Archive | Ecologie & climat

20 octobre 2019 ~ 0 Commentaire

vidéo (eaux et rivières)

50 ans de combat pour l’eau, de la source à la mer

Découvrez le teaser du film « 50 ans de combat pour l’eau, de la source à la mer », réalisé par Jean-Yves Dagnet. Première projection lors du Dour Fest, à Quimperlé, dimanche 27 octobre.

« 50 ans de combat pour l’eau, de la source à la mer », réalisé par Jean-Yves Dagnet retrace l’histoire de l’association, les leviers actionnés pour mieux protéger l’eau et l’environnement et les défis qui se posent à l’association. Voici un avant-goût du film d’une quinzaine de minutes. Il sera diffusé, pour la première fois, dimanche 27 octobre, à l’occasion de Dour fest, à Quimperlé.

dour

18 octobre 2019

https://www.eau-et-rivieres.org/

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18 octobre 2019 ~ 0 Commentaire

pirates (france-bleu sea-shepherd)

Deux chalutiers géants repérés au large de Cherbourg : les associations et pêcheurs manchois inquiets (France Bleu)

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18 octobre 2019 ~ 0 Commentaire

paysans boulangers (bastamag)

pain bio

Paysans-boulangers : l’autonomie plutôt que la soumission à l’agro-industrie

Grâce à l’activité boulangère en plus des cultures, de nombreux petits paysans s’installent et comblent notre appétit pour un pain plus naturel. Rencontres avec ces paysans qui privilégient l’autonomie, et dont le développement fait grincer les dents des lobbies agro-industriels.

Ces dernières années, les paysans boulangers ont fait leur place sur les marchés. Le pain prend désormais ses aises aux côtés des autres produits transformés par les confrères : jus de fruit, fromages, bières, volailles, etc.

D’après Antoine Deransart, ce n’est que le début : « Je n’ai encore jamais vu l’un d’entre eux, une fois installé, ne pas arriver à vendre le pain qu’il produisait. Il y a toujours une forte demande dans la plupart des régions. On peut facilement imaginer un paysan boulanger dans chaque canton. Faites le calcul : le potentiel d’emplois est considérable. ».

« Partir de la matière première »

Romain Ménaboeuf, 35 ans, s’est récemment installé comme paysan boulanger en Saône-et-Loire, après une première vie professionnelle de dix ans en tant qu’ouvrier boulanger. « J’ai tellement travaillé de farines modifiées, des trucs bizarres ! J’avais envie de partir de la matière première, de contrôler l’ensemble de la chaîne. »

Comme la plupart de ses collègues paysans, Romain cultive une variété locale de blé qu’il améliore lui-même d’année en année en conservant les plus beaux grains, et qu’il enrichit « avec les variétés des copains ».

La culture du blé ? « C’est pas compliqué. J’ai demandé un peu aux vieux, dans le coin… » Après les moissons et leurs inévitables problèmes mécaniques, il faut trier le grain, gérer « la chauffe » du grain stocké, causée par la fermentation, assurer sa conservation pendant plus d’un an par tous les temps, moudre le grain, enfiler la casquette de fournier, puis celle de boulanger, puis celle de vendeur…

« L’hiver, quand il n’y a que le pain à faire et que les marchés de Noël sont passés, je coupe et réserve le bois qui alimentera le four. C’est mon sport d’hiver ! » Romain enfourne trois fois par semaine, et vend sans problème ses 150 kg de pain hebdomadaires sur les marchés alentours.

« Il y a beaucoup de travail, mais j’ai eu un rythme soutenu pendant des années, je suis habitué. Maintenant, je travaille pour moi. Je ne gagne pas forcément plus, mais je ne travaille plus de nuit et les week-ends.

Surtout, il y a une certaine fierté à faire de la qualité quand on me demandait avant la quantité. De savoir que je fais du pain bon pour la santé, et que j’arrive à le vendre à un prix accessible à tous. » Un des aspects de la liberté retrouvée ? « Pouvoir travailler avec du levain », explique Romain.

La farine au secours du troupeau

Daniel Coutarel, dans le Tarn s’est installé en 1982, bien avant que les formations de paysan boulanger n’existent, avec 300 brebis allaitantes et 700 agneaux. Il a dû changer de modèle économique sous peine de cessation d’activité.

