Archive | Ecologie & climat

05 février 2023 ~ 0 Commentaire

bassines (libération)

bassines
Partage de l’eau

Charente-Maritime : le Conseil d’Etat confirme l’interdiction de remplir les bassines

Le Conseil d’Etat rejette ce vendredi le pourvoi des irrigants concernant le remplissage de cinq bassines controversées de Charente-Maritime.

Les agriculteurs pataugent avec leurs bassines. Le Conseil d’Etat a confirmé vendredi l’interdiction de remplir les cinq «bassines» controversées à usage agricole, qui font l’objet de nombreuses manifestations en Charente-Maritime. Dans un avis dont l’AFP a obtenu une copie, le Conseil d’Etat rejette ainsi le pourvoi de l’association syndicale des Roches, représentant les irrigants qui souhaitent prélever le bassin de la rivière Le Mignon, sur les communes de La Laigne, Cramchaban et la Grève-sur-le-Mignon (Charente-Maritime).

Depuis leur création en 2010, ces retenues autorisées par arrêtés préfectoraux ont donné lieu à nombre de recours de Nature Environnement 17 qui s’oppose à leur usage, comme pour celles toutes proches des Deux-Sèvres. Dans son jugement du 17 mai, la cour administrative d’appel de Bordeaux avait interdit de les remplir, notant «l’insuffisance» ou «l’absence de données» de certains aspects des études d’impact avancées par les irrigants, notamment sur les effets des prélèvements, l’absence de sources de certains chiffres avancés ou des mesures ne permettant pas un «ajustement pertinent» du remplissage des réserves.

Pour demander l’annulation de l’arrêt de la cour administrative d’appel de Bordeaux, l’association syndicale des Roches soutenait que ce dernier était entaché «d’une insuffisance de motivation en ce qu’il se fonde sur des motifs hypothétiques» et plusieurs «dénaturations des pièces du dossier». Mais pour le Conseil d’Etat, «aucun de ces moyens n’est de nature à permettre l’admission du pourvoi».

5,5 millions d’euros «perdus»

Les projets de création de ces retenues d’eau controversées – des bassins à ciel ouvert, recouverts d’une immense bâche en plastique -, donnent lieu depuis des années à des manifestations, quelquefois avec heurts, organisées par des opposants qui dénoncent un «accaparement de l’eau» au profit de l’«agro-industrie».

«On s’y attendait. On va refaire une demande d’autorisation encore une fois avec une nouvelle étude d’impact mais cela prend du temps», a réagi à l’AFP Thierry Boucard, qui préside l’association. Laquelle «n’a aucune obligation à reboucher les réserves» car «légales». «Si on abandonne, c’est 5,5 millions d’euros perdus, dont 67 % d’argent public», déplore-t-il. Avec cette décision, «on donne un permis de les dégrader».

Deux militants anti-bassines étaient jugés début janvier devant le tribunal de la Rochelle pour avoir cisaillé et découpé à coups de cutters et de ciseaux une bâche de la retenue de Cramchaban en novembre 2021. Cinq mois de prison avec sursis ont été requis à leur encontre, la décision a été mise en délibéré au 2 mars.

4 février 2023

https://www.liberation.fr/

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04 février 2023 ~ 0 Commentaire

2 degrés ( standford)

rechauffment

Même en réduisant les émissions, le réchauffement de 2º est probable d’ici 2054

Selon un système, le climat se réchauffera plus vite que prévu par l’accord de Paris. Une nouvelle étude a révélé que les objectifs d’émission conçus pour atteindre l’objectif climatique le plus ambitieux au monde – 1,5º Celsius au-dessus des niveaux préindustriels – pourraient en fait être nécessaire pour éviter un changement climatique plus extrême de 2º.

L’étude, publiée le 30 janvier dans Proceedings of the National Academy of Sciences, apporte de nouvelles preuves que le réchauffement climatique est en passe d’atteindre 1,5º C au-dessus des moyennes préindustrielles au début des années 2030, quelle que soit l’augmentation ou la diminution des émissions de gaz à effet de serre au cours de la prochaine décennie.

La nouvelle estimation du « temps jusqu’au seuil » résulte d’une analyse qui fait appel à l’intelligence artificielle pour prédire le changement climatique à partir d’observations récentes des températures dans le monde entier.

« En utilisant une approche entièrement nouvelle qui s’appuie sur l’état actuel du système climatique pour faire des prédictions sur l’avenir, nous confirmons que le monde est sur le point de franchir le seuil de 1,5º C », a déclaré l’auteur principal de l’étude, Noah Diffenbaugh, climatologue à l’université de Stanford.

Si les émissions restent élevées au cours des prochaines décennies, l’IA prévoit que la Terre aura une chance sur deux de devenir plus chaude de 2 degrés Celsius en moyenne par rapport à l’époque préindustrielle d’ici le milieu du siècle, et plus de quatre chances sur cinq d’atteindre ce seuil d’ici 2060.

