Archive | Carhaix Kreiz Breiz

12 mai 2021 ~ 0 Commentaire

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07 mai 2021 ~ 0 Commentaire

matthieu guillemot (le poher)

mat guillm

La convocation de Matthieu Guillemot (NPA) finalement annulée

Le 6 mai dernier, Matthieu Guillemot a reçu un appel de l’enquêtrice qui l’avait convoqué comme témoin dans une affaire concernant des dégradations commises contre le domicile de Richard Ferrand à Motreff, lui indiquant que sa « convocation était annulée ». L’épilogue d’un feuilleton politico-judiciaire quelque peu ubuesque ?

L’affaire débute le 11 décembre 2020, lors d’une visite du préfet du Finistère et du président de l’Assemblée nationale, Richard Ferrand, à la mission locale de Carhaix. Militant du NPA, Matthieu Guillemot interpelle Richard Ferrand sur la situation des restaurateurs.

Un échange assez vif s’ensuit avec la sous-préfète de Châteaulin, Lea Poplin. « Depuis des mois, indique Matthieu Guillemot, avec ma compagne, on n’arrivait plus à se tirer de salaire au restaurant. J’ai demandé à Richard Ferrand si, lui, président de l’Assemblée nationale, avait perdu un euro depuis le début de la pandémie. J’ai eu la réponse en début d’année, quand Richard Ferrand a augmenté de 3.000 euros la dotation des députés. Tout va bien au pays des Versaillais ! »

Puis, début janvier, Matthieu Guillemot reçoit une lettre du préfet. La missive commence par ces mots « Vous avez attiré mon attention, dans des termes déplacés et intolérables, que je n’accepterai plus, sur la situation financière de votre entreprise de restauration… »

Elle énumère ensuite la liste des mesures gouvernementales. De quoi faire réagir celui qui est aussi un militant de longue date au NPA… « J’ai été choqué ! estime-t-il. J’aurais préféré un peu d’empathie plutôt que ces menaces ! Ai-je droit à un traitement spécial ? Le préfet cherche-t-il à diaboliser une personne qui a choisi d’exercer son droit légitime à la critique et de manifester ? »

Rassemblement de soutien

L’affaire en reste là jusqu’au 2 avril, lorsque le préfet du Finistère se rend à Carhaix pour y signer le contrat « Petites villes de demain ». Il est accueilli par une quinzaine de manifestants. Ces derniers protestent, en musique,contre l’interdiction des animations musicales sur le marché. Matthieu Guillemot remet une fausse contravention su préfet à la sous-préfète.

«  Je lui ai mis une prune, sourit le militant du NPA, en lui disant qu’il avait attiré mon attention, mais que force était de constater que sa délégation comptait plus de six personnes. »

Or, le lendemain, vers 10 h, le militant politique reçoit un appel de la gendarmerie de Châteaulin, le convoquant comme témoin, le mercredi 7 avril, pour des faits concernant des dégradations commises contre le domicile de Richard Ferrand à Motreff. En février 2015, pendant la crise des Gilets jaunes, la maison du président de l’Assemblée nationale avait fait l’objet d’une tentative d’incendie. « A l’époque, avec le NPA, nous avions condamné ces faits », assure Matthieu Guillemot qui dénonce « une acharnement politique » et une manoeuvre des proches de Richard Ferrand.
Convocation reportée puis annulée

L’affaire prend en effet une allure curieuse. Ce même samedi 3 avril, vers 17 h, la même enquêtrice l’appelle pour lui dire que sa convocation est reportée. « Elle m’a expliqué qu’une grosse affaire lui était tombé dessus et qu’elle n’avait plus le temps », en rigole encore Matthieu Guillemot qui, entre temps, avait appelé à un rassemblement de soutien devant la gendarmerie de Carhaix.

Selon plusieurs sources, dans l’après-midi, plusieurs échanges auraient eu lieu entre la préfecture et le parquet, ce que niera ce dernier. « J’ai appelé le procureur, assure Matthieu Guillemot. Il m’a expliqué qu’il ne s’agissait pas de la tentative d’incendie, mais d’autres dégradations contre le domicile de Richard Ferrand. On sentait que ça ramait quand même un peu.

