Archive | Carhaix Kreiz Breiz

23 mai 2019 ~ 0 Commentaire

plonevez du faou (côté quimper)

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Plonévez-du-Faou : ces apiculteurs s’opposent au gazoduc de la centrale à gaz de Landivisiau

Un apicuteur organise une réunion samedi 25 mai 2019 contre le projet de gazoduc entre Plumergat et Pleyben. Ce conduit doit alimenter la future centrale à gaz de Landivisiau.

Le combat contre la centrale à cycle combiné au gaz s’est déporté à plusieurs dizaines de kilomètres de Landivisiau (Finistère). En pleine campagne.

Un équipement déclaré d’utilité publique

À Plonévez-du-Faou, un jeune apiculteur s’oppose au projet de gazoduc qui alimenterait cette centrale. Matéo Millécamps organise une réunion d’information samedi 25 mai 2019 à l’intention de tous les agriculteurs concernés par le tracé. Le premier objectif est de les informer. Car beaucoup ne savent même pas de quoi il s’agit. On est loin de Landi, ici. Et l’enquête publique remonte à plusieurs années.

À l’époque, beaucoup pensaient que ce gazoduc n’aboutirait pas. Pourtant, les préfets du Finistère et du Morbihan l’avaient déclaré d’utilité publique en 2015.

Depuis le mois de janvier, tout s’est brusquement accéléré. À Landivisiau, les travaux ont débuté sur le site de la future centrale à cycle combiné au gaz naturel. D’une puissance maximale de 446 MW, cette centrale sera exploitée par la Compagnie électrique de Bretagne, fondée par Direct énergie et Siemens.

Incompréhension

Pour alimenter cette installation en gaz naturel, il est donc prévu de construire un gazoduc de 111 km entre Plumergat (Morbihan) et Pleyben, puis un second de 20 km entre Saint-Urbain et Landivisiau. Par ailleurs, une ligne à très haute tension (225 000 volts) devrait être construite entre la centrale et le poste de raccordement au réseau, à La Martyre.

Depuis des mois, le collectif Landivisiau doit dire non à la centrale manifeste. Il se mobilise aussi sur le plan judiciaire. Matéo Millécamps s’est rendu à plusieurs reprises à Landivisiau. Ses motivations sont multiples. Écologiques d’abord : À l’heure actuelle, je ne comprends pas qu’on puisse créer un tel outil fonctionnant aux énergies fossiles. Il faudrait mieux convertir la vieille centrale à charbon de Cordemais plutôt que de construire de toutes pièces une unité à Landivisiau !

L’apiculteur ne conçoit pas qu’un gazoduc puisse traverser les terres familiales, à Ligouffen. « Ça fait plus de 100 ans que ma famille exploite ces parcelles. Trois sont concernées par le tracé dont une zone humide ! »

Selon Matéo Millécamps, la conduite de 40 cm de large serait enfouie à 1 m de profondeur. « Avec ce gazoduc, il sera impossible de planter une haie. Et puis, est-ce qu’un tel conduit peut avoir un impact sur les animaux qui pâturent au-dessus ? » Les 40 ha de terres familiales devraient en effet être reprises par un berger.

Décisions de justice

« On a aucune idée du calendrier. Les travaux vont commencer dans un mois, un an, trois ans ? », interroge Matéo Millécamps. Ces dernières semaines, il s’est rendu sur 80 exploitations concernées par le tracé : à Plonévez-du-Faou, Châteauneuf, Lennon, Pleyben, Spézet… Beaucoup sont opposés mais ils ont baissé les bras. Comme la chambre d’agriculture du Finistère est favorable, ils craignent de s’y opposer. Il espère malgré tout que quelques agriculteurs participeront à la réunion du 25 mai.

