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23 septembre 2018 ~ 0 Commentaire

iut lannion (ouest france)

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Lannion: à l’IUT, «le compte n’y est pas du tout !»

Après la grogne de cet été, une assemblée générale était à nouveau convoquée, à l’Institut universitaire de technologie de Lannion, vendredi.

En cause : des coupes budgétaires qui rabotent les effectifs. Amphithéâtre clairsemé, hier midi, à l’Institut universitaire de technologie. Pas de quoi entamer la détermination de la délégation élue, qui vient rendre compte des actions menées avant les vacances, et donner les dernières informations.

Et elles ne sont pas spécialement bonnes, de l’aveu d’Hervé Chuberre, l’un des membres de la délégation et représentant syndical FO. « Tous les postes non publiés ne sont pas compensés. Les dotations financières baissent de 10% chaque année… » Et le mouvement n’est pas près de s’arrêter selon lui. « Dans une note relatant un premier cadrage et les orientations budgé-taires pour la période 2019-2021, l’université de Rennes 1, la tutelle de l’IUT, indique qu’il faut rechercher des mutualisations dans les secteurs finances, scolarité et documentation. »

Situation alarmante

Sans compter la « chasse aux contractuels » menée pour faire des économies et « les effets d’aubaines » que représentent les départs en retraite. En résumé, « le compte n’y est pas du tout ! » Dans les travées de l’amphi, quelques étudiants, et surtout des personnels inquiets pour le présent. « On nous demande de faire plus, en accueillant plus d’élèves, mais avec moins de moyens. Cela au mépris de la qualité des cours », avance une enseignante-chercheuse.

Quant à l’avenir ?

Là encore, la délégation ne voit pas beaucoup de signes d’espérer, à l’heure où sont évo-quées des « filières stratégiques » ou encore la recherche de « doublons » dans les forma-tions dispensées à Rennes 1. « Il y a des gens qui sont missionnés pour les repérer. On peut imaginer que le but soit de fermer certaines formations. » Voilà qui tranche avec le discours du directeur Philippe Anglade, interviewé dans nos colonnes,vendredi 20 septembre. « Tout n’est pas noir », assurait-il. Des propos qui ont eu du mal à passer.

Même si une bonne nouvelle, très concrète, est à mettre à l’actif de la délégation : la contractuelle qui assurait l’accueil voit son poste maintenu jusqu’à son départ en retraite en mai. « Elle ne finira pas par le chômage. »

Pas question de rester passif face à cette situation jugée alarmante.

Comme elle l’avait fait en juin dernier, la délégation a sollicité l’assemblée pour des idées d’actions à mener. Difficile de mobiliser en nombre pour des déplacements à Rennes, au rectorat, ou à la présidence de l’université. En revanche, l’idée de faire connaître la situation localement a émergé. Une manifestation devrait être programmée sous les grilles de la sous-préfecture. La date reste à déterminer. La délégation espère que la centaine de membres du personnel et les 800 étudiants feront entendre leur voix.

Renée-Laure EUZEN. 23/09/2018

https://www.ouest-france.fr/

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22 septembre 2018 ~ 0 Commentaire

capital (bastamag)

attac

Fiscalité : les revenus du capital n’ont jamais été aussi peu taxés

« Un allègement sans précédent dans l’histoire de l’imposition des revenus en France. »

C’est ainsi que la fondation Jean Jaurès définit dans une note relayée par l’Obs, la réforme fiscale mise en place en France en janvier 2018. Selon la fondation, c’est la première fois, depuis la création de l’impôt sur le revenu en France il y a un siècle, que les revenus du capital sont aussi peu taxés par rapport aux revenus du travail.

La fiscalité sur les revenus du patrimoine diminue fortement, passant d’une imposition progres-sive sur le revenu à un « prélèvement forfaitaire unique » (ou flat tax) fixé à 30 %. Coût estimé de la mesure : 1,3 milliard d’euros.

Idem pour l’imposition du patrimoine financier qui diminue avec la sortie des biens mobiliers de l’assiette de l’impôt de solidarité sur la fortune (ISF). Montant de ce second cadeau fait aux détenteurs de patrimoine : 3,2 milliards d’euros. « 1% des ménages bénéficieront de 44% des gains liés, par exemple, à la mise en place de la flat tax, dit la fondation Jean Jaurès. Le gain moyen issu de la réforme fiscale dans son ensemble, pour les « 1% », sera de plus de 10 000 euros par an environ. » Pour les 100 contribuables les plus riches, le gain serait de 1,5 million d’euros en moyenne.

