Archive | Brest et région

02 juin 2014 ~ 0 Commentaire

Tilly-sabco, action des salariés à brest, circulation perturbée (of)

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Cinq camions de Tilly-Sabco bloquent ce lundi matin le rond-point du port de commerce de Brest au niveau de la Tour Guyot. La circulation est très perturbée.

C’est une action spontanée des salariés de Tilly-Sabco : « à l’heure actuelle, on n’a aucune visibilité. On part au travail sans savoir si le lendemain on en aura encore. » L’accès au port de commerce de Brest est difficile. Les salariés ont annoncé un blocage jusqu’en début d’après-midi. Tilly-Sabco est dans la tourmente depuis plusieurs mois. Et risque de devoir passer par un dépôt de bilan. Brest – 07h19

http://www.ouest-france.fr/tilly-sabco-action-des-salaries-circulation-perturbee-2591845

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31 mai 2014 ~ 0 Commentaire

Samedi, brest 14h rassemblement place de la liberté

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Appel de la jeunesse : Pour l’Europe ! Contre l’extrême droite !

Les résultats de l’extrême droite aux élections européennes sont un véritable choc. Plus de 54% des français se sont réfugiés dans l’abstention. A cela s’ajoutent les 30% de jeunes votants qui ont fait le choix du Front National. Cette situation révèle une véritable défiance envers les politiques nationales et européennes. Nous ne pouvons que nous en indigner et l’entendre pour proposer une véritable alternative.

Le vote Front National, et l’abstention sont les synonymes d’une profonde crise démocratique. Les politiques libérales et austéritaires menées en Europe et appli- quées au plan national ainsi que l’absence de prise en considération des attentes des jeunes et de l’ensemble de la population, en sont les premières causes.

La réponse au vote d’extrême droite ne doit pas se trouver dans la stigmatisation de ses électeurs, mais dans la réorientation de nos politiques européennes et nationales afin qu’elles répondent à l’intérêt général et aux besoins réels de la population, notamment des jeunes. Il est aussi nécessaire de débanaliser le discours du FN qui reste un parti d’extrême droite, raciste et xénophobe qui prône le repli sur soi. Nous revendiquons une Europe des peuples, une Europe démocratique et sociale. Une Europe qui réponde aux attentes des européens.

L’ensemble des organisations sous-nommées appellent donc la jeunesse et l’en- semble de la population se retrouvant dans les valeurs d’égalité, de liberté et de solidarité à se rassembler

Samedi 31 Mai à 14h Place de la Liberté à BREST.  

 UNEF, UNL, LMDE, MJS, JC, UDBy, PG.

Commentaire: Quatre organisations liées au PS! Pas un mot donc de la xénophobie d’état de Manuel Valls. Et les politiques « austéritaires », c’est qui? Vive l’Europe des travailleurs, mais à bas celle de la troïka et du gouvernement!

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29 mai 2014 ~ 0 Commentaire

Brest, lycéen(ne)s contre le fn (lt + of)

Scandant la chanson des Bérurier Noir « La jeunesse emmerde le Front national », quelque 300 lycéens manifestent actuellement dans les rues de Brest. Parti du lycée de l’Iroise, place Strasbourg, vers 9 h 30, le cortège, à la tête duquel on retrouve le président de l’Unef, s’est rendu au lycée de l’Harteloire, puis à Kérichen. Il devrait arriver en fin de matinée place de la Liberté.

http://www.letelegramme.fr/finistere/brest/brest-300-lyceens-contre-le-fn-28-05-2014-10187398.php

Montée du FN. Manifestation de lycéens à Brest (of)

Entre 800 et 500 lycéens ont défilé ce matin dans les rues de Brest, en réaction à la montée du Front national.

