Archive | Ecologie & climat

17 septembre 2013 ~ 0 Commentaire

Halte aux marées vertes dénonce l’élevage « intensif » (FR3)

Halte aux marées vertes dénonce l'élevage

Sur la plage de Granville, à Hillion (22), l’association Halte aux marées vertes organisait aujourd’hui 15 un débat sur les pratiques agricoles et leur impact sur l’environnement.

L’association Halte aux marées vertes organisait aujourd’hui, à la plage de La Granville, une journée de débats autour de l’élevage industriel et de son impact sur l’environnement. La journée débutait à la plage de Morieux où ont échoué les premières algues vertes et où ont été trouvés des sangliers morts. Cette journée était l’occasion pour les associations sur place de rappeler qu’elles ne sont pas opposées aux agriculteurs ou à l’agriculture en général. « Le nombre d’agriculteurs diminue de façon dramatique mais pas le nombre de porcs ou de vaches », note ainsi Jean-François Piquot, le porte-parole de l’association Eaux et rivières de Bretagne. Ce n’est pas l’élevage en lui-même mais sa version dite « intensive » que les associations dénoncent.

Par Antonin Bille Publié le 15/09/2013 | 18:44

http://bretagne.france3.fr/2013/09/15/halte-aux-marees-vertes-denonce-l-elevage-intensif-318999.html

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17 septembre 2013 ~ 0 Commentaire

Les journalistes, l’écologie et le capitalisme (Acrimed)

Les journalistes, l’écologie et le capitalisme (Acrimed) dans Ecologie & climat greenwashing-total-petrole1 C’est pas beau çà?

On ne peut pas comprendre le traitement journalistique des enjeux environnementaux dans les médias généralistes sans interroger le rapport de la plupart des journalistes au capitalisme. Qu’il s’agisse de problèmes qualifiés de « globaux », comme les dérèglements climatiques ou l’appauvrissement de la biodiversité, ou bien de dégradations davantage « spatialisées », comme une marée noire, tous sont appréhendés par les journalistes selon des modalités qui ne questionnent pas la compatibilité des logiques capitalistes avec ce qu’implique la protection des écosystèmes.

Pourtant, l’idée selon laquelle l’accumulation illimitée du capital sur une planète aux ressources naturelles limitées est un principe non seulement amoral mais irrationnel. Cette idée semble même faire l’unanimité, des écologistes les plus radicaux (on pense ici à André Gorz) aux défenseurs de l’environnement les plus disposés à jouer le jeu capitaliste (par exemple Yann Arthus-Bertrand ou Nicolas Hulot). On pourrait ainsi s’attendre à ce que les journalistes en charge de l’actualité environnementale entreprennent ne serait-ce que d’interroger le caractère plausible d’un capitalisme qui serait respectueux des environnements naturels. S’il arrive à certains d’entre eux, nous le verrons, de ne pas prendre pour acquise la capacité affichée du marché à di-gérer les questions environnementales, l’immense majorité des journalistes amenés à traiter d’environnement adhère à la doxa du « capitalisme vert ».

Illustrations faussement neutres et célébrations du « green business » L’écriture journalistique suppose, dans les médias généra-listes, de raconter des histoires pour illustrer l’actualité et les questions de société qu’elle soulève. Les journalistes entendent ainsi rendre « concernants » et concrets ces problèmes afin d’intéresser un public le plus large et diversifié possible. En matière d’environnement, ces cadrages qui font la part belle à l’intime, à l’empathie, aux images fortes et aux beaux récits, se traduisent bien souvent par des reportages ou des articles qui parlent des conséquences des prédations environnementales. S’ajustant aux logiques du champ journalistique – dont on sait qu’il est depuis une trentaine d’années sous l’emprise de puissantes logiques commerciales – les journalistes racontent la perturbation des écosystèmes, le désarroi de certaines espèces animales face aux transformations de leurs milieux naturels, ou, plus rarement, les impacts de ces pollutions sur l’homme, sa santé et ses activités économiques. Nos analyses sur le traitement médiatique des enjeux climatiques en France ont ainsi montré que plus les journalistes parlent du problème climatique, plus ils parlent de ses conséquences au détriment de ses causes et solutions [1].

Cette tendance à illustrer les problèmes plutôt qu’à les expliquer n’est pas neutre, contrairement aux apparences. En écartant des discussions légitimes les motifs des nuisances environnementales, les journalistes les inscrivent dans l’ordre du fatal, de la catas-trophe ou de l’accidentel et n’inclinent donc pas à penser ces dégradations comme le résultat des modes de production orientés vers la maximisation des profits.

Quand ils évoquent des responsables, les journalistes stigmatisent généralement quelques industriels – parfois jugés inconscients et irresponsables – ou renvoient à cette catégorie anonyme et insaisissable : « les activités humaines ». En se situant tantôt au niveau du cas particulier (i.e. le mouton noir industriel présenté comme l’exception devant confirmer la règle de la responsabilité sociale et environnementale des entreprises), tantôt au niveau de l’universel, les journalistes évacuent du champ du pensable environnemental la question des relations entre la mécanique capitaliste et la détérioration des écosystèmes.

Ils peuvent alors s’engouffrer dans la célébration du « green business » (pour reprendre l’intitulé de l’émission « écolo » de BFM TV). Dans le droit fil du succès de l’expression « développement durable » consacrée il y a vingt ans lors du sommet de Rio, c’est depuis quelques années au tour des labels « croissance verte » ou « économie verte » de faire florès auprès des professionnels de l’information. Ces derniers annoncent, expliquent, parfois discutent et généralement banalisent les mécanismes de marché censés régler – bien souvent à grand renfort de géo-ingénierie ou autres « ingénieries écologiques » [2] – les problèmes environnementaux. N’ayant pas forcément conscience qu’ils légitiment de la sorte la mise sous tutelle économique des politiques environnementales, les journalistes relatent les discussions d’ex- perts dont les petits désaccords sur les modes de taxation, les bourses de quotas ou les crédits fiscaux, masquent l’ampleur de leur accord, tacite mais fondamental, sur ce mouvement d’intégration de la contrainte environnementale au logiciel néolibéral. Mais si la grande majorité des journalistes n’estime pas utile de questionner la compatibilité des rationalités marchandes avec l’écologie, c’est également parce qu’il va de soi pour eux que le capitalisme ne peut être remis en cause au nom de l’environnement.

