Archive | Carhaix Kreiz Breiz

23 mai 2024 ~ 0 Commentaire

Garde à vue (Carhaix)

Correspondant NPA-Cornouaille
Hebdo L’Anticapitaliste – 709 (23/05/2024)

Carhaix : Toujours pas d’urgences à l’hôpital… mais des gardes à vue

« Carhaix, Carhaix, Résistance ! ». Depuis le 14 mai, entre 100 et 200 personnes lancent ce cri quasi quotidiennement devant le commissariat de Quimper (Finistère). Ce sont à nouveau les défenseurEs des urgences de l’hôpital de Carhaix qui battent le pavé quimpérois. 

Ils et elles sont doublement en colère. D’une part, le protocole pour la réouverture des urgences de leur hôpital du Kreiz Breizh (Centre Bretagne) — signé le 27 octobre par l’Agence régionale de santé (ARS), le département et la préfecture — n’a toujours pas vu la moindre mise en œuvre. D’autre part, et c’est le motif de leurs rassemblements devant le commissariat, les mêmes qui avaient signé le protocole ont porté plainte pour séquestration et violence en réunion, à la suite de l’occupation des locaux de l’ARS à Quimper le 14 septembre 2023.

Une dizaine de personnes (il semble que la liste pourrait s’allonger) dont le porte-parole du comité de vigilance de l’hôpital de Carhaix Matthieu Guillemot, des militantEs syndicalistes (six de la CGT et trois de la CFDT) ont ainsi été convoquéEs à partir du 14 mai pour être entenduEs sous le régime de la garde à vue.

Mobilisation contre la répression

Mardi 14, c’est notre camarade Matthieu Guillemot qui « ouvrait le bal ». Pour l’accompagner, quelque 200 personnes, pour une part venues en car depuis Carhaix, des militantEs syndicaux (CGT, CFDT, Sud Santé Sociaux/Solidaires), des militantEs du Comité de défense des hôpitaux de proximité, et des éluEs et responsables politiques. Parmi lesquels Christian Troadec, maire de Carhaix, Mélanie Thomin, députée socialiste du Finistère et Philippe Poutou. En termes d’organisations politiques, hors quelques drapeaux de l’UDB, le NPA-l’Anticapitaliste semblait être le seul à avoir appelé ­largement au rassemblement.

Au sortir de son audition, et après un passage par la case cellule, Matthieu Guillemot a réaffirmé que « le 14 septembre dernier, il n’y a pas eu de violence ni de dégradation dans le bâtiment de l’ARS. À Carhaix, nous avons l’habitude de nous battre et nos méthodes sont connues : la détermination et la non-violence », et que son audition, comme celles à venir des neuf autres militantEs, participait d’une tentative de « criminalisation des mouvements sociaux et syndicaux ».

Faisant référence à la condamnation pour apologie du terrorisme à l’encontre de Jean-Paul Delescaut, secrétaire départemental de la CGT du Nord, ou à la plainte pour « diffamation et injures publiques » de Darmanin contre le militant de Sud Éducation du Finistère, Olivier Cuzon, Philippe Poutou a dénoncé une « répression du mouvement social et militant qui se généralise. Dès qu’on milite, qu’on conteste, qu’on est en opposition au pouvoir ou que l’on défend les services publics, on est menacé et entravé par des convocations policières, par des menaces judiciaires ».

La lutte continue

Loin de se laisser intimider, chaque jour donc et jusqu’au 28 mai les manifestantEs continueront de soutenir Matthieu, Cathy, Sandrine, Rachel, Andréa, David, Caroline, Thomas, Bahar et Stéphanie, leurs camarades de lutte pour les urgences de l’hôpital de Carhaix. Ainsi, la CFDT, la CGT et SUD Santé Sociaux du CHRU de Brest/Carhaix ainsi que leurs unions syndicales départementales appellent respectivement à faire du 21 et du 22 mai (dates auxquelles ce sont leurs militantEs qui passent en audition au commissariat de Quimper) de belles journées de mobilisation contre la répression et la judiciarisation de la lutte. À la fin du mois, nul doute que panneaux et poteaux seront recouverts de l’autocollant « Karaez Rezistañs ! ».

Jeudi 23 mai 2024

https://lanticapitaliste.org/

Lire la suite

22 mai 2024 ~ 0 Commentaire

Karaes ( RDF)

soignants hôpital

.

