Archive | Crise

19 juillet 2019 ~ 0 Commentaire

co2 (the guardian)

flight

Un seul vol rapporté aux émissions CO2 des pays pauvres par an!

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06 juillet 2019 ~ 0 Commentaire

restrictions d’eau (jdd reporterre)

secheresse 2

Pénurie d’eau

Une quarantaine de départements concernés par des restrictions

Les préfectures de plusieurs départements ont dû prendre des mesures de restrictions d’eau. Pour treize d’entre eux, le niveau « crise » a été atteint.

C’est un effet collatéral de la canicule de fin juin et du retour de la chaleur en cette fin de semaine : les réserves d’eau baissent. A tel point que les préfectures de 38 départements ont pris des mesures de restrictions, selon le site ministériel Propluvia.

Samedi à 10 heures, 13 départements avaient même atteint le niveau « crise », le plus haut seuil d’alerte existant. Il s’agit de la Loire-Atlantique, la Vendée, les Deux-Sèvres, la Vienne, l’Indre, le Loir-et-Cher, le Loiret, l’Allier, le Puy-de-Dôme, le Lot, le Tarn, le Tarn-et-Garonne et le Gers.

Il existe trois niveaux de restriction : l’alerte de niveau 1, l’alerte renforcée et enfin le niveau crise qui interdit les prélèvements non prioritaires y compris à des fins agricoles. La chasse au gibier d’eau et oiseaux de passage est également interdite dans les marais breton et poitevin.

Pas assez de précipitations en Vendée

La Vendée reste le département le plus touché avec une grande partie de son territoire concerné. « Ces derniers jours, le département a fait face à de très fortes chaleurs et aucune précipitation significative n’a été constatée », souligne la préfecture dans un communiqué, en invitant chaque utilisateur d’eau à « agir afin de maîtriser sa consommation ».

Le préfet de Loire-Atlantique a également annoncé des restrictions vendredi soir avec notamment des interdictions de « remplissage et mise à niveau des plans d’eau et des piscines, nettoyage des véhicules, des bâtiments, des terrasses et des voiries, alimentation des fontaines et douches de plage » sur une partie du département.

Le préfet de l’Isère a pour sa part placé une nappe d’eau, celle des Quatre Vallées Bas Dauphiné, en alerte sécheresse, et une autre, la nappe de l’Est Lyonnais, en alerte renforcée.

Un risque de sécheresse en Bourgogne ou dans le Sud de l’Alsace

Selon le Bureau de recherches géologiques et minières, de nombreuses nappes phréatiques en France affichent des niveaux « peu satisfaisants » et « inférieurs » à ceux de l’an dernier. Au 1er juin, 59% des nappes se situaient à un niveau « modérément bas à bas ».

Cet été prévu plus chaud que la normale, l’établissement public s’attend à des problèmes dans certaines régions (Sud de l’Alsace, Bourgogne, amont du Rhône) où les niveaux d’aquifères sont proches des minima enregistrés pour un mois de mai.

6 juillet 2019 Gaël Vaillant

https://www.lejdd.fr/

jdd

Lire aussi:

Faut-il s’inquiéter d’une pénurie d’eau en France? (JDD)

«Les canicules ne sont plus des phénomènes naturels» (Reporterre)

Commentaire:

Et l’industrie agro-alimentaire qui transforme le maïs et autres plantes, en « bio » carburant (agro-carburant) pour notre essence « bio » ? Ces capitalistes vont accepter des restrictions? (Et les riches vider leurs piscines?)

 

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05 juillet 2019 ~ 0 Commentaire

charbon (npa)

 charbon

G20: triplement des subventions publiques aux centrales à charbon

Selon un rapport récemment publié par quatre ONG internationales, les pays du G20 fournissent chaque année au moins 56,3 milliards d’euros d’aides au charbon.