Quelques membres du collectif Non à la centrale devraient être présents. Dont le président de Force 5 Jean-Yves Quéméneur. Fin avril 2019, son association a saisi le Conseil d’État concer-nant ce gazoduc. « L’objectif est de démontrer que ce gazoduc n’est pas d’utilité publique. Notre avocat va aussi faire valoir que l’étude d’impact est insuffisante. Le Conseil d’État l’avait déjà signalé. »

Dans les jours à venir, la cour administrative d’appel de Nantes devrait aussi rendre sa décision sur l’arrêté d’Installation classée pour la protection de l’environnement (ICPE). Une décision cruciale pour l’avenir de la centrale.

Infos pratiques. Réunion samedi 25 mai à 15 h au lieu-dit Ligouffen, à Plonévez-du-Faou.

23 Mai 19

https://actu.fr/bretagne/

Lire aussi :

Finistère. Mobilisation contre la centrale à gaz de Landivisiau

Centrale à gaz de Landivisiau : treize personnes entendues à la gendarmerie

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24 avril 2019 ~ 0 Commentaire

quimper (le télégramme)

quimper

« J’veux du soleil ». Trois rendez-vous autour du 1er mai

Le collectif de partis, syndicats et associations « S’unir pour ne pas subir » propose plusieurs rendez-vous la semaine prochaine : diffusion du film de François Ruffin et Gilles Perret « J’veux du soleil », forum des luttes.

Le collectif « S’unir pour ne pas subir » est né à l’automne 2017 en Cornouaille. « Il illustre une certaine maturité des organisations politiques et syndicales qui constatent qu’il est temps de s’unir », estime Pascal Petit (Attac). « Nous combattons l’esprit de chapelles sans pour autant gommer nos différences », appuie Frédéric Pogent (Solidaires/Sud). « C’est un collectif à géométrie variable qui est dans un rapport de force face à un pouvoir de plus en plus autoritaire », ajoute Jean-Louis Griveau (Ensemble).

Pour le collectif, le 1er mai est donc l’occasion de rappeler les enjeux. « Nous rentrons en résonance avec les luttes pour l’hôpital, le climat, le travail, les Gilets jaunes », souligne Gérard Mas (NPA).

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Le premier rendez-vous est donné au cinéma Le Club de Douarnenez (lundi 29 avril à 20 h 45) où sera projeté « J’veux du soleil », le film de François Ruffin et Gilles Perret qui ont traversé la France de rond-point en rond-point pour entendre les Gilets jaunes. Un débat suivra cette première projection.

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Gilles Perret à Quimper

Le film sera reprogrammé le mardi 30 avril, à 20 h 30, au Quai Dupleix, à Quimper, avec cette fois le réalisateur Gilles Perret qui sera présent pour échanger avec la salle. Gilles Perret s’est déjà déplacé à Quimper pour présenter « La sociale », un précédent documentaire sur l’histoire de la Sécurité sociale.

« Ce qui nous intéresse dans « J’veux du soleil », c’est la rupture avec le flot des chaînes d’information continue qui ne donne plus qu’une image négative du mouvement des Gilets jaunes en passant à côté de ce qui est porté par les manifestants », souligne Martine Petit.

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Un forum des luttes

Enfin, le troisième rendez-vous est donné le 1er mai. « Nous appelons à participer à la manifestation organisée par les syndicats, dit Gérard Mas.

Le collectif propose ensuite un forum des luttes à la Maison de quartier du Moulin-Vert ». « Santé, éducation, climat, Gilets jaunes : quelle unité ? Comment on gagne ? Il y a des luttes partout, le système ne convient plus. Il faut changer, mais comment ? Où sont les freins, les points d’appuis ?, résume Pascal Petit. Il s’agira d’un moment d’éducation populaire ».

Le collectif estime que la convergence entre les Gilets jaunes se construit, ceux-ci étant présents lors des deux dernières marches pour le climat et lors du rassemblement de la Ligue des droits de l’homme sur le droit de manifester.

https://www.letelegramme.fr/

Et Châteaulin!

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Et Carhaix!

