Archive | Ecologie & climat

28 juillet 2013 ~ 0 Commentaire

« Quelle écologie ? Quel socialisme ? Quelle transition ? »

Sous la forme d’un hors-série spécial de notre revue, le NPA publie un travail important de notre camarade de la LCR belge, Daniel Tanuro. En commentant de façon critique le Manifeste écosocialiste du Parti de gauche, il contribue à définir le socialisme pour lequel nous nous battons. Essentiel, dans tous les sens du terme. Prenant appui sur la référence commune au Manifeste écosocialiste international publié en 2002, Daniel Tanuro s’applique à débattre point par point avec les 18 thèses du Manifeste pour l’écosocialisme adopté en mars 2013 par le congrès du Parti de gauche.
« Pourquoi consacrer un tel travail au projet de Manifeste écosocialiste d’une formation politique particulière dans un pays particulier ? Parce que (…) le document proposé par le Parti de gauche fait pénétrer le lecteur au cœur de l’énorme, de la gigantesque, de la vertigineuse difficulté à laquelle sont inévitablement confrontéEs celles et ceux qui, en France et ailleurs, adoptent l’écosocialisme com- me cadre de réflexion : comment répondre à la fois aux besoins sociaux et aux exigences écologiques lorsque trois milliards d’êtres humains manquent de l’essentiel et que le sauvetage du climat impose de produire moins, sous peine de catastrophes irréversibles ? » La discussion se concentre autour de trois questions décisives : anticapitalisme ou antilibéralisme ? Autogestion ou pilotage par l’État ? Refondation par les luttes ou réforme institutionnelle ?

Derrière la finance, tout le système économique Sur le premier point, le manifeste du PG désigne ceux qui sont pour lui « les vrais coupables (…) : l’oligarchie financière mondialisée, les gouvernements soumis aux lobbies des multinationales sans contrôle démocratique, les idéologues de la concurrence « libre et non faussée », du capitalisme vert et du libre-échange ». Mais force est de constater que Bhopâl, Seveso, Fukushima, l’Erika, la destruction de la forêt tropicale, le scandale de l’amiante et les autres catastrophes environnementales des dernières décennies ne sont pas imputables à ces seuls responsables…, et que le réchauffement climatique global, dû principalement à l’envo- lée des émissions de gaz à effet de serre au cours des Trente Glorieuses, est le produit du fonctionnement ordinaire du capitalisme. Tout capi- talisme est nécessairement productiviste parce que la concurrence pour le profit est son seul moteur. Il n’y a pas d’espace pour un « éco- socialisme par étapes », qui commencerait par rompre avec la mondialisation néolibérale en reportant les tâches anticapitalistes à plus tard.
Surgit alors une autre discussion : pourquoi « socialisme » a-t-il si longtemps rimé uniquement avec productivisme ? Est-ce dû au projet socialiste lui-même ? Sinon, quelles mesures, quel programme pour éviter de retomber dans l’ornière ? Daniel Tanuro pointe « trois phénomènes combinés (qui) ont joué un rôle majeur : l’étatisme, la bureaucratie et le repli national ».

Articuler les ruptures sociales et écologiques Conscient de la difficulté qui « réside dans le gouffre béant entre la nécessité impérieuse d’une alternative socialiste et le niveau de conscience actuel (…) des exploitéEs et des oppriméEs », l’auteur propose de répondre à la fois aux demandes sociales et aux urgences écologiques, à travers un programme qui permette d’amorcer la rupture.

La nationalisation des secteurs de l’énergie et de la finance, sans indemnité ni rachat, est le point de départ incontournable d’un plan écosocialiste, articulant la suppression des productions inutiles ou nuisibles, la sortie du nucléaire et du tout-automobile, le passage à une agriculture paysanne, la reconversion des travailleurs et travailleuses des secteurs condamnés, le développement du secteur public, et le partage du travail entre toutes et tous sans perte de salaire… Ce programme doit mettre en perspective la formation d’un gouvernement capable de l’appliquer, aux niveaux national, européen et mondial.

Mais une telle perspective « ne doit pas servir à justifier le rabaissement du programme au-dessous du niveau permettant effectivement la rupture, de même que la nécessité d’une vaste mobilisation sociale ne doit pas servir à justifier une stratégie étapiste de réforme préalable des institutions ». Une lecture indispensable !

