Archive | Chômage & précarité

17 octobre 2017 ~ 0 Commentaire

précarité (jdd)

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Les mille visages de la précarité en France

La pauvreté concerne plus de 14% de la population française et touche toutes les géné- rations. Tour d’horizon à l’occasion de la Journée mondiale du refus de la misère. En France, près de 8,9 millions de personnes vivent en dessous du seuil de pauvreté.

Des femmes, des enfants, des jeunes, étudiants ou en recherche d’emploi, des handicapés…

Mais aussi des seniors ou encore des actifs indépendants : artisans, agriculteurs, commer- çants, chefs d’entreprise. La pauvreté n’a pas un, mais de multiples visages. En France, ils sont 8,9 millions selon l’Insee, qui retient le seuil de 60% du revenu médian. Un peu plus de la moitié d’entre eux ont moins de 30 ans. Un sur dix a plus de 60 ans. La pauvreté a progressé en France ces dix dernières années avec un million de personnes supplémentaires au-des- sous du seuil. L’extrême précarité a même bondi de 69% entre 2002 et 2012 : aujourd’hui, 2,3 millions de français vivent avec moins de 660 euros par mois. Depuis deux ans néanmoins, le taux tend à se stabiliser, note l’Observatoire des inégalités.

Taux de chômage record chez les moins de 25 ans

Entre décembre 2015 et mars 2017, le nombre d’allocataires du RSA (revenu de solidarité active) a pour la première fois diminué de 5%, soit 95.000 personnes de moins. Certes, la part de ces citoyens pauvres (42%) est trois fois plus élevée dans les quartiers dits « prioritaires » que la moyenne nationale, mais ces deux millions de personnes représentent moins d’un quart (23%) de la population pauvre en France. On trouve les 77% restants dans nos villes, en zone périurbaine et rurale…

De la même manière, plus des trois quarts des élèves en situation précaire étudient hors des zones d’éducation prioritaire.

Le Centre d’observation de la société rappelle que 3,2 millions des enfants issus de milieux défavorisés sont scolarisés dans des établissements classiques. En France, la pauvreté concerne un enfant sur cinq. Selon Eurostat, la situation s’est fortement dégradée entre 2003 et 2012 en raison de la crise économique : 158.000 enfants pauvres supplémentaires, dont 110.000 très jeunes.

La plupart appartiennent à des familles frappées par le chômage.

Mais ce sont aussi des enfants de salariés précaires, mal rémunérés. Plus d’un enfant pauvre sur dix vit avec deux parents qui travaillent et un tiers sont élevés au sein d’une famille mono- parentale. Avec des mamans, explique le Centre d’observation de la société, « découragées devant les difficultés à trouver un travail, les bas salaires ou les horaires incompatibles avec la charge d’enfants ». Selon l’Insee, deux millions de familles monoparentales vivent dans la pauvreté.

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Un enfant sur cinq vit dans une famille pauvre. (JDD)

Un étudiant sur cinq renonce à se soigner

Le taux de chômage bat des records chez les moins de 25 ans (22,1%). L’an dernier, la moitié des jeunes sans diplôme, sortis du système scolaire trois ans plus tôt, étaient sans emploi – contre un quart en 2001 –, selon un rapport du Centre d’études et de recherches sur les qualifications (Céreq). Et le taux de chômage des jeunes diplômés de l’enseignement supé- rieur, trois ans après leur sortie du système universitaire, a doublé (de 5 à 10%) en quinze ans. Aujourd’hui, 20% des jeunes adultes vivent sous le seuil de pauvreté. Alors que le logement mobilise plus de la moitié de leur budget, un étudiant sur cinq renonce à se soigner faute de moyens, selon l’étude Pacte Santé 2017 de la Croix-Rouge.

Parmi les actifs, les professions indépendantes (agriculteurs, artisans, commerçants, chefs d’entreprise…) sont encore plus menacées par la précarité que les salariés, même si la situation s’améliore après deux années difficiles : leur taux de pauvreté passe de 23,7 à 22%, une décrue qui concerne surtout les commerçants. Aujourd’hui encore, un artisan sur cinq et un quart des agriculteurs sont pauvres.

Le risque de pauvreté s’aggrave également avec le handicap. Alors que le niveau de vie médian est inférieur de 167 euros à celui des personnes sans handicap, note l’Observatoire des inégalités, près d’un quart des personnes touchées par plusieurs limitations handicapantes vivent sous le seuil de pauvreté. Et plus le handicap est sévère, plus le niveau de pauvreté est élevé.

