Archive | Ecologie & climat

15 décembre 2017 ~ 0 Commentaire

maxime combes d’attac (regards)

Sur le réchauffement climatique 

« Le réchauffement climatique se conjugue au présent et pas simplement au futur comme on veut nous le faire croire. » « La discussion porte sur les politiques qui sont menées et qui ne sont pas à la hauteur des enjeux. » « L’intensification et la multiplication des catastrophes climatiques et des phénomènes climatiques extrêmes sont directement liées au réchauffement climatique global. » « Nous avons des modes de vie qui ne sont pas climato-compatibles. »

 Sur les deux ans de la COP21 

« La France – comme l’Union européenne – derrière un discours qui se veut offensif et de leadership en matière de lutte contre les dérèglements climatiques, est pétrie de contra- dictions. » « On a un décalage très fort entre le ‘make the planet great again’ annoncé par Emmanuel Macron suite à la décision de Donald Trump de se retirer de l’accord de Paris, et la réalité de ce que nous avons en termes de politique climatique. »

Sur le financement de la lutte contre le dérèglement climatique 

« Il faut que les pays riches en mettent plus sur la table. » « Il faut que la proposition d’une taxe sur les transactions financières aboutisse. »

 Sur la finance verte 

« La finance verte, c’est le terme officiel des acteurs financiers pour expliquer qu’ils ont pris en compte la crise écologique et climatique alors qu’ils développent une niche avec les obligations vertes qui sont supposées aller dans le bon sens mais qui représentent très peu dans la part de la finance globale. » « Il faut que le système financier international soit soumis à l’impératif climatique. » « Il y a deux enjeux : rendre climato-compatible l’ensemble de la finance mondiale et que tout ce qui se prétend être vert, ne soit pas simplement une opération de greenwashing mais le soit réellement. »

 Sur le sommet pour le climat 

« Il y a la volonté derrière ce sommet organisé par Emmanuel Macron de s’afficher comme étant un leader super clean du point de vue du climat. » « La politique économique et industriel de la France est la poursuite de ce qui est mené depuis des dizaines d’années. » « Le business prime sur la préservation de la planète. »

 Sur Nicolas Hulot 

« On ne distingue plus Nicolas Hulot de Bruno Le Maire. » « Nicolas Hulot aurait pu poser ses conditions pour entrer au gouvernement et poser les sujets sur lesquels il n’était pas prêt à transiger. » « Nicolas Hulot a considéré que sa seule personne suffisait. »

 Sur Notre-Dame-des-Landes 
« Nicolas Hulot a répété plusieurs fois qu’il n’avait jamais posé de conditions définitives au fait qu’il reste ou pas au gouvernement. » « Si le gouvernement valide la construction de cet aéroport qui n’est pas climato-compatible, qui a des impacts extrêmement grands, localement, on sera à des années lumières de cet engagement à faire ‘make the planet great again’. »

 Sur les migrations climatiques 

« On ne s’y prépare pas [aux enjeux des migrations climatiques] puisqu’on essaie de mettre des frontières et des barbelés partout et de renvoyer les migrants d’où ils viennent ».  « C’est   un enjeu majeur qui nécessite de mettre un principe intangible de solidarité internationale obligatoire. » « On ne peut pas être à la fois à la source du réchauffement climatique, des impacts environnementaux avec notre modèle économique insoutenable et ne pas prendre en compte les conséquences directes et indirectes de cela. » « La majorité des migrants climatiques ou environnementaux sont des migrants sud-sud. »

http://www.regards.fr/

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15 décembre 2017 ~ 0 Commentaire

loudéac (ouest france)

Énergie. La grogne de 200 agents d’ERDF/GRDF à Loudéac

Ils veulent alerter l’opinion publique sur le bilan « raté » de l’ouverture à la concurrence du marché de l’énergie depuis 2004. Depuis 11 h ce matin, environ 200 salariés d’ERDF et de GRDF occupent l’ancien site technique EDF de Loudéac.

