Archive | Chômage & précarité

03 mars 2017 ~ 0 Commentaire

6 mars: bretagne pôle emploi

onlacherien

POURQUOI APPELONS NOUS LES CHÔMEURS A SOUTENIR LA GRÉVE DU 6 MARS A PÔLE EMPLOI ?

En Bretagne : à partir de 10h30 à la Direction Régionale, 36 rue de Léon à Rennes et à la Direction Territoriale 29, 130 rue Ernest Hemingway à Brest (Pôle Emploi Marine au port)

Cette grève est appelée par 5 organisations syndicales pour dénoncer le Plan stratégique Pôle Emploi 2020 dont l’objet est la disparition pure et simple d’un certain nombre de missions fondamentales, inscrite dans la LOI n° 2008-126 du 13 février 2008,  par étape, par couche, dont, entre autres : l’accès au service public par la fermeture des agences locales en demi journée, la dématérialisation acharnée des contacts (de l’inscription à la radiation en passant par les entretiens de suivis), les suppressions de services ou agences spécifiques (à destination des licenciés économiques, ou des cadres), la disparition du métier indemnisation en supprimant les professionnels de la « Gestion des Droits ».

Le choix de l’alliance entre Pôle Emploi et des innovateurs digitaux qui se nomment eux-mêmes les barbares fait partie de la stratégie. Ils fabriquent leurs gadgets modernes, nourris aux algorithmes et donnent l’illusion que tout le monde peut s’inscrire, tout seul, à Pôle Emploi, s’indemniser sans l’aide de personnel compétent, se former, s’orienter, s’évaluer, et répondre à une multitudes d’offres d’emploi tailler sur mesure, pour soi, par Bob emploi.

Cette grève dénonce   »la vente à la découpe » du Service Public :

L’externalisation de missions fondamentales de Pôle Emploi  vers des entreprises privées (CAPGEMINI, WEBHELP , INGEUS, AKSIS, TESSI,  ARVATOR…la liste est longue) qui se gavent grâce aux largesses du Service Public et à la cécité de ceux qui l’administrent, le financent, le gèrent et le contrôlent (3,3 Md€ en 2016 proviennent de nos cotisations : Article L5422-24) participent à la liquidation de Pôle Emploi qui se voit, pour la première fois, réduire son budget de 30 millions d’euros en 2016.

Un personnel en perte d’identité :

Les psychologues se déqualifient, les conseillers de la « gestion des droits » se mettent la rate au court bouillon en assistant à leur mort annoncée, et les conseillers emplois, sous une pression jamais égalée, prescrivent à tours de bras, au privé, des prestations-à-la-noix nommées : Activ’Emploi, Activ’Projet, Activ’Créa (peu importe ce qu’il en sortira, mais surtout Activ’Toi ailleurs qu’à Pôle Emploi) !  

Cette grève est un appel à lutter contre la destruction de Pôle Emploi, et à défendre un service public humain, un service public de qualité, et une protection sociale digne de ce nom. Cette grève va dans le sens de l’intérêt de ses usagers.

Nous serons présents, ce jour là, aux cotés du personnel de Pôle Emploi en grève, et nous appelons les chômeurs à nous rejoindre.

Le 6 mars le forum du site « Recours Radiation » sera fermé en soutien aux grévistes de Pôle Emploi.

BRETAGNE : 10h30 à la Direction Régionale, 36 rue de Léon à Rennes

Direction Territoriale 29, 130 rue Ernest Hemingway à Brest

:Réseau des Luttes à Brest reseaudesluttes.brest@gmail.com

cgt

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09 février 2017 ~ 0 Commentaire

les studios brest (mncp)

ken 1

ken 2

ken3

MNCP 29 Comité de Chômeurs et Solidaires du Pays de Morlaix
3 place du Calvaire
29600 Morlaix
tél. : 02 98 88 75 10
06 19 82 40 03
mncp29@gmail.com
site: http://comitedeschomeurs.fr

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06 janvier 2017 ~ 0 Commentaire

précarité énergétique (fr3)


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200 000 Bretons ont de plus en plus de mal à régler leurs factures énergétiques.

