Archive | Ecologie & climat

26 juillet 2013 ~ 0 Commentaire

Rendez-vous le 15 septembre

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25 juillet 2013 ~ 0 Commentaire

Fukushima, nouvel incident et vapeur toujours visible (OF)

Fukushima, nouvel incident et vapeur toujours visible (OF) dans Ecologie & climat

Le système de refroidissement d’un réacteur non endommagé de la centrale accidentée de Fukushima s’est temporairement arrêté ce jeudi et de la vapeur est toujours visible au-dessus du bâtiment d’une autre tranche affectée.

Le dispositif de refroidissement du réacteur numéro 6, un peu à l’écart des quatre détruits par le tsunami et les explosions subséquentes, s’est stoppé vers 10 h 16 locales (01 h 16 GMT) lors d’un test de groupe électrogène de secours. Il a été remis en service un peu après midi (03 h 00 GMT), a fait savoir l’opérateur du complexe atomique.

Démantèlement en cours Les pépins sont quotidiens à la centrale Fukushima Daiichi mise en péril par le séisme et le tsunami du 11 mars 2011 dans le nord-est de l’archipel. Quelque 3 000 techniciens et ouvriers s’escriment sur le site pour préparer son démantèlement mais sont en permanence confrontés à la survenue de nombreuses avaries dans des lieux inaccessibles à cause de la radioactivité.

Vapeur inexpliquée Outre des fuites d’eau hautement contaminée qui polluent l’océan Pacifique voisin, une vapeur inexpliquée s’échappe de façon intermittente depuis une semaine du dessus du bâtiment éventré du réacteur 3. La compagnie affirme que les paramètres mesurés montrent qu’il n’y a pas de surchauffe dans le réacteur qui expliquerait cette vapeur dont l’origine reste inconnue. Faits divers jeudi 25 juillet 2013 http://www.ouest-france.fr/ofdernmin_-Fukushima.-Nouvel-incident-et-vapeur-toujours-visible_6346-2215062-fils-tous_filDMA.Htm

 

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25 juillet 2013 ~ 0 Commentaire

Fukushima, la catastrophe va coûter beaucoup plus cher que prévu(OF)

Fukushima, la catastrophe va coûter beaucoup plus cher que prévu(OF) dans Ecologie & climat cropped-1656173_1_3c02_formation-d-une-chaine-humaine-devant-lacentrale

Le nettoyage et la décontamination de la région de Fukushima, hautement polluée par la catastrophe nucléaire provoquée par le séisme du 11 mars 2011, devrait coûter 5 800 milliards de yens (44 milliards d’euros). Soit cinq fois plus que ce qui était prévu par le gouvernement japonais.

Depuis le séisme, les estimations du coût de la catastrophe varient. Toujours à la hausse. Juste après le séisme, le gouvernement japonais tablait sur environ 5 000 milliards de yens de dépenses. En novembre 2012, Tepco, qui gère la centrale, annonçait le double- décontami- nation et dédommagements compris – soit 100 milliards d’euros. Rien que pour la décontamination et le nettoyage, la facture pourrait être cinq fois plus élevée que ce que le gouvernement avait prévu, et s’élever à 5 800 milliards de yens (soit 44 milliards d’euros), selon une étude de l’Institut national des sciences et technologies industrielles.

L’impossible calcul Ces variations s’expliquent par la difficulté de calculer les coûts d’une catastrophe de l’ampleur de celle de Fukushima. Rien que le démantèlement de la centrale devrait prendre une quarantaine d’années. Les dégâts provoqués par l’accident nucléaire se sont étendus, rapidement après le séisme, à de nombreuses entreprises japonaises. Sony, Fujitsu, Sharp, Panasonic, Toshiba, Hitachi ont du remettre en état leurs installations. Ces spécialistes de l’électronique ont vu leurs résultats baisser largement. Ces pertes sont imputables à la catastrophe, mais dans quelle mesure ? Le taux de change du yen, défavorable aux entreprises, a aussi contribué à les faire plonger.

La décontamination pose problème Par ailleurs, les autorités japonaises n’ont pas encore décidé de leur plan d’action. Plusieurs scénarios ont été retenus par l’Institut pour la réalisation de ces estimations. Pour la décontamination des sols, par exemple. Soit la terre polluée sera transportée et stockée, mais dans des quantités inconnues (le chiffre de 29 millions de mètres cubes de résidus radioactifs a été évoqué), et dans un lieu qui n’est pas encore arrêté, soit elle sera simplement retournée, ce qui allégera la facture. Les auteurs du rapport espèrent que « cette étude aidera à établir des plans de décontamination des forêts et des régions agricoles et favorisera également le retour des gens chez eux. » Deux ans après le drame, seuls 15 % du chantier de décontamination ont été effectués. Pour le démantèlement de la centrale, le choix des technologies n’a pas encore été fait. Dans un entretien au journal nippon Nikkei, Luc Oursel, le président d’Areva, proposait à Tepco « des solutions déjà existantes » et de « codévelopper des robots spécifiquement adaptés à la situation de Fukushima. » Pour un coût forcément inconnu.