17 octobre 2017

http://www.lejdd.fr/

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08 octobre 2017 ~ 0 Commentaire

emplois aidés (associations citoyennes+politis + fr3)

Résultat de recherche d'images pour "Non à l'immense plan social sur les emplois aidés !  Mercredi 18 octobre : la " journée noire " des associations"

Non à l’immense plan social sur les emplois aidés !

Mercredi 18 octobre: « journée noire » des associations

Avec une violence inouïe, le gouvernement vient de décider la suppression de 150 000 emplois aidés dès 2017, et 110 000 supplémentaires en 2018.

Compte tenu de la fragilité des associations, beaucoup déboucheront sur des licenciements. Cet immense plan social a été décidé sans aucune concertation et dans une approche strictement comptable.

Il témoigne d’une ignorance et d’un mépris de la société civile, qui semble pour le gouvernement se réduire aux start-ups et aux entrepreneurs sociaux. Cette décision est catastrophique pour des dizaines, et bientôt des centaines de milliers de salarié.e.s privés d’emploi, pour des milliers de collectivités incapables d’assurer la continuité du service public, pour la survie de milliers d’associations et pour les populations aidées. C’est une atteinte grave à la dignité des personnes, à l’accès au droit, à la solidarité, aux pratiques culturelles, sportives et éducatives, au vivre ensemble.

Les associations ne se définissent pas seulement par un « modèle économique », mais par un modèle social, démocratique, humain fait d’émancipation, de respect des droits fondamentaux, d’égalité, mais aussi de coopération, de générosité. L’innovation sociale, ce n’est pas l’ubéralisation de la société, mais l’invention sans cesse renouvelée de réponses sur le terrain aux besoins des habitant.e.s et aux aspirations des citoyen.ne.s dans la fraternité. Le retour au 19è siècle qu’on nous propose est archaïque et invivable.

C’est pourquoi les organisations et les citoyens signataires demandent :

– Un moratoire sur la suppression des emplois aidés en 2017-2018, c’est-à-dire de nouvelles instructions à Pôle emploi et aux services déconcentrés de l’État pour renouveler les contrats aidés sur la base des critères de début 2017, sans se limiter à des aménagements à la marge en fonction des protestations ;

– Une étude d’impact sérieuse et contradictoire de l’évolution des financements publics aux associations, de leurs effets sur la vie citoyenne et les territoires, sur les actions réalisées par les associations au service de l’intérêt général et sur les conditions d’emploi dégradées des salarié.es associatifs ;

– La mise en place dès le budget 2018 d’une ligne budgétaire dotée de 800 millions d’euros supplémentaire et son attribution déconcentrée aux associations contribuant à l’intérêt général qui en ont le plus besoin[1], employeuses ou non, afin de permettre à ces associations d’assurer la continuité des missions indispensables qu’elles remplissent au service de la société ;

– L’ouverture d’une négociation sur l’emploi associatif, afin que les associations puissent, pour leurs missions permanentes au service de l’intérêt général, rémunérer correctement leurs salarié.e.s de façon stable à travers des CDI, tout en maintenant un dispositif adapté de retour à l’emploi.

Mercredi 18 Octobre est la date retenue pour une grande mobilisation des associations « journée noire » en parallèle au 12ème forum national des associations et des fondations (Palais des Congrès Paris)

6 octobre 2017

Version PDF ICI

http://www.associations-citoyennes.net/

Lire aussi:

«Journée morte» contre l’immense plan social dans les assos (Politis)

Brest : des affiches sur les murs pour défendre les emplois aidés (FR3)

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27 septembre 2017 ~ 0 Commentaire

apl (europe1)

place des riens

C’est mon projet!

Budget 2018 : le gouvernement s’attaque à l’APL accession

L’aide qui aide les ménages modestes à devenir propriétaire pourrait disparaître. C’est une des lignes d’économie du budget 2018.

Après s’en être pris aux APL dans le logement social en contre-partie d’une baisse des loyers, le gouvernement veut désormais supprimer les APL qui permettent d’accéder à la propriété – les APL accession. Une aide qui concerne entre 30.000 et 50.000 personnes par an.