« L’ouverture des marchés a multiplié les acteurs, supprimé les accueils physiques, comme ici à Loudéac depuis 2011, ramenant pour les usagers la question du gaz et de l’électricité à un véritable marathon dont les règles changent sans arrêt », explique Jean-François Coulin Animateur Région CGT Bretagne Mines Energie.

« Les frais de mise en service étaient de 11,47 euros en 2004. Ils sont passés à 47,25 aujour- d’hui, soit 300 % d’augmentation ! », ajoute Jean-François Coulin. La FNME CGT propose la création d’un pôle public de l’énergie. « Ce serait à l’Etat de reprendre la main sur l’organisation du marché énergétique en France et en Europe. »

13/05/2014

https://www.ouest-france.fr/

Commentaire: Tout à fait d’accord! Comment lutter contre le réchauffement climatique, sans   un service public de l’énergie, basé sur la socialisation des moyens de production et le contrôle des syndicats et des usagers!

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15 décembre 2017 ~ 0 Commentaire

nddl (ouest france)

ayrault port

L’aéroport de Rennes, un concurrent pour Notre-Dame-des-Landes ?

L’aéroport de Rennes a vu passer 700 000 passagers cette année. A l’avenir, ce chiffre pourrait monter à 2 millions, selon les trois médiateurs. Dans leur rapport remis mercredi 13 décembre au Premier ministre, les médiateurs soulignent l’envol de l’aéroport de Rennes « qui pourrait croître jusqu’à 2 millions de passagers ». Il pourrait ainsi limiter « le potentiel initialement prévu pour le site de Notre-Dame-des-Landes ».

Les médiateurs, nommés par le gouvernement, ont remis leur rapport sur l’épineux dossier du futur aéroport à Notre-Dame-des-Landes. Dans ce document, les trois experts livrent aussi leur analyse sur la plate-forme de Rennes Saint-Jacques.

« Sa croissance récente est élevée »

Si un nouvel aéroport voyait le jour, il serait proche de Rennes, comparé à la situation de Nantes Atlantique aujourd’hui. « Rennes se trouve à moins de 100 km et environ 1 h 15 de voiture du site de Notre-Dame-des-Landes, contre environ 1 h 45 pour l’aéroport de Nantes Atlantique, qui exige de plus la traversée de la Loire. Cependant, Rennes dispose d’un aéroport de proximité dont la croissance récente est élevée », écrivent les médiateurs.

Le développement des vols low-cost

« Initialement concentré sur la liaison Rennes-Roissy, il offre désormais des vols low-cost moyen-courriers européens qui s’adressent au même type de clientèle que celle qui a fait la croissance récente du trafic à Nantes-Atlantique. » Un constat illustré par l’arrivée, ces jours-ci, de la compagnie Easyjet. La compagnie britannique low-cost ouvrira une première ligne entre Rennes et Lyon, en mars 2018, et elle envisage un développement futur.

Jusqu’à 2 millions de passagers ?

« Bien que limité dans ses extensions foncières, l’aéroport de Rennes, qui aura accueilli en 2017 plus de 700 000 passagers, semble pouvoir croître jusqu’à 2 millions de passagers, pronostiquent les trois experts. Ainsi, s’il n’appartient pas à la même catégorie que l’aéroport de Nantes, il est aujourd’hui économiquement viable et poursuit une dynamique positive. »

« Il n’est donc pas exclu que cet aéroport, dit encore le rapport, plus pratique pour une partie de la Bretagne, limite, dans la mesure de son trafic actuel et de sa propre croissance, le potentiel initialement prévu pour le site de Notre-Dame-des-Landes. »

14/12/2017

https://www.ouest-france.fr/

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15 décembre 2017 ~ 0 Commentaire

nddl (npa)

