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08 avril 2020 ~ 0 Commentaire

wall street (à l’encontre)

secu

Ce que Wall Street ne veut pas que vous sachiez 

Un premier médecin, le docteur Ming Lin, urgentiste, a été licencié pour avoir dit ouvertement son inquiétude quant à la sécurité défaillante dans les services d’urgence, et au manque de fournitures médicales, au manque de protections pour le personnel hospitalier. Il ne sera pas le dernier.

A l’instar de nombreux hôpitaux aux Etats-Unis, le Centre médical «PeaceHealth St. Joseph Medical Center», de Bellingham (Etat de Washington), où Ming Lin a travaillé 17 ans comme médecin urgentiste, a externalisé la gestion et le personnel de ses urgences.

Le Dr Ming Lin a poursuivi son travail aux urgences de l’hôpital, mais son employeur était désormais une firme de travail intérimaire plaçant des médecins, firme «spécialisée» pour les services d’urgence.

Ces sociétés de travail intérimaire sont souvent à l’origine des factures médicales surprises pour les services d’urgence, factures que les patients reçoivent après que leur compagnie d’assuran-ces a payé l’hôpital et les médecins. A cela peuvent s’ajouter des frais prohibitifs supplémentai-res pour des consultations que les assurances n’ont pas pris en charge.

Environ un tiers des services d’urgence des hôpitaux sont occupées par des médecins payés par deux sociétés de recrutement de médecins – TeamHealth et Envision Health – appartenant à des fonds d’investissement de Wall Street. Envision Healthcare emploie 69 000 travailleurs de la santé dans tout le pays, tandis que TeamHealth en emploie 20 000. Le fonds d’investissement Blackstone Group [1] est propriétaire de TeamHealth. Kravis Kohlberg Roberts (KKR) contrôle Envision.

Mission: Profit

La prise en charge des malades n’est pas leur mission. Leur but? Réaliser d’énormes profits à l’avantage de fonds d’investissement privé et de leurs actionnaires. Il est lamentable qu’elles surtaxent patients et compagnies d’assurances pour des soins médicaux urgents et désespéré-ment nécessaires. Mais il est encore plus inadmissible qu’elles musellent des médecins pour avoir pris la défense de leurs patients et de leurs collègues à l’heure même où la pandémie ravage les Etats-Unis tout entiers.

Et c’est bien ce que vient de faire TeamHealth, propriété de Blackstone. Mais pourquoi donc licencier un médecin urgentiste expérimenté au milieu d’une pandémie? Fréquentant la garde rapprochée du président Trump, le PDG de Blackstone, Stephen A. Schwarzman, craindrait-il pour cette relation si des médecins de TeamHealth informent le public que Washington a mal géré l’attribution des fournitures et des équipements de protection?

Qu’arriverait-il à Schwarzman si Trump estimait n’être pas assez apprécié des médecins de TeamHealth?

Le «PeaceHealth St. Joseph Medical Center» est peut-être le premier hôpital à avoir éjecté un médecin placé par une boîte de placement temporaire pour avoir dit la vérité au public. Peut-être ne sera-t-il pas le dernier. Maintenant, les hôpitaux préviennent les médecins traitant des patients COVID-19 qu’ils seront licenciés s’ils parlent à la presse.

L’«American Academy of Emergency Medicine» (l’Académie américaine de médecin d’urgence) a protesté contre l’éviction du Dr Ming Lin. Elle veut savoir comment TeamHealth a pu être autorisé à fournir des services hospitaliers alors que la loi exige des cabinets médicaux qu’ils appartiennent à un médecin agréé.

TeamHealth contourne la loi. En acquérant des cabinets de médecins, elle s’approprie tous leurs actifs: l’immobilier, les bureaux, l’équipement, les fournitures, l’inventaire et même les comptes débiteurs.

Sur le papier, ces cabinets médicaux appartiennent à une organisation que dirigent des médecins. TeamHealth l’a créée pour se conformer à la loi. Mais que signifie pour un médecin posséder un cabinet si ce dernier est dépourvu de moyens et de toute possibilité d’exister par lui-même?

La fureur des patients qui ont eu la surprise de recevoir ces factures médicales abusives a montré que TeamHealth contrôle la facturation des médecins qu’il fournit aux services urgences des hôpitaux.

Le licenciement du docteur Ming Lin lève le rideau sur un autre scandale: TeamHealth contrôle également les médecins.

(Cet article a été produit par Economy for All, un projet de Independent Media Institute, 7 avril 2020; traduction rédaction A l’Encontre)

Eileen Appelbaum est codirectrice du Center for Economic and Policy Research. Rosemary Batt est professeure à l’institut Alice Hanson Cook of Women and Work de Cornell University.

[1] Blackstone Group a été mise sur les rangs par la Macronie pour tirer profit de sa réforme des retraites.

Eileen Appelbaum Rosemary Batt 8 avril 2020

https://alencontre.org/

Commentaire:

On voit partout que les USA dépensent plus que la France en santé: un bémol: il versent encore plus au privé!

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08 avril 2020 ~ 0 Commentaire

labour ou socialisme? (socialist worker)

La stratégie de «rester et se battre» au sein du parti n’est pas un moyen pour un véritable changement socialiste

Les militants de gauche du parti travaillistent se demandent maintenant s’il faut quitter le parti ou «rester et se battre».

Beaucoup de ceux qui veulent rester citent Tony Benn, le député travailliste qui a autrefois mené un mouvement pour contrôler le parti. « Il n’y a pas de victoire finale, pas de défaite finale », selon la citation. «Il y a toujours la même bataille à mener. Alors endurcissez-vous! ». L’idée qu’il s’agit d’une guerre sans fin est une perspective assez sombre.

Toute l’histoire du parti travailliste a impliqué une lutte constante entre la gauche et la droite. Cela prenait généralement la forme de tensions entre ses membres, en majorité à gauche et ses députés pour la plupart à droite.

C’est le résultat d’une contradiction fondamentale au sein du parti travailliste.

Le Labour reflète les aspirations des travailleurs pour une amélioration réelle de leur vie. Mais il essaie de canaliser cela à travers le fonctionnement du Parlement, de l’État britannique et du système capitaliste, ces espoirs sont limités, retenus et méprisés. Il y a donc une tension permanente entre les militants du parti et les députés.

Socialisme

Les militants considèrent le Labour comme un vecteur de changement et même de socialisme. Les députés au Parlement, sont plus soucieux de se montrer suffisamment «responsables» pour pouvoir gouverner.

Dès 1907 – sept ans seulement après la fondation du parti – les députés travaillistes se sont donné le droit d’ignorer les décisions des membres. ( En 1905 la CGT adoptait la « Charte d’Amiens » en défiance envers le PS français blog)

Et chaque fois que la gauche s’approche de la direction, la droite utilise les pressions pour «l’unité» et de «l’électorabilité» pour les mettre au pas. Benn lui-même a été vaincu par cela. Après avoir presque remporté l’élection pour devenir chef adjoint, il a été convaincu par la droite de cesser de faire campagne dans l’intérêt de l’unité.

Son conseiller – qui a ensuite fondé Momentum ( association proche de Corbyn blog) – a pensé que c’était une bonne idée. Une longue dérive vers la droite et une purge des militants de gauche a suivi. Il semble maintenant que cela va se reproduire.

Benn avait raison – la gauche travailliste est condamnée à faire continuellement la guerre à la droite au sein du parti. C’est une guerre dans laquelle la droite a d’énormes avantages. Et même si la gauche gagne un contrôle temporaire, elle est limitée par le système.