Des sommes considérables de la part des pays les plus industrialisés (et les plus pollueurs) du monde, et ce malgré leur engagement solennel, il y a 10 ans lors du sommet de Pittsburgh, à « rationaliser et abandonner progressivement à moyen terme les subventions inefficaces accordées aux combustibles fossiles qui encouragent la surconsommation ».

Si les aides à la production directe de charbon sont en baisse, celles attribuées aux centrales à charbon ont explosé, avec un quasi triplement entre 2014 et 2017, passant de 15,1 milliards d’euros par an à près de 41,6 milliards.

Une « aberration écologique », comme l’ont souligné les auteurs du rapport, puisqu’il s’agit ni plus ni moins que de subventionner une industrie vieillissante, peu rentable et très polluante,

Au détriment de l’organisation d’une véritable transition vers des énergies renouvelables.

Comme le souligne Ipek Gencsu, l’une des principales auteures du rapport, « les gouvernements prennent le relais des investisseurs, qui quittent le secteur avec le manque de rentabilité. Mais soutenir une industrie déclinante ne fait que repousser une transition inévitable et en renchérir le coût. »

J.S. Jeudi 4 juillet 2019

https://npa2009.org/

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05 juillet 2019 ~ 0 Commentaire

numérique (cadtm)

 cadtm

Intégrer la critique du numérique dans l’écologie

Depuis l’été 2018, les manifestations en réaction à la catastrophe écologique en cours montrent l’élévation du niveau d’inquiétude.

Des milliers de personnes sortent régulièrement dans les rues pour exprimer leur colère face aux dégâts. L’écologie, globalement réduite au climat, obtient plus de place dans les médias et les débats publics.

En Belgique, lors des élections communales de novembre 2018, le parti Écolo connaît un grand succès.

Le Premier ministre y voyait même un complot : la médiatisation sur le réchauffement du climat aurait servi le parti Écolo (« Quand la RTBF ouvre son JT de 19h30 samedi sur le dérèglement climatique, on sait que tout est mis en place pour qu’Écolo gagne »).

Cependant, alors que les constats partagés font écho à une situation de plus en plus grave, les propositions sont, elles, curieusement toujours très légères.

Les « alternatives » avancées pour répondre aux problèmes socio-économiques et environne-mentaux ne semblent pas liées à la gravité de la situation et à la prise de conscience de nombreux phénomènes causés par le système économique dominant, capitaliste, productiviste et technologique.

Le secteur des TIC (technologies de l’information et de la communication) devient progressive-ment le cœur de cette catastrophe écologique en cours, avec toutes ses implications sociales, sanitaires et politiques. Il est cependant totalement absent des débats, voire a contrario vu comme le remède défendu dans pratiquement tout l’horizon politique.

Un exemple illustre ce propos. Le 20 novembre 2018, le journal Métro, financé par la publicité, interviewe Philippe Bihouix, auteur de livres d’utilité publiques tels que L’âge des low-tech : Vers une civilisation techniquement soutenable et Le désastre de l’école numérique : plaidoyer pour une école sans écrans, avec Karine Mauvilly.

Auparavant, il publiait en 2010 un ouvrage universitaire, Quel futur pour les métaux ? Raréfaction des métaux : un nouveau défi pour la société, dans lequel il montrait que le développement durable et le capitalisme vert sont impossibles car basés sur des technologies nécessitant des métaux dont certains arrivent à leurs pics de production.

Dans l’interview au journal Métro, Philippe Bihouix dénonce l’extraction de minerais et de pétrole à un prix environnemental toujours plus élevé, non pris en compte et répète, une fois de plus, que « les high tech nous éloignent d’un monde durable ».

5 juillet 2019 Robin Delobel

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04 juillet 2019 ~ 0 Commentaire

mater guingamp (boursorama)

Maternité-01-854x908

Maternité de Guingamp

La chambre régionale des comptes suggère sa fermeture

La chambre régionale des comptes de Bretagne suggère la fermeture de la maternité de Guingamp (Côtes d’Armor) pour aider le Centre hospitalier (CH) à revenir à l’équilibre budgétaire, a-t-on appris jeudi dans un communiqué de la chambre.

