Archive | Douarnenez, le Cap

05 septembre 2022 ~ 0 Commentaire

douarnenez lannion vannes (le tél)

jeunes

Une action contre la crise du logement le 10 septembre à Douarnenez

La question de l’accès au logement occupe une place brûlante à Douarnenez.

Entre développement d’Airbnb, galère des saisonniers, projet d’extension de classement dit « zone tendue » à l’ensemble de la Bretagne et résidences secondaires et statut de résident breton, la question de l’accès au logement occupe une place grandissante dans les débats et l’actualité locale. Si bien que des actions autour de ce thème sont prévues le 10 septembre prochain, dans plusieurs villes de la région.

À l’appel d’un ensemble d’associations, de collectifs de solidarité et de partis politiques de Douarnenez, du Cap Sizun et du Haut Pays bigouden, un rassemblement est prévu à 10 h sur la place des Halles. Autour d’un mot d’ordre : « Pour le logement abordable pour toutes et tous, pour des politiques de l’habitat pour des villes accueillantes, pour des solutions écologiques et solidaires ».

« Contraindre les élus à agir »

Une action à l’initiative de Droit à la Ville Douarnenez, qui voit déjà des mouvements comme EELV Cap Sizun Douarnenez, PS Douarnenez, UDB, Douarnenez Terre Citoyenne ou La France Insoumise se mobiliser.

L’appel à d’autres collectifs ou associations est lancé à un peu moins d’un mois de l’échéance. « Il existe de moyens d’action et certains élus et parlementaires commencent à porter les revendications des habitants et des associations. Nous sommes à un moment charnière », écrivent les organisateurs.

« Pour que des mesures supplémentaires soient votées et appliquées localement, nous avons besoin d’un maximum de collectifs locaux pour porter ces revendications et contraindre les élus à agir », ajoutent-ils. De même, ils lancent un appel aux personnes qui voudraient faire des affiches pour appeler au rassemblement, jouer de la musique le jour du rassemblement, ou encore participer à un atelier banderole.

Un rassemblement est prévu samedi 10 septembre, 10H, Marché (Koc’hu) à Douarnenez

15 août 2022

https://www.letelegramme.fr/

Lire aussi:

Lannion. Logement : un collectif plaide pour la zone tendue

Une manifestation pour l’accès au logement à Vannes le 10 septembre 

Logement à Douarnenez : la manifestation du 10 septembre se prépare

 

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26 juillet 2022 ~ 0 Commentaire

bigouden (of bcd)

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Au Festival de Cornouaille, les Bigoudènes chantent « L’Internationale »

Pour la journée du terroir bigouden, au Festival de Cornouaille 2022, à Quimper (Finistère), « c’est la lutte finale ! »

Les groupes et cercles celtiques bigoudens déambulent, ce jeudi 21 juillet 2022, dans les rues du centre-ville de Quimper avec costumes, saynètes, musique… Et revendications !

En arrivant sur la place Saint-Corentin, le cortège clame L’Internationale en brandissant des drapeaux rouges.

Deuxième round à 17 h, au départ du Chapeau-Rouge, rue du Paradis

 AURORE TOULON

21/07/2022

https://www.ouest-france.fr/

Comité de grève de 1924 - Coll. Alain Le Doaré. Premier rang de gauche à droite : Etienne Jequel, Anna Julien, Le Cossec, maire durant la destitution de Daniel, Daniel Le Flanchec, Alexia Poquet, Charré (des jeunesses communistes). Deuxième rang : Charles Tillon, Simonin, Lucie Colliard, Boville, Mme Le Flanchec, Faure-Brac. Troisième rang : Bordennec, Renoult (de L’Humanité), Garchery, Mme Morvan, Gauthier, Jean Join, Mme Julien.

