Archive | Chômage & précarité

05 mars 2014 ~ 0 Commentaire

Négociations unedic: tous mobilisés pour l’assurance chômage !

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La négociation pour la nouvelle convention UNEDIC a commencé en janvier dernier.

L’objectif de l’organisation patronale se présente clairement: plus de droits sociaux pour les précaires. Le MEDEF en a appelé à supprimer les annexes 8 et 10 (intermittents) et l’annexe 4 (intérimaires) dans le seul but de démanteler les droits destinés aux plus précaires.

Mais partout en France des intermittents, des intérimaires, des syndicalistes, des chômeurs et précaires se sont mobilisés le 27 février dernier.

Continuons le combat et amplifions la mobilisation !
Intermittents du spectacles comme de la vie, intérimaires, précaires, chômeurs, travailleur-es pauvres, salarié-es du privé comme du public, unissons-nous contre cette nouvelle attaque du patronat.

Vendredi 14 mars doit se tenir la prochaine et dernière réunion de négociation Unédic.

Déjà dans plusieurs villes, la mobilisation se prépare : Lyon, Toulouse, Paris, Lorient…

Des appels sont fixés pour le 13 mars.

Afin de réfléchir à la possibilité de se mobiliser ensemble comme dans les autres villes, le 13 mars prochain à Brest, nous proposons:

Une réunion ouverte à tous
Lundi 10 mars  à 18h au CLAJ,
2, rue du Docteur Gestin.


Extrait de l’intervention de Samuel Churin, porte parole de la coordination des intermittents et précaires du spectacle, le 27 février 2014 sur LCI :

 » Pourquoi le MEDEF nous attaque ? Pour une raison simple : c’est que dans les années 60, dans une période de plein emploi, nous étions les seuls a avoir des contrats courts. On a répondu par un  régime spécifique – ça n’a rien à voir avec l’exception culturelle, pour répondre à un type de contrat court, à des pratiques d’emploi.

Maintenant ces pratiques d’emploi sont devenues la norme. Le patronat réclame de la flexibilité et il y a des contrats courts partout. Et le MEDEF a très peur que nous servions de modèle aux autres précaires. Nous nous disons : au lieu de rendre pauvres les gens qui sont extrêmement fragiles et extrêmement pauvres déjà, essayons de rendre les autres un peu moins pauvres. »


Le Collectif brestois en marche contre l’injustice sociale

reseaudesluttes.brest@gmail.com

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16 février 2014 ~ 0 Commentaire

Des cadeaux successifs aux patrons

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Les politiques de l’emploi :

Les politiques de l’emploi se sont développées depuis les années soixante-dix, c’est-à-dire depuis l’entrée dans une phase de croissance ralentie et le développement du chômage de masse.

L’instrument essentiel de ces politiques est constitué de subventions aux employeurs.

Dans une première étape, face à la montée du chômage, prédomine l’analyse selon laquelle les situations de chômage et les difficultés d’intégration dans l’emploi peuvent être rattachées aux caractéristiques des individus : insuffisance de la formation, passage par le chômage de longue durée, âge, etc.

Il conviendrait de remédier à cette situation par des actions de formation et des aides à l’embauche ciblées sur les personnes en difficulté. Ces aides à l’embauche (primes ou allègements des cotisations sociales patronales) concerneront d’abord les jeunes et les entreprises. Au cours des années quatre-vingt, elles seront étendues au secteur non marchand (associations, établissements publics, collectivités territoriales) et aux chômeurs de longue durée. Ces aides prendront la forme d’une série de dispositifs dont les noms varieront au gré des changements de gouvernements mais l’inspiration restera la même.

Les principales sont  aujourd’hui: l’apprentissage et les contrats en alternance pour les jeunes, les contrats d’insertion pour les chômeurs de longue durée et les jeunes non qualifiés (parmi lesquels les contrats d’avenir créés par Hollande). Au total, ces mesures concernaient 1,2 million de per- sonnes au 3e trimestre 2013 (dont la moitié de jeunes en apprentissage ou alternance).

Et voilà le coût du travail À partir du début des années quatre-vingt-dix, une nouvelle idée patronale s’impose : le niveau du coût du travail serait, pour une part, responsable de l’insuffisance des créations d’emplois.