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03 avril 2019 ~ 0 Commentaire

corong (cgt)

cgt

Facebook

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12 février 2019 ~ 0 Commentaire

carte scolaire 22 (fr3)

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Cartes scolaires en Bretagne

Des projets contestés

Samedi 9 février, des parents d’élèves étaient rassemblés dans les Côtes d’Armor à Glomel  contre la fermeture d’une classe. Rien n’est encore officiel mais la carte scolaire prévue pour 2019 suscite déjà les réactions. Les fermetures de classes seront connues cette fin de semaine.
La carte scolaire va changer. Dans les quatre départements bretons et pour l’heure rien n’est encore officiel. Les fermetures de classes seront connues en fin de semaine. Les premiers élément, sortis des réunions préparatoires sont loin de faire l’unanimité.

Des postes d’enseignants en baisse

Trois départements sur quatre seraient concernés par une baisse d’effectif des enseignants avec:

Moins 15 équivalents temps plein dans le Finistère,

Moins 14 dans les Côtes d’Armor,

Moins 5 dans le Morbihan.

Seule l’Ille-et-Vilaine tire son épingle du jeu avec 34 créations de postes annoncés. (Quand on fait le total des + et des -: çà fait 30! le blog)

Nous ne pouvons  accepter 28 fermetures de poste classe dans un département fortement marqué comme la ruralité comme la nôtre et/ou par un contexte social difficile – et résolument attaché à un service public d’éducation de proximité (le syndicat FSU à propos des Côtes d’Armor)

Les projections évoquent 5 000 écoliers, un nombre en baisse avec 3000 dans le public et 2000 scolarisés dans le privé.

À noter qu’à la rentrée prochaine, deux données supplémentaires sont à prendre en compte :

- L’école va devenir obligatoire dès 3 ans à partir de septembre (Ce qui ne concerne que 20 000 enfants en tout! Les 3 ans allant déjà à l’école, le blog)

- Le dédoublement des classes de CP et CE1 va se poursuivre en Réseau d’éducation prioritaire.

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La filière bilingue s’en sort bien

La filière bilingue devrait voir la création de 27 nouvelles classes. Les syndicats d’enseignants s’inquiètent malgré tout du recrutement des enseignants bilingues.

HP et EC 12/02/2019

https://france3-regions.francetvinfo.fr/

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10 février 2019 ~ 0 Commentaire

démographie bretonne (bretagne bretons)

bretagne

Recensement en Bretagne

Le fossé se creuse encore entre est et ouest

Les résultats du recensement 2011-2016 viennent d’être publiés par l’Insee. Avec un premier constat : la population de la Bretagne a encore augmenté sur ces cinq ans (+ 0,5%) mais avec un ralentissement par rapport au recensement précédent de 2006-2011 où les arrivées dans la région avaient été nombreuses et le solde naturel plus dynamique.

Mais ce pourcentage de progression est loin d’être uniforme. La carte ci-dessus est éloquente : elle témoigne que le fossé s’est encore creusé entre l’est et l’ouest avec ce fort contraste de couleur.

L’agglomération rennaise concentre les plus forts pourcentages de hausse, au point qu’elle figure aujourd’hui au quatrième rang national des villes les plus attractives. L’agglo Rennes Métropole compte maintenant 440.000 habitants et, à ce rythme, elle va finir par totaliser autant d’habitants que les Côtes-d’Armor.

Brest retrouve la hausse

La plupart des villes bretonnes voient également leur population augmenter, y compris Brest-Métropole qui était en baisse entre 2006 et 2011. Il est vrai qu’en cinq ans à peine (2007-2012), l’arrondissement de Brest avait perdu 5.000 emplois dans l’ensemble des activités liées à la Marine nationale, presque sans bruits et sans heurts. Mais cela n’a pas échappé aux statistiques du recensement précédent. Cette fois, la tendance s’inverse mais légèrement (+0,2%). Les agglomérations de Lorient, Quimper, Concarneau ou Saint-Malo sont elles aussi en hausse démographique.

