Archive | Ecologie & climat

28 mars 2014 ~ 0 Commentaire

Nddl: le prix des fermes rachetées aux agriculteurs est-il trop élevé? (fr3)

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La Cour d’appel de Rennes se penche sur le prix de rachat des fermes situées à Notre Dame des Landes, à l’endroit où devrait être construit l’aéroport. C’est AGO/Vinci qui avait fait appel d’une première décision rendue par le tribunal de Nantes. AGO/Vinci estime que le prix des fermes situées dans le périmètre du futur aéroport est trop élevé.

Il indique que ces bâtiments sont dans un état de vétusté avancé. Les biens des agriculteurs ont été évalués par la chambre d’agriculture et des notaires notamment. C’est la Cour d’appel de Rennes qui tranchera. Un premier agriculteur est passé devant la Cour d’appel ce matin, la décision sera mise en délibéré le 23 mai. Une quarantaine de personnes manifeste ce matin devant la cour d’appel de Rennes. Elles sont venues soutenir les exploitants agricoles concernés.

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26 mars 2014 ~ 0 Commentaire

Les militants de greenpeace plus dangereux que le nucléaire? (basta)

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Expulsés du territoire pour trouble à l’ordre public :

c’est le sort réservé aux 47 militants européens de Greenpeace, qui ont pénétré, mardi 18 mars, sur le site de la centrale nucléaire de Fessenheim, en Alsace. Six ressortissants australiens, israéliens et turcs ont, en plus de leur expulsion, été interdits de séjour en France pendant une durée de deux ans.

Trouble grave et réel à l’ordre public, justifie l’administration, qui a délivré ces arrêtés portant obligation de quitter le territoire français (OQTF). Une décision rarissime selon Alexandre Faro, avocat de l’ONG : « Il faut que la personne représente une menace extrême, comme un terro- riste », explique-t-il au journal Le Monde. Une mesure appliquée en 1998, lors de la Coupe du monde de football, où des hooligans anglais avaient été interdits de séjour sur le territoire français.

Fessenheim fermée en 2016 ? Une menace extrême, les militants de Greenpeace ? Les activistes sont rentrés sur le site de Fessenheim pour dénoncer la vétusté de la centrale. Et rappeler à François Hollande son engagement pris pendant sa campagne électorale, de fermer la plus veille centrale nucléaire en activité sur le sol français avant 2016. Les militants ont déployé une banderole de 400 mètres carrés sur le couvercle d’une cuve d’un réacteur, sur laquelle on pouvait lire : « Stop risking Europ ».

Arrêtés et placés en garde à vue, ils seront jugés le quatre septembre prochain, au tribunal de Colmar. Ce n’est pas la première fois que l’organisation écologiste pénètre dans une centrale nucléaire pour dénoncer les risques que ces installations font peser (lire ce témoignage). Mais ses militants, souvent d’origine étrangère, n’ont jamais été expulsés du territoire ni interdits de séjour. Plus largement, ces mesures n’auraient pas été appliquées, jusqu’à maintenant, contre un ressortissant de l’Union européenne, pour des actes à vocation d’alerte militante, indique Claire Rodier, juriste au Groupe d’information et de soutien des immigrés (GISTI), au journal Le Monde.

« Il n’est pas sûr que le fondement tienne la route devant la justice européenne », ajoute-t-elle. La Cour de justice européenne serait « plus exigeante que le droit français pour qualifier un acte de trouble à l’ordre public justifiant une mesure d’expulsion ».

La mesure, qui vise à décourager d’autres militants, atteindra-t-elle son objectif ? Selon Jean-François Julliard, président de Greenpeace France, ces décisions n’empêcheront pas Green- peace de continuer ses actions, grâce à l’appui de plus en plus de militants européens. « Le risque, ce n’est pas nous, c’est le nucléaire. » Par Simon Gouin 26 mars 2014

http://www.bastamag.net/Les-militants-de-Greenpeace-plus

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25 mars 2014 ~ 0 Commentaire

Pesticides: des associations interpellent les supermarchés (s&a)

Greenpride

 Plusieurs associations ont interpellé mardi la grande distribution pour qu’elle bannisse de ses rayons de fruits et légumes les pesticides perturbateurs endocriniens et mette en place des étiquetages pour mieux informer leurs clients. Vêtus de masques à gaz et de combinaisons de pro- tection, une dizaine de militants ont manifesté devant l’entrée d’un hypermarché de Bagnolet (Seine-Saint-Denis) à l’occasion de la « semaine des alternatives aux pesticides » organisée en France jusqu’au 30 mars, a constaté un journaliste de l’AFP.

Des vigiles les ont toutefois empêchés de se rendre aux rayons de fruits et légumes où ces militants souhaitaient mettre les étals « en quarantaine ». « Aujourd’hui, quand un client entre dans un supermarché pour acheter des fruits et légumes, il est quasiment certain d’y retrouver des résidus de pesticides quand ils ne sont pas bio », souligne Nadine Lauverjat, membre de l’association Géné- rations futures, à l’origine de cette opération avec le Réseau environnement santé et Agir pour l’environnement.

