Archive | Ecologie & climat

18 octobre 2017 ~ 0 Commentaire

ceta (cdle)

vache

CETA et élevage ou comment régresser de 20 ans en un jour !

Après des années de tractations menées dans d’obscurs bureaux, presque cachés, Europe a décidé de se suicider, en adoptant un traité de commerce signé avec le Canada. En plein jour.

Entre autres absurdités, ce traité autorise l’importation en Europe de 60 000 tonnes de viande bovine canadienne sans taxation.

De nombreux éleveurs français de bovins, lait et viande, sont parmi les seuls au monde à défendre un système essentiellement herbager, assurant une production de qualité. Ces éle- veurs connaissent de grandes difficultés depuis plusieurs années. Les systèmes canadien et américain sont totalement différents, prisonniers d’une course au gigantisme, dont les consé- quences pour la santé humaine ne sont pas minces.

On dénombre 4 millions de « maladies alimentaires » par an au Canada, pays de 36 millions d’habitants. Ce n’est qu’un aspect du problème. Les aliments sont d’une tristesse à mourir, leurs caractères organoleptiques ont été passés à la trappe, et l’art de la table a depuis longtemps abandonné ce pays. Outre Atlantique, deux types de substances sont utilisés en élevage industriel :

  • Les stimulateurs de croissance : les hormones et les bêta-agonistes.
  • Les substances ayant un double usage, thérapeutique, et de promotion de la croissance : les antibiotiques.

Les réglementations européenne et canadienne en la matière diffèrent totalement : les anabolisants et les antibiotiques utilisés comme facteurs de croissance sont interdits dans l’UE alors qu’ils sont autorisés au Canada. Les négociateurs ont bien crié sous tous les toits que les règlements européens, garants d’un minimum de contrôles seraient totalement respectés. C’est presque vrai, mais c’est faux.

Car si effectivement le Canada dispose de quelques mois pour monter une filière bovine « sans hormones », le CETA n’a pas exigé du Canada qu’il interdise l’usage des facteurs de croissance contenant des antibiotiques. Les négociateurs se cachent derrière une demande « d’absence de résidus d’antibiotiques, dans la viande commercialisée », conforme à la légis- lation Européenne, ce qui n’a pas de sens, quand on connait les mécanismes de diffusion de la résistance bactérienne dans ces filières.

C’est tout bonnement ahurissant !

L’UE a interdit l’utilisation des antibiotiques en tant que promoteurs de croissance dès 1996. Des politiques publiques de lutte contre le phénomène d’antibiorésistance en médecine vétérinaire ont été mises en place dans plusieurs Etats de l’UE, en particulier en France, où des résultats positifs ont déjà été constatés (baisse de 20 % de l’utilisation des antibiotiques en élevage en quatre ans).

Le futur réglement-cadre sur les médicaments vétérinaires instaurera sans doute encore de nouvelles restrictions. Comme par exemple l’interdiction de l’usage préventif des antibiotiques, ou la définition d’une liste d’antibiotiques critiques.

Les antibiotiques utilisés au Canada comme promoteurs de croissance sont incorporés dans l’alimentation de manière systématique.

Ils permettent en particulier de raccourcir les délais d’engraissement des bovins. Ce mode d’utilisation accroît substantiellement le risque d’antibiorésistance qui constitue un enjeu majeur du 21ème siècle, et une priorité dans le cadre de l’approche globale « One Health » « Une seule santé »

Les élevages canadiens sont immenses, les feedlots, avec des problèmes de contamination bactérienne qui sont à leur échelle.

La majorité des élevages font plus de 10 000 bovins. Ce type d’élevage est stricto sensu répu- gnant. Le bien être animal n’existe pas, puisque le bovin, immobile, est obligé de passer sa vie à respirer ses propres excréments en les piétinant à longueur de temps. Alors qu’en Europe existe une volonté, certes fragile, de limiter la taille des exploitations, celle ci risque d’être balayée par l’entrée de cette viande produite à bas coût, mais malsaine.

En médecine humaine, les problèmes d’antibiorésistance sont bien plus graves aux Etats-Unis et au Canada qu’en Europe.

On se demande même si ces pays n’ont pas tout bonnement « baissé les bras » dans ce domaine, ayant laissé leurs hôpitaux être envahis progressivement par des germes hautement résistants. Ce qui n’est pas le cas en France, où des politiques complexes de contrôle ont été mises en place, et ont montré largement leur pertinence.

Et il a été démontré depuis longtemps que l’usage des antibiotiques en élevage est un des facteurs importants de la résistance globale des germes aux antibiotiques.

