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12 avril 2018 ~ 0 Commentaire

pesticides (ouest france)

Claude Bourguignon sur les sols

Pesticides en France. Un rapport accablant, mais peu d’ambition

Des conclusions accablantes quant à l’impact des pesticides sur la santé humaine et sur l’environnement en France, c’est ce qui ressort du rapport que vient de publier une mission conjointe de sénateurs et de députés. Les propositions d’action sont en revanche bien timides. Elles sont pourtant censées inspirer le futur plan gouvernement de réduction des phytosanitaires.

Les pesticides et leur impact sur la santé en France. Ce travail a été mené dans la foulée des états généraux de l’alimentation. Il doit éclairer plusieurs textes importants à venir : la loi qui sera issue des états généraux, le plan gouvernemental de réduction des produits phyto- sanitaires, le plan bio et enfin le plan d’investissement des 5 milliards dédiés à l’agriculture.

Le document qui résulte de la mission, publié le 5 avril dernier, a été nourri de 47 auditions de personnes qualifiées, de déplacements et de l’analyse des nombreux rapports et documents existant déjà sur le sujet.

Des présidents issus de départements agricoles et viticoles

La mission était coprésidée par le député La République En marche Didier Martin, qui est également neuroradiologue, ainsi que par le sénateur Les Républicains Gérard Menuel, qui est lui, agriculteur et ancien responsable local de la FNSEA.

À noter que les deux parlementaires sont élus de départements où la viticulture est majeure. Didier Martin est élu de la Côte-d’Or, où se trouvent la plupart des meilleurs crus de Bourgo- gne, tandis que Gérard Menuel est élu de l’Aube, département producteur de champagne et de céréales. Vignes et céréales sont deux productions parmi les plus consommatrices de produits phytosanitaires. La première moitié de ce document de 220 pages est consacrée à l’état de lieux de l’impact des traitements agricoles sur la santé humaine et l’environnement. Le moins que l’on puisse dire est qu’il est inquiétant.

Comme le rappelle un rapport de l’Inserm publié en 2013, « des associations positives ont été constatées entre l’exposition professionnelle à des pesticides et certaines pathologies, comme la maladie de Parkinson, le cancer de la prostate et des cancers hématopoïétiques (lymphome non hodgkinien, myélomes multiples). En outre, un facteur de risque existe pour le dévelop-pement de l’enfant s’il est exposé lors des périodes prénatale, périnatale et lors de la petite enfance. »

Pesticides et cancers : un lien à 80 % de certitude

Selon le professeur Roger Barouki, directeur de l’unité de recherche « toxicologie pharma- cologie et signalisation cellulaire » de l’INSERM « il y a 80 % de certitude qu’il existe un lien de causalité entre certains cancers et l’exposition aux produits phytopharmaceutiques pour les professionnels ». Deux exemples parmi d’autres : lien entre maladie de Parkinson et traitements des vignes ; lien entre cancer de la prostate et chlordécone (traitement des bananes) aux Antilles.

Le rapport met cependant en évidence d’une part le manque de travaux fins sur les molécules potentiellement dangereuses et d’autre part la difficulté à établir la toxicité, isolée ou combinée, de certaines molécules du fait de l’effet cocktail résultant de l’exposition fréquente à plusieurs d’entre elles simultanément. Le problème est d’autant plus complexe que nombre de molécules sont soupçonnées d’avoir un effet sans seuil de déclenchement, donc même avec une exposition très faible.

Il y a « suspicion d’effets sur le développement des neurones et des structures cérébrales chez l’humain conduisant à altérer des fonctions telles que l’apprentissage et la mémoire de l’adulte. Les effets pourraient être majorés chez l’enfant ou le fœtus ainsi que pour d’autres populations à risque (femme enceinte, personne âgée, personne malade…) ».

Les femmes enceintes exposées

L’exposition aux pesticides concerne une population qui va bien au-delà des personnes travail- lant dans l’agriculture, à la fois du fait de la dissémination des polluants dans l’environ-nement et par leur présence dans les produits alimentaires. Ainsi, selon Alban Robin, chef de bureau qualité des eaux à la Direction générale de la Santé, « 3 % à 7 % de la population peut être alimentée au robinet par une eau non conforme. Le glyphosate n’y apparaît pas de manière prépondérante, il ne figure qu’en 20e position ». De nombreuses autres molécules sont présentes, souvent au moins aussi dangereuses.

Du côté de la Direction générale de l’Alimentation, « 60 000 échantillons de denrées animales et 1 000 échantillons de denrées végétales sont prélevés et analysées chaque année.

