Archive | Ecologie & climat

24 mai 2018 ~ 0 Commentaire

droit de passage (le télégramme)

droit

Tibidy, le respect de la loi demande

La fermeture du sentier côtier de Tibidy permettant d’accéder au petit port de Saint-Guénolé continue d’alimenter les débats. La décision de murer l’unique ouverture avait été prise par le propriétaire de l’île éponyme à la suite de la décision rendue par le tribunal administratif de Rennes, annulant le projet de Servitude de passage le long du littoral (SPLL) alors envisagé par l’État. Le tracé devait, en effet, contourner l’île et empiéter sur le domaine privé. Une décision fondée sur un vice de forme lors de l’enquête publique. Il manquait, en partie, l’étude d’incidences relative à Natura 2000.

« Le temps n’est plus aux palabres »

Aujourd’hui, les plaisanciers propriétaires de concessions sur le site sont vent debout. Ils récla- ment un respect de la loi. « Depuis le 2 octobre et la fermeture de l’accès, sept mois se sont écoulés et malgré les différentes démarches de la municipalité, rien ne bouge. Sinon que le propriétaire poursuit sa non-volonté de trouver une solution.

Plantations, déplacement et renforcement de clôture, bétonnage, pose de caméras ont été, depuis, réalisés. Et toujours de nuit ! », dénonce la toute récente Association des plaisanciers de Saint-Guénolé. Lundi soir, sur le site, ils ont interpellé les représentants de l’État. « Nous considérons que le temps n’est plus aux palabres. Le silence et l’inaction de l’État sont inadmissibles. M. le préfet, qu’attendez-vous pour faire respecter l’État de droit ? ».

Appuyée par l’association des Amis du chemin de ronde, l’association rappelle l’obligation pour les propriétaires de laisser aux piétons le droit de passage lorsqu’une servitude existe et surtout de n’entreprendre aucun travaux sans autorisation.
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Un rassemblement sur la cale de Tibidy autour d’un pique-nique est prévu le dimanche 27 mai, à partir de 12 h.
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« Il s’adresse aux plaisanciers, randonneurs, simples habitants qui veulent conserver un libre accès au littoral. Plus nous serons nombreux et plus nous pourrons nous faire entendre », concluent les plaisanciers.
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16 mai 2018
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 amicalesaintguenole@gmail.com

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22 mai 2018 ~ 0 Commentaire

bure stop (snda)

bure

Vous avez aimé Notre Dame des Landes ? Vous adorerez Bure !

Le projet CIGEO d’enfouissement des déchets hautement radioactifs à Bure:

Un chantier pharaonique et extrêmement dangereux qui prévoit d’enfouir puis d’oublier 99 % de la radioactivité produite en France dans une tombe d’argile à 500 mètres de profondeur, empoisonnant le sol pour au moins 100 000 ans.

Or les risques sont énormes et largement sous-évalués par l’ANDRA et les autorités qui imposent une fois de plus leur décision sans tenir compte de l’ opposition des citoyens.

Pour exemple, le débat public de 2005 rejette l’enfouissement au profit du stockage en surface de longue durée, pourtant en 2006 la loi retient l’enfouissement comme unique solution.

Prochaine étape

La demande d’autorisation de création du centre d’enfouissement pour fin 2018, demande qui sera très probablement accordée malgré les nombreux défauts de conception et le caractère complètement fou du projet: risques de contamination des eaux souterraines, risques d’explosion à cause de la présence d’hydrogène, risques de mouvements de terrain à plus ou moins longue échéance…

N’oublions pas que les pyramides égyptiennes n’ont que 4 000 ans!

Lles volcans du centre de la France étaient encore en activité il y a 8 000 ans. Alors comment peut-on avoir l’arrogance de prétendre que le terrain à Bure sera stable pour 100 000 ans, surtout une fois qu’ils l’auront transformé en gruyère avec leurs galeries ? C’est pourquoi c’est maintenant qu’il faut agir, seule notre résistance peut faire la différence.

La manifestation du 16 juin à Bar le Duc est d’une importance capitale.

Après l’évacuation du bois Lejuc en février et la violence de la répression contre les oppo- sants, les nombreux rassemblements et créations de comités ont montré que dans toute la France, l’enjeu était bien compris. C’est le moment de passer à la vitesse supérieure et de montrer notre détermination en nous rendant nombreux à Bar le Duc le 16 juin2018

Agissons avant qu’il ne soit trop tard !

Dans ce but ADN34 et Stop nucléaire 26/07 ont l’intention d’organiser un voyage en bus au départ de Montpellier et passage par Nîmes Avignon et Valence. Départ le vendredi 15 à 22h de Montpellier, retour le dimanche matin à 5h à Montpellier. (Contact: anne.freiss@sfr.fr)

Si vous n’êtes pas disponible vous pouvez participer en nous aidant à financer le bus .