Christine Poupin Vendredi 26 juillet 2013 Publié dans : Hebdo Tout est à nous ! 205 (25/07/13)

Lire la suite

28 juillet 2013 ~ 0 Commentaire

Industrie automobile : “Les pays de l’UE indignés envers le gouvernement allemand” (PE)

Industrie automobile : “Les pays de l’UE indignés envers le gouvernement allemand” (PE) dans Ecologie & climat

Le gouvernement allemand, qui s’oppose à un projet de limitation des émissions de CO2 par les automobiles, cherche des alliés pour le modifier, rapporte la Süddeutsche Zeitung.

Le quotidien rappelle que Berlin a déjà obtenu, le 26 juin dernier, un report du vote de ce texte par le Conseil européen. L’Allemagne chercherait ainsi à protéger son industrie automobile, productrice de grosses berlines, qui estime insatisfaisantes les conditions prévues pour assurer la transition vers des véhicules moins polluants. Le report du vote a été vivement critiqué par certains diplomates, cités par le journal, qui soulignent que “c’est la première fois qu’un compromis conclu, négocié entre le Parlement européen, la Commission et les partenaires est ainsi remis en question”. Presseurop Süddeutsche Zeitung, 26 juillet 2013

http://www.presseurop.eu/fr/content/news-brief/4005461-les-pays-de-l-ue-indignes-envers-le-gouvernement-allemand

 

Lire la suite

26 juillet 2013 ~ 0 Commentaire

93% des cours d’eau français contaminés par les pesticides (LE)

93% des cours d’eau français contaminés par les pesticides (LE) dans Ecologie & climat danger_pesticides_0

Pour le Commissariat général au Développement durable, la contamination par les pesticides est « quasi généralisée ». Dans 35 % des cas, l’eau est même jugée « impropre à la consommation humaine ».

La contamination par les pesticides des cours d’eau en France est « quasi généralisée », les grandes régions agricoles ou viticoles du bassin parisien, du nord et du sud-ouest étant les plus touchées, indique le Commissariat général au Développement durable. « La contamination des cours d’eau est quasi-généralisée en France, essentiellement par les herbicides en métropole et des insecticides en Outre-mer », écrit le Com- missariat dans une note « indicateurs et indices » datée du 22 juillet et consultable sur le site du ministère de l’Ecologie . Les zones les plus touchées sont les grandes régions céréalières, maraîchères ou viticoles que sont le nord de la France, le Bassin parisien, le Sud-Ouest, l’amont du Rhône et la Martinique. « Seuls 7% des points en sont exempts. Ils sont majoritairement situés dans des régions peu agricoles ou à agri- culture peu intensives », soit le quart sud-est de la France et l’Auvergne, écrit le Commissariat. En 2011, sur les 176 secteurs hydrographi- ques (découpage géographique par bassins versants des rivières) surveillés en France métropolitaine, 63 présentaient une concentration mo- yenne annuelle supérieure à 0,5 microgramme par litre, soit le seuil au-delà duquel l’eau est jugée « impropre à la consommation humaine ». En Outre-mer, sept secteurs sur 12 dépassaient ce seuil.

Plus de 20 pesticides différents

Dans les zones de grandes cultures comme le Bassin parisien, le Sud-Ouest et le nord de la France, certains secteurs dépassent les 5 micro- grammes par litre, seuil au-delà duquel l’eau est « impropre à la fabrication d’eau potable ». Plus de 20 pesticides différents ont été décelés sur 18% des points de mesure, précise le Commissariat. Les nappes souterraines semblent, elles, moins contaminées que les cours d’eau, et en 2011, quatre de l’ensemble des 176 aquifères surveillés présentaient une concentration totale supérieure à 0,5 microgrammes, notamment la nappe de Beauce (région parisienne) ou dans le Vaucluse. En dehors des nappes sous couverture argileuse ou de montagne qui sont les plus préservées, « le reste du territoire montre une contamination généralisée des nappes, même si elle reste majoritairement faible avec des con- centrations inférieures à 0,1 microgramme par litre », écrit le Commissariat général au Développement durable. La situation est bien moins bonne en Outre-mer et notamment en Martinique où 70% des nappes dépassaient le seuil de 0,5 microgramme.