Inégalités : retour au 19ème siècle ?

L’accumulation du patrimoine est de moins en moins taxée. Et le phénomène n’est pas compensé par une taxation accrue de la transmission de ce patrimoine entre générations, comme l’avait pourtant évoqué le candidat Macron lors de sa campagne présidentielle.

« Le sujet est d’importance car le patrimoine des ménages augmente plus vite que leur revenu, souligne le rapport de la fondation Jean Jaurès. Il est très inégalement réparti et le risque est grand que le vieillissement de la population ne se traduise par une concentration accrue des patrimoines au sein des générations les plus âgées de la population. D’ores et déjà, la part du patrimoine hérité atteint 70% du patrimoine total, et pourrait atteindre 90% dans 30 ans, soit le niveau de 1850. »

La nouvelle loi a créé une énorme niche fiscale.

Pour la grande majorité des citoyens qui tirent leur revenu du travail salarié, la contribution au service public prendra la forme d’un impôt progressif qui pourra atteindre 55 % de leurs reve-nus. Tandis que ceux qui tirent essentiellement ou exclusivement leur revenu du capital ne pourront pas être taxés au-delà de 30 %.

« La réforme de la fiscalité du capital est avant tout guidée par des motivations politiques, dénonce la fondation 

« Récompenser ceux qui réussissent par l’argent, et ceux qui ont hérité de la réussite de leurs ascendants, sans considération en matière d’inégalités (…). Les 5% de ménages les plus aisés voient leur niveau de vie progresser de 1,6% en moyenne, quand les 5% les plus pauvres voient leur niveau de vie décroître de 0,6% en moyenne. »

Nolwenn Weiler 21 septembre 2018

https://www.bastamag.net/

Lire aussi:

La révolution fiscale selon Macron : une « grande machine à redistribuer à l’envers ».

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19 septembre 2018 ~ 0 Commentaire

menteur menteur (the conversation)

macron-president-fric

« Il suffit de traverser la rue… » : la ritournelle des emplois non pourvus

Dimanche 16 septembre, interpellé par un horticulteur sans emploi, le président de la République Emmanuel Macron lui a répondu « je traverse la rue, je vous trouve un emploi ». Cette phrase relance un vieux mythe : les chômeurs sont responsables de leur propre chômage, car ils accompliraient trop peu d’efforts pour retrouver un emploi.

Cette sortie présidentielle, et les commentaires qui l’accompagnent, posent trois questions distinctes :

Y a-t-il assez d’offres d’emploi en circulation pour tous les chômeurs, et peut-on en conséquence leur imputer la responsabilité de leur propre chômage ?

Combien d’offres faut-il pour occuper un chômeur ?

Enfin, peut-on s’appuyer sur les bases publiques de Pôle emploi pour mesurer le non-pourvoi ?

18 000 emplois non pourvus faute de candidats en 2017

Un travail scientifique vient régulièrement éclairer les motifs du non-pourvoi en France. Il s’agit de l’enquête « Besoins en Main d’Œuvre », réalisée sous le pilotage de Pôle emploi et du Crédoc.

Pour 2017, elle indique que 7,5 % des établissements qui ont essayé de recruter n’y sont pas parvenus.

Ont-ils manqué de candidats ? Effectivement, dans… 16 % des cas ! Dans l’écrasante majorité des situations, plusieurs candidats se sont manifestés, mais n’ont pas été retenus. Dans d’autres établissements, le besoin économique avait disparu, ou les moyens financiers n’étaient plus disponibles. Une telle enquête déclarative ne révèle pas non plus l’ampleur des infractions, comme les fausses offres d’emploi qui servent uniquement à compiler des bases de CV pour l’avenir.

Et certaines offres n’attirent aucun candidat car elles proposent des conditions de travail très mauvaises, voire illégales 

salaires inférieurs au smic (via les heures non payées), de nuit, en horaires discontinus… Le refus de certains candidats indique qu’en France, les normes légales constituent encore une référence. Au total, en 2017, 111 000 offres n’ont pas été pourvues de façon définitive (dont 16 % par manque de candidat, soit 18 000). Sachant que Pôle emploi accueille un peu plus d’un tiers des offres en circulation (les autres prennent la forme de petites annonces, passent dans des réseaux professionnels, sont déposées en agences d’intérim…), la multiplication par un peu moins de trois fournit l’estimation de 300 000 offres non-pourvues, dans toute l’écono-mie. Pour autant, ces offres auraient-elles pu occuper 300 000 chômeurs ? Non, car il faut retrancher les offres à temps partiel, qui nécessitent d’en occuper plusieurs, et les contrats à durée déterminée (CDD), qui requièrent d’en enchaîner plusieurs dans l’année. Parfois, plu-sieurs offres non pourvues sont nécessaires pour qu’un chômeur travaille une année durant.

