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14 novembre 2019 ~ 0 Commentaire

quimper hôpital (côté quimper)

hopital

Quimper : 500 manifestants pour dénoncer la dégradation des conditions de travail à l’hôpital

500 personnes ont manifesté ce jeudi 14 novembre à Quimper contre les conditions de travail à l’hôpital et la suppression de deux jours de RTT.

La mobilisation ne faiblit pas à l’hôpital de Quimper

A l’appel de l’intersyndical du Centre hospitalier de Quimper-Cornouaille, près de 500 personnes ont manifesté ce jeudi 14 novembre 2019. En cortège, elles se sont d’abord rendues à la permanence d’Annaïg Le Meur, députée du Finistère, avant de rejoindre l’Agence régionale de santé (ARS).

Les mots d’ordre s’affichaient sur des banderoles et les blouses blanches des agents : « personnels épuisés », « métier à revaloriser », « le droit de vivre pour tous », « les hôpitaux sont malades »…

Infirmiers, aides-soignantes et autres personnels hospitaliers contestent la suppression de deux journées de RTT sur les 17. Tous les manifestants dénoncent aussi d’une seule voix la dégradation des conditions de travail.

Parmi les manifestants se trouvaient une vingtaine d’infirmiers de bloc opératoire diplômés d’État (Ibode) sur les  45 que compte l’hôpital. « Dans les faits, nous sommes plutôt 36 car certains collègues sont en formation; d’autres en arrêt de travail », rectifie José (prénom d’emprunt), infirmier en bloc opératoire depuis 1994.

Journée continue

Au fil des années, il a constaté une hausse de la charge de travail : En théorie, on travaille de 8 h à 18 h 20. La journée est quasi continue. Parfois, on n’a pas le temps de manger ou d’aller aux toilettes. Et on finit souvent vers 19 h  ou 19 h 30. Notre travail ne se résume pas à assister le chirurgien au bloc. Il faut préparer tout le matériel avant et après les interventions. Et faire tout l’administratif.

Dernièrement, une 13e salle opératoire a ouvert. Et les plages opératoires se sont allongées. « Mais les moyens, eux, n’ont pas changé ! », déplore une Ibode. José et ses collègues ont la sensation de courir après le temps toute la journée : La pression monte, monte pour mener à bien toutes les interventions prévues; optimiser les salles et le matériel. Et on finit épuisés en fin de journée.

Défense du service public

« Heureusement qu’il y a de la solidarité et de la conscience professionnelle ! On tient aussi parce qu’on aime notre travail et on tient à défendre le service public », reprend une Ibode couverte d’une blouse bleu. Ces infirmiers spécialisés réclament aussi une prime en lien avec des actes exclusifs qu’ils réalisent (suture…)

14 Nov 2019

https://actu.fr/bretagne/

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Rassemblement ce jeudi 14 novembre à 18 h place Saint-Corentin en soutien aux différents mouvements des personnels des services hospitaliers.

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13 novembre 2019 ~ 0 Commentaire

étudiants (france-info of npa)

Immolation par le feu d’un étudiant : quatre chiffres qui révèlent la précarité étudiante

Fédérations et syndicats étudiants évoquent des mesures urgentes à prendre pour faire face à la précarité étudiante. Focus sur les chiffres qui illustrent cette réalité.

Des centaines d’étudiants à travers la France ont manifesté mardi pour dénoncer la précarité qu’ils subissentqu’ils subissent, perturbant parfois les cours, suite à l’immolation d’un étudiant à Lyon vendredi.

Le jeune homme de 22 ans a clairement exprimé la détresse qui a provoqué son acte, liée à ses difficultés. « Aujourd’hui je vais commettre l’irréparable, si je vise le bâtiment du Crous ce n’est pas par hasard, je vise un lieu politique, le ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, et par extension le gouvernement », a écrit l’étudiant dans un message lu par une camarade après son acte. Brûlé à 90%, il était toujours mercredi entre la vie et la mort.

La précarité est une notion assez vaste qui intègre l’évaluation d’un risque potentiel à basculer dans une situation de pauvreté ou d’exclusion. Elle est souvent définie comme l’absence d’une ou plusieurs des sécurités fondamentales permettant d’assumer les responsabilités élémen-taires, et de jouir de ses droits fondamentaux. Certaines données chiffrées permettent, concernant les étudiants, d’illustrer cette notion.

Un étudiant sur cinq sous le seuil de pauvreté en France

Interrogée sur franceinfo, Orlane François, présidente de la Fédération des associations générales étudiante (Fage), a appelé le gouvernement à prendre « des mesures fortes » pour aider « des étudiants dans la détresse la plus totale. »  » 20% des étudiants, dit-elle, vivent sous le seuil de pauvreté en France en 2019. » 

En réalité, on ne dispose pas à ce jour de chiffres pour 2019, ni  pour 2018 ou 2017. Les dernières données de l’Insee remontent à une enquête réalisée en 2016. Le taux est cela dit exact. Le taux de personnes sous le seuil de pauvreté dans la catégorie « élèves et étudiants » était précisément à cette date de 20,8 %.

