Archive | Ecologie & climat

01 juin 2014 ~ 0 Commentaire

L’europe finit par plier (rtbf)

chirac

Les Etats membres pourront autoriser les OGM

Faute d’un consensus, l’Union européenne a trouvé mercredi un accord pour autoriser la culture des OGM sur son territoire, sous réserve de la possibilité pour les Etats réfractaires, dont la France, d’interdire les semis sur leur territoire, a annoncé un diplomate européen. La Belgique, tiraillée entre les positions flamande (favorable) et wallonne (défavorable) a préféré s’abstenir.

L’accord, qui doit être formalisé le 12 juin par les ministres de l’Environnement, a été adopté au cours d’une réunion des représentants permanents des 28, après des années de blocage sur ce dossier. Au départ opposés à la formule proposée, l’Allemagne, le Royau-me-Uni, et la France, qui redoutaient un cadre trop favorable aux multinationales semen- cières, s’y sont finalement ralliés, selon la même diplomate. Egalement réfractaire, la Belgique s’est abstenue.

Sans renationaliser la procédure d’autorisation, le nouveau cadre permet à chaque Etat d’interdire la culture d’un OGM sur tout ou partie de son territoire pour des raisons autres que la santé et l’environnement, comme l’ordre public, l’aménagement du territoire ou la lutte contre la dissémination. Les Etats membres anti-OGM ne pourront en revanche pas interdire le transit sur leur territoire des OGM autorisés, a précisé une source européenne.

Victoire des semenciers L’accord ouvre désormais les terres de l’UE à la culture des OGM, une mesure attendue par les semenciers depuis quatorze ans. Jusqu’à présent, les divergences des Etats sur les semis OGM rendaient les procédures d’autorisation très diffi- ciles et longues, objet à chaque fois d’empoignades politiques. Les Etats membres réfrac- taires n’avaient que la possibilité de recourir à des clauses de sauvegarde nationales, souvent attaquées en justice.

Quatre OGM ont obtenu une autorisation de culture, mais un seul est encore cultivé: le maïs MON810 du groupe américain Monsanto, qui a demandé le renouvellement de cette autorisation. Les autres, deux maïs (BT176 et T25) et la pomme de terre Amflora, ont été abandonnés. Mais sept autres demandes de cultures sont en attente d’une autorisation, dont le mais TC1507 de Pioneer, filiale du groupe américaint DuPont.  Mis à jour le mercredi 28 mai 2014 à 16h32

http://www.rtbf.be/info/monde/detail_l-europe-finit-par-plier-les-etats-membres-pourront-autoriser-les-ogm?id=8279688

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29 mai 2014 ~ 0 Commentaire

Ils ont été empoisonnés au travail par des pesticides (solidaires 22)

justice

Communiqué Solidaires 22

Justice pour eux !

Manifestation de soutien aux ex-salariés de Nutréa-Triskalia
Jeudi 5 juin 14h
Tribunal des Affaires de Sécurité Sociale
Bd Sévigné Saint Brieuc

Gravement intoxiqués par des pesticides interdits, Stéphane Rouxel et Laurent Guillou ex-salariés de l’entreprise Nutréa-Triskalia de Plouisy dans les Côtes d’Armor mènent depuis maintenant quatre années un combat sans relâche pour faire reconnaître leur maladie, exiger réparation et dénoncer le scandale sanitaire et environnemental que représente au- jourd’hui l’utilisation irresponsable des pesticides dans l’industrie agroalimentaire. Le 5 juin le TASS de Saint Brieuc statuera sur la faute inexcusable de l’employeur.

Accidentés du travail et empoisonnés, Stéphane et Laurent ont finalement été licen- ciés par leurs employeurs, qui n’ont fait aucun effort pour les reclasser et encore moins pour les indemniser. Atteints tous les deux d’une maladie très invalidante, l’hypersensibilité aux produits chimiques multiples (MCS en anglais), ils n’ont pas retrouvé d’emplois, ont épuisés leurs droits au chômage et n’ont plus aujourd’hui comme ressource que l’Allocation de Solidarité Spécifique (ASS) pour vivre avec leur famille.