Comité de grève de 1924 – Coll. Alain Le Doaré. Premier rang de gauche à droite : Etienne Jequel, Anna Julien, Le Cossec, maire durant la destitution de Daniel, Daniel Le Flanchec, Alexia Poquet, Charré (des jeunesses communistes). Deuxième rang : Charles Tillon, Simonin, Lucie Colliard, Boville, Mme Le Flanchec, Faure-Brac. Troisième rang : Bordennec, Renoult (de L’Humanité), Garchery, Mme Morvan, Gauthier, Jean Join, Mme Julien.

Douarnenez 1924-1925 : les grandes grèves de la conserve

Ce qu’il est aujourd’hui convenu d’appeler les « grandes grèves » de la conserve se déroulent en 1924 et 1925, avec, comme épicentre, Douarnenez, le premier port sardinier de France, qui compte alors 21 usines.

Quand la sardine rythme la vie…

La conserverie s’est développée au 19è siècle, grâce à l’invention géniale de Nicolas Appert. Tous les ports atlantiques proches de zones poissonneuses ont alors connu une véritable révolution. D’autres naissent de l’arrivée de ces usines, comme Le Guilvinec…

La sardine est un poisson fragile, essentiellement pêché l’été. Dès son arrivée sur les quais, les femmes s’affairent, tant la sardine doit être fraîche quand elle est travaillée. En saison, quand les pêches « donnent », ces ouvrières travaillent le jour, et la nuit après de courts moments de sommeil. Elles chantent alors, pour se tenir éveillées. Certaines font 80 heures de labeur en cinq jours pour gagner entre 64 et 72 francs. Les salaires les plus bas de France dit-on. Les heures de nuit valent celles du jour, pas davantage !

Pemp real a vo ! (On aura nos 5 sous)

Le 7 octobre 1924, le secrétaire départemental du parti communiste, Daniel Le Flanchec, est élu maire de la ville. À 43 ans, Le Flanchec est un communiste libertaire, gouailleur, orateur exceptionnel, chanteur à la voix de feu. Avant-guerre, il s’est fait remarquer pour son soutien affiché à la bande à Bonnot.

Borgne, tatoué, il arbore « mort aux vaches » sur la main droite et « entre quatre murs, j’emmerde la sûreté » sur la main gauche. Souvenirs de Chine, où il a traîné sa misère dans les bouges et les tripots, ou souvenirs des prisons qu’il a fréquentées ? Le Flanchec, connu dans tout le Finistère pour ses extraordinaires capacités de bretteur, outrancier, prend alors rendez-vous avec l’histoire de Douarnenez.

Le mois suivant, le 21 novembre 1924, dans les fritures, c’est la grève. Les femmes souhaitent une augmentation de salaire. Elles n’arrivent plus à nourrir les enfants, à payer les loyers, à vivre, tout simplement. Vivre ! Comment pourrait-on vivre avec ces salaires de misère ? « C’était le besoin. On n’arrivait pas. Douarnenez a eu beaucoup de misère. Douarnenez a été pauvre. La grève, c’était le besoin… », diront des ouvrières…

Ces femmes qui se mettent en mouvement réclament 1 F de l’heure pour les ouvrières et 1,50 F pour les manœuvres, au lieu de 0,80 F et 1,30 F. Arrive à Douarnenez un syndicaliste de 28 ans, qui a déjà connu une mutinerie en mer Noire et le bagne pour récompense dans le Sud marocain, Charles Tillon. « Tout ce que j’avais lu de Zola me remonte au cœur », dit-il en découvrant la misère du port sardinier…

Le comité de grève, la municipalité, les syndicats, tous se mobilisent et mettent en œuvre les moyens qui permettront aux grévistes de tenir.

La grève est terrible car elle est unanime. La ville s’emplit des chants, des martèlements de sabots, des rires et des cris de toute une jeunesse qui, pour la première fois, ose. Et d’un slogan, aussi : « Pemp real a vo ! », cinq sous nous aurons… Le soir, les halles résonnent des déclarations des responsables politiques et syndicaux. Une voix s’élève, au-dessus des autres, de toutes les autres : Le Flanchec, véritable tribun au discours émaillé de mille anecdotes, s’épanouit et trouve, enfin, le public qu’il cherchait depuis près de vingt ans.

