Archive | Ecologie & climat

18 mai 2019 ~ 0 Commentaire

marche climat monsanto

IMG_4514

Brest, samedi 18 mai

Lorient : 2 000 personnes pour la marche mondiale contre Monsanto-Bayer (FR3)

Lire la suite

17 mai 2019 ~ 0 Commentaire

canada (alter québec)

 aim usa

American Indian Movement (USA)

Canada : le royaume de l’extractivisme

Il semble que le Canada soit impliqué dans les activités minières et les catastrophes environnementales dans Sud. Où se situent ces opérations et qui sont les principaux acteurs de l’entreprise ?

Todd Gordon : Le Canada possède la plus grande industrie extractive au monde, avec des mines en exploitation et des actifs d’exploration sur tous les continents. L’Amérique latine est la région dans laquelle les entreprises canadiennes sont traditionnellement les plus présentes. L’internationalisation de l’industrie a été facilitée par le caractère réglementaire des lois cana-diennes et, partant, par le rôle central que la Bourse canadienne a joué par le passé dans la mobilisation de capitaux d’investissement.

Les sociétés minières canadiennes les plus tristement célèbres au cours des dernières années sont peut-être Barrick Gold et Goldcorp (récemment rachetées par une société américaine), connues pour leur implication dans des violations des droits de l’homme dans plusieurs pays différents. Mais il y a beaucoup d’entreprises canadiennes, y compris des petites entreprises, dont peu de gens auraient entendu parler, impliquées dans des violations des droits de la personne.

ATC : Où sont les plus importantes confrontations avec les peuples autochtones ?

TG : Plusieurs sociétés canadiennes ont été créées au Canada sur des terres autochtones. Ici, ils ont développé leurs compétences en matière de dépossession légale et forcée, de pillage écologique et de contournement des droits des travailleurs.

Sur le plan international, des affrontements importants ont eu lieu avec des peuples autochtones au Mexique, au Guatemala, en Équateur, au Pérou, en Colombie, en Tanzanie, aux Philippines et en Papouasie-Nouvelle-Guinée, entre autres.

Une étude réalisée dans le cadre du projet Justice et responsabilité des entreprises de la faculté de droit Osgood Hall de Toronto a révélé que, pour la période 2000-2015, des entreprises canadiennes actives en Amérique latine ont été impliquées dans des affrontements qui ont fait 403 blessés.

Les sociétés extractives canadiennes et leurs bailleurs de fonds ne sont presque jamais tenus pour responsables. Ils peuvent exercer une influence dans le pays où les abus se produisent et aucune loi au Canada ne les oblige à rendre des comptes pour les actes de violence perpétrés en leur nom à l’étranger.

À l’heure actuelle, des tribunaux canadiens ont poursuivi contre deux entreprises canadiennes, l’une pour le prétendu recours au travail forcé en Érythrée et l’autre pour son implication présumée dans le viol collectif et le meurtre d’opposants au Guatemala. Les sociétés minières, pétrolières et gazières canadiennes avaient également des liens avec des paramilitaires colombiens.

En cas de catastrophe écologique, telle que des déversements de produits chimiques toxiques, l’entreprise canadienne est rarement pleinement responsable, même si elle est tenue pour responsable. Le défi le plus efficace contre les pratiques prédatrices de ces entreprises ne vient pas des tribunaux, mais des communautés autochtones qui déploient l’action directe et le sabotage. Dans certains cas, ils ont empêché l’exploitation de mines, comme en Équateur.

ATC : Quels types de mouvements et d’organisations existe-t-il au Canada en solidarité avec les mouvements indigènes résistant à ces opérations mondiales ?

TG : Les communautés autochtones sont à l’avant-garde. Les syndicats ont également joué un rôle. Il y a aussi des ONG qui ont fait un travail important de sensibilisation, organisant des tournées à l’étranger pour les Canadiens et essayant de gagner du soutien pour les luttes internationales.

Mais je ne dirais pas qu’il y a un mouvement en soi à ce stade, même si la prise de conscience s’est considérablement accrue au cours des deux dernières décennies. Le Nouveau Parti démocratique ( PS du Canada blog) et les Verts ont formulé des critiques plus cohérentes et le NPD a préconisé une réforme juridique visant les activités internationales des entreprises canadiennes. Les libéraux et les conservateurs n’ont rien fait au gouvernement si ce n’est d’émettre des platitudes autour de la « responsabilité sociale des entreprises ».

