Archive | Brest et région

02 mai 2014 ~ 0 Commentaire

Brest, jeudi 15 mai 20h: « bobby seul contre tous » aux studios

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Dans le cadre de la Journée mondiale contre les homophobies

Jeudi 15 Mai à 20h, organisé par Divers Genres, l’asso LGBTH du Pays de Brest

De l’intégrisme protestant au combat militant LGBT devant le Congrès américain.

Si Béatrice Bourges, icône extrémiste de la manif pour tous, Christine Boutin déclarant « l’homosexualité est une abomination », Christian Vanneste pour qui « les homosexuels sont narcissiques », ou le Président de Civitas, découvraient qu’un membre de leur famille, un de leurs proches ou même un de leurs enfants, qu’ils ont traîné un jour de manif sur le pavé parisien en hiver 2013, allait leur avouer sa préférence amoureuse en dehors de la norme. Quelle serait leur réaction ?

C’est ce qui est arrivé à l’héroïne du film de Russel Mulcahy, jouée par Sigourney Wevear. Ils pourraient, en regardant le film « Bobby seul contre tous » qui sera projeté au cinéma les Studios le Jeudi 15 Mai à 20h, être remis sur le chemin de la tolérance.

Bobby est en proie au doute. Il se confie à l’un de ses frères : il est tombé amoureux… d’un garçon. Bientôt, toute la famille est au courant : si les hommes de la maison semblent fina- lement accepter tacitement dans leur silence cette différence, sa mère ne peut s’y résigner. Cela va à l’encontre de ses principes religieux. Elle se met alors en tête de « guérir » son fils grâce à sa foi. Mais un terrible événement va changer sa vie et sa vision du monde… Face à son mal-être lié au rejet familial, Bobby finit par mettre fin à ses jours. C’est un choc pour Mary Griffith, son monde empli de certitudes s’effondre, ses convictions s’ébranlent.

Adapté d’une histoire vraie, cette mère bouleversée va changer de paradigme, avoir une illumination,et s’engager pour la tolérance, contre les fanatismes et les homophobies jusqu’à devenir une des  porte-paroles de la  communauté LGBT jusqu’au Congrès américain, en mémoire de son fils.

Divers Genres,l’association LGBTH du Pays de Brest, organise, avec le soutien de West Up, Aides, le Planning familial et la Mairie de Brest, la projection débat de ce biopic, dans le cadre de la Journée mondiale contre les homophobies qui se déroulera le samedi 17 Mai à Brest.

https://www.facebook.com/events/249202335265750/?notif_t=plan_user_invited

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26 avril 2014 ~ 0 Commentaire

La première mutuelle d’instituteurs est née à brest (qdc)

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Naissance de l’école publique en Bretagne

Le pro­vi­seur de lycée et his­to­rien Jean-Yves Guengant se penche dans son der­nier livre sur l’émergence de l’école publique et laïque en Bretagne, le récit d’un com­bat répu­bli­cain face aux conser­va­tismes reli­gieux. Entretien.

En quoi Brest occupe-t-elle une place impor­tante dans l’émergence d’une école gra­tuite, publique et laïque ?

Au XVIIIe siècle, Brest est à la fois une place-forte essen­tielle au Royaume et le port de l’esca- dre. C’est aussi le plus grand arse­nal fran­çais: plus de 15000 ouvriers y tra­vaillent, fai­sant de Brest l’une des plus grosses concen­tra­tions ouvrières d’Europe. Pourtant, il n’y a pas d’école payée par la ville avant la moi­tié du siècle. Elle est confiée aux Frères de la Doctrine chrétienne.

Or, la muni­ci­pa­lité est favo­rable aux Lumières et devient d’ailleurs toute suite révo­lu­tion­naire. Elle chasse les Frères et tente de construire une école laïque. C’est un com­bat très long, qui prend son essor sous la Restauration. Toutes les autres villes ont des écoles et des col­lèges, seule Brest jusqu’en 1839, est pri­vée de struc­tures d’éducation. L’élite bres­toise a décidé de se battre à la fois contre la Marine royale et l’Eglise catho­lique, pour obte­nir un droit de regard sur l’éducation de ses enfants. Elle se situe parmi les pre­mières villes à créer des écoles mutuelles, en 1817, et des salles d’asile (des écoles pour le pre­mier âge) en 1833 : c’est un pro­jet qui s’inscrit dans une croyance dans le pro­grès et la Raison.