Ces élevages insensés fabriquent littéralement des germes ultra résistants, comme des E coli, dont certains types sont des pathogènes effroyables. Les bouchers canadiens sont bien sûr obligés de décontaminer leurs carcasses, en nébulisant de l’acide lactique ou de l’ acide peroxyacétique, dont on ne parle pas bien sûr, alors que les négociateurs fanfaronnent sur l’interdiction de l’importation de poulets chlorés.

J’aimerais bien connaître l’efficacité réelle de ces décontaminations, mais je n’ai aucun appétit pour la viande assaisonnée à ces « décontaminants », dont  l’impact sur la santé humaine est à l’étude : nous sommes une fois de plus en pleine expérimentation. Je doute totalement de la « stérilisation » de cette viande, qui serait la seule solution efficace pour consommer sans risque ces bovins élevés dans ces authentiques cloaques que sont les élevages canadiens -ou américains-.

Le CETA nous fait donc régresser de 20 ans d’un coup.

Plus grave, il donne un coup de couteau dans le dos de nos éleveurs. Plus grave encore, il massacre « l’âme européenne ». Pour notre humanité, quel est l’intérêt de faire traverser l’Atlantique à cette viande froide, à grand coût de frigories, de carburant, donc de pétrole ?

Guy Grandjean 20 septembre 2017

https://alaingrandjean.fr/

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18 octobre 2017 ~ 0 Commentaire

crise écologique (cdl’a)

Crise écologique : notre cerveau n’est pas programmé pour se la représenter !

La petite histoire suivante montre à quel point le cerveau humain peine à entrevoir la spécificité de la croissance exponentielle. Le Grand Vizir Sissa ben Dahir, inventeur supposé du jeu d’échec, aurait répondu au roi indien Shirham qui lui demandait quelle récompense il souhai- tait: «Majesté, je serais heureux si vous m’offriez un grain de blé que je placerais sur la première case de l’échiquier, deux grains sur la deuxième case, quatre grains sur la troisième, huit grains sur la quatrième, et autant de grains de blé qu’il serait possible de poser en couvrant  ainsi de suite les soixante-quatre cases ».

Le roi a du sûrement penser :  « 1, 2, 4, 8, 16, 32… » , imaginant dans sa tête les 6 premières cases… Il répondit à son vizir inventeur «  Pas de problème ! Et c’est tout ce que tu souhaites Sissa, espèce d’idiot ? ».

Le roi n’avait pas un cerveau de mathématicien. A la onzième case, il faut déjà 1024 grains de blé… puis tout s’emballe. Qui entrevoit que le nombre de grains demandé est de 18.446.744.073.709.551.615 ce qui correspond à 1000 fois la production mondiale de blé en 2012 ?

Tellement habitué aux évolutions  linéaires, le cerveau de l’homme non mathéma- ticien n’appréhende pas une des particularités de la croissance exponentielle : sa vitesse.

Cette incapacité d’intelligence est un des éléments nous permettant de comprendre l’évolution de notre conscience écologique. Notre cerveau nous fait intuitivement percevoir l’apocalypse écologique, pourtant prévisible à un horizon de 50 ans, comme un évènement possible à une échéance extrêmement lointaine.

Si une quantité quelconque (la richesse, la pollution etc.) augmente d’un petit pourcentage chaque année, sans calcul mathématique le cerveau humain peine à estimer intuitivement le nombre d’année nécessaire au doublement. 
Taux de croissance annuelle d’une quantité (richesse, pollution etc.) 1% 2% 5% 10% 20%
Temps de doublement de la quantité initiale 70 ans 35 ans 14 ans 7 ans 4 ans

Explorons, de 1970 à 2070, un siècle de conscience écologique.

Pour les besoins de notre démonstration, nous proposons d’imaginer un quelconque territoire découpé en 1024 unités de surfaces équivalentes, qui pourrait être par exem- ple la mer Méditerranée ou bien la planète entière. Pour simplifier, nous considèrerons que le système qui a organisé l’exploitation de ce lieu, n’a dégradé jusqu’en 1970 aucune de ces 1024 petites surfaces.

Minime anicroche en 1970 : 1 seule unité de surface est dégradée.

Ce peut-être quelques fonds marins et quelques espèces de poissons si l’on a considéré comme territoire la mer Méditerranée, ou l’assèchement de la mer d’Aral si l’on a considéré la planète. Le millième de la surface s’est dégradé, mais qui s’en aperçoit ? Les habitants qui côtoient cette dégradation, sont les oubliés du jeu gagnant-gagnant de la mondialisation des échanges.

Seuls 7 hurluberlus, scientifiques de haute volée, certains du Massachusetts Institute of Technology (MIT), mandatés par le « Club de Rome » en 1970, posent la question du nombre d’unités qui seront à ce rythme dégradées en 2050. Ils modélisent des dynamiques qui se révèlent être des exponentielles qui interagissent, en s’appuyant sur diverses données mon- diales comme la production, la pollution, la population, etc. Les résultats sont choquants : si le business continue sans inflexion, les dégâts irréversibles entraineront une chute de population dès 2030. Ils écrivent un best-seller sur les limites de la croissance.

