Archive | Carhaix Kreiz Breiz

15 octobre 2018 ~ 0 Commentaire

les illettrés gad (grand bleu)

Sortie du film LES ILLETTRÉES à Carhaix
SÉANCE LE 17Octobre à 20h30 en présence du réalisateur Philippe Guilloux

Ce documentaire revient sur le parcours des ex-salarié.es de l’usine GAD à Lampaul-Guimiliau, son titre se réfèrant à la déclaration d’Emmanuel Macron qui avait fait polémique en 2014.

Lampaul-Guimiliau, octobre 2013 

Après 8 mois de lutte, les abattoirs GAD ferment. 889 employés sont licenciés. 5 ans plus tard, quelques uns acceptent de nous raconter « l’après » : les petits boulots, les formations, les réussites, les échecs, la confiance en soi. Aux détours de ce parcours malheureusement classique du demandeur d’emploi, ces femmes et ces hommes nous dévoilent les blessures engendrées par la perte de ce travail souvent dévalorisé et dont ils étaient pourtant si fiers.

illlet

Un film de Philippe Guilloux
Production et distribution : Carrément à l’Ouest

Cinéma Le Grand Bleu

Rue Jean Monnet, 29270 Carhaix-Plouguer
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Et aussi:
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Brest (Les Studios)
Le 18 octobre à 20h
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Etel (La Rivière)
Le 19 octobre à 20h30
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Redon (le Ciné Manivel)
Le 22 octobre à 20h30
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Morlaix (La Salamandre)
Le 23/10 en attente de confirmation
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Gourin (Le Ciné Jeanne d’Arc)
Le 24/10 à 20h30
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Plougastel (L’Image)
Le 25 octobre à 20h30
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Callac (L’Argoat)
Le 28 octobre à 17h30
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Guingamp (Les Korrigans)
Le 8 novembre à 20h30
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Châteaulin (L’Agora)
Le 12 novembre à 17h
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Huelgoat (L’Arthus Ciné)
Le 25 novembre à 17h

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Lire aussi:

Macron et les « illettrées » de Gad : hypocrite, le politiquement correct ? Plutôt humaniste (L’Obs)

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12 octobre 2018 ~ 0 Commentaire

affaire ferrand (anti-k)

ferrand-macron

Affaire Ferrand : trois juges d’instruction viennent d’être désignés à Lille

« Nous sommes satisfaits que les choses avancent dans cette affaire », a réagi Jean-Christophe Picard, président de l’association anticorruption Anticor.

Nouvelle étape dans le dossier Richard Ferrand, classé sans suite à Brest, relancé à Paris puis dépaysé à Lille : trois juges d’instruction viennent d’être désignés pour instruire cette affaire immobilière qui avait coûté à l’actuel président LREM de l’Assemblée nationale sa place au gouvernement.

Ces trois juges ont été désignés le 25 septembre « pour instruire le dossier », a annoncé ce jeudi 11 octobre le parquet de Lille, précisant « qu’aucune convocation pour mise en examen n’(avait) été délivrée ».

C’est en juillet que la Cour de Cassation avait ordonné le dépaysement à Lille de l’information judiciaire ouverte à Paris, validant la demande des avocats de Richard Ferrand, qui avaient mis en avant un possible conflit d’intérêts lié à un magistrat parisien membre de l’association anticorruption Anticor à l’origine de la procédure judiciaire.

Mini moyens, maxi influence : Anticor, l’association qui déterre les affaires d’Etat

Les hauts magistrats ont donc décidé de confier l’enquête au tribunal de grande instance de Lille « afin de garantir l’impartialité objective de la juridiction saisie ». Cette procédure de dépaysement avait entraîné le report de son audition devant le juge parisien Renaud Van Ruymbeke initialement prévue le 26 mars.

Prise illégale d’intérêts

Il y a tout juste un mois, dans la foulée de la démission surprise du ministre de l’Ecologie Nicolas Hulot, Richard Ferrand, fidèle de la première heure du président Emmanuel Macron, a connu une belle promotion en étant élu président de l’Assemblée nationale, après la nomination de François de Rugy au gouvernement.

Cet ex-journaliste et ex-dirigeant de mutuelle, ancien socialiste, élu depuis 2012 au Palais-Bourbon, pilotait jusqu’alors, depuis son départ forcé du gouvernement, en juin 2017, le groupe majoritaire LREM.

Richard Ferrand élu président de l’Assemblée nationale (sans grand enthousiasme)

Révélée par « le Canard enchaîné », l’affaire porte sur le bien immobilier acquis par la compa-gne de Richard Ferrand et loué aux Mutuelles de Bretagne, dont il était alors le directeur géné-ral (1998-2012). Cette histoire lui avait coûté son éphémère portefeuille de ministre de la Cohésion des territoires, qu’il avait dû abandonner un mois après sa nomination.

Les faits visés remontent à 2011. A l’époque, les Mutuelles de Bretagne, qui cherchaient à louer des locaux pour installer un centre de soins à Brest, avaient choisi, parmi trois offres, la proposition d’une société civile immobilière (SCI) appartenant à 99% à sa compagne, l’avocate Sandrine Doucen. Ce bien acquis pour un prix de 375.000 euros a été financé par les loyers versés par les Mutuelles de Bretagne.

Une plainte de l’association Anticor

Il y a un an, le 13 octobre 2017, le parquet de Brest avait classé sans suite son enquête préliminaire. Le procureur de Brest reconnaissait avoir pu « envisager l’ouverture d’une information judiciaire » sur des soupçons de prise illégale d’intérêts. Mais il s’est avéré que « l’infraction éventuelle » était « prescrite » depuis le 19 juin 2015, selon les règles de prescription (trois ans) alors en vigueur, avait-il expliqué.

