Archive | Crise

10 mars 2019 ~ 0 Commentaire

fukushima (ecologistas)

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Souvenez-vous de Fukushima

Débranchez l’énergie nucléaire

Les écologistes en action se souviennent de la catastrophe nucléaire de Fukushima (Japon).

Le 11 mars est l’anniversaire de l’accident nucléaire de Fukushima. Six ans plus tard, une vaste zone est toujours impossible à habiter, les radiations continuent de produire des mutations et de tuer des organismes vivants, les déversements n’ont pas cessé et les accumulations de déchets radioactifs létaux dépassent toutes les prévisions initiales. L’héritage va durer des milliers d’années.

La catastrophe nucléaire de Fukushima en 2011 a montré que l’énergie nucléaire est trop dangereuse, trop sale et trop coûteuse pour continuer à être utilisée. Toute une région du Japon, où vivent des milliers de personnes, est maintenant contaminée par la radioactivité et est inhabitable, probablement pour toujours.

Nous ne pouvons pas permettre que ces catastrophes se reproduisent. Cependant, les trusts de l’électricité continuent de promouvoir et d’utiliser l’énergie nucléaire. Ils valorisent leurs profits plus que l’environnement ou la sécurité des personnes. Ainsi, chaque 11 mars, des milliers de personnes dans le monde se rassemblent pour montrer que nous n’avons pas besoin de l’énergie nucléaire pour vivre.

En guise de protestation et pour rappeler aux victimes de Fukushima, le mouvement écologiste appelle au boycott de l’énergie nucléaire .

Aux économies, nous devons ajouter des sources d’énergie non dangereuses et renouvelables. Le marketing  nous trompe qui dit produire de l’électricité 100% renouvelables. Ainsi, non seulement cessons de financer les grandes entreprises d’électricité, mais déclarons notre indépendance vis-à-vis des technologies de production polluantes, centralisées et non durables.

https://www.ecologistasenaccion.org

fuk

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07 mars 2019 ~ 0 Commentaire

algérie édito (lutte ouvrière)

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Avec les travailleurs d’Algérie !

Malgré la contestation qui s’est transformée, vendredi 1er mars, en marée humaine dans toutes les villes d’Algérie, le régime persiste et signe : bien que grabataire et incapable de gouverner depuis des années, Bouteflika brigue un 5e mandat.

La clique au pouvoir n’a manifestement pas pu s’entendre sur un successeur et elle s’est, de nouveau, repliée sur Bouteflika, son plus petit dénominateur commun. En guise de concession, celui-ci s’est engagé à raccourcir ce mandat en organisant une élection présidentielle anticipée.

C’est se moquer du monde !

Une telle mascarade ne peut qu’attiser la colère et accentuer le sentiment d’humiliation qui a poussé le peuple algérien dans la rue. Et le fait est que, depuis l’annonce du dépôt officiel de la candidature de Bouteflika, les manifestations spontanées se multiplient.

Le combat engagé par le peuple algérien est difficile, mais il en a mené d’autres, à commencer par la lutte contre la colonisation française et pour l’indépendance. Et on ne peut que saluer le courage dont ont déjà fait preuve les centaines de milliers de femmes et d’hommes qui ont osé descendre dans la rue. Ils l’ont fait malgré les interdictions de manifester et le chantage du régime à la guerre civile.

Oui, le peuple algérien, avec sa jeunesse aux avant-postes, ne supporte plus le mépris de ce régime mafieux qui prend l’État pour son tiroir-caisse. Fort de ces premiers pas, il continuera de se battre, d’une façon ou d’une autre.

Mais, pour que le sort des classes populaires et de la jeunesse algériennes change réellement, il faut qu’elles fassent entendre leurs intérêts et leurs droits spécifiques de travailleurs.

Le gros des manifestants est constitué par la jeunesse qui, tout en étant éduquée et diplômée, se sait condamnée au chômage et à la misère si rien ne change. Il est constitué de travailleurs, de femmes au foyer, de chômeurs qui paient la crise au prix fort. Avec l’inflation et la dévaluation du dinar, tous sont confrontés à l’effondrement de leur pouvoir d’achat. Le salaire minimum équivalant à 130 euros mensuels ne permet pas de vivre et s’ajoute aux difficultés de la vie quotidienne.