En janvier, un appel signé par 1.200 médecins de France métropolitaine et des Antilles avait mis en garde contre la dangerosité des pesticides. Certains sont des perturbateurs endocriniens (PE) dont l’effet sur la santé humaine ne dépend pas de la dose mais de la durée et la fréquence de l’exposition. Les PE sont soupçonnés d’être une des cause de la recrudescence de certains troubles comme l’infertilité, l’obésité, les pubertés précoces.

Pour Générations futures, la grande distribution a « un pouvoir important pour agir », par exemple en prévoyant dans « ses cahiers des charges à destination des producteurs qu’ils s’en- gagent à ne pas utiliser des pesticides » suspectés d’être perturbateurs endocriniens ou en mettant en place des étiquetages dans les rayons pour prévenir les populations vulnérables (femmes enceintes, enfants).

L’association regrette que la « Stratégie nationale contre les perturbateurs endocriniens », promise en 2014 par le gouvernement, soit « au point mort ».

Publié le 25-03-2014 à 13h45Mis à jour à 15h30

http://www.sciencesetavenir.fr/nature-environnement/20140325.AFP3164/pesticides-des-associations-interpellent-les-supermarches.html?xtor=RSS-16

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25 mars 2014 ~ 0 Commentaire

Il reste treize jours pour sauver la forêt française (reporterre)

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En 2009, Nicolas Sarkozy lança l’idée que la France devait couper 40 % de bois en plus. François Hollande a bien entendu le message et imagine comme son prédécesseur que l’exploitation intensive de notre forêt est l’une des solutions à tous nos problèmes ! Face au déficit commercial du secteur bois et l’appétit grandissant de pays comme la Chine, nos dirigeants ne pensent qu’à court terme : gagner plus en coupant plus et plus vite. La forêt n’est pourtant pas une usine dont on peut accélérer les chaînes de fabrication.

La forêt de demain : ce qui nous attend

Les orientations actuelles du projet de loi favorisent la concentration économique de la filière autour de méga-scieries ou de méga projets bois biomasse qui projettent des volumes de coupe gigantesque incompatible avec la ressource et qui entrent en concurrence avec les entreprises existantes. Si la forêt française est la troisième d’Europe, elle est aussi l’une des moins denses.

Les petites et moyennes entreprises ne feront pas le poids face à ces traders qui auront les moyens d’aller chercher du bois plus loin et à prix cassés. Les techniciens forestiers assermentés ne pourront plus garantir la gestion soutenable des ressources, car leurs effectifs diminuent drastiquement.

De plus, pour atteindre plus de volume et répondre aux besoins standardisés du marché, le gouvernement sous la pression des lobbys industriels, soutient la culture exclusive d’espèces résineuses, plus rentables à court terme. On plante des champs de résineux, y compris en plaine, qu’on cultive à l’aide de pesticides et qu’on moissonne tous les trente ou cinquante ans.

Pourtant, tous les experts s’accordent à dire que ce modèle n’est pas viable. Au bout de la troisième coupe, la terre n’est plus assez riche. Avec ce type de raisonnement, la loi d’avenir aura pour conséquence irrévocable la ruine de la forêt et de ses emplois. Enfin, de telles forêts sont plus vulnérables face aux changements climatiques.

Sauvegardons la richesse économique et écologique de nos forêts Au quotidien, la forêt joue un rôle fondamental pour la protection de l’eau, de l’air et des paysages, pour notre santé et nos loisirs etc… Elle est un réservoir de biodiversité. il existe des modèles de gestion durable de la forêt qui permettent de protéger notre environnement et ses emplois.

Évitons pour la forêt les mêmes excès qui ont été commis lors de l’industrialisation de l’agriculture et dont nous payons le prix aujourd’hui. Pour augmenter les bénéfices à court terme, cette politique de concentration économique aux mains de lobbies d’investissement ajoutera à la dette financière une dette écologique pour les générations futures.

Le collectif, SOS Forêt France, a transmis aux sénateurs et plus largement à nos élus des propositions fortes pour sauvegarder nos forêts, ses emplois et la biodiversité. Vous trouverez sur note site l’ensemble de nos propositions. Le temps presse, nous avons besoin de vous pour sauver nos forêts. N’hésitez pas à contacter vos élus grâce à notre tumblr. mardi 25 mars 2014

Merci pour votre soutien. Signez, faites signer et partagez !

C’est ensemble que nous sauverons nos forêts.Source : Pétition de SOS Forêt France

A partir du 8 avril 2014, les sénateurs examineront le projet de loi d’avenir sur l’agriculture et la forêt (LAAF). Nos forêts ne seront bientôt plus qu’un joli souvenir si nous ne changeons pas le projet de loi actuellement discuté au Parlement.Nous, SOS Forêt France, collectif rassemblant des dizaines d’associations, de syndicats forestiers et de personnalités qualifiées, nous lançons aujourd’hui l’alerte pour protéger nos forêts et sauvegarder les emplois de la filière bois.