Ils sont défendus par Maître François Lafforgue, l’avocat de nombreuses victimes de l’a- miante ou des pesticides et soutenus par un large Comité de soutien composé de seize organisations. ( Phyto-Victimes, Générations Futures, SOS-MCS, l’Union syndicale Soli- daires, la Confédération Paysanne, Attac, la LDH, Eaux et Rivières de Bretagne, Bretagne Vivante, EELV, UDB, Ensemble, le P.G, le NPA, Sauvegarde du Trégor et Sauvegarde du Penthièvre.)

Le 5 juin prochain à 14h devant le Tribunal des Affaires de Sécurité Sociale Bd Sévigné à Saint Brieuc manifestons une nouvelle fois nombreux pour soutenir les salariés de Nutréa-Triskalia qui demandent que justice leur soit rendue et que la faute inexcusable de leur employeur soit enfin reconnue.

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28 mai 2014 ~ 0 Commentaire

Il faut arrêter la ferme-usine des mille vaches (reporterre)

meatrix

Monsieur Hollande, ça suffit, maintenant.

La Ferme des 1000 vaches, dans la Somme, marque un tournant. Elle est le symbole d’une industrialisation imposée de l’agriculture qui annonce la fin de l’agriculture paysanne de qualité et de proximité. Le Président de la République doit prendre ses responsabilités et arrêter ce désastre annoncé.

Monsieur le Président de la République,

Nous sommes à un tournant. L’industrialisation de l’agriculture se fait de plus en plus pres- sante, et chaque année, sous couvert de modernisation, le nombre de paysans diminue.

Désormais, nous n’avons plus le choix : soit nous laissons faire, actant de ce fait la dispa- rition des paysans, soit nous controns ce mouvement pour faire vivre une agriculture créa- trice d’emploi, de dynamique des territoires, respectueuse de son environnement et de la souveraineté alimentaire, l’agriculture paysanne pour laquelle nous nous battons.

La ferme-usine des 1000 vaches est le symbole de ce point de non-retour. Elle n’est pas unique en Europe, encore moins dans le monde, mais doit-on pour autant s’y résoudre ? Aujourd’hui, vos discours et vos arbitrages politiques sont l’expression d’un choix. Vous par- lez d’agroécologie, d’emploi, mais surtout, sous prétexte d’une prétendue compétitivité, vous vantez la vocation exportatrice de la France, la balance commerciale comme ultime arbitre de vos actions. De fait, vous entérinez le modèle des fermes-usines comme celle des 1000 vaches.

Présentée comme un projet pilote par son promoteur Michel Ramery, elle fournirait du lait à bas prix grâce à des salariés précaires et à un méthaniseur géant subventionné. On est bien loin de la ferme qui produit du lait de qualité. Loin de la ferme partie prenante de son territoire. Loin de la ferme qui fait vivre des paysans. Pourtant, le discours de Michel Ramery, comme le vôtre, est séduisant. Vous nous parlez modernité, efficacité, rayonnement inter- national ! La réalité, elle, est bien moins séduisante. Vous le savez, nous le savons, nos concitoyens le savent.

Et si nous changions de vocabulaire ? Si nous pensions relocalisation, valeur ajoutée, qualité, vitalité, valorisation… ? L’agriculture paysanne que nous défendons est la seule qui soit en cohérence avec les enjeux auxquels vous, Président de la République, avez la res- ponsabilité de faire face. Mettons en regard la ferme-usine des 1000 vaches et son homo- nyme, le plateau de Millevaches en Limousin. C’est un endroit que vous connaissez bien puisque vous avez été Président du Conseil général de Corrèze.

Il y a là un renouveau frappant. Alors que le secteur semblait se vider inexorablement de sa population, des paysans sont revenus. Dans leurs fermes, ils produisent une alimentation de qualité et de proximité, ils expérimentent, ils emploient. Sur le plateau et au-delà, ils recréent des réseaux, renouvellent le lien social.

