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05 décembre 2017 ~ 0 Commentaire

smic (anti-k + le monde + le huff’)

les aides

Smic : un rapport préconise la fin de la revalorisation automatique

On connaît bien maintenant les techniques pour dresser un écran à la réalité, des rapports sociaux et de l’accroissement sans limites des inégalité

Faire établir un soit disant « rapport » par des soit-disant « experts » réunis pour le rédiger pour le compte des puissants qui les paient très bien. Un « rapport » veut donner l’impression du fruit d’un travail collectif et métho-dique.

Il sera repris tel quel par des journalistes paresseux pour miner les revendi- cations sociales et  contredire « l’idéologie » qui les nourrit par des données pseudo objectives, présentées comme des « informations choc ».

Les « rapports », les « colloques » et autres « missions d’étude », il suffit de savoir qui les paient pour comprendre quels intérêts ils servent sous couvert de vérités scientifiques.

Si la réaction sociale est trop vive, on affirmera qu’il ne s’agit que d’une «étude », les éléments qui la contiennent seront alors, mis en place, plus tard, petit à petit, à la faveur de l’effet  d’annonce médiatique qui a permis de fissurer la résistance.

Pour oser écrire que « la revalorisation automatique du smic, tend à pénaliser  l’emploi des personnes les plus fragiles », pour expliquer encore qu’il faut s’ali- gner sur les plus faibles pour tirer vers le bas celles et ceux qui sont juste au- dessus, pour prendre l’exemple des sociétés les moins disantes pour dégrader et raboter les normes des autres, il faut y mettre un sacré « emballage ».

LR  05.12.2017

http://www.anti-k.org/

Lire l’article sur « Anti-k »

Lire aussi:

La revalorisation du smic « est une question sociale et non une question technique » (Le Monde)

Smic: un rapport préconise la fin de la revalorisation automatique (Le Monde)

Smic: Ces experts qui conseillent à Macron de supprimer la revalorisation automatique du salaire minimum (Le Huff’)

CGT Un rapport explosif pour dynamiter le SMIC !

Commentaire d’un lecteur du Monde:

Mais oui après avoir supprimé l’ISF et renoncé à lutter contre l’évasion fiscale, gelons les bas salaires, ils le mérite bien ces salauds de pauvres qui profitent du système pour essayer d’avoir une vie décent

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03 décembre 2017 ~ 0 Commentaire

châteaubriand bahamas (ouest france)

privileges-des-pauvres

Le Front social castelbriantais moque les propos du député Damien Adam

 Le Front social castelbriantais dans ses œuvres avec ici cette vidéo « Les chômeurs vont aux Bahamas » qu’ils ont réalisée le 1er décembre pour moquer les propos du député LREM Damien Adam. | DR

Les membres du collectif du Front social castelbriantais ont filmé et diffusé sur Youtube leur action du 1er décembre 2017. Ils se sont rendus à la Maison de l’Emploi, déguisés en chômeurs prêts à partir en vacances aux Bahamas pour moquer les propos du député Damien Adam.

Les membres du collectif du Front social castelbriantais ont signé une nouvelle action. Vendredi 1er décembre 2017, ils se sont filmés à la Maison de l’emploi de Châteaubriant, grimés en vacanciers prêts à partir, pour se moquer des propos tenus par Damien Adam, député LREM.

Le député de la première circonscription de Seine-Maritime avait déclaré au journal Paris-Normandie : « Quand vous êtes salarié et que vous voyez certaines personnes qui partent en vacances aux Bahamas grâce à l’assurance chômage, il est légitime de se dire que ce système marche sur la tête ! »

02/12/2017

https://www.ouest-france.fr/

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28 novembre 2017 ~ 0 Commentaire

junkfood (la libre belgique)

ravili

L’alimentation « low cost » coûte très cher ! 

Les prix « bas » de la grande industrie agroalimentaire ne comptent pas les conséquences environnementales et sanitaires : surpoids, diabète, maladies cardio-vasculaires, etc. Retrouvons la cuisine, la convivialité et le plaisir des saveurs.

Il est décidément plus facile d’annoncer des bonnes résolutions que de les mettre en œuvre. En dépit d’engagements répétés à réduire la pauvreté, près d’un quart de la population en Europe – 117 millions de personnes – se situe en risque de pauvreté en 2016. Or c’est d’abord sur les achats alimentaires, seul poste du budget du ménage relativement compressible, que les ménages les plus précaires tentent d’économiser. Et quand cela ne suffit plus, ils se tournent en dernier recours vers les organisations caritatives : en Belgique même, le recours à l’aide alimentaire a augmenté de 17,3 % entre 2013 et 2016 (1).

Familles à faible revenu

Un régime alimentaire sain reste hors de portée pour beaucoup de familles à faible revenu. Pourtant, paradoxalement en apparence, poursuivre dans la voie actuelle, en encourageant une baisse des prix des denrées alimentaires et un meilleur accès à l’aide alimentaire, conduit à l’impasse. Des prix bas et l’aide alimentaire sont, au mieux, des palliatifs. Ce ne sont pas des solutions durables.

Depuis cinquante ans, on a prétendu répondre aux attentes des familles les plus défavorisées en encourageant une production alimentaire de masse :

l’alimentation « low cost » a fonctionné comme le substitut de fait de politiques sociales plus robustes, qui auraient pu protéger les ménages les plus pauvres de la pauvreté alimentaire. Or cette approche s’avère être un échec patent. Les dimensions qualitatives de l’alimentation ont été négligées au nom de la réduction des coûts, et ce sont ces ménages qui paient aujourd’hui le prix exorbitant de ces choix.

