Archive | Douarnenez, le Cap

25 mai 2026 ~ 0 Commentaire

Douarnenez

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11 mai 2026 ~ 0 Commentaire

Penn Kalet (LO)

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Note:

Penn Sardin au lieu de Pen Sardine couramment (et faussement ) employé!

Penn kaled signifie « tête dure » , on le trouve dans « Calédonie »

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04 mai 2026 ~ 0 Commentaire

Joséphine Pencalet (Groupe Octobre)

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 Joséphine Pencalet 
Trois mai 1925
Lors des élections municipales, le Parti Communiste (et non PCF) présente plusieurs femmes sur ses listes. Les droits de vote et d’éligibilité sont alors illégaux (ils ne seront autorisés qu’en 1944)

Joséphine Pencalet, née le 18 août 1886 et morte le 13 juillet 1972 à Douarnenez, est une ouvrière « française ». Elle participe aux grèves des sardinières à Douarnenez en 1924 puis est élue en mai 1925 conseillère municipale sur la liste présentée par le Parti Communiste. Son élection est invalidée par le Conseil d’État en novembre 1925, car à l’époque les femmes ne sont en droit ni électrices ni éligibles. Néanmoins, elle fut la première femme, et bretonne, élue à un conseil municipal.

Joséphine Pencalet est née dans une famille nombreuse de marins pêcheurs ; elle fait sa scolarité dans un internat catholique de Quimperlé. Malgré le désaccord de ses parents, elle se marie à Argenteuil en 1908 à Léon Leray, conducteur de locomotive. Le couple s’installe dans la région parisienne, et elle y travaille plusieurs années comme domestique. Joséphine Pencalet, veuve en 1919, revient à Douarnenez avec ses deux enfants nés en 1910 et 1918. Elle rentre alors comme ouvrière chez Chancerelle. Mais les salaires sont très bas. Joséphine Pencalet, participe au mouvement de grève des Penn Sardin entre novembre 1924 et janvier 1925, réclamant notamment une augmentation de salaire. Elle est secrétaire-adjointe du bureau du Syndicat des Métaux de Douarnenez, affilié à la Confédération générale du travail unitaire (CGTU).

Lors des élections municipales de 1925, le Parti communiste, après une directive de Moscou, présente plusieurs candidates, alors que les femmes ne sont en droit ni électrices ni éligibles. Elle figure en quatrième position sur la liste du maire communiste sortant Daniel Le Flanchec. Elle n’est cependant pas membre du parti. Le 3 mai 1925, Joséphine Pencalet est, avec 1 283 voix, élue conseillère municipale au premier tour, comme 25 des 27 candidats de la liste. Elle devient ainsi la première femme élue dans un conseil municipal.

Elle participe aux séances du conseil municipal pendant près de six mois. Mais en novembre 1925, le Conseil d’État invalide son élection au motif qu’elle est une femme. Cette décision ne suscite aucune réaction de la part du Parti Communiste qui avait pourtant fortement médiatisé sa candidature et son élection. Joséphine Pencalet revient à sa vie d’ouvrière anonyme, avec ses proches, elle conserve « ses convictions politiques et sociales mais pleine d’amertume pour ce système qui finalement l’a utilisée ». Jusqu’à sa mort en 1972, elle ne votera plus

Le Parti Communiste place une dizaine de femmes alors qu’elles n’ont pas le droit de vote, à des positions éligibles sur ses listes. En banlieue parisienne, une femme est présente dans chaque commune, une femme est présente à Paris. Les autres formations politiques dont le Bloc national et le Bloc des gauches s’opposent à cette initiative en déclarant qu’ils ne décompteront pas les voix portées sur les candidates. Le PC maintient ses candidates car le nom d’une personne ne constitue pas un cas de nullité. Le ministère de l’Intérieur intervient pour que tous les bulletins soient décomptés y compris ceux déposés dans l’urne au nom d’une candidate

Marthe Tesson est élue dès le premier tour à Bobigny. Elle devient maire-adjointe. Le 10 mai, trois autres candidates sont élues au second tour dans des conseils municipaux de la banlieue parisienne : Augustine Variot à Malakoff, Marie Chaix à Saint-Denis et Chapon à Villejuif

Le conseil de préfecture de la Seine prononce l’invalidation de l’élection de Marthe Tesson le 20 mai, puis celle des trois autres femmes le 28 mai.

