Archive | Douarnenez, le Cap

27 mars 2022 ~ 0 Commentaire

douarnenez (le-tel le-pb)

bretagne_antifascsiste_breizh_antifa

À Douarnenez, croix gammées, inscriptions antisémites et tags pro-Zemmour sur le local du PS

Dans la nuit de samedi à dimanche, le local du Parti socialiste, à Douarnenez, a été la cible de nombreux tags à caractère raciste et antisémite.

Les automobilistes et passants n’ont pas pu les rater en empruntant la rue Louis-Pasteur : le local du Parti socialiste, à Douarnenez, a été la cible de nombreux tags à caractère raciste et antisémite, dans la nuit de samedi à dimanche. Plusieurs croix gammées ont été dessinées sur les murs du bâtiment, ainsi que de nombreuses inscriptions pro-Zemmour. Le visage d’Anne Hidalgo a également été recouvert d’une étoile de David, accompagnée du mot « Juif » ainsi que d’un marteau et d’une faucille.

La section douarneniste du Parti socialiste indique qu’une plainte sera déposée ce dimanche à la gendarmerie.

« Acte imbécile et intolérable »

« Avec ce genre d’actes, on en finit par se demander s’il faut garder les locaux de formation politique aussi visibles », considère Florence Crom, élue socialiste de l’opposition au conseil municipal de Douarnenez, selon qui le local du PS a déjà été visé par des inscriptions hostiles par le passé, dans une moindre proportion toutefois.

Elle comme de nombreux autres militants et responsables du Parti socialiste, locaux, départementaux et nationaux, ont dit leur consternation, sur les réseaux sociaux, ce matin. Tristan Foveau, premier secrétaire fédéral, évoque ainsi un « avilissement du débat démocratique (qui) libère les pires abjections et les expressions les plus lâches ».

Maire de Morlaix, Jean-Paul Vermot parle quant à lui d’un « acte imbécile et intolérable », tandis que Jérôme Guedj, ancien président du Conseil général de l’Essonne, condamne une « manifestation ordinaire de l’antisémitisme décomplexé ».

Dans un communiqué, l’UDB Ouest-Cornouaille a à son tour réagi, considérant que « même la Bretagne n’est plus épargnée aujourd’hui » par l’extrême-droite, courant politique synonyme, selon la formation régionaliste de gauche, de « rejet de l’autre, refus de la différence et souvent de guerre ».

Ce ne sont pas les premières croix gammées tracées à Douarnenez dans le cadre de la campagne : fin janvier, le symbole nazi avait déjà été dessiné sur des panneaux d’affichage libre.

Dimitri L’Hours  27 mars 2022

https://www.letelegramme.fr/

carmba--encore-trop-a-droite

À Douarnenez, le soutien à l’Ukraine torpillé par un élu très à droite

Alors que les soutiens à l’Ukraine et aux réfugiés se multiplient de la part des collectivités locales depuis le début de l’invasion russe, le conseil de Douarnenez communauté (jeudi 24 mars) a tranché sur l’unanimisme ambiant. Pas sûr que le territoire et ses élus en sortent grandis…

En cause, un vœu de soutien à l’Ukraine, dont le texte ne semblait pourtant pas particulièrement clivant, puisqu’il réaffirmait le soutien de principe à l’Ukraine et aux sanctions internationales, et demandait un cessez-le-feu et l’ouverture de corridor humanitaire. Il devait être transmis à l’ambassadeur de la Fédération de Russie. Une démarche symbolique, certes, mais positive pour le moral des Ukrainiens, à qui il n’est jamais superflu de rappeler qu’ils ont le soutien au moins moral des populations européennes. Surprise : le vœu sera rejeté !

« Trop politique », a-t-on pu entendre lors de la soirée. Comme si les élus du peuple ne pouvaient pas prendre de position politique… Notons que l’argument selon lequel les collectivités locales n’auraient pas à se mêler de relations internationales est également mis en avant au Conseil régional de Bretagne par le groupe d’extrême-droite Rassemblement national.

