Archive | Douarnenez, le Cap

19 janvier 2018 ~ 0 Commentaire

plouhinec lycée jean moulin (ouest france)

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Plouhinec. Une marche de protestation pour le lycée Jean-Moulin

Objectif du Cap : « Montrer à la Région et au rectorat que nous sommes tous attachés au maintien du seul lycée public du Cap Sizun » !  Le Comité d’action pour le lycée Jean-Moulin ne démord pas, à Plouhinec (Finistère). Le rendez-vous est prévu au départ du terre-plein de Poulgoazec, ce samedi.

Dans un nouveau tract, publié mardi, le Comité d’action pour Jean-Moulin (Cap Jean-Moulin) motive « la grande marche de protestation », samedi après-midi, au départ du terre-plein de Poulgoazec. En quelques mots, le tract exprime trois refus et une doléance :

« 1. Non à la désertion de l’État ;

2. Non à la fermeture des lieux de formation professionnelle ;

3. Réclamons une table ronde (rectorat/région/élus) ;

4. Refusons l’incertitude pour nos jeunes. »

Un panel de fermetures

Il est d’abord question des moults fermetures : « Perceptions (Plogastel, Pont-Croix), bureau de poste (Poulgoazec), collège, école (Saint-Joseph à Audierne, Notre-Dame de Lorette à Plouhinec), ligne de bus (la 53, le dimanche) et bientôt le lycée professionnel public Jean- Moulin si nous laissons faire. Maintenons la mixité sociale et générationnelle dans notre territoire, ensemble arrêtons la casse ! »

Le Cap réclame une table ronde, « pour la formation professionnelle dans le Cap Sizun, la création de nouvelles filières qui attirent la jeunesse et répondent aux besoins des entreprises locales. […] Si la population réagit, nous pouvons faire évoluer la situation comme en 2004. »

Enfin, « si le rectorat et la Région veulent fermer le LP Jean-Moulin, rien n’est prêt pour accueillir les élèves, dénonce le Cap. Aucun local adapté à Concarneau, atelier saturé à Pleyben. Où vont aller nos jeunes ? Quel coût pour les familles ? »

Cette semaine, la CGT des Marins du Grand-Ouest, la Libre-Pensée 29-Cercle Jean-Marie Deguignet, ou l’Union démocratique bretonne (UDB), ou la section PCF de Douarnenez et du Cap Sizun, (et le NPA Note du blog) ont apporté leur soutien à la manifestation du Cap.

17/01/2018

Samedi 20 janvier, 

14 h Poulgoazec, devant la criée

https://www.ouest-france.fr/

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15 janvier 2018 ~ 0 Commentaire

douarnenez algues vertes (le télégramme)

submersion-ys

Algues vertes. L’Epab veut aller voir sous terre

Les puits, les lavoirs et les fontaines, comme à Sterch’laon, sont des portes d’entrée sur les nappes phréatiques, même profondes.
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L’Epab (Établissement public de gestion et d’aménagement de la baie de Douarnenez) lance un appel aux propriétaires de captages d’eau, puits ou forages, qui accepteraient de bénéficier d’analyses gratuites de leur eau, afin de participer aux travaux de lutte contre la prolifération des algues vertes. Explications.

Depuis une vingtaine d’années, le suivi de la qualité des eaux de surface de la baie de Douar- nenez s’est progressivement mis en place, notamment pour suivre l’évolution des teneurs et des flux en nitrates arrivant vers la baie. Un suivi indispensable, si l’on veut pouvoir mesurer l’impact des actions mises en oeuvre pour lutter contre la prolifération des algues vertes.

Le suivi se fait sur 21 cours d’eau des bassins versants de la baie.

Huit d’entre-eux, considérés comme les principaux contributeurs au flux d’azote, bénéficient d’un suivi resserré depuis 2009. L’objectif fixé pour l’instant dans le Schéma d’aménagement et de gestion des eaux de la baie (Sage) est, rappelons-le, d’atteindre une concentration maxi- male de 15 mg/litre et par cours d’eau, dans le but de réduire de moitié le phénomène des marées vertes.

