Archive | Brest et région

16 juillet 2014 ~ 0 Commentaire

Amiante, la grogne enfle aux phares et balises

amiante

Le mouvement a été initié il y a trois semaines, à l’initiative de la CGT : une banderole sur les phares. La CGT réclame la mise en route des dispositions amiante.

Une banderole devant le phare du Creac’h à Ouessant, c’est la partie visible de la grogne qui monte aux Phares et balises. En cause, l’exposition à l’amiante des fonctionnaires. Les mesures de réparation ont été votées en 2010 par l’Assemblée nationale, mais leurs décrets d’application doivent être signés par plusieurs ministères.

Les arrêtés «amiante» permettent notamment de faire valoir une retraite anticipée. Selon le secrétaire général du syndicat national CGT, basé à Martigues, «les personnels avec la CGT sont déterminés à obtenir l’application des mesures de cessation anticipée d’activité amiante (CAAA)». Le syndicat envisage un recours en justice au niveau européen pour obtenir gain de cause. Ouessant – 06h01

http://www.ouest-france.fr/amiante-la-grogne-enfle-aux-phares-et-balises-2700868

Lire la suite

13 juillet 2014 ~ 0 Commentaire

Brest gaza

pales

Plus de 120 palestiniens ont  été tués sous les  bombardements de la bande de Gaza par l’armée israélienne.
Une nou­velle fois le pouvoir israélien déclenche un déluge de feu sur Gaza, sous l’objectif officiel de mettre fin aux tirs de roquettes vers le territoire israélien, mais avec pour objectif réel de briser l’unité politique des Palestiniens.
Une nouvelle fois, le peuple palestinien, en Cisjordanie aussi, est victime d’une punition collective, totalement  illégale au regard du droit international.
La communauté internationale, dont la France, doit prendre d’urgence des mesures concrètes :
            -pour l’arrêt des bombardements meurtriers à Gaza et la levée du blocus
            -pour l’arrêt de l’occupation et de la colonisation des territoires palestiniens
            -pour le respect du droit international
Pour exprimer notre solidarité avec le peuple palestinien, l’Association France Palestine Solidarité invite les brestois-e-s à participer à un
Rassemblement le mardi 15 juillet à 18 h 30 devant le Monument aux morts.
ASSOCIATION FRANCE-PALESTINE SOLIDARITE
1 Rue de L’Harteloire
292OO BREST

Lire la suite

12 juillet 2014 ~ 0 Commentaire

Brest, déficit du chru, le plan d’économie supprime 183 postes sur deux ans (lt + of)

sante

La lettre du directeur général, Philippe El Saïr, aux personnels du CHRU, le 26 juin, laissait présager un plan d’économie. Effectivement, 183 postes ne seront pas remplacés sur deux ans.

La direction parle de gel de postes sur deux ans mais, pour les syndicats, il s’agit bien de suppressions de poste. La CGT, qui avait prévu jeudi midi, la distribution de cartes postales, en réponse à la lettre diffusée aux personnels du CHRU de Brest-Carhaix (notre édition de mardi) a informé, hier, par la même occasion, le personnel. « Les propos de l’ARS sont effrayants :  » le CHRU de Brest présente des indicateurs de productivité du personnel défavorables… Il est impératif de redéfinir les effectifs, en cohérence avec l’absence de progression de l’activité ».

C’est un cercle vicieux qui profite au privé en supprimant des postes, en fermant des lits. On ne peut pas préserver la qualité des soins », soulignent Thomas Bourhis et Pierre-Louis Deniel, de la CGT. Sur injonction de l’Agence régionale de santé, la direction du CHRU a décidé, en réunion de directoire, lundi dernier, de geler 183 postes sur deux ans. Il s’agit de 165 postes de personnels non médicaux et de 18 postes médicaux, dont les actes contribuent pourtant à l’activité et, donc, au budget. « C’est une question d’équité, on ne peut pas exonérer une partie de l’hôpital de l’effort », répond le directeur du CHRU, Philippe El Saïr.

