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11 juin 2013 ~ 0 Commentaire

Allemagne : comment la réforme du marché du travail renvoie les femmes à la maison (Bastamag)

Allemagne : comment la réforme du marché du travail renvoie les femmes à la maison (Bastamag) dans Crise 1999-kinder-kueche-kirche KKK en allemand: enfant, cuisine, église!

L’Allemagne, sa compétitivité, sa flexibilité, sa capacité à réformer son marché du travail…

Et ses femmes que l’on rend dépendantes économiquement à vie de leurs maris, renvoyées, de fait, au foyer. Car une Allemande sur deux travaille à temps partiel, dont 4,5 millions dans le cadre d’un « minijob » : ces boulots payés moins de 450 euros, qui n’ouvrent aucun droit ou presque. Un divorce, un mari au chômage ou décédé, et c’est la pauvreté. Le modèle allemand, un modèle d’avenir ? « Pour notre service de soins à domicile à Essen nous recherchons un/une aide aux personnes âgées », annonce cette entreprise allemande sur le site de l’Agence fédérale pour l’emploi (Arbeitsagentur), l’équivalent en Allemagne de Pôle emploi. En plus d’une formation spécifique de trois ans, elle demande au candidat d’être flexible, autonome et engagé dans son travail, et, si possible, d’avoir déjà acquis une expérience et d’être titulaire d’un permis de conduire. Tout cela pour… 400 euros par mois, sans préciser le volume horaire ! « Une embauche en temps partiel ou temps plein n’est pas exclue », laisse miroiter l’annonce. Cette offre est en fait celle d’un « minijob », une forme d’emploi précaire qui a explosé en Allemagne depuis la première loi, dite Hartz, de dérégulation du marché du travail il y a dix ans. Des minijobs qui touchent particulièrement les femmes.

Des jobs payés en dessous des bas salaires

Les lois Hartz, ce sont ces réformes adoptées par le gouvernement social-démocrate et vert de Gerhard Schröder et entrées en vigueur entre 2003 et 2005. Vantées par l’Élysée comme par la droite néolibérale de ce côté-ci du Rhin, leur bilan est très controversé en Allemagne. Les défenseurs des lois Hartz assurent qu’elles ont permis de lutter contre le chômage et de relancer l’emploi. La réalité est bien moins rose, surtout pour les femmes. « La situation des femmes sur le marché du travail s’est détériorée avec les réformes Hartz, en premier lieu à cause de la loi qui a facilité les minijobs », estime Ursula Engelen-Kefer, ancienne vice-présidente de la Fédération syndicale allemande DGB. Ces minijobs existent depuis longtemps, mais étaient limités à une activité de 15 heures de travail par semaine maximum, rémunérée 325 euros par mois. La première loi a levé la limite horaire et augmenté le plafond salarial à 400 euros (passé à 450 euros cette année).

7 millions de « minijobbers »…

Résultat : ces jobs sont très mal payés. « Aujourd’hui, l’employeur peut légalement exiger 24 heures de travail par semaine pour 450 euros ! » souligne la syndicaliste. 450 euros par mois pour 20h par semaine, cela revient à un salaire horaire de seulement 5,60 euros. Pour 15h par semaine, ce taux horaire monte à 7,50 euros. Dans la pratique, 90% des employés en minijobs travaillent moins de 20 heures par semaine, selon une étude du ministère de la Famille publiée en avril [1]. Reste que plus de trois-quarts des « minijobbers » touchent un salaire inférieur à 8,50 euros de l’heure, analyse la fédération syndicale DGB. Soit en dessous du niveau des bas salaires allemands [2]. Sur les 7 millions de personnes qui travaillent dans le cadre d’un minijob [3], près des deux tiers sont des femmes. Et ce minijob constitue, pour les trois quarts d’entre elles, leur seul et unique emploi. Les secteurs d’emploi tradition- nellement féminins sont aussi les plus touchés par le phénomène : plus d’un million de minijobs dans le commerce, près de 800.000 dans le nettoyage, plus de 400.000 dans la santé. Dans la restauration, un travailleur sur deux est en minijob ! Car tout employeur, du particulier à la multinationale, en passant par l’administration ou l’éducation [4], peut recourir à un minijob, sans restriction : la seule condition, c’est que le salaire mensuel ne dépasse pas 450 euros.

… Sans sécurité sociale, ni assurance chômage

Dans ces conditions, comment explique-t-on ce succès ? Les minijobs recrutent selon la formule « salaire brut = salaire net ». Ces emplois sont exemptés de cotisations sociales pour les employés, les employeurs payant un forfait de cotisations patronales de 30 %. Un piège. Car les minijobbers ne bénéficient ni d’assurance maladie, ni d’assurance chômage quand leur contrat s’arrête. Et leurs cotisations retraites sont ridicules. Travaillez 45 ans en minijob et vous aurez droit à une pension mensuelle de 140 euros seulement ! Et ce piège s’est refermé sur les femmes : une femme active – entre 18 et 64 ans – sur dix est en minijob. « Cela signifie que les femmes qui cherchent un emploi et ne disposent pas de qualifications particulières ou reviennent sur le marché du travail après une pause pour s’occuper des enfants, ne reçoivent souvent pas d’autres offres d’emploi que ces jobs », analyse Ursula Engelen-Kefer.

