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14 août 2019 ~ 0 Commentaire

bonnets rouges (la brèche numérique)

bonnets-ruz2

Manif des bonnets rouges à Quimper (2013)

Philippe Poutou nous écrit

Le porte-parole du NPA nous demande d’exercer son droit de réponse suite à l’article de Politis.fr : « Poutou (NPA) manifestera à Quimper avec le patronat, le FN et les identitaires. »

Vous avez le droit d’écrire ce que vous voulez

C’est la liberté de la presse et on est archi pour. Vous avez aussi le droit visiblement d’écrire n’importe quoi, de traiter un sujet sans scrupule et du coup d’insulter des manifestants, des militants, des organisations politiques et syndicales. Pourquoi pas. Dans ce cas, je demande logiquement à utiliser mon droit de réponse.

En aucun cas le NPA et les autres participants à la manifestation de Quimper n’ont manifesté « avec le patronat, le FN et les identitaires ».

Dans cette manifestation, contrairement à ce que vous affirmiez, il n’y avait pas de dirigeants du FN, il n’y avait aucun drapeau, ni banderole, ni slogan ni rien du tout pouvant identifier le FN. Les identitaires comme les réacs de la « Manif pour tous » n’étaient qu’une poignée. L’UMP n’était représentée que par une brochette d’élus (mais cela n’arrive-t-il jamais dans les manif de salariés ?) Le Medef en tant que tel n’était pas représenté, même pas à la tribune où des organisations patronales ont pourtant pris la parole.

Alors oui cette manifestation ne ressemblait pas aux manifestations habituelles.

C’était une manifestation dominée par un sentiment régionaliste qui laisse la place à une partici-pation très diverse socialement et politiquement. Mais cette manifestation était avant tout très majoritairement populaire, elle était l’expression d’une colère populaire contre la crise, contre les difficultés de vivre, contre la souffrance quotidienne.

Ce sont des salariés (Gad, Doux, Tilly, Marine Harvest …), des chômeurs, des retraités, des jeunes, des militants CGT, du Front de Gauche, d’Attac, de l’UDB, de Breizhistance, des Alternatifs, des Zadistes de NDDL, du NPA … qui ont manifesté.

Parmi les 30 000 personnes, il y avait bien sûr des paysans, des petits exploitants, des commerçants victimes de la crise ou solidaires.

Non cette manifestation n’était pas à l’initiative du Medef ou de la droite.

Même si, c’est évident, il y a des tentatives de récupérer ou de dévoyer la colère des gens d’en bas. Il y a eu une volonté d’intoxication par le traitement médiatique de l’événement.

Pour rappel, à l’origine, c’est le Comité pour l’Emploi de Carhaix qui a décidé d’organiser cette manifestation lors d’un meeting le 18 octobre. Un meeting de solidarité envers les salariés de Marine Harvest. C’est après l’action du 26 octobre que les « anti-écotaxes » ont appelé à poursuivre le mouvement le 2 à Quimper. Là effectivement, le message commençait sérieusement à se brouiller.

Il n’y avait pas de raison de déserter cette manifestation.

C’était au contraire aux syndicats, aux associations, à la gauche radicale de tout faire pour que cette manifestation garde clairement un caractère anti-licenciements, anticapitaliste. Avec nos petits moyens, nous avons d’ailleurs constitué un pôle « gauche » dans le cortège avec les autres organisations présentes et nous étions les seuls à avoir des banderoles, des drapeaux en dehors des très nombreux drapeaux bretons. Et nous n’avons pas été vus comme des extra-terrestres, au contraire même.

Nous étions à notre place à Quimper : avec le bas peuple révolté

Mais aussi pour défendre une perspective progressiste et des solutions de gauche à la crise, pour faire entendre une voix anticapitaliste. Il s’agit tout simplement de construire concrètement une opposition de gauche au gouvernement pour ne pas laisser la droite, l’extrême droite ou le patronat prendre le contrôle du mouvement, ce qu’ils n’ont pas encore réussi à faire. Oui il y avait une bataille politique à mener. Dans cette manifestation et non pas à 70 kilomètres.

Pour finir : le NPA, avec ses militants de Carhaix, de Quimper, de Brest ou de Lorient en sait autant que vous sur la situation bretonne. Ce n’est pas la peine de se la jouer condescendant ou méprisant. Nous souhaitons évidemment que les désaccords politiques, les discussions autour de la nécessaire rupture avec le PS et son gouvernement libéral puissent se mener sans passer par le dénigrement ou l’insulte.

Philippe Poutou, le 6 novembre 2013.

Samedi 25 juin 2016 POUTOU Philippe

https://www.preavis.org/

 

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07 août 2019 ~ 0 Commentaire

bonnets rouges (la brèche numérique)

bonnets-ruz2

Bonnets rouges ou blancs bonnets ?

CQFD : Tu t’es investi depuis le début dans la mobilisation des Bonnets rouges ?

