Archive | Chômage & précarité

03 avril 2019 ~ 0 Commentaire

corong (cgt)

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03 mars 2019 ~ 0 Commentaire

chômeurs (cos)

president_macron

40 % des chômeurs

Touchent moins de 500 euros par mois

30 % des chômeurs ne touchent aucune indemnité et 42 % un maximum de 500 euros par mois. Les deux tiers ont moins que le Smic. Seuls 5 % empochent plus de 2 000 euros.

Régulièrement, le régime d’indemnisation des demandeurs d’emploi est accusé d’être trop généreux, d’inciter les chômeurs à rester chez eux. C’est loin d’être la réalité.

Selon les données de Pôle Emploi, les chômeurs reçoivent en moyenne 1 170 euros net par mois d’indemnité, soit le niveau du Smic net, ce qui à première vue ne semble pas si mal.

Sauf que ce chiffre ne signifie pas grand chose car il ne porte que sur les chômeurs qui reçoivent une indemnité. Dit autrement, c’est le niveau moyen de ce que touchent ceux qui perçoivent quelque chose, sans compter ceux qui ne reçoivent rien ou qui sont indemnisés par un autre système.

Pour comprendre la réalité de l’indemnisation du chômage en France, nous avons réalisé une estimation qui prend en compte ces oubliés du calcul de Pôle emploi.

Aux 2,8 millions de demandeurs d’emplois indemnisés par le régime général de l’assurance chômage (données à la fin décembre 2017), il faut tout d’abord ajouter près de 400 000 personnes qui perçoivent l’allocation spécifique de solidarité.

Cette allocation est versée par Pôle emploi aux chômeurs qui ont épuisé leurs droits du régime général. Elle s’élève à 494 euros par mois, deux fois moins que le minimum vieillesse ou adulte handicapé. Il faut ensuite compléter avec ceux qui ne touchent rien.

En France, la moitié des chômeurs n’ont aucune indemnité… Parmi eux, il est vrai qu’une partie exerce une activité réduite et peut donc toucher un peu d’argent à côté. Si on ne prend en compte que la  catégorie A (la plus restrictive sans aucune activité), 40 % ne perçoivent aucune indemnité, soit 1,4 million de personnes.

L’immense majorité des chômeurs ne perçoit que de très faibles sommes chaque mois. Dans tous les cas, pas de quoi vivre dignement.

Deux millions doivent se contenter de moins de 500 euros. Ils ne s’en sortent qu’avec le soutien d’autres allocations (familiales notamment), ou l’aide de proches.

Pourquoi alors sont-ils montrés du doigt ? Quand l’argent public devient plus rare, les abus  sont davantage mis en avant, ce qui est logique. Parmi les 2 % qui reçoivent d’importantes indemnités (supérieures à 3 000 euros), il est possible que certains s’en satisfassent – encore faut-il le montrer – mais on est bien loin de la règle générale.

Un nombre important de salariés travaillent et ne perçoivent que de très bas salaires : leur présenter les chômeurs comme boucs émissaires constitue une façon de détourner leur attention, notamment des écarts de salaires au sein de l’entreprise ou de la collectivité publique dans laquelle ils travaillent.

25 février 2019

http://www.observationsociete.fr/

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07 février 2019 ~ 0 Commentaire

aesh (fr3)

Trop de précarité

Betty, AESH accompagnante d’élèves handicapés interpelle le président

Les AESH, accompagnants d’élèves en situation de handicap sont 4000 en Bretagne. Le rythme de travail souvent à temps partiel, les CDD renouvelables et le salaire indécent, Betty en a marre. La Bretagne compte 4000 AESH, des accompagnants d’élèves en situation de handicap. Ces professionnels travaillent le plus souvent à temps partiel et pour des salaires très faibles. La précarité est renforcée par la signature de CDD renouvelables.

« C’est quoi le projet ? »

Mercredi 6 février à Rennes, ils manifestaient pour réclamer un meilleur traitement. Parmi eux, Betty, AESH depuis 2008 et qui ne parvient plus à vivre décemment et s’interroge sur les objectifs du gouvernement.