Partis de la place de la Liberté à Brest, vers 9 h 30, des lycéens ont défilé ce mercredi matin dans les rues. Ils ont été jusqu’à 800 selon des jeunes organisateurs de la manifestation, 500 selon la police. Suite aux élections européennes, ils protestent contre la montée du vote Front national. Scandant la chanson des Bérurier Noir « La jeunesse emmerde le Front natio- nal », les lycéens ont remonté la rue Jean-Jaurès jusqu’au lycée de l’Iroise. Puis ils sont passés par la Cité Kerichen. Ils ont marché le boulevard Léon-Blum vers le boulevard Montaigne. Puis ils ont longé la cité scolaire Sainte-Anne avant de rejoindre celle de l’Harteloire. La manifestation s’est terminée place de la Liberté un peu après 11h.  Un appel « citoyen » a été lancé pour une nouvelle manifestation samedi, à 14 h, place de la Liberté. La circulation a été perturbée, y compris celle du tram. Brest – 28 Mai

http://www.ouest-france.fr/montee-du-fn-manifestation-de-lyceens-brest-2576628

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21 mai 2014 ~ 0 Commentaire

Parcours littéraire dans la culture lgbt: « le long d’une vie »

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«Folasses dansant sur leurs chars», «invertis», «pédérastes, camionneuses», «tafioles», «êtres superficiels, superflus, en marge», «des sous hommes et femmes», «des dégénérés»…
Quelles réactions auriez-vous face à ses invectives, sommaires et dégradantes, entendues dans la bouche de vos amis, votre famille, vos collègues, vos camarades… ?

Nous sommes pédés, goudoux, trans, travelo, hétéro curieux… Oui ! Nous sommes cela, tout cela ! Mais pas seulement… Nous avons une vie, un travail, des identités et même des cultures. Naître, grandir, tomber amoureux, baiser, rompre, avoir des enfants, nous marier et vieillir.  Comme tout un chacun, c’est notre existence, notre destinée, nos aventures aussi.

Sous la plume des auteurs de notre siècle et ceux du passé, nous découvrirons les mots, les bonheurs, les peurs, les angoisses, les moments de doute et de joie, les vies trépidantes d’Aragon, Genet, Mishima, Fly, Violette Leduc, Michel Ange, Yourcenar, du narcisse Dorian Gray, d’Eddy Bellegueule, Ganymède, Dumbledore, et tant d’autres.

L’association LGBTH du Pays de Brest, Divers Genres vous invite à le découvrir sous la forme d’une lecture croisée d’extraits, le vendredi 23 Mai à 20h, à l’espace LCause (4 rue Ernest Renan).

https://www.facebook.com/events/1399662690311395/?notif_t=plan_user_invited

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18 mai 2014 ~ 0 Commentaire

À brest, on a marché pour la culture et l’art (of)

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Ils étaient 500 à participer cet après-midi à une « Marche pour la culture », place de la Liberté. Solidaires avec les intermittents et pour défendre un secteur fragilisé.

Forte mobilisation, cet après-midi, au bas de la place de la Liberté, pour la « Marche pour la culture et l’art ». Selon les organisateurs, les directeurs des principaux équipements culturels brestois, le Collectif ART 29, des syndicaux de salariés (CGT, Sud-Culture, Unef), mais aussi d’employeurs (notamment le principal, le Syndicat des entreprises artistiques et culturelles, SYNDEAC), et le public, pas moins de 500 personnes ont marché autour du square Mathon. Une manifestation festive et inventive malgré le contexte plutôt sombre. Après 17 minutes de marche, ils ont « symboliquement posé pour la photo en se serrant les coudes ».

« Alors que les économies sur le budget de la Culture équivalent seulement à 20 km d’au- toroute, elles déstructurent totalement un secteur déjà fragilisé », ont-ils rappelé.

