Archive | Chômage & précarité

24 juin 2018 ~ 0 Commentaire

aides (libération)

saluauds

Non-recours : des milliards non distribués

Officiellement pour faire en sorte que toutes les personnes éligibles touchent leurs aides, l’exécutif prône une refonte du système. Qui pourrait ne pas faire que des heureux.

L’argument est souvent brandi par les gouvernements voulant justifier une refonte des minima sociaux : l’ensemble des personnes éligibles aux prestations sociales n’en font pas toutes la demande. Depuis quelques jours, les taux élevés de «non-recours» sont cités par les ministres invités à s’exprimer sur la réforme à venir, et par nature explosive, des aides sociales. Dans une tribune, Agnès Buzyn (Solidarités et Santé) a récemment pointé la «complexité des politi-ques sociales», résultat de «dispositifs épars et difficilement lisibles», entraînant selon elle «un non-recours aux droits et aux services».

Du fait de la grande multiplicité des aides (RSA, handicap, prime d’activité, complémentaire santé…), l’ampleur de ces non-recours est difficile à chiffrer.

«La réalité du non-recours aux droits sociaux est encore méconnue et ses conséquences peu documentées», écrivaient, fin 2016, deux députés auteurs d’un rapport parlementaire sur le sujet.

Logement

Les statistiques les plus fiables sur le sujet concernent le revenu de solidarité active (RSA). Dans une enquête réalisée en 2010 et 2011, le conseil d’évaluation du RSA avait alors donné deux chiffres servant aujourd’hui de référence : 36 % des personnes éligibles au RSA «socle» n’en faisaient pas la demande ; 68 % pour les potentiels bénéficiaires du RSA «activité» – soit ceux ayant retrouvé un emploi.

Ce dernier dispositif a été, depuis, remplacé par la prime d’activité afin, justement, de faire baisser ce taux de non-recours.

La Direction de la recherche, des études, de l’évaluation et des statistiques (Drees), instance qui dépend du ministère des Solidarités, estime aujourd’hui ce taux à 30 %. Pour ce qui est des autres allocations, pas une seule d’entre elles ne connaît un «taux de non-recours inférieur à 10 %», fait remarquer Philippe Warin, de l’Observatoire des non-recours aux droits et services (Odenore), rattaché à l’université de Grenoble. Selon un rapport de l’Odenore, le non-recours équivaudrait à plus de 5 milliards d’euros pour le RSA, à peine moins pour les prestations familiales et de logement, contre environ 4 milliards pour les fraudes aux prestations sociales.

Maladie

De son côté, le Fonds de financement de la protection complémentaire de la couverture uni-verselle du risque maladie a calculé qu’entre 57 % et 70 % des 3 à 4,4 millions de personnes qui auraient pu bénéficier de l’Aide au paiement d’une complémentaire santé sont passées à côté en 2016. Pour tenter d’améliorer cette situation, les précédents gouvernements socialistes (Ayrault puis Valls) ont, dans le cadre de leur «modernisation de l’action publique», lancé une mission «pour réduire le non-recours aux minima sociaux». Cette dernière préconisait de «mieux informer et détecter les populations éligibles», d’«améliorer l’orientation des usagers» et de «simplifier les démarches». Dans un rapport sur les minima sociaux remis en avril 2016, l’ex-député PS Christophe Sirugue proposait d’instaurer une «couverture socle commune».

Dans son programme, le candidat Macron évoquait de son côté un «versement social unique et automatique». Mais pour un gouvernement à la recherche d’économies, moins de non-recours, c’est plus de bénéficiaires et donc plus d’argent à reverser. Sauf si cette mesure s’accompagne d’une refonte du périmètre des bénéficiaires. Et, là, il y aura des perdants.