Finalement, le 6 mai, l’affaire semble totalement se dégonfler, ce qui n’empêche pas Matthieu Guillemot de continuer à dénoncer une « manoeuvre politique »  :  « L’enquêtrice m’a juste signalé qu’elle ne me dirait pas pourquoi la convocation était annulée, car elle n’en avait pas le droit…»

7 mai 2021 Erwan Chartier-Le Floch

https://www.lepoher.fr/

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01 mai 2021 ~ 0 Commentaire

1er mai (bretagne)

bretagne

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1er-Mai : plus de 500 manifestants à Lannion

Lannion. Entre 500 et 600 manifestants pour le 1er mai

Guingamp, 230 manifestants rassemblés pour le 1er mai

Saint-Brieuc, près de 700 personnes manifestent pour le 1er-Mai 

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800 personnes à la manifestation du 1er mai à Quimper (OF)

Brest. Plusieurs milliers de manifestants pour le 1er-Mai (OF)

150 manifestants défilent pour le 1er mai à Carhaix

1er-Mai, une cinquantaine de personnes ont défilé à Châteaulin

Près de 80 personnes réunies pour le 1er-Mai à Concarneau

Pont-l’Abbé, la CGT renoue avec le défilé du 1er-Mai

80 personnes rassemblées pour le 1er mai à Quimperlé

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Fin du rassemblement syndical à Nantes et Saint-Nazaire : revivez les moments forts

Travail, santé, libertés, le credo du 1er mai à Saint-Nazaire

Loire-Atlantique. Cette année, le 1er mai renoue avec ses défilés

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12 avril 2021 ~ 0 Commentaire

morgan large (télérama)

large

Morgan Large, journaliste victime de malveillance : “Je casse le roman agricole breton”

Journaliste à Radio Kreizh Breizh, Morgan Large a subi insultes, menaces et sabotage : des tentatives d’intimidations pour avoir dénoncé les dérives de l’agriculture intensive en Bretagne. Aujourd’hui, la journaliste souhaite porter plainte. Et compte poursuivre ses enquêtes.

Plus de cinq cents personnes étaient réunies pour soutenir Morgan Large dans la petite commune de Rostrenen (Côtes-d’Armor), mardi 6 avril. La journaliste de la radio locale Kreizh Breizh (RKB), qui enquête sur l’industrie agroalimentaire en Bretagne, a découvert, le 31 mars, l’une de ses roues de voiture déboulonnée. Elle revient sur cet inquiétant sabotage et s’alarme des menaces croissantes qui pèsent dans la région sur la liberté de la presse.

Était-ce la première fois que vous étiez prise pour cible ?

Non, ce n’est pas un événement isolé. Il y a eu une forme de montée en puissance de l’intimi-dation. Les premières tentatives étaient assez classiques, avec des insultes sur les réseaux sociaux, des coups de fil anonymes. Puis quelqu’un a ouvert l’enclos dans lequel se trouvent mes chevaux. Les portes de RKB ont été forcées. Ma chienne s’est fait empoisonner – heureusement, elle s’en est sortie.

Quand cet acharnement a-t-il débuté ?

En novembre, à la suite de la diffusion du documentaire Bretagne, une terre sacrifiée d’Aude Rouaux et Marie Garreau de Labarre. J’intervenais dans ce film au milieu d’autres témoins, mais je suis étonnamment la seule à avoir été inquiétée. Comme si j’avais été la réalisatrice alors que je n’en étais qu’une invitée.

De quoi témoignez-vous dans ce documentaire ?

J’y évoque une enquête que j’ai réalisée sur la politique régionale en matière avicole. Comme élue d’opposition dans ma petite commune, comme simple habitante et fille de paysans, aussi, je livre ma lassitude face à la banalisation du paysage, à l’intensification de l’agriculture. J’y déplore enfin qu’en Bretagne, on fasse du lait, du poulet ou du cochon qui soient exactement les mêmes qu’en Chine, en Ukraine ou au Brésil.

Ces attaques ont-elles entamé votre détermination à enquêter ?

Je ne vais pas m’excuser d’aimer mon métier. Je compte retourner sur le terrain. On attend des médias locaux qu’ils relaient gentiment les ouvertures de permanence de La Poste, les animations – du moins lorsqu’il y en avait encore.

Surtout pas qu’ils aillent mettre leur nez dans des affaires économiques, parce qu’en Bretagne, l’économie est sacrée. On est les champions, quasiment la première région agricole d’Europe – premiers sur le porc, la volaille, le lait.

La Bretagne nourrit 26 millions d’habitants alors qu’elle n’en compte que 3 millions. Les grands groupes agro-industriels et les élus ont fondé une famille, une corporation puissante où chacun se rend service. Ils ont tissé des liens et une communication qui servent un roman régional agricole. Et moi, je casse visiblement ce roman régional – pas tant moi, d’ailleurs, que les invités de mes émissions.

“L’industrie agroalimentaire investit énormément de publicité dans la presse quotidienne régionale, qui ne peut pas se fâcher avec ses annonceurs”

Tout le monde accepte-t-il de venir dans vos émissions ?

Tout le monde est invité, mais beaucoup refusent de venir. La presse professionnelle agricole est aux mains de groupes qui n’ont pas besoin de petits médias comme Radio Kreizh Breizh. Ils ont plutôt l’habitude de commander des articles en se demandant ce qu’ils vont leur rapporter. C’est de la communication, pas du journalisme. L’industrie agroalimentaire investit énormément de publicité dans la presse quotidienne régionale, qui ne peut pas se fâcher avec ses annonceurs.

