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23 octobre 2015 ~ 0 Commentaire

sivens: un an après (jdd)

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L’appel de la famille de Rémi Fraisse

Les parents de Rémi Fraisse ont lancé un appel à témoins dans Le Monde, pour comprendre la mort de leur fils, décédé il y a un an lors de heurts sur le chantier du barrage controversé de Sivens (Tarn).

Le 26 octobre 2014, un jeune homme trouvait la mort lors de violences sur le site contro- versé du barrage de Sivens (Tarn). Un an plus tard, les parents de Rémi Fraisse lancent un appel à témoins pour comprendre la mort de leur fils. « Nous voulons savoir ce qui s’est passé. Nous voulons savoir comment Rémi est mort. Toutes les victimes de ce soir-là doivent être entendues », écrivent le père, la mère et la soeur de Rémi Fraisse, dans Le Monde.

« Nous leur demandons en son nom, pour que de tels actes ne se reproduisent plus sur notre sol, de venir courageusement se présenter pour nous aider à faire toute la lumière sur cet événement dramatique pour la nation toute entière », ajoutent-ils, soulignant qu’ils veulent « comprendre ».

Ils ont « utilisé contre nos enfants de France des armes qui tuent » Selon le compte- rendu de la gendarmerie, des « adversaires extrêmement déterminés » ont attaqué les forces de l’ordre. Vers 01h40, le 26 octobre, un gradé a lancé une grenade offensive sur « cinq opposants agressifs qui jetaient constamment toutes sortes de projectiles », d’après le rapport. Le compte-rendu ajoute qu’un manifestant s’est alors écroulé et a été récupéré, inanimé. Le décès de Rémi Fraisse, un botaniste de 21 ans, était constaté juste avant 02h00.

« Les gendarmes mobiles ont utilisé contre nos enfants de France des armes qui tuent, grenades de guerre inventées pendant la guerre de 1914-1918. Elles avaient pourtant déjà tué le militant écologiste Vital Michalon, quarante ans plus tôt (manifestation contre le projet de centrale Superphénix à Creys-Malville le 31 juillet 1977, Ndlr). Pourquoi? », s’interroge aussi la famille dans le quotidien du soir.

Des conclusions qualifiées de « mensonges » L’Inspection générale de la gendarmerie (IGGN) dans son rapport de décembre 2014, a exonéré le gendarme auteur du tir. Ces con- clusions ont été qualifiées de « mensonges » par la défense de la famille de Rémi Fraisse, qui dénonce une tentative de dissimulation par la hiérarchie et le gouvernement. Dans le cadre de l’instruction judiciaire, ce gendarme déjà entendu sous le régime de la garde à vue avant d’être remis en liberté sans poursuite, doit être à nouveau entendu « dans les mois qui vien- nent » par les magistrats instructeurs. A-Ch. D. (avec AFP) – leJDD.fr vendredi 23 octobre

http://www.lejdd.fr/Societe/Sivens-un-an-apres-l-appel-de-la-famille-de-Remi-Fraisse

http://npa29.unblog.fr/category/chateaulin-crozon-daoulas/

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22 octobre 2015 ~ 0 Commentaire

rémi, ni oubli ni pardon! (anti-k)

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Il y a un an, Rémi Fraisse, jeune étudiant pacifiste, mourrait assassiné par les forces de l’ordre. Loin d’être un accident, sa mort était le fruit de plusieurs mois de violences policières croissantes contre les opposants au barrage de Sivens, d’une volonté de passage en force par une politique délibérée de terreur, entraînant de nombreux blessés et ne pouvant qu’aboutir à un drame de ce type.

Au lieu de calmer le jeu et faire profil bas, les autorités ont alors cru bon de pousser la fuite en avant par une énorme répression policière et judiciaire contre les opposants et tous les jeunes révoltés par ce meurtre d’État, multipliant les atteintes à la liberté d’expression et de manifester, les arrestations arbitraires et les condamnations sur base de faux témoignages policiers.

Puis pendant plusieurs mois, ​les pro barrages, la FDSEA et leurs milices liées à l’extrê- me droite ont organisé la terreur sous le regard bienveillant de la gendarmerie​,​ de la préfec- ture, du président du conseil général et de la mairesse de Lisle-sur-Tarn, multipliant les tabassages, destructions de véhicules, etc, jusqu’à l’évacuation musclée de la zone et la destruction de la Métairie.

Alors que le patronat, le gouvernement et de nombreux médias versent des larmes de crocodiles pour une ou deux chemises déchirées, fustigeant la soi-disant violence des sala- riés d’Air France, on les entend beaucoup moins s’émouvoir de ces violences bien réelles de l’État et des milices autour de Sivens.

Ce dimanche 25 octobre 2015, une grande marche pacifique et unitaire est organisée en mémoire de Rémi Fraisse et pour rappeler que la mobilisation est toujours d’actualité contre tout projet de barrage et pour la réhabilitation de la zone humide du ​Testet.

