Archive | Crise

06 juin 2013 ~ 0 Commentaire

Marine Harvest: communiqué NPA Carhaix/Kreiz Breiz

Marine Harvest: communiqué NPA Carhaix/Kreiz Breiz dans Carhaix Kreiz Breiz 003-300x178

La société Marine Harvest, leader mondial de la production et de la transformation du saumon, implantée dans un grand nombre de pays et cotée à la bourse d’Oslo en Norvège vient de décider de la fermeture de ses usines de Poullaouen (29) et Chateaugiron (35), jetant  à la rue plus de 400 salariéEs. Cette entreprise, spécialisée dans la production et la transformation du saumon d’élevage, est très loin d’être une petite PME en difficulté.

Pour développer sa compétitivité et augmenter les dividendes de ses actionnaires, elle vire les ouvrières et ouvriers qui n’ont cessé de « bosser » pour engraisser les actionnaires et les dirigeants de cette multinationale. Après Doux, GAD le jeu de massacres continue en Bretagne dans l’agro-alimentaire où les salariéEs ne sont plus que des kleenex jetables que l’on jette après exploitation .

Le PS ne peut plus se cacher derrière son rôle d’opposant, aujourd’hui il possède les pleins pouvoirs. Le pouvoir de bloquer ces fermetures, interdire les licenciements,  maintenir le salaire de tous les ouvriers de Marine Harvest Bretagne et exiger l’ouverture de tous ses livres de compte.

Trop c’est Trop ! Il faudra exproprier, purement et simplement le Groupe Marine Harvest France si celui-ci ne veut pas revenir sur sa décision de fermeture. La mobi- lisation unitaire des salariéEs et de leurs syndicats soutenus par la population doit pouvoir imposer cette décision au groupe et exiger des élus locaux, dépar- tementaux, régionaux ainsi que du gouvernement qu’ils les soutiennent fermement dans cette voie, dans ce combat.

Il y en a assez des profiteurs .  RESISTANCE !!!

NPA 29, Matthieu Guillemot

Lire la suite

02 juin 2013 ~ 0 Commentaire

Manifestations européennes du 1er juin : Unis contre la Troïka (Esther Vivas)

Manifestations européennes du 1er juin : Unis contre la Troïka (Esther Vivas) dans Altermondialisme 20120417_portugal-troika

Qu’est-ce que la Troïka ? Il y a à peine un an, bien peu de monde pouvait répondre à cette question (dans l’Etat espagnol, NdT). On connaissait sa réputation, en rien flatteuse, pour ses agissements en Grèce.

La Troïka était synonyme d’austérité, d’ajustements et de coupes ou, ce qui revient au même, de pénurie, de faim et de chômage. Mais ce n’est pas avant son arrivée avec le « sauvetage » tellement nié de juin 2012 que les « hommes en noir » et la « Troïka » nous sont devenus familiers. Aujourd’hui, un an après, les gens, excédés, sortent dans les rues pour dire haut et fort : « Troïka, go home ! ». L’histoire se répète. De la même manière que dans de nombreux pays du Sud dans les années 1990 et 2000 nous avions pu voir des manifestations massives contre le Fonds Monétaire International et la Banque Mondiale, accusés par ces peuples de les condamner à la misère, aujourd’hui les gens manifestent chez nous contre la Troïka : FMI, Commission européenne et Banque centrale européenne. On a simplement échangé une banque contre une autre de la même espèce.

La logique, elle, est toujours la même. Les rapports centre-périphérie qui se développaient avant au niveau mondial se reproduisent aujourd’hui au sein de l’Union européenne. Nos pays de la périphérie du continent sont devenus de nouvelles colonies, ou des sources de profit, du capital financier. Si, dans les pays du Sud, on appliquait les dénommés « Plans d’Ajustement Structurels » qui se voulaient rendre plus « soutenable » la dette – comme si la misère et la pauvreté auxquelles on soumettait les peuples pouvait être « soutenable » - ; on nous parle aujourd’hui ici « d’aides » et de « sauvetages » qui nous plongent également dans la misère.