Par ailleurs, il est effrayant de constater que l’argent public peut servir à acheter le silence des médias. Plusieurs communes ont un exercice de la démocratie pour le moins fantaisiste et nous ont déjà privé de leurs subventions.

Un jour pendant une émission en direct, on donnait la parole à des opposants à la construction d’une porcherie. On avait proposé aux porteurs du projet de s’exprimer, mais ils avaient décliné. Le maire de la commune qui allait accueillir la porcherie a appelé. Il a annoncé la fin de sa dotation à la radio. Soixante-quinze euros, ce n’était pas grand-chose, mais mis bout à bout… Heureusement, le département et la région ne nous ont pour leur part jamais privé de leurs aides.

Des patrons de grandes coopératives agricoles avaient déjà tenté d’intimider ouvertement Inès Léraud, enquêtrice à Radio France. Dans une tribune collective à Libération en mai 2020, vous appeliez ainsi à défendre la liberté d’informer sur le secteur agroalimentaire. Avait suivi une lettre ouverte adressée au conseil régional de Bretagne…

La Région était à mon sens le meilleur niveau pour interpeller les pouvoirs publics. On exigeait une sanction contre toute entreprise qui entraverait la liberté de la presse, ce à quoi le président du conseil s’était engagé. Mais notre ambition était encore plus grande. On voulait créer un observatoire des libertés de la presse en Bretagne. Hélas, toutes ces tentatives de défendre des concepts larges demandent beaucoup d’énergie et – je ne sais si c’est le Covid, la lassitude ou le retour à nos vies normales –, on n’a toujours pas avancé sur ce plan-là.

En revanche, je suis enthousiasmée par la création de Splann ! Ce site auquel je participe, est inspiré de Disclose [pure player d’investigation français créé en 2018, ndlr] et sera entièrement financé par les citoyens.

On s’est donné à fond pour imaginer cet objet qu’on ne pourra pas nous voler. La première enquête doit sortir d’ici deux mois. Ce qui nous réjouit aussi, c’est de pouvoir donner du travail à de jeunes journalistes, des pigistes qui en ont besoin et souhaitent traiter ces enquêtes difficiles en Bretagne.

“Si je porte plainte, c’est parce que je sens que la violence monte”

Vous sentez-vous aujourd’hui plus soutenue dans ce combat pour une presse libre ?

Au rassemblement à Rostrenen se trouvaient plusieurs maires qui ont enfilé leur écharpe – un soutien fort, qui signifie que la République se mobilise. Un conseil municipal a voté une motion pour la liberté de la presse.

Côté agriculteurs – dont j’avais le plus besoin –, j’ai eu beaucoup de soutiens anonymes et la Confédération paysanne s’est mobilisée. Même Eureden [une coopérative agricole qui réunit Triskalia et Groupe d’aucy, ndlr] a répondu à un tweet d’Ouest-France en indiquant qu’elle soutenait la liberté de la presse.

J’ai la chance de faire un métier protégé, je bénéficie aussi de l’appui de plusieurs syndicats et associations. Reporters sans frontières va m’aider à rédiger ma plainte. Et si je porte plainte, c’est parce que je sens que la violence monte. Je me fiche de savoir qui est venu chez moi, mais si on peut montrer que la justice est forte et qu’elle s’applique, c’est important. Je refuse que d’autres confrères soient touchés.

09/04/21 Vincent Gouriou

https://www.telerama.fr/

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09 avril 2021 ~ 0 Commentaire

matthieu guillemot (npa)

matthieu guillemot (npa) dans Carhaix Kreiz Breiz .
« La communication gouvernementale voulant mettre les petits commerçants dans la case des privilégiés grâce aux « aides » octroyées est insupportable » Matthieu Guillemot

Depuis un an, combien de jours de fermeture administrative ? Et que signifie cette mesure ?

Privés de notre outil de travail, il nous fallait garder un moyen de communication afin de rester en contact avec notre clientèle. Nous avons décidé de comptabiliser, sur notre page Facebook, le nombre de jours de fermeture administrative que l’on nous impose. Donc aujourd’hui, jeudi 1er avril, nous sommes au 232e jour de fermeture imposée.

Nous sommes un couple qui gérons un petit restaurant avec deux salariés. La fermeture administrative nous impose donc de baisser le rideau et de ne plus mettre un euro en caisse. Les deux salariés de notre restaurant bénéficient du chômage partiel à hauteur de 84 % de leur salaire net.

Reste à assumer, pour nous, les cotisations sociales, la prise en charge des congés payés, les taxes d’apprentissage sur les salaires et taxes de formation (FAFIH).

