Archive | Ecologie & climat

08 novembre 2013 ~ 0 Commentaire

GRTgaz alerte et donne raison à GASPARE !

GRTgaz alerte et donne raison à GASPARE ! dans Ecologie & climat gaspare-150x150

Le 7 novembre 2013, les deux opérateurs du réseau de transport d’énergie, RTE pour l’électricité (*) et GRTgaz pour le gaz (**), ont communiqué leurs prévisions pour l’hiver 2013-2014.

RTE prévoit un équilibre satisfaisant entre l’offre et la demande d’électricité en France, même en cas de grand froid, tandis que GRTgaz s’inquiète de l’état actuel des stocks de gaz en France jugé « insuffisant » pour assurer l’approvisionnement du pays en cas de vague de froid cet hiver. Les CCCG – Centrale à cycle combiné gaz – risquent donc une rupture d’alimentation, ce risque a-t-il été pris en considération par RTE ?

Depuis trois ans, GASPARE, qui se bat contre l’implantation d’une CCCG en Bretagne, évoque un risque de black-out gazier et non un black-out électrique. Il rappelle également que l’importation de gaz ne rendra pas la Bretagne indépendante énergétiquement et ne résoudra pas le risque de rupture de l’alimentation électrique en cas de vague de froid. GRTgaz alerte et donne raison à GASPARE !

Alors à quoi bon persévérer dans le projet de CCCG en Finistère, projet qui plus est, serait financé par les deniers publics pour les infrastructures, sans oublier la prime d’État de 800 M€ sur 20 ans qui serait versée à l’opérateur Direct Énergie. La Bretagne ne mérite pas une telle gabegie financière à l’heure où se met en place le Pacte d’avenir !

GASPARE réitère sa demande de mise à jour du Pacte électrique breton et appelle les élu-e-s et les citoyen-ne-s (***) à soutenir cette démarche.

 http://www.energiesactu.fr/afp/lapprovisionnement-en-gaz-insuffisant-en-cas-de-grand-froid-cet-hiver-grtgaz-0021229

(*) http://www.rte-france.com/fr/nous-connaitre/espace-presse/communiques-de-presse/equilibre-entre-l-offre-et-la-demande-d-electricite-un-hiver-2013-2014-satisfaisant-mais-une-preoccupation-croissante-a-compter-de-2016

(**) http://www.grtgaz.com/fileadmin/newsletter/shiponline/shiponline_75_site.html

(***) http://www.nonalacentrale.fr/?p=5397

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06 novembre 2013 ~ 0 Commentaire

600 jeunes Belges iront en train à Varsovie pour la justice climatique (reporterre)

600 jeunes Belges iront en train à Varsovie pour la justice climatique (reporterre) dans Ecologie & climat arton4955-b9e09

Rien à attendre de la conférence sur le climat à Varsovie qui démarre le 11 novembre ? Si !

Koen et Nathalie ont fait le pari fou d’affréter un train pour plusieurs centaines de jeunes vers Varsovie. Ils vont envoyer un signal fort aux politiques et aux négociateurs de la Conférence. Le pari est en passe d’être gagné, il tord le cou au pessisme ambiant, et pourrait ouvrir la voie à une mobilisation de grande ampleur en vue de la conférence de Paris dans deux ans. Agés de 29 et 25 ans, Koen et Nathalie sont deux étudiants belges membres de l’organisation Climat et justice sociale. En 2009, lors de la conférence de Copenhague sur le climat, un train spécial avait déjà quitté Bruxelles pour la capitale danoise avec à son bord un bon millier de militants de tous horizons. Objectif : rallier la capitale danoise, et prendre part à l’immense mouvement citoyen qui plaçait tous ses espoirs dans cette conférence.

Tous ont déchanté depuis lors. “Beaucoup de gens ont voulu nous décourager d’organiser ce train” explique Nathalie. “Les plus âgés étaient persuadés que le climat n’était plus un thème mobilisateur. Et le fait que la conférence soit organisée en Pologne ne nous a pas facilité les choses. Quand nous avons lancé l’idée d’organiser un nouveau train cette année, personne en Belgique ne nous a soutenu.”

Mais les deux militants s’accrochent à leur idée. Ils contactent la SNCB, la société des chemins de fers belge, et mobilisent une dizaine d’organisations des deux côtés de la frontière linguistique. Les inscriptions affluent. En moins de deux mois quelques 650 personnes complètent le formulaire d’inscription en ligne. A lui tout seul, le COMAC – les jeunes communistes belges – a ramené près de 90 personnes, soit un wagon entier ! “Certes, nous serons bien moins que dans le train pour Copenhague” explique Koen. “Mais nous serons cette fois en grande majorité des jeunes. Et ça c’est très fort sur le plan du symbole !”.

Alors que personne n’attend vraiment grand chose de la conférence de Varsovie, qui aura lieu du 11 au 22 novembre, les jeunes générations seraient-elles les dernières à croire qu’un autre monde est possible ?

Anton, 26 ans, ne pense pas qu’il s’agisse d’idéalisme ou de naïveté. Etudiant en bio-ingénierie, il a déjà participé au premier train pour Copenhague il y a quatre ans. Pour lui, l’environnement et le réchauffement climatique sont des préoccupations essentielles pour l’avenir. Et si l’enthousiasme de Copenhague est un peu retombé, il n’y a aucune raison de sombrer dans le fatalisme.

“Quand on est parti à Copenhague, on pensait vraiment que la conférence allaient aboutir sur des décisions fortes pour la Terre et le Climat. Cette fois, on part sans aucune illusion. En fait, cette conférence de Varsovie n’est pas très importante pour nous. Le but du voyage c’est surtout de se rencontrer, de confronter les idées. Notre but à plus long terme est de parvenir à créer et fédérer un véritable mouvement citoyen autour de la thématique du climat.”