affiche_nddl_12.02-1
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Communiqué du NPA.
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Notre-Dame-des-Landes : soutien à la ZAD face aux menaces de Gérard Collomb
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Mercredi 13 décembre, les « médiateurs » nommés par l’exécutif rendaient leur rapport concernant le projet d’aéroport de Notre-Dame-des-Landes. Un grand projet inutile et destruc- teur, dénoncé depuis des décennies, et qui a donné lieu à une mobilisation exemplaire, autour de la ZAD (Zone à défendre), de laquelle le NPA a été partie prenante.À peine les premiers éléments du rapport, qui semble ouvrir la porte à l’hypothèse d’un aban- don du projet d’aéroport, commençaient-ils à être discutés, que le ministre de l’Intérieur Gérard Collomb a cru bon de montrer ses muscles. Il a en effet déclaré sur France Info, en évoquant l’évacuation de la ZAD, qu’il gérerait le dossier « avec sang-froid, en évitant qu’il y ait des morts ». Ces propos, qui sont des menaces à peine dissimulées, sont absolument scandaleux, a fortiori lorsque l’on se souvient de la mort de Rémi Fraisse le 26 octobre 2014, tué par un gendarme, au moyen une grenade offensive, sur le chantier du barrage de Sivens dans le Tarn.

Le NPA s’élève contre ces provocations menaçantes, apporte tout son soutien aux occupantEs de la ZAD, et réitère son opposition au projet d’aéroport.

Montreuil, le 14 décembre 2017

Lire aussi:

Sympa, le ministre de l’Intérieur ! A Notre-Dame-des-Landes, Collomb « veut éviter qu’il y ait des morts » (Révolution Permanente)

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14 décembre 2017 ~ 0 Commentaire

bio (bastamag)

macron poulet

Les aides aux agriculteurs bio vont-elles être progressivement supprimées ?

Les aides à l’agriculture biologique vont-elles disparaître ? Les promesses de l’État de conti- nuer à accompagner les agriculteurs qui se lancent dans des productions biologiques, sans recours aux pesticides et engrais chimiques, ont du plomb dans l’aile.

Le 20 septembre dernier, le ministre de l’Agriculture Stéphane Travert annonce que l’Etat se désengage des aides au maintien de l’agriculture bio, pour les transférer sur les aides à la conversion [1].

« Plus grave, c’est maintenant l’aide à la conversion qui est menacée par la négociation, opaque, qui se tient actuellement entre l’Etat et les Régions »,

alerte désormais la Fédération nationale de l’agriculture biologique (Fnab). L’aide à la conversion pourrait être réduite de cinq à trois ans, voire même ne pas être versée dans certaines régions. Cette subvention permet aux agriculteurs qui décident de transformer leur système en bio de franchir le cap, avant de pouvoir obtenir la labellisation.

Les dotations budgétaires des régions en baisse

Pour comprendre cette situation, il faut se pencher sur le fonctionnement des aides à l’agricul- ture bio. C’est le Fonds européen agricole pour le développement rural (Feader) lié à la politi- que agricole commune qui verse l’aide à la conversion durant les cinq premières années, puis l’aide au maintien pour cinq années supplémentaires.

Ces aides du Feader sont conditionnées à un cofinancement par des aides nationales à hauteur de 25 %. Jusqu’ici, ce cofinancement national était majoritairement versé par l’Etat. En annonçant son désengagement des aides au maintien, l’Etat reporte de fait ce co-financement sur les régions.

Cela inquiète les agriculteurs bio, car les régions, qui disposent de budgets de plus en plus restreints, risquent de ne pas financer non plus les aides à la conversion.

En effet, fin 2016, cinq régions avaient déjà consommé la totalité de l’enveloppe qu’ils avaient prévue pour la bio sur les six années de la programmation (2014-2020). Quatre autres l’ont consommée à plus de 80 % [2]. « Dans les régions où le dialogue est en place avec la profes- sion agricole bio, des premières mesures et arbitrages politiques ont été pris pour limiter les dégâts et prioriser la bio dans l’allocation des fonds européens. C’est le cas notamment en Nouvelle-Aquitaine et en région Centre », illustre la Fnab.

Pourtant, en dépit de cette priorisation, les montants ne suffiront pas.

Selon les calculs de la Fnab, « il manque 418 millions pour financer les aides publiques promises aux producteurs bio sur trois années, soit 140 millions d’euros par an, une goutte d’eau sur les 7,7 milliards d’euros des fonds de la politique agricole commune (PAC) ». Or, sans cofinancement national, il n’y a plus de cofinancement européen. Les aides disparaissent.

