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24 janvier 2018 ~ 0 Commentaire

carrefour rennes (fr3)

Restructuration de Carrefour : la colère des salariés

Colère des salariés du groupe Carrefour, celui-ci vient d’annoncer un important plan de restructuration. En plus des 2 400 départs volontaires, Carrefour prévoit un plan de réduction des coûts de deux milliards d’euros dès 2020. Les réactions à la plate-forme logistique au Rheu, près de Rennes Confronté à un modèle en perte de vitesse, Carrefour a dévoilé un plan de transformation pour s’adapter aux nouveaux modes de production et de consommation. Voici les principales mesures prévues jusqu’en 2022.

Réorganisation structurelle 

  • Fermeture du siège social du groupe situé à Boulogne (Hauts-de-Seine).
  • Installation du siège mondial à Massy (Essonne) au 1er janvier 2019 et abandon du projet de construction d’un nouveau siège de 30 000 m2 prévu en Essonne.
  • « Il faut mettre fin à la lourdeur de l’entreprise » et à une « organisation trop compartimentée » (Alexandre Bompard, PDG)

Réduction des coûts 

  • Plan de réduction de coûts de 2 milliards d’euros réalisé dès 2020 en année pleine, via des économies sur la logistique et les coûts de structure.
  • 273 magasins ex-Dia vont être cédés ou fermés. Un plan de sauvegarde de l’emploi (PSE) va être mis en place avec l’objectif de reclasser la moitié de ces 2 100  salariés et de trouver des repreneurs pour ces magasins.
  • Cession de 500 millions d’euros d’actifs immobiliers « non stratégiques » dans les trois prochaines années.

Investissements mieux ciblés 

  • Une enveloppe annuelle de 2 milliards d’euros est prévue dès 2018. Les budgets consacrés aux investissements seront désormais « ajustés au potentiel des magasins » et donneront la priorité à l’informatique et au numérique.
  • Ouverture d’au moins 2 000 magasins de proximité dans les 5 prochaines années en mettant l’accent sur les grandes métropoles européennes.
  • Ouverture de 20 magasins Atacadao, enseigne d’hypers maxidiscompte rachetée en 2007 par Carrefour, au Brésil.
  • Investissement massif dans le numérique: 2,8 milliard d’euros sur 5 ans, « soit six fois plus que les investissements actuellement consentis ». Lancement en 2018 d’un site unique en France, Carrefour.fr, qui aura vocation à être généralisé à toutes les zones géographiques.

Les grands axes e-commerce et bio

  • Objectif de 5 milliards d’euros de chiffre d’affaires dans le commerce en ligne alimentaire et part de marché supérieure à 20% en France d’ici à 2022 sur ce créneau.
  • Carrefour veut quasiment quadrupler son chiffre d’affaires dans le bio, de 1,3 milliard d’euros actuellement à 5 milliards d’euros en 2022. Il met en oeuvre un plan de soutien à la conversion au bio des agriculteurs. Il va accroître sa gamme de produits bio et généraliser les zones de produits bio dans les magasins en France.

Deux nouveaux partenaires en Chine

Carrefour, confronté à un repli de ses ventes et à des pertes en Chine, va ouvrir le capital de sa filiale chinoise au géant de l’internet chinois Tencent et à la chaîne chinoise de super-marchés Yonghui. Carrefour entend cependant rester le premier actionnaire de sa filiale chinoise, selon le projet d’accord préliminaire. Grâce au projet de partenariat stratégique avec Tencent sur le partage des données, la numérisation des magasins, les solutions de paiement mobile et l’exploitation de données, Carrefour veut « améliorer sa visibilité sur internet ».

« Carrefour continue d’avancer masqué » dénonce FO

« Ce qu’on retient, c’est la méthode », il n’y a « pas de stratégie de discussion avec les partenai- res sociaux », a déclaré à l’AFP Michel Enguelz (FO). « Que les salariés l’apprennent par la presse, c’est une erreur fondamentale », a renchéri Sylvain Macé (CFDT), « un scandale » pour Philippe Allard (CGT).

Qualifiant d’ »énorme » le plan annoncé sur les sièges, le représentant FO s’est élevé contre la présentation de chiffres « morcelés, minimalistes », qui ne prennent « pas en compte » les centai- nes de postes (stations essence, administratif) déjà en suspens dans les hypermarchés, le passage en location gérance de cinq hypermarchés et les ex magasins Dia, rachetés en no- vembre 2014 par Carrefour. « On est sur quelque chose de bien plus vaste que ce qui est annoncé, Carrefour continue d’avancer masqué », a ajouté le représentant FO, premier syndicat du groupe.

