit que le développement durable était incompatible avec le profit ? Le patron de la multi- nationale de l’agroalimentaire Unilever, Paul Polman, vient de se voir octroyer, pour la première fois en 2013, une prime complémentaire de 508 458 euros. Une prime censée récompenser sa contri- bution à la « performance » du groupe en termes de « développement durable ». Apparemment, le conseil d’administration a estimé que ses 1,18 million d’euros de salaire, ses 700 000 euros d’avantages divers, ses 1,3 million d’euros de bonus « normal » et ses presque 4 millions d’euros de rémunération en actions – presque 8 millions d’euros au total ! – n’étaient pas à la hauteur pour le remercier comme il se devait de sa dévotion à la construction d’un avenir plus radieux pour l’humanité [1].

Ces dernières années, sous l’impulsion de Paul Polman, chantre du « capitalisme responsable » [2], Unilever s’est fait une réputation enviable dans le petit monde de la « responsabilité sociale des entreprises » (RSE) et du « développement durable ». Le Sustainable Living Plan (« Plan pour un mode de vie durable ») mis en place par le groupe anglo-néerlandais vise à diviser par deux l’empreinte environnementale du groupe et assurer des chaînes d’approvisionnement durables pour toutes ses matières premières clé, tout en continuant à gagner en parts de marché et en profitabilité.

Une conception de la responsabilité sociale pleine de trous En termes d’image, les résultats sont là, puisqu’ Unilever accumule désormais les certifications vertes ou éthiques. Elle figure régulièrement en tête des enquêtes d’opinion réalisées parmi les spécialistes du développement durable. Elle a aussi multiplié les partenariats avec les ONG, notamment Oxfam Royaume-Uni.

Mais sous couvert d’« intégrer les objectifs sociaux et environnementaux dans la stratégie d’ensemble d’Unilever », il s’agit surtout semble-t-il d’introduire une optique commerciale dans la gestion des problèmes de pauvreté et de dégradation de l’environnement.

Les grandes causes sociétales défendues par Unilever sont ainsi solidement arrimées à la promotion de ses marques : l’hygiène et la lutte contre les maladies bactériennes en Afrique avec le savon LifeBuoy, la santé des femmes avec Dove, le changement climatique avec Ben & Jerry’s, la protection des forêts avec Lipton… Comme le dit Paul Polman, « les marques ont un rôle impor- tant à jouer » [3]… Sous prétexte de se concentrer sur les besoins des pauvres, notamment dans les pays émergents, il s’agit surtout de les accompagner vers le consumérisme.

Quant aux objectifs de réduction de la déforestation liée aux plantations d’huile de palme, qui sont au cœur de l’ambition environnementale du groupe [4], ils consistent essentiellement, jusqu’à présent, à racheter des certificats « verts » (certificats dits Greenpalm) à des producteurs labellisés par la « Table-ronde pour l’huile de palme durable » (RSPO) selon l’acronyme anglais. C’est-à-dire à payer de l’argent à des producteurs plus responsables pour pouvoir continuer à s’appro- visionner comme d’habitude, tout en bénéficiant d’un label vert – un mécanisme assez similaire à celui des marchés carbone [5].

Quand la responsabilité sociale s’arrête à la porte des usines Quant aux travailleurs d’Uni- lever eux-mêmes, le moins que l’on puisse dire, c’est qu’ils brillent par leur absence dans cette vision de l’« entreprise durable ». Le Sustainable Living Plan n’inclut aucun objectif concernant les iné- galités salariales. Ou la préservation de l’emploi et le traitement décent des salariés.

En France, les salariés de l’entreprise Fralib en ont fait les frais. Le groupe Unilever a décidé en 2010 de fermer leur usine, au motif qu’elle ne serait plus assez compétitive. En réalité, selon les experts mandatés par les élus locaux, l’activité serait parfaitement viable si le groupe ne l’avait pas siphonnée financièrement pour en transférer les revenus en Suisse, et redistribuer ensuite aux actionnaires des milliards d’euros de dividendes [6].

