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16 septembre 2020 ~ 0 Commentaire

methaniseurs (pétition)

methanisation

PÉTITION POUR UN MORATOIRE SUR LES MÉTHANISEURS

NON à la Méthanisation

OUI à une eau de qualité au robinet

OUI à des rivières vivantes

OUI à une agriculture respectueuse des humains et des animaux.

Nous avons toutes et tous été touchés par l’accident industriel du méthaniseur de Châteaulin le 20 août dernier. Pendant que les spécialistes, savants, lobbyistes se chargent du service après-vente de la catastrophe, personne ne s’est soucié des situations réelles, stressantes vécues par les 180 000 citoyens impactés juste en ouvrant le robinet d’eau.
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Cette eau qui nous nourrit devient tout à coup néfaste à notre santé, à notre alimentation, à notre bien vivre, à notre tranquillité.  Quand ouvrir le robinet devient dangereux, quand utiliser l’eau pour faire le biberon de son enfant devient source d’inquiétude, quand on ne sait plus si on peut laver ses légumes ou tout simplement se brosser les dents, quand tout à coup on s’inquiète pour un proche âgé qui n’aurait pas eu l’information, quand on se retrouve à faire la queue lors d’une distribution de bouteilles pour un besoin de base si vital, alors nous pouvons tous mesurer  le lien qui nous unit à tout ce qui se passe en amont de ce robinet.
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Plusieurs cas d’accidents liés au stockage des déchets ou au fonctionnement de méthaniseurs ont déjà été à l’origine de pollutions de cours d’eau bretons. Les accidents récents de Plouvorn, Beuzec Cap-Sizun et bien entendu de Châteaulin prouvent à l’ensemble de la population l’impact inacceptable sur le sol, l’air, les cours d’eau et la santé humaine. Les accidents sont difficiles à prendre en charge et à maîtriser.
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La méthanisation soutient un modèle agricole intensif. Elle ne répond pas à la question de la gestion des déchets  et conduit à un processus d’accaparement des terres. La méthanisation n’est pas non plus une réponse à la question du revenu agricole. Elle n’est pas une énergie propre et est contraire au principe de Transition.
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Les citoyens ont le droit d’exprimer leurs inquiétudes et d’avoir un avis sur la question sans en être spécialiste. Ils ont le droit de faire des liens avec les activités qui provoquent ces catastrophes et ainsi remonter la chaîne de responsabilité.
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Nous, citoyennes et citoyens, usagers d’eau, paysan.ne.s, défenseurs de l’environnement…  choqués par la pollution de l’Aulne par le Méthaniseur Kastellin, réclamons de la part de l’État et des collectivités territoriales :
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. Un moratoire immédiat concernant le développement de la méthanisation en Bretagne ;
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. L’engagement à suspendre les autorisations et à protéger les rivières des méthaniseurs existants ;
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. La fin des aides publiques à la méthanisation et leur redistribution vers la conversion du modèle alimentaire et agricole au service des paysan.ne.s et de la résilience des milieux naturels face au dérèglement climatique.

Par Eau & Rivières de Bretagne, Bretagne Vivante, La Confédération Paysanne 29, CIVAM 29 et GAB29

CO-SIGNATAIRES :
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Baie de Douarnenez Environnement
Alliance Slow Food des Cuisinier.e.s
Minga
Le Maquis
Le Maquis des champs
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03 septembre 2020 ~ 0 Commentaire

aulne (le peuple breton)

methanisation

Pollution de l’Aulne : des questions restent en suspens

Du lundi 17 au dimanche 24 août, plus de 40 communes du Sud Finistère ont été privées d’eau potable suite au dysfonctionnement d’un méthaniseur industriel situé du côté de Châteaulin. Le Peuple breton s’est penché sur le dossier du méthaniseur de Châteaulin, et des méthaniseurs en général, sujet dont a priori on n’a pas fini d’entendre parler.

Si le retour à la potabilité de l’eau a été rendu publique le dimanche 24 au soir, et on ne peut que s’en réjouir, de nombreuses questions se posent.

Il a par exemple fallu attendre le mercredi 19 au soir pour que la population soit alertée et avisée de cette non potabilité : l’alerte tardive est-elle due à l’exploitant ou aux services préfectoraux ? Il semblerait que l’exploitant avait 2 jours d’eau potable devant lui et a attendu le dernier moment pour signaler le problème qu’il espérait régler sans publicité…

Il est probable aussi que le facteur déclencheur de l’alerte générale a été dans l’après-midi du 19, un message de l’Ifremer, via le REMI (REseau de surveillance Microbiologique), à destination des professionnels de la conchyliculture.

Pour information, la pollution s’est produite aussi la semaine de changement de préfet du Finistère : le peu conciliant Pascal Lelarge est parti en Corse remplacé par le Morbihannais d’origine Philippe Mahé. Ayant pris ses fonctions le lundi 25, le nouveau préfet a pris immédiatement la décision de fermer le méthaniseur de Châteaulin jusqu’à plus amples certitudes sur le retour de la sécurité.

Autre question qui se pose : on n’a officiellement parlé que de pollution à l’ammoniaque, mais pourquoi via la presse a-t-elle relayé le conseil aux personnes ayant des symptômes proches d’une gastro-entérite d’aller voir un médecin ?