19 nouvelles fermes bio chaque jour

Fin juillet, le ministre de l’Agriculture a notifié à Bruxelles un changement d’affectation de 650 millions d’euros reçus au titre de la PAC pour financer des mesures incitatives au changement de pratiques agricoles. Mais la bio risque de n’en toucher que des miettes. Sur ces 650 millions, les régions ont réclamé à l’État 180 millions d’euros pour les aides bio, les mesures agro-écologiques et les investissements, mais leur demande est restée à ce jour lettre morte, selon la Fnab.

Un sondage Ifop de décembre 2017 commandé par l’association Agir pour l’Environnement révèle pourtant que 78 % des Français souhaitent que le gouvernement réoriente massive- ment les subventions publiques vers le développement de l’agriculture biologique (90 % chez les sympathisants de la République en marche).

Le 11 octobre dernier, Emmanuel Macron a aussi annoncé, à mi-parcours des Etats généraux de l’alimentation, qu’il s’engageait à mettre « 200 millions d’euros pour la rémunération des services environnementaux » [3]. Or, cette somme ne figure pas dans le projet de loi de finances 2018.

Si les aides à la conversion et au maintien de la bio ne sont plus soutenues politiquement, difficile de voir comment pourra être mis en œuvre l’objectif gouvernemental de passer à 50 % de produits bio et locaux dans la restauration collective d’ici 2022 [4]. Alors que 19 nouvelles fermes bio se créent chaque jour en France, en 2017, la dynamique d’installation en agricul- ture biologique pourrait aussi être freinée [5]. Une pétition a été mise en ligne demandant au gouvernement de s’engager à réserver 400 millions d’euros pour les paysans bio sur la période 2018-2020.

Sophie Chapelle 14 décembre 2017

https://www.bastamag.net/

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13 décembre 2017 ~ 0 Commentaire

nddl (studios brest)

les-pieds-sur-terre-1400x1980

Le comité brestois de soutien à la lutte de Notre-Dame-des-Landes vous
invite à la projection du film documentaire :

« Les pieds sur terre »
Réalisé par Batiste Combret et Bertrand Hagenmüller

 le jeudi 14 décembre 2017 à 20h00
au Cinéma les « Studios »
(136 rue Jean Jaurès à Brest.)

La projection sera suivi d’un échange avec la salle.

Entrée : 5 euros

Au cœur de Notre-Dame-des-Landes, le Liminbout, hameau d’une dizaine
d’habitants tient le haut du pavé. Agriculteur historique, paysans
syndicalistes, locataires sur-endettés venus chercher une autre vie,
squatteurs plus ou moins confirmés y apprennent à vivre et à lutter
ensemble au quotidien. « Ici, disent-ils, on ne fait pas de la politique
: on la vit. » Loin des représentations habituelles de la ZAD, le film
est une immersion, tourné entre décembre 2012 et mai 2015, dans le
huis-clos de ce village devenu au fil des années symbole de la lutte
contre l’aéroport et son monde.

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13 décembre 2017 ~ 0 Commentaire

nddl zad (bastamag)

nddl argent

L’aéroport de Notre-Dame-des-Landes deux fois plus cher que moderniser celui de Nantes

« Réhabiliter Nantes-Atlantique coûterait deux fois moins cher que construire Notre-Dame-des-Landes. »

C’est l’une des premières conclusions tirées du rapport des médiateurs sur le projet de Notre-Dame-des-Landes, et livrées par le quotidien Ouest-France.

Remis au premier ministre ce mercredi 13 décembre, le rapport a été coordonné par trois médiateurs nommés en juin dernier par le gouvernement. Leur mission ? Synthétiser les avan- tages et inconvénients de chacune des options – construire un nouvel aéroport à Notre-Dame -des-Landes ou aménager celui de Nantes Atlantique – et formuler des recommandations.

Près de 200 personnes – essentiellement des hommes – représentant les élus, le monde des entreprises, le monde agricole, les associations favorables ou hostiles au projet de NDDL, ont été auditionnées.

