Archive | Ecologie & climat

19 février 2014 ~ 0 Commentaire

Un des désastres de la croissance verte: la filière bois énergie 2 (bellaciao)

tronconneuse

1 – Le productivisme agricole ou la destruction du bocage

Le remembrement de nos campagnes, commencé dans les années 50, a été d’une ampleur catastrophique. En 100 ans, ce sont 1.400.000 km de haies qui ont été rasés en France, soit les trois-quarts de celles-ci ! La coupe à blanc du bocage a eu beau décroître, les haies disparaissent encore quotidiennement de nos campagnes, entraînant avec elles une perte parfois irrémédiable de biodiversité, de fertilité et de structuration des sols.

Le productivisme agricole, initié par les États européens et l’industrie agricole naissante à la sortie de la seconde guerre mondiale, a nié tout aspect du vivant qui n’était pas utile à une politique économique basée sur le court terme, à une politique du profit. Ces haies, dignes d’un temps révolu où la gratuité des ressources et l’autonomie étaient essentielles, devaient disparaître des paysages au profit de champs mornes et uniformisés, propres à l’extension du productivisme agricole.

Cette politique fut rendue possible à cause d’une énergie pétrolifère peu onéreuse, d’engrais et de pesticides épandus massivement, du machinisme toujours plus conséquent, de la spécialisation des paysans, la concentration des fermes, etc.

L’exploitation agricole était née, détruisant le paysage bocager entretenu jusque-là de manière durable par les paysans. Une minorité non-négligeable d’agriculteurs, que l’on préférera nommer paysans, ont résisté au productivisme agricole et à la destruction du paysage bocager, préservant ainsi le quart des haies du paysage français, la fertilité de nos sols, la qualité de notre environnement et la diversité du vivant. Cependant, le bétonnage toujours plus conséquent de nos territoires (un petit département disparaît sous le béton tous les cinq ans, soit l’équivalent de la Bretagne en 25 ans !), la disparition toujours plus inquiétante des petits paysans, la concentration des fermes et la standardisation des paysages continuent de plus belle ! La structuration rapide de la filière bois bocage énergie risque d’accroître ce triste constat.

2 – Le plan de bataille de la filière bois énergie

En Bretagne, deux projets de centrales à bois géantes (l’un à Brest et l’autre à Rennes), consom- meraient à eux deux 200 000 tonnes de bois déchiqueté issus de forêts et de haies, soit l’équivalent de 70% de la « ressource disponible » en bois de la Bretagne ! (voir numéro 419 de la revue Silence) En France, une quinzaine de projets de cette envergure sont en projet ou en voie de construction !

La ressource en bois s’épuisant rapidement, les entreprises chargées de ces projets ont la solution : elles envisagent de se fournir en bois grâce aux forêts d’Europe de l’Est et du Canada ! Nous pouvons également citer l’exemple du projet d’une scierie de cogénération à bois dans le Morvan, stoppé par le conseil d’état le 8 octobre 2013 après deux années de lutte. L’entreprise prévoyait la découpe de 500 000m3 de bois par an pour alimenter une chaufferie de 12m3 ! La forêt du Morvan dans toute sa biodiversité et telle qu’on la connaissait, aurait pu disparaître en une dizaine d’années ! Voir à ce propos le site internet de l’association qui défend la forêt du Morvan et le site internet de la ZAD du bois de Troncay.

Ces méga-projets s’accompagnent de la création de filières locales destinées à alimenter en granulés de bois des chaudières de collectivités, d’industries et de particuliers. Ces filières locales, bien que moins impressionnantes au premier abord, peuvent avoir les mêmes besoins que ces méga-centrales de cogénération !

Pour exemple, la filière locale naissante du Pays de Retz, en Loire-Atlantique, nécessitera 5000 tonnes de bois déchiqueté issus des haies en 2014 ! Dans la région des Pays de la Loire, 400 000 tonnes de bois déchiqueté devront sortir du bocage et des forêts pour alimenter les filières locales ! Nous savons qu’il faut l’équivalent de 8km de haies pour 400 tonnes de bois déchiqueté, ce qui nécessitera donc l’équivalent de 8000 km de haies pour alimenter en bois déchiqueté la région des Pays de la Loire ! Une fois que cette filière aux multiples contours aura détruit toutes les haies bocagères centenaires, coupé toutes les forêts diversifiées de France, que restera-t-il de cette filière ? Quel en sera le « coût » écologique ?!