La non-conformité est constatée dans moins de 10 % des produits, ce qui peut résulter d’un dépassement des LMR (limites maximales de résidus), soit de résidus d’une substance inter- dite. » Selon la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF), « les contrôles aléatoires, au nombre d’environ 3 200 en 2016, ont montré un taux de non-conformité de 2,1 %. Les contrôles ciblés de l’ordre de 1 300 en 2016 ont, quant à eux, fait apparaître un taux de non-conformité de 4,2 %. Ces contrôles concernent aussi bien des denrées produites en France que dans l’Union européenne ou provenant d’États tiers. »

Les femmes enceintes ne sont pas épargnées, comme l’a montré le programme ELFE : « S’agissant des femmes enceintes, les résultats des mesures d’imprégnation aux pesticides ont montré que les herbicides (atrazine et glyphosate) avaient été quantifiés chez moins de 1 % des femmes enceintes, qu’une mère sur 10 présentait un niveau quantifiable pour au moins un biomarqueur de chlorophénol et que toutes avaient été exposées aux pyréthrinoïdes (insecticides). »

Jusqu’à 70 % de produit dispersé

L’une des causes de la dissémination des polluants vient du fait que les produits ne touchent pas tous leur cible. Selon l’Institut national de recherche agronomique (INRA) la déperdition des produits lors de leur application par pulvérisation sur les feuillages « est de l’ordre de 10 à 70 % vers le sol et de 30 à 50 % vers l’air. Ces pertes sont liées aux engins de dispersion. Toutefois, les fumigations du sol renvoient aussi 20 à 30 % des produits dans l’air.  »

On ne sera donc pas surpris de lire, comme l’ont indiqué de précédents travaux, cités dans le rapport, que l’air est pollué par les pesticides, même à Paris.

« Les études examinées par le rapport Pesticides précédemment évoqué ont montré la pré- sence de pesticides, y compris des molécules interdites depuis plusieurs années, dans l’atmos- phère aussi bien en milieu rural qu’urbain (avec cependant des niveaux enregistrés plus impor- tants en milieu rural). De son côté, une étude d’AirParif a relevé des traces de plus de 80 pesticides dans l’air parisien. » Assez troublant, « des traces de produits interdits depuis plusieurs années (comme le lindane prohibé en 1998) sont encore régulièrement présentes dans l’atmosphère de toutes les régions de France. »

Hécatombe chez les insectes

Outre leur impact sur la santé humaine, les produits phytosanitaires infligent de lourds dégâts à l’environnement. À commencer par les insectes. Le rapport cite une étude allemande qui a récemment défrayé la chronique. « Une étude de la Krefeld Entomological Society parue le 18 octobre 2017 dans la revue PlosOne montre qu’en vingt-sept ans plus de 75 % de la biomasse des insectes volants a disparu au sein d’espaces pourtant protégés en Allemagne. » Cependant, le même constat est dressé de ce côté du Rhin. « Des travaux menés en France par V. Bretagnolle, notamment sur la Zone Atelier du CNRS Plaine et Val de Sèvre, démontrent le même déclin des insectes terrestres (80 %) en exploitant des données recueillies depuis vingt-cinq ans. Ils font supposer que cette évolution touche toute l’Europe. »

L’agriculture intensive au premier chef

Pour les auteurs, la cause réside bien dans « les pratiques de l’agriculture intensive » : des- truction directe des insectes par les insecticides, réduction drastique des fleurs sauvages, intensification agricole globale (surexploitation et pollutions des sols, simplification des pay- sages, disparition des prairies, de l’élevage, des haies, des mares, des murets…). Ceci bien avant les autres causes comme l’augmentation des peuplements humains, le changement climatique ou le changement d’usage des terres.

La raréfaction des insectes bouleverse toute la chaîne alimentaire. En particulier la population d’oiseaux communs, «en déclin général». Ceux-ci sont aussi affectés par «la disparition des stocks de graines d’adventices dont ils se nourrissent», car «l’agriculture intensive tend à dé- truire toute la faune sauvage non productive dans les fossés ou les prairies, ou parce que les oiseaux s’intoxiquent directement avec les semences enrobées ou les insectes contaminés».

30 % des oiseaux des champs disparus

Une publication conjointe du MNHN et du CNRS le 20 mars dernier révèle « une accélération de ce déclin sur les sites de deux réseaux de suivi : ce sont désormais 30 % des oiseaux des champs qui ont disparu en 15 ans ». En ce qui concerne les oiseaux considérés comme étant en voie de disparition, « les 15 espèces inscrites sur la Liste rouge UICN-MNHN des oiseaux nicheurs métropolitains auront décliné de 75 %. »

Un problème particulier se pose sur les insectes et les vertébrés qui pollinisent les plantes et permettent leur reproduction et le cas échéant, leur fructification : « 16,5 % des espèces de pollinisateurs vertébrés (oiseaux et chauves-souris) sont menacées d’extinc- tion à l’échelle mondiale et jusqu’à 30 % sur les îles, cependant qu’en Europe par exemple, 37 % des populations d’abeilles, sauvages et domestiques, et 31 % des papillons sont déjà en déclin et 9 % menacées de disparaître ».