Lire aussi : La centrale à biomasse de Gardanne menace les forêts cévenoles

http://www.reporterre.net/spip.php?article5593

 

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25 mars 2014 ~ 0 Commentaire

Elles ont vu le changement climatique sur le pas de leur porte (20 mn)

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Trois femmes qui vivent au Bangladesh, au Tchad ou au Pérou racontent les effets du changement climatique sur leur mode de vie…

Pour l’une, c’est la disparition d’un glacier, pour l’autre, l’assèchement des lacs, pour la troisième la fréquence des cyclones… Mais pour toutes, c’est bel et bien le changement climatique qui, depuis quelques années, impacte lourdement le mode de vie de leurs communautés. Invitées par le Réseau action climat (RAC) à Paris à l’occasion de la sortie, le 29 mars, d’un volet du cinquième rapport du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (Giec), trois femmes originaires du Bangladesh, du Pérou et du Tchad témoignent de la difficulté de s’adapter à un climat qui devient imprévisible.

Trois pays, trois urgences Hindou Oumarou Ibrahim coordonne l’Association des femmes peules autochtones du Tchad. Elle raconte: «Dans notre région, les inondations succèdent aux sécheresses et les pluies se font plus violentes: la terre ne les absorbe plus, elles n’alimentent plus les lacs qui se tarissent.» Les anciens de sa communauté assurent ne jamais avoir vu autant de variations brutales du climat: «Avant, ils pouvaient faire des prévisions mais maintenant, tout est troublé.»

De l’autre côté de la planète, América Castillo Cunyas s’efforce de cultiver quinoa et pommes de terre au cœur des Andes péruviennes malgré le recul du glacier Huayatapallana, dont les scientifiques prévoient la disparition d’ici à 2030: «La neige commence à disparaître, nous avons moins d’eau dans les rivières et il y a des pics de chaleur dans la journée qui font apparaître des maladies ou abîment les récoltes.»

 L’agriculture locale est également mise à mal au Bangladesh, où Khatun Khukumoni Shahanara se bat pour la subsistance de sa communauté à Satkhira, une région côtière qui pourrait bientôt être avalée par l’océan: «La salinité des terres est de plus en plus importante et les cyclones sont de plus en fréquents, explique-t-elle. Nous essayons de développer de nouvelles semences pour survivre mais on ne sait pas si nous pourrons rester dans notre village.»

«Ce ne sont pas que des chiffres sur le papier» Partout, le constat est le même: les hommes doivent trouver de nouvelles sources d’eau douce, de nouvelles cultures résistantes au climat et parfois de nouvelles sources de revenus. Le village de Khatun Khukumoni Shahanara s’est converti à l’artisanat, mais la communauté ne gagne pas encore assez d’argent pour acheter toutes les denrées qu’elle ne produit plus.

Au Pérou, les enfants des villageois dont les récoltes sont mauvaises sont victimes de malnutrition, tandis qu’au Tchad, les vaches en manque de pâturages ne donnent plus assez de lait. Face à ces situations d’urgence, les négociations internationales sur le climat semblent bien déri- soires: «On a l’impression que l’on protège plus les économies de quelques pays que les hommes», s’indigne Hindou Oumarou Ibrahim.

Le «fonds vert» qui devrait être abondé par la communauté internationale, notamment via une taxe sur les transactions financières pour financer l’adaptation au changement climatique, serait une aide cruciale pour tous les pays qui n’ont pas les moyens de financer l’adaptation aux nouvelles conditions climatiques. Mais il faudra aussi réduire les émissions de gaz à effet de serre pour ne pas aller plus vite que prévu vers les +4°C au niveau mondial. «Ce ne sont pas que des chiffres sur le papier, estime Laurence Tubiana, directrice de la chaire développement durable de Sciences Po Paris. Si les rapports du Giec ont du mal à convaincre, la parole de ceux qui voient le changement climatique peut faire naître le sentiment d’urgence à agir.»

Créé le 24/03/2014 à 16h56 — Mis à jour le 25/03/2014 à 08h47

http://www.20minutes.fr/planete/1332150-quand-le-changement-climatique-devient-une-realite

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24 mars 2014 ~ 0 Commentaire

Pesticides: une semaine pour en sortir !

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Pendant les 10 premiers jours du printemps, c’est la période de reprise des épandages de pesticides.

C’est l’occasion de cerner les enjeux tant sanitaires qu’environnementaux des pesticides pendant la Semaine pour les alternatives aux pesticides. Si c’est la pollution atmosphérique qui fait parler d’elle cette semaine, les pesticides utilisés en grandes quantités depuis les années 50 par l’agriculture intensive ne sont pas non plus à négliger (cancer, malformations congénitales, problèmes d’infer- tilité, problèmes neurologiques ou encore système immunitaire affaibli), comme le montrent les dernières études de l’INSERM.