Dépendantes à vie de leur mari

Sans cotisations salariales, « les femmes en minijobs dépendent de leur partenaire pour avoir une assurance maladie, conclut la syndicaliste. L’autre conséquence, c’est la pauvreté assurée une fois à la retraite. Le problème, c’est que beaucoup de femmes encore jeunes ne se rendent pas compte ce que signifie se retrouver sans retraite ni assurance maladie et dans la dépendance à leur mari. Elles se disent simplement “le brut pour le net, c’est merveilleux”. Cette situation est soutenue par les hommes, qui paient moins d’impôts si leurs femmes travaillent peu. Ce développement des minijobs va donc exactement dans la mauvaise direction. » Pas étonnant, dans ce contexte, que 84% des femmes qui exercent un minijob comme activité principale soient mariées. Alors que la proportion n’est que de 60 % dans l’ensemble de la population féminine allemande. En outre, une fois en minijob, les femmes y restent : un tiers exerce ce type d’emploi depuis dix ans ou plus, et plus de la moitié depuis plus de six ans. Contrairement à certaines idées reçues, en France, les minijobs ne s’adressent pas qu’aux étudiants ou aux retraités, en quête d’un complément de pension. La grande majorité (58%) sont des actifs.

Les femmes : « Des salaires d’appoint pour le foyer »

« En cas de divorce, de chômage ou du décès du mari, les femmes en minijobs ne peuvent que difficilement assurer leur existence et celle de leur famille », prévient le sociologue Carsten Wippermann, qui a conduit l’étude publiée en avril par le ministère de la Famille. Pour lui, les minijobs constituent en fait un « programme de production de dépendance et d’impuissance économique des femmes à vie ». Un programme validé par la première loi Hartz, sous un gouvernement social-démocrate… Les réformes allemandes du marché du travail ont-elles au moins développé l’emploi des femmes ? Au premier abord oui. Leur taux d’emploi a connu une nette hausse passant de 62% en 2002 à 71,5% en 2012. Il dépasse maintenant le niveau des femmes françaises (65 %) [5]. Mais à y regarder de plus près, le tableau est moins glorieux. « Nous avons effectivement plus de femmes actives aujourd’hui qu’il y a dix ans, mais elles se partagent le même volume de travail, déplore Karin Schwendler, du syndicat du tertiaire Ver.di. Le temps plein recule et la temps partiel augmente toujours plus. » Près d’une travailleuse allemande sur deux (45%) est à temps partiel, contre moins d’une sur trois en France [6]. Les femmes allemandes à temps partiels travaillent en moyenne moins de 19 heures par semaine contre plus de 23 heures en France [7].

Vers un salaire minimum… excluant les femmes ?

« Chez nous, les femmes qui travaillent sont encore considérées comme des salaires d’appoint pour le foyer. La représentation qui domine, c’est toujours celle de l’homme qui ramène l’argent à la maison, et la femme qui apporte peut-être un petit quelque chose en plus », explique la responsable du syndicat des services. Les réformes Hartz fonctionnent sur ce modèle, avec l’extension des minijobs, mais aussi avec la réduction (en 2005) des allocations chômage individuelles à une année contre plus de deux auparavant. Elles sont ensuite relayées par des prestations versées en fonction des revenus du foyer, comme pour le RSA, dont est cependant soustrait en partie le revenu lié à un minijob. Il y a dix ans, ces réformes avaient été décidées par les sociaux-démocrates alors au pouvoir. Aujourd’hui dans l’opposition, ils ont placé la question des bas salaires et la revendication d’un salaire minimum au cœur de leur pro- gramme pour les élections législatives de septembre. « Nous espérons la mise en place d’un salaire minium après les élections, indique Karin Schwendler. Nous voulons aussi que les minijobs soient soumis à cotisations sociales dès la première heure travaillée. » Ursula Engelen-Kefer est moins optimiste : « Dans les programmes des partis pour les législatives, on lit beaucoup de choses sur le travail intérimaire, qui concerne 900.000 personnes, et très peu sur les minijobs, qui touchent pourtant sept fois plus de travailleurs ». Est-ce si étonnant ? 70% des intérimaires allemands sont des hommes. Par Rachel Knaebel (10 juin 2013)

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En savoir plus: L’analyse d’Arnaud Lechevalier, d’Alternatives économiques sur son blog

http://www.bastamag.net/article3104.html

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10 juin 2013 ~ 0 Commentaire

A Athènes, les mouvements sociaux européens cherchent une riposte commune à l’austérité (Bastamag)

A Athènes, les mouvements sociaux européens cherchent une riposte commune à l’austérité (Bastamag) dans Austérité 09.10.manif_.psa_.salon_.auto1_.reuters.930.620_scalewidth_630-300x199

Venus de toute l’Europe, un millier de syndicalistes et d’altermondialistes ont débattu, à Athènes, d’une stratégie commune pour s’opposer aux politiques d’austérité.