L’alimentation « low cost » a en fait un coût exorbitant, aussi bien pour les consom-mateurs qui en dépendent que pour la collectivité.

Les perturbateurs endocriniens présents dans l’alimentation – en raison des pesticides utilisés dans l’agriculture conventionnelle, des emballages utilisés, des hormones de croissance dans l’élevage industriel, ou des préservateurs – coûtent 217 milliards d’euros par an aux pays de l’Union européenne, l’équivalent de 1,48 % du PIB européen, ou 428 euros par an et par personne.

La consommation de produits alimentaires fortement transformés par des processus industriels explique largement l’explosion des taux d’obésité (51,6 % de la population européenne est en surpoids ou obèse), et donc des maladies non-transmissibles – diabètes, maladies cardio-vasculaires, cancers gastro-intestinaux – qui y sont liés, dont le traitement représente 80 % des coûts en soins de santé dans l’UE.

Les prix « bas » de la grande industrie agroalimentaire ne le sont que parce que ce que les économistes appellent les « externalités négatives » ne sont pas répercutées sur le prix des produits sur les rayons des supermarchés – mais ce que le consommateur ne paie pas à la caisse, il le paiera en tant que contribuable, pour effacer les conséquences environnementales et sanitaires de ce modèle.

Pas que subsidier les fruits

Alors oui, il faut rendre plus abordables les produits issus de l’agriculture biologique, obliger les filières de production agroalimentaire industrielle à prendre en compte les coûts que leur manière de produire imposent à la collectivité, subsidier la production de fruits et légumes et en faciliter la distribution par des investissements dans la logistique.

Mais cela ne suffira pas. Car, si on laisse de côté la particularité des filières certifiées « bio », manger sainement, en cuisinant des produits frais, notamment des légumes, et en modérant sa consommation de fritures, de confiseries et de viande rouge, ne coûte pas nécessairement plus cher.

Cela demande, en revanche, du temps et de l’organisation, dont les personnes au statut le plus précaire, qui enchaînent parfois plusieurs petits boulots sur la journée et que de lon- gues navettes séparent parfois de leur lieu de travail, ne disposent pas toujours. Cela exige aussi un savoir-faire culinaire en voie de disparition rapide. Et cela suppose une motivation qu’il n’est pas toujours facile de trouver quand l’on vit seul, ou en famille monoparentale, surtout lorsque les membres de la famille ont des horaires différents et variables.

La pauvreté alimentaire, c’est une question de pouvoir d’achat, mais c’est aussi une question de mode de vie, d’équilibre entre vie familiale et vie professionnelle, et d’informa- tion. Et, autant que le pouvoir d’achat en tant que tel, la géographie de la distribution importe : bien que l’on ne puisse sans doute pas évoquer, en Europe continentale, ces « déserts alimen- taires » qui caractérisent certaines villes d’Amérique du Nord ou de Grande-Bretagne, il y a des quartiers moins bien desservis tels que certains quartiers du centre de villes de taille moyenne telles que Liège, ou de villages de campagne (2), où il est difficile de trouver des produits frais, variés et de qualité (3).

Une question de civilisation

L’accès de tous et de toutes à une alimentation adéquate suppose une meilleure protection sociale et des salaires décents, pour lesquels une politique de bas prix et l’aide alimentaire ne sauraient constituer des substituts.

Mais il faudra davantage encore. Pour sortir de la culture alimentaire que cinquante années de productivisme ont façonné, transformant nos goûts et jusqu’à nos manières de table, il faudra davantage qu’une réorientation des subsides, une utilisation intelligente de l’outil fiscal, et quelques campagnes d’information. Il faudra faire de l’alimentation une question de civili- sation. Réapprendre à cuisiner. Se rappeler que les repas sont un moment de convivialité. Retrouver le plaisir des saveurs. Renouer le lien social, à travers la cuisine et l’alimentation.

Bref, replacer l’alimentation comme élément de notre culture, et ne plus la voir seulement comme une nécessité physiologique.

Non pas la médicaliser, mais se la réapproprier et en faire une composante de nos modes de vie. C’est un effort de longue durée. Mais il est plus que temps que l’on aille au-delà de l’aide alimentaire et des solutions d’urgence pour les plus pauvres, pour permettre à chacun et chacune, quel que soit son niveau de revenus, son niveau d’études ou son statut professionnel, d’avoir accès à une alimentation adéquate.

Une opinion d’Olivier De Schutter, rapporteur spécial de l’Onu sur le droit à l’alimentation (2008-2014) et co-président du Panel international d’experts sur les systèmes alimentaires durables (IPES-Food)

 jeudi 23 novembre 2017

http://www.lalibre.be/

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15 novembre 2017 ~ 0 Commentaire

budget (bastamag)

feminsite

Droits des femmes: «Grande cause nationale » mais budget minuscule

Le téléphone n’arrête plus de sonner. Suite aux révélations du New-York Times accusant le producteur Harvey Weinstein de harcèlement sexuel, les associations qui prennent en charge les appels des victimes travaillent à flux tendu.

Au 39 19, numéro d’écoute national destiné aux femmes victimes de violences, les appels spécifiques au harcèlement sexuel au travail ont doublé.

« Mais cela fait remonter les traumatismes liés à toutes les violences sexuelles, anciennes et récentes », précise François Brié, présidente de la fédération Solidarités femmes qui gère le 39 19.

Au collectif féministe contre le viol (CFCV), qui reçoit des appels au 0800 05 95 95, « nous sommes submergées d’appels, dit Gabriella Bravo, coordinatrice administrative de l’association. À tel point que les salariées ont dû remette à plus tard la rédaction des fiches qui permettent de tracer les récits des victimes, pour pouvoir assurer un suivi d’écoute. » Leur rythme de travail est intense.