L’OMS a aussi estimé qu’il y a chaque année dans le monde 1 million de graves empoisonnements par les pesticides, avec quelque 220 000 décès. En France, la Mutualité sociale agricole (MSA) qui a en charge la médecine du travail et la prévention des risques professionnels des salariés agricoles, a trouvé des effets indésirables chez près d’un manipulateur sur 6, lors d’enquêtes portant sur une année d’utilisation professionnelle de pesticides. La MSA recense pas moins de 45 cas de personnes ayant obtenu la reconnaissance en maladie professionnelle du fait d’une exposition (aiguë ou chronique) aux pesticides (14 exploitants et 31 salariés agricoles).

Catastrophe sanitaire Ces données sous-estiment très probablement la réalité de l’ampleur de la catastrophe sanitaire qui touche le monde paysan. La MSA semblant peu aider les salariés et pro- tégerait même « le productivisme et les grandes firmes », selon Laurent Guillou, l’un des deux anciens salariés intoxiqués au sein de Nutréa-Triskalia.

En témoigne aussi la toute jeune association Phyto-victimes qui a vu le jour en mars 2011 sous l’impulsion des salariés et paysans eux-mêmes. Une lente prise de conscience du côté des agriculteurs qui sont de plus en plus nombreux à remettre en question le tout-chimique, qu’ils aient touché les limites économiques de cette pratique qui finit par appauvrir leurs sols ou qu’ils aient compris les dangers pour eux, leurs proches, l’environnement et le consommateur, de l’agriculture intensive.

La France figure toujours parmi les premiers utilisateurs de produits phytosanitaires en Europe… Le NPA revendique une agro-écologie paysanne par la sortie des intrants chimiques (engrais et pesticides) en moins de 10 ans et par une réforme de la PAC. Il soutient les travailleurs et paysans victimes des produits phytosanitaires comme ceux qui disent non aux pesticides. C’est ce que vient de faire Emmanuel Giboulot, viticulteur bio qui a reçu une amende de 1 000 euros pour avoir refusé de traiter ses vignes.

CorrespondantEs de la commission nationale écologie

http://npa2009.org/content/pesticides-une-semaine-pour-en-sortir

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24 mars 2014 ~ 0 Commentaire

Quand l’escalade russo-européenne s’immisce dans le projet de centrale gaz de landivisiau (fr3)

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Le contexte géopolitique actuel, la crise Ukrainienne et l’escalade russo-européenne, qui en découle, suscite quelques inquiétudes pour le projet de centrale gaz de Landivisiau dans le Finistère.

Un équipement dépendant des importations de gaz, dont la Russie est un des principaux producteurs. Quand on sait que 98 % du gaz consommé en France est acheté, que l’Europe est dépendante du gaz russe pour un tiers de son approvisionnement, les gesticulations actuelles entre la Russie et l’Europe, à propos de l’Ukraine, ont de quoi inquiéter. L’Union européenne a beau affirmer sa détermination à réduire sa dépendance énergétique envers la Russie, les alternatives au gaz russe sont limitées et coûteuses. Les gazoducs européens par exemple, sont alimentés par un seul et unique fournisseur : le Russe Gazprom.

Une Centrale, mais avec quel gaz ? A Landivisiau dans le Finistère, où le projet de Centrale au gaz n’en finit plus de faire des vagues, les opposants rappellent le paradoxe de vouloir renforcer l’autonomie énergétique de la Bretagne, par la construction d’une centrale dépendante de la trans- formation d’une énergie fossile importée. Les promoteurs du projet se veulent eux, rassurants, en mettant en avant la nécessité pour la Russie d’exporter son gaz et la possibilité aussi d’aller en chercher vers d’autres pays producteurs.

Par Krystell Veillard Publié le 22/03/2014 | 10:56

http://bretagne.france3.fr/2014/03/22/quand-l-escalade-russo-europeenne-s-immisce-dans-le-projet-de-centrale-gaz-de-landivisiau-438393.html

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22 mars 2014 ~ 0 Commentaire

En France, trois ans après fukushima, ce qui a changé… ou pas !

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Masque de liquidateur de Tchernobyl

Au lendemain de la catastrophe de Fukushima, le choc était tel qu’on pouvait penser que le débat sur le nucléaire allait se rouvrir sur de nouvelles bases.

Cette catastrophe montrait que l’accident nucléaire était possible, pas seulement dans le cahot bureaucratique de l’ex-URSS, et qu’une fois enclenché il pouvait échapper à toute maîtrise. Une seule conclusion aurait dû s’imposer, la sortie du nucléaire le plus vite possible… Trois ans après, dans les faits, l’industrie nucléaire agit de plus en plus selon les mêmes critères de choix, les mêmes calculs coût-avantage, les mêmes compromis avec la sécurité que les autres secteurs industriels. L’accident nucléaire n’est plus tabou, les décisions de sortie, poursuite ou augmentation obéissent à des critères financiers.

L’Allemagne, ou plutôt Siemens, estime la filière nucléaire pas assez rentable, elle est abandonnée. Aux USA, le choix se porte sur l’exploitation des hydrocarbures non conventionnels au détriment du nucléaire. L’Angleterre prend le chemin inverse, EDF exploitera le site de Hinkley Point dont le chantier démarre avec des capitaux chinois. Quant à la Chine, pour répondre à son énorme demande en énergie, elle développe à marche forcée toutes les sources possibles : hydraulique avec des barrages géants, solaire, charbon et… nucléaire. Elle sera probablement la première à réussir à démarrer un EPR à l’été 2014, un deuxième doit suivre. Le Brésil prévoit la construction de sept réacteurs dans les vingt prochaines années. Un accord bilatéral vient d’être signé entre la France et l’Inde, avec Hollande en commis voyageur de l’atome.