Les anciens salariés de Fralib souhaitent poursuivre l’activité de production de thés et de tisanes (de marque Éléphant) sous la forme d’une coopérative, en utilisant des produits locaux. Mais ce n’est visiblement pas la conception du développement durable d’Unilever, qui refuse de leur céder la marque.

Le groupe Unilever s’est également retrouvé plusieurs fois sous le feu des critiques pour ses pratiques fiscales – en 2011, plus du quart de ses filiales étaient localisées dans des paradis fis- caux [7], et Paul Polman, « durabilité » ou pas, n’a pas hésité à menacer le gouvernement britan- nique de quitter le pays s’il ne baissait pas les taux d’imposition. C’est pourquoi Unilever est l’une des trois multinationales ciblées [8] par la campagne « Requins » lancée cette année par Attac. L’as- sociation appelle, en soutien aux Fralib, à boycotter les marques détenues par Unilever (Lipton, Sun, Omo, Maille, Amora, Cif, Knorr…) pour « libérer l’éléphant ». Le 15 mars aura lieu une première journée d’action dans toute la France (voir la carte des actions ici).

Par Olivier Petitjean 14 mars 2014, Observatoire des multinationales  

http://www.bastamag.net/Quand-le-patron-d-Unilever-s

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14 mars 2014 ~ 0 Commentaire

Ecosocialisme: voir la révolution en vert (al)

eco soc

Loin de l’exotisme de la misère volontaire, le projet éco-socialiste promeut une gestion raisonnée et collective de la production pour garantir une utilisation des ressources en accord avec les capacités de la planète.

La réalité du dérèglement climatique, conséquence de l’activité humaine, n’est plus contestée. Et déjà les conséquences sont importantes. Depuis 1980 le nombre d’événements extrêmes a quintuplé dans le monde et doublé en Europe. En Amérique du Nord plus de 30 000 personnes en sont mortes et 1 060 milliards de dollars ont été nécessaires pour en réparer les dégâts  [1].

La FAO pronostique «  une réduction significative des stocks céréaliers mondiaux à la clôture des campagnes en 2013 (…). La production a été affectée par la sécheresse dans les prin- cipales régions productrices, notamment les États-Unis, l’Europe et l’Asie centrale  »  [2] . Enfin une étude de 2004 prévoit la perte de 15 % à 37 % des espèces végétales et animales d’ici 2050 [3]… L’effondrement de la biodiversité pèsera sur la capacité de l’humanité à vivre et à se nourrir sur une planète dégradée.

La crise écologique conjugue empoisonnement des terres par les pesticides, défo- restations massives, sur-pêche qui vide les océans et dérèglement climatique entraînant événements extrêmes, fonte des calottes polaires, hausse du niveau de la mer, extension des zones désertiques… Au mieux, les décisions prises par les gouvernements ont été définies sur la base du protocole de Kyoto de décembre 1997 dont la mesure phare a été d’instituer un marché de «  permis de polluer  ».

Il n’y a pas de solution capitaliste à la crise Elles ont surtout créé de nouvelles opportunités de profits. Dans cette logique, le développement des énergies renouvelables ou le recyclage des déchets n’ont que freiné la croissance de la consommation des énergies fossiles. Le bilan est sans appel  : en 2010, il a été relâché 50,1 gigatonnes d’équivalent CO2 dans l’atmosphère, soit 20 % de plus qu’en 2000. Jamais ces politiques «  écolo-libérales  » ne feront évoluer les sociétés capitalistes vers une transformation sociale et écologiste.

L’idéologie capitaliste, le conditionnement qu’elle impose à la conscience humaine (frustrations et violences provoquées par l’appropriation des richesses par une minorité, absence de solidarité, besoin de consommation sans limite, irresponsabilité individuelle…), tout comme la nécessité d’une croissance exponentielle pour conserver un semblant de stabilité, rendent impossible une solution capitaliste à la crise écologique.

