Archive | Ecologie & climat

27 janvier 2014 ~ 0 Commentaire

7 milliards d’impôts pour extraire du gaz de schiste (jdd)

Note salée. La fracturation hydraulique a un coût pour l’environnement, et pas des moindres. Selon une étude de l’université de Cambridge rapportée par le Guardian, les entreprises ayant recours à cette pratique en Grande-Bretagne devraient s’acquitter d’un impôt de 7 milliards d’euros destiné à réparer les dégâts causés à partir de 2020. En France, cette pratique est interdite par la loi.

Dégâts environnementaux. En revanche, le gouvernement britannique a légalisé le « fracking », c’est bien ce qui inquiète Chris Hope, conseiller parlementaire et universitaire. « Le gaz de schiste va contribuer aux changements climatiques de deux façons. En émettant du dioxyde de carbone quand le gaz brûle, et en émettant du méthane dans l’atmosphère lors de son extraction » a-t-il déploré.

Remplir les caisses. L’étude estime que les entreprises commenceront à extraire de grosses quantités de gaz de schiste en Grande-Bretagne à partir de 2020. Selon les prévisions, 2% du méthane se répandrait dans l’atmosphère, ce qui créerait des dommages profonds sur l’environnement. La taxe serait calculée sur la base de 70 euros par tonne de dioxyde de carbone.

Approbation politique. Un rapport de la Chambre des Lords appuie cette proposition, mettant en avant que les entreprises, conscientes de cette nouvelle contrainte financière, privilégieraient alors des gisements moins polluants. Ecologie  |  27/01/2014 – 12:11

http://www.lejdd.fr/Ecologie/Depeches/7-milliards-d-impots-pour-extraire-du-gaz-de-schiste-650390

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24 janvier 2014 ~ 0 Commentaire

La fin des 1000 vaches! (la conf’)

meatrix

C’est une victoire de la Conf’ et de ses partenaires.

Après des mois d’actions fortes, de manifestations, des gardes à vue, de nombreuses prises de position, la mobilisation a payé ! La ferme-usine des 1000 vaches ne verra pas le jour !

Jeudi dernier, une centaine de paysans de la Conf’ bloquaient une nouvelle fois le chantier des 1000 vaches. Dès le lendemain, le préfet de la Somme demandait l’arrêt des travaux et la destruction des bâtiments illégaux ! Une décision confirmée ce matin par la ministre de l’Amé- nagement du territoire, Cécile Duflot, qui recevait la Conf’ et Novissen. Depuis septembre, nous avons pris la responsabilité de tout mettre en œuvre pour stopper ce chantier. Face au sentiment d’impunité de son promoteur, Michel Ramery, nous n’avons rien lâché ! Et nous sommes fiers aujourd’hui d’avoir eu raison !

Nous avons mis à terre un symbole. La ferme-usine des 1000 vaches ne verra pas le jour ! Mais ce n’est pas pour autant que nous cesserons d’être vigilants. Nous savons de quels appuis dispose Michel Ramery pour inverser la vapeur… Mais surtout, c’est l’industrialisation de l’agriculture qui doit être stoppée. Le gouvernement a choisi d’user des moyens légaux pour arrêter le chantier. Il doit désormais utiliser les moyens législatifs à sa disposition pour empêcher que d’autres 1000 vaches ne sortent de terre.

La Loi d’avenir agricole, en cours d’examen, doit acter la fin de l’industrialisation de l’agriculture. Mardi, nous avons obtenu que le pouvoir de l’industrie semencière sur les paysans soit contenu. Aujourd’hui nous avons mis fin au projet de ferme-usine des 1000 vaches. La re- cherche du profit absolu aux dépends des paysans ne doit pas régir leur avenir. Ces victoires ne sont qu’au début, nous ne lâcherons rien, pour l’avenir des paysans, pour leur place essentielle dans la société !

http://www.confederationpaysanne.fr/actu.php?id=2246 PHPSESSID=l3pgdgvg1pfc86lfamn5kc7o00

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24 janvier 2014 ~ 0 Commentaire

Convois entre langon et golfech: quand EDF s’apprête à gaspiller 100 milliards (odn)

Risquenucleaire

Le parc nucléaire d’EDF, composé de 58 réacteurs, est vieillissant et extrêmement usé: le quotidien les Echos, pourtant fervent supporter de l’atome, a souligné le 17 janvier que, pour 2013, le taux de dis- ponibilité des centrales EDF est tombé à 78%. Cela signifie que, en moyenne, chaque réacteur est resté arrêté un jour sur quatre : pas terrible pour des gens qui raillent le fonctionnement intermittent des éoliennes.