Une adhésion réflexe à l’idéologie dominante  La force de cet impensé tient avant tout aux liens viscéraux que les journalistes, comme un grand nombre de responsables politiques et d’intellectuels, nouent avec l’idéologie de l’accumulation illimitée du capital et des profits. Pro- fondément enfouis dans leur for intérieur, les principes capitalistes (rentabilité, rapidité, concurrence, compétitivité, flexibilité, responsa-bilité individuelle, présentisme ou encore consensus, fluidité, factualité et « neutralité ») leur apparaissent comme légitimes et incontournables. Cette adhésion irréfléchie au cadre capitaliste se perçoit bien dans la conception que les journalistes ont de ceux qui valorisent d’autres modes de développement et d’organisation des sociétés que celui structuré autour des piliers du capitalisme (dont, soit dit en passant, la forme néolibérale est sans doute la plus aboutie).

Rares, ces reportages ou articles présentent généralement l’alternative écologique sur le registre de l’exotisme ou de l’expérience originale et sympathique. Ainsi, le 17 septembre 2007 sur France 2, David Pujadas annonce un reportage visant non pas à présenter les arguments et motivations politiques de ces «  militants de l’environnement [qui] poussent leur conviction jusqu’au bout  », mais à se demander s’il s’agit d’une « nouvelle utopie ou [d’une] tendance profonde  », la réponse étant contenue dans la question. Ce type de traitement – qui confine ces pratiques et organisations alternatives à des singularités atypiques dépourvues de toute réflexion cohérente et consistante – a pour effet de rendre leur démultiplication impensable. En creux, cela revient à affirmer que le modèle capitaliste est indépassable, d’autant que le jeu se jouerait désormais à l’échelle de la planète.

Cette médiatisation condescendante des alternatives au capitalisme est également un symptôme de la difficulté des professionnels de l’information à élargir l’horizon du pensable au-delà des remparts du capital et de la forteresse des profits. Car la disqualification implici-tement contenue dans la façon dont ils dépeignent ces autres modes d’organisation sociale n’est pas intentionnelle. Et c’est en cela qu’elle est d’autant plus solide dans la mesure où elle est le fruit de dispositions solidement arrimées, lesquelles sont de plus en plus souvent renforcées au cours de la formation de ces journalistes. Ces derniers sont en effet toujours plus nombreux à passer par le lissage des écoles de journalisme où la « culture » qui est valorisée, aussi générale soit-elle, ne s’acoquine que très occasionnellement avec des courants de pensée alternatifs.

Quête de légitimité et subordination aux sources officielles En matière environnementale, l’univers intellectuel des journalistes est principalement constitué d’ouvrages dits d’expertise. Écrits par des scientifiques ou des ingénieurs, ces textes ne sont pas destinés à expliciter les causes politiques et économiques des problèmes environnementaux. Et lorsqu’ils sont le fait d’économistes, leurs propos et propositions ont plus souvent pour postulat l’irréductibilité du système capitaliste que son possible dépassement par une autre matrice sociale [3].

Le conformisme médiatique ambiant n’est donc pas le fait du seul champ journalistique. Il se façonne avant tout à travers un ensemble de relations au sein duquel l’accès à la dignité suppose de ne pas contester imprudemment un modèle qui permettrait au plus grand nombre d’accéder au confort, au bonheur ou à une espérance de vie plus longue.

Tout se passe en effet comme si le capitalisme était le seul régime capable d’améliorer le bien-être général dont les critères gagneraient d’ailleurs à être explicités dans tous leurs tenants et aboutissants. En effet, ce qui est présenté comme un progrès au service du bonheur de tou-te-s implique parfois le malheur de beaucoup (cf. encore les polémiques récentes à propos des ouvriers bangladais), peut engendrer des nuisances environnementales à moyen ou long terme pas toujours bien anticipées (que l’on songe ici à l’amiante ou aux antennes relais) et, dans les faits, ne profite bien souvent qu’à une minorité (cf. par exemple les coûts du TGV qui rend ce mode de transport souvent inaccessible pour les membres des classes inférieures voire moyennes). Reste qu’aller contre le sens de ce courant idéologique, c’est – pour un journaliste – prendre le risque de se discréditer tant auprès des sources officielles qu’auprès de ses confrères.

Les sources autorisées faisant toujours autorité, un article ou un reportage sur une actualité environnementale a d’autant plus de chances d’être valorisé au sein d’une rédaction qu’il s’appuie sur des sources officielles – ministère, agences, collectivités ou experts d’État (sur le poids des sources autorisées dans la fabrique de l’information, nous renvoyons aux travaux d’Aeron Davis [4]). Avec les scientifiques, ce sont bien ces acteurs que l’on rencontre le plus souvent dans les productions journalistiques traitant d’environnement. Or il est peu probable qu’un journaliste donnant la parole à un représentant de l’État, lequel (en l’état actuel des choses) est par définition un promoteur du « capitalisme vert », en vienne, dans le même texte, à exposer un point de vue dénonçant les « limythes » de la « croissance verte » ou de « l’ingénierie écologique » pour suggérer de questionner la viabilité environnementale du capitalisme. Sommés d’entretenir de bonnes relations avec les sources officielles, les journalistes se trouvent cantonnés à ce qui est dicible du point de vue des acteurs dominants. En d’autres termes, ils ne peuvent pas vraiment médiatiser des points de vue que ceux-ci jugeraient inconcevables.

Ces logiques de censures invisibles sont sans doute particulièrement prégnantes en matière d’écologie dans la mesure où la préoccupation environnementale a fait l’objet de stigmates ayant pu freiner sa légitimation. Il y a encore quelques années, le journaliste soucieux d’environnement était associé tantôt au romantique ami des bêtes, tantôt à l’utopiste barbu ayant erré sur les causses du Larzac. Pour gagner en reconnaissance, les journalistes en charge des dossiers environnementaux ont donc dû défaire cette réputation. Pour cela, ils se sont justement appuyés sur ces sources officielles, lesquelles souffraient également d’un manque de crédit symbolique.

