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06 février 2018 ~ 0 Commentaire

coordination nationale (l’anticapitaliste)

natio

 Il est urgent qu’une mobilisation la plus large possible se fasse pour la défense de l’accès aux soins et pour notre système de protection sociale. »

Peux-tu nous présenter la Coordination nationale ? Quels sont ses axes de bataille ?

La Coordination nationale des comités de défense des hôpitaux et maternités de proximité est une association née en 2004 suite à la lutte pour le maintien de l’hôpital de Saint-Affrique. Elle regroupe une centaine de comités adhérents sur toute la France. Depuis 2008, la CN est agréée auprès du ministère en tant qu’association d’usagers de la santé, ce qui permet à nos comités de présenter des candidats dans les instances (ARS et hôpitaux).

L’axe central de nos revendications est la défense de l’accès aux soins pour toutes et tous partout. Cela va donc au-delà de la simple défense d’un établissement ou d’un service ; nous intervenons sur les problèmes de démographie médicale, tant en ville qu’à l’hôpital ; nous défendons le 100 % Sécurité sociale pour la santé, englobant la prévention, le soin, l’éducation thérapeutique et la perte d’autonomie.

Nous avons, bien entendu combattu la tarification à l’activité (T2A) qui a contribué à plomber les budgets de la majorité des hôpitaux, la loi Bachelot (HPST), notamment la mise en place des ARS et la nouvelle gouvernance dans les hôpitaux, la loi Touraine (dite de modernisation de notre système de santé), notamment la création des groupements hospitaliers de territoire (GHT) qui, entre autres, vont mettre un terme à la proximité. Nous nous opposons aux dépassements d’honoraires et sommes contre l’activité libérale à l’hôpital.

Enfin, nous réclamons une véritable démocratie sanitaire avec de véritables pouvoirs de décision à tous les niveaux en créant des structures regroupant professionnels de santé, élus et citoyens.

Nous réunissons nos comités 2 fois par an, lors de rencontres où nous travaillons sur un thème lié à la santé et à l’accès aux soins : en juin à Concarneau nous avons travaillé sur l’accès aux soins des personnes en perte d’autonomie et en novembre à Mayenne sur la psychiatrie. Nous éditons un bulletin hebdomadaire, écho des informations de nos comités et des luttes dans les établissements de santé.

Quelle est la situation des comités et que représentent-ils sur le territoire ?

Comme indiqué précédemment, la CN compte une centaine de comités adhérents et est en relation avec environ 400 contacts. Beaucoup de comités sont engagés dans des batailles pour la défense d’un établissement ou d’un service (Decazeville, Die, Remiremont, Paimpol, Juvisy, Créteil, Saint-Claude, Moutiers…), d’autres ont des interventions plus larges sur la santé : éducation populaire, rencontres avec la population, projets de centres de santé…

Avec la mise en place des GHT et les problèmes de démographie médicale, nous avons enregistré une dizaine de nouveaux comités ces deux dernières années. Les comités sont le plus souvent constitués en associations, mais certains sont aussi des collectifs regroupant associations, syndicats, partis politiques et citoyens. La règle qui prévaut, afin d’avoir une action la plus large possible, est de fonctionner sur la base du « trépied » : professionnels de santé, élus et citoyens.

Que penses-tu de la politique de ce gouvernement vis-à-vis des hôpitaux ?

Ce qui termine de se mettre en place, car les réformes se sont enchaînées depuis de nombreuses années, quelle que soit la majorité gouvernementale, c’est une organisation sanitaire réduite à minima, avec un regroupement autour des CHU. Sous l’objectif fallacieux « de l’accès à des soins d’excellence pour toutes et tous », les établissements de proximité sont réduits à peau de chagrin, obligeant les patients à faire des ­kilomètres pour se soigner.

En fait c’est la politique d’austérité, qui prévaut pour l’ensemble des services publics, qui pèse sur les établissements, imposant des fermetures de services, de lits, des réductions massives de personnels. L’exemple le plus criant est sans doute aujourd’hui la situation des établisse- ments d’hébergement pour personnes âgées dépendantes (EHPAD) où le manque de moyens a abouti à une souffrance des personnels et à une maltraitance institutionnelle des personnes âgées. Mais cette situation se retrouve dans la quasi-totalité des hôpitaux et notamment dans les services d’urgences.

Tu es en Bretagne et, il y a quelques années à Carhaix, une lutte victorieuse en défense du service de chirurgie et de la maternité a largement marqué les esprits. Quelles leçons peut-on en tirer ?

