Archive | Châteaulin Crozon Daoulas Le Faou

27 novembre 2015 ~ 0 Commentaire

run ar puñs, châteaulin: climat

run3

http://www.civam29.org/site/

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13 novembre 2015 ~ 0 Commentaire

châteaulin, tafta au run ar puñs

run ar

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07 novembre 2015 ~ 0 Commentaire

pont-de-buis (npa + cqfd)

Notre-Dame-des-Landes-dispositif-policier

Trois jours contre l’armement de la police

Vendredi 23 octobre, pour la manifestation en mémoire de Rémi Fraisse, malgré les intimi- dations et le ton alarmant des autorités, les obstacles à accéder à la petite ville, nous fûmes 500 à nous diriger vers l’usine de Nobel-Sport (classée Seveso).

Comme son nom ne l’indique pas, cette entreprise fabrique… grenades lacrymogènes et balles en caoutchouc tirées par les polices. Des grenades qui ont par exemple mutilé un jeune ouvrier pendant le mouvement des Bonnets rouges lors du démontage d’un portique écotaxe.

Au mois de décembre dernier, nous étions de 200 à 300 pour entourer l’usine afin de bloquer la production. Ce vendredi, nous avons été très vite stoppés par les grillages des CRS et de la gendarmerie, hyper armés derrière leurs véhicules et canons à eau.

Après une déambulation pour tenter de se rapprocher de l’usine et quelques grenades lacrymogènes, nous avons rejoint le camp, un champ prêté par un paysan où se sont tenus en totale auto-organisation pendant 3 jours débats, moments de convivialité et d’action. Hormis le fest-noz et les groupes de musique, il y eut des ateliers autour des dangers de l’armement de la police en France mais aussi son exportation dans le monde, en particulier en Israël…ou encore autour de la convergence des luttes écologiques et sociales et la préparation des marches COP21.

Ce sont des comités de mobilisation locaux, des comités de blessés par la police et les réseaux sociaux militants qui ont fait le succès de cette initiative en lien avec les Zadistes et les comités NDDL.

La majorité des participantEs étaient jeunes, très motivés, très organisés et imaginatifs, à l’image de cette déambulation de nuit, samedi, à la lueur des flambeaux et lampions. Si des militantEs du NPA Finistère et de Rennes étaient bien là, comme aussi 2-3 militants d’Ensemble et Breizhistance, l’absence totale du reste de la « gauche » et des syndicats démontre sinon une franche hostilité de leur part, du moins un désintérêt ou une incom-préhension à l’égard de ces formes de lutte qui mobilisent une partie de la jeunesse qui résiste à l’ordre capitaliste. Jeudi 5 novembre 2015

http://cqfd-journal.org/Pont-de-Buis%E2%80%89-la-poudriere

http://www.emancipation.fr/spip.php?article1207

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26 octobre 2015 ~ 0 Commentaire

dans le finistère (reporterre + npa35)

pd buis  c

Une manifestation calme pour dénoncer l’usine à grenades

Dans le Finistère, une usine méconnue fabrique grenades et balles, utilisées pour la répres- sion policière, et qui souvent, tuent et blessent. Contre cette usine de mort, manifestations et débats ont eu lieu ce week-end. Reporterre y était.

Peint sur une toile de quatre mètre de large, le visage de Rémi Fraise avec la mention « Rémi, présent dans nos luttes » ouvrait le campement sur une butte face à l’usine Nobel Sport de Pont-de-Buis. Un périmètre de cent hectares collé au bourg, où se fabriquent des grenades lacrymogènes et des munitions de lanceurs de balle de défense. Du matériel utili- sé pour la répression des manifestations, à Sivens ou à Notre-Dame-des-Landes, au Burki- na Faso, au Bahreïn et partout en France. Et aussi dans ce petit bourg du Finistère où la poudrerie royale a été fondée par Colbert sous le règne de Louis14.

Les trois jours «de rencontres et d’actions», du vendredi 23 octobre à dimanche 25, initiés par des militants de l’Ouest, Rennes et Nantes, des zadistes et des Finistériens, ont vu la police faire de la poudrerie un camp retranché, interdisant toute approche de l’usine. Par trois fois, les manifestants, 300 à 500 selon les jours, ont buté devant les camions grilles de la gendarmerie barrant les ponts d’accès et les carrefours.