« C’est complètement indécent d’avoir fait toute une campagne électorale en disant j’adore les handicapés, je vais m’en occuper correctement. Les personnes qui s’occupent d’eux, je vais leur donner les moyens de faire leur travail. Et puis on nous enlève 8 euros sur un salaire de 733 euros par mois. C’est extrêmement violent. »

« Est-ce que vous pensez que je mets du chauffage, chez moi ? » « Moi il faut que je crois en quelque chose ».

E.C avec E.P  07/02/2019

https://france3-regions.francetvinfo.fr/

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07 février 2019 ~ 0 Commentaire

sanctions (basta)

president

Comment les sanctions contre les chômeurs

Risquent, demain, de s’étendre à l’ensemble des minimas sociaux

Depuis début janvier, les chômeurs sont soumis à des contrôles renforcés en France. Un rendez-vous manqué, une offre d’emploi dite « raisonnable » refusée, et c’est la radiation, plus ou moins longue, avec suspension des indemnités.

Cette politique punitive s’inspire clairement de celles qui sont menées en Grande-Bretagne et en Allemagne, où les sanctions se sont progressivement appliquées aux autres prestations sociales, allocations familiales ou aides au logement. Leurs conséquences sont sans appel : « Elles frappent d’abord les personnes les plus faibles », repoussées vers une encore plus grande pauvreté. En Allemagne, le tribunal constitutionnel est d’ailleurs en train de se pencher sur la légalité de ces sanctions.

Début janvier, le gouvernement français a durci par décret les contrôles et les sanctions à l’encontre des chômeurs. Cette politique ne tombe pas du ciel. Au Royaume-Uni, la possibilité de supprimer les allocations aux demandeurs d’emploi, qui manquent des rendez-vous ou sont jugés trop peu assidus dans leurs démarches, existe depuis plus de dix ans.

« En 2007, le gouvernement travailliste a adopté une loi prévoyant des sanctions contre les personnes handicapées et en longue maladie, considérant que beaucoup n’étaient pas vraiment en incapacité de travailler », rappelle Anita Bellows. Depuis cette date, l’activiste du collectif « Personnes handicapées contre les coupes » (Disabled People Against Cuts) suit les effets de ces sanctions sur les personnes concernées. Et elles sont de plus en plus nombreuses.

Rachel Knaebel 7 février 2019

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02 février 2019 ~ 0 Commentaire

gilets roses (fr3 sud-ouest)

Rennes: les assistantes maternelles

Manifestent en gilets roses

Une nouvelle couleur est apparue sur la gamme des manifestations sociales. Les assistantes maternelles ont choisi le rose pour dénoncer, à Rennes, le projet de réforme de l’Assurance-chômage.

Une trentaine d’assistantes maternelles se sont regroupées à Rennes, place de la République, rejoignant la journée des « Gilets roses », les « nounous en colère ». En Bretagne, des manifes-tations étaient prévues également à Saint-Brieuc, Brest et Vannes.Les assistantes maternelles protestent contre la réforme de leur indemnisation chômage, qui compense leur précarité. « Une assistante maternelle est obligée de cumuler plusieurs contrats de travail pour arriver à faire un salaire correct, on doit faire plus de 50 heures par semaine pour arriver à un SMIC, donc généralement, on a deux ou trois employeurs » explique Albane Karalambakis. »Quand un de nos employeurs dont l’enfant entre à l’école nous retire les enfants, en attendant de retrouver un contrat, Pôle Emploi nous donne une indemnisation pour compenser la perte de salaire » poursuit-elle, « c’est cette indemnisation-là qui peut être diminuée ou supprimée, pour faire des économies, par la réforme de l’assurance chômage. »Les assistantes maternelles ont ouvert un groupe Facebook, « nounous en colère » dès le début du mouvement des Gilets jaunes, en novembre dernier.