La lutte victorieuse pour la maternité de Carhaix reste effectivement dans les mémoires, et pas seulement en Bretagne. Son succès est dû à plusieurs causes, mais la principale est bien la mobilisation large des personnels, des élus et des citoyens. L’image emblématique du maire y a sans doute été pour beaucoup, mais il n’empêche que c’est tout un territoire qui s’est sou- levé. Decazeville connaît le même type de mobilisation et continue à se battre pour la réou- verture de la maternité. Il en est de même à Die où toute la population s’est mobilisée depuis 30 ans.  Cela prouve d’une part que la mobilisation est nécessaire : « Qui ne se bat pas est sûr de perdre », mais une mobilisation la plus large possible et faite pour durer car, partout la vigilance reste de mise, même à Carhaix !

Comment l’unité se réalise-t-elle entre les usagers, les syndicats et les personnels ?

La construction est différente d’un endroit à un autre ; parfois c’est le personnel qui commence une action et sollicite le soutien des usagers et des élus et parfois ce sont les usagers, plus rarement les élus qui démarrent. Pour les personnels, le fait d’extérioriser l’expression est souvent capitale, notamment ces derniers temps où la répression des directions est de plus en plus dure. Dans les EHPAD, par exemple, le fait de faire se rencontrer personnels et familles de résidents permet le plus souvent non seulement d’avancer ensemble face aux directions et/ou aux tutelles, mais également d’éviter des conflits potentiels de personnes.

Comment vois-tu l’avenir de l’hôpital et en particulier les hôpitaux de proximité ? Et les luttes à venir ?

Les différentes réformes vont aboutir à une concentration des activités autour des CHU, avec un émiettement sur les sites périphériques : maternité, médecine, gériatrie… La psychiatrie est profondément remise en cause dans sa spécificité et, regroupée avec la Médecine chirurgie et obstétrique (MCO), elle ne sera plus en capacité de faire face aux besoins des patients. Dans cette organisation, le secteur privé va se tailler la part du lion en récupérant une partie des activités les plus rentables : chirurgie ­programmée, oncologie, etc.

C’est la carte sanitaire qui va être totalement redessinée, faisant de certains territoires des déserts sanitaires. Les « solutions » avancées par la ministre dans sa feuille de route n’appor- teront pas de réponses satisfaisantes aux besoins de soins. Par exemple, si l’ambulatoire est intéressant dans certains cas, il ne peut aucunement être LA solution. Bon nombre de person- nes ne peuvent pas retourner à leur domicile après une intervention et ce d’autant plus que nous manquons de médecins pour assurer le suivi en aval.

La télémédecine est également un outil intéressant, notamment pour l’interprétation de radios ou d’examens de laboratoire ou pour la mise au point de protocoles, mais la prise en charge d’un patient exige plus que la présence devant un écran et, encore une fois, quel médecin sera en capacité de répondre à distance vu la pénurie actuelle ?

Il nous faut donc continuer à nous battre pour défendre un maillage équilibré du territoire, des structures de proximité travaillant en coopération avec des établissements plus spécialisés pour assurer la continuité de la prise en charge. Depuis le début de l’année, nous avons engagé une campagne nationale pour l’accès aux soins de toutes et tous, avec une pétition nationale et des actions de nos comités. Cette campagne se terminera à Paris ou en région parisienne en juin prochain.

Il est urgent qu’une mobilisation la plus large possible se fasse pour la défense de l’accès aux soins et pour notre système de protection sociale. C’est un modèle de société néfaste au plus grand nombre qui se met en place et il est urgent d’appeler la population à exiger une autre ­ politique de santé.

Lundi 5 février 2018 Propos recueillis par Jeanine Carasco. Hélène Derrien est prési- dente de la Coordination nationale des comités de défense des hôpitaux et maternités de proximité. Nous revenons avec elle sur l’évolution du système de santé en France, et sur le rôle des mobilisations associant personnels et usagerEs. Informations et celles des comités peuvent être consultées sur le site :

http://www.coordination-nationale.org

Et bien sûr le site du NPA:

http://sante-secu-social.npa2009.org/IMG/siteon0.png?1462541714

Cliquer!

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05 novembre 2017 ~ 0 Commentaire

fouesnant algues vertes (ouest france)

algues

Pic d’échouage d’algues vertes en baie de La Forêt

Depuis le début de la semaine les algues vertes s’empilent sur la plage de Kerleven à La Forêt-Fouesnant. L’usine de traitement des algues vertes de Kérambris tourne à plein régime mais est toujours en capacité d’accueil de nouveaux ramassages. Pourtant les algues s’empilent sur les plages.

