Archive | Brest et région

01 juillet 2014 ~ 0 Commentaire

Vivre et tenir la rue (cqfd)

Vivre et tenir la rue (cqfd) dans Brest et région IMGP0967

Grâce à la ténacité de Mireille Cann et de l’association Vivre la rue, une impasse historique de Brest survit depuis 25 ans à sa démolition programmée par la mairie et a vu s’ouvrir un champ de possibles.

Ici c’est Brest. Ou plutôt un quartier oublié du port de Brest. Non loin de Recouvrance, coincée en contre-bas de l’arsenal et de l’ancienne prison de Pontaniou, la rue de St-Malo, aurait pu disparaître il y a vingt-cinq ans. Qui s’intéressait alors à ces maisons, habitées au XVIIIe siècle par des charpentiers de marine malouins, enfoncées dans un cul-de-sac en cuvette, à ces vieilles pierres qui, pourtant, demeuraient les seuls vestiges du Brest histo-rique, antérieur au bombardement anglo-ricain de 1944 ?

En 1989, peu après la désaffection de la taule de Pontaniou, le bas de la rue St-Malo avait été exproprié de ses vieux habitants dans le but de la démolir. Mireille, dite Mimi, décou- vre alors ce coin paumé de la rive gauche pour lequel elle connaît un «vrai coup de cœur» : «À un mois près la rue aurait été détruite. J’ai décidé d’occuper une maison, la seule où il restait un robinet et une toiture. C’était pourri de chez pourri, mais quel charme!»

La rue pâtit alors d’une réputation de coupe-gorge. Avec ses grands murs borgnes, c’est le lieu interlope de divers trafics réels ou fantasmés et aussi le lieu où des jeunes néo- nazis trouvaient l’espace pour exprimer leurs haineuses convictions. «Depuis on a trans- formé les croix gammées en fleurs, explique avec poésie Mimi. Mais c’était surtout un énor- me dépotoir qu’on a mis deux ans à déblayer.» Malgré le vertige des travaux, Mimi réussit à projeter une vision sur cette rue qui ne ressemble à aucune autre dans Brest, cette ville à la fois dévastée par la guerre et par l’architecture froide et planifiée de l’urbaniste Jean-Baptiste Mathon. Sans droit ni titre, Mimi décide de tenir la rue et de la faire vivre, en fondant l’asso- ciation Vivre la rue: «L’impasse, où les voitures ne pouvaient pas circuler, avait la configu-ration idéale pour des spectacles de rue.»

À l’époque, l’incompréhension de certains riverains face à cette détermination à vouloir habiter un coin paumé que tout le monde avait déserté nourrissait tous les fantasmes: «Pour les esprits dotés d’une pauvre imagination, drivés par un adjoint au maire qui nous vouait une haine sans nom, on était forcément des dealers, on recevait des containers de drogues sur le port. C’était dur car ça prenait des proportions délirantes. Mais on est finalement arrivés à un accord tacite pour rester sur les lieux avec le maire de l’époque, Pierre Maille. »

Pendant quinze années, malgré plusieurs avis d’expulsion, deux convocations au tribu- nal, des menaces et intimidations diverses de l’élu de quartier, communiste, et enfin la décla-ration d’un péril par les urbanistes municipaux, Mimi et Vivre la rue tiennent bon grâce à l’or- ganisation de nombreuses «manifêtes» en soutien et autres animations de quartier. En 2005, la mairie veut, à nouveau, sous prétexte d’assainissement et de sécurisation expulser les habitants de la rue. L’association propose un contre-projet de rénovation avec l’appui d’un architecte-conseil membre du conseil d’administration de l’asso, pour mettre les maçon- neries des maisons hors d’eau et stopper le risque de dégradation par infiltration d’eau ou à cause des plantes invasives. Là se joue le dernier rapport de force avec la ville, qui finit par reconnaître les mérites de l’association. Mimi admet qu’ils travaillent depuis «en bonne intel-ligence»: «On sent que désormais, tout le monde admet que cette rue fait partie du patri-moine. L’Office du tourisme la mentionne. Les écoles me demandent de faire la visite, les Brestois y amènent leurs amis visiteurs en balade et, lorsqu’il y a une fête, les gens viennent en nombre.»

