Archive | Ecologie & climat

14 septembre 2017 ~ 0 Commentaire

nucléaire (odn)

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11 septembre 2017 ~ 0 Commentaire

cancer du sein (mutualité)

pesticides

Cancer du sein: «Une épidémie mondiale liée aux risques  environnementaux »

Votre livre s’intitule  »Cancer du sein : en finir avec l’épidémie »(1). Certains trouvent le terme exagéré : selon vous, en quoi est-il justifié ?

André Cicolella – Aujourd’hui, le cancer du sein c’est chaque année 1,8 million de nouveaux cas au niveau mondial, et 500.000 décès : c’est donc considérable ! Ce sont des chiffres du même ordre de grandeur que le sida, dont personne ne remet en cause la qualité d’épidémie. Une épidémie n’est pas forcement infectieuse : on parle bien d’épidémie d’obésité, qui n’est pas une maladie infectieuse. L’Organisation mondiale de la santé (OMS), elle-même, parle d’épidémie face à tout développement considérable d’un nombre de cas d’une maladie. Ce qui est le cas du cancer du sein ! Son incidence, c’est-à-dire le nombre de nouveaux cas, au niveau mondial, a doublé entre 1975 et 2003 et devrait encore doubler au cours des deux prochaines décennies.

Le vieillissement de la population ne peut-il expliquer la progression de cette maladie ?

André Cicolella – Il est vrai que plus on vieillit, plus nos cellules sont sujettes aux mutations et donc au développement de cancers. Toutefois, la part liée au vieillissement de la population dans le doublement constaté sur deux décennies est de 38%. Ce doublement n’est donc pas uniquement lié au vieillissement. On peut, et on doit, vieillir sans développer un cancer du sein. C’est presque le cas au Bouthan, où l’incidence est de 4,6 cas pour 100.000 femmes, alors qu’elle est de 110 en Belgique et de 99 en Ile-de-France.

Rendez-vous compte : si cette région était indépendante, elle serait le 5e pays au monde le plus touché par le cancer du sein ! Autre exemple, au Japon, on observe 40% de cancers du sein en moins et 40% de décès en moins. Pourquoi accepte-t-on des taux élevés en France, alors qu’on devrait se donner comme objectif d’avoir des taux de pays méditerranéens comme la Grèce ? On met l’accent sur le dépistage, sans s’interroger sur les causes. Pourtant, ce n’est pas un phénomène nouveau : le cancer du sein est devenu la première cause de morta- lité chez la femme en France en 1960 !  Pourquoi est-ce que personne n’a rien dit à ce moment-là ?

Le dépistage, justement, provoque la détection d’un plus grand nombre de cas…

André Cicolella – Le dépistage généralisé est apparu en 2004, soit quarante-quatre ans plus tard ! Ce n’est pas un élément déterminant. D’ailleurs, les régions les plus impactées ne sont pas celles où le dépistage est le plus élevé. A la Réunion, par exemple, le taux de dépistage est le même que dans les Hauts-de-France, et pourtant le taux de cancer du sein y est deux fois plus faible.

Et la génétique ?

André Cicolella – Elle n’explique pas tout ! La génétique n’explique que 5 à 10% des cancers. A ce titre, les études sur les migrants sont éclairantes : dans les années 1980, les Japonaises qui avaient migré à Hawaï voyaient leur taux d’incidence du cancer du sein multiplié par quatre par rapport à celles qui étaient restées au Japon, se rapprochant ainsi du taux des Américaines, dont elles adoptaient peu à peu le mode de vie.

Pour vous, l’explication est à chercher du côté des causes environnementales ?

André Cicolella – Absolument ! Il y a un début d’explication avec la pollution chimique de l’après-guerre. C’est ce que montre une étude de l’Ecole de santé publique de Berkeley sur le DDT, le pesticide vedette des années 50-60 que l’on mettait partout, y compris dans les pa- piers peints des chambres d’enfants. Selon ces travaux, qui ont observé pendant cinquante-quatre ans une cohorte de 9.300 femmes, il y a une relation entre le taux de DDT maternel à la naissance, et le cancer du sein des filles 52 ans après : celles dont les mères étaient les plus contaminées ont quatre fois plus de cancer du sein.

