Archive | Ecologie & climat

20 juillet 2018 ~ 0 Commentaire

caravane des luttes

Caravane 1

Caravane des luttes

De Pont de Buis à Plouescat, du 27 Août au 1er Septembre

Nous vous invitons à rejoindre la caravane des luttes qui partira de Pont- de-Buis le 27 août 2018 et se terminera,à Plouescat le 1er septembre.

Cette idée est née de la rencontre de différents collectifs en lutte (Douar Didoull, Collectif Monts d’arrée, collectif brestois contre l’aéroport de NDDL)

Depuis des années nous organisons des moments de convergence entre nos
luttes, avec l’idée de lutter contre le capitalisme qui nous mène droit dans le mur.

Face à un gouvernement très offensif, il nous semble important de prendre ce temps pour nous retrouver et sortir nos luttes de l’urgence et de l’isolement. Ce convoi hétéroclite de vélos et de caravanes nous permettra aussi d’échapper à la vitesse de nos quotidiens, et de nous imposer sur l’espace public.

Emissions de radios, cantines, lectures publiques, films, musiques, viendront ponctuer ce voyage, en abordant des thématiques de lutte liées aux différents territoires traversés.
Venez-nous rejoindre pour partager un repas ou une étape, la semaine, vos colères et coups de gueule, vos réflexions et votre bonne humeur, ou ce que vous souhaitez. Arrêtons de pédaler dans la semoule. Vive la roue libre.

Pratique : pour que l’on puisse s’organiser, notamment pour des questions de nourriture, n’hésitez pas à nous dire quand vous imaginez participer à la caravane. Si vous souhaitez avoir des affiches ou des flyers, n’hésitez pas non plus. Des ateliers de réparation de vélos auront lieu le 24 juillet ainsi que les 24-25-26 août au hangar

LUNDI 27

PONT-DE-BUIS : écoute d’une émission de radio sur l’armement.
à la gare, 12h

LOPÉREC
Soirée sur la question de l’exploitation minière en amérique latine, avec
intervention de Claude Le Gouill.

MARDI 28

ST-RIVOAL
Lecture ou émission de radio proposée par la caravane bibliothèque féministe.
Devant l’école, 11h

BOTMEUR
Soirée sur la thématique du nucléaire.
Au bourg, dès 18h

MERCREDI 29

SIZUN
Lecture de textes que chacun pourrait amener autour de la
vidéosurveillance (installation prévue de caméras à Sizun).
Au marché, dès 11h

LAMPAUL-GUIMILIAU
Des anciens de chez gad (licenciés en 2013) sur la question des
licenciements, la défense des emplois, mais quels emplois ?

JEUDI 30

PLEYBER-CHRIST Retour ligne automatique
émission de radio sur les réquisitions de logements vides. Au bourg, 11h

CLOÎTRE ST-THÉGONNEC
Film sur les industries extractives et les migrations, soirée avec les
collectifs de soutien aux migrants.
Au bourg, dès 19h

VENDREDI 31

MORLAIX
Action contre le contrôle social et la chasse aux pauvres.
Parking du cinéma la salamandre, 10h30
Présentation du livre « Quand des chômeurs se mobilisent », en présence de
l’auteur Xavier Dunnezat et des membres de différents collectifs de
chômeurs. A préciser, dès 18h

SAMEDI 1er

PLOUÉNAN
Emission de radio sur l’agriculture
Au bourg, 12h

PLOUESCAT
c’est la fête ! programmation à venir.
Suivre les fléchages P4 pour trouver le lieu du concert, dès la fin
d’après-midi

Caravane_Affiche30Juin

Pour nous contacter: orgalouest@riseup.net

Site

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19 juillet 2018 ~ 0 Commentaire

barrages (reporterre)

pipeau

La privatisation des barrages menace la gestion de l’eau

Le 30 mai dernier, Marie-Noëlle Battistel, députée (PS) de l’Isère, présentait devant la commis-sion des Affaires économiques les conclusions du groupe de travail sur les concessions hydro-électriques. La rapporteuse s’alarme notamment de la possible mise en concurrence des 662 barrages qui représentent 10 % à 12 % de la production d’électricité en France.

Le 22 décembre 2015, l’Union européenne a adressé à la France une mise en demeure de favoriser la concurrence, dénonçant « la position dominante d’EDF ».