La Marche était aussi « un soutien à la lutte des intermittents du spectacle dont le statut risque d’être encore plus précaire » si l’accord sur l’assurance chômage entre le Medef et des syndicats (CFDT, FO et la CFTC) est entériné par le ministre du Travail.

http://www.ouest-france.fr/culture-brest-marche-pour-la-culture-2549288

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16 mai 2014 ~ 0 Commentaire

Manifestations: st brieux: 1200, brest, lorient: 1000, quimper: 700 fonctionnaires dans la rue (of)

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800 fonctionnaires selon la police, plus de 1 500 selon les organisateurs, se sont mobilisées à Brest ce matin. Ils réclament une revalorisation de leurs salaires.

« Aide soignante en maison de retraite, je touche moins que le SMIC. Même mes enfants gagnent plus que moi ! », s’exclamait une manifestante en colère à Brest ce matin. Répondant à l’appel conjoint de six organisations syndicales (CFDT, CFTC, CGT, FSU, Solidaires et Unsa) et à celui de Force Ouvrière, un millier de fonctionnaires environ ont manifesté dans les rues de la ville, après un rassemblement sur la place de la Liberté.  Brest – 15 Mai

http://www.ouest-france.fr/manifestation-brest-un-millier-de-fonctionnaires-manifestent-brest-2544188

http://www.ouest-france.fr/social-la-fonction-publique-dans-les-rues-de-lorient-2544132?obref=obinsource

http://www.ouest-france.fr/fonction-publique-pres-de-700-personnes-manifestent-quimper-2544106

http://www.ouest-france.fr/manifestation-saint-brieuc-1200-fonctionnaires-mobilises-2544142

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16 mai 2014 ~ 0 Commentaire

Intermittents du spectacle, ciné gratuit imposé au multiplexe (of)

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Mercredi soir, une quarantaine d’intermittents ont fait irruption au cinéma Liberté, à Brest. L’objectif de l’action : la gratuité des projections pour les spectateurs.

Surprise, vers 19 h mercredi soir, pour le public du cinéma Liberté : une quarantaine d’inter- mittents ont fait irruption dans le multiplexe. Ils ont bloqué l’accès aux caisses, recouvert les distributeurs de sacs poubelles et accroché des affiches sur les vitres.

Leur objectif : la gratuité des projections pour les spectateurs. Membres du collectif A.R.T. 29, Arts en Résistance dans les Territoires, ils répondaient à l’appel de leur coordination, la «Coordination nationale des précaires, chômeurs, intermittents, et intérimaires», qui avait décidé cette action nationale visant les salles de cinéma, le jour même de l’ouverture du festival de Cannes.

Les intermittents veulent ainsi dénoncer les menaces qui pèsent sur leur régime d’indem-nisation. Pascal Turgis, le directeur du Liberté, a rapidement prévenu la police. Qui a laissé les intermittents distribuer leurs tracts et expliquer les raisons de leur action aux spectateurs. Le directeur a alors décidé de ne pas projeter les films, invitant le public à sortir du multiplexe. Puisqu’il leur devenait « impossible d’offrir des films aux spectateurs », les intermittents ont évacué le cinéma. Brest – 06h02

http://www.ouest-france.fr/intermittents-du-spectacle-cine-gratuit-impose-au-multiplexe-2544197

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15 mai 2014 ~ 0 Commentaire

Brest marche pour la culture le 17 mai (cb)

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Un collectif d’acteurs du secteur culturel appelle à manifester samedi 17 mai à 14 h place de la Liberté.

Relayant un mouvement national, plusieurs acteurs du secteur culturel brestois – artistes, intermittents, représentants de lieux de diffusion… – appellent les habitants à manifester samedi 17 mai à 14 h place de la Liberté à Brest pour dénoncer « les restrictions budgétaires, menaces sur les droits sociaux des artistes et techniciens, bouleversement des pouvoirs des collectivités territoriales… » Ils estiment que les missions de service public sont en danger dans tous les domaines de la culture du fait de mesures d’austérité, de la remise en cause du régime des intermittents du spectacle, de la réorganisation territoriale annoncée. Ils regrettent une accélération de « la marchandisation de la culture ». Dernière mise à jour : 14/05/2014 à 12:20

http://www.cotebrest.fr/2014/05/14/brest-marche-pour-la-culture-le-17-mai/

 

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02 mai 2014 ~ 0 Commentaire

Brest, jeudi 15 mai 20h: « bobby seul contre tous » aux studios

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Dans le cadre de la Journée mondiale contre les homophobies

Jeudi 15 Mai à 20h, organisé par Divers Genres, l’asso LGBTH du Pays de Brest

De l’intégrisme protestant au combat militant LGBT devant le Congrès américain.

