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10 juin 2013 ~ 0 Commentaire

Gad. Une semaine décisive (LT)

Gad. Une semaine décisive (LT) dans Crise y-en-a-marre

Y aura-t-il un repreneur pour Gad, placé en redressement judiciaire depuis près de quatre mois ? Réponse ce lundi, au début d’une semaine décisive pour le groupe agroalimentaire breton.empty dans Economie

Cette semaine est importante pour l’avenir du groupe Gad SAS, en redressement judiciaire depuis le 21 février. Les candidats à la reprise de l’industriel charcutier ont jusqu’à ce midi pour déposer leur offre. Mais à la date d’hier, aucun repreneur potentiel n’avait, semble-t-il, fait la moindre proposition. Y aura-t-il une ou plusieurs candidatures de dernière minute ? Y aura-t-il un investisseur prêt à mettre des millions d’euros sur la table pour sauver une entreprise qui perd beaucoup d’argent depuis plusieurs mois ? L’espoir d’une reprise totale ou partielle de l’activité semble très mince. Le fait est que la situation du porc français ne s’est pas améliorée depuis l’annonce du placement en redressement judiciaire de l’industriel charcutier, prononcé par le tribunal de Rennes. La filière continue de souffrir du manque de porcs et surtout de la concurrence féroce des Allemands, accusés de pratiquer du dumping social. Gad SAS n’est pas épargnée. Contrôlée majoritairement par la coopérative Cecab, elle emploie 1.650 salariés entre ses sites de Lampaul-Guimiliau (29), Josselin (56), Saint-Nazaire (44) et Saint-Martin-des-Champs (29). Depuis la mise en vente du groupe breton, quatre opérateurs au total – deux Français, un Américain et un Asiatique – se seraient intéressés au dossier, sans pour autant présenter une offre. Côté français, on évoque la SVA Jean Rozé de Vitré (35), filiale d’Intermarché, et Sofiproteol, le banquier de la filière des huiles et des protéines. Impossible, néanmoins, d’avoir confirmation de ces informations.

Un plan qui va tailler dans le vif

En l’absence de repreneur, plusieurs hypothèses sont envisageables : soit la liquidation pure et simple, soit la mise en place d’un plan de continuation de l’activité. Ce dernier, si cette solution est choisie, devra, de toute évidence, tailler dans le vif. «Il faudra obligatoirement fermer quelque chose. Le tribunal l’exigera car l’entreprise n’a aucune chance de survie si elle reste comme elle est», commente une source proche du dossier. Les maires de Landivisiau et Lampaul-Guimiliau croient savoir que c’est l’abattoir finistérien qui sera sacrifié. Il fermerait ses portes le 21 août. Ni la direction de Gad, ni les actionnaires majoritaires, toujours très discrets, n’ont réagi à ces affirmations. En tout cas, selon de bonnes sources, la continuation partielle de l’activité nécessitera «de mobiliser plusieurs millions d’euros» pour adapter l’outil qui sera conservé, du fait du regroupement de l’activité des deux abattoirs sur un seul site. «On s’attend à une grosse casse sociale», affirme, de son côté, Olivier Le Bras, délégué FO, qui se refuse à croire que l’on va fermer Lampaul, «le meilleur abattoir breton situé dans un bassin où la production porcine est la plus dynamique de France». La direction devrait présenter son plan à l’occasion d’un comité central d’entreprise extraordinaire, peut-être dès cette semaine.

  • Frédérique Le Gall  10 juin 2013 à 06h48

http://www.letelegramme.com/ig/generales/regions/bretagne/gad-une-semaine-decisive-10-06-2013-2130972.php

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09 juin 2013 ~ 0 Commentaire

Grèce : lutter contre le cynisme et la résignation

Grèce : lutter contre le cynisme et la résignation dans Austérité 180226_10151076463517182_92378477_neuro-300x225

Les trois partis de la coalition gouvernementale de Samaras tentent de dire que les sacrifices du peuple grec ne sont pas vains : des progrès seraient visibles…

