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03 septembre 2015 ~ 0 Commentaire

un séjour en france, chronique d’une immersion

doux doux

Elle était d’abord venue en 2013 pour un reportage après la liquidation des abattoirs Doux. Elle avait découvert une réalité du monde qu’elle ne soupçonnait pas et une image inconnue de son pays. Elle qui avait choisi son métier, ses relations, son lieu de vie, elle a alors décidé d’aller voir ceux qui n’ont pas le choix, « ceux qui ne déménagent pas, qui restent, qui respectent la culture ».

En janvier 2015, au moment des attentats contre Charlie Hebdo, elle s’inscrit à une agence d’intérim. Elle travaille d’abord deux jours chez Monique Ranou, à Quimper. Elle embauche ensuite pendant quatre semaines chez doux, « au cartons » pour un travail sur la chaîne d’emballage de poulets. Pendant ce mois, elle a mené la vie d’ouvrière, comme « ces femmes payées toute leur vie au SMIC ».

Elle a revêtu la même tenue de travail, s’est coiffée « d’une charlotte bleue » pour intégrer une chaîne où l’on met « les poulets dans des cartons à raison de huit pièces par carton ».
Elle découvre ce qu’elle raconte: la vie d’ouvrière chez Doux, la zone industrielle de Lospars sur la commune de Châteaulin, la pénibilité du travail, la soumission des employées et la morgue de la chefferie et de la direction.

Elle parsème son récit de nombreux détails sur la coût de la vie, la débrouille obliga- toire quand on est payé « 9,61 euros horaire plus 1,068 euro de prime d’habillage-déshabil- lage », l’organisation de l’abattoir, sa hiérarchie, la management. Elle montre comment la rareté de l’emploi et la faiblesse du salariat enracinent les ouvrières dans ce territoire qu’elles n’ont pas ou plus les moyens de quitter, comment elles acceptent la vie qu’elles subissent, à défaut d’une alernative.

Comme d’autres, pour les plus récents : Florence Aubenas, Jean-Baptiste Malet pour « En Amazonie », Bérangère Lepetit s’est infiltrée dans la réalité de gens méconnus pour les rendre visibles. En racontant par le détail leur vie et leur environnement physique, géogra- phique, économique, culturel, elle dit combien nous connaissons mal notre pays.

De la Bretagne, nous connaissons le folklore, le littoral, les bonnets rouges, les manifes- tations des agriculteurs, les algues vertes, mais nous ne connaissons pas la vie pénible des ouvriers de l’agroalimentaire. Quand elle décrit le travail à la chaîne, nous voyons bien que, puisqu’il est impossible au travailleur d’en saisir le sens, il est un esclavage. De lecture aisée, passionnant et dramatique, ce récit est intéressant par ce qu’il montre de la cassure de notre société. Il permet de découvrir une face cachée de notre économie mondialisée, de comprendre pourquoi, un jour ou l’autre, il faut déchirer le voile qui nous obscurcit la vue. Par Jean T. (Libraire) 21 juillet 2015

Bérangère Lepetit Plein Jour

https://www.librairie-obliques.fr/article/8290244/commentaires/

Doux. L’abattoir vu de l’intérieur (LT)

En temps ordinaire, Bérengère Lepetit est journaliste économique. Pour pouvoir raconter au plus près le quotidien des ouvriers de l’agroalimentaire, elle s’est fait embaucher, incognito, chez Doux, à Châteaulin, pendant un mois. Elle raconte de l’intérieur un monde dont on parle peu, dans un livre (*) qui sort aujourd’hui.

Des poulets, des poulets, encore des poulets. De gros poulets d’1,6 kg. Des plus petits de 600 grammes. Des poulets à dispatcher dans des cartons de deux tailles différentes. Des poulets de 13h à 20h 40 précises, à la chaîne et à la pointeuse. Des poulets, la nuit aussi, même en rêve.

Bérengère Lepetit a 34 ans. Elle est journaliste économique, vit à Paris, et confesse sans contrition venir d’un milieu «plutôt bourgeois». La première fois qu’elle se rend dans le Finistère en reportage pour couvrir le mouvement des Bonnets rouges, elle découvre Nadine Hourmant, déléguée FO chez Doux et seule femme porte-parole du mouvement. La person- nalité de la syndicaliste l’interpelle.