La maternité de Guingamp, menacée de ne plus pouvoir pratiquer d’accouchements à partir du 31 janvier 2019, avait bénéficié d’un sursis de deux ans du ministère de la Santé.

Pendant ces deux ans, l’objectif est d’ »augmenter le nombre de naissances et (de) renforcer la sécurité des parturientes, ces deux objectifs étant liés », avait précisé le cabinet de la ministre de la Santé Agnès Buzyn, tout en précisant que « pendant cette période, on évaluera la capacité de la maternité à prendre en charge davantage de naissances ».

Le nombre d’accouchements à la maternité de Guingamp a baissé ces dernières années: 635 en 2015, 514 en 2016, 501 en 2017.

La chambre régionale des comptes, à l’origine d’un rapport sur la gestion du CH de Guingamp, pointe du doigt la situation financière « dégradée » malgré les efforts entrepris. « Au 31 décembre 2017, la chambre évalue à 11,5 millions d’euros, après retraitement des aides reçues, le déficit cumulé de l’établissement. Le CH est structurellement déficitaire, malgré des plans de redressement successifs, en raison notamment de charges de personnel en augmentation constante et difficilement maîtrisables », selon ce communiqué.

« Les données tant médicales que financières ne plaident pas en faveur du maintien de la maternité et ont conduit les membres de la commission spécialisée de l’organisation des soins de Bretagne à rendre à la quasi-unanimité, le 17 mai 2018, un avis favorable au non-renouvelle-ment de l’autorisation de la maternité. La fermeture de la maternité, structurellement déficitaire, permettrait à l’établissement de se rapprocher sensiblement de l’équilibre financier », précise la chambre dans ses conclusions.

Malgré la mobilisation de la population et des élus, l’Agence régionale de santé (ARS) avait décidé, avant le sursis accordé par le ministère de la Santé, de l’arrêt des accouchements au 1er février 2019. Après cette date, seul le suivi des grossesses et des jeunes mères devait toujours se faire sur place.

L’ARS avait appuyé sa décision sur la difficulté de disposer des spécialistes nécessaires, en particulier en anesthésie et pédiatrie.

AFP•04/07/2019

https://www.boursorama.com/

Commentaire:

Mais quelle alternative à moins de 100 km? Le mot « déficit » pour la santé est odieux! On paie bien des impôts et des taxes, non?

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04 juillet 2019 ~ 0 Commentaire

sdf (lutte ouvrière)

president_macron

Le gouvernement contre les SDF

Les associations d’aide aux sans-abris dénoncent les baisses des subventions publiques. En 2018, 20 millions d’euros ont été retirés aux centres d’hébergements, d’autres économies sont d’ores et déjà prévues. Ces centres accueillent les personnes les plus précaires, comme des femmes victimes de violences ou sortants de prison. Mais Ils ont été obligés de réduire le nombre de travailleurs sociaux, de fermer des restaurants et de cesser de distribuer des repas chauds et des petits déjeuners.

En mars dernier, Macron avait participé à une maraude du Samu social dans les rues de Paris. Cinéma devant les caméras et belles paroles d’un côté, austérité et mesures anti pauvres de l’autre…

04/07/2019

https://www.lutte-ouvriere.org/

enfants

Castaner n’est pas à une ignominie près

En 2018, plus de 1400 enfants étrangers ont été placés en centres de rétention administrative (CRA) avec leur famille. Rien qu’à Mayotte, 1200 enfants ont été mis derrière les barbelés des camps et plus de 200 en métropole.

Le ministre de l’Intérieur, Castaner, avait assuré que de telles situations devaient rester « exceptionnelles ». Ce qui est exceptionnel, c’est quand Castaner ne ment pas…

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03 juillet 2019 ~ 0 Commentaire

epr (europe 1)

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L’EPR de Flamanville verra-t-il le jour ?

