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17 mai 2019 ~ 0 Commentaire

canada (alter québec)

 aim usa

American Indian Movement (USA)

Canada : le royaume de l’extractivisme

Il semble que le Canada soit impliqué dans les activités minières et les catastrophes environnementales dans Sud. Où se situent ces opérations et qui sont les principaux acteurs de l’entreprise ?

Todd Gordon : Le Canada possède la plus grande industrie extractive au monde, avec des mines en exploitation et des actifs d’exploration sur tous les continents. L’Amérique latine est la région dans laquelle les entreprises canadiennes sont traditionnellement les plus présentes. L’internationalisation de l’industrie a été facilitée par le caractère réglementaire des lois cana-diennes et, partant, par le rôle central que la Bourse canadienne a joué par le passé dans la mobilisation de capitaux d’investissement.

Les sociétés minières canadiennes les plus tristement célèbres au cours des dernières années sont peut-être Barrick Gold et Goldcorp (récemment rachetées par une société américaine), connues pour leur implication dans des violations des droits de l’homme dans plusieurs pays différents. Mais il y a beaucoup d’entreprises canadiennes, y compris des petites entreprises, dont peu de gens auraient entendu parler, impliquées dans des violations des droits de la personne.

ATC : Où sont les plus importantes confrontations avec les peuples autochtones ?

TG : Plusieurs sociétés canadiennes ont été créées au Canada sur des terres autochtones. Ici, ils ont développé leurs compétences en matière de dépossession légale et forcée, de pillage écologique et de contournement des droits des travailleurs.

Sur le plan international, des affrontements importants ont eu lieu avec des peuples autochtones au Mexique, au Guatemala, en Équateur, au Pérou, en Colombie, en Tanzanie, aux Philippines et en Papouasie-Nouvelle-Guinée, entre autres.

Une étude réalisée dans le cadre du projet Justice et responsabilité des entreprises de la faculté de droit Osgood Hall de Toronto a révélé que, pour la période 2000-2015, des entreprises canadiennes actives en Amérique latine ont été impliquées dans des affrontements qui ont fait 403 blessés.

Les sociétés extractives canadiennes et leurs bailleurs de fonds ne sont presque jamais tenus pour responsables. Ils peuvent exercer une influence dans le pays où les abus se produisent et aucune loi au Canada ne les oblige à rendre des comptes pour les actes de violence perpétrés en leur nom à l’étranger.

À l’heure actuelle, des tribunaux canadiens ont poursuivi contre deux entreprises canadiennes, l’une pour le prétendu recours au travail forcé en Érythrée et l’autre pour son implication présumée dans le viol collectif et le meurtre d’opposants au Guatemala. Les sociétés minières, pétrolières et gazières canadiennes avaient également des liens avec des paramilitaires colombiens.

En cas de catastrophe écologique, telle que des déversements de produits chimiques toxiques, l’entreprise canadienne est rarement pleinement responsable, même si elle est tenue pour responsable. Le défi le plus efficace contre les pratiques prédatrices de ces entreprises ne vient pas des tribunaux, mais des communautés autochtones qui déploient l’action directe et le sabotage. Dans certains cas, ils ont empêché l’exploitation de mines, comme en Équateur.

ATC : Quels types de mouvements et d’organisations existe-t-il au Canada en solidarité avec les mouvements indigènes résistant à ces opérations mondiales ?

TG : Les communautés autochtones sont à l’avant-garde. Les syndicats ont également joué un rôle. Il y a aussi des ONG qui ont fait un travail important de sensibilisation, organisant des tournées à l’étranger pour les Canadiens et essayant de gagner du soutien pour les luttes internationales.

Mais je ne dirais pas qu’il y a un mouvement en soi à ce stade, même si la prise de conscience s’est considérablement accrue au cours des deux dernières décennies. Le Nouveau Parti démocratique ( PS du Canada blog) et les Verts ont formulé des critiques plus cohérentes et le NPD a préconisé une réforme juridique visant les activités internationales des entreprises canadiennes. Les libéraux et les conservateurs n’ont rien fait au gouvernement si ce n’est d’émettre des platitudes autour de la « responsabilité sociale des entreprises ».

ATC : Qu’en est-il du gouvernement libéral Trudeau, avec sa rhétorique respectueuse de l’environnement et ses politiques extractivistes ?

TG : Ce sont des hypocrites qui, contrairement aux conservateurs, essaient d’offrir un vernis progressif à leurs politiques. Ainsi, par exemple, ils prétendent que le gazoduc Trans Mountain, qu’ils ont récemment acheté à Kinder Morgan et qui transportera du gaz naturel de l’Alberta jusqu’à la côte de la Colombie-Britannique via un territoire autochtone, contribuera à réduire les émissions de carbone, car l’Alberta sera plus susceptible de d’accepter des réductions d’émissions si ce pipeline est terminé.

