Archive | Ecologie & climat

12 janvier 2019 ~ 0 Commentaire

criirad (sdn trégor)

salades

Abolissons le Traité EURATOM

Par le biais du Traité EURATOM, le lobby nucléaire fait passer des normes d’exposition des populations aux risques de radioactivité très laxistes. La CRIIRAD est entrée en lutte pour exiger l’abrogation de ce traité. Roland DESBORDES, son président que nous avons déjà reçu à Lannion, animera une réunion publique sur ce sujet:

euratom_barre

Mercredi 6 Février à 20H30 à l’Espace Sainte-Anne de Lannion.

http://www.criirad.org/

https://sdntregor.wordpress.com/

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12 janvier 2019 ~ 0 Commentaire

lannion (sdn trégor)

fuk

Fukushima, le Couvercle du Soleil bientôt aux Baladins de Lannion

« Le 1 1 mars 201 1, l e Japon est secoué par un séisme, suivi d’un tsunami et de la triple catastrophe nucléaire de Fukushima. L’équipe du Premier ministre, Naoto Kan, tente de faire face à cette situation. Que s’est il passé réellement à la résidence du Premier Ministre au moment de la pire crise de l’histoire du pays ? La vérité a-t-elle été entièrement révélée ?… »

Cinéma LES BALADINS de LANNION Jeudi 21 MARS 2018 à 20H30.

https://sdntregor.wordpress.com/

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11 janvier 2019 ~ 0 Commentaire

climat (psl.be)

Dans-nos-rues-pour-climat

Notre climat, ce n’est pas leur affaire !

Le problème climatique est plus criant que jamais. Beaucoup essayent de changer leur comportement, mais est-ce que cela fera la différence ? Depuis 1988, les 100 entreprises les plus polluantes sont responsables de 71 % des émissions de gaz à effet de serre. Quelles mesures prennent-elles face à ce constat ? Comment pouvons-nous nous battre pour notre avenir ?

Qui souffre des conséquences ?

L’ONU estime que d’ici 2050, on atteindra 200 millions, voire 1 milliard de réfugiés climatiques ! En Belgique, la pollution atmosphérique est l’une des pires d’Europe. Les politiciens veulent s’habiller en vert mais, pour eux, cela consiste à faire payer aux familles des taxes sur les produits polluants, comme la taxe carbone, et ce, alors qu’un Belge sur six vit sous le seuil de pauvreté !

Les grandes entreprises, par contre, peuvent continuer à polluer.

Les invendus des entreprises alimentaires représentent 40 % de la nourriture jetée à la poubelle. Les entreprises du secteur électronique s’assurent que leurs produits tombent rapidement en panne (« obsolescence programmée » le blog). Le pouvoir des consommateurs est insuffisant pour briser la logique de profit des grands pollueurs et pour assurer d’urgence une production écologique. Alors que faire ? Se croiser les bras ? Non ! Le 2 décembre dernier, près de 100.000 personnes ont participé à une marche historique pour le climat à Bruxelles.

En Pologne, en Suède, en Australie… les jeunes sont massivement entrés en action ! Participe à la prochaine marche pour le climat le 27 janvier à Bruxelles !

On ne contrôle pas ce que l’on ne possède pas !

Greta Thunberg, l’écolière suédoise qui organise les « vendredis pour le climat » dans son école, a déclaré : « Notre planète est sacrifiée pour qu’un très petit groupe de personnes puisse faire d’énormes profits. […] Si des solutions dans le cadre du système ne sont pas possibles, nous devrions peut-être changer le système lui-même ». Cela exige un mouvement de masse des jeunes et des travailleurs pour remettre en question la logique du profit.

Le capitalisme ne s’intéresse qu’aux profits à court terme, ce qui s’oppose diamétralement aux intérêts des travailleurs, des jeunes et de notre planète. Voulons-nous pouvoir changer et contrôler les règles du jeu ?

Souhaitons-nous que nos richesses ne disparaissent plus dans les poches d’une petite minorité, mais soient réinvesties de manière durable ? Alors les secteurs clés de l’économie (alimentation, transport, énergie, banques, etc.) doivent passer sous le contrôle et la gestion démocratiques de la collectivité. C’est cela que signifie selon nous une société socialiste démocratique.

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Nouvelle Marche pour le climat à l’appel de « Rise for Climate »
27 janvier, 13H30 Rond-point Schuman, Bruxelles

https://fr.socialisme.be/

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10 janvier 2019 ~ 0 Commentaire

responsabilité (cetri.be)

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Les travers de l’hyper-responsabilisation écologique individuelle

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Nous portons tous la responsabilité du désastre actuel et futur.

Mais en mettant le curseur sur l’individu, on oublie de questionner radicalement notre système de production et l’inaction des grands groupes capitalistes.J’ai vingt-neuf ans et voilà pourquoi je me demande si je prendrai encore l’avion », était le premier titre de mon propos, allusion bien entendue à la contribution d’Olivier De Schutter parue ici ce 7 décembre dernier. L’auteur y livrait les raisons de son récent choix de ne plus prendre l’avion. Une contribution qui m’a donné l’envie d’en prolonger la réflexion et d’en questionner les dynamiques sous-jacentes.
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De Schutter ne prendra plus l’avion

Est-ce que je prendrai encore l’avion ? Qui se posait cette question il y a quinze ans ? Certains groupes altermondialistes, quelques écolos mais, c’est sûr, elle faisait rarement irruption dans les pages des quotidiens que l’on connaît. Or, aujourd’hui, il n’est plus exceptionnel que nos comportements individuels soient interpellés au nom de l’écologie (même dans les publicités).