Crainte de réduction d’effectifs dans la logistique

Quant au passage confirmé de cinq hypermarchés en location gérance, soit plus de 600 salariés au total, c’est « bien une façon déguisée d’éliminer » des effectifs, a jugé Michel  En- guelz. La réduction des coûts logistiques annoncée, inquiète aussi les syndicats. Les entre- pôts emploient « 7 000 à 8 000  personnes », selon la CGT qui craint là aussi des effectifs revus à la baisse.

Un comité de groupe France extraordinaire est convoqué vendredi. « Il y a encore des obliga- tions légales en France », comme celle « d’informer les institutions représentatives du personnel avant la presse », a observé la CFDT à propos des annonces du PDG. Le comité de groupe « sera l’occasion de voir comment on traite la question ».

recueillie par Jérémy Armand et Vincent Bars  23/01/2018

https://france3-regions.francetvinfo.fr/

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23 janvier 2018 ~ 0 Commentaire

boum! (france info + bastamag)

boum

En 2017, le monde a connu un « boom des milliardaires », révèle l’ONG Oxfam

Un rapport d’Oxfam publié lundi 22 janvier 2018 révèle que les inégalités se creusent.  A l’occasion du forum de Davos, l’ONG lance un appel aux dirigeants pour que  »l’économie fonctionne pour tous et pas uniquement pour une riche minorité ».

Les inégalités se sont creusées en 2017, révèle Oxfam, lundi 22 janvier. 

Selon son nouveau rapport intitulé « Récompenser le travail, pas la richesse », publié à la veille de l’ouverture du World Economic Forum à Davos (Suisse), 82% de la richesse créée en 2017 dans le monde a terminé entre les mains du 1% le plus riche de la population de la planète. A l’inverse, 50% de la population mondiale n’a pas touché le moindre bénéfice de la croissance mondiale.

« Le boom des milliardaires n’est pas le signe d’une économie prospère, mais un symptôme de l’échec du système économique », a affirmé la directrice de l’ONG Winnie Byanyima. « On exploite les personnes qui fabriquent nos vêtements, qui assemblent nos téléphones portables et cultivent les aliments que nous mangeons, afin de garantir un approvisionnement constant en produits pas chers, mais aussi pour grossir les profits des entreprises et leurs riches investisseurs », s’est-elle insurgée.

Les femmes victimes des inégalités 

Depuis 2010, la richesse de cette « élite économique » a augmenté en moyenne de 13% par année, a précisé Oxfam, avec un pic atteint entre mars 2016 et mars 2017, période où « s’est produit la plus grande augmentation de l’histoire en nombre de personnes dont la fortune dépasse le milliard de dollars, au rythme de neuf nouveaux milliardaires par an ».

Selon cette étude, les femmes payent le prix fort de ces inégalités.  »Dans le monde entier, les femmes gagnent moins que les hommes et elles sont sur-représentées dans les emplois les moins bien payés et les plus précaires. De la même manière, sur dix nouveaux milliardaires, neuf sont des hommes », a-t-elle ajouté.

L’ONG lance un appel aux dirigeants, pour que « l’économie fonctionne pour tous et pas uniquement pour une riche minorité ». Elle préconise la limitation des dividendes pour les actionnaires et les dirigeants d’entreprises, la fin de « la brèche salariale » entre hommes et femmes, ainsi que la lutte contre l’évasion fiscale.

22/01/2018

https://www.francetvinfo.fr/

Lire aussi:

Le patrimoine des milliardaires augmente six fois plus vite que la rémunération du travail (Bastamag)

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22 janvier 2018 ~ 0 Commentaire

oxfam (rts.ch)

macron

Pauvres patrons!

Les 1% les plus riches ont accaparé 82% de la richesse créée en 2017

Le nombre de milliardaires a atteint un nouveau record à près de 2050, un nouveau tous les deux jours. Parmi eux, neuf sur dix sont des hommes. L’augmentation de la richesse des milliardaires par rapport à 2016, de plus de 730 milliards de francs, a elle aussi constitué la plus importante observée, indique l’ONG britannique Oxfam dans un rapport publié lundi à Genève.