Ils s’efforcent de parler de « réconciliation » avec les peuples autochtones et de reconnaître les injustices du passéMais à un moment donné, ils envoient des paramilitaires pour imposer un blocus sur le territoire autochtone et emprisonner des militants autochtones, comme ils l’ont récemment fait avec les Wet’suwet’en.

À l’échelle internationale, ils parlent d ‘« État de droit » et de « responsabilité sociale des entreprises ». Pourtant, tout comme leurs prédécesseurs conservateurs, ils ont refusé d’intro-duire une loi qui obligerait les sociétés extractives canadiennes à rendre des comptes pour toute violence ou destruction écologique. Les sociétés extractives canadiennes, appuyées par des investisseurs financiers canadiens (et internationaux), ont une présence mondiale importante et les libéraux appuient pleinement le secteur.

Against the Current s’est entretenu avec Todd Gordon, co-auteur (avec Jeffery Webber) de Blood of Extraction : l’impérialisme canadien en Amérique latine sur les activités minières au Canada et à l’étranger. Il est activiste socialiste à Toronto et membre du Toronto New Socialists.

Todd Gordon dimanche 12 mai 2019

http://www.europe-solidaire.org/

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16 mai 2019 ~ 0 Commentaire

pouvoir d’achat (npa)

baisse-pouvoir-achat

Pouvoir d’achat : les mensonges du gouvernement

Dans un entretien au Parisien le 8 mai dernier, Darmanin claironnait : « Plus de 95% des contribuables paieront moins d’impôts ».

Une fake news de plus pour cet habitué du mensonge, qui avait osé dire le 19 mars dernier sur LCI : « Aujourd’hui, le mouvement des Gilets jaunes a détruit plus d’emplois, et il a détruit plus de richesses que la plupart de ce que nous avons connu depuis les dix dernières années, des manifestations, des contestations, des crises économiques, c’est quand même un scandale absolu ».

En réalité, en évoquant les baisses d’impôts, Darmanin parle uniquement de la minorité de foyers (45 %) qui paient l’impôt sur le revenu, et qui seront concernés par la baisse de cet impôt annoncée par Macron le 25 avril dernier en clôture du « Grand débat ». Autrement dit, pour répondre aux Gilets jaunes, Macron a choisi de baisser l’impôt le plus juste, c’est-à-dire celui qui frappe davantage les plus riches en proportion de leurs revenus et qui épargne la moitié la plus pauvre de la population !

Un pouvoir d’achat en hausse ?

Pour financer ce cadeau aux plus aisés, Darmanin annonce qu’il faudra réduire les dépenses publiques et mettre en place « des réformes comme celles de la fonction publique, de l’assu-rance chômage, de l’audiovisuel public ou encore des mesures qui incitent à travailler plus longtemps nous permettront de ne pas creuser le déficit ».

Et pour couronner le tout, il annonce également la suppression de la taxe d’habitation pour les 20 % des ménages les plus aisés qui la paient encore. Autrement dit, après les concessions de décembre dernier où Macron a vraiment eu peur, le gouvernement maintient son véritable cap : faire des cadeaux aux plus riches et démanteler les acquis sociaux.

Face à un gouvernement qui n’a rien à envier à Trump dans le domaine de la « post-vérité », il est important de rétablir les faits.

En décembre 2017, l’Insee avait osé affirmer que les mesures du budget 2018 allaient baisser le pouvoir d’achat début 2018, et le gouvernement avait alors attaqué l’institut. Depuis, les faits ont entièrement donné raison à l’Insee, puisque le pouvoir d’achat a baissé de 0,6 % début 2018…

Dans une toute récente étude1, l’Insee établit que les mesures fiscales du gouvernement ont eu un impact négatif sur le pouvoir d’achat des ménages entre janvier et octobre 2018 : les légers gains liés à la bascule des cotisations vers la CSG sont inférieurs aux pertes liés à la hausse des taxes sur l’essence.

Surtout, ces hausses de taxes ont frappé davantage les ménages les plus pauvres, surtout dans la ruralité. Et même si le gouvernement a suspendu en 2019 les hausses de taxes sur l’essence, ce n’est pas le cas des autres taxes sur la consommation (comme celles sur le tabac) ou des tarifs réglementés (hausse de 6 % du tarif EDF en juin).

Augmentation du coût d’une vie décente plus rapide que l’inflation officielle

Il est important de ne pas fétichiser l’indicateur officiel du pouvoir d’achat (revenu disponible moyen des ménages déflaté par l’indice moyen des prix à la consommation). D’une part, il faudrait distinguer les dépenses « contraintes » (loyers, alimentation, transports, carburant, santé…) et les dépenses « compressibles » (loisirs, restaurants…).