Des allégements de cotisations sociales employeurs sont donc mis en place à partir de 1993 et sont appelés à prospérer sous les gouvernements successifs. Ils concernent tous les emplois (y compris les personnes déjà employées) au-dessous d’un certain salaire et sont conçus comme des mesures permanentes. Le gouvernement de Lionel Jospin (1997-2002) liera pour partie les allé- gements à la réduction du temps de travail. La loi Fillon en 2003 remettra en cause ce lien.

Aujourd’hui ces allègements concernent tous les emplois en entreprise jusqu’à un salaire égal à 1,6 SMIC et ils coûtent annuellement 22 milliards d’euros. Hollande et Ayrault y ajoutent en 2012 un « crédit d’impôt compétitivité » qui va monter en charge jusqu’à 20 milliards d’euros. Franchissant un pas supplémentaire, Hollande a annoncé la suppression  de la contribution des entreprises aux allocations familiales (de l’ordre de 30 milliards) : elle devrait se combiner avec le crédit d’impôt.

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À ces subventions aux employeurs, va s’ajouter le thème de la flexibilité : si les patrons n’embauchent pas, c’est parce que le droit du travail est trop contraignant. Au fil des années, vont être prises des mesures concernant les horaires de travail (contournement des 35 heures, travail le dimanche), le recours aux CDD, facilitant les renvois individuels (avec la rupture conventionnelle), la possibilité de remettre en cause par accord d’entreprise le contenu du contrat de travail (avec les accords compétitivité-emploi) et restreignant les possibilités des syndicats de retarder les licenciements collectifs.

Au départ, c’est surtout le droite qui agitait le thème du droit du travail. Avec Hollande, la gauche rattrape son « retard », ainsi l’Accord national interprofessionnel (négocié à la demande du gouvernement) et transposé dans loi en 2013 reprend des idées d’abord avancées par Sarkozy.

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Voici sommairement résumés les grands axes de la politique suivie depuis 40 ans. Il faudrait y ajouter les crédits d’impôts et de cotisations sociales dont bénéficient les particuliers employeurs, les allègements de cotisations employeurs ou d’impôts existant dans les zones franches urbaines et les départements d’outre mer.

Ainsi que l’épisode des 35 heures à la sauce Jospin, une bonne idée celle-là, totalement gâchée par les concessions au patronat. « Contre le chômage, on a tout essayé » avait déclaré François Mitterrand. Ce que l’on a surtout fait, c’est céder aux revendications des patrons du privé et créer des emplois au rabais dans le secteur associatif et les fonctions publiques !  Henri Wilno

http://npa2009.org/content/le-chomage-au-coeur-de-linsecurite-sociale

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15 février 2014 ~ 0 Commentaire

Communiqué des collectifs de chômeurs en occupation à Carhaix (+of)

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Le 14 février 2014 à partir de 14h, la coordination des collectifs de chômeurs et précaires de Bretagne a occupé :

- pour les collectifs de Morlaix, Quimper et Brest, la CECCOB (Cellule de coordination des actions de l’Etat en Pays de Centre Ouest Bretagne) à Carhaix.

Afin d’exposer leurs revendications, entre autre concernant les négociations de la nouvelle convention UNEDIC, les chômeurs ont demandé à rencontrer le préfet du Finistère. Ce dernier a refusé sans motif de venir à leur rencontre.

- Le MCPL de Rennes a occupé le Pôle emploi de Henri Fréville.

Ils ont demandé à rencontrer la direction territoriale qui ne les a pas reçus non plus. Elle a préférer faire appel aux forces de l’ordre qui les ont évacués.

- le Collectif La Boufée de Rennes a occupé le CCI et demandé à rencontrer le Préfet d’Ile et Vilaine.

Ils ont également eu pour seule réponse l’intervention des forces de l’ordre.

Dans le contexte actuel des licenciements massifs et de l’explosion du taux de chômage, l’Etat illustre par là son indifférence et son mépris des chômeurs. Le chômage serait-il sa dernière préoccupation, contrairement au discours du gouvernement actuel.

Nous réitérons notre revendication principale :

Un emploi pour tous, sinon un salaire pour chacun avec ou sans emploi.