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La précarité énergétique touche 12 millions de personnes en France, 200 000 en Bretagne. Une situation qui devrait encore progresser s’inquiètent les associations avec l’augmentation du prix du pétrole et du gaz.  

En France, selon l’observatoire nationale de la précarité énergétique, près de 6 millions de ménages ont bien des difficultés à régler leurs factures énergétiques.

Près de 12 millions de personnes, soit 1 Français sur 5, seraient ainsi considérés en situation de précarité énergétique. « Un phénomène croissant, malgré les politiques publiques mises en place », informe Bruno Lechevin, président de l’ONPE.
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Sont considérés en situation de précarité énergétique, tous les foyers qui consacrent plus de 10% de leurs revenus à leurs dépenses d’énergie, celles consacrées au chauffage ou aux déplacements. Défaillance de certains équipements de chauffage, mauvaise isolation, faibles revenus, chômage en hausse, augmentation des loyers, du prix du gaz, de l’électricité et depuis peu la remontée des cours du pétrole, les raisons sont multiples.
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Toujours selon l’ONPE, « Un million de ménages cumuleraient une situation d’inconfort thermique (sensation de froid) et de vulnérabilité économique ».

Eric Nedjar 05/01/2017

http://france3-regions.francetvinfo.fr/

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17 novembre 2016 ~ 0 Commentaire

pauvreté (france 24)

privileges-des-pauvres

Pauvreté : le Secours catholique alerte les candidats de la primaire

La pauvreté ne faiblit pas, au contraire le nombre de familles précaires augmen- te, constate le Secours catholique qui appelle jeudi les candidats à la primaire de droite à s’emparer de cette question.

« On veut interpeller les candidats à la présidentielle pour remettre la question de la solidarité au cœur des priorités », a expliqué à l’AFP Bernard Thibaud, secrétaire général de l’association. « La pauvreté ne recule pas depuis dix ans et on voit que ce n’est pas une question prioritaire dans les débats. Au contraire, elle est plutôt exploitée pour opposer les migrants aux autres », regrette-t-il.

L’association remet jeudi une lettre aux candidats à la primaire de la droite, juste avant leur dernier débat avant le premier tour, pour leur demander « de mettre la lutte contre la pauvreté et contre le chômage de longue durée au cœur de (leur) projet de société ». « Nous attendons du futur président qu’il fasse l’unité nationale et combatte la pauvreté et la stigmatisation des plus pauvres », est-il écrit.

Qui sont les pauvres en France ?

Le Secours catholique publie le même jour son rapport annuel sur l’état de la pauvreté, établi à partir de l’analyse de situations de personnes accueillies (85.179 fiches statistiques étudiées). Ce rapport sera ensuite envoyé à tous les candidats à la présidentielle. Au total, en 2015, l’association a rencontré 608.500 personnes ou ménages en situation de pauvreté, un chiffre en augmentation de 2,7% par rapport à 2014. Les familles et les enfants représentent 51,8% des ménages reçus et le nombre de familles précaires continue d’augmenter.

Davantage de familles et d’étrangers précaires

La part des étrangers parmi les personnes accueillies au Secours Catholique (36,4%) grimpe elle aussi. Elle « a continué de croître en 2015 (+ 1,4 point par rapport à l’année précédente), s’inscrivant en cela dans une tendance longue. Leur proportion a augmenté de près de 9 points entre 2000 et 2004 pour se stabiliser ensuite et reprendre une progression régulière et d’ampleur équivalente après la crise de 2008 (+ 8 points) », indique le rapport.

Le nombre de familles précaires augmente en France, constate le Secours catholique-Caritas France

« On entend trop facilement que les migrants ont davantage de droits ou de revenus que la population française, or on constate le contraire », a affirmé le président du Secours catholique, citant nombre d’étrangers sans ressources car ils ne connaissent pas leurs droits ou n’ont pas de droits reconnus. En 2015 le revenu médian des ménages accueillis au Secours Catholique (et percevant des ressources) était de 932 €, et près d’un ménage sur cinq (19,5%) était sans aucune ressource, soit 4 points de plus qu’en 2010.