Le gouvernement et la préfecture s’apprêtent à empêcher cette marche pacifique sous prétexte d’affrontements possibles avec les pro barrages. Ces manœuvres anti-démocra- tiques doivent cesser. En pleine préparation de la COP21, pour laquelle le gouvernement essaie sans rire de se faire passer pour le champion de la lutte contre le réchauffement climatique, cela vient confirmer toute l’hypocrisie de ce gouvernement dont la politique est à l’opposé de ce qui serait nécessaire face à la crise climatique.

Mais nous ne laisserons pas le lobby productiviste: FNSEA, FN, PS, LR et Cie décider de quel environnement nous voulons, parce que leurs intérêts et leurs affaires sont à l’opposé des intérêts de la population et de l’environnement.

Le NPA appelle à manifester massivement dimanche 25 octobre à Sivens pour exiger :

- que justice soit faite pour Rémi Fraisse, que les responsables soient identifiés, jugés et condamnés pour cet homicide

- l’abandon définitif du projet de barrage de Sivens et de tous ces grands projets imposés et aussi nuisibles qu’inutiles,

- l’amnistie de tou-te-s les condamné-e-s et l’abandon des poursuites envers tou-te-s les inculpé-e-s, encore poursuivis pour s’être révoltés contre une situation intolérable, voire pour s’être simplement trouvés au mauvais endroit au mauvais moment.

Toulouse, Mercredi 21 octobre 2015

http://npa2009.org/communique/remi-ni-oubli-ni-pardon

Pour Pont de Buis:

http://npa29.unblog.fr/2015/10/13/pont-de-buis-manif-en-memoire-de-remi-fraisse-of/

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17 octobre 2015 ~ 0 Commentaire

pont-de-buis (cqfd)

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Industrie policière : la poudrière policière

Un an après le meurtre du militant écologiste Rémi Fraisse sur le site du barrage de Sivens, l’envie reste de dépasser la peur et de maintenir le droit à manifester, en déplaçant les con- flits là où se fabriquent les armes de la répression. Le maintien de l’ordre a ses fournisseurs, un business opaque, avec ses profits, ses dividendes aux actionnaires.

Reportage près d’une usine d’armement de police, dans le Finistère. Quatre pauvres lampadaires face à une prairie en pente, une guérite aux allures d’Algéco, de vagues grilla- ges. C’est l’entrée de l’usine Nobel Sport à Pont-de-Buis, dans le fin fond du Finistère, qui se vante d’aligner «la chaîne de fabrication de grenades lacrymogènes la plus automatisée d’Europe», et d’avoir dépassé en 2008 «le cap remarquable du million de grenades lacrymo- gènes produites et vendues dans le monde» [1].

On y produit aussi des munitions pour lanceur de balle de défense (LBD), l’arme qui remplace le Flash-Ball et dégomme les yeux des manifestants. « En période de forte de- mande, de révolution à réprimer quelque part dans le monde, l’usine passe en 3×8», lâche un voisin. C’est un des discrets ateliers de la répression made in France, dont la production s’exporte en Europe, au Bahreïn, en Égypte, en Mauritanie, en Côte d’Ivoire, en Tunisie…

Un fournisseur officiel de la violence d’État, pour parler pompeusement. Sur place, l’em- prise de l’usine est omniprésente dans le paysage du bourg. Deux petites manifestations se sont tenues sans encombre devant l’usine: en décembre 2013, après l’opération César [2] à Notre-Dame-des-Landes, et en décembre 2014, après le meurtre de Rémi Fraisse. «Manif joyeuse, ambiance piquet de grève», se souvient un paysan du coin, les gendarmes laissant placidement démonter gentiment les grillages, sans intervenir.

Petit plaisir au passage : la présence de manifestants aux abords de l’usine classée Seve- so bloque la production pendant la journée complète. Un troisième rassemblement avec débats s’annonce pour le week-end du 25 octobre, un an après le drame de Sivens, au plus près de l’usine de fabrication de poudres.

Poudre noire, bourg gris Avec une salle polyvalente dénommée Espace François-Mitter- rand, pas étonnant que le bourg de Pont-de-Buis suinte la déprime et la grisaille. « Y a rien, ici. Et personne ne veut venir dans ce patelin », déplore un autre riverain. D’autant que nom- bre de maisons abandonnées, commerces à vendre et bâtiments délaissés jouxtent les cent hectares du périmètre barbelé de la poudrerie repositionnée sur les marchés de la chasse et de la répression. Nobel Sport, usine classée Seveso niveau haut, est officiellement un «établissement servant à la conservation, à la manipulation ou à la fabrication des poudres, munitions et explosifs».

L’ancienne poudrerie royale coincée dans un repli de vallée, fondée par Colbert en 1687, a embauché jusqu’à 7 500 salariés, hommes et femmes, pendant la Première Guerre mondiale, effectif tombé à 530 personnes en 1974 – moins de 120 aujourd’hui. L’histoire ré- cente rappelle que le site pue la camarde.