ATC : Qu’en est-il du gouvernement libéral Trudeau, avec sa rhétorique respectueuse de l’environnement et ses politiques extractivistes ?

TG : Ce sont des hypocrites qui, contrairement aux conservateurs, essaient d’offrir un vernis progressif à leurs politiques. Ainsi, par exemple, ils prétendent que le gazoduc Trans Mountain, qu’ils ont récemment acheté à Kinder Morgan et qui transportera du gaz naturel de l’Alberta jusqu’à la côte de la Colombie-Britannique via un territoire autochtone, contribuera à réduire les émissions de carbone, car l’Alberta sera plus susceptible de d’accepter des réductions d’émissions si ce pipeline est terminé.

Ils s’efforcent de parler de « réconciliation » avec les peuples autochtones et de reconnaître les injustices du passéMais à un moment donné, ils envoient des paramilitaires pour imposer un blocus sur le territoire autochtone et emprisonner des militants autochtones, comme ils l’ont récemment fait avec les Wet’suwet’en.

À l’échelle internationale, ils parlent d ‘« État de droit » et de « responsabilité sociale des entreprises ». Pourtant, tout comme leurs prédécesseurs conservateurs, ils ont refusé d’intro-duire une loi qui obligerait les sociétés extractives canadiennes à rendre des comptes pour toute violence ou destruction écologique. Les sociétés extractives canadiennes, appuyées par des investisseurs financiers canadiens (et internationaux), ont une présence mondiale importante et les libéraux appuient pleinement le secteur.

Against the Current s’est entretenu avec Todd Gordon, co-auteur (avec Jeffery Webber) de Blood of Extraction : l’impérialisme canadien en Amérique latine sur les activités minières au Canada et à l’étranger. Il est activiste socialiste à Toronto et membre du Toronto New Socialists.

Todd Gordon dimanche 12 mai 2019

http://www.europe-solidaire.org/

http://alter.quebec/

Lire la suite

15 mai 2019 ~ 0 Commentaire

big bang (courrier international)

Changement climatique, “big bang” économique

La température de la Terre augmente de plus en plus vite. Ce bouleversement a déjà des conséquences dramatiques sur l’environnement, et pourtant, explique le Financial Times, les États tardent à prendre les mesures nécessaires pour l’endiguer. La raison ? Pour l’instant, les effets du changement climatique restent des “externalités”, c’est-à-dire des coûts indirects, pour la plupart des individus, qui ne perçoivent pas son incidence négative.

Mais, en réalité, les répercussions sur l’économie seront énormes : lorsque les phénomènes météorologiques extrêmes décourageront les investissements dans le secteur agricole, que certaines zones devenues trop chaudes l’été seront délaissées par les touristes et que le secteur pétrolier s’effondrera, l’économie n’aura plus d’autre choix que de se transformer radicalement. Là, peut-être, les gouvernements prendront les décisions nécessaires.

10/05/2019

https://www.courrierinternational.com/

Commentaire:

D’accord avec le constat, mais le « capitalisme vert » ne peut exister car il lui faut pour vivre « de la croissance », c’est à dire surexploiter les ressources disponible

Lire la suite

14 mai 2019 ~ 0 Commentaire

macron biodiversité (npa)

macron maya

Plan biodiversité : Macron fait du surplace

Il aura suffi que l’IPBES1 dise qu’un million d’espèces animales et végétales (1 sur 8) sont menacées d’extinction à brève échéance, pour que Macron communique et dégaine un « plan pour sauver la biodiversité ».

Personne n’a oublié que, lors de sa conférence de presse du 25 avril, Macron n’a ni évoqué l’écologie, ni même prononcé le mot « biodiversité ». Un détail qui n’arrête pas le « roi de la Terre » toujours prêt à faire miroiter des promesses, surtout en période électorale. Mais qui peut y croire ?

Macron, roi du recyclage !

Rien de nouveau dans ses déclarations. Le « 100% derecyclage du plastique » dont la pollution a été multipliée par dix depuis 1980, a déjà été promis en août 2018. L’élimination des « emballages problématiques » est prévue dans le pacte signé en février 2019 avec la grande distribution.

La « baisse de 50% de l’utilisation des produits phytosanitaires d’ici 2025 » a été formulée dans les plans Ecophyto de 2007 et de 2018, avec la réussite que l’on connaît !