Ils étaient âgés en moyenne de 41,2 ans pour les hommes, 40,2 ans pour les femmes, avec une population qui vieillit depuis 15 ans. Deux tiers des ménages reçus étaient accueillis pour la première fois. Parmi les bénéficiaires, un homme de 48 ans vivant en Bretagne, interrogé par l’AFP sous couvert d’anonymat. A la suite d’un accident de la route, en 2012, il s’est retrouvé handicapé. Il a perdu son emploi et s’est séparé de sa compagne. « Je ne pensais pas en arriver à ce stade-là » confie cet homme, qui peine à se reconvertir malgré son diplôme de master et son expérience professionnelle.

Pauvres : les failles du RSA

A cause de cet « accident de la vie », ses revenus ont fondu. « J’étais bien content de trouver le Secours catholique à ce moment-là », explique cet homme qui a été soutenu moralement et a pu acheter de la nourriture à prix réduits. Le besoin d’écoute et les besoins alimentaires restent de loin les principales demandes des personnes s’adressant au Secours catholique, note l’association, qui aide aussi à payer le loyer, les factures ou le transport. Il a aujourd’hui rejoint les quelque 67.500 bénévoles de l’association. Un engagement pour « être utile à quelque chose, et utile aux autres ».

Pauline FROISSART,  17 novembre 2016  24matins.fr

http://www.24matins.fr/

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18 octobre 2016 ~ 0 Commentaire

ken loach (ensemble)

Daniel Blake, Léon Trotsky, Jeremy Corbyn, le cinéma…

Moi, Daniel Blake est d’ores et déjà un succès plébiscité par la critique. D’où est venue l’idée de ce film ?

Il y a deux ans, Paul Laverty (1) – qui a écrit le scenario – et moi-même avons tous les deux entendu des histoires de ces gens qui avaient été sanctionnés. C’était une succession d’histoi- res d’horreur : des handicapés qui avaient été « requalifiés » et qui avaient perdu leurs indem-nités, des malades « réévalués » et contraints à rechercher du travail, la montée en puissance des banques alimentaires. De plus en plus d’histoires de ce genre. Et, tous les deux, nous avions aussi des contacts avec des gens qui menaient des campagnes et nous racontaient des histoires analogues. Alors, nous avons pensé que cela constituait la base d’un film à faire.

Alors, nous avons fait une petite virée dans cinq ou six villes. Nous avons commencé par ma ville natale, Nuneaton. Pour commencer, nous avons été dans une institution charitable, appelée La Porte. Et là, nous avons rencontré un jeune de 19 ans qui ne bénéficiait pas de l’allocation logement. Il avait fait divers petits boulots, dans l’économie parallèle, payés de la main à la main. Il vivait dans une pièce fournie par l’institution charitable. A part un matelas et un frigidaire, la pièce était entièrement vide.

Paul a demandé : « est-ce que l’on peut regarder dans votre frigo ? ». Alors, on l’a ouvert : il était vide. Ni lait, ni beurre, ni pain. On lui a demandé s’il avait parfois faim. Il nous a dit que oui. La semaine précédente, il n’avait pas mangé pendant trois jours. Un ami à lui qui travaillait via des agences d’intérim, avait été appelé à 5 heures du matin pour se rendre à l’autre bout de la ville, Nuneaton est un nœud autoroutier, dans un entrepôt. Il est arrivé à 6 heures et on lui a demandé d’attendre. Une demi-heure plus tard, un gardien est arrivé et lui a demandé ce qu’il faisait là. Il a répondu que c’était pour le travail. Le gardien lui a dit : «Aujour- d’hui, il n’y a rien. Rentrez chez vous ! » Alors, il est rentré chez lui, sans argent évidemment. Alors, on s’est dit qu’il fallait trouver une histoire qui raconte cela.(…)

Cela met en scène la proximité qui existe entre les gens tout en bas et ceux qui n’en sont pas encore là ?