Quelle a été l’influence de la Bretagne sur la France dans son ensemble ? Qui a assuré la pro­pa­ga­tion de ces idées modernes ?

Contrairement à l’idée d’une Bretagne entiè­re­ment réac­tion­naire et acquise aux monar­chistes ultra-­ca­tho­liques, la Bretagne est l’un des ber­ceaux de la Société pour l’instruction élémen­taire, qui se crée en 1814, et qui pro­meut une école mutuelle, où les élèves ont des moni­teurs qui leur apprennent les leçons, sous la direc­tion du maître, et où ils sont consti­tués en groupes de niveaux et pro­gressent à leur rythme. Cette école, qui remet en cause le lien hié­rar­chique et l’autorité du maître, est com­bat­tue par la congré­ga­tion des Frères de l’école chré­tienne, crée par Jean-Marie de Lamennais, le frère du phi­lo­sophe. Comme les Frères de la doc­trine chré­tienne, fon­dée par De la Salle, ils pré­co­nisent l’école simul­ta­née : tous les élèves d’un même âge appren­ant la même chose, au même moment, face au maître.

Ce qui se passe en Bretagne au début des années 1820 pré­fi­gure un affron­te­ment entre deux concep­tions de l’école : une libé­rale, sou­te­nue par l’aristocratie libé­rale, la bour­geoi­sie pro­gres­siste franc-maçonne, les pre­miers socia­listes (fou­rié­ristes); et l’autre, conser­va­trice, qui va deve­nir après les lois Guizot en 1833 le modèle de construc­tion de l’école moderne. Le com­bat laïque ne naît pas avec les lois de 1881: elles sont l’aboutissement d’un violent com­bat com­mencé sous la Restauration. Alors que l’Église est favo­rable à l’école mutuelle, très vite elle se range der­rière les ultras et favo­rise les écoles congréganistes.

Au début du XXe siècle, lors de l’expulsion des congré­ga­tions ensei­gnantes et de la loi de sépa­ra­tion de l’Église et de l’État, la Bretagne devient un vrai champ de bataille. C’est dans le com­bat pour l’école que s’affirment les muni­ci­pa­li­tés et en même temps que se forge un camp répu­bli­cain, dont l’école publique est le ciment.

Cette époque a vu naître des mou­ve­ments asso­cia­tifs et mutua­listes qui ont contri­bué au déve­lop­pe­ment de l’école répu­bli­caine, pouvez-vous en don­ner quelques exemples ?

Très vite, à côté de l’école s’est formé un tissu asso­cia­tif fort, qui a forgé une iden­tité impor­tante des gens fré­quen­tant l’école publique. La concur­rence très forte entre le privé et le public a créé un foi­son­ne­ment extra­or­di­naire d’associations, de coopé­ra­tives, que l’on retrouve encore aujourd’hui et qui per­met de com­prendre la com­plexité de la société bretonne.

Les patro­nages laïques et catho­liques vont à par­tir des années 1910 qua­driller la société : ce sont eux par exemple qui intro­duisent le foot­ball et le cinéma mas­si­ve­ment en Bretagne. Les can­tines sco­laires, les coopé­ra­tives sco­laires, les colo­nies de vacances, se déve­loppent avant 1914. La pre­mière mutuelle d’instituteurs en France naît à Brest en 1851. Dans les ins­tances diri­geantes de la Ligue de l’enseignement, on trouve Arthur Dessoye, ancien rédac­teur en chef de la Dépêche de Brest, et Édouard de Pompéry, un phi­lo­sophe ami de Jean Macé et de Benoît Malon.

Quelle a été la réac­tion des auto­ri­tés reli­gieuses, qui ont vu leur influence diminuer ?

La réac­tion a été vive, sur­tout de la part des notables conser­va­teurs, qui s’appuyaient sur l’Église catho­lique pour enca­drer les popu­la­tions pay­sannes. En 1872, ces notables avaient créé une école nor­male à Quimper, confiée aux Frères. Le com­bat contre la répu­blique ne dure pas long­temps, et le ral­lie­ment entraîne de nou­velles tac­tiques. Ainsi, après les ten­sions du début du XXe siècle, l’enseignement catho­lique réus­sit en quelques mois une mue extra­or­di­naire qui per­met son main­tien, en ren­dant asso­cia­tives les écoles catho­liques, et en laï­ci­sant leurs enseignants.