Les néonicotinoïdes sont considérés comme « un vrai cas d’école ». En effet, « plus les travaux avancent, plus la démonstration de leur nocivité sur les insectes pollinisateurs, dont l’abeille domestique, est alarmante ». L’inquiétude s’étend à deux nouveaux insecticides (Closer et Transform) à base de sulfoxaflor qui, « sans être classés parmi les néonicotinoïdes, présenteraient les mêmes effets pour les abeilles ».

La pollinisation menacée

Le rapport rappelle que « 80 % des cultures à travers le monde sont dépendantes de l’activité des insectes pour la pollinisation, au premier rang desquels les abeilles domestiques et sau- vages. » La sécurité alimentaire peut même en être affectée, tandis que sur un strict plan économique, les pertes induites sur les cultures mondiales sont évaluées « entre 235 et 577  milliards de dollars par an ». Le haut de la fourchette représente trois fois l’équivalent de l’industrie agroalimentaire française.

Si insectes et oiseaux sont les victimes les plus médiatisées, les pesticides touchent également « les invertébrés terrestres et aquatiques, les poissons, les amphibiens, les reptiles ou encore les oiseaux insectivores, les rongeurs et les chauves-souris ».

95 % de la vie du sol encore inconnue

Moins visible, mais au moins aussi grave, « l’impact sur la faune du sol, comme les vers de terre et les collemboles, le microbiome tellurique, voire aquatique, lesquels peuvent à leur tour avoir des conséquences pour la santé des sols et des systèmes aquatiques, la structure des sols, leur perméabilité et le cycle des éléments nutritifs plus généralement ».

Les produits agricoles arrivent dans les sols comme des éléphants dans un jeu de quilles : « Un sol est l’association de matière issue de la dégradation des roches, de matière organique morte remaniée par les organismes du sol et de la biomasse que représentent ces organismes, qu’il s’agisse de vers, d’insectes, d’acariens, de champignons ou de bactéries, sans parler des plantes et animaux qui y vivent.

À ce jour, plus de 95 % des espèces vivant dans le sol n’ont pas encore été décrites. Mais c’est cette biodiversité qui assure la plupart des processus élémentaires donnant au sol ses pré- cieuses fonctions. Les sols sont issus de processus longs. Lorsqu’ils sont dégradés, leur restauration, quand elle est encore possible, demande toujours beaucoup d’efforts et de temps. Or, la communauté scientifique observe une montée des menaces sur la biodiversité des sols. »

40 % des sols cultivés déjà dégradés

L’agriculture a sa propre responsabilité, en sus de celle de l’urbanisme, de l’industrie ou de la circulation routière : « la déforestation, le surpâturage et l’agriculture mécanisée ont très largement accéléré l’érosion des sols. Les monocultures et une discontinuité trop importante des couverts végétaux appauvrissent la biodiversité d’une parcelle. Des labours trop profonds, une irrigation excessive, des apports réguliers de nitrate… la détruisent directement. »

Quant aux pesticides, « ils participent à ce processus en diminuant la biodiversité végétale mais aussi en s’attaquant directement aux organismes du sol ». Selon la Fondation pour la recherche sur la biodiversité « Nous sommes en train de faire mourir nos sols ». On estimerait en effet que déjà 15 % de l’ensemble des sols et 40 % des sols cultivés seraient dégradés.

Drôle de nouvelle carte des cours d’eau

Le rapport aborde également les restrictions d’usage et de mise en œuvre des pesticides en France et remet clairement en cause une récente révision des règles visant à réduire la contamination des cours d’eau. « On peut s’interroger cependant sur les répercussions de ces nouvelles dispositions. Elles reviennent en effet sur un arrêté qui imposait depuis 2006 des zones de non-traitement (ZNT) en bordure des points d’eau sur lesquelles il était interdit d’épandre des pesticides.

Pris pour faire face à la contamination généralisée des cours d’eau français, il s’appliquait jusqu’à présent à l’ensemble des éléments du réseau hydrographique de la carte de l’IGN. Les nouvelles dispositions se réfèrent désormais à une carte réduite qui a permis à certaines préfectures d’exclure une part significative des cours d’eau des zones non traitées. » Le rapport regrette également que « les textes ne prévoient pas de restrictions d’épandage à proximité des habitations et ne le différencient pas selon les types de produits utilisés ».

Des propositions d’action jugées trop faibles

Le rapport propose, en deuxième partie, diverses orientations à l’agriculture française ainsi qu’une meilleure surveillance de l’impact de pesticides. À cet effet, la mission souhaite « ren- forcer les dispositifs de surveillance écotoxicologique afin de disposer de données plus complètes et suivies des différents milieux ainsi que des espèces à surveiller en priorité ».

Elle souhaite également « mettre en place un dispositif national de surveillance des pesticides dans l’air et fixer un seuil de détection des produits phytopharmaceutiques ». ATMO France, qui fédère les associations de surveillance de la qualité de l’air, avait déjà annoncé fin novembre une campagne de mesure des pesticides dans l’air en 2018.