Matthieu Guillemot : Carrément, depuis la première minute ! On peut même en faire remonter l’origine à la lutte victorieuse pour le maintien de l’hôpital public de Carhaix en 2008. Il faut bien comprendre la mentalité des habitants des terres du Centre-Bretagne, qui ont le sentiment d’être laissés pour compte par les décideurs. Ce qui s’est passé pour l’hôpital de Carhaix, c’est ce qui s’est passé à Plogoff ou dans les années 1960 avec les luttes paysannes. À chaque fois que la Bretagne s’est soulevée, c’était sur ce mode populaire, en dehors du contrôle des partis ou des syndicats.

Dans le cas des Bonnets rouges, il y a eu à la fois une bataille pour le maintien de l’emploi et la lutte contre l’écotaxe. Comment s’est faite la jonction ?

Les premiers à partir dans la bataille ont été les Doux, grâce à une déléguée syndicale FO très active, Nadine Hourmand. Ils furent suivis par les Gad, avec Olivier Le Bras de FO également, puis les Marine Harvest, le numéro 1 du saumon en Europe qui, malgré ses 511 millions d’euros de bénéfices cette année, a décidé de délocaliser en Pologne où ils pourront payer les gens entre 4 et 5 euros de l’heure.

Malheureusement, il n’y avait pas de stratégie syndicale chez Marine Harvest, donc ils ont couru deux lièvres à la fois : les primes de départ d’un côté, et le maintien de l’activité de l’autre, ce qui était un levier pour faire monter les primes, lesquelles profitaient en premier lieu aux délégués du personnel, ce sont des gens qui vont partir à trois ans de la retraite avec plus de 100 000 euros en poche.

Mais cela laisse pas mal de gens sur le bord de la route. Donc, les salariés les plus précaires sont venus sonner à la porte de Christian Troadec, le maire de Carhaix [divers gauche], et à la mienne, car nous avions été les deux fers de lance de la lutte pour l’hôpital. Le 18 octobre, on a décidé de faire une réunion publique dans la salle Glenmor de Carhaix où 600 personnes ont afflué – ce qui est énorme pour une ville de 8 000 habitants. Le soir même, on a réfléchi à donner suite à ce premier rendez-vous : ce sera l’objet de la grande manifestation pour l’emploi de Quimper, le 2 novembre. Le samedi 26 octobre avait lieu la destruction du portique écotaxe de Pont-de-Buis où sont apparus les fameux bonnets rouges sur la tête des agriculteurs.

L’écotaxe a été l’arbre qui cache la forêt du désespoir social, une façon de gueuler et de lâcher la pression pour beaucoup de gens : l’artisan qui n’arrive plus à joindre les deux bouts, le chômeur qui galère, le salarié précaire, mais aussi le petit entrepreneur local.

Pour qui connaît un peu le Centre-Bretagne, il y a une proximité entre tous ces gens, on joue ensemble au foot le samedi, et finalement les disparités sociales sont moins importantes qu’ailleurs. On peut y voir un malaise qui n’appartient pas qu’à la Bretagne, cela correspond aussi à ce qui s’est passé en Guadeloupe avec le LKP d’Élie Domota.

Mais comment s’est fait le choix symbolique du bonnet rouge, on n’a pas l’impression que ce soit ni fortuit ni spontané ? On sait aussi qu’Armor-Lux, qui est une boîte d’envergure, a fourni 900 bonnets lors de l’action de Pont-de-Buis, il y a bien eu une connexion quelque part ?

Le symbole des bonnets rouges est fort dans les mémoires paysannes bretonnes [1]. Moi-même, je tiens un petit restaurant depuis deux ans et demi qui s’appelle Les Bonnets Rouges. Il se trouve que le choix de ce symbole-là n’a pas été réfléchi, tout s’est passé très vite. Évidemment, il y a aussi des requins là-dedans qui y voient leurs propres intérêts. Armor-Lux, pour qui je n’ai aucune estime a priori, a des motivations antifiscales qui ne sont pas les mêmes que celles du petit boulanger ou du petit paysan.

Comment les bonnets d’Armor-Lux sont arrivés à Pont-de-Buis alors ?

C’est Armor-Lux qui a téléphoné à Thierry Merret, le meneur de l’action, pour lui proposer d’offrir ces bonnets, et ils ont accepté.

Soit, mais on sait aussi qu’il existe en Bretagne un marketing territorial très puissant, on peut penser que ça fait partie d’une stratégie de com’ [2].

Peut-être, mais l’important c’est que tout le monde se soit reconnu dans l’action de Pont-de-Buis, même des gens qui s’en foutent ou qui pourraient être pour un principe d’écotaxe appli-quée autrement, comme je le suis. La casse du portique et le fait de jeter des choux-fleurs sur les gendarmes, c’est ce dont avaient besoin les gens à ce moment-là pour signifier leur ras-le-bol contre l’État, pour des raisons à la fois différentes et convergentes.

