Archive | Ecologie & climat

19 juin 2013 ~ 0 Commentaire

Loctudy, manifestation contre le clapage samedi (LT)

Loctudy, manifestation contre le clapage samedi (LT) dans Ecologie & climat ob_113b4468943f3f77e915f36d08660a7e_130526-stop-au-clapage

Un mois après leur opération coup de poing, les pêcheurs langoustiniers opposés aux opérations de clapage en mer des boues du port de Loctudy organisent samedi à 10 h 30 à Loctudy une manifestation pour demander l’arrêt du clapage. Au départ du port de plaisance, le cortège se rendra vers la mairie.19 juin 2013 à 06h45  Stéphane Guihéneuf

http://www.letelegramme.fr/local/finistere-sud/ouest-cornouaille/leguilvinec/loctudy/loctudy-29-manifestation-contre-le-clapage-samedi-18-06-2013-2141476.php

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17 juin 2013 ~ 0 Commentaire

Bure (55) : la mascarade doit cesser

Bure (55) : la mascarade doit cesser dans Ecologie & climat bure-stop

Le jeudi 23 mai à Bure devait se tenir la première des 14 réunions censées inaugurer un débat public relatif au projet d’enfouissement des déchets radioactifs en Meuse.

La salle était comble mais le débat n’a pas eu lieu…Nous étions présents dès 18 heures, aussi bien en dehors de la salle que dedans, bien déterminés, cha- cun à sa manière, à faire capoter cette mascarade de consultation. Le président de la Commission nationale du débat public (CNDP) n’a pas eu le temps de mentir plus de 5 minutes : des opposantEs virulentEs se sont levéEs pour manifester leur colère contre ces ­manipulateurs venus nous faire des leçons de démocratie en cherchant à nous faire oublier que 40 000 Meusiens et Haut-Marnais ont déjà dit non à ce « crime contre l’humanité ». La parole est libérée et les interventions révoltées se succèdent avant la reprise enthousiaste de slogans contre ce faux débat.

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Débat de dupes
En 2005, ils nous avaient déjà fait le coup du débat public : les opposantEs à l’enfouissement des déchets y avaient participé loyalement ; le débat avait conclu à la nécessité de leur maintien en surface. Pourtant, en 2006, le gouvernement a retenu l’enfouissement à Bure comme solution. Voilà pourquoi aujourd’hui plus de quarante associations et bien sûr le NPA – bien déterminéEs à ne pas se laisser duper à nouveau – appellent au boycott actif de l’en- semble des réunions publiques. La réunion a été d’abord suspendue puis définitivement annulée. Les hiérarques encravatés, qui ne s’attendaient mani- festement pas à ça, croyant sans doute que les 60 millions d’euros qu’ils versent chaque année pour acheter les consciences auraient anesthésié les gens, sont partis par une petite porte dérobée… Autant dire que nous avons fêté bruyamment leur départ, et gaiement nous avons pris le pouvoir sym- boliquement à la tribune en déclarant le vrai débat ouvert ! La CNDP a reporté les deux réunions suivantes, puis a tenté de désamorcer la mobilisation en invitant les associations à une table ronde. Ils annoncent même vouloir employer la force lors des prochaines réunions. Mais ils ne parviendront pas à éteindre une telle dynamique !

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Sylvie et Julia (NPA Meuse) Dimanche 16 juin 2013 Publié dans : Hebdo Tout est à nous ! 199 (13/06/13)

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15 juin 2013 ~ 0 Commentaire

François Hollande affiche son mépris du peuple japonais (SDN)

François Hollande affiche son mépris du peuple japonais (SDN) dans Ecologie & climat hollande-nuke

En visite au Japon, François Hollande vient d’annoncer sans aucune honte le renforcement du partenariat franco-japonais dans le nucléaire.

Le Réseau « Sortir du nucléaire » dénonce l’irresponsabilité de la France à accompagner la relance du nucléaire dans un pays meurtri par un quadruple accident et s’associe aux protestations des militants japonais qui dénoncent la poursuite de cette industrie mortifère.

Areva, pompier pyromane

Le groupe nucléaire français Areva a conclu vendredi 7 juin deux accords au Japon à l’occasion de la visite du président François Hollande. Le premier, signé avec la Japan Nuclear Fuel Limited (JNFL) est une déclaration de coopération qui vise à préparer le démarrage de l’activité commerciale de l’usine de retraitement de combustibles nucléaires usés de Rokkasho-Mura, dans le Nord du Japon. La construction de cette usine a démarré en 1993 et, après de très nombreux reports et de nombreux problèmes techniques, celle-ci est censée ouvrir en octobre 2013. Cet accord acte également le fait qu’Areva apportera à JNFL son expertise pour la poursuite de la construction « de l’usine japonaise de fabrication de combustible MOX, dont la technologie s’inspire de l’usine Areva de Melox en France », alors même que quasiment aucun réacteur ne fonctionne aujourd’hui au Japon et que le pays subit encore chaque jour les terribles conséquences de la catastrophe de Fukushima.