Conclusions ambiguës sur le glyphosate

Si la mission insiste sur « la nécessité de réduire drastiquement l’usage des pesticides pour tendre aussi rapidement que possible vers leur abandon », elle temporise aussitôt : « le pro- cessus prendra du temps ». Ainsi, sur l’exemple emblématique du glyphosate, herbicide contro- versé, les rapporteurs jugent « nécessaire d’accélérer les travaux de recherche et de déve- loppement pour trouver des alternatives crédibles », estimant implicitement qu’il n’y en a pas.

Le rapport suggère « d’interdire, dans l’immédiat, l’utilisation du glyphosate dans sa fonction dessiccative au niveau national », soit l’usage sur les plantes pour les déshydrater et faciliter leur récolte. Mais, à en croire les producteurs de blé, cette utilisation n’a presque jamais cours sur les céréales de l’Hexagone et une telle interdiction serait donc sans effet.

« L’usage dessiccant est déjà interdit, c’est vraiment de la poudre aux yeux ! », a réagi Carmen Etcheverry, chargée agriculture pour l’ONG FNE (France Nature Environnement), qui a également dénoncé un « retropédalage » sur le glyphosate. « On a l’impression qu’ils ont acté les effets inacceptables (des phytosanitaires), ils reconnaissent une dangerosité mais ça se gâte dans les moyens mis en œuvre, qui ne sont pas à la hauteur voire induisent des reculs », a déclaré François Veillerette, directeur de Générations Futures.

La FNSEA satisfaite

À l’inverse, Eric Thirouin, secrétaire général adjoint à la FNSEA, s’est réjoui de la teneur de ce rapport qui tend à « trouver des solutions plutôt que des interdictions ». La FNSEA a récem- ment annoncé un « contrat de solutions » qui vise à mobiliser toutes les énergies pour atteindre les objectifs du plan gouvernemental Ecophyto II adopté en 2015 sous François Hollande. Celui-ci vise à réduire l’usage des pesticides de moitié d’ici 2025, actant ainsi le retard de 7 ans pris sur les objectifs du plan Ecophyto I lancé sous Nicolas Sarkozy en 2008.

La députée socialiste et ancienne ministre de l’Écologie Delphine Batho a annoncé jeudi sa démission de la vice-présidence de la mission « parce que le projet de rapport ne prône pas la sortie du glyphosate ni même son interdiction dans trois ans », contrairement à ce que promettait l’exécutif il y a quelques mois à peine.

André THOMAS  10/04/2018

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11 avril 2018 ~ 0 Commentaire

pont de buis nddl (ouest france)

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Notre-Dame-des-Landes. À Pont-de-Buis, les manifestants de la poudrerie lèvent le camp

Pendant un peu plus d’une heure des manifestants se sont regroupés devant le site de NobelSport, à Pont-de-Buis (Finistère). Ils s’opposent aux expulsions de Notre-Dame-des-Landes. Le regroupement a pris fin vers 15 h 30.

Environ 70 manifestants opposés aux expulsions en cours à Notre-Dame-des-Landes se sont réunis à proximité de la poudrerie NobelSport de Pont-de-Buis, vers 14 h, ce mardi. Une centaine de gendarmes étaient présents sur le site qui fournit la police et l’armée. NobelSport est un site classé Seveso.

 Pas d’accrochage

Le but pour les manifestants : « Mobiliser ici les forces de l’ordre ici pour qu’elles ne soient pas à Notre-Dame-des-Landes », expliquent l’un des manifestants. L’opposition s’est déroulée dans le calme et n’a pas compté d’accrochage. Les opposants aux expulsions ont ensuite levé le camp, vers 15 h 30, sous l’étroite surveillance des gendarmes.

10/04/2018 à 16h06

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10 avril 2018 ~ 0 Commentaire

epr (france bleu)

epr

Nucléaire : de nouvelles anomalies détectées à l’EPR de Flamanville

EDF a détecté des « écarts de qualité » sur certaines soudures du circuit secondaire principal de l’EPR de Flamanville. Des contrôles complémentaires seront réalisés d’ici le mois de mai. En fonction des résultats, EDF pourrait revoir la date de mise en service de l’EPR.

Après l’affaire de la cuve et du couvercle du réacteur de l’EPR de Flamanville l’an dernier, des problèmes de soudures sur un circuit de vapeur en février, voilà une difficulté supplémentaire pour l’EPR. EDF annonce ce mardi avoir détecté des « écarts de qualité » sur certaines soudures du circuit secondaire principal.

Ces anomalies ont été découvertes fin mars lors de la phase de test grandeur nature avant le chargement du combustible nucléaire prévu à la fin de l’année. « Ces soudures avaient été déclarées conformes par les entreprises chargées de leurs réalisations », précise Xavier Ursat, responsable des Projets Nouveau Nucléaire chez EDF. Les  contrôles  menés par EDF  n’ont pas donné les mêmes résultats.

Des impacts sur le coût de l’EPR et le calendrier ?