Stéphane Grammont  02/02/2019
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26 janvier 2019 ~ 0 Commentaire

classes populaire? (regards)

Nicolas Duvoux :

« La conscience de classe s’est effacée au profit d’autres manières de se représenter le monde social »

Sur les classes populaires

« Les classes populaires, on en parle au pluriel pour bien désigner un continuum, un ensemble de populations qui vont des parties les plus paupérisées ou précarisées de la population française – qu’on appelle de manière très péjorative les « assistés », les titulaires des minimas sociaux – jusqu’à des catégories d’ouvriers, d’employés (…) jusqu’aux segments les plus stables, les plus proches en termes de pratiques culturelles ou de modes de vie, qu’on appelle les classes moyennes. »

« Le point commun c’est d’avoir une condition subalterne. »

« Ce qui fait le propre des catégories populaires, c’est une situation de domination socio-économique et des éléments de séparation culturelle c’est à dire de séparation des normes de consommation dominantes, des normes du rapport dominant à l’école. »

Sur la distinction avec les classes moyennes

« C’est une question complexe parce qu’il n’y a pas de consensus parmi la corporation sur les délimitations de ces notions [classe moyenne/classe populaire]. » « Le grand clivage qui reste fondamental dans notre société c’est le clivage entre ceux qui, dans le monde du travail donnent des ordres, et ceux qui les appliquent, les exécutants. » « Parler en terme de classe n’est pas neutre, c’est un vocabulaire chargé depuis Marx et l’histoire des sciences sociales et de nos sociétés. » « Il faut prendre les modes de vie dans leur intégralité : rapport au lieu de résidence, rapport à la famille, rapport à l’école et aux pratiques culturelles et ne pas s’intéresser seulement aux revenus. »

Sur la conscience de classe

« Avec Cédric Lomba, nous mettons l’accent sur les formes de différenciation : on ne peut pas parler d’une conscience de classe. » « Un des éléments d’évolution les plus importants c’est que notre société reste profondément structurée autour des différences de classes, objectives. Par contre la conscience de classe s’est en partie dissipée, effacée au profit d’autres manières de se représenter le monde social. » « Les auteurs et collègues qui ont contribué à l’ouvrage insistent beaucoup sur les formes de différenciation. »

Sur les gilets jaunes

« Nous sommes volontairement très prudents. Ce livre a été écrit avant [le mouvement des gilets jaunes] avec des collègues qui ont passé des années sur le terrain. On ne plaque pas de diagnostic sur le mouvement des gilets jaunes. « L’un des éléments centraux dans l’analyse des classes populaires c’était la vision que ces classes populaires ont une conscience sociale dite triangulaire. »

« Les classes populaires ne regardent plus comme auparavant seulement vers le haut, en s’opposant aux patrons, aux élites, mais elles regardent en même temps vers le bas en se tournant contre des franges plus précarisées, qui sont souvent amalgamées autour de la figure native de l’assistanat ou de l’immigré. » « Un des éléments très forts qu’on voit dans ce mouve-ment, c’est ce que Florence Weber appelle l’ethos égalitaire, prégnant dans ces catégories populaires, et qui ressort. »

Sur la déstabilisation des stables

« Dans les années 1990/2000, on analysait la situation sociale de la France en terme de crise. Le petit déplacement qu’on opère dans la représentation de notre société c’est de dire qu’on a des groupes qui sont installés de manière pérenne dans des situations de fortes contraintes. »

« Dans l’ouvrage, c’est Ana Perrin-Heredia qui étudie de manière très précise les budgets des ménages et qui regarde comment ils font des arbitrages à quelques euros près, chaque mois. »
« Ce qu’elle montre [Ana Perrin-Heredia] et qui est très important dans son étude extrêmement fouillée, c’est que les ménages, même s’ils ont des revenus très proches, ont des rapports à leurs propres trajectoires et des possibilités de stabilisation, qui sont extrêmement différents. »

« Elle montre aussi qu’il n’y a pas seulement que le niveau des revenus. Elle montre la stabilité des revenus : quand on peut avoir une vision de sa trajectoire, au moins stable sinon ascendan-te, on peut s’organiser et anticiper, ce qui n’est pas le cas quand il y a une instabilité des revenus.»