Le deuxième accord signé à l’occasion de la visite présidentielle au Japon concerne les activités de démantèlement et d’assainissement des sites radioactifs. Il a été conclu avec le groupe Atox, spécialisé dans la maintenance et les services à la filière nucléaire japonaise. Après avoir contaminé le Japon avec son Mox qui a fondu dans le réacteur 3, puis avoir décroché le marché de la « dépollution des eaux radioactives » de Fukushima, Areva se fait pompier-pyromane en décrochant un contrat sur le démantèlement et l’assainissement des sites accidentés et contaminés.

Le Réseau « Sortir du nucléaire » soutient le peuple japonais

Le Réseau « Sortir du nucléaire » se joint aux protestations des citoyens japonais contre ce nouveau partenariat franco-japonais dans le domaine du nucléaire. Solidaire du peuple japonais meurtri par la catastrophe de Fukushima, nous avons honte que notre pays soit celui qui a vendu au Japon le combustible MOX qui a fondu dans le réacteur n°3. Et nous avons doublement honte qu’Areva ait récidivé par un nouvel envoi de combustible MOX, qui doit arriver au Japon fin juin. Nous estimons inacceptable que le gouvernement français apporte son soutien aux projets de relance du nucléaire du gouvernement japonais, au mépris du peuple japonais qui veut dire adieu à cette technologie de mort. France et Japon prétendent échanger des compétences sur la « sûreté » nucléaire. Il ne s’agit que de partenariats commerciaux, basés sur la recherche du profit et sans aucune considération pour la protection des populations. Comme l’a rappelé Naoto Kan, prédécesseur de M. Abe, la seule sécurité dans le nucléaire est de ne pas avoir de centrales du tout. Nous estimons tout aussi inacceptable que la France et le Japon s’allient pour exporter le risque nucléaire à l’étranger, comme ils viennent de le faire en décrochant un contrat pour la construction de réacteurs en Turquie. En France comme au Japon, la seule solution pour protéger les populations est d’en finir avec le nucléaire !

http://groupes.sortirdunucleaire.org/partenariat-francojaponais-nucleaire

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15 juin 2013 ~ 0 Commentaire

L’herbicide le plus vendu dans le monde présent dans le corps humain (AT)

L'herbicide le plus vendu dans le monde présent dans le corps humain (AT) dans Ecologie & climat monsanto-gmo

Les Amis de la Terre France ont fait faire des analyses qui ont décelé un herbicide, le glyphosate, dans le corps des personnes testées.

Les analyses ont révélé que, sur les 10 Français qui avaient accepté de faire analyser leurs urines, 3 étaient contaminés et présentaient des traces de glyphosate dans leurs urines. Ces résultats sont en concordance avec les tests menés dans 17 autres pays européens, qui montrent que 43,9 % de tous les échantillons contiennent des traces de ce produit chimique. Tous les volontaires qui ont donné des échantillons d’urines vivent en ville et aucun d’entre eux n’a utilisé, ni manipulé des produits à base de glyphosate dans la période précédent les tests. C’est la première fois qu’un tel test de contrôle est mené en Europe pour détecter la présence de ce désherbant dans le corps humain.

Le glyphosate est l’herbicide le plus utilisé dans le monde. Il est employé par les agriculteurs, les collectivités locales et les jardiniers. Certaines plantes modifiées génétiquement (OGM), importées en Europe pour nourrir les animaux d’élevage, sont généreusement traitées au glyphosate. Le premier fabricant mondial de glyphosate est Monsanto qui le vend sous la marque « Roundup ». Bien qu’il soit couramment utilisé, les autorités gouvernementales ne contrôlent que rarement sa présence dans les denrées alimentaires ou dans l’eau. Pour Christian Berdot des Amis de la Terre France, «  Après tous les scandales sanitaires récents, découvrir maintenant un herbicide dans le corps humain ne peut qu’inquiéter. Nous sommes exposés quotidiennement à ce produit, pourtant, on ne sait pas comment il pénètre dans nos corps et peu de choses sont connues sur sa dissémination dans l’environnement ou sur ces conséquences néfastes pour notre santé. Alors que c’est l’herbicide le plus utilisé en Europe, il est scandaleux que les pouvoirs publics ne contrôlent que rarement s’il y a du glyphosate dans nos aliments et dans l’eau potable. Pourtant, quand on fait ces recherches, comme les Amis de la Terre, il s’avère que la contamination humaine est répandue. »

En Europe, les agriculteurs emploient beaucoup le glyphosate pour désherber leurs champs avant les semences ou avant la levée ainsi que dans les vignobles. Ils l’épandent aussi souvent sur les céréales, le colza, le maïs et le tournesol juste avant la moisson, pour sécher la récolte. En France, c’était la substance “phytosanitaire” la plus utilisée entre 2008 et 2011. En 2011, l’AMPA – métabolite entre autres du glyphosate – était présent dans plus de 60 % des cours d’eau français testés et le glyphosate dans plus de 30 %. En 2010, l’Agence de l’Eau de Seine-Normandie reconnaissait même que « le glyphosate était présent dans l’eau potable à des concentrations supérieures à la norme ». Actuellement, 14 OGM sont en attente d’autorisation pour être cultivés en Europe. Selon certaines études, si le feu vert est donné à ces OGM, les volumes de glyphosate utilisés en Europe pourraient augmenter de 800 %.