La zone bleue s’étend

Quand on fait abstraction de l’Ille-et-Vilaine, la lecture de la carte démographique est nettement moins flatteuse. C’est particulièrement vrai dans le Centre-Bretagne où la population est encore en baisse, tout comme sur le littoral nord des Côtes-d’Armor et du Finistère.

On notera également que la tendance ne s’arrange pas pour Douarnenez, dont la population était déjà en baisse au recensement précédent. La crise de la pêche a laissé des traces profondes et la situation géographique de la cité penn sardin ne constitue pas le meilleur tremplin pour rebondir.

Pour tous ces secteurs, l’Insee note que l’excédent migratoire est aujourd’hui insuffisant pour compenser le déficit du solde naturel.

15 janvier 2019

http://www.bretagne-bretons.fr/

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09 février 2019 ~ 0 Commentaire

plounéour menez (rennes info)

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The Antifascists

Est un film documentaire sorti en mars 2017.

Une guerre de basse intensité est en train de se dérouler dans les rues d’Europe dont le but est le fascisme. Ce documentaire nous embarquent derrière les masques des groupes militants dits antifascistes.

En 2013 un groupe armé de nazis attaquent une manifestation pacifique à Stockholm et plusieurs personnes sont blessées. En Grèce le parti néo-nazi Aube Dorée est devenu le 3e parti aux élections et à Malmö l’activiste Showan Shattak et ses ami.e.s sont attaqués au couteau par un groupe de nazis, il finit dans le coma.

Dans ce portrait des antifascistes de Grèce et de Suède nous présentons des personnages-clés qui expliquent leur avis sur leur politique radical, mais aussi pour questionner le niveau de leur propre violence et militantisme.

The Antifascists a été diffusé pour la première fois en mars 2017 et a maintenant était projeté plus de 200 fois dans des cinémas, des écoles, des maisons culturelles, etc dans plus de 50 pays et 5 sélections officielles de festivals de films. Le documentaire a été acclamé par la critique dans des journaux, des chaînes de radio et des sites de streaming.

Ça a créé un mouvement où différentes organisations soutiennent et organisent leurs propres projections. Nous recommandons et encourageons toujours un temps de débat ouvert après la projection comme pilier important pour comprendre comment le fascisme marche et comment différentes idées et pratiques peuvent être efficaces pour le confronter.

Maintenant le documentaire est public et ouvert à tout le monde pour l’utiliser et le projeter. On continue d’organiser et de soutenir des projections presque tous les jours.

http://www.rennes-info.org/

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25 janvier 2019 ~ 0 Commentaire

médecine kreiz breiz (le poher)

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La fin du médecin mobile centre breton

Si le poste de médecin mobile de Carhaix disparaît, la maison médicale de garde, adossée aux urgences, est elle toujours debout.

Au 1er janvier 2019, l’Agence régionale de santé a réorganisé les maisons médicales de garde et les médecins mobiles en Bretagne. Sous des changements apparemment anodins, certains médecins et élus dénoncent la marche vers une médecine à deux vitesses.

« L’Agence régionale de santé (ARS) Bretagne confirme la priorité et le soutien financier qu’elle accorde à la permanence des soins », peut-on lire dans un communiqué du 8 janvier 2019. La structure vient de réorganiser le dispositif des gardes médicales : c’est-à-dire, les SOS médecin, le Samu qui prodigue des conseils médicaux et oriente au téléphone, les Maisons médicales de garde, et enfin les médecins effecteurs mobiles, qui se déplacent au domicile des patients lorsqu’il ne s’agit pas d’urgences, en dehors des horaires standards.

Disparition du médecin mobile de Carhaix

Mais parmi les évolutions, certaines font grincer des dents, notamment en centre Bretagne. En première ligne, la disparition sur la carte de Carhaix comme point de départ d’un médecin effecteur mobile.