Neuf soignants syndiqués de l’hôpital de Carhaix en garde-à-vue

Neuf soignants du milieu hospitalier syndiqués – six à la CGT, trois à la CFDT – sont convoqués au commissariat de Quimper pour des gardes-à-vue. Leurs convocations font suite au dépôt de plainte de la part de la direction du centre hospitalier universitaire (CHU) Brest-Carhaix contre eux. Motif : les neuf soignants faisaient partie d’une action d’occupation des locaux de l’Agence régionale de santé, située à Quimper, le 14 septembre 2023.

Huit mois plus tard, une dizaine de personnes selon Ouest France, dont ces neuf syndiqués, ont reçu des courriers de convocation et seront entendus par la police pour « séquestration » et« violences en réunion ».

Le premier, Mathieu Guillemot, porte-parole du comité de vigilance de l’hôpital de Carhaix et également militant NPA, est entendu ce mardi 14 mai.

En septembre 2023, ces soignants demandaient la réouverture 24 heures sur 24h de l’accueil du service des urgences de leur hôpital de Carhaix. L’ARS venait d’annoncer sa fermeture de nuit. Des habitants avaient manifesté à leurs côtés, en ressortant pour l’occasion une catapulte factice, fabriquée en 2008 pour incarner, déjà, la lutte contre la fermeture de leur maternité et de leur hôpital.

Cette catapulte est de nouveau dehors, ce mardi 14 mai : un rassemblement de soutien aux soignants convoqués est en cours. Entre 150 et 200 personnes sont dans les rues de Quimper, selon le Télégramme et Ouest France. « Mettre les soignants en cellule est-ce la seule réponse de nos dirigeants face au manque de moyens dans les hôpitaux ? » s’enquiert la CGT locale dans un communiqué. « Nos militants n’ont fait que défendre leur hôpital, l’offre et l’accès aux soins pour la population, face à une direction et des pouvoirs publics incapables d’assurer la continuité et la qualité des soins ».

Deux manifestations entre l’ARS et le commissariat de Quimper sont aussi à venir. La première, le 22 mai, sera en soutien aux militants CGT de Carhaix. La seconde aura lieu le lendemain, le 23 mai, en soutien à ceux de Brest, avec le même parcours dans la ville.

14 mai 2024 Maïa Courtois

https://rapportsdeforce.fr/

Lire la suite

08 mai 2024 ~ 0 Commentaire

Hôpital Carhaix

manif_du_30_novembre_carhaix_dr

Défenseurs de l’hôpital de Carhaix auditionnés :
plusieurs élus, syndicats et militants en soutien

Une petite dizaine de personnes ont reçu une convocation, dont des délégués syndicaux, soupçonnés de « séquestration » et « violence en réunion » dans le cadre d’une action de défense de l’hôpital de Carhaix (Finistère), qui avait eu lieu à Quimper en septembre 2023.

Mélanie Thomin, députée du Finistère, « réprouve cette vague de convocations ». Tout comme Philippe Guillemot et Corinne Nicole, conseillers départementaux. Militants et syndicats adressent aussi leur soutien.

Mélanie Thomin, députée socialiste du Finistère de la circonscription de Carhaix-Châteaulin, rejette la convocation d’une petite dizaine de personnes qui ont participé à une action pour défendre l’hôpital de Carhaix (Finistère). C’était en septembre 2023, au siège départemental de l’Agence régionale de santé (ARS).

Soupçonné de « séquestration » et « violence en réunion sur personne chargée d’une mission de service public » , ce groupe de personnes est convoqué pour « une audition sous le régime de la garde à vue », au mois de mai, au commissariat de police de Quimper (Finistère). « Des plaintes » avaient été déposées par le CHRU de Brest-Carhaix, après cette journée.

« Une volontié politique d’imider les représentants syndicaux ? »

L’élue « réprouve cette vague de convocations ». Mélanie Thomin vient d’être nommée membre de lacommission d’enquête parlementaire sur « les difficultés d’accès aux soins à l’hôpital public ». Elle développe ses arguments : « La signature unanime du protocole de sortie de crise a alors symbolisé une forme d’apaisement entre les différentes parties prenantes. [...] Dès lors, pourquoi ces dépôts de plaintes contre des représentants du personnel hospitalier carhaisien ont-ils été maintenus ? »

Elle s’interroge sur « une volonté politique d’intimider les représentants syndicaux ? » Elle affirme être contre « la judiciarisation de l’expression syndicale ». La députée indique qu’elle sera de la mobilisation à Carhaix.