Si Béatrice Bourges, icône extrémiste de la manif pour tous, Christine Boutin déclarant « l’homosexualité est une abomination », Christian Vanneste pour qui « les homosexuels sont narcissiques », ou le Président de Civitas, découvraient qu’un membre de leur famille, un de leurs proches ou même un de leurs enfants, qu’ils ont traîné un jour de manif sur le pavé parisien en hiver 2013, allait leur avouer sa préférence amoureuse en dehors de la norme. Quelle serait leur réaction ?

C’est ce qui est arrivé à l’héroïne du film de Russel Mulcahy, jouée par Sigourney Wevear. Ils pourraient, en regardant le film « Bobby seul contre tous » qui sera projeté au cinéma les Studios le Jeudi 15 Mai à 20h, être remis sur le chemin de la tolérance.

Bobby est en proie au doute. Il se confie à l’un de ses frères : il est tombé amoureux… d’un garçon. Bientôt, toute la famille est au courant : si les hommes de la maison semblent fina- lement accepter tacitement dans leur silence cette différence, sa mère ne peut s’y résigner. Cela va à l’encontre de ses principes religieux. Elle se met alors en tête de « guérir » son fils grâce à sa foi. Mais un terrible événement va changer sa vie et sa vision du monde… Face à son mal-être lié au rejet familial, Bobby finit par mettre fin à ses jours. C’est un choc pour Mary Griffith, son monde empli de certitudes s’effondre, ses convictions s’ébranlent.

Adapté d’une histoire vraie, cette mère bouleversée va changer de paradigme, avoir une illumination,et s’engager pour la tolérance, contre les fanatismes et les homophobies jusqu’à devenir une des  porte-paroles de la  communauté LGBT jusqu’au Congrès américain, en mémoire de son fils.

Divers Genres,l’association LGBTH du Pays de Brest, organise, avec le soutien de West Up, Aides, le Planning familial et la Mairie de Brest, la projection débat de ce biopic, dans le cadre de la Journée mondiale contre les homophobies qui se déroulera le samedi 17 Mai à Brest.

https://www.facebook.com/events/249202335265750/?notif_t=plan_user_invited

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26 avril 2014 ~ 0 Commentaire

La première mutuelle d’instituteurs est née à brest (qdc)

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Naissance de l’école publique en Bretagne

Le pro­vi­seur de lycée et his­to­rien Jean-Yves Guengant se penche dans son der­nier livre sur l’émergence de l’école publique et laïque en Bretagne, le récit d’un com­bat répu­bli­cain face aux conser­va­tismes reli­gieux. Entretien.

En quoi Brest occupe-t-elle une place impor­tante dans l’émergence d’une école gra­tuite, publique et laïque ?

Au XVIIIe siècle, Brest est à la fois une place-forte essen­tielle au Royaume et le port de l’esca- dre. C’est aussi le plus grand arse­nal fran­çais: plus de 15000 ouvriers y tra­vaillent, fai­sant de Brest l’une des plus grosses concen­tra­tions ouvrières d’Europe. Pourtant, il n’y a pas d’école payée par la ville avant la moi­tié du siècle. Elle est confiée aux Frères de la Doctrine chrétienne.