Le vrai problème vient sans doute d’un passage du vœu appelant à « accueil digne de tous les réfugiés qui fuient la guerre sans distinction de nationalité ». Dominique Boucheron, premier adjoint à Douarnenez, a en effet jugé nécessaire de faire le distinguo entre les réfugiés ukrainiens fuyant la guerre et ceux qui en « profiteraient » pour venir.

Il ne s’agissait manifestement pas d’un moment d’égarement, puisque le même élu avait déjà ciblé « les gens de couleurs » comme seuls responsables de l’oubli « des directives sanitaires préfectorales quant à une pêche “raisonnée” » (1 )dans sa ville, déclenchant une vague de critiques pour le racisme de ses propos (il a néanmoins été maintenu dans ses fonctions).

La coalition d’un élu manifestement hostile à l’accueil de réfugiés et d’autres élus refusant de condamner l’invasion russe a donc fait échouer le vœu. L’élue douarneniste Florence Crom, qui siège à Douarnenez dans l’opposition à Mr Boucheron, s’est indignée des propos tenus en particulier sur les réfugiés. Une aide financière à l’Ukraine a tout de même été votée.

Cet épisode honteux est un vrai cas d’école du poids que peuvent acquérir les idées d’extrême-droite lorsqu’elles avancent masquées, dans des instances intercommunales où l’on prétend de plus en plus « ne pas faire de politique. »

1« Les propos du premier adjoint au maire de Douanenez suscitent l’indignation », Le Télégramme, 28 juillet 2020.

25 mars 2022

http://lepeuplebreton.bzh/

Lire la suite

13 décembre 2021 ~ 0 Commentaire

plogoff (reporterre)

plogoff

À Plogoff, voici 40 ans, la lutte antinucléaire faisait reculer l’État

Le 12 décembre 1981, le gouvernement de François Mitterrand abandonnait le projet de centrale nucléaire à Plogoff, en Bretagne. Cette décision consacrait la victoire exemplaire d’une lutte citoyenne de grande ampleur. En voici l’histoire.

À l’extrémité de la Bretagne, la pointe du Raz dresse ses rochers noirs face à l’île de Sein, « l’un des derniers promontoires du monde occidental », selon l’écrivain breton Pierre Jakez Hélias. C’est une côte déchiquetée par les vagues de l’Atlantique. Sur la lande, ajoncs et bruyères ploient sous les rafales des vents d’Ouest. Ici, la terre est pauvre, les arbres squelettiques et les humains robustes. Le paysage est d’une beauté bouleversante, impressionnante. Devant cette immensité sauvage, on se demande comment des technocrates ont pu envisager d’y édifier une centrale nucléaire. « Nous produisons la plus belle chose que puisse concevoir l’intelligence humaine, la quintessence de la technologie, et pour nos centrales, il faut les plus beaux écrins possibles », avait répondu un ingénieur d’EDF au journaliste Jean Guisnel, correspondant à l’époque du journal Libération.

C’est la stupeur le 3 décembre 1974 lorsque le petit village de Plogoff, sur lequel est situé la pointe du Raz, apprend qu’il a été choisi pour abriter une centrale nucléaire, un projet s’inscrivant dans le programme nucléaire de Pierre Messmer (Premier ministre jusqu’en mai 1974) prévoyant la construction de 400 réacteurs dans toute la France.

À Paris, les technocrates misent sur une faible mobilisation de la population, jugée « naïve et crédule », convaincus que les villageois accepteront les cadeaux de l’État et d’EDF : des lotissements, des piscines, des équipements sportifs, des usines, des emplois… Des millions de francs couleront les sillons du cap Sizun.

Mais surprise ! Les villageois ne veulent pas du béton, des maisons neuves et des terrains de golf… ! Ils veulent garder leur lande, leur sable, leurs rochers, leur granit, leurs ajoncs… Les promoteurs d’EDF étaient loin de penser qu’ils affronteraient une opposition radicale, obstinée, et que sept ans plus tard, EDF et l’État seraient contraints de céder devant la pression citoyenne.