Les 150 soudures du circuit secondaire principal  de l’EPR de Flamanville seront donc réexaminées d’ici la fin du mois de mai. A l’issue de cette phase d’analyse, EDF annoncera les éventuels impacts sur le planning du projet, comprenez un (nouveau) report de la mise en service de l’EPR. Ces problèmes pourraient aussi alourdir encore un peu plus le coût du chantier (10,5 milliards d’euros aujourd’hui).

mardi 10 avril 2018 Anthony Raimbault

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Commentaire:

Ce sont donc les entreprises qui font leurs propres contrôles sur leur pièces défectueuses! Et tous les pays qui attendent impatiemment leur EPR, les verront-ils un jour ? Y aura-t-il  des pénalités de retard? Si oui, çà va douiller! (Pas pour EDF, pour les contribuables bien sûr)

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10 avril 2018 ~ 0 Commentaire

édito zad (npa)

npa 29 vertic

Non aux expulsions, la Zad vivra !

Macron a choisit la force à Notre-Dame-des-Landes : pas moins de 2500 gendarmes pour évacuer une partie de la Zad !

Une intervention violente, qui vise non seulement la destruction des lieux de vies mais aussi mais aussi celle des projets d’expérimentation agricole, soutenus par les paysans et la population locale.

Il n’y avait aucune urgence à intervenir sur ces terres, dont la situation juridique ne sera pas réglée avant un an ou deux. Des négociations sur les projets à long terme des zadistes étaient en cours avec les opposantEs : la preuve que la parole de l’État capitaliste n’est que bla-bla – il faudra s’en souvenir dans les autres « négociations » du mouvement social. Car il y avait une urgence de politique-spectacle : le tandem Macron-Colomb veut montrer sa volonté inflexible et sa capacité d’action.

La communication est donc au cœur de cette intervention policière.

Les journalistes sont maintenus à bonne distance, pour une communication sans faille. C’est la gendarmerie elle-même qui fournit les images aux médias, choisies à partir des 200 caméras portables dont sont équipées ses troupes! De source officielle, il n’y a eu, ce lundi 9 avril sur la Zad, aucun blessé ni aucune arrestation parmi les zadistes… Pas plus qu’en 2012, lors de la première évacuation, et ses 120 blessés sérieux.

Il y a bien une zone de non-droit : celle qui permet les violences policières en toute impunité.

Il faut dire que l’enjeu est de taille pour Macron et son gouvernement. Pas question pour lui de laisser la victoire contre le projet aéroport essaimer davantage. Non ! il lui faut tuer dans l’oeuf tout ce qui pourrait faire contagion sociale et transformer notre formidable victoire en défaite. Écraser pour dissuader cheminotEs, étudiantEs… toutes celles et ceux qui tentent de s’opposer, de résister. Et infliger des défaites à tous les mouvements sociaux, à tous les secteurs, à toutes les luttes.

La seule réponse est celle qui a permis de gagner contre le projet d’aéroport :

La convergence des mobilisations, la solidarité. La défense de la Zad est l’affaire de toutes celles et ceux qui refusent le monde selon Macron. Le gouvernement a choisit le bâton de la répression, nous reprenons celui de la résistance, celui du serment d’octobre 2016 :

« Le serment de revenir si nécessaire défendre la Zad. Nous ne nous soumettons ni à la loi du profit, ni à celle du plus fort : nous sommes là, nous serons là ! »

Sandra Cormier Npa Nantes, 10 avril 2018

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10 avril 2018 ~ 0 Commentaire

mines (le journal de pontivy + of)

mine-uranium

Visite d’une mine d’uranium

Projets miniers en Bretagne. Les opposants réclament des Commissions de suivi en 2018

Les trois collectifs bretons, opposés aux projets miniers de Variscan, deman- dent la tenue des commissions de suivi en 2018. Annuelles et obligatoires, il n’y en a pas eu en 2017…

Les associations Attention Mines (Morbihan), Vigil’Oust Merléac et Douar Didoull (Côtes-d’Armor) réclament l’organisation des Commissions d’infirmation et de suivi sur les projets miniers en Bretagne. Il n’y en pas eu en 2017, alors que ces commissions annuelles sont obligatoires dans les cadre des recherches minières menées par Variscan Mines. Elles permettent d’informer élus et habitants de l’avancée des recherches.

Des commissions pour informer élus locaux et habitants

« Les permis bretons ont été vendus à Variscan Mines Europe. L’État accorde ces permis exclusifs de recherches minières (Perm), et après il n’a plus la main dessus. Ça confirme nos craintes. Qui va acheter ces permis ensuite ? » Claire Mériaux se pose des questions.

Elle est la porte-parole de l’association Attention Mines, opposée aux projets miniers sur le Perm Silfiac (Permis exclusif de recherches minières dit de Silfiac), dans le Morbihan, près de Pontivy. Avec les deux autres collectifs situés dans les Côtes-d’Armor, Vigil’Oust (Perm Merléac, près de Loudéac) et Douar Didoull (Perm Loc-Envel, près de Guingamp), ils récla- ment ensemble la tenue des Commissions d’information et de suivi (CIS) en 2018.