Moins d’un étudiant sur deux déclare avoir assez d’argent pour couvrir ses besoins

L’Observatoire de la vie étudiante réalise régulièrement une enquête nationale auprès d’un échantillon représentatif de l’ensemble des étudiants inscrits dans un établissement d’enseigne-ment supérieur. D’après la dernière enquête, qui remonte à 2016, seuls 45 % des étudiants déclarent avoir assez d’argent pour couvrir leurs besoins mensuels. 22,7% déclarent avoir été confrontés à d’importantes difficultés financières durant l’année.

L’enquête 2019 du syndicat étudiant UNEF sur le coût de la vie étudiante met en avant le fait que pour toutes les catégories d’étudiants, le « reste à charge » (la différence entre les postes de dépenses et les différentes aides, bourses et aides au logement) est en hausse en cette rentrée. L’enquête conclut à une hausse du coût de la vie étudiante de 2,83 % (supérieure à celle de l’inflation qui est de 1,20% sur un an). La Fage évalue de son côté la hausse des frais de vie courante pour les étudiants à 2,73% en moyenne en 2019 par rapport à 2018.

Près d’un étudiant sur deux travaille

Cette hausse du coût de la vie accentue la dépendance familiale des étudiants. La dernière enquête nationale sur les conditions de vie des étudiants montre par ailleurs qu’en 2016, près d’un étudiant sur deux (46% des étudiants) avait une activité rémunérée. Dans 13% des cas, cette activité rémunérée était « concurrente des études », c’est à dire non liée aux études et exercée au moins à mi-temps et plus de six mois par an.

Parmi les étudiants qui exercent une activité rémunérée très concurrente des études, 88,2 % estiment que cette activité leur est indispensable pour vivre. 17,7% déclarent par ailleurs que cette activité a un impact négatif sur leurs résultats d’études. 33,5% estiment qu’elle est une source de stress et de tension nerveuse.

Plus d’un étudiant sur 10 renonce à voir un médecin pour raisons financières

Le volet santé de cette enquête de l’Observatoire de la vie étudiante montre qu’en 2016, 13,5 % des étudiants déclaraient avoir déjà renoncé à voir un médecin pour des raisons financières. Ce taux était de 16,9 % chez les étudiants d’origine sociale populaire.

Emilie Gautreau 13/11/2019

https://www.francetvinfo.fr/

Lire aussi:

Précarité étudiante : “ils me prêtent un matelas pour dormir le temps que je cherche un boulot”, Yann, étudiant à Rennes (France Info)

Sept chiffres qui montrent l’ampleur de la précarité étudiante (OF)

Communiqué du NPA Jeunes. La précarité tue, organisons-nous contre ce système brutal !

 

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12 novembre 2019 ~ 0 Commentaire

centrales (le monde)

futur nukl

Combien de Français vivent près d’une centrale nucléaire ?

Après le séisme du lundi 11 novembre, EDF a interrompu les réacteurs de la centrale de Cruas, autour de laquelle habitent 140 000 personnes. Le périmètre de sécurité, qui avait été relevé à 20 km en 2016, fait toujours débat.

Le séisme de magnitude 5,4 ressenti dans la Drôme lundi 11 novembre a valu à EDF de suspendre les activités de la centrale nucléaire du Cruas, pour des raisons de sécurité. L’événement sismique, s’il est rare, est néanmoins susceptible de relancer le débat sur le périmètre de sécurité établi autour des centrales, et qui avait été relevé de 10 à 20 km en avril 2016 par Ségolène Royal.

Les plans particuliers d’intervention, ou PPI, prévoient que chaque civil qui vit dans ce périmètre doit avoir chez lui des comprimés d’iode. La prise d’iode ne protège pas des radiations, mais permet, en cas de contamination nucléaire faible ou modérée, d’atténuer le risque de développer un cancer de la thyroïde. En juin 2019, les 2,2 millions de riverains concernés par cette extension ont donc reçu ces pastilles d’iode, non sans raviver les craintes de ceux-ci, malgré les campagnes d’information lancées par les pouvoirs publics.

La question est revenue sur le devant de la scène cinq ans après la catastrophe de Fukushima. Récemment, nos voisins européens ont émis des critiques sur la vétusté des centrales du Bugey (Ain) ou de Fessenheim (Bas-Rhin).

Les associations européennes d’autorités de sûreté et de radioprotection (la Wenra et l’Herca), pour qui le périmètre de 10 km était insuffisant, remettent en cause la stratégie actuelle de protection des populations. Certaines recommandent un élargissement à 100 km. Le président de l’Autorité de sûreté du nucléaire français (ASN), Pierre-Franck Chevet, plaide lui aussi pour que le périmètre de distribution d’iode soit étendu à 100 km autour de chaque installation nucléaire civile.

7,4 millions de personnes vivent non loin de Fessenheim

Si le nombre de Français vivant à moins de 10 km d’une centrale nucléaire est plutôt limité, il grossit fortement à mesure que l’on élargit le périmètre : 630 000 personnes vivent en France à moins de 10 km d’une installation ; à 20 km, 2,4 millions de personnes sont concernées, soit quatre fois plus.