Marie Chaix et Marthe Tesson formulent un recours devant le Conseil d’État. Elles restent à leur poste jusqu’à ce que celui-ci confirme leur inéligibilité, le 29 janvier 1926. Augustine Viard siège au conseil municipal de Malakoff jusqu’à sa révocation le 29 mars 1926 par le préfe

Note:
Le Groupe Octobre appelle le PC « PCF ». Le PC SFIC, section de l’Internationale Communiste ne de viendra « français » qu’en 1935, pour être acceptable dans le Front Populaire. La situation avait changé: Hitler en Allemagne en 1933 rendait impossible la politique sectaire de la « 3è Période » où les PS étaient  traités de « social-fascistes ». Le PCF adoptait l’armée et les colonies, le drapeau tricolore, la « Marseillaise »…
Le « Groupe Octobre » était une troupe de théatre militant intervenant devant les usines lors de « Front Populaire » en 1936. Jacques Prévert et notre camarade Raymond Bussières en faisaient partie.

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10 mars 2026 ~ 0 Commentaire

Gwaien / Pont e Kroaz

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Samedi 14 mars Mobilisation à vélo

Contre le racisme, les fascistes et les violences d’État.

Départ : Audierne, 11 h 30

Arrivée : PontCroix, 13 h. 

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27 février 2026 ~ 0 Commentaire

Douarnenez (Planning Familial)

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22 février 2026 ~ 0 Commentaire

Sardinières (Wikipedia / OF)

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Grève des sardinières

La grève des sardinières est une grève initiée par des ouvrières de conserveries de poisson de Douarnenez pour protester contre la pénibilité de leurs tâches et demander une augmentation de salaire. Durant l’hiver de 1924, ces grévistes, en grande majorité des femmes, défilent avec le mot d’ordre « Pemp real a vo ! » (Cinq réaux ce sera !).

Cette grève dura plus de six semaines et eut un retentissement national. Elle fut à l’origine d’une mobilisation qui dura plusieurs mois dans la région. Elle est considérée comme une date importante des mouvements sociaux en France et, en tant que grève de femmes, elle est devenue une référence des mouvements féministes.

La crise sardinière

La ville de Douarnenez a connu une croissance très rapide au 19e siècle avec l’essor des conserveries de sardines : la population est passée de 2 000 habitants en 1830 à 13 600 en 1906. Toute l’économie de la cité repose uniquement sur cette industrie (sur les dix mille ouvrières d’usines de sardines sur le littoral breton, deux mille travaillent alors dans les conserveries de la ville qui traitent aussi le thon, le maquereau, le hareng et le sprat, et connaît une grave crise quand, à partir de 1902, la sardine se fait rare en baie de Douarnenez. Plusieurs usines ferment. Les familles, où les femmes sont ouvrières de conserverie tandis que les hommes sont généralement pêcheurs, connaissent une misère noire.

Premières grèves

Face à la concurrence des conserveries espagnoles, les usiniers bretons tentent de réduire leurs coûts de production, en réduisant celui de la main d’œuvre. L’introduction des sertisseuses mécaniques en 1902 provoque des grèves chez les ouvriers soudeurs qui voient leur emploi disparaître.

En février 1905, un conflit oppose les usiniers-fabricants de conserves et les ouvrières de l’emboîtage. Elles peuvent travailler jusqu’à 18 heures par jour et sont payées au mille de sardines. Le comptage est souvent revu à la baisse et elles revendiquent d’être payées à l’heure.

La grève commence à Douarnenez mais rapidement, les ouvrières des autres villes de la côte cessent le travail. 400 femmes adhèrent au Syndicat des sardinières dont la présidente est Angelina Gonidec. Plusieurs syndiquées sont licenciées avant que les industriels n’acceptent le principe d’un paiement à l’heure. Mais tablant sur un possible conflit entre les sardinières, les usiniers organisent un référendum, où les ouvrières se prononcent pour le salaire à l’heure à 944 contre 21. L’accord ne sera effectif dans toutes les conserveries qu’à la fin du mois d’août.

La Première Guerre Mondiale crée une forte demande de conserves tant pour ravitailler les armées que pour la population. Quelques grèves surviennent face à l’inflation des denrées alimentaires, mais elles sont brèves, les revendications salariales étant rapidement satisfaites.

Des conditions de travail très dures, et illégales

En 1919, la loi des huit heures limite en principe la durée du temps de travail quotidien et le travail de nuit en France. Les ouvrières de sardinerie continuent cependant à travailler 10 heures par jour et parfois jusqu’à 72 heures d’affilée. En effet, quand un chargement de sardines fraichement pêchées arrive, il doit être traité au plus vite : de jour comme de nuit les sardinières sont rappelées à travers la ville pour rejoindre la conserverie.

Les heures passées à l’usine dans l’attente du poisson ne sont pas payées, les heures supplémentaires ne sont pas majorées, les heures de travail de nuit (en principe interdit pour les femmes) non plus. Elles commencent à travailler très jeunes, en dépit des lois interdisant le travail des enfants de moins de 12 ans. Les ouvrières, qu’elles aient 12 ou 80 ans, gagnent 16 sous de l’heure, soit 80 centimes.