Un seul cours d’eau sous la barre des 15 mg/l

Dans le dernier bilan (2015-2016), on note une baisse moyenne de la concentration en nitra- tes de 16 % sur les 21 cours d’eau suivis, depuis les treize dernières années. Mais on est encore loin du compte.

Le Stalas est encore à 36 mg/l, le Lapic à 30, le Kergaoulédan à 29, le Ris à 28, le Kerharo et le Lestrevet à 22 et l’Aber à 16. Seul le Pénity est descendu à 14 mg/l, mais c’est le cours d’eau qui était le moins chargé de tous depuis le début du suivi.

Le suivi de la qualité de l’eau s’effectue également dans les eaux souterraines. Deux fois par an, des prélèvements sont faits en trente points du territoire, dans des nappes peu profondes (captages, sources…). « Nous avons besoin de savoir comment réagissent les nitrates dans tous les milieux, comment ils évoluent dans le territoire. Plus on a d’informations, mieux on peut travailler, explique Fiona Mc Laughlin, en charge de la qualité de l’eau au sein de l’Epab. Pour avoir une connaissance plus fine encore, avoir davantage de données, nous avons besoin d’accéder à des endroits qui nous sont normalement inaccessibles, s’agissant de terrains privés. Notre objectif cette année est d’accéder à des nappes phréatiques plus profondes ».

Faire parler les nappes phréatiques

Pour ce faire, l’Epab a lancé une campagne d’information en direction des propriétaires de captages d’eau, de puits ou de forages, à l’échelle de tout le pourtour de la baie, afin qu’ils acceptent que des prélèvements et des analyses y soient faits. « Nous allons commencer cette campagne au moment des hautes eaux, début avril. Le mieux, c’est d’intervenir après quelques jours sans pluie. J’ai déjà eu des appels, se réjouit Fiona Mc Laughlin.

Des particuliers pour l’instant, qui voient un intérêt dans la démarche, celle de connaître la qualité de l’eau de leurs puits. Outre l’analyse des nitrates, nous calculons le pH, la conductivité, c’est-à-dire la quantité de sels minéraux dans l’eau, son taux d’oxygène et sa température. C’est gratuit et ce sera un suivi régulier. Ces informations seront rendues publiques mais resteront anonymes ».

11 janvier 2018 Marie-Line Quéau

Contacts:

Mél: qualite.eau@epab.fr

tél: 02.29.40.41.27 ou 07.87.21.19.41.

http://www.letelegramme.fr

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24 décembre 2017 ~ 0 Commentaire

plouhinec jean moulin (le peuple breton)

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Création d’un comité de soutien pour le lycée Jean Moulin

Le combat pour le maintien du lycée Jean Moulin à Plouhinec continue. Jeudi dernier s’était rassemblée une cinquantaine de personnes à Confort-Meilars à la demande des personnels du lycée pour créer un comité de soutien et engager un rapport de force avec le rectorat et le conseil régional pour revenir sur leur décision de fermer le dernier lycée du Cap-Sizun.

CAP Jean Moulin est le nom de ce comité de soutien : Comité d’Action Pour Jean Moulin, le nom est bien trouvé.

Sept personnes se sont proposées pour le conseil d’administration dont trois personnels du lycée. Et un bureau de quatre personnes a été élu dont le président est un parent d’élève. Le siège sera dans la mairie de Confort-Meilars, les personnels ne souhaitaient pas s’installer à Plouhinec en rapport à l’attitude du conseil municipal qui n’a même pas souhaité voter une délibération pour le maintien du lycée…

L’association va être déclarée en préfecture et pourra recevoir des dons qui aideront aux différentes actions qui vont être menées. Le personnel considère qu’ils ont deux mois pour inverser la tendance sinon ça va être très compliqué. Il faudra une mobilisation générale dans le Cap-Sizun, mais également au niveau de la Bretagne comme l’appelle l’UDB pour mettre la pression sur les décideurs rennais.