En fait, même avec une longue-vue, on aurait du mal à percevoir la moindre embellie, y compris du point de vue de la logique capitaliste. La Banque de Grèce prévoit elle-même une récession de 4, 6 % pour cette année, un chômage à plus de 28 %. L’OCDE voit un recul constant de la consommation indi- viduelle et des investissements. Pire, d’après Eurostat, 62, 5 % des moins de 25 ans sont chômeurs, le plus haut taux européen (26, 5 % en France), et bien des jeunes voient leur avenir dans l’émigration. Le rôle du gouvernement ? Réduire ou fermer les programmes sociaux, comme l’aide aux droguéEs (situation terrible avec le développement du sida) ou aux réfugiéEs mineurEs, à privatiser à tout crin : le service national de l’eau, Eydap, est en passe d’être bradé, tout comme Trainose (trains). Ou alors il s’agit de vendre le patrimoine, comme en Chalcidique, où l’État vend à une société canadienne les terres pour installer des mines d’or polluantes que refuse la population, autour de Skouriès.

Vers une mobilisation nationale ?
La réalité quotidienne, ce sont les licenciements, la réduction des services publics, les baisses de salaire – ou même leur non-versement, avec chantage à l’emploi. En plus d’un an, 1 150 contrats d’entreprise, dérogeant aux accords nationaux, ont imposé au mieux le gel, le plus souvent des baisses de 10 à 40 % du salaire. Dans le public, 10 000 non-­titulaires et 5 000 titulaires de l’Éducation nationale risquent de se retrouver à disposition, en fait licenciés. Le budget à venir impose 5, 1 milliards d’économie. Le ministère du Travail, de l’assurance sociale et de la prévoyance, perd 1, 9 milliard : autant dire la mort des programmes sociaux, comme l’ont dit des personnes handicapéEs cette semaine.
On a l’impression que, face à ce désastre, il n’y a plus de mobilisations.

De fait, les directions de la confédération GSEE et de la fédération du public Adedy ne font même plus semblant : pas de volonté de lancer une mobilisation nationale, refus de soutenir la grève des enseignants qui s’annonçait déterminante à la mi-mai. Pourtant, les luttes locales sont heureusement nombreuses. Elles ont lieu dans un contexte difficile, avec la répression, mais aussi la division entre travailleurs, comme chez Mevgal, grosse boîte laitière, alors que, dans la boîte concurrente, Fage, les travailleurs se mobilisent dans l’unité. Elles peuvent très vite avoir une dynamique nationale, comme on l’attendait avec la grève des profs, trahie par la bureaucratie syndicale allant de la droite au Synapismos.  Les mobilisations les plus importantes ne sont pas en ce moment au cœur des boîtes, mais dans la défense de l’environnement contre les mines d’or, avec une très grosse manifestation à Salonique cette semaine et un rassemblement de 10 000 personnes au village ; des initiatives antiracistes dans bien des endroits ; et l’auto-organisation dans la santé, avec la dis- tribution militante de nourriture. Toutes ces luttes aident aussi à maintenir la confiance pour une lutte nationale qui peut très vite démarrer : le réseau de soutien qui se mettait en place pour soutenir les profs en a été la preuve. Quelle sera donc l’étincelle ?
D’Athènes, A. Sartzekis http://npa2009.org/node/37570

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09 juin 2013 ~ 0 Commentaire

État espagnol : crise sociale et alternative politique

État espagnol : crise sociale et alternative politique dans Austérité carlos  Certains envisagent même des options assez radicales…

Le rouleau compresseur de la troïka est en train de « tiermondiser » très rapidement la société espagnole.

Les inégalités sociales ont explosé depuis le début de la crise et la casse des droits sociaux sera difficilement réversible vu l’affaiblissement du mouvement ouvrier dans son ensemble.  Après une suppression brutale des postes dans l’éducation et la santé, ce qui permet maintenant un transfert fabuleux de revenus du bas vers le haut,  c’est la casse du système de conventions collectives dans les entreprises, la mesure centrale de la dernière reforme du marché du travail par le gouvernement Rajoy. Cette réforme va être imposée ces prochains mois, en supprimant le principe « d’autoactivité », c’est-à-dire la continuité automatique de la convention antérieure si l’on n’arrive pas à un nouvel accord patronat­-syndicats dans chaque branche d’activité. Dans plu- sieurs cas, cela va aboutir à des conditions salariales qui seront très proches du Smic espagnol pour beaucoup de salariéEs : pas plus de 645 euros par mois ! Malgré ce scénario, le gouvernement fait une surenchère verbale, prétendant avoir sauvé le pays du naufrage, quand, dans le même temps, la dette ne fait que monter en même temps que le chômage. Et cela malgré les coupes budgétaires sauvages subies et les coups de pression de l’Union européenne pour approfondir les mesures que l’on appelle ici « austericide », notamment une nouvelle augmentation de l’âge de retraite (déjà repoussé par le gouvernement Zapatero à 67 ans), une nouvelle réforme du marché du travail, une augmentation encore plus forte de la TVA (qui représente déjà plus de 50 % de recettes de l’État), etc.