Le moyen de l’éviter c’est de refuser d’être prisonnier de la droite – en construisant un parti axé sur l’activité par le bas et respectant les principes socialistes.

https://socialistworker.co.uk/

scotland

Scottish Labour barre à droite

L’aile droite de Jackie Ballie a remporté l’élection du chef adjoint du Parti Travailliste écossais. Sa victoire montre non seulement un mouvement vers la droite comme avec Keir Starmer, mais annonce un autre  désastre pour le parti en Écosse. Tout comme Starmer, Baillie prétend représenter le «changement».

Elle veut dire par là que les travaillistes auraient dû faire campagne encore plus ardemment contre le Brexit et contre un deuxième référendum sur l’indépendance.

Scottish labour s’oppose farouchement à un deuxième référendum sur l’indépendance.

Elle a été directrice de la campagne  « Better Together » qui a réuni le Parti Travailliste et la coalition Tory-LibDem lors du référendum de 2014. Baillie a battu le candidat de gauche, Matt Kerr, par 10 300 voix contre 7 500 voix.

Les socialistes d’Écosse qui veulent mener la lutte contre les conservateurs et condamner le Parti National écossais, co-responsable de l’austérité doivent regarder à l’extérieur du Parti Travailliste.

Hector Sierra

https://socialistworker.co.uk

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08 avril 2020 ~ 0 Commentaire

libéraux (pùblico)

 venezula
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Les gouvernements libéraux profitent de la catastrophe du coronavirus pour déréglementer au détriment de l’environnement
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L’émergence de la covid-19 pousse certains gouvernements à dynamiser les progrès en matière d’environnement avec l’excuse que ce n’est que de cette manière que l’économie pourra être sauvée.
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Le monde cessera d’être tel que nous le connaissons, mais le capitalisme lui résiste.
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Le coronavirus – et la crise mondiale qu’il a entraînée – a mis le pouvoir en position de pouvoir choisir entre la vie (humaine) ou les affaires. Ce sont, en somme, deux tensions dialectiques qui ont toujours existé, mais qui se battent désormais définitivement pour l’hégémonie. Le public contre le privé. L’État comme entité protectrice, contre les institutions comme outil de déréglementation.

S’il est vrai que certains gouvernements européens tentent d’aborder cette crise d’un point de vue social, la réalité de l’urgence sanitaire devient également un choc parfait pour les entreprises privées et le démantèlement des lois essentielles pour protéger l’environnement.

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Le capitalisme de catastrophe se réarme.

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« Malheureusement, je pense qu’il existe un risque réel que la logique de développement dans laquelle tout va continuer de croître finisse par s’imposer », fait valoir Juan López de Uralde, député et président de la Commission pour la transition écologique du Congrès des députés. »La pandémie nous dessiner un scénario qui va être totalement différent de l’actuel. D’un côté il y a ceux qui parient sur la nécessité de doubler la croissance et, de l’autre, ce qui jusqu’à présent, nous paraissait impossible: mettre la vie humaine au centre.
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Lorsque la pandémie prendra fin, nous aurons un très fort différend entre ces deux visions « , explique Luis González Reyes, auteur de « Dans la spirale de l’énergie » et docteur en chimie. La première des visions est celle qui a jusqu’à présent dominé et qui continue pour l’instant, selon l’expert, de maintenir une « vision myope en continuant de miser sur un doublement de la croissance », malgré la crise.Cette réalité, celle de la croissance à tout prix, incite certains États à tourner le dos à la décarbonisation de l’économie et à s’appuyer sur une déréglementation environnementale qui permet de nouveaux projets et de nouveaux plans liés aux énergies fossiles.
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Ainsi, le choc provoqué par le Covid-19 peut être vu par certaines élites comme une opportunité de parier sur la croissance économique au détriment de la planète.
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Les États-Unis et le «déjà vu» de la déréglementation
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L’administration Trump semble ressusciter les principes de l’école de Chicago qui a causé tant de dommages sociaux et économiques après la catastrophe de l’ouragan Katrina, lorsque les inondations et les tempêtes ont servi d’excuse pour licencier des milliers d’enseignants et privati-ser l’école publique à New Orléans.
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Désormais, la maladie de la covid-19 se prête à un écran de fumée utile pour que l’exécutif républicain démantèle une partie de la législation et donne le feu vert à des projets économiques basés sur les combustibles fossiles.L’une des premières étapes a été franchie le 27 mars, alors que le nombre d’infections à coronavirus s’est multiplié de façon exponentielle. Ainsi, l’Environmental Protection Agency (EPA) a annoncé que les lois qui veillent sur l’environnement seraient abolies lors de l’urgence sanitaire.
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Une décision qui est intervenue quelques jours après que l’American Petroleum Institute ait demandé au président Trump de réduire les restrictions pendant la crise afin de « garantir l’approvisionnement en carburant pendant l’épidémie ». »La politique adoptée par l’EPA ne tombe pas du ciel, au cours des semaines précédentes, l’industrie avait exigé une déréglementation environnementale. Certains acteurs économiques tels que la Chambre de commerce ou l’American Petroleum Institute avaient envoyé des lettres au gouvernement américain les jours précédents. demandant l’assouplissement des taxes et des réglementations « , explique Samuel Martín-Sosa, responsable d’ « Ecologistes en action », dans un communiqué.
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À cela,  s’est ajouté que le gouvernement républicain a réactivé la construction d’un pipeline de près de 2 000 kilomètres qui traversera plusieurs États – divisant les réserves autochtones d’Amérique du Nord – et qui aura un grand impact environnemental. Une infrastructure destinée au transport de près de 830 000 barils d’huile quotidiennement.
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Charbon chinois
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La Chine semble avoir surmonté la plus forte attaque du coronavirus, et certaines de ses villes commencent déjà à revenir à la normale. Cependant, la crise a fortement ébranlé les fonde-ments de l’économie, qui semblait en voie de décarbonisation.
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La situation actuelle, avec une pandémie s’étendant aux confins de la planète et un sommet sur le climat reporté à l’année suivante, a permis au gouvernement de se retourner plus facilement vers le charbon pour tenter de réparer les dommages économiques causés par Covid-19. « Au lieu de parier sur le renforcement, il semble qu’ils parient sur un affaiblissement des restrictions environnementales », explique Uralde.À tel point que l’exécutif chinois a annoncé une relance de plus de 6 000 millions d’euros pour la construction d’une dizaine de centrales au charbon dans tout le pays, ce qui, selon un rapport de Carbon Brief, rendra la tâche difficile que le géant asiatique atteigne les objectifs de réduction des émissions fixés par l’accord de Paris.
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« Les émissions de CO2 ont augmenté pour la troisième année consécutive en 2019 d’environ 2% et seulement 35% de la demande d’énergie était couverte par des sources à faible émission de carbone ». »La raison principale pour laquelle la Chine parie sur le charbon est que ses possibilités d’extrac-tion de pétrole sont loin derrière ses taux de croissance. C’est simplement une stratégie qui dépende le moins possible de l’extérieur, qui peut servir à essayer grandir pendant un certain temps « , explique González Reyes.
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L’Europe, une opportunité manquée?
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En Europe, le choc des coronavirus peut entraîner des reculs des politiques vertes, du Green New Deal, qui est déjà remis en question par certaines économies d’État, à une législation spécifique. Bien qu’aucune mesure définitive n’ait encore été prise, la réalité montre que les secteurs les plus conservateurs et réactionnaires voient la pandémie comme une opportunité de déréglementation.À tel point que le groupe des conservateurs et réformistes européens (ECR – Dupont-Aignan) a demandé au Parlement que « l’argent alloué à la politique climatique » soit affecté à la pandémie, arguant qu’il était temps de « mettre le pragmatisme au premier plan » .
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Le Parti populaire européen (PPE – Les Républicains) a demandé quelque chose de similaire, soulignant la nécessité de paralyser la stratégie de « circuit court » par laquelle on vise à réduire les émissions de CO2 par la chaîne alimentaire et à encourager la production locale de proximité.
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« Maintenant, il est essentiel d’utiliser notre énergie pour trouver des mesures adéquates pour aider nos agriculteurs et rétablir de bonnes conditions de travail et de marché pour eux », a déclaré Herbert Dorfmann, porte-parole du PPE.
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 07/04/2020 alejandro tena
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08 avril 2020 ~ 0 Commentaire

cgt rennes (ouest france)

cgt masques

Rennes. Pendant le confinement, des militants CGT manifestent… devant l’hôpital

Plusieurs membres de la CGT du CHU de Rennes ont manifesté devant l’hôpital Pontchaillou mardi 7 avril 2020, en début d’après-midi. À l’occasion de la Journée internationale de la santé, ils demandent davantage de moyens.

