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26 juillet 2022 ~ 0 Commentaire

bigouden (of bcd)

Bigoudènes_en_grève_1926

Au Festival de Cornouaille, les Bigoudènes chantent « L’Internationale »

Pour la journée du terroir bigouden, au Festival de Cornouaille 2022, à Quimper (Finistère), « c’est la lutte finale ! »

Les groupes et cercles celtiques bigoudens déambulent, ce jeudi 21 juillet 2022, dans les rues du centre-ville de Quimper avec costumes, saynètes, musique… Et revendications !

En arrivant sur la place Saint-Corentin, le cortège clame L’Internationale en brandissant des drapeaux rouges.

Deuxième round à 17 h, au départ du Chapeau-Rouge, rue du Paradis

 AURORE TOULON

21/07/2022

https://www.ouest-france.fr/

Comité de grève de 1924 - Coll. Alain Le Doaré. Premier rang de gauche à droite : Etienne Jequel, Anna Julien, Le Cossec, maire durant la destitution de Daniel, Daniel Le Flanchec, Alexia Poquet, Charré (des jeunesses communistes). Deuxième rang : Charles Tillon, Simonin, Lucie Colliard, Boville, Mme Le Flanchec, Faure-Brac. Troisième rang : Bordennec, Renoult (de L’Humanité), Garchery, Mme Morvan, Gauthier, Jean Join, Mme Julien.

Comité de grève de 1924 – Coll. Alain Le Doaré. Premier rang de gauche à droite : Etienne Jequel, Anna Julien, Le Cossec, maire durant la destitution de Daniel, Daniel Le Flanchec, Alexia Poquet, Charré (des jeunesses communistes). Deuxième rang : Charles Tillon, Simonin, Lucie Colliard, Boville, Mme Le Flanchec, Faure-Brac. Troisième rang : Bordennec, Renoult (de L’Humanité), Garchery, Mme Morvan, Gauthier, Jean Join, Mme Julien.

Douarnenez 1924-1925 : les grandes grèves de la conserve

Ce qu’il est aujourd’hui convenu d’appeler les « grandes grèves » de la conserve se déroulent en 1924 et 1925, avec, comme épicentre, Douarnenez, le premier port sardinier de France, qui compte alors 21 usines.

Quand la sardine rythme la vie…

La conserverie s’est développée au 19è siècle, grâce à l’invention géniale de Nicolas Appert. Tous les ports atlantiques proches de zones poissonneuses ont alors connu une véritable révolution. D’autres naissent de l’arrivée de ces usines, comme Le Guilvinec…

La sardine est un poisson fragile, essentiellement pêché l’été. Dès son arrivée sur les quais, les femmes s’affairent, tant la sardine doit être fraîche quand elle est travaillée. En saison, quand les pêches « donnent », ces ouvrières travaillent le jour, et la nuit après de courts moments de sommeil. Elles chantent alors, pour se tenir éveillées. Certaines font 80 heures de labeur en cinq jours pour gagner entre 64 et 72 francs. Les salaires les plus bas de France dit-on. Les heures de nuit valent celles du jour, pas davantage !

Pemp real a vo ! (On aura nos 5 sous)

Le 7 octobre 1924, le secrétaire départemental du parti communiste, Daniel Le Flanchec, est élu maire de la ville. À 43 ans, Le Flanchec est un communiste libertaire, gouailleur, orateur exceptionnel, chanteur à la voix de feu. Avant-guerre, il s’est fait remarquer pour son soutien affiché à la bande à Bonnot.

Borgne, tatoué, il arbore « mort aux vaches » sur la main droite et « entre quatre murs, j’emmerde la sûreté » sur la main gauche. Souvenirs de Chine, où il a traîné sa misère dans les bouges et les tripots, ou souvenirs des prisons qu’il a fréquentées ? Le Flanchec, connu dans tout le Finistère pour ses extraordinaires capacités de bretteur, outrancier, prend alors rendez-vous avec l’histoire de Douarnenez.

