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25 janvier 2020 ~ 1 Commentaire

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24 janvier 2020 ~ 0 Commentaire

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18 janvier 2020 ~ 0 Commentaire

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Leïla, 14 ans, en révolte contre les féminicides

« Un homme va tuer « sa » femme dans moins de 48 heures » : c’est ce qui est inscrit sur la banderole réalisée par Leïla, 14 ans. La jeune Castoise l’installera sur la façade de la Maison de la presse, probablement dimanche.

Une immense banderole dénonçant les féminicides va être posée sur la façade de la Maison de la presse, à Châteaulin.

On doit cette initiative à une jeune Castoise de 14 ans, Leïla Perez, qui n’a eu aucun mal à convaincre le maître des lieux.« Un homme va tuer « sa » femme dans moins de 48 heures ». Ce message pour dénoncer les féminicides va bientôt apparaître sur la façade de la Maison de la presse de Châteaulin.

Cette banderole de 6 m de long n’est pas la première à s’afficher sur la boutique du libraire militant, Frédéric Vasseur. D’autres, avant elle, avaient pourfendu « la loi Travail et son monde », ainsi que « les ordonnances de la finance ».

On se souvient par ailleurs de la banderole de soutien au financement participatif pour le rachat du hameau de Run ar Puñs, dont le gérant de la Maison de la presse est également administrateur.

C’est justement au Run ar Puñs, dans le grand hangar situé derrière la salle de concert, que la nouvelle banderole se prépare. Mais cette fois, ce n’est pas à Frédéric Vasseur qui en est l’auteur. L’idée vient de Leïla Perez, une jeune Castoise de 14 ans, scolarisée en classe de 3e au collège Jean-Moulin. Le militant, habitué à la confection de banderoles aux lettres peintes au pochoir, prodigue des conseils et quelques amis donnent aussi un coup de main, mais c’est Leïla qui pilote.

149 meurtres de femmes

Leïla est une adolescente engagée, très mature, et qui s’exprime avec aisance. « Je suis en contact sur Instagram avec des groupes féministes qui font du collage sauvage, la nuit, dans les rues des grandes villes. Mais comme je suis mineure, elles m’ont déconseillée de suivre leur exemple, car cela peut être dangereux », reconnaît Leïla.

Quand cette jeune fille volontaire a une idée en tête, elle ne l’abandonne pas en chemin. « C’est trop révoltant ce qui se passe, on ne peut pas se taire ! », s’emporte-t-elle.

Aussi, sur les recommandations de sa mère, qui avait vu les précédentes banderoles sur la façade du commerce, Leïla est allée frapper à la porte de Frédéric Vasseur. « Je trouve cela important que de jeunes citoyens puissent s’exprimer, surtout sur des problèmes aussi dramatiques », explique le commerçant. En effet, selon le collectif « Féminicides par compagnon ou ex », au moins 149 meurtres de femmes ont été commis en France, en 2019.

« Rien n’a été fait et elle est morte »

Si la France a découvert le terme de féminicide durant l’année écoulée, Leïla n’a pas attendu le Grenelle des violences conjugales de l’automne dernier pour se révolter. « À la fin de ma 5e, j’étais déjà sensibilisée au problème mais à l’époque nous n’en parlions pas en classe, alors je me suis documentée par moi-même », raconte la jeune fille qui reconnaît néanmoins qu’elle n’en imaginait pas toute l’ampleur.

Le déclencheur est venu d’une vidéo qu’elle a vue sur les réseaux. « Un voisin avait prévenu la police qu’une femme se faisait battre par son compagnon. Il lui a été répondu que c’était à elle de porter plainte. Rien n’a été fait et elle est morte », s’insurge l’adolescente.

La banderole de Leïla devrait être terminée ce week-end. Si le temps le permet, elle sera posée, dimanche, sur la façade de la Maison de la presse.

https://www.letelegramme.fr/

Lire aussi:

Pour alerter contre les féminicides, la banderole choc d’une ville du Finistère

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04 janvier 2020 ~ 0 Commentaire

châteaulin (ouest france)

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Projet de réforme des retraites.