Et si on compte les habitants vivant à 100 km, cela englobe une partie considérable de la population française : 9,8 millions de personnes autour de la centrale nucléaire de Nogent-sur-Seine, proche de l’Ile-de-France. Fessenheim, la plus vieille centrale nucléaire française en activité (trente-huit ans), compte 7,4 millions de personnes dans ce même périmètre, dont un nombre important d’Allemands.

Gary Dagorn  18 mars 2016

https://www.lemonde.fr/

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12 novembre 2019 ~ 0 Commentaire

océans (france info)

À Barcelone, les déchets représentent un tiers de la pêche

Jouet, sacs, résidus textiles, serviettes hygiéniques, piles… à Barcelone, on pêchera bientôt plus de déchets que de poissons.

C’est un fléau qui touche Barcelone : les déchets affluent dans la mer Méditerranée. Et beau-coup se retrouvent dans les filets des exploitations de pêche. Même si la ville est la zone la plus polluée, le Delta de l’Èbre, un parc naturel plus à l’écart de Barcelone, n’échappe pas aux déchets laissés par l’être humain. « Il y avait beaucoup plus de déchets marins à mesure qu’on s’approchait de Barcelone et on a atteint 38 % de déchets marin repêchés qu’on retrouvait dans les filets des pêcheurs« , explique Eve Galimany, chercheuse à l’Institut des Sciences de la mer de Barcelone.

Les pêcheurs, les victimes collatérales

La mer Méditerranée est l’une des plus polluées au monde. Pour nettoyer les fonds marins à de telles profondeurs, les chercheurs comptent sur les exploitations de pêche, comme une solution pour freiner sa dégradation. Eve Galimany précise qu’au-delà du problème environnemental, ces déchets sont également la source d’un problème économique pour les pêcheurs.

La chercheuse estime donc qu’ils méritent de recevoir une contre-partie. « Nous avons proposé qu’ils bénéficient d’une subvention, qu’on les récompense« , précise Elena Marco-Herrero, chercheuse à l’Institut espagnol d’océanographie.

12/11/2019

https://www.francetvinfo.fr

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11 novembre 2019 ~ 0 Commentaire

quimper 14 novembre

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11 novembre 2019 ~ 0 Commentaire

14 novembre (npa)

hopital

Hôpitaux: Rendez-vous le 14 novembre

Pour frapper vite et fort !

À ce jour, près de 269 services d’urgences participent à la mobilisation rejointe depuis le 10 octobre par le corps médical. En lien avec le Collectif inter-urgences, le Collectif inter-hôpitaux coordonne les collectifs locaux qui fleurissent partout en France.

L’objectif est de regrouper touTEs les hospitalièrEs pour imposer au gouver-nement l’augmenta-tion de l’ONDAM, Objectif national de dépenses de l’assurance maladie

Adoptée, le 29 octobre, en première lecture par 339 députéEs sur 527, inscrite dans le PLFSS, projet de loi de financement de la sécurité sociale, cette enveloppe fermée de financement de l’hôpital ne permet même pas le maintien des moyens existants, bien au contraire. Ce premier vote acte l’étranglement financier de l’hôpital public, à la veille des épidémies hivernales, mettant en danger la population. Ce jour-là, le ministre du Budget n’a même pas daigné recevoir la délégation d’hospitalièrEs portée sous ses fenêtres par la mobilisation des médecins.

Un mouvement qui fait tache d’huile

L’augmentation de l’ONDAM à plus de 4 % est la revendication majeure du Collectif inter-hôpi-taux uni au Collectif inter-urgences et soutenu par l’intersyndicale. Cette exigence minimum pour l’hôpital devrait être complétée par celle d’un plan emploi-formation pluri­annuel permettant de répondre aux besoins, de rouvrir les services et les établissements fermés, de disposer partout des lits nécessaires et d’assurer la qualité et la sécurité des soins.

Aujourd’hui, à l’appel du Collectif inter-hôpitaux, plus de 310 services de l’APHP sont en arrêt de codage, asséchant ainsi les ressources de chaque établissement et faisant vaciller l’administra-tion. Le mouvement fait tache d’huile. Annecy, Aulnay, Besançon, Brest, Caen, Clermont-Fer-rand, Est Francilien, Le Havre, Mantes, Marseille, Montélimar, Montpellier, Montauban, Narbon-ne, Nice, Reims, Rennes, Saint-Denis, Sud Francilien, Toulouse, Versailles, Vichy… sont entrés dans la danse.

Des larmes de crocodile

Le 28 octobre Macron s’épanchait « Il faut qu’on réponde à la souffrance des personnels de santé… » et, la main sur le cœur, appuyait sa ministre pour « un plan de soutien » à l’hôpital qui sera présenté ce mois-ci avec « évidemment des moyens associés ».