Christian Berdot conclut : « Il est particulièrement choquant que des entreprises comme Monsanto aient déposé des demandes d’autorisation pour cultiver en Europe des OGM tolérants au glyphosate, ce qui ne peut qu’augmenter encore les volumes de cet agro-toxique déversés sur les champs. Les Amis de la Terre demandent que les pouvoirs publics français et européens mettent enfin en place des mesures de contrôle pour protéger les citoyens et l’environnement. »Montreuil/Bruxelles le 13 juin, 2013 –

http://www.soutienfaucheursbretagne.fr/article-l-herbicide-le-plus-vendu-dans-le-monde-present-dans-le-corps-humain-118483818.html

Contact presse :
Caroline Prak, les Amis de la Terre France : 06 86 41 53 43

Pour plus d’informations, lire en anglais les résultats de la concentration en glyphosate dans l’analyse des urines des 18 pays

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15 juin 2013 ~ 0 Commentaire

Pesticides. L’Inserm appuie là où ça fait mal (LT)

Pesticides. L'Inserm appuie là où ça fait mal (LT) dans Ecologie & climat pesticides

Cancers du cerveau ou de la peau, maladie de Parkinson chez les adultes, mais aussi malformations congénitales chez les enfants : les pesticides sont bel et bien dangereux pour l’homme, selon une étude de l’Inserm publiée jeudi et rassemblant les données de nombreuses recherches entreprises depuis les années 80.empty dans Quimper et pays glazik

Le risque pour les agriculteurs et les personnes confrontées aux pesticides (ouvriers de production, chargés de l’épandage, etc.) était connu. Mais c’est l’importante prévalence de ces maladies dans des populations non agricoles mais vivant à proximité des zones d’utilisation de ces produits qui est cette fois mise en évidence par une étude collective de l’Inserm.

« Perturbations » chez des femmes enceintes
L’Inserm souligne en particulier les résultats d’une étude menée depuis 2004 sur un ensemble de 83 femmes bretonnes enceintes. Leur division en trois groupes en fonction de la proportion de cultures de céréales, grosses consommatrices de pesticides, dans leur commune de résidence, révèle des « pertur-bations métaboliques » (des anomalies) chez les plus confrontées à ces produits. Les atteintes physiques correspondant « restent à évaluer », soulignent les auteurs de l’étude, mais l’Inserm relève par ailleurs que « plusieurs études cas-témoins montrent une augmentation du risque de malformations congénitales chez les enfants de femmes vivant au voisinage d’une zone agricole ou liée aux usages domestiques de pesticides ».

« Présomption forte »
Le risque est logiquement encore plus important chez les agricultrices : « il y a une présomption forte d’un lien entre une exposition professionnelle de la femme enceinte à certains pesticides et un risque accru pour l’enfant de présenter un hypospadias (malformation génitale, NDLR) ou de développer plus tard, un cancer cérébral ou une leucémie », constate dans Le Monde la chercheuse rennaise Sylvaine Cordier. Et le risque est également présent quand c’est le père qui est exposé, selon des études internationales également citées par Le Monde et qui donnent une augmentation de 30 à plus de 50% du risque de tumeurs cérébrales chez l’enfant à naître. Autre chiffre qui fait peur, celui des tumeurs du système nerveux central : en Gironde, région viticole où l’emploi de pesticides est massif, leur incidence est trois fois supérieure à la moyenne nationale. Et elle a augmenté de 17% entre 2000 et 2007.

Le risque des mélanges
L’Inserm pointe enfin un nouveau risque, celui présenté par les mélanges de pesticides et d’autres substances contaminant l’environnement. « Ces mélanges, écrivent les chercheurs, pourraient donner lieu à des impacts sanitaires difficilement prévisibles actuellement ». Et de recommander des recherches plus approfondies, notamment sur « le lien entre pesticides et infertilité chez la femme » ou sur les substances actives dans les différentes catégories de pesticides. Ce dernier point suppose d’ailleurs d’en connaître précisément la composition, ce qui n’est pas le cas aujourd’hui pour nombre de ceux mis sur le marché, couverts par le secret industriel.

« Décisions politiques »
« Ces études doivent mener à des décisions politiques, estime dans Le Monde François Veillerette, de l’association Générations futures: vente des pesticides interdite à des utilisateurs non professionnels ou interdiction pour les collectivités publiques d’y avoir recours. »  Même si pour nombre d’entre elles, ces substances dangereuses sont déjà dans l’environnement, alors même que les produits mis en cause sont interdits depuis des années, voire des décennies. Le gouvernement, dans un communiqué commun de Marisol Touraine (Santé), Delphine Batho (Ecologie) et Stéphane Le Foll (Agriculture), a indiqué avoir « pris connaissance » de l’étude l’Inserm, et saisi l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation (Anses) « afin qu’elle évalue l’impact de ces nouvelles données sur les autorisations nationales existantes ».

Quimper Pesticides. Les désherbages interdits (LT)

« Les désherbants à proximité des points d’eau, c’est interdit ! », a rappelé, hier, Eau et Rivières à l’issue d’une récente enquête de terrain dans le bassin versant du Steïr. L’association pointe des errements… et des progrès.

