Archive | Crise

22 juillet 2018 ~ 0 Commentaire

guerre commerciale (npa)

usa-china

L’économie mondiale entraînée dans une véritable guerre commerciale

Au sommet de l’OTAN, qui s’est tenu le 11 et 12 juillet à Bruxelles, la tension était palpable entre Donald Trump et les chefs d’État des autres membres de l’alliance militaire. Tout en augmentant les droits de douane, le président US veut que ses partenaires accroissent leur budget militaire.

Faisant référence au projet de gazoduc Nord Stream 2, qui doit relier la Russie à l’Allemagne via la Baltique, Trump a plus particulièrement reproché à l’Allemagne d’être « aux mains de la Russie ».

Le gaz russe vient en effet concurrencer le gaz naturel liquéfié que les groupes nord-améri-cains produisent à partir de gaz de schiste et cherchent de plus en plus à exporter. C’est là l’expression de la nouvelle politique agressive de l’impérialisme US, qui veut conserver ses positions quitte à attiser de fortes tensions politiques et commerciales.

Escalade de tensions commerciales

Le 6 juillet, l’administration nord-américaine a annoncé l’entrée en vigueur de taxes douanières de 25 % sur 818 produits chinois d’exportation d’une valeur de 34 milliards de dollars, dont beaucoup à fort contenu technologique comme des voitures électriques, des composants d’avion, des robots industriels ou des disques durs d’ordinateurs.

Le gouvernement chinois n’a pas hésité à riposter immédiatement par une autre taxe sur 545 produits américains représentant la même valeur.

Il s’agit là de l’épisode le plus significatif d’une escalade de tensions commerciales qui avait commencé le 8 mars, avec l’annonce par Donald Trump d’une taxe de 25 % sur les importa-tions d’acier et d’une autre, de 10 %, sur les importations d’aluminium.

Alors que les entreprises mexicaines, canadiennes et européennes avaient été initialement épargnées par cette taxe, l’exemption a été levée le 1er juin dernier, provoquant ainsi des représailles tarifaires de l’Union Européenne, mais aussi une riposte canadienne sur 200  produits étatsuniens, dont beaucoup d’entre eux spécialement sélectionnés, car fabriqués dans des régions concentrant des franges importantes de l’électorat de Donald Trump.

Enfin, sortis de l’accord sur le nucléaire iranien le 8 mai, les États-Unis menacent de réintro-duire d’ici au début d’août des sanctions économiques contre l’Iran. Cela représenterait une attaque frontale contre les grandes multinationales françaises (Total, Renault, PSA, Vinci, Sanofi) et allemandes (Volkswagen, Siemens, Daimler) récemment implantées sur le marché iranien.

Endiguer le développement rapide du capitalisme chinois

Cette guerre commerciale pourrait peut-être bien se généraliser, et une dégénérescence protectionniste du cycle économique actuel entraverait fortement la croissance mondiale. La hausse des taxes douanières aux États-Unis, en augmentant les coûts de production et les prix, pourrait aussi réduire à court terme les profits des entreprises dont dépendent beaucoup les cours des actions, qui pourraient à leur tour chuter rapidement et provoquer un nouveau krach financier.

Du fait de ces risques, mais aussi parce que la mondialisation du capitalisme a poussé très loin la division internationale du travail1, la promotion du « libre-échange » reste majoritaire parmi les classes dominantes des grandes puissances.

Certes, la bourgeoisie financière étatsunienne partage le diagnostic de Trump :

Les transferts forcés de technologie dans le cadre de partenariats industriels sino-américains permettent aux capitalistes chinois d’aller concurrencer les États-Unis sur la production d’articles d’exportation à fort contenu technologique. En revanche, pour cette fraction de la bourgeoisie, l’objectif devrait être l’ouverture des marchés chinois aux investissements, plutôt que la réduction du déficit commercial US.

Soutenu par les franges les plus nationalistes et réactionnaires de la bureaucratie d’État, Trump cherche en revanche à endiguer le développement rapide du capitalisme chinois qui entraîne à long terme le déclin de la domination sans partage de l’impérialisme américain depuis la chute de l’Union soviétique.

L’époque de la « mondialisation heureuse » et de l’ordre « multilatéral » créé à la fin de la Seconde Guerre mondiale est révolue.

Ses institutions, comme l’OMC, ne sont d’ailleurs plus armées pour réguler les conflits commer-ciaux et les contradictions actuelles. Désormais, l’espace du marché mondial est un théâtre trop confiné pour que la concurrence exacerbée entre les grands monopoles se restreigne au niveau économique, et cette dernière se soldera très probablement dans la décennie à venir par un accroissement des tensions entre grandes puissances… qui par ailleurs augmentent toutes leurs dépenses militaires.

Rémi Grumel  Vendredi 20 juillet

https://npa2009.org/

  • 1. Les firmes multinationales produisent des marchandises dont les composants traversent plusieurs frontières avant d’être assemblés puis transportés jusqu’à leur lieu de consommation.

Lire la suite

22 juillet 2018 ~ 0 Commentaire

fmi argentine (pùblico)

fmi

Pancartes de nos camarades de la « Gauche Socialiste », membre du Front de Gauche et des Travailleurs (FIT)

La gauche argentine proteste lors du sommet du G20 contre l’accord avec le FMI

Les manifestants à Buenos Aires montrent leur rejet des politiques d’ajustement et appellent à un défaut de paiement. Le FMI approuve 43 milliards d’aide pour l’Argentine

Les formations gauchistes argentines ont mobilisé aujourd’hui plusieurs milliers de personnes près de la réunion des ministres des Finances du G20 pour montrer leur rejet de l’accord avec le Fonds monétaire international (FMI).