Les projets révolutionnaires du XIXe siècle décrivaient déjà des processus de rupture avec le capitalisme  : socialisation des moyens de production, abolition du salariat, égalité économique, démocratie directe… Tout cela reste d’actualité et est même indispensable à la tran- sition vers une société écologique. Mais les révolutionnaires ne pouvaient anticiper la gravité de la situation écologique, ni que chaque année nous consommerions davantage de ressources naturelles que n’en produit la planète, en puisant dans «  le capital naturel de la Terre  ».

La question du modèle de développement est au cœur du concept d’éco-socialisme  : concilier sobriété en énergie, économie des ressources naturelles et capacité à nourrir, loger, habiller, soigner, éduquer l’ensemble des êtres humains, implique une rupture avec la croissance capitaliste et la consommation de masse.

Autonomie productive de chaque région La première étape est de parvenir à une réduction drastique des émissions de gaz à effet de serre. L’exemple de la France (en 2011), où les transports en émettaient à eux seuls 28,1 % des gaz à effet de serre, l’agriculture 21 %, l’habitat et le secteur tertiaire 17,5 %, l’industrie manufacturière 18,6 %, l’industrie de l’énergie 11,7 %, indique le chemin à suivre.

C’est en premier lieu à la question des transports qu’il convient de s’intéresser  : par la relocalisation des productions, par l’autonomie productive de chaque région, le transport des marchandises sera réduit à sa portion congrue. Le transport des personnes doit aussi être complè-tement repensé. Les transports du quotidien peuvent être régulés en mettant en place des transports collectifs gratuits et généralisés, qui mettront fin au règne de la bagnole, et par une autre logique d’aménagement du territoire, combattant la concentration des populations au sein de mégapoles toujours plus dominantes.

Concernant l’agriculture, ses dépenses énergétiques sont d’abord la conséquence de la production des «  intrants  » de l’agrochimie. La généralisation d’une agriculture biologique et paysanne sera la base de cette nécessaire révolution agricole.

Les économie d’énergie alliées aux énergies renouvelables permettent de rendre les bâtiments producteurs nets d’énergie. Les grands travaux de rénovation du parc immobilier s’inscriront dans la nouvelle logique d’aménagement du territoire. Ils intégreront les nouvelles formes de sociabilité qui se construiront au sein d’une société égalitaire  : le gaspillage lié à la propriété par chaque «  famille  » de sa machine à laver, de son «  home-vidéo  », de son ordinateur, … peut être corrigé par la mise en place de services collectifs proposés au sein de chaque groupe d’habitation.

Ces équipements respecteront les nouvelles normes de production  : production cor- respondant à la satisfaction des besoins exprimés par la population et abandon de la logique de l’obsolescence programmée  [4] . La durabilité, la sobriété énergétique et le recours aux énergies renouvelables sera une obligation imposée aux producteurs. Enfin, tous les secteurs économiques néfastes (publicités, emballages…) ou ne correspondant pas aux besoins présentés par les organes d’autogestion de la société, seront abandonnés, pour économiser les ressources naturelles et pour réduire le temps de travail.

Abandon des secteurs économiques néfastes Nous n’avons aucun penchant pour l’exotisme qui voit dans le dénuement et la pauvreté un «  supplément d’âme  » à ce monde sans pitié. Dès aujourd’hui nous entendons nous battre pour que les «  riches  » consomment moins afin que les «  pauvres  » vivent mieux. Mais la solution à la crise écologique signifie un bouleversement qui ne pourra s’achever tant que les capitalistes dirigeront la société.

Notre objectif est une révolution dans les modes de vie : une baisse drastique de la con- sommation et un enrichissement de la vie sociale et culturelle, un développement des relations sociales, de la culture, de l’art, de la connaissance. La société communiste libertaire que nous appelons de nos vœux devra atteindre le point d’équilibre entre les capacités productives, les besoins des populations, et les capacités de la biosphère. Il s’inscrira dans une prise de conscience que notre existence est liée à l’ensemble du monde vivant et que notre avenir ne pourra pas se construire contre lui. L’idéologie de la domination doit être brisée pour que l’humanité retrouve un avenir.