On s’apercevrait alors que la part des dépenses contraintes est beaucoup plus forte chez les plus pauvres, et donc que les inégalités sont beaucoup plus fortes que ce qu’indiquent les indicateurs officiels si on excluait ces dépenses très peu compressibles.

D’autre part, une étude de l’Institut de recherches économiques et sociales2 montre que le coût des budgets types (panier de consommation permettant à une famille avec enfants de vivre décemment) élaborés par l’Union nationale des associations familiales a augmenté deux fois plus vite que l’indice des prix à la consommation de l’Insee sur la période 2010-2018.

Autrement dit, le coût d’une vie décente augmente bien plus vite que ce qu’indique l’indice de prix officiel à partir duquel l’Insee calcule l’évolution du pouvoir d’achat. Jusqu’au début des années 1980, la CGT construisait et médiatisait un indicateur fondé sur les budgets types : elle y a malheureusement renoncé…

Gaston Lefranc Jeudi 16 mai

https://npa2009.org/

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13 mai 2019 ~ 0 Commentaire

argentine troc (à l’encontre)

argentine

Argentine. Le retour du troc. Stratégies pour survivre pendant la crise

Les échanges de biens sans l’intermédiaire monétaire (troc) se développent dans les quartiers populaires de la province de Buenos Aires, où inflation et chômage ont mis les produits de première nécessité hors de portée des revenus des couches populaires.

Des aliments, des vêtements et même des médicaments sont échangés sur les réseaux sociaux par des groupes comptant des milliers de participants.

«Change contre des couches… Reebok 42, j’y serai tout à l’heure à 14h», «Echange lait, date de péremption février 2020 contre liquide vaisselle, demain à 14h dans la grille grise du Mc Do», «Doudoune pour fille de 1 à 2 ans, taille 5, neuve, échange contre 1 kg de fromage, lundi 14h à Mac Lafe».

Le groupe «Troc sans argent uniquement contre nourriture, Laferrere, Mac et Ouest, Catán, Casanova», a débuté en février 2016 en tant que groupe Facebook entre amis et voisins de La Matanza, le «partido» (sous-division administrative dans la province de Buenos Aires) le plus peuplé de la province de Buenos Aires.

Depuis les premières augmentations des prix à la consommation et depuis les premiers licenciements effectués par le gouvernement de Mauricio Macri, ils ont mis au point un moyen d’échanger des produits sans avoir recours à de l’argent.

Aujourd’hui, cet espace virtuel compte plus de 41 000 participant·e·s. C’est l’un des plus grands de la banlieue. Pour la plupart, ce sont des femmes aux emplois précaires, des chômeuses ou des domestiques qui développent ces formes d’économie de subsistance dans différents coins de la province de Buenos Aires.

Expulsées des supermarchés à cause de la hausse des prix, elles échangent ce qu’elles ont afin de pouvoir manger ou pour pouvoir faire le ménage: elles proposent des vêtements ou des services contre des nouilles, du riz, des produits de nettoyage, des biscuits, des œufs, du lait en poudre ou des couches.

Les groupes de troc se sont multipliés sur Facebook partout dans la banlieue au cours des trois dernières années. Il suffit de mettre dans le réseau social «échange de marchandises» pour que des groupes apparaissent dans les différents partidos de Buenos Aires.

Pour les participants, il s’agit bien plus que d’un réseau de distribution de ressources matérielles: c’est un lieu de rencontre en temps de crise. À Quilmes, ils ont créé le groupe Trueke Manos Unidas, qui facture 10 pesos la place.

Les échanges ont lieu dans le centre sportif de quartier de Solano. Le groupe Cambio de Mercaderías Todas Unidas de San Miguel et José C Paz a commencé avec cinq personnes et réunit à présent plus de 40 000 femmes.

Chaque groupe a ses propres règles: certains ont des administrateurs, d’autres font des tirages au sort, plusieurs limitent le nombre de produits pouvant être échangés. Ils ont tous quelque chose en commun, à savoir l’Argentine en crise: il n’y a pas d’argent dans ces échanges.