Au-delà des mots d’ordre de liberté et de démocratie, de plus en plus de gens se demandent ouvertement où va l’argent du pétrole et pourquoi autant de misère et de chômage.

Répondre à ces questions, et se battre pour que chacun ait un emploi et un salaire décent qui suive l’inflation, est indispensable. Sans cela, la démocratie et la liberté resteront des mots creux pour la grande majorité des classes populaires.

Bien des catégories sociales se mêlent dans cette contestation, et des intérêts différents, voire opposés, s’y expriment. Avocats, journalistes, étudiants, militants islamistes et même affairistes militant pour leur business, chacun défendra ses intérêts. Et il y a le petit jeu des politiciens. On voit comment certains opposants, hostiles dans un premier temps aux manifestations, s’en revendiquent désormais pour se hisser au pouvoir.

Les intérêts des exploités ne peuvent être défendus que par les travailleurs eux-mêmes.

C’est vrai là-bas comme ici. Cette contestation peut et doit être le premier pas pour cette prise de conscience. Oui, les travailleurs peuvent collectivement changer leurs conditions de vie et de travail et offrir à la société un autre avenir.

Ceux qui se révoltent en Algérie sont nos frères et nos sœurs.

Nous sommes liés à eux par des liens familiaux et amicaux parce qu’une partie de la classe ouvrière de France est composée de travailleurs originaires du Maghreb. L’Algérie, si longtemps colonisée par la France impérialiste, comme la Tunisie et le Maroc, continue d’ailleurs toujours de faire les beaux jours du grand patronat d’ici. C’est la raison pour laquelle le régime autoritaire algérien convient parfaitement au gouvernement français.

Ce sont aussi nos frères et nos sœurs parce qu’ils appartiennent au monde du travail.

Si des raisons politiques propres à l’Algérie les ont poussés à agir, le combat qu’ils ont à mener pour garantir leurs conditions d’existence est celui que doivent mener les travailleurs de tous les pays.

En Algérie, la domination d’une coterie de généraux et de bourgeois passe par le contrôle de l’État qui lui permet d’accaparer la rente pétrolière. En France, la grande bourgeoisie, les Arnault, Peugeot, Dassault et Cie, s’enrichit en dominant les grands groupes industriels et financiers.

Mais les uns comme les autres prospèrent sur l’exploitation des travailleurs des deux côtés de la Méditerranée.

Alors, puisse la lutte du peuple algérien être porteuse de perspectives pour les travailleurs !

06 Mars 2019

https://journal.lutte-ouvriere.org/

La_bataille_d_Alger

France-Algérie : le silence des profiteurs

Les capitalistes français ont un intérêt très concret au calme social et à la continuité gouvernementale en Algérie. Ils en ont besoin pour la bonne marche de leurs affaires.

La France est le deuxiè­me fournisseur et le troisième client de l’Algérie, pour respectivement 5 et 3,4 milliards d’euros. Le montant du capital français investi directement dans le pays est de 2,4 milliards d’euros.

On y trouve quasiment toutes les grandes sociétés cotées à Paris : Engie bien sûr, qui est le principal acheteur de gaz naturel à la Sonatrach ; PSA y exploite 1 000 ouvriers ; Renault 2 000 ; Danone dispose de 30 % du marché du yaourt ; la BNP s’y est fait construire un siège en 2016 pour gérer ses plus de 2 milliards de chiffre d’affaires ; Castel y fabrique et distribue les boissons ; l’inévitable Vinci a construit le métro d’Alger ; Bolloré, Veolia, Total, Air liquide et tout le gotha du capital hexagonal pressurent le peuple algérien, sous l’œil bienveillant et intéressé de la clique militaire au pouvoir.

Les accords d’Évian, signés au départ des troupes françaises, comprenaient des clauses organisant le maintien des intérêts des capitalistes français dans le pays. Elles ont été scrupuleusement respectées jusqu’à ce jour. La France, son gouvernement et ses investisseurs tiennent avant tout à ce qu’elles le soient encore demain.