Ce à quoi il faut ajouter l’ensemble des charges fixes : loyer, eau, électricité, gaz ainsi que l’ensemble des contrats annuels comme la location du TPE et les frais courants des services bancaires, les services antiparasitaires, les contrats d’assurance, de maintenance de la caisse enregistreuse, etc. Il nous reste donc trop peu de trésorerie pour nous octroyer le moindre salaire.

Comment un restaurant indépendant comme le vôtre fait-il face ? Peut-on dire que les « aides » gouvernementales permettent de tenir ?

Il faut savoir que, lors du premier confinement (du 15 mars au 2 juin), l’État a seulement pris en charge les 84 % du salaire net des deux salariés et donné une aide de 1 500 euros chaque mois à l’entreprise. Étant salarié gérant, je cotise ainsi que l’entreprise aux cotisations sociales mais ce statut m’interdit d’accéder au chômage partiel. Idem pour ma conjointe qui a le statut de gérante. Du jour au lendemain, nous n’avions plus de salaire. Et aucun droit tel que chômage partiel pour garde d’enfants…

Ces « aides » ont été débloquées deux mois après la fermeture, nous imposant d’utiliser notre propre trésorerie. Mais les 1 500 euros d’aide d’État ne couvrent pas la totalité de notre loyer. C’est à ce moment que le gouvernement a sorti le PGE (Prêt garanti par l’État) de son chapeau.

Compte tenu de l’énorme détresse des petits gérants du secteur de l’hôtellerie, lors du deuxième confinement (du 29 octobre à ce jour), l’État a débloqué une aide mensuelle de 10 000 euros (sous conditions d’éligibilité). Lorsqu’on liste le montant des dépenses sans pouvoir apporter un euro en caisse, autant vous dire que les « aides » peuvent se résumer à un pansement sur une jambe de bois. Pour certains, il y avait le « à emporter » pour essayer de survivre. Mais cette formule ne peut s’appliquer à l’ensemble de la profession.

La communication gouvernementale voulant mettre les petits commerçants dans la case des privilégiés grâce aux « aides » octroyées est imbuvable et insupportable.

Nous cataloguer de non-essentiel, et peu importe que cela vienne du langage administratif, ce terme n’aurait jamais dû être repris par les politiques. C’est méprisant. En même temps cela nous montre un choix de société pour leur monde d’après. Qu’est-ce qui est non-essentiel ? Les lieux de convivialité, la culture, les loisirs, le sport ! Qu’est ce qui est essentiel ? Le travail, l’argent, la guerre et le transport pour aller au travail !

Le 17 novembre dernier, dans le Morbihan, une restauratrice s’est suicidée, ce n’est pas la première malheureusement, mais ça m’a retourné le ventre d’apprendre ça. Elle s’était endettée pour reprendre le restaurant de ses parents avant la pandémie. Très rapidement, n’ayant pas eu la possibilité de se créer une trésorerie, elle n’est plus arrivée à avancer les salaires des salariéEs et elle a vu l’entreprise familiale s’écrouler. Forcément on se projette un peu dans son histoire.

Pourrais-tu revenir sur les conséquences du Prêt garanti par l’État (PGE) présenté comme la bouée de secours généreusement octroyée ?

Le PGE est vraiment l’arnaque du siècle. Profitant de la peur des petits de mettre la clef sous la porte et ne voulant pas assumer la responsabilité de ces fermetures, le gouvernement sort de son chapeau le Prêt garanti par l’État, afin de faire payer la crise sanitaire à ceux qui la subissent.

Si vous contractez un PGE, vous ne connaissez pas le taux d’intérêt ! Vous contractez un prêt pour payer vos factures sans savoir quand et comment vous allez rouvrir. Le gouvernement propose également des reports de charges.

En clair, pour ceux qui ont choisi ces deux options, vous allez rouvrir avec une demi- salle de restaurant (suivant le protocole sanitaire appliqué) avec un prêt à taux inconnu sur le dos, auquel il faudra additionner le doublement des charges. Les seuls gagnants seront une fois encore les banques qui auront multiplié les prêts avec l’assurance de se faire la marge qu’ils veulent en allant se servir dans les caisses de l’État.

Autre grand gagnant de cette crise sanitaire, les groupes d’assurance qui assurent la perte d’exploitation en cas de fermeture administrative sauf… pour pandémie. Axa assurance peut donc continuer à engraisser ses actionnaires et contraindre la petite boulangerie, le petit restaurant ou le petit bar à baisser définitivement le rideau sans lui verser un rond.

Lorsque le gouvernement appelait à la solidarité nationale pour faire face à cette crise sanitaire majeure, il aurait dû préciser que cette solidarité ne s’appliquerait qu’entre pauvres. Pour eux, demander aux retraitéEs de confectionner des masques que l’État ne peut ou ne veut pas fournir c’est oui, mais prendre l’argent dans les poches des puissants, c’est non.

