Archive | Ecologie & climat

03 avril 2014 ~ 0 Commentaire

Audierne, vendredi 11 avril

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MENACE A L’ILE DE SEIN : MOBILISONS-NOUS !
Extraction de sables en Mer d’Iroise La société Les Sables de l’Odet (SDO) demande aujourd’hui au Préfet du Finistère l’autorisation d’extraire des sables coquilliers au large de l’île de Sein (65 000 m3 par an pendant 10 ans), dans le cadre de la concession accordée en mai 2011. Dans le Parc marin d’Iroise, dans un site Natura 2000, alors que la disparition du sable s’accélère partout dans le monde, la Préfecture pourrait autoriser cette exploitation qui met en péril les ressources de pêche et détruit des dunes sous-marines au risque de modifier profondément l’environnement de la chaussée de Sein.
Participons à l’enquête publique avant le 18 avril

- en se déplaçant à la mairie d’Audierne ou de l’Ile de Sein, pour consulter les documents et écrire son avis dans le cahier mis à disposition.
- en accédant aux documents mis en ligne sur le site de la préfecture du Finistère et adressant son avis au commissaire enquêteur, Monsieur Quintric, par courrier à la mairie de l’Ile de Sein rue Saint Guénolé 29990 ou par courriel mairie.ile.de.sein@wanadoo.fr.
https://sites.google.com/site/alertealouest/home/extraction-de-sables-coquilliers-a-l-iele-de-sein
Soyons nombreux aux réunions publiques :
lundi 7 avril : présentation du projet par la société des Sables de l’Odet, à l’île de Sein à 11 h et en mairie d’Audierne à 18 h
Vendredi 11 avril : film « Sable : enquête autour d’une disparition » et débat au cinéma Le Goyen à 20h30.
Lundi 14 avril : réunion publique à la mairie d’Audierne à 20h30
avec les ASSOCIATIONS ALERTE A L’OUEST, BAIE DE DOUARNENEZ ENVIRONNEMENT, EAU ET RIVIERES DE BRETAGNE, OUEST CORNOUAILLE ENVIRONNEMENT, SAUVAL, GAMA, ASELE, DEMEL

https://www.facebook.com/pages/Baie-de-DouarneneZ-Environnement/136885106338468?notif_t=fbpage_fan_invite

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03 avril 2014 ~ 0 Commentaire

Rapport du giec (lcr.be)

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Gravité extrême du diagnostic, inconsistance des solutions

Le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC) a sorti la deuxième partie de son cinquième rapport d’évaluation, sur les impacts du réchauffement et l’adaptation. Il montre clairement que la situation est gravissime, mais les solutions qu’il avance sont loin, très loin d’être à la hauteur. En son article 2, la Convention cadre des Nations Unies sur le Changement climatique (CCNUCC , Rio 1992) fixait pour objectif d’empêcher « une interférence anthropogénique dangereuse avec le système climatique ». La conférence de Cancun (2010) concrétisait quelque peu l’affaire en décidant qu’un réchauffement supérieur à 2°C était à éviter. Le nouveau rapport du GIEC tente de cerner plus précisément les dangers ».

Huit risques clés

Pour ce faire, les experts identifient des « risques clés ». Définition: « Des risques sont considérés comme clés en fonction du grand danger et/ou de la grande vulnérabilité des sociétés et des sys- tèmes exposés. L’identification des risques clés s’est basée sur une expertise utilisant les critères spécifiques suivants : grande amplitude, haute probabilité ou irréversibilité des impacts ; timing des impacts ; vulnérabilité ou exposition permanente contribuant au risque ; ou possibilité limitée de réduire le risque par l’adaptation ou la mitigation. » (*)

Huit risques clés sont ainsi identifiés:

(1) risque de mort, de blessure, de problèmes de santé ou de rupture des moyens d’existence dans les zones côtières et les petits Etats insulaires, par suite de tempêtes, d’inondations et d’élévation du niveau de la mer ;

(2) risque de problèmes de santé graves et de rupture des moyens d’existence pour de larges groupes urbains, par suite d’inondations intérieures ;

(3) risques systémiques dus à des évènements météorologiques extrêmes provoquant la rupture des infrastructures en réseau et des services vitaux tels que l’électricité, la distribution d’eau et les services de santé et d’urgence ;

(4) risque de mortalité et de morbidité durant les périodes de chaleur extrême, particulièrement pour les populations urbaines vulnérables ainsi que pour celles qui travaillent à l’extérieur dans les zones urbaines et rurales ;