Un « soutien indéfectible »

Philippe Guillemot et Corinne Nicole, conseillers départementaux, sont eux aussi en désaccord : « Nous condamnons les différentes convocations par la police « sous le régime de la garde à vue »». Ils apportent « soutien indéfectible aux personnes ayant reçu une convocation ». Ils demandent d’une voix : « Nous demandons que soient mises en œuvre de véritables mesures pour la réouverture de tous les services actifs et des urgences 24 heures sur 24 et sept jours sur sept ».

La fédération finistérienne du Parti communiste français (PCF) appelle « à venir les soutenir au
commissariat de Quimper à chacune des convocations avec deux temps forts les 22 et 23 mai, jours de convocations de la secrétaire générale du syndicat CGT de l’hôpital de Carhaix et du secrétaire général CGT du CHRU Brest-Carhaix. »

Plus généralement, le PCF appelle à défendre « notre droit à l’expression et à la manifestation face aux menaces et restrictions des libertés syndicales et citoyennes [...] Nous sommes très préoccupés et révoltés par la logique liberticide qui sous-tend aussi la plainte du ministre de l’Intérieur contre le militant syndical brestois de Solidaires Olivier Cuzon et par la tentative de museler les protestations de solidarité avec le peuple palestinien dans les Universités et à Sciences Po. »

« Mettre sous silence une mobilisation »

Le syndicat Sud santé sociaux du Finistère prend également la parole : « Nous soutenons bien
évidemment ces représentants syndicaux et ces collectifs de défense qui s’impliquent au quotidien pour l’amélioration les conditions de travail des salariés mais aussi pour la défense d’un service public de proximité et de qualité.

Nous dénonçons ces agissements et ces mesures d’intimidation qui n’ont pour seul but que d’essayer de mettre sous silence une mobilisation et une colère envers ces politiques de destruction des services publics. Ces personnes qui ont déposé ces plaintes se trompent une nouvelle fois de cible et préfèrent s’en prendre aux organisations syndicales et aux défenseurs d’un hôpital public de qualité plutôt que de mettre leur énergie au service des agents, des usagers, des patients. »

« Sa stupéfaction et son indignation face aux convocations »

Dans un communiqué transmis ce vendredi 3 mai, le comité de défense et de développement de l’hôpital de Carhaix (Finistère) soutient les « personnes convoqués au commissariat de Quimper ». Les membres du groupe expriment « sa stupéfaction et son indignation face aux convocations ». Ils déclarent : « Nous appelons sans réserve au soutien des personnes convoquées et à la mobilisation de la population et des élus du territoire. Le comité de défense appelle à venir les soutenir à chacune des convocations au commissariat de Quimper entre le 14 et le 28 mai ».

La CGT, la CFDT et Sud « exigent l’arrêt des procédures judiciaires »

Les syndicats CFDT, CGT et Sud du CHRU Brest – Carhaix l’assurent : « aucun des militants syndicaux ne s’est rendu coupable de séquestration ou de violence. Le régime de la garde à vue en fait pourtant des suspects alors qu’ils n’ont fait que remplir leur mandat et défendre l’hôpital public, l’accès et l’offre de soins [...]

En guise de protestation, les syndicats CGT, CFDT, SUD ont donc signifié à la directrice générale leur décision de suspendre leur participation au dialogue social dansle cadre des instances institutionnelles. Ils ont déjà décidé de multiplier les actions de soutien à leurs militants inquiétés. Ils appellent d’ores et déjà à préparer les mobilisations pour soutenir les militants convoqués au commissariat de Quimper du 14 au 28 mai 2024. Enfin, ils exigent l’arrêt
immédiat des procédures judiciaires à l’encontre de leurs militants et des solutions pérennes pour laréouverture des urgences. »

Cela « relève de l’injustice » L’union locale de la CFDT à Carhaix s’inscrit dans cette ligne et « déplore » ces convocations. Ils complètent : « Dans ce contexte convoquer des défenseurs de l’hôpital, revendiquant l’accès aux soins d’urgence pour tous dans un périmètre raisonnable, relève de l’injustice au regard de la situation subie par la population du pays Centre Ouest Bretagne. »

« Destruction d’un service de santé de qualité »

Le mouvement Douar ha Frankiz (Terre et liberté) soutient aussi les défenseurs convoqués : « Au-delà de l’injustice faite à celles et ceux qui se battent pour que notre dignité et notre santé soient préservées, la convocation envoyée aux camarades relève d’une stratégie plus large de destruction d’un service de santé de qualité, accessible à tous. Nous ne devrons rien laisser passer. Nous appelons à une vigilance accrue pour les mois à venir, et réitérons notre soutien à toutes celles et ceux injustement frappés et frappées par la répression ».