Or, la muni­ci­pa­lité est favo­rable aux Lumières et devient d’ailleurs toute suite révo­lu­tion­naire. Elle chasse les Frères et tente de construire une école laïque. C’est un com­bat très long, qui prend son essor sous la Restauration. Toutes les autres villes ont des écoles et des col­lèges, seule Brest jusqu’en 1839, est pri­vée de struc­tures d’éducation. L’élite bres­toise a décidé de se battre à la fois contre la Marine royale et l’Eglise catho­lique, pour obte­nir un droit de regard sur l’éducation de ses enfants. Elle se situe parmi les pre­mières villes à créer des écoles mutuelles, en 1817, et des salles d’asile (des écoles pour le pre­mier âge) en 1833 : c’est un pro­jet qui s’inscrit dans une croyance dans le pro­grès et la Raison.

Quelle a été l’influence de la Bretagne sur la France dans son ensemble ? Qui a assuré la pro­pa­ga­tion de ces idées modernes ?

Contrairement à l’idée d’une Bretagne entiè­re­ment réac­tion­naire et acquise aux monar­chistes ultra-­ca­tho­liques, la Bretagne est l’un des ber­ceaux de la Société pour l’instruction élémen­taire, qui se crée en 1814, et qui pro­meut une école mutuelle, où les élèves ont des moni­teurs qui leur apprennent les leçons, sous la direc­tion du maître, et où ils sont consti­tués en groupes de niveaux et pro­gressent à leur rythme. Cette école, qui remet en cause le lien hié­rar­chique et l’autorité du maître, est com­bat­tue par la congré­ga­tion des Frères de l’école chré­tienne, crée par Jean-Marie de Lamennais, le frère du phi­lo­sophe. Comme les Frères de la doc­trine chré­tienne, fon­dée par De la Salle, ils pré­co­nisent l’école simul­ta­née : tous les élèves d’un même âge appren­ant la même chose, au même moment, face au maître.

Ce qui se passe en Bretagne au début des années 1820 pré­fi­gure un affron­te­ment entre deux concep­tions de l’école : une libé­rale, sou­te­nue par l’aristocratie libé­rale, la bour­geoi­sie pro­gres­siste franc-maçonne, les pre­miers socia­listes (fou­rié­ristes); et l’autre, conser­va­trice, qui va deve­nir après les lois Guizot en 1833 le modèle de construc­tion de l’école moderne. Le com­bat laïque ne naît pas avec les lois de 1881: elles sont l’aboutissement d’un violent com­bat com­mencé sous la Restauration. Alors que l’Église est favo­rable à l’école mutuelle, très vite elle se range der­rière les ultras et favo­rise les écoles congréganistes.

Au début du XXe siècle, lors de l’expulsion des congré­ga­tions ensei­gnantes et de la loi de sépa­ra­tion de l’Église et de l’État, la Bretagne devient un vrai champ de bataille. C’est dans le com­bat pour l’école que s’affirment les muni­ci­pa­li­tés et en même temps que se forge un camp répu­bli­cain, dont l’école publique est le ciment.

Cette époque a vu naître des mou­ve­ments asso­cia­tifs et mutua­listes qui ont contri­bué au déve­lop­pe­ment de l’école répu­bli­caine, pouvez-vous en don­ner quelques exemples ?

Très vite, à côté de l’école s’est formé un tissu asso­cia­tif fort, qui a forgé une iden­tité impor­tante des gens fré­quen­tant l’école publique. La concur­rence très forte entre le privé et le public a créé un foi­son­ne­ment extra­or­di­naire d’associations, de coopé­ra­tives, que l’on retrouve encore aujourd’hui et qui per­met de com­prendre la com­plexité de la société bretonne.

Les patro­nages laïques et catho­liques vont à par­tir des années 1910 qua­driller la société : ce sont eux par exemple qui intro­duisent le foot­ball et le cinéma mas­si­ve­ment en Bretagne. Les can­tines sco­laires, les coopé­ra­tives sco­laires, les colo­nies de vacances, se déve­loppent avant 1914. La pre­mière mutuelle d’instituteurs en France naît à Brest en 1851. Dans les ins­tances diri­geantes de la Ligue de l’enseignement, on trouve Arthur Dessoye, ancien rédac­teur en chef de la Dépêche de Brest, et Édouard de Pompéry, un phi­lo­sophe ami de Jean Macé et de Benoît Malon.

