Archive | Ecologie & climat

03 juillet 2013 ~ 0 Commentaire

Une ministre de l’écologie, ça ferme sa gueule ou on la démissionne…

Une ministre de l'écologie, ça ferme sa gueule ou on la démissionne... dans Ecologie & climat 82461731_o-300x265

François Hollande a limogé mardi après-midi la ministre de l’Écologie Delphine Batho.

Philippe Martin, a été nommé à sa place. La ministre partant d’un point de vue de toute évidence trop étroit, celui des intérêts de son ministère de l’Écologie, l’un des plus sévèrement touchés par les économies prévues avec une baisse de 7% des crédits, avait osé dénoncer le budget 2014 comme «mauvais». Delphine Batho n’avait même pas émis de doutes, comme l’ont fait d’autres auparavant, sur la politique d’austérité. Mais sa critique a suffi pour qu’elle soit limogée au nom du principe de «solidarité gouvernementale».Derrière cette rupture de discipline, ce que Hollande et Ayrault n’ont pas supporté, c’est surtout la critique de leur absence d’engagement sérieux en matière de politique écologiste. Quoi d’étonnant de la part d’un premier Ministre fervent promoteur de l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes.

Les députés EELV ont exprimé leur solidarité avec la ministre débarquée. Sans pour autant, eux aussi, dénoncer globalement ce budget comme mauvais parce que budget d’austérité.Il est symp- tomatique de ce gouvernement Hollande-Ayrault qu’il sanctionne pour la deuxième fois une femme ministre de l’écologie pour tenter de mettre de l’ordre dans sa majorité qui prend l’eau de partout. Hollande cherche désespérément à imposer son autorité. Il provoque volontairement une mini crise politique pour obliger ministres et députés Verts à se soumettre ou à se démettre. Une chose est sûre, sa politique d’austérité contre les travailleurs et la population, comme sa politique productiviste et pro nucléaire, servent les seuls intérêts des riches et des patrons. Il est indispensable de préparer les mobilisations pour la mettre en échec en continuant la lutte contre l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes et en engageant la lutte pour la défense des retraites.

Montreuil, le 2 juillet 2013

Commentaire: Et si c’était un habile retrait avant les vrais emmerdements: Fessenheim, Brennilis, Landivisiau, Gaz de schiste, Notre Dame des Landes…

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27 juin 2013 ~ 0 Commentaire

Dans le « Canard Enchaîné »

Dans le

http://blog-de-canard.blog4ever.com/blog/articles-cat-442415-743602-le_canard_du_12_06_2013.html

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26 juin 2013 ~ 0 Commentaire

Brest. Greenpeace présentera mercredi son expo sur la pêche (OF)

 Greenpeace réclame la fermeture de la pêche au thon rouge

L’association Greenpeace sera présente à Brest dans le haut de la rue de Siam mercredi, vendredi et samedi.

Greenpeace vient présenter à Brest son exposition sur la pêche. Elle s’installe mercredi, vendredi et samedi dans le haut de la rue de Siam, de 10 h 30 à 18 h 30. Greenpeace est en campagne nationale de mobilisation d’adhérents et de donateurs. L’association se revendique « 100 % indépendante financièrement » en refusant les subventions publiques et les soutiens d’entreprises. Pour elle, « c’est le prix de la liberté d’expression ».  Environnement mardi 25 juin 2013

http://www.ouest-france.fr/actu/actuLocale_-Brest.-Greenpeace-presentera-mercredi-son-expo-sur-la-peche_40779-2206074——29019-aud_actu.Htm

 

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26 juin 2013 ~ 0 Commentaire

Conférence bretonne de l’énergie. Gaspare n’ira plus aux réunions (LT)

Conférence bretonne de l'énergie. Gaspare n'ira plus aux réunions (LT) dans Ecologie & climat autocollant-gaspare

