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25 novembre 2018 ~ 0 Commentaire

étudiant étrangers (jdd)

titre sejour

Etudiants étrangers

L’Unef appelle à un rassemblement le 1er décembre

« Ce lundi 19 novembre, Edouard Philippe a fait des annonces concernant l’accueil des étu-diant·e·s étranger·e·s et l’attractivité de la France, lors des rencontres universitaires de la francophonie. Loin de permettre aux étudiant.e.s étranger.e.s de vivre dans de bonnes condi-tions, les mesures annoncées vont augmenter les difficultés qu’il.elle.s rencontrent!

En augmentant très fortement les frais d’inscription jusqu’à 3.800 euros en master et doctorat, le gouvernement va renforcer la précarité qu’il.elle.s rencontrent. Nous, associations de défense des étudiant.e.s étranger.e.s et syndicat étudiant, nous écrivons donc cette tribune pour exiger l’abandon de cette mesure!

Il faudrait mériter d’étudier en France et ce mérite résiderait dans la capacité de payer des frais exorbitants!

Cette très forte augmentation des frais d’inscription des étudiant.e.s étranger.e.s issu.e.s de pays ne faisant pas partie de l’Union européenne consacre la volonté du gouvernement français de trier les jeunes qui auront accès à l’Enseignement supérieur en France.

Après avoir instauré une sélection via Parcoursup ayant laissé de nombreux.ses jeunes sur le carreau en début d’année, le gouvernement continue sur sa lancée en mettant en place une sélection sur l’argent des étudiant.e.s étranger.e.s.

Alors qu’il affirme vouloir ‘attirer’ plus d’étudiant.e.s étranger.e.s en France, l’augmentation des frais d’inscription va dans le sens inverse!

Cette mesure et le discours tenu par Edouard Philippe ce lundi montrent qu’il.elle.s ne cher-chent en réalité qu’un seul type d’étudiant.e.s : ceux.celles issu.e.s de famille aisées ayant les moyens de payer! Ainsi, il faudrait mériter d’étudier en France et ce mérite résiderait dans la capacité de payer des frais exorbitants! Nous refusons que nos universités ne soient ouvertes qu’aux ‘élites’ alors même qu’il est nécessaire d’élever le niveau de formation dans les années qui viennent.

A l’inverse, nous affirmons que l’ensemble des jeunes qui souhaitent faire leurs études en France doivent pouvoir le faire, qu’il.elle.s soient français.e.s ou étranger.e.s. Le passage des frais d’inscription en licence de 170 à 2.800 euros et en master et doctorat de 243 à 3.800 euros ne fait que fermer les portes de l’Enseignement supérieur français à de nombreux.ses jeunes étranger.e.s qui ne pourront pas payer aussi cher.

Un tel montant oblige également à une dépendance familiale forte quand dans le même temps le salariat des étudiant.e.s étranger.e.s est limité. Ne permettre qu’aux étudiant.e.s issu.e.s de familles aisées de venir en France accroîtra donc les inégalités qui existent déjà partout dans le monde aujourd’hui dans l’accès à l’éducation.

Pour le gouvernement, cette augmentation est une mesure d’équité car il serait ‘injuste’ qu’un.e étudiant.e étranger.e paye autant qu’un.e étudiant.e français.e. Pourtant, quelle que soit notre nationalité nous étudions dans les mêmes filières, les mêmes amphis, consommons les mêmes choses. La nationalité ne doit pas devenir un critère de discrimination entre nous alors qu’il est déjà très fort aujourd’hui.

C’est l’égalité des droits qui est nécessaire et qui permettra d’améliorer l’’attractivité’ de notre pays, si chère au gouvernement français!

En effet, les étudiant.e.s étranger.e.s rencontrent aujourd’hui un certain nombre de galères : administratives (parce que les démarches pour obtenir un titre de séjour et une inscription sont très complexes), sociales (car la nationalité française est nécessaire pour accéder aux bourses sur critères sociaux et aux aides d’urgence du Crous), pédagogiques:  les préfectures ont la main sur le dossier des étudiant.e.s étranger.e.s et apprécient, alors qu’elles n’ont aucune compétence pédagogique pour le faire, le caractère ‘réel et sérieux’ des études afin d’autoriser le renouvellement d’un titre de séjour).

Face à une précarité qui progresse pour tou.te.s les étudiant.e.s mais qui est encore plus forte pour les étudiant.e.s étranger.e.s, nous affirmons que c’est l’égalité des droits qui est néces-saire et qui permettra d’améliorer l’’attractivité’ de notre pays, si chère au gouvernement français!

Dans le même temps, le gouvernement a annoncé investir dans les bourses que peuvent toucher les étudiant.e.s étranger.e.s, compensant ainsi l’augmentation drastique des frais d’inscription. Cependant, les bourses accessibles aux étudiant.e.s étranger.e.s sont rares et ne concernent que très peu d’étudiant.e.s.

Il s’agit soit d’aides du pays d’origine, soit d’aides pour lesquelles la sélection se fait souvent au mérite. Sur les 320.000 étudiant.e.s étranger.e.s en France, un très grand nombre trouve seul.e des solutions de financement. Nous rappelons qu’aider les étudiant.e.s qu’une fois qu’il.elle.s ont réussi ne permet pas de lutter contre les inégalités sociales et laisse encore une fois les mêmes sur le côté : les jeunes issu.e.s d’un milieu précaire.

Face à cela nous vous enjoignons Monsieur le Premier ministre de revenir sur votre décision d’augmenter les frais d’inscription pour les étudiant.e.s étranger.e.s hors UE. A ce titre, nous avons soutenu la pétition lancée par Youcef Fellah, étudiant en Master 2 à l’Université Paris 8, militant à l’UNEF et à l’UEAF.