Plus de paysans, c’est aussi plus d’habitants, donc plus de services publics et mar- chands, plus d’activités. Et le plateau de Millevaches qui se vidait redevient attractif. C’est exactement ce dont aurait eu besoin ce secteur de la Somme où l’on veut implanter la ferme-usine des 1000 vaches. Pourtant, avec seulement 18 emplois, des milliers d’hectares de terres agricoles confisquées, les dégâts sur l’environnement, elle provoquera l’exact contraire.

Mais la vitalité d’un territoire n’est pas une variable recevable pour les agences de notation. Monsieur le Président, ces deux modèles sont incompatibles. Vous parviendrez toujours à garder quelques fermes-vitrines pour alimenter les dépliants touristiques, mais notre agriculture aura disparu.

L’industrialisation ne peut se poursuivre que par l’élimination de l’agriculture à taille humaine. L’accaparement des terres agricoles, la dérégulation des marchés, la spécia-lisation, puis la disparition du savoir-faire paysan, l’élimination de la biodiversité dans la production comme dans l’environnement… quand il n’y aura plus de paysans, on ne pourra pas revenir en arrière.

Vous le savez, mais vous ne faites rien pour l’empêcher. C’est pourquoi, depuis sep- tembre, nous avons pris nos responsabilités pour stopper la ferme-usine des 1000 vaches. Nous, paysans, avons toute légitimité à agir puisque c’est de notre existence même qu’il s’agit. De notre existence, et du rôle que nous tenons dans la société.

Nous savions le risque que nous courrions en pénétrant, par deux fois, sur ce chantier. Après deux gardes à vue et une procédure judiciaire qui se poursuit, nous comprenons que nous ne sommes pas les bienvenus dans votre business plan de l’agriculture et que tous les moyens seront bons pour nous faire renoncer.

Mais nous ne lâcherons pas. Nous ne nous résignerons pas. Ni Michel Ramery, ni les intimidations policières et judiciaires orchestrées depuis le sommet de l’Etat ne parviendront à nous faire taire. Il est de notre responsabilité de nous battre pour le maintien de paysans nombreux sur le territoire.

Votre responsabilité, Monsieur le Président de la République, c’est d’agir en faveur de l’agriculture, et donc de la société toute entière. Si vous ne le faites pas, nous serons là, à nouveau.

Confédération Paysanne mercredi 28 mai 2014

Lire aussi : Le Dossier de la ferme-usine des Mille Vaches

http://www.reporterre.net/spip.php?article5929

Et:

http://www.reporterre.net/spip.php?article5935

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28 mai 2014 ~ 0 Commentaire

Énergie, nos centrales vieillissantes plombent la facture d’électricité (of)

nucleairefrance

Le coût de l’énergie nucléaire devrait augmenter fortement en raison d’importants investissements dans les centrales vieillissantes d’EDF, a souligné mardi la Cour des comptes

Au moment où le gouvernement veut limiter la facture énergétique des consommateurs, voi- là la Cour des compte qui pointe une future augmentation du prix de l’électricité à cause des centrales nucléaires vieillissantes. Pour mémoire, 75% de l’électricité française est produite dans les centrales nucléaires. Le coût de production moyen des 19 centrales nucléaires françaises a déjà bondi entre 2010 et 2013: la Cour l’estime à 59,8 euros le mégawattheure (MWh), soit une augmentation de 20,6% par rapport aux 49,6 euros de 2010, calculés dans un précédent rapport datant de janvier 2012.

5% d’augmentation cet été Cette augmentation est importante, car le coût de l’électricité nucléaire produite par EDF, groupe détenu à 84,4% par l’Etat, représente environ 40% du prix de l’électricité payé par les consommateurs. Les tarifs de l’électricité avaient augmenté de 5% en France en août 2013 et une hausse similaire est prévue cet été, même si la ministre de l’Energie, Ségolène Royal, a affirmé à plusieurs reprises sa volonté de maîtriser la facture des Français au cours des trois prochaines années.