Oui, exactement. L’an dernier, il y avait 2 000 personnes qui avaient recours à la banque ali- mentaire de Newcastle que nous avons filmée. Là, on est au cœur de la classe ouvrière. Il ne s’agit pas de gens qui étaient au bord du gouffre et qui ont eu des revers importants. Ce sont des secteurs entiers des couches populaires et il ne s’agit là que des usagers d’une seule ban- que alimentaire, à Newcastle. Alors, je pense que cela exprime l’expérience de la classe ouvrière. (…)

Pourquoi est-ce que tes films sont plus diffusés dans certains pays européens – comme la France – qu’au Royaume-Uni ?

Les Français ont un rapport différent au cinéma. Celui-ci occupe une place particulière dans leur culture ; il est vu comme un support culturel, au même titre que le théâtre, la musique, les concerts. Il est considéré comme un support culturel majeur, alors qu’ici, ce n’est qu’une marchandise.

Certains de tes films, Le Vent se lève (2), par exemple, ont eu un accueil très différent au Royaume-Uni et en Europe continentale …

Oui, ça été très différent ici ! La Droite a vraiment détesté. J’ai été comparé à… Leni Riefen- stahl, la propagandiste nazie. Un député conservateur, par ailleurs éditorialiste au Times, a prétendu que j’étais un pire propagandiste qu’elle. Et Simon Heffer, du Daily Telegraph, a déclaré : « Je n’ai pas vu le film, je n’ai pas envie de le voir parce que je n’ai pas besoin d’avoir lu Mein Kampf pour savoir quel parasite était Hitler ». Et c’était un éditorialiste respecté, habitué des plateaux de la BBC. Ce n’est pas un taré d’extrême droite. Enfin, si : c’est un taré d’extrême droite… mais il est respecté et bien accueilli par l’establishment.

Tes films sont maintenant disponibles sur YouTube. Pourquoi ?

C’était il y a quelque temps. Depuis plusieurs années, il y avait un certain nombre de copies de films que des gens gardaient, sans que l’on sache qui avait les droits. Rebecca O’Brien, ma productrice, pensait que l’on pouvait se contenter de les mettre sur YouTube afin qu’ils soient disponibles pour tous. Il n’y avait plus de moyen de gagner de l’argent avec…

Tu possèdes un « background » trotskiste ; un certain parti pris politique est visible dans tes films. D’après toi, quelle influence ont eus ce background et cette formation politique sur ton œuvre ?

Cet engagement précoce dans la Gauche antistalinienne a été absolument déterminant quant à ma vision du monde. Au milieu des années 60, avec un groupe d’amis, nous allions aux mee- tings de la vieille Socialist Labour League (3), bien que je n’en sois jamais devenu membre. (…)  Si l’on regarde l’histoire du mouvement ouvrier des 150 dernières années, quels désac- cords peut-on avoir (avec la tradition trotskiste) ?

Fondamentalement, les sociaux-démocrates nous ont légué le chômage de masse, la pauvreté, les banques alimentaires, l’aggravation des inégalités et la destruction de l’environ- nement. Ils ont échoué. On ne peut évidemment pas soutenir les brutes qui se sont emparés de la Révolution russe et ont assassiné des centaines de milliers de personnes.

Mais on peut soutenir les gens qui se sont opposés à ces deux courants, qui ont main- tenu l’idée que le capitalisme produit des classes sociales aux intérêts antagonistes et que si nous voulons vivre une vie décente où chacun a le droit de contribuer à la société, où chacun peut bénéficier des nouvelles technologies, où l’on puisse nourrir et loger tout le monde, alors tout le monde doit participer. Et ça, c’est la gauche anti-stalinienne, qui se différencie des so- ciaux-démocrates qui racontent que, pour réaliser des avancées, il suffit de ramasser les miet- tes laissées sur la table par les capitalistes. Oui, c’est ce que je pensais alors que j’ai grandi dans la tradition trotskiste. De quelle autre tradition pourrait-on se réclamer ? C’était une tradition anticapitaliste, antistalinienne, qui rejetait la social-démocratie. Où ailleurs se situer ?