Le personnel du lycée a demandé un rendez-vous auprès du rectorat à Rennes pour le mois de janvier.

Rendez-vous ou pas il faudra se présenter devant le rectorat pour montrer la volonté des habitants du Cap et des Bretons en général pour le maintien du lycée. Qu’en sera-t-il par la suite des autres petits lycées en périphérie ?

Il est temps que les élus du Cap se mobilisent derrière les personnels et élèves du lycée (il n’y avait que deux maires jeudi soir).

Car en vérité cela va plus loin que la seule question du lycée mais également des différents services publics et de quel avenir nous souhaitons pour l’ensemble des territoires bretons, en particulier ceux périphériques et en difficulté économique et démographique comme le Cap-Sizun.

Pour les personnels du lycée et les membres du bureau les vacances de Noël vont être studieuses et militantes, avec notamment l’envoi de nombreux courriers aux différentes parties en particulier les élus locaux. La mobilisation devra être forte à la rentrée.

Une page Facebook existe déjà, Sauvons Jean Moulin, et une nouvelle est en cours avec le nom CAP Jean Moulin.

Maxime TOUZE 24 décembre 2017

http://lepeuplebreton.bzh/

Lire aussi:

La décision de fermeture du lycée Jean-Moulin à Plouhinec passe mal.

Commentaire: On doit la création de ce lycée à deux militants du PCF: Albert Trividic (instituteur) et Noêl le Gouil (patron pêcheur). On devait aussi à Albert Trividic, (Labous Koat) bretonnant, l’animation d’un théâtre en breton. Noël Le Gouil (Deïk) était aussi Président du Comité local des pêches et responsable CGT. (Mab bihan Deik)

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15 décembre 2017 ~ 0 Commentaire

plouhinec jean moulin (fr3 + lt + of + lpb)

poulgoazec

Plouhinec: le lycée pro ferme, des interrogations sur la filière Charpente maritime

Le lycée Jean-Moulin est spécialisé en menuiserie. Il fermera certainement ses portes à la rentrée prochaine, si l’Education Nationale et le préfet valident la décision du conseil régional, prise ce jeudi. Les formations seront transférées, mais du côté du syndicat enseignant, des doutes subsistent.

La décision a été prise ce jeudi 14 décembre par le Conseil régional.

Le lycée professionnel Jean-Moulin de Plouhinec dans le Cap Sizun fermera ses portes à la fin de l’année scolaire. Le lycée Pierre-Guéguin de Concarneau récupèrera les effectifs. Une partie des formations pourrait aussi être transférée vers le lycée des métiers du Bâtiment de Pleyben. Trois formations initiales y sont dispensées (menuisier technicien, agenceur, charpentier marin).

Le lycée comptait 47 jeunes pour 2017/2018, d’après Le Télégramme. L’année prochaine, ça aurait été une trentaine. Le CAP Charpente marine, ouvert en septembre 2014 n’était pas parvenu à séduire les étudiants. Pour sa première rentrée, la promotion ne comptait que 6 élèves. Pourtant la profession est demandeuse de main-d’oeuvre.

Le lycée de Concarneau sera-t-il prêt ? Des travaux sont à prévoir pour la migration de cette formation. N’importe quel établissement ne s’improvise pas chantier naval. La région se veut rassurante et dit mettre en place les installations. Les travaux en atelier dispensés dans cette filière nécessitent la construction d’un tout nouveau bâti qui ne pourra pas être effectuée pour septembre prochain.

La FSU commentait dans un communiqué : 

[En 2017,] le recrutement s’est bien passé avec 11 élèves sur 12 en seconde TMA, 10 élèves sur 12 en Menuiserie et 11 élèves sur 12 en Charpente Maritime. Les enseignants ont été prévenus de ces discussions mi-novembre.