Selon l’analyse, cosignée par Elizabeth Barnes, spécialiste de l’atmosphère à l’université d’État du Colorado, prévoit que le monde atteindrait probablement les 2 degrés même dans un scénario où les émissions diminueraient au cours des prochaines décennies. « Notre modèle est convaincu qu’il y a déjà eu suffisamment de réchauffement pour que le seuil de 2º soit dépassé si l’atteinte des émissions nettes nulles prend encore un demi-siècle », a déclaré M. Diffenbaugh.

Cette constatation peut susciter la controverse parmi les scientifiques et les décideurs, car d’autres évaluations faisant autorité, notamment le dernier rapport du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat, ont conclu qu’il est peu probable que le seuil des 2 degrés soit atteint si les émissions nettes sont réduites à zéro avant 2080.

Pourquoi un demi-degré est-il important ?

Franchir les seuils de 1,5º et 2º reviendrait à ne pas atteindre les objectifs de l’Accord de Paris de 2015, dans lequel les pays se sont engagés à maintenir le réchauffement climatique à un niveau « bien inférieur » à 2º au-dessus des niveaux préindustriels, tout en poursuivant l’objectif plus ambitieux de limiter le réchauffement à 1,5º.

La température moyenne de la planète est déjà supérieure de 1,1 °C à ce qu’elle était avant que la combustion de combustibles fossiles ne prenne son essor dans les années 1800, et la litanie des conséquences de ce réchauffement comprend des incendies de forêt plus fréquents, des précipitations et des inondations plus extrêmes, ainsi que des vagues de chaleur plus longues et plus intenses.

Comme ces effets se font déjà sentir, on prévoit que chaque fraction de degré de réchauffement planétaire intensifiera les conséquences pour les populations et les écosystèmes. À mesure que les températures moyennes augmentent, il devient plus probable que la planète atteigne des seuils – parfois appelés points de basculement – qui entraînent de nouvelles conséquences, comme la fonte des grandes calottes polaires ou la disparition massive des forêts. En conséquence, les scientifiques s’attendent à ce que les impacts soient beaucoup plus graves et étendus au-delà de 2º.

En travaillant sur la nouvelle étude, M. Diffenbaugh a déclaré qu’il avait été surpris de constater  que le monde risquait d’atteindre le seuil de 2º, même dans un scénario où les émissions diminueraient rapidement pour atteindre un niveau net nul d’ici 2076. Ce scénario,prévoit une chance sur deux d’atteindre le seuil de 2º d’ici 2054, et environ deux chances sur trois de le franchir entre 2044 et 2065.

Il est toutefois possible d’éviter un changement climatique plus extrême en réduisant rapidement les quantités de dioxyde de carbone, de méthane et d’autres gaz à effet de serre ajoutés dans l’atmosphère. Dans les années qui ont suivi le pacte de Paris sur le climat, de nombreuses nations se sont engagées à atteindre des émissions nettes nulles plus rapidement que ne le reflète le scénario de faibles émissions utilisé dans la nouvelle étude. En particulier, M. Diffenbaugh souligne que de nombreux pays ont des objectifs d’émissions nettes nulles entre 2050 et 2070, notamment la Chine, l’Union européenne, l’Inde et les États-Unis.

« Ces promesses de réduction nette du carbone s’articulent souvent autour de l’objectif de 1,5º de l’Accord de Paris », a déclaré Diffenbaugh. « Nos résultats suggèrent que ces promesses ambitieuses pourraient être nécessaires pour éviter les 2º ».

Pour tirer des enseignements du réchauffement passé

Les évaluations précédentes ont utilisé des modèles climatiques mondiaux pour simuler les trajectoires de réchauffement futur, des techniques statistiques pour extrapoler les taux de réchauffement récents et des bilans carbone pour calculer la vitesse à laquelle les émissions devront diminuer pour rester en dessous des objectifs de l’accord de Paris.

Pour les nouvelles estimations, Diffenbaugh et Barnes ont utilisé un type d’intelligence artificielle appelé réseau neuronal, qu’ils ont entraîné sur les vastes archives de résultats de simulations de modèles climatiques mondiaux largement utilisés.

Une fois que le réseau neuronal a appris des modèles à partir de ces simulations, les chercheurs ont demandé de prédire le nombre d’années avant qu’un seuil de température donné ne soit atteint, en utilisant comme données d’entrée des cartes d’anomalies de température annuelles réelles – c’est-à-dire des observations sur le degré de réchauffement ou de refroidis-sement d’un lieu au cours d’une année donnée par rapport à la moyenne pour ce même lieu au cours d’une période de référence, de 1951 à 1980.

Pour tester la précision du modèle, les chercheurs l’ont mis au défi de prédire le niveau actuel du réchauffement climatique, soit 1,1º, en se basant sur les données d’anomalies de température pour chaque année de 1980 à 2021.