Depuis la fin de l’été, les volumes d’échouage des algues vertes grimpent en flèche sur les plages de la baie de La Forêt.

Fin juillet, la collecte démarrée en avril atteignait 1 300 t. Ce 1er novembre, trois mois plus tard, le chiffre a été multiplié par quatre. 5 480t d’algues vertes ont été ramassées, avec un pic d’échouage la semaine dernière.

Une capacité de 4 000 tonnes

Le centre de traitement de Kérambris à Fouesnant, qui s’occupe de transformer les algues provenant de Concarneau, La Forêt-Fouesnant et Fouesnant, avait atteint sa capacité de traitement maximal qui est de 4 000 t.

« Cette année, il y a beaucoup d’algues vertes, et nous sommes obligés d’adapter leurs ramassages aux capacités d’accueil du centre de Kérambris, confirme Patrice Valadou, maire de La Forêt-Fouesnant. C’est une question de capacité d’absorption du centre de traitement. Actuellement, le service technique ne peut poursuivre le ramassage et nous sommes en retard. La dernière collecte date de la semaine dernière. »

Pourtant, même si au centre de traitement on reconnaît volontiers un pic d’activité la semaine dernière, on s’étonne de la décision forestoise.

« Nous avons beaucoup collecté la semaine dernière, reconnaît Aurélien Dumont, ingénieur Installations classées protection de l’environnement (ICPE), responsable du traitement des algues à Kérambris. De lundi à jeudi, nous avons ramassé plus de 2 350 tonnes. Mais cela ne nous empêche pas de recevoir de nouveaux arrivages. »

Temps de fermentation divisés par deux

Kérambris a dû mettre en route ses systèmes d’accélération de compostage. Les temps de fermentation ont été divisés par deux et sont passés à deux semaines. Les algues fermentées restent encore deux semaines supplémentaires en maturation. « Nous avons de la place dans l’usine, poursuit l’ingénieur. Aujourd’hui (ce jeudi), on pourrait rentrer 1 000 t. On a fait de la place pour recevoir d’éventuelles collectes. Nous avons d’ailleurs été surpris qu’il n’y ait pas eu de ramassage par les communes ce début de semaine. »

Pour rappel, en 2016, le tonnage total des algues ramassées était de 3 410 tonnes.

En 2015, le chiffre atteignait 6 191 tonnes. Le record étant détenu par l’année 2012 avec 12 000 tonnes d’algues vertes traitées à Kérambris. Les stocks sont importants en fond de baie. Les échouages pourraient continuer jusqu’à la fin de l’année si les vents soutenus de secteur sud à sud-est persistent.

3/11/2017 Philippe Guégan

https://www.ouest-france.fr/

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03 septembre 2017 ~ 0 Commentaire

hôpital (côté quimper)

manifestants-hopital-SUD

Hôpital : la CGT réclame davantage de moyens

L’été a été difficile pour les personnels du Centre hospitalier de Cornouaille, selon la CGT. Le syndicat réclame des moyens supplémentaires et s’inquiète pour les contrats aidés.

Certains services du Centre hospitalier de Cornouaille ont été débordés cet été, d ‘après les représentants de la CGT. Y compris à Concarneau :  « La gestion du service de médecine a été catastrophique là-bas. Des lits ont été ouverts puis fermés. Les changements de planning ont été permanents », déplore Karine Goanec, secrétaire générale CGT du Centre hospitalier de Cornouaille Quimper-Concarneau.Sur Quimper, l’activité de pédiatrie a été impactée par la fermeture estivale de centres d’accueil pour les enfants handicapés. Le service d’oncologie a, lui, dû prendre en charge 38 patients en vacances dans le secteur.  D’après la CGT, les EHPAD ont aussi souffert d’un manque de moyens.

Les ambulances en panne

Enfin, les cinq ambulances du Chic sont tombées en panne les unes après les autres. « Seules deux sont de nouveau en fonctionnement. Cela fait des années que nous alertons la direction sur la nécessité de renouveler le parc automobile. Certains véhicules ont 400 000 km au compteur. Un hôpital sans ambulance, c’est le comble ! », peste Georges Guillouzouic, secrétaire adjoint CGT du Centre hospitalier de Cornouaille Quimper-Concarneau.