Justement, cette « convergence d’intérêts divergents » est un élément qui a été très durement dénoncé par une partie de la gauche.

Il faut remettre tout ça à sa juste mesure. En dehors de la Bretagne, il y a une désinformation au sujet des Bonnets rouges, présentés comme un mouvement organisé et manipulé par la droite, le Medef, l’institut de Locarn [3], ou pourquoi pas Al-Qaeda, alors que la manif de Quimper, au-delà des symboles forts du Gwen ha du et des bonnets rouges, c’était du grand amateurisme !

C’est un mouvement qui s’est fait comme ça ! Bien sûr qu’il y avait aussi quelques intrus du Front National ou des identitaires, c’est pour ça que Troadec a publié une tribune dans Libé pour dire que l’extrême droite et tout ce qui y ressemblait étaient du poison pour la Bretagne comme ailleurs et que les bonnets rouges étaient leur antidote. Au fur et à mesure qu’on avance, on met les choses au clair.

J’imagine que ça doit te faire grincer les dents de voir des gens avec des bonnets rouges en photo sur Internet porter des t-shirts « Manif pour tous » en faisant le geste de la quenelle.

C’est sûr, mais contrairement à ce que les médias disent, c’est ultra minoritaire et généralement on les fait sortir des manifs.

À Quimper, il y avait aussi Daniel Sauvaget, le patron de Tilly-Sabco, dont on peut se demander si l’annonce du plan social n’était pas opportuniste pour gratter des aides de l’État et de l’Europe, qui manifestait avec ses ouvriers menacés de licenciement.

C’est là où je ne suis pas d’accord avec l’impression qui en a été donnée dans CQFD et dans laquelle les salariés de Tilly-Sabco m’ont dit ne pas s’être reconnus non plus. Dans un premier temps, j’ai eu la même réaction que toi, mais en creusant un peu, cette histoire de manif de patrons ne tient pas.

Après la manifestation de Quimper, on a décidé de faire un pôle ouvrier pour justement tirer au clair les situations des boîtes en crise : Gad, Marine Harvest et Tilly-Sabco. Ainsi, Corinne Nicole, la déléguée CGT de Tilly Sabco, militante au Front de Gauche, qui fait aussi partie des bonnets rouges, ne place pas Sauvaget dans la catégorie des patrons-voyous.

Au moment de la reprise de la boîte, il y a sept ans, ce dernier avait validé toutes les demandes du personnel, sauf les augmentations de salaires, il avait lui-même revu son salaire à la baisse, transformé les CDD en CDI et réinvesti les subventions européennes dans l’entreprise au lieu de les capitaliser.

Il se trouve qu’aujourd’hui Daniel Sauvaget est considéré par les salariés comme celui qui a permis de sauver leur boulot, ce qui explique la relation de confiance qui existe. Corinne Nicole m’a dit que tant que la lutte se situe sur la question du maintien de l’emploi, elle est prête à se battre à ses côtés, mais si demain cela passait par un plan social, elle le considérerait comme un ennemi.

Je conseille de réécouter les paroles de la chanson Les Prolétaires de Gilles Servat, qu’on passe dans toutes nos manifs : « Mais de tous ces prolétaires, qu’est-ce qu’on va en faire ? » On peut parler de malbouffe, de subventions européennes, etc., mais l’objectif que je refuse de perdre de vue, c’est : qu’est-ce qu’on va faire de tous ces gens ?

Quand on leur dit qu’ils produisent de la merde, eux ont le sentiment de défendre un savoir-faire, et ils se sentent méprisés quand on agite la « qualité » sous leur nez. Ça peut paraître dur à comprendre, vu de Paris, de parler de l’amour du métier quand on fait du poulet à la chaîne. Je te donne comme exemple ce gars de chez Gad qui bossait à la triperie depuis 25 ans et qui s’est pendu juste après la venue d’Ayrault à Lampaul-Guimiliau, quand on a confirmé la fermeture du site. C’était pourtant un de ceux à qui on avait assuré un reclassement.

Il y a aussi un autre discours que celui de la défense de l’emploi : quand Thierry Merret de la FDSEA, et coorganisateur de la manif de Quimper, dit : « Nous avons trop de contraintes administratives, fiscales, environnementales et sociales », on a l’impression qu’il propose un modèle ultralibéral qui tire vers le bas, à la fois productiviste comme au Brésil et avec les conditions sociales de la Roumanie.

J’étais à côté de lui sur la tribune quand il a prononcé cette formule et ça m’arrache l’oreille aussi d’entendre ça. Juste derrière lui, il y avait Nadine Hourmand qui demandait la réquisition ouvrière et la nationalisation des entreprises qui font des bénéfices et qui licencient. Maintenant, Merret, c’est quelqu’un qui te sort un tas de conneries.

