Archive | Douarnenez, le Cap

18 juin 2020 ~ 0 Commentaire

le pen à sein (ouest france)

Malgré les débats suscités par sa venue, la cheffe du Rassemblement national (RN) est arrivée sur l’île de Sein, ce mercredi 17 juin. Marine Le Pen a pris de l’avance, alors que la cérémonie officielle rendant hommage aux 80 ans de l’appel du général de Gaulle avait été décalée pour qu’elle n’y assiste pas. Peu avant 18 h, la femme politique a cependant quitté l’île de Sein, de nouveau en zodiac.

Sous les fenêtres, des banderoles, des citoyens, des drapeaux bretons et de l’Union démocratique bretonne, la France Insoumise, le Parti Communiste Français, la CGT et des citoyens. « Pour nous, militants bretons, le Front National ce n’est pas un adversaire politique mais un ennemi politique », a expliqué un manifestant, brandissant une pancarte, sur laquelle on pouvait lire qu’elle n’est vraiment pas la bienvenue, en langage fleuri et en breton. « Le Pen, facho, le peuple aura ta peau ». Les manifestants ont hué et entonné le chant des partisans. Parmi les présents, on notait aussi l’écharpe tricolore d’un adjoint élu à Audierne, Michel Van Praet.

https://www.ouest-france.fr/

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16 juin 2020 ~ 0 Commentaire

communiqué (npa visa)

npa 29 vertic
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Non, Marine Le Pen n’est pas la bienvenue à l’île de Sein
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Sous le prétexte fallacieux de célébrer l’appel du 18 Juin, le RN prétend se revendiquer de la Résistance au Nazisme, lui qui ne cesse de distiller la haine et le racisme.
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Nous ne sommes pas dupes et nous saurons lui rappeler, et son passé, héritier directe de celui de Vichy et son présent nauséabond.
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Avec bien d’autres composantes politiques, syndicales, et associatives le NPA 29 appelle à manifester à Audierne le jeudi 18 jui et nous apportons notre soutien au maire et aux habitants de l’île de sein qui refusent la présence de l’extrême droite sur leur île.
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NPA 29 Gérard MAS
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Logo NPA horizon
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Une fois de plus la venue de MLP en Finistère a été un échec. Après l’épisode de Brest à la veille des municipales elle a été obligée de changer complètement ses plans face à la contestation et aux multiples appels à Manifester dont celui du NPA.
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Elle s’est pointée en catimini sur l’île de sein au départ de Camaret, sous les hués des sénans elle en est repartie au bout de deux heures.
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Puis ce fut une conférence de presse improvisée à l’hôtel Restaurant le Goyen à Audierne où elle a dénoncé pêle mêle  » les gauchistes , antifas et (sic) le préfet du finistère. Malgré ce changement de dernière minute , plus d’une cinquantaine de manifestantEs l’ont conspuée.
Décidément MLP a du mal avec la Bretagne!
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Gérard ( Kemper)
fafs

COMMUNIQUE DE VISA 29

Le FN/RN, a malgré tout maintenu sa commémoration odieuse sur l’île de Sein. Grâce à la mobilisation des antifascistes, partis et syndicats progressistes, c’est avec un jour d’avance et en catimini, que Marine Le Pen et ses sbires s’y sont rendus pour déposer une gerbe sous les hués des sénant·es qui leur tournaient le dos.

A l’instar de Génération Identitaire, à la manifestation du 13 juin  contre le racisme et les violences policières, le FN/RN n’a rien trouvé de mieux que de débarquer en loucedé en Bretagne pour faire parler de lui. Sous couvert d’un pseudo repositionnement républicain le parti de la haine veut faire oublier son racisme et ses liens avec l’extrême droite néo-nazie.

Le FN/RN est passé en coup de vent, c’est pourquoi VISA 29 annule son appel à rassemblement du jeudi 18 juin à Audierne. Il y aura moins de haine en Bretagne demain et nous en dormirons bien mieux.

La dédiabolisation du FN/RN est un leurre. Nous continuerons le combat contre la peste brune. Le racisme n’aura jamais sa place en Bretagne. A l’avenir, pour faire ses coups médiatiques, le FN/RN n’aura d’autre choix que de venir confidentiellement.

