Archive | Carhaix Kreiz Breiz

25 novembre 2013 ~ 0 Commentaire

Rassemblement des Bonnets rouges, création d’un «pôle ouvrier» (of)

Un pôle ouvrier a été constitué sous l’égide du comité de soutien au maintien de l’emploi. Il appelle à manifester à Carhaix le 30 novembre.

Sous l’égide du comité de soutien au maintien de l’emploi, créé le 18 octobre à Carhaix, vient de se constituer un pôle ouvrier qui appelle à participer au rassemblement des Bonnets rouges le samedi 30 novembre.

L’annonce en a été faite ce matin dans la capitale du Poher en présence de salariés de chez Gad, Tilly-Sabco et Marine Harvest. « Il faut tordre le cou à cette idée véhiculée depuis plusieurs semaines qui dit que le mouvement des Bonnets rouges est un rassemblement de patrons, d’extrémistes, d’identitaires », martèle Matthieu Guillemot, membre du comité qui rappelle que le défilé du 2 novembre à Quimper était majoritairement composé d’ouvriers,d’employés, de précaires, de chômeurs…

Les instigateurs du « pôle ouvrier » invitent ces derniers à se rassembler le samedi 30 novembre à 13 h place de la gare à Carhaix, avant de rejoindre ensemble le site de Kerampuilh.

Carhaix-Plouguer – 11h40

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16 novembre 2013 ~ 0 Commentaire

Carhaix Marine Harvest, « Nous ne sommes pas résignés! » (lt)

Carhaix Marine Harvest,

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Pas de fatalisme. Hier soir, le Comité pour le maintien de l’emploi en Centre-Bretagne a réaffirmé son refus de la fermeture de Marine Harvest.

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Des actions sont à venir et une réunion aura lieu chaque vendredi. « Nous ne sommes pas résignés ! » 19 h, hier, au Glenmor. A peine trente minutes d’échanges et la phrase revient déjà en bou- cle. Deux jours après la fin du conflit social chez Marine Harvest, le Comité pour le maintien de l’emploi en Centre-Bretagne n’accepte toujours pas la fermeture de l’usine de Poullaouen. La réunion a été orga- nisée à la hâte mais 150 personnes sont là. Des élus, des commerçants, des ouvriers, des artisans, des chefs d’entreprise et même une quarantaine de salariés de Marine Harvest. Tous sont venus dire «non». Non à la mort de l’usine. Du territoire.

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« Il faut se battre » Après les arrêts d’activité chez Unicopa puis Entremont ou encore Boutet-Nicolas, c’est au tour de Marine Harvest. Alors que le groupe fait des bénéfices énormes. « On ferme un site et on en conforte un autre. Et c’est toujours à notre détriment. Ça veut dire des emplois en moins, des démé- nagements et derrière des écoles, des commerces, des artisans en moins », enrage Christian Troadec. Le constat est partagé. « Il faut faire quelque chose de ce site. Il y a une usine et des gens avec des compé- tences. » Oui mais comment ? Trouver un repreneur ? Racheter l’usine ? Pas simple. « Comment réin- dustrialiser un site alors que les expéditions vont continuer deux ans ? Il ne faut pas forcément un re- preneur mais peut-être contraindre Marine Harvest à rester. Pourquoi ne pas maintenir les 80 emplois prévus à Landivisiau sur le site de Poullaouen ?», lance le maire de Carhaix. «Et on fait comment? », interroge une dame. « Il faut se battre, s’unir », répond Stéphane Renoux, intérimaire chez Marine Harvest. « Il faut se retrousser les manches », appuie Christian Troadec. « Si on avait été fataliste en 2008, on n’aurait plus de maternité et de service de chirurgie ».