A l’opposé de l’augmentation des frais d’inscription que vous prévoyez, nous revendiquons des mesures ambitieuses pour améliorer les conditions d’accueil et d’étude de tou.te.s les étudiant.e.s étranger.e.s :

Pour faciliter l’arrivée en France

  • Rendre gratuite la procédure d’obtention du titre de séjour étudiant en supprimant le coût du timbre fiscal.
  • Supprimer, ou a minima assouplir, les exigences de justificatifs d’hébergement et financiers nécessaires à l’obtention d’un titre de séjour.
  • Rendre effective la mise en œuvre du titre pluriannuel de séjour dans l’ensemble des préfectures et le rendre accessible dès la première année en France.
  • Permettre une dérogation aux accords bilatéraux (notamment entre l’Algérie et la France) afin de permettre aux étudiant.e.s concerné.e.s d’accéder au titre de séjour pluriannuel et à l’APS comme l’ensemble des étudiant.e.s étranger.e.s mais également à l’autorisation préalable de travail.

Pour faciliter l’inscription à l’université et améliorer les conditions de vie des étudiant.e.s étranger.e.s en France

  • Augmenter le nombre de vœux et de places sur la platefome « Etudier en France » de Campus France et permettre l’accès à la procédure complémentaire de Parcoursup.
  • Supprimer le critère de nationalité dans l’accès à l’ensemble des bourses attribuées par les CROUS (bourse sur critères sociaux, aides d’urgence annuelles, etc..) et quand à l’accessibilité à un logement au sein des Crous.

Nous appelons au rassemblement le samedi 1er décembre, à 12 heures, Place du Panthéon à Paris ainsi que dans d’autres villes de France. »

Les signataires :

Lilâ Le Bas, Unef (Union Nationale des Etudiants ), Thierno Laye Fall,  FESSEF (Fédération des Etudiants et Stagiaires Sénégalais), Aghiles Ait Mammar, UEAF ( Union des Etudiants Algériens ), Minh Duc Nguyen, UEVF (Union des Etudiants Vietnamiens), Fouad Miloudi, ECAF (Etudiants et Cadre Algériens), Taylan Tuzlu, DIDF-Jeunes, Alvaro Luna Porras, COLCREA (Association d’étudiants et créateurs colombiens en France), Illiassou Assoumane, UESNF (Union des Etudiants et Stagiaires Nigériens), Kombila Yébé Mariole, FEGAF (Fédération des Etudiants Gabonais), Ibrahima Tanou Sow, AJGF (Association des Jeunes Guinéens), Boubacar Afel Yattara, ADEM (Association des Diplomés et Etudiants Maliens). Aly Traore, JBF (Jeunes Burkinabé de France), Rosalie Gueye, L’étudiant 221 Sunugal, Ali Fuladkar, FLAP (Réseau Franco-Libanais d’Académiques et Professionnels)
Hussein Ghali, ADEEF (association des étudiants égyptiens.)

TRIBUNE  Le syndicat étudiant Unef et 14 autres associations veulent mobiliser le 1er décembre contre la hausse des frais d’inscription à l’université pour les étudiants extra-européens. L’Unef entend mobiliser contre la hausse des frais d’inscription à l’université des étudiants extra-européens annoncée lundi (2.770 euros en licence, 3.770 euros en master et doctorat à la rentrée 2019). Avec quatorze associations d’étudiants étrangers, le syndicat étudiant cosigne une tribune pour « exiger l’abandon de cette mesure », soutient la pétition lancée sur change.org (plus de 150.000 signatures samedi matin) et appelle à des rassemble-ments le 1er décembre, place du Panthéon à Paris et dans d’autres villes. A ses yeux, les bourses promises pour compenser cette hausse ne suffiront pas à rétablir la balance pour les plus défavorisés.

25 novembre 2018

https://www.lejdd.fr/

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25 novembre 2018 ~ 0 Commentaire

climat (le-monde le-vif)

climate

Décès, famines, pénuries d’eau, migrations 

Tous les secteurs touchés par le changement climatique

Les aléas climatiques affectent irrémédiablement six aspects cruciaux de la vie humaine : santé, alimentation, eau, économie, infrastructures et sécurité.

Ceux qui croient que les effets du changement climatique se résument aux incendies en Californie ou aux inondations dans l’Aude, aussi meurtriers soient-ils, n’ont qu’une mince idée de la gravité de la situation. Selon la vaste étude publiée dans Nature Climate Change lundi 19 novembre, l’humanité fait les frais du dérèglement climatique de 467 façons différentes.

Côté santé, les aléas climatiques sèment la mort, en raison d’hyperthermies (plus de 780 événements de surmortalité ont été recensés dans le monde entre 1980 et 2014 sous l’effet de vagues de chaleur), de noyades (3 000 personnes sont mortes dans des inondations en Chine en 1998), de famines (800 000 décès après les sécheresses qui ont frappé l’Ethiopie dans les années 1980), de traumatismes contondants durant des tempêtes ou d’asphyxies lors d’incendies.

La morbidité est également en augmentation, par exemple lorsque des troubles cardiaques ou respiratoires surviennent lors de pics de chaleur. Les blessures sont légion sous l’effet d’incen-dies, d’inondations ou de tempêtes. Ces deux derniers aléas, de même que les changements de températures et de précipitations, favorisent la recrudescence d’épidémies, telles que le paludisme, la dengue, le choléra ou des diarrhées.

Les risques climatiques touchent également la santé mentale : des dépressions et des stress post-traumatiques ont été recensés après des tempêtes aux Etats-Unis, comme l’ouragan Katrina en 2005, des inondations au Royaume-Uni en 2007 et ou la canicule en France en 2003. En Australie, dépression et suicides guettent les fermiers, alors que le pays connaît la pire sécheresse de son histoire.

Faramineuses pertes économiques

Le dérèglement climatique affecte par ailleurs la production agroalimentaire de manière directe (un tiers de la production de céréales russe a été perdue en raison des incendies et de la sécheresse de 2010 ; les trois quarts du bétail ont succombé à la sécheresse au Kenya en 2000) ou indirecte (chaque journée où la température dépasse 38° réduit les rendements annuels de 5 % aux Etats-Unis ; l’acidification des océans augmente le blanchissement des coraux, limitant ainsi l’habitat des poissons).