La contrainte économique s’est doublée d’un « déclic » dans sa façon d’envisager l’agriculture : il est sorti du modèle productiviste intégré, c’est-à-dire dépendant des grandes entreprises de l’agro-alimentaire, et a décidé de valoriser les céréales le mieux possible, en les transformant lui-même en farine, et en vendant celle-ci en direct aux boulangers et particuliers. « L’élevage, c’est 80% de mon temps, mais la majorité de mes revenus est liée à la farine », explique l’agriculteur.

Pour autant, l’idée de se spécialiser dans le « tout farine » n’a jamais traversé l’esprit de Daniel, qui voit les choses dans l’autre sens : « C’est grâce à la farine que je peux maintenir une activité d’élevage. » Ainsi, au-delà de l’aspect économique, son activité de paysan meunier s’intègre comme un élément parmi d’autres dans le système de polyculture-élevage qu’il a peu à peu mis en place – il possède aussi un petit troupeau de vaches Aubrac.

La paille du blé Barbu de Lacaune fournit litière et complément alimentaire aux animaux – « Elle est riche en silice » – et les animaux fournissent en retour l’engrais pour les cultures. Quant aux nombreux chats présents près des silos à grain, ils assurent la conservation des céréales…

C’est donc au nom d’une certaine idée de l’agriculture que Daniel a diversifié sa production et transforme, naturellement, son blé en farine. Une agriculture qui tire le meilleur parti du vivant sans l’épuiser, indépendante des cours mondiaux et de l’agro-industrie, dans laquelle le paysan n’est pas dépossédé des fruits de son travail, et qui fournit des aliments de qualité.

Une agriculture incompatible avec l’industrialisation et la standardisation des produits. Une agriculture qui laisse toute responsabilité et liberté au paysan : une agriculture autonome.

Les lobbies de la minoterie et de la boulangerie

Malgré le gisement d’emplois que promet le métier de « paysan producteur-transformateur de céréales », on s’étonnera que des formations « du grain au pain », telles que celle du CFPPA de Montmorot, se comptent seulement sur les doigts d’une main.

On s’en étonnera d’autant plus que le discours dans l’air du temps flatte les « petits paysans bio » et que la valorisation des productions par la transformation et la vente en circuits courts permet le maintien de petites structures, des fermes à taille humaine plus facilement transmissibles, plus portées sur l’agroécologie, plus « résilientes »…

« Sauf qu’en face, on a le lobby de la minoterie et de la boulangerie, c’est pas rien ! »

s’agace Daniel. Les barons du secteur commencent en effet à voir d’un mauvais œil le dévelop-pement de ces paysans autonomes, qui court-circuitent leurs affaires. Lobbies aux côtés des-quels se tient la puissance publique, qui fronce les sourcils du seul fait qu’il y a du change-ment dans l’économie bien huilée du blé, une filière dont le contrôle et la taxation ne datent pas d’hier.

Ainsi, Daniel et ses collègues paysans-meuniers voient se multiplier les contrôles de la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF) sur leurs exploitations.

Or, la direction des fraudes les considère comme des minotiers, les soumettant donc à des taxes « farine », mais aussi à tout un cahier des charges lié à la traçabilité, à des installations respec-tant des normes d’hygiène et de sécurité taillées pour les professionnels du métier. La réglemen-tation est telle qu’aucun paysan n’aurait les moyens financiers de la respecter. « Une petite meunerie moud en trois jours plus de blé que moi en un an. C’est absurde de vouloir nous assimiler à des meuniers ! On est des paysans ! »

Un métier à faire reconnaître

Les paysans boulangers, eux aussi, revendiquent leur différence par rapport aux boulangers traditionnels. « Le même problème s’est posé avec les bouchers-charcutiers, quand les paysans ont commencé à vendre leur viande en direct », rappelle Antoine Deransart.

Soumis à des règles fiscales différentes, les paysans feraient de la concurrence déloyale, tireraient la profession vers le bas… « Les paysans font valoir leur droit de transformer leur production, c’est tout ! », soutient le formateur.

Pour l’heure, ce droit n’est pas clairement reconnu par les administrations, ce qui conduit parfois à des décisions graves de conséquences : dans le Lot, récemment, un candidat paysan boulan-ger s’est vu refuser les aides à l’installation agricole au motif que ses revenus dépendaient trop de la vente de pain… Les paysans boulangers sont-ils plus boulangers que paysans, ou plus paysans que boulangers ?