Ils ne pourront plus dire qu’ils ne savaient pas Après Fukushima, l’industrie nucléaire a adopté une stratégie de communication consistant à en dire le moins possible et à «  laisser passer la vague  ». Seule l’Autorité de sûreté nucléaire (ASN) communique. Elle a retenu la leçon de Tcher- nobyl et tourne le dos à sa stratégie de dénégation d’alors, qui consistait à affirmer que le nuage radioactif s’était arrêté à la frontière. Elle choisit au contraire de donner les informations, y compris en épinglant le manque de transparence des Japonais !

Dans le système français, l’ASN est l’autorité qui arbitre et l’Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire (IRSN) l’organisme d’expertise dans le domaine du risque nucléaire, qui mène la discussion sur le plan de la connaissance scientifique. Du côté de l’IRSN s’opère un changement de « doctrine » en considérant qu’il faut « imaginer l’inimaginable », c’est-à-dire des inondations, des séismes ou des accidents industriels a priori improbables, et regarder les conséquences que de tels événements pourraient avoir pour les centrales nucléaires françaises. Ses conclusions sont sans appel : les centrales, dans ces conditions, sont défaillantes.

Dans le même sens, parmi les leçons qui doivent être tirées de Fukushima, le directeur général de l’IRSN, Jacques Repussard, met en avant « les petits défauts apparemment anodins (qui) peuvent avoir des conséquences très graves. » Par exemple, les générateurs diesel, indispensables pour assurer l’alimentation électrique en cas de coupure d’accès au réseau, indispensables au refroi- dissement du réacteur pour éviter qu’il ne s’emballe, ne disposent pas d’assez de réserve de fioul pour fonctionner longtemps, ou encore les batteries de secours des réacteurs ne sont pas étanches, ce qui pose un problème en cas d’inondation. Et il insiste sur les risques de cumul d’écarts, plutôt que de les envisager indépendamment. « Ce ne sont pas des défauts majeurs mais en cas de situation grave, cela fragilise l’installation » car « cela réduit les marges disponibles ». C’est ce qu’on appelle l’« effet falaise » : il suffit de pas grand-chose pour qu’une situation bascule.

L’autre dogme qui devrait être remis en cause par Fukushima est le modèle probabiliste d’évaluation des risques en vigueur dans toutes les installations classées, qu’elles soient nucléaires ou non. Au lieu de recenser et prendre en compte tous les risques, le modèle combine la gravité et la probabilité d’occurrence. Les risques considérés comme les moins probables, même s’ils sont d’une gravité extrême, sont ainsi mécaniquement ignorés. La fréquence réelle des accidents graves, trois accidents – Three Mile Island, Tchernobyl, Fukushima – concernant cinq réacteurs, contredit totalement ces calculs rassurants.

Tout changer pour que rien ne change Deux mois et demi après la catastrophe, les Etats de l’Union Européenne se sont finalement mis d’accord sur un cahier des charges pour les «  stress tests  » des installations. En France, les tests sont pilotés par l’ASN, mais ce sont les exploitants – EDF, AREVA, CEA – qui répondent aux questions posées sans que l’ASN ne vienne nécessairement inspecter les 58 réacteurs.

La Cour des comptes évalue à 55 milliards d’euros d’ici 2025 le budget nécessaire pour moderniser le parc nucléaire français. La somme est énorme, mais c’est le choix que fait EDF, celui de se jeter à corps perdu dans le nucléaire, à fond et pour longtemps. Le choix de prolonger la durée de vie des réacteurs anciens est plus facile à faire accepter par les populations et moins cher que l’implantation de nouveaux. Avec environ un milliard d’euros par réacteur, on est loin du coût , difficile à prévoir (de 3 à 8 milliards !), d’un EPR.

L’objectif du programme «  60 ans  » est bien de faire durer les centrales. Dans les chan- tiers de plusieurs mois appelés «  grand carénage  », une partie seulement des travaux concerne la prise en compte du retour d’expérience de Fukushima, le reste représente des changements de matériel et la modernisation d’équipements devenus obsolètes.

L’ASN juge insuffisant le plan d’action post-Fukushima présenté par EDF. Dans ses «  prescriptions complémentaires  » rendues fin janvier 2014, elle réclame le renforcement des centra- les face aux événements extrêmes, séismes, tempêtes ou inondations, des mesures plus contrai- gnantes face à une perte d’alimentation en eau de refroidissement ou en électricité. Normalement les prescriptions de l’ASN ont une valeur juridiquement contraignante et doivent s’imposer à EDF… A suivre.