Dans une note datée du 22 janvier 2018, dévoilée dans la presse, le gouvernement semble aller dans ce sens en proposant l’ouverture à la concurrence de plusieurs lots de 3 à 5 con-cessions. 150 concessions hydrauliques arrivent en effet à échéance en 2023, dont les infra-structures nécessitent, pour la plupart, d’être rénovées. Si cette proposition se confirme, elle pourrait mettre à mal les objectifs de la loi de transition énergétique promulguée le 18 août 2015.

Un levier essentiel du développement des énergies renouvelables

Les grands ouvrages hydrauliques sont aujourd’hui l’un des seuls moyens de produire une énergie renouvelable fiable, efficace et rentable. Par le biais des stations de transfert d’énergie par pompage [1], l’énergie hydraulique est devenue stockable et on peut désormais la mobiliser en fonction des pics de consommation.

Représentant plus des deux tiers de la production d’électricité renouvelable en France, l’énergie hydraulique est un levier essentiel pour porter, comme inscrit dans la loi de transition énergétique, les énergies renouvelables à 32 % de la consommation finale brute d’énergie contre seulement 18,4 % en 2017.

Cependant, comme le souligne Marie-Noëlle Battistel, « la gestion des conces-sions ne doit pas être abordée sous le seul angle de la production d’énergie ».

Les barrages tiennent en effet un rôle structurant dans la gestion de la ressource en eau. Ils sont des instruments de régulation de la ressource pour l’irrigation agricole ou encore l’eau potable.

On oublie bien souvent que les barrages stockent 75 % des réserves d’eau douce de surface en France.

Les concessionnaires doivent impérativement prendre en compte les contraintes de l’amont et de l’aval des centrales également pour les enjeux touristiques. Au barrage de Serre-Ponçon, dans les Hautes-Alpes, par exemple, EDF et les collectivités territoriales sont en contact per-manent pour définir des niveaux d’eau satisfaisants tout à la fois pour les besoins de turbinage et pour les diverses pratiques nautiques. Les barrages jouent également un rôle fondamental dans la sécurité des populations en aval, en régulant les crues, en évitant les inondations et sont notamment en lien avec Météo France. À ce jour, toutes ces prérogatives incombent pour plus des deux tiers à un seul opérateur, qui n’est autre qu’EDF, détenu par l’État à plus de 80 %. Et c’est là où le bât blesse pour l’Union européenne.

Acteur historique, EDF est reconnue pour son expertise et son travail avec les collectivités pour préserver l’intérêt général. La mise en concurrence ouvrirait la porte à de nouveaux exploitants n’ayant pas la même connaissance du parc hydraulique français.

« Un risque pour la souveraineté énergétique et la maîtrise de la production » 

En fragmentant le réseau, il existe un risque de « désoptimisation » des chaînes de production hydraulique existantes. Disposées au gré des rivières et des fleuves, les centrales composent de véritables vallées hydrauliques en interface avec les collectivités territoriales pour la gestion du débit et des sédiments. Ouvrir à la concurrence les barrages imposerait d’écrire des cahiers des charges, prévoyant les usages futurs de la ressource en eau dans un contexte de change-ments climatiques.

Or cet exercice semble difficile.

Par ailleurs, pour s’assurer que les contrats de concession seront bien respectés, les pouvoirs publics devront se doter d’un outil de contrôle inexistant à ce jour. L’enjeu est de taille : assurer une qualité de service équivalente à celle des exploitants historiques, garantir la sûreté des barrages et prévenir les risques naturels.

L’autre pierre d’achoppement est la question de l’ouverture des marchés.

Comme le martèle Marie-Noëlle Battistel, « Elle introduit un risque pour la souveraineté énergétique et la maîtrise de la production ». Si des entreprises étrangères venaient à exploiter les grands ouvrages hydrauliques français, l’État pourrait ne plus être en mesure de garantir l’indépendance énergétique du pays.

La mise en concurrence ne pourrait-elle pas pourtant permettre de réduire les coûts de l’électricité ? Rien n’est moins sûr.

« Le consommateur, pour sa part, ne souffre en aucune manière de l’absence de concurren-ce. » Pour Marie-Noëlle Battistel, « la situation actuelle permet à l’usager français de bénéficier de tarifs acceptables et parfois plus accessibles que dans les pays ouverts à la concurrence ». Il faut admettre que les Français sont plutôt bien lotis au regard de leurs voisins européens et en particulier allemands, qui ont payé en moyenne, sur l’année 2017, deux fois plus cher leur électricité ! À ce jour, aucune étude n’a été menée pour prouver les effets potentiellement positifs sur les tarifs d’une mise en concurrence des barrages.