« J’ai fait la dernière garde le 31 décembre, jusqu’à minuit. Ils ne l’ont même pas prolongée jusqu’au matin, comme habituellement », indique une jeune médecin centre bretonne qui a souhaité alerter sur cette disparition.

Jusqu’ici, le médecin mobile au départ de Carhaix couvrait une zone interdépartementale située approximativement entre Carhaix et Rostrenen. « Au regard de l’évaluation, il n’y avait pas d’intérêt à avoir un seul territoire pour ces visites », affirme Julie Longy, coordinatrice régionale de la permanence des soins à l’ARS.

Pas assez de consultations, donc.

Si la maison médicale de garde de Carhaix, adossée aux urgences, accueille toujours des populations du Finistère et des Côtes-d’Armor, la répartition des médecins mobiles a donc été complètement séparée en départements.

Cinq médecins mobiles en semaine et quatre le week-end sont en activité dans le Finistère

Au départ de Morlaix, Saint-Renan, Landerneau, Douarnenez et Concarneau.

Pour les Côtes-d’Armor, quatre médecins mobiles, et trois le week-end

Qui rayonneront à partir de  Guingamp, Saint-Brieuc et Lamballe.

Des zones bien éloignées du centre Bretagne… Pour July Longy, « les points de départ ne sont qu’administratifs ». Autrement dit, les médecins mobiles ne résideraient pas nécessairement sur ces points de départ, et sont amenés de toute façon à couvrir tout le département

« Pas de notion de temps »

Enfin, assène-t-elle, « Il est important de dissocier la permanence des soins de l’urgence : il n’y a pas de notion de temps d’intervention dans la première. » Pourtant, la réalité de terrain est assez différente. « Aujourd’hui, si je suis de garde, je ne pourrai plus intervenir à Carhaix alors que je suis proche. Les patients devront attendre qu’un médecin vienne de Morlaix…

Inversement, ça va pénaliser aussi les patients de Saint Brieuc 

Si je suis amenée à intervenir en centre Bretagne, les patients devront attendre. Ça rallonge toutes les distances… La nouvelle organisation ne tient pas compte de la spécificité centre bretonne. Même si elle n’est pas nombreuse, la population a tout de même des droits », proteste une jeune médecin centre bretonne.

Une « concertation » ?

Pour Jean-Pierre Hémon, référent santé au pays CoB, la nouvelle répartition est une « involu-tion ». « Ce qui était stipulé dans le contrat local de santé, c’est qu’un médecin effecteur mobile était affecté au secteur interdépartemental.

Désormais, on va dépendre des effecteurs départementaux. Ici, il y a plus de difficultés d’accès aux soins qu’ailleurs. Il était donc logique d’apporter plus de moyens. Évidemment, il ne s’agit pas d’urgences vitales, et heureusement, les médecins s’impliquent toujours autant dans la Maison de garde.

Mais à une époque où on parle de rapprocher le citoyen du service rendu, enlever ce critère de proximité, c’est un recul. » Selon l’ARS, cette organisation est le fruit d’une « concertation » avec les acteurs de la santé. Pourtant, les associations départementales de permanence des soins (ADPS) disent ne pas avoir validé une telle décision.

Autre pomme de discorde :

Le passage de cinq à quatre médecins mobiles le week-end dans le Finistère.

Sur ce point, l’ARS rappelle qu’il y en a « encore plus qu’ailleurs », puisque le projet était d’attribuer trois effecteurs par département. Elle insiste aussi sur la revalorisation de 7 % des forfaits d’intervention pour les médecins. Une décision qui, là encore, ne satisfait pas.