Lilian Alemagna et Amandine Cailhol 22 juin 2018

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13 juin 2018 ~ 0 Commentaire

aides sociales (les inroks + lo)

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Pour Macron, les aides sociales coûtent un “pognon de dingue” sans résoudre la pauvreté

Dans une vidéo tweetée par sa directrice de la communication Sibeth Ndiaye, Emmanuel Macron déplore, à propos des aides sociales : “On met trop de pognon, on déresponsabilise et on est dans le curatif”…

Visiblement, Emmanuel Macron n’a pas l’intention d’opérer un tournant à gauche dans sa politique, comme le lui conseillent certains membres de son entourage.

Bien au contraire. Dans une vidéo tweetée par sa directrice de la communication Sibeth Ndiaye ce 12 juin, où le président de la République répète le discours sur la politique sociale qu’il pro-noncera aujourd’hui à la Mutualité française de Montpellier, il affirme : “On met un pognon de dingue dans les minima sociaux et les gens ne s’en sortent pas”. Les conclusions qu’il tire de son constat permettent de tirer définitivement un trait sur une réorientation à gauche : “Je vais faire un constat qui est de dire : on met trop de pognon, on déresponsabilise et on est dans le curatif. Toute notre politique sociale, c’est qu’on doit mieux prévenir , ça nous coûtera moins, ensemble  et mieux responsabiliser tous les acteurs”.

“Et sur la santé c’est pareil”

Voici donc la teneur de ce discours “stratégique”. On retrouve la philosophie qui guidait déjà Emmanuel Macron dans sa réforme de l’assurance-chômage, où il voulait un contrôle accru et des sanctions renforcées à l’encontre des allocataires qui ne cherchent pas assez, ou qui refu-sent “deux offres d’emploi jugées raisonnables”. “C’est normal, il n’y a rien de choquant, c’est ce que font tous les pays qui nous entourent, et je crois qu’il y a un fort consensus autour de ça. [...] S’il n’y a pas de rigueur, on ne peut pas faire avancer le pays”, avait-il alors commenté.

Dans la suite de son discours répété devant ses collaborateurs, Emmanuel Macron va plus loin, expliquant que sa logique s’étendait au domaine de la santé :

“Et sur la santé c’est pareil”, il faudrait “avoir un jeu plus coopératif public-privé”. Et de conclure: “Tout le système de soins que je veux repenser, c’est aller vers plus de prévention pour respon-sabiliser, y compris les acteurs de soins, poursuit-il. C’est une politique de responsabilité car tout le monde va au pot, je demanderai des efforts aux mecs qui font des lunettes, aux types qui font des verres… Là c’est cohérent. Sinon vous n’aviez pas de fil directeur… C’était de la lasagne faite avec de la paella !” Ces propos ont suscité un vent de révolte dans l’opposition. (On en tremble chez Macron Note du blog)

1% du PIB

Pour Luc Peillon, journaliste à Libération, les 8 minimas sociaux, en France, représentent, pour les 11% de la population qui en bénéficient, 25 milliards d’euros par an, soit à peine plus d’1% du PIB.

13/06/2018
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07 juin 2018 ~ 0 Commentaire

ass (lutte ouvrière + jdd)

code

Projet de suppression de l’Allocation Spécifique de Solidarité: une menace contre le monde du travail

La presse a révélé l’existence d’un rapport, commandé par le gouvernement, qui recommande la suppression pure et simple de l’allocation spécifique de solidarité. Cette ASS est touchée aujourd’hui par 428 000 travailleurs privés d’emploi qui ont épuisé tous leurs droits à l’indemnisation du chômage.

Certes, on peut se demander s’il s’agit d’un ballon d’essai comme le gouvernement en a déjà lancé, histoire de voir les réactions que cela provoque, mais la menace est bien réelle. Si la mesure était adoptée, elle aurait des conséquences dramatiques sur le long terme. L’ASS se monte aujourd’hui à 16,48 euros par jour, soit 428 euros par mois. Elle est certes bien miséra-ble, mais outre cette petite somme, c’est la seule garantie de droits à la retraite et de droits sociaux pour les sans-emploi qui ont épuisé leurs droits à une indemnité de chômage.

Aujourd’hui, le chômeur qui touche l’ASS se voit attribuer des points gratuits pour sa retraite complémentaire, et ses droits à l’autre partie de la retraite sont validés comme s’il avait travaillé.