Pour comparaison, le parc nucléaire des USA a un taux de disponibilité d’environ 90% ! Qui plus est, sachant qu’un jour d’arrêt coûte environ 1 million d’euros à EDF, et que les problèmes se démultiplient avec le vieillissement des réacteurs, il est facile de comprendre que le nucléaire français est proche de l’impasse. C’est pour tenter de sauver ce qui peut l’être encore que EDF a décidé de lancer un programme de rénovation – ou plutôt de rafistolage – de ses réacteurs, pompeusement baptisé « grand carénage ». Annoncé dans un premier temps à un tarif déjà prohibitif de 45 milliards, ce programme coûtera en réalité 70, ou 80, voire 100 milliards (voir informations parues dans le presse ces dernières semaines).

Ces investissements ruineux n’empêcheront pas le parc nucléaire de continuer à se désagréger. Il faut d’ailleurs rappeler que les réacteurs « français » sont en réalité américains : EDF a payé fort cher les licences à Westinghouse au début des années 70. Or, les USA ont commencé à fermer définitivement leurs réacteurs : c’est le cas de 5 d’entre eux ces derniers mois, y compris la centrale de Kewaunee (Wisconsin) malgré la prolongation de 20 ans accordée de façon irresponsable par la NRC : l’autorité de sûreté des USA est bien moins raisonnable que les propriétaires de centrales eux-mêmes !

Les convois gigantesques que EDF entend organiser entre Langon et Golfech sont donc un maillon de ce ridicule et ruineux programme de « grand carénage » qui va aggraver de façon considérable la situation d’impasse dans laquelle l’industrie atomique a placé la France. Les citoyens auront toute légitimité à se mobiliser pour s’opposer à ces convois aussi inutiles que dangereux.
http://www.observatoire-du-nucleaire.org

 

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23 janvier 2014 ~ 0 Commentaire

Compil nddl

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22 janvier 2014 ~ 0 Commentaire

Radioactivité, que reste-t-il de l’uranium dans le trégor ? (of)

squelettes radio

Lundi, Sortir du nucléaire a informé la population sur les dangers des anciens forages effectués pour trouver de l’uranium dans le Trégor.

Des taux de radioactivité huit fois supérieurs à la norme ont été récemment prélevés sur divers sites du Trégor par l’association Sortir du nucléaire. Le collectif en est persuadé : trois mines d’uranium ont été exploitées dans les années 1950 à 1970.  Les militants, inquiets de l’éventuel impact sanitaire de ces supposés gisements d’uranium, ont informé la population locale sur les dangers de la radio-activité, lors d’une réunion qui s’est tenue lundi soir. 80 personnes étaient présentes.

Ce lundi, les militants ont également posé une pancarte signifiant la présence d’une forte radio- activité sur le site lannionnais de Kériel où passe le Léguer, en dessus de Traou-ar-ru. Dans ce dossier délicat, Areva dément toute activité d’exploitation uranifère. La compagnie reconnaît « des recherches et des prospections ».  De son côté, l’Agence régionale de santé a publié un communiqué, hier. « Aucune eau n’est contaminée en Bretagne », y compris dans les anciens sites miniers uranifères. Jérémy RATTIER Lannion – 09h39

http://www.ouest-france.fr/radioactivite-que-reste-t-il-de-luranium-dans-le-tregor-1868827

Commentaire: Le nucléaire est basé sur le mensonge et la dissimulation, comment les croire?

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21 janvier 2014 ~ 0 Commentaire

Les inondations dans le var ne sont pas une catastrophe naturelle (reporterre)

stop-au-beton-dans-la-Crau

Les inondations dans le Var s’expliquent par la bétonisation incontrôlée des terres.

Si l’on ne veut plus d’inondations catastrophiques, il faut arrêter le gaspillage des terres et l’étalement urbain. Inondations dans le Var, alerte rouge, des disparus, des morts… et le Premier ministre qui se précipite avec le ministre de l’Intérieur et le ministre de l’Ecologie, ce lundi, dans la région sinistrée, et déclare l’état de « catastrophe naturelle ».