C’est le concept des origines développementales de la santé [DOHaD pour Developmental Origins of Health and Disease], qui met en évidence l’existence de liens entre diverses expo- sitions au cours de la vie intra-utérine, et la mortalité, ou la survenue de maladies chroniques à l’âge adulte. On ne va pas attendre d’avoir des dizaines d’études de ce type, car elles sont, par définition, difficiles à mener : il faut attendre cinquante-deux ans pour avoir un chiffre !

A quels facteurs peut-on attribuer cette épidémie de cancers ?

André Cicolella – L’exposition aux substances chimiques est un facteur négligé, alors que l’on a de multiples preuves. Il y a aussi l’allongement de la période d’exposition aux hormones naturelles, via l’abaissement de l’âge de la puberté. Or cet abaissement est lié aux pertur- bateurs endocriniens. Selon la même logique, la ménopause tardive augmente le risque d’avoir un cancer. On a vu, en la matière, le rôle des traitements hormonaux de substitution (THS) dans le développement des cancers du sein. Ils ont induit 5% des cancers du sein. Et la chute de ce taux lorsque l’on a arrêté ces traitements démontre que l’on peut obtenir des résultats rapidement, dès lors que l’on identifie les causes.

A quelles substances chimiques pensez-vous ?

André Cicolella – Au bisphénol A (BPA), par exemple, qui donne lieu à une contamination générale de la population. Comme observé avec le distilbène, on a provoqué des tumeurs mammaires chez la souris et le rat en exposant les mères à des doses auxquelles nous som- mes exposés en tant que population humaine. Voilà pourquoi je dis que le cancer du sein est une maladie transmissible de la mère à l’enfant. Et je plaide pour une éradication du bisphénol A, comme on a éradiqué la variole ! Aucun bébé ne doit naître prépollué : c’est une nécessité de santé publique !

Cette pollution chimique est partout…

André Cicolella – Oui. Il y a 227 substances chimiques qui induisent des tumeurs mammaires chez la souris et le rat. On sait que 150 médicaments contiennent des phtalates, de même que le fixateur des parfums. Il y a en a même dans les dispositifs médicaux, comme les poches souples utilisées pour nourrir les prématurés. Elles exposent ces nourrissons à des doses qui sont mille fois celles recommandées pour des adultes ! On fait la chasse aux infections noso- comiales, mais on laisse faire cette contamination, alors qu’il y a moyen d’utiliser d’autres matériaux….

Comment mieux prendre en compte ces facteurs environnementaux ?

André Cicolella – En les incluant dans le Plan cancer : aujourd’hui, ce programme ne com- porte pas de volet environnemental, et le mot « perturbateurs endocriniens » n’y figure qu’une seule fois. Ce n’est pas à la hauteur ! Il faudrait aussi mieux connaître l’exposition à ces fac- teurs. On sait par exemple que le bisphénol est impliqué dans huit des onze mécanismes biologiques majeurs à l’origine des cancers. Il faut construire la prévention sur la science d’aujourd’hui, pas sur la science d’il y a cinquante ans.

Comment ?

André Cicolella – Il y a un enjeu de recherche sur les perturbateurs endocriniens et, plus largement, sur la santé environnementale. Il faut développer une discipline scientifique, qui s’appelle l’expologie, ou la science de l’évaluation des expositions. Un premier pas a été fait avec l’inscription dans la loi Santé du concept d’exposome. Celui-ci totalise les expositions d’un être humain à des facteurs environnementaux, de sa conception à la fin de sa vie.

Il faut ainsi évaluer l’exposome de certaines professions, comme les infirmières, qui ont 50% de cancers du sein en plus. Le travail de nuit de ces professionnelles peut être un facteur. Le Centre international de recherche sur le cancer (Circ) a classé le travail de nuit comme can- cérogène probable. Une jeune femme qui a travaillé de nuit pendant plus de quatre ans avant sa première grossesse a un risque de cancer du sein doublé. Or, il est difficile, dans un éta- blissement de santé de ne pas avoir des gens qui travaillent la nuit. Alors, comment fait-on ?

En matière de santé au travail, les institutions de prévention sont assises sur les schémas de pensée de 1945. Les valeurs limites d’exposition professionnelle reposent sur des concepts obsolètes : c’est une fausse protection. De même, la contraception orale est classée cancé- rogène. Alors, quel mode de contraception adopter ? L’ensemble de ces questions sont des problèmes sociétaux qui, à mon sens, méritent réflexion…si on veut vraiment faire reculer l’épidémie.