150 manifestants dans les rues de Châteaulin

À l’appel des syndicats CGT, FO, FSU et Solidaires du Finistère, environ 150 ont manifesté à Châteaulin, vendredi 3 janvier 2020, contre le projet de réforme des retraites.

« Mobilisons-nous jusqu’au retrait de la réforme des retraites ! » C’est sur ce mot d’ordre que l’intersyndicale CGT, FO, FSU, Solidaires s’est rassemblée vendredi 3 janvier 2020, à 11 h, devant la permanence de Richard Ferrand, à Châteaulin. Venues de tout le département du Finistère, quelque 150 personnes ont répondu présent.

« Ce lieu n’est pas choisi par hasard, il s’agit de la permanence du 4e personnage du gouvernement », souligne Eric Guerry, secrétaire départemental du syndicat Force ouvrière-DGFIP (direction générale des Finances publiques).

Pour lui et les manifestants, « ce gouvernement ne répond qu’aux intérêts des plus riches et veut nous rendre plus pauvres, plus précaires ». Ce qu’ils demandent ? « Le retrait de ces réformes ! »

Appel à la grève jeudi 9 janvier

Dans la ligne de mire des manifestants, la grève générale et nationale du jeudi 9 janvier 2020, annoncée reconductible. « Depuis 30 jours, on est en bagarre, explique Éric Guerry. Ça ne s’est pas arrêté pendant les fêtes, c’est inédit. On ne lâchera rien. »

À midi, le cortège a pris la direction de la gare, en soutien aux cheminots grévistes de Quimper, qui avaient préparé un barbecue.

03/01/2020

https://www.ouest-france.fr/

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30 décembre 2019 ~ 0 Commentaire

châteaulin retraites

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Rassemblement à Chateaulin vendredi 3 janvier à 11h

 Dans le cadre des actions menées depuis des semaines contre la réforme des retraites

Les organisations syndicales GGT, FO, FSU et Solidaires du Finistère continuent à appeler à la mobilisation contre le projet de réforme des retraites du gouvernement. Aussi,  pour gagner une grande journée de grève et de manifestation le 9 janvier prochain dans le cadre de l’appel national, elles appellent les travailleurs, salariés, retraités, privés d’emploi … à se retrouver vendredi 3 janvier 2020 à 11h00  devant la permanence de Richard Ferrand à Châteaulin,

Rassemblement qui sera suivi d’un casse-croûte de solidarité avec les grévistes à la gare de Châteaulin. 

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18 décembre 2019 ~ 0 Commentaire

châteaulin (ouest france)

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Municipales. Un collectif va présenter une alternative à la « droite » et au « ni droite, ni gauche »

À Châteaulin (Finistère), une troisième liste a décidé de se présenter aux élections municipales de mars 2020 pour proposer une « alternative à la liste de “droite” et à la liste “ni droite, ni gauche” ». Elle est issue d’un collectif.

Après s’être réuni mardi 10 décembre, le collectif a voté pour la création d’une troisième liste à Châteaulin : soit 12 votes pour, sur 22 personnes présentes. Un vote contre a été recensé, ainsi que trois abstentions et six personnes qui n’ont pas pris part au vote.

Les membres du collectif s’expriment d’une seule voix et souhaitent faire de la politique autrement : « L’objectif initial du collectif était de permettre aux Châteaulinois de se réapproprier le débat autour des municipales. Collectivement, la décision a été prise de constituer une liste pour être force de proposition et proposer une vraie alternative à la liste de “droite” et à la liste “ni droite, ni gauche” déclarée à Châteaulin. »

Ici, pas de tête de liste ni de meneur. Pour le groupe désireux de se faire entendre, le plus important est de se rassembler autour de valeurs communes, échanger leurs idées et construire un projet collectivement qui leur ressemble.