Un mouvement syndical absent
En réaction, la montée des résistances sociales est très importante, notamment contre la privatisation de la santé à Madrid, contre la très réactionnaire loi Wert sur l’éducation, etc. Mais, le grand absent est, pour l’instant, le mouvement syndical, incapable de rompre avec les routines du pacte social et la gestion systématique de la défaite, et de dépasser la dispersion et le sectarisme. Il y a donc un vrai danger de démoralisation (avec plus de 6 millions de chômeurs et plus d’un million de familles sans aucun revenu) et de montée des idées réactionnaires. Car, ce qui est indéniable, c’est la crise politique et institutionnelle majeure, à l’issue tout à fait incertaine. À commencer par le cas Barcenas, l’ancien trésorier du PP (droite), un procès qui met en lumière les commissions illégales, une pratique qui dure depuis deux décennies, la plus scandaleuse depuis la « Tangentopolis » italienne qui avait fait éclater la Démocratie chrétienne et la Première République. Mais la corruption touche aussi la monarchie, dont le rôle bonapartiste depuis la mort de Franco est en train de s’épuiser, un partie du pouvoir judiciaire (toujours truffé d’anciens franquistes), etc. Dans ce cadre, il y a une vraie recherche d’alternatives politiques par les mouvements de masse (les marées blanches pour la santé, vertes pour l’éducation, rouges pour la culture, pour le logement, etc.) et de la jeunesse « indignée », et l’ouverture d’un débat stratégique pluraliste et large dans lequel Izquierda Anticapitalista est tout a fait investie, avec un rôle et une influence politique qui dépasse largement sa force organisée actuelle.
De Barcelone, Andreu Coll http://npa2009.org/node/37570

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09 juin 2013 ~ 0 Commentaire

Suède : « explosion » des inégalités

Suède : « explosion » des inégalités dans Austérité 2434895_intermittents-unedic

Les récentes émeutes à Stockholm ont peut-être été une surprise à l’étranger où la Suède est encore vue comme un paradis sur terre, un État-providence ou un modèle d’État social-démocrate.

Mais ici en Suède et dans les autres pays nordiques, il est clair pour tout le monde que le modèle scandinave ou nordique n’existe plus depuis bien longtemps. La Suède a commencé à changer dans les années quatre-vingt lorsque les premières privatisations, les mesures d’austérité et autres réformes néolibérales ont été mises en œuvre par des gouvernements sociaux-démocrates. Le rythme de ces contre-réformes néolibérales s’est accéléré dans les années quatre-vingt-dix. Le système de retraite a été partiellement privatisé et est maintenant totalement dépendant du marché boursier. Les coupes dans les dépenses publiques ont été suivies par des réductions d’impôts pour les entreprises et les riches. Les chemins de fer, ainsi que l’électricité, les télécoms, les entreprises publiques ont été déréglementés et privatisés, comme l’ont été en partie les écoles, le système de santé et les hôpitaux.
L’impôt sur la fortune a été supprimé.

L’impôt foncier, ainsi que celui sur les sociétés et sur les revenus du capital, a été abaissé. La baisse de l’impôt sur le revenu a été financée par une réduction des prestations sociales, de l’allocation chômage et des prestations pour congé maladie. Le bilan de toutes ces réformes néo-libérales a été la croissance des inégalités la plus rapide de tous les pays de l’Europe occidentale. Selon un rapport de l’OCDE, la Suède a dévissé de la première à la quatorzième place du classement des pays les plus égalitaires. Dans le même temps, le chômage a explosé. Actuellement, le taux de chômage est officiellement de 8 %, un taux largement sous-estimé. Celui des jeunes est officiellement de 20 % et à peu près de 30 % dans la communauté somalienne. Les réformes néolibérales ont provoqué une pénurie majeure de logements. Dans la seule ville de Göteborg (la deuxième ville du pays), il manque près de 30 000 logements. À Stockholm, la situation est pire encore. Dans de nombreux quartiers, on vit à l’étroit et nombre d’enfants et d’adolescents passent une grande partie de leur temps dans les rues.