« Ces commissions sont propres à chaque permis et sont sensées se réunirent une fois par an, expliquent Douar Didoull, Vigil’Oust et Attention Mines. Les services de l’État continuent à maintenir le secret sur l’actualité des différents permis. »

Prétextant que sur leurs différents périmètres, la société Variscan Mines n’a pas effectué de travaux en 2017, les services de l’État se refusent une nouvelle fois à informer les élus et la population sur l’actualité des permis et la société qui les détient. Ne sont-ils pas en droit d’être informés que les permis bretons de Silfiac, Merléac et Loc-Envel sont transférés vers une nouvelle société de droit britannique, Variscan Mines Europe Ltd ? Ne sont-ils pas en droit de réclamer des explications quant à la possibilité d’un tel transfert, permis par le droit français mais échappant à tout contrôle de l’État ?

Une réunion en urgence

Les trois collectifs anti-mines demandent la tenue de chaque CIS sur chaque permis, « pour une réunion exceptionnelle d’urgence, avec pour seul point à l’ordre du jour : abandon définitif de l’ensemble des permis en cours ! » La CIS pour le Perm Silfiac devait se tenir en juin 2017. Il n’y en a pas eu. « On a aucune nouvelle là-dessus. Alors que c’est de l’information, du suivi : on veut simplement que les maires soient tenus au courant », indique Claire Mériaux. Sur la zone de Silfiac, plus de 1000 particuliers refusent l’accès de leurs terres à Variscan Mines.

https://actu.fr/bretagne/

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Projet minier. L’action en justice s’organise (Le Télégramme)

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10 avril 2018 ~ 0 Commentaire

zad (alternative libertaire)

flics

Violences et dégradations à la ZAD : le pouvoir a voulu cet affrontement que rien ne justifiait

Le mouvement contre l’aéroport a pourtant exprimé son intention de rechercher une solution de compromis pour l’avenir des terres du site de Notre-Dame-des-Landes. On peut lire dans cette attaque la volonté de vengeance du gouvernement et le choix de donner des gages aux réactionnaires de tous bords qui n’ont pas digéré cette victoire anticapitaliste.

Ce lundi 9 avril, 2.500 gendarmes ont déclenché leur offensive pour détruire les habitations des occupant.es de la ZAD.

Le pouvoir se venge aujourd’hui des acteurs et des actrices de la lutte contre le projet d’aéroport à Notre-Dame-des-Landes (NDDL). Depuis 3 heures ce matin les gendarmes ont commencé leur agression contre les habitant.es du site du projet abandonné d’aéroport. Dans leurs bagages ils ont amené les engins nécessaires pour détruire les habitations, mais aussi des véhicules blindés.

Les occupant.es du site opposent une résistance déterminée face aux flics casseurs :

Barricades de « tracteurs vigilants », barricades plus classiques éventuellement enflammées pour gêner la progression des forces du désordre, chaînes humaines… La diversité des tactiques de résistance face à l’invasion fait partie des réalités de la ZAD.

Malgré la détermination des occupant.es, la disproportion des forces et surtout les équipe- ments militaires apportés et les gaz lacrymogène qui noient la ZAD sous un nuage de gaz toxiques permettent aux gendarmes de gagner du terrain.

Mais le pouvoir doit pourtant reconnaître que cela restera compliqué pour eux.

Gérard Collomb, le sinistre est obligé d’annoncer « nous maintiendrons, tant qu’il sera nécessaire, des forces de l’ordre pour qu’il n’y ait pas de nouvelle occupation ». Les journalistes sont bloqués par les flics qui ne veulent pas de témoins pour faire leur sale besogne. Dès 5h30 une arrestation et un blessé sont signalés. A partir de 10 h les flics commencent à détruire des habitations.

9 avril 2018

http://alternativelibertaire.org/

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09 avril 2018 ~ 0 Commentaire

zad (npa)

zad

Notre-Dame-des-Landes : Le gouvernement a choisi l’affrontement sur tous les fronts

Alors que la grève des cheminot.e.s bat son plein, que dans les universités le mouvement contre la sélection s’élargit et se renforce… il décide l’évacuation par la force de la ZAD de Notre-Dame-des-Landes.

Défaire toute résistance est sa priorité.

Il lui faut infliger des défaites à tous les mouvements sociaux, à tous les secteurs, à toutes les luttes. Après avoir été contraint d’abandonner le projet d’aéroport, il veut sa revanche, il ne peut en aucun cas concéder une victoire aux opposant.e.s.

Alors que des discussions sont en cours entre le mouvement dans sa diversité et le gouvernement, alors que la situation des terres de la Zad ne sera pas réglée avant un ou deux ans car c’est un casse-tête juridico-politique, l’expulsion des zadistes ne répond qu’à une urgence politique, une urgence de communication.