L’école, au XXe siècle est deve­nue un enjeu cen­tral, notam­ment dans les années 1920, et plus tard en 1959 et en 1984. À chaque fois, les deux concep­tions de la République s’opposent. Mais la coexis­tence a entraîné aussi un amal­game, et la ren­contre entre la démo­cra­tie chré­tienne et le socia­lisme laïque. C’est net dès 1906, avec le Sillon de Marc Sangnier, et la per­cée à Brest des socia­listes qui gagnent la muni­ci­pa­lité et la députation.

Pour vous, quels acquis impor­tants de la période 1740–1940 sont mis en péril aujourd’hui dans le monde éduca­tif ? Et quels ont été au contraire les plus grands pro­grès accom­plis depuis ?

La volonté d’une école publique ne va pas de soi. Bâtir une école pour tous les élèves a coûté beau­coup de temps, de souf­france, d’argent, et d’abord aux gens qui avaient besoin de cette école. L’école publique est donc un phé­no­mène de proxi­mité et un fac­teur fon­da­men­tal de démo­cra­tie. Aujourd’hui, on a perdu de vue cet aspect, et on n’honore plus les maîtres et les élèves. Les inté­rêts sont hors de l’école.

Par contre, nous avons pro­gressé dans l’idée de l’égalité des par­cours sco­laires : à l’époque, on peut ima­gi­ner de per­mettre aux pauvres d’aller à l’école, mais les des­tins ne se mélangent pas. Il y a l’école com­mu­nale, l’école pri­maire supé­rieure puis l’école pro­fes­sion­nelle pour les enfants d’ouvriers, et le lycée, du pri­maire au bac­ca­lau­réat, pour les enfants de la bour­geoi­sie. Seuls quelques bour­siers y accèdent. Le déter­mi­nisme social est très fort. Cependant au début du XXe siècle, tout est mis en place, écoles, lycées pour les gar­çons et les filles, écoles professionnelles.

Nous avons pro­gressé aussi dans les capa­ci­tés d’accueil : au XIXe siècle, une classe accueille entre 150 et 300 élèves. Au début du XXe siècle les classes ont autour de 100 élèves et les écoles pri­maires de Brest accueillent jusqu’à 2000 élèves ! Enfin, il n’y a pas de com­mune mesure entre le sta­tut pré­caire et proche de la misère des ins­ti­tu­teurs et sur­tout des ins­ti­tu­trices d’avant 1881, et celui de leurs suc­ces­seurs. Les lois sco­laires ont été une source extra­or­di­naire de modernisation. 24.04.2014 Quentin Duverger

http://www.vousnousils.fr/2014/04/24/brest-bretagne-ecole-publique-laique-553113

http://www.questionsdeclasses.org/?Naissance-de-l-ecole-publique-en

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24 avril 2014 ~ 0 Commentaire

Brest, demandeurs d’asile

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Ce matin le tribunal a ordonné l’expulsion des réfugiés demandeurs d’asile du couloir qu’ils occupaient. Manif vers la sous préf pour demander un toit cette nuit…

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21 avril 2014 ~ 0 Commentaire

Plougastel-daoulas, l’image, mission humanitaire en palestine (lt)

 

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Mercredi, à 18 h 30, le cinéma l’Image diffusera, en avant-première, un documentaire de Mikaël Baudu, « Battements de coeur en Palestine », tourné au mois de février. Riwana, jeune étudiante en médecine, participe à une mission humanitaire en Palestine au côté de deux médecins brestois, Dominique Le Nen et Jean Branellec, l’un chirurgien, l’autre anesthésiste. Tous deux consacrent chaque année quelques semaines de leur temps pour aider des populations dans le besoin, loin de l’attention de la communauté internationale.