STOP Nucléaire Drôme-Ardèche

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22 mai 2018 ~ 0 Commentaire

lorient monsanto (ouest france)

monsanto-mort

Lorient. 700 opposants dans la rue contre les pesticides Monsanto

Près de 700 personnes défilent en centre-ville de Lorient ce samedi matin. C’est « la marche contre Bayer-Monsanto » pour sensibiliser les citoyens contre l’emploi de pesticides dans l’agriculture. Près de 700 personnes défilent dans le centre-ville de Lorient ce samedi matin. Elles répondent à l’appel du collectif citoyen contre Bayer-Monsanto. Le collectif regroupe une vingtaine d’associations opposées à l’emploi de pesticides dans l’agriculture.

« Danger pour la santé »

« Cette marche, explique René Kermagoret, porte-parole du collectif, veut sensibiliser le plus grand nombre pour une prise de conscience des dangers mortels des pesticides pour la santé. » Cette marche est organisée dans le cadre de la journée mondiale contre Monsanto.

Les élus interpellés

René Kermagoret en appelle aussi aux élus politiques. Il s’interroge : « Sont-ils incompétents ? Sont-ils laxistes ? Ou bien sont-ils complices de l’agrochimie ? » Par ces questions, René Kermagoret et ses amis dénoncent la pression exercée par les lobbys, « puissants », des grands groupes chimiques.

Pique-nique et prises de parole

Le cortège revient en ce moment vers la place de la mairie de Lorient. Un pique-nique bio y est organisé au milieu du village et des stands qui y sont installés. Des prises de paroles auront lieu au cours de l’après-midi.

19/05/2018

https://www.ouest-france.fr/

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21 mai 2018 ~ 0 Commentaire

planète « b » ? (libération)

extinction

Bruno David : «On ne pourra pas toujours s’en tirer, il n’y a pas de planète B»

Il y a dix ans, on était réveillé par les oiseaux, plus aujourd’hui. Un constat parmi mille autres de l’extinction majeure des espèces qui bouleverse la  planète de façon irréversible. Le naturaliste Bruno David, président du Muséum d’histoire naturelle, s’alarme.

Le naturaliste Bruno David, président du Muséum national d’histoire naturelle, partage le constat alarmiste de ses pairs. Et craint que l’homme ne soit pas capable de réagir à temps.

Les scientifiques n’ont plus de mots assez durs pour qualifier l’état de la biodiversité:  «Anéantissement biologique», «défaunation aux conséquences catastrophiques»… La situation est-elle si grave ?

J’aime bien prendre du recul. Lors des derniers 500 millions d’années, il y a eu cinq crises d’extinction majeures de la biodiversité et une cinquantaine d’autres plus petites. On peut en tirer des leçons. Premièrement, il n’y a pas deux crises identiques, elles sont toujours conjonc- turelles. Deuxièmement, les crises ne tuent pas, elles ne provoquent pas une hécatombe mais sont plus pernicieuses : de génération en génération, les espèces sont moins peuplées. Une crise est mondiale et touche différents groupes d’espèces. Dernière caractéristique : elles sont brutales à l’échelle géologique, de l’ordre du million d’années en moyenne. La deuxième leçon à retenir des crises passées est qu’elles ont toutes été multifactorielles.

On serait donc en train de provoquer et vivre la sixième extinction majeure des espèces ?

Rappelons les faits. Nous constatons un déclin mondial et extrêmement brutal de la biodi- versité, qui touche des groupes extrêmement divers, les vertébrés, les insectes et la micro- faune du sol. Ça n’a jamais été aussi rapide dans l’histoire. La vitesse est le facteur le plus inquiétant. Si on extrapole les chiffres du Millenium ecosystem assessment étudiant les 200  dernières années, on aboutit à une éradication de tous les mammifères en environ 10 000 ans. Et cela peut s’accélérer. De même pour le changement climatique, on est sur des vitesses de bouleversement qui ne sont pas compatibles avec la vie végétale et animale.

Vous dites que la crise actuelle est multifactorielle. Quels sont ces facteurs ?

On parle beaucoup du réchauffement climatique, mais la plus grosse pression sur la biodi- versité est le changement d’usages. C’est l’utilisation qu’on fait de la planète qui touche le plus la biodiversité. Les études sur le déclin des oiseaux communs publiées par le Muséum et le CNRS, fin mars, montrent que dans les plaines agricoles, l’utilisation des produits phytosani-taires et l’intensification des pratiques empêchent les oiseaux de se reproduire correctement. La pollution, l’agriculture, le changement climatique sont autant de facteurs qui s’additionnent.

On peut donc bien parler d’«anéantissement biologique» ?

Oui. Je ne l’aurais peut-être pas dit il y a quelques années parce qu’on n’avait pas toutes les données détaillées sur le déclin des espèces communes. Mais depuis cinq ans, on empile les mauvaises nouvelles. La diminution des oiseaux, des insectes, de la microfaune du sol qu’on observe en France est extraordinairement alarmante. On est en plein milieu d’une crise du passé. Sauf qu’on va beaucoup plus vite.

Est-on en train de la vivre en France ?