Et les slogans, comme les injonctions sont presque toujours adressés à nos individualités.

Le discours ambiant voudrait que chacun fasse sa part, que chacun porte, dans son petit bec de colibri, les trois gouttelettes nécessaires à son confort personnel de cohérence, trois gouttelettes qui vont rejoindre les trois autres de son voisin ou de sa voisine, ou les deux, et former ainsi un Canadair capable d’éteindre l’incendie qui ravage notre planète.

Symptomatique de ce que j’appelle aujourd’hui l’hyper-responsabilisation écologique individuelle.

Aujourd’hui, nous portons chacun et chacune le poids du changement climatique, la responsabilité du désastre écologique actuel. Il est apparu à nos consciences que si nous persistons à consommer, à nous déplacer, à nous… de la sorte, nous pouvons sans doute dire adieu à la planète telle que nous la connaissons. Dès lors, pour éviter d’être dans la « dissonance cognitive« , comme le souligne Olivier De Schutter, ceux et celles qui le peuvent, qui le veulent agissent au quotidien sur leurs comportements.

Rendre invisible les responsables

L’objectif de cette tribune n’est pas de tergiverser sur le bien-fondé ou pas de cette hyper-responsabilisation, mais plutôt de souligner ce qu’elle peut parfois invisibiliser. Loin de moi l’idée d’opposer deux logiques de luttes : celle qui s’ancre dans la modification au quotidien de ses comportements et celle qui tend à modifier les cadres collectifs. Elles sont, bien entendu, complémentaires si elles arrivent à dialoguer, à se reconnaître et à s’articuler.

Mais je vois dans l’hyper-responsabilisation écologique trois véritables écueils 

Elle a tendance à mettre le curseur du changement uniquement sur l’individu, elle invisibilise les premiers responsables et ne questionne pas radicalement notre système de production.

Quelle minorité décidée ?

L’accentuation extrême de notre responsabilité climatique étouffe nos rébellions et charrie dans l’ombre les réponses collectives que nous devons mettre en place pour que les choses bougent. Or ces réponses ne sont pas l’agglutinement de nos comportements individuels vertueux mais bien la modification des cadres collectifs qui régissent nos sociétés.

Et aujourd’hui, qu’on le veuille ou non, ces cadres collectifs ne sont modifiables que par des actes politiques de nos dirigeants. Certes, je rejoins Olivier De Schutter lorsqu’il affirme « qu’il suffit d’une minorité décidée » pour changer la société.

Je ne suis, par contre, pas certaine que nous parlons de la même minorité.

Nous avons vu comment la minorité décidée présente à la marche pour le climat de ce 2 décembre a fait bouger les lignes… Oui, il y a une prise de conscience chez les citoyens (lesquels, par ailleurs ?). Oui, il y a des changements dans toutes les petites communautés, réseaux qui forment notre société.

Mais on ne m’enlèvera pas l’idée que les changements radicaux, c’est-à-dire ceux qui modifient les racines, proviennent de décisions politiques et donc de décideurs. « La minorité décidée » qui a le pouvoir aujourd’hui ne semble pas si décidée que cela. L’hyper-responsabilisation serait-elle donc une forme de déresponsabilisation de nos États ? L’idéal libéral poussé à un tel extrême que plus rien, même la sauvegarde de notre planète, n’est du ressort de notre aptitude à faire du collectif ?

Grands groupes

À la minorité non décidée que sont nos gouvernements, il y a, par contre, une « minorité décidée » à ne rien ou presque rien changer. Or, c’est cette minorité-là qui est la première responsable du drame écologique présagé par le Giec. Peut-on rappeler que 50 % des gaz à effet de serre sont, par exemple, produits par cinquante entreprises ?

Ou que l’agrobusiness est en train de littéralement détruire la forêt amazonienne ? L’hyper-responsabilisation écologique individuelle, en mettant le curseur sur l’individu, en accentuant notre responsabilité ou notre culpabilité, tend à invisibiliser « cette minorité décidée » composée par les grands groupes capitalistes dont la capacité à modifier le cadre collectif est, d’ailleurs, impressionnante.

Nous avons tous et toutes une part de responsabilité dans l’épanouissement de notre planète, mais il est grand temps que ceux et celles qui sont coupables de la majorité des dégâts écologiques et sociaux modifient fondamentalement leur mode de production.

L’illusion technologique

Ce qui nous amène au dernier écueil, sans doute le plus important. L’hyper-responsabilisation écologique se centre exclusivement sur l’urgence écologique. Et y répond par des actes de réparation. Réparer, c’est conserver un système sans le requestionner.