Autre dossier de cette rentrée : le projet d’unité de vie protégée (UVP) pour les personnes âgées atteintes de troubles cognitifs modérés. La direction du Chic prévoit d’ouvrir une unité de 12 lits au 3e étage de la Résidence Ty Glazik, à Quimper. Lors d’un comité technique d’établissement, la CGT et les deux autres syndicats du Chic se sont opposés sur le volet travail de nuit: « la direction veut faire travailler les agents 11 heures contre 10 habituelle- ment. Ils travailleront certaines semaines 55h ! Pourtant, nous le répétons: nous sommes favorable à cette unité! », insiste Georges Guillouzouic.

Administrativement, l’UVP n’existe pas. Mais, dans les faits, elle commence à fonctionner bel et bien : le projet architectural est presque achevé et les patients ont gagné leur chambre. Or cette unité n’est pas fermée comme elle le devrait. Les patients peuvent déambuler parmi les autres patients. Cela créer une promiscuité, des problèmes. Georges Guillouzouic soulève par ailleurs l’absence de moyens financiers pour aménager le jardin thérapeutique.

40 contrats aidés menacés

La CGT s’inquiète aussi pour les 40 contrats aidés du Chic employés dans les services de soins, les résidences, la médecine gériatrique, la pharmacie, les archives, le secrétariat, la radiothérapie…  » Ils font partie des services  à part entière. S’ils partent, comment vont fonctionner ces services ? Et que vont devenir ces personnes qui approchent souvent les 55 ans ? », interroge Jean-Marc Trébern. Si ces contrats viennent à disparaître, la CGT demande que les bénéficiaires soient recrutés sur de véritables postes.

La CGT appelle à manifester mardi 12 septembre contre la réforme de Code du travail et pour dénoncer la dégradation des conditions de travail au sein du Chic.

31 Août 17

https://actu.fr/

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21 juin 2017 ~ 0 Commentaire

concarneau hôpitaux (le télégramme)

manifestants-hopital-SUD

28 comités de défense réunis au Cac de Concarneau

Les rencontres de la coordination nationale des comités de défense des hôpitaux et maternités de proximité vont se dérouler au Cac les 23, 24 et 25 juin. Vingt-huit comités sont attendus. Le point avec les membres du comité local qui organisent le rassemblement.

Pourquoi la ville de Concarneau accueille-t-elle ce rassemblement ?

Hélène Derrien, du comité local et présidente de la Coordination nationale: «Ces rencontres se déroulent, depuis 2004, deux fois par an. À chaque fois, l’hôte est différent. Nous étions à Montreuil à l’automne. Pour cette 27e édition, c’est au tour de Concarneau d’accueillir les délégations. Nous en sommes ravis. C’est une première ici».

Qui attendez-vous ?

H.D : «Vingt-huit comités, soit plus de 80 personnes, seront présents. Ce qui place la participation à un bon niveau. Le réseau à l’échelle nationale fédère une centaine de comités pour environ 4.000 contacts ».

Quels sujets vont être évoqués ?

H.D : « La matinée du samedi sera consacrée à une réflexion sur l’accès aux soins des personnes en perte d’autonomie. L’après-midi sera dédié aux échanges entre les comités. Un débat public aura lieu le samedi soir sur les difficultés d’accès aux soins et les propositions pour y faire face. On espère que la population va se mobiliser. Le dimanche matin sera consacré à notre assemblée générale, avec la révision de nos statuts. Nous allons élargir notre mission : de la défense des structures à la défense de l’accès aux soins. Pendant les trois jours, plusieurs intervenants seront présents, directeurs d’hôpitaux, éducatrice spécialisée, gériatre, médecin généraliste. Ils viennent de Nantes, Roscoff, Lorient, Decazeville ou Bergerac ».

Quelle est la situation, localement ?

Marianne Jan, trésorière du comité local : « Nous sommes, pour le moment, au point mort. Nous nous battons depuis 2008 pour la réouverture des Urgences de nuit. Mais notre crainte, c’est qu’elles disparaissent totalement. Comment cela est-il imaginable sur un territoire qui accueille 100.000 habitants en saison ?

Aujourd’hui, les économies sont réalisées au niveau du personnel. Cela impact forcement la qualité de soins. Nous souhaitons aussi que l’hôpital de Concarneau soit doté d’un scanner. Nous avons lancé en avril une campagne de sensibilisation avec une pétition sous forme de carte. Nous allons continuer cet été à rencontrer la population sur les marchés. Quand un nombre suffisant de signatures sera obtenu, nous expédierons les cartes directement au président de la République ».

À l’échelle nationale, quel est le constat depuis la création de la coordination nationale en 2004 ?