Le mois suivant, le 21 novembre 1924, dans les fritures, c’est la grève. Les femmes souhaitent une augmentation de salaire. Elles n’arrivent plus à nourrir les enfants, à payer les loyers, à vivre, tout simplement. Vivre ! Comment pourrait-on vivre avec ces salaires de misère ? « C’était le besoin. On n’arrivait pas. Douarnenez a eu beaucoup de misère. Douarnenez a été pauvre. La grève, c’était le besoin… », diront des ouvrières…

Ces femmes qui se mettent en mouvement réclament 1 F de l’heure pour les ouvrières et 1,50 F pour les manœuvres, au lieu de 0,80 F et 1,30 F. Arrive à Douarnenez un syndicaliste de 28 ans, qui a déjà connu une mutinerie en mer Noire et le bagne pour récompense dans le Sud marocain, Charles Tillon. « Tout ce que j’avais lu de Zola me remonte au cœur », dit-il en découvrant la misère du port sardinier…

Le comité de grève, la municipalité, les syndicats, tous se mobilisent et mettent en œuvre les moyens qui permettront aux grévistes de tenir.

La grève est terrible car elle est unanime. La ville s’emplit des chants, des martèlements de sabots, des rires et des cris de toute une jeunesse qui, pour la première fois, ose. Et d’un slogan, aussi : « Pemp real a vo ! », cinq sous nous aurons… Le soir, les halles résonnent des déclarations des responsables politiques et syndicaux. Une voix s’élève, au-dessus des autres, de toutes les autres : Le Flanchec, véritable tribun au discours émaillé de mille anecdotes, s’épanouit et trouve, enfin, le public qu’il cherchait depuis près de vingt ans.

Le soviet de Douarnenez

En décembre, la grève prend une tournure nouvelle, elle déborde Douarnenez, elle devient enjeu national. La presse s’empare de l’événement. De nombreux permanents du parti communiste et des représentants de l’Internationale, un Russe, un Tchèque, un Allemand, arrivent à Douarnenez… Pour le jeune parti en effet, Douarnenez est un symbole et le comité de grève un soviet en puissance. À Douarnenez, en ces semaines intenses, le pouvoir est aux ouvriers…

Justin Godard, ministre du Travail du cartel des gauches alors au pouvoir, convoque grévistes et conserveurs, pour des négociations nécessaires. Mais les patrons des usines refusent de discuter.

La colère est immense, sur les quais du Rosmeur, et la tension vive, très vive. Pour la CGT-U, Douarnenez devient un symbole national et tous se mobilisent encore davantage, communistes – avec Doriot, Vaillant-Couturier ou Marcel Cachin, le Paimpolais –, socialistes avec Blum et Auriol, radicaux…

Racamond, le secrétaire général de la CGT-U, arrive à Douarnenez le 20 décembre, tandis qu’une dissension apparaît chez les usiniers : Mme Quéro, propriétaire d’une seule usine, propose une augmentation que ses collègues refusent. Première faille. Le contrat Quéro, signé le 22, porte l’heure à 1 F pour les femmes et à 1,50 F pour les hommes, avec 50 % d’augmentation après minuit ou après la dixième heure de travail. L’usine Quéro ouvre à nouveau ses portes le 23 décembre.

L’assassinat du jour de l’An

Il pleut sur Douarnenez le jour de l’An. Il pleut même dru. Dans les cafés, on chante, on boit et puis, surtout, on discute. La rumeur affirme que des « jaunes » sont arrivés en ville, des « briseurs de grève ».

À 18 h, Le Flanchec est au bistrot, L’Aurore, qui est archi-comble. Il chante, à tue-tête. Soudain, on le demande. Les « jaunes » ! Quand le maire s’approche, des coups de feu claquent et l’abattent. C’est la panique générale, tant le maire perd de sang. Vite, il est transporté à Quimper.  La colère qui grondait depuis des semaines explose alors brutalement. C’en est trop. La foule est déchaînée et la nuit est terrible. Il faut des renforts de police ; il faut, surtout, le calme des dirigeants syndicaux, qui improvisent un grand meeting aux halles, pour détourner le peuple des maisons d’usiniers.