La dette constitue toujours le joug qu’on impose aux pauvres. Un mécanisme de contrôle et de soumission des peuples. Un instrument infaillible de transfert des richesses ou, pour être plus précis, de spoliation, du Sud au Nord, que ce soit à l’échelle mondiale ou européenne. Et un prétexte pour réduire les droits sociaux de la majorité et générer plus de profit pour le capital en coupant dans les services publics et en les privatisant. Le rembourse- ment qu’ils nous imposent d’une qui n’est pas la nôtre est l’excuse parfaite pour appliquer un plan longuement planifié. De cette manière, l’escroquerie s’habille en crise et le vol en dette. C’est à marche forcée que nous avons appris la signification du mot « Troïka » mais aussi d’autres concepts comme « indignation », « rébellion » et « désobéissance ». Et nous nous dressons aujourd’hui, dans plus de 100 villes de toute l’Europe, en tant que « Peuples unis contre la Troïka ». Parce que nous le pouvons.

Source :
http://esthervivas.com/2013/06/01/unidos-contra-la-troika/
Traduction française pour Avanti4.be : Ataulfo Riera

Plus d’infos sur les mobilisations de ce week-end :
http://queselixeatroika15setembro.blogspot.pt
http://www.blockupy-frankfurt.org/en/

http://www.avanti4.be/actualite/article/manifestations-europeennes-du-1er-juin-unis

Lire la suite

01 juin 2013 ~ 0 Commentaire

Gad, 850 emplois menacés à Lampaul-Guimiliau ? (LT + OF)

Gad, 850 emplois menacés à Lampaul-Guimiliau ? (LT + OF) dans Crise 2121112_gadgroupe

31 mai 2013 à 11h58

Selon les maires de Lampaul-Guimiliau et Landivisiau, Jean-Marc Puchois et Georges Tigréat -également président de la communauté de communes de Landivisiau- le site industriel de Gad situé à Lampaul fermerait ses portes le 20 août prochain. 

Un coup terrible pour les 850 salariés en CDI employés à Lampaul par le groupe Gad spécialisé dans la fabrication de charcuterie industrielle. Le site de Josselin, qui compte 650 salariés ne serait pas pour l’heure menacé, celui de Saint-Nazaire non plus. Le site de Lampaul-Guimiliau avait été placé en re- dressement judiciaire en février dernier. Depuis, l’horizon s’était obscurci et la population mobilisée pour défendre le coeur battant du pays de Landivisiau. Les manifestations n’y ont donc, probablement, rien fait. Les affirmations de la direction non plus.  Les maires ne baissent pourtant pas les bras et annoncent se battre dès aujourd’hui pour trouver un repreneur à l’étranger. En Chine éventuellement s’il le faut… Le groupe Gad, dont le chiffre d’affaires s’élevait à 453,3 millions d’euros en 2012, emploie au total 1.645 salariés sur quatre sites (Lampaul-Guimiliau, Josselin, Saint-Nazaire et Saint-Martin-des-Champs (29)). Gad SAS traite annuellement 2,6 millions de porcs dont plus de 85 % sont fournis par Prestor, groupement de producteurs de porcs, actionnaire minoritaire du charcutier industriel.

http://www.letelegramme.com/ig/generales/economie/gad-31-05-2013-2121112.php

Abattoirs Gad : 850 emplois toujours sur la sellette (OF)

Économie samedi 01 juin 2013

Les maires de Lampaul-Guimiliau et de Landivisiau (Finistère) craignent la fermeture de l’abattoir Gad, en redressement judiciaire jusqu’au 20 août. Et cherchent des solutions.

« Tous les indicateurs convergent dans le même sens, celui de la fermeture programmée de l’abattoir Gad de Lampaul-Guimiliau au 20 août, avec 850 salariés en CDI sur le carreau, au bénéfice de celui de Josselin… » Telle est l’information « officieuse » lâchée, hier midi, par le maire de la commune, Jean-Marc Puchois et Georges Tigréat, président de la communauté de communes de Landivisiau (Finistère).

Incompréhension

En redressement judiciaire, assorti d’une période d’observation de six mois après le dépôt de bilan du 27 février, le groupe Gad SAS poursuit ses activités d’abattage de porcs sur ses quatre sites (1) en sous-régime. « On ne comprend pas cette décision alors que Lampaul-Guimiliau est un outil d’abattage porcin de première catégorie en France, qui permet d’exporter à l’international, en particulier vers la Russie et la Chine », avancent les deux élus. Ils accusent la coopérative Cecab, qui détient 65 % du capital de Gad SAS (les 35 % restants étant détenus par le groupement de producteurs de porcs Prestor), de vouloir « privilégier leur site historique morbihanais en condamnant l’abattoir finistérien ».