La quantité et la qualité de l’eau potable sont un autre enjeu crucial, avec des pénuries, des pollutions et des maladies entraînées par les vagues de chaleur, des inondations, des feux et des sécheresses.

Dans les autres secteurs, l’approvisionnement en électricité, les transports, les infrastructures et les constructions sont les plus sévèrement touchés. Les inondations et les tempêtes ont ainsi détruit 13 millions de maisons au Bangladesh, 9 millions en Chine ou 2 millions au Pakistan depuis 1980. On ne compte plus les routes ou voies ferrées inondées, les ponts, ports ou digues démolis.

En découlent de faramineuses pertes économiques, de productivité, de revenus et d’emplois. Pour ne citer qu’un exemple, l’ouragan Katrina, qui avait fait 1 800 morts aux Etats-Unis en 2005, avait entraîné 130 milliards de dollars (113 milliards d’euros) de dégâts. De manière indirecte, les aléas climatiques augmentent aussi le prix des marchandises.

La chute de la production de céréales russes, en 2010, avait provoqué un doublement du cours mondial du blé. Le tourisme est également très sensible au climat : des hivers plus chauds signifient en général moins de neige, et donc de touristes, dans les Alpes ; le blanchissement des coraux a limité le nombre de plongées de loisir en Thaïlande et en Australie.

Les effets des aléas climatiques sur la sécurité mondiale, enfin, sont plus discutés mais les scientifiques jugent qu’ils contribuent à exacerber les conflits et les violences, notamment autour de l’accès aux ressources. Les événements climatiques extrêmes ont en outre déjà poussé à l’exode des centaines de millions de personnes.

Audrey Garric 21 novembre 2018

http://www.europe-solidaire.org/

Lire aussi:
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« Nous sommes tous des climatosceptiques » ( Le Monde)
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Cessons de tourner autour du pot climatique! (Le Vif.be)

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24 novembre 2018 ~ 0 Commentaire

école (odi)

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Dépenses d’éducation 

La France, un élève médiocre

La France est un pays qui dépense peu pour ses élèves en comparaison des pays riches les mieux classés dans ce domaine. Surtout pour les plus petites classes et l’enseignement supérieur. Elle investit de moins en moins dans l’école. Une analyse de Louis Maurin, de l’Observatoire des inégalités.

Sur 19 pays de l’OCDE comparables [1] et pour lesquels on dispose de données, la France est au 16e rang pour le primaire, au 13e pour le collège, au 3e pour le lycée et au 8e pour l’uni-versité en matière de dépenses d’éducation par élève, selon l’OCDE (données 2014 en parité de pouvoir d’achat [2] ). Les comparaisons dans ce domaine doivent être considérées avec une grande prudence car les systèmes d’éducation sont très différents et tous les pays n’ont pas la même façon de compter l’ensemble des dépenses publiques. Revue de détail par niveau d’enseignement [3].

Enseignement primaire

Le constat est largement admis depuis des années sans que grand-chose soit fait pour y remédier : l’enseignement primaire est très nettement sous doté en France (7 400 dollars par élève et par an contre 8 700 dollars en moyenne dans l’OCDE). Notre pays y consacre entre 30 % et 40 % de moins que les pays du haut de l’échelle, pour deux raisons majeures : d’une part, les professeurs des écoles sont bien moins rémunérés. D’autre part, ils ont en charge bien plus d’élèves.

La France est le pays riche où les classes sont les plus bondées.

Collège et enseignement supérieur

Même si sa position est moins mauvaise avec 10 300 dollars par collégien, la France est aussi très en retard par rapport aux pays les plus avancés, pour lesquels cette dépense va de 12 000 dollars aux États-Unis à 15 000 dollars en Autriche. Pour l’enseignement supérieur, notre pays, avec 11 300 dollars, est dans la moyenne, mais bien en-dessous des États-Unis (26 300 dollars) et du Royaume-Uni (18 700 dollars).

Il s’agit cependant de pays où l’effort porte pour une grande part sur les familles. La France est mieux lotie que ses grands voisins que sont l’Allemagne, l’Italie ou l’Espagne. Mais, dans notre pays, les écarts sont énormes entre les filières sélectives (IUT, BTS et grandes écoles principa-lement) et les autres, où les étudiants sont entassés en nombre dans des amphithéâtres, ce qui fait baisser le coût par élève.

Enseignement secondaire

Le lycée français est souvent montré du doigt comme très coûteux. La thèse selon laquelle nous dépenserions beaucoup plus à ce stade du parcours éducatif que les autres est largement reprise. Un raccourci trompeur. Les données de l’OCDE montrent que, hormis la Norvège (15 600 dollars), les écarts sont très minces entre les pays de tête : 12 900 dollars pour le Royaume-Uni, 13 600 dollars pour la Belgique et 13 400 dollars pour la France.

Notre position en haut du tableau, dont on devrait se féliciter, ne vient pas du fait que les enseignants perçoivent des émoluments supérieurs aux autres, mais du choix de maintenir au lycée une grande palette d’enseignements avec un très grand nombre de disciplines, ce que n’ont pas les autres pays. La dépense française n’est pas liée à un système dispendieux, mais à un choix pédagogique. C’est lui qui doit être discuté – doit-on réduire le nombre de disciplines et si oui lesquelles faut-il supprimer ? – et non le gaspillage d’argent public.

L’argent ne fait pas le bonheur du système éducatif français. Les élèves français souffrent d’abord d’un enseignement peu modernisé depuis les années 1960, taillé sur mesure pour faire réussir les élèves de milieux diplômés. Ce sont donc ses méthodes qu’il faudrait remettre en cause [4]. La stagnation des moyens est un obstacle supplémentaire : la France réduit son effort en matière d’enseignement depuis le milieu des années 1990. En 20 ans, la part de la dépense d’éducation rapportée à la richesse de notre pays a baissé d’un point, de 7,7 % à 6,7,% ce qui représente environ 23 milliards d’euros par an en moins.