Plus de 100% d’augmentation de la maintenance La Cour explique cette progression par la « forte croissance » des dépenses d’exploitation (+11%) d’EDF (achats de combustible nucléaire, personnel, impôts, logistique, etc.).Ce chiffrage intègre aussi les charges futures (+14%) et les dépenses de maintenance (+118%), qui devraient continuer à monter en flèche pour atteindre 3,7 milliards d’euros par an en moyenne entre 2011 et 2025, contre 1,7 milliard en 2010. Dans le futur, « on a un risque de continuation d’augmentation des dépen- ses d’exploitation », a souligné mardi le président de chambre de la Cour, Gilles-Pierre Lévy, devant la commission d’enquête parlementaire sur le coût de la filière nucléaire, qui avait commandé cette étude.

90 milliards d’investissement jusqu’en 2033 EDF prévoit de mener « un grand caré- nage », un plan de 55 milliards d’euros de travaux de maintenance et de modernisation des 58 réacteurs nucléaires français qu’il exploite, à l’horizon 2025, pour pouvoir prolonger leur durée de vie au-delà de 40 ans.La Cour évalue plutôt ces investissements à 62,5 milliards d’euros (en euros 2010), et même 90 milliards jusqu’en 2033 (ou 110 milliards d’euros courants).Une étude réalisée par le cabinet WISE-Paris pour Greenpeace prévoit même un coût moyen de 4,35 milliards d’euros par réacteur si des critères de sûreté similaires à ceux du réacteur de troisième génération EPR étaient appliqués.

Réduire de 25% la dépendance nucléaire Le nucléaire est l’un des principaux enjeux du projet de loi de transition énergétique que le gouvernement souhaite présenter en conseil des ministres avant l’été. L’exécutif a réaffirmé à plusieurs reprises sa volonté de réduire de 75 à 50% la part de l’atome dans la production électrique à l’horizon 2025. Mais les moyens d’y parvenir divisent, entre partisans d’une sortie du nucléaire, défenseurs du tout atome et ceux qui prônent la prolongation de la durée de vie de certaines centrales seulement. Dans tous les cas, la Cour insiste sur « la nécessité » pour l’Etat de se prononcer sur l’éventuelle prolongation des réacteurs « afin de permettre aux acteurs, notamment à EDF, de planifier les actions et les investissements qui en résulteront ».

La transition énergétique: impératif économique Pour le député PS Jean-Paul Chante- guet, « la publication de ces coûts, longtemps occultés, (…) doit permettre de procéder à de véritables comparaisons avec ceux des énergies renouvelables, et de définir le juste mix énergétique sur le plan économique ». « La transition énergétique était déjà une nécessité écologique, elle devient un impératif économique et social », estime l’écologiste Denis Baupin, rapporteur de la commission d’enquête.

Le nucléaire plus cher que l’éolien? Cyrille Cormier, de Greenpeace, abonde. « On n’est pas loin, et dans certains cas au-dessus, du coût de l’éolien terrestre. » « Le nucléaire est en effet la seule technologie au monde dont les coûts de production vont croissant », insiste le réseau Sortir du nucléaire. Des déclarations contestées par la Société française d’énergie nucléaire (SFEN): pour elle, l’atome « reste l’énergie bas carbone la plus compétitive ». France – 07h43 -

http://www.ouest-france.fr/energie-nos-centrales-vieillissantes-plombent-la-facture-delectricite-2576597

Commentaire: Loi numéro 1 du capitalisme: « Privatiser les profits, socialiser les pertes ». Donc tant que çà marche on se remplit les poches et après le contribuable paiera. Il paiera la prolongation, le démantèlement, le stockage des déchets et des guerres sans fin en Afrique pour « sécuriser notre indépendance énergétique ».

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25 mai 2014 ~ 0 Commentaire

Guingamp: 300 personnes marchent contre monsanto (fr3)

frank

Des centaines de manifestations sont organisées ce samedi dans le monde entier sous la bannière de « March against Monsanto », afin de dénoncer les activités de la plus grande entreprise produisant des OGM. Un rassemblement a eu lieu à Guingamp, notamment.