La discussion : comment concilier le social et l’écologie ?

Le programme est toujours en cours d’élaboration. Mais durant les 24h de voyage qui séparent Bruxelles de Varsovie, plusieurs rencontres et débats seront organisés dans le train. Thème principal : comment concilier le social et l’écologie ? La clé, selon Koen, pour parvenir à mobiliser les gens en cette période de crise économique.

“La Pologne est un pays très intéressant à ce sujet. Son économie repose sur le charbon. Du coup les syndicats sont contre l’écologie. L’enjeu est de convaincre les gens qu’il y a moyen de lutter contre le réchauffement climatique en développant des secteurs qui sont très job-demanding.”

“Dans le train, il y aura des militants de plusieurs organisations dont les priorités sont parfois un peu différentes” poursuit Anton. “Ce voyage vers Varsovie est une opportunité formidable pour nous rencontrer et confronter nos idées”.

Nul doute que la participation à un tel voyage risque de tisser des liens. Encore faut-il que ces liens perdurent, et c’est là tout l’enjeu pour l’avenir. “Si nous parvenons à créer ce grand mouvement de jeunes autour du climart, nous enverrons un signal fort au monde politique” estime Nathalie. “Il y a des élections en Belgique en mai 2014. Les politiques verront que l’écologie et le climat sont des thématiques prioritaires pour les jeunes générations.”

Mais l’objectif final est proche à la fois temporellement et géographiquement. C’est la conférence de Paris (COP21) qui aura lieu en décembre 2015. “On sait que cette conférence sera décisive” poursuit Koen. “C’est là qu’il faudra arriver nombreux, unis et organisés. Mais nous sommes confiants. Si on parvient à amener 650 personnes à Varsovie, on sera sans doute bien plus nombreux à Paris qui n’est qu’à 300 kilomètres d’ici !”

En attendant Paris, le départ pour Varsovie est prévu pour le 15 novembre prochain à la Gare du Midi à Bruxelles. Le coût du voyage s’élève à 100 euros par personne et il reste encore des places.

Grégoire Comhaire (Reporterre) mercredi 6 novembre 2013 Correspondance, Bruxelles

Lire aussi : La France organisera la conférence sur le climat à l’aéroport du Bourget.

Sans oublier le Dossier pour tout savoir sur le climat

http://www.reporterre.net/spip.php?article4955

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05 novembre 2013 ~ 0 Commentaire

A Fos, l’incendie de l’incinérateur a relâché des dioxines, mais motus ! (reporterre)

A Fos, l’incendie de l’incinérateur a relâché des dioxines, mais motus ! (reporterre) dans Ecologie & climat trois-singes-poster-rvb

Un important incendie a ravagé l’incinérateur de Fos durant le week-end.

Aucun problème de santé, affirme la préfecture, qui ne répond cependant pas aux questions. L’incendie a très vraisemblablement relâché un panache de dioxines. Il pourrait en tout cas relancer la questions de la gestion des déchets à Marseille.

On l’appelle « l’incinérateur », à cause des polémiques qui ont précédé sa construction, mais il s’agit en fait d’un énorme complexe avec gare de triage, situé à Fos, dans les Bouches-du-Rhône, pile devant la mer. Là, depuis 2011, arrivent tous les jours des dizaines de wagons contenant mille tonnes d’ordures non triées, la poubelle résiduelle comme on dit, d’un million d’habitants de dix-huit communes, dont Marseille : un kg pour chacun d’entre eux. Comme tous ses pareils, le four récent porte un nom élaboré par un service de marketing, Everé. Everé se distingue, nous apprend Internet : en plus de brûler les déchets et de les trier pour recycler les métaux et plastiques, on y fermentait les reliefs de cuisine, pour produire du biogaz et du compost.

Dans la nuit de vendredi 1er novembre à samedi, Everé a flambé, et selon la Dreal (Direction Régionale de l’Environnement, de l’Aménagement et du Logement), autrement dit la Préfecture, le feu couvait encore, dans deux fosses, dimanche soir. Impossible d’en savoir plus de ce côté. Aucun jour- naliste n’a pu visiter le site ni le photographier : la direction passe son temps en Préfecture et l’ouvrière qui répond au standard, lundi soir, constate seulement que les pompiers sont encore là.

Il s’agit de pompiers marins, en principe bien équipés face aux feux chimiques. Le préfet a demandé à l’agence locale Air PACA, de surveiller les polluants atmosphériques à proximité du site : dioxyde d’azote, dioxyde de soufre, ozone et particules PM 10 (voir encadré ci-dessous). L’agence n’a constaté aucune augmentation ; et le préfet de s’en féliciter pour les riverains. Pas un mot sur les dioxines, ni les métaux toxiques. Mais la volonté de surveiller les sédiments marins et les moules qui filtrent l’eau pour se nourrir, en retenant les corpuscules, laisse penser que le souci existe, bien qu’on n’en dise rien. Jusqu’à présent le vent a soufflé vers la mer (mistral) et un peu vers la Crau.

Reporterre a voulu en savoir plus. Nous avons été dans l’impossibilité de poser des questions sur les pollutions causées par l’incendie : sur six attaché-e-s de presse contacté-e-s (Dreal, préfecture de région, préfecture des Bouches-du-Rhône), deux seulement ont répondu, et pour botter en touche.

Selon Joël Raffin, directeur des services techniques de la Communauté urbaine de Marseille, qui possède l’installation, « la partie méthanisation, qui est détruite, ne fonctionnera plus. Cependant les fours restent opérationnels, quoi qu’arrêtés par précaution, au moins quinze jours ». Quant aux fosses en combustion lente, il s’agirait de celles des déchets en bout du processus, prêts pour l’incinération. Celle-ci devrait reprendre donc, avec ce qu’il en restera. Par la suite, l’incinérateur, orphelin d’une partie des systèmes de tri, risque fort d’avaler le tout venant des détritus, comme les modèles d’antan.