Cela alors qu’environ 300-400 millions de tonnes de métaux lourds, solvants, boues toxiques et autres déchets issus des sites industriels sont déversés chaque année dans les eaux du monde, que les engrais qui arrivent dans les écosystèmes côtiers ont produit plus de 400 « zones mortes » dans les océans. La « lutte contre le gaspillage alimentaire », déjà l’objet d’une loi qui oblige à donner aux associations les surplus alimentaires, ne sera renforcée d’aucune mesure concrète.

Quand c’est flou… 

Macron promet de « réviser les aides fiscales et budgétaires » et « de compléter le plan biodiversité de Hulot de 2018 », sans aucune précision. Il prévoit « l’extension des aires maritimes et terrestres protégées » (respectivement de 22% et 21%), qui passeraient à 30% d’ici 2022. Mais la plupart de ces espaces n’ont toujours pas de vrai plan de gestion avec des moyens pour le mener.

De plus, les annonces de Macron contredisent le texte voté au Sénat en avril dernier qui, s’il est adopté, confierait aux Fédérations de chasse la gestion de réserves naturelles nationales, et des réserves nationales de la chasse et de la faune sauvage, aujourd’hui sous la responsabilité de l’État. Macron cajole les chasseurs…

La biodiversité n’est pas compatible avec le système 

Macron veut enrayer l’artificialisation des terres. Chiche! Qu’il stoppe les projets inutiles et destructeurs : les projets autoroutiers (Rouen, Stasbourg…), le complexe Europacity au nord de Paris, le bétonnage de la côte prévu à Fréjus, le remplacement du transport des primeurs, par train Perpignan-Rungis, par 25 000 camions…

Qu’il signe l’arrêt du projet de mine d’or en Guyane, des importations d’huile de palme de la raffinerie Total de La Mède (Bouches-du-Rhône)… Fidèle serviteur des grands groupes du BTP, de l’énergie et des banques, il ne mettra jamais à contribution les profits pour enrayer la chute de la biodiversité.

Nul besoin d’un opportuniste de plus !

Ne comptons que sur nos collectifs de lutte pour imposer l’arrêt du saccage de la Terre. Servons-nous des réflexions et des expériences menées, appuyons-nous sur les mobilisations de plus en plus nombreuses dans le monde, amplifions-les, faisons-les converger pour sortir du système capitaliste responsable de la crise écologique majeure.

Commission nationale écologie

  • 1. Plateforme intergouvernementale scientifique et politique sur la biodiversité et les services écosystèmiques.

Mardi 14 mai 2019

https://npa2009.org/

Lire la suite

13 mai 2019 ~ 0 Commentaire

pollution littorale (youth for climate brest)

60132729_367206337258713_1373459695775252480_o

La Jeunesse pour le Climat de Brest reçoit jeudi soir un océanographe de AE2D (Agir pour un Environnement et un Développement Durable) en Finistère pour une conférence-débat sur la pollution littorale : ses causes et ses enjeux, les acteurs de la chaîne de conséquence !
L’évènement aura lieu dans la salle des Gilets Jaunes de Brest (Maison du peuple, 2 place Édouard Mazé) de 19 à 21h

Youth For Climate Brest

Lire la suite

12 mai 2019 ~ 0 Commentaire

rosa luxembourg (essf lbn)

Luxemburg_blog_visual_800_533_90

Certaines idées de Rosa Luxembourg nous sont-elles utiles aujourd’hui?

Cent ans après l’assassinat de la révolutionnaire germano-polonaise Rosa Luxemburg, certaines de ses idées sont-elles pertinentes pour ceux qui souhaitent transformer la société pour parvenir à la justice sociale et écologique? Je crois que la réponse est oui. En dépit des nombreuses différences entre notre époque et la sienne, certaines des idées les plus importantes de Rosa Luxembourg restent des repères précieux.

Socialisme ou Barbarie

Le capitalisme provoquera inévitablement de terribles destructions et finira par mener à un effondrement social total (ce que R Luxembourg appelle « la barbarie »), avec la perte des meilleures réalisations que l’humanité a créées sous le capitalisme, à moins que les gens ne se lèvent et entament une transition vers une société différente . Bien avant  son effondrement  total, le capitalisme engendrera toutes sortes de régressions et de destructions.