Cette situation n’aide pas à recruter les meilleurs enseignants. Elle conduit à des taux d’encadrement faibles dans les petites classes et à l’université généraliste et offre des conditions matérielles d’études plus que médiocres si on les compare à nos voisins, des maternelles aux campus universitaires. Le manque de volonté politique dans ce domaine, qui date de plusieurs décennies, n’est pas une bonne nouvelle pour l’avenir de notre pays. Il serait temps de changer de braquet si l’on veut vraiment « réduire les inégalités de destin », thème devenu très en vogue.

23 novembre 2018

https://www.inegalites.fr/

Dépenses d’éducation en baisse : la France se tire une balle dans le pied

La dépense intérieure d’éducation rapportée à la richesse de notre pays a baissé de 7,7 % à 6,7 % entre 1996 et 2016. Cela veut dire que chaque année, notre pays consacre une part moindre de sa richesse à la formation de sa jeunesse.

Et un point de PIB, c’est énorme : si l’on consacrait le même niveau à l’éducation qu’en 1996, notre système d’enseignement disposerait de 23 milliards d’euros de plus, à peu de chose près, l’équivalent de l’ensemble du budget de l’enseignement supérieur.

Avec cet argent, on pourrait doubler les moyens de l’enseignement supérieur mais aussi de la recherche française, et tout cela à la fois ! Ou alors augmenter de 50 % les moyens du primaire et du secondaire : de quoi dédoubler toutes les classes de la maternelle au primaire !

On peut certainement dépenser mieux pour l’école, mais il faudrait être aveugle pour ne pas comprendre qu’il faut aussi se donner les moyens d’investir.

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23 novembre 2018 ~ 0 Commentaire

train (france info)

cheminot

« J’ai craqué, j’ai repris la voiture »

Des usagers du train racontent ce qui les a contraints à renoncer

Jusqu’à la mi-mars, chaque matin, Isabelle prenait sa voiture pendant huit minutes, se garait sur le parking de la petite gare de Chasseneuil-sur-Bonnieure (Charente), s’engouffrait dans un TER puis montait dans un bus pour, enfin, atteindre son lieu de travail, à Angoulême. Au total, 50 minutes de trajet, contre 25 en voiture. « Ce n’était pas gênant, car je commence le travail à 9 heures », relate cette secrétaire administrative de 52 ans, qui énumère les avantages du train. « C’est pratique, on consomme moins, c’est plus confortable. Avec une amie, on le prenait ensemble. »

Mais le train, pour Isabelle, c’était avant. Avant que la ligne TER Angoulême-Limoges ne soit suspendue pour « un problème de géométrie des voies ». Finalement, les travaux prévus n’ont jamais été réalisés et la ligne reste fermée. « On nous a dit que la ligne était pourrie, trop dangereuse pour les usagers », commente Isabelle, qui renvoie aux articles de La Charente libre. Le Monde aussi en a parlé. La SNCF a mis en place des bus de remplacement pour pallier ce manque. « Mais ils sont complets car il n’y en a pas assez », affirme Isabelle, qui explique qu’une quarantaine de personnes prenaient ce TER chaque jour.

Alors si en plein mouvement des « gilets jaunes », les automobilistes sont invités à laisser leur voiture au garage pour privilégier les transports en commun, la quinquagénaire, elle, a repris le volant. Quelque 70 kilomètres parcourus chaque jour et deux pleins d’essence chaque mois. C’est là que le bât blesse. « Je payais 34 euros par mois pour le train et le bus. Là, en voiture, je paie 130 euros », calcule Isabelle. C’est la goutte d’eau qui a fait déborder un vase bien plein. Déjà remontée par « une taxe foncière et une taxe d’habitation élevées », ainsi que des « grosses factures de fioul pour sa chaudière », elle n’a pas envie de se chauffer à l’électricité ou autrement, Isabelle a participé aux blocages organisés par les « gilets jaunes », samedi 17 novembre. Et envisage de réitérer son action samedi 24.

« Si le train revient, je le reprends immédiatement »

Pour Corinne, ce n’est pas le TER, mais le TGV entre Quimper (Finistère) et Lorient (Morbihan) qui a été supprimé. « Juste avant l’été 2017, la SNCF a décidé de revoir la circu-lation et le nombre des trains pour améliorer la ligne et mettre Paris à 3 heures de Lorient. Depuis, mon TGV de 8h06 est supprimé », regrette cette assistante sociale de 55 ans, qui effectuait ce trajet depuis deux ans. « Pendant des années, j’ai pris ma voiture pour aller travail-ler à Lorient. Quand mon service a déménagé pour s’installer près de la gare, j’ai opté pour le train, matin et soir. » Elle avait sauté sur l’occasion : « Dans le train, je pouvais lire et je n’avais pas la fatigue de la route et la tension nerveuse. » Elle aussi passait son trajet avec une amie.

Aujourd’hui, Corinne fait « parfois la route » avec cette amie. Car elle s’est résignée à reprendre la voiture, mais « avec regret et une fatigue supplémentaire ». « Je travaille dans un service qui ouvre à 9 heures. La SNCF me propose un train qui me dépose à 8h32 à Lorient, soit 30 minutes en avance, ou d’arriver à 9h52, ce qui est un peu tard, déplore-t-elle. Dire que je ne suis pas très écolo parce que je reprends ma voiture, c’est un peu facile. Corinne, salariée à Lorient à franceinfo

« Si demain, le train revient, je le reprends immédiatement », promet Corinne. Répondant à un appel à témoignages publié sur franceinfo, elle n’est pas la seule à nous avoir confié ne plus trouver l’horaire qui correspond à ses besoins, et abandonner le train avec grand regret. Retards, annulations, affluence dans les trains… Chaque cas est particulier, mais traduit, dans les toutes petites gares, le sentiment de voir un mode de transport public s’amenuiser, pour ces personnes qui vivent en milieu rural, par choix, ou parce que leur budget ne permettait pas de s’installer en ville. A contrario, la SNCF, contactée par franceinfo, affirme que « le ‘retour au train’ entamé en 2017 se confirme cette année ». L’entreprise se targue d’avoir transporté 336 millions de voyageurs en 2017, soit six millions de plus qu’en 2016.