Le soviet de Douarnenez

En décembre, la grève prend une tournure nouvelle, elle déborde Douarnenez, elle devient enjeu national. La presse s’empare de l’événement. De nombreux permanents du parti communiste et des représentants de l’Internationale, un Russe, un Tchèque, un Allemand, arrivent à Douarnenez… Pour le jeune parti en effet, Douarnenez est un symbole et le comité de grève un soviet en puissance. À Douarnenez, en ces semaines intenses, le pouvoir est aux ouvriers…

Justin Godard, ministre du Travail du cartel des gauches alors au pouvoir, convoque grévistes et conserveurs, pour des négociations nécessaires. Mais les patrons des usines refusent de discuter.

La colère est immense, sur les quais du Rosmeur, et la tension vive, très vive. Pour la CGT-U, Douarnenez devient un symbole national et tous se mobilisent encore davantage, communistes – avec Doriot, Vaillant-Couturier ou Marcel Cachin, le Paimpolais –, socialistes avec Blum et Auriol, radicaux…

Racamond, le secrétaire général de la CGT-U, arrive à Douarnenez le 20 décembre, tandis qu’une dissension apparaît chez les usiniers : Mme Quéro, propriétaire d’une seule usine, propose une augmentation que ses collègues refusent. Première faille. Le contrat Quéro, signé le 22, porte l’heure à 1 F pour les femmes et à 1,50 F pour les hommes, avec 50 % d’augmentation après minuit ou après la dixième heure de travail. L’usine Quéro ouvre à nouveau ses portes le 23 décembre.

L’assassinat du jour de l’An

Il pleut sur Douarnenez le jour de l’An. Il pleut même dru. Dans les cafés, on chante, on boit et puis, surtout, on discute. La rumeur affirme que des « jaunes » sont arrivés en ville, des « briseurs de grève ».

À 18 h, Le Flanchec est au bistrot, L’Aurore, qui est archi-comble. Il chante, à tue-tête. Soudain, on le demande. Les « jaunes » ! Quand le maire s’approche, des coups de feu claquent et l’abattent. C’est la panique générale, tant le maire perd de sang. Vite, il est transporté à Quimper.  La colère qui grondait depuis des semaines explose alors brutalement. C’en est trop. La foule est déchaînée et la nuit est terrible. Il faut des renforts de police ; il faut, surtout, le calme des dirigeants syndicaux, qui improvisent un grand meeting aux halles, pour détourner le peuple des maisons d’usiniers.

Le 4 janvier, alors que les nouvelles de Le Flanchec sont rassurantes, on apprend que Béziers et Jacq, deux conserveurs importants, avaient, en décembre, rencontré des « briseurs de grève » et demandé une intervention musclée. Sur six colonnes à la une, L’Humanité titre « À Douarnenez : première flaque de sang fasciste ! »

La victoire des sardinières

Suite à l’injustifiable, le préfet multiplie les interventions auprès des conserveurs, afin qu’ils cèdent. Le plus vite serait même le mieux. La tentative d’assassinat du maire fait mauvais genre, c’est le moins que l’on puisse dire. D’autant que la suspicion enfle. Les conserveurs n’ont-ils pas été jusqu’à financer les nervis ? La suspicion, puis les preuves. Oui, en décembre, MM. Béziers et Jacq leur ont remis 20 000 F ; il s’agissait bel et bien d’un contrat sur la tête d’un maire ! Le préfet menace alors de porter plainte contre le syndicat des usiniers, lequel pousse, le 7 janvier, les plus durs de ses membres à la démission. Le lendemain, le nouveau bureau du syndicat patronal accepte de signer le contrat, et le conflit prend fin. Le contrat est signé. Les ouvrières de Douarnenez ont gagné, au 46e jour de grève.