Malgré le confinement, ils ont tenu à se faire entendre. Quelques militants de la CGT Santé ont manifesté devant l’entrée principale du CHU de Pontchaillou, mardi 7 avril, vers 14 h 30, à l’occasion de la Journée mondiale de la santé.

« C’est une action symbolique, car nous sommes bien sûr en confinement », reconnaît Nathalie, infirmière au CHU et représentante du personnel hospitalier à la CGT. Ils ont déployé des banderoles réclamant « plus de moyens pour la santé », et assurant qu’ils ne sont « pas des héros ».

« La crise que nous traversons est une épreuve »

« La crise que nous traversons est une épreuve pour le personnel hospitalier, car on manque de moyens pour se protéger et nous sommes en sous-effectifs, c’est très tendu, ajoute Nathalie. On fait ce qu’on a à faire, mais il ne faudra pas oublier nos sacrifices quand ce sera terminé. »

Plus tôt dans la matinée, ils ont accroché une grande banderole à une fenêtre du bâtiment, sur laquelle était inscrit : « On veut des masques, pas des mercis. » Mais elle a été retirée très rapidement. Ils assurent qu’aucune autre action ne sera menée avant la fin de la crise et la sortie du confinement.

Paul GRISOT.  07/04/2020

https://www.ouest-france.fr/

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07 avril 2020 ~ 0 Commentaire

l’état du nhs (socialist worker)

boris

Commentaire:

Le « pauvre » Boris est hospitalisé et le choeur des médias s’apitoie. Une petite contribution sur la situation créé par son parti, les « Tories »

Dix ans d’austérité et la réalité brutale du régime conservateur

Une décennie de gouvernement conservateur a réduit les services clés, saccagé la santé sauvages et plongé davantage de personnes dans la pauvreté. S’ils restent, la vie des gens de la classe ouvrière va empirer, rapportent.

La nouvelle que les temps d’attente à la NHS (le système de santé) ont atteint leur plus haut niveau est une condamnation accablante pour les conservateurs. Le mois dernier, quelque 80 000 personnes ont attendu quatre heures un lit. Une personne sur dix suspectée de cancer n’avait pas été vue depuis deux semaines.

Et il y a 43 000 postes d’infirmières vacants dans le NHS.

Les conservateurs ont passé une décennie à taper sur  le service de santé.  Maintenant ils essaient de faire croire qu’ils investiront dans les soins aux patients.

Pour réellement améliorer les services, le budget du NHS en Angleterre devrait augmenter d’au moins 4% par an. Pourtant, la promesse des conservateurs de 20,5 milliards de livres sterling d’ici 2023-24 ne représente que 3,4%. Cela n’annulera même pas les dégâts qu’ils ont causés. Personne ne peut faire confiance à leurs promesses.

Paul est un agent de santé qui gère un service de réadaptation externalisé qui fait partie du NHS. Il nous a déclaré qu’à cause des coupes des conservateurs et de la privatisation  «le personnel fond en larmes, tombe malade de stress ou quitte le travail».

«J’avais l’habitude d’avoir 40 dossiers à voir plus souvent». « J’en ai maintenant 70 à 80 après qu’ils aient dit qu’il devrait y avoir un  » plafond  » de 65 il y a quelques années. « Vous n’avez plus de temps dans une journée, vous ne pouvez pas faire votre travail aussi bien que vous le souhaiteriez. »

Les services de santé ne consistent pas seulement à administrer des médicaments. Les économies des conservateurs ont miné la capacité des travailleurs à veiller au bien-être général des patients. «Normalement, vous alliez les voir pour avoir un entretien approprié, mais vous n’avez plus le temps de le faire. Je fini le travail à 18h30, mais à 19h30 j’ai dû revenir voir le patient à mon propre rythme. »

Ce n’est pas étonnant que le NHS soit un tel gâchis. Depuis que les conservateurs sont arrivés au gouvernement en 2010, les budgets annuels de dépenses du NHS ont été les plus faibles de l’histoire du service.

Sous David Cameron, les augmentations annuelles étaient de 1,4%, contre 6% dans les années 2000. C’est même inférieur aux 2,7% de l’ancienne premier ministre conservateur Margaret Thatcher lorsqu’elle a conduit le NHS au point de rupture dans les années 1980. Et le NHS a besoin de plus d’argent pour répondre aux besoins de santé d’une population vieillissante.

Ce que les conservateurs ont donné d’une main, ils l’ont repris de l’autre.

Ils avaient promis 8 milliards de livres sterling, mais en échange de l’économie de 20 milliards de livres sterling par les patrons d’ici 2020-2021. De nombreux travailleurs du NHS ont salué le «plan de sauvetage» du Parti Travailliste (Labour) de 26 milliards de livres sterling. Les agents de santé voulaient « un changement de gouvernement ».

Leur plan verrait les dépenses annuelles augmenter à 3,9%. Cela comprendrait 24 000 infirmier-e-s supplémentaires, 5 000 places de formation en médecine générale et des médicaments gratuits. Il y aurait 5 milliards de livres pour l’amélioration des bâtiments et plus de 2 milliards pour les services de santé mentale.

Ce serait un coup de pouce bien nécessaire, mais des augmentations annuelles plus importantes seront nécessaires pour réellement améliorer les services. Le Labour doit également revenir sur les privatisations. Jeremy Corbyn a parlé de «renationaliser» le NHS.

«Tout devrait aller au service et au patient.» Pour sauver le NHS, nous devons virer les conservateurs et tous les privatisateurs.

Des chiffres

130 000 «décès évitables» au cours des sept dernières années en raison des baisses des conservateurs dans la santé publique

40 000 postes infirmiers non pourvus en Angleterre.
68 500 le nombre de ces manques d’ici 2024 suite à la décision des conservateurs de supprimer les bourses pour les étudiant-e-s-infirmier-e-s du NHS
10 000 postes de médecins non pourvus en Angleterre
Un mois avant de voir votre médecin généraliste en moyenne
Sarah Bates et Tomáš Tengely-Evans / Sunday 17 Nov 2019
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07 avril 2020 ~ 0 Commentaire

prévisible (essf)

corona

Une épidémie prévisible, la stratégie de la pénurie

Le SRAS (SARS, Severe Acute Respiratory Syndrome CORona Virus) est un syndrome d’atteinte respiratoire grave, observé pour la première fois en 2002 avec SRAS-1, virus à ARN apparu en novembre 2002 en Chine dans le Guandong.

L’alerte avait été chaude mais, in fine, sans rentrer dans les détails, il n’aurait infecté « que » 8 096 personnes dans environ 30 pays, ne causant « que » 774 décès, principalement en Asie.

La contamination se faisait par voie respiratoire. Ce bilan est « faible » comparé, par exemple, aux virus grippaux H1N1, dont les plus connus sont la grippe espagnole – environ 50 millions de morts ! – et le variant H1N1 de 2009 (estimation 2012 : 280 000 morts). Cela « peut » expliquer au tout début un certain retard de perception de la gravité de la maladie.

