Archive | Ecologie & climat

28 septembre 2013 ~ 0 Commentaire

Pollution de la Loire, la LPO déboutée de sa plainte (LT+OF)

Pollution de la Loire, la LPO déboutée de sa plainte (LT+OF) dans Ecologie & climat total_salud_humour

La Ligue de protection des oiseaux (LPO), qui poursuivait Total pour préjudice écologique après une fuite de pétrole dans l’estuaire de la Loire en mars 2008, lors du ravitaillement d’un navire à la raffinerie de Donges (44), a été déboutée hier, par la cour d’appel de Rennes.

Cependant, la justice a reconnu, pour la première fois, le droit pour des associations de se porter partie civile au nom d’un préjudice écologique. Jusqu’à présent, ce préjudice écologique ne pouvait être évoqué que par l’État ou les collectivités locales devant les tribunaux. En janvier 2012, le tribunal correctionnel de Saint-Nazaire avait condamné la compagnie pétrolière à verser 300.000 € de dommages et intérêts amende à 21 parties civiles, pour les dégâts causés par une fuite de 500 m³ de fuel lourd, dont 180 s’étaient retrouvés dans l’écosystème très fragile de l’estuaire. Un premier jugement confirmé, hier, par la cour d’appel de Rennes qui, par ailleurs, a jugé recevable la constitution de partie civile de la LPO et d’une autre association, le collectif Marée noire.

Pas de preuve du préjudice écologique  Mais elle a aussi estimé que ces deux associations n’apportaient pas la preuve du préjudice écologique qu’elles avaient directement subi. La LPO, qui réclamait 400.000 € de dommages et intérêts à Total, a donc été déboutée. Or, en première instance, elle s’était vu attribuer 35.000 € de dommages et intérêts (et 15.000 € pour le collectif Marée noire) pour réparation de ses préjudices matériel et moral, le tribunal correctionnel de Saint-Nazaire refusant, en revanche, de reconnaître son préjudice écologique. Cette reconnaissance, par la cour d’appel de Rennes, du droit pour les associations de se porter partie civile pour préjudice écologique, est une importante interprétation de la loi du 1er août 2008 sur la responsabilité environnementale, a reconnu hier, l’un des avocats de Total, Jean-Benoit Lhomme.

« Déception et satisfaction » Quant au président de la LPO, Allain Bougrain-Dubourg, il a fait part de sa « déception panachée de satisfaction » devant cette décision. « Cela ne va pas dans le sens de l’histoire, lorsqu’on voit que la garde des Sceaux va intégrer le préjudice écologique dans le code civil ». 28 septembre 2013

http://www.letelegramme.fr/ig/generales/regions/finistere/pollution-de-la-loire-la-lpo-deboutee-de-sa-plainte-28-09-2013-2249197.php

http://www.ouest-france.fr/actu/actuDet_-Pollution-de-la-Loire.-La-LPO-deboutee-de-sa-plainte-contre-Total_6346-2233100_actu.Htm

Lire la suite

26 septembre 2013 ~ 0 Commentaire

Japon, les luttes après le tsunami et la nouvelle génération militante (Inprecor)

Japon, les luttes après le tsunami et la nouvelle génération militante (Inprecor) dans Ecologie & climat 2405267-fukushima-six-mois-apres-la-catastrophe-les-habitants-se-revoltent

Une tragédie qui aurait pu être évitée

« C’est un crime et les membres du gouvernement qui ont pris cette décision devraient être emprisonnés. » C’est ainsi que l’agriculteur Ito Noboyoshi a résumé la situation, parlant au journaliste David McNeill, un an après la catastrophe. Il vit dans le petit village d’Iitate, à quelque 40 km de la centrale de Fukushima. Les 14 et 15 mars 2011, l’irradiation y a provoqué de très graves dégâts. « Il a plu pendant les nuits et la pluie a fait descendre le rayonnement sur nous », racontait Ito à McNeill. « Le gouvernement a retardé la publication des données qui indiquaient le cheminement des rayonnements, dont la connaissance auraient permis de sauver beaucoup de gens qui ont subi cette forte exposition. Des centaines de familles avaient été évacués dans les zones les plus irradiées, sans le savoir. » (4) De telles histoires abondent.

Après avoir passé des mois à prétendre que rien n’aurait pu être fait pour protéger sa centrale des effets du séisme, en octobre 2012 Tepco a été forcé d’admettre que sa direction savait qu’il était nécessaire de réaliser des travaux pour améliorer la sécurité, mais avait omis d’agir. La raison ? Les administrateurs de la compagnie craignaient que la reconnaissance des problèmes de sécurité provoque des poursuites judiciaires. Ne voulant pas inquiéter la population dans les zones où ses centrales sont situées, en révélant les infractions à la sécurité, la compagnie a choisi d’étouffer ses données. Selon les propres termes de Tepco : « Si la compagnie mettait en application un plan pour faire face à un grave accident, notre inquiétude était de susciter l’anxiété dans tout le pays et dans les communautés proches des centrales nucléaires, ce qui donnerait de l’élan au mouvement antinucléaire. » (5)

Des années durant, les enquêtes des journalistes et des militants avaient mis en garde en ce qui concerne les problèmes de sécurité des centrales nucléaires, mais les grands médias ont fait le choix de ne pas les rendre publics et de s’aligner sur la position du gouvernement et de la compagnie. Le chercheur Onda Katsunobu a publié en 2007 un livre intitulé Tepco’s Dark Empire (le sombre empire de Tepco), énumérant les failles de sécurité, les dissimulations et les actes de corruption de la compagnie. Durant quatre ans, cette enquête a été ignorée.