« Enormément de dioxines » En attendant cet incendie émet-il des dioxines ? Maurice Sarazin, répond : « Enormément. A cause du sel de cuisine des déchets, mis à fermenter, qui ont flambé ». Cet ingénieur préside l’Appel , en lutte de longue date contre l’incinérateur de Lunel Viel, dans l’Hérault. Le sel, chlorure de sodium, rappelle-t-il, contient du chlore, la matière de base des dioxines qui se forment à partir de 400 °C. Les incinérateurs les détruisent à 1000 ° C. A Fos, l’incendie est un feu incontrôlé, sans four à haute température, ni filtre pour les fumées. Jusqu’ici, le vent a soufflé vers la mer (mistral), mais aussi vers la Crau.

Comme tout composé chloré, les dioxines s’accumulent dans les graisses, en se concen- trant, le long de la chaine alimentaire. L’une d’entre elles est le produit le plus cancérigène connu, agissant au pico gramme (milliardième de gramme), surtout pour certains profils génétiques, et le risque est avéré, autour des incinérateurs anciens.

On ne sait pas ce qui a déclenché le feu à Fos. Ce pourrait être un arrêt de ventilation et l’accu-mulation de méthane, ou le frottement trop poussé sur des tapis roulants en caoutchouc, hautement inflammables, du fait d’une panne mécanique, estime M Sarazin. Quoi qu’il en soit, les ordures en vrac n’arrivent jamais intactes, aucun système automatique ne saurait les trier parfaitement. Elles subissent une première transformation acide dans la poubelle des particuliers. Les fragments d’aliments en contact avec des métaux y forment alors des sels indestructibles : d’où les problèmes de normes que rencontrent les compost de méthanisation, à la sortie. Nombre d’agriculteurs les refusent. Et les mêmes métaux contaminent les fumées de l’incendie.

Cet accident industriel pourrait permettre de reposer la question de la gestion des déchets. Reporterre renvoyait dès samedi vers l’analyse d’Objectif Transition : l’association pense que ce sera l’occasion de réfléchir sur la réduction des déchets et leur tri efficace, avant les élections muni- cipales du printemps. Quant à François-Michel Lambert, seul député EELV (Europe écologie les Verts) de la région, il lance un flamboyant « Incinérons l’incinérateur ! ». Marie-Paule Nougaret (Reporterre) mardi 5 novembre 2013

L’air marseillais L’air de Marseille passe pour l’un des plus pollués d’Europe, du fait de sa situation et de ses activités. Les polluants qu’on y mesure, sont :

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- le dioxyde de soufre, SO2, qui vient du pétrole, se fait rare sur les routes, car l’Union Européenne limite le soufre à 0,05 % du gasoil. Mais les navires qui fréquentent le port peuvent brûler du lourd, soufré à 5%, soit cent fois plus. Enfin certaines raffineries de Berre, qui l’extraient des carburants, en émettent aussi. Se conjuguant avec la vapeur d’eau présente dans l’air, le SO2 donne des pluies d’acide sulfurique (vitriol), nocif entre autres pour les poumons.
- le dioxyde d’azote, NO2, vient de l’azote de l’air dans les combustions mal réglées, qu’il s’agisse de scooters, de chauffe-eaux, de camions ou de cargos. Avec l’eau il donne des pluies d’acide nitrique. Et à la grande lumière, souvent présente à Marseille, il permet la formation d’ozone.
- L’ozone, O3, se forme à partir de l’oxygène, par cuisson à la lumière du NO2 et des vapeurs d’essence, solvants etc. Ce gaz inodore, très oxydant, est cause de maladie cardio-vasculaire et de cancers)
- Les PM 10 sont les particules d’un diamètre inférieur à moins de 10 microns (un micron mesure un millionnième de mètre) Source : Marie-Paule Nougaret pour Reporterre

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05 novembre 2013 ~ 0 Commentaire

Ecotaxe, le contrat Ecomouv’ fait polémique (lt)

Ecotaxe, le contrat Ecomouv' fait polémique (lt) dans Droite républicaine eva-j-300x215

Taxe collectée par une société privée, retour sur investissement juteux, « scandale d’État »…

Les conditions du contrat signé entre Écomouv’ et l’ancien gouvernement Fillon pour la collecte de l’écotaxe cristallisent désormais les critiques, de droite comme de gauche. Ce matin, c’était au tour de Copé de critiquer le montage et le calendrier.empty dans Ecologie & climat

Ardents défenseurs de la philosophie du « pollueur-payeur », les écologistes ont tiré à boulets rouges, hier, contre les modalités de mise en oeuvre de cette taxe. L’eurodéputée Eva Joly juge qu’il « faut dénoncer ce contrat et faire une enquête ». Le député EELV des Bouches-du-Rhône François-Michel Lambert, est, pour sa part, allé jusqu’à décrire les germes d’un « scandale d’État » derrière le partenariat public-privé avec Écomouv’, société montée par une compagnie italienne (Autostrade per l’Italia, détentrice à 70 %) pour mettre en oeuvre et collecter l’écotaxe.

Le sénat devrait enquêter  Le dispositif doit rapporter 1,15 milliard d’euros par an, dont 20 % (250 millions annuels) doivent tomber dans l’escarcelle d’Écomouv’. « C’est énorme », reconnaît-on dans l’entourage de l’actuel ministre des Transports, Frédéric Cuvillier. À droite, certains ex-ministres se sont désolidarisés de leurs anciens collègues : Rachida Dati et Xavier Bertrand se sont ainsi étonnés « qu’une entreprise privée et étrangère soit en charge de collecter l’impôt en France ». Au sénat, le groupe socialiste veut créer une commission d’enquête sur la création d’Écomouv’. Jean-Luc Fichet, sénateur du Finistère, souhaite en faire partie.

http://www.letelegramme.fr/ig/generales/france-monde/france/ecotaxe-le-contrat-ecomouv-fait-polemique-05-11-2013-2292832.php

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04 novembre 2013 ~ 0 Commentaire

Eva Joly souhaite une enquête sur l’écotaxe (libération)

Eva Joly souhaite une enquête sur l'écotaxe (libération) dans Ecologie & climat eva-j-300x215

L’ancienne candidate EE-LV à l’Elysée s’interroge sur les conditions d’attri- bution à la société Ecomouv’ du contrat sur la gestion des portiques.

