Archive | Carhaix Kreiz Breiz

25 février 2014 ~ 0 Commentaire

Carhaix, la «vraie gauche» entre en lice (lt)

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On connaît désormais 25 des 29 noms de la liste « Une vraie gauche pour Carhaix »

Et voici une deuxième liste pour les municipales. Après Christian Troadec, c’est Matthieu Guillemot qui a dévoilé son équipe nommée « Une vraie gauche pour Carhaix ». Enfin partiellement, car des discussions sont en cours pour peut-être intégrer l’ancien maire Jean-Pierre Jeudy.

On attendait 29 noms, on en a eu 25. Ce week-end, à tout juste un mois du premier tour des municipales, la liste nommée « Une vraie gauche pour Carhaix » s’est partiellement dévoilée. « Nous ne donnons que 25 noms parce que des discussions sont en cours avec Jean-Pierre Jeudy. Il est possible que lui et trois autres personnes intègrent l’équipe », explique Matthieu Guillemot, tête de liste.

Quatre places en réserve pour Jean-Pierre Jeudy

Annoncé dans nos colonnes vendredi, le possible retour sur la scène politique de Jean-Pierre Jeudy a fait du bruit. L’ancien maire de Carhaix (de 1978 à 1995), qui a été également président de la communauté de communes, a conservé une certaine aura qui pourrait peser dans un scrutin. « Il peut amener le poids de son expérience », résume Matthieu Guillemot. Alors, avec ou sans Jean- Pierre Jeudy ? Et si oui, en haut ou en bas de la liste ? Ce sera décidé assez rapidement. Une réunion est déjà programmée mercredi. « On n’exclut aucune option et on n’est pas pressé », assure Matthieu Guillemot, satisfait de n’avoir « aucun souci » à boucler la liste. « C’est une bonne chose quand on voit la panade dans laquelle se trouvent l’UMP et le PS », glisse-t-il.

Avec des salariés de Marine Harvest

Sur les 25 noms annoncés, Matthieu Guillemot met en avant la présence de demandeurs d’emploi, d’ouvriers et de salariés d’entreprises symboliques dans le secteur. Marine Harvest évidemment, mais aussi Entremont, ou encore Otor. Un nom a aussi de l’importance aux yeux de la tête de liste, celui d’Alil Henri Karaca. Menacé d’expulsion il y a plusieurs années et finalement autorisé à rester en France avec sa famille grâce à la solidarité carhaisienne, le quinquagénaire d’origine turque, devenu français juste avant la dernière élection présidentielle, a décidé de s’investir.

La droite et le PS dans le viseur

« On veut fonctionner de manière collective. On aura 29 porte-parole », explique Matthieu Guillemot qui insiste sur le fait qu’il ne mène pas une liste NPA. « On est la vraie gauche. Notre adversaire numéro 1, c’est la droite, puis vient le PS parce que, quand un gouvernement de gauche mène une politique de droite, on doit le combattre avec autant de force. »

Christian Troadec, au côté duquel Matthieu Guillemot a mené les luttes de l’hôpital ou de Marine Harvest, est, lui, épargné. Mais le cuisinier carhaisien veut tout de même se démarquer du maire. « L’expression « vraie gauche » prend tout son sens quand on regarde les forces en présence. Nous, on n’a pas une liste de gauche très, très large avec le soutien du MoDem. »

Concernant les socialistes, Matthieu Guillemot dit avoir « beaucoup de questions à leur poser » sur le dossier Marine Harvest. « Quand une entreprise fait autant de bénéfices et licencie des gens, on est en plein dans l’injustice sociale. Le PS l’accepte. Pas nous. »

La liste « Une vraie gauche pour Carhaix » veut défendre ce type de convictions durant la campagne. Pour le faire pendant six ans au sein du conseil municipal (*), son seul espoir est certainement qu’il n’y ait que trois listes en lice et un seul tour. * En 2008, la liste de Matthieu Guillemot avait obtenu 5,82 % des suffrages.

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23 février 2014 ~ 0 Commentaire

Bonnets rouges ou blancs bonnets ? (cqfd)

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Catalogués dans les cases « antifiscalistes » et « relais du capitalisme breton », les Bonnets rouges sont sans doute un phénomène plus complexe à sa base. Matthieu Guillemot, un des animateurs du « pôle ouvrier » du collectif, défend ici la vision d’un « mouvement de ras-le-bol populaire », riche de ses contradictions. Entretien contradictoire, donc.