La recherche a correctement prédit que le niveau actuel de réchauffement serait atteint en 2022, avec une fourchette plus probable de 2017 à 2027. Le modèle a également prédit correctement le rythme du déclin du nombre d’années jusqu’à 1,1º qui s’est produit au cours des dernières décennies.

« C’était vraiment le test décisif pour voir nous pouvions prédire le rythme que nous connaissons », a déclaré M. Diffenbaugh. « Nous étions assez sceptiques quant à l’efficacité de cette méthode jusqu’à ce que nous voyions ce résultat. Le fait que l’étude ait une telle précision augmente ma confiance dans ses prédictions du réchauffement futur. »

(Adapté de documents fournis par l’université de Stanford)

31 janvier 2023

https://climateandcapitalism.com/

 

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03 février 2023 ~ 0 Commentaire

plouisy (fr3)

gazole10

Usine à saumons à Plouisy. Le NON des élus de Guingamp-Paimpol Agglomération

A 64 %, les élus de la communauté de communes de Guingamp-Paimpol ont refusé de donner mandat au président pour qu’il émette un avis dans le cadre de l’enquête publique sur le projet d’usine à saumons à Plouisy. Un vote à bulletin secret qui, implicitement, signifie une opposition à la création du site norvégien en Bretagne.

Le vote à bulletins secrets s’est déroulé jusque tard la nuit dernière après plusieurs heures d’échanges et de débats entre les 88 membres du conseil communautaire de Guingamp-Paimpol Agglomération.

A l’issue du dépouillement, le couperet est tombé. Les deux tiers des élus ont refusé de donner mandat à leur président et à son bureau pour émettre un avis dans le cadre de l’enquête publique. En clair, c’est un NON des élus de l’agglomération concernant l’usine à saumons norvégienne sur leur territoire.

Le président de l’agglomération, Vincent Le Meaux, que nous avons joint ce 3 février, ne mâche pas ses mots. « Désormais, je suis un président qui ferme sa gueule comme le demandent les élus. Je vais rester fidèle à ce mandat » lâche-t-il. Je suis content et soulagé de passer à autre chose. Il y a eu trop de pressions médiatiques, citoyennes, politiques » ajoute-t-il.

Parmi les grands gagnants de la soirée, le maire de la commune de Plouisy où les Norvégiens de Smart Salmon souhaitent implanter leur usine à saumons. Laquelle prévoit de produire 8.000 tonnes de saumons par an. « Le sens de ce vote et de ce qui s’est dit hier, c’est que l’agglomération est contre ce projet. Il est conforme à ce que souhaite aussi ma commune » indique  Rémy Guillou.

A côté des quelques abstentions, une vingtaine d’élus avait fait le choix inverse. C’est le cas de Philippe Le Goff, maire de Guingamp et vice-président de l’agglomération en charge des grands projets. Il prend acte de la décision et ne souhaite pas faire de commentaires. Il pointe néanmoins « le dilemme posé dans ce dossier avec la suspicion d’avoir des effets négatifs qui prend le pas sur le positif de cette installation ».

Un vote qui n’empêche pas l’enquête publique de continuer

Ce projet d’usine à saumons suscite, depuis juin 2021, un grand nombre de réserves voire même une opposition ferme. De la part notamment d’associations écologistes inquiètes pour la ressource en eau douce ou encore des pêcheurs et des ostréiculteurs refusant de voir l’eau polluée par des rejets d’hormones données aux jeunes saumons.

Une opposition qui avait été à l’origine d’une manifestation le 12 décembre 2022. Le 18 janvier dernier, c’était au tour du conseil municipal de Plouisy de voter contre le projet.

Mais le vote d’hier aura-t-il des conséquences sur les suites du dossier instruit par les industriels norvégiens auprès de l’Etat ?

Car quoi qu’il arrive, le dossier « ICPE » pour obtenir l’autorisation environnementale de la part de l’Etat continue son chemin. Normalement, le protocole d’enquête publique devrait être déclenché à la fin du premier semestre 2023.

Selon le maire de Guingamp, « à ce moment-là, c’est la démocratie du Droit et de la procédure qui devra parler ».

Un avis que ne partage pas du tout le maire de Plouisy. Pour lui « ce serait quand même difficile de voir cela se faire, alors que la volonté de la commune de Plouisy et de l’agglo est que le projet n’aboutisse pas ».

Le maire de Plouisy, lors des débats d’hier, a demandé à ce que « les Norvégiens renoncent à leur projet. La solution la plus sage serait cela. La balle est dans leur camp. »

De son côté, le président de Guingamp-Paimpol Agglomération exécutera toutes les demandes qui seront faites dans le cadre de l’enquête publique comme le prévoit la loi. Pour lui, « c’est désormais entre les mains des responsables de ce dossier comme le préfet, la commission locale de l’eau la commune de Plouisy et les industriels norvégiens. L’agglomération sera mise à contribution comme support technique par exemple pour des questions d’urbanisme ou de ressources en eau » précise Vincent Le Meaux.