Les défis sont considérables : comment offrir des perspectives concrètes aux populations confrontées à une réduction sans précédent de leurs niveaux de vie en Grèce, en Espagne ou au Portugal, tout en pesant sur les politiques européennes et en enrayant la progression de l’extrême droite partout sur le continent. Alors qu’en Grèce, le mouvement social est dans un état d’épuisement avancé après quatre ans de vaine lutte. Les mines sont circonspectes. Un bon millier de participants à ce premier « Alter sommet » déambulent dans les immenses allées de l’Olympic Stadium d’Athènes, ces 7 et 8 juin. Toute l’Europe est représentée : des syndicalistes norvégiens aux indignés espagnols, en passant par les grandes centrales syndicales – CGT, FSU et Solidaires pour les Français, IG Metal et Ver.di pour les Allemands… – ou les Attac d’Europe. Mais chacun s’interroge : où sont les Grecs ? Si les responsables de plusieurs organisations grecques sont bien là, militants et sympathisants sont très peu nombreux. « La Grèce est dans un état de délabrement psycho-logique », décrit Marie-Laure Veilhan, une Française qui vit et travaille en Grèce avec sa famille, venue donner un coup de main pour les traductions. « A l’effet de sidération provoquée par les mémorandums (les mesures d’austérité et de régressions sociales imposées au pays, en échange d’une aide finan-cière, ndlr), a suivi une grande lassitude. Nous sommes pris à la gorge par les problèmes vitaux du quo- tidien. » Elle-même a vu son salaire de traductrice abaissé de 40%, de 1400 euros à 850 euros par mois. Son compagnon est au chômage depuis un an, sans indemnités, attendant toujours les arriérés de salaires que l’hôtel de luxe pour lequel il a travaillé doit lui verser. Une histoire parmi des centaines de milliers de situations similaires.

« Une logique implacable qui ne se soucie plus de l’humain »

Le choix d’Athènes pour accueillir ce sommet, héritier des Forums sociaux européens [1], était donc plus que symbolique. Le premier pays à avoir été frappé par des mesures d’austérité, des coupes budgétaires, provoquant un abaissement sans précédent du niveau de vie, continue de s’enfoncer dans des limbes inconnues. « L’expérience grecque est très importante pour nous », explique une militante portugaise, proche du mouvement « Que se lixe la Troïka » – « Que la Troïka (FMI, Commission européenne et Banque mondiale) aille se faire voir » –, l’équivalent portugais du « 15M », les indignés espa- gnols. « Ce qui est en train de s’y dérouler précède ce qui se passe en Espagne ou au Portugal : une logique implacable qui ne soucie plus de l’être humain. » « Rejeter l’austérité et revendiquer la démocratie réelle » : tels sont les deux mots d’ordre de cet Alter sommet. Avec l’objectif de dégager des pistes de propositions et d’actions communes face au pouvoir de la finance, au chômage, aux démantèlements des services publics, dont les systèmes de santé particulièrement visés, ou à la destruction de l’environnement. Et de partager des expériences collectives, de la lutte contre les expulsions de loge- ment, assez efficace en Espagne, à la reprise en coopérative d’usines mises en faillite par leur propriétaire, ou aux expériences de démocraties partici-patives menées en Allemagne. Plusieurs grandes confédérations syndicales discutent ainsi d’un calendrier commun pour peser sur la Banque centrale européenne (BCE), symbole de la politique d’austérité, et les politiques de réduction des dettes.

« La gauche européenne est en très mauvaise posture »

Un débat s’est invité parmi la quinzaine de tables-rondes : comment répondre à l’émergence, ou l’enracinement, des mouvements d’extrême droite. Des intervenants grecs, allemands, français, hongrois, tchèques se succèdent. De partout en Europe émerge la même inquiétude face à des droites extrêmes relookées ou à des partis clairement fascistes, qui surfent sur le « terreau fertile » de la crise et arrivent à se présenter comme « une alternative anti-système » avec parfois plus de succès que la gauche. En Grèce, le mouvement ouvertement néo-nazi Aube dorée est crédité de 8 à 15% dans les sondages, le double de son score (7%) des dernières élections législatives il y a un an. « La criminalité néo-nazie augmente : agressions contre les étrangers, les Roms, les homosexuels. Et une partie de la population la tolère », détaille une militante grecque. Dans ce contexte, la mort du militant antifasciste Clément Méric, à Paris, tué le 5 juin par un skinhead néonazi, résonne de manière singulière. Reste que les organisations présentes semblent encore bien démunies face à une situation pourtant jugée « critique ». Les déclarations d’intention se succèdent. « Le but du jeu, c’est que nous sortions d’ici avec des propositions », répètent inlassablement les animateurs de la table ronde. Chacun appelle de ses vœux « une grande conférence européenne » sur le sujet, la nécessité « d’une réponse rapide aux agressions » et « d’agir sur le monde du travail, les jeunes et et les chômeurs pour qu’ils ne se trompent pas de colère ». Des discours maintes fois entendus en France depuis l’émergence électorale du FN il y a 30 ans. Mais sur la manière de s’y prendre, rien, ou si peu. « Nulle part en Europe la gauche n’est en état d’affronter le danger. Nous sommes en très mauvaise posture », soupire Giorgos Mitralias, l’un des animateurs de la campagne pour un audit de la dette grecque. « Élus des partis de gauche et représentants syndicaux grecs ont beaucoup tendance à discuter mais oublient que, dehors, c’est la désintégration », critique une participante, pour qui, si l’extrême droite progresse, c’est aussi en raison de la faillite des organisations de gauche, syndicales comme politiques. Une question qui ne sera pas vraiment abordée dans les débats.