Carhaix le 14 février 2014

AC ! Quimper, Collectif brestois en marche contre l’injustice sociale, Comité anti- capitaliste du Pays de Morlaix

Les collectifs de chômeurs et précaires occupant la CECCOB ont été évacués par les services de police vers 17h sans nouvelles du préfet du Finistère.

Emploi. Des chômeurs manifestent à la maison des services publics (of)

15 membres du Collectif en marche contre l’injustice sociale de Brest, Quimper et Morlaix occupent, ce vendredi, la maison des services publics.

Ces membres du collectif, principalement des personnes sans emploi, occupent, depuis 14 h 30, la maison des services publics de Carhaix. Leur revendication ?  » Un emploi pour tous sinon un salaire pour chacun avec ou sans emploi. » Cette quinzaine de membres s’est rendue à l’agence Pôle emploi de Carhaix. Ils ont trouvé porte close. Après, ils se sont rendus à la maison des services publics pour un sitting. Un des militants déclare : « On veut interpeller l’État. On exige un rendez-vous avec le préfet. Tant qu’il ne viendra pas, on occupera les lieux. »

Une autre manifestation a lieu, en même temps, à Rennes. Carhaix-Plouguer – 14 Février

http://www.ouest-france.fr/emploi-des-chomeurs-manifestent-la-maison-des-services-publics-1930981

 

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09 février 2014 ~ 0 Commentaire

Airbus: nous serons impitoyables sur la rentabilité à 10 % 

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C’est ce qu’avait déclaré Tom Enders, PDG d’EADS, lors du Salon du Bourget en juin 2013.

Le taux de rentabilité actuel du groupe est de 6 %, mais ça ne suffit pas : le capital a soif de profit, il lui en faut toujours plus. Depuis janvier, EADS est devenu Airbus Group dans le cadre d’une vaste réorganisation visant à atteindre ces 10 %.

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L’année 2013 a été l’année de tous les records : plus de 1 500 commandes d’avions, 625 avions livrés, un carnet de commande qui totalise 5 559 avions, soit huit années de production, et Ariane 6 va être lancée, avec des dizaines de satellites à mettre en orbite…

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Malgré ces résultats, les dirigeants du groupe viennent d’annoncer 5 800 suppressions d’emplois sur trois ans, essentiellement dans la nouvelle division du groupe ADS (Airbus Défense & Space) qui regroupe Cassidian (l’avion de combat Eurofighter), Astrium (la fusée Ariane) et Airbus Military (l’A400M). Pas un pays dans lequel est présent le groupe n’est épargné : 2 440 suppressions d’emplois en Allemagne, 560 en Espagne, 660 en Angleterre, 1 440 en France, principalement chez Astrium et Cassidian. Les sites touchés sont Toulouse (396), Saint-Médard-en-Jalles (213), Elancourt (411), Les Mureaux (309). 400 intérimaires n’ont pas vu leur contrat renouvelé.

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Un plan social qui ne dit pas son nom… Il s’en déroule un autre plan « social », et c’est au bureau d’étude d’Airbus à Toulouse que cela se passe. Pour atteindre ces 10 % de rentabilité, les dirigeants du groupe ont décidé de ne plus lancer aucun programme avant 2025 voire 2030. Il n’y aura plus aucun avant-projet, plus de recherche et de développement.

Résultat, c’est environ 1 000 emplois d’ingénieur par an qui vont disparaître jusqu’en 2016, en totalité dans la sous-traitance. Plusieurs dizaines d’ingénieurs ont déjà été « remerciés » trois jours avant Noël, alors que certains d’entre eux étaient parmi nous depuis 10 ou 15 ans. Eh oui Airbus sous-traite aussi les licenciements.

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Pour sortir du silence, quelques-uns essaient de s’organiser pour faire connaître ce qu’il se passe. Avec le syndicat CGT d’Airbus, ils ont créé une coordination des syndicats des sociétés d’in- génierie et de service. Une diffusion de tracts massive a été organisée au principal point d’entrée de la boîte. Mais les conditions de la lutte ne sont pas faciles, plusieurs sociétés d’ingénierie avec plu- sieurs niveaux de sous-traitance, tout cela dans le silence assourdissant des syndicats majoritaires. Chez Astrium Toulouse, 1 100 salariés réunis en AG à l’appel de l’intersyndicale ont voté vendredi pour une manifestation devant le siège d’Airbus Group à Blagnac, afin d’exiger le retrait du plan de suppressions d’emplois.