Or le débat écologique ne peut avoir lieu sans mobiliser celui de la justice sociale. Sortir l’écologie des questions de redistribution des richesses, des rapports de pouvoir et des finalités de notre système économique, c’est une manière de ne plus les poser, de faire croire que la solution passera uniquement par des changements « technologiques ».

Or le drame écologique que nous vivons n’est que le résultat d’un mode de production capitaliste libéral et néolibéral à peine séculaire. Il fait donc partie intégrante des logiques économiques qu’il est urgent de redéfinir radicalement. On ne peut plus faire comme s’il n’était qu’une externalité négative qu’il suffirait de soigner indépendamment du reste.

Mercredi 09 janvier 2019 Violaine Wathelet, doctorante au Centre d’étude de l’opinion de l’Université de Liège.

https://www.lalibre.be/

https://www.cetri.be/

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09 janvier 2019 ~ 0 Commentaire

climat brest (le télégramme)

clim

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08 janvier 2019 ~ 0 Commentaire

amiante (france info)

amiante

Les victimes de l’amiante lancent une nouvelle action

Pour obtenir un procès pénal

L’AVA va déposer d’ici  »fin février » une citation directe collective devant le tribunal correctionnel de Paris, afin d’obtenir un procès, ont annoncé les avocats Antoine Vey et Eric Dupont-Moretti.

Vingt-trois ans après les premières plaintes, des victimes de la contamination à l’amiante lancent une nouvelle action judiciaire pour faire juger les responsables nationaux du scandale sanitaire, ont annoncé mardi 8 janvier leurs avocats Antoine Vey et Eric Dupond-Moretti. L’association des victimes de l’amiante et des autres polluants (AVA) va déposer, d’ici « fin février », une citation directe collective devant le tribunal correctionnel de Paris. Une première dans ce long feuilleton judiciaire.

L’objectif est d’obtenir d’ici « un an, un an et demi » un procès pénal pour les responsables natio-naux de cette « catastrophe sanitaire » qui fait « 3 000 victimes par an », ont indiqué les avocats lors d’une conférence de presse. Cette procédure permet de saisir directement le tribunal sans passer par une longue instruction pénale. A charge pour les plaignants de collecter et de présenter les éléments de preuve à l’audience.

« Une façon de sortir de l’impasse judiciaire »

Avec ce nouveau front judiciaire, les victimes espèrent organiser « un débat public et contradic-toire sur ces éléments (…) qui établissent selon nous un certain nombre de responsabilités péna-les ayant rendu possible le scandale de l’amiante », a expliqué Antoine Vey. « C’est une façon de sortir de l’impasse judiciaire avec des instructions qui durent depuis plus de trente ans », a-t-il ajouté.

La citation directe visera les protagonistes qui ont « anesthésié » les services de l’Etat dans les années 1980 et 1990 « pour faire reculer au maximum l’interdiction de l’amiante », selon Antoine Vey et Eric Dupond-Moretti. Cette interdiction est finalement intervenue en France en 1997, alors que le caractère cancérogène de l’amiante était connu depuis les années 1970. Les personnes visées par les avocats sont des industriels, des décideurs publics ou des scientifiques qui ont été membres du Comité permanent amiante – dissous en 1995 – décrit comme un « lobby » de l’amiante dans un rapport sénatorial de 2005. Huit d’entre eux ont été mis en examen avant de voir leurs poursuites définitivement annulées.

Pierre Pluta et Michel Parigot, présidents de l’association régionale des victimes de l’amiante Nord-Pas-de-Calais et du Comité anti-amiante Jussieu, réunis au sein de l’AVA, comptent mobi-liser de nouvelles victimes. Ils souhaitent également mettre en cause des protagonistes qui n’ont encore jamais été mis en examen. « Il est inadmissible qu’une catastrophe sanitaire qui fait entre 100 000 et 200 000 victimes à la fin ne débouche pas sur un procès pénal », a commenté Michel Parigot. Dans les mois à venir, les juges chargés d’instruire les affaires de l’amiante pourraient rendre des non-lieux dans plusieurs dossiers.

08/01/2019

https://www.francetvinfo.fr/

Lire aussi:

Pollution : l’amiante déchargé en pleine nature par des artisans, « une bombe à retardement »

Scandale de l’amiante : l’annulation de plusieurs mises en examen confirmée

Amiante : une loi inapplicable à la campagne ?

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07 janvier 2019 ~ 0 Commentaire

extractivisme (cadtm)

accaparement

Interview avec l’écrivain Nicolas Sersiron

Le concept d’extractivisme et ses effets sur les peuples

L’extractivisme c’est quoi ?

L’extractivisme est un nouveau mot, il est destiné à mieux comprendre le fonctionnement d’un monde dominé par les détenteurs de capitaux et la marchandisation généralisée. Il désigne le pillage des ressources naturels (végétales, minières et fossiles) par quelques grands action-naires et institutions financières. Une dépossession-privatisation des biens communs, qui appartiennent pourtant à tous les terriens : humains, animaux, insectes, végétaux, bactéries… Mais il désigne en plus le pillage des ressources humaines, esclavage historique, travail forcé colonial, travail sous payé, etc. et aussi le pillage des ressources financières.