Dans ces événements de 1924-1925, qui auront des prolongements dans de nombreux ports jusqu’en 1927, tous les éléments fondateurs d’une légende coexistent : filles ou femmes d’usine, proches de la misère, face à des patrons intransigeants ; joie de la rue et du nombre, force de la jeunesse face à un syndicat patronal replié sur lui-même ; émotion, événements dramatiques, sang et larmes, sans lesquels il n’est pas de mythe possible.

De ces grandes grèves de la conserve, il faut retenir l’essentiel : ce conflit du bout du monde est mené par des femmes, des ouvrières, des Bretonnes, qui prennent la parole et osent enfin. Au-delà de toute considération sociale, cette prise de parole est avant tout la conquête d’une dignité.

AUTEUR : Jean-Michel Le Boulanger

Docteur ès lettres, il est maître de conférences de géographie à l’Université de Bretagne-Sud, à Lorient. Président des Fêtes maritimes de Douarnenez de 2000 à 2010, il est élu vice-président de la région Bretagne, chargé de la culture et des pratiques culturelles, en mars 2010. Il a participé à de nombreuses publications, ouvrages collectifs, actes de colloques, articles de revue sur l’histoire et la géographie de la Bretagne ou sur les politiques culturelles.

Notes:

Ce sont les femmes qui nomment le peuple bigouden. Les femmes sont « bigouden », pluriel bigoudened » et les hommes « bigouter » (pluriel bigouterien).

https://bcd.bzh/

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29 juin 2022 ~ 0 Commentaire

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https://bourrasque-info.org

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28 juin 2022 ~ 0 Commentaire

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le Planning familial du Finistère appelle à se rassembler mercredi 29 juin à Douarnenez.

Le Planning familial du Finistère appelle à se rassembler pour le droit à l’avortement sur la place de la Résistance de Douarnenez, mercredi 29 juin, à 18 h.

https://www.letelegramme.fr/

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13 juin 2022 ~ 0 Commentaire

plogoff mémoire

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Plogoff mémoire d’une Lutte

Les évènements du printemps et de cet été.

Lieu : Tréguennec et la Maison de la baie d’Audierne.

-Une exposition de photos sur le vif de l’enquête publique de 1980.

-Deux conférences

-Notre rando 2022 « délocalisée ».

L’exposition photo « Regards croisés sur une lutte » .

Présentation par Patricia Jain, de notre CA, qui a réalisé ce projet en collaboration avec Roland Chatain de l’association Les amis de la Maison de la baie d’Audierne :

« L’exposition photos, devant accompagner l’ouvrage publié l’an passé par notre association pour marquer l’abandon du projet de centrale nucléaire à Plogoff il y a maintenant quarante ans, est visible depuis le 14 mai à la maison de la baie d’Audierne à Tréguennec.

Dix- neuf photos, en grand format et sur support di bond, composent cette exposition documentant essentiellement l’Enquête d’Utilité Publique. Un choix qui s’est imposé au fil de l’élaboration de ce projet.

C’est en effet durant cette enquête que Plogoff connait une couverture médiatique importante, en raison de la présence de nombreux reporters envoyés par leurs journaux ou leurs agences et de non moins nombreux photographes professionnels ou amateurs.

Les barrages, manifestations, altercations ou simples faces à faces, qui ont ponctué ces six semaines, ont produit des images fortes propices à la réalisation de cette exposition, coproduite avec l’association des Amis de la Baie d’Audierne. »

Deux conférences:

Le mercredi 20 juillet 2022 à 18 heures,

Nucléaire : une relance inacceptable par Marie Nicolas, porte-parole de Sortir du nucléaire Cornouaille. Le président Macron ne jure que par une renaissance du nucléaire comme solution au changement climatique et promet moult chantiers EPR. Quelles sont vraiment les solutions ?