C’est là où il faut démystifier le phénomène. Les Bonnets rouges, c’est une société bretonne qui est en colère, avec toutes ses contradictions. On est tellement habitués à des mouvements en rang d’oignons à la mélenchonade, où on se balade, on écoute le discours du chef et on rentre à la maison. Justement ce qui se passe en Bretagne, c’est pas chloroformé, c’est vif, on n’est pas d’accord entre nous, mais c’est là où il y a du débat ! Personnellement, je suis au NPA, mais tout le monde n’est pas anticapitaliste. En revanche, on sait que si on se met tous ensemble, on aura plus de poids que si on reste entre anticapitalistes.

Justement, qu’est-ce que tu réponds aux critiques qui voient dans les Bonnets Rouges le cheval de Troie pour défendre une gouvernance régionale dans l’intérêt d’un patronat breton ?

Je réponds : ne fuyez pas le terrain et rejoignez-nous, parce que la bagarre existe au sein des bonnets rouges. Le combat régionaliste existe, on ne s’en cache pas, chacun l’accommode d’ailleurs à sa sauce, mais pour qui connaît la Bretagne, on sait ce que représente ce sentiment d’appartenance.

C’est sûr que les Bonnets Rouges font aussi fantasmer le lobbying breton façon Opus Dei de l’institut Locarn, mais ils ne sont pas dans le mouvement pour autant. Donc, le rôle de ceux qui défendent les luttes ouvrières, c’est d’être au maximum dans le mouvement, pour que ce soient ces revendications qui pèsent. Partout, on voit les grandes formations politiques et syndicales jacobines exploser, on peut comprendre qu’en retour, ils souhaitent disqualifier un authentique mouvement populaire sur lequel ils n’ont pas le contrôle.

Où en est-on des comités qui se sont créés ?

Aujourd’hui [fin décembre 2013], il en existe 45. Ces comités se sont constitués pour répondre concrètement au Pacte d’avenir que veut nous imposer le gouvernement, sans réelle concerta-tion populaire. Ces comités agissent sur le modèle des cahiers de doléance. On aura encore des contradictions là-dedans, mais c’est pas grave. Quand on nous accuse de rouler pour des patrons, nous devrions être pliés de rire car quand on lit le Pacte d’avenir, il n’y a pas une ligne sur les ouvriers ou sur les licenciements !

En revanche, ce Pacte d’avenir donne des garanties au modèle agricole breton cher à la FNSEA.

Complètement ! Mais on met aussi le doigt sur ces contresens. La FNSEA doit assumer la situation dans laquelle on est aujourd’hui. En tant que restaurateur, je paye mon entrecôte trois euros le kilo plus cher parce que je souhaite avoir une viande élevée et abattue en Bretagne. J’ai bien conscience que c’est aussi à cause des choix agricoles européens qui ont été validés par la FNSEA, notamment, comme celui d’aller faire découper la viande en Allemagne pour réduire les coûts.

Dans les rendez-vous à venir, il y a la manifestation en soutien à Notre-Dame-Des-Landes (NDDL), à Nantes, le 22 février. Troadec appelle à manifester contre l’aéroport. On sait que la lutte de NDDL est aussi une lutte contre le productivisme, tout le monde n’est visiblement pas sur cette position dans le collectif Vivre, décider et travailler en Bretagne.

En tout cas, on se doit de répondre à toutes les problématiques qui concernent notre région. L’aéroport de NDDL est un scandale à plus d’un titre : il se fait sur une zone humide au détriment de toute protection de l’environnement, et en plus, d’un point de vue économique, il n’est pas justifié compte tenu de l’existence de trois aéroports sur le sol breton qui ne sont pas du tout saturés, et au final c’est le fruit du caprice de l’ancien maire de Nantes, notre actuel Premier ministre.

J’espère qu’il y aura le maximum de bonnets rouges à Nantes pour la manif. Maintenant, il ne faut pas voir les bonnets rouges comme une secte, alors que c’est juste un moyen de conjuguer les luttes. À la limite, peu importe le bonnet ou sa couleur.

Catalogués dans les cases « antifiscalistes » et « relais du capitalisme breton », les Bonnets rouges sont sans doute un phénomène plus complexe à sa base. Matthieu Guillemot (NPA), un des animateurs du « pôle ouvrier » du collectif, défend ici la vision d’un « mouvement de ras-le-bol populaire », riche de ses contradictions. Entretien contradictoire, donc.

Mathieu Léonard. dimanche 14 août 2016 GUILLEMOT Mathieu

https://www.preavis.org/breche-numerique/

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02 juillet 2019 ~ 0 Commentaire

commana (fr3)

Commana : le projet de ferme-usine soumis à une étude d’impact

Passer de 140 à 400 vaches laitières, c’est le projet du Gaec Tourmel à Commana (Finistère). Il soulève l’opposition des défenseurs de l’environnement d’autant qu’il est situé sur un site classé Natura 2000. La préfecture a tranché : une enquête publique assortie d’une étude d’impact va avoir lieu.