Au CFCV, les appels ont doublé en 2016, « et en 2017 ce devrait être encore plus élevé », prédit Gabriella Bravo. « Nous avons actuellement plus de demandes qui arrivent par jour que d’ordinaire par semaine, soit 5 à 6 appels quotidiens », témoigne de son côté Marilyn Baldeck, déléguée générale de l’Association européenne contre les violences faîtes aux femmes au travail (AVFT).

Une hausse en trompe l’œil

Les moyens alloués à ces structures vont-ils augmenter en conséquence ? Hélas non… du moins si l’on en croit le budget 2018 prévu pour le secrétariat d’État dédié à l’égalité entre les femmes et les hommes. La ministre en charge du secteur, Marlène Schiappa, s’est félicitée de l’augmentation de son budget, qui passe de 29,7 millions à… 29,8 millions. Soit une hausse d’à peine 100 000 euros. En pourcentage du budget total, cette « grande cause nationale » plafonne à 0,007%.

« De plus, cette augmentation n’est due qu’à un tour de passe-passe, dénonce la députée socialiste Ericka Bareigts. La hausse apparente est due à l’abondement sur l’une des actions d’une enveloppe de 2,8 millions d’euros auparavant inscrite dans un autre budget.

Le programme affiche donc, sans ce tour de passe-passe, une baisse importante. » Plusieurs actions voient diminuer leurs dotations, comme la « prévention et lutte contre la prostitution et la traite des êtres humains » qui perd 1,8 million d’euros. « Cela fait craindre aux associations une aggravation des conditions de vie des personnes se prostituant. », estime la députée.

Marlène Schiappa a par ailleurs été interpellée par le député LR des Vosges Stéphane Viry sur sa promesse d’exécuter entièrement le budget en 2018 :

« Vous nous dîtes, cette année, faîtes moi confiance, on va tout consommer. C’est la raison pour laquelle Il y aura un effet majeur (sur l’effectivité des actions en faveur de l’égalité femme-homme, ndlr). Mais quelles garanties vous avez qu’il n’y aura pas la mauvaise surprise que beaucoup ont eu en juillet dernier lorsqu’il y a eu cette réserve de précaution qui a amputé un certain nombre de crédits ? » La secrétaire d’État a répondu qu’il fallait… lui faire confiance.

L’égalité femmes-hommes, « grande cause nationale », vraiment ?

Qu’en est-il du côté du budget transversal pour l’égalité entre femmes et hommes ? Selon une analyse du site d’information Les Nouvelles News, il augmenterait au mieux de 25 millions d’euros, et non de 115 millions d’euros comme annoncé par Marlène Schiappa. Le montage comptable décrypté pourrait même aboutir à une simple stagnation de ce budget…

En 2016 déjà, le Haut conseil à l’égalité dénonçait le manque de lisibilité de ces budgets interministériels : « Il est souvent difficile de connaître avec précision la réalité des dépenses en faveur des droits des femmes et de l’égalité qui se cachent derrière de grandes enveloppes globales », regrettait le rapport.

À ces mauvaises nouvelles, il faut ajouter l’inquiétude des associations d’accueil de femmes victimes qui fonctionnent avec des emplois aidés, et le fait que les ordonnances réformant le code du travail menacent la possibilité de dénoncer les violences pour les victimes de harcèlement sexuel. L’égalité femmes-hommes, « grande cause nationale », vraiment ?

 Nolwenn Weiler 14 novembre 2017
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14 novembre 2017 ~ 0 Commentaire

rsa 93 (révolution permanente)

fuck 93

Extrême pauvreté: le PS supprime le RSA pour les allocataires de Seine-St-Denis en plein Décembre

Ce dimanche, sur la chaîne LCI, le président PS de la Seine-St-Denis a tout simplement décidé de laisser les plus précaires sans revenus en supprimant le RSA de décembre dans son département. Le prétexte pour couper un mois de salaire des plus précaires donné : interpeller le gouvernement quant à sa baisse d’allocation.

Stéphane Troussel, président PS du département de la Seine-Saint-Denis, a annoncé dans les médias qu’il ne verserait pas, alors que le département fait partie des plus pauvres de France, les 40 millions nécessaires au paiement du RSA de Décembre. Cette décision a été votée par l’assemblée départementale. D’autres départements comme le Lot-et-Garenne envisagent de faire de même.

La suppression de cette aide qui permet aux plus démunis de subvenir aux frais les plus impor- tants pour survivre (loyer, électricité, gaz, alimentation) coupe tout simplement tout revenu pour une population qui est déjà mise à mal avec la baisse généralisé des aides aux logements.

En 2004, l’Etat assurait 100% du RSA, alors qu’aujourd’hui il n’en assure que 63% en continuant de baisser le budget des départements.

Aujourd’hui cette décision toucherait environ 100 000 personnes. Au fur et à mesure du désen- gagement de l’Etat, la population la plus modeste est de plus en plus touchée par ses atta- ques. De plus, certains départements, quand bien même plus touchés que d’autres en raison d’un taux de pauvreté au-dessus de la moyenne, n’hésitent pas à couper les vivres de ces populations les plus précaires.

Alors que la baisse de l’ISF vise une minorité de la population la plus riche, l’Etat continue sa cure austéritaire (baisse des APL, fin des contrats aidés) en coupant sec les revenus des familles les plus modestes. De plus, de nouvelles politiques annoncées visant à surveiller les chômeurs laissera certainement beaucoup de familles modestes sur le carreau.