Par ailleurs, il est pris en charge au titre de la Sécurité sociale, sans aucune restriction. Et c’est cela que le gouvernement envisage de supprimer. Ses représentants ont même eu le culot de justifier cette mesure au nom de « l’amélioration de la situation du chômage », car pour eux, les près de six millions de chômeurs ne comptent visiblement pas.

Dire, comme les porte-parole du gouvernement, que l’ASS pourrait être remplacée par le RSA est une escroquerie et un mensonge.

Les conditions différentes d’attribution de l’ASS et du RSA sont telles que des centaines de milliers de titulaires de l’ASS n’auraient plus droit au RSA. De plus, ils perdraient immédiate-ment l’attribution de points gratuits pour leur retraite complémentaire. Quant à la retraite Sécu-rité sociale, privée de la validation pour la plupart des années passées dans ce système, elle serait encore réduite.

Tout cela aboutirait à enfoncer dans une misère encore plus noire, et pour toute leur vie, des travailleurs qui ont déjà été jetés à la rue par leur patron.

Il y en a 428 000 aujourd’hui, mais des centaines de milliers d’autres pourraient s’y ajouter du fait du maintien et du développement du chômage de masse et de longue durée. Ce n’est plus une double peine, mais une triple, une quadruple. Ce projet révoltant mérite d’être combattu avec la dernière énergie.

Paul SOREL 06 Juin 2018
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19 mars 2018 ~ 0 Commentaire

chômeurs (ouest france + npa)

chomeurs

Chômeurs. Le gouvernement va dévoiler un nouvel arsenal de sanctions

Le gouvernement d’Édouard Philippe va dévoiler ce lundi une série de sanctions contre les chômeurs qui ne remplissent pas leurs obligations. Aujourd’hui, le système n’est ni cohérent, ni logique, selon la ministre du Travail Muriel Pénicaud.

Un arsenal rénové de sanctions contre les chômeurs ne remplissant pas leurs obligations va être présenté ce lundi par le gouvernement. Avec le renforcement des contrôles, cette réforme est présentée comme la contrepartie de l’extension des droits aux démissionnaires et indépendants.

Le ministère du Travail réserve la primeur de ses annonces aux partenaires sociaux, qui ont rendez-vous à 16 h 30 avec Antoine Foucher, le directeur de cabinet de la ministre Muriel Pénicaud. Syndicats et patronat, qui gèrent aujourd’hui l’assurance chômage, découvriront aussi, lors de cette rencontre, les intentions de l’exécutif concernant la gouvernance du régime.

Contrepartie

Durant la campagne présidentielle, Emmanuel Macron avait présenté le renforcement du contrôle des chômeurs comme une « contrepartie » à une assurance chômage qu’il comptait rendre « universelle ». À défaut d’universalité totale, le gouvernement s’apprête finalement à élargir le régime aux indépendants en liquidation judiciaire et, sous conditions, aux salariés qui démissionnent en vue d’une reconversion. En matière de sanction, M. Macron promettait lors de la campagne de les rendre « justes et crédibles ».

Aujourd’hui, ne pas se présenter à un rendez-vous est passible de deux mois de radiation, et donc de suspension des allocations, tandis qu’un chômeur qui ne cherche pas assez active- ment un emploi risque deux semaines de radiation. « Le système est incohérent », « pas logique », estimait la ministre du Travail Muriel Pénicaud début mars. Selon Le Monde, la sanction en cas d’absence à un rendez-vous serait abaissée à deux semaines, tandis que les chômeurs ne cherchant pas d’emploi seraient plus sévèrement punis.

Remodeler l’« offre raisonnable »

La ministre veut aussi remodeler la notion d’« offre raisonnable » d’emploi, qu’un demandeur d’emploi ne peut refuser plus d’une fois sous peine d’être radié pour deux mois. L’« offre raisonnable » est déjà définie très précisément dans le Code du travail. Lors de l’inscription à Pôle emploi, elle correspond à un emploi dont la nature, le salaire et la zone géographique correspondent en tout point aux attentes du demandeur d’emploi. Mais plus il reste longtemps au chômage, plus les caractéristiques de l’offre raisonnable se dégradent.

