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15 janvier 2019 ~ 0 Commentaire

zimbabwe (courrier-international le-monde)

zimbabwe

Afrique. Une économie en berne

Met le Zimbabwe sous tension

Le président Emmerson Mnangagwa a annoncé une augmentation de 150 % du prix de l’essen-ce au cours du week-end. Lundi, la mesure a provoqué une série de manifestations dans un pays en pleine crise économique. Elles auraient fait plusieurs morts, selon le ministre de la  Sécurité.

Des routes barricadées dans les quartiers résidentiels de la capitale Harare, des pneus qui brûlent en pleine rue, des habitants qu’on empêche de monter dans les bus à destination du centre-ville, un centre commercial populaire obligé de fermer, des écoles qui renvoient leurs élèves chez eux, un supermarché pillé, des jets de pierres de manifestants d’un côté, les gaz lacrymogènes de la police antiémeute de l’autre…

Newzimbabwe.com décrit des scènes de tension extrême dans la nation du sud de l’Afrique lundi 14 janvier. Si quelques centaines de personnes sont à l’origine des débordements, ils sont des milliers de Zimbabwéens à ne pas accepter la forte hausse du prix de l’essence annoncée samedi soir.

Le litre est passé de 1,24 dollar à 3,31 dollar. Une augmentation de 150 % présentée par le président Emmerson Mnangagwa comme une solution provisoire à la pénurie de carburant. Mais le pays ne manque pas que d’essence. “Le gouvernement du Zimbabwe est en train d’essayer de ressusciter une économie à la peine”, explique la BBC.

Pas dit que la stratégie soit efficace, croit savoir le Daily News. “Des analystes craignent que la hausse du prix des carburants déclenche une augmentation du prix des biens de consommation courante et services”, avance le quotidien de la capitale.

“La dernière fois que la situation a été aussi mauvaise, c’était en 2008”, rappelle Bloomberg, faisant référence à la période d’hyperinflation “qui a vu les prix doubler chaque jour, les rayons des magasins vides et les gens forcés de faire leurs courses dans des pays voisins ou sur le marché noir”. D’après l’agence, le Zimbabwe, confronté à un manque de cash, fonctionnerait aujourd’hui avec un système de prix doubles, ceux qui disposent d’argent liquide bénéficiant de réductions. Zimvine, un groupe sur Facebook, permettrait d’échanger des informations sur les produits de consommation disponibles et où les trouver.

Espoirs déçus

Robert Mugabe a quitté le pouvoir en novembre 2017. Selon le correspondant sur place du Daily Maverick, grand quotidien de l’Afrique du Sud voisine, “des Zimbabwéens optimistes avaient alors placé leurs espoirs dans la nouvelle administration pour répondre aux défis économiques auxquels le pays fait face depuis des décennies. Mais un an plus tard, ces espoirs sont déçus et les citoyens une fois encore dans la rue”, résume le DM. Le journal parle de quatre personnes abattues par des agents de sécurité dans la banlieue d’Harare. Chiffre qui n’a pas été confir-mé officiellement.

Alors que les habitants font la queue pendant des heures pour pouvoir remplir leur réservoir, le vice-ministre de l’Information, Energy Mutodi, a agacé avec des conseils jugés déplacés sur Twitter, rapporte Newzimbabwe.com. “Les gens intelligents savent quoi faire”, dit-il, avant d’ajou-ter : “Utilisez un vélo quand vous le pouvez […] et ne manifestez pas dans la rue car vous risquez de perdre un membre.”

Et pendant que le peuple gronde, le président Mnangagwa n’est pas là, comme le signale News Day. Il visite la Russie, le Kazakhstan, la Biélorussie et l’Azerbaïdjan avant de rejoindre le Forum économique mondial à Davos. Les images de son arrivée à Moscou à bord d’un Boeing 787 Dreamliner loué des dizaines de milliers de dollars l’heure “n’ont pas aidé à calmer une opinion publique déjà remontée”, constate Bulawayo 24.

Times Live note que la compagnie Fastjet a maintenu ses avions au sol lundi. Il n’y avait donc aucun vol domestique disponible.

15/01/2019 Courrier international Paris

https://www.courrierinternational.com/

Lire aussi:

La grève générale se poursuit au Zimbabwe pour protester contre la hausse du prix de l’essence (LM)

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14 janvier 2019 ~ 0 Commentaire

très riches (ouest france)

macron

Impôts, taxes, prélèvements…

Les gagnants et les perdants des budgets Macron

Les mesures prises par Emmanuel Macron depuis son accession au pouvoir favorisent un peu les classes moyennes et beaucoup les très riches, selon une étude d’économistes. Au détriment des ménages modestes et des retraités aisés.