Le gaz ammoniac est soluble dans l’eau pour donner le liquide ammoniaque : à de faibles concentrations l’un ou l’autre provoquent des brûlures des yeux, nez et gorge, à de hautes concentrations ce sont de fortes brûlures des muqueuses accompagnées d’un besoin persistant de tousser avec des douleurs thoraciques.

Une exposition plus intensive peut causer une insuffisance respiratoire, une inflammation du larynx et de la trachée ainsi que des brûlures et un oedème pulmonaire. Nulle part il n’est question de gastro-entérite.

Un bug informatique est semble-t-il responsable du déversement dans l’Aulne de 300 à 400 m3 de « digestat ».

Un méthaniseur comporte une grande cuve appelée digesteur où des bactéries agissent à une température de 38° pour que les déchets organiques (lisier, fumier et végétaux) se transforment chimiquement afin d’ obtenir du gaz méthane. Le digestat est alors stocké dans une autre cuve avant d’être récupéré par les exploitants agricoles pour être répandu dans les champs comme fertilisant. Il s’en suit que le digesteur est un bain de bactéries (qui sont parfois antibiorésistantes), et le digestat à la sortie ne peut pas en être exempt.

C’est ce que nous explique le magazine en ligne Reporterre dans un article sur le sujet : « Lorsque le digestat bourré de pathogènes est épandu, il est consommé par le sol puis s’infiltre vers les cours d’eau et les nappes phréatiques », explique Marie-Pascale Deleume, membre du groupe méthanisation d’Eaux et rivières de Bretagne.

« Dans les zones karstiques comme sur les pentes des causses, l’infiltration est très rapide et va directement dans les nappes phréatiques, où nous pompons notre eau potable », dit Michel Bakalowicz, hydrologue et chercheur au Centre national de la recherche scientifique (CNRS) à la retraite.

Ce constat est partagé par l’Agence Nationale de Sécurité (ANSES). On peut signaler aussi que l’Organisation mondiale de la santé (OMS), estime que l’antibiorésistance pourrait être responsable de 10 millions de décès dans le monde d’ici 2050…

A remarquer que 10 jours après le début de la pollution, 3 jours après la fin officielle, des communes touchées comme Saint-Evarzec ont enfin reçu les premiers résultats d’analyse de l’eau.

Datés de l’avant-veille et de la veille de la levée de la fin officielle de la pollution, ces analyses indiquaient un pH tel qu’il montrait que s’il y avait de l’ammoniaque, c’était négligeable et que de ce côté là, l’eau aurait pu être considérée comme potable.

Par contre, et sans vouloir trop rentrer dans des détails chimiques, l’eau contenait un taux de « trihalométhanes » supérieur à la limite officielle de potabilité. Or ces molécules se forment quand on traite de l’eau au chlore et que celui-ci rencontre des déchets organiques. Alors pourquoi traiter au chlore ?

Parce que depuis plus d’un siècle, on ajoute plus ou moins de chlore à l’eau pour éliminer les micro-organismes dangereux. Si des bactéries, des virus sont propagés par les réserves d’eau potable, un grand nombre de personnes peuvent rapidement devenir malades. C’est bien ce qui c’est passé avec la pollution de l’Aulne !

La Préfecture a donc décidé de ne pas autoriser provisoirement la réouverture de l’unité de Châteaulin, mais il serait souhaitable de vérifier et renforcer la sécurité de tous les méthaniseurs existants ou qui se construisent à un rythme soutenu un peu partout.

La Bretagne administrative en compte 130 en fonctionnement et 115 seraient en projet (en France, selon le ministère de la Transition écologique, plus de 1 300 unités de méthanisation seraient en projet et neuf cents fonctionnent actuellement. Reporterre parle d’ailleurs de fuite en avant de l’agro-industrie.

A Commana où la population depuis un bon moment refuse l’implantation d’un méthaniseur, l’opposition repart avec des nouveaux arguments dans le contexte actuel. Autre commune où un projet fait l’actualité : suite à la pollution de l’Aulne, la commune de Kervignac a eu droit à un Conseil municipal animé et suivi comme jamais, l’ordre du jour incluant un vote sur un projet de méthaniseur. Le Conseil a voté « oui sous conditions », arguant par ailleurs que c’est à la préfecture de prendre la décision.

Il ne faut d’ailleurs pas oublier que si le gaz produit peut sembler avoir un label « écologique » avec la dénomination « biométhane », et si quelques exploitations bio commencent à s’y mettre, les méthaniseurs sont malgré tout majoritairement en lien avec l’agriculture productiviste. Pour qu’un méthaniseur soit rentable, il lui faut un maximum de déchets, donc de plus en plus de déjections de porcs ou de poulets.

L’UDSEA-Confédération paysanne du Finistère appelle d’ailleurs à un moratoire sur les installations de méthaniseurs et à un audit du parc de méthaniseurs en service . Elle ne comprend pas qu’à Châteaulin on ait « permis à un mastodonte aussi dangereux de s’implanter aussi près d’un point de captage ».