Le parti des travailleurs du Finistère en soutien

« À cette remise en cause de la liberté de manifester s’ajoute la remise en cause de la liberté
d’expression avec la plainte [...] à l’encontre d’Olivier Cuzon, syndicaliste Sud pour avoir osé
contester la légitimité de l’intervention de militaires dans l’encadrement des classes « défense
sécurité globale » en collège. D’autres syndicalistes dans tout le pays subissent des mesures de répression », s’indigne le parti des travailleurs du Finistère.

Le NPA du Kreiz Breizh et du Finistère s’indignent

Le NPA (Nouveau parti anticapitaliste) Kreiz Breizh et le NPA du Finistère « s’associe au mouvementde solidarité avec les convoqués du mois de mai ». Et ils poursuivent : « Avec nos porte-parole dont Olivier Besancenot et Philippe Poutou, nous dénonçons la criminalisation de l’activité militante et syndicale, l’autoritarisme en marche et les mensonges visant à faire taire la résistance si nécessaire pour défendre notre système de soins mis en péril chaque jour ».

L’unité la plus large et la plus déterminée doit se réaliser pour soutenir et accompagner les  convoqué.es sous le régime de la garde à vue au commissariat de Quimper et ce dès le 14 Mai à 9h  et les jours qui suivront comme les 23 et 24 Mai.
Les Ami.es et camarades doivent pouvoir compter sur notre soutien plein et entier.

 

Lire la suite

07 mai 2024 ~ 0 Commentaire

Karaes (NPA)

 » Carhaix, Carhaix… Résistance! »

Crédit Photo Auteur NPA Kreiz Breizh

Le NPA l’Anticapitaliste Kreiz Breizh et le NPA l’Anticapitaliste 29

s’associent au mouvement de solidarité avec les convoqué.es du mois de mai, membres du comité de vigilance et syndicalistes, accusé.es de lutter pour défendre les urgences et l’hôpital de Carhaix.

Avec nos porte- paroles, dont Olivier Besancenot et Philippe Poutou, nous dénonçons la criminalisation de l’activité militante et syndicale, l’ autoritarisme en marche et les mensonges visant à faire taire la résistance si nécessaire pour défendre notre système de soins mis en péril chaque jour.

L’unité la plus large et la plus déterminée doit se réaliser pour soutenir et accompagner les convoqué.es sous le régime de la garde à vue au commissariat de Quimper et ce dès le mardi 14 Mai à 9h et les jours qui suivront comme les 23 et 24 Mai. Les ami.es et camarades doivent pouvoir compter sur notre soutien plein et entier.

Le lundi 6 mai 2024

https://npa-lanticapitaliste.org/

Lire la suite

05 mai 2024 ~ 0 Commentaire

Carhaix (NPA)

Crédit Photo NPA Correspondant.e.s Hebdo L’Anticapitaliste – 706 (02/05/2024)

Répression syndicale : Les convocations au commissariat arrivent plus vite que les urgentistes à Carhaix

Une vague répressive, sans précédent, vient de frapper les défenseurEs de l’hôpital de Carhaix en lutte depuis des mois pour le fonctionnement réel et efficace des urgences de l’hôpital du Centre Bretagne.

Motif ? Le 14 septembre 2023, une centaine de soutiens ont occupé pendant 2 heures les locaux de la Direction départementale de l’Agence régionale de santé après l’échec d’un pseudo-dialogue totalement infructueux.

Convocations et intimidations

Plus d’une dizaine d’entre elles et eux (syndicalistes, soutiens, porte-parole du comité de vigilance) sont convoquéEs au commissariat de police de Quimper dès la mi-mai 2024 sous le « régime de la garde à vue » et accuséEs « de séquestration et violences en réunion sur personnes chargées d’une mission de service public », après la plainte déposée par la ­direction du CHRU Brest/Carhaix.

