Archive | Ecologie & climat

15 novembre 2017 ~ 0 Commentaire

énergies (jdd)

climat

France, les énergies vertes sont toujours à la traîne

Faute d’une réelle volonté de développer la production de renouvelable, le nucléaire va rester prédominant en France au-delà de 2025. L’éolien et le solaire ne représentent qu’à peine plus de 6 % de l’électricité en France.

Beaucoup moins qu’au Brésil.

De passage à Bonn, cette semaine, pour la COP23, Nicolas Hulot va assurer les pays signa- taires des accords de Paris que la France est toujours « la gardienne de la lutte contre le réchauffement climatique ».

En matière de transition énergétique, le ministre va bien devoir admettre que la France est loin de tenir ses objectifs.

­Nicolas Hulot a reconnu mardi le retard pris dans le développement de l’éolien et du solaire face au ­nucléaire. L’économie consommée en France ne provient qu’à 1,9 % du photo- voltaïque, à 4,2 % seulement de l’énergie du vent, très loin du mix affiché par la majorité des pays européens et même émergents, comme le Brésil. On voit mal comment les énergies renouvelables pourraient représenter 23 % en 2020 et 32 % en 2030 comme le prévoyait la loi dite de transition écologique votée par le Parlement en 2015.

La trajectoire fixée par Ségolène Royal aura donc tenu moins de deux ans. « Encore une fois, l’État va faire traîner le désengagement dans le nucléaire », soupire Anne Bringault, coordina- trice sur la transition énergétique pour le réseau Action Climat et le Cler.

Du financement participatif à des projets éoliens ou solaires

« Les 50 % restent notre objectif, se défend Sébastien Lecornu, secrétaire d’État auprès de Nicolas Hulot, mais tel qu’il était présenté, le nouveau mix énergétique n’était ni tenable ni sincère. » Le ministère de la transition écologique et solidaire assure vouloir encourager solaire et éolien. Un plan pour libérer les énergies renouvelables est même dans les tuyaux.

Les freins ont depuis longtemps été identifiés par tous les acteurs de la ­filière. Multiplication des recours ­notamment d’associations de riverains, casse-tête des autorisations ­administratives, coût des travaux de raccordement au réseau, prix de rachat par EDF trop faibles et protections de trop nombreuses zones pour cause de radars militaires ou de bâtiments classés…

« Tous ces sujets vont être abordés dans le cadre de la conférence nationale des territoires réunie », promet Sébastien Lecornu. Pour son lancement, en juillet, associations d’élus mais aussi représentants des ministères des Armées et de la Culture ont été « sensibilisés », au sujet des énergies renouvelables afin de la convaincre de lever le pied sur les contentieux.

En ­octobre, un groupe de travail comprenant aussi des porteurs de projet a été installé. « Même Ségolène Royal ne l’avait pas fait », souffle-t‑on au ministère de ­Nicolas Hulot. Une nouvelle réunion se tiendra en décembre. À l’ordre du jour, une meilleure répartition de la fiscalité en faveur des communes pour que les intercommunalités ne soient pas les seules à bénéficier des recettes du renouvelable.

Les professionnels réclament aussi une évolution des normes et des procédures, qui impli- quent par exemple des études d’impact de plusieurs mois à chaque intervention sur les équi- pements. « Nous avons besoin d’une cartographie à partager qui permette de définir où l’éolien peut être acceptable », continue ­Sébastien Lecornu.

Enfin, le jeune secrétaire d’État envisage d’étendre le financement participatif à des projets éoliens ou solaires. Permettre à des riverains d’investir de l’argent dans des initiatives locales et d’être associé à la vente d’énergie est peut-être le meilleur moyen d’en favoriser l’acceptabilité.

15 novembre 2017

http://www.lejdd.fr/

Commentaire:

Désavantage: éolien, solaire, mer, leur énergie est gratuite et n’a donc pas de lobbyistes qui font la queue pour paralyser les autres, comme les énergies fossiles et le nucléaire! Tout euro dans les alternatives est volé au lobby du nucléaire et du pétrole. C’est çà la « concurrence libre et non faussée » et « la main invisible du marché »!

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13 novembre 2017 ~ 0 Commentaire

les pieds sur terre (kérity)

Les Pieds sur Terre

Projection/ciné-débat : soirée proposé par le Comité bigouden de soutien aux opposants à l’aéroport de NDDL dans le cadre du Forum social bigouden.