Sauf que le lendemain, le PLFSS a été voté et imposera 800 nouveaux millions d’euros d’écono-mies pour les établissements de santé. Sans parler de la suppression de l’obligation faite à l’État de reverser aux caisses de la Sécurité sociale les exonérations de cotisations sociales, la part de notre salaire socialisé, accordées aux employeurs dont les profits explosent. Hier excéden-taire de 11 milliards, l’organisme solidaire dont le budget, de près de 500 milliards, échappe à la loi du marché, replonge…

Les hospitalièrEs se lèvent 

Les 9 000 professionnelEs, médicaux, paramédicaux, administratifs, techniques qui adhèrent au Collectif inter-hôpitaux et exigent des embauches, l’augmentation des salaires, l’ouverture de lits et la revalorisation du financement de l’hôpital public, ne se contenteront pas d’une gouvernance élargie au corps médical. Depuis 2008, avec la loi HPST dite Bachelot, contre quelques miettes et vagues promesses, les médecins ont été exclus de la gestion des hôpitaux, le pouvoir revenant aux directions administratives.

Avec le soutien de la population dont plus de 82 % considère légitimes leurs exigences, et la pétition lancée par des illustres citoyenEs et signée à ce jour par plus de 131 000 personnes, le Collectif affirme qu’« un point de rupture est aujourd’hui franchi. La sécurité n’est plus assurée. Un plan d’urgence doit être élaboré dans chaque hôpital par l’ensemble des soignants ».

L’enjeu est crucial, il faut frapper vite et fort, pour infliger une défaite à ce gouvernement pour lequel nos vies valent moins que les profits du privé. Une course de vitesse est engagée…

Le 14 novembre pour sauver l’hôpital

Le jeudi 14 novembre, toutes les activités non urgentes devraient être reportées, en médecine comme en chirurgie, les consultations fermées. Les services administratifs, techniques, logistiques, les laboratoires et l’imagerie, seront réduits au rythme d’un jour férié. Tous les personnels en grève !

Le jeudi 14 novembre, à Paris et partout en France, personnels de santé et citoyenEs, à l’appel de tous les syndicats et des associations attachées au droit à la santé pour touTEs feront entendre, dans la rue, leur rejet du monde de Macron et de sa clique. Ce sera un bon début !

CorrespondantEs  Dimanche 10 novembre 2019

https://npa2009.org/

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11 novembre 2019 ~ 0 Commentaire

rouen (ucl)

rouen 2

Lubrizol : Peur sur la ville

L’incendie de l’usine Lubrizol à Rouen manifeste une gestion déficiente de la part de l’État, tant en amont qu’après la catastrophe. Mais les accidents industriels de cette ampleur ne sont pas une fatalité.

Suite à l’incendie de Lubrizol, qui fabrique des additifs pour carburants, un responsable de cette usine a affirmé aux médias que l’entreprise veut être « un bon voisin ». Et bien, c’est raté. Il ne fait pas bon vivre autour de Lubrizol et même au moins à 200 km à la ronde.

Dans la nuit du 26 septembre, vers 2 heures du matin, un incendie ravage cette usine classée « Seveso seuil haut ». Une marée noire aérienne submerge l’agglomération rouennaise et sera ressentie jusqu’en Belgique.

Quelle que soit l’origine de cet incendie, plusieurs constats et interrogations s’imposent. Déjà en 2013, une fuite de gaz mercaptan, un gaz toxique et malodorant, avait été senti jusqu’en Angle-terre et en région parisienne, donnant lieu à une amende de… 4 000€ ! Dans une métropole qui compte 25 sites classés Seveso et un département qui en accueille 75, l’inquiétude pour l’avenir est plus que légitime.

Une gestion par l’État déficiente

Une loi de 2018, au nom de la simplification administrative, a permis à Lubrizol d’étendre son stockage sans véritable contrôle. Les secours n’étaient manifestement pas préparés (nombre insuffisant, protections individuelles inexistantes ou inefficaces).

Et surtout, la population a été livrée à elle-même : seules deux sirènes se sont déclenchées pour une population d’environ 500 000 habitants, et ce six heures après le début du sinistre; certains maires n’ont même pas été avisés par la préfecture, celle-ci a refusé d’évacuer les gens du voyage installés à proximité de l’usine…

Et un seul discours en boucle : « il n’y a pas de toxicité aiguë ». La forte mobilisation de la population a permis de desserrer l’étau du non-dit. Ainsi, ce ne sont plus 4 500 tonnes de produits qui ont brûlé mais près de 10 000 tonnes, dont environ la moitié stockée dans une entreprise attenante, Normandie Logistique, non-classée Seveso ! La liste des produits stockés par Lubrizol a été enfin rendue publique mais, à ce jour, pas ceux de sa voisine.

Des analyses de dioxines ont relevé des taux quatre fois supérieurs à la norme, avec une présence massive de produits cancérigènes (benzène, amiante, dioxines, etc). Quant à l’environnement, que sols et cours d’eau soient pollués est évident, comme en témoigne l’interdiction de commercialiser ou consommer les produits issus de l’agriculture ou de son propre jardin dans 112 communes.

Mais si l’on prend un peu de recul, la sécurité au rabais mise en place par Lubrizol, et agréée par l’État, provient d’une logique de profits toujours plus exponentiels inhérente au système capitaliste.