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  CQFD n°122 (mai 2014), rubrique Ma cabane pas au Canada, par Mathieu Léonard, illustré par Rémy Cattelain  mis en ligne le 30/06/2014

Contact : Vivre la rue Espace alternatif solidaire/Au coin d’la rue 12, rue Saint-Malo 29200 Brest Recouvrance 02 98 45 10 12.

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27 juin 2014 ~ 0 Commentaire

Brest, social, mécontents à l’unisson (lt)

Manara-marre

Rassemblement contre le pacte de responsabilité. Grève au centre de tri postal. Concert en faveur des intermittents qui défendent leur statut et leurs acquis sociaux. Il régnait, hier, à Brest, une sérieuse brise de contestation.

Pas évident de rassembler en masse contre le pacte de responsabilité. Malgré l’appel commun des syndicats CGT, FO, FSU, Solidaires et Unef (appel soutenu par le collectif des intermittents Art 29) et une originale mise en scène devant la sous-préfecture, moins d’une centaine de personnes se sont retrouvées pour dénoncer les récentes décisions défendues par François Hollande et son gouvernement. En pleine époque d’examens, les organisateurs décernaient à François Hollande un contre-diplôme fustigeant les dernières décisions socia- les et politiques. «Mobilisons-nous en exigeant une autre politique économique et sociale», résumait, au micro, Olivier Le Pichon, de la CGT.

«Renoncer au pacte de responsabilité» «Ah c’est sûr, Hollande n’aura pas son bac cette année». Sera-t-il invité au repêchage? «Sa seule chance serait de renoncer au pacte de responsabilité qui, pour satisfaire le Medef, impose l’austérité. Ce n’est certainement pas aux plus petits de supporter le poids de ces cadeaux au patronat! ». «La baisse continue des cotisations depuis près de 20 ans n’a pas amélioré la situation de l’emploi mais a augmenté les dividendes offerts aux actionnaires». De son côté, Solidaires filait la métaphore d’un sujet qui aurait pu tomber au bac, en série économie. «Comment la flexibilité du marché du travail peut-elle réduire le chômage? ». Sans attendre le ramassage des copies, la réponse tombait sans surprise: «Ce n’est pas d’un plan d’austérité économiquement dangereux et socia- lement injuste que nous avons besoin! ».

«La grève ne devrait pas affecter les usagers» De leur côté, dans le cadre de la se- maine d’actions interprofessionnelle qui a débuté lundi, des salariés du centre de tri postal font grève, depuis hier et jusqu’à demain matin, à l’appel de la CGT du secteur des activités postales et de télécommunications. Hier matin, vers 10 h 30, ils étaient une dizaine devant les bâtiments du centre de tri postal de Kergaradec, désormais appelé Plateforme indus-trielle du courrier (Pic).

Revendications principales: «L’organisation, le contenu la finalité et les conditions de travail, ainsi que les emplois, les droits et les garanties des salariés». Philippe Poupon, se- crétaire de la CGT de la Pic, estime ainsi à une vingtaine le nombre de CDI manquants, «la direction faisant en permanence appel à des intérimaires. Nous allons également passer d’une vingtaine de saisonniers à seulement trois». Le syndicat s’inquiète, par ailleurs, de l’allongement des délais de remise des plis que risque d’induire la réorganisation de la distribution du courrier. «La grève ne devrait pas affecter les usagers», a-t-il cependant précisé. La «plancha révolutionnaire» prévue hier, à 13 h, par la section CGT du Centre Courrier de Brest-Rive droite a, quant à elle, été repoussée à une date ultérieure. 27 juin 2014

http://www.letelegramme.fr/finistere/brest/social-mecontents-a-l-unisson-27-06-2014-10232239.php

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27 juin 2014 ~ 0 Commentaire

Brest, mouvement de grève chez les postiers (of)

greve-poste-privatisation

Ce jeudi matin, un rassemblement de postiers était prévu devant la plateforme indus- trielle de courrier de la zone Kergaradec, à Brest. Un préavis de grève a été déposé.

La section CGT du centre de tri et celle du centre courrier rive droite ont appelé les salariés à faire grève ce jeudi et ce jusqu’à samedi matin. Ce jeudi matin, ils étaient une dizaine de salariés à se rassembler devant la plateforme industrielle de courrier de la zone Kergaradec.

