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14 septembre 2021 ~ 0 Commentaire

climat (démocratie révolutionnaire)

australie

Réchauffement climatique, effondrement de la biodiversité, l’urgence d’en finir avec ce mode de production

Mégafeux en Amérique du Nord, en Sibérie, en Turquie, en Grèce et en Espagne ; pluies diluviennes en Allemagne, en Belgique, en Chine, en Inde et aux Etats-Unis, famine à Madagascar à cause de la sécheresse, la succession, cet été, de catastrophes directement liées au réchauffement climatique n’a fait que confirmer les avertissements de plus en plus alarmistes des scientifiques.

Publié début août, le dernier rapport du GIEC confirme bien, comme l’annonçaient les quelques fuites qui avaient provoqué en juin dernier un scandale hypocrite, que l’ampleur comme la rapidité du changement climatique actuel sont sans précédent.

Rédigée par 234 scientifiques de 66 nationalités, cette synthèse de plusieurs milliers d’articles récents est sans appel : « Chacune des quatre dernières décennies a été successivement plus chaude que toute décennie depuis 1850 », la dernière, 2010-2019 est la plus chaude depuis 2000 ans et le mois de juillet dernier est le plus chaud jamais enregistré par les scientifiques.

La conséquence de cet emballement est l’augmentation de la fréquence et de l’intensité des événements climatiques extrêmes, vagues de chaleur et sécheresses comme pluies diluviennes et inondations. Comme le résume un de ses rédacteurs, Christophe Cassou, directeur de recherche au CNRS : « Nous sommes entrés dans le dur, et cet été n’est qu’un avant-goût de ce qui nous attend si nous n’agissons pas dès maintenant ».

Pourtant la prochaine COP sur le climat qui doit se tenir à Glasgow en novembre prochain, la 26ème depuis une trentaine d’années, ne sera comme les précédentes qu’un festival de discours lénifiants et moralisateurs, d’étalages de bons sentiments… et de mensonges cyniques.

Pas plus face à la pandémie que face au réchauffement climatique, les États ne sont capables de s’entendre pour prendre des décisions politiques à la hauteur des recommandations des scientifiques, car cela impliquerait de s’en prendre aux intérêts des multinationales qui dominent toute la vie sociale et économique et dont ils servent les intérêts.

Si les conférences internationales sur le climat ont échoué à diminuer les rejets de gaz à effet de serre, aujourd’hui supérieurs de 60 % à leur niveau de 1990, elles ont été la vitrine promotionnelle d’un capitalisme vert, permettant avec le plus parfait cynisme aux multinationales responsables de la situation d’empocher, au nom de la transition énergétique, des fonds publics tout en continuant à exploiter les populations, à piller les richesses naturelles et ravager l’environnement.

Congrès de la biodiversité, au service du greenwashing des multinationales et des États

Inauguré en grande pompe par l’autoproclamé « champion de la Terre » Macron, le Congrès mondial de la nature, organisé la semaine dernière à Marseille par l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN), est une nouvelle illustration des contradictions de la situation, du décalage insupportable entre les données scientifiques, les avertissements mêmes des organismes les plus officiels et l’incapacité des Etats à faire autre chose que se mettre au service des multinationales en couvrant leurs mensonges.

Plusieurs associations dont Extinction Rébellion ont tenu à dénoncer « l’opération de Greenwashing » de ce Congrès dont les sponsors privés officiels sont Nutella, multinationale de l’agroalimentaire et Véolia, multinationale de la gestion de l’eau, en organisant leur propre « congrès alternatif », les 2 et 3 septembre, intitulé « Notre terre, notre nature ».

En réalité l’UICN est une « ONG environnementale » bien particulière qui regroupe des associations, des réseaux d’experts mais aussi des États voire des multinationales et comme le fait justement remarquer une journaliste de Mediapart, son Congrès de la biodiversité a des allures de forum de Davos car s’y retrouvent des représentants des LVMH, Engie, Veolia, Total, et autres Microsoft, des représentants de la BCE et du Medef et toute une partie du gouvernement français avec son propre pool de « partenaires » économiques : JCDecaux, BNP Paribas, la SNCF, le groupe de transport maritime CMA CGM, le groupe de luxe Kering, etc.

Les associations du Congrès alternatif veulent mettre « en lumière l’opposition mondiale aux tentatives de gouvernements, de l’industrie de la conservation de la nature et de grandes ONG de transformer 30 % de la planète en “aires protégées” [et de donner] une valeur marchande à la nature ».

Car derrière ce qui pourrait apparaître comme un progrès, l’augmentation des « aires protégées », il y a souvent des opérations orchestrées par des multinationales qui cherchent à accaparer de nouvelles terres, de nouvelles ressources, au nom de « leur protection » et le plus souvent au détriment des populations qui y vivent.