La prochaine étape publique aura lieu demain soir, à 20 h, au bar le Ty Breizh. L’objectif de cette réunion sera de continuer le travail de proposition et d’échange et prendre des décisions, collectivement.

17/12/2019

Pour poursuivre les échanges

debatlocalchateaulin@laposte.net

La page Facebook qui est intitulée @Chateaulin2020.

https://www.ouest-france.fr/

Commentaire:

Le NPA participe à cette liste

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13 décembre 2019 ~ 0 Commentaire

châteaulin (le télégramme)

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Une troisième liste aux municipales

Lors de sa réunion publique, mardi soir, à la salle des fêtes, le collectif citoyen a voté pour la constitution d’une liste à Châteaulin, aux municipales des 15 et 22 mars 2020. Cela fait donc trois listes dans la cité de l’Aulne.

Les rangs du collectif citoyen ne cessent de grossir. Lancé début octobre à l’initiative de quelques militants associatifs désireux de s’inviter dans le débat électoral, le collectif a tenu une nouvelle réunion publique, mardi soir, à la salle des fêtes pour répondre à la question : « Une autre liste pour Châteaulin 2020 : pour ou contre ? ». Les « pour » l’ont emporté.

Réunion le jeudi 19

Pour l’heure, le collectif continue d’animer des réunions publiques, la prochaine ayant lieu le jeudi 19 décembre, à 20 h, au bar Ty Breizh, situé quai Carnot.

https://www.letelegramme.fr

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05 décembre 2019 ~ 0 Commentaire

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Communiqué de presse le 4 décembre 2019

C’est officiel ! Les listes « Nouvel Avenir pour Châteaulin » et « Châteaulin innovante et créative » sont fin prêtes pour nous chanter la sérénade au son des pipeaux.

Démocratie participative, développement durable, lien social : des mots qui font rêver pour faire oublier qu’on prend les mêmes et qu’on continue… Ah qu’elles sont adroites ces deux listes !
Une autre liste pour Châteaulin aux municipales 2020 : Pour ou contre ?

Mardi 10 décembre, 20h Salle des Fêtes de Châteaulin.

Nous donnons rendez-vous aux doux-réveurs, aux utopistes, aux écologistes, aux gilets jaunes, aux anti-capitalistes, aux marxistes, aux décroissants, aux humanistes, aux socialistes non encarté-e-s, aux trotskistes, aux anarchistes, aux communistes libertaires, à touTEs les anti-systèmes et toutes celles et ceux qui ne veulent pas se définir mais pour qui « justice sociale, égalité, solidarité, simplicité, respect de l’humain et de l’environnement » ont du sens…

Nous sommes un petit groupe de doux rêveurs très préoccupés par la gouvernance du pays, par son échec à porter les intérêts de la population, par son échec à être à la hauteur des enjeux environnementaux. Nous remarquons que localement les listes qui se présentent sont encore des émanations de cette gouvernance (droite et sociaux libéraux).

Nous voulons bousculer les pratiques politiques car nous nous trouvons bien mal représentés . La question est récurrente à chaque élection, voter, ne pas voter, voter blanc, nul, bref participer ou pas à ce qui semble trop souvent être un simulacre de démocratie… Nous cherchons des solutions pour en sortir.

Partageons nos idées, nos valeurs, nos interrogations et prenons la décision finale collectivement, elle n’en sera que plus pertinente.

Source

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03 septembre 2019 ~ 0 Commentaire

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terres

Dans le Finistère, un paysan risque de perdre ses terres

Au profit de l’agro-industrie

Bastien Moysan, paysan en conversion bio du Finistère, pourra-t-il faire vivre son projet de ferme ? Symboles de l’âpreté de la lutte pour le foncier agricole, les terres qu’il exploite pourraient être achetées aux enchères par de gros propriétaires.

C’est une exploitation mi-rurale, mi-urbaine. À la ferme du Guerniec, les vaches pâturent tranquillement dans un grand champ de Daoulas (Finistère) qui domine la voie express Brest-Quimper. Chaque jour, le ballet des voitures et des camions, en contrebas, rythme l’activité de Bastien Moysan.