Explosion en août 1975 : trois morts, 81 blessés (60 salariés de l’usine et 21 habitants du bourg) et 90 maisons ratiboisées dans un rayon de 3 km, murs et toitures effondrés, sans compter près de 400 autres baraques endommagées sérieusement. Nouvelle explosion en juillet 2014 : trois blessés. Mauvaise cuvée pour les fournisseurs officiels de la répression : un mois plus tôt, le 24 juin, une ouvrière trouvait la mort dans l’usine Alsetex à Précigné (Mayenne) qui fabrique aussi des grenades pour la police et la gendarmerie. Mais on s’ha- bitue : après tout, ce n’est que le cinquième décès d’ouvriers soufflés par explosion sur le site depuis 1959.

À Pont-de-Buis, les patrons martèlent bien sûr que ce qu’ils fabriquent n’est pas dange- reux. Comme les préfets et ministres de l’Intérieur, glosant sur les armes prétendues «non létales», ou «à létalité réduite». À les entendre, on pourrait tuer «partiellement»: la «létalité » serait toute relative, il suffirait d’appliquer un coefficient d’intensité : un peu mort, beaucoup décédé, passionnément occis…

À la source des armes Sortir des centres-villes, déplacer la protestation sur les lieux de production de ce matériel de guerre sociale est une idée née entre Notre-Dame-des-Landes, Brest, Montreuil et Nantes. C’est à dire entre la ZAD, le comité du Finistère contre le projet d’aéroport nantais, l’assemblée des blessés par la police regroupant des mutilés par Flash- Ball et LBD des quartiers populaires, des milieux militants et des supporters de foot eux aussi tirés comme des lapins.

Le texte d’appel parle de «mettre en lumière la source des armes qui mutilent et tuent nos compagnons de lutte, ici en France et sur toute la planète». Car «réduire le conflit politi- que à l’affrontement de rue, c’est au mieux avoir l’impression de faire peur au pouvoir, au pire perdre un œil ou la vie».

La mort de Rémi Fraisse et ses lendemains ont laissé autant de rage que d’amertume nappée de nuages lacrymogènes. Le moins qu’on puisse dire, c’est que le meurtre d’un manifestant, l’impunité des responsables, hiérarchie gendarmesque autant que gouverne- ment commanditaire, la mise en cause directe du droit de manifester n’ont pas levé l’indigna- tion large qu’on aurait pu normalement attendre. « La police s’est contentée de boucler inté- gralement les centres-villes et d’alimenter le sentiment de crainte par assauts médiatiques successifs», constate l’appel à la manif à Pont-de-Buis.

En mai dernier, la commission parlementaire instaurée par Noël Mamère suite au dra- me de Sivens auditionne des dizaines de responsables du maintien de l’ordre et entérine leur nouvel armement: le Flash-Ball est remplacé par le LBD, plus précis, plus puissant, plus mutilant. Le 18 mai, les deux flics auteurs de la mort de Zyed et Bouna à Clichy-sous-Bois (Seine-Saint-Denis) en 2005 sont relaxés après dix ans de procédure.

On pourrait multiplier les épisodes du triomphe de la force brute de l’État. Mais «on doit sortir de l’étouffement après la mort de Rémi Fraisse», résume un zadiste. L’enjeu, c’est aussi de retrouver l’énergie et «la confiance qui nous a permis de repousser 2 000 flics en 2012 sur la ZAD, de bloquer un train de déchets nucléaires pendant plusieurs heures en 2011, d’amener 500 tracteurs dans les rues de Nantes, ou encore de mettre en échec des rafles de sans-papiers, comme à Montreuil». Une détermination qui peut se répandre comme une traînée de poudre. CQFD n°136 (octobre 2015),Nicolas de La Casinière

Notes:

[1] Mensuel Pro Sécurité, novembre 2008.

[2] Opération de tentative d’évacuation de la ZAD de Notre-Dame-des-Landes en octobre et novembre 2012. Un échec pour le pouvoir malgré deux hélicoptères et 1200 gendarmes déployés pendant des semaines.

http://cqfd-journal.org/Pont-de-Buis%E2%80%89-la-poudriere

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13 octobre 2015 ~ 0 Commentaire

pont-de-buis, manif en mémoire de rémi fraisse (of)

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Du vendredi 23 au dimanche 25 octobre, les Zadistes de France se retrouveront à Pont-de-Buis, où se situe un site de Nobelsport, à la mémoire de Rémi Fraisse.

Rémi Fraisse, 21 ans, avait été tué le 26 octobre 2014 par une grenade lacrymogène lancée par les forces de l’ordre, alors qu’il manifestait contre le projet de barrage à Sivens, dans le Tarn. Pour commémorer ce tragique événement, les occupants des Zad (zones à défendre) de France organisent un «week-end d’actions contre les armes de la police».

Pont-de-Buis a été choisi car la commune abrite un des quatre sites de la société Nobel-sport, fabricant de poudre de chasse, de tir, et de grenades lacrymogènes. Deux mois après le décès de Rémi Fraisse, une manifestation régionale avait déjà eu lieu dans cette commune, rassemblant 200 personnes.

http://www.ouest-france.fr/pont-de-buis-manif-nationale-en-memoire-de-remi-fraisse

23, 24 et 25 Octobre à Pont-de-Buis (29) : week-end d’actions contre l’armement de la police autour du site de Nobel-sport.