156 euros par mois en moyenne. L’APL accession, c’est une aide de 156 euros en moyen- ne versée tous les mois à des ménages modestes pour qu’ils puissent acheter un logement. Plus de 440.000 personnes en bénéficient à l’heure actuelle. Face à cette mesure, il faut opérer une distinction : elle ne sera pas supprimée pour ceux qui y ont déjà droit. En revanche, dès janvier 2018, le gouvernement ferme le robinet.

« 10% des primo accédants » bénéficiaires. Il n’y aura plus de nouveaux dossiers, ce qui risque de priver de nombreux locataires de l’accès à la propriété. « L’APL accession, c’est près de 10% des primo-accédants en France chaque année. C’est une partie non négligeable. Ce sont par exemple de jeunes ménages âgés de 35 ans qui vont acheter leur résidence princi- pale sur des durées d’un peu plus de 20 ans et pour lesquels cette aide est essentielle, à la fois pour avoir accès au crédit mais aussi pour son remboursement », explique Nicolas Pecourt, du Crédit foncier, sur Europe 1. Mais la suppression de cette APL accession représenterait une économie d’environ 200 millions d’euros pour le gouvernement. Une des nombreuses lignes d’économie qui pourrait faire grincer des dents dans ce budget 2018.

27 septembre 2017

http://www.europe1.fr/

Commentaire: Il y a encore des pauvres qui possèdent un logement? On va arranger çà!

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20 septembre 2017 ~ 0 Commentaire

france (à l’encontre.ch)

privileges-des-pauvres

«Le portrait d’un pays en voie d’appauvrissement et d’inégalité»

• Le 11e baromètre annuel Ipsos-Secours populaire 2017 dresse le portrait d’une France en voie d’appauvrissement accéléré. Ainsi, en 2017, plus d’un tiers des Français (37 %) ont déjà fait l’expérience de la pauvreté. Et près de la moitié (47 %) des ouvriers et employés, ainsi que les personnes au revenu mensuel net inférieur à 1200 euros (61 %) sont aujourd’hui plus fragilisés.

Au plan de l’alimentation, 44 % des foyers dits modestes assurent avoir du mal à se procurer une nourriture saine et avoir trois repas par jour.

Sans surprise, la place accordée à la culture, aux loisirs et aux vacances reste un luxe rare: près d’un Français sur deux (45 %) déclare avoir des difficultés pour partir en vacances au moins une fois par an. Ce pourcentage augmente à hauteur de 65 % pour les ménages dont le revenu mensuel net est inférieur à 1200 euros.

La peur de basculer dans la pauvreté ne cesse de croître. Les craintes d’un avenir difficile guettent de plus en plus de personnes. L’enquête indique que 57 % des personnes interrogées ont redouté à un moment de leur vie de connaître la précarité. Et une majorité (84 %) pense que les risques que leurs enfants connaissent un jour la pauvreté sont plus élevés que pour eux. Ce qui crée des conditions subjectives qui devaient être au centre d’une réflexion stratégique de la gauche radicale en terme de formation d’une «conscience» d’une projection dans l’avenir pour un socialisme à-venir.

• Les personnes les plus âgées, disposant de «petites retraites», ne peuvent se soigner et se nourrir de manière adéquate. Les «unités» de ces secteurs sociaux sont souvent isolées, ce qui expliquent l’affluence accrue de ces personnes dans les antennes du Secours populaire. Depuis 2010, l’association a constaté une augmentation de près de 50 % des demandes d’aide, venant particulièrement des femmes de plus de 60 ans.

Les personnes âgées – dites les seniors, «les jeunes seniors» sont des personnes dans la cinquantaine ou la soixantaine, les seniors au-delà de cette limite – les plus modestes sont au nombre de 40 % qui ne disposent les moyens pour se nourrir de manière adéquate (selon eux). Une majorité des retraité·e·s est particulièrement inquiète pour ce qui est de leur aptitude de faire face financièrement à une éventuelle dépendance. Leur fragilisation est un marqueur de taille sur l’état d’une société. Or, cette couche sociale apporte des aides décisives autour d’eux, notamment à leurs enfants et à leurs petits-enfants.