Thibault Yeamreg lundi 13 novembre

http://www.revolutionpermanente.fr/

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07 novembre 2017 ~ 0 Commentaire

paradis (alternatives économiques)

la grande evasion
Paradise Papers: Les paradis fiscaux, un problème systémique

Révélations après révélations, les paradis fiscaux apparaissent pour ce qu’ils sont : une infras- tructure clé du capitalisme contemporain. C’est ce que viennent démontrer, encore une fois, les Paradise Papers, une nouvelle enquête réalisée par le Consortium international des journa-listes d’investigation (ICIJ). Au-delà des riches et célèbres, la mondialisation ne pourrait pas fonctionner sans ces territoires, c’est ce que montre cette nouvelle exploration des circuits mondiaux d’opacité.

Une nouvelle enquête internationale

Face à la finance mondialisée, le journalisme d’investigation sait mettre ses ressources en commun (96 médias dans 67 pays mobilisés) pour nous fournir une nouvelle enquête sur les pratiques fiscales douteuses des particuliers et des entreprises. Cette fois, c’est par l’intermé- diaire d’une analyse des comportements du cabinet d’experts Appleby, fournisseur interna-tional de services fiscaux depuis plus d’un siècle. S’y ajoutent des données issues d’un plus petit cabinet singapourien, Asiaciti trust, ainsi que des registres confidentiels d’immatriculation des sociétés dans une vingtaine de paradis fiscaux.

Symbole de l’opacité offerte à ses clients, les enquêteurs du journal Le Monde ont du mal à localiser le siège social du cabinet, perdu entre les Bermudes, Jersey et l’île de Man !

Les premiers éléments révélés de l’enquête mettent en évidence des comportements de dissimulation de nombreuses personnalités liées aux Présidents américains et russes, au Premier ministre canadien (et à d’anciens politiciens de ce pays) ainsi qu’à des dirigeants politiques dans de nombreux pays émergents (Brésil, Mexique, Inde, Indonésie…).

En attendant d’autres informations sur les entreprises : Le Monde promet des choses sur des multinationales françaises, l’ICIJ évoque de grandes banques (Barclays, Goldman Sachs, BNP Paribas) parmi les clients d’Appleby et met en avant les noms de Nike ou du trader de matières premières Glencore parmi les utilisateurs des compétences du cabinet. Ainsi que de la firme Apple, ce qui intéressera sûrement la Commission européenne dans son combat contre l’optimisation fiscale agressive mise en œuvre par cette société.

Le décryptage des 13,6 millions de documents récupérés ne nous apprend rien de nouveau sur le fonctionnement du monde des paradis fiscaux. Mais il permet, encore une fois, de confirmer trois résultats importants.

Un phénomène de grande ampleur

L’ampleur des informations recueillies, après celles des fuites précédentes, souligne que la production d’opacité s’effectue à une échelle industrielle. Les paradis fiscaux ne sont pas aux services d’une très petite minorité d’ultra-riches et d’une poignée de multinationales : une partie importante de la circulation internationale des capitaux passe par les paradis fiscaux.

Concernant les particuliers, les estimations du Tax Justice Network, la grande ONG internatio- nale basée à Londres qui fédère l’ensemble des mouvements mondiaux qui s’occupent de ces sujets, indiquent un montant de 26 000 milliards de dollars détenus dans les paradis fiscaux quand d’autres estimations indiquent plutôt 10 000 à 12 000 milliards.

Des montants quoi qu’il en soit importants. Et des comportements qui vont bien au-delà des milliardaires. On a pu le constater avec l’affaire Swissleaks, les Panama Papers et les Paradise Papers. Parmi les clients, on retrouve des patrons de PME partant à la retraite, des cadres supérieurs de grandes multinationales, des petits commerçants, des professions libéra- les, des consultants… et même quelques évêques (un religieux mexicain dans les Paradise Papers) qui ont trouvé la porte du paradis un peu plus rapidement !

Des personnes à revenus très élevés, mais pas forcément des milliardaires. Pour quel coût ?

Les estimations sont par nature subjectives. Le Monde cite celle de l’économiste français Ga- briel Zucman : 350 milliards de recettes fiscales perdues dans le monde chaque année (120  milliards dans l’Union européenne, 20 milliards en France) du fait des pratiques des particuliers et des entreprises. L’universitaire, à juste titre soucieux de ne pas en rajouter, indique souvent que ses estimations sont prudentes et correspondent plutôt à une fourchette basse.

L’OCDE a fourni une estimation en octobre 2015 des pertes de recettes d’impôt sur les socié- tés dans le monde, soit entre 100 et 240 milliards de dollars (entre 4 et 10 % du total). Mais Pascal Saint-Amans, le négociateur en chef sur ces sujets, soulignait « un choix d’hypothèses très conservatrices », une estimation officieuse de l’institution indiquant quelques mois aupa- ravant un montant plus proche de 500 à 600 milliards, un quart de l’impôt sur les sociétés. Une étude récente des Nations unies est venue confirmer cet ordre de grandeur de l’ordre de 500 milliards de dollars, rien que pour les entreprises.

Une infrastructure clé de la mondialisation

Surtout, toutes les données convergent pour souligner combien les paradis fiscaux se trouvent au cœur des stratégies des firmes. En attendant les révélations à venir, on peut rappeler par exemple que les trois premiers pays de destination du stock des investissements à l’étranger des multinationales américaines sont les Pays-Bas, le Royaume-Uni et le Luxembourg.

Un tiers des profits internationaux des banques françaises sont logés dans les para- dis fiscaux. Et, selon les données de la Banque de France, une fois enlevées les transactions fictives liées aux paradis fiscaux, le stock des investissements étrangers en France est inférieur d’un tiers aux données habituellement commentées, tandis que le stock des investissements à l’étranger des entreprises françaises est inférieur d’un quart.