Rencontres et témoignages  Le documentaire, coproduit par Gwengolo Filmoù et France 3, avec le soutien de la région Bretagne, les suit lors d’une mission à l’hôpital de Jénine, à deux pas d’un camp de réfugiés palestiniens reconstruit, après avoir été rasé en 2002 par l’armée israélienne. C’est aussi une rencontre forte avec des Palestiniens, oubliés d’une fausse paix, et heureux de témoigner de leurs aspirations nationales et sociales. Chef de service au CHUR de Brest, le professeur Le Nen effectue, depuis 2002, deux missions médicales par an. Il a notamment publié « De Gaza à Jénine, au coeur de la Palestine ». 19 avril 2014

http://www.letelegramme.fr/finistere/plougastel-daoulas/l-image-mission-humanitaire-en-palestine-19-04-2014-10131627.php

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11 avril 2014 ~ 0 Commentaire

Ecole occupée à brest (of)

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Bugeaud contre la fermeture d’un poste

Ce jeudi soir, à la sortie des classes, une trentaine de parents ont occupé symboliquement l’école maternelle Bugeaud. Déjà, lundi, les parents d’élèves de Bugeaud avaient bloqué le tram durant quelques minutes.

Ces actions font suite à un courrier de protestation adressé le 6 avril, à l’inspectrice aca- démique du Finistère, dans lequel ils lui demandent de ne pas fermer le demi-poste comme annoncé. Il resterait alors trois classes dans cette petite école maternelle de centre-ville..

Il y a quatre ans, avec un effectif de 90 enfants, l’école maternelle Bugeaud ouvrait une quatrième classe. Cette fois-ci, avec 87 élèves de prévu pour septembre prochain, un demi-poste d’instituteur sera supprimé. Un demi-poste supprimé pour seulement trois élèves en moins, l’addition leur apparaît chère payée. Brest – 10 Avril

http://www.ouest-france.fr/ecole-occupee-brest-bugeaud-contre-la-fermeture-dun-poste-2131889

Commentaire: Quel « sectarisme »! Mettre encore ses enfants dans le public, alors qu’il y a une école privée à côté!

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05 avril 2014 ~ 0 Commentaire

Débrayage aux papillons blancs (of)

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Les grévistes s’invitent au conseil A l’appel d’une intersyndicale, environ 250 salariés venus de tout le Finistère se sont rassemblés devant le siège des Papillons blancs. Ils réclament davantage de moyens.

Ce jeudi, au Relecq-Kerhuon, à l’appel d’une intersyndicale des Papillons Blancs du Finistère (SUD, CFDT, CGT), environ 250 salariés se sont rassemblés devant le siège social de l’association. En début d’après-midi, ils ont investi le conseil d’administration. La directrice générale leur a permis de s’exprimer.

« Nous réclamons davantage de moyens humains et matériels. Car nos conditions de travail se détériorent. Et les conditions d’accueil des jeunes se dégradent, explique Nicolas Floch, délégué syndical de Sud. Voila plusieurs mois qu’on le dit et que rien n’est fait ». Les Papillons blancs sont une association de parents d’enfants handicapés mentaux. Dans le Finistère, elle emploie environ 800 salariés (éducateurs, aides-soignants, etc) sur plus de 30 établissements. Elle accueille 1450 jeunes et adultes de tous âges. Le Relecq-Kerhuon – 03 Avril

http://www.ouest-france.fr/debrayage-aux-papillons-blancs-les-grevistes-sinvitent-au-conseil-2085731

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05 avril 2014 ~ 0 Commentaire

Justice, grogne chez le personnel de greffe (of)

y-en-a-marre

Un mouvement de revendication fait tâche d’huile chez les personnels de greffe qui ont manifesté hier sur les marches du palais de justice de Brest.

À la vitesse des mails, la grogne des « petites mains » de la justice gagne tout le territoire. À l’image de Brest, où greffières (un métier essentiellement féminin) et personnel de catégorie C se sont rassemblés hier midi sur les marches du palais de justice. Avec le soutien de certains magistrats du siège et du parquet. Brest – 03 Avril

http://www.ouest-france.fr/justice-grogne-chez-le-personnel-de-greffe-2085964

Commentaire: « Informer » çà ne va pas jusqu’à nous dire pourquoi ils manifestent! Alors que sur la photo il y a « augmentation des salaires » et « recrutement massif ».

Tribunal de Quimper. La grogne des fonctionnaires du greffe

Quimper – 03 Avril

Ce jeudi, 45 fonctionnaires du tribunal de grande instance de Quimper, dont le greffe, se sont rassemblés devant le palais de justice.