Un « renno-centrisme » ? 

Le syndicat continue : « selon toute vraisemblance il n’y aura donc aucune formation de charpente maritime dispensée en Finistère lors de l’année scolaire 2018-2019. Les expérien- ces passées au niveau national de filières n’ayant pas accueilli d’apprenants pendant une année scolaire montrent toutes que ces filières ont rapidement fermé par la suite. »

Du côté du Cap Sizun, la population doute. La FSU rapporte une inquiétude sur la par disparition du savoir-faire naval ainsi que par la désertification des établissements scolaires au profit des plus grandes villes.

Cathy Dogon  15/12/2017

Notre reportage en​ 2014

Plouhinec : gros plan sur la formation de charpentier de marine 

https://france3-regions.francetvinfo.fr/

Lire aussi:

Le Conseil régional vote pour la fermeture du lycée Jean Moulin (Le Télégramme)

La Région vote la fermeture du lycée Jean-Moulin (Ouest France)

La décision de fermeture du lycée Jean-Moulin à Plouhinec passe mal (Le Peuple Breton)

FSU: http://www.rennes.snuep.fr/

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02 décembre 2017 ~ 0 Commentaire

plouhinec jean moulin (of+ lt)

63 étudiants sont concernés par la fermeture du lycée.

(Entre 1000 et ) 500 manifestants contre la fermeture du lycée

Ils étaient nombreux à manifester ce samedi en début d’après-midi contre la fermeture du lycée professionnel Jean-Moulin, prévue pour la rentrée 2018. Après un rassemblement à Poulgoazec, à Plouhinec (Finistère), le cortège a marché jusqu’à Audierne.

Dès 13 h 30, ce samedi 2 décembre, les manifestants étaient déjà nombreux à se rassembler à Poulgoazec, sur la commune de Plouhinec. Anciens élèves, enseignants, élus ou simples habitants du Cap, tous manifestaient contre la fermeture du lycée professionnel Jean-Moulin mais aussi contre la désertification du Cap.

« Profitez du Cap sous le soleil, bientôt il n’y aura plus rien » scandaient ironiquement les manifestants à l’approche du pont d’Audierne.

63 étudiants sur le carreau

« Nous avons la volonté de nous battre jusqu’au bout contre cette décision du Conseil régional et du Rectorat, annonçait en début de manifestation Pierre Garrec, membre de l’opposition municipale. « Il y a une volonté de déshabiller le Cap au bénéfice d’autres communes, ajoute l’élu, mais en faisant cela, on accentue déséquilibres entre l’est et l’ouest. »

Pour Pascal Barbotte, enseignant en charpente maritime, cette fermeture du lycée est « réfléchie depuis bien longtemps : méthodiquement, les sections ont déménagé une à une dans d’autres établissements. Cela fait cinq ans qu’on interpelle la mairie et la région à ce sujet. La seule réponse que nous avons toujours obtenue est « pas de fermeture à l’ordre du jour ». »

L’enseignant précise que les effectifs du lycéen, 63 apprentis et adultes en formation, sont toujours les même que l’an dernier. « Mais en période électorale, ça ne devait pas être politiquement correct d’annoncer une fermeture de lycée… » ajoute-il avant de déplorer « le cynisme » du Rectorat « qui a laissé des élèves s’inscrire en première année : ils les ont envoyés droit dans le mur »

Pour rappel, la formation charpente maritime devrait déménager à Concarneau et la formation bois (pour adultes) sera envoyée à Pleyben. « Dans un collège déjà engorgé ! Comment vont-ils faire pour accueillir 50 élèves de plus, sans nuire à la formation de tous ? »

« Le cap : un territoire qu’on abandonne »

