Archive | Chômage & précarité

28 novembre 2013 ~ 0 Commentaire

Édito, pauvreté: la croissance est de retour!

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Il n’y a que la croissance qui les obsède. Laquelle ?

Celle du PIB, des profits du CAC40, du nombre de A des agences de notation. La réalité de ce système qui déraille et des politiques d’austérité menées par Hollande et ses prédécesseurs est autre.

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Les Restos du cœur, qui ouvrent cette semaine, nous le prouvent cruellement, avec 130 millions de repas servis l’an passé contre 8, 5 millions l’année de leur création, et 1 milliard de repas servis depuis. Sombre réalité d’un capitalisme qui broie, jette les salariéEs des entreprises et des logements et les affame…

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Les pauvres, c’est-à-dire les salariéEs privés d’emploi, les précaires, malades, exclus, sont légion et leur nombre ne cesse de croître, comme le rappellent les dernières études (1). Après une baisse du nombre de pauvres des années 70 jusqu’au années 90, une stagnation jusqu’aux années 2000, c’est depuis 15 ans une augmentation historique du nombre de personnes reconnues comme pauvres.

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Être pauvre en statistique, c’est vivre avec moins de 60 % du revenu médian (977 euros). La réalité et la vie est bien pire : qui boucle les fins de mois avec un SMIC ? Les estimations les plus pessimistes évoquent le chiffre de 8, 7 millions de pauvres en France, soit une augmentation de 16 % en 11 ans. Quels seront ces chiffres si ce gouvernement va jusqu’au bout de sa politique d’austérité et de cadeaux au patronat ?

Cette politique n’est pas austère pour tout le monde, car d’autres chiffres paraissent dans la presse : les 500 Français les plus riches ont augmenté leur fortune de 25 % en un an, dix milliardaires de plus cette année, des fortunes qui représentent 16 % du PIB français.

Des inégalités ? Non, tout simplement un hold-up, un détournement de fonds à grande échelle. Et pour justifier ce système prédateur, Hollande et Ayrault, tout comme Sarkozy avant eux, reprennent les mêmes rengaines : la dette, l’Europe…

Des vieilles rengaines qui rallument de bien mauvaises flammes, bleu-blanc-rouge, celles du racisme, de la haine et de la division. C’est ce poison et leur politique que nous combattrons dans la rue ces prochains jours. http://npa2009.org/node/39747

Thibault Blondin

1. Observatoire des inégalités : http ://www.inegalites.fr

 

Mercredi 27 novembre 2013 Publié dans : Hebdo L’Anticapitaliste – 219 (28/11/2013)

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28 novembre 2013 ~ 0 Commentaire

Manifestation des chômeurs et précaires le 7 décembre

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Samedi 07 décembre 2013, pour la 11ème année consécutive, les organisations de chômeurs, AC, APEIS, CGT Chômeurs et MNCP, appellent à une manifestation contre le chômage et la précarité.

Le chômage ne se réduit pas à un chiffre ni la précarité à une courbe ni encore à des pourcentages et des statistiques : c’est la situation que vivent au quotidien de plus en plus de femmes et d’hommes, de familles. Isolement, frustration, colère face à la forte dégradation de nos conditions de vie : nous sommes de plus en plus nombreux/ses à  être exclu-e-s des droits élémentaires : emploi, revenu, logement, accès aux soins, éducation, culture …

Absence de réforme fiscale, pacte de « compétitivité », ANI (Accord National Interprofessionnel), réforme des retraites, dysfonctionnements de Pôle Emploi, revalorisation dérisoire du RSA, prochain gel des APL…autant de mesures qui ne font qu’aggraver notre situation de chômeurs et précaires !

Nous exigeons des décisions concrètes en réponse à nos revendications légitimes. Les profits et les dividendes explosent alors même que la précarité se généralise pour des millions d’entre nous. Nous affirmons qu’une véritable politique de l’emploi et du revenu est possible grâce à une autre répartition des richesses !