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Au fait, dans le conseil d’administration d’Airbus Group, outre des gens qui ont eu affaire avec la justice pour délit d’initiés, on retrouve Jean-Claude Trichet, ex-directeur de la Banque centrale européenne, et M. Mittal. Si si, celui des hauts fourneaux…

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Correspondant Hebdo L’Anticapitaliste – 228 (06/02/2014)

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31 janvier 2014 ~ 0 Commentaire

Concarneau, 5 % de chômeurs en plus en 2013 (of)

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L’année 2013 s’est terminée avec 3 821 demandeurs d’emploi à l’agence Pôle Emploi de Concarneau, soit une augmentation de 5 % par rapport à 2012.

L’augmentation du nombre de chômeurs de catégories A, B et C correspond aux moyennes départementale et régionale (+ 4,1% pour le Finistère et + 5,4% pour la Bretagne). En revanche, le nombre de demandeurs d’emploi de catégorie A a augmenté plus fortement dans l’agglomération concarnoise (+8,7 % en 2013 par rapport à 2012) que dans le reste du département, qui compte 4,6 % de chômeurs en plus.

Ces augmentations restent moins importantes que celles enregistrées l’année précédente. Entre 2011 et 2012, l’agence concarnoise de Pôle Emploi avait enregistré 9,8 % de chômeurs en plus, toutes catégories confondues, les inscriptions en catégorie A ayant, elles, augmenté de 11 %. Concarneau – 30 Janvier

http://www.ouest-france.fr/emploi-concarneau-5-de-chomeurs-en-plus-en-2013-1892756

 

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21 janvier 2014 ~ 0 Commentaire

Chômage/précarité: uni(e)s pour l’unédic (al)

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Les négociations Unédic ont débuté le 17 janvier et devraient s’achever fin mars.

Pour résorber le déficit, le patronat refuse d’augmenter ses cotisations. Il aimerait rétablir la dégressivité des indemnités, et va peser de tout son poids pour augmenter le flicage et les objectifs de radiations de chômeurs de Pôle Emploi.

Il reste quelques semaines pour se faire entendre. Le samedi 7 décembre, seules 2000 personnes ont manifesté à Paris contre le chômage et la précarité à l’appel des quatre principales organisations de lutte contre le chômage – Mouvement national des chômeurs précaires, Apeis, Agir ensemble contre le Chômage !, et CGT-Chômeurs. AL en était, bien sûr, avec les CNT, la CGT, le SNU-FSU, Solidaires, le PCF, le PG et LO.

Peu de participants, certes… Mais comme ils ne s’inscrivent pas dans une stratégie d’action, ce type de rassemblement rituel est trop peu préparé en amont… et fait un bide. Il est décidément urgent de repenser la manif comme un outil parmi d’autres dans notre répertoire d’actions. L’enjeu, c’est de permettre le passage à un niveau supérieur  : l’action directe. Espérons que ce soit le cas en 2014.

La convention prorogée Au mois de juin dernier, la coordination fédérale d’AL a souligné le danger que représentait la renégociation de la convention Unédic, prévue initialement pour l’automne 2013. En fait, la bataille a été différée de plusieurs semaines. L’actuelle convention est prorogée jusque fin mars, et on chuchote qu’elle pourrait l’être jusqu’à la fin de la séquence électorale municipales-européennes. Pourquoi ? Parce que le gouvernement n’est pas neutre dans cette affaire. Certes la convention Unédic est toujours une coproduction Medef-CFDT. Mais elle nécessite également l’agrément de l’État. Or le gouvernement PS-EELV peut difficilement se permettre d’agréer, juste avant les élections, une convention qui sera nécessairement antisociale.