Le gouvernement semble donc avancer à l’aveuglette pour répondre à une exigence de la commission qui tiendrait davantage du dogme économique que d’une décision raisonnée. Espérons que cette tentative ne sera pas la goutte d’eau qui fera déborder le vase.

Sous l’impulsion de l’Union européenne, le gouvernement français prépare la mise en concur-rence des concessions des barrages hydroélectriques. Ce projet inquiète l’auteur de cette tribune, qui rappelle le rôle joué par les barrages dans la régulation des eaux, dans la transition énergétique et dans l’indépendance du pays. Nathan Méténier est étudiant à Sciences Po Grenoble.

17 juillet 2018 / Nathan Méténier

https://reporterre.net/

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19 juillet 2018 ~ 0 Commentaire

gaz (reporterre)

 Vache

Les grandes firmes productrices de viande émettent énormément de gaz à effet de serre

L’IATP (Institute for Agricultural and Trade Policy) et l’ONG Grain ont publié mercredi 18 juillet un nouveau rapport qui évalue les émissions de gaz à effet de serre (GES) du secteur de la viande et des produits laitiers à l’horizon 2050, et analyse la façon dont les entreprises du secteur communiquent sur leur empreinte GES.

Les émissions de GES dont sont responsables les cinq premières entreprises du secteur de la viande et des produits laitiers sont déjà supérieures à celles d’Exxon, BP ou Shell.

Ces firmes sont : JBS (Brésil), Dairy Farmers of America, Tyson et Cargill (États-Unis) et Fonterra ( Nouvelle-Zélande) – Si la croissance du secteur de la viande et des produits laitiers se poursuit au rythme actuellement prévu, le secteur pourrait absorber, en 2050, plus de 80 % du « budget » annuel d’émissions de gaz à effet de serre compatible avec la limitation du réchauffement climatique à 1,5 °C (soit 13 Gt d’équivalent CO2).

À l’exception de quatre entreprises qui fournissent des estimations complètes de leurs émissions de GES, les 35 plus grosses entreprises du secteur ne sont pas transparentes sur leurs émissions et notamment sur celles de leur chaîne d’approvisionnement.

Les opérations des 35 plus grosses entreprises du secteur sont fortement concentrées dans certains pays : les États-Unis, les pays de l’UE, le Canada, le Brésil, l’Argentine, l’Australie, la Nouvelle-Zélande et la Chine sont responsables de plus de 60 % des émissions de GES du secteur, avec un niveau moyen de consommation par tête deux fois supérieur au reste du monde.

Pour les auteurs, « Les plus grosses entreprises de viande et de produits laitiers visent des taux de croissance qui sont totalement incompatibles avec l’accord de Paris [sur le climat] ».

18 juillet 2018

https://reporterre.net/

Source : Rapport de l’IATP (Institute for Agricultural and Trade Policy) et l’ONG Grain

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18 juillet 2018 ~ 0 Commentaire

caro bio (paris match)

glyph 2

Glyphosate : du bon sens paysan pour sortir de la chimie

Atteint d’un cancer, cet éleveur breton a renoncé à la substance active du Roundup. Passé au bio, il revit.

D’aussi loin qu’il s’en souvienne, dans sa famille, on a toujours été agriculteur. Une longue lignée commencée ici, à Caro, en Bretagne, à quelques encablures du golfe du Morbihan. Des paysans en agriculture «conventionnelle», à la main lourde sur les pesticides, dont le glyphosate. Jusqu’à ce 23 décembre 2014 : «Mon médecin m’a dit : “Vous devez changer de métier ou de manière de travailler.”» Noël Rozé a 47 ans, il est atteint d’un cancer.

«A l’époque, reconnaît-il, il ne me serait pas venu à l’idée de me passer de la chimie de synthèse.»

Difficile pourtant pour ce père de deux petites filles de ne pas faire le lien avec son propre père, emporté par un cancer à l’âge de 41 ans. Alors, va pour le bio. Noël est «dans le lait» : 170 hectares de prairies mais aussi de céréales qu’il vend pour acheter du soja OGM pour ses vaches. En pleine crise laitière, il a fallu s’équiper, accepter de travailler plus pour un rende-ment moindre, avec peu d’aides de l’Etat, sans aucun accompagnement des banques et sous le regard moqueur de ses voisins agriculteurs.