Et (la comédie) c’est naturellement subversif ….

Oui. C’est anti autoritaire. La comédie est une question de classe. Il n’y a pas beaucoup de comiques chics… du moins intentionnellement !. (…)

Quelle est la signification de l’élection de Corbyn ? Jusqu’où peut-il aller dans la défense des intérêts des travailleurs ? Quelles sont ses limites ?

A mon avis, c’est un évènement sans précédent dans l’histoire du Parti travailliste. Il a toujours été dirigé par des gens qui étaient sociaux-démocrates. Au tout début, Ramsay McDonald était un droitier qui s’est détourné du conflit le plus important, la grève générale (7). Les points positifs après la Seconde guerre mondiale, l’Etat providence et ses acquis, ont été mis en œuvre pour fournir une force de travail performante qui puisse répondre à la demande écono- mique d’un capitalisme qui avait besoin de se régénérer.

Le capitalisme avait besoin de travailleurs en bonne santé, logés convenablement ; il avait besoin d’infrastructures sûres en matière d’énergie, d’eau et de transports. Et cela n’était possible que grâce à la propriété publique, parce que la propriété privée avait failli avant-guerre. L’objectif n’était pas de construire le socialisme, mais de construire les infrastructures nécessaires au Capital pour rétablir sa position.

Selon moi, Jeremy Corbyn est le premier qui se situe du côté des intérêts des travailleurs même lorsque ceux-ci sont contradictoires aux intérêts du capital et qui sera capable de chasser le capital des transports et de la santé, de développer l’investissement dans l’industrie et les services publics. Ce serait un recul considérable pour le Capital au moment où celui-ci a besoin d’expansion, parce que c’est dans sa nature.

Pour lire les notes:

https://www.ensemble-fdg.org/

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15 octobre 2016 ~ 0 Commentaire

lorient (cgt)

lorient (cgt) dans Chômage & précarité chimulus

Action CGT chômeurs au forum innov’emploi

Nous étions aujourd’hui présent toute la matinée au salon innov’emploi de Lorient pour informer les personnes venues voir ce que leur proposait les organisateurs du forum.
Nous avons distribué 700 tracts, les salariés privés d’emploi nous ont très bien accueilli.

28% de chômeurs sur le pays de Lorient

10 ans en moyenne pour décrocher un CDI

Des offres toujours plus précaires

25% de la population à Lorient vivant en dessous du seuil de pauvreté.

Il est temps de réfléchir collectivement à des solutions pour se sortir de cette situation.

Notre tract

http://cgtchomeursrebelles56.blogspot.fr

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01 octobre 2016 ~ 0 Commentaire

rsa le mépris (le huff’)

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Ne dépensez pas tout!

Le gouvernement annonce une revalorisation du RSA de 2%

Elle représente un gain de 110 à 227 euros par an selon les foyers. La ministre des Affaires sociales et de la Santé Marisol Touraine a annoncé, vendredi 30 septembre, une revalorisation du revenu de solidarité active de 2% dans le cadre du plan de lutte contre la pauvreté du gouvernement. Cette hausse est « la nouvelle étape de la revalorisation exceptionnelle du RSA de 10% sur 5 ans », explique le ministère.

« L’augmentation représente un gain de plus de 110 euros pour une personne seule et 227 euros par an pour un couple avec deux enfants », détaille Marisol Touraine dans son commu- niqué, avant d’ajouter: « l’effet total des revalorisations réalisées depuis 2013 représentent, en 2016, un gain en pouvoir d’achat de plus de 425 euros par an pour une personne seule et de près de 875 euros par an pour un couple avec deux enfants. »

Avec ce geste – qui touchera immédiatement 2,5 millions de familles – le gouvernement donne un nouveau coup de pouce aux ménages après une baisse d’impôt de 1 milliards d’euro pour cinq millions de foyers au début du mois de septembre.