CQFD : Tu t’es investi depuis le début dans la mobilisation des Bonnets rouges ?

Matthieu Guillemot : Carrément, depuis la première minute ! On peut même en faire remonter l’origine à la lutte victorieuse pour le maintien de l’hôpital public de Carhaix en 2008. Il faut bien comprendre la mentalité des habitants des terres du Centre-Bretagne, qui ont le sentiment d’être laissés pour compte par les décideurs. Ce qui s’est passé pour l’hôpital de Carhaix, c’est ce qui s’est passé à Plogoff ou dans les années 1960 avec les luttes paysannes. À chaque fois que la Bretagne s’est soulevée, c’était sur ce mode populaire, en dehors du contrôle des partis ou des syndicats.

Dans le cas des Bonnets rouges, il y a eu à la fois une bataille pour le maintien de l’emploi et la lutte contre l’écotaxe. Comment s’est faite la jonction ?

Les premiers à partir dans la bataille ont été les Doux, grâce à une déléguée syndicale FO très active, Nadine Normand. Ils furent suivis par Gad, avec Olivier Le Bras de FO également, puis Marine Harvest, le numéro 1 du saumon en Europe qui, malgré ses 511 millions d’euros de bénéfices cette année, a décidé de délocaliser en Pologne où ils pourront payer les gens entre 4 et 5 euros de l’heure.

Malheureusement, il n’y avait pas de stratégie syndicale chez Marine Harvest, donc ils ont couru deux lièvres à la fois : les primes de départ d’un côté, et le maintien de l’activité de l’autre, ce qui était un levier pour faire monter les primes, lesquelles profitaient en premier lieu aux délégués du personnel – ce sont des gens qui vont partir à trois ans de la retraite avec plus de 100 000 euros en poche. Mais cela laisse pas mal de gens sur le bord de la route. Donc, les salariés les plus précaires sont venus sonner à la porte de Christian Troadec, le maire de Carhaix [divers gauche – ndlr], et à la mienne, car nous avions été les deux fers de lance de la lutte pour l’hôpital. Le 18 octobre, on a décidé de faire une réunion publique dans la salle Glen-Mor de Carhaix où 600 personnes ont afflué – ce qui est énorme pour une ville de 8 000 habitants. Le soir même, on a réfléchi à donner suite à ce premier rendez-vous : ce sera l’objet de la grande manifestation pour l’emploi de Quimper, le 2 novembre. Le samedi 26 octobre avait lieu la destruction du portique écotaxe de Pont-de-Buis où sont apparus les fameux bonnets rouges sur la tête des agriculteurs.

L’écotaxe a été l’arbre qui cache la forêt du désespoir social, une façon de gueuler et de lâcher la pression pour beaucoup de gens : l’artisan qui n’arrive plus à joindre les deux bouts, le chômeur qui galère, le salarié précaire, mais aussi le petit entrepreneur local. Pour qui connaît un peu le Centre-Bretagne, il y a une proximité entre tous ces gens, on joue ensemble au foot le samedi, et finalement les disparités sociales sont moins importantes qu’ailleurs. On peut y voir un malaise qui n’appartient pas qu’à la Bretagne, cela correspond aussi à ce qui s’est passé en Guadeloupe avec le LKP d’Élie Domota.

Mais comment s’est fait le choix symbolique du bonnet rouge, on n’a pas l’impression que ce soit ni fortuit ni spontané ? On sait aussi qu’Armor-Lux, qui est une boîte d’envergure, a fourni 900 bonnets lors de l’action de Pont-de-Buis, il y a bien eu une connexion quelque part ?

Le symbole des bonnets rouges est fort dans les mémoires paysannes bretonnes [1]. Moi-même, je tiens un petit restaurant depuis deux ans et demi qui s’appelle Les Bonnets rouges. Il se trouve que le choix de ce symbole-là n’a pas été réfléchi, tout s’est passé très vite. Évidemment, il y a aussi des requins là-dedans qui y voient leurs propres intérêts. Armor-Lux, pour qui je n’ai aucune estime a priori, a des motivations antifiscales qui ne sont pas les mêmes que celles du petit boulanger ou du petit paysan.

Comment les bonnets d’Armor-Lux sont arrivés à Pont-de-Buis alors ?

C’est Armor-Lux qui a téléphoné à Thierry Merret, le meneur de l’action, pour lui proposer d’offrir ces bonnets, et ils ont accepté.