Eva Joly, ex-candidate EE-LV à l’Elysée, a souhaité lundi une enquête sur l’écotaxe qui, à ses yeux, n’en est pas «une vraie» et est «contreproductive» avec des circuits financiers contestables. Interrogée par i>TELE sur les destructions, en Bretagne, de portiques destinés à ce prélèvement, l’eurodéputée écologiste les a jugées «tout à fait désagréables». Mais «c’est toute cette écotaxe qui pose problème». «Telle que, elle est très contreproductive, ce n’est pas une vraie écotaxe.»

Le contrat public-privé passé pour percevoir ce nouvel impôt «a été conçu pour produire de l’argent pour le concessionnaire», a-t-elle accusé. Or la société en question, Ecomouv’, «n’avait que 30 millions de fonds propres pour un projet de 800 millions. C’est une absurdité, cela pose beaucoup de questions et M. (Jean-Louis) Borloo et NKM», Nathalie Kosciusco-Morizet, anciens ministres UMP de l’environnement, «doivent répondre», a insisté l’élue écologiste.

Comment a-t-on «pu laisser une société privée collecter l’impôt», a-t-elle insisté, en relevant qu’Ecomouv’ devait garder 20% de l’argent recueilli. «Le produit n’est pas une vraie écotaxe et on fait bien de ne pas la mettre en place telle qu’elle est aujourd’hui», a encore dit la députée européenne. «Il faut dénoncer ce contrat et il faut faire une enquête». L’ancienne juge d’instruction demande «une enquête parlementaire» et souhaite par ailleurs qu’un dossier qui avait été «transmis au parquet de Nanterre soit réellement instruit, parce qu’à l’époque c’était (Philippe) Courroye le procureur, et rien n’est arrivé».

Plus généralement, il y a en Bretagne, selon elle, «une situation exceptionnelle de ren- contre de problématiques identitaires et de questions sociales». «Il ne faut pas confondre les positions conservatrices dangereuses de la FNSEA et du Medef avec le mouvement social.»

L’ancien ministre UMP Bruno Le Maire a de son côté «fermement» condamné lundi la destruction d’un nouveau portique écotaxe dimanche dans les Côtes-d’Armor à Lanrodec. «Je condamne et je condamne même fermement ces actions. Je pense qu’il y a d’autres moyens de se faire entendre. Dégrader le bien public, s’en prendre aux portiques ou à n’importe quel bien public, ça n’est pas acceptable», a réagi Le Maire sur France Info.

«Je comprend parfaitement la colère des Bretons. Je ne suis pas favorable à cette écotaxe, au moins telle qu’elle est présentée aujourd’hui, mais il y a d’autres moyens en démocratie de faire entendre sa voix», a poursuivi l’ancien ministre de l’Agriculture. Un nouveau portique écotaxe a été détruit dimanche à Lanrodec (Côtes-d’Armor) au lendemain d’une manifestation qui a rassemblé 15 000 personnes samedi à Quimper pour l’emploi et contre l’écotaxe, impôt suspendu mardi par le gouvernement. AFP  4 novembre 2013 à 09:27 (Mis à jour : 4 novembre 2013 à 10:17)

http://www.liberation.fr/societe/2013/11/04/eva-joly-souhaite-une-enquete-sur-l-ecotaxe_944389

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03 novembre 2013 ~ 0 Commentaire

PAC : occasion manquée (npa)

PAC : occasion manquée (npa) dans Ecologie & climat goutal-mercredi

Le gouvernement et le ministre de l’Agriculture Stéphane Le Foll sont satisfaits de l’accord de principe conclu le 23 octobre concernant la future politique agricole européenne commune (PAC) qui entrera en vigueur en 2015 et assurent qu’elle sera plus juste et plus verte…

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Pourtant, la PAC va continuer à favoriser les grands exploitants et les agro-industriels sans modifier un système qui favorise l’agrandissement des exploitations, qui fait disparaître les plus petites, qui ren- tabilise à outrance l’activité céréalière. Un système où un producteur de lait touche deux fois plus d’aides s’il nourrit ses vaches avec du maïs plutôt qu’avec de l’herbe ! Le résultat de cette politique est catastrophique en matière d’emploi paysan et de conditions de travail.

Plus verte ? Dans les faits, ce sont encore les grosses exploitations, déjà les mieux dotées, qui en profiteront le plus, quels que soient leurs efforts environnementaux, puisque le verdissement ne sera pas forfaitaire, à l’hectare, mais sera basé sur les aides perçues dans les années 2000-2002 quand 80 % de ces aides allaient à 20 % des agriculteurs…

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Aucun frein à la production d’agro-carburants qui utilisent les terres agricoles pour produire de l’essence plutôt que de la nourriture. Rien pour limiter drastiquement les intrants chimiques qui con- taminent les sols et l’eau, empoisonnent les travailleurs de la terre et les consommateurs. Rien sur la préservation de la biodiversité. Rien sur l’interdiction de nourrir les bêtes au soja transgénique. Alors que seul l’agriculture bio devrait être le modèle à promouvoir et à subventionner.