Dans une lettre adressée au préfet de Région et au président du conseil régional, le collectif Gaspare, qui s’oppose à la construction de la centrale au gaz de Landivisiau, annonce qu’il ne participera plus aux réunions de la Conférence bretonne de l’énergie comme c’était le cas auparavant. « Après la publication de notre scénario électrique alternatif breton, le 18 janvier 2013, nous avions pris la décision de renouer le dialogue avec les services de l’État et le conseil régional. Cette décision avait entraîné notre représentation à la 9e CBE, le 22 mars 2013, et la tenue de la réunion en sous-préfecture de Morlaix, le 18 avril 2013. Cet échange technique nous laissait entrevoir l’espoir que notre travail soit reconnu et pris en considération. Nous avions décidé de participer à la réunion plénière extraordinaire en présence de Mme la Ministre Delphine Batho, le 13 mai 2013. Si effectivement, nous avons pu nous exprimer en posant deux questions légitimes, Madame la Ministre en a éludé une partie et signifié une fin de non-recevoir à l’autre, coupant ainsi court à toute forme de dialogue. En nous méprisant de la sorte, nous ne pouvons que constater l’échec de cette participation. Aussi, vous comprendrez que nous ne sommes plus disposés à participer à la CBE qui est une chambre de validation de décisions déjà prises ». 26 juin 2013 à 08h47

http://www.letelegramme.fr/ig/generales/regions/finistere/conference-bretonne-de-l-energie-gaspare-n-ira-plus-aux-reunions-26-06-2013-2149884.php

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26 juin 2013 ~ 0 Commentaire

Brennilis : le démantèlement partiel devrait encore durer cinq ans (LT+OF)

Brennilis : le démantèlement partiel devrait encore durer cinq ans (LT+OF) dans Ecologie & climat 29283130

Le projet de démantèlement complet de la centrale nucléaire de Brennilis est toujours au point mort. EDF prépare un nouveau dossier, conforme aux enseignements de l’enquête publique qui avaient conduit l’Autorité de sûreté nucléaire à retoquer son projet initial voici deux ans (la destination finale des déchets irradiés du réacteur était prévue sur le site de Bugey, lequel a fait l’objet d’une interruption de chantier). En attendant, EDF a été autorisée, voici deux ans, à engager le démantèlement partiel. Ces opérations devraient durer environ cinq ans. Il y a un an, le directeur du site, Jean-Christophe Couty, envisageait pourtant une fin de chantier, pour cette phase, à la fin 2014. 26 juin 2013

http://www.letelegramme.fr/ig/generales/regions/finistere/brennilis-le-demantelement-partiel-devrait-encore-durer-cinq-ans-26-06-2013-2149882.php

http://www.ouest-france.fr/actu/actuDet_-Centrale-nucleaire-de-Brennilis-5-ans-pour-le-demantelement_55257-2206023_actu.Htm

Commentaire: Démanteler, pour mettre où les déchets?

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25 juin 2013 ~ 0 Commentaire

Changeons le système, pas le climat !

Changeons le système, pas le climat ! dans Ecologie & climat

Les « événements naturels extrêmes » se multiplient partout dans le monde : inondations, montée des rivières (sans précédent en Europe depuis… le XIIIe siècle), sécheresses, ouragans, etc. D’ici quelques dizaines d’années, on risque d’atteindre le point de non-retour, le dépassement des 2°C de réchauffement, et le déclenchement d’un processus incontrôlable.

Le changement climatique, c’est maintenant ! Les conséquences ? Fusion des glaces polaires et élévation du niveau de la mer avec la submersion des principales villes de la civilisation humaine, réduction dramatique de l’eau potable, désertification, incendies détruisant les dernières grandes forêts… Selon les scientifiques, si l’on dépasse les 350 ppm (parties par million) de gaz à effets de serre, on ne pourra pas empêcher le dépassement des 2°C. Or, dans l’hémisphère Nord – le cœur du système capitaliste – les 400 ppm sont atteints pour la première fois depuis… le pliocène, une ère géologique datant d’il y a quelques millions d’années !