Il n’a plus de problème de fertilité

«Avec la pulvérisation de glyphosate, j’étais à près de 30 hectares de l’heure, dit-il. Aujour-d’hui, avec la charrue, quand on en fait 2 ou 3 à l’heure, on est content !» Première règle donc:  labourer, biner, retourner son champ encore et encore… Ensuite, multiplier les rotations de cultures en les diversifiant. Un an de maïs ou d’une autre céréale, puis trois à cinq ans de prairie: mélange de luzerne, de fléole, de fétuque, de ray-grass anglais ou hybride, de diffé-rents trèfles…

Il a redécouvert des astuces ancestrales 

Par exemple, la luzerne élimine le chardon. Enfin, semer tardivement. «Je m’y mets fin novem-bre ou début décembre, un mois après mes voisins. La luminosité est moindre, et si les mau-vaises herbes arrivent quand même à se développer, le climat aura raison d’elles. J’utilise des variétés qui, en s’ouvrant au printemps, privent de lumière les autres, les empêchant d’exister.»

Désormais, son lait est bio.

Fini le soja OGM, il produit de quoi nourrir ses vaches et c’est sa grande fierté. Si son chiffre d’affaire a baissé, son résultat net a doublé. Il est en «rémission parfaite», ses nausées et maux de tête ont disparu. Et «c’est une remarque de paysan», prévient-il, il n’a plus de problè-me de fertilité : «Avant, avec 100 vaches, on avait 80 veaux par an ; désormais, on est à près de 110.» Lundi 9 juillet s’est ouvert aux Etats-Unis le premier procès autour des possibles effets cancérigènes du Roundup. Comme un nouveau monde qui commence.

12/07/2018 Caroline Fontaine

https://www.parismatch.com/

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Avec Noël, pour sa reconnaissance en maladie professionnelle.
Audience au TASS de VANNES le 10 septembre 2018, défendu par Me LAFFORGUE.

glyphi

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17 juillet 2018 ~ 0 Commentaire

touristes (slate)

sauvages

Le bilan carbone du tourisme est bien plus mauvais qu’on ne l’imaginait

Il devient urgent de développer le tourisme durable, notamment dans les destinations insulaires, qui possèdent les empreintes les plus élevées.

Selon une étude publiée en mai 2018 dans la revue scientifique Nature Climate Change, et conduite pour la première fois à l’échelle mondiale, l’empreinte carbone du secteur touristique s’avère environ quatre fois plus importante que ce que l’on pensait. Des chercheurs et cher- cheuses des Universités de Sydney, du Queensland et de Cheng Kung à Taïwan dont nous faisons partie, ont travaillé ensemble pour évaluer l’intégralité de la chaîne de production de ce secteur, qui inclut le transport, l’hébergement, la nourriture et les boissons, les objets souve-nirs, les vêtements, les cosmétiques et bien d’autres produits. Tous ces éléments pris en compte, le tourisme mondial est responsable d’environ 8% des émissions mondiales de gaz à effet de serre, dépassant de beaucoup les précédentes estimations.

Tout compte fait

Le secteur du tourisme pèse plus d’un billion de dollars et croît plus vite que le commerce international. Pour évaluer concrètement les émissions produites par le tourisme, nous avons analysé plus d’un milliard de filières d’approvisionnement, portant sur les multiples produits consommés par les voyageurs et voyageuses. En combinant une base de données détaillée sur le commerce international à des comptes permettant de savoir quels biens et services les touristes avaient achetés, nous avons identifié les flux de carbone entre 160 pays pour la période 2009-2013.

Nos résultats montrent que ces émissions ont augmenté d’environ 15% au cours de cette période, passant de 3,9 gigatonnes d’équivalent dioxyde de carbone (CO2e) à 4,5 gigatonnes. Cette hausse provient principalement des dépenses touristiques liées au transport, aux achats et à la nourriture. Si rien ne change, notre appétit croissant pour les voyages devrait porter ces émissions à environ 6,5 Gt d’ici 2025. Cet engouement s’explique principalement par une hausse des revenus, dont le tourisme dépend fortement.

À qui la faute?

Dans cette étude, nous avons comparé deux analyses d’attribution de la responsabilité pour ces émissions: une comptabilité se basant sur la résidence, une autre sur la destination. La première impute les émissions au pays de résidence des touristes, la seconde au pays hôte. Traduisons cela en termes simples: les émissions de CO2 du tourisme sont-elles la respon-sabilité des voyageurs ou celle des destinations touristiques?

