Archive | Ecologie & climat

07 mai 2013 ~ 0 Commentaire

Qui veut la peau du médecin de la centrale nucléaire ? (Rue89)

Qui veut la peau du médecin de la centrale nucléaire ? (Rue89) dans Ecologie & climat couv_hsnu-226x300

Première en France : trois entreprises portent plainte contre des médecins du travail, qui ont lié les pathologies de salariés à leurs conditions de travail.

Le médecin de la centrale nucléaire de Chinon n’est pourtant pas un débutant. Dominique Huez exerce depuis 1978 et ne compte plus ses interventions, prises de position, publications en faveur de la protection de la santé des salariés. Bref, jusqu’à présent, s’il avait dérangé, ni EDF ni aucune entreprise du Chinonais n’avaient voulu le couler. Voilà qui vient de changer. La société Orys a porté plainte contre lui devant le Conseil de l’Ordre des médecins, pour manquement à ses « obligations professionnelles et déontologiques ». Ce sous-traitant d’EDF a estimé que le médecin du travail avait outrepassé ses prérogatives en établissant que la pathologie d’un de ses salariés était liée à ses conditions de travail dans l’entreprise. Une première ? A un jour près, une plainte similaire a été déposée contre un autre médecin du travail, dans le même département, par EDF cette fois. Enfin, dans l’Ain, la même procédure a déjà abouti à un blâme, qui fait actuellement l’objet d’un appel. Ce sont les seuls cas que le Conseil national de l’Ordre des médecins recense jusqu’à présent. Les trois premiers en médecine du travail.

« J’ai fait un truc assez banal en fait »

Le 2 décembre 2011, Vincent Abergel débarque dans le cabinet médical, à la centrale de Chinon, se souvient Dominique Huez :

« Il était effondré, il pétait les plombs. Son état ne nécessitait pas d’appeler les pompiers, mais je suis intervenu en urgence parce que sa santé m’a vraiment inquiété. Quand il s’est senti mieux, je lui ai remis le certificat médical que je venais de rédiger. Ça arrivait régulièrement à Chinon. J’ai fait un truc assez banal en fait. »

Le médecin se souvient d’avoir fait parler le patient comme à son habitude. Selon lui, le salarié avait été muté à Chinon, dans un métier qui n’était pas le sien, en guise de punition : sur un chantier précédent, il avait refusé d’intervenir parce qu’il estimait que la sécurité n’y était pas assurée et, depuis, l’employeur lui faisait subir des vexations. Pour Dominique Huez, la situation l’avait amené à développer « une pathologie anxio-dépressive ». Pour la société Orys, le médecin a développé une analyse qui n’a rien de factuel : il n’a pas respecté, dans son certificat médical, les notions de « prudence » et de « circonspection », comme il est écrit dans la plainte déposée le 19 février et que Rue89 s’est procurée. Or, le patient constituait un dossier contre son employeur pour harcèlement moral et le certificat du Dr. Huez est venu s’y ajouter. La société a donc demandé au Conseil de l’Ordre de convoquer le médecin à une « conciliation et d’engager des poursuites disciplinaires à [son] encontre ». La démarche a de quoi surprendre. D’autant qu’elle ne concerne pas uniquement le Dr. Huez.

Deux autres médecins poursuivis

Depuis qu’il est en préretraite, Dominique Huez est détaché au CHRU de Tours, à la consultation hospitalière de pathologie professionnelle « souffrance au travail ». Or, dans le même service, un autre médecin du travail a été visé par une plainte similaire. Celle-ci a été rédigée par EDF le 18 février, soit un jour avant celle contre Dominique Huez. Le médecin concerné, le Dr. Bernadette Berneron, est accusé lui aussi d’avoir jugé l’entreprise. Elle avait été sollicitée par un confrère généraliste, inquiet pour une patiente secrétaire de direction au Centre national d’équipement de production d’électricité. Le généraliste avait écrit, dans un document que Rue89 s’est procuré :

« Merci de voir en consultation [cette personne], âgée de 49 ans pour angoisse, troubles de I’humeur, troubles du sommeil, en rapport avec un stress professionnel majeur depuis environ novembre 2011. »