Le 25 octobre dernier, à Sivens, Rémi Fraisse était tué par une grenade offensive de la gendarmerie. Ces dernières années, on ne compte plus le nombre de mutilé-e-s et de blessé-e-s par les armes de la police : grenades, Flash-Balls, Lanceurs de Balles de Défense. La militarisation croissante du maintien de l’ordre répond à une volonté de réprimer toujours plus durement la moindre rébellion, la moindre résistance, la moindre déviance.

Les armes policières, utilisées en France et exportées dans le monde entier, sont fabriquées sur le sol français, et notamment par l’entreprise Nobel Sport, basées à Pont-de-Buis : elle produit différent modèles de grenades lacrymogènes, et les balles en caoutchouc tirées par la police. Le week-end du 25 octobre 2015, nous organisons une journée d’action autour de cette usine, suivie de deux journées de discussion et de rencontres. Nous voulons mener une percée dans l’imaginaire en ciblant ceux qui produisent les armes de la police, en s’interrogeant sur la logistique qui fait vivre la répression, qui la met en oeuvre, et qui en profite puisque c’est aussi un business, avec un marché intérieur et des contrats à l’export.

Notre seule présence devant les grilles de cette usine classée Seveso suffira à bloquer la production. Mais nous envisageons cette action comme le début d’un processus plus large.

Tou-te-s solidaires contre les violences d’État, tou-te-s à Pont-de-Buis du vendredi 23 au dimanche 25 octobre 2015 !

•Vendredi 23 octobre : Manifestation à 14h au départ de la place de la gare à Pont-de-Buis. Venez avec vos idées, votre créativité : masques de couleurs, marionnettes, peinture, musique, …
•Samedi 24 et Dimanche 25 octobre : Débats et discussions, moments de convivialité et d’action


Plus d’infos et de nombreuses ressources sur le site:

http://desarmonslapolice.noblogs.org/

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04 septembre 2015 ~ 0 Commentaire

dans la peau d’une ouvrière chez doux (jdd)

 A protestor marches through the streets of Paris during a demonstration against austerity plans

Pour la venue de Macron, on a ralenti la cadence

Pourquoi avoir choisi de passer un mois chez Doux?
Je suis l’actualité de l’agroalimentaire pour Le Parisien depuis deux ans, ce qui m’emmène tout le temps en reportage en Bretagne. En août 2013, j’avais visité l’abattoir de volaille Tilly-Sabco, et j’y avais découvert un univers que je ne connaissais pas. J’avais été surprise, peut-être naïvement, de découvrir qu’en 2015, beaucoup de gens travaillaient encore dans le froid, l’obscurité, le bruit et faisaient les trois huit… C’est un boulot qui nous concerne direc- tement puisque c’est eux qui emballent le jambon ou la volaille qu’on retrouve en barquettes dans nos supermarchés. Je m’étais dit qu’il fallait aussi parler de ce type de travail dans les médias, que c’était important de braquer les projecteurs sur ces salariés-là, dont certaines personnes ne soupçonnent pas l’existence. (…)

Dans ce livre, vous donnez la parole à des personnes qu’on qualifie souvent d’ »invisibles ». 
On a tous lu Zola, mais l’ouvrier de l’agroalimentaire avec sa charlotte bleu clair, je n’ai pas l’impression que ce soit un personnage qu’on se représente quand on entend parler des ouvriers. On pense plutôt à la sidérurgie. Même si récemment, avec les Bonnets rouges et la crise agricole, on en a un peu plus parlé. C’est un secteur qui reste très important en termes d’emploi en France. C’est un système: ils sont invisibles parce qu’on ne leur donne peu la parole, mais ils ne la prennent pas non plus. Sans doute parce qu’ils se sentent évincés du débat politique. Il y a une sorte d’incommunicabilité des deux côtés. Ce n’est pas que la faute des médias. Ils ne saisissent pas forcément la balle au bond dès qu’il y a des journalistes. Beaucoup – pas tous – ont arrêté de voter, ne lisent pas les journaux et n’accordent aucune crédibilité à la parole médiatique car ce n’est pas la vraie parole, leur parole à eux.

Vous êtes toujours à la chaîne lorsque Macron visite Doux et vous en livrez les coulisses…
Le jour de la visite, j’étais un peu sur le fil, parce que ma position était presque schizophré-nique. J’étais en immersion, avec mes cartons de poulet, et je ne pouvais pourtant pas m’empêcher de m’identifier à la journaliste présente aux côtés de Macron.

«Les ouvriers ont été évincés de la visite de Macron alors que ç’aurait pu être un cadeau à leur faire»

De ma chaîne, je me suis rendue compte à quel point les ouvriers ont été évincés de cette visite: rien ne leur a été communiqué. C’aurait pu être quelque part un cadeau à leur faire, de leur dire « Vous avez bien bossé, le ministre vient vous féliciter »… C’était un signe positif pour cette entreprise, et finalement, la seule conséquence de cette visite c’est que les chaînes ont été ralenties artificiellement et qu’il a fallu cravacher après le passage de Macron pour rattraper en fin de journée.

