Archive | Ecologie & climat

20 août 2017 ~ 0 Commentaire

roullier timac (eaux et rivières)

lannion

                
PERMIS D’EXTRACTION DU SABLE EN BAIE DE LANNION.
Sable coquillier et personnel
.
La Compagnie Armoricaine de Navigation, filiale du grand groupe malouin Roullier, attributaire de la concession de sable coquillier en Baie de Lannion, s’apprêterait-il à licencier ou muter (encore) du personnel ?
.
Depuis l’été 2016 cet armateur a vendu l’un de ses deux sabliers, le Côte d’Armor, à la Crimée. Sous le nom d’Amur, il désormais basé à Sébastopol. C’est pour la CAN, contrairement à son deuxième sablier, le Côtes de Bretagne, le plus petit qui a donc été vendu l’an dernier.
.
Or, si le Côte d’Armor pouvait passer l’écluse de Pontrieux pour approvisionner directement la TIMAC en sable coquillier (Cf. aliments pour le bétail intégrant du calcaire venant de ce sable), le Côtes de Bretagne est lui trop grand et ne peut être déchargé qu’à Tréguier, ou sur le Légué-St Brieuc (outre Roscoff, St Malo, Quimper  …).
.
L’usine de fabrication ne peut plus être alimentée de la sorte, MAIS uniquement par la route désormais. Où sont passés là les beaux arguments du bilan carbone vantant les mérites du transport maritime ? Ceci, sachant que Pontrieux est, outre le siège de la CAN, une grosse usine de fabrication et un lieu de stockage important ?
.
Un bateau en moins permet des équipages de plus pour optimiser l’usage à la mer du sablier restant : bravo ! Mais, puisque nous suivons depuis plusieurs années les mouvements et temps d’extraction sur les diverses concessions de la CAN, nous mesurons bien qu’il n’en est rien ! Moins de sable coquillier notamment en ce 1er semestre 2017 et une inversion des matières extraites : 40% de sable coquillier et 60% désormais de granulats (dont une grosse partie de ce dernier fret vient des Chassirons (Nord de l’Ile d’Oléron) en Charente Maritime, pour très certainement le BTP.
.
Et si aujourd’hui, le personnel administratif de la CAN avait reçu sa lettre l’avertissant qu’il faudrait choisir entre rallier St Malo, ou alors être licencié ? Il est à prévoir que l’on ferait alors porter le chapeau à l’opposition à l’extraction en baie de Lannion !
.
En fait, l’agriculture et notamment l’élevage autonome (dont bovin) et les systèmes herbagers actuels (bonnes pratiques agricoles) limitent les cultures céréalières (ex : maïs), impliquent moins d’amendement et chaulage des sols. De ce fait la demande et les besoins en sable coquillier se réduisent. En outre, les stocks et concessions actuelles de sable coquillier de la CAN déjà renouvelées et confirmées (Duons, Cormorandière, Horaine) n’épuisent pas leurs quota vu la baisse avérée des besoins. On pourrait imaginer à terme la suppression du site de Pontrieux pour cause de difficulté à s’y rendre et aussi de rentabilité en regard d’une demande en baisse.
.
Donc si tel était le cas, apprêtons nous à ne pas tout mélanger dans ces conjonctures et pressions sur le gouvernement, par d’éventuels chantages à l’emploi ou fermeture program- mée. Le Groupe Roullier est un grand employeur à l’échelle internationale, qui pèse dans notre économie. Mais sachons aussi nous souvenir qu’il a notamment été condamné par l’Europe à 60 millions d’Euros d’amende pour une entente déloyale et concurrence illégale avec d’autres industriels de l’agro-business.
.
Les besoins en sable coquillier de nos agriculteurs bretons sont structurellement en baisse et les stocks (y compris en maërl) ainsi que les autres concessions, les couvrent largement. Donc ne nous laissons pas leurrer par d’éventuels effets d’annonce à venir.
.
EAUX ET RIVIERES de Bretagne
.
Commentaire: Le Groupe ROULLIER brandit des menaces sur l’emploi sur son site de Pontrieux pour faire pression contre les opposants au permis d’extraction, qui rappelons le a été signé par un ministre de l’économie du nom….. d’Emmanuel MACRON…..

Le comité NPA (Bégard Lannion Guingamp) évidemment s’associe aux associations qui luttes contre ce projet inutile et désastreux pour l’environnement. Mais nous nous associerons aussi à toutes les mobilisations pour conserver l’emploi des salariés de la TIMAC à Pontrieux. Forçons ROULLIER à remettre en service l’approvisionnement de l’usine par voie de cabotage maritime et non par voie routière.

Lire la suite

16 août 2017 ~ 0 Commentaire

rivières (sciences et avenir)

noahs-ark-climate-change

Le changement climatique modifie les crues des rivières en Europe

Le réchauffement climatique altère les crues des fleuves et des rivières à travers l’Europe, menaçant les activités agricoles et les infrastructures sur l’ensemble du continent.