H.D : « C’est un véritable désastre. Un tiers des maternités ont fermé ces douze dernières années. Ça serait peut-être pire sans la mobilisation des comités locaux comme à Carhaix. Le dialogue est catastrophique avec les instances hospitalières où nous n’avons pas ou très de représentants. Tout est verrouillé. Nous n’avons pas d’information. Pourtant, le 1e r juillet, les hôpitaux doivent remettre à l’Agence régionale de santé (ARS) leur projet médical partagé. Celui-ci aura des conséquences sur le territoire. Nous avons alerté les élus. Ce que nous craignons, c’est un regroupement des activités autour de Brest comme le prévoit le projet Macron. Rien de très réjouissant en somme ».

Le Télégramme / 20 juin 2017 / Steven Le Cornu

http://www.letelegramme.fr/

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08 avril 2017 ~ 0 Commentaire

concarneau hôpital (ouest france)

manifestants-hopital-SUD

Le comité de défense de l’hôpital sur le marché

Les membres du comité ont incité les passants à signer leur pétition.

Plusieurs membres du comité de défense de l’hôpital de Concarneau étaient sur le marché, vendredi matin, dans le cadre de la journée mondiale contre la marchandisation de la santé.

L’occasion pour eux de faire signer une pétition pour obtenir un scanner pour le service de radiologie l’établissement de santé.

07/04/2017

http://www.ouest-france.fr/

Contact : defendre-hopitalcc@hotmail.fr.

Lire aussi:

Hôpital de Concarneau. Le Comité de défense compte sur le soutien de la population (Sud Santé)

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08 avril 2017 ~ 0 Commentaire

concarneau halle (ouest france)

Manara-marre

Concarneau. Grève à la Halle aux chaussures

L’équipe de la Halle aux chaussures de Concarneau (Finistère) a laissé le rideau baissé ce matin afin de protester contre la fermeture définitive de leur magasin, le 31 août prochain.

La nouvelle était tombée à la fin du mois de janvier, comme un couperet :

le magasin la Halle aux chaussures de Concarneau, ouvert en septembre 2008, fermerait ses portes à la fin du mois d’août. Au total, plus de 180 boutiques de l’enseigne sont concernées partout en France par le plan de fermeture du groupe d’habillement et de chaussures Vivarte. Le magasin de Concarneau sera le seul du Finistère à être touché.

En réaction, les syndicats FO, CGT, CFDT, Sud Vivarte, CFECGC ont appelé à un mouvement de grève générale ce vendredi matin. « Nous sommes solidaires avec nos collègues qui mani- festent ce matin devant le siège à Paris » expliquait une des salariés du magasin concarnois. Les trois salariées, embauchées en CDI à temps partiel, se disent « dégoûtées »: « on s’est énormément investies dans ce magasin depuis son ouverture ».

« Pour l’instant on ne peut pas chercher autre chose, on attend de voir ce que donnera le plan social, en négociation jusqu’au 31 mai » ajoute une seconde, en poste depuis plus de deux ans.

Le magasin rouvrira ses portes ce vendredi après-midi, dès 14 h.

07/04/2017 Pauline BOURDET.

http://www.ouest-france.fr/

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07 avril 2017 ~ 0 Commentaire

la jonque (le télégramme + le peuple breton)

yellow submarien

Du nouveau sur le mystère du naufrage de La Jonque

Quiconque lit Le Peuple breton depuis longtemps a forcément entendu parler de « La Jonque », navire de pêche coulé en 1987.

A l’instar du Bugaled Breizh, le doute a toujours été permis sur la responsabilité de l’armée dans ce naufrage. Or, justement, Le Télégramme du jour. sous la signature de Pascal Bodéré qui est sans aucun doute le journaliste qui a le mieux couvert l’affaire du Bugaled Breizh, fait paraître un témoignage, anonyme – et comment pourrait-il en être autrement tant que ce témoignage reste isolé ? – d’un sous-marinier sur les circonstances dans lesquelles le chalutier La Jonque aurait été coulé.

Le Peuple Breton a à plusieurs reprises fait écho aux doutes des familles concernant ces deux naufrages. Celles-ci remettent en cause la théorie selon laquelle le passage par le fond ne serait pas dû à une croche sur un fond meuble, ni à la collision avec un cargo voyou.

Restons-en au stade des hypothèses. Nous avons déjà souligné des similitudes plus que troublantes dans les deux naufrages : la mise en cause d’un cargo voyou, la découverte d’un dinghy surnuméraire, le repérage de possibles survivants, l’effacement « accidentel » d’enre-gistrement au niveau des stations de sauvetage : on n’ose dire que c’était une façon de mener le bon peuple en bateau…

Un sous-marinier vient de parler. Cela correspond à ce que les personnes les plus concernées ont toujours dit : un équipage entier ne peut se taire éternellement. Voilà quelqu’un qui a une conscience et ce serait grave de l’accabler alors qu’il a le courage de parler – même hélas sous couvert de l’anonymat – alors que tant d’autres se taisent : ce témoin est quelqu’un de courageux et son témoignage doit inciter d’autres bouches à s’ouvrir. .