Qu’est-ce qui a été le plus difficile?
En arrivant chez Monique Ranou [l'usine de charcuterie où la journaliste travaillé deux jours avant d'être employée chez Doux, ndlr], c’est le froid qui m’a surprise en premier, même si je savais qu’il ferait 4°C. Je ne me rendais pas compte qu’en étant debout, immobile toute la journée à basse température, j’aurais froid très vite. Il y a aussi le caractère répétitif des gestes et l’impression de très vite devenir une machine. C’était différent de le vivre. Mais ce que j’ai trouvé le plus dur à supporter, c’est l’ennui.

«Ce que j’ai trouvé le plus dur à supporter, c’est l’ennui.»

C’est un travail qui n’est pas agréable, et où on ne peut pas communiquer à cause du bruit ambiant. Je pense que les ouvriers de la chaîne ont tous une riche vie intérieure! Ils ont appris à prendre sur eux et résister intérieurement pour attendre que la journée passe.. (…)

« Quatre semaines payée au Smic avec des bouchons dans les oreilles et une charlotte sur la tête »: Bérangère Lepetit, journaliste au Parisien, a passé un mois en immersion chez le volailler breton Doux, à emballer des poulets à la chaîne. Elle raconte le quotidien de ces ouvriers de l’agro-alimentaire de Châteaulin, dans le Finistère, dans un livre qui sort ce jeudi, Un séjour en France. Chronique d’une immersion, Bérangère Lepetit, Ed. Plein Jour, 157p., 17 euros.  Alix Hardy – leJDD.fr

http://www.lejdd.fr/Societe/Dans-la-peau-d-une-ouvriere-chez-le-volailler-Doux-Le-plus-dur-c-est-l-ennui-749257

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03 septembre 2015 ~ 0 Commentaire

un séjour en france, chronique d’une immersion

doux doux

Elle était d’abord venue en 2013 pour un reportage après la liquidation des abattoirs Doux. Elle avait découvert une réalité du monde qu’elle ne soupçonnait pas et une image inconnue de son pays. Elle qui avait choisi son métier, ses relations, son lieu de vie, elle a alors décidé d’aller voir ceux qui n’ont pas le choix, « ceux qui ne déménagent pas, qui restent, qui respectent la culture ».

En janvier 2015, au moment des attentats contre Charlie Hebdo, elle s’inscrit à une agence d’intérim. Elle travaille d’abord deux jours chez Monique Ranou, à Quimper. Elle embauche ensuite pendant quatre semaines chez doux, « au cartons » pour un travail sur la chaîne d’emballage de poulets. Pendant ce mois, elle a mené la vie d’ouvrière, comme « ces femmes payées toute leur vie au SMIC ».

Elle a revêtu la même tenue de travail, s’est coiffée « d’une charlotte bleue » pour intégrer une chaîne où l’on met « les poulets dans des cartons à raison de huit pièces par carton ».
Elle découvre ce qu’elle raconte: la vie d’ouvrière chez Doux, la zone industrielle de Lospars sur la commune de Châteaulin, la pénibilité du travail, la soumission des employées et la morgue de la chefferie et de la direction.

Elle parsème son récit de nombreux détails sur la coût de la vie, la débrouille obliga- toire quand on est payé « 9,61 euros horaire plus 1,068 euro de prime d’habillage-déshabil- lage », l’organisation de l’abattoir, sa hiérarchie, la management. Elle montre comment la rareté de l’emploi et la faiblesse du salariat enracinent les ouvrières dans ce territoire qu’elles n’ont pas ou plus les moyens de quitter, comment elles acceptent la vie qu’elles subissent, à défaut d’une alernative.

Comme d’autres, pour les plus récents : Florence Aubenas, Jean-Baptiste Malet pour « En Amazonie », Bérangère Lepetit s’est infiltrée dans la réalité de gens méconnus pour les rendre visibles. En racontant par le détail leur vie et leur environnement physique, géogra- phique, économique, culturel, elle dit combien nous connaissons mal notre pays.

De la Bretagne, nous connaissons le folklore, le littoral, les bonnets rouges, les manifes- tations des agriculteurs, les algues vertes, mais nous ne connaissons pas la vie pénible des ouvriers de l’agroalimentaire. Quand elle décrit le travail à la chaîne, nous voyons bien que, puisqu’il est impossible au travailleur d’en saisir le sens, il est un esclavage. De lecture aisée, passionnant et dramatique, ce récit est intéressant par ce qu’il montre de la cassure de notre société. Il permet de découvrir une face cachée de notre économie mondialisée, de comprendre pourquoi, un jour ou l’autre, il faut déchirer le voile qui nous obscurcit la vue. Par Jean T. (Libraire) 21 juillet 2015

Bérangère Lepetit Plein Jour

https://www.librairie-obliques.fr/article/8290244/commentaires/

Doux. L’abattoir vu de l’intérieur (LT)

En temps ordinaire, Bérengère Lepetit est journaliste économique. Pour pouvoir raconter au plus près le quotidien des ouvriers de l’agroalimentaire, elle s’est fait embaucher, incognito, chez Doux, à Châteaulin, pendant un mois. Elle raconte de l’intérieur un monde dont on parle peu, dans un livre (*) qui sort aujourd’hui.