Déçue par ce classement sans suite, l’association Anticor avait déposé à Paris une plainte avec constitution de partie civile, procédure qui permet de passer outre le refus du parquet d’entamer des poursuites pénales. Le juge du pôle financier de Paris, Renaud Van Ruymbeke, avait ouvert le 12 janvier une information judiciaire pour « prise illégale d’intérêts ».

11 octobre 2018

https://www.anti-k.org/

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01 octobre 2018 ~ 0 Commentaire

apiculteurs carhaix (fr3 ouest france)

Colère des apiculteurs bretons 

Pour une meilleure répartition des aides et une agriculture “moins toxique”

Manifestation d’apiculteurs, fortement touchés par la mortalité des abeilles à Carhaix, ce dimanche. Ils alertent sur la menace pour la biodiversité, et restent très mobilisés, d’autant que les dédommagements financiers ne sont pas à la hauteur de leurs espérances.

Ils étaient près de 400 réunis devant des cercueils symbolisant les abeilles mortes et les apiculteurs en voie de disparition.

Un nouvel appel au secours, un cri de détresse relayé par plusieurs partis politiques et par bon nombre de citoyens convaincus de l’urgence de la situation. Parmi les élus présents, on comptait notamment le député européen Yannick Jadot (EELV) et la députée du Finistère  Sandrine Le Feur (LREM).  Les apiculteurs bretons devant les cercueils symbolisant la disparition des abeilles et des ruches, ainsi que la menace qui pèse sur leur profession.

Seulement 3% des indemnités pour la Bretagne

Catastrophe écologique mais aussi économique, car les apiculteurs se sentent abandonnés. La Bretagne ne touchera qu’une toute petite part des trois millions d’euros d’indemnités accor-dés par l’État fin juillet, pour le renouvellement des essaims. 100 000 euros, c’est dérisoire, estime José Nadan, apiculteur au Faouet (56) : « On souhaite des aides correctes pour les apiculteurs bretons. Nous sommes à l’origine de la contestation et on nous accorde 3% de l’enveloppe des trois millions. 100 000 euros, ce n’est pas beaucoup pour une région qui a été fortement touchée. »

Perte de plus de 30% du cheptel

Depuis plusieurs années, les apiculteurs français subissent des pertes moyennes de 30% de leurs cheptels en hiver, selon l’Union nationale de l’apiculture française (Unaf). La Bretagne a ainsi perdu 20 000 ruches depuis l’année dernière. Durant l’hiver 2017/2018 « on a franchi un cap supplémentaire », avec des taux de mortalité pouvant grimper à 40%, 50% voire 80%, avait indiqué en juin Gilles Lanio, président de l’Unaf. Pour José Nadan, il est nécessaire de « faire évoluer l’agriculture, moins toxique pour nos abeilles et l’environnement ».

« Les collègues sont en train de refaire les cheptels mais nous avons des craintes pour le printemps prochain, les sols sont encore contaminés de néonicotinoïdes », désormais interdits dans l’agriculture française. Il faudra attendre en effet deux ou trois ans pour voir disparaître tous les résidus dans le sol, et surtout, il reste les pesticides …

Une transhumance de solidarité le 13 octobre

Le syndicat des apiculteurs étudie en ce moment la possibilité de déposer plainte contre X pour mise en danger. Une « transhumance de solidarité » est prévue le 13 octobre à Saint-Pierre-Quiberon (Morbihan), où des apiculteurs venus de toute la France viendront apporter des essaims à leurs homologues bretons, a annoncé le Syndicat des apiculteurs professionnels de Bretagne.

Krystell Veillard 01/10/2018

https://france3-regions.francetvinfo.fr/

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Carhaix. Plus de 400 personnes pour la sauvegarde des abeilles (OF)

Apiculteurs. Un soutien populaire manifeste (Le Télégramme)

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27 septembre 2018 ~ 0 Commentaire

apiculteurs carhaix (ouest france)

apiculteurs

Carhaix. Les apiculteurs se mobilisent ce dimanche

Le syndicat des apiculteurs professionnels de Bretagne organise dimanche 30 septembre une journée de protestation.

Éloge funèbre et concerts sont au programme. Une hécatombe qui met alors les apiculteurs en difficultés, et notamment ceux de Bretagne qui enregistrent les plus de dégâts. L’État avait promis une aide à l’investissement de trois millions d’euros. Le 17 septembre dernier, le gouvernement annonce qu’il ne versera que 100 000 € à la région, une somme jugée bien trop insuffisante par les apiculteurs.

Révoltés, ils ont écrit aux parlementaires et organisent une journée de mobilisation à Carhaix, dimanche 30 septembre.

Sympathisants et apiculteurs sont conviés dès 10 h, à un pique-nique musical à 12 h, Place du Marché. Puis à partir de 14 h, un éloge funèbre et un concert de soutien animeront l’après-midi.

L’affiche sera partagée par plusieurs chanteurs et musiciens tels que Dominique Babilotte (chanson française), Meskaj Duo (musique des balkans), JC Guichen (rock-folk breton), Le Bour/Bodros (duo traditionnel), Trouz An Noz (punk-rock breton) etc.

Pendant toute la mobilisation, des ateliers et rencontres avec les apiculteurs sont organisés. Les participants pourront se découvrir l’extraction de miel. Une vente de miel solidaire au profit du collectif est prévue.

26/09/2018

https://www.ouest-france.fr/

abeilles

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25 septembre 2018 ~ 0 Commentaire

abeilles carhaix

abeilles

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19 septembre 2018 ~ 0 Commentaire

apiculteurs (fr3 + ouest france)

Aucun texte alternatif disponible.

Bretagne : les apiculteurs dépités par les aides accordées par l’Etat

Après l’hécatombe de leurs abeilles, les apiculteurs français avaient obtenu une aide exceptionnelle de l’Etat de trois millions d’euros.