La grève de 1924

Le conflit débute le vendredi 21 novembre 1924 à l’usine Carnaud, ferblanterie qui fabrique les boîtes de conserves pour les sardineries. La revendication porte sur une augmentation de salaire : les grévistes, en majorité des femmes, défilent avec le mot d’ordre « Pemp real a vo ! » (Cinq réaux ce sera!). Cinq réaux, soit 1,25 franc. La grève s’étend rapidement : dès le 23 novembre, 20 usines sont en grève et un comité est créé; le 25 novembre toutes les sardineries sont à l’arrêt.

Durant l’hiver de 1924, 2 100 personnes dont 1 600 femmes manifestent pour protester contre le salaire de 80 centimes de l’heure, et le fait de devoir se rendre à tout moment sur appel à l’usine de jour comme de nuit lorsqu’une cargaison de sardine est livrée.

Les ouvrières sont rejointes par les marins et occupent les rues, la ville est bloquée, le conflit est médiatisé.

Soutiens et médiatisation

Depuis 1921, la ville de Douarnenez est gérée par une majorité communiste. Le maire Daniel Le Flanchec apporte dès le début un soutien public à la révolte. Le 5 décembre, les manifestants bloquent un convoi qui tente de sortir un chargement de conserves. Les gendarmes répriment les actions des grévistes. Le Flanchec, qui s’est interposé, est suspendu de ses fonctions. Le 5 décembre 1924, le journal l’Humanité rend compte de la charge contre les manifestantes menées sur ordre du ministère de l’intérieur dans un article intitulé « Le sang ouvrier a coulé à Douarnenez ». Le procès verbal de la suspension de Daniel Le Flanchec pour rébellion provoque une médiatisation de la grève dans les quotidiens dont Paris Soir. La Dépêche de l’Aube dénonce « l’intransigeance provocatrice des patrons sardiniers ».

Briseurs de grève

Devant ce conflit qui s’éternise, les maires des communes limitrophes de Tréboul, Ploaré et Pouldavid proposent le 9 décembre leur arbitragrefusé par les industriels, de même que celui du préfet. C’est alors le ministre du travail Justin Godart qui propose une médiation. Le 15 décembre, deux délégations se rendent à Paris mais les négociations échouent. À l’occasion de ce déplacement à Paris, certains industriels font appel à une officine de briseurs de grève et leur demandent une intervention musclée.

Les grévistes connaissent à ce moment une première victoire : Mme Quéro, patronne d’une sardinerie, accepte de négocier l’augmentation de salaire demandée. Un accord est conclu le 22 décembre et le 23 son usine rouvre ses portes. Cependant, les gros usiniers ne suivent pas le mouvement et refusent toujours toute négociation. Le mouvement de grève gagne chaque jour en popularité. Des souscriptions de soutien au niveau national permettent d’organiser des distributions alimentaires et une fête de Noël pour les enfants des grévistes.

Le 1er janvier 1925, vers 18 heures, des briseurs de grève pénètrent dans un café où se trouvait Le Flanchec. Ils tirent sur lui, le blessant grièvement ainsi que son neveu et trois autres hommes. La foule saccage l’Hôtel de France où logeaient les agresseurs ; un meeting est organisé en hâte par les responsables syndicaux pour détourner les manifestants en colère des maisons des usiniers.

Fin du mouvement

Quelques jours après l’attentat contre Le Flanchec, l’identité des commanditaires est établie : il s’agit de deux des industriels, membres du syndicat des usiniers. Devant la menace de procès, le 6 janvier 1925, les patrons usiniers cèdent aux demandes des ouvrières. L’« accord de Douarnenez » stipule que désormais le salaire horaire sera de un franc pour les femmes et un franc cinquante centimes pour les hommes, majoré de 50 % au delà de 10 heures consécutives et en cas de travail de nuit.

https://fr.wikipedia.org

Lire aussi:

Révoltes ouvrières en Finistère Sud de 1924 à 1926

Elles chantent les luttes des sardinières du Pays bigouden

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12 février 2026 ~ 0 Commentaire

Manu BRUSQ (Maitron)

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Né le 13 août 1923 à Audierne (Finistère), fusillé le 21 avril 1944 sur les dunes de Poulguen en Penmarc’h (Finistère) ; résistant des FTPF.

Fils de Joseph Alain, retraité des Postes, et de Jeanne, Madeleine Poyard, son épouse, Emmanuel Brusq, dit Manu, naquit à Audierne (Finistère) le 13 août 1923. Il était le quatrième enfant d’un premier mariage au Sénégal, dont les trois premiers décédèrent en bas âge des suites de maladie. Il avait quatre ou cinq ans quand son père divorça ; il fut alors placé chez une dame, « Tante » Jeanne Bonizec (ex-bonne et amie de la famille), domiciliée à Audierne, où il apprit le breton.

