Archive | Ecologie & climat

14 septembre 2021 ~ 0 Commentaire

climat (démocratie révolutionnaire)

australie

Réchauffement climatique, effondrement de la biodiversité, l’urgence d’en finir avec ce mode de production

Mégafeux en Amérique du Nord, en Sibérie, en Turquie, en Grèce et en Espagne ; pluies diluviennes en Allemagne, en Belgique, en Chine, en Inde et aux Etats-Unis, famine à Madagascar à cause de la sécheresse, la succession, cet été, de catastrophes directement liées au réchauffement climatique n’a fait que confirmer les avertissements de plus en plus alarmistes des scientifiques.

Publié début août, le dernier rapport du GIEC confirme bien, comme l’annonçaient les quelques fuites qui avaient provoqué en juin dernier un scandale hypocrite, que l’ampleur comme la rapidité du changement climatique actuel sont sans précédent.

Rédigée par 234 scientifiques de 66 nationalités, cette synthèse de plusieurs milliers d’articles récents est sans appel : « Chacune des quatre dernières décennies a été successivement plus chaude que toute décennie depuis 1850 », la dernière, 2010-2019 est la plus chaude depuis 2000 ans et le mois de juillet dernier est le plus chaud jamais enregistré par les scientifiques.

La conséquence de cet emballement est l’augmentation de la fréquence et de l’intensité des événements climatiques extrêmes, vagues de chaleur et sécheresses comme pluies diluviennes et inondations. Comme le résume un de ses rédacteurs, Christophe Cassou, directeur de recherche au CNRS : « Nous sommes entrés dans le dur, et cet été n’est qu’un avant-goût de ce qui nous attend si nous n’agissons pas dès maintenant ».

Pourtant la prochaine COP sur le climat qui doit se tenir à Glasgow en novembre prochain, la 26ème depuis une trentaine d’années, ne sera comme les précédentes qu’un festival de discours lénifiants et moralisateurs, d’étalages de bons sentiments… et de mensonges cyniques.

Pas plus face à la pandémie que face au réchauffement climatique, les États ne sont capables de s’entendre pour prendre des décisions politiques à la hauteur des recommandations des scientifiques, car cela impliquerait de s’en prendre aux intérêts des multinationales qui dominent toute la vie sociale et économique et dont ils servent les intérêts.

Si les conférences internationales sur le climat ont échoué à diminuer les rejets de gaz à effet de serre, aujourd’hui supérieurs de 60 % à leur niveau de 1990, elles ont été la vitrine promotionnelle d’un capitalisme vert, permettant avec le plus parfait cynisme aux multinationales responsables de la situation d’empocher, au nom de la transition énergétique, des fonds publics tout en continuant à exploiter les populations, à piller les richesses naturelles et ravager l’environnement.

Congrès de la biodiversité, au service du greenwashing des multinationales et des États

Inauguré en grande pompe par l’autoproclamé « champion de la Terre » Macron, le Congrès mondial de la nature, organisé la semaine dernière à Marseille par l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN), est une nouvelle illustration des contradictions de la situation, du décalage insupportable entre les données scientifiques, les avertissements mêmes des organismes les plus officiels et l’incapacité des Etats à faire autre chose que se mettre au service des multinationales en couvrant leurs mensonges.

Plusieurs associations dont Extinction Rébellion ont tenu à dénoncer « l’opération de Greenwashing » de ce Congrès dont les sponsors privés officiels sont Nutella, multinationale de l’agroalimentaire et Véolia, multinationale de la gestion de l’eau, en organisant leur propre « congrès alternatif », les 2 et 3 septembre, intitulé « Notre terre, notre nature ».

En réalité l’UICN est une « ONG environnementale » bien particulière qui regroupe des associations, des réseaux d’experts mais aussi des États voire des multinationales et comme le fait justement remarquer une journaliste de Mediapart, son Congrès de la biodiversité a des allures de forum de Davos car s’y retrouvent des représentants des LVMH, Engie, Veolia, Total, et autres Microsoft, des représentants de la BCE et du Medef et toute une partie du gouvernement français avec son propre pool de « partenaires » économiques : JCDecaux, BNP Paribas, la SNCF, le groupe de transport maritime CMA CGM, le groupe de luxe Kering, etc.

Les associations du Congrès alternatif veulent mettre « en lumière l’opposition mondiale aux tentatives de gouvernements, de l’industrie de la conservation de la nature et de grandes ONG de transformer 30 % de la planète en “aires protégées” [et de donner] une valeur marchande à la nature ».

Car derrière ce qui pourrait apparaître comme un progrès, l’augmentation des « aires protégées », il y a souvent des opérations orchestrées par des multinationales qui cherchent à accaparer de nouvelles terres, de nouvelles ressources, au nom de « leur protection » et le plus souvent au détriment des populations qui y vivent.