Soit, mais on sait aussi qu’il existe en Bretagne un marketing territorial très puissant, on peut penser que ça fait partie d’une stratégie de com’ [2].

Peut-être, mais l’important c’est que tout le monde se soit reconnu dans l’action de Pont-de-Buis, même des gens qui s’en foutent ou qui pourraient être pour un principe d’écotaxe appliquée autrement, comme je le suis. La casse du portique et le fait de jeter des choux-fleurs sur les gendarmes, c’est ce dont avaient besoin les gens à ce moment-là pour signifier leur ras-le-bol contre l’État, pour des raisons à la fois différentes et convergentes.

Justement, cette « convergence d’intérêts divergents » est un élément qui a été très durement dénoncé par une partie de la gauche.

Il faut remettre tout ça à sa juste mesure. En dehors de la Bretagne, il y a une désinformation au sujet des Bonnets rouges, présentés comme un mouvement organisé et manipulé par la droite, le Medef, l’institut de Locarn [3], ou pourquoi pas Al-Qaeda, alors que la manif de Quimper, au-delà des symboles forts du Gwen ha du et des bonnets rouges, c’était du grand amateurisme ! C’est un mouvement qui s’est fait comme ça ! Bien sûr qu’il y avait aussi quelques intrus du Front national ou des identitaires, c’est pour ça que Troadec a publié une tribune dans Libé pour dire que l’extrême droite et tout ce qui y ressemblait étaient du poison pour la Bretagne comme ailleurs et que les bonnets rouges étaient leur antidote. Au fur et à mesure qu’on avance, on met les choses au clair.

J’imagine que ça doit te faire grincer les dents de voir des gens avec des bonnets rouges en photo sur Internet porter des t-shirts « Manif pour tous » en faisant le geste de la quenelle.

C’est sûr, mais contrairement à ce que les médias disent, c’est ultra minoritaire et généralement on les fait sortir des manifs.

À Quimper, il y avait aussi Daniel Sauvaget, le patron de Tilly-Sabco – dont on peut se demander si l’annonce du plan social n’était pas opportuniste pour gratter des aides de l’État et de l’Europe – qui manifestait avec ses ouvriers menacés de licenciement.

C’est là où je ne suis pas d’accord avec l’impression qui en a été donnée dans CQFD et dans laquelle les salariés de Tilly-Sabco m’ont dit ne pas s’être reconnus non plus. Dans un premier temps, j’ai eu la même réaction que toi, mais en creusant un peu, cette histoire de manif de patrons ne tient pas. Après la manifestation de Quimper, on a décidé de faire un pôle ouvrier pour justement tirer au clair les situations des boîtes en crise : Gad, Marine Harvest et Tilly-Sabco. Ainsi, Corinne Nicole, la déléguée CGT de Tilly Sabco, militante au Front de gauche qui fait aussi partie des bonnets rouges, ne place pas Sauvaget dans la catégorie des patrons-voyous. Au moment de la reprise de la boîte, il y a sept ans, ce dernier avait validé toutes les demandes du personnel – sauf les augmentations de salaires –, il avait lui-même revu son salaire à la baisse, transformé les CDD en CDI et réinvesti les subventions européennes dans l’entreprise au lieu de les capitaliser. Il se trouve qu’aujourd’hui Daniel Sauvaget est considéré par les salariés comme celui qui a permis de sauver leur boulot, ce qui explique la relation de confiance qui existe. Corinne Nicole m’a dit que tant que la lutte se situe sur la question du maintien de l’emploi, elle est prête à se battre à ses côtés, mais si demain cela passait par un plan social, elle le considérerait comme un ennemi.

Je conseille de réécouter les paroles de la chanson Les Prolétaires de Gilles Servat, qu’on passe dans toutes nos manifs : « Mais de tous ces prolétaires, qu’est-ce qu’on va en faire ?  » On peut parler de malbouffe, de subventions européennes, etc., mais l’objectif que je refuse de perdre de vue, c’est : qu’est-ce qu’on va faire de tous ces gens ? Quand on leur dit qu’ils produisent de la merde, eux ont le sentiment de défendre un savoir-faire, et ils se sentent méprisés quand on agite la « qualité » sous leur nez. Ça peut paraître dur à comprendre, vu de Paris, de parler de l’amour du métier quand on fait du poulet à la chaîne. Je te donne comme exemple ce gars de chez Gad qui bossait à la triperie depuis 25 ans et qui s’est pendu juste après la venue d’Ayrault à Lampaul-Guimiliau, quand on a confirmé la fermeture du site. C’était pourtant un de ceux à qui on avait assuré un reclassement.