La pathologie actuelle, de même que la contagiosité extrême, n’a rien à voir avec le SRAS ni avec le H1N1.

Au 25 mars 2020 à 14 heures (on est obligé de dater les chiffres), on avait 416 916 cas confir-més dans le monde et 18 865 décès (Europe : 216 298 dont 69 176 en Italie ; France 25 233 cas et 1 331 décès).

Ces chiffres sont sous-estimés, par exemple, en France où l’absence de dépistage systématique sous-estime le développement et où les morts dans les EHPAD et autres maisons de retraite ne sont pas comptabilisés comme tels.

SRAS-Coronavirus 2 est très souvent appelé Covid-19 (Corona Virus Disease est le nom de la maladie). C’est un nouveau virus de la famille des ribovirus (virus à ARN) appelés « corona » parce que leurs protéines d’attache ressemblent à des pics, ce qui en coupe donne un aspect rappelant une couronne.

Il est officiellement apparu en Chine le 31 décembre 2019, date à laquelle a été signalé un nouveau virus causant une nouvelle variété de syndrome respiratoire aigu (SRAS, rappelons-le). Le signalement a été fait avec un certain retard ; aujourd’hui, la plupart des articles faisant remonter le « cas 0 » au ou aux alentours du 8  décembre 2019.

C’est donc un virus « émergent », comme ceux évoqués plus haut, et il n’est nul besoin d’imaginer un complot de l’armée US ou des laboratoires chinois, etc., comme certains le prétendent.

En fait, l’isolement puis l’analyse extrêmement rapide du virus par les chercheurs chinois ont montré que le « nouveau virus » pour l’homme était présent depuis longtemps chez la chauve-souris puis chez le pangolin. La transmission vient plutôt de la chauve-souris. La séquence du génome l’a montré.

L’analyse suggère une recombinaison entre un virus de la chauve-souris et un virus du pangolin. Des transmissions de ce genre sont connues : par exemple, pour Ebola et pour le sida, les complotistes s’étaient déjà déchaînés alors que les équipes de l’Institut Pasteur, notamment en France et au Cameroun, avaient démontré une présence antérieure chez le chimpanzé ou le singe vert.

De telles transmissions sont historiquement prouvées (la « grippe espagnole », apparue en Chine dans la région de Canton, est partie du canard et est arrivée à l’homme via le porc). De tels phénomènes ne sont pas limités à la Chine (le fameux « virus chinois » de Trump). Tant Ebola que le sida ont une origine africaine. H1N1 a son origine au Mexique, probablement à Perote (Veracruz), dans l’élevage industriel de la Gloria.

Une épidémie prévisible et des réseaux d’alerte

La multiplication des épidémies et des pandémies à intervalles plus ou moins rapprochés est pour beaucoup d’écoscientifiques liée à la mondialisation. Les transports aériens nous transportent n’importe où en quelques heures là ou les galions mettaient plusieurs semaines ; les routes transforestières désenclavent des zones et des villages auparavant isolés – ce qui limitait la propagation.

Ces deux phénomènes se surimposent à l’envahissement et à la destruction d’écosystèmes qui se développent à des fins de profit immédiat (plantations, bois, etc.). Cela provoque inévitable-ment une « confrontation » de l’homme à des virus avec lesquels il n’a eu aucun contact anté-rieur et donc pas d’immunité protectrice [1]. Le risque est similaire avec les marchés d’animaux vivants ou les élevages.

La survenue d’une nouvelle épidémie émergente était inévitable, d’où les réseaux d’alerte internationaux. Pouvait-on avoir une action préventive ? Si on prend l’exemple de la grippe, on « prévoit » les mutations à venir, de sorte que l’on vaccine chaque année contre l’épidémie qui va survenir. Cela n’exclut pas une mutation inattendue. Ça a été le cas du H1N1 (2009-2010), mais l’existence d’équipes en alerte continue sur le sujet a permis de produire très vite un vaccin et de vacciner en masse. Toutefois, la mortalité possible en Europe et aux États-Unis a été estimée de façon excessive, ce qui a nourri les soupçons de collusion entre OMS et industrie pharmaceutique pour écouler une surproduction vaccinale.

Pour les virus SRAS, c’est un peu le contraire et il est difficile de répondre oui à la question de la possibilité d’une action préventive dans la mesure où les travaux ont été arrêtés avant d’aboutir. La structure du virus étant connue et bien caractérisée, il était logique de chercher un « pan-vaccin » actif sur tous les virus SRAS connus ou à venir. Un des meilleurs spécialistes français, Bruno Canard, mérite d’être longuement cité :

« On venait alors de lancer de grands programmes de génomique structurale sur les virus pour essayer de ne pas être pris au dépourvu en cas d’émergence. La démarche est très simple : comment anticiper le comportement d’un virus que l’on ne connaît pas ? Eh bien, simplement en étudiant l’ensemble des virus connus pour disposer de connaissances transposables aux nouveaux virus. Un projet européen lancé à cette fin à l’époque a été suivi d’autres programmes. L’irruption du SRAS-CoV en 2003 a illustré la pertinence de cette démarche. Cela nous a conduits à décrire une première structure cristallographique dès 2004. […]

Je pense qu’énormément de temps a été perdu entre 2003 et aujourd’hui pour trouver des médicaments. En 2006, l’intérêt pour le SRAS-CoV avait disparu ; on ignorait s’il allait revenir. Nous avons alors eu du mal à financer nos recherches. L’Europe s’est dégagée de ces grands projets d’anticipation au nom de la satisfaction du contribuable. Désormais, quand un virus émerge, on demande aux chercheurs de se mobiliser en urgence et de trouver une solution pour le lendemain. Or, la science ne marche pas comme cela.

Cela prend du temps et de la réflexion. […] J’ai pensé à tous les projets ANR (Agence nationale de la recherche) que j’ai écrits, et qui n’ont pas été sélectionnés. J’ai pensé à ce projet ANR franco-allemand, qui n’a eu aucune critique négative, mais dont l’évaluation a tellement duré qu’on m’a dit de le redéposer tel quel un an après, et qu’on m’a finalement refusé faute de crédits. » [2]

Financements réduits et recherches stoppées

Les travaux sur des « pan-vaccins » ont donc cessé faute de financements. On retrouve ici le problème de la subvention des recherches sur « appels d’offres » qui correspondent aux sujets « en pointe », « prioritaires », « susceptibles de débouchés importants »… On voit aussi ici le danger de la collusion public-privé. Ça prend du temps de rédiger des projets et de les soumet-tre pour ne pas survivre qu’avec de maigres projets sur crédits récurrents, le financement de base d’un laboratoire qui, en biologie représentait 80 à 90% de son financement, quand j’ai débuté dans la recherche. Ensuite, il faut attendre et, en France, les projets retenus par l’Agence nationale de la recherche ne sont qu’une fraction des projets soumis, et c’est la même chose au niveau européen [3].

Il faut rappeler que les crédits récurrents – hormis les grands instruments [4] et les programmes spatiaux – ont été rognés systématiquement d’année en année après Mitterrand, en dépit des promesses d’atteindre le niveau, défini par l’Europe, de 2% puis 3% du PIB [5]. Est venu aussi le temps des financements privés, de la fondation Arc pour la recherche sur le cancer, de la Ligue nationale contre le cancer, des legs à Pasteur ou à Curie, financement privé qui a reçu une nouvelle impulsion avec les téléthon et autres sidaction.