La difficulté de recruter reste l’exception

Indiquent-elles que le marché de l’emploi français est constitué d’individus rétifs au travail ? Les données statistiques montrent plutôt l’inverse. En 2017, les employeurs ont transmis 23,8 millions déclarations d’embauche (source Acoss dont 17 millions de moins d’un mois). Les offres non pourvues, à leur niveau maximum, ne représentent guère qu’une miette, environ 1 % des emplois pourvus. En regardant le marché par l’autre extrémité, nous constatons que 99 % des projets de recrutement réussissent. La difficulté est l’exception, leur réussite est la règle.

Même en admettant 300 000 offres non pourvues, cela constitue-t-il un volant significatif de lutte contre le chômage ?

Là encore, la réponse est non, puisque 6 millions de personnes sont inscrites à Pôle emploi, dont 3,4 millions sans la moindre heure d’activité. L’estimation la plus généreuse consisterait donc à avancer l’existence d’une offre d’emploi non pourvue pour onze chômeurs (300 000 pour 3,4 millions). Si tous les chômeurs débusquaient l’offre d’emploi non pourvue au coin de la rue, en acceptant de changer de métier, en renonçant à toute qualité d’emploi, pour n’importe quel niveau de salaire… il en resterait toujours dix sur onze.

Illusions d’optique

Plusieurs éditorialistes, soucieux de contextualiser le propos présidentiel, ont mené leurs pro-pres recherches à partir des bases de Pôle emploi, afin de fournir leur propre évaluation des emplois non pourvus. C’est par exemple le cas de Laurent Neumann, l’éditorialiste politique de BFMTV, qui a décompté les offres d’horticulteurs en ligne sur Pôle emploi. Mais attention aux illusions d’optique.

Pour rester dans la thématique des horticulteurs, une recherche par les bases de données de Pôle emploi indique 193 offres correspondantes dans toute l’Île-de-France. Un emploi serait-il donc disponible pour le jeune chômeur interpellé par le président, ainsi que pour 192 de ses homologues ? Pas vraiment… D’abord, les 193 offres agrégées par Pôle emploi sont « proches » de l’horticulture. Elles concernent aussi, par exemple, des emplois d’enseignant en production horticole, dont rien ne garantit qu’elles seraient proposées à un horticulteur au chômage.

Mais admettons. Parmi ces 193 offres, 113 sont en contrat à durée indéterminée (CDI) et garantissent un emploi pérenne aux chômeurs. Les autres sont des offres d’intérim, ou des CDD : 15 jours, 3 mois… Il faut donc successivement 4 ou 5 de ces offres pour occuper une seule personne à l’année. Toutes ne constituent donc pas un moyen de quitter le chômage.

Parmi les 113 CDI, 15 sont à temps partiel. Cela signifie qu’un chômeur qui les occupe peut encore être à la recherche d’un autre emploi. Donc, à l’inverse, que deux emplois sont parfois nécessaires pour occuper une seule personne au même moment. Pour 58 offres, aucune indication n’est donnée concernant le temps de travail. Seules 40 garantissent un exercice à temps plein.

Déficit d’emploi au niveau national

À partir de 193 offres en horticulture (ou approchant), nous arrivons au stock bien plus maigre de 40 emplois susceptibles d’occuper une personne de façon exclusive. Au niveau géogra-phique, ils sont également répartis de manière bien inégale : 14 dans le département des Yvelines, mais seulement trois en Seine-Saint-Denis et dans le Val de Marne, ou deux dans les Hauts-de-Seine.

L’interpellation du chômeur par Emmanuel Macron est donc infondée.

Le chômage n’est pas simplement une affaire de volonté individuelle, qui se résoudrait en traversant la rue. Il résulte d’un déficit d’emplois au niveau national. Pendant longtemps, ce déficit était considéré comme un problème, sur lequel intervenaient les politiques publiques.