Si la responsabilité incombe aux voyageurs, il nous faudrait dès lors identifier les pays envoyant le plus de touristes dans le monde et identifier les moyens de réduire l’empreinte carbone de leurs déplacements. D’un autre côté, une comptabilité prenant en compte la destination peut donner une idée des lieux touristiques, on pense notamment aux îles, qui bénéficieraient le plus d’améliorations technologiques et de réglementations visant à réduire l’empreinte carbone du tourisme.

En outre, le suivi sur une période donnée des émissions en fonction de la destination pourrait aider les chercheurs et chercheuses et les responsables politiques à évaluer le succès de programmes d’incitation et de réglementations, ainsi que la vitesse de décarbonisation des activités touristiques.

Comment les pays se classent-ils en fonction des deux analyses possibles, touristes ou pays hôte?

Les États-Unis arrivent en tête quelle que soit la perspective adoptée, un grand nombre de personnes voyagent à la fois depuis et vers les États-Unis. Viennent ensuite la Chine, l’Alle-magne et l’Inde. Quels sont les résultats si l’on regarde au niveau des pays, mais des habi-tantes et habitants? La situation diffère: les destinations insulaires possèdent les empreintes les plus élevées pour ce qui est des destinations. Les Maldives arrivent en tête, avec 95% des émissions liées au tourisme imputables aux visiteurs et visiteuses internationales.

Les touristes sont responsables de 30% à 80% des émissions nationales des économies insulaires. Ces résultats posent la question de l’impact du tourisme sur les petits États insulaires.

Les îles, point chaud du tourisme

Si les petites îles dépendent des revenus générés par le tourisme, cette activité menace la biodiversité insulaire. Mais ces États n’ont généralement pas la capacité de répondre à cette menace, en raison de leurs faibles économies d’échelle et de leur relatif isolement. Apporter un soutien financier et technique à ces îles pourrait potentiellement les aider à décarboniser leurs infrastructures. Ce soutien traduirait la part de la responsabilité que prennent les touristes, et tout particulièrement celles et ceux des pays développés.

Les Maldives, l’île Maurice et d’autres petites îles explorent très activement les moyens de développer leur capacité d’énergie renouvelable pour réduire l’intensité carbone de leurs hôtels, transports et espaces de loisirs. Espérons que notre étude fournira un point de départ pour des échanges entre le public, les entreprises et les responsables politiques à propos du tourisme durable.

Les changements concrets émergeront de la mise en œuvre de réglementations et d’incitations communes pour encourager des voyages plus sobres en carbone. Au niveau personnel, il vaut vraiment la peine d’examiner le coût en carbone de ses vols, en choisissant, pourquoi pas, de compenser ses émissions et en soutenant les entreprises œuvrant pour un tourisme «durable».

Arunima Malik et Ya-Yen Sun  16 juillet 2018

http://www.slate.fr/

La version originale de cet article a été publiée sur The Conversation.

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17 juillet 2018 ~ 0 Commentaire

civelles (le télégramme)

de funes

Civelles. Le nouveau « trafic de stups »

De plus en plus de peines de prison ferme sont prononcées dans des procès de trafic de civelles (alevins de l’anguille). La justice n’hésite plus à faire la comparaison entre le trafic de stupéfiants et celui, croissant et juteux, de cette espèce menacée.

Une « structure de bande organisée » : depuis les pêcheurs jusqu’au convoyeur, au mareyeur intermédiaire pour les écouler à l’export, des convois avec voitures « ouvreuses » pour éviter les contrôles, comme les « go fast » dans les affaires de stupéfiants… C’est le tableau dressé par l’accusation au Palais de Justice de Bordeaux, en juin dernier.

Deux ans ferme ont été prononcés contre un homme de 44 ans présenté comme une « tête de réseau » au casier judiciaire fourni, notamment pour trafic de drogue, mais «rangé des voitu-res» depuis une dizaine d’années selon son avocat. À l’audience, il a assuré n’être qu’un modeste « petit pêcheur à pied », qui certes attrapait illégalement, sans licence, des civelles, et les revendait, mais à toute petite échelle.