Comme chaque année, un collectif d’associations opposées à l’utilisation d’organismes génétiquement modifiés (OGM) dans l’agriculture et l’alimentation organisent une marche mondiale contre Monsanto. Le 5 mai, le parlement a interdit la culture du Mon810 en France, mais selon les militants anti-OGM, elles pourraient être remises en cause par exemple dans le cadre d’un accord de libre-échange transatlantique global, comme celui qui est en cours de négociations entre l’Europe et les États-Unis (TAFTA).

A Guingamp (22), ils étaient près de 300 manifestants. C’est le Finistérien David Derrien, alias Dédé L’Abeillaud, qui milite pour la cause apicole, et Anna Le Scornec, qui ont appelé à un rassemblement. Cette marche dans la ville est soutenue par les associations environ- nementales et syndicats Eau et rivières de Bretagne, Solidaires 22, Confédération paysanne 22, Alerte à l’Ouest et Ingalan. Cette manifestation se poursuit par une soirée de soutien aux faucheurs volontaires, à la salle des fêtes de Kergrist-Moëlou.

Par Sylvaine Salliou Publié le 24/05/2014 | 17:18, mis à jour le 25/05/2014 | 10:15

http://bretagne.france3.fr/2014/05/24/guingamp-une-marche-contre-monsanto-484149.html

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25 mai 2014 ~ 0 Commentaire

L’industrie nucléaire instrumentalise verdun (odn)

 nukle dechet

et les morts de la première guerre mondiale !

Une Conférence internationale est prévue du 15 au 17 septembre 2014 au Centre mondial de la Paix de Verdun pour promouvoir l’enfouissement sous terre des déchets nucléaires les plus radioactifs (cf http://www.oecd-nea.org/rwm/rkm/verdun2014/index-fr.html ).

Organisée par plusieurs structures de l’industrie nucléaire, qui plus est au coeur des commémorations de la Première guerre mondiale, cette initiative instrumentalise la mémoire des millions de morts de ce conflit pour tenter de justifier l’enfouissement des déchets radioactifs, projet souvent considéré comme criminel vis à vis des générations futures.

Créé sur des principes universels, fonctionnant principalement avec de l’argent public, le Centre mondial de la Paix ne doit pas favoriser des projets industriels et partisans et, d’ail- leurs, on peut lire dans ses propres documents: « Après la visite des champs de bataille et des cimetières militaires, Verdun souhaitait offrir un autre visage que celui de la discorde et des conflits. »

Or les projets d’enfouissement des déchets radioactifs génèrent au contraire de violentes polémiques, le pouvoir politique et l’industrie nucléaire tentant de les imposer par tous les moyens à des populations qui n’en veulent pas. La mémoire des millions de personnes tuées lors de la Première guerre mondiale doit être préservée, il n’est pas acceptable qu’elle soit instrumentalisée et mêlée aux controverses causées par l’industrie nucléaire.

Agissez:

Exigez l’annulation de la Conférence internationale prévue au Centre mondial
de la Paix de Verdun pour promouvoir l’enfouissement des déchets radioactifs

 Signez la pétition SVP !

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24 mai 2014 ~ 0 Commentaire

Gaspare analyse l’avis de l’autorité environnementale

gaspare

L’Autorité environnementale, instance du Conseil général de l’environnement et du développement durable présidée par la ministre de l’environnement, a rendu son avis sur le projet de canalisation de gaz « Bretagne Sud » (*). Cette canalisation n’aurait de raison d’être que si la centrale à cycle combiné gaz – CCCG – de Landivisiau voyait le jour.