Cet anoblissement de l’écologie – qui s’est précipité à la fin des années 1990 – s’est accompagné d’un gommage des critiques politiques découlant des diagnostics annonçant la dégradation profonde et rapide de la planète. Pour devenir médiatique, pour devenir un objet de gouvernement majeur, la cause écologique a ainsi dû abandonner une de ses principales ambitions idéologiques, celle consistant à montrer pourquoi le capitalisme est une réalité insoutenable, une réalité à dépasser, une réalité redevenue utopie.

Des postures journalistiques en voie d’extinction La mise en conformité de l’écologie avec les cadres de pensée légitimes dans les champs politique et médiatique ne fait toutefois pas consensus au sein des professionnels des médias. Elle est surtout le fait de journalistes qui sont arrivés sur cette spécialité moins par conviction que parce qu’on leur a proposé. Ces nouveaux entrants dans le journalisme environ- nemental se révèlent moins sensibles aux enjeux politiques de l’écologie que les journalistes ayant délibérément choisi de couvrir ce domaine, mais plus soucieux qu’eux de faire valoir leur spécialisation. Ce faisant, ils se détournent des sources militantes et donc des conceptions non-marchandes du monde portées par ces acteurs.

Cela n’empêche bien entendu pas ces journalistes de médiatiser, ça et là, des réalités inacceptables du point de vue environnemental. L’article intitulé « La vie gâchée des objets » et publié dans l’édition du 28 octobre 2012 de Libération offre un bon exemple de dénonciation médiatique des dérives du capitalisme. La journaliste s’indigne des principes de l’obsolescence programmée en reprenant notamment des cas étudiés dans le documentaire « Prêt à jeter » [5]. Elle en vient ainsi à plaider pour un retour à un bon sens qui serait désormais en perdition : « Et, soyons fous, pourquoi ne pas concevoir dès le départ des articles durables ? ».

Mais le bon sens écologique ne semble pas, ici comme ailleurs, être en mesure de rivaliser avec le bon sens économique. Plutôt qu’un encouragement à lutter pour imposer ce qui semble aller de soi étant donné l’état de la planète, l’article prend une toute autre position. Son auteure préfère rappeler le lecteur à l’ordre politico-économique des organisations supranationales et des groupes de pression, le tout mâtiné d’une pointe de moralisation à l’égard des excès consuméristes : « Le combat contre l’obsolescence programmée, moteur du redressement productif cher à Montebourg ? Voilà qui serait révolutionnaire. Mais rien ne pourra se faire sans le concours de Bruxelles, où la Commission européenne explore des pistes (comme le chargeur de portable universel) en se heurtant au lobbying des fabricants. Ni sans celui des consommateurs. À quand la fin des adorations nocturnes devant les Apple Stores à chaque nouvel accouchement d’un objet mort-né ? »

La censure n’est jamais totale et les points de vue critiques ne sont pas totalement absents des médias généralistes. Il faut toutefois se méfier de ces coups d’éclat dénonciateurs dont le caractère occasionnel a plus pour effet de désamorcer la critique que d’amorcer une nouvelle vision des rapports entre le capitalisme et la protection de l’environnement. Loin de s’inscrire dans des rubriques pouvant garantir une visibilité régulière aux opinions contestant le cadre capitaliste, les articles et reportages relayant épisodiquement ces visions ont vraisemblablement pour conséquence d’apaiser les mécontentements – en leur offrant de temps à autre une tribune pouvant jouer un rôle cathartique – tout en maintenant, du fait de cette non routinisation, les alternatives aux marges de ce qui est (« sérieusement ») envisageable.

Cette logique du « on ne peut pas ne pas en parler, il faut donc en parler mais pas trop » contribue aux mécanismes d’ « endogé- néisation d’une partie de la critique » (Boltanski, Chiapello, 1999, p. 69), qui permettent aux logiques capitalistes d’évoluer sans cesse en contournant, en désarmant, voire en intégrant la contestation.

Face à l’arrivée de journalistes séduits par le « capitalisme vert » ainsi qu’à la folklorisation des alternatives aux logiques marchandes, les postures (i.e. des attitudes régulières) mettant à distance la doxa capitaliste deviennent bien rares dans les médias généralistes. Elles n’ont toutefois pas entièrement disparu. Hervé Kempf, diplômé de l’IEP de Paris dans les années 1980 et co-fondateur en 1989 du mensuel Reporterre, représente aujourd’hui une espèce certes en voie d’extinction [6] dans le champ médiatique mais qui continue d’alimenter la diversité des opinions et le pluralisme de l’information.

Journaliste environnement au Monde depuis 1998, il parvient à exprimer des positions contestant l’impérialisme des hérauts du marché. Si, pour défendre ses opinions, il privilégie la publication d’essais [7], il lui arrive aussi d’exposer ses points de vue dans son journal comme avec cette chronique de l’édition du Monde du 1er mars 2010 intitulée « L’imposture croissanciste ». Hervé Kempf y invite ses lecteurs à douter des discours faisant de la croissance économique l’objectif ultime de toute action politique.

Plus, il en pointe deux mirages pour mieux rappeler l’urgence de ne plus faire passer l’écologie après l’économie : « La croyance dans les bienfaits de la croissance est-elle un dogme ? Je laisse ce point à la sagacité des lecteurs. En tant qu’objecteur de croissance, notons que deux illusions animent les croissancistes […] Eh oui : on créera plus d’emplois en accordant plus d’importance à l’écologie. Encore faut-il reconnaître la gravité du changement climatique et la crise écologique. »

S’ils pèsent peu numériquement, les journalistes qui comme M. Kempf s’affranchissent de la doxa capitaliste ont en revanche un poids symbolique qui n’est pas négligeable. Par les sources ou références qu’ils mobilisent et donc par l’orientation qu’ils donnent à leurs productions, ces journalistes rappellent que d’autres points de vue existent et méritent d’être considérés avec sérieux. Ils montrent qu’un autre journalisme est possible.

