Archive | Douarnenez, le Cap

05 janvier 2015 ~ 0 Commentaire

le chant des sardinières

Les Noirs chantaient dans les champs de coton, les sardinières chantaient dans les usines. Quand elles ne se révoltaient pas !

Deux femmes, une mère et sa fille, issues d’une famille de sardinières ont ressuscité les chants de ces femmes au travers d’un disque et de spectacles. Les marins-pêcheurs bretons en colère, on connaît. Les chants de marins aussi. Mais on connaît moins les chants des sardinières. Marie-Aline Lagadic et sa fille Klervi Rivière les font désormais connaître du grand public. Vingt années de passion les ont menées à sortir un disque en 2006 qui a été remarqué par l’Académie Charles Cros. Elles se produisent aussi sur scène.

Les chants sont évidemment en breton, langue parlée à l’époque en Basse-Bretagne. Les sardinières ont une histoire. Le point fort est cette grève violente de 1924.

Coiffe obligatoire ! C’est en 1806 que Nicolas Appert invente la conservation d’aliments dans une boîte en fer blanc hermétique. De 1850 jusqu’au milieu du XXe siècle, le métier de conservateur connaîtra son essor. Un dur métier qui s’exerce dans les usines de Lorient, du Guilvinec, de Quimper et de Douarnenez ( les Douarnenistes en ont gardé le surnom de « Penn sardin »).

Tenue correcte exigée pour être embauchée comme sardinière. Entendez par-là : coiffe obligatoire ! Le but n’était pas d’encourager les tenues folkloriques locales, mais de répondre à des impératifs d’hygiène : la coiffe permettant de tenir les cheveux ramassés. A côté de sardinières travaillent d’autres femmes, souvent issues de la campagne, et auxquelles on ne confiait que les tâches subalternes comme le séchage et le charroyage (les charroyeuses étaient des sortes de manœuvres qui apportaient le poisson frais).

La grève de 1924 Elle commencera à l’usine de Douarnenez le 20 novembre 1924. Les ouvrières sont lassées de n’obtenir aucune augmentation de salaire de la part de leur patron. En l’espace de quelques jours, l’ensemble des usines de conserverie débrayent et se joignent au mouvement soutenu par le nouveau maire communiste fraîchement élu, Daniel Le Flanchec.

Mais les patrons ne reculent devant rien, allant jusqu’à recourir aux services d’un briseur de grève professionnel, nommé Léon Raynier. Malgré cela, le mou- vement durera 42 jours. Le 1er janvier 1925 à 18 heures, un attentat par armes à feu est perpétré sur la personne du maire (communiste) et de son neveu. Il s’en- suit une nuit de colère face à cet acte odieux. Le scandale mettra un terme défi- nitif à la grève le 6 janvier 1925 et un accord conclu avec les conserveurs et donnant satisfaction en grande partie aux grévistes douarnenistes.

Pemp real a vo ! (Ce sera 5 reaux; 1,25 franc ) Article de l’Humanité

Histoire de la longue grève des sardinières de Douarnenez en 1924 pour améliorer leur quotidien.

 » Saluez, riches heureux

Ces pauvres en haillons

Saluez, ce sont eux

Qui gagnent vos millions.  »

Au début du siècle, cette chanson anarchiste trottait sur les lèvres des laissés-pour-compte. C’était une chanson toute simple. Quelques couplets sur la misé- rable vie des travailleurs face à la vie de château des patrons. À Douarnenez, dans la première moitié du XXe siècle, la grande majorité des femmes travaille.

À l’exception des épouses de notables.  » Même les petites filles de 12 ans, souvent même 10 ans pour les fillettes nées avant la guerre de 1914, prennent le chemin de l’usine… « , raconte l’écrivain breton Anne-Dénès Martin dans son livre les Ouvrières de la mer. Des ouvrières dont le travail était lié aux horaires de la pêche.

Une vie harassante, à travailler de jour comme de nuit pour suivre la cadence d’arrivage du poisson. Des galérien(ne)s que des contremaîtresses poussaient à chanter pendant le travail pour qu’elles oublient leur fatigue. Alors ces prolétaires, héritières du réalisme ouvrier à la Zola, ont fait de cette chanson révolutionnaire celle des sardinières de Douarnenez. Proscrite par les patrons dans l’enceinte de leurs usines, certaines femmes sont licenciées pour en avoir chanté les couplets.