Les Bretons viennent d’apprendre qu’ils ne toucheraient que 100 000 euros. Plus de 20 000 ruches ont été décimées en Bretagne cet hiver, soit un tiers de la totalité des abeil-les. Pour leur venir en aide et compenser les pertes, la Région Bretagne a débloqué un plan de soutien exceptionnel. Une somme qui devait compléter celle de l’État. Finalement, cette somme de l’Etat sera de 100 000 euros sur les 3 millions d’euros accordés, au total.

Compte tenu des dégâts dans l’Ouest, les apiculteurs bretons espéraient entre 300 000 euros et 400 000 euros. 
« On a répondu à beaucoup d’enquêtes prouvant ces mortalités et on est les plus mal servis, c’est incompréhensible« , s’indigne José Nadan, apiculteur au Faouët (Morbihan). Lui a perdu 300 ruches, soit 50 % de ses abeilles. Un préjudice estimé à 120 000 euros. François Le Dudal, apiculteur à Cohiniac (Côtes d’Armor) parle d’un montant d’aide « ridicule » : « 100 000 euros, c’est moins de 3,5% de la totalité de l’enveloppe de l’Etat, alors qu’on fait partie des apiculteurs les plus impactés (…) ça nous laisse sans voix« .

Une lettre ouverte aux parlementaires

Le syndicat des apiculteurs professionnels de Bretagne, a écrit aux députés et sénateurs de Bretagne. « C’est un réel mépris à notre égard, comme à l’égard de la Région qui a affiché dès le début sa volonté de sauver ses apiculteurs« , écrit le syndicat. Il tient l’État comme « premier responsable de cette catastrophe économique […] ça fait 20 ans que les apiculteurs se battent inlassablement pour obtenir l’interdiction des néonicotinoïdes, pourtant reconnues extrêmement toxiques, dès leur mise sur le marché« .

Une journée d’action à Carhaix

Le 30 septembre, les apiculteurs organisent une journée pour protester contre cette décision de l’État, à Carhaix. Une action qui se veut pacifique est festive.

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Sylvaine Salliou  18/09/2018
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apiculteurs
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17 septembre 2018 ~ 0 Commentaire

nucléaire (npa)

an ankou a

Prolifération des déchets radioactifs, démantèlement des installations irradiées, grand marché des poubelles nucléaires…

Face à la folie du profit, quelles alternatives écosocialistes ?

L’industrie nucléaire a longtemps cherché à minimiser ou à nier la question du démantèlement des installations nucléaires.  Quand les centrales ont été construites, l’idée de les démonter un jour n’avait pas été anticipée par les ingénieurs d’EDF et du CEA. C’est en 2005, que la cour des comptes commence à s’intéresser à la question car elle craint que les provisions pour démantèlement soient insuffisantes, et il en va de la crédibilité de la politique énergétique de la France donc de l’industrie nucléaire.

La France, avec ses 146 sites nucléaires civils et militaires, et dont les 58 centrales nucléaires sont vieillissantes, est d’ores et déjà confrontée au problème.

A l’échelle mondiale, dans les 20 ans à venir, des dizaines de réacteurs, d’installations de recherches, d’usines de fabrication et de retraitement du combustible devront être démante-lées, en particulier aux USA et en Europe, ce qui représente un enjeu technique et économique très important pour les  entreprises françaises qui sont sur les rangs

Peut-on vraiment démanteler une centrale nucléaire ?L’anthropologue et philosophe Christine Bergé auteur du livre« Superphénix, déconstruction d’un mythe » a enquêté sur le chantier de déconstruction du surgénérateur Superphénix. Dans un interview à Basta en 2011, elle explique :

« La déconstruction même d’une centrale est un mythe.

On déconstruit mais on ne résout pas le problème de la radioactivité pour autant. Une centrale est en réalité une gigantesque poubelle dont on disperse les éléments. Du moindre gant en latex jusqu’à certains composants pouvant mesurer 15 mètres de long et qui ont baigné dans du sodium irradié. Tout cela ne peut pas être déconstruit. Les déchets de déconstruction sont enrobés et mis en terre ou envoyés dans des filières dédiées. Mais on ne fait qu’enrober.

Tout est archivé, sur ordinateur ou sur papier, mais lire toutes les archives est strictement impossible. Une partie de l’information se perd. Par exemple, nous n’avons pas pu retrouver la trace de tous les architectes de Superphénix ! Or, pour la déconstruction, revoir entièrement ce qui a été fait dans le passé est une obligation.  De plus, les centrales nucléaires ne sont pas conçues pour être déconstruites. Autrement dit, on déconstruit à partir de rien, on est obligé de tout inventer. »

Définition de l’ANDRA (Agence Nationale pour la gestion des Déchets Radioactifs) :

« Le démantèlement est l’ensemble des opérations techniques qui visent, après arrêt définitif d’une installation nucléaire, à l’assainir en éliminant les substances radioactives et dangereu-ses résiduelles, ainsi que les structures ou les équipements les ayant contenues. Ces opéra-tions sont conduites en vue d’atteindre un état final préalablement défini, notamment en fonc-tion de l’usage futur : démontage des équipements, assainissement des locaux, assainisse-ment ou réhabilitation de sols, destruction éventuelle du génie civil, conditionnement, évacua-tion et élimination des déchets générés (radioactifs ou non). »

Quand les conditions d’assainissement sont remplies, le site est « déclassé », c’est à dire qu’il n’est plus sur la liste des installations classées et donc l’installation n’est plus soumise  aux contrôles réglementaires.