Et cela ouvre aussi pour elles, de nouvelles possibilités de spéculation sur les droits de compensation et les droits à polluer, tout en faisant croire que le capitalisme vert, la finance verte, les lois du marché, permettront de sortir de la crise… Mais c’est bien la logique même de ce système et la fuite en avant des classes dominantes pour le prolonger qui ne cessent d’aggraver la crise écologique globale.

Sans surprise rien n’est sorti de ce congrès, à part la confirmation par les experts du caractère catastrophique de l’effondrement de la biodiversité, de belles paroles de politiciens et des promesses de contrats juteux pour les représentants du patronat… Pourtant cet effondrement est une réalité tout aussi inquiétante que le réchauffement climatique.

Les derniers rapports sur la biodiversité de l’IPBES, le réseau de scientifiques de l’ONU, font un constat terrible : 1 million d’espèces vivantes menacées d’extinction, 75 % de la surface des terres, 66% des milieux marins endommagés… et depuis plus d’un an et demi nous vivons une des conséquences annoncées de cet effondrement avec la pandémie du Covid19. Car comme le soulignent les scientifiques de l’IPBES, la déforestation qui s’intensifie, les élevages intensifs industriels, comme la multiplication des échanges internationaux préparent le terrain à de nouvelles zoonoses, à l’apparition de nouvelles maladies à partir de la faune sauvage… La crise écologique, l’effondrement de la biodiversité nous ont fait entrer dans « l’ère des pandémies » selon le titre de leur dernier rapport.

Des discours écologiques de façade… pour masquer les mêmes politiques !

Mais alors que son gouvernement a prolongé l’utilisation du glyphosate et réintroduit les néonicotinoïdes tueurs d’abeilles, Macron a eu le culot lors de l’inauguration de ce Congrès de prétendre vouloir « inscrire la nature au sommet des priorités internationales ». A neuf mois de l’élection présidentielle, il aimerait se donner une posture écologique, pourtant les faits sont têtus… toutes ses tentatives pour apparaître « écolo » se sont retournées contre lui.

Son « Haut Conseil pour le climat » ne peut que constater le retard de la France, la Convention citoyenne pour le climat qu’il espérait docile, lui a fait des propositions trop « radicales » qu’il n’a pu qu’écarter de sa loi climat, totalement insuffisante, et verdict final, le Tribunal administratif a confirmé la condamnation de l’État pour inaction climatique… Les grands discours sur le climat comme sur la biodiversité n’y changent rien, plus Macron prend la pose écologiste, plus se révèle sa soumission aux intérêts des multinationales et de la machine à profits.

Des associations ont d’ailleurs annoncé vouloir déposer une nouvelle plainte au Tribunal administratif contre le gouvernement pour dénoncer son inaction dans la protection de la biodiversité. D’autant que l’écart est béant entre les déclarations de Macron et la réalité des moyens mis en œuvre. Depuis 2011, selon la FSU, les effectifs des différents services publics concernés par la protection de la biodiversité sont en baisse, de 20 % pour les agences de l’eau, 3 % pour l’Office de la biodiversité, 18 % pour plusieurs parc nationaux…

Mais, il n’y a pas que Macron qui essaie d’utiliser l’écologie, comme un thème rassembleur et consensuel pour faire oublier son bilan et sa soumission aux intérêts privés… Dans la course qui s’engage pour la présidentielle, tous les partis veulent faire de l’écologie un thème central, en espérant profiter de la réelle inquiétude que la crise écologique entraîne mais en se gardant bien d’aller à la racine des choses et de relier les enjeux du changement climatique, de l’effondrement de la biodiversité à l’impasse dans laquelle la crise globale du capitalisme nous conduit.

Ainsi Yannick Jadot, dans le cadre de la primaire pour les écologistes, a annoncé la couleur : « Il n’y aura pas de transition écologique sans les entreprises. Beaucoup d’entre elles ont investi dans la sobriété et s’engagent dans des secteurs puissants comme les énergies renouvelables, la rénovation des bâtiments… » pour conclure face à ceux qui lui reprochent son manque de radicalité… « La radicalité de l’écologie, c’est de gagner la présidentielle. ». Au moins c’est clair !

Prendre le contrôle de la marche de la société pour planifier la production des biens utiles

Le changement climatique comme l’effondrement de la biodiversité sont une menace pour l’ensemble de l’humanité avec déjà des retombées cataclysmiques pour des centaines de millions d’humains. Mais cette crise écologique n’est pas un problème à part, déconnecté de l’évolution du capitalisme mondialisé. La crise écologique globale est avant tout la conséquence de l’aberration du système capitaliste, de ce mode de production qui ne repose que sur l’exploitation du travail humain et le pillage des ressources naturelles, et ne connaît d’autres limites que l’accumulation sans fin du Capital.