Face à un grand déploiement de police, qui a détenu des manifestants, à quelques centaines de mètres du centre où les dirigeants mondiaux se rencontrent, on entendait proclamations et protestations contre les politiques d’ajustement du gouvernement argentin et on appellait à un défaut de la dette.

Membre du Front de Gauche des Travailleurs (FIT), Nicolas Cano a déclaré que l’aide du FMI est un « pacte colonial » signifie « une austérité encore plus grande contre le peuple » en Argentine. Cano a déclaré que l’effet de l’accord sera très négatif, comme lors du « sauvetage de la Grèce » et de la crise de 2001 en Argentine. Il « il affecte déjà » le pays sud-américain avec la baisse des salaires et de la consommation

« La FIT veut nationaliser les banques et le commerce extérieur pour empêcher la fuite des capitaux et cesser de payer la dette extérieure », le député, qui a appelé à une grève générale pour arrêter la politique économique du gouvernement.

Pour l’ancienne élue de Buenos Aires, Vilma Ripoll, du Mouvement socialiste ouvrier (MST), le président argentin, Mauricio Macri, « vend le pays au FMI », et  » c’est maintenant Lagarde qui gouverne ».

« Le FMI vient faire ce qu’il a déjà fait en Grèce: austérité pour faire payer les gens et se débarassser des fonctionnaires. La dirigeant du MST a déclaré que les grands syndicat du pays sont des « traîtres ». Cela va exploser dans la rue comme en 2001 ».

Hier, coïncidant avec l’arrivée dans le pays du directeur du FMI, Christine Lagarde, une autre manifestation a eu lieu dans la capitale de l’Argentine avec la lecture d’une lettre de l’opposition à l’économiste français, dans lequel elle assure que l’accord avec le FMI est rejeté par la majorité de la société argentine.

Le gouvernement argentin a demandé le sauvetage du FMI au début de mai dernier.

Buenos Aires 21/07/2018

http://www.publico.es/

Lire aussi:

Izquierda Socialista (Wikipedia)

FIT (Wikipedia)

MST (Wikipedia)

Lire la suite

20 juillet 2018 ~ 0 Commentaire

tchad (amnesty)

tchad

Tchad. La population paie le prix fort des mesures d’austérité draconiennes

Le budget de la santé a été réduit de plus de 50 % en quatre ans.
Des étudiants sont contraints de choisir entre leurs cours et un emploi leur permettant de subvenir à leurs besoins.
Des personnes qui manifestaient contre l’austérité ont été victimes de répression et arrêtées ; certaines ont été torturées.

Les autorités tchadiennes ont mis en œuvre une série de mesures d’austérité qui accroissent la pauvreté, nuisent à l’accès aux soins médicaux essentiels et mettent l’éducation hors de portée de nombreuses familles, a déclaré Amnesty International dans un nouveau rapport rendu public lundi 16 juillet 2018.

Ce rapport, intitulé Budgets en chute, répression en hausse. Le coût humain des mesures d’austérité au Tchad, décrit les conséquences de la réduction drastique des dépenses sur les droits à la santé et à l’éducation. Il relate également la répression menée par les autorités contre les manifestants et les militants opposés aux mesures d’austérité mises en œuvre en réponse à la crise économique qui frappe le pays.

« Nous nous sommes entretenus avec des femmes enceintes qui étaient contraintes de retar-der des examens de contrôle prénatals importants car elles n’avaient pas les moyens de payer ces services essentiels. Nous avons aussi rencontré des étudiants dont l’avenir brillant était menacé par la suppression sans préavis de leurs bourses d’études », a déclaré Samira Daoud, directrice régionale adjointe pour l’Afrique de l’Ouest et l’Afrique centrale à Amnesty International.

« Les autorités tchadiennes doivent reconnaître que ces mesures d’austérité sont cruelles et qu’une crise économique n’est pas une excuse pour porter atteinte aux droits de la population, notamment aux droits à la santé et à l’éducation. Elles doivent aussi cesser de réprimer et de réduire au silence les personnes qui osent critiquer ces mesures draconiennes. »

Le gouvernement tchadien a commencé à mettre en place des mesures d’austérité sévères en 2015, en réponse à une crise économique provoquée par la chute brutale des cours du pétrole brut et exacerbée par un manque de diversification économique. Les institutions financières internationales qui ont prêté de l’argent au Tchad pendant cette crise ont conditionné leur aide à une réduction des dépenses générales. Cela a conduit le gouvernement à adopter des politi-ques qui ont affaibli les droits économiques, sociaux et culturels, notamment les droits à l’édu-cation et à la santé de milliers de Tchadiens.

Amnesty International s’est entretenue avec 176 personnes, dont des représentants du gouvernement, à N’Djamena, la capitale, et dans plusieurs autres villes, telles que Massaguet, Massakori et Sarh. Elle a aussi visité 32 établissements de santé dans huit régions. Un fonctionnaire local de la délégation sanitaire régionale de Sarh a déclaré à l’organisation que le gouvernement avait réduit des deux tiers les fonds alloués aux différentes structures sanitai-res en 2017 : « Les ressources sont rares. […] Il est très difficile de mettre en place des activités sur le terrain. »

Des patients contraints de payer des frais élevés pour se faire soigner.