Chez nous, dans nos jardins, beaucoup de gens constatent qu’il y a moins de lapins de garen- ne et de hérissons, par exemple. Il y a dix ans, j’étais réveillé par les oiseaux à 5 heures du matin, qui faisaient un boucan pas possible. Aujourd’hui, je ne le suis plus, et je ne pense pas être devenu sourd. Face à cela, je me dis : «Ce n’est pas possible. Qu’avons-nous fait ?» On détruit leurs environnements. On bourre les champs de produits phytosanitaires. On met des enrobages sur les graines de céréales pour qu’elles ne soient pas mangées par les parasites et cela empoisonne les animaux. On injecte des perturbateurs endocriniens dans l’eau. Les bestioles se reproduisent moins bien, voire s’empoisonnent. On perturbe tout le système écologique.

Un système dont les humains font partie…

Le dualisme nature versus homme est totalement faux. On a deux kilos de bactéries en nous dont notre vie dépend. En tant qu’espèce, on vit en symbiose avec le reste du monde. On en a besoin pour exister, pour manger, boire. Quand on porte atteinte à la biodiversité, c’est à nous, humains, qu’on porte atteinte. On est en train de gravement perturber le fonctionnement des écosystèmes qui nous rendent un tas de services : la purification de l’eau, de l’atmosphère, les ressources alimentaires, la régulation des grands cycles biochimiques et du climat.

Ces fonctionnements peuvent basculer vers de nouveaux équilibres si on les modifie de manière trop importante. Des équilibres dont on ne connaît pas les conséquences. J’aime prendre l’exemple de la tour Eiffel. Si on lui enlève une, deux, trois poutrelles, c’est comme si on enlève des espèces de certains écosystèmes. Au bout d’un moment, la tour Eiffel va s’effondrer. On aura basculé dans un nouvel écosystème qui ne rendra pas les mêmes services. Et dont les humains seront peut-être absents.

Dans votre livre la Biodiversité de crise en crise, vous posez cette question : «l’espèce humaine sera-t-elle la prochaine à disparaître ?»

Je continue de le penser fortement. Elle ne sera pas la toute prochaine à disparaître, mais sûrement une des prochaines. Parce que nous sommes trop prétentieux de penser qu’avec notre technologie, on pourra toujours s’en tirer. Il n’y a pas de planète B. Il faut arrêter de rêver, il n’y a pas d’autre option que de rester sur Terre pour le moment et d’essayer d’y vivre le mieux possible. La deuxième chose, c’est que nous sommes une espèce complexe, donc fragile. On a une physiologie compliquée, on a l’impression d’avoir une bonne carapace, avec notre technologie, notre pharmacopée, qui nous protègent, mais jusqu’à une certaine limite…

La pharmacopée, qui dépend de la biodiversité…

Oui, il y a des tas d’exemples. Un seul, peut-être le plus spectaculaire. Des bactéries symbiotiques qui vivent sur les larves d’animaux marins microscopiques, les bryozoaires, sécrètent un produit qui est un anticancéreux majeur, contre le cancer du pancréas.

Ces alertes provoquent un certain émoi… qui retombe vite. Pourquoi ?

En étant optimiste, je me dis que nous avons conscience de la manière dont on agit sur notre environnement, donc on a une capacité à réagir. Mais si je me tourne vers l’histoire des socié- tés, je constate que l’homme a un comportement puéril face à des enjeux majeurs. Il va, à chaque fois, au bout de son erreur. Nous sommes au volant d’un véhicule sur l’autoroute, nous savons qu’il y a un mur et qu’on y va très vite. Mais la réaction n’est pas à la hauteur de l’enjeu. Je pense qu’on va aller dans le mur. Et ce sera irréversible. Une fois que la tour Eiffel est en mille morceaux sur le Champ de Mars, elle a changé d’état, c’est fini, on est dans le mur.

Sait-on quand se situe ce point de bascule ?

Le paléo-écologiste Anthony Barnosky estime que cela se passera autour de 2050, en extra- polant une tendance : pour le moment, 25 % de la surface des continents est touchée par les changements anthropiques de manière importante. Il continue la courbe et estime que quand on atteindra 50 à 60 %, la planète va commencer à fonctionner autrement. Mais je pense que c’est difficile à évaluer, car on ne sait pas comment on va réagir, quelle sera la pression démo- graphique. En 1980, on était 4,5 milliards d’humains, aujourd’hui, on est plus de 7,5 milliards.

Que faire pour éviter ce basculement ?

Je n’ai pas de solution miracle, je ne suis ni politique ni économiste, je suis naturaliste, je porte un constat. Il faut complètement changer de mode de consommation. Mais la première remise en cause est d’abord démographique. Si on ne veut pas totalement changer de mode de vie, il faut qu’on accepte une réduction de la population.

On est dans un modèle économique où il faut qu’elle augmente, mais jusqu’où? 200 millions, 500 millions, pour la France ? Notre planète est finie, on ne peut pas avoir une croissance infinie, c’est du b.a.-ba. A un moment, il va falloir changer de système. Je pense qu’on ne sera pas capables de le faire, et que ce sont les circonstances qui nous l’imposeront. Le fait que les écosystèmes ne nous rendront plus les mêmes services, que les territoires ne seront plus habitables comme ils l’étaient, risque de provoquer des grandes migrations écologiques extra- ordinairement violentes et des guerres. Pour sortir de ce cercle vicieux, il faut absolument qu’on freine. Mais rien que l’interdiction de trois insecticides néonicotinoïdes en Europe pour protéger les pollinisateurs, vous avez vu le barouf que ça a fait !