En 1930, son père se remaria, et son épouse éleva Emmanuel comme son propre fils. De cette union, naquit son demi-frère Alain. « Manu » effectua un séjour de trois ans à Porto-Vecchio (Corse) où il apprit la langue corse.

Il revint ensuite à Pont-Croix puis à Audierne en 1936. Après ses études à l’école primaire, il fut pensionnaire au cours complémentaire de Plozévet. En 1939, il s’engagea dans la Marine et, d’avril 1940 à octobre 1942, il suivit les cours de formation à l’école des mécaniciens de la Marine nationale située à Saint-Mandrier (Var). Il s’engagea alors pour cinq ans et embarqua sur le torpilleur « Lansquenet » à Toulon en qualité de matelot de 2e classe. Après le sabordage de la Flotte à Toulon en novembre 1942, Emmanuel Brusq revint en permission pour trois mois à Audierne.

Le 1er avril 1943, il obtint le brevet élémentaire de mécanicien et reçut un certificat de bonne conduite avec la mention « exemplaire ». Il se retira définitivement chez lui pour y exercer le métier de marin pêcheur.

Ne supportant pas l’occupation allemande, il participa à quelques coups de main avec des jeunes, et, en fin 1943, il partit avec quelques amis audiernais dont Constant Le Floch et Jo Le Gac pour tenter de rallier l’Angleterre en passant par l’Espagne. Il fut arrêté avec Constant Le Floch, dans les Pyrénées.

Les Allemands trouvant un « noir » accompagné d’un « blanc », les prirent pour des aviateurs américains et les interrogèrent en anglais. D’abord surpris, ils leur répondirent en breton. Les Allemands, interloqués, ne savaient que penser. Ils furent internés au fort du Hâ à Bordeaux le 29 juin. On plaça un « mouton » dans leur cellule, mais eux continuèrent à communiquer en breton. La supercherie dura quelques jours, mais, sous la torture, une expression française échappa à l’un d’eux, qui les trahit. Le 31 août, ils furent transférés au stalag 22 du camp de Compiègne.

Le 18 septembre ils furent enfermés dans un wagon de marchandise en direction de Dachau. Dans la nuit du 18 au 19, Manu réussit à forcer la porte du wagon, car, de grande taille, il était doté d’une force « herculéenne ». Profitant d’un ralentissement, il sauta du train avec quelques autres, et tous se dispersèrent. Les mitrailleuses crépitèrent ; Constant Le Floch ne les suivit pas, et rentra de Dachau en 1945.

Manu Brusq regagna Audierne en voyageant de nuit, souvent dans des wagons de marchandises, parfois caché par des cheminots. Trop facilement reconnaissable « au pays », du fait de la couleur de sa peau, il fut mis en contact avec Yves Le Meur, responsable des FTPF, par le cultivateur d’Audierne chez qui il s’était réfugié. Sa mise en sécurité jointe aux difficultés dues à l’afflux de réfractaires au STO fut à l’origine de la création par les FTP du maquis de la forêt de Cascader, près de Scaer. Malheureusement ce maquis fut dispersé par les Allemands le 23 octobre 1943.

Emmanuel Brusq rentra alors à Audierne où il dût vivre caché, parfois chez ses parents, parfois dans les fermes du pays, dont celle de M. Rogel dans le hameau de Kerhuon. Il fut repris le 19 février 1944, lors d’une opération des FTP, et incarcéré à la prison Saint-Charles à Quimper et condamné à mort par un tribunal allemand.

Dans la nuit du 20 au 21 avril 1944, il fut transporté avec une trentaine de ses camarades, dont Charles Le Port, pour être fusillé dans les dunes de Penmarc’h. Une dame, habitant dans une maison isolée proche de là, regarda à travers ses volets. Elle racontera plus tard : « j’ai vu un grand noir sauter du camion, accrocher l’officier du peloton par le cou, lui arracher sa baïonnette et le tuer ». Manu fut gravement brutalisé avant d’être fusillé.

La fosse fut ouverte le 31 août 1944 et livra trente-cinq cadavres.

Mort pour la France à l’âge de vingt ans, Emmanuel Brusq était sergent-chef des Forces françaises de l’intérieur (FFI).

La voie (Boulevard Manu Brusq) qui longe la plage d’Audierne porte son nom.

https://fusilles-40-44.maitron.fr/

Guerre et Résistance en Pays Bigouden

Les fusillés de Poulguen

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10 février 2026 ~ 0 Commentaire

Joséphine Pencalet (Maitron)

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Joséphine PENCALET

Née le 18 août 1886 à Douarnenez (Finistère), morte le 13 juillet 1972 à Douarnenez (Finistère) ; ouvrière sardinière ; syndicaliste ; conseillère municipale communiste de Douarnenez (1925).