Avec l’enquête publique à venir, le projet d’usine à saumons venu de Norvège devrait encore troubler un peu plus les eaux tumultueuses du Trieux.

03/02/2023 Romuald Bonnant .

https://france3-regions.francetvinfo.fr/

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03 février 2023 ~ 0 Commentaire

nucléaire (reporterre)

nukleaire

Malgré les discours, le nucléaire mondial a encore décliné en 2022 dans le monde

Alors que la France veut relancer le nucléaire, celui-ci s’essouffle dans le monde : « Le fossé se creuse entre la perception publique du secteur et sa réalité industrielle », observent des experts indépendants.

En plein débat public sur le futur du nucléaire français, il est toujours instructif de sortir de la cuve atomique française pour prendre un peu de hauteur. C’est tout l’objectif du rapport sur l’état des lieux de l’industrie nucléaire mondiale (WNISR), décorticage annuel réalisés par des experts indépendants. Présenté à Paris le 1er février, il permet d’observer cette industrie dans son entièreté et sur le temps long.

En janvier 2023, le monde compte 412 réacteurs en service répartis sur trente-trois pays, pour une production de 2 653 TWh (terawatt-heure) (chiffre pour 2021). Désormais, la part du nucléaire est passée sous la barre des 10 % de la production électrique nette mondiale (9,8 %). Depuis le pic de 1996 où l’atome en produisait 17,5 %, les chiffres confirment l’essoufflement d’une industrie qui produit chaque année moins d’électricité que les renouvelables.

« Depuis trois ou quatre ans, je suis effaré par le fossé qui se creuse entre la perception publique du secteur et sa réalité industrielle, s’étonne Mycle Schneider, observateur de longue date du parc nucléaire mondial et qui pilote l’étude. Ce n’est pas le seul débat complètement déconnecté de la réalité, mais les implications sont phénoménales. » En réalité, l’atome est de plus en plus rapidement dépassé par l’éolien et le solaire, qui fournissent désormais près de 15 % de l’électricité mondiale.

Ce que le rapport omet de dire, c’est qu’en Europe, face à la crise énergétique, nombre de pays — Pays-Bas, Suède, Pologne, Slovaquie, Grande-Bretagne, France, etc. — veulent relancer leurs programmes respectifs. Mais, explique M. Schneider, « nous ne nous fions pas aux effets d’annonce, notamment en France où nos industriels ne parviennent pas à faire la preuve de leur capacité industrielle à construire six ou dix EPR ». Idem aux États-Unis, où il affirme que Westinghouse n’a plus les capacités humaines et industrielles pour construire de nouvellles unités rapidement.

Malgré l’invasion de l’Ukraine, la Russie reste leader de l’industrie nucléaire

Car en 2022, sur les quinze mises en service prévues, seuls sept réacteurs ont été couplés au réseau, dont trois en Chine, un en Corée du Sud, un en Finlande (raccordé en mars avant d’être stoppé pour cause d’événements « inattendus »), un au Pakistan et un dans les Émirats arabes unis. Huit autres unités doivent démarrer en 2023. À l’inverse, cinq réacteurs ont été définitivement fermés, dont trois en Grande-Bretagne, un aux États-Unis et un autre en Belgique.

La Chine sert de locomotive à tout le secteur : à elle seule, entre 2003 et 2022, elle a mis en service 49 des 99 unités raccordées dans le monde. Et avec 57 réacteurs fonctionnant actuellement, elle a détrôné la France de sa place de deuxième puissance nucléaire après les États-Unis. « Certes, la Chine a démarré la construction de cinq réacteurs en 2022, mais par rapport aux renouvelables, ce que fait la Chine en matière de nucléaire est insignifiant », dit Mycle Schneider. Rien qu’en 2022, le pays a annoncé avoir connecté au réseau 125 GW de solaire et d’éolien, une puissance phénoménale qui dépasse largement celle des unités nucléaires nouvellement installées.

Au total, 58 réacteurs sont actuellement en construction à travers le monde. Les deux champions du secteur sont les Russes et les Chinois, avec respectivement 25 et 18 unités dans les tuyaux. Si la Chine construit désormais uniquement sur son territoire, la Russie, elle, est devenue un V.R.P. de sites clés en main depuis la conception et la construction jusqu’à l’exploitation du réacteur, en passant par la livraison des combustibles enrichis et la reprise des combustibles irradiés.

« Rosatom va jusqu’à couvrir le risque de l’investissement et vendre elle-même le kilowattheure au pays acheteur », observe Mycle Schneider. Dans un secteur qui affronte une perte de compétences humaines, les réacteurs du Bangladesh, de Biélorussie, de Chine, d’Égypte, d’Inde, d’Iran ainsi que quatre unités en Chine seront de facture russe. Comme si la guerre et les menaces de sanctions n’avaient aucune prise sur cette industrie, la Russie assoit sa domination sur un secteur ultrasensible.