Elle l’a vue, en colère, inviter la maire de Morlaix, Agnès Le Brun, «à venir travailler avec (elle) à la chaîne». Finalement, cette invitation, Bérengère Lepetit la prend pour elle. «Sans les coupettes de champagne» Jusqu’en janvier dernier, la journaliste ne connaît qu’une facette de ce monde, celle des visites organisées pour la presse. «Des plans de communication bien huilés», balaie-t-elle.

Elle, elle veut raconter la vie lorsqu’on est employé en « 7-7-6 », dans un abattoir de volailles. Sans les «coupettes de champagne». «Il fallait que je m’y fasse embaucher mais si j’avais adressé une demande officielle, elle m’aurait été refusée, ou alors on m’aurait collé un chargé de comm’». Ce sera donc une immersion, incognito. De son employeur, elle obtient une disponibilité, expurge son CV, s’invente une nouvelle vie à raconter, balance une valise dans son coffre et prend la route.

En moins d’une semaine, une boîte d’intérim lui trouve une place chez le géant euro- péen de la volaille, à l’atelier conditionnement. Celui en fin de chaîne, peut-être le moins péni- ble « tout est relatif » le plus féminisé aussi. «On m’a épargné l’accrochage des poulets vivants, l’électrocution ou l’éviscération», souffle-t-elle. Prendre le poulet à bras-le-corps Commence alors une longue période d’écartèlement entre sa nouvelle vie d’ouvrière à l’abattoir et celle qu’elle a laissée, à Paris.

Bien plus d’un monde sépare les deux. Sans repères, assommée par le bruit des machi- nes qui crachent plusieurs dizaines de poulets à la minute, sans pouvoir communiquer avec ses camarades de ligne, Bérengère Lepetit plonge en elle-même, prend le poulet à bras-le- corps et se fond dans son nouveau costume: charlotte sur les cheveux, blouse, chaussures adaptées et protège-oreilles.

«À la fin de la première semaine, j’ai failli tout arrêter», se souvient-elle. Trop dur. Finale- ment, elle s’accroche, apprend à vivre sans montre pour ne pas trouver le temps trop long, à apprécier la saveur simple d’un capuccino-noisette pendant ses deux quarts d’heure de pause. À attendre le week-end dès le lundi matin, «tandis que beaucoup attendent la retraite dès l’âge de 40 ans». À découvrir aussi les règles non écrites de l’entreprise, son vocabu- laire, avec «la guillotine» (le bureau des chefs), le « palais des glaces » (le siège adminis- tratif)…

Les moments plaisants ne sont pas légion mais il y en a. Le 23 janvier, Bérengère Lepetit assiste aussi de l’intérieur à la visite d’Emmanuel Macron venu en Bretagne faire amende honorable après ses propos sur les «illettrées». Avec ses camarades, elle se sent transpa- rente, la caravane ministérielle passe sans un regard ou un mot pour elles. «J’ai l’impression que nous avons été évincées alors que nous sommes le socle de cette usine. Sans nos bras, pas de redressement pour Doux», écrit-elle.

Ce jour-là, pour la visite, la cadence sur la chaîne a été ralentie artificiellement; pour compenser, le rythme est deux fois plus soutenu par la suite… Le ministre de l’Économie l’imagine-t-il seulement?

«J’aimerais que Macron le lise» La semaine dernière, Bérengère Lepetit est revenue à Châteaulin. Elle a averti Arnaud Marion, le « redresseur » de Doux par mail de la sortie de son livre. Elle lui a pointé «le management inexistant et le manque de considération et de reconnaissance vis-à-vis des salariés dans un contexte où l’entreprise est érigée au rang de success-story». Réponse courtoise de l’intéressé.

Elle en a aussi apporté pour ses éphémères collègues, via Nadine Hourmant. «Beau- coup ne se souviendront pas de moi», sait-elle. D’autres ont été surpris de sa démarche et ont même trouvé qu’elle aurait pu «taper plus fort». «J’ai aussi envoyé un exemplaire à Emmanuel Macron, sourit la journaliste. J’aimerais vraiment qu’il le lise». Histoire de voir ce qu’il a raté. * «Un séjour en France, chronique d’une immersion», Éditions Plein Jour, 17 €.

