Archive | Ecologie & climat

25 mai 2014 ~ 0 Commentaire

L’industrie nucléaire instrumentalise verdun (odn)

 nukle dechet

et les morts de la première guerre mondiale !

Une Conférence internationale est prévue du 15 au 17 septembre 2014 au Centre mondial de la Paix de Verdun pour promouvoir l’enfouissement sous terre des déchets nucléaires les plus radioactifs (cf http://www.oecd-nea.org/rwm/rkm/verdun2014/index-fr.html ).

Organisée par plusieurs structures de l’industrie nucléaire, qui plus est au coeur des commémorations de la Première guerre mondiale, cette initiative instrumentalise la mémoire des millions de morts de ce conflit pour tenter de justifier l’enfouissement des déchets radioactifs, projet souvent considéré comme criminel vis à vis des générations futures.

Créé sur des principes universels, fonctionnant principalement avec de l’argent public, le Centre mondial de la Paix ne doit pas favoriser des projets industriels et partisans et, d’ail- leurs, on peut lire dans ses propres documents: « Après la visite des champs de bataille et des cimetières militaires, Verdun souhaitait offrir un autre visage que celui de la discorde et des conflits. »

Or les projets d’enfouissement des déchets radioactifs génèrent au contraire de violentes polémiques, le pouvoir politique et l’industrie nucléaire tentant de les imposer par tous les moyens à des populations qui n’en veulent pas. La mémoire des millions de personnes tuées lors de la Première guerre mondiale doit être préservée, il n’est pas acceptable qu’elle soit instrumentalisée et mêlée aux controverses causées par l’industrie nucléaire.

Agissez:

Exigez l’annulation de la Conférence internationale prévue au Centre mondial
de la Paix de Verdun pour promouvoir l’enfouissement des déchets radioactifs

 Signez la pétition SVP !

Lire la suite

24 mai 2014 ~ 0 Commentaire

Gaspare analyse l’avis de l’autorité environnementale

gaspare

L’Autorité environnementale, instance du Conseil général de l’environnement et du développement durable présidée par la ministre de l’environnement, a rendu son avis sur le projet de canalisation de gaz « Bretagne Sud » (*). Cette canalisation n’aurait de raison d’être que si la centrale à cycle combiné gaz – CCCG – de Landivisiau voyait le jour.

Ce projet de canalisation suscite les interrogations et les réserves de l’Autorité qui demande, à plusieurs reprises, que la justification du projet de CCCG soit mieux explicitée. Elle rejoint en cela le Collectif GASPARE qui dénonce, depuis près de quatre ans, l’opacité de la décision du projet de CCCG et les dysfonctionnements démocratiques constatés. GASPARE attend les avis que l’Autorité doit rendre dans quelques semaines sur les trois autres dossiers en lien avec le projet de Landivisiau : implantation, raccordements électrique et gazier. Il y a fort à parier qu’ils seront tout aussi critiques, voire plus !

Dans son Scénario alternatif électrique breton, GASPARE démontre l’inutilité de la CCCG, et donc de tous les travaux qui lui sont liés, et réclame la mise à jour du Pacte électrique breton. Plusieurs CCCG se trouvent dans l’obligation de fermer, comme celle de Toul (54), inaugurée en 2012, qui sert de vitrine à Direct Energie, opérateur retenu pour la CCCG de Landivisiau, auprès des élu-e-s. Il est inconcevable que ce projet, qui bénéficierait de subventions publiques, perdure pour, à terme, rester à l’arrêt parce qu’inutile !

(*) http://www.cgedd.developpement-durable.gouv.fr/IMG/pdf/140514_canalisation_bretagne_sud_-_avis_delibere_cle561ef6.pdf

Lire la suite

21 mai 2014 ~ 0 Commentaire

Samedi 24 mai: marche contre monsanto à guingamp et soutien aux faucheurs à kergrist mouelou

roudou

Samedi 24 mai des citoyens du monde entier marcheront contre Mosanto

Mosanto ce sont les OGM qu’on retrouve dans les champs et dans les assiettes mais aussi les pesticides,  dont un encore en vente sur le marché et utilisé par bon nombre de particuliers : le « Round Up ».