Depuis plusieurs jours, la grogne des fonctionnaires de greffe se manifeste sur les marches des palais de justice et par des messages diffusés via l’intranet justice de Quimper.  L’un des motifs de colère porte sur le projet de création d’un tribunal de première instance regroupant les tribunaux de grande instance, d’instance, de commerce, des affaires de sécurité sociales et les conseils de prud’-hommes. L’autre motif de mobilisation des fonctionnaires de greffe porte sur leur situation indemnitaire.

 http://www.ouest-france.fr/quimper-la-grogne-des-fonctionnaires-du-greffe-2085318

Commentaire: « Indemnitaire »? çà voudrait pas dire « salaires »? Parce que là, on a déjà tout donné à Gattaz pour ses pauvres!

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04 avril 2014 ~ 0 Commentaire

Benoît hamon: le compromis au service d’une ambition (les inrocks)

benoît hamon

Présenté comme la caution de gauche du gouvernement Valls, Benoît Hamon ne doit pas sa nomination à l’éducation à ses seules prises de positions politiques.

Son influence au sein des organisations de jeunesse et un méticuleux réseau tissé dès 1993 lui ont permis d’accéder au pouvoir. Mais ses compromis idéologiques pourraient lui coûter son socle militant. Voilà que le frondeur de 1986, leader étudiant contre la loi Devaquet qui prévoyait l’auto- nomie des universités, occupe désormais le fauteuil de ministre de l’Education.

Une boucle bouclée que le Breton ne manque pas de savourer. Mieux : son portefeuille élargi à l’enseignement supérieur et de la recherche fait de lui le numéro 4 du gouvernement. À 46 ans, Benoît Hamon tutoie enfin ses ambitions, lui qui se plaignait d’être à l’étroit au ministère délégué à l’Economie sociale et solidaire. Si les analystes politiques le targuent d’être la caution de gauche du gouvernement Valls – alors même que ses camarades le désavouent depuis qu’il a accepté “le maroquin des mutuelles nécrosées” – il ne faut voir aucun hasard dans son ascension. Le réseau et la force de Benoît Hamon prend racine dans les mouvements jeunesses. Il a méticuleusement tracé sa route depuis les clubs Forum, sous la houlette de Rocard et dirigés par Manuel Valls, jusqu’au mouvement des jeunes socialistes (MJS).

“Le vrai papa du MJS, c’est Benoît Hamon” Président du mouvement de 1993 à 1995, il auto- nomise le MJS du PS, quintuple les adhésions pour culminer à 3000 cartes, et créé son courant “Nouvelle gauche”. Surtout, il verrouille l’organisation. “Le vrai papa du MJS, c’est Benoît Hamon, commente une animatrice fédérale. La majorité le rencontre tout le temps.” De Régis Juanico à Laura Slimani, en passant par Razzy Hammadi ou Antoine Détourné, Hamon place ses pions et maintient le MJS dans son courant à la faveur d’un millefeuille statutaire et de pratiques pas toujours démocratiques. “C’est lui qui a mis en place le système mafieux à la tête du MJS”, dénonce un ancien membre, allant jusqu’à parler de “dynastie hamoniste”.

Dans une interview de 2009 donnée à Libération, Benoît Hamon concède son intérêt pour le MJS.“On a aujourd’hui une réelle capacité d’influence dans la jeunesse. Mais je ne décroche pas mon téléphone en disant : ‘Faites-moi venir les présidents des mouvements de jeunesse, on déclenche un mouvement.’ Le MJS, c’est à peine 1 % de mon temps.” Reste que c’est bien lui qui a su calmer les syndicats étudiants et lycéens lors de l’affaire Leonarda, une action remarquée par l’Elysée alors dépassé par l’ampleur du mouvement. Et c’est un ex-Unef, Bertrand Gaume, qui est en charge de la direction de son cabinet à l’Education nationale, après l’avoir été à Bercy.

“Quelqu’un de jeune qui parle moins avec sérieux qu’avec une arrogance butée” Hamon pratique ainsi la promotion des copains. Lorsqu’il devient porte-parole du PS de Martine Aubry en 2009, il fait monter les siens au secrétariat national : Juanico à la trésorerie du parti, Hammadi aux services publics, Bruno Julliard, ex-président de l’Unef à l’éducation… Aujourd’hui, ils sont députés ou adjoint au maire de Paris. “Le voilà donc personnifié, le renouvellement du parti socialiste : quelqu’un de jeune qui parle moins avec sérieux qu’avec une arrogance butée [...] [Benoît Hamon] a pourtant tendance à lasser et à fatiguer ceux qui l’écoutent à force d’asséner des évidences, de presser la rhétorique et de résister au renouvellement des logiciels”, dénonce le sociologue Olivier Mongin dans la revue Esprit.