Le HuffPost avec AFP 30/09/2016 11h48
Commentaire: 1 milliard pour 2,5 millions de pauvres et 80 milliards (avec une ralonge) pour que les entreprises « retrouvent leurs marge perdues, pauvres chéris ». Le socialisme? What else?

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29 septembre 2016 ~ 0 Commentaire

sdf (l’obs)

privileges-des-pauvres

Université 1 SDF sur 10 est diplômé de l’enseignement supérieur, selon l’Insee

Pas moins de 14 % de sans-abri ont suivi des études supérieures et 10% sont diplômés, selon une étude de l’Insee et de l’Institut national d’études démographiques (INED) publiée mercredi. Ces travaux se fondent sur un recensement mené début 2012 dans les centres d’héberge- ment, les hôtels, les centres maternels, les lieux de distribution de repas ou encore les banques alimentaires.

Le nombre de personnes privées d’un domicile personnel était, à l’époque, estimé à 143.000, dont 30.100 enfants. Il avait déjà bondi de 50 % par rapport à la précédente enquête, datant de 2001, avec une poussée très forte des familles, notamment étrangères. Ces données n’ont fait qu’empirer depuis. La préfecture d’Île-de-France déclare aujourd’hui mettre à l’abri 80.000 personnes chaque soir.

« Le phénomène de déclassement s’étend et le diplôme ne protège plus de la précarité », dénoncent le démographe Philippe Cordazzo et le sociologue Nicolas Sembel, auteurs de l’étude. « Faire des études, être diplômé n’empêche évidemment pas les maladies psychiatri- ques ou des addictions qui peuvent conduire à perdre son logement. »

Pour les diplômés en France, l’absence de logement est, dans 20 % des cas, motivée par une séparation d’avec leur conjoint, dans 10 %, par la perte de leur emploi et, dans 9 %, par l’incapacité de payer leur loyer.

Un quart des SDF ont par ailleurs un emploi. « Ce n’est pas négligeable et cela corrige sensiblement la figure classique du SDF très éloigné de l’employabilité », commentent les deux chercheurs. Et parmi les diplômés, 41 % ont régulièrement travaillé.

http://tempsreel.nouvelobs.com/

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23 septembre 2016 ~ 0 Commentaire

robots (anti-k)

bosse

Les robots volent-ils nos emplois ?

Toute une série d’articles de presse reprennent régulièrement ce thème vendeur des « robots tueurs d’emplois » : 

«Les robots, le chômage et les emplois de 2030» (France Info, 10/05/2015)

«Robots au travail : 3 millions d’emplois menacés d’ici 2025 » (La Voix du Nord, 25/05/2016)…

En même temps, d’autres vont insister sur les nouveaux emplois créés (ingénieur-e-s, technicien-nes…) et soutenir qu’il n’y a pas de crainte à avoir : «Des centaines de milliers d’emplois créés par la robotique » (Monster, 16/04/2015), « La vérité sur les robots destructeurs d’emplois » (Slate, 06/06/2016).

Ce que l’on dit aujourd’hui des robots n’a rien de nouveau, on l’a dit des ordinateurs et plus généralement des machines, dès les débuts de l’économie capitaliste. C’est d’ailleurs le principal argument de ceux qui assurent qu’il n’y a pas de conséquence sur l’emploi : sur le long terme, regardez donc, il n’y a pas de « fin du travail ». En dehors de ce constat plus ou moins vrai empiriquement, peu d’explications sont apportées. Ici on va évoquer la « destruction créatrice » de Schumpeter, là on va se permettre de transposer la loi de Lavoisier « rien ne se perd, rien ne se crée, tout se transforme »

Dans le Capital, Karl Marx réfutait déjà (1867) la « théorie de la compensation » de ces « économistes bourgeois [qui] soutiennent qu’en déplaçant des ouvriers engagés, la machine dégage par ce fait même un capital destiné à les employer de nouveau à une autre occupation quelconque ». Soyons clairs : à niveau de production égal, les machines et l’automatisation diminuent bien le temps de travail nécessaire en augmentant la productivité, c’est précisément pour cela que les entreprises les introduisent.