Elle ne comprend pas que l’on envisage de passer en Région Bretagne d’un peu plus de 2 100 Gwh actuellement à plus de 12 000 Gwh en 2050. « Nous nous posons la question de qui contrôle effectivement l’implantation, la conformité passée et à venir de ces installations dange-reuses qui se disséminent sur notre territoire, qui s’assure qu’elles ne rejettent pas de méthane dans l’air faute d’entretien et ne deviendront pas de futures bombes écologiques ? »

C’est confirmé par le Collectif Scientifique National-Méthanisation qui explique qu’« une usine de méthanisation comporte de nombreuses liaisons mécaniques susceptibles de fuir. Des défauts d’étanchéité des cuves de méthanisation, des bâches, des valves, des broyeurs, des connectiques mécaniques aux différents éléments, des zones de chargement-déchargement. »

Or, si le « biométhane » issu de l’agriculture n’est pas un gaz fossile, sa combustion contribue à l’effet de serre, et si ce gaz s’échappe des méthaniseurs, il y contribue encore plus car le méthane possède un effet de serre 25 fois plus important que le CO2.

Il n’est donc pas étonnant que 300 personnes aient défilé dès le 30 août sur les quais de Châteaulin à l’appel de la Fédération Bretagne Nature Environnement, et cela à l’initiative de paysans, consommateurs d’eau, et citoyens choqués par la pollution de l’Aulne par le Méthaniseur Kastellin.

Il y a fort à parier qu’il y aura d’autres manifestations.

Christian Pierre 2 septembre 2020

http://lepeuplebreton.bzh/

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31 août 2020 ~ 0 Commentaire

kastellin (ae2d)

Méthanisation Danger
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3 à 400 personnes se sont rassemblées dimanche matin à Châteaulin pour réclamer un moratoire sur le développement de la méthanisation en Bretagne.
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C’est à l’appel de plusieurs organisations agricoles, d’associations de protection de la nature et de consommateurs que ce rassemblement s’est monté, quelques jours après l’incident industriel sur le méthaniseur de l’entreprise Engie qui a privé d’eau potable près de 180 000 personnes pendant plusieurs jours.
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Benoit Collorrec pour la Confédération Paysanne du Finistère et Arnaud Clugery pour Eau & Rivières ont détaillé, lors d’une prise de parole, les risques pour l’environnement et les paysan.ne.s que fait planer sur la Bretagne le déploiement de cette industrie.
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Le cortège s’est ensuite rendu devant la mairie de Châteaulin pour demander symboliquement une rencontre avec Mme Nicolas la maire de Châteaulin victime dans cette affaire. Le collectif demande aussi à pouvoir rencontrer dans les semaines à venir le nouveau Préfet du Finistère pour lui demander de suspendre les travaux de construction d’un méthaniseur sur l’Elorn (autre rivière fontaine du département).
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Un manifeste/pétition sera aussi mis en place afin d’interpeler le Président de Région et l’Etat sur l’incohérence des aides publiques à la méthanisation (40 organisations l’ont déjà signé et ce n’est qu’un début).
chater
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Lire aussi:
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28 août 2020 ~ 0 Commentaire

châteaulin

eaux et rivieres

 Rassemblement Dimanche 30 Août, 11h Châteaulin

Quai Robert Alba

A l’initiative de paysans, consommateurs d’eau, environnementalistes, citoyens
choqués par la pollution de l’Aulne par le Méthaniseur Kastellin rendant dangereuse la consommation d’eau du robinet de plus d’une quarantaine de communes du Finistère.
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Nous, paysans de la terre, paysans de la mer, associations de protection de la nature et de consommateurs, consommateurs d’eau et citoyens, réclamons de la part de l’État et des Collectivités Territoriales :
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1/ Un moratoire immédiat concernant le développement de l’industrie de méthanisation en Bretagne.
2/ L’engagement de l’État à suspendre les arrêtés d’autorisation des méthaniseurs en place et compléter la protection des rivières par de nouvelles prescriptions.
3/ La fin des aides publiques de la Région Bretagne, de l’ADEME et des Conseils départemen-taux à la méthanisation et leur redistribution vers la conversion du modèle alimentaire et agricole au service des paysan.ne.s et de la résilience des milieux naturels face au dérèglement climatique.
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Les premières co-signataires : 

premières organisations co-signataires : 

Eau et Rivières de Bretagne (agriculture@eau-et-rivieres.asso.fr) ;
Bretagne Vivante (luc.guihard@bretagne-vivante.org) ;
Confédération Paysanne du finistère ;
Centres d’initiatives pour valoriser l’agriculture et le milieu rural (CIVAM) ;
Groupement des Agriculteurs Biologiques du Finistère (GAB 29) ;
Commana dit non à la Centrale ;                             
Baie de Douarnenez environnement (bdze29@gmail.com);
Alerte a l’Ouest;
Faucheurs volontaires 29;
Le Maquis Des Champs;
Sauvegarde du Pays Fouesnantais (vince.esnault@free.fr);
Elle était si jolie notre Mignonne;
Assemblée Citoyenne Châteaulin;
ACTES ( Alliance Citoyenne pour la Transition Écologiste et Sociale) en Cornouaille;
Ligue des droits de l’homme, presqu’île de Crozon;
Collectif  Un autre Châteaulin est possible !;
Presqu’île de Crozon en Transition;
APPMA Elorn (aappmaelorn@orange.fr)
Eau-secours 29 (afcalderon@yahoo.es)
Maison de l’Agriculture Biologique du Finistère (MAB29)
Les korrigans du 29  (leskorrigansdu29@gmail.com ) Groupe GJ de châteaulin
Avenir et Environnement en Pays d’Iroise (avenirenvironnementpaysdiroise@gmail.com)
Nature et Patrimoine Centre Bretagne (npcb56@gmail.com)
Agir pour un Environnement et un Développement Durables (AE2D) – ae2d.eco@gmail.com
Collectif GASPARE

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25 août 2020 ~ 0 Commentaire

aulne (le monde)

eau e

Dans le Finistère, le préfet suspend l’activité d’un méthaniseur ayant pollué l’eau potable

La pollution, due au débordement d’une cuve, a privé d’eau potable 180 000 personnes la semaine dernière.