Et cela ouvre aussi pour elles, de nouvelles possibilités de spéculation sur les droits de compensation et les droits à polluer, tout en faisant croire que le capitalisme vert, la finance verte, les lois du marché, permettront de sortir de la crise… Mais c’est bien la logique même de ce système et la fuite en avant des classes dominantes pour le prolonger qui ne cessent d’aggraver la crise écologique globale.

Sans surprise rien n’est sorti de ce congrès, à part la confirmation par les experts du caractère catastrophique de l’effondrement de la biodiversité, de belles paroles de politiciens et des promesses de contrats juteux pour les représentants du patronat… Pourtant cet effondrement est une réalité tout aussi inquiétante que le réchauffement climatique.

Les derniers rapports sur la biodiversité de l’IPBES, le réseau de scientifiques de l’ONU, font un constat terrible : 1 million d’espèces vivantes menacées d’extinction, 75 % de la surface des terres, 66% des milieux marins endommagés… et depuis plus d’un an et demi nous vivons une des conséquences annoncées de cet effondrement avec la pandémie du Covid19. Car comme le soulignent les scientifiques de l’IPBES, la déforestation qui s’intensifie, les élevages intensifs industriels, comme la multiplication des échanges internationaux préparent le terrain à de nouvelles zoonoses, à l’apparition de nouvelles maladies à partir de la faune sauvage… La crise écologique, l’effondrement de la biodiversité nous ont fait entrer dans « l’ère des pandémies » selon le titre de leur dernier rapport.

Des discours écologiques de façade… pour masquer les mêmes politiques !

Mais alors que son gouvernement a prolongé l’utilisation du glyphosate et réintroduit les néonicotinoïdes tueurs d’abeilles, Macron a eu le culot lors de l’inauguration de ce Congrès de prétendre vouloir « inscrire la nature au sommet des priorités internationales ». A neuf mois de l’élection présidentielle, il aimerait se donner une posture écologique, pourtant les faits sont têtus… toutes ses tentatives pour apparaître « écolo » se sont retournées contre lui.

Son « Haut Conseil pour le climat » ne peut que constater le retard de la France, la Convention citoyenne pour le climat qu’il espérait docile, lui a fait des propositions trop « radicales » qu’il n’a pu qu’écarter de sa loi climat, totalement insuffisante, et verdict final, le Tribunal administratif a confirmé la condamnation de l’État pour inaction climatique… Les grands discours sur le climat comme sur la biodiversité n’y changent rien, plus Macron prend la pose écologiste, plus se révèle sa soumission aux intérêts des multinationales et de la machine à profits.

Des associations ont d’ailleurs annoncé vouloir déposer une nouvelle plainte au Tribunal administratif contre le gouvernement pour dénoncer son inaction dans la protection de la biodiversité. D’autant que l’écart est béant entre les déclarations de Macron et la réalité des moyens mis en œuvre. Depuis 2011, selon la FSU, les effectifs des différents services publics concernés par la protection de la biodiversité sont en baisse, de 20 % pour les agences de l’eau, 3 % pour l’Office de la biodiversité, 18 % pour plusieurs parc nationaux…

Mais, il n’y a pas que Macron qui essaie d’utiliser l’écologie, comme un thème rassembleur et consensuel pour faire oublier son bilan et sa soumission aux intérêts privés… Dans la course qui s’engage pour la présidentielle, tous les partis veulent faire de l’écologie un thème central, en espérant profiter de la réelle inquiétude que la crise écologique entraîne mais en se gardant bien d’aller à la racine des choses et de relier les enjeux du changement climatique, de l’effondrement de la biodiversité à l’impasse dans laquelle la crise globale du capitalisme nous conduit.

Ainsi Yannick Jadot, dans le cadre de la primaire pour les écologistes, a annoncé la couleur : « Il n’y aura pas de transition écologique sans les entreprises. Beaucoup d’entre elles ont investi dans la sobriété et s’engagent dans des secteurs puissants comme les énergies renouvelables, la rénovation des bâtiments… » pour conclure face à ceux qui lui reprochent son manque de radicalité… « La radicalité de l’écologie, c’est de gagner la présidentielle. ». Au moins c’est clair !

Prendre le contrôle de la marche de la société pour planifier la production des biens utiles

Le changement climatique comme l’effondrement de la biodiversité sont une menace pour l’ensemble de l’humanité avec déjà des retombées cataclysmiques pour des centaines de millions d’humains. Mais cette crise écologique n’est pas un problème à part, déconnecté de l’évolution du capitalisme mondialisé. La crise écologique globale est avant tout la conséquence de l’aberration du système capitaliste, de ce mode de production qui ne repose que sur l’exploitation du travail humain et le pillage des ressources naturelles, et ne connaît d’autres limites que l’accumulation sans fin du Capital.

Cette irrationalité du capitalisme ne peut qu’entraîner des déséquilibres écologiques totalement incontrôlables dans le cadre d’un système où la course aux profits prend le pas sur tout tentative d’organiser rationnellement la production de biens utiles.