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11 juin 2020 ~ 0 Commentaire

ile de sein (le télégramme)

sein

Marine Le Pen se rendra sur l’île de Sein pour commémorer l’appel du 18-Juin

La présidente du Rassemblement national, Marine Le Pen, a prévu de se rendre sur l’île de Sein (29), le 18 juin. Elle souhaite y commémorer le 80e anniversaire de l’appel du Général de Gaulle.

Jeudi 18 juin sera commémoré le 80e anniversaire de l’appel du 18-Juin lancé par le général de Gaulle depuis les studios de la BBC à Londres. Dans les colonnes du Parisien, Marine Le Pen, présidente du Rassemblement national, a annoncé il y a quelques jours vouloir mener une action « pour rendre hommage au général ».

Ce jeudi, on en sait plus sur ses intentions. Elle a prévu de venir sur l’île le 18 juin accompagnée d’une dizaine de parlementaires et de cadres du RN, et se rendra devant le monument rendant hommage aux marins bretons qui, en juin 1940, ont rejoint la France libre à Londres. « C’est une manière, et au-delà de l’hommage à l’appel du 18-Juin, de rendre hommage à tous les Français qui se sont engagés dans cette voie de l’indépendance et de la résistance » a expliqué Marine le Pen devant les caméras de BFMTV.

Le maire : « on n’apprécie pas cette démarche »

Contacté par Le Télégramme, Didier Fouquet, le nouveau maire de l’île, élu le 15 mars, ne cache pas son embarras. « Depuis quelques jours on en parle. Des billets pour la traversée ont été achetés. J’ai prévenu la préfecture avec laquelle nous travaillons à l’organisation d’une cérémonie sur l’île ce jour-là.

La préfecture maritime y participe aussi ainsi que le département du Finistère et la Marine nationale. On ne peut pas lui interdire de poser les pieds à Sein, mais nous lui demandons de dissocier sa démarche avec la nôtre et de déposer sa gerbe de fleurs à un autre moment ». En clair, que Marine Le Pen et ses proches ne participent pas aux cérémonies officielles dont le nombre de participants a été réduit à la suite de l’épidémie de Covid-19. « Sur l’île, on n’apprécie pas trop cette démarche ».

Jacques Le Gall, un des premiers de la France Libre se dit « outré »

Jacques Le Gall, 99 ans, qui habite aujourd’hui à Saint-Malo, a été l’un des premiers Français à rejoindre outre-Manche, le chef de la France libre. Il a touché les quais de Plymouth le 20 juin 1939 au soir. C’est un des derniers survivants de cette traversée. « C’est de la récupération totale, commente-t-il. C’est lamentable.

Sein est une terre de patriotisme, pas de récupération politique, un lieu sacré à mes yeux. Jamais dans nos rangs nous ne parlions de politique. Demain, le RN va faire son coup de communication sur la mémoire de ceux, qui malgré leur jeune âge, ont choisi le camp de la liberté. Je suis outré ».

« Une provocation » pour Loïg Chesnais-Girard

Cette venue fait aussi réagir dans les rangs des adversaires politiques de Marine Le Pen. Parmi eux, Loïg Chesnais-Girard, président de la Région Bretagne, qui, dans un tweet, estime que sa venue « est une provocation ». « L’idéologie du Rassemblement national n’a rien à voir avec les valeurs et le courage des héros dont nous commémorons l’engagement pour la liberté », ajoute-t-il.

« Un affront » selon Nathalie Sarrabezolles

« La venue d’une représentante du Front national sur l’île de Sein n’est pas seulement inappro-priée, estime Nathalie Sarrabezolles, la présidente du conseil départemental du Finistère. C’est une provocation, un affront à celles et ceux qui se sont battus pour la liberté et l’égalité.

Il ne suffit pas de changer de nom pour effacer ce qu’a été et ce que reste le parti d’extrême-droite de Marine le Pen : négationniste, fasciste, basé sur une idéologie raciste et xénophobe ».  Et de poursuivre : « Nous célébrerons le 18 juin le courage de l’engagement et de la résistance au nazisme, au fascisme. Réservons nos pensées à ces jeunes qui se sont livrés corps et âme pour construire un avenir ouvert et fraternel en France, en Europe et dans le monde ».

La visite de Marine Le Pen s’inscrit dans une stratégie de « continuité » avec le général de Gaulle, qui lui permet à la fois de poursuivre son travail de dédiabolisation du RN et de souligner son opposition à Emmanuel Macron.