Cette irrationalité du capitalisme ne peut qu’entraîner des déséquilibres écologiques totalement incontrôlables dans le cadre d’un système où la course aux profits prend le pas sur tout tentative d’organiser rationnellement la production de biens utiles.

Comprendre les causes profondes de la crise écologique, c’est aussi prendre conscience que face aux catastrophes annoncées, mobiliser tous les moyens humains, scientifiques, techniques pour mettre en œuvre les solutions à la hauteur des enjeux implique d’affronter les intérêts sociaux et politiques des classes dominantes, d’une poignée de multinationales et de leurs actionnaires, de remettre en cause la propriété capitaliste.

Ce n’est qu’en rupture avec l’ordre social actuel, en prenant directement, collectivement le contrôle de la marche de la société pour imposer d’autres choix sociaux qui fassent passer la défense des intérêts du plus grand nombre et la préservation de l’environnement avant ceux d’une minorité, que l’ensemble de la production et des échanges pourra être réorganisé dans le cadre d’une planification démocratique au service de la satisfaction des besoins de tous.

Bruno Bajou 12 septembre 2021

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13 septembre 2021 ~ 0 Commentaire

pénuries (le télégramme)

abolish 2

Au Royaume-Uni, les pénuries se voient aussi dans les supermarchés

Outre-Manche, de nombreux supermarchés peinent à garnir leurs rayons. La faute à une économie ralentie par les effets conjugués de la covid-19 et du Brexit. Des rayons clairsemés dans certains commerces, des étagères vides dans d’autres : les pénuries qui touchent les entreprises du Royaume-Uni se voient aussi dans les supermarchés, conséquences de la pandémie et du Brexit.

« Nous avions déjà décidé de réduire notre stock à cause de la covid mais, maintenant, nous avons du mal à nous fournir en certains produits parce qu’ils ne sont tout simplement pas disponibles », déplore Satyan Patel, gérant d’une supérette du centre de Londres. Derrière lui, sa petite échoppe aligne des rayons à moitié vides. « La semaine dernière, je n’avais plus de Coca-Cola. Je n’ai plus de grande bouteille d’Évian depuis trois semaines, énumère-t-il. Sans marchandises, il n’y a pas de commerce. Avec des étagères vides comme celles-ci, personne ne va venir dans le magasin. »

Problèmes d’approvisionnement

Les entreprises britanniques sont plombées, depuis plusieurs mois, par des problèmes d’approvisionnement qui pourraient peser sur la reprise. S’ils ne sont pas spécifiques au Royaume-Uni, alors que la pandémie a perturbé toutes les chaînes logistiques du monde, ils y sont exacerbés par le Brexit, qui complique l’entrée de travailleurs européens.

Nombre d’entre eux sont ainsi retournés dans leur pays d’origine lors de la pandémie, et certains ne sont pas revenus. Il manquerait, par exemple, 100 000 chauffeurs routiers, qui font cruellement défaut pour acheminer les marchandises.

« Comme de nombreux commerces de détail, nous sommes touchés par certaines perturbations, inégales, de nos livraisons (…) mais nous travaillons en étroite collaboration avec nos fournisseurs pour nous réapprovisionner rapidement », confirme la chaîne coopérative britannique de supermarchés Co-op, qui dit aussi recruter 3 000 collaborateurs temporaires pour faire fonctionner ses dépôts et livrer ses magasins.

Inquiétudes des clients

Non loin de la supérette de Satyan Patel, un supermarché semble mieux approvisionné. Mais les apparences sont trompeuses, car tout le stock est en rayon, selon Toma, une vendeuse de 22 ans. « Nous n’avons rien dans nos réserves, décrit-elle. Nous avons des manques ; parfois, nous ne recevons que des quantités limitées. Nous n’avons même plus d’eau ! »

Si ces pénuries ont commencé avec la pandémie, elles se sont aggravées depuis l’entrée en vigueur du Brexit, le 1er janvier dernier, selon elle. Et elle note une certaine inquiétude des clients qui commencent à interroger les vendeurs, « et nous reprochent » parfois les manques.

À quelques kilomètres de là, dans un hypermarché du sud-est de Londres, il n’y a presque plus d’eau minérale et les bouteilles de lait semblent avoir été dévalisées.

Selon la principale organisation patronale britannique, la Confederation of British industry (CBI), les niveaux de stock dans la vente de détail et la distribution ont chuté de plus de 20 % en août et atteint un niveau exceptionnellement bas. « Il faudrait au moins 18 mois pour former suffisamment de chauffeurs de poids lourds » pour mettre fin aux problèmes d’approvisionnement, selon l’organisation, qui appelle le gouvernement, dans l’intervalle, à plus de souplesse dans sa politique migratoire.