Rosa Luxembourg a compris que dans un système dans lequel des entreprises concurrentes produisent des biens et des services, un système dans lequel le petit nombre de pays où ce système est le plus développé – l’impérialisme – dominerait le reste du monde, était intrinsèquement destructeur et conduisait à des guerres dévastatrices.

Comme elle l’écrivait: «Le triomphe de l’impérialisme conduit à la destruction de la culture, sporadiquement pendant une guerre moderne, et pour toujours, si la période des guerres mondiales qui vient de commencer [elle fait allusion à la Première Guerre mondiale] continue sa course jusqu’à la dernière conséquence ultime […] la destruction de toute culture […] le dépeuplement, la désolation, la dégénérescence, un vaste cimetière. »

C’était une prédiction précise des guerres mondiales et de l’Holocauste survenues entre 1914 et 1945. Son point de vue a également été confirmé par les guerres au Vietnam du début des années 1960 à 1975, en Afghanistan et en Irak de 1979 au début du 21è siècle, au Congo de 1998 à 2003 et d’autres.

La théorie luxembourgeoise du capitalisme comportait des faiblesses. Mais elle avait raison de comprendre qu’il s’agissait d’un système chaotique, intrinsèquement lié à la concurrence entre entreprises et États, avec des crises sociales, un système qui finira par une extermination généralisée de l’humanité, s’il n’est pas remplacé.

De nos jours, le capitalisme déchire les relations entre l’humanité et la nature, menaçant de bouleverser les éco-systèmes dans lesquels notre espèce existe depuis des millénaires (certains scientifiques estiment que ce  notre époque marque une nouvelle ère dans l’histoire de la Terre l’Anthropocène).

Les changements climatiques sont extrêmement dangereux, mais ce n’est qu’un aspect de ce qui se passe. Il y a aussi l’extinction des espèces, l’acidification des océans, l’épuisement de l’eau douce, la réduction de la diversité des cultures, etc. Cette crise écologique nous garantit un avenir de souffrances, de conflits et de crises sociales dans un monde où de nombreux États possèdent des armes chimiques et biologiques, et parfois des armes nucléaires.

La compréhension de Luxembourg nous aide à comprendre pourquoi il ne peut y avoir de solution capitaliste à la crise écologique, comme le prétend le soi-disant « capitalisme vert ».

Cela protège également contre le faux espoir que la pression des mouvements sociaux et des « bons » gouvernements engagés dans la lutte contre le changement climatique puisse aboutir à des réformes qui rendront le capitalisme écologiquement durable.

Il est possible – et urgent – de créer des mouvements de masse pour obliger les États à mettre en œuvre des mesures visant à réduire considérablement les émissions de gaz à effet de serre.

Cependant, le capitalisme même avec des réformes majeures visant à réduire les émissions de CO2 resterait un système destructeur sur le plan écologique.

Nous avons besoin d’internationalisme, pas de nationalisme.

Le Luxembourg critiquait les États-nations,  » Le nationalisme en tant qu’instrument de domination capitaliste ». Elle a expliqué l’absurdité que chaque membre d’une nation a des intérêts communs. Elle a rejeté les appels à l’unité pour que les citoyens s’unissent derrière « leurs » gouvernements qui gèrent des sociétés qui ne sont pas «les nôtres», car elles sont contrôlées par une petite classe dirigeante.

Contre le nationalisme, Rosa Luxembourg a appelé à la solidarité par-delà les frontières, énonçant deux règles « d’importance historique mondiale » pour l’auto-émancipation de la classe ouvrière. La lutte de classe contre la classe dirigeante dans chaque pays, et la «solidarité internationale des travailleurs de tous les pays.»

C’est une réponse aux États capitalistes qui divisent l’humanité par des frontières ouvertes aux fonds d’investissement et aux riches, mais fermées à la plupart des gens, même dans des conditions de vie ou de mort. Accorder des droits aux citoyens mais les refuser à tout le monde; déclarer certaines personnes «illégales» pouvant être détenues ou expulsées, déployer des forces de police contre les défenseurs autochtones afin de construire des pipelines «dans l’intérêt national».

Sa position est également une réponse appropriée aux mouvements politiques nationalistes qui cherchent à rassembler les gens autour d’un drapeau, proclamer «notre nation est la meilleure» ou dénigrer ceux qui , par accident de naissance, appartiennent à d’autres nations.

La meilleure façon d’honorer la mémoire de Luxembourg est de mettre ses meilleures idées au service de la constitution de nouvelles forces politiques engagées dans la libération.