De toute évidence, on veut faire payer aux soutiens du fonctionnement de l’hôpital de Carhaix, leur combativité et leur détermination historiques pour préserver cet outil sanitaire public si vital pour les populations du Centre Bretagne.

On menace, on intimide, on renie le protocole signé fin octobre assurant le bon fonctionnement des urgences et la fin de la « régulation » qui ne permettait plus l’accueil et le soin 24/24h et 7/7j.

Mensonges et reniements

Ces graves accusations — totalement mensongères puisque ce 14 septembre au sortir des locaux et la fin de l’occupation le préfet du Finistère avait déclaré « aucune violence n’est à déplorer » — se transforment aujourd’hui en séquestrations et violences…

D’ores et déjà, la riposte s’organise contre ce que notre camarade Matthieu, porte-parole du comité de vigilance, nomme « criminalisation de l’action militante » et pour qui «visiblement les convocations arrivent plus vite que les médecins ».

Tout comme la déclaration du maire de Carhaix qui faisait partie de la délégation ce 14 septembre, et qui apporte «sa totale solidarité avec les défenseurEs de l’hôpital qui sont convoquéEs pour des accusations fausses et mensongères ».

Correspondant 29

https://lanticapitaliste.org/

Lire la suite

06 mars 2024 ~ 0 Commentaire

8 mars carhaix (OF)

photo  une manifestation à paris, le 8 mars 2022 (photo d’illustration). .

À Carhaix le 8 mars, un rassemblement pour la Journée de lutte pour les droits des femmes

L’union locale du syndicat CGT (Confédération générale du travail) encourage la population à se réunir vendredi 8 mars 2024, devant la maison des syndicats à Carhaix (Finistère), à l’occasion de la Journée internationale de lutte pour les droits des femmes.

https://brest.maville.com

À Brest, plusieurs syndicats appellent à une grève « féministe » pour le 8-Mars

La CGT, Solidaires, la FSU, FO et Union Pirate organisent une manifestation à Brest (Finistère), à l’occasion de la Journée internationale des droits des femmes, vendredi 8 mars 2024. Les syndicats appellent également à une grève « féministe » du travail, des tâches domestiques et de la consommation.

Lire la suite

17 février 2024 ~ 0 Commentaire

guingamp – cuba ( l’écho rcf )

cuba

Guingamp. La solution des médecins cubains pour sauver l’hôpital prend de l’ampleur

Alors que « la situation se dégrade globalement » pour le système de santé à Guingamp, une initiative portée par Gaël Roblin espère le déploiement de médecins cubains en renfort.

Jean-François Philippe, Adeline Routier, Christiane Caro, Christian Brice et Gaël Roblin, tous signataires de Urgence Armor Santé-Yec’hed mat ! espèrent que les médecins cubains pourront bientôt exercer en France. Alexis FERNANDEZ

« La pénurie est devant nous si on refuse l’aide cubaine » avance l’initiative Urgence Armor Santé-Yec’hed mat ! (bonne santé en breton). Les différents signataires veulent avancer vers le déploiement de soignants cubains dans les Côtes-d’Armor dans la lignée de Gaël Roblin à l’origine de l’action.

Une réponse presque inattendue

En avril dernier, après la suspension des accouchements à Guingamp, le conseiller municipal lançait une bouteille à la mer sur twitter en interpellant l’ambassadeur cubain. Étonnement, il répondait positivement à cette requête. Bientôt un an plus tard, le recours aux médecins cubains devient une alternative de plus en plus crédible à Guingamp et dans les Côtes-d’Armor.

Pour faire avancer le débat et aller vers le déploiement de ces « brigades cubaines de soignants », le conseiller municipal a lancé une initiative signée par les personnes voulant s’investir du sujet : Urgence Armor Santé-Yec’hed mat ! (bonne santé en breton).

« La diversité des signataires démontre que l’intervention de médecins cubains devient une piste sérieuse » estime-t-il. L’ambassadeur cubain se déplacera à Guingamp ce vendredi pour évoquer cette possibilité après une première rencontre en fin d’année dernière.

Une situation préoccupante

Le manque de personnel dans les professions médicales et les fermetures de services hospitaliers sévissent dans les Côtes-d’Armor. « La situation se dégrade globalement. Il faut une réponse d’urgence pragmatique » constate Gaël Roblin.