Les faux semblants de l’objectivité journalistique Cette autre manière de concevoir la production de l’information se caractérise par le souci de ne jamais cesser d’interroger un système de croyances dominant, en l’occurrence le capitalisme. Ce refus de considérer comme définitive cette idéologie relève d’une préoccupation éthique consistant à ne pas se satisfaire du prêt-à-penser déversé par les intellectuels organiques du néolibéralisme. Une telle posture vient ainsi signaler en creux les faux semblants de l’objectivité dont se targuent la plupart des journalistes.

Car peut-on être objectif tout en étant pensé par l’esprit du capitalisme, ou pour le dire autrement, tout en proposant des analyses encastrées dans le dogme de la concurrence libre et non faussée ? De même que pour penser l’État, il faut s’affranchir de la pensée d’État [8], pour comprendre les sociétés capitalistes le plus objectivement possible, ne faut-il pas se défaire des catégories d’analyse et modes de raisonnement capitalistes ?

À bien des égards, ne pas remettre en cause l’esprit du capitalisme, c’est le considérer pour acquis et donc prendre parti en sa faveur. Lorsqu’un journaliste fait valoir, conformément à sa culture professionnelle, son objectivité – parce qu’il croise ses sources, vérifie son information et rend visible des points de vue divergents – il convient donc de lui demander s’il serait prêt à détacher l’actualité de l’arrière-plan capitaliste auquel elle est quasi systématiquement adossée. Si la réponse est négative, il y a tout lieu d’être perplexe quant à son objectivité.

Ce que révèle la médiatisation des enjeux environnementaux, c’est donc surtout la dépendance des professionnels de l’information à la doxa capitaliste. Or cet attachement ne leur permet pas d’aborder objectivement les problèmes qu’ils rendent visibles. S’ils veulent être le « contre-pouvoir » qu’ils prétendent constituer, alors les journalistes ne doivent-ils pas avoir le courage de questionner leurs convictions les plus profondes, celles qui les empêchent de voir que d’autres visions du monde existent en dehors de l’étroit moule capitaliste ? N’est-ce pas à ce prix qu’ils pourront penser autrement les causes des problèmes en général et de la destruction de la nature en particulier ?  Jean-Baptiste Comby, le 16 septembre 2013

http://www.acrimed.org/article4136.html

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15 septembre 2013 ~ 0 Commentaire

Un tracto-vélo contre l’aéroport de Notre Dame des Landes (FR3)

Un tracto-vélo contre l'aéroport de Notre Dame des Landes (FR3) dans Ecologie & climat bicycletteaumont-300x213

Un tracto-vélo était organisé ce matin par les opposants à l’aéroport de Notre Dame des Landes.

Les différents cortèges ont convergé vers Matignon… une commune des Côtes d’Armor. Le tracto-vélo est un cortège réunissant tracteurs et vélos dans un objectif commun : protester contre la construction d’un aéroport sur la commune de Notre Dame des Landes (44). Le termer tracto-vélo a même sa définition dans Wikipédia ! Ce matin, à partir de 9h30, plusieurs cortèges de sont élancés depuis Saint-Brieuc, Lamballe et Plancoët pour rallier Matignon, une commune des Côtes d’Armor. Un choix qui ne doit rien au hasard : Jean-Marc Ayrault, le premier ministre, est le plus fervent défenseur de l’aéroport de Notre Dame des Landes. Par Antonin Billet Publié le 14/09/2013 | 16:46, mis à jour le 14/09/2013 | 19:01

http://bretagne.france3.fr/2013/09/14/un-tracto-velo-contre-l-aeroport-de-notre-dame-des-landes-318445.html

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15 septembre 2013 ~ 0 Commentaire

Le Japon arrête son seul réacteur nucléaire en service (OF)

Le Japon arrête son seul réacteur nucléaire en service (OF) dans Ecologie & climat nukleaire

Une compagnie d’électricité de l’ouest du Japon doit arrêter ce dimanche soir pour maintenance le seul réacteur encore en service dans l’archipel, lequel sera de nouveau totalement privé d’énergie nucléaire pendant plusieurs mois.

Le réacteur numéro 4 de la centrale d’Ohi (ou Oi) devrait être totalement stoppé lundi matin. Toutes les centrales nippones avaient progres- sivement été mises hors service par précaution à la suite de l’accident de Fukushima causé par le séisme et le tsunami du 11 mars 2011 dans le nord-est du Japon. Le gouvernement avait cependant autorisé depuis la remise en exploitation des réacteurs 3 et 4 d’Ohi.

Les consommateurs invités à faire des économies Aujourd’hui, ces réacteurs doivent obligatoirement être arrêtés pour une session de maintenance qui durera plusieurs mois.Dimanche, le Japon se retrouvera donc de nouveau totalement privé d’énergie nucléaire malgré un parc de 50 unités.

L’alimentation électrique du pays proviendra des centrales thermiques qui tourneront à plein régime. Les consommateurs sont également priés de faire des économies. Si le gouvernement de droite de Shinzo Abe est pour sa part favorable à la réactivation des réacteurs du pays, il assure qu’il se conformera à l’avis de l’autorité nucléaire du pays, statutairement indépendante.

Un typhon très menaçant Les Japonais sont par ailleurs très inquiets car le puissant typhon Man-yi avançait dimanche vers l’archipel obligeant les météorologues à lancer des mises en garde contre les pluies torrentielles, les inondations et les vents forts. La tempête risque de balayer lundi la région de Fukushima. Énergies dimanche 15 septembre 2013

http://www.ouest-france.fr/actu/actuDet_-Le-Japon-arrete-son-seul-reacteur-nucleaire-en-service-_55257-2228881_actu.Htm

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13 septembre 2013 ~ 0 Commentaire

Un salarié sur dix est quotidiennement exposé à des cancérogènes (Bastamag)

Un salarié sur dix est quotidiennement exposé à des cancérogènes (Bastamag) dans Ecologie & climat images

En France, 10% des salariés, soit 2, 2 millions de personnes, sont exposés quotidiennement à au moins un produit chimique cancérogène. Les plus vulnérables sont les ouvriers, les jeunes et les travailleurs précaires. Ces conclusions sont issues d’une longue enquête de terrain réalisée en 2009 et 2010 auprès de 48 000 salariés, représentatifs de l’ensemble des secteurs et des classes d’âge, et de 2 400 médecins du travail, par la Direction générale du travail la Direction de l’animation de la recherche, des études et des statistiques (Dares) [1]. Les résultats de l’enquête viennent d’être publiés par le ministère de l’Emploi.