(Article publié dans l’hebdomadaire Brecha, le 10 mai 2019; traduction A l’Encontre)

Alencontre le 12 – mai – 2019 María Florencia Alcaraz

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11 mai 2019 ~ 0 Commentaire

urgences (rp)

« Ils ont fermé 100.000 lits en 20 ans ». La colère des personnels des urgences hospitalières

La colère des personnels des urgences hospitalières, dont le mouvement a démarré le 18 mars, gagne de plus en plus d’hôpitaux : « Ils ont fermé 100.000 lits en 20 ans. Donc les gens restent sur des brancards alors qu’ils payent le prix d’une chambre, ils n’ont pas les soins qu’ils devraient avoir ! »

https://www.revolutionpermanente.fr/

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10 mai 2019 ~ 0 Commentaire

armements (npa)

yemen

Course aux armements, capitalisme mondialisé et montée du militarisme

L’année passée a vu les dépenses militaires mondiales augmenter de 2,6 %, pour atteindre 1 620 milliards d’euros, selon l’Institut international de recherche sur la paix de Stockholm (Sipri), qui a publié ces chiffres la semaine dernière.

En hausse pour la deuxième année consécutive, ce budget atteint ainsi son plus haut niveau depuis 1988. Une nouvelle démonstration qu’après la chute du mur et l’effondrement de l’URSS, le triomphe, à l’échelle mondiale, du capitalisme, du marché et de la concurrence effrénées, ne pouvaient déboucher que sur une instabilité et des ­tensions exacerbées.

America first !

Avec une augmentation de 4,6 %, les États-Unis représentent à eux seuls 36 % de ces dépenses, suivis par la Chine (14 %, en hausse de 83 % depuis 2009). La France arrive en cinquième position avec un budget de 57,16 milliards d’euros. Elle passe devant la Russie (54,5 milliards)…

En 2018, les États-Unis ont dépensé plus de deux fois et demi le budget militaire de la Chine, et plus de dix fois celui de la prétendue grande menace que représenterait la Russie. 

Alors que leur poids dans l’économie mondiale diminue, les USA entendent bien rester la première puissance militaire, main dans la main avec leur allié, l’Arabie saoudite, qui occupe le troisième rang avec 60,5 milliards d’euros. Sans oublier Israël… Depuis plus de quatre ans, l’Arabie saoudite mène sa sale guerre contre le Yémen avec des armes fournies par les USA et la France contre une population sans défense, semant la mort et la famine. Les dépenses militaires au Moyen-Orient ont augmenté de 6,2 %, et représentaient 5,2 % du PIB de la région, alors que dans aucune autre région du monde elles ne dépassent 1,8 % du PIB.

Instabilité et tensions mondiales

Après le Moyen-Orient, c’est en Asie que les tensions militaires sont le plus fortes. La guerre commerciale des USA contre la Chine se double d’une compétition militaire. La Chine est désormais sur ce terrain aussi la deuxième puissance mondiale. L’Inde vient en quatrième position avec 3,1 % de hausse pour atteindre 59 milliards d’euros.

Boostés par la pression des USA par le biais de l’Otan – dont les 29 membres ont réalisé la moitié des dépenses mondiales l’an dernier – face à la Russie, plusieurs pays d’Europe ont aussi fortement augmenté leurs dépenses, comme la Pologne (+ 8,9 %) ou l’Ukraine (+ 21 %).

À l’opposé, les dépenses militaires des pays africains continuent de baisser pour la quatrième année consécutive. Elles représentent 2,2 % des dépenses militaires mondiales. Le Nigeria et l’Afrique du Sud (18 % de hausse) y sont les principales puissances militaires, mais des petits pays comme le Burkina Faso ou le Zimbabwe se trouvent entraînés dans cette dévastatrice et ruineuse escalade militariste.

Un marché sans limite

Les affaires des marchands de canons sont florissantes et ont de solides perspectives. Un tiers du marché est entre les mains d’entreprises US. La Russie reste à la deuxième place, avec 25%  des exportations mondiales. La France occupe quant à elle 5,6 % du marché.

La Chine parvient au troisième rang.

Ses exportations ont augmenté de 88 % par rapport à la période de 2006-2010, même si elle n’occupe encore qu’une faible part du marché. Les exportations militaires d’Israël, le pays le plus militarisé du monde, ont augmenté de 40 % en 2017.

Au cours des trois dernières décennies, les États ont englouti plus de 41 000 milliards de dollars dans ces arsenaux de mort et de destruction. Cette fuite en avant militariste, nourrie par la logique de crise de la valorisation du capital et par la concurrence acharnée qui oppose les nations, participe d’un état de guerre permanent dont il serait illusoire de croire qu’il ne pourrait pas déboucher sur des conflagrations majeures.