« Chaque pays désireux de développer le nucléaire civil passe par l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA), qui rappelle la nécessité d’un cadre pour se lancer : un régulateur, des lois, des normes, des ingénieurs, etc. Or la Russie est devenue le pays dominant en matière de design et de construction à travers le monde. Dans une certaine mesure, l’AIEA prépare le terrain et Rosatom construit des réacteurs, ce qui pose des problèmes de gouvernance qui ne sont débattus nulle part. » D’autant que Mikhail Chudakov, directeur général adjoint et chef du Département de l’énergie nucléaire de l’AIEA, est un ancien officiel d’une filiale de Rosatom.

Le rapport aborde également la question du vieillissement du parc mondial : la palme revient aux États-Unis, où l’âge moyen des réacteurs est de 41,2 ans. Inquiétant, selon le consultant, qui rappelle que le parc étasunien « fonctionne à plein pot avec des facteurs de charge de 90 % », alors que « l’industrie nucléaire américaine prétend avoir baissé les coûts de fonctionnement chaque année depuis 2012 ».

La France compte quant à elle des réacteurs de 36,6 ans en moyenne, tandis que l’âge moyen des réacteurs chinois est inférieur à 10 ans. Le rapport rappelle aussi l’indisponibilité exceptionnelle du parc nucléaire français en 2022, dont la production a chuté pour atteindre 279 TWh, soit 22,7 % de moins qu’en 2021. En France, les experts dénombrent une durée d’arrêt de 152 jours en moyenne par réacteur.

https://reporterre.net/

Lire aussi:

La France manœuvre pour placer son nucléaire en Ukraine

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01 février 2023 ~ 0 Commentaire

plouisy (jdd)

saumon

Bretagne : le projet d’une ferme-usine à saumons fait craindre une nouvelle ZAD

À Plouisy dans les Côtes-d’Armor, la tentative du groupe norvégien Smart Salmon de produire 8 000 tonnes de poisson par an ne plaît pas à grand monde. Associations, pêcheurs et élus locaux craignent des rejets dans la nature, mais l’agglomération soutient le projet. Le vote pour la cession du terrain aura lieu jeudi.

À Plouisy, paisible village des Côtes-d’Armor, le trouble est venu… de Norvège.

L’affaire commence en juin 2021 quand les frères Bakke, Ole et Petter, obtiennent de Guingamp-Paimpol Agglomération un vote favorable en vue d’acquérir un terrain de 10 hectares sur la zone d’activité de Kérizac, sur le territoire du village.

Objectif : construire une ferme à saumons. Mais, de ferme, il n’en est en réalité pas question. Associés à Arild Lokoyn, un compatriote installé dans le Trégor, les deux frères ambitionnent de produire 8 000 tonnes de poisson par an, soit un quart de la demande française de saumon frais.

Les Norvégiens ont flairé le filon : deuxième consommateur mondial de saumon après le Japon, la France en produit très peu (moins de 1 500 tonnes) et importe chaque année entre 120 000 et 130 000 tonnes. Dès lors, l’argumentaire, destiné à séduire élus et clients, était tout trouvé, Smart Salmon allait produire du saumon made in France, évitant un transport à travers l’Europe, et en grande quantité.

Mais, depuis, l’entreprise, qui démarre la construction de son premier site de production en Norvège mais n’en a encore aucun en activité, a vu ses ambitions contrariées par une série d’oppositions.

C’est ainsi dans un contexte tendu que l’agglomération se prononcera jeudi sur la cession du terrain censé abriter l’usine de 50 000 mètres carrés.

Le maire de Plouisy, Rémy Guillou, est contre ; une position confirmée par son conseil municipal le 18 janvier dernier.

« Nous souhaitons aussi que l’agglomération dise stop », demande l’élu ; mais son président, Philippe Le Goff, maire de Guingamp, soutient les Norvégiens, qui lui ont promis 100 emplois.

« On a besoin de réindustrialiser le pays mais, à chaque fois qu’il y a un nouveau projet, il y a cette suspicion permanente », attaque-t-il. Dans la nasse, difficile de prédire l’issue du vote.

Marianne Enault  31/01/2023

https://www.lejdd.fr/

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31 janvier 2023 ~ 0 Commentaire

5g le média)

La 5G, avatar du monde d’après ? C’est la question qu’on pose au journaliste Nicolas Bérard, auteur de 5G mon amour, enquête sur la face cachée des réseaux mobiles. La 5G serait le révélateur d’un monde énergivore que nous prépare les industriels. Elle interroge notre rapport à la consommation et questionne notre modèle de développement. Ce réseau sans fil cinquième génération doit multiplier les débits par dix. Prévu pour combiner les nombreux objets connectés tels que les voitures autonomes qui doivent arriver sur le marché, la 5G est une condition à la mise en place du « smart world », ce projet de monde connecté, structuré par les nouvelles technologies.