« Une opportunité d’adaptation » La CFDT, qui se déclare totalement opposée à ces suppressions, estime qu’« elles font porter la totalité du déficit sur le personnel non médical, si on compte les 25 postes déjà supprimés. La direction continue d’embaucher des médecins, alors même que l’ARS avait préconisé le gel de la masse salariale médicale pour 2013. La baisse d’activité est la seule responsable du déficit de l’hôpital. Il faut rechercher des solutions pour inverser la tendance ». Par ailleurs, le syndicat alerte sur l’augmentation inquiétante des risques psychosociaux, touchant toutes les catégories de personnel. Ces gels de postes seront organisés sur deux ans. « Nous allons travailler avec le directoire, les chefs de pôle, les cadres et les syndicats, pour décider comment cela va se décliner. Ce n’est pas quelque chose à quoi on se résout de gaieté de coeur. Il faut travailler sur la réorganisation, pour faire de cette contrainte une opportunité d’adaptation du CHRU », ajoute Philippe El Saïr, qui a écrit sa lettre au personnel « pour que tout le monde en interne soit au même niveau d’information ».

Pas de licenciement prévu  Aucun licenciement n’est prévu, les suppressions seront décidées au fil des quelque 300 départs à la retraite ou mutations, enregistrés chaque année au CHRU. Cela représente un effectif de 6.500 personnes, dont 600 médecins, ce qui correspond à 5.500 équivalents temps-pleins, dont 500 médecins. « On travaille sur les différentes réorganisations possibles mais aussi, par ailleurs, sur les achats ou l’amélio- ration des codages. Je vais informer l’Agence régionale de santé de nos hypothèses de travail et, pour fin septembre début octobre, on aura un contrat de retour à l’équilibre avec l’ARS ». 11 juillet 2014 / Catherine Le Guen

http://www.letelegramme.fr/finistere/brest/deficit-du-chru-le-plan-d-economie-supprime-183-postes-sur-deux-ans-11-07-2014-10254202.php

Santé. Hôpital Brest-Carhaix : suppression de postes annoncée (of)

Brest – 10 Juillet

Le plan de rééquilibrage budgétaire de l’hôpital de Brest-Carhaix, validé par l’Agence régionale de santé, annonce 183 suppressions de postes sur les deux prochains exercices.

Après avoir rejeté le budget prévisionnel 2014, déficitaire de 9,7 millions d’euros, l’Agence régionale de santé (ARS) invite le CHRU à « assurer une redéfinition des effectifs en cohérence avec l’absence de progression de l’activité ».

La direction de l’hôpital a aussitôt adressé une lettre à chacun des 6 500 salariés décryptant cette situation. Elle a également présenté aux organisations syndicales un plan de retour à l’équilibre suivant les orientations de l’ARS. Ce sont ainsi 165 emplois de personnels non médicaux et 18 postes de personnels médicaux qui seraient supprimés par le biais de départ à la retraite ou de mutations. La section CGT de l’hôpital brestois n’en démord pas : « C’est effrayant, lancent ensemble Thomas Bourhis et Pierre-Louis Deniel, s’exprimant pour la CGT. Des postes ont déjà été supprimés, des lits fermés, des horaires modifiés… Comment peut-on préserver la qualité des soins avec cette logique ? » Les organisations syndicales dénoncent un « cercle vicieux » qui renforce l’attractivité du secteur privé de la santé au détriment des hôpitaux publics.

