Archive | Chômage & précarité

03 décembre 2020 ~ 0 Commentaire

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« Nous ne sommes plus vos pions » : les surveillants de collèges et lycées manifestent leur ras-le-bol

Une centaine d’AED, surveillants de collèges et de lycées, s’est sont retrouvée devant la direction académique à Saint-Brieuc. Ils dénoncent la précarité de leurs emplois, les difficultés liées à la Covid et le manque de reconnaissance de leur métier.

Les assistants d’éducation manifestent ce mardi 1er décembre pour dénoncer leur précarité au sein de l’éducation nationale. Depuis 2003, ils ont remplacé les surveillants. Aucune titularisation n’étant possible, ils sont bien souvent remerciés au bout de six ans.

Ils étaient environ 150 à Rennes, 100 à Saint-Brieuc, Brest ou encore Quimper, 50 à Vannes pour crier leur ras le bol. « Nous ne sommes plus vos pions ! », pouvait-on lire sur les pancartes des manifestants. Les AED, surveillants de lycées et collèges, ont remplacé depuis 2003 les surveillants, autrefois appelés pions.

« Aujourd’hui, on peut avoir six CDD d’un an et au bout de six ans, on est remerciés. Notre principale revendication, c’est la titularisation », explique Marion Garabebian, surveillante au collège des Livandières à Loudéac dans les Côtes d’Armor.

Précarité, faible rémunération, manque de formation, manque de considération… Tous soulignent que le métier a changé. « On remplit plein de rôles : éducateurs, infirmiers, papa, maman… » poursuit Marion. Bien sûr, la Covid est passée par là et a ajouté de la difficulté. « Après le confinement, on a récupéré des enfants parfois en déshérence, s’alarme Bénédicte Le Loarer, AED. Il a fallu les faire raccrocher à l’école, réapprendre le calme, les règles sanitaires… »

Les couteaux suisses de l’éducation nationale

« Nous sommes les couteaux suisses de l’éducation nationale », confirme son collègue Eric Hallet de collège Broussais de Dinan. Il est loin le temps où ces emplois de surveillants étaient occupés par des étudiants.

Si c’est encore le cas dans les villes universitaires, les profils sont complètement différents ailleurs. Ces tâches sont remplies par des adultes âgés de 30 à 35 ans en moyenne, qui n’ont pas accès à d’autres types d’emplois. « On souhaite que ces personnes puissent être titularisées sur d’autres postes de la fonction publique », analyse Gwenaël Le Paih, responsable académique du syndicat SNES FSU.

Ce syndicat pense qu’il est important que les postes de surveillants soient occupés par des étudiants, plus proches des élèves en âge. « C’est aussi une source de financement de leurs études poursuit le syndicaliste. Mais il faut qu’au bout de six ans, les personnes qui le souhaitent, puissent grâce à une VAE (validation des acquis et de l’expérience) accéder à des postes du service public. »

01/12/2020

https://france3-regions.francetvinfo.fr/

Lire aussi:

Les jeunes ne seront pas les pions de ce gouvernement autoritaire. En grève le 1er décembre avec les AED ! – NPA Jeunes

“C’est historique !” : les “pions” de l’Hérault font une entrée fracassante sur la scène sociale

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03 décembre 2020 ~ 0 Commentaire

5 décembre (lutte ouvrière)

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Manifestons le 5 décembre !

Comme chaque année depuis dix-huit ans, une manifestation nationale contre le chômage et la précarité a lieu samedi 5 décembre, à l’appel des organisations de chômeurs AC, APEIS, CGT chômeurs et MNCP, appel soutenu par la CGT et Solidaires.

Les organisateurs demandent l’abrogation de la réforme de l’Assurance chômage, dans cette période de crise économique et sanitaire où les licenciements explosent, où la précarité s’envole et où les chômeurs subissent de plein fouet les attaques d’un gouvernement pour qui les intérêts du grand patronat restent la priorité.

On annonce qu’il y aura bientôt dix millions de pauvres, avec au premier rang les travailleurs sans emploi et tous les précaires condamnés à des salaires de misère ou à un RSA insuffisant pour vivre.

« Un emploi c’est un droit, un revenu c’est un dû » crieront les manifestants qui exigent aussi l’arrêt des contrôles et des sanctions et une prime de Noël d’au moins 500 euros pour tous les chômeurs et précaires.

La manifestation sera rejointe par la « Marche des libertés et des justices » organisée pour protester contre la loi Sécurité globale.

En Île-de-France, la manifestation partira à 14 heures de la mairie des ­Lilas. Lutte ouvrière appelle ses amis et sympathisants à s’y joindre.

02 Décembre 2020

https://journal.lutte-ouvriere.org/

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24 novembre 2020 ~ 0 Commentaire

aide alimentaire (le huff’)

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Le nombre de demandeurs d’aide alimentaire a augmenté entre 10 et 25%

Les associations évoquent une situation tendue. Malgré une générosité des donateurs plus grande, les stocks sont en baisse de 22% au sein des banques alimentaires.