Les deux premières fois, les manifestants ont tourné le dos à ces blocus policiers fortement gardés. Vendredi après midi, une conférence de presse de «l’assemblée des bles- sés par la police» et de leurs familles s’est tenue devant les camions blindés de la gendar- merie, avec pour toile de fond ces hautes barrières posées contre le droit constitutionnel de manifester. Samedi soir, dans la nuit, devant une autre route menant à l’usine Nobel Sport, des témoignages, aussi déterminés que drôles, ont été lus au micro, relayés par une sono mobile. Des témoignages d’ados de Notre-Dame-des-Landes et de sexagénaires italiens du Val de Suse qui luttent contre le percement du tunnel du Lyon Turin. Ecoute attentive, inatten- due, aux flambeaux éteints, des tracasseries de la police et des ripostes narquoises de ceux qui refusent de subir ces présences militaires.

Un bourg meurtri dans sa mémoire On pourra bientôt y ajouter les voix d’habitants de Pont-de-Buis, pas du tout hostiles aux jeunes manifestants, et plutôt surpris de voir leur bourg quadrillé par les gendarmes. Ils voient d’un bon œil ces trois jours contre une usine qui a tué et mutilé des ouvriers depuis des années: trois morts, quatre-vingt blessés, et des dizaines de maison détruites dans un rayon de 900 mètres lors d’une explosion en 1975. Un mort en 2006. Trois blessés graves en 2014. Sans parler des bras arrachés, des doigts coupés, des intérimaires blessés et dont les témoignages ont été ravivés par ces trois jours…

Même ceux qui y ont travaillé à temps plein ne défendent pas l’emploi dans cette usine dangereuse. «Mon oncle a vu sa deux-chevaux voler en l’air en 1975, expliquait la veille ce retraité sur un marché. Mon frère, mon beau frère et moi, on y a travaillé. Mais vous avez raison de manifester…» Devant un stand de crêpes à Châteaulin, la discussion s’engage: «Mais si on arrête les armes, qu’ est ce qu’on y fera? Bah, après la Guerre de Quatorze, toutes les usines qui fabriquaient des obus et du matériel militaire se sont bien reconverties. Alors…».

L’armement entre la blessure et la mort Tuer et mutiler, c’est aussi un des thèmes récur- rents des évolutions du maintien de l’ordre dans le monde qui auront été largement discu- tées et commentées, avec une documentation précise, lors des rencontres dans le campe- ments à un kilomètre du bourg. La notion d’«armement rhéostatique» qu’évoque dans un livre récent le sociologue Mathieu Rigouste, a été commentée: elle cache sous les mots techniques une gradation de la dangerosité des armes, de la blessure légère à la mort. Développant une version froide, industrielle, de l’offre et la demande, le marché fait du client (les polices du monde), un partenaire réceptif aux propositions des fabricants.

Au rassemblement, la mère de Quentin Torselli, Nathalie a témoigné: «Mon fils a été mutilé par un tir de flashball au cours d’une manifestation contre Notre-Dame-des-Landes en février 2014. Il a perdu un oeil. L’enquête a prouvé qu’il était isolé et ne représentait pas une menace.» D’où ces débats sur l’utilité, comme en Palestine, d’enquêter sur les implications économiques des entreprises, précédant la demande des Etats de réprimer désormais dans les corps. Cette notion de punition individualisée, de blessure personnelle trouve sa tragique illustration avec les mutilés à l’œil par balles de caoutchouc présents ce week-end, et l’évocation constante de la mort de Rémi Fraisse l’an dernier dans un bois du Tarn.

Gaza, Belfast, Soweto, mêmes combats Dans la paille d’un hangar agricole monté sur place aux côtés de trois barnums, la projection d’un film sur l’armement israélien, The Lab, du réalisateur indépendant israélien Yotam Feldman, a montré l’absence de frontière entre technique d’opération militaire et répression civile, ce que l’euphémisme technocratique appelle la «gestion démocratique des foules». Les techniques de répression se montrent évolutives, en expérimentation permanente, en Irlande du Nord dans les années 1970, en Afrique du Sud de l’Apartheid et depuis des années en Palestine. Après le film, on a discuté des luttes actuelles dans le Finistère, des convois qui convergeront vers Paris pour la COP 21, des partages de savoir sur les premiers soins à prodiguer dans les manifestations, on a lu des textes de femmes contre les armes, chanté et lancé des montgolfières en papier.

