Archive | Ecologie & climat

24 avril 2017 ~ 0 Commentaire

eaux et rivières (le télégramme)

eaux et riv

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Permis miniers. Eau & Rivières : « Mobiliser en vue de combattre »
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L’attribution de trois permis miniers en Centre-Bretagne, impactant le Blavet et le Scorff jusqu’à la rade de Lorient, interpelle Eau & Rivières.
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L’association monte au créneau et propose une réunion publique, Lorient 28 Avril.
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Objectifs : « Informer et lancer une mobilisation citoyenne ».
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Argent, cuivre, étain, plomb, tungstène. Les métaux recherchés dans les futures mines de Cen- tre-Bretagne sont toxiques et risquent d’impacter nos cours d’eau. Membre d’Eau & Rivières, le docteur Lilian Le Goff est remonté contre l’attribution de trois permis exclusifs de re- cherche minière à la société Variscan Mines en 2014 (Perm de Merléac) et en 2015 (Perm de Loc-Envel et Silfiac). À noter que trois autres projets miniers sont en cours dans le grand Ouest.
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« Ne pas se laisser faire ! »
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«Ces trois permis impactent les bassins versants du Blavet et du Scorff, entre autres, et, par conséquent, la rade de Lorient. Une triple peine», tempête Dominique Williams, d’Eau & Ri- vières. «Le Blavet et le Scorff sont pourtant les fontaines du pays de Lorient», rappelle Jean- Claude Pierre, de l’Umivem. «On se fiche du réseau hydrographique breton et de la popula- tion», peste le médecin. Au total, 62 communes des Côtes-d’Armor et neuf du Morbihan sont concernées. Selon Lilian Le Goff, ces futures exploitations sont synonymes « de dommages sur la santé publique et l’environnement du pays de Lorient ». Il s’appuie sur l’exemple d’anciennes mines exploitées dans les Cévennes jusqu’aux années 70.

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« Ce paradis vert est devenu un enfer : baisse de l’espérance de vie, hausse des cancers, taux anormalement élevé de maladies neurodégénératives…

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Avec le recul, on sait à quoi on va être exposé. On a tout intérêt à ne pas se laisser faire ! L’heure est à la prévention ».
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Eau & Rivières de Bretagne, l’Umivem, Nature & Culture, les Associations Agir pour la pêche et la protection du milieu aquatique (Aappma) du pays de Lorient et de Plouay et le Réseau Cohérence se mobilisent et proposent une réunion publique d’information, le Vendredi 28 Avril, à 20 h, à Lorient.

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« Mobilisation citoyenne »

L’idée : « Présenter les dangers et menaces: destruction des cours d’eau et des milieux aqua- tiques, épuisement de la ressource en eau; la procédure et la réglementation ; le mode de production, l’exploitation des ressources non renouvelables et le modèle de l’économie circu- laire ». En filigrane, la volonté de « lancer le coup d’envoi d’une mobilisation citoyenne », avec la population, les élus et les responsables de l’agriculture, de la pêche… Pour faire grossir les rangs du collectif car «On sait que le combat s’annonce difficile mais on est sûr de le perdre, si on ne se bat pas!», avancent les organisateurs.

mag176couv
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Pratique:

Réunion Publique:
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« Les permis miniers, risque majeur pour l’eau au pays de Lorient »,
Vendredi 28 Avril 20 h
Salle Saint-Louis
1, rue de Turenne
  Lorient
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21 avril 2017
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23 avril 2017 ~ 0 Commentaire

arthur (basta)

Retrouvez les meilleures attractions du parc dans « Sacré Graal » des Monthy Python

Bretagne : un projet de parc d’attraction suscite l’inquiétude

Y aura-t-il un jour un parc d’attraction dédié aux légendes arthuriennes à Guipry-Messac, commune de 7000 habitants en Ille-et-Vilaine ?