Explosion de la pauvreté, bénévoles fragiles face au Covid-19, dons incertains: la crise sanitaire et économique a mis sous tension les associations d’aide alimentaire, qui accompagnent 5 millions de personnes en France.

Plus 10% d’inscrits pour la campagne d’hiver des Restos du cœur, de 10 à 15% d’ayants droit en plus à la Croix Rouge, entre 20 et 25% de nouveaux bénéficiaires pour la Fédération des banques alimentaires… la crise économique a fait exploser les compteurs des associations d’aide alimentaire.

“Tout a basculé ces derniers temps, on est en flux tendu mais pour l’instant on arrive à y faire face”, se rassure Valérie Bettinger, responsable de l’aide alimentaire à la Croix Rouge, en charge de 386.000 ayants-droits sur toute la France, via les centres de distribution, les épiceries sociales et les dispositifs itinérants.

Aides de l’Etat, augmentation du fonds européen, générosité des donateurs au rendez-vous… les ressources se sont multipliées pour permettre aux associations de faire face à l’accroissement de la demande. Mais les stocks ne sont pas infinis.

“En parallèle de la hausse des bénéficiaires, nos stocks ont baissé en volume de 22%”, détaille Claude Baland, président de la Fédération des banques alimentaires qui irrigue 5 400 associations dans toute la France en denrées alimentaires, et 400 de plus depuis le premier confinement.

“Il faut qu’on reconstitue nos stocks pour qu’on puisse affronter une hausse des ayants droit. Donc il faut qu’on réussisse la grande collecte” du 27 au 29 novembre, ajoute-t-il.

Pour la première fois cette année, l’association a lancé une plateforme en ligne monpaniersolidaire.org, anticipant la faible fréquentation des supermarchés.

“Pour être franc, on ne sait pas ce que ça va donner. On espère qu’internet va nous sauver”, confie Claude Baland.

“Le juge de paix c’est le 31 décembre parce que l’essentiel des dons se fait entre fin novembre et fin décembre”, abonde Patrice Blanc, président des Restos du cœur qui lancent mardi leur campagne d’hiver et s’attendent à accueillir un million de bénéficiaires, contre 875.000 personnes l’année dernière.

“Pire que la crise de 2008”

Ces derniers mois, les associations ont été chamboulées par ce nouveau contexte et elles ont dû composer avec une réduction de leurs effectifs. Une partie des bénévoles, en majorité des personnes âgées, plus fragiles face au Covid-19, se sont retirés de l’activité.

Sur les 79 banques alimentaires en France, neuf ont préféré reporter la grande collecte après les vacances de février 2021, “du fait de la non-participation légitime de bénévoles”.

Lors du premier confinement, de nouveaux bénévoles sont apparus, notamment des étudiants et des personnes en chômage partiel. “L’appel à un bénévolat nouveau a été facilité pendant le premier confinement par le fait que quasi toute l’activité économique avait cessé”, explique Patrice Blanc.

Mais pour la suite, une réflexion sur la diversification du bénévolat s’amorce. “On essaie de rajeunir nos bénévoles sans renier les bénévoles actuels”, concède M. Baland.

D’autant plus que tout le monde anticipe une longue crise sociale. “On anticipe des conséquences pires que celle de la crise de 2008”, s’inquiète Patrice Blanc.

Pour Valérie Bettinger de la Croix Rouge, “il faut qu’on anticipe et accompagne ces publics dans les mois à venir, sur le plan de l’aide alimentaire mais aussi psychologique” car “la crise va augmenter le besoin d’écoute”.

24/11/2020

https://www.huffingtonpost.fr

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19 novembre 2020 ~ 0 Commentaire

pauvreté (lutte ouvrière)

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Pauvreté : à qui profite le crime ?

Dans son rapport annuel sur l’état de la pauvreté en France, le Secours catholique annonce que 12 millions de personnes ont eu recours à l’aide alimentaire cette année.

Pour la presse et les commentateurs, l’explication de cette explosion de la pauvreté est simple : elle est due à la crise sanitaire. En réalité, la cause en est la crise du système capitaliste.

Si l’épidémie de Covid-19 a incontestablement accéléré la hausse de la pauvreté, elle ne l’a pas créée.

Au lendemain de la crise de 2008, 2,6 millions de travailleurs étaient déjà contraints de recourir à l’aide alimentaire. Ils étaient 5,5 millions en 2017. Le nombre de familles qui n’ont plus aucune ressource augmente. Le nombre de sans-abri a été multiplié par deux depuis 2012, pour atteindre 300 000 personnes.

Ces chiffres ne sont pas le résultat d’une fatalité sociale.

La pauvreté est directement liée à la guerre que les capitalistes mènent à l’ensemble de la classe ouvrière. Dans ce monde de requins, les plus gros étouffent les plus petits.