3 septembre 2015 à 05h20 / Anne-Cécile Juillet

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15 avril 2015 ~ 0 Commentaire

le sous-marin le triomphant en travaux (fr3)

sous marin

Pour recevoir les missiles nucléaires M51

Ce mardi, le SNLE (sous-marin nucléaire lanceur d’engins) Triomphant a quitté le Brest pour rejoindre la base opérationnelle de l’Ile Longue dans le cadre de sa période de maintenance et d’adaptation au missile balistique nucléaire M51.

Depuis mai 2013, le SNLE Le Triomphant est en maintenance dans la base navale de Brest. Remis à flot fin mars dernier, Le Triomphant a été remorqué ce mardi vers l’Ile Longue. Ce chantier de grande envergure, d’une durée de 30 mois pour chaque bâtiment, est réalisé par DCNS. 1400 salariés et sous-traitants du groupe sont concernés par ces travaux.

Retour en flotte l’hiver prochain La refonte du Triomphant doit encore durer plusieurs mois à l’Ile Longue jusqu’à sa mise à l’eau à l’hiver prochain. La refonte du sous-marin est destinée notamment à l’adapter à la mise en œuvre de missiles balistiques M51. Le chantier est délicat car ce missile est plus imposant que son prédécesseur qui équipait jusqu’ici Le Triomphant. D’autres travaux de modernisation du SNLE seront également effectués.

Encore un SNLE à équiper Le Triomphant est le second SNLE à être adapté au M51. Il y avait déjà eu le Vigilant. Il restera le Téméraire. Le 4e sous-marin lanceur d’engins Le Terrible a, lui, été conçu pour accueillir le M51 dès sa construction. Par Thierry Peigné Publié le 14/04 11:35, mis à jour le 14/0419:35

http://france3-regions.francetvinfo.fr/bretagne/2015/04/14/le-sous-marin-le-triomphant-en-travaux-pour-recevoir-les-missiles-nucleaires-m51-704385.html

Commentaire: De beaux joujous pour les militaires! mais…

Utilité militaire et politique

Depuis la fin de la guerre froide, la question de l’utilité de l’arme nucléaire est posée. Le 14 octobre 2010, Alain Juppé, Bernard Norlain, Alain Richard et Michel Rocard écrivent dans Le Monde que la dissuasion a permis de limiter les conflits pendant la guerre froide, mais les conflits actuels offrent beaucoup moins de prise aux mécanismes de la dissuasion35.

Dimension économique et sociale: Enfin, les critiques portent sur la dimension économique et sociale de la force de dissuasion nucléaire, dont la modernisation s’élève à plus de 10 milliards d’euros (3 milliards pour le seul missile M51) dans le budget de défense40. Dans la Loi de Programmation Militaire votée par le Parle- ment pour les années 2014-2019, 23 milliards d’euros sont dédies à la dissuasion parmi les 102 milliards de l’équipement de l’armée française, soit environ 20% du total41

En mars 2012, un sondage Ifop/Mouvement de la Paix (en partenariat avec Témoi- gnage chrétien et l’Humanité) fait apparaître que 81 % des Français désirent que la France «s’engage dans un processus de désarmement nucléaire mondial et total» et que 64 % ne sont pas favorables à la modernisation des armes nucléaires françaises42.

http://fr.wikipedia.org/wiki/Force_de_dissuasion_nucl%C3%A9aire_fran%C3%A7aise

Ventes du Rafale : pas de quoi se réjouir ! (LO)

Hollande et Le Drian, le ministre de la Défense, ne sont pas peu fiers d’avoir convaincu l’Égypte d’acheter 24 avions Rafale à Dassault et l’Inde d’en avoir acheté 36. Le précédent VRP de Dassault, Sarkozy, avait été moins bon et Dassault n’avait réussi à vendre son avion, le plus cher du monde, qu’à l’armée française. L’État, qui a financé l’essentiel du projet, s’est engagé à absorber la production jusqu’à 2020.