Les sous-estimations de Tepco L’entreprise qui gère le site, Tepco, égrène depuis quelques semaines les mauvaises nouvelles. Des imprévus qui ne facilitent ni les estimations, ni la confiance. La compagnie d’électricité a par exemple tardé à confirmer que des fuites d’eau souterraine, hautement radioactive, se déversaient dans l’océan Pacifique. Il y a une semaine, Tepco a signalé que de la vapeur s’échappait du bâtiment du réacteur n° 3, et qu’elle était incapable d’en expliquer la présence. Même incompréhension concernant l’eau qui stagne à proximité de la centrale, dont les taux de césium 134 et 137 s’étaient brutalement envolés. La semaine dernière, Tepco avait été contrainte d’admettre que le nombre de travailleurs de la centrale qui présentaient un risque accru de cancer de la thyroïde n’était pas de 178, mais de 1 973, comme elle l’estimait dans un rapport remis à l’Organisation mondiale de la santé (OMS). L’entreprise, très critiquée pour ses méthodes de radioprotection jugées insuffisantes, a dû réviser ses critères d’évaluation des risques d’exposition.

Les enseignements de Tchernobyl Plus de 25 ans après la catastrophe nucléaire ukrainienne, il est toujours impossible de chiffrer les conséquences de l’explosion du réacteur n° 4 de la centrale. Quelques estimations officielles, pourtant incomplètes, annonçaient une facture de 500 milliards de dollars en 2006. Le coût de l’accident nucléaire se divise en quatre parties. Les coûts directs, notamment les réparations, la décontamination, l’évacuation de Pripiat, 50 000 habitants, et la création d’une autre ville pour la remplacer, plus loin du sinistre. Et la construction d’un sarcophage en béton autour du réacteur, solution choisie en 1986. Plus indirectement, il faut prendre en compte les soins et les indemnités liées aux victimes. Et, plus difficile à calculer, le manque à gagner des terres fertiles qui ne seront plus cultivées. Sur les territoires ukrainiens, russes et biélorusses, 200 000 km² de terres sont fortement contaminées.

Ces coûts, dont les estimations sont laborieuses sur le moment, augmentent dans le futur de manière imprévisible. La construction du nouveau sarcophage, qui doit remplacer celui construit en six mois en 1986, en est un exemple glaçant. En 2011, son élaboration avait pris du retard et essuyé des imprévus au point de nécessiter une rallonge de 600 millions d’euros. Cet hiver, l’amas de neige qui recouvrait l’ancienne arche en a provoqué la rupture partielle, ralentissant les travaux. Le nouveau dôme devrait protéger le site pour un siècle, durant lequel il faudra l’entretenir. Puis il devra être rénové et renouvelé, sans qu’on puisse en prévoir le coût.

Combien pour un « Fukushima français » ? L’Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire (IRSN) a présenté en février une estimation possible du coût d’un accident nucléaire majeur en France. Pour une catastrophe de niveau 7, équivalente à celles de Fukushima et de Tchernobyl, l’IRSN table sur 430 milliards d’euros. Le poste de dépenses le plus important serait lié à l’impact sur le tourisme et les exportations agricoles. À titre de comparaison, l’institut estime à seulement 8 milliards d’euros le coût du nettoyage, beaucoup moins que les 44 milliards prévus au Japon.

Justine SALVESTRONI. Nucléaire mercredi 24 juillet 2013

http://www.ouest-france.fr/actu/actuDet_-Fukushima.-La-catastrophe-va-couter-beaucoup-plus-cher-que-prevu_55257-2215002_actu.Htm

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22 juillet 2013 ~ 0 Commentaire

Après l’Afrique, Areva s’en prend aux inuits (SDN)

Joan scottie

Poussières radioactives répandues sur des kilomètres, nappes d’eau contaminées, anciens pâturages des Touaregs saccagés… Les dégâts des mines d’uranium d’Areva au Niger sont considérables. Mais savez-vous qu’après avoir pollué l’Afrique, elle convoite le grand Nord canadien ?

Le grand Nord canadien, ses caribous, ses aurores boréales… et ses mines d’uranium ?

Areva veut implanter plusieurs mines d’uranium à Baker Lake, petite ville du Nunavut, ce territoire du Nord du Canada habité par le peuple Inuit. Ce projet menace un écosystème fragilisé par le changement climatique, ainsi que les conditions de vie des Inuit. Pollution des sols et des eaux, saccage des zones de chasse, contaminations : voilà ce qui attend les habitants si Areva n’est pas stoppée.

Ne laissons pas Areva saccager le territoire des Inuit !

Areva tente d’extorquer le consentement de la population à coups de cadeaux et promesses d’emplois … mais occulte les impacts environ-nementaux et sanitaires des mines d’uranium. Ces manœuvres rendent difficile la résistance des Inuit et de la seule organisation environnementale du Nunavut, Makita. Soutenons-les !