Maintenant, pour en rester aux hypothèses, et après avoir relevé les similitudes, observons les différences. Le Bugaled est entraîné par le fond assez rapidement pour provoquer un enfoncement des deux côtés de la coque, la Jonque n’est enfoncée que d’un côté. Concernant La Jonque, il y a un sous-marin qui plonge et fait surface. Pour Bugaled, une submersion brutale du bateau de pêche, c’est à dire un sous-marin pris dans le chalut, sans choc coque à coque, tandis que La Jonque montrait des traces d’une collision proche de la surface (mais désormais, comme on a pu le penser depuis 30 ans, provoquée par une remon- tée brutale d’un sous-marin) ? On n’ose y croire : cela signifierait que deux naufragés ont bien été vus sur un dinghy et qu’ils devenaient des témoins gênants d’un acte de voyous des mers…

Encore une fois, ceci n’est qu’une hypothèse, mais les suppositions jugées aventuristes se sont suffisamment vérifiées au cours des dernières années pour qu’on se méfie. 30 années plus tard, doit-on se résigner à ce que place soit laissée au doute ?

Paul Guéguéniat 5 avril 2017

http://lepeuplebreton.bzh/

Lire aussi:

La Jonque. Ce sous-marinier qui doute (LT)

LE MYSTERE DE «LA JONQUE» (L’Humanité)

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22 mars 2017 ~ 0 Commentaire

féminisme finistère (ouest france)

clit

Clito’Rik, le sexe au féminin, on en parle!

Du 7 au 15 avril à Trégunc, Douarnenez, Quimper, Châteaulin et Brest, le collectif Gast organise la deuxième édition du festival Clito’Rik Sexualités & plaisirs. L’objectif : ne pas choquer mais interpeller sur la question du sexe et notamment du plaisir au féminin.

Pourquoi avoir créé le festival « Clito’Rik » ?

« Tout le monde sait dessiner un sexe masculin, mais combien savent faire le sexe féminin ? », demande Cécile. Face au tabou et à l’ignorance, le collectif quimpérois Gast a décidé de créer ce festival. L’objectif numéro 1 : apprendre à se libérer et se faire plaisir. La première édition s’est tenue sur un week-end, en 2015. Cette année, il se déroulera sur dix jours. « On a eu un succès débordant alors, cette année, on a décidé d’être débordées », s’exclame Morgane Bramoullé. Les sujets seront plus larges : la sexualité des personnes âgées, des handicapés, des transgenres… Le festival est ouvert à tous.

Des animations très osées

Le festival se déroule sur dix sites. Il débutera par un concert, vendredi 7 avril, à Trégunc. Le samedi, de nombreuses animations se tiendront comme une course de sex-toys, un atelier « auto-gynéco », des discussions intimes autour de la place des hommes dans le féminisme…

Lundi, direction Douarnenez avec la performeuse et modèle Misungui Bordelle. Mardi, rendez- vous à Quimper pour une journée sexualité et handicap. Mercredi et jeudi, à Châteaulin, la question du consentement sera abordée, avec un atelier d’initiation à l’autodéfense, pour apprendre à riposter physiquement mais aussi verbalement. Viendra ensuite la question des personnes âgées avec des discussions et un concert des Mamies guitare au Run ar Puns. Le festival se terminera le vendredi 14 et le samedi 15 à Brest avec un concert au Vauban, des ateliers sur l’orgasme féminin, des expositions…

Une volonté de choquer ?

« On ne veut pas faire polémique mais on a envie de faire parler, admet Camille. C’est une clef féministe pour se réapproprier les pouvoirs. » Autre sujet qui interpelle : le spectacle Traumboy, l’histoire d’un homme qui a choisi le métier de prostitué (samedi 15, à Brest). « Encore une fois, on ne prend pas parti mais arrêtons de faire l’autruche », s’exclame Cécile.