Pour beaucoup, une mise en service de la centrale nucléaire nouvelle génération en 2023 relève de l’utopie. Il reste énormément à faire, au point que l’hypothèse d’un arrêt du chantier est sur la table.
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Huit soudures à refaire, on pourrait se dire que ce n’est pas grand-chose.
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Et pourtant, cette exigence de l’Autorité de sûreté nucléaire (ASN) concernant l’EPR de Flamanville, afin que cette centrale nouvelle génération respecte les normes de sécurité, équivaut à des travaux titanesques. Au point que la livraison de l’installation, dans la Manche, est encore repoussée et la facture une nouvelle fois gonflée. Et sur place, il est même envisagé de tout casser.
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« Des soudures très difficiles d’accès »

Car ces soudures, elles sont inaccessibles, coincées entre deux énormes coffrage en béton. « Il faut imaginer qu’il y a deux murs, entre les deux murs il y a à peu près 2,50 mètres et donc c’est une pièce métallique entre ces deux murs », explique Laurent Thieffry, le directeur du chantier de Flamanville. « Cette pièce métallique comporte elle-même deux soudures avec une bonne qualité.

Par contre, elles ne respectent pas un référentiel de très haute qualité que s’était imposé EDF. EDF a proposé de le laisser en l’état, parce ce sont des soudures très difficiles d’accès ». Sauf que l’ASN a tranché : il faut réparer.

Depuis trois semaines, EDF planche donc sur les différents scénarios de travaux. Ce sera présenté cet été au conseil d’administration. Plusieurs options sont sur la table : soit on répare sur place, soit on casse tout autour des soudures et on répare ailleurs qu’à Flamanville. Dans les deux cas, il y a un risque de fragiliser le reste de la structure. L’Autorité de sûreté nucléaire devra donc valider tout cela, et ça va prendre des mois. Difficile d’imaginer un début des travaux avant la fin de l’année.

Un scénario inédit : l’arrêt pur et simple du chantier

Mais attention, il y a aussi un scénario inédit, un scénario qui n’avait jamais été présenté au conseil d’administration : c’est l’arrêt pur et simple du chantier. L’EPR de Flamanville aurait dû ouvrir il y a sept ans et a déjà coûté 11 milliards d’euros, contre 3,5 prévus au départ.

« Aujourd’hui, c’est devenu un tel bazar qu’on est bien obligé de prévoir aussi le scénario du pire », glisse un cadre d’EDF à Europe 1. C’est la piste la moins probable, mais elle est désormais sur la table, obligatoire au regard de l’importance des travaux.

Ce désastre, EDF veut tout faire pour l’éviter, et cela passera sans doute par un nouveau report. Que ce soit les cadres d’EDF les mieux renseignés ou les syndicats, tous disent la même chose: 2023, c’est quasi intenable.

Et inutile, désormais, de tout faire pour tenir les délais. « Nous ne sommes plus à trois mois, six mois ou un an près. La question ne se pose pas comme ça », plaide le représentant CGT-EDF Philippe Page Le Mérour. « La question c’est ‘Comment on réalise parfaitement ce qu’il reste à réaliser du point de vue technique pour pouvoir démontrer que l’EPR a de l’avenir sur le territoire national et ailleurs, et mettre la filière nucléaire sur des bons rails pour les décennies à venir ? ».

Un coût répercuté sur le consommateur ?

Sur le chantier, 4 000 personnes seront au chômage technique le temps des réparations. Bref, ce chantier, c’est « un cauchemar », pour reprendre l’expression d’un très proche de la direction d’EDF. Dans la même veine, un membre du gouvernement admet que « l’EPR de Flamanville, c’est déjà une « catastrophe industrielle ».

Une catastrophe qui survient alors que la France doit fermer d’ici trois ans ses centrales à charbon, et d’ici un an les deux réacteurs de Fessenheim. Donc sans Flamanville, on va avoir du mal à produire assez d’électricité dans les années à venir.