Léger problème local en 1980 : 2 unités sont dégradées.

Pourquoi se soucier de 2 unités sur 1024 ? Une explosion frénétique de douce consommation, appelée croissance, cache le problème sous le tapis. La question du futur ne se pose alors que pour quelques mathématiciens et certains écologistes. Ils se demandent toujours comment va augmenter cette dégradation : de manière linéaire ou exponentielle ?  Les deux tendances sont toutes deux encore envisageables puisque les séries linéaires et exponentielles commencent par les mêmes chiffres : d’abord 1, ensuite 2…

L’accroissement linéaire atteint 1024 en 1024 coups :

1 (en 1970), 2 (en 1980), 3 (en 1990), puis 4, puis 5 … et enfin 1024 (dans 10 000 ans)

L’accroissement géométrique atteint 1024 en 11 coups :

 1 (en 1970), 2 (en 1980), 4 (en 1990), 8 (en 2000), 16 (en 2010), 32 (en 2020), 64 (en 2030), 128 (en 2040), 256 (en 2050), 512 (en 2060), 1024 (en 2070).

Le président américain Reagan est un non mathématicien, dont le cerveau pense linéaire. Il fustige donc en 1985 le travail du Club de Rome en  affirmant que pour l’Amérique il n’y a pas de Limits to Growth.

Petit problème mondial en 1990 : 4 unités sont dégradées.

Au Sommet de la terre de Rio en 1992, le petit monde des décideurs politiques flippe: et si le «Club de Rome» avait raison ? On vit trop bien cependant. Au moins ceux qui profitent le plus du système. Et il faut être réélu. Le président américain, Bush père, dénonce publiquement la pensée anti progrès du livre Limits to Growth. Dans le cerveau de Bush 1, 2, 4 n’est pas si loin de 1, 2, 3. Si la vitesse de destruction s’avère n’être finalement que linéaire, il reste 10 000 ans avant l’effondrement.

2000-2010 : Problème mondial sérieux: 8 unités sont dégradées.

Le GIEC confirme l’apocalypse climatique. Pourtant, ceux pour lesquels il fait si bon vivre de la surconsommation préfèrent retenir les doutes climato-sceptiques. Il reste 1016 unités saines. Ils redemandent aux scientifiques de vérifier leurs mesures et voir si d’autres facteurs n’entre- raient pas en jeu : est-ce bien  1, 2, 4, 8 ? Les mesures des scientifiques ne sont-elles pas imprécises ? Toutes les complexités sont-elles bien prises en compte ?  La série ne redevien- dra-t-elle pas finalement linéaire après deux anomalies, le 4 et le 8,  liées à d’autres causes qui ne se reproduiraient pas ?  Si c’était le cas, en 2070 ce ne seraient que 11 unités dégradées sur 1024, à peine 1% de la surface. Ce serait une fausse alerte de déclinistes grincheux et les inventions technologiques auraient le temps de nous sauver.

2010-2020 : Risque de catastrophe: 16 unités sont dégradées.

De ces unités dégradées, l’homme ne tire plus aucun moyen de subsistance. Ceci accélère la dégradation d’autres unités.  De nouveaux hurluberlus proposent de vivre « la décroissance » comme une solution à étendre à l’humanité entière : chacun se contentant d’une juste part.

Face à la catastrophe (en 2020, 32 unités sont dégradées), la COP21 en 2016 se conten- te d’une mesurette. Elle cumule des promesses qui, même si elles étaient tenues, ne permet- traient pas de limiter le réchauffement climatique à 2°C.

La promesse de gascon de la COP21 La COP 21 voudrait éviter la catastrophe sans tou- cher aux écarts qui se creusent entre les riches et les pauvres et conforte le président Obama qui affirme alors que le mode de vie des Américains reste non négociable : pour que le mode de vie américain passe de 4 planètes à 1 planète, on mise sur la seule technologie et … on croise les doigts.  En 2017, pour la première fois la pauvreté dans le monde ne baisse plus.

Le choc en 2030 : 64 unités sont dégradées.

Face à la catastrophe perceptible aux yeux de chacun, maintenant que 6% du territoire est détérioré, le cerveau humain reconnait le danger de la tendance exponentielle. Pour freiner la dégradation de 6% de plus, promise à la fin de la décennie, deux options émergent. L’option de répartir égalitairement les consommations sans dépasser ce que notre planète fournit chaque année soit une division par 4 de l’ordinaire des habitants des pays riches et par 2000 des trains de vie des plus riches.