Plusieurs idées d’actions Dans la salle, de nombreuses idées émergent. Matthieu Guillemot lance la première : « Yann Le Boulanger, l’attaché parlementaire de Richard Ferrand, est de Poullaouen. Il faut lui transmettre une question à poser à l’Assemblée nationale. Elle est simple : « Laissez-vous faire une multinationale réalisant 500 M€ de bénéfices qui est en train de vider un territoire de ses emplois ? ».      « Il faut bâtir un vrai projet », lance une personne avant de proposer la mise en place de groupes de travail. Reprise du site, législation, communication, les thèmes apparaissent vite. L’idée d’une pétition en ligne est aussi lancée. Une réunion hebdomadaire est fixée au vendredi. Mais, le comité veut aussi taper fort et vite. Christian Troadec annonce des actions pacifiques dès la semaine prochaine. « Il faut rapidement montrer à la direction de l’entreprise qu’on n’a pas capitulé ». La salle acquiesce. « Il faut que Marine Harvest devienne un exemple pour que ces choses-là ne se reproduisent plus ». Dominique Morvan 16 novembre 2013

http://www.letelegramme.fr/local/finistere-sud/chateaulin-carhaix/carhaix/marine-harvest-nous-ne-sommes-pas-resignes-16-11-2013-2304939.php

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15 novembre 2013 ~ 0 Commentaire

Bretagne:  les germes d’une convergence des luttes ouvrières existent (matthieu guillemot)

Bretagne:  les germes d’une convergence des luttes ouvrières existent (matthieu guillemot) dans Carhaix Kreiz Breiz car

Avec ou sans bonnets rouges !

Militant du NPA Kreiz Breizh, Matthieu Guillemot a été en 2008 un des animateurs de lutte victorieuse contre la fermeture des services de chirurgie et de maternité de Carhaix et un défenseur acharné des inculpés de cette lutte. Membre du comité de défense de l’emploi de Bretagne, il a pris la parole à la tribune lors de la manifestation de Quimper le 2 novembre. Il nous présente les enjeux et les perspectives de cette mobilisation.

Peux-tu revenir sur la préparation de la manifestation de Quimper ? Au départ une poignée d’ouvrières et d’ouvriers de Marine Harvest dont l’usine doit fermer. Ils ont donc interpellé le maire de Carhaix, Christian Troadec. Le choix de ces ouvriers n’était pas anodin. Les braises du conflit victorieux de l’hôpital de Carhaix brûlent encore. Le lendemain mon téléphone sonna deux fois : un appel de ce même groupe d’ouvriers pour me raconter la discussion qu’ils avaient eue avec Christian Troadec et un deuxième appel de Christian Troadec. Le but clair, affiché et partagé : remettre en action les acteurs et les moyens de la lutte de l’hôpital de Carhaix.

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Une première réunion est organisée le 18 octobre en soutien aux Marine Harvest. Cette réunion importante fut largement au-dessus de toutes les espérances : plus de 600 personnes se sont massées pour remplir la salle. Pour une ville qui compte 8 000 habitants, c’est plutôt pas mal… À la tribune étaient présents tous les groupes politiques, syndicats, élus, commerçants ayant appelé à ce rassemblement (NPA, PS, FdG, FO, CFDT, mairie de Carhaix, maire de Poullaouen, président du pays Centre Ouest Bretagne, présidente des commerçants carhaisiens) et dans l’assistance, les délégués CGT de Marine Harvest. Pour ma part, au nom du NPA Kreiz Breizh, j’ai insisté sur l’interdiction des licen-ciements, une revendication bien reçue dans le public tant le cas de Marine Harvest est plus que cho- quant. C’est à l’issue de cette soirée que sera décidée la grande manifestation contre les licenciements et pour l’emploi le samedi 2 novembre à Quimper.

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Selon toi, qu’est-ce que cette manifestation du 2 novembre a changé au climat social local et national ? Au lendemain de la manif de Quimper, la motivation est grande. Si l’effet « bonnets rou- ges » marche à plein régime, c’est qu’il est le symbole en Bretagne de la colère et du peuple. C’est une vieille histoire.