Deux stratégies sont envisageables pour le démantèlement des installations nucléaires, toujours d’après l’ANDRA :

« un démantèlement dès la mise en arrêt définitif de l’installation », avec l’argument avancé de ne pas faire porter le poids du démantèlement aux les générations futures, tant sur les plans techniques que financiers. Cette stratégie permet de bénéficier des connaissances et compé-tences des équipes présentes pendant le fonctionnement de l’installation, indispensables lors des premières opérations de démantèlement. Elle évite, par ailleurs, des dépenses importantes de surveillance, de maintien dans un état de sûreté satisfaisant. »

« un démantèlement différé, plusieurs décennies après l’arrêt de l’installation, justifié principa-lement par la décroissance radioactive des éléments à démanteler permettant des opérations de démantèlement moins complexes et optimisant l’exposition aux rayonnements ionisants des personnes réalisant les opérations. Elle permet d’étaler les dépenses dans la durée dans l’objectif d’une gestion financière raisonnée. » C’est le choix de la Grande-Bretagne. Il permet surtout d’attendre que l’on sache gérer les déchets.

Il existe une troisième option, présentée comme très particulière, c’est le démantèlement in situ dit « entombment » (en tombeau). Il s’agit de couler du béton sur l’ensemble du bâtiment. C’est une technique employée aux USA pour des installations militaires. L’IRSN exprime des inquiétu-des sur la sûreté à long terme, et sur le fait de créer de sites de stockages diffus. L’Agence Internationale à l’Énergie Atomique (AIEA) recommande le démantèlement immédiat et de nombreux pays affichent mettre en œuvre ce procédé.

En France :

Les choix ne sont pas débattus et les décisions prises dans l’opacité la plus totale. Au départ EDF voulait attendre 50 ans comme les études internationales l’avaient préconisé. Et écono-miquement, il vaut toujours mieux reporter les dépenses improductives à plus tard. Cette politique revenait à laisser les générations futures se débrouiller du problème et le financer.

Dans les années 2000, la question du renouvellement du parc nucléaire s’est posée. La majo-rité des réacteurs français ayant été construits dans les années 1980 pour une durée de 30 ans, et la construction d’un réacteur prenant une dizaine d’années, c’était le moment de mettre de nouveaux réacteurs en chantier.

C’est alors avant tout la question économique qui a poussé au changement de la politique de démantèlement. Autrement dit, avant de pouvoir construire de nouveaux réacteurs nucléaires, il faut démanteler les réacteurs arrêtés et trouver un moyen de traiter correctement les déchets pour faire accepter aux Français cette poursuite de la politique nucléaire.

Et comme les règles de sûreté et de sécurité sont de plus en plus contraignantes, le déman-tèlement des réacteurs et le traitement des déchets deviendront de plus en plus difficiles et donc de plus en plus coûteux au fur et à mesure que les règles se durciront. Il faut donc démanteler au plus vite avant que les coûts ne rendent l’énergie nucléaire beaucoup trop chère et économiquement injustifiable.

ANDRA : « La stratégie retenue en France est celle du démantèlement dans un délai aussi court que possible après l’arrêt définitif de l’installation, dans des conditions économiquement acceptables et dans le respect des principes de prévention des risques sanitaires liés à l’envi-ronnement et au travail. » On est dans le mythe du « retour sur herbe » d’une installation nucléaire le plus rapidement possible. Le démantèlement d’un site est soumis à une autori-sation de l’Autorité de Sureté Nucléaire (ASN) sous la forme d’un décret d’autorisation de démantèlement.

Les travaux comprennent plusieurs phases.

D’abord la phase de préparation :  refroidissement du combustible dans la piscine sur place, avant son transport au centre de retraitement de La Hague dans le Cotentin.   Puis le circuit primaire est vidangé et les équipements non radioactifs sont démontés: turbine, alternateur, pompes du circuit secondaire, etc…Puis laphase dite de déclassement, doit libérer le site pour une autre utilisation et le débarrasser le plus possible de sa radioactivité.

L’ASN a des recommandations vis à vis des exploitants mais elles restent soumises à inter-prétation : « les exploitants mettent en œuvre des pratiques d’assainissement et de déman-tèlement visant à atteindre un état final pour lequel la totalité des substances dangereuses et radioactives a été évacuée de l’exploitation. » « dans l’hypothèse où cette démarche poserait des difficultés de mise en œuvre, l’exploitant doit aller aussi loin que raisonnablement possible dans le processus…en justifiant pourquoi les opérations ne peuvent être davantage poussées …avec les meilleurs techniques possibles, dans des conditions économiquement acceptables. »

Les déchets produits sont de deux types : conventionnels ou radioactifs.  

Les premiers représentent 80% des déchets de démantèlement, notamment des gravas et métaux. En  France on considère que tout déchet en provenance du bâtiment réacteur est susceptible d’être radioactif, donc à traiter comme tel.  D’après l’ANDRA, actuellement une cinquantaine d’installations sont en cours de démantèlement ou seront démantelées à moyen terme : une dizaine de réacteurs nucléaires, une quarantaine d’installations du CEA, d’EDF et d’Orano.

L’ANDRA fait la promotion du démantèlement en citant des exemples : à Annecy, le CICN (ateliers de fabrication laboratoire) qui a été démantelé avec réindustrialisation (chaufferie biomasse) et Veuray-Voroize (usine de fabrication de combustible) loué à une société sofradir, (société française d’infra rouge). Autre exemple le CEA de Grenoble qui a assaini et démantelé depuis 2001 et les surfaces ont été réutilisées pour de la recherche et développement en micro-naoélectronique et en technologie pour la santé et les énergies renouvelables.