Comprendre les causes profondes de la crise écologique, c’est aussi prendre conscience que face aux catastrophes annoncées, mobiliser tous les moyens humains, scientifiques, techniques pour mettre en œuvre les solutions à la hauteur des enjeux implique d’affronter les intérêts sociaux et politiques des classes dominantes, d’une poignée de multinationales et de leurs actionnaires, de remettre en cause la propriété capitaliste.

Ce n’est qu’en rupture avec l’ordre social actuel, en prenant directement, collectivement le contrôle de la marche de la société pour imposer d’autres choix sociaux qui fassent passer la défense des intérêts du plus grand nombre et la préservation de l’environnement avant ceux d’une minorité, que l’ensemble de la production et des échanges pourra être réorganisé dans le cadre d’une planification démocratique au service de la satisfaction des besoins de tous.

Bruno Bajou 12 septembre 2021

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13 septembre 2021 ~ 0 Commentaire

pénuries (le télégramme)

abolish 2

Au Royaume-Uni, les pénuries se voient aussi dans les supermarchés

Outre-Manche, de nombreux supermarchés peinent à garnir leurs rayons. La faute à une économie ralentie par les effets conjugués de la covid-19 et du Brexit. Des rayons clairsemés dans certains commerces, des étagères vides dans d’autres : les pénuries qui touchent les entreprises du Royaume-Uni se voient aussi dans les supermarchés, conséquences de la pandémie et du Brexit.

« Nous avions déjà décidé de réduire notre stock à cause de la covid mais, maintenant, nous avons du mal à nous fournir en certains produits parce qu’ils ne sont tout simplement pas disponibles », déplore Satyan Patel, gérant d’une supérette du centre de Londres. Derrière lui, sa petite échoppe aligne des rayons à moitié vides. « La semaine dernière, je n’avais plus de Coca-Cola. Je n’ai plus de grande bouteille d’Évian depuis trois semaines, énumère-t-il. Sans marchandises, il n’y a pas de commerce. Avec des étagères vides comme celles-ci, personne ne va venir dans le magasin. »

Problèmes d’approvisionnement

Les entreprises britanniques sont plombées, depuis plusieurs mois, par des problèmes d’approvisionnement qui pourraient peser sur la reprise. S’ils ne sont pas spécifiques au Royaume-Uni, alors que la pandémie a perturbé toutes les chaînes logistiques du monde, ils y sont exacerbés par le Brexit, qui complique l’entrée de travailleurs européens.

Nombre d’entre eux sont ainsi retournés dans leur pays d’origine lors de la pandémie, et certains ne sont pas revenus. Il manquerait, par exemple, 100 000 chauffeurs routiers, qui font cruellement défaut pour acheminer les marchandises.

« Comme de nombreux commerces de détail, nous sommes touchés par certaines perturbations, inégales, de nos livraisons (…) mais nous travaillons en étroite collaboration avec nos fournisseurs pour nous réapprovisionner rapidement », confirme la chaîne coopérative britannique de supermarchés Co-op, qui dit aussi recruter 3 000 collaborateurs temporaires pour faire fonctionner ses dépôts et livrer ses magasins.

Inquiétudes des clients

Non loin de la supérette de Satyan Patel, un supermarché semble mieux approvisionné. Mais les apparences sont trompeuses, car tout le stock est en rayon, selon Toma, une vendeuse de 22 ans. « Nous n’avons rien dans nos réserves, décrit-elle. Nous avons des manques ; parfois, nous ne recevons que des quantités limitées. Nous n’avons même plus d’eau ! »

Si ces pénuries ont commencé avec la pandémie, elles se sont aggravées depuis l’entrée en vigueur du Brexit, le 1er janvier dernier, selon elle. Et elle note une certaine inquiétude des clients qui commencent à interroger les vendeurs, « et nous reprochent » parfois les manques.

À quelques kilomètres de là, dans un hypermarché du sud-est de Londres, il n’y a presque plus d’eau minérale et les bouteilles de lait semblent avoir été dévalisées.

Selon la principale organisation patronale britannique, la Confederation of British industry (CBI), les niveaux de stock dans la vente de détail et la distribution ont chuté de plus de 20 % en août et atteint un niveau exceptionnellement bas. « Il faudrait au moins 18 mois pour former suffisamment de chauffeurs de poids lourds » pour mettre fin aux problèmes d’approvisionnement, selon l’organisation, qui appelle le gouvernement, dans l’intervalle, à plus de souplesse dans sa politique migratoire.

Le gouvernement sous pression

En attendant, les entreprises de transport routier rivalisent de primes ou de hausses de salaires pour attirer ou retenir les chauffeurs. « On en parle au bureau et on se dit que ces primes pour les chauffeurs routiers vont faire monter les prix », plaisante à moitié Ryan Koningen, chef de projet de 49 ans dans la City de Londres, qui dit avoir constaté, lui aussi, des manques dans les rayons, surtout « sur les produits du quotidien ».