Cartes postales à la direction Pour marquer leur mécontentement et le sentiment de rupture entre le personnel et la direction, la CGT a décidé, sur le ton de l’humour, d’adresser au DG de l’hôpital, Philippe El Saïr, des cartes postales répondant à son courrier. Ce jeudi, entre midi et 14 h, près des espaces de restauration des hôpitaux Morvan et de la Cavale Blanche, elles étaient « distribuées, signées et prêtes à être postées vers le sommet de la pyramide hiérarchique ». Toutes rappelaient invariablement que les personnels étaient « loin d’être assez nombreux » au regard de l’activité et de la charge de travail.

http://www.ouest-france.fr/sante-hopital-brest-carhaix-suppression-de-postes-annoncee-2690230

Lire la suite

01 juillet 2014 ~ 0 Commentaire

Attention intello brestois!

ha mon

Le candidat Ti ZEF au Nobel d’économie!

Ne force pas trop non plus, tu risques un claquage du cerveau!

Lire la suite

01 juillet 2014 ~ 0 Commentaire

Vivre et tenir la rue (cqfd)

Vivre et tenir la rue (cqfd) dans Brest et région IMGP0967

Grâce à la ténacité de Mireille Cann et de l’association Vivre la rue, une impasse historique de Brest survit depuis 25 ans à sa démolition programmée par la mairie et a vu s’ouvrir un champ de possibles.

Ici c’est Brest. Ou plutôt un quartier oublié du port de Brest. Non loin de Recouvrance, coincée en contre-bas de l’arsenal et de l’ancienne prison de Pontaniou, la rue de St-Malo, aurait pu disparaître il y a vingt-cinq ans. Qui s’intéressait alors à ces maisons, habitées au XVIIIe siècle par des charpentiers de marine malouins, enfoncées dans un cul-de-sac en cuvette, à ces vieilles pierres qui, pourtant, demeuraient les seuls vestiges du Brest histo-rique, antérieur au bombardement anglo-ricain de 1944 ?

En 1989, peu après la désaffection de la taule de Pontaniou, le bas de la rue St-Malo avait été exproprié de ses vieux habitants dans le but de la démolir. Mireille, dite Mimi, décou- vre alors ce coin paumé de la rive gauche pour lequel elle connaît un «vrai coup de cœur» : «À un mois près la rue aurait été détruite. J’ai décidé d’occuper une maison, la seule où il restait un robinet et une toiture. C’était pourri de chez pourri, mais quel charme!»

La rue pâtit alors d’une réputation de coupe-gorge. Avec ses grands murs borgnes, c’est le lieu interlope de divers trafics réels ou fantasmés et aussi le lieu où des jeunes néo- nazis trouvaient l’espace pour exprimer leurs haineuses convictions. «Depuis on a trans- formé les croix gammées en fleurs, explique avec poésie Mimi. Mais c’était surtout un énor- me dépotoir qu’on a mis deux ans à déblayer.» Malgré le vertige des travaux, Mimi réussit à projeter une vision sur cette rue qui ne ressemble à aucune autre dans Brest, cette ville à la fois dévastée par la guerre et par l’architecture froide et planifiée de l’urbaniste Jean-Baptiste Mathon. Sans droit ni titre, Mimi décide de tenir la rue et de la faire vivre, en fondant l’asso- ciation Vivre la rue: «L’impasse, où les voitures ne pouvaient pas circuler, avait la configu-ration idéale pour des spectacles de rue.»

À l’époque, l’incompréhension de certains riverains face à cette détermination à vouloir habiter un coin paumé que tout le monde avait déserté nourrissait tous les fantasmes: «Pour les esprits dotés d’une pauvre imagination, drivés par un adjoint au maire qui nous vouait une haine sans nom, on était forcément des dealers, on recevait des containers de drogues sur le port. C’était dur car ça prenait des proportions délirantes. Mais on est finalement arrivés à un accord tacite pour rester sur les lieux avec le maire de l’époque, Pierre Maille. »