À l’époque, Douarnenez compte 21 usines employant les salariés les plus mal payés du pays.  » A l’automne 1924, l’atmosphère est tendue « , écrira Jean-Michel Le Boulanger, écrivain, journaliste et animateur de l’association de Douarnenez  » Mémoire de la ville « , dans un livre sur Daniel Le Flanchec, maire communiste de 1924 a 1940.  » Flanchec « , un homme dont il dira que  » le nom claquait comme un slogan « .

En 1924, selon Anne-Dénès Martin, les sardinières sont plus de 10 000 sur le littoral breton et 2 000 à Douarnenez. Elles triment comme des bêtes pour un misérable pécule. Elles forment un groupe soudé autant par la dureté du travail que par la misère. C’est ce besoin de subvenir à l’essentiel qui, le 20 novembre 1924, va déclencher la grève.

Elle débute à la fabrique de boîtes de conserve Carnaud. Les ouvrières deman- dent au patron 1 franc de l’heure au lieu des 0,80 franc qu’elles perçoivent. Les manoeuvres, pour leur part, réclament 1,50 franc au lieu de 1,30 franc. Mais cette demande n’aboutira pas. Le 23 novembre, un comité de grève est mis en place. Et le 24 l’ensemble des usines de Douarnenez arrêtent le travail.

Dans la rue, le martèlement des sabots rythme les revendications de plus de 3 000 personnes, dont une grande majorité de femmes. Commence alors un bras de fer entre les sardinières et les patrons.

Des années de mauvais traitements et de pratiques abusives vont ancrer les femmes dans leur bon droit. Avec les sardinières, le maire, Daniel Le Flanchec, ne sera pas le dernier à participer aux défilés. Drapeau rouge en tête, il suit… les chants, et un slogan :  » Pemp real a vo « . Dans la langue bretonne,  » Ce sera 1,25 franc  » (le tarif horaire réclamé). Habitué à faire le coup de poing dans la rue, il est dans son élément. C’est la grève des sardinières, mais aussi la sienne.  » C’est Le Flanchec, notre maire… « , disent les grévistes en sillonnant la ville.

Arrivent alors en ville Charles Tillon, membre du comité directeur du Parti communiste, et Lucie Colliard, responsable du travail des femmes à la CGTU. Les deux dirigeants viennent de Paris pour soutenir les grévistes. Le conflit a atteint une audience nationale.

L’Humanité, les Débats, le Temps, l’Éclair et d’autres journaux consacrent des colonnes entières à la  » grève révolutionnaire  » des ouvrières de Douarnenez. La France découvre un milieu prolétaire industriel dans une Bretagne prétendue rurale et conformiste. Cela n’empêchera pas Chautemps, le ministre de l’Intérieur, d’ordonner la charge des grévistes.  » Le sang ouvrier a coulé à Douarnenez  » titre la une de l’Humanité du 5 décembre 1924. Et parce que Daniel Le Flanchec s’est interposé devant la charge des gendarmes pour éviter de plus graves incidents, il est suspendu de ses fonctions de maire pour entrave à la liberté du travail.

Le mouvement se durcit. Les patrons des conserveries refusent toutes négo- ciations. Les leaders communistes et syndicaux affluent à Douarnenez. Des « jaunes », aussi, débarquent dans la ville pour casser la grève. Arrive le 1er janvier. Un jour de l’an où l’on chante, où l’on boit, où l’on discute. Sur toutes les lèvres revient une question : les conserveurs vont-ils céder ? Dans le centre ville, à 18 heures, des coups de feu claquent. Le Flanchec et son neveu tombent, blessés par les balles des briseurs de grève. Dans la ville, l’émotion est immense. La colère longtemps retenue explose. Toute la nuit, c’est le saccage.

La vérité sur cette tentative d’assassinat sera connue quelques jours plus tard. Les briseurs de grève, qui ont été payés par les conserveurs, avoueront plus tard  » avoir voulu seulement combattre le communisme « . Le 8 janvier, sous la pression des autorités, les patrons vont accepter les conditions du comité de grève. Les sardinières n’obtiendront pas 1,25 franc mais 1 franc, plus les heures supplémentaires et la reconnaissance du droit syndical.