Le tandem Macron-Colomb veut montrer sa volonté inflexible et sa capacité d’action.

Il tente à nouveau avec cette opération policière et militaire de diviser le mouvement qui a gagné grâce à sa détermination, à sa maturité politique, à sa diversité et à sa capacité d’action commune.

Ensemble, nous nous sommes mobilisés contre le projet d’aéroport et son monde, un monde capitaliste, productiviste, fait de concurrence et de sélection, de marchandisation et de béton. C’est ce monde qui avance à marche forcée avec la privatisation de la SNCF, la sélection universitaire, la destruction des services publics, de la protection sociale et du Code du travail.

La seule réponse est celle qui a permis de gagner contre l’aéroport : la convergence des mobilisations, la solidarité.

La défense de la ZAD est l’affaire de toutes celles et ceux qui refusent le monde selon Macron. Le NPA appelle a participer massivement aux rassemblements appelés ce soir à 18h dans toutes les villes et à toutes les initiatives qui seront prises dans les jours suivants.

Lundi 9 avril 2018

https://npa2009.org/

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09 avril 2018 ~ 0 Commentaire

édito (npa)

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Face à un gouvernement de casseurs, mobilisation générale

Lundi 9 avril à 4h du matin, 2500 gendarmes mobiles et des véhicules blindés ont attaqué la ZAD de Notre-Dame-des-Landes. Ils ont interdit les journalistes, puis répandu un nuage de fumées lacrymogènes. Le gouvernement veut expulser une centaine de personnes, qui ont contribué à obtenir l’abandon de l’absurde aéroport de Notre-Dame-des-Landes.

Mais son but réel est bien plus large, comme le montrent les déclarations de Gérard Collomb : 

« Qu’une fois pour toutes, on en finisse avec cette opération qui a commencé il y a une quarantaine d’années. [...] Nous maintiendrons des forces de l’ordre pour qu’il n’y ait pas de nouvelle occupation. [...] L’autorité doit régner partout, et la loi doit être respectée partout. »

Contestons l’autorité de l’État

La privatisation de la SNCF et d’autres services publics, l’attaque contre le statut des chemi- notEs et de tous les fonctionnaires, la suppression de 120 000 postes dans la fonction publi- que, la sélection à l’université, le durcissement des politiques anti-immigréEs, avec notamment, la multiplication des emprisonnements dans des camps, tout cela ne suffit pas au gouverne- ment. Il ouvre un nouveau front avec la bataille militaire de Notre-Dame-des-Landes.

De notre côté, il faut faire face à cette violence antisociale, cet autoritarisme sans limite. Cha- cun a une bonne raison d’agir, bien sûr dans le secteur public, mais aussi dans le secteur privé où l’application de la « loi travail », des ordonnances, aggravent les conditions de travail, développent la précarité et facilitent les licenciements.

Un gouvernement plus illégitime que jamais

Rappelons que Macron a été élu… alors que seulEs 16 % des inscritEs ont voté pour lui au premier tour de la présidentielle ! Aujourd’hui, moins de 40 % des sondéEs disent faire confiance à Macron.

Il est temps de dire stop. Différentes échéances existent pour nous rassembler : le 9 avril avec les cheminotEs, le 10 avril avec la jeunesse, le 19 avril avec la nouvelle journée inter- professionnelle de grève, auxquelles s’ajoutent la proposition d’une grande journée de manifestation unitaire contre le gouvernement.

Pour faire céder le gouvernement, il faut de grandes manifestations, qui montrent notre force collective.

Mais il faut aussi un mouvement de grève massive qui bloque l’économie. Les cheminotEs ne doivent pas être seulEs à arrêter la machine de tourner : salariéEs des hôpitaux, du nettoiement, dans les bureaux, l’éducation, du privé, etc. nous sommes très nombreux/ses à pouvoir, à devoir, peser sur les rapport de forces.

Revendiquer et construire un autre monde

À Notre-Dame-des-Landes et dans les universités, on discute d’une autre société, comme en à l’hiver 1995, comme en Mai 68. La situation actuelle, dans les quartiers populaires, dans les services publics, dans les lieux de travail, n’est pas acceptable : il faut regagner du terrain, par exemple en imposant le partage du temps de travail sans perte de salaires pour en finir avec le chômage, la création d’un million de postes dans les services publics.

De l’argent, il y en a : 93,4 milliards de profits pour les entreprises du CAC40 en 2017, entre 60 et 80 milliards d’euros d’évasion fiscale en 2017. Le problème est de prendre cet argent, que ce soit la rue qui gouverne, les salariéEs mobiliséEs qui imposent aux capitalistes la satisfaction des besoins collectifs.