La réponse à cette question qui frise l’absurde engage l’avenir de nombreuses petites structures agricoles. Pour donner du grain à moudre aux pouvoirs publics, Antoine Deransart change de point de vue, et se met à la place… du pain :

« D’un côté, on travaille avec des farines non stabilisées de blés anciens qu’on a produit, et de l’autre, on investit dans la présentation des pains et on étoffe la gamme de sandwiches. Les consommateurs ne s’y trompent pas. » (Résumé)

Fabien Ginisty (L’Âge de faire) 18 octobre 2019

https://www.bastamag.net/

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17 octobre 2019 ~ 0 Commentaire

extinction rebellion (npa)

ext rebel

Que faire avec Extinction Rebellion ?

À l’issue de cette semaine d’action, on ne pourra être qu’impression-né par le niveau d’organisation et d’engagement des militants.

En termes de désobéissance civile, les « Rebelles » disposent d’une palette de savoir-faire : installation de campements sauvages sur des carrefours, occupation de centre commerciaux, ralentissement du trafic par des escouades de vélos, etc.

Par ailleurs, les militants d’XR ont aussi fait preuve, d’une part, d’une belle capacité d’improvisa-tion en lançant de nouvelles actions quand ils jugeaient trop tranquilles celles déjà en cours ou lorsque le délogement des bloqueurs par les forces de police ne permettait plus d’atteindre le niveau de blocage suffisant.

Ils et elles ont aussi fait preuve d’une belle ténacité en occupant 24/24h, pendant une semaine entière et sous la pluie, la place du Châtelet. Bravo à elles et eux.

Ne pas rester en extériorité

Durant cette semaine, de nombreuses critiques du mouvement issues de la gauche radicale ont mis en avant qu’Extinction Rebellion n’est pas clairement anticapitaliste, que la stratégie de non-violence fait prendre des risques disproportionnés aux militantEs par rapport à ce qui sortira de cette lutte, que le contenu politique est flou voire contradictoire, que les liens avec les autres composantes de la lutte sociale sont faibles voire inexistants, etc.

Ces critiques, qui ont toutes une part de vérité, permettent à leurs auteurs d’affirmer plus ou moins directement que ce mouvement est à regarder de loin voire à éviter.

Or, d’un certain point de vue, Il en va d’Extinction Rebellion comme des Gilets jaunes.

Ce mouvement fait rentrer dans la lutte des gens qui n’y étaient pas, qui n’ont pas d’expérience d’engagement militant et donc des gens qui, dans leur grande majorité, ne sont effectivement pas anticapitalistes, qui ne se déclarent pas révolutionnaire et qui ont intériorisé les subjectivités de la classe dominante.

Cependant, ces nouveaux et nouvelles militantEs investissent une grande partie de leur temps pour faire changer les choses, sont prêts à faire de la garde à vue, à bloquer pendant des jours un carrefour, allongés à même le sol et attachés entre eux. Il y a là un potentiel radical que l’on trouve rarement, même chez les anticapitalistes.

Un potentiel qui peut remporter des victoires et permettre, par les différentes expériences de lutte aux militants d’XR de se radicaliser.

Mais, pour ce faire, il faut s’investir dans Extinction Rebellion, participer aux actions, au travail politique, permettre que des passerelles se créent avec les autres composantes du mouvement social, pour que le début de convergence avec le comité Adama, avec les Gilets jaunes, les gilets noirs continue, s’amplifie et entraîne d’autres secteurs.

Faisons en sorte que notre présence dans la lutte climatique permette de transformer des gens en colère en camarades révolutionnaires !

Paul Vadori  Mardi 15 octobre 2019

https://www.anti-k.org/

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17 octobre 2019 ~ 0 Commentaire

rébellion vétérans (the guardian)

vieux

Comment les personnes âgées sont devenues les héros d’Extinction Rebellion

C’est une génération qui regroupe les anciens combattants de Greenham (anti missiles US), de la grève des mineurs et de la Poll Tax (Thatcher) et des mani-festations anti-guerre en Irak  et, sans avoir à s’inquiéter pour leur CV , ce sont des «arrêtables» parfaits.

La protestation touchent l’opinion lorsque les militants ont l’air aussi ordinaires que possible, comme les pelotons de grands-parents qui grossissent les rangs d’Extinction Rébellion.

Les caméras recherchent le pittoresque – le stéréotype du jeune à dreadlocks, qui permet à la presse de droite de rejeter l’énorme soulèvement mondial comme « n’étant pas des gens comme nous ».