Cette nouvelle politique passe  par quelques changements radicaux :

Un emploi stable pour tous, librement choisi et permettant de vivre dignement

Un système d’indemnisation du chômage juste et équitable qui ne condamne pas à la pauvreté

L’augmentation de toutes les allocations versées aux personnes sans emploi

Une répartition du travail et des richesses, notamment par une nouvelle réduction drastique du temps de travail

Davantage de moyens pour de vraies formations librement choisies.

Une retraite décente pour tous à 60 ans y compris pour les chômeurs non indemnisés et les allocataires du RSA

Une réforme de Pôle emploi : plus de moyens pour accompagner les chômeurs vers l’emploi, une séparation claire des deux fonctions principales : « indemnisation » et « accompagnement vers l’emploi » et le retour de la mission de contrôle des chômeurs aux directions du travail.

Larrêt immédiat des radiations-sanctions !

Rendez-vous à 14h place de Stalingrad à Paris.
Le cortège se rendra jusqu’à la place Clichy.
aura lieu au niveau du métro Barbès vers 16h.

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23 novembre 2013 ~ 0 Commentaire

Le documentaire qui déplait à la direction de Pôle emploi (lm)

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Le documentaire de Nora Philippe sur Pôle emploi, diffusé dimanche 24 novembre à 20h30 sur LCP, fait mal.

Pendant dix-huit mois, la réalisatrice a observé, puis posé sa caméra dans l’agence d’une commune tranquille de Seine-Saint-Denis, Livry-Gargan. Après une telle plongée, on aurait pu s’attendre à ce que le film – intitulé « Pôle emploi, ne quittez pas » – renvoie une image moins mauvaise que d’ha- bitude de l’institution, déjà largement critiquée. Mais les images ne sont pas tendres. Elles montrent l’incroyable violence dont fait preuve Pôle emploi envers ses conseillers.

Il fait tellement mal, que la direction de Pôle emploi a décidé d’empêcher la réalisatrice de le montrer aux conseillers de l’agence. Alors qu’on lui avait promis qu’une projection serait organisée en sa présence, Pôle emploi a décidé à la dernière minute de ne pas le faire. « Après le visionnage organisé fin octobre à la direction générale, on nous avait pourtant promis de faire une diffusion collective suivie d’un débat », assure Nora Philippe. Mais la réalisatrice a appris par les conseillers de l’agence, qu’une projection était organisée, sans elle, vendredi 22 novembre.

RATÉS DU SYSTÈME « Nous avons dit avec ma production que c’était inacceptable, mais la direction régionale n’a rien voulu entendre. Nous avons refusé toute projection en notre absence », explique Mme Philippe, qui s’est tout de même rendue à l’agence vendredi. « Les portes étaient fermées et les équipes de direction ont refusé de nous ouvrir », assure-t-elle. Le film n’a finalement pas été diffusé, mais Mme Philippe se désole que la direction « refuse de voir la réalité », après avoir accepté que l’agence ouvre ses portes pendant plusieurs mois. « Nous comprenons que Nora Philippe soit perturbée, mais la direction régionale et la directrice de l’agence se sont senties trahies par la réalisatrice après avoir vu son film », a expliqué au Monde une porte-parole de l’organisme. « Ils ont préféré dire aux agents de le regarder dimanche soir, car ils ont craint la réaction qu’ils pouvaient avoir vis-à-vis de Mme Philippe si elle était présente. C’est très difficile pour les agents d’avoir le recul nécessaire et d’analyser ça comme un documentaire distancié alors que c’est leur quotidien. »

Qu’est ce qui explique ce soudain retournement ? Le film n’est pas tendre, mais il est in- dubitablement très proche du quotidien des conseillers. Il montre les ratés du système Pôle emploi, incarnés par quelques séquences fortes. Tous les matins, une dizaine de demandeurs d’emploi s’engouffrent dans la salle d’accueil, à peine les portes ouvertes. Ils sont le symbole d’une masse qu’il faudra accueillir, conseiller et surveiller tant bien que mal.