Le 4 janvier, alors que les nouvelles de Le Flanchec sont rassurantes, on apprend que Béziers et Jacq, deux conserveurs importants, avaient, en décembre, rencontré des « briseurs de grève » et demandé une intervention musclée. Sur six colonnes à la une, L’Humanité titre « À Douarnenez : première flaque de sang fasciste ! »

La victoire des sardinières

Suite à l’injustifiable, le préfet multiplie les interventions auprès des conserveurs, afin qu’ils cèdent. Le plus vite serait même le mieux. La tentative d’assassinat du maire fait mauvais genre, c’est le moins que l’on puisse dire. D’autant que la suspicion enfle. Les conserveurs n’ont-ils pas été jusqu’à financer les nervis ? La suspicion, puis les preuves. Oui, en décembre, MM. Béziers et Jacq leur ont remis 20 000 F ; il s’agissait bel et bien d’un contrat sur la tête d’un maire ! Le préfet menace alors de porter plainte contre le syndicat des usiniers, lequel pousse, le 7 janvier, les plus durs de ses membres à la démission. Le lendemain, le nouveau bureau du syndicat patronal accepte de signer le contrat, et le conflit prend fin. Le contrat est signé. Les ouvrières de Douarnenez ont gagné, au 46e jour de grève.

Dans ces événements de 1924-1925, qui auront des prolongements dans de nombreux ports jusqu’en 1927, tous les éléments fondateurs d’une légende coexistent : filles ou femmes d’usine, proches de la misère, face à des patrons intransigeants ; joie de la rue et du nombre, force de la jeunesse face à un syndicat patronal replié sur lui-même ; émotion, événements dramatiques, sang et larmes, sans lesquels il n’est pas de mythe possible.

De ces grandes grèves de la conserve, il faut retenir l’essentiel : ce conflit du bout du monde est mené par des femmes, des ouvrières, des Bretonnes, qui prennent la parole et osent enfin. Au-delà de toute considération sociale, cette prise de parole est avant tout la conquête d’une dignité.

AUTEUR : Jean-Michel Le Boulanger

Docteur ès lettres, il est maître de conférences de géographie à l’Université de Bretagne-Sud, à Lorient. Président des Fêtes maritimes de Douarnenez de 2000 à 2010, il est élu vice-président de la région Bretagne, chargé de la culture et des pratiques culturelles, en mars 2010. Il a participé à de nombreuses publications, ouvrages collectifs, actes de colloques, articles de revue sur l’histoire et la géographie de la Bretagne ou sur les politiques culturelles.

Notes:

Ce sont les femmes qui nomment le peuple bigouden. Les femmes sont « bigouden », pluriel bigoudened » et les hommes « bigouter » (pluriel bigouterien).

https://bcd.bzh/

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20 octobre 2021 ~ 0 Commentaire

marc bourhis pierre gueguen (concarneau)

Marc Bourhis PAT DOCU 097 Marc Bourhis07

Marc Bourhis au violon

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Meeting: Marc Bourhis au centre

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Marc Bourhis était membre du POI trotskiste. Pierre Guéguen , plus célèbre car ex-maire et conseiller général, en était proche

Blog de Trégunc

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10 mai 2021 ~ 0 Commentaire

trégunc (le télégramme)

macron ecolo

250 citoyens mobilisés autour de la culture et du climat, à Trégunc

Pas de festival Grains de Sable ni de foire bio, cette année à Trégunc, mais un rassemblement initié par un collectif d’associations qui a réuni environ 250 personnes, dimanche, devant le Sterenn.

Les organisateurs souhaitaient, par cette manifestation citoyenne et festive, rappeler l’urgence de protéger la biodiversité culturelle et de faire converger les luttes. « Notre volonté est d’apporter notre soutien au monde culturel de manière poétique et revendicative, et aussi de nous mobiliser dans le cadre de la journée nationale « Loi Climat, la marche d’après », à travers ce rendez-vous citoyen », indiquait Sylvie Trouboul, directrice de la MJC de Trégunc.

« On voulait montrer qu’on est toujours là »

C’est le groupe Irish Team, de Concarneau, qui a donné le ton de cet après-midi revendicatif mais bon enfant, dont les participants ont respecté les gestes barrières, notamment le port du masque. La batucada de la MJC était aussi de la fête, tout comme, entre autres, Virginie Hue, artiste et professeur de théâtre.

Chaque association est intervenue sur l’actualité culturelle, politique et climatique et un hommage a été rendu aux femmes et aux hommes qui ont lutté pour la justice sociale en instaurant, il y a 150 ans, la Commune de Paris.