« Personne n’est dupe »

Cette analyse est reprise par les représentants de FO, syndicat majoritaire à Lampaul-Guimiliau, Olivier Le Bras et Patrick Le Goas. « Les élus ont eu raison d’être alarmistes, estiment-ils. Personne n’est dupe de la situation. » En revanche, l’intervention des deux élus n’est pas appréciée pas la direction de Gad SAS. « C’est le tribunal de commerce de Rennes qui est compétent en la matière. Cette attitude peut être dommageable, s’agace Guillaume Foucault, en charge de la communication du groupe. Les repreneurs potentiels ont jusqu’au 10 juin pour se faire connaître. Cette annonce est très prématurée. » D’après l’administrateur judiciaire, il y aurait un groupe intéressé. Georges Tigréat et Jean-Marc Puchois veulent agir. « Nous avons sollicité nos relations, indiquent-ils. Ce n’est pourtant pas notre rôle d’aller démarcher un repreneur. » Ils regardent « essentiellement » du côté de la Chine, « un pays consommateur à forte croissance, qui recherche une très grande garantie alimentaire ». Côté syndicat, FO prévient qu’elle ne fera pas grève « pour ne pas donner de raisons à la Cecab de fermer Lampaul. On se battra jusqu’au bout pour notre outil ».

Gilles ALLIAUME.

(1) Siège social à Morlaix (50 salariés) ; abattoirs de Lampaul-Guimiliau (850 salariés, 100 intérimaires, 50 tâcherons) ; de Josselin (Morbihan, 650 salariés) et de Saint-Nazaire (80 salariés).

http://www.ouest-france.fr/actu/economieDet_-Abattoirs-Gad-850-emplois-toujours-sur-la-sellette_3634-2198137_actu.Htm

Lire la suite

01 juin 2013 ~ 0 Commentaire

Istanbul. Nuit d’émeutes contre le pouvoir islamo-conservateur (LT)

Istanbul. Nuit d'émeutes contre le pouvoir islamo-conservateur (LT) dans Crise protesters-in-istanbul-016

Des milliers de Stambouliotes ont passé la nuit de vendredi à samedi dans la rue à défier la police et ses grenades lacrymogènes après la violente répression d’un rassemblement dirigé contre un projet d’urbanisation controversé, qui a viré en protestation contre le gouvernement islamo-conservateur.

 Dans plusieurs quartiers du centre d’Istanbul, de nombreux groupes de manifestants ont déambulé jusqu’à l’aube armés de casseroles pour battre la chamade contre le gouvernement du Premier ministre Recep Tayyip Erdogan, souvent encouragés par les riverains depuis leurs balcons et leurs fenêtres.

« Salauds de fascistes »
« Tayyip, regarde combien on est, face à toi », ont scandé les protestataires dans le quartier résidentiel de Cihangir, sur la rive européenne de la métropole turque. Parmi eux, Özkan, un jeune étudiant en philosophie, est particulièrement remonté contre le Premier ministre et son cabinet. « Des salauds de fascistes », clame-t-il.  Pas seulement à cause du déracinement prévu de 600 arbres dans un parc de la place de Taksim, toute proche, pour y construire un centre commercial, un projet à l’origine du mouvement de contestation, dont la répression vendredi a fait de nombreux blessés. « Les arbres, c’est juste la goutte d’eau qui fait déborder le vase. Les gens en ont ras-le-bol de tout ce que ce gouvernement leur fait », commente le jeune homme, s’indignant du vote la semaine dernière d’une loi restreignant la consommation et la vente d’alcool. Comme un geste de défi, certains manifestants avancent dans les rues bière à la main.