En 1925, Joséphine Pencalet (penn kalet : tête dure), héroïne de la grève des sardinières, sera élue conseillère municipale sur la liste de Daniel Le Flanchec. Une femme élue ! Alors qu’elles n’ont pas le droit de vote ! L’élection sera invalidée. Mais cette victoire des  » parias  » de Bretagne enfin éveillés à la lutte de classe, retentira partout.

Source: L’Humanité

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05 janvier 2015 ~ 0 Commentaire

douarnenez: 1924, la grève des penn sardin

douarnenez: 1924, la grève des penn sardin dans Douarnenez, le Cap

En proie à une vague socialiste depuis l’année 1919, la Bretagne voit dès 1921, l’élection de Sébastien Velly, premier maire communiste de France après bons nombres de rebondissements électoraux. Nous nous trouvons alors dans la cité ouvrière et sardinière de Douarnenez…

En 1924,  les patrons refusent les demandes d’amélioration des conditions de vie pénibles des sardinières. Las du refus patronal, les ouvriers et ouvrières de l’usine Carnaud déclenchent la grève 20 novembre 1924. En l’espace de quelques jours, l’ensemble des usines de conserverie débrayent et se joignent au mouvement soutenu par le nouveau maire communiste fraîchement élu, Daniel Le Flanchec.

Les communistes assurant une répercution nationale au conflit, les dirigeants syndicaux, Charles Tillon, Simonin, Beaulieu, le député Henriet ou encore le rédacteur du journal L’Humanité, Daniel Renoult, accourrent de toutes parts en peu de temps renforçant ainsi le mouvement qui tend à s’enliser face à l’inflexibilité du patronnat. Manifestations et réunions quotidiennes, incidents graves entre grévistes et usiniers émaillent le mois de décembre, les patrons n’hésitant pas à faire appel à Léon Raynier, un briseur de grève professionnel pour tenter de mettre un terme au mouvement.

42 jours après le début des hostilités, le conflit prend un tournant décisif le 1er janvier 1925 à 18h00, avec un attentat par armes à feu sur la personne du maire et de son neveu. Nuit de saccage, nuit de colère face à cet acte odieux, le scandale qui en découlera mettra un terme définitif à la grève le 6 janvier 1925 suite à un accord conclu avec les conserveurs et donnant satisfaction en grande partie aux grévistes douarnenistes.

Faisant suite à cette grève retentissante, un ultime fait fera néanmoins son apparition en cette année 1925 avec l’élection de Joséphine Pencalet (1886-1972) en qualité de conseillère municipale sur la liste de Daniel Le Flanchec. Les femmes n’ayant pas encore le droit de vote, et encore moins celui d’être élue, le scrutin sera tout bonnement invalidé.

Source: L’Humanité

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21 décembre 2014 ~ 0 Commentaire

douarnenez: 12 000 signatures pour le maintien de la chirurgie ambulatoire (fr3)

manifestants-hopital-SUD

Ce matin, environ 300 personnes ont participé à une réunion publique pour la défense de la chirurgie ambulatoire à l’hôpital de Douarnenez. Faute d’anes- thésiste, l’ARS (Agence Régionale de Santé) prévoit de fermer ce service en mars prochain.

Personnels soignants et membres du comité de soutien de l’hôpital portent un pansement à l’oeil pour manifester leur opposition à la fermeture du service de chirurgie.

La réunion publique de ce matin rassemblait médecins, élus, personnels soignants et citoyens soucieux de défendre le service de chirurgie ambulatoire de l’hôpital de Douarnenez. Suite au départ en retraite d’un médecin anesthésiste, l’ARS (Agence Régionale de Santé) envisage de fermer purement et simplement ce service.

En quelques semaines, le comité de soutien de l’hôpital a réuni plus de 12 000 signatures de citoyens protestant contre cette fermeture. Une manifestation de plus grande ampleur est prévue le 17 janvier 2015.

Par Antonin Billet Publié le 20/12/2014 | 19:16

http://france3-regions.francetvinfo.fr/bretagne/2014/12/20/douarnenez-29-12-000-signatures-pour-le-maintien-de-la-chirurgie-ambulatoire-617308.html

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07 décembre 2014 ~ 0 Commentaire

douarnenez, 4 500 manifestants pour défendre l’hôpital (of + lt)

manifestants-hopital-SUD

Entre 4000 et 5000 personnes ont manifesté ce samedi matin à Douarnenez pour défendre l’avenir de la chirurgie ambulatoire et hebdomadaire à l’hôpital de Douarnenez.