Sauf que ce n’est pas la pluie diluvienne qui crée tant de dommages, mais les conditions dans lesquelles l’eau s’écoule ou est absorbée par le sol. Et comme le Var est un département où l’artificialisation des sols se poursuit à une vitesse incontrôlée, les sols y sont de plus en plus im- perméables : « L’imperméabilisation de la surface des sols a de nombreuses conséquences environnementales, écrit le Commissariat général au développement durable. Elle favorise le ruissellement de l’eau le long des pentes au détriment de son infiltration, l’érosion des sols, les coulées d’eau boueuse et le risque d’inondation. »

Le phénomène est très bien connu des instances régionales, et c’est sur le site internet du département que l’on apprend que « la forte pression foncière alliée à une forte attractivité tou- ristique conduit à une augmentation régulière des surfaces artificialisées (14,7 % sur la seule période 1993-2002, enquête Teruti). Cette imperméabilisation croissante des bassins versants accentue le caractère torrentiel des écoulements. Ces effets sont aggravés par la constitution des sols, peu favorables à l’infiltration des eaux. Les cours d’eau, qui peuvent charrier nombre de matériaux solides, sont également fortement artificialisés ».

Certes, la population du département a beaucoup augmenté depuis trente ans : de 708 000 habitants en 1982 à 1 013 000 en 2011 (soit + 43 %), ce qui a entraîné une explosion de l’ur- banisation. Mais cette urbanisation s’est réalisée sans souci d’économiser l’espace et, comme l’a relevé le sénateur Pierre-Yves Collombat dans un rapport publié en 2012, « sans aucune prise en compte du risque inondation : des terrains inondables sont lotis, de vastes surfaces sont imper- méabilisées de manière artificielle, les cours d’eau traversant les villages sont couverts, parfois a minima« .

Le secret des inondations : la « soif de l’argent »

Le constat du sénateur est clair : « Les autorisations de construire ont été délivrées sans véritable prise en considération du risque inondation ou, plus exactement, avec une prise en compte à éclipse bien incapable de contenir ’la soif de construire’ locale, pour reprendre l’expression de la Cour des comptes. Le manque de moyens des services de l’État et des services municipaux, s’agissant des petites collectivités territoriales, face à la ténacité et à l’ingéniosité des promoteurs et à la pression des propriétaires fonciers est un élément d’explication. La mise en place, autrefois d’un plan d’occupation des sols (POS), aujourd’hui d’un PLU, est l’exercice de politique locale le plus à risque dans le Var, comme partout où la pression foncière est forte. »

Et pour ceux qui ne comprendraient pas tout à fait, le texte enfonce le clou : « Si l’écart entre la politique officielle de fermeté des pouvoirs publics et les moyens qui lui sont affectés explique pour partie que  « la soif de construire » ait pu aussi facilement trouver à s’étancher dans le Var, il n’explique pas l’origine de cette ’soif’. Que ce soit l’argent est si peu un secret qu’on s’étonne que le boom immobilier ait pu prospérer sans encombre aussi longtemps. Que l’on sache, pas de procès marquant ou de sanction électorale pour fait de ’bétonnage‘ illégal et dangereux. »

En fait, les inondations dans le Var (comme récemment en Bretagne, et comme dans de plus en plus d’endroits), résulte du laxisme des politiques foncières, qui encouragent systé-matiquement l’immobilier. C’est ce qu’explique en termes pondérés le sénateur Collombat : « L’immobilier, dopé par l’endettement, est devenu ces trente dernières années l’un des moteurs essentiels de l’économie occidentale, au point de le mettre aujourd’hui durablement en crise. Limiter l’explication de l’urbanisation, comme le font ses censeurs, à sa dimension morale et psychologique est un peu court. ’Ils feignent’, disait Bossuet, ’de s’affliger des conséquences tout en s’accommodant des causes.‘ ».

Si l’on ne veut plus d’inondations catastrophiques, il faut arrêter le gaspillage des terres et le bétonnage des sols. De ce point de vue, le déplacement express de M. Ayrault, qui ne songe qu’à bétonner Notre Dame des Landes et affaiblit les procédures réglementaires par un « choc de simplification », est une pantalonnade. Hervé Kempf (Reporterre) lundi 20 janvier 2014

http://www.reporterre.net/spip.php?article5287

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21 janvier 2014 ~ 0 Commentaire

Le 22 février à Nantes!