Vous pouvez également télécharger et imprimer la pétition pour la faire signer autour de vous.

Cette pétition est déjà soutenue par : Les Amis de la Terre France, Agir pour l’Environnement, France Libertés, Green Cross France, Helio, le Réseau Action Climat, Survie, Women in Europe for a Common Future…

 je dis NON !

Je refuse le saccage du grand Nord canadien par les mines d’uranium
Je soutiens les Inuit dans leur résistance contre Areva

Je signe !

http://groupes.sortirdunucleaire.org/Petition-Nunavut

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22 juillet 2013 ~ 0 Commentaire

Gaz de schiste, suite et… suite (LCE)

Gaz de schiste, suite et... suite (LCE) dans Ecologie & climat gaz

http://blog-de-canard.blog4ever.com/blog/articles-cat-442415-750409-le_canard_du_10_07_2013.html

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20 juillet 2013 ~ 0 Commentaire

Fukushima : alerte, eau contaminée !

Fukushima : alerte, eau contaminée ! dans Ecologie & climat china

Alors que depuis plusieurs mois les autorités japonaises encouragent voire imposent le retour des populations dans les zones contaminées, les fuites d’eau radioactive se multiplient à la centrale nucléaire.
Le 10 juillet, une nouvelle augmentation alarmante du taux de césium radioactif et un taux astronomique de strontium 90 ont été mesurés dans un forage situé entre la centrale de Fukushima et la mer. Pas étonnant quand on sait qu’en 2011, lorsque les cœurs des réacteurs 1, 2 et 3 ont fondu dans les heures qui ont suivi l’accident, le corium (magma extrêmement toxique, radioactif, corrosif résultant de la fusion des réacteurs) s’est agrégé au béton avec sa charge de plus de 300 radionucléides dont les césiums 134 et 137, libérant ainsi des produits extrêmement dangereux.

Et ça continue… Or, depuis deux ans, plusieurs centaines de tonnes d’eau sont injectées quotidiennement dans les trois réacteurs pour les refroidir. L’eau injectée finit par s’infiltrer dans la nappe phréatique en la contaminant. Mais elle s’écoule aussi vers la mer faisant courir le risque d’une nouvelle contamination radioactive de l’océan. Et ce ne sont pas les propos du directeur de Tepco qui pourront rassurer les populations : « Nous ne sommes pas pour le moment en mesure de dire si l’eau contaminée s’écoule ou non dans la mer ».
C’est dans ce contexte de dangerosité et d’incertitude que François Hollande, en visite au Japon, a joué le VRP apprenti sorcier, en renforçant le partenariat franco-japonais dans le nucléaire, permettant ainsi à Areva de conclure un accord pour la construction d’une usine de fabrication de Mox, alors que presque aucun réacteur ne fonctionne. Ignorant le refus du nucléaire par une majorité des Japonais traumatisés et meurtris, Hollande et les industriels sont venus dealer leur came !
Combien faudra-t-il de Fukushima et de Tchernobyl pour qu’ils comprennent que le nucléaire n’est pas l’énergie de l’avenir ? Agissons hors des salons dorés de la République pour faire entendre notre volonté de sortir du nucléaire.

CorrespondantEs de la commission nationale écologie

Samedi 20 juillet 2013Publié dans : Hebdo Tout est à nous ! 204 (18/07/13)

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20 juillet 2013 ~ 0 Commentaire

Les faucheurs volontaires d’OGM fêtent leurs dix ans (Reporterre)

Les faucheurs volontaires d’OGM fêtent leurs dix ans (Reporterre) dans Ecologie & climat faucheurs_3_juillet_2013_-7e8a6

A l’été 2003 naissaient les Faucheurs volontaires.

En assumant collectivement le fauchage illégal de cultures transgéniques, ils allaient mettre un coup d’arrêt aux OGM en Europe. Les Rencontres internationales des mouvements contre les OGM se déroulent les 20 et 21 juillet à Bouzy-La Forêt dans le Loiret. L’occasion de raconter l’histoire, et de se regrouper pour une bataille qui n’est pas finie. « José Bové, ami de lutte, sortait juste de prison pour l’affaire du MacDonald’ raconte Jean-Baptiste Libouban, le père des Faucheurs. La justice sanctionnait de plus en plus lourdement les actions de fauchage qui se multipliaient. Nous craignions à l’époque que ce type d’action n’en arrive à dissoudre la Confédération paysanne. Alors j’ai eu l’idée de créer un mouvement de résistance qui ne soit ni une association, ni un syndicat, sans représentant légal, et qui puisse représenter la société civile ». Compagnon depuis plus de cinquante ans des communautés de l’Arche où il fut menuisier et instituteur, l’homme s’est indigné de nombreuses fois, contre la torture en Algérie, avec les paysans du Larzac au côté de Lanza del Vasto ou contre le nucléaire. En août 2003, lors d’un grand rassemblement sur le Larzac pour fêter les 30 ans de lutte des habitants du plateau contre l’extension du camp militaire, il ouvre un « bureau de recrutement » et rédige la Charte des Faucheurs. « Cet appel était un acte illégal mais légitime…Je me suis dit, si c’est une bonne graine, elle prendra ! » Elle a levé. Le 25 juillet 2004, le premier fauchage des Faucheurs volontaires a lieu à Verdun-sur-Garonne (Tarn-et-Garonne) : c’est un succès.