En effet après la la fin de l’occupation des pays colonisés, les pays dits « développés », les pilleurs, ont inventé la dette illégitime comme nouveau système d’asservissement afin de conti-nuer et surtout amplifier le vol des ressources naturelles. Le but étant de satisfaire l’appétit des fous du profit au pouvoir. La société actuelle n’existe qu’en consommant les ressources de la planète et en les transformant en biens à gaspiller le plus vite possible pour pouvoir en fabriquer de nouveaux. Extractivisme, productivisme, consumérisme, profits, déchets, pollutions… Et après quoi ?

Cette dette publique illégitime correspond à des emprunts que les populations remboursent à travers leurs impôts, directs et indirects, alors que les crédits n’ont pas été investis pour amélio-rer leur bien être parfois dans des investissements inutiles quand il n’ont pas été détournés par les classes dirigeantes du pays. En plus d’être une forme de pillage extractiviste, elle est aussi le levier du grand pillage des ressources naturelles et du travail des humains.

Quel est l’impact de l’extractivisme dans les pays dits en « développements » ?

Le Fonds Monétaire International (FMI) et la Banque Mondiale ont imposé, à la faveur de grandes difficultés de remboursement des pays en « développement » au cours des années 1980, les Plans d’ajustement structurels, les PAS.

Ces pays ont du renoncer aux dépenses publiques d’éducation, de santé, d’infrastructures et d’investissements, transformer une partie de l’agriculture vivrière en agriculture d’exportation, accepter le libre-échange et la privatisation des grandes entreprises publiques. Pourquoi ?

Le but déclaré était de dégager les moyens financiers pour rembourser la dette publique. Le résultat a été un appauvrissement des pays et de leur population plus une perte d’autonomie des décideurs dans la gestion économique de leur nation. Ainsi, pour rembourser la dette illégitime, et en échange de quelques prêts de secours, il leur a fallu privatiser les entreprises minières, extraire toujours plus de ressources naturelles destinées à être exportées brutes et bien sur aussi exporter des matières premières végétales et alimentaires. C’est ainsi que la boucle des pillages extractivistes s’est refermée sur les peuples.

Les conséquences du système dette et extractivisme sur l’agriculture paysanne

Pour exporter des matières premières agricoles et ainsi obtenir les devises nécessaires aux remboursements des dettes illégitimes, les gouvernements des pays endettés ont été poussés à transformer l’agriculture vivrière et paysanne, en agriculture industrialisée. Pourtant la petite agriculture familiale nourrit, encore en 2018, la très grande majorité des habitants de la planète.

En utilisant très peu d’intrants chimiques, elle est peu dépendante des importations et des énergies fossiles, elle ne détruit pas les sols et ne réchauffe pas le climat. De plus elle permet aux pays d’avoir une autonomie alimentaire incomparable avec celle que peut procurer l’agriculture productiviste. En plus elle donne du travail à une grande partie de la population.

Son grand défaut pour les bourgeoisies au pouvoir et les spéculateurs venus de l’étranger grâce au libre-échange imposé par les PAS, est qu’elle ne leur apporte aucun profit. Les petits paysans achètent peu d’intrants, utilisent peu d’énergie, s’échangent leurs semences, s’entraident, consomment une partie de ce qu’ils produisent et vendent sur les marchés locaux leurs surplus.

Alors tous les moyens vont être progressivement mis en œuvre pour que les détenteurs de capitaux puissent accaparer les terres des petits paysans, en les volant, en disant qu’ils n’ont pas de titre, qu’ils n’utilisent pas suffisamment les terres ou qu’ils les cultivent mal, etc.

Pour qu’ils quittent leurs fermes d’autres stratégies sont utilisées : ne jamais leur distribuer de subventions, ne pas faire de formations, les obliger à utiliser des semences brevetées qu’il leur faut racheter chaque année et qui implique l’achat de pesticides. Le but est alors de les appauvrir suffisamment pour qu’ils quittent leurs terres en ne pouvant plus à subvenir à leurs besoins.

Comment résister au système extractiviste ?

La première manière est évidemment la résistance et l’organisation active. La création de collectifs de producteurs, de coopératives et d’échanges de savoirs est décisive car elle permet d’organiser la défense juridique voire d’utiliser l’opinion publique à son profit en faisant connaître ses combats pour la survie d’une agriculture bénéfique pour tous. Il existe aussi la possibilité de création de systèmes qui relient plus fortement les producteurs d’aliments sains ou bio et les consommateurs. En France par exemple, les AMAP (circuits courts le blog) se développent sans discontinuer depuis plusieurs années.

Une autre piste importante est de montrer que l’agriculture paysanne est beaucoup plus capable d’adaptation et de résilience face au réchauffement climatique, aux sécheresses, aux inonda-tions, au chaos climatique. Pour l’eau, une ressource vitale qui se raréfie et va manquer de plus en plus, il faut montrer, expliquer, défendre la permaculture, l’agroforesterie, et l’agriculture biologique en général.