PRÉCOCES. C’est une étude de grande ampleur qui a été publiée jeudi 10 août 2017 dans le magazine Science. Cette étude qui porte sur une cinquantaine d’années, montre que les crues se produisent désormais avec plusieurs semaines d’avance dans l’ouest et le nord-est du Vieux continent. En Suède, en Finlande et dans les pays Baltes, les crues interviennent souvent, un mois plus tôt que dans les années 1960 et 1970. Ceci s’explique par la fonte plus précoce des neiges en raison du réchauffement climatique.

L’équipe menée par Günter Blöschl, directeur de l’Institut d’ingénierie hydraulique et de gestion des ressources en eau de l’Université de Technologie de Vienne, en Autriche, a analysé les données recueillies dans plus de 4.200 stations hydrométriques dans 38 pays européens entre 1960 et 2010. Ils ont aussi comparé les précipitations, l’humidité des sols et les relevés de températures pour détecter les déclencheurs potentiels de ces changements dans les périodes de crues.

« Nous n’avons pas examiné l’amplitude des inondations pendant ces cinquante ans mais la période durant laquelle elles se produisent généralement dans l’année (…) et dans quelle mesure cela a changé entre 1960 et 2010« , a précisé le professeur Blöshl lors d’une conférence de presse téléphonique.  »Nos résultats mettent en évidence l’existence d’une signature claire du changement climatique dans les observations des crues à l’échelle européenne (…) Mais l’impact diffère selon les parties du continent« , a-t-il conclu. (…)

Les changements les plus importants se sont produits en Europe de l’ouest, le long de la côte atlantique entre le Portugal et l’Angleterre, où la moitié des stations hydro-métriques ont enregistré des crues avec au moins quinze jours d’avance. Cela s’expliquerait par une plus grande humidité du sol, alors que dans le nord-est de l’Europe, c’est la fonte des neiges qui se produit désormais au tout début du printemps.

  »Cette nouvelle étude suggère que la crue des rivières est sensible au climat à une large échelle dans le nord-ouest de l’Europe et procure de nouvelles informations sur ce changement dans la dynamique des inondations« , a pointé Jamie Hannaford, un scientifique du Centre for Ecology and Hydrology en Grande Bretagne, un des principaux co-auteurs de l’étude.  »Nous devons continuer à surveiller les périodes des crues et les pics ainsi que leur fréquence« , a-t-il poursuivi.

De tels changements dans la saisonnalité des crues peuvent profondément affecter les rendements agricoles, la sécurité des infrastructures et la production hydroélectrique ainsi que l’alimentation en eau, soulignent Louise Slater et Robert Wilby, respectivement géographe et professeur d’hydroclimatique à l’Université de Loughborough au Royaume-Uni, dans un éditorial dans Science.

 Les inondations de rivières en crue affectent un nombre plus important de person- nes dans le monde que tout autre désastre naturel, avec des pertes annuelles moyennes estimées à 104 milliards de dollars. Les coûts devraient continuer à augmenter à mesure que le changement climatique intensifie le cycle hydrologique et que la population augmente dans les plaines inondables. Le risque de crues dévastatrices pourrait être multiplié par vingt d’ici la fin du 21e siècle, rendant indispensable « une amélioration des données et des estimations du changement saisonnier des inondations« , préviennent ces deux scientifiques.

Sciences et Avenir  14.08.2017

https://www.sciencesetavenir.fr/

Lire la suite

16 août 2017 ~ 0 Commentaire

algues vertes (st)

nitrates

Les algues ont besoin de 5 milligrammes…

Yves-Marie Le Lay (Sauvegarde du Trégor) : « Il faut changer radicalement de modèle agricole »

La Bretagne subit cette année d’importantes proliférations d’algues vertes sur ses côtes. Yves- Marie Le Lay, fondateur et président de l’association Sauvegarde du Trégor nous explique les causes de cet épisode et les solutions qu’il défend pour lutter contre ce phénomène. A 67 ans, cet ancien professeur de philosophie fait des marées vertes sa lutte quotidienne aux côtés des partisans de son association Haltes aux marées vertes.

Tout d’abord, rappelez nous, comment se forment les algues vertes ?

Pour qu’il y ait des marées vertes, il faut deux facteurs conjoints : de la lumière et du nitrate. Mais ce nitrate ne tombe pas du ciel. Il vient directement des excédents d’azote de l’agriculture intensive et des élevages de notre territoire. Dans les eaux calmes, protégées par les contours rocheux du littoral, le nitrate est répandu dans les baies sans être dispersé dans les eaux profondes. Une fois que l’on a compris ce système quasi mécanique, il suffit de reporter ces deux éléments clés au contexte météorologique de l’année. On part toujours d’un stock hivernal d’algues qui s’accumulent à côté du rivage, dans une cuvette. Dès que la lumière du printemps apparaît, les algues se développent.