Émeutes du désespoir
Cette situation a conduit à des tensions sociales croissantes. Depuis 2008, il y a eu chaque année des émeutes dans les banlieues. Les pires émeutes à ce jour ont eu lieu en 2009, dans la banlieue de Göteborg, centre industriel de la Suède. Des émeutes qui ont duré d’août à novembre, et qui ont eu lieu, si ce n’est tous les jours, au moins chaque semaine. Différents groupes ont pris part à ces émeutes, allant de membres de gangs à quelques militants politiques qui sont descendus dans la rue. Les émeutes sont alimentées par les inégalités flagrantes et le désespoir. En ce sens, leurs racines sont politiques, même s’il ne s’agit pas d’actions politiques en tant que telles. Des émeutes déclenchées par les violences et les bavures policières, comme c’est le cas pour les émeutes récentes dans la région de Stockholm suite au décès d’un retraité tué par la police et aux mensonges qui ont entouré les circonstances de cette mort. Après quelques protestations pacifiques contre la police et des appels à une enquête indépendante sur cette mort, quelques pillages et incendies de voitures ont eu lieu un dimanche dans la banlieue de Husby au nord de Stockholm. Lorsque la police est intervenue, elle l’a fait avec beaucoup de violence et des comportements racistes. Les émeutes ont été la réponse immédiate des jeunes adultes et adolescents.  En l’espace d’une semaine, les émeutes se propageaient à toute la région de Stockholm et à certaines petites villes suédoises.

De Göteborg, Anders Svensson
Traduction Raymond Adams
Vendredi 7 juin 2013 Publié dans : Hebdo Tout est à nous ! 198 (06/06/13)

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09 juin 2013 ~ 0 Commentaire

Bosch Rodez: président du chantage patronal

Bosch Rodez: président du chantage patronal  dans Crise dans_tes_reves-300x223

Hollande est allé à l’usine Bosch de Rodez le mercredi 29 mai.

Bosch est l’un des principaux groupes mondiaux d’équipement automobile et l’usine de Rodez a notamment été affectée par l’arrêt des commandes de Volskwagen. Sud y est majoritaire et après deux jours de grève cet hiver, un accord avait été signé entre la direction et les syndicats Sud, CGT, CFDT et CGC. Quelle aubaine pour Hollande, lui le promoteur de l’Accord national interprofessionnel (ANI).  L’accord signé dans l’usine est le résultat d’un chantage. Suppression de 112 emplois grâce à des mesures d’âge, de limitation de l’augmentation des salaires et de compteur temps personnalisé pour ajuster le volume de production aux commandes. Le responsable de Sud déclarait au moment de la signature : « il ne faut pas se voiler la face, c’est un accord de flexibilité. C’était ça ou perdre une fabrication, voire fermer l’usine »…

L’accord ? Pas d’accord !
Même si le contenu de l’accord est moins pire que chez Renault ou avec l’ANI, cet accord de renoncement dans une usine aux traditions combatives est bien la preuve qu’une action isolée à une seule entreprise ne permet pas de résister face au patronat. À un Hollande enfermant les salariés dans la soumission à de tels chantages, « Non Monsieur Hollande, cet accord n’est pas une fierté pour l’usine de Rodez ! » a écrit Sud la veille de la visite.
Les leçons de Dijon, en particulier des interpellations publiques subies par Hollande à cette occasion, ont été tirées par le gouvernement : arrivée en hélicoptère pour éviter tout contact imprévu, réunion cadrée avec ministres et délégations choisies, contrôle des ouvriers aux portiques type aéroports mis en place pour l’occasion… Il fallait de belles images : toute pollution visuelle devait être bannie… dixit les flics déguisés en ouvriers chargés de faire le ménage à l’entrée de l’usine. Les militants Sud de l’usine ont vu leurs voitures fouillées, banderoles, porte-voix et affiches confisquées. De même pour un militant du NPA. C’est ainsi que les images d’un Hollande affublé d’une blouse « Bosch » sont préparées pour les journaux télévisés.