Bien avant le séisme, il y avait beaucoup d’autres indices des dangers que l’industrie nucléaire faisait courir à la population en cas de tremblement de terre. En 1996, le livre de Fujita Yuuko, Silent Killer (le tueur silencieux), présentait les énormes dangers pour la santé auxquels Tepco exposait ses salariés, en racontant la vie de Shimahashi Noboyuki, mort de leucémie à 29 ans en raison de l’exposition aux radiations durant son travail (6). Les patrons, qui affirment maintenant qu’ils ne pouvaient pas savoir ce qui pouvait arriver, mentent et ils le savent. Ce qui aujourd’hui est nouveau, c’est que la population le sait également.

La privatisation des profits et la socialisation des pertes par le capitalisme est confirmée au Japon de manière cruelle. Plus d’une centaine de milliers de personnes privées de logement, de nombreux salariés de Tepco exposés à des maladies potentiellement mortelles, les radiations ruinant le gagne-pain de milliers de petits paysans et tous les moyens de la vie déracinés et détruits — tout ça parce que la compagnie d’électricité privilégie ses propres intérêts à court terme contre la sécurité de la population.

A chaque nouvelle révélation sur l’incompétence et l’insouciance de Tepco, le mécontentement populaire a augmenté. Signe d’inquiétude du gouvernement japonais devant cette monté de sentiments critiques, le Parlement a ordonné pour la première fois de son histoire la réalisation d’un rapport indépendant. La commission mise en place dans ce but n’était nullement composé de radicaux et n’était pas non plus la représentation du mécontentement populaire croissant. Elle était constituée de personnalités établies, des scientifiques et des fonctionnaires afin que la classe dirigeante puisse espérer que l’affaire était « dans les mains sûres de ses pairs ». Ses conclusions, publiées en juillet 2012, sont accablantes.

La déclaration de son président, Kiyoshi Kurokawa, indique à quel point le monde officiel a été discrédité : « Le séisme et le tsunami du 11 mars 2011 étaient des catastrophes naturelles dont la magnitude a choqué le monde entier. Bien que déclenché par ces événements, l’accident survenu à la centrale nucléaire de Fukushima Daiichi ne peut être considéré comme un désastre naturel. C’est une catastrophe provoquée par des humains — qui aurait pu être évitée et aurait dû être prévue et empêchée. Et ses effets pouvaient être atténués par une réponse humaine plus efficace (…). Notre rapport énumère une multitude d’erreurs et de négligences volontaires qui ont fait que la centrale de Fukushima n’était pas préparée aux événements du 11 mars. Il examine également les sérieuses lacunes dans la manière dont Tepco, les autorités de surveillance et le gouvernement ont réagi à l’accident. » (7) Le rapport poursuit en tentant de dissoudre ces « négligences volontaires » dans la « culture japonaise » en général, mais les faits parlent d’eux-mêmes : la culture d’entreprise, l’atmosphère d’étouffement créé par la soumission et l’intimidation au sein des grandes entreprises, sont loin d’être une spécificité japonaise.

Négligence corporatiste et solidarité de la classe ouvrière Au cours des jours et des semaines qui ont suivi le séisme, la survie était à l’ordre du jour. C’est au sein des réseaux formés dans ce processus que les premières étapes du mouvement de protestation ont vu le jour. Tepco pour sa part a ajouté l’insulte à l’injure : « À partir du 12 septembre — soit six mois après la fusion de son réacteur — l’entreprise a commencé à envoyer, essentiellement par la poste, un formulaire de 58 pages pour les demandes de compensation, exigeant des reçus (originaux, non des copies) pour les frais de transport et d’autres dépenses effectuées lors de l’évacuation, les relevés bancaires et fiscaux attestant le niveau des revenus avant la catastrophe et les certificats prouvant la détérioration de la santé depuis l’évacuation. Un mois plus tard Tepco n’avait reçu que 7.600 formulaires remplis — soit environ 10 % — car ils ont été considérés comme impossibles à remplir et surtout parce que la plupart des documents requis avaient été détruits par le séisme et le tsunami. » (8) Comme le militant Sakoto Kishimoto l’a dit, « Fukushima est aujourd’hui une communauté totalement disloquée et ni le gouvernement ni Tepco ne veulent en payer la note. Ils ont abandonné les gens de Fukushima à leur sort » (9).

La réponse de la population ordinaire japonaise contraste avec cette insulte. Les syndicats et les goupes communautaires ont pris en charge la tâche d’organiser les abris et les soins lorsqu’il est devenu évident que le gouvernement n’était pas en mesure ou ne voulait pas le faire. La reconstruction prendra plusieurs années et certaines zones resteront inhabitables pour toujours, pourtant la plupart des hébergements gouvernementaux temporaires exigent que les familles les quittent au plus tard au bout de deux ans. D’autres hébergements temporaires sont dépourvues des services de base, tels l’eau ou le gaz.