Or, il serait tout-à-fait possible de mettre en place une économie qui nous protège de ce genre de risques. Par exemple, en réduisant la consommation des produits issus de la pétrochimie, notamment par la baisse des véhicules thermiques et le développement des transports alternatifs (vélo, transports en commun, fret ferroviaire)

Ou bien en réduisant la production et la consommation de produits phytosanitaires, en incitant à l’agriculture biologique, ou encore en programmant la fermeture des centrales nucléaires et en développant des énergies renouvelables.

UCL Rouen 11 novembre 2019

https://www.unioncommunistelibertaire.org/

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10 novembre 2019 ~ 0 Commentaire

geneviève legay (médiapart essf)

femmes gj

« Il faut penser l’utopie comme quelque chose de réalisable »

Comment vas-tu ?

(Rire) Tout d’abord merci, et je voudrais souhaiter la bienvenue et une longue vie à Mouais ! Comment je vais… eh bien c’est en grande amélioration mais j’ai encore des séquelles, au cerveau entre autres, donc je vais voir un neurologue. Je n’ai toujours pas d’odorat, le goût se résume au salé/sucré, j’ai perdu 35 % d’audition à l’oreille droite, où je suis tombée. Et j’ai une odeur et un goût en permanence dans le nez et la bouche, c’est de la bergamote, ça aurait pu être pire, mais enfin ce n’est pas agréable. En ce qui concerne la marche, j’ai des problèmes d’équilibre, donc je vois deux kinés deux fois par semaine.

 Et moralement, tu te sens comment ?

Au mois de juillet, je me suis effondrée après le coup de fil d’une copine qui me demandait si j’allais bien. J’ai fondu en larmes. Je me pensais bien, mais j’ai réalisé que ce n’était pas le cas, je n’arrêtais plus de pleurer. Donc j’ai décidé de consulter un psy. Mais le côté financier de tout ça n’est pas simple, le psy fait partie des soins qui ne me sont pas remboursés…

 Tu as été à Hendaye pour le contre-G7, comment l’as-tu vécu ?

Les G7, G8, G20, ce sont les pays les plus riches au monde qui se réunissent pour se partager les richesses entre eux. Ils ont beau mettre des titres ronflants comme cette année « la lutte contre les inégalités sociales », on voit bien que ce n’est jamais ce qui se passe ; j’ai assisté à de très nombreux G7, G8, G20, notamment le G8 de Gênes en 2001, et jamais il n’est sorti quelque chose pour les peuples, ils se partagent le monde, la finance.

Je suis donc allée à Hendaye car c’était important pour moi d’être là, face à ces président.e.s, et c’était magnifique : j’ai retrouvé tout l’altermondialisme, celles et ceux qui sont pour un autre monde comme on dit à ATTAC, pour un monde plus humain, plus respectueux de l’écologie, des animaux aussi, de la terre, contre l’exploitation.

Avec ces nombreuses personnes, on essaie de construire des alternatives ; puisqu’on dit qu’un autre monde est possible, il faut le construire ensemble. Dans les conférences, on rencontre des gens de la France entière voire d’Europe, et on échange des savoir-faire, des outils, pour justement construire cet autre monde.

Nous avons terminé par une manif qui a rassemblé 15 000 personnes et 13 000 policiers, mais qui sont restés discrets, pour une fois. Cette journée s’est très bien passée. Quand je suis arrivée là-bas, on m’a montré qu’ils avaient rebaptisé les rues Geneviève Legay, ça m’a fait sourire. Ça m’a rappelé de telles actions au Collectif Droits des Femmes à Nice.

J’ai vu beaucoup de jeunes, et beaucoup de personnes âgées. Des gens me demandaient si j’avais peur de la police, ce qui n’est pas le cas. Les jeunes, très nombreux.ses, sont venu.e.s me voir et me dire merci, que je leur avais montré le chemin, la nécessité de lutter, c’était impressionnant, on voit que ce qu’on fait sert à quelque chose… Ils et elles savent que je milite depuis 45 ans, et m’ont dit que je leur avais donné envie de le faire aussi.

Il y a eu une action contre Monsanto, une autre devant McDonald’s, à laquelle je n’étais pas mais ATTAC s’est installé à côté et a proposé des hamburgers faits avec des produits locaux, la viande d’un éleveur. Il y a eu aussi le soutien aux décrocheurs de Macron dans les mairies. J’ai rencontré beaucoup de Gilets Jaunes aussi.

Et je sais que la police a lancé des lacrymogènes sur des jeunes qui bloquaient une autoroute, provoquant treize blessé·es et douze arrestations. J’ai répondu à une interview à France Bleue basque où se trouvait entre autres un policier de FO, qui m’a interdit de parler de violences policières, disant qu’elles n’existaient pas. Je lui ai demandé alors ce qui était arrivé à Mme Redouane, à Steve, à moi…?