C’est un épisode qui pourrait laisser des traces, à l’heure où le développement de la méthanisation, un temps prônée par les pouvoirs publics, rencontre des oppositions sur le terrain. Le préfet du Finistère a annoncé lundi 24 août la suspension d’activité d’un méthaniseur à l’origine d’une pollution qui a privé d’eau potable 180 000 personnes la semaine dernière.

L’arrêté préfectoral doit entrer en vigueur mardi, a précisé la même source à l’Agence France-Presse, confirmant une information de la presse locale. « Il sera levé quand toutes les conditions seront remplies. C’est pour la protection de tout le monde », a déclaré le préfet, Philippe Mahé, cité par le quotidien régional Le Télégramme.

L’association de défense des consommateurs CLCV a par ailleurs annoncé dans un communi-qué avoir « porté plainte contre X auprès du procureur de la République en application des articles L 216-6 et L 432-2 du code de l’environnement », qui répriment le déversement de substances nuisibles.

La CLCV estime « que les consommateurs ne comprendraient pas que les coupables de cette pollution ne soient pas poursuivis et lourdement sanctionnés ». Elle « demande que des mesu-res draconiennes soient prises par l’exploitant pour garantir la sécurité absolue de l’eau potable, alors que le réchauffement climatique fragilise dangereusement la ressource en eau », selon le communiqué.

Un débordement de 300 à 400 mètres cubes

La pollution est due au débordement d’une cuve de digestat (des matières organiques méthanisables comprenant souvent lisier, fumier et déchets végétaux) de la centrale biogaz de Châteaulin, à la suite d’un incident technique. Entre 300 et 400 mètres cubes de digestat ont débordé de la cuve, selon le gérant de la centrale.

La centrale biogaz est située à environ 1 km de l’Aulne, un fleuve côtier, et en amont d’une usine d’eau potable. L’écoulement dans l’Aulne a provoqué un pic d’ammoniaque, rendant l’eau impropre à la consommation.

Inaugurée en 2018 par Sébastien Lecornu, alors secrétaire d’État à la transition écologique, la centrale biogaz de Châteaulin injecte dans le réseau gazier du méthane produit à partir de fumier, de lisier ou de déchets de l’industrie agroalimentaire. Le digestat, matière organique issue du processus de méthanisation, sert ensuite de fertilisant, épandu sur les terres agricoles.

Parmi les communes concernées par la pollution, figuraient notamment Châteaulin (5 774 habitants), une grande partie de Quimper (63 000 habitants) et la très touristique presqu’île de Crozon.

https://www.lemonde.fr/

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24 août 2020 ~ 0 Commentaire

aulne (ouest france)

conf

Pollution de l’eau en Finistère. Les méthaniseurs, « de futures bombes écologiques » ?

Après la pollution de l’Aulne à hauteur de Châteaulin (Finistère), l’UDSEA-Confédération paysanne du Finistère appelle à un moratoire sur les installations de méthaniseurs et à un audit du parc de méthaniseurs en service.

180 000 personnes privées d’eau potable, plus d’une quarantaine de communes du Finistère concernées : la pollution causée par une défaillance de l’installation de la centrale Biogaz de Kastellin a eu des conséquences directes en termes de santé publique, en août 2020.

L’UDSEA-Confédération paysanne du Finistère, appelle à un moratoire sur les installations de méthaniseurs et à un audit des installations en service. Par ailleurs, elle appelle « à ce que les projets soient dorénavant mieux encadrés et que ni les industriels ni les partenaires publics ne s’exonèrent de la responsabilité qui est la leur, celle qu’ils ou elles doivent aux générations présentes et futures ».

Le syndicat s’alarme : « Aussi, à l’aune de cette catastrophe, comment ne pas être inquiets de voir les projets de méthanisation « fleurir » un peu partout ou s’agrandir pour passer de modèles agricoles à industriels ? C’est ainsi qu’en région Bretagne, le plan d’avenir prévoit de passer de 2 126 GWh produits actuellement à 12 075 GWh à l’horizon 2 050. » Entre 2017 et 2020, le nombre de sites actifs en Bretagne a plus que doublé, passant de 62 à 130 en trois ans.

Risques agricoles, financiers, écologiques

La Confédération paysanne pointe les « risques » : « Un risque agricole avec un renversement des valeurs qui font que les paysans deviennent producteurs d’énergie et non plus de nourriture […],

des risques financiers, des risques en termes de santé publique avec l’épandage croissant de digestat d’une agriculture intensive sur les terres agricoles, c’est la pollution sourde de notre environnement qui s’annonce, des risques écologiques. […]

Qui contrôle effectivement l’implantation, la conformité passée et à venir de ces installations […] qui s’assure qu’elles ne rejettent pas de méthane dans l’air faute d’entretien et ne deviendront pas de futures bombes écologiques ? »

La Confédération paysanne s’inquiète : « Outre cet impact sur la population, il s’agit aussi de s’inquiéter des effets néfastes à moyen et long terme sur la faune et la flore d’une pollution massive de l’Aulne et de ses affluents ainsi que des problématiques agricoles : apiculteurs et leurs ruches, terres devenant impropres à des cultures saines, paysans qui sont dépendants de l’eau du réseau… »

22/08/2020

https://www.ouest-france.fr/

haddock eau

Eau polluée dans le Finistère : Baie de Douarnenez environnement regrette un manque de transparence

L’association Baie de Douarnenez environnement (BDZE) monte aussi au créneau au sujet de la pollution d’eau potable dans le Finistère. Elle déplore un manque de transparence de l’entreprise Veolia, de la préfecture et du syndicat mixte de l’Aulne.