Pour survivre face à la concurrence exacerbée par la crise économique, ils aggravent l’exploitation en multipliant les attaques.

Tous les moyens sont bons pour maintenir les profits : les suppressions d’emplois, la précarité, les baisses de salaire. L’État n’est pas en reste, lui qui aide le patronat à enfoncer les couches populaires dans la pauvreté avec les attaques contre l’Assurance chômage, les baisses des APL, etc.

Les rapports faisant état d’une hausse de la pauvreté risquent de se succéder inexorablement, sans que rien ne change, du moins tant que les capitalistes pourront organiser la société à leur profit

D. M. 18 Novembre 2020

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14 novembre 2020 ~ 0 Commentaire

ibis batignolles

Les grévistes de l’IBIS Batignolles lancent leur clip musical !

Les femmes de chambre de l’IBIS Batignolles sont en lutte depuis plus de 15 mois pour exiger l’embauche directe par l’établissement où elles travaillent, la baisse de leurs cadences et l’augmentation de leurs salaires.

Leur lutte est devenue en quelques mois, un symbole de résistance pour des milliers de femmes et d’hommes qui font le ménage en France. 19 femmes de chambres et un équipier font face au géant hôtelier, le multimilliardaire groupe ACCOR.

Dans le secteur du nettoyage, les salarié-e-s sont soumis à des conditions de travail extrêmement difficiles, des harcèlements, voire même des agressions par les directions voyous des entreprises de « la propreté ».

Des dizaines de milliers de travailleurs et travailleuses souvent étrangers sont réduits au silence. Cette chanson ce veut être un hymne pour celles et ceux qui choisissent de résister, elle reprend le principal slogan de manifestation du personnel de nettoyage dans l’hôtellerie depuis des années : « Frotter, frotter, il faut payer ».

La chanson et le clip sont interprétés par Bobbyodet, le mari d’une des leadeuses (Rachel Keke) des femmes de chambre de l’hôtel IBIS Batignolles. Chanteur, chorégraphe, compositeur, Bobbyodet a mis ses talents à contribution pour soutenir sa femme et ses collègues de travail, pour parler de leur quotidien et des difficultés qu’elles traversent. Le clip a été réalisé grâce à un financement collaboratif sur la plateforme Kickstarter et réalisé par « Sébastien » un syndicaliste de la CGT HPE.

Nous appelons les médias, partis et personnalités politiques, syndicales, associatives à partager le clip pour rendre visible une lutte emblématique et mettre la lumière sur le quotidien des femmes et valets de chambre en France.

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12 novembre 2020 ~ 0 Commentaire

pauvreté (bastamag)

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Vivre avec moins de 9 euros par jour : le taux de pauvreté extrême augmente

Selon les données du Secours catholique, qui a accueilli 1,4 million de personnes dans le besoin en 2019, la pauvreté extrême augmente en France. Et c’était avant la crise sanitaire et sociale liée à la pandémie.

Avec 2 à 9 euros de « reste pour vivre » par jour et par personne, qui serait en capacité de boucler son budget ? C’est l’alerte lancée par le nouveau rapport du Secours catholique qui dresse un état de la pauvreté en France en 2020 [1].

En 2019, cette association a accueilli 1,4 million de personnes en situation de pauvreté dont le revenu médian est de 537 euros par mois, soit largement en dessous du seuil de grande pauvre-té (fixé par l’Insee à 715 euros par personne).

Le taux d’extrême pauvreté augmenterait de 27 points selon le rapport, avec un basculement particulièrement important pour les personnes seules et les familles monoparentales.

Parmi les données marquante figure celle du « reste pour vivre », ce qu’il reste une fois déduites toutes les dépenses contraintes – loyer, factures d’eau ou d’électricité, assurance, abonnement téléphonique, dettes, cantine… Pour la moitié des personnes accueillies par le Secours catholique, le reste pour vivre est inférieur à 9 euros par jour.

Selon leurs calculs, une personne pour se nourrir a besoin d’au moins 7 euros par jour. Or, pour une famille sur quatre, ce reste à vivre est inférieur à 4 euros, ce qui implique qu’ils ne peuvent pas se nourrir correctement.

« Près du quart des personnes que nous accueillons, essentiellement des étrangers dont la vie est suspendue indéfiniment à des aléas administratifs, n’ont même aucune ressource financière », précise le rapport.

Les dépenses contraintes absorbent plus de la moitié des ressources des ménages en situation de précarité

Les dépenses contraintes représentent un poids considérable dans le budget des ménages en situation de précarité. Elles absorbent plus de la moitié (56 %) de leurs ressources disponibles et sont constituées pour l’essentiel par le logement et les dépenses d’énergie et d’eau [2], contre 30 % en 2011 [3].

Pour un quart des ménages, les dépenses pré-engagées absorbent plus des trois quarts des ressources disponibles ! Autrement dit, une fois l’ensemble des factures payées, ces ménages disposent de moins d’un quart de leur petit revenu à allouer à l’ensemble des autres dépenses de la vie courante.