Non seulement ces techniques utilisent beaucoup moins d’eau mais en plus elles ne la polluent pas avec les pesticides et les nitrates. On sait aussi que les pesticides et l’agroalimentaire industriel sont responsables de nombreuses maladies modernes et chroniques comme les cancers, diabètes, problèmes cardiovasculaires, obésité, affections neurodégénératives (Parkinson, Alzheimer).

L’agriculture biologique et locale est non seulement meilleur pour la santé la santé des humains. La bataille de l’opinion est sans nul doute un très bon moyen pour défendre les petits paysans et leur savoir faire plutôt que de les faire disparaître au moment ou on a absolument besoins d’eux.

ATTAC Maroc a organisé au Maroc des conférences de présentation du livre « Dette et extractivisme » avec la présence de son auteur Nicolas Sersiron, à Skoura (le 02 décembre 2018), Rabat (05 décembre) et Agadir (07 décembre). Et pour approcher les militant-e-s du contenu de ce livre traduit vers l’arabe par ATTAC Maroc et le sens du système de l’extrac-tivisme, Ali Aznague a réalisé cet interview avec son auteur. Ex-président du CADTM France, auteur du livre « Dette et extractivisme »  Après des études de droit et de sciences politiques, il a été agriculteur-éleveur de montagne pendant dix ans. Dans les années 1990, il s’est investi dans l’association Survie aux côtés de François-Xavier Verschave (Françafrique) puis a créé Échan-ges non marchands avec Madagascar au début des années 2000. Il a écrit pour ’Le Sarko-phage, Les Z’indignés, les Amis de la Terre, CQFD. Il donne régulièrement des conférences sur la dette.

Version arabe : https://attacmaroc.org/

7 janvier par Nicolas Sersiron , Aznague Ali

Lire aussi:

Sortir du système agroalimentaire extractiviste, destructeur de l’environnement et de la santé

Pas chères les belles tomates, pas chères ?

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06 janvier 2019 ~ 0 Commentaire

normes (hors contrôle)

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02 janvier 2019 ~ 0 Commentaire

l’affaire (anti-k)

bio

Quelques remarques sur « L’affaire du siècle »

par Kevin Amara et Nicolas Casaux

En cette fin d’année 2018, une coalition de quatre ONG — Greenpeace, Oxfam, la Fondation pour la Nature et l’Homme (FNH) et Notre affaire à tous — s’est formée pour poursuivre l’État français en justice[1], afin de le contraindre à respecter la limite de 1,5° C de réchauffement climatique. Pour le lancement de cette procédure, elles ont organisé une campagne médiatique d’envergure, notamment sur les réseaux sociaux, où un clip vidéo tourné pour l’occasion est rapidement devenu viral. Clip vidéo dans lequel nos plus célèbres écolos, youtubeurs, et quelques célébrités ayant accepté de se prêter au jeu — profitant ainsi d’une belle occasion de verdir leur image — expliquent le comment et le pourquoi de ce procès, et tentent de recueillir un maximum de signatures.

Nous voyons deux raisons pour lesquelles ce projet pourrait servir à quelque chose. La première, assez discutable, c’est qu’il permet de parler des problèmes écologiques actuels, et donc, d’une certaine manière, de sensibiliser, assez superficiellement, comme nous allons le voir. La seconde, c’est qu’il va échouer. Et qu’alors ceux qui l’auront porté seront peut-être, espérons-le !  amenés à se poser des questions plus sérieuses et à évaluer plus honnêtement notre situation. À minima, il est possible d’espérer que ceux qui auront placé leurs espoirs dans cette action et dans ceux qui l’auront portée s’en détourneront afin de tendre vers des solutions plus réalistes et pertinentes au vu de la gravité de la situation actuelle.

On l’a vu, au terme d’une bataille qui aura pris la vie d’au moins une personne (Zineb Redouane), arraché au moins 3 mains, crevé au moins 6 yeux, et fait d’innombrables blessés (plus de 1 600), tout ce que les gilets jaunes ont réussi à obtenir de la part de ceux qui organisent la ruine du monde et le désastre social que l’on appelle civilisation, ce sont des miettes. « Il ne faut pas désespérer Billancourt », mais il faut savoir être réaliste.

Et voilà que nos chères ONG coalisées intentent un procès à l’État dans le but d’endiguer le réchauffement climatique. Leur naïveté est à la hauteur de celui qui affirme, dans leur clip vidéo, que « l’État a la responsabilité de nous protéger ». Le principal problème de leur projet, c’est qu’il n’a techniquement aucune chance de générer quelque chose d’utile, ni pour nous, la civilisation (ce qui les intéresse eux, semble-t-il), ni pour le monde naturel. Eux prétendent évidemment le contraire :

« Et ça marche ! Aux Pays-Bas, la justice a ordonné au gouvernement néerlandais de revoir à la hausse ses objectifs sur la réduction des émissions de gaz à effet de serre, au nom de la protection des droits de ses citoyens. Au Pakistan, grâce à l’action en justice d’un fils d’agriculteurs, les juges ont mis en place un Conseil climatique chargé de veiller à la mise en œuvre des objectifs climatiques. En Colombie, 25 jeunes ont fait reconnaître par la Cour suprême la nécessité d’agir contre la déforestation et pour la protection du climat. »

En vérité, aucun de ces événements n’a eu le moindre effet.