Face à eux, quarante conseillers, qui collent des panneaux « En panne » sur toujours plus d’ordinateurs, rigolent – jaune – des acronymes absurdes de l’organisme, se résolvent à recevoir les chômeurs collectivement alors qu’ils s’étaient promis de s’en tenir à des entretiens individuels. « Soit on ne reçoit pas les demandeurs d’emploi, soit on les reçoit en groupe. C’est quoi la meilleure solution à votre avis ? », leur lâche la directrice d’agence, elle-même noyée sous les consignes incompréhensibles de sa propre hiérarchie. Jusque tard le soir, elle s’arrache les cheveux pour les appliquer correctement.

VOCATION SOCIALE « Les tâches bureaucratiques à Pôle emploi sont considérables, elles bouffent les agents », raconte la réalisatrice Nora Philippe, qui tient à souligner l’universalité de son documentaire. « J’ai filmé une agence, mais Pôle emploi est extrêmement hiérarchisé, ce qui se passe au niveau micro reflète complètement le système. » A cause de cette bureaucratie et de l’explosion du nombre de chômeurs, « les agents sont en craquage, ils en perdent leur humanité, comme pourraient le faire des infirmiers dans un centre de soins palliatifs », explique la réalisatrice. Au téléphone, une chômeuse, qui veut simplement savoir quand et combien elle sera indemnisée, se fait éconduire violemment. Les conseillers semblent pourtant tous avoir voulu au départ faire ce métier par vocation sociale, telle cette agente d’accueil de banque, filmée lors d’un émouvant entretien d’embauche.

Mais à l’arrivée, ils passent de fait très peu de temps à véritablement conseiller les chômeurs, une mission pourtant censée être au coeur de leur activité. « On leur demande de la performance, de produire des chiffres et d’appliquer des consignes contradictoires », dénonce la réalisatrice. Il faut du courage aux conseillers de Livry-Gargan, dépourvus de toute autonomie, pour garder la foi. Peu de chômeurs apparaissent toutefois à l’écran, ils auraient pourtant largement de quoi se révolter. Et les soudaines réserves de la direction de Pôle emploi ne font que le confirmer. 22 novembre 2013, par Jean-Baptiste Chastand

Lire aussi : « Dans la galère quotidienne d’un agent Pôle emploi »

http://emploi.blog.lemonde.fr/2013/11/22/le-documentaire-qui-deplait-a-la-direction-de-pole-emploi/

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12 novembre 2013 ~ 0 Commentaire

Quatre millions de foyers aux tarifs sociaux (jdd)

Quatre millions de foyers aux tarifs sociaux (jdd) dans Chômage & précarité crisebox-chauffage-coffret-cadeau

Le gouvernement s’apprête à publier un décret pour augmenter de 1,7 à 4 millions les bénéficiaires des tarifs sociaux pour l’électricité et le gaz. Une mesure longue à mettre en place et insuffisante.

Enfin une mesure pour les plus modestes! Le ministère de l’Écologie publiera mardi ou mercredi un décret pour élargir les tarifs sociaux de l’électricité et du gaz de 1,7 à 4 millions de foyers. Attendu depuis près d’un mois, il a mobilisé huit ministères. Initiée par la loi du député PS François Brottes, cette disposition est la première du gouvernement contre la précarité énergétique.

Elle intervient après la hausse de 15% des tarifs de l’électricité sur trois ans, décidée en juillet. Un autre décret va instaurer une trêve ­hivernale des coupures d’électricité et de gaz entre le 1er novembre et le 1er avril, comme pour les expulsions des logements.