Contre l’islamisation de la Turquie
« Ils veulent transformer ce pays en un Etat islamiste, ils veulent nous imposer leur vision en prétendant respecter le cadre démocratique », s’insurge une autre manifestante, une femme d’une trentaine d’années qui refuse de donner son nom mais dit travailler dans le cinéma. Issu de la mouvance islamiste, M. Erdogan est régulièrement accusé par les milieux pro-laïcité de dérives autoritaires et de vouloir « islamiser » la société turque.  Dans d’autres quartiers comme Beyoglu et Besiktas, toujours dans le centre européen d’Istanbul, la confrontation avec les forces de l’ordre est plus musclée. Massivement déployée, la police y fait un usage immodéré de grenades lacrymogènes, auxquelles les manifestants répondent par des jets de pierre. Les rues sont jonchées de pavés et de douilles de grenades. Quelques allées sont obstruées par des barricades de fortune. Dans le ciel, un hélicoptère de la police observe les mouvements des manifestants.

« Le début du printemps turc »
Les locaux d’un syndicat servent de refuge à des centaines d’activistes entre deux opérations coup de poing. Des médecins y ont installé un service de premiers soins, qui traite principalement les irritations cutanées et respiratoires occasionnées par le gaz lacrymogène. D’autres militants y ont constitué une cellule de crise. « Nous essayons d’envoyer des avocats quand il y a des arrestations, de fournir un soutien médical, de réunir des informations », explique Me Can Atalay, un avocat du barreau d’Istanbul.  Sur un tableau, un activiste note les dernières informations sur les déplacements de troupes de la police, les manifestations dans d’autres quartiers et d’autres villes, des cités balnéaires de la mer Egée (ouest) aux communes des montagnes kurdes (est), ou encore les adresses e-mail où témoigner de violences policières. Les nouvelles de la mobilisation sont encourageantes: « la police a refusé d’intervenir à Edirne » (nord-ouest), « un bureau de l’AKP incendié à Izmir (ouest), écrit le préposé. « J’ai 62 ans, et jamais je n’ai connu un tel espoir », affirme Mücella Yapici, architecte, « j’ai de l’espoir pour la démocratie et pour la fraternité dans notre pays ». A ses côtés, un jeune militant, tout en muscles et en tatouages, parlant sous le couvert de l’anonymat, se prend à rêver: « Il y a eu un printemps arabe, moi j’espère que c’est le début du printemps turc ».

Lire la suite

31 mai 2013 ~ 0 Commentaire

L’UMP contre la transparence des banques dans les paradis fiscaux (Bastamag)

L’UMP contre la transparence des banques dans les paradis fiscaux (Bastamag) dans Crise corruptibles

La réforme bancaire, qui devait réguler le secteur financier en imposant de nouvelles règles, sera discutée les 4 et 5 juin à l’Assemblée nationale, en seconde lecture.

Le gouvernement n’a pas osé irriter les puissantes banques françaises (lire notre enquête) : la réforme concernera seulement 1 % des activités bancaires et n’entérinera pas de réelle séparation entre banques d’affaires et banques de dépôts, contrairement à la promesse du candidat Hollande. Visiblement, c’est encore trop pour l’UMP ! Des députés ont déposé un amendement en Commission des finances pour supprimer l’une des avancées du texte, qui permet d’accroître la transparence et de lutter contre l’évasion fiscale des banques. Le texte de loi prévoit en effet que les banques et fonds d’investissement ayant leur siège social en France devront publier la nature de leurs activités, la valeur ajoutée créée, et leurs effectifs salariés, pour chacun des pays où ils sont implantés. Le Sénat a rajouté l’obligation de rendre publics les bénéfices, le montant des impôts et les subventions reçues. Une transparence dont se seraient bien passées les banques. Les députés UMP se sont empressés d’accourir à la rescousse. « Plutôt que de choisir de défendre la compétitivité de notre industrie bancaire et les 400 000 emplois qu’elle représente dans notre pays, plutôt que de défendre une industrie qui a su faire face à la crise sans pour autant coûter aux contribuables (sic), le groupe socialiste a privilégié un accord politique avec le groupe écologiste et relayé des positions peu responsables de différentes ONG », plaident les députés. Qui proposent… de supprimer tout cet article sur la transparence ! Pourquoi se gêner ?