Cette hausse dépasse de plus de sept fois le montant qui permettrait de mettre un terme à la pauvreté extrême dans le monde.

En 2017, 3,7 milliards de personnes n’ont pas bénéficié de la croissance économique, selon ce rapport publié avant la réunion du Forum économique mondial (WEF). Au total, les 1% les plus aisés ont accaparé 82% de la richesse mondiale créée l’an dernier. Et ils ont évité de payer 200 milliards de dollars par des manoeuvres fiscales.

Plus d’évasion que d’aide

De leur côté, les pays en développement perdent au moins 170 milliards de dollars de recettes par an en raison de l’évasion fiscale, davantage que l’aide qui leur est attribuée. L’ONG appel- le à mettre un terme à ces pratiques ou encore à investir dans l’éducation et la santé pour tous.

Pour un impôt mondial

Parmi de nombreux dispositifs, Oxfam propose par exemple un impôt mondial sur les richesses des milliardaires ou encore de distribuer la moitié des bénéfices aux travailleurs les plus pauvres d’une filière. Elle demande de privilégier la main-d’oeuvre « ordinaire » et les petits producteurs plutôt que les riches.
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19 janvier 2018 ~ 0 Commentaire

la caste (l’obs)

haut fonction

Les privilèges de la « caste » : ces 600 hauts fonctionnaires mieux payés que le président

Ils sont l’élite, la nouvelle « noblesse d’Etat », une véritable « caste ». Ce sont les très hauts fonctionnaires. Parvenus au sommet de la République, ils se répartissent les postes les plus lucratifs, préservent jalousement leurs avantages, entretiennent leurs carnets d’adresses. « Il n’est plus acceptable qu’ils continuent de jouir de protections hors du temps »avait dénoncé Emmanuel Macron lui-même. Le président de la République n’ignore donc rien de leurs privilèges. Reste à savoir s’il désire s’y attaquer.

Qui sont ces grands commis de l’Etat ?

Durant près de deux ans, Vincent Jauvert a mené l’enquête, rencontré une centaine de té- moins, mis la main sur des documents confidentiels. Une plongée inédite dans un monde se- cret, dont il est ressorti avec un sentiment amer. «Je ne m’attendais pas à découvrir un tel déclin de l’esprit public, écrit-il, un tel mépris des règles éthiques.» D’anciens barons de Bercy se vendent à des multinationales pour révéler les failles des lois fiscales qu’ils ont eux-mêmes élaborées, des énarques incompétents ne sont jamais sanctionnés, des couples de techno-crates se font la courte échelle pour privilégier leurs carrières. Le journaliste dévoile aussi les salaires considérables des plus hauts fonctionnaires. Ils sont plus de six cents à être mieux rémunérés que le président de la République. Edifiant. Extraits.

«Voici un document interne de la Direction générale des Finances publiques. Nom de code : «REM 150». Daté du 4 octobre 2016, il a été estampillé «confidentiel», puis transmis à une poignée de hauts responsables français, avec interdiction de le diffuser. Il m’a pourtant été remis. Que révèle-t-il de si grave ? L’état réel de la dette française ? La faillite prochaine d’une grande banque ? Non…

Plus de 600 hauts fonctionnaires gagnaient, en 2012, plus de 150.000 euros net par an. Conflits d’intérêts, rémunérations exorbitantes, entre-soi dévastateur… Dans son dernier livre, «Les Intouchables d’Etat», notre grand reporter Vincent Jauvert dévoile les petits et les grands secrets de la haute fonction publique.

L’Obs17 janvier 2018 Matthieu Aron

https://www.anti-k.org/

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19 janvier 2018 ~ 0 Commentaire

cabinet philippe (anti-k)

banquet

4 chauffeurs, 60 cuisiniers et hôteliers :

Les chiffres sur le cabinet d’Édouard Philippe

604 personnes travaillent pour le seul service du premier ministre, ce qui représente une dépense annuelle de 7,47 millions d’euros pour les seules primes de cabinet (désormais appelées, « indemnités de sujétion particulières ») !
Le Premier Ministre Édouard Philippe a 164 personnes dans son secrétariat, 60 personnes qui travaillent pour la cuisine et l’hôtellerie, 38 personnes pour sa sécurité, et 14 chauffeurs. Son seul cabinet compte 67 personnes pour le conseiller, dont 11 personnes affectées à son cabinet militaire.

Les primes pour le personnels du cabinet du Premier ministre coûtent un million d’euro de plus qu’en 2007, et 159 000 euros de plus qu’en 2016 !