L’option de laisser disparaitre en dix ans les 20% de la population qui consomment 6% de la production mondiale. Soit 1,5 milliard d’humains. Empêcheront-elles qu’en 2040, 128 unités soient dégradées ? En 2050, les 256 unités dégradées représenteront 25% de l’espace encore disponible. En 2060, l’humanité se partagera 50% de l’espace vivable. En 2070, la dégradation  exponentielle aura couvert la totalité du territoire.

De 1970 à 2070, la tragédie du temps…

La tragédie du temps si bien chantée par le poète Moustaki:

« Pendant que je dormais, pendant que je rêvais
Les aiguilles ont tourné, il est trop tard…
Certains se sont battus, moi je n’ai jamais su
Passe, passe le temps, il n’y en a plus pour très longtemps…
Pendant que je chantais, pendant que je t’aimais
Pendant que je rêvais il était encore temps »

La tendance exponentielle de la dégradation a été comprise en 1972 par les scientifiques hurluberlus du « club de Rome ». Quant à nous autres, l’exponentielle nous a surpris.

Denis Dupré

Réponse 

  1. Albert Jacquart racontait cette petite histoire à ses étudiants pour la prise de conscience de la croissance exponentielle:
    Il appelait cette histoire l’équation des nénuphars !
    L’hypothèse de départ est que les nénuphars doublent leurs nombres ou la surface occupée chaque jour qui passe. On constate qu’au bout d’un mois de 30 jours le lac qu’ils occupent est plein ( la fin du monde pour ces nénuphars là !).
    La question que posait Albert Jacquart était la suivante:
    à partir de quand le lac était à moitié vide ? La réponse de la très grande majorité des étudiants était le 15ème jour alors qu’une petite minorité donnait la bonne réponse, le 29 ème.
    On imagine bien que dans le monde des nénuphars, on ne se préoccupait pas de la si proche fin du monde à l’aube du 26 ème jour où seulement 6,25% du lac était couvert!

    Christophe Lassiat   14 octobre 2017

    https://alaingrandjean.fr/

    Commentaire: La chanson: Beds Are Burning est une chanson politique, réclamant la restitution de leurs terres natales aux aborigènes Pintupi, volées 200 ans plus tôt par les colons britanniques. En parlant de la spoliation d’un territoire et de son exploitation pour en tirer un maximum de profit, la défense du peuple aborigène se double d’un message écologiste plus global, et souligne l’urgence à prendre conscience de l’impact des activités humaines sur la planète.

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14 octobre 2017 ~ 0 Commentaire

faucheurs (guingamp)

La ville de GUINGAMP (22) sera le théâtre d’actions consacrées au soutien des victimes des pesticides et la lutte contre l’usage de ces polluants.

Jeudi 19 octobre 2017 à 20h30 : diffusion du film « Les sentinelles » de Pierre Pézerat au cinéma Les Korrigans à GUINGAMP. La diffusion sera suivie d’un débat avec le réalisateur ainsi qu’avec les victimes des pesticides de Triskalia notamment.


Jeudi 19 octobre 2017 à 18h00 : repas/débat
à la salle des fêtes de TRÉMARGAT organisé par les Faucheurs volontaires d’OGM.

Vendredi 20 octobre 2017 à 8h00 : Mobilisation citoyenne en soutien aux faucheurs volontaires d’OGM, devant la piscine de GUINGAMP (place du Vally). Les personnes présentes les accompagneront vers le tribunal de Guingamp où ils sont convoqués à 8h30 pour avoir rendus impropres à la vente des bidons d’herbicides à base de glyphosate. Animations et boissons chaudes pendant toute la durée de l’audience!Il n’est pas certain que tout le monde puisse avoir une place dans le tribunal ; aussi, après l’audience une « reconstitution » du procès et prévue à l’extérieur du tribunal. Le vendredi est un jour de marché à Guingamp, il est difficile de se garer -> pensez au covoiturage!

Vendredi 20 octobre 2017  à 18h00 : Crêpes et concert à la salle des fêtes de Trémargat organisé par les Faucheurs volontaires d’OGM.

faucheurs (guingamp) dans Altermondialisme Pesticides-non-merci

Eau & Rivières de Bretagne
7, place du Champ au Roy – 22200 Guingamp
Tél. : 02.96.21.14.70
http://www.eau-et-rivieres.org/

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12 octobre 2017 ~ 0 Commentaire

grands projets (la gazette)

macron-etat-de-grace-j

Elisabeth Borne annonce la fin de la « pause » dans les grands projets 

Deux principales annonces ont été formulées par la ministre des Transports, Elisabeth Borne, lors de sa venue aux Rencontres nationales des transports publics à Marseille. Elle a déclaré la fin de la pause dans les grands projets d’infrastructures de transports. Loin de répondre aux attentes des collectivités, c’est néanmoins une avancée qui a été accueillies avec satisfaction.