La sortie d’Emmanuel Macron traduit une double opinion. D’abord, elle délégitime l’action publique en matière de lutte contre le chômage, pour le présenter comme une somme d’actes individuels qui découlerait des choix des chômeurs. Deuxièmement, elle correspond à une promotion des « travailleurs pauvres ». Autrement dit, le président plaide en creux pour l’exer-cice de n’importe quel type d’emploi plutôt que le chômage. Cette politique a été menée dans plusieurs pays anglo-saxons, ou encore en Allemagne, où elle a conduit à une progression spectaculaire de la pauvreté laborieuse.

En attendant, le marché de l’emploi continue de se contracter.

Au dernier trimestre 2017, les créations d’emploi (public et privé) atteignaient la somme de 105 000. Elles ne sont plus que 12 000 au deuxième trimestre 2018, après la coupe dans les contrats aidés. On peut donc raisonnablement douter que traverser la rue constitue la réponse appropriée à cet effondrement des créations d’emplois.

18 septembre 2018 Hadrien Clouet

https://theconversation.com/

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18 septembre 2018 ~ 0 Commentaire

plan pauvreté (npa + anti-k + lo)

president

Plan pauvreté : les faux semblants du président des riches

En un an les plus riches ont bénéficié de 4 milliards d’Euros d’impôts en moins.

Les pauvres ont été ponctionné : baisse des APL, augmentation de la CSG,  désindexation des prestations sociales, augmentation misérables du SMIC au 1er janvier (12 centimes bruts par heure) et suppression de celle annoncée pour le 1er juillet, disparition de 100 000 contrats aidés en 2018 (et 130 000 en 2019), suppression de crédits aux services sociaux et aux associations.

Macron pense reconquérir sa popularité perdue en annonçant un « plan  pauvreté ».

Mais il y a loin de la coupe aux lèvres, et le plan pauvreté n’éradiquera pas la pauvreté. Beaucoup de mesures annoncées ne consistent qu’à redéployer des mesures existantes et des crédits. Ainsi, selon l’institut ministériel France stratégie, avec le Revenu universel d’activité, il y aura autant de gagnants que de perdants (3,55 millions de ménages !).

La réalité c’est que Macron prétend vider avec une cuillère, et quelques mesurettes, l’océan de la pauvreté et de la précarité que lui et ses prédécesseurs n’ont cessé de remplir par leur poli-tique au service du patronat. Loin d’annoncer un « virage social » ou le rééquilibrage d’une politique en faveur du Capital et des plus riches, le plan pauvreté accompagne la généralisa-tion de la pauvreté et de la précarité qu’organise l’exécutif.

Le « revenu minimum universel » annoncé par Macron n’est ainsi rien d’autre qu’un filet social de survie, venant remplacer les droits sociaux existants :

Retraites qui vont être réduites massivement par la réforme en préparation, accès aux soins de plus en plus difficile, réduction et durcissement de l’indemnisation du chômage… Les coupes budgétaires et les suppressions d’emplois annoncées dans la fonction publique vont rendre encore plus compliqué aux plus pauvres l’accès aux services publics. A commencer par l’école; les enfants des REP auront peut-être un petit déjeuner de temps en temps, mais de moins en moins de profs tous les jours dans les collèges et les lycées. Un concentré de l’hypocrisie  de ce gouvernement.

« L’État providence » voulu par Macron a la visage très ancien de la mise au travail forcé pour un salaire de misère, et dans n’importe quelles conditions, de toutes celles et ceux qui sont en état de travailler, et d’une assistance misérable accordée sous condition aux plus pauvres, pendant que les plus riches ne cessent de s’enrichir.

Montreuil, le 17 septembre 2018

https://npa2009.org/

Lire aussi:

Revenu universel d’activité, un nom scandaleux, un projet dangereux (Anti-K)

Plan pauvreté : de la poudre aux yeux (Lutte Ouvrière)

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18 septembre 2018 ~ 0 Commentaire

plan pauvreté (révolution permanente + npa)

just

Après le « pognon de dingue », trouver un emploi « en traversant la rue » ?

Macron prépare les esprits au néo-libéralisme anglo-saxon

« Je traverse la rue, je vous en trouve [du travail] » a lancé Macron à un jeune horticulteur dimanche 16 septembre. Si la scène a ouvert une polémique telle que la majorité présidentielle a dû le défendre en bloc, les propos du président de la République ne sont pas anodins et entrent dans une stratégie consciente pour préparer l’opinion publique à sa vision d’une évolu-tion du marché du travail qu’il compte mettre en application.