Pour les Capistes présents dans le cortège, les solutions sont trouvables : « La dotation régionale de fonctionnement annuel du lycée s’élève à 110 000 €. Ça représente 3 centimes par foyer breton » s’amusent à calculer les manifestants. Mais tous préfèrent mettre en avant l’ancrage local du lycée professionnel, ouvert en 1947.  » Cette fermeture c’est l’arbre qui cache la forêt : le cap est un territoire qu’on abandonne. Et ce n’est pas en faisant partir les jeunes qu’on va le redynamiser. »

« On ne demande que ça, accueillir plus d’élèves, mais toutes nos propositions de mise en place de formations nouvelles ont été refusées par la Région » ajoute Pascal Barbotte.

Un sentiment partagé par Laurent Coatmeur, prof de menuiserie :  » l’éolien marin, le brevet pro charpente, le partenariat kayak, les décrocheurs scolaires… Au fil des ans ils ont refusé toutes nos propositions. » « Notre lycée est d’utilité publique, ajoute Isabelle Favero, professeur de français et d’histoire. Il doit vivre ! »

« Résigné », le maire de Plouhinec, Bruno Le Port, a seulement confié être « préoccupé » par le devenir du personnel du lycée et être actuellement en discussion avec la Région à ce sujet.

De leur côté, les enseignants réfléchissent déjà à aller manifester à Rennes le 14 décembre prochain, jour de vote au conseil régional.

02/12/2017 Pauline BOURDET

https://www.ouest-france.fr/

Lire aussi:

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Commentaire:
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La mémoire ouvrière s’estompe! Une personne a évoqué l’un des deux « fondateurs » du
lycée, sans pouvoir nommer l’autre.
L’un était Albert Trividic, instituteur communiste, responsable du théâtre à l’amicale laïque pendant la guerre pour envoyer des colis aux prisonniers, dit « Labous Koat ».
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L’autre c’était, Noël Mathurin Le Gouil, mutin à Sébastopol en URSS en 1919,  CGTU 1924, PC 1926,  connu comme « Deïk ar Goïl », patron pêcheur sur le Stalingrad, secrétaire de la CGT et président du comité local des pêches.
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jean_moulin

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29 novembre 2017 ~ 0 Commentaire

plouhinec jean moulin (lt + of )

jean_moulin

Plouhinec. Fermeture du lycée Jean-Moulin en 2018 !

Le lycée professionnel Jean-Moulin de Plouhinec (29), spécialisé dans la charpente navale, devrait fermer ses portes à la rentrée de 2018. La décision a été annoncée, ce mercredi, par le président de Région, Loïg Chesnais-Girard.

Selon un professeur : « Il y aura un vote le 14 décembre au conseil régional.

Puis, le préfet validera la fermeture par arrêté. Cette mesure interrompra la scolarité des élèves de 1re année de Bac pro. Ils vont se retrouver sur le carreau », poursuit-il.

Actuellement, une cinquantaine d’élèves étudient dans les diverses formations du métier du bois, accompagnés par 20 professeurs et administratifs. L’ensemble du personnel s’oppose à cette mesure et prendra part, ce jeudi, à la journée d’actions qui aura lieu à Quimper. D’autres actions devraient aussi être organisées.

http://www.letelegramme.fr/

cap

Lire aussi:

Plouhinec. Lycée Jean-Moulin : les soutiens ne faiblissent pas (Ouest France)

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29 novembre 2017 ~ 0 Commentaire

cornouaille (afps)

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Projection-débat à Quimper au Quai Dupleix le vendredi 1er décembre du film palestinien « On récolte ce que l’on sème » en présence du réalisateur Alaa Ashkar

Dans le cadre du festival des Solidarités, le CCDF-Terres solidaire 29 et l’association France-Palestine Solidarité Cornouaille convient le réalisateur palestinien Alaa Ashkar dans le Finistère.