L’IRSN indique que le démantèlement de réacteurs dits de deuxième génération, réacteurs à eau sous pression, a lieu sans problème (en Allemagne) et devrait se réaliser en 20 ans. Tout apparaît facile dans les publications officielles du monde du nucléaire.

nucl-aire-pieds-nickel-s

En réalité tout n’est pas si simple

Dans le monde, sur 110 réacteurs arrêtés (300 d’ici 2030), seuls 6 ont été démantelés complètement (aux USA) En France, sur 146 installations nucléaires (127 INB et 19 INBS), seuls 9 réacteurs sont à l’arrêt définitif à Marcoule, Bugey, Chinon, St Laurent, Chooz A, Brennilis et Superphénix.

Le démantèlement des réacteurs de première génération, uranium graphite-gaz, pose problè-me : premier exemple, le démantèlement interminable de la centrale de Bennilis, 18 ans d’exploitation, 47 ans de démantèlement, qui devrait s’achever en 2032 et devrait coûter au final 482 millions d’euros, soit 20 fois le montant prévu au départ. Le problème est technique (à l’état liquide, le sodium explose au contact de l’eau et s’enflamme au contact de l’air). Idem pour Superphénix à Creys- Malville dans l’Isère, la fin du chantier est prévu pour 2038.

L’Espagne a opté pour ce démantèlement immédiat, mais se heurte au même problème pour son réacteur graphite-gaz de Vandellos. Ce qui fait que pour tous ces réacteurs de première génération, le démantèlement immédiat est un vaste mensonge et une opération de propagande.

Le coût

Le démantèlement des réacteurs de deuxième génération à eau pressurisé devrait poser moins de problème technique d’après EDF. Reste la question du coût. EDF a provisionné 36 milliards d’euros pour démanteler son parc, un montant vraisemblablement sous évalué : EDF prévoit 350 millions d’euros par tranche, là où les autres pays européens en prévoient entre 900 millions et 1,3 milliard par réacteur : EDF prévoit par exemple que subsistera un réacteur en activité à côté de celui à démanteler ce qui permettra de mutualiser certains coûts, EDF n’a pas pris en compte le coût social lié à la disparition d’un grand nombre d’emplois.

De plus il sera nécessaire d’adapter le démantèlement à l’histoire de chaque installation, en fonction de son histoire, des incidents qui s’y sont produits, on ne pourra pas « standardiser » le démantèlement. Et EDF ne provisionne pas le coût de la gestion des déchets.  En fait, comme EDF prolonge la vie des centrales jusqu’à 50 et même 60 ans, il espère ainsi prolonger le provisionnement des coûts.

Les travailleurs, la sous traitance

Le démantèlement des installations nucléaire est un travail très dur pour les travailleurs, qui cumule les risques de l’intervention en milieu contaminé et ceux de la démolition de bâtiments industriels. Il s’agit d’un travail pénible et dangereux réalisé en combinaison ventilée qui rend plus délicat le respect des règles de sécurité propres à la démolition et à ses risques spéci-fiques : chutes de hauteur, chutes de charges, présence d’amiante et de gravats, etc… Il s’agit pour beaucoup d’emplois non qualifiés de démolition, évacuation, nettoyage, manutention, dans un environnement radioactif.

Pour que l’électricité nucléaire reste compétitive, alors que le coût des énergies renouvelable diminue, EDF cherche à diminuer au maximum le coût du démantèlement et exploite des travailleurs précaires via la sous traitance.  Les entreprises sous traitantes qui se spécialisent dans cette activité font souvent partie de grands groupes qui travaillent dans les déchets. L’exploitant assure cependant la supervision du déclassement et reste responsable de son bon déroulement.

Il s’agit en outre, comme pour la maintenance, de faire supporter les doses par des travailleurs moins bien protégés, surveillés et informés que ceux de l’exploitant. Il y a aussi des risques importants pour l’environnement et les riverains : risques d’envol de poussières radioactives, de rejets de liquides radioactifs, de dissémination de radioactivité sous toutes ses formes. Par exemple, à la centrale de Brennilis, une opération de démantèlement a provoqué un incendie.

nukleyaire

Dans les autres pays

Dans la plupart des pays , il y a un seuil de radioactivité en-dessous duquel on considère que le déchet est conventionnel, c’est-à-dire traité comme n’importe quel déchet industriel et donc potentiellement recyclable. Il y a un enjeu très important sur la fixation de ce seuil. Or un très grand volume de déchets de démantèlement sont des gravats ou des métaux. Ces deux sortes de déchets sont recyclables. Les gravats peuvent être employés dans les soubassement de routes, de parking ou de bâtiments. Les métaux peuvent être refondus et réutilisés dans de nombreux produits de l’environnement quotidien.

Dans l’Est de l’Allemagne, la plus grosse centrale au monde, la centrale de Greifswald est en cours de déconstruction depuis 22 ans. Du plus petit boulon jusqu’aux monstrueuses cuves, tout est récuré pour être décontaminé et remis si possible sur le marché.  Des ouvriers en combinaison et masques, sur des échafaudages à roulette, doivent poncer et aspirer les poussières radioactives des murs, ou d’autres, bouclés dans des casemates, découpent des pièces au chalumeau, nettoient la radioactivité extérieure de pièces métalliques avec des jets surpuissants de poussières d’acier ou d’eau. D’autres nettoyeurs plongent les pièces dans des grands bains d’acide ou d’électrolyse avant de les rincer au karcher.

Le marché du démantèlement va croître

Les industriels de l’énergie (EDF, Orano, Engie) mais aussi ceux en quête de diversification, de l’environnement (Véolia, Suez, Seché), du bâtiment (Bouygues, vinci), des services industriels (Assystem, Onet) pourront tirer une source conséquente de revenus. EDF comme Orano pren-nent d’ores et déjà position sur ces marchés. En 2016, EDF a racheté à une société suédoise Studsvik ses activités de traitement des déchets nucléaires et a signé son 1er contrat avec la Sogin entreprise publique italienne chargée de la déconstruction des centrales nucléaires. Orano espère bien commercialiser le procédé de Cigeo, s’il voit le jour, et devenir une réfé-rence internationale en la matière.