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27 janvier 2023 ~ 0 Commentaire

cop 28 (écologistas)

arabie
La communauté internationale rejette la présidence du pétrole à la COP28

Ecologistas en Acción se joint au rejet de toutes les organisations de la société civile internationale contre la nomination de Sultan Al Jaber comme président de la prochaine COP28.

Le mouvement pour la justice climatique, ainsi que les réseaux représentant les jeunes, les femmes et les syndicats, demandent la fin de l’influence des grands pollueurs dans les négociations climatiques.

Pour ces organisations et plateformes, aucun sommet sur le climat supervisé par un dirigeant d’une compagnie pétrolière ne peut être considéré comme légitime : « Les présidences des COP doivent être exemptes de toute influence des compagnies de combustibles fossiles ».

Le 11 janvier, on a appris que Sultan Al Jaber, PDG de la compagnie pétrolière nationale d’Abou Dhabi (ADNOC), sera le prochain président de la COP28, organisée par les Émirats arabes unis (EAU). Cette nouvelle a été saluée par les États-Unis, l’Union européenne et même le secrétaire exécutif de la Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques (CCNUCC).

La nomination et le soutien des leaders mondiaux est une preuve évidente de l’énorme pouvoir que les entreprises fossiles ont au sein des gouvernements. Des entreprises telles qu’ADNOC, qui est responsable d’une grande partie des émissions mondiales, étant le 12e plus grand producteur de pétrole au monde. Une entreprise qui continue à développer des plans d’exploitation de nouveaux projets fossiles, promettant d’augmenter sa production de cinq millions de barils par jour d’ici 2027.

Ecologistas en Acción souligne depuis des années l’énorme pouvoir et l’influence des entreprises fossiles dans les négociations et demande la fin du green washing. Avec de nombreuses autres organisations internationales, elle a collaboré à la dénonciation systématique de la présence de ces entreprises, du blocage qu’elles ont exercé sur les décisions importantes et de la demande d’un régime d’incompatibilités qui exclut ces acteurs des négociations internationales. Des négociations qui devraient se concentrer sur les indications scientifiques, les communautés et les personnes les plus vulnérables, et un changement radical du système dans les limites de la planète.

Cependant, au lieu d’accélérer l’action climatique pour limiter le changement climatique, cette nomination est un autre bâton dans la roue des progrès timides des négociations et un pas de géant dans la capture des négociations par les entreprises. Elle fait suite à la présence de plus de 630 lobbyistes du secteur des combustibles fossiles qui se sont inscrits pour assister à la COP27. Les Émirats arabes unis, qui accueillent actuellement la COP28, comptaient plus de lobbyistes dans leur délégation que tout autre pays. La réalité est que cette nomination représente un tournant où la CCNUCC perd rapidement sa crédibilité.

Ecologistas en Acción rejoint donc les plus de 450 organisations qui ont appelé les gouvernements du monde entier à exiger que les négociations soient au service des populations et des écosystèmes. Pour les organisations signataires, aucune COP supervisée par l’exécutif d’une entreprise de combustibles fossiles ne devrait être considérée comme légitime. Les présidences des COP doivent être libres de toute influence des compagnies pétrolières. Il est temps de parvenir à une élimination progressive et équitable des combustibles fossiles.

Une pétition coordonnée au niveau international par les principaux groupes de la CCNUCC – représentant les jeunes, les femmes, les syndicats et le mouvement pour la justice climatique – demande à la CCNUCC d’adopter enfin un cadre de responsabilité qui mette fin à la capacité des grands pollueurs à influencer la réponse mondiale au changement climatique. Comme le souligne la pétition, la CCNUCC devient de plus en plus une foire aux relations publiques pour l’industrie, tout en empêchant de progresser sur des négociations qui répondent suffisamment aux avertissements clairs déjà émis par le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC).

Pour Javier Andaluz, responsable du climat et de l’énergie chez Ecologistas en Acción, « mettre un pétrolier en charge des négociations sur le climat, c’est comme mettre l’agresseur dans le cachot avec sa victime. Une attaque contre le bon sens qui devrait être rectifiée immédiatement ». Andaluz ajoute : « Si la CNMUCC ne veut pas perdre sa légitimité déjà limitée, elle doit tracer des lignes rouges claires qui excluent les intérêts des combustibles fossiles et permettent une réponse globale, urgente et immédiate à l’urgence climatique.

Demandes des organisations de la société civile

Pas de gros pollueurs qui écrivent les règles. Les grands pollueurs ne doivent pas avoir un accès garanti à la législation sur le climat. Cela leur permet de continuer à exercer une influence négative pour affaiblir et saper la réponse au changement climatique. C’est pourquoi l’humanité est en voie d’extinction. La Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques doit de toute urgence établir un cadre de responsabilité comprenant une politique visant à mettre fin une fois pour toutes aux conflits d’intérêts.