Jacques Dubart (AL Agen)  9 mars 2014

http://alternativelibertaire.org/?Ecosocialisme-Voir-la-revolution

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14 mars 2014 ~ 0 Commentaire

Aéroports de nantes: jean-marc ayrault sature (libération)

Menteur-Hollande-Taubira-Valls-Ayrault-ecoutes-sarkozy

Le Premier ministre surestime la fréquentation de l’actuel site

L’aéroport Notre-Dame-des-Landes est nécessaire car l’actuel, Nantes Atlantique, va saturer. Pour appuyer cet argumentaire rodé, le Premier ministre s’est enflammé, le 6 mars sur RMC, sur l’augmentation du trafic aérien.

Selon lui, Nantes Atlantique est l’aéroport qui «connaît, en France, la plus forte croissance». L’ancien maire de Nantes reprend mot à mot un communiqué de Vinci. Selon le maître d’ouvrage du futur projet, avec 8,2% de voyageurs supplémentaires entre 2012 et 2013, la croissance de Nantes Atlantique dépasse celle de tous les grands aéroports français.

Le chiffre est exact mais pas le classement. En 2013, le trafic de Bâle Mulhouse a augmenté plus fortement, de 9,8%. Dans les petits aéroports, la progression est encore plus marquée, de  21,2% pour Saint-Etienne-Bouthéon et 15,2% pour Bergerac-Dordogne-Périgord. Idem si on regarde depuis 1986, le trafic nantais est devancé par Bâle-Mulhouse et Beauvais. Placer Nantes Atlantique en tête de liste nécessite de choisir la période de référence et d’admettre une petite exception. «L’affirmation est vraie si on prend la période 1997-2012 et que l’on enlève Beauvais», explique le président de l’Union des aéroports français (UAF).

Amélie MOUGEY 10 mars 2014 à 19:46

http://www.liberation.fr/politiques/2014/03/10/aeroports-de-nantes-jean-marc-ayrault-sature_986008

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13 mars 2014 ~ 0 Commentaire

Mille vaches: la justice cogne, le gouvernement soutient l’agro-industrie (reporterre)

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Douche froide pour les opposants à la ferme-usine des Mille vaches, en Picardie: le tribunal administratif d’Amiens a refusé la suspension des travaux. La bataille juridique et sur le terrain va continuer. Mais les promoteurs de l’agro-industriel ont des alliés de poids : M. Hollande et son gouvernement.

C’est un coup de massue pour les opposants au projet de ferme-usine des Mille vaches, à Drucat, dans la Somme. En janvier, après une occupation spectaculaire et réussie, ils se réjouis- saient d’avoir obtenu des rendez-vous avec les cabinets des ministres de l’Ecologie et du Logement. Les autorités allaient mettre un frein à ce projet industriel et criticable sur les plans environnemental et agricole.

Las ! Le tribunal administratif d’Amiens a rendu le 12 mars son jugement, suite à l’au- dience tenue le 17 février. Les opposants – Confédération paysanne, Novissen, L 124, et plus de cent particuliers – demandaient la suspension en référé du permis de construire. Réponse : demande rejetée. Le permis de construire n’est pas validé – le jugement ne porte pas sur le fond du dossier -, mais les travaux peuvent continuer sur le site, où l’immense bâtiment – 19 500 m2 – se renforce jour après jour.

Les opposants ne cachent pas leur déception. « On a un sentiment d’injustice absolue », dit Laurent Pinatel, porte-parole de la Confédération paysanne. « On est très déçus », dit Michel Kfoury, président de Novissen. Du côté de l’entreprise Ramery, très importante dans le Nord-Pas-de-Calais, on joue la discrétion : une simple déclaration de Michel Welter, le responsable du projet Mille vaches à la SCEA Côte de la Justice, filiale de Ramery : « Il n’y a pas de quoi fanfaronner mais oui, nous sommes contents de pouvoir continuer à travailler ». L’avocat des opposants, Me Grégoire Frison, ne revient pas de la décision du tribunal : « Nos moyens étaient très forts, les irrégularités de ce dossier sont extrêmement nombreuses ».