Le gouvernement sous pression

En attendant, les entreprises de transport routier rivalisent de primes ou de hausses de salaires pour attirer ou retenir les chauffeurs. « On en parle au bureau et on se dit que ces primes pour les chauffeurs routiers vont faire monter les prix », plaisante à moitié Ryan Koningen, chef de projet de 49 ans dans la City de Londres, qui dit avoir constaté, lui aussi, des manques dans les rayons, surtout « sur les produits du quotidien ».

Les problèmes d’approvisionnement ont aussi conduit, cet été, les usines automobiles à faire une pause dans leur production, faute de composants électroniques, et certaines entreprises de construction se sont retrouvées à court de matériaux. Des difficultés qui « vont probablement durer un certain temps et pourraient même s’intensifier davantage », estiment les analystes de Capital Economics.

Ces dernières semaines, les pénuries ont touché des entreprises emblématiques : McDonalds, les pubs Wetherspoon ou, très récemment, Coca-Cola et Ikea. Autant d’exemples qui mettent le gouvernement sous pression pour éviter de se retrouver avec des rayons vides, au moment des fêtes de fin d’année.

 08 septembre 2021

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13 septembre 2021 ~ 0 Commentaire

fermons les industries fossiles!

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13 septembre 2021 ~ 0 Commentaire

urgent (courrier inter)

climat

Climat : il est urgent de “laisser le pétrole, le gaz et le charbon dans le sol”

Une étude affirme que de vastes quantités de pétrole, de gaz naturel et de charbon devront demeurer inexploitées pour que le monde puisse avoir 50 % de chances de respecter l’accord de Paris sur le climat. Pour le Canada, quatrième producteur mondial d’or noir, la prescription est sévère.

“Pour atteindre les objectifs de l’accord de Paris, le pic mondial de production de pétrole et de gaz naturel aurait dû se produire l’année dernière”, lance Axios. Le site américain fait référence à une étude réalisée par des scientifiques de l’University College de Londres, dont les conclusions frappantes ont été publiées dans la revue Nature.

Selon les chercheurs, pour que l’humanité se donne 50 % de chances de limiter le réchauffe-ment planétaire à 1,5 °C, il faudra que 58 % du pétrole de la planète, 59 % de son gaz et 89 % de son charbon, sur la base des réserves de 2018, [demeurent] non exploités en 2050”, rapporte The Hill.

Pour y parvenir, toutes les ressources pétrolières et gazières non exploitées de l’Arctique devraient être laissées intactes”, ajoute Axios. Cela implique, par exemple, que la production de pétrole aux États-Unis chute de façon constante jusqu’en 2050. L’étude met également en garde contre d’‘énormes risques de transition’ pour les pays dont les économies dépendent fortement de la production de pétrole et de gaz, comme Bahreïn, l’Arabie Saoudite et le Koweït.

Le Canada est invité à faire sa part, et elle est importante, signale le site : Au Canada, 83 % des réserves de pétrole ne seraient pas exploitables dans un scénario de 1,5 °C, incluant 84 % des 49 milliards de barils de réserves estimées dans la région des sables bitumineux”,

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Martin Gauthier  10/09/2021

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10 septembre 2021 ~ 0 Commentaire

c’est la fin (odn)

 sem11mie-Z3-tepco-nucleaire-japon
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Démantèlement : n’être ni pressé… ni  pauvre !
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Arrêter définitivement un réacteur nucléaire est une (bonne) chose, le démanteler en est une autre. On rira donc bien en lisant le titre de la dépêche AFP, qui semble s’essayer à l’humour : « le démantèlement de la centrale de Fessenheim est en bonne voie ». Pour un peu, on croirait que l’opération touche à sa fin alors que,  officiellement, selon EDF, l’arrivée est prévue pour 2040 ! Mais 2040 est déjà la date prévue pour la fin du démantèlement du réacteur de Brennilis, arrêté depuis… 1985 ! Si le timing est respecté, ce qui n’est jamais le cas dans le nucléaire, il aura donc fallu 55 ans pour démanteler ce tout petit réacteur (70MW de puissance).

A titre de comparaison, la centrale de Fessenheim, arrêtéee seulement depuis un an, comprend deux réacteurs de 900 MW chacun, c’est à dire des mastodontes par rapport à Brennilis : il ne serait pas étonnant qu’il faille à nouveau 50 ans ou plus à EDF pour arriver au bout de ce chantier. Alors quand on lit que l’opération est « en bonne voie »… Et encore, il faut faut aussi évoquer la question financière : dans un rapport paru en 2005, la Cour des comptes faisait état d’un coût de 482 millions d’euros pour le démantèlement de Brennilis, c’est à dire 20 fois plus qu’estimé en 1985. Ce coût serait maintenant estimé à 850 millions d’euros, soit 35 fois ce qu’annonçait EDF au départ !