Au cœur de Notre-Dame-des-Landes, le Liminbout, hameau d’une dizaine d’habitants tient le haut du pavé. Agriculteur historique, paysans syndicalistes, locataires sur-endettés venus chercher une autre vie, squatteurs plus ou moins confirmés y apprennent à vivre et à lutter ensemble au quotidien.

Ici on ne fait pas de la politique : on la vit.

Loin des représentations habituelles de la ZAD, le film est une immersion dans le huis-clos de ce village devenu au fil des années symbole de la lutte contre l’aéroport et son monde.

Les Pied Sur Terre est un long-métrage documentaire tourné entre décembre 2012 et mai 2015 au Liminbout, hameau situé sur la ZAD de Notre-Dame-des-Landes.

Parmi la soixantaine de lieux de vie qui se trouvent sur la zone, Le Liminbout a un caractère unique.

Il est le seul où cohabitent habitants historiques et squatteurs venus de différents coins de France et d’Europe pour participer à la défense de ce territoire menacé par le projet d’aéroport.

Les Pieds Sur Terre n’est pas un documentaire militant ou informatif sur la lutte de Notre-Dame-des-Landes. En suivant le quotidien des habitants de ce hameau, le film saisit la vie qui se met en place lorsque les diverses composantes d’un territoire prennent ensemble le risque de défier l’État et le Marché. Si la lutte contre l’aéroport est au cœur des préoccupations de chacun, ce qui se joue entre ces habitants si différents relève d’une dimension bien plus universelle. [les-pieds-sur-terre.fr]

Cinéma Eckmühl, Kérity

Pieds-sur-terre-internet

https://tri-p.bzh/fr

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13 novembre 2017 ~ 0 Commentaire

nddl (pont l’abbé)

big

https://tri-p.bzh/fr/

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12 novembre 2017 ~ 0 Commentaire

sécurité nucléaire (arte)

Sécurité nucléaire : le grand mensonge. Une enquête alarmante sur les défaillances du secteur en matière de sécurité. Un sujet classé secret défense.

Classée secret défense, la sécurité nucléaire reste aujourd’hui la zone opaque d’une industrie exposée au risque terroriste. Captivante autant qu’alarmante, cette enquête internationale signée Eric Guéret et Laure Noualhat révèle les failles inimaginables du système.

Mardi 5 décembre 2017 à 20.50

Sécurité nucléaire : le grand mensonge

Classée secret défense, la sécurité nucléaire reste aujourd’hui la zone opaque d’une industrie exposée au risque terroriste. Captivante autant qu’alarmante, cette enquête internationale révèle d’énormes failles en la matière.

Alors que les accidents de Tchernobyl ou de Fukushima ont alerté sur la sûreté nucléaire, la sécurité des installations, classée secret défense, reste encore entourée d’un épais mystère. Pourtant, au-delà de la vulnérabilité des sites mise en lumière par les opérations de militants écologistes, l’enquête sur les attentats de Bruxelles de mars 2016 a révélé que le nucléaire belge constituait bien une cible potentielle pour des terroristes en quête d’armes de destruction massive.

De l’attentat-suicide et la chute d’un avion de ligne sur un réacteur aux cyberattaques en passant par les drones, les actes de sabotage ou la fabrication artisanale de bombes sales – un mélange d’explosifs et de matières radioactives, les menaces, reconnues par les experts, sont réelles. Dès lors, comment nos installations sont-elles protégées pour affronter ces risques multiples et comment la communauté internationale s’organise-t-elle pour sécuriser les matières et éviter les trafics?

Glaçant

Des États-Unis à l’Allemagne en passant par la France et la Belgique, cette enquête révèle les failles abyssales des systèmes de protection de sites nucléaires, conçus pour la plupart avant les attaques du 11-Septembre. Interrogeant experts, politiques et activistes de Greenpeace, le film montre aussi comment l’industrie nucléaire, aujourd’hui souvent déficitaire et surendettée, peine à mettre en œuvre des mesures efficaces, et forcément coûteuses, face au risque terroriste.