Il y a aussi un autre discours que celui de la défense de l’emploi : quand Thierry Merret de la FDSEA, et coorganisateur de la manif de Quimper, dit : « Nous avons trop de contraintes administratives, fiscales, environnementales et sociales », on a l’impression qu’il propose un modèle ultralibéral qui tire vers le bas, à la fois productiviste comme au Brésil et avec les conditions sociales de la Roumanie.

J’étais à côté de lui sur la tribune quand il a prononcé cette formule et ça m’arrache l’oreille aussi d’entendre ça. Juste derrière lui, il y avait Nadine Normand qui demandait la réquisition ouvrière et la nationalisation des entreprises qui font des bénéfices et qui licencient. Maintenant, Merret, c’est quelqu’un qui te sort un tas de conneries. C’est là où il faut démystifier le phénomène. Les Bonnets rouges, c’est une société bretonne qui est en colère, avec toutes ses contradictions. On est tellement habitués à des mouvements en rang d’oignons à la mélenchonade, où on se balade, on écoute le discours du chef et on rentre à la maison. Justement ce qui se passe en Bretagne, c’est pas chloroformé, c’est vif, on n’est pas d’accord entre nous, mais c’est là où il y a du débat ! Personnellement, je suis au NPA, mais tout le monde n’est pas anticapitaliste. En revanche, on sait que si on se met tous ensemble, on aura plus de poids que si on reste entre anticapitalistes.

Justement, qu’est-ce que tu réponds aux critiques qui voient dans les Bonnets rouges le cheval de Troie pour défendre une gouvernance régionale dans l’intérêt d’un patronat breton ?

Je réponds : ne fuyez pas le terrain et rejoignez-nous, parce que la bagarre existe au sein des bonnets rouges. Le combat régionaliste existe, on ne s’en cache pas, chacun l’accommode d’ailleurs à sa sauce, mais pour qui connaît la Bretagne, on sait ce que représente ce sentiment d’appartenance. C’est sûr que les bonnets rouges font aussi fantasmer le lobbying breton façon Opus dei de l’institut Locarn, mais ils ne sont pas dans le mouvement pour autant. Donc, le rôle de ceux qui défendent les luttes ouvrières, c’est d’être au maximum dans le mouvement, pour que ce soient ces revendications qui pèsent. Partout, on voit les grandes formations politiques et syndicales jacobines exploser, on peut comprendre qu’en retour, ils souhaitent disqualifier un authentique mouvement populaire sur lequel ils n’ont pas le contrôle.

Où en est-on des comités qui se sont créés ?

Aujourd’hui [fin décembre 2013], il en existe 45. Ces comités se sont constitués pour répondre concrètement au Pacte d’avenir que veut nous imposer le gouvernement, sans réelle concertation populaire. Ces comités agissent sur le modèle des cahiers de doléance. On aura encore des contradictions là-dedans, mais c’est pas grave. Quand on nous accuse de rouler pour des patrons, nous devrions être pliés de rire car quand on lit le Pacte d’avenir, il n’y a pas une ligne sur les ouvriers ou sur les licenciements !

En revanche, ce Pacte d’avenir donne des garanties au modèle agricole breton cher à la FNSEA.

Complètement ! Mais on met aussi le doigt sur ces contresens. La FNSEA doit assumer la situation dans laquelle on est aujourd’hui. En tant que restaurateur, je paye mon entrecôte trois euros le kilo plus cher parce que je souhaite avoir une viande élevée et abattue en Bretagne. J’ai bien conscience que c’est aussi à cause des choix agricoles européens qui ont été validés par la FNSEA, notamment, comme celui d’aller faire découper la viande en Allemagne pour réduire les coûts.

Dans les rendez-vous à venir, il y a la manifestation en soutien à Notre-Dame-Des-Landes (NDDL), à Nantes, le 22 février. Troadec appelle à manifester contre l’aéroport. On sait que la lutte de NDDL est aussi une lutte contre le productivisme, tout le monde n’est visiblement pas sur cette position dans le collectif Vivre, décider et travailler en Bretagne.