L’actualité en Bretagne sur le sujet des pesticides et de leurs nuisances est faite de nouveaux scandales: durant des années des employés de Nutrea-Triskalia (firme de l’agro-business) ont été gravement intoxiqués par des pesticides interdits que leur faisait manipuler leur employeur! Accidentés du travail et empoisonnés, ils ont fini par être licenciés de l’entre- prise qui n’a fait aucun effort pour les reclasser et encore moins les indemniser! Ces person- nes se battent depuis 3 ans pour faire reconnaitre leur maladie et dénoncer le scandale sanitaire et environnemental que représente l’utilisation de ces pesticides.

Samedi 24 mai à GUINGAMP
Départ 15 h stade du Roudourou
Pour une marche citoyenne et Festive contre Monsanto
Venez avec vos banderoles, vos slogans,vos chansons, vos déguisements, votre joie de vivre ! On vous attend nombreux !

ogm

Pour finir la journée :

FETE de soutien des faucheurs volontaires à KERGRIST MOELOU
17 h : conférence gesticulée, concert, repas, buvette

Lire la suite

20 mai 2014 ~ 0 Commentaire

Un référendum sur le droit à l’eau interdit en grèce (basta)

brest eau

Le 18 mai, Thessalonique, dont l’agglomération dépasse un million d’habitants, devait voter pour ou contre la privatisation de son eau.

Ce référendum populaire consultatif devait se tenir en même temps que les élections locales. Son organisation était soutenue par onze maires de l’agglomération, dont celui de Thessa-lonique. Qu’importe ! Le gouvernement grec du conservateur Antònis Samaràs a déclaré la consultation illégale.

C’est la « Troïka » – FMI, Banque centrale européenne et Commission européenne – qui exige de la Grèce de privatiser la gestion de l’eau dans les deux plus grandes villes du pays, Athènes et Thessalonique. L’entreprise qui gère la distribution de l’eau à Thessalonique (EYATH) est déjà une société anonyme. Elle reste cependant contrôlée par l’Etat à 51%, qui doit donc vendre sa participation. Plusieurs municipalités de l’agglomération ont proposé de racheter les parts de l’État grec. En vain. Un collectif de syndicats et de citoyens ont tenté de participé à l’appel d’offre, via un réseau de coopératives d’usagers : chaque habitant de la ville aurait acquis une part du service de l’eau, pour un montant de 136 euros par logement con- necté au réseau. D’où le nom donné à cette mobilisation, « l’initiative 136 » [1]. L’appui d’« investisseurs éthiques » internationaux et des acteurs de la finance solidaire pour aider les résidents à acquérir leur part était même envisagé. En vain.

« Right2Water » : la Commission européenne méprise les citoyens Ce sont au contraire deux entreprises privées qui sont, pour l’instant, sur les rangs : la société israélienne Mekorot et la française Suez environnement, associée à un groupe de BTP grec. Suez détient déjà 5% des parts d’EYATH. Les entreprises sont en négociation avec l’agence spéciale en charge du programme de privatisations grecques, qui n’est soumise à aucune forme de supervision par- lementaire (lire ici). « Thessalonique a des besoins en infrastructures d’eau et d’assainis- sement importants nécessitant des investissements chiffrés par le management de Thessa- lonique. Des chiffres de l’ordre de 250 millions d’euros sont évoqués », fait valoir la direction de Suez, contactée par notre Observatoire des multinationales. Par la voix de Diane d’Arras, directrice adjointe Eau Europe de Suez, l’entreprise promet la création de 2 000 à 4 000 em- plois et de transformer EYATH en « opérateur de premier rang au niveau mondial ». Les opposants à la privatisation craignent une augmentation drastique de l’eau.

En attendant, comme s’il fallait justifier sa privatisation, le service de l’eau est laissé quasiment à l’abandon. Selon les syndicats, l’effectif d’EYATH serait passé de 700 à 235 employés, faute de remplacement des départs à la retraite. La compagnie ne disposerait plus aujourd’hui que de onze plombiers pour plus de 2 300 kilomètres de canalisations !

A l’automne dernier, l’initiative citoyenne européenne sur le droit à l’eau et contre la privatisation, « Right2Water », annonçait avoir recueilli suffisamment de signatures – 1,9 million dans toute l’Union – pour obliger les institutions européennes à se saisir du dossier. C’est la première fois que cette nouvelle procédure participative, introduite par le traité de Lisbonne, est mise en œuvre avec succès (lire aussi ici). La Commission a donc été obligée de recon- naître que l’eau est un « bien public » et qu’il revient aux collectivités locales d’assumer la responsabilité ultime de ce service. En totale contradiction avec ce qui se passe aujourd’hui à Thessalonique. Malgré l’interdiction du ministère de l’Intérieur, le référendum a malgré tout été organisé, devant les bureaux de vote. Les municipalités ont fourni les listes électorales. Selon les premiers dépouillements, le résultat serait de 98% contre la privatisation de l’eau (voir les résultats ici). Par Ivan du Roy 20 mai 2014

Lire également notre enquête : Privatisations forcées en Grèce : Suez convoite l’eau d’Athènes et de Thessalonique.