On a appris le 6 février dernier, grâce à un document interne à EDF que s’est procuré Mediapart, que près de la moitié des réacteurs nucléaires (25 sur 58) sont menacés par un phéno- mène d’usure des gaines de combustibles. L’ASN envisage des mesures de restriction d’exploitation pour prévenir les risques de rupture de ces enveloppes métalliques qui assurent la première barrière de sûreté du système. Selon le directeur du contrôle des centrales nucléaires à l’ASN, « le cœur de la discussion actuellement, c’est de déterminer quelle épaisseur de corrosion est tolérable  ». Mais pour EDF, tout abaissement de la valeur limite entraînerait une réduction des durées d’utilisation des combustibles et donc un coût supplémentaire. Ce nouvel épisode et les marchandages qui l’accom- pagnent illustrent combien pour EDF le nucléaire est une industrie, donc une source de profit comme les autres, dans laquelle ce sont les impératifs financiers qui priment.

Donner un prix à l’impensable En mars 2013, suite à la révélation par le Journal du Dimanche d’une étude réalisée en 2007 et restée jusque là confidentielle, selon laquelle le scénario noir de l’accident majeur pourrait atteindre 5 800 milliards d’euros, l’IRSN a décidé de publier la dite étude. L’institut explique que les travaux récents ne valident pas le chiffre de 5 800 milliards, qui serait une «  estimation extrême  » issue d’une «  modélisation rudimentaire  ». Il ramène l’évaluation pour le scénario majorant à 760 milliards et à 430 pour un accident majeur représentatif…

Au delà du débat, très discutable, sur les chiffres eux mêmes, le plus éclairant est la raison pour laquelle ce rapport, intitulé «  Examen de la méthode d’analyse coût-bénéfice pour la sûreté  », a été fait. On peut y lire : «  La méthode présentée visait à évaluer l’opportunité relative de (…) modifications en tenant compte, d’une part de leur coût, d’autre part de leur bénéfice pour la sûreté et la radioprotection. Cette méthode coût-bénéfice, si elle était retenue, était destinée à fournir un cadre méthodologique permettant d’éclairer la justification, lors des visites décennales de ses réacteurs, des modifications proposées sur le plan de la sûreté et de la radioprotection  ».

Comment mieux avouer, même aseptisé par le langage technocratique, que les seuls arguments audibles par l’industrie nucléaire sont ceux qui s’expriment en milliards d’euros  ? Pas un mot sur le nombre de morts potentiels… Et quels chiffres peuvent dire le traumatisme de l’évacuation, la douleur des malades, la peur de mettre au monde un enfant déjà malade ou difforme  ? Qui pourra chiffrer les pathologies dont souffriront les «  liquidateurs  », tous ceux qui se sacrifieront pour contenir l’accident  ?

Christine Poupin* Revue l’Anticapitaliste n°52, mars 2014. http://npa2009.org/

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20 mars 2014 ~ 0 Commentaire

Pour le gouvernement, c’est « impair » tous les jours!

Pour le gouvernement, c’est

Au final, la circulation alternée n’aura pas vraiment lieu !
Et le gouvernement a donc une nouvelle fois tout faux. Ce pic de pollution, extrêmement dangereux pour la santé publique, était parfaitement prévisible, les dépassements du seuil d’alerte ont été effectifs dans 30 départements. Mais il aura fallu attendre 6 jours pour qu’il se décide enfin, avec la circulation alternée pendant une petite journée et l’application – pendant trois jours et dans la seule région parisienne – de la gratuité des transports en commun.

Cette gratuité est une urgence que nous défendons avec d’autres depuis longtemps pour l’ensemble du territoire, 365 jours par an, en particulier dans cette campagne municipale. Mais pourquoi le gouvernement a-t-il pris cette mesure ? Pour prendre en compte sérieusement ce qui détruit la santé publique, et particulièrement celle des plus fragiles ? Certainement pas ! Et pourtant les risques majeurs pour notre santé sont réels : les particules fines s’infiltrent partout, provoquant allergies, asthmes, maladies cardio-vasculaires… et 42 000 morts prématurées par an.

La préoccupation essentielle de ce gouvernement semble uniquement de ne pas faire d’erreur de communication (il faut dire qu’il est champion en la matière) et d’avoir une « gestion souple » afin de ne pas mécontenter les citoyens à la veille des échéances électorales…

D’ailleurs, dès le lendemain, le ministre des Transports pouvait s’exclamer ravi : « ça ne jouera pas pour les municipales » ! Une fois de plus, alors que dans plusieurs grandes villes, ils défendent la gratuité et le développement des transports publics en commun, les ministres d’EÉLV n’ont pas jugé bon de claquer la porte du gouvernement…

Les candidates du PS et de l’UMP à la mairie de Paris se renvoient la balle. Elles n’ont pas tort : au-delà des beaux discours et autres Grenelle de l’environnement, leurs partis, quand ils gouvernent, conduisent des politiques semblables : priorité aux lobbies du pétrole et de l’industrie, ce qui autorise le développement du parc automobile diesel et la multiplication des axes routiers qui favorise les transports les plus dangereux et polluants.