3 – De l’importance de la haie centenaire et de l’absurdité de la filière La mise en œuvre de la filière bois énergie rendrait impossible le maintien des haies centenaires, de haies bocagères remplissant tous leurs rôles. Les acteurs de cette filière préconisent soit un recépage à la base, soit de couper l’ensemble de la haie en épargnant quelques arbres et arbustes. Ces deux pratiques ne permettent pas à une haie bocagère d’exister pleinement, de remplir tous ses rôles et d’abriter un véritable écosystème bio-diversifié. Certains acteurs de la filière vont encore plus loin en administrant le principe de la coupe à blanc, détruisant ainsi totalement la haie bocagère !

Nombre de fausses idées sont d’ailleurs répandues par cette filière pour justifier la coupe des haies centenaires : « pourrissement du bois, il faut bien s’en servir », « vieillissement de la haie » « entretien nécessaire » « préservation du bocage »(sic), etc. Il est peut-être temps de rétablir certaines vérités ! Une filière sous perfusion économique La filière bois énergie est fortement dépendante des subventions publiques. En effet, sans ces subventions, la filière ne serait tout simplement pas rentable. Subventions pour l’achat du matériel, pour les chaudières collectives, pour la réimplantation des haies,etc.

De 10 à 40% du coût d’installation des chaudières à bois déchiqueté serait ainsi subventionné par l’État et les collectivités locales. Il s’agit tout simplement d’un soutien déguisé à une industrie qui vise le profit à court terme, et non la valorisation de notre environ- nement ! « Renouvelable » vous dites ? Selon les promoteurs de la filière, le bois serait une énergie renouvelable et la filière participerait à un nouveau paradigme énergétique. L’énergie carbonée dépensée tout au long de la filière (abattage, broyage/déchiquetage, transport, séchage, conditionnement,…) n’est pourtant pas anodine. Il est nécessaire de battre en brèche certaines idées reçues sur cette énergie soi-disante renouvelable.

D’une part, la plantation d’un arbre n’annule pas la combustion d’un autre. En effet, le Co2 dégagé tout au long de la filière, ainsi que la construction des outils nécessaires à sa mise en place, n’est pas pris en compte dans le « coût environnemental » de ce projet. D’autre part, contrai- rement à ce qui a pu être dit, un vieil arbre stocke bien plus de CO2 qu’un jeune arbre. Il faudrait donc préserver une majorité de nos arbres pour qu’ils puissent vieillir le plus longtemps possible ! Enfin, une vieille forêt ou une vieille haie produit beaucoup d’humus par la quantité de racines, de branches, de feuilles qu’elle contient, tandis qu’une jeune forêt ou une jeune haie n’aurait pas le temps de voir son humus correctement se former et s’accumuler. Or nous savons que l’humus est l’un des plus grands pièges à carbone de la planète ! Un jeune arbre que l’on couperait tous les 25 ans, comme le préconise la filière bois énergie, ne remplirait pas son rôle de producteur d’humus et de stockage efficient du CO2. Le bocage ne serait plus un piège à carbone mais un émetteur de carbone ! Nous sommes donc loin d’une ressource en énergie renouvelable qui est censée dépenser moins d’énergie qu’elle n’en produit , ne participant pas à l’augmentation de C02 dans l’atmosphère ! Cela nous fait songer à l’arnaque capitalo-verte des agrocarburants…

Les rôles primordiaux des haies centenaires. Les pratiques agricoles productivistes pro- voquent une perte conséquente d’humus dans les sols. En effet, le labour déstructure ceux-ci, provoquant une importante érosion (éolienne et hydrolienne) et rejetant dans l’atmosphère une grande quantité de carbone stocké grâce à l’humus ! Les haies centenaires permettent de retenir, à travers leur important système racinaire et la structuration puissante du sol humifié, une partie de la terre lessivée par le vent et la pluie. Par ailleurs, les inondations sont accentuées par la destruction du bocage, de même que par l’artificialisation des sols. Les racines profondes des vieux arbres et arbustes servent de relais entre le sol et les nappes phréatiques, permettant à l’eau de s’infiltrer en profondeur, au lieu de ruisseler sur les champs. Sans ces précieux arbres centenaires et talus boisés, nous connaîtrons de plus en plus de crues soudaines et violentes, de glissements de terrain, d’inondations, de ravinements ! A contrario, en période de sécheresse, les haies permettent à l’eau du sous-sol de remonter, par évapotranspiration des plantes qui la composent, humidifiant ainsi l’atmosphère du champ.