Pendant quinze années, malgré plusieurs avis d’expulsion, deux convocations au tribu- nal, des menaces et intimidations diverses de l’élu de quartier, communiste, et enfin la décla-ration d’un péril par les urbanistes municipaux, Mimi et Vivre la rue tiennent bon grâce à l’or- ganisation de nombreuses «manifêtes» en soutien et autres animations de quartier. En 2005, la mairie veut, à nouveau, sous prétexte d’assainissement et de sécurisation expulser les habitants de la rue. L’association propose un contre-projet de rénovation avec l’appui d’un architecte-conseil membre du conseil d’administration de l’asso, pour mettre les maçon- neries des maisons hors d’eau et stopper le risque de dégradation par infiltration d’eau ou à cause des plantes invasives. Là se joue le dernier rapport de force avec la ville, qui finit par reconnaître les mérites de l’association. Mimi admet qu’ils travaillent depuis «en bonne intel-ligence»: «On sent que désormais, tout le monde admet que cette rue fait partie du patri-moine. L’Office du tourisme la mentionne. Les écoles me demandent de faire la visite, les Brestois y amènent leurs amis visiteurs en balade et, lorsqu’il y a une fête, les gens viennent en nombre.»

Lire la suite
  CQFD n°122 (mai 2014), rubrique Ma cabane pas au Canada, par Mathieu Léonard, illustré par Rémy Cattelain  mis en ligne le 30/06/2014

Contact : Vivre la rue Espace alternatif solidaire/Au coin d’la rue 12, rue Saint-Malo 29200 Brest Recouvrance 02 98 45 10 12.

Lire la suite

27 juin 2014 ~ 0 Commentaire

Brest, social, mécontents à l’unisson (lt)

Manara-marre

Rassemblement contre le pacte de responsabilité. Grève au centre de tri postal. Concert en faveur des intermittents qui défendent leur statut et leurs acquis sociaux. Il régnait, hier, à Brest, une sérieuse brise de contestation.

Pas évident de rassembler en masse contre le pacte de responsabilité. Malgré l’appel commun des syndicats CGT, FO, FSU, Solidaires et Unef (appel soutenu par le collectif des intermittents Art 29) et une originale mise en scène devant la sous-préfecture, moins d’une centaine de personnes se sont retrouvées pour dénoncer les récentes décisions défendues par François Hollande et son gouvernement. En pleine époque d’examens, les organisateurs décernaient à François Hollande un contre-diplôme fustigeant les dernières décisions socia- les et politiques. «Mobilisons-nous en exigeant une autre politique économique et sociale», résumait, au micro, Olivier Le Pichon, de la CGT.

«Renoncer au pacte de responsabilité» «Ah c’est sûr, Hollande n’aura pas son bac cette année». Sera-t-il invité au repêchage? «Sa seule chance serait de renoncer au pacte de responsabilité qui, pour satisfaire le Medef, impose l’austérité. Ce n’est certainement pas aux plus petits de supporter le poids de ces cadeaux au patronat! ». «La baisse continue des cotisations depuis près de 20 ans n’a pas amélioré la situation de l’emploi mais a augmenté les dividendes offerts aux actionnaires». De son côté, Solidaires filait la métaphore d’un sujet qui aurait pu tomber au bac, en série économie. «Comment la flexibilité du marché du travail peut-elle réduire le chômage? ». Sans attendre le ramassage des copies, la réponse tombait sans surprise: «Ce n’est pas d’un plan d’austérité économiquement dangereux et socia- lement injuste que nous avons besoin! ».

«La grève ne devrait pas affecter les usagers» De leur côté, dans le cadre de la se- maine d’actions interprofessionnelle qui a débuté lundi, des salariés du centre de tri postal font grève, depuis hier et jusqu’à demain matin, à l’appel de la CGT du secteur des activités postales et de télécommunications. Hier matin, vers 10 h 30, ils étaient une dizaine devant les bâtiments du centre de tri postal de Kergaradec, désormais appelé Plateforme indus-trielle du courrier (Pic).