Les problèmes d’approvisionnement ont aussi conduit, cet été, les usines automobiles à faire une pause dans leur production, faute de composants électroniques, et certaines entreprises de construction se sont retrouvées à court de matériaux. Des difficultés qui « vont probablement durer un certain temps et pourraient même s’intensifier davantage », estiment les analystes de Capital Economics.

Ces dernières semaines, les pénuries ont touché des entreprises emblématiques : McDonalds, les pubs Wetherspoon ou, très récemment, Coca-Cola et Ikea. Autant d’exemples qui mettent le gouvernement sous pression pour éviter de se retrouver avec des rayons vides, au moment des fêtes de fin d’année.

 08 septembre 2021

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13 septembre 2021 ~ 0 Commentaire

urgent (courrier inter)

climat

Climat : il est urgent de “laisser le pétrole, le gaz et le charbon dans le sol”

Une étude affirme que de vastes quantités de pétrole, de gaz naturel et de charbon devront demeurer inexploitées pour que le monde puisse avoir 50 % de chances de respecter l’accord de Paris sur le climat. Pour le Canada, quatrième producteur mondial d’or noir, la prescription est sévère.

“Pour atteindre les objectifs de l’accord de Paris, le pic mondial de production de pétrole et de gaz naturel aurait dû se produire l’année dernière”, lance Axios. Le site américain fait référence à une étude réalisée par des scientifiques de l’University College de Londres, dont les conclusions frappantes ont été publiées dans la revue Nature.

Selon les chercheurs, pour que l’humanité se donne 50 % de chances de limiter le réchauffe-ment planétaire à 1,5 °C, il faudra que 58 % du pétrole de la planète, 59 % de son gaz et 89 % de son charbon, sur la base des réserves de 2018, [demeurent] non exploités en 2050”, rapporte The Hill.

Pour y parvenir, toutes les ressources pétrolières et gazières non exploitées de l’Arctique devraient être laissées intactes”, ajoute Axios. Cela implique, par exemple, que la production de pétrole aux États-Unis chute de façon constante jusqu’en 2050. L’étude met également en garde contre d’‘énormes risques de transition’ pour les pays dont les économies dépendent fortement de la production de pétrole et de gaz, comme Bahreïn, l’Arabie Saoudite et le Koweït.

Le Canada est invité à faire sa part, et elle est importante, signale le site : Au Canada, 83 % des réserves de pétrole ne seraient pas exploitables dans un scénario de 1,5 °C, incluant 84 % des 49 milliards de barils de réserves estimées dans la région des sables bitumineux”,

[...]

Martin Gauthier  10/09/2021

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10 septembre 2021 ~ 0 Commentaire

c’est la fin (odn)

 sem11mie-Z3-tepco-nucleaire-japon
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Démantèlement : n’être ni pressé… ni  pauvre !
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Arrêter définitivement un réacteur nucléaire est une (bonne) chose, le démanteler en est une autre. On rira donc bien en lisant le titre de la dépêche AFP, qui semble s’essayer à l’humour : « le démantèlement de la centrale de Fessenheim est en bonne voie ». Pour un peu, on croirait que l’opération touche à sa fin alors que,  officiellement, selon EDF, l’arrivée est prévue pour 2040 ! Mais 2040 est déjà la date prévue pour la fin du démantèlement du réacteur de Brennilis, arrêté depuis… 1985 ! Si le timing est respecté, ce qui n’est jamais le cas dans le nucléaire, il aura donc fallu 55 ans pour démanteler ce tout petit réacteur (70MW de puissance).

A titre de comparaison, la centrale de Fessenheim, arrêtéee seulement depuis un an, comprend deux réacteurs de 900 MW chacun, c’est à dire des mastodontes par rapport à Brennilis : il ne serait pas étonnant qu’il faille à nouveau 50 ans ou plus à EDF pour arriver au bout de ce chantier. Alors quand on lit que l’opération est « en bonne voie »… Et encore, il faut faut aussi évoquer la question financière : dans un rapport paru en 2005, la Cour des comptes faisait état d’un coût de 482 millions d’euros pour le démantèlement de Brennilis, c’est à dire 20 fois plus qu’estimé en 1985. Ce coût serait maintenant estimé à 850 millions d’euros, soit 35 fois ce qu’annonçait EDF au départ !

Alors il y a de quoi être terrifié par le coût à venir du démantèlement des deux réacteurs de Fessenheim… et des 56 autres réacteurs encore en service ! Et ceci sans oublier la dizaine de réacteurs de première génération arrêtés de longue date (à Chinon, Saint-Laurent, Bugey, etc) et qui attendent leur tour. Le nucléaire est une énergie de lâches qui se gavent de leur vivant en léguant leurs excréments radioactifs (et les factures associées) aux générations suivantes…