Médecins, patients, élus et population ont répondu présent en masse, ce samedi matin pour défendre l’avenir de l’hôpital de Douarnenez. Ils ont battu le pavé douarneniste au départ de l’hôpital pour rejoindre le centre-ville et la place de la mairie

Dans les rangs des manifestants, on a pu observer une quarantaine d’élus du pays de Douarnenez, du Cap-Sizun, du Porzay, de l’île de Sein et même de Carhaix ceints de leur écharppe tricolore. Au chapitre des slogans, on a notamment pu entendre «Tous ensemble pour le sauver, l’hôpital de Douarnenez!»

L’hôpital, qui comptait quatre anesthésistes, « a été déshabillé au profit de l’hôpital de Quimper», regrette un médecin. Ces derniers n’exercent plus à l’hôpital de Douarnenez. Un anesthésiste a été trouvé en urgence. «Il est d’accord pour rester jusqu’au 1er mars.» Insuffisant pour les médecins qui voudraient voir leur équipe dotée de deux anesthésistes pour maintenir la chirurgie ambulatoire et hebdomadaire à Douarnenez. Car, au-delà de la chirurgie, c’est l’avenir de l’hôpital de Douarnenez qui inquiète.

La manifestation s’est terminée devant la mairie de Douarnenez ou des médecins et le comité des usagers de l’hôpital ont pris la parole. Les manifestants se sont dispersés aux alentours de 13h. Douarnenez – 06 Décembre

http://www.ouest-france.fr/hopital-de-douarnenez-une-manifestation-samedi-pour-la-chirurgie-3029403

 Un cortège de 3.000 à 4.000 personnes a rallié l’hôpital à l’hôtel de ville, hier matin, à Douarnenez (29). (Le Télégramme)
Les médecins étaient en tête de la mobilisation, suivis par tout ce que le territoire compte d’élus locaux, tous bords confondus. À l’exception d’un gwenn ha du flottant au-dessus d’un bonnet rouge solitaire, la consigne de ne brandir aucune bannière politique ou syndicale a été respectée, hier, dans cet impressionnant cortège qui a traversé Douarnenez de part en part derrière cette unique banderole : « Touche pas à mon hosto ».
Organisation fragilisée Sans doute l’une des raisons pour lesquelles la population s’est mobilisée en masse derrière les médecins du centre hospitalier, qui, les jours précédents, avaient organisé des réunions publiques particulièrement bien suivies. À Douarnenez, mais aussi dans les territoires ruraux voisins du Porzay et du Cap-Sizun. Des réunions au cours desquelles ils ont expliqué pourquoi ils sont inquiets. Ils estiment que leur autorité de tutelle, l’Agence régionale de santé (ARS), avec les directeurs des cinq établissements formant le Centre hospitalier intercommunal de Cornouaille (Chic), envisage la fermeture de la chirurgie ambulatoire à Douarnenez pour le début de l’année prochaine.
Le récent courrier adressé au maire de Douarnenez par Marisol Touraine, ministre de la Santé, n’est pas pour les rassurer. Les termes sont diplomatiques mais ils sont clairs : « L’organisation de la chirurgie, mise en place en 2014 sous forme d’une activité programmée et ambulatoire, est aujourd’hui fortement fragilisée, compte tenu des tensions sur les effectifs d’anesthésistes ».
Le début de la fin ? Et pour les médecins, disparition du bloc opératoire est synonyme, à terme, de disparition de l’hôpital tout court. Mais, fidèles au serment d’Hippocrate, ils ont décidé de ne pas laisser la santé du malade se dégrader sans rien faire. « Nous ne sommes pas d’accord et le redirons les prochains jours et semaines. Cette mobilisation n’est qu’une première étape, a clamé une praticienne hospitalière à la fin de la manifestation. Nous restons mobilisés tant qu’une réponse satisfaisante ne nous est pas proposée.
Pour notre santé, nos aînés, les jeunes générations, les générations futures ». Créer le futur « Nous ne pouvons pas prévoir le futur, en revanche, nous pouvons le créer », a enchaîné sa voisine, déclenchant les applaudissements nourris de la foule. Une foule au milieu de laquelle on remarquait, ceint de son écharpe à hermines reconnaissable, le maire de Carhaix (29), Christian Traodec, dont l’hôpital de proximité a été sauvé, à l’issue d’un très long combat. Et si les Douarnenistes ont un trait en commun avec les centre-Finistériens, c’est bien leur caractère frondeur.