65 000 euros en liquide

C’est un contrôle des Douanes, interceptant en février 2016 à Virsac (Gironde) un fourgon en route vers l’Espagne avec 163 kg de civelles à bord, conduit par deux des six prévenus, qui est à l’origine de l’enquête, laquelle s’est appuyée sur des écoutes et des localisations téléphoni-ques. Et a identifié au moins trois autres « convois », dont un remontant avec 65 000 euros en liquide. Les deux « convoyeurs » ont été condamnés respectivement à 18 mois et un an de prison avec sursis et mise à l’épreuve de deux ans. Deux pêcheurs de civelles de Charente-Maritime, un père et son fils pêcheurs professionnels, avec licence mais soupçonnés d’alimen-ter le trafic, ont pour leur part été relaxés.

Les civelles sont une denrée qui « triple de valeur à chaque étape d’intermédiaire ». Si elles sont vendues 250-300 euros le kilo par le pêcheur des estuaires de la façade Atlantique où elles séjournent, en bout de chaîne en Asie, où elles sont extrêmement prisées, elles peuvent atteindre 5 000 euros le kg.

Espèce protégée

L’espèce est en déclin notoire depuis 30-40 ans, protégée depuis 2009 au titre de la CITES (Convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages mena-cées d’extinction). Sa pêche est très strictement réglementée, avec un système de licences et quotas, destinés pour partie à la consommation, et pour partie au repeuplement des rivières.

En parallèle, le trafic de civelles «depuis quelques années commence à prendre de l’ampleur», voire dans certains cas « prend le pas sur le trafic des stupéfiants où le risque est plus impor-tant, alors que « le trafic de civelle rapporte autant », a souligné pour le ministère public Natha-lie Quéran. Et la justice, qui a relevé en 2013 la peine maximale encourue (sept ans) pour la circonstance aggravante de bande organisée, « commence à mettre le nez dedans ». Résultat, les peines de prison ferme se multiplient comme à Nantes en septembre 2017, Lorient en mars dernier ou Bobigny début mai.

16 juillet 2018

 https://www.letelegramme.fr/

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17 juillet 2018 ~ 0 Commentaire

oxygène (le télégramme)

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Mer d’Arabie. Une inquiétante « zone morte » ne cesse de s’étendre

Dans les eaux de la mer d’Arabie, une « zone morte » sans oxygène de la taille de l’Écosse ne cesse de s’étendre et suscite l’inquiétude des scientifiques, qui estiment qu’elle pourrait être liée au changement climatique.

À Abou Dhabi, Zouhair Lachkar travaille dans son laboratoire sur un modèle informatisé du golfe d’Oman, une zone de la mer d’Arabie qui borde le sultanat du même nom et l’Iran. Des images colorées en mouvement montrent les changements de température, le niveau de la mer et, surtout, les concentrations d’oxygène. Ces modèles et de nouvelles recherches dévoilées cette année montrent une tendance inquiétante.

La zone morte de la mer d’Arabie est la plus large au monde, assure Zouhair Lachkar, chercheur principal à l’université NYU Abu Dhabi.

« Elle commence à environ 100 mètres (de profondeur) et descend jusqu’à 1 500 mètres, de sorte que presque toute la colonne d’eau est complètement dépourvue d’oxygène », explique-t-il à l’AFP. Zouhair Lachkar et d’autres chercheurs pensent que le réchauffement climatique entraîne l’expansion de la zone, ce qui soulève des préoccupations pour les écosystèmes et les industries locales, comme la pêche ou le tourisme.

La zone sans oxygène s’étend

Les « zones mortes » sont des phénomènes naturels, mais celle-ci, dont les limites s’étendent du détroit d’Ormuz au Golfe d’Aden et à l’est jusqu’à la côte indienne, semble s’être agrandie depuis un dernier relevé datant des années 1990. Ce résultat a été obtenu grâce à l’utilisation de robots plongeurs déployés là où les chercheurs ne peuvent pas aller. L’opération a été menée par l’Université britannique d’East Anglia en collaboration avec l’Université Sultan Qabous d’Oman.

Les mesures des taux d’oxygène effectuées en 1996 avaient montré de très faibles concentrations.

Mais la dernière étude effectuée en 2015 et 2016 a révélé que les niveaux avaient encore chuté. Et contrairement aux années 1990, lorsque les niveaux les plus bas se limitaient au coeur même de la « zone morte », à mi-chemin entre le Yémen et l’Inde, ils s’étendent maintenant bien au-delà. Le niveau d’oxygène « est partout au minimum », affirme à l’AFP Bastien Queste, qui dirige les recherches engagées par les Universités britannique et omanaise.