Le mercredi 17 août 2022 à 18 heures ,

Plogoff et l’émergence de l’écologie politique en Bretagne par Jean Moalic et Gilles Simon de Plogoff Mémoire d’une Lutte. La lutte contre l’implantation d’une centrale nucléaire de 1974 à 1981 fut un combat populaire et une alternative politique, dont la mémoire demeure vivace quarante après.

Notre Rando 2022 délocalisée » à Tréguennec le dimanche 28 août prochain. Tréguennec était sur la liste des sites pressentis pour construire une centrale nucléaire au milieu des années 70. Tréguennec aujourd’hui, où le BRGM a trouvé des réserves de lithium !

Une occasion aussi pour les randonneurs de voir l’expo « Regards croisés sur une lutte » à la Maison de la baie d’Audierne !

A bientôt de vous voir à Tréguennec, en Pays Bigouden !

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12 juin 2022 ~ 0 Commentaire

le cap (lt)

douarn

 

 

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18 avril 2022 ~ 0 Commentaire

sardinières

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Révoltes ouvrières à Douarnenez et en Pays Bigouden 1905-1924-1926

Coop Breizh

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18 avril 2022 ~ 0 Commentaire

douarnenez 2è tour (le télégramme)

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À Douarnenez, le rassemblement antiraciste se transforme en débat sur le second tour de la présidentielle

Une petite centaine de personnes ont participé au rassemblement contre le racisme, organisé samedi après-midi place de l’Enfer, à Douarnenez.

Une petite centaine de personnes ont participé au rassemblement antiraciste organisé sur la place de l’Enfer, samedi après-midi, à Douarnenez. Celui-ci s’est rapidement transformé en débat autour de la position à adopter pour le second tour de l’élection présidentielle.

C’est un exercice démocratique que l’on a perdu l’habitude de voir, quelles que soient nos opinions politiques : samedi après-midi, place de l’Enfer, à Douarnenez, la centaine de personnes réunies contre le fascisme et le racisme à l’appel de l’Union populaire ont saisi l’occasion pour s’adonner à un débat grandeur nature sur le second tour de l’élection présidentielle entre Emmanuel Macron et Marine Le Pen.

Si, au sein de cette foule constituée de citoyens à la sensibilité de gauche clairement affirmée, plusieurs personnes ont brandi des pancartes « Ni Macron ni Le Pen », divers points de vue se sont fait entendre au cours des dizaines de prises de parole.

« Les chiens seront lâchés »

« Je suis viscéralement attachée à la démocratie, je crois à la liberté, l’égalité et la fraternité. En aucun cas, je ne prendrai le risque de faire passer Marine Le Pen. Le moindre mal sera un Jupiter arrogant », a ainsi clamé une manifestante d’une soixantaine d’années, la gorge serrée et quasiment au bord des larmes au moment d’affirmer son choix de voter Macron, « la rage au ventre et en dépit de mes idéaux », le 24 avril, sous les applaudissements nourris de l’assistance.

Un autre manifestant, assez âgé, a convoqué la mémoire de ses grands-parents « partis combattre les nazis en prenant le bateau depuis l’île de Sein », avant qu’un intervenant d’une trentaine d’années n’affirme qu’avec Marine Le Pen à l’Élysée, « les chiens seront lâchés.

L’ultra-libéralisme et le fascisme, ce n’est pas la même chose. Je voterai pour Macron envers qui j’éprouve une haine farouche ». Lui succédant, un homme à la chevelure longue et argentée a alors pris le micro pour entonner « La bête est revenue », chanson antifasciste de Pierre Perret, devant une assemblée l’écoutant en silence avant de l’acclamer.