Autre risque : le coût de l’électricité. Il faudra bien que quelqu’un paye la facture de ces travaux et retards à répétition. Et cela pourrait bien être le consommateur…

03 juillet 2019 Maud Descamps

https://www.europe1.fr/

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03 juillet 2019 ~ 0 Commentaire

postiers 92 (bastamag)

victoire

Après quinze mois de grève, victoire pour les postiers de la poste !

Après quinze mois de grève et 40 séances de négociations avec la direction, les postiers des Hauts-de-Seine (92) ont enfin obtenu gain de cause !

Les négociations ont finalement abouti à un protocole qui reprend plusieurs des demandes sur lesquelles les grévistes refusaient de transiger, en particulier le report de la réorganisation des services, qui menaçaient de dégrader fortement leurs conditions de travail.

« Nous sommes fiers du combat mené. Le 4 juillet nous reprendrons le travail plus forts ! Que cette grève serve d’exemple, d’espoir pour toutes celles et tous ceux qui refusent de vivre à genoux », a dit la délégation qui a signé le protocole d’accord. « C’était le pot de fer contre le pot de terre, et le pot de terre a tenu ! »

Création de 60 CDI

Le déclencheur du mouvement de grève a été le licenciement de Gaël Quirante, secrétaire départemental de Sud-Poste dans les Hauts-de-Seine. La procédure de licenciement, entamée en 2010, avait été successivement annulée par l’inspection du travail, le ministère du Travail (en 2011), puis par le Tribunal Administratif en 2014, avant d’être autorisée par la nouvelle ministre du Travail, Muriel Pénicaud [1].

Cette longue grève a aussi été l’occasion de dénoncer la dégradation des conditions de travail. Les cadences se sont tant accélérées que la plupart des facteurs ne parviennent plus à boucler leurs tournées sans dépasser leurs horaires de travail réglementaires.

La question de l’évaluation du temps de travail réel fait partir des victoires obtenues par les grévistes. « Il faut arrêter de nous raconter des salades, disent-ils. Certes, il y a moins de cartes postales mais il y a une augmentation des petites colis et des recommandés….

Notre charge n’a donc pas diminué. Cette question du vol du temps de travail, l’ensemble des postiers et postières doivent s’en saisir. » L’opacité qui entourait le temps imparti aux diverses tâches des postiers devrait être levée. Il était jusqu’alors impossible de savoir pourquoi, par exemple, un recommandé était censé être distribué en une minute et trente secondes – un délai qui est, dans les faits, souvent impossible à respecter. Une soixantaine de CDI devraient par ailleurs être créés cette année dans le département.

Tenir 15 mois avec des fiches de paie à zéro euros

Autre victoire : le report de la réorganisation des services. Imposée à tous les bureaux de poste de France, les réorganisations transforment en profondeur les conditions de travail et de vie des facteurs en imposant une pause méridienne.

Habitués à embaucher à l’aube pour finir vers 13h30, les facteurs sont désormais obligés de faire une pause à midi et doivent revenir l’après-midi pour terminer leurs tournées. Avec une charge de travail qui augmente, plus question de prendre le temps de converser avec des personnes seules, souvent âgées, et habituées à raconter des bouts de leur vie à leur facteur.

A moins de leur faire payer ce temps. Ce point est « très important », ont déclaré les postiers qui ont signé le protocole d’accord : « Cela montre la possibilité de reporter les projets de la direction. D’autres collectifs de facteurs se battent, ailleurs en France, pour que la pause méridienne ne s’impose pas. »

Les grévistes ont rendu un hommage appuyé à tous ceux et celles qui les ont soutenus :

Collègues, amis, syndicats, usagers, avec une mention spéciale pour leur comité de soutien, qui a notamment géré la caisse de grève. Celle-ci a permis aux grévistes de tenir 15 mois avec des fiches de paie à zéro euros.