Pourquoi y en a-t-il autant cette année ?

Si la mer est agitée en hiver, comme ce fut le cas en 2014, il n’y a pas d’algues au printemps. Et ce, même s’il y a du nitrate et de la lumière. Les algues, dispersées par les mouvements de la mer, vont donc mettre beaucoup de temps pour reconstituer leur stock. Or, cette année, on est parti d’un stock automnal de 2016 important qui n’a pas été perturbé par les tempêtes et a connu une abondance de lumière. Cela explique l’explosion que l’on voit aujourd’hui. Et le réchauffement climatique ne fait qu’accélérer le phénomène. Si on continue comme ça, il y en aura de plus en plus. Le discours officiel accuse la météo. Dans ce cas, je conseille vivement de faire des danses de la pluie ou d’aller brûler des cierges pour que la météo soit plus clémente ! On ne peut pas intervenir sur la construction naturelle des côtes ni sur la météo. Agissons donc sur ce robinet à nitrate issu de l’agriculture productiviste.

Pourtant, des « plans algues vertes » sont engagés par l’État … Cela n’est pas suffisant selon vous ?

J’éclate de rire quand j’entends ça. C’est aberrant parce que les faits sont là. Il y a eu cinq ans de « plans algues vertes » et rien n’a changé. Il n’y en a même jamais eu autant ! Cela prouve bien que ce qui a été engagé ne fonctionne pas. Et cela veut dire qu’il y a encore trop de nitrate sur notre territoire. Ces 70 millions d’euros d’investissement pour leurs plans « algues vertes », c’est 70 millions d’euros jetés à l’eau pour rien du tout. On pourrait quand même faire autre chose avec une telle somme. Ces « plans algues vertes » ne sont pas efficaces du tout. Cela ne sert à rien de continuer sur le même modèle, ça ne marchera pas plus.

Dans ce cas, que conseillez-vous d’instaurer pour remédier au problème ?

Vous avez raison de poser cette question car l’art de la critique ne vaut rien sans propositions. Il faut savoir que, selon la commission européenne, le seuil de potabilité de l’eau ne doit pas dépasser 49 milligrammes de nitrate. En revanche, les algues se développent dès 5 milligram- mes. Tant qu’on aura des terrains d’exploitation ou d’élevages bovins à échelle industrielle, on aura des marées vertes. Il faut changer radicalement de culture ! Cette surface agricole « fabriquant des marées vertes » représente 7% de la totalité de la surface agricole en Bretagne. Est-ce si difficile de modifier ces 7% ? Il faudrait leur imposer le passage à une agriculture biologique pour que les bons élèves ne voient pas leur travail gâché par les mauvais. En produisant moins mais mieux, personne ne serait lésé puisque cela apporte une haute valeur ajoutée aux productions agricoles.

17/07/2017 Laurie Abadie

Plus d’infos :

http://www.alguesvertes.fr/

MARÉES VERTES, NON ! LA BRETAGNE NE SE SOIGNE PAS…

Lire la suite

16 août 2017 ~ 0 Commentaire

climat (jdd)

allegre

Réchauffement climatique : l’agriculture en alerte rouge

Les cultivateurs et éleveurs comptent toujours sur les bonnes années pour compenser les mauvaises. Ce modèle ne résistera pas au changement climatique à l’horizon 2050. L’intro-duction du sarrasin, le développement de la biomasse et la culture de soja peuvent offrir des solutions aux exploitants.

L’espace de quelques semaines, ­oublier la campagne catastrophique de 2016 avait semblé possible. La saison avait débuté dès la mi-mai, avec des abricots de Provence en avance sur le calendrier. Mais l’abricot espagnol est, lui, arrivé en retard et les deux produc- tions se sont télescopées. L’été se terminera par une nouvelle année noire pour une grande partie des vergers français. La suite s’annonce sombre. L’augmentation programmée des températures, des précipitations plus importantes en hiver (pas vue pour le moment NDB!) et la raréfaction de l’eau en été font redouter de prochaines récoltes difficiles.

Pour Christian Huyghe, directeur scientifique à l’Inra, les 450.000 agriculteurs ne peuvent plus continuer à subir le dérèglement climatique. Sans un changement de cap, la production française, déjà fragile, file vers la catastrophe. « Il faut changer de modèle et de politique publique, tranche-t-il. La Commission européenne fonctionne sur un schéma annuel. Ce n’est déjà plus le cas de l’administration américaine, qui prend en compte des cycles de production sur plusieurs années dans sa politique d’aides. » Dans toutes les filières, la mutation doit désormais s’organiser.