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Un an après l’arrêt, le démantèlement de Fessenheim en bonne voie
AFP, 25 juin 2021 : https://cutt.ly/MQZHiZV
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Le démantèlement de la centrale de Brennilis sera achevé en 2040
France bleu, 15 juillet 2021 : https://cutt.ly/nQZEosI
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Brennilis. Le coût du démantèlement de la centrale revu à la hausse
France3, 16 juillet 2021 : https://cutt.ly/gQZEvoC

nuk
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Nucléaire : le début de la fin…
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Si nous affirmons depuis des années que l’industrie nucléaire est en déclin rapide et irréversible, ce n’est pas par engagement antinucléaire mais juste parce que… c’est la stricte vérité. En 2001, l’atome permettait de produire 17 % de l’électricité mondiale, aujourd’hui c’est tout juste 10 % : ce n’est pas une baisse mais un véritable effondrement. Cette part s’est stabilisée depuis environ 5 ans mais la chute va désormais reprendre avec les fermetures de plus en plus nombreuses de centrales : en grande majorité, les réacteurs en service sur Terre ont plus de 30 ans, voire 40, et ils vont fermer en masse dans les années à venir. Tant et si bien que même l’AIEA (Agence internationale de l’énergie atomique) est amenée à réviser ses prévisions à la baisse. Elle envisage ainsi deux scénarios : un premier qui verrait la consommation mondiale d’énergie baisser et, dans le même temps, de nombreux réacteurs nucléaires être construits : même dans ce cas totalement improbable, la part du nucléaire stagnerait aux alentours de 10 à 11 %.

L’AIEA, dans un moment de lucidité, a aussi publié un scenario bien plus réaliste, avec peu de réacteurs mis en services, qui verrait la part de l’atome tomber à 8,2 % en 2030, à 6,4 % en 2040, et à 5,7 % en 2050. Nous estimons d’ailleurs que c’est bien avant 2050 que l’atome descendra à 5 %, et même en dessous. Avant de se diriger enfin vers le zéro absolu.

Quoi que l’on pense de ces énergies, l’éolien et le solaire (cumulés) ont pour la première fois produit plus que le nucléaire pendant un semestre (début 2021) dans le monde entier : 10,53 % contre 10,05 %. Avec l’hydroélectricité et les autres sources, les renouvelables produisent déjà près de 30 % de l’électricité mondiale (part en augmentation continue) contre 10 % de l’atome (part en déclin irréversible). Les jeux sont faits…

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L’AIEA abaisse son estimation de la part du nucléaire dans la production électrique mondiale
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Publication chiffres AIEA, 23 juillet 2021 : https://cutt.ly/2QZRqNG

Production électrique mondiale : pour la première fois, l’éolien et le solaire dépassent le nucléaire
La Tribune, 26 août 2021 : https://cutt.ly/9Wpy7C4

nukleyaire
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C’est le changement climatique qui s’attaque au nucléaire, non l’inverse 

Cela fait plus de 20 ans que les nucléocrates tentent d’instrumentaliser la crise climatique pour essayer de sauver leur sale industrie et certainement pas le climat dont ils n’ont en réalité que faire. En son temps, c’est à dire avant de s’échapper en nous laissent des milliards d’euros de dettes, Mme Lauvergeon (Areva) inondait déjà les médias de publicités mensongères sur les prétendues vertus climatiques de l’atome.

Aujourd’hui, les atomistes (comme le saltimbanque Janvovici) tentent encore de tromper l’opinion sur le même thème, mais en réalité, il apparaît désormais clairement que c’est le changement climatique qui s’attaque au nucléaire et non l’inverse ! Même l’AFP, habituel relais discipliné des positions gouvernementales (et donc pronucléaires) , ne peut éviter de traiter le sujet : « Sécheresse, canicules, raz-de-marée… : les centrales nucléaires sont sur la ligne de front du changement climatique ». Mais elle se rattrape aussitôt en assurant que les centrales « doivent s’adapter pour continuer à fonctionner en toute sûreté dans des conditions extrêmes. » Bla bla bla…On sera bien mieux informé sur cette question brûlante en lisant les dossiers publiés par The Ecologist (en anglais) et par le toujours excellent Reporterre.

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Les centrales nucléaires face aux risques liés au changement climatique
AFP, 5 juillet 2021 : https://cutt.ly/ZQGSz5u
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Quand le changement climatique s’attaque au nucléaire
TheEcologist, 14 juillet 2021 : https://cutt.ly/uQGA1Hx
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L’accès à l’eau, un enjeu crucial pour le nucléaire
Reporterre, 6 août 2021 : https://cutt.ly/LQZNRRE


Observatoire du nucléaire

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09 septembre 2021 ~ 0 Commentaire

revue de presse 3 (odn)

chine micro
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L’EPR va (très) mal en Chine (aussi) !
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Alors qu’Areva/Orano et EDF se déconsidèrent depuis 15 ans en essayant vainement de terminer leurs réacteurs EPR respectifs (Finlande et Flamanville), un zeste de crédibilité était maintenu par le fonctionnement correct – c’est du moins ce que l’on nous disait – des deux EPR en fonction à Taïshan (Chine). Et badaboum ! Grosse déprime pour les nucléaristes : même les Chinois rencontre de graves problèmes avec leurs EPR !