Les cocoricos ont donc retenti, ainsi que les explications pour dire que ce qui est bon pour Serge Dassault est bon pour le pays. Ces commandes représenteraient 8 000 emplois chez Dassault et les dizaines de sous-traitants. Mais ces promesses ne valent rien. Les patrons n’envisagent pas d’embauches massives. Lors de la visite de Hollande à Mérignac, en mars dernier, le PDG de Dassault soulignait que l’usine pouvait faire sortir deux fois plus d’avions sans investissement significatif. D’autres sous-traitants déclarent vouloir faire tourner leurs installations la nuit pour répondre à la demande. Alors, combien d’emplois seront véritablement créés, et dans quelles conditions ?

Ces ventes seraient par ailleurs une bonne nouvelle pour les finances publiques, puisqu’elles éviteraient à l’armée française d’avoir à racheter les onze Rafale par an sortant des chaînes de Mérignac. Mais, si on ne sait pas comment sera payé le contrat indien, concernant l’Égypte on sait déjà que ce pays n’a pas l’argent pour acheter les avions. La moitié du contrat sera payé par l’Arabie saoudite, mais l’autre moitié par un prêt octroyé par des banques françaises et, si l’Égypte ne peut pas rembourser, l’État français garantira le prêt.

Le programme Rafale a coûté de l’ordre de 45 milliards aux finances publiques pour 286 appareils, soit de quoi payer 30 000 travailleurs à 2 000 euros net par mois, cotisations sociales comprises, pendant toute une vie. Et ces travailleurs auraient pu produire des choses plus utiles que des avions de guerre. Quant aux populations indienne et égyptienne, ce n’est pas vraiment de ces avions Rafale qu’ elles ont besoin. Serge FAUVEAU 15 avril

http://www.lutte-ouvriere-journal.org/2015/04/15/ventes-du-rafale-pas-de-quoi-se-rejouir_36852.html

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09 décembre 2014 ~ 0 Commentaire

alain krivine et mai 68 à run ar puñs

runar piuns

Une bonne soixantaine de personnes pour la plupart extérieures au NPA se sont retrouvées Samedi 6 Décembre à Run ar Puns.

Ce café-cabaret historique de Châteaulin en Centre-Finistère et le comité NPA local ont accueilli Alain Krivine pour parler de Mai 68 et de son actualité.

Après l’évocation détaillée de la révolte estudiantine, des conditions politiques et sociales qui ont permis de mettre 10 millions de salariés en grève, Alain a insisté sur les causes qui empêchent, aujourd’hui, de fédérer la classe ouvrière et paysanneainsi que sur les reculs que subissent les mouvements anticapitalistes et altermondialistes depuis le début des années 2000.

Il a expliqué pourquoi le Front de Gauche a échoué, pourquoi il faut rester prudent sur l’attrait que peuvent avoir des mouvements dits « réformistes-radicaux » comme Syriza ou Podemos et les désillusions qui s’en suivraient s’ils accédaient au pouvoir sans l’existence d’un fort mouvement anticapitaliste;

mais aussi pourquoi le militantisme est en crise, pourquoi le FN attire les classes populaires. La seule piste pour en sortir, c’ est de militer toujours et encore avec la grève générale en perspective et des comités de grève élus, contrôlés, dans l’unité des classes populaires.

Les questions ont porté sur nos  moyens pour sortir du capitalisme, l‘écosocialisme, les ZAD, la décroissance, la baisse du temps de travail, la violence
L
es discussions se sont poursuivies convivialement et tardivement autour du bar.