Ces chiffres ne représentent que les personnels affectés au cabinet du Premier ministre, ou les personnes de « support » (cuisine, intendance, logistique…) du cabinet du premier ministre.

L’administration du Premier ministre comprend plus d’une centaine de services, qui assistent le Premier ministre et prennent part à l’élaboration de la politique du Gouvernement. Au total, 9 579 personnes composeraient la totalité des services du Premier ministre (derniers chiffres connus, publiés en décembre 2017 dans le rapport annuel sur l’état de la fonction publique).

Pour Contribuables Associés, l’argent public, c’est l’argent des citoyens. Chaque euro dépensé doit être un euro utile !

Sources : Annexe au Projet de loi de finances pour 2018, Personnels affectés aux cabinets ministériels. Chiffres clés 2017 de la fonction publique, Rapport Annuel

http://www.anti-k.org/

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19 janvier 2018 ~ 0 Commentaire

privatisation (solidaires)

Service-public

Le gouvernement nous souhaite la bonne année en organisant la privatisation de l’Université !

Le 29 décembre dernier le gouvernement a signé avec la Caisse des Dépôts et Consignation (CDC) une convention qui pose le cadre des «Sociétés universitaires et de recherches ». L’idée est que l’état débloque 400 millions d‘euros et les universités doivent présenter des projets de « Sociétés universitaires et de recherches » qui seront examinés par la CDC.

Ces Sociétés Universitaires et de Recherches (SUR) auront pour mission de permettre aux universités de faire «évoluer leurs modèles économiques» et d’augmenter ainsi leurs «ressources propres». Il est clairement affirmé la fin du financement «subventionnel», autrement dit par l’État.

Les SUR auront comme périmètre d’action la valorisation du patrimoine immobilier des établissements, la formation continue et la signature de contrats (notamment de recherche) avec les entreprises.

Il faut entendre par valorisations du patrimoine immobilier la possibilité laissée aux établissement de vendre ou de louer leurs bâtiments au privé.

Cela soumettra les universités aux intérêts des entreprises. De plus ces bâtiments cesseront d’être prioritairement laissés à l’usage du personnel et des étudiant·e·s. Ces dernier·e·s ne seront plus prioritaires pour l’utilisation de salles de réunion ou d’amphithéâtres qui pourront être loués le temps d’une conférence à une entreprise ou une association privée.

Confier à ces organismes la formation continue actuellement dispensée par les universités signe l’abandon de toute politique d’unification de la formation professionnelle mais aussi l’alignement des pratiques de l’université sur celles des boîtes privées de ce secteur.

Il n’est pas rare que ces boîte facturent plusieurs milliers d’euros des formations pauvres en qualité (quand il ne s’agit pas d’arnaques).

A noter qu’aucun contrôle n’existe alors que ces formations sont parfois payées par Pôle Emploi. Avec l’apparition des SUR il n’existera plus aucun contrôle de l’État sur le contenu de la formation continue dispensée par les universités. Macron qui avait annoncé une réforme dans le secteur durant la campagne dévoile son jeu. Finalement il ne résout pas les maux qui existent bel et bien en créant un véritable service public, mais il détruit les dernières garanties qui existaient.

Enfin, si ce projet se réalise, ce sera la fin de toute recherche indépendante des pouvoirs économiques. En effet toute recherche devra avoir été validée par un contrat avec une entreprise privée. Ce ne sera pas seulement la disparition de toute recherche critique ; dans ces conditions, il ne faudra pas espérer des recherches allant contre les intérêts des puissant·e·s : les universités ne feront plus de recherches sur les dangers des OGM, des gaz de schistes ou de tel produit pharmaceutique. Autrement dit aucun contre-pouvoir n’existera face aux entreprises. De même, toutes les science sociales critiques remettant en cause les rapports de domination, notamment salariales ou sociales, cesseront d’exister.

A noter que le document laisse possibilité aux établissements d’inclure d’autres compétences pour les SUR, entre autres celle d’emprunter. En effet, actuellement, les universités ne peuvent emprunter car leurs statuts ne le permettent pas ; avec ce système elles le pourront. Or la dette est un rapport de pouvoir entre le créancier et le débiteur: avec ce système les universités se mettront totalement entre les mains des banques.