Ce projet de canalisation suscite les interrogations et les réserves de l’Autorité qui demande, à plusieurs reprises, que la justification du projet de CCCG soit mieux explicitée. Elle rejoint en cela le Collectif GASPARE qui dénonce, depuis près de quatre ans, l’opacité de la décision du projet de CCCG et les dysfonctionnements démocratiques constatés. GASPARE attend les avis que l’Autorité doit rendre dans quelques semaines sur les trois autres dossiers en lien avec le projet de Landivisiau : implantation, raccordements électrique et gazier. Il y a fort à parier qu’ils seront tout aussi critiques, voire plus !

Dans son Scénario alternatif électrique breton, GASPARE démontre l’inutilité de la CCCG, et donc de tous les travaux qui lui sont liés, et réclame la mise à jour du Pacte électrique breton. Plusieurs CCCG se trouvent dans l’obligation de fermer, comme celle de Toul (54), inaugurée en 2012, qui sert de vitrine à Direct Energie, opérateur retenu pour la CCCG de Landivisiau, auprès des élu-e-s. Il est inconcevable que ce projet, qui bénéficierait de subventions publiques, perdure pour, à terme, rester à l’arrêt parce qu’inutile !

(*) http://www.cgedd.developpement-durable.gouv.fr/IMG/pdf/140514_canalisation_bretagne_sud_-_avis_delibere_cle561ef6.pdf

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21 mai 2014 ~ 0 Commentaire

Samedi 24 mai: marche contre monsanto à guingamp et soutien aux faucheurs à kergrist mouelou

roudou

Samedi 24 mai des citoyens du monde entier marcheront contre Mosanto

Mosanto ce sont les OGM qu’on retrouve dans les champs et dans les assiettes mais aussi les pesticides,  dont un encore en vente sur le marché et utilisé par bon nombre de particuliers : le « Round Up ».

L’actualité en Bretagne sur le sujet des pesticides et de leurs nuisances est faite de nouveaux scandales: durant des années des employés de Nutrea-Triskalia (firme de l’agro-business) ont été gravement intoxiqués par des pesticides interdits que leur faisait manipuler leur employeur! Accidentés du travail et empoisonnés, ils ont fini par être licenciés de l’entre- prise qui n’a fait aucun effort pour les reclasser et encore moins les indemniser! Ces person- nes se battent depuis 3 ans pour faire reconnaitre leur maladie et dénoncer le scandale sanitaire et environnemental que représente l’utilisation de ces pesticides.

Samedi 24 mai à GUINGAMP
Départ 15 h stade du Roudourou
Pour une marche citoyenne et Festive contre Monsanto
Venez avec vos banderoles, vos slogans,vos chansons, vos déguisements, votre joie de vivre ! On vous attend nombreux !

ogm

Pour finir la journée :

FETE de soutien des faucheurs volontaires à KERGRIST MOELOU
17 h : conférence gesticulée, concert, repas, buvette

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20 mai 2014 ~ 0 Commentaire

Un référendum sur le droit à l’eau interdit en grèce (basta)

brest eau

Le 18 mai, Thessalonique, dont l’agglomération dépasse un million d’habitants, devait voter pour ou contre la privatisation de son eau.

Ce référendum populaire consultatif devait se tenir en même temps que les élections locales. Son organisation était soutenue par onze maires de l’agglomération, dont celui de Thessa-lonique. Qu’importe ! Le gouvernement grec du conservateur Antònis Samaràs a déclaré la consultation illégale.

C’est la « Troïka » – FMI, Banque centrale européenne et Commission européenne – qui exige de la Grèce de privatiser la gestion de l’eau dans les deux plus grandes villes du pays, Athènes et Thessalonique. L’entreprise qui gère la distribution de l’eau à Thessalonique (EYATH) est déjà une société anonyme. Elle reste cependant contrôlée par l’Etat à 51%, qui doit donc vendre sa participation. Plusieurs municipalités de l’agglomération ont proposé de racheter les parts de l’État grec. En vain. Un collectif de syndicats et de citoyens ont tenté de participé à l’appel d’offre, via un réseau de coopératives d’usagers : chaque habitant de la ville aurait acquis une part du service de l’eau, pour un montant de 136 euros par logement con- necté au réseau. D’où le nom donné à cette mobilisation, « l’initiative 136 » [1]. L’appui d’« investisseurs éthiques » internationaux et des acteurs de la finance solidaire pour aider les résidents à acquérir leur part était même envisagé. En vain.