Toujours plus vite vers la catastrophe L’accumulation de gaz carbonique, la montée de la température, la fonte des glaciers polaires et des « neiges éternelles », la désertification des terres, les sécheresses, les inondations : tout se précipite et les bilans des scientifiques, à peine l’encre des documents séchée, se révèlent trop optimistes. Concernant les prévisions, on penche maintenant, de plus en plus, pour les fourchettes les plus élevées. On ne parle plus – ou de moins en moins – de ce qui va se passer à la fin du siècle, ou dans un demi-siècle, mais dans les dix, vingt, trente prochaines années. Il n’est plus seulement question de la planète que nous laisserons à nos enfants et petits-enfants, mais de l’avenir de cette génération-ci ! Un exemple, assez inquiétant : si la glace du Groenland fondait, le niveau de la mer pourrait monter de six mètres : cela veut dire l’inondation, non seulement de Dacca et d’autres villes maritimes asiatiques… mais aussi de New York, Amsterdam et Londres. Selon Richard Alley, glaciologue de la Penn State University, la fusion de la calotte du Groenland, qu’on avait l’habitude de calculer en centaines d’années, pourrait se produire en quelques décennies (1). Cette accélération s’explique, entre autres, par des effets de rétroaction (feed-back). Quelques exemples : la fonte des glaciers de l’Arctique – déjà bien entamée – en réduisant l’albédo, c’est-à-dire le degré de réflexion du rayonnement solaire (il est maximum pour les surfaces blanches) – ne peut qu’augmenter la quantité de chaleur qui est absorbé par le sol ; des scientifiques ont calculé que la réduction de 10 % de l’albédo de la planète aurait l’effet équivalent d’une augmentation de cinq fois du volume de CO2 dans l’atmosphère (2). La montée de la température de la mer transforme des surfaces immenses des océans en déserts sans plancton ni poissons, ce qui réduit leur capacité à absorber le CO2. Ce phénomène s’est accéléré, selon une étude récente, quinze fois plus vite que prévu dans les modèles existants (3) !

Les « scénarios du pire » D’autres rétroactions sont possibles, encore plus dangereuses. Jusqu’ici peu étudiées, elles ne sont pas incluses dans les modèles du GIEC (Groupe d’experts sur l’évolution du climat pour l’ONU), mais risquent de provoquer un saut qualitatif dans l’effet de serre. 400 milliards de tonnes de carbone sont pour le moment emprisonnées dans le pergélisol (permafrost), cette toundra congelée qui s’étend du Canada à la Sibérie. Si les glaciers commencent à fondre, pourquoi le pergélisol ne fondrait-il pas lui aussi ? En se décomposant, ce carbone se transforme en méthane, dont l’effet de serre est bien plus puissant que le CO2. Des quantités astronomiques de méthane se trouvent aussi dans les profondeurs des océans : au moins un trillion de tonnes, sous forme de clathrates de méthane. Si les océans se réchauffent, la possibilité existe que ce méthane soit libéré dans l’atmosphère, provoquant un saut dans le changement climatique. Tous ces processus commencent de façon très graduelle, mais à partir d’un certain moment ils peuvent se développer par sauts qualitatifs. La menace la plus inquiétante, de plus en plus envisagée par les chercheurs, est donc celle d’un runaway climate change, d’un glissement rapide et incontrôlable du réchauffement. Il existe peu de scénarios du pire, c’est-à-dire si l’augmentation de température dépasse les 2 ou 3 degrés : les scientifiques évitent de dresser des tableaux catastrophiques, mais on sait déjà les risques encourus. À partir d’un certain niveau de la température, la Terre sera-t-elle encore habitable par notre espèce ?
La discussion de ces « scénarios du pire » n’est pas un vain exercice apocalyptique : il s’agit de réels dangers, dont il faut prendre toute la mesure. Ce n’est pas non plus du fatalisme : les jeux ne sont pas encore faits, et il est encore temps d’agir pour inverser le cours des événements.
1. Cité par Fred Pearce, The Last Generation, Reading, Eden project books, 2006, p. 83, 90.
2. Calcul d’experts du Scripps Institution of Oceanography de San Diego, Californie, cité par Fred Pearce, The Last Generation, p168.
3. Article du journal le Monde du 5 février 2008 p. 8.