Aujourd’hui, les tarifs sociaux sont limités aux titulaires de la couverture maladie universelle complémentaire (CMU-C) ou de l’aide à la complémentaire santé (ACS). Le décret va permettre à tous ceux dont le revenu fiscal est inférieur à 2.175 euros par an d’en bénéficier. Les clients de GDF Suez et de Direct Énergie pourront aussi décrocher le tarif social pour l’électricité, jusqu’ici réservée aux abonnés d’EDF. Il s’élève à 100 euros par an sur une facture moyenne d’environ 700 euros. Celui pour le gaz atteint jusqu’à 156 euros pour une famille avec deux enfants.

Un coût de 2,50 euros par facture Dans les prochains jours, l’administration fiscale enverra à EDF et GDF Suez la liste des contribuables éligibles. Les fournisseurs d’énergie activeront automatiquement leur passage au tarif social. Avec 2 millions de foyers à traiter, le basculement risque de prendre plusieurs mois alors que l’hiver a commencé.

« Je doute que le chiffre de 4 millions de bénéficiaires soit atteint avant la fin de l’hiver », estime Denis Merville, le médiateur de l’énergie. Il s’attend à ce que 3 millions de foyers, au mieux, touchent ces tarifs sociaux. Car les contribuables habitant chez un tiers, dans un centre social, dans une maison de retraite ou n’ayant pas de contrat d’électricité à leur nom ne pourront pas en bénéficier. « C’est vrai que le processus est compliqué et qu’il prendra du temps », reconnaît-on au ministère de l’Écologie. L’électricien et GDF Suez se sont, toutefois, engagés auprès de l’État à ce que les ristournes soient rétro- actives au 1er novembre et déduites des prochaines factures. « Nous sommes prêts à mettre en œuvre les tarifs sociaux dès cet hiver auprès des nouveaux titulaires », promet EDF.

L’extension des tarifs sociaux doublera son coût de 150 à environ 300 millions d’euros. Elle sera financée par les autres clients au moyen d’un surcoût de 2,50 euros par facture. Face à l’aug-mentation des prix de l’électricité, le médiateur « regrette que le gouvernement n’ait pas revalorisé cette aide ». La hausse de 15 % sur trois ans va représenter 105 euros et absorbera le montant du tarif social. Le ministère de l’Écologie assure « discuter d’une hausse des tarifs sociaux et de la création d’un chèque énergie » pour ceux qui se chauffent au fioul. Rien n’est encore décidé. Les plus modestes attendront peut-être l’hiver prochain.

Matthieu Pechberty – Le Journal du Dimanche dimanche 10 novembre 2013

http://www.lejdd.fr/Economie/EDF-GDF-quatre-millions-de-foyers-aux-tarifs-sociaux-638094

Commentaire:

C’est plus facile de distribuer 20 milliards, sans contrôle, aux entreprises (sont-ils bien arrivés en Suisse?) que d’aider 4 millions de pauvres!

Et bien sûr, les pauvres sont contraints de payer l’électricité (nucléaire) très chère, alors que les riches eux ont des chauffages qui reviennent bien moins cher! Merci EDF!

 

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22 octobre 2013 ~ 0 Commentaire

Cours nouveau au ministère du logement : la police contre les mal-logés (Npa)

Cours nouveau au ministère du logement : la police contre les mal-logés (Npa) dans Chômage & précarité 534607464

Depuis une semaine la police intervient pour démanteler les campements que tente d’installer le DAL place de la République à Paris, ou disperser les rassemblements statiques pourtant officiellement déclarés.

Elle intervient brutalement, frappant, blessant, arrêtant les mal logés et leurs soutiens. Pour que les choses soient plus claires encore le préfet de police de paris vient de signifier au DAL l’interdiction pendant une semaine de tout rassemblement sur la place !

Après avoir annoncé des réquisitions des logements vides avant décembre 2012, puis pour mars 2013, le ministère du logement est dans l’incapacité de faire face à ses obligations. Après sa loi ALUR qui ne répond à aucunes des situations d’urgence des mal-logés, après l’incurie manifeste du 115 en matière d’hébergement à la veille de l’hiver, le Gouvernement choisit de cogner sur le mouvement social, les mal-logés, les prioritaires du DALO, sur ceux qui refusent la fatalité du mal logement et les politiques qui l’organisent.