Une bonne nouvelle pour Emmanuel Macron : une étude vient contredire l’image de « président des riches » qui le poursuit depuis 2017. Une mauvaise : la même étude risque de lui valoir une nouvelle étiquette, celle de « président des très riches ».

L’Institut des politiques publiques (IPP) a mouliné les mesures touchant les ressources des ménages dans les budgets 2018 et 2019. Il en ressort que les baisses de taxes et impôts compensent le recul des prestations sociales (1,2 milliard de gains dans le budget 2019), mais ce bénéfice est très inégalement réparti.

Les 20 % les plus pauvres voient leurs ressources disponibles diminuer de 0,5 % à 1 % en deux ans. Pour les 60 % de ménages « intermédiaires », les ressources augmentent de près de 1 %. Au-dessus, 19 % des Français perdent 1 %. Mais les 1 % les plus riches gagnent, eux, 6 % en deux ans.

L’ISF plus que la flat tax

L’IPP zoome un peu plus pour mettre en évidence que ce sont les 0,4 % les plus riches qui concentrent les gains : 28 363 € en moyenne et même 86 290 € pour les 0,1 % les plus riches (pour une personne seule).

« C’est l’effet de la suppression de l’Impôt de solidarité sur la fortune (ISF) qui a été remplacé par l’Impôt sur la fortune immobilière (IFI), analyse Brice Fabre, économiste à l’IPP. Bien plus que la flat tax sur les revenus des capitaux car elle s’accompagne d’une augmentation des prélèvements sociaux. »

Pour la plupart des Français, le gain le plus important est la baisse de la taxe d’habitation, dont sont exclus les 20 % les plus riches. D’autres en sont exclus: « Les 20 % les moins riches sont peu concernés car ils avaient déjà des dégrèvements, signale Brice Fabre. Il bénéficient peu, par ailleurs, de la baisse des cotisations sociales. »

En revanche, ils subissent sans contrepartie la hausse des taxes sur le carburant. La sous-revalorisation des prestations sociales les pénalise particulièrement. Quant aux allocations loge-ment, elles seront désormais calculées sur les revenus actuels et non plus sur ceux d’il y a deux ans. Ce qui revient à une baisse de près d’un milliard d’euros.

Les retraités perdent jusqu’à 3 % de revenu disponible (c’est le cas des 20 % les plus riches). Avec deux exceptions : les 1 % les plus riches qui profitent de la suppression de l’ISF et les retraités au minimum vieillesse, qui aura été augmenté à deux reprises. « Pour les retraités, il y a des pertes à tous les niveaux de revenus, constate Brice Fabre. Elles sont plus modérées au milieu grâce à la baisse de la taxe d’habitation. »

Even Vallerie 13/10/2018

https://www.ouest-france.fr/

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10 janvier 2019 ~ 0 Commentaire

inde (révolution permanente)

india dehli

200 millions de travailleurs

Inde : record historique de mobilisation pour une grève générale contre la précarité

L’Inde vient de battre son propre record, 200 millions de travailleurs étaient dans la rue Mardi 8 Janvier, soit 50 millions de plus que la journée du 2 septembre 2016. La grève a été lancé sous l’appel de 10 syndicats, notamment le « Centre of Indian Trade Unions » affilié au Parti Communiste Indien.

Depuis 2016, les revendications n’ont pas changé. Elles s’inscrivent dans la continuité de la lutte contre la précarité des travailleurs indiens.

Parmi lesquelles : la hausse du salaire minimum qui est actuellement de 150 roupies par jour – soit 2€ pour une semaine de 48h de travail, ce qui ne permet pas de vivre dans des conditions descentes et oblige les travailleurs à vivre dans des lieux insalubres, faute de moyens.

Ainsi qu’une augmentation de la sécurité sociale universelle, même si le gouvernement a mis en place une réforme du système de santé, le « Modicare » en septembre dernier, le problème subsiste.

La majorité de la population indienne n’a aucune couverture en cas de maladie, cela s’accom-pagne de frais médicaux extrêmement élevés, qui sont notamment dus à la privatisation quasi totale du système de santé, avec 93% d’hôpitaux privés qui emploient 85% des docteurs (selon l’ONG Oxfam).

Dans un pays où le salaire moyen est de 121 euros par mois, il est impossible pour la majorité des Indiens d’accéder aux soins, ce qui entraîne un taux de mortalité infantile 10 fois supérieur à la France et une espérance de vie de 15 ans inférieur.

Les revendications qui ressortent de la grève portent aussi sur la lutte contre le chômage, notamment chez les jeunes, où il est de 10%. Mais aussi contre les privatisations à tout va, notamment du système de banque indien en proie à des fusions et privatisations qui détruiront des centaines de milliers d’emplois et en précariseront encore bien d’autres. (…)

Cette grève s’inscrit également dans la lutte des classes.