« On voulait montrer qu’on est toujours là, avec notre envie de faire bouger les choses et toute notre énergie pour construire le monde de demain. Car c’est un peu triste, quand même, ce qui nous arrive aujourd’hui. Pour ça, nous avons besoin de faire vivre nos idées… », a souligné Gwendoline Andrieux, de l’association Paresse.

10 mai 2021

https://www.letelegramme.fr/

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30 octobre 2020 ~ 0 Commentaire

fouesnant (fr3)

fermeture-des-urgences

Fouesnant : un médecin généraliste se confine dans un arbre, indigné par la gestion du système de santé

Christophe Desportes est médecin généraliste. Juste avant le confinement, il a passé la journée du 29 octobre dans un arbre à Fouesnant, un moyen d’attirer l’attention et d’évoquer sa colère quant à la gestion du système de santé.

« On nous confine, eh bien je me tronfine. Je choisis ma dernière journée de liberté pour me tronfiner, montrer mon désaccord. » A Fouesnant, juste avant le confinement, Christophe Desportes médecin généraliste a choisi de marquer le coup, à sa façon. Il a pris place dans un arbre toute la journée, un chêne, dans lequel il s’est faufilé.

Je suis indigné de la façon dont on a traité la médecine depuis des dizaines d’années. Christophe Desportes

« Je suis pas mal indigné, j’ai pas mal de tristesse », explique-t-il. « C’est pour montrer mon désaccord, pour dire que la finance et la médecine ça n’a pas fait bon ménage.

Avoir voulu rentabiliser la médecine, ça a poussé les dirigeants d’hôpitaux, les médecins, à une certaine gestion. On n’a pas formé le personnel nécessaire qui manquait, on le voit en réanima-tion, ou dans les Ehpad. Ce personnel souffre, ces gens ont trop de travail, ils sont mal payés, n’ont plus le temps de rien. Aujourd’hui, on en paie le prix, l’hôpital n’est pas prêt pour recevoir les malades. » 

Il ajoute, évoquant le confinement : « Nos dirigeants nous font payer ces conséquences, à un prix qui est lourd puisque cela touche notre liberté » 

Toute la journée, les promeneurs qui eux aussi appréciaient la nature se sont arrêtés pour discuter avec Christophe Desportes, lui apporter quelques douceurs comme des bonbons ou du café. Tout le monde a ensuite dû rentrer chez soi.

30/10/2020

https://france3-regions.francetvinfo.fr/

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27 septembre 2020 ~ 0 Commentaire

scrombus (npa)

index

Concarneau : mobilisation contre le Scrombus, racleur des mers et destructeur des emplois.

Le 25 novembre avait lieu, à Concarneau, le baptême du Scrombus, chalutier-usine géant de nouvelle génération de 81m de long et 17 de large. Avec un équipage de seulement 26 hommes il peut ramener 80 tonnes de poissons en une seule prise dans ses filets et de les congeler instantanément. Il est le symbole d’une pêche industrielle, écologiquement et socialement destructrice.

Loin du conte de fée de « l’attachement » de l’armateur Geoffroy Dellemmes à sa ville d’origine, l’immatriculation du Scrombus à Concarneau n’a d’autre but que d’accaparer les quotas de pêche européens attribué à chaque port, au détriment de la pêche artisanale dont l’avenir s’obscurcit encore avec la perspective d’un Brexit dur. Construit dans des chantiers norvégiens, le Scrombus n’aura fait qu’un passage d’une semaine à Concarneau où il reviendra sans doute jamais.

Dédié à la pêche d’espèces pélagiques (harengs, chinchard, maquereau…) il est la propriété de l’armement France-Pelagique, une filiale du groupe néerlandais Cornelis Vrolijk qui emploie 2000 salariéEs dans le monde. Il déversera ses cargaisons estimées à 2 000 tommes par marée dans les ports des Pays Bas, d’où elles seront réexpédiées pour alimenter le marché du poisson à bas coût en Afrique, en Asie et en Europe de l’Est.

Sans doute pour montrer le soutien du gouvernement à la « modernité » de la pêche industrielle contre les « Amish » attardés de la pêche artisanale, deux ministres (agriculture et pêche) devaient assister à la cérémonie… avant d’annuler face à la tournure des événements.