Les arbres fruitiers : quantité ou qualité

Face aux changements climatiques, les producteurs de fruits à noyau se veulent optimistes. L’arbre fruitier est une plante pérenne, capable de s’adapter. Elle respire et produit même de la vapeur d’eau par grosses chaleurs. « Ses feuilles peuvent rejeter l’équivalent de 10 à 30 mm d’eau par jour », se réjouit le porte-­parole de la Fédération nationale des producteurs de fruits.

Les dernières récoltes ont malgré tout soulevé quelques problèmes. La quantité et la qualité sont de moins en moins souvent au rendez-vous la même année, comme le rappelle la collecte de mirabelles qui vient de débuter en Lorraine. Les épisodes de forte pluie et le manque d’eau qui se généralisent exposent aussi les vergers à une multiplication des maladies et des parasites que les agriculteurs auront du mal à traiter si, dans le même temps, l’utilisation des pesticides est limitée, voire prohibée.

Comme pour l’ensemble des cultures, l’offre de pêches, de cerises ou d’abricots devrait se resserrer sur quelques variétés particulièrement résistantes. Les agri- culteurs doivent également se convertir à des techniques d’arrosage de haute technologie. Israël a ouvert la voie. Piloter un système de goutte à goutte à partir des ­besoins exacts de la plante est déjà possible. Des capteurs peuvent le définir en mesurant les ­microvariations de la taille des tiges. La plante va pouvoir déclencher elle-même son arrosage. La révolution technologique est en marche.

Les céréales : diversification en vue

Les producteurs de céréales ont déjà l’habitude d’être montrés du doigt quand l’eau se fait rare. La surface agricole qui a [[aujourd'hui]] besoin d’irrigation n’a pourtant rien de compa- rable avec celle qui nous est promise à l’horizon 2050. Plus de 2 millions d’hectares auront alors besoin d’un apport en eau. Une situation qui va accentuer les disparités régionales. Cette semaine, des agriculteurs de Côte-d’Or ont fait entendre leur voix. Ils se trouvent sur l’arc « maudit » de l’agriculture française, qui va des Deux-Sèvres à la Lorraine.

La culture de céréales y est compliquée, peu rentable, même si c’est dans le Sud qu’elle a baissé le plus fortement. « La récolte de blé sera bonne au niveau national, même si la remon- tée de l’euro tombe mal pour nous et a fait baisser les cours. Mais toutes les régions ne sont pas logées à la même enseigne », regrette Eric Thirouin, vice-­président de la FNSEA. Le responsable des questions environnementales au sein du puissant syndicat sait que pour les céréales aussi le choix des variétés résistantes aux aléas va être déterminant. Mais cela ne suffira pas à remplir les greniers.

Pour Christian Huyghe, de l’Inra, un nouveau modèle de production est possible. « La culture de blé occupe la terre huit mois par an. Si vous commencez à réfléchir sur une période de deux ans et non plus sur douze mois, vous voyez que vous pouvez positionner plusieurs cultures les unes après les autres », commence le chercheur en agronomie. Selon ses calculs, moissonner avec un mois d’avance permettrait de réaliser une deuxième culture, de sarrasin par exemple, après le blé. Une autre piste doit aussi être explorée par les céréaliers : la demande de biomasse est amenée à exploser. Cette matière organique d’origine végétale remplacera les ressources fossiles dans certaines industries comme la pétrochimie et le plastique. Le roseau de Chine ou la betterave sucrière pourraient receler un potentiel encore inexploité…

L’élevage : première victime de la chaleur

Les animaux n’aiment pas quand les températures grimpent. Pour les éleveurs, la perspective d’un réchauffement global est donc un scénario catastrophe. Les vaches laitières sont moins productives, les cochons en perte de poids, la chaleur diminue l’appétit d’une grande partie du cheptel, au point d’en ralentir la croissance. A ce manque à gagner s’additionnent des coûts supplémentaires en achat d’aliments ou en stockage de fourrage. Là encore, la recherche génétique tente de déterminer les races plus résistantes.

Des chercheurs ont déjà modélisé l’effet d’une augmentation de la température moyenne et de la fréquence des vagues de chaleur sur les performances du cheptel français. Leur préconisation est simple : il faudra refroidir les bâtiments qui abritent les élevages. Les Espagnols, champions du cochon, le font déjà. Les Tunisiens aussi pour leurs poulets. « Il faut aussi penser à augmenter la surface laissée aux animaux », rappelle Arnold Puech d’Alissac. Cet éleveur normand se félicite du développement des surfaces consacrées en France au soja, un aliment riche pour les bêtes en période de manque d’eau. « L’agriculture française a su se développer pour assurer l’autosuffisance alimentaire à notre pays. Mais rien n’est acquis, nous devons continuer à progresser », assure-t-il.

15 août 2017

Commentaire:

Pour l’étendue du problème OK, pour les solutions on verra quand on y sera….