« L’objet des auditions était d’écouter les points de vue exprimés par les personnes audition- nées, pour comprendre les arguments avancés par chacun dans les débats en cours. » En plus de ces auditions, les médiateurs ont pris en compte les nombreux travaux et rapport exis- tants sur le sujet. Ainsi que les conclusions des nouvelles expertises qu’ils ont commandées : les impacts environnementaux d’un éventuel aménagement de l’actuel aéroport sur la réserve naturelle de Grand Lieu, située à quelques kilomètres au sud des pistes, les besoins de réfection de la piste de Nantes-Atlantique, et l’évaluation du bilan carbone des différentes options.

Ces expertises complémentaires ont amené les médiateurs à conclure à un coût global deux fois plus élevé pour la construction d’un nouvel aéroport.

Pourquoi une telle différence avec les estimations passées ? Le coût indirect de la fermeture de la piste de Nantes-Atlantique pendant le temps des travaux était évalué par l’étude de 2013 de la direction générale de l’aviation civile (DGAC) à 85 millions d’euros, avec trois à six mois de fermeture. L’expertise commandée par les médiateurs, qui sera rendue publique ce mercredi 13 décembre, retient 35 millions d’euros, pour neuf semaines de fermeture environ.

Au total, réaménager Nantes Atlantique en vue d’accueillir 9 millions de passagers en 2040 coûterait de 415 à 545 millions d’euros ; contre 992 millions d’euros pour le projet prévu par l’État à Notre-Dame-des-Landes. Un nouvel aéroport serait donc deux fois plus cher qu’une modernisation de l’existant.

Nolwenn Weiler 12 décembre 2017

https://www.bastamag.net/

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13 décembre 2017 ~ 0 Commentaire

brennilis (fr3)

an ankou a

La centrale de Brennilis ne sera complètement démantelée qu’après 2030

Le démantèlement de la centrale nucléaire de Brennilis (Finistère) ne devrait être complète- ment achevé qu’après 2030, soit plus de 45 ans après sa mise à l’arrêt, a indiqué mardi le directeur de la centrale Jean Cucciniello, en déclarant « L’horizon, c’est dans les années 2030″.

Le démantèlement de ce réacteur à eau lourde, unique en son genre en France, a commencé en 1997, soit douze ans après l’arrêt de la production d’électricité. Interrompus en 2007, les travaux ont repris en 2011. Le démantèlement de la dalle de béton de la station de traitement des effluents devrait s’achever en fin d’année.

Trois années d’instruction du dossier 

Ensuite, EDF a jusqu’à la fin juillet 2018 pour soumettre un dossier de démantèlement complet à l’Autorité de sûreté nucléaire (ASN).  »On compte environ trois ans d’instruction (du dossier par l’ASN, ndlr) et une dizaine d’années de démantèlement », a précisé Jean Cucciniello. La dernière phase du démantèlement doit s’attaquer au bâtiment réacteur, avant la réhabilitation du site, qui pourra alors être affecté à un autre usage industriel.

30 années de travaux pour le démantèlement

Hors interruptions, le démantèlement de la centrale aura demandé près de 30 ans de travaux. Ce chantier, « est une première », a expliqué le directeur du site. « Non seulement c’est un prototype mais en plus c’est une filière complexe et spécifique sur laquelle on n’a pas de retour d’expérience ou de durée éprouvée des cadences ».

Coût du démantèlement estimé à 480 millions d’euros

Le responsable n’a pas voulu donner de coûts du démantèlement. « Ce que nous impose la loi, c’est d’avoir des provisions, des capacités financières pour le démantèlement. On se conforme à la loi », a t-il ajouté. En 2005, la Cour des comptes avait estimé le coût du démantèlement de Brennilis à 482 millions d’euros, soit 20 fois plus qu’estimé en 1985. Une des plus vieilles centrales nucléaires françaises, la petite unité des Monts d’Arrée a définitivement arrêté de produire le 31 juillet 1985.