Fille de René-Joseph Pencalet (marin, né en 1844) et de Marie-Jeanne Celton (née en 1844). Issue d’une famille nombreuse de marins douarnenistes avec laquelle elle s’est rapidement trouvé en conflit, Joséphine Pencalet quitta la Bretagne après avoir achevé sa scolarité dans un internat catholique de Quimperlé.

Elle travailla alors comme lavandière en région parisienne, où elle épousa, le 18 janvier 1908 à la mairie d’Argenteuil, un employé des chemins de fer, Léon Frédéric Le Ray, originaire d’Ille-et-Vilaine et rencontré à Douarnenez alors qu’il effectuait son service militaire dans la Marine. De cette union désapprouvée par sa famille naissent deux enfants : Léon (né en 1910) et Anna (née en 1918). Son veuvage au sortir de la Première Guerre mondiale la conduisit à revenir avec ses enfants à Douarnenez où elle est embauchée comme ouvrière dans l’une des nombreuses conserveries de poisson de la ville.

Sa participation à la grève victorieuse des sardinières de novembre 1924-janvier 1925 qui paralysa les usines douarnenistes pendant 7 semaines et qui connut un écho national, lui valut d’être sollicitée par Daniel Le Flanchec, maire sortant élu en 1924, pour figurer sur la liste du Bloc ouvrier et paysan aux élections municipales du mois de mai 1925.

Les conditions de sa désignation sont floues : s’il n’est pas certain qu’elle ait été membre du Parti communiste ni même du comité de grève, son veuvage aurait facilité sa candidature. La présence d’une candidate correspond aux consignes du Secrétariat féminin de Moscou de présenter des candidatures féminines aux élections, indépendamment de leur illégalité, et de la stratégie du PC.

Placée en 4e position, comme « ouvrière d’usine », elle recueillit 1283 voix, arrivant en 24e position des suffrages. Elle fut ainsi proclamée élue au premier tour, le 3 mai, devenant ainsi la première femme élue en Bretagne. Installée le 17 mai comme l’une des premières conseillères municipales françaises, elle siégea pendant six mois au sein des commissions scolaire et d’hygiène. Parallèlement, elle exerça la fonction de secrétaire adjointe du bureau du Syndicat des Métaux de Douarnenez, affilié à la CGTU.

En vertu de l’inéligibilité des femmes et malgré l’argumentaire développé par Joséphine Pencalet devant la justice administrative à propos des ambiguïtés de la loi électorale de 1884 qui n’interdit pas explicitement les candidatures féminines et alors que les députés votèrent en faveur du suffrage municipal féminin en avril 1925, l’élection de Joséphine Pencalet fut annulée par arrêté préfectoral le 16 juin 1925, décision confirmée cinq mois plus tard par le Conseil d’État au motif qu’aucune disposition légale ne considérait les femmes éligibles.

Signalons que la décision du Conseil d’État du 27 novembre 1925 concerna également l’annulation de l’élection de Charles Tillon pour non-résidence à Douarnenez. Joséphine Pencalet disparut alors de la vie politique douarneniste jusqu’à sa mort, avant d’être redécouverte au tournant du 21e siècle comme une figure de la mémoire ouvrière locale.

Son nom a été donné à une rue de Douarnenez en 2012.

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Note:

Penn Kalet signifie « tête dure » en breton, la Caledonie (Ecosse)  porte cet ajectif.

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10 février 2026 ~ 0 Commentaire

Daniel LE FLANCHEC (Maitron)

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Daniel LE FLANCHEC

Né le 2 juillet 1881 à Trédrez (Côtes-du-Nord, aujourd’hui Trédrez-Locquémeau, Côtes-d’Armor), mort en déportation le 11 mars 1944 à Buchenwald (Allemagne) ; charpentier, ouvrier municipal à Brest (Finistère) ; maire communiste de Douarnenez (Finistère) ; militant anarchiste, socialiste, communiste puis doriotiste ; déporté.

Fils d’un sacristain, en novembre 1899 Daniel Le Flanchec signa à la mairie de Brest son engagement volontaire pour cinq ans dans les équipages de la flotte. D’abord apprenti-marin, il passa matelot de 2e classe en juillet 1900 et fut mobilisé dans la campagne de guerre en Chine du mois d’octobre à juillet de l’année suivante. Libéré du service actif en septembre 1904, il reçut un certificat de bonne conduite. Il était alors hébergé à Bellengreville, près de Caen (Calvados).

Il faisait partie, en 1908-1909, du comité général de la Bourse du Travail de Brest et assurait les fonctions de secrétaire du syndicat du Bâtiment dans la même ville. Il écrivait sous le nom de Daniel dans le journal l’Anarchie.