Lire aussi:

Lire la suite

16 août 2017 ~ 0 Commentaire

pollution (jdd)

ozone

La pollution cause 50.000 morts chaque année en France

En France, la pollution à l’ozone et aux particules fines cause chaque année 50.000 morts. Ce bilan risque d’être alourdit à l’avenir par le réchauffement climatique.

À chaque coup de chaud, la France tousse. Au début du mois, la procédure d’alerte a été activée sur le bassin grenoblois, où les habitants devaient limiter les activités intenses et les sorties. En cause : la pollution à l’ozone liée aux conditions météo. À l’horizon 2050, l’Hexagone pourrait subir des épisodes plus graves et plus nombreux. Des concentrations en ozone ­noci- ves pour la santé (supérieures à 100 microgrammes par mètre cube d’air) pourraient survenir entre cinquante et cent jours par an en Europe, quand l’Organisation mondiale de la santé (OMS) préconise de ne pas s’exposer plus de vingt-cinq jours par an à de telles valeurs.

« Si la qualité de l’air s’améliore actuellement en Europe, ailleurs les émissions continuent d’augmenter »

Ces projections sont le fruit de travaux publiés en juillet dans Nature ­Communications par une équipe internationale, dont des chercheurs français du CNRS, du CEA et de l’université Paris- Est Créteil. Ils se sont penchés sur la qualité de l’air en 2050, dans le cadre d’un scénario de réchauffement global de 3 °C par rapport à l’ère préindustrielle. Soit l’hypothèse vers laquelle nous allons si les engagements de baisse d’émissions de gaz à effet de serre de l’accord de Paris sont respectés.

L’ozone est un gaz produit sous l’effet du rayonnement solaire à partir des activités humaines (industrie, trafic automobile, peintures…). « Ce n’est pas la seule hausse glo- bale de 3 °C qui influence la qualité de l’air, mais ses causes et ses conséquences : l’augmen- tation des émissions de polluants accompagnant celles de gaz à effet de serre qui vont créer de l’ozone, notamment les oxydes d’azote et le méthane », explique Robert ­ Vautard, directeur de recherche CNRS à l’Institut Pierre-Simon-Laplace, l’un des coauteurs de cette étude. « Or si la qualité de l’air s’améliore actuellement en Europe, ailleurs les émissions continuent d’augmenter. »

Des millions de morts en 2100 avec la chaleur

combinée à l’absence de vent et aux activités ­humaines, l’ozone se retrouve piégé au sol. Lorsqu’il est présent en trop grande quantité, ce gaz est toxique et irritant. Les plus vulnérables sont les personnes âgées, les enfants et les patients souffrant de maladies respiratoires et cardiovasculaires. En France, la pollution à l’ozone et aux particules fines cause déjà chaque année 50.000 morts.

Le réchauffement climatique accroîtra cette mortalité, avertit l’OMS. « Dans les années 2000, on estime que la pollution à l’ozone a entraîné 400.000 décès par an sur la planète. Selon les projections, avec le réchauffement climatique, ce seront plusieurs millions de morts en 2100″, résument Béatrice Josse et ­Virginie Marécal, chercheuses à Météo France et au CNRS. Si le réchauffement se limite à + 2 °C en 2050, la législation européenne permettra encore de contrer la hausse de concentration en ozone, estime Robert Vautard. « Mais à + 3 °C, ce ne sera plus possible. Du fait des émissions hors du continent, la concentration en méthane doublera et fera bondir la teneur en ozone. Les mesures européennes seront alors très insuffisantes. »

15 août 2017

http://www.lejdd.fr/

Lire aussi :

« Nous n’avons que trois ans pour agir » contre le réchauffement climatique, estime le climatologue Jean Jouzel

Lire la suite

16 août 2017 ~ 0 Commentaire

bure (ouest france)

bure

16 août 2017

bure

Lire la suite

15 août 2017 ~ 0 Commentaire

oeufs (jdd)

Oeufs contaminés : « Il faut repenser notre modèle d’élevage »

Pour Antoine Andremont, le chef du laboratoire de bactériologie de l’hôpital Bichat à Paris, l’affaire du friponil responsable des œufs contaminés met en avant les dérives de l’agroalimentaire.

C’est un homme inquiet. Le professeur Antoine Andremont, chef du laboratoire de bactério- logie de l’hôpital Bichat à Paris, tire la sonnette d’alarme sur les dérives de l’agroalimentaire. Auteur d’un ouvrage sur la question de l’antibiorésistance*, il estime que l’affaire du fipronil amène à repenser un système qui bombarde les animaux d’antibiotiques et favorise ainsi l’apparition de bactéries de plus en plus dangereuses. Le spécialiste souligne d’ailleurs que ces bactéries pourraient être « dramatiques » pour l’homme. « Nous ne parvenons plus à contrôler certaines infections bactériologiques », alarme-t-il notamment.