« La gravité de la situation de l’emploi en France devrait interdire de prendre l’industrie bancaire en otage de théories anti-mondialistes », poursuit l’argumentaire. Qui sont ces valeureux défenseurs de la finance, qui luttent contre les dangereux altermondialistes ayant pris en otage les banques françaises ? Xavier Bertrand, Eric Woerth, Christian Estrosi, Valérie Pécresse, Laurent Wauqiez, Bruno Le Maire, François Baroin, Olivier Dassault [1]… « La publication de ces données va creuser le déficit de compétitivité de nos établissements bancaires rendu inévitable du fait de l’adoption de cet article », défendent ces députés dans un autre amendement, où ils demandent de réduire le nombre d’informations publiées. Le déficit de démocratie et de transparence, la dérégulation financière et la fraude fiscale semblent moins problématiques à leurs yeux. Dans un troisième amendement, ils tentent une autre approche et demandent que ces informations soient « transmises au ministère de l’Économie et des Finances » et non publiées avec les comptes de l’entreprise. Et qu’un arrêté du ministre « spécifie les informations publiables par l’administration » pour « garantir une certaine confidentialité »… Aucun de ces amendements n’a été retenu par la Commission des finances de l’Assemblée nationale.

- Lire le projet de loi soumis à l’Assemblée nationale.
- Réforme bancaire : comment le gouvernement s’est écrasé devant le monde de la finance
- Paradis fiscaux : les banques françaises enfin contraintes à la transparence

Notes

[1] La liste complète des signataires de l’amendement : M. Mariton, M. Carrez, M. Baroin, M. Bertrand, M. Blanc, M. Carré, M. Censi, M. Chartier, M. Cornut-Gentille, Mme Dalloz, M. Dassault, M. de Rocca Serra, M. Estrosi, M. Goasguen, M. Gorges, M. Francina, Mme Grosskost, M. Le Fur, M. Le Maire, M. Mancel, M. Ollier, Mme Pecresse, M. Wauquiez et M. Woerth. Source : Assemblée nationale.

Cet article vous a intéressé ? Basta ! a besoin de ses lecteurs
pour poursuivre son travail, faites un don.

Lire la suite

30 mai 2013 ~ 0 Commentaire

Morbihan, logement d’urgence, mobilisation pour les sans-abri (LT)

Morbihan, logement d'urgence, mobilisation pour les sans-abri (LT) dans Austérité emptydroit-au-logement-un-toit-pour-tous-cnt-lille-avec-site-web-cnt-nord-pas-de-calais-212x300 dans Crise

Des représentants de cinq associations dont Un toit pour tous, ont été reçus, hier à Vannes, par la directrice adjointe de la Direction départementale de la cohésion sociale (DDCS) et une de ses collaboratrices. Ils ont pu exprimer leurs inquiétudes face à la fermeture de places dans les centres d’hébergement d’urgence (115).

Plus que 18 places

« Le manque de moyens oblige les organismes chargés de l’accueil d’urgence des sans-abri, dernier rempart contre la grande exclusion durable, à supprimer progressivement des places », explique une porte-parole du collectif. Catherine Barquant précise que sur « 30 places dans le Morbihan, il n’y a en plus que 18 d’utilisées. Toutefois, notre entretien à la DDCS nous a rassurés quant au maintien de ces 18 places que nous craignions de voir encore diminuer. Nos interlocutrices ont également été sensibles au fait que certaines personnes sans logement n’appellent même plus le 115, faute de réponse. Or même si elles n’ont pas de place, il est important qu’elles restent en contact avec des travailleurs sociaux ». « La situation est telle qu’aujourd’hui, seules quelques femmes enceintes de plus de six mois, des personnes accompagnées de très jeunes enfants ou malades sont accueillies. Mais elles sont remises à la rue tous les matins ». La vingtaine de personnes rassemblées à Vannes soulignaient également, hier, qu’« il faut arrêter de penser qu’en n’accueillant pas les sans-papiers on va les faire rentrer dans leur pays. C’est méconnaître la situation de ces gens : on ne quitte pas tout sans une raison dramatique. Ils sont prêts à rester dans la rue plutôt que de revivre ce qu’ils ont subi chez eux ». La délégation reçue par la DDCS s’est aussi laissée dire que les mois prochains, 15 places allaient être disponibles pour la Sauvegarde 56 en faveur des demandeurs d’asile. 30 mai 2013 -

http://www.letelegramme.fr/ig/generales/regions/morbihan/logement-d-urgence-mobilisation-pour-les-sans-abri-30-05-2013-2118886.php