Ce mouvement de grève s’inscrit dans le cadre d’une semaine d’actions interprofes- sionnelles au niveau de la CGT. Pour les représentants, les réorganisations de la Poste augmentent la charge de travail des agents, les stressant davantage. «La crainte qu’on a, c’est que certains salariés atteignent une situation de détresse morale», explique Philippe Poupon, secrétaire du CHSCT (Comité d’hygiène, de sécurité et des conditions de travail) à la plateforme industrielle de courrier de la zone Kergaradec. Brest – 26 Juin

http://www.ouest-france.fr/brest-mouvement-de-greve-chez-les-postiers-2653184

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24 juin 2014 ~ 0 Commentaire

Nous avons aussi notre projet inutile à brest…

Nous avons aussi notre projet inutile à brest... dans Brest et région 14377_1

Si vous ne vous rendez pas à Notre-Dame-des-Landes le 5 Juillet 2014, nous avons aussi notre projet inutile à Brest..

Le collectif « Pour la sauvegarde de la vallée du Restic », poursuit son action contre la création d’une nouvelle voie de liaison sur les communes de Brest et Gouesnou, en organisant sur les terres en danger, un débroussaillage militant.

Rendez-vous à 15 heures samedi 5 Juillet 2014 au niveau du 110 rue du Restic à Brest (entrée de la vallée) http://tinyurl.com/3dmpxqp ou directement sur « la parcelle de résistance » pour les initié-e-s.

Apportez bottes, chapeaux, faucilles, serpes, crocs et fourches ainsi que gros bras et débroussailleuses pour les mieux équipés…. sans oublier quelques bricoles à grignoter après l’effort !

Nous finirons la journée par un apéritif convivial, en offrant aux courageuses et courageux un verre de vin (ou deux) et une soupe aux orties de circonstance.

Nous comptons sur vous ! Trugarez braz

Collectif RESTIC  collectif.restic@gmail.com

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22 juin 2014 ~ 0 Commentaire

Jeudi 26 juin au vauban

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http://www.art29.net/

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21 juin 2014 ~ 0 Commentaire

Brest: l’amap qui fait aussi bien que le supermarché‏ (reporterre)

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Une association propose aux Brestois d’acheter chaque semaine toute une gamme de produits locaux, bios et de saison.

En plus de leur offrir une alternative aux supermarchés et changer les habitudes alimentaires des membres, l’association veut diversifier ses activités pour aller plus loin dans la relo- calisation de l’économie.Dans un lavoir désaffecté de la rive droite de Brest se déroule chaque jeudi une scène atypique. Une vingtaine de personnes se succèdent pour remplir leur cabas de carottes, navets, poisson, œufs, lait, fromage…

Pendant plus de deux heures, ce bâtiment d’habitude inutilisé prend des airs de petit marché dans lequel on croise aussi bien des étudiants, des jeunes parents sortant du boulot que des retraités.Tous sont adhérents de l’association « Court circuit en pays de Brest » qui distribue chaque semaine plus de deux-cents paniers bios, locaux et de saison dans sept points différents de la ville.

Comme dans les Amap (Association pour le maintien d’un agriculture paysanne) clas- siques, ces consomm’acteurs choisissent à l’avance la quantité hebdomadaire de légumes (entre 7 et 18 euros) qu’ils désirent. Ils ont également la possibilité de commander des œufs, du pain, des herbes aromatiques ou encore des yaourts qu’ils recevront chaque semaine pendant six mois au point de distribution de leur choix. Une fois leur contrat d’abonnement rempli, ils n’ont plus qu’à se rendre chaque jeudi après- midi au lavoir afin de retirer leur commande. Pour enrichir le panier, de la viande, du poisson et d’autres denrées leur sont également proposés en commande ponctuelle.