« Aujourd’hui on raisonne beaucoup sur la question des inégalités, c’est très important – et analyser les classes populaires c’est avoir une réflexion sur les inégalités – mais il y a une autre dimension qui est un petit peu différente, c’est celle de l’insécurité, l’incapacité d’organiser sa vie autrement qu’au jour la journée. »

Sur les inégalités territoriales

« Pierre Gilbert se prononce de manière assez critique sur les politiques de mixité, avec la mixité sociale à travers la rénovation urbaine. » « Ce qu’il dit c’est qu’en voulant créer de la mixité par des politiques qui vont d’abord s’adresser à la rénovation des lieux d’habitats des catégories populaires, en cherchant à les améliorer ou à les promouvoir, on va en fait opérer des distinctions entre les membres du groupe, les fractions du groupe. »

Sur les pratiques de consommation de la télévision par les classes populaires

« Ce que montre Olivier Masclet, c’est qu’une partie des classes plus favorisées s’est dépris de la télévision au profit d’autres médias, d’une diversification des sources d’informations. » « Il  montre aussi la centralisé de la télévision dans les univers populaires. La télévision, c’est ce qu’il appelle l’invité permanent dans les foyers. »

« La télévision est un révélateur, un miroir des rapports à la culture de ces groupes. Il montre qu’entre des fractions de classes différentes, entre ceux qui ont des ressources un petit peu plus élevées, et ceux qui ont des ressources un petit peu moins élevées, qu’il va y avoir des rapports très différenciés. »

« Il y a des ménages relativement stabilisés qui envisagent une ascension sociale et qui vont utiliser la télévision comme un élément de solidarisation familiale, et comme un élément de familiarisation avec la culture scolaire. » « Les ménages plus paupérisés, plus précarisés vont s’abandonner dans la consommation de la télévision ou avoir un rapport où la télévision va être un miroir de leur impuissance sociale. »

Entretien par Pierre Jacquemain 25 janvier 2019

Qui sont les classes populaires ? Nicolas Duvoux, sociologue, a co-dirigé avec Cédric Lomba « Où va la France populaire » (Edition des PUF).

http://www.regards.fr/

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21 janvier 2019 ~ 0 Commentaire

femmes gilets jaunes (le huffington post)

 Lire aussi:

Ordre et service d’ordre: un service d’ordre c’est fait pour protéger les manifestants… oui mais de qui ? (Révolution Permanente)

L’austérité et ses effets sur la reproduction sociale: des femmes Gilets Jaunes prennent la parole (Al’Encontre.ch)

Mère célibataire, héroïne (éphémère) des ronds-points (Slate)

Gilets Jaunes, l’urgence de l’acte. La véritable surprise de ce mouvement réside dans l’irruption d’un nouvel acteur issu des couches parmi les plus « invisibilisées » (ESSF)

Une approche critique du mouvement des Gilets jaunes… (ESSF)

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15 janvier 2019 ~ 0 Commentaire

pôle emploi (basta)

chom

Cela va vraiment être très violent »

Des agents de Pôle Emploi réagissent aux sanctions contre les chômeurs

La loi sur « la liberté du choix de son avenir professionnel » (sic), votée en septembre dernier, avait prévenu : les contrôles sur les chômeurs allaient se durcir. Mais personne ne s’attendait à ce que les sanctions prévues contre les demandeurs d’emplois soient si rudes, y compris les agents de Pôle emploi.

Annoncées fin décembre par un décret publié au journal officiel, ces sanctions prévoient de rogner, voire de supprimer les indemnités chômage pour des rendez-vous manqués, des offres d’emploi refusées, ou des connexions sur son espace personnel pas suffisamment fréquentes. Du côté des conseillers, c’est la consternation, teintée de colère et de stress.