Correspondant Aveyron Jeudi 6 juin 2013

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07 juin 2013 ~ 0 Commentaire

Mort d’une chômeuse : la procédure a été respectée ! (LO)

Mort d'une chômeuse : la procédure a été respectée ! (LO) dans Austérité 853901_le-cauchemar-de-dracula-300x198

Le 30 mai, dans une cité HLM de Canet-en-Roussillon dans les Pyrénées-Orientales, Stella Rakic, 51 ans, mère d’un enfant, n’a pas survécu à un malaise en présence d’une huissière et de gendarmes venus lui réclamer 1 790 euros de la part de Pôle emploi.

Le directeur régional de Pôle emploi a eu beau se déclarer « atterré par ce décès », la procédure de saisie « semble avoir été respectée », a fait savoir une source judiciaire. Cette travailleuse ayant été licenciée en 2010 d’une entreprise de restauration, Pôle emploi lui a versé des indemnités en attendant que les Prud’hommes se prononcent sur la plainte qu’elle avait déposée. Ensuite, Pôle emploi a mis le paquet pour récupérer un trop-perçu en faisant appel à la force publique, de façon à ce que « force reste à la loi » : celle d’une société faite pour écraser les petites gens, y compris pour récupérer une somme dérisoire comparée aux milliards brassés par les classes riches, car ces gens-là ont des principes ! Le seul imprévu a été la crise cardiaque, aussi imprévue que le suicide il y a quelque mois d’un chômeur nantais à qui Pôle emploi réclamait le remboursement d’un trop-perçu du fait qu’il avait travaillé brièvement en intérim, deux mois auparavant, sans le déclarer. Là aussi, tout s’était déroulé de façon réglementaire, conformément au « plan d’action pour l’amélioration du taux de recouvrement des indus » que la direction de Pôle emploi a fait distribuer à ses responsables. À quand un plan d’action pour l’amélioration du taux de recouvrement des salaires, ce qui supposerait l’interdiction des licenciements et de la cohorte de drames qui en découlent ?

Jean SANDAY  http://www.lutte-ouvriere-journal.org/?act=artl&num=2340&id=15

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06 juin 2013 ~ 0 Commentaire

Marine Harvest: communiqué NPA Carhaix/Kreiz Breiz

Marine Harvest: communiqué NPA Carhaix/Kreiz Breiz dans Carhaix Kreiz Breiz 003-300x178

La société Marine Harvest, leader mondial de la production et de la transformation du saumon, implantée dans un grand nombre de pays et cotée à la bourse d’Oslo en Norvège vient de décider de la fermeture de ses usines de Poullaouen (29) et Chateaugiron (35), jetant  à la rue plus de 400 salariéEs. Cette entreprise, spécialisée dans la production et la transformation du saumon d’élevage, est très loin d’être une petite PME en difficulté.

Pour développer sa compétitivité et augmenter les dividendes de ses actionnaires, elle vire les ouvrières et ouvriers qui n’ont cessé de « bosser » pour engraisser les actionnaires et les dirigeants de cette multinationale. Après Doux, GAD le jeu de massacres continue en Bretagne dans l’agro-alimentaire où les salariéEs ne sont plus que des kleenex jetables que l’on jette après exploitation .

Le PS ne peut plus se cacher derrière son rôle d’opposant, aujourd’hui il possède les pleins pouvoirs. Le pouvoir de bloquer ces fermetures, interdire les licenciements,  maintenir le salaire de tous les ouvriers de Marine Harvest Bretagne et exiger l’ouverture de tous ses livres de compte.

Trop c’est Trop ! Il faudra exproprier, purement et simplement le Groupe Marine Harvest France si celui-ci ne veut pas revenir sur sa décision de fermeture. La mobi- lisation unitaire des salariéEs et de leurs syndicats soutenus par la population doit pouvoir imposer cette décision au groupe et exiger des élus locaux, dépar- tementaux, régionaux ainsi que du gouvernement qu’ils les soutiennent fermement dans cette voie, dans ce combat.

Il y en a assez des profiteurs .  RESISTANCE !!!