Lire la suite

20 mai 2014 ~ 0 Commentaire

Une alimentation accro au pétrole 1 (esther vivas)

peace

Même si nous ne nous en rendons pas compte, nous mangeons du pétrole.

Le mode actuel de production, de distribution et de consommation d’aliments est « accro » à l’ « or noir ». Sans pétrole, nous ne pourrions pas manger comme nous le faisons. Néanmoins, dans un contexte où il sera de plus en plus difficile d’exploiter un pétrole de plus en plus cher, comment ferons-nous pour nous alimenter ?

L’agriculture industrielle nous a rendus dépendants du pétrole. Des semailles à la récolte et de la commercialisation jusqu’à la consommation elle-même, nous avons besoin de lui. La « révolution verte », les politiques qui nous disaient que la modernisation de l’agriculture allait mettre un terme à la faim, et qui fut imposée entre les années 1940 et 1970, nous a transformés en « junkies » de ce combustible fossile, en partie grâce à son prix relativement bon marché. La mécanisation des systèmes agricoles et l’utilisation intensive de fertilisants et de pesticides chimiques en sont les meilleurs exemples. Ces politiques ont signifié la privatisation de l’agriculture, en nous laissant, paysans et consommateurs, aux mains d’une poignée d’entreprises de l’agro-business.

En dépit des promesses de la révolution verte sur l’augmentation de la production de nourriture et, qu’en conséquence, elle mettrait fin à la famine, la réalité fut tout autre. D’une part, la production par hectare a bel et bien progressé. Selon les chiffres de la FAO, entre les années 1970 et 1990 le total des aliments per capita au niveau mondial a augmenté de 11%. Cependant, comme le souligne Jorge Riechmann dans son ouvrage « Cuidar la Tierra » (Soigner la Terre), cela n’a pas entraîné une diminution réelle de la faim, vu que le nombre de personnes souffrant de sous alimentation sur la planète a également augmenté de 11% au cours de cette même période – et cela sans même compter la Chine dont la politique agricole était régie par d’autres paramètres -, passant de 536 millions à 597.

La révolution verte a eu par contre des conséquences très négatives pour la petite et moyenne paysannerie et pour la sécurité alimentaire à long terme. Elle a concrètement aug- menté la puissance des entreprises agro-industrielles sur toute la chaîne productive ; provo- qué la perte de 90% de l’agro et biodiversité ; réduit massivement les nappes phréatiques ; augmenté la salinisation et l’érosion des sols ; déplacé des millions d’agriculteurs des cam- pagnes vers la misère des villes ; démantelé les systèmes agricoles traditionnels et nous a rendus dépendants du pétrole.

Une agriculture « junkie » L’introduction de mécanisation agricole à grande échelle fut l’un des premiers pas. En 1850 aux Etats-Unis, par exemple, comme l’évoque le rapport« Food, Energy and Society », la traction animale était la principale source d’énergie à la campagne, représentant 53% du total, suivie par la force humaine, avec 13%. Cent ans plus tard, en 1950, toutes deux ne représentaient qu’à peine 1% à la suite de l’introduction de machines à com- bustible fossile. La dépendance des machines agricoles (tracteurs, moissonneuses-batteuses, camions…), plus nécessaire encore dans les grandes exploitations et les monocultures, est énorme. C’est donc dès la production que l’agriculture est « accro » au pétrole.

Le système agricole actuel, avec les cultures d’aliments dans d’immenses serres indépendamment de la saison et du climat, a besoin des produits dérivés du pétrole et signifie une consommation d’énergie élevée. Des tuyaux aux emballages rembourrés, des bâches jusqu’aux toits, tout est en plastique. Selon les chiffres du Ministère de l’Agriculture et de l’En- vironnement, l’Etat espagnol est en première place de la culture sous plastique dans l’Europe méditerranéenne avec 66.000 hectares cultivés, la majeure partie en Andalousie et, en parti- culier, à Almeria, suivie de plus loin par la Murcie et les Canaries. Et que faire avec une telle quantité de plastique dès que sa vie utile est terminée ?