Les paradis fiscaux multiplient les transactions fictives entre multinationales et entre leurs propres filiales, ce qui a trois conséquences : ils contribuent à une surestimation de la mondia- lisation ; ils dressent une géographie erronée des flux d’investissements étrangers ; ils servent à contourner les lois (fiscales et réglementaires).

Le rôle clé des intermédiaires

Après Mossack Fonseca, un autre cabinet d’avocats se retrouve au cœur des nouvelles révélations. Sans ces intermédiaires entre clients et paradis fiscaux, ces derniers ne pourraient pas fonctionner.

Ces intermédiaires servent en effet à trois choses: faire disparaître l’argent, ne pas être pris, faire fructifier l’argent.

Pour le faire disparaître, ils réunissent pour leurs clients les compétences de comptables, de financiers, de fiscalistes. Pour ne pas être pris, ils multiplient les couches d’opacité, d’où leur présence dans un grand nombre de paradis fiscaux. Enfin, l’argent « dissimulé » dans les paradis fiscaux n’y est pas : il est investi sur les grands marchés financiers internationaux pour qu’il puisse rapporter.

Prenons l’exemple d’Apple. Bloomberg estime qu’entre 2012 et 2016, le gouvernement des Etats-Unis a versé 600 millions d’intérêts à Apple dont 22 % du matelas financier offshore est placé en titres de dette publique américaine. L’agence d’information américaine a également mis au jour le fait qu’avec 58 % de son trésor de guerre placé dans les obligations d’entrepri- ses, Blaeburn Capital, la filiale financière de la société, est aujourd’hui le premier investisseur obligataire mondial !

On comprend bien à travers ce cas que lorsque l’on dit que l’argent est caché dans les paradis fiscaux, c’est que celui-ci y est officiellement enregistré mais il n’y reste pas : il est placé sur les grands marchés de dette publique et privé internationaux, grâce aux services rendus par les experts du droit et du chiffre.

Ces pratiques sont-elles légales ? Elles peuvent l’être. Mais si ces intermédiaires sont devenus des spécialistes de l’opacité, et si leurs clients paient pour leur service, c’est bien pour dissimiler des revenus et échapper à des contraintes fiscales et réglementaires.

Bien souvent, la légalité des dispositifs n’a pas été testée devant un tribunal. La Commission européenne a montré dans plusieurs cas: Apple, Amazon etc. qu’ils ne l’étaient pas au regard des traités européens. Dirigeant une commission d’enquête sur le sujet, la députée britannique Margaret Hodge indiquait en 2013 que PricewaterhouseCoopers propose ses produits d’opti-misation fiscale dès qu’ils ont 25 % de chances d’être acceptés par le fisc en cas de contrôle ou, dit dans l’autre sens, alors qu’il reste 75 % de chances qu’ils soient déclarés non respectueux de la loi !

Les paradis fiscaux ne sont pas la face d’ombre, ni l’envers de la mondialisation. Ils en sont une partie intégrante.

Au service des inégalités, entre particuliers / entre entreprises et des comportements élitaires anti-démocratiques : il faut dénoncer leurs pratiques sans relâche. Et suivre la suite des Paradise Papers.

Christian Chavagneux 06/11/2017

https://www.alternatives-economiques.fr

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05 novembre 2017 ~ 0 Commentaire

logement (anti-k)

macron changer

Les députés LREM votent une baisse de 9,8% du budget du logement

Le budget du Logement chute ainsi de 1,7 milliard d’euros. Il passe de 18,3 milliards d’euros en 2017 à 16,5 milliards en 2018.

Le vote de la partie logement du budget, du ministère de la Cohésion des territoires est intervenu la nuit dernière.

Après avoir rejeté tous les amendements, une majorité de députés « godillots » de La répu- blique en marche (LREM) a voté une baisse de 9,8%  du budget du logement pour 2018 et promet de faire pire encore pour 2019 et 2020 en s’attaquant toujours à l’aide personnalisée au logement dont bénéficient près de 6 millions de locataires en France.

Les députés de La République en marche (LREM) ont adopté dans la nuit du 2 au 3 novembre, la première partie du budget du ministère de la Cohésion des territoires, qui intègre désormais la politique du logement.

On sait en effet que le président Macron n’a pas voulu d’un ministère du Logement de plein droit. Jacques Mézard, 69 ans, ancien sénateur radical-socialiste du Cantal est le ministre en charge de la Cohésion des territoires et donc du Logement. Il s’est vu attribuer ce poste après avoir été un éphémère ministre de l’Agriculture durant quatre semaines dans le premier gou- vernement dirigé par Edouard Philippe entre le second tour de l’élection présidentielle en mai et l’élection des députés en juin.

Loin d’être seul dans ce cas, Jacques Mézard doit sa carrière tardive de ministre au seul fait d’avoir soutenu Emmanuel Macron dès que ce dernier est parti en campa- gne pour l’élection présidentielle.

Son avenir politique étant pour l’essentiel derrière lui, il peut désormais se consacrer au sale boulot que le président de la République attend de lui. Le budget du Logement chute ainsi de 1,7 milliard d’euros. Il passe de 18,3 milliards d’euros en 2017 à 16,5 milliards en 2018, soit une baisse de 9,8%.

Dans un premier temps, le gouvernement avait annoncé une baisse mensuelle de 5€ de l’Aide Personnalisée au Logement (APL) dont bénéficient plusieurs millions de locataires afin de pouvoir payer leur loyer.