La paix est dans le camp des travailleurEs du monde…

Yvan Lemaitre  Jeudi 9 mai 2019

https://npa2009.org/

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09 mai 2019 ~ 0 Commentaire

9 mai en bretagne

servive public
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Finistère
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Morlaix. 200 personnes pour la défense de la fonction publique (Le Tél)

Côtes d’Armor:

Lannion. 350 personnes contre la «casse du service public» (OF)

Lannion. 350 manifestants pour la fonction publique (Le Trégor)

Saint-Brieuc. Plus de 800 personnes dans les rues pour défendre la fonction publique (OF)

Morbihan:

Lorient. La colère monte parmi des agents de la Ville (OF)

Lorient: 1 200 personnes pour défendre la fonction publique (Le Tél)

Ile et Vilaine:

Assia Chartres-de-Bretagne: ras la blouse ! (Lutte Ouvrière)

Rennes : des milliers de manifestants pour la défense des services publics (FR3)

Loire Atlantique:

Saint-Nazaire: 500 manifestants contre la loi sur la fonction publique (OF)

Nantes. Appel à la grève de la fonction publique (OF)

Lire aussi:

L’ « école de la confiance » de Blanquer veut recruter encore plus d’enseignants précaires et sous-payés (Bastamag)

Grève des fonctionnaires. Les cinq points de friction de la réforme (OF)

Fonction publique : les raisons de la colère (Lutte Ouvrière)

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06 mai 2019 ~ 0 Commentaire

câble (ecologistas en accion)

 LOPE-24-BAJA

Le câble de Tarifa contribue au réchauffement climatique de la planète

Ecologists  en Action, dénonce la « transformation » du « câble de Tarifa » – ligne d’interconnexion électrique de 400 000 volts entre l’Europe et l’Afrique. Lorsque ce projet a été lancé, il était justifié de dire qu’il s’agissait de « développer » le Maroc, car l’électricité devait parvenir dans ce pays par son intermédiaire, ce qui contribuerait à la sécurité énergétique…

De nos jours – en réalité – le câble de Tarifa sert au Maroc à vendre de l’énergie «sale» à l’Espagne.

Énergie que le « pool électrique espagnol » achète car elle est moins chère que ce qui est produit ici, puis ils la vendent plus chère aux consommateurs espagnols. Le problème c’est que l’éner-gie produite au Maroc et transportée ici est générée par la combustion du charbon, l’un des principaux producteurs de CO2.

Paradoxe: les centrales thermiques du pays – telles que la centrale thermique de Los Barrios – s’arrêtent une bonne partie de l’année (elles sont actuellement en arrêt) parce qu’elles ont dépassé le quota d’émissions de CO2 qui leur est attribué, mais qu’elles importent une énergie, produisant des quantités supérieures de CO2. Cela s’appelle du cynisme.

Au cours des années 2017 et 2018, l’Espagne exportait 5 690 GWH et 3 515 GWH. Entre novembre 2018 et février 2019, la tendance s’est inversée et 443 GWH ont été importés du pays voisin, principalement de la centrale thermique de Safi d’une puissance de 1 400 MW.

Le CO2 provoque les mêmes dommages que le CO2 provenienne d’une cheminée de Los Barrios ou de Casablanca. Ce CO2 contribue globalement au réchauffement de la planète. Et la réduction des émissions de CO2 n’est pas seulement une priorité pour le mouvement écologiste, mais pour l’ONU (On n’en attend rien blog)

Une des raisons pour lesquelles Ecologistas en Acción s’était opposée à l’installation de ce « câble de Tarifa » à l’époque, était que cela servirait à exporter de l’énergie moins chère du Maroc. Nous étions accusés de ne pas soutenir, de nous opposer au développement du Maroc…

Ce n’est pas que nous ayons la vocation de diseuses de bonne aventure, mais la question était d’une clarté évidente. Nous importons de l’énergie marocaine qui contribue au réchauffement de la planète, de sorte que le « pool électrique espagnol » augmente ses profits en achetant une énergie moins chère que celle produite ici et en la vendant à un prix comparable à celui qu’elle a produit ici.

À notre avis, il est temps de repenser non seulement l’expansion de cette installation, mais également de remettre en question l’installation elle-même. Nous nous sommes adressés au ministre de la Transition écologique pour exiger:

Une explication de cette réalité, à un gouvernement qui est présumé vert.

Paralyser les futures extensions de ce câble.

Immédiatement paralyser l’importation d’énergie sale en provenance du Maroc.

La solution passe par une consommation d’énergie inférieure

Que cette énergie provienne des formes renouvelables non polluantes: photovoltaïque, éolien…

Que les centres de production et de consommation soient aussi proches que possible.

https://www.ecologistasenaccion.org/

Lire aussi:

Ecologistas en Acción: La rupture du «câble de Tarifa» déverse 29.000 litres de liquide «toxique» dans le détroit (La Dépêche.ma)

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06 mai 2019 ~ 0 Commentaire

déserts (jdd)

carte

https://www.lejdd.fr/

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03 mai 2019 ~ 0 Commentaire

éducation (alternative libertaire)

Blanquer-dinosaure

Éducation : Nos écoles, nos choix !