Lire la suite

26 mai 2013 ~ 0 Commentaire

Les peuples unis contre la Troïka, le 1er juin à Paris Trocadéro (Ldh)

Les peuples unis contre la Troïka, le 1er juin à Paris Trocadéro (Ldh) dans Austérité 1er-juin-francais

Appel du Collectif pour un audit citoyen de la dette publique

Suite à l’initiative de citoyen-ne-s du Portugal, de Grèce, d’Espagne et et de France, nous relayons auprès des citoyen-ne-s, associations, mouvements, organisations politiques et syndicats de France, l’appel à une manifestation internationale contre la Troïka(1), le 1er juin prochain(2). Cette initiative a été lancée à Lisbonne le 26 avril dernier par des militant-es de cinq pays européens, dont le mouvement portugais « Que se lixe a Troïka » (« Que la Troïka aille se faire foutre ») qui a déjà mobilisé plus d’un million de personnes dans les rues du Portugal les 15 septembre et 2 mars derniers. Elle entre en écho avec toutes les résistances citoyennes, sociales, syndicales en cours et à venir (blockupy Francfort les 31 mai et 1er juin, Altersommet à Athènes les 7 et 8 juin…).

Partout où elle sévit déjà (Grèce, Portugal, Irlande, Chypre…), la Troïka, mise en place par les chefs d’États et de gouvernement européens, sème le chômage de masse, la misère, la pauvreté, la précarité, privatise tout ce qui peut être rentable, détruit la culture, les systèmes de santé et l’école publique. Elle condamne des hommes et des femmes chaque fois plus nombreux à l’émigration et met en concurrence pauvres et encore plus pauvres que soi. Sous son emprise, nous sommes condamnés à la récession et plongés dans le cercle infernal de l’endettement, dont nous devenons les esclaves. Là où la Troïka ne sévit pas encore, les gouvernements anticipent des mesures d’austérité, de privatisation et de démantèlement des droits sociaux.

Parce que personne ne doit rester seul-e face à la crise, nous devons exprimer partout, toutes et tous ensemble en Europe, notre refus des politiques d’asservissement des peuples. Nous – citoyen-nes, mouvements, syndicats, organisations, représentant-es de collectivités, groupes formels ou informels – appelons à répondre à cet appel à mobilisation.

Un rassemblement sera organisé à Paris, samedi le 1er juin, à 14h sur le parvis des droits de l’homme esplanade du Trocadéro

Collectif pour un audit citoyen de la dette publique (Membres du collectif : Act Up-Paris, Agir ensemble contre le chômage (AC !), AITEC-IPAM, Amis de la terre, Attac, CADTM, Cedetim, Collectif national pour les droits des femmes, Collectif Richesse, Confédération CGT, Convergence SP, Coopérative DHR, Economistes atterrés, Emmaüs International, Fakir, Fédération syndicale unitaire, Finances CGT, Fondation Copernic, Indecosa-CGT, L’Appel des appels, Ligue des droits de l’Homme, Marches Européennes, Marche mondiale des femmes France, Mouvement Utopia, Réseau Education populaire, Résistance sociale, Snesup, Solidaires Finances Publiques, Sud BPCE, Union syndicale Solidaires. Soutiens : Alliance écologiste indépendante, Alternatifs, Association nationale des élus communistes et républicains, Convergences et Alternative, Démocratie et socialisme, Europe Ecologie Les Verts, Fase, Gauche anti- capitaliste, Gauche unitaire, M’PEP, NPA, Parti communiste français, PCOF, Parti de gauche, Parti pour la décroissance). Association Autogestion, FAE – Féministes pour une autre Europe, Le Mouvement de la Paix, Mémoire des luttes, Réseau Féministe « Ruptures »,Transform ! Europe, Unies-vers-elles