« Un sentiment d’abattement règne dans le monde syndical »

Un décalage qui se répète lors d’autres discussions, où, face à l’ampleur des problèmes énumérés, on peine à offrir de perspectives concrètes. « Il y a une tendance à répéter les mêmes formules. Cela fait trente ans que l’on appelle à une Europe sociale sans entraîner les populations. Mais quelles sont les propositions ? », reconnaît Martine Billard, co-présidente du Parti de gauche, venue à Athènes en compagnie de Pierre Laurent, secrétaire national du PCF. « Faut-il sortir de l’euro ? Ou garder la monnaie commune mais transformer les institutions ? Comment refuser de rembourser une dette illégitime ? Si échanger entre Européens et faire le point sur ce qui émerge est positif, nous avons beaucoup plus de questions que de réponses. » La maigre participation grecque et la sous-représentation des nouvelles formes d’engagement révèlent les difficultés des organisations classiques à se renouveler et à mobiliser. L’Alter sommet, une énième rencontre sans grande utilité alors que le chaos gagne ? « Dans la situation déplorable où nous sommes et le sentiment d’abattement qui règne dans le monde syndical, ce n’est pas rien », positive une militante française. « Les mouvements traditionnels sont beaucoup plus humbles vis-à-vis des nouvelles formes d’actions. Ce qui n’était pas le cas avant, loin de là ! » Mouvement du 15M en Espagne ou « Uncut » (contre les coupes budgétaires) au Royaume-Uni, émergence de nombreuses initiatives autogérées pour répondre aux besoins de base en Grèce, mobilisations locales en France, comme à Notre-Dame-des-Landes, ou pressions grandissantes en Allemagne contre la BCE avec l’action « Bloccupy Francfort », autant de formes d’action variées propres à chaque situation qu’il s’agit de coordonner et non de centraliser ou de dupliquer à tout prix. Devant le Parlement grec, les 3 000 participants de la marche de clôture de l’Alter sommet croisent le jeune et joyeux cortège de la Gay Pride, d’où montent des slogans contre les néo-nazis d’Aube dorée. Un clin d’œil au nécessaire renouvellement ?

Ivan du Roy (10 juin 2013) http://www.bastamag.net/article3113.html

Notes

[1] Dans la foulée des premiers forums sociaux mondiaux de Porto Alegre (Brésil), les forums sociaux européens ont été lancés à Florence (Italie) en 2002. Le deuxième FSE s’est tenu à Paris – Saint-Denis en 2003, puis à Londres, Athènes, Malmö (Suède) et Istanbul.

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10 juin 2013 ~ 0 Commentaire

Côtes-d’Armor, précaires, action syndicale à Dinan et Lamballe (LT)

Côtes-d'Armor, précaires, action syndicale à Dinan et Lamballe (LT) dans Chômage & précarité 13341.preview

L’Union syndicale CGT a décidé de mener une action spécifique en direction des personnels précaires du département, c’est-à-dire les intérimaires et les CDD.

« Ce sont les premières victimes de la crise dans un département où le nombre de chômeurs est passé de 26.000 en 2008 à 41.300 en avril 2013 », explique Jean-Edmond Coatrieux, secrétaire départemental de la CGT. « Or, ces salariés sont encore plus fragiles que les autres », estime le responsable syndical qui parle de « salariés jetables » exclus des dispositifs liés aux licenciements économiques. « Aujourd’hui, on adapte le personnel au carnet de commandes », s’insurge encore le responsable syndical. Et « cela ne concerne plus uniquement l’agroalimentaire mais tous les secteurs d’activités ».

Gérard Filoche à Dinan le 12 juin
La première action sera menée aujourd’hui dans le secteur de Dinan où les représentants syndicaux prévoient une distribution de tracts et une information devant les entreprises Cordon Electronics et Gavottes. La même opération sera engagée demain, sur plusieurs gros industriels lamballais. Enfin, cette série d’actions s’achèvera mercredi devant l’entreprise Delmotte de Broons. La journée se clôturera par un débat public qui reviendra sur ces trois journées d’action. L’homme politique et syndicaliste Gérard Filoche participera à ce débat qui se tiendra à partir de 20 h à la salle de la Source, à Dinan.10 juin 2013

http://www.letelegramme.com/ig/generales/regions/cotesarmor/precaires-action-syndicale-a-dinan-et-lamballe-10-06-2013-2130980.php

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10 juin 2013 ~ 0 Commentaire

Gad. Une semaine décisive (LT)

Gad. Une semaine décisive (LT) dans Crise y-en-a-marre

Y aura-t-il un repreneur pour Gad, placé en redressement judiciaire depuis près de quatre mois ? Réponse ce lundi, au début d’une semaine décisive pour le groupe agroalimentaire breton.empty dans Economie