Les Pays-Bas font partie des pires émetteurs de gaz à effet de serre d’Europe. Les États ne parviennent jamais à atteindre leurs objectifs. D’abord parce qu’ils ne font rien pour, mais aussi et surtout parce qu’ils ne le peuvent pas.

Croire que l’État pourrait mettre un terme au réchauffement climatique, à la destruction des écosystèmes et au massacre des autres espèces, c’est croire qu’un marteau pourrait faire office de télescope. Ça ne fonctionne pas, peu importe à quel point on le souhaite, on ne voit rien. Ce n’est pas dans ses cordes, ce n’est tout simplement pas sa fonction.

L’État moderne organise le système capitaliste mondialisé (la civilisation industrielle), fondé sur l’exploitation et la destruction perpétuelles de la nature. En Colombie, la déforestation s’accélè-re « la forêt a perdu une surface de l’équivalent du Luxembourg en 2017 ». Et si, afin de donner le change, d’alimenter l’espoir qui fait avancer les foules, de plus en plus de pays inscrivent de belles choses dans leurs constitutions, les faits témoignent clairement de ce qu’ils n’en ont rien à faire, ou de ce qu’ils ne peuvent rien faire. Et en Bolivie aussi, la déforestation continue, inexorablement, malgré l’inscription, depuis 2012, de droits de la nature dans la constitution du pays. « On peut violer les lois sans qu’elles crient », écrivait Talleyrand dans ses Mémoires. On le constate un peu partout et depuis longtemps.

Par ailleurs, ces ONG, ces youtubeurs, tous ces gens animés à n’en pas douter de la meilleure volonté du monde, ignorent-ils que les États ne disposent plus que d’une latitude très limitée en ce qui concerne la création et l’édiction des lois qui gouvernent nos sociétés ? Le transfert de souveraineté des États vers des entités supra-étatiques, plus importantes commercialement parlant, a longtemps été un secret de polichinelle : il a récemment été débattu publiquement, dans les médias, discuté à l’Assemblée… Le TAFTA (pour ne citer qu’un exemple) ne leur évoque-t-il donc rien ?

L’Uruguay a été poursuivi par le géant du tabac Philip Morris International devant le Centre International pour le Règlement des Différends relatifs aux Investissements (CIRDI), un tribunal arbitral. Le pays avait mis en place une politique anti-tabac conséquente, que la marque n’a pas appréciée. En 2006, une loi interdisait de fumer dans les lieux publics. En 2010, une importante campagne de sensibilisation est mise en place à l’aide de spots de pubs et de messages chocs sur les paquets.

On estime ainsi qu’entre 2006 et 2010, le taux de fumeurs dans le pays a chuté de près de 20%, passant de 50 à 31%. Philip Morris a commencé à grincer des dents. En 2010, l’industriel a fini par tout simplement intenter un procès contre l’Uruguay. Le 8 juillet 2016, le tribunal a rendu une décision favorable en faveur de l’Uruguay, et a condamné Philip Morris à payer 7 millions de dollars au pays, tout en s’acquittant de la totalité des frais de justice.

Des cas de ce genre, il en existe pas loin de 500, à en croire ce papier du Monde Diplomatique. Ce que l’on appelle l’arbitrage international est de plus en plus utilisé par les sociétés. Peu importe, finalement, que dans le cas évoqué plus haut l’État ait eu gain de cause sur l’industriel. Ce qui importe ici est de comprendre la portée de l’événement : une multina-tionale est tout à fait en mesure d’attaquer un État « souverain ». Que faudra-t-il faire, alors, pour interdire le dernier produit phare de Bayer lorsque la France aura émis une loi l’interdi-sant mais que la multinationale aura eu gain de cause et aura contraint le pays à revenir sur sa décision ? Qui attaquera-t-on en justice, à ce moment-là ? Cet oubli est révélateur de l’igno-rance totale des rapports de force de la part de ces ONG et autres personnalités publiques.

Ceux qui intentent ce procès ne comprennent pas la situation. (Par courtoisie, laissons-leur le bénéfice du doute et supposons qu’ils ne se soucient pas que du climat, ainsi que le suggère leur projet, mais aussi de la nature, du monde vivant, des espèces vivantes). Ils imaginent, selon les croyances de l’écologisme grand public, qu’il est possible (et souhaitable) de conti-nuer à faire fonctionner la civilisation moderne et ses conforts technologiques en passant au « 100% renouvelables ».

Ils ne comprennent pas que la civilisation industrielle ravage le monde non seulement au travers de son mode de production d’énergie, mais aussi et surtout à travers son utilisation de cette énergie. C’est-à-dire que même si les énergies dites « vertes » l’étaient vraiment (ce qu’elles ne sont pas), et même si elles pouvaient remplacer les énergies explicitement pas vertes (ce qu’elles ne peuvent pas), notre problème resterait quasiment inchangé.