« Il n’y a pas de choix possible »

D’autres manifestants ont, en revanche, affirmé leur refus de choisir entre ce qu’ils considèrent comme deux maux de nature quasiment égale. « Macron, je ne peux plus. Peut-être que je suis le canard boiteux ici mais je pense aux travailleurs, aux gens que je connais bien dans le milieu syndical et qui vont en ch… cinq ans de plus », a ainsi déclaré un manifestant, se présentant comme un ancien syndicaliste.

Quelques personnes ont brandi une pancarte Ni Macron ni Le Pen pendant cette manifestation.

« Je ne vois pas bien comment Marine Le Pen aurait une majorité, et je ne vois pas bien non plus où est la démocratie dans le régime d’Emmanuel Macron. Nous vivons dans un état d’urgence absolue, il n’y a pas de choix possible », a considéré une autre manifestante.

Des positions diversement appréciées parmi l’assistance, quelques personnes secouant la tête et soupirant ostensiblement pour afficher leur désaccord sur ce non-choix manifestement synonyme, selon elles, de vote pour Marine Le Pen.

Ces débats sont en tout cas révélateurs de l’état d’esprit et des débats qui animent une part non négligeable de l’électorat, à une semaine du second tour. Chez celle-ci, les cerveaux vont probablement continuer à bouillonner jusqu’au 24 avril.

Dimitri L’Hours le 17 avril 2022

Lire aussi:

 À Douarnenez, le dilemme des électeurs de Mélenchon

 

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13 avril 2022 ~ 0 Commentaire

douarnenez (le télégramme)

macron petain

« Macron me fait peur mais Le Pen, ce serait la cata » 

à Douarnenez, le dilemme des électeurs de Mélenchon 

Avec 30,46 % des suffrages exprimés, Jean-Luc Mélenchon est arrivé largement en tête du premier tour de la présidentielle à Douarnenez (29), ville de 14 000 habitants. Chez beaucoup d’électeurs, le casse-tête a commencé quant à la position à adopter pour le 24 avril.

« Pays de merde » : à Douarnenez, les frustrations et les colères s’expriment bien souvent sur les murs de la ville, en témoigne ce tag bien visible inscrit sur une maison de la rue Ernest-Renan, en centre-ville de cette cité portuaire à l’histoire ouvrière et frondeuse. Une réputation confirmée, dimanche soir, lors du premier tour de la présidentielle, et l’arrivée en tête de Jean-Luc Mélenchon, candidat de La France Insoumise, avec 30,46 % des 8 857 bulletins exprimés.

Dans le centre-ville, traditionnellement ancré à gauche, il a même recueilli 47,28 % dans le bureau de vote installé à la mairie, sous l’œil un poil interloqué de Jocelyne Poitevin, maire divers droite de la ville.

« Avec ce score, Douarnenez confirme son identité populaire, son engagement pour le bien commun, la dignité de l’emploi, l’importance de la culture ou l’écologie », veut croire Yolande Bouin, cheffe de file des Insoumis au niveau local et conseillère municipale d’opposition, entourée de trois camarades militantes. Même si elles reconnaissent la dynamique du vote utile ayant permis son hégémonie à gauche, elles estiment néanmoins que le vote Mélenchon à Douarnenez est, avant tout, un vote de conviction.

« On n’aurait pas craint les flash-balls »

Ce n’est pas exactement ce que disent Carmen, 30 ans, et Mischa, 25 ans, attablés devant un local autogéré de Douarnenez où ils sont bénévoles. « Je n’avais pas voté depuis les Européennes de 2014. Mélenchon, je l’ai longtemps détesté, ce côté vieux politique ultra-viril qui parle énormément, et le culte du chef au sein du mouvement.