« Right2Water » : la Commission européenne méprise les citoyens Ce sont au contraire deux entreprises privées qui sont, pour l’instant, sur les rangs : la société israélienne Mekorot et la française Suez environnement, associée à un groupe de BTP grec. Suez détient déjà 5% des parts d’EYATH. Les entreprises sont en négociation avec l’agence spéciale en charge du programme de privatisations grecques, qui n’est soumise à aucune forme de supervision par- lementaire (lire ici). « Thessalonique a des besoins en infrastructures d’eau et d’assainis- sement importants nécessitant des investissements chiffrés par le management de Thessa- lonique. Des chiffres de l’ordre de 250 millions d’euros sont évoqués », fait valoir la direction de Suez, contactée par notre Observatoire des multinationales. Par la voix de Diane d’Arras, directrice adjointe Eau Europe de Suez, l’entreprise promet la création de 2 000 à 4 000 em- plois et de transformer EYATH en « opérateur de premier rang au niveau mondial ». Les opposants à la privatisation craignent une augmentation drastique de l’eau.

En attendant, comme s’il fallait justifier sa privatisation, le service de l’eau est laissé quasiment à l’abandon. Selon les syndicats, l’effectif d’EYATH serait passé de 700 à 235 employés, faute de remplacement des départs à la retraite. La compagnie ne disposerait plus aujourd’hui que de onze plombiers pour plus de 2 300 kilomètres de canalisations !

A l’automne dernier, l’initiative citoyenne européenne sur le droit à l’eau et contre la privatisation, « Right2Water », annonçait avoir recueilli suffisamment de signatures – 1,9 million dans toute l’Union – pour obliger les institutions européennes à se saisir du dossier. C’est la première fois que cette nouvelle procédure participative, introduite par le traité de Lisbonne, est mise en œuvre avec succès (lire aussi ici). La Commission a donc été obligée de recon- naître que l’eau est un « bien public » et qu’il revient aux collectivités locales d’assumer la responsabilité ultime de ce service. En totale contradiction avec ce qui se passe aujourd’hui à Thessalonique. Malgré l’interdiction du ministère de l’Intérieur, le référendum a malgré tout été organisé, devant les bureaux de vote. Les municipalités ont fourni les listes électorales. Selon les premiers dépouillements, le résultat serait de 98% contre la privatisation de l’eau (voir les résultats ici). Par Ivan du Roy 20 mai 2014

Lire également notre enquête : Privatisations forcées en Grèce : Suez convoite l’eau d’Athènes et de Thessalonique.

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20 mai 2014 ~ 0 Commentaire

Une alimentation accro au pétrole 1 (esther vivas)

peace

Même si nous ne nous en rendons pas compte, nous mangeons du pétrole.

Le mode actuel de production, de distribution et de consommation d’aliments est « accro » à l’ « or noir ». Sans pétrole, nous ne pourrions pas manger comme nous le faisons. Néanmoins, dans un contexte où il sera de plus en plus difficile d’exploiter un pétrole de plus en plus cher, comment ferons-nous pour nous alimenter ?

L’agriculture industrielle nous a rendus dépendants du pétrole. Des semailles à la récolte et de la commercialisation jusqu’à la consommation elle-même, nous avons besoin de lui. La « révolution verte », les politiques qui nous disaient que la modernisation de l’agriculture allait mettre un terme à la faim, et qui fut imposée entre les années 1940 et 1970, nous a transformés en « junkies » de ce combustible fossile, en partie grâce à son prix relativement bon marché. La mécanisation des systèmes agricoles et l’utilisation intensive de fertilisants et de pesticides chimiques en sont les meilleurs exemples. Ces politiques ont signifié la privatisation de l’agriculture, en nous laissant, paysans et consommateurs, aux mains d’une poignée d’entreprises de l’agro-business.