Le Dr. Berneron avait confirmé l’analyse, dans une réponse au médecin traitant. La patiente a eu copie de cette lettre et l’a ajoutée au dossier qu’elle constitue en vue d’un procès aux prud’hommes contre son employeur. EDF juge inadmissible qu’elle ait eu accès à la missive, tout comme elle déplore le contenu du courrier. L’électricien a donc saisi à son tour le Conseil départemental de l’ordre (mais n’a pas donné suite à notre demande de précisions). Enfin, dans l’Ain, un médecin du travail de Romorantin a été poursuivi par une étude notariale, et blâmé par le Conseil de l’Ordre. Il a fait appel.

La parade des employeurs

Pourquoi ces trois procédures d’un nouveau type sont-elles déclenchées maintenant ? Pourquoi lancer aujourd’hui la chasse aux écrits des médecins du travail ? Parce que ça peut coûter cher, de plus en plus. L’employeur peut en effet, depuis 2002, être poursuivi s’il n’a pas pris les mesures nécessaires pour assurer la sécurité et protéger la santé physique et mentale des salariés. A deux reprises déjà, les conditions de travail ont été mises en cause par un tribunal, dans des cas de suicides chez Renault. Tandis que France Télécom doit toujours répondre devant le procureur de la République pour « mise en danger d’autrui et harcèlement moral du fait de méthodes de gestion de nature à porter atteinte à la santé des travailleurs ». Mais au-delà des suicides et des cas spectaculaires, cette « obligation de résultat » de l’employeur devrait mener de plus en plus de salariés à faire valoir leurs droits aux prud’hommes, estime François Desriaux, rédacteur en chef de Santé & Travail :

« Auparavant, seules les affaires de maladies professionnelles allaient en justice. Aujourd’hui, la femme de 55 ans qui n’est pas malade, mais usée par des années de travail, s’il elle est licenciée parce que déclarée inapte, comme cela arrive, peut se retourner contre son employeur qui n’a pas veillé à sa santé. »

Alors, du côté des employeurs, on cherche des parades.

Conciliation, piège à con ?

Dominique Huez a déjà prévenu qu’il risquait de ne pas se rendre à l’audience de conciliation qui a lieu mardi 7 mai avec la société Orys :

« Je suis tout à fait d’accord pour m’expliquer avec l’Ordre sur ma pratique déontologique, mais l’Ordre ne peut pas méconnaître que je ne peux pas m’exprimer devant un employeur sur le dossier médical de l’un de ses salariés. Ça m’est interdit par la loi. »

C’est son « droit le plus absolu », commente le secrétaire général de l’Ordre des médecins, Walter Vorhauer. Dans ce cas-là, direction la chambre disciplinaire de premier instance. Là, le magistrat examine la plainte et décide s’il elle recevable ou non, et s’il y a matière à sanction.

Pour Walter Vorhauer :

« Il n’est pas inintéressant de voir arriver cette affaire. C’est important de voir ce que vont dire les juges. Si une jurisprudence est établie en faveur des médecins, les entreprises vont arrêter de les poursuivre. »

Enquête 06/05/2013 à 19h07 Elsa Fayner | Journaliste

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04 mai 2013 ~ 0 Commentaire

Les centrales nucléaires à la campagne et l’argent pour EDF (Odn)

Les centrales nucléaires à la campagne et l'argent pour EDF (Odn) dans Ecologie & climat homer-simpson-nucleaire-930620_scalewidth_630-300x200

Nous avons déjà évoqué la tromperie historique des partisans de l’atome qui prétendent produire 45% de l’énergie consommée en France.

En réalité, ils utilisent un artifice (la comptabilisation en énergie dite « primaire ») qui permet de compter dans la part du nucléaire toute la chaleur perdue dans la nature. Or, ce sont pratiquement les trois-quarts de l’énergie nucléaire qui s’échappent ainsi. Résultat, malgré 58 réacteurs, le nucléaire ne couvre en réalité que 15% de la consommation française d’énergie. Et à peine 2% de la consommation mondiale d’énergie : une part infime (dont on pourrait donc facilement se passer) et… inversement proportionnelle au danger du nucléaire. Confronté à la déconfiture de sa chère (ie : ruineuse) énergie nucléaire, passée en quelques années de 17% à 9% de l’électricité mondiale, et définitivement déconsidérée par le drame de Fukushima, le Commissariat à l’énergie atomique (CEA) prétend que la France pourrait se chauffer rien qu’avec la chaleur des centrales nucléaires… à condition de la récupérer.