Les nouvelles instructions sont tombées sur les bureaux des agents de Pôle emploi le 3 janvier dernier. Une dizaine de pages qui décrivent par le menu les obligations des demandeurs d’em-ploi et les sanctions auxquelles ils s’exposent s’ils n’y répondent pas. Et ce, dès le premier man-quement. Une première absence à un rendez-vous entraîne une radiation d’une durée d’un mois. À la seconde absence, la radiation est étendue à deux mois et les indemnités sont suppri-mées pour une durée équivalente. À la troisième absence, on passe à quatre mois.

Ces radiations et suppressions d’indemnités seront également exponentielles en cas d’« insuf-fisance de recherche d’emploi » ou de « refus de deux offres raisonnables d’emploi », le tout laissé à l’appréciation des agents de Pôle emploi. « J’étais en réunion de service le jour de l’an-nonce, se souvient Daniel, conseiller dans le Sud-ouest. Et bien même les collègues les plus enclins à sanctionner les chômeurs ont déclaré que là, quand même, le gouvernement y allait un peu fort et que l’on risquait d’avoir des soucis au niveau de l’accueil. »

Nolwenn Weiler 15 janvier 2019

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10 janvier 2019 ~ 0 Commentaire

chômage (lutte ouvrière)

chom

Les chiffres toujours en hausse

Le dixième anniversaire de Pôle emploi, créé en 2009 à partir de la fusion de l’ANPE et de l’Assedic, souligne combien le chômage a explosé en France.

En dix ans, le nombre de travailleurs officiellement inscrits et comptabilisés par cet organisme est passé de 3,7 millions à 6,2 millions.

Ces chiffres correspondent à l’ensemble des catégories de Pôle emploi. Mais combien de travailleurs sortent des statistiques parce qu’ils baissent les bras devant la difficulté de retrouver un emploi ? Combien sont radiés ? En 2018, chaque mois, plus de 200 000 travailleurs ont renoncé à leur inscription à Pôle emploi et près de 50 000 ont été radiés. Les chiffres officiels du chômage, déjà impressionnants, sont en réalité des sous-estimations.

Beaucoup de politiciens bourgeois, de Marine Le Pen jusqu’à Mélenchon, attribuent le chômage à la concurrence des autres pays, au marché européen et aux délocalisations dans les pays où les salaires sont plus bas. Mais les capitalistes ont toujours mis en concurrence les travailleurs pour faire baisser les salaires, ils ont toujours placé leur capital là où il était censé rapporter le plus, même si c’était à l’autre bout du monde.

La raison première de cette explosion du chômage est ailleurs.

L’économie capitaliste, en France et dans le monde, est plongée dans un marasme grandissant. Les chiffres officiels parlent de croissance, mais il s’agit surtout de celle de la finance et de la spéculation. C’est là que se dirigent les capitaux. Une économie de casino domine les échanges financiers et commerciaux mondiaux.

Des dizaines de milliers de traders à travers le monde parient jour et nuit sur les actions de telle entreprise, sur tel produit financier ou telle monnaie pour qu’une infime minorité de capitalistes, dont ces traders gèrent la richesse, accroisse ses profits malgré la crise de leur propre économie.

Le chômage est un fléau pour les travailleurs. Mais il est aussi l’expression du pourrissement d’une société capitaliste, qui, aujourd’hui, n’est plus capable de développer vraiment l’économie. Pour que l’argent issu du travail de millions d’exploités serve à produire des biens utiles et à améliorer leur vie, il faut l’arracher des mains des capitalistes, c’est-à-dire les exproprier.

Pierre ROYAN 09 Janvier 2019
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07 janvier 2019 ~ 0 Commentaire

chômeurs (npa lo)

apl macron

Contrôle des chômeurEs

Macron et Pénicaud vous souhaitent une bonne année

Le décret publié le 30 décembre 2018 annonce la couleur de la politique gouvernementale envers les privéEs d’emploi. Il n’a qu’une seule tonalité : le durcissement impitoyable des sanctions contre les chômeurEs et l’absence totale de moyens supplémentaires pour le conseil et l’accompagnement.