Les petits syndicats radicaux, en particulier ceux qui organisent les jeunes travailleurs précaires, prennent en charge l’aide pour leurs membres et les communautés ouvrières évacuées, et organisent en même temps la critique politique de la logique dominante de la reconstruction. Iwahashi Makoto, militant du syndicat indépendant Posse, a expliqué cette stratégie lors d’une réunion syndicale tenue à Séoul l’an dernier : « La position officielle dans ce domaine c’est la “reconstruction créative”, un mot de code pour la reconstruction néolibérale et le remodelage des villes au profit du capital. Le gouvernement a imposé la dérégulation pour encourager la concurrence mondiale entre les multinationales, établissant des “zones de reconstruction” avec des avantages fiscaux et une totale déréglementation des capitaux privés dans les ports et les terres agricoles dévastés. En même temps le gouvernement n’a rien fait pour garantir le niveau de vie des gens ordinaires. Certains ont été privés de sécurité sociale et les familles ont vu leurs allocations supprimées une fois qu’elles ont été considérées comme “indépendantes” car placées dans les hébergements temporaires.

« Face à cette situation, nous pensons qu’il est important que les militants aident à la reconstruction de Sendai. Il y a des gens qui ont été abandonnés et n’ont pratiquement pas reçu d’aides de l’État. En aidant ces personnes, nous espérons que la question de la pauvreté au Japon serra perçue comme un problème général et non un incident dû au seul tremblement de terre. Car le séisme a mis en évidence les problèmes sociaux profonds, tels que les insuffisances de la sécurité sociale et du droit au logement. Les problèmes des zones sinistrées mettent en lumière les problèmes sociaux au Japon. Notre objectif premier c’est que la question de la pauvreté soit considérée comme un problème social. » (10)

L’argument d’Iwahashi selon lequel « les problèmes des zones sinistrés mettent en lumière les problèmes sociaux au Japon » est important : après deux décennies de déclin du niveau de vie, de montée du chômage et d’incertitude économique, la classe ouvrière japonaise subit cette crise de manière encore plus aiguë (11).

Les ouvriers de la construction sont confrontés à ces problèmes au plus haut point. L’industrie du bâtiment est parvenue à étouffer le syndicalisme, elle est dominée par le crime organisé, par des employeurs imposant la précarité impitoyable, et par l’atomisation des ouvriers. Tepco exploite cette situation. En juin 2011, le blog de Posse rapportait : « Le travail le plus dangereux de nettoyage après la catastrophe de Fukushima Daiichi a été réservé aux travailleurs journaliers. Ces derniers sont exposés à des très hauts niveaux de radiation en transportant l’eau des réservoirs etc. Souvent ils ne savent même pas dans quoi ils s’embarquent, car la boite d’intérim “Situation Vacant” ment effrontément sur le travail à réaliser tout en leur faisant miroiter l’espoir d’un engagement à durée indéterminée alors qu’il s’agit de contrats courts ou d’emplois occasionnels. Cela révèle les problèmes de pauvreté et les inégalités de la société. » (12) Dougal McNeil

Lire la suite

 Lire aussi:    Japon

Lire la suite

25 septembre 2013 ~ 0 Commentaire

Les plantes manipulées pour résister aux herbicides se multiplient discrètement (Reporterre)

Les plantes manipulées pour résister aux herbicides se multiplient discrètement (Reporterre) dans Ecologie & climat blanche-n

Les plantes VRTH (Variétés Rendues Tolérantes aux Herbicides), aussi nocives que les OGM mais moins encadrées juridiquement, sont au coeur des préoccupations des dix-huit organisations à l’origine de l’Appel de Poitiers. Elles seront reçues le jeudi 26 septembre par les ministères de l’agriculture et de l’écologie.

S’appuyant sur le rapport de l’expertise collective INRA-CNRS de 2011 diligentée par les ministères de l’agriculture et de l’écologie, les organisations signataires de « l’Appel de Poitiers » de juin 2012 ne cessent d’interpeller ces mêmes institutions et l’ANSES [Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation], sur les conséquences sanitaires, environnementales, socio-économiques, écolo-giques et agricoles de l’utilisation des semences de variétés rendues tolérantes aux herbicides (VRTH) issues de la mutagénèse provoquée ou de la sélection de mutations spontanées.

Ces plantes dont le génome a été modifié ou sélectionné pour les rendre tolérantes aux herbicides ont les mêmes consé-quences néfastes que les OGM issus de la transgénèse mais sont exclues de l’encadrement législatif et donc des obligations d’expertises, d’évaluation et d’étiquetage. Aucune mesure n’a été faite de l’impact de ce type de culture sur le milieu, les populations d’insectes pollinisateurs, la chaîne alimentaire humaine et animale.

Ces variétés sont couvertes par des brevets ou des droits de propriété industrielle ce qui de fait, généralise la main mise sur le « bien commun » originel de l’agriculture que sont les semences et tend à réduire le volume de la biodiversité cultivée. Ces semences créées pour être aspergées de désherbant sont en contradiction totale avec le discours politique actuel qui promeut une agriculture différente en développant l’agro-écologie.