Malgré les nombreux contrôles routiers, des manifestants ont réussi à introduire des armes factices Un camp autogéré, autonome pour tous ses repas grâce au soutien de deux cantines volantes venues de Rennes et de Brest, a posé «Un acte de résistance à l’écra- sement policier», dit un jeune femme venue de l’est de la France. Et ce un an après le meur- tre de Rémi Fraise, omniprésent dans les discussions et les slogans, ponctués de «Ni oubli ni pardon». Des Britanniques, des Québécois et des Espagnols étaient venus à Pont-de- Buis, attentifs à ce déplacement des mobilisations vers les usines d’armement à la dimen- sion internationale évidente. «L’usine Nobel Sport réalise 90% de sa production pour l’export», dit un militant de la région.

Une fausse charge sur dix mètres Après les prises de parole de l’Assemblées des bles- sés, des lectures du vécu d’habitants de la ZAD nantais ou de la vallée italienne du Val de Suse, les manifestants ont abandonné le face-à-face avec la police après avoir jeté quelques cailloux, deux cocktail molotov contre un camion grille et des feux d’artifice croisés avec les trajectoires de fumées de lacrymogènes. Sans autre dégât que matériel. Sans blessé. Sans arrestation. Le dimanche, pour contourner le blocage policier des routes, la troupe de mani- festants a franchi un viaduc et coupant par les champs et les bois, et s’est retrouvé dans un champ en pente face à l’entrée de l’usine toujours bien gardée, survolé par l’hélico de la gendarmerie omniprésent pendant ces trois jours.

Toute la journée, un hélicoptère de la gendarmerie surveille le rassemblement Là, toujours dans le souci d’être imprévisible et sans volonté d’en découdre, une discussion s’est tenue en cercle, accroupi dans la terre caillouteuse du champ, pour décider d’une faus- se charge sur dix mètres en rang serrés, déclenchant le recul des CRS et gendarmes mobi- les à soixante mètres de là. La charge, hilare, a aussitôt reflué. Le grenadage massif du champ qui a suivi n’a pas gêné les manifestants, faisant aussitôt une «retraite stratégique» par les bois, la fumée de lacrymogène revenant plutôt vers les casques des soldats de l’ordre. A un carrefour, au-dessus d’une maison d’habitation, l’échange de jets feux d’artifice colorés contre lacrymo tombant en cloche dans une prairie et effarouchant les vaches n’aura duré qu’un gros quart d’heure.

«Rester imprévisible» Dimanche en fin d’après-midi, le retour au camp, s’est fait dans le calme d’une randonnée dans les bucoliques paysages d’automne. Le démontage des struc- tures, du matériel de cuisine, des tentes, et le rangement des camions auront permis un départ géré collectivement de nuit, en convoi d’une centaine de véhicules voitures particu- lières, fourgons et camions. Un arrêté préfectoral tombé le dimanche matin autorisait les contrôle de véhicules et des identités entre midi et minuit, mais les militants ont refusé en bloc.

Spectacle étrange que celui d’un officier de gendarmerie exigeant que le convoi se scinde et s’égrène voiture par voiture pour procéder au contrôle individuel et qui, devant la tension qu’il a créé et la menace d’un blocage de la voie rapide Nantes-Brest toute proche, calme ses gendarmes très énervés, et autorise le convoi à partir au pas, les militants mar- chant à pied à côté des voitures, à un ou deux mètres des boucliers et des matraques des gendarmes, finalement sans le moindre contrôle d’identité.

«Le week end s’est achevé sur une gestion collective assumée, concertée, du rapport à la police. On ne va pas toujours subir», dit un militant avec son accent rocailleux bien finis- térien. «On a montré qu’il est possible d’être imprévisible face à la police, de désigner les complices logistiques et économiques de la répression, et de préparer et de partager des réponses sur un territoire large en cas d’opération militaire tentant d’évacuer la ZAD, en janvier prochain comme les bruits en courent…» renchérit un zadiste.

26 octobre 2015 / Nicolas de La Casinière et Lucas Mascarello (Reporterre)

Lire aussi : Impunité policière : le droit de manifester est en danger

http://www.reporterre.net/Finistere-une-manifestation-pour-l-usine-a-grenades

http://www.anticapitaliste-35.org/23-24-25-octobre-2015-Week-end-d.html

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24 octobre 2015 ~ 0 Commentaire

pont de buis (essf)

550

L’hommage à Rémy Fraisse n’a pu se rapprocher de l’usine d’armement. Un impressionnant dispositif bloquait le pont avec même un canon à eau et un hélicoptère.