Des trajets en TER devenus « un véritable enfer »

« J’ai pris le train pendant sept ans entre Chamelet [NDLR : un village de 650 habitants dans le Rhône] et Lyon. Le soir, il n’y a que deux trains directs. Je prenais celui de 17h16, qui arrive à 18h04. Il avait souvent un quart d’heure de retard. Si c’était plus, ou si je le ratais, j’arrivais après la fin de la garderie. Je passais donc le trajet à appeler plusieurs personnes pour trouver quelqu’un qui aille chercher mes enfants », témoigne Aude, assistante administrative de 38 ans qui vit seule avec ses deux enfants. Il y a aussi les problèmes de desserte.

« Parfois, le train arrivait à la gare de Lyon-Part-Dieu et parfois, à celle de Lyon-Vaise, on n’était pas prévenus, ou alors au dernier moment. » Des horaires qui changent chaque année et des guichets qui ferment. « A force, on comprend qu’on est la petite ligne », résume Aude, adhérente à une association d’usagers active sur Facebook.

Début 2017, Aude a appris que la ligne serait fermée pendant six mois pour travaux et le train, remplacé par des bus. « Là, j’ai craqué. J’ai repris la voiture. En train, je mettais 1h15 pour aller de mon domicile au travail quand il n’y avait pas de retards, sinon 1h30. En voiture c’est plus aléatoire, entre une heure et 1h40. Mais je n’ai pas la peur de me dire ‘comment je fais, est-ce que je prends un taxi, est-ce que je vais rentrer tard ?’ » Récemment, elle a changé de travail et n’a plus qu’une demi-heure de voiture à effectuer. Un gain de temps pour sa vie familiale.

Marion, maman d’une petite fille, partage ce constat. Elle n’a pas réussi à concilier ses trajets en train et sa vie de famille.

C’est la mort dans l’âme que j’ai fait le choix de reprendre la voiture car le TER n’est clairement pas adapté aux gens actifs ! Marion, habitante d’un village de Gironde à franceinfo « Et alors quand vous avez des contraintes horaires avec l’assistante maternelle qui garde votre enfant, je ne vous en parle même pas », poursuit-elle.

Marion raconte qu’en 2016, alors qu’elle habitait à Cazaux, village près du bassin d’Arcachon (Gironde), elle a choisi de reprendre ses études. « Pour aller à la fac, je prenais ma voiture jusqu’en gare de la Teste-de-Buch et par souci d’économie, je la laissais sur le parking pour prendre le TER jusqu’à Bordeaux. Sauf que les trajets quotidiens en TER dans ce coin-là sont un véritable enfer ! Des travaux tout le temps et surtout des retards et des trains supprimés constamment car les voies ont été mal entretenues. »

Sur ce point, la SNCF met en avant « l’effort sans précédent des régions en faveur du renou-vellement des TER ».  »La grande vague de travaux lancée depuis plusieurs années sur le réseau, afin de le moderniser après une trop longue période de sous-investissement, conti-nue », affirme-t-elle. Avant de reconnaître : « Leur rythme soutenu ne permet pas de les faire uniquement de nuit et peut parfois impacter les circulations quotidiennes. »

« J’ai la bagnole en horreur »

Colin, lui, s’est reporté sur l’automobile en septembre 2016, quand les retards sur la ligne entre Ambérieu-en-Bugey (Ain) et Lyon sont « devenus de pire en pire ». « Un jour, ma compagne m’a regardé avec des yeux ronds : ‘Tu rentres déjà ?!’ Je me suis aperçu que je rentrais à l’heure pour la première fois depuis presque deux semaines. On a discuté, et j’ai laissé tombé le train et le métro, expose ce technicien de maintenance en informatique âgé de 37 ans et père de deux enfants. Pourtant, j’ai la bagnole en horreur : ça me stresse, les gens roulent mal et on ne peut rien faire d’autre que conduire, alors que j’adore lire ou écrire… Dès que mes enfants seront assez grands, je reprendrai le train, mais là ce n’est pas possible. »

Colin s’attarde sur un problème également pointé du doigt par d’autres usagers : « Le parking de la gare SNCF est de taille modeste et saturé en permanence. Il faudrait que les parkings de gares dans les villages soient plus grands. » Jean-Baptiste, 62 ans, qui a connu la même diffi-culté à la gare de Cérons (Gironde), abonde dans le même sens : « Le parking est saturé dès les premières heures du matin, malgré sa complète réfection durant l’été 2017. Donc, se garer aléatoirement loin de la gare implique d’arriver encore plus tôt pour espérer attraper un TER. »  « C’est devenu le paramètre bloquant », explique ce chercheur qui a travaillé à Paris avant d’être muté à l’université de Bordeaux le 1er juin 2017. « Je ne trouvais pas de place, donc je suis revenu assez vite à la solution voiture, en évitant la rocade bordelaise. »

« On nous oblige à être pollueurs et on nous taxe »

« Je prends encore le train, mais de moins en moins. » A Gambsheim (Bas-Rhin), Christophe, technicien informatique de 32 ans, a choisi ce mode de transport il y a six ans. Par « souci économique et écologique », car il met le double de temps en train pour atteindre son lieu de travail, situé au nord de Strasbourg. Petit à petit, l’affluence grimpante l’a découragé : « Depuis trois ans, ça s’est beaucoup dégradé. Le nombre de rames diminue, l’agressivité des passa-gers augmente. »

Christophe se lève plus tôt pour prendre le train précédent, à 6h45. « Mais une à deux fois par semaine, il a 5 à 10 minutes de retard, parfois il est annulé au dernier moment. Le suivant, une demi-heure plus tard, est encore plus rempli », décrit-il. Il a donc choisi de prendre le train deux fois par semaine, la voiture les trois jours restants. On nous parle beaucoup d’écologie mais au quotidien les contraintes sont fortes. Ça ne me dérange pas de faire une heure de vélo l’été, mais l’hiver, impossible.Christophe, habitant d’un village du Bas-Rhin à franceinfo

Récemment, la SNCF l’a sollicité pour savoir s’il rencontrait des difficultés et promet de faire remonter ses problèmes. L’entreprise concède à franceinfo que « tout n’est pas ‘rose’ lorsqu’on choisit de prendre le train », mais qu’« aucun choix modal ne l’est » et qu’elle s’est « pleinement engagée pour continuer à améliorer son offre en régularité et en confort, afin d’offrir une pleine alternative économique et écologique ».