Quelques mètres plus haut, le paysan en conversion bio parcourt ses terres pour nourrir ses animaux, les abreuver, produire du blé… Mais ce tableau champêtre pourrait bientôt s’arrêter. L’agriculteur risque de se faire déposséder des terres qu’il exploite depuis quinze ans.

Bastien Moysan, 38 ans, a passé sa vie à s’intéresser à l’alimentation. En 2004, après avoir travaillé dans la restauration dans le sud de la France, en Espagne et en Afrique, il a décidé de revenir à Daoulas et s’est installé dans la ferme de sa famille. Celle-ci, inoccupée depuis le départ de ses parents en 1995, était restée totalement en friche. Bastien a commencé à la remettre en état avec l’accord de sa grand-mère, une des deux propriétaires des terres, sans signer quoi que ce soit.

À la mort de la grand-mère, en 2008, la situation de Bastien s’est compliquée. Plusieurs personnes de sa famille devenaient indivisaires, c’est-à-dire propriétaires de la ferme sans pouvoir se répartir les lots. « Ce sont des gens qui ne s’entendaient pas, dit Bastien Moysan. Il y a donc eu une procédure qui s’appelle une adjudication judiciaire. » Les terres ont alors dû être mises aux enchères.

Un envol des prix a alors débuté devant Bastien, impuissant

En temps normal, Bastien aurait pu être reconnu par le notaire comme l’exploitant en place. Mais son cas est particulier, puisqu’il n’a jamais rien signé à son arrivée à la ferme ni versé de fermage (loyer). « Je n’avais pas payé de bail à ma grand-mère ni à ses descendants, vu que je ne savais pas à qui donner l’argent, justifie-t-il. J’attendais que l’indivision se résolve pour acheter. »

« C’est déjà très dur de fixer le prix du fermage, observe Jean-Louis Salou, notaire retraité et ami de Bastien Moysan. Il faut passer dans chaque parcelle pour vérifier son état, la nature et le relief du terrain, son accessibilité… Et, une fois le prix fixé, à qui donner l’argent ? Bastien serait allé le payer à une cousine, les autres auraient dit : “Mais nous, on n’a jamais rien reçu !” » Jean-Louis Salou estime également que le « boulot phénoménal » réalisé par Bastien et le nombre d’heures passées à défricher des terres en mauvais état compensent plusieurs années de fermage.

Pour la vente aux enchères, les terres de Bastien ont été séparées en trois lots différents, situés sur les communes de Daoulas, L’Hôpital-Camfrout et Irvillac. Le jour de l’adjudication, le 21 mai dernier, Bastien s’est rendu à Brest au cabinet du notaire, emprunt bancaire en poche.

Même s’il ne pouvait pas être reconnu officiellement comme l’exploitant en place, il pensait qu’il serait le seul à se présenter pour acheter ses trois lots de terres. Pourtant, en entrant dans la salle d’attente, il a eu la mauvaise surprise de trouver d’autres enchérisseurs, dont certains de ses voisins. Un envol des prix a alors débuté devant Bastien, impuissant.

Le prix des deux premiers lots (16 hectares en tout), initialement de 30 000 euros, a atteint la somme de 46 000 euros, promis par un homme qui est déjà propriétaire de… plus de 1 000 hectares de terres dans plusieurs communes du Finistère.

Le prix du troisième lot (13 hectares) est quant à lui passé de 10 000 euros à 56 000 euros. Quelques jours plus tard, un agriculteur possédant déjà 300 hectares de terres a même surenchéri, faisant monter le tarif à plus de 62 000 euros. Au lieu des 40 000 euros prévus, l’ensemble des lots a donc atteint la somme de 108.000 euros.