Par Les Echos | 24/07 | 15:23

http://www.lesechos.fr/entreprises-secteurs/energie-environnement/actu/0202915474029-93-des-cours-d-eau-francais-contamines-par-les-pesticides-589320.php?xtor=RSS-2210&utm_source=dlvr.it&utm_medium=twitter

Lire la suite

26 juillet 2013 ~ 0 Commentaire

Gaz de schiste : Commedia dell’arte gouvernementale

Gaz de schiste : Commedia dell’arte gouvernementale dans Ecologie & climat commedia_dell__arte_masks_by_alyssa_ravenwood1

François Hollande a dénoncé pendant toute sa campagne l’exploration et l’exploitation du gaz de schiste.

Le 14 juillet, il redisait son opposition à l’exploitation, confirmant ainsi le recadrage de Montebourg fait par Ayrault. Le ministre du Redres-sement productif avait proposé, le 10 juillet, la création d’une «  compagnie publique et nationale  » pour exploiter le gaz de schiste, certain qu’il est qu’on arrivera, dans très peu de temps, au «  gaz de schiste écologique  »… Le hic, c’est qu’en novembre dernier Hollande avait affirmé que la recherche sur les techniques d’exploitation continuait. Ils sont donc bien d’accord  ! Rappelons que le «  gaz de schiste écologique  » est une formule qui n’a pas de sens  : son exploitation est dévastatrice, notamment pour les nappes phréatiques et l’utilisation de cet hydrocarbure n’a rien à envier au pétrole quant à sa nocivité sur le changement climatique.

Gaz sous pression… financière Les propos de Montebourg interviennent peu de temps après les déclarations favorables au gaz de schiste de l’Office parlementaire des choix scientifiques et technologiques, qui planche sur les techniques alternatives à la fracturation hydraulique. Le 17 juillet, a été annoncée une mission des affaires économiques de l’Assemblée nationale, qui se rendra notamment aux États-Unis, et veut étudier «  l’impact du gaz de schiste sur le marché du gaz et sur l’équilibre de nos systèmes de production et de distribution d’énergie  »… La seule question qui les travaille tous est que le gaz coûte trois fois moins cher aux USA qu’en France et que, dans ce contexte économique, les industriels et le Medef ont un moyen de pression qui fait vite «  oublier  » que des régions entières des États-Unis deviennent inhabitables à cause de l’exploitation du gaz de schiste.

Montebourg est le bouffon de Hollande, il est là comme agitateur, sans amour propre. Il distille sur commande des contre-vérités en attendant qu’elles soient reprises un jour comme des faits inéluctables. Sarkozy était un grand adepte de ces scuds que l’on lance pour tester ou sensibiliser l’opinion. Hollande a amélioré la méthode, il a dédié un ministre à cette activité, un fanfaron arriviste sans états d’âme. CorrespondantEs de la commission nationale écologie 25 juillet 2013

* Publié dans : Hebdo Tout est à nous ! 205 (25/07/13). http://www.npa2009.org/

Lire la suite

26 juillet 2013 ~ 0 Commentaire

Rendez-vous le 15 septembre

Rendez-vous le 15 septembre dans Ecologie & climat hillion2

Lire la suite

25 juillet 2013 ~ 0 Commentaire

Fukushima, nouvel incident et vapeur toujours visible (OF)

Fukushima, nouvel incident et vapeur toujours visible (OF) dans Ecologie & climat

Le système de refroidissement d’un réacteur non endommagé de la centrale accidentée de Fukushima s’est temporairement arrêté ce jeudi et de la vapeur est toujours visible au-dessus du bâtiment d’une autre tranche affectée.

Le dispositif de refroidissement du réacteur numéro 6, un peu à l’écart des quatre détruits par le tsunami et les explosions subséquentes, s’est stoppé vers 10 h 16 locales (01 h 16 GMT) lors d’un test de groupe électrogène de secours. Il a été remis en service un peu après midi (03 h 00 GMT), a fait savoir l’opérateur du complexe atomique.