Parmi les secteurs les plus concernés : le BTP (bâtiments et travaux publics), avec 32 % des travailleurs exposés. La silice cristalline (indispensable pour couler bétons, mortiers et ciments…), les poussières de bois, les gaz d’échappement diesel ou encore le gou- dron sont les principaux produits incriminés. Dans le secteur de la maintenance (où l’on s’occupe de mécanique, d’électricité ou d’électro- nique), 43 % des salariés sont exposés aux huiles minérales entières (issue de la distillation et du raffinage des pétroles bruts, elles servent notamment de lubrifiants), aux gaz d’échappement diesel et aux fibres céramiques réfractaires, utilisées en particulier pour remplacer l’amiante.

Apprentis et stagiaires principalement concernés Si, globalement, les expositions aux cancérogènes ont tendance à baisser depuis 2003, elles demeurent importantes. En 2010, 676 300 travailleurs sont exposés au gaz d’échappement diesel. Et 70 900 salariés demeurent en contact avec l’amiante, dont l’usage est interdit depuis plus d’une décennie. Les banques et assurances, ainsi que l’informatique et les télécommunications, sont les deux secteurs les moins dangereux en terme d’exposition.

Surtout, les ouvriers, qui ne constituent en France que 29 % de l’ensemble des salariés, représentent environ 70 % des travailleurs exposés ! Et les jeunes sont particulièrement concernés. 16 % des moins de 25 ans sont exposés, contre 7% des plus de 50 ans. Chez les apprentis et stagiaires, le pourcentage d’exposition grimpe même à 24% ! Les entreprises les envoient plus volontiers passer le balai ou dégraisser des pièces, deux activités à haut risque. Apprentis et stagiaires sont d’ailleurs les seuls à n’être pas concernés par la baisse des taux d’exposition aux cancérogènes constatée entre 2003 et 2010. Période pendant laquelle l’exposition générales des salariés a diminué de trois points. Grâce à la mise en place de systèmes de protection (ventilation des ateliers et ou équipements individuels de protection respi- ratoire, cutanée ou oculaire) ou via la substitution de molécules dangereuses par d’autres produits.

Lacunes dans les protections collectives Les jeunes ouvriers risquent ainsi d’être victimes d’une double peine. Davantage exposés à des pénibilités et des produits dangereux, ils devront également cotiser, donc travailler, plus longtemps pour accéder à la retraite. Alors même que leur espérance de vie sans incapacité sera réduite. « Cette forte exposition des plus jeunes est un élément majeur à prendre en compte afin d’améliorer la prévention dès le début de la carrière du salarié et préserver sa santé tout au long de son activité professionnelle », souligne la Dares.

Pour espérer être protégé, mieux vaut travailler dans une grosse entreprise que dans une PME de taille modeste. « Dans les petits établissements, il n’existe pas de protection collective pour 44 % des situations d’exposition à un produit chimique cancérogène, contre 25 % dans les très grands établissements », relève le document du ministère. Qui souligne aussi qu’il reste beaucoup à faire dans ce domaine. 57 % des salariés du BTP exposés à au moins un produit chimique cancérogène n’ont aucune protection collective. Dans la maintenance, ils sont près de 40%. Quant aux protections individuelles (protection respiratoire, cutanée, oculaire), impossible, quand il y en a, de savoir si elles sont adaptées, ou même simplement utilisées. Par Nolwenn Weiler (13 septembre 2013)

Notes [1] Dans le cadre de l’enquête Surveillance médicale des expositions aux risques professionnels (Sumer). Voir notre article sur la dernière enquête Sumer.

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http://www.bastamag.net/article3252.html

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12 septembre 2013 ~ 0 Commentaire

De la Bretagne au Limousin, les compagnies minières débarquent en France (Bastamag)

De la Bretagne au Limousin, les compagnies minières débarquent en France (Bastamag) dans Ecologie & climat herosoumartyrsaffichedepropagande-5f7c7

Cela s’apparenterait presque à une ruée vers l’or. Des dizaines de demandes de permis ont été déposées par plusieurs compagnies à capitaux australiens, singapouriens ou égyptiens pour explorer le sous-sol hexagonal et ses métaux. Une première vague de prospections a été autorisée dans la Sarthe. La fièvre des matières premières gagne d’autres régions, sans que l’on sache si les citoyens seront consultés et les activités minières strictement encadrées, au vu des pollutions passées.

La dernière grande mine d’or, celle de Salsigne dans la Montagne Noire, au nord de Carcassonne, a fermé en 2004. La même année que la dernière mine de charbon des houillères de Lorraine, celle de La Houve. Les foreuses se sont tues. L’obscurité a gagné les galeries. Les dernières cages sont remontées des puits. La page de l’histoire minière du pays s’est-elle définitivement tournée ? Dix ans plus tard, géologues et compagnies minières s’intéressent à nouveau au sous-sol hexagonal. Et pas seulement pour les gaz ou huiles de schiste. Il reste bien quelques mines sur le territoire français, mais loin de la métropole : en Guyane pour l’or, en Nouvelle-Calédonie pour le nickel. Eramet, la dernière grande compagnie minière française, et 7ème producteur mondial de nickel, mise désormais sur les gisements indonésiens avec son projet de mine géante de Weda Bay. Tout cela est bien lointain, la déforestation et les risques de pollutions qui accompagnent les activités extractives également.