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Mais son dévoiement et sa récupération a brouillé le message (c’est le patron d’Armor Lux qui a offert les bonnets rouges sous le portique de Pont-de-Buis samedi 26 octobre), en particulier autour de la question de l’écotaxe, même si je pense personnellement que cette taxe est injuste et inefficace écologiquement. Au lendemain de la manif, à peine ai-je mis un pied hors du lit, mon téléphone sonnait. Nos camarades de Marine Harvest, présents en masse à Quimper, m’appelaient pour m’informer qu’ils entamaient une grève illimitée avec un blocus de l’entreprise. Avec Christian Troadec, nous nous sommes rendus sur place pour apporter tout le soutien du comité pour l’emploi.

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À la radio, on apprend ensuite que les salariés de Tilly-Sabco (1 000 emplois menacés) quit- tent leur entreprise de Guerlesquin pour aller à la sous-préfecture de Morlaix. Avec le syndicat CGT, les salariés ont enfoncé les portes de la sous-préfecture et occupé les lieux pendant près de 12 heures, exigeant de rencontrer le ministre Stéphane Le Foll. Le PDG de l’entreprise a tenté — une fois de plus — le coup de « l’union sacrée », comme s’il n’était en rien responsable des risques de fermeture de l’en- treprise… À cette heure, les Marine Harvest maintiennent la grève et le blocus, et des portiques écotaxe sont pris pour cible un peu partout en France. Il reste à espérer que, comme en Bretagne, le portique soit l’arbre qui cache la forêt de la révolte sociale et du refus de cette société capitaliste et productiviste qui met à mal le monde ouvrier et la petite paysannerie.

Justement, le mouvement en Bretagne semble se caractériser par deux axes revendicatifs : la lutte pour l’emploi, contre les licenciements, et l’opposition à l’écotaxe. Comment « cohabitent » les deux ? Le point de départ est assurément la lutte pour l’emploi, contre les licenciements. Les événements de Pont-de-Buis ont quelque peu brouillé la lisibilité de l’action. Pour autant, la manif de Quimper a été un vrai succès populaire.

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La participation du NPA, avec la présence de Philippe Poutou, a contribué à centrer les débats sur les thématiques de l’emploi. Les représentants de la FDSEA, du Medef et quelques représentants de l’UMP, se sont engouffrés dans la brèche ouverte par la lutte contre l’écotaxe, en développant un dis- cours réactionnaire et productiviste. Le NPA a fait le choix de ne pas laisser le terrain à ses ennemis de classe et donc de s’adresser aux salariés, au monde ouvrier, au moment où certains préféraient s’en éloigner.

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Je pense que toutes les forces de la gauche de la gauche doivent faire face à l’ennemi de classe, et cela toujours au côté des salariés, pour ne pas laisser le cri de colère se transformer en vote de haine. Par notre présence, nous pouvons dialoguer sur nos propositions et nos solutions, comme l’interdiction des licenciements mais également l’ouverture des livres de comptes des entreprises, les réquisitions ouvrières de l’outil de travail ou les nationalisations des entreprises.

Tu es plus particulièrement investi sur la lutte des « Marine Harvest ». Où en est-on ?
Marine Harvest est le n°1 du saumon en Europe, son siège est basé en Norvège. Ses bénéfices se cessent de s’accroître, et dépassent aujourd’hui les 300 millions d’euros. L’appétit des actionnaires suit la même dynamique… Le projet de la direction de Marine Harvest est de délocaliser en Pologne, selon une logique capitaliste bien connue : jamais assez, toujours plus.

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Cette lutte est différente des autres car, si la colère est grande dans la population et chez les sa- lariés, elle a du mal à se concrétiser dans des revendications portées par les représentants du personnel. Il y a en permanence une balance entre le maintien de l’emploi et le refus des licenciements, et la course à un meilleur plan social avec augmentation des indemnités et primes de départ. Tout cela apparaît quel- quefois comme contradictoire et source de tension entre les salariéEs en lutte mais aussi avec le comité de soutien. Toujours est-il que nous sommes toujours très nombreux à soutenir les Marine Harvest en grève, dans une ambiance combative et solidaire.