Les SUR seront donc des sociétés de droit privé propriétés de l’État. Par conséquent cela leurs permettra de recruter sous droit privé le personnel et elles ne seront pas astreintes à l’ensemble des dispositions du Code de l’Éducation, notamment en termes de démocratie. L’État étant propriétaire de ces sociétés, elles devront lui reverser des dividendes (clairement prévu par le document).

Enfin, rien n’interdira par la suite à l’État de vendre ces SUR. En 1988 la transformation du Ministère des Postes et Télécommunications en deux Établissements Publics à Caractère Industriel et Commercial (EPIC), La Poste et France Télécom, avait été dénoncée à l’époque par certain·ne·s (notamment par les fondateurs·rices de SUD PTT) à l’époque comme la première étape vers la privatisation. Il y a eu évidemment un discours rassurant du gouvernement. Cependant moins 10 ans après, en 1997, France Télécom a été privatisé. Combien de temps avant que les SUR subissent le même sort ?

Un autre enseignement supérieur est possible, débarrassé des logiques marchandes et dispensant un enseignement supérieur de qualité à tou·te·s. Cependant seule la mobilisation permettra qu’il advienne.

Contre la casse du service public de l’enseignement supérieur,

mobilisons-nous !

17 janvier 2018

https://www.solidaires-etudiant.org/

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19 janvier 2018 ~ 0 Commentaire

plouhinec lycée jean moulin (ouest france)

sos_jean_moulin_2_0-e1514121934954

Plouhinec. Une marche de protestation pour le lycée Jean-Moulin

Objectif du Cap : « Montrer à la Région et au rectorat que nous sommes tous attachés au maintien du seul lycée public du Cap Sizun » !  Le Comité d’action pour le lycée Jean-Moulin ne démord pas, à Plouhinec (Finistère). Le rendez-vous est prévu au départ du terre-plein de Poulgoazec, ce samedi.

Dans un nouveau tract, publié mardi, le Comité d’action pour Jean-Moulin (Cap Jean-Moulin) motive « la grande marche de protestation », samedi après-midi, au départ du terre-plein de Poulgoazec. En quelques mots, le tract exprime trois refus et une doléance :

« 1. Non à la désertion de l’État ;

2. Non à la fermeture des lieux de formation professionnelle ;

3. Réclamons une table ronde (rectorat/région/élus) ;

4. Refusons l’incertitude pour nos jeunes. »

Un panel de fermetures

Il est d’abord question des moults fermetures : « Perceptions (Plogastel, Pont-Croix), bureau de poste (Poulgoazec), collège, école (Saint-Joseph à Audierne, Notre-Dame de Lorette à Plouhinec), ligne de bus (la 53, le dimanche) et bientôt le lycée professionnel public Jean- Moulin si nous laissons faire. Maintenons la mixité sociale et générationnelle dans notre territoire, ensemble arrêtons la casse ! »

Le Cap réclame une table ronde, « pour la formation professionnelle dans le Cap Sizun, la création de nouvelles filières qui attirent la jeunesse et répondent aux besoins des entreprises locales. […] Si la population réagit, nous pouvons faire évoluer la situation comme en 2004. »

Enfin, « si le rectorat et la Région veulent fermer le LP Jean-Moulin, rien n’est prêt pour accueillir les élèves, dénonce le Cap. Aucun local adapté à Concarneau, atelier saturé à Pleyben. Où vont aller nos jeunes ? Quel coût pour les familles ? »

Cette semaine, la CGT des Marins du Grand-Ouest, la Libre-Pensée 29-Cercle Jean-Marie Deguignet, ou l’Union démocratique bretonne (UDB), ou la section PCF de Douarnenez et du Cap Sizun, (et le NPA Note du blog) ont apporté leur soutien à la manifestation du Cap.

17/01/2018

Samedi 20 janvier, 

14 h Poulgoazec, devant la criée

https://www.ouest-france.fr/

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16 janvier 2018 ~ 0 Commentaire

ofce (jdd)

macron

Le Budget 2018 va surtout profiter aux plus riches, selon l’OFCE

Selon une étude de l’Observatoire français des conjonctures économiques (OFCE), publiée lundi, les principaux bénéficiaires des mesures du Budget 2018 seront les ménages les plus aisés. Bercy assure au contraire que la création de richesses à venir va pouvoir être redistribuée.