Si nous n’assistons pas à une augmentation linéaire du chômage depuis deux siècles, c’est parce qu’il y a un autre facteur qui contrebalance la productivité : la croissance. Pour le dire simplement : on ne s’est pas contenté de produire toujours plus efficacement les objets que l’on produisait déjà au 19e siècle, on a créé d’innombrables nouveaux secteurs, à un rythme plus ou moins soutenu (taux de croissance). Décortiquer ce moteur capricieux qu’est la croissance capitaliste, c’était justement la tâche que Marx se donnait dans le Capital.

La croissance a certainement des conséquences positives en mettant à disposition des biens utiles pour la population. De ce point de vue, certains biens manquent encore cruellement à des milliards d’êtres humains (logement avec eau courante, électricité et chauf- fage central, congés payés, nourriture suffisante et saine, transports, moyens de transports et soins de santé accessibles…). Simultanément, la croissance est déséquilibrée et inégalitaire, conduit dans les pays riches à un consumérisme aliénant, et impose un coût écologique non soutenable en termes de consommation d’énergie et production de déchets.

Faire l’impasse sur cette dimension spécifiquement économique débouche à coup sûr sur des explications techniques réductrices, comme croire que c’était la chaîne de production fordiste qui créait des emplois (ce qui a été dit et répété au sujet des années 1920, des « 30 glorieuses »…). Quoi qu’il en soit, même si elle n’offre pas d’explication globale, dans une période de stagnation durable comme les années 1930, ou comme l’époque actuelle, l’équation « automatisation = chômage » est relativement correcte.

Par ailleurs, on pourrait tout à fait imaginer que l’automatisation conduise à travailler tou-te-s et travailler moins. Dans les années 1970, un collectif détaillait comment on pour- rait « travailler 2h par jour ». On voit pourtant à quel point nous en sommes toujours loin. La logique de profit maximal conduit plutôt les capitalistes à se débarrasser des salarié-e-s «excé- dentaires» et à continuer de faire travailler les autres autant (voire leur demander davantage). On voit là encore que l’impact social de l’automatisation dépend du système économique dans lequel elle se développe.

Comme unique moyen d’éviter une crise sociale majeure, les politiciens prient sans cesse pour le retour de la croissance, et dès qu’ils en ont l’occasion ils y sacrifient nos intérêts (compression des salaires, flexibilisation / précarisation…). Par ailleurs, même au ralenti, la croissance incontrôlée du capitalisme dans certains secteurs suffit à nuire aux écosystèmes et à empêcher tout ralentissement sérieux de l’effet de serre.

Certain-e-s parlent de privilégier les secteurs les plus gourmands en main d’œuvre, par exemple la petite industrie au lieu de la grande, au nom de la « sauvegarde de l’emploi ». On peut remettre en question certaines industries (nucléaire, pétrolière…) pour de bonnes raisons, mais ce serait une impasse et une voie bien peu souhaitable que de chercher par principe à abaisser la productivité.

Partant de ce constat, beaucoup en viennent à penser qu’il faut un changement social, pour ne pas subir la raréfaction des emplois, mais au contraire en profiter. Ainsi, beau- coup des défenseur-ses du revenu de base inconditionnel s’appuient sur la robotisation pour déduire la nécessité d’une redistribution des fruits de la technologie, ce qui est une préoccupation juste.

D’un point de vue marxiste, ce n’est pas seulement au niveau de la distribution des richesses qu’il faut poser la question, mais au niveau de leur production. C’est-à-dire se réap- proprier les moyens de production. C’est la condition pour pouvoir sortir des équations piégées du capitalisme (croissance ou chômage, machines ou emplois), laisser les robots voler les emplois que nous voulons leur laisser, et maîtriser démocratiquement l’économie : assurer un revenu universel, réduire fortement le temps de travail en mettant fin au chômage, décider de ce qui est produit, des secteurs qui doivent croître ou qui doivent décroître…

robots cgt

18 septembre 2016

Julien Varlin  17 septembre 2016  Site Tendance Claire NPA

http://www.anti-k.org/

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23 septembre 2016 ~ 0 Commentaire

rapport insee (npa)

pauvres_01

Plus d’un million de pauvres de plus en dix ans !