12/12/2017

https://france3-regions.francetvinfo.fr/

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12 décembre 2017 ~ 0 Commentaire

crozon saint hernot

crozon

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12 décembre 2017 ~ 0 Commentaire

écolopportuniste (libération)

Emmanuel_Macron_elephants_PS

Emmanuel Macron, écolopportuniste

Sensibilisé pendant la campagne après avoir été pro-carbone sous Hollande, le chef de l’Etat s’est saisi des enjeux climatiques après le retrait des Etats-Unis de l’accord de Paris.

Problème : les actes ne suivent pas toujours les beaux discours.

Ses proches le reconnaissent sans hésiter : la question écologique n’était pas la priorité du candidat Macron, pas plus qu’elle n’était celle du conseiller puis du ministre de François Hollande qu’il fut pendant quatre années. Avant de se construire, par opposition à la furie climato-sceptique de Donald Trump, une stature de protecteur de la planète, il a plutôt été «un relais efficace pour combattre l’écologie», témoigne Delphine Batho. L’ex-ministre se souvient par exemple des coups de fils de l’ancien conseiller du chef de l’Etat l’enjoignant de signer des permis d’exploration d’hydrocarbures.

Pendant sa campagne, le candidat a tout de même pris soin d’échanger avec certaines figures de l’écologie politique, comme Pascal Canfin, directeur général du WWF France, ou l’ex-minis- tre Corinne Lepage. Au cœur de la macronie, certains auront à cœur de le «sensibiliser». Ce fut le cas du futur numéro 1 de La République en marche, Christophe Castaner, maire PS et néanmoins écolo de Forcalquier (Alpes-de-Haute-Provence), qui a été l’un des premiers à bannir les panneaux publicitaires aux portes de sa ville. L’ex-députée Corinne Erhel, bruta- lement décédée au début de la campagne pour les législatives, fut un autre aiguillon écolo. Pionnière de la «grande marche», cette élue bretonne était bien placée pour savoir que la partie était loin d’être gagnée : elle fut l’une des principales animatrices du combat contre le décret signé Macron autorisant l’extraction de sable coquillier sur la côte de Granit rose…

«En matière d’écologie, son programme n’avait rien de révolutionnaire, c’était pour moi la ligne de flottaison, on ne pouvait pas descendre en dessous, mais il était honnête, réaliste, se souvient Corinne Lepage. Quand il est venu me voir en juin 2016, j’ai d’abord dit « non, je ne peux pas soutenir quelqu’un qui veut du diesel, du nucléaire, et adore les pesticides ». Mais il m’a recontactée et j’ai accepté de travailler sur son projet, je me suis notamment battue pour qu’il y maintienne le cap de 50 % de nucléaire dans la production d’électricité d’ici à 2025, inscrit dans la loi de 2015.»

«Bon à prendre»

Pour le député LREM Matthieu Orphelin, proche de Nicolas Hulot, ses anciens amis écolos font un mauvais procès au chef de l’Etat quand ils doutent de la sincérité d’une conversion jugée trop tardive pour être honnête. S’il a peu été question d’écologie dans cette campagne pré- sidentielle, «comme hélas dans toutes les campagnes», Orphelin rappelle que le candidat s’était prononcé «dès février» pour la hausse du prix du diesel. Ce qui était en fait déjà engagé par Hollande… «Dès le début, les marqueurs étaient là : il a parlé de fiscalité écologique et d’investissement dans la transition écologique», ajoute le député.

Le compte n’y était manifestement pas pour Hulot. Quelques jours avant le premier tour de la présidentielle, il faisait au fondateur d’En marche le reproche de n’avoir «pas compris que c’est bien un modèle ultralibéral qui est à l’origine de la crise écolo». Entre les deux tours, il s’était ensuite fendu dans le Monde d’une tribune intitulée «Un vote de raison, pas d’adhésion».

«Vous ne pouvez pas prétendre devenir un président responsable et ignorer […] les 26 % du corps électoral qui ont choisi, au premier tour, la vision plus intégrale de l’écologie et des solidarités défendue par Jean-Luc Mélenchon et Benoît Hamon», écrivait Hulot, demandant au finaliste de la présidentielle d’avoir «le courage» de s’engager «à renégocier ou à défaut rejeter ces accords de libre-échange de nouvelle génération, et en priorité celui noué avec le Canada (Ceta), qui sont l’expression la plus aboutie d’une mondialisation sauvage et déré- gulée». Message reçu ? Dès le lendemain, Macron assurait avoir entendu «les doutes et les incertitudes». Et s’engageait à nommer «une commission d’experts et de scientifiques irréprochables» chargée de dire «ce qu’il en est exactement des conséquences environnementales sur la santé de cet accord».