On découvre ainsi qu’aucune norme internationale n’est imposée aux États nucléarisés, notamment pour ce qui concerne la sécurisation des matières les plus dangereuses, malgré les tentatives de Barack Obama, initiateur du Sommet mondial sur la sécurité nucléaire…

Le silence qui entoure cette menace au nom de la confidentialité face à un ennemi potentiel prive de surcroît la société civile du légitime débat sur sa sécurité, quand les décisions pour la garantir relèvent du politique. Une investigation glaçante sur l’un des secrets les mieux gardés au monde.

http://cinema.arte.tv/

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11 novembre 2017 ~ 0 Commentaire

agriculture (libération)

glyphosate-

Glyphosate : les champs des possibles

Alors que les effets néfastes de l’herbicide sont de plus en plus établis et que les Etats membres de l’UE doivent trancher sur son avenir, des alternatives existent. Mais elles nécessitent un changement de paradigme.

«There is no alternative», clamait Margaret Thatcher pour défendre sa politique néolibérale. Trente ans plus tard, les pro-glyphosate jouent la même partition. «Il n’y a pas d’alternative», répètent-ils en boucle, alors que les experts des Etats membres de l’Union européenne doivent voter mercredi, après plusieurs reports, pour ou contre le renouvellement pour une période de «cinq à sept ans» de l’autorisation du pesticide le plus utilisé au monde (il entre dans la composition de plusieurs centaines de produits, dont l’herbicide Roundup de Monsanto).

Les industriels, réunis au sein du Groupe de travail européen sur le glyphosate (Glyphosate Task Force ou GTF, un consortium dont le but affiché est de «conjuguer leurs ressources et leurs efforts» afin d’obtenir ce renouvellement), continuent de prétendre que «le glyphosate ne pose pas de risque pour la santé humaine».

Alors qu’il a été classé «cancérogène probable» par l’Organisation mondiale de la santé. Mais l’argument tient de moins en moins. L’ONG Global 2000 a révélé en septembre qu’une grande partie du rapport de l’institut fédéral allemand d’évaluation des risques (BFR), sur lequel se sont fondées les deux agences européennes d’évaluation des pesticides (l’Autorité euro- péenne de sécurité des aliments et l’Agence européenne des produits chimiques) pour déclarer le glyphosate non cancérogène était en fait un copié-collé d’une étude publiée par Monsanto en 2012.

«Outil indispensable»

Alors reste l’argument qu’il n’y a pas de plan B.«A cette date, il n’existe pas d’alternative satis- faisante au glyphosate», «un outil indispensable pour la ferme France», écrit le GTF sur son site web. L’herbicide, dont environ 8 000 tonnes sont vendues chaque année en France, serait «le moyen le plus efficace pour désherber. [Il] réduit les coûts de production et le temps requis pour préparer les sols avant l’implantation des cultures [et] garantit des rendements agricoles élevés», arguent les industriels.

Et de dégainer un sondage commandé à Ipsos et réalisé en mars auprès de «904  agriculteurs et une dizaine d’experts agricoles, industriels et institutionnels», selon le- quel deux tiers des agriculteurs français utilisent du glyphosate et «plus de 80 % des utilisateurs agricoles estiment que la molécule est importante pour leur exploitation».

Une molécule «surtout employée en grandes cultures, surtout de céréales (85 % des profes- sionnels) et en viticulture (84 %)». Son retrait aurait «des conséquences économiques lour- des». Il «engendrerait une hausse des coûts de production (jusqu’à 18 % pour les viticulteurs), une baisse des rendements (13 % en viticulture) et, in fine, une baisse de rentabilité». Avec, à la clé, un «recul des exportations à hauteur de près de 2 milliards d’euros pour les seules filières céréalières et viticoles».

Interdire le glyphosate serait même dangereux pour l’environnement !

Les industriels ne dénoncent pas ici le fait que le seul produit équivalent sur le marché, le glufosinate-ammonium, est tout aussi nocif. Leur argumentaire est tout autre : en permettant de se passer de labours, le glyphosate serait bon pour les sols et le climat. Pour le GTF, asperger les sols de ce produit permettrait de réduire les travaux mécaniques «au maximum, [donc] la consommation de carburant est diminuée de moitié. Les quantités de dioxyde de carbone émises par le retournement du sol et le passage des outils sont également divisées par deux. En outre, […] un sol travaillé mécaniquement subit une érosion six fois supérieure à un sol non travaillé».