Comme toute grève générale de grande ampleur, elle permet de modifier le rapport de forces. En bloquant l’économie, en faisant chuter le taux de profits des grands bourgeois, les prolétaires reprennent le pouvoir économique, social mais aussi politique. Le fait que la grève se tienne ce mercredi 9 Janvier montre aussi la volonté de faire plier le gouvernement a l’approche des élec-tions législatives pour qu’il cède sous le rapport de forces qui devient écrasant en faveur des travailleurs.

La Cours suprême indienne avait rendu des jugements contre les syndicats, voulant affaiblir la puissance de mobilisation du prolétariat. Cependant, nous avons pu nous apercevoir que cela était inutile. Tant que des travailleurs souffriront de leur condition, ils se révolteront contre leur oppresseurs.

S.A jeudi 10 janvier

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10 janvier 2019 ~ 0 Commentaire

cac 40 (révolution permanente)

picsou

Derrière Macron, les grands patrons

L’autre cagnotte indécente : le CAC 40 a versé 57,4 milliards d’euros aux actionnaires

Si l’année 2018 n’aura pas été celle “de la cohésion de la Nation” selon les vœux d’Emmanuel Macron, elle fut sans aucun doute celle des actionnaires. Les entreprises du CAC 40 leur ont versé quelque 57 milliards d’euros, soit 12,8% de plus que l’année précédente : un record depuis 2009.

“Une bonne nouvelle” nous dit l’économiste Nicolas Barré d’Europe 1 

Alors même que la situation politique française se trouve bouleversée par le mouvement des gilets jaunes contre les inégalités.  Si ces dividendes exceptionnels indiquent “la bonne santé des entreprises françaises”, elles ne profitent d’aucune façon à ceux qui les font tourner. Voilà “la théorie du ruissellement” définitivement invalidée par la réalité selon laquelle la richesse “des premiers de cordée” profiterait nécessairement, à la fin des comptes, aux derniers de cordées.

En vérité, cette générosité-record rappelle ici le choix du CAC 40 en faveur d’une “course aux résultats de court terme” au profit des actionnaires et des grands patrons, négligeant jusqu’à la santé économique à long terme des entreprises. Et comme l’hypocrisie du patronat et de leurs chiens de garde semble sans limites dans la période, des “économistes” tournent en boucle depuis ce matin sur les différents plateaux télé pour calmer les aigreurs : cette hausse “ne se fait pas sur le dos des travailleurs”. Qui pour le croire ?

Cette annonce tombe bien mal alors que la mobilisation gronde contre le président des riches et des multinationales avec parmi ses revendications centrales, le rétablissement de l’ISF et l’aug-mentation du SMIC.

Alors que dans le « Grand Débat » de Macron, il ne sera pas question de discuter des salaires et des conditions de travail ou encore d’en finir avec l’austérité qui pourrit la vie des classes popu-laires, ces dividendes record sonnent comme une insulte à ceux qui se lèvent tôt et se bousillent la santé quotidiennement pour des miettes.

Au delà de la « classe politique », c’est bien à ceux qui les dirigent qu’il faudra également s’atta-quer pour prendre l’argent où il est, et qu’une bonne fois pour toutes, ça ne soit plus à « ceux qui ne sont rien » de payer pour une crise économique dont ils ne sont pas responsables quand de leur côté les propriétaires des multinationales et des banques qui les exploitent s’engraissent à un niveau record.

Jules Fevre Mercredi 9 janvier

http://www.revolutionpermanente.fr/

Lire aussi:

Négociations: assurance chômage et contrats précaires : le patronat ne veut rien savoir, ni payer (RP)

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10 janvier 2019 ~ 0 Commentaire

chômage technique (révolution permanente)

assis tes

Où est la « violence » ?

58 000 salariés au chômage technique : la faute aux Gilets Jaunes ?

D’après la ministre du Travail Muriel Pénicaud, les Gilets Jaunes seraient responsables de la mise au chômage technique de près de 58 000 employés, ainsi que de l’état de crise écono-mique dans lequel se retrouve la France. Un énième mensonge visant à faire reposer sur les Gilets Jaunes les responsabilités de la crise, déclaration relayée avec entrain par les principaux médias.

« C’est aussi un des effets de la violence. Cela fragilise l’emploi et nos petits commerces, cela m’inquiète beaucoup » a déclaré Muriel Pénicaud.

Lorsqu’il s’agit de violence, on peut dire sans hésitation que les membres du gouvernement n’ont qu’à balayer devant leur porte.