Le combat n’est pas totalement terminé. « Les procédures en justice engagées par la Poste contre quatre d’entre-eux suite à leur mobilisation en 2018 suivent leur cours, signale Evelyne Perrin, du comité de soutien. Gaël Quirante est convoqué en correctionnelle ce mercredi 3 juillet au Tribunal de grande instance de Nanterre. Nous serons à ses côtés pour le soutenir. »

Nolwenn Weiler 3 juillet 2019

https://www.bastamag.net/

Lire aussi:

« Si on reprend le boulot, on sait que ce sera pire » : 365ème jour de grève pour des postiers des Hauts-de-Seine

Facteurs en milieu rural : un métier de service public en grande souffrance

Au nom du service public postal, la longue grève des facteurs rennais

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01 juillet 2019 ~ 0 Commentaire

commana (ouest france)

vacharan

A Commana, ils s’opposent à l’extension de la ferme laitière

Associations, collectifs de défense de l’environnement, ou simples habitants, ils étaient 600, hier, venus dire non à l’extension d’une ferme laitière à Commana (Finistère).

« On croit rêver. Un tel projet dans un site classé Natura 2 000, c’est un non-sens ! » clame haut et fort Jean-Yves Kermarrec, président de l’AAPPMA Élorn (association de pêcheurs). « Nous demandons la création d’une zone de sécurité sur les 24 km2 du bassin-versant qui alimente le lac du Drennec. Nous ne sommes pas contre les agriculteurs, au contraire, plus il y en a et moins il y a ce genre de projets mortifères sur un territoire. »

Les participants à la manifestation organisée ce dimanche par Vivre dans les Monts d’Arrée, avec le soutien d’Eau et rivières de Bretagne, AAPPMA Élorn, Bretagne vivante, Force 5, le Groupe mammalogique breton et SeauS, a réuni environ 600 personnes dans le calme et la bonne humeur sur le champ de foire de Commana. Avant le rassemblement, à 15 h, un défilé d’une heure a eu lieu dans les rues du bourg.

Une ferme de 400 vaches

« Un projet de cette ampleur, malgré son importance, ne requiert qu’une simple autorisation, ce qui est incroyable, poursuit Jean-Yves Kermarrec. Un peu plus et personne n’aurait été au courant ! ». Les manifestants demandent l’arrêt du projet d’agrandissement du Gaec Tourmel. L’exploitation de 140 vaches laitières veut passer à 400 vaches,avec construction d’un méthaniseur.

Le projet se situe sur le bassin-versant qui alimente le lac du Drennec, réserve d’eau de 350 000 Finistériens, dont les Brestois, qui se remet tout juste d’une interdiction de pêche et de baignade.

Inquiétude pour les nappes phréatiques

Cet agrandissement de la ferme laitière inquiète : « Ce sera une ferme usine dont nous ne voulons pas ! » lance Yves, un habitant de Châteauneuf-du-Faou : « C’est un projet qui ne tient pas debout encore moins dans un tel endroit. Ce modèle agricole toujours plus polluant ne prend pas du tout en compte le bien commun qui est l’eau. Il privilégie l’argent. Nous sommes ici pour dire ça suffit, pensons à nos enfants. »

Le digestat produit par le méthaniseur sera répandu sur les terres environnantes, « et finira inévitablement dans les nappes phréatiques, estime Cécile Bourel du collectif Vivre dans les Monts d’Arrée. Sans compter l’utilisation croissante des pesticides dans les cultures de maïs pour alimenter le méthaniseur. De plus, nous ne sommes pas à l’abri d’un incident majeur qui mettra en péril tout le territoire, et dont les conséquences sont encore imprévisibles pour l’environnement. »

01/07/2019

https://www.ouest-france.fr/

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01 juillet 2019 ~ 0 Commentaire

rentrée (le-parisien le-huff’)

pipeau

Plus d’école fermée jusqu’en 2022, vraiment ?