1. Troïka : Commission Européenne, Fonds Monétaire International, Banque Centrale Européenne

2. L’appel de Lisbonne

L’Europe subit une violente attaque du capital financier représenté par la Troïka (FMI, BCE, CE) et par les différents gouvernements qui appliquent les politiques concoctées par ces institutions qui méprisent les personnes. Nous savons que cette offensive vise à faire plier les peuples en les rendant esclaves de la dette et de l’austérité. Cette attaque concerne toute l’Europe et elle doit être également vaincue par la lutte internationale. Chacun de nous, dans chaque pays, dans chaque ville, avec ses spécificités, ressent dans ses chairs les mesures qui détruisent les droits conquis par des décennies de luttes ; des mesures qui aggravent le chômage, qui privatisent tout ce qui peut être rentable et qui conditionnent la souveraineté des pays avec la propagande de « l’aide externe ». Il est urgent d’unir nos forces pour mieux combattre cette attaque. L’appel de que nous lançons pour une manifestation internationale décentralisée circulait déjà parmi des dizaines de mouvements sociaux en Espagne, en France, en Grèce, en Italie, à Chypre, en Irlande, en Angleterre, en Ecosse, en Allemagne, en Slovénie… Lors de notre réunion d’hier, le 26 avril à Lisbonne, des camarades de plusieurs pays d’Europe ont discuté ensemble de cette proposition.

Il a été décidé par consensus international que nous descendrons dans les rues le 1er juin prochain sous le mot d’ordre : « Les peuples unis contre la Troïka ! » Ceci est le début d’un processus qui se veut décentralisé, inclusif et participatif. Nous voulons le construire collectivement en rassemblant nos forces. A partir d’aujourd’hui, cet événement du 1er juin sera diffusé à l’échelle européenne et nous invitons tout le monde à participer à cette protestation internationale contre la Troïka et contre l’austérité et pour que ce soient les peuples qui décident de leur destin. Nous faisons appel à tous les citoyens et citoyennes, avec ou sans parti, avec ou sans emploi, avec ou sans espoir ; nous les appelons à s’unir tous et toutes. A toutes les organisations politiques, mouvement civiques, syndicats, partis, collectivités, groupes informels, nous les appelons à nous rejoindre.

Nous voulons continuer à élargir nos contacts tant nationaux qu’internationaux, parce que nous sommes conscients que ce sera l’addition de nos voix qui pourra bloquer la nouvelle vague d’austérité qui est en train de se préparer. Les peuples d’Europe ont démontré à plusieurs reprises qu’ils ne sont pas disposés à plus de sacrifices au nom d’un futur qui ne viendra jamais. C’est pour cela que nous pensons que l’heure est venue pour ces peuples de démontrer qu’ils peuvent se coordonner dans la lutte et dans l’opposition à ces politiques.

Du Nord au Sud de l’Europe : prenons la rue contre l’austérité !

Source : http://www.esquerda.net/artigo/povos-unidos-contra-troika-manifesta%C3%A7%C3%A3o-internacional-dia-1-de-junho/27632

http://www.ldh-france.org/Les-peuples-unis-contre-la-Troika.html

Lire la suite

25 mai 2013 ~ 0 Commentaire

Le 1er juin contre la troïka!

Le 1er juin contre la troïka! dans Crise troik

Lire la suite

24 mai 2013 ~ 0 Commentaire

Ils ne l’emporteront pas au paradis !

Ils ne l'emporteront pas au paradis ! dans Crise dukercy-le-superpatriote-d-serteura

À la veille d’un Conseil européen traitant de l’évasion fiscale, le ministre du Budget, Bernard Cazeneuve, a voulu se montrer ferme contre les fraudeurs.

Dans une interview donnée au Parisien, il est revenu sur le projet de loi du gouvernement qui sera présenté au Parlement dans quelques semaines. « Il n’y aura ni amnistie ni cellule de régularisation [des fraudeurs]. Il doit y avoir un processus transparent, de droit commun, leur permettant de se mettre en conformité avec la loi. Il n’y aura donc aucune disposition dérogatoire ». Et Pierre Moscovici, le grand argentier, d’en rajouter : « La finalité n’est pas de faire un cadeau aux exilés ».

Les deux ministres font mine de bomber le torse, mais la baudruche se dégonfle bien vite.