Un ménage sur deux dispose de moins de 321 euros par mois pour couvrir l’ensemble des autres dépenses de la vie courante, incluant les frais de transport ou de santé, ainsi que leurs besoins de base en alimentation et en habillement.

« Alors il faut jongler, en permanence, trouver des solutions. Il faut se priver, se serrer la ceinture sur tout, ne chauffer qu’une pièce sur deux, parfois renoncer à recevoir chez soi ou décliner les invitations des enfants aux anniversaires, faute de pouvoir offrir un cadeau », illustre le rapport.

Cela se traduit par des impayés dont le montant médian est de 750 euros. Les dépenses alimentaires sont parfois privilégiées au risque de ne pas être en mesure de payer un loyer ou des factures.

Pour un revenu minimum garanti

« Notre rapport vient confirmer ce que la crise sociale actuelle a révélé au grand jour : notre système social ne protège plus suffisamment les plus pauvres », résume la présidente du Secours Catholique, Véronique Fayet. Or, « plus on aide les personnes qui sont en situation de pauvreté, plus on facilite leur retour à l’emploi ». L’association milite donc « pour un plancher social qui nous protège tous ».

Elle demande l’instauration d’un revenu minimum garanti sans contreparties. Ce dernier marquerait quatre inflexions fortes par rapport au RSA. Son montant serait de 893 euros, un niveau jugé « suffisant » par le Secours catholique pour permettre de vivre une existence sans privation majeure.

Ce minimum vital doit également être accessible aux jeunes dès 18 ans et aux étrangers dès l’obtention de leur titre de séjour. Il doit aussi constituer un véritable revenu socle, inaliénable, sans contreparties. Enfin, son versement doit être automatisé pour réduire le risque de non-recours. En 2019, entre 29 % et 39 % des ménages éligibles au RSA ne le percevaient pas.

Enfin, d’après la présidente du Secours catholique interviewée par Le Parisien, la barre des 10 millions de pauvres risque d’être franchie en 2020, alors que la France comptait 9,3 millions de personnes vivant sous le seuil de pauvreté monétaire, soit 1063 euros par mois, en 2018. Quasiment une personne sur six.

Sophie Chapelle 12 novembre 2020

https://www.bastamag.net/

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13 octobre 2020 ~ 0 Commentaire

pauvreté (france 24)

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Conséquence de la crise sanitaire, la pauvreté gagne du terrain en France

Avec 800 000 suppressions d’emplois attendues en France d’ici la fin de l’année, selon l’Insee, la pauvreté gagne du terrain en raison de la pandémie de Covid-19. La crise sanitaire se double plus que jamais d’une crise sociale.

Chaque jour, un peu plus de Français tombent dans la pauvreté.

La crise sanitaire provoquée par la pandémie de coronavirus a entraîné dans sa roue une crise sociale qui prend de l’ampleur. Et alors qu’une deuxième vague de patients atteints du Covid-19 se profile, les dégâts sociaux collatéraux pourraient bien se poursuivre encore de longs mois, avec de plus en plus de personnes contraintes de faire appel à l’aide alimentaire et au revenu de solidarité active (RSA).

« C’est assez inquiétant car tous les mois, il y a des nouvelles familles qui arrivent, avec un profil qu’on n’avait pas l’habitude de voir, et qui ont été contraintes d’avoir recours à l’aide alimen-taire », raconte Houria Tareb, secrétaire nationale du Secours populaire, contactée par France 24.

Les chiffres donnent le tournis : 1,2 million de personnes supplémentaires ont été aidées par l’association de mi-mars à fin août, soit une augmentation de 50 % par rapport aux années précédentes. Au total, ce sont plus de 5 millions de Français, selon une estimation du ministre de la Santé, Olivier Véran, qui ont désormais recours à l’aide alimentaire.

La population jeune active est surreprésentée parmi ces nouveaux arrivants, ainsi que les étudiants. « Ce sont des couples de jeunes commerciaux, par exemple, qui avaient un très bon salaire avec les primes, qui se sont retrouvés à devoir vivre avec un Smic du jour au lendemain et qui ne peuvent pas assumer leurs charges courantes, détaille Houria Tareb.

Ce sont aussi des jeunes étudiants qui avaient d’ordinaire des petits boulots, notamment dans la restauration, mais qui n’ont pas pu continuer et qui se retrouvent avec des ressources financières qui passent de 600 euros par mois à zéro. »

À côté de l’aide alimentaire, le Secours populaire voit les demandes d’aide au logement explo-ser, tout comme les demandes d’aide financière. « Aujourd’hui, nous aidons financièrement des personnes qui ont un salaire, poursuit Houria Tareb. J’ai connu des situations dramatiques, mais la particularité de celle-ci est qu’elle s’inscrit dans le temps. Contrairement à la crise de 2008, on n’arrive pas à voir le bout du tunnel. »

« C’est du jamais vu »

Un constat partagé par les départements de France qui ont vu les inscriptions au revenu de solidarité active (RSA), dont ils ont la charge, bondir ces derniers mois. Ainsi, les dépenses consacrées au RSA ont augmenté de 9,2 % entre août 2019 et août 2020, selon l’Assemblée des départements de France qui se base sur un échantillon de quinze départements.