Après un rassemblement, samedi, devant la centrale de méthanisation à Châteaulin (Finistère) à l’origine d’une pollution à l’ammoniaque de l’Aulne, l’association Baie de Douarnenez environne-ment (BDZE) fait part de son incompréhension dans un communiqué. « L’association ne com-prend pas qu’un délai de 48 heures se soit écoulé entre le constat par l’entreprise Engie de la pollution, qui s’est produite en sortie de la centrale de biogaz de Kastellin la nuit du lundi 17 août, et le communiqué de la préfecture au public. »

L’association regrette que « les informations fournies durant cette crise par la préfecture, responsable de la santé du public et le syndicat mixte de l’Aulne, responsable de l’approvision-nement des communes en eau potable, aient manqué de sérieux et de transparence ». Elle ajoute aussi « qu’il y a eu peu d’explications au sujet des réseaux, des contrats et des responsabilités concernées et beaucoup de flou sur la nature des pollutions et les risques encourus ».

Les alertes environnementales se multiplient

Un manque de transparence de la part de l’entreprise Veolia est aussi pointé du doigt par l’association BDZE. « Les communes et communauté de communes se sont contentées de distribuer aux usagers des bouteilles d’eau en plastique. L’entreprise Veolia, responsable du traitement et de la distribution de l’eau, n’a toujours donné aucune information au public, six jours après l’accident. »

Par ailleurs, l’association constate qu’autour de la baie de Douarnenez « les alertes environne-mentales liées aux méfaits de l’agriculture industrielle se multiplient : prolifération des algues vertes, pollution des eaux de baignade, interdiction de la récolte de coquillages, et aujourd’hui, interruption de l’approvisionnement en eau potable ».

23/08/2020

https://www.ouest-france.fr/

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20 août 2020 ~ 0 Commentaire

aulne (eaux-et-rivières reporterre)

eau

Pollution de l’Aulne et méthaniseur

C’est par un bulletin d’alerte de l’IFREMER adressé à la profession conchylicole dans l’après midi du 19 et par un communiqué de la préfecture publié tard ce mercredi soir que les usagers du service public de l’eau potable de cinquante communes du Finistère ont été informés de la pollution de l’Aulne par une pollution à l’ammoniaque.

Les faits

Le déversement, lundi 17 de près de 400 m³ de digestat vers le bassin d’orage et le milieu naturel, à l’usine de méthanisation Kastellin à Châteaulin, a provoqué une forte augmentation de la concentration en ammoniaque dans l’Aulne.

L’entreprise a alerté les autorités qui ont tenté de diluer de la pollution, par l’augmentation du soutien d’étiage au départ du lac Saint-Michel. Faute de résultats satisfaisants à l’usine de production d’eau potable de Coatigrac’h, la Préfecture a dû se résoudre à prendre un arrêté de restriction d’usage de l’eau potable.

Quels impacts sur le milieu naturel ?

Les agents de l’Office français de la biodiversité (OFB) se sont déplacés sur le terrain. Ils n’ont pour l’heure pas constaté de mortalité piscicole dans un contexte où le retour de la pluie conjugué à l’augmentation du soutien d’étiage rendent les constats difficiles, compte tenu du débit et de la forte coloration de l’eau. Il y a fort à parier que les fortes teneurs en ammoniaque mais aussi en fer auront une influence sur les écosystèmes de l’Aulne et de son affluent, ce que l’enquête devra déterminer.

Méthanisation = industrie à risque

Ce nouvel accident industriel sur un méthaniseur porte préjudice une nouvelle fois aux rivières finistériennes, après celui de la Beuzec Cap Sizun d’il y a deux ans qui avait anéanti 3 km de cours d’eau, et ne manque pas de nous interroger.

« Comment se fait-il qu’une entreprise, dont l’étude des dangers a été présentée à l’enquête publique en septembre 2018, puisse générer un tel accident, sinon à penser que les risques industriels de ces installations de méthanisation sont largement minimisés ?», s’étonne Jean Hascoet, délégué territorial d’Eau et Rivières de Bretagne.

C’est d’ailleurs ce que notre association pointait du doigt dans sa déposition à l’enquête en septembre 2018 : « Au vu des accidents récurrents sur de telles unités de méthanisation lors du stockage, nous sommes inquiets quant aux dispositifs de rétention prévus : qu’est-il prévu pour protéger le milieu alentour, du type mur, talus, bassin de rétention…? ». Force est de constater que nos alertes n’auront une nouvelle fois pas été prises au sérieux, bien malheureusement.

Au delà des faits dramatiques pour l’environnement et les populations, il est inconcevable de continuer à accepter le principe de l’auto contrôle pour ce type d’activité ICPE (installation classée pour l’environnement).