C’est la raison pour laquelle les acteurs se regroupent sous forme de consortium pour remporter des contrats très profitables. En France, le marché du démantèlement nucléaire est  estimé à 35 milliards d’Euros et il  devrait s’accroître en raison des grosses opérations à venir.  Depuis quelques années, les autorités concernées tentent de mieux appréhender le coût du démantèlement de chaque installation. Le flou régnant autour des coûts a pour conséquence de faire grimper la facture de façon vertigineuse.

La seule chose certaine, c’est que s’ouvre un marché mondial juteux évalué à 220 milliards d’euros étalés sur plusieurs décennies. Pour résumer, après avoir produit des milliers de tonnes de déchets radioactifs ils s’apprêtent à nous vendre au prix fort un « nettoyage » bâclé et aléatoire.

 Et si on ne démantelait pas les installations nucléaires ?

Cette intervention pose la question du non démantèlement des centrales nucléaires. Elle a vocation à être critiquée sur chaque point et argument car nous ne prétendons malheureu-sement pas avoir trouvé le Graal qui nous assurerait une sortie du nucléaire sans déchet ni inconvénient. Par ailleurs, il est une condition sine qua nonà cette proposition : ne plus produire de nouveaux déchets. Un arrêt du nucléaire civil et militaire est un préalable.

Nous venons de faire le tour des solutions de démantèlement et de leurs inconvénients, ainsi que des intérêts financiers qui en découlent pour une industrie en pleine déconfiture. Nous avons vu, afin d’éviter tout débats et contestations, que l’industrie nucléaire n’hésite pas à transformer le vocabulaire : les expressions « pré verdoyant » ou « retrouver le gazon vert » parsèment les documents suisses, allemands ou français afin de remplacer le trop technique mot « démantèlement».

nukehugger

Mais pourquoi donc  et de façon aussi unanime, les industriels, scientifiques et politiques du nucléaire n’envisagent-ils que le démantèlement ?

Le fric bien sur pour les capitalistes, mais aussi l’oubli pour pouvoir le cas échéant remettre ça. Mais pourquoi les écologistes et de nombreux-ses antinucléaires semblent se résoudre aussi à cette solutions ? La faiblesse du mouvement antinucléaire dominé par une petite poignée de scientifiques et des associations comme le réseau, les uns comme les autres peu enclin à la critique anticapitaliste et ayant depuis longtemps abandonné l’aspect politique et sociétal des origines de la lutte contre le nucléaire. C’est ce que souligne très clairement la sociologue Sezin Topçu dans son livre « la France nucléaire. l’art de gouverner une technologie contestée »

Superficie des centrales

Une centrale nucléaire comme celle de Cruas en Ardèche occupe une superficie de 148 hectares. En France il y a 19 centrales, une bonne dizaine d’autres installations nucléaires civiles et autant de militaires soit une quarantaine de sites contaminés au total. Très grossiè-rement on peut dire que ces 40 installations représentent environ 6 000 hectares, soit 0,011 % du territoire national (France métropolitaine). En Suisse pays en plein débat sur le démantè-lement les 4 centrales (6 km²) représentent 0,014 % du territoire. Nos pays peuvent donc supporter le fait de perdre définitivement quelques km². On aimerait certes les voir reverdir, mais à condition de ne plus ouvrir de nouveaux sites pour mettre des milliers de tonnes de déchets ou de nouvelles centrales.

Comment ne pas démanteler ?

La première étape est de retirer les combustibles usés, de les entreposer à l’extérieur en piscine ou à sec (par exemple à la Hague en ce qui concerne la France). Ensuite, il est possi-ble de détruire les corps de bâtiments situés en dehors de la zone contaminée ou de les utiliser à des fins éducatives, de formation ou de musées de la « folie nucléaire ». Toutes les instal-lations contaminées restent en l’état et sont entretenues, contrôlées, protégées durant les centaines d’années, voire plus, qui sont nécessaires à la disparition de la radioactivité. Et ce, bien sûr, avec les mêmes critères que ceux qui prévalent actuellement aux centrales en fonctionnement. Il faudra donc des dizaines de salariés par site pour maintenir en état ces installations et assurer leur sécurité.

Pas des gardiens, mais des ingénieurs, des techniciens, des travailleurs qualifiés et formés, avec une garantie d’emploi assurant le passage de la mémoire des installations. D’aucuns diront qu’il s’agit d’argent perdu, de métiers qui ne produisent pas de richesse. Mais n’est-ce pas déjà ce que l’on fait ou envisage de faire sur les sites de déchets nucléaires ? Assurer la sécurité des populations n’est-il pas aussi valorisant que produire de l’énergie ?

Et ensuite ?

Le béton et le métal des cuves vont progressivement s’éroder. Sans doute au fil du temps mais pas plus que dans les sites d’entreposage des déchets envisagés actuellement. Et peut-être même moins si l’entretien est assuré quasi quotidiennement. En restant accessibles à tout moment ils rendront possible une intervention. Certaines centrales et installations nucléaires sont situées dans des zones inondables et/ou sismiques. Mais sans combustibles ces installations sont capables de supporter de tels risques. Elles pourront être renforcées si nécessaire.

De la nécessité de débattre

Ces arguments sont les plus souvent avancés pour le moment en défaveur de cette solution de non démantèlement, y compris dans les rangs des antinucléaires. A vous d’en ajouter car c’est ainsi que le débat doit s’engager sur des choix qui impacteront des générations et des générations. Ne pas démanteler signifie aussi ne pas transporter des milliers de tonnes de déchets et de gravats radioactifs, pas de robots grimpeurs raboteurs découpeurs, pas de mise en danger de centaines de salariés souvent externalisés et sous-payés, pas de déchets « perdus » dans les pays pauvres,  pas de millions de dollars ou d’euros évanouis dans des sociétés alléchées par des marchés en constante augmentation.