Voie romaine ou secteur de Menfouest à Quimper, Quéménéven, Cast… Les photos défilent sur l’écran d’un ordinateur d’Eau et Rivières de Bretagne. Un bénévole de l’association, André Perron, montre « des fossés grillés, des zones humides traitées, des ruisseaux menacés ». Les clichés d’une campagne de terrain effectuée au printemps. « Il y a des progrès, c’est incontestable, mais on trouve encore ce genre de désherbage aux pesticides, chez des professionnels, par les collectivités comme chez des particuliers, notamment des anciens, qui veulent un jardin propre, comme ils le disent », décrit le défenseur de l’environnement.

75.000 € d’amende
Or « un arrêté préfectoral de 2008 interdit l’utilisation de tout pesticide (désherbant, insecticide, fongicide, etc.) à moins de 5 m des cours d’eau, à moins d’un mètre de la berge des fossés même à sec ou sur les avaloirs, caniveaux ou bouches d’égout », rappelle Arnaud Clugery, animateur d’Eau et Rivières de Bretagne dans le Finistère. En cas d’infraction, les contrevenants encourent jusqu’à 75.000 € d’amende et deux ans de prison. « Surtout, ce qu’ils ne réa- lisent pas ? on l’a vu lors de deux trois affaires jugées au tribunal depuis octobre 2012 ?, ce sont les effets des pesticides sur l’eau : les molécules de désher- bants comme le glyphosate mettent de six mois à un an avant de disparaître une fois le produit déversé dans un fossé par exemple. Avec la pluie, elles fini- ssent par gagner le réseau hydrographique », met-il en perspective. Depuis 2006-2007, les militants d’Eau et Rivières sensibilisent les habitants et collec- tivités du bassin versant de l’Odet à des pratiques alternatives de désherbage respectueuses de l’environnement. Comme le désherbage mécanique, le recours à des plantes couvre sol ou à des produits naturels comme les purins…

Pleuven « 0 phyto »
L’association tente de convaincre par l’échange, des animations ou en glissant de l’information dans les boîtes aux lettres. Elle s’est aussi impliquée en faveur de la charte « Jardiner au naturel », « que de plus en plus de jardineries adoptent sur le territoire », souligne André Kerdranvat, un autre bénévole. « Des professionnels y sont formés pour apporter des conseils dans le sens d’un désherbage naturel », insiste Arnaud Clugery. « Le changement culturel prend du temps. Nous croyons beaucoup à l’effet d’entraînement des collectivités locales », poursuit l’animateur d’Eau et Rivières. Dans le bassin versant de l’Odet, seule Pleuven, sur 37 communes, est « classée Zéro phyto ». « Toutes les autres communes ont au moins mis en oeuvre un plan de désherbage de niveau 1, qui protège les zones à risque », indique Anne-Sophie Blanchard, la coordinatrice du Sivalodet. « Après, elles sont plus ou moins avancées dans la démarche. Nous prévoyons d’en faire un diagnostic, suivi d’actions, dans un futur proche », envisage-t-elle.

Bruno Salaün 14 juin 2013

http://quimper.letelegramme.fr/local/finistere-sud/quimper/ville/pesticides-les-desherbages-interdits-14-06-2013-2136765.php

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14 juin 2013 ~ 0 Commentaire

Gaz de schiste : coup de force de Chevron en Pologne ( Bastamag)

Gaz de schiste : coup de force de Chevron en Pologne ( Bastamag) dans Ecologie & climat occupy_chevron-ff4fc

Le 2 juin au matin, sous la protection d’agents de sécurité, la multinationale américaine Chevron a pris possession d’une parcelle située près de Zurawlow, en Pologne, sur le permis de Grabowiec, pour installer le matériel nécessaire à l’exploration de gaz de schiste.

Les habitants des villages avoisinants se sont interposés. Une militante a été blessée par un véhicule de la compagnie et a du être hospitalisée. Depuis, plus de 150 personnes occupent le terrain visé par Chevron, réclamant son départ. Sous une grande tente installée pour l’occasion, ont pris place une cuisine collective, animée par des débats sur les dangers de la fracturation hydraulique et les stratégies pour s’opposer aux multinationales. Les camions de Chevron, prêts à revenir, seraient postés à 6 km. Chevron prétend détenir toutes les autorisations nécessaires, y compris celles du ministère de l’Envi- ronnement, pour mener ses projets sur des terrains d’une surface de 2,7 hectares. Selon les riverains, l’autorisation des études sismiques ne serait valable que jusqu’au 6 décembre 2013. Et l’autorisation de forer aurait été annulée en juin 2012. Quelques mois plus tôt, Chevron avait provisoirement renoncé à débuter des forages sur la commune de Zurawlow, après une très forte mobilisation locale qui est retracée dans le documentaire La Malédiction du gaz de schiste, récemment diffusé sur Arte et réalisé par Lech Kowalski. A nouveau présent sur place, le réalisateur s’étonne de l’entêtement de Chevron alors que deux nouveaux pétroliers nord-américains, Talisman Energy Inc. et Marathon Oil, après Exxon Mobil, viennent d’annoncer quitter le pays en raisons de recherches non fructueuses. Face au silence médiatique en Pologne et en raison de la très grande mansuétude des autorités locales et nationales envers Chevron, les opposants appellent à un vaste soutien international dans leur lutte. Les collectifs français contre les gaz et pétrole de schiste ont publié un communiqué de soutien et une pétition vient d’être mise en ligne. Selon Lech Kowalski sur Twitter, « Occupy Chevron va au-delà de la question des gaz de schiste, il s’agit de multinationales qui veulent imposer un certain mode de vie aux citoyens. Les fermiers (polonais) veulent que le monde sache cela. »

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14 juin 2013 ~ 1 Commentaire

Retrait des pesticides néonicotinoïdes : une mesure urgente ! (Bastamag)

Retrait des pesticides néonicotinoïdes : une mesure urgente ! (Bastamag) dans Ecologie & climat jardiner_autrement_visuel_agence_300_dpi-253x300

Le retrait du marché des insecticides « néonicotinoïdes », qui contribuent à la surmortalité des abeilles, risquent de prendre du temps.