Encore a-t-il fallu un incroyable concours de circonstances pour que l’information soit connue, ce qui a amené l’Observatoire du nucléaire à publier deux communiqués… légèrement ironiques (https://cutt.ly/VQFMUc5 et https://cutt.ly/XQFMcAI).  On lira aussi avec intérêt les explications de Pierre Fetet, dans son remarquable Blog de Fukushima (tenu depuis plus de 10 ans), à propos des  gaz rares, gaz nobles, gaz radioactifs et gaz inertes.

Car l’EPR de Taïshan se livre depuis plus de huit mois à quelques chinoiseries gazeuses mais aussi bien fumeuse car, il est nécessaire de toujours le rappeler, la Chine est une terrifiante dictature et, c’est bien connu, les industriels de l’atome adorent ça : pas d’opposants, pas de « transparence »…

Sauf que, cette fois, un énorme pataquès a permis que la vérité a été connue : alors que Chinois et Français étaient parfaitement d’accord pour garder secrètes les difficultés de l’EPR, Framatome France (qui exploite l’EPR avec les Chinois) a demandé de l’aide technique à son bureau américain… lequel s’est empressé d’informer les autorités des USA.

Résultat, un joli scoop mondial lancé par la chaîne CNN, et de toute évidence une fureur irréparable des Chinois à l’encontre des nucléocrates français qui, volontairement ou non, les ont trahis. Mais, surtout, c’est le seul « bon exemple » d’EPR qui est sabordé. Les éventuels acheteurs, s’il en restait encore, se disent forcément « Si même en Chine l’EPR est un flop, oublions ce réacteur… » Tant mieux.

Pour la petite histoire, après avoir tenté de nier la gravité de la situation, les Chinois se sont enfin résolus à stopper l’EPR fin juillet ( https://cutt.ly/pQZGelR ). Nous essaierons de suivre la suite de cette affaire… si la censure nucléaro-chinoise le veut bien !

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Fuite sur l’EPR : billard à trois bandes entre Américains, Chinois et Français
Observatoire du nucléaire, 14/15 juin 2021 : https://cutt.ly/VQFMUc5 et https://cutt.ly/XQFMcAI
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EPR de Taishan : gaz rares, gaz nobles, gaz radioactifs ou gaz inertes ?
Le Blog de Fukushima, 14 juin 2021 : https://cutt.ly/sQF1OzG
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Nucléaire chinois: la bévue incroyable de Framatome
Le Figaro, 24 juin 2021 : https://cutt.ly/jQFMNfk
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« Le rêve chinois d’EDF semble bel et bien terminé »
Le Monde, 6 juillet 2021 : https://cutt.ly/TQF1LSk

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www.observatoire-du-nucleaire.org

 

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01 septembre 2021 ~ 0 Commentaire

giec (npa)

marmotte

Le pays où une marmotte peut prédire le climat, les scientifiques non!

Le 6e rapport du GIEC confirmé par les calamités de l’été

Les scientifiques du GIEC sont formels : « Le changement climatique se généralise, s’accélère et s’intensifie ». Les méga-feux en Russie, Turquie, Grèce, France, Algérie et aux États-Unis, les précipitations et inondations catastrophiques en Belgique, Allemagne, Chine et en Inde en attestent.

Le groupe 1 du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC) a remis son rapport cet été (1 400 pages qui synthétisent 14 000 articles scientifiques). 234 auteurEs de 66 nationalités y ont travaillé.

Est également publié un « Résumé pour les décideurs », pour nous toutes et tous donc (1) ! Pour la première fois, le GIEC a examiné de près les événements extrêmes qui se multiplient. On sait maintenant qu’il y aura des « points de basculement », notamment une possible montée des eaux de 5 mètres. Le consensus est de plus en plus solide : « sans équivoque », ce sont les activités humaines qui ont réchauffé l’atmosphère, les terres et les océans depuis 1750, « chacune des quatre dernières décennies a été successivement plus chaude que toute décennie depuis 1850 ».

Pluies diluviennes et incendies à travers la planète

Été après été, on pourrait s’habituer. Et pourtant on est surpris par l’ampleur des phénomènes : à Cologne, à la mi-juillet, il est tombé en quelques heures autant de pluie qu’en juillet-août en année normale, 200 personnes ont trouvé la mort dans cette région de l’Allemagne et le jeu politique lui-même a été très fortement bousculé. La dispute sur l’enjeu climatique fait rage.

Le feu a de nouveau embrasé la planète. En Grèce, les événements ont pris le tour d’une catastrophe nationale tant la canicule qui avait précédé les méga-feux, la casse sociale, la spéculation foncière et le dynamitage des services publics ont tout aggravé. Tout est imbriqué : on signale des centaines d’espèces animales mises en danger par les incendies comme le cerf élaphe en Grèce ou la tortue d’Hermann dans le Var.

Que faire ?