NPA 29, Matthieu Guillemot

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02 juin 2013 ~ 0 Commentaire

Manifestations européennes du 1er juin : Unis contre la Troïka (Esther Vivas)

Manifestations européennes du 1er juin : Unis contre la Troïka (Esther Vivas) dans Altermondialisme 20120417_portugal-troika

Qu’est-ce que la Troïka ? Il y a à peine un an, bien peu de monde pouvait répondre à cette question (dans l’Etat espagnol, NdT). On connaissait sa réputation, en rien flatteuse, pour ses agissements en Grèce.

La Troïka était synonyme d’austérité, d’ajustements et de coupes ou, ce qui revient au même, de pénurie, de faim et de chômage. Mais ce n’est pas avant son arrivée avec le « sauvetage » tellement nié de juin 2012 que les « hommes en noir » et la « Troïka » nous sont devenus familiers. Aujourd’hui, un an après, les gens, excédés, sortent dans les rues pour dire haut et fort : « Troïka, go home ! ». L’histoire se répète. De la même manière que dans de nombreux pays du Sud dans les années 1990 et 2000 nous avions pu voir des manifestations massives contre le Fonds Monétaire International et la Banque Mondiale, accusés par ces peuples de les condamner à la misère, aujourd’hui les gens manifestent chez nous contre la Troïka : FMI, Commission européenne et Banque centrale européenne. On a simplement échangé une banque contre une autre de la même espèce.

La logique, elle, est toujours la même. Les rapports centre-périphérie qui se développaient avant au niveau mondial se reproduisent aujourd’hui au sein de l’Union européenne. Nos pays de la périphérie du continent sont devenus de nouvelles colonies, ou des sources de profit, du capital financier. Si, dans les pays du Sud, on appliquait les dénommés « Plans d’Ajustement Structurels » qui se voulaient rendre plus « soutenable » la dette – comme si la misère et la pauvreté auxquelles on soumettait les peuples pouvait être « soutenable » - ; on nous parle aujourd’hui ici « d’aides » et de « sauvetages » qui nous plongent également dans la misère.

La dette constitue toujours le joug qu’on impose aux pauvres. Un mécanisme de contrôle et de soumission des peuples. Un instrument infaillible de transfert des richesses ou, pour être plus précis, de spoliation, du Sud au Nord, que ce soit à l’échelle mondiale ou européenne. Et un prétexte pour réduire les droits sociaux de la majorité et générer plus de profit pour le capital en coupant dans les services publics et en les privatisant. Le rembourse- ment qu’ils nous imposent d’une qui n’est pas la nôtre est l’excuse parfaite pour appliquer un plan longuement planifié. De cette manière, l’escroquerie s’habille en crise et le vol en dette. C’est à marche forcée que nous avons appris la signification du mot « Troïka » mais aussi d’autres concepts comme « indignation », « rébellion » et « désobéissance ». Et nous nous dressons aujourd’hui, dans plus de 100 villes de toute l’Europe, en tant que « Peuples unis contre la Troïka ». Parce que nous le pouvons.

Source :
http://esthervivas.com/2013/06/01/unidos-contra-la-troika/
Traduction française pour Avanti4.be : Ataulfo Riera

Plus d’infos sur les mobilisations de ce week-end :
http://queselixeatroika15setembro.blogspot.pt
http://www.blockupy-frankfurt.org/en/

http://www.avanti4.be/actualite/article/manifestations-europeennes-du-1er-juin-unis

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01 juin 2013 ~ 0 Commentaire

Gad, 850 emplois menacés à Lampaul-Guimiliau ? (LT + OF)

Gad, 850 emplois menacés à Lampaul-Guimiliau ? (LT + OF) dans Crise 2121112_gadgroupe

31 mai 2013 à 11h58

Selon les maires de Lampaul-Guimiliau et Landivisiau, Jean-Marc Puchois et Georges Tigréat -également président de la communauté de communes de Landivisiau- le site industriel de Gad situé à Lampaul fermerait ses portes le 20 août prochain. 