L’utilisation intensive de fertilisants et de pesticides chimiques est une illustration de plus de l’addiction du modèle alimentaire actuel au pétrole. Selon le rapport « Eating Oil : food suply in a changing climate », la commercialisation de fertilisants et de pesticides a augmenté de 18% à 160% entre les années 1980 et 1998. Le système agricole dominant a besoin de fortes doses de fertilisants élaborés à base de pétrole et de gaz naturel, comme l’ammoniac, l’urée, etc. qui remplacent les nutriments du sol. Des multinationales pétrolières, comme Repsol, Exxon Mobile, Shell, Petrobras, investissent dans la production et la commercialisation de fertilisants agricoles.

Les pesticides chimiques de synthèse sont une autre source importante de dépendance à ce combustible fossile. La révolution verte, comme nous l’avons évoqué, a généralisé l’utili-sation de pesticides et, en conséquence, le besoin de pétrole pour les élaborer. Et tout cela sans parler de l’impact écologique de l’utilisation de ces agents agro-toxiques, la contamination et l’épuisement des sols et des eaux, ainsi que l’impact sur la santé des paysans et des consommateurs.

http://www.avanti4.be/analyses/article/une-alimentation-accro-au-petrole

Lire la suite

20 mai 2014 ~ 0 Commentaire

Une alimentation accro au pétrole 2 (esther vivas)

petrol

Aliments voyageurs

On observe également la dépendance vis-à-vis du pétrole dans les longs trajets que réalisent les aliments de leur lieu de culture jusqu’à leur consommation. Selon un rapport des Amis de la Terre, on estime que la nourriture voyage en moyenne quelques 5.000 Km du champ à l’as- siette, avec la consommation consécutive d’hydrocarbures et son impact environnemental. Ces « aliments voyageurs », selon le rapport cité, génèrent presque 5 millions de tonnes de CO2 par an, contribuant ainsi à l’aggravation du changement climatique.

Dans course au profit maximal, la mondialisation alimentaire délocalise la production d’aliments, comme elle l’a fait dans d’autres domaines de l’économie productive. Elle produit à grande échelle dans les pays du Sud, en profitant de conditions de travail précaires et d’une législation environnementale inexistante, pour revendre ensuite ses marchandises dans nos pays à un prix compétitif. A l’inverse, elle produit au Nord grâce aux subventions agricoles bénéficiant aux grandes entreprises, pour ensuite commercialiser ces marchandises subven- tionnées à l’autre bout de la planète, en vendant en dessous du prix de revient et en faisant une concurrence déloyale aux productions autochtones. C’est ici que réside l’explication des aliments kilométriques : le profit maximal pour quelques uns d’une part, et la précarité, la pauvreté et la contamination environnementale maximum pour la majorité de l’autre.

En 2007, on a importé dans l’Etat espagnol plus de 29 millions de tonnes d’aliments, soit 50% de plus qu’en 1995. Les trois quart de ces importations étaient constituées de céré- ales, de dérivés de céréales et d’aliments pour l’élevage industriel de bétail provenant majo- ritairement d’Europe et d’Amérique centrale et du sud, comme l’indique le rapport « Alimentos kilométricos ». Même des aliments typique du pays, comme les pois chiches et le vin, par- courent jusqu’à nous plusieurs milliers de Km de distance avant d’être consommés. 87% des pois chiches que nous mangeons proviennent du Mexique, tandis qu’en Espagne leur culture a connue une chute libre. Quel est l’intérêt de ce genre de chassé-croisé international d’aliments d’un point de vue social et écologique ? Aucun.

Un plat dominical typique en Grande-Bretagne est fait à base de pommes de terre d’Italie, de carottes d’Afrique du Sud, de haricots de Thaïlande, de veau d’Australie, de bro- colis du Guatemala et de fraises de Californie et d’airelles de Nouvelle Zélande comme dessert génère, selon le rapport « Eating Oil : food suply in a changing climate », 650 fois plus de gaz à effet de serre à cause du transport de ces ingrédients que s’ils avaient été cultivés et ache- tés localement. Le chiffre total de Km que l’ensemble de ces « aliments voyageurs » cumulent du champ à l’assiette est de 81.000km , soit l’équivalent de deux tours du monde. Il s’agit là d’une chose irrationnelle si on tient compte du fait que bon nombre de ces produits sont cul- tivés dans le pays. La Grande-Bretagne importe de grandes quantités de lait, de porcs, d’a- gneaux et d’autres aliments de base en dépis du fait qu’elle exporte des quantités similaires de ceux-ci. Et c’est la même chose chez nous.