Investisseurs australiens, singapouriens et égyptiens Mais les habitants de la Sarthe, de la Creuse ou des Côtes d’Armor vont devoir bientôt s’intéresser à ce qui se passe au Pérou ou en Zambie. S’ils veulent éviter d’être victimes de pratiques similaires. Car la fièvre minière est de retour en France, dopée par la perspective de produire des métaux et de l’or « made in France ». Arnaud Montebourg, ministre du Redres- sement productif, a autorisé le 28 juin dernier la société Variscan Mines à prospecter dans la Sarthe et la Mayenne. Le « permis exclusif de recherche minière », dit de « Tennie », concerne 17 communes et s’étend sur 205 km². Cela faisait plus de 30 ans qu’aucun permis de prospecter n’avait été délivré en métropole.

Variscan Mines ? C’est une entreprise basée à Orléans, fondée par deux anciens membres du Bureau de recherches géologiques et minières (BRGM), et financée par des capitaux australiens (dont une filiale de la banque HSBC), néo-zélandais, et des fonds d’investissements basés à Singapour (un paradis fiscal). Elle prévoit d’investir 11 millions d’euros pour évaluer des gisements potentiels de métaux (cuivre, zinc, plomb) ainsi que les ressources en or ou en argent dans les Pays de la Loire. Variscan regarde aussi au-delà : vers la Bourgogne et la Bretagne, où la société a également identifié des gisements « potentiellement rentables » et déposé des demandes de permis similaires.

Dans la Creuse, une autre société, Cominor, sollicite elle-aussi un permis portant notamment sur la prospection d’or, de cuivre, d’argent, de zinc et d’étain. Cominor est une filiale du groupe La Mancha Resources, basé au Canada, paradis judiciaire des compagnies minières. La Man- cha a été revendue par Areva en 2012 au milliardaire égyptien Naguib Sawiris (589ème fortune mondiale). Autant dire que les habitants de la Sarthe ou de la Creuse, inquiets des conséquences environnementales de cette soudaine fièvre, auront des interlocuteurs lointains, voire inaccessibles en cas de pollutions.

Un contexte jugé favorable par les compagnies minières Pourquoi ce regain d’intérêt pour des gisements que chacun pensait épuisés par la révolution industrielle puis les Trente glorieuses ? Avec l’envolée du prix des matières premières, liée à une pénurie annoncée, des gisements de métaux délaissés deviennent désormais rentables, comme pour les hydrocarbures. C’est particulièrement vrai pour le cuivre dont la tonne s’échange actuellement au-delà de 7 000 dollars contre 1 700 dollars il y a dix ans. Mais c’est aussi le cas de l’or : devenue valeur refuge avec la crise, l’once vaut aujourd’hui 1 400 dollars, soit quatre fois plus qu’en 2003.

Cette montée des cours s’accompagne d’un contexte politique jugé favorable par les compagnies minières. Dès octobre 2012, Arnaud Montebourg a exprimé son souhait de « donner une nouvelle ambition à la France, celle de redevenir un pays dans lequel on peut exploiter des mines, comme le font de nombreux pays européens ». D’ailleurs, « le code minier est en révision… », insiste un document interne de Variscan. Traduisez : sa réforme pourrait être accommodante, surtout si, vu leur convergence d’intérêts pour « un renouveau minier », des majors comme Total ou GDF Suez aux « juniors » comme Variscan ou Cominor, font valoir efficacement leur point de vue (lire aussi notre enquête sur le lobbying en faveur des gaz de schiste).

Greenwashing minier L’industrie ne manque pas d’arguments. Non seulement l’activité minière créera des emplois, promet-on, mais la mine de demain sera « verte », consommera sa propre « énergie positive » grâce à la géothermie, et sera capable de « produire propre » tout en extrayant des « métaux HQE » (Haute qualité environnementale), indique la « stratégie d’exploration minière en France au 21ème siècle », présentée par Variscan à l’Ecole supérieure des mines de Paris début 2012. Selon son ardent défenseur au gouvernement, Arnaud Montebourg, l’activité minière constitue une « source importante d’investissements, d’activités, et d’emplois non délocalisables en France ».

Dans la Sarthe, si la prospection se révèle fructueuse, 150 emplois de mineurs seront créés ainsi que 500 emplois induits (plombiers, électriciens…) d’ici cinq ans, avance le prospecteur. Des embauches qui ne seront pas forcément locales au vu des compétences demandées, nuance le collectif Aldeah (Alternatives au développement extractiviste et anthropocentré). Cette nouvelle activité risque aussi « de détruire les emplois préexistants dans les secteurs directement affectés par les impacts environnementaux », comme l’agriculture ou le tourisme. Promesses de création d’emplois et de minerais « verts » suffiront-elles à convaincre ? L’activité minière du siècle dernier a laissé des traces qui semblent indélébiles. Les habitants de Tennie, au cœur de la zone explorée, se sont mobilisés le 21 juillet contre la crainte que l’histoire ne se répète (voir la vidéo). Ils se souviennent du « gros sac poubelle de cyanure laissé après l’extraction de l’or à Rouez ». Entre 1989 et 1992, Elf Aquitaine, absorbée ensuite par le groupe Total, a exploité des gisements d’or et d’argent à Rouez-en-Champagne, laissant derrière elle quelques 300 000 m3 de terre gorgée de cyanure.

Cyanure, arsenic et trou financier Dans le Limousin, à une vingtaine de kilomètres du site que Cominor souhaite prospecter, se situe l’ancienne mine d’or du Châtelet, exploitée jusqu’en 1955. Selon l’Usine Nouvelle, « plus de 500 000 tonnes de déchets issus du traitement du minerai et stockés à l’air libre sont pollués à l’arsenic et, ce, au cœur d’une zone Natura 2000. A chaque orage, les eaux de ruissellement chargées en arsenic se déversent dans la Tardes, la rivière en contrebas ». Les riverains ont dû mener une longue bataille et l’État débourser près de 4,5 millions d’euros d’argent public pour que le site soit dépollué un demi-siècle plus tard.