Après les tournesols VRTH mutés, cultivés depuis 2009, et en très fort développement, la campagne 2013 voit l’arrivée des semis de colzas VRTH mutés qui par leurs caractéristiques biologiques vont poser des problèmes de pollutions génétiques et chimiques irréversibles d’une toute autre échelle.

Après la lettre ouverte au ministre de l’agriculture du mois de juillet, le courrier adressé au ministre de l’environnement du mois d’août, et l’inspection citoyenne dans une coopérative agricole en Lorraine le 2 septembre dernier, le collectif pour « L’Appel de Poitiers » a fini par obtenir un rendez vous conjoint avec les ministères concernés le 26 septembre à 14h au ministère de l’environnement, 246 Bd St Germain à Paris. Le point de vue des citoyens sur les problématiques des VRTH va, enfin, être entendu de façon collégiale par les différents acteurs du dossier.

Appel de Poitiers mercredi 25 septembre 2013

Source : Courriel à Reporterre du collectif pour L’appel de Poitiers

Lire la suite

24 septembre 2013 ~ 0 Commentaire

Des milliers de Roumains ont manifesté dimanche 22 contre le projet de mine d’or de Rosia Montana

Lire la suite

24 septembre 2013 ~ 0 Commentaire

Gaz de schiste : la loi anti-fracturation bientôt annulée ? (Bastamag)

Gaz de schiste : la loi anti-fracturation bientôt annulée ? (Bastamag) dans Ecologie & climat porcs

Une trentaine de militants ont occupé le 21 septembre la plate-forme de forage de la compagnie états-unienne Hess Oil, à Jouarre, en Seine-et-Marne.

Pendant plus de cinq heures, la foreuse a été immobilisée et recouverte d’une banderole « Stop Forages » par le collectif des « Dindons de la farce ». Un nom qui fait écho à l’embrouillamini qui se déroule en coulisse, entre pétroliers, juristes et institutions. La loi du 13 juillet 2011 interdit bien la fracturation hydraulique pour extraire les gaz de schiste. Mais tous les permis de recherche ciblant les hydrocarbures non-conventionnels n’ont pas été annulés (voir la carte). C’est le cas du permis de Château-Thierry, sur lequel s’est basé la compagnie américaine Hess Oil pour forer à Jouarre.

Dans ce cas, que se passe-t-il autour du derrick ? Officiellement, rien d’incompatible avec la nouvelle législation, se défend la société américaine qui a réalisé plusieurs forages préparatoires cette année sur le site. Hess Oil prétend qu’il ne s’agit là que d’un programme de recherche destiné à analyser les réserves de pétrole conventionnel et d’une simple mise à jour cartographique du sous-sol du bassin parisien. « Pourquoi cherche-t-elle des hydrocarbures qu’elle ne pourrait pas exploiter ? interroge le collectif. Difficile d’imaginer qu’un industriel entreprenne ces opérations coûteuses (12 millions d’euros par forage, soit plusieurs dizaines de millions d’euros par permis) sans attendre un possible retour sur investissement. »

Les collectifs « non au pétrole et gaz de schiste et de houille » craignent que l’interdiction de fracturation hydraulique ne soit bientôt levée. La compagnie texane Schuepbach, dont deux permis d’exploration ont été annulés, a en effet déposé un recours qui sera examiné par le Conseil constitutionnel ce 24 septembre. La compagnie demande l’annulation des articles 1 et 3 de la loi interdisant la frac- turation hydraulique [1]. Motifs : la loi serait à la fois discriminatoire car elle autorise la fracturation pour la géothermie, et inintelligible car elle ne définirait pas précisément la notion de « fracturation hydraulique ».

Si le Conseil constitutionnel retoquait la loi, une période de non-droit s’ouvrirait pendant laquelle les titulaires de permis encore valides pourraient forer. Les collectifs sont inquiets car les dix recours juridiques « demandant le maintien de la loi ont tous été rejetés par le secrétaire général du Conseil constitutionnel, sans avoir été transmis pour être examinés sur le fond ». La décision devrait être rendue début octobre. Par Sophie Chapelle (24 septembre 2013) http://www.bastamag.net/article3324.html

Notes

[1] - Article 1er : Interdiction de l’exploration et de l’exploitation des huiles et gaz de schiste par des forages utilisant la technique dite de la fracturation hydraulique de la roche en application du principe de précaution inscrit à l’article 5 de la Charte de l’environnement.
- Article 3 : Modifications du code de l’environnement visant à encadrer l’octroi de la concession de mines et la délivrance de certains permis exclusifs de recherches, en imposant notamment l’organisation préalable d’une enquête publique.

Cet article vous a intéressé ? Basta ! a besoin de ses lecteurs
pour poursuivre son travail, faites un don.

Lire la suite

22 septembre 2013 ~ 0 Commentaire

Gaz de schiste: des militants enchaînés sur un forage en Seine-et-Marne (Libération)

Gaz de schiste: des militants enchaînés sur un forage en Seine-et-Marne (Libération) dans Ecologie & climat gasland-2-poster

Des militants se sont enchaînés pendant quelques heures dimanche matin à une plateforme de forage du pétrolier amé- ricain Hess Oil à Jouarre (Seine-et-Marne) pour empêcher de nouvelles explorations de gaz de schiste en France.