En tout cas, on se doit de répondre à toutes les problématiques qui concernent notre région. L’aéroport de NDDL est un scandale à plus d’un titre : il se fait sur une zone humide au détriment de toute protection de l’environnement, et en plus, d’un point de vue économique, il n’est pas justifié compte tenu de l’existence de trois aéroports sur le sol breton qui ne sont pas du tout saturés, et au final c’est le fruit du caprice de l’ancien maire de Nantes, notre actuel Premier ministre. J’espère qu’il y aura le maximum de bonnets rouges à Nantes pour la manif. Maintenant, il ne faut pas voir les bonnets rouges comme une secte, alors que c’est juste un moyen de conjuguer les luttes. À la limite, peu importe le bonnet ou sa couleur.

Notes

[1] Invités à chanter au rassemblement de Carhaix du 30 novembre, un des frères Morvan, ces figures de la culture paysanne bretonne, déclarait : « ça fait pas tellement longtemps que j’ai entendu parler des bonnets rouges, je ne connaissais pas la légende, mais je me suis rendu compte que c’est quand même quelque chose qui a une très grande valeur par rapport à notre Bretagne. » [ndlr].

[2] Ronan Le Flécher, le communiquant du collectif, est un professionnel du marketing territorial. Il est l’organisateur de la « Breizh touch » et des Dîners celtiques, où se cotoie tout le gratin des Bretons qui comptent… à Paris : Le Lay, Pinault, Bolloré, etc. (ndlr.)

[3] L’institut de Locarn est un think thank patronal fondée en 1991 afin « d’accélérer la prise de conscience de la nécessité d’agir dans une dynamique pour aiguillonner les acteurs du développement économique vers l’offensive, plutôt que vers une stratégie de survie ». Son président actuel est Alain Glon, ex-pédégé du groupe mondial d’agro-alimentaire Glon-Sanders, 1,7 milliard d’euros de chiffre d’affaires en 2011. Alain Glon, aux visées séparatistes revendiquées, a lancé cette année « l’appel breton du 18 juin » pour une « gouvernance économique régionale » avec pour credo « Décider, travailler et vivre au pays », soit textuellement le mot d’ordre des bonnets rouges. [ndlr]. paru dans CQFD n°118 (janvier 2014), par Mathieu Léonard
mis en ligne le 21/02/2014

 

Le 22 février à 19h43, par C.G

Contre les Bonnets Rouges on aura tout entendu, de la Décroissance, à Silence en passant par toutes les revues anars et syndicales. Même CQFD avait mal commencé… On aura tout reproché à Christian Troadec même d’avoir résisté à la fermeture de la maternité de Carhaix. On aura vu La bas si j’y suis nous promener chez les fascistes bretons en donc aussi conforter la propagande des médias et du gouvernement dans cette formidable réponse à un mouvement populaire. La Bretagne est la terre de la pollution, les porcheries sont immondes, les abattoirs à fermer… Il reste une Bretagne et un monde en prise avec une liquidation sociale sans précédent où les repères sont difficiles à établir. Fermez un abattoir et vous faites quoi de la viande ? Vous allez la tuer où ? Cessez de produire de mauvaise qualité oui, mais que vendez vous aux pauvres chômeurs endettés ? Le productivisme breton existe, les grands patrons gouvernent mais la rage des bonnets rouges va laisser des traces au fond parce qu’elle s’est appuyé sur un peuple liquidé qui ne trouvait plus dans les lignes habituelles de quoi résister. SUD , la CGT etc… pouvait appeler à Carhaix, les exploités voulaient être ensemble à Quimper. Le Monde Diplo avec CQFD ont ouvert une brèche dans le concert de diableries déversées sur les bretons, comme si la chouannerie reprenait ses droits avec la noblesse aux commandes de l’insurrection. Il serait bon de se rappeler que le Chouans se sont révoltés pour d’excellentes raisons aussi. L’histoire républicaine nous donne à voir sa face contre révolutionnaire. Seul, peut être, à s’être rendu compte de l’outrage fait à ce mouvement, le NPA a essuyé les plâtres. Merci à cet article de remettre de la nuance dans un mouvement qui faisait peur.

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20 février 2014 ~ 0 Commentaire

Carhaix, municipales, matthieu guillemot tête de liste (of)

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Les membres de l’équipe « Une vraie gauche pour Carhaix » ont désigné hier soir leur tête de liste.