C’est une étude choc qui est parue lundi. Selon l’Observatoire français des conjonctures économiques (OFCE), le premier Budget du quinquennat Macron profitera surtout aux plus aisés, en 2018 et en 2019. Concrètement, les mesures votées dans le cadre de la loi de finan- ces pour 2018 ne feront augmenter le pouvoir d’achat des ménages que de 200 millions d’eu- ros cette année. En revanche, « la montée en charge des mesures fiscales et les nouvelles revalorisations de prestations » devraient permettre « d’accroître le pouvoir d’achat de plus de 6 milliards d’euros » en 2019, estime ce think tank, plutôt classé à gauche.

L’OFCE ajoute que, en 2018 comme en 2019, les principaux bénéficiaires de ces mesures seront les ménages les plus aisés, qui devraient profiter pleinement des réformes sur la fiscalité du capital mobilier (transformation de l’impôt sur la fortune en impôt sur la fortune immobilière, mise en place d’un prélèvement forfaitaire unique de 30%). En 2019, « les 5% de ménages les plus aisés et, au sein d’eux, (..) les 2% les plus riches capteraient 42% des gains à attendre de la mise en place des mesures », indique ainsi le document. En 2018, les mesures auront un impact nul sur le pouvoir d’achat des classes moyennes.

Bercy assure qu’avec plus de croissance, les inégalités se réduiront 

En revanche, les ménages les plus pauvres et la tranche de ceux qui se situent juste en dessous des 5% les plus aisés verront leur niveau de vie se réduire : pour les ménages les plus pauvres, par exemple, les revalorisations des minima sociaux prévues fin 2018 « ne com- pensent pas les hausses de la fiscalité indirecte » sur le tabac et l’énergie cette année.  »Pour ceux qui se situent entre les 75% et les 95% les plus aisés, l’impact plus faible de l’abattement de la taxe d’habitation et l’impact nul des autres mesures de pouvoir d’achat ne sauraient compenser l’augmentation de la fiscalité indirecte et de la contribution sociale généralisée (CSG) », explique l’OFCE.

L’exécutif, régulièrement accusé par ses opposants d’avoir construit un budget « pour les riches », défend de son côté des mesures qui doivent selon lui améliorer le pouvoir d’achat des Français. Lundi, le ministère de l’Economie a estimé que l’OFCE fonctionnait « par photo- graphie ».  »La clé pour notre pays, c’est de créer plus de richesses », a déclaré une source de Bercy à l’AFP. « A terme, parce que nous aurons créé plus de richesses nous pourrons redis-tribuer et continuer à maintenir des niveaux d’inégalité qui soient acceptables ».  »Si notre politique crée plus de croissance, si elle crée plus d’emplois, nous aurons réduit les inégalités au bout du compte, mais différemment, pas en partant de la redistribution mais en partant de la création de richesses », a-t-elle encore ajouté.(…)

15 janvier 2018

http://www.lejdd.fr/

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16 janvier 2018 ~ 0 Commentaire

lactalis (jdd + conf’)

chat lait

Affaire Lactalis : le lait infantile, un marché stratégique

Avec un milliard d’euros par an, la nourriture pour bébés alimente la bataille des industriels de l’agroalimentaire. Bien qu’en recul, la vente de lait infantile reste très rentable pour Lactalis.

La crise Lactalis arrive au plus mauvais moment pour des industriels de l’agroali- mentaire et des distributeurs attentifs à leurs volumes et à leurs marges.

Avec le lait infantile, ils tiennent un produit quasiment imbattable en termes de rentabilité. Cette vedette des rayons pèse 600 millions d’euros par an, dans un marché de la nourriture pour enfant proche du milliard. Mais les ventes de lait infantile n’en finissent pas de reculer. L’indus- trie perd chaque année de 3 à 4%. Le développement de l’allaitement maternel, fortement encouragé par les politiques de santé publique, explique en partie cette baisse. Les consom-mateurs plébiscitent aussi de plus en plus les laits en format « liquide », même pour les nourris- sons. Enfin, le marché ne résiste pas à la tendance démographique, qui a vu le nombre de naissances passer en France de 832.000 en 2010 à 785.000 en 2016.

L’émergence de la « digital mum »

Pour la grande distribution, la bataille du lait infantile est pourtant stratégique. La catégorie est jugée primordiale par toutes les enseignes. Séduire la ménagère de moins de 30 ans est un enjeu majeur pour générer du trafic dans le magasin, bien au-delà du rayon lait en poudre, notamment du côté du textile ou de l’équipement de la maison. Cette cliente restera fidèle au point de vente où elle s’est procuré la nourriture de son bébé. « On estime que tout va se jouer dans une fenêtre de 1.000 jours après la naissance », décrypte Jean-Marc Liduena, associé responsable du département biens de consommation et distribution au sein du cabinet Deloitte.