Manger du plastique Et que se passe-t-il lorsque les aliments arrivent au supermarché ? Du pastique et encore plus de pastique, avec des dérivés du pétrole. On trouve ainsi un embal- lage primaire, qui contient l’aliment, avec un emballage secondaire qui permet une exhibition attractive sur l’étalage et, finalement, des sacs en plastique pour emporter les achats à la mai- son. En Catalogne, par exemple, sur les 4 millions de tonnes de déchets annuels, 25% cor- respondent à des emballages en plastique. Une étude commandée par l’Agència Catalana del Consum (Agence catalane de la consommation) concluait que l’achat dans des magasins de proximité réduisait de 69% les déchets par rapport à un supermarché ou à une grande surface.

Une anecdote personnelle illustre bien cette tendance. Quand j’étais petite, à la maison on achetait l’eau embouteillée dans de grandes carafes de verre de huit litres. Aujourd’hui, presque toute l’eau est commercialisée dans des bouteilles en plastique. Et il est même devenu habituel de l’acheter en « packs » de six bouteilles d’un litre et demi. Comme l’indique la Fon- dation Terre, il ne faut donc pas s’étonner que sur les 260 millions de tonnes de déchets en plastique dans le monde, la majeure partie est constituée de bouteilles d’eau ou de lait. Selon cette même source, l’Etat espagnol est le principal producteur de sacs en plastique pour un seul usage en Europe et le troisième pays consommateur. On estime que la vie utile d’un sac en pastique est de 12 minutes en moyenne, mais qu’il faut 400 années pour qu’il se décom- pose. Tirez-en les conclusions.

Nous vivons sur une planète de plastique, comme l’illustrait brillamment l’autrichien Wer- ner Boote dans son film « Plastic Planet » (2009), où il affirmait : «  La quantité de plastique nous avons produits depuis le début de l’âge du plastique est suffisante pour emballer jusqu’à six fois la planète avec des sacs ». Et quel est l’impact sur la santé de leur omniprésence dans notre vie quotidienne ? Un témoignage dans ce film disait : « Nous mangeons et nous buvons du plastique ». Et, comme le dénonce le documentaire, nous en paierons tôt ou tard la facture.

La grande distribution n’a pas seulement généralisé la consommation d’énormes quantités de plastique, elle a également contribué au développement de l’automobile pour aller faire les courses. La prolifération des hypermarchés, des grands magasins et des centres commerciaux à l’extérieur des villes a favorisé l’utilisation de la voiture privée pour se déplacer jusqu’à ces établissements. Comme l’indique le rapport «Eating oil : food suply in a changing climate», si on prend comme exemple la Grande Bretagne, entre les années 1985-1986 et 1996-1998, le nombre de voyages par semaine et par personne en voiture pour faire les cour- ses est passé de 1,7 à 2,4. La distance parcourue totale a également augmenté, passant de 14 Km par personne et par semaine à 22 Km, soit une augmentation de 57%. Plus de Km, c’est plus de pétrole et plus de CO2 au détriment, en outre, du commerce de proximité. Si, en 1998, il existait dans l’Etat espagnol plus de 95.000 magasins, en 2004 ce chiffre s’était réduit à 25.000.

Que faire ? Selon l’Agence Internationale de l’Energie, la production de pétrole conventionnel a atteint son sommet en 2006. Dans un monde où le pétrole se raréfie, comment et qu’allons nous manger ? En premier lieu, il est nécessaire de prendre en compte le fait que plus d’agri- culture industrielle, intensive, kilométrique et globalisée signifie plus de dépendance au pétrole. Par contre, un système paysan, agro-écologique, de proximité, de saison, est moins « accro » aux combustibles fossiles. La conclusion, je pense, est claire.

Il est urgent d’opter pour un modèle d’agriculture et d’alimentation antagoniste avec le modèle dominant, qui place au centre les besoins de la majorité et de l’écosystème. Il ne s’agit pas d’un retour romantique au passé, mais bien de l’impérieuse nécessité de soigner la terre et de garantir de la nourriture pour tout le monde. Ou bien nous faisons le choix du changement, ou bien, quand il n’y aura pas d’autre possibilité que de changer, d’autres, comme à maintes reprises, vont faire du profit avec notre misère. Ne laissons pas l’histoire se répéter. Esther Vivas 16 mai 2014

http://www.avanti4.be/analyses/article/une-alimentation-accro-au-petrole

Lire la suite

19 mai 2014 ~ 0 Commentaire

Des faucheurs de vignes ogm relaxés (basta)

frank

C’est une décision judiciaire à laquelle le collectif des Faucheurs volontaires ne s’attendait pas.