(5) risque d’insécurité alimentaire et de rupture des systèmes alimentaires (…) particulièrement pour les populations les plus pauvres dans les zones urbaines et rurales ;

(6) risque de perte des ressources et des revenus dans les zones rurales par suite de l’accès insuffisant à l’eau potable et à l’eau d’irrigation ainsi que de la réduction de la productivité agricole, particulièrement pour les paysans et éleveurs qui disposent d’un capital minimal dans les régions semi-arides ;

(7) risque de perte d’écosystèmes marins et côtiers et de leur biodiversité ainsi que des biens, fonctions et services qu’ils rendent en termes de ressources côtières, spécialement pour les communautés de pêcheurs sous les tropiques et dans l’Arctique ; (8) risque de perte d’écosystèmes terrestres et aquatiques terrestres et de leur biodiversité, ainsi que des biens, fonctions et services qu’ils rendent en termes de ressources.

Chacun de nous peut imaginer les drames qui se cachent derrière cet exposé sobre comme un inventaire de faillite. Il suffit de se rappeler les images diffusées lorsque la Nouvelle Orléans a été dévastée par l’ouragan Katrina (2005), que le Pakistan a été inondé suite à des moussons anormales (2010), que l’Ethiopie a souffert de la pire des sécheresses (2011), que le Colorado a été ravagé par les incendies de forêt (2012), ou que les Philippines ont été balayées par le typhon Hayan (2013)… En bref, le rapport du GIEC nous dit – avec un haut degré de confiance – que la poursuite du réchauffement signifiera plus de ces catastrophes, plus fortes et plus souvent.

NB : déluge possible Les huit risques clés sont combinés entre eux pour définir cinq « motifs de préoccupation » :

(1) les « menaces sur des systèmes uniques » comme les récifs coralliens – à « très haut risque » si on gagne encore 2° supplémentaires;

(2) les « évènements météorologiques extrêmes » – à « haut risque » au-delà de 1°C supplémentaire ;

(3) la « distribution inéquitable des impacts » (en clair : les pauvres paient la facture du réchauffement causé par les riches) – à « haut risque» au-delà de 2° supplémentaires ;

(4) les « impacts globaux agrégés » (en clair: le fait que les dégâts aux écosystèmes et aux pauvres commencent à impacter négativement l’économie globale) – à « haut risque » autour de 3°C supplémentaires ;

(5) les « évènements singuliers à large échelle », qui font franchir un point de basculement (« tipping point » abrupt débouchant sur des changements irréversibles.

Ce point cinq réfère en particulier au risque d’une élévation majeure du niveau des mers. A ce sujet, le texte dit ceci : « Le risque augmente de façon disproportionnée lorsque la tem- pérature gagne de 1 à 2°C supplémentaires et devient élevé au-dessus de 3°C, par suite de la possi- bilité d’une hausse importante et irréversible due à la perte des glaces. Pour un réchauffement sou- tenu supérieur à un certain seuil, une perte presque complète de la calotte glacière du Groenland se produirait en un millénaire ou plus, contribuant à une hausse de 7 mètres du niveau de la mer ».

Après le mot « seuil », une note de bas de page précise : « Les estimations actuelles indiquent que ce seuil est plus élevé que 1°C environ (confiance faible), mais plus bas que 4°C environ (con- fiance moyenne) de réchauffement global soutenu au-dessus des niveaux préindustriels ». Attention : on parle bien ici de réchauffement par rapport au 18e siècle, pas de réchauffement supplémentaire par rapport à la température actuelle. Etant donné que la Terre a gagné 0,7°C depuis la période préindustrielle, et qu’un demi-degré supplémentaire (au moins) est déjà dans le pipeline, on doit comprendre que l’affirmation selon laquelle une élévation de 7 mètres du niveau des océans est encore évitable est en réalité… peu fiable…

Il est significatif qu’une conclusion aussi capitale figure en note de bas de page et soit rédigée dans un style à ce point tordu (avec des doubles négations, et en citant des hausses de température mesurées par rapport à deux dates différentes !) qu’il faut s’y reprendre à deux fois pour en saisir le sens. (Un sens incomplet d’ailleurs, puisque le « Résumé pour les décideurs » ne parle que du Groenland, alors qu’une menace au moins aussi sérieuse peut venir de l’Antarctique Ouest.) Le « résumé pour les décideurs » étant négocié mot à mot entre les auteurs et les représentants des gouvernements, il est possible –ce ne serait pas la première fois- que ceux-ci aient fait des pieds et des mains pour que la vérité reste voilée. Mais il est possible aussi – une étude récente des articles scientifiques sur le climat suggère cette explication – que les auteurs eux-mêmes aient voulu pré- senter les choses mezzo voce, par peur d’être accusés de tenir des propos « catastrophistes »… ou par incapacité de sortir des dogmes néolibéraux.