Cette semaine est importante pour l’avenir du groupe Gad SAS, en redressement judiciaire depuis le 21 février. Les candidats à la reprise de l’industriel charcutier ont jusqu’à ce midi pour déposer leur offre. Mais à la date d’hier, aucun repreneur potentiel n’avait, semble-t-il, fait la moindre proposition. Y aura-t-il une ou plusieurs candidatures de dernière minute ? Y aura-t-il un investisseur prêt à mettre des millions d’euros sur la table pour sauver une entreprise qui perd beaucoup d’argent depuis plusieurs mois ? L’espoir d’une reprise totale ou partielle de l’activité semble très mince. Le fait est que la situation du porc français ne s’est pas améliorée depuis l’annonce du placement en redressement judiciaire de l’industriel charcutier, prononcé par le tribunal de Rennes. La filière continue de souffrir du manque de porcs et surtout de la concurrence féroce des Allemands, accusés de pratiquer du dumping social. Gad SAS n’est pas épargnée. Contrôlée majoritairement par la coopérative Cecab, elle emploie 1.650 salariés entre ses sites de Lampaul-Guimiliau (29), Josselin (56), Saint-Nazaire (44) et Saint-Martin-des-Champs (29). Depuis la mise en vente du groupe breton, quatre opérateurs au total – deux Français, un Américain et un Asiatique – se seraient intéressés au dossier, sans pour autant présenter une offre. Côté français, on évoque la SVA Jean Rozé de Vitré (35), filiale d’Intermarché, et Sofiproteol, le banquier de la filière des huiles et des protéines. Impossible, néanmoins, d’avoir confirmation de ces informations.

Un plan qui va tailler dans le vif

En l’absence de repreneur, plusieurs hypothèses sont envisageables : soit la liquidation pure et simple, soit la mise en place d’un plan de continuation de l’activité. Ce dernier, si cette solution est choisie, devra, de toute évidence, tailler dans le vif. «Il faudra obligatoirement fermer quelque chose. Le tribunal l’exigera car l’entreprise n’a aucune chance de survie si elle reste comme elle est», commente une source proche du dossier. Les maires de Landivisiau et Lampaul-Guimiliau croient savoir que c’est l’abattoir finistérien qui sera sacrifié. Il fermerait ses portes le 21 août. Ni la direction de Gad, ni les actionnaires majoritaires, toujours très discrets, n’ont réagi à ces affirmations. En tout cas, selon de bonnes sources, la continuation partielle de l’activité nécessitera «de mobiliser plusieurs millions d’euros» pour adapter l’outil qui sera conservé, du fait du regroupement de l’activité des deux abattoirs sur un seul site. «On s’attend à une grosse casse sociale», affirme, de son côté, Olivier Le Bras, délégué FO, qui se refuse à croire que l’on va fermer Lampaul, «le meilleur abattoir breton situé dans un bassin où la production porcine est la plus dynamique de France». La direction devrait présenter son plan à l’occasion d’un comité central d’entreprise extraordinaire, peut-être dès cette semaine.

  • Frédérique Le Gall  10 juin 2013 à 06h48

http://www.letelegramme.com/ig/generales/regions/bretagne/gad-une-semaine-decisive-10-06-2013-2130972.php

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09 juin 2013 ~ 0 Commentaire

Grèce : lutter contre le cynisme et la résignation

Grèce : lutter contre le cynisme et la résignation dans Austérité 180226_10151076463517182_92378477_neuro-300x225

Les trois partis de la coalition gouvernementale de Samaras tentent de dire que les sacrifices du peuple grec ne sont pas vains : des progrès seraient visibles…

En fait, même avec une longue-vue, on aurait du mal à percevoir la moindre embellie, y compris du point de vue de la logique capitaliste. La Banque de Grèce prévoit elle-même une récession de 4, 6 % pour cette année, un chômage à plus de 28 %. L’OCDE voit un recul constant de la consommation indi- viduelle et des investissements. Pire, d’après Eurostat, 62, 5 % des moins de 25 ans sont chômeurs, le plus haut taux européen (26, 5 % en France), et bien des jeunes voient leur avenir dans l’émigration. Le rôle du gouvernement ? Réduire ou fermer les programmes sociaux, comme l’aide aux droguéEs (situation terrible avec le développement du sida) ou aux réfugiéEs mineurEs, à privatiser à tout crin : le service national de l’eau, Eydap, est en passe d’être bradé, tout comme Trainose (trains). Ou alors il s’agit de vendre le patrimoine, comme en Chalcidique, où l’État vend à une société canadienne les terres pour installer des mines d’or polluantes que refuse la population, autour de Skouriès.

Vers une mobilisation nationale ?
La réalité quotidienne, ce sont les licenciements, la réduction des services publics, les baisses de salaire – ou même leur non-versement, avec chantage à l’emploi. En plus d’un an, 1 150 contrats d’entreprise, dérogeant aux accords nationaux, ont imposé au mieux le gel, le plus souvent des baisses de 10 à 40 % du salaire. Dans le public, 10 000 non-­titulaires et 5 000 titulaires de l’Éducation nationale risquent de se retrouver à disposition, en fait licenciés. Le budget à venir impose 5, 1 milliards d’économie. Le ministère du Travail, de l’assurance sociale et de la prévoyance, perd 1, 9 milliard : autant dire la mort des programmes sociaux, comme l’ont dit des personnes handicapéEs cette semaine.
On a l’impression que, face à ce désastre, il n’y a plus de mobilisations.