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28 novembre 2014 ~ 0 Commentaire

le service de chirurgie ambulatoire de l’hôpital de douarnenez en danger (fr3)

manifestants-hopital-SUD

Le Centre Hospitalier de Douarnenez ne trouve pas de candidat au poste d’anesthésiste à pourvoir en janvier prochain. Le personnel s’inquiète de la possible fermeture du service de chirurgie ambulatoire et de ses conséquences sur le fonctionnement général de l’Hôpital.

Plus de 700 personnes ont assisté hier soir à une réunion d’information organisée par les médecins du Centre Hospitalier de Douarnenez. Tous s’inquiètent de la possible fermeture du service de chirurgie ambulatoire et de l’avenir de l’établissement.

Pas de candidat au poste d’anesthésiste

L’hôpital cherche désespérément un nouvel anesthésiste pour pourvoir le poste qui sera vacant au 1er janvier 2015. Sans nouveau médecin anesthésiste le service de chirurgie ambulatoire est condamné. L’Agence Régionale de Santé et l’Union Hospitalière de Cornouailles envisageraient de concentrer cette activité à Quimper, ce qui obligerait les patients à effectuer plus de 30 km pour réaliser des examens pratiqués aujourd’hui à Douarnenez.

La direction conteste cette volonté de fermeture mais ne trouve pas de candidat. Un problème que connaissent de nombreux autres centres hospitaliers en France. On estime que 27 % des postes d’anesthésistes ne sont pas pourvus aujourd’hui au niveau national.

Le personnel du Centre Hospitalier déjà mobilisé depuis plusieurs semaines a prévu une journée de manifestation. Ce sera samedi 6 décembre, à 11 h, dans le centre de Douarnenez. Maylen Villaverde Publié le 26/11/2014 | 12:51

http://france3-regions.francetvinfo.fr/bretagne/2014/11/26/le-service-de-chirurgie-ambulatoire-de-l-hopital-de-douarnenez-en-danger-600672.html

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26 novembre 2014 ~ 0 Commentaire

« Cette politique est nécessaire pour nos enfants »(lcr.be)

enfants

A peu près tous les décideurs politiques, tant dans les États membres qu’au niveau de l’UE, ont utilisé l’argument de « nos enfants » pour la défense de leurs politiques d’austérité :

  • Le premier ministre néerlandais Mark Rutte : « Vous ne devez pas déplacer le paiement de cette crise sur les enfants et les petits-enfants. Nous devons mettre nous-mêmes de l’ordre dans les affaires ».
  • Le programme électoral de la N–VA : « La N-VA veut et ose vraiment faire ces choix nécessaires. Parce que nous ne pouvons pas accepter que nos enfants et petits-enfants auront une vie plus mauvaise ».
  • Le président sortant de la Commission, Barroso dans son « state of the union » 2013 : « Mais nous pouvons rappeler aux électeurs que la dette gouvernementale a échappé à tout contrôle même avant la crise, pas à cause de mais en dépit de l’Europe. Nous pouvons ajouter que les plus vulnérables dans nos sociétés, et nos enfants, finiraient par payer le prix si nous ne persévérions pas maintenant ».
  • Le nouveau président de la Commission, Juncker, durant sa campagne de promotion : « Nous, au PPE (Parti Populaire Européen, chrétiens démocrates européens), nous croyons que trop de dette est anti-social. Parce que la dette accumulée aujourd’hui devra être remboursée par nos enfants et petits-enfants ».
  • Martin Schulz, social-démocrate allemand et président du Parlement Européen, en septembre 2014, après qu’il ait qualifié les mesures d’austérité en France et en Italie de « réformes courageuses », y ajoute encore un « of course » : « Of course, we cannot leave mountains of debts to our children ».

Tous ces responsables politiques sont apparemment très engagés pour  « nos enfants » et les générations futures.

Ce qui transparaît aussi d’une étude de l’Unicef (1), l’organisation des droits de l’enfant des Nations Unies, publiée récemment ? Dans les pays riches, depuis que la crise financière a éclaté en 2008, en comparaison avec d’autres groupes de population, les enfants ont été beaucoup plus touchés. Et là où les dommages sont restés limités, c’est grâce à l’existence d’un « filet social » ; c’est précisément dans les filets sociaux que les décideurs politiques sont maintenant en train de mener leur politique de démolition avec la plus grande furie. De 2008 à 2012, le nombre d’enfants en Europe (Union Européenne + Norvège et Islande) qui vivent dans « un sérieux état de privation matérielle » a augmenté d’1,6 million, leur nombre a doublé en Grèce.