La fin de la pause

Le premier, et le plus important, concerne cette logique de « pause » dans les grands projets d’infrastructure annoncée par le Président de la République en juillet dernier. Une décision qui avait désarçonné tous les élus concernés par de tels projets (Canal Seine Nord Europe, ligne Lyon-Turin, LGV dans le sud-ouest, etc.), les conduisant à se mobiliser et s’activer en coulisse pour inverser la tendance, quitte à s’impliquer beaucoup plus sur la gestion de ces projets et de leur financement pour les sauver.

« Cette pause était une réaction immédiate face aux 10 milliards d’euros d’écart entre les besoins d’investissements et les ressources disponibles sur le quinquennat, a expliqué la ministre, reconnaissant que « cette décision avait pu faire l’effet d’un électrochoc. Certains ont même parlé d’une trahison mais c’était un devoir de vérité », a-t-elle ajouté.

Avant d’annoncer que l’heure était désormais à « la sortie de la pause ». Assumant cette décision, elle a expliqué que cette pause était « une première étape indispensable », tout en reconnaissant « qu’une pause ne fait pas une politique. Car il ne faudrait pas confondre pause et remise en cause des projets ».

Un électrochoc pour faire évoluer les projets

A travers les mots de la ministre, c’est la volonté de créer un électochoc qui ressort afin de faire évoluer les projets et impliquer plus fortement les collectivités. C’est sans doute là une façon de réécrire l’histoire à moindre frais. Mais comme l’a souligné Elisabeth Borne, « depuis cet été, les uns et les autres sont amenés à se réinterroger sur le bien-fondé de chaque projet, sur son financement, sur sa gouvernance, sur son calendrier ». Et bien que l’avenir de ces grands projets était censé être scellé à l’issu des Assises de la mobilité en décembre prochain, certains projets semblent sortis des sables mouvants.

Officiellement, la ministre a néanmoins rappelé que ces projets seraient étudiés dans le cadre du conseil d’orientation des infrastructures, présidé par Philippe Duron. Elle a également ajouté que les premières auditions de ce conseil débuteraient la semaine prochaine, et que le verdict final serait donné à travers la future loi de programmation qui sera présentée au Parlement début 2018. (…)

Quid de la TVA à 5,5% dans les transports publics ?

La ministre des Transports a bien évidemment été interpellée sur la question d’un retour à une TVA à 5,5% dans les transports publics (c’est en 2012 qu’elle a été augmenté pour atteindre aujourd’hui  10%), ce qui constitue l’une des 7 propositions faites dans le cadre des Etats généraux de la mobilité durable. Une question à laquelle elle a sagement évité de répondre…

« On ne lâchera jamais sur la question de la TVA », s’est emporté Jean-Pierre Farandou, ancien président de l’Union des transporteurs publics et président de Keolis. « Il faut retrouver le goût de l’indignation ! Si on demande une TVA à 5,5%, ce n’est pas pour le plaisir, mais pour un service essentiel ! », a-t-il martelé. Louis Nègre abonde, en indiquant que « même le pays le plus libéral en Europe, la Grande-Bretagne, dispose d’une telle TVA sur les produits de première nécessité ». (…) Résumé

11/10/2017  Arnaud Garrigues

http://www.lagazettedescommunes.com/

Commentaire: Nous sommes pour baisser la TVA, impôt injuste MAIS surtout pour la gratuité des transports publics.

 

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12 octobre 2017 ~ 0 Commentaire

forum social (attac)

Forum social mondial anti-nucléaire à Paris du 2 au 4 novembre 2017

Nous vous invitons à joindre cet événement afin de débattre de toutes les questions liées à la lutte antinucléaire : conférences plénières, ateliers, conversations…

Plusieurs centaines de participant·e·s de plusieurs pays se rencontreront, échangeront leurs points de vue, apprendront les uns des autres, débattront et développeront des moyens et stratégies pour arrêter le nucléaire, civil et militaire, et renforcer les mouvements de l’échelle locale à l’international.

Attac sera présent avec 3 ateliers :

  • Finance et nucléaire : le pouvoir des lobbies contre la démocratie, avec Dominique Plihon et l’Observatoire des multinationales ;
  • Abandonner le nucléaire et répondre au défi climatique, avec Geneviève Azam ;
  • Femmes contre le nucléaire, avec Huayra LLanque et Rebecca Johnson et Bénédikte Zitouni.

https://france.attac.org/

attac2

forum social (attac) dans A gauche du PS

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12 octobre 2017 ~ 0 Commentaire

epr (odn)

sem11mie-Z3-tepco-nucleaire-japon

Validation de la cuve défectueuse du réacteur EPR :
L’Autorité de « sûreté » nucléaire s’est soumise à EDF

La Justice peut refuser d’être humiliée par l’industrie nucléaire
en ordonnant,
le 31 octobre prochain, une « remise en état »

Comme l’a prévu de longue date l’Observatoire du nucléaire, l’Autorité de « sûreté » nucléaire (ASN) s’est finalement soumise aux exigences d’EDF et a validé l’utilisation de la cuve du réacteur EPR en construction à Flamanville (Manche) alors que cette dernière présente de graves malfaçons.