A la genèse du projet, une volonté de rompre avec le mode de distribution classique. «J’en avais marre de consommer des produits transformés, chers et dégueulasses», explique Céline cofondatrice de l’association. Pour y remédier, elle a d’abord créé une Amap avec Guillaume, l’autre pilier du projet. «Mais on s’est rendus compte qu’on touchait les revenus élevés, des gens déjà convaincus et qu’on ne répondait pas à la demande (une quarantaine de personnes sur liste d’attente). On voulait soutenir davantage les producteurs et offrir plus de souplesse et de choix», précise la jeune femme. Ils ont donc décidé de salarier deux personnes (plus un service civique) afin de créer des emplois qui ont du sens et faire que tout le poids de la logistique ne soit pas assuré par les seuls bénévoles.

Objectif panier diversifié Pour réussir leur pari, la variété de l’offre a été déterminante. «Nous voulions qu’il y ait un max de produits dans le panier» afin de proposer «une alter- native aux supermarchés» et ainsi permettre de faire la plupart de ses courses en un seul lieu, précise Céline. La formule propose également plus de souplesse qu’une Amap. Les adhérents disposent d’une période d’essai d’un mois pour tester le service et adapter leur commande à leurs besoins réels. En outre, grâce au « panier d’échange », ils peuvent tro- quer leur surplus de navets ou de topinambours contre du persil ou des carottes. Et lorsque les membres ne sont pas en mesure de venir retirer leur commande hebdomadaire, celle-ci est proposée à des «intérimaires» qui se sont inscrits à l’avance pour acheter un panier à l’occasion.

«C’est très bien fait, du coup ce n’est pas contraignant, se réjouit Gaëlle, une trente- naire inscrite depuis quelques mois. Mais vu que nous n’avons que des produits de saison, on risque d’en avoir marre de manger des patates à la fin de l’hiver!». Mais la convivialité des rencontres lui fait vite oublier cet inconvénient. En effet, chaque semaine, deux adhérents aident les salariés de l’association à assurer la distribution. «Ça me plait de donner un coup de main, c’est participatif et ça permet de rencontrer les autres adhérents, poursuit-elle. On discute, on échange des points de vue et des recettes».

100 % made in Brest Et ce réseau que Céline décrit comme une super Amap n’est pas une exclusivité brestoise. Les initiateurs du projet se sont en fait inspirés du travail réalisé par l’association Alter Conso à Lyon et l’ont adapté au contexte de leur ville. Un peu plus d’un an après le lancement, la greffe semble avoir prise. «Court circuit en pays de Brest» compte 250 adhérents consommateurs et une trentaine de producteurs. Céline précise que «tout vient du pays de Brest afin de mettre en avant la richesse du territoire». En raccourcissant les circuits de distribution, l’association contribue à relocaliser l’économie et à lutter contre des situations aberrantes :

« Le poisson pêché à Brest va à Rungis pour les cours et revient ici. Ça nous insup- porte que quelques intermédiaires s’en mettent pleins les poches et tirent les prix vers le bas, s’emporte cette entrepreneuse solidaire. Nous, on demande aux producteurs ce dont ils ont besoin pour vivre alors que, jusque-là, ils fixaient leurs prix en fonction de ceux des supermarchés ou des Biocoop… On veut créer de l’emploi dans notre association et chez les agriculteurs et pour ça, ils doivent atteindre le seuil de rentabilité. On veut que l’argent reste sur le territoire, que ça forme une boucle, que ça créé de l’emploi, du lien social et de la connexion entre producteurs et consommateurs».

Ils ambitionnent également de nous reconnecter avec ce qu’on mange et de changer les comportements sans tomber dans la culpabilisation. «Notre idée est de dire qu’on peut aller au supermarché mais qu’on peut aussi faire mieux. Il ne faut pas que les gens qui consom- ment au supermarché se sentent blessés et froissés», précise Céline. Et ce moyen concret d’éducation populaire semble porter ses fruits: «Je n’achète plus aucun légume en super-marché et ça me permet de faire marcher l’économie locale. Ça me pousse à faire de la soupe et à manger des légumes alors que je ne l’aurais pas forcement fait sans ça. Au bout de trente ans, j’arrive enfin à faire manger des légumes à mon mari», s’exclame Patricia, qui aide ce jour-là à distribuer les paniers.