Le chimiste toxicologue André Cicolella, président du Réseau environnement santé (RES), souligne dans un ouvrage le poids des facteurs environnementaux dans la multiplication des cas de cancer du sein. L’exposition aux risques chimiques, notamment est, selon lui, insuffisamment prise en compte.

(1) « Cancer du sein, en finir avec l’épidémie », André Cicolella, éditions Les petits matins. 120 pages.

21 novembre 2016

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11 septembre 2017 ~ 0 Commentaire

traon bihan (brest)

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09 septembre 2017 ~ 0 Commentaire

affaire triskalia

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Reconnaissance en maladie professionnelle de Claude LE GUYADER et Pascal BRIGANT la Cour d’appel sollicite un nouvel avis.

Par un jugement du 06 septembre 2017, la 9ème Chambre de la Cour d’Appel de Rennes demande que le Comité Régional de Reconnaissance des Maladies Professionnelles (CRRMP) de Normandie, après celui de Bretagne, donne son avis quant à la demande de Claude LE GUYADER et Pascal BRIGANT d’être reconnus en maladie professionnelle suite à leur intoxication par des pesticides. Une nouvelle audience est fixée au 30 janvier 2018.

Défendus par Me François LAFFORGUE, Pascal BRIGANT et Claude LE GUYADER se battent maintenant depuis plus de sept ans. Comme leurs collègues de travail Laurent GUILLOU, Stéphane ROUXEL, Gwenaël LE GOFFIC et d’autres salariés de la coopérative Nutréa-Triskalia de Plouisy, ils ont été eux aussi gravement intoxiqués par des pesticides. Ils sont aujourd’hui atteints d’hypersensibilité aux produits chimiques multiples (ou Syndrome d’Intolérance aux Odeurs Chimiques – SIOC). Ils sont actuellement toujours sans travail et sans ressources. Ce qui bafoue leur droit à vivre dignement.

Jusqu’à présent la coopérative Triskalia est restée dans le déni total de sa responsabilité dans cette affaire d’intoxication et cela malgré ses condamnations à répétition devant les Tribunaux et sa récente interpellation, le 25 avril dernier, par la Commission des pétitions du Parlement Européen. La Mutualité Sociale Agricole (MSA), quant à elle, ne cesse de multiplier les obstacles au-delà de l’entendement, pour empêcher les victimes de faire reconnaître leurs maladies professionnelles et a tout fait pour minimiser les préjudices qu’ils ont subis.

Déjà, le 1er avril 2015 la Cour d’Appel de Rennes avait demandé une externalisation de l’expertise médicale de Pascal BRIGANT et Claude LE GUYADER à Paris. Cette expertise a finalement confirmé le diagnostic et la gravité des séquelles, ce qui a permis la saisine du CRRMP de Bretagne aux fins qu’il se prononce sur l’origine de l’hypersensibilité aux produits chimiques dont sont aujourd’hui atteints Pascal BRIGANT et Claude LE GUYADER. Après un délai anormalement long qui a obligé la Cour d’Appel à reporter par trois fois son audience, ce Comité a finalement rendu un avis négatif.

L’enjeu, dans cette affaire, est important, les victimes souffrant des mêmes symptômes et ne pouvant plus être en contact avec la moindre molécule chimique (pesticides, parfums, produits ménagers…) étant de plus en plus nombreuses (paysans, salariés, riverains, consommateurs).

Pascal BRIGANT et Claude LE GUYADER sont épuisés dans leur corps et moralement, à la fois par les souffrances qu’entraîne cette maladie invalidante et par le déni de reconnaissance dans lequel les maintient notre société, mais restent confiants quant à l’issue de la procédure.

L’Union Régionale Solidaires de Bretagne, Solidaires Industrie, le Collectif de soutien aux victimes des pesticides de l’Ouest, Phyto-Victimes, le Comité de soutien aux victimes des pesticides de Triskalia continueront de soutenir leur combat et demanderont avec force que justice leur soit enfin rendue.