Dimanche 23 juin 2013 Publié dans : Hebdo Tout est à nous ! 200 (20/06/13)

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25 juin 2013 ~ 0 Commentaire

La barbarie… ou l’écosocialisme ?

La barbarie… ou l'écosocialisme ? dans Ecologie & climat 395004034

Qui est responsable de cette situation, inédite dans l’histoire de l’humanité ? C’est l’homme, nous répondent les scientifiques. La réponse est juste, mais un peu courte : l’homme habite sur Terre depuis des millénaires, la concentration de CO2 a commencé à devenir un danger depuis quelques décennies seulement. En marxistes, nous répondons que la faute en incombe au système capitaliste. C’est    sa logique absurde et myope d’expansion et accumulation à l’infini, son productivisme irrationnel obsédé par la recherche du profit qui nous met en péril.

Les capitalistes appuient sur l’accélérateur Peut-on attendre un réveil tardif de la part des oligarchies dominantes ? Toutes les propositions officielles jusqu’ici sont parfaitement incapables de renverser le cours des choses, parce que obstinément enfermées dans la logique de l’économie de marché capitaliste. Comme le constate Hervé Kempf, journaliste au Monde, dans Comment les riches détruisent la planète (Paris, Seuil, 2007) : « le système social qui régit actuellement la société humaine, le capitalisme, s’arc-boute de manière aveugle contre les changements qu’il est indispensable d’opérer si l’on veut conserver à l’existence humaine sa dignité et sa promesse ». Pendant que la crise écologique s’aggrave, business as usual, on continue. L’oligarchie fossile au pouvoir n’a pas réduit mais intensifié l’exploitation du pétrole, du charbon et du gaz – principales sources des gaz à effet de serre – y compris sous ses formes les plus « sales » (sables bitumineux, gaz de schiste) ou dangereuses (puits en haute mer). La mentalité des classes dominantes capitalistes peut être résumée par la célèbre formule de Louis XV : « après moi, le déluge ». Le secrétaire général des Nations unies, Ban Ki Moon, qui n’a rien d’écosocialiste, constate pourtant : « Nous courons vers l’abîme, et nous poussons l’accélérateur. » Par « nous » il faut bien entendu entendre les élites capitalistes et leurs gouvernements…

L’écosocialisme ou la mort  ! Pour affronter les enjeux du changement climatique – et de la crise écologique générale, dont ceux-ci sont l’expression la plus menaçante – il faut un changement radical et structurel, qui touche aux fondements du système capitaliste : une transformation non seulement des rapports de production (la propriété privée des moyens de production) mais aussi des forces productives.
Cela implique tout d’abord une véritable révolution du système énergétique, du système des transports et des modes de consommation actuels, fondées sur le gaspillage et la consommation ostentatoire, induits par la publicité. Un changement du modèle de civilisation et la transition vers une nouvelle société, où la production sera démocratiquement planifiée par la population. Où les priorités de production et de consommation ne seront plus décidées par une poignée d’exploiteurs, par les forces aveugles du marché, ou par une oligarchie de bureaucrates et d’experts, mais par les travailleurs et les consommateurs. Bref, la population qui, après un débat démocratique et contradictoire entre différentes propositions, décide.
C’est ce que nous nommons écosocialisme.

http://www.npa2009.org/node/37840

 

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25 juin 2013 ~ 0 Commentaire

Nucléaire : la fausse solution

Nucléaire : la fausse solution dans Ecologie & climat photo_montage-bc218

En plein débat sur la transition énergétique et alors que le réchauffement climatique menace de s’emballer, le lobby nucléaire est à l’offensive.