Que pouvons-nous faire en tant que citoyens ?

D’abord, on peut utiliser nos bulletins de vote. On peut aussi manifester : on a le droit de s’ex- primer sur l’environnement, de manière démocratique et pacifique. Dans notre vie quotidienne, il faut s’interroger sur chacun de nos petits gestes, sans pour autant renoncer à vivre.

Les petits gestes suffiront-ils ?

Non, peut-être pas. Il faut, après, convaincre les politiques. Nicolas Hulot est sans doute la bonne personne au bon endroit pour le moment, parce qu’il a cette sensibilité. (Humour note du blog)

Qu’attendez-vous de son plan biodiversité ?

Je prends tout ce qui est bon à prendre.

Le gouvernement se montre incohérent, par exemple avec le projet de mine d’or géante en Guyane, soutenu par Emmanuel Macron…

Il y aura forcément des incohérences, car on ne peut pas basculer dans un autre système économique du jour au lendemain. Je pense qu’on en est incapables, moi le premier. Mais il y a quand même le début d’une vraie prise de conscience. Elle ne se traduit juste pas encore en actes.

Coralie Schaub, Aude Massiot 17 mai 2018

http://www.liberation.fr/

Lire aussi:

Biodiversité : ces animaux que vous ne verrez (peut-être) plus dans votre jardin (Europe1)

Biodiversité : les oiseaux, tout le monde s’en fiche (Politis)

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Commentaire: Le système capitaliste dans son évolution « no future » admet que « l’économie » (entendez satisfaire les moindres désirs des capitalistes qui nous sont imposés par des lobbies) priment sur les votes des élus et des gouvernements. Face à ces institutions impuissantes, seul un mouvement altermondialiste anticapitaliste de masse et mondial pourra infléchir le cours des évènements! Nos vies valent plus que leurs profits!

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19 mai 2018 ~ 0 Commentaire

traon bihan

traon

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18 mai 2018 ~ 0 Commentaire

fret (npa)

 

st cast

La libéralisation du fret : un cas d’école

Il est assez « étonnant » que les adeptes de la déréglementation du chemin de fer soient aussi silencieux sur l’expérience de la libéralisation du fret (le transport de marchandise sur rail) commencé en France entre 2003 et 2006.

Il faut dire que l’expérience est édifiante : c’est un fiasco sans nom.

Alors que l’arrivée d’entreprises concurrentes devait « booster le secteur », « faire baisser les prix », « créer de l’emploi », « prendre des parts de marché sur la route »… c’est tout le con- traire qui s’est passé ! En 2006 le train transportait l’équivalent de 41,2 milliards de tonnes kilométriques contre 32,6 aujourd’hui. Soit une baisse de 20 % en dix ans, avec tout ce que cela induit : fermetures de plus de 200 gares fret, suppression de près de 9000 postes…

Désastre économique, social et environnemental

Les quatre principales entreprises qui sont venues se positionner sur le marché sont ECR (filiale de la Deutsche Bahn), Colas Rail, Europorte (Eurotunel) et enfin VFLI… filiale 100 % SNCF. Elles détiennent 40 % du marché, contre un peu moins de 60 % pour la SNCF. Et elles sont toutes en déficit, pour un total de 300 millions d’euros en 2014. ECR a licencié 300 salariéEs en 2016, soit 25 % des effectifs. Pour les créations d’emplois, il faudra donc repasser.

Le fret SNCF est lui aussi en déficit (120 millions en 2017), et le gouvernement vient d’annoncer sa filialisation d’ici 2020.

Pour les cheminotEs qui ont de la mémoire, le SERNAM (messagerie de la SNCF) avait été filialisée en 2002, avant d’être privatisée en 2005, puis intégrée à Geodis Calberson en 2012, avec 6 560 postes supprimés sur les 8 000.

De l’autre côté, les transporteurs routiers se frottent les mains.

Un train de fret en moins, c’est 50 camions en plus sur les routes. Le transfert de marchandise rail/route correspond à près de 1,5 million de camions supplémentaires par an. Là aussi, pas besoin de commentaires sur l’impact de cette politique sur l’environnement.

Mais au total, c’est la SNCF elle-même qui tire son épingle du jeu de cette catastrophe.

En effet, sa filiale Geodis (intégrée à SNCF Logistics, dont elle assure 80 % des revenus) est le premier opérateur logistique, principalement routier, en France. SNCF Logistics connait un chiffre d’affaires en constante augmentation. De 7,4 milliards d’euros en 2009, il est passé à 10,2 milliards en 2017. C’est donc le groupe SNCF qui récupère, sur la route, les parts de marché perdues… sur le rail, assurant ainsi ⅓ de ses revenus.

Voilà où mène une politique de rentabilité à court terme.

Voilà le modèle que le gouvernement et la holding SNCF veulent pour le transport de voyageurs de demain.