Comme pour les violences dans les manifestations, celles-ci seraient dues, d’après eux, exclusivement aux Gilets Jaunes, mais en aucun cas à la police qui gaze, matraque, et mutile à tour de bras. Ici, Muriel Pénicaud va jusqu’à blâmer les Gilets Jaunes d’être responsables des conséquences de leur propre politique économique !

C’est la crise qui a créé les gilets jaunes, pas l’inverse.

Si le mouvement des Gilets Jaunes s’est lancé, c’est bien en réaction aux effets de la politique ultra-libérale de Macron : d’abord contre l’impôt injuste qu’est la taxe sur le carburant, mais ensuite contre toute une série de mesures anti-sociales jusqu’à la contestation générale d’un système anti-démocratique.

C’est un combat contre la précarité qui s’exprime et contre les mesures d’austérité qu’appliquent Macron et son gouvernement au service des plus riches. Evidemment que les Gilets Jaunes cherchent à avoir un impact économique et à imposer un rapport de force sinon comment se faire entendre de ce gouvernement si méprisant à l’égard des travailleurs ? Les magasins et commerçants concernés par cette baisse de fréquentations, pour la plupart, sont ceux des beaux quartiers, attirant touristes et bourgeois, terrorisés par les images de violences projetées en boucle par les grands médias.

« 58 000 salariés sont menacés d’activité partielle/chômage technique par les violences. L’enjeu maintenant est de sauvegarder leur emploi. Mon ministère consacre 32M€ pour les aider. 92% des demandes viennent des PME-TPE (commerce, construction, artisanat..). Stop aux violen-ces ! ». La première chose que Pénicaud oublie de préciser, c’est que ces 32 millions n’iront pas directement aux salariés… mais bien aux patrons de ces entreprises. Comme tous les cadeaux que ce gouvernement fait au patronat, aucune garantie n’est exigée pour avoir droit à cette donation.

Pourtant, Pénicaud prétend défendre les emplois.

La ministre du Travail a bon dos de prétendre protéger les travailleurs du chômage L’ensemble de ses réformes, et notamment la loi « avenir professionnel » vont au contraire de la sens de la fragilisation les emplois en permettant d’autant plus l’abus de CDDs et des heures suppléme-ntaires par les entreprises.

Mar Leroye Mercredi 9 janvier

http://www.revolutionpermanente.fr/

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06 janvier 2019 ~ 0 Commentaire

budapest (courrier-international le-monde)

orban

Des milliers de manifestants dans les rues de Budapest

contre la “loi de l’esclavage”

La loi sur le temps de travail votée en décembre en Hongrie déclenche un mouvement de protestation inédit depuis l’arrivée au pouvoir de Viktor Orbán. “Des milliers de personnes en Hongrie ont bravé la neige et le froid pour manifester contre le gouvernement de droite de Viktor Orbán, dénonçant une nouvelle mesure très dure qualifiée de ‘loi de l’esclavage’”, rapporte le journal britannique The Guardian.

Votée en décembre, cette loi controversée étend de 250 à 400 le nombre annuel d’heures supplémentaires qu’un patron peut demander à ses employés (et payables à la saint glin-glin le blog). Elle suscite, depuis son adoption, une vague de mécontentement singulière en Hongrie. “L’opposition a été divisée et inefficace et Orbán n’a cessé d’accroître son pouvoir depuis sa première élection comme Premier ministre en 2010 ; mais la ‘loi de l’esclavage’ a créé pour une fois un point de ralliement”, observe The Guardian.

Au moins 10 000 personnes ont manifesté à Bucarest, protestant non seulement contre cette loi mais aussi contre les attaques visant le monde universitaire, contre une justice manipulée et contre des médias biaisés, poursuit le journal. “Jusqu’ici les gens n’étaient pas touchés directe-ment par les changements décidés par le gouvernement, même s’ils étaient de nature constitutionnelle et ont miné notre démocratie, déclare Péter Krekó, directeur du think tank hongrois Political Capital, au journal espagnol El País.

Mais la ‘loi de l’esclavage’ les affecte vraiment, les oblige à faire plus d’heures. C’est la goutte d’eau qui a fait déborder le vase.” “Il y a un mois, c’était quelque chose d’impensable”, souligne le politologue hongrois András Biró-Nagy, dans le même quotidien.

G. H.  06/01/2019
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06 janvier 2019 ~ 0 Commentaire

isf (jdd)

 isf

Sondage 77% des Français

Souhaitent le rétablissement de l’ISF

Référendum d’initiative citoyenne, rétablissement de l’ISF, moins de parlementaires : les personnes interrogées par l’Ifop pour le JDD y adhèrent majoritairement quelle que soit leur sensibilité politique

Y a-t-il vraiment besoin d’un grand débat national?