Le site, où les opérations d’exploration du sol sont terminées depuis jeudi, a été envahi en début de matinée par une trentaine de militants du collectif «Les dindons de la farce» pour empêcher le déménagement des installations à Nogent-sur-Seine où Hess Oil a prévu, selon eux, de réaliser ses prochains prélèvements. Un porte-parole du groupe pétrolier a contesté auprès de l’AFP cette information. «Aucun forage n’est prévu dans les mois qui viennent à Nogent-sur-Seine», a-t-il indiqué, ajoutant qu’il ignorait la prochaine destination de la foreuse, louée au sous-traitant Cofor (groupe Vinci).

Certains militants se sont enchaînés en bas de la plateforme, tandis que quatre autres ont grimpé à 25 mètres de hauteur, s’attachant avec des chaînes et des menottes à la colonne centrale de la foreuse, et déployant une banderole disant «Stop Forages». Mais en fin de matinée deux sont descendus d’eux-mêmes et les deux derniers ont été détachés par des grimpeurs de la gendarmerie, qui n’a déploré «aucun blessé» ni «aucun trouble à l’ordre public» lors de cette opération visant à médiatiser l’opposition aux gaz de schiste.

«On n’avait pas l’intention de se mettre en danger», a expliqué à l’AFP Xavier Renou, l’un des militants enchaînés en haut de la plateforme, une fois redescendu. Comme les autres militants, dont la plupart avaient été évacués rapidement du site, il a subi un contrôle d’identité et a été convoqué pour une audition libre à la gendarmerie de Coulommiers. «Je n’irai pas, on a tous refusé de s’y rendre», a-t-il continué.

Le forage d’exploration de Jouarre avait démarré le 6 août, et a pris fin jeudi.

«Les travaux de préparation pour la démobilisation prochaine de l’appareil de forage sont en cours. Cependant le site reste un site industriel, présentant des risques», a pointé un porte-parole de Hess Oil, regrettant «l’intrusion» qui «a mené à une interruption des travaux de démobilisation de l’appareil». Les forages à Jouarre ont atteint jusqu’à 2.918 mètres sous terre, selon la société. Des carottes de terre ont été prélevées notamment entre 2.250 et 2.785 mètres de profondeur, dans la roche-mère du Lias, là où peut se trouver du pétrole de schiste.

Les opposants, qui avaient déjà manifesté en août, soupçonnent Hess Oil de vouloir ainsi se positionner en attendant une éventuelle autorisation de l’exploitation des hydrocarbures de schiste en France, interdite depuis 2011. «Quand des gens investissent de telles sommes, c’est mauvais signe (…) c’est une stratégie des investisseurs de monopoliser l’accès à l’information (sur la présence de pétrole de schiste dans le sous-sol, ndlr) pour ensuite forcer la décision publique», a estimé M. Renou.

Extraits notamment aux Etats-Unis, gaz et pétrole de schiste nécessitent pour leur exploitation de recourir à la technique de la fracturation hydraulique de la roche, controversée pour les risques qu’elle fait courir à l’environnement. Hess s’est à l’origine installé en France pour chercher ce type de pétrole. Mais depuis l’interdiction de la fracturation hydraulique, le groupe ne réalise que des forages verticaux conventionnels afin de «cartographier» le sous-sol du bassin parisien. Ainsi, «nous allons obtenir des informations sur des hydrocarbures que l’on ne pourra pas produire sans fracturation», avait admis un porte-parole de Hess jeudi à Jouarre.

Le groupe, qui possède en tout neuf permis miniers dans le bassin parisien, a déjà réalisé deux forages comparables à Chartronges (Seine-et-Marne) et à Huiron (Marne). Quatre militants étaient perchés dimanche matin en haut d’une plateforme de forage du pétrolier américain Hess Oil à Jouarre (Seine-et-Marne) à laquelle il se sont enchaînés pour empêcher de nouvelles explorations de gaz de schiste en France, a appris l’AFP de sources concordantes.

« On est à 25 mètres du sol, en haut de la colonne centrale de la foreuse qui devait être démontée pour partir à Nogent-sur-Seine (Aube) où Hess Oil veut faire là aussi un trou. Nous comptons bien l’empêcher », a expliqué à l’AFP l’un d’eux, Xavier Renou, qui se dit « harnaché et enchaîné » à l’installation. Quelque 25 militants se sont introduits sur le site vers 06H30, mais la plupart ont été évacués vers 09H00. La gendarmerie a affirmé avoir procédé à des contrôles d’identité et des militants sont convoqués dans la matinée à la gendarmerie de Coulommiers pour une audition libre, a précisé Estelle Tardy, porte-parole du collectif « Les dindons de la farce ». Société  |  22/09/2013 – 13:01

AFP 22 septembre 2013 à 11:04 (Mis à jour : 22 septembre 2013 à 14:07)

http://www.liberation.fr/societe/2013/09/22/gaz-de-schiste-des-militants-s-enchainent-sur-un-forage_933746

Lire la suite

21 septembre 2013 ~ 0 Commentaire

Encore une conférence environnementale… pour (presque) rien

Encore une conférence environnementale... pour (presque) rien dans Ecologie & climat fancois-hollande-pipeau-r

Les conférences environnementales se suivent et se ressemblent.