Alors il y a de quoi être terrifié par le coût à venir du démantèlement des deux réacteurs de Fessenheim… et des 56 autres réacteurs encore en service ! Et ceci sans oublier la dizaine de réacteurs de première génération arrêtés de longue date (à Chinon, Saint-Laurent, Bugey, etc) et qui attendent leur tour. Le nucléaire est une énergie de lâches qui se gavent de leur vivant en léguant leurs excréments radioactifs (et les factures associées) aux générations suivantes…

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Un an après l’arrêt, le démantèlement de Fessenheim en bonne voie
AFP, 25 juin 2021 : https://cutt.ly/MQZHiZV
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Le démantèlement de la centrale de Brennilis sera achevé en 2040
France bleu, 15 juillet 2021 : https://cutt.ly/nQZEosI
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Brennilis. Le coût du démantèlement de la centrale revu à la hausse
France3, 16 juillet 2021 : https://cutt.ly/gQZEvoC

nuk
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Nucléaire : le début de la fin…
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Si nous affirmons depuis des années que l’industrie nucléaire est en déclin rapide et irréversible, ce n’est pas par engagement antinucléaire mais juste parce que… c’est la stricte vérité. En 2001, l’atome permettait de produire 17 % de l’électricité mondiale, aujourd’hui c’est tout juste 10 % : ce n’est pas une baisse mais un véritable effondrement. Cette part s’est stabilisée depuis environ 5 ans mais la chute va désormais reprendre avec les fermetures de plus en plus nombreuses de centrales : en grande majorité, les réacteurs en service sur Terre ont plus de 30 ans, voire 40, et ils vont fermer en masse dans les années à venir. Tant et si bien que même l’AIEA (Agence internationale de l’énergie atomique) est amenée à réviser ses prévisions à la baisse. Elle envisage ainsi deux scénarios : un premier qui verrait la consommation mondiale d’énergie baisser et, dans le même temps, de nombreux réacteurs nucléaires être construits : même dans ce cas totalement improbable, la part du nucléaire stagnerait aux alentours de 10 à 11 %.

L’AIEA, dans un moment de lucidité, a aussi publié un scenario bien plus réaliste, avec peu de réacteurs mis en services, qui verrait la part de l’atome tomber à 8,2 % en 2030, à 6,4 % en 2040, et à 5,7 % en 2050. Nous estimons d’ailleurs que c’est bien avant 2050 que l’atome descendra à 5 %, et même en dessous. Avant de se diriger enfin vers le zéro absolu.

Quoi que l’on pense de ces énergies, l’éolien et le solaire (cumulés) ont pour la première fois produit plus que le nucléaire pendant un semestre (début 2021) dans le monde entier : 10,53 % contre 10,05 %. Avec l’hydroélectricité et les autres sources, les renouvelables produisent déjà près de 30 % de l’électricité mondiale (part en augmentation continue) contre 10 % de l’atome (part en déclin irréversible). Les jeux sont faits…

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L’AIEA abaisse son estimation de la part du nucléaire dans la production électrique mondiale
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Publication chiffres AIEA, 23 juillet 2021 : https://cutt.ly/2QZRqNG

Production électrique mondiale : pour la première fois, l’éolien et le solaire dépassent le nucléaire
La Tribune, 26 août 2021 : https://cutt.ly/9Wpy7C4

nukleyaire
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C’est le changement climatique qui s’attaque au nucléaire, non l’inverse 

Cela fait plus de 20 ans que les nucléocrates tentent d’instrumentaliser la crise climatique pour essayer de sauver leur sale industrie et certainement pas le climat dont ils n’ont en réalité que faire. En son temps, c’est à dire avant de s’échapper en nous laissent des milliards d’euros de dettes, Mme Lauvergeon (Areva) inondait déjà les médias de publicités mensongères sur les prétendues vertus climatiques de l’atome.

Aujourd’hui, les atomistes (comme le saltimbanque Janvovici) tentent encore de tromper l’opinion sur le même thème, mais en réalité, il apparaît désormais clairement que c’est le changement climatique qui s’attaque au nucléaire et non l’inverse ! Même l’AFP, habituel relais discipliné des positions gouvernementales (et donc pronucléaires) , ne peut éviter de traiter le sujet : « Sécheresse, canicules, raz-de-marée… : les centrales nucléaires sont sur la ligne de front du changement climatique ». Mais elle se rattrape aussitôt en assurant que les centrales « doivent s’adapter pour continuer à fonctionner en toute sûreté dans des conditions extrêmes. » Bla bla bla…On sera bien mieux informé sur cette question brûlante en lisant les dossiers publiés par The Ecologist (en anglais) et par le toujours excellent Reporterre.