Les opposants au projet de ferme-usine de Commana l’ont appris ce lundi 1er juillet au soir : le préfet du Finistère demande l’ouverture d’une procédure d’autorisation environnementale. Cette procédure va automatiquement déclencher une étude d’impact ainsi qu’une enquête publique. Pour Jean-Jacques Barreau, directeur du parc naturel régional d’Armorique – où cette extension de ferme laitière sera située -, « c’est la preuve que le préfet nous a entendus. C’est satisfaisant mais il est évident que nous devons rester vigilants » ajoute-t-il.
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« Territoire à préserver »

A l’origine, ce projet ne devait faire l’objet que d’une simple déclaration à la préfecture. « L’exploitant a fait en sorte de se placer juste en-dessous des seuils de réglementation, indique Jean-Jacques Barreau. Avec 400 vaches, il échappait de fait à toute étude d’impact ». C’était compter sans la mobilisation des collectifs et associations de défense de l’environnement, des habitants et des élus municipaux.

La ferme-usine serait installée sur le bassin versant qui alimente le lac du Drennec et l’Elorn, véritables châteaux d’eau potable pour 380.000 Finistériens. « Compte tenu du projet tel qu’il est aujourd’hui, nous craignons une pollution de l’eau, précise le directeur du parc régional d’Armorique. Il n’y a pas de garanties.

Nous ne savons rien du plan d’épandage envisagé et nous avons des doutes. Autre volet important : le process de méthanisation qui lui aussi est un problème dans ce dossier ». Jean-Jacques Barreau rappelle, en outre, qu’aucun plan d’épandage ne sera autorisé sur le parc, « car ce serait en opposition à notre charte ».
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400 vaches, ce n’est pas rien en termes d’impact environnemental
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L’étude d’impact va prendre plusieurs mois.
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Elle sera à la charge de l’exploitant qui lui seul peut décider d’y intégrer ou pas les services de l’Etat, voire les associations de protection de l’environnement. « Que cet agriculteur préfère un élevage hors sol, plutôt que les pâturages, c’est son choix, note encore le directeur du parc régional d’Armorique, mais ce modèle de ferme-usine ne colle pas à notre territoire ».
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Et de souligner que, dans les Monts d’Arrée, le parc travaille avec 250 agriculteurs sur cette question de l’environnement. « Ils reçoivent une aide de l’Europe pour leur participation active à des opérations environnementales. Car ils comprennent aussi que ce territoire est à préserver ».
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 Carole Collinet-Appéré  02/07/2019
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Lire aussi:

Finistère : un projet de ferme-usine à Commana inquiète les écologistes 

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01 juillet 2019 ~ 0 Commentaire

commana (ouest france)

vacharan

A Commana, ils s’opposent à l’extension de la ferme laitière

Associations, collectifs de défense de l’environnement, ou simples habitants, ils étaient 600, hier, venus dire non à l’extension d’une ferme laitière à Commana (Finistère).

« On croit rêver. Un tel projet dans un site classé Natura 2 000, c’est un non-sens ! » clame haut et fort Jean-Yves Kermarrec, président de l’AAPPMA Élorn (association de pêcheurs). « Nous demandons la création d’une zone de sécurité sur les 24 km2 du bassin-versant qui alimente le lac du Drennec. Nous ne sommes pas contre les agriculteurs, au contraire, plus il y en a et moins il y a ce genre de projets mortifères sur un territoire. »

Les participants à la manifestation organisée ce dimanche par Vivre dans les Monts d’Arrée, avec le soutien d’Eau et rivières de Bretagne, AAPPMA Élorn, Bretagne vivante, Force 5, le Groupe mammalogique breton et SeauS, a réuni environ 600 personnes dans le calme et la bonne humeur sur le champ de foire de Commana. Avant le rassemblement, à 15 h, un défilé d’une heure a eu lieu dans les rues du bourg.

Une ferme de 400 vaches

« Un projet de cette ampleur, malgré son importance, ne requiert qu’une simple autorisation, ce qui est incroyable, poursuit Jean-Yves Kermarrec. Un peu plus et personne n’aurait été au courant ! ». Les manifestants demandent l’arrêt du projet d’agrandissement du Gaec Tourmel. L’exploitation de 140 vaches laitières veut passer à 400 vaches,avec construction d’un méthaniseur.

Le projet se situe sur le bassin-versant qui alimente le lac du Drennec, réserve d’eau de 350 000 Finistériens, dont les Brestois, qui se remet tout juste d’une interdiction de pêche et de baignade.