Plus juste ? La convergence des aides, c’est-à-dire le fait que tous les agriculteurs touchent les mêmes montants par hectare, a été dénaturée. Elle sera limitée à 70 % de la différence avec la moyenne natio- nale, et ce pas avant 2019. De plus, les aides des plus nantis ne pourront pas baisser de plus de 20 %, alors que le gouvernement aurait pu aller jusqu’à 30 %. Quant à l’aide censée favoriser les petites ex- ploitations (moins de 52 ha), c’est en réalité une surprime pour les 52 premiers hectares que toucheront toutes les exploitations. Ainsi une exploitation de 100 ha verra ses primes augmenter !

Rien de signi-ficatif en matière d’aide aux petites fermes qui sont les plus créatrices d’emplois ou à celles qui préservent le mieux l’environnement. Pour maintenir des fermes nombreuses, et donc lutter contre la désertification des zones rurales, ainsi qu’une activité agricole diversifiée sur les territoires, la PAC doit privilégier des primes plus justes et dégressives, corrigeant les inégalités, abandonner les aides découplées des productions, basées sur le passé, et couvrir toute la surface agricole utile. La politique agricole doit maintenir des aides significatives couplées aux productions soumises à des contraintes naturelles, aux productions fragilisées : lait, ovins, bovins viandes, fruits et légumes. Des « primes au maintien de troupeaux de ruminants » doivent être créées au nom de l’intérêt environnemental et économique de productions valorisant le pâturage.

Assez de double langage ! Dans le domaine agricole comme ailleurs, le gouvernement Hollande pratique le double langage et se couche devant les exigences de la FNSEA et de l’industrie agroali- mentaire.

Pendant que Le Foll prétend défendre une agriculture plus humaine à Bruxelles, que Martin, à l’environnement, promet de s’attaquer à la pollution aux nitrates, Ayrault, lui, simplifie les règles d’élevage de porcs de 400 à 2 000 têtes et s’obstine avec l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes. Au nom de la libre entreprise, le gouvernement laisse un patron du BTP implanter en Picardie une usine à vaches qui pourra accueillir 1 700 bovins confinés et gavés d’antibiotiques.

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Alors que l’échec du système actuel est flagrant en Bretagne, on continue avec le toujours plus grand, toujours plus polluant. L’agriculture est une activité vitale qui ne peut être abandonnée aux mains des profiteurs capitalistes. Les paysans qui nourrissent les populations et entretiennent les es- paces sont les premiers à souffrir de l’agriculture intensive qui dévaste l’humanité. Le taux de suicide élevé et l’augmentation des maladies professionnelles témoignent du préoccupant malaise qui règne dans le monde agricole. En agriculture comme ailleurs, les capitalistes ne peuvent avoir la liberté de décider. Il ne faut pas la leur laisser, ils sont trop dangereux !

CorrespondantEs commission nationale écologie Dimanche 3 novembre 2013

Publié dans : Hebdo L’Anticapitaliste – 215 (31/10/2013)

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03 novembre 2013 ~ 0 Commentaire

Indonésie, du nickel contre une bouchée de pain (ci)

Indonésie, du nickel contre une bouchée de pain (ci) dans Anticolonialisme allo-quoi

Les habitants de l’île d’Halmahera, dans le nord des Moluques, ont vendu leurs terres, exceptionnellement riches en biodiversité, pour une bouchée de pain (60 centimes le mètre carré) à la compagnie PT Weda Bay Nickel Mine détenue majoritairement par le groupe français Eramet.

La commission nationale des droits de l’homme (Komnas HAM) rapporte que ceux qui ont refusé ont été menacés, arme sur la tempe, par la police. Le quotidien The Jakarta Post rappelle qu’Halmahera est encore recouverte à 80 % de forêts primaires. C’est là que Wallace, en 1858, écrivit à Darwin au sujet de son idée de développement de nouvelles espèces. Mais l’île abrite aussi dans son sous-sol un des plus vastes gisements de nickel au monde. La demande en nickel est particulièrement forte à cause des batteries rechargeables pour les voitures électriques et les smartphones. The Jakarta Post 31 octobre 2013

http://www.courrierinternational.com/breve/2013/10/31/du-nickel-contre-une-bouchee-de-pain

Commentaire: Vente? « Ceux qui ont refusé ont été menacés, arme sur la tempe, par la police ».

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01 novembre 2013 ~ 0 Commentaire

Ecotaxe: leçons de France (lcr.be)

Ecotaxe: leçons de France (lcr.be) dans Ecologie & climat bonnetsrouges

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La reculade du gouvernement français face à la la fronde des bonnets rouges bretons met une fois de plus en évidence l’impasse des politiques qui prétendent combattre la dégradation de l’environnement – notamment les émissions de gaz à effet de serre – par le seul truchement d’une politique de prix.
Echec de Sarkozy La tentative de Nicolas Sarkozy d’imposer une taxe carbone était déjà pleine d’enseignements. Ce fut un échec majeur de son quinquennat. Pour rappel, dans le sillage du « Grenelle de l’environnement », en 2007, l’ex-président français envisageait une taxe de 30 Euros la tonne de CO2. Un montant considérable quand on sait que la combustion de mille litres de fioul produit 3,7 tonnes de ce gaz…

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Devant les protestations, Sarko ramena la barre à 17 Euros. Déposé en 2010, son projet de loi stipulait que la taxe serait compensée par une baisse d’impôt (d’une centaine d’Euros par an pour un ménage avec un enfant). Sous couvert de défense du climat, il s’agissait donc de déplacer l’assiette fiscale vers un impôt indirect, non-progressif, ce qui est bien dans la ligne néolibérale. Mais le texte fut retoqué par le Conseil constitutionnel, pour non-respect du principe d’égalité devant l’impôt: les exemptions en faveur des patrons pollueurs (transporteurs routiers, centrales thermiques, cimenteries, raffineries, cokeries…) étaient si nombreuses que les consommateurs auraient été quasiment seuls à payer la facture.