Il avançait deux arguments :
- il n’y a pas eu d’étude d’impact spécifique au permis de construire, alors qu’il était nécessaire. Les promoteurs du projet se sont contentés de reprendre l’étude d’impact du dossier d’Installation classée pour la protection de l’environnement ;
- le projet de méthaniseur bénéficie des avantages des activités agricoles, alors que la société Ramery n’est pas une entreprise agricole et que le méthaniseur traitera aussi des déchets non agricoles. Arguments non retenus, au motif que le bâtiment n’est pas assez grand pour nécessiter une étude d’impact.

La bataille continue. Les opposants vont probablement décider de porter l’affaire auprès du Conseil d’Etat. Ils ont le sentiment de justice à deux vitesses, comme le souligne la Confédération paysanne. La plainte déposée à la suite des menaces proférées à l’encontre de Michel Kfoury n’est pas toujours pas instruite, tandis que Laurent Pinatel est convoqué à la gendarmerie d’Abbeville mardi prochain (il avait déjà passé sept heures en garde à vue en novembre pour l’action menée sur le terrain en septembre). Deux autres recours juridiques sont par ailleurs pendant devant la justice administrative, l’un portant sur d’autres aspects du permis de construire, l’autre sur le dossier d’installation classée. Il y a aussi de l’espoir du côté de la ministre du Logement, Cécile Duflot, dont les services pourraient peser sur la procédure du permis de construire modificatif.

Et l’action sur le terrain est aussi envisagée. « On ne lâchera rien, dit Laurent Pinatel. S’il faut repartir en action, on repartira. C’est comme pour les OGM : l’action continue des paysans et des citoyens ont permis de remporter des victoires ».

Le gouvernement aux pieds de la FNSEA Mais il y aura fort à faire. Car tout semble indique que le gouvernement a choisi le camp de l’agro-industrie et de la FNSEA (Fédération nationale des syndicats d’exploitants agricoles), présidé par Xavier Beulin, dirigeant du trust Sofiproteol. On peut le penser après la tenue le 21 février des États généraux de l’agriculture, auxquels trois ministres de la République ont participé : Stéphane Le Foll (Agriculture), Guillaume Garot (Agroalimentaire), Philippe Martin (Écologie). L’organisateur en chef en était la FNSEA elle-même, aidée du Conseil de l’agriculture française qui regroupe en outre les coopératives du monde agricole, le Crédit Agricole, Groupama, et les chambres d’agriculture.

Xavier Beulin, patron de la FNSEA mais aussi de Sofiprotéol, géant agro-industriel français qui pèse désormais sept milliards d’euros de chiffre d’affaires annuel, avait fait monter les enchères, déclarant par exemple le 14 février 2014 à Saint-Quentin (Aisne) : « Il ne faut pas grand-chose pour mettre des milliers d’agriculteurs dans la rue ; ces États généraux, c’est un peu ceux de la dernière chance. C’était ça ou la chienlit ».

Très conscient des enjeux directement politiques, François Hollande avait de son côté participé le 3 décembre 2013 à la soirée célébrant les trente ans de Sofiprotéol au musée du quai Branly (Paris). Le président français y avait notamment déclaré : « Je suis venu dire ce que la France doit à la filière végétale ». La filière végétale, c’est-à-dire notamment les biocarburants – l’un des fers de lance de Sofiprotéol -, même s’ils sont tenus responsables d’un bout à l’autre de la terre de détruire des terres agricoles, de chasser les petits paysans de leurs terres et d’aggraver la crise climatique.