Situé à mi-chemin entre Rennes et Nantes, ce parc mêlerait décors et personnages légen-daires à la « réalité virtuelle ». Les visiteurs pourraient utiliser leurs smartphones ou des lunettes pendant leur parcours. « Nous travaillons autour des créatures fantastiques, comme les dragons, les fées ou les korrigans… Tout ceci permettra de plonger le visiteur dans la féerie des légendes arthuriennes. Notre objectif est d’atteindre une connectivité globale du parc. Ce sera une première en France et sûrement au-delà », expliquait Aurélien Loro, directeur d’Enez Aval, la toute jeune société qui porte ce projet de parc, en mai 2016 [1].

Neuf agriculteurs à exproprier

Située aux portes de la Bretagne, la commune de Guipry-Messac est au carrefour de Rennes, Nantes, Angers ou Vannes, et à une soixantaine de kilomètres au nord de Notre-Dame-des-Landes et de sa « zone à défendre ». L’ouverture prochaine de la ligne à grande vitesse mettra Rennes à 1h30 de Paris. Mais la proximité de ces infrastructures n’est pas la seule raison pour laquelle Enez Aval est intéressée par Guipry-Messac.

Les 80 hectares convoités pour installer le parc appartiennent à un seul propriétaire : la société Butagaz. Celle-ci « avait acquis cette parcelle pour un projet de stockage de gaz en profondeur qui n’a jamais vu le jour », explique Joël Sieller. Vice-président (divers-droite) de la communauté de communes des Vallons de Haute Bretagne, à laquelle appartient Guipry-Messac, il s’occupe de la commission développement économique et emploi. « C’est plus facile de libérer du foncier avec un propriétaire comme Butagaz qu’avec un agriculteur », poursuit-il.

Neuf agriculteurs cohabitent actuellement sur les 80 hectares. Après les avoir rencon- trés pour présenter le projet de parc, l’élu assure qu’« il n’y a pas eu d’opposition ». « Ils savent qu’ils ne sont pas là pour l’éternité puisque le foncier a été acquis par quelqu’un d’autre. Et parmi la population locale, beaucoup voient dans ce projet la possibilité de nouveaux emplois. » Environ 200 emplois pourraient être créés, selon Enez Aval.

Des terres monnayées à prix d’or ?

Tout ne pourrait pas se passer comme prévu. Des habitants de la région dénoncent déjà le manque d’informations et de transparence autour du projet. « Ils sont venus nous voir il y a deux ans pour nous parler brièvement du parc, et nous annoncer qu’ils allaient procéder à des études de sol. Depuis, c’est silence radio, déplore Sébastien Vétil, agriculteur bio qui loue six des 80 hectares concernés pour élever des vaches allaitantes et des chèvres angora. Nous sommes informés par la presse, alors que les élus nous avaient promis des concertations régulières, avec la création de commissions agricoles, techniques et environnementales. »

Avec d’autres habitants et agriculteurs, l’éleveur a créé une association citoyenne, la Puce – qui « se pique d’urbanisme, de culture et d’environnement ».

Ces citoyens ont été particulièrement surpris de découvrir les tractations financières en cours autour du rachat des terres à Butagaz. La société, qui appartient au groupe irlandais DCC Energy, tenterait de céder les terres agricoles au prix d’un terrain constructible, ce qui ferait passer l’hectare de 2500 à 120 000 euros. Une inflation qui heurte les riverains.

Parc d’attraction contre tissu économique local ?

La parcelle convoitée est une zone naturelle préservée, souligne Fabrice Croize, président de la Puce. « Nous ne voulons pas la noyer sous le béton. Ce sont en plus des terres agricoles qui seront gelées, et définitivement perdues. » Le vice-président de la communauté de commu- nes Joël Sieller assure vouloir « trouver un équilibre entre le développement économique du territoire et le maintien de l’agriculture. » « L’agriculture peut aussi générer des emplois, répond Fabrice Croize. Depuis une dizaine d’années, des projets bios, en vente directe, s’installent dans le coin et marchent bien. Il y a aussi des artisans. Ce sont des gens qui vivent là, qui mettent leurs enfants à l’école et créent un nouveau tissu social et économique. Malheureusement, ce n’est pas pris en compte par les élus. »

Les études préalables sont en cours, menées avec le soutien de la communauté de communes qui y a investi 30 000 euros.