À lire les résultats de notre sondage Ifop, les Français ont déjà choisi massivement (74 à 82% d’opinions favorables) les mesures qu’ils veulent voir adopter à l’issue de cette consultation qui doit commencer le 15 janvier. Nous en avions proposé cinq à leur appréciation. Elles font partie de celles qui ont été mises en avant par les Gilets jaunes et d’autres mouvements de droite et de gauche qui contestent la politique d’Emmanuel Macron.

Une petite surprise : c’est la réduction du nombre de parlementaires qui remporte le plus de suffrages (82%), devant la prise en compte du vote blanc dans les résultats électoraux et le référendum d’initiative citoyenne (80%).

61% des sondés qui se disent proches d’En Marche veulent le rétablissement de l’ISF

Quelles que soient les sensibilités politiques revendiquées, ces mesures sont toujours nette-ment majoritaires. Ainsi le rétablissement de l’impôt sur la fortune (ISF), qui convainc 77% des personnes interrogées, est défendu par 61% des sondés qui se disent proches du parti présidentiel, La République en marche (LREM).

L’adhésion à l’ensemble des propositions est plus massive chez ceux qui se reconnaissent dans le Rassemblement National de Marine Le Pen, La France Insoumise de Jean-Luc Mélenchon ou le Parti Socialiste. L’adhésion est moindre mais aussi très semblable en volume entre sympathisants de LREM et des Républicains de Laurent Wauquiez.

5 janvier 2019

https://www.lejdd.fr/

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03 janvier 2019 ~ 0 Commentaire

bic vannes (fr3 le-huff’ fi lo)

charb

Vannes : licenciements annoncés

Les salariés de Bic Écriture en grève

Le groupe Bic est en train de recentrer ses activités sur les stylos, briquets et rasoirs. Conséquence, Bic Sport est vendu à l’Estonien Tahe Outdoors, Mais l’unité vannetaise de crayons située sur le même site, fermerait, pour être délocalisée en Tunisie. Les salariés sont en grève ce jeudi.

Finie la fabrication du stylo quatre couleurs à Vannes, dans le Morbihan. L’unité de production, qui en produit 100 millions par an, existe depuis le début des années 80, et emploie une quarantaine de salariés. Elle serait délocalisée à 80% sur le site de Bizerte en Tunisie, ou vers le siège de Bic Écriture 2000 à Marne-la-Vallée, pour 20% des effectifs. Un plan social, a été annoncé au mois de novembre dernier et prévoit 33 licenciements et 6 reclassements au siège. La direction, après trois réunions, espère pouvoir signer ce PSE le 26 février prochain.
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Grève ce jeudi

Ce jeudi 3 janvier, l’entreprise est à l’arrêt, les salariés sont en grève. Une vingtaine d’entre eux s’est rassemblée devant le site, avec banderoles, braseros et feu de palettes. Ils comptent y rester toute la journée et prévoient d’ores et déjà, une action de distribution de tracts et de crayons sur des ronds-points, ce vendredi. Pour eux la direction de l’entreprise ne s’est pas donné les moyens de retrouver des locaux sur la région de Vannes.

Bic Sport racheté par l’Estonien Tahe Outdoors 

Cette petite unité Bic Écriture vannetaise, menacée de disparition, est installée sur le site du siège de Bic Sport, qui depuis 1979 fabrique des planches à voile, de surf, de paddle, ou de kayak. Le groupe Bic ayant décidé de se recentrer sur son cœur de métier, les briquets, rasoirs et stylos, elle vend sa filiale sportive à l’Estonien Tahe Outdoors, pour de 6 à 9 millions d’euros. Un groupe spécialisé dans les sports de pagaie et de kit surf et qui avec ce rachat deviendrait un des leaders mondiaux pour les sports nautiques. Mais une vente, qui impliquerait donc, pour utiliser l’ensemble du site, la disparition de l’unité voisine de crayons.

Krystell Veillard  03/01/2019

https://france3-regions.francetvinfo.fr/

Lire aussi:

L’usine Bic de Vannes ne produira plus de stylo 4 couleurs, les salariés en grève (Le Huff’)

Les quatre-couleurs de Bic quittent la Bretagne pour la région parisienne et la Tunisie (France Info)

Bic Vannes : contre les licenciements (LO)

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02 janvier 2019 ~ 0 Commentaire

élites (ctxt émancipation essf)

isf

Macron est une caricature des élites françaises

Pourquoi Macron est-il devenu un président si détesté?