Il y a un an Hollande avait affiché l’ambition de « faire de la France la nation de l’excellence environnementale ». Le bilan est plus que maigre. Cette année, il annonce la loi sur la transition énergétique comme « l’un des textes les plus importants du quinquennat ». Prévue pour 2013, elle a été repoussée au printemps 2014 et maintenant à fin 2014 !

Il fixe comme perspective de réduire de 50% notre consommation d’énergie finale (pétrole, gaz, charbon) à l’horizon 2050. Mais cette annonce est loin de ce qui serait nécessaire. La France devrait diminuer chaque année ses émissions de CO2 fossile pour atteindre au minimum 80 à 95% de réduction d’ici 2050, avec une étape intermédiaire de 25 à 40% en 2020.

Sur le nucléaire, c’est toujours le flou sur la fermeture de Fessenheim et pas un mot sur les réacteurs de plus de trente ans  (Tricastin, Bugey etc…).

Les mesures annoncées sont des mesurettes et surtout elles restent dans la droite ligne de la politique gouvernementale. Premier exemple : 2 000 emplois d’avenir seraient formés « pour conseiller les ménages dans la démarche de rénovation thermique de leur logement », rien à voir avec un véritable service public avec des moyens réels, mais le recours à la précarité et à la surexploitation des jeunes. Deuxième exemple la future contribution climat-énergie, ne sera que la transformation d’une partie du montant des taxes sur les produits énergétiques recalculée en fonction de leur teneur en CO2. Et Hollande de s’empresser d’ajouter qu’elle « donnera à nos entreprises un avantage compétitif en permettant de moins taxer le travail ». C’est toujours la même obsession, ne rien faire payer aux entreprises, ne pas toucher aux profits. Dans ces conditions les objectifs, plus que limités, ne seront même pas atteints.

Sauver le climat ou sauver le capitalisme ? Il faut choisir ! Montreuil, le 20 septembre 2013

Lire la suite

21 septembre 2013 ~ 0 Commentaire

Elevage,1000 vaches: symbole d’un choix pour l’avenir (la Conf’)

Elevage,1000 vaches: symbole d’un choix pour l’avenir (la Conf') dans Ecologie & climat zeibhqa4xdt8fykt6r6gkufazvg

La semaine dernière, nous avons martelé, et écrit, « Non aux 1000 vaches ! ».

L’avenir de cette ferme-usine sera le symbole de ce que nos dirigeants veulent faire des paysans. La Confédération paysanne appelle donc à rejoindre en masse la mobilisation annoncée sur le site par Novissen le 28 septembre prochain. D’ici là, et encore après, nous ne lâcherons rien.

Michel Ramery, qui se fait passer pour un modeste self made man du Nord devant les caméras de télévision, n’hésite pas à user de tous les leviers à sa disposition pour sauver son projet. Fort de ses appuis politiques, il a porté plainte après l’action syndicale de jeudi, contre le porte-parole de la Confédération paysanne, et contre l’association d’opposants Novissen. Il n’a surtout eu aucune retenue pour aller menacer physiquement le président de Novissen dans une mise en scène digne d’un western. Voila l’homme auquel l’Etat donne carte blanche pour anéantir un territoire, l’emploi paysan et l’environnement.

Il n’était pas nécessaire d’en faire autant pour nous conforter dans notre volonté de stopper définitivement ce projet. Avec la Confédération paysanne du Nord-Pas-de-Calais, nous proposons à ce brave homme d’investir les 10 millions d’euros prévus pour sa ferme-usine dans des projets d’installation pour de futurs paysans.

Mais, à voir ses agissements, il semble bien que ce soit l’argent qui commande. Il va falloir des actes forts de l’Etat pour nous convaincre du contraire ! La Politique agricole commune qui se dessine peut asseoir le pouvoir des grands exploitants et des industriels pour qui l’agriculture est une marchandise comme une autre. Si François Hollande et Stéphane Le Foll ne mettent pas en place une convergence totale des aides, une majoration conséquente sur les premiers hectares et un couplage en direction des productions les plus en difficulté, nous en tirerons les conséquences. Ils auront choisit le pouvoir de l’argent, contre l’emploi paysan, l’avenir des territoires ruraux, le respect de l’alimentation des citoyens et de l’environnement.

Des fermes, pas des usines ! L’appel à signatures Envie de paysans, la campagne de la Conf’ pour changer les politiques agricoles : cliquez ici

http://www.confederationpaysanne.fr/actu.php?id=1918&PHPSESSID=tcc2jtludhkj6ij53c2r4r4gq7

Lire aussi: http://www.bastamag.net/article3253.html

Lire la suite

21 septembre 2013 ~ 0 Commentaire

Conférence environnementale 2013 : les engagements de 2012 à la traîne (Essf)

Conférence environnementale 2013 : les engagements de 2012 à la traîne (Essf) dans Ecologie & climat ecolo1

 « Je pèse mes mots : ce discours du Président de la République est historique et infiniment émouvant à entendre pour une écologiste. » Voilà ce que tweetait Cécile Duflot il y a un an après le discours d’ouverture de François Hollande lors de la première confé- rence environnementale du quinquennat. A l’époque, le chef de l’Etat avait su séduire un parterre d’associations, pourtant échaudées par les promesses déçues du Grenelle de l’Environnement. Douze mois plus tard, les écologistes menacent de quitter le gouvernement et les ONG font triste mine. Nicolas Hulot, bombardé ambassadeur de François Hollande à l’ONU, dresse un sombre constat : « Ce qui manque le plus pour l’instant, c’est une vision » et « une cohérence entre les différents acteurs », déplore l’ancien animateur. Le même qui saluait en septembre 2012 un « moment fort » dans l’histoire de l’écologie française. Que s’est-il passé ? Pas grand chose, justement.