Saint Brieuc le 07 septembre 2017

http://victimepesticide-ouest.ecosolidaire.fr/

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08 septembre 2017 ~ 0 Commentaire

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08 septembre 2017 ~ 0 Commentaire

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06 septembre 2017 ~ 0 Commentaire

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05 septembre 2017 ~ 0 Commentaire

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03 septembre 2017 ~ 0 Commentaire

lannion (libération)

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Extraction de sable à Lannion, un dossier bien embourbé. Les opposants au projet rament depuis plusieurs années pour obtenir l’annulation de l’exploi- tation de sable coquiller dans la baie de Lannion. Reçus mercredi à Bercy, ils n’ont obtenu aucune avancée.

C’est un peu le Notre-Dame-des-Landes breton (Un autre! Note du blog). En baie de Lannion, un projet d’extraction de sable est vivement contesté par la population locale, qui a obtenu l’arrêt des travaux il y a un an. Mercredi, les opposants au projet ont été reçus au ministère de l’Economie et des finances pour une «réunion de conciliation». La délégation est sortie déçue, sans «aucun engagement» de la part du gouvernement. Pas de reprise ni d’arrêt de l’extrac- tion, pas non plus de calendrier précis dévoilé. Le projet reste suspendu. Décryptage de ce feuilleton qui dure depuis presque sept ans.

Pourquoi ce projet d’extraction ? 

Ce projet est porté par la Compagnie armoricaine de navigation (CAN), une filiale du groupe Roullier spécialisé dans la production et la transformation chimique de nutriments et d’aliments. La société utilise le sable coquiller, principalement constitué de débris de coquillages, pour fournir les agriculteurs bretons. Riche en calcaire, il est sert à diminuer l’acidité des terres. En 2010, la CAN demande à exploiter une immense dune sous-marine située dans la baie de Lannion, à 5 km des côtes du Finistère et des Côtes-d’Armor. Elle exploite déjà deux gisements au large de Paimpol et dans la baie de Morlaix, insuffisant selon la CAN pour assurer la rentabilité économique de l’entreprise.

Le dossier initial tablait sur le prélèvement de 8 millions de mètres cubes de sable en 20 ans, soit 400 000 m3 par an. La CAN a obtenu les autorisations nécessaires au prélèvement en 2015. Emmanuel Macron, alors ministre de l’Economie, signe d’abord un décret délivrant le titre minier à la CAN. Et ce malgré l’opposition de Ségolène Royal, ministre de l’Environnement, pour qui cette décision «n’était écologiquement pas responsable».

Le décret est un peu plus restrictif que ce que demandait la CAN. Les travaux pourront commencer dès le 1er septembre 2016 mais l’extraction sera interdite pendant la saison estivale, entre mai et août. Les quantités sont aussi revues à la baisse : le volume d’extraction de sables coquilliers ne pourra pas excéder 250 000 m3 par an. En décembre 2015, le préfet du Finistère donne à lui aussi son feu vert en signant un arrêté d’ouverture des travaux. La concession est accordée pour une durée de 15 ans mais l’autorisation préfectorale d’extraction devra être renouvelée annuellement. «Si nous observons qu’il y a des conséquences domma- geables, l’arrêté préfectoral ne sera pas reconduit et les travaux seront arrêtés», expliquait  alors Emmanuel Macron. 

Pourquoi le projet est-il contesté ? 

Depuis le départ, de nombreux acteurs concernés par l’extraction:pécheurs, élus locaux, associations environnementales… contestent le projet. Les opposants estiment que le dossier d’enquête publique déposé par la CAN est incomplet compte tenu des conséquences écono-miques et écologiques que l’extraction peut avoir au niveau local.

La dune est située entre deux zones protégées Natura 2000 et la réserve ornitho- logique des Sept-Îles. Au niveau écologique, «l’extraction a surtout un impact sur la chaîne alimentaire des poissons nobles et des oiseaux dans cette zone, et aussi sur la pêche côtière», s’inquiète le biologiste Hervé Le Guyader. «Cette dune contient beaucoup de lançons, des petits poissons d’une dizaine de centimètres qui servent par exemple de nourriture aux Fous de Bassan. Or la zone est à proximité d’une réserve ornithologique importante. Pendant la nidification, les oiseaux viennent se nourrir sur cette dune, qui sert aussi de nurserie pour les alevins des poissons nobles comme les bars, les turbots, les lieus», poursuit-il. Le pompage des fonds marins crée aussi un nuage de poussières qui peut opacifier l’eau et perturber la pêche des oiseaux.