En tout cas, le pari prend. À la suite de la première édition, l’association a reçu de nombreux retours positifs. Cette année, des gens viennent de toute la France et des ateliers sont déjà complets. « Oui, certaines personnes peuvent être un peu gênées. C’est pour ça que tout se fait sans obligation et dans la bienveillance. »

Féministe, un mot qui peut faire peur

Le collectif se décrit comme mixte, bilingue français-breton, ouvert à toutes les sexualités et… féministe. « Un mot qui peut faire peur, admet Cécile. Mais il existe de nombreuses branches. On ne s’oppose pas aux hommes. On veut juste une vraie égalité homme-femmes. Pendant le festival, on travaille avec une quinzaine d’associations. Ça va du planning familial à des collectifs plus radicaux. »

Le programme complet est à retrouver sur gast.bzh/clitorik et les inscriptions sont à faire sur strolladgast@gmail.com.

Tarifs : prix libre et jusqu’à 12 €.

21/03/2017

http://www.ouest-france.fr/

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29 novembre 2016 ~ 0 Commentaire

hôpital quimper (l’humanité)

manifestants-hopital-SUD

L’humain n’a pas de prix 

Deux faits rendus publics cette semaine par la presse régionale et concernant le centre hospitalier de Quimper-Concarneau, témoignent des dangereuses dérives que subit notre système de santé du fait des politiques d’austérité et de la déshumanisation qui s’en suit.
Chacune de ces deux informations est en elle-même une dénonciation de cette société où l’humain cède le pas devant les exigences de rentabilité, et leur juxtaposition fait sens.
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La première est le témoignage d’une Brestoise de 83 ans.
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Venue fin octobre à Quimper rendre visite à sa sœur, pensionnaire d’une résidence pour personnes âgées, elle est prise d’un malaise et se retrouve aux urgences de l’hôpital quimpé- rois. Après avoir été examinée vers 16h par une interne et subi des examens, elle reste 6h sur un brancard sans qu’il lui soit proposé à boire ou à manger, pas même un verre d’eau, ni de donner un coup de téléphone. Et il est près de 23h quand l’interne lui explique qu’elle n’a plus besoin de soins et l’invite donc à quitter l’hôpital.
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Sans doute pour rentrer chez elle en pleine nuit à 80 km de là ?
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Cette octogénaire, « hébétée » , a pu finalement appeler un taxi pour gagner la maison de retraite de sa sœur  où on lui a fourni une chambre pour la nuit. Lucide, elle dénonce la déshu- manisation à laquelle elle a été confrontée et souhaite alerter l’opinion pour « qu’on ne laisse pas les hôpitaux devenir complètement impersonnels » mais ne veut pas accabler le service des urgences, ayant pu constater combien il est surchargé. Elle ajoute qu’elle plaint les médecins et les personnes qui y travaillent.
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Il y a quelques mois les salariés des urgences de Brest étaient en lutte pour obtenir plus de moyens. En septembre, la totalité des médecins urgentistes de l’hôpital de Quimper se sont à leur tour mis en grève. Les menaces sur les urgences de Carhaix, le refus de rouvrir les urgences de nuit à Concarneau, ont aussi mobilisé ces dernières semaines salariés et usagers. À force de suppressions ici, de concentrations ailleurs, les services d’urgences fonc- tionnent à flux tendu, la démographie médicale s’ajoutant aux politiques d’austérité pour rendre la situation encore plus critique. Le dévouement des soignants, eux-mêmes en grande souf- france au travail, ne peut compenser le manque criant de moyens et de personnel dans les hôpitaux comme dans les EHPAD. Cela peut aller jusqu’à ce qu’il faut bien qualifier de maltraitance, à l’égard des patients comme des soignants.
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Deux jours plus tard, une autre information, tout aussi choquante, apportait un éclairage complémentaire à ce triste fait divers.
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On apprenait en effet que la cour administrative d’appel de Nantes a rétabli l’amende de 82 000 € infligée à l’hôpital quimpérois, et qu’avait précédemment annulée le tribunal administratif de Rennes. Cette sanction repose sur une inspection diligentée en 2009 par l’ARS (Agence Régionale de Santé) de Bretagne qui reprochait à l’hôpital de Quimper des « anomalies » dans l’application de la tarification à l’activité (T2A) et notamment « des séjours injustifiés ».
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Traduire que l’on punit le centre hospitalier pour avoir hospitalisé ou gardé trop longtemps à l’hôpital des patients sans raison médicale suffisante…selon l’ARS !  
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Le « gendarme » de la santé qu’est l’ARS exerce une forte pression pour réduire le coût et donc la durée des séjours hospitaliers, au prix parfois de la nécessité de ré-hospitaliser un patient trop tôt sorti, et sans tenir compte des réalités humaines : personnes âgées, isolées, en fragili- té sociale. On peut juger des conséquences que peut avoir une telle pression dans un dépar- tement comme le Finistère particulièrement concerné par le vieillissement et où les indicateurs de santé ne sont pas bons.
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La tarification à l’activité qui consiste à financer les hôpitaux non selon les besoins de santé mais selon l’activité, a été créée en 2004 avec un objectif clair :
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Réduire les dépenses publiques de santé et franchir un pas de plus vers sa marchandisation.
Cette tarification a fortement contribué à mettre en difficulté les hôpitaux publics, à réduire la prise en charge des besoins de santé, et elle a provoqué des dysfonctionnements absurdes dans l’organisation des soins.
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Avec la loi Bachelot-Sarkozy qui a installé les ARS, la loi Touraine-Hollande qui a renforcé leurs pouvoirs et leur caractère autoritaire, et créé les Groupements Hospitaliers de Territoire (GHT), c’est une véritable machine de guerre contre le droit à la santé qui a été mise en place.
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Et la droite nous promet pire encore.
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Le pacte d’engagements communs que le parti communiste met en débat dans la population, propose de tourner le dos à ces orientations régressives avec entre autres l’abrogation des lois Bachelot et Touraine, et donc la suppression des ARS, un moratoire sur les fermetures et démantèlements d’hôpitaux, et la suppression de la tarification à l’activité qui s’inscrit dans un plan de financement de l’hôpital public à la hauteur des besoins.
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Yvonne Rainero, membre de la commission santé-protection sociale du PCF
Lundi, 28 Novembre, 2016
Humanite.fr
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19 novembre 2016 ~ 0 Commentaire