Outre la caractère totalement irresponsable (et même criminel) de cette décision, il s’agit aussi d’une leçon donnée aux organisations pseudo écologistes qui accréditent de façon ridicule le mythe d’une ASN « intransigeante » et « indépendante », et qui participent même à de courtoises entrevues au lieu de se battre bec et ongle contre l’industrie nucléaire et ses séides et cautions comme l’est l’ASN.

L’Observatoire du nucléaire rappelle qu’il a saisi en référé (urgence) la justice pour empêcher l’ASN de valider la cuve défectueuse : de toute évidence, l’ASN s’est précipitée pour publier sa décision avant le verdict judiciaire, qui est annoncé pour le 31 octobre.

Pour autant, la juge des référés est encore parfaitement en capacité d’intervenir et d’ordonner par exemple une « remise en état » : sachant que les défectuosités de la cuve ne sont absolument pas réparables, cette remise en état pourrait se faire par l’exigence de remplacer la cuve défectueuse par une autre qui soit conforme aux préconisations d’EDF, Areva et de l’ASN.

Il est en effet stupéfiant dans cette affaire de constater que, outre les industriels de l’atome (habitués de ce genre d’ »arrangements »), l’Autorité dite de « sûreté » nucléaire ne respecte même pas ses propres préconisations qui, indubitablement, exigent l’invalidation de la cuve.

L’Observatoire du nucléaire attend avec impatience la réaction de la justice face au véritable « bras d’honneur » que lui font l’ASN et EDF, et appelle la population française et européenne à prendre conscience qu’elle court un terrible danger : un réacteur nucléaire est déjà extrêmement dangereux lorsque ses éléments sont conformes, alors que dire de l’EPR s’il est mis en service avec une cuve défaillante ?

Pour mémoire, les règles de sûreté présupposent que la rupture de la cuve est « exclue », ce qui ne veut pas dire qu’elle est impossible mais qu’elle ne doit surtout pas se produire, sous peine d’une catastrophe au moins comparable à celle de Fukushima…

http://www.observatoire-du-nucleaire.org/

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11 octobre 2017 ~ 0 Commentaire

artificialisation (les échos)

stop-au-beton-dans-la-Crau

L’artificialisation des terres repart à la hausse

L’urbanisation des espaces ruraux s’effectue principalement au profit de terres souvent riches et humides qui privent les agriculteurs de surfaces à bon rendement. L’an dernier, 60.000 hectares de terres agricoles ont été urbanisés. Depuis 2015, les surfaces transformées en logements, commerces ou structures de loisirs ne cessent d’augmenter. Nicolas Hulot évoque la création d’une redevance.

« J’étudie une nouvelle source de financement qui aurait un intérêt double : lutter contre l’artificialisation des sols et contribuer notamment à financer la préservation de la biodiversité. C’est une réflexion que j’ai proposée au Premier ministre, qui m’a invité à y travailler. »

Cette petite phrase prononcée par Nicolas Hulot, ministre de la Transition écologique et soli- daire, dans une interview à « La Gazette des Communes » a suffi à relancer un sujet sensible : le grignotage des espaces agricoles et naturels. La nouvelle « source de financement » dont parle le ministre sera-t-elle une taxe sur le flux ou sur le stock de terrains imperméabilisés ? Une redevance sur la surface des parkings qui fleurissent à la périphérie des villes ? Une texe sur les projets maisons individuelles en diffus ? Une chose semble certaine, l’argent doit être fléché vers la nouvelle Agence française pour la biodiversité, dont le budget est insuffisant.

Un département disparu tous les cinq à six ans

Sur le terrain, les experts constatent l’impasse dans laquelle se trouve l’Etat, qui ne parvient pas à convaincre les élus de cesser de délivrer des permis de construire de zones commer-ciales ou de développement économique sur du terrain agricole. Directeur des études à la Fédération nationale des Safer (FNSafer), Robert Lévêque a publié au printemps une étude qui met en exergue cette progression de l’artificialisation des terres.

« En 2014, le total était de 50.000 hectares, puis nous sommes passés à 60.000 hectares en 2015. Le chiffre sera du même ordre en 2016 », indique le spécialiste. Résultat : la surface agricole d’un département disparaît tous les cinq à six ans ! Cette urbanisation des espaces ruraux s’effectue principalement au profit de terres souvent riches et humides qui privent les agriculteurs de surfaces à bon rendement. « Le malheur est que les collectivités et l’Etat ont toujours donné la priorité à la construction de logements et de zones d’activité aux dépens des espaces naturels », note Robert Lévêque.