Ceci alors que les effectifs de l’administration en charge du suivi de ces installations ne sont pas augmentés, et que le nombre et la puissance de ces installations s’accroissent.

On ne comprend pas comment 400 m3 (400 000 Litres !) de digestat aient pu déborder sans alarme et sans bassin de retention prévus…  «  Aucune industrie à risques sérieuse ne fonctionne en auto-contrôle » (CSNM – conseil scientifique nationale méthanisation – août 2020).

Fragilité des inter-connexions

Cet événement, qui touche près de 50 communes du sud-Finistère est également révélateur de la fragilité de notre modèle d’approvisionnement en eau.

L’abandon ces 40 dernières années, de centaines de petits captages communaux, souvent victimes de pollutions diffuses, et le recours à des interconnexions éloignent toujours plus le consommateur de la ressource.

Ce modèle ne laisse alors aucune autre alternative qu’une restriction d’usage pour des milliers de consommateurs, lorsque ce type d’accident survient. Eau et Rivières rappelle son souhait de voir mis en place une réelle politique proactive de réouverture des captages communaux.

Télécharger le Schéma départemental Eau potable du Finistère

Une pollution de plus. Et après ?

Eau et Rivières demande qu’un moratoire soit pris sur la poursuite des créations d’unité de méthanisation industrielles en Bretagne et que toutes les unités déjà en service puissent démontrer leur capacité à se déconnecter du réseau hydrographique en cas d’accident.

Notre association va également déposer plainte contre l’auteur de cette pollution pour que toute la lumière soit faite dans la chaîne des responsabilités qui ont conduit à cette privation d’usage et la détérioration du milieu naturel aquatique.

Découvrir le plaidoyer Méthanisation de l’association

20 août 2020

https://www.eau-et-rivieres.org/

Lire aussi:

Méthanisation : un digestat bien indigeste pour les sols et les eaux (Reporterre)

Pollution de l’eau dans le Finistère : pas de retour à la normale prévu, les élus en colère

Pollution de l’Aulne | Conservez vos tickets de caisse ! (Eaux & Rivières)

 

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05 août 2020 ~ 0 Commentaire

hiroshima (anti-k)

menenz hom

Hiroshima à 75 ans: un débat acharné persiste sur la décision américaine de larguer la bombe

Les historiens et les militaires ne sont pas d’accord: les bombardements de 1945 ont-ils mis fin à la guerre et sauvé d’innombrables vies – ou c’était un acte de brutalité inacceptable. Ce qui a finalement mis fin à la seconde guerre mondiale, sauvant des centaines de milliers de vies – ou l’instrument du massacre de civils, annonçant une nouvelle ère de terreur ?

Les désaccords ne se limitent pas aux historiens. Alors que le point de vue de l’armée de l’air – qui reflète l’orthodoxie américaine – est que l’utilisation d’armes atomiques a arrêté la guerre et empêché un bain de sang bien pire, le Musée national de la marine américaine a une vision différente.

«Les vastes destructions provoquées par les bombardements d’Hiroshima et de Nagasaki et la perte de 135 000 personnes ont eu peu d’impact sur l’armée japonaise», indique-t-il sur une plaque à côté d’une réplique de Little Boy, la bombe Enola Gay larguée sur Hiroshima.

«Cependant, l’invasion soviétique de la Mandchourie le 9 août – tenant une promesse de la conférence de Yalta en février – a fait changer d’avis ». La plaque reflète le point de vue des dirigeants de la marine américaine à l’époque.

« L’utilisation de cette arme barbare à Hiroshima et Nagasaki n’a pas été d’une aide matérielle dans notre guerre contre le Japon. Les Japonais étaient déjà vaincus et prêts à se rendre », a écrit l’amiral William Leahy , qui a présidé les chefs d’état-major combinés des États-Unis et du Royaume-Uni.

Le général qui avait gagné la guerre en Europe des mois plus tôt, Dwight Eisenhower, a rappelé sa réaction quand il a su que la bombe atomique serait utilisée.

«Je lui ai fait part de mes graves appréhensions, d’abord parce que je croyais que le Japon était déjà vaincu et que larguer la bombe n’était absolument pas nécessaire, et deuxièmement parce que je pensais que notre pays devrait éviter de choquer l’opinion mondiale en utilisant une arme» dit Eisenhower à son biographe, Stephen Ambrose.

Lorsque l’Enola Gay a largué la première bombe atomique sur Hiroshima le 6 août, l’ambas-sadeur du Japon à Moscou sondait les Soviétiques sur les conditions d’une fin négociée de la guerre.

La destruction d’Hiroshima n’a pas changé la position de négociation japonaise. C’est venu  deux jours plus tard. Le soir du 8 août, les Soviétiques ont annoncé qu’ils allaient entrer en guerre contre le Japon, comme Staline l’avait promis à Franklin Roosevelt et Churchill à Yalta. Quelques heures plus tard, la deuxième bombe atomique a été larguée sur Nagasaki.

Les historiens sont divisés sur la question de savoir si les bombes ou la seule déclaration soviétique auraient pu mettre fin à la guerre.

«Malgré la bombe d’Hiroshima, le gouvernement japonais a continué de chercher à mettre fin à la guerre par la médiation de Moscou», a déclaré Tsuyoshi Hasegawa, ancien professeur de recherche à l’Université de Californie à Santa Barbara et expert en diplomatie soviéto-japonaise à l’époque.