En attendant, les plantes mutées, contenant un pesticide, gagnent du terrain, et les mesures mises en place par le ministère de l’Agriculture pour soutenir la filière apicole semblent bien maigres. Des membres de la Confédération paysanne critiquent « des pouvoirs plus soucieux des intérêts privés des multi-nationales de l’agrochimie et des semences que de l’intérêt général ». La proposition de suspension de 3 insecticides néonicotinoïdes présentée par la Commission Européenne arrive dans un contexte de crise importante pour la profession apicole et pour les consommateurs. Elle concerne une interdiction temporaire (sauf céréales d’hiver et betteraves) jusqu’en septembre 2015. Leur retrait du marché apparaît très tardif. Aujourd’hui, un tiers de notre nourri- ture dépend directement de l’abeille. La disparition massive des abeilles à l’échelle internationale est une alerte. L’abeille est en danger, c’est une menace pour la biodiversité, la surmortalité de l’abeille domestique (Apis mellifera) et autres papillons, bourdons et abeilles solitaires inquiète. Les molécules de la famille des néonicotinoïdes sont devenus les insecticides les plus efficaces jamais synthétisés.

La France, championne d’Europe des pesticides

De nombreuses études ont démontré la dangerosité des pesticides. La moitié des colonies en France a déjà été décimée depuis la mise sur le marché de ces produits. Cela constitue une menace de disparition pour de nombreuses espèces végétales. La France est championne d’Europe des pesticides, le troisième utilisateur mondial après les États-Unis et le Japon. Malgré le moratoire des cultures OGM, de nombreux miels d’importation en contiennent, produits avec des plantes modifiées qui n’ont fait l’objet d’aucune étude d’impact sanitaire sur l’homme et les animaux. Les plantes-pesticides (cultures de tournesol et colza de type VTH) constituent aujourd’hui une réelle menace. L’environnement téléphonique, les ondes GSM, 3G et wifi provoquent une électro-sensibilité chez l’abeille en la perturbant. Les interactions entre ces différents facteurs amplifient fortement leurs effets sur les abeilles. La combinaison des patho-logies (virus, maladies et varroa, un parasite des abeilles), des pesticides et de l’appauvrissement de leurs ressources alimentaires cause leur perte.

Des alternatives existent

Les analyses récentes traduisent des faiblesses majeures dans l’évaluation des risques et des conflits d’intérêts récurrents entre la recherche privée d’éva-luation, l’administration ministérielle (DGAL) et l’industrie chimique. Ces évaluations sont à la charge des industries qui évacuent les risques à long terme. De même, les effets cocktails ne sont pas évalués, l’abstraction des effets de synergie est récurrente, les évaluations des molécules demeurent individuelles. L’expérimentation grandeur nature en Italie de la suppression des traitements de semences avec des insecticides systémiques (néonicotinoïdes et fipronil) et les résultats obtenus (baisse de la mortalité des ruches de 37,5% à 15%, maintien des rendements de production de maïs, diminution importante des chrysomèles) nous rappelle que des alternatives existent. L’intérêt des industriels de la chimie et des tenants de l’agriculture toxique prime sur la santé des personnes exposées. Le développement technologique dont l’enrobage des semences (traitement permanent) correspond à la période de déclin des abeilles au milieu des années 1990.

Le plan de défense de l’apiculture : une illusion ?

L’Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA) a rendu en 2013 un avis scientifique très sévère sur les néonicotinoïdes (imidaclopride, clothia- nidine et thiaméthoxame) confirmant des études antérieures et conduisant à un moratoire sur le Gaucho, Cruiser, Poncho, etc. De même, la dispersion des poussières d’enrobage est constante pendant les semis malgré la présence de déflecteurs. Un groupe d’experts (Comité scientifique et technique de l’étude multifactorielle des troubles des abeilles, ou CST), composé de chercheurs d’universités et d’organismes publics de recherche (CNRS, INRA, etc.) avait déjà conclu dans son rapport en septembre 2003 que l’imidaclopride (commercialisé sous le nom Gaucho) présentait un risque inacceptable pour les abeilles sans écarter la contribution des pathogènes naturels (virus, varroa). Alors qu’attend-t-on ? Le ministre de l’Agriculture Stéphane Le Foll vient de lancer un plan de défense de l’apiculture, celui-ci vise à l’installation de 200 à 300 apiculteurs professionnels par an. Cette mesure gouvernementale crée une illusion supplémentaire (au vu de la faiblesse des moyens financiers mis en œuvre) du développement de la filière à l’heure de la mortalité importante des cheptels (-30%) et donc d’une forte précarité économique de la profession. Les races productives (buckfast) et les abeilles d’importation (Amérique sud) qui pré- sentent un prix d’achat plus faible, n’en demeurent pas moins d’une forte sensibilité pathogène et donc plus vulnérables.