Une pétition européenne

Une pétition européenne intitulée « Appel du sol » est en cours, portée par 400 organisations formées d’instituts de recherche, d’ONG, etc…. En France, y adhère notamment France nature environnement. L’objectif est d’obtenir de la Commission européenne la création d’une directive-cadre sur les sols, comme il en existe déjà pour l’air et l’eau.

En France, depuis la loi Alur, les communes ont la possibilité d’appliquer le coefficient biotope,  qui détermine, sur une parcelle constructible, la surface réservée à la biodiversité. L’Observa- toire de la biodiversité végétale en ville a mené une première étude auprès de 95 communes de plus de 10.000 habitants. 4 sur 5 ont déjà conduit des opérations en matière de végétali- sation, de création de jardins sur toiture, de parkings végétalisés. Des initiatives prises pour préserver le foncier mais qui restent très insuffisantes.

Un rapport commandé par le ministre de l’Agriculture

Stéphane Travert, le nouveau ministre de l’Agriculture, vient de commander auprès du Conseil général de l’alimentation, de l’agriculture et des espaces ruraux (CGAAER) un rapport sur l’artificialisation des terres agricoles. Il s’agit pour le ministre « d’évaluer la performance des mesures existantes et de préconiser des voies d’amélioration ».

Stanislas du Guerny 10/10/2017

https://www.lesechos.fr/

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Commentaire: Difficile d’évoquer une solution quand la religion officielle est « libéralisme économique: moins d’état (de lois) et laisser faire le marché qui a toujours raison »!

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05 octobre 2017 ~ 0 Commentaire

bio (npa)

bio diversite

Agriculture : Macron, Hulot, la mort programmée du bio

Stéphane Travert, ministre de l’Agriculture, vient de supprimer les aides au maintien de l’agri- culture bio dès 2018, avec l’accord tacite de Hulot. Le ministre veut recentrer les budgets sur les premières années et confier au marché le maintien de l’agriculture bio !

Alors que l’UFC-Que choisir vient de dénoncer les marges abusives des distributeurs sur les aliments bio, Travert demande aux consommateurs de payer encore plus. Il obéit aux injonc- tions du Conseil agricole français (CAF)(1) qui demandait la suppression des aides au bio mais pas à l’agriculture chimique.

Désengagement de l’État

Pour compenser, Travert propose la création d’un fumeux fonds privé qui accompagnerait la filière bio et qui serait financé, par exemple, par les distributeurs qui rogneraient volontairement leurs marges !

Il fait fi des aspirations à consommer local et à tisser des liens avec les producteurs.

De façon pernicieuse, il laisse le soin aux régions de prendre le relais tout en sachant qu’elles n’en auront pas les moyens légaux ni financiers si l’État ne finance pas au moins à hauteur de 25 %. Cette décision annonce une baisse des surfaces en bio, à l’instar de ce qui s’est passé en Grande-Bretagne (– 29 % depuis 2010).

Rappelons les finalités des aides au bio :

– Indiquer que l’État soutient l’agriculture biologique et que le bio c’est pour tout le monde ;

– Compenser la baisse de rendement et les investissements nécessaires ;

– Rémunérer les services rendus : l’agriculture chimique pollue et coûte extrêmement cher à la société (traitement des pollutions, santé publique, dégradation de l’environnement, perte de biodiversité, réchauffement climatique…) tandis que l’agriculture biologique participe, elle, à la restauration de l’environnement ;

– Favoriser la santé publique, en protégeant la population affectée par les pesticides, dont les premiers exposés que sont les salariéEs agricoles et les agriculteurs.

Asservissement à l’agro-industrie

Retirer les aides sans le moindre préavis va conforter les agriculteurs dans leur sentiment qu’ils ne peuvent faire confiance à l’État. Tous ceux qui se sont convertis il y a moins de dix ans vont être touchés. Mais, surtout, le gouvernement Macron confirme son asservissement aux lobbies de la chimie et de l’agro-industrie.

D’un côté Macron fanfaronne sur le rôle de la France dans la lutte contre le réchauffement climatique, et de l’autre il supprime un des leviers les plus efficaces à court terme, la suppres- sion des engrais azotés, première source des gaz à effet de serre en agriculture.

Le NPA soutient l’agriculture biologique :

Toutes les aides publiques doivent aller vers ce secteur, les intrants chimiques doivent être interdits et d’abord les pesticides perturbateurs endocriniens et néonicotinoïdes.