David Camfield 10 avr. 2019

https://briarpatchmagazine.com/

Commentaire de l’auteur:

À mon avis, l’internationalisme est important partout, mais les nationalismes des peuples autochtones diffèrent du nationalisme canadien, de même que les nationalismes des pays opprimés par l’impérialisme. (Comme le nationalisme palestinien, le blog)

Commentaire du blog:

Rosa Luxembourg avait une relation particulière à la question nationale, étant juive polonaise de l’Empire russse et militante au PS en Allemagne. Elle se méfiait de la question nationale comme risque de division du mouvement ouvrier. Elle refusait de se battre pour l’indépendance de la Pologne de l’Empire russe.

https://www.marxists.org/

http://www.europe-solidaire.org/

Lire aussi:

Rosa Luxemburg et la question nationale (LBN)

« Le mot d’ordre de Rosa Luxemburg « socialisme ou barbarie » s’est révélé prophétique » (LBN)

 

Lire la suite

11 mai 2019 ~ 0 Commentaire

union européenne (reporterre)

epuisment

À partir du 10 mai, l’Union européenne aura épuisé les ressources que la planète peut lui offrir

Vendredi 10 mai, l’Union européenne aura consommé l’ensemble des ressources naturelles que la planète peut renouveler en un an, selon un rapport du WWF et du Global Footprint Network rendu public jeudi 9 mai.

En ce « jour du dépassement européen », l’Union européenne aura « pêché plus de poissons, abattu plus d’arbres et cultivé plus de terres que ce que la nature ne peut procurer au cours d’une année. (…)

[Ses] émissions de gaz à effet de serre auront été plus importantes que ce que [les] océans et [les] forêts ne peuvent absorber », précise le WWF, deux semaines avant les élections européennes (dimanche 26 mai).

L’Union européenne utilise ainsi chaque année l’équivalent de 2,8 planètes Terre pour subvenir à ses besoins.

« Un résultat bien au-dessus de la moyenne mondiale qui se situe autour de 1,7 Terre », précise le WWF. Alors que la population de l’Union européenne ne représente que 7 % de la population mondiale, les Européens utilisent à eux seuls 20 % de la biocapacité de la Terre.

Le Jour du dépassement européen est passé du 13 octobre en 1961 au 10 mai cette année. Au sein de l’Union européenne, il existe cependant des différences notables : le Luxembourg atteint son jour du dépassement après seulement 46 jours, tandis que la Roumanie a consommé toutes les ressources pour l’année entière au bout de 192 jours – plus tôt que la moyenne mondiale, qui était le 1er août en 2018.

L’érosion du capital naturel et ses conséquences directes ou indirectes (chute des stocks de poissons, érosion des sols, pollutions, extinctions d’espèces et dérèglement climatique) ont un coût important, à la fois pour l’économie et notre santé : les événements climatiques extrêmes ont coûté 450 milliards d’euros à l’Europe depuis 1980 et la pollution de l’air cause 430.000 morts prématurées en Europe chaque année, précise le WWF.

10 mai 2019

  • Source : WWF

https://reporterre.net/

Lire la suite

10 mai 2019 ~ 0 Commentaire

manger du poisson? (anti-k)

espece pro

La plus importante nouvelle que l’humanité ait jamais reçue

L’effondrement général de la vie sur Terre. La vaste évaluation internationale de l’état de la nature, révélée lundi , nous apprend que la planète vivante est en train de mourir. Pourtant, il n’est pas étonnant qu’elle ne figure pas dans les premières pages. Plus la question est importante, moins on en parle.

Il y a une raison à cela. Si nous devenions pleinement conscients de notre situation, nous exigerions un changement systémique.

Le changement systémique est trop menaçant pour les médias. Donc, ils nous distraient avec des babioles comme un bébé royal. On me dit souvent que nous obtenons les médias que nous méritons. Nous obtenons les médias que les milliardaires exigent.

Cela signifie que le premier devoir d’un journaliste est de couvrir les problèmes négligés. Je  vous dirige donc vers les 70% de la planète qui sont laissés de côté même dans le nouveau rapport: les mers.

Ici la vie s’écroule encore plus vite que sur terre. Le rapport de l’ONU sur la biodiversité indique clairement que la cause principale n’est pas le plastique . Ce n’est pas la pollution, pas la dégradation du climat, pas même l’acidification de l’océan. C’est la pêche. Comme la pêche commerciale est le facteur le plus important, c’est celui dont nous parlons le moins.