Des poulets, des poulets, encore des poulets. De gros poulets d’1,6 kg. Des plus petits de 600 grammes. Des poulets à dispatcher dans des cartons de deux tailles différentes. Des poulets de 13h à 20h 40 précises, à la chaîne et à la pointeuse. Des poulets, la nuit aussi, même en rêve.

Bérengère Lepetit a 34 ans. Elle est journaliste économique, vit à Paris, et confesse sans contrition venir d’un milieu «plutôt bourgeois». La première fois qu’elle se rend dans le Finistère en reportage pour couvrir le mouvement des Bonnets rouges, elle découvre Nadine Hourmant, déléguée FO chez Doux et seule femme porte-parole du mouvement. La person- nalité de la syndicaliste l’interpelle.

Elle l’a vue, en colère, inviter la maire de Morlaix, Agnès Le Brun, «à venir travailler avec (elle) à la chaîne». Finalement, cette invitation, Bérengère Lepetit la prend pour elle. «Sans les coupettes de champagne» Jusqu’en janvier dernier, la journaliste ne connaît qu’une facette de ce monde, celle des visites organisées pour la presse. «Des plans de communication bien huilés», balaie-t-elle.

Elle, elle veut raconter la vie lorsqu’on est employé en « 7-7-6 », dans un abattoir de volailles. Sans les «coupettes de champagne». «Il fallait que je m’y fasse embaucher mais si j’avais adressé une demande officielle, elle m’aurait été refusée, ou alors on m’aurait collé un chargé de comm’». Ce sera donc une immersion, incognito. De son employeur, elle obtient une disponibilité, expurge son CV, s’invente une nouvelle vie à raconter, balance une valise dans son coffre et prend la route.

En moins d’une semaine, une boîte d’intérim lui trouve une place chez le géant euro- péen de la volaille, à l’atelier conditionnement. Celui en fin de chaîne, peut-être le moins péni- ble « tout est relatif » le plus féminisé aussi. «On m’a épargné l’accrochage des poulets vivants, l’électrocution ou l’éviscération», souffle-t-elle. Prendre le poulet à bras-le-corps Commence alors une longue période d’écartèlement entre sa nouvelle vie d’ouvrière à l’abattoir et celle qu’elle a laissée, à Paris.

Bien plus d’un monde sépare les deux. Sans repères, assommée par le bruit des machi- nes qui crachent plusieurs dizaines de poulets à la minute, sans pouvoir communiquer avec ses camarades de ligne, Bérengère Lepetit plonge en elle-même, prend le poulet à bras-le- corps et se fond dans son nouveau costume: charlotte sur les cheveux, blouse, chaussures adaptées et protège-oreilles.

«À la fin de la première semaine, j’ai failli tout arrêter», se souvient-elle. Trop dur. Finale- ment, elle s’accroche, apprend à vivre sans montre pour ne pas trouver le temps trop long, à apprécier la saveur simple d’un capuccino-noisette pendant ses deux quarts d’heure de pause. À attendre le week-end dès le lundi matin, «tandis que beaucoup attendent la retraite dès l’âge de 40 ans». À découvrir aussi les règles non écrites de l’entreprise, son vocabu- laire, avec «la guillotine» (le bureau des chefs), le « palais des glaces » (le siège adminis- tratif)…

Les moments plaisants ne sont pas légion mais il y en a. Le 23 janvier, Bérengère Lepetit assiste aussi de l’intérieur à la visite d’Emmanuel Macron venu en Bretagne faire amende honorable après ses propos sur les «illettrées». Avec ses camarades, elle se sent transpa- rente, la caravane ministérielle passe sans un regard ou un mot pour elles. «J’ai l’impression que nous avons été évincées alors que nous sommes le socle de cette usine. Sans nos bras, pas de redressement pour Doux», écrit-elle.

Ce jour-là, pour la visite, la cadence sur la chaîne a été ralentie artificiellement; pour compenser, le rythme est deux fois plus soutenu par la suite… Le ministre de l’Économie l’imagine-t-il seulement?

«J’aimerais que Macron le lise» La semaine dernière, Bérengère Lepetit est revenue à Châteaulin. Elle a averti Arnaud Marion, le « redresseur » de Doux par mail de la sortie de son livre. Elle lui a pointé «le management inexistant et le manque de considération et de reconnaissance vis-à-vis des salariés dans un contexte où l’entreprise est érigée au rang de success-story». Réponse courtoise de l’intéressé.