“Noniste” en 2005, proche de Vincent Peillon et Arnaud Montebourg  – avec qui il créé l’éphémère Nouveau Parti socialiste – et d’Henri Emmanuelli, Hamon n’hésite pourtant pas à devenir porte-parole du premier secrétaire François Hollande. Ambitieux, il présente la motion “Un monde d’avance” (UMA) ralliant les forces à la gauche du parti au Congrès de Reims de 2008, engrangeant 18 % des voix. Proche de Aubry, il va néanmoins fondre UMA dans la majorité hollandiste et être nommé ministre du gouvernement Ayrault.

Et c’est là que ça se complique : l’adepte de la relance par la consommation rejoint une équipe qui défend une politique de l’offre. Discret pour ne pas dire muselé à Bercy, il fait quand même passer une loi sur la consommation et tente d’en faire passer une autre sur l’économie sociale et solidaire qui devrait être discutée à l’Assemblée fin avril. Mais à UMA, les dents grincent à mesure que les promesses présidentielles tombent. Au congrès de Toulouse d’octobre 2012, Marie-Noëlle Liene- mann et Emmanuel Maurel montent le courant Maintenant la Gauche, siphonnant les hamonistes. Attaqués sur leur gauche, les militants d’UMA commencent à se détourner de Hamon, lui préférant Pouria Amirshahi, ex de l’Unef.

Dans ce contexte, la nomination d’Hamon à l’éducation permettra-t-elle au gouvernement Valls d’avoir la confiance des parlementaires de gauche ? “Hamon à l’éducation ? On s’en fout !, évacue le député Pascal Cherki. Ce qui compte c’est la ligne politique ! Ça sert à rien d’avoir 10 Zidane dans une équipe de France dirigée par Domenech.” En bon supporter du stade brestois, Hamon appréciera. Par Mathilde Carton le 04 avril 2014 à 11h46

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29 mars 2014 ~ 0 Commentaire

Révoltes logiques: à quoi sert le chômage ?

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Le chômage ni la précarité ne peuvent se réduire à des chiffres statistiques ni à des courbes.

« Le fameux pacte de responsabilité rend le MEDEF tout puissant : les négociations se passent dans son siège parisien et les seules propositions discutées sont les siennes. L’accord impose encore une régression des droits des salariés fragiles, des chômeurs , des précaires. » dénonce Samuel Churin, comédien et porte parole de la coordination des intermittents et précaires.

Alors, nous, Piqueteros, au nom de ces chômeurs argentins bloquant des routes pour obtenir des droits, portons cette révolte par une interrogation :

A Quoi sert le chômage ? A qui profite t-il ?

Est-il un instrument de chantage sur les salariés ? Une nouvelle forme de domination? Sert-il à isoler le chômeur, le rendre invisible et malléable ?

Trois lectures viendront illustrer notre questionnement :
Le témoignage d’une femme en situation de recherche d’emploi .
Un extrait de « Le quai d’Oustreham « de Florence Aubenas , journaliste , investit pendant six mois dans le monde de la précarité  » pour vivre la vie des plus démunis  » .
Une intervention de Pierre Bourdieu à propos du mouvement des chômeurs en 1998.

  LCause Maison Pour Toutes,
4, rue Ernest Renan à Brest.

jeudi 3 avril à 19:00

Infos : Le théâtre du Grain – 02 98 43 16 70

https://www.facebook.com/events/655573614479323/

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27 mars 2014 ~ 0 Commentaire

Machines à voter, où est passée l’urne transparente? (politis)

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Surprise et stupeur en arrivant au bureau de vote dimanche pour le premier tour des municipales, je vais devoir utiliser une machine à voter !