Que pensez-vous de la sécurité sanitaire de notre système agroalimentaire?

Ce système est fragile. Si ce scandale avait concerné une bactérie plus pathogène, avec nos modes de distribution à grande échelle, nous aurions pu nous retrouver face à un scénario beaucoup plus grave. Nous devons nous interroger sur les méthodes des grands groupes agroalimentaires. Même si le risque zéro n’existe pas, il n’est pas normal qu’un acte malveillant, comme c’est apparemment le cas dans l’affaire du fipronil, ébranle à lui seul le système. Il faut un débat national sur l’élevage intensif.

Sur la transparence et les moyens de contrôle sanitaire?

Pas seulement! Car cette affaire est symptomatique de l’état de l’agroalimentaire pour une autre raison, qui mérite qu’on élargisse la focale. Le fipronil, qui est un insecticide, a été utilisé pour lutter contre le pou rouge dans les poulaillers de poules pondeuses. La présence de ce parasite, courante dans les élevages où la densité élevée d’animaux favorise sa propagation, est un vecteur de maladie et de virus, comme la peste aviaire. Pour lutter contre ces infections, les gros producteurs ont également recours aux antibiotiques de manière quasi systématique. Aujourd’hui, dans certains élevages, on injecte même des doses d’antibiotiques in ovo, c’est-à-dire dès l’œuf, en prévention de maladies qui se développent dans ces batteries. Mais, du coup, ces animaux développent des bactéries de plus en plus résistantes pour lesquelles nous n’avons plus d’antibiotiques efficaces.

« Les conséquences peuvent être dramatiques » pour l’homme

Avec quel impact pour l’homme?

Les conséquences peuvent être ­dramatiques. Ces « superbactéries » se propagent dans la chaîne alimentaire et finissent par nous atteindre. Aujourd’hui, chez les personnes très vulnérables, des patients sous chimiothérapie ou en attente de greffe d’organe, par exemple, nous ne parvenons plus à contrôler certaines infections bactériologiques. A terme, c’est toute la médecine moderne qui risque d’être touchée.

Vous semblez nous parler du prochain scandale sanitaire à venir…

En réalité, il est déjà là, même si l’opinion publique n’en a pas conscience. Une étude, publiée en 2013 par quatre laboratoires**, montre que 1.500 décès par infection bactérienne pour- raient être imputés à la surconsommation d’antibiotiques dans la filière aviaire européenne. Si, à court terme, les industriels sont capables de garantir une sécurité alimentaire excellente, à long terme, les risques sont catastrophiques si rien ne change. Selon l’Organisation mondiale de la santé, la résistance aux antibiotiques constitue aujourd’hui, je cite, « l’une des plus graves menaces pesant sur la santé mondiale ».

« Le principal défi qui nous attend, c’est de réussir à réduire la part d’antibiotiques dans l’élevage »

Une meilleure sécurité alimentaire passe-t-elle par la fin du modèle d’élevage intensif?

Pas nécessairement. Les circuits courts permettent de garantir une meilleure qualité gustative aux consommateurs, mais les enjeux sanitaires n’y sont pas différents de ceux dans l’industrie. Paradoxalement, les Pays-Bas, d’où est parti le scandale du fipronil, comptent parmi les meil- leurs élèves européens en matière de réduction des antibiotiques et de traçabilité des pro- duits! Ce n’est pas pour rien que cet insecticide, présenté frauduleusement comme un traite- ment naturel, implique initialement une entreprise néerlandaise : la demande d’alternatives biologiques y est plus élevée que dans le reste de l’Europe. Avec comme conséquence certaines dérives… Mais, jusqu’à ce scandale, les Pays-Bas avaient diminué de plus de moitié leur part d’antibiotiques, tout en préservant un modèle industriel satisfaisant sur le plan économique. Simplement, ils ont augmenté les normes hygiéniques dans les élevages, mis fin aux injections systématiques, verbalisé les producteurs ­récalcitrants…

La France est-elle à la traîne?

Elle s’est lancée dans la réduction de la consommation d’antibiotiques, mais ne fait pas aussi bien. Globalement, elle fait mieux que ses voisins du Sud, mais reste loin derrière ceux du Nord. Le scandale du fipronil ne doit pas nous aveugler : le principal défi qui nous attend, c’est de réussir à réduire la part d’antibiotiques dans l’élevage. C’est une course contre la montre face aux bactéries. Nous sommes déjà à un seuil limite.

15 août 2017

http://www.lejdd.fr/

* Antibiotiques, le naufrage, notre santé en danger, Bayard.
** Emerging Infectious Diseases : Threats to Human Health and Global Stability.