Aucun des grands pollueurs ne devrait financer l’action climatique. Arrêtez le partenariat ou le parrainage des négociations ou des actions sur le climat. Les plus gros pollueurs ne doivent pas être autorisés à faire du chantage à l’écologie et à acheter littéralement leur responsabilité pour une crise qu’ils ont provoquée. La CCNUCC restera non conforme si elle continue à considérer cela comme acceptable.

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Laissez sortir les pollueurs pour que les gens puissent entrer. Bien que la société civile ait toujours été impliquée dans le processus de la COP, les gouvernements ont rendu difficile l’écoute des organisations et mouvements de justice climatique. La société civile doit être incluse de manière significative et équitable. L’action climatique doit être centrée sur le leadership et l’expérience vécue des personnes, notamment celles qui sont en première ligne de la crise climatique. Avec les communautés en première ligne, il est possible de mettre un terme au financement et à la validation de distractions dangereuses et de fausses solutions, qui ne servent qu’à profiter aux grands pollueurs. Cela favorise leurs abus et garantit des décennies supplémentaires d’utilisation de combustibles fossiles.

Repenser le système pour protéger les personnes et la planète : plus de gros pollueurs. Le système capitaliste détruit la vie telle que nous la connaissons. Il est temps de construire une nouvelle façon de vivre et de collaborer qui fonctionne pour les gens, et non pour les pollueurs : une solution juste, responsable et sensible au genre qui propose une restauration écologique et garantit une transformation à mettre en œuvre immédiatement.

Une transition complète et équitable vers l’abandon des combustibles fossiles, avec des solutions réelles centrées sur les droits des peuples autochtones, des communautés locales et la protection de ceux qui luttent pour la justice. Il est impératif de mettre fin à l’impunité et aux abus des entreprises.

26/01/2023

https://www.ecologistasenaccion.org/

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27 janvier 2023 ~ 0 Commentaire

porzay (eaux et rivières)

cochons

Extension de porcherie à Plovenez-Porzay : la justice entend donner raison à Eau & Rivières

Le rapporteur public du Tribunal Administratif de Rennes a estimé, le 19 janvier, que l’arrêté du préfet du Finistère enregistrant l’extension et la mise à jour du plan d’épandage d’une exploitation d’élevage porcin était illégal, ce, au regard de la sensibilité environnementale du milieu d’implantation du projet.

Ce jeudi 19 janvier 2023, le rapporteur public a donné raison à Eau & Rivières de Bretagne devant le Tribunal administratif de Rennes sur le dossier de l’extension de la porcherie de Plovenez-Porzay (Finistère sud. L’audience a permis d’entendre ses conclusions qui soutiennent les positions de notre association en proposant l’annulation de l’arrêté pour vice de procédure. Les avis du rapporteur public sont généralement suivis par les magistrats statuant au contentieux.

Pour rappel, l’exploitant avait obtenu auprès du préfet du Finistère, l’enregistrement sans évaluation environnementale de l’extension de son cheptel, passant à 2.072 animaux équivalents. Cette augmentation s’est accompagnée d’une sérieuse aggravation de la quantité d’effluents à épandre risquant d’imposer aux milieux naturels une pression azotée trop importante et dont les conséquences n’ont pas été appréhendées.

Une situation qui aurait pu être évitée

« Tout au long de la procédure, Eau & Rivières n’a eu de cesse de rappeler aux services de l’État que l’enregistrement d’une telle installation, au regard de sa localisation, ne pouvait se faire sans passer par l’étape d’une évaluation environnementale », rappelle Thomas Thellier, juriste à Eau & Rivières de Bretagne.

En effet, le territoire concerné par l’extension de l’exploitant fait l’objet de plusieurs statuts de protection environnementale :

  • Plovenez-Porzay est une commune bordant le littoral et elle jouxte le Parc Naturel Marin d’Iroise,
  • Certaines parcelles du plan d’épandage se situent dans le périmètre du parc naturel régional d’Armorique,
  • Bordant la baie de Douarnenez, elle demeure fortement concernée par la problématique des marées vertes, résultante de la pollution des eaux par les nitrates d’origine agricole. A ce titre, certaines parcelles du plan d’épandage se situent en zone d’action renforcée contre ce type de pollution.

Une annulation pleine de sens

Rappelant notre récente victoire dans l’affaire de l’extension de la porcherie de Plomodiern, dont les faits d’espèce sont en de nombreux points identiques, le rapporteur public a encouragé la formation de jugement à faire preuve de la plus grande cohérence.

Ainsi, nous donnant raison, ce dernier soutient que l’absence d’évaluation environnementale, au regard de la sensibilité environnementale du milieu, rend illégal cet arrêté et en requiert l’annulation. Notre association se félicite de cette première réponse. Le jugement interviendra d’ici quelques semaines.