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18 janvier 2014 ~ 0 Commentaire

Des anti-ogm délogés d’un site monsanto qu’ils occupaient dans l’aude (le huff’)

 Une centaine de militants anti-OGM ont occupé vendredi 17 janvier pendant près de douze heures les locaux du géant américain Monsanto à Trèbes, dans l’Aude, pour obtenir du gouvernement un nouveau moratoire sur la culture du maïs transgénique MON810, avant d’être délogés par les gendarmes dans la nuit, ont annoncé les occupants.

Les militants, qui répondaient à un appel du Collectif des faucheurs volontaires, ont investi le site par surprise vendredi après-midi et certains d’entre eux se sont enchaînés, sous le regard à la fois curieux et désabusé du personnel du site désormais habitué aux opérations coup de poing des anti-OGM, a constaté un journaliste de l’AFP.

« Nous sommes venus aujourd’hui (vendredi) chez Monsanto pour exiger des ministres de l’Agri-culture et de l’Environnement qu’ils s’engagent par écrit à prendre un moratoire sur le MON810″, a ensuite expliqué par téléphone Jacques Dandelot, le porte-parole du collectif anti-OGM 31.

Débat sur le moratoire

En août, le président François Hollande avait confirmé une prolongation du moratoire sur la culture du maïs transgénique MON810 de Monsanto. La veille, le Conseil d’État, plus haute juridiction administrative française, avait annulé l’interdiction de cultiver le MON810 en France, pour non-conformité au droit européen. Les ministres de l’Agriculture Stéphane Le Foll et de l’Écologie Philippe Martin avaient dans la foulée rappelé « l’engagement du gouvernement (de) maintenir le moratoire sur la mise en culture de semences OGM ».

Un représentant de la direction du site de Trèbes a de son côté assuré vendredi aux militants que « Monsanto ne vendrait pas de maïs MON810 cette année, même si le moratoire n’était pas renouvelé », a rapporté le porte-parole des anti-OGM. « Pour l’instant, il n’y a pas de moratoire et le printemps n’est pas si loin que ça » a cependant insisté Jacques Dandelot, soulignant que les militants ne se satisfaisaient pas de ces promesses.

Délogés par les gendarmes

Dans la soirée, les militants ont rencontré le directeur de cabinet du préfet de l’Aude sur le site de Monsanto. Selon Jacques Dandelot le représentant de l’Etat s’est contenté de rappeler l’engagement pris en août par le gouvernement, et jugé insuffisant par les occupants.

« Nous ne quitterons pas les lieux tant que le gouvernement ne s’engage pas à faire une communication dans les quatre jours en direction des semenciers et des agriculteurs pour leur déconseiller de commercialiser ou d’acheter des semences OGM en précisant que le gouvernement prépare un moratoire qui sera effectif avant les semis de 2014 ce qui interdira toute culture et récolte », a déclaré le porte-parole des anti-OGM peu avant minuit.

Les manifestants n’ont pas obtenu satisfaction et les gendarmes ont entrepris samedi vers 1h30 de déloger les 70 militants qui restaient répartis par petits groupes sur l’ensemble du site, jusque sur le toit d’un hangar. « Cela se déroule sans violence mais l’opération va leur prendre du temps » a alors indiqué Jacques Dandelot.

La France, comme d’autres pays européens (Autriche, Hongrie, Grèce, Roumanie, Bulgarie, Luxembourg), a interdit depuis 2008 la culture du MON810 sur son sol.

Le HuffPost/AFP  |  Publication: 18/01/2014 09h26 CET  |  Mis à jour: 18/01/2014 09h26 CET

http://www.huffingtonpost.fr/2014/01/18/anti-ogm-mosanto-deloges_n_4621706.html?utm_hp_ref=france

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17 janvier 2014 ~ 0 Commentaire

La france de nouveau épinglée à cause des nitrates (fr3)

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La France n’a toujours pas correctement transposé dans sa législation la loi européenne sur les nitrates et s’expose ainsi à de lourdes sanctions financières, a estimé jeudi l’avocat général de la Cour de justice de l’UE, Juliane Kokott.