En réalité le seul vrai argument contre cette solution est que nous allons laisser aux généra-tions futures la preuve visuelle, tangible, de 70 ans de folie nucléaire. Et c’est bien pour cela que nos industriels scientifiques et politiques veulent raser, cacher, disperser les monstres qu’ils nous ont imposés. Et c’est pour cela que nous voulons que ces monstres restent visibles afin que les générations futures sachent jusqu’où peut aller la folie industrielle et marchande.

Mardi 11 septembre 2018

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11 septembre 2018 ~ 0 Commentaire

ferrand (france info)

pointe raz ferrand

« Un mauvais signal pour la moralisation de la vie politique » : l’asso-ciation Anticor dénonce la candidature de Richard Ferrand à la tête de l’Assemblée

Franceinfo : Comment réagissez-vous à la candidature de Richard Ferrand à la présidence de l’Assemblée nationale ? 

Jean-Christophe Picard : C’est un peu surréaliste. Le président de l’Assemblée nationale a un devoir d’exemplarité, un peu plus que les autres représentants de l’Etat. La République devrait promouvoir les personnes les plus exemplaires, plutôt que celles qui ont profité de leur fonction non pas pour servir l’intérêt général, mais pour s’enrichir elles-mêmes ou leurs pro-ches. Cela nous semble élémentaire. C’est donc un très mauvais signal envoyé à la moralisa-tion de la vie politique, qui n’est pas achevée et doit continuer

Son implication dans l’affaire des Mutuelles de Bretagne peut-elle être un frein à sa candidature ? 

Les faits, c’est quand même que sa femme s’est enrichie d’un demi-million d’euros sans rien faire, simplement parce que lui était directeur général des Mutuelles de Bretagne. S’il contestait les faits, on pourrait attendre le jugement. Mais Richard Ferrand ne conteste pas que sa compagne se soit enrichie grâce à ses fonctions. Ce n’est d’ailleurs pas contestable car tout un tas d’éléments l’attestent. Lui, ce qu’il dit, c’est que c’est légal et moral. On n’est évidemment pas tout à fait d’accord avec cette analyse. A partir du moment où il utilisait ses fonctions pour enrichir sa compagne, cela pose quand même problème de le nommer président de l’Assemblée nationale, qui est le quatrième personnage de l’Etat.

Pourquoi sa candidature envoie-t-elle, selon vous, un mauvais signal ? 

On a oublié que la politique était aussi une affaire de symboles. Elire quelqu’un comme Richard Ferrand à ce poste-là, c’est un symbole, qui n’est pas forcément positif. Ce n’est pas anecdoti-que. On envoie un message qui dit : “Ce n’est pas grave si vous avez fauté, on va vous pardonner. Jean-Christophe Picard, président d’Anticorà franceinfo. Nous, au contraire, on pense que c’est grave, d’autant plus qu’à l’époque des faits, il était élu et a utilisé ses fonctions pour enrichir indûment sa compagne. Ça ne fait pas très nouveau monde. Et d’ailleurs c’est une déception. On pensait que mécaniquement, avec le changement de visages viendrait le changement de pratique. Mais ce n’est pas du tout automatique et on a vu ressortir des pratiques obsolètes.

Est-ce un phénomène typiquement français ? 

Dans d’autres pays, notamment en Scandinavie, il n’y aurait pas de débat sur l’avenir de M. Ferrand. En France, on débat du recyclage des élus indélicats. On a une tolérance quand même assez étonnante. On a toujours l’impression qu’ils ne sont qu’une vingtaine de person-nes à pouvoir exercer ces fonctions. Mais il y a d’autres talents, et à de telles fonctions, il ne devrait même pas y avoir le débat de nommer quelqu’un avec ce passif.

Cette élection peut-elle être bloquée par les députés ? 

Contrairement à l’élection de Richard Ferrand à la tête du groupe LREM, qui s’est déroulée à main levée, dans le cas de la présidence de l’Assemblée nationale, le suffrage devrait se  dérouler à bulletin secret. Les députés LREM auraient effectivement intérêt à être un peu courageux dans cette affaire.

Alors que Richard Ferrand est pressenti pour prendre la présidence de l’Assemblée nationale, l’association Anticor, qui lutte contre la corruption dans la vie publique, rappelle le devoir d’exemplarité du quatrième personnage de l’Etat. Il brigue le poste depuis longtemps. Alors que la nomination de François de Rugy au ministère de la Transition écologique laisse vide le perchoir de l’Assemblée, le chef de file des députés LREM, Richard Ferrand, a déjà déposé sa candidature, assure Le Figaro. Mais ses détracteurs lui reprochent son implication dans l’affai-re des Mutuelles de Bretagne, pour laquelle il a été visé par une information judiciaire menée par le parquet national financier (PNF) pour « prise illégale d’intérêts » à la suite d’une plainte de l’association Anticor. Son président, Jean-Christophe Picard, estime en effet que cette candida-ture « n’est pas le meilleur choix », alors que l’enquête vient tout juste d’être dépaysée à Lille.

Mahaut Landaz 05/09/2018

https://mobile.francetvinfo.fr

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31 août 2018 ~ 0 Commentaire

ferrand (le monde + rp)

L’enquête sur l’opération immobilière de Richard Ferrand délocalisée à Lille

L’affaire porte sur le bien immobilier acquis à Brest par sa compagne, l’avocate Sandrine Doucen, puis loué aux Mutuelles de Bretagne, dont M. Ferrand était alors le directeur général (1998-2012).