Dans la même logique il frappe aussi à Toulouse, à Poitiers. Quel aveu d’impuissance ! Quel mépris des exclus du logement qui résistent et de leurs soutiens !

Le NPA tient à apporter toute sa solidarité aux mal-logés, au DAL, en butte à cette répression. La police doit arrêter immédiatement d’intervenir contre les mal-logés à la rue. Il exige que le gouvernement tienne ses engagements, répondent à l’urgence en matière d’hébergement et de relogement, entre autres en réquisitionnant les logements vides.

Montreuil, le 22 octobre 2013 http://www.npa2009.org/node/39237

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17 octobre 2013 ~ 0 Commentaire

Brest, refus de la misère, manifestation aujourd’hui (LT)

Brest, refus de la misère, manifestation aujourd'hui (LT) dans Chômage & précarité taxtherich-300x165

La 27e Journée mondiale du refus de la misère, instituée par l’Onu, est l’occasion pour plusieurs associations brestoises d’agir ensemble contre les préjugés sur les personnes vivant en grande pauvreté. Un collectif comprenant l’Abaafe, Amnesty International, ATD Quart-monde, le CCFD, Emmaüs, Entraide et amitié, la halte d’accueil Ozanam, la Ligue des droits de l’Homme, Peuples solidaires, avec le soutien du Secours catholique et du Secours populaire, appelle à une manifestation programmée aujourd’hui, à 16 h, en deux points de rencontre, l’un devant de l’Espace Jaurès, l’autre rue de Siam, devant Dialogues. À 17 h 30, la marche contre les préjugés partira de Saint-Martin et descendra la rue Jean-Jaurès pour rejoindre l’hôtel de ville où se tiendra, à 18 h, un rassemblement citoyen avec des témoignages vécus de stigmatisation. 17 octobre 2013 à 09h10

http://brest.letelegramme.fr/local/finistere-nord/brest/ville/refus-de-la-misere-manifestation-aujourd-hui-17-10-2013-2271264.php

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12 août 2013 ~ 0 Commentaire

Grande-Bretagne : le contrat zéro-heure ou la précarité institutionnalisée (Les Inrocks)

Grande-Bretagne : le contrat zéro-heure ou la précarité institutionnalisée (Les Inrocks) dans Chômage & précarité macdo

Ni temps de travail garanti, ni salaire minimum, les « zero-hours contracts » (contrats zéro-heure) concernent plus d’un million de Britanniques.

Et c’est McDonald’s qui en comptabilise le plus, avec 82 800 employés sous ce type de contrat très spécifique. A la base du concept du contrat zéro-heure, une liberté quasi-totale : l’employeur n’est pas obligé d’offrir un travail régulier à son employé, l’employé n’est pas obligé d’ac- cepter les heures que son employeur lui propose. Un retraité qui cherche à arrondir ses fins de mois s’en accommoderait parfaitement, et pourrait décliner poliment une proposition de travail le vendredi soir car un film qu’il adore passe à la télé. Un étudiant pourrait également se satisfaire de ce travail à la carte, et accepter toutes les heures qu’on lui propose en soirée comme en week-end, car il prévoit de s’offrir une place pour un festival de musique avec ses potes le mois prochain (festival pendant lequel il refusera légalement les heures de travail pro- posées). Sauf que le contrat zéro-heure concerne aujourd’hui plus d’un million de Britanniques, dont des hommes et des femmes devant subvenir aux besoins de leur famille. Ceux-ci se retrouvent, de par la nature aléatoire de leur contrat, dans une situation de précarité.