Les plantes-pesticides gagnent du terrain

La lutte chimique montre ses limites. Le varroa tend à être résistant. Des traitements alternatifs contre ce parasite doivent être encouragés (thymol, acides organiques…). Les agriculteurs doivent faire évoluer leurs modes de production pour des méthodes plus respectueuses de la santé et de l’environnement par la promotion de la polyculture-élevage et des couverts hivernaux pour faire barrage à l’appauvrissement de la biodiversité lié à la monoculture. L’alternative associative offerte par Apicool propose de financer l’installation de ruches dans les fermes biologiques. Selon la commission apicole de la Confédération paysanne, « l’interdiction est insuffisante car la réglementation ne concerne pas les céréales d’hiver soit près de 85 % des céréales semées en France, environ 5 millions d’hectares traitées avec ces pesticides. Une suspension de deux ans est trop courte par rapport à la persistance très longue de ces produits dans les sols. » Aujourd’hui, les semences mutées de colza qui arrivent sur le marché vont présenter une menace supplémentaire pour les essaims. Les plantes-pesticides gagnent chaque jour un peu plus de terrain à l’échelle française. « Paysans, apiculteurs, consommateurs, nous sommes tous pris en étau par des pouvoirs plus soucieux des intérêts privés des multinationales de l’agrochimie et des semences que de l’intérêt général. » C’est le message issu de l’Appel de Poitiers pour sauver la biodiversité (juin 2012) des États généraux « Abeilles, semences et biodiversité ». Poursuivre notre engagement en demandant l’interdiction de tous les insecticides néonicotinoïdes, c’est vital !Par Rédaction (13 juin 2013) http://www.bastamag.net/article3120.html William Élie & Olivier Gervais, les Amis de la Confédération paysanne

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13 juin 2013 ~ 0 Commentaire

Nitrates. La France à nouveau condamnée par l’Europe (OF+LM))

Nitrates. La France à nouveau condamnée par l’Europe (OF+LM)) dans Ecologie & climat goutel-prefet-porc

Dans un arrêt rendu ce jeudi, la Cour de justice européenne a prononcé une nouvelle condamnation, mais sans amende, contre la France, qui n’a pas respecté ses obligations en matière de lutte contre la pollution aux nitrates.

La Cour de Luxembourg avait été saisie par la Commission européenne, qui reprochait à la France de ne pas avoir procédé à un recensement complet des zones vulnérables aux nitrates à l’occasion de la révision de ces zones en 2007.

10 zones vulnérables aux nitrates supplémentaires. Ces zones sont celles comportant des masses d’eau souterraines ou de surface affectées, ou risquant d’être affectées par des concentrations en nitrates supérieures à 50 mg/l, ou bien encore des eaux de surfaces risquant l’eutrophisation (c’est-à-dire un étouffement par les algues vertes, dû à la pollution agricole). Selon la Commission, le recensement par la France des zones vulnérables en 2007 aurait dû être complété par 10 zones supplémentaires : dans les bassins Rhin-Meuse, Loire-Bretagne, Rhône-Méditerranée-Corse et Adour-Garonne. La Cour de justice de l’Union européenne a constaté jeudi le manquement de la France, « dans la mesure où elle n’a pas pris les mesures nécessaires permettant de respecter toutes les obligations découlant de la directive nitrates ».

Délai expiré pour la mise en conformité. La Cour juge en effet qu’à la date du 28 décembre 2011 (date d’expiration du délai imparti par la Commission pour que Paris se mette en conformité avec la directive), plusieurs zones vulnérables n’avaient pas été désignées. La Cour précise que les changements intervenus par la suite ne sauraient être pris en compte. Paris n’a pas contesté le manquement, expliquant que la procédure de révision était encore en cours le 28 décembre 2011.

Pas encore de sanctions financières.  Pour l’heure, la France échappe aux sanctions qui auraient pu lui être infligées par la Cour de justice dès ce premier arrêt. En principe, dès lors qu’un manquement a été constaté par la Cour, obligation est faite de se conformer à l’arrêt dans les meilleurs délais. Si, par la suite, la Commission estime que la France ne l’a pas fait, elle pourra introduire un nouveau recours et demander des sanctions pécuniaires, qui pourraient s’élever à plusieurs dizaines de millions d’euros.