Paul GALOIS 06 Mars 2019

Lire aussi:

Algérie : le mouvement populaire et les intérêts des travailleurs (LO)

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06 mars 2019 ~ 0 Commentaire

édito (npa lo)

npa 29 vertic

Grand débat

Beaucoup de blabla pour rien

Ouvert depuis la mi-janvier, et prévu pour s’achever mi-mars, le « Grand débat » tient toutes ses promesses : une opération de diversion/communication organisée par la Macronie, qui fait mine d’entendre les questions posées par la mobilisation des Gilets jaunes… tout en prétendant y apporter ses propres réponses. Et le moins que l’on puisse dire est que la manœuvre ne fait guère illusion…

« Des décisions très profondes dans différents champs »

Voilà ce qu’a annoncé Macron à la fin du mois de janvier. Autant dire : du blabla et des mauvais coups en préparation. Et depuis, nombre de « ballons d’essai » ont été lancés par des parlemen-taires et des membres du gouvernement, qui donnent une idée de ce qui trotte dans la tête de la Macronie…

L’impôt universel sur le revenu (Jacqueline Gourault, ministre de la Cohésion des territoires), des contreparties aux aides sociales (Édouard Philippe, Premier ministre), le retour de la taxe carbone (députés LREM), un référendum autour de questions institutionnelles (divers membres de la majorité), etc.

Autant de « propositions » dont le seul point commun est d’être complètement à côté de la plaque si l’on observe les aspirations du mouvement des Gilets jaunes, et même, pour certaines d’entre elles de vouloir s’en prendre encore un peu plus aux classes populaires…

Macron n’est pas au bout de ses peines

Les enquêtes d’opinion indiquent en tout cas, malgré toutes les précautions qui s’imposent, que la grande majorité de la population ne s’y trompe pas. Une enquête Viavoice pour Libération, publiée le 4 mars, révèle ainsi que pas moins de 65 % des sondéEs considèrent que Macron     « ne semble toujours pas comprendre la gravité de la crise politique et sociale actuelle ».

Plus significatif encore, seulEs 9 % des sondéEs affirment que le président et son gouvernement « doivent garder le cap de leur politique économique et sociale et des réformes prévues avant la crise des Gilets jaunes », contre 58 % qui déclarent que le pouvoir doit « modifier largement [sa] politique économique et sociale » et 25 % qu’il doit « infléchir [sa] politique économique et sociale tout en gardant les grandes lignes ».

Autant dire que le mouvement des Gilets jaunes a eu, et continue d’avoir un impact majeur sur la situation politique et sociale, et que Macron et son gouvernement ne sont pas au bout de leurs peines…

La Macronie aura beau brandir des chiffres concernant le nombre de réunions publiques ou le nombre de « contributions » au Grand débat, elle n’a de toute évidence pas repris la main. S’il ne s’agit pas de sous-estimer les points forts de Macron, qui avaient fait son succès lors de la présidentielle, force est de constater que les initiatives du « Grand débat » elles-mêmes sont souvent l’expression de fortes critiques de sa politique, qu’il ne pourra pas atténuer à coups de « petites phrases » ou de promesses floues. Ainsi, la situation catastrophique des « petites retraites », la disparition des services publics, et notamment du service public hospitalier, la question des violences policières, etc., se sont régulièrement invitées dans les initiatives de la majorité, y compris lorsque Macron était présent, un phénomène révélateur de la volonté de ne pas se laisser enfermer dans des discussions/diversions et de venir défier directement le pouvoir.

Il ne fait guère de doute que, malgré son sens du spectacle et de l’embrouille, le gouvernement va être bien en peine de trouver une sortie par le haut à la fin du Grand débat et d’éteindre l’incendie.

« Notre débat à nous a commencé dès la mi-­novembre, et rien de ce que nous avons proposé n’a été entendu » : cet extrait de l’un des appels à se mobiliser massivement à Paris le samedi 16 mars est à l’image de l’indignation et de la détermination maintenues dans le mouvement des Gilets jaunes. Ce dont nous ne pouvons que nous féliciter.