Bref, le glyphosate serait «vital pour les exploitations pratiquant l’agriculture de con- servation [un ensemble de techniques dont l’un des piliers est la réduction, voire la suppres- sion du travail du sol, ndlr] et contribue au déploiement du projet 4 pour 1 000». Lancée par la France lors de la COP 21, cette «initiative» promeut l’abandon du labour pour séquestrer du carbone dans les sols.

La FNSEA ne dit pas autre chose. «Il n’y a pas, à ce jour, d’alternative possible pour les agriculteurs», martèle Christiane Lambert, la présidente du principal syndicat agricole français.

Ce dernier, dont les positions et éléments de langage sont proches de ceux des industriels, considère aussi qu’il serait incohérent d’interdire le glyphosate «alors que la France fait partie des pays moteurs dans le 4 pour 1 000, [cette initiative ayant] besoin de la molécule pour se passer du labour et stocker davantage de carbone dans les sols».

Bilan carbone

Alors, hors du glyphosate, point de salut ? Faudra-t-il vraiment choisir entre cette molécule et une autre, tout aussi nocive ? Choisir entre elle ou les labours ? Non, répondent de plus en plus d’agriculteurs et d’agronomes. Des solutions existent déjà, qui sortent de ces schémas binaires. Simplement, elles supposent de repenser le modèle agricole.

«Les tenants du statu quo instrumentalisent la pratique du « sans labour » pour justifier l’usage de glyphosate, lequel pour une grande partie des agriculteurs est uniquement un confort : on passe un coup de Roundup pour désherber avant de semer», estime l’agronome Jacques Caplat, auteur de Changeons d’agriculture (Actes Sud, 2014).

Pour lui, le «sans labour» ne devrait pas être un but en soi mais un moyen permettant de conserver la vie du sol.

Or, de ce point de vue, dit-il, le glyphosate «fait plus de dégâts que le labour, car il tue une partie des bactéries du sol alors que le labour chamboule les milieux de vie du sol : ce n’est pas bon, mais pas non plus dramatique». De plus, selon lui, les partisans du glyphosate «laissent toujours de côté le fait que cette molécule se retrouve partout dans l’environnement, jusque dans nos corps, alors que le labour n’a aucune incidence sur la qualité de l’air, de l’eau, sur la biodiversité ou sur notre santé».

Autre «oubli» des industriels décriant le bilan carbone des labours : pour produire des pesticides de synthèse, il faut… du pétrole. Par ailleurs, remarque Jacques Caplat, «de plus en plus d’agriculteurs bio tendent vers le « sans labour », même si l’idéal du « sans labour et sans chimie » n’est pas faisable partout : certains estiment qu’un labour superficiel reste parfois utile, par exemple quand les sols sont très humides au printemps».

Car il y a labour et labour.

Nul besoin de retourner la terre à 40 centimètres de profondeur. Un outil baptisé «herse étrille» permet par exemple d’arracher les mauvaises herbes, même au milieu des cultures déjà en place, à seulement 2 centimètres de profondeur. Une autre technique est le «semis direct sous couvert», qui consiste à implanter une culture directement dans un couvert végétal (qui étouffe les herbes indésirables, assouplit la terre et peut être détruit juste avant le semis par le gel ou par un rouleau écraseur, ce qui évite l’emploi d’herbicides).

Elle permet d’utiliser des tracteurs moins puissants, de réduire le nombre de passages dans les champs, ce qui diminue la consommation de fuel, et d’utiliser moins d’engrais, expliquent les agronomes Lydia et Claude Bourguignon dans leur Manifeste pour une agriculture durable (Actes Sud, 2017).

Et d’ajouter : «Cultiver devient alors complexe mais passionnant : complexe car il faut oublier tout ce que l’on enseigne dans les lycées agricoles, mais passionnant car il faut repenser et créer une autre approche de l’agriculture.» L’idée est d’observer la nature et de travailler avec elle plutôt que contre elle. Plutôt que de considérer le sol comme un support inerte inondable à l’envi d’engrais et de désherbants pétrochimiques, il faut utiliser sa «valeur agronomique», ses insectes, ses bactéries, ses vers de terre. Eviter la monoculture, favoriser les rotations.

«Repenser le modèle»

Ce qui demande technicité, connaissances, réflexion, patience et précision. L’arsenal des techniques qui permettent de se passer du glyphosate en particulier et des pesticides en général est détaillé dans une étude commandée par le groupe écologiste au Parlement euro- péen à l’ONG Pesticide Action Network (PAN) parue mi-octobre.