Les pieds dans le plat Car le texte est aussi fade sur le plan des solutions qu’alarmant sur le plan du diagnostic. Pour éviter à la fois le basculement climatique et l’approfondissement des inégalités, les auteurs ne trouvent rien de mieux que de réciter une nouvelle fois le chapelet des mesures néo- libérales : « des partenariats public-privé, des prêts, des paiements pour services environnemen- taux, des hausses de prix sur les ressources naturelles, des taxes et des subsides, des normes et des régulations, un partage du risque et des mécanismes de transfert ».

Mises en œuvre depuis la conférence de Rio en 1992, ces soi-disant solutions n’ont fait qu’aggraver les risques environnementaux tout en approfondissant l’injustice sociale. Le professeur Kevin Anderson, spécialiste du climat à l’université de Manchester, a eu le courage et la lucidité de mettre les pieds dans le plat en déclarant récemment: « Après deux décennies de bluff et de men- songes, le budget carbone dont nous disposons encore pour ne pas dépasser 2°C de hausse de la température requiert un changement révolutionnaire au niveau de l’hégémonie politique et éco- nomique ».

En effet. La course au profit et l’accumulation capitaliste (l’un ne va pas sans l’autre) sont en train de nous précipiter tête baissée dans une catastrophe irréversible et d’une ampleur telle qu’on ne parvient pas à l’imaginer. Pour réduire les émissions et les supprimer à terme, une planification éco-socialiste est urgente, qui requiert en priorité l’expropriation des secteurs de l’énergie et du crédit, sans indemnités ni rachat. Sans cela, la catastrophe climatique plongera l’humanité dans une barbarie à côté de laquelle les deux guerres mondiales du 20e siècle, la colonisation et le nazisme apparaîtront comme des exercices d’amateurs. 2 avril 2014 par Daniel Tanuro

(*) L’article est basé uniquement sur le Résumé pour les décideurs, le rapport intégral n’est pas encore disponible.

http://ipcc-wg2.gov/AR5/images/uploads/IPCC_WG2AR5_SPM_Approved.pdf

http://www.lcr-lagauche.org/rapport-du-giec-gravite-extreme-du-diagnostic-inconsistance-des-solutions/

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02 avril 2014 ~ 0 Commentaire

Réchauffement: la planète court à sa faim (ci)

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Selon le rapport du Giec paru ce lundi, nous allons tout droit vers des pénuries alimentaires.
Les denrées de base comme le blé, le maïs et le riz sont menacées. Particulièrement en Asie.
Nous allons tout droit vers une crise alimentaire. C’est en substance ce que conclut le rapport 2014 des experts du groupe intergouvernemental sur l’évolution du climat (Giec). Le rapport lance une alerte : 1 °C de plus et nous allons connaître des pénuries et des campagnes désastreuses, notamment sur des denrées essentielles comme le blé, le maïs ou le riz. Ce facteur, combiné à la pression démo- graphique et la demande croissante d’aliments, constitue une très sérieuse menace. La baisse pourrait être de 2 % par décennie, alors que la demande va certainement bondir de 14 % d’ici à 2050.

La Chine et l’Inde vont en subir de plein fouet les effets, relève le site Internet de Down to Earth. Ce magazine indien consacré à l’environnement a épluché le rapport : « La pression sur les cultures de base va s’intensifier, affectant toute la sécurité alimentaire du continent asiatique », indique-t-il. Ce sont les systèmes hydriques qui vont particulièrement être affectés : le cycle et l’intensité des précipitations et des crues, la disponibilité des ressources en eau… Et tout cela va indirectement augmenter les risques de conflits violents, avertit le Giec.

Courrier international 1 avril 2014
Commentaire: C’est pour cela qu’il faut absolument exploiter les gaz de schistes!

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02 avril 2014 ~ 0 Commentaire

Nddl, cet aéroport dont on n’a pas besoin (les echos)

Ayraulthon

Le devoir de réserve est particulièrement bien respecté dans notre beau pays.

C’est une des choses qui y rendent la vie douce et agréable. Mais c’est aussi pour cela que politiques et administration peuvent impunément faire passer un peu n’importe quoi. Parfois cela produit de grandes choses : Concorde était une aventure, mais quel bel oiseau et quel prestige pour les partenaires franco-britanniques ! L’aéroport de CDG dote Paris d’une capacité de trafic aérien unique en Europe.