La Cour d’appel de Colmar a décidé le 14 mai 2014, au terme de quatre ans de procédures, de relaxer en appel les 54 inculpés. L’affaire a commencé en août 2010, après la destruction d’un essai en plein champ portant sur 70 porte-greffes de vigne génétiquement modifiés, appartenant à l’Institut national de la recherche agronomique (Inra). « La recherche fonda-mentale sur les OGM doit uniquement s’effectuer en milieu confiné », justifient les opposants. Condamnés en première instance, ils paient 57 000 euros de dommages et intérêts à l’Inra. Mais refusent leur condamnation au pénal et font appel.

L’absence d’impact n’est pas prouvée Dans le jugement du 14 mai que s’est procuré Basta!, la Cour d’appel considère que la demande de l’Inra « se contente d’affirmer, sans four- nir la moindre donnée scientifique, que l’essai ne générera aucun risque, d’une part, pour l’éco-système [et] pour la santé humaine ». Pour les juges, les affirmations de l’Inra ne sont «nulle- ment étayées par le moindre élément». Le demandeur doit fournir les éléments d’information permettant d’évaluer l’impact de l’essai. Et pas seulement soutenir : « Nous n’avons observé aucune anomalie auprès des personnels travaillant au contact de ces plantes depuis 4 ans ».

Les faucheurs d’OGM ont déjà été relaxés à plusieurs reprises en première instance, mais les Cours d’appel ont systématiquement annulé ces relaxes au profit de peines de prison avec sursis et d’amendes. « À Colmar, la Cour a reconnu un des arguments des Faucheurs, à savoir que l’autorisation de cet essai délivré par le ministère de l’Agriculture était illégale », sou- ligne Inf’OGM. Le délit de destruction ne pouvait donc pas être retenu contre les faucheurs. A noter également que si la Cour a jugé les 54 faucheurs coupables de «violation de domicile », elle ne les a condamnés à aucune peine. Dans un communiqué, l’Inra précise qu’ «au-delà du jugement, le droit de la recherche publique à mener, dans le respect strict du cadre réglemen- taire, des travaux scientifiques d’intérêt général sur des sujets sensibles doit être réaffirmé ». Le débat sur les OGM va se poursuivre au-delà des discussions dans les tribunaux.

Par Sophie Chapelle 19 mai 2014

Lire la suite

19 mai 2014 ~ 0 Commentaire

Mcdo veut nous faire manger du poulet nourri aux ogm (basta)

OGM

En 2001, McDonald’s s’était engagé à ne pas vendre de poulet nourri au soja ou maïs transgéniques dans ses restaurants européens.

C’en est fini de cette promesse. Pour l’Allemagne en tous cas [1]. Depuis début avril, les McDo allemands peuvent proposer nuggets et burgers de poulet nourri aux organismes généti- quement modifiés. L’information a été révélée par Greenpeace Allemagne et confirmée par l’entreprise.

La raison invoquée ? « Nos fournisseurs nationaux et internationaux de poulet nous ont signalé n’être plus en mesure, à partir du deuxième trimestre de cette année, de garantir une alimentation sans OGM en quantité suffisante à des conditions économiques acceptables », écrit le porte-parole de McDonald’s en Allemagne (dans un courrier à Greenpeace). Trop chère, la volaille sans OGM ? Selon Greenpeace, un burger au poulet garanti sans alimen-tation transgénique coûterait pourtant moins d’un centime d’euro de plus. Un petit centime qui semble de trop pour la chaîne de fastfoods, qui a oublié à l’occasion ses beaux discours sur les effets désastreux des cultures de soja transgénique sur la forêt amazonienne et ses engagement à la protéger.