Basile Pot  Jeudi 17 mai 2018

https://npa2009.org/

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18 mai 2018 ~ 0 Commentaire

nddl (basta!)

2012-11-30notre-dame-des-landes

Notre-dame-des-Landes: gaz lacrymogènes et bulldozers de retour dans le bocage

Près de 2000 gendarmes et policiers se sont à nouveau déployés dans la Zad de Notre-dame-des-Landes depuis le 17 mai, pour ce que l’on appelle désormais la seconde phase d’expulsion. La première a duré quinze jours début avril. Les personnes visées par ces nou- velles expulsions sont celles qui n’ont pas souhaité intégrer le processus de reconnaissance institutionnelle des lieux et projets alternatifs menés sur la Zad.

Une dizaine de lieux ont été évacués ou détruits.

La Chat-teigne, lieu de vie situé à l’ouest de la Zad de Notre-dame-des-Landes, est « tombée » ce jeudi 17 mai. L’annonce de la destruction de ce hameau de cabanes, qui prive de logement celles et ceux qui y vivaient, est vécue douloureusement parmi les mouvements de soutien à la lutte contre l’aéroport et son monde. Ce lieu était sorti de terre en novembre 2012, lors de la grande manifestation de ré-occupation organisée suite à la première tentative d’expulsion de la Zad. Des milliers de personnes avaient alors convergé vers la Chat-teigne chargées de poutres, de marteaux et de clous.

« La construction de la chat-teigne a marqué la montée en puissance d’un mouvement populaire qui allait finir des années plus tard par arracher l’abandon du projet d’aéroport, remarquent les habitants de la Zad (…). En s’attaquant aujourd’hui à la Chat-teigne, l’Etat cherche à raser un symbole de l’histoire de la lutte. » D’autres lieux ont été détruits le 17 mai. Les forces de police sont intervenues au petit matin pour raser de nouvelles cabanes. Les habitants de maisons en dur, occupées parfois depuis des années, ont par ailleurs été expulsés.

Réprimer les « sans-fiches »

Les lieux visés par cette seconde phase d’expulsion sont habités par des personnes qui ont refusé de se plier à l’injonction préfectorale des fameuses fiches. Celles-ci exigeaient le dépôt de projets individuels et nominatifs. Pour une partie des ces « sans-fiches », la négociation avec l’État n’a jamais été une option. D’autres, plutôt optimistes au départ, ont progressivement perdu toute confiance ces dernières semaines. « Ce nouveau lâchage de lest a été présenté de telle sorte qu’il fallait que le « consentement », que le consensus des signatures indivi- duelles soit total. Si un lieu refusait cela bloquait tout. Nous avons rejeté et cet ultimatum et ce paradoxe de consentement forcé », ont expliqué les « sans-fiches ».

Malgré ces dissensions autour de la stratégie à adopter, « les gens se soutiennent », disent des habitants ayant participé au mouvement collectif de dépôts de projets individuels. « Il faut bien peu de cœur pour imaginer que quiconque laisse ses voisin.e.s se faire raser leurs maisons sans réagir », signalent les habitants de la Zad.

Chacun, participant ou non à la reconnaissance institutionnelle des projets alternatifs, pâtit de la présence policière. Certains agriculteurs déplorent ainsi la destruction de pâtures de prin- temps, où les vaches s’apprêtaient à venir brouter. « Ils sont partout, ils bloquent les routes et les chemins, ils nous empêchent de travailler », remarque un agriculteur en cours d’installation sur la Zad. Pour ceux qui ont déposé des projets individuels, la tâche est loin d’être terminée. Certaines terres défendues et cultivées par le mouvement de lutte contre l’aéroport sont aujourd’hui réclamées par les paysans qui les ont vendues…

Intervention, « déconstruction », tas d’ordures

L’intervention policière suscite par ailleurs la colère des naturalistes en lutte, collectif qui étu- die, cartographie et défend la biodiversité de la Zad. Des ornières très profondes (mesurant parfois plus d’un mètre) ont été creusées, des haies et talus ont été détruits, des arbres arra- chés, s’indignent les naturalistes. Ils déplorent que des cabanes à faible impact écologique aient été transformées en tas d’ordures par la « déconstruction » à coup de pelleteuse lourde et de bulldozer.

« Ces destructions en pleine période de nidification des oiseaux et de reproduction pour la plupart des espèces sauvages du site s’accompagnent bien entendu d’un nuage de gaz lacry- mogène et d’un grand nombre de grenades explosives. Nous connaissons les conséquences de ces batailles lourdement équipées en terme de pollution chimique et sonore, fatale à un certain nombre d’animaux et gâchant le travail agricole pour longtemps. »

Des inquiétudes pointent aussi du côté des soignants, qui prennent en charge les blessés lors des affrontements avec les forces de l’ordre.