Soutenu par les politiques de droite comme de gauche, il essaie de fourguer ses centrales en répétant inlassablement cette contrevérité : comme il n’émet pas de gaz à effet de serre (GES) le nucléaire serait la solution à la crise climatique. Intox totale ! Tout d’abord, les émissions de GES de la filière nucléaire sont proches de celles des centrales à gaz. Elles sont liées au cycle de vie des réacteurs (construction, démantèlement…) et à celui de l’uranium (extraction, transport, retraitement…). Mais surtout le nucléaire ne permet pas, lui, de récupérer la chaleur dégagée lors de la production d’électricité. Il impose donc de produire de l’énergie supplémentaire pour nos besoins en chaleur.

Stop ou encore ? D’autre part, 75 % des émissions mondiales de GES viennent des transports, du chauffage, des procédés industriels, de l’agriculture et du secteur forestier… Des secteurs où le nucléaire n’intervient pas et où des centrales supplémentaires ne serviraient donc à rien. Pour agir sur les 25 % restants, combien de réacteurs supplémentaires faudrait-il ajouter aux 437 existants qui ne produisent que 11 % de l’électricité mondiale, tout en menaçant 100 % de la planète ? Sachant qu’il faut dix ans pour construire un réacteur, ce serait inopérant puisque la décrue d’émissions de GES doit être amorcée dès 2015 pour éviter la catastrophe climatique. D’ailleurs, même la pro-nucléaire Agence internationale de l’énergie reconnaît que la contribution du nucléaire à la réduction des émissions de CO2 serait d’à peine 6 % pour un coût d’au moins 1 000 milliards d’euros contre 54 % pour les économies d’énergie et 21% pour les énergies renouvelables. Les sommes d’argent colossales exigées par le nucléaire devraient être consacrées à la recherche et à l’exploitation des énergies renouvelables qui seules peuvent répondre sans danger aux besoins en énergie de la population. D’ailleurs, au niveau mondial, les énergies renouvelables produisent nettement plus ­d’électricité que le nucléaire. Loin d’être l’énergie de l’avenir, comme le prétend par exemple Arnaud Montebourg, le nucléaire est très mal adapté à un monde qui se réchauffe puisque les réacteurs doivent être constamment refroidis. Pendant la canicule de 2003, un quart des réacteurs ont dû être arrêtés.

Nucléaire ou renouvelables, il faut choisir ! Il faut viser une plus grande sobriété énergétique. Ne pas se priver, mais réfléchir et produire l’électricité en fonction de nos besoins réels. Il faut aussi viser l’efficacité énergétique, c’est-à-dire réduire le recours à l’énergie au maximum, isoler les bâtiments, construire des logements peu gourmands en électricité, développer des transports en commun de qualité, fréquents et peu chers, voire gratuits. Il faut relocaliser la production et prioriser les circuits courts de distribution de l’énergie. Là sont les vraies solutions à la crise écologique et sociale. Du point de vue du projet de société, l’incompatibilité entre nucléaire et renouvelables ne se limite pas aux problèmes de l’intermittence et de la continuité dans la production électrique. Elle débouche sur un choix fondamental entre centralisation et décentralisation énergétique, donc aussi entre standardisation et diversité technique. Membre du GIEC, le professeur Aviel Verbrugge de l’université d’Anvers résume bien le changement structurel nécessaire pour sauver le climat : « les réseaux électriques doivent évoluer d’une structure pyramidale vers une structure multilatérale dans laquelle des millions de sources d’énergie renouvelables décentralisées seront reliées entre elles dans le cadre d’un réseau intelligent ». Il en tire la conclusion logique : « énergie ultra-pyramidale par excellence, le nucléaire est un obstacle à la transition énergétique ».
La population doit s’emparer de ces questions, décider de ses besoins et imposer une politique énergétique qui passe par l’expropriation des grands groupes et la mise en place d’un service public autogéré par les salariés et les usagers. C’est un enjeu de société qui ne passe pas par les salons ministériels mais par une mobilisation combative populaire.

http://www.npa2009.org/node/37840

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20 juin 2013 ~ 0 Commentaire

Extraction de sable en baie de Lannion: table ronde le 12 juillet

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Le collectif « Peuple des Dunes », organise le 12 juillet prochain à Trébeurden une table ronde en présence notamment de Denis Délestrac le réalisateur du film diffusé sur Arté : « Le Sable, enquête sur une disparition ».