Mais aussi à condition de la transporter sur des dizaines voire des centaines de kilomètres, vers les grandes agglomérations car, voyez-vous, les centrales ont été construites à la campagne : c’est là qu’il y avait le moins de monde pour manifester contre la construction de ces véritables bombes.  De tout façon, on note que les dirigeants d’EDF ne sont pas du tout « chauds » à l’idée de récupérer la chaleur de leurs centrales : cela ferait concurrence au lucratif business que constitue le chauffage électrique.

Et tant pis pour les milliers de ménages ruinés par ce mode de chauffage et condamnés à la précarité énergétique.

C’est encore une preuve que EDF n’est plus un service public mais bien une mafia atomique, d’ailleurs dirigée par l’utra-libéral Proglio (sarkozyste… mais laissé en poste par Hollande, cqfd).

Article des Echos : http://bit.ly/11SA0Y3
« La chaleur nucléaire pourrait chauffer la France entière »

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04 mai 2013 ~ 0 Commentaire

Déchets nucléaires : une accumulation exponentielle… (Odn)

Déchets nucléaires : une accumulation exponentielle... (Odn) dans Ecologie & climat antinuk

Connaissez-vous « L’Autorité environnementale (Ae) du Conseil général de l’environnement et du développement durable (CGEDD) du ministère de l’Ecologie » ? Bigre, pas facile de s’y retrouver.

Le « Ministère de l’écologie » était autrefois un lieu de résistance où l’on tentait de s’opposer aux multinationales polluantes. Aujourd’hui, c’est le Ministère « de l’écologie, du développement durable, et de l’énergie », et c’est carrément lui qui fait promotion de la pollution (en particulier par le nucléaire)… tout en faisant mine de protéger l’environnement ! Toujours est-il que l’on trouve dans ce ministère une « Autorité environnementale » (AE) qui « donne des avis sur les évaluations des impacts des grands projets et programmes sur l’environnement et sur les mesures de gestion visant à éviter, atténuer ou compenser ces impacts ». Les membres de cette AE sont loin d’être des activistes de la lutte environnementale car nommés par l’Etat.

Ceci dit, on apprend que « L’AE s’inquiète du dimensionnement du centre d’entreposage de déchets radioactifs du Bugey, compte tenu d’incertitudes concernant le programme de démantèlement d’EDF et du dernier inventaire des déchets radioactifs réalisé par l’Andra. » En effet, le produit du démantèlement de 8 réacteurs dits « de première génération » (arrêtés depuis longtemps), ainsi que de Superphénix, doivent être entreposés « provisoirement » dans une installation (nommée Iceda) prévue dans le site de la centrale nucléaire du Bugey (Ain).  Mais les problèmes s’accumulent… ainsi que les déchets. La construction d’Iceda est sans cesse reportée, et la quantité de déchets concernés régulièrement réévaluée à la hausse. Finalement, c’était plus simple quand le lobby nucléaire jetait ses déchets dans les océans (cf http://bit.ly/c0SQXW ) !!

Article de Actu-environnement : http://bit.ly/11TQ1vt

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04 mai 2013 ~ 0 Commentaire

Fessenheim : après l’IRSN, l’ASN défie Hollande (qui se tait) (Odn)

Fessenheim : après l'IRSN, l'ASN défie Hollande (qui se tait) (Odn) dans Ecologie & climat fessenheim-300x159

Après l’Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire (IRSN, cf revue de presse de la semaine dernière), c’est l’Autorité de sûreté nucléaire (ASN) qui défie M. Hollande et sa promesse de fermer Fessenheim « fin 2016 ». En effet, l’ASN autorise EDF à faire fonctionner le réacteur 2 de cette centrale jusqu’en… 2022 !