Christiane Caro veut faire bouger les choses. « On a décidé de changer de braquet. On a la volonté de s’unir sur le territoire et d’élaborer des propositions alternatives » avance la membre de l’atelier citoyen de santé de Bretagne PCF.

Des territoires ruraux qui n’attirent pas

« On galère depuis 5 ans » confesse le médecin urgentiste et représentant de l’association des médecins urgentistes Christian Brice.

« Les territoires ruraux n’attirent pas les soignants qui préfèrent s’installer dans des territoires plus urbains » avance-t-il.

Les hôpitaux de plein exercice restant se retrouvent ainsi en sous-effectif. Face aux fermetures de services et au manque de personnel, les patients sont obligés d’aller plus loin recevoir leurs soins ou subissent des conditions peu optimales.

« On a des bassins de population qui subissent des pertes de chance pour l’accès aux soins. C’est extrêmement grave, on s’habitue à la médiocrité » grince le médecin exerçant à Saint-Brieuc.

« Si Lannion s’écroule, Guingamp s’écroulera »

D’ailleurs, le centre hospitalier de Lannion va fermer ses portes la nuit dès le mois de mars.

« Les patients iront à Guingamp, Paimpol ou Saint Brieuc mais le groupement hospitalier du territoire (GHT) va toucher le fond parce que les hôpitaux alentour ne pourront pas accueillir les patients de Lannion » explique Christian Brice.

Alors que les besoins augmentent, les moyens diminuent, ce qui fait craindre le pire au médecin.

« Si Lannion s’écroule, Guingamp s’écroulera. Et en général, ce qui ferme ne rouvre pas. »

Des besoins importants

L’initiative Urgence Armor Santé-Yec’hed mat ! appelle donc le ministère de la Santé à trouver des solutions pour qu’un niveau de soins acceptable soit en place cet été.

En cas de collaboration avérée avec les médecins cubains, ils pourraient postuler à des postes dès le 1er mars.

Selon les premières estimations, pour réduire la tension dans le secteur médical, un besoin de 3 000 soignants est estimé à l’échelle nationale.

En Bretagne, 75 médecins urgentistes sont nécessaires, soit environ un quart des postes.

En attendant, l’initiative invite tous les volontaires à suivre le mouvement et allonger la liste des signataires. « On veut que ça rentre dans le débat public. »

Alexis Fernandeze 15 Fév 24

https://actu.fr/bretagne/

Lire aussi:

L’Ambassadeur à Guingamp : collaboration en matière de santé

Les médecins cubains pour maintenir l’activité à l’hôpital de Guingamp ?

 

Lire la suite

14 février 2024 ~ 0 Commentaire

poher (le telegramme)

Parents et enfants avaient manifesté, samedi 10 février, à Quimper, pour obtenir le maintien des quatre classes de l’école Jean-Caër, à Berrien.
Parents et enfants avaient manifesté, samedi 10 février, à Quimper, pour obtenir le maintien des quatre classes de l’école Jean-Caër, à Berrien. (Archives Yvan Richard)

Carte scolaire dans le Poher : un sursis qui donne de l’espoir à Carhaix et Berrien

Les contours de la carte scolaire 2023-2024 ont été dessinés. Depuis plusieurs jours, les écoles du Poher craignaient des fermetures de classes dans le premier degré. Si les projections ont provisoirement été déjouées pour Jean-Caër à Berrien et Kerven à Carhaix, deux établissements du territoire sont impactés.

Les directions des établissements concernés avaient coché la date du 13 février sur les agendas scolaires. Une version définitive du projet de carte scolaire 2024 dans le Finistère était attendue ce mardi dans la journée. À l’issue du Comité social administratif (CSA), à Quimper, le couperet est tombé. Sur les 67 fermetures de poste révélées en fin de semaine dernière par le projet de carte scolaire : 64 ont été actées. Seuls trois postes, dont deux en Poher, pourraient se voir sauver la mise : « La direction départementale de l’Éducation nationale a accepté de revenir sur la suppression d’un poste à l’école Kerven de Carhaix, à l’école Marie-Rose-Le Bloch, à Telgruc-sur-Mer, et Jean-Caër, à Berrien », annonçait Olivier Cuzon, élu de Sud Éducation, en sortant de la réunion du jour.