Par exemple, au bout d’un an, un demandeur d’emploi ne peut refuser un emploi corres- pondant à ses qualifications situé à moins d’une heure ou de 30 kilomètres de chez lui et dont la rémunération est au moins égale à ses allocations chômage.

Dans les faits, cette loi, adoptée en 2008, n’est quasiment pas appliquée, puisqu’en 2013, 77 chômeurs ont été radiés pour ce motif, soit 0,01 % des 544 000 radiations totales. Muriel Pénicaud veut la rendre « pleinement applicable », dans un contexte de reprise où certaines entreprises ont des difficultés à recruter. Parallèlement à ces évolutions, le gouvernement a déjà annoncé une intensification des contrôles. Les équipes chargées de vérifier que les demandeurs d’emploi cherchent activement du travail seront portées de 200 à 600 agents d’ici à la fin de l’année.

144 000 contrôles par an

Expérimentées dès 2013, ces équipes ont été généralisées en 2015. Selon un premier bilan effectué fin 2017, elles mènent, avec leurs effectifs actuels, environ 144 000 contrôles par an – de manière aléatoire, ciblés sur des profils ou après à des signalements , qui aboutissent à quelque 20 000 radiations.

Fin décembre, face à une polémique naissante, Emmanuel Macron assurait que l’intention du gouvernement n’était pas de « mettre de la suspicion derrière chacun » mais de poursuivre « les quelques-uns qui abusent des règles ». « Il n’y a rien de choquant » à contrôler les chômeurs, estimait-il.

Le gouvernement doit également annoncer ses arbitrages sur la gouvernance de l’assurance chômage. L’Élysée indiquait, en octobre, vouloir « renforcer » le rôle de l’État, sans toutefois évincer totalement les syndicats et le patronat, qui gèrent aujourd’hui le régime au sein de l’Unédic. Demain, quelle sera exactement la marge de manœuvre des partenaires sociaux ? Un élément de réponse : jeudi, Muriel Pénicaud jugeait « essentiel » que « patronat et syndicats puissent discuter », comme ils le font aujourd’hui, des « règles » d’indemnisation, à savoir le « taux », la « durée » et les « modalités ».

Les partenaires sociaux espèrent que ces discussions ne s’inscriront pas, à l’avenir, dans un cadre trop contraint.

19/03/2018

https://www.ouest-france.fr/

Commentaire: 5 millions de chômeurs pour 200 000 emplois, même avec une bon chausse-pied, çà rentre pas! Et çà continuera tant que les chômeurs d’iront pas bosser pour rien pour n’importe quel boulot.

Lire aussi:

Les chômeurEs sous contrôle (NPA)

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13 février 2018 ~ 0 Commentaire

castorama brico dépôt (ouest france)

charb

Suppression de 409 postes chez Castorama et Brico Dépôt

Le groupe Kingfisher a annoncé ce mardi la suppression de 409 postes dans ses magasins Castorama et Brico Dépôt en France. Le groupe anglais Kingfisher, spécialisé dans les maga- sins de bricolage, a annoncé ce mardi la suppression de 409 postes en France chez Casto- rama et Brico Dépôt, une décision que déplorent les syndicats qui pointent « toujours plus de dividendes aux actionnaires », alors que les activités financières du groupe ont été réunies à Cracovie en Pologne.

Le « plan de transformation » nommé « One Kingfisher » prévoit un programme d’« investisse- ments informatiques, la mise en place d’une centrale d’achat unique, des évolutions des métiers du marketing et du commerce, ainsi que la création d’un centre de services partagés en Pologne pour gérer ses activités de transactions financières et comptables », a détaillé Kingfisher dans un communiqué.