Comment la jonction pourrait-elle être possible avec les autres boîtes en lutte ? Si certains sont effrayés par le symbole du « bonnet rouge », il faut tout de même se rappeler qu’à la tribune de Quimper et ce, devant près de 30 000 personnes, se sont aussi succédés au micro les représentants de Gad, de Doux, de Marine Harvest, de la CGT des Marins et du NPA. Dans la bouche de ces représentants, les mêmes revendications : interdiction des licenciements, réquisition ouvrières des usines et natio- nalisation des usines qui licencient. La représentante de FO Doux s’est rendue à de multiples reprises sur le piquet de grève des Marine Harvest. Les germes d’une convergence des luttes ouvrières existent, avec ou sans bonnets rouges.

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Les rassemblements du 2 novembre, les blocus d’entreprise mais aussi de l’aéroport de Brest, de la ville de Morlaix ont été autant de moments de rencontre, de lien entre les salariés en lutte. Tout ceci doit se transformer avec les syndicats ouvriers en un front unique de la révolte sociale, mais aussi pour une opposition de gauche à la politique désastreuse de gouvernement Hollande-Ayrault.

Propos recueillis par Manu Bichindaritz  Jeudi 14 novembre 2013 Publié dans : Hebdo L’Anticapitaliste – 217 (14/11/2013)

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14 novembre 2013 ~ 0 Commentaire

Marine Harvest, fin de conflit: ce que les salariés ont obtenu (lt)

Marine Harvest, fin de conflit: ce que les salariés ont obtenu (lt) dans Carhaix Kreiz Breiz marine-harvest-300x217

L’assemblée générale visant à informer les salariés de Marine Harvest des avancées des discussions s’est achevée à 15 h 30, ce mercredi après-midi, par des cris de joie.

Le mouvement de grève est offciellement levé. Le travail reprend dès ce jeudi matin. Du côté des salariés, le sentiment est mitigé.  »On perd notre boulot mais on gagne de l’argent. La direction a cédé. On a gagné le plan social sur la question des indemnités », résume un des salariés présent à la réunion.

Que contient ce nouveau plan social ? Voici quelques mesures importantes.
- 80 postes seront proposés aux salariés de Poullaouen à Landivisiau (contre 64 avant négociations).
- La direction renonce aux 17 suppressions de postes à Landivisiau.
- Les salariés mutés à Landivisau recevront une prime de 15.000 €, leurs frais de déplacement et déménagement seront pris en charge.
- Les salariés licenciés toucheront 100 % de leur salaire net pendant 12 mois (14 mois pour les plus de 50 ans et 16 mois pour les plus de 55 ans).
- A ces dispositions s’ajoutent des primes à la formation, individuelles et collectives, des aides pour passer le permis de conduire ou pour créer son entreprise.

Et les indemnités supra-légales ? Deux exemples valent mieux que de fastidieuses explications. 
- Un salarié de 54 ans ayant 32 ans d’ancienneté touchera un chèque de 94.320 euros.
- Un salarié de 26 ans ayant 3 ans d’ancienneté touchera un chèque de 24.480 euros.

Dominique Morvan et Vincent Lastennet 14 novembre 2013 à 06h47

http://www.letelegramme.fr/ig/generales/regions/finistere/poullaouen-marine-harvest-assemblee-generale-a-14h30-13-11-2013-2301805.php

Marine Harvest. La fumée s’est arrêtée

14 novembre 2013 à 10h04

La lutte des salariés de Marine Harvest s’est achevée hier.

Ils n’ont pas sauvé leur emploi, mais ont le sentiment de partir la tête haute avec des indemnités de licenciement conséquentes. L’usine, elle, est vouée à fermer. Ce que n’accepte pas le comité de soutien. Dix jours de pluie et d’un coup, l’éclaircie. Ou quand une lutte de salariés semble se calquer sur la météo. 13 h 30 hier. Pour la première fois, un grand soleil brille au-dessus du piquet de grève de Marine Harvest. Dans quelques minutes, une réunion cruciale va se tenir, mais on sent que le combat est fini. « L’ambiance a changé depuis ce matin. Le soleil est revenu. Tout s’est apaisé », confie l’élu du CE Denis Castel, à quelques pas d’un feu qui, lui aussi, a déjà perdu de sa vivacité. « En arrivant tout à l’heure, j’ai pensé à la chanson de Goldman : il suffira d’un signe. Un matin tout tranquille et serein. C’est exactement ça. » Pas la peine d’évoquer les dernières propositions de la direction, ce n’est déjà plus le sujet. Tout le monde sait que c’est la fin. Denis Castel préfère dresser son bilan.