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Une séquelle du Grenelle L’écotaxe qui entraîne aujourd’hui Hollande au plus bas dans les sondages est en fait une autre séquelle du Grenelle : présentée par le ministre de l’écologie JL Borloo, la mesure fut adoptée par l’Assemblée début 2009, sous l’hyperprésidence sarkozyenne. Son taux : entre 3,7% et 4,4%, quelle que soit la valeur de la marchandise transportée. Sa cible : les quelque 600.000 véhicules français et 200.000 véhicules étrangers de plus de 3,5 tonnes circulant chaque année sur des routes non payantes. Le dispositif : chaque camion est muni d’un boîtier permettant de retracer son parcours sur les 15.000 km de tronçons routiers soumis à la taxe. Ces tronçons sont équipés de portiques de détection. La taxe est modulée en fonction de l’efficience énergétique des camions. En tant que région péninsulaire, la Bretagne bénéficie d’un abattement.

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A l’instar de la taxe carbone, l’écotaxe sur le transport routier est à la fois inefficace du point de vue environnemental et injuste du point de vue social. Du point de vue environ-nemental : les autoroutes, ainsi que les routes nationales entre la France et l’Italie (sans compter le transport aérien !) étant exemptées, la taxe, alors qu’elle est censée stimuler la localisation de la con- sommation, favorise au contraire le transport à grande distance… et les exploitants d’autoroutes. Du point de vue social : à la question «qui va payer au final ?» la réponse est évidemment «les plus faibles ». La taxe ne peut en effet qu’accélérer la disparition des petites exploitations agricoles et de transports ainsi que des petits commerces, au profit de l’agrobusiness, des géants de la logistique et de la grande distribution… sur le dos des travailleurs et travailleuses qui forment la majorité des consommateurs.

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L’impôt privatisé En même temps, l‘écotaxe présente, par rapport à la taxe carbone de Sarko, une caractéristique tout à fait particulière : elle implique une privatisation de la perception de l’impôt. C’est en effet une société privée, Ecomouv, qui a été missionnée pour mettre en place les infrastructures et les gérer, dans le cadre d’un partenariat-privé-public (PPP). Négociées par Borloo et approuvées par trois ministres du gouvernement Fillon, les conditions de ce PPP sont stupéfiantes : sur 1,2 milliards de rentrées annuelles de la taxe, 280 millions iront à Ecomouv (un coût de perception supérieur à 20%, contre 1% pour l’impôt perçu par l’administration).

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l’Etat s’engage à verser à celle-ci 20 millions d’Euro par mois, dès janvier 2014; le PPP porte sur une période exceptionnellement longue de treize ans (soit la promesse d’une recette totale de 3,2 milliards !) ; en cas de non mise en œuvre de l’écotaxe, le dédit à verser à l’entreprise se monte à la bagatelle de 800 millions…

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En concurrence avec Ecomouv, la société SANEF (exploitant d’autoroutes) introduisit une action en référé pour contester l’appel d’offres. Le tribunal lui donna raison… Mais T  Mariani, ministre des transports de Sarkozy, fit appel immédiatement auprès du Conseil d’Etat, qui cassa le jugement.

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Les soupçons de corruption sont d’autant plus forts que, Mediapart l’a révélé, le montage financier d’Ecomouv se résume en une formule : « une pincée de capital et une montagne de dettes ». Le consortium monté par le groupe italien Autostrade, auquel se sont joints des groupes français (dont la SNCF !), a constitué un capital de 30 millions d’Euros à peine. Peu de chose pour un projet évalué à 800 millions… Le financement ? Assuré par un consortium de grandes banques qui, avec un taux de 7% environ, ont senti la possibilité de prélever sans danger une véritable rente sur la mobilité…

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Leçons Il est évident que la défense de l’environnement n’est ici qu’un prétexte pour accentuer les politiques néolibérales, dans tous les domaines. Théoriquement, le produit de la taxe (du moins, la partie non cannibalisée par Ecomouv !) aurait dû servir à financer des projets de ferroutage et de trans- port multimodal. Mais rien n’a été entrepris dans ce sens depuis le vote de l’écotaxe en juin 2009. Au contraire, le transport de fret par la SNCF régresse… Tout est fait en vérité pour que les recettes de l’écotaxe servent à favoriser encore plus le transport routier à longue distance, le transport aérien, l’agrobusiness, la grande distribution, le capital financier… et à compenser pour l’Etat la perte des péages autouroutiers privatisés.

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Plus fondamentalement, il convient de le répéter : c’est une illusion de croire que la fiscalité puisse être le levier central d’une transition énergétique/écologique. En particulier dans le secteur des transports, où il faudrait taxer la tonne de CO2 à hauteur de 600 ou 800 dollars (selon les sources) pour que le marché opte pour des énergies vertes. Une stratégie digne de ce nom doit mettre en cause radi- calement la concentration, la centralisation et l’accumulation du capital mondialisé, donc le type de développement des territoires qui en découle, le type d’agriculture, la masse de marchandises pro- duites, leur qualité, leur utilité réelle et le volume des transports. Il n’y a pas d’autre voie pour réduire les émissions de 80 à 95% d’ici 2050.