Se déplacer en train par souci écologique : c’était également le choix d’Eric, 43 ans, en 2012. Cadre délégué dans la protection des données personnelles, il habite Woippy (Moselle) et travaille à Luxembourg depuis vingt ans. Au départ, le temps de trajet était le même avec les deux moyens de transport : environ une heure. Ces deux dernières années, en prenant le train, il compte 2h30 de porte à porte. Alors, comme Christophe dans le Bas-Rhin, il prend parfois la voiture. « En décalant mes horaires, j’évite les bouchons. C’est ce que j’ai fait ce matin : parti à 9 heures, je suis arrivé une heure plus tard », témoigne-t-il. Excédés, de nombreux usagers de la ligne Metz-Luxembourg ont fait le même choix. Ils s’expriment sur Twitter, autour d’une association créée pour tenter de faire évoluer la situation.

« On nous oblige à être pollueurs et on nous taxe. Il faut une incitation pour des solutions alternatives », insiste Eric. Lui en a trouvé une : le télétravail. Il a changé d’emploi récemment et a choisi un employeur qui lui permet cette souplesse trois fois par semaine.

« Pas mal de personnes ont négocié du télétravail »

Déléguée d’une fondation de recherche, Nora Muller-Conte partage la même solution. « Je fais du télétravail le vendredi. Mon employeur a facilement accepté, j’ai de la chance », estime cette femme de 48 ans qui prend quotidiennement le TER d’Orry-la-Ville (Oise) à Paris. Excédée par son trajet devenu un « calvaire », elle a créé le collectif SNCFVamtuer, dont elle est aujourd’hui la porte-parole : « Devant les dégradations de nos lignes en Picardie, pas mal de personnes ont négocié du télétravail. »

Son ami Kamel est dans ce cas. Depuis 2012, il prend le TER à la gare de Rieux-Angicourt (Oise) pour se rendre à Paris. « Normalement j’y suis en 40 minutes, mais aujourd’hui c’est plutôt une heure, avec une nette dégradation au fil du temps. » Très actif sur Twitter, il met en cause « le matériel à bout de souffle, les travaux la nuit, le recours aux sous-traitants, le manque de personnel pour faire le travail ». « Si un TGV est en retard, on est obligés de le laisser passer, pourquoi ? » s’interroge-t-il. « Je peux comprendre que le réseau ne soit pas parfait, ce que je ne comprends pas c’est le manque de communication envers nous », soupire-t-il.

« La régularité est un combat quotidien pour les cheminots », assure la SNCF. La société ferro-viaire rappelle qu’en cumul annuel à fin novembre 2017, la régularité atteignait 90,8%, soit une baisse de 0,6% des retards à ce stade de l’année par rapport à l’année précédente (90,2%). « Les réseaux des différentes grandes régions sont tous différents, il est difficile de faire des comparaisons et ces bons chiffres ne reflètent pas certaines disparités régionales fortes », reconnaît néanmoins la SNCF.

A entendre Kamel, l’Oise, au moins en partie, est concernée par ces « disparités ». Ce contrôleur de gestion évite l’écueil en alternant voiture, train et télétravail. Pour autant, il n’y trouve pas « complètement [s]on compte ». « Je me suis adapté, mais j’y suis obligé et je n’ai pas réussi à sortir de la dépendance à la voiture », regrette-t-il.

Prendre le train plutôt que la voiture pour échapper à la hausse des prix du carburant : l’argument est régulièrement avancé, en plein mouvement des « gilets jaunes ». Mais les désa-gréments du réseau ferroviaire poussent parfois certains usagers à reprendre le volant. Franceinfo a recueilli les témoignages de ceux qui ont dû s’y résigner.

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22 novembre 2018 ~ 0 Commentaire

cancers des enfants (lutte ouvrière)

dilem

Cancers des enfants

Les millions qui manquent

À l’occasion d’une visite à l’Institut Curie, la ministre de l’Enseignement supérieur, de la re-cherche et de l’innovation, Frédérique Vidal, s’est félicitée que le gouvernement propose pour 2019 une rallonge budgétaire de 5 millions d’euros pour la recherche sur les cancers des enfants.

Elle affirme que la recherche contre le cancer fait partie des priorités de l’État.

Mais elle se garde bien de préciser que, dans le même temps, les députés LREM (La Répu-blique en marche) ont rejeté le 13 novembre au Parlement un amendement de l’opposition proposant d’augmenter de 18 millions d’euros le budget de la recherche. Ce refus vient s’ajou-ter à la longue liste des votes refusant des crédits supplémentaires, en novembre 2014 et en décembre 2016, avec Hollande au pouvoir, et en octobre 2017 avec la majorité macroniste.

Les associations protestent contre ce vote et rappellent que 500 enfants décèdent en France chaque année d’un cancer et qu’il n’y a que 3,2 millions d’euros alloués à la recherche, soit 3 % seulement du budget annuel de l’Institut national du cancer. Agnès Buzyn, la ministre de la Santé, défend le refus du gouvernement d’augmenter davantage les crédits en prétendant que « les cancers de l’enfant sont un axe prioritaire du plan cancer 2014-2019 ».