Si l’authenticité de son adhésion à l’urgence écologique reste à démontrer, le chef de l’Etat réussit à s’imposer, sur la scène internationale, comme une sorte de lanceur d’alerte. Le refus de l’accord de Paris par Trump aura été une aubaine. Avec son «Make our planet great again» lancé au monde dans la nuit du 2 juin, Macron saisissait l’opportunité inespérée d’instaurer un leadership français. «Cela a une vocation diplomatique plus qu’écologique. N’empêche que c’est bon à prendre», dit Lepage. «Depuis ce 2 juin, il est question d’écologie à tous les Conseils des ministres… Même quand Hulot n’est pas là !» confie-t-on dans l’entourage d’un ministre.

Le ministre de la Transition écologique et solidaire le confirme dans les médias. «Ce n’est pas pour me faire plaisir qu’Emmanuel Macron a organisé le sommet [sur le climat de ce mardi], qu’il fait voter une loi sur les hydrocarbures [actant une fin des forages en France en 2040], qu’il dit aux industriels « maintenant, c’est fini, on ne vendra plus de véhicules thermiques en 2040″, assure Nicolas Hulot dans un entretien accordé dimanche à 20 Minutes. […] Il le fait spontanément, ça prouve que sa conversion est très rapide. C’est le propre des hommes intelligents de ne pas s’obstiner, d’être capables à un moment donné de se mettre en phase avec les contraintes de l’époque.»

Le ministre écolo, très isolé au sein de l’exécutif, se démène pour convaincre au plus haut niveau de l’Etat. Hulot inspire-t-il vraiment Macron ou sera-t-il aspiré, pour reprendre sa formule ? Depuis cet été, il lui est arrivé de confier ses doutes en privé, avant de se donner un an pour évaluer si sa présence au gouvernement aura permis d’engager «un changement profond, une dynamique irréversible». Loin d’être naïf, il sait qu’il sert en partie de caution verte et que la tête de l’exécutif peut être rattrapée par les vieux démons du conservatisme, des lobbys, du court-termisme…

Hulot, qui a demandé début novembre à EDF un plan stratégique pour développer les énergies renouvelables, semble déjà avoir eu gain de cause sur ce point auprès de Macron. Lundi, à la veille du sommet de Paris, le PDG d’EDF, Jean-Bernard Lévy, a annoncé la construction de 30 gigawatts de capacités de production photovoltaïques en France entre 2020 et 2035, contre 1,8 actuellement. Un grand «plan solaire» qui n’a rien d’anecdotique et représentera 25 milliards d’euros d’investissements. «Le potentiel de développement de l’énergie solaire est extraordinaire en France», a commenté Hulot, confirmant sa volonté de «changer d’échelle dans ce domaine».

«On nage dans les contradictions»

Jusqu’ici, pourtant, nombre de spécialistes de l’environnement fustigent un contraste entre les paroles du chef de l’Etat, son aura écolo à l’international, et ses actes en France. «On nage dans les contradictions, le bilan des six premiers mois est très mitigé», tacle Lepage. L’ex-mi- nistre ne parvient pas à avaler le report des 50 % de nucléaire à 2030 ou 2035, annoncé par Hulot début novembre : «C’est un signal terrible. Comme si on disait qu’on abandonne l’objectif de 2°C de réchauffement maximum : on abandonne le cap qui permet de donner une direction à la politique.»

Celle qui dit ne plus avoir de contacts avec Macron depuis le 30 mai «parce qu’il n’en veut pas» déplore aussi d’autres choix «incroyables», telles la suppression de certaines aides à l’agriculture biologique ou la ponction d’une partie du budget des Agences de l’eau pour financer l’Office national de la chasse. Et pointe l’ambiguïté de la position présidentielle sur le glyphosate : Macron promet le 27 novembre dans un tweet son interdiction d’ici trois ans au plus tard, mais laisse déjà entendre que ce sera uniquement le cas si des alternatives sont trouvées… alors qu’elles existent déjà, comme l’a rappelé un rapport de l’Institut national de la recherche agronomique (Inra) la semaine dernière.