Dix jours d’une lutte joyeuse et sans violence « C’est marrant comme tout le monde a trouvé naturellement sa place dans la grève. En cuisine ou ailleurs. On a appris à se connaître, car on ne se connaissait pas avant. C’est dommage que cela arrive seulement dans ce contexte, mais c’est la réalité. » Il est 13 h 45 et, sans un mot, les salariés remontent en direction de l’usine. Il est temps de décider. Les trois heures d’assemblée générale de lundi semblent très loin. Tout le monde sait qu’aujourd’hui, cela ne va pas traîner. Une heure plus tard, des cris de joie s’échappent de la cafétéria. Tous debout, les salariés applaudissent. Ils viennent de voter la fin de la grève. Dix jours d’une lutte joyeuse et sans violence. Dix jours durant lesquels le comité de soutien, des commerçants et des anonymes ont multiplié les dons, les gestes ou des simples coups de klaxon étonnamment très réconfortants. Mais à la sortie de l’usine, les sourires sont rares. Fabrice, le solide gaillard en CDI depuis janvier, est le premier salarié à glisser un mot. Son indéfectible bonne humeur s’efface quelques instants. « On perd notre boulot, mais on gagne de l’argent », confie-t-il désabusé. L’un de ses collègues, Arnaud, fait le même constat. « On reprend demain. La direction a cédé. On n’a pas sauvé notre emploi, mais on a gagné le plan social du point de vue des indemnités. »

« On ne peut pas appeler ça une victoire » À la grille, les salariés défilent. Plusieurs ont déjà enlevé le tee-shirt orange symbole de la lutte. De rares coups de klaxons résonnent au loin. Pour les sourires, il faudra attendre un son plus inattendu. Celui de la cloche de l’ancienne chapelle à l’entrée de l’usine, actionnée en passant. L’avocat des salariés, Me Roger Potin, et les délégués du personnel font aussi la grimace. « On ne peut pas appeler ça une victoire parce qu’on n’a pas sauvé les emplois », confie l’avocat. Sur le piquet de grève, Didier, le responsable du feu, fait brûler ses derniers pneus. La fumée va vite s’arrêter. Un à un, les salariés s’en vont. Presque comme si rien ne s’était passé. En se disant simplement : « À demain ».

http://www.letelegramme.fr/local/finistere-sud/chateaulin-carhaix/carhaix/marine-harvest-la-fumee-s-est-arretee-14-11-2013-2302533.php

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14 novembre 2013 ~ 0 Commentaire

Marine Harvest, Poullaouen: les travailleurs continuent la lutte (lo)

Marine Harvest, Poullaouen: les travailleurs continuent la lutte (lo) dans Carhaix Kreiz Breiz marine-harvest-300x217

Qu’ils aient manifesté à Quimper ou à Carhaix, la détermination des salariés de Marine Harvest, entreprise de conditionnement de saumon, ne faiblit pas.

Ils ont maintenu toute la semaine le blocus du site de Poullaouen, entamé lundi 4 novembre. Une assemblée générale est prévue, tous les jours à midi, pour décider de la suite à donner au mouvement. L’idée de bloquer les usines de Landivisiau et Plouénan a été évoquée. Un blocage des trois sites permettrait d’augmenter la pression sur la direction de Marine Harvest alors qu’une nouvelle réunion de négociations devrait avoir lieu le 12 novembre.