« En vue de préserver la sérénité du débat judiciaire », l’enquête sur l’opéra-tion immobilière mettant en cause Richard Ferrand a été délocalisée à Lille, a révélé France Inter jeudi 30 août. Selon la radio publique, la Cour de cassation « a validé le 25 juillet la requête que la procureure générale de Paris, Catherine Champrenault, avait formulée ».

L’affaire, qui avait écourté le passage du chef de file des députés La République en marche (LRM) au gouvernement, porte sur le bien immobilier acquis à Brest par sa compagne, l’avocate Sandrine Doucen, puis loué aux Mutuelles de Bretagne, dont M. Ferrand était alors le directeur général (1998-2012).

Réagissant à cette information, Jérôme Karsenti, l’avocat d’Anticor, a dénoncé « des manœuvres dilatoires ». « Depuis le début, M. Ferrand multiplie les embûches à l’ouverture d’une information judiciaire, a-t-il dit au Monde. On a perdu presque un an dans ce dossier depuis la plainte avec constitution de partie civile. »

« Il y a quand même un paradoxe, souligne-t-il. De multiples magistrats sont régulièrement jugés et mis en cause devant la juridiction à laquelle ils appartiennent, sans que cela ne fasse sourciller personne. » Et de conclure : « On arrive à une situation ubuesque : Anticor est privé du pôle financier, qui a une compétence nationale, sur un prétexte totalement ahurissant. »

Information judiciaire ouverte en janvier

En octobre 2017, le procureur de Brest avait annoncé le classement sans suite de l’enquête, notamment pour prescription. L’association Anticor avait alors déposé une nouvelle plainte en novembre, avec constitution de partie civile. Ce qui a conduit à l’ouverture d’une information judiciaire, le 12 janvier, pour « prise illégale d’intérêts » au pôle financier de Paris par le juge d’instruction Renaud Van Ruymbeke.

Mais les avocats de M. Ferrand ont fait en mars une demande de dépaysement de l’instruction. « Le fait qu’Anticor était représentée au moment de son audition de partie civile le 28 février, auprès du juge Van Ruymbeke, par le vice-président d’Anticor, Eric Alt, qui se trouve aussi être premier vice-président adjoint au TGI de Paris, a surpris et choqué », avaient-ils expliqué. « Il n’est pas juge dans l’affaire, il défend les intérêts d’Anticor », avait ensuite rétorqué le président d’Anticor, Jean-Christophe Picard. A la suite de cette demande, le juge Van Ruymbeke avait reporté sine die l’audition de M. Ferrand qui avait été prévue le 26 mars.

LE MONDE | 30.08.2018

https://www.lemonde.fr/

ferrand

Lire aussi :  

Anticor, l’association qui veut vacciner les politiques contre la corruption (Le Monde)

L’affaire Richard Ferrand résumée en cinq points (Le monde)

Conflits d’intérêt, Richard Ferrand manœuvre pour faire repousser l’enquête (Révolution Permanente)

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23 août 2018 ~ 0 Commentaire

synutra carhaix (fr3 + anti-k)

troadec

L’avenir de l’usine de lait Synutra de Carhaix en question

La situation de l’industriel chinois Synutra semble très floue. Des huissiers ont effectué la semaine dernière des saisies à titre conservatoire dans l’usine de poudre de lait infantile à Carhaix. La coopérative Sodiaal serait en train de négocier une reprise du site.

L’usine flambant neuve de poudre de lait infantile destinée au marché chinois, avait été inaugurée en grande pompe il y a deux ans à Carhaix.

Une usine, l’une des plus grandes d’Europe avec ses deux tours de séchage de 50 mètres, propriété du groupe chinois Synutra, qui semble aujourd’hui dans la tourmente. La santé économique du groupe serait en cause. Une entreprise, quoiqu’il en soit, assez peu transparente et qui ne répond pas aux questions concernant sa situation.

Une reprise de l’usine par Sodiaal ?

Des huissiers y ont effectué la semaine dernière des saisies pour impayés. Les fournisseurs ne seraient en effet pas rémunérés. Le partenaire breton de l’industriel chinois, la coopérative Sodiaal, serait donc en train de négocier une reprise de l’usine d’un groupe, pris à la gorge.
Il semble que l »industriel chinois ne soit pas parvenu à atteindre ses objectifs, et à commer-cialiser les volumes initialement prévus vers la Chine. « Ils seraient deux fois moins élevés », explique Le Monde, « or, le cours de la poudre de lait standard sur le marché mondial est au plus bas ».

La production de lait stoppée dans une usine de la Manche

Depuis le 1er août, les Maîtres laitiers du Cotentin (MLC), qui fournissaient près de 700 millions de briquettes de lait à Synutra, ont également suspendu leur production de lait à destination de la Chine. L’usine de Méautis dans la Manche, inaugurée en septembre 2017, ne sort donc plus de briquettes de lait, et aucune date ne serait donnée pour la reprise de la production.

La société a disparu du marché boursier

Quant à Synutra, dont le siège social est aux États-Unis, et qui affichait en  2016 un chiffre d’affaires de 365 millions de dollars, elle n’est plus cotée en bourse. Selon Le Monde, les actions du fondateur de l’entreprise, Liang Zhang, « ont été rachetées par Beams Power Investment Limited, une structure dirigée par la femme de M. Liang et immatriculée dans les îles Vierges britanniques, qui détient désormais 100  % de Synutra. » Le site internet de l’entreprise n’existe plus.

Krystell Veillard  23/08/2018

https://france3-regions.francetvinfo.fr/

Lire aussi:

Maîtres Laitiers du Cotentin : le contrat avec la Chine est rompu (Anti-k)

Commentaire: Et les aides publiques, les dispenses de taxes et d’impôts, çà passe à la trappe? Sans parler de la stérilisation définitive de terres agricoles pour ce joujou qui a fonctionné 2 ans!  Et bien sûr pas un mot des salariés!

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