Le slogan syndical « La recherche ne doit pas vivre de quêtes », reste d’actualité ! Puis ce furent les fameux projets ANR (Agence nationale de la recherche). Au départ, caricature, il n’y avait que des appels à projets sur thèmes définis. Ils se sont rendu compte du ridicule et ont introduit 20 à 25% de « projets blancs », c’est-à-dire ne rentrant pas dans un cadre défini. Or, comme disaient les manifestants de « Sauver la recherche » sous François Fillon, « l’ampoule électrique n’a pas été inventée en faisant des programmes sur la prolongation de la vie et l’amélioration de la luminosité de la bougie ». Quant aux postes statutaires, ils n’ont pas cessé de chuter. Le développement de la précarisation est très net en biologie.

Donc, avec une structure misant sur le long terme on aurait peut-être déjà un vaccin ou des traitements prêts… Ça, c’était parier sans certitudes sur l’avenir. Investir sur l’avenir, ce n’est pas toujours à fonds perdu et parfois oui.

 La stratégie de la pénurie

Parlons des machines à amplification génique (PCR pour Polymerase Chain Reaction) qui permettent de détecter le virus. En avoir un nombre apparemment surdimensionné aurait en fait permis une stratégie à la coréenne ou à la taïwanaise, à savoir un dépistage à grande échelle. C’est ce que Jean-François Delfraissy [6] a implicitement reconnu en déclarant que la stratégie actuelle était due à l’absence de machines en nombre suffisant. Ça a irrité Macron… C’est comme la pénurie de masques : ils ne s’usent que si l’on s’en sert…

Alors, bon, comme dit Bruno Canard, des chercheurs vont être mobilisés en urgence sur un crash program… Trop peu, trop tard ! Comme promettre des millions à la recherche pour dans… cinq ans ou un chiffre indéterminé pour les hôpitaux.

On n’a aucun traitement antirétroviral. On en est réduit à la ventilation, aux antibiotiques pour les cas graves comme légers et au Doliprane. Une grande variété de traitements ont été essayés en Chine, y compris contre le Covid-19 pédiatrique, comme le lopinavir ou la fameuse chloroquine. Un article détaille la procédure « Four-Anti and Two-Balance strategy included antivirus, anti-shock, anti-hyoxemia, anti-secondary infection, and maintaining of water, electrolyte and acid base balance and microecological balance [7] ».

Il est possible, mais pas prouvé, que certains autres antiviraux soient actifs, ainsi que la fameuse hydroxychloroquine. Au stade actuel, un essai européen et français est lancé sur plusieurs antiviraux comme le remdesivir, le kaleatra, l’interféron alpha, ainsi que sur l’hydroxychloroquine [8].

Puisqu’il faut consacrer du temps à ce produit, l’auteur assume la responsabilité de dire que tant la première étude chinoise que celle princeps de Didier Raoult ne sont pas statistiquement significatives en raison de la taille des échantillons et de divers biais méthodologiques.

Une étude récente (6 mars 2020) [9] ne montre pas d’effet additionnel par rapport aux autres traitements (antiviraux/infectieux classiques) ; et en fait, pour un patient – mais un, ça ne veut pas dire grand-chose vu la taille du groupe – cela a aggravé le syndrome.

D’autres études chinoises en cours de publication devraient donner la même chose mais il faut attendre. La non-significativité est confirmée sur France Inter par Philippe Klein, qui travaille à Wuhan depuis cinq ans où il a suivi in situ l’épidémie. Ce qui ne veut pas dire que ça ne marche-ra pas en Europe mieux qu’en Chine : c’est possible pour toute une série de raisons génétiques (HLA), environnementales, etc. Un test rigoureux est donc absolument nécessaire (les tests in vitro et chez la souris sont positifs). L’existence d’effets aggravants doit, elle aussi, être recherchée. Il est regrettable que la polémique actuelle retarde paradoxalement l’essai [10].

 Le confinement et les tests

En effet, c’est le traitement préventif et un confinement strict et de longue durée qui a permis en Chine de localiser et apparemment de juguler l’épidémie. Le tout au prix de mesures drastiques que l’on voit mal pouvoir être appliquées en France, particulièrement là où des familles entières vivent dans 20m2, voire moins…

Avec un retard important – le premier cas chinois remonte à début décembre – et le maintien d’un grand banquet (!) le 19 janvier, les autorités provinciales du Hubei, sur injonction de Xi Jinping qui déclare la situation grave, ont bloqué Wuhan, Huanggang et Ezhou (22 millions d’habitants). Le 25 janvier, les autorités élargissaient la quarantaine à presque toute la province de Hubei (56 millions d’habitants) avec confinement strict dans les maisons (cela ira jusqu’à fermer /souder les serrures des appartements de contaminés…).

Mais il faut noter que la reprise du travail expose à présent à une deuxième vague, hors Hubei, dans les zones non infectées, Pékin et Shanghai, par exemple. Pour Benjamin Cowling, épidémiologiste à l’université de Hong Kong, « du fait que la majeure partie de la Chine n’a pas vraiment eu un nombre important d’infections au cours de la première vague, la population demeure très vulnérable et peut être touchée par une épidémie importante. Tôt ou tard, une seconde vague est inévitable. Totalement inévitable » [11].

Cette stratégie n’est pas celle qui a été mise en place en Corée, où il a été choisi, dès la première vague de contamination (7 755 cas au 11 mars), de pratiquer un très grand nombre de PCR [12] : les proches de toutes les personnes contaminées sont ainsi recherchées de façon systématique, avant de se voir « proposer » un test de dépistage.

Les déplacements des malades avant qu’ils ne soient testés positifs sont reconstitués au travers des images de vidéosurveillance, de l’utilisation de leur carte bancaire ou du bornage de leur smartphone, puis rendus publics… On peut douter que ça « passe » en France, mais ce qui compte (comme à Taïwan, autre modèle), ce sont les tests (plus de 10 000 par jour) et plus de quarante cliniques ambulantes. Les foyers ont été isolés, et masques et gants diffusés massivement. Enfin, des désinfections ont lieu dans les bâtiments, les rues, etc.

Car la contamination se fait entre humains par des contacts avec des contaminés ou par les aérosols produits en respirant, que l’on soit symptomatique ou non. Le dépistage puis l’isolement des foyers sont cruciaux (Corée, Taïwan en sont les meilleurs exemples, mais aussi le Hubei) et ce sera forcément le cas en sortie de crise.

Les mesures de protection aussi : les masques, en premier. Citons la Société française d’hygiène hospitalière : « Ne pas dépasser un maximum de quatre heures pour le port d’un même masque chirurgical antiprojection, huit heures pour le type FFP […], ne pas utiliser d’autres types d’écrans à la place des masques chirurgicaux (ex. masques en tissu, masques en papier, chiffons noués derrière la tête) ».

On en est loin… sachant que pour la très grande majorité des EHPAD, ce n’est pas peu, c’est rien pour le personnel, et idem pour beaucoup de médecins de ville. Quant aux blouses jetables en papier… Quant aux caissières (pour lesquelles les protections plastiques ont été tardives et souvent artisanales…), ou aux livreurs…

Rappelons aussi le rôle joué par les élections municipales du 14 mars, alors que, par exemple dans le 20e arrondissement de Paris, elles se sont tenues avec deux bouteilles de gel hydroalcoolique par bureau de vote sans masques ni gants… [13]

Certes, le gouvernement n’a pas forcément été « aidé » et il faut peut-être rappeler les déclarations de Didier Raoult : « Il y a trois Chinois qui meurent et ça fait une alerte mondiale, l’OMS s’en mêle, on en parle à la télévision et à la radio. Tout cela est fou, il n’y a plus aucune lucidité. » [14].

« Ce virus n’est pas si méchant, ce n’est pas un meurtrier aveugle. Le taux de mortalité, estimé aujourd’hui aux environs de 2% c’est-à-dire équivalent à celui de toutes les pneumonies virales présentes à l’hôpital, va probablement diminuer une fois que les cas qui n’ont pas donné de symptômes seront pris en compte. Sans être devin, je doute que le virus chinois fasse augmenter de manière très significative, chez nous tout au moins, les décès par pneumonie. Mais on ne peut pas ne pas tenir compte de l’état de notre société, très émotive. À l’heure de l’hyper-réactivité des réseaux sociaux, les responsables politiques ont peur de ne pas en faire assez, alors ils en font parfois trop. » [15].