Nombre d’agriculteurs pensent aujourd’hui qu’une haie bocagère d’un mètre d’épaisseur suffit ou qu’il n’est pas nécessaire d’avoir les cinq strates de végétation (arbres de haut jet, arbres de moyenne taille, arbustes, lianes, plantes couvrantes au sol). Avec une haie pareille, l’agriculteur aura effectivement tendance à se demander quelle fonction elle remplit, et à se tourner sans réfléchir vers les arguments techniques et économiques de la filière bois bocage énergie ! Mais sait-on qu’une haie bocagère doit être de cinq à six mètres d’épaisseur, au minimum, et composée de cinq strates afin que son effet climatique (brise-vent en particulier) soit optimal ? Ainsi, une haie épaisse et stratifiée protège les cultures du vent, de la chaleur et du froid excessifs sur une longueur égale à 25 fois la hauteur de la haie. Le rendement des cultures est ainsi amélioré, tandis que l’apparition de l’humus et de la biodiversité du sol sont favorisés dans les parcelles et champs adjacents. (…)  Si la filière bois énergie parvenait à s’installer, nous aurions droit à des haies d’une piètre diversité, composées d’espèces choisies pour leur rendement rapide et conséquent en bois, bien trop jeunes pour remplir tous leurs rôles ! Or une haie composée de différentes espèces et variétés, de toutes ses strates, d’une bonne épaisseur et centenaire, assure le gîte et le couvert à tous les auxiliaires indispensables à la santé des cultures agricoles ! Enfin, cette vie, qui habite la haie centenaire et diversifiée, n’a pas demandé à ce que l’on gère « durablement » (sic) son habitat permanent. L’arrachage des haies, leur déchiquetage, tue quantité d’êtres vivants, qui ont toute leur importance pour les écosystèmes, et ce parfois en dehors d’intérêts propres à l’espèce humaine !

4 – Les alternatives à cette filière

Un véritable entretien des haies La haie fut créée par l’homme, lorsqu’il est passé d’une agriculture agro-sylvo-pastorale à une agriculture où la forêt n’avait plus sa place. Mais le paysan savait autrefois entretenir une haie, c’est-à-dire prélever durablement les ressources en bois, en fourrage et en fruits qu’elle procurait ; pour cela, il lui fallait garantir qu’elle soit épaisse et diversifiée. La haie remplissait ainsi correctement ses nombreux rôles. Le paysan faisait ainsi vivre son pays en le préservant durablement. Il existe deux manières principales d’assurer la pérennité de la haie centenaire tout en prélevant du bois : le recépage des arbustes et des arbres de haut-jet (arbres-tétards ou coupe en trogne), ainsi que l’émondage : la coupe de plus de la moitié des branches de l’arbuste et de l’arbre. L’arbre et l’arbuste reprennent alors de la vigueur en créant de nouvelles branches avant d’être à nouveau coupés, et cela durant de nombreuses années.

Au lieu de déchiqueter toutes les branches des haies pour chauffer des bâtiments énergivores, une des solutions serait d’en faire du BRF (Bois Raméal Fragmenté) utilisé comme paillage protecteur et fertilisant. Ce qui permettrait en outre de protéger les sols de l’érosion, de diminuer fortement les besoins en eau et les impacts de sécheresses, de préserver et d’augmenter la vie du sol et sa fertilité ! Le reste des branches pourrait servir soit à une utilisation domestique, soit laissé dans les haies afin qu’un humus conséquent et une vie importante y perdure. Cet entretien des haies ne pouvant être effectué à la chaîne par du gros machinisme (ou sinon en abîmant sérieusement l’arbre), la filière bois bocage énergie n’y voit évidemment aucun intérêt !

La haie ne vieillit pas, elle se régénère ! Certains promoteurs de la filière utilisent l’argument du vieillissement des haies pour justifier leur coupe à blanc tous les 25 ans. Ce n’est qu’une pratique absurde et destructrice de plus, justifiée par des notions de rentabilité économique ! Parler de vieillissement des haies ne signifie d’ailleurs rien en soi, puisqu’une haie peut se régénérer toute seule. Nous pouvons aussi y réintroduire, au fur et à mesure des années, dans les trouées qui pourraient apparaître, de nouveaux arbres ou arbustes et prélever de temps en temps des arbres morts (attention à ne pas trop en prélever car ils sont d’une grande richesse écologique).