Les postes de Kerven et Jean Caër en ballottage favorable

Du côté de l’école maternelle de Kerven, « on prend l’info, on se réjouit et on attend la confirmation, fait savoir, Pauline Jarnet-Queyroi, représentante des parents d’élèves. On a d’abord été surpris en apprenant qu’un poste était menacé car on a eu la chance, en début d’année, d’avoir une ouverture de classe. L’enseignante est super. Aujourd’hui, on est très contents de cette nouvelle qui va dans le bon sens pour l’éducation des enfants. » À Berrien, c’était opération « ville morte », ce mardi. L’école Jean-Caër avait récemment vu planer la menace de la fermeture de sa quatrième classe donnant lieu à une forte mobilisation dans la commune. Ce poste n’apparaît plus, lui aussi, sur la sellette. Mais Yvan Richard, parent d’élève et membre du conseil de l’école, se veut « vigilant tant que ce n’est pas écrit noir sur blanc » et affiche sa « solidarité avec les autres écoles ».

Une nouvelle rencontre du CSA aura lieu le jeudi 22 février et doit déboucher sur une réponse définitive pour ces deux établissements.

Pas de miracle pour l’école de Saint-Hernin et Huella à Carhaix

À Saint-Hernin, c’est l’histoire d’un « espoir déçu » après l’annonce de la fermeture d’un demi-poste. Marie-Christine Jaouen, la maire de la commune l’admet : cette annonce est « à décourager les élus locaux de défendre les intérêts des enfants de sa commune », déplorait-elle. L’édile espérait jusqu’ici que « l’Éducation Nationale prenne en compte les spécificités de l’enseignement en milieu rural » et déplorait, mardi soir, que « tous les enfants » n’aient « pas les mêmes chances de réussir ». « Je crains que ça n’encourage une fuite vers l’enseignement privé, regrette-t-elle. Les décideurs porteront la responsabilité de ce qu’adviendra l’Éducation dans le futur. »

À l’école maternelle de Huella, à Carhaix, l’espoir lui n’est pas vain alors que l’établissement doit passer de trois à deux classes. Solenn Lang, maman d’une fille en grande section, fait partie des parents mobilisés depuis plusieurs jours. « Entre 25 et 30 personnes », estime-t-elle. Tous ont rejoint un groupe WhatsApp pour s’organiser et échanger. Eux s’attendaient à cette fermeture de poste. Après la pétition, le collectif entend bien contrecarrer les plans et sauver le poste en danger. Pour cela, « on est à la recherche de familles qui vont ou voudraient s’installer à Carhaix dans les prochains mois et pourraient y inscrire un enfant en maternelle », explique Solenn Lang. La mère de famille explique qu’une « une inscription a déjà été obtenue. « Entre 7 et 10 » seraient nécessaires pour infléchir la décision du Comité social administratif (CSA), d’ici le 22 février.

Par Raphaël Rufflé-Marjot 13 février 2024

https://www.letelegramme.fr/

Lire la suite

10 février 2024 ~ 0 Commentaire

kreiz breiz antifa

bretagne_antifascsiste_breizh_antifa

En Kreiz-Breizh, un nouveau collectif décidé à lutter contre les idées d’extrême droite

Une trentaine de personnes a pris part à la réunion de ce samedi 10 février 2024, à Carhaix, organisée dans le but de créer un collectif antifasciste. Le groupe a longuement débattu de la stratégie à adopter.

Une toute première rencontre en vue de la création d’un collectif antifasciste centre-breton se tenait ce samedi 10 février, en matinée, à la salle Paul-Simon, à Carhaix.

Ce sont les actualités des derniers mois (notamment les événements de Callac, les tags haineux sur des locaux de la CGT et du PCF, ou encore les menaces adressées au journal Le Poher), qui ont motivé cette réaction.

« Il y a nécessité à mettre en place un tel collectif, a estimé l’un des organisateurs de la réunion, Henri Guillemot. Il faut arrêter de dire que la Bretagne est épargnée par l’extrême droite : cela n’est plus vrai ! Partout où ils iront, partout nous serons », a-t-il lancé.

Jean-Noël Potin   10 février 2024

https://www.letelegramme.fr/

Lire la suite

31 janvier 2024 ~ 0 Commentaire

la conf’ (carhaix )

conf

Lire la suite

Rocutozig |
Tysniq |
Connorwyatt120 |
Unblog.fr | Annuaire | Signaler un abus | Rafredipen
| Agirensemblespourpierrevert
| Buradownchin