Le budget de la santé au Tchad a été réduit de plus de 50 % entre 2013 et 2017. Les subven-tions et d’autres financements alloués aux hôpitaux ont diminué. La réduction des dépenses de santé s’est aussi traduite par une baisse de 70 % des dépenses consacrées au programme national de gratuité des soins d’urgence, qui avait été mis en place en 2006 pour permettre la prise en charge d’un certain nombre d’urgences à l’hôpital, dont les accouchements et les soins obstétriques et néonatals.

Ainsi, Alain, chauffeur âgé de 40 ans, a indiqué avoir dépensé 41 dollars des États-Unis (soit un tiers du salaire minimum mensuel au Tchad, qui s’élève à 113 dollars) pour la naissance de son fils en octobre 2017. Il a déclaré à Amnesty International :

« Enceinte, ma femme n’a pas bénéficié de la gratuité des soins d’urgence, bien qu’elle y ait droit. J’ai tout payé : les examens, les gants, la protection en plastique pour la table d’accou-chement et les médicaments. Il n’y a pas de gratuité. On ne lui a rien donné gratuitement. Nous avons tout acheté sauf les vaccins de notre fils. Avant, ils donnaient tout cela mais maintenant il faut payer. »

Amnesty International s’est aussi entretenu avec 12 femmes enceintes, dont certaines avaient dû parcourir jusqu’à 15 kilomètres à pied pour atteindre un centre de santé. Elles étaient toutes enceintes de cinq à six mois et, à l’exception de l’une d’entre elles, il s’agissait de leur premier examen prénatal. Lorsqu’il leur a été demandé pourquoi elles avaient attendu si longtemps pour faire un examen de contrôle, elles ont répondu qu’elles n’avaient pas les moyens de payer les soins prénatals.

« Nos recherches montrent que, à cause des mesures d’austérité, les compo-santes de base du droit à la santé ne sont plus protégées.

Rien ne saurait justifier le non-respect des obligations minimales essentielles en matière de droit à la santé, même une crise économique », a déclaré Samira Daoud. Le rapport d’Amnesty International décrit également la pénurie récurrente de médicaments et de produits essentiels, tels que le paracétamol et les désinfectants, dont l’alcool, dans les établissements de santé.

L’éducation est la deuxième grande victime des coupes budgétaires.

Entre 2014 et 2016, dans le cadre des mesures d’austérité, les autorités tchadiennes ont réduit de 21 % les dépenses dans ce secteur. La bourse de 53 dollars par mois dont béné-ficiaient tous les étudiants a été totalement supprimée, sauf pour les étudiants en médecine et pour ceux qui sont inscrits dans des écoles nationales professionnelles. En octobre 2017, les autorités ont également multiplié par deux les frais d’inscription dans les universités publiques, qui s’élèvent maintenant à 94 dollars des États-Unis, et introduit des frais de réinscription d’un montant d’environ 53 dollars. Auparavant, les frais d’inscription étaient subventionnés par l’État.

En conséquence, de nombreux étudiants interrogés par Amnesty International ont exprimé leur crainte de devoir arrêter leurs études car aucune autre solution n’a été mise en place, en parti-culier pour les étudiants économiquement vulnérables et pour ceux qui viennent de zones rurales.  Pour joindre les deux bouts, certains étudiants ont dû prendre un travail à temps partiel, qui les oblige souvent à manquer les cours.

Mamadou, étudiant à l’université de N’Djamena, a raconté à Amnesty International que, depuis la suppression de sa bourse, il ne pouvait plus acheter de livres, manger à la cantine ou renouveler son inscription à la bibliothèque. « Cela m’a contraint il y a six mois à commencer à faire le taxi-moto. Je loue la moto 3 000 francs CFA par jour [six dollars des États-Unis]. […] Et très souvent, je dois faire le choix entre mes cours ou le travail qui me permet de subvenir à mes besoins. C’est très difficile car je n’arrive plus à étudier comme je le faisais avant. »

Dernièrement, outre une réduction de 50 % des primes et indemnités des fonctionnaires, le gouvernement a adopté de nouvelles réformes visant à élargir l’assiette fiscale. De nouvelles lignes du salaire des fonctionnaires, épargnées jusqu’en 2018, ont été soumises à l’impôt. Compte tenu de ces réductions, combinées à la hausse des taxes sur les produits de première nécessité et à l’augmentation du coût de la vie, il est devenu difficile pour les employés du secteur public de subvenir aux besoins de leur famille. Un enseignant a déclaré à Amnesty International que, après l’application des nouvelles mesures fiscales, son salaire net mensuel total, comprenant les primes et indemnités, avait diminué de 37 % et ne s’élevait plus qu’à 385 dollars des États-Unis en 2016.

Entre janvier et mars 2018, des dizaines de manifestations ont eu lieu dans les principales villes du pays, dont la capitale N’Djamena, pour protester contre les mesures d’austérité.