Chacun responsable… De fauchage de parcelles de cultures transgéniques en procès, les Faucheurs ont développé une stratégie décon-certante. « Notre principe de départ c’était de dire que puisque la société civile n’a pas eu droit de parole sur le développement des essais et sur les cultures OGM, nous allions utiliser les prétoires comme porte-voix », explique Jacques Dandelot, faucheur de la première heure. Contre toute attente, suite à leurs actions, lors d’interrogatoires ou dans les procès à la barre, ils se présentent en « comparants volontaires », revendiquent la non violence et la désobéissance civique collective. Chacun responsable, tous solidaires – leur devise – ils agissent à visage découvert, toujours. Si défendre l’environnement fait partie de la Constitution, ils disent n’avoir pas eu d’autre recours que ce type d’actions face aux menaces sur l’environnement ou sur la liberté des paysans que représentent les cultures transgéniques.

Lors des procès, ils invoquent l’état de nécessité retrouvé par leurs avocats dans le droit français. « En 1956 une femme à Colmar avait volé du pain pour nourrir un enfant et avait été relaxée au motif qu’un acte moralement inacceptable dans la vie courante – par exemple voler – devient juste quand il est ordonné à la dignité et au bien de la personne, rappelle Jean-Baptiste Libouban. Extraordinaire renversement qui montre que la morale n’est pas un standard immuable à appliquer à la lettre. Qu’il peut basculer lorsqu’il devient contraire au bon sens et au bien commun ».

Face à la justice, le déroulé de l’affaire varie selon les procureurs qui donnent la couleur au procès selon qu’ils retiennent du groupe un personnage politique, un citoyen lambda, quelqu’un qui sait s’exprimer ou au contraire quelqu’un qui n’a ni travail ni formation. « Si un intellectuel est retenu, c’est plus difficile d’attribuer l’action à de l’impulsivité, à de l’acte gratuit car la personne saura plus aisément justifier son acte et entrer dans la polémique », observe Jean-Baptiste Libouban. Les Faucheurs viennent de toutes classes sociales, on y compte quasiment autant d’hommes que de femmes, « des gens qui font de petits travaux, d’autres qui ont de grandes responsabilités, des médecins, des ingénieurs, des chirurgiens » et même s’il y a aujourd’hui moins de politiques, ils continuent d’apporter leur soutien affirment les Faucheurs. La belle aventure humaine a été illustrée dans l’album Faucheurs volontaires (éd. Les Dessin’acteurs) ou dans le documentaire de Hervé de Willencourt, Joli Monde.

…tous solidaires Des refus de prélèvement d’ADN aux procès en appel, sur dix ans, les frais d’actions en justice, dépassent largement le million d’euros évalue Jacques Dandelot : « Colossal. Aujourd’hui nous faisons moins d’actions spectaculaires, mais dès que nous en avons besoin, les soutiens sous forme de chèques continuent d’arriver de particuliers ou de groupements ». Depuis le moratoire de 2008, la culture et l’extension des OGM est contenue « mais la situation n’est pas réglée, estime Jean-Baptiste Libouban. La puissance des sociétés semen- cières est très grande. Ainsi, parmi les conseillers scientifiques de Obama figure l’ancien directeur de Monsanto ». Aujourd’hui, les Faucheurs portent l’attention sur la redéfinition des dispositifs d’évaluation au niveau européen, sur les négociations de libre échange entre les Vingt-sept et les Etats-Unis et aussi sur les importations. « En France les OGM continuent d’entrer massivement par les ports bretons pour nourrir les élevages industriels, dépendants de ces importations », observe Jacques Dandelot.

Ils considèrent également l’étiquetage et l’information au consommateur insuffisants et regrettent que certaines nouvelles techniques de modification artificielle du génome ne soient pas concernées par la législation et ses contraintes (évaluation, essais en champs) « Notre combat aujourd’hui est d’essayer de mettre en lumière médiatiquement cette problématique des plantes mutées. Ce sont des OGM cachés, des plantes tolérantes aux herbicides » poursuit Jacques Dandelot, qui dénonce le tournesol et le colza mutés, déjà semés en Europe, qui devraient être prochainement commercialisés. Or ils sont très difficiles à détecter, à la différence du maïs MON810 par exemple.