Un collectif de infirmiers, médecins, aides-soignants, kinés et psychologues, qui soutient l’équipe « médic » de la Zad, rappelle qu’il y a eu plus de 300 blessés depuis le 9 avril, princi- palement à cause des flashballs, des grenades assourdissantes et de dés-encerclement. Certains blessés ont subi des lésions graves qui ont nécessité des évacuations et des inter- ventions chirurgicales. Les soignants craignent que les forces de l’ordre finissent par commettre l’irréparable.

Nolwenn Weiler 18 mai 2018

https://www.bastamag.net/

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18 mai 2018 ~ 0 Commentaire

nature (anti-k)

"See! All we have to do is wait!"

Un an après l’élection du président Macron, les lobbies progressent et la nature régresse

La France vient de s’opposer à la proposition de la Commission Européenne d’un moratoire visant à suspendre la chasse à la tourterelle des bois. Cette espèce est pourtant vulnérable au niveau mondial (liste rouge UICN). Cette information accable la LPO, qui constate une fois de plus le peu de cas fait aux enjeux de biodiversité dès lors qu’il s’agit de satisfaire aux lobbies cynégétiques.

Un bilan pour l’instant nettement insuffisant

Plus globalement, un an après l’élection du Président Emmanuel Macron, le bilan favorable à la nature et la biodiversité est quasi nul :

Toutes les dynamiques et stratégies passées en faveur des espèces et des espaces naturels sont en panne, faute de moyens financiers et humains. Seul le projet de réintroduction de deux ourses dans les Pyrénées Béarnaises constitue une avancée, tandis qu’on a jamais autant tué de loups en France.

Malgré des déclarations d’intentions récentes, le gouvernement témoigne d’une préoccupation quasi exclusive envers la transition énergétique en oubliant les enjeux écologiques.

Dans le même temps, jamais autant de concessions  ont été faites aux  intérêts cynégétiques les plus rétrogrades.

Certes un établissement public dédié, l’Agence française pour la biodiversité, a été créé. Mais l’AFB n’est pas une finalité, elle est un moyen. Jamais la biodiversité n’a été aussi malmenée tandis que le changement de paradigme tant attendu n’a pas eu lieu. Au contraire, la  biodiversité continue de s’estomper sous les coups de boutoirs de certains lobbies.

Suite à un recours de la LPO devant le Conseil d’Etat, le Premier Ministre vient d’être mis en demeure de  dresser la liste des habitats naturels devant faire l’objet de mesures de protection dans un délai de six mois sous astreinte de 500 euros par jour de retard. Cette liste aurait pourtant dû être crée depuis 2010.

La semaine dernière, un comble, la France s’est opposée à la proposition de la Commission européenne de moratoire de la chasse à la tourterelle des bois, espèce en danger au niveau mondial (liste rouge UICN) ! La tourterelle des bois a disparu de nombreux pays comme le Royaume Uni et ses populations ont chuté de 80 % en 30 ans. 100.000 d’entre elles sont pourtant tuées chaque année dans l’hexagone !

Les français s’expriment pourtant largement en faveur de la nature.

Dans un sondage Ifop pour la LPO en date de mars 2018, 85% des français pensent que l’Etat et les élus n’ont pas pris conscience de la gravité de la situation en matière de biodiversité et ne font pas ce qu’il faudrait. Ils ont raison ! Car il aura fallu moins de un an au Président de la République pour renier les engagements de campagne en faveur de la biodiversité faites par… le candidat Emmanuel Macron lui-même.

En réponse à la confirmation de l’effondrement des populations d’oiseaux de 30% en 15 ans (études CNRS et MNHN), alors que 80% des insectes ont déjà disparu en Europe y compris dans les espaces naturels, et alors que les chercheurs de l’IPBES (Plate-forme intergouver- nementale sur la biodiversité et les services écosystémiques) ont confirmé le déclin dramatique du vivant (on parle de sixième extinction) etc. ; le Président de la République  annonce pèle mêle :

La prolongation de la chasse des oies en février alors que toutes les études ont conclu à un début de migration fin janvier, que le Conseil d’Etat a donné raison 11 fois aux associations, et que la France s’est officiellement engagée auprès de la Commission européenne a respecter les dates de clôture de la chasse au 31 janvier pour éviter les poursuites ;

La restauration des chasses dites présidentielles, alors que dans un sondage Ifop pour la LPO en date de mars 2018, 80% des français se disent opposés à la restauration des chasses présidentielles ;

La réduction du prix du permis de 400 à 200 € pour les chasseurs les plus fortunés puisque détenteurs d’un permis inter-départemental ;

Le projet d’ouverture de la chasse d’espèces aujourd’hui protégées comme le Cygne tuberculé (Cf. les déclarations du Président de la FNC) sous prétexte que leurs populations sont en bon état de conservation.

Toutes ces mesures ont été prises sans aucune concertation avec les asso- ciations de protection de la nature.

Certes la chasse n’est pas la première et seule responsable de la disparition de notre patri- moine naturel. Mais elle peut y contribuer. Il revient à chaque État membre d’identifier les espèces chassables sur son territoire, d’après une liste pré établie de 80 taxons classés en Annexe II de la Directive européenne.