Du rôle de chacun-e pour préserver les haies centenaires Au lieu de conforter les agriculteurs dans leur vision d’une haie trop encombrante et qui ne rapporte rien, à moins de participer à la filière bois bocage énergie, ne pourrait-on pas redonner à la haie toute son importance, toute sa valeur intrinsèque ? Ne devrait-on pas mieux informer les agriculteurs sur les fonctions de la haie, sur son écosystème, sur ce qu’elle peut lui apporter en dehors d’un intérêt économique ? Ne pourrait-on pas réapprendre à entretenir les haies manuellement, pour nos propres besoins ou pour ceux de notre entourage proche ou familiale ? Cela pourrait permettre d’éviter les dérives d’une industrialisation de la ressource en bois, de préserver durablement les haies et de mieux ressentir l’impact qu’a l’entretien du bocage sur l’écosystème. (…)

Des paysans bio permaculteurs du Pays de Retz (Loire-Atlantique) mardi 18 février 2014 – 20h55

Si vous souhaitez nous contacter pour participer à la constitution d’un collectif local d’opposition à la filière dans le Pays de Retz et dans le 44, pour nous soutenir ou poser une question : strasbourgeoise.pdr ika riseup.net

http://bellaciao.org/fr/spip.php?article139971

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19 février 2014 ~ 0 Commentaire

Greenpeace, 5 tonnes de charbon déversées devant l’élysée (of)

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Quelques heures avant un Conseil des ministres franco-allemand, ce mercredi matin, Greenpeace a mené une action de protestation devant l’Élysée.

Un peu avant 07 h 00, une dizaine de militants de Greenpeace ont garé un camion à proximité de l’Élysée, avant de déverser cinq tonnes de charbon, symbole d’une énergie très polluante et encore beaucoup consommée en Allemagne. Le camion est chargé de deux cuves de 2 000 litres d’eau contaminée au tritium et recueillie aux environs de La Hague, a indiqué un porte-parole de Greenpeace, en précisant que cette eau était conditionnée et ne représentait pas de danger immédiat. Greenpeace entend ainsi réclamer une transition énergétique vers moins de charbon en Allemagne et moins de nucléaire en France.

45 % d’énergies renouvelables en Europe en 2030

Dans un communiqué, intitulé « Frau Merkel, M. Hollande, non au charbon et au nucléaire, la vraie transition énergétique maintenant », Greenpeace plaide pour un objectif de 45 % d’énergies renou- velables en 2030 en Europe, alors que les États discutent en ce moment des futurs engagements en matière énergétique. « Les objectifs affichés pour l’instant par les deux pays pour le futur paquet climat-énergie européen 2030 sont vraiment le contraire de l’ambition revendiquée dans les discours », estime Sébastien Blavier, chargé de campagne nucléaire pour Greenpeace France.

La Commission européenne a proposé de réduire les émissions de gaz à effet de serre de l’Union européenne de 40 % d’ici 2030, avec un objectif contraignant de 27 % d’énergies renouvelables au niveau européen et un objectif indicatif de 25 % d’économies d’énergie. Les dirigeants européens doivent se prononcer sur ces propositions lors d’un sommet les 20 et 21 mars à Bruxelles.

Paris – 08h13

http://www.ouest-france.fr/greenpeace-cinq-tonnes-de-charbon-deversees-devant-lelysee-1942630

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19 février 2014 ~ 0 Commentaire

Le marché européen des centrales thermiques en berne (les echos)

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La crise de l’énergie en Europe a provoqué un effondrement du marché des centrales.

Les déconvenues d’Alstom sont principalement liées à sa division « Thermal power », qui regroupe la fabrication de turbines et les projets clefs en main de centrales à gaz, à charbon, ou encore de centrales nucléaires : cette activité a vu son chiffre d’affaires reculer de 3 % sur les neuf premiers mois de l’exercice (qui s’achève fin avril), et surtout son carnet de commandes plonger de 16 % sur la période.