Dans un second temps, le gouvernement a décidé de faire supporter cette charge par les bailleurs sociaux que sont les Offices HLM en les obligeant à baisser les loyers de 800 millions d’euros en 2018, de 1,2 milliard d’euros en 2019 et de 1,5 milliard d’euros en 2020. Ce qui ne manquera pas de leur poser des problèmes de trésorerie se traduisant parfois par un endette- ment accru en plus d’un manque de moyens pour l’entretien des bâtiments et pour construire de nouveaux logements.

« On va casser un modèle HLM que beaucoup nous envient », a dénoncé le député communiste de Seine-Saint-Denis Stéphane Peu, fustigeant une « politique mûrement réflé- chie, cohérente, visant à affaiblir le secteur HLM et à renforcer le secteur privé. Partout où cette politique a été menée en Europe, elle a été une catastrophe », a-t-il  dénoncé.

Les effets pervers de la défiscalisation offerte aux bailleurs privés

Ne semblant pas très informé de ce que fut l’histoire du ministère du Logement depuis près de 40 ans, Jacques Mézard a fait état de la volonté du gouvernement de « réinterroger l’efficacité de notre politique en matière d’aides personnelles au logement et de soutien à la construction, « nous avons face à un investissement d’environ 40 à 41 milliards d’euros, quatre millions de nos concitoyens qui sont mal logés », a-t-il déclaré devant le députés.

Au regard de son ancienneté en politique, l’ancien sénateur du Cantal devrait se souvenir que le peu d’efficacité qu’il attribue à l’APL, provient du fait que les revalorisations successives sont absorbées à hauteur de 94% par des hausses de loyers initiées par les bailleurs privés.

Cette politique remonte à la présidence de Valéry Giscard d’Estaing avec Raymond Barre comme Premier ministre  et Pierre Méhaignerie au ministère du Logement, peu avant l’élection de François Mitterrand à l’Elysée.

La droite décida, à cette époque, de réduire considérablement l’aide à la pierre dont bénéficiaient les bailleurs sociaux pour pouvoir construire des logements à loyer modéré, les HLM étant justement  des « Habitations à Loyer Modéré ».

La droite au pouvoir voulut faire croire au pays que la difficulté à payer un loyer tous les mois n’allait plus concerner qu’une petite frange de locataires dont les effectifs seraient en diminu- tion constante. Du coup, l’aide à la personne serait moins coûteuse au budget de l’Etat que l’aide à la pierre offrant des loyers modérés à la masse des locataires en HLM. Mais la mondia- lisation libérale de l’économie avec les délocalisations d’emplois industriels quittant la France pour des pays à bas coûts de main d’œuvre en ont décidé autrement, de la sidérurgie à l’auto- mobile en passant par l’industrie du textile et celle de l’électroménager. Au fil des ans, la Fran- ce a compté de plus en plus de chômeurs et de travailleurs pauvres et précaires et cette tendance continue de s’amplifier de nos jours.

Périssol, Besson, De Robien, Duflot, Pinel, tous on servi les bailleurs privés

Privés de moyens du fait de la baisse de l’aide à la pierre mais aussi des impayés de loyers par des  locataires de plus en plus pauvres, les offices HLM ont moins construit, certains maires de droite ne voulant pas de HLM dans leur commune. Comme on manquait de logements, les  gouvernements successifs dirigés par la droite et les socialistes ont fait appel aux bailleurs privés en leur offrant jusqu’à douze années de défiscalisation sur l’achat d’un bien destiné à la location.

De Périssol en Besson pour arriver à Pinel en passant par De Robien, Scellier, Benoît Apparu et même le Cécile Duflot, on ne compte plus les ministres du logement, voire les députés, dont le nom évoque une aide à l’enrichissement des bailleurs privés.

Car le budget de l’Etat a payé deux fois: une fois à travers la défiscalisation offerte aux investisseurs, une seconde via le paiement de l’APL sans laquelle les locataires ne pourraient pas payer es loyers de ces logements plus élevés que ceux des HLM.

Quand Jacques Mézard fait mine de s’interroger sur le manque d’efficacité de l’aide personnalisé au logement afin de la réduire, il omet de faire le bilan d’une politique qui depuis des décennies enrichit une catégorie de bailleurs privés et appauvrit les locataires. Comme ces projets immobiliers défiscalisés sont parfois construits dans des zones mal desservies, il arrive aussi que les logements restent vides.

Par ailleurs, la politique de métropolisation des activités économiques du pays accentuée par le récent regroupement des régions fait de sorte que l’offre est insuffisante pour répondre à la demande dans les zones de tension tandis le taux de vacance des logements ne cesse d’augmenter dans les villes moyennes et petites comme dans les cantons ruraux.

Le vote de la nuit dernière aggravera tous ces problèmes sans en résoudre un seul.

Gérard Le Puill  VENDREDI, 3 NOVEMBRE

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04 novembre 2017 ~ 0 Commentaire

cice (lutte ouvrière)

porcs mac

CICE : le puits sans fond des subventions aux entreprises

Selon une étude parlementaire, le CICE, le crédit d’impôt pour la compétitivité et l’emploi, devrait rapporter 21 milliards d’euros aux entreprises en 2018 ; un chiffre record, paraît-il.

Lancé en 2013, il représentait 4 % des rémunérations brutes versées par les entreprises dans la limite de 2,5 smic.

Puis le taux a varié : 6 % en 2014, 7 % en 2017 et à nouveau 6 % en 2018. De plus, le verse- ment de l’État aux entreprises peut s’étaler sur quatre ans, ce qui a pour conséquence qu’en 2018 l’État versera en même temps ce qu’il doit pour l’année 2017, 13,1 milliards, mais aussi des arriérés représentant 6,7 milliards.