En dépit des promesses de la révolution verte sur l’augmentation de la production de nourriture et, qu’en conséquence, elle mettrait fin à la famine, la réalité fut tout autre. D’une part, la production par hectare a bel et bien progressé. Selon les chiffres de la FAO, entre les années 1970 et 1990 le total des aliments per capita au niveau mondial a augmenté de 11%. Cependant, comme le souligne Jorge Riechmann dans son ouvrage « Cuidar la Tierra » (Soigner la Terre), cela n’a pas entraîné une diminution réelle de la faim, vu que le nombre de personnes souffrant de sous alimentation sur la planète a également augmenté de 11% au cours de cette même période – et cela sans même compter la Chine dont la politique agricole était régie par d’autres paramètres -, passant de 536 millions à 597.

La révolution verte a eu par contre des conséquences très négatives pour la petite et moyenne paysannerie et pour la sécurité alimentaire à long terme. Elle a concrètement aug- menté la puissance des entreprises agro-industrielles sur toute la chaîne productive ; provo- qué la perte de 90% de l’agro et biodiversité ; réduit massivement les nappes phréatiques ; augmenté la salinisation et l’érosion des sols ; déplacé des millions d’agriculteurs des cam- pagnes vers la misère des villes ; démantelé les systèmes agricoles traditionnels et nous a rendus dépendants du pétrole.

Une agriculture « junkie » L’introduction de mécanisation agricole à grande échelle fut l’un des premiers pas. En 1850 aux Etats-Unis, par exemple, comme l’évoque le rapport« Food, Energy and Society », la traction animale était la principale source d’énergie à la campagne, représentant 53% du total, suivie par la force humaine, avec 13%. Cent ans plus tard, en 1950, toutes deux ne représentaient qu’à peine 1% à la suite de l’introduction de machines à com- bustible fossile. La dépendance des machines agricoles (tracteurs, moissonneuses-batteuses, camions…), plus nécessaire encore dans les grandes exploitations et les monocultures, est énorme. C’est donc dès la production que l’agriculture est « accro » au pétrole.

Le système agricole actuel, avec les cultures d’aliments dans d’immenses serres indépendamment de la saison et du climat, a besoin des produits dérivés du pétrole et signifie une consommation d’énergie élevée. Des tuyaux aux emballages rembourrés, des bâches jusqu’aux toits, tout est en plastique. Selon les chiffres du Ministère de l’Agriculture et de l’En- vironnement, l’Etat espagnol est en première place de la culture sous plastique dans l’Europe méditerranéenne avec 66.000 hectares cultivés, la majeure partie en Andalousie et, en parti- culier, à Almeria, suivie de plus loin par la Murcie et les Canaries. Et que faire avec une telle quantité de plastique dès que sa vie utile est terminée ?

L’utilisation intensive de fertilisants et de pesticides chimiques est une illustration de plus de l’addiction du modèle alimentaire actuel au pétrole. Selon le rapport « Eating Oil : food suply in a changing climate », la commercialisation de fertilisants et de pesticides a augmenté de 18% à 160% entre les années 1980 et 1998. Le système agricole dominant a besoin de fortes doses de fertilisants élaborés à base de pétrole et de gaz naturel, comme l’ammoniac, l’urée, etc. qui remplacent les nutriments du sol. Des multinationales pétrolières, comme Repsol, Exxon Mobile, Shell, Petrobras, investissent dans la production et la commercialisation de fertilisants agricoles.

Les pesticides chimiques de synthèse sont une autre source importante de dépendance à ce combustible fossile. La révolution verte, comme nous l’avons évoqué, a généralisé l’utili-sation de pesticides et, en conséquence, le besoin de pétrole pour les élaborer. Et tout cela sans parler de l’impact écologique de l’utilisation de ces agents agro-toxiques, la contamination et l’épuisement des sols et des eaux, ainsi que l’impact sur la santé des paysans et des consommateurs.

http://www.avanti4.be/analyses/article/une-alimentation-accro-au-petrole

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