Il sera à Quimper le vendredi 1er décembre. Le réalisateur présentera son deuxième long-métrage, « On récolte ce que l’on sème ». Un documentaire autobiographique sur la quête identitaire d’un Palestinien, né et élevé en Israël, dans une famille catholique. Sorti récemment sur les écrans, le film fait suite à un premier long-métrage,«Route 60» (2014), où Alaa Ashkar découvrait ses racines palestiniennes en rencontrant des habitants de Cisjordanie, territoire occupé par Israël depuis 1967.

1/5e de la population d’Israël

Dans ce deuxième volet, il tente de découvrir, en questionnant divers membres de sa famille, les raisons qui ont conduit celle-ci à occulter ses racines. « Et l’on sent les craintes, les réserves, explique Marie-Jo Rousset, du CCFD-Terre Solidaire 29. C’est toute la question de l’identité des Palestiniens en Israël qui est évoquée ».

Yves Jardin, de France Palestine Solidarité Cornouaille, rappelle que ces Palestiniens représentent 1/5e de la population d’Israël. «Ce sont les descendants des Palestiniens qui, entre 1947 et 1949, n’ont pas été parmi les quelque 800.000 chassés d’Israël lors de la « catastrophe ». Ils sont restés, mais pas dans leurs villages. Aujourd’hui, ils sont encore exempts du service militaire et un tas de métiers ne leur sont pas accessibles. Leur niveau d’instruction est plus faible, comme leur niveau de vie. Ils n’ont jamais été représentés au gouvernement ». Aujourd’hui installé en France, Alaa Ashkar travaille sur un troisième volet qui portera sur la difficile survie des Bédouins en Cisjordanie.

« On récolte ce que l’on sème », film documentaire d’Alaa Ashkar, projection-débat avec le réalisateur

Mercredi 29 Novembre 20 h 30  Grand bleu Carhaix,

Jeudi 30 Novembre 20 h 45  Club  Douarnenez,

Vendredi 1e r décembre 20 h 30  Quai Dupleix

http://quimper.pcf.fr/

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22 novembre 2017 ~ 0 Commentaire

douarnenez 2017 (émancipation)

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Festival de Douarnenez 2017

Cette année le thème du festival de Douarnenez était “les frontières”. Pendant huit jours, un groupe composé de militantEs du GASPROM, l’ASRTI de Nantes, et de migrantEs africainEs, habitantEs des squats nantais pour beaucoup, y était attendu. L’accueil fut plus que chaleureux, conformément aux traditions douarnenistes !

Toute la semaine fut irriguée par le flux des rencontres et des découvertes

Culinaires, musicales ou chorégraphiques (le fest-noz bien sûr, mais aussi un véritable tour du monde des danses : mambo, salsa, tangos, zydecos, etc.). Des découvertes de la Bretagne aussi, notamment pour les copains et copines exiléEs. CertainEs sortaient de Nantes pour la première fois et Douarnenez, la mer, sous ce soleil chaud et doux, fut un émerveillement. Mahamadou, un militant de longue date au sein du collectif des squats nantais, confiait que ce séjour restait son meilleur moment depuis son arrivée du Mali en France.

Rencontres avec le cinéma

Disposant d’un pass pour la durée de la semaine, certainEs des copains et copines exiléEs, dont les finances ne permettent pas l’accès aux salles obscures habituellement, s’en sont donnés à cœur joie, enchaînant les séances en sautant parfois les repas. Tous et toutes furent d’ailleurs abondamment sollicitéEs pour participer aux nombreux débats, “palabres”, “échap- pées sonores” à la radio, etc. On peut mesurer à quel point ce manque d’accès à la culture nous prive tous et toutes d’échanges et d’apports inestimables.

Découvertes filmiques, donc :

Frontières entre peuples autochtones et colonisateurs

Témoignant de celles-ci Sami blood , premier film en langue sami du sud. Il retrace les terribles ruptures identitaires, culturelles, familiales qu’une jeune fille sami doit effectuer, dans un contexte de violences racistes et machistes, afin de réaliser son ambition : devenir professeure.