Dans un premier temps, la CGT avait expliqué que son objectif était d’obtenir de meilleures indemnités de licenciement pour les CDI et de meilleurs primes pour les soixante transferts vers Landivisiau. Ensuite, elle a tenu à préciser qu’elle continuait à exiger le maintien du site. Et cela bien que la fermeture prévue de Poullaouen ait été repoussée au 31 décembre 2015 et que les transferts proposés aient été portés à 80, que 17 postes aient été maintenus à Landivisiau et que les indemnités proposées soient supérieures à celles prévues par la convention. Mais les travailleurs n’entendaient pas se contenter de ces reculs. La suppression des 48 postes était certes reportée d’un an, mais cela laissait une centaine d’intérimaires sur le carreau. Ces intérimaires ne sont pas les derniers dans la lutte et tout le monde entend bien que leur devenir soit pris en compte lors des prochaines discussions.

Depuis le début du blocus, la solidarité avec les salariés en grève s’exprime à travers le comité de soutien, constitué autour de Christian Troadec, le maire de Carhaix. Des commerçants apportent tous les jours de la nourriture. Beaucoup veulent croire à la poursuite de l’activité à Poullaouen. 250 personnes se sont rassemblées mercredi 5 novembre devant Marine Harvest, pour dire « non » à la « mort programmée » de l’usine. Le soir, le directeur a été pris à partie par des représentants du comité qui l’ont accusé de briser des vies en s’en mettant plein les poches. nVendredi 7 novembre, les grévistes ont eu la visite des salariés des autres sites de Marine Harvest, Landivisiau, Châteaulin et Plouénan, et ils ont discuté de la suite de leur mouvement.

Les grévistes sont déterminés à ne pas céder, et les rapports sont chaleureux avec tous ceux du comité de soutien qui se déplacent pour les aider. « Ils veulent jouer la montre, nous décourager, mais on ne se laissera pas faire », affirment les grévistes en parlant des patrons et du gouvernement.

Correspondant LO

http://www.lutte-ouvriere-journal.org/?act=artl&num=2363&id=29

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13 novembre 2013 ~ 0 Commentaire

Poullaouen, Marine Harvest: assemblée générale à 14h30 (lt)

Poullaouen, Marine Harvest: assemblée générale à 14h30 (lt) dans Carhaix Kreiz Breiz marine-harvest-300x217

Le mouvement de grève se poursuit chez Marine Harvest.

Hier, les négociations entre la direction et les représentants du personnel ont duré plus de 6 h à Poul- laouen (29). Une assemblée générale aura lieu aujourd’hui, à 14h30, pour informer les salariés de l’avancée des discussions.  De son côté, la direction du numéro 1 mondial du saumon évoque un « dialogue constructif ». Hier, en bloquant le site d’expédition de Plouénan en plus de celui de Poullaouen, les salariés grévistes ont mis un peu plus la pression. Ils ont en effet contraint l’entreprise a stoppé temporairement la production à l’usine de Landivisiau.  La direction indique ce mercredi matin que l’activité est repartie à Landivisiau.  Dominique Morvan 13 novembre 2013 à 08h53

http://www.letelegramme.fr/ig/generales/regions/finistere/poullaouen-marine-harvest-assemblee-generale-a-14h30-13-11-2013-2301805.php

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11 novembre 2013 ~ 0 Commentaire

Un dimanche sur le site toujours occupé de Marine Harvest à Poullaouen (fr3)

Un dimanche sur le site toujours occupé de Marine Harvest à Poullaouen (fr3) dans Carhaix Kreiz Breiz bras

Depuis lundi, des salariés de Marine Harvest, le numéro un mondial du saumon, bloquent le site d’expédition de Poullaouen, près de Carhaix, pour en réclamer le maintien et l’annulation des licenciements qui y sont prévus.

A Poullaouen, dans le Finistère, crêpes et danse de solidarité au menu de ce dimanche. Le blocage du site de production Marine Harvest a démarré lundi en fin d’après-midi, en même temps qu’un appel à la grève annoncé comme illimitée. Le groupe norvégien a annoncé en juin la suppression de 400 postes en Bretagne, dont près de 300 (CDI et intérimaires) à Poullaouen, alors que le groupe va pourtant faire un résultat d’environ 500 Millions d’euros cette année. En juin, Marine Harvest avait annoncé son intention de fermer au premier semestre 2014 ses sites de Poullaouen, 187 CDI et une centaine d’intérimaires et de Châteaugiron, 125 CDI et une cinquantaine d’intérimaires, en Ille-et-Vilaine. Une réorganisation cruciale « pour pérenniser les activités françaises du groupe », avait justifié le groupe. A  Landivisiau, autre site de Marine Harvest, la direction prévoit d’investir 8 millions d’euros sur les deux années à venir.