Quels sont les moyens de résistance, de lutte face à la situation que vous subissez ?

Je fais partie d’un groupe de restaurateurEs associés pour assigner nos compagnies d’assurance au tribunal afin d’obtenir une perte d’exploitation. La démarche est en cours.

Gare à celle ou celui qui sort des rangs du silence. Le 11 décembre dernier, Richard Ferrand, président de l’Assemblée nationale, Philippe Mahé, préfet du Finistère, et Léa Poplin, sous-préfète de Châteaulin, étaient en visite à Carhaix. À ce moment-là, depuis quatre mois, ma compagne et moi n’avions plus de salaire.

J’avais donc envie d’expliquer la situation aux élus et aux représentants du gouvernement. Et notamment cette question : ont-ils perdu, eux, un seul euro depuis le début de la crise ? La réponse est venue quelques mois plus tard avec l’augmentation de 3 000 euros des enveloppes aux parlementaires.

Ils prennent des décisions, mais c’est nous qui payons l’addition… Ce jour-là, le ton est monté dans l’échange avec la sous-préfète de Châteaulin. Je l’avais déjà rencontrée lors d’une réunion organisée par la chambre de commerce dont l’objet était :

« Comment faire face à la crise ». Je l’avais questionnée sur les décisions incohérentes du gouvernement et j’avais trouvé ses réponses tout aussi incohérentes. Cette fois-là, j’avais trouvé son attitude désinvolte. J’avais parlé fort, mais sans insulter personne. Et, surtout, je n’avais pas échangé avec le préfet.

Mais début janvier, j’ai reçu une lettre du préfet « Vous avez attiré mon attention, dans des termes déplacés et intolérables, que je n’accepterai plus, sur la situation financière de votre entreprise de restauration… » Il énumérait ensuite la liste des mesures gouvernementales.

J’aurais préféré un peu d’empathie plutôt que ces menaces !

C’est l’expression locale d’une politique nationale où tout se durcit, où pas une tête ne doit dépasser. On le voit avec le projet de nouvelle loi sur la sécurité publique. C’est une véritable justice de classe. Les gens modestes n’ont plus le droit que de se taire, sinon c’est le coup de bâton. J’ai juste voulu dire que nous sommes en difficulté et que nous voulons juste « travailler et vivre au pays ».

Entretien avec Matthieu Guillemot, restaurateur et ancien conseiller municipal à Carhaix (Finistère). Cet entretien a été réalisé avant que Matthieu ne reçoive une convocation par la gendarmerie, le mercredi 7 avril, pour être entendu comme témoin dans l’affaire de la tentative d’incendie de la maison de Richard Ferrand à Motreff le 8 février 2019. Une scandaleuse tentative d’intimidation sur laquelle nous aurons l’occasion de revenir.

Hebdo L’Anticapitaliste 08/04/2021

https://lanticapitaliste.org/

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07 avril 2021 ~ 0 Commentaire

matthieu guillemot (ouest france)

matthieu-guillemot-fait-desormais-partie-du-conseil_1858091

Soutien à Matthieu Guillemot : une centaine de personnes devant la gendarmerie de Carhaix

Ce mercredi 7 avril 2021, près d’une centaine de personnes s’est rassemblée devant la gendarmerie de Carhaix (Finistère) en soutien à Matthieu Guillemot, militant NPA, convoqué par les gendarmes comme témoin dans l’affaire de la dégradation du domicile de Richard Ferrand.

« C’est une première victoire, ma convocation a été reportée ! »

a expliqué Matthieu Guillemot, militant NPA (Nouveau parti anticapitaliste) et restaurateur, devant les grilles de la gendarmerie de Carhaix (Finistère) où près d’une centaine de personnes s’est rassemblée mercredi.

Tous étaient venus lui apporter leur soutien après sa convocation à la gendarmerie, survenue au lendemain de la venue du préfet du Finistère, Philippe Mahé, à Carhaix, vendredi 2 avril 2021. Le militant avait alors adressé au préfet une fausse amende de 135 €, car sa délégation faisait plus de six personnes.

Samedi, Matthieu Guillemot a été contacté par la gendarmerie « comme témoin dans l’affaire de la dégradation de la maison de Richard-Ferrand, à Motreff », relate-t-il. Affaire qui remonte à 2019. Rapidement des appels à manifester ont été lancés par le NPA, le PCF, La France insoumise ou encore l’UDB Kreiz-Breizh et War Sav. La convocation prévue ce mercredi, à 14 h 30, a depuis été annulée.

« On a remporté la première manche »

« Le but est de me salir, explique le militant NPA. Aujourd’hui, on a remporté la première manche, mais le match n’est pas fini. »

Pierre-Yves Thomas, élu de l’opposition et membre du Parti communiste français a rappelé son soutien « sans équivoque concernant cette affaire, qui n’est pas le fait d’un hasard, mais un prétexte d’intimidation ».