La mine d’or de Salsigne, dans l’Aude, a elle-aussi laissé une plaie écologique béante et un profond trou financier. Après divers changements de propriétaires, et une tentative de sauvetage public qui a coûté 76 millions d’euros au contribuable, l’ensemble des opérateurs du site sont mis en liquidation judiciaire. Reste à dépolluer et à réhabiliter car, encore aujourd’hui, l’ancienne mine rejette chaque année 3 650 kg d’arsenic dans la rivière Orbiel [1]. Coût de la facture écologique : près de 50 millions d’euros pour dépolluer et réhabiliter le site, selon les calculs de la Cour des comptes en 2004. Principalement payé par l’État, via l’Ademe, alors que le dernier exploitant de Salsigne était une filiale de compagnies minières… australiennes.

Le souvenir de Salsigne ne semble pas émouvoir les représentants de l’État. En Limousin, l’Agence régionale de Santé, les services du patrimoine, la direction régionale de l’environnement, le Conseil général de l’Environnement ou le Préfet ont tous donné « une suite favorable » [2] à la demande de permis dit de « Villeranges » déposé par Cominor. Et ce, malgré « l’existence d’un double site Natura 2000 » et « des enjeux majeurs pour la biodiversité ». Quant à la consultation du public, elle a bien eu lieu… en plein été ! Les citoyens étaient invités à adresser leurs observations par mail ou courrier postal entre le 24 juillet et le 4 septembre. « Il ne s’agit pas d’obtenir l’approbation de la population, mais tout au plus de connaître son opinion », déplore l’Aldeah qui voit là « un profond mépris pour la démocratie ». Arnaud Montebourg a déjà été interpellé en mars 2013 par Françoise Dubois, députée socialiste de la Sarthe, sur la nécessité d’une plus grande « transparence dans l’octroi des permis miniers ».

La ruée vers l’or gagne l’Europe La France n’est pas le seul pays européen concerné par cette nouvelle ruée vers l’or. La Grèce pourrait devenir d’ici deux ans le premier producteur d’or en Europe. Des « juniors » canadienne et australienne, Eldorado Gold et Glory Resources, creusent quatre mines dans le nord de la Grèce. En Espagne, c’est l’une des plus grandes mines européennes de cuivre à ciel ouvert qui devrait redémarrer dans un an, au cœur de l’Andalousie. Son nouveau propriétaire, le producteur canadien Emed Mining, prévoit d’extraire 37 000 tonnes de concentrés de cuivre. Soit le double de la production du pays au premier trimestre 2012.

En Roumanie, la société canadienne Gabriel Resources envisage d’exploiter le site de Rosia Montana en Transylvanie, qui renfermerait le troisième gisement d’or au monde. Mais sa mise en œuvre implique la destruction de quatre villages, avec 1 500 hectares et quatre montagnes à excaver. 15 000 Roumains sont descendus dans la rue le 9 septembre pour s’opposer au projet minier qui prévoit l’utilisation de grandes quantités de cyanure. Une mobilisation qui fait écho à celle menée au Pérou contre le projet Conga, une immense mine d’or à ciel ouvert (lire notre reportage).

Ce renouveau minier, malgré les toutes récentes références au « développement durable » affichées par les opérateurs, semble difficilement conciliable avec la transition écologique. « Extraire de l’or, c’est de la folie : des centaines de litres d’eau à la seconde avec l’utilisation de produits chimiques toxiques qui provoquent l’apparition d’arsenic », prévenait dans Basta ! Alain Deneault, coauteur du livre enquête Paradis sous terre. « Quant aux royalties, si tant est qu’on juge sensé de permettre certains chantiers d’exploitation, il faut les prévoir à la source, dès que le minerai est prélevé, pour que les redevances ne concernent pas que les profits », conseillait-il. L’exploitation minière est « compatible avec le respect de l’environnement », assure au contraire Arnaud Montebourg [3]. Si demain, les futures mines de métaux de la Sarthe, de la Creuse ou des Côtes d’Armor provoquent de graves pollutions, l’État sera-t-il capable de se retourner, aux côtés des citoyens et des employés, contre leurs propriétaires, qu’ils soient à Sydney, à Singapour ou à Toronto ? Par Ivan du Roy, Sophie Chapelle (12 septembre 2013)

http://www.bastamag.net/article3239.html

 

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11 septembre 2013 ~ 0 Commentaire

Notre Dame des Landes: ils manifestent pour soutenir les occupants (FR 3)

Notre Dame des Landes: ils manifestent pour soutenir les occupants (FR 3) dans Ecologie & climat affiche-zad-3-fb247

Quelques cent personnes ont manifesté (hier mardi NDB) devant le Parlement à Rennes. Ils soutiennent 18 agriculteurs, condamnés en premier instance à St Nazaire en février, à évacuer le site de Notre-Dame-des-Landes.

Depuis le 27 Janvier, Copain 44, aidé de zadistes et comités de soutien occupent la ferme de Bellevue laissée vacante la veille par l’ancien exploitant locataire. Depuis 7 mois, de nombreux chantiers ont été réalisés, permettant ainsi de « faire vivre ce lieu » : réhabilitation du four à pain, création d’une boulangerie, transformation fromagère… Poursuivis par Vinci, et jugés deux fois en février et mars pour occupation illégale, les 18 paysans et paysannes ont fait appel de leur jugement ce 10 septembre à Rennes. La décision du tribunal a été mise en délibéré au 22 octobre prochain. Une centaine de personnes ont manifesté devant le parlement de Bretagne, elles ont pique-niqué (avec des produits de la ZAD). Par Sylvaine Salliou Publié le 10/09/2013 | 15:35, mis à jour le 10/09/2013 | 15:46

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08 septembre 2013 ~ 0 Commentaire

Action des Faucheurs: alerte sur les plantes mutées, ces OGM trop discrets (Conf’)

http://assoatable.unblog.fr/files/2012/11/non_ogm.jpg

La Confédération paysanne apporte son soutien aux Faucheurs volontaires qui ont mené hier une opération d’inspection citoyenne dans les locaux de Lorca à Lemud en Moselle.