Le groupe compte 20 000 emplois en France

« La mise en œuvre de ce projet entraînerait en France la suppression de 409 postes, la création de 102 postes et le transfert de 164 postes à conditions d’emplois équivalentes », ajoute la direction. Les suppressions d’emplois se partagent entre 321 chez Castorama et 88 chez Brico Dépôt, dans un groupe fort de 20 000 employés en France. « Dans un contexte de mutations profondes du secteur du commerce, ces évolutions doivent permettre aux enseignes de restaurer leur compétitivité et de renouer avec la croissance, en proposant à la clientèle des produits de qualité à un prix hautement concurrentiel et en développant la qualité de service », explique la direction.

Un chiffre d’affaires en baisse de 8 %

Pour le délégué central CFE-CGC chez Brico Dépôt, Philippe Banse « l’activité commerciale du groupe, le chiffre d’affaires, régressent certes, mais les résultats opérationnels et les actions en Angleterre progressent tous les ans ». « Il y a eu de la part de la direction un manque d’anticipation du commerce sur internet », a-t-il critiqué auprès de l’AFP. Kingfisher a annoncé en septembre un recul de 8,1 % de son bénéfice net au premier semestre, à 295 millions de livres (332 millions d’euros).

« C’est intolérable, c’est toujours pour donner plus de dividendes aux actionnaires », a également dénoncé auprès de l’AFP Nicolas Euzenot, délégué CGT de Castorama. «

Ils déroulent le projet comme un rouleau compresseur et les dommages collatéraux sont là ». Le syndicaliste dénonce dans les transferts « un plan social déguisé » : « La plupart des sala- riés concernés ne vont pas vouloir changer de métier, surtout ceux proches de la retraite », a-t-il dit. La directrice générale du groupe Kingfisher, la Française Véronique Laury, avait annoncé le 8 novembre, dans une vidéo diffusée dans l’ensemble des sociétés, le regroupe- ment des activités comptabilité et contrôle de gestion dans un centre de services à Cracovie. Le plan devrait être effectif à horizon fin 2018.

13/02/2018

https://www.ouest-france.fr/

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01 janvier 2018 ~ 0 Commentaire

travail (attac)

travail (attac) dans A gauche du PS
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Assises pour la liberté du travail

Macron veut libérer le travail ? Nous aussi ! Mais nous voulons le libérer de l’emprise des actionnaires et des objectifs chiffrés. Lui redonner du sens. Conquérir le pouvoir d’agir sur comment et pourquoi nous travaillons. Rendre le travail vivable et soutenable, pour nous et pour la planète. Déjà de multiples initiatives s’y emploient, portées par des organisations syndicales, des collectifs et des coopératives de travail, des chercheurs/euses et des professionnel·le·s de santé…

Inscription en ligne

Attac et la Fondation Copernic vous invitent aux

Assises pour la liberté du travail

le samedi 13 janvier de 9 h à 16 h 30 à la Bourse du Travail (29 Boulevard du Temple ; Salle Henaff).

Les Assises pour la liberté du travail visent à confronter ces initiatives et les renforcer, à partir de trois tables-rondes :

  1. Résistance et pouvoir d’agir au coeur du travail réel ;
  2. Qualité du travail, santé et écologie ;
  3. Travail, entreprise et démocratie.

Avec Geneviève Azam (Attac), Éric Beynel (​Solidaires​), Yves Clot (Cnam), ​​Philippe Davezies (Université Lyon 1​), Noémie de Grenier (Coopaname), Fabien Gâche (CGT), Danièle Linhart (CNRS), Duarte Rolo (Cnam)​​, ​​Alistair Smith (Banana Link​)​, Laurence Théry (auteure de Le travail intenable), ​Laurent Vogel (Institut syndical européen) et d’autres intervenant·e·s en attente de confirmation

Avec le soutien de la FSU et de l’Union syndicale Solidaires.

En partenariat avec Basta !, Mediapart, Politis, Reporterre, Santé & Travail.

https://france.attac.org/

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16 décembre 2017 ~ 0 Commentaire

smic (jdd)

blague-mcron

Le Smic revalorisé au 1er janvier sans coup de pouce du gouvernement

Le ministère du Travail a annoncé vendredi une revalorisation de 1,24% du Smic, sans coup de pouce. Il est porté à 1.498 euros brut mensuels.