Jeudi 5 octobre 2017 Commission nationale écologie

https://npa2009.org/

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05 octobre 2017 ~ 0 Commentaire

amiante (lutte ouvrière)

amiante

13 octobre : manifestation nationale des victimes de l’amiante

Cette année, la manifestation nationale des victimes de l’amiante mérite une mobilisation exceptionnelle. Ces derniers mois, la justice a rendu coup sur coup des décisions tendant à mettre un terme aux procédures dirigées contre une partie des patrons responsables de l’utilisation de l’amiante aux dépens des travailleurs et de leur vie.

Une première décision de justice a mis fin à quinze dossiers de poursuites, et une autre annule la mise en examen de neuf hauts responsables de cette catastrophe sanitaire.

Chacun sait que des dizaines de milliers de travailleurs ont été condamnés à mort par les grands groupes capitalistes qui, au nom de leurs profits, ont sciemment utilisé l’amiante jusqu’à son interdiction, voire même encore après, en sachant pertinemment quelles en seraient les conséquences tragiques pour leurs salariés. Des centaines de milliers d’autres salariés ont été intoxiqués gravement.

Les responsables gouvernementaux et étatiques, chargés en théorie de la sauvegarde de la sécurité des salariés au travail, ont été les complices actifs des industriels empoisonneurs. En France, après une première interdiction partielle dans le bâtiment, l’amiante n’a été interdit définitivement qu’en 1997, alors qu’il l’a été bien plus tôt dans la plupart des grands pays industriels, y compris aux USA. Et cela seulement à la suite des mobilisations initiées par des militants isolés.

Les victimes, les familles des victimes bien souvent décédées, ont tout fait, avec l’aide de l’Andeva, pour qu’au-delà des réparations matérielles très partielles qui pouvaient leur être attribuées des procès se tiennent pour juger du crime d’empoisonnement commis. Mais les gouvernements, l’État et toute une partie de l’appareil judiciaire se sont mobilisés pour empêcher qu’aussi bien les industriels assassins que leurs complices gouvernementaux ou étatiques puissent être jugés. C’est allé du refus de mettre les moyens nécessaires pour mener à bien l’instruction jusqu’au dessaisissement de juges trop zélés ou au changement de la loi, pour faire traîner une affaire entamée il y a vingt ans.

Les travailleurs doivent manifester face à ce scandale qui, à chaque étape, ajoute l’odieux à l’inadmissible, en donnant l’image crue mais bien réelle de ce système capitaliste.

andeva

Lutte Ouvrière s’associe à l’appel de l’Andeva (Association nationale des victimes de l’amiante) qui appelle à manifester : Vendredi 13 octobre à 14 h à Paris départ de la tour Montparnasse (métro Montparnasse-Bienvenüe)

Paul SOREL 4 Octobre 2017
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04 octobre 2017 ~ 0 Commentaire

baignade interdite! (ouest france + ae2d)

algues COMMUNIQUÉ DE PRESSE La Cie LIBERO joue « Baignade Interdite », une comédie-écolo ayant pour thème général l’environnement en Bretagne et les algues vertes en particulier ! La première a lieu Salle Palante  Hillion le 7 octobre à 20h30. Le spectacle sera suivi d’un débat sur le thème « Comment se baigner en eau de terre et eau de mer en Bretagne » avec la participation des représentants des associations et partenaires du spectacle : Eau et Rivières de Bretagne, Halte Aux Marées Vertes, Bretagne Vivante, Sauvegarde du Trégor. Célestin Leroux, Eau et Rivières de Bretagne André Pochon, agriculteur breton, auteur et promoteur de l’agriculture paysanne durable. Jean Kergrist, comédien, metteur en scène, écrivain, clown atomique parrain du spectacle.. manif-algues-vertes

LA TOURNÉE DE BAIGNADE INTERDITE (DIFENNET NEUIAL) EN BRETAGNE :

Le 7 octobre 2017 à HILLION salle Palante,

Le 21 octobre 2017 à PLESTIN les GREVES Salle des fêtes /mairie.

Les 3 & 4 novembre 2017 à PLOUFRAGAN Salle Marcel Paul (13 rue de Merlet)

Le 11 novembre 2017 à BINIC salle l’Estran

Le 18 novembre 2017 à GRÂCES Espace Multiculture

Le 24 novembre 2017 à MATIGNON salle des fêtes

Le 2 décembre 2017 à LANMEUR salle Steredenn

Le 9 décembre 2017 à St CAST le GUILDO salle d’Armor

Le 16 décembre 2017 à PLOUBALAY/BEAUSSAIS salle des fêtes

Tarifs : 12 et 8 €

Réservations :

cie.libero@orange.fr

06 47 19 26 40 / 02 96 32 29 26

AE2D Agir pour un Environnement et un Développement Durables

Lire aussi:

Ploufragan. « Baignade interdite » revient sur les algues vertes (Ouest France)

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