Les « réformes courageuses » qui  sont effectuées non seulement en France et Italie, mais pour ainsi dire partout, ne sont certainement pas de nature à amener un revirement dans un des plus importants déterminants de la pauvreté des en- fants : le revenu familial. Le rapport de l’UNICEF montre un graphique qui indique de combien d’années en arrière un ménage normal avec des enfants est rejeté en ce qui concerne le revenu familial. Pour la Grèce, ça fait 14 (quatorze ! ) ans, pour l’Irlande et l’Espagne 10 ans, 6 pour la Belgique et « seulement » 4 pour les Pays-Bas.

Comme toujours, les statistiques doivent être prises avec circonspection. Un aspect intéressant de l’étude de l’UNICEF est que pour déterminer les chiffres de la pauvreté, un critère « ancré » a été utilisé. Nous avons déjà montré précédemment l’utilité de cette approche (2). Une définition couramment utilisée de la pauvreté (de revenus) est qu’on dispose de moins de 60% du revenu moyen (plus précisément : médian). Mais à cause de la crise et la politique salariale, le revenu moyen des salariés et allocataires sociaux a diminué dans beaucoup de pays.

Ça a pour effet pervers qu’un pauvre qui maintient son revenu au même niveau, ou le voit même un peu abaissé, peut arriver néanmoins au-dessus de la nouvelle limite, plus basse, de pauvreté et n’est donc plus « pauvre ». C‘est pour ça qu’il peut être important d’« ancrer » le critère de pauvreté, c.à.d. de le fixer au niveau juste avant l’éclatement de la crise. C’est ce qu’a fait l’étude de l’UNICEF, avec 2008 comme année d’ancrage, et compte tenu de l’inflation pour les années suivantes. Un revers de cette approche est toutefois qu’on a un critère de pauvreté « conservateur » qui ne tient aucun compte des augmentations de productivité dans des pays où le revenu national va de nouveau dépasser le niveau de 2008.

Un autre aspect qui ne peut pas être perdu de vue est qu’il s’agit de moyen- nes nationales. Ainsi, la chercheuse de l’UNICEF Buysschaert a signalé (De Morgen, 29 octobre 2014) que la pauvreté moyenne en Belgique a légèrement reculé en 2013 par rapport à 2008, mais qu’il y a de très grandes disparités régionales. En Flandres, il y a «seulement» un enfant pauvre sur dix, en Wallonie plutôt un sur quatre et à Bruxelles, un sur trois. L’ONG britannique End Child Poverty a publié récemment des chiffres locaux ; tandis qu’en moyenne un enfant britannique sur quatre (25%) est pauvre, ce chiffre varie de 9% dans les arrondissements électoraux les plus riches à 49% dans les plus pauvres.

Pouvons-nous prier les politiciens qui défendent la politique antisociale d’utiliser dorénavant des arguments peu moins cyniques que «nos enfants» ?

Notes :

1) UNICEF , Children of the Recession : The impact of the economic crisis on child-well beeing in rich countries, septembre 2014 – Le rapport peut être téléchargé sur http://www.unicef-irc.org/article/1069/

2) Ander Europa – Autre Europe, Crisis en Armoedestatistieken in de EU – crise et statistiques de pauvreté dans l’UE

Photo : Milos Bicanski/Getty Images

Cet article a été publié originellement sur Ander Europa

http://www.sap-rood.org/dit-beleid-is-nodig-voor-onze-kinderen/

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08 novembre 2014 ~ 0 Commentaire

scoop: edf n’aime pas les énergies renouvelables (odn)

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Excellente enquête de Reporterre qui montre comment EDF tente par tous les moyens d’empêcher l’île de Sein de de venir autonome sur le plan énergétique. Non pas que la quantité d’énergie en jeu soit massive, mais EDF craint énor- mément que l’île de Sein ne donne des idées à d’autres collectivités, et pas forcément insulaires…