Je ne verrai pas mon bulletin dans son enveloppe tomber dans l’urne transparente… Au lieu de cela, j’ai dû appuyer fort sur un bouton, puis appuyer sur un autre bouton pour valider, puis lire sur la machine : « votre vote à été enregistré, l’urne est refermée. »

J’ai un peu le sentiment de m’être fait avoir. Je n’ai aucune garantie physique que mon vote à effectivement été enregistré. Tout est dans la confiance donnée à la machine, et surtout dans le logiciel qu’elle héberge. Le principe de l’urne transparente et des enveloppes est d’une simplicité évidente pour tous les citoyens, il permet le secret du vote de chacun et le contrôle par l’ensemble des citoyens, à tout moment, et sans aucune connaissance particulière, du déroulement des opé- rations de vote : on observe les bulletins tomber dans l’urne, à la fin de la journée on dépouille collectivement les enveloppes sous l’œil de plusieurs observateurs, on compte et on recompte. D’ailleurs, le système est tellement efficace que les tentatives de tricherie en deviennent grotesque.

Comment fait-on pour contrôler que la machine respecte bien les votes des citoyens ? Qui va contrôler ? Qui a programmé la machine ? Qui le paye ? Tout cela manque évidemment de transparence. Et les suspicions de défaillance des machines ou de leur logiciel se multiplient. Est-ce que la volonté de moderniser les opérations de vote ou d’accélérer le dépouillement, car c’est surtout de cela qu’il s’agit, mérite qu’on sacrifie le contrôle citoyen des opérations ?

Le véritable problème, c’est que l’urne n’est pas transparente, la machine peut très bien recalculer les votes comme cela lui chante. Son programme n’est pas public, il bénéficie de la confi- dentialité attachée au secret industriel, un comble pour l’un des aspects les plus fondamentaux de la démocratie représentative. Le seul moyen de vérifier que la machine fonctionne correctement le moment venu, ce serait qu’elle délivre un récépissé du vote à chaque électeur, on le glisserait ensuite dans une urne transparente, dans une petite enveloppe pour préserver la confidentialité, et à la fin de la journée on dépouillerait.

C’est d’ailleurs le système choisi pour les élections au Vénézuela, les machines sont même équipées pour reconnaître les empreintes digitales de l’électeur.  On peut envoyer les résultats électroniques aux journalistes pendant que les citoyens vérifient les scores au dépouillement. Cela mettrait potentiellement en cause le secret du vote, car rien n’empêcherait un citoyen de raturer son récépissé, ou de glisser une enveloppe vide dans l’urne, ce qui fausserait les résultats. Bref autant conserver le système initial, qui ne gênait que les journalistes, obligés d’attendre un peu en racontant les mêmes platitudes : abstentions, montée de l’extrême droite, défaite du gouvernement, pas glorieux pour l’opposition, etc.

Si vous aussi vous avez des doutes sur le vote électronique, je vous encourage à faire un tour sur le site de l’association Ordinateurs de vote et de signer leur pétition. Il s’agit d’une asso- ciation composée de citoyens et d’informaticiens (pas vraiment réfractaires au progrès), qui met en doute la sécurité et la pertinence du vote électronique. Si vous voulez voir à quoi ressemble une élection avec des urnes opaques, je vous conseille d’aller regarder les élections russes.

Les machines à voter sont en recul en France et en Europe, mais la prochaine étape se profile rapidement avec l’avènement du vote par internet. Si vous avez lu l’article jusqu’ici, vous comprenez aisément que les risques de fraude sont démultipliés lors d’un scrutin par internet… Si vous aussi vous avez des doutes concernant le vote électronique, vous pouvez demander l’ins- cription de votre réclamation au procès-verbal de votre bureau de vote en vertu de l’article R52 du code électoral.

Vous pouvez aussi lire Vote électronique : les boîtes noires de la démocratie.

http://www.politis.fr/Machines-a-voter-ou-est-passee-l,26250.html

Commentaire:

Comment osez vous même imaginer que des gens si malins qu’ils vont verser 50 milliards au Medef.  Medef qui va les redistribuer à ses actionnaires qui vont aller les planquer à l’étranger sans créer un seul emploi. Pouf, évaporés dans les paradis fiscaux!

Pour trouver cet argent, il va falloir  saccager, la sécu, les allocs , la santé, les retraites, l’école et les indemnités chômage et toutes les babioles inutiles pour le patronat (la culture!).

Et ces « super Mario » seraient aussi assez crédules pour s’être fait refiler des boîtes dont personne ne veut ailleurs, à un paquet d’euros l’exemplaire,  juste pour pouvoir frimer et dire qu’ils font les élections « les plus modernes de chez moderne » ? Non  franchement!

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