Inquiétude pour les nappes phréatiques

Cet agrandissement de la ferme laitière inquiète : « Ce sera une ferme usine dont nous ne voulons pas ! » lance Yves, un habitant de Châteauneuf-du-Faou : « C’est un projet qui ne tient pas debout encore moins dans un tel endroit. Ce modèle agricole toujours plus polluant ne prend pas du tout en compte le bien commun qui est l’eau. Il privilégie l’argent. Nous sommes ici pour dire ça suffit, pensons à nos enfants. »

Le digestat produit par le méthaniseur sera répandu sur les terres environnantes, « et finira inévitablement dans les nappes phréatiques, estime Cécile Bourel du collectif Vivre dans les Monts d’Arrée. Sans compter l’utilisation croissante des pesticides dans les cultures de maïs pour alimenter le méthaniseur. De plus, nous ne sommes pas à l’abri d’un incident majeur qui mettra en péril tout le territoire, et dont les conséquences sont encore imprévisibles pour l’environnement. »

01/07/2019

https://www.ouest-france.fr/

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20 juin 2019 ~ 0 Commentaire

commana (ae2d)

vacharan

Ferme usine sur les Monts d’Arrée

MANIFESTATION LE DIMANCHE 30 JUIN A COMMANA

A l’appel de l’association « VIVRE DANS LES MONTS D’ARREE » opposée au projet d’extension d’un élevage bovin à Commana et soutenue par les associations :

  • Eau et Rivières de Bretagne,
  • Bretagne Vivante,
  • AAPPMA de l’Elorn,
  • SeauS,
  • Force5,
  • Groupe Mammalogique Breton,

Rendez-vous à 15h place du champ de Foire

L’objectif de cette ferme usine (le cheptel passerait de 140 à 400 bovins : 320 vaches  laitières et 80 vaches de réforme) implantée à proximité de la réserve d’eau du Drennec, de milieux naturels remarquables, d’une zone Natura 2000 et de la tourbières du Mougau, est d’alimenter une usine de méthanisation qui engendrera des nuisances :

-  Environnementales : perte de biodiversité, émissions de gaz polluants, risque de pollution de l’eau, épandage de digestats, perte de la vocation agricole des terres, augmentation de la consommation d’eau et de carburant, odeurs, bruits, augmentation du  trafic de camions,…

- Economiques : impact sur l’activité touristique, perte d’attrait de la commune pour de nouveaux habitants, dévaluation immobilière pour les habitations proches du site.

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Ce projet industriel de non-sens, déguisé en projet « vert » est en totale contradiction avec les attentes locales d’une agriculture tournée vers la qualité plutôt que la quantité, une réduction des polluants et une meilleure prise en compte du bien-être animal.

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19 juin 2019 ~ 0 Commentaire

commana (fr3)

vacharan

Un projet de ferme-usine à Commana inquiète les écologistes

Le projet d’extension d’un élevage laitier du Finistère, qui passerait de 140 à 400 vaches, constitue « une menace sans précédent » pour un lac et une rivière alimentant en eau potable le tiers de la population du département, selon l’association Eau et Rivières de Bretagne.

Le Gaec Tourmel à Commana, au coeur du site naturel des Monts d’Arrée, souhaite augmenter son cheptel de 140 à 400 bovins, dont 320 vaches laitières. « Ce projet constitue une menace sans précédent pour le lac du Drennec et l’Elorn », assure l’association de protection de l’environnement dans un communiqué, rappelant que ce lac et ce fleuve qui se jette dans la rade de Brest, contribuent à l’alimentation en eau potable de plus de 300 000 consommateurs.

Au coeur du parc naturel régional d’Armorique, en zone Natura 2000, ce projet fait l’objet d’une consultation publique. Close le 14 juin, ses résultats ne sont pas encore connus.

Les écologistes d’EELV de Bretagne regrettent également ce projet, qualifié de « déraisonnable » dans un communiqué. « EELV s’oppose depuis toujours aux FERMES USINES au coeur du site naturel des Monts d’Arrée, château d’eau du Finistère », notent-ils.

Ils considèrent ce projet d’extension « en totale contradiction avec les exigences du climat et du simple principe de précaution qui voudrait que cette zone sensible reste le lieu d’une agriculture diversifiée et respectueuse des hommes et des milieux ».

19/06/2019

https://france3-regions.francetvinfo.fr

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17 juin 2019 ~ 0 Commentaire

ferme usine (eaux et rivières)

vacharan

Pas de ferme usine dans les Monts d’Arrée !

C’est à Commana, en plein cœur des Monts d’Arrée, à 3 kms du lac du Drennec, qu’un agriculteur, malheureusement bien connu des militants associatifs locaux et de l’administration, projette d’agrandir son exploitation pour alimenter son méthaniseur. Il passerait de 140 vaches laitières à 400 bovins… en plus des 37.000 dindes qu’il possède déjà !

Ce projet est présenté sur le papier comme n’ayant pas d’impact négatif notable sur l’environnement. Or, avec près de 7km de talus supprimés, aucun plan de surveillance des déversements accidentels d’élevage, aucune précision sur la nature d’éventuels travaux de rétention, aucune donnée relative à l’impact des prélèvements d’eau sur la ressource… on est en droit d’en douter !