Rennes Infos le 24:

http://www.rennes-info.org/Second-jour-de-mobilisation-contre

Ouest France le 24:

http://www.ouest-france.fr/pont-de-buis-pour-remi-fraisse-et-pour-les-autres-

Ligue des Droits de l’homme:

http://www.europe-solidaire.org/spip.php?article36148

Parents de Rémi Fraisse:

http://www.europe-solidaire.org/spip.php?article36147

Le Monde:

http://www.europe-solidaire.org/spip.php?article36146

Ouest France:

http://www.ouest-france.fr/apres-la-mort-de-remi-fraisse-contre-les-armes-de-la-police

Le Télegramme:

http://www.letelegramme.fr/bretagne/pont-de-buis-inatteignable-poudrerie

France TV:

http://france3-regions.francetvinfo.fr/pont-de-buis-personnes-en-hommage-remi-fraisse-

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23 octobre 2015 ~ 0 Commentaire

sivens: un an après (jdd)

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L’appel de la famille de Rémi Fraisse

Les parents de Rémi Fraisse ont lancé un appel à témoins dans Le Monde, pour comprendre la mort de leur fils, décédé il y a un an lors de heurts sur le chantier du barrage controversé de Sivens (Tarn).

Le 26 octobre 2014, un jeune homme trouvait la mort lors de violences sur le site contro- versé du barrage de Sivens (Tarn). Un an plus tard, les parents de Rémi Fraisse lancent un appel à témoins pour comprendre la mort de leur fils. « Nous voulons savoir ce qui s’est passé. Nous voulons savoir comment Rémi est mort. Toutes les victimes de ce soir-là doivent être entendues », écrivent le père, la mère et la soeur de Rémi Fraisse, dans Le Monde.

« Nous leur demandons en son nom, pour que de tels actes ne se reproduisent plus sur notre sol, de venir courageusement se présenter pour nous aider à faire toute la lumière sur cet événement dramatique pour la nation toute entière », ajoutent-ils, soulignant qu’ils veulent « comprendre ».

Ils ont « utilisé contre nos enfants de France des armes qui tuent » Selon le compte- rendu de la gendarmerie, des « adversaires extrêmement déterminés » ont attaqué les forces de l’ordre. Vers 01h40, le 26 octobre, un gradé a lancé une grenade offensive sur « cinq opposants agressifs qui jetaient constamment toutes sortes de projectiles », d’après le rapport. Le compte-rendu ajoute qu’un manifestant s’est alors écroulé et a été récupéré, inanimé. Le décès de Rémi Fraisse, un botaniste de 21 ans, était constaté juste avant 02h00.

« Les gendarmes mobiles ont utilisé contre nos enfants de France des armes qui tuent, grenades de guerre inventées pendant la guerre de 1914-1918. Elles avaient pourtant déjà tué le militant écologiste Vital Michalon, quarante ans plus tôt (manifestation contre le projet de centrale Superphénix à Creys-Malville le 31 juillet 1977, Ndlr). Pourquoi? », s’interroge aussi la famille dans le quotidien du soir.

Des conclusions qualifiées de « mensonges » L’Inspection générale de la gendarmerie (IGGN) dans son rapport de décembre 2014, a exonéré le gendarme auteur du tir. Ces con- clusions ont été qualifiées de « mensonges » par la défense de la famille de Rémi Fraisse, qui dénonce une tentative de dissimulation par la hiérarchie et le gouvernement. Dans le cadre de l’instruction judiciaire, ce gendarme déjà entendu sous le régime de la garde à vue avant d’être remis en liberté sans poursuite, doit être à nouveau entendu « dans les mois qui vien- nent » par les magistrats instructeurs. A-Ch. D. (avec AFP) – leJDD.fr vendredi 23 octobre

http://www.lejdd.fr/Societe/Sivens-un-an-apres-l-appel-de-la-famille-de-Remi-Fraisse

http://npa29.unblog.fr/category/chateaulin-crozon-daoulas/

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22 octobre 2015 ~ 0 Commentaire

rémi, ni oubli ni pardon! (anti-k)

pdb

Il y a un an, Rémi Fraisse, jeune étudiant pacifiste, mourrait assassiné par les forces de l’ordre. Loin d’être un accident, sa mort était le fruit de plusieurs mois de violences policières croissantes contre les opposants au barrage de Sivens, d’une volonté de passage en force par une politique délibérée de terreur, entraînant de nombreux blessés et ne pouvant qu’aboutir à un drame de ce type.

Au lieu de calmer le jeu et faire profil bas, les autorités ont alors cru bon de pousser la fuite en avant par une énorme répression policière et judiciaire contre les opposants et tous les jeunes révoltés par ce meurtre d’État, multipliant les atteintes à la liberté d’expression et de manifester, les arrestations arbitraires et les condamnations sur base de faux témoignages policiers.