Devenu marchand forain, militant socialiste, il fut délégué au congrès de Strasbourg (février 1920). Signalé par la police au congrès de Tours (décembre 1920), il adhéra au Parti communiste naissant et fut secrétaire fédéral adjoint, secrétaire intérimaire en 1923 puis secrétaire fédéral en 1924. Le Parti communiste l’avait présenté au conseil général dans le 3e canton de Brest le 14 mai 1922. Candidat aux élections municipales partielles de 1924 à Douarnenez, orateur populaire apprécié, d’un dynamisme débordant, il devint maire de la ville le 7 octobre 1924.

Charles Tillon en fit un portrait chaleureux : « La combativité de ce petit homme de quarante-quatre ans, trapu et dont le coffre forgeait le fer de son verbe, avait révolutionné Douarnenez. De visage coloré, le poil noir, Le Flanchec était borgne. Il vous soupesait d’un œil agrandi qui ne cillait jamais. Sa faconde acerbe d’ancien anarchiste se détendait en tirades comiques dites en breton pour mieux dérouter ses ennemis. L’homme subjuguait la foule des marins et des sardinières qui piétinaient en sabots, sous les halles immenses » (On chantait rouge, pp. 64-65).

Il soutint, tout d’abord, la grève des ouvriers de la conserve (21 novembre 1924) et débaptisa les rues : la rue du Môle devint la rue Henri-Barbusse et la place de la Croix, la place Lénine. Le préfet le suspendit de ses fonctions « pour, dit le conseil municipal, avoir fait son devoir en évitant par sa présence, une tuerie inévitable, le jeudi 4 décembre ». Le 1er janvier 1925, des briseurs de grève qui avaient pris pension dans un hôtel de Douarnenez, pénétrèrent dans un café où se trouvait Le Flanchec. Ils tirèrent sur lui au revolver, le blessant au cou ainsi que son neveu. Une fois soigné, Daniel Le Flanchec rentra à Douarnenez où les sardinières, prévenues de son arrivée, lui firent une escorte d’honneur.

Rétabli dans ses fonctions par le préfet, il arriva encore en tête aux élections suivantes. Sur sa liste figurait Charles Tillon. Déjà, la direction du Parti communiste s’inquiétait de sa personnalité. Dans un rapport du 22 septembre 1925, Louis Béors déclara qu’il « a toujours mené une politique personnelle, présentant aux marins (…) tout ce qui a été fait (…) comme son œuvre propre ».

Il fut cependant le candidat communiste aux élections législatives d’avril 1928 et fut encore réélu aux élections municipales du 5 mai 1929. Candidat aux élections sénatoriales de septembre 1930, il ne recueillit que 17 voix, contre 673 à Le Gorgeu. Il eut alors des démêlés avec le Parti Communiste, et en septembre 1930, le comité départemental demanda son exclusion, ainsi que le bureau régional. Mais le Comité central se montra beaucoup plus arrangeant. Émile Drouillas (M. Laporte), secrétaire de la Région rennaise, écrivit dans son autobiographie de 1932 : « J’ai été l’objet d’un blâme de la direction du Parti, en 1930, pour avoir commis des fautes de mécanisme dans l’exclusion de Le Flanchec à Douanenez, exclusion que le Parti n’a pas ratifiée. ».

Élu maire à la suite des élections du 5 mai 1935, il se vit renouveler son mandat les 31 janvier et 7 février 1937. Daniel Le Flanchec qui avait beaucoup œuvré pour sa ville, abandonna, cette année-là, le Parti communiste pour se tourner vers le doriotisme, recevant même Jacques Doriot à Douarnenez.

Par suite de ce revirement, la rue Louise-Michel devint rue Maréchal-Pétain, et la place Lénine reprit son nom primitif. Le 7 septembre 1940, Daniel Le Flanchec, toujours maire, fut cependant révoqué par ordre des autorités allemandes.

Le Flanchec fut arrêté et déporté en Allemagne dans le convoi I. 172 au départ de Compiègne le 22 janvier 1944. Deux jours après, il arrivait à Buchenwald, où il porta le matricule 43369. Il y mourut deux mois plus tard.

Sa compagne, qui l’avait dénoncé par lettre pour propagande communiste, fut condamnée à 15 ans de travaux forcés.

Le nom de Daniel Le Flanchec figure sur le monument aux morts de Douarnenez au nombre des déportés de la commune. Il apparaît aussi sur celui de la commune de Ploulec’h (Côtes-d’Armor), dans laquelle il vécut, sous la mention « La commune de Ploulech à ses enfants Morts pour la France » en 1939-1945.

https://maitron.fr/

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10 février 2026 ~ 0 Commentaire

Charles Tillon (Maitron)

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Tableau de Charles Tillon pour son livre « On chantait Rouge »

Charles TILLON

Né le 3 juillet 1897 à Rennes (Ille-et-Vilaine), mort le 13 janvier 1993 à Marseille (Bouches-du-Rhône) ; animateur de la mutinerie sur le Guichen en 1919.