Les femmes tiennent tête aux gendarmes mobiles

La lutte de Plogoff, un temps oubliée, est aujourd’hui considérée comme emblématique et exemplaire : d’abord l’engagement total du maire, Jean-Marie Kerloch, aux côtés de ses concitoyens. Lorsqu’il reçoit les dossiers de l’enquête publique — procédure classique de consultation pour tout projet d’envergure —, il décide avec son conseil municipal d’y mettre le feu sur la place de l’hôtel de ville, le 30 janvier 1980.

Acte de rébellion spectaculaire qui entrainera l’arrivée de mairies annexes installées dans des estafettes et gardées par sept escadrons de gendarmes mobiles. Barrages et manifestations vont s’enchainer quotidiennement devant ce que les villageois ressentent comme une agression.

À Plogoff, les hommes sont en mer : ils travaillent pour la marine marchande, pour la Royale (la Marine nationale) ou encore sur les bateaux de pêche. Les femmes sont habituées à se débrouiller seules. Pendant les six semaines de l’enquête publique imposée par la force aux habitants (janvier – mars 1980), ce sont elles qui tiennent tête aux gendarmes mobiles, dont certains craquent, décontenancés par des grands-mères qui les insultent. Ils seront remplacés par des escadrons de parachutistes plus aguerris.

Face aux grenades lacrymogènes, les villageois brandissent leurs lance-pierres. « Ce qui était difficile, se souvient l’un des leaders, Jean Moalic, c’était de ressentir la colère contre nous qui demandions de ne pas tomber dans la violence. »

Peu à peu, la lutte va mobiliser des dizaines de milliers de personnes — 100 000 lors du rassemblement Plogoff-Larzac à la baie des Trépassés, en mai 1980 —, l’engagement de citoyens venus de toute la Bretagne et plus tard de toute la France, la mobilisation des artistes et chanteurs bretons, l’occupation du terrain de la future centrale par une bergerie, le jumelage avec la lutte du Larzac, convaincront le candidat Mitterrand, qui promet d’abandonner le projet de Plogoff et celui du Larzac. Promesse tenue après son élection : le 12 décembre 1981, le projet est officiellement abandonné.

Les opposants antinucléaires de Plogoff ne se battaient pas seulement pour sauver leur terri-toire. Ils ne voulaient du nucléaire ni à Plogoff ni ailleurs. Un programme Alterbreton avait été proposé pour valoriser les énergies renouvelables. Mais l’État, qui avait abandonné la construc-tion de la centrale, n’accorda aucun soutien au développement d’énergies renouvelables à Plogoff. Les écologistes bretons n’ont pu ensuite que constater le développement des centrales nucléaires sur tout le territoire français. Après la victoire, ils ont bu la coupe d’amertume et tous leurs projets alternatifs — sans doute trop en avance — ont été abandonnés pendant trois décennies.

« Le chemin proposé il y a quarante ans à Plogoff est plus que jamais d’actualité »

Aujourd’hui, l’association Plogoff mémoire d’une lutte a été créée pour honorer celles et ceux qui se sont battus contre ce projet, et surtout pour sensibiliser les jeunes au combat antinucléaire. Loin d’être des anciens combattants, tous sont engagés dans les luttes actuelles : naguère à Notre-Dame-des-Landes, aujourd’hui à Flamanville, à Bure… tandis que d’autres se sont tournés vers l’agriculture biologique.

Tous les ans, le dernier dimanche d’août, une marche est organisée sur le site où devait s’ériger la centrale. Pour célébrer la beauté du site préservée et pour échanger avec ceux et celles qui se battent contre « les grands projets inutiles » et qui viennent à Plogoff pour s’inspirer, y puiser la conviction « qu’un groupe uni et déterminé peut gagner un combat qu’on disait perdu d’avance », comme l’affirme l’un des acteurs de la lutte, Jean Moalic.