Mais tous ceux qui participaient à la marche de Londres de samedi ou aux manifestations de cette semaine, ont vu à quel point la grande majorité d’entre eux sont des «gens normaux» non photogéniques de tous âges, avec des bataillons de retraités. Il n’y a pas non plus beaucoup de groupuscules d’extrême gauche pour détourner un puissant événement grand public.

Lorsque Boris Johnson les a qualifiés de «hargneux peu coopératifs», il ne parlait probablement pas des personnes âgées. Et il a fallu que son père, Stanley, rejoigne la Rébellion aux côtés du flot des retraités arrêtés jour après jour.

C’est le rabbin Jeffrey Newman, âgé de 77 ans, agenouillé dans Lombard Street, en face de la Banque d’Angleterre qui lui a volé la vedette. L’interdiction générale de toutes les manifestations à Londres a été totalement ignorée par les contingents des anciens.

Les anciens sont souvent les plus expérimentés, avec des médailles pour le prouver: Aldermaston était ma première marche, âgée de 14 ans. Plus tard, sont venues les manifesta-tions anti-guerre du Vietnam. Cette génération regroupe aussi des vétérans de Greenham, de la grève des mineurs, de la Poll Tax de Thatcher et des manifestations anti-guerre en Irak.

Des centaines de personnes dans les 70 ans et certaines dans les 90 ans – une génération des années 1960 aguerrie – ont été arrêtées dans le monde entier lors de ces manifestations d’urgence climatique.

Il s’agit de la cohorte des retraités la plus en forme, non seulement en mesure de s’asseoir dans la rue, mais également de se relever. Ce sont les meilleurs «arrêtables»  sans enfants, et avec pension.

Ils n’ont pas besoin de s’inquiéter des CV niqués, ni du casier judiciaire, rien à perdre. La police, (en Angleterre peut-être blog) craint de traîner les personnes âgées dans la rue. En outre, c’est un devoir pour une génération culpabilisée: « C’est nous qui avons brûlé le carbone, avons mis le plastique dans la mer et avons souillé l’air de ceux qui viendront après ».

Polly Toynbee mar 15 oct 2019

https://www.theguardian.com/

Lire aussi:

Que faire avec Extinction Rebellion ? (Anti-k)

 

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16 octobre 2019 ~ 0 Commentaire

île de sein ( fr3)

energie-renouvelable

La justice confirme le monopole d’EDF sur l’approvisionnement en électricité de l’île de Sein

La cour administrative d’appel de Nantes a confirmé la légalité du monopole d’EDF sur l’appro-visionnement en électricité de l’île de Sein, comme le lui avait suggéré le rapporteur public lors de l’audience, le 24 septembre dernier.

Pour rappel, la société Ile de Sein Energie (IDSE) – porté par une soixantaine d’habitants de l’île – lui avait demandé de lui « transférer » la convention qui lie depuis 1993 l’énergéticien au Syndicat départemental d’énergie et d’équipement du Finistère (SDEF). IDSE avait en effet été déboutée en novembre 2018 par le tribunal administratif de Rennes.
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« Il est absolument urgent de faire cesser cette pollution :
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Plus de 420 000 litres de fioul sont brûlés chaque année sur l’île, alors qu’elle ne compte que 120 habitants à l’année », avait insisté l’avocate de la société, à l’audience. « Cela représente plus de 1 220 tonnes de CO2 et cela coûte 450 000 € par an. » 
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Elle avait aussi rappelé qu’en 1998 et 2003, le fournisseur d’électricité jugeait « urgent » de développer les énergies renouvelables… « L’île de Sein, c’est du vent tout le temps », avait-elle appuyé. « Mais depuis, rien ne s’est passé. »C’est cet « immobilisme » - mais aussi la « gestion dispendieuse » d’EDF et le fait que les installations ne soient « pas convenablement entretenues » - qui avait ainsi été à l’origine de la création d’IDSE.
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« Ces allégations ne sont corroborées par aucun élément de preuve suffisant », tranche la cour administrative d’appel de Nantes dans son arrêt.« Les droits exclusifs attribués à (…) EDF sont la contrepartie de sujétions que la loi lui impose, en particulier de favoriser la maîtrise de la demande, de concourir à la cohésion sociale au moyen de la péréquation nationale des tarifs, de mettre en oeuvre la tarification spéciale dit « produit de première nécessité » et de maintenir la fourniture d’électricité », ajoute-t-elle. « Ces missions relèvent d’un service d’intérêt économique général. »
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GF (PressPepper)  15/10/2019
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Lire aussi:

Les habitants de l’île de Sein demandent l’arrêt des groupes électrogènes devant la cour administrative d’appel 

Île de Sein : des habitants mobilisés contre le monopole d’EDF 

Commentaire:

En clair: les renouvelables, çà jamais!