Rentrée 2019 : vers la fin des petites écoles de campagne

Pour 400 établissements ruraux, c’est la dernière semaine de classe avant fermeture définitive. Elèves et enseignants seront regroupés dans des mégastructures.

Plus d’école fermée jusqu’en 2022, vraiment ? Le souhait d’Emmanuel Macron, formulé le 25 avril en conclusion du Grand débat, de ne plus voir d’école mettre la craie sous la porte « d’ici à la fin du quinquennat » était assorti d’une précision importante : « sans l’accord des maires ».La nuance est de taille et la promesse, calibrée pour répondre aux inquiétudes de Gilets Jaunes et de la France périphérique, risque de résonner étrangement après les grandes vacances.

En fait, beaucoup d’écoles fermeront pour de bon à la fin de cette dernière semaine de classe, car la décision a justement été prise par « les maires », ou les communautés de communes.
Selon une enquête du ministère de l’Education nationale, actualisée au 14 mai, 400 écoles doivent disparaître à la rentrée. Pour 150 d’entre elles, la décision relève de l’administration. Le chiffre, initialement de 186, a d’ailleurs été revu à la baisse. Toutes les autres, 250, résultent de fusions et de regroupements « préparés en concertation avec les élus », explique-t-on rue de Grenelle.

L’éloignement des villages

Dans la Somme, département rural parmi les plus concernés, « 30 fermetures sont prévues à la rentrée », compte le directeur académique de l’Education nationale (Dasen), Jean Hubac. Trois de ces décisions relèvent de l’Education nationale : il s’agit d’écoles à classe unique, fragilisées par la baisse des effectifs. Toutes les autres fermetures – 27 – sont le fait de trois communautés de communes, occupées à une vaste politique de refonte de leur carte scolaire, visant à rationaliser l’offre des maternelles et élémentaires sur leur territoire.
Conséquence de cette tectonique des plaques administrative : l’impression, pour une partie des habitants, que l’école est en train de s’éloigner. « On est en train de casser la relation sociale de nos villages avec ces cartes scolaires, qui servent d’abord à remplir les classes », déplore Dorothée Farcy, enseignante dans une école primaire et membre du bureau du syndicat Snuipp de la Somme.

Mouvement de fond

A l’assemblée des communautés de France, on fait observer les regroupements scolaires relèvent d’une tendance de fond, entamée depuis des années dans la France rurale. Les écoles de village, progressivement, se concentrent en Regroupements pédagogiques concentrés (RPC) plus modernes, bien équipés, plus faciles à gérer et moins coûteux à entretenir.
Un mouvement qui va de pair avec la réorganisation des collectivités locales, et spécialement la fusion de nombreuses communautés de communes depuis 2017, qui ont donné naissance à des territoires administratifs bien plus vastes et à des portefeuilles de compétences de plus en plus larges. Actuellement, sur les 1260 intercommunalités de France, 25 % gèrent les bâtiments scolaires, et la moitié ont désormais la charge des activités périscolaires proposées aux familles.

RPC, ce sigle qui marque la fin d’une époque

Le « regroupement pédagogique concentré », ou RPC. Ce sigle sonne le glas de nombreuses écoles de village. Au nom de la rationalité et des économies. Les RPC sont des mégastructures plus modernes, bien équipées, qui poussent dans la France périphérique pour accueillir parfois plusieurs centaines d’élèves. Rien ne dit que les enfants y sont malheureux et moins bien instruits qu’avant. Mais ils symbolisent une nouvelle fois l’éloignement des services publics et marquent la fin d’une époque. La perte de lien social, d’identité pour une commune et aussi pour une part du pays.Christel Brigaudeau 1er juillet 2019

http://www.leparisien.fr/

LIRE AUSSI:

«On charge les enfants et on repart» : bienvenue dans la France des écoles «géantes» (Le Parisien)

400 écoles rurales vont fermer contrairement à la promesse de Macron (Le Huff’)

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