Joël Sieller estime qu’il faudra attendre deux à trois ans pour que le projet aboutisse, si sa faisabilité se confirme. Répondant aux critiques sur l’absence de transparence, il promet une présentation de l’état d’avancement pour le mois de juin. Sollicité par Basta !, le député PS de la circonscription Jean-René Marsac n’a pas souhaité s’exprimer « n’ayant pas à ce jour suffisamment d’informations sur ce projet de parc d’attraction » . La société Enez Aval n’a pas répondu à nos sollicitations.

Nolwenn Weiler 18 avril 2017

https://www.bastamag.net/

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22 avril 2017 ~ 0 Commentaire

santé (que choisir)

perturb

Perturbateurs endocriniens, notre santé en danger

Omniprésents dans notre vie quotidienne, susceptibles de favoriser de nombreuses pathologies, les perturbateurs endocriniens sont des substances au comportement très particulier. Un véritable défi pour les scientifiques qui tentent de cerner leurs effets, afin de protéger notre santé.

Jamais un terme scientifique ne se sera invité avec autant d’insistance dans une campagne électorale. Depuis qu’elle a débuté, Benoît Hamon n’a pas manqué une occasion de rappeler qu’il promettait, s’il était élu président, « d’inter­dire les perturbateurs endocriniens ». Un terme devenu familier depuis la mise en cause du bisphénol A (BPA) et son interdiction dans les biberons en 2010. Mais cette substance ne constitue qu’un exemple parmi des dizaines et peut-être des centaines de composés capables d’interagir avec notre système hormonal. En laboratoire, les chercheurs ont mis en évidence des propriétés de perturbation endocrinienne dans plusieurs familles de produits chimiques auxquels nous sommes quotidiennement exposés via l’alimentation, la pollution de l’air intérieur ou extérieur et le passage transcutané.

Résultat : en 2011, lorsque Santé publique France a étudié l’imprégnation des femmes enceintes à divers perturbateurs endocriniens (PE), toutes présentaient, dans leur sang ou leurs urines, des taux mesurables de phtalates, pesticides, dioxines et retardateurs de flamme, et le BPA était présent chez les trois quarts d’entre elles. Sans qu’on puisse en tirer de conclusions précises sur leur santé ou celle de leurs bébés, ces résultats reflètent clairement l’omniprésence des PE.

Encore est-on loin de les avoir tous recensés : des soupçons pèsent sur plus d’un millier des quelque 143 000 produits chimiques utilisés par l’industrie. Parallèlement, de nombreuses pathologies dont l’apparition peut être favorisée par l’exposition aux PE sont en augmentation. Cancer du sein chez la femme jeune, du testicule chez l’homme jeune, malformations génitales chez le petit garçon, troubles neuro-comportementaux chez l’enfant, obésité et diabète : autant de cas dans lesquels un lien avec les PE a pu être évoqué. Mais, en réalité, il ne s’agit pour l’instant que de suppositions.

Des signaux qui interpellent

« Il faut se garder des extrapolations parfois simplistes et s’en tenir aux faits, met en garde Bernard Jégou, directeur de recherches à l’Inserm (Institut natio­nal de la santé et de la recher- che médicale) et à l’École des hautes études en santé publique, l’un des premiers scientifiques à s’être intéressé aux PE. Voir les perturbateurs endocriniens derrière toutes les pathologies, même quand les données ne sont que partielles, voire incertaines, donne des arguments aux négationnistes, qui voudraient faire croire qu’il n’y a aucun problème. Cela dit, certaines constatations nous mettent en alerte, par exemple, le fait que dans certaines régions du monde, on observe à la fois une baisse de la qualité du sperme et une augmentation des malformations génitales à la naissance et des cancers du testicule. On soupçonne un lien de l’ensemble avec une exposition in utero. »

Établir un lien entre des pathologies constatées au sein des populations et les PE est une véritable gageure. D’abord parce qu’elles sont toujours mul­ti­factorielles : outre l’aspect génétique, nous sommes exposés à tout un panel de polluants, PE ou non, sans compter les facteurs liés au mode de vie (équilibre alimentaire, exercice physique, stress, etc.). Comment déterminer de façon certaine, lorsqu’une pathologie se déclare, à quel(s) facteur(s) elle est due ? Mais cette limitation générale se double dans le cas de PE de leurs particularités qui en font de véritables casse-tête pour les scientifiques.