Toutes sauf une ont été réprimées par les forces de sécurité, qui ont utilisé des gaz lacrymo-gènes contre les manifestants, arrêté au moins 150 personnes (dont des étudiants et des enfants) et torturé au moins deux militants anti-austérité. Les autorités ont accusé les manifes-tants d’avoir jeté des pierres sur les policiers et détruit des véhicules appartenant à des administrations publiques ou à des particuliers.

Alain Didah Kemba, porte-parole du mouvement de jeunes IYINA, a été arrêté le 19 février 2018 et emmené en garde à vue au siège de la police de N’Djamena. D’après le porte-parole de la police, cet homme a été interpellé car un commandant de police l’aurait vu, une bouteille d’essence à la main, s’apprêtant à mettre le feu à un tas de pneus. Alain a démenti ces accusations.

Alain a déclaré à Amnesty International avoir été torturé par des policiers, y compris par leur supérieur ; ils l’auraient frappé sur la plante des pieds et les articulations. Il affirme aussi avoir été forcé de se déplacer d’une pièce à l’autre avec les jambes attachées à ses mains derrière son dos. Les policiers l’auraient accusé d’être l’un des meneurs des manifestations contre les mesures d’austérité. Il a été remis en liberté provisoire quatre jours plus tard pour raisons de santé et toutes les charges retenues contre lui ont été abandonnées le 26 février.

Amnesty International appelle le gouvernement tchadien à prendre des mesures immédiates pour évaluer les conséquences des mesures d’austérité sur les droits économiques, sociaux et culturels, notamment les droits à la santé et à l’éducation. Les autorités doivent aussi mettre un terme aux violations généralisées des droits à la liberté d’expression et de réunion pacifique.

16 juillet 2018

https://www.amnesty.org/

Commentaire: Le Tchad avec son armée sont en première ligne contre le terrorisme, son président à vie est « notre » allié, ce qui doit coûter cher et donc la santé, l’éducation…

Lire la suite

18 juillet 2018 ~ 0 Commentaire

hyper (we demain)

leckelrc

L’hyper coule ! La fin des grandes surfaces ?

La figure du consommateur remplissant docilement son caddie au gré des promos vacille. Entre internet et circuits courts, les options d’achats se multi-plient sur fond de crises sanitaires et environnementales. Enquête sur les géants de la grande distribution à l’heure de la grande mutation.

Bienvenue au Vallco Shopping Mall. C’est l’un des plus grands centres commerciaux  américains, à Cupertino, non loin du siège d’Apple, au cœur de la Silicon Valley. Plus de 200 magasins sur trois niveaux, autour des deux géants de la grande distribution que sont Macy’s et Sears, avec une immense patinoire, des cinémas, des théâtres…Sauf que… Comme dans un film d’anticipation, tout ou presque est fermé, abandonné… Les allées sont vides, l’immense parking désert, là où se pressaient il y a quelques années des milliers de Californiens. Le déclin a commencé dans les années 1990, et deux grands projets de reconstruction, avec commerces et bureaux, ont définitivement été délaissés. Vallco n’est pas le seul mall fantôme aux États-Unis. Environ 200 centres commerciaux ont fermé en dix ans. Et selon le cabinet de conseil Green Street, près d’un tiers des malls commerciaux seraient menacés.

L’Amérique n’est pas la France. Et pourtant, le centre commercial de Bobigny 2, en Seine-Saint-Denis, et ses 10 000 m2 construits sur une dalle en 1974, va être rasé pour laisser place, entre  2022 et  2025, autour de nouvelles rues et de promenades arborées, à des bureaux, des logements, des équipements publics… Et des commerces à taille humaine au pied des immeubles.

Consommation négative

« Si l’hypermarché ne bouge pas, il va disparaître », prédit Yves Puget directeur de LSA, maga-zine de la grande consommation. Au cours des trois dernières années, le chiffre d’affaires des grandes surfaces, lieux emblématiques des Trente Glorieuses, n’a progressé que de 0,3  %, dix fois moins vite que l’ensemble du marché.Il aurait même baissé de 3 à 4  % l’an dernier selon le magazine spécialisé Linéaires. Des chiffres qui annoncent la fin d’une époque, et surtout d’un concept, celui de ces 2 050 hypers (plus de 2 500 m2) français, « usines à vendre » bâties au milieu de dizaines de magasins, sur des milliers de mètres carrés à la périphérie des villes. Des « usines » qui ont redessiné les paysages urbains et ruiné le petit commerce de centre-ville.

« La grande distribution a la gueule de bois depuis que les consommateurs ont retrouvé la liberté », s’enthousiasme Nathan Stern, président de Shoppermind, un laboratoire d’études et de prospectives sur le commerce. « Depuis les années 1960, ils étaient prisonniers du modèle hypermarché : on allait en famille en voiture jusqu’au parking géant, avant de pousser le Caddie et de le remplir d’une foultitude de produits, certes toujours un peu les mêmes et sans beaucoup d’innovation, mais aux prix les plus bas. On gagnait du temps et de l’argent, avec le sentiment que consommer rendait heureux, sans se poser plus de question. »
.
Peu à peu, cette consommation de masse s’étiole au profit d’une autre, plus segmentée, plus opportuniste et plus responsable. La crise de 2008 a accéléré le processus, avec une prise de conscience de l’inutilité des achats d’impulsion, une plus grande prise en compte de la santé et de l’environnement. Passé inaperçu, un tournant s’est produit en 2016 : la France a connu pour la première fois, commerces physique et numérique confondus, une consommation négative de 0,1  %, qui s’est accélérée à 0,3  % au premier semestre 2017 et à 0,5  % dans les derniers mois de l’année.Un début de déconsommation d’autant plus notable que la hausse de la démographie, l’amé-lioration de la croissance (1,9 % prévu pour 2017) et du moral des Français, relevés par l’Insee, devaient continuer à faire progresser les ventes. Or la plupart des produits de grande consommation se vendent moins : pain, viande, lait, sodas, surgelés, alcool, habillement, chaussures, produits d’entretien, cosmétiques.