Puis pendant plusieurs mois, ​les pro barrages, la FDSEA et leurs milices liées à l’extrê- me droite ont organisé la terreur sous le regard bienveillant de la gendarmerie​,​ de la préfec- ture, du président du conseil général et de la mairesse de Lisle-sur-Tarn, multipliant les tabassages, destructions de véhicules, etc, jusqu’à l’évacuation musclée de la zone et la destruction de la Métairie.

Alors que le patronat, le gouvernement et de nombreux médias versent des larmes de crocodiles pour une ou deux chemises déchirées, fustigeant la soi-disant violence des sala- riés d’Air France, on les entend beaucoup moins s’émouvoir de ces violences bien réelles de l’État et des milices autour de Sivens.

Ce dimanche 25 octobre 2015, une grande marche pacifique et unitaire est organisée en mémoire de Rémi Fraisse et pour rappeler que la mobilisation est toujours d’actualité contre tout projet de barrage et pour la réhabilitation de la zone humide du ​Testet.

Le gouvernement et la préfecture s’apprêtent à empêcher cette marche pacifique sous prétexte d’affrontements possibles avec les pro barrages. Ces manœuvres anti-démocra- tiques doivent cesser. En pleine préparation de la COP21, pour laquelle le gouvernement essaie sans rire de se faire passer pour le champion de la lutte contre le réchauffement climatique, cela vient confirmer toute l’hypocrisie de ce gouvernement dont la politique est à l’opposé de ce qui serait nécessaire face à la crise climatique.

Mais nous ne laisserons pas le lobby productiviste: FNSEA, FN, PS, LR et Cie décider de quel environnement nous voulons, parce que leurs intérêts et leurs affaires sont à l’opposé des intérêts de la population et de l’environnement.

Le NPA appelle à manifester massivement dimanche 25 octobre à Sivens pour exiger :

- que justice soit faite pour Rémi Fraisse, que les responsables soient identifiés, jugés et condamnés pour cet homicide

- l’abandon définitif du projet de barrage de Sivens et de tous ces grands projets imposés et aussi nuisibles qu’inutiles,

- l’amnistie de tou-te-s les condamné-e-s et l’abandon des poursuites envers tou-te-s les inculpé-e-s, encore poursuivis pour s’être révoltés contre une situation intolérable, voire pour s’être simplement trouvés au mauvais endroit au mauvais moment.

Toulouse, Mercredi 21 octobre 2015

http://npa2009.org/communique/remi-ni-oubli-ni-pardon

Pour Pont de Buis:

http://npa29.unblog.fr/2015/10/13/pont-de-buis-manif-en-memoire-de-remi-fraisse-of/

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17 octobre 2015 ~ 0 Commentaire

pont-de-buis (cqfd)

pdb

Industrie policière : la poudrière policière

Un an après le meurtre du militant écologiste Rémi Fraisse sur le site du barrage de Sivens, l’envie reste de dépasser la peur et de maintenir le droit à manifester, en déplaçant les con- flits là où se fabriquent les armes de la répression. Le maintien de l’ordre a ses fournisseurs, un business opaque, avec ses profits, ses dividendes aux actionnaires.

Reportage près d’une usine d’armement de police, dans le Finistère. Quatre pauvres lampadaires face à une prairie en pente, une guérite aux allures d’Algéco, de vagues grilla- ges. C’est l’entrée de l’usine Nobel Sport à Pont-de-Buis, dans le fin fond du Finistère, qui se vante d’aligner «la chaîne de fabrication de grenades lacrymogènes la plus automatisée d’Europe», et d’avoir dépassé en 2008 «le cap remarquable du million de grenades lacrymo- gènes produites et vendues dans le monde» [1].

On y produit aussi des munitions pour lanceur de balle de défense (LBD), l’arme qui remplace le Flash-Ball et dégomme les yeux des manifestants. « En période de forte de- mande, de révolution à réprimer quelque part dans le monde, l’usine passe en 3×8», lâche un voisin. C’est un des discrets ateliers de la répression made in France, dont la production s’exporte en Europe, au Bahreïn, en Égypte, en Mauritanie, en Côte d’Ivoire, en Tunisie…

Un fournisseur officiel de la violence d’État, pour parler pompeusement. Sur place, l’em- prise de l’usine est omniprésente dans le paysage du bourg. Deux petites manifestations se sont tenues sans encombre devant l’usine: en décembre 2013, après l’opération César [2] à Notre-Dame-des-Landes, et en décembre 2014, après le meurtre de Rémi Fraisse. «Manif joyeuse, ambiance piquet de grève», se souvient un paysan du coin, les gendarmes laissant placidement démonter gentiment les grillages, sans intervenir.