« Très effrayant pour le climat »

À NYU Abu Dhabi, Zouhair Lachkar explique que la « zone morte » de la mer d’Arabie semble être prise dans un cycle où le réchauffement de la mer réduit l’oxygène, ce qui à son tour ren-force le réchauffement. Ceci « peut être très effrayant pour le climat », affirme-t-il. De Bombay, dans l’ouest indien, à Mascate, sur les rives du golfe d’Oman, plusieurs ports donnent sur la mer d’Arabie. Ces zones côtières et leurs populations seront affectées par l’expansion de la « zone morte ». Les poissons, importants moyens de subsistance pour les habitants de la région, peuvent voir leur habitat réduit.

« Quand la concentration d’oxygène tombe en dessous de certains niveaux, les poissons ne peuvent pas survivre », souligne Zouhair Lachkar. Pour mener à bien ses recherches, ce chercheur s’appuie sur un vaste et puissant centre de calcul qui a coûté plusieurs millions de dollars.

C’est une question importante, non seulement pour des raisons scientifiques mais aussi économiques

En 2016, les Émirats arabes unis ont rebaptisé leur ministère de l’Environnement et de l’Eau en ministère du Changement climatique et de l’Environnement, manifestant leur volonté de relever les défis dans ce domaine. « C’est une question importante, non seulement pour des raisons scientifiques mais aussi économiques », dit le chercheur. « La pêche est une source impor-tante de revenus et elle est directement touchée » par ce phénomène. Les récifs coralliens et, par extension, le tourisme pourraient également être affectés, selon lui.

Juste à côté de son laboratoire se trouve un autre centre de recherches où des scientifiques comme Diana Francis étudient l’impact du changement climatique à l’échelle mondiale. En 2015, l’accord de Paris sur le climat a vu le monde s’engager pour réduire les émissions de CO2 dans le but d’atténuer le réchauffement de la planète. Mais le président américain Donald Trump en a retiré son pays l’an dernier. Cette décision est « décevante » juge Diana Francis. Et de glisser : « la politique change avec le temps (…), pas la science ».

17 juillet 2018 Alison Tahmizian

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poisson

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17 juillet 2018 ~ 0 Commentaire

banane (bastamag)

 bananes

En Guadeloupe, les ouvriers de la banane malades d’un pesticide dévastateur et oubliés de l’État français

Pendant plus de deux décennies, le chlordécone, un insecticide ravageur, a contaminé la quasi totalité de la population antillaise. Malgré son interdiction définitive il y a 25 ans, ce puissant perturbateur endocrinien utilisé dans les bananeraies ne disparaîtra pas des sols de Guadeloupe et de Martinique avant plusieurs siècles.

Les premiers touchés sont les ouvriers agricoles. Ils sont pourtant les grands laissés pour compte de ce scandale sanitaire.

Certains ont décidé de lever le voile sur leurs conditions de travail. Ils veulent que leurs problè-mes de santé, dont de nombreux cancers de la prostate et leucémies, liés aux différents pesti-cides employés et à la pénibilité du métier, soient enfin reconnus comme maladie professionnelle. Reportage en Guadeloupe.

Samy Archimède 17 juillet 2018

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Lire aussi:

La face cachée de la guerre de la banane bio (Reporterre)

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17 juillet 2018 ~ 0 Commentaire

barrages (bastamag)

 brouette

Des experts du secteur hydroélectrique appellent à ne pas privatiser les barrages

La mise en concurrence des barrages hydroélectriques français est « dangereuse » et « antinomique de l’intérêt général ».

C’est la conclusion d’un récent rapport du syndicat Sud énergie rédigé à la demande de la députée socialiste Marie-Noëlle Battistel, très impliquée sur le sujet de par l’important nombre de barrages sur sa circonscription, située en Isère.

Présenté à la mi-mai aux députés, ce rapport entend peser sur la possible décision estivale d’en finir définitivement avec la gestion publique des barrages, lors des discussions qui se tiendront dans le cadre de la programmation pluriannuelle de l’énergie (PPE).

Cela fait dix ans déjà que la pression monte sur le sujet, et elle s’est accrue en octobre 2015, lorsque la Commission européenne a mis en demeure la France, considérant que les retards pris dans la mise en œuvre de l’ouverture à la concurrence du secteur hydroélectrique renfor-çaient la position dominante d’EDF. En octobre dernier, le gouvernement d’Édouard Philippe a répondu à l’intersyndicale du secteur, vent debout contre la privatisation des barrages, que l’ouverture à la concurrence restait bien d’actualité.