J’ai eu la chance de participer à ces deux réalisations, mais je n’ai pas pu résister à sortir de la réserve d’usage s’agissant de ce projet absurde et ridicule de Notre-Dame-des-Landes. Une idée dépassée de hub provincial. Un aéroport grand comme Heathrow à Londres, le premier d’Europe, qui traite 70 millions de passagers sur 1.300 hectares. Cela dans l’espoir de traiter, peut-être, 7 millions de passagers vers 2030, alors que Nantes dispose d’un excellent aéroport, sacré en 2012 meilleur aéroport régional d’Europe.

Une commission du dialogue a été instaurée et a rendu, en avril 2013, un rapport très raisonnable demandant que l’on étudie la possibilité de développer l’aéroport existant. L’administration s’est acharnée à démontrer que cela coûterait plus cher que de construire l’aéroport neuf. On peut toujours trouver les hypothèses qui vont bien.

Par exemple, on ne tient pas compte du fait que les avions sont de plus en plus silen- cieux. On sous-estime aussi l’augmentation de capacité des avions, alors qu’il y a un net décalage entre croissance du nombre de passagers et stagnation du nombre de décollages.

Or seul ce paramètre joue sur la saturation de la piste. On veut ignorer que bien des aéro- ports vivent avec une seule piste et en tirent quatre à cinq fois le trafic espéré à Nantes dans vingt ans : San Diego, Gatwick, Lisbonne, Genève.

On prétend que le bruit augmentera à Nantes, mais on ne fait surtout rien pour dimi- nuer la (faible) gêne actuelle, alors même que tous les constats objectifs faits à Londres, Paris ou ailleurs pointent la diminution du bruit d’une année à l’autre. On veut construire une aérogare de standing, là où Marseille et Bordeaux ont construit des extensions parfaitement adaptées aux low cost, pour une bouchée de pain. En France, Vatry, Metz-Nancy ont été des échecs patents.

Un aéroport voulu par les politiques alors qu’il n’y a pas de marché, qui va remplacer 1.300 hectares de zones humides par du ciment sans aucun besoin, est une absurdité. Ainsi Lyon, avec sa belle plate-forme et ses deux pistes magnifiques, végète, à 100 kilomètres de Genève, qui prospère avec sa piste unique et tous les obstacles alentour.

L’étude de l’administration a duré six mois. Les opposants ont eu quinze jours pour réagir. Une réunion à la préfecture de Loire-Atlantique a bien eu lieu. Les études hâtives des opposants ont été qualifiées - très aimablement -, par l’administration, d’honnêtes et constructives. Sur quoi le préfet a indiqué que le temps du dialogue était terminé et, dans la foulée, a sorti précipitamment une série de décrets permettant d’envisager le début des travaux. Pas vraiment dans l’esprit d’une commission du dialogue, dont le ministre s’était engagé à respecter les conclusions.

Bien entendu, à Nantes et en Bretagne, il y a des défenseurs du projet. Mais très peu d’arguments sérieux. Il y a l’immobilier qui revient constamment ! Mais Nantes n’est ni Monaco ni Gibraltar : il y a toute la place. Il y a le chauvinisme local : pourquoi le Grand Ouest n’aurait-il pas son aéroport ? Il y a ce que les Américains appellent le « Not in my backyard » : allez faire du bruit ailleurs. C’est vrai qu’il y a forcément des nuisances, mêmes si elles s’atténuent. Il n’y a pas de désert en France et le bocage, autour de Notre-Dame-des-Landes, se peuplera comme chaque fois qu’il y a un nouvel aéroport. Devoir de réserve ou pas, nos politiques pourraient avoir l’élégance de privilégier le bon sens à l’entêtement. Jacques Bankir Par Les Echos | 01/04 | 06:00 |

Jacques Bankir est ancien directeur des aéroports à Air France

http://www.lesechos.fr/opinions/points_vue/0203401035778-notre-dame-des-landes-cet-aeroport-dont-on-n-a-pas-besoin-661187.php

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31 mars 2014 ~ 0 Commentaire

Beg an dorchenn: une marche contre les pesticides (bigouden tv)

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A l’appel de plusieurs associations:

Alerte à l’Ouest, Baie de Douarnenez environnement, Eau et Rivières de Bretagne, Bretagne vivante, Cedapa, Cyberacteurs, Demel, Gama, Groupement des agriculteurs biologiques du Finistère, Ouest-Cornouaille Environnement, Sauval, Sur un air de terre

près de 400 personnes se sont rassemblées ce dimanche 30 mars, en début d’après-midi à la Torche, dans la commune de Plomeur, afin de manifester contre l’utilisation des pesticides. Cette marche bon enfant, qui a conduit les participants du parking de la Torche à sa pointe, aux sons des tambours et autres percussions, s’inscrivait plus largement dans le cadre de la semaine inter- nationale pour les alternatives aux pesticides qui se déroule traditionnellement au début du printemps.