Comité NPA de Châteaulin

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22 novembre 2014 ~ 0 Commentaire

krivine, châteaulin le 6 décembre

affiche _run

Alain Krivine à Run ar Puns (Châteaulin) le Samedi 6 Décembre à 20h30, pour une réunion/débat autour de Mai 68  »L’avenir, c’est du passé en préparation » a dit Pierre Dac.
Nous vivons un crise économique, sociale, écologique et démocratique sans précédent. Pour en sortir plusieurs voix s’élèvent.
D’aucuns pensent qu’il faut encore plus de libéralisme.
D’autres que l’extrême-droite et le repli sur soi sont la solution:
« Quand le peuple ne trouve pas d’issue dans l’espoir révolutionnaire, il la trouve dans le désespoir contre-révolutionnaire »

Enfin certains imaginent un autre monde, débarrassé du capitalisme et de l’exploitation, du productivisme et du sexisme : un monde démocratique et antiraciste. C’est ce que pense Alain Krivine, un des leaders de Mai 68, qui viendra à Châteaulin à l’invitation du comité NPA local, pour nous parler de l’expérience qu’il a vécue durant la plus grande grève générale que la France ait connue et expliquer pourquoi une telle lutte est souhaitable aujourd’hui.

http://www.npa2009.org/evenement/reunion-debat-autour-de-mai-68-avec-alain-krivine

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18 novembre 2014 ~ 0 Commentaire

social chez doux, dix ans après, le conflit « temps de pause » est fini (of)

renard

Depuis 2004, le conflit dit du temps de pause, empoisonne les relations sociales au sein du groupe Doux. Syndicats et direction ont trouvé un accord.

De renvois en appels, l’affaire du temps de pause chez Doux encombre les juridictions bretonnes depuis dix ans. Le cessez-le-feu est signé depuis peu. La direction du groupe volailler va payer 66 % des sommes réclamées par les salariés. Les actions en justice sont interrompues.

C’est la conséquence d’un accord transactionnel conclu à l’initiative de la CGT entre la direction et deux syndicats (CGT et CFDT). Châteaulin – 17 Novembre

http://www.ouest-france.fr/social-chez-doux-dix-ans-apres-le-conflit-temps-de-pause-est-fini-2982926

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31 juillet 2014 ~ 0 Commentaire

Menez hom le 10 août

http://31.media.tumblr.com/94078f9e687cb6af556477a728127628/tumblr_mxet6kv9Tt1rkma2mo1_500.gif

COMMÉMORATION DE LA TRAGÉDIE D’HIROSHIMA ET DE NAGASAKI

Chaque année le Mouvement de la Paix organise dans la presqu’île de Crozon une randonnée au sommet du Ménez-Hom (face à la base militaire de l’Ile Longue ou sont basés les sous- marins et missiles nucléaires).

La randonnée aura lieu le dimanche 10 août 2014.

Départ de Sainte-Marie du Ménez-Hom en Plomodiern à 10h30.

Dépôt de fleurs à la mémoire des victimes des bombardements de 1945 pour dire « Plus jamais çà ». Rassemblement et débat là-haut en présence de Roland Nivet et de la presse.Suivi d’un pique nique.

En août 1945, lors de l’explosion des bombes atomiques sur Hiroshima et Naga- saki lumière et chaleur ont été si puissantes près du centre de l’explosion que les gens ont été instantanément vaporisés laissant seulement une ombre sur le sol là où ils se trouvaient, 250 000 personnes sont mortes dans les minutes et heures qui ont suivies les explosions.

La 3ème Conférence du TNP vient de se terminer à New York sur des notes plus optimistes. Un grand nombre d’États soutiennent une approche sur les consé- quences humanitaires d’une déflagration nucléaire et pensent qu’il est maintenant possible de travailler à l’élaboration d’un Traité d’Interdiction des armes atomiques.

Cette vision d’un monde libéré des armes nucléaires était une des raisons de notre présence à Oslo en 2013 à la Conférence Internationale sur les conséquences humanitaires des armes nucléaires.

En décembre 2014 nous serons aussi au Forum de la société civile à Vienne. Comme le dit l’Ambassadeur Autrichien organisateur de ce Forum : « Rien ne se fera sans la société civile, sans les ONG, sans les pacifistes. »

La France qui a signé le TNP ne respecte pas ses engagements. Il faudra que cette fois notre gouvernement soit représenté à la Conférence de Vienne.

De nombreux États ont repris à leur compte l’initiative pour un traité d’interdiction des armes nucléaires et laissent entrevoir la possibilité de se débarrasser de l’abominable épée de Damoclès que brandit  sur les peuples la doctrine nucléaire militaire forte de 20 :000 bombes atomiques dont 2 000 prêtes à un emploi immédiat.