Comme au Royaume-Uni ou en Allemagne le gouvernement compte généraliser la surexploitation pour les plus précaires.

« La meilleure façon de se payer un costard c’est de travailler », on se rappelle de cette déclaration choc avant même l’élection présidentielle en 2016. Depuis, les ordonnances XXL ont parachevé la loi El Khomri pour généraliser la facilitation des licenciements. Deux ans plus tard, courant juin, Macron diffusait une vidéo devenue virale sur son compte twitter, où il fusti-geait le « pognon de dingue » que « coûtent » les aides sociales. Comme une façon pour Jupiter de préparer les esprits au profond big-bang qu’il allait opérer à la rentrée contre le système d’aides aux plus précaires.

Présenté comme un plan de subvention de 8 milliards d’euros, le « plan pauvreté » est en réalité un cheval de Troie.

En effet, via la mise en œuvre du « revenu universel d’activité », Macron ouvre ainsi la voie vers une remise en cause de l’universalité de l’aide sociale. Ainsi, le remplaçant du RSA, dépendant actuellement des revenus, sera conditionné à l’acceptation de deux offres d’emploi « raisonnables ». C’est non seulement tout une logique qui vise à culpabiliser ceux qui perçoi-vent une aide, ou encore une stigmatisation, mais aussi une individualisation.

Cependant, au-delà des aspects idéologiques visant à la fragmentation du monde du travail, derrière cette conditionnalité des aides se cache l’ouverture d’un nouveau marché du travail au service du patronat. C’est le marché du « travail forcé », existant déjà au Royaume-Uni ou en Allemagne, un marché où quiconque souhaiterait continuer à percevoir une aide déjà à peine suffisante pour survivre est condamné à se faire surexploiter. Loin d’être une passerelle vers l’emploi, c’est bien en réalité le maintien dans la pauvreté, mais une pauvreté utile à l’augmentation des profits du patronat.

Après avoir attaqué les travailleurs dit « protégés » en CDI, le « président des riches » compte ouvrir un nouveau volet en visant cette fois-ci les plus précaires.

Comme l’exprime L’historien Christian Delporte au journal Le Monde : « Ces petites phrases sont à la fois stratégiques et sincères, elles accompagnent et préparent l’opinion sur le conte-nu des grandes réformes à venir ». Il continue « sa vision du marché du travail, proche de celle des Anglais : au Royaume-Uni, quand vous avez refusé deux propositions d’emploi par exemple, vous ne touchez plus d’allocations. »

S’il est clair que Macron tente d’ouvrir une nouvelle séquence où il affirme se préoccuper désormais des « derniers de cordée » ou explique qu’il s’agit désormais d’« arrêtez d’emmer-der les retraités », cela exprime, en définitive, la nécessité pour Macron, dont l’impopularité est record, de reconquérir une base sociale plus large sur la gauche notamment, censée illustrer le « progressisme » de Macron.

Si la méthode est plus insidieuse, le fond des attaques reste identique.

Il suffit, en cela, de voir que malgré les efforts de « pédagogie », le plan pauvreté est loin d’avoir convaincu. Alors que Macron montre, jour après jour, qu’il n’est plus Jupiter, ce dont il s’agirait, ce serait de commencer à utiliser les brèches ouvertes par la macronie pour passer à la contre-offensive. Une contre-offensive qui ne peut pas passer par la négociation de la régression sociale mais par la préparation d’un plan de lutte sérieux à même de créer le rapport de force, par nos méthodes de luttes, celle du mouvement ouvrier, les grèves et les manifestations de rue.

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18 septembre 2018 ~ 0 Commentaire

maduro (le huffington post)

launeVenezuelaSept18

Nicolas Maduro mange chez « Salt Bae » et ça passe très mal au Venezuela

Le chef de l’Etat vénézuélien, qui rentrait lundi de son voyage en Chine à la recherche de financements, a fait escale à Istanbul pour y déguster de la viande préparée par « Salt Bae ».
Ce cuisinier est devenu célèbre sur Instagram pour son manière bien à lui de saler ses préparations. C’est le prix des plats dans les restaurants de Salt Bae qui a indigné les internautes. Manger chez ce chef cuisinier coûterait jusqu’à 250 dollars, l’équivalent de huit mois de salaire minimum au Venezuela.
Un repas qui n’est pas au goût des Vénézuéliens, durement frappés par la crise économique et les pénuries alimentaires ces derniers mois. Selon une étude des principales universités du Venezuela, 60% des habitants ont perdu en moyenne 11 kilos, en raison d’un régime alimentaire carencé en protéines.
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18 septembre 2018 ~ 0 Commentaire