De cinq à quatre effecteurs en Finistère

« On fait peut-être le même nombre d’interventions, mais pas le même nombre de kilomètres, souligne Alain Le Hir, président de l’ADOPS 29, car le centre Finistère est assez pauvre en population. Nous avons donc obtenu en quatrième médecin mobile sous expérimentation : nous devrons prouver que nous parcourons bien plus de kilomètres…

Mais nous ne savions pas que le secteur interdépartemental Carhaix-Rostrenen, qui nous délestait, disparaissait ! Nous avons l’impression qu’on nous a fait un chausse trappe. » Quant à la revalorisation, ça n’est pas, pour lui, la solution : « Ça n’est pas une question de rémunération, mais de pénibilité du travail.

Avec le temps de trajet, le temps de consultation est réduit à presque rien. » Philippe Bichat, médecin à Guengat, explique d’ailleurs qu’un seul médecin s’est porté volontaire sur les quatre week-ends de janvier pour la zone touchant Carhaix : « C’est toute une population qui devra être envoyée directement à l’hôpital », souligne-t-il. « Il y a eu un redéploiement de l’enveloppe de permanence des soins en ville au détriment de la ruralité », achève-t-il, écœuré.

Morgane Olès 25 Janvier

https://www.lepoher.fr/

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05 janvier 2019 ~ 0 Commentaire

mutuelle (côté quimper)

santé

Santé. Les mutuelles de village se multiplient dans le Finistère

Pour améliorer l’accès aux soins, Douarnenez et Briec ont mis en place des mutuelles de village. D’autres communes ont entamé la réflexion : Loctudy, Pleyben…

En 2012, 3,3 millions de Français ont renoncé à une complémentaire santé. 29 % des Français ont renoncé à des soins, essentiellement pour des raisons financières selon la Mutualité française. Christine Dupin, responsable de l’épicerie sociale de Briec (Finistère) près de Quimper complète : « On constate aussi que des personnes vont moins souvent voire plus du tout chez les ophtalmologistes ou dentistes, qu’elles demandent des échéanciers pour payer leurs médicaments ou leurs soins… »

Les communes négocient avec les mutuelles 

En 2017, elle a mené une étude pour mesurer la pertinence de mettre en place une mutuelle de village (aussi appelée mutuelle communale). Ces mutuelles sont apparues dans le Sud de la France au début des années 2010 pour permettre à une toute une frange de la population d’être couverte par une complémentaire santé. Les communes négocient avec des mutuelles afin d’obtenir des tarifs avantageux. Elles ne touchent aucune recette sur les contrats sous-crits. « Les communes sont juste des facilitateurs, des médiateurs. Il faut être précis car il existe un vide juridique », précise Christine Dupin.

Véritables économies

Son étude révèle que 5,7 % des habitants de Briec n’ont pas de mutuelles et 89,9 % se disent intéressés. Une mutuelle est retenue pour ses tarifs et sa proximité. « On voulait que les per-sonnes aient un interlocuteur en chair et en os et non une plateforme », complète Christine Dupin. Depuis septembre 2017, 172 personnes bénéficient de cette mutuelle de village. Des Briécois mais aussi des habitants de Landudal, Langolen, Landrévarzec et Edern. Il y a des personnes âgées mais aussi des professions indépendantes, des employés.

À Douarnenez, la mutuelle de village concerne 120 personnes depuis le 1er octobre 2018. Là aussi, une étude a été menée pour étudier les besoins. « Elle a révélé que 16 % de la popula-tion relevant du régime général n’avait pas de complémentaire. La mutuelle ne concerne pas simplement cette population, elle est ouverte à tous. Elle permet pour certains de gagner en pouvoir d’achat. Une personne nous a dit qu’elle paye désormais 90 euros de moins par mois ! », indique Nelly Guellec, directrice du Centre communal d’action social.

À Briec comme à Douarnenez, la commune fait le point une à deux fois par an avec la mutuelle retenue. D’autres communes finistériennes ont entamé une réflexion sur ces mutuelles de village :

  • Pleyben
  • Le Juch
  • Loctudy
  • l’Ile-Tudy
  • Pont-l’Abbé
  • Combrit…

D’après la Mutualité française, 20 000 Français souvent âgés de plus de 60 ans auraient choisi d’être protégés par une mutuelle communale. En France, 1700 communes en proposent.