Je ne faisais absolument rien, je tenais un drapeau de la paix, et je me retrouve aux urgences ? A la fin de l’interview, il nous annonce qu’il part retrouver ses copains du syndicat Alliance pour un barbecue. Je lui ai fait remarquer qu’il partait retrouver l’extrême droite, il m’a toisée sans répondre.

45 ans de militantisme, tu n’es pas fatiguée ?

Pas du tout ! Parce que quand on a un but dans la vie, changer le monde, faire en sorte qu’il y ait plus de justice sociale, d’écologie… il faut aller jusqu’au bout, il faut qu’on y arrive. Le partage des richesses par exemple ; quand la FAO nous dit qu’aujourd’hui on produit de quoi nourrir douze milliards de personnes et qu’il n’y en a que six qui mangent, cette injustice est insupportable.

On jette 30 % de la marchandise produite ! On cultive, on appauvrit les sols, tout ça pour jeter, avec un milliard de personnes qui ne mangent pas à leur faim ? Et quand on sait que ce sont principalement des paysan.ne.s qui ne mangent pas à leur faim, y compris au nord ! Donc non, je ne serai jamais fatiguée, et comme je l’ai dit et redit, je militerai jusqu’au bout de mes forces. J’ai mis au monde trois enfants, j’ai cinq petits-enfants. Et puis pour toutes et tous les autres !

Y a-t-il des luttes qui te tiennent plus à cœur que d’autres ?

(réfléchit) La justice sociale. Je milite à plusieurs endroits. On m’a souvent demandé pourquoi, mais quand on réfléchit, mon militantisme est toujours anticapitaliste, antilibéral, antinationaliste. Parce que je ne supporte pas le racisme, le sexisme, l’homophobie, tout ça n’a pour moi pas lieu d’être.

On est pour moi toutes et tous égales et égaux, il n’y a qu’une race, c’est la race humaine, et à partir de là tout le monde doit avoir les mêmes droits. Toutes les luttes sont liées et s’équivalent. (réfléchit) Le féminisme, quand même…

Moi je pense que l’Humanité fait une erreur depuis plus de 2 000 ans à penser que les femmes ne sont pas les égales des hommes, et même si dans les textes nous sommes supposées l’être, on voit bien que dans la réalité ce n’est pas le cas, donc le jour où chaque être humain sera reconnu.e pour ce qu’il ou elle est, qu’on aura les mêmes droits, je pense qu’on aura fait un grand pas, c’est en cela que le féminisme est pour moi un combat très important, comme celui contre le racisme, qui est la peur de l’autre et de la différence. On est différent.e.s dans la manière de penser les choses mais fondamentalement, on est toutes et tous pareil.le.s.

 La convergence des luttes aujourd’hui, comment tu l’imagines ?

(Sourire) Moi je la pratique depuis très longtemps car j’appartiens à plusieurs mouvements et justement, j’essaie toujours de les faire converger, ce qui est difficile. J’appelais à cette conver-gence depuis mon lit d’hôpital et je continue aujourd’hui. Il ne faut pas que cela soit un vœu pieux, il faut s’y mettre, parce que si on ne la fait pas, on est foutu.e.s.

Moi, je serai l’inlassable qui le répètera encore et encore, mais à part ça que peut-on faire ? Il faut essayer de faire des liens entre les gens, entre les pensées. Je l’ai encore dit à la fête de l’Humanité : on a un socle commun, alors comment ne peut-on pas se mettre autour d’une table, ensemble ?

On y arrive dans la création de collectifs, c’est pour ça que c’est la forme que je préfère, les associations, syndicats, partis politiques, les citoyen.ne.s se retrouvent, et on arrive à se mettre d’accord en prenant ce qu’on a de commun ensemble, c’est déjà un pas en avant. Il faut continuer ensemble, parce que si on reste chacun.e dans sa chapelle, on fait gagner le capitalisme.

 Ton utopie à toi, elle ressemble à quoi ?

Déjà ça, de faire converger les gens. Il ne s’agit pas de vouloir le bonheur des gens contre leur gré, mais si déjà tout le monde mangeait à sa faim, avait un toit, pouvait se soigner, ce serait le minimum. C’est ce que je dis lorsque je fais des interventions scolaires pour parler du commerce équitable : la base, c’est retrouver une vie décente.

Mon utopie, c’est que tout le monde puisse accéder à ce minimum, à cette vie décente. Et cette utopie-là, elle est réalisable ! Il suffit de le décider ! Il faut arrêter de penser qu’il n’y a pas d’argent, il n’y en a jamais tant eu ! Entre 80 et 100 milliards d’euros partent chaque année dans les paradis fiscaux, en évasion fiscale.

C’est parce que l’argent n’est pas redistribué que la pauvreté existe encore. Mon utopie serait aussi d’avoir une vraie Éducation Nationale. Mon Éducation Nationale, je la verrais avec uniquement des Freinet et des Montessori. C’est ça mon utopie. Mais c’est réalisable, ce n’est pas une utopie !

 Les solutions de demain sont dans les utopies d’aujourd’hui !