Elle en a aussi apporté pour ses éphémères collègues, via Nadine Hourmant. «Beau- coup ne se souviendront pas de moi», sait-elle. D’autres ont été surpris de sa démarche et ont même trouvé qu’elle aurait pu «taper plus fort». «J’ai aussi envoyé un exemplaire à Emmanuel Macron, sourit la journaliste. J’aimerais vraiment qu’il le lise». Histoire de voir ce qu’il a raté. * «Un séjour en France, chronique d’une immersion», Éditions Plein Jour, 17 €.

3 septembre 2015 à 05h20 / Anne-Cécile Juillet

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15 avril 2015 ~ 0 Commentaire

le sous-marin le triomphant en travaux (fr3)

sous marin

Pour recevoir les missiles nucléaires M51

Ce mardi, le SNLE (sous-marin nucléaire lanceur d’engins) Triomphant a quitté le Brest pour rejoindre la base opérationnelle de l’Ile Longue dans le cadre de sa période de maintenance et d’adaptation au missile balistique nucléaire M51.

Depuis mai 2013, le SNLE Le Triomphant est en maintenance dans la base navale de Brest. Remis à flot fin mars dernier, Le Triomphant a été remorqué ce mardi vers l’Ile Longue. Ce chantier de grande envergure, d’une durée de 30 mois pour chaque bâtiment, est réalisé par DCNS. 1400 salariés et sous-traitants du groupe sont concernés par ces travaux.

Retour en flotte l’hiver prochain La refonte du Triomphant doit encore durer plusieurs mois à l’Ile Longue jusqu’à sa mise à l’eau à l’hiver prochain. La refonte du sous-marin est destinée notamment à l’adapter à la mise en œuvre de missiles balistiques M51. Le chantier est délicat car ce missile est plus imposant que son prédécesseur qui équipait jusqu’ici Le Triomphant. D’autres travaux de modernisation du SNLE seront également effectués.

Encore un SNLE à équiper Le Triomphant est le second SNLE à être adapté au M51. Il y avait déjà eu le Vigilant. Il restera le Téméraire. Le 4e sous-marin lanceur d’engins Le Terrible a, lui, été conçu pour accueillir le M51 dès sa construction. Par Thierry Peigné Publié le 14/04 11:35, mis à jour le 14/0419:35

http://france3-regions.francetvinfo.fr/bretagne/2015/04/14/le-sous-marin-le-triomphant-en-travaux-pour-recevoir-les-missiles-nucleaires-m51-704385.html

Commentaire: De beaux joujous pour les militaires! mais…

Utilité militaire et politique

Depuis la fin de la guerre froide, la question de l’utilité de l’arme nucléaire est posée. Le 14 octobre 2010, Alain Juppé, Bernard Norlain, Alain Richard et Michel Rocard écrivent dans Le Monde que la dissuasion a permis de limiter les conflits pendant la guerre froide, mais les conflits actuels offrent beaucoup moins de prise aux mécanismes de la dissuasion35.

Dimension économique et sociale: Enfin, les critiques portent sur la dimension économique et sociale de la force de dissuasion nucléaire, dont la modernisation s’élève à plus de 10 milliards d’euros (3 milliards pour le seul missile M51) dans le budget de défense40. Dans la Loi de Programmation Militaire votée par le Parle- ment pour les années 2014-2019, 23 milliards d’euros sont dédies à la dissuasion parmi les 102 milliards de l’équipement de l’armée française, soit environ 20% du total41

En mars 2012, un sondage Ifop/Mouvement de la Paix (en partenariat avec Témoi- gnage chrétien et l’Humanité) fait apparaître que 81 % des Français désirent que la France «s’engage dans un processus de désarmement nucléaire mondial et total» et que 64 % ne sont pas favorables à la modernisation des armes nucléaires françaises42.

http://fr.wikipedia.org/wiki/Force_de_dissuasion_nucl%C3%A9aire_fran%C3%A7aise

Ventes du Rafale : pas de quoi se réjouir ! (LO)

Hollande et Le Drian, le ministre de la Défense, ne sont pas peu fiers d’avoir convaincu l’Égypte d’acheter 24 avions Rafale à Dassault et l’Inde d’en avoir acheté 36. Le précédent VRP de Dassault, Sarkozy, avait été moins bon et Dassault n’avait réussi à vendre son avion, le plus cher du monde, qu’à l’armée française. L’État, qui a financé l’essentiel du projet, s’est engagé à absorber la production jusqu’à 2020.

Les cocoricos ont donc retenti, ainsi que les explications pour dire que ce qui est bon pour Serge Dassault est bon pour le pays. Ces commandes représenteraient 8 000 emplois chez Dassault et les dizaines de sous-traitants. Mais ces promesses ne valent rien. Les patrons n’envisagent pas d’embauches massives. Lors de la visite de Hollande à Mérignac, en mars dernier, le PDG de Dassault soulignait que l’usine pouvait faire sortir deux fois plus d’avions sans investissement significatif. D’autres sous-traitants déclarent vouloir faire tourner leurs installations la nuit pour répondre à la demande. Alors, combien d’emplois seront véritablement créés, et dans quelles conditions ?