Quelle a été la réac­tion des auto­ri­tés reli­gieuses, qui ont vu leur influence diminuer ?

La réac­tion a été vive, sur­tout de la part des notables conser­va­teurs, qui s’appuyaient sur l’Église catho­lique pour enca­drer les popu­la­tions pay­sannes. En 1872, ces notables avaient créé une école nor­male à Quimper, confiée aux Frères. Le com­bat contre la répu­blique ne dure pas long­temps, et le ral­lie­ment entraîne de nou­velles tac­tiques. Ainsi, après les ten­sions du début du XXe siècle, l’enseignement catho­lique réus­sit en quelques mois une mue extra­or­di­naire qui per­met son main­tien, en ren­dant asso­cia­tives les écoles catho­liques, et en laï­ci­sant leurs enseignants.

L’école, au XXe siècle est deve­nue un enjeu cen­tral, notam­ment dans les années 1920, et plus tard en 1959 et en 1984. À chaque fois, les deux concep­tions de la République s’opposent. Mais la coexis­tence a entraîné aussi un amal­game, et la ren­contre entre la démo­cra­tie chré­tienne et le socia­lisme laïque. C’est net dès 1906, avec le Sillon de Marc Sangnier, et la per­cée à Brest des socia­listes qui gagnent la muni­ci­pa­lité et la députation.

Pour vous, quels acquis impor­tants de la période 1740–1940 sont mis en péril aujourd’hui dans le monde éduca­tif ? Et quels ont été au contraire les plus grands pro­grès accom­plis depuis ?

La volonté d’une école publique ne va pas de soi. Bâtir une école pour tous les élèves a coûté beau­coup de temps, de souf­france, d’argent, et d’abord aux gens qui avaient besoin de cette école. L’école publique est donc un phé­no­mène de proxi­mité et un fac­teur fon­da­men­tal de démo­cra­tie. Aujourd’hui, on a perdu de vue cet aspect, et on n’honore plus les maîtres et les élèves. Les inté­rêts sont hors de l’école.

Par contre, nous avons pro­gressé dans l’idée de l’égalité des par­cours sco­laires : à l’époque, on peut ima­gi­ner de per­mettre aux pauvres d’aller à l’école, mais les des­tins ne se mélangent pas. Il y a l’école com­mu­nale, l’école pri­maire supé­rieure puis l’école pro­fes­sion­nelle pour les enfants d’ouvriers, et le lycée, du pri­maire au bac­ca­lau­réat, pour les enfants de la bour­geoi­sie. Seuls quelques bour­siers y accèdent. Le déter­mi­nisme social est très fort. Cependant au début du XXe siècle, tout est mis en place, écoles, lycées pour les gar­çons et les filles, écoles professionnelles.

Nous avons pro­gressé aussi dans les capa­ci­tés d’accueil : au XIXe siècle, une classe accueille entre 150 et 300 élèves. Au début du XXe siècle les classes ont autour de 100 élèves et les écoles pri­maires de Brest accueillent jusqu’à 2000 élèves ! Enfin, il n’y a pas de com­mune mesure entre le sta­tut pré­caire et proche de la misère des ins­ti­tu­teurs et sur­tout des ins­ti­tu­trices d’avant 1881, et celui de leurs suc­ces­seurs. Les lois sco­laires ont été une source extra­or­di­naire de modernisation. 24.04.2014 Quentin Duverger

http://www.vousnousils.fr/2014/04/24/brest-bretagne-ecole-publique-laique-553113

http://www.questionsdeclasses.org/?Naissance-de-l-ecole-publique-en

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