Dans un long article paru lundi dans la Revue politique et parlementaire, la présidente du Rassemblement national juge « urgent » de s’« inspirer » du célèbre général dans la crise sanitaire actuelle.

11 juin 2020

https://www.letelegramme.fr/

Commentaire:

Honneur à la Résistance et aux nombreux bretons qui y ont participé…

(Mais aucune reconnaissance « patriotique » envers De Gaulle, bonaparte chargé de rétablir le capitalisme!) 

Ceci dit: Dehors la représentante des fachos européens!

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02 mai 2020 ~ 0 Commentaire

douarnenez (révolution permanente)

reuz

Breton « reuz »: bruit, boucan

1er Mai. À Douarnenez, une centaine de personnes manifestent « pour des masques pas des bâillons ! »

En respectant les distances de sécurité, munis de pancartes et de masques les Douarnenistes ont tenu à manifester pour cette journée internationale des travailleurs. 

Dans plusieurs villes, quelques rassemblements ont eu lieu pour ce 1er mai, journée internationale des travailleurs.

Face aux attaques du gouvernement pendant le confinement, face à l’autoritarisme, un peu partout sur le territoire, des rassemblements ont eu lieu. Un signe pour le gouvernement que la vapeur commence à monter en pression et que le déconfinement pourrait voir une explosion de la lutte des classes tant redoutée par LREM.

A Douarnenez, dans le Finistère, une centaine de personnes se sont organisées sur les réseaux sociaux pour assurer une présence dans les rues de la ville pour cette journée.

En respectant les distances sanitaires, munis de masques et d’attestation, les manifestants se sont réunis dans deux endroits de la ville.

« Tousse ensemble », « Covid-1984 », « des masques, pas des bâillons » pouvait-on lire sur les pancartes voire sur les masques des manifestants. En solidarité avec les personnes mises en garde à vue à Toulouse pour des banderoles, certaines inscriptions revendiquaient la lutte contre le « macronavirus ».

Les manifestants ont dû faire face à la répression qu’ils dénoncent. En amont de la manifestation, le préfet du Finistère avait pris des mesures pour interdire tout rassemblement. Un des animateurs de la discussion de préparation de la manifestation sur Facebook, a même eu le plaisir de recevoir la visite des gendarmes et été menacé de porter la responsabilité de l’événement.

Pourtant, les manifestants, malgré les récriminations postérieures du maire qui a critiqué leur irresponsabilité, ont bien entendu respecté les mesures de distanciation et se sont même pliés aux règles du confinement en restant une heure dehors et en ne déambulant pas sur plus d’un kilomètre.

Sans aucune justification, sinon une répression politique contre ceux qui relèvent la tête avant que le gouvernement en ait ainsi décidé, une vingtaine de personnes ont été verbalisées, d’autres amendes devraient encore tomber.

Ces amendes illustrent bien la prédominance du répressif sur le sanitaire dans le plan de confinement (mais aussi de déconfinement) du gouvernement, la plupart des supermarchés accueillent plus de monde et les distances de sécurité ne peuvent souvent pas être respectées.

Les amendes sont toujours pour les classes populaires, que recevront les politiciens qui nous ont menti pendant tant de semaines sur l’état des stocks de masque, qui ont laissé les productions non-essentielles tourner et qui, encore aujourd’hui, laisse les supermarchés vendre les masques à des prix prohibitifs pour les plus précaires et faire des profits sur la santé des gens.

La réponse viendra d’en bas et elle commence déjà à pointer le bout de son nez. C’était au moins le cas hier matin dans la Finistère.

Joël Malo vendredi 1er mai

https://www.revolutionpermanente.fr/

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01 mai 2020 ~ 0 Commentaire

1er mai dans le finistère

kemper

A Quimper le NPA

À Châteaulin, ils manifestent seuls le 1er mai (Le Télégramme)

À Douarnenez, une centaine de personnes dans la rue pour le 1er mai (Le Télégramme)

Un 1er mai en service minimum imposé à Brest (Le Télégramme)

Brest : 1er mai au balcon place Guérin (FR3)

1er mai à Brest : des photos de vos slogans (Gilets Jaunes Brest)

Douarnenez : 80 personnes dans la rue pour le 1er mai (FR3)

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15 avril 2020 ~ 0 Commentaire

douarnenez ( fr3)

sardines

Des parents confinés mais en colère

Suppression de poste à la rentrée à l’école de Douarnenez

Ils n’étaient pas nombreux devant l’école Victor Hugo de Douarnenez, mais en période de confinement, le geste reste fort. Une des six classes devrait disparaître à la rentrée prochaine. Les parents d’élèves tenaient à manifester leur mécontentement. Malgré et même surtout, à cause du confinement.