« Jusqu’ici, le seul exemple de recul de la consommation s’était produit en 2008″, explique Gaëlle Le Floch, directrice chez Kantar Worldpanel, société spécialisée en études de marché. « Mais à l’époque avec la crise, les consommateurs avaient réduit les dépenses d’alimentation pour continuer à s’acheter des téléphones portables et des écrans plats. C’est totalement différent aujourd’hui : ils choisissent de moins consommer en volume, pour privilégier des produits de meilleure qualité, donc plus chers. Ils se détournent des hypermarchés où l’offre est pléthorique et la tentation trop forte. »

Santé publique et crises alimentaires

Jacques Dupré, expert de l’institut IRI (Conseil en produits de grande consommation), confirme cette tendance de fond du « consommer mieux quitte à consommer moins » : « Le consommateur est en train de passer au “100 pour sans” : local, bio, sans additifs, sans colorants, sans gluten, sans OGM, sans huile de palme, mais aussi avec moins de sel, de sucre, de graisses, de protéines animales… » Un consommateur de plus en plus sensible aux messages de santé publique et aux crises alimentaires en série. Certains produits en sont durablement affectés, comme les surgelés cuisinés, le saumon fumé, les œufs d’élevage en batterie ou le jambon contenant des nitrites tel que l’a révélé l’émission Cash Investigation.
.
Même les produits laitiers connaissent un relatif désamour depuis qu’ils ne sont plus réputés aussi bons pour la santé. « On achète avec davantage de précaution, on lit les étiquettes, on cherche la confiance dans le bio, dont les ventes bondissent de 20  % par an« , constate Jac-ques Dupré. Le consommateur, plus exigeant sur la qualité, ne se laisse plus « avoir » par les promotions, à l’exemple de cette cliente qui raconte sur les réseaux sociaux avoir acheté deux rouleaux de papier toilette, dans un magasin classique et chez un discounter, et les avoir déroulés entièrement dans son jardin pour constater que le second était un tiers plus court que le premier !
.
« Le sens prime de plus en plus sur le plaisir et l’abondance, ce qui ne favorise pas la grande distribution », décrypte Jean-Marc Mégnin, du groupe de communication commerciale Altivia.       « Voyez le succès des paniers de légumes hebdomadaires, des supermarchés de producteurs ou des réseaux de communautés d’achat directs aux producteurs comme La Ruche qui dit oui : vous n’avez souvent pas le choix, l’assortiment est limité (il n’y a parfois que du chou en hiver !), mais vous avez le plaisir du produit sain, de la découverte, et la satisfaction d’aider des petits producteurs. C’est aussi le retour en grâce d’une activité millénaire, le marché  : il fait parfois froid, on attend, il n’y a souvent pas ou plus le produit qu’on recherchait, mais ces désagré-ments sont plus que compensés par le supplément d’âme qu’apporte le lien social. »Ce même lien social qui favorise le retour, par exemple, dans certains quartiers de grandes villes, d’artisans comme des cordonniers ou des vélo-cafés, où vous prenez un petit noir pendant qu’on répare votre bicyclette. (…)

Gérard Leclerc 4 Juillet 2018

https://www.wedemain.fr

Commentaire: Comme c’est le libéralisme intégral, il faudra indemniser Leclerc pour ses pertes?

Lire la suite

17 juillet 2018 ~ 0 Commentaire

barrages (bastamag)

 brouette

Des experts du secteur hydroélectrique appellent à ne pas privatiser les barrages

La mise en concurrence des barrages hydroélectriques français est « dangereuse » et « antinomique de l’intérêt général ».

C’est la conclusion d’un récent rapport du syndicat Sud énergie rédigé à la demande de la députée socialiste Marie-Noëlle Battistel, très impliquée sur le sujet de par l’important nombre de barrages sur sa circonscription, située en Isère.

Présenté à la mi-mai aux députés, ce rapport entend peser sur la possible décision estivale d’en finir définitivement avec la gestion publique des barrages, lors des discussions qui se tiendront dans le cadre de la programmation pluriannuelle de l’énergie (PPE).

Cela fait dix ans déjà que la pression monte sur le sujet, et elle s’est accrue en octobre 2015, lorsque la Commission européenne a mis en demeure la France, considérant que les retards pris dans la mise en œuvre de l’ouverture à la concurrence du secteur hydroélectrique renfor-çaient la position dominante d’EDF. En octobre dernier, le gouvernement d’Édouard Philippe a répondu à l’intersyndicale du secteur, vent debout contre la privatisation des barrages, que l’ouverture à la concurrence restait bien d’actualité.

Un système public totalement amorti

Bâti pour l’essentiel au sortir de la Seconde Guerre mondiale, le système hydroélectrique français est totalement amorti.