En tout cas, ce qui est vraiment prioritaire pour le gouvernement et ses députés, c’est de trouver des milliards pour financer les mesures en faveur des plus riches. Alors, avoir de quoi mieux soigner les enfants, n’y pensez même pas !

Cédric DUVAL  21 Novembre 2018
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22 novembre 2018 ~ 0 Commentaire

macron écolo? (lutte ouvrière)

macron

Écologie : le gouvernement ment vertement

« Bien sûr qu’on ne reviendra pas sur la hausse des taxes. Parce que le diesel, c’est très mauvais pour la santé, ça fait des milliers de morts et c’est très mauvais pour notre économie. » C’est ce que déclarait Darmanin, ministre des Comptes publics, le 15 novembre sur BFMTV.

« C’est un scandale sanitaire similaire à l’amiante », ajoutait Darmanin en toute hypocrisie, car ce gouvernement, comme ceux qui l’ont précédé, n’a fait que dérouler le tapis rouge pour les industriels de l’amiante, puis de la motorisation diesel, en fermant les yeux sur les études qui, depuis des années, en dénonçaient les dangers mortels.

N’est-ce pas Macron lui-même qui, en 2016, alors ministre de l’Économie de Hollande, décla-rait : « L’avenir du diesel passe par l’innovation », affirmant que le gasoil « reste au cœur de la politique industrielle française », ce qui ne pouvait qu’aller droit au cœur des constructeurs automobiles, en particulier de la famille Peugeot ?

L’argument écologique dans la bouche de ceux qui augmentent la taxation des carburants est un pur mensonge.

Ils taxent les plus pauvres, les salariés, les chômeurs, les retraités, mais les vrais pollueurs, les patrons du transport routier, les compagnies aériennes, les géants du transport maritime, ne bénéficient-ils pas de dégrèvements et du remboursement de la TVA ?

Ces mêmes gouvernements sont les accompagnateurs, voire les artisans de toutes les hausses qui frappent la population, depuis le logement jusqu’au timbre-poste, en passant par le gaz et les transports publics.

Ils sont à la source de la perte de pouvoir d’achat de tous 

Qui bloque les salaires des agents de la fonction publique et les pensions? Qui bloque le Smic?  Qui réduit à néant l’épargne du livret A ?

Non seulement ces menteurs gouvernementaux sont totalement indifférents aux catastrophes engendrées tôt ou tard par le réchauffement climatique, mais ils nuisent gravement à cette cause qu’ils prétendent défendre. Et de cela aussi, il faudra leur demander des comptes !

V.L. 21 Novembre 2018
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21 novembre 2018 ~ 0 Commentaire

martinez cgt (bfm)

cgt r

La CGT appelle « tous les citoyens » à manifester le 1er décembre

La CGT, appelle « tous les citoyens, salariés actifs et retraités » à se joindre aux manifestations le 1er décembre des privés d’emploi ». Sans citer le mouvement des « gilets jaunes », la CGT  « appelle les citoyens à ne pas laisser dévoyer leur colère par ceux distillant des idées xénophobes, racistes, homophobes ».

La CGT a appelé mardi « tous les citoyens, salariés actifs et retraités » à se joindre aux mani-festations le 1er décembre des privés d’emploi pour « infléchir » la politique du gouverne-ment et « ne pas laisser dévoyer leur colère par ceux distillant des idées xénophobes, racistes, homophobes ».

« Des salariés actifs et retraités, des citoyens, expriment une colère légitime pour avoir les moyens de vivre dignement, pour plus de justice sociale », écrit dans un communiqué la CGT, sans jamais citer le mouvement des « gilets jaunes » dont elle s’est désolidarisée dès le départ.

« Le gouvernement joue avec le feu »

La CGT dit comprendre cette colère et « la porte au quotidien depuis plusieurs mois et au tra-vers de nombreuses journées d’action et de grèves ». Elle pointe le fait que « la préoccupation d’une partie grandissante de la population » soit « de boucler les fins de mois » et que « ça ne peut plus durer ».

Pour la CGT, « le gouvernement joue avec le feu en banalisant les revendications, en ignorant les organisations syndicales », une « politique » qui « lui revient en boomerang en plein visage ».

La CGT, qui considère que le surnom d’Emmanuel Macron de « président des riches » est « bien justifié », réclame à nouveau une augmentation du Smic à 1 800 euros (contre 1 498,47 euros brut par mois actuellement), une TVA à 5,5% pour les produits de première nécessité dont le gaz et l’électricité, et une fiscalité « juste », tenant compte des revenus, avec « en premier lieu » le rétablissement de l’impôt sur la fortune.

La CGT dit refuser de mêler sa voix à « ceux, comme le patronat, qui font volontairement l’amal-game entre taxes et cotisations sociales ». « Dans cette période de clair-obscur où peuvent surgir les monstres », la CGT « appelle les citoyens à ne pas laisser dévoyer leur colère par ceux distillant des idées xénophobes, racistes, homophobes ».

20/11/2018

https://www.bfmtv.com

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21 novembre 2018 ~ 0 Commentaire

pouvoir d’achat (npa)

ogres

Pouvoir d’achat

La grande entourloupe

Le gouvernement ne cesse de vanter son effort pour le pouvoir d’achat. Mais, pour une large partie de la population et d’abord « ceux d’en bas », ce qui semble gagné d’un côté (comme la baisse de la taxe d’habitation), disparaît de l’autre et les fins de mois sont toujours difficiles.

D’abord, toutes les estimations un peu sérieuses montrent que ce sont avant tout les revenus élevés qui profitent des réformes du gouvernement et que les bas revenus sont les perdants (désindexation des prestations sociales, hausse des taxes sur les carburants et le tabac).

Les salaires augmentent peu et sont rongés par l’inflation.

D’après les chiffres publiés le 13 novembre par le ministère du Travail, l’indice du salaire horaire de base des ouvrierEs et des employéEs a progressé de 1,5 % entre septembre 2017 et septembre 2018 alors que, durant la même période, les prix à la consommation (pour l’ensemble des ménages et hors tabac) ont augmenté de 1,9 %.