Triste record pour MacDo Le nombre de contrat à zéro-heure en Grande Bretagne a dépassé le seuil record du million, et ne cesse d’augmenter. Ce chiffre alarmant a été révélé par le Chartered Institute of Personnel Development, contredisant le rapport officiel commandé par le gouvernement. En effet, si le Bureau national des statistiques a reconnu une hausse considérable des contrats zéro-heure, il ne les a chiffré qu’à 250 000 en 2012, en admettant tout de même que ce chiffre était sans doute inférieur à la réalité. Pourtant,  présent depuis long- temps sur le pays (une porte-parole du groupe McDonald’s confie au journal anglais The Guardian que la chaîne emploie ce type de contrats depuis son implantation en 1974) c’est seulement sous le gouvernement Cameron que cette pratique a commencé à être quantifiée et à faire polémique.

L’impact d’un tel type de contrat sur les conditions de travail et le niveau de vie des Britanniques a été ignoré. Aujourd’hui, les employés en contrat à zéro-heure n’ont aucune marge, aucune souplesse. Il leur est impossible de se projeter à moyen et long terme ou de rembourser leurs dettes. Ils peuvent travailler 12 heures ce mois-ci, 45 celui d’après : aucun salaire minimal garanti. Les syndicats travail- listes veulent interdire ce contrat d’un nouveau genre, et déplorent son expansion qui accentue selon eux la précarité. Militant pour cette abolition, le syndicaliste Andy Sawford ironise dans le journal anglais The Guardian en prenant pour cible les chaînes de fast-food comme McDonald, Subway ou KFC : « Dans la gestion de leurs produits, il savent précisément estimer les besoins de leurs clients pour leur donner la parfaite quantité de nourriture et éviter le gaspillage. Ils pourraient utiliser le même processus pour estimer les besoins de leurs employés et leur offrir la stabilité nécessaire. » McDonald’s n’avait pas besoin de l’émergence de ce type de contrats pour faire polémique autour des conditions de travail de ses employés. Le 5 août dernier, la plus grande chaîne alimentaire du Royaume-Uni a remporté le triste record de l’entreprise ayant signé le plus de contrats à zéro-heure. Avec 82 800 employés sous ce type de contrats, elle devance de loin la chaîne de pubs/bars JD Wetherspoon (24 000) et Sports Direct (20 000), la plus grosse chaîne de magasins de vente d’articles de sports du pays.

Si Karl Marx voyait ça D’après le site du Guardian, un contrat type zéro-heure stipule à l’adresse de l’employé que : « L’entreprise n’a pas le devoir de vous proposer du travail. Vos heures de travail ne sont pas prédéterminées et vous seront notifiées sur une base hebdomadaire dès que le responsable du magasin sera en mesure de vous les fournir. L’entreprise a le droit de vous demander de travailler pour des heures va- riées, et prolongées. » Et si en contrepartie, l’employé peut refuser les heures qu’on lui propose, il s’expose à des représailles. L’employeur qui a besoin que son employé soit à son poste tel jour pendant tant d’heures, sera tenté, après un refus, de ne plus lui proposer de travail pendant une période donnée. Comme l’écrit le service économie du Guardian sur son blog, « dommage que Karl Marx ne soit plus là pour voir ça ».

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06 août 2013 ~ 0 Commentaire

RSA, le Conseil de lutte contre l’exclusion réclame une hausse de 25 % (OF)

RSA, le Conseil de lutte contre l’exclusion réclame une hausse de 25 % (OF) dans Chômage & précarité 34jrd00zGavroche à la tête d’une manif

Le CLNE préconise une hausse du RSA de 25%, au lieu des 10% prévus

Etienne Pinte, ancien député UMP,  reconduit à la présidence du Conseil national des politiques de lutte contre la pauvreté et l’exclusion sociale (CNLE), préconise une revalorisation de 25 % du RSA sur cinq ans, dans un entretien à La Croix à pa- raître mardi.