Le marché des centrales thermiques subit un sérieux ralentissement depuis plusieurs mois - voire un véritable effondrement en Europe. «  Le marché est difficile pour l’ensemble des acteurs », confirme Pierre Boucheny, directeur de la Recherche actions chez Kepler Cheuvreux. La consommation d’énergie en Europe, qui a baissé en 2008 pour la première fois de l’histoire, n’a pas retrouvé ses niveaux antérieurs à la crise et continue même parfois à reculer : selon les estimations les plus récentes de la Société Générale, la consommation de gaz a baissé en 2013 de 1,3 %, à son plus bas niveau depuis 1999, tandis que la demande d’électricité baissait de 0,4 %. Une situation d’autant plus problématique que des pays comme l’Allemagne ou l’Espagne ont massivement investi dans les énergies renouvelables, ajoutant des capacités à un marché déjà surcapacitaire. «  Les centrales à gaz tournent au ralenti en Europe, bien en deça de leur seuil de rentabilité », rappelle Colette Lewiner, conseillère énergie pour le président de Capgemini.

Concurrence asiatique

Les énergéticiens européens ont déjà fermé ou mis sous cocon 50 gigawatts de capacité depuis deux ans, et le cabinet IHS estime que 110 GW supplémentaires sont menacés d’ici à 2016. Pas question, dans ces conditions, de construire de nouvelles centrales sur le Vieux Continent. «  Et il n’y a pas de perspectives de retournement d’ici à deux ou trois ans », estime Pierre Boucheny. Seuls les services associés ou les petites turbines utilisées dans l’industrie, renouvelées régulièrement, échappent encore à la crise.

La croissance se trouve donc dans les pays émergents, qui peuvent toutefois également subir des contretemps conjoncturels. «  Le grand marché indien est aujourd’hui figé dans l’attente des élections de mai », note Colette Lewiner. Un coup d’arrêt qui a pesé sur les commandes d’Alstom. Surtout, les industriels occidentaux doivent rivaliser avec des groupes chinois, coréens ou japonais, qui proposent des prix défiant toute concurrence. «  En Chine, il se construit une centrale par semaine », affirme Colette Lewiner. Mais Alstom, qui revendique le premier rang des industriels non chinois dans le pays, doit y affronter les groupes locaux comme Dongfeng ou Shanghai Electric.

Anne Feitz, Les Echos | 18/02 | 06:00
Les chiffres clefs

-1,3 %

La baisse de la consommation de gaz en Europe en 2013 estimée par la Société Générale.

50 Gigawatts

Les capacités de production de centrales à gaz fermées ou mises sous cocon en Europe depuis deux ans.

http://www.lesechos.fr/entreprises-secteurs/energie-environnement

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17 février 2014 ~ 0 Commentaire

Dans le « canard »

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http://blog-de-canard.blog4ever.com/articles/le-canard-du-05022014

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15 février 2014 ~ 0 Commentaire

Rocade sud de lannion, un coût par habitant plus cher que sotchi (of) ?

Rocade sud de lannion, un coût par habitant plus cher que sotchi (of) ? dans Ecologie & climat affiche-GPII-200x285

Le collectif « Non à la rocade Sud » de Lannion a comparé le projet routier aux JO de Sotchi.

D’après ses calculs, il en coûterait 960€/habitant.

Comme pour les JO de Sotchi -pourtant bien loin du Trégor!- le collectif contre la rocade Sud de Lannion dénonce un manque de concertation et les possibles dégâts environnementaux.

Le collectif y est allé de son p’tit calcul. Le coût final des JO (36 milliards), ramené à 143 millions de Russes, « donne une charge par habitant de 250 € ». Celui de la rocade se chiffrerait à « 960 €».

Pour arriver à ce chiffre, les anti-rocade se sont basés sur la population de l’agglo (73 000 habitants) et non pas sur celle de la France entière. Ainsi que sur le coût de la rocade de Saint-Brieuc (89 millions pour 6,9km). « Ce qui, au prorata, ferait 64,5 millions pour celle de Lannion (5 km). Certes, poursuit le collectif, la rocade de Saint-Brieuc est à 4 voies, mais celle de Lannion (à 2 voies) comporte dans son projet de fortes déclivités et une grande densité d’ouvrages d’art (deux ponts et un franchissement de chemin de fer). » Partant du principe qu’un chantier coûte souvent au final un peu plus que prévu, le collectif estime finalement l’ouvrage à « au moins 70 millions ». Lannion – 13 Février -