Nolwenn Weiler 17 juillet 2018

Lire la suite sur Bastamag

Lire la suite

11 juillet 2018 ~ 0 Commentaire

énergie (usine nouvelle)

Nucleaire-et-Bougie

Quand le stockage de données consommera plus d’énergie que le monde n’en produit…

Il y a urgence à réduire la consommation énergétique du stockage de nos données, alertaient Eric Fullerton, professeur à l’UC San Diego, et Reinhold Dauskardt, professeur à Stanford, le 29 juin à Nancy, en clôture du World Materials

Cinq chiffres et deux dates à retenir sur le big data.

15 zettabits

C’est le volume de données stockées dans le monde en 2017. Difficile de faire parler ce chiffre énorme. Il correspond à 1021 bits, ou à 480 terabits traités chaque seconde de l’année. Ce big data qui n’a jamais aussi bien porté son nom est enregistré magnétiquement, principalement sur des disques durs.

90 milliards kWh

C’est la consommation énergétique annuelle des data centers américains. Cela correspond à 34 centrales électriques géantes (500 MW). Google a une intensité énergétique à peu près équivalente  à celle de la ville de San Francisco.

3%

C’est la part de l’électricité mondiale consommée par les data centers en 2017. Ces 416 térawattheures sont 40% supérieurs à la consommation d’un pays comme le Royaume-Uni.

4 ans

Cette consommation globale des data centers double en moyenne tous les quatre ans.

29 kg

C’est le poids que pesait le premier disque dur dont la capacité dépassait un gigabit. Nous étions en 1981, et il valait 100 000 dollars. Aujourd’hui, le gigabit de stockage vaut environ 0,03 dollar. « Mais les progrès ralentissent, la technologie se confrontant aux limites de la physique », prévient Eric Fullerton.

2002

C’est l’année où le monde est devenu digital. Plus exactement, c’est l’année où le stockage digital de données a dépassé, en proportion, le stockage analogique.

2037

A cette échéance, si rien ne change, les ordinateurs consommeront plus d’électricité que le monde n’en produira. Le défi des 20 prochaines années est de réduire cette empreinte, en concevant des objets connectés certes à internet, mais pas au réseau électrique. Ces derniers devront être sobres, autonomes et « utiliser toutes les sources d’énergie imaginables : vibrations, chaleur, lumière, etc » conclut Reinhold Dauskardt.

Myrtille Delamarche 29/06/2018

https://www.usinenouvelle.com

Lire la suite

10 juillet 2018 ~ 0 Commentaire

marx avait raison (capital)

Chs1xwhVEAAI2ad

Marx avait raison

Capital : Vous annoncez que le capitalisme, tel qu’on le connaît, ne peut que s’effondrer. Ne seriez-vous pas un oiseau de mauvaise augure ?

Benoît Boussemart : Pas du tout. C’est un simple constat économique. Sur quoi repose l’extraordinaire croissance que les pays occidentaux ont connu durant le 20è siècle ? Avant tout, sur une utilisation massive de la main d’œuvre et de matières premières à bas coût des pays du Tiers-Monde.

Grâce à ces derniers, nous avons pu améliorer notre pouvoir d’achat en y faisant fabriquer pour pas cher tout ce dont nous avions besoin. Et dès que les salariés d’un pays-atelier avaient des velléités salariales trop élevées, hop ! Nos industriels changeaient de destination. Le problème, c’est que nous allons arriver tôt ou tard au bout de cette logique. Regardez le secteur de l’habillement.

La Chine, qui a été durant des années notre fournisseur low-cost attitré de jeans et de t-shirts est devenu aujourd’hui un pays développé, donc plus coûteux. Du coup, les grandes chaînes de prêt-à-porter cherchent à se replier ailleurs, notamment en Afrique de l’Est… L’exploitation du travail humain a d’autant moins d’avenir que la robotisation grandissante des tâches va lui faire perdre une bonne partie de sa valeur marchande. Et ne parlons pas de l’épuisement accéléré des ressources naturelles. Là encore, ne serait-ce que pour maintenir notre niveau de vie, nous consommons beaucoup trop par rapport à ce que la terre peut nous fournir.

Peut-être mais le capitalisme a déjà connu de multiples crises par le passé et s’en est toujours relevé. Pourquoi en serait-il autrement aujourd’hui ?

Tout simplement, parce que plus personne n’est capable de le réguler. Qui détient le pouvoir aujourd’hui ? Sûrement pas les États. Les multinationales ont atteint un tel poids qu’elles deviennent difficilement contrôlables. Les difficultés de l’Europe à canaliser la puissance des GAFA, les géants du Net, ne sont qu’un exemple parmi d’autres.

Savez-vous qu’en une seule année, entre 2016 et 2017, la capitalisation boursière des 900 plus gros groupes cotés dans le monde a augmenté deux fois plus que l’accroissement du PIB ! Désormais, la puissance de ces groupes n’est plus limitée que par leurs luttes entre elles pour conquérir de nouveaux marchés. Mais à quel prix !

Entre 2006 et 2016, le taux de profit moyen de ces géants a baissé. Pire, la totalité de leurs profits en 2016 ne représente que 4% de leur capitalisation boursière ! Bref, les valeurs boursières ne correspondent à rien de réel. Pour ne prendre qu’un exemple, la capitalisation d’Amazon était de plus de 830 milliards de dollars au 24 juin 2018 : il faudrait quasiment 275 années de bénéfices pour atteindre un tel montant.