Oui c’est ça, il faut prendre le sens de l’utopie comme quelque chose de réalisable. Autrement je ne me battrais pas, si je pensais que ça ne l’était pas. Et si des gens n’avaient pas lutté pour des utopies, on n’aurait pas les droits qu’on a aujourd’hui.

A l’approche de la date d’anniversaire du début des Gilets Jaunes, le 17 novembre dernier, et tandis qu’un début d’embrasement mondial populaire fait vaciller ici et là le système néo-libéral, nous avons réalisé un entretien avec Geneviève Legay. Depuis sa violente agression le 23 mars dernier, elle garde d’importantes séquelles, mais continue la lutte, la tête haute et le cœur grand.

Des propos recueillis par Tia Pantaï 9 NOV. 2019 MOUAIS, LE JOURNAL DUBITATIF

https://blogs.mediapart.fr/

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09 novembre 2019 ~ 0 Commentaire

liban (middle east eyes)

liban

Au Liban, les manifestants apprennent à leurs enfants qu’ils ont le pouvoir de changer le système

Nombreux sont les protestataires qui descendent dans la rue avec leurs enfants pour leur expliquer qu’ils doivent exiger plus et mieux de leur classe politique, au-delà du confession-nalisme Pour des centaines de milliers de Libanais, le mouvement de protestation est l’occasion de faire entendre leur voix, d’exiger le changement et de faire preuve de solidarité.

Mais pour de nombreux parents comme Mohamed Hussein, les manifestations sont l’occasion d’apprendre à leurs enfants que la vie au Liban peut et doit changer.

Mohamed emmène ses cinq enfants, habillés en treillis et portant des drapeaux libanais, aux manifestations tous les jours ou presque depuis qu’elles ont éclaté le 17 octobre. Ce peintre en bâtiment âgé de 38 ans est issu d’un milieu ouvrier et analphabète, ce qui ne fait que nourrir son désir de changement. « Je veux de meilleures choses pour mes enfants, je veux qu’ils sachent lire et écrire, et qu’ils apprennent ce qui est vraiment important dans cette vie », déclare-t-il à Middle East Eye sur la place Riad al-Solh, dans le centre de Beyrouth.

Divers griefs de longue date – notamment la corruption, le chômage élevé, le manque de servi-ces et une dette nationale s’élevant à 86 milliards de dollars – ainsi que les augmentations de taxes récemment suggérées ont poussé des centaines de milliers de Libanais à manifester à travers le pays. Ils exigent des réformes et le renouvellement de l’ensemble de la classe politique, accusée d’utiliser le système politique confessionnel pour diviser les Libanais.

Ce petit pays méditerranéen a la réputation d’avoir une société divisée le long de lignes de faille confessionnelles, bien que, comme les manifestations l’ont montré, tous les Libanais sont unis dans la souffrance sous l’administration des mêmes dirigeants.

« Je veux de meilleures choses pour mes enfants, je veux qu’ils sachent lire et écrire, et qu’ils apprennent ce qui est vraiment important dans cette vie » - Mohammed Hussein, peintre

C’est un message que Mohammed veut faire passer à ses enfants. « Je leur parle des différen-tes confessions lors des manifestations. Je suis sunnite de Beyrouth et partisan du Courant du futur [de Saad Hariri], mais je leur dis qu’il y a des chiites qui manifestent à nos côtés pour les mêmes choses », explique-t-il.

Selon lui, la première fois qu’il a emmené ses enfants aux manifestations, sa fille de 9 ans craignait que des manifestants chiites ne les attaquent. « Ils apprennent ce type de raisonne-ment dans les rues et les médias, alors j’ai fait en sorte de dire bonjour à un ami chiite, et il lui a dit que nous étions tous ici parce que nous voulions vivre et être heureux », rapporte le père de famille.

Une génération née pendant la guerre civile

À 43 ans, Mazen Barazi est lui aussi issu d’une génération née pendant la guerre civile libanaise (1975-1990) et a grandi avec les fantômes d’un conflit confessionnel qui hante encore la société. « Mes enfants ont l’impression que le Liban est leur pays une fois par an, pendant le Jour de l’indépendance », déclare-t-il. Ce père de famille emmène ses garçons de 7 et 6 ans aux manifestations chaque fois qu’il le peut. « Pendant des décennies, les gens ont été plus attachés à leurs partis politiques qu’à leur pays. Moi, je veux que mes enfants se sentent patriotes. »

Au cours des manifestations, les plus importantes depuis des années, les protestataires ont fait des efforts pour paraître unis contre le cadre politique qui gouverne sur la base d’une répartition confessionnelle du pouvoir depuis la fin de la guerre. « Que cela nous plaise ou non, notre génération a hérité des penchants politiques de nos parents, mais la génération de nos enfants est différente », déclare une autre manifestante, Rania Garro, alors qu’elle quitte un rassemblement dans le centre-ville de Beyrouth, où quelques heures plus tôt elle offrait gratuitement de la nourriture faite maison aux protestataires.