Petit plaisir au passage : la présence de manifestants aux abords de l’usine classée Seve- so bloque la production pendant la journée complète. Un troisième rassemblement avec débats s’annonce pour le week-end du 25 octobre, un an après le drame de Sivens, au plus près de l’usine de fabrication de poudres.

Poudre noire, bourg gris Avec une salle polyvalente dénommée Espace François-Mitter- rand, pas étonnant que le bourg de Pont-de-Buis suinte la déprime et la grisaille. « Y a rien, ici. Et personne ne veut venir dans ce patelin », déplore un autre riverain. D’autant que nom- bre de maisons abandonnées, commerces à vendre et bâtiments délaissés jouxtent les cent hectares du périmètre barbelé de la poudrerie repositionnée sur les marchés de la chasse et de la répression. Nobel Sport, usine classée Seveso niveau haut, est officiellement un «établissement servant à la conservation, à la manipulation ou à la fabrication des poudres, munitions et explosifs».

L’ancienne poudrerie royale coincée dans un repli de vallée, fondée par Colbert en 1687, a embauché jusqu’à 7 500 salariés, hommes et femmes, pendant la Première Guerre mondiale, effectif tombé à 530 personnes en 1974 – moins de 120 aujourd’hui. L’histoire ré- cente rappelle que le site pue la camarde.

Explosion en août 1975 : trois morts, 81 blessés (60 salariés de l’usine et 21 habitants du bourg) et 90 maisons ratiboisées dans un rayon de 3 km, murs et toitures effondrés, sans compter près de 400 autres baraques endommagées sérieusement. Nouvelle explosion en juillet 2014 : trois blessés. Mauvaise cuvée pour les fournisseurs officiels de la répression : un mois plus tôt, le 24 juin, une ouvrière trouvait la mort dans l’usine Alsetex à Précigné (Mayenne) qui fabrique aussi des grenades pour la police et la gendarmerie. Mais on s’ha- bitue : après tout, ce n’est que le cinquième décès d’ouvriers soufflés par explosion sur le site depuis 1959.

À Pont-de-Buis, les patrons martèlent bien sûr que ce qu’ils fabriquent n’est pas dange- reux. Comme les préfets et ministres de l’Intérieur, glosant sur les armes prétendues «non létales», ou «à létalité réduite». À les entendre, on pourrait tuer «partiellement»: la «létalité » serait toute relative, il suffirait d’appliquer un coefficient d’intensité : un peu mort, beaucoup décédé, passionnément occis…

À la source des armes Sortir des centres-villes, déplacer la protestation sur les lieux de production de ce matériel de guerre sociale est une idée née entre Notre-Dame-des-Landes, Brest, Montreuil et Nantes. C’est à dire entre la ZAD, le comité du Finistère contre le projet d’aéroport nantais, l’assemblée des blessés par la police regroupant des mutilés par Flash- Ball et LBD des quartiers populaires, des milieux militants et des supporters de foot eux aussi tirés comme des lapins.

Le texte d’appel parle de «mettre en lumière la source des armes qui mutilent et tuent nos compagnons de lutte, ici en France et sur toute la planète». Car «réduire le conflit politi- que à l’affrontement de rue, c’est au mieux avoir l’impression de faire peur au pouvoir, au pire perdre un œil ou la vie».

La mort de Rémi Fraisse et ses lendemains ont laissé autant de rage que d’amertume nappée de nuages lacrymogènes. Le moins qu’on puisse dire, c’est que le meurtre d’un manifestant, l’impunité des responsables, hiérarchie gendarmesque autant que gouverne- ment commanditaire, la mise en cause directe du droit de manifester n’ont pas levé l’indigna- tion large qu’on aurait pu normalement attendre. « La police s’est contentée de boucler inté- gralement les centres-villes et d’alimenter le sentiment de crainte par assauts médiatiques successifs», constate l’appel à la manif à Pont-de-Buis.

En mai dernier, la commission parlementaire instaurée par Noël Mamère suite au dra- me de Sivens auditionne des dizaines de responsables du maintien de l’ordre et entérine leur nouvel armement: le Flash-Ball est remplacé par le LBD, plus précis, plus puissant, plus mutilant. Le 18 mai, les deux flics auteurs de la mort de Zyed et Bouna à Clichy-sous-Bois (Seine-Saint-Denis) en 2005 sont relaxés après dix ans de procédure.