Démantèlement en cours Les pépins sont quotidiens à la centrale Fukushima Daiichi mise en péril par le séisme et le tsunami du 11 mars 2011 dans le nord-est de l’archipel. Quelque 3 000 techniciens et ouvriers s’escriment sur le site pour préparer son démantèlement mais sont en permanence confrontés à la survenue de nombreuses avaries dans des lieux inaccessibles à cause de la radioactivité.

Vapeur inexpliquée Outre des fuites d’eau hautement contaminée qui polluent l’océan Pacifique voisin, une vapeur inexpliquée s’échappe de façon intermittente depuis une semaine du dessus du bâtiment éventré du réacteur 3. La compagnie affirme que les paramètres mesurés montrent qu’il n’y a pas de surchauffe dans le réacteur qui expliquerait cette vapeur dont l’origine reste inconnue. Faits divers jeudi 25 juillet 2013 http://www.ouest-france.fr/ofdernmin_-Fukushima.-Nouvel-incident-et-vapeur-toujours-visible_6346-2215062-fils-tous_filDMA.Htm

 

Lire la suite

25 juillet 2013 ~ 0 Commentaire

Fukushima, la catastrophe va coûter beaucoup plus cher que prévu(OF)

Fukushima, la catastrophe va coûter beaucoup plus cher que prévu(OF) dans Ecologie & climat cropped-1656173_1_3c02_formation-d-une-chaine-humaine-devant-lacentrale

Le nettoyage et la décontamination de la région de Fukushima, hautement polluée par la catastrophe nucléaire provoquée par le séisme du 11 mars 2011, devrait coûter 5 800 milliards de yens (44 milliards d’euros). Soit cinq fois plus que ce qui était prévu par le gouvernement japonais.

Depuis le séisme, les estimations du coût de la catastrophe varient. Toujours à la hausse. Juste après le séisme, le gouvernement japonais tablait sur environ 5 000 milliards de yens de dépenses. En novembre 2012, Tepco, qui gère la centrale, annonçait le double- décontami- nation et dédommagements compris – soit 100 milliards d’euros. Rien que pour la décontamination et le nettoyage, la facture pourrait être cinq fois plus élevée que ce que le gouvernement avait prévu, et s’élever à 5 800 milliards de yens (soit 44 milliards d’euros), selon une étude de l’Institut national des sciences et technologies industrielles.

L’impossible calcul Ces variations s’expliquent par la difficulté de calculer les coûts d’une catastrophe de l’ampleur de celle de Fukushima. Rien que le démantèlement de la centrale devrait prendre une quarantaine d’années. Les dégâts provoqués par l’accident nucléaire se sont étendus, rapidement après le séisme, à de nombreuses entreprises japonaises. Sony, Fujitsu, Sharp, Panasonic, Toshiba, Hitachi ont du remettre en état leurs installations. Ces spécialistes de l’électronique ont vu leurs résultats baisser largement. Ces pertes sont imputables à la catastrophe, mais dans quelle mesure ? Le taux de change du yen, défavorable aux entreprises, a aussi contribué à les faire plonger.

La décontamination pose problème Par ailleurs, les autorités japonaises n’ont pas encore décidé de leur plan d’action. Plusieurs scénarios ont été retenus par l’Institut pour la réalisation de ces estimations. Pour la décontamination des sols, par exemple. Soit la terre polluée sera transportée et stockée, mais dans des quantités inconnues (le chiffre de 29 millions de mètres cubes de résidus radioactifs a été évoqué), et dans un lieu qui n’est pas encore arrêté, soit elle sera simplement retournée, ce qui allégera la facture. Les auteurs du rapport espèrent que « cette étude aidera à établir des plans de décontamination des forêts et des régions agricoles et favorisera également le retour des gens chez eux. » Deux ans après le drame, seuls 15 % du chantier de décontamination ont été effectués. Pour le démantèlement de la centrale, le choix des technologies n’a pas encore été fait. Dans un entretien au journal nippon Nikkei, Luc Oursel, le président d’Areva, proposait à Tepco « des solutions déjà existantes » et de « codévelopper des robots spécifiquement adaptés à la situation de Fukushima. » Pour un coût forcément inconnu.