D’après les derniers chiffres de l’Insee, il y a 14,1 % de pauvres en 2014, soit près de 9 millions de personnes. Un chiffre qui a augmenté de 0,1 point par rapport à 2013, mais surtout de 1,5 point depuis 2004 (point bas historique). Une augmentation du nombre de pauvres de 1,2 million qui s’explique également par la croissance démographique.

Le taux de pauvreté avait fortement régressé dans les années 1970, avant de légèrement remonter du début des années 1980 au milieu des années 1990, puis de diminuer à nouveau jusqu’en 2004.

En 2014, ce sont les familles monoparentales (à 85 % des femmes seules avec enfants) qui ont vu leur situation le plus se dégrader. Leur taux de pauvreté a augmenté de 1,4 % pour attein- dre 35,9 % (contre 11,4 % pour les couples avec enfants). La hausse du temps partiel imposé explique en bonne partie cette évolution.

Hausse de la pauvreté absolue depuis le début de la crise

Ce « taux de pauvreté monétaire » est en fait un indicateur d’inégalités puisque les pauvres sont ceux qui ont un niveau de vie inférieur à 60 % du niveau de vie médian. On définit le niveau de vie d’un ménage par le revenu disponible (après redistribution) rapporté au nombre d’unités de consommation (pour prendre en compte la taille du ménage). Le niveau de vie médian est celui au-dessus duquel se situe la moitié de la population, l’autre moitié se situant au-dessous.

Les inégalités augmentent donc tendanciellement depuis une dizaine d’années. En 2012 et 2013, elles avaient régressé en raison de la baisse des revenus du patrimoine. En 2014, elles se sont stabilisées. Mais avec la crise, ce n’est pas seulement la pauvreté relative qui progresse, mais aussi la pauvreté absolue, ce que l’Insee appelle la « pauvreté en condi- tion de vie » (ceux qui ne bénéficient pas des éléments essentiels au bien-être matériel élé- mentaire). Le taux de pauvreté absolue a augmenté en 2013 pour atteindre 12,5 %. Le niveau de vie médian a baissé de 1% entre 2008 et 2014, et celui des 10 % les plus pauvres de 3,6 %.

Les promesses du capitalisme en crise : encore plus de misère et d’inégalités

Si les inégalités progressent légèrement en France, elles progressent fortement dans les pays qui ont mis en place les fameuses « réformes structurelles » avant ou après la crise. Ainsi, le taux de pauvreté est passé de 12,2 % à 16,7 % en Allemagne entre 2004 et 2013, et de 19,6 % à 23,1 % en Grèce entre 2004 et 2012. Dans l’Union européenne, le taux moyen de pauvreté était de 17,2 % en 2013.

Les conséquences sociales de la crise sont malheureusement encore à venir. D’une part, parce que le gouvernement français est en « retard », par rapport à ses voisins, dans la mise en place des « réformes structurelles ». Mais il a commencé à rattraper son retard… avec la loi travail.

Des contre-réformes qui vont produire une explosion des inégalités, aujourd’hui relativement contenues en France. D’autre part, une prochaine récession s’annonce à relati- vement brève échéance. La croissance ralentit dans les pays « émergents ». Aux USA, les profits ont chuté entraînant une baisse de l’investissement ces derniers mois. La bulle finan- cière ne cesse d’enfler. Un rebond de la crise au cœur d’une dépression économique qui dure désormais depuis 8 ans entraînera une aggravation des politiques d’austérité et menacera les piliers de la protection sociale.

Le capitalisme en crise profonde doit détruire les conquêtes essentielles du salariat pour se régénérer, cela avec la promesse d’une société anomique du tous contre tous et du repli sur soi. D’où l’urgence d’unifier notre classe autour d’un projet de rupture avec le capita- lisme, fondée sur l’expropriation des grands groupes capitalistes et le contrôle des travailleurEs sur les moyens de production pour satisfaire les besoins. Gaston Lefranc

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