D’après une source sûre, rien ne bouge au Ministère du Redressement Productif, ni en bien , ni en mal ; il semble- rait que le Ministère attende le 12 juillet afin de savoir si notre mobilisation est toujours aussi forte.

Il faut que nous soyons très, très nombreux, nous vous attendons.

Alain Bidal

Président du Collectif Le Peuple des Dunes en Trégor

http://peupledesdunesentregor.com

peupledesdunesentregor@gmail.com

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19 juin 2013 ~ 0 Commentaire

L’Accord de libre-échange transatlantique : négocié dans le secret pour abaisser les protections environnementales (Reporterre)

L’Accord de libre-échange transatlantique : négocié dans le secret pour abaisser les protections environnementales (Reporterre) dans Ecologie & climat 12-hommes-en-colere-1957-10-g

Le projet d’Accord de libre-échange transatlantique entre l’Europe et les Etats-Unis avance dans l’opacité : les documents discutés ne sont pas rendus publics ! Un des buts essentiels de cet accord est d’abaisser les règles environnementales qu’a posé l’Union européenne sous la pression des citoyens.

Le 14 juin, les ministres du commerce de l’Union Européenne ont donné mandat à la Commission pour entamer les négociations d’un Partenariat transatlantique sur le commerce et l’investissement, le PTCI (ou ALET, Accord de libre-échange transatlantique). Main dans la main, les négociateurs affichent leur volonté de boucler un accord ambitieux et global [1] à l’horizon 2015, très vite donc. La relance de telles négociations se fait dans la plus totale opacité, puisqu’aucun document n’a été officiellement rendu public. Pourtant, les multinationales (notamment énergétiques et des services), l’industrie financière et les grands cabinets juridiques sont sur le pied de guerre et ont mené une campagne de lobbying intense sur le périmètre des négociations. Au menu bien sûr, l’accès au marché et la question des barrières tarifaires (déjà très faibles des deux côtés de l’Atlantique), une plus grande circulation des biens, des services et des capitaux, une libéralisation plus approfondie de l’investissement… Mais aussi, et c’est là un sujet de préoccupation majeure, un convergence très extensive des réglementation et des barrières « non tarifaires ». Quelques contradictions et voix dissonantes ont vu le jour ces derniers mois, notamment autour des fameuses ’lignes rouges’ tracées par le gouvernement français (très minces au regard des enjeux), en particulier l’exception culturelle, les marchés publics de la défense, et dans une moindre mesure les normes en matière de sécurité alimentaire. Mais en guise de compromis, la France a finalement accepté le seul retrait « provisoire » des services audiovisuels du texte, et renoncé à mettre un veto.

La Commission européenne fait comme à son usage peu de cas des réserves et des oppositions. Le désir affiché est en effet de « contribuer à l’élaboration de règles mondiales », « au-delà de ce que les États-Unis et l’Union Européenne ont atteint dans les accords commerciaux mondiaux » et « au-delà des engagements actuels de l’OMC ». Soit contourner le blocage du cycle de Doha à l’OMC, en étendant progressivement au niveau multilatéral les règles de ce qui serait l’un des plus grands marchés communs au monde [2]. La multiplication des accords commerciaux bilatéraux et la politique de sécurisation des investissements, en particulier concernant les ressources naturelles [3], menée par l’Union Européenne ces dernières années ont témoigné de son manque de volonté d’entamer une transition ambitieuse vers des modes de production et de consommation soutenables. Et ses quelques velléités environnementales sont la cible systématique des investisseurs, telles que la directive sur la qualité des carburants [4]. Le PTCI marque une nouvelle étape dans cette direction, qu’illustrent ces deux éléments :