«Je dirais que l’entrée soviétique dans la guerre a eu un impact plus décisif sur la décision de se rendre que les bombes atomiques.» Alperovitz soutient que le moment choisi pour les bombes visait à arrêter la guerre avant que l’Armée rouge ne pénètre trop profondément en Mandchourie.

«Ce n’est pas un accident si les bombes ont été larguées les 6 et 9 août, juste au moment où nous nous attendions à ce que les Russes entrent en guerre», a-t-il déclaré.

Julian Borger à Washington Mer 5 août 2020

https://www.anti-k.org/

Commentaire:

L’explication traditionnelle de l’extrême gauche est que le but réel des bombes était de terroriser les soviétiques. Il fallait faire une démonstration de force avant la fin de la guerre, non pour « épargner des vies » ce qui n’est pas une spécialité américaine, mais pour impressionner les russes et les révolutions en cours en Extrême Orient (Chine, Corée, Indochine, Indonésie, Thailande, Birmanie etc).

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Source

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20 juillet 2020 ~ 0 Commentaire

menez hom (lcr morlaix-peuple breton)

menenz hom

Pour le désarmement nucléaire, le 6 août 2020 au Menez-Hom, 75 ans après les bombardements d’Hiroshima et de Nagasaki.

Pour le désarmement nucléaire, le jeudi 6 août 2020 au Menez-Hom, 75 ans après les bombardements d’Hiroshima et de Nagasaki.
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Appel du CIAN et du Mouvement de la Paix pour participer nombreux aux rassemblements le jeudi 6 août, pour dire non aux armes nucléaires, en cette date anniversaire des 75 ans des bombardements atomiques de Hiroshima et Nagasaki.
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Rendez-vous:
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- à 10h, au départ du Faou de la caravane pour la paix et d’un cortège de voitures de militants pacifistes à partir du quai Quélen
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- à 11h, port du Fret sur la presqu’île de Crozon
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- à 12h, à Crozon avec les jeûneurs
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- à 13h30, pique-nique à Sainte Marie du Menez Hom

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18 mars 2020 ~ 0 Commentaire

premier tour (le peuple breton)

breizxit

Analyse du premier tour des élections municipales en Bretagne

Le premier tour des élections municipales s’est déroulé malgré le Covid-19. La participation est en baisse mais les taux sont contrastés : souvent autour de 40 % en ville, et parfois nettement plus en zone rurale. Le deuxième tour devrait être reporté au 21 juin, sans doute avec maintien des résultats du premier – reste à savoir comment assurer la validité juridique de cette mesure.

Un premier constat : la gauche est majoritaire dans de nombreuses villes. À Rennes et à Nantes, l’addition des voix de gauche donne plus de 60 %, et plus de 50 % à Brest, Saint-Brieuc, Lorient et Lamballe, 74 % à Saint-Herblain, 72 % à Saint-Nazaire…

Des listes de gauche diverses l’emportent dès le premier tour à Lanester, Lannion, Paimpol, Guingamp (81 % des voix pour les deux listes de gauche !). Christian Troadec est réélu dès le premier tour à Carhaix avec 51 %, où le total des voix de gauche s’approche des 70 % si l’on compte la liste de Laure Broussard.

À Quimper si la droite est majoritaire en voix, sa division profite à la tête de liste divers gauche Isabelle Assih (PS selon la presse blog) qui arrive en tête du premier tour, devant le maire sortant, Ludovic Jolivet (divers droite). La droite l’emporte largement en revanche à Saint-Malo, Dinan, Pontivy, Vitré et Vannes.

L’échec de La République en marche

Alors que La République en marche avait gagné presque toutes les circonscriptions de Bretagne aux élections législatives de 2017, les résultats des municipales sont à coup sûr une déception pour le parti de la majorité présidentielle : 12,6 % à Brest, 13,75 % à Quimper, 14,5 % à Rennes, 17,8 % à Lorient, 24,5 % à Lannion…

Souvent les listes d’En Marche se classent troisième ou quatrième. Malgré un positionnement centriste réputé porteur en Bretagne, le parti ne s’est pas solidement implanté. Les marqueurs de droite du quinquennat d’Emmanuel Macron, comme son autoritarisme en matière économi-que et sociale (recentralisation, affaiblissement des syndicats, 49-3) ont certainement déplu à nombre d’électeurs venus de la la gauche.

Si le positionnement pro-européen pouvait encore séduire lors des élections européennes de 2019, il ne restait en revanche plus beaucoup d’arguments pour les municipales de 2020.

Ajoutons que les candidats LREM n’ont pas tous mené de brillantes campagnes… Le candidat lannionais Gael Cornec a ainsi répété en boucle dans les journaux que « pour refaire les trottoirs il n’y a pas besoin d’être de droite ou de gauche », sans jamais présenter de projet crédible, et son score de 25 % apparaît particulièrement bas quand on sait que toute la droite était rangée derrière lui (ce qui n’était pas le cas des listes LREM à Nantes, Rennes ou Brest par exemple).

Un PS affaibli mais toujours vivant

Les maires sortants du PS arrivent en tête dans les trois plus grandes villes de Bretagne, avec 32,6 % pour Johanna Roland à Nantes, 33 % pour Nathalie Appéré à Rennes, 26,5 % pour François Cuillandre à Brest.