Cette soirée du 3 décembre a d’évidence marqué une date, car on y a vu l’ancien ministre de l’Agriculture socialiste Henri Nallet, qui a commencé sa carrière comme chargé de mission de la FNSEA, et surtout Anne Lauvergeon, l’ancienne patronne d’Areva. Or Lauvergeon venait de remettre au gouvernement un rapport de prospective appelé Innovation 2030, axé sur sept objectifs, parmi lesquels « les protéines végétales et la chimie verte ». Une priorité qui est exactement celle défendue par la FNSEA, Sofiprotéol et Xavier Beulin.

Dans ces conditions, les États généraux du 21 février ne risquaient guère de contrarier ce qui ressemble chaque jour davantage à une lune de miel. Selon les informations recueillies aux meilleures sources par Reporterre, une sorte de deal a été conclu entre le ministère de l’Agriculture de Stéphane Le Foll et la FNSEA de Beulin. Sur fond de pacte de responsabilité, l’industrie agro-alimentaire s’engagerait à jouer le jeu, y compris en créant des emplois, ce qui est le but central de toutes les politiques gouvernementales.

En échange de quoi ? Les États généraux ont montré avec une grande clarté que la France « socialiste » était prête à donner beaucoup. Dès l’ouverture, Beulin abattait son jeu : « L’agriculture française doit d’urgence retrouver les moyens d’accéder de nouveau au rang des premières puissances mondiales ». Comment ? En obtenant une baisse massive des charges que Le Foll envisage très sérieusement, affirmant en retour que « l’agriculture sera au centre des allégements de charges dans le cadre du pacte de responsabilité ».

« Objectiver le débat sur les OGM » Allant plus loin encore, Le Foll a laissé entendre une possible évolution au sujet des OGM, jugeant « nécessaire d’objectiver le débat » sur ce sujet emblématique et concluant même : « Comme le président de la République, je suis favorable à une agriculture compétitive et durable et c’est avec vous que je veux la conduire ». L’hebdomadaire La Marne agricole, qui sert de porte-voix à l’agriculture industrielle, ne cache pas sa joie devant ces annonces et rend compte d’une manière inattendue des États généraux du 21 février. Selon le journaliste Hervé Plagnol, rédacteur-en-chef d’Agrapresse, qui signe le compte-rendu du journal, « Philippe Martin, le ministre de l’Écologie, a fait grand effet aux États généraux de l’agriculture le 21 février en répondant aux souhaits du syndicalisme à vocation générale ».

Martin simplifie tout ! On n’attendait certes pas du ministre de l’Écologie qu’il soit applaudi comme il l’a été par les tenants de l’agro-industrie. Mais il est vrai qu’il y a mis du sien. Parmi les mesures annoncées par Martin, on peut noter :
. une réduction des délais de recours contre les arrêtés d’autorisation des ICPE (installations classées) ;
. des ajustements et adaptations en matière de nitrates « pour éviter des excès dans l’application » des restrictions d’épandage liées aux pentes ;
. aides des agences de l’eau administrées sur une base contractuelle et non plus réglementaire ;
. des autorisations environnementales uniques pour des projets agricoles et alimentaires ;
. d’une façon générale, un assouplissement des règles et contraintes qui, aujourd’hui, limitent les pollutions agricoles.

La philosophie du duo Le Foll-Martin n’est pas difficile à comprendre. Les 500 000 emplois de l’agroalimentaire et ceux de l’agriculture industrielle pèsent beaucoup plus que les interrogations sur les impasses du système. On dit maintenant que Beulin a fait de la ferme-usine des Mille vaches un symbole. Ou le gouvernement cède et prouve sa « bonne foi ». Ou il bloque le projet, mais dans ces conditions, la discussion sur le pacte de responsabilité tourne court.

Plus que jamais, ce sont deux visions de l’agriculture et de l’avenir qui s’opposent. En résumé, celle de l’industrie et celle des paysans. Celle de la FNSEA et celle de la Confédération paysanne. On sait où va le gouvernement. La balle est dans le camp des écologistes et des citoyens.

Hervé Kempf et Fabrice Nicolino jeudi 13 mars 2014

Consulter le Dossier des Mille Vaches.

http://www.reporterre.net/spip.php?article5549

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