Mais cette fois-ci, c’était le type à gauche qui avait une chance, dans un contexte ambiant de plus en plus flippant, avec une montée des idées d’extrême-droite de Zemmour et Le Pen. La plupart de mes amis qui ont voté Mélenchon ont eu ce raisonnement », affirme Mischa. « Avec lui au pouvoir, on aurait certainement dû continuer des luttes sociales mais au moins, on n’aurait pas craint les flash-balls en manifestation », embraye Carmen, dont le choix aurait aussi pu se porter sur Philippe Poutou ou un vote blanc. « Avec ce mouvement autour de nous, on a vraiment cru que Mélenchon allait passer ! »

« Avec Le Pen, ce serait certainement très noir mais avec Macron, c’était noir avec au mieux quelques nuances de gris »

« Je crains que trop d’électeurs de Mélenchon s’abstiennent »

Comme de nombreux autres électeurs de l’insoumis en chef (du moins si l’on en croit les sondages), Carmen et Mischa ne savent pas encore exactement ce qu’ils feront le 24 avril.

« Pour moi, Emmanuel Macron a été violent durant son mandat. Sa première mesure en arrivant au pouvoir a été de supprimer l’impôt sur les grandes fortunes. Et là, la première proposition de sa campagne, c’est de contraindre les bénéficiaires du RSA à 15 ou 20 heures d’activité », blâme Carmen.

« Et puis, il a continué la casse du service public pendant la crise sanitaire », embraye Mischa, avant de tancer également la politique migratoire du président sortant. « Avec Le Pen, ce serait certainement très noir mais avec lui, c’était noir avec au mieux quelques nuances de gris ».

Une chose est sûre : leur choix ne se portera pas sur Marine Le Pen, ce sera abstention, blanc ou Macron. À côté de Carmen et Mischa, Maël-Gwen, jeune femme de 29 ans actuellement au RSA, soupire : « Je n’ai pas pu voter au premier tour parce que je n’étais pas là, j’aurais choisi Mélenchon aussi. Mais au deuxième tour, je vais aller voter Macron parce que je crains que trop d’électeurs de Mélenchon s’abstiennent et qu’elle arrive au pouvoir. Macron me fait peur mais Le Pen, ce serait vraiment la cata ».

Et, parce que chaque mur ou presque a son propre message à Douarnenez, un autre tag, inscrit à quelques dizaines de mètres du « Pays de merde » de la rue Ernest-Renan, résume à lui seul l’entrain qu’inspire ce schéma du second tour aux électeurs locaux de Jean-Luc Mélenchon : « Quitte à en prendre pour cinq ans »…

Dimitri L’Hours le 13 avril 2022

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27 mars 2022 ~ 0 Commentaire

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À Douarnenez, croix gammées, inscriptions antisémites et tags pro-Zemmour sur le local du PS

Dans la nuit de samedi à dimanche, le local du Parti socialiste, à Douarnenez, a été la cible de nombreux tags à caractère raciste et antisémite.

Les automobilistes et passants n’ont pas pu les rater en empruntant la rue Louis-Pasteur : le local du Parti socialiste, à Douarnenez, a été la cible de nombreux tags à caractère raciste et antisémite, dans la nuit de samedi à dimanche. Plusieurs croix gammées ont été dessinées sur les murs du bâtiment, ainsi que de nombreuses inscriptions pro-Zemmour. Le visage d’Anne Hidalgo a également été recouvert d’une étoile de David, accompagnée du mot « Juif » ainsi que d’un marteau et d’une faucille.

La section douarneniste du Parti socialiste indique qu’une plainte sera déposée ce dimanche à la gendarmerie.

« Acte imbécile et intolérable »

« Avec ce genre d’actes, on en finit par se demander s’il faut garder les locaux de formation politique aussi visibles », considère Florence Crom, élue socialiste de l’opposition au conseil municipal de Douarnenez, selon qui le local du PS a déjà été visé par des inscriptions hostiles par le passé, dans une moindre proportion toutefois.

Elle comme de nombreux autres militants et responsables du Parti socialiste, locaux, départementaux et nationaux, ont dit leur consternation, sur les réseaux sociaux, ce matin. Tristan Foveau, premier secrétaire fédéral, évoque ainsi un « avilissement du débat démocratique (qui) libère les pires abjections et les expressions les plus lâches ».