A la COP 23 de Bonn, début novembre, «c’était la première fois qu’un président français faisait un discours de promotion du nucléaire dans le cadre d’une conférence onusienne sur le climat», remarque aussi Delphine Batho. Pour elle, «il y a un hiatus entre l’engagement pour le climat de Macron et le fait d’être favorable à la destruction de la forêt amazonienne pour faire la mégamine « Montagne d’or » en Guyane, ou de reporter la taxe européenne sur les transactions financières pour accueillir à Paris la City» de Londres effrayée par le Brexit.

«Cette TTF permettrait de récolter 22 milliards d’euros par an au niveau européen, qui pourraient être en grande partie affectés à la solidarité internationale et à la lutte contre le changement climatique», insiste l’ONG Oxfam France. Les associations citent aussi la mise en application provisoire du Ceta, l’accord de libre-échange avec le Canada, alors que la commis- sion d’experts promise par le candidat Macron a rendu début septembre des conclusions mitigées. Elle avertissait que cet accord «ne donne pas la priorité aux préoccupations liées à la protection de l’environnement» sur lequel il aura un impact «défavorable».

Les ONG regrettent en outre le refus de supprimer dans le budget 2018 les niches fiscales favorables aux énergies fossiles, comme le kérosène pour les avions. Autre motif d’irritation et d’inquiétude : pour construire des logements neufs de façon «massive», Macron a dit en septembre vouloir «réduire les exigences des normes environnementales et sociales», opposant écologie et économie au lieu de les relier.

«Concréto-concret»

Or, pour Batho, «sur l’écologie, compte tenu de l’accélération très grave du changement climatique et de la destruction de la biodiversité, le « en même temps » d’Emmanuel Macron n’est plus possible». Lepage réclame, elle, autre chose que des lois symboliques, comme celle sur la fin des hydrocarbures : «On a besoin de concréto-concret.» Remarquant au passage que «la part laissée à Nicolas Hulot est très congrue».

«Emmanuel Macron sera écolo le jour où il acceptera de mettre une carte aussi incroyable- ment bonne que celle de Nicolas Hulot au centre de son dispositif, de faire de l’écologie non pas une simple branche de sa politique publique, mais une racine, estime l’avocat en droit de l’environnement Arnaud Gossement. Cela a même un nom en droit, le « principe d’intégration » : intégrer dans toutes les décisions publiques une évaluation de leur incidence sur l’environ- nement, les peser au trébuchet de l’écologie.» Et de plaider pour que le ministre de l’Ecologie devienne un véritable vice-Premier ministre, comme Hulot le préconise depuis des années. Ce qui permettrait de «cesser de fractionner les sujets et de véritablement changer de paradigme en attribuant à l’écologie davantage qu’un ministère parmi d’autres, qui aujourd’hui se heurte souvent au travail de sape d’autres administrations».

Pour l’instant, Macron reste, aux yeux de la plupart des militants écolos, dans la droite ligne de Hollande.

Ni écolo ni anti-écolo, juste «a-écologique». «Les élites ont intégré la question du climat, mais pas encore la compréhension globale et systémique de l’anthropocène [nouvelle ère géolo- gique caractérisée par l’influence majeure de l’homme sur le milieu terrestre] : les enjeux de biodiversité ou de raréfaction des ressources ne sont pas suffisamment pris en considération», constate Delphine Batho. Mais l’ex-ministre ne va pas jusqu’à en conclure que la situation serait désespérée. Puisque l’écologie est devenue «culturellement majoritaire», elle n’exclut pas que le chef de l’Etat puisse en tirer les conséquences en s’engageant pour de bon dans cette bataille qui «au départ n’était pas la sienne».

Alain Auffray Coralie Schaub 11 décembre 2017

http://www.liberation.fr/

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