Les sous-estimations de Tepco L’entreprise qui gère le site, Tepco, égrène depuis quelques semaines les mauvaises nouvelles. Des imprévus qui ne facilitent ni les estimations, ni la confiance. La compagnie d’électricité a par exemple tardé à confirmer que des fuites d’eau souterraine, hautement radioactive, se déversaient dans l’océan Pacifique. Il y a une semaine, Tepco a signalé que de la vapeur s’échappait du bâtiment du réacteur n° 3, et qu’elle était incapable d’en expliquer la présence. Même incompréhension concernant l’eau qui stagne à proximité de la centrale, dont les taux de césium 134 et 137 s’étaient brutalement envolés. La semaine dernière, Tepco avait été contrainte d’admettre que le nombre de travailleurs de la centrale qui présentaient un risque accru de cancer de la thyroïde n’était pas de 178, mais de 1 973, comme elle l’estimait dans un rapport remis à l’Organisation mondiale de la santé (OMS). L’entreprise, très critiquée pour ses méthodes de radioprotection jugées insuffisantes, a dû réviser ses critères d’évaluation des risques d’exposition.

Les enseignements de Tchernobyl Plus de 25 ans après la catastrophe nucléaire ukrainienne, il est toujours impossible de chiffrer les conséquences de l’explosion du réacteur n° 4 de la centrale. Quelques estimations officielles, pourtant incomplètes, annonçaient une facture de 500 milliards de dollars en 2006. Le coût de l’accident nucléaire se divise en quatre parties. Les coûts directs, notamment les réparations, la décontamination, l’évacuation de Pripiat, 50 000 habitants, et la création d’une autre ville pour la remplacer, plus loin du sinistre. Et la construction d’un sarcophage en béton autour du réacteur, solution choisie en 1986. Plus indirectement, il faut prendre en compte les soins et les indemnités liées aux victimes. Et, plus difficile à calculer, le manque à gagner des terres fertiles qui ne seront plus cultivées. Sur les territoires ukrainiens, russes et biélorusses, 200 000 km² de terres sont fortement contaminées.

Ces coûts, dont les estimations sont laborieuses sur le moment, augmentent dans le futur de manière imprévisible. La construction du nouveau sarcophage, qui doit remplacer celui construit en six mois en 1986, en est un exemple glaçant. En 2011, son élaboration avait pris du retard et essuyé des imprévus au point de nécessiter une rallonge de 600 millions d’euros. Cet hiver, l’amas de neige qui recouvrait l’ancienne arche en a provoqué la rupture partielle, ralentissant les travaux. Le nouveau dôme devrait protéger le site pour un siècle, durant lequel il faudra l’entretenir. Puis il devra être rénové et renouvelé, sans qu’on puisse en prévoir le coût.

Combien pour un « Fukushima français » ? L’Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire (IRSN) a présenté en février une estimation possible du coût d’un accident nucléaire majeur en France. Pour une catastrophe de niveau 7, équivalente à celles de Fukushima et de Tchernobyl, l’IRSN table sur 430 milliards d’euros. Le poste de dépenses le plus important serait lié à l’impact sur le tourisme et les exportations agricoles. À titre de comparaison, l’institut estime à seulement 8 milliards d’euros le coût du nettoyage, beaucoup moins que les 44 milliards prévus au Japon.

Justine SALVESTRONI. Nucléaire mercredi 24 juillet 2013

http://www.ouest-france.fr/actu/actuDet_-Fukushima.-La-catastrophe-va-couter-beaucoup-plus-cher-que-prevu_55257-2215002_actu.Htm

Lire la suite

22 juillet 2013 ~ 0 Commentaire

Après l’Afrique, Areva s’en prend aux inuits (SDN)

Joan scottie

Poussières radioactives répandues sur des kilomètres, nappes d’eau contaminées, anciens pâturages des Touaregs saccagés… Les dégâts des mines d’uranium d’Areva au Niger sont considérables. Mais savez-vous qu’après avoir pollué l’Afrique, elle convoite le grand Nord canadien ?

Le grand Nord canadien, ses caribous, ses aurores boréales… et ses mines d’uranium ?