Un système public totalement amorti

Bâti pour l’essentiel au sortir de la Seconde Guerre mondiale, le système hydroélectrique français est totalement amorti.

Nolwenn Weiler 17 juillet 2018

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16 juillet 2018 ~ 0 Commentaire

carburants (les inrocks)

dieisel

Pourquoi l’Afrique utilise des carburants nocif

Les négociants suisses en matières premières vendent aux Africains de l’essence hautement nocive et contribuent ainsi à la détérioration de la qualité de l’air, tout en nuisant fortement à la santé de la population africaine. Des carburants de basse qualité mélangés à des produits chimiques, un dosage de soufre trop élevé et des substances hautement cancérigènes…
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Voici comment l’Europe intoxique l’Afrique de l’Ouest avec ses produits pétroliers depuis de nombreuses années.
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Un rapport alarmant a été publié lundi 9 juillet par la Human Environment and Transport Inspectorate, police environnementale des Pays-Bas, faisant écho à une étude menée deux ans plus tôt par l’Organisation non gouvernementale suisse Public Eye. On y apprend que « les carburants destinés à l’Afrique de l’Ouest sont mélangés autant que possible« . Les normes appliquées en Afrique étant moins strictes qu’au sein de l’Union Européenne, l’essence et le diesel peuvent contenir davantage de substances toxiques et carcinogènes. Une fois le mélan-ge réalisé dans les terminaux de stockage des ports hollandais, il est envoyé vers les pays africains. Le rapport d’enquête dénonce le manque de transparence des producteurs, et surtout la nocivité des produits utilisés et vendus.

« Un scandale environnemental et de santé publique »

Ce sont les cargaisons de 44 tankers en chemin pour l’Afrique de l’Ouest qui ont été exami-nées par la police néerlandaise pour tirer de telles conclusions. Elle a ainsi pu confirmer la présence « à grande échelle » de substances comme l’isoprène, le manganèse ou encore le benzène dans l’essence. Celles-ci sont interdites dans la plupart des pays du monde. D’après Le Monde, la teneur en soufre est 200 à 1000 fois supérieure à celle que les normes europé-ennes autorisent. Cet élément chimique est le principal responsable de la pollution de l’air aux particules fines dont l’Afrique pourrait se passer.

Comme le rapporte 20 Minutes, Erik Solheim, à la tête du Programme des Nations unies pour l’environnement (PNUE), s’est insurgé : « La livraison de carburants toxiques à l’Afrique de l’Ouest n’est rien de moins qu’un scandale environnemental et de santé publique. L’idée que certaines parties du monde ne méritent pas la même protection sanitaire que les autres est tout simplement choquante. » De plus, il ordonne que « la vente de ce cocktail toxique (cesse) immédiatement. »

Les Pays-Bas assument leur responsabilité

Le rapport rejette la faute sur les géants du pétrole que sont Vitol, Gunvor, Glencore ou Trafigura, mais aussi sur d’importantes compagnies pétrolières telles que Total, Shell, PB ou ExxonMobil. Il insiste sur le rôle déterminant des négociants qui réalisent « un usage maximum » et tirent profit de la faiblesse des standards en vigueur dans les villes d’Afrique.

Public Eye a publié un communiqué, reprochant à la Suisse sa passivité 

« En publiant cette enquête fouillée, les Pays-Bas assument leur responsabilité en tant que centre de production et d’exportation de carburants nocifs. En parallèle, le Point de contact national examine, sur instruction ministérielle, si les firmes impliquées violent les lignes direc-trices de l’OCDE en matière de respect des droits humains et de l’environnement. (…) En Suisse, où les principaux négociants ont leur siège, les autorités n’ont pas jugé opportun de réagir officiellement à ce scandale. Cette passivité face à une violation manifeste du droit à la santé des habitants des villes africaines illustre la pertinence et la nécessité de mettre en œuvre l’initiative pour des multinationales responsables. »

Chaque année, 7 millions d’Africains décèdent à cause de la pollution aux particules fines, d’après l’OMS.

Le « dirty diesel » serait vendu dans huit pays africains tels que le Mali, le Sénégal, le Bénin ou la Côte d’Ivoire. Les villes du continent comptent parmi les plus polluées de la Terre. Avec cette affaire aux conséquences dévastatrices sur la santé et l’environnement, on risque de voir exploser la population atteinte de maladies cardiovasculaires et de cancers.

13/07/18 Clara Vaccarella
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