Les industries des énergies dites « vertes » sont autant d’entreprises capitalistes qui servent à perpétuer la civilisation industrielle. Le monde naturel, lui, comme toujours, en paie le prix, rappelons, pour exemple, le cas de la centrale solaire de Cestas, en France, près de Bordeaux, la plus grande d’Europe, qui a nécessité l’abattage de 250 hectares de pinède ; un projet du consortium Eiffage, Schneider Electric, Krinner (l’occasion aussi de rappeler que les industries des énergies dites « vertes » sont, très logiquement, dominées par d’immenses entreprises multinationales, et que toutes sortes de multinationales, de Vinci à Total, y investissent afin de faire du profit).

Autre exemple, dans le Lot-et-Garonne, où « la plus grande centrale électrique solaire est en voie de finalisation ». Pour cela « 1 300 hectares de terres agricoles et 700 hectares de forêt » vont être sacrifiés. Formidable. La planète et le climat nous remercient. L’électricité que cette centrale produira servira à alimenter en énergie d’innombrables appareils qui, à l’instar des panneaux solaires photovoltaïques, sont autant de futurs déchets, et dont la fabrication aura impliqué toutes sortes de nuisances environnementales et sociales.

En outre, il faut savoir que le calcul de la quantité de CO2 émise par un État est une arnaque comptable (ne prenant pas en compte tout un tas d’émissions dites « cachées » peut-être plus importantes que les émissions nationales) qui, en plus, s’avère d’une imprécision grossière. Une double arnaque en somme. Au bout du compte, seules une aberration comptable et une mauvaise foi colossale permettent d’affirmer que les énergies dites « vertes » (ou « renouve-lables ») sont « neutres en carbone », ou qu’elles s’inscrivent dans une dynamique de préservation et de protection du monde naturel.

« Développement des énergies renouvelables » et « amélioration de l’efficacité énergétique». Voilà pourtant ce que nos plaignants exigent de l’État. Comme tous les aveugles de l’écolo-gisme médiatique, ils ne comprennent pas que le développement durable est un oxymore, une contradiction dans les termes, un mythe. Que l’efficacité énergétique croît depuis des décen-nies et avec elle la destruction du monde naturel.

Ce qui nous ramène à l’impossibilité pour le système technocapitaliste que l’État administre (avec une latitude très limitée) de faire autre chose que ce qu’il fait actuellement, qu’il faisait déjà hier. C’est-à-dire que même si l’État était contraint d’obéir aux injonctions des quatre ONG, s’il mettait concrètement en place les mesures qu’elles exigent, le désastre socioécologique en cours n’en serait pas le moins du monde entravé.

C’est-à-dire que si l’on émettait l’hypothèse extrêmement improbable selon laquelle le système technocapitaliste pourrait parvenir, grâce au déploiement des énergies dites « vertes », aux technologies de CCS (captage et stockage du dioxyde de carbone), et à d’autres techniques de géoingénierie, à limiter le réchauffement climatique à 1,5°C, nos chères ONG seraient satisfaites. Et le désastre socio-écologique de la destruction du monde vivant et de l’accrois-sement des inégalités sociales et de la misère humaine que produit la civilisation industrielle continuerait imperturbablement.

Dans le combat contre le biocide et le désastre social que la civilisation industrielle perpétue sur toute la planète, la voie juridique est un moyen d’action parmi d’autres. Dans certains contextes, comme pour faire annuler ou retarder la bétonisation d’une zone humide, la construction d’un barrage, etc., il peut être tout à fait défendable et même stratégique d’intenter des procès contre différents acteurs de la destruction de la nature ou de l’exploitation sociale. Le problème, ici, c’est que nos coalisés exigent n’importe quoi.

Nous pouvons sauver la civilisation industrielle (prolonger, pour un temps limité, son existence, grâce aux énergies et technologies dites « vertes » et à la géo-ingénierie), ou nous pouvons sauver le monde vivant qu’elle détruit (et nous sauver par la même occasion). Il faut choisir. Il n’est pas possible de sauver les deux ensemble.

Au moment où ces lignes sont écrites, le site web international d’informations écologistes Mongabay publie un article intitulé « Les protections internationales ne stoppent pas la surexploitation des pangolins au Cameroun », dans lequel on apprend qu’un « rapport récent montre que l’inscription en 2016 des pangolins à l’annexe I de la CITES qui interdit leur commerce international, n’a pas d’effet au niveau local sur la protection de cet animal en Afrique centrale. » Les cas comme celui-ci, on ne les compte plus. Car le recours juridique, s’il peut parfois servir dans la lutte contre le fléau socioécologique qu’est la civilisation industrielle, ne sera jamais suffisant. Et c’est un autre problème que pose la campagne médiatique de leur « affaire du siècle », qui risque de promouvoir l’idée qu’il est possible d’obtenir un changement significatif au travers du système juridique d’État.

On nous rétorquera qu’il s’agit toujours de quelque chose, et que ce quelque chose vaut toujours mieux que rien. Affirmation douteuse. Primum non nocere : d’abord, ne pas nuire. La multiplication frénétique de ces initiatives citoyennistes (le mois dernier a vu naître l’initiative « On est prêt », et juste avant elle l’initiative « Il est encore temps », et voilà maintenant « L’affaire du siècle ») semble remplir un vide. Semble.