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C’est à une quasi-unanimité que l’Assemblée nationale avait adopté le projet d’écotaxe présenté par JL Borloo, en juin 2009. Il n’est donc pas étonnant que le gouvernement PS-EELV ait décidé de le mettre en oeuvre sans sourciller. Du reste, avec son PPP et ses cadeaux au privé, cette écotaxe écologiquement inefficace est parfaitement cohérente avec la politique antisociale de Hollande, qui est, elle, par contre, très efficace… Une politique qui exclut toute réforme fiscale progressiste et augmente la TVA ne peut qu’alimenter le « ras-le-bol fiscal ». Si elle se drape de vert, elle fait courir en plus le danger d’un « ras-le-bol environnemental ». Ce danger est bien présent dans des régions comme la Bretagne, où la crise capitaliste frappe durement le monde du travail, tandis que l’élevage industriel (porcs et volailles) dont dépend l’emploi de milliers de salarié-e-s cause d’énormes dégâts à l’environnement…

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Danger, l’exemple français délivre encore un autre message: outre qu’ils sont écologiquement inefficaces et socialement injustes, les bricolages tels que l’écotaxe pourraient aussi s’avérer politi-quement dangereux. Le MEDEF breton et la FNSEA – le syndicat agricole tenu par l’agrobusiness – ont joué un rôle majeur dans les mobilisations, entraînant à leur suite des salariés des abattoirs… dont l’emploi est massacré par les mêmes… En 2012, le lobby porcin aurait exportés 750 000 bêtes vivan- tes, pour les abattre moins cher ailleurs. C’est dire qu’une mesure comme l’écotaxe favorise la forma- tion d’alliances interclassistes pilotées par des secteurs patronaux qui se défaussent de leurs respon- sabilités sociales et environnementales sur l’Etat, le fisc ou l’Europe.

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Etant donné le ras-le-bol général face à l’austérité, des actions telles que celles qui ont été menées sur les routes bretonnes rencontrent une large sympathie dans la population. Mais cette sympathie est à double tranchant. D’un côté, elle exprime un désir de mobilisations radicales pour faire reculer l’austérité. D’un autre côté, elle détourne l’attention des mécanismes capitalistes qui sont à la base de la double crise sociale et écologique.

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Les patrons de l’agrobusiness peuvent se frotter les mains : l’écotaxe est accusée de tous les maux sociaux mais ils ne la paieront pas et rien ne les empêche de continuer à licencier. A travers toute cette confusion, les consciences sont « tirées » sur un terrain miné, où le Front National est en embuscade.

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Le danger ne doit pas être sous-estimé, en particulier dans le contexte français où la droite tradi-tionnelle et la social-démocratie sont en chute libre, tandis que le mouvement syndical semble tétanisé par la peur de nuire à un « gouvernement de gauche ». Il pourrrait être combattu en dénonçant la responsabilité de Sarko et, surtout, la scandaleuse privatisation de la perception de l’impôt au bénéfice de groupes capitalistes. Mais le PS ne peut évidemment s’engager dans cette voie, car cela mettrait en question toute sa politique libérale. C’est pourquoi il ne lui restait qu’une seule porte de sortie : la pitoyable pantalonnade de JM Ayrault annonçant la « suspension » de la mesure… dont les Verts continuent à exiger la mise en œuvre. Face à la droite de droite, la gauche de gauche porte une grande responsabilité. Des mobilisations unitaires sur des réponses écosocialistes concrètes peuvent seules permettre de relever le défi. On y reviendra. 1 novembre 2013 par

http://www.lcr-lagauche.org/ecotaxe-lecons-de-france/

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01 novembre 2013 ~ 0 Commentaire

La culture d’un nouveau maïs OGM pourrait bientôt être autorisée en Europe (lm)

La culture d'un nouveau maïs OGM pourrait bientôt être autorisée en Europe (lm) dans Ecologie & climat ogm_logo

C’est un nouveau rebondissement dans le tumultueux feuilleton européen des OGM. Et une nouvelle illustration de l’incapacité politique des Vingt-Huit à gérer ce dossier sensible.

Un deuxième maïs OGM –– après le MON810 de Monsanto ––– pourrait être bientôt autorisé à la culture en Europe. C’est la conséquence probable d’un arrêt de la Cour de justice de l’Union européenne (CJUE) qui oblige la Commission à rouvrir le dossier, volontairement enterré depuis quatre ans, d’une céréale transgénique produite par le semencier américain Pioneer Hi-Bred : le maïs TC1507.

Bruxelles devrait, mercredi 6 novembre, entériner une proposition en ce sens du commissaire européen à la santé, le Maltais Tonio Borg. Première étape d’une procédure de quelques semaines qui devrait, in fine, autoriser le TC1507. Ce serait la première fois depuis 2010, année d’homologation de la pomme de terre génétiquement modifiée Amflora (dont le producteur allemand, BASF, a arrêté le développement en janvier 2012) que l’Europe donnerait son feu vert à la culture d’un OGM sur son sol.

Déjà importé depuis 2006 Produisant un insecticide qui cible un papillon ––– la pyrale du maïs –––, le maïs TC1507 est aussi rendu tolérant à une famille d’herbicides dont le principe actif est le glufosinate d’ammonium. Depuis 2006, le TC1507 est importé en Europe pour l’alimentation humaine et animale. Voilà douze ans, depuis 2001, que Pioneer (filiale de DuPont de Nemours) tente d’obtenir de l’Europe le droit d’y faire également cultiver sa semence, déjà autorisée dans neuf pays du continent américain et au Japon. Après un avis positif de l’Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA), délivré en 2005, la Commission a présenté, en 2009, une proposition d’autorisation du TC1507, qu’elle a soumise, selon la procédure, à un collège d’experts des Etats membres. Mais ceux-ci n’ont pas réussi à se mettre d’accord. La Commission devait dès lors soumettre la proposition au Conseil des ministres de l’Union européenne (UE). Ce qu’elle n’a jamais fait.

Blocages politiques sur les  OGM « Ce retard peut s’expliquer par les blocages politiques sur les OGM au sein de l’UE, de très nombreux pays étant opposés à leur culture », analyse Christophe Noisette, chargé de mission pour l’association Inf’OGM. Pioneer décide alors de porter plainte devant la CJUE, le 13 avril 2010. Trois ans plus tard, le 26 septembre, la firme obtient gain de cause : la Cour européenne juge que la Commission a été trop lente dans la gestion de la demande d’autorisation et lui enjoint de poursuivre la procédure. Le jugement ne fixe toutefois aucun délai ni pénalités.