Matthieu Guillemot, 38 ans, sera bien la tête de la liste baptisée: « Une vraie gauche pour Carhaix ». C’est ce qui a été décidé hier soir lors d’une réunion des colistiers de cette équipe qui se veut « A gauche de la gauche. » Elle sera présentée samedi 22 février à 14 heures dans le parc du Château rouge. Peut-être pas dans sa totalité puisque, précise Matthieu Guillemot, « la porte n’est pas encore fermée », des discussions se tenant actuellement avec Jean-Pierre Jeudy, maire de Carhaix de 1977 à 1995 et président de la communauté de communes de 2001 à 2008. Carhaix-Plouguer – 10h19

http://www.ouest-france.fr/elections-municipales-matthieu-guillemot-sera-bien-tete-de-liste-1945603

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15 février 2014 ~ 0 Commentaire

Marine harvest: ils ne décideront pas sans nous

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Le comité pour le maintien de l’emploi en centre Bretagne dédié à la lutte des Marine Harvest ne désarme pas.

Ce comité a vu le jour le 18 octobre 2013 il est fort de plus de 600 personnes, salariés, élus et, pour une grande majorité, d’habitants du Kreiz Breizh.

Le mot d’ordre y est clair : Marine Harvest n°1 du saumon en Europe, dégageant des bénéfices records (511 millions d’euros en fin d’année) doit être interdit de licencier à Poullaouen et ailleurs. Mais le gouvernement, par son ministre Garrot, et bien aidé par le député socialiste de la circonscription Richard Ferrand, se démène pour étouffer l’affaire en accélérant les démarches de fermeture avec les voyous de la direction du groupe norvégien.

Discrètes tractations
Dernière trahison en date, une rencontre entre la direction du groupe, le ministre et le député visant à finaliser la fermeture de l’usine s’est tenue fin janvier dans des bureaux parisiens.

Le comité et les élus locaux l’on appris dans la presse. Re Zo Re (trop c’est trop) ! Comment le député Ferrand peut il représenter un territoire sans se concerter avec les représentants de celui-ci ? Avec quel mandat ? Le comité a donc décidé une action pour dénoncer le rendez-vous entre amis en occupant le hall de la préfecture du Finistère à Quimper. Une vingtaine de personnes occupent donc pacifiquement le lieu.

Des traces de violences  Les gardes mobiles se déploient rapidement à l’intérieur. Matthieu, porte-parole du comité est rapidement pris à partie par le responsable des forces de police. La préfecture n’a pas digéré les événements de 2008 liés à la lutte pour le maintien de l’hôpital de Carhaix.

Au bout de deux heures d’occupation, l’ordre est donné de nous évacuer. La manière est pour le moins énergique. Nous sommes sortis et Matthieu jeté au sol devant la porte de la préfecture. Comme si cela n’était pas assez, le responsable de police a hurlé : « Lui c’est arrestation ». Et on peut dire qu’ils se sont fait plaisir. Plaquage en sautant sur son dos, rangers sur la tête, coups dans les jambes, menottes et garde à vue pour 4 heures.

Les faits qui lui sont reprochés : violence sur agent de police. Aucun agent de police ne porte plainte car ils estiment avoir esquivé les coups distribués. La blague. Matthieu est en inter- ruption temporaire de travail d’une semaine pour hématomes aux mollets et mal de dos. Affaire à suivre et actions aussi.

Correspondant Hebdo L’Anticapitaliste – 229 (13/02/2014)

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13 février 2014 ~ 0 Commentaire

Municipales à carhaix, la gauche de la gauche a bouclé sa liste (of)

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Une nouvelle liste dans la capitale du Poher. Elle s’appelle « Une vraie gauche pour Carhaix » et sera dévoilée le 22 février.

La liste inspirée par Matthieu Guillemot, qui se veut à gauche de la gauche, est bouclée. Son nom : « Une vraie gauche pour Carhaix ». Les 29 hommes et femmes qui la composent seront présentés le samedi 22 février au Parc du  Château rouge. C’est ce jour-là que sera également dévoilé le nom de la tête de liste. Qui ne sera pas nécessairement Matthieu Guillemot. Pour le moment, une seule équipe a été officiellement présentée: celle du maire sortant, Christian Troadec. Carhaix-Plouguer – 10h35

http://www.ouest-france.fr/municipales-carhaix-la-gauche-de-la-gauche-boucle-sa-liste-1928167

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31 janvier 2014 ~ 0 Commentaire

Marine-harvest, le comité de soutien occupe la préfecture (of)

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Le Comité pour le maintien de l’emploi en Bretagne occupe depuis ce vendredi matin la préfecture du Finistère, à Quimper.

Une vingtaine de manifestants – des Bonnets rouges et des membres du comité de soutien pour l’emploi en Bretagne- occupent le hall de la  préfecture du Finistère, à Quimper, ce vendredi matin.