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16 octobre 2019 ~ 0 Commentaire

saumon (pùblico)

pisciculture

La mer s’épuise pour que vous puissiez manger du poisson d’élevage

On a beaucoup parlé de l’industrie de la viande et de son impact sur l’environnement ces derniers temps. Des affiches lors des manifestations laissent présager que c’est l’un des principaux responsables du changement climatique, mais personne ne parle de poisson.

La consommation de poisson ne nuirait elle pas à l’environnement?

L’industrie aquacole s’est présentée comme la meilleure alternative à ce que l’on appelle la «pêche extractive», mais l’aquaculture n’est qu’une ombre furtive qui cache de grands secrets: de grandes quantités d’aliments sont utilisées pour nourrir les poissons élevés dans des exploitations piscicoles.

Fabriqué à partir de poisson obtenu directement de la mer.

Comme l’explique José Miguel Cerdá-Reverter, spécialiste de la nutrition en aquaculture, l’homme a choisi d’élever les poissons qui se trouvent au plus haut niveau de la chaîne alimentaire, à savoir les poissons carnivores Ils doivent être nourris avec des protéines provenant d’autres poissons.

Comme dans tout défi digne de ce nom, il y a des défenseurs et des détracteurs. Certains soutiennent avec véhémence ces pratiques, affirmant que l’aquaculture peut potentiellement offrir des protéines saines, abordables et qui laissent peu d’empreinte carbone, ce qui soulagera les océans de la pression énorme à laquelle ils sont soumis par la pêche extractive. De l’humour noir.

Parmi les détracteurs, on trouve la communauté scientifique, qui s’est inquiétée de l’impact des pêches dites de réduction, c’est-à-dire la pêche de petits poissons pélagiques pour produire de la farine de poisson et de l’huile de poisson (FMFO) qui servent à l’alimentation. poisson d’élevage.

Le dernier rapport de la Changing Markets Foundation fournit des données qui nous permettent de comprendre les dimensions de cette industrie: près d’un cinquième des poissons sauvages capturés chaque année sont destinés à la fabrication de farines et d’huiles de poisson qui serviront d’aliment pour l’aquaculture et l’agriculture.

Si nous pensions qu’il s’agissait d’un problème localisé, c’est raté. Une vieille et triste histoire se répète encore: celle de l’inégalité. La croissance de l’aquaculture à l’échelle mondiale augmente la demande d’aliments pour poissons et, par conséquent, la demande de matières premières à transformer, ce qui signifie qu’il faut davantage de poissons sauvages.

Cette situation atteint des niveaux inquiétants dans certains pays, principalement avec des revenus faibles et des taux élevés de pauvreté et de faim. Après une enquête exhaustive, Changing Markets a réussi à rassembler des cas aussi frappants que ceux de l’Inde, du Vietnam et de la Gambie.

Des études monographiques ont été réalisées durant les mois de mai et juin. Les trois pays rassemblent des problèmes communs, dérivés de l’industrie FMFO: les stocks de poisson dans ces pays sont visiblement réduits en raison de l’utilisation de pratiques irrégulières qui endommagent l’écosystème.

Les pêcheurs artisanaux en Inde ont vidé leurs côtes, tandis que les pêcheurs vietnamiens ont décidé de franchir les frontières et de commencer à pêcher dans des eaux étrangères ou interdites. Malgré tout, le manque de stocks de poisson n’est pas le seul problème que cette industrie déclenche.

La Gambie constate à quel point son industrie de l’écotourisme est endommagée par les taux de pollution élevés tant dans l’air que dans l’eau par les usines. Dans son précédent rapport, Changing Markets avait évoqué le cas des adorables manchots Humboltd, une espèce locale du Pérou gravement touchée par la diminution de la biomasse d’anchois péruvienne dont il se nourrissent. L’anchois péruvien représente 30 à 35% de la production mondiale d’aliments pour poissons.

Aujourd’hui, comme chaque 16 octobre depuis 1979, l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) promeut  la Journée mondiale de l’alimentation.