RÉNOVATION THERMIQUE : une « priorité » qui tarde à devenir réalité. En 2012, François Hollande en avait fait sa « grande priorité », puis présenté en mars 2013 ce vaste chantier censé doper l’emploi non délocalisable dans le BTP et favoriser les économies d’énergie chez les ménages modestes. A l’époque, le président s’était engagé à rénover 500.000 logements d’ici 2017 pour un gain d’énergie de 38%. Problème, les aides promises (dont la prime sans condition de ressource à la rénovation) n’ont toujours pas vu le jour. Et le guichet unique à la réno- vation, censé guider les ménages dans leurs démarches, ne sera là qu’en 2014. D’où l’impatience grandissante des ONG. Effet rattrapage, Jean-Marc Ayrault a lancé le plan rénovation ce jeudi. Et en gage de bonne volonté, François Hollande a annoncé dimanche dernier un crédit d’impôt sur la rénovation thermique qu’il devrait détailler ce vendredi.

GAZ DE SCHISTE : une épine dans le pied gauche En 2012, François Hollande avait été très applaudi en marquant son opposition à toute exploration hydraulique des gaz non conventionnels en France. Promesse réaffirmée le 14 juillet dernier : « Tant que je suis président, il n’y aura pas d’exploration de gaz de schiste » en France. Un engagement qui n’a pas découragé les lobbyistes en tout genre qui, sur fond de crise économique et énergétique, pressent le gouvernement de rouvrir le débat. Arnaud Montebourg, le remuant ministre du Redressement productif, a plusieurs fois mis les pieds dans le plat, en promouvant une exploitation « écologique » des gaz de schiste français. Des déclarations recadrées par Matignon mais qui ont ulcéré les écologistes et inquiètent encore les associatifs, alors qu’une réforme du code minier est toujours en cours.

FISCALITE ECOLOGIQUE : peut mieux faire En 2012, François Hollande et Jean-Marc Ayrault avaient fait un premier pas en la matière en annonçant une hausse de la taxe sur les activités polluantes. Depuis, silence radio avant que l’exécutif ne se décide à frapper un grand coup en annonçant la mise en place d’un taxe carbone (contribution climat énergie), voulue puis abandonnée par Nicolas Sarkozy. Objectif : transférer la fiscalité qui pèse sur les entreprises sur la base de leurs émissions polluantes. Une annonce applaudie par les défenseurs de l’environnement mais dont les contours, pour l’heure très flous, restent à définir. Son « périmètre et sa trajectoire » seront précisés le 25 septembre lors de la présentation du budget 2014.

DIPLOMATIE ENVIRONNEMENTALE : l’attente L’an dernier, François Hollande avait placé la « diplomatie environnementale » parmi les priorités du Quai d’Orsay. Mais rares sont les dossiers à avoir abouti. Dossier prometteur mais complexe, la communauté européenne de l’énergie promise par le chef de l’Etat s’est heurtée à une fin de non-recevoir de l’Allemagne. Du coup, le dossier a été reporté aux lendemains des législatives outre-Rhin et pourrait servir de grand chantier en vue des européennes de 2014.

MORATOIRE SUR LES OGM : le bon point Les ONG le reconnaissent, le gouvernement a tenu bon. En 2012, Jean-Marc Ayrault avait promis que le gouvernement maintiendrait le moratoire sur la mise en culture des semences OGM. Promesse tenue lorsque le conseil d’Etat a finalement autorisé la culture du maïs Monsanto. François Hollande a dans la foulée réaffirmé le moratoire sur les cultures OGM.

ENERGIES RENOUVELABLES : objectifs inatteignables Malgré les appels d’offre pour relancer l’éolien offshore, la France est loin d’avoir rattrapé son retard en matière d’énergies renouvelables. L’éolien traverse même une crise systémique. Le Syndicat des énergies renouvelables (SER) a averti que « si rien ne bouge », la France risque d’être seulement à 17% d’énergies durables dans son mix energétique en 2020. Loin, très loin de son objectif de 23%. Malgré la tenue d’un long débat sur la transition énergétique, l’adoption du projet de loi a été reportée à fin 2014 au mieux, repoussant les mesures de rattrapage réclamées par les ONG.

TRANSPORT : Le diesel pomme de discorde En 2012, le gouvernement avait fait de la voiture roulant au 2 litres/100 la martingale de la réduction des émissions de CO2. Objectif réaffirmé lors de la présentation des 34 chantiers de réindustrialisation du futur. Mais depuis, l’épineuse question de la fiscalité du diesel s’est invitée dans les débats. Une pomme de discorde pour les écologistes qui pointent les risques pour la santé des particules fines.