Dans l’Aisne, le nombre d’allocataires du RSA est passé d’environ 17 600 en début d’année à 18 500 en juillet 2020, soit une hausse de 5,11 % et la facture RSA est en hausse de 9,19 % par rapport à août 2019.

À Paris, les personnes inscrites au RSA sont passées d’environ 62 000 à 68 000 personnes entre janvier et juillet 2020, soit une augmentation de 11 %. Les récentes prévisions budgétaires pour l’année 2020 font état d’un montant global de 393 millions d’euros consacrés aux allocations du RSA, quand ce budget était de 364 millions d’euros en 2019.

Dernier exemple avec le Val-de-Marne, où l’arrêt de l’aéroport d’Orly et la nette chute d’activité du marché de Rungis ont eu un impact majeur. Les allocataires RSA ont ainsi augmenté de 10 %, passant de 42 000 en janvier à 46 000 en septembre, avec une accélération lors des cinq derniers mois de l’ordre de +15 %.

« C’est du jamais vu, on arrive à un niveau jamais atteint dans notre département », constate Christian Favier, président du Conseil départemental du Val-de-Marne, contacté par France 24. « La crise sanitaire a été un accélérateur. Ma crainte est que cette hausse risque de se poursuivre », ajoute-t-il.

Un dispositif « pas fait pour accueillir autant de monde dans un temps si court »

« Je n’ai jamais vu une hausse des allocataires aussi forte », abonde Léa Filoche, adjointe à la maire de Paris, en charge des solidarités, de la lutte contre les inégalités et contre l’exclusion, contactée par France 24.

« Mais ce qui m’inquiète le plus, c’est qu’il s’agit probablement de jeunes qui avaient des petits contrats dans l’hôtellerie, dans la restauration, dans l’événementiel ou le tourisme. Or, ces secteurs ne vont pas reprendre tout de suite. Tous les signaux sont au rouge. »

D’autant que les départements n’ont pas les reins assez solides pour assumer financièrement la hausse des demandeurs du RSA. L’État prend à sa charge le versement des allocations via des transferts financiers en direction des départements, mais en partie seulement.

Ainsi, dans la capitale, le taux de compensation était de 72 % en 2019, mais ne devrait être que de 66 % en 2020, soit 130 millions d’euros qui ne seront pas compensés par l’État, selon la mairie de Paris.

« Le filet social va être fragilisé, estime Léa Filoche. Ce dispositif n’est pas fait pour accueillir autant de monde dans un temps si court. Il faut que l’État prenne en charge les coûts des nouveaux bénéficiaires du RSA. »

Cette demande, partagée par l’ensemble des départements, sera-t-elle entendue par le gouvernement ? Critiqué par le président du comité d’évaluation de la stratégie nationale de prévention et de lutte contre la pauvreté, Louis Schweitzer, pour son plan de relance qui « s’adresse trop peu aux plus démunis », le Premier ministre, Jean Castex, a promis de nouvelles mesures dans les prochaines semaines.

10/10/2020 Romain BRUNET

https://www.france24.com/fr/

Lire aussi:

Covid-19 : la double peine des précaires

Le Secours populaire alerte face à l’explosion du nombre de nouveaux précaires

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05 octobre 2020 ~ 0 Commentaire

chômeurs (rdf)

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«  Assistés, fainéants, fraudeurs », les chiffres qui démolissent les clichés sur les chômeurs

Vous en avez marre de votre oncle qui vocifère sur les chômeurs à chaque repas de famille. Votre voisin de bureau vous exaspère à déblatérer ânerie sur ânerie sur les demandeurs d’emplois. Vos amis vous ressortent les clichés les plus affligeants sur les personnes inscrites à Pôle emploi. Rapport de force vient à votre secours. Nous vous proposons un petit guide pour dézinguer les idées toutes faites et changer le regard sur le chômage et les chômeurs.

« Assistés », « profiteurs », « fraudeurs », « pas assez incités à travailler ». Les stéréotypes sur les chômeurs sont toujours les mêmes. Et semblent bien ancrés dans l’opinion publique. À chaque fois que le sujet fait l’actualité, aujourd’hui les concertations sur l’avenir de la réforme d’assurance chômage qui ont démarré fin septembre, les discours à l’emporte-pièce alimentent les idées reçues les plus crasses sur les chômeurs.

La crise du Covid et ses conséquences économiques auraient pu susciter davantage de bienveillance. C’est tout le contraire ! Le regard des Français sur le chômage s’est durci, si l’on en croit le dernier baromètre sur la perception du chômage.

