Archive | Brest et région

25 novembre 2020 ~ 0 Commentaire

ubo (côté brest)

etudiant

À Brest, l’Alternative UBO initie un rassemblement contre les récentes lois jugées autoritaires du gouvernement

L’Alternative UBO organise, jeudi 26 septembre 2020 à Brest, un rassemblement contre les lois jugées autoritaires, notamment la Loi de programmation de la recherche.

L’Alternative UBO, qui se présente comme un syndicat indépendant et défendant les droits des étudiant(e)s de l’Université de Bretagne occidentale (UBO), organise un rassemblement d’oppo-sition contre les lois jugées autoritaires, notamment la Loi de programmation de la recherche (LPR). Il aura lieu jeudi 26 novembre 2020, à 14h, sur le parvis de la faculté de lettres, 10 rue Duquesne à Brest.

« Une loi mortifère »

Le syndicat explique : « Le 17 novembre, le Parlement a entériné la LPR pour 2021 à 2030. Cette loi est mortifère pour l’enseignement supérieur et la recherche, elle précarise l’ensemble de la communauté universitaire et criminalise les mobilisations étudiantes. »

L’Alternative UBO précise ses oppositions : « Cette loi organise la mise en concurrence des jeunes doctorant(e)s et instaure les contrats de missions. De plus, pour museler les mobilisations sociales, elle prévoit que soit pénalisé «le fait de pénétrer ou de se maintenir dans l’enceinte d’un établissement d’enseignement supérieur sans y être habilité […] ou y avoir été autorisé […], dans le but de troubler la tranquillité ou le bon ordre de l’établissement.» »

Trois ans de prison et 45 000 euros d’amende

Et de mettre en garde : « Cette disposition liberticide va à l’encontre des droits fondamentaux d’opinion et de manifestation, et vise directement la communauté universitaire. Elle rend passible les personnels, enseignants, étudiants d’un an de prison et de 7 500 euros d’amende et, si l’acte est commis en réunion, de trois ans de prison et de 45 000 euros d’amende. Elle prévoit aussi l’interdiction des droits civiques, l’interdiction de séjour et donc une expulsion potentielle pour les étrangers. »

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Une pétition 

L’Alternative UBO conclut :

« Le gouvernement s’attaque aux libertés fondamentales. Nous réclamons le retrait de la LPR et l’arrêt immédiat de la Loi sécurité globale.»

il appelle donc au rassemblement jeudi 26 novembre et à mis en ligne une pétition, adressée à Frédérique Vidal, ministre de l’Enseignement supérieur, de la recherche et de l’innovation.

Rédaction Côté Brest  24 Nov 20

https://actu.fr/bretagne/

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21 novembre 2020 ~ 0 Commentaire

brest (le télégramme)

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20 novembre 2020 ~ 0 Commentaire

castex à brest (le télégramme)

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Une honte

Soigneusement tenus à l’écart de la visite, les représentants du personnel avaient une appréciation bien moins positive.

Alors qu’une rencontre de quelques minutes avait pourtant été promise par les services de sécurité, le convoi ministériel s’est esquivé.

« Une honte », pour Thomas Bourhis, délégué CGT. « On avait des revendications à lui porter. Il a refusé de les entendre ».

Alors que Jean Castex traversait la rade pour rejoindre Crozon, les syndicats avaient la désagréable sensation d’avoir été menés en bateau.

Jean-Luc Padellec 20 Novembre 2020

https://www.letelegramme.fr/

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18 novembre 2020 ~ 0 Commentaire

serres bretagne (reporterre)

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Les serres géantes, « usines à tomates », envahissent la Bretagne

Depuis une dizaine d’années, des serres high-tech, hautes d’entre cinq et sept mètres, s’étendent en Bretagne sur des hectares et des hectares. Riverains et associations dénoncent l’artificialisation des sols, la pollution des eaux et la destruction de la biodiversité.

Artichauts et choux-fleurs s’alignent sur des centaines de mètres. À chaque embranchement de route, des panneaux indiquent des lieux-dits aux noms typiques : Kerveyer, Bournazou, Kerleunoc, etc. Régulièrement, des serres posent leurs reliefs, rompant la platitude de l’horizon. Angles droits et façades de vitres blanches qui, dans la grisaille, se confondent presque avec le ciel.

La commune de Plouescat est connue pour deux choses. Ses plages, mêlant longues étendues de sable et dentelles de rochers sur lesquelles danse l’écume des vagues ; et dans l’arrière-pays, ses productions de légumes, qui ont de moins en moins les racines en terre et sont de plus en plus abrités par des cages high-tech.

Dans le Finistère, ces édifices de verre se multiplient depuis une dizaine d’années. Les serres nouvelle génération font entre cinq et sept mètres de haut et peuvent s’étendre sur plusieurs hectares. Au volant, Michel Thouvenot, président de l’Association environnement et patrimoine de Cléder, mène la visite touristique. Là, le producteur de plants maraîchers Tecnosem a posé des milliers de mètres carrés de hangars et de hautes vitres devant un ancien corps de ferme. Plus loin, dans la commune voisine de Cléder, juste à côté des ruines d’un château du 17e, s’élèvent les serres de tomates des frères Roué

« Je ne comprends pas qu’elles aient été autorisées à côté d’un bâtiment historique », dit Michel Thouvenot. Elles ont même eu le privilège de la visite du président de la République, venu saluer l’effort des producteurs lors du premier confinement.

Encore quelques kilomètres au-delà, à Saint-Pol-de-Léon, sept hectares sont maintenant couverts d’un gigantesque hangar. Il s’agit de la future plateforme logistique de la coopérative qui domine l’agriculture locale : la Sica (société d’intérêt collectif agricole) Saint-Pol-de-Léon, 878 producteurs, premier groupement de producteurs de légumes en France, 40 % de la production exportée.

Le tout mieux connu sous la marque Prince de Bretagne. Voisin, un manoir de granit typique a désormais les fenêtres qui donnent sur un paysage de tôles noires. Le propriétaire a commencé à planter une épaisse forêt pour cacher le bâtiment industriel. En revenant vers Plouescat, à Kerveyer, Michel Thouvenot nous fait slalomer entre cinq exploitations différentes qui multiplient les édifices aux parois transparentes, couvrant presque l’ensemble des terres agricoles du lieu-dit. En terme de conséquences sur l’imperméabilisation et l’artificialisation des terres, c’est comme si la campagne se couvrait d’entrepôts.

« Il n’y a plus de refuges pour la biodiversité »

« Cela envahit le paysage », constate le militant associatif, aussi apiculteur. « Cela a des conséquences sur les abeilles, sur l’eau qui ne s’écoule plus dans le sol, sur les terrains qui sont aplanis. Il n’y a plus de refuges pour la biodiversité. L’association a demandé à la mairie de Cléder de limiter l’extension des serres. Cela a été refusé. » Comment dire non à la principale activité économique du secteur, avec le tourisme ?

Il est régulièrement appelé par des riverains, qui lui rapportent la présence de déchets de cultures : les plants de tomates, une fois la production terminée, sont retirés des serres et entreposés en d’immense tas mélangeant tiges, fruits et attaches plastiques nombreuses sur les plantes qui font plusieurs mètres de haut.

« Ils ne trient pas. Cela devrait être incinéré, mais ce n’est pas toujours le cas. Des milliers de morceaux de plastique se répandent dans la nature, le liquide de la fermentation des tomates s’infiltre dans le sol. » Le tout provoque un ajout de nitrates dans une région déjà saturée.

Plus proche du bourg de Plouescat, la famille Le Duff projette