Les organisateurs de cette marche dénonçaient en effet la nocivité de ces produits phyto- sanitaires tant sur le plan environnemental que humain :  la pollution des rivières, l’hécatombe dans le monde animal, mais aussi la prolifération, chez l’homme, de certains cancers.

Les agriculteurs seraient ainsi les premiers concernés par ces maladies graves, comme l’expliquait Henri Peuziat, lui-même ancien agriculteur : « Chez les arboriculteurs, les cancers sont en augmentation (…) Même si on utilise aujourd’hui une moindre quantité de pesticides, leur nocivité reste toujours la même ! »

Et le manifestant de poursuivre : en 2020 et 2022, les particuliers et les collectivités n’auront plus le droit d’utiliser ces produits, mais les agriculteurs pourront continuer ! Alors que ce sont eux, les principaux utilisateurs. Et d’autres responsables des associations présentes d’ajouter : la France est aujourd’hui le premier utilisateur mondial de pesticides. Et pourtant, leur nocivité est connue…

Du haut de la pointe de la Torche, et alors que se déployaient les pancartes  » Pour une agriculture sans pesticides » les yeux des manifestants se tournaient naturellement vers l’intérieur des terres, là même où se déploient actuellement les fleurs traitées des bulbiculteurs. Bien évidemment, le site n’était donc pas choisi au hasard, mais contrairement aux années passées, les organisateurs de la marche ne voulaient pas passer près des champs de tulipes et autres jacinthes, afin de ne pas jouer la carte de la provocation.

Une marche pacifique donc, pour inciter les agriculteurs à changer de pratique, afin de préserver le monde du vivant. La manifestation a donc connu un joli succès, mais aurait pu se déployer bien davantage : le seul reproche que l’on entendait dans les rangs des marcheurs était une communication trop confidentielle et un peu brouillonne de l’annonce de l’événement…

http://www.bigouden.tv/Actualites-2858-E.html?fb_action_ids=605474646203578&fb_action_types=og.likes

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31 mars 2014 ~ 0 Commentaire

Un régime alimentaire mondialisé (esther vivas)

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Qu’ont en commun l’Inde, le Sénégal, les Etats-Unis, la Colombie, le Maroc, l’Etats espagnol et bien d’autres pays ?

En dépit des différences importantes qui persistent encore, l’alimentation y est sans cesse plus semblable.  Au-delà de la « McDonaldisation » de nos sociétés et de la consommation globalisée de Coca-Cola, la consommation mondiale d’aliments dépend progressivement d’une poignée de variétés de cultures.

Le riz, le soja, le blé et le maïs s’imposent au détriment d’autres productions comme le millet, le manioc, le seigle, le sorgho, la patate douce ou l’igname. Si l’alimentation dépend d’une petite série de variétés de cultures, que se passera-t-il en cas de mauvaise récolte ou de maladies ?

Notre consommation de nourriture est-elle garantie? Nous allons vers un monde avec plus de nourriture mais moins de diversité et plus d’insécurité alimentaire. Des aliments comme le soja, dont la consommation était insignifiante jusqu’à il y a quelques années encore, sont devenus indis- pensables pour les trois quarts de l’humanité. D’autres, déjà importants dans le passé comme le blé ou le riz, se sont généralisés à grande échelle et sont respectivement consommés aujourd’hui par 97% et 91% de la population mondiale.

C’est une alimentation occidentalisée, « accro » à la consommation de viande, de pro- duits laitiers et de boissons sucrées qui s’impose ainsi. Des marchés alimentaires où les intérêts des grandes entreprises sont évidents. C’est ce qu’explique en détail une récente étude intitulée «L’aug- mentation de l’homogénéité dans les chaînes alimentaires globales et son implication pour la sécurité alimentaire », qui affirme que nous nous acheminons vers un « régime alimentaire mon- dialisé ».

Un menu qui, d’après les auteurs du rapport, constitue « une menace potentielle pour la sécurité alimentaire ». Pourquoi ? En premier lieu parce qu’en dépit du fait que nous con- sommons plus de calories, de protéines et de graisses qu’il y a cinquante ans, notre alimentation est moins variée et il est donc plus difficile de digérer les micronutriments nécessaires pour l’organisme. En outre, affirment les auteurs, « la préférence pour les aliments énergétiquement denses et basés sur un nombre limité de cultures agricoles globales et de produits transformés est associée à l’aug- mentation de maladies non transmissibles comme le diabète, les problèmes cardiaques ou certains types de cancer ».