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Dans un premier temps, certains manifestants souhaitaient une renégociation à la hausse des primes supra-légales de licenciement mais, « à présent, ce que les gens veulent, c’est le maintien en l’état du site de production », affirme Patrick-Guy Leveille, délégué CGT à Landi- visiau. Selon lui, le site de production de Poullaouen fermerait le 31 mai au lieu du 31 mars. Le site d’expédition fermerait quant à lui le 31 décembre 2015 au lieu de fin mars 2014. La direction propose 80 postes à Landivisiau, dans le cadre de la mobilité, selon la CGT. Un nouveau CCE est prévu mercredi à Poullaouen, alors qu’une nouvelle assemblée générale des salariés aura lieu lundi, à 14 h. Publié le 10 novembre 2013 à 16h37, mis à jour le 10 novembre 2013 à 19h17

Le reportage sur le site de Poullaouen (29) en ce long week-end du 11 novembre de Muriel Le Morvan et Florence Malésieux

Interviews :
- Nadine Cochennec, ouvrière chez Marine Harvest
- Nicole Lautrou, ouvrière chez Marine Harvest
- Nathalie Leizour, crêpière par solidarité
- Evelyne Le Guern et Dominique Panarasi, ouvrières
- Patricia Rolland, ouvrière chez Marine Harvest

http://m.bretagne.france3.fr/2013/11/10/un-dimanche-sur-le-site-toujours-occupe-de-marine-harvest-poullaouen-29-355029.html

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10 novembre 2013 ~ 0 Commentaire

Maël-Carhaix, inquiétude des salariés de l’abattoir Penalan (bellaciao)

 Maël-Carhaix, inquiétude des salariés de l’abattoir Penalan (bellaciao) dans Carhaix Kreiz Breiz y-en-a-marre-300x182

Inquiétude des salariés de l’abattoir de Penalan, à Mael-Carhaix.

Les salariés de l’abattoir de Penalan se sont rassemblés devant leurs entreprises avec le soutien de la CGT, vendredi. Ce vendredi, à 13 h, ils se sont rassemblés devant leurs entreprises avec le soutien de la CGT, syndicat majoritaire. Une manière pour eux d’exprimer leurs craintes liées au fait que le tribunal de commerce de Saint-Brieuc doit statuer sur l’avenir de l’abattoir de Saint-Caradec. Comme ils sont sur le même marché, leur crainte est de voir les clients happés par Saint-Caradec, condamnant par le fait Maël-Carhaix. « Nous, on ne demande pas des sous, on veut des dindes », clament les salariés qui constatent que l’approvisionnement actuel vient de Pologne.

http://www.bellaciao.org/fr/spip.php?article138091

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10 novembre 2013 ~ 0 Commentaire

Marine Harvest, assemblée générale des salariés lundi (lt)

Marine Harvest, assemblée générale des salariés lundi (lt) dans Carhaix Kreiz Breiz bras

Ce samedi, les salariés du site Marine Harvest Kritsen de Poullaouen (29) mènent leur sixième jour de blocus de leur usine dont la fermeture est prévue en mai.