3 Jan 2019

https://actu.fr/

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02 janvier 2019 ~ 0 Commentaire

carhaix lycées (le poher)

le peril jeune

Carhaix : un effet gilet jeunes pour les lycéens

Plus d’une centaine de jeunes ont défilé dans les rues de Carhaix, mardi 10 décembre. S’ils venaient majoritairement de Diwan, on comptait une vingtaine d’élèves de Sérusier. « C’est bien qu’on communique et qu’on se mobilise ensemble », soulignait l’un des membres de la délégation reçue à l’hôtel de ville par le maire, Christian Troadec. « Cela fait plaisir de voir que la jeunesse défile et est debout pour faire entendre ses revendications, qui rejoignent celles d’une grande partie de la société », a déclaré le premier édile.

Les lycéens reçus par le maire

Les lycéens ont exposé leurs doléances : non à parcours sup et à la réforme du bac, qui favorisent, selon eux, la sélection à l’université. Oui à plus de moyens pour l’éducation, l’orientation et l’aménagement du territoire, notamment les lignes de car.

Un argument qui a trouvé une oreille attentive chez Christian Troadec, qui a plaidé pour plus de décentralisation et de budgets aux régions pour organiser l’éducation et les transports.

Enfin, plus spécifiquement, les lycéens Diwan ont réclamé le droit de pouvoir passer le bac en breton. Un courrier vient d’être envoyé en ce sens au rectorat et une association a été créée. Ils ont reçu le soutien de leurs confrères de Sérusier.Les lycéens se sont mobilisés mardi. Plus d’une centaine de lycéens de Diwan et de Paul-Sérusier ont battu le pavé carhaisien.

Erwan Chartier-Le Floch 12 décembre 2018

https://www.lepoher.fr/

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02 janvier 2019 ~ 0 Commentaire

mineurs migrants (le poher)

refugees

Le Poher, solidaire avec les migrants mineurs

Dans le Poher, des familles solidaires, regroupées en collectifs ou associations, hébergent des migrants isolés, adolescents venus de Côte d’Ivoire, du Mali ou encore de Guinée, en attente d’une décision judiciaire, pour remédier aux manques de l’État.

Arrivé en France en avril 2017, Med* a été directement pris en charge par l’association Odyssée, qui travaille en partenariat avec le conseil départemental du Finistère. Une fois sur le sol français, il a été, de fait, pris en charge par l’aide sociale à l’enfance (ASE)… jusqu’au jour du jugement, qui reconnaît sa minorité ou pas.

« Au début, Med a été reconnu mineur, mais le département a contesté la décision. Or les papiers ne prouvent pas sa majorité », explique Dominique Le Crom, qui l’accueille quinze jours par mois depuis le début de l’année. Pour cette raison, le jeune Malien, d’abord logé dans un hôtel quimpérois, a été mis à la porte. Ce dernier s’est retrouvé à la rue le 20 décembre de l’année dernière.

Écœurés par la situation, Dominique Le Crom et sa compagne Malou Gourlaouen ont décidé de l’héberger chez eux, dans la campagne scaëroise. Ce professeur en économie et gestion de 60 ans et sa compagne, monitrice éducatrice de 56 ans, étaient déjà sensibilisés à la question des migrants.

Malou fait partie des membres fondateurs du collectif « On est bretons, on est solidaires et on agit », créé en 2015 et devenu association en mars 2018, qui dénombre une cinquantaine de bénévoles. Mais accueillir quelqu’un chez eux, ça, ils n’avaient jamais franchi le pas.« Je pense qu’il y a beaucoup de gens qui n’osent pas parce qu’il y a les habitudes, le boulot… Introduire quelqu’un dans sa vie, ce n’est pas évident », atteste Dominique.