« Le système agro-industriel ne nous laisse pas de place, c’est flagrant » 

Furieux et désemparé, M. Moysan a alors saisi la Société d’aménagement foncier et d’établis-sement rural (Safer) pour que l’organisme exerce son droit de préemption, c’est-à-dire se substi-tue aux enchérisseurs initiaux, aux prix et conditions de l’adjudication. « Je ne pouvais pas lais-ser passer ça, dit Bastien Moysan. Surtout avec ce gros enchérisseur qui a plus de 1 000 hectares. C’est le plus gros du Finistère, le plus puant, celui qui représente le système agro-industriel breton. »

Le 20 juin, le comité de la Safer a accepté de se substituer aux adjudicataires d’origine. « Le maintien des exploitants agricoles en place est un objectif légal, dit Thierry Couteller, directeur de la Safer Bretagne. Il y a eu une unanimité syndicale et politique au sein de la Safer. »

Mais, si la Safer peut préempter, elle est dans l’incapacité juridique de réviser le prix de la vente. Ainsi, l’organisme détient provisoirement les trois lots de terres, et pourra les redonner à Bastien Moysan à deux conditions : s’il réunit l’argent, et si la surenchère du troisième lot est invalidée par le juge des saisies immobilières.

« Le système agro-industriel ne nous laisse pas de place, c’est flagrant, dit Bastien, écœuré. Ils ne veulent pas nous laisser nourrir nos enfants, vivre, tout simplement. » Et d’ajouter : « J’ai à cœur de créer un autre modèle, mais on ne nous aide pas, voire on nous met des bâtons dans les roues. »

Son contre-modèle ? Travailler en bio des plantes adaptées au terroir, valoriser ses produits, faire de la vente directe, au détail, etc. Ce qu’il subit est, selon lui, le symbole d’une histoire plus grande, celle des « gros agriculteurs qui veulent manger les petits paysans » pour produire plus, et gagner plus.

Ses amis ont créé un comité de soutien, composé d’une dizaine de personnes. « Je trouvais légitime que Bastien puisse continuer à vivre de l’exploitation des terres qu’il avait défrichées, raconte Bernard Salou, membre du comité et frère de Jean-Louis Salou.

La priorité lui était enlevée, ça a créé la colère en moi. » Le comité a lancé une pétition appelant au soutien de Bastien. Elle a déjà recueilli près de 77 000 signatures. Une cagnotte participative a également été créée, recueillant à ce jour 17 000 euros. « Je me dis qu’on a changé d’époque, les gens ont compris qu’il fallait faire des petites fermes, dit Bastien. Je suis très touché que des gens me soutiennent, je ne pensais jamais qu’il y en aurait autant. »

« Un groupement foncier agricole, c’est un choix politique, parce que c’est un projet collectif qui mobilise les gens du territoire » 

Loin de se laisser abattre, le paysan continue de lutter. Il veut créer un groupement foncier agri-cole (GFA). N’abandonnant jamais son grand sourire, il explique, enthousiaste : « C’est une solution juridique qui permet d’acheter à plusieurs la terre. Comme les miennes sont arrivées à un prix où je ne peux plus les acheter, l’idée est de les acheter à plusieurs. »

D’après Bastien, si tous les Français investissaient des parts dans un GFA, « les citoyens pourraient tous être un peu propriétaires de toute la France, plutôt que de laisser des investis-seurs richissimes acheter la terre à leur place. » Le prix minimum d’une part dans le GFA de Bastien est de 100 euros. Il n’y a pas de tarif maximum.

Anne Le Jard, retraitée vivant à Daoulas, a choisi d’investir dans le GFA de Bastien. « Un GFA, c’est un choix politique, parce que c’est un projet collectif qui mobilise les gens du territoire, explique-t-elle. La politique semble de plus en plus s’éloigner des citoyens, c’est bien de remettre la main sur quelque chose, de retrouver une action sur le réel. »

« C’est plus symbolique d’investir dans un GFA que de donner de l’argent tout court », ajoute Joëlle Richard, ingénieure pédagogique à l’université de Brest.