Macron est pratiquement une caricature des élites françaises. Il a toujours vécu dans un monde bourgeois. Tout d’abord, il a été formé à l’Ecole Nationale d’Administration (ENA) pépinière des élites françaises et a ensuite toujours travaillé dans les plus hautes sphères du pouvoir politique et économique de l’État. En outre, son langage et ses commentaires désobli-geants concernant les classes populaires ont accentué le malaise. Il n’est pas surprenant que le mouvement des « gilets jaunes » se soit concentré sur sa personne.

Seulement 23,5% des Français ont une opinion positive du président, selon une moyenne des sept sondages de popularité publiés en décembre …

Si on observe toutes les mobilisations sociales qui se trouvent actuellement en France, dans les hôpitaux, les lycées, les universités, chez les fonctionnaires, etc. – on s’aperçoit que les quatre cinquièmes de la population française sont mécontents de lui. Enfin, les « gilets jaunes » ont réussi à attirer ce malaise général. C’est un symbole que pratiquement tout le monde pourrait soutenir.

Les niveaux de mobilisation des « gilets jaunes » ont été corrects, mais rien de spectaculaire. Le 17 novembre, près de 300 000 personnes ont manifesté. Cependant, cette année en France, des manifestations plus importantes ont eu lieu, avec 320 000 manifestants dans les manifes-tations des syndicats du 22 mars pour la défense des services publics. Contrairement aux manifestations syndicales, qui n’ont pas destabilisé Macron, les « gilets jaunes » l’ont obligé à rectifier.

Comment expliquez-vous ce succès?

L’une des clés du succès réside dans le soutien que les chaînes d’information ont apporté au mouvement. Mais rapidement, le mouvement est devenu incontrôlable. Un autre aspect important était le symbolisme du « gilet jaune ». Cela a séduit beaucoup de gens qui se sont présentés comme apolitiques et qui ne croyaient plus ni à droite ni à gauche.

Comment analysez-vous le mouvement des « gilets jaunes » d’un point de vue historique?

Nous voyons une tradition française – qui n’est pas exclusivement française – qui articule deux dimensions apparemment contradictoires. D’une part, le rejet des taxes. Depuis la fin du Moyen Âge et la mise en place de la taxe royale, presque toutes les insurrections populaires ont eu lieu pour des raisons fiscales. Celles-ci répondraient au discours libéral selon lequel il y aurait trop d’impôts. D’autre part, lors de ces révoltes, il y avait une autre position qui ne voulait pas dire qu’ils n’étaient pas contre l’impôt, mais vis-à-vis de l’injustice fiscale. La Révolution française a été un moment important sur cette question, car les aristocrates ne payaient plus d’impôts, ce qui a généré un fort sentiment anti-aristocratique. Avec l’approbation de la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen de 1789, il est établi qu’il doit y avoir un consentement en matière d’impôts et que les citoyens doivent savoir ce qu’on en fait.

Vous avez lié le mouvement des « gilets jaunes » aux principes de « l’économie morale » des révoltes agraires du 18è siècle en France ou en Angleterre, décrits par l’historien britannique E.P. Thompson. Quelles sont les similitudes?

Le concept d’ « économie morale » de Thompson signifie que, dans les classes populaires, il existe toujours une dimension culturelle, de valeurs morales, liée à l’impôt, à la dépense ou au salaire. Selon la logique de « l’économie morale » du 18è siècle, également présente aux 17è et 19è siècles, les communautés constituaient une forme de sociabilité élémentaire. Des person-nes liées par des liens directs, des connaissances personnelles. Lorsque les communautés ont été intégrées aux États nationaux et aux engrenages du capitalisme, ces liens de solidarité locale ont été affaiblis au profit de liens indirects. C’est-à-dire l’organisation et la défense des intérêts de la classe ouvrière par le droit, les syndicats, les partis politiques, etc. Cela a repré-senté la grande période du mouvement ouvrier jusqu’aux années soixante-dix et quatre-vingt.

Paradoxalement, après l’affaiblissement des syndicats et des partis politiques, avec le mouvement des « gilets jaunes », nous avons assisté à un retour des liens directs. Il ne s’agit plus de liens physiques, mais de réseaux sociaux tels que Facebook, ce qui a permis un retour aux anciennes pratiques de sociabilité des classes populaires.

On a comparé le mouvement des « gilets jaunes » à plusieurs reprises avec le mois de mai 68. Pensez-vous que c’est une comparaison judicieuse?

Un point commun entre les deux est qu’il s’agissait de mobilisations inattendues, que personne n’avait prévues. Dans les deux cas, il y avait une certaine spontanéité, une innovation dans les slogans, dans les symboles de la lutte. Mais Mai 68 était un mouvement infiniment plus massif. Ensuite, il y a eu la plus grande grève de l’histoire de la France, avec sept millions de person-nes dans la rue le 13 mai 1968. Une autre différence est qu’en 1968 les étudiants ont commen-cé la révolte puis les travailleurs les ont soutenus. Ils ont également eu le soutien d’une bonne partie des intellectuels. Aujourd’hui les élites universitaires ont une grande méfiance. La plupart de mes collègues sont réticents à l’égard de ce mouvement, après avoir entendu des déclarations racistes ou homophobes.