Enfin, le maire de Carhaix, Christian Troadec, venu aussi participer à cette manifestation de soutien, a rappelé que, malgré les divergences, « on a toujours été ensemble pour dire non à ce qui est nocif. La dernière fois que l’on s’est réuni devant les grilles de la gendarmerie, c’était en 2008, pour défendre l’hôpital ».

 Émilie CHAUSSEPIED.  07/04/2021
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07 avril 2021 ~ 0 Commentaire

matthieu guillemot (npa)

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Répression : le NPA condamne la convocation de Matthieu Guillemot

Avec la réussite de l’état d’urgence sanitaire, le musellement des parlementaires, le pouvoir par le biais des fermiers généraux aurait-il le désir d’instaurer un état d’urgence tout court et de faire taire les oppositions politiques trop remuantes?

La convocation de notre camarade Matthieu Guillemot par la gendarmerie afin d’être entendu comme témoin dans l’affaire de la tentative d’incendie de la maison de Richard Ferrand à Motreff, pourrait le laisser penser.

Hasard du calendrier cette convocation est signifiée le lendemain d’une manifestation devant la mairie de Carhaix lors de la venue du préfet et de la sous-préfète. Lors de la précédente visite des fermiers généraux, accompagnant le député de la circonscription, par ailleurs président de l’assemblée nationale, Richard Ferrand, Matthieu leur avait posé la question du montant de leur perte de revenus depuis le début de la pandémie, crime de lèse majesté qui lui avait valu un courrier préfectoral plutôt menaçant.

Il est plus que tentant de faire un lien de cause à effet sur l’intervention politique du NPA et sur la collusion élus, pouvoir de l’État et pouvoir policier.

Ce courrier, puis cette convocation sont liés, les acteurs sont les mêmes, le but est de faire taire une opposition politique qui agit, et d’intimider ceux qui voudraient suivre.

Matthieu est convoqué mercredi 7 avril à la gendarmerie de Carhaix, le NPA appelle tous les démocrates soucieux des libertés publiques, dont celle de manifester son opposition à des décisions catastrophiques, celle de crier haut et fort son désir d’une autre politique, qui soit elle au service du peuple et non de la finance, à venir manifester devant la gendarmerie ce jour là à 14h30.

Mercredi 7 avril 2021

https://lanticapitaliste.org/

Note:

L’UDB, les Insoumis et War Sav  soutiennent aussi Matthieu Guillemot

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05 avril 2021 ~ 0 Commentaire

npa carhaix (le télégramme)

npa 29 vertic

Le NPA condamne la convocation de Matthieu Guillemot

Le Nouveau Parti Anticapitaliste (NPA) du Kreiz-Breizh s’insurge ce samedi 3 avril 2021, dans un communiqué, de la convocation par la gendarmerie de Matthieu Guillemot, membre du parti et ancien conseiller municipal d’opposition à Carhaix.

« J’ai été prévenu ce samedi par téléphone par les gendarmes de Châteaulin. Je suis convoqué mercredi 7 avril à la brigade de Carhaix afin d’être entendu comme témoin dans l’affaire de la tentative d’incendie de la maison de Richard Ferrand à Motreff » indique Matthieu Guillemot, joint par ce samedi soir par téléphone.

Ce dernier se dit « extrêmement choqué ». « À l’époque, j’avais fait un communiqué pour condamner cet acte que je condamne toujours ! On ne s’attaque pas aux biens personnels ». Joint en fin de journée ce samedi, le parquet de Brest n’était pas en mesure de confirmer le motif de la convocation.

Rassemblement de soutien mercredi 7 avril

Pour le militant, comme pour le NPA, celle-ci « ne doit rien au hasard puisqu’elle a été signifiée le lendemain d’une manifestation devant la mairie de Carhaix lors de la venue du Préfet du Finistère et de la sous-préfète de Châteaulin ».

Et le NPA de rappeler qu’une précédente visite des représentants de l’État à Carhaix, accompagnés de Richard Ferrand le 11 décembre 2020 à la Mission locale avait déjà valu à Matthieu Guillemot un courrier du préfet.

« L’État aurait-il le désir de faire taire les oppositions politiques trop remuantes ? » s’interroge le Nouveau Parti Anticapitaliste, qui appelle à un rassemblement de soutien mercredi 7 avril à 14 h 30 devant la gendarmerie de Carhaix.

Ce samedi soir, le maire Christian Troadec s’est dit « choqué et étonné par cette convocation qui intervient au lendemain d’une manifestation ».

03 avril 2021

https://www.letelegramme.fr/

bonnets-ruz2

Pas touche à Matthieu Guillemot !