Dès janvier, les informations étaient suffisantes pour mettre en œuvre des décisions urgentes. Il fallait vérifier les stocks de masques, de blouses, de gants, de gel, commander des appareils PCR et de la Taq polymérase (produit nécessaire à la pratique de la PCR) et relancer la production de respirateurs. Il fallait alerter toutes les structures les plus à risques, les doter des moyens pratiques pour faire face à cette possible épidémie.

« Si nous disposions de médicaments à l’efficacité démontrée, il serait possible d’appliquer en France une politique testant et traitant immédiatement toutes les personnes chez lesquelles l’infection est découverte. Mais il reste beaucoup d’inconnues scientifiques et de questions sociétales posées.

Pourquoi ne pas avoir mis en œuvre sans attendre cette stratégie ? Parce que nous en sommes incapables et que ce n’est pas l’enjeu dans la phase de montée de l’épidémie. Nous ne possédons pas les capacités de tester à la même échelle que la Corée du Sud. En France, environ 8 000 tests sont réalisés chaque jour. Les laboratoires privés vont s’y ajouter mais nous avons un énorme problème avec les réactifs utilisés dans les tests. Ces réactifs de base proviennent de Chine et des États-Unis. La machine de production s’est arrêtée en Chine et les États-Unis les gardent pour eux. » [16].

Tout est dit (ce paragraphe de l’interview n’a pas été apprécié par l’Élysée… Quelle surprise !)

Et nous ne reviendrons pas sur la politique des lits, sinon que fermer plus de 11 800 lits et réduire les personnels n’était pas la bonne politique, et que les manifestants et manifestantes du personnel hospitalier ont été gentiment gazé·es et matraqué·es. Une partie du bilan de la ministre Buzyn…

Tout au long de cet article, j’ai voulu montrer les manques, les retards (matériels, confinement, tenue des élections municipales…) et l’absence de tout, dans les EHPAD, par exemple, n’en déplaise au Premier ministre, provoqués par une politique à courte vue qui n’a cessé de multiplier les impairs : on se souvient de la ministre de la santé déclarant que le corona ne se manifesterait pas en France, laquelle était de toute façon « prête ». Une France prête à vivre sans masques, puisque d’ailleurs, selon le nouveau ministre de la santé, ils ne servent à rien.

La Chine et Corée le montrent, une sortie de crise ne peut pas se faire sans masques chirurgicaux généralisés et sans une surveillance par tests faits – y compris faits au hasard – pour vérifier la non-diffusion par des « porteurs sains » et l’isolement rapide de tout nouveau foyer possible. Il faudra établir une surveillance (prise de température, dépistage lors des vols revenant de régions « sensibles », veille contre une deuxième vague à l’automne…) en attendant vaccin et pan-vaccin. La gestion de cette crise est un scandale exemplaire de la politique du profit immédiat. À la sortie de crise et la veille post-crise, plus rien ne doit être comme avant !

Gérard Chaouat 5 avril 2020

https://entreleslignesentrelesmots.blog/

https://www.europe-solidaire.org

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07 avril 2020 ~ 0 Commentaire

masques (essf)

masque macron

Masques : les preuves d’un mensonge d’Etat. Janvier-mars 2020

Pénurie cachée, consignes sanitaires fantaisistes, propositions d’importations négligées, stocks toujours insuffisants, entreprises privilégiées :

Basée sur de nombreux témoignages et documents confidentiels, une enquête de Mediapart révèle la gestion chaotique au sommet de l’État, entre janvier et aujourd’hui, sur la question cruciale des masques. Et les mensonges qui l’ont accompagnée. Les soignants, eux, sont contaminés par centaines.

En déplacement, mardi 31 mars, dans une usine de fabrication de masques chirurgicaux, le président de la République Emmanuel Macron a cité beaucoup de chiffres sur les approvision-nements en cours, afin de rassurer les Français qui s’inquiètent de la pénurie de ce matériel médical essentiel pour la protection des soignants.

Beaucoup de chiffres, sauf un : « 1200 ».

« 1200 », comme le nombre officiel de personnels de l’Assistance publique-Hôpitaux de Paris (AP-HP), le vaisseau amiral des hôpitaux publics français, qui ont été contaminés par le Covid-19 depuis le début de l’épidémie.

« 1200 », comme la preuve de la vulnérabilité des soignants, « au front chaque jour », comme le dit le chef de l’État, mais bien souvent sans protection adaptée contre le virus.

« 1200 », comme le résultat de l’impéritie du pouvoir politique face à une crise sanitaire d’une ampleur et d’une violence inédites.

Mediapart publie aujourd’hui les résultats d’une enquête de plusieurs semaines qui retrace les nombreux dysfonctionnements au sommet de l’État, depuis le mois de janvier jusqu’à ce jour. Un mensonge d’État qui a conduit la France à l’impensable : la pénurie de masques de protection pour ses soignants face au Covid-19 et pour sa population en général.

Basée sur de nombreux témoignages et documents confidentiels, auxquels nous avons pu avoir accès, notre enquête démontre que :

• Fin janvier et début février, le ministère de la santé, conscient de la faiblesse des stocks d’État, n’a décidé de commander qu’une très faible quantité de masques, malgré des alertes internes. Le matériel a de surcroît mis plusieurs semaines à arriver.

• Après ce premier fiasco, l’État a créé, début mars, une cellule interministérielle dédiée à l’achat de masques. Mais là encore, le bilan s’est avéré catastrophique : lors des trois premières semaines de mars, la cellule n’a pu obtenir que 40 millions de masques, soit l’équivalent d’une semaine de consommation au rythme contraint actuel. La cellule a notamment raté plusieurs possibilités de livraisons rapides.

• Le gouvernement a caché cette pénurie pendant près de deux mois et, en fonction des stocks, a adapté ses consignes sanitaires sur le port du masque. Fin février, le directeur général de la santé préconisait un masque pour toute personne en contact avec un porteur du Covid. Un mois plus tard, la porte-parole de l’exécutif déclarait que c’était inutile…

• Des entreprises dans des secteurs « non essentiels » de l’économie ont continué à consommer des masques, pour des raisons économiques. Exemple : l’avionneur Airbus, qui semble avoir bénéficié d’un traitement de faveur. Dans le même temps, des personnels soignants continuent à travailler sans ces masques protecteurs, faute de stocks suffisants.

• Le gouvernement tente désormais de renflouer les stocks, avec une stratégie à 180° : il faut préparer la sortie de confinement, « où on sait qu’il faudra massivement équiper » la population, ainsi que l’a admis la secrétaire d’État à l’économie, Agnès Pannier-Runacher, dans une réunion dont Mediapart a obtenu l’enregistrement.

Voici l’histoire d’une tragédie en sept actes.

jeudi 2 avril 2020, PHILIPPIN Yann, ROUGET Antton, TURCHI Marine

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07 avril 2020 ~ 0 Commentaire

épandages (reporterre eaux-et-rivières)

macron chasseurs

Pendant le confinement, les épandages de pesticides autorisés près des habitations

Le ministère de l’Agriculture a permis que les distances de sécurité entre les habitations et les pulvérisations de pesticides soient réduites au minimum possible, dès le début de la saison des épandages. Le tout sans concertation, crise sanitaire due au Covid-19 oblige.

En ce printemps, il n’y a pas que le coronavirus qui essaime. Les plantes aussi se multiplient, et les agriculteurs sortent semences, tracteurs, fertilisants (qui seraient, selon certains, responsa-bles d’une pollution aggravant les effets du Covid 19)… et bientôt pesticides.