La crise et les vagues de licenciements ont creusé le déficit de l’assurance chômage. Avec 15 500 chômeurs indemnisé-e-s de plus en 2013, et encore 29 500 de plus attendus en 2014, la dette de l’Unédic pourrait atteindre 22,3 milliards d’euros à la fin de l’année. Pour rétablir l’équilibre, le Medef refuse toute augmentation des cotisations patronales, et préconise le retour de la «  dégressivité des allocations  », une disposition active entre 1992 et 2001, selon laquelle les indemnités des chômeurs décroissaient régulièrement jusqu’à atteindre les minima sociaux. La convention Unédic de 2001 l’a annulée, en échange du flicage des chômeuses et chômeurs, désormais menacé-e-s de radiation s’ils refusent deux «  offres raisonnables d’emploi  ».

Dans un premier temps, l’enjeu, pour le Medef, était de rétablir la dégressivité en conservant le flicage. Cependant, vu la situation sociale explosive, il s’est montré plus prudent dans un second temps, et envisage désormais surtout d’augmenter le flicage et les radiations, ce qui en langage policé donne : « Il faut inciter à l’emploi ».

Occuper les agences

La situation est grave, et pressante, mais il est encore temps de se mobiliser. Il nous semble indispensable de constituer un front large, unissant toutes les forces syndicales et politiques opposées au gouvernement PS-EELV, et dont les organisations de chômeurs-précaires seraient le pivot. Il est nécessaire d’informer la population des enjeux, de mettre du monde dans la rue et, si on a accumulé suffisamment de forces pour cela, d’occuper les agences Pôle Emploi. Mais on ne peut laisser ce mauvais coup se préparer sans réagir.

La menace sur l’assurance-chômage est claire, mais elle ouvre une possibilité de réveiller la contestation sociale. Celle-ci permettrait de dégager des perspectives plus radicales  : abolition du chômage par le partage du travail et la réduction des profits capitalistes, droit de veto des salarié-e-s sur les licenciements. Ce n’est pas aux travailleuses et aux travailleurs de payer les pots cassés du système. 17 janvier 2014 Par Commission Journal

Guillaume Davranche (AL Montreuil) & François Molinier (AL Paris Nord-Est)

http://alternativelibertaire.org/?Chomage-Precarite-Uni-e-s-pour-l

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28 novembre 2013 ~ 0 Commentaire

Édito, pauvreté: la croissance est de retour!

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Il n’y a que la croissance qui les obsède. Laquelle ?

Celle du PIB, des profits du CAC40, du nombre de A des agences de notation. La réalité de ce système qui déraille et des politiques d’austérité menées par Hollande et ses prédécesseurs est autre.

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Les Restos du cœur, qui ouvrent cette semaine, nous le prouvent cruellement, avec 130 millions de repas servis l’an passé contre 8, 5 millions l’année de leur création, et 1 milliard de repas servis depuis. Sombre réalité d’un capitalisme qui broie, jette les salariéEs des entreprises et des logements et les affame…

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Les pauvres, c’est-à-dire les salariéEs privés d’emploi, les précaires, malades, exclus, sont légion et leur nombre ne cesse de croître, comme le rappellent les dernières études (1). Après une baisse du nombre de pauvres des années 70 jusqu’au années 90, une stagnation jusqu’aux années 2000, c’est depuis 15 ans une augmentation historique du nombre de personnes reconnues comme pauvres.

*

Être pauvre en statistique, c’est vivre avec moins de 60 % du revenu médian (977 euros). La réalité et la vie est bien pire : qui boucle les fins de mois avec un SMIC ? Les estimations les plus pessimistes évoquent le chiffre de 8, 7 millions de pauvres en France, soit une augmentation de 16 % en 11 ans. Quels seront ces chiffres si ce gouvernement va jusqu’au bout de sa politique d’austérité et de cadeaux au patronat ?

Cette politique n’est pas austère pour tout le monde, car d’autres chiffres paraissent dans la presse : les 500 Français les plus riches ont augmenté leur fortune de 25 % en un an, dix milliardaires de plus cette année, des fortunes qui représentent 16 % du PIB français.