70 millions d’euros divisés par 73 000 habitants = 960€/habitant du Trégor.

http://www.ouest-france.fr/rocade-sud-de-lannion-un-cout-par-habitant-plus-cher-que-sotchi-1928397

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15 février 2014 ~ 0 Commentaire

Dimanche 20 avril au Faou

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Dimanche 20 avril, 11h Rassemblement au Faou (29) 3ème édition

Après les éditions 2012 et 2013  qui ont rassemblé près de 2000 participants, le collectif d’organisations Nukleel er Maez (Nucléaire dehors !) propose une troisième édition le 20 avril au Faou (29) de 11h00 à 19h00.

Programme :

  • 11h 00 : Table -ronde « Vers un désarmement nucléaire… » avec l’Université Européenne de la paix.
  • 11h30 : Conférence gesticulée sur le nucléaire « Atomes fourchus » avec Johann Charvel écrivain et comédien. La conférence dure 1h15.
  • 13h30 : Conférence « conséquences sanitaires de l’activité des salariés sous-traitants du nucléaire » avec Annie Thébaud-Mony
  • 17h00 : Chaîne humaine : moment fort symbolique de solidarités avec toutes les victimes du nucléaire

Restauration (crêpes, soupes, boissons) sur place

En préalable à la journée du 20 avril 2014 au Faou, soirées cinéma et débat avec la projection du film « Terre souillée » de Marie-Monique Robin (2012) suivi d’un débat avec Kolin Kobayashi, journaliste japonais :

Né à Tokyo, 1949. Vit et travaille dans la région parisienne depuis 1970. Journaliste indépendant, écrivain et vidéaste. Secrétaire général de « Echo-Echanges ONG France-Japon ». Conseiller de la Greencoop, coopérative de consommateurs. Collaborateur de la revue de photojournalisme « Days Japan » depuis 2005.

  • Quimper, le 5 mars à 20h30 à la Maison des associations 53 impasse de l’Odet
  • Brest, le 6 mars à 20h00 au cinéma les Studios rue jean Jaurès
  • Morlaix, le 7 mars à 20h30 « Salle Steredenn – 4vents », à Lanmeur (près de Morlaix)

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14 février 2014 ~ 0 Commentaire

Deux ans de prison pour avoir bloqué un convoi d’uranium? (basta)

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Terry Morantin encourt deux ans de prison et 4 500 euros d’amende.

Elle est inculpée d’ « entrave à la circulation » d’un transport de matières dangereuses. Le 12 septembre 2013, cette militante anti-nucléaire a participé à une action du collectif  Stop Uranium devant l’usine Areva-Comurhex de Malvési, près de Narbonne. Avec une quarantaine d’autres militants, ils ont bloqué un camion chargé de tétrafluorure d’uranium, aussi appelé UF4 – une substance radioactive servant à fabriquer le combustible des réacteurs nucléaires. « Pas moins de trois à cinq camions d’UF4 quittent chaque jour cette usine, et circulent sur plus de 200 km entre Narbonne et Pierrelatte, sans escorte ni information aux riverains », accuse le collectif Stop Uranium.

Ce jour-là, les manifestants se couchent sur la route, s’enchainent devant le convoi, déploient des banderoles anti-nucléaires, mesurent la radioactivité autour du camion bloqué. Selon le collectif Stop Uranium, « le niveau « normal » de radioactivité observé dans l’air ambiant avant le passage du convoi était de 60 nanoSieverts/heure. Mais au contact du container, le compteur grimpe à 7 200 nanoSieverts/heure, soit 120 fois le « bruit de fond » naturel ! ». Une action de désobéissance civile pour dénoncer les risques encourus par la population.

Suite à la protestation, seule Terry Morantin est interpellée et convoquée au Tribunal correctionnel de Narbonne le 7 janvier 2014. Lors de l’audience, 22 participants à l’action demandent leur comparution volontaire, revendiquant le caractère collectif et politique de leur acte. Le procès a été renvoyé au 20 février prochain pour complément d’information, en vue de statuer sur la demande de comparution volontaire. Le réseau Sortir du nucléaire lance un appel à soutien aux bloqueurs d’uranium et demande leur relaxe. Par Sophie Chapelle 12 février 2014

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14 février 2014 ~ 0 Commentaire

Pendant les jo de sotchi, la défense de l’environnement mène dans les camps (basta)

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L’écologiste Evgeny Vitishko n’a pas hésité à mettre son nez dans les dessous peu reluisants du grand chantier des Jeux olympiques d’hiver de Sotchi (lire notre enquête).