Réaction de l’association Eaux & Rivières. « Les gouvernements français ont préféré appliquer la directive a minima faisant ainsi supporter aux contribuables et aux consommateurs le milliard d’euros que coûte chaque année la pollution des eaux par les nitrates, plutôt que de faire évoluer les systèmes de production agricoles », dénonce le porte-parole de l’association Eau & Rivières, Jean-François Piquot, dans un communiqué. « Cette condamnation intervient alors que 3 jours auparavant l’assemblée nationale venait d’abandonner le projet de taxation des engrais à base d’azote minéral », souligne-t-il. Environnement jeudi 13 juin 2013

http://www.ouest-france.fr/actu/actuDet_-Nitrates.-La-France-a-nouveau-condamnee-par-l-Europe_55257-2202111_actu.Htm

L’Europe condamne la France pour ses eaux polluées aux nitrates (LM)

Le Monde.fr | 13.06.2013 à 10h29 • Mis à jour le 13.06.2013 à 12h26 Par Martine Val

La France, empêtrée dans les problèmes de pollution agricole qui contamine ses cours d’eau, vient d’être condamnée par la Cour de justice de l’Union européenne (CJUE). Cette dernière a rendu, jeudi 13 juin, un arrêt qui constate les « manquements » chroniques de Paris. Cette décision est un prélude à une possible amende de plusieurs dizaines de millions d’euros, voire à des astreintes journalières qui alourdiraient considérablement le montant réclamé.

Il s’agit de la vieille affaire des nitrates et de l’incapacité de Paris de se mettre en conformité avec une directive européenne de 1991. Ce contentieux porte précisément sur la sous-estimation des « zones vulnérables » qu’il faudrait impérativement protéger, autrement dit sur le manque d’autorité de l’Etat pour faire respecter les bassins versants dont les teneurs en nitrate dépassent déjà les 50 milligrammes par litre. La CJUE prépare en outre un deuxième rappel à l’ordre, qui devrait dénoncer d’ici à fin 2013 la frilosité des programmes pour redresser la situation dans ces mêmes zones. L’excès d’azote minéral et organique – essentiellement d’origine agricole – entraîne, une fois transformé en nitrates, l’eutrophisation des rivières et nourrit le phénomène des proliférations d’algues vertes. Le problème est plus large cette fois : les zones vulnérables concernent 55 % des surfaces agricoles selon l’état des lieux révisé fin 2012. La liste actuelle englobe 19 000 communes. Les porte-parole de l’agriculture intensive se sont récriés contre ce classement soi-disant excessif, et la FNSEA a déposé plusieurs recours devant les tribunaux. A Bruxelles, c’est la cartographie précédente, celle – peu réaliste – de 2007, qui est dénoncée comme insuffisante.

« FAIBLESSE DE LONGUE DATE »

La ministre de l’écologie Delphine Batho estime que l’arrêt de la CJUE « sanctionne une faiblesse de longue date », autrement dit le manque d’empressement de ses prédécesseurs car une délimitation plus réaliste des zones vulnérables aurait dû être faite fin 2011. « J’ai l’intention de rencontrer rapidement la Commission européenne pour présenter notre programme d’action, annonce-t-elle. Il va falloir davantage que de la bonne volonté pour convaincre Bruxelles et éviter une lourde condamnation pour manquement sur manquement. » Cette procédure-là est redoutable puisqu’elle risque d’entraîner des amendes par jour d’astreinte. Ainsi en 2007, la Commission européenne avait déjà décidé de saisir la CJUE et de suggérer une astreinte de 130 000 euros par jour pour… infractions de la France vis-à-vis de la même directive nitrates de 1991. Il était alors reproché à cette dernière ses taux démesurés de nitrates dans l’eau potable en Bretagne. Le gouvernement de l’époque s’en était sorti en plaidant beaucoup et en fermant prestement les points de captage les plus pollués. Résultat : les Bretons boivent une eau réglementaire qu’il faut aller chercher loin, tandis que leurs rivières continuent d’être chargées de pollution diffuse. Et les fonctionnaires européens ont fini par se lasser de cette inefficacité persistante. Après moult avertissements sur ses zones vulnérables incomplètes et sur la faiblesse des actions menées pour y faire diminuer les taux de nitrates, la Commission européenne a de nouveau traduit la France devant la CJUE  en février 2012. Si elle ne constate pas de progrès de la qualité de l’eau dans les prochains mois, elle sera en droit de saisir à nouveau les magistrats. L’unique suspense dans cette affaire réside dans la sévérité du montant des pénalités.

Martine Valo

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12 juin 2013 ~ 0 Commentaire

Bretagne. 42 magasins E.Leclerc ne vendront plus de pesticides (OF)

Bretagne. 42 magasins E.Leclerc ne vendront plus de pesticides (OF) dans Ecologie & climat jardiner_autrement_visuel_agence_300_dpi-253x300

Une victoire des actions anti « Round up »!

Les 42 magasins E. Leclerc de la coopérative bretonne Scarmor ne vendront plus aucun pesticide dans leurs rayons d’ici à l’automne. Une première dans la grande distribution à une telle échelle, se sont félicités mardi les initiateurs de l’opération baptisée « Zéro Phyto ».