« Une hausse du RSA de 10 % est prévue (par le plan quinquennal du gouvernement contre la pauvreté, N.D.L.R.), mais le CNLE la juge insuf- fisante et préconise une revalorisation de 25 % sur cinq ans », a expliqué Etienne Pinte, président du Conseil national des politiques de lutte contre la pauvreté et l’exclusion sociale.

Une revalorisation de la CMU préconisée

Le président du CNLE insiste aussi sur la nécessité d’augmenter les aides personnalisées au logement, « qui représentent parfois jusqu’à 30 % du budget logement des familles les plus modestes ». Enfin, le CNLE réclame une revalorisation du plafond de la couverture maladie universelle (CMU). Le CNLE, créé en 1992, est composé de 54 membres. Il publie rapports et avis sur les thèmes de l’exclusion et assiste le gouvernement dans la politique de lutte contre la pauvreté. Social lundi 05 août 2013

http://www.ouest-france.fr/actu/actuDet_-RSA.-Le-Conseil-de-lutte-contre-l-exclusion-reclame-une-hausse-de-25-_6346-2217946_actu.Htm

Commentaire: Ils ont si peur?

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29 juillet 2013 ~ 0 Commentaire

Lamballe, près de 4 000 personnes recherchent un emploi (OF)

 Lamballe, près de 4 000 personnes recherchent un emploi (OF) dans Chômage & précarité gueule

Fin mai, près de 4 000 personnes étaient inscrites à Pôle emploi, à Lamballe. Parmi elles, 2 237 n’exercent aucune activité.

Les femmes majoritaires La part des femmes a augmenté de 14,7 % en un an, contre 21,1 % pour les hommes. « Les femmes sont repré- sentées dans l’emploi agroalimentaire et dans l’assistance auprès d’enfants. Elles restent inscrites car ce n’est pas une activité à temps plein et elles peuvent avoir plusieurs employeurs », fait remarquer Hervé Le Pottier, directeur de Pôle emploi.

Les jeunes souffrent Les moins de 25 ans sont les premiers à subir des difficultés : 662 jeunes sont concernés par le chômage. En un an, leur nombre a augmenté de 23,7 %. « Le territoire de Lamballe fonctionne beaucoup avec l’intérim. Si l’intérim ne fonctionne pas, les jeunes sont touchés », observe le directeur.

Le poids de l’intérim Sur les 4 000 demandeurs d’emploi du bassin, 1 095 sont des intérimaires. Soit 3 % de l’intérim breton. « Contre 5 % pour le bassin briochin alors que nous avons trois fois moins de demandeurs d’emploi ! C’est un poids énorme. » Emploi lundi 29 juillet 2013

http://www.ouest-france.fr/ofdernmin_-Bassin-de-Lamballe.-Pres-de-4-000-personnes-recherchent-un-emploi_40771-2216116-pere-bre_filDMA.Htm

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25 juillet 2013 ~ 0 Commentaire

Chômage, « Le retournement n’est pas là » selon Sapin (OF)

Chômage, « Le retournement n’est pas là » selon Sapin (OF) dans Chômage & précarité 13630-2010-11-emploi-france-dijon-pole-emploi-greve-bienvenue-a-pole-chomage-bloem-dessin-dijonscope

Le ministre du Travail, Michel Sapin, a estimé ce jeudi que, sur le front du chômage, « le retournement » n’était « pas là », alors que le nombre des demandeurs d’emploi sans activité est reparti à la hausse en juin avec 14 900 nouveaux inscrits en métropole. « Non, le retournement n’est pas là. Il y a un ralentissement. Le ralentissement c’est le moment qui précède le retournement » de la courbe du chômage, en hausse depuis 26 mois, a-t-il déclaré sur Europe 1. Le président François Hollande s’est engagé à inverser la courbe du chômage à la fin de l’année. Économie jeudi 25 juillet 2013

http://www.ouest-france.fr/ofdernmin_-Chomage.-Le-retournement-n-est-pas-la-selon-Sapin_6346-2215061-fils-tous_filDMA.Htm

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