Le 12 février, le tribunal de Krasnodar a rejeté l’appel de ce géologue, membre d’une association régionale de défense de l’environnement du Caucase du Nord (EWNC), et l’a condamné à trois ans de camp.

Son délit ? Un graffiti… « La forêt est pour tout le monde », a-t-il osé écrire le 13 novembre 2011 sur la clôture dressée dans une forêt protégée autour de la luxueuse résidence du gouverneur régional. Condamné d’abord à une peine avec sursis, le militant a vu sa sanction commuée en prison ferme pour manquement à ses obligations judiciaires. Lui explique seulement ne pas s’être présenté à deux de ses six convocations devant la justice.

Dans l’attente de son audience en appel, Evgeny Vitishko est interpellé le 3 février à Touapsé, un quartier de Sotchi, quelques jours avant l’ouverture des jeux. Les autorités l’accusent d’avoir proféré des jurons à un arrêt de bus, et l’ont condamné à une peine immédiate de 15 jours de détention pour « hooliganisme ».

« Les autorités veulent le bâillonner », réagit immédiatement Amnesty International. Depuis le mois de novembre 2013, au moins six militants d’EWNC ont été placés en détention. « L’affaire Vitishko est depuis le départ fondée sur des mobiles politiques », dénonce Yulia Gorbunova, de Human Rights Watch. L’association EWNC, dont Evgeny Vitishko est membre, vient de rendre public un rapport sur les violations observées durant les travaux des JO [1]. Amnesty International a appelé le président du Comité international olympique (CIO), Thomas Bach, à dénoncer le « harcèlement des écologistes ». Le CIO s’est finalement décidé ce jeudi à « demander à Sotchi une clarification ». Par Sophie Chapelle 14 février 2014

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12 février 2014 ~ 0 Commentaire

Initiative bretonne de l’économie sociale et solidaire (ingalañ)

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Le transport mod-all

D’après de récentes données, le trafic automobile est responsable de 94 % des émis- sions de CO2 en France, dont 27 % affectées aux poids lourds. Les répercussions de ces gaz toxiques commencent à être révélées notamment par des études sur la santé ou en lien avec les réchauffements climatiques. Par ailleurs, de nombreux scientifiques font observer que les réserves naturelles exploitées pour les énergies fossiles ont atteint leurs sommets (pic du pétrole) et commenceraient à décliner.

Devant ces constats, de nombreuses initiatives sont entreprises pour favoriser d’autres alternatives au tout pétrole, et notamment dans le secteur du transport. Certes, ces initiatives s’apparentent à de l’expérimentation ou font appel à des modes de transport aujourd’hui désuet (cabotage avec de vieux gréements). Ce serait sans compter sur l’engagement des porteurs de ces projets d’aller au-delà de ces apparences. D’une part, La Bretagne présente la particularité géogra- phique d’être baignée par la mer sur 3 côtés, avec à sa disposition de nombreux petits ports encore en état.

La Bretagne dispose également d’un vivier de performance dans bien des domaines liés à la mer (recherche, technologie, formation,…). Pour autant la filière pour accéder aux devoirs de vigilance environnementale reste à monter. Les investissements sont fléchés par l’Ademe (voir son plan à manifestation d’intérêt – Navires du futur) ou par l’Europe via des fonds européens (Fonds européen de développement régional, Feder) qui restent à préciser dans la mise en application en Bretagne autour des projets de transition écologique. De même que pour le Pôle de compétitivité « Pôle Mer Bretagne » les enjeux, en termes de « navires du futur », sont ciblés mais semblent être voués à un développement lié à la plaisance, la pêche… à défaut d’avoir des projets d’envergure autour du fret local de marchandises.

Ces dispositifs souffrent malgré tout d’un handicap majeur qui est de s’adresser à la macro-économie rendant complexe l’accès à ces financements à des porteurs de projet en cours de montage de filière.

Le territoire breton comporte d’autre part, un maillage exceptionnel de plus de 1000 km de voies vertes. Le canal de Nantes à Brest est une voie d’acheminement et de halage opé- rationnelle et entretenue. Relier l’ensemble de ces voies de dessertes favorise la création et le développement du transport que l’on appelle multimodal.