Julien Salingue Mercredi 6 mars 2019

Lire aussi:

Macron et le nationalisme : les deux faces de la médaille (Lutte Ouvrière)

 

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06 mars 2019 ~ 0 Commentaire

scandale (le peuple breton)

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Scandale politique

Sur fond d’approvisionnement électrique de la Bretagne

Le projet européen d’interconnexion des réseaux électriques entre l’Irlande et la Bretagne a été volontairement caché par l’État français pour faire passer en force le projet de centrale électrique à gaz de Landivisiau…

C’est en tout cas le propos de l’article du Télégramme 6 mars 2019 qui rappelle le rôle joué dans cette affaire par Patrick Strzoda, alors préfet de la Région Bretagne et aujourd’hui directeur de cabinet d’Emmanuel Macron.

Le projet de Landivisiau est en France le seul projet de centrale d’intérêt privé (projet Direct Energie, entreprise rachetée par Total) qui a fait l’objet d’un appel d’offres de l’État.

Un appel d’offres assorti de la garantie du versement d’une rente publique de plus d’1 milliard d’euros sur 20 ans (payée par tous les consommateurs d’électricité) au bénéfice des action-naires de Direct Energie (aujourd’hui groupe Total).

Au motif de l’intégration de ce projet de centrale dans le « pacte électrique » breton, les conseil-lers régionaux UDB avaient voté « non » en 2010. Ils furent les seuls à le faire avec leurs collègues d’EELV.

Christian Guyonvarc’h 6 mars 2019

http://lepeuplebreton.bzh/

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06 mars 2019 ~ 0 Commentaire

algérie médias (le huffington post)

Comment les médias cachent la révolte

Lire aussi:

Avec les travailleurs d’Algérie ! (Lutte Ouvrière)

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06 mars 2019 ~ 0 Commentaire

algérie, le système se lézarde (liberté le-monde)

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Le Club des Pins est censé être un centre de pouvoir

Le système se lézarde

Démissions à l’APN (assemblée nationale), au FCE, rififi chez les partis de l’Alliance et à l’UGTA

Cette mobilisation séduit jusqu’au sein même du système et secoue bien des certitudes. Les répercussions sont visibles et elles se sont traduites par des démissions en cascade au sein de plusieurs de ces organisations.

La contestation citoyenne de plus en plus forte et soutenue contre un 5e mandat pour Bouteflika et contre le système dans sa globalité commence déjà à susciter émoi et panique au sein des organisations du pouvoir.

Cette mobilisation séduit jusqu’au sein même du système et secoue bien des certitudes. Les répercussions sont visibles et elles se sont traduites par des démissions en cascade au sein de plusieurs de ces organisations.

La douzaine de membres du Forum des chefs d’entreprise (FCE) qui ont jeté l’éponge, la démis-sion de l’ex-ministre de l’Agriculture Sid-Ahmed Ferroukhi de l’Assemblée et du FLN, celle de Me Sabah Lamari, membre du comité central du FLN, l’abandon de plusieurs militants de leur appartenance aux partis du pouvoir, le remous qui gagne la Centrale syndicale…

Ce sont autant de signaux qui confirment, si besoin est, que la contestation citoyenne expose le pouvoir à de fortes tensions internes. Hier encore, ce sont les travailleurs des impôts, du Trésor public et du Cadastre de Biskra, tous affiliés à l’UGTA, qui ont annoncé leur démission. Cette annonce intervient après celle des travailleurs de l’Eniem de Tizi Ouzou qui se sont désolidarisés de leur tutelle syndicale, l’UGTA.

Nouria Hafsi, secrétaire générale de l’Union Nationale des Femmes algériennes (UNFA), a essuyé, hier, un véritable camouflet des adhérentes à cette organisation, pour cause de son soutien à Bouteflika.

Ces annonces de renoncement à soutenir le 5e mandat sont un signe précurseur d’une saignée inévitable au sein de ces organisations.

Toutes ces démissions ont pour leitmotiv la dénonciation du 5e mandat et l’adhésion à la dynamique citoyenne. Au-delà de l’inconfortable situation des acteurs et des animateurs du pouvoir, c’est la clientèle qui commence à prendre la tangente pour rejoindre le camp de la contestation citoyenne et populaire.

Depuis le début du soulèvement, aucun responsable n’a daigné affronter la colère citoyenne.