Pour les industriels et les distributeurs, cette jeune maman est également un formidable spécimen de la génération des « millennials » dont les comportements bousculent les codes.

L’alimentation bébé est en première ligne face aux modes du bio, du naturel, du fait-maison, comme l’a bien compris le fabricant Hipp, spécialiste du bio qui a accéléré la conversion des deux poids lourds du ­secteur, Nestlé et Danone. Les consommatrices sont sans concession quant à l’élaboration des produits, au packaging, aux ­engagements des fabricants en termes de qualité, de traçabilité. Mais surtout, ce rayon est l’un des tout premiers à connaître l’émer- gence de la « digital mum ». Le biberon qu’elle donne à son enfant n’est pas encore connecté, mais elle est omniprésente sur les réseaux sociaux. Elle va y chercher conseils de spécialistes et astuces d’autres jeunes mères, et partager sa propre expérience. « Pour choisir sa marque de lait, ces réseaux sociaux sont déterminants. C’est là qu’elle va se forger son opinion », insiste ­Jean-Marc Liduena, qui mène depuis des années des études sur ce secteur.

Besoins en recherche et en innovation

Cette exigence sur l’offre et le prix s’est traduite depuis quelques années par une explosion « stupéfiante » des ventes sur Internet. En France, un acteur est aussi en train de prendre des parts de marché à vitesse grand V : Amazon. En Asie, qui représente 50% d’un marché mon- dial estimé à 30 milliards de dollars, l’e-commerce et la digital mum ont pris le contrôle du secteur. Les ventes sur Internet s’y développent d’autant plus facilement qu’une partie de la production européenne, rachetée par des traders spécialisés, s’y déverse sans contrôle.

Pour Danone, Nestlé ou Lactalis, rester dans la course passe par de gros ­efforts de recherche, de développement et ­d’innovation, qu’il faut déployer sur les produits mais aussi sur tous les canaux, pharmacies, parapharmacies, grande distribution et ­e-commerce.

Les consommateurs poussent dans toutes les directions pour des poudres aux meilleures propriétés organoleptiques, des emballages plus transparents, plus faciles à réchauffer à l’extérieur du domicile. Selon Deloitte, le secteur consacre chaque année plusieurs centaines de millions d’euros à ­l’innovation. Des investissements qui ne vont pas se tarir avec la crise Lactalis.

16 janvier 2018

http://www.lejdd.fr/

Lire aussi:

Affaire Lactalis : « L’alimentation industrielle est tout sauf saine »

Laits contaminés : Reprenons en main la chaîne alimentaire (La Conf’)

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08 janvier 2018 ~ 0 Commentaire

fat cats (infodurable)

fat cats

Chez nous aussi on aime les « fat cats »!

Les grands dirigeants britanniques gagnent autant en 3 jours que les salariés en un an. De nouveaux chiffres mettent en lumière les écarts de revenus entre grands patrons et salariés au Royaume-Uni.

Trois jours ouvrés. C’est tout ce qu’il aura fallu aux patrons des 100 plus grosses sociétés britanniques pour gagner, en moyenne, 28 758 livres (32 328 euros), soit autant que le revenu annuel médian d’un salarié outre-Manche, selon les centres de réflexion Chartered Institute of Personnel and Development (CIPD) et High Pay Centre.

Les dirigeants des entreprises du FTSE 100 (principal indice de la Bourse de Londres), surnommés « fat cats », perçoivent en effet en moyenne 3,45 millions de livres sterling par an, soit 120 fois plus que la somme collectée par un travailleur moyen à plein temps. Un écart persistant, malgré une baisse de 17 % des salaires des grands patrons entre 2016 et 2017.

Ces chiffres arrivent quelques jours après qu’un classement de l’agence Bloomberg a mis en lumière les différences de revenus dans vingt-deux pays, révélant notamment qu’aux Etats-Unis, un grand dirigeant gagne en moyenne 265 fois plus qu’un Américain moyen.

En France, les salaires des patrons du CAC40 sont quant à eux en moyenne 70 fois supérieurs à ceux des salariés français moyens.

Max Morgene 05/01/2018

http://www.linfodurable.fr/

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