Suffira-t-il aux Allemands d’éviter les McDo pour ne pas manger de poulet nourri aux OGM ? Non. En février, la coordination nationale de la filière volaille a renoncé à son enga- gement de ne nourrir ses poulets, dindes et autres sans aucun aliment transgénique. Obli- gation pourtant suivie depuis 14 ans. La justification : il serait de plus en plus difficile de trouver des aliments pour volaille sans OGM. « L’offre de soja sans OGM va diminuer en 2014. Ainsi, le plus grand producteurs mondial de soja, au Brésil, a annoncé ne pouvoir fournir que 50% de la quantité de l’année passée », écrivait le groupement dans un communiqué. Faux, répond Stephanie Töwe, de Greenpeace Allemagne : « Il y a du soja sans OGM en quantité suffisante. Le groupement brésilien des producteurs de soja sans OGM (Abrange) assure que les agriculteurs brésiliens produisent cette année, par rapport à la saison précédente, 10% de plus de soja conventionnel (sans OGM). Pour l’État du Brésil qui produit le plus de soja, Mato Grosso, les pronostics de récolte sont même sur une augmentation de 50%. »

La grande distribution renonce également à ses engagements Les grands groupes cherchent-ils vraiment à éviter les aliments transgéniques ? « Le filière de la volaille dit qu’il n’y a pas assez d’aliment sans OGM. Et la distribution prend ces déclarations pour argent comp- tant et abandonne ainsi la responsabilité des produits qu’elle vend », souligne Stephanie Töwe. Selon les résultats [2] d’une enquête effectuée en mars par Greenpeace auprès de groupes allemands de la grande distribution, seules deux des douze chaînes de supermarchés inter-rogées s’engagent à ne vendre que de la volaille et des œufs garantis sans alimentation OGM. « Un poulet nourri sans OGM coûte pourtant au maximum huit centimes de plus », indique Stephanie Töwe.

En Grande-Bretagne, plusieurs grands groupes de supermarchés ont renoncé en 2013 à leur engagement de ne pas vendre de la volaille nourrie avec des OGM. En France, un récent guide de Greenpeace montre aussi que de très nombreuses marques de volailles (entre autres produits) vendues en supermarchés ne sont pas garanties sans OGM. Le meilleur moyen pour éviter les aliments transgéniques reste encore, selon ce guide, de se tourner vers l’agriculture biologique, qui exclue les OGM à tous les stades. Par Rachel Knaebel 19 mai 2014

Lire la suite

19 mai 2014 ~ 0 Commentaire

Pourquoi nous allons déverser 1,8 tonnes de charbon devant la société générale ?

Entre le 21 mai et le 5 juin, Bizi! déversera 1,8 tonnes de charbon devant le siège régional de la Société Générale à Bayonne, si elle n’a pas annoncé d’ici là son retrait du projet Alpha Coal.  Gigantesque projet de production et d’exportation de charbon situé en Australie, Alpha Coal va :

  • envoyer dans l’atmosphère 1,8 milliards de tonnes de CO2, gaz à effet de serre responsable du dérèglement climatique en cours ;
  • menacer la Grande Barrière de corail, un des plus riches écosystèmes de la planète;
  • menacer 50 000 emplois qui sont liés à cette Grande Barrière de corail, mettre en danger l’agriculture et les ressources en eau du bassin de Galilée.

Pour réussir cette action, nous avons besoin de votre aide. Aidez-nous en contribuant au financement de l’action et de la campagne

En savoir plushttp://www.bizimugi.eu/stop-alpha-coal/fr

Lire la suite

16 mai 2014 ~ 0 Commentaire

France-info junior: comment tromper les enfants (odn)

comment_raconter_des_histoires_a_nos_enfants_1926_859

Au profit de l’industrie nucléaire

Le mercredi 14 mai 2014, l’émission « France-info Junior » (*) a donné à entendre ce qui peut probablement se faire de pire en matière d’information, ou plutôt de désinformation, avec pour circonstance aggravante la manipulation de jeunes enfants. Cette émission, qui a en effet pour principe de donner la parole à des enfants sur un sujet de société, traitait ce jour-là de la question extrêmement controversée des déchets nucléaires, et plus exactement du projet de l’enfouissement des déchets les plus radioactifs, à l’étude actuellement à Bure dans la Meuse.

Première faute majeure, qui bafoue d’emblée l’éthique journalistique : avoir choisi, pour répondre aux enfants, une représentante de l’Agence nationale des déchets radioactifs (Andra), l’organisme précisément chargé de promouvoir et mettre en oeuvre l’enfouissement des déchets nucléaires ! Il n’est donc pas étonnant que, au cours de l’émission, n’ait jamais été évoqué le moindre doute concernant le fait de produire des déchets radioactifs, ni même le principe de l’enfouissement de ces déchets. Et ce alors que la controverse bat son plein de longue date sur ces questions.