Apprendre la suppression d’un poste de professeur des écoles ne plaît jamais aux parents d’élèves. Mais en plein confinement, l’annonce les a mis en colère. Alors les parents d’élèves du groupe scolaire public « Victor Hugo-Marie Curie » de Douarnenez dans le Finistère ont décidé de se retrouver devant l’école Victor Hugo et de convoquer la presse. « Tout en respectant les gestes-barrière« , sourient-ils.

Demande d’un moratoire sur les suppressions de postes dans le Finistère

Cette décision arrive en pleine période de confinement, alors que la situation est déjà anxiogène. Mathurin Peschet, membre de l’association des parents d’élèves (APE) ne comprend pas. Les enfants se demandent s’ils reverront la maîtresse de petite section, dont le poste est visé. » L’association des parents d’élèves demande un moratoire sur les suppressions de postes dans le Finistère.

« Depuis quelques années, le nombre d’élèves baisse, explique Isabelle Chapalain, membre de l’APE. On est en ligne de mire, mais on voudrait un sursis d’une année pour se préparer. » Avoir maintenu des suppressions de postes durant cette période de confinement, c’est également ce qui choque Olivier Cuzon, porte-parole du syndicat Sud Education dans le Finistère :

« Les familles ne peuvent pas manifester et nous, syndicalistes ne pouvons pas faire correctement notre travail. D’habitude, nous allons sur le terrain nous rendre compte de la réalité. La démocratie sociale est baillonnée ! »

Tout faire par téléphone n’a pas la même efficacité, affirme le syndicaliste qui participera ce mercredi, au comité technique spécial départemental (CTSD), en audioconférence, bien sûr ! C’est ce comité qui décidera justement des ouvertures et fermetures de postes dans le département pour la rentrée prochaine.

Bataille de chiffres

Les parents décrivent une équipe pédagogique soudée, soucieuse d’aider les enfants les plus en difficulté dans une école fière de sa mixité sociale. « Casser la dynamique d’équipe fera des dégâts, poursuit Isabelle Chapalain. L’enseignante, dont le poste est menacé, est là depuis 13 ans. »

L’école Victor Hugo compte six classes de la petite section de maternelle au CE1. La fin de l’enseignement primaire est assurée à quelques centaines de mètres dans l’école Marie Curie, qui a perdu un poste l’an dernier. Pour la rentrée 2020, les parents d’élèves tablent sur 120 élèves à Victor Hugo quand l’inspection académique du Finistère en prévoit 113.

23 élèves par classe, c’est supportable, C’est l’avis de l’inspectrice d’académie du Finistère, Caroline Lombardi-Pasquier. « Il y a des augmentations d’effectifs ailleurs dans le département, donc on déploie les moyens en fonction » dit-elle.

Au total, onze fermetures de classe et neuf ouvertures sont prévues dans le Finistère. Soit une perte nette de deux postes. Caroline Lombardi-Pasquier explique ces décisions par la démo-graphie finistérienne : « Le département gagne des retraités mais voit le nombre d’enfants dimi-nuer chaque année. A l’école publique, on perd environ 1 000 élèves par an dans le premier degré (maternelle et primaire) et 500 dans le privé. Donc le taux d’encadrement s’améliore. »

Les engagements du gouvernement

Mardi 7 avril, Jean-Michel Blanquer, ministre de l’éducation nationale, a annoncé la création de 1248 postes en primaire pour la rentrée prochaine. Ces postes s’ajoutent aux 440 déjà annon-cés dans le budget 2020.

Il s’agissait là d’exaucer la promesse faite par le ministre le 27 mars sur TF1, de ne fermer aucune classe en 2020 dans les communes de moins de 5 000 habitants sans l’accord du maire. Douarnenez, qui en compte environ 14 000, n’est pas concernée par cet engagement du ministre.

En revanche, la déclaration du directeur général de l’enseignement scolaire, Edouard Geffray, à nos confrères du Monde il y a quelques jours devrait résonner aux oreilles des parents douarne-nistes :   »Le principe est celui du consensus, au sortir d’une période d’effort collectif. Il s’agit de garantir les meilleures conditions pour les élèves à la rentrée, après une année perturbée, » précisait-il .