Les scientifiques face à l’imprévisible

Primo, dans bien des cas, de très faibles doses suffisent à provoquer des effets visibles en laboratoire. Cela se vérifie, par exemple, pour le bisphénol A ou les phtalates. « Par définition, les hormones sont des substances qui peuvent agir à très faible concentration, explique Catherine Viguié, directrice de l’équipe « gestation et perturbation endocrinienne » à l’unité Toxalim de l’Inra (Institut national de la recherche agronomique). C’est la même chose pour les PE.

On voit des effets à des doses de l’ordre du nanogramme [un millième de micro- gramme, ndlr] par millilitre de sang. » Même si on interdit telle substance dans les produits alimentaires par exemple, les quantités infimes migrant depuis l’emballage peuvent suffire à poser problème. Pour corser l’exercice, certains PE se comportent de façon tout à fait extra-vagante aux yeux d’un toxicologue. « Jusqu’à présent, toute la toxicologie était basée sur le principe de Paracelse : c’est la dose qui fait le poison, rappelle Catherine Viguié. Le problème, avec les perturbateurs endocriniens, c’est que cela ne se vérifie pas. Parfois, la substance sera plus toxique à une certaine concentration qu’à une concentration plus forte. »

Le bisphénol A est un des spécialistes de ces réponses erratiques, ce qui fait dire à un toxicologue aguerri qu’il n’a « jamais rencontré une substance aussi ch… » et nous conduit à conclure que l’Union Européenne ferait mieux d’interdire un composé aussi imprévisible. « Sur les cellules de cancer du testicule, nous avons mis en lumière un effet anti-prolifératif du BPA à forte dose mais prolifératif à faible dose, appuie Patrick Fénichel, gynécologue et endocrino- logue au CHU de Nice et chercheur à l’Inserm. Au niveau du nanogramme par millilitre de sang, il stimule les cellules cancéreuses dans le testicule. Or c’est à ce taux que nous l’avons retrou- vé dans le sang de cordon des nouveau-nés. » Cette particularité des PE constitue un vérita- ble défi pour qui cherche à fournir une base scientifique au législateur. « Quand on évalue une molécule, on ne sait pas si un virage va se produire et où. Il faut tester un très grand nombre de doses, cela complexifie énormément l’évaluation », soupire Catherine Viguié.

Troisième difficulté, l’effet cocktail possible. Dans un mélange de PE, ce à quoi nous pouvons en pratique être exposés, les effets de chacun peuvent s’additionner (ce n’est pas propre à ces composés), mais aussi agir en synergie. Le mécanisme a été démontré in vitro : deux PE très faiblement actifs par eux-mêmes ont « coopéré » pour activer un récepteur, si bien que la toxicité du mélange était beaucoup plus forte que l’addition des deux. Aujourd’hui, des chercheurs travaillent à démontrer cet effet sur l’homme. Or, la réglementation encadre le plus souvent composé par composé, comme s’ils n’étaient pas susceptibles d’interagir.

Tous les concepts sont à remettre à plat

Last but not least, nous ne sommes pas également sensibles aux PE à toutes les périodes de la vie. « C’est in utero, lorsque se développent tous les organes, qu’ils sont le plus susceptibles d’effets délétères. On a beaucoup de données là-dessus », constate Robert Barouki, médecin et directeur de recherche en toxicologie à l’Inserm. Car, contrairement à l’âge adulte où les hormones ont un effet transitoire, chez le fœtus et le nouveau-né, elles ont une fonction de programmation de l’organisme.

Une interférence peut donc produire des dégâts irréversibles, d’où l’importance pour les femmes enceintes d’être vigilantes.