Les Faucheurs volontaires se sont dupliqués dans différents pays – Belgique, Allemagne, ou Espagne, où les cultures transgéniques sont parmi les plus développées d’Europe – et agissent différemment selon le droit national. Fort de leur expérience solidaire, les faucheurs viennent apporter leur soutien lors de procès. Aujourd’hui, ils veulent créer une force internationale pour partager leurs expériences et avoir la visibilité d’un réseau sur toutes les actions. Avec les invités venus de différents continents, outre l’histoire, la fête, l’information au grand public, c’est aussi de cela qu’il sera question à Bouzy ce week-end.

Source : Pascale Garcia pour Reporterre samedi 20 juillet 2013

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19 juillet 2013 ~ 0 Commentaire

Energie : “Bruxelles souhaite faciliter la construction de centrales nucléaires” (PE)

Energie : “Bruxelles souhaite faciliter la construction de centrales nucléaires” (PE) dans Ecologie & climat pourquoi-la-question-du-nucleaire-a-t-elle-ete-occultee-en-francem50880

Selon un projet que s’est procuré la Süddeutsche Zeitung, le Commissaire européen à la Concurrence Joaquín Almunia souhaite accorder autant de subventions à la construction de nouvelles centrales nucléaires qu’aux producteurs d’énergie verte.

Le Royaume Uni, la France, la Lituanie et la République tchèque approuvent le projet. Le gouvernement allemand s’y oppose car il risque de menacer le changement de politique énergétique du pays. Depuis la catastrophe de Fukushima en mars 2011, l’Allemagne envisage d’arrêter toutes ses centrales d’ici fin 2022. Mais “comme il s’agit de règles de concurrence, Berlin ne dispose pas d’un droit de veto” et ”c’est la Commission qui aura le dernier mot”, explique le quotidien.

 

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18 juillet 2013 ~ 0 Commentaire

Déchets nucléaires à Bure: le gouvernement tombe sur un os

Déchets nucléaires à Bure: le gouvernement tombe sur un os dans Ecologie & climat siteon0-232b5
Pour faire accepter leurs politiques dévastatrices au service des possédants, nos dirigeants ont à leur disposition toute une panoplie de petits rouages bien huilés :
des tables rondes, des réunions publiques, des instances de concertation, des espaces de dia- logue social, on en passe et des meilleures. Par exemple, ils décident d’augmenter l’âge de départ en retraite et convoquent les syndicats à leur « conférence sociale » pour essayer, au tra- vers d’un jeu de dupes savamment orchestré, de présenter ce recul social comme le résultat d’une concertation entre toutes les parties concernées. « Nous sommes tous dans le même camp, réfléchissons ensemble ! » Et d’ordinaire, ça fonctionne à merveille.
Mais cette fois, le gouvernement et le lobby nucléaire sont tombés sur un os à Bure, en Meuse à la limite de la Haute-Marne, où la lutte contre l’enfouissement des déchets radioactifs à haute activité et à vie longue se poursuit depuis 1993.  Les opposants locaux, qu’il devient difficile de berner, ont refusé de marcher dans la combine. Et pourtant, le dernier rouage en date inventé par les pouvoirs publics n’est pas le moins habile : il s’agit de la « commission nationale du débat public». Un organisme réputé neutre et indépendant, chargé d’organiser des débats sur des grands projets lorsque… ceux-ci sont déjà décidés ou sur les rails. Alors que la majorité de la population rejette l’en- fouissement comme étant la pire des solutions, on nous prie de bien vouloir participer à cette mascarade de consultation : « on a déjà décidé d’enfouir, venez donner votre avis sur la profondeur du trou et la largeur des alvéoles.» Le Monde raconte, le lendemain : « «Dégage !» … Les opposants au projet de site de stockage de déchets radioactifs envisagé à Bure (Meuse) ont à nouveau empêché la tenue d’un débat public qui devait avoir lieu lundi 17 juin à Bar-le-Duc. Le premier débat, le 23 mai, avait connu un sort similaire.» Des centaines de participants ont en effet renvoyé à leurs bureaux les doctes personnages cravatés qui venaient nous expliquer comment il faut penser la démocratie.
Bien sûr, ces blocages n’arrêteront pas à eux seuls le projet et le processus institutionnel n’a aucune chance d’être invalidé, mais ces actions redonnent confiance dans les possibilités de lutter localement et, qui sait, peuvent contribuer à l’amplification de la résis- tance, seule à même de faire vaciller ce sinistre projet. D’autre part, elles gênent vraiment les pouvoirs publics qui se trouvent confrontés à une dénonciation claire et nette de leur manipulation et de leur enfumage démocratique. De telles réactions peuvent faire boule de neige dans toute sorte de domaines et c’est bien ce qui les préoccupe.
Pour nous, c’est donc une première bataille gagnée pour la sauvegarde des générations futures, mais ce n’est pas encore la victoire. C’est pourquoi le NPA local, très investi dans le mouvement, appelle à le poursuivre et à l’amplifier, tout en faisant des proposi- tions anticapitalistes que s’approprient progressivement bien des militants locaux:
- Arrêt immédiat de Bure. Pour les déchets existants, maintien en surface près des lieux de production, seule solution d’attente raisonnable à l’inverse de l’abandon en sous-sol.
- Sortie du nucléaire en moins de 10 ans avec un plan chiffré et argumenté.
- Passage à une production exclusivement renouvelable.
- Et pour y arriver: expropriation sans indemnité ni rachat des industriels privés de l’énergie. Socialisation intégrale de la production et de la distribution énergétique avec gestion la plus locale possible par les travailleurs et la population.