Ce pactole généreusement versé aux entreprises représentera en 2018, 78 % de ce que l’État encaisse au titre de l’impôt sur les sociétés.

Aura-t-il permis de créer des emplois, ce qui était sa justification première ? Rien n’est moins sûr. Pour la période 2013-2015, le dernier rapport annuel du comité de suivi du CICE propose une fourchette très large : de 10 000… à 200 000 emplois !

On voudrait prouver que le CICE n’est là que pour gonfler les profits des entreprises, qu’on ne ferait pas mieux.

Au total, ce système aura injecté 70 milliards d’euros dans les caisses du patronat, sans même qu’on sache comment ils se répartissent exactement. Les entreprises opposent en effet une fin de non-recevoir aux parlementaires qui les interrogent, au nom du sacro-saint secret des affaires.

En 2019, le CICE devrait être remplacé par un nouveau système d’allègement des cotisations sociales, à la sauce Macron.

Il présentera pour le patronat, n’en doutons pas, les mêmes avantages voire d’autres. Et, comme pour le CICE, on mesurera l’ampleur des dégâts… plus tard.

En attendant, en 2018, le pactole du CICE ira s’ajouter à d’autres aides et dégrèvements destinés aux entreprises, estimés par les mêmes parlementaires à 100 milliards d’euros.

Et cette pluie d’argent frais tombe au moment où l’État cherche 10 milliards pour rembourser aux entreprises la taxe de 3 % prélevée sur les dividendes, encaissée par lui mais retoquée par le Conseil constitutionnel. Le Maire annonce certes qu’il fera payer les très grandes entreprises, ultra-bénéficiaires. Mais il y a loin de la coupe aux lèvres et ce ne serait qu’une coupe d’impôt après un tonneau de subventions.

Jacques FONTENOY 1 Novembre 2017

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03 novembre 2017 ~ 0 Commentaire

gattaz (anti-k)

hollande-gattaz

Pierre Gattaz appelle la France à sortir de la convention de l’OIT

Selon Pierre Gattaz, dans une optique de flexibilité du marché du travail, les licenciements ne devraient pas avoir à être justifiés.
Le président du Mouvement des entreprises de France (Medef), Pierre Gattaz, a suggéré jeudi 30 octobre que la France sorte de la convention 158 sur le licenciement de l’Organisation internationale du travail (OIT), afin de « lever » la crainte de l’embauche chez les chefs d’entreprise.

« Les chefs d’entreprise, quand ils peuvent embaucher, craignent de se trouver devant les prud’hommes s’ils rompent le contrat. C’est un des principaux freins à l’embauche », a déclaré M. Gattaz dans une interview accordée au journal L’Opinion : « Reste que pour lever le frein juridique, il faut sortir de la convention 158 de l’Organisation internationale du travail qui nous oblige à justifier les motifs du licenciement. Tant qu’on aura cette contrainte supranationale, peu importe le contrat, le fond du problème ne sera pas traité. »

« L’ALLEMAGNE NE L’A PAS SIGNÉE »

« Nous avons signé en 1982 cette convention ; très peu de pays l’ont ratifiée, l’Allemagne ne l’a pas fait… », argue M. Gattaz, estimant que « la flexibilité du marché du travail est un sujet prioritaire pour débloquer notre économie ».

Adoptée en juin 1982 et entrée en vigueur en novembre 1985, cette convention a été ratifiée par 36 pays. Dans l’Union européenne, elle a été ratifiée par Chypre, l’Espagne, la Finlande, la France, la Lettonie, le Luxembourg, le Portugal, la Slovaquie, la Slovénie et la Suède.

Son article 4 dispose qu’« un travailleur ne devra pas être licencié sans qu’il existe un motif valable de licenciement lié à l’aptitude ou à la conduite du travailleur ou fondé sur les nécessités du fonctionnement de l’entreprise, de l’établissement ou du service ».

Le Monde.fr  30.10.2014

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Commentaire: Le Medef, le seul syndicat qui ne trahit jamais ses adhérents!

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02 novembre 2017 ~ 0 Commentaire

pst (le matin.dz)

pst algerie

« Le régime n’a pas résolu l’équation du remplacement de Bouteflika »

Dans un communiqué, le Parti socialiste des travailleurs (PST) appelle à « la résistance unitaire contre l’autoritarisme et le libéralisme et à la défense des acquis démocratiques et sociaux ! ».

A moins de dix-huit mois de la présidentielle de 2019, le régime n’a pas résolu l’équation du remplacement de Bouteflika par un successeur consensuel.

Il laisse planer le doute quant à l’éventualité d’un 5e mandat synonyme de la reconduction du modus vivendi de 2014. Cette crise chronique traduit un rapport de force instable entre les différentes factions au pouvoir, même si la « force de l’argent », représentée par le patronat privé et les nouveaux oligarques, semble gagner un peu plus de terrain.

Mais, à cette crise politique s’est greffée, contrairement au « ciel serein » de 2014, une baisse drastique des recettes des hydrocarbures, dévoilant au grand jour le désas- tre économique des politiques libérales du régime. Les importations,  érigées en mode de production, ont supplanté la production nationale et les velléités d’industrialisation du pays. La dépendance des seules recettes des hydrocarbures et des fluctuations du marché mondial s’est aggravée.

Sur le plan social, la situation est explosive.

Alors que les travailleurs et les masses populaires n’ont pas fini de subir la détérioration des salaires et du pouvoir d’achat, M. Ouyahia, fraîchement redésigné, annonce d’emblée une nouvelle cure d’austérité et brandit la menace de supprimer les transferts sociaux. Il compte non seulement parachever la remise en cause, déjà entamée, de nos acquis sociaux, mais il s’emploie à céder ultérieurement aux pressions des ultralibéraux, du FMI et la BM qui exigent le démantèlement de l’Etat social, arraché par les sacrifices et la longue lutte du peuple algérien pour son indépendance et sa dignité.