Quand vous entendez le mot pêcheur, quelle image vous vient à l’esprit?

Une barbe blanche, des yeux scintillants, assis sur un petit bateau rouge qui avance joyeu-sement sur une mer scintillante? Si tel est le cas, votre image du secteur nécessite une mise à jour. Une enquête menée par Greenpeace l’année dernière a révélé que cinq familles ont  29% du quota de pêche du Royaume-Uni . Elles figurent toutes sur la liste du Sunday Times Rich List.

Une seule multinationale néerlandaise exploitant une flotte de pêche détient 24% du quota anglais. Les plus petits bateaux – moins de 10 mètres de long – constituent 79% de la flotte, mais n’ont le droit de capturer que 2% du poisson.

« La pisciculture a des impacts encore plus importants, car les poissons et les crevettes sont souvent nourris d’écosystèmes marins entiers: des chalutiers aveugles draguent tout et en font  de la farine de poisson. »

La même chose s’applique dans le monde entier: d’énormes navires de pays riches avalent les poissons des pays pauvres, privant des centaines de millions de personnes de leur principale source de protéines, tout en éliminant les requins, le thon, les tortues, les albatros, les dauphins et une grande partie du reste de la vie. les mers.

La haute mer, autrement dit les océans situés au-delà des frontières nationales de 200 milles, est un pays sans lois. Ici, les navires de pêche installent des lignes d’hameçons de jusqu’à 10 km de long qui nettoient la mer de tous les animaux qu’ils rencontrent. Et même les pêcheries côtières sont gérées de manière désastreuse.

Pendant quelques années, les populations de morue et de maquereau du Royaume-Uni ont commencé à se reconstituer . On nous a dit que nous pourrions recommencer à les manger en toute sécurité. Les deux sont maintenant en chute libre. Les jeunes morues sont rejetées illégalement à une échelle industrielle, de sorte que les prises légales dans les mers britanni-ques sont probablement dépassées d’environ un tiers. Le maquereau en raison de la surpêche à peine réglementée, a perdu son label écologique il y a quelques semaines.

Le gouvernement affirme que 36% des eaux anglaises sont «protégées en tant que zones de protection marines» (MPA). Mais cette protection ne représente que des lignes sur la carte. La pêche commerciale est exclue de moins de 0,1% de ces fausses réserves. Un article récent de la revue Science a révélé que l’intensité du chalutage dans les zones protégées européennes est plus élevée que dans les zones non protégées. Ces AMP sont une farce totale: leur seul but est de convaincre le public de croire que quelque chose est en train d’être fait.

Au vu des échecs de l’Union européenne, vous espérez mieux du Brexit ?

Alors que l’UE propose un engagement juridique d’empêcher toute espèce de poisson d’être exploitée au-delà de son taux de remplacement l’an prochain, le projet de loi britannique sur la pêche ne contient pas un telle sauvegarde . Il n’est pas prévu de transformer nos «zones protégées» en zones protégées. Le pillage de nos mers devrait probablement s’intensifier.

Ce qui rend tout cela si frustrant, c’est que la réglementation du secteur de la pêche est à la fois pas cher et facile. Si la pêche commerciale était exclue de vastes zones marines, les captures totales augmenteraient probablement, paradoxe que les biologistes appellent l’effet de propagation.

Les poissons et les fruits de mer se reproduisent et grandissent dans les réserves, puis se répandent dans les eaux environnantes. Là où les mers ont été protégées dans d’autres parties du monde, les captures ont considérablement augmenté. Comme le montre un article de la revue PLOS Biology , même si la pêche était interdite dans toute la haute mer, comme il se doit , la capture de poissons dans le monde augmenterait.

Les règles ne sont pas difficiles à appliquer. Comme l’ a montré le Fonds mondial pour la nature, équiper tous les bateaux de plus de 10 mètres pêchant dans les eaux britanniques avec un équipement de surveillance ne coûterait que 5 millions de livres.

Des caméras et des capteurs enregistreraient ce que les bateaux capturent, rendant la pêche illégale impossible. Mais l’installation de cet équipement est volontaire. En d’autres termes, il est impératif de se conformer à la loi pour empêcher les rejets, la pêche hors quota et la pêche dans les zones de non-prélèvement, mais il est facultatif de prévoir l’équipement qui indique si vous vous conformez ou non à la loi.