Il a été réalisé après le confinement par l’Unédic, le gestionnaire de l’assurance chômage. 38 % des personnes interrogées entre juin et juillet 2020 considèrent que les demandeurs d’emploi sont des personnes assistées (+5 points par rapport au dernier baromètre), qui perçoivent des allocations chômage trop élevées (36 %, + 4 points) et qu’une partie d’entre eux fraude (35 %, +4 points).

Face aux clichés, opposons donc des faits, rien de que des faits !

Idée reçue n° 1 : « les demandeurs d’emploi ne font rien de leurs journées »

Grosse erreur ! En réalité, un tiers des inscrits à Pôle emploi travaille. On appelle cela « l’activité réduite ». Petits boulots, missions d’intérim, vacations, contrats d’usage… En août 2020, sur 6,4 millions d’inscrits, près de 2,2 millions de personnes ont ainsi travaillé, selon les derniers chiffres de la Dares (l’institut statistique du ministère du Travail).

Dans les publications de la Dares, ces demandeurs d’emploi en activité réduite apparaissent dans les catégories B et C. Quand ils ont travaillé moins de 78 heures dans le mois, ils sont en catégorie B. Au-delà de 78 heures, ils sont en C. C’est d’ailleurs cette dernière catégorie qui est la plus fournie des deux (1,4 million d’inscrits). Preuve, s’il en fallait encore une, que les demandeurs d’emploi préfèrent travailler que rester oisifs !

Idée reçue n° 2 : « les demandeurs d’emploi perçoivent des allocations très confortables ».

C’est une idée reçue très tenace. Les allocations chômage suscitent souvent les fantasmes les plus délirants. On se souvient de Damien Adam, député LREM, qui avait associé chômeurs et vacances aux Bahamas. Et pourtant ! Le montant moyen mensuel de l’allocation chômage plafonne actuellement à 910 € net par mois, selon l’Unédic. À propos des montants plus élevés : 5 % seulement des allocataires perçoivent plus de 1750 € par mois et ils ne sont que quelques centaines en France à toucher le montant maximum de 7 000 € !

Enfin, tous les demandeurs d’emploi ne sont pas indemnisés. Seuls 40 % des inscrits à Pôle emploi ont ainsi perçu une allocation chômage en juin 2019 soit 2,4 millions de personnes sur 6,4 millions.

Idée reçue n° 3 « les chômeurs profitent de leurs allocations pendant deux ans »

Faux ! En moyenne, les demandeurs d’emploi ont des droits ouverts pendant 16 mois et près de la moitié (45 %) des allocataires reprend une activité trois mois après le début de l’indemnisation.

Cette part est encore plus importante chez les allocataires qui une courte durée de droits (5 mois). 63 % d’entre eux reprennent un emploi au bout de trois mois. De quoi contredire l’ancien patron de Medef. En 2017, Pierre Gattaz, avait dénoncé ces chômeurs qui « font de l’optimisa-tion ». Sous-entendu : travailler pour ouvrir des droits, consommer tranquillement tous les droits puis retravailler. Les faits démontrent bien, au contraire, une volonté de reprendre une activité au plus vite.

Idée reçue n° 4 : « les chômeurs sont des fraudeurs »

D’abord, clarifions la notion de fraude. Selon Pôle emploi « un demandeur d’emploi bénéficiant d’une allocation alors même qu’il sait qu’il ne remplit pas les conditions pour les percevoir est un fraudeur ». Il faut donc bien distinguer la fraude aux allocations des autres manquements, comme l’insuffisance de la recherche d’emploi. L’ex ministre du Travail, Muriel Pénicaud, a souvent fait la confusion (volontaire ?) associant le mot « fraude » au contrôle de la recherche d’emploi. Cela n’a absolument rien à voir.

Quant à la fraude (la vraie), elle a représenté 212 millions d’euros en 2019 soit 0,5 % du montant total des allocations versées par Pôle emploi. Et surtout, 18 368 demandeurs d’emploi ont été impliqués… sur plus de 6 millions d’inscrits.

Idée reçue n° 5 : « les chômeurs sont des assistés »

Il faut avoir travaillé pour ouvrir des droits au chômage. L’assurance chômage n’est pas une aide sociale. C’est une protection qui fonctionne comme une assurance. C’est d’ailleurs, comme le rappelle l’Unédic, « une assurance obligatoire à laquelle cotisent tous les employeurs du privé ainsi que certains du public, pour protéger leurs salariés lorsqu’ils perdent leur emploi. »

En revanche, les cotisations salariales, elles, ont disparu depuis fin 2018. Désormais, c’est l’État qui participe au financement de l’assurance chômage via la CSG. Ce dernier point casse la logi-que assurantielle, côté salariés. Et ouvre la porte à un changement profond de modèle, comme l’ont souvent rappelé (dès 2017 !) nos confrères de Mediapart.