Revendications principales: «L’organisation, le contenu la finalité et les conditions de travail, ainsi que les emplois, les droits et les garanties des salariés». Philippe Poupon, se- crétaire de la CGT de la Pic, estime ainsi à une vingtaine le nombre de CDI manquants, «la direction faisant en permanence appel à des intérimaires. Nous allons également passer d’une vingtaine de saisonniers à seulement trois». Le syndicat s’inquiète, par ailleurs, de l’allongement des délais de remise des plis que risque d’induire la réorganisation de la distribution du courrier. «La grève ne devrait pas affecter les usagers», a-t-il cependant précisé. La «plancha révolutionnaire» prévue hier, à 13 h, par la section CGT du Centre Courrier de Brest-Rive droite a, quant à elle, été repoussée à une date ultérieure. 27 juin 2014

http://www.letelegramme.fr/finistere/brest/social-mecontents-a-l-unisson-27-06-2014-10232239.php

Lire la suite

27 juin 2014 ~ 0 Commentaire

Brest, mouvement de grève chez les postiers (of)

greve-poste-privatisation

Ce jeudi matin, un rassemblement de postiers était prévu devant la plateforme indus- trielle de courrier de la zone Kergaradec, à Brest. Un préavis de grève a été déposé.

La section CGT du centre de tri et celle du centre courrier rive droite ont appelé les salariés à faire grève ce jeudi et ce jusqu’à samedi matin. Ce jeudi matin, ils étaient une dizaine de salariés à se rassembler devant la plateforme industrielle de courrier de la zone Kergaradec.

Ce mouvement de grève s’inscrit dans le cadre d’une semaine d’actions interprofes- sionnelles au niveau de la CGT. Pour les représentants, les réorganisations de la Poste augmentent la charge de travail des agents, les stressant davantage. «La crainte qu’on a, c’est que certains salariés atteignent une situation de détresse morale», explique Philippe Poupon, secrétaire du CHSCT (Comité d’hygiène, de sécurité et des conditions de travail) à la plateforme industrielle de courrier de la zone Kergaradec. Brest – 26 Juin

http://www.ouest-france.fr/brest-mouvement-de-greve-chez-les-postiers-2653184

Lire la suite

24 juin 2014 ~ 0 Commentaire

Nous avons aussi notre projet inutile à brest…

Nous avons aussi notre projet inutile à brest... dans Brest et région 14377_1

Si vous ne vous rendez pas à Notre-Dame-des-Landes le 5 Juillet 2014, nous avons aussi notre projet inutile à Brest..

Le collectif « Pour la sauvegarde de la vallée du Restic », poursuit son action contre la création d’une nouvelle voie de liaison sur les communes de Brest et Gouesnou, en organisant sur les terres en danger, un débroussaillage militant.

Rendez-vous à 15 heures samedi 5 Juillet 2014 au niveau du 110 rue du Restic à Brest (entrée de la vallée) http://tinyurl.com/3dmpxqp ou directement sur « la parcelle de résistance » pour les initié-e-s.

Apportez bottes, chapeaux, faucilles, serpes, crocs et fourches ainsi que gros bras et débroussailleuses pour les mieux équipés…. sans oublier quelques bricoles à grignoter après l’effort !

Nous finirons la journée par un apéritif convivial, en offrant aux courageuses et courageux un verre de vin (ou deux) et une soupe aux orties de circonstance.

Nous comptons sur vous ! Trugarez braz

Collectif RESTIC  collectif.restic@gmail.com

Lire la suite

22 juin 2014 ~ 0 Commentaire

Jeudi 26 juin au vauban

soireesoutien

http://www.art29.net/

Lire la suite

21 juin 2014 ~ 0 Commentaire

Brest: l’amap qui fait aussi bien que le supermarché‏ (reporterre)

studios c

Une association propose aux Brestois d’acheter chaque semaine toute une gamme de produits locaux, bios et de saison.