Pourtant, la candidature par procuration du chef de l’État à sa propre succession pour un 5e mandat pouvait, tout au moins, redonner de la “vitalité” au sein des courtisans pour défendre leur choix. Rien de tout cela.

Silence radio chez ceux qui, il y a moins d’un mois, tentaient, vaille que vaille, de vendre une option des plus décriées ; un 5e mandat pour un homme incapable de déposer même son dossier de candidature au Conseil constitutionnel.

Le manque d’argumentaire politique pour défendre le choix du pouvoir était soulevé dès les premiers maniements entrepris par les décideurs de l’ombre pour imposer ce énième mandat. Mais c’est face à la colère de la rue que cette insuffisance et cette absence d’arguments se font sentir.

D’où, l’effacement et les agissements dans la discrétion la plus totale des thuriféraires du 5e mandat. Aucun ministre n’a osé se déplacer pour “des visites d’inspection et de travail”, aucun responsable politique du pouvoir n’a tenté de briser l’omerta imposée par la rue.

Même la lettre contenant les engagements du candidat Bouteflika n’a pas eu l’effet escompté, y compris auprès de ses soutiens. Timides étaient les réactions du FLN, du RND et de TAJ à cette même missive, suggérée pourtant comme une réponse aux sommations de la rue, mais aussi dans le but de diminuer la tension. Un tsunami de contestation menace le système et ses organisations.

Mohamed Mouloudj  06-03-2019

https://www.liberte-algerie.com/

Lire aussi:

En Algérie, le front du « cinquième mandat » se fissure (Le Monde)

Le FFS retire ses parlementaires (Liberté)

Commentaire: L’Algérie a quelques restes de son passé de pays « socialiste ». Le parti unique FNL, l’armée, les anciens combattants,le syndicat unique UGTA  et l’association des femmes UNFA. Au parti unique, se sont alliés les oligarques ultra-libéraux  (souvent généraux), les partis libéraux et le syndicat UGTA (rien à voir avec l’UGTT tunisienne!) qui est entièrement dévoué au FNL et lutte pour empêcher l’émergence d’un mouvement syndical indépendant.

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06 mars 2019 ~ 0 Commentaire

étudiants algérie (liberté rp regards)

Bordj Bou-Arréridj et M’Sila (Kabylie)

Les profs manifestent avec leurs étudiant(e)s

Le campus de Bordj Bou-Arréridj, à 8 km du centre-ville, est totalement désert. Il y a une grève massive des étudiants et des enseignants. Ils sont tous sortis pour manifester dans la rue contre le 5e mandat. Ils ont marché toute la matinée en scandant les mêmes slogans depuis le début des manifestations en ajoutant juste “On ne veut plus de promesses mais des faits”, “On ne peut plus attendre”.

À M’sila, hier, la foule était immense. Les étudiants des deux pôles ont marché plusieurs kilomètres avant de se regrouper devant le siège de la wilaya en scandant haut et fort  “Bouteflika, dégage”, alors que les forces de sécurité, notamment la police antiémeute, se tenaient à l’écart.

La journée d’hier (mardi) est pour les manifestants (les étudiants et leurs professeurs) “une démonstration de force afin d’indiquer que nous ne pouvons plus attendre”, a expliqué un étudiant en droit.

https://www.liberte-algerie.com/

Lire aussi:

Immersion dans la manif des étudiants et des lycéens à Alger, cette Algérie que le système ne connait pas (Liberté)

La fin de l’ensilencement de la jeunesse algérienne (Regards)

« Ni études ni enseignements jusqu’à la chute du système » « Bouteflika dégage ! » : des milliers d’étudiants poursuivent la mobilisation contre le régime (RP)

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27 février 2019 ~ 0 Commentaire

algérie (regards lo jdd mee)

Akram Belkaïd 

« Les manifestions expriment un ras-le-bol contre un système qui verrouille l’Algérie depuis 1962 »

Le président algérien Abdelaziz Bouteflika a annoncé qu’il briguait un cinquième mandat consécutif à la tête du pays. Mais la population montre de plus en plus de signes d’impatience et beaucoup appellent publiquement à une alternance politique. Pour en parler, Akram Belkaïd, journaliste au Monde diplomatique spécialiste du monde arabe.