20 janvier 2023

https://www.eau-et-rivieres.org/

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24 janvier 2023 ~ 0 Commentaire

splann! (méthanisateur)

methanisation

Jamais mieux servi que par soi-même

Evalor : juge et partie

Dans les Côtes-d’Armor, un méthaniseur partiellement construit par Evalor présente différents dysfonctionnements et est sommé de se remettre aux normes. Et c’est cette société, présidée par l’éleveur porcin Philippe Bizien, qui devra évaluer la mise en conformité de l’installation après travaux : juge et partie ! 

Mis en demeure en 2021 suite à des « dysfonctionnements majeurs avec atteinte à l’environnement et à la sécurité », le méthaniseur de la SARL CH4 Énergie du site Launay, à Plaintel (22), était à l’ordre du jour du Conseil départemental de l’environnement et des risques sanitaires et technologiques (Coderst) d’octobre 2022. Selon ce dernier, les dysfonctionnements (moteurs et agitateur cassés, bâche déchirée, poteau de soutien du digesteur cassé…), ont mis l’éleveur de porcs bio propriétaire de l’installation en grande difficulté.

Ce méthaniseur a été en partie construit par Evalor qui revendique sa position de « premier constructeur breton d’unité de méthanisation ». Observons que la société a installé, en juin 2022, un nouveau président, Philippe Bizien, président du Comité régional porcin jusqu’en 2022 et d’Evel Up, deuxième coopérative porcine de France (sociétaire d’Evalor à 70 %), est surtout le propriétaire de la méga-porcherie de Landunvez (29), Avel vor, sur laquelle Splann ! a enquêté pendant plusieurs mois.

Entendu par le Coderst, le propriétaire du méthaniseur de Plaintel assure que des travaux – payés de sa poche et supervisés par Evalor -, sont en cours pour remédier aux dysfonctionnements.

Malgré les doutes sur la viabilité de l’exploitation et « au vu des efforts fournis par l’agriculteur », le conseil a finalement décidé de réduire l’activité du méthaniseur au minimum plutôt que de l’arrêter, en attendant sa mise en conformité. Une conformité qui devra être évaluée par… Evalor, en qualité de bureau d’études.

Interrogée sur ce possible conflit d’intérêts, la société nous répond que « les soucis techniques relatés par le propriétaire ne sont pas en relation avec des équipements fournis par Evalor, à l’exception d’un défaut ponctuel d’alarme qui a été immédiatement corrigé ».

102 C’est le nombre d’installations construites ou en projet, portées par Evalor, dont une majorité implantée en Bretagne.

« Une société indépendante aurait été préférable pour le suivi de ce dossier, la société Evalor semblant être à l’origine du problème de conception. »

Francis Nativel, secrétaire général d’Eau et rivières de Bretagne. Extrait du compte rendu du Coderst des Côtes-d’Armor du 13 octobre 2022.

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22 janvier 2023 ~ 0 Commentaire

fukushima (convergence)

sem11mie-Z3-tepco-nucleaire-japon

Fukushima : selon que vous serez simples victimes ou actionnaires…

Il y a bientôt douze ans, le 11 mars 2011, un séisme de magnitude 9,1 déclenchait au large du Japon un tsunami provoquant des vagues de trente mètres de hauteur.

La centrale nucléaire de Fukushima Daïchi ne résista pas à la déferlante : le système de refroidissement principal du site fut mis hors service, entraînant la fusion des cœurs de trois réacteurs sur quatre.

L’opérateur de la centrale, Tepco, fut très vite pointé du doigt, notamment pour ne pas avoir pris les mesures de prévention nécessaires, parmi lesquelles l’arrêt de la centrale face aux risques.

Si la catastrophe nucléaire elle-même ne fit aucune victime, elle provoqua indirectement la mort, reconnue par les autorités japonaises, dans les années qui suivirent de 18 500 personnes déplacées dans des conditions déplorables. Ce qui n’a pas empêché le tribunal de reconnaître les ex-dirigeants de Tepco non-coupables.

Petit rappel : l’été dernier, au civil, les mêmes avaient été condamnés, à l’issue d’une procédure distincte lancée par des actionnaires du groupe, à leur verser des dommages et intérêts pour un montant record de 13 300 milliards de yens (95 milliards d’euros).

Ce montant astronomique correspondait notamment à ce que devait payer Tepco pour faire face aux coûts de démantèlement de la centrale, de décontamination des sols et de stockage de déchets et débris radioactifs, ainsi qu’aux indemnités devant être versées aux habitants affectés par l’accident nucléaire. La justice japonaise ne badine pas lorsqu’il s’agit de défendre les intérêts des actionnaires.

20 janvier 2023

https://www.convergencesrevolutionnaires.org/

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