Maire de Morlaix, Jean-Paul Vermot parle quant à lui d’un « acte imbécile et intolérable », tandis que Jérôme Guedj, ancien président du Conseil général de l’Essonne, condamne une « manifestation ordinaire de l’antisémitisme décomplexé ».

Dans un communiqué, l’UDB Ouest-Cornouaille a à son tour réagi, considérant que « même la Bretagne n’est plus épargnée aujourd’hui » par l’extrême-droite, courant politique synonyme, selon la formation régionaliste de gauche, de « rejet de l’autre, refus de la différence et souvent de guerre ».

Ce ne sont pas les premières croix gammées tracées à Douarnenez dans le cadre de la campagne : fin janvier, le symbole nazi avait déjà été dessiné sur des panneaux d’affichage libre.

Dimitri L’Hours  27 mars 2022

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À Douarnenez, le soutien à l’Ukraine torpillé par un élu très à droite

Alors que les soutiens à l’Ukraine et aux réfugiés se multiplient de la part des collectivités locales depuis le début de l’invasion russe, le conseil de Douarnenez communauté (jeudi 24 mars) a tranché sur l’unanimisme ambiant. Pas sûr que le territoire et ses élus en sortent grandis…

En cause, un vœu de soutien à l’Ukraine, dont le texte ne semblait pourtant pas particulièrement clivant, puisqu’il réaffirmait le soutien de principe à l’Ukraine et aux sanctions internationales, et demandait un cessez-le-feu et l’ouverture de corridor humanitaire. Il devait être transmis à l’ambassadeur de la Fédération de Russie. Une démarche symbolique, certes, mais positive pour le moral des Ukrainiens, à qui il n’est jamais superflu de rappeler qu’ils ont le soutien au moins moral des populations européennes. Surprise : le vœu sera rejeté !

« Trop politique », a-t-on pu entendre lors de la soirée. Comme si les élus du peuple ne pouvaient pas prendre de position politique… Notons que l’argument selon lequel les collectivités locales n’auraient pas à se mêler de relations internationales est également mis en avant au Conseil régional de Bretagne par le groupe d’extrême-droite Rassemblement national.

Le vrai problème vient sans doute d’un passage du vœu appelant à « accueil digne de tous les réfugiés qui fuient la guerre sans distinction de nationalité ». Dominique Boucheron, premier adjoint à Douarnenez, a en effet jugé nécessaire de faire le distinguo entre les réfugiés ukrainiens fuyant la guerre et ceux qui en « profiteraient » pour venir.

Il ne s’agissait manifestement pas d’un moment d’égarement, puisque le même élu avait déjà ciblé « les gens de couleurs » comme seuls responsables de l’oubli « des directives sanitaires préfectorales quant à une pêche “raisonnée” » (1 )dans sa ville, déclenchant une vague de critiques pour le racisme de ses propos (il a néanmoins été maintenu dans ses fonctions).

La coalition d’un élu manifestement hostile à l’accueil de réfugiés et d’autres élus refusant de condamner l’invasion russe a donc fait échouer le vœu. L’élue douarneniste Florence Crom, qui siège à Douarnenez dans l’opposition à Mr Boucheron, s’est indignée des propos tenus en particulier sur les réfugiés. Une aide financière à l’Ukraine a tout de même été votée.

Cet épisode honteux est un vrai cas d’école du poids que peuvent acquérir les idées d’extrême-droite lorsqu’elles avancent masquées, dans des instances intercommunales où l’on prétend de plus en plus « ne pas faire de politique. »

1« Les propos du premier adjoint au maire de Douanenez suscitent l’indignation », Le Télégramme, 28 juillet 2020.

25 mars 2022

http://lepeuplebreton.bzh/

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