Ils entendent défendre les ouvriers de Marine Harvest. Les manifestants veulent rencontrer le préfet pour faire entendre leur cause. À savoir leur volonté de maintenir l’emploi en Bretagne, à Marine Harvest, plus particulièrement.

Ils souhaitent également des explications au sujet de la rencontre entre Guillaume Garot, ministre de l’Agroalimentaire, Richard Ferrand, député de Carhaix-Châteaulin, les représentants du personnel et la direction de Marine Harvest, mercredi, à Paris. Quimper – 10h46

http://www.ouest-france.fr/marine-harvest-le-comite-de-soutien-occupe-la-prefecture-1895554

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22 janvier 2014 ~ 0 Commentaire

Carhaix, quand le préfet du finistère se trompe de bonnets rouges (lt)

luis 16 Louis XVI!

Un mouvement, une charte, des manifestations, une bière, un restaurant, une salle… Les bonnets rouges se déclinent sous plusieurs formes à la pointe bretonne.

A en faire perdre ses repères au préfet du Finistère…

On ne le dira jamais assez : méfiez-vous des GPS ! Un homme en a fait l’expérience, lundi soir, à Carhaix. Vers 18 h 30, ce sexagénaire, vêtu d’un costard-cravate, pousse la porte du restaurant Les Bonnets Rouges, situé rue des Ursulines et tenu par Matthieu Guillemot.« Bonsoir. Je suis bien aux Bonnets Rouges ? », questionne-t-il avant de demander à voir Yves Morvan, le président du garage solidaire. « Il n’y a pas d’Yves Morvan ici. Mais si vous cherchez le garage, il est à l’autre bout de la ville », répond le restaurateur, sans reconnaître son interlocuteur.

L’homme sort alors un carton d’invitation pour l’assemblée générale du garage solidaire se déroulant à la salle Le Bonnet Rouge, à Kergloff. Sans doute un peu décontenancé de voir autant d’endroits porter le nom du mouvement breton, le sexagénaire demande si Kergloff est loin de Carhaix.

De quoi faire sourire Matthieu Guillemot qui a ri franchement en découvrant, hier matin, dans Le Télégramme, que l’homme perdu de la veille était Jean-Luc Videlaine… le préfet du Finistère ! Les portiques écotaxe, la manif de Quimper, celle de Carhaix et maintenant un restaurant et une salle municipale au nom des bonnets rouges, le préfet va finir par en faire des cauchemars. 22 janvier 2014 à 09h14

http://www.letelegramme.fr/local/finistere-sud/chateaulin-carhaix/carhaix/insolite-quand-le-prefet-se-trompe-de-bonnets-rouges-22-01-2014-2376618.php

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28 décembre 2013 ~ 0 Commentaire

carhaix, secours populaire, l’activité en hausse (lt)

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C’est un baromètre de la précarité : le comité du Secours populaire de Carhaix est de plus en plus sollicité. En 2013, il est venu en aide à plus de 700 personnes.

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Tous les ans, les bénévoles du Secours populaire se mobilisent pour qu’il n’y ait pas « d’oubliés de Noël ». Cette année encore, ils ont distribué colis alimentaires et jouets aux plus démunis grâce aux dons et aux collectes comme celle initiée au collège Saint-Trémeur. Un coup de main salutaire pour l’association caritative qui doit faire face à une hausse toujours plus grande de la précarité.

Aide alimentaire :+ 10 % en 2013

C’est un peu une histoire sans fin. Face à la crise, le comité local du Secours populaire voit des populations nouvelles arriver dans son local de la rue Renan. Les personnes désocialisées, les familles monoparentales, les bénéficiaires du RSA et en recherche d’emploi sont toujours majo- ritaires. Mais les bénévoles accueillent aussi désormais des retraités, des jeunes de moins de 25 ans et même des salariés. Si les vacances deviennent inaccessibles pour certains, pour d’autres, c’est la facture de gaz ou d’électricité qu’ils ne peuvent plus payer. Cette évolution du public accueilli s’accompagne inévitablement d’une accélération des demandes d’aide depuis deux ans : + 28 % en 2012, + 10 % en 2013. « En dix ans, la demande a augmenté de 60 %, estiment les responsables du comité local. La hausse a été moins forte cette année qu’en 2012. Espérons que nous sommes dans une phase de stabilisation », avancent Lyliane Martin et Yves Coroller, secrétaire et secrétaire adjoint du comité local.