Blanquer, notre cher ministre réactionnaire, voit désormais se dresser contre lui un front qui va des lycées au primaire. Un aspect important mais rarement analysé de sa politique est son caractère autoritaire  : dans les écoles, ce sont des pratiques autogestionnaires précieuses qui sont menacées.

Début avril, à l’occasion d’une journée de grève, les école primaires rejoignent le secondaire dans la lutte, avec des taux de grévistes qui vont de 30 % en moyenne dans certaines acadé-mies à 70 % à Paris.

En effet, à la triste perspective d’une casse du lycée public engagée par Blanquer, le projet de loi pour l’école de la « confiance » (sic) ajoute la mise à sac de l’école. D’une part, l’article 6 de la loi devrait conduire à la fermeture d’écoles rurales à l’occasion de leur regroupement et de leur rattachement aux collèges; d’autre part il s’accompagne d’une baisse drastique des recrute-ments dans la plupart des académies pour l’année à venir; mais au-delà de cette traditionnelle baisse de moyens, Blanquer avance aussi un projet de mise au pas des enseignantes et enseignants de l’école publique.

L’article 1 de la loi prévoit déjà un devoir d’exemplarité des personnels de la communauté éducative, ainsi sommés de ne pas dénigrer publiquement les réformes qu’ils et elles subissent. Mais surtout, le passage du primaire sous la tutelle des collèges implique de fait la suppression des directeurs et directrices d’école et la fin de ce qu’il reste d’autogestion dans les écoles maternelles et élémentaires.

En effet, pour le moment, les enseignants et enseignantes du primaire sont encore éloignés de leur supérieur.e direct (géographiquement et moralement), qu’ils et elles ne voient que spora-diquement. La liberté de décision et d’organisation persiste encore grandement au sein des conseil des maîtres et maîtresses, instance décisionnaire de l’école.

Dans de nombreuses classes, aujourd’hui, les élèves expérimentent l’autogestion au quotidien  

Assemblées de classe, décisions collectives, régulation des échanges, gestion des conflits. Ce sont les enseignantes et enseignants qui impulsent cette dynamique et qui réussissent à faire vivre une réelle démocratie dans les classes.

Loin des instances pseudo-démocratiques que représentent les conseils d’administration et les conseils de vie lycéenne dans le secondaire, les maîtres et maîtresses du primaire décident collectivement de l’organisation de l’établissement et peuvent, par exemple, créer avec les élèves un fonctionnement fédéral au sein d’une école, ou régler la vie de l’école en fonction de leurs besoins (gestion financière, organisation des récréations, commande de matériel, etc.).

Il n’y a d’ailleurs pas besoin d’être un enseignant ou une enseignante experte dans les péda-gogies alternatives  : les apports des pédagogies autogestionnaires de Célestin Freinet ou Francisco Ferrer ont été très importants et on les retrouve encore dans les pratiques de pédagogies plus traditionnelles.

Une tradition d’autogestion à l’école

Dans la gestion de l’école primaire, les directeurs et directrices occupent actuellement trois missions complémentaires: animation des équipes pédagogiques en assurant la coordination de l’équipe enseignante, gestion des tâches administratives de l’école et gestion de la liaison avec les familles, la collectivité, etc.

Le conseil des maîtres et maîtresses est le seul moyen de prendre une décision concernant l’école et généralement, celles-ci se prennent au terme de débats et discussions, souvent au consensus. La salle des enseignantes et enseignants est un vrai lieu d’échange et non pas un simple lieu de fonctionnement  !

La mission de direction n’a jamais institué de chef.fe au pouvoir discrétionnaire. Les ensei-gnantes et enseignants doivent rester au cœur des écoles et décider collectivement de tout  : date de la kermesse, refus collectif d’une demande administrative, gestion collective des élèves en situation difficile, etc. Même si les attaques administratives sont de plus en plus nombreuses, rares sont les inspecteurs et inspectrices qui s’immiscent dans la gestion interne d’une école.

Les ministres sont bien déterminés à faire sauter ce dernier verrou qui leur est une épine dans le pied

A l’image des refus massifs et collectifs par les instits des évaluations nationales de CP et CE1 en début d’année scolaire et en mars dernier. Depuis longtemps, on cherche à ce que les ensei-gnantes et enseignants ne soient plus acteurs de leur pédagogie mais bien valets d’une école triant les élèves dès la maternelle. L’annonce de la création d’établissements publiques des savoirs fondamentaux (EPSF) a littéralement mis la corde au cou des conseils des maîtres et maîtresses en introduisant la possibilité de devoir référer directement à une hiérarchie surplom-bante, supprimant ainsi toute existence administrative des écoles et ouvrant la voie à des techniques de management pilotées depuis les collèges.