En plus de leur offrir une alternative aux supermarchés et changer les habitudes alimentaires des membres, l’association veut diversifier ses activités pour aller plus loin dans la relo- calisation de l’économie.Dans un lavoir désaffecté de la rive droite de Brest se déroule chaque jeudi une scène atypique. Une vingtaine de personnes se succèdent pour remplir leur cabas de carottes, navets, poisson, œufs, lait, fromage…

Pendant plus de deux heures, ce bâtiment d’habitude inutilisé prend des airs de petit marché dans lequel on croise aussi bien des étudiants, des jeunes parents sortant du boulot que des retraités.Tous sont adhérents de l’association « Court circuit en pays de Brest » qui distribue chaque semaine plus de deux-cents paniers bios, locaux et de saison dans sept points différents de la ville.

Comme dans les Amap (Association pour le maintien d’un agriculture paysanne) clas- siques, ces consomm’acteurs choisissent à l’avance la quantité hebdomadaire de légumes (entre 7 et 18 euros) qu’ils désirent. Ils ont également la possibilité de commander des œufs, du pain, des herbes aromatiques ou encore des yaourts qu’ils recevront chaque semaine pendant six mois au point de distribution de leur choix. Une fois leur contrat d’abonnement rempli, ils n’ont plus qu’à se rendre chaque jeudi après- midi au lavoir afin de retirer leur commande. Pour enrichir le panier, de la viande, du poisson et d’autres denrées leur sont également proposés en commande ponctuelle.

A la genèse du projet, une volonté de rompre avec le mode de distribution classique. «J’en avais marre de consommer des produits transformés, chers et dégueulasses», explique Céline cofondatrice de l’association. Pour y remédier, elle a d’abord créé une Amap avec Guillaume, l’autre pilier du projet. «Mais on s’est rendus compte qu’on touchait les revenus élevés, des gens déjà convaincus et qu’on ne répondait pas à la demande (une quarantaine de personnes sur liste d’attente). On voulait soutenir davantage les producteurs et offrir plus de souplesse et de choix», précise la jeune femme. Ils ont donc décidé de salarier deux personnes (plus un service civique) afin de créer des emplois qui ont du sens et faire que tout le poids de la logistique ne soit pas assuré par les seuls bénévoles.

Objectif panier diversifié Pour réussir leur pari, la variété de l’offre a été déterminante. «Nous voulions qu’il y ait un max de produits dans le panier» afin de proposer «une alter- native aux supermarchés» et ainsi permettre de faire la plupart de ses courses en un seul lieu, précise Céline. La formule propose également plus de souplesse qu’une Amap. Les adhérents disposent d’une période d’essai d’un mois pour tester le service et adapter leur commande à leurs besoins réels. En outre, grâce au « panier d’échange », ils peuvent tro- quer leur surplus de navets ou de topinambours contre du persil ou des carottes. Et lorsque les membres ne sont pas en mesure de venir retirer leur commande hebdomadaire, celle-ci est proposée à des «intérimaires» qui se sont inscrits à l’avance pour acheter un panier à l’occasion.

«C’est très bien fait, du coup ce n’est pas contraignant, se réjouit Gaëlle, une trente- naire inscrite depuis quelques mois. Mais vu que nous n’avons que des produits de saison, on risque d’en avoir marre de manger des patates à la fin de l’hiver!». Mais la convivialité des rencontres lui fait vite oublier cet inconvénient. En effet, chaque semaine, deux adhérents aident les salariés de l’association à assurer la distribution. «Ça me plait de donner un coup de main, c’est participatif et ça permet de rencontrer les autres adhérents, poursuit-elle. On discute, on échange des points de vue et des recettes».