Sous le prétexte d’une « gradation des sanctions plus juste et plus équilibrée », c’est en fait un durcissement puisqu’alors qu’auparavant les allocations étaient « seulement » suspendues le temps de la sanction, elles sont désormais supprimées ! Et Pôle emploi devient juge et partie en prononçant la suppression des allocations, contribuant ainsi à opposer encore plus les chômeurEs et agentEs.

La durée de radiation pour absence à convocation passe de 15 jours à 1 mois.

Et en cas de 2e absence, c’est 2 mois de radiation et une suppression de 2 mois d’allocations (alors que dans le 1er cas le mois perdu était récupéré), puis 4 mois de sanction en cas d’abs-ence à une 3e convocation ! En cas de recherche jugée insuffisante  refus d’offres d’emplois, de formation, de prestation…), c’est un, deux ou quatre mois de sanction (radiation + suppression de revenu) selon la répétition du « manquement ».

Aucun lien avec le salaire antérieur

Pire. L’offre d’emploi prise en compte pour apprécier le refus se basait jusqu’à maintenant sur le salaire antérieurement perçu (en l’occurence 95% de cet ancien salaire). Le décret supprime cette notion et unE chômeurE pourra se voir proposer une offre sans lien avec ce salaire antérieur et donc sanctionné, selon les modalités décrites ci-dessus, s’il se permet de refuser…

Le gouvernement tire ainsi le bilan de l’ORE (« offre raisonnable d’emploi ») mise en place par Sarkozy, qui n’était de fait pas appliquée car répondant à des critères trop « stricts » et faisant l’objet, par ailleurs, d’une résistance passive de la part des conseillerEs Pôle emploi.

Le ministère entend en finir avec ces obstacles en individualisant la définition de l’ORE, entre chaque chômeurE et son conseiller, et en mettant les moyens avec le renforcement des équipes de contrôle (passage de 200 à 600 contrôleurs dans un 1er temps, puis à 1000 …). C’est de conseil et d’accompagnement qu’auraient besoin les chômeurEs, mais le gouvernement choisit de supprimer 800 postes de conseillerEs en 2019…

Le prétexte de la fraude

Pourtant, les chiffres même du ministère du Travail montrent que la fraude est marginale : sur les 625 000 radiations prononcées en 2016, 4% étaient dues à une « insuffisance de recherche d’emploi », 0,4% le fait d’une fraude caractérisée (par ailleurs essentiellement le fait de réseaux criminels organisés) et 0,02% liée à un second refus d’ORE…

Le problème n’est donc pas là… Alors quoi ? L’argument officiel est que le contrôle permet de « redynamiser » la recherche d’emploi. Sauf que dans les pays où ces sanctions existent, ont abouti à une pression à la baisse sur les salaires (ce que confirment les études menées en Angleterre et en Suisse).

Dans un contexte ou, selon Muriel Penicaud, les créations d’emplois repartent, le patronat a besoin de contraindre les chômeurEs à occuper ces postes, en exerçant par la même occasion une pression sur l’ensemble des salariéEs.

Si on ajoute les « négociations » en cours sur la nouvelle convention d’assurance-chômage, qui prévoit 4 milliards d’euros d’économies (contre 800 millions pour la convention actuelle), c’est un message clair envoyé par le gouvernement …

Mobilisation nécessaire 

Ce décret à été présenté le 4 décembre aux confédérations siégeant au CNEFOP (Conseil national de l’emploi, de la formation et de l’orientation professionnelle). Celles-ci n’ont visiblement pas jugé utile d’appeler à la mobilisation à ce moment-là…

La mobilisation contre ce texte doit donc s’engager sans délai, le Mouvement national des chômeurs et précaires (MNCP) demande le retrait immédiat ce décret, mais pour l’instant aucune initiative n’est prévue. Contrairement aux manifestations séparées du 1er décembre, une mobilisation unitaire est indispensable !

Correspondant  Lundi 7 janvier 2019

https://npa2009.org/

Lire aussi:

Chômage : un décret contre tous les travailleurs (LO)

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