Il n’y aura donc pas de fameux « coup de pouce » pour 2018.

Le ministère du Travail a annoncé vendredi par un communiqué que le Smic allait augmenter de 1,24% au 1er janvier 2018, passant donc de 9,76 à 9,88 euros brut de l’heure. Cette reva- lorisation mécanique, que le gouvernement avait assuré préserver mardi 5 décembre, portera le SMIC à 1.498,47 euros brut mensuels pour un emploi à temps plein, soit une hausse de 18,20 euros par rapport à son niveau de 2017.

Une hausse de 285 euros sur l’année

Mais en net, la hausse sera plus forte, à la faveur de baisses de cotisations salariales, pas entièrement compensées par une hausse de la CSG. Le ministère parle d’une augmentation de « 20 euros par mois de janvier à septembre puis de 35 euros à partir du 1er octobre ». « Au total, la hausse sur l’année sera de 285 euros », écrit le ministère, qui dans un premier temps avait évoqué 428 euros.

 Le Smic horaire net s’établira ainsi à 7,83 euros à partir d’octobre, soit 1.188 euros mensuels, a-t-il indiqué.

Comme lors des cinq dernières revalorisations, le gouvernement n’a pas accordé de coup de pouce au Smic. Il a suivi les recommandations du groupe d’experts sur le Smic, une instance consultative composée d’économistes qui, cette année encore, a « recommandé » de « s’abstenir de tout ‘coup de pouce’ », afin de ne pas « fragiliser les améliorations en cours ».

Mais il aussi décidé de ne pas toucher à la revalorisation automatique, comme le préconisait ce groupe d’experts : cette année encore, la revalorisation a été calculée en fonction de l’inflation constatée pour les 20% de ménages aux plus faibles revenus et la moitié du gain de pouvoir d’achat du salaire horaire de base ouvrier et employé.

Thibaud Le Meneec 15 décembre 2017

http://www.lejdd.fr/

Commentaire: Alerte dans les paradis fiscaux! Les RMIstes arrivent!

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17 octobre 2017 ~ 0 Commentaire

précarité (jdd)

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Les mille visages de la précarité en France

La pauvreté concerne plus de 14% de la population française et touche toutes les géné- rations. Tour d’horizon à l’occasion de la Journée mondiale du refus de la misère. En France, près de 8,9 millions de personnes vivent en dessous du seuil de pauvreté.

Des femmes, des enfants, des jeunes, étudiants ou en recherche d’emploi, des handicapés…

Mais aussi des seniors ou encore des actifs indépendants : artisans, agriculteurs, commer- çants, chefs d’entreprise. La pauvreté n’a pas un, mais de multiples visages. En France, ils sont 8,9 millions selon l’Insee, qui retient le seuil de 60% du revenu médian. Un peu plus de la moitié d’entre eux ont moins de 30 ans. Un sur dix a plus de 60 ans. La pauvreté a progressé en France ces dix dernières années avec un million de personnes supplémentaires au-des- sous du seuil. L’extrême précarité a même bondi de 69% entre 2002 et 2012 : aujourd’hui, 2,3 millions de français vivent avec moins de 660 euros par mois. Depuis deux ans néanmoins, le taux tend à se stabiliser, note l’Observatoire des inégalités.

Taux de chômage record chez les moins de 25 ans

Entre décembre 2015 et mars 2017, le nombre d’allocataires du RSA (revenu de solidarité active) a pour la première fois diminué de 5%, soit 95.000 personnes de moins. Certes, la part de ces citoyens pauvres (42%) est trois fois plus élevée dans les quartiers dits « prioritaires » que la moyenne nationale, mais ces deux millions de personnes représentent moins d’un quart (23%) de la population pauvre en France. On trouve les 77% restants dans nos villes, en zone périurbaine et rurale…

De la même manière, plus des trois quarts des élèves en situation précaire étudient hors des zones d’éducation prioritaire.