Les épisodes de violence ont été mis en lumière. Ces niveaux de violence sont-ils particulièrement élevés? Ou beaucoup moins si on les compare à d’autres mobilisations populaires du 19è et du 20è?

Ce qu’on appelle la « violence » est infiniment moins importante que ce qui s’est passé dans le passé. Par exemple, lors de la Commune de Paris (1871), il y a eu 35 000 morts, la répression des grèves à l’époque de Georges Clemenceau a causé des dizaines de morts au début du 20è siècle; il y eut aussi de nombreux morts lors de la manifestation à Paris le 17 octobre 1961 de travailleurs algériens contre la guerre d’Algérie. En mai 68, cinq personnes sont mortes lors d’affrontements entre manifestants, policiers et manifestants. Il est vrai que dans le mouvement des « gilets jaunes » sont également morts neuf personnes, mais toutes accidentellement (la plupart des accidents de la route). (Sauf Zined blog)

Maintenant, la grande différence réside dans les agressions contre les biens matériels: voitures, vitrines des commerces … Dans le passé, cela n’était pratiquement jamais arrivé, car les manifestations étaient dirigées par des syndicats avec leurs services d’ordre. En tout état de cause, la société actuelle étant beaucoup moins violente que par le passé, les incidents matériels ont une plus grande importance.

La comparaison entre les « gilets jaunes » et l’extrême droite vous semble-t-elle pertinente?

Non, je pense que les personnes xénophobes ou homophobes parmi les « gilets jaunes » sont marginales. Ce qui se passe, c’est qu’elles peuvent avoir un auditoire et c’est le problème des porte-parole que choisissent les chaînes d’information. Le parti d’extrême droite de Marine Le Pen a également tenté de s’approprier le mouvement et de le diriger vers ses positions. Mais si nous regardons le cœur du mouvement, nous voyons qu’il n’est ni raciste, ni homophobe. Son souci est l’injustice sociale. En fait, il y a beaucoup de personnes d’origine immigrée. On l’oublie souvent, mais beaucoup de Français d’origine étrangère ne veulent pas être définis par leur couleur de peau. La chose intéressante à propos des « gilets jaunes » est qu’ils ont mis le social au centre de l’ordre du jour.

Un mois après son émergence, la mobilisation semble avoir pris un tournant à gauche. Nous avons d’abord parlé de la fatigue avant l’augmentation des impôts, mais on parle maintenant d’injustice sociale, de promotion d’un réfé-rendum sur les initiatives citoyennes … Pensez-vous que ce changement a eu lieu?

Oui exactement. Les slogans initiaux se sont développés et ont rapidement évolué vers des positions traditionnellement de gauche, liées à l’injustice sociale. Nous le voyons dans le cas de la prétention omniprésente à rétablir un impôt sur la fortune, partiellement supprimé par Macron, ce qui lui a valu le label de « président des riches ». C’est le plus positif dans un mouvement qui a initialement émergé avec une logique plutôt libérale.

Un aspect surprenant est la grande méfiance et le mépris manifestés par les élites intellectuelles ou la population urbaine ayant un niveau d’enseignement supérieur, qui ont qualifié les manifestants de « non éduqués », « xénophobes » ou « d’extrême droite ». Existe-t-il un risque de scission entre les classes populaires et les classes moyennes supérieures et les élites?

Ce n’est pas un risque, mais une réalité qui existe déjà. En France, le fossé social entre les élites, la haute bourgeoisie, et le reste de la population continue de se creuser. Les « gilets jaunes » ont mis en évidence ce problème. Nous devons maintenant voir si les élites vont se poser des questions ou s’interroger sur la manière d’approcher les gens.

L’augmentation de 100 euros pour les bas salaires ou la réduction des cotisa-tions sociales pour les retraités, pensez-vous que les gestes vont dans la bonne direction?

Les « gilets jaunes » ont dit que ce n’étaient que des miettes, des mesures insuffisantes. Je pense que cela ne résoudra pas le problème, ce sont des concessions pour les neutraliser pendant quelques mois. Si le gouvernement estimait que ces mesures ont résolu le problème, il commettrait une grave erreur.