« Cette directive (loi européenne) est très importante pour la qualité de l’eau dans l’Union européenne« , a souligné Mme Kokott dans ses conclusions. Or, a-t-elle déploré, malgré la mise en place de plusieurs plans d’actions, le nombre de communes françaises polluées ou sous la menace d’une pollution aux nitrates continue de progresser. Près de 19.000 communes françaises sont considérées comme des zones vulnérables aux nitrates. La Commission européenne a engagé des poursuite contre la France en 2012 pour non conformité à la directive de 1991 sur les nitrates, qui est contestée par plusieurs syndicats d’agriculteurs dont la FNSEA.

Une amende de plusieurs dizaines de millions d’euros

A plusieurs reprises la Commission européenne a demandé à la France de garantir  »la mise en oeuvre correcte et complète » de toutes les exigences de la directive dans les zones vulnérables polluées par les nitrates ou susceptibles de l’être. Mais la France fait la sourde oreille, a relevé Mme Kokott dans ses conclusions. Elle considère que la France n’a pas correctement transposé la directive nitrates. Elle a donc proposé de « condamner la République française aux dépens« . La Cour de justice de l’UE (CJUE) doit trancher dans les mois à venir. La France risque une amende de plusieurs dizaines de millions d’euros. Sylvaine Salliou (avec AFP)

Publié le 16/01/2014 | 14:40, mis à jour le 16/01/2014 | 14:40

http://bretagne.france3.fr/2014/01/16/la-france-de-nouveau-epinglee-cause-des-nitrates-396319.html

Commentaire:  Des dizaines de millions d’euros? Rien n’est trop beau pour la Fnsea!

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17 janvier 2014 ~ 0 Commentaire

Gaz de schiste: 250 organisations appellent l’europe à un «sursaut de sagesse» (basta)

A fracking e

L’Union Européenne va-t-elle rester sourde aux mobilisations citoyennes contre les gaz de schiste ?

Sous la pression du Royaume-Uni et de la Pologne, la Commission européenne a abandonné son projet de directive contraignante sur les hydrocarbures de schiste pour préférer une série de recommandations et de bonnes pratiques qui seront présentées le 22 janvier. Quant à la directive sur les études d’impact environnemental, actuellement en cours de révision, elle ne s’appliquerait pas aux projets d’extraction de pétrole et de gaz de schiste.

Les réactions se sont multipliées dans les pays européens où des industries pétrolières et gazières prévoient d’exploiter des « hydrocarbures non conventionnels » (gaz ou pétrole de schiste, gaz de houille…). Blocage de Chevron en Pologne, barricades de Pungesti en Roumanie, résistances au Royaume-Uni, bataille juridique en France… Toutes ces mobilisations, ancrées sur les territoires, portent une série d’exigences comme la demande d’interdiction de la fracturation hydraulique, seule technique disponible pour exploiter ces hydrocarbures.

« Aveuglement des décideurs politiques »

Près de 250 organisations et groupes citoyens, sociaux et environnementaux viennent de publier une lettre ouverte interpellant l’ensemble des institutions européennes – Commission, Conseil et Parlement européens – et Etats membres. La situation juridique actuelle « ne garantit pas l’application de règles obligatoires visant à protéger l’environnement, la santé publique dans tous les États membres » écrivent-ils. Et de déplorer l’aveuglement des « décideurs politiques » alors que de nombreux rapports démontrent l’impact sanitaire et environnemental de cette extraction. Face à « la prédominance du discours du lobby industriel et financier », ils réclament une évaluation d’impact environnemental obligatoire pour tout usage de la fracturation hydraulique.

Plus largement, soucieux du maintien de la réglementation Reach encadrant l’utilisation de produits chimiques sur le sol européen et de la possibilité de limiter les agissements des industries pétrolières et gazières, ces groupes et organisations pointent les dangers des accords commerciaux et d’investissement actuellement négociés entre l’Union européenne et les Etats-Unis (voir notre enquête), et entre l’UE et le Canada. Ils craignent que les investisseurs, en cas de conflit [1], contestent la législation environnementale au prétexte qu’elle est un obstacle à leurs investissements. Ils appellent les membres du Conseil Européen et les plus hauts représentants de la Commission à un « sursaut de sagesse ». Par Maxime Combes 17 janvier 2014

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