Frontières toujours présentes entre indiens Mohawks et Québécois dans Pluie de pierres à Whiskey Trench , qui décrit la terreur éprouvée par les femmes, les vieillards et les enfants de Kahnawake, attaquéEs à jets de pierres par les CanadienNEs françaisES sous l’œil impassible de la police, alors qu’ils et elles fuient leur village envahi par l’armée canadienne à la suite de leur rébellion contre l’installation d’un terrain de golf sur l’emplacement d’un cimetière sacré.

Le débat qui suivit, mené par Anis Obonsawin, la réalisatrice, a mis en évidence l’importance des rares soutiens québécois à leur cause, et l’impunité dont ont joui les coupables de cette barbarie et, malgré tout, l’espoir récent des Mohawks face à l’évolution de la jeunesse et du système éducatif. Mais les frontières sont aussi dans les têtes et l’idée reste bien ancrée chez la plupart des CanadienNEs françaisEs et AnglaisEs colonisateurs qu’ils et elles ont bâti seulEs et de leurs mains ce pays. Ce film est la démonstration implacable du contraire.

Frontières dans les têtes

Avec Fix me , désopilant film de Raed Andoni, un Woody Allen palestinien, qui cherche déses- pérément à se défaire de ses migraines. Le premier docteur consulté lui délivrera cette simple prescription : “Allez donc voir nos dirigeants et ceux d’en face”.

Découverte aussi de la douleur possible d’être d’un lieu sans frontières, souffrance qui peut conduire à la folie, à travers les errances circulaires de certains habitants du Haut-Karabagh, entre Azerbaïdjan et Arménie, dans le film Les éternels de Pierre-Yves Vandeweerd.

Frontières entres les sexes

De nombreux films abordaient les traumatismes infligés aux personnes inter-sexes ou transgenres, comme le saisissant Entre deux sexes de Régine Obadia. Une résidence sur ce thème s’est tenue à Douarnenez avant le festival et son bilan y était présenté.

Frontières entre les classes

Qui traversent tous les films présentés et qui s’incarnaient magnifiquement dans la section “Luttes et cinéma en Bretagne”, à travers les films de Jean-Louis Le Tacon sur la grève du Joint français, la guerre du lait ou du cochon entre autres.

Frontières entre les langues

Entre sourds et entendants : à Douarnenez tous les films, débats, etc. sont traduits simulta- nément en langue des signes, des cours sont proposés et des conversations naissent au fil des rencontres entre sourds et entendants. C’est possible et c’est formidable !

Le festival est l’occasion d’entendre pratiquées des langues du monde entier. Certaines doivent se battre pour être reconnues, ce dont témoigne le film Mohawk Mon nom est Khenhiosta, Sami Blood ou bien La parole assassinée d’Alyson Cleret sur la perte du breton.

Douarnenez, un lieu vivant, un moment de luttes

Les débats ont été innombrables, non seulement ceux inscrits au programme, mais ceux, plus informels nés de la vie même du festival : débats sur le “misérabilisme” possible autour de la question des immigrations et de la douleur infligée par ces spectacles aux victimes elles-même  ou bien débats surgis de l’actualité de cet été : l’annonce par le gouvernement Macron de l’arrêt des emplois aidés a suscité affiches, débats impromptus, conférences de presse et ripostes immédiates initiés notamment par le cinéma “Le Club” qui perdait deux employés. Sa directrice est elle-même à ce poste à l’issue d’un emploi aidé.

Le festival s’est conclu pour notre part sur de multiples projets, sur Nantes, pour l’édition 2018 du Festival, pour la revue L’Émancipation , etc., etc.

Kenavo Douarnenez, trugarez ha ken ar bloaz o tont !

Au revoir Douarnenez merci et à l’année prochaine !

Laurence Ortega dimanche 29 octobre 2017

http://www.emancipation.fr/

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12 octobre 2017 ~ 0 Commentaire

contrats aidés (ouest france)

non!