Le Centre d’observation de la société rappelle que 3,2 millions des enfants issus de milieux défavorisés sont scolarisés dans des établissements classiques. En France, la pauvreté concerne un enfant sur cinq. Selon Eurostat, la situation s’est fortement dégradée entre 2003 et 2012 en raison de la crise économique : 158.000 enfants pauvres supplémentaires, dont 110.000 très jeunes.

La plupart appartiennent à des familles frappées par le chômage.

Mais ce sont aussi des enfants de salariés précaires, mal rémunérés. Plus d’un enfant pauvre sur dix vit avec deux parents qui travaillent et un tiers sont élevés au sein d’une famille mono- parentale. Avec des mamans, explique le Centre d’observation de la société, « découragées devant les difficultés à trouver un travail, les bas salaires ou les horaires incompatibles avec la charge d’enfants ». Selon l’Insee, deux millions de familles monoparentales vivent dans la pauvreté.

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Un enfant sur cinq vit dans une famille pauvre. (JDD)

Un étudiant sur cinq renonce à se soigner

Le taux de chômage bat des records chez les moins de 25 ans (22,1%). L’an dernier, la moitié des jeunes sans diplôme, sortis du système scolaire trois ans plus tôt, étaient sans emploi – contre un quart en 2001 –, selon un rapport du Centre d’études et de recherches sur les qualifications (Céreq). Et le taux de chômage des jeunes diplômés de l’enseignement supé- rieur, trois ans après leur sortie du système universitaire, a doublé (de 5 à 10%) en quinze ans. Aujourd’hui, 20% des jeunes adultes vivent sous le seuil de pauvreté. Alors que le logement mobilise plus de la moitié de leur budget, un étudiant sur cinq renonce à se soigner faute de moyens, selon l’étude Pacte Santé 2017 de la Croix-Rouge.

Parmi les actifs, les professions indépendantes (agriculteurs, artisans, commerçants, chefs d’entreprise…) sont encore plus menacées par la précarité que les salariés, même si la situation s’améliore après deux années difficiles : leur taux de pauvreté passe de 23,7 à 22%, une décrue qui concerne surtout les commerçants. Aujourd’hui encore, un artisan sur cinq et un quart des agriculteurs sont pauvres.

Le risque de pauvreté s’aggrave également avec le handicap. Alors que le niveau de vie médian est inférieur de 167 euros à celui des personnes sans handicap, note l’Observatoire des inégalités, près d’un quart des personnes touchées par plusieurs limitations handicapantes vivent sous le seuil de pauvreté. Et plus le handicap est sévère, plus le niveau de pauvreté est élevé.

17 octobre 2017

http://www.lejdd.fr/

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08 octobre 2017 ~ 0 Commentaire

emplois aidés (associations citoyennes+politis + fr3)

Résultat de recherche d'images pour "Non à l'immense plan social sur les emplois aidés !  Mercredi 18 octobre : la " journée noire " des associations"

Non à l’immense plan social sur les emplois aidés !

Mercredi 18 octobre: « journée noire » des associations

Avec une violence inouïe, le gouvernement vient de décider la suppression de 150 000 emplois aidés dès 2017, et 110 000 supplémentaires en 2018.

Compte tenu de la fragilité des associations, beaucoup déboucheront sur des licenciements. Cet immense plan social a été décidé sans aucune concertation et dans une approche strictement comptable.

Il témoigne d’une ignorance et d’un mépris de la société civile, qui semble pour le gouvernement se réduire aux start-ups et aux entrepreneurs sociaux. Cette décision est catastrophique pour des dizaines, et bientôt des centaines de milliers de salarié.e.s privés d’emploi, pour des milliers de collectivités incapables d’assurer la continuité du service public, pour la survie de milliers d’associations et pour les populations aidées. C’est une atteinte grave à la dignité des personnes, à l’accès au droit, à la solidarité, aux pratiques culturelles, sportives et éducatives, au vivre ensemble.