Toucher des non militants «On trouve dans nos adhérents des gens qui ne seraient ja- mais allés dans une Amap, qui ne sont pas militants, ça rassure», se réjouit Céline. L’as- sociation contribue à contrer l’idée largement répandue selon laquelle manger sainement est un luxe en ces temps de disette économique. « Il est vrai que la plupart des produits coûtent moins cher en supermarché mais ils sont de moins bonne qualité, moins nourrissants. Et si on décide de mieux manger, uniquement ce dont on a besoin et qu’on cuisine, on s’en sort mieux. Les supermarchés poussent à la consommation inutile», poursuit Céline. Un constat partagé par les adhérents interrogés qui n’ont pas vu leur dépenses alimentaires augmenter.

Pour le faire savoir et s’assurer que l’alimentation saine et locale ne soit pas l’apanage des riches, l’association a lancé un point de distribution dans un quartier populaire. En outre, ils proposent un tarif social aux adhérents. Ceux-ci paient leur cotisation à l’association (coti- sation annuelle plus pourcentage du montant de la commande) en fonction de leurs revenus. Ils projettent également de lancer un système permettant aux personnes en difficulté finan- cière de manger bio en leur proposant un panier à – 50 %.

Face au l’engouement rencontré, l’association ne compte pas en rester là. Ils ont dans l’idée de mettre en place un atelier de transformation de légumes pour les consommateurs et les producteurs afin d’utiliser les surplus. Ils projettent également de lancer une maison des circuits courts avec une cantine bio locale, une épicerie ou un marché de producteurs. Ils entendent également relancer des filières locales dans le textile ou encore le bois de chauffage. Plutôt que de grossir à l’infini (ils se fixent une limite de 800 paniers par semaine), ils ont fait le pari de la diversification et espèrent que d’autres structures de ce type verront le jour un peu partout sur le territoire.

Emmanuel Daniel vendredi 20 juin 2014

Une vidéo qui explique la démarche :

http://www.youtube.com/watch?v=HGuCaYR_Cs8

http://www.reporterre.net/spip.php?article6020

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21 juin 2014 ~ 0 Commentaire

Les intermittents bloquent la voiture du président du medef à brest (fi)

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Coup d’éclat des intermittents vendredi à Brest.
Une délégation a demandé à rencontrer Pierre Gattaz, qui participait ce matin à une réunion de la fédération du bâtiment du Finistère. Face à un refus, ils ont décidé de bloquer le véhicule du président du Medef. Sur place pour France info, les précisions de Valérie le Nigen de France Bleu Breizh Izel.

Pierre Gattaz est sorti en courant du siège de la fédération du bâtiment pour s’engouffrer dans une autre voiture pendant que les intermittents s’étaient assis, accrochés les uns avec les autres, devant le véhicule garé sur le parking et qui était censé transporter le président du Medef.

Depuis 8h30 ce matin, la situation est tendue ici à Brest, près de l’aéroport, entre une qua- rantaine d’intermittents, non convaincus par les annonces de Manuel Valls,  et les repré-sentants du Medef. Les intermittents qui demandent donc à rencontrer Pierre Gattaz en dé- placement programmé dans le Finistère, et qui pour le moment ont reçu une réponse négative.

Sur Twitter, la section Finistère d’ART29 (Arts en Résistance dans les Territoires) indiquait que le patron des partons avait finalement pu partir, annonçant la tenue d’une AG pour décider de la suite du mouvement. Par Rédaction de France Info vendredi 20 juin 2014

http://www.franceinfo.fr/actu/societe/article/les-intermittents-bloquent-la-voiture-du-president-du-medef-brest-508553

 

 

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20 juin 2014 ~ 0 Commentaire

Hôpital de brest, le personnel réclame des moyens humains (of)

manifestants-hopital-SUD

Des salariés de l’hôpital de Brest manifestent ce (mercredi) midi.

Ils réclament des moyens humains. Et redoutent les réorganisations liées à un déficit évalué à 9,7 millions d’euros.

À l’appel de la CGT, des membres du personnel du Centre hospitalier régional universitaire (CHRU) manifestent ce mercredi midi devant l’hôpital Morvan. Ils s’insurgent contre des suppressions de postes dans plusieurs services. Lydie Contignon, permanente CGT, de- mande des embauches, notamment dans le service psychiatrie, où «le personnel est très en difficulté à certaines périodes de la journée». Cela poserait des problèmes de sécurité. «Au minimum, il faudrait quatre emplois d’infirmiers pour cet été et quatre agents de service hospitalier à l’année». Des débrayages ont lieu tous les jours depuis le 12 juin.