Ensuite, pendant toute l’enfance, se poursuit le développement du système nerveux. Puis la puberté, incluant la prépuberté qui commence avant 10 ans chez les filles, est une période particulièrement vulnérable pour le dé­veloppement du système reproducteur. Conséquence : « Si une étude n’a pas couvert une période critique, on peut passer à côté d’un effet toxique, met en garde le scientifique. Lorsqu’on étudie le rapport entre exposition à la dioxine et cancer du sein, on ne trouve rien tous âges confondus, mais une association forte chez les filles exposées avant 14 ans. »

Une difficulté supplémentaire pour les chercheurs, qui doivent tenir compte de cette importance de la fenêtre d’exposition. « Nous avons besoin de remettre à plat tous les concepts admis jusque-là en toxicologie pour établir la manière la plus pertinente de gérer les perturbateurs endocriniens », résume Robert Barouki. Il y a donc encore beaucoup de pain sur la planche pour les scientifiques. Mais, comme le soulignait le Parlement européen en 2013, le fait que les connaissances soient encore fragmentaires ne doit pas faire obstacle à des mesures de protection sanitaire pour éviter des conséquences potentiellement graves pour la santé humaine et l’environnement.

Que Choisir NPA Infos santé sécu social  21/04/2017

http://www.anti-k.org/

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Perturbateur endocrinien

Phtalate

Agent ignifuge bromé

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21 avril 2017 ~ 0 Commentaire

plovan (ouest france)

porcs

A Plovan, une marche contre les fermes usines

Lundi, 135 personnes ont participé à la marche organisée par le Collectif pour une Alternative aux Fermes Usines (Cafub). Les marcheurs, aux rangs desquels des riverains et sympathisants de la préservation de l’environnement se sont rassemblés à Ty-Nancien, près de la ferme de Kerviel.

Jean-Michel Nicolas, cheville ouvrière du collectif Cafub a expliqué pourquoi il dit non au projet : « Ce type d’élevage génère des nitrates et des micropolluants dont l’accumulation pollue ceux qui vivent dans leur environnement. Il est temps de freiner cette évolution. Malgré un premier avis défavorable, on reprend une enquête publique cette année sous la pression du lobby porcin. Le débat est lancé en mairie à Plovan où la municipalité prend le temps de voir ce qui se passe. Le vote a été rapide à Pouldreuzic. »

L’intérêt général

Les marcheurs sont partis en direction du site de Saint-Kodélig et des menhirs de Kerglogué. Tout au long du parcours, Jean-Michel Nicolas a dénoncé l’atteinte à l’intérêt général prêtée à la Cafub par le lobby porcin : « C’est nous qui représentons l’intérêt général et non eux ! » Aux signatures recueillies sur place par le collectif, s’ajoutent 160 pétitions favorables reçues sur son adresse internet : cafubigouden@aol.com

19/04/2017

http://www.ouest-france.fr/

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21 avril 2017 ~ 0 Commentaire

programme agricole (anti-k)

geant vert

Le Programme agricole de Philippe Poutou

Une agriculture 100 % bio dans 10 ans : tel est le projet du Nouveau parti anticapitaliste.

S’il est élu, Philippe Poutou promet de « s’en prendre aux capitalistes de l’agrochimie en inter-disant les intrants chimiques », qu’il s’agisse d’engrais ou de produits phytosanitaires. Il entend favoriser les circuits courts, « avec des ateliers de fabrication et des marchés locaux ». Tout comme reconvertir l’ensemble de la production française en agriculture biologique, sur 10 ans.

Le Nouveau parti anticapitaliste (NPA) souhaite bloquer les projets comme la ferme des mille vaches et favoriser un autre modèle agricole.

« La vente directe, la transformation sur place permettent de récupérer de la valeur ajoutée, et maîtriser son travail est plus agréable que d’être tenu en laisse par les capitalistes », ajoute le NPA. Ce dernier identifie néanmoins plusieurs obstacles dans le développement de l’agriculture biologique et des circuits courts : pouvoir d’achat en berne des consommateurs ; disparition des moulins, abattoirs, laiteries, ateliers de transformation locaux ; manque de petits commer- ces et de marchés paysans dans les zones urbaines… « Il faut reconstituer ce maillage, pas sous les formes anciennes où des intermédiaires s’engraissaient, mais avec des coopératives à dimension humaine, appartenant réellement aux producteurs. L’expérience des collectivisations pendant la révolution espagnole vaut d’être étudiée », estime le NPA.