À l’instar du Programme 2030, il vise à réduire la faim dans le monde. Paradoxalement, alors qu’en 2018, 821,6 millions de personnes étaient affamées dans le monde, des milliards de poissons sauvages sont utilisés pour nourrir les poissons d’élevage.

Cette industrie a comme point commun: le manque de transparence et l’incapacité à communiquer aux chercheurs l’évolution des marchés et aux citoyens la source de la nourriture de leurs produits aquacoles.

Nous avons entre nos mains la solution. Cessons de soutenir une industrie qui raccourcit la vie sur notre planète. N’aidons pas à maintenir des pratiques qui compromettent le tissu social et économique de ces pays. En tant que consommateurs, nous avons le dernier mot.

Shalini Arias Hurtado

https://blogs.publico.es/

Commentaire:

Là ou il est écrit « l’homme » il faut comprendre, le capitalisme!

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16 octobre 2019 ~ 0 Commentaire

fracking argentine (the guardian)

Comment la fracturation a des conséquences néfastes sur les autochtones Mapuches d’Argentine

Un feu d’huile a brûlé pendant plus de trois semaines près d’un lac d’eau douce à Vaca Muerta, en Argentine, l’un des plus grands gisements de pétrole et de gaz de schiste au monde, qui abrite le peuple autochtone Mapuche.

En collaboration avec Forensic Architecture, cette vidéo examine l’affirmation de la communauté mapuche locale selon laquelle l’industrie pétrolière et gazière a causé des dommages irréversi-bles à leur patrie ancestrale et à leur mode de vie traditionnel.

Les Mapuches autochtones paient le prix fort pour le rêve de fracturation de l’Argentine.

 

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15 octobre 2019 ~ 0 Commentaire

bretagne radieuse (fr3)

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Bretagne radieuse : enquête sur les traces invisibles de l’uranium en Bretagne

Beaucoup d’entre nous ne le savent pas mais entre 1955 et 1984, 42 mines d’uranium ont été exploitées en Bretagne. 26 d’entre elles se trouvent, concentrées, dans le département du Morbihan. Le réalisateur Larbi Benchiha est allé sur les traces de l’extraction d’uranium.

250 mines d’uranium ont été exploitées en France de 1945 à 2001, l’activité a produit 252 millions de tonnes de matériaux et de déchets résiduels radioactifs, qui menacent l’écosystème.
En Bretagne, pendant trois décennies, cette extraction d’uranium, a produit des déchets insuffisamment riches pour être traités en usine, mais néanmoins, nocifs pour la santé.

Dès les débuts, des comités de protestation anti uranium se sont constitués. Petit à petit, une conscience environnementale s’est développée mobilisant, des élus, des agriculteurs ainsi que de simples citoyens soucieux de leur qualité de vie.

Armés de compteur Geiger, des associations traquent les chemins pris par des eaux impactées, des terrains souillés, des champs infectés, des jardins de particuliers contaminés par des niveaux de radioactivités trop importants, dangereux pour l’homme. Tous ces espaces sont ouvert au public, et peuvent être des parcours de promenade pour une famille ou terrains de jeux pour enfants.

L’ampleur de la contestation a contraint l’ancêtre d’AREVA (la COGEMA) à renoncer aux mines bretonnes en 1990. Pour la première, et unique fois, une alliance s’est faite entre les écologistes et la FNSEA. Mais, trente-cinq ans d’exploitation de l’uranium en Bretagne ont laissé des traces. Autour de certains sites, l’environnement porte encore les stigmates du passé et la santé publique est toujours menacé.

Pourtant, la mobilisation des populations ne s’est pas arrêtée à la fermeture des mines. Des collectifs animés par de nouvelles générations, ont repris le flambeau des anciens et dénoncent les fermetures bâclées des mines, la non sécurisation des sites, l’absence de signalisation, la dissémination des résidus …Et le manque traçabilité pose de nombreuses questions !

En outre, les associations interpellent l’Etat, de sommer AREVA à décontaminer les zones à risques. Parallèlement, ces derniers mois, en Bretagne, des demandes pour l’exploration des sous-sols à la recherche de minerais précieux, dont l’uranium, ont été déposées en toute discrétion.

Plusieurs permis de recherches ont déjà été accordés à la société Variscan Mines : Merléac (22), Beaulieu(44). D’autres sont en cours d’instruction : Loc Envel (22), Silfiac (56), Dompierre du Chemin(35).