Les associations ne se définissent pas seulement par un « modèle économique », mais par un modèle social, démocratique, humain fait d’émancipation, de respect des droits fondamentaux, d’égalité, mais aussi de coopération, de générosité. L’innovation sociale, ce n’est pas l’ubéralisation de la société, mais l’invention sans cesse renouvelée de réponses sur le terrain aux besoins des habitant.e.s et aux aspirations des citoyen.ne.s dans la fraternité. Le retour au 19è siècle qu’on nous propose est archaïque et invivable.

C’est pourquoi les organisations et les citoyens signataires demandent :

– Un moratoire sur la suppression des emplois aidés en 2017-2018, c’est-à-dire de nouvelles instructions à Pôle emploi et aux services déconcentrés de l’État pour renouveler les contrats aidés sur la base des critères de début 2017, sans se limiter à des aménagements à la marge en fonction des protestations ;

– Une étude d’impact sérieuse et contradictoire de l’évolution des financements publics aux associations, de leurs effets sur la vie citoyenne et les territoires, sur les actions réalisées par les associations au service de l’intérêt général et sur les conditions d’emploi dégradées des salarié.es associatifs ;

– La mise en place dès le budget 2018 d’une ligne budgétaire dotée de 800 millions d’euros supplémentaire et son attribution déconcentrée aux associations contribuant à l’intérêt général qui en ont le plus besoin[1], employeuses ou non, afin de permettre à ces associations d’assurer la continuité des missions indispensables qu’elles remplissent au service de la société ;

– L’ouverture d’une négociation sur l’emploi associatif, afin que les associations puissent, pour leurs missions permanentes au service de l’intérêt général, rémunérer correctement leurs salarié.e.s de façon stable à travers des CDI, tout en maintenant un dispositif adapté de retour à l’emploi.

Mercredi 18 Octobre est la date retenue pour une grande mobilisation des associations « journée noire » en parallèle au 12ème forum national des associations et des fondations (Palais des Congrès Paris)

6 octobre 2017

Version PDF ICI

http://www.associations-citoyennes.net/

Lire aussi:

«Journée morte» contre l’immense plan social dans les assos (Politis)

Brest : des affiches sur les murs pour défendre les emplois aidés (FR3)

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27 septembre 2017 ~ 0 Commentaire

apl (europe1)

place des riens

C’est mon projet!

Budget 2018 : le gouvernement s’attaque à l’APL accession

L’aide qui aide les ménages modestes à devenir propriétaire pourrait disparaître. C’est une des lignes d’économie du budget 2018.

Après s’en être pris aux APL dans le logement social en contre-partie d’une baisse des loyers, le gouvernement veut désormais supprimer les APL qui permettent d’accéder à la propriété – les APL accession. Une aide qui concerne entre 30.000 et 50.000 personnes par an.

156 euros par mois en moyenne. L’APL accession, c’est une aide de 156 euros en moyen- ne versée tous les mois à des ménages modestes pour qu’ils puissent acheter un logement. Plus de 440.000 personnes en bénéficient à l’heure actuelle. Face à cette mesure, il faut opérer une distinction : elle ne sera pas supprimée pour ceux qui y ont déjà droit. En revanche, dès janvier 2018, le gouvernement ferme le robinet.

« 10% des primo accédants » bénéficiaires. Il n’y aura plus de nouveaux dossiers, ce qui risque de priver de nombreux locataires de l’accès à la propriété. « L’APL accession, c’est près de 10% des primo-accédants en France chaque année. C’est une partie non négligeable. Ce sont par exemple de jeunes ménages âgés de 35 ans qui vont acheter leur résidence princi- pale sur des durées d’un peu plus de 20 ans et pour lesquels cette aide est essentielle, à la fois pour avoir accès au crédit mais aussi pour son remboursement », explique Nicolas Pecourt, du Crédit foncier, sur Europe 1. Mais la suppression de cette APL accession représenterait une économie d’environ 200 millions d’euros pour le gouvernement. Une des nombreuses lignes d’économie qui pourrait faire grincer des dents dans ce budget 2018.

27 septembre 2017

http://www.europe1.fr/

Commentaire: Il y a encore des pauvres qui possèdent un logement? On va arranger çà!

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