Militant communiste dès 1921, membre du secrétariat clandestin du PCF (1941-1944) et chef-fondateur des FTP (1942-1944), exclu du PCF en 1970.

Embarqué en août 1916 sur Le Guichen comme mécanicien, il mena une triple action : en se battant pour l’amélioration de l’ordinaire, en affichant son pacifisme et bientôt ses sympathies pour les bolcheviks puis en exploitant la lassitude générale devant une guerre qui se prolongeait et devant une autre qui se profilait contre les bolcheviks, après la signature de l’armistice.

En effet Le Guichen avait été chargé du transport de troupes pour Odessa. Sur ce fond de lassitude, deux faits intervinrent : d’une part une occasion de rentrer qui, écrit Charles Tillon (La Révolte vient de loin), ne fut pas saisie par un commandant borné, lié à l’Action française ; d’autre part, la connaissance des mutineries en mer Noire.

André Marty ayant été arrêté à bord du torpilleur d’escadre Le Protêt le 16 avril 1919, un mouvement de solidarité s’était développé à bord du cuirassé France et avait gagné fin avril Le Protêt. De son côté, Charles Tillon avait fait signer à 237 des 277 membres d’équipage du Guichen une pétition réclamant le retour en métropole. Devant le refus du commandant une grève-mutinerie se déclencha le 26 juin. Après l’intervention des tirailleurs sénégalais, Tillon et vingt-quatre autres « meneurs » furent ramenés à Brest pour y être jugés.

Condamné à cinq ans de travaux forcés en novembre pour « incitation à la révolte et violence sans armes », Tillon purgea sa peine au camp de Monsireigne puis, à partir de juillet 1920, à Dar bel Hamri (Maroc) où les conditions carcérales étaient si dures que, libéré au bout de cinq mois, grâce à l’intervention de ses parents et d’un avocat rennais, il lui fallut quatre mois d’hôpital à Bordeaux et six mois de convalescence pour se rétablir.

Il adhéra au Parti communiste au cours de l’été 1921 et s’engagea dans le combat syndical. Embauches, luttes revendicatives, grèves, licenciements furent le quotidien de ce jeune militant qui, peu après avoir pris la tête de l’Union départementale CGTU d’Ille-et-Vilaine en 1923, devint permanent syndical.

Il suivit en particulier la grève des sardinières (ouvrières des usines de conserves) de Douarnenez, déclenchée le 21 novembre 1924, aux côtés de Daniel Le Flanchec qui avait été élu maire de cette ville le 7 octobre 1924 et qui allait être déchu de son mandat peu après. Un attentat dirigé contre Le Flanchec renforça la détermination des grévistes qui remportèrent une victoire en janvier 1925. Au mois de mai suivant, Tillon devint conseiller municipal de Douarnenez.

Comme nombre de dirigeants communistes et syndicaux, il fut en butte à une série de procès et de condamnations, ce qui ne l’empêcha point d’assumer des responsabilités toujours plus importantes. Ainsi, en 1928, il était secrétaire de l’Union régionale CGTU à Nantes et, en 1929, il devint secrétaire régional du PC.

Au printemps 1931, il effectua son seul et unique voyage en URSS, ce qui contraste avec l’itinéraire traditionnel du responsable communiste : Charles Tillon construisit sa légitimité dans l’action revendicative (des mutineries aux grèves) et non dans le mouvement communiste international.

Après le Pacte germano-soviétique et la dissolution du PC, Charles Tillon entra dans la clandestinité. Il fut ainsi l’un des neuf députés à ne pas être arrêté. Déchu de son mandat de député le 20 février 1940 en application de la loi du 20 janvier, il fut condamné par contumace le 3 avril 1940 à cinq ans de prison ferme et 5 000 F d’amende. Entre temps, Benoît Frachon* l’avait désigné comme l’un des quatre instructeurs inter-régionaux, lui confiant les départements du Sud-Ouest. Quand survint l’offensive allemande, Tillon avait déjà des responsabilités importantes dans l’appareil communiste clandestin.

Ces années de guerre constituèrent une étape décisive dans sa vie en raison du rôle qu’il joua et de la légitimité que lui valut son attitude dès l’été 1940. Le 17 juin 1940, Charles Tillon appela à la constitution d’un gouvernement “ luttant contre le fascisme hitlérien et les 200 familles, s’entendant avec l’URSS pour une paix équitable, luttant pour l’indépendance nationale et prenant des mesures contre les organisations fascistes ».