Un coup terrible pour les 850 salariés en CDI employés à Lampaul par le groupe Gad spécialisé dans la fabrication de charcuterie industrielle. Le site de Josselin, qui compte 650 salariés ne serait pas pour l’heure menacé, celui de Saint-Nazaire non plus. Le site de Lampaul-Guimiliau avait été placé en re- dressement judiciaire en février dernier. Depuis, l’horizon s’était obscurci et la population mobilisée pour défendre le coeur battant du pays de Landivisiau. Les manifestations n’y ont donc, probablement, rien fait. Les affirmations de la direction non plus.  Les maires ne baissent pourtant pas les bras et annoncent se battre dès aujourd’hui pour trouver un repreneur à l’étranger. En Chine éventuellement s’il le faut… Le groupe Gad, dont le chiffre d’affaires s’élevait à 453,3 millions d’euros en 2012, emploie au total 1.645 salariés sur quatre sites (Lampaul-Guimiliau, Josselin, Saint-Nazaire et Saint-Martin-des-Champs (29)). Gad SAS traite annuellement 2,6 millions de porcs dont plus de 85 % sont fournis par Prestor, groupement de producteurs de porcs, actionnaire minoritaire du charcutier industriel.

http://www.letelegramme.com/ig/generales/economie/gad-31-05-2013-2121112.php

Abattoirs Gad : 850 emplois toujours sur la sellette (OF)

Économie samedi 01 juin 2013

Les maires de Lampaul-Guimiliau et de Landivisiau (Finistère) craignent la fermeture de l’abattoir Gad, en redressement judiciaire jusqu’au 20 août. Et cherchent des solutions.

« Tous les indicateurs convergent dans le même sens, celui de la fermeture programmée de l’abattoir Gad de Lampaul-Guimiliau au 20 août, avec 850 salariés en CDI sur le carreau, au bénéfice de celui de Josselin… » Telle est l’information « officieuse » lâchée, hier midi, par le maire de la commune, Jean-Marc Puchois et Georges Tigréat, président de la communauté de communes de Landivisiau (Finistère).

Incompréhension

En redressement judiciaire, assorti d’une période d’observation de six mois après le dépôt de bilan du 27 février, le groupe Gad SAS poursuit ses activités d’abattage de porcs sur ses quatre sites (1) en sous-régime. « On ne comprend pas cette décision alors que Lampaul-Guimiliau est un outil d’abattage porcin de première catégorie en France, qui permet d’exporter à l’international, en particulier vers la Russie et la Chine », avancent les deux élus. Ils accusent la coopérative Cecab, qui détient 65 % du capital de Gad SAS (les 35 % restants étant détenus par le groupement de producteurs de porcs Prestor), de vouloir « privilégier leur site historique morbihanais en condamnant l’abattoir finistérien ».

« Personne n’est dupe »

Cette analyse est reprise par les représentants de FO, syndicat majoritaire à Lampaul-Guimiliau, Olivier Le Bras et Patrick Le Goas. « Les élus ont eu raison d’être alarmistes, estiment-ils. Personne n’est dupe de la situation. » En revanche, l’intervention des deux élus n’est pas appréciée pas la direction de Gad SAS. « C’est le tribunal de commerce de Rennes qui est compétent en la matière. Cette attitude peut être dommageable, s’agace Guillaume Foucault, en charge de la communication du groupe. Les repreneurs potentiels ont jusqu’au 10 juin pour se faire connaître. Cette annonce est très prématurée. » D’après l’administrateur judiciaire, il y aurait un groupe intéressé. Georges Tigréat et Jean-Marc Puchois veulent agir. « Nous avons sollicité nos relations, indiquent-ils. Ce n’est pourtant pas notre rôle d’aller démarcher un repreneur. » Ils regardent « essentiellement » du côté de la Chine, « un pays consommateur à forte croissance, qui recherche une très grande garantie alimentaire ». Côté syndicat, FO prévient qu’elle ne fera pas grève « pour ne pas donner de raisons à la Cecab de fermer Lampaul. On se battra jusqu’au bout pour notre outil ».

Gilles ALLIAUME.