Tout commence par la prévention – il existe moult façons d’éviter la pousse des mau- vaises herbes. Pour éviter que celles qui germent quand même n’envahissent les cultures, il faut savoir observer, anticiper pour intervenir au bon moment. Ensuite seulement viennent les techniques mécaniques voire thermiques (usage des flammes, de vapeur, d’eau chaude…) ou même innovantes (radiations infrarouges, lasers, robots intelligents…) pour les éradiquer. Autre solution : utiliser la lutte biologique (insectes, nématodes, bactéries). Et en tout dernier recours arrivent les herbicides naturels (acide citrique, huile de girofle). Tout sauf un retour à l’agriculture de grand-papa.

«On nous accuse d’être passéistes, mais c’est tout l’inverse : se passer des pesticides demande des compétences très pointues, les céréaliers bio sont des paysans-chercheurs qui ont un côté Géo Trouvetou, alors qu’utiliser le glyphosate demande peu de travail et de savoir», explique l’agriculteur Xavier Mathias, auteur de Au cœur de la permaculture (Larousse, 2017).

«Il s’agit de sortir de la logique réductionniste, de l’idée que l’agriculture peut être mise en équations simples, segmentée, pensée en silos, pour repenser tout le modèle et passer à une logique systémique, avoir une approche d’ensemble qui optimise les relations entre les humains, l’agrosystème (plantes cultivées et animaux d’élevage) et l’écosystème, résume Jacques Caplat. Mais sortir de ce système formaté, du glyphosate et des pesticides en général suppose de former les agriculteurs, que cela peut parfois paniquer. Il faut les accompagner. Ce serait faisable en deux ans, avec un plan de transition ambitieux. Mais vu l’inertie du système agricole français, cela prendra hélas plutôt de trois à cinq ans…»

Célèbre pour avoir osé attaquer Monsanto en justice après avoir été intoxiqué en 2004 avec son herbicide Lasso, désormais interdit (1), le céréalier charentais Paul François déconseille aussi une interdiction brutale du glyphosate : «Cela pousserait à le substituer par d’autres molécules autant, voire plus dangereuses. Je n’en utilise plus, cela se passe très bien et j’en suis très heureux, mais je ne l’ai pas fait du jour au lendemain parce que je n’ai pas voulu le remplacer par d’autres produits, je l’ai anticipé. Décider aujourd’hui que, dans trois ans, il sera retiré une bonne fois pour toutes me paraît raisonnable.» Voilà qui rejoint la position du ministre de la Transition écologique, Nicolas Hulot, qui a proposé lundi de limiter à «trois ans» le renouvellement du glyphosate au niveau européen.

(1) Un paysan contre Monsanto, paru ce 25 octobre chez Fayard.

Coralie Schaub  24 octobre 2017

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11 novembre 2017 ~ 0 Commentaire

ogm (côté quimper)

assez

La faucheuse Marie Nicolas convoquée au commissariat de Quimper Lundi 6

novembre 2017, 80 personnes sont venues soutenir celle qui avait participé  à une  action anti-OGM dans les Côtes d’Armor en novembre 2016..

Marie Nicolas n’en est pas à sa première convocation au commissariat de Quimper. Lundi 6 novembre 2017, elle était convoquée suite à sa participation à une action anti-OGM dans les Côtes-d’Armor en novembre 2016. Ce jour-là, 45 faucheurs volontaires (dont une vingtaine de Bretons) avaient mené diverses actions  pour «alerter la société sur l’importation massive de soja transgénique en Bretagne pour nourrir les animaux et l’utilisation massive de glyphosate», résume Marie Nicolas.

Les 45 faucheurs avaient bloqué les entrées et sorties de la coopérative Triskalia Nutréa de Plouagat, près de Guigamp.

Ils s’étaient ensuite rendus dans un magasin Triskalia et avaient peint les flacons de glypho- sate (round up) pour les rendre impropres à la vente. Enfin, ils avaient étiqueté de la char- cuterie dans des grandes surfaces locales avec la mention « nourris aux OGM et aux pestici- des ».

Environ 80 personnes sont venues soutenir Marie Nicolas, ce lundi. La militante quimpéroise ne craignait pas cette convocation. Au contraire:  Les faucheurs volontaires réalisent leurs actions à visage découvert. Notre but est d’alerter l’opinion publique. Les procès nous permettent de nous exprimer.