 L’inclusion de mécanismes de règlement des différends investisseur-État. Ce type d’arbitrage s’est multiplié ces dernières années, avec un record de 58 cas en 2012. Parmi les cas emblématiques de litiges investisseur-État, la plainte de la compagnie suédoise Vattenfall contre l’Allemagne et sa décision d’abandonner progressivement l’énergie nucléaire : Vattenfall réclame 3,7 milliards d’euros en compensation de la perte de profits potentiels liés à deux de ses centrales nucléaires. Ou encore l’attaque de Lone Pine Ressources Inc contre le moratoire sur la fracturation hydraulique adopté par la province du Québec : Lone Pine réclame au Canada 250 millions de dollars US, en vertu du chapitre 11 de l’ALENA sur les investissements [5]. Le géant états-unien de l’énergie Chevron a déjà entamé l’offensive pour que des droits extensifs soient accordés aux investisseurs dans le PTCI, via une lettre adressée au représentant du commerce américain [6]. Chevron argue de son droit à extraire des ressources (!) et de la nécessité d’avoir des recours contre toute protection environnementale pouvant faire obstacle à ses profits présents et futurs.

De tels mécanismes d’arbitrage pavent clairement le chemin pour une capture du pouvoir par les multinationales. Les cabinets juridiques vivent des litiges et partagent avec les multinationales les immenses gains obtenus. Or ils jouent également le rôle de conseiller des gouvernements quand il faut rédiger les clauses sur l’investissement d’un accord [7]…Les multinationales de l’énergie pourraient ainsi facilement entamer des poursuites contre des gouvernements européens sur les restrictions, moratoires et interdictions d’exploitation des gaz et pétroles de schiste.

Pire, les États seraient tenus de garantir un « environnement stable » durant toute la durée de l’investissement d’une multinationale, sous peine de poursuites. Il est certain que de telles clauses rendraient les pouvoirs publics frileux quant à l’adoption de mesures ambitieuses de protection de l’environnement une fois un tel accord signé [8].

L’harmonisation des règles La suppression des barrières non-tarifaires, des réglementations et normes présentant un obstacle au commerce et à l’investissement constitue un pan très important des négociations. Cette « procédure de coopération sur les normes » présentes et à venir, puisqu’il s’agirait là d’un processus continu d’harmonisation, soulève de nombreuses inquiétudes. Dans de nombreux domaines, les préférences collectives et choix de société ne témoignent pas des mêmes degrés d’exigence et de débat des deux côtés de l’Atlantique : politiques alimentaires avec l’exemple des OGM et des viandes hormonées [9], normes sanitaires et phytosanitaires, fracturation hydraulique, nanotechnologies… la liste est longue. On imagine difficilement la standardisation se faire par le haut si elle se mène à l’abri des consommateurs, associations écologistes, mouvements paysans, syndicats et plus largement du débat citoyen. Enfin, le choix de politiques ciblées en faveur de la transition écologique pourrait être condamné car faussant la concurrence. Concrètement, une subvention ou soutien aux énergies renouvelables, à la relocalisation d’une activité, des exigences de contenu local de production dans un marché public, etc., pourraient être pris pour cible. Et ce alors que les énergies fossiles sont par ailleurs largement subventionnées des deux côtés de l’Atlantique et que les engagements pour supprimer ces subventions ne sont pas suivis d’effet.

Le Japon a par exemple contesté en 2010 des mesures prises par le Canada introduisant une ’teneur en éléments nationaux’ pour les producteurs d’énergies vertes [10]. Le PTCI pourrait limiter fortement la capacité des populations à choisir des politiques publiques dans différents domaines, social, environnemental… et privilégier la logique de la réduction des « coûts de transaction » et de l’accès maximal au marché. Nous appelons donc à un large débat sur ces négociations en Europe et aux États-Unis et à une mobilisation de toutes les forces œuvrant pour la justice sociale et environnementale. Sans objectifs sociaux et écologiques clairs, ces négociations ne seront qu’une capitulation supplémentaire du politique face aux multinationales.

Hélène Cabioc’h (ATTAC) et Amélie Canonne (AITEC) mercredi 19 juin 2013

http://www.reporterre.net/spip.php?article4414

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