Or, pour eux, « ce n’est pas une idée révolutionnaire » que d’accueillir un jeune ni de faire preuve de « générosité exceptionnelle ».Ils ont plus l’impression de « pallier un manque de l’État ». « Quand ces migrants ne sont pas considérés comme mineurs, ils ne sont pas protégés par le département. C’est une vraie machine à fabriquer de la délinquance puisqu’il faut bien qu’ils mangent ces jeunes à la rue », proteste Malou.

400 mineurs isolés par an

Depuis 2015, le conseil départemental finistérien a accueilli 1 200 migrants non accompagnés (MNA) dans leurs services, soit en moyenne 400 par an. Auparavant, ils n’étaient qu’une dizaine. Et seuls 30 à 35 % ont obtenu la reconnaissance de minorité et sont donc pris en charge par le département.

Sentiment d’isolement.

Dans le Poher, d’autres personnes ont cherché à aider ces migrants isolés en créant des collectifs et des associations. Jeanine Nicolas a fondé Aide aux enfants isolés et aux réfugiés du centre ouest Bretagne, à Gourin, en 2016. Elle a aussi accueilli cinq jeunes venus de Guinée ou de Côte d’Ivoire.

L’infirmière à domicile à la retraite de 77 ans en parle beaucoup et avec autant de tendresse que de ses deux petits-fils. Chacun y séjourne au minimum quatre semaines, si ce n’est plus, selon le dossier judiciaire de chacun. « Ma maison a deux chambres vides 360 jours de l’année », explique cette veuve depuis 28 ans, dont le fils unique est parti depuis longtemps.

Alors, « Mémé Jeanine », comme ses « gaillards » la surnomment, consacre quasiment tout son temps à cette cause. Leur situation, elle la compare à celle vécue par les Gourinois de la fin du 19è siècle aux années 1970, lorsqu’ils ont dû partir de la région direction les États-Unis, pour aspirer à une vie meilleure. Cependant, elle se trouve isolée, ici, à Gourin. Dans son association, une autre bénévole de Spézet héberge également mais c’est tout. « Les gens ne veulent pas montrer leur soutien », avance Jeanine Nicolas.

Nouveau collectif à Carhaix

Pour rompre cette solitude, deux Carhaisiens ont tenu une réunion le mois dernier, mercredi 7 novembre, à la mairie. Hélène Mangeney et Michel Limodin, qui accueillent tous les deux mineurs isolés dans leur foyer, ont souhaité se réunir pour créer un collectif. « Il faudrait que quand une personne décide d’accueillir un jeune, il y ait un collectif autour », résume cette assistante sociale à l’hôpital psychiatrique de Plouguernével âgée de 56 ans.

Chez elle, elle accueille actuellement Abou, Ivoirien de 16 ans, scolarisé au lycée Paul-Sérusier en bac pro mécanique et en attente de jugement. « Ce serait un peu comme une bourse d’échange où on dirait : là, je ne suis pas là ce week-end, pourrais-tu accueillir Abou ? », prend comme exemple Michel. Ce père de cinq enfants a « poussé les murs » de sa maison pour accueillir Benyoussef, 17 ans, actuellement en CAP Logistique dans le même établissement scolaire.

Hélène Mangeney et Michel Limodin ne s’en cachent pas. Parfois, cela peut être parfois éreintant, comme toute chose qui prend toute son énergie et son temps. Leur envie : « faire institution à la place des institutions » et « être moins dans l’urgence » que Quimper ou Brest, où les associations solidaires sont submergées, dès qu’un hébergement est demandé pour un mineur isolé. Ce qui pourrait donner envie à d’autres personnes et des associations de les rejoindre dans le secteur.

La dizaine de personnes présentes début novembre compte se retrouver dans un cadre plus informel, autour d’un repas, d’ici la fin de l’année pour avancer sur ce projet.

Manon Deniau

https://www.lepoher.fr/

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