Ces ventes seraient par ailleurs une bonne nouvelle pour les finances publiques, puisqu’elles éviteraient à l’armée française d’avoir à racheter les onze Rafale par an sortant des chaînes de Mérignac. Mais, si on ne sait pas comment sera payé le contrat indien, concernant l’Égypte on sait déjà que ce pays n’a pas l’argent pour acheter les avions. La moitié du contrat sera payé par l’Arabie saoudite, mais l’autre moitié par un prêt octroyé par des banques françaises et, si l’Égypte ne peut pas rembourser, l’État français garantira le prêt.

Le programme Rafale a coûté de l’ordre de 45 milliards aux finances publiques pour 286 appareils, soit de quoi payer 30 000 travailleurs à 2 000 euros net par mois, cotisations sociales comprises, pendant toute une vie. Et ces travailleurs auraient pu produire des choses plus utiles que des avions de guerre. Quant aux populations indienne et égyptienne, ce n’est pas vraiment de ces avions Rafale qu’ elles ont besoin. Serge FAUVEAU 15 avril

http://www.lutte-ouvriere-journal.org/2015/04/15/ventes-du-rafale-pas-de-quoi-se-rejouir_36852.html

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09 décembre 2014 ~ 0 Commentaire

alain krivine et mai 68 à run ar puñs

runar piuns

Une bonne soixantaine de personnes pour la plupart extérieures au NPA se sont retrouvées Samedi 6 Décembre à Run ar Puns.

Ce café-cabaret historique de Châteaulin en Centre-Finistère et le comité NPA local ont accueilli Alain Krivine pour parler de Mai 68 et de son actualité.

Après l’évocation détaillée de la révolte estudiantine, des conditions politiques et sociales qui ont permis de mettre 10 millions de salariés en grève, Alain a insisté sur les causes qui empêchent, aujourd’hui, de fédérer la classe ouvrière et paysanneainsi que sur les reculs que subissent les mouvements anticapitalistes et altermondialistes depuis le début des années 2000.

Il a expliqué pourquoi le Front de Gauche a échoué, pourquoi il faut rester prudent sur l’attrait que peuvent avoir des mouvements dits « réformistes-radicaux » comme Syriza ou Podemos et les désillusions qui s’en suivraient s’ils accédaient au pouvoir sans l’existence d’un fort mouvement anticapitaliste;

mais aussi pourquoi le militantisme est en crise, pourquoi le FN attire les classes populaires. La seule piste pour en sortir, c’ est de militer toujours et encore avec la grève générale en perspective et des comités de grève élus, contrôlés, dans l’unité des classes populaires.

Les questions ont porté sur nos  moyens pour sortir du capitalisme, l‘écosocialisme, les ZAD, la décroissance, la baisse du temps de travail, la violence
L
es discussions se sont poursuivies convivialement et tardivement autour du bar.

Comité NPA de Châteaulin

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22 novembre 2014 ~ 0 Commentaire

krivine, châteaulin le 6 décembre

affiche _run

Alain Krivine à Run ar Puns (Châteaulin) le Samedi 6 Décembre à 20h30, pour une réunion/débat autour de Mai 68  »L’avenir, c’est du passé en préparation » a dit Pierre Dac.
Nous vivons un crise économique, sociale, écologique et démocratique sans précédent. Pour en sortir plusieurs voix s’élèvent.
D’aucuns pensent qu’il faut encore plus de libéralisme.
D’autres que l’extrême-droite et le repli sur soi sont la solution:
« Quand le peuple ne trouve pas d’issue dans l’espoir révolutionnaire, il la trouve dans le désespoir contre-révolutionnaire »

Enfin certains imaginent un autre monde, débarrassé du capitalisme et de l’exploitation, du productivisme et du sexisme : un monde démocratique et antiraciste. C’est ce que pense Alain Krivine, un des leaders de Mai 68, qui viendra à Châteaulin à l’invitation du comité NPA local, pour nous parler de l’expérience qu’il a vécue durant la plus grande grève générale que la France ait connue et expliquer pourquoi une telle lutte est souhaitable aujourd’hui.

http://www.npa2009.org/evenement/reunion-debat-autour-de-mai-68-avec-alain-krivine

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18 novembre 2014 ~ 0 Commentaire

social chez doux, dix ans après, le conflit « temps de pause » est fini (of)

renard

Depuis 2004, le conflit dit du temps de pause, empoisonne les relations sociales au sein du groupe Doux. Syndicats et direction ont trouvé un accord.

De renvois en appels, l’affaire du temps de pause chez Doux encombre les juridictions bretonnes depuis dix ans. Le cessez-le-feu est signé depuis peu. La direction du groupe volailler va payer 66 % des sommes réclamées par les salariés. Les actions en justice sont interrompues.

C’est la conséquence d’un accord transactionnel conclu à l’initiative de la CGT entre la direction et deux syndicats (CGT et CFDT). Châteaulin – 17 Novembre

http://www.ouest-france.fr/social-chez-doux-dix-ans-apres-le-conflit-temps-de-pause-est-fini-2982926

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