En prétendant que les caisses de l’Etat sont vides, notamment pour les salariés et les retraités, Ouyahia crée un climat de peur afin de neutraliser les luttes sociales et différer toute revendication salariale des travailleurs ou d’amélioration du pouvoir d’achat des masses popu- laires. Autrement dit, les 100 milliards de dollars de réserves de change seront mis prioritaire- ment à la disposition des multinationales et des patrons privés, et seront siphonné de la même façon que le Fonds de Régulation des Recettes (FRR) et s’évaporeront avec autant d’opacité que les 1000 milliards de dollars dépensés à tour de bras les dix dernières années.

Cependant, pour ne pas effrayer outre mesure « les investisseurs étrangers » et ne pas précipiter l’explosion d’un front social, déjà en ébullition à la veille des élections locales, Ouyahia tempère son alarmisme. Il annonce l’amendement de la loi sur les hydrocarbures au profit « des investisseurs étrangers », ainsi que la relance de l’exploitation du Gaz de schiste d’une part, et maintient le niveau actuel des dépenses dans la Loi de Finances 2018, se permettant même une légère augmentation du budget de l’équipement, d’autre part.

Pour régler la facture du déficit public, il fait amender la loi sur le crédit et la monnaie, permet- tant ainsi le recours à « la planche à billets » pour une durée de 5 ans. Le pouvoir s’assure ainsi le soutien des puissances impérialistes, se donne les moyens d’éponger le déficit budgé- taire et s’accorde un délai, jusqu’à la présidentielle de 2019, pour mettre en œuvre sa « thé- rapie de choc » et parachever le processus d’ajustement structurel libéral.

Si l’augmentation de la masse monétaire risque d’engendrer une dérive inflationniste, entraînant une spirale de dévaluation du dinar, elle servira surtout à payer les déficits avec de l’argent publique que la Banque Centrale va créer.

Contrairement à la timide tentative de Tebboune, il s’agit pour Ouyahia d’épargner les patrons privés et les riches oligarques. Ils n’auront pas à rendre compte au sujet des 40 milliards de dollars de prêts non remboursés, ni des 12.000 milliards de Dinars d’impôts impayés, ni des dizaines d’autres milliards détournés sous forme de surfacturations et de transferts illégaux à l’étranger.

Ces derniers, après avoir imposé le renvoi humiliant de Tebboune, qui ne visait pourtant qu’une limitation symbolique de leur gabegie, ambitionnent plus que jamais de faire main basse sur l’Etat et le centre de la décision politique. La séquence Tebboune a démontré non seule- ment l’impossible auto-réforme du régime, avec ou sans le « monarque Bouteflika », mais surtout l’impossible séparation entre « la force de l’argent » et le pouvoir politique qui en est l’expression et le garant des intérêts de classe.

Face à cette situation désastreuse les travailleurs et les masses populaires, quelques soient l’intensité ou le reflux de leurs luttes, n’ont pas baissé les bras de la résistance sociale et démocratique.

A travers les syndicats autonomes ou dans les secteurs combatifs de l’UGTA, les travailleurs se mobilisent pour la défense des libertés syndicales, du pouvoir d’achat et des acquis sociaux. Les jeunes sans emploi s’organisent, tant bien que mal, dans des comités de luttes des chômeurs pour le droit au travail et pour de meilleures conditions de vie.

Dans les universités, les étudiants revendiquent par le biais de leurs comités de luttes de meilleures conditions pédagogiques et sociales ainsi que des débouchés pour leur avenir professionnel. Dans les quartiers et les villages des comités citoyens luttent pour la réalisation d’infrastructures de base et pour le droit au développement local dans le respect de l’environ- nement.

Contre l’oppression des femmes et pour exiger l’égalité des droits avec les hommes, des associations féminines et des collectifs de luttes résistent. Contre l’autoritarisme et la répression et pour la défense des libertés démocratiques et les droits de l’homme, des comités de lutte se constituent et des réseaux de solidarité se mobilisent.

Mais, ces luttes restent souvent isolées, non coordonnées et non centralisées. Elles ne transcendent pas le stade de revendications élémentaires et immédiates et ne se traduisent pas dans un projet politique alternatif. Dans ces conditions, elles ne peuvent pas transformer le rapport de forces en faveur des résistances populaires sociales et démocratiques.

Pour le PST, plus que jamais, ces luttes nécessitent la solidarité et l’unité du camp des travailleurs et des démunis.

Plus que jamais, toutes les forces qui participent à la résistance sociale et démocratique sont appelées à engager les premiers pas dans la voie unitaire d’une convergence démocratique anti libérale et anti impérialiste, convergence qui pourra engendrer une alternative démocratique, progressiste et populaire permettant de rebâtir l’espoir.

- Contre la répression et l’autoritarisme : Mobilisons nous pour la défense des libertés démocratiques !

- Contre la misère et le libéralisme : Mobilisons nous pour la défense de nos acquis sociaux !

- Contre l’austérité et la paupérisation : Exigeons la justice sociale et les taxes contre les riches !

- Contre les détournements, la corruption et l’impunité : Exigeons des comptes et des poursuites !

- Contre l’arrogance et le pillage des puissances impérialistes : Défendons l’indépen- dance et la souveraineté nationales et réaffirmons la solidarité anti impérialiste avec les peuples en lutte !

Secrétariat National du PST

Alger, le 23 octobre 2017

http://www.lematindz.net/

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Commentaire: Le PST est notre parti frère en Algérie

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