Notre santé est donc en jeu. En second lieu, l’homogénéisation de ce que nous mangeons nous rend plus vulnérables aux mauvaises récoltes ou aux maladies, dont on prévoit qu’elles augmen- teront avec l’intensification du changement climatique. Nous sommes dépendants d’une poignée de cultures qui sont aux mains d’une poignée d’entreprises produisant à grande échelle à l’autre bout de la planète, imposant des conditions de travail précaires pratiquant une déforestation intensive, la contamination des sols et des eaux et l’utilisation systématique d’agents agrotoxiques.

Pouvons-nous alors choisir librement ce que nous mangeons dans de telles condi- tions ? Il ne s’agir pas d’être contre un changement des habitudes alimentaires en soi, le problème survient quand de tels changements sont imposés par des intérêts économiques particuliers, en marge des besoins réels des gens. Le « régime alimentaire mondialisé » est le résultat d’une « pro- duction-distribution-consommation » mondialisée où ni les paysans ni les consommateurs n’ont leur mot à dire.

Nous pensons décider ce que nous mangeons, mais ce n’est pas le cas. Comme l’affirmait le rapporteur spécial des Nations Unies sur le droit à l’alimentation, Olivier de Schutter, lors de la présentation du rapport «  Le potentiel transformateur du droit à l’alimentation : La principale déficience de l’économie alimentaire est l’absence de démocratie ». Et sans démocratie dans les champs et à table, on ne choisi et on ne mange pas correctement.

Source :
http://blogs.publico.es/esther-vivas/2014/03/15/una-dieta-globalizada/
Traduction française pour Avanti4.be : Ataulfo Riera

http://www.avanti4.be/actualite/article/un-regime-alimentaire-mondialise

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31 mars 2014 ~ 0 Commentaire

Le PS n’est pas à gauche (reporterre)

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Le PS échoue parce qu’il mène la politique des capitalistes – la même que l’UMP.

Pour échapper à la logique autoritaire que suit l’oligarchie, il faut construire la gauche autonome, écologiste, unissant des traditions politiques différentes mais convergeant dans leur analyse du moment historique.« Vague bleue », « déroute du PS », « débâcle de la gauche »… les élections municipales conclues le 30 mars ont marqué une défaite remarquable du Parti socialiste, qui perd la gestion de dizaines de villes. Le vote marque un désaveu évident de la politique menée depuis deux ans par MM. Hollande et Ayrault et par leur majorité.

Mais est-ce bien une défaite de la gauche, comme le proclament à l’envi les commen- tateurs politiques des médias dominants ? La défaite du PS est-elle la défaite de la gauche ? Cela ne serait vrai que si le PS était à gauche. Mais le PS n’est pas à gauche. Entendons-nous : il proclame en permanence qu’il est de gauche, il ancre son histoire dans la gauche, et, incon- testablement, ses électeurs se pensent eux-même à gauche. C’est-à-dire inspirés par l’idée fondamentale que la paix sociale ne peut exister que dans la justice, et que cette justice passe essentiellement par la recherche de l’égalité entre les citoyens, par la maîtrise des rapports d’inégalité afin que que la force des uns ne surpasse pas trop celle des autres.

Et pour qu’un parti puisse être dit de gauche, il faut qu’il mène une politique de gauche. Et dans un contexte historique caractérisé par un niveau d’inégalité historique, par la domination des banques et des marchés financiers sur la politique économique, par l’échec du croissancisme à résoudre les problèmes écologiques et à endiguer la pauvreté croissante, une politique de gauche serait de s’attaquer résolument – dans une perspective européenne – aux revenus des plus riches et des paradis fiscaux, aux pouvoirs financiers, au productivisme.

Le PS, M. Hollande, ont-ils mené cette politique ? Non. Ils ont suivi la même politique que l’UMP, que M. Sarkozy. Agitant le chiffon rouge du mariage pour tous – un moyen astucieux de détourner l’attention pendant qu’on s’assujettissait aux desiderata des marchés -, injectant une pincée de mesurettes sociales, ils ont continué sur la lancée du néo-libéralisme en vigueur dans tous les pays européens, alors même que le désastre provoqué par les marchés financiers en 2008 aurait dû conduire à un radical changement de cap.