Du glyphosate dans les urines

Marie Nicolas et deux autres faucheurs volontaires arboraient un tee-shirt avec des chiffres énigmatiques. Explications d’Yves Le Devic: Des recherches de glyphosate ont été réalisées dans les urines de 50 militants. Toutes sans exception en contenaient. Moi, j’en ai 2,09 ng/ml alors que je suis végétarien depuis 42 ans, je bois de l’eau en bouteille. j’ai sans doute le malheur d’habiter à la campagne.

Pour information, la concentration maximale admissible pour un pesticide dans l’eau est de 0.1 ng/ml. Les faucheurs volontaires bretons se rendront le  21 décembre prochain à Lorient au procès de quatre militants qui ont dégradé les bidons contenant du glyphosate.

6 Nov 2017

https://actu.fr/

niococla

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10 novembre 2017 ~ 0 Commentaire

nicolas hulot (odn)

nicolas-hulot-

Déchets radioactifs : Nicolas Hulot, confirme sa soumission au lobby nucléaire

M. Hulot reprend le terme de « solutions » alors que n’existent que des options
Il affirme sans preuve que l’enfouissement serait « la moins mauvaise solution »

Jeudi 9 novembre, au Sénat, le ministre Nicolas Hulot a définitivement prouvé, si le doute était encore permis, qu’il est totalement soumis à l’industrie nucléaire dont il reprend mot pour mot les « éléments de langage ». En effet, M. Hulot a déclaré que l’enfouissement des déchets les plus radioactifs (à Bure, dans la Meuse), était « la moins mauvaise solution« .

Or, toute personne qui a étudié la question sait qu’il n’existe aucune solution à la question des déchets radioactifs

Tout au plus peut-on parler d’options. Utiliser le terme de « solution » revient à se soumettre à la communication de l’industrie nucléaire qui tente de faire croire qu’elle peut régler les graves problèmes qu’elle cause.

D’autre part, c’est avec la plus grande légèreté que Nicolas Hulot a prétendu que l’enfouissement serait « la moins mauvaise » de ces « solutions ».

Sur quelles bases M. Hulot, qui ne s’est jamais préoccupé de la question du nucléaire, a-t-il fait cette affirmation ? A-t-il étudié en détail l’ensemble des hypothèses ? Non : il s’est contenté de répéter les mots attendus par l’industrie nucléaire mais aussi par les entreprises comme Bouygues et Vinci qui attendent de gagner beaucoup d’argent avec le projet Cigeo d’enfouissement des déchets radioactifs.

Quelques jours après avoir reporté aux calendes grecques l’hypothèse d’une réduction de la part du nucléaire dans la production française d’électricité, Nicolas Hulot prouve définitivement, pour ceux qui nourrissaient encore quelques illusions, qu’il n’est qu’un jouet aux mains de l’industrie nucléaire, à commencer par le Premier ministre (directement issu d’Areva) et le Président de la république, pronucléaire forcené.

10 novembre 2017

http://www.observatoire-du-nucleaire.org

Lire aussi:

CIGÉO : défendant l’indéfendable, Hulot enterre son éthique avec les déchets – Jusqu’où reculera-t-il devant le lobby nucléaire ? (SDN)

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10 novembre 2017 ~ 0 Commentaire

cours public (ubo)

plog

« Luttes environnementales » : un cours public à l’UBO

L’UBO propose, mardi 21 novembre à 18h un cours public intitulé « Luttes environnementales. »Cette conférence se déroulera en salle Yves Moraud (B001 – faculté V. Segalen- Brest) et s’inscrit dans le cycle « Entre passé et avenir, la ville d’aujourd’hui ».Cette séance prendra à nouveau la forme d’une table-ronde animée par Natalia Leclerc et Jérôme Sawtschuk de l’UBO, sur l’histoire des luttes environnementales pour éclairer leurs rôles dans l’aménagement des territoires et des villes.

Tudi Kernalegenn, docteur en science politique de l’IEP de Rennes, et chercheur postdoctoral Marie Curie à l’Université Catholique de Louvain introduira la table ronde par une présentation sur la thématique « Bretagne et écologie : les territoires des luttes environnementales en Bretagne »  : L’idée sera de souligner que les luttes environnementales et l’écologie politique ce n’est pas seulement « penser global, agir local ». La dimension régionale (a fortiori en Bretagne) est essentielle, et c’est à ce niveau qu’on peut comprendre les dynamiques collectives.