En août 2020, l’association Plogoff Mémoire d’une lutte a lancé un « appel à continuer la lutte antinucléaire au moment où EDF et les pouvoirs publics présentent faussement le nucléaire comme une énergie verte et décarbonée pour lutter contre le réchauffement climatique ; au moment où EDF et les pouvoirs publics proposent de construire six réacteurs EPR alors que le chantier de Flamanville accumule les malfaçons et les retards, […] et accélèrent le projet de stockage souterrain de déchets radioactifs à Bure, dans la Meuse, pour justifier la poursuite du programme nucléaire ».

Et l’appel conclut : « Alors que s’aggrave la crise climatiquxe et écologique, le chemin proposé il y a quarante ans à Plogoff est plus que jamais d’actualité […] car le nucléaire n’a jamais été une solution mais un problème. »

Plogoff, une lutte au bout du monde, sous la direction de Jean Moalic, Gilles Simon, Fañch Le Hénaff, édition Locus Solus, octobre 2021, 27 euros.

Dominique Agniel est journaliste. Elle a notamment réalisé le documentaire Plogoff, mon amour, mémoire d’une lutte (2018).

https://reporterre.net/

Lire la suite

08 décembre 2021 ~ 0 Commentaire

plogoff (npa)

plogoff-

Plogoff, une lutte au bout du monde

Le 12 décembre 1981 : le décret entérinant l’abandon du projet de centrale nucléaire à Plogoff paraît au Journal officiel. C’est l’issue d’un combat de plusieurs années. 40 ans après, un livre revient sur cette lutte emblématique et en souligne la brûlante actualité.

Le livre

C’est un bel objet, cartonné souple, coloré et rempli de photos du site, des événements, des personnages. Des articles courts permettent à une quinzaine de contributeurs de mettre en évidence différents aspects de la lutte, sous la coordination d’un trio incarnant la bataille de Plogoff.

Les auteurs

Jean Moalic, d’abord, militant actif avant et après Plogoff, actuel président de l’association Plogoff mémoire d’une lutte, il a été en première ligne de 1974 à 1981. Fañch Le Hénaff, affichiste, a été militant durant les événements. Gilles Simon, enfin, par ailleurs auteur d’une thèse en sciences politiques sur Plogoff, l’apprentissage de la mobilisation sociale (un livre extraordinaire, aux Presses universitaires de Rennes, comme une modélisation d’une lutte victorieuse !). Parmi les 15 contributeurs, de nombreuses références dans les milieux militants (Gérard Borvon) et universitaires (Tudi Kernalegenn)…

Les (autres) acteurs

Le « peuple de Plogoff » est lui, omniprésent dans l’ouvrage, sur toutes les photos qui rappellent la lutte, son ancrage dans la population, l’engagement des femmes dans la lutte, y compris face aux forces de répression, les affrontements avec la police, les grandes manifestations, la plus célèbre étant celle de la baie des Trépassés en mai 1980, avec 100 000 personnes et les moutons du Larzac !

Acteur de pierre et de lande, éperon le plus avancé, au sud de la Bretagne, qui se termine par la pointe du Raz, face à l’île de Sein, c’est le cap Sizun dans son entier qui s’est levé contre la centrale. Dans chaque village des comités de résistance se sont mis en place, s’exprimant par une explosion graphique au travers d’une abondante production d’affiches et d’autocollants fleurissant sur les autos de toute la région (largement présents dans le livre) !

Bilan et perspectives !

L’ouvrage n’est pas seulement une célébration ou un simple album de famille : c’est un outil militant qui doit donner de la force, montrer que gagner est possible, tracer une voie, celle du combat déterminé (ô combien) de la multitude des sans-grades. Les actuels opposants au nucléaire y trouveront des arguments, les ressources de l’expérience, pour se motiver et ne rien lâcher.