En 2015, Emmanuel Macron, alors ministre de l’Economie, s’est dit favorable à de nouvelles exploitations minières sur le territoire français… La dispersion des stériles et des sédiments contaminés, engendrés par 30 années d’extraction d’uranium, présente toujours un risque pour la santé publique et l’environnement.

Larbi Benchiha poursuit par son film « Bretagne radieuse » sa démarche de documentaliste sur les aspects sanitaires et environnementaux du nucléaire dont l’uranium fait partie. Après avoir filmé dans le désert du Sahara, et à Moruroa, ce troisième volet s’intéresse à la genèse de l’histoire du nucléaire en France. « Ils ont d’abord fait des mines, en Bretagne et partout en France. L’uranium des mines est la matière première des bombes nucléaires ».

Bretagne radieuse un film inédit pour France 3 Bretagne
Production : JPL Films, France Télévisions
Diffusion : lundi 21 octobre 2019 à 23h20

Benoit Thibaut Publié  15/10/2019

https://france3-regions.francetvinfo.fr

Lire aussi:

Mines d’uranium du Morbihan: 11 sites à réhabiliter mais aucune obligation pour Areva 

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14 octobre 2019 ~ 0 Commentaire

régionalistes (fr3 le-tél)

reunification

Carhaix: les régionalistes en ordre de bataille

Pour les prochaines échéances électorales

La coalition « Oui la Bretagne » organisait ce dimanche un forum public à Carhaix. Un événement qui marque l’entrée en lice de la coalition régionaliste pour les élections régionales de 2021, avec tout de même les municipales dans le viseur.

Ce n’est pas la prochaine échéance électorale qui est dans le collimateur de la coalition régionaliste « Oui la Bretagne ». Le forum organisé ce dimanche à Carhaix marquait plutôt la mise en marche des régionalistes pour les élections régionales de mars 2021.

« Oui la Bretagne « est en effet une coalition fédérant l’Union démocratique bretonne et le Mouvement pour la Bretagne. Au menu de ce forum organisé à Carhaix: débattre des urgences de la Bretagne, qu’elles soient climatiques, culturelles, sociales ou territoriales.

« Il nous faut à tout prix travailler avec les bretonnes et les bretons pour enrichir le débat et faire en sorte que l’on puisse discuter entre nous, pour ensuite aller à cette échéance avec des vraies propositions » a déclaré Christian Troadec.

Néanmoins, les élections municipales de mars prochains étaient dans toutes les têtes.

L’UDB, qui n’a pas les moyens de faire cavalier seul, fera entendre sa voix dans l’élection locale au gré des alliances qu’elle pourra passer, dans les grandes villes comme Rennes, Brest et Nantes, mais aussi dans des villes moyennes et des petites communes. À Rennes, par exemple, ce sera avec Europe Ecologie les Verts.

« Nous partirons dans un programme commun, on aura une liste qui sera très écologistes, avec un volet social important, on sera attaché à tous les questions démocratique, au sein de la ville avec ses habitants mais aussi mais aussi au-delà, sur comment la ville va se positionner par rapport à la région » a détaillé Anna Sohier, conseillère municipale UDB à Rennes.

Même si les élections municipales n’étaient pas à l’ordre du jour de ce forum, il n’a échappé à personne à Carhaix que le scrutin local restait un levier pour faire avancer les idées portées par les régionalistes.

Stéphane Grammont 13/10/2019

https://france3-regions.francetvinfo.fr/

beca ssine

Carhaix. 300 militants réunis pour « Oui la Bretagne »

Le mouvement régionaliste « Oui, la Bretagne », a réuni 300 militants, ce dimanche 13 octobre, à Carhaix, dans l’optique de relancer une dynamique en vue des élections régionales de 2021.

En 2015, le mouvement « Oui la Bretagne », qui réunit l’Union démocratique bretonne (UDB) et le mouvement Pour la Bretagne (PLB, anciennement Mouvement Bretagne et progrès) avait obtenu l’adhésion de plus de 93 000 Bretons aux élections régionales de 2015 (soit 6,71 % des suffrages). Quatre ans après, la volonté est « de relancer le mouvement dans l’optique des prochaines échéances électorales, et notamment des régionales », ainsi que l’a souligné Christian Troadec, maire de Carhaix, en ouverture du forum public de ce dimanche, à l’Espace Glenmor, qui a réuni environ 300 personnes. « La Bretagne ne va pas bien, elle est aujourd’hui confrontée à plusieurs urgences, qu’elles soient démocratique, environnementale ou sociale », a-t-il insisté. Ceux qui sont au pouvoir ont renoncé à la Bretagne et on court derrière…