La France en chasse 64, soit plus de 80%, ainsi que des sous-espèces classées en Annexe I. Le deuxième pays ayant inscrit le plus d’espèces chassables, le Danemark, arrive loin derrière avec 32 espèces chassables, soit 40%. Même en comptant notre pays, la moyen- ne de l’ensemble des pays de l’Union Européenne est de 14 espèces chassables, soit 5 fois moins qu’en France ! Ainsi, en 2015, sur la base des connaissances scientifiques, force est de constater que 20 espèces menacées ou quasi menacées dans l’UE sont encore et contre toute attente chassées en France, malgré leur mauvais état de conservation. Et la liste s’allonge, avec, par exemple, les galliformes de montagne…

Parmi les espèces en danger, la Tourterelle des bois et le Fuligule milouin sont vulnérables au niveau mondial. Suivent 18 espèces menacées au niveau de l’Union Euro- péenne comme la Barge à queue noire, la Sarcelle d’été, le Combattant varié, le Courlis cen- dré, le Fuligule milouinan, la Grive mauvis, l’Huitrier pie, le Lagopède alpin, la Perdrix bartavelle ou le Vanneau huppé.

Et encore, n’apparaissent pas dans ces listes les espèces dont le mauvais état de conser- vation est reconnu en France tels la Bécassine des marais (en danger), la Gélinotte des bois et le Grand Tétras (vulnérables) ou encore la Sarcelle d’hiver également vulnérable. Des espèces qui s’effondrent, comme l’alouette des champs, ne font pas encore partie de cette liste noire. Et la France continue d’autoriser leur piégeage sous prétexte de « tradition ».

Pourtant, pendant sa campagne présidentielle, Emmanuel Macron avait promis de mettre en œuvre, dans le seul domaine de la chasse, différentes mesures :

Étendre l’interdiction des munitions qui contiennent du plomb à l’ensemble du territoire et pas seulement dans les zones humides (actuellement, 8 000 tonnes de plomb inondent chaque année le territoire).

Demander au Ministre en charge de l’environnement d’étudier la signature d’un arrêté modifiant la liste des espèces gibiers en y retirant toutes les espèces en mauvais état de conservation (voir ci-dessus). Le sondage Ifop pour la LPO fait apparaître que, 88% des français souhaitent l’arrêt de la chasse des espèces en mauvais état de conservation.

Renforcer les contrôles des modes de chasse non sélectifs généralement interdits par la Directive oiseaux. 65% des français interrogés veulent l’arrêt du piégeage notamment à la glu.

Demander aux Préfets concernés par la chasse de nuit pour le gibier d’eau d’organiser des bilans contradictoires sur l’impact de cette pratique de chasse sur les espèces, et après concertation, associant toutes les parties prenantes, d’examiner, sur la base d’éléments objectifs, si ce type de chasse peut être maintenu.

Demander à l’ONCFS, en coordination avec les responsables de zones Natura 2000 et les associations naturalistes et de protection de la nature, d’effectuer une expertise sur les incidences de la chasse dans les espaces naturels protégés au titre de Natura 2000.

Et bien d’autres mesures en faveur de la biodiversité notamment concernant le changement de modèle agricole qui se font toujours attendre.

Face à une biodiversité en déclin rapide, la LPO attend du président qu’il tienne ses promesses de campagne

La France a une responsabilité internationale vis-à-vis des enjeux dans le domaine de la biodiversité. Parce qu’elle a des territoires outre-mer qui abritent les zones les plus riches du monde et par son influence potentielle au niveau européen.

L’annonce d’un nouveau plan général en faveur de la biodiversité n’est pas une réponse suffisante à la crise dramatique qui touche le patrimoine naturel. La LPO attend une déclaration précise avec notamment :

Un engagement ambitieux (au même titre que le climat) de la part de l’état.

Des moyens financiers permettant une véritable transition

Le respect élémentaire du droit et des connaissances scientifiques dans l’action à conduire.

Le courage et la détermination doivent désormais guider la France dans sa volonté d’offrir une résilience à la biodiversité. Dès l’année dernière, la LPO et autres associations naturalistes proposaient 130 mesures capables d’inverser la tendance. Elles poursuivront leur combat car, comme le disait Victor Hugo « n’être pas écouté n’est pas une raison pour se taire ».

Ligue de protection des oiseaux, 17 mai 2018

https://www.anti-k.org/

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16 mai 2018 ~ 0 Commentaire

lorient monsanto

lorient

Collectif citoyen contre Bayer-Monsanto :

Deux marches étaient organisées à Lorient ce samedi 19 mai 2018. Malgré l’antériorité de notre appel, nous avons décidé de modifier l’heure et le lieu de la marche contre Bayer-Monsanto à Lorient pour ne pas disperser la lutte contre la multinationale.

Nous appelons donc toutes et tous les manifestant•e•s à venir nous rejoindre à la marche place de la mairie à Lorient, derrière notre propre sono, à 11h (repérable au drapeau antinucléaire).

Nous tenons à apporter quelques précisions sur notre propre marche (et marquer notre notre différence par rapport au collectif de « 11h »).