Notre santé, notre avenir, nos vies valent beaucoup plus que tous leurs profits. Nous ne les laisserons pas nous les voler !

Roseline Vachetta Hebdo L’Anticapitaliste – 234 (20/03/2014)

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20 mars 2014 ~ 0 Commentaire

Municipales: le visage anti-social et anti-écolo du fn (basta)

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Avec près de 600 listes validées dans 87 départements, le FN espère jouer un rôle d’arbitre dans de nombreuses villes.

Et surfe sur le « virage social » du parti. Basta ! s’est donc penché sur les récents votes des élus frontistes dans les conseils régionaux du Nord-Pas-de-Calais, de Rhône-Alpes et de Provence-Alpes-Côte d’Azur. Accords commerciaux, gaz de schiste, agriculture, transports… Autant de sujets sur lesquels les positions des élus FN contredisent les promesses de Marine Le Pen. Y compris lorsqu’il s’agit de soutenir des ouvriers en lutte contre la fermeture de leurs entreprises.

Passer d’un vote « contestataire » à un vote « populaire » est l’un des objectifs affichés du Front National pour les élections municipales. Mais dans les conseils régionaux – où le FN totalise 118 élus dans 12 régions [1] – il apparaît toujours comme un parti protestataire. Et inco- hérent. C’est ainsi que le 25 février, Marine Le Pen affirme déclarer « la guerre » au futur accord commercial entre l’Union européenne et les États-Unis (voir notre analyse). Or, quatre jours plus tôt, le groupe FN au conseil régional de Provence-Alpes-Côte-d’Azur (Paca) a agi en totale contradiction avec cette déclaration. Les élus frontistes ont en effet voté contre une motion demandant « l’arrêt des négociations sur le partenariat transatlantique de commerce et d’investissement ».

« Le Front National a toujours exprimé et voté son opposition formelle au traité transatlantique », assure Frédéric Boccaletti, conseiller régional de Paca, en réaction aux railleries provoquées par ce vote. « Ainsi que nous l’avons indiqué en séance plénière, nous souscrivons à une partie du texte de cette motion, mais pas à son intégralité », précise t-il. Juste avant de voter contre cette motion proposée par le groupe Front de Gauche, le conseiller frontiste Hubert de Mesmay a simplement déclaré : « Nous ne sommes pas d’accord avec certaines des dispositions de ce vœu, notamment sur les gaz de schiste ». Que dit la motion à ce sujet ? Une seule phrase, sur les deux pages de motion, y fait référence, précisant que l’accord transatlantique pourrait permettre d’imposer l’exploitation des gaz de schiste en France [2].

Questions environnementales : le FN face à ses contradictions Le Front National ne s’étalera pas davantage sur ce vote. Que peut-on en conclure ? Une certaine inconstance… Au FN, la position sur l’exploitation des gaz de schiste varie d’une année à l’autre. En 2011 par exemple, le FN soutient les mobilisations des opposants aux gaz de schiste. Mais un an plus tard, Marine Le Pen se fait épingler pour ses propos contradictoires sur ce sujet. Lors des présidentielles, elle s’affiche fermement opposée à l’exploration, avant de considérer six mois plus tard que la refuser revient à « avoir une vision d’âge de pierre » (sic).

Quid de l’opinion « actuelle » de la patronne du FN ? « On ne peut pas ne pas explorer, mais nous ne sommes pas en position d’exploiter ». Limpide… Si le projet d’accord commercial entre l’Union européenne et les États-Unis est adopté, la réglementation encadrant la fracturation hydraulique, seule technique utilisée à ce jour pour extraire le gaz et le pétrole de schiste, pourra être contournée par les multinationales (voir ici).

Climatosceptiques convaincus Les questions environnementales, ce n’est vraiment pas la tasse de thé des élus du FN. Ces derniers, assemblée après assemblée, multiplient les déclarations clima- tosceptiques. « Nous nous opposons aux frais de communication qui consistent à annoncer la catastrophe climatique avec toujours de plus en plus de véhémence, alors qu’aucune étude n’est en mesure de démontrer l’incidence à long terme des émissions de gaz à effet de serre sur l’évolution du climat », déclare notamment Joël Cheval, élu FN en Rhône-Alpes, en décembre 2011. « Dire au public qu’il va falloir changer nos habitudes est compliqué, explique leur opposant Pierre Mériaux, conseiller régional EELV. Électoralement, il est certes bien plus payant de nier la réalité… et de nous mener droit dans le mur ! » La vision climatosceptique du FN se traduit par son abstention ou son opposition quasi-systématique sur les délibérations concernant ces questions environnementales. En février 2012, le groupe FN en Nord-Pas-de-Calais a ainsi voté contre une évaluation de la lutte contre le changement climatique.