Plus de 700 personnes aidées

Comme l’ensemble des 37 bénévoles, ils donnent de leur temps sans compter pour venir en aide aux plus démunis. Car les missions du Secours populaire sont multiples. L’aide alimentaire représente la part la plus importante de l’activité. Une dizaine de volontaires se relaient les mercredi et vendredi pour assurer la distribution des colis. « En 2013, 235 dossiers ont été montés, ce qui représente plus de 700 personnes aidées », indique Lyliane Martin. Les personnes accueillies viennent de 22 communes finistériennes et costarmoricaines autour de Carhaix. « Elles viennent de plus en loin. Cette année par exemple, nous avons accueilli des gens de Brennilis ».

Des partenariats recherchés

Et si les bénévoles ont constaté une « nette accalmie » depuis l’ouverture de la campagne d’hiver des Restos du Coeur, ils s’attendent à une nouvelle hausse de l’activité dès le mois d’avril. Parallèlement, l’association doit faire face à la baisse des fonds européens et du Programme national d’aide alimentaire. Pour assurer la pérennité de ses actions, le Secours populaire souhaite donc monter des partenariats avec des supermarchés et des entreprises de la région et espère que la défiscalisation des produits alimentaires sera une mesure incitative. « Nous sommes à la recherche de produits comme des pommes de terre, de la viande ou encore des produits frais qui nous font cruellement défaut. Ce serait ça de moins à acheter », explique Lyliane Martin. Cette année, 8.000 € ont en effet été pris sur les fonds du comité pour acheter des produits de première nécessité.

Le dossier vacances à développer

L’association aimerait par ailleurs accentuer son aide pour l’accès à la culture, aux loisirs, au sport et aux vacances. Elle recherche notamment des bénévoles pour prendre en charge l’accueil vacances. « Cela représente environ six mois de travail par an. Il faut notamment trouver des familles d’accueil à Carhaix et dans la région, susceptibles d’accueillir des enfants pendant quinze jours pendant l’été », précise Lyliane Martin. L’appel est lancé. Avis aux volontaires…

Pratique Les permanences sont suspendues pendant les fêtes. La distribution de colis reprendra le 8 janvier. Contact : tél. 02.98.93.72.49. Nathalie Com 27 décembre 2013

http://www.letelegramme.fr/local/finistere-sud/chateaulin-carhaix/carhaix/secours-populaire-l-activite-en-hausse-27-12-2013-2352032.php

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17 décembre 2013 ~ 0 Commentaire

Marine harvest, grand rassemblement vendredi à carhaix (of)

Cette réunion se tiendra au Glenmor, à Carhaix

Vendredi, à 18 h, se tiendra un grand rassemblement du comité pour le maintien de l’emploi en centre-Bretagne et du collectif Vivre, décider et travailler en Bretagne.

« Le but est de présenter notre bilan après deux mois de fonctionnement : rendez-vous avec différents acteurs, différentes pistes possibles… », explique Stéphane Renoux, membre du Pôle ouvrier des Bonnets rouges et intérimaire mobilisé lors de la grève des salariés du site Marine Harvest de Poullaouen.

Un projet de reprise Un pisciculteur, salarié de Marine Harvest, aurait un projet de reprise de pisciculture sur un bassin existant du Conval. Il sera présent vendredi pour détailler son projet. « Cela créerait peu d’emplois, pas plus de huit, mais c’est déjà ça », commente Stéphane Renoux. Carhaix-Plouguer – 09h58

http://www.ouest-france.fr/marine-harvest-grand-rassemblement-vendredi-carhaix-1796122

 

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13 décembre 2013 ~ 0 Commentaire

Municipales à Carhaix, vers une liste «à gauche de la gauche» (of)

cartoon

Un collectif qui a pour ambition de constituer une liste « à gauche de la gauche » pour les prochaines municipales à Carhaix va se constituer.

Il tiendra une première réunion le mercredi 18 décembre à 18 h 30 salle de Justice de paix en mairie, sur cette base: « La politique menée au gouvernement par le Parti socialiste est une attaque en règle contre les classes populaires. »

Le collectif propose « dans un esprit unitaire, un rassemblement capable de constituer une véritable liste de gauche sociale, écologiste et populaire. » Et invite toutes celles et ceux qui veulent « une vraie gauche porteuse d’espoir » à participer à la réunion de mercredi. Carhaix-Plouguer – 12 Décembre

http://www.ouest-france.fr/municipales-carhaix-vers-une-liste-gauche-de-la-gauche-1783863

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