Mercredi 17 juillet 2013 Publié dans : Revue Tout est à nous ! 45 (juillet 2013)

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17 juillet 2013 ~ 0 Commentaire

Rapport sur le nucléaire : “Sa renaissance est un fantasme et une propagande” (Les Inrocks)

Rapport sur le nucléaire : “Sa renaissance est un fantasme et une propagande” (Les Inrocks) dans Ecologie & climat heros-ac

Le World Nuclear Industry Status Report 2013 a été présenté au Parlement européen jeudi 11 juillet. Ce rapport constate une industrie nucléaire en déclin au niveau mondial, pointe ses incohérences financières et revient sur la situation actuelle dans le Japon post Fukushima. Entretien avec Mycle Schneider, auteur principal du rapport et consultant indépendant en énergie et politiques nucléaires.

Quel est l’objet de votre rapport ? Son objectif est de fournir une analyse mondiale de l’industrie du nucléaire et d’éclairer des chiffres qui sont a priori publics d’un point de vue “hors lobby”. On a commencé ça en 1992, c’est la huitième édition. Ça se veut un rapport d’analyse de tendances. On peut discuter éternellement de chaque chiffre, mais pas des tendances évidentes.

Quels sont vos critères d’analyse ? Notre analyse porte sur de nombreux paramètres : le nombre de réacteurs et leur capacité en fonc- tionnement, ceux en construction, ceux arrêtés, l’âge des réacteurs, etc. A partir de 2009, on a rajouté des données économiques. Depuis deux ans, on prend aussi en compte la comparaison avec la montée en puissance des énergies renouvelables ; l’année dernière, on a élargi avec des données financières, comme les notations des grandes entreprises nucléaires par les agences telles que Standard & Poor’s ; et cette année, pour la première fois, on fournit un état des lieux sur Fukushima.

Quels sont vos sources ? On prend les chiffres de l’AIEA (Agence internationale de l’énergie atomique), de gouvernements et d’une grande quantité de sources variées (le rapport compte plus de 600 notes de bas de page – ndlr) mais on y met notre grain de sel. Par exemple, la date d’arrêt des réacteurs est un enjeu évident. Aux Etats-Unis, quatre réacteurs ont été officiellement arrêtés cette année. Mais deux d’entre eux n’ont pas fonctionné du tout depuis début 2012. l’AIEA attend la décision politique d’arrêt définitif (prise en 2013) pour les comptabiliser comme arrêtés. Nous préférons nous baser sur le fonctionnement réel des installations, donc nous les considérons comme arrêtés dès 2012. Autre exemple au Japon. Selon l’AIEA, il reste officiellement 50 réacteurs en fonctionnement. En réalité, depuis un an, il n’y en a que 2 sur 50 qui produisent effectivement de l’électricité.

Votre constat global, c’est un déclin de l’industrie nucléaire ? Absolument. Un déclin commencé depuis de nombreuses années sur un nombre de critères très importants. Par exemple, la part du nucléaire a atteint son maximum historique avec 17%, il y a déjà 20 ans, et il est descendu à environ 10% en 2012. La chute s’est accélérée avec Fukushima.

Il y a des critères qui vous contredisent ? Il y a un critère qui montre une augmentation, c’est le nombre de réacteurs en construction. Il y en avait 59 il y a un an, il y en a 66 actuellement. Sauf qu’il ne suffit pas de les mettre en construction, encore faut-il les démarrer. Et chaque année, on continue à en arrêter plus qu’on en démarre. Pour les premiers six premiers mois de 2013, on a eu deux arrêts de réacteurs et un démarrage. L’an dernier : six arrêts et trois démarrages.

Au Japon, qu’est-il prévu pour les 48 réacteurs arrêtés au fur et à mesure depuis l’accident de Fukushima en mars 2011 ? Il y a une demande de redémarrage pour 10 réacteurs faite par quatre électriciens mais aucune date n’est fixée. Nous, nous avons fait dans notre rapport des scénarios pour montrer que nombre de réacteurs ne vont jamais redémarrer. Il y a d’abord ce qu’on a appelé le “scénario de base”. On estime que la totalité des réacteurs de Fukushima, il y en a dix, ne seront jamais remis en marche. Pour quatre d’entre eux, c’est officiel, ce sont les accidentés. Pour les six autres – deux sont sur le même site et quatre sur un deuxième site à une quinzaine de kilomètres à l’intérieur de la zone d’exclusion – leur redémarrage est inimaginable compte tenu de l’opposition farouche des autorités locales et de la population. Nous avons ensuite produit le “scénario côte Est”. Il concerne les sept réacteurs touchés par les événements de 2011. Trois réacteurs ont été arrêtés à la suite d’une demande du Premier ministre car une étude a prévu que des tremblements de terre sérieux étaient probables à plus de 80% d’ici 2030. On estime donc aussi qu’ils pourraient ne jamais redémarrer. Puis on a bâti le “scénario allemand” : 13 réacteurs japonais supplémentaires ont plus de trente ans de fonctionnement. On a appelé ainsi ce scénario car ce fut sur cet unique critère que le gouvernement allemand a fondé l’arrêt de 8 réacteurs nucléaires sur 17. Si ces trois scénarios se réalisent, 23 réacteurs japonais sur 48 ne redémarreront pas.