Martin Siloret doctorant en Histoire moderne et contemporaine à l’université de Rennes proposera une réflexion sur le militantisme écologique. La création par la SEPNB (Société pour l’étude et la protection de la nature en Bretagne) d’un mensuel militant Oxygène, en 1979, témoigne du développement d’un environnementalisme très politisé en Bretagne au tournant des années 1980. Sa disparition six ans plus tard reflète les contradictions auxquelles ce mouvement est alors confronté.

Denez L’Hostis, Président d’honneur de l’association France Nature Environnement, interviendra comme grand témoin lors de cette table ronde pour nous présenter son retour d’expérience sur plusieurs conflits environnementaux liés à des projets d’aménagements et sur l’évolution qui s’est opérée lors des dernière décennies dans les stratégies de défense de l’environnement.

Ce cycle de conférences se tient tous les 3ème mardis de chaque mois, de 18 à 20h à la Faculté des Lettres et Sciences humaines Victor Segalen, Salle Yves Moraud (B001), 20 rue Duquesne, à Brest

Toutes les informations et le programme complet des différents cycles de conférences et cours publics organisés à l’UBO sont lisibles sur la page :

http://www.univ-brest.fr/

AE2D
Agir pour un Environnement et un Développement Durables

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09 novembre 2017 ~ 0 Commentaire

glyphosate (fr3)


Un herbicide trop répandu en Bretagne 

Alors que l’Europe devrait décider ce jeudi 9 novembre de prolonger ou non l’autorisation du glyphosate, certains agriculteurs bretons vont devoir s’interroger sur leurs pratiques cultu- rales.

Les départements du Finistère et des Côtes-d’Armor sont les plus concernés.

C’est un produit omniprésent dans l’eau des rivières bretonnes. Le glyphosate est utilisé comme désherbant par les agriculteurs, les collectivités et les particuliers. Accusé d’être cancérogène par de nombreuses associations, plus d’un million de citoyens européens ont signé cet été une pétition contre le renouvellement de la licence actuelle accordée à Monsanto et qui prend fin le 15 décembre. La Commission européenne envisageait jusque-là de mettre au vote une nouvelle autorisation pour cinq ans. La décision déjà repoussée deux fois pourrait être prise ce jeudi 9 novembre.
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La Bretagne dans le rouge

En Bretagne, le constat est on ne peut plus clair. Le glyphosate y était en 2015, le pesticide le plus vendu : 394 tonnes ! Finistère et Côtes d’Armor figurent dans le top 10 des départements français les plus consommateurs.

Sur la carte de l’utilisation du glyphosate en France, le Finistère est en rouge.

C’est qu’au-delà de l’utilisation classique des désherbants, la pointe bretonne a eu recours en masse au glyphosate, notamment dans le cadre de la lutte contre les nitrates et les algues vertes. Un couvert végétal hivernal est en effet préconisé pour éviter le lessivage des sols par la pluie.
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Dans nos régions d’élevage où se cultive beaucoup de maïs le sol est nu après la coupe des épis. Il est donc fortement exposé au lessivage par les pluies qui entrainent l’azote (les nitrates) dans les rivières. On préconnise donc d’y laisser pousser un couvert végétal, d’y semer de l’herbe ou des engrais verts, mais ensuite pour s’en débarrasser facilement il faut soit labourer avec le tracteur soit s’en débarrasser avec du glyphosate. Le glyphosate est tentant parce qu’il tue toutes les mauvaises herbes jusqu’à la racine, son épandage va beaucoup plus vite qu’un désherbage mécanique et donc économise le carburant.
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Remettre en question les pratiques culturales
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Depuis une dizaine d’années, les techniques culturales sans labour préconisées très officielle- ment pour améliorer la qualité du sol et faire gagner du temps aux agriculteurs, ont donc entraîné elles aussi des épandages de glyphosate. Comment expliquer que les alertes des scientifiques sur les dangers des désherbants chimiques n’aient pas été entendues ? Peut-être la publicité pour le désherbant a-t-elle convaincu nombre d’agriculteurs ? Monsanto a pourtant été condamné par la justice pour publicité mensongère en 2008, mais aujourd’hui encore certains responsables agricoles sont dans le déni des dangers avérés du glyphosate.