• Le pauvreté prend donc racine et se sur la durée avec les seuils d’affaissement qui en découlent avec passage à l’extrême-droite. En 2017, encore plus d’un tiers des Français (37 %) ont déjà fait l’expérience de la pauvreté. Près de la moitié (47 %) des catégories socioprofessionnelles modestes (ouvriers et employés), ainsi que les personnes au revenu mensuel net inférieur à 1200 euros (61 %) sont aujourd’hui plus exposées à la pauvreté.

france (à l'encontre.ch) dans A gauche du PS infographie01

Ces résultats sont d’autant plus préoccupants qu’ils ne régressent pas. « La lente diminution du niveau de vie des 10 % les moins favorisés constitue un retournement historique de notre histoire sociale », souligne l’édition 2017 du «Rapport sur les inégalités». La crise de 2008 a touché essentiellement et durement les milieux populaires : les plus pauvres continuent à s’appauvrir.

• Plus d’un Français sur deux s’est dit à un moment de sa vie qu’il était sur le point de basculer dans la précarité et cette proportion augmente.

Le seuil de pauvreté subjectif moyen: 1113 euros (plus 45 euros). La CSG est la Contribution social généralisée qui touche tous les revenus, y compris ceux des retraité·e·s. La contribution pour le remboursement de la dette sociale (CRDS) est un impôt créé en 1996 dans le but de résorber l’endettement de la Sécurité sociale.

SeuilPauv dans Austérité

Une hausse importante des demandes d’aides

• Si les récentes études statistiques nationales font référence aux prémices d’une reprise molle de la croissance, l’aggravation de la pauvreté, elle, est constatée par les responsables du Secours populaire français à travers tout l’Hexagone. Aucun signe notable d’amélioration du quotidien des plus démunis. Bien au contraire. Les bénévoles font face à une augmentation des demandes d’aides allant de 15 à 50 % dans certains départements, comme dans la Loire, la Loire-Atlantique, la Haute-Garonne,  l’Hérault…

• La situation se détériore pour les travailleurs précaires, les personnes en fin de droits, les jeunes, les personnes âgées, celles déboutées du droit d’asile…

Dans une France qui compte près de 9 millions de pauvres et où leur nombre a augmenté en dix ans de 1,2 million au seuil de 60 % du niveau de vie médian, les Français ne restent pas indifférents : ils sont 57 % à avoir redouté à un moment de leur vie de connaître la précarité. Encore plus inquiets pour la génération à venir, 84 % pensent que les risques que leurs enfants connaissent un jour la pauvreté sont plus élevés que pour eux.

• Les sexagénaires affirment à 55 % que les risques pour leurs enfants sont «beau- coup plus élevés». Cette inquiétude est d’autant plus forte que seuls 44 % d’entre eux se disent confiants dans leur capacité financière à aider leurs enfants en cas de besoin. Dans ses permanences d’accueil, le SPF (Secours Populaire Français) perçoit sur le terrain une dégra- dation des conditions de vie des plus précaires. Malgré une lente reprise de l’activité éco- nomique, le sort des catégories populaires est très loin de s’améliorer : près d’un Français sur cinq ne parvient pas à équilibrer son budget à la fin du mois, 36 % déclarent que leurs revenus leur permettent juste de boucler leur budget et 19 % vivent à découvert.

• Les dépenses contraintes ou pré-engagées (notamment le logement) accroissent la pression sur les ménages. En découlent des conduites de restrictions, voire de privation. Les plus pauvres manquent de tout. Dans une France où les écarts entre les riches et les pauvres continuent à se creuser, 44 % des foyers modestes (moins de 1 200 euros net par mois) assurent avoir du mal à se procurer une alimentation saine permettant de faire trois repas par jour. L’accès à la culture, aux loisirs et aux vacances est le plus souvent sacrifié : près d’un Français sur deux (45 %) déclare avoir des difficultés pour partir en vacances au moins une fois par an, 65 % pour les ménages dont le revenu mensuel net est inférieur à 1200 euros.

• Dans ce contexte, les dépenses imprévues sont sources d’appréhension : 57 % des Français sont inquiets, voire très inquiets (20 %) en ce qui concerne leur capacité à faire face à un impondérable. Ils sont 58 % à appréhender à l’idée de ne pas pouvoir assumer la dépen- dance éventuelle d’un proche. En 2017, les Français pensent qu’une personne seule est pauvre quand elle dispose d’un revenu mensuel net inférieur ou égal à 1 113 euros. Ce mon- tant est en hausse par rapport à l’an dernier de +45 euros, se rapprochant du smic qui fait figure de référence (1 149 euros depuis le 1er janvier 2017). Une somme qui reste supérieure au seuil de pauvreté qui est de 1 015 euros.