Catherine Deunf 14/04/2020

https://france3-regions.francetvinfo.fr/

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06 avril 2020 ~ 0 Commentaire

douarnenez (ouest france)

douarnenez

Il n’y a pas si longtemps…

Douarnenez, les banderoles fleurissent

Depuis le début de la période de confinement, de nombreuses banderoles humoristiques, de soutien ou de remerciements habillent les façades des maisons douarnenistes.

Elles sont nombreuses et ne manquent pas d’attirer l’œil. À Douarnenez , de nombreuses banderoles sont exposées aux balcons ou aux fenêtres des résidences depuis le début de la période de confinement.

Et le moins que l’on puisse dire, c’est que les Douarnenistes, même confinés, ont de la suite dans les idées. C’est le cas, par exemple, au 63, rue Duguay-Trouin où une banderole, visible depuis le pont de Tréboul, a détourné la devise officielle du gouvernement de l’État français « Travail, famille, patrie » en « Télétravail, pâtes, riz ». Représentant avec humour le quotidien de millions de Français.

Avant cela, d’autres banderoles, de remerciements aux professionnels de santé particulière-ment, ont fleuri sur les balcons ou fenêtres de la cité aux trois ports.

Un professeur de breton a suspendu une banderole bilingue chez lui, à Douarnenez: « Argant evit ar yec’hed » « Des moyens pour la santé » (argent peut se dit aussi: arc’hant, moneiz, lur…)

05/04/2020

https://www.ouest-france.fr/

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18 mars 2020 ~ 0 Commentaire

premier tour (le peuple breton)

breizxit

Analyse du premier tour des élections municipales en Bretagne

Le premier tour des élections municipales s’est déroulé malgré le Covid-19. La participation est en baisse mais les taux sont contrastés : souvent autour de 40 % en ville, et parfois nettement plus en zone rurale. Le deuxième tour devrait être reporté au 21 juin, sans doute avec maintien des résultats du premier – reste à savoir comment assurer la validité juridique de cette mesure.

Un premier constat : la gauche est majoritaire dans de nombreuses villes. À Rennes et à Nantes, l’addition des voix de gauche donne plus de 60 %, et plus de 50 % à Brest, Saint-Brieuc, Lorient et Lamballe, 74 % à Saint-Herblain, 72 % à Saint-Nazaire…

Des listes de gauche diverses l’emportent dès le premier tour à Lanester, Lannion, Paimpol, Guingamp (81 % des voix pour les deux listes de gauche !). Christian Troadec est réélu dès le premier tour à Carhaix avec 51 %, où le total des voix de gauche s’approche des 70 % si l’on compte la liste de Laure Broussard.

À Quimper si la droite est majoritaire en voix, sa division profite à la tête de liste divers gauche Isabelle Assih (PS selon la presse blog) qui arrive en tête du premier tour, devant le maire sortant, Ludovic Jolivet (divers droite). La droite l’emporte largement en revanche à Saint-Malo, Dinan, Pontivy, Vitré et Vannes.

L’échec de La République en marche

Alors que La République en marche avait gagné presque toutes les circonscriptions de Bretagne aux élections législatives de 2017, les résultats des municipales sont à coup sûr une déception pour le parti de la majorité présidentielle : 12,6 % à Brest, 13,75 % à Quimper, 14,5 % à Rennes, 17,8 % à Lorient, 24,5 % à Lannion…

Souvent les listes d’En Marche se classent troisième ou quatrième. Malgré un positionnement centriste réputé porteur en Bretagne, le parti ne s’est pas solidement implanté. Les marqueurs de droite du quinquennat d’Emmanuel Macron, comme son autoritarisme en matière économi-que et sociale (recentralisation, affaiblissement des syndicats, 49-3) ont certainement déplu à nombre d’électeurs venus de la la gauche.

Si le positionnement pro-européen pouvait encore séduire lors des élections européennes de 2019, il ne restait en revanche plus beaucoup d’arguments pour les municipales de 2020.

Ajoutons que les candidats LREM n’ont pas tous mené de brillantes campagnes… Le candidat lannionais Gael Cornec a ainsi répété en boucle dans les journaux que « pour refaire les trottoirs il n’y a pas besoin d’être de droite ou de gauche », sans jamais présenter de projet crédible, et son score de 25 % apparaît particulièrement bas quand on sait que toute la droite était rangée derrière lui (ce qui n’était pas le cas des listes LREM à Nantes, Rennes ou Brest par exemple).