L’arme nucléaire est un obstacle à la construction d’un véritable Monde de Paix.

Exigeons un désarmement nucléaire mondial et contrôlé.

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19 juin 2014 ~ 0 Commentaire

Vade retro spermato, 25 juin au run ar puñs

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«Dès la fin des années 1970, dans plusieurs villes de France, des hommes réagissent aux questions soulevées par les mobilisations féministes sur le rôle respectif des sexes dans la société, la famille, le couple, et sur l’autonomie des personnes.

Ces hommes, âgés de 20 à 35 ans pour la plupart, reprennent à leur compte dans la vie quotidienne la remise en cause des comportements traditionnels hommes/femmes.
Nombre d’entre eux vivent en couple et cherchent à montrer que les hommes peuvent également jouer un rôle dans la contraception. Constitués en groupes de parole, ils explorent concrètement les pistes d’une contraception masculine. Ce film nous permet de (re)dé- couvrir l’histoire de ces groupes de parole, et d’aborder une question qui mérite
d’être à nouveau posée. »

MERCREDI 25 JUIN 20h00
CAFE-CABARET « RUN AR PUNS » - CHATEAULIN

Présenté par le collectif GAST! et en présence du réalisateur Philippe Lignières

VADE RETRO SPERMATO Le « remonte-couille toulousain » ou l’histoire de la contraception masculine en France documentaire | France | 2010 | 58 min

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21 novembre 2013 ~ 0 Commentaire

Doux, dernier comité central d’entreprise à Châteaulin avant le tribunal (of)

Doux1

Une réunion du comité central d’entreprise vient de débuter au siège du volailler Doux à Châteaulin.

C’est la dernière avant le 26 novembre, date de la décision du tribunal de Quimper d’accorder ou non le plan de continuation proposé par le groupe.

« Pas de chèque en blanc » Si Raymond Gouiffès, représentant de la CGT, se dit « confiant », Nadine Hourmant, pour FO, ne veut pas « donner de chèque en blanc ».Le plan de continuation est en train d’être présenté ce matin dans les détails aux syndicats, en présence des nouveaux actionnaires : Didier Calmels, le Saoudien Almunajem, et bien sûr la famille Doux. Châteaulin – 10h49

http://www.ouest-france.fr/doux-dernier-comite-central-dentreprise-chateaulin-avant-le-tribunal-1729121

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10 novembre 2013 ~ 0 Commentaire

Pont-de-Buis, débrayage à l’entreprise de transport Transeo (of)

Pont-de-Buis, débrayage à l’entreprise de transport Transeo (of) dans Châteaulin Crozon Daoulas Le Faou y-en-a-marre-300x182

Une partie du personnel de l’entreprise de transport Transeo, sur la zone de Kergaeric à Pont-de-Buis, a débrayé vendredi.

La vingtaine de salariés présents sur le site réclament le paiement de leur salaire d’octobre, toujours pas viré malgré la réception des bulletins de salaire, le paiement des heures de nuit en septembre, les coupures successives de cartes téléphone ou de péage d’autoroute, etc. Une délégation est reçue ce vendredi matin par le PDG René Legrand. L’entreprise compte une cinquantaine de salariés et une quarantaine de camions. Installée depuis six mois à Pont-de-Buis, elle était auparavant basée à Quimper sous le nom de Frigo-Express. Pont-de-Buis-lès-Quimerch – 08 Novembre

http://www.ouest-france.fr/pont-de-buis-debrayage-lentreprise-de-transport-transeo-1697519

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10 octobre 2013 ~ 0 Commentaire

Les ouvriers de l’Île Longue, victimes oubliées de la dissuasion nucléaire (Bastamag)

Les ouvriers de l’Île Longue, victimes oubliées de la dissuasion nucléaire (Bastamag) dans Châteaulin Crozon Daoulas Le Faou vive-la-fr

Pendant 25 ans, ouvriers mécaniciens et pyrotechniciens ont consciencieusement assemblé les ogives nucléaires destinées à assurer l’indépendance de la France en matière de dissuasion.