Mieux (si l’on peut dire) : cette autorisation ne sera effective que si EDF met en ouvre des travaux coûteux, en particulier l’épaississement du radier (la dalle de béton sur laquelle est posée la centrale). EDF va donc se faire un plaisir de réaliser ces travaux « exigés par l’ASN » et dira ensuite : « on ne va pas fermer ces réacteurs après les avoir rénovés » !
C’est cousu de fil blanc (et radioactif), mais la promesse bidon de fermer Fessenheim est le ciment de l’accord politicien entre EELV et le PS, alors les « élites écologistes » font encore semblant d’y croire : l’essentiel est bien de rester ministre, député, sénateur, conseiller régional, non ?
Article de l’Usine nouvelle : http://bit.ly/ZRwv47
Dépêche Reuters :
http://bit.ly/18f8DYS

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04 mai 2013 ~ 0 Commentaire

La Turquie promet d’acheter un réacteur à Areva pour faire taire la France lors du centenaire du génocide arménien (2015) ! (Odn)

La Turquie promet d'acheter un réacteur à Areva pour faire taire la France lors du centenaire du génocide arménien (2015) ! (Odn) dans Ecologie & climat genocide_armenien-300x231
En annonçant la commande d’un réacteur à Areva (et son partenaire japonais Mitsubishi), les autorités turques n’ont pas rendu hommage à la prétendue « compétence » de la France  dans le nucléaire : elles ont seulement trouvé un excellent moyen de faire taire les autorités françaises dans la perspective du centenaire du génocide arménien. En effet, il est évident que cette promesse sera immédiatement annulée si les autorités françaises s’avisent de qualifier officiellement de génocide les évènements de 1915 à l’occasion des nombreuses cérémonies et débats qui vont avoir lieu jusqu’à 2015. Cette situation est d’autant plus dérisoire que, même si les autorités françaises se taisent, la centrale en question ne sera probablement jamais construite. En effet :

- la Turquie annonce régulièrement depuis 1967 qu’elle va « bientôt » construire des réacteurs nucléaires, projet systématiquement reporté.

- le réacteur prétendument « choisi » par Ankara, l’Atmea, n’existe que sur le papier : si par extraordinaire les Turcs achetaient vraiment un réacteur, ce ne serait assurément pas à Areva qui est totalement déconsidéré par le désastre du chantier de l’EPR en Finlande : quel pays voudrait vivre la même chose en commandant à Areva un réacteur jamais construit auparavant ?

Par ailleurs, on ne peut que rire – malgré la gravité du sujet – en lisant certaines déclarations assurant qu’Ankara aurait choisi Mitsubishi du fait du « savoir-faire des Japonais en terme de résistance au tremblement de terre » : la « preuve » en a été donnée à Kashiwasaki (séisme de juillet 2007) puis à Fukushima ! Une fois de plus, comme c’est par exemple le cas avec l’intervention militaire au Mali pour sécuriser les mines d’uranium du Niger, ou du fait des relations cordiales avec la Chine ou avec les dictatures d’Asie centrale (qui regorgent d’uranium), Paris fait passer la « diplomatie de l’atome » bien avant les Droits de l’Homme. Et ce pour des « succès » commerciaux qui, au final, coûtent de l’argent à la France au lieu de lui en rapporter…

http://observ.nucleaire.free.fr/turquie-areva-2015.htm

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04 mai 2013 ~ 0 Commentaire

Avec le nucléaire, on l’a dans… le cou ! (Odn)

Avec le nucléaire, on l'a dans... le cou ! (Odn) dans Ecologie & climat mp

« Centrale du Blayais : le salarié avait de la poussière radioactive dans le cou »

Loin de nous l’idée de minimiser la situation de ce salarié qui s’est retrouvé avec une poussière radioactive dans le cou. Mais c’est l’occasion de rappeler que, dans les mines d’uranium, dans les centrales et autres installations nucléaires, d’innombrables travailleurs de l’atome sont contaminés.