Déficit de 9,7 millions d’euros Dans les laboratoires, la CGT demande la création de trois postes de techniciens qui ont été supprimés. Dans les établissements pour personnes âgées (René Fortin, Ponchelet, Guilers), elle déplore le manque d’aides soignantes. «Elles sont trop souvent trois pour faire 170 changes». Par ailleurs, la CFDT s’inquiète des consé-quences du déficit prévisionnel du CHRU, évalué à 9,7 millions d’euros. Elle rappelle que « le dialogue social avec les partenaires sociaux est d’autant plus important dans cette conjoncture».

http://www.ouest-france.fr/hopital-de-brest-le-personnel-reclame-des-moyens-humains-2630464

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17 juin 2014 ~ 0 Commentaire

Intermittents, rassemblement «manifestif» pour la fête de la musique (of)

mobilisation-pour-les-intermittents-du-spectacle

En plein cœur de la fête de la musique, samedi, le «Mouvement Brest pour la Cul- ture» appelle à un rassemblement citoyen en faveur du spectacle vivant et des intermittents.

« On se serre les coudes, on ne lâche pas le morceau ! L’amour des Brestois pour la culture est un combat d’actualité ! » Dotée d’une vie culturelle et artistique intense, c’est tout naturellement que la ville de Brest se mobilise, depuis déjà plusieurs semaines, avec éner- gie, contre la nouvelle convention de l’assurance-chômage, qui touche particulièrement les intermittents du spectacle.

Directeurs de lieux culturels comme le Quartz, le Fourneau, la Maison du Théâtre ou la Carène, artistes et techniciens de compagnies comme Derezo ou A Petits Pas, animateurs de Maisons pour Tous, ils sont tous rassemblés, localement, au sein du «Mouvement Brest pour la Culture». Qui appelle donc à un nouveau rassemblement citoyen, le jour même de la fête de la musique, samedi 21 juin.

« La portée symbolique de la fête de la musique est évidente, commente Claude Morizur, co-directeur du Fourneau. D’où l’idée de consacrer, samedi prochain, un temps «manifestif», pour rappeler les origines et l’esprit de cette fête et afficher notre soutien d’aujourd’hui à la culture. »

Soutien de la municipalité

Le mouvement est officiellement épaulé par la municipalité: « Nous soutenons les travailleurs du spectacle et partageons leur vive inquiétude, affirme Gaëlle Abily. L’adjointe à la culture a d’ailleurs écrit à François Rebsamen, le ministre du Travail. Elle lui demande de ne pas si- gner cette nouvelle convention, dite «accord du 22 mars» et de relancer le dialogue social : « Si cet accord était ratifié, l’ensemble du monde de la culture et du travail serait pénalisé: salariés, intermittents mais aussi collectivités locales en charge des politiques publiques. Cet accord aurait donc un impact sur l’offre culturelle brestoise. Pourtant d’autres propo- sitions de réforme équitable existent.»

Le « Mouvement Brest pour la culture », qui rassemble élus, directeurs de salles, program-mateurs de concerts et d’événements culturels, intermittents, artistes et techniciens du spectacle, appelle à un rassemblement citoyen le samedi 21 juin, dans le cadre de la fête de la musique.

Samedi 21 juin, rassemblement pour la culture, à 17 h, place de la Liberté, à Brest. Brest – 06h01

http://www.ouest-france.fr/intermittents-rassemblement-manifestif-pour-la-fete-de-la-musique-2626807

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13 juin 2014 ~ 0 Commentaire

Les intermittents du spectacle occupent la cci de brest

mobilisation-pour-les-intermittents-du-spectacle

Dans le cadre d’un appel national, une trentaine d’intermittents du spectacle et de chômeurs occupent depuis 10h30 la CCI (Chambre de Commerce et d’Industrie).

Ils entendent protester et faire pression sur le gouvernement pour qu’il revienne sur la future convention chômage réformant leur régime. Ils sont arrivés vers 10h30. Ils sont une trentaine de personnes, cinq chômeurs et des intermittents se revendiquant du collectif ART29. Ils ont envahi le hall d’entrée, monté dans les étages, recouvert les écrans d’ordinateurs et empêchent les employées de la CCI de travailler. Ils ont été reçus par la direction.