Des inégalités ? Non, tout simplement un hold-up, un détournement de fonds à grande échelle. Et pour justifier ce système prédateur, Hollande et Ayrault, tout comme Sarkozy avant eux, reprennent les mêmes rengaines : la dette, l’Europe…

Des vieilles rengaines qui rallument de bien mauvaises flammes, bleu-blanc-rouge, celles du racisme, de la haine et de la division. C’est ce poison et leur politique que nous combattrons dans la rue ces prochains jours. http://npa2009.org/node/39747

Thibault Blondin

1. Observatoire des inégalités : http ://www.inegalites.fr

 

Mercredi 27 novembre 2013 Publié dans : Hebdo L’Anticapitaliste – 219 (28/11/2013)

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28 novembre 2013 ~ 0 Commentaire

Manifestation des chômeurs et précaires le 7 décembre

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Samedi 07 décembre 2013, pour la 11ème année consécutive, les organisations de chômeurs, AC, APEIS, CGT Chômeurs et MNCP, appellent à une manifestation contre le chômage et la précarité.

Le chômage ne se réduit pas à un chiffre ni la précarité à une courbe ni encore à des pourcentages et des statistiques : c’est la situation que vivent au quotidien de plus en plus de femmes et d’hommes, de familles. Isolement, frustration, colère face à la forte dégradation de nos conditions de vie : nous sommes de plus en plus nombreux/ses à  être exclu-e-s des droits élémentaires : emploi, revenu, logement, accès aux soins, éducation, culture …

Absence de réforme fiscale, pacte de « compétitivité », ANI (Accord National Interprofessionnel), réforme des retraites, dysfonctionnements de Pôle Emploi, revalorisation dérisoire du RSA, prochain gel des APL…autant de mesures qui ne font qu’aggraver notre situation de chômeurs et précaires !

Nous exigeons des décisions concrètes en réponse à nos revendications légitimes. Les profits et les dividendes explosent alors même que la précarité se généralise pour des millions d’entre nous. Nous affirmons qu’une véritable politique de l’emploi et du revenu est possible grâce à une autre répartition des richesses !

Cette nouvelle politique passe  par quelques changements radicaux :

Un emploi stable pour tous, librement choisi et permettant de vivre dignement

Un système d’indemnisation du chômage juste et équitable qui ne condamne pas à la pauvreté

L’augmentation de toutes les allocations versées aux personnes sans emploi

Une répartition du travail et des richesses, notamment par une nouvelle réduction drastique du temps de travail

Davantage de moyens pour de vraies formations librement choisies.

Une retraite décente pour tous à 60 ans y compris pour les chômeurs non indemnisés et les allocataires du RSA

Une réforme de Pôle emploi : plus de moyens pour accompagner les chômeurs vers l’emploi, une séparation claire des deux fonctions principales : « indemnisation » et « accompagnement vers l’emploi » et le retour de la mission de contrôle des chômeurs aux directions du travail.

Larrêt immédiat des radiations-sanctions !

Rendez-vous à 14h place de Stalingrad à Paris.
Le cortège se rendra jusqu’à la place Clichy.
aura lieu au niveau du métro Barbès vers 16h.

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23 novembre 2013 ~ 0 Commentaire

Le documentaire qui déplait à la direction de Pôle emploi (lm)

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Le documentaire de Nora Philippe sur Pôle emploi, diffusé dimanche 24 novembre à 20h30 sur LCP, fait mal.

Pendant dix-huit mois, la réalisatrice a observé, puis posé sa caméra dans l’agence d’une commune tranquille de Seine-Saint-Denis, Livry-Gargan. Après une telle plongée, on aurait pu s’attendre à ce que le film – intitulé « Pôle emploi, ne quittez pas » – renvoie une image moins mauvaise que d’ha- bitude de l’institution, déjà largement critiquée. Mais les images ne sont pas tendres. Elles montrent l’incroyable violence dont fait preuve Pôle emploi envers ses conseillers.

Il fait tellement mal, que la direction de Pôle emploi a décidé d’empêcher la réalisatrice de le montrer aux conseillers de l’agence. Alors qu’on lui avait promis qu’une projection serait organisée en sa présence, Pôle emploi a décidé à la dernière minute de ne pas le faire. « Après le visionnage organisé fin octobre à la direction générale, on nous avait pourtant promis de faire une diffusion collective suivie d’un débat », assure Nora Philippe. Mais la réalisatrice a appris par les conseillers de l’agence, qu’une projection était organisée, sans elle, vendredi 22 novembre.