Des pièces contenant du plutonium ou du césium étaient manipulées sans précaution particulière sur la base de l’Île Longue, dans la rade de Brest. Aujourd’hui, plusieurs salariés frappés de cancers ou de leucémies tentent de faire reconnaître leurs maladies professionnelles. Le ministère de la Défense et l’ancienne Direction des chantiers navals déclinent toute responsabilité.

Ambiance concentrée ce 18 septembre dans la salle des pas perdus du tribunal de Rennes. Une quinzaine d’anciens salariés de la direction des chantiers navals (DCN) de l’Île Longue, dans la rade de Brest, se serrent autour de leur avocate, maître Cécile Labrunie. Elle va devoir prouver que le cancer de Louis Suignard, découvert en 2009, est d’origine professionnelle. Mécanicien, Louis a travaillé sur la base militaire de l’Île Longue de 1989 à 1997. C’est de cette presqu’île qu’appareillent les sous-marins nucléaires français qui filent ensuite patrouiller dans les profondeurs océaniques. « Je faisais partie de l’équipe chargée d’assembler les têtes nucléaires », détaille Louis Suignard. Six têtes nucléaires par missile balistique. Seize missiles par sous-marins, soit 96 ogives nucléaires à assembler pour chacun des dix sous-marins nucléaires sortis des chantiers de la DCN depuis 1971 [1] (lire aussi notre enquête, « Nucléaire : et si on s’intéressait aux installations militaires secrètes ? »). Sans oublier que les ogives usées doivent être rechargées lorsque les sous-marins rallient la base.

Fournis par le Commissariat à l’énergie atomique (CEA), les éléments nécessaires au montage de ces armes de dissuasion arrivent sur la presqu’île en pièces détachées. Des pièces détachées pas vraiment comme les autres : plutonium, cesium, tritium, éléments pyrotechniques pour la mise à feu… Les salariés – mécaniciens, électriciens, artificiers, pyrotechniciens – assemblent tout dans « la nef », surnom de cet atelier très spécial. Les ogives parcourent ensuite par camion ultra-sécurisé les deux kilomètres qui séparent « la nef » de la cale où sont stationnés les sous-marins, prêts à être chargés.

Casser la croûte près d’une ogive nucléaire

Les salariés se demandent parfois s’ils ne risquent pas de recevoir quelques rayons radioactifs. La direction de la DCN les rassure. «  »Les ogives nucléaires ne rayonnent pas plus que le granit breton ! », nous répondaient-ils », se souvient Francis Talec, ancien délégué syndical CGT. Confiants, les ouvriers de la dissuasion ont donc poursuivi leurs tâches quotidiennes le cœur léger. Et ce, depuis le lancement du premier sous-marin nucléaire français Le Redoutable, sous Georges Pompidou. « Nous restions causer près des têtes nucléaires. Parfois, on cassait même la croûte à proximité », se remémore l’un d’entre eux. « Je me souviens avoir voyagé assis sur les containers livrés par le CEA, pour aller emmener les matériaux nucléaires vers les alvéoles sécurisées où ils étaient entreposés avant qu’on ne les monte », se rappelle Louis Suignard.

Cette inconsciente tranquillité dure près de 25 ans. En 1996, stupeur : les salariés apprennent que, finalement, les ogives nucléaires de 110 kilotonnes rayonnent un peu plus que le granit breton. L’histoire raconte qu’un salarié du CEA avait oublié sur place son dosimètre photographique, que la radioactivité aurait dégradé. Et aurait alerté la direction. Les anciens de la « nef » ne savent pas vraiment d’où viennent les révélations. Toujours est-il que l’inoffensif devient dangereux. « En novembre 1996, suite à la demande des élus CGT et CFDT, il y a eu un comité d’hygiène, de sécurité et des conditions de travail lors duquel nous avons appris que les tête nucléaires TN 75 (en assemblage depuis 1993, ndlr) rayonnaient plus que les précédentes. Qui rayonnaient aussi, finalement ! Pendant des années, on nous a assuré du contraire ! », s’insurge Francis Talec. L’ancien délégué CGT est aujourd’hui président de l’antenne brestoise de l’association Henri Pézérat, spécialisée dans les questions de santé au travail.

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