4 octobre 2020 Cécile Hautefeuille

https://rapportsdeforce.fr/

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01 octobre 2020 ~ 0 Commentaire

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Les services publics et les plus précaires sont les grands oubliés du plan de relance

Le montant impressionne, 100 milliards d’euros, le discours gouvernemental est plein d’assurance, mais le plan « France relance » laisse entrevoir de sombres perspectives en termes de casse sociale, d’inégalités territoriales et de précarisation. Une nouvelle fois, les entreprises privées sont servies sur un plateau d’argent et les contreparties demandées semblent bien fragiles.

Comme par magie, il pleut désormais des milliards d’euros sur l’économie française. « Le temps de la dépense publique est venu » assure Bercy. Après les plans d’urgence du printemps, c’est au tour du « plan de relance ».

Détaillé le 3 septembre par le premier ministre Jean Castex, son montant vise à frapper les esprits : 100 milliards d’euros sont officiellement sur la table. Baptisé « France relance », ce plan comporte 70 mesures ventilées autour de trois axes : 36 milliards d’euros pour « la compétitivité des entreprises », 34 milliards d’euros pour « la cohésion sociale et territoriale » et 30 milliards d’euros pour « l’écologie ».

Ces dépenses publiques nouvelles marquent-elles la fin de l’austérité et du libéralisme comme l’affirment certains éditorialistes ou bien, plus sûrement, la volonté de mettre l’État, et ses ressources, au service des intérêts du seul secteur privé ?

Relancer la croissance à tout prix

Les membres du gouvernement et de la majorité ont multiplié les superlatifs pour louer la justesse de ce plan et enjoindre « les Français à avoir confiance ». Avec ces 100 milliards d’euros, l’exécutif ambitionne de retrouver dès 2022 le niveau de produit intérieur brut (PIB) d’avant la crise : alors que le PIB a chuté de 13,8 % au second trimestre 2020 [1], l’exécutif insiste sur l’ampleur du plan – quatre points de PIB soit quatre fois plus que son équivalent de 2008 – et espère donc combler ces pertes en à peine 24 mois.

Rien n’est pourtant moins sûr. D’abord parce que ces 100 milliards seront en fait dépensés sur deux ans. Ce qui réduit l’effort à 2 points de PIB par an. Bercy indique d’ailleurs ne pas être certain de pouvoir engager plus de 30 milliards d’euros en 2021, soit à peine guère plus finalement qu’en 2008.

Constatant que plus de la moitié du plan correspond à des mesures déjà annoncées – donc largement déjà prises en compte par les acteurs économiques – le cabinet Oxford Economics affirme d’ailleurs que ce plan n’est pas en mesure de « stimuler la croissance à court terme » [2].

Des centaines de milliers d’emplois perdus

Alors que le nombre de chômeurs inscrits à Pôle emploi a atteint des records en avril dernier et que 800 000 chômeurs supplémentaires sont attendus pour cette année 2020, le gouvernement ne table que sur 160 000 emplois nouveaux créés directement par ce plan de relance. Entre les ambitions affichées et la réalité des conséquences sociales de la pandémie, l’écart est si grand que des centaines de milliers de personnes pourraient donc rester sur la touche.

Les suppressions d’emplois ne concernent d’ailleurs pas que le secteur privé. Le secteur public a également perdu 57 100 emplois au second trimestre. Les contrats à durée déterminée dans la fonction publique n’ont pas été renouvelés et nombre de contractuels et vacataires se retrouvent sur le marché de l’emploi.

Le plan de relance est pourtant muet à ce sujet. Hormis les 2800 recrutements promis à Pôle emploi – et les 15 000 prévus par le Ségur de la santé – il ne comporte aucune relance de l’emploi dans les secteurs publics (écoles, universités, surveillance épidémiologique, Ephad, etc.) et collectivités territoriales pourtant confrontés à des besoins croissants.

Les précaires, pauvres et chômeurs sont les grands oubliés

Seul 0,8 % du plan de relance est destiné à soutenir les personnes précaires dont la situation s’est encore dégradée avec la conjonction des effets sanitaire, économique et social de la pandémie. À peine 800 millions d’euros sont en effet prévus pour financer la hausse de l’allo-cation de rentrée scolaire (100 euros de plus par enfant pour les familles modestes) et la baisse du prix des repas à 1 euro pour les étudiants boursiers. Ces dépenses étant déjà engagées, pas un euro de plus ne devrait être débloqué pour venir en aide aux populations les plus en difficulté.

C’est bien maigre alors que des milliers de travailleurs précaires, d’étudiants et d’indépendants sont venus s’ajouter aux 5,5 millions de personnes qui reçoivent déjà ponctuellement ou régulièrement une aide alimentaire en France. C’est bien maigre aussi alors que des études montrent qu’il aurait suffit de mobiliser à peine 7 % du plan de relance, soit environ 7 milliards d’euros, pour éradiquer la grande pauvreté [3]. (Résumé voir lien)

Maxime Combes 1er octobre 2020

https://www.bastamag.net/

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14 avril 2020 ~ 0 Commentaire

licenciements (révolution permanente)

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Daher supprime 3 000 emplois

« Voilà la finalité d’avoir continué à bosser la boule au ventre » !