Le livre se termine d’ailleurs par une invitation à poursuivre la lutte, avec l’appel de Plogoff du 30 août :

« Nous appelons chaque citoyen à continuer la lutte antinucléaire au moment où EDF et les pouvoirs publics présentent faussement le nucléaire comme une énergie verte et décarbonée pour lutter contre le réchauffement climatique, proposent de construire 6 réacteurs nucléaires EPR alors que le chantier de Flamanville accumule les malfaçons et les retards, choisissent de prolonger les 56 réacteurs actuels pendant encore 20 ans, accélèrent le projet de stockage souterrain de déchets radioactifs à Bure dans la Meuse pour justifier la poursuite du programme nucléaire ».

Vincent Gibelin Hebdo L’Anticapitaliste  (09/12/2021) Vendredi 10 décembre 2021
Sous la coordination de Jean Moalic, Gilles Simon, Fañch Le Hénaff. Éditions Locus Solus, 176 pages couleur, 27 euros.
Lire aussi:

Lire la suite

30 septembre 2021 ~ 0 Commentaire

plogoff (france bleu)

plogoff

Nicolas Guillou tourne le film « Plogoff 1980″, sur un modèle professionnel et associatif

Le nouveau long métrage du Costarmorician Nicolas Guillou s’appelle « Plogoff 1980″.

Le breton de Gommenec’h (22) est en tournage en ce moment en sud Finistère pour un récit de l’histoire de ce combat des plogoffistes, surtout des femmes, entre janvier et mars 1980 contre le projet de centrale nucléaire à la pointe de Feunteun Aod dans le Cap Sizun (29). Un mouvement grandissant jusqu’à l’abandon du projet annoncé par François Mitterrand.

Comme dans son précédent film « Le réseau Shelburn » (2020) avec Laurent Chandemerle et Alexandra Robert qui abordait avec le regard d’une jeune résistante le réseau d’évasion maritime d’exfiltrations depuis Plouha (22) en 1943-1944, « Plogoff 1980″ raconte le destin d’une femme, Jeanne restée seule avec sa fille depuis qu’elle a perdu son mari en mer et qui s’engage dans la lutte contre la centrale à Plogoff.

Avec « Plogoff 1980″, le réalisateur breton a imaginé une aventure solidaire, un film au service du territoire, avec un modèle mi-professionnel, mi-associatif. Il ne voulait pas faire un film sans les habitants. Il a sollicité aussi des cercles celtiques, la compagnie Ar Vro Bagan, les municipalités de Plogoff, Pont-Croix, Plouhinec, les ateliers Jean Moulin de Plouhinec pour les décors, l’auteur Jean Moalic… Nicolas Guillou recherche aussi des figurants bénévoles en costume des années 80 pour les scènes de manifs, mais aussi des bénévoles pour la gestion de l’accès et de l’accueil.

Les tournages auront lieu essentiellement les week-ends en octobre et novembre :

à Pont-Croix dimanche 10 octobre, puis à Plogoff samedi 23 et dimanche 24, du samedi 30 octobre au mardi 2 novembre, dimanche 7, samedi 13, dimanche 14 et mercredi 17 novembre. Mais aussi à Quimper jeudi 18 et à nouveau à Plogoff du vendredi 19 au dimanche 21 novembre.

 Axel Perret  jeudi 30 septembre 2021 à 9:28

Le cinéaste Costarmoricain recherche figurants et bonnes volontés pour faire revivre la fresque de la lutte contre la centrale nucléaire du Cap Sizun. Inscription pour être figurant ou bénévole auprès de Marjorie 07.67.78.42.90 ou par mail plogoff@vodistribution.fr

Lire la suite

30 août 2021 ~ 0 Commentaire

plogoff (fr3)

plog

Plogoff. Une marche contre le nucléaire et un passage de témoin aux nouvelles générations

A Plogoff, la marche annuelle en mémoire de la lutte contre le projet de centrale nucléaire avait un goût particulier ce dimanche 29 août. Il y a 40 ans, François Mitterrand, nouvellement élu, abandonnait l’idée d’implanter une centrale nucléaire dans cette commune du Finistère.