Le gouvernement n’a pas décidé de les confiner, au contraire.

Par une série de décisions, notamment justifiées par la crise sanitaire due au Covid-19, le ministère de l’Agriculture a permis que les distances de sécurité entre les habitations et les pulvérisations de pesticides soient réduites au minimum possible, dès le début de la saison des épandages. Et ce sans concertation, comme c’était prévu au départ.

Pour rappel, après un intense débat, le gouvernement avait adopté fin décembre un arrêté définissant ces « zones de non traitement ». Les distances entre les épandages de pesticides et les limites de propriété des habitations bordant les champs avaient été fixées à :

  • Dix mètres pour les cultures hautes tels que les arbres fruitiers ou les vignes ;
  • Cinq mètres pour les autres cultures comme les grandes cultures (blé, maïs, colza, légumes, etc.),
  • Vingt mètres, quel que soit le type de culture, pour les substances les plus dangereuses.

Adopté en même temps, un décret demandait à chaque département d’adopter des « chartes d’engagements des utilisateurs ». Une fois adoptées, elles permettent la réduction de ces distances à :

  • Cinq mètres pour les vignes et l’arboriculture,
  • Trois mètres pour les autres cultures,
  • Les vingt mètres restant de rigueur pour les substances les plus dangereuses.

Le tout à condition que les agriculteurs utilisent des « systèmes anti-dérive » (épandeurs plus précis).

Les distances minimales ont été fixées à cinq mètres pour les vignes.

Ces distances (réduites ou pas) avaient été considérées comme largement insuffisantes par les associations environnementales et de riverains. Mais le gouvernement a décidé de permettre aux agriculteurs d’appliquer les distances réduites avant même l’adoption des chartes. Ce alors que ces documents sont censés être discutés et adaptés au contexte local, et que leur contenu final ne devrait donc pas être connu à l’avance. L’affaire s’est passée en deux temps.

« Tout est fait pour appliquer le minimum réglementaire sous couvert de dialogue »

Tout d’abord, une circulaire du 3 février 2020, passée relativement inaperçue, a introduit une première dérogation : « Les utilisateurs engagés dans un projet de charte soumis à concertation publique (…) peuvent, à titre individuel, appliquer ces réductions de distance ».

En clair : pas besoin d’attendre les remarques et retours de la concertation autour de la charte, ni l’approbation du texte par le préfet. Il suffit que la concertation autour de la charte soit engagée pour que les distances minimales soient appliquées.

Le document, adressé par la Direction générale de l’alimentation (DGAL) du ministère de l’Agri-culture aux préfets, précise en outre que cette dérogation est valable jusqu’au 30 juin 2020. Il s’agissait de « ne pas pénaliser les agriculteurs qui, dès le 1er janvier 2020, respectaient les conditions réglementaires à même de réduire les distances », nous a expliqué le ministère de l’Agriculture.

Suite logique, l’épidémie et le confinement sont venus offrir une nouvelle occasion de déroga-tion. « Compte tenu de la difficulté à mener la concertation publique, dans le contexte en cours de la crise Covid-19 », a annoncé le ministère de l’Agriculture fin mars, « il suffit pour appliquer les réductions de distance de s’engager à « mener la concertation dès que le contexte Covid-19 le permettra ».

Même plus besoin, donc, d’avoir entamé la concertation autour de la charte, il suffit que la chambre d’agriculture ou le syndicat agricole majoritaire (dans la plupart des cas, la FNSEA) promette au préfet de le faire… dès que possible.

Dans un courriel que Reporterre a pu consulter, adressé à toutes les directions régionales de l’agriculture, la DGAL explique cette décision : il s’agit d’un « arbitrage » rendu à la suite des « demandes de la profession agricole de pouvoir appliquer les réductions de distance même si les chartes ne sont pas soumise à concertation ».

« Les chartes resteront indispensables au-delà de juin 2020. (…) L’objectif du gouvernement est bien d’instaurer ce dialogue, entre riverains et exploitants », assure à Reporterre le ministère de l’Agriculture, en réponse à nos questions.

« De telles combines ne vont pas apaiser les tensions. Tout est fait pour appliquer le minimum réglementaire sous couvert de dialogue », regrette Thibault Leroux, chargé de mission agricultu-re à France Nature Environnement.

Ces chartes avaient été dénoncées par les associations environnementales et de riverains dès le départ. Elles regrettaient qu’elles soient rédigées par les agriculteurs, et rapportaient ne pas être écoutées dans les processus de concertation. Le fait que le gouvernement décide en plus de s’en passer jusque fin juin « donne vraiment l’impression qu’elles sont factices », indique Thibault Leroux.

« Une concertation sans réunions est un non sens ! »

Cependant, certaines chambres d’agricultures ont maintenu la concertation malgré le confinement. En effet, rien n’interdit de tout faire en ligne. Une méthode de concertation tout à fait satisfaisante, d’après les chambres d’agriculture que Reporterre a pu joindre.

« Dès le départ, on n’avait pas prévu de réunion publique, nous précise-t-on dans l’Hérault. Donc le confinement n’était pas gênant ! » « On a fait une publicité dans le journal Sud Ouest. Les gens sont informés », estime-t-on dans les Landes. « Nous avions déjà organisé deux réunions publiques avant le confinement », nous précise-t-on en Indre-et-Loire.

Reporterre a pu constater que des concertations se poursuivaient en ligne également dans l’Indre, le Nord-Pas-de-Calais, le Loir et Cher, le Loiret, en Gironde, dans la Drôme. Autrement dit, des départements ou grandes cultures ou vignes, des cultures consommatrices de pesticides, dominent.

Pourtant, la Commission nationale du débat public invitait, le 1er avril, « à suspendre les concertations car le 100 % numérique permet à tous de participer ».

« Poursuivre les concertations c’est considérer que les jeux sont faits, appuie Gabriel Ullmann, docteur en droit de l’environnement. Dans la concertation, un des aspects importants c’est justement de se concerter. Le faire sans réunions est un non sens ! »

Dans une lettre au Premier ministre, l’association de lutte contre les pesticides Générations futures demande par conséquent le report de ces concertations en attendant la fin du confine-ment. Mais même prise, cette mesure n’aurait pas d’impact sur les distances entre épandages de pesticides et habitations, toujours réduites au minimum par dérogation.

Les riverains de zones agricoles, confinés chez eux, risquent de devoir resté fenêtres fermées.

L’association souligne la difficulté des riverains de zones agricoles, qui confinés chez eux risquent en plus de devoir rester fenêtres fermées et jardin condamné en raison des épandages de pesticides. « Nous suggérons (…) à l’ensemble des syndicats agricoles de s’engager volon-tairement à demander à leurs adhérents d’éloigner les pulvérisations de pesticides des domiciles des riverains des zones cultivées. »

On doute que l’appel soit entendu. Pourtant, les pollutions, entre autres aux pesticides, renforcent notre vulnérabilité face au virus. L’expertise collective de l’Inserm sur les pesticides avait relevé les effets de plusieurs substances sur le système immunitaire.

6 avril 2020 / Marie Astier

https://reporterre.net/

Lire aussi:

Distance de pulvérisation des pesticides réduites sans concertation, la double-peine pour les riverains (Eaux et Rivières)

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06 avril 2020 ~ 0 Commentaire

virus (arte)

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5 documentaires qui avaient mis en garde

Et qui ont du succès actuellement

Nous avons été prévenus. Si un expert en santé publique voulait savoir , il pourrait le faire, il y avait une longue liste de documentaires qui avertissaient qu’il y a une forte probabilité de souffrir d’une pandémie comme celle qui a finalement émergé.