Lire la suite

15 août 2017 ~ 0 Commentaire

bourdons (ouest france)

bourdon

Un pesticide menace les bourdons d’extinction

Les bourdons font partie des insectes pollinisateurs. Un pesticide controversé utilisé notamment dans les cultures céréalières pourrait entraîner la disparition des bourdons, car il rend plus difficile la fondation par les reines de nouvelles colonies de ces insectes pollinisateurs.Selon une étude parue ce lundi dans la revue Nature Ecology & Evolution, les reines exposées au thiaméthoxame, un insecticide néonicotinoïde, sont moins nombreuses à pondre des œufs, ce qui pourrait entraîner un effondrement des populations de bourdons.

« L’exposition au thiaméthoxame a entraîné une baisse de 26 % de la proportion de reines qui ont pondu des œufs », écrivent les chercheurs.

Or « créer de nouvelles colonies est vital pour la survie des bourdons. Si les reines ne produisent pas d’œufs ou ne fondent pas de nouvelles colonies, il est possible que les bourdons disparaissent complètement », souligne Gemma Baron, de la Royal Holloway University of London, dans un communiqué accompagnant la parution de l’étude.

Néonicotinoïdes

Les néonicotinoïdes sont des substances neurotoxiques qui s’attaquent au système nerveux des insectes et ont de ce fait contribué au déclin des abeilles constaté notamment en Europe et en Amérique du Nord. Depuis 2013, l’Union européenne a restreint l’usage des trois principales substances néonicotinoïdes, dont le thiaméthoxame, pour les cultures à fleurs mais pas pour les céréales d’hiver. Pour fonder de nouvelles colonies, les reines doivent survivre à l’hiver puis faire face à des menaces comme les parasites, les prédateurs, les mauvaises conditions météorologiques, le manque de ressources…

Modèle mathématique

Les néonicotinoïdes sont une menace supplémentaire à cette étape cruciale pour les bourdons dont les effectifs sont en déclin au niveau mondial. Les chercheurs ont tout d’abord exposé, en laboratoire, des reines de bourdons (Bombus terrestris) à des doses de thiaméthoxame comparables à celles auxquelles elles seraient confrontées dans la nature. Ils ont constaté que cette exposition entraînait «une baisse de 26 % de la proportion de reines pondant des œufs ». Ils ont ensuite utilisé un modèle mathématique pour prévoir les effets de cette baisse sur la population des bourdons. « Un usage étendu de thiaméthoxame conduirait à l’extinction finale de la population avec une probabilité d’au moins 28 % », écrivent les chercheurs.

40 % des pollinisateurs invertébrés menacés

Fin juin, deux études publiées dans la revue américaine Science avaient confirmé la nocivité des insecticides néonicotinoïdes pour les abeilles et autres pollinisateurs. Selon une étude au niveau mondial, commandée par l’ONU, environ 40 % des pollinisateurs invertébrés sont en danger d’extinction. Cette situation suscite de sérieuses inquiétudes sur l’avenir de la production alimentaire mondiale. En effet, 75 % des cultures destinées à l’alimentation dépendent au moins partiellement de ces pollinisateurs.

14/08/2017

http://www.ouest-france.fr/

Lire aussi:

Les bourdons menacés d’extinction par un pesticide néonicotinoïde (Sciences & Avenir)

Lire la suite

14 août 2017 ~ 0 Commentaire

corse (le parisien)

 corsica

150 personnes manifestent pour la démolition des villas illégales de Pierre Ferracci

Les personnes rassemblées vers midi ont emprunté une piste en terre pendant une trentaine de minutes pour arriver à apercevoir les deux villas. Environ 150 personnes se sont rassemblées dimanche devant deux villas construites sur le site protégé de la plage de la Rondinara, près de Bonifacio, par Pierre Ferracci.

Condamné à un million d’euros pour travaux hors permis de construire, Pierre Ferracci fait face à la colère des riverains.

Les 150 personnes, rassemblées vers midi contre la construction de deux de ses villas sans autorisation, ont emprunté une piste en terre pendant une trentaine de minutes pour arriver à apercevoir les deux construction en question. «Le préfet, le procureur, le tribunal, l’opinion ont déclaré illégales ces constructions, pourtant elles sont encore là, comme une injure à tous les Corses», a déclaré Maxime Susini, membre de l’association de défense de l’environnement U Levante.

«Ces constructions doivent disparaître afin que le site soit remis dans son état originel. Pour cela, nous demandons que M. Ferracci soit exempté du paiement de l’amende d’un million d’euros. Nous n’en faisons pas une question d’argent», a-t-il ajouté, précisant que le rassem-blement s’effectuait «à l’appel du seul Collectif pour le respect de la loi et la démolition des villas de A Rundinara».

Le 5 juillet, la cour d’appel de Bastia a confirmé une condamnation, à l’encontre de SCI Tour de Sponsaglia, dont est gérant Pierre Ferracci, par ailleurs président du Paris Football Club et proche du président de la République Emmanuel Macron, reconnu coupable d’avoir construit deux villas hors permis de construire.