Après avoir forcé les ouvriers à continuer de travailler depuis le début de la crise du Covid, la direction de Daher, sous-traitant aéronautique vient d’annoncer la suppression de 3 000 postes, soit l’ensemble des intérimaires ainsi que 1300 CDI ! 

Les patrons de l’entreprise Daher, spécialisée entre autres dans la sous-traitance aéronautique, sont déterminés à faire payer la crise aux salariés. Depuis le début de la crise sanitaire, la direction a su profiter d’un rapport de force en sa faveur pour exploiter au maximum afin de maintenir ses profits.

Alors que la gestion de crise criminelle de la part du gouvernement impose un confinement à la population, les usines du groupe Daher sont quasiment les seules dans l’aéronautique à n’avoir pas même fermé une journée, pour produire des pièces d’avions qui n’ont aucune utilité dans la période.

Tout cela dans des conditions de travail déplorables et d’autant plus dangereuses en pleine épidémie que la promiscuité importante des travailleurs dans l’usine favorise les risques de propagation du virus.

Pour les patrons, ce ne sont pas nos vies mais bien les profits qui constituent l’enjeu de la crise sanitaire et économique. La famille Daher et leurs exécutants n’échappent pas à cette loi fondamentale du capitalisme. Pire encore, les salariés apprennent ce vendredi que 3 000 emplois vont être supprimés pour « assurer les charges de production de l’année 2020 ».

Tout d’abord, il est tout à fait frappant de constater le niveau d’adaptation au discours patronal par la CFDT Daher, qui se fait directement le relai de la politique d’austérité de la direction au lieu de défendre les intérêts des travailleurs qui l’ont élue.

Dans une telle situation, la tâche la plus élémentaire de n’importe quelle organisation syndicale devrait être de se battre pour fermer la production non-essentielle afin de mettre d’urgence les salariés à l’abri du virus, comme on a pu le voir avec les nombreuses batailles menées pour faire valoir le droit de retrait des salariés ou encore poser des droits d’alerte .

Pendant ce temps-là, la CFDT Daher n’a rien de mieux à faire que de « négocier » – ou plutôt relayer – la suppression de 3 000 emplois ! Il s’agit là d’un exemple remarquable de la manière dont les patrons peuvent s’appuyer sur des directions syndicales bureaucratisées dont ils ont favorisé l’élection pour freiner toute forme d’organisation combative des salariés et, le moment venu, écraser ces derniers avec le plus grand mépris.

Ces licenciements sont tout simplement criminels. En effet, pour maintenir ses profits en vue de la dépression économique qui s’annonce, la direction de Daher jette 3 000 salariés dont 2 000 intérimaires dans une précarité profonde, qui deviendra misère à cause de la crise.

Cela va sans dire qu’elle ne s’arrêtera pas là et pourra d’autant plus exploiter les salariés restants sur qui elle fera planer la menace de nouveaux licenciements à mesure que la crise s’approfondira. Les licenciements sont de tous temps antisociaux et destructeurs, mais dans une période aussi dangereuse que celle que nous entamons, ils sont directement criminels et devraient être immédiatement interdits.

Lutter ensemble pour l’interdiction des licenciements sera décisif !

Une grande partie du patronat aéronautique met aujourd’hui en avant le risque de faillite pour justifier toutes les attaques contre les ouvriers. Daher n’échappe pas à la règle. La faillite serait proche, annonce la direction.

Les capitalistes sont toujours prêts à publier quelques chiffres quand il s’agit de justifier de ne pas augmenter les salaires, de faire travailler plus ou de licencier par milliers. Que la direction publie tous les comptes ! Quel usage a été fait des centaines de millions d’euros engrangés toutes ces années ?

Nous verrions alors si ce sont les  2 000 salariés et 1 300 intérimaires qui sont en trop ! Les ouvriers qui vont être jetés comme des malpropres après avoir pris le risque de s’exposer au virus depuis le début de la crise et après avoir rempli les poches de la famille Daher ont le droit de savoir. Et si la faillite était en effet si proche, comme la CFDT s’empresse de vouloir le démontrer, ce n’est pas aux salariés de payer le prix de la concurrence que se mènent les capitalistes.

Dans le secteur aéronautique, où 70% des travailleurs sont dans la sous-traitance dans l’ex-région Midi-Pyrénées, nous ne voulons pas seulement voir les comptes et les chiffres de chaque patron individuel, mais bien de tout le patronat de l’aéronautique, qui cherche à nous faire payer la crise après s’être engraissé pendant des années.(Résumé voir lien)

Gabriella Manouchki lundi 13 avril

https://www.revolutionpermanente.fr/

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