Sans-titre dans Chômage & précarité

Dossier par la rédaction A l’Encontre
sur la  base de l’enquête SFP/IPSOS

Alencontre le 20 – septembre – 2017

http://alencontre.org/

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09 septembre 2017 ~ 0 Commentaire

emplois aidés (1)

licenciements

« J’ai pleuré tous les jours » : après l’annulation de leur contrat aidé, elles témoignent

A quelques jours de la rentrée de nombreux bénéficiaires de contrats aidés ont vu leur contrat annulé.

En plein milieu du mois d’août, le gouvernement a annoncé qu’il souhaitait mettre un frein aux contrats aidés qui permettent un retour vers l’emploi à des jeunes sans qualification, des chômeurs de longue durée ou encore des seniors exclus du marché du travail. Même si la ministre du Travail a affirmé que l’Éducation nationale restait un secteur préservé, à quelques jours de la rentrée scolaire, de nombreuses personnes ont appris que leur contrat ne serait finalement pas signé. Elles témoignent.

Les collectivités et associations ont fréquemment recours aux contrats uniques d’insertion (CUI), autrement dit contrats aidés, notamment dans le secteur périscolaire. Mais le dispositif est jugé onéreux et « peu efficace » par le gouvernement qui a annoncé cet été vouloir réduire le nombre de ces contrats. Résultat, à quelques jours de la rentrée de nombreux bénéficiaires ont vu leur contrat annulé.

Emma Cyprien-Racine a 38 ans et trois enfants de 5, 10 et 14 ans. Reconnue comme tra- vailleuse handicapée, elle devait travailler en contrat aidé dans un collège privé sarthois. «Le mercredi, je devais participer à l’aide aux devoirs dans un collège, à Sillé-le-Guillaume, et les autres jours de la semaine, j’étais détachée comme Asem (agent spécialisé des écoles ma- ternelles) dans une école à Tennie (une commune sarthoise d’un millier d’habitants NDLR). »

Mais mardi 22 août, le couperet est tombé. « J’ai déjà travaillé deux ans, il me restait trois ans. Mais à treize jours de la rentrée, on m’a dit : « désolé Emma on ne peut pas te renou- veler… » Je savais que ça allait s’arrêter un jour… Mais là je n’étais pas préparée. J’ai trois enfants et des factures qui tombent toujours… Toute la semaine dernière, j’ai pleuré tous les jours. Mais maintenant ça suffit, il faut que j’essaie de m’organiser dans ma tête. »

Un yo-yo émotif pour Kristell

Dans la Sarthe, Kristell, 34 ans, a vécu la même expérience douloureuse qui a néanmoins connu ce mercredi un dénouement heureux. Jointe au téléphone mardi, elle racontait alors qu’elle devait bénéficier d’un contrat aidé à la rentrée pour un poste d’auxiliaire de vie scolaire (AVS) pour accompagner une petite fille handicapée, dans une école privée.

« En juin, j’ai passé tous les entretiens et j’ai eu un accord verbal de la direction qui m’avait dit que je signerai mon contrat après le 15 août. Or lundi 21 août, au lieu d’avoir un appel de l’école, c’est Pôle Emploi qui m’a appelée pour me dire que suite à la décision du gouver-nement Macron, je ne pouvais plus bénéficier de mon contrat aidé et que l’école n’avait pas les finances pour m’embaucher sans cette aide de l’État. C’était l’emploi dont je rêvais. »

Lundi 28 août, sur France Info, la secrétaire d’État chargée des Personnes handicapées affirme pourtant que « les 50 000 contrats aidés [d’auxiliaires de vie scolaire] seront sanc- tuarisés pour l’accompagnement des élèves handicapés ». Mais cela ne semble pas concerner les écoles privées, lâchait ce mardi, dépitée, Kristell après avoir contacté l’école. Une décep- tion au final de courte durée, puisque le lendemain, mercredi, alors qu’elle ne s’y attendait plus, Pôle emploi lui a appris que finalement son contrat allait être signé. « On nous a dit que le préfet de région avait débloqué des fonds pour les AVS », explique-t-on à l’OGEC (Organisme de Gestion de l’Enseignement Catholique).

Reste que tout n’est pas réglé pour la petite école sarthoise, elle avait prévu un autre contrat, qu’a priori elle n’aura pas, d’employé de vie scolaire pour la garderie et la cantine notamment. En attendant une solution, ce sont les parents qui devraient aider au fonctionnement de l’école.