Pour alimenter ce méthaniseur par l’intégralité des déjections animales, vaches et génisses n’auraient plus accès à l’herbe et seraient enfermées en stabulation sur caillebotis ou aire paillée. Les (in)digestats seraient en partie épandus sur des ZNIEFF (zone naturelle d’intérêt écologique faunistique et floristique), en amont du Lac du Drennec, une ressource stratégique qui contribue à l’alimentation en eau potable de 350.000 habitants !

Les expériences pourtant bien connues de Munich ou Vittel montrent que protection de la ressource en eau et agriculture peuvent cohabiter et doivent servir de modèle pour préserver le château des finistériens.

Autoriser un projet de cette envergure au cœur d’un environnement sensible et vital pour l’ensemble du nord Finistère serait de nature à remettre en cause l’ensemble des travaux menées par les acteurs locaux. Eau & Rivières de Bretagne a d’ailleurs exprimé son opposition dans le cadre de la consultation publique qui s’est terminée ce vendredi 14 juin.

Lire la déposition d’Eau & Rivières de Bretagne

Signer la pétition contre ce projet aberrant !

https://www.eau-et-rivieres.org/

ennemo bio

Pendant ce temps-là, à quelques centaines de mètres de la mer…

Bastien Moysan, pêcheur-paysan de Daoulas, cultive ses terres en agriculture biologique depuis 15 ans. Suite à la récente vente de 30 ha de ces terres aux enchères, il risque de se voir confisquer son outil de travail…

Aujourd’hui, personne ne peut garantir que les terres lui reviendront, ni qu’elles resteront en bio ! Plusieurs agriculteurs conventionnels convoitent en effet ces terres jusque-là préservées… Située en rade de Brest, cette petite ferme constitue pourtant une bouffée d’oxygène pour la biodiversité et participe à la préservation de la vie aquatique. Vous voyez bien que c’est possible !

Signer la pétition pour soutenir la démarche de Bastien

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23 mai 2019 ~ 0 Commentaire

plonevez du faou (côté quimper)

landi._non-3-a5959

Plonévez-du-Faou : ces apiculteurs s’opposent au gazoduc de la centrale à gaz de Landivisiau

Un apicuteur organise une réunion samedi 25 mai 2019 contre le projet de gazoduc entre Plumergat et Pleyben. Ce conduit doit alimenter la future centrale à gaz de Landivisiau.

Le combat contre la centrale à cycle combiné au gaz s’est déporté à plusieurs dizaines de kilomètres de Landivisiau (Finistère). En pleine campagne.

Un équipement déclaré d’utilité publique

À Plonévez-du-Faou, un jeune apiculteur s’oppose au projet de gazoduc qui alimenterait cette centrale. Matéo Millécamps organise une réunion d’information samedi 25 mai 2019 à l’intention de tous les agriculteurs concernés par le tracé. Le premier objectif est de les informer. Car beaucoup ne savent même pas de quoi il s’agit. On est loin de Landi, ici. Et l’enquête publique remonte à plusieurs années.

À l’époque, beaucoup pensaient que ce gazoduc n’aboutirait pas. Pourtant, les préfets du Finistère et du Morbihan l’avaient déclaré d’utilité publique en 2015.

Depuis le mois de janvier, tout s’est brusquement accéléré. À Landivisiau, les travaux ont débuté sur le site de la future centrale à cycle combiné au gaz naturel. D’une puissance maximale de 446 MW, cette centrale sera exploitée par la Compagnie électrique de Bretagne, fondée par Direct énergie et Siemens.

Incompréhension

Pour alimenter cette installation en gaz naturel, il est donc prévu de construire un gazoduc de 111 km entre Plumergat (Morbihan) et Pleyben, puis un second de 20 km entre Saint-Urbain et Landivisiau. Par ailleurs, une ligne à très haute tension (225 000 volts) devrait être construite entre la centrale et le poste de raccordement au réseau, à La Martyre.

Depuis des mois, le collectif Landivisiau doit dire non à la centrale manifeste. Il se mobilise aussi sur le plan judiciaire. Matéo Millécamps s’est rendu à plusieurs reprises à Landivisiau. Ses motivations sont multiples. Écologiques d’abord : À l’heure actuelle, je ne comprends pas qu’on puisse créer un tel outil fonctionnant aux énergies fossiles. Il faudrait mieux convertir la vieille centrale à charbon de Cordemais plutôt que de construire de toutes pièces une unité à Landivisiau !