Quant aux retraites, outre la hausse de la CSG, pèsent les revalorisations au compte-goutte, notamment pour les retraites complémentaires du privé qui augmentent chaque année moins que les prix.

Et il y a un problème de thermomètre 

L’indice des prix à la consommation de l’Insee est utilisé pour mesurer les hausses de prix. Mais cet indice officiel n’est pas un instrument miracle : il dépend des choix faits pour le calculer. Il ne prend pas en compte toutes les dépenses des ménages.

La taxe d’habitation ou la CSG ne comptent pas 

Quand la CSG augmente, comme c’est le cas cette année pour des millions de retraitéEs, l’indice des prix de l’Insee ne voit rien. Ensuite, la pondération de chaque bien ou service qui compose le « panier » est basée sur une moyenne nationale.

Par exemple, le poste « loyers » compte pour seulement 6 % du panier moyen. Du coup, les hausses de loyer, même importantes, n’impactent que très peu l’indice. La hausse récente du carburant n’affecte pas ceux qui n’ont pas de voiture ou l’utilisent peu.

Mais pour les salariéEs obligés de la prendre pour aller travailler, elle est catastrophique, alors que la moyenne cache en grande partie son effet. Même problème pour faire les courses avec l’évolution de l’implantation des commerces.

On pourrait multiplier les exemples. Jusqu’à 61 % du budget des bas revenus est absorbé en dépenses « pré-engagées » (frais de logement, assurances, cantines, forfaits téléphoniques et audiovisuels). Ce qui reste pour vivre est donc réduit ; d’où l’effet décuplé de certaines augmentations (comme l’essence aujourd’hui) qui gênent beaucoup moins les hauts revenus.

HW Mercredi 21 novembre 2018

https://npa2009.org/

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21 novembre 2018 ~ 0 Commentaire

carlos ghosn (npa)

carlos-ghosn 2

Carlos Ghosn

symbole de ces super-riches qui en veulent toujours plus

Carlos Ghosn, le dirigeant de Renault-Nissan-Mitsubishi, l’homme aux 15 millions d’euros de rémunération annuelle, a été arrêté, lundi 19 novembre à Tokyo, dans le cadre d’une enquête portant sur des soupçons de fraude fiscale et d’abus de biens sociaux.

Ghosn est soupçonné de ne pas avoir déclaré la totalité de ses revenus, issus de l’achat et de la vente d’actions.

La somme pourrait atteindre 38,9 millions d’euros. La direction de Nissan, dont le siège aurait été perquisitionné, a immédiatement organisé une conférence de presse. Elle confirme les accusations et va même plus loin : Carlos Ghosn aurait commis plusieurs autres actes graves, et utilisé de l’argent de la société à des fins personnelles.

Le constructeur japonais va proposer son départ. Du coup, le jour-même, les cours boursiers de Renault et de Nissan s’effondraient.

Cette histoire confirme plusieurs choses.

D’abord l’avidité des super-riches : même gavés, ils n’en ont jamais assez et montent des combines pour ne pas payer leurs impôts et détourner les biens de leur entreprise. En 2017, avait déjà fuité un projet élaboré par les banquiers de l’alliance Renault-Nissan, qui aurait permis de verser discrètement des millions d’euros supplémentaires de bonus annuel à Carlos Ghosn et à d’autres dirigeants via une société créée spécialement et domiciliée aux Pays-Bas.

Ensuite, décidément, le Japon n’est pas la France 

Ce n’est pas notre Serge Dassault national, fraudeur fiscal (sur des dizaines de millions d’euros), manipulateur d’élections à la mairie de Corbeil, qui aurait connu une déchéance aussi rapide ; il a conservé son mandat de sénateur jusqu’au bout et, après des années de procédu-re, a eu une peine avec sursis. Il n’est toutefois pas exclu que cette affaire renvoie à une lutte d’influence pour éliminer un Carlos Ghosn gênant.

Quant au recul massif des cours de la Bourse, même si les salariéEs n’y sont pour rien, les futurs dirigeants du groupe pourraient utiliser la ficelle habituelle d’un plan de réduction des effectifs pour les faire remonter.

Macron s’est cru obligé de déclarer lundi « que l’État actionnaire assurera tout son soutien » aux salariéEs du groupe. On ne peut bien sûr faire aucune confiance à de telles promesses, venues de celui qui prend aux pauvres pour donner aux riches et préfère organiser la chasse aux chômeurEs plutôt qu’aux évadés et fraudeurs fiscaux.

Les salariéEs de Renault-Nissan, auxquels nous apportons notre authentique soutien, ne pourront compter que sur leur mobilisation.

Henri Wilno Mercredi 21 novembre 2018

https://npa2009.org/

Lire aussi:

Abus au sommet Carlos Ghosn, l’arbre qui cache la forêt des dérives patronales (ODM)

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20 novembre 2018 ~ 0 Commentaire

tribunaux (saf)

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Journée morte » contre la suppression de tribunaux d’instance

Le 22 novembre, le syndicat des avocats de France (SAF) appelle à une « journée morte » dans les tribunaux pour dénoncer le projet de loi de programmation de la Justice, examiné par l’Assemblée nationale depuis le 19 novembre.

Le Saf proteste contre la suppression de nombreux tribunaux d’instance et de grande instance avec un risque de perte de proximité territoriale entre les justiciables et les lieux de justice.

Le syndicat des avocats regrette par ailleurs que l’encadrement des plateformes privées de résolution amiable des litiges soit abandonné.

Il proteste également contre la diminution des droits de la défense, et des mineurs étrangers non accompagnés.« Il faut que le gouvernement comprenne que nous n’accepterons jamais un projet qui institue une justice illisible, livrée à des intérêts privés, éloignée du justiciable et qui consacre un nouveau recul des droits de la défense et des droits fondamentaux », écrit le SAF.

Le SAF

https://www.bastamag.net/

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