C’est d’ailleurs le journaliste lui-même, Gilles Halais, qui pose d’entrée les bases de la tromperie en décrétant sans l’ombre d’un bémol : « Principal atout de Bure pour ce projet baptisé Cigéo : son sous-sol, en argile. Car l’argile, ça ne bouge pas et c’est donc la matière idéale pour y enterrer, pour plusieurs dizaines de milliers d’années, les déchets atomiques les plus dangereux« .

Voici donc balayées en 5 secondes les objections majeures avancées par de nom- breuses personnes qui suivent de près ce dossier. On peut pourtant les lire dans les « cahiers d’acteurs » mis en ligne par la Commission nationale du débat public : http://www.debatpublic-cigeo.org/informer/cahier-acteurs.html . On citera par exemple le cahier de l’ingénieur Bertrand Thuillier (cf http://bit.ly/1svZWn1 ) ou celui de l’Observatoire du nucléaire (cf http://bit.ly/1gHPzHz ).

Le seul élément de « pluralisme » accordé par le journaliste au cours de son émission réside dans cette remarque sibylline : « Ce projet unique de tombeau nucléaire n’a pas que des amis. » Mais qui conteste ? Pourquoi ? Sur la base de quelles données ? En soulevant quelles incertitudes, quels risques ? Les enfants et les auditeurs n’en sauront strictement rien.

Un véritable boulevard était donc ouvert pour Annabelle Comte, communiquante de l’Andra, grassement rémunérée pour tromper les citoyens en général et les enfants en l’occurrence. Pour elle comme pour le journaliste, les jeunes (et moins jeunes !) n’ont pas à savoir que le principe de l’enfouissement est frontalement contesté, à tel point qu’il est souvent considéré comme un véritable crime. Avec « France-info Juniors », l’enfouissement des déchets nucléaires est donc une évidence et il représente même une « solution » (alors que c’est au mieux une option, et probablement la pire de toutes). Extraits :

- « On met les déchets radioactifs dans la Terre pour qu’ils soient à l’abri et que personne ne puisse être à leur contact »

- « La Terre va nous protéger de ces déchets »,

- « La seule solution qu’on ait trouvé pour les mettre à l’abris c’est de les mettre dans la Terre »

- « Pour les plus dangereux qui vont durer très longtemps, là c’est la Terre qui prend le relais

- « C’est la Terre qui va les mettre à l’abri à la place de l’Homme »

- « Plusieurs centaines de milliers d’années, ça nous parait beaucoup pour nous, mais la Terre existe depuis 4,5 milliards d’années et donc ça représente une seconde à l’échelle de l’âge de la Terre. »

On note une stratégie de répétition si parfaitement assumée qu’elle relève incontes-tablement du bourrage de crâne. De plus, c’est carrément la Terre qui est convoquée pour « justifier » l’enfouissement : elle « va nous protéger », elle « prend le relais », elle « met les déchets à l’abri ».

C’est bien sûr mensonger – la Terre n’a jamais décidé de « prendre » les déchets nuclé- aires ! – mais aussi terriblement insidieux : les enfants ne sauraient mettre en doute la perti- nence des « actes » de notre Terre. Cerise sur le gâteau, une situation dramatique, infligée par l’industrie nucléaire aux humains pour des millions d’années, est finalement réduite d’un coup de baguette magique à « une seconde ». Qui dit mieux ?

Que l’Agence nationale des déchets radioactifs use de méthodes aussi nauséabondes, on peut presque le comprendre : elle a été créée précisément pour cela. Mais qu’un jour- naliste, qui plus est sur le service public, collabore directement à cette entreprise de tromperie, de plus en manipulant des enfants, c’est insupportable. Ce n’est assurément pas sur « France- info Junior » que l’on entendra des jeunes s’étonner par exemple que l’Observatoire du nuclé- aire soit poursuivi en justice par Areva, pour avoir dénoncé les méthodes par lesquelles la France pille littéralement l’uranium du Niger. Et ce pour alimenter les centrales nucléaires d’EDF… tout en prétendant que ces importations permettent une bien curieuse « indépendance énergétique ».

 Stéphane Lhomme Observatoire du nucléaire Jeudi 15 mai 2014

(*) A l’heure où nous publions, le reportage de France-Info Junior n’est plus en ligne. Momentanément ?

http://www.franceinfo.fr/environnement/france-info-junior/il-faudra-120-ans-pour-stocker-tous-les-dechets-radioactifs-francais-1418329-2014-05-14

http://www.observatoire-du-nucleaire.org

Lire la suite

Rocutozig |
Tysniq |
Connorwyatt120 |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | Rafredipen
| Agirensemblespourpierrevert
| Buradownchin