De fait, les directions de la confédération GSEE et de la fédération du public Adedy ne font même plus semblant : pas de volonté de lancer une mobilisation nationale, refus de soutenir la grève des enseignants qui s’annonçait déterminante à la mi-mai. Pourtant, les luttes locales sont heureusement nombreuses. Elles ont lieu dans un contexte difficile, avec la répression, mais aussi la division entre travailleurs, comme chez Mevgal, grosse boîte laitière, alors que, dans la boîte concurrente, Fage, les travailleurs se mobilisent dans l’unité. Elles peuvent très vite avoir une dynamique nationale, comme on l’attendait avec la grève des profs, trahie par la bureaucratie syndicale allant de la droite au Synapismos.  Les mobilisations les plus importantes ne sont pas en ce moment au cœur des boîtes, mais dans la défense de l’environnement contre les mines d’or, avec une très grosse manifestation à Salonique cette semaine et un rassemblement de 10 000 personnes au village ; des initiatives antiracistes dans bien des endroits ; et l’auto-organisation dans la santé, avec la dis- tribution militante de nourriture. Toutes ces luttes aident aussi à maintenir la confiance pour une lutte nationale qui peut très vite démarrer : le réseau de soutien qui se mettait en place pour soutenir les profs en a été la preuve. Quelle sera donc l’étincelle ?
D’Athènes, A. Sartzekis http://npa2009.org/node/37570

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09 juin 2013 ~ 0 Commentaire

État espagnol : crise sociale et alternative politique

État espagnol : crise sociale et alternative politique dans Austérité carlos  Certains envisagent même des options assez radicales…

Le rouleau compresseur de la troïka est en train de « tiermondiser » très rapidement la société espagnole.

Les inégalités sociales ont explosé depuis le début de la crise et la casse des droits sociaux sera difficilement réversible vu l’affaiblissement du mouvement ouvrier dans son ensemble.  Après une suppression brutale des postes dans l’éducation et la santé, ce qui permet maintenant un transfert fabuleux de revenus du bas vers le haut,  c’est la casse du système de conventions collectives dans les entreprises, la mesure centrale de la dernière reforme du marché du travail par le gouvernement Rajoy. Cette réforme va être imposée ces prochains mois, en supprimant le principe « d’autoactivité », c’est-à-dire la continuité automatique de la convention antérieure si l’on n’arrive pas à un nouvel accord patronat­-syndicats dans chaque branche d’activité. Dans plu- sieurs cas, cela va aboutir à des conditions salariales qui seront très proches du Smic espagnol pour beaucoup de salariéEs : pas plus de 645 euros par mois ! Malgré ce scénario, le gouvernement fait une surenchère verbale, prétendant avoir sauvé le pays du naufrage, quand, dans le même temps, la dette ne fait que monter en même temps que le chômage. Et cela malgré les coupes budgétaires sauvages subies et les coups de pression de l’Union européenne pour approfondir les mesures que l’on appelle ici « austericide », notamment une nouvelle augmentation de l’âge de retraite (déjà repoussé par le gouvernement Zapatero à 67 ans), une nouvelle réforme du marché du travail, une augmentation encore plus forte de la TVA (qui représente déjà plus de 50 % de recettes de l’État), etc.

Un mouvement syndical absent
En réaction, la montée des résistances sociales est très importante, notamment contre la privatisation de la santé à Madrid, contre la très réactionnaire loi Wert sur l’éducation, etc. Mais, le grand absent est, pour l’instant, le mouvement syndical, incapable de rompre avec les routines du pacte social et la gestion systématique de la défaite, et de dépasser la dispersion et le sectarisme. Il y a donc un vrai danger de démoralisation (avec plus de 6 millions de chômeurs et plus d’un million de familles sans aucun revenu) et de montée des idées réactionnaires. Car, ce qui est indéniable, c’est la crise politique et institutionnelle majeure, à l’issue tout à fait incertaine. À commencer par le cas Barcenas, l’ancien trésorier du PP (droite), un procès qui met en lumière les commissions illégales, une pratique qui dure depuis deux décennies, la plus scandaleuse depuis la « Tangentopolis » italienne qui avait fait éclater la Démocratie chrétienne et la Première République. Mais la corruption touche aussi la monarchie, dont le rôle bonapartiste depuis la mort de Franco est en train de s’épuiser, un partie du pouvoir judiciaire (toujours truffé d’anciens franquistes), etc. Dans ce cadre, il y a une vraie recherche d’alternatives politiques par les mouvements de masse (les marées blanches pour la santé, vertes pour l’éducation, rouges pour la culture, pour le logement, etc.) et de la jeunesse « indignée », et l’ouverture d’un débat stratégique pluraliste et large dans lequel Izquierda Anticapitalista est tout a fait investie, avec un rôle et une influence politique qui dépasse largement sa force organisée actuelle.
De Barcelone, Andreu Coll http://npa2009.org/node/37570

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09 juin 2013 ~ 0 Commentaire

Suède : « explosion » des inégalités

Suède : « explosion » des inégalités dans Austérité 2434895_intermittents-unedic

Les récentes émeutes à Stockholm ont peut-être été une surprise à l’étranger où la Suède est encore vue comme un paradis sur terre, un État-providence ou un modèle d’État social-démocrate.