On pourrait multiplier les épisodes du triomphe de la force brute de l’État. Mais «on doit sortir de l’étouffement après la mort de Rémi Fraisse», résume un zadiste. L’enjeu, c’est aussi de retrouver l’énergie et «la confiance qui nous a permis de repousser 2 000 flics en 2012 sur la ZAD, de bloquer un train de déchets nucléaires pendant plusieurs heures en 2011, d’amener 500 tracteurs dans les rues de Nantes, ou encore de mettre en échec des rafles de sans-papiers, comme à Montreuil». Une détermination qui peut se répandre comme une traînée de poudre. CQFD n°136 (octobre 2015),Nicolas de La Casinière

Notes:

[1] Mensuel Pro Sécurité, novembre 2008.

[2] Opération de tentative d’évacuation de la ZAD de Notre-Dame-des-Landes en octobre et novembre 2012. Un échec pour le pouvoir malgré deux hélicoptères et 1200 gendarmes déployés pendant des semaines.

http://cqfd-journal.org/Pont-de-Buis%E2%80%89-la-poudriere

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13 octobre 2015 ~ 0 Commentaire

pont-de-buis, manif en mémoire de rémi fraisse (of)

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Du vendredi 23 au dimanche 25 octobre, les Zadistes de France se retrouveront à Pont-de-Buis, où se situe un site de Nobelsport, à la mémoire de Rémi Fraisse.

Rémi Fraisse, 21 ans, avait été tué le 26 octobre 2014 par une grenade lacrymogène lancée par les forces de l’ordre, alors qu’il manifestait contre le projet de barrage à Sivens, dans le Tarn. Pour commémorer ce tragique événement, les occupants des Zad (zones à défendre) de France organisent un «week-end d’actions contre les armes de la police».

Pont-de-Buis a été choisi car la commune abrite un des quatre sites de la société Nobel-sport, fabricant de poudre de chasse, de tir, et de grenades lacrymogènes. Deux mois après le décès de Rémi Fraisse, une manifestation régionale avait déjà eu lieu dans cette commune, rassemblant 200 personnes.

http://www.ouest-france.fr/pont-de-buis-manif-nationale-en-memoire-de-remi-fraisse

23, 24 et 25 Octobre à Pont-de-Buis (29) : week-end d’actions contre l’armement de la police autour du site de Nobel-sport.

Le 25 octobre dernier, à Sivens, Rémi Fraisse était tué par une grenade offensive de la gendarmerie. Ces dernières années, on ne compte plus le nombre de mutilé-e-s et de blessé-e-s par les armes de la police : grenades, Flash-Balls, Lanceurs de Balles de Défense. La militarisation croissante du maintien de l’ordre répond à une volonté de réprimer toujours plus durement la moindre rébellion, la moindre résistance, la moindre déviance.

Les armes policières, utilisées en France et exportées dans le monde entier, sont fabriquées sur le sol français, et notamment par l’entreprise Nobel Sport, basées à Pont-de-Buis : elle produit différent modèles de grenades lacrymogènes, et les balles en caoutchouc tirées par la police. Le week-end du 25 octobre 2015, nous organisons une journée d’action autour de cette usine, suivie de deux journées de discussion et de rencontres. Nous voulons mener une percée dans l’imaginaire en ciblant ceux qui produisent les armes de la police, en s’interrogeant sur la logistique qui fait vivre la répression, qui la met en oeuvre, et qui en profite puisque c’est aussi un business, avec un marché intérieur et des contrats à l’export.

Notre seule présence devant les grilles de cette usine classée Seveso suffira à bloquer la production. Mais nous envisageons cette action comme le début d’un processus plus large.

Tou-te-s solidaires contre les violences d’État, tou-te-s à Pont-de-Buis du vendredi 23 au dimanche 25 octobre 2015 !

•Vendredi 23 octobre : Manifestation à 14h au départ de la place de la gare à Pont-de-Buis. Venez avec vos idées, votre créativité : masques de couleurs, marionnettes, peinture, musique, …
•Samedi 24 et Dimanche 25 octobre : Débats et discussions, moments de convivialité et d’action


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04 septembre 2015 ~ 0 Commentaire

dans la peau d’une ouvrière chez doux (jdd)

 A protestor marches through the streets of Paris during a demonstration against austerity plans