Lire aussi:

Algérie : une candidature qui déclenche la colère (LO)

Derrière les protestations contre Bouteflika, c’est la société civile qui renaît (JDD)

Pour comprendre la situation explosive en Algérie, à quelques semaines de l’élection présidentielle (France Info)

L’absence de plan B exacerbe les tensions en Algérie (Middle East Eye)

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27 février 2019 ~ 0 Commentaire

édito (liberté.dz rp nawaat)

etud

Editorial

Quand le peuple s’éveille

Aux chantres de la servilité qui diraient de lui qu’il était “immunisé” contre toute forme de révolte en raison de ce qu’il a dû endurer comme violences pendant la décennie rouge des années 90, le peuple algérien, comme un seul homme, s’est levé pour dire halte à un énième affront qu’on veut lui faire subir.

Certes, feignant de ne pas entendre les clameurs de la liberté provenant de la rue, les tenants du pouvoir continuent à se montrer autistes à ce qui se passe dans la société et semblent maintenir leur agenda politique au risque d’envenimer encore plus la situation dans le pays.

Mais que peuvent-ils contre le mouvement de l’Histoire ?

Les marches du 22 février dernier resteront en tout cas longtemps comme le déclic qui a permis à la population de briser le mur de la peur et d’aller de l’avant pour imposer le changement tant espéré depuis des lustres.

C’est le petit peuple qui a donné le “la” et montré le chemin aux élites nationales, jusque-là brimées, marginalisées ou carrément poussées à l’exil.

Le peuple algérien a dû boire le calice jusqu’à la lie, vingt années durant. Tous les stratagèmes et tous les moyens possibles et imaginables ont été employés par le pouvoir politique pour le dompter. La rente pétrolière qui devait servir à reconstruire une économie nationale exsangue, après une décennie de terrorisme des plus destructeurs, a surtout été utilisée pour acheter la paix sociale et, avec, les consciences.

Mais il a ainsi suffi d’une baisse des recettes pétrolières qui maintenaient sous perfusion un système gangrené par d’innombrables maux, pour que la vérité éclate au grand jour : le roi est nu.

La “continuité” brandie par le pouvoir en place et ses valets, pour tenter de durer, a été la goutte d’eau qui a fait déborder le vase, en ce sens qu’elle a été ressentie par le commun des Algériens comme une atteinte à sa dignité.

Il n’en faudra pas plus pour que les masques tombent et que la rue reprenne ses droits.

Les étudiants, dans leur écrasante majorité, ont vite compris le message. Hier, ils ont donné de la voix et répondu, à l’unisson et de la plus belle des manières, à ceux qui veulent pérenniser leur mainmise sur le pays. Ils ont démontré leur maturité en exprimant leurs revendications dans le calme et la sérénité.

Ces jeunes, qui constitueront l’élite de demain, ne pouvaient rester sourds à l’appel de leur patrie, meurtrie par une gouvernance désastreuse, et dont les effets ne se sont pas encore tous révélés.

https://www.liberte-algerie.com/

Lire aussi:

Le crépuscule bourguibien de Bouteflika bousculé par les jeunes algérien(ne)s (Nawaat.tu)

Alerte rouge? Crise en Algérie : Macron convoque l’ambassadeur de France (RP)

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27 février 2019 ~ 0 Commentaire

algérie interview (pst npa rp)

marche-Béjaïa

“La population exprime aussi son rejet de tout un système oligarque

Corrompu et soumis aux forces impérialistes”

Es-ce que tu peux expliquer comment le mouvement a démarré chez les jeunes ?

Des appels à sortir dans la rue ont été lancés dans les réseaux sociaux au lendemain de l’annonce de la candidature de Bouteflika pour un cinquième mandat par l’alliance présidentielle. Des mobilisations spontanées ont eu lieu dans quelques villes du pays (Khenchla, Kherata, Jijel…).

Le 22 février, suite à des appels anonymes, des centaines de milliers de jeunes ont manifesté dans les quatre coins du pays en brisent la peur et en bravant l’interdit, notamment dans la capitale, pour exprimer leur rejet du 5emandat et du système. La mobilisation ne cesse de grandir et de toucher à des secteurs comme les avocats, les journalistes, les étudiants, les femmes, etc.