En réalité, la prolifération de ce type d’initiatives est incroyablement nuisible, en ce qu’elle fait naître, qu’elle encourage ou qu’elle renforce un espoir naïf et absurde, une illusion. À grand renfort de moyens techniques stimulants, à l’image des vidéos des youtubeurs écolos, et du clip de promotion de cette « Affaire du siècle » : le format est « cool », le montage dynamique, la propagande réussie. Seulement, la lutte écologique n’a pas vocation à être « cool ». Notre mode de vie, la civilisation industrielle, constitue une menace pour l’ensemble des espèces et de la toile du vivant. Une extermination (les scientifiques parlent, plus insidieusement, d’extinction) de masse est en cours. Il faut se rendre à l’évidence : le combat nécessaire pour sortir de cette civilisation qui porte la mort comme la nuée porte l’orage sera long et douloureux.

Étant donné tout ce qui précède, force est de constater que les initiatives de ces ONG, de ces youtubeurs et de ces figures de l’écologie médiatique, loin de sensibiliser l’opinion publique aux problématiques socio-écologiques, ne servent qu’à alimenter les illusions et les faux espoirs dominants, notamment en promouvant les idées suivantes :

  1. L’idée selon laquelle notre problème se résumerait au réchauffement climatique, à un taux de CO2 atmosphérique qu’il nous faudrait contrôler.
  2. L’idée selon laquelle le « développement durable » (les énergies dites « renouvelables », l’efficacité énergétique, etc., en bref : un ajustement technologique de la société industrielle) pourrait nous tirer d’affaire, endiguer le réchauffement climatique et faire en sorte, accessoirement, même si cela a de plus en plus tendance à être éclipsé par la focalisation sur le climat, que la société industrielle devienne soutenable, respectueuse du monde naturel.
  3. L’idée selon laquelle à l’aide d’un ajustement économique (qu’on appellerait économie sociale et solidaire, économie du partage, économie collaborative, économie contributive, ou quelque jolie expression que les experts du marketing auraient inventée), la société industrielle pourrait devenir socialement juste, en plus de soutenable.
  4. L’idée selon laquelle, bien que récalcitrant, l’État serait techniquement en mesure de réaliser les fantasmes précités, et qu’il nous faudrait seulement l’y contraindre.

L’efficacité énergétique et de nouvelles industries de production d’énergie ne rendront jamais soutenable la civilisation industrielle. Au contraire, elles contribuent à perpétuer son caractère intrinsèquement délétère.

La société de masse capitaliste ne sera jamais socialement juste. Nous avons besoin de rien de moins que du démantèlement complet de la société industrielle mondialisée, de l’État, du capitalisme.

Nous avons besoin d’une décroissance radicale, d’une dissolution de la société de masse au profit d’une multitude de sociétés véritablement démocratiques, fondées, donc, sur des technologies démocratiques. Ce que ni l’État ni son système judiciaire ne permettront ni n’encourageront jamais. Il va falloir se battre.

Kevin Amara & Nicolas Casaux Le Partage, 20 décembre 2018

https://www.anti-k.org/

http://partage-le.com/

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27 décembre 2018 ~ 0 Commentaire

l’affaire (le monde)

arctique rechauff

« Il existe en France une conscience collective

Que le dérèglement climatique est déjà là »

Le succès de la pétition « L’Affaire du siècle » montre que la société française a pris la mesure de l’enjeu, explique Lucile Schmid, vice-présidente du think tank La Fabrique écologique.

Lancée par quatre associations de défense de l’environnement, la pétition « L’Affaire du siècle » a récolté plus de 1,8 million de signatures favorables à une action en justice contre l’Etat. Lucile Schmid, vice-présidente du think tank La Fabrique écologique, auteure avec Catherine Larrère et Olivier Fressard de L’écologie est politique (Les Petits Matins, 2011), et ancienne membre du bureau exécutif d’Europe Ecologie-Les Verts, analyse les raisons de cet engouement.

Comment expliquez-vous cette forte mobilisation ?

C’est un témoignage frappant du moment de cristallisation que nous vivons. Il existe désormais en France une conscience collective que le dérèglement climatique est déjà là, que les arbres, les oiseaux, les espèces autour de nous disparaissent. Ce n’est plus une menace, c’est une réalité et les citoyens l’ont compris.

Pour eux, les déclarations politiques ne créent aucun changement de cap. Ce sont l’inco-hérence et la négligence des pouvoirs qui sont dénoncées. Le mouvement des « gilets jaunes » joue un rôle d’accélérateur de l’entrée dans la réalité de l’écologie.

Jusqu’à présent, cette transformation avait été mise en œuvre de façon technocratique. Lors du référendum sur l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes, par exemple, le pouvoir avait misé sur le camp hostile à l’écologie.

Mais en deux ans, la société a changé.

Les citoyens s’intéressent aux enjeux écologiques avec plus de force que le pouvoir. Il est frappant que des « gilets jaunes » aient dénoncé l’injustice fiscale et non l’écologie, et que la jonction se soit faite entre manifestations le 8 décembre. Mais il reste à inventer une écologie populaire, qui repose sur la justice sociale…  (Payant)

Gaïdz Minassian

https://www.lemonde.fr

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