100 % made in Brest Et ce réseau que Céline décrit comme une super Amap n’est pas une exclusivité brestoise. Les initiateurs du projet se sont en fait inspirés du travail réalisé par l’association Alter Conso à Lyon et l’ont adapté au contexte de leur ville. Un peu plus d’un an après le lancement, la greffe semble avoir prise. «Court circuit en pays de Brest» compte 250 adhérents consommateurs et une trentaine de producteurs. Céline précise que «tout vient du pays de Brest afin de mettre en avant la richesse du territoire». En raccourcissant les circuits de distribution, l’association contribue à relocaliser l’économie et à lutter contre des situations aberrantes :

« Le poisson pêché à Brest va à Rungis pour les cours et revient ici. Ça nous insup- porte que quelques intermédiaires s’en mettent pleins les poches et tirent les prix vers le bas, s’emporte cette entrepreneuse solidaire. Nous, on demande aux producteurs ce dont ils ont besoin pour vivre alors que, jusque-là, ils fixaient leurs prix en fonction de ceux des supermarchés ou des Biocoop… On veut créer de l’emploi dans notre association et chez les agriculteurs et pour ça, ils doivent atteindre le seuil de rentabilité. On veut que l’argent reste sur le territoire, que ça forme une boucle, que ça créé de l’emploi, du lien social et de la connexion entre producteurs et consommateurs».

Ils ambitionnent également de nous reconnecter avec ce qu’on mange et de changer les comportements sans tomber dans la culpabilisation. «Notre idée est de dire qu’on peut aller au supermarché mais qu’on peut aussi faire mieux. Il ne faut pas que les gens qui consom- ment au supermarché se sentent blessés et froissés», précise Céline. Et ce moyen concret d’éducation populaire semble porter ses fruits: «Je n’achète plus aucun légume en super-marché et ça me permet de faire marcher l’économie locale. Ça me pousse à faire de la soupe et à manger des légumes alors que je ne l’aurais pas forcement fait sans ça. Au bout de trente ans, j’arrive enfin à faire manger des légumes à mon mari», s’exclame Patricia, qui aide ce jour-là à distribuer les paniers.

Toucher des non militants «On trouve dans nos adhérents des gens qui ne seraient ja- mais allés dans une Amap, qui ne sont pas militants, ça rassure», se réjouit Céline. L’as- sociation contribue à contrer l’idée largement répandue selon laquelle manger sainement est un luxe en ces temps de disette économique. « Il est vrai que la plupart des produits coûtent moins cher en supermarché mais ils sont de moins bonne qualité, moins nourrissants. Et si on décide de mieux manger, uniquement ce dont on a besoin et qu’on cuisine, on s’en sort mieux. Les supermarchés poussent à la consommation inutile», poursuit Céline. Un constat partagé par les adhérents interrogés qui n’ont pas vu leur dépenses alimentaires augmenter.

Pour le faire savoir et s’assurer que l’alimentation saine et locale ne soit pas l’apanage des riches, l’association a lancé un point de distribution dans un quartier populaire. En outre, ils proposent un tarif social aux adhérents. Ceux-ci paient leur cotisation à l’association (coti- sation annuelle plus pourcentage du montant de la commande) en fonction de leurs revenus. Ils projettent également de lancer un système permettant aux personnes en difficulté finan- cière de manger bio en leur proposant un panier à – 50 %.

Face au l’engouement rencontré, l’association ne compte pas en rester là. Ils ont dans l’idée de mettre en place un atelier de transformation de légumes pour les consommateurs et les producteurs afin d’utiliser les surplus. Ils projettent également de lancer une maison des circuits courts avec une cantine bio locale, une épicerie ou un marché de producteurs. Ils entendent également relancer des filières locales dans le textile ou encore le bois de chauffage. Plutôt que de grossir à l’infini (ils se fixent une limite de 800 paniers par semaine), ils ont fait le pari de la diversification et espèrent que d’autres structures de ce type verront le jour un peu partout sur le territoire.

Emmanuel Daniel vendredi 20 juin 2014

Une vidéo qui explique la démarche :

http://www.youtube.com/watch?v=HGuCaYR_Cs8

http://www.reporterre.net/spip.php?article6020

Lire la suite

Rocutozig |
Tysniq |
Connorwyatt120 |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | Rafredipen
| Agirensemblespourpierrevert
| Buradownchin