Le projet de GFA est accompagné par Terre de liens Bretagne. « Notre rôle est de vérifier la viabilité du projet et d’être en appui sur l’ingénierie technique et juridique du montage citoyen, dans l’idée de préserver les intérêts des citoyens », explique Delphine Leroux, juriste de l’asso-ciation. Selon elle, l’histoire de Bastien témoigne de l’importance de la lutte contre la spéculation financière, la capitalisation et l’accaparement des terres.

La Safer a demandé à Bastien Moysan de réunir l’argent nécessaire à la création du GFA (envi-ron 150 000 euros en tout, en comptant les frais de notaire, de Safer, etc.) avant la fin de l’année 2019.

Si Bastien parvient à mobiliser à temps suffisamment de citoyens voulant investir sur ses terres, il pourra garder son activité. S’il ne réussit pas, la ferme du Guerniec reviendra aux mains du plus offrant.

3 septembre 2019 / Justine Guitton-Boussion Daoulas (Finistère)

https://reporterre.net/

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24 avril 2019 ~ 0 Commentaire

quimper (le télégramme)

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« J’veux du soleil ». Trois rendez-vous autour du 1er mai

Le collectif de partis, syndicats et associations « S’unir pour ne pas subir » propose plusieurs rendez-vous la semaine prochaine : diffusion du film de François Ruffin et Gilles Perret « J’veux du soleil », forum des luttes.

Le collectif « S’unir pour ne pas subir » est né à l’automne 2017 en Cornouaille. « Il illustre une certaine maturité des organisations politiques et syndicales qui constatent qu’il est temps de s’unir », estime Pascal Petit (Attac). « Nous combattons l’esprit de chapelles sans pour autant gommer nos différences », appuie Frédéric Pogent (Solidaires/Sud). « C’est un collectif à géométrie variable qui est dans un rapport de force face à un pouvoir de plus en plus autoritaire », ajoute Jean-Louis Griveau (Ensemble).

Pour le collectif, le 1er mai est donc l’occasion de rappeler les enjeux. « Nous rentrons en résonance avec les luttes pour l’hôpital, le climat, le travail, les Gilets jaunes », souligne Gérard Mas (NPA).

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Le premier rendez-vous est donné au cinéma Le Club de Douarnenez (lundi 29 avril à 20 h 45) où sera projeté « J’veux du soleil », le film de François Ruffin et Gilles Perret qui ont traversé la France de rond-point en rond-point pour entendre les Gilets jaunes. Un débat suivra cette première projection.

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Gilles Perret à Quimper

Le film sera reprogrammé le mardi 30 avril, à 20 h 30, au Quai Dupleix, à Quimper, avec cette fois le réalisateur Gilles Perret qui sera présent pour échanger avec la salle. Gilles Perret s’est déjà déplacé à Quimper pour présenter « La sociale », un précédent documentaire sur l’histoire de la Sécurité sociale.

« Ce qui nous intéresse dans « J’veux du soleil », c’est la rupture avec le flot des chaînes d’information continue qui ne donne plus qu’une image négative du mouvement des Gilets jaunes en passant à côté de ce qui est porté par les manifestants », souligne Martine Petit.

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Un forum des luttes

Enfin, le troisième rendez-vous est donné le 1er mai. « Nous appelons à participer à la manifestation organisée par les syndicats, dit Gérard Mas.

Le collectif propose ensuite un forum des luttes à la Maison de quartier du Moulin-Vert ». « Santé, éducation, climat, Gilets jaunes : quelle unité ? Comment on gagne ? Il y a des luttes partout, le système ne convient plus. Il faut changer, mais comment ? Où sont les freins, les points d’appuis ?, résume Pascal Petit. Il s’agira d’un moment d’éducation populaire ».

Le collectif estime que la convergence entre les Gilets jaunes se construit, ceux-ci étant présents lors des deux dernières marches pour le climat et lors du rassemblement de la Ligue des droits de l’homme sur le droit de manifester.

https://www.letelegramme.fr/

Et Châteaulin!

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Et Carhaix!

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