SANTE : fini le bisphenol A Chose promise, chose due. Jean-Marc Ayrault s’était engagé à soutenir l’interdiction du bisphénol A. Ce fut chose faite en décembre 2012. L’interdiction générale a été fixée, après des débats animés, au 1er janvier 2015. Mais pour les contenants de produits alimentaires destinés à des enfants de moins de trois ans, l’interdiction est entrée en vigueur en 2013.

AGRICULTURE BIOLOGIQUE : le compte n’y est pas L’an dernier, Jean-Marc Ayrault avait promis « un nouveau plan en faveur du développement de l’agriculture biologique ». Mais l’ambitieux plan « agro écologie » du ministre Stéphane Le Foll ne devrait pas être déployé avant 2014. La loi d’avenir de l’agriculture vient à peine d’être présentée. Or l’agriculture française peine à atteindre ses objectifs de production. Malgré un fort développement de la consommation du bio, les conversions n’ont pas suivi depuis le Grenelle de l’Environnement : seulement 4% des surfaces utiles sont bio aujourd’hui, contre 6% attendus.

CLAVEL Geoffroy

     * Le HuffPost. Publication : 20/09/2013 06h51  http://www.europe-solidaire.org/spip.php?article29807

Commentaire:  Sur le diesel: pas question de faire payer aux plus pauvres le choix industriel des capitalistes!  En Bretagne, l’assouplissement des règles d’extension des porcherie, c’est pas très écolo!  Sans compter l’usine à vaches: 1000 au même endroit !

Lire la suite

21 septembre 2013 ~ 0 Commentaire

Drancy, des wagons de produits toxiques qui inquiètent (LT)

Drancy, des wagons de produits toxiques qui inquiètent (LT) dans Ecologie & climat lac-megantic Lac Mégantic, Québec

Des wagons de chlore gazeuxou d’ammoniac à quelques dizaines de mètres des habitations : le transit de matières dangereuses par la plateforme de Drancy, principale gare de triage de la région parisienne, inquiète élus et riverains.

Dotée de 48 voies ferrées, cette zone de fret longue de trois kilomètres, à cheval sur trois communes de Seine-Saint-Denis (Drancy, Le Blanc-Mesnil et Le Bourget), accueille chaque année près de 250.000 wagons de marchandises dont 13.000 chargés de matières dangereuses. De quoi inquiéter les élus et riverains.« Il y a du chlore, de l’acide sulfurique, et parfois même des convois de déchets nucléaires, qui stationnent sur les voies », détaille Alain Ramos, porte-parole du collectif des riverains de la gare de triage (Corigat). « Ici, on est en pleine zone urbaine. En cas d’accident, ce serait catastrophique. »

Une chaîne humaineaujourd’hui Aujourd’hui, les militants du collectif organiseront une vaste chaîne humaine, en présence d’élus, pour demander l’interdiction du transit de matières dangereuses sur le site. Avant d’aller porter une pétition à Matignon, mi-octobre, pour faire part de leurs préoccupations.

« Beaucoup de gares de triage ont été supprimées en France. Du coup, les wagons dangereux sont concentrés sur quelques sites », explique Alain Ramos, qui pointe les « incohérences » des autorités vis-à-vis du site de Drancy, l’une des trois principales gares de triage de l’Hexagone avec Woippy (Moselle) et Sibelin (Rhône). Au coeur des inquiétudes : un arrêté préfectoral signé en avril 2013, qui interdit toute nouvelle construction dans un périmètre de 620 mètres autour de la gare. Sans pour autant proposer de solutions pour les populations vivant dans le secteur.

« L’État empêche de nouvelles populations de s’installer, mais ne fait rien pour les habitants déjà installés dans le péri- mètre. On marche sur la tête », s’étrangle Didier Mignot, maire PCF du Blanc-Mesnil, dont 20 % du territoire se trouve frappé par l’interdit.  « Soit le danger est avéré et on évacue les habitants, soit le danger n’est pas significatif et on n’empêche pas les constructions dans le secteur », abonde le député-maire de Drancy, Jean-Christophe Lagarde (UDI). La catastrophe de Lac-Mégantic, au Québec, où 47 personnes ont trouvé la mort après l’explosion d’un convoi de wagons-citernes, début juillet, a ravivé les inquiétudes. « Ce qui est arrivé au Québec pourrait très bien arriver ici, même si le contexte est différent », estime Alain Ramos.

Des effets mortels dans un rayon de 2,6 km  Selon une étude réalisée en mai 2011 par la Direction régionale et interdépartementale de l’environnement et de l’énergie (Driee) en 2011, une brèche dans un wagon de chlore aurait des effets mortels dans un rayon de 2,6 km. Soit une zone urbaine de près de 220.000 habitants. Réseau Ferré de France (RFF) se dit « pleinement conscient » du problème. « Il n’y a pas de déménagement planifié. Notre priorité absolue, c’est la maîtrise des risques sur le site », explique toutefois Jean Faussurier, directeur régional de RFF. 21 septembre 2013 à 07h27

http://www.letelegramme.fr/ig/generales/france-monde/france/drancy-des-wagons-de-produitstoxiques-sement-l-inquietude-21-09-2013-2241119.php

Lire la suite

Rocutozig |
Tysniq |
Connorwyatt120 |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | Rafredipen
| Agirensemblespourpierrevert
| Buradownchin