Quels sont les objectifs des jeunes mobilisé·e·s ?

Il est évident que la mobilisation s’oppose au passage en force du 5emandat d’un Bouteflika démuni qui a perdu toutes ses capacités depuis 2013. Mais la population exprime aussi son rejet de tout un système oligarque et corrompu soumis aux forces impérialistes. On a vu des centai-nes de milliers de jeunes, de moins jeunes, de vieux, de femmes, scandant des mots d’ordre de liberté, de démocratie, d’égalité et de justice sociale.

Quelles sont les forces militantes impliquées ?

Pour l’instant, le mouvement est hétérogène sans représentation politique, toute les franges de la société et toutes les sensibilités sont parties prenante de ce mouvement.

L’UGTA, dirigée par Sidi Saïd, maintient une position de soutien à Bouteflika et son programme. Elle a réitéré sa position même après le début des évènements actuels. Mais certains secteurs combatifs sont susceptibles de désobéir et de mener un mouvement plus combatif.

Le FFS et le PT ont exprimé un soutien au mouvement à travers leurs communiqués, ils affirment vouloir un « changement de système ». Ces deux forces défendent le principe de l’élection d’une assemblée constituante.

Est-ce qu’il y a de l’auto-organisation ?

La plupart des mobilisations sont spontanées ou sur la base d’appels sur les réseaux sociaux. De nouvelles formes de protestations, à l’image des gilets jaunes en France, apparaissent tels que les brassards rouges qui sont nés à Bejaia. Au fil de la mobilisation, on voit la mobilisation de certains secteurs peu combatifs dans l’histoire tel que les avocats, des journalistes des médias publics (organe de propagande du pouvoir) manifestant aujourd’hui pour exiger l’objectivité dans la diffusion de l’information, les étudiants qui sortent en centaine de milliers aujourd’hui dans toutes les universités du pays, des femmes qui se préparent à investir la rue les 8 et 9 mars, en attendant les autre secteurs (ouvrier, santé, l’éducation, etc.).

La présence des femmes est assez importante dans les manifestations. Il y a des appels à célébrer le 8 mars dans des manifestations qui font converger les revendications du mouvement avec celle du mouvement féministe et de la journée internationale de la lutte des femmes pour leurs émancipation.

Est-ce que la peur d’une trajectoire a l’iranienne est quelque chose de présent ? Est-ce que c’est absurde ?

Ce scénario est loin de réalisable, parce que les réalités sont totalement différentes, malgré l’islamisation de la société. Je pense que l’islamisme politique est défait en Algérie et cela pour de nombreuses raison : la décennie noire, l’échec relatif des partis islamistes qui ont été un certain moment dans l’alliance présidentielle, mais aussi dans leur gestion catastrophique dans les instances élues, etc. Suite aux directives du ministère des affaires religieuses, des fidèles s’insurgent contre les Imam qui appellent à ne pas manifester après les prières de vendredi. Les tentatives de récupération de certain groupes islamismes ont été totalement déjouées par les manifestants.

Qu’est-ce que vous proposez dans le mouvement ?

Notre objectif est d’imposer par la mobilisation l’élection d’une assemblée constituante représentative des aspirations démocratiques et sociales des travailleurs et des masses populaires, et cela ne peut venir que par la convergence des luttes de toutes les forces progressistes, démocratiques et sociales.

Mais, pour l’instant, la priorité est d’accompagner ces luttes et de donner une clarification et une explication politique à cette mobilisation qui exprime avant tout le rejet des politiques libérales, antisociales et antidémocratiques d’un gouvernement soumis à l’impérialisme. Des politiques qui ne cessent de nous priver de nos libertés, qui nous appauvrissent et qui réduisent notre pouvoir d’achat.

 Mercredi 27 février 2019 Propos recueillis par Antoine Larrache / LT est militant du Parti Socialiste des Travailleurs.

https://npa2009.org/

Lire aussi:

La crise du régime Bouteflika s’approfondit (NPA)

Commentaire:

Le FFS est un parti « social-démocrate » essentiellement kabyle, tandis que le PT est issu du courant « lambertiste » français.

 

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