Vous vous êtes rendu à Fukushima, où en est la situation ? Je ne suis pas allé sur le site et je n’irai pas. Le tourisme de catastrophisme ne sert à rien. Par contre, je me suis rendu plusieurs fois dans la région. Notre rapport montre que la gestion de l’eau devient un véritable cauchemar. Imaginez qu’on en est à près de 800 000 mètres cubes dans des conteneurs achetés ou fabriqués d’arrache-pied et pas du tout prévu pour durer ou contenir du liquide hautement radioactif. Tout cela reste rafistolé et connecté par des tuyauteries souples qui ont tout le temps des problèmes de fuites. L’hiver, elles gèlent et se fissurent. Dans les relais électriques, on a eu des pannes parce que des rats se sont infiltrés. Ce genre de choses montrent le caractère provisoire du site. Environ 90 000 mètres cubes d’eau noient les sous-sols des réacteurs qui évidemment n’étaient pas préparés à ça. Grosso modo, on met de l’eau dans les réacteurs accidentés qui ont fondu. On en récupère une partie puis on la décontamine. Et enfin on la réinjecte. Évidemment, une partie de cette eau hautement contaminée va dans la nature. Et l’eau des nappes phréatiques se mélange avec l’eau contaminé, donc on redouble le problème. D’où des projets hallucinants qui naissent comme congeler les sols avec des tuyauteries remplies d’un liquide de gel pour éviter que l’eau des nappes phréatiques se mélange aux eaux contaminées. Non seulement un tel système coûterait une énergie folle mais il serait inopérationnel à la moindre panne d’électricité… Une sophistication du rafistolage.

Vous insistez sur le fait que cela ne constitue pas l’hypothèse la pire… Pour moi, ce qui prime au niveau du potentiel de danger, ce sont les piscines contenant les combustibles irradiés. Elles sont situées au dessus des réacteurs dans des bâtiments dans un état peu propice pour résister à d’autres grands tremblements de terre. Il ne faut pas oublier qu’il y a eu des centaines de tremblements après le 11 mars 2011. La situation des piscines est dramatique. Dans la tranche 4, il y a l’équivalent de ce qui se trouve dans les trois autres combinées. Si on perd l’eau pour une raison ou une autre, vous avez les combustibles à l’air libre. Ils surchaufferaient et pourraient même s’enflammer spontanément. Le relâchement de radioactivité dépasserait de très loin la quantité rejetée dans l’environnement jusqu’à maintenant. Le patron de la commission de l’énergie atomique japonaise (JAEC) a décrit en mars 2011 dans un texte pour le gouvernement le pire scénario : 10 millions de personnes à évacuer dans un rayon de 250 km autour du site.

Pourquoi n’abordez-vous pas les conséquences sanitaires et humaines dans votre rapport ? Nos collègues japonais avaient rédigé quelques paragraphes à ce propos, mais le sujet est trop grave pour ne pas l’aborder en profondeur. On a donc décidé de supprimer cette partie. Reste aussi les conditions de vie des évacués : 150 000 personnes au bas mots. Le gouvernement a augmenté par 20 la limite des doses admissibles, ce qui est simplement inadmissible. Surtout pour les citoyens les plus fragiles, les femmes et les enfants.

Qu’est-ce que vous appelez le “mythe de la renaissance nucléaire” ? La “renaissance nucléaire” est un slogan inventé autour de l’année 2000 par l’industrie nucléaire. Il a été promu par des budgets fantastiques de propagande. C’est quelque chose qui n’a pourtant jamais existé. C’est un fantasme. Depuis plusieurs années, on a simplement élargi la durée de vie de réacteurs existants. Le parc nucléaire mondial a 29 ans en moyenne. 190 réacteurs ont trente ans et plus, 44 réacteurs quarante ans et plus. On peut appeler ça la gériatrie technologique mais sûrement pas une renaissance. Pas besoin d’être expert pour savoir qu’il y a trente ans, on était dans un autre âge technologique. Vous vous rappelez de votre voiture conduite il y a trente ans ? Aux Etats-Unis, les 100 réacteurs en exploitation ont tous été commandés entre 1963 et 1973, il s’agit donc d’une technologie développée dans les années 50 et 60…