La justice n’a pas ordonné la démolition des deux bâtisses, au grand dam d’associa- tions dont U Levante, qui ont saisi la cour de Cassation.

Suite à un autre rassemblement demandant la démolition des villas fin juillet à Vizzavone en Haute-Corse, Pierre Ferracci avait déclaré ne pas comprendre «cet acharnement». «J’ai reconnu avoir modifié un permis, qui était totalement légal, et j’ai été condamné à une lourde peine d’amende, d’un million d’euros, que je n’ai pas contestée», avait-il précisé.

13 août 2017

http://www.leparisien.fr/

Lire la suite

14 août 2017 ~ 0 Commentaire

eau (jdd)

eau

Nicolas Hulot face au casse-tête du stockage de l’eau

Des dizaines de projets de rétention de l’eau sont au point mort depuis l’affaire Sivens. Le gouvernement promet de les débloquer, mais les difficultés sont de taille pour les ministres Nicolas Hulot (Ecologie) et Stéphane Travert (Agriculture).

Le gouvernement ne pouvait pas partir se mettre au vert quelques jours sans envoyer un signal fort à un pays en alerte sécheresse, frappé par les incendies et les restrictions d’eau.

Pour calmer des esprits qui commençaient à s’échauffer, notamment du côté des agriculteurs, Nicolas Hulot, a été invité mercredi, en conseil des ministres, à rappeler que son plan climat était sur les rails. Il a aussi promis de s’attaquer à un sujet sensible : le stockage de l’eau.

Créer des réserves pour utiliser les précipitations hivernales ou capter l’eau de certains cours ne semble pas sorcier. C’est même la solution la plus rapide et efficace pour gérer la ressource dans certaines zones. Mais l’affaire du barrage de Sivens pèse sur ce dossier. Des dizaines de projets, partout en France, portés par des particuliers, des groupe- ments d’agriculteurs, des collectivités, sont au point mort. « Exactement 87 ont été lancés, précise Stéphane Travert, ministre de l’Agriculture et de l’Alimentation, qui a planché avec son homologue de la Transition écologique et solidaire. Mais 14 seulement ont été réalisés ces dernières années. »

Le financement est devenu problématique

La submersion de 12 hectares pour créer une retenue d’eau sur la commune de Sivens, dans le Tarn, a été définitivement abandonnée en 2015, un an après la mort tragique d’un opposant au projet, Rémi Fraisse. Ce précédent a douché les initiatives, d’autant que leur financement est devenu problématique.

« Les besoins de stockage, estimés à 500 millions de mètres cubes au niveau national, nécessitent 1,5 milliard d’euros d’investissement », a calculé l’organisation Irrigants de France. Où trouver de telles sommes ? Le ministère de la Transition écologique et celui de l’Agriculture étudient toutes les options. Déblocage de fonds européens, enveloppe spécifique dans le plan de 5 milliards attendu pour les filières agricoles à l’issue des États généraux de l’alimentation… Même le grand plan d’investissement de 50 milliards d’euros sur lequel planche l’économiste Jean Pisani-Ferry pourrait être mobilisé. Les collectivités locales devront elles aussi piocher dans leur budget.

Le coût des retenues et bassins à aménager n’est pas le seul problème. La procédure administrative qui accompagne une majorité de dossiers est kafkaïenne. Là encore, le gouver-nement va devoir revoir un dispositif qui ouvre les vannes à des recours sans fin. « Il faut voir comment on peut lever le verrouillage administratif, mettre un peu d’huile dans les rouages », reconnaît Stéphane Travert. Les préfets auront pour consigne d’aider à l’émergence de projets. Enfin, les députés vont aussi être mis à contribution. Les contours du dispositif législatif sont encore flous. Mais des mesures pourraient être intégrées au projet de loi sur la transfor- mation des relations entre l’administration et le public, le nouveau choc de simplification promis par le président Macron. Le texte à venir sur l’autonomie des collectivités pourrait, lui, favoriser le rapprochement entre petits syndicats communaux de gestion de l’eau, afin de mieux gérer les investissements.

13 août 2017

http://www.lejdd.fr/

Commentaire:

L’eau n’appartient pas aux agriculteurs, ils en sont juste les principaux utilisateurs! Où était l’eau? Avant elle était dans les « zones humides » aujourd’hui comblées pour aggrandir les surfaces et dans les nappes phréatiques, qui sont surexploitées. La FNSEA exulte car tout ce blabla c’est pour autoriser la privatisation de l’eau, par les « bassines » propriétés privées ou on pourra stocker de l’eau prises aux rivières et aux nappes pour pouvoir arroser le mais, plante tropicale qui ne pousserait pas sans eau…

Lire la suite

Rocutozig |
Tysniq |
Connorwyatt120 |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | Rafredipen
| Agirensemblespourpierrevert
| Buradownchin