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Nicolas Hulot contre l’autorisation de cinq ans

Ce mercredi matin sur RMC, le ministre de la Transition écologique, Nicolas Hulot, a affirmé que la France ne votera pas la prolongation de la licence pour plus de trois ans. Un compromis pour amener l’agriculture européenne à trouver des alternatives au glyphosate dans ce délais.

Marc-André Mouchère  08/11/2017

http://france3-regions.francetvinfo.fr/

Lire aussi:

L’arrêté sur l’épandage des pesticides dans le collimateur d’Eau et Rivières

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09 novembre 2017 ~ 0 Commentaire

transition (basta!)

ecologie-conflits-energie

Transition énergétique: renoncement de Hulot sur le nucléaire : le déploiement des renouvelables repoussé

Nicolas Hulot, ministre de la Transition écologique et solidaire, a annoncé le 7 novembre qu’il serait « difficile » de tenir l’objectif de réduction de la part de l’électricité d’origine nucléaire à l’horizon 2025. Cet objectif, inscrit dans la loi de transition énergétique votée en 2015, était également un engagement de campagne d’Emmanuel Macron. Il s’agit de descendre la part du nucléaire dans la production d’électricité de 75 % aujourd’hui à 50 % dans sept ans, pour permettre une montée en puissance des énergies renouvelables et des économies d’énergie.

En juillet dernier, Nicolas Hulot avait estimé que cette réduction de la part du nuclé- aire reviendrait à fermer « jusqu’à dix-sept réacteurs » sur les 58 en activité actuelle- ment.

Comment le ministre justifie-t-il ce nouveau renoncement ? Nicolas Hulot s’appuie sur la publication par RTE, le gestionnaire du réseau de transport d’électricité, filiale d’EDF, d’une série de scénarios énergétiques pour la France. Dans son bilan prévisionnel, RTE estime qu’une diminution trop rapide du parc nucléaire contraindrait à maintenir en activité les quatre centrales à charbon françaises et à construire une vingtaine de nouvelles centrales au gaz.

« Si on veut maintenir la date de 2025 pour ramener le nucléaire à 50 % [du « mix » électrique], ça se fera au détriment de nos objectifs climatiques », a souligné le ministre, qui s’est toutefois bien gardé de donner une nouvelle échéance. « Nicolas Hulot n’a pas seulement repoussé l’objectif des 50 %, il hypothèque sérieusement le déploiement des énergies renouvelables alors que les investissements dans les énergies renouvelables sont en baisse sur les deux dernières années en France et que l’une des promesses de campagne d’Emmanuel Macron visait justement à « doubler la capacité en éolien et en solaire photovoltaïque d’ici à 2022″ », réagit l’association Attac.

Colère des associations environnementales

Selon le Réseau Action Climat, l’argument selon lequel il faudrait choisir entre le nucléaire et la crise climatique ne tient pourtant pas. « Plusieurs scénarii énergétiques existants permettent de respecter à la fois les objectifs de baisse du nucléaire, de réduction des émissions de gaz à effet de serre, de développement des énergies renouvelables et d’efficacité énergétique », souligne le réseau. C’est notamment le cas du scénario de référence officiel de la France et du scénario négaWatt [1].

« Ce n’est pas en reculant sur le nucléaire que la lutte contre les dérèglements climatiques s’accélérera, dénonce Greenpeace.

Dans un rapport de 2015, l’ONG démontre avec d’autres associations que le nucléaire repré- sente une fausse solution pour la lutte contre les changements climatiques [2] Le recul de Nicolas Hulot illustre plus largement la toute puissance des lobbies nucléaires et financiers sur la politique énergétique du pays, comme le décrypte cette note de notre Observatoire des multinationales.

Nicolas Hulot a toutefois assuré que « l’objectif de 50 % demeure ». « Dans l’année qui vient, nous allons regarder le nombre de réacteurs qu’il faudra fermer. Tout ça va prendre quelques mois et, en fonction de ça, nous fixerons une nouvelle date », a-t-il expliqué à la sortie du Conseil des ministres. Il a par ailleurs confirmé la fermeture de la centrale de Fessenheim d’ici la fin du quinquennat – une promesse déjà faite par François Hollande au début de son mandat.

Sophie Chapelle 9 novembre 2017

https://www.bastamag.net/

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