Le groupe (1) du GIEC avait pour mandat d’établir un constat sur des bases scientifiques fortes, la mission de préconiser revenant aux groupes 2 et 3 qui rendront leurs rapports en 2022. Ce 6e rapport ne se contente pas d’un seul scénario, examine plusieurs « futurs climatiques possibles » avec des réductions d’émissions de C02 différenciées.

Mais en n’osant pas envisager un changement de cap aussi radical que celui engagé au 18è siècle, cette entrée dans le dur du capitalisme industriel, en n’osant pas souligner la nécessité d’un changement de civilisation, les trajectoires de secours examinées sont toutes techniques, capitalo-compatibles : « technologies à émissions négatives, TEN » (captation et séquestration de gigantesques quantités de C02 sous terre) à l’état de prototypes à ce jour, avec des conséquences redoutablement dangereuses sur le plan social et écologique, ou « technologies bas carbone », le nucléaire pour parler clair (2).

Besoin de radicalité…

Certains rédacteurs comme le français Christophe Cassou expriment pourtant cette urgence absolue de mesures radicales : « Sans réduction des émissions de gaz à effet de serre immédiate, forte, soutenue et à grande échelle, on ne pourra pas limiter le réchauffement climatique à moins de 2 °C. Il faut y aller sans détour ni tergiversation. » (3) En sachant qu’il faudra remettre en cause le productivisme, le consumérisme, la propriété privée des grands groupes. Comme le dit Daniel Tanuro : « L’alternative est dramatiquement simple : soit l’humanité liquidera le capitalisme, soit le capitalisme liquidera des millions d’innocentEs pour continuer sa course barbare sur une planète mutilée et peut-être invivable. »

… et d’action large !

À 60 jours de la COP26 à Glasgow, signalons déjà la mobilisation mondiale du samedi 6 novembre. Que cette échéance soit l’occasion pour nous d’avancer nos propositions qui visent à prendre soin des personnes et des écosystèmes, à écologiser le social et à socialiser l’écologie. Se dessineront alors les contours d’une autre société, l’écosocialisme.

  • 1. 1 – « Rapport du GIEC, résumé pour les décideurs », traduction française simple et non officielle : https://resumegiec.wordpress.com/2021/08/11/rapport-du-giec-resume-pour-les-decideurs/
  • 2. 2 – Voir l’analyse du rapport par Daniel Tanuro, sur le site de la Gauche anticapitaliste (Belgique) : https://www.gaucheanticapitaliste.org/au-bord-du-gouffre-le-scenario-que-le-giec-ne-modelise-pas/
  • 3. 3 – Cité dans Mickaël Correia, « Rapport du Giec : le changement climatique s’aggrave », Mediapart, 9 août 2021.
Commission nationale écologie
  • 2/09/2021

https://lanticapitaliste.org/

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27 août 2021 ~ 0 Commentaire

morgan large (france info)

agrib

Ils ont fait l’actu. Morgan Large, journaliste bretonne menacée depuis son enquète sur l’agro-industrie

Sébastien Baer revient sur les événements marquants de l’année. Et ce sont ceux qui les ont vécus qui les racontent. Jeudi 26 août, Morgan Large, après avoir vécu plusieurs actes de malveillance et des menaces, persiste à savoir la vérité sur ce qu’est l’agro-alimentaire en Bretagne.

31 mars 2021. Une nouvelle fois, Morgan Large, journaliste à Radio Kreiz Breizh, une radio du centre-Bretagne, est victime de malveillance. Alors qu’elle enquête sur l’agro-industrie, la journaliste de 49 ans s’aperçoit que sa voiture a été sabotée : il manque plusieurs boulons à l’une de ses roues arrières. « Ça pose complètement question sur la légitimité et le droit à exercer son métier de manière normale. Est-ce que la Bretagne, au regard de l’hégémonie du secteur agroalimentaire, c’est une zone de non-droit dans laquelle les journalistes ne sont pas les bienvenus ? » interroge la journaliste.

Les pressions se sont intensifiées contre la journaliste après son témoignage dans un documentaire sur l’impact de l’agriculture intensive. Morgan Large a subi toute une série de menaces : appels anonymes la nuit, empoisonnement de son chien et dégradation du local qui abrite sa radio.

Après le sabotage de la voiture, le parquet de Saint-Brieuc a ouvert une information judiciaire et plusieurs centaines de personnes ont manifesté pour défendre la liberté d’informer. La journaliste a aussi reçu de nombreux soutiens mais elle reste encore très marquée.

Les moments les plus compliqués, c’est de quitter sa maison et de se dire ‘mince, je laisse mes enfants seuls, qu’est-ce qui va se passer ?’ Morgan Largeà franceinfo

« Je ne supportais pas cette idée de me dire que je partais loin en reportage – ‘Est-ce que je laisse ma fille une nuit toute seule à la maison ?’ – alors qu’avant ça ne posait pas trop de problèmes… Mais heureusement, j’ai des voisins qui sont exceptionnels et je pouvais leur dire que je partais pour la journée et de jeter un oeil sur les voitures qui vont descendre à la maison et regarder », raconte Morgan Large.