MobiliséEs malgré l’interdiction.

L’émotion et la colère s’est exprimée en Bretagne et bien au délà, mobilisant à la fois les pêcheurs et les défenseurs de l’environnement. Des « funérailles de la pêche artisanale » étaient annoncées par les associations « pleine mer » et « petite pêche », soutenues par des ONG comme Bloom, Attac Concarneau, et des forces politiques de gauche EELV, France Insoumise, Génération, ainsi que du NPA 29.

Comme cela devient la règle en Macronie, le préfet du Finistère avait décidé d’interdire la manifestation…ce qui n’a pas empêché 200 manifestantEs de se réunir face au navire protégé par la police et de gâcher une cérémonie officielle en faisant entendre haut et fort l’exigence d’une pêche écologiquement et socialement responsable.

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15 septembre 2020 ~ 0 Commentaire

concarneau (pleine mer)

pêche

Chalutiers géants, ça suffit ! Appel à mobilisation lors du baptême du SCOMBRUS à Concarneau le 25 Septembre

Alors que la pêche artisanale peine à se relever de la crise du Covid-19, le 25 septembre dans le port de Concarneau aura lieu le baptême du SCOMBRUS, un chalutier géant de la société France Pélagique.

Pour rappel, France Pélagique est une filiale de Cornelis Vrolijk, géant de l’industrie de la pêche néerlandaise, entreprise très financiarisée qui possède de nombreux chalutiers géants, et s’accapare les quotas des pays européens via ses filiales.

Le SCOMBRUS est le « petit dernier » de l’armement France Pélagique : un navire de 80 mètres, possédant le pavillon français, mais dont les milliers de tonnes harengs, maquereaux, chinchards et sardines ne participeront absolument pas à l’économie locale : tout sera débarqué à Ljmuiden au Pays Bas.

Un bateau qui, comme le Sandettie ou le Prins Bernhard, a des capacités de pêche démesu-rées : jusqu’à 200 tonnes de poisson pêchés en une nuit, l’équivalent de ce que peut traiter la criée de Lorient, plus grosse criée française.

Un scandale économique et social puisque l’impact de ce type d’unités sur la l’écosystème est énorme … et qu’un bateau de ce type nécessite de concentrer énormément de quotas pour être rentable … pénalisant fortement le secteur artisanal qui se partage les miettes.

Les bateaux de France Pélagique avaient fortement fait parler d’eux au début du confinement : les chalutiers géants travaillaient au milieu du Golfe de Gascogne, lorsque les pêcheurs artisans étaient cloués à quai par la crise de la pêche. Les marins pêcheurs français sont donc remontés contre ce modèle qui accapare les quotas et impacte fortement la ressource.

On pourrait rétorquer que France Pélagique crée de l’emploi ?

Sauf que si le SCOMBRUS existe, c’est parce que l’équipage du LABEL NORMANDY (ancien chalutier de France Pélagique) a été remercié sous la forme d’un « licenciement économique », afin de vendre le LABEL NORMANDY et d’avoir les capacités financières et légales d’investir dans le SCOMBRUS.

Un scandale social qui a laissé des traces au sein de l’entreprise, de nombreux marins et cadres ne se reconnaissant pas dans cette décision autoritaire des dirigeants et actionnaires.

Des dirigeants bien connus dans le monde de la pêche : Antoine Dhellemes, qui a crée et dirigé France Pélagique, est l’actuel vice-président du Comité National des Pêches, mais est aussi président de l’Organisation de Producteurs FROM Nord, et président de l’association nationale des OPs.

Afin de mettre fin à ces conflits d’intérêt flagrants, c’est désormais Geoffrey Dhellemes, fils d’Antoine, qui dirige l’entreprise. Une démarche qui s’apparente aux pratiques féodales : les seigneurs se transmettent le pouvoir pendant que les serfs travaillent sur leurs terres.

Des seigneurs qui ont invité toute la cour de la pêche industrielle pour le baptême de leur bébé : dirigeants de Cornelis Vrolijk, dirigeants du concurrent Parelviet Van der Plaas, directeur des pêches, ministre de la pêche, comité national des pêches et organisations de producteurs … bref tous les acteurs de la « pêche durable » !