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Les centrales nucléaires face aux risques liés au changement climatique
AFP, 5 juillet 2021 : https://cutt.ly/ZQGSz5u
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Quand le changement climatique s’attaque au nucléaire
TheEcologist, 14 juillet 2021 : https://cutt.ly/uQGA1Hx
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L’accès à l’eau, un enjeu crucial pour le nucléaire
Reporterre, 6 août 2021 : https://cutt.ly/LQZNRRE


Observatoire du nucléaire

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10 septembre 2021 ~ 0 Commentaire

algues vertes (france info)

Sur cette plage bretonne, jusqu’à 600 tonnes d’algues vertes ramassées en une journée

https://www.francetvinfo.fr/

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10 septembre 2021 ~ 0 Commentaire

iter (odn)

iter-robot
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Les projets nucléaires stupides (pléonasme)
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Engagée dans un déclin irréversible (voir plus bas), l’industrie nucléaire n’en perd pas pour autant ses bons vieux réflexes, à savoir faire des effets d’annonce tonitruants. Ce sont assurément des milliers de nouveaux réacteurs qui ont été annoncés depuis des années un peu partout sur Terre, pour finalement quelques pauvres unités réellement mises en construction. Ce mois-ci, c’est un obscur nucléocrate de Bagdad qui évoque pas moins de 8 réacteurs à venir en Irak, pays aux finances exsangues et dont la stabilité interne et externe est pour le moins chancelante. Ces réacteurs ne verront jamais le jour mais il faut croire que cela reste toujours valorisant de faire de telles annonces. L’annulation fera l’objet d’un infime communiqué en bas de page dans quelques mois ou années, avant probablement d’autres effets d’annonce aussi ridicules…

Après d’autres médias (cf revue de presse précédente), c’est Le Monde qui s’aventure à annoncer l’avènement des « petits réacteurs modulables » (SMR), après avoir longtemps assuré que l’avenir était aux mastodontes comme l’EPR. De même, Le Monde se laisse aller à annoncer « une « avancée historique » réalisée par un laboratoire américain » vers la maîtrise de la fusion nucléaire.

Nous ne résistons donc pas au plaisir de rappeler au quotidien du soir que, le 12 novembre 1991, il annonçait « Les Européens franchissent un pas décisif dans la fusion thermonucléaire » et le 12 décembre 1993 « Les Américains effectuent une percée dans la fusion thermonucléaire ». 30 ans plus tard, toujours les mêmes annonces aussi ridicules que tonitruantes.

Pour ce qui est de faire du vrai journalisme et non du blabla, on se tournera vers Reporterre qui publie un remarquable dossier en trois temps sur Iter et la fusion nucléaire. Pour mémoire, si jamais il est terminé et arrive à fonctionner, Iter n’est pas prévu pour produire de l’électricité mais au contraire en consommer d’immenses quantités, dans le seul but de maintenir un plasma de fusion pendant 400 secondes. Et dire que c’est avec ça que nos « élites » veulent lutter contre le changement climatique…

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L’Irak veut construire huit réacteurs nucléaires d’ici 2030
AFP, 15 juin 2021 : https://cutt.ly/rQZbFVl
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La course aux petits réacteurs nucléaires est lancée
Le Monde, 10 août 2021 : https://cutt.ly/xQZ6jT8
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Fusion nucléaire : une « avancée historique » aux USA
Le Monde, 18 août 2021 : https://cutt.ly/eWpaP60
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Avec Iter, la fusion nucléaire pour « bientôt »…
Trois articles de Reporterre, 16/17/18 juin 2021 : https://cutt.ly/0QZm2gd
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09 septembre 2021 ~ 0 Commentaire

revue de presse 3 (odn)

chine micro
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L’EPR va (très) mal en Chine (aussi) !
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Alors qu’Areva/Orano et EDF se déconsidèrent depuis 15 ans en essayant vainement de terminer leurs réacteurs EPR respectifs (Finlande et Flamanville), un zeste de crédibilité était maintenu par le fonctionnement correct – c’est du moins ce que l’on nous disait – des deux EPR en fonction à Taïshan (Chine). Et badaboum ! Grosse déprime pour les nucléaristes : même les Chinois rencontre de graves problèmes avec leurs EPR !

Encore a-t-il fallu un incroyable concours de circonstances pour que l’information soit connue, ce qui a amené l’Observatoire du nucléaire à publier deux communiqués… légèrement ironiques (https://cutt.ly/VQFMUc5 et https://cutt.ly/XQFMcAI).  On lira aussi avec intérêt les explications de Pierre Fetet, dans son remarquable Blog de Fukushima (tenu depuis plus de 10 ans), à propos des  gaz rares, gaz nobles, gaz radioactifs et gaz inertes.

Car l’EPR de Taïshan se livre depuis plus de huit mois à quelques chinoiseries gazeuses mais aussi bien fumeuse car, il est nécessaire de toujours le rappeler, la Chine est une terrifiante dictature et, c’est bien connu, les industriels de l’atome adorent ça : pas d’opposants, pas de « transparence »…

Sauf que, cette fois, un énorme pataquès a permis que la vérité a été connue : alors que Chinois et Français étaient parfaitement d’accord pour garder secrètes les difficultés de l’EPR, Framatome France (qui exploite l’EPR avec les Chinois) a demandé de l’aide technique à son bureau américain… lequel s’est empressé d’informer les autorités des USA.