Le retour des chef.fes

Cette logique de caporalisation du primaire explique en partie l’entrée en lutte spectaculaire des écoles primaires, la stratégie des écoles mortes, rendue possible par le soutien des parents d’élèves, etc… même si les équipes syndicales peinent encore à susciter une grève reconduc-tible avant la prochaine journée d’action ponctuelle du 9 mai, alors que le texte doit repasser devant l’Assemblée début mai.

Comprendre cette logique autoritaire permet aussi d’éclairer une des consé-quences importantes de la réforme du lycée et du bac

C’est aussi la solidarité des équipes qui est visée. Des lycées en concurrence pour un segment du marché éducatif, les spécialités remplaçant les séries qui étaient jusqu’ici les mêmes partout en France, verront les équipes entrer en concurrence entre lycées mais aussi au sein d’un même lycée, chaque discipline devant recruter suffisamment d’élèves pour leur spécialité pour éviter qu’elle ne ferme à la rentrée. Dès lors, l’autorité des chef.fes d’établissement, déjà ample, disposera d’autant de leviers de chantage et de division face à des équipes enseignantes désunies.

Andy (AL Lyon) et Marco (AL 36) 2 mai 2019

http://alternativelibertaire.org/

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02 mai 2019 ~ 0 Commentaire

europe 2 (anti-k)

europe bateau

Le traumatisme qu’a été le référendum de 2005 relatif au Traité constitutionnel européen.

À l’époque, à l’issu d’un débat extrêmement vif, les électeurs avaient largement rejeté le projet de traité. Or, l’objet du référendum était justement de faire avaliser par la population l’ensemble de l’architecture néolibérale qui avait été négociée furtivement au cours des années précéden-tes. Face à ce refus, les parlementaires avaient repris la main en ratifiant le traité de Lisbonne deux ans plus tard, un traité pratiquement identique à celui qui avait été rejeté par les électeurs.

Peut-il y avoir démocratie lorsque des règles élaborées en dehors de tout contrôle démocratique (c’est le cas notamment des nombreuses jurisprudences de la Cour de justice de l’UE), priment sur les lois nationales ? Concernant les revendications économiques et sociales (hausse du SMIC, développement des services publics, hausse des retraites, fiscalité plus juste, etc.), elles sont hors d’atteinte également.

Certes, les traités européens n’interdisent pas directement à la France d’augmenter le salaire minimum ou de rétablir l’ISF. Mais l’organisation économique de l’Union Européenne met le système social et fiscal français en concurrence directe avec ceux des autres pays européens. Dans un tel environnement, décider d’augmenter le SMIC ou de taxer le capital c’est risquer de voir les investissements fuir dans un autre État membre.

C’est d’ailleurs tout le pari fait par Emmanuel Macron. Il a souhaité faire de la France une écono-mie attractive pour les capitaux étrangers. D’où une politique fiscale et sociale extrêmement favorable aux employeurs qui s’est traduite notamment par les ordonnances travail prises au tout début de son mandat, mais aussi par la baisse de l’impôt sur les sociétés.

 Les maux dont souffre l’Union européenne semblent trouver leur source en 1986 avec l’Acte unique européen. Pourriez-vous nous rappeler le contenu de ce texte et nous expliquer dans quelle mesure il signe le début des ennuis ? 

David Cayla & Coralie Delaume : Une partie du problème remonte plus loin que ça, aux années 1960. A cette époque, dans la France gaulliste, deux visions de l’Europe se sont affrontées : une vision « intergouvernementale » et une vision « supranationale ». Les gaullistes portaient la première. Ils voulaient bâtir une « Europe des nations » respectueuse des souverainetés natio-nales, indépendante des États-Unis et du bloc de l’Est, une Europe qui s’affirmerait peu à peu comme une entité géostratégique forte, et dont l’objet aurait été la coopération dans les domai-nes des Affaires étrangères et de la Défense. Ce fut l’objet des deux « plans Fouchet » successifs, que de Gaulle échoua à faire adopter par les partenaires de la France.

L’autre vision était celle des « Pères fondateurs », notamment celle de Jean Monnet.

Ce dernier désirait une Europe en surplomb des nations, dans le but de bannir l’influence des « nationalismes » du continent. Cette vision était celle d’une fédéralisation progressive et furtive, qu’on espérait pouvoir faire avancer sans que les peuples ne s’en aperçoivent, et sans leur demander leur avis. C’est cette seconde vision qui a triomphé.