« J’ai eu énormément de soutien aussi des gens que je croise tous les jours, des gens que je ne connaissais pas du tout, des gens de la France entière. Il y a même des gens qui m’ont proposé de m’héberger, qui m’ont dit de prendre mes enfants sous le bras et d’aller chez eux pendant un moment pour me reposer et être tranquille », poursuit-elle. 

Un rapport de force « disproportionné »

Morgan Large est inquiète.« Au tout début, je me suis dit qu’ils allaient mettre le feu à la maison pendant qu’on dort, parce que les premières atteintes qu’il y a eues, c’était pour ouvrir les entrées de mes champs et faire échapper mes animaux, j’ai des vaches et aussi des chevaux. Et c’est vrai que je n’avais pas mesuré qu’on puisse en venir jusqu’à venir chez moi, s’en prendre à ma famille, c’est extrêmement dérangeant. » 

J’habite très loin de tout, j’habite dans un cadre bucolique, j’ai envie d’entendre le chant des oiseaux, je n’ai pas envie d’avoir des caméras partout et s’il faut que je vive dans un bunker, ça va vraiment être un sacrifice énorme pour moi. Morgan Large sur franceinfo

Jamais la journaliste bretonne ne se serait imaginée déranger au point de devenir une cible « parce que j’ai l’impression que j’ai une toute petite voix, je suis une toute petite journaliste sur un tout petit média. C’est vrai que j’ai enquêté par exemple sur les subventions de la région Bretagne sur la filière avicole en Bretagne », explique-t-elle.

Comment je pourrais menacer avec un micro un monde aussi énorme que ça, une puissance aussi énorme que ça ? Rien que de savoir ça c’est extrêmement intimidant parce que le rapport de force est disproportionné entre ce monde énorme de l’agroalimentaire et moi, toute petite journaliste. Morgan Large à franceinfo

Pour autant, la journaliste ne changera rien à ses habitudes de travail. « Je vais être d’autant plus pugnace. Il y a énormément de choses qui se passent dans le domaine agricole, qui est très violent pour les exploitants agricoles. On voit bien que c’est un monde qui est en crise permanente et il y a une souffrance, un malaise agricole que personne ne peut nier aujourd’hui au regard du nombre de suicides, au regard du plan social du monde agricole. Combien de faillites interviennent dans les fermes ? Je lis la presse agricole, je vois les petites annonces avec du matériel agricole, du matériel d’élevage à vendre à la pelle », constate-t-elle.

Donc oui, j’ai envie de me pencher sur les tenants et les aboutissants et essayer de trouver des explications à ces multiples crises. Mais c’est vrai que ça dérange.

Morgan Large à franceinfo

Je ne suis pas du tout une héroïne. Non, mais je pense que je ne vais peut-être plus travailler autant toute seule, je vais peut-être écrire des articles ou parler de mes enquêtes avec d’autres journalistes pour qu’on puisse, quand c’est trop dur, faire un tandem. C’est peut-être par le collectif qu’on est moins fragile », conclut la journaliste.

Sébastien Baer 26/08/2021

https://www.francetvinfo.fr/

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27 août 2021 ~ 0 Commentaire

lobbies (attac nantes)

lobby

Face à la puissance des lobbies de l’agro-industrie en Bretagne : luttes, résistances et victoires

  • Vendredi 27 – après-midi
  • Ecole d’Architecture – Studio de projet 1B10

L’agression de deux journalistes en mars dernier dans les Côtes d’Armor révèle le pouvoir occulte des lobbies de l’agroalimentaire en Bretagne. On en mesure la puissance par les conflits qui ont marqué la société sur les plans environnemental, économique et politique depuis vingt ans.

Le capitalisme s’est rapidement organisé en groupe de pression concomitamment avec le développement de l’agro-industrie et la création des coopératives agricoles au service d’un syndicat hégémonique. En pénétrant le pouvoir régional et en contrôlant la presse, ce dernier impose un système qui, par certains aspects, peut être qualifié de mafieux.

A partir de deux témoignages d’acteurs de terrain on :
· Analysera le système de contrôle des populations mis en place parles lobbies ;
· Alertera sur les évolutions rapides d’une agriculture hors sol soutenue par une financiarisation galopante ;
· Echangera sur les stratégies qui ont permis des victoires et de faciliter la mise en place de réseaux de résistance.

Porteurs d’activités

  • Attac Pays malouin – Jersey

Confédération Paysanne
Solidaires Bretagne
Splann (ONG d’enquêtes journalistiques en Bretagne)

Intervenant⋅e⋅s

Morgan Large, journaliste à la radio locale Kreiz Breizh / Pierre Etienne, porte-parole du comité local ATTAC 22 / Serge Le Quéau, militant de l’Union syndicale Solidaires de Bretagne / René Louail, militant de la Confédération Paysanne

https://ue2021.org/

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