Nous révélerons d’autres informations dans les prochaines semaines et nous appelons les pêcheurs, les associations, les syndicats, et les citoyens à se mobiliser à nos côtés le 25 septembre : l’impunité de la pêche industrielle a assez duré !

Pour souligner le caractère ironique du baptême du SCOMBRUS, nous organisons les « funérailles de la pêche artisanale et des ressources marines » sous forme d’un événement festif et populaire ouvert à tous, qui aura lieu au même endroit : le 25 septembre à 11h, face au bureau de France Pélagique, dans la zone du Moros.

Mobilisons nous toutes et tous contre les chalutiers géants ! Nous enverrons bien sûr des faire-parts : les comités des pêches, OPs, ministres et directeurs des pêches risquent de devoir choisir entre deux modèles de pêche …

Association Pleine Mer      association_pleine_mer@riseup.net      06.29.10.47.76

Facebook

Thibault Josse 10 septembre 2020

https://associationpleinemer.com/

 

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06 juillet 2020 ~ 0 Commentaire

kervihan fouesnant (fr3)

sardines

Rentrée au collège de Kervihan à Fouesnant 

Professeurs et parents mobilisés

Ce lundi 6 juillet marque le début officiel des vacances d’été et la fin de l’école pour les enfants. Les professeurs et les parents restent malgré tout très mobilisés, comme ceux du collège de Kervihan à Fouesnant. Ils souhaitent l’ouverture de deux nouvelles classes pour la rentrée prochaine.

« Collège Kervihan de Fouesnant très mécontent » pouvait-on lire sur une banderole tandis que certains scandaient « Des heures, des postes, pour l’enseignement à Kervihan. » Une quarantaine de professeurs et parents de cet établissement se sont réunis ce lundi matin, devant les locaux de la Direction des services départementaux de l’Education nationale du Finistère, à Quimper. Kervihan représente l’un des plus gros établissements scolaires du Finistère. 820 élèves y sont en effet accueillis.

Alors que les vacances débutent à peine, la rentrée est au coeur de leurs préoccupations. Ils aimeraient l’ouverture de deux classes : une cinquième et une quatrième en plus.

« On a appris que sur ces niveaux, on se retrouverait avec 30 à 31 élèves par classe. Nous, on veut vraiment des ouvertures de classe. Avec toute la situation du confinement, du Covid, on estime que les élèves ont vraiment besoin de consolider leurs acquis, d’être dans des conditions de confiance, de bien-être et ce qui est proposé là ne nous semble pas acceptable » déplore Morgane Le Gall, professeur de lettres.

« Il faut 26 heures d’enseignement en plus pour ouvrir une classe. Là le rectorat nous en donne 15″, précise un professeur d’histoire-géographie. « Du coup, on bidouille en interne. On est obligé de supprimer des dédoublements pour trouver 11 heures nécessaires à cette nouvelle ouverture, ce qui ne nous satisfait pas. » Une nouvelle classe de cinquième ouvrira en septembre, grâce à cette organisation loin d’être optimale pour les enseignants.

La délégation a été reçue par l’inspection académique à 11 h. « Cela n’a rien donné du tout, on nous a dit qu’il n’y aurait pas de moyens supplémentaires. On nous a dit qu’il fallait se satisfaire de cette situation car c’était déjà beaucoup. »

« Notre lutte devrait continuer à la rentrée. »

06/07/2020

https://france3-regions.francetvinfo.fr/

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04 mai 2020 ~ 0 Commentaire

urgences concarneau ( ouest france)

fermeture-des-urgences

« Il faut rouvrir les urgences de Concarneau »

Le comité de défense de l’hôpital de Concarneau demande au directeur du centre hospitalier de Cornouaille de tenir sa parole et de rouvrir les urgences.

Le comité de défense de l’hôpital de Concarneau (Finistère) ne désarme pas. Loin de là. La date du 11 mai 2020 qui amorce le déconfinement «  suppose, selon lui, que les hôpitaux retrouvent une activité très proche de la normale ».