Le collectif a désormais un nouvel argument : une espèce protégée a été détectée par des scientifiques fin 2016 dans la baie de Lannion. Il s’agit d’une sorte de corail, la gorgone, classée vulnérable. Alain Bidal regrette qu’aucun inventaire des espèces de poissons n’ait été dressé par la CAN et demande des études complémentaires. «Il est difficile de sensibiliser à la protection de la biodiversité marine puisque ce sont des choses qui ne se voient pas», rappelle le biologiste Hervé Le Guyader.

Le problème est enfin économique car les lançons de la dune servent d’appât pour les lignes des pêcheurs locaux. «Une centaine de marins dépendent de ce site, ce qui correspond à 400 emplois à terre», estime Alain Bidal, qui ajoute qu’il est difficile de mesurer les conséquences sur l’emploi local. Celui-ci craint aussi un retrait des plages, et donc des touristes, ressource économique de la région. L’extraction du sable peut en effet avoir des répercussions sur l’érosion du littoral si elle est menée trop près des côtes.

Quelles démarches ont été entreprises ?

Le collectif Le peuple des dunes en Trégor, créé en janvier 2012, demande l’arrêt définitif du projet, et donc l’annulation du décret minier de Macron. Le 3 août 2016, il a déposé  avec plusieurs communes environnantes un recours en référé pour l’annulation des arrêtés préfectoraux autorisant l’exploitation. Demande rejetée le 5 septembre. La CAN dépêche alors ses bateaux et commence à extraire du sable durant deux nuits d’affilée. Procédé contre lequel 4000 à 5000 personnes ont manifesté dans la foulée à Lannion le 11 septembre. «Il n’est résolument pas acceptable de commencer l’exploitation à la sauvette», avait même regretté Emmanuel Macron.

Deux jours après, la CAN décide de suspendre ses prélèvements jusqu’en novem- bre «dans un souci d’apaisement» tout en rappelant qu’elle n’avait enfreint aucun règlement. Ce même 13 septembre, Ségolène Royal lance de son côté une inspection sur les conditions de réalisation du chantier qui pourrait décider de l’avenir du site. La ministre de l’Environne- ment en conclut quelques mois plus tard que «la réglementation n’[a] pas été appliquée,  notamment l’évaluation des dégâts environnementaux sur la baie de Lannion» et demande donc au préfet de ne pas renouveler l’arrêté d’exploitation, qui était valable jusqu’en décembre 2016.

Pourquoi ça n’avance pas ?

D’un côté, il y a la CAN qui dispose de toutes les autorisations nécessaires légalement. Con- tactée par Libération, la compagnie ne souhaite pas s’exprimer dans l’immédiat. De l’autre côté, la contestation ne s’essoufle pas au niveau local. En sept ans, Alain Bidal a été reçu une dizaine de fois pour des réunions de concertation sur le dossier. Et d’énumérer les rencontres avec Nathalie Kosciusko-Morizet, Delphine Batho, Nicole Bricq, Arnaud Montebourg, Emmanuel Macron quatre fois, Ségolène Royal… Aujourd’hui encore, qui dit nouveau gouvernement dit nouvelle équipe, et reprise des discussions. «Le but de la réunion de mercredi était surtout de savoir quel était notre degré de mobilisation», commente Alain Bidal. Il ajoute que les élus locaux sont unanimes sur le sujet, et donc tous pour l’annulation définitive du titre minier accordé à la CAN.

Nicolas Hulot, hostile au projet, a travaillé sur le dossier avec Bruno Le Maire. «Mais in fine c’est le ministre de l’Economie qui tranchera», rappelle Alain Bidal, ajoutant que Bruno Le Maire est dans une position délicate. Il est peu probable qu’il décide de remettre en cause le décret signé en personne par Emmanuel Macron. L’Etat dit aussi refuser d’abandonner le dossier pour le moment car cela l’obligerait à dédommager la CAN. Une autre option est à l’étude : l’exploitation d’un autre gisement à 40 km des côtes. Mais la compagnie n’y est pas favorable car ce serait trop coûteux et plus technique (trop loin, trop profond). Après avoir consulté l’opposition locale, le ministère de l’Economie devrait prochainement recevoir des représentants de la CAN. En attendant, le collectif menace d’organiser de nouvelles manifestations.

Margaux Lacroux 2 septembre 2017
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02 septembre 2017 ~ 0 Commentaire

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