« Nous avons vu que nous pouvions être unis en tant que peuple, et nous voulons que nos enfants aient ce sens du patriotisme. » Une de ses amies, Carine Assaa, avocate, indique que sa fille de 9 ans se rend avec elle aux manifestations tous les jours. « Ils doivent savoir ce qui se passe. Il faut qu’ils sachent qu’il y a des gens au pouvoir qui nous volent », lance-t-elle.

Carine Assaa raconte à MEE comment dans sa jeunesse, ses parents lui faisaient manquer l’école pour aller à des rassemblements de soutien à Michel Aoun, le général qui a fui le Liban à la fin de la guerre et est revenu en 2005 pour diriger le Courant patriotique libre, avant de devenir président en 2016.

« Il faut qu’ils sachent qu’il y a des gens au pouvoir qui nous volent »

- Carine Assaa, avocate

Mais les choix politiques de l’octogénaire et la détérioration constante de l’économie l’ont conduite à descendre dans la rue. « À l’école, nous avions la mentalité Beyrouth-Ouest vs. Beyrouth-Est », explique-t-elle, faisant référence à la ligne de front qui divisait la capitale entre musulmans et chrétiens pendant la guerre civile.

« Nous étions séparés des musulmans. Mais aujourd’hui, ma fille va dans une école mixte où les enfants fréquentent et se lient d’amitié avec des enfants des autres confessions. Ils n’ont pas cette mentalité et ils ne s’en soucient pas. »

Carine Assaa et Rania Garro estiment qu’il est important pour elles d’enseigner à leurs enfants qu’ils ne peuvent pas changer les choses sans lutter d’une certaine façon contre le système, et que la lutte actuelle est contre la corruption et pour leur propre avenir.

« Nos parents ont vécu la guerre civile et nous l’avons vécue – et ses conséquences – avec eux par défaut, sans vraiment comprendre ce qui se passait », observe pour sa part Mazen Barazi. Pour lui et son épouse, il est donc essentiel d’expliquer la crise actuelle à leurs enfants, dans l’espoir qu’ils seront toujours conscients qu’ils méritent plus que ce que le gouvernement actuel donne au peuple.

Heba Nasser BEYROUTH, Liban Vendredi 8 novembre 2019

https://www.middleeasteye.net/fr/

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07 novembre 2019 ~ 0 Commentaire

hôpital (cq of)

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Jours de RTT : la colère monte à l’hôpital de Quimper

Jeudi 7 novembre 2019, débrayage au centre hospitalier de Quimper (Finistère). Près de 500 agents veulent garder la main sur leurs jours de RTT.

Ambiance tendue au centre hospitalier de Quimper (Finistère). Sur les grilles de l’établissement, des banderoles donnent le ton. On peut y lire les messages suivants « Inquiets pour nos patients » ou encore « Patients en danger ».  Jeudi 7 novembre 2019, en début d’après-midi, l’intersyndicale (CGT, Sud et CFDT) a appelé à un débrayage d’une heure. Cette mobilisation concerne les jours de RTT. Laurence Journal, de la CFDT, résume :

Nous dénonçons la main mise de la direction de l’hôpital sur nos jours de RTT et sa volonté de nous empêcher de les poser quand bon nous semble.

Près de 500 agents ont défilé 

C’était en effet le mot d’ordre du défilé sur l’avenue Yves-Thépot. Entre 450 et 500 agents y ont participé. La mobilisation est en train de prendre de l’ampleur, selon Joseph Boniz, du syndicat Sud : « Cela fait longtemps que je n’avais pas vu ça ! Lors de notre précédente action la semaine dernière, nous étions un peu moins. Mais elle a eu lieu pendant les vacances scolaires. »

Et de poursuivre :

Cette histoire des jours de RTT est la goutte d’eau qui fait déborder le vase. Elle arrive après une série de restructurations, de mesures d’économie, des fermetures de lits… Le personnel, c’est comme une cocotte-minute qui est en train d’exploser.

Les représentants syndicaux rappellent aussi que le nombre de jours de RTT est passé de 17 à 15 pour certaines catégories de personnel. Joseph Boniz reprend : « Pour arriver à cette diminution, certains agents vont travailler 4 minutes de moins. Mais on sait très bien que ce n’est pas possible de terminer notre journée à l’heure. En plus de ça, si on ne peut poser ces RTT comme on veut, c’est la double peine. »

Un nouveau débrayage est d’ores et déjà prévu la semaine prochaine, jeudi 14 novembre 2019.

Les infirmières de bloc opératoire dans le cortège

Une poignée d’infirmières de bloc opératoire se trouvait parmi les manifestants ce jeudi pour réclamer une revalorisation de leur métier et de leur salaire.

L’une d’elles, Emmanuelle Joniaux, explique : « A Quimper, le nombre de chirurgiens et de vacations opératoires a augmenté. Un 13e bloc a été ouvert l’an dernier. Nos amplitudes horaires ont explosé faute de personnel supplémentaire. Aujourd’hui, nous tenons les salles à bout de bras. Nous en avons alerté la direction et nous attendons des réponses. »

Selon elle, 45 infirmières de bloc opératoire sont en poste à Quimper. « Neuf d’entre elles vont bientôt quitter le service et j’en fais partie. »

7 Nov 19

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