diesel (europe1)

diselgate

Dieselgate : trois ans après, les voitures « sales » plus nombreuses dans l’UE

La France est, selon cette une étude de l’ONG bruxelloise Transport et Envi-ronnement, le pays le plus affecté par le problème, puisqu’il y circule quelque 8,7 millions de « diesel sales ». 

Quelque 43 millions de véhicules diesel « sales » continuent de circuler dans l’Union européen-ne, malgré l’engagement des constructeurs automobiles à réduire les émissions de gaz polluants des modèles récemment commercialisés, selon une étude de l’ONG bruxelloise Transport et Environnement (T&E) publiée mardi. L’étude compare ce chiffre avec les 29 millions de voitures et fourgonnettes « très polluantes » recensées sur les routes européennes il y a trois ans quand a éclaté le Dieselgate.

Quantité d’oxyde d’azote trois fois supérieure aux normes.

Elle dénonce le double discours des constructeurs et l’écart entre théorie et pratique à propos des moteurs diesel aux normes anti-pollution les plus récentes (Euro 5 et 6, correspondant à une commercialisation postérieure à 2009).  »Les voitures continuent d’être optimisées pour bien se comporter lors des tests (d’émissions polluantes) et émettent bien davantage lorsqu’elles sont entre les mains des clients », affirme T&E. Selon l’ONG, ces 43 millions de véhicules polluants émettent des oxydes d’azote (NOx) en quantité « au moins trois fois supérieure » à ce qu’autorisent les normes en vigueur dans l’Union européenne.

« Si l’Europe n’agit pas, ces voitures vont continuer de polluer l’air pendant des décennies, écourtant des vies », ajoute le rapport en anglais, qui propose de limiter la commercialisation et l’usage de tels véhicules. La France est, selon cette ONG, le pays le plus affecté par le problè-me, puisqu’il y circule quelque 8,7 millions de « diesel sales ». Viennent ensuite l’Allemagne (8,2 millions) puis le Royaume-Uni (7,3),l’Italie (5,3), l’Espagne (3,2) et la Belgique (environ 2 millions).

Trois ans après le dieselgate.

Le rapport est publié trois ans jour pour jour après la révélation par les autorités de régulation américaines, le 18 septembre 2015, de la fraude aux tests antipollution opérée par le construc-teur allemand Volkswagen. Quelques jours plus tard VW avait reconnu avoir équipé 11 millions de ses véhicules dans le monde d’un logiciel capable de tromper les contrôles sur les émis-sions de NOx. Son patron avait dû démissionner. Le scandale s’est ensuite étendu à d’autres constructeurs.

18 septembre 2018

http://www.europe1.fr/

Commentaire: D’une part il y a les maladies dues aux particules qui touchent les enfants et vieillards. De l’autre il y a des millions de gens qui ont été encouragés à passer au diesel et qui « n’ont rien fait de mal » à part obéir au gouvernement (et à l’industrie automobile)!

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Émissions polluantes : l’UE ouvre une enquête pour entente entre BMW, Daimler et Volkswagen

« La Commission examine si BMW, Daimler et Volkswagen sont convenus de ne pas se livrer concurrence », a indiqué mardi un communiqué de l’exécutif européen. 

L’UE a ouvert mardi une enquête sur une entente entre constructeurs automobiles allemands pour ne pas se faire concurrence en matière de technologies de réduction d’émissions pollu-antes, trois ans après l’éclatement du scandale Dieselgate.

« La Commission examine si BMW, Daimler et Volkswagen sont convenus de ne pas se livrer concurrence en ce qui concerne le développement et le déploiement de systèmes importants permettant de réduire les émissions nocives des voitures particulières à moteur essence et diesel », selon un communiqué de l’exécutif européen.

Daimler aurait avoué en premier.