Le service des urgences de jour de Concarneau, fermé temporairement au début de la crise sanitaire pour renforcer les équipes de centre hospitalier de Quimper « doit donc être rouvert comme promis par le directeur de l’hôpital de Quimper, insistent les membres du comité dans un communiqué. Dans le cas contraire, nous devrons en conclure que la crise sanitaire aura été le prétexte idéal pour fermer les urgences de Concarneau. »

Une « zone blanche » sanitaire

Selon eux, « une absence de réouverture des urgences mettrait la population de Concarneau et celle de l’agglomération de communes en zone blanche ». Et d’argumenter que « les temps d’intervention seraient rallongés du fait du regroupement du Service mobile d’urgence et de réanimation (SMUR) à Quimper. Ce délai supplémentaire entraînant une perte de chance réelle pour les personnes atteintes de pathologies graves de type AVC ou infarctus. »

Alors que le comité de défense se bat depuis des années pour garder un hôpital de proximité de qualité, en demandant la réhabilitation des urgences 24 heures/24 et l’arrivée d’un scanner, il relève que cette « pandémie a mis en évidence à la fois l’état actuel de délabrement de notre système de santé et la nécessité impérieuse de le doter de moyens suffisants en personnel, matériel, lits et services pour répondre aux besoins de la population.

Il faut dans cette optique s’attacher particulièrement à l’équipement nécessaire des hôpitaux de proximité – comme ceux de Concarneau et Douarnenez – pour soulager les gros sites hospitaliers saturés. »

Solidaire, le comité de défense rend « hommage à tous les personnels hospitaliers pour leur travail durant cette période particulièrement difficile et dangereuse mais aussi pour le travail fourni toute l’année dans des conditions de plus en plus difficiles ».

04/05/2020

https://www.ouest-france.fr/

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24 avril 2019 ~ 0 Commentaire

chic (côté quimper)

manifestants-hopital-sud

Centre hospitalier de Quimper-Concarneau : les raisons du malaise

Restrictions budgétaires, incertitude concernant le futur des urgences à Concarneau… Les agents du centre hospitalier de Cornouaille expriment leurs inquiétudes.

Le personnel et leurs représentants syndicaux du centre hospitalier intercommunal de Cornouaille (Chic) à Quimper (Finistère) se mobilisent depuis plusieurs semaines. Voici les raisons de leurs inquiétudes.

Un plan d’économie

La direction de l’hôpital a élaboré un plan de maîtrise économique et financière pour retrouver l’équilibre. Le déficit atteint aujourd’hui les 4,5 millions d’euros.

Le document a été présenté en mars 2019 aux organisations syndicales, lors d’un comité techni-que d’établissement. La CGT, la CFDT et Sud s’opposent à ce plan de redressement. « Les pis-tes pour réaliser des économies touchent surtout le personnel et au lit des malades. Le temps de présence auprès de ces derniers va baisser et les soins se dégrader », craint Karine Goanec, secrétaire général de la section CGT.

Mardi 23 avril 2019, des représentants de l’intersyndicale ont rencontré Ludovic Jolivet, président du conseil de surveillance du centre hospitalier de Cornouaille, pour dénoncer les futures mesures. Karine Goanec reprend :

Il y aura une diminution des mensualités de remplacement, des postes à temps plein en moins, un aide-soignant contractuel va perdre 165 euros par mois… Il y a d’autres moyens de faire des économies.

L’intersyndicale se montrait toutefois plutôt satisfaite de son entretien avec le maire de Quimper, pour qui le déficit « n’est pas inquiétant outre mesure ». Il a indiqué que le retour à l’équilibre pourrait être étalé sur quatre à cinq ans au lieu de trois.

Le 29 avril à Concarneau et le 30 avril à Quimper, l’intersyndicale va rencontrer les agents du centre hospitalier « pour mettre de nouvelles actions en place ».

Menaces sur les urgences à Concarneau

L’avenir des urgences à Concarneau suscite aussi des interrogations. Hélène Derrien, membre du comité de défense de l’hôpital, résume la situation.

En 1992 ou 1993, le service de chirurgie et la maternité ont fusionné avec Quimper. Mais on nous avait garanti que les urgences continueraient à fonctionner tous les jours et 24 h/24. Or en 2008, nous avons appris que les urgences fermaient la nuit. Et depuis juin 2018, le service de nuit du SMUR rejoint le centre hospitalier de Quimper en soirée.