Gérard Noiriel (Nancy, 1950) est l’un des grands spécialistes de l’histoire de la classe ouvrière et de l’immigration en France. Directeur des études à la prestigieuse École des hautes études en sciences sociales (EHESS) à Paris, Noiriel a achevé sa carrière avec la publication en sep-tembre de « Une histoire populaire de la France. De la guerre de Cent ans à nos jours ». Après dix ans de travail, cet ouvrage dresse un portrait détaillé de l’histoire des classes populaires en France, de ses relations avec l’État et de la confrontation entre dominants et privilégiés, du Moyen Âge à nos jours. Dans les conclusions de ce livre, avec des similitudes évidentes avec le célèbre livre de l’historien américain Howard Zinn, « L’Autre Histoire des États-Unis », Noiriel rend un jugement sévère sur la première année du mandat du président Emmanuel Macron. « Dans son programme, les classes populaires n’existent pas », prévient-il. En fait, dans sa des-cription du macronisme, il anticipait pratiquement la crise politique et sociale qui allait survenir en France avec le mouvement des « gilets jaunes ». Dans cet entretien téléphonique, il analyse cette mobilisation singulière qui a célébré le 22 décembre son sixième samedi de manifestations, avec des niveaux de participation à la baisse.

Gérard Noiriel 26 décembre 2018

https://ctxt.es/es/

Lire aussi:

Gilets jaunes ou rouges ? (Emancipation)

Gilets jaunes : « Sur les ronds-points, il y a eu une politisation accélérée des classes populaires » (Essf)

 

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31 décembre 2018 ~ 0 Commentaire

sanctions (le-monde rp le-huff’)

sarkozy

Les syndicats critiquent le nouveau barème

de sanctions contre les chômeurs

Le dispositif s’inscrit dans la volonté du gouvernement  de renforcer le contrôle des demandeurs d’emploi.

Il faut toujours garder un œil sur le Journal officiel Adéfaut d’être exaltante, la lecture de cette publication peut s’avérer instructive, en particulier entre Noël et le Jour de l’an. Démonstration vient d’en être faite avec l’édition du dimanche 30 décembre, qui contient près de 20 décrets d’application de la loi « avenir professionnel ».Une réforme votée l’été dernier sous la houlette de la ministre du travail, Muriel Pénicaud. L’un des décrets parus dimanche a trait « aux droits et aux obligations » des chômeurs, ainsi qu’au « suivi de la recherche d’emploi ». Le contenu de ce texte, éminemment sensible, est grosso modo en ligne avec les intentions affichées initialement par le gouvernement. A une réserve près, qui n’est pas anodine : elle porte sur les sanctions prononcées contre un inscrit à Pôle emploi qui contrevient à ses devoirs.Dès le départ, l’exécutif avait manifesté le souhait de revoir le barème des « peines » applicables.Le 20 mars, des pistes très précises avaient été dévoilées à la presse par le ministère du travail. Il avait alors été indiqué qu’un chômeur qui ne se présente pas à un rendez-vous avec son conseiller chez Pôle emploi serait radié des listes durant deux semaines et non plus pendant deux mois. « On diminue par quatre [la durée de] la sanction, qui était complètement disproportionnée sur ce sujet-là », avait expliqué l’entourage de Mme Pénicaud. Finalement, la « punition » sera un peu plus lourde qu’annoncée : un mois de radiation (au lieu de quinze jours, donc), ce qui la place tout de même à un niveau inférieur à celui en vigueur avant la réforme ; durant cette période, la prestation cesse momentanément d’être versée.

Un autre changement s’est produit par rapport à la communication gouvernementale.

Il concerne une option, également évoquée le 20 mars, pour l’ensemble des « manquements » du demandeur d’emploi (à l’exception du rendez-vous manqué avec son conseiller, sans motif valable).

L’idée présentée à l’époque consistait à dire que, à la première incartade (par exemple, le fait de ne pas rechercher activement un poste), l’allocation serait suspendue pendant un mois, les droits restant acquis et pouvant être utilisés plus tard, en cas de besoin.

Si le chômeur commet un deuxième écart, le ministère avait précisé que la prestation serait supprimée durant deux mois – ce qui signifiait, cette fois-ci, une amputation des droits d’une durée équivalente. A la troisième « infraction », le coup de bâton serait de quatre mois… (Payant)

Bertrand Bissuel 31 décembre

https://www.lemonde.fr

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Contrôle des chômeurs : une nouvelle échelle de sanctions annoncée (Le Monde)

Radiation, allocation supprimée… Un décret publié le 30 décembre durcit les sanctions encourues par les chômeurs (France Info)

Les sanctions encourues par les chômeurs plus dures qu’annoncé (Le Huff’)

Décret surprise : Macron ouvre la chasse aux chômeurs (Révolution Permanente)

Commentaire: Il faut faire entrer 4 millions de chômeurs dans 200 000 emplois disponibles. La seule solution c’est de leur taper dessus!

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