RATÉS DU SYSTÈME « Nous avons dit avec ma production que c’était inacceptable, mais la direction régionale n’a rien voulu entendre. Nous avons refusé toute projection en notre absence », explique Mme Philippe, qui s’est tout de même rendue à l’agence vendredi. « Les portes étaient fermées et les équipes de direction ont refusé de nous ouvrir », assure-t-elle. Le film n’a finalement pas été diffusé, mais Mme Philippe se désole que la direction « refuse de voir la réalité », après avoir accepté que l’agence ouvre ses portes pendant plusieurs mois. « Nous comprenons que Nora Philippe soit perturbée, mais la direction régionale et la directrice de l’agence se sont senties trahies par la réalisatrice après avoir vu son film », a expliqué au Monde une porte-parole de l’organisme. « Ils ont préféré dire aux agents de le regarder dimanche soir, car ils ont craint la réaction qu’ils pouvaient avoir vis-à-vis de Mme Philippe si elle était présente. C’est très difficile pour les agents d’avoir le recul nécessaire et d’analyser ça comme un documentaire distancié alors que c’est leur quotidien. »

Qu’est ce qui explique ce soudain retournement ? Le film n’est pas tendre, mais il est in- dubitablement très proche du quotidien des conseillers. Il montre les ratés du système Pôle emploi, incarnés par quelques séquences fortes. Tous les matins, une dizaine de demandeurs d’emploi s’engouffrent dans la salle d’accueil, à peine les portes ouvertes. Ils sont le symbole d’une masse qu’il faudra accueillir, conseiller et surveiller tant bien que mal.

Face à eux, quarante conseillers, qui collent des panneaux « En panne » sur toujours plus d’ordinateurs, rigolent – jaune – des acronymes absurdes de l’organisme, se résolvent à recevoir les chômeurs collectivement alors qu’ils s’étaient promis de s’en tenir à des entretiens individuels. « Soit on ne reçoit pas les demandeurs d’emploi, soit on les reçoit en groupe. C’est quoi la meilleure solution à votre avis ? », leur lâche la directrice d’agence, elle-même noyée sous les consignes incompréhensibles de sa propre hiérarchie. Jusque tard le soir, elle s’arrache les cheveux pour les appliquer correctement.

VOCATION SOCIALE « Les tâches bureaucratiques à Pôle emploi sont considérables, elles bouffent les agents », raconte la réalisatrice Nora Philippe, qui tient à souligner l’universalité de son documentaire. « J’ai filmé une agence, mais Pôle emploi est extrêmement hiérarchisé, ce qui se passe au niveau micro reflète complètement le système. » A cause de cette bureaucratie et de l’explosion du nombre de chômeurs, « les agents sont en craquage, ils en perdent leur humanité, comme pourraient le faire des infirmiers dans un centre de soins palliatifs », explique la réalisatrice. Au téléphone, une chômeuse, qui veut simplement savoir quand et combien elle sera indemnisée, se fait éconduire violemment. Les conseillers semblent pourtant tous avoir voulu au départ faire ce métier par vocation sociale, telle cette agente d’accueil de banque, filmée lors d’un émouvant entretien d’embauche.

Mais à l’arrivée, ils passent de fait très peu de temps à véritablement conseiller les chômeurs, une mission pourtant censée être au coeur de leur activité. « On leur demande de la performance, de produire des chiffres et d’appliquer des consignes contradictoires », dénonce la réalisatrice. Il faut du courage aux conseillers de Livry-Gargan, dépourvus de toute autonomie, pour garder la foi. Peu de chômeurs apparaissent toutefois à l’écran, ils auraient pourtant largement de quoi se révolter. Et les soudaines réserves de la direction de Pôle emploi ne font que le confirmer. 22 novembre 2013, par Jean-Baptiste Chastand

Lire aussi : « Dans la galère quotidienne d’un agent Pôle emploi »

http://emploi.blog.lemonde.fr/2013/11/22/le-documentaire-qui-deplait-a-la-direction-de-pole-emploi/

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12 novembre 2013 ~ 0 Commentaire

Quatre millions de foyers aux tarifs sociaux (jdd)

Quatre millions de foyers aux tarifs sociaux (jdd) dans Chômage & précarité crisebox-chauffage-coffret-cadeau

Le gouvernement s’apprête à publier un décret pour augmenter de 1,7 à 4 millions les bénéficiaires des tarifs sociaux pour l’électricité et le gaz. Une mesure longue à mettre en place et insuffisante.