Cette enquête approfondie est lancée par la commissaire européenne à la Concurrence, Margrethe Vestager. Elle fait suite à des informations selon lesquelles BMW, Daimler, Volks-wagen (ainsi que Audi et Porsche, filiales de VW) auraient participé à des réunions où ont été évoqués le développement et le déploiement de technologies permettant de limiter les émis-sions nocives des gaz d’échappement des voitures. Selon la presse allemande, Daimler, fabri-cant des voitures Mercedes-Benz, aurait avoué en premier l’existence de cette vaste entente entre les constructeurs allemands afin de bénéficier de la clémence des autorités de la concurrence.

Les cartels lourdement sanctionnés par l’UE.

Les cartels sont interdits dans l’UE puisqu’ils nuisent à la concurrence et aux consommateurs. La Commission européenne peut infliger de lourdes amendes aux entreprises qui s’entendent entre elles, le record ayant été atteint le 19 juillet 2016. L’Union européenne avait alors infligé une amende de 2,93 milliards d’euros à quatre fabricants européens de camions, accusés de s’être entendus pendant quatorze ans sur les prix de vente de leurs poids lourds. Aucune disposition légale ne prévoit de date limite à une enquête pour cartel, a rappelé la Commission européenne. La durée de cette enquête dépend de divers éléments, dont la complexité de l’affaire, le degré de coopération des entreprises en cause avec la Commission et l’exercice des droits de défense.

18 septembre 2018

http://www.europe1.fr/

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16 septembre 2018 ~ 0 Commentaire

pauvreté (france info)

Les six chiffres qui montrent l’ampleur de la pauvreté en France

Le président de la République a présenté, jeudi, son plan pauvreté. Franceinfo revient en chiffres sur la situation de ces Français en grande précarité. 

Emmanuel Macron a dévoilé, jeudi 13 septembre, sa « stratégie » de lutte contre la pauvreté. Le chef de l’Etat espère ainsi espérant lancer une nouvelle phase du quinquennat davantage axée sur le social et combattre l’image de « président des riches » que lui colle l’opposition. Les mesures étaient attendues en juillet mais le chef de l’Etat avait décidé au dernier moment de les reporter.

Pour bien saisir les enjeux de cette réforme, franceinfo revient en six chiffres sur la situation de précarité qui touche une partie des Français.

8,8 millions

C’est le nombre de Français qui vivaient au-dessous du seuil de pauvreté en 2016, selon la dernière étude de l’Insee, publiée mardi 11 septembre. Le taux de pauvreté s’établit à 14% de la population contre 14,2% en 2015. Une personne seule ou une famille sont considérées comme pauvres si elles disposent de ressources inférieures à 60% du revenu médian. L’Insee le fixe à 1 026 euros par mois en France métropolitaine en 2016.

Un tiers

C’est la part des familles monoparentales en situation de pauvreté, en France en 2016. Ainsi, 34,8% des familles monoparentales sont pauvres – ce qui représente 2 millions de personnes – soit un taux quatre fois plus élevé que pour les couples avec un ou deux enfants. Dans neuf cas sur 10, il s’agit d’une femme seule avec son, ou ses enfants.

2 millions

C’est le nombre de personnes qui exercent un emploi mais disposent d’un niveau de vie inférieur au seuil de pauvreté, selon des chiffres de 2015, rapporte l’Observatoire des inégalités. Comment l’expliquer ? Une partie des travailleurs sont employés en temps partiel ou par intermittence et sont loin d’atteindre le Smic. Ansi 57 % des salariés au Smic travaillent à temps partiel et 15 % sont en contrat à durée déterminée ou en intérim.

On note également qu’environ 5 % des salariés sont rémunérés à un salaire inférieur au Smic, comme les mineurs, les apprentis, les animateurs de centres de vacances, ou encore les assistantes maternelles. Il ne faut pas oublier également les travailleurs indépendants qui ont des revenus mensuels moyens faibles.

11%

Une étude de l’lnstitut de recherche et de documentation en économie de la santé (IRDES), datant de 2014, nous apprend que 94,4 % des Français disposent d’une assurance maladie complémentaire (communément appelée « mutuelle »). Mais au sein de ceux qui n’en possède pas, on retrouve 11 % des ménages les plus modestes.

Cette absence de complémentaire santé limite l’accès aux soins, obligeant les plus pauvres à renoncer à certains soins ou à avoir recours à des soins de moindre qualité, notamment en matière d’optique ou dentaire (prothèses), détaille l’Observatoire des inégalités. Ainsi 41,4 % des personnes qui n’ont pas de mutuelle renoncent aux soins dentaires, 23,8 % à l’achat de lunettes.