quimper la poste (le télégramme)

 la poste
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« Stop à la souffrance au travail »
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Près d’une trentaine d’agents de la distribution de La Poste s’est rassemblée, hier, à Ergué-Gabéric, tandis que des guichetiers étaient en grève à Fouesnant et Concarneau…
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Ils dénoncent la dégradation de leurs conditions de travail.
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Tous les syndicats, à l’exception de la CFDT, avaient appelé les postiers à se rassembler, hier après-midi à Ergué-Gabéric, où se trouve la plate-forme de préparation et de distribution courrier de Quimper. Une trentaine de personnes seulement s’y trouvait à 16 h.
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Pas assez de personnel La CGT, Sud Solidaires, l’Unsa, FO Communication, la CFE-CGC et la CFTC entendaient ainsi protester contre la dégradation des conditions de travail. « On a lancé une alerte sociale à La Poste au niveau du courrier et du réseau parce qu’il y avait de gros problèmes dans la distribution et dans les centres de tri. Il n’y a pas assez de personnel, les gens ne sont pas remplacés. Ça engendre des conditions de travail déplorables et des accidents de service, des arrêts maladies, des burn out…
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La direction ne réagit pas. Au réseau, la direction préfère fermer les bureaux plutôt que d’embaucher du personnel. Elle veut supprimer la brigade de remplacement dans le Finistère et le Morbihan », proteste Elisabeth Seidita, secrétaire départementale de Sud PTT 29. Les syndicats estiment ainsi que La Poste ne parvient plus à maintenir partout un service public de qualité.
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« Elle a pourtant perçu, au titre du CICE, près d’un milliard d’euros en trois ans. Mais au lieu d’embaucher, ce sont des postes qui ont été supprimés », dénoncent-ils. Ils demandent ainsi le gel des réorganisations et l’ouverture de réelles négociations nationales. Ils réclament notamment « l’arrêt des réorganisations, des conditions de travail décentes, l’arrêt des heures supplémentaires imposées, des moyens de remplacement à hauteur de 25 % par l’embauche de tous les contrats pro et précaires… »
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Bureaux de poste fermés Les réorganisations entreprises depuis deux ans sont sources de stress et de fatigue pour les agents. « Depuis plusieurs mois, voire plusieurs années, c’est la catastrophe. Aussi, nous demandons que les négociations nationales soient étendues à toutes les branches de La Poste, car aux guichets notamment, il y a des suppressions d’emplois faramineuses, des guichets qui ferment, des réductions d’horaires, de plus en plus d’agents qui sont seuls derrière leur guichet ce qui pose un problème de sécurité… », dénonce Marie-Annick Le Berre de la CGT.
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À Concarneau et à Fouesnant, une trentaine de guichetiers ont répondu à l’appel à la grève lancé par la CGT. Les bureaux ont été fermés toute la journée, comme à Bénodet, Saint-Évarzec, La Forêt-Fouesnant, Trégunc, Névez ou Pont-Aven.
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18 novembre 2016  Cathy Tymen
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