Enfin une mesure pour les plus modestes! Le ministère de l’Écologie publiera mardi ou mercredi un décret pour élargir les tarifs sociaux de l’électricité et du gaz de 1,7 à 4 millions de foyers. Attendu depuis près d’un mois, il a mobilisé huit ministères. Initiée par la loi du député PS François Brottes, cette disposition est la première du gouvernement contre la précarité énergétique.

Elle intervient après la hausse de 15% des tarifs de l’électricité sur trois ans, décidée en juillet. Un autre décret va instaurer une trêve ­hivernale des coupures d’électricité et de gaz entre le 1er novembre et le 1er avril, comme pour les expulsions des logements.

Aujourd’hui, les tarifs sociaux sont limités aux titulaires de la couverture maladie universelle complémentaire (CMU-C) ou de l’aide à la complémentaire santé (ACS). Le décret va permettre à tous ceux dont le revenu fiscal est inférieur à 2.175 euros par an d’en bénéficier. Les clients de GDF Suez et de Direct Énergie pourront aussi décrocher le tarif social pour l’électricité, jusqu’ici réservée aux abonnés d’EDF. Il s’élève à 100 euros par an sur une facture moyenne d’environ 700 euros. Celui pour le gaz atteint jusqu’à 156 euros pour une famille avec deux enfants.

Un coût de 2,50 euros par facture Dans les prochains jours, l’administration fiscale enverra à EDF et GDF Suez la liste des contribuables éligibles. Les fournisseurs d’énergie activeront automatiquement leur passage au tarif social. Avec 2 millions de foyers à traiter, le basculement risque de prendre plusieurs mois alors que l’hiver a commencé.

« Je doute que le chiffre de 4 millions de bénéficiaires soit atteint avant la fin de l’hiver », estime Denis Merville, le médiateur de l’énergie. Il s’attend à ce que 3 millions de foyers, au mieux, touchent ces tarifs sociaux. Car les contribuables habitant chez un tiers, dans un centre social, dans une maison de retraite ou n’ayant pas de contrat d’électricité à leur nom ne pourront pas en bénéficier. « C’est vrai que le processus est compliqué et qu’il prendra du temps », reconnaît-on au ministère de l’Écologie. L’électricien et GDF Suez se sont, toutefois, engagés auprès de l’État à ce que les ristournes soient rétro- actives au 1er novembre et déduites des prochaines factures. « Nous sommes prêts à mettre en œuvre les tarifs sociaux dès cet hiver auprès des nouveaux titulaires », promet EDF.

L’extension des tarifs sociaux doublera son coût de 150 à environ 300 millions d’euros. Elle sera financée par les autres clients au moyen d’un surcoût de 2,50 euros par facture. Face à l’aug-mentation des prix de l’électricité, le médiateur « regrette que le gouvernement n’ait pas revalorisé cette aide ». La hausse de 15 % sur trois ans va représenter 105 euros et absorbera le montant du tarif social. Le ministère de l’Écologie assure « discuter d’une hausse des tarifs sociaux et de la création d’un chèque énergie » pour ceux qui se chauffent au fioul. Rien n’est encore décidé. Les plus modestes attendront peut-être l’hiver prochain.

Matthieu Pechberty – Le Journal du Dimanche dimanche 10 novembre 2013

http://www.lejdd.fr/Economie/EDF-GDF-quatre-millions-de-foyers-aux-tarifs-sociaux-638094

Commentaire:

C’est plus facile de distribuer 20 milliards, sans contrôle, aux entreprises (sont-ils bien arrivés en Suisse?) que d’aider 4 millions de pauvres!

Et bien sûr, les pauvres sont contraints de payer l’électricité (nucléaire) très chère, alors que les riches eux ont des chauffages qui reviennent bien moins cher! Merci EDF!

 

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