Les électeurs n’ont donc pas boudé « la gauche » : ils ont boudé une politique mensongère, et même perverse. Car après tout, avec l’UMP, on sait où l’on est : dans le camp des dominants, du capitalisme sans remords. Avec le PS, on se croit à gauche, et il est plus difficile de combattre des dirigeants que l’on croit ses alliés. Ce mensonge est en train de prendre fin : nombre d’électeurs de gauche ont préféré s’abstenir ou aller ailleurs plutôt que de maintenir cette fiction d’un vote de gauche.

Pourquoi alors ne se sont-ils pas reportés sur le Front de gauche ou sur EELV ? Parce que ces deux mouvements maintiennent une alliance avec le PS. Au sein du Front de gauche, le Parti communiste a entretenu ses accords avec le PS pour sauver ses derniers bastions municipaux : c’est la logique d’un appareil à l’agonie et qui est en train de disparaitre. Le Parti de gauche, englué par son accord avec ce partenaire peu fiable, ne peut sortir son épingle du jeu. Quant à EELV, il ne peut pas représenter l’alternative, puisqu’il maintient contre vents et marées un choix stratégique d’union avec le PS qui le conduit à accepter une politique encore plus nuisible à l’environnement que ne l’était celle du gouvernement UMP ! Incapable de peser réellement sur quoi que ce soit, EELV parvient à sauver ses propres meubles, mais échoue à se poser en chance pour l’avenir.

Tout ceci doit se lire dans le contexte de la dérive autoritaire du régime oligarchique. Maître des moyens de masse d’information, les néo-libéraux font reculer de plus en plus les libertés publiques pour imposer leur politique, et le PS est à cet égard en pleine connivence avec les choix effectués. Le Front national est un instrument bien utile pour permettre des politiques toujours plus sécuritaires, visant les personnes d’origine étrangère et les mouvements sociaux et écologiques.

Et le fait que 40 % de citoyens fassent sécession à s’abstenant à des élections qui mettent face à face les deux grands partis, UMP et PS, partisans d’une même politique, ne suffit pas à inverser la pente dangereuse sur laquelle nous glissons.

Il faut prendre acte du refus du PS à porter la justice, la liberté et l’écologie. Et construire, non pas la « gauche de la gauche », comme le répètent en boucle les griots de l’oligarchie, mais la gauche : autonome, écologiste, unissant des traditions politiques différentes mais convergeant dans leur analyse du moment historique.

Source : Hervé Kempf pour Reporterre. lundi 31 mars 2014

http://www.reporterre.net/spip.php?article5642

Commentaire: La gauche, ce sont les députés de la Révolution, donc tous des bourgeois, qui s’asseyaient à gauche devant le président, donc à droite pour les spectateurs. Cette idée s’est répandue dans tous les pays. Il faudrait rajouter, « et au service de quelle classe? », celles des opprimés ou celle des oppresseurs?

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30 mars 2014 ~ 0 Commentaire

Soutien aux faucheurs volontaires mercredi 9 avril tribunal d’orléans

Faucheurs-volontaires

Mercredi 9 avril 2014 13 h
Rassemblement devant le tribunal d’Orléans
Rue de la Bretonnerie
 
à partir de 14 h 30, pendant le procès :
Interventions à l’extérieur du tribunal
*
• Pesticides : Maria Pelletier, présidente de Générations Futures
• OGM cachés : Michel Metz, collectif anti-OGM 31/ATTAC
• Mainmise sur les semences : Yves Manguy, Confédération paysanne
• Les OGM en France et en Europe, le point : Jacques Dandelot,
Collectif des Faucheurs Volontaires: distribution de semences de tournesol   population
*
Le 24 juillet 2010, deux parcelles de tournesols de démonstration étaient neutralisées par plus d’une centaine de Faucheurs Volontaires d’OGM à Saint-Branchs et à Sorigny en Indre-et-Loire. Les deux parcelles ont été la cible des Faucheurs Volontaires car les variétés en démons- tration étaient des OGM cachés, des VRTH : variétés rendues tolérantes à un herbicide. Cette caractéristique particulière est obtenue par mutagenèse dirigée.
*
Pourquoi ces variétés sont appelées par les militants des OGM cachés ? La directive européenne 2001/18 définit les plantes mutées comme des OGM mais les exclut de la législation spécifique s’appliquant aux PGM (plantes génétiquement modifiées), ils sont donc « invisibles ». Au même titre que les plantes transgéniques, les plantes mutées devraient au minimum être évaluées avant autorisation et mise sur le marché. Il n’en est rien.
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Suite à la plainte déposée par les deux exploitants agricoles qui effectuaient ces démons- trations de variétés, le lundi 26 novembre 2012, trois faucheurs étaient convoqués au TC de Tours. Devant le refus du tribunal d’entendre les  comparants volontaires (Faucheurs Volontaires ayant participé à l’action du 24 juillet et étant sur la liste remise aux gendarmes à la suite de l’action et demandant eux aussi à être jugés), les prévenus ont récusé leurs avocats, sont sortis de la salle du tribunal et les témoins des faucheurs (sauf un) ont refusé de témoigner. Le procès s’est déroulé en présence seulement de la partie civile et de leurs avocats.
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Le délibéré de ce procès en première instance a été rendu le 25 mars 2013. Deux des prévenus ont été condamnés à trois mois de prison avec sursis et 5000 euros (au total) au titre de dommages et intérêts et préjudices moraux à payer aux agriculteurs. Le troisième a été relaxé (le procureur a fait appel de la relaxe).
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Les trois prévenus comparaîtront donc le mercredi 9 avril devant la cour  d’appel d’Orléans à 13 h 30 accompagnés de 43 comparants volontaires.
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Comité de soutien aux faucheurs de Pithiviers
Collectif des Faucheurs Volontaires de la région Centre
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28 mars 2014 ~ 0 Commentaire