Un PS affaibli mais toujours vivant

Les maires sortants du PS arrivent en tête dans les trois plus grandes villes de Bretagne, avec 32,6 % pour Johanna Roland à Nantes, 33 % pour Nathalie Appéré à Rennes, 26,5 % pour François Cuillandre à Brest.

À Lannion la liste d’union de la gauche (PS, EELV, UDB, PCF) menée par le maire socialiste sortant Paul Le Bihan l’emporte dès le premier tour avec 52 % des voix.

Tandis que la liste PS-PCF-Générations menace la maire sortante Agnès le Brun à Morlaix (plus de 36 %, sans compter les 19 % de la liste de gauche citoyenne Verts, Insoumis et UDB)

La candidate du PS à Paimpol, Fanny Chappé, l’emporte contre le maire de droite sortant, Jean-Yves de Chaisemartin.

Philippe Le Goff est réélu dans un fauteuil à Guingamp avec 70 % des voix !

Le PS n’est plus en position hégémonique :

Sur les listes d’union de la gauche, le rapport de force s’est souvent rééquilibré et certains maires socialistes devront ré-apprendre à discuter avec leurs alliés, faute de pouvoir faire appliquer seuls leur politique.

A Lorient, l’ex-bastion du PS reviendra vraisemblablement soit à un maire écologiste, Damien Girard, qui a largement rassemblé à gauche, soit au meneur de la droite Fabrice Loher.

Dans l’agglomération lorientaise, les deux villes qui ont donné la victoire à la gauche dès le premier tour, Lanester et Hennebont, ont plebiscité des têtes de liste « divers gauche » présentant une vraie pluralité politique (dont l’UDB).

Et dans les communes rurales, de nombreux candidats de gauche ont préféré cette fois la nuance « divers gauche » à celle d’« apparenté PS ».

A Rennes, Nantes et Brest, l’écart de voix entre socialistes et écologistes s’est nettement réduit par rapport à 2014. En plus de la progression propre d’EELV, il faut noter que ce parti a su rassembler, puisqu’il faisait liste commune avec l’UDB et Nouvelle Donne à Rennes, et avec l’UDB et Générations à Brest : le Parti socialiste n’est donc plus perçu comme le seul parti capable de faire l’union à gauche.

L’essor écologiste

Les listes menées par EELV arrivent très souvent dans le trio de tête : première à Lorient avec 23 %, deuxième à Rennes avec 25 % des voix, à Nantes avec 19 % et à Saint-Nazaire avec 17 %, troisième à Brest avec 15 % (mais seulement 7 % à Quimper).

Le nombre d’élus écologistes devrait logiquement augmenter dans les trois métropoles et Lorient pourrait être la première ville de Bretagne à élire un maire écologiste. Reste que les discussions de second tour feront beaucoup…

EELV obtient d’ors et déjà des élus à Lannion et Lanester, où l’élection s’est jouée au premier tour. A Lannion, EELV devrait avoir autant de conseillers municipaux que le PS, et sera incontournable pour faire fonctionner la commune.

L’Union démocratique bretonne a généralement été partie prenante des dynamiques écologistes dans des listes menées par EELV (Rennes, Lorient, Brest, Quimper…) ou sur des listes de gauche plus larges (Lannion, Saint-Brieuc, Saint-Herblain…).

L’Union démocratique bretonne renforce ses positions

Le parti autonomiste devrait logiquement voir plusieurs de ses militants élus à Nantes, Rennes, Brest, Lorient, Saint-Brieuc, à Douarnenez ou encore au Relecq-Kerhuon, puisque les listes sur auxquels ils participent accèdent au second tour. Les chances sont plus réduites à Quimper et à Pontivy.

Des membres de l’UDB sont déjà élus : trois à Lannion, dans la majorité (pour une seule sortante pour l’UDB, dans l’opposition), deux à Lanester dans la majorité (aucun élu UDB sortant), et deux également à Hennebont (aucun sortant), un aux Sorinières (Loire-Atlantique), et trois à Paimpol dans la majorité – mais le maire sortant a annoncé déposer un recours.