Contrat annulé cinq jours avant la rentrée

Pour Catherine Gay, de la région bordelaise, ça a aussi été la douche froide. Ce mardi matin, à cinq jours de la rentrée, elle a reçu ce courrier : « Nous revenons vers vous concernant la prolongation de votre contrat unique d’insertion (CUI). À ce jour, les moyens qui sont alloués pour l’emploi de contrats aidés sont en diminution. […] Nous avons donc le regret de vous annoncer que le contrat que vous occupez sur des fonctions administratives ne sera pas prolongé. »

Jusqu’au 31 août, cette femme de 56 ans, avait un contrat aidé en qualité d’employée de vie scolaire (EVS) dans une école élémentaire de la banlieue de Bordeaux. Elle était chargée de l’aide administrative auprès du directeur. « Lundi, mon lycée employeur ne savait toujours pas si mon contrat allait être renouvelé », confie-t-elle. À quelques jours de la rentrée, l’école va alors devoir trouver une solution d’urgence pour fonctionner.

Ces trois cas ne sont pas isolés. De nombreuses personnes ont réagi à l’appel à témoins que nous avons lancé à ce sujet sur Facebook. Il y a Déborah qui devait travailler dans l’une des écoles de la commune de Valorbiquet (Calvados) qui a décidé de reporter de cinq jours la rentrée. Il y a aussi Elodie qui attend « la boule au ventre » de savoir si son contrat sera renouvelé, ou encore Christelle, Claire, Morgane, « en attente mais pas de nouvelles… »

01/09/2017 Janik LE CAÏNEC.

http://www.ouest-france.fr/

Commentaire: La « lutte des classes », c’est rarement les pauvres contre les riches, (on appelle cela une « révolution »), c’est  la lutte quotidienne que mènent les riches pour « faire des économies » qui vont directement sur leurs comptes!

 

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03 septembre 2017 ~ 0 Commentaire

contrats aidés (penhars infos)

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1200 personnes Place de la Résistance à Quimper contre le gel brutal des contrats aidés

 » Plus de 1000 personnes « , selon la police, ont participé ce matin place de la Résistance à Quimper au rassemblement contre le gel des emplois aidés.

Beaucoup d’enseignants, parents et élèves des écoles Diwan rejoints par un collectif quimpé- rois d’associations, clubs sportifs, partis politiques, organismes et particuliers demandant au gouvernement de  « revenir en arrière  » sur cette annonce brutale lancée sans la moindre concertation.

La première prise de parole, André Quentel, président de Objectif emploi solidarité s’est indigné que le nouveau gouvernement  » s’en prenne aux plus démunis « .  » Demain, a-t-il déclaré, des milliers de personnes vont perdre leur emploi « .

Des pertes d’emploi qui, dès lundi prochain, dans l’éducation nationale et l’enseignement agricole, dans les associations et structures  accueillant jeunes, personnes âgées ou en situation de handicap, personnes en formation … vont perturber la rentrée.  » Sans ces emplois, les écoles ne peuvent pas fonctionner ! « .

http://www.penhars-infos.com/

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23 août 2017 ~ 0 Commentaire

livreurs

livreurs

Facebook

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20 juin 2017 ~ 0 Commentaire

loi travail bis (basta)

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La France va-t-elle suivre le modèle allemand et transformer ses chômeurs en travailleurs pauvres ?

Lire l’article sur « Bastamag »

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05 juin 2017 ~ 0 Commentaire

jeunes (révolution permanente)

jeunes

Précarité: La Croix Rouge alerte. La malnutrition chez les jeunes, un mal chronique

Ce 31 mai, la Croix Rouge a publié un rapport relatif à la santé des 12-25ans. Selon Jean-Jacques Eledjam, président de l’association, « il y a une forme de misère cachée ».

Interrogé ce mercredi sur France Info, le professeur Jean-Jacques Eledjam, président de la Croix-Rouge française qui vient de sortir son deuxième rapport annuel, relatif à la santé des jeunes (12-25 ans), assure que « la précarité augmente chez les moins de 25 ans et elle prend une part relativement importante parce qu’il y a une forme de misère cachée » . Une précarité qui se traduit par des situations de malnutrition chronique, qui entre plus globalement par un accès difficile à la santé en général.