Ils sont partis du bourg de Plogoff et ont marché jusqu’à la pointe de Feunteun Aod, là même où une centrale nucléaire a failli voir le jour au début des années 80. Un projet, symbole de la lutte anti-nucléaire, qui a déclenché les foudres des militants à la fin des années 70. Jusqu’à ce que finalement, en 1981, le président Mitterrand, fraîchement élu, mette fin à cette idée de centrale.

Un symbole important

Depuis 8 ans, une marche est organisée pour commémorer ce bras de fer. Une marche festive et en musique.
Jeanne Mourge se souvient : « Ça a été quelque chose de fort pour Plogoff, pour toute la Bretagne et pour la lutte anti-nucléaire. Et même pour tous les projets inutiles comme Notre-Dame-des-Landes, là aussi on y était. »

« C’est un soutien symbolique important qui donne espoir à d’autres luttes, abonde Jean Moalic, président de Plogoff Mémoire d’une Lutte. Il n’y a pas beaucoup de projets nucléaires qui ont été abandonnés, donc c’est un symbole important. »  La lutte et surtout la victoire obtenue à Plogoff représente un relais que les anciens souhaitent passer aux jeunes.

Un passage de relais à la jeunesse

« Il y a en Europe un mouvement auprès de la jeunesse depuis 2 ou 3 ans sur le climat, témoigne Fañch Le Henaff. C’est important de faire le lien avec l’actualité. Macron a encore le projet de six petits EPR en France. »

« Le nucléaire est une technologie du passé, poursuit Chantal Cuisnier de Sortir du Nucléaire. A Flamanville, on atteint une facture astronomique de 19 milliards pour un réacteur qui ne marchera sans doute jamais. »

Après un pique-nique sur le site magnifique de Feunteun Aod, la centaine de marcheurs a pris le chemin du retour, direction le bourg de Plogoff. Où à n’en pas douter, ils se retrouveront l’année prochaine.

29/08/2021

https://france3-regions.francetvinfo.fr/

Lire la suite

24 août 2021 ~ 0 Commentaire

plogoff (rando)

plog

Lire la suite

15 juillet 2021 ~ 0 Commentaire

douarnenez (le télégramme)

folixa

250 manifestants à Douarnenez, contre le « coup d’État » du pass sanitaire

Un appel lancé sur les réseaux sociaux contre « la dictature du pass sanitaire » a réuni 250 personnes mercredi, à Douarnenez.

« Nos libertés fondamentales sont bafouées, l’égalité rompue car l’on divise les citoyens en deux catégories, et la fraternité foulée aux pieds : en ce 14-Juillet, on peut dire que Macron achève la République ». Francis, enseignant marseillais en vacances à Douarnenez, participait ce mercredi à un rassemblement sur la place de l’Enfer contre le pass sanitaire initié la veille sur les réseaux sociaux.

Quelques élus, des gilets jaunes, des militants de longue date contre la politique sanitaire, des vacanciers… Ce public hétéroclite était uni par la dénonciation d’une « dérive autoritaire du Président, auteur d’un coup d’État lundi soir » :

« Il n’y plus d’État de droit, le Président prend seul les décisions après un conseil de défense secret, en évinçant le Parlement, c’est ce qu’on nomme une tyrannie », lance ainsi Anne, venue de Cléden-Cap-Sizun. « Vous niez qu’on est en dictature ? Il veut que nous allions faire nos courses avec un QR code, c’est pire que les Chinois », reprend sa voisine, parlant du pass sanitaire comme d’un « nouvel ausweis ».

« Aujourd’hui Descartes serait un hurluberlu »

« La question n’est pas d’être pour ou contre le vaccin, c’est de dénoncer la division que sème le pouvoir en place », insistera la conseillère municipale de Douarnenez Yolande Bouin. Pourtant, la campagne vaccinale était dans nombre de discussions. « Dire qu’ils veulent l’inoculer à nos petits-enfants, c’est à pleurer, on n’en connaît pas les effets à moyen terme », se désole Jacqueline, une Bigoudène.