Qu’est ce que le « transport multimodal » ?

Il s’agit de l’acheminement de marchandises par au moins deux modes de transport successifs. Une partie du trajet peut ainsi être réalisée par la route, l’autre par voir maritime, fluviale ou par le rail. (D’après la définition du Ministère de l’écologie, du développement durable et de l’énergie, mise à jour en Mars 2011). Cette définition peut être élargie.

Qu’est ce que le « transport Mod-all » ?

Il s’agit de mettre en application les principes de transition par l’adoption de méthodes de transports doux, mais aussi de s’engager vers la généralisation de mouvements vertueux à partir d’axes de dessertes différents de la route (maritime, voie verte, rail, fluviale) en s’appuyant sur l’innovation technologique qui permet de se détourner des énergies grises (vélique, électrique, solaire, traction animale,…).

Les modes de transport doux sont légions et complémentaires. Complémentaires car l’acheminement d’une marchandise (ou d’une personne, ou d’un service ou de la culture et de l’art,…) ne se limite pas à un mode transport vertueux puis utiliser un autre moyen qui le serait moins. L’ensemble des déplacements repose sur un seul objectif de cohérence. L’expérience passée par l’organisation de transport à la voile limitait le trafic à une bande côtière ; livrer de la marchandise en Bretagne intérieure obligeait à louer les services d’un transporteur routier avec en corollaire une incidence sur l’objectif de réduction des émissions de CO2. Grâce à cette complémentarité les principes de cohérences défendus par transport mod-all permettront de ne pas s’éloigner de cet objectif. mercredi 12 février 2014, par Ingalañ Bro Brest

http://www.ingalan.org/013-groupes-locaux/016-bro-brest-pays-de-brest/386-le-transport-mod-all.html

Commentaire: Cette idée n’est pas si nouvelle: entre 1998 et 2004, les élus et le réseau breton « Tous ensemble à gauche » (soutenu par les Alternatifs et la LCR),  avaient étudié et proposé un plan de renouveau du cabotage, s’appuyant sur le réseaux de petits ports bretons…

 

 

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11 février 2014 ~ 0 Commentaire

La catalogne interdit à son tour la fracturation hydraulique (basta)

estelada  (10)

La Catalogne est devenue la quatrième région d’Espagne à interdire la fracturation hydrau-lique, après la Cantabrie, la Rioja et la Navarre. Jusqu’à présent, le parlement régional catalan refusait chaque licence d’exploration sollicitée par un groupe pétrolier (voir la carte ci dessous). Avant d’intégrer finalement le 30 janvier un changement dans la législation, comme le rapporte El Pais. La loi sur l’urbanisme stipule désormais qu’il « n’est pas permis d’utiliser la technologie de la fracturation hydraulique quand elle peut avoir des effets négatifs sur les caractéristiques géologiques, environnementales, paysagères ou socio-économiques ».

« Les principales raisons ayant motivé cette interdiction ne sont pas environnementales ou so- ciales, mais purement économiques », relève Ejolt, un réseau d’organisations, d’universités et de laboratoires de recherche sur la justice environnementale. Selon les rapports commandés par le gouvernement catalan (de centre-droit), l’extraction de gaz non conventionnel n’est pas suffi- samment rentable et fournirait seulement huit mois de consommation de gaz à la région. Le coût politique d’une autorisation aurait par ailleurs été élevé : de nombreuses municipalités et collectifs sont opposés à l’extraction des hydrocarbures non conventionnels.

L’interdiction en Catalogne survient alors que le ministère de l’Industrie espagnol a autorisé l’exploration dans quatre zones se situant à cheval sur la région autonome et l’Aragon. Le gouvernement central a annoncé qu’il ferait appel de ces interdictions devant la Cour constitutionnelle. Mais l’opposition de l’opinion publique demeure forte : « Dans les Asturies et dans la province de Burgos, plusieurs entreprises de fracturation ont déjà renoncé à cause de l’opposition et de la pression citoyenne », remarque le collectif Ejolt. A l’échelle du pays, plus de 400 villes espagnoles se sont déclarées « Libre de Fracking ». Par Sophie Chapelle 11 février 2014

Source : fracturahidraulicano.info

http://www.bastamag.net/Gaz-de-schiste-quatre-regions

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