Il leur reste à peu près, selon les études que nous avons faites, 89 euros par mois pour vivre et se nourrir

Bien sur, il est difficile de parler de « jeunesse » en générale, tant les situations peuvent différer selon les cas (étudiants, origine sociale etc.), ce qui, selon le rapport, permet de constater des difficultés plus ou moins grande d’accès à la santé.

Dans son interview, Jean-Jacques Eledjam analyse les réticences à pousser les portes des épiceries solidaires comme étant relatives à « un problème de fierté, de dignité » et à la nécessité de prioriser « l’éducation à la santé ». S’il est bien-sûr adéquat de penser que des campagnes d’éducation à la santé peuvent permettre une meilleure prise en compte de la part des jeunes, cela ne règle en rien le problème d’accessibilité au soin et aux médicaments, difficile pour une grande part des jeunes les plus précaires.

Quant à la question de la « dignité », le président de la Croix Rouge propose une solution pour le moins insolite.

J’ai la conviction qu’il faut redonner aux gens qui poussent la porte d’une épicerie solidaire une certaine forme de dignité et qu’ils aient l’impression de participer à leur bien-être, à leur entrée dans la vie. Et s’ils participent financièrement, même modestement, ils ont l’impression qu’on ne leur fait pas la charité.

Bien évidemment, la « solution » proposé par Jean-Jacques Eledjam à de quoi faire grincer des dents, et semble totalement lunaire alors que lui même affirme qu’il ne reste que 89 euros en moyenne aux jeunes pour vivre ou manger ! Surtout quand on sait que, dans le milieu universitaire, plus de 50 % des étudiants sont obligés de se salarier en parallèle de leurs études pour pouvoir subvenir à leurs besoins.

Les problèmes de malnutrition chronique et d’accès à la santé chez les jeunes ne peuvent pas être réglés par des abstractions philosophiques ou idéologiques. La réalité de la précarité ne peut être résolue que par l’imposition de solutions à la hauteur des enjeux, avec un salaire socialisé permettant à tout les jeunes de pouvoir s’émanciper financièrement de la tutelle familiale, un accès gratuit à tous les soins et à l’éducation.

Un ensemble de mesures minimales pour sortir de la spirale infernale, qui chaque année atomise un peu plus la jeunesse et la plonge dans une misère sans cesse plus noire.

Karel Venuvitc jeudi 1er juin

http://www.revolutionpermanente.fr/

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29 mai 2017 ~ 0 Commentaire

chômage (jdd)

flexibilite

Emmanuel Macron peut-il faire baisser le chômage en flexibilisant le travail?

L’analyse de Thomas Porcher : « Au mieux ça fera plus de travailleurs précaires, au pire ça ne fonctionnera pas du tout »

C’est le point de vue de Thomas Porcher. Pour l’économiste de la Paris School of Business, auteur du livre Introduction inquiète à la Macron-économie, les réformes d’Emmanuel Macron visent à « flexibiliser encore plus le marché du travail ». Il juge cette méthode inefficace et met en avant le fait que « depuis 2000, 17 réformes visant à assouplir le marché du travail ont été mises en place sans aucun effet probant sur le chômage ».

Le professeur de la Paris School of Business, qui a soutenu Benoît Hamon pendant la campagne présidentielle, poursuit son analyse en précisant qu’ »au mieux cette réforme fera plus de travailleurs précaires, même si elle baisse le chômage légèrement, au pire elle ne fonctionnera pas du tout ».

D’après Thomas Porcher, la réforme sur les accords d’entreprises risque en effet de créer une concurrence au sein des entreprises d’un même secteur, qui pourrait tirer l’économie vers le bas. « Cela va pousser à l’austérité salariale. C’est un vrai problème pour les PME, qui trouve- ront moins de débouchés et qui auront des carnets de commandes vides », développe t-il.

Pour l’économiste, la solution n’est pas dans « une baisse des coûts du travail qui nous met en concurrence avec l’Europe de l’Est et l’Asie. Au contraire, la France doit faire du qualitatif et investir dans les domaines d’avenir. » Et pour lui, cet investissement doit venir du domaine public. « Il y a 25 millions d’habitations à rénover thermiquement. Cela ne veut pas dire perdre de l’argent pour l’Etat, l’Allemagne le fait et gagne 2 à 4 euros pour chaque euro investi », détaille le chercheur.(Extrait)

Pierre Sztajnkrycer   24 mai 2017

http://www.lejdd.fr

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