Le maire de Plounérin, Patrick L’Héreec, membre de l’UDB, est élu pour un second mandat, ainsi que d’autres candidats du parti à Lanloup, Plouézec, La Roche-Jaudy, Plérin, Inzinzac…

C’est donc avec un maillage d’élu déjà renforcé que le parti aborde les années à venir, mobilisé pour faire avancer dans les communes et communautés de communes les causes de l’autono-mie démocratique, de la langue bretonne, de la transition écologique et d’une solidarité à reconstruire.

2017, un feu de paille ?

Le contraste est fort avec les élections présidentielle et législatives de 2017, qui, en Bretagne comme ailleurs, avaient mis sur le devant de la scène La République en Marche, Les Républicains, le Rassemblement national et la France Insoumise.

Une parenthèse s’est-elle refermée ? La République en marche passe de la première à la troisième ou quatrième place selon les villes, devant ou derrière Les Républicains, tandis que l’extrême-droite et la France insoumise sont presque toujours sous la barre des 10 % et compteront en fin de compte fort peu d’élus municipaux.

Le paysage politique n’en est pas ressorti identique à l’avant-2017 pour autant : la droite, bien que confortée dans ses bastions, est menacée ou défaite dans plusieurs des villes gagnées sur la gauche lors des scrutins municipaux précédents (Morlaix, Saint-Brieuc, Paimpol, Quimper…) ; et la gauche, redynamisée par la progression écologiste, est plus diverse et moins dépendante du Parti socialiste, sans néanmoins que celui-ci ne disparaisse, très loin de là.

Nil CAOUISSIN 16 mars 2020

http://lepeuplebreton.bzh/

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29 février 2020 ~ 0 Commentaire

douarnenez syrie (ouest france)

Un court film admirable et drôle, tourné par les habitants de Kafranbel eux-mêmes !
C’est en hommage, en soutien à ces gens là que nous vous invitions à venir leur envoyer un message de soutien ce samedi 29 février 11H : à Plouguerneau (Médiathèque), au Run Ar Puns Châteaulin , à Paimpol à L’image qui parle, au marché de Pleyben, Place des Halles à Douarnenez… 

« Nous voulons soutenir ces Syriens dont les villages sont détruits par les bombes »

À Douarnenez comme dans d’autres communes finistériennes, ce samedi 29 février 2020, des centaines de personnes se sont fait prendre en photo avec des pancartes de soutien aux peuples syriens.

Il y avait foule, place des Halles, à Douarnenez, ce samedi 29 février 2020, jour de marché. Mais, contrairement à d’habitude, un stand supplémentaire était installé.

À l’initiative d’un groupe de citoyens et de l’association Rhizomes, accueillant depuis 2012 des écrivains étrangers en résidence, les Douarnenistes étaient invités, sous un barnum, à apporter leur soutien aux peuples syriens, dont la situation géopolitique continue de faire l’actualité. «

Nous avons fabriqué des pancartes avec un message simple : « Gens d’Idleb (ou toute autre localité syrienne), nous vous entendons ! »

Nous invitons les Douarnenistes à se faire prendre en photo, explique, ce samedi, Caroline Trouin, présidente de Rhizomes. Les clichés et messages récoltés circuleront jusqu’en Syrie via les réseaux sociaux. Nous voulons juste apporter et adresser notre soutien à ces peuples qui voient leurs villages être détruits par les bombes. » (Payant)

Quentin BURBAN. 29/02/2020

https://www.ouest-france.fr/

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17 février 2020 ~ 0 Commentaire

climat douarnenez (ouest france)

clim

Douarnenez. Une marche pour le climat la veille des élections

À Douarnenez, le collectif pour le climat organisera sa troisième marche pour le climat la veille du premier tour des élections municipales, le 14 mars 2020.

La date n’est pas anodine. Une marche pour le climat se tiendra le samedi 14 mars prochain soit un an après la tenue de la première marche. Le 14 mars, c’est aussi la veille du premier tour des élections municipales !

Une réunion de préparation est organisée ce mardi 18 février, entre 18 h et 20 h, au Breizh Pause (ex-Bris de glace), 45 bd Camille Reaud, non loin de la Place de l’Enfer.

Le collectif invite les Douarnenistes à cette réunion pour l’organisation de l’événement mais aussi pour apporter leurs idées. Certaines ont déjà été évoquées comme un circuit vélo en centre-ville, le ramassage de déchets sur la côte ou encore une projection ciné au cinéma Le Club.

17/02/2020

https://www.ouest-france.fr/

clim dz eeeclim dz

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