Ce dont il est ici question, ce n’est pas de prendre les mesures autoritaires pourtant nécessaires afin de récupérer les 60 à 80 milliards d’euros qui chaque année échappe à l’État (de 16 à 22 % des recettes fiscales brutes de 2012, d’après le syndicat Solidaires-finances publiques). Non, que les grands fraudeurs, avec à leur tête les entreprises, se rassurent : il s’agit tout simplement de continuer une pratique… finalement très favorable aux fraudeurs ! Comme l’ex- plique Moscovici lui-même, « Dès lors que quelqu’un est exilé fiscal, l’objectif est de le faire revenir (…) Il faut mettre en place des discussions avec le fisc pour trouver un accord dans le respect du droit (…) Les fraudeurs devront rembourser 60 % des sommes dissimulées ». Curieux droit des puissants. Et ce n’est pas la maigre cinquantaine d’agents supplémentaires recrutés pour la lutte contre la fraude fiscale qui aideront à régler le problème.

Quelques semaines après l’affaire Cahuzac, rien de bien neuf donc.

Pour récupérer les fortunes dérobées au fisc et les mettre au service de la collectivité, les mesures sont pourtant connues : lever le secret bancaire, et mettre les banques sous le contrôle des salariés et de la population. En un mot, socialiser. Qu’il soit fiscal ou autres, c’est sûr, les puissants et leurs amis du gouvernement ne l’emporteront pas au paradis !

Manu Bichindaritz Jeudi 23 mai 2013Publié dans : Hebdo Tout est à nous ! 196 (23/05/13)

Lire la suite

21 mai 2013 ~ 0 Commentaire

France Télécom : la logique meurtrière du « business »

France Télécom : la logique meurtrière du « business » dans Crise img_6643-300x228

« En 2007, je ferai les départs d’une façon ou d’une autre, par la fenêtre ou par la porte. »

C’est ainsi qu’en octobre 2006, Didier Lombard, patron à l’époque de France Télécom, avait annoncé son intention de dégraisser l’entreprise de 22 000 emplois… Il était déjà connu pour sa déclaration ignoble sur la « mode du suicide » à France Télécom mais la transcription d’une réunion interne publiée dans le Parisien du 7 mai dernier confirme que l’effroyable succession de suicides à France Télécom (91 en trois ans !) n’était due ni au hasard ni à une quelconque « mode » mais à un plan délibéré de harcèlement du personnel manigancé par Lombard lui-même et les autres dirigeants de la boîte.
D’après un rapport de l’Inspection du travail, France Télécom a bien « mis en œuvre des méthodes de gestion du personnel qui ont eu pour effet de fragiliser psychologiquement les salariés  et de porter atteinte à leur santé physique et mentale. » En juillet dernier, trois de ses dirigeants, dont Lombard, ont été mis en examen pour « harcèlement moral ». Depuis les dernières révélations, les plaignants souhaiteraient qu’on y ajoute « mise en danger de la vie d’autrui. »

Cynique et brutal
Comme d’habitude, c’est quand les capitalistes se retrouvent entre eux qu’ils
se permettent de dire tout haut ce qu’ils pensent vraiment. D’ailleurs, quand la direction a appris qu’il existait un enregistrement de la réunion, elle aurait cherché à le faire disparaître, et, les phrases les plus incriminantes ont été édulcorées dans la transcription écrite. Peine perdue, car les juges ont retrouvé la version originale en perquisitionnant le garage de la secrétaire qui en avait gardé une copie. Tout cela ne serait-il dû qu’à quelques brebis galeuses, à quelques individus particulièrement cyniques et brutaux qu’il suffirait de remplacer ? Pas si simple. Lors de la même réunion, Olivier Barberot, ex-DRH de France Télécom et co-inculpé dans cette affaire, a prononcé une des phrases les plus révélatrices : « On est dans une considération humaine mais c’est la logique business qui commande. » C’est effectivement la logique capitaliste du profit à tout prix qui est cynique et brutale, mais les Lombard, Barberot et autres dirigeants du CAC 40 sont parfaitement à l’aise et bien récompensés pour l’appliquer jusqu’au bout. C’est bien « tout » qu’il faudra changer, c’est-à-dire se débarrasser du capitalisme et de sa logique meurtrière.

Ross Harrold
À lire : Orange stressé d’Ivan du Roy, édition La Découverte, 2009. Dimanche 19 mai 2013

Lire la suite

Rocutozig |
Tysniq |
Connorwyatt120 |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | Rafredipen
| Agirensemblespourpierrevert
| Buradownchin