Sans surprise, moins de 1% des navires ont accepté de transporter l’équipement.

Il n’y a presque plus de poissons ou de fruits de mer que nous pouvons manger en toute sécurité. Les scandales récents suggèrent que même le label du Marine Stewardship Council, qui est censé nous rassurer sur le poisson que nous achetons, n’est pas une garantie de bonne pratique.

Par exemple, le conseil a certifié les pêcheries de thon dans lesquelles des requins en danger ont été capturés et, dans les eaux britanniques, il a approuvé le dragage des pétoncles qui déchire les fonds marins.

Tant que la pêche n’est pas correctement réglementée et contrôlée, nous devons retirer notre consentement. Gardez vos sacs en plastique par tous les moyens, mais si vous voulez vraiment faire une différence, arrêtez de manger du poisson.

George Monbiot Jeudi 9 mai 2019

https://www.anti-k.org/

https://www.theguardian.com/

Commentaire:

La mer est la principale réserve de protéines de l’humanité, c’est une affaire globale.

La pisciculture est une activité agricole chinoise depuis de millénaires: les poissons sont végétariens et mangent les restes. Le saumon industriel lui est nourri d’autres poissons. Il faudrait accepter de manger des espèces végétariennes.

Bien entendu, nous nous opposons (comme l’auteur) à la surpêche industrielle et pas à la  petite pêche avec des « sanctuaires » pour que le poisson puisse se reproduire.

Enfin, comme l’agriculture industrielle qui nourrit les vaches, cochons, poulets et fait du diesel, la pêche n’a pas pour but de « nourrir les pauvres ». Ils se débrouillaient très bien avant que les navires usines à farine de poisson ne viennent les priver de nourriture.

Lire la suite

09 mai 2019 ~ 0 Commentaire

écologie (reporterre)

billets

Grève au ministère de l’Écologie contre les suppressions de postes

Alors que les syndicats de la fonction publique appellent à une journée de mobilisation, ce jeudi 9 mai, des personnels du ministère de l’Écologie se sont mis en grève et ont manifesté pour dénoncer « la contradiction entre l’affichage du gouvernement en matière d’environnement et les réalités palpables sur le terrain », ont dénoncé les syndicats lors d’un point presse, jeudi matin. Ces derniers s’inquiètent d’une baisse drastiques des effectifs, d’une perte de moyens financiers, d’un recul des savoir-faire et d’une multiplication des suicides.

Selon leurs chiffres transmis dans un communiqué, en 10 ans, les fonctionnaires du ministère ont vu leur nombre diminuer de 40 %. « Nous sommes le ministère qui supprime le plus de postes. Nous remportons chaque année la médaille d’or ou d’argent dans le championnat interministériel », s’insurge Laurent Janvier, de Force ouvrière. De 2013 à 2019, plus de 13.000 emplois ont été supprimés, 9.000 dans le ministère et 4.250 au sein des établissements publics.

Les conséquences sont multiples. « Des missions de service public ne peuvent plus être menées à bien, certains contrôles sont externalisés et privatisés, des expérimentations pour rendre le droit de l’environnement plus “souple” se développent », dénoncent les syndicats. Pour ces derniers, « les fonctionnaires du ministère de l’Écologie sont en voie d’extinction ». Ils manifestent donc ce jeudi après-midi, à Paris, avec les autres secteurs de la fonction publique.

9 mai 2019

https://reporterre.net/

Lire la suite

07 mai 2019 ~ 0 Commentaire

biodiversité (jdd)

congo1

Biodiversité : 1 million d’espèces sont menacées 

Voici pourquoi c’est grave

Un million d’espèces animales et végétales seraient menacées à cause de l’activité humaine, selon le rapport sur la biodiversité publié lundi par le « Giec de la biodiversité ».

Voici les leçons qu’il faut en tirer.

L’heure du bilan a sonné. Sur les 8 millions d’espèces estimées sur la planète, animales et végétales, un million d’espèces sont menacées d’extinction dans les prochaines décennies. C’est la conclusion du rapport de 1.800 pages publié lundi par 145 scientifiques après trois ans de travail, à l’occasion de la 7e plénière du IPBES (Plateforme intergouvernementale sur la biodiversité et les services écosystémiques).

L’organisation, fondée par le PNUE (Programme des Nations unies pour l’environnement) et surnommée le « Giec [Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat] de la biodiversité », vient de rassembler 130 pays pour une semaine de débats.