Autonomie de l’élevage

« Globalement nous souhaitons que les élevages soient autonomes au niveau alimentaire et sommes totalement opposés aux élevages hors-sol », précise le NPA. Pour les bovins viande, en particulier, le parti compte « privilégier les élevages qui mèneront les animaux de la naissan- ce à l’abattoir avec des aliments produits sur la ferme, et particulièrement de l’herbe ». De même, le NPA est opposé au transport d’animaux vivants sur de longues distantes, « ce qui exclut de fait l’exportation des broutards pour qu’ils soient engraissés à l’étranger ».

Un revenu garanti

« Nous comptons mettre au pas l’agro-industrie, l’agroalimentaire et la grande distribution », prévient le NPA. Ce dernier milite pour un « revenu garanti pour chaque actif agricole, indépen-damment des aléas de la production et des marchés ». Le programme précise : « Il faut des- serrer l’étau du capital. Nous n’y parviendrons vraiment qu’en socialisant les groupes de l’agro-alimentaire et de la grande distribution ainsi que les banques, mais on peut résister en impo- sant des prix plancher à la production ».

Au niveau international, le parti insiste sur la nécessité de sortir de l’OMC, qui ne serait qu’ un « instrument des grands groupes capitalistes pour transformer en marchandises toujours plus de produits de l’activité humaine : agriculture mais aussi culture, services publics, médicaments, énergie… » Face au surendettement de bon nombre d’agriculteurs, le NPA propose « la réduction et même l’effacement des dettes quand les banquiers se sont bien gavés ».

Aides PAC plafonnées

Les aides PAC méritent d’être redéployées en faveur des zones difficiles « pour maintenir l’agriculture sur tout le territoire », souligne le NPA. Les aides publiques seront aussi plafon- nées, en hectare ou en nombre de têtes de bétail.

Concernant les aides allouées à l’agriculture biologique, « à terme, quand toutes les exploi- tations seront converties, nous ne sommes pas favorables à des aides au maintien en bio. Mais en attendant, nous pensons que les exploitations en bio souffrent d’un désavantage par rap- port aux autres exploitations dont la collectivité assume les coûts sanitaires et environnemen- taux », précise le programme. « Nous sommes opposés à ce que des productions qui dépen- dent de l’emploi de quasi-esclaves puissent être commercialisées comme bio », interpelle également le NPA, demandant de prendre en compte les conditions de travail des ouvriers agricoles.

« Les normes sanitaires et environnementales ne doivent plus être vécues comme des con- traintes mais comme des nécessités générant certes du travail, mais du travail payé », poursuit le programme. Les aides viseraient ainsi à assurer « un salaire par actif agricole, rémunérant l’entretien des espaces naturels et les efforts d’adaptation aux normes environnementales ». À ce sujet, les agriculteurs pourront bénéficier d’une aide gratuite, assurée par le service public agricole, concernant leurs démarches administratives.

Bien commun

La terre, selon le NPA, est considérée comme « un bien commun associant droit d’usage et devoir de prendre soin ». Les OGM doivent être interdits, tout comme la viande nourrie avec des plantes génétiquement modifiées. Les semences paysannes doivent, au contraire, être favorisées. « Il faut garantir l’indépendance de la recherche et des chercheurs par rapport aux intérêts privés, donc assurer un financement 100 % public car c’est le payeur qui décide », insiste le parti.

Enfin, concernant les retraites agricoles, une revalorisation s’impose : « il faut aussi poser la question de ce qui doit être pris en compte pour définir une carrière complète, actuellement c’est plus défavorable que pour les salariés ».

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20 avril 2017 ~ 0 Commentaire

bure stop (la conf’)

Bure_proces_JPSimon

Bure : Stop ! Nos campagnes ne sont pas des poubelles !

Tous au procès de Jean-Pierre Simon le 2 mai à Bar-le-Duc !

Le 2 mai à Bar-le-Duc, Jean-Pierre Simon sera jugé pour avoir aidé les opposants au projet d’enfouissement des déchets radioactifs à Bure. Son crime ? Il aurait mis à disposition des opposants son tracteur et sa remorque, ce qui aurait favorisé l’occupation du Bois Lejuc, illégalement accaparé et défriché par l’ANDRA .