Sur les 66 réacteurs en construction, une grande partie le sont en Chine, en Inde et en Russie. Ce sont eux les nouveaux aficionados du nucléaire ? Grosso modo, un seul pays construit massivement, c’est la Chine : 28 réacteurs sur les 66 en construction dans le monde. Mais il faut regarder ça dans un contexte d’investissement général. La Chine investit partout. En ordre de grandeur, la Chine investissait cinq fois plus dans les énergies renouvelables que dans le nucléaire en 2010, avant Fukushima. Et depuis, elle a accéléré de façon spectaculaire. En 2012, la Chine a produit plus d’électricité avec l’éolien tout seul qu’avec le nucléaire. Même chose pour l’Inde. Du coup, 2012 est une année charnière. Dixit le “chef économiste” de BP : “Trois des quatre plus grandes puissances économiques du monde (Allemagne, Chine, Japon), représentant ensemble plus du quart du PIB [Produit intérieur brut] global, font maintenant marcher leurs économies avec une part de renouvelables plus importante que de nucléaire“.

En termes de coûts, vous pointez également le côté inchiffrable d’un réacteur nucléaire. Même Steve Kidd, directeur de la Stratégie de la World Nuclear Association, le lobby de l’industrie, l’a dit en 1988 : “Ce qui est clair, c’est qu’il est totalement impossible aujourd’hui de produire des estimations définitives pour du nouveau nucléaire“. Tandis que les coûts de fabrication du nucléaire ne cessent de croitre, les coûts des énergies renouvelables chutent rapidement.

La France ne semble pas s’orienter vers cette tendance générale que vous décrivez… On n’a pas encore compris en France à quel point le décalage entre la réalité technique et l’organisation du secteur énergétique dans ce pays devient dramatique. On reste sur un mode d’intégration verticale alors que le reste du monde passe à une logique d’organisation horizontale. Demain, les producteurs consommeront et les consommateurs produiront et stockeront ; c’est du bas vers le haut et non l’inverse. La logique suit exactement celle de l’Internet. On a des nœuds d’interconnexion et des millions d’unités décentralisées. Personne aujourd’hui ne construirait un ordinateur de la taille d’un immeuble. Une capacité de calcul immense est fournie par des millions d’ordinateurs interconnectés.

Vous citez en exemple l’Allemagne… Pas seulement. En Allemagne, comme ailleurs, la révolution énergétique est en cours. On y compte maintenant 1,3 million de producteurs d’électricité, principalement des ménages, des fermiers, des municipalités. Depuis 2009, il y a une forme d’organisation tout à fait nouvelle constituée par des coopératives d’énergies : des gens font un investissement dans un parc éolien, une installation solaire ou un réseau de chaleur, par exemple. Donc les compagnies d’énergie traditionnelles découvrent tous les jours de nouveaux concurrents. Aux Etats-Unis, il y a une entreprise, Solar City, qui se présente chez les particuliers en leur proposant l’installation gratuite d’un système photovoltaïque où tout est pris en charge. Puis, on propose au proprio de payer l’électricité 10 à 15% moins cher de ce qu’il paye actuellement à l’électricien local. Vous connaissez quelqu’un qui dirait non ? Leur développement est fulgurant, ils progressent dans 14 États et se préparent pour l’international. En France, on a EDF.

Que voulez-vous dire ? Qu’est ce qu’EDF va devenir si un jour des gens entrent sur le marché en proposant de l’électricité 10 à 15% moins cher ? Et ceci dans une situation où EDF doit continuer à augmenter ses prix pour couvrir les coûts qui grimpent sans cesse ? C’est à se demander s’il ne faudrait pas une grande  campagne en France sur le thème “Sauvons EDF”. C’est une entreprise qui a 41 milliards d’euros de dette nette, qui a perdu en cinq ans 85% de sa valeur boursière. Il faut commencer à se poser des questions. Je ne comprends pas qu’aucun média n’ait mis le doigt là-dessus. Tepco, l’exploitant de Fukushima – si on ose dire – a perdu 94% de sa valeur boursière et c’est encore les petits porteurs qui étaient le plus touchés. Tepco avait la réputation d’une entreprise à “valeur sûre”, tout comme EDF. EDF continue a avoir une bonne note chez Standard and Poor’s car l’entreprise française maintient pour l’instant une base de clients qui est très large et à tarif régulé. Mais ça va forcément évoluer avec des concurrents qui entrent sur le marché, et EDF ne peut que perdre des parts de marché. Puis d’ici quelques années, des frais massifs de démantèlement vont s’y ajouter, on va devoir payer pour le stockage des déchets hautement radioactifs… Il faut trouver un nouveau modèle économique viable, futuriste, qui a un avenir. Le modèle actuel d’EDF, c’est un modèle du passé.

16/07/2013 | 15h59 >> A lire aussi : La Hague : secrets et mensonges d’une usine nucléaire française

http://www.lesinrocks.com/2013/07/16/actualite/rapport-nucleaire-sa-renaissance-est-un-fantasme-une-propagande-11409429/

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