Cette coopérative vante les mérites et commercialise des variétés de colza muté tolérantes aux herbicides (VTH), sans informer les paysans de la véritable nature de ces semences. Il est temps d’admettre qu’OGM et plantes mutées ont les mêmes conséquences néfastes.

En effet, il s’agit de deux techniques qualifiées l’une et l’autre d’OGM par la législation européenne. Elles permettent toutes les deux la confiscation des semences par des brevets. Le fait que la mutagénèse ait été exclue des obligations d’autorisation, d’évaluation et d’étiquetage auxquelles sont soumis les OGM ne repose sur aucune réalité scientifique.

Les colzas mutés commercialisés par Lorca sont faits pour résister aux mêmes herbicides que les tournesols et les maïs mutés, ou que le blé, conduisant à l’accélération de l’apparition de « mauvaises herbes » tolérantes, et donc à utiliser toujours plus de produits. Ces herbicides toxiques pour l’homme et l’environnement se retrouvent dans les sols, l’eau potable et les aliments, avec les conséquences que cela peut avoir sur la santé, les pollinisateurs et l’environnement en général. Par ailleurs, les espèces proches (famille des choux et des ravenelles) risquent d’être contaminées et de devenir à leur tour des plantes brevetées.

Alors que Monsanto a annoncé qu’il ne commercialiserait plus de semences OGM en Europe (une fois le MON810 effectivement interdit), les semenciers en profitent pour disséminer discrètement ces nouvelles créations génétiques dans nos champs et nos assiettes. Nous ne pouvons croire que le ministre de l’Agriculture n’a pas connaissance des dangers de ces plantes mutées. Leur tolérance aux herbicides est contradictoire avec les objectifs de diminution des pesticides et de transition écologique auxquels il s’est engagé. Elles doivent être immédiatement interdites et retirées du marché. 03.09.2013

http://www.confederationpaysanne.fr/actu.php?id=1879&PHPSESSID=1f5a433pqt1vv066nf246tkd26

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08 septembre 2013 ~ 0 Commentaire

Nucléaire : la justice condamne EDF pour « faute inexcusable » (Jdd)

Nucléaire : la justice condamne EDF pour

EXCLUSIF – Selon nos informations, EDF a été condamné le 27 août dernier pour « faute inexcusable » dans un cas mortel de contamination par rayonnements ionisants. Le JDD a rencontré la veuve du salarié.

Le tribunal des Affaires de sécurité sociale d’Orléans a condamné EDF le 27 août pour « faute inexcusable » dans un cas mortel de contamination par rayonnements ionisants, selon le délibéré que le JDD s’est procuré. La veuve du salarié, Laure Cloix, a saisi la justice en février 2012 après le décès de son mari Jean-François Cloix, le 25 avril 2009, d’un cancer broncho-pulmonaire. L’agent EDF a effectué toute sa carrière à la centrale nucléaire de Dampierre-en–Burly (Loiret). « La maladie professionnelle dont était atteint Jean-François Cloix, ayant entraîné son décès, est la conséquence d’une faute inexcusable de la société EDF », dit le jugement de six pages, que les parties ont reçu samedi par courrier. Cette condamnation est une première pour le groupe français, qui pourrait faire jurisprudence. « Nous contestons cette analyse, pour nous, la maladie de M. Cloix n’est pas caractéristique des rayonnements ionisants », réagit Me Philippe Toison, l’avocat d’EDF. L’entreprise n’a pas encore annoncé son intention ou non de faire appel.

Selon Maître Emmanuelle Gintrac, avocate de la plaignante, « la Caisse Primaire d’Assurance Maladie du Loiret a estimé en 2010 que le cancer dont Jean-François Cloix a souffert a été provoqué par son exposition habituelle, dans le cadre professionnel, à des rayonnements ionisants ». Epouse de l’agent décédé, Laure Cloix raconte son combat dans le JDD. « Ils me l‘ont pris, je ne serai plus jamais la même », témoigne-t-elle. Camille Neveux – Le Journal du Dimanche samedi 07 septembre 2013

http://www.lejdd.fr/Societe/Justice/Actualite/Nucleaire-la-justice-condamne-EDF-pour-faute-inexcusable-627832

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08 septembre 2013 ~ 0 Commentaire

Brest. « Fukushima, 2 ans après », conférence vendredi 13 (OF)

Brest. « Fukushima, 2 ans après », conférence vendredi 13 (OF) dans Brest et région 155150d1288359299-animated-gif-thread-tumblr_laef84cfcn1qzmowao1_500 Tout va bien! Répétez après moi!

« Europe Écologie Les Verts de Brest » invitent, vendredi 13 septembre, à Brest, à une conférence intitulée « Fukushima, 2 ans après ». Elle sera animée par Janick Maigne, professeure d’université à Tokyo.

« Europe Écologie Les Verts de Brest » invitent, vendredi 13 septembre, à une conférence intitulée « Fukushima, 2 ans après ». Elle sera animée par Janick Maigne, professeure d’université à Tokyo, citoyenne française expatriée au Japon depuis 35 ans. Depuis le 11 mars 2011 et la destruction de la centrale nucléaire de Fukushima, elle a décidé de militer pour une sortie du nucléaire au Japon. Janick Maigne témoignera et débattra avec le public de la situation actuelle de la centrale nucléaire de Fukushima Daiichi, mais aussi des conséquences sanitaires au Japon et des risques sur le long terme pour l’environnement. Depuis plus de deux ans, de nombreuses questions se posent sur les conséquences de cette catastrophe dont la reprise en main semble de plus en plus difficile. La distribution de pastilles d’iode dans le quartier des Quatre Moulins a rappelé aux Brestois la présence de réacteurs nucléaires à leur porte. Vendredi 13 septembre à 20 h 30, hôtel Les Gens De Mer, 44, quai de la Douane. Nucléaire dimanche 08 septembre 2013

http://www.ouest-france.fr/actu/actuLocale_-Brest.-Fukushima-2-ans-apres-conference-vendredi-13_40771-2226682-pere-redac–29046-abd_filDMA.Htm

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