Pour la venue de Macron, on a ralenti la cadence

Pourquoi avoir choisi de passer un mois chez Doux?
Je suis l’actualité de l’agroalimentaire pour Le Parisien depuis deux ans, ce qui m’emmène tout le temps en reportage en Bretagne. En août 2013, j’avais visité l’abattoir de volaille Tilly-Sabco, et j’y avais découvert un univers que je ne connaissais pas. J’avais été surprise, peut-être naïvement, de découvrir qu’en 2015, beaucoup de gens travaillaient encore dans le froid, l’obscurité, le bruit et faisaient les trois huit… C’est un boulot qui nous concerne direc- tement puisque c’est eux qui emballent le jambon ou la volaille qu’on retrouve en barquettes dans nos supermarchés. Je m’étais dit qu’il fallait aussi parler de ce type de travail dans les médias, que c’était important de braquer les projecteurs sur ces salariés-là, dont certaines personnes ne soupçonnent pas l’existence. (…)

Dans ce livre, vous donnez la parole à des personnes qu’on qualifie souvent d’ »invisibles ». 
On a tous lu Zola, mais l’ouvrier de l’agroalimentaire avec sa charlotte bleu clair, je n’ai pas l’impression que ce soit un personnage qu’on se représente quand on entend parler des ouvriers. On pense plutôt à la sidérurgie. Même si récemment, avec les Bonnets rouges et la crise agricole, on en a un peu plus parlé. C’est un secteur qui reste très important en termes d’emploi en France. C’est un système: ils sont invisibles parce qu’on ne leur donne peu la parole, mais ils ne la prennent pas non plus. Sans doute parce qu’ils se sentent évincés du débat politique. Il y a une sorte d’incommunicabilité des deux côtés. Ce n’est pas que la faute des médias. Ils ne saisissent pas forcément la balle au bond dès qu’il y a des journalistes. Beaucoup – pas tous – ont arrêté de voter, ne lisent pas les journaux et n’accordent aucune crédibilité à la parole médiatique car ce n’est pas la vraie parole, leur parole à eux.

Vous êtes toujours à la chaîne lorsque Macron visite Doux et vous en livrez les coulisses…
Le jour de la visite, j’étais un peu sur le fil, parce que ma position était presque schizophré-nique. J’étais en immersion, avec mes cartons de poulet, et je ne pouvais pourtant pas m’empêcher de m’identifier à la journaliste présente aux côtés de Macron.

«Les ouvriers ont été évincés de la visite de Macron alors que ç’aurait pu être un cadeau à leur faire»

De ma chaîne, je me suis rendue compte à quel point les ouvriers ont été évincés de cette visite: rien ne leur a été communiqué. C’aurait pu être quelque part un cadeau à leur faire, de leur dire « Vous avez bien bossé, le ministre vient vous féliciter »… C’était un signe positif pour cette entreprise, et finalement, la seule conséquence de cette visite c’est que les chaînes ont été ralenties artificiellement et qu’il a fallu cravacher après le passage de Macron pour rattraper en fin de journée.

Qu’est-ce qui a été le plus difficile?
En arrivant chez Monique Ranou [l'usine de charcuterie où la journaliste travaillé deux jours avant d'être employée chez Doux, ndlr], c’est le froid qui m’a surprise en premier, même si je savais qu’il ferait 4°C. Je ne me rendais pas compte qu’en étant debout, immobile toute la journée à basse température, j’aurais froid très vite. Il y a aussi le caractère répétitif des gestes et l’impression de très vite devenir une machine. C’était différent de le vivre. Mais ce que j’ai trouvé le plus dur à supporter, c’est l’ennui.

«Ce que j’ai trouvé le plus dur à supporter, c’est l’ennui.»

C’est un travail qui n’est pas agréable, et où on ne peut pas communiquer à cause du bruit ambiant. Je pense que les ouvriers de la chaîne ont tous une riche vie intérieure! Ils ont appris à prendre sur eux et résister intérieurement pour attendre que la journée passe.. (…)

« Quatre semaines payée au Smic avec des bouchons dans les oreilles et une charlotte sur la tête »: Bérangère Lepetit, journaliste au Parisien, a passé un mois en immersion chez le volailler breton Doux, à emballer des poulets à la chaîne. Elle raconte le quotidien de ces ouvriers de l’agro-alimentaire de Châteaulin, dans le Finistère, dans un livre qui sort ce jeudi, Un séjour en France. Chronique d’une immersion, Bérangère Lepetit, Ed. Plein Jour, 157p., 17 euros.  Alix Hardy – leJDD.fr

http://www.lejdd.fr/Societe/Dans-la-peau-d-une-ouvriere-chez-le-volailler-Doux-Le-plus-dur-c-est-l-ennui-749257

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