Elle a donné l’Europe de l’économie et du droit que nous connaissons, ce grand édifice technocratique à cheval entre l’organisation internationale, l’État fédéral et l’Empire. Certains européistes concèdent d’ailleurs le caractère partiellement impérial de l’UE. Bruno Le Maire vient de faire paraître un livre sur l’Europe qui s’intitule « Le nouvel Empire ».

Quant au fédéralisme partiel, il s’incarne dans un certain nombre d’institutions indépendantes supranationales telles la Cour de justice de l’UE ou la Banque centrale européenne. Cette dernière gère une véritable monnaie fédérale, l’euro, mais de manière technocratique et hors du contrôle des autorités politiques et des citoyens. Le fonctionnement de l’euro illustre assez bien cette Europe en surplomb qui se méfie de la démocratie.

Bref, un mauvais départ avait déjà été pris pour l’Europe.

Pourtant, dans le domaine économique, des marges de liberté persistaient à l’échelon natio-nal. Jusqu’à la fin des années 1980, la France pouvait mener une politique industrielle autono-me en finançant de grands projets industriels nationaux tels que le TGV, ou internationaux tels Airbus (dont le consortium regroupait des pays non membres de la CEE, il faut le rappeler).

En 1986, un tournant très important est pris avec la signature de l’Acte unique.

Jusqu’à cette date, la CEE s’était peu immiscée dans les politiques économiques nationales, à l’exception de la politique agricole commune. À une époque encore relativement protectionniste, le tarif extérieur et le marché commun garantissaient aux industriels de chaque pays un débou-ché intérieur suffisant pour leur développement ainsi qu’une certaine protection vis-à-vis des pays tiers.

La création du marché unique et le renforcement du libre-échange dans les années 1990 vont changer la donne. Alors que le marché commun permettait la libre circulation des marchandises, le marché unique instaure le régime dit des « quatre libertés ». À la libre circulation des marchandises s’ajoute celle des services, des capitaux et du travail.

La libre circulation des services bouleverse le fonctionnement des services publics.

Auparavant, ces derniers étaient rendus par des entreprises d’État fonctionnant en monopole. Or, le principe de libre prestation de service implique la fin des monopoles publics. De même, afin que la concurrence ne soit pas faussée, les aides d’État sont interdites pour tout ce qui relève du secteur marchand. Les subventions ne sont justifiées que si elles compensent les coûts des « services d’intérêt généraux ». Mais impossible de réserver ces prestations à des entreprises d’État. Là aussi, le principe de concurrence domine. Ainsi, n’importe quel entre-preneur doit pouvoir produire des services publics et toucher les subventions compensatoires qui leurs sont attachées.

La libre circulation du travail se traduit, dans les années 1990, par la création de l’espace Schengen qui interdit les contrôles aux frontières, et par l’organisation du détachement qui permet à un salarié de travailler dans un autre pays européen en restant officiellement résident de son pays. Le détachement met en concurrence des salariés en permettant aux employeurs de payer les cotisations sociales du pays d’origine, souvent bien plus faibles que celles du pays où ils travaillent.

Enfin, la libre circulation du capital permet à l’épargne d’aller s’investir dans le pays qui promet la rentabilité la plus élevée.

C’est ce principe de libre circulation du capital qui est à l’origine des politique d’attractivité. Pour attirer investissements et emplois sur son territoire, il faut garantir aux investisseurs le taux de profit le plus élevé possible. La création de l’euro en 1999 participe de cette logique en créant un vaste marché financier pan-européen contrôlé par la Banque centrale européenne (BCE) dans lequel s’impose la loi du profit maximal.

En somme, le marché unique a établit les règles d’une concurrence qui se veut parfaite et qui en son nom s’oppose à toute intervention publique.

Ainsi, les États sont privés non seulement de leurs politiques commerciales (compétence exclusive de l’UE), mais également de leur politique monétaire (déléguée à une BCE indépendante), de leur politique de change (puisqu’ils sont membres de l’euro et qu’ils ne peuvent plus dévaluer), de leur politique budgétaire (qui doit tendre vers l’équilibre et qui est sous étroite surveillance de la Commission) et de leur politique industrielle (puisque toute aide publique est contraire au principe de libre concurrence).

En imposant le respect des mêmes règles à un ensemble de pays dont les situations écono-miques sont très différentes, le marché unique a accentué les déséquilibres et a privé les États de la capacité de mener des politiques économiques compensatoires. Ainsi la Grèce, qui se trouve en périphérie de l’UE et éloignée des grands centres industriels européens devrait se soumettre aux mêmes règles que l’Allemagne, laquelle bénéficie d’une histoire industrielle sans équivalent en Europe et d’infrastructures économiques bien plus performantes que celles de la Grèce et dont elle a hérité. (Extrait)

https://www.anti-k.org/

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Europe 1 (Anti-k)

 

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