Le 18 juillet de la même année, il lança un long manifeste sous le titre dépourvu d’ambiguïté de « “L’ordre nouveau” du gouvernement de la 5e colonne, c’est le fascisme hitlérien », dans lequel il dénonçait la guerre impérialiste et appelait à la libération nationale : “ Notre devoir à tous est de nous unir pour conquérir notre patrie, de nous unir pour libérer son territoire de tous les oppresseurs et exploiteurs, pour en chasser à la fois les capitalistes, leur tourbe de valets et de traîtres et les envahisseurs ! »

Or, de son côté, Jacques Duclos* qui faisait engager à Paris des négociations pour la reparution légale de l’Humanité, incitait à manifester pour la réoccupation des mairies communistes de la banlieue parisienne et à dépêcher des délégations pour la reconnaissance des anciennes directions syndicales communistes.

Ces divergences, dues à l’éparpillement de la direction (J. Duclos à Bruxelles puis à Paris, M. Thorez à Moscou, B. Frachon sur les routes de l’exode) et à la coupure des communications (mais aussi à des conceptions stratégiques différentes réaffirme Charles Tillon, lettre du 12 septembre 1992), disparurent dès la reprise des liaisons, allaient constituer néanmoins un enjeu de mémoire décisif après la Libération.

Une fois déclenchée la lutte armée qui suivit l’attaque allemande contre l’URSS, Tillon fut chargé des questions militaires. La mise en place d’une structure unifiée fut assez longue et aboutit en mars-avril 1942 à la création des FTP, dirigés par un Comité militaire national (CMN) dont il prit la tête. L’expression « francs-tireurs et partisans » apparaît pour la première fois dans l’Humanité du 3 avril.

Après la Libération, Charles Tillon fut élu maire d’Aubervilliers en 1945. Dès septembre 1944, il fut l’un des deux ministres communistes du gouvernement du général de Gaulle, jusqu’au départ des ministres communistes le 2 mai 1947.

On peut penser qu’à l’origine, le choix de de Gaulle répondait à des considérations tactiques, car nommer ministre le chef des FTP était un moyen de neutraliser les structures militaires de la résistance communiste. On sait aussi qu’il s’entoura de préférence d’anciens FTP et aussi de militants qui, comme lui, avaient fait entendre en 1940 une voix discordante sans que cela impliquât une opposition à la stratégie communiste. Il fut d’ailleurs accusé en 1945 de renouveler massivement le corps des officiers au profit des FTP ou encore, lors du conseil des ministres le 1er mai 1947, de mettre en cause la politique gouvernementale.

Il lança en novembre le Mouvement des combattants de la paix et de la liberté, devenu en 1949 le Mouvement des partisans de la paix, ce qui provoqua son premier affrontement majeur avec la direction du PC, tout d’abord avec Jeannette Vermeersch. En décembre 1950, il dut faire son autocritique. Il perdit aussi ses responsabilités dans le Mouvement de la Paix.

Après le rapport de Khrouchtchev au 20e congrès du PCUS en 1956, le CC rétablit Tillon « dans ses droits et ses devoirs de militant » en février 1957, mais celui-ci resta en marge. Avec les événements de mai 1968, l’écrasement du printemps de Prague et la montée en puissance de Georges Marchais, il revint au premier plan.

Signataire en 1970 du manifeste du Comité du 5 janvier contre la normalisation en Tchécoslovaquie, il participa également, le 12 juin 1970, à la formation, avec Jean-Paul Sartre, du comité d’initiative pour la création d’un Secours rouge. Enfin, le 3 juin 1970, il avait signé avec Roger Garaudy, Maurice Kriegel-Valrimont et Jean Pronteau un appel intitulé : « Il n’est plus possible de se taire », reprenant les critiques sur l’attitude du PCF en 1968, et sur son mode de fonctionnement. Le 3 juillet suivant, il fut exclu de sa cellule, ainsi que sa femme, tandis que, quinze jours plus tard, dans l’émission télévisée Panorama, il mettait directement en cause le passé de Georges Marchais.

Dans la décennie suivante, il publia plusieurs récits autobiographiques : La Révolte vient de loin (1971), Un « Procès de Moscou » à Paris (1971), de riches mémoires, On chantait rouge (1977) et un livre sur un de ses aïeux sous la Révolution française. Depuis 1974, Charles Tillon demeurait dans sa Bretagne natale. Il présida à la fondation d’une Amicale des anciens FTPF.

Ceci est un résumé! Voir le texte entier ci-dessous

https://maitron.fr/tillon-charles-joseph/

Note:

Il fut aussi ministre de l’air lors des massacres de Sétif en 1945, quand la France remercia ses troupes coloniales en les bombardant.

 

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