« La question n’est pas de savoir s’il y en aura une,  la question c’est quand », affirme-t-on avec force dans bon nombre de ces docus. Cinq programmes qui avaient déjà mis en garde contre le risque de virus dans une société aussi mondialisée que la nôtre.

Au cours des dernières semaines, rechercher des «documentaires pandémiques» sur Google est difficile, le réseau est complètement saturé d’informations sur la série documentaire Pandemic, une production Netflix qui est arrivée en janvier dernier comme une prophétie flagrante de ce qui allait arriver.

Nous avons creusé sur Internet pour sauver d’autres documentaires similaires qui ont déjà mis en garde contre le danger imminent pour la santé publique.

Le 5 mars, le documentaire « Le retour de la peste noire »  a été diffusé dans « La 2″ (chaîne espagnole), qui aborde les conséquences de cette épidémie survenue en 1349, un événement tragique qui pourrait se répéter comme les experts consultés insistaient.

Ce n’est pas la peste noire qui inquiète le monde aujourd’hui, mais il existe de nombreux virus et bactéries qui attendent leur chance lorsque les circonstances se présenteront. En plus de Pandemic, nous avons trouvé quatre autres documentaires qui ont déjà mis en garde contre ces défis qui ne sont pas vus mais qui sont là.

stop virus

Pandémie (2020)

Pandémie: comment prévenir l’épidémie. C’est le titre complet de la série documentaire dont tout le monde parle. Netflix l’a publié en janvier dernier, coïncidant avec l’expansion du coronavirus au-delà des frontières de la Chine, et depuis lors, il est devenu prémonitoire puisqu’il qui nous avertit (peut-être trop tard) de ce qui allait arriver. Tout au long de six chapitres, cette série documentaire plonge dans le monde des virus avec l’aide de ceux qui les connaissent le mieux: des chercheurs, des médecins et des agents de santé qui ont dû faire face à certaines des épidémies qui mettent le monde contemporain sous tension. .

Où?: Netflix.

stop virus

Épidémies: la menace invisible

L’épidémie de pneumonie liée au coronavirus remet à l’ordre du jour la question des épidémies et du risque qu’elles représentent au niveau planétaire. Une enquête rigoureuse de 2014 pour nous rappeler les enjeux de cette menace invisible.

En soixante ans, plus de trois cent cinquante nouvelles maladies infectieuses sont apparues : SRAS, H1N1, H5N1, Ebola… Une émergence de virus qui semble s’accélérer. Unanimes, les experts s’interrogent : quand une nouvelle épidémie mondiale va-t-elle frapper ? Peste, grippe espagnole, variole, sida… : l’histoire est traversée d’épisodes infectieux qui ont décimé des populations. Mais où en est la recherche aujourd’hui ? Sommes-nous mieux préparés ? Le film part sur les traces de trois virus particulièrement menaçants : le H7N9 de la grippe en Asie, le MERS-CoV, cousin du SRAS, actif au Moyen-Orient, et le virus Ebola, qui suscite les pires terreurs en Afrique de l’Ouest.

Animaux porteurs

De la cellule de crise de l’Organisation mondiale de la santé en Suisse, chargée de lancer les alertes, jusqu’aux confins de la forêt du Gabon sur les traces d’Ebola, l’enquête nous mène aux quatre coins du monde. Grâce au travail de terrain de scientifiques qui risquent leur vie, nous savons désormais que les animaux sauvages sont des réservoirs potentiels de virus dangereux pour l’homme. Ainsi, la fièvre Ebola a été transmise par les chauves-souris frugivores, et la grippe asiatique H5N1 portée par des oiseaux migrateurs. Face à la menace, le monde scientifique se mobilise.

« Nous sommes entourés de milliers de microbes différents et nous n’en connaissons qu’une très petite partie. Une question importante est de comprendre comment un virus animal est transmis à un humain. Ce sont des prédateurs invisibles. Ils sont rares, mais lorsqu’ils agissent, ils sont dévastateurs. » C’est ainsi que commence Epidemics: The Invisible Threat, un documentaire de la chaîne de télévision française Arte qui est sorti quelques mois après que trois virus ont capté l’attention de la planète: Ebola, une nouvelle souche de grippe aviaire, et une variété de coronavirus. Comment les virus surviennent-ils? Comment les combattez-vous? Pour répondre à ces questions et à d’autres, Arte s’est tourné vers l’un des plus grands spécialistes du monde, Luis Enjuanes, médecin de l’Université autonome de Madrid.

Où?: Arte

stop virus

La prochaine pandémie

Une série documentaire Netflix qui aborde différents sujets, a consacré l’un de ses reportages à « The Next Pandemic ». En seulement 20 minutes, ce petit document enregistré en 2019 devient encore plus inquiétant que Pandemic. Plusieurs experts, dont le fondateur de Microsoft, Bill Gates, exposent leurs versions du moment et de la façon dont la prochaine épidémie mondiale pourrait émerger, devenant ainsi une mention implicite du coronavirus.

Où?: Netflix.

stop virus

Le retour des épidémies

TVE 2 a diffusé en 2013 un chapitre du programme Réseaux dédié exclusivement aux épidémies. Parce que, bien que les antibiotiques et l’hygiène aient permis au cours du siècle dernier de surmonter un grand nombre de microbes nuisibles à l’espèce humaine, les maladies infectieuses se propagent désormais plus facilement entre les continents et de nouveaux virus apparaissent constamment, posant des défis majeurs à professionnels de la santé publique. Dans ce documentaire sur les réseaux, Eduardo Punset avait pour invité l’épidémiologiste Ned Hayes, avec qui il a échangé des idées concernant les caractéristiques des épidémies qui menacent notre espèce et ce qui est réellement fait pour prévenir et prévenir la contagion.

Où?: RTVE 

stop virus

Sentinelles de la grippe
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En 2010, le programme TVE DocumentosTV a préparé un rapport sur la grippe A, la première pandémie du 21e siècle qui, il y a seulement un an, avait alarmé les gouvernements du monde entier. Le programme Sentinelles contre la grippe a rappelé comment la propagation du virus avait été contenue et a évoqué la possibilité que ce ne soit pas le dernier choc auquel les États devaient faire face. « Le fait que cette vague soit passée ne signifie pas que nous devons baisser la garde », a averti l’un des experts interrogé par Televisión Española.
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04.05.2020 Gabriel Arias Romero

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https://vertele.eldiario.es/

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06 avril 2020 ~ 0 Commentaire

douarnenez (ouest france)

douarnenez

Il n’y a pas si longtemps…

Douarnenez, les banderoles fleurissent

Depuis le début de la période de confinement, de nombreuses banderoles humoristiques, de soutien ou de remerciements habillent les façades des maisons douarnenistes.

Elles sont nombreuses et ne manquent pas d’attirer l’œil. À Douarnenez , de nombreuses banderoles sont exposées aux balcons ou aux fenêtres des résidences depuis le début de la période de confinement.

Et le moins que l’on puisse dire, c’est que les Douarnenistes, même confinés, ont de la suite dans les idées. C’est le cas, par exemple, au 63, rue Duguay-Trouin où une banderole, visible depuis le pont de Tréboul, a détourné la devise officielle du gouvernement de l’État français « Travail, famille, patrie » en « Télétravail, pâtes, riz ». Représentant avec humour le quotidien de millions de Français.

Avant cela, d’autres banderoles, de remerciements aux professionnels de santé particulière-ment, ont fleuri sur les balcons ou fenêtres de la cité aux trois ports.

Un professeur de breton a suspendu une banderole bilingue chez lui, à Douarnenez: « Argant evit ar yec’hed » « Des moyens pour la santé » (argent peut se dit aussi: arc’hant, moneiz, lur…)

05/04/2020

https://www.ouest-france.fr/

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