(1) Siège social à Morlaix (50 salariés) ; abattoirs de Lampaul-Guimiliau (850 salariés, 100 intérimaires, 50 tâcherons) ; de Josselin (Morbihan, 650 salariés) et de Saint-Nazaire (80 salariés).

http://www.ouest-france.fr/actu/economieDet_-Abattoirs-Gad-850-emplois-toujours-sur-la-sellette_3634-2198137_actu.Htm

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01 juin 2013 ~ 0 Commentaire

Istanbul. Nuit d’émeutes contre le pouvoir islamo-conservateur (LT)

Istanbul. Nuit d'émeutes contre le pouvoir islamo-conservateur (LT) dans Crise protesters-in-istanbul-016

Des milliers de Stambouliotes ont passé la nuit de vendredi à samedi dans la rue à défier la police et ses grenades lacrymogènes après la violente répression d’un rassemblement dirigé contre un projet d’urbanisation controversé, qui a viré en protestation contre le gouvernement islamo-conservateur.

 Dans plusieurs quartiers du centre d’Istanbul, de nombreux groupes de manifestants ont déambulé jusqu’à l’aube armés de casseroles pour battre la chamade contre le gouvernement du Premier ministre Recep Tayyip Erdogan, souvent encouragés par les riverains depuis leurs balcons et leurs fenêtres.

« Salauds de fascistes »
« Tayyip, regarde combien on est, face à toi », ont scandé les protestataires dans le quartier résidentiel de Cihangir, sur la rive européenne de la métropole turque. Parmi eux, Özkan, un jeune étudiant en philosophie, est particulièrement remonté contre le Premier ministre et son cabinet. « Des salauds de fascistes », clame-t-il.  Pas seulement à cause du déracinement prévu de 600 arbres dans un parc de la place de Taksim, toute proche, pour y construire un centre commercial, un projet à l’origine du mouvement de contestation, dont la répression vendredi a fait de nombreux blessés. « Les arbres, c’est juste la goutte d’eau qui fait déborder le vase. Les gens en ont ras-le-bol de tout ce que ce gouvernement leur fait », commente le jeune homme, s’indignant du vote la semaine dernière d’une loi restreignant la consommation et la vente d’alcool. Comme un geste de défi, certains manifestants avancent dans les rues bière à la main.

Contre l’islamisation de la Turquie
« Ils veulent transformer ce pays en un Etat islamiste, ils veulent nous imposer leur vision en prétendant respecter le cadre démocratique », s’insurge une autre manifestante, une femme d’une trentaine d’années qui refuse de donner son nom mais dit travailler dans le cinéma. Issu de la mouvance islamiste, M. Erdogan est régulièrement accusé par les milieux pro-laïcité de dérives autoritaires et de vouloir « islamiser » la société turque.  Dans d’autres quartiers comme Beyoglu et Besiktas, toujours dans le centre européen d’Istanbul, la confrontation avec les forces de l’ordre est plus musclée. Massivement déployée, la police y fait un usage immodéré de grenades lacrymogènes, auxquelles les manifestants répondent par des jets de pierre. Les rues sont jonchées de pavés et de douilles de grenades. Quelques allées sont obstruées par des barricades de fortune. Dans le ciel, un hélicoptère de la police observe les mouvements des manifestants.

« Le début du printemps turc »
Les locaux d’un syndicat servent de refuge à des centaines d’activistes entre deux opérations coup de poing. Des médecins y ont installé un service de premiers soins, qui traite principalement les irritations cutanées et respiratoires occasionnées par le gaz lacrymogène. D’autres militants y ont constitué une cellule de crise. « Nous essayons d’envoyer des avocats quand il y a des arrestations, de fournir un soutien médical, de réunir des informations », explique Me Can Atalay, un avocat du barreau d’Istanbul.  Sur un tableau, un activiste note les dernières informations sur les déplacements de troupes de la police, les manifestations dans d’autres quartiers et d’autres villes, des cités balnéaires de la mer Egée (ouest) aux communes des montagnes kurdes (est), ou encore les adresses e-mail où témoigner de violences policières. Les nouvelles de la mobilisation sont encourageantes: « la police a refusé d’intervenir à Edirne » (nord-ouest), « un bureau de l’AKP incendié à Izmir (ouest), écrit le préposé. « J’ai 62 ans, et jamais je n’ai connu un tel espoir », affirme Mücella Yapici, architecte, « j’ai de l’espoir pour la démocratie et pour la fraternité dans notre pays ». A ses côtés, un jeune militant, tout en muscles et en tatouages, parlant sous le couvert de l’anonymat, se prend à rêver: « Il y a eu un printemps arabe, moi j’espère que c’est le début du printemps turc ».

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