Risques pour certains insectes La CJUE ne tient pas compte d’une demande de complément d’information déposée par l’EFSA entre-temps. Dans un deuxième avis, publié en 2012, l’agence a en effet validé le maïs tout en pointant des « risques pour les insectes lépidoptères non cibles » de l’insec- ticide produit par la plante. Elle a alors demandé à Pioneer de modifier son dossier, ce que l’entreprise a refusé. « Les risques liés à la tolérance de ce maïs OGM à un herbicide n’ont jamais été évalués. Compte tenu des lacunes importantes dans son évaluation, la Commission devrait proposer son interdiction », assure Anaïs Fourest, chargée de campagne agriculture durable et OGM pour Greenpeace. « Nous demandons à la Commission d’appliquer la décision de justice. En fonction de la décision des Etats membres, nous pourrons nous positionner et savoir si nous cultivons ou pas ce maïs en Europe », affirme de son côté Pioneer.

Les états peuvent jouer la clause de sauvegarde Bon gré mal gré, explique-t-on à Bruxelles, la Commission ne peut que se plier à la décision de la plus haute instance européenne. Mercredi, Tonio Borg va donc demander au collège des commissaires européens de se mettre en conformité avec le droit. C’est-à-dire de soumettre la question de l’autorisation de culture du maïs TC1507, dans le délai réglementaire de trois mois, au conseil des ministres de l’environnement, compétents sur ce dossier.

Jamais, par le passé, les ministres ne sont parvenus à trouver une majorité qualifiée sur un OGM. Tout laisse donc penser qu’il en ira de même cette fois. Auquel cas la décision reviendra finalement à la Commission qui, selon toute vraisemblance, donnera son aval à la semence de Pioneer.

Fin de l’histoire ? Non. Les Etats membres peuvent faire jouer une clause de sauvegarde pour interdire l’OGM sur leur territoire. En 2010, quand la Commission avait autorisé la culture de la pomme de terre Amflora, la Hongrie, l’Autriche et le Luxembourg l’avaient interdite. Huit pays (France, Allemagne, Luxembourg, Autriche, Hongrie, Grèce, Bulgarie et Pologne) ont également adopté des clauses de sauvegarde pour bannir le maïs MON810.

Si le maïs TC1507 ne finira pas forcément dans les champs européens, la décision de la Cour de justice pourrait néanmoins créer un précédent. Elle pourrait inciter les géants des biotechnologies, au premier rang desquels Monsanto, à attaquer la Commission lorsqu’elle tarde à donner une réponse sur des semences transgéniques. Les cas de litiges potentiels sont nombreux : dix-huit OGM ––– onze maïs ainsi que des variétés de coton, de soja, de betterave et de colza ––– attendent une autorisation de mise en culture.  Audrey Garric    Pierre Le Hir  Journalistes au Monde LE MONDE | 31.10.2013 à 10h38 • Mis à jour le 31.10.2013 à 14h41

http://www.lemonde.fr/planete/article/2013/10/31/la-culture-d-un-nouveau-mais-ogm-pourrait-bientot-etre-autorisee-en-europe_3505895_3244.html

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01 novembre 2013 ~ 0 Commentaire

Un quart de l’agriculture sous la menace de la sécheresse (of)

Un quart de l'agriculture sous la menace de la sécheresse (of) dans Ecologie & climat

Un quart de la production agricole mondiale est issu de régions subissant un fort stress hydrique et 40% de l’alimentation disponible provient déjà de cultures irriguées, selon l’étude d’un institut américain.

Pour le World Ressource Initiative (WRI), «cette étude illustre les tensions entre la disponibilité en eau et la production agricole» et la nécessité de «trouver un équilibre entre ces deux ressources essentielles alors que la population mondiale ne cesse d’augmenter». L’agriculture compte déjà pour 70% des usages de l’eau sur la planète. Bien sûr, notent les auteurs, toutes les cultures ne sont exposées de la même manière.

40% du blé cultivé dans des zones exposées Plus de 40% du blé est cultivé dans des régions exposées à des stress hydriques «élevés ou extrêmement élevés» (centre des Etats-Unis, Sud de l’Europe, Inde du Nord, Chine), mais une plante textile comme le coton est déjà concernée pour moitié de sa production (sud des USA, Asie orientale…).

De même, toutes les cultures n’ont pas la même consommation: les racines et tubercules comme les carottes, betteraves ou pommes de terre requièrent moins d’un demi-litre d’eau pour pro- duire une calorie. Quand les lentilles ou les haricots en nécessitent 1,2 litre/calorie, selon les travaux de l’Université de Twente aux Pays-Bas et le Water Footprint Network. Et si l’irrigation permet d’augmenter la production de façon spectaculaire, la crainte à terme «est de voir toutes les rivières et toutes les nappes aquifères sous tension croissante».

Conflits d’usage «Le véritable problème est de voir les conflits d’usage s’intensifier», estime le WRI: dans des conditions inchangées, «la demande en eau va croître de 50% d’ici 2030 mais la disponibilité ne peut pas augmenter dans la même proportion», prévient-il. L’agriculture représentera la moitié de cette demande supplémentaire à elle seule puisqu’il faut selon les prévisions augmenter la production de calories de 69% d’ici 2050 pour nourrir les 9,6 milliards d’humains projetés par l’ONU. Une carte interactive permet de constater, par culture (du cacao au riz, du caoutchouc au soja) et par région, où se situent les points les plus brûlants. Agriculture jeudi 31 octobre 2013

http://www.ouest-france.fr/actu/AgricultureDet_-Un-quart-de-l-agriculture-sous-la-menace-de-la-secheresse_3640-2244860_actu.Htm

Commentaire: A force de pomper sans arrêt, l’eau douce de la nappe phréatique du Sud Finistère, celle-ci est peu à peu remplacée par de l’eau de mer…

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