La démarche a débuté en mars et doit aboutir progressivement à l’abandon complet d’ici l’automne de la vente de produits phytosanitaires, a expliqué à la presse Jean-Marie de Bel Air, responsable de l’opération pour la centrale d’achat coopérative.  90 produits vont progressivement disparaître. « On a décidé d’arrêter progressivement en 2013 tous les produits contenant des molécules chimiques », a indiqué M. de Bel Air, également à la tête du magasin Leclerc de Plougastel-Daoulas, près de Brest, où le rayon jardinerie ne comporte déjà plus aucun pesticide. Quelque 90 produits, représentant un chiffre d’affaires annuel pour la coopérative de 1,5 million d’euros, vont progressivement disparaître des rayons, pour être remplacés par d’autres plus respectueux de l’environnement. Consommation mardi 11 juin 2013

http://www.ouest-france.fr/region/bretagne_detail_-Bretagne.-42-magasins-E.Leclerc-ne-vendront-plus-de-pesticides_6346-2201460_actu.Htm

 

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11 juin 2013 ~ 0 Commentaire

Les emplois imaginaires de l’aéroport Notre-Dame-des-Landes (Rue89 + LT)

Les emplois imaginaires de l’aéroport Notre-Dame-des-Landes (Rue89 + LT) dans Ecologie & climat little-angel-flying-thumb3919352

Non, la compagnie Régional ne compte pas créer 200 emplois pour l’aéroport Notre-Dame-des-Landes ; une « erreur » s’est glissée dans le rapport remis au Premier ministre.

Dans un courrier, que Rue89 s’est procuré, la compagnie demande que soit rétablie la vérité des chiffres. En vain. Le 9 avril, la « commission du dialogue », formée par Jean-Marc Ayrault dans le but de calmer les esprits sur le projet d’aéroport à Notre-Dame-des-Landes, rendait son rapport [PDF]. Sa con- clusion ? Cet aéroport reste utile « en raison de la saturation inévitable de la plateforme de Nantes–Atlantique », même si ses modalités de réalisation doivent être revues. Une sorte de « oui mais » qui permet à toutes les parties d’être satisfaites, aux contestataires de continuer à occuper la « zone à défendre » sans craindre la police, et au gouvernement de gagner du temps pour ne pas perturber les élections municipales.

Un gain à l’ouverture de 400 à 500 salariés

Parmi les arguments destinés à rendre désirable ce nouvel aéroport, la croissance économique espérée par le développement du trafic aérien et les emplois qui vont avec sont en première ligne. Les rapporteurs ont écouté les prévisions avancées par Vinci, titulaire de la concession, sans même s’en rendre compte. Ainsi, page 52 du rapport, les trois auteurs écrivent :

« La croissance prévue du trafic lors de la mise en service de Notre-Dame-des-Landes pourrait entraîner la création de 200 à 300 emplois supplémentaires. » De plus, « L’installation d’une base de la compagnie Régional (filiale du groupe Air France) apporterait environ 200 emplois basés. » Il y aurait donc « un gain total de 400 à 500 salariés à l’ouverture. » Quand elle a pris connaissance de ce passage, le directrice générale de la compagnie Régionale, Martine Selezneff, est tombée des nues. Elle a pris sa plume et demandé au sous-préfet de Loire-Atlantique de supprimer ces informations erronées.

« De l’émoi chez nos collaborateurs »

(Fichier PDF) Le courrier, que Rue89 publie, est ferme et sans ambiguïté. Par téléphone, la responsable de la communication de la compagnie estime que la création du nouvel aéroport signifierait simplement « le transfert d’activité d’un point A (Nantes-Atlantique) à un point B (Notre-Dame-des-Landes) ». Et de préciser : « Cette phrase a suscité de l’émoi chez nos collaborateurs, d’autant que nous sommes en plein plan de départs volontaires avec Transform 2015. Il n’est pas question de développer l’emploi et nous n’avons aucune idée d’où sortent ces chiffres. Nous espérons vivement que cette erreur sera corrigée. » Régional est l’une des filiales d’Air France, installée à Nantes, et que la maison-mère vient de regrouper avec ses homologues au sein de HOP ! , sa com- pagnie low cost, dans le cadre de la réorganisation de ses court et moyen courriers. La commission du dialogue n’a pas donné suite à la demande de correction. Elle estime que « maintenant que le rapport est remis, il n’est pas possible de le reprendre ». L’erreur restera donc en ligne, en l’état, au risque de jeter le discrédit sur l’ensemble du rapport.

« Pas certaine de la validité des données »

D’où provient cette information erronée ? Claude Brévan, architecte de profession et l’une des trois auteurs, nous explique : « Cette information vient directement d’un e-mail adressé par le directeur du projet chez Vinci, M. Delobel, à qui je demandais, lors de l’ultime phase de rédaction du rapport, des précisions sur le nombre d’emplois prévus. Il semble s’être trop avancé en affirmant comme arrêté ce qui n’était peut-être que des pourparlers pré- liminaires. » Le directeur général de Vinci conteste avoir fourni cette information. « Nous ne pouvons nous engager à la place d’autres acteurs et n’avons pu transmettre ces données », font savoir ses services. Sur un point aussi important donc, la commission n’a pas pris le soin de aller chercher ses infor-mations à la source. Claude Brévan ne semble pas très gênée par cette approximation, même si cela biaise nécessairement la conclusion. Elle se justifie :

« La commission ne saurait être absolument certaine de la validité des données qu’elle a tenté de clarifier. Nous ne disposions pour l’essentiel que des déclarations des uns et des autres et de documents d’archives que nous avons essayé d’exploiter le mieux et le plus honnêtement possible, dans la limite du temps et des capacités d’expertise dont nous disposions. »

Heureusement que l’avenir de l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes, en projet depuis quarante ans, ne se joue pas uniquement sur l’avis de cette commission.

Sophie Caillat | Oups 11/06/2013 à 10h19 Journaliste Mis à jour le lundi 10 juin 2013 à 11h26

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