C’est absurde. Tout ceci est explosif et sans filet du fait de l’absence de gouvernance mondia-le. D’ailleurs, les marchés deviennent de plus en plus nerveux. Ces dernières semaines, après les annonces « protectionnistes » de Donald Trump, les bourses mondiales ont été affectées par des baisses dont le cumul est déjà significatif.

Certes, l’argent pas cher coule à flot et les valeurs en bourse sont sans doute surévaluées. Mais globalement au niveau mondial, la croissance est là. N’est-ce pas contradictoire avec votre thèse ?

Non, car la croissance mondiale de ces dernières années reste tirée par la Chine, alors que d’autres pays (de la Russie au Brésil) connaissent des situations négatives. La zone euro est à 1,8% en 2016, les USA à 1,49%, et le Japon à 0,94%. Ce n’est pas aussi glorieux que cela, alors que les vannes monétaires ont été grandes ouvertes dans toutes les économies occidentales.

Et que l’économie de la dette a atteint ses limites. Même s’il est évident que le capitalisme a permis à des millions de personnes de sortir de la misère, la pauvreté reste bien présente dans de nombreux pays, et s’accroît même dans les pays «riches». Avec des conséquences sur lesquelles on est prié de ne pas trop s’attarder, comme les problèmes de drogue, d’alcool ou de suicides qui affectent principalement les classes les plus modestes.

En plus, ne confondez pas croissance et richesse. L’explosion des indépendants par exemple, ces petites mains de l’économie collaborative dont on nous rebat les oreilles, est-ce vraiment un progrès ? N’est-ce pas au contraire un retour à la bonne vieille économie à la tâche du 19è siècle. Il n’y a donc aucune contradiction entre la thèse présentée dans mon ouvrage et la réalité économique et sociale. Marx a souvent insisté et c’est le sens du matérialisme histori-que, que chaque mode de production apportait son lot de progrès. Le mode de production capitaliste est à son crépuscule. C’est tout, et c’est beaucoup. Car le passage vers un autre mode de production est l’enjeu, pour toute la planète.

Si Marx a raison, quelles peuvent être les réactions des entreprises aujour-d’hui ? Et des États ?

Pas plus les groupes que les États ne peuvent apporter de réponses dans le cadre actuel. Les groupes n’ont d’autre choix que de poursuivre leurs luttes concurrentielles pour se maintenir. Et ils le font en éliminant les entreprises qui combattent leurs objectifs. Les États, eux, ont perdu au passage la plupart de leurs prérogatives (à part l’usage de la force) mais aussi leurs capacités économiques d’intervention, à cause de leur endettement et de l’abandon de politi-ques budgétaires ambitieuses. L’issue la plus probable est une nouvelle crise comme celle de 1929, dont nul ne peut prédire l’issue.

L’économiste Benoît Boussemart publie Le crépuscule du dieu capital ou l’impérialisme du XXIème siècle (Editions Estaimpuis) dans lequel il estime que le capitalisme court à sa perte. Deux cents ans après sa naissance, Karl Marx va-t-il finir par avoir raison ?

Bruno Declairieux  09/07/2018

https://www.capital.fr/

Lire la suite

09 juillet 2018 ~ 0 Commentaire

assistés (bastamag)

Rich-poor-283x300

Une multinationale coûte en moyenne 300 millions d’euros par an à la collectivité

Les vrais assistés de la société française ne sont pas forcément ceux qui sont le plus souvent montrés du doigt.

Les gouvernements successifs ont fait de la préservation de la « compétitivité » des entre- prises françaises leur mantra. « Compétitivité » qui s’est traduite par des allègements de coti-sations sociales, par une précarisation de l’emploi, par des cadeaux fiscaux toujours plus importants, et qui a également servi à justifier l’absence d’action ambitieuse pour s’attaquer à la pollution de l’air ou réduire nos émissions de gaz à effet de serre.

Une étude publiée par le Basic et l’Observatoire des multinationales à l’occasion de la parution du « Véritable bilan annuel des grandes entreprises françaises » essaie pour la première fois de mettre un prix sur ces politiques (à télécharger ici).

Elle examine les « coûts sociétaux » imposés à la collectivité (État, collectivités locales et sécurité sociale) par cinq grandes multinationales françaises: Total, Michelin, Renault, EDF et Sanofi, du fait des mesures de moins-disant social, fiscal et environnemental destinées à préserver leur « compétitivité ».

Résultat : le fardeau financier imposé chaque année aux budgets publics par ces entreprises s’échelonne entre 165 et 460 millions d’euros par an.

C’est davantage que le montant des impôts que ces entreprises versent chaque année en France. Or, l’impôt sur les sociétés n’est pas tant destiné à compenser les coûts sociétaux qu’à financer les infrastructures, le système éducatif ou judiciaire, dont ces entreprises ont aussi besoin pour fonctionner. Et encore, cette estimation ne prend en compte que les coûts réels et tangibles déjà encourus par la collectivité.

Si l’on incluait les coûts subis par les particuliers sur le long terme, ou des coûts intangibles calculés par certains économistes, comme le prix d’une vie humaine en bonne santé, le far-deau imposé par ces multinationales à la société atteindrait rapidement des hauteurs strato-sphériques, effaçant les bénéfices qu’elles réalisent chaque année.