Matthieu Guillemot, ses proches et ses camarades du NPA Kreiz-Breizh sont bien connus pour leurs engagements divers en faveur des plus démunis, des travailleurs licenciés par les patrons de l’agro-alimentaire, des services publics notamment hospitaliers,des prisonniers politiques bretons.

Pendant 12 ans dans le cadre de son mandat municipal, il a continué à défendre ces engagements.

Désormais commerçant de son état il a naturellement pris des initiatives visant à attirer l’attention sur les difficultés auxquels doivent faire face les professions des commerces fermés en temps de pandémie.

Dans ce cadre il a interpellé à plusieurs reprises le préfet, le sous préfet et le président de l’assemblée nationale et député Macroniste Richard Ferrand avec ténacité, humour et franc parler.

Au lendemain d’un accueil revendicatif en musique d’une délégation préfectorale en Mairie de Carhaix pour rappeler les demandes des intermittents en lutte, action au cours de laquelle Mathieu a dressé un faux PV au préfet dont la délégation était composée de plus de 6 personnes, il a été convoqué à la gendarmerie.

Il doit être entendu le 7 avril dans le cadre de l’enquête sur les dégradations intervenues sur le domicile de Mr Richard Ferrand à Mottreff pendant le mouvement de Gilets Jaunes et ce en tant que témoin,action dans laquelle il n’a évidemment rien à voir.

Face à cette nouvelle tentative d’intimidation d’un militant connu pour son irrévérence et son impertinence à l’endroit des puissants nous tenons à adresser un salut fraternel à Matthieu , ses proches et camarades.

Un salut du type de ceux que les Communards s’adressaient il y a 150 ans quand ils devaient faire face aux Versaillais de Thiers dont Mr Ferrand est l’héritier politique tant son engagement incarnant un pouvoir lointain, incompétent et autoritaire au service des plus riches est de plus en plus flagrant.

La poursuite des pressions exercées sur Mathieu entrainera les mobilisations nécessaires au-delà des limites du Poher.

Pour l’Organisation de la Gauche Indépendantiste ( War-Sav ) : Gael Roblin 

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02 avril 2021 ~ 0 Commentaire

carhaix (le poher)

prefet

Convoqué à la gendarmerie : Matthieu Guillemot dénonce un harcèlement

Membre du NPA et militant politique bien à connu en centre Bretagne, Matthieu Guillemot ne cachait pas son étonnement et sa colère ce samedi 3 avril.

“Je viens de recevoir un appel de la gendarmerie de Châteaulin, confie-t-il. Je suis convoqué mercredi après-midi pour être entendu comme témoin dans l’affaire des dégradations du domicile de Richard Ferrand, début 2019.” Le militant du NPA ne croit pas au hasard et dénonce une tentative d’intimidation, voire un harcèlement politique.

La veille, en effet, il avait participé à un rassemblement devant la mairie de Carhaix.

Les manifestants entendaient protester contre les mesures prises par la préfecture et la plainte déposée au tribunal administratif contre la commune de Carhaix après que cette dernière ait organisé des animations musicales sur le marché.

Lire ici : https://www.lepoher.fr/

A cette occasion, Matthieu Guillemot a remis une fausse contravention au préfet du Finistère et à la sous-préfète de Châteaulin “une prune puisque leur délégation comptait plus de 6 personnes.” Les relations entre le militant NPA et le préfet se sont envenimées. Début janvier, il avait dénoncé les menaces du préfet, après avoir reçu un courrier de ce dernier.

Lire ici : https://www.lepoher.fr/

Ce courrier intervenait après la visite du préfet, du président de l’Assemblée nationale, Richard Ferrand et de la sous-préfète de Châteaulin à la mission locale de Carhaix.

Matthieu Guillemot les avait alors interpellés sur sa situation et celle des autres restaurateurs, en crise depuis le début du second confinement.

“J’ai aussi eu des appels de RG, des visites de la gendarmerie, indique-t-il. C’est un climat d’intimidation contre les militants qui osent s’exprimer, sans doute parce qu’ils ont peur de l’explosion sociale qui menace. On voit qu’ils s’acharnent particulièrement sur les gens du centre Bretagne, parce qu’il y a une longue tradition de lutte ici. Alors, ils essayent de nous bâillonner, mais ils n’y arriveront pas.”

Matthieu Guillemot est convoqué en qualité de témoin à la gendarmerie à 15 h 30, mercredi 7 avril. Début février 2019, en pleine crise des Gilets jaunes, le domicile de Richard Ferrand à Motreff avait l’objet d’une tentative d’incendie pour laquelle l’enquête n’a toujours pas abouti.

3 avril 2021 Erwan Chartier-Le Floch

https://www.lepoher.fr/

Vendredi 2 avril, le préfet du Finistère, Philippe Mahé, s’est rendu à Carhaix pour la signature du contrat “Petites villes de demain”. Il a été accueilli par une quinzaine de manifestants appartenant à différentes organisations politiques et syndicales (NPA, PCF, CGT), dont plusieurs musiciens du groupe Natrix.