Dans un entretien, Eric Dillies, conseiller régional Nord Pas de Calais, décrit la journée type d’un citoyen qui vivrait sous la présidence de Marine Le Pen. Les propositions contradictoires s’y entremêlent. D’un côté, une agriculture 100 % bio et locale, et des paysages préservés. De l’autre, la construction de nouvelles routes pour réduire les embouteillages, la construction de dix grandes villes à 150 kilomètres de Paris et la destruction des « cités » remplacées par des pavillons de deux étages. Difficile avec un tel programme de lutter contre la bétonisation des terres agricoles… En février 2011, le groupe FN en Nord-Pas-de-Calais s’est d’ailleurs opposé au Plan Forêt en expliquant que les résultats seraient « de toute manière lamentables, puisqu’une fois plantées les nouvelles forêts, on ne tardera certainement pas à les raser pour construire de nouvelles zones pavillonnaires ». Avec une telle conception de l’aménagement du territoire, la France risque d’être recouverte de bitume d’ici 2050 !

Les transports collectifs, un gaspillage d’argent public pour les élus FN Alors que les pics de pollution se multiplient, l’évocation d’ « alternatives ferroviaires efficaces aux déplacements mécanisés individuels », fait bondir Maurice Faurobert, élu FN en Rhône-Alpes. « Est-il donc devenu essentiel d’entraver la liberté du citoyen à se déplacer comme il veut quand il veut ? », interroge-t-il en décembre 2011. La circulation alternée imposée par le gouvernement en Ile-de-France le 17 mars est ainsi considérée par le FN comme une « punition ». Une « pénitence », même ! Sur le terrain, le FN conteste la modernisation de certaines lignes de transports collectifs ou la gestion « multi- modale » (plusieurs modes de transport combinés) du déplacement à Grenoble. Et pour faire des économies, Maurice Farobert a trouvé la solution en février 2012 : «  Le vrai problème des transports [collectifs] aujourd’hui, ce n’est pas de les multiplier, de les rendre plus confortables ou écologiques, c’est de les diminuer ». En voilà une idée…

Le groupe FN en PACA s’est par ailleurs abstenu en juin 2013 sur une motion présentée par le groupe Front de Gauche contre la privatisation du réseau ferroviaire de la Région. Thello, une société franco-italienne, a en effet demandé à Réseau Ferré de France d’utiliser des « sillons » entre Marseille et Milan, et de pouvoir concurrencer ainsi directement les trains régionaux. « Il serait insupportable de constater que l’argent des contribuables régionaux, utilisé pour rénover et étendre le réseau, profite à une compagnie privée », souligne Gérard Piel (Front de gauche), rapporteur de la motion. Mais le FN joue l’abstention sur ce sujet. Considérant sans doute que le transport public n’est qu’une « machine à plumer le contribuable ».

Le « virage social » du Front national ? Dans sa stratégie de conquête du pouvoir et de « dédiabolisation », Marine le Pen se fait la chantre des victimes de la crise. Mais dans l’hémicycle de la région PAca, c’est la contradiction totale. Lors de la plénière du 25 octobre 2013, les élus Front de Gauche ont proposé trois motions, pour soutenir des salariés de la région Paca menacés de licen- ciement. Il s’agit des 200 employés du journal Nice-Matin, des Fralib, qui luttent depuis trois ans pour la reprise de leur usine de thés et tisanes Éléphant en coopérative, et des Moulins Maurel. Les élus FN se sont abstenus lors de ces trois votes. En juin 2013, ils se sont aussi opposés à un vœu pour le maintien de l’emploi et des activités industrielles en région Paca, dans lequel étaient notamment mentionnés la suppression de 600 emplois dans la compagnie maritime SNCM.

Déjà, en 2010, les 24 élus frontistes du conseil régional de Paca, dont Jean-Marie Le Pen, ont refusé de voter une motion de « solidarité avec les salariés de Fralib » proposée par la gauche (lire notre article). Systématiquement, les élus FN fustigent des « vœux hypocrites » de la part du « système UMPS », « pompiers pyromanes », « responsables de cette situation ». Une pirouette qui permet aux élus FN d’éviter le vote. Quant aux salariés, en lutte contre la fermeture de leur entreprise, ils n’en sont pas nécessairement informés. Un récent sondage Ifop montre que le Front National progresse dans les bassins d’emploi ayant connu des fermetures de sites industriels. Pourtant, malgré les tentatives du FN de mettre en avant son « virage social », par ses votes et les décisions de ses élus régionaux le FN montre son vrai visage : anti-social et anti-écolo. Sophie Chapelle 20 mars 2014

Notes

[1] 21 sièges en Provence-Alpes-Côte-d’Azur (Paca), 18 dans le Nord-Pas-de-Calais, 17 en Rhône-Alpes, 10 en Languedoc-Roussillon, 10 en Lorraine, 8 en Picardie, 7 dans le Centre, 6 en Champagne-Ardennes, 6 en Haute-Normandie, 6 en Bourgogne, 5 en Alsace, 4 en Franche-Comté.

[2] « Ce projet pourrait introduire un mécanisme d’arbitrage privé « investisseur-Etat », qui se substituerait aux juridictions existantes. Les investisseurs privés pourraient ainsi contourner les lois et les décisions qui les gêneraient, permettant par exemple aux pétroliers d’imposer en France l’exploitation des gaz de schiste et autres hydrocarbures dits non conventionnels. »

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