« Le problème, ajoute Francis, c’est que dès qu’on émet le moindre doute on est stigmatisé, classé comme zinzin, alors que le doute est la base de l’esprit cartésien : aujourd’hui Descartes serait un hurluberlu ». Les participants ont évoqué les actions à venir, sur le terrain comme dans les tribunaux.

14 juillet 2021

https://www.letelegramme.fr/

 

Lire la suite

14 janvier 2021 ~ 0 Commentaire

brest (basta!)

brest

La manifestation aura lieu samedi 16 janvier. Elle se déroulera à 15 h place de la Liberté. Ses organisateurs entendent « réaffirmer [leur] combat pour le retrait de ce projet de loi et de toute autre disposition élargissant la surveillance de masse ou faisant reculer le droit à l’information ».

Un collectif d’associations, de syndicats, de partis politiques

Le collectif brestois regroupe des associations (AFPS, ATTAC, Club de la Presse Bretagne, LDH, Mouvement de la Paix, MRAP, UEP) des syndicats (Alternative pour l’UBO, CGT Brest, CNT, FO Brest, FSU, SUD-Solidaires, Visa) et des organisations politiques (BNC, EELV, Ensemble, FI, Génération-s, Jeunes communistes, Jeunes insoumis, LRDG, PCF, POID, PS, UCL, UDB). (Et NPA)

Quimper. Loi de sécurité globale : ils appellent à manifester à Brest

Samedi 16 janvier 2021, les manifestants quimpérois contre la loi de Sécurité globale sont appelés à manifester à Brest. Un covoiturage est prévu à 13 h à la Croix-des-Gardiens.

« Il y a une forme d’obsession sécuritaire dans ce gouvernement autoritariste qui glisse vers un État policier. » Ces propos sont ceux de Gérard Mas, représentant du Nouveau parti anticapitaliste (NPA) à Quimper (Finistère).

Il fait partie de la vingtaine d’organisations syndicales, politiques, associatives et citoyennes de Quimper qui appellent à rejoindre la manifestation de Brest contre la loi de Sécurité globale, samedi 16 janvier 2021 à 15 h, place de la Liberté. « Les habitants de Douarnenez sont également invités à se rendre à Brest », ajoute Gérard Mas.

Un covoiturage

Un covoiturage sera organisé à 13 h sur le parking de la Croix-des-Gardiens. « Nous organiserons dans un second temps des réunions et conférences pour approfondir le sujet », poursuit une représentante syndicale.

13/01/2021

https://www.ouest-france.fr/

Lire la suite

12 décembre 2020 ~ 0 Commentaire

12 décembre (bretagne)

Contre la loi sécurité globale : de multiples cortèges en Bretagne

22

Environ 350 manifestants à Saint-Brieuc

Environ 50 personnes mobilisées à Loudéac

29

Loi « Sécurité globale » : un millier dans les rues de Brest

400 personnes à Douarnenez contre la loi « Sécurité globale »

En images. 350 personnes ont manifesté à Douarnenez  (OF)

Morlaix. 250 personnes mobilisées contre la loi Sécurité Globale, ce samedi

Quimperlé. 300 personnes pour le retrait total de la loi Sécurité globale

Quimperlé. Loi Sécurité globale : un 5e rassemblement est prévu samedi 19 décembre

44

Sécurité globale : 250 manifestants à Saint-Nazaire

56

Baud. Loi Sécurité globale : 70 manifestants devant la permanence de la députée Nicole Le Peih

Lire la suite

01 décembre 2020 ~ 0 Commentaire

sud santé kan ar mor (dz)

dz

Facebook

Source: Sud-Santé

 Ille-et-Vilaine: Rassemblement 11h30, place Charles de Gaules Rennes.

Devant le siège de LINKIAA 168, route de St Luce à NANTES

fougeres

Tract-FD-SAS-OS-CGT-3-decembre_29112020-page-001-1086x1536

 

Lire la suite

Rocutozig |
Tysniq |
Connorwyatt120 |
Unblog.fr | Annuaire | Signaler un abus | Rafredipen
| Agirensemblespourpierrevert
| Buradownchin