Cette visite préfectoral intervenait dans un contexte tendu. Une dizaine de jours auparavant, la préfecture avait déposé une plainte au tribunal administratif contre la municipalité de Carhaix qui avait organisé des animations musicales sur le marché du samedi et installé des “mange-debout” à destination des clients des bars et restaurants qui proposent de la restauration à emporter.

Samedi 27 mars, alors que la municipalité avait annulé la prestation d’une fanfare, les forces de l’ordre étaient venues effectuer des contrôles sur le marché. Une présence ostensible, avec notamment des militaires armés de fusils d’assaut, qui avait provoqué une certaine gène dans la population…

Cette manifestation improvisée se voulait donc une réponse au préfet du Finistère qui s’est vu, ainsi que la sous-préfète de Châteaulin, remettre une fausse contravention par Matthieu Guillemot, membre du NPA local.

“Je lui ai mis une prune, en lui disant qu’il avait attiré mon attention, mais que force était de constater que sa délégation comptait plus de 6 personnes…”

Pour le militant anticapitaliste, “la venue du préfet était une provocation, qu’on ne pouvait pas laisser passer. Cela intervient après des menaces contres des élus et des militants. Il s’attaque aux plus faibles, mais ici, en centre Bretagne, on a la tête dure. On ne regarde pas le train passer, on l’arrête !”

Pour Stéphanie Povie de la CGT et chanteur du groupe Natrix, il s’agissait de montrer que “le centre Bretagne est en lutte pour ses artistes et ses intermittents du spectacle.

La musique du dehors a continuer à résonner dans la nouvelle salle du conseil, tout juste rénovée, où le préfet a signé le 13e contrat “Petites villes de demain” du département, en présence du maire et de plusieurs élus de Poher communauté.

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29 mars 2021 ~ 0 Commentaire

carhaix (fr3)

clim a

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Carhaix. Tous les vendredis, Maiwenn et Gwennaig se mettent en grève pour le climat

A la manière des Fridays for future initiés par Greta Thunberg, Maiwenn et Gwennaig sont en grève chaque vendredi pour le climat. Les deux lycéennes s’installent devant la mairie de Carhaix. Elles dénoncent le projet de loi Climat, « qui n’est pas à la hauteur de l’urgence écologique ».

Comme tous les vendredis, Maiwenn et Gwennaig s’installent au pied de la mairie de Carhaix. Assises par-terre, sous la pluie, une pancarte devant elles avec cette phrase écrite en breton : « harz-labour evit an hin » (« grève pour le climat »).

Ces deux élèves de terminale du lycée Diwan marchent dans les pas de Greta Thunberg et ont même rejoint le mouvement Youth for climate. « Les belles paroles, cela ne suffit pas. On demande des actions » disent-elles d’une même voix.

« La loi n’est pas à la hauteur de l’urgence »

« C’est pas évident de faire grève comme ça, tous les vendredis, explique Gwennaig, mais il faut se mobiliser, que tout le monde se rende compte que les choses doivent vraiment changer maintenant ».

La jeune fille de 17 ans pointe du doigt le projet de loi Climat qui reviendra à l’Assemblée nationale dès lundi 29 mars. Un texte « vide de sens » qui, selon elle, a « totalement dénaturé les propositions faites par la Convention citoyenne pour le climat ». « Là, explique-t-elle, on se retrouve avec une loi qui n’aura aucun impact sur la crise écologique. Les mesures ne sont pas à la hauteur de l’urgence ».

Maiwenn ne cache pas non plus sa déception : « la Convention citoyenne a fait un travail énorme pour proposer des actions au gouvernement, souligne-t-elle. Ce projet de loi est une honte ! ».

« Il est temps d’agir »

A la veille de l’examen du texte de loi à l’Assemblée nationale, une marche « pour une vraie loi climat » est prévue ce dimanche 28 mars un peu partout en France. En Bretagne, la mobilisation se déroulera notamment à Saint-Malo, Morlaix, Vitré ou encore Saint-Brieuc. Les deux lycéennes de Carhaix y participeront, comme elles ont participé au rassemblement de vendredi dernier qui avait réuni plus de 200 jeunes dans les rues de Carhaix.

Maiwenn et Gwennaig veulent aussi « attirer l’attention du plus grand nombre » quand elles s’assoient, chaque vendredi, devant la mairie. « Les gens ralentissent, nous font des appels de phares, relate Maiwenn. Ils lèvent le pouce pour nous encourager. Notre grève hebdomadaire pour le climat les questionne. Et nous, nous répondons qu’il est temps d’agir si nous voulons sauver la planète ».

27/03/2021

https://france3-regions.francetvinfo.fr/

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