Pendant ce temps, même si elle n’est pas subitement devenue raisonnable et sobre, l’Allemagne poursuit méthodiquement son programme de sortie du nucléaire et de développement des énergies renouvelables. Les ricanements des nucléocrates s’estompent peu à peu, laissant place à l’effroi : bientôt, la population française comprendra dans quelle impasse elle a été dirigée par le lobby atomique…
La bataille de l’Île de Sein contre EDF pour l’autonomie énergétique
Reporterre, 3 octobre 2014 : http://bit.ly/1s8T0eT

Transition énergétique : fantasmes français, réalité allemande
LeMonde.fr, 7 octobre 2014 : http://bit.ly/1zci3pH

Risques nucléaires « ordinaires »…

Chaque jour, un peu partout en France, des matières nucléaires sont transportées en camions et en trains, mettant en danger la population. De même, d’innom- brables sites nucléaires irradient et contaminent impunément leur environnement. Et encore, il ne s’agit là que du fonctionnement «ordinaire» de l’industrie nucléaire, en dehors des incidents et autres accidents. C’est dire.

« Stop EPR, ni à Penly ni ailleurs » veut sensibiliser aux risques des transports nucléaires
Paris-Normandie, 16 octobre 2014 : http://bit.ly/1xiNDOv

Site de Comurhex : la CRIIRAD montre les failles
LaDépêche, 20 octobre 2014 : http://bit.ly/1ppVJWC

Le flop de la voiture électrique (suite)

Malgré un battage permanent, le mondial de l’auto, et des publicités TV omniprésentes de Renault pour sa Zoé radioactive (instrumentalisant même un pauvre gamin), les ventes de voitures électriques sont restées infimes en octobre : 0,67% du total. Il paraîtrait que la campagne d’information de l’Observatoire du nucléaire n’y serait pas pour rien…

Auto électrique : la grande arnaque
Reporterre, 4 octobre 2014 : http://bit.ly/1D2BZLi

Transition énergétique : le mythe de la voiture électrique
Politis, 9 octobre 2014 : http://bit.ly/1y8ghlA

La voiture électrique, pas si écolo !
France5 : http://bit.ly/1qkD2hJ

Observatoire du nucléairehttp://www.observatoire-du-nucleaire.org

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02 novembre 2014 ~ 0 Commentaire

douarnenez, manifestation de soutien à kobané (le télégramme)

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Une centaine de personnes se sont rassemblées ce samedi midi, à Douarnenez, pour soutenir la ville de Kobané, cette cité kurde syrienne assiégée par les jihadistes de l’Etat islamique. Organisé par l’association Amitiés Kurdes de Bretagne, le rendez-vous a réuni des membres de diverses communautés kurdes du département, et d’autres membres d’associations et partis politiques.

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02 novembre 2014 ~ 0 Commentaire

rassemblement à douarnenez

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Mort de Rémi Fraisse. Rassemblement devant la mairie de Douarnenez :
A 18 h, ce dimanche, ce rassemblement est une initiative du Comité de
soutien douarneniste contre l’aéroport de Notre-Dame des Landes.

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28 octobre 2014 ~ 0 Commentaire

testet: un rassemblement a eu lieu à l’île de sein

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Pour Rémy mort au Testet
Contre les violences d’Etat, hommage des Camilles à l’ile de Sein.

Nous, Camilles, acteurs des luttes et résistances pour les libertés demandons aux autorités de retirer leurs « cerbères » de la ZAD du Testet et de tout les lieux de luttes pour « un autre monde possible ».

Nous affirmons ici notre fermeté à faire face à toutes les hydres (bétonneurs, financiers, multinationales, politiciens …) qui veulent « aménager » nos campagnes
et nos vies .

Il asservissent paysans, marins, travailleurs et populations ici et ailleurs de par le monde: pour leur unique « profitation ». (…)

Il vous faudra choisir entre hydres destructeurs des biens communs et de la vie, et entre ceux qui construisent et protègent ce bien commun et un avenir meilleur.
Peut être êtes vous à leurs bottes. Et que vous acceptez ce bruit des bottes que l’on a jadis refusé à Sein comme dans d’autres lieux.
Dans ce cas, Monsieur le préfet, M. Valls, nous le déclarons fermement, nous serons alors encore plus nombreux à faire face et nous ne lâcherons rien!
Il faut beaucoup d’indisciplinés pour faire un peuple libre, nous sommes de ceux là.
Résister c’est créer.
No Pasaran.

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