Et, bien pire que dans le cou, ils se retrouvent souvent avec des poussières radioactives dans les poumons (après inhalation), ce qui les mène tout droit à un cancer cinq, dix, quinze ou vingt ans plus tard. Et ils s’entendent dire : « vous prétendez que vous avez ce cancer à cause du nucléaire ? Eh bien prouvez-le ! ». L’industrie nucléaire est bien une organisation criminelle, une des pires calamités de tous les temps…
Article de Sud-Ouest : http://bit.ly/10NM53L 

Source: Observatoire du nucléaire

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03 mai 2013 ~ 0 Commentaire

Areva exporte le risque nucléaire en Turquie (Sdn)

Areva exporte le risque nucléaire en Turquie (Sdn) dans Ecologie & climat marmara

Construire une centrale nucléaire dans un pays sujet à de violents séismes ? C’est le projet d’Areva, qui va signer demain un contrat pour la construction de quatre réacteurs Atmea en Turquie.

Areva exporte le risque nucléaire en zone sismique

Selon le quotidien Nikkei, Areva et le japonais Mitsubishi Heavy Industry ont remporté un gros contrat, qui doit être signé vendredi 3 mai, pour la construction d’une centrale nucléaire à Sinop, au bord de la Mer Noire. Déjà sensiblement touchée par les retombées de l’accident de Tchernobyl [1], cette région n’est pas à l’abri du risque sismique [2]. Après avoir vendu le combustible MOX qui a fondu dans le réacteur n°3 de Fukushima et fortement contribué à la contamination au plutonium du Japon, l’entreprise française souhaite-t-elle être complice d’un nouveau désastre si un fort séisme survient en Turquie ? Cela ne semble pas inquiéter Areva, qui projette aussi de construire des réacteurs EPR en zone sismique en Inde.

Flop en série pour les réacteurs d’Areva ?

Areva propose d’ailleurs à la Turquie des réacteurs Atmea, un modèle qui n’a encore jamais été construit. Faut-il y voir une confirmation que l’EPR, trop cher, trop complexe et sujet à de nombreux défauts, fait désormais honte à Areva pour qu’elle propose à la Turquie un modèle qui n’existe que sur le papier en lieu et place du « fleuron » de l’industrie nucléaire française ?

Une impasse pour la Turquie

Il est extrêmement regrettable que la Turquie, qui dispose d’un excellent potentiel pour le développement des énergies renouvelables, ait fait le choix de recourir au nucléaire. Dangereuse et chère, cette technologie est également inefficace pour répondre aux enjeux énergétiques les plus urgents. Au regard des temps de construction de l’EPR, la Turquie doit s’attendre à voir arriver bien tard un hypothétique courant produit par les réacteurs Atmea.

Contact : Martial Chateau – 02 43 94 72 88

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30 avril 2013 ~ 0 Commentaire

Insecticides. Trois interdictions européennes (LT)

Insecticides. Trois interdictions européennes (LT) dans Ecologie & climat 3536908879-300x296

30 avril 2013

Trois insecticides mortels pour les abeilles, dont le Cruiser OSR, vont être interdits d’utilisation dans l’Union européenne pendant deux ans à compter de décembre, a annoncé hier la Commission européenne à l’issue d’un vote serré.

Quinze pays, dont la France et l’Allemagne, ont voté en faveur de cette interdiction. Huit, dont le Royaume-Uni, l’Italie et la Hongrie, ont voté contre et quatre, dont l’Irlande, présidente en exercice de l’Union, se sont abstenus. Par rapport au projet initial, la Commission a toutefois été contrainte d’accepter plusieurs modifications, notamment de différer l’interdiction du 1er juillet au 1er décembre pour les semences traitées et accepter la poursuite des tests pour rallier les suffrages de l’Allemagne.

La Commission a en revanche rejeté la demande de la Hongrie d’autoriser des dérogations nationales. Concrètement, la Commission va suspendre pendant deux ans l’utilisation de trois néonicotinoïdes présents dans des pesticides pour quatre types de cultures: le maïs, le colza, le tournesol et le coton. L’interdiction sera proportionnée, car elle ne concernera que certaines cultures et certaines périodes de l’année pendant lesquelles les abeilles sont actives.

http://www.letelegramme.com/ig/generales/france-monde/france/insecticides-trois-interdictions-europeennes-30-04-2013-2087421.php

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30 avril 2013 ~ 0 Commentaire

Fessenheim. Dix ans de plus sous conditions de travaux pour le réacteur n°2 (LT)

Fessenheim. Dix ans de plus sous conditions de travaux pour le réacteur n°2 (LT) dans Ecologie & climat fessenheim_113155604_0-300x224

29 avril 2013 à 15h50

L’Autorité de sûreté nucléaire (ASN) a autorisé lundi EDF à poursuivre, pour dix années supplémentaires, l’exploitation du réacteur numéro 2 de la centrale de Fessenheim, doyenne des centrales nucléaires françaises, à condition d’y effectuer d’importants travaux de renforcement.