2,79 millions

C’est le nombre de personnes pauvres âgées de moins de 18 ans. Cela représente près de 20% des jeunes Français. Ils vivent au sein de familles aux faibles revenus, conséquence notamment de la séparation de leurs parents. Les plus touchés sont ceux dont les parents ont des charges de logement élevées, en particulier ceux qui vivent dans les grandes villes.

21%

Ne pas pouvoir faire trois repas par jour ni s’alimenter sainement est une réalité pour près d’un Français sur cinq, selon le dernier baromètre Ipsos-Secours populaire, publié mardi 11 septembre.

Un peu plus d’un cinquième des Français sondés (21%) ont déclaré ne pas être en mesure de s’offrir une alimentation saine leur permettant de faire trois repas par jours et 27% ont admis ne pas avoir les moyens financiers de s’acheter quotidiennement des fruits et légumes.

13 septembre 2018

https://www.anti-k.org/

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16 septembre 2018 ~ 0 Commentaire

attac (le huffington post + fr3)

Attac « célèbre » les 10 ans de la chute de Lehman Brothers sur les Champs-Élysées

L’association altermondialiste avait donné rendez-vous à ses militants dans le monde entier

« Pas avec notre argent », le mot d’ordre de la soixantaine de militants d’Attac s’adressait à la banque HSBC des Champs-Élysées devant laquelle ils étaient réunis, et à travers elle à tout le système bancaire. Aspergeant de peinture la devanture de l’établissement, étendus au sol ou haranguant la foule, ils ont célébré à leur manière les dix ans de la chute de la banque d’affaires Lehman Brothers, le 15 septembre 2008.

Un événement qui avait été le point de départ d’un vaste crise mondiale, provoquée par des actifs toxiques dont l’organisation juge qu’ils sont, encore aujourd’hui, au cœur de l’industrie bancaire. « Nassés » par la police après quelques minutes, les militants ont, comme vous pouvez le voir ans la vidéo en tête d’article, eu le temps de faire forte impression sur la foule des touristes venus se presser sur la plus grande avenue du monde.

La veille, cinq militants d’Attac et trois d’EELV avaient été interpellés, avant d’écoper un rappel à la loi: c’était cette fois une agence parisienne de la Société Générale qui faisait les frais d’une action destinée, une fois encore, à rappeler les dangers de la finance.

Matthieu Balu  15 09 2018

https://www.huffingtonpost.fr/

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16 septembre 2018 ~ 0 Commentaire

chine (les échos)

 chine

Pourquoi Pékin endette-t-il les pays en développement ?

En accordant des prêts sans conditions et en endettant les pays en dévelop-pement, la Chine joue aussi sa réputation financière dans le monde.

Pour les dirigeants chinois, tout est au mieux dans le meilleur des mondes. Avec son immense projet  des nouvelles routes de la soie, la Chine remporte de nouveaux marchés et accède aux matières premières des pays en développement. En échange, ces pays obtiennent des travaux d’infrastructures, des investissements et des prêts sans conditions. Un « win-win » qui pourrait se terminer en cauchemar pour nombre de pays en développement  qui glissent vers le surendettement.

Les Américains, rappelle le « Financial Times », estiment désormais que Pékin encourage ce surendettement pour prendre le contrôle de ressources stratégiques en cas de défaut de paiement. Que Pékin le fasse volontairement ou non, écrit le « FT », « les effets dans plusieurs régions de l’Afrique et de l’Asie se font déjà sentir ».

Et pour le quotidien britannique, cela ne veut pas dire, non plus, que les sénateurs américains ont raison lorsqu’ils accusent la Chine de « militariser le capital » et qu’ils demandent à Donald Trump d’empêcher le FMI de venir au secours de pays surendettés qui ne parviennent plus à rembourser la Chine. « Il y a un brin d’hypocrisie. Dans le passé les Etats-Unis ont surendetté massivement les pays en développement », écrit le journal.

Le rôle du FMI n’est pas de défendre les intérêts de sécurité nationale de l’Amérique. Mais son travail consiste à tirer la sonnette d’alarme lorsqu’il détecte des prêts et des emprunts irrespon-sables, estime le journal. Quant à la Chine, en pratiquant ces prêts de façon souvent opaques, elle joue sa réputation financière dans le monde, affirme le « Financial Times ». A quand la prochaine crise de la dette des pays en développement ?

Jacques Hubert-rodier 15/09

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