Résultat, un joli scoop mondial lancé par la chaîne CNN, et de toute évidence une fureur irréparable des Chinois à l’encontre des nucléocrates français qui, volontairement ou non, les ont trahis. Mais, surtout, c’est le seul « bon exemple » d’EPR qui est sabordé. Les éventuels acheteurs, s’il en restait encore, se disent forcément « Si même en Chine l’EPR est un flop, oublions ce réacteur… » Tant mieux.

Pour la petite histoire, après avoir tenté de nier la gravité de la situation, les Chinois se sont enfin résolus à stopper l’EPR fin juillet ( https://cutt.ly/pQZGelR ). Nous essaierons de suivre la suite de cette affaire… si la censure nucléaro-chinoise le veut bien !

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Fuite sur l’EPR : billard à trois bandes entre Américains, Chinois et Français
Observatoire du nucléaire, 14/15 juin 2021 : https://cutt.ly/VQFMUc5 et https://cutt.ly/XQFMcAI
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EPR de Taishan : gaz rares, gaz nobles, gaz radioactifs ou gaz inertes ?
Le Blog de Fukushima, 14 juin 2021 : https://cutt.ly/sQF1OzG
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Nucléaire chinois: la bévue incroyable de Framatome
Le Figaro, 24 juin 2021 : https://cutt.ly/jQFMNfk
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« Le rêve chinois d’EDF semble bel et bien terminé »
Le Monde, 6 juillet 2021 : https://cutt.ly/TQF1LSk

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www.observatoire-du-nucleaire.org

 

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09 septembre 2021 ~ 0 Commentaire

revue de presse 2 (odn)

nucl-aire-pieds-nickel-s
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Les centrales nucléaires d’EDF en Grande-Bretagne vont (très) mal
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Bonne nouvelle : la centrale nucléaire de Dungeness B ne redémarrera plus jamais
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Vous avez peut-être lu ici ou là que les réacteurs français EPR ne sont pas si mauvais puisque les Britanniques nous en ont acheté deux. C’est bien entendu une tromperie : face à l’absence totale de clients, EDF a débloqué la situation avec une « astuce » qui nous coûte et va nous coûter cher pendant des décennies : l’achat au prix fort en 2008 de l’EDF britannique, British Energy, renommé par la suite EDF Energy. Une fois ce tour de passe-passe réalisé, EDF (canal british) a commandé deux EPR à EDF (canal historique), tout en annonçant que les Britanniques avaient succombé au charme de ce réacteur, mensonge hélas repris tel quel par la majorité des médias. Pour mémoire, l’achat ruineux de British Energy pour environ 15 milliards et celui de 50 % de l’opérateur américain Constallation pour environ 4 milliards ont été réalisés par EDF… juste avant la crise financière qui a vu s’effondrer la valorisation des entreprises. Quant on est con…

Ce qu’il faut bien avoir en tête c’est que, pour pouvoir se commander des EPR par le biais de l’achat de British Energy, EDF est au passage devenu propriétaire d’une quinzaine d’antiques réacteurs nucléaires britanniques qui sont maintenus en fonction tant bien que mal à grands frais.

Mais ces réacteurs sont si délabrés qu’EDF est obligée de les fermer les uns après les autres. C’est ainsi que la centrale de Dungeness B, à l’arrêt depuis 2018, ne redémarrera plus jamais. De même, les réacteurs de Torness en Écosse et Heysham 2 en Angleterre fermeront bientôt et non comme prévu en 2030, du fait de l’apparition d’inquiétantes fissures.

De plus, EDF s’attend à ce que de telles fissures apparaissent rapidement dans deux autres vieux réacteurs, Heysham 1 et Hartlepool, qui doivent normalement fermer en 2024. Sous peu, il ne restera plus qu’un réacteur en service en Grande-Bretagne, celui de Sizewell B, le moins délabré car « seulement » en fonction depuis 26 ans.

Même si par extraordinaire EDF parvient à terminer ses deux EPR et à les faire fonctionner (ce qui est encore plus improbable), la part du nucléaire dans l’énergie britannique va s’effondrer. Tant mieux.

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La centrale nucléaire EDF de Dungeness B ne redémarrera plus jamais
Reuters, 7 juin 2021 : https://cutt.ly/gQDEO8D
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Vers la fermeture anticipée des centrales EDF de Torness et Heysham 2
AFP, 14 juin 2021 : https://cutt.ly/nQDRMxb
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08 septembre 2021 ~ 0 Commentaire

faucheurs (moelan)

gendarmerie

VENDREDI 10 Septembre 10H gendarmerie de Moëlan sur mer

Il nous est reproché notre intrusion au Conseil Régional à Rennes, le 10 juillet 2020, lors de la
séance où les Elu.e.s échangeaient sur le thème de la BIODIVERSITE en Bretagne.
Cette entrée inattendue, s’est déroulée sans violence comme s’y sont engagé-es les faucheur-euses en signant la Charte du Collectif.