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09 avril 2018 ~ 0 Commentaire

nddl (brest médias libre)

zad 2

ZAD NDDL Alerte expulsions en cours ! Le suivi en direct

Les expulsions ont débuté tôt ce matin sur la Zad de Notre-Dame-des-Landes, et sont toujours en cours. Pour suivre en direct ce qui s’y passe :

Le FlashInfo de zad.nadir
INfoTrafflic de Radio Klaxon
Autres sources fiables sur twitter

Des rassemblements sont prévus aujourd’hui :

  • A Brest : Rassemblement ce soir à 18h place de la Liberté, et mardi matin à 10h au parking de Kerfautras pour un départ en convoi
  • Morlaix : Rassemblement ce soir à 18h devant la mairie. Mardi départ en convoi : rdv à 10h devant le parking des Impots, le Pouliet.
  • Quimper et Pays bigouden : Rassemblement ce soir à 18h place Terre du Duc à Quimper.

9 avril 2018

https://brest.mediaslibres.org/

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08 avril 2018 ~ 0 Commentaire

fukushima ( japanization)

rigolera

Le coût du démantèlement de Fukushima dépasse l’entendement

7 années ont passé depuis la catastrophe. Un temps qui peut sembler long à l’échelle d’une vie mais qui n’est rien quand il s’agit de réparer les dégâts causés par un désastre nucléaire tel que celui de Fukushima. Comme on pouvait le prévoir, la population Japonaise devra en payer le prix pendant encore plusieurs décennies, tant du point de vue écologique, de la santé publique mais aussi économique.

Les récents chiffres du démantèlement de la centrale font froid dans le dos.

Fukushima, c’est avant tout un coût humain incalculable en terme de mise en danger directe ou indirecte des populations par les conséquences de ce désastre. On pense aux milliers d’ouvriers qui risquent actuellement leur santé sur place en participant au démantèlement de la centrale, au nombre de cancers de la thyroïde en augmentation constante que les autorités peinent toujours à relier à l’accident nucléaire, aux populations déplacées en masse désormais contraintes, pour nombre, à revenir habiter sur des terres contaminées.

Du point de vue écologique aussi, l’ardoise est salée 

L’atmosphère et les sols sont pollués par la radioactivité sur plusieurs centaines de kilomètres carrés autour de la centrale et pour des milliers d’années. L’océan et sa faune également puisque l’eau contaminée qui sert constamment à refroidir les réacteurs s’y écoule faute de solutions de stockage et de décontamination efficaces pour traiter ces volumes faramineux. Mais ces données restent relativement mal chiffrées et libres d’interprétation selon les sources et les orientations idéologiques sur le nucléaire et cet « amour-haine » que les japonais lui vouent.

Par contre, le coût économique de la catastrophe est bien chiffrable lui, et les Japonais vont devoir en assumer le financement pendant les prochaines décennies, aggravant un peu plus l’état de leur dette colossale. Une source officielle mais souhaitant garder l’anonymat a récemment déclaré au Japan Times qu’un financement de 220 milliards de yen annuel supplé- mentaires sera nécessaire pour couvrir les frais de démantèlement de la centrale et ce jusqu’en 2021 au moins.

Pas moins de la moitié de cette somme sera consacrée au stockage et à la déconta-mination de l’eau des piscines de refroidissement. Une partie de l’argent devrait être consacré à la découverte d’un moyen pour retirer le combustible ayant fondu dans les réac- teurs en 2011 et dont l’accès est extrêmement difficile en raison du niveau de radiation toujours élevé dans la zone immédiate. Un enjeu hautement vital pour mettre définitivement fin à la source de l’incident.

Ce plan de financement élaboré par Tepco et l’association de Compensation des dégâts du nucléaire et de la facilitation du Démantèlement (la Nuclear Damage Compensation And Decommissioning Facilitation Corporation, abrégé NDF) doit encore être approuvé par le ministère de l’Industrie.

De plus, la NDF a revu à la hausse le coût total du démantèlement entier de la centrale de Fukushima : il est désormais estimé à 8 000 milliards de yen, soit quatre fois l’estimation initiale (60 milliards d’euros). Le gouvernement japonais de son côté estime l’impact total de la catastrophe à 21 500 milliards de yen. Des montants si élevés qu’ils finissent par en devenir totalement abstraits. Et pourtant, ils pèsent indirectement sur l’économie du pays déjà précaire.

Une question inévitable se pose pour tous les pays qui ont fait du nucléaire leur source principale d’énergie.

Un pays comme la France, dont les centrales sont vieillissantes (30,5 ans d’âge en moyenne) pourrait-il affronter un tel choc économique ? Fukushima doit-il servir de « modèle » pour ces nations alors même que des solutions énergétiques durables gagnent en popularité et en efficacité ? La préfecture Fukushima, elle, est bien décidée à prendre la virage de la transition énergétique avec pour objectif de fournir 100% d’énergie d’origine renouvelable à moyen terme. Pendant ce temps, en France, des experts s’alertent sur l’état de sûreté inquiétant de plusieurs centrales françaises…

6 avril 2018

http://japanization.org/

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