Douarnenez. Contrats aidés : 80 postes concernés

Toiles d’essai, le festival de cinéma, la MJC, le Winch-club, etc. Beaucoup d’associations de Douarnenez emploient des contrats aidés.

La grogne ne faiblit pas dans le milieu associatif de Douarnenez (Finistère). Hier, une vingtaine de salariés et responsables protestaient contre la suppression des contrats aidés, qui met en péril leurs actions.

« Si une usine employant 80 salariés avait fermé à Douarnenez, ça aurait été une catastrophe et tout le monde en aurait parlé.

Dans notre cas, des postes éparpillés, qui disparaissent un par un, au fil des mois, ça passe inaperçu. Pourtant, ce sont autant de familles impactées. » Hier matin, cette idée d’une « usine de contrats aidés » a fait son chemin dans la tête des membres du tissu associatif douarneniste.

Plusieurs employés du Festival de cinéma, mais également de Toile d’essai, d’Imiouzik, de la MJC, de Rhizomes, d’Emglev Bro Douarnenez, du Winch club, du Cri suspendu, de Tita Prod et de C’oariva s’étaient réunis pour rappeler leur désarroi face au gel des emplois aidés, décidé par le gouvernement en août.

« Contrairement à ce que dit le gouvernement, les contrats aidés servent à tout le monde. À la MJC, nos deux anciens salariés ont trouvé un CDI directement à la fin de leur contrat. » Même chose chez C’oariva, « tous sont passés en CDI ». Et autour de la table, les témoignages se multiplient. Parmi la vingtaine de personnes présentes, ils sont même une dizaine, de tous âges, à avoir commencé en contrat aidé, ou en « Tuc, CES, CEC, emploi jeune… Peu importe comment on les a appelés au fil des ans. »

« Ils font vivre les associations »

Rien que sur la ville de Douarnenez, on recense 80 contrats aidés, éparpillés dans les nom- breuses associations culturelles, sportives, sociales… « Ils font vivre les structures. Aujour- d’hui, on a tous des projets qu’on ne peut pas mener par manque de personnel », résume Claudette Le Flamand, directrice de Toile d’essai.

« Et on ne parle même pas du Cap, ajoute Eric Doinel, directeur de la MJC. Si on enlève ces postes, ça va devenir mortifère. Les structures feront moins d’actions et ça engendrera moins de lien social. » Du côté de Toile d’essai, on a un exemple concret : « deux postes en moins, pour nous ça veut dire la fin des séances de cinéma pour les scolaires. »

Journée noire le 18 octobre

Même si toutes les associations possèdent un beau réseau de bénévoles motivés, aucune n’imagine pouvoir compenser la perte d’un emploi aidé. « Ce sont des gens qui ont de vraies compétences, qui ont été formés et qui bossent. On ne peut pas tout remplacer par du béné- volat, insiste Théo, salarié du festival de cinéma. Ce n’est pas parce que le milieu associatif n’est pas lucratif qu’on n’y travaille pas. »

À l’issue de cette réunion, des représentants d’associations de tout le Finistère s’étaient donné rendez-vous hier soir au Run ar puns, à Châteaulin, afin de mettre sur pied une action à l’échelle du département.

Une date a d’ores et déjà été arrêtée : le 18 octobre, jour du forum national des associations et fondations, sera balisé. À chaque association de voir par quelles actions elle manifestera son mécontentement…

Pauline BOURDET 11/10/2017

https://www.ouest-france.fr/

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30 septembre 2017 ~ 0 Commentaire

joséphine pencalet

Extraits du film « Joséphine Pencalet, une pionnière » de la série documentaire « Aux urnes universelles » (26 mn, production « Beo », réalisation Anne Gouerou).

La révolte des sardinières de Douarnenez en 1924

Les grèves en Pays Bigouden en 1926-27

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