À Lannion la liste d’union de la gauche (PS, EELV, UDB, PCF) menée par le maire socialiste sortant Paul Le Bihan l’emporte dès le premier tour avec 52 % des voix.

Tandis que la liste PS-PCF-Générations menace la maire sortante Agnès le Brun à Morlaix (plus de 36 %, sans compter les 19 % de la liste de gauche citoyenne Verts, Insoumis et UDB)

La candidate du PS à Paimpol, Fanny Chappé, l’emporte contre le maire de droite sortant, Jean-Yves de Chaisemartin.

Philippe Le Goff est réélu dans un fauteuil à Guingamp avec 70 % des voix !

Le PS n’est plus en position hégémonique :

Sur les listes d’union de la gauche, le rapport de force s’est souvent rééquilibré et certains maires socialistes devront ré-apprendre à discuter avec leurs alliés, faute de pouvoir faire appliquer seuls leur politique.

A Lorient, l’ex-bastion du PS reviendra vraisemblablement soit à un maire écologiste, Damien Girard, qui a largement rassemblé à gauche, soit au meneur de la droite Fabrice Loher.

Dans l’agglomération lorientaise, les deux villes qui ont donné la victoire à la gauche dès le premier tour, Lanester et Hennebont, ont plebiscité des têtes de liste « divers gauche » présentant une vraie pluralité politique (dont l’UDB).

Et dans les communes rurales, de nombreux candidats de gauche ont préféré cette fois la nuance « divers gauche » à celle d’« apparenté PS ».

A Rennes, Nantes et Brest, l’écart de voix entre socialistes et écologistes s’est nettement réduit par rapport à 2014. En plus de la progression propre d’EELV, il faut noter que ce parti a su rassembler, puisqu’il faisait liste commune avec l’UDB et Nouvelle Donne à Rennes, et avec l’UDB et Générations à Brest : le Parti socialiste n’est donc plus perçu comme le seul parti capable de faire l’union à gauche.

L’essor écologiste

Les listes menées par EELV arrivent très souvent dans le trio de tête : première à Lorient avec 23 %, deuxième à Rennes avec 25 % des voix, à Nantes avec 19 % et à Saint-Nazaire avec 17 %, troisième à Brest avec 15 % (mais seulement 7 % à Quimper).

Le nombre d’élus écologistes devrait logiquement augmenter dans les trois métropoles et Lorient pourrait être la première ville de Bretagne à élire un maire écologiste. Reste que les discussions de second tour feront beaucoup…

EELV obtient d’ors et déjà des élus à Lannion et Lanester, où l’élection s’est jouée au premier tour. A Lannion, EELV devrait avoir autant de conseillers municipaux que le PS, et sera incontournable pour faire fonctionner la commune.

L’Union démocratique bretonne a généralement été partie prenante des dynamiques écologistes dans des listes menées par EELV (Rennes, Lorient, Brest, Quimper…) ou sur des listes de gauche plus larges (Lannion, Saint-Brieuc, Saint-Herblain…).

L’Union démocratique bretonne renforce ses positions

Le parti autonomiste devrait logiquement voir plusieurs de ses militants élus à Nantes, Rennes, Brest, Lorient, Saint-Brieuc, à Douarnenez ou encore au Relecq-Kerhuon, puisque les listes sur auxquels ils participent accèdent au second tour. Les chances sont plus réduites à Quimper et à Pontivy.

Des membres de l’UDB sont déjà élus : trois à Lannion, dans la majorité (pour une seule sortante pour l’UDB, dans l’opposition), deux à Lanester dans la majorité (aucun élu UDB sortant), et deux également à Hennebont (aucun sortant), un aux Sorinières (Loire-Atlantique), et trois à Paimpol dans la majorité – mais le maire sortant a annoncé déposer un recours.

Le maire de Plounérin, Patrick L’Héreec, membre de l’UDB, est élu pour un second mandat, ainsi que d’autres candidats du parti à Lanloup, Plouézec, La Roche-Jaudy, Plérin, Inzinzac…

C’est donc avec un maillage d’élu déjà renforcé que le parti aborde les années à venir, mobilisé pour faire avancer dans les communes et communautés de communes les causes de l’autono-mie démocratique, de la langue bretonne, de la transition écologique et d’une solidarité à reconstruire.

2017, un feu de paille ?

Le contraste est fort avec les élections présidentielle et législatives de 2017, qui, en Bretagne comme ailleurs, avaient mis sur le devant de la scène La République en Marche, Les Républicains, le Rassemblement national et la France Insoumise.

Une parenthèse s’est-elle refermée ? La République en marche passe de la première à la troisième ou quatrième place selon les villes, devant ou derrière Les Républicains, tandis que l’extrême-droite et la France insoumise sont presque toujours sous la barre des 10 % et compteront en fin de compte fort peu d’élus municipaux.

Le paysage politique n’en est pas ressorti identique à l’avant-2017 pour autant : la droite, bien que confortée dans ses bastions, est menacée ou défaite dans plusieurs des villes gagnées sur la gauche lors des scrutins municipaux précédents (Morlaix, Saint-Brieuc, Paimpol, Quimper…) ; et la gauche, redynamisée par la progression écologiste, est plus diverse et moins dépendante du Parti socialiste, sans néanmoins que celui-ci ne disparaisse, très loin de là.

Nil CAOUISSIN 16 mars 2020

http://lepeuplebreton.bzh/

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