Nucléaire: en sortir, vraiment!

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Mardi 18 mars, une soixantaine de militantEs de Greenpeace ont pénétré dans l’enceinte de la centrale de Fessenheim…

Les militantEs de quatorze nationalités différentes ont forcé la première clôture d’enceinte à l’aide d’un camion, et utilisé une échelle comme passerelle pour franchir les autres enceintes. Ils ont ensuite réussi à déployer une banderole sur le dôme de protection d’un des deux réacteurs de la centrale, proclamant « Stop risking Europe » (« arrêtez de faire courir des risques à l’Europe »). Trois militants ont été blessés au cours de l’évacuation tandis que les militants étaient placés en garde à vue. Il y a un an, Greenpeace avait déjà mené une action à Fessenheim en projetant un message vidéo sur la façade de l’un des réacteurs, tandis que les 29 militantEs de l’ONG qui s’étaient introduits en juillet 2013 sur le site du Tricastin (Drôme) ont été condamnés à trois mois de prison avec sursis.

Des actions spectaculaires… au service de quoi ? Ces actions populaires et efficaces mettent à juste titre l’accent sur la sûreté des installations nucléaires françaises, pas plus à l’abri d’une intru- sion que d’un accident de type Fukushima ou Tchernobyl.

Toutefois, en ne réclamant que la fermeture de 5 centrales et en mettant l’accent sur le prolongement à 40 ans de réacteurs en principe prévus pour 30 ans, Greenpeace s’aligne sur EdF, EÉLV, ou les partisans de scénarios de sortie du nucléaire sur plus de 25 ans…

C’est ce que confirme le porte-parole de l’organisation Cyrille Cormier : « Fessenheim est un symbole de ces centrales, elle a 37 ans. Nous voulons que l’exploitation des réacteurs n’aille pas au-delà de 40 ans… ».

Comme la très grande majorité des groupes locaux antinucléaires, ainsi que le réseau Sortir du Nucléaire, nous réclamons la fermeture immédiate des réacteurs de plus de trente ans (soit actuellement 28 sur 58) et un arrêt définitif du nucléaire civil et militaire dans un délai n’excédant pas dix ans.

Hebdo L’Anticapitaliste – 235 (27/03/2014)

CorrespondantEs commission nationale écologie

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28 mars 2014 ~ 0 Commentaire

Nddl: le prix des fermes rachetées aux agriculteurs est-il trop élevé? (fr3)

avare

La Cour d’appel de Rennes se penche sur le prix de rachat des fermes situées à Notre Dame des Landes, à l’endroit où devrait être construit l’aéroport. C’est AGO/Vinci qui avait fait appel d’une première décision rendue par le tribunal de Nantes. AGO/Vinci estime que le prix des fermes situées dans le périmètre du futur aéroport est trop élevé.

Il indique que ces bâtiments sont dans un état de vétusté avancé. Les biens des agriculteurs ont été évalués par la chambre d’agriculture et des notaires notamment. C’est la Cour d’appel de Rennes qui tranchera. Un premier agriculteur est passé devant la Cour d’appel ce matin, la décision sera mise en délibéré le 23 mai. Une quarantaine de personnes manifeste ce matin devant la cour d’appel de Rennes. Elles sont venues soutenir les exploitants agricoles concernés.

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