Mais ici en Suède et dans les autres pays nordiques, il est clair pour tout le monde que le modèle scandinave ou nordique n’existe plus depuis bien longtemps. La Suède a commencé à changer dans les années quatre-vingt lorsque les premières privatisations, les mesures d’austérité et autres réformes néolibérales ont été mises en œuvre par des gouvernements sociaux-démocrates. Le rythme de ces contre-réformes néolibérales s’est accéléré dans les années quatre-vingt-dix. Le système de retraite a été partiellement privatisé et est maintenant totalement dépendant du marché boursier. Les coupes dans les dépenses publiques ont été suivies par des réductions d’impôts pour les entreprises et les riches. Les chemins de fer, ainsi que l’électricité, les télécoms, les entreprises publiques ont été déréglementés et privatisés, comme l’ont été en partie les écoles, le système de santé et les hôpitaux.
L’impôt sur la fortune a été supprimé.

L’impôt foncier, ainsi que celui sur les sociétés et sur les revenus du capital, a été abaissé. La baisse de l’impôt sur le revenu a été financée par une réduction des prestations sociales, de l’allocation chômage et des prestations pour congé maladie. Le bilan de toutes ces réformes néo-libérales a été la croissance des inégalités la plus rapide de tous les pays de l’Europe occidentale. Selon un rapport de l’OCDE, la Suède a dévissé de la première à la quatorzième place du classement des pays les plus égalitaires. Dans le même temps, le chômage a explosé. Actuellement, le taux de chômage est officiellement de 8 %, un taux largement sous-estimé. Celui des jeunes est officiellement de 20 % et à peu près de 30 % dans la communauté somalienne. Les réformes néolibérales ont provoqué une pénurie majeure de logements. Dans la seule ville de Göteborg (la deuxième ville du pays), il manque près de 30 000 logements. À Stockholm, la situation est pire encore. Dans de nombreux quartiers, on vit à l’étroit et nombre d’enfants et d’adolescents passent une grande partie de leur temps dans les rues.

Émeutes du désespoir
Cette situation a conduit à des tensions sociales croissantes. Depuis 2008, il y a eu chaque année des émeutes dans les banlieues. Les pires émeutes à ce jour ont eu lieu en 2009, dans la banlieue de Göteborg, centre industriel de la Suède. Des émeutes qui ont duré d’août à novembre, et qui ont eu lieu, si ce n’est tous les jours, au moins chaque semaine. Différents groupes ont pris part à ces émeutes, allant de membres de gangs à quelques militants politiques qui sont descendus dans la rue. Les émeutes sont alimentées par les inégalités flagrantes et le désespoir. En ce sens, leurs racines sont politiques, même s’il ne s’agit pas d’actions politiques en tant que telles. Des émeutes déclenchées par les violences et les bavures policières, comme c’est le cas pour les émeutes récentes dans la région de Stockholm suite au décès d’un retraité tué par la police et aux mensonges qui ont entouré les circonstances de cette mort. Après quelques protestations pacifiques contre la police et des appels à une enquête indépendante sur cette mort, quelques pillages et incendies de voitures ont eu lieu un dimanche dans la banlieue de Husby au nord de Stockholm. Lorsque la police est intervenue, elle l’a fait avec beaucoup de violence et des comportements racistes. Les émeutes ont été la réponse immédiate des jeunes adultes et adolescents.  En l’espace d’une semaine, les émeutes se propageaient à toute la région de Stockholm et à certaines petites villes suédoises.

De Göteborg, Anders Svensson
Traduction Raymond Adams
Vendredi 7 juin 2013 Publié dans : Hebdo Tout est à nous ! 198 (06/06/13)

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09 juin 2013 ~ 0 Commentaire

Bosch Rodez: président du chantage patronal

Bosch Rodez: président du chantage patronal  dans Crise dans_tes_reves-300x223

Hollande est allé à l’usine Bosch de Rodez le mercredi 29 mai.

Bosch est l’un des principaux groupes mondiaux d’équipement automobile et l’usine de Rodez a notamment été affectée par l’arrêt des commandes de Volskwagen. Sud y est majoritaire et après deux jours de grève cet hiver, un accord avait été signé entre la direction et les syndicats Sud, CGT, CFDT et CGC. Quelle aubaine pour Hollande, lui le promoteur de l’Accord national interprofessionnel (ANI).  L’accord signé dans l’usine est le résultat d’un chantage. Suppression de 112 emplois grâce à des mesures d’âge, de limitation de l’augmentation des salaires et de compteur temps personnalisé pour ajuster le volume de production aux commandes. Le responsable de Sud déclarait au moment de la signature : « il ne faut pas se voiler la face, c’est un accord de flexibilité. C’était ça ou perdre une fabrication, voire fermer l’usine »…