Areva veut implanter plusieurs mines d’uranium à Baker Lake, petite ville du Nunavut, ce territoire du Nord du Canada habité par le peuple Inuit. Ce projet menace un écosystème fragilisé par le changement climatique, ainsi que les conditions de vie des Inuit. Pollution des sols et des eaux, saccage des zones de chasse, contaminations : voilà ce qui attend les habitants si Areva n’est pas stoppée.

Ne laissons pas Areva saccager le territoire des Inuit !

Areva tente d’extorquer le consentement de la population à coups de cadeaux et promesses d’emplois … mais occulte les impacts environ-nementaux et sanitaires des mines d’uranium. Ces manœuvres rendent difficile la résistance des Inuit et de la seule organisation environnementale du Nunavut, Makita. Soutenons-les !

Vous pouvez également télécharger et imprimer la pétition pour la faire signer autour de vous.

Cette pétition est déjà soutenue par : Les Amis de la Terre France, Agir pour l’Environnement, France Libertés, Green Cross France, Helio, le Réseau Action Climat, Survie, Women in Europe for a Common Future…

 je dis NON !

Je refuse le saccage du grand Nord canadien par les mines d’uranium
Je soutiens les Inuit dans leur résistance contre Areva

Je signe !

http://groupes.sortirdunucleaire.org/Petition-Nunavut

Lire la suite

22 juillet 2013 ~ 0 Commentaire

Gaz de schiste, suite et… suite (LCE)

Gaz de schiste, suite et... suite (LCE) dans Ecologie & climat gaz

http://blog-de-canard.blog4ever.com/blog/articles-cat-442415-750409-le_canard_du_10_07_2013.html

Lire la suite

20 juillet 2013 ~ 0 Commentaire

Fukushima : alerte, eau contaminée !

Fukushima : alerte, eau contaminée ! dans Ecologie & climat china

Alors que depuis plusieurs mois les autorités japonaises encouragent voire imposent le retour des populations dans les zones contaminées, les fuites d’eau radioactive se multiplient à la centrale nucléaire.
Le 10 juillet, une nouvelle augmentation alarmante du taux de césium radioactif et un taux astronomique de strontium 90 ont été mesurés dans un forage situé entre la centrale de Fukushima et la mer. Pas étonnant quand on sait qu’en 2011, lorsque les cœurs des réacteurs 1, 2 et 3 ont fondu dans les heures qui ont suivi l’accident, le corium (magma extrêmement toxique, radioactif, corrosif résultant de la fusion des réacteurs) s’est agrégé au béton avec sa charge de plus de 300 radionucléides dont les césiums 134 et 137, libérant ainsi des produits extrêmement dangereux.

Et ça continue… Or, depuis deux ans, plusieurs centaines de tonnes d’eau sont injectées quotidiennement dans les trois réacteurs pour les refroidir. L’eau injectée finit par s’infiltrer dans la nappe phréatique en la contaminant. Mais elle s’écoule aussi vers la mer faisant courir le risque d’une nouvelle contamination radioactive de l’océan. Et ce ne sont pas les propos du directeur de Tepco qui pourront rassurer les populations : « Nous ne sommes pas pour le moment en mesure de dire si l’eau contaminée s’écoule ou non dans la mer ».
C’est dans ce contexte de dangerosité et d’incertitude que François Hollande, en visite au Japon, a joué le VRP apprenti sorcier, en renforçant le partenariat franco-japonais dans le nucléaire, permettant ainsi à Areva de conclure un accord pour la construction d’une usine de fabrication de Mox, alors que presque aucun réacteur ne fonctionne. Ignorant le refus du nucléaire par une majorité des Japonais traumatisés et meurtris, Hollande et les industriels sont venus dealer leur came !
Combien faudra-t-il de Fukushima et de Tchernobyl pour qu’ils comprennent que le nucléaire n’est pas l’énergie de l’avenir ? Agissons hors des salons dorés de la République pour faire entendre notre volonté de sortir du nucléaire.

CorrespondantEs de la commission nationale écologie

Samedi 20 juillet 2013Publié dans : Hebdo Tout est à nous ! 204 (18/07/13)

Lire la suite

Rocutozig |
Tysniq |
Connorwyatt120 |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | Rafredipen
| Agirensemblespourpierrevert
| Buradownchin