L’homme est clairement désigné comme responsable de la dégradation de la situation : utilisation intensive des terres pour l’agriculture et exploitation des ressources (déforestation), chasse, pêche, changement climatique, pollutions et espèces invasives.

Voici les espèces d’animaux sauvages qui pourraient disparaître.

La fin des abeilles

Des espèces « du quotidien » risquent de disparaître du paysage. Au premier rang desquels les insectes : 40% des espèces sont en déclin, un tiers sont menacées. Une espèce en particulier symbolise cette disparition : l’abeille. Durant l’hiver 2018, 400.000 ruches françaises sont mortes, une hécatombe 3 à 4 fois supérieure aux chiffres classiques selon la Fédération française des apiculteurs professionnels.

Les causes : dérèglement climatique mais aussi traitements phytosanitaires, comme les néonicotinoïdes, interdits en France depuis le 1er septembre 2018.

  • Pourquoi c’est inquiétant : l’abeille fait partie des pollinisateurs, qui garantissent 75% de la production mondiale de nourriture. Les experts évaluent cette perte entre 235 et 577 milliards de dollars par an.

Les oiseaux et chauves-souris en danger

Parmi les pollinisateurs, on compte aussi les bourdons, les papillons ou encore les chauves-souris. Sur les 34 espèces de chauves-souris répertoriées en France, seules 17 survivent encore. En dix ans, un tiers de leur population a disparu.

  • Pourquoi c’est inquiétant : cet animal volant est essentiel aux cultures agricoles. Il se nourrit d’insectes et évite leur prolifération.

La disparition des insectes a une autre conséquence : leurs prédateurs disparaissent. Par exemple, un tiers des oiseaux a disparu en moins depuis 15 ans. En France, par exemple, la bécassine des marais compte moins de 50 individus observés. La grue cendrée et le goéland cendré sont également en danger. Les populations de moineaux friquets, un des moineaux le plus répandu en Europe et en Asie, diminuent. La plupart de ces animaux sont des « espèces parapluie » : elles en protègent d’autres, comme les papillons, les plantes.

Des animaux plus vraiment sauvages

Plus loin des jardins, mais toujours en France, certains grands mammifères sont menacés. Le bison d’Europe par exemple : seulement 250 individus observés en 2016. L’ours brun est aussi en danger critique : 40 individus répertoriés dans les Pyrénées.

A des centaines de kilomètres, d’autres espèces mythiques sont devenues des symboles. Dans la famille des grands singes, l’orang-outan de Bornéo pourrait voir sa population divisée par deux en moins de dix ans. Toutes les sous-espèces de gorilles sont en danger, particulièrement les gorilles des montages : 900 individus à l’état sauvage. Au total, 60% des espèces de primates sont menacées.

Les grands félins ne s’en sortent guère mieux. Sur les cinq espèces de tigres par exemple, toutes sont menacées. Seuls 3.890 individus vivent encore en milieu naturel.

Quant aux pandas géants, ils ne sont plus que 1.800 encore en liberté :

  • Pourquoi c’est inquiétant : le rôle de ce mammifère est vital pour son environnement. En disséminant des graines, il favorise le renouvellement de la forêt permettant ainsi le développement d’autres espèces, y compris les populations locales.

Surpêche et pollution

En raison de la pollution au plastique – multipliée par dix depuis 1980 -, les océans abritent désormais 400 zones mortes. 31% des requins et raies, un tiers des récifs coraliens sont mena-cés d’extinction selon la liste rouge de l’IUCN (Union internationale pour la conservation de la nature).

En 2015, 33% des stocks de poissons marins ont été exploités à des niveaux non durables. Autre exemple frappant : 80% des ressources en thon rouge ont disparu en 20 ans.

Le rapport n’est pas qu’une longue liste sombre. Ses auteurs suggèrent de transformer les modes de production agricoles ou les habitudes de consommation pour éviter l’hécatombe. Autant de pistes de réflexion qui devraient être abordées lors de la prochaine réunion de la Convention de l’ONU sur la diversité biologique (COP15), organisée en Chine. Les Etats membres fixeront alors les objectifs pour 2050.

  6 mai 2019 Mathilde Durand

https://www.lejdd.fr/

Lire la suite

Rocutozig |
Tysniq |
Connorwyatt120 |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | Rafredipen
| Agirensemblespourpierrevert
| Buradownchin