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Nous, lanceur-euses d’alerte, n’ayant pas pu atteindre l’hémicycle, voulions une nouvelle fois
dénoncer la politique agricole bretonne mortifère et les discours mensongers largement assénés et diffusés.
Après avoir mené de nombreuses actions, tant au niveau national que régional, depuis 2003 :

1 – Destruction de soja OGM, provenant principalement d’Amérique du Sud, et destinées, en grande
partie aux élevages bretons et français, dans les ports de Lorient, Brest, Montoir de Bretagne(44)
2 – Interventions dans de nombreux magasins ou coopératives, vendant ou distribuant des aliments
(pour humains ou animaux) contenant des OGM ainsi que des pesticides (Triskalia, Limagrain)
3 – Fauchages en plein champ de cultures considérées comme OGM par la Cour Européenne de
Justice.
4- Blocages de multinationales de production ou de transformation d’aliments «poison» ou de
produits toxiques.(Bunge, Monsanto,…)

Depuis 2003, nous, faucheur-euses, avons tenté d’alerter, sans succès, ni aucune écoute, les
autorités et les Elu.e.s, sur l’agriculture business que le Conseil Régional encourage et subventionne avec nos impôts : subventions que le Conseil Régional accorde à l’agriculture industrielle et qui dépassent de très loin les aides à l’agriculture durable et biologique.

Une demande de RDV avec Mr O.Allain a eu lieu au port de Brest le 6 décembre 2019, lorsque
nous avons mis a l’arrêt l’outil de déchargement de l’entreprise BUNGE. Sans aucune réponse nous avons donc décidé de nous inviter à cette session du Conseil régional du 10 juillet 2020.

Nous voulons toujours montrer l’urgence : l’Amazonie brûle, les déforestations s’amplifient, leurs
habitants sont chassés, spoliés, leurs enfants malades ou anormaux ….Leurs défenseurs militants s’y font assassiner.( lien vers IUCN). mais les Elu.e.s breton-nes continuent à fermer les yeux sur les importations de soja/colza OGM à Brest, Lorient et Montoir.

Nous voulons toujours mettre en lumière les doubles discours et particulièrement, celui de Mr
Olivier Allain, alors Vice-Président chargé de l’agriculture, sur l’agroécologie, qui ne sont que des
voeux pieux alors que la Bretagne et en particulier le Morbihan, se distinguent par l’utilisation
massive des pesticides et dans la pollution de l’environnement.

Nous voulons toujours les interroger sur les subventions que la Région Bretagne alloue aux
méthaniseurs, ( aujourd’hui « shadoks » d’O. Allain-France3) aux poulaillers, porcheries-usines qui ne font qu’accélérer la ruine de l’agriculture paysanne, l’endettement des agriculteurs au profit des banques et grandes entreprises de l’agro-alimentaire, la diminution drastique de l’emploi agricole et l’atteinte à la santé des travailleurs et consommateurs.

Nous voulons aujourd’hui encore qu’ils se sentent bousculés dans leurs habitudes d’Elu-es
intouchables dont les jérémiades patrimoniales ne sont que le reflet de leur incurie.
Nous ne nous excusons nullement d’avoir fait une entorse à la bienséance en voulant ouvrir ces
portes qu’ils veulent laisser fermées à toute discussion .

Nous, Faucheuses et Faucheurs Volontaires affirmons et assumerons notre désobéissance civique. Faudra -t-il « couler » une cargaison OGM dans ces ports pour que cela s’arrête? …et qu’enfin s’ouvre devant les tribunaux ou dans les instances politiques habilitées le débat nécessaire sur le modèle industriel et agricole breton et français actuel.

N’oublions pas que les juges du tribunal de Perpignan, ont conclu que les Faucheur-euses
Volontaires agissaient en état de nécessité.

Notre présence ce vendredi matin 10 juillet 2020 était un nouveau cri d’alerte et une mise en
demeure, à nos Elu.e.s du Conseil Régional, pour la responsabilité des Conseils Régionaux en
Bretagne et ailleurs, de nous écouter et de nous rendre des comptes.Nous ne laisserons plus l’omerta perdurer sur le sujet de l’Agro-Business Breton.

VENDREDI 10 Septembre 10H gendarmerie de Moëlan sur mer(29)
vous êtes les bienvenu.e.s avec votre bonne humeur, vos chants, pour un rassemblement de soutien.

Contacts : 06 87 16 06 06

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