Un statut particulier

Pour mieux cerner les enjeux, plusieurs intervenants étaient invités à présenter un diagnostic. Pour l’auteur et juriste Yvon Ollivier, « la transition démocratique est ce qui doit permettre la transition écologique : le système actuel repose sur le centralisme ; ceux qui sont au pouvoir ont renoncé à la Bretagne et on court derrière…

Nous demandons un statut particulier pour la Bretagne », a-t-il martelé. Récemment sous les feux des projecteurs médiatiques, le maire de Langouët, Daniel Cueff, a rappelé sa conviction selon laquelle « on ne peut pas être régionaliste sans être écologiste. Le dictateur sera le climat et les territoires devront s’adapter à des situations difficiles ». Dans une vidéo, le climatologue Jean Jouzel estime d’ailleurs que « face à l’urgence climatique, le rôle des régions est très important. Ce sont elles qui doivent être les acteurs essentiels dans la lutte contre le réchauffement ».

Déséquilibre territorial

La conseillère municipale rennaise Ana Sohier plaide, de son côté, pour qu’on « réinvente un modèle d’équilibre territorial : la réforme engagée en 2010 n’a fait que favoriser le développe-ment des métropoles. Le budget de la Bretagne est d’ailleurs comparable à celui de certaines métropoles », déplore-t-elle. « Tant qu’on n’a pas un budget conséquent, on ne peut pas espérer changer la donne », affirme Christian Guyonvarc’h, ancienne tête de liste de l’UDB aux Europé-ennes. Yves Brun (PLB) est convaincu que la TVA est l’impôt sur lequel il faut agir : « Ce sont de 6 à 7 milliards d’euros qui pourraient rester sur le territoire ! L’autonomie n’est pas une utopie ! »

« Les défis sont énormes »

Pour Lydie Massard, porte-parole de l’UDB, « les défis sont énormes et les Bretons attendent que nous apportions des idées. Ils ont le droit de décider ce qui est meilleur pour notre région ». Un point de vue que partagent les députés européens Jill Evans (pays de Galles) et François Alfonsi (Corse), venus tous deux apporter leur caution au mouvement régionaliste breton.

13 octobre 2019

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Nantes. La maire sortante joue la carte bretonne !

Johanna Rolland, actuelle maire de Nantes, a décidé de s’allier dès le premier tour à l’UDB pour les élections municipales de 2020. Un signe fort vers la Bretagne et des promesses déjà engagées.

C’est un premier acte fort dans la candidature de Johanna Rolland. Candidate à sa réélection en 2020, l’actuelle maire de Nantes vient d’annoncer par voie de communiqué qu’elle s’alliait dès le premier tour avec l’Union démocratique bretonne (UDB) « après un travail approfondi sur le projet, autour notamment de la qualité de vie à la nantaise, la valorisation de la singularité bretonne de Nantes et de nouvelles dynamiques économiques, sociales, écologiques et territoriales ». Et des promesses déjà concrètes sont contenues dans ce document.

Demander à l’Etat « un référendum décisionnel »

Johanna Rolland s’engage à accompagner « la création de Kejadenn (espace multidisciplinaire en centre-ville) », à valider le « niveau 2 de la Charte Ya d’Ar Brezhoneg (“Oui à la langue bretonne”) » et à signer son niveau 3 : « le développement de l’enseignement bilingue français-breton en passant un cap quantitatif significatif en termes d’effectifs, et le renforcement des coopérations entre Nantes et le reste de la Bretagne ».

Mais surtout, la candidate s’engage à organiser « dans le cadre du Conseil municipal, un débat qui se prononcera sur un vœu demandant à l’Etat un référendum décisionnel sur la réunification de la Bretagne ». Johanna Rolland a choisi son camp.

Ce qu’en pensent les Nantais

Fin août, Le Télégramme dévoilait en exclusivité les conclusions d’un sondage sur la Bretagne à 5 porté par le collectif Dibab et le cercle de réflexion Breizh Civic Lab. On y apprenait notamment qu’une majorité des habitants de Loire-Atlantique se sentaient bretons et qu’ils seraient favorables à un rattachement de leur département à la Bretagne.

19 octobre 2019

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Commentaire:

Allons bon! La « bretonnitude » va-t-elle sauver le PS?

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