L’accord ? Pas d’accord !
Même si le contenu de l’accord est moins pire que chez Renault ou avec l’ANI, cet accord de renoncement dans une usine aux traditions combatives est bien la preuve qu’une action isolée à une seule entreprise ne permet pas de résister face au patronat. À un Hollande enfermant les salariés dans la soumission à de tels chantages, « Non Monsieur Hollande, cet accord n’est pas une fierté pour l’usine de Rodez ! » a écrit Sud la veille de la visite.
Les leçons de Dijon, en particulier des interpellations publiques subies par Hollande à cette occasion, ont été tirées par le gouvernement : arrivée en hélicoptère pour éviter tout contact imprévu, réunion cadrée avec ministres et délégations choisies, contrôle des ouvriers aux portiques type aéroports mis en place pour l’occasion… Il fallait de belles images : toute pollution visuelle devait être bannie… dixit les flics déguisés en ouvriers chargés de faire le ménage à l’entrée de l’usine. Les militants Sud de l’usine ont vu leurs voitures fouillées, banderoles, porte-voix et affiches confisquées. De même pour un militant du NPA. C’est ainsi que les images d’un Hollande affublé d’une blouse « Bosch » sont préparées pour les journaux télévisés.

Correspondant Aveyron Jeudi 6 juin 2013

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07 juin 2013 ~ 0 Commentaire

Mort d’une chômeuse : la procédure a été respectée ! (LO)

Mort d'une chômeuse : la procédure a été respectée ! (LO) dans Austérité 853901_le-cauchemar-de-dracula-300x198

Le 30 mai, dans une cité HLM de Canet-en-Roussillon dans les Pyrénées-Orientales, Stella Rakic, 51 ans, mère d’un enfant, n’a pas survécu à un malaise en présence d’une huissière et de gendarmes venus lui réclamer 1 790 euros de la part de Pôle emploi.

Le directeur régional de Pôle emploi a eu beau se déclarer « atterré par ce décès », la procédure de saisie « semble avoir été respectée », a fait savoir une source judiciaire. Cette travailleuse ayant été licenciée en 2010 d’une entreprise de restauration, Pôle emploi lui a versé des indemnités en attendant que les Prud’hommes se prononcent sur la plainte qu’elle avait déposée. Ensuite, Pôle emploi a mis le paquet pour récupérer un trop-perçu en faisant appel à la force publique, de façon à ce que « force reste à la loi » : celle d’une société faite pour écraser les petites gens, y compris pour récupérer une somme dérisoire comparée aux milliards brassés par les classes riches, car ces gens-là ont des principes ! Le seul imprévu a été la crise cardiaque, aussi imprévue que le suicide il y a quelque mois d’un chômeur nantais à qui Pôle emploi réclamait le remboursement d’un trop-perçu du fait qu’il avait travaillé brièvement en intérim, deux mois auparavant, sans le déclarer. Là aussi, tout s’était déroulé de façon réglementaire, conformément au « plan d’action pour l’amélioration du taux de recouvrement des indus » que la direction de Pôle emploi a fait distribuer à ses responsables. À quand un plan d’action pour l’amélioration du taux de recouvrement des salaires, ce qui supposerait l’interdiction des licenciements et de la cohorte de drames qui en découlent ?

Jean SANDAY  http://www.lutte-ouvriere-journal.org/?act=artl&num=2340&id=15

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06 juin 2013 ~ 0 Commentaire

Marine Harvest: communiqué NPA Carhaix/Kreiz Breiz

Marine Harvest: communiqué NPA Carhaix/Kreiz Breiz dans Carhaix Kreiz Breiz 003-300x178

La société Marine Harvest, leader mondial de la production et de la transformation du saumon, implantée dans un grand nombre de pays et cotée à la bourse d’Oslo en Norvège vient de décider de la fermeture de ses usines de Poullaouen (29) et Chateaugiron (35), jetant  à la rue plus de 400 salariéEs. Cette entreprise, spécialisée dans la production et la transformation du saumon d’élevage, est très loin d’être une petite PME en difficulté.

Pour développer sa compétitivité et augmenter les dividendes de ses actionnaires, elle vire les ouvrières et ouvriers qui n’ont cessé de « bosser » pour engraisser les actionnaires et les dirigeants de cette multinationale. Après Doux, GAD le jeu de massacres continue en Bretagne dans l’agro-alimentaire où les salariéEs ne sont plus que des kleenex jetables que l’on jette après exploitation .

Le PS ne peut plus se cacher derrière son rôle d’opposant, aujourd’hui il possède les pleins pouvoirs. Le pouvoir de bloquer ces fermetures, interdire les licenciements,  maintenir le salaire de tous les ouvriers de Marine Harvest Bretagne et exiger l’ouverture de tous ses livres de compte.

Trop c’est Trop ! Il faudra exproprier, purement et simplement le Groupe Marine Harvest France si celui-ci ne veut pas revenir sur sa décision de fermeture. La mobi- lisation unitaire des salariéEs et de leurs syndicats soutenus par la population doit pouvoir imposer cette décision au groupe et exiger des élus locaux, dépar- tementaux, régionaux ainsi que du gouvernement qu’ils les soutiennent fermement dans cette voie, dans ce combat.

Il y en a assez des profiteurs .  RESISTANCE !!!

NPA 29, Matthieu Guillemot

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