Comme en 2011 pour le réacteur numéro 1 de Fessenheim, de conception identique, l’ASN impose notamment à EDF d’augmenter la résistance du radier, la dalle de béton située sous la cuve du réacteur, et la mise en place d’un système de refroidissement de secours. Sur le réacteur numéro 1, le montant des travaux est estimé à entre 30 et 40 millions d’euros. Ces deux prescriptions, qui visent à améliorer la résistance de ce second réacteur en cas d’accident grave, similaire à celui survenu en mars 2011 à Fukushima, « doivent être achevés d’ici au 31 décembre 2013 pour le réacteur numéro 2″, précise l’ASN.

Hollande avait promis une fermeture d’ici 2016


« D’une manière générale, la conception identique des deux réacteurs situés sur le même site a conduit à imposer au réacteur numéro 2 des prescriptions semblables à celles du réacteur numéro 1″, explique le communiqué. « La décision de l’ASN intègre également quelques prescriptions spécifiques au réacteur 2, liées à des écarts ou modifications ponctuels », ajoute le texte.  La sécurité des centrales françaises avait été épinglée par l’Union européenne à l’automne 2012. Fin janvier, la direction de la centrale de Fessenheim (Haut-Rhin) avait déjà indiqué s’attendre à ce que l’ASN prescrive les mêmes travaux pour les deux réacteurs et dit qu’elle les réaliserait indépendamment de la volonté annoncée du président François Hollande de fermer l’installation d’ici à la fin 2016.

Première tranche de travaux terminée fin juin


Pour le réacteur numéro 1, la direction de la centrale précise avoir investi 10 millions d’euros dans un nouveau dispositif de pompage dans la nappe phréatique, destiné à le refroidir en cas d’accident « ultime ».  Quant aux travaux de renforcement du radier, qui doivent éviter qu’en cas d’accident grave, le corium (mélange de produits radioactifs en fusion) ne perce la dalle en béton, ils sont estimés entre 20 et 30 millions d’euros par EDF. Ces travaux, entamés il y a deux semaines, doivent être achevés fin juin.

  • AFP

http://www.letelegramme.com/ig/generales/france-monde/france/fessenheim-dix-ans-de-plus-sous-conditions-de-travaux-pour-le-reacteur-n-2-29-04-2013-2087293.php

Commentaire: 30 à 40 millions d’euros et fermer en 2016,  soit c’est du gaspillage éhonté, soit une couleuvre spécial EELV!

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27 avril 2013 ~ 0 Commentaire

Tchernobyl, la mort des enfants en prime (Odn)

Tchernobyl, la mort des enfants en prime (Odn) dans Ecologie & climat poupee-tchernobyl-300x231

A la veille du 27e anniversaire de la catastrophe de Tchernobyl, survenue le 26 avril 1986, Yves Lenoir, président de l’association Enfants de Tchernobyl Belarus, montre comment la mortalité infantile s’est accrue dans les pays ayant fourni les plus gros contingents de « liquidateurs » : Russie, Ukraine, Belarus, Lettonie, Lituanie. Au total, ses calculs révèlent un excédent d’au moins 62 730 décès d’enfants avant l’âge d’un an, entre 1986 et 2012. Pendant ce temps, l’IRSN du sieur Repussard déroule sa désinformation annuelle : minimiser les conséquences, prétendre à l’incertitude, rassurer la population, protéger l’industrie de l’atome. Les enfants de Fukushima, de Tchernobyl et d’ailleurs apprécieront…

Etude publiée sur Médiapart : http://bit.ly/YU0k0D
Désinformation de l’IRSN :
http://bit.ly/ZRfmEm

Source: observatoire du nucléaire

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