Jean-Pierre avait déjà été durement touché par le projet de Bure, qui avait grandement mis en péril sa ferme. Il a malgré les difficultés sorti la tête de l’eau et continué la lutte ! En séques- trant son tracteur depuis presque un an comme « pièce à conviction », la justice veut museler la lutte et empêche Jean-Pierre de travailler.

Les conséquences de la logique court-termiste de la politique énergétique et la production de déchets nucléaires ne doivent pas retomber systématiquement sur les paysans et les territoires ruraux. Jean-Pierre Simon et tous les paysans meusiens doivent pouvoir faire leur métier !

La Conf’ s’oppose, avec tous ceux qui luttent contre les expropriations et la destruction de foncier agricole, aux grands projets inutiles et à l’accaparement foncier qui bafouent les droits des paysans !

BAR LE DUC 9H00 2 MAI,

DEVANT LE TRIBUNAL 3 Place Saint-Pierre

http://www.confederationpaysanne.fr

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20 avril 2017 ~ 0 Commentaire

plovan pétition (change)

cochons

Retrait du projet d’extension de la Porcherie de Plovan et Plogastel St Germain

Le Collectif pour une Alternative aux Fermes Usines en Pays Bigouden s’oppose à l’agrandissement de la SARL La Vallée qui produira 30.000 Porcs par an.

Il s’agit du même projet qu’en 2016 qui avait abouti à un avis défavorable. Mécontents des conclusions de la Commissaire Enquêteur, deux nouvelles enquêtes sont ouvertes, une sur Plovan et une sur Plogastel Saint Germain.

D’autres modes de production sont possibles, élevages plus extensifs qu’intensifs, sur paille ou bio. Cela permettrait de limiter les pollutions diverses tout en tenant compte du bien être des habitants comme de l’activité touristique.

Il nous faut défendre notre environnement, notre alimentation pour que les générations futures trouvent une terre belle et propre, un air respirable et une eau saine.

https://www.change.org/

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19 avril 2017 ~ 0 Commentaire

brest: traon bihan (lt)

traon

citoyenspourtraonbihan@laposte.net

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19 avril 2017 ~ 0 Commentaire

epr flamanville (odn)

nuk

Recours contre le décret de création du réacteur nucléaire EPR de Flamanville

En modifiant le 23 mars 2017 le décret de création du réacteur nucléaire EPR en construction à Flamanville (Manche), le premier ministre Bernard Cazeneuve a rouvert la possibilité de contester ce décret qui avait été signé par M de Villepin le 10 avril 2007, à la sauvette, juste avant l’élection présidentielle de 2007.

Avec 7 autres associations, l’Observatoire du nucléaire a donc déposé ce 18 avril, auprès du premier ministre, un « recours gracieux », étape obligée avant un recours effectif devant le Conseil d’Etat. L’Observatoire du Nucléaire rappelle que ce recours gracieux n’a aucune chance d’être accepté par M. Cazeneuve car ce dernier, sur- nommé « le député du nucléaire » lorsqu’il était parlementaire, est un serviteur discipliné de l’industrie de l’atome.

Le décret de création de l’EPR, qui plus est sous sa forme modifiée (le délai pour construire le réacteur et le charger en combustible a été porté de 10 à 13 ans), est en effet marqué par de nombreuses tromperies à l’encontre des citoyens et des parle-mentaires, qui ont participé à l’époque à des débats tronqués : débat de la Commis- sion nationale du débat public (CNDP) pour les citoyens et associations, débat parlementaire pour les députés et sénateurs.

En effet, les révélations de ces derniers mois montrent que les graves dysfonctionne- ments de l’usine Areva du Creusot, où ont été forgées de nombreuses pièces de l’EPR et en particulier sa cuve, étaient connus dès 2005 par EDF, Areva et l’Autorité de sûreté nucléaire (ASN). Or ces informations ont été maintenues secrètes, cachées aux citoyens et aux parlementaires qui ont de fait été abusés.

Ce véritable scandale d’Etat ne semble pas avoir ému le pouvoir socialiste finissant puisque, loin de taper du poing sur la table, MM Hollande et Cazeneuve, et Mme Royal, ont accordé à EDF une prolongation de 3 ans du délai prévu au départ.