Les manifestations sont depuis régulières. « À Concarneau, il faut au maximum 30 minutes au SMUR pour venir de Quimper, mais à La Pointe de Trévignon ? Le temps de trajet est long pour une urgence vitale comme un AVC… Nous risquons d’avoir un site où les urgences seront sacrifiées », poursuit Hélène Derrien.

Les élus de l’agglomération de Concarneau et le comité de défense de l’hôpital ont été reçus au siège de l’Agence régionale de santé (ARS), à Rennes, jeudi 18 avril. Et en sont ressortis sans véritables réponses à leurs inquiétudes.

Que dit l’Agence régionale de santé Bretagne ?

L’Agence régionale de Santé a tenté de se montrer rassurante concernant l’avenir des urgences de Concarneau et dans le Sud-Finistère. Elle justifie la réorganisation par « un déficit actuel de médecins urgentistes ». Selon l’ARS, le dispositif actuel permet « de répondre aux besoins de soins urgents dans des délais inférieurs à 30 min sur l’ensemble du territoire sud finistérien ». Il n’empêche. Un audit est en cours.  Dans la continuité de cette étude, l’ARS Bretagne a demandé aux établissements de lui proposer les modalités d’organisation de cette équipe territoriale, pour le 30 mai.

24 Avril 2019

https://actu.fr/bretagne/

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13 avril 2019 ~ 0 Commentaire

urgences concarneau (fr3)

Manifestation pour le retour des urgences 24 heures sur 24

Une centaine de personnes a défilé ce vendredi dans les rues de Concarneau pour réclamer le retour des urgences 24h sur 24. Depuis plusieurs mois, les moyens sont recentrés à Quimper entre 21h et 9h. L’ARS préconise la mise en place d’une « équipe d’urgentistes de territoire ».

Passées 19h, à Concarneau : la porte des urgences reste fermée.

Fini l’accueil physique. Depuis plusieurs mois, la nuit, tout est centralisé à Quimper : le service des urgences, comme l’équipe du SMUR (le Service Mobile d’Urgence et de Réanimation) qui rentre après 21h à l’hôpital quimpérois.

Deux équipes y sont en veille, en permanence, mais elles ont de fait, plus de route à parcourir pour couvrir tout le territoire. Or le temps, en matière de santé, peut être crucial…

« Nos vies sont en danger ! »

Une centaine de personnes, principalement salariées de l’hôpital de Concarneau, a donc manifesté son mal-être ce vendredi. Comment exercer correctement son métier ? Est-il toujours possible de soigner ? Quid des soins de proximité ?  « Le SMUR c’est la vie » clament leurs banderolles. Les conditions de travail mais aussi la qualité de soins sont pointées du doigt.

Ce recentrage sur le site quimpérois, est, selon la direction du centre hospitalier de Cornouaille Quimper-Concarneau, directement lié au manque de médecins : « Les difficultés de démographie médicale et donc de recrutement d’urgentistes se posent dans le Sud Finistère et d’une manière générale au niveau national. » Un tiers de l’effectif, soit 10 postes, n’est pas pourvu.

De Douarnenez à Concarneau, en passant par Pont-l’Abbé et Quimper, il y a pour le moment quatre points d’accueil d’urgence en Cornouaille, et autant de lignes de SMUR le jour. La nuit, il n’en reste plus que trois.

L’Agence Régionale de Santé a demandé un audit pour faire le point sur la situation en Cornouailles où il manque 10 postes d’urgentistes. A l’échelle régionale, 75 postes sont à pourvoir. Cet expert nantais, le chef des urgences du CHU de Nantes, préconise le déploiement d’une équipe d’urgentistes de territoire. L’ARS a demandé aux 3 établissements de Cornouaille (Quimper-Concarneau, Douanenez et Pont l’Abbé) de travailler ensemble.

Ce vendredi après-midi, une délégation du comité de défense a été reçue à l’Agence régionale de santé à Quimper. Le 18 avril, à Rennes, à l’ARS, ce sera au tour d’une délégation d’élus du pays de Concarneau, dont le maire de cette ville, de dire non à la disparition des urgences et du SMUR sur le territoire.

Valérie Chopin 12/04/2019

https://france3-regions.francetvinfo.fr

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