L’apiculteur ne conçoit pas qu’un gazoduc puisse traverser les terres familiales, à Ligouffen. « Ça fait plus de 100 ans que ma famille exploite ces parcelles. Trois sont concernées par le tracé dont une zone humide ! »

Selon Matéo Millécamps, la conduite de 40 cm de large serait enfouie à 1 m de profondeur. « Avec ce gazoduc, il sera impossible de planter une haie. Et puis, est-ce qu’un tel conduit peut avoir un impact sur les animaux qui pâturent au-dessus ? » Les 40 ha de terres familiales devraient en effet être reprises par un berger.

Décisions de justice

« On a aucune idée du calendrier. Les travaux vont commencer dans un mois, un an, trois ans ? », interroge Matéo Millécamps. Ces dernières semaines, il s’est rendu sur 80 exploitations concernées par le tracé : à Plonévez-du-Faou, Châteauneuf, Lennon, Pleyben, Spézet… Beaucoup sont opposés mais ils ont baissé les bras. Comme la chambre d’agriculture du Finistère est favorable, ils craignent de s’y opposer. Il espère malgré tout que quelques agriculteurs participeront à la réunion du 25 mai.

Quelques membres du collectif Non à la centrale devraient être présents. Dont le président de Force 5 Jean-Yves Quéméneur. Fin avril 2019, son association a saisi le Conseil d’État concer-nant ce gazoduc. « L’objectif est de démontrer que ce gazoduc n’est pas d’utilité publique. Notre avocat va aussi faire valoir que l’étude d’impact est insuffisante. Le Conseil d’État l’avait déjà signalé. »

Dans les jours à venir, la cour administrative d’appel de Nantes devrait aussi rendre sa décision sur l’arrêté d’Installation classée pour la protection de l’environnement (ICPE). Une décision cruciale pour l’avenir de la centrale.

Infos pratiques. Réunion samedi 25 mai à 15 h au lieu-dit Ligouffen, à Plonévez-du-Faou.

23 Mai 19

https://actu.fr/bretagne/

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24 avril 2019 ~ 0 Commentaire

quimper (le télégramme)

quimper

« J’veux du soleil ». Trois rendez-vous autour du 1er mai

Le collectif de partis, syndicats et associations « S’unir pour ne pas subir » propose plusieurs rendez-vous la semaine prochaine : diffusion du film de François Ruffin et Gilles Perret « J’veux du soleil », forum des luttes.

Le collectif « S’unir pour ne pas subir » est né à l’automne 2017 en Cornouaille. « Il illustre une certaine maturité des organisations politiques et syndicales qui constatent qu’il est temps de s’unir », estime Pascal Petit (Attac). « Nous combattons l’esprit de chapelles sans pour autant gommer nos différences », appuie Frédéric Pogent (Solidaires/Sud). « C’est un collectif à géométrie variable qui est dans un rapport de force face à un pouvoir de plus en plus autoritaire », ajoute Jean-Louis Griveau (Ensemble).

Pour le collectif, le 1er mai est donc l’occasion de rappeler les enjeux. « Nous rentrons en résonance avec les luttes pour l’hôpital, le climat, le travail, les Gilets jaunes », souligne Gérard Mas (NPA).

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Le premier rendez-vous est donné au cinéma Le Club de Douarnenez (lundi 29 avril à 20 h 45) où sera projeté « J’veux du soleil », le film de François Ruffin et Gilles Perret qui ont traversé la France de rond-point en rond-point pour entendre les Gilets jaunes. Un débat suivra cette première projection.

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Gilles Perret à Quimper

Le film sera reprogrammé le mardi 30 avril, à 20 h 30, au Quai Dupleix, à Quimper, avec cette fois le réalisateur Gilles Perret qui sera présent pour échanger avec la salle. Gilles Perret s’est déjà déplacé à Quimper pour présenter « La sociale », un précédent documentaire sur l’histoire de la Sécurité sociale.

« Ce qui nous intéresse dans « J’veux du soleil », c’est la rupture avec le flot des chaînes d’information continue qui ne donne plus qu’une image négative du mouvement des Gilets jaunes en passant à côté de ce qui est porté par les manifestants », souligne Martine Petit.

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Un forum des luttes

Enfin, le troisième rendez-vous est donné le 1er mai. « Nous appelons à participer à la manifestation organisée par les syndicats, dit Gérard Mas.

Le collectif propose ensuite un forum des luttes à la Maison de quartier du Moulin-Vert ». « Santé, éducation, climat, Gilets jaunes : quelle unité ? Comment on gagne ? Il y a des luttes partout, le système ne convient plus. Il faut changer, mais comment ? Où sont les freins, les points d’appuis ?, résume Pascal Petit. Il s’agira d’un moment d’éducation populaire ».

Le collectif estime que la convergence entre les Gilets jaunes se construit, ceux-ci étant présents lors des deux dernières marches pour le climat et lors du rassemblement de la Ligue des droits de l’homme sur le droit de manifester.

https://www.letelegramme.fr/

Et Châteaulin!

jveux.jpgchatea

Et Carhaix!

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03 avril 2019 ~ 0 Commentaire

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