Farouchement opposé à la nouvelle convention Leur revendication est simple. Ils exigent du ministre du Travail, François Rebsamen qu’il n’agrée pas l’accord UNEDIC du 22 Mars. Cette nouvelle convention chômage, qui doit s’appliquer au 1er juillet, prévoit des économies sur le régime d’indemnisation des techniciens et des artistes du spectacle.

Les manifestants précisent qu’ils dénoncent l’ensemble de l’accord contre lequel ils se battent : « Parce que cet accord fait peser 400 millions d’euros d’économies sur les seuls demandeurs d’emploi alors qu’aujourd’hui, 6 chômeurs sur 10 ne sont pas indemnisés. Par- ce qu’ aujourd’hui, 86% des embauches se font en CDD ; parce que les annexes 4, 8 et 10 de l’assurance chômage font partie des rares dispositifs de protection sociale en Europe, pensés pour l’emploi discontinu et qu’elles sont une nouvelle fois attaquées; parce que, aujourd’hui, l’annexe 4 des intérimaires est vidée de son contenu … »

Les intermittents du spectacle affirment leur détermination. Ils rappellent qu’ils continueront à occuper, faire grève, perturber, et bloquer tant que leurs revendications et propositions ne seront pas entendues et prise en compte.

Par Thierry Peigné Publié le 13/06/2014 | 12:08, mis à jour le 13/06/2014 | 12:51

http://bretagne.france3.fr/2014/06/13/les-intermiitents-du-spectacle-occupent-la-cci-de-brest-497781.html

Grève des intermittents : le soutien officiel des Vieilles Charrues

Dans un communiqué de presse, les organisateurs du festival breton des Vieilles Charrues se posent en soutien aux intermittents du spectacle et demandent la suspension des nouvelles mesures prévues par l’assurance chômage.

« Nous demandons au Premier Ministre, à la Ministre de la Culture, au Ministre du Travail et aux organisations patronales de recevoir, d’écouter, d’entendre et répondre aux inquiétudes profondes des intermittents. L’été 2003 a été marqué par une crise profonde, sans précédent, ne l’oubliez pas… ».

C’est par ces termes que débute le communiqué de presse co-signé  par Jean-Luc Martin, président de l’association des Vieilles Charrues et Jérôme Tréhorel, directeur général du festival des Vieilles Charrues. Le festival qui doit se tenir du 17 au 20 juillet prochain à Carhaix est l’un des plus importants de France en terme de fréquentation.

500 intermittents « La réforme du régime intermittent est une véritable épée de Damoclès pesant sur l’exception culturelle française. Elle représente un nouveau pas vers la précarisation des conditions d’emploi d’un secteur déjà fragilisé par les accords de 2003″.
Les responsables du festival rappellent que les Vieilles Charrues ne pourraient pas avoir lieu sans les les 500 personnes employées sous ce régime par le festival, dont 300 directement par l’association, en tant qu’artistes, musiciens, sonorisateurs, régisseurs, éclairagistes…

Les membres du festival attendent beaucoup du médiateur, le député PS Jean-Patrick Gille, nommé par le gouvernement pour résoudre cette situation de crise. Les Vieilles Charrues demandent « la concertation, la négociation, et se mobilisent pour défendre la place de la culture pour tous dans notre société, les métiers et le régime des intermittents dans le respect de la justice sociale ».

Réforme du régime des intermittents du spectacle Les intermittents du spectacle, sont farouchement opposés à la future convention chômage réformant leur régime. Ils menacent de perturber la saison des festivals. Cette nouvelle convention chômage, qui doit s’appliquer au 1er juillet, prévoit des économies sur le régime d’indemnisation des techniciens et des artistes du spectacle. Elle consiste en particulier à différer l’indemnisation, par un délai plus long d’attribution de leur allocation chômage et d’augmenter leurs cotisations chômage de 10,8 à 12%. Par Thierry Peigné Publié le 12/06/2014 | 13:37, mis à jour le 12/06/2014 | 13:37

http://bretagne.france3.fr/2014/06/12/greve-des-intermittents-le-soutien-officiel-des-vieilles-charrues-497007.html

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