En 2007, en fixant à 10 ans ce délai pour un réacteur supposé être achevé en 4 ans et demi, M De Villepin pensait avoir vu large, mais c’était sans compter l’incompétence de l’industrie nucléaire française, qui est déjà la risée du monde industriel mondial pour le désastre de l’EPR qu’Areva ne parvient pas à construire en Finlande : il devait entrer en service en 2009 mais n’est toujours pas achevé à ce jour.

Par ailleurs, l’Observatoire du nucléaire rappelle que c’est lui et non l’ASN qui a saisi la justice en mai 2016 concernant les malfaçons et falsifications qui ont eu lieu dans les usines d’Areva. Ce n’est que 6 mois plus tard, de toute évidence pour essayer de s’extirper du banc des accusés, que l’ASN a elle aussi saisi le procureur. Mais l’Obser-vatoire du nucléaire rappelle que, dans cette affaire gravissime, l’ASN fait partie des coupables : tout comme Areva et EDF, elle a caché pendant des années les graves fautes commises dans les usines d’Areva.

Pire : l’ASN a commis une faute majeure en décembre 2013 en autorisant EDF à installer la cuve de l’EPR dans le réacteur en chantier, malgré les informations qu’elle détenait déjà concernant les malfaçons de cette cuve. Aujourd’hui, la cuve ne peut être extraite qu’en détruisant une partie du réacteur, option inacceptable pour EDF qui impose de fait une pression maximale sur l’ASN pour la contraindre à valider l’utilisation de cette cuve pourtant défectueuse.

Gravement impliquée dans ce scandale d’Etat,  et portant comme une croix l’autori-sation qu’elle a donné en décembre 2013, l’ASN s’est elle-même réduite au rang de complice d’EDF et d’Areva et n’est donc plus en mesure d’imposer la seule décision raisonnable, à savoir l’invalidation de la cuve de l’EPR. Les citoyens doivent donc s’organiser pour protéger leurs vies et, de fait, pour faire que cette cuve ne soit jamais mise en service.

Observatoire du nucléaire mercredi 19 avril 2017

http://www.observatoire-du-nucleaire.org

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18 avril 2017 ~ 0 Commentaire

sable lannion (le trégor)

lannion

Baie de Lannion. Ségolène Royal sommée de bloquer « de façon irréversible » l’extraction de sable

L’extraction de sable en baie de Lannion n’est que suspendue. Pour éviter une reprise sitôt les élections passées, le Peuple des dunes interpelle la ministre Ségolène Royal.

Période électorale oblige, le dossier de l’extraction de sable coquillier en baie de Lannion se fait discret. Mais, les opposants le savent, les grandes déclarations à ce sujet de Ségolène Royal, ministre de l’Ecologie, n’emportent qu’une suspension du projet. Aussi, ils ne désarment pas et le font savoir. Vendredi 14 avril, Alain Bidal, président du collectif Le Peuple des dunes en Trégor, vient ainsi d’adresser un nouveau courrier à la ministre :Nous restons vigilants et nous espérons, qu’après mai 2017, aucune autorisation préfectorale ne sera donnée autorisant à nouveau les extractions en baie de Lannion, prévient-il. Madame la Ministre, nous vous sollicitons une nouvelle fois afin de vous demander de bloquer juridiquement, de façon irréversible, ce dossier afin que soient respectés l’environnement et les emplois locaux non délocalisables.

« La colère des Trégorois est vive et tenace »

Si les extractions devaient reprendre après l’élection présidentielle, le collectif organiserait le premier dimanche qui suit une manifestation de grande ampleur à Lannion, « comme nous l’avons fait le 25 janvier 2015, où 7 000 personnes sont venues nous soutenir ». Alain Bidal conclut : Nous n’accorderons jamais notre confiance à l’exploitant et il n’y aura jamais d’apaisement. La colère des Trégorois est vive et tenace.

La pétition en ligne du collectif Le Peuple des dunes en Trégor a déjà recueilli plus de 154 000 signatures contre ce projet.

18/04/2017
 
http://www.letregor.fr/

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