Admettons que les politiques de soutien à la compétitivité de nos entreprises soient coûteuses. Sont-elles au moins efficaces ?

Les chiffres que nous avons collectés pour le « véritable bilan annuel » suggèrent que non. Toutes les entreprises de notre échantillon, à l’exception d’EDF, ont vu leur effectif en France diminuer depuis 2010, alors même que leur effectif mondial et leur chiffre d’affaires cumulé croissaient de plus de 10 % sur la même période. Une tendance que l’on retrouve à l’échelle de tout le CAC40, qui a vu ses effectifs en France baisser de 20 % depuis 2010, malgré un chiffre d’affaires en hausse [1]. Sur la même période, les dividendes ont bondi de 44 %. Soit une privatisation des bénéfices, et une socialisation des coûts…

Olivier Petitjean 9 juillet 2018

https://www.bastamag.net/

Lire aussi:

Sur l’Observatoire des multinationales :

Allègements sociaux, cadeaux fiscaux, pollutions, précarité : enquête sur le fardeau financier que les multinationales imposent à la société

Le véritable bilan annuel des grandes entreprises françaises, à télécharger ici.

Lire la suite

08 juillet 2018 ~ 0 Commentaire

vieux travailleurs (rfi)

retraite

Aux Etats-Unis, le nombre de travailleurs de plus de 85 ans atteint un record

James Daly travaillait encore à l’âge de 92 ans comme électricien au sein de l’armée de l’air américaine, en 2015.  Aux Etats-Unis, le nombre de personnes à travailler au-delà de 85 ans ne cesse d’augmenter. Elles sont désormais 255 000.

On les voit rendre la monnaie dans les petites cabines de péage d’autoroute, animer des stands dans les supermarchés, ou faire le ménage dans les bureaux. Ils ont pourtant dépassé depuis longtemps l’âge de la retraite. Le nombre de personnes de plus de 85 ans qui occupent un emploi n’a cessé d’augmenter depuis dix ans aux Etats-Unis. Ils sont désormais 4,4 % de cette classe d’âge à travailler, contre 2,6 % en 2006, rapporte un article du Washington Post.

Le phénomène qui touche de manière égale Blancs, Noirs et Latinos, et toutes les régions des Etats-Unis, a commencé juste après la crise majeure de 2008 qui a frappé de plein fouet les plans épargne retraite des Américains. C’est dans le secteur agricole que la proportion de travailleurs très âgés est la plus importante. Mais ils occupent aussi un nombre significatif d’emplois dans la vente, l’administration, et le secteur immobilier.

La plupart le font par nécessité : le coût des soins de santé a augmenté très rapidement ces dernières années et les petites retraites n’ont pas suivi. La majorité de ces travailleurs très âgés occupent des postes peu qualifiés, même s’il existe des exceptions : la doyenne de la Cour suprême a 85 ans et Rupert Murdoch, à la tête d’un empire médiatique, en a 87.

07-07-2018 Anne Corpet

http://www.rfi.fr/

Lire la suite

07 juillet 2018 ~ 0 Commentaire

industrie nucléaire (odn)

Nucleaire-et-Bougie

Effondrement en cours et disparition inéluctable de l’industrie nucléaire

Vous le savez si vous êtes un fidèle lecteur des publications de l’Observatoire du nucléaire : l’industrie nucléaire est mourante.

Certes, le cadavre va encore bouger quelques décennies, le temps que tous les réacteurs en service soient finalement arrêtés. Mais le déclin de cette industrie nuisible est rapide et irréver-sible, les rares chantiers et projets étant la plupart du temps en difficulté, reportés, ou carré-ment annulés. Même la Chine, prétendue « eldorado » de l’atome, commence à lâcher prise.
Pour autant, il ne s’agit pas de rentrer chez soi et d’attendre les mains dans les poches : tant que des réacteurs seront en service, ils feront courir le risque de catastrophes et produiront des déchets. Ensuite, il restera « ’juste » à démanteler les installations et à s’occuper des déchets. Notre travail citoyen doit encore se poursuivre quelques millénaires…

Nucléaire : le projet franco-japonais en Turquie en difficulté
Les Echos, 26 mars 2018 : https://bit.ly/2I4alWg

USA : FirstEnergy veut fermer quatre réacteurs nucléaires
WNN, 29 mars 2018 : https://bit.ly/2KwRuc8

Exelon prévoit qu’il n’y aura pas de nouvelles centrales nucléaires aux USA
US News, 16 avril 2018 : https://bit.ly/2IMrxQ1

Les Tchèques reportent encore leur projet de centrale nucléaires
Reuters, 17 mai 2018 : https://reut.rs/2MGfPbY

Le Japon va démanteler le surgénérateur de Monju qui n’a jamais fonctionné
Le Monde, 1er avril 2018 : https://lemde.fr/2MDKarq

Nucléaire : Pékin peinerait à respecter sa feuille de route
Les Echos, 29 avril 2018 : https://bit.ly/2lE2wgu

« Le nucléaire est en voie de disparition », selon Mycle Schneider auteur du WNISR 2018
L’Usine nouvelle, 26 juin 2018 : https://bit.ly/2Ky0c95

http://www.observatoire-du-nucleaire.org/

Lire la suite

Rocutozig |
Tysniq |
Connorwyatt120 |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | Rafredipen
| Agirensemblespourpierrevert
| Buradownchin