1- Nous sommes toutes et tous légitimes à lutter contre l’entreprise mortifère Bayer-Monsanto 

  Il n’existe pas de « propriété intellectuelle » de la lutte. La marche contre Bayer-Monsanto est une marche citoyenne qui appartient à toutes celles et ceux qui veulent y pren- dre part, jeunes et vieilles, vieux et moins jeunes. Nous avons créé nous-mêmes cette page Facebook  et des outils pour les militant•e•s : ces outils et cette page ne sont pas une vitrine de soutien ni à un homme politique, ni à une femme politique, ni à un parti politique. Nous réaffirmons notre indépendance vis-à-vis des partis.

2-  Nous réaffirmons notre opposition à Nicolas Hulot.

Nous l’avions déjà affirmé en mai 2017, nous l’avons répété lors du rassemblement contre le glyphosate en octobre 2018  à Lorient. Nous le répétons encore aujourd’hui. Nicolas Hulot a trahi les militant•e•s antinucléaires, que ce soit sa position sur Flamanville ou sur celle des enfouissements à Bure. Une pensée à nos ami•e•s antinucléaires de Belleville-sur-Loire (Cher) la commune qui doit accueillir la prochaine piscine nucléaire (8 000 tonnes de déchets à venir) là où se trouvent deux AOC bien connues (Sancerre et Pouilly Fumé).

Il a trahi les militant•e•s de la ZAD de Notre-Dame-des-Landes en justifiant les violences policières et les expulsions. M. Hulot n’est que le jouet d’un gouvernement dont la politique néo-libérale est tout sauf écologique. Rappelons que Nicolas Hulot soutient la réforme ferroviaire voulue par le  gouvernement. Il est une véritable imposture.

3 – Nous luttons contre les multinationales qui confisquent nos vies.

Aussi nous nous opposons à l’association Optim’ism (Riantec 56) membre du collectif qui coorganise la marche de 11h. Celle-ci fonctionne comme une entreprise d’insertion (et est donc subventionnée). Elle établit des partenariats privés avec la fondation RTE (qui a parmi ses partenaires une certaine Fondation « Vinci pour la cité »..de VINCI),  l’entreprise EDF (pro-nucléaire), la multinationale La SAUR, la fondation NORAUTO , l’entreprise INTERMARCHE  (le Nutella à -70 %…) et enfin VEOLIA. Pour cette raison et en solidarité avec les ami•e•s de la Vélorution Lorient, nous ne relaierons pas l’évènement Facebook organisé par cette association. Nous en créerons un autre.

4 – Entendre le nom de « Bayer-Monsanto » fait frissonner tous les humanistes.

Mais nous n’avons pas peur, nous nous battons. Nous nous battons en marchant comme d’autres l’ont fait avant nous. Nous marcherons contre toutes les autres multinationales qui empoisonnent la terre et les eaux de notre planète. Parmi elles,  citons Dow Chemical, Syn- genta, BASF, Dupont, Limagrain. C’est la même logique qui anime d’autres multinationales, celles-là mêmes qui agissent contre la vie.

Nous retrouvons cette logique de profits aussi ailleurs. C’est celle qui détruit les services publics : les hôpitaux, la Poste, les écoles, le train. C’est celle qui laisse des pauvres gens mourir dans des couloirs d’un hôpital ; seuls et sans soins. C’est elle qui empoisonne la terre et tue les enfants. C’est celle qui réduit nos vies en esclavage. C’est celle qui laisse sur le bord du quai, des passagers sans trains et sans avenir. C’est celle qui pollue les eaux, nos sols et notre air. C’est celle qui abandonne l’écolier sur le bord du chemin. L’idée est donc de conver- ger les luttes. Pour se soutenir et tenir face aux puissances de l’argent. La logique mortifère qui empoisonne nos vies, c’est celle du profit. Nous marchons pour mettre en lumière des pratiques agricoles scandaleuses pour ne plus les laisser hypothéquer nos vies pour leurs profits. Cette logique de profits est une logique de mort.

5 -  Le soutien aux cheminot•e•s est fondamental. Pourquoi ?

Parce que nous vivons dans un monde où règne la précarisation des emplois, donc des exis- tences. La situation dans laquelle nous vivons a créé une précarité telle, que nous avons peur de perdre notre emploi si nous en avons un. Nous cherchons un travail parce que nous n’en avons pas, et si nous en trouvons un, il est le plus souvent temporaire.

Faire grève ou nous mobiliser risque de nous faire perdre ce travail. Et nous ne pouvons pas nous permettre de perdre ce maigre salaire par une journée de grève. L’ordre social auquel veut nous soumettre le pouvoir des multinationales est remis en cause par celles et ceux qui peuvent faire grève parce qu’ils et elles ont encore un statut et des droits qui leur permettent de le faire. Nous appelons évidemment celles et ceux du public et du privé, qui luttent POUR les services publics, les EHPAD, les postiers et postières, les aide-soignant•e•s, infirmières et infirmiers, enseignant•e•s… à venir rejoindre la marche contre Bayer-Monsanto, multinationale devenue le symbole de la lutte écologique et sociale.

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16 mai 2018 ~ 0 Commentaire

plouzélambre (le télégramme)

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