La CGT vient de faire savoir qu’une nouvelle assemblée générale aura lieu lundi, à 14 h, dans la salle de pause de l’entreprise. Dans ce communiqué, le syndicat indique également que « les salariés remercient chaleureusement toutes les municipalités, associations, commerçants et particuliers qui, d’une façon ou d’une autre, leur apportent du soutien dans le cadre de l’action qu’ils mènent ces derniers jours ».                     9 novembre 2013 à 14h07

http://www.letelegramme.fr/ig/generales/regions/finistere/marine-harvest-assemblee-generale-des-salaries-lundi-09-11-2013-2297464.php

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09 novembre 2013 ~ 0 Commentaire

Carhaix, Marine Harvest, l’union retrouvée (lt)

Carhaix, Marine Harvest, l'union retrouvée (lt) dans Carhaix Kreiz Breiz marine-h

A l’appel du comité pour le maintien de l’emploi en Centre-Bretagne, 250 personnes se sont réunies, hier soir, devant Marine Harvest, à Poullaouen. L’heure était au rassemblement.

empty dans Luttes ouvrières

À l’appel du comité pour le maintien de l’emploi en Centre-Bretagne, près de 250 personnes se sont rassemblées, hier, vers 18 h, devant Marine Harvest, à Poullaouen, pour dire « non », une nouvelle fois, à la « mort programmée » d’un site, où travaillent 187 CDI et une centaine d’intérimaires, et pour soutenir les salariés en grève depuis lundi. Oubliées, les tensions de ces derniers jours. Hier soir, l’heure était à l’apaisement et au rassemblement. Membres du comité et salariés de Marine Harvest ont parlé d’une seule voix. « Il faut faire preuve d’une détermination sans faille et rester unis », a martelé Christian Troadec, parlant d’un « combat exemplaire », tandis que Matthieu Guillemot a réaffirmé que le comité « sera aux côtés des salariés pour soutenir les actions mises en place, ajoutant « on n’a pas le droit d’être résigné ». Pour Yann Le Boulanger, attaché parlementaire de Richard Ferrand, « il faut continuer à se battre pour la réindustrialisation du site ».  Quant à Michel Crespin, délégué CGT, il a remercié la population pour les nombreux témoignages de soutien. « Le personnel est très touché. On peut parfois s’engueuler mais il y a des choses qu’on n’oublie pas », a-t-il ajouté.

Soutien d’autres salariés du groupe  Hier les salariés ont également reçu le soutien de leurs collègues des sites Marine Harvest de Landivisiau et de Plouénan. Par solidarité avec les Poullaouenais, ils étaient entre 60 et 80 à faire grève, selon leurs représentants syndicaux. Après une opération escargot, ils sont arrivés, vers 10 h 30, à Moulin Conval, sous les applaudissements des Centre-Bretons. Un peu plus tard dans la journée, les grévistes ont rencontré une délégation de l’Union départementale CGT, ainsi que Patrick Le Hyaric, député au Parlement Européen. Ils n’ont, en revanche, pas reçu la visite du ministre de l’Agriculture, « pourtant invité ». « Pour ceux d’en haut, la Bretagne s’arrête à Rennes. Ici, c’est le bout du monde », déplore Denis Castel, délégué CGT qui attend aujourd’hui du gouvernement « des mesures concrètes ». « On ne veut pas de saupoudrage », prévient-il.

Un combat populaire  En attendant la prochaine rencontre avec la direction, les salariés font preuve d’une détermination sans faille. Elle est d’autant plus forte que le n° 1 mondial du saumon fumé affiche une santé presque insolente dans un contexte de crise. « Les nombreux témoignages de soutien nous confortent dans notre combat », reconnaît une salariée. De quoi redonner le moral aux grévistes qui ont entamé leur cinquième jour de grève. Certains de ces soutiens ont travaillé « au saumon » dans leur jeunesse. « C’était une institution dans les années 80. On se battait pour y entrer », se rappelle André, 63 ans, aujourd’hui retraité. Pierre, 55 ans, est lui aussi ancien saisonnier. « J’ai plusieurs amis et des voi- sins qui travaillent dans l’usine. Ils ne savent pas ce qu’ils vont devenir. On parle de 80 reclassements à Landivisiau, mais que vont devenir les autres salariés ? ». Autour du blocus, la vie s’organise. Hier en- core, des pneus et des palettes ont été amenés pour s’éclairer le soir et animer un peu… « On va passer une nouvelle nuit ici », annonçait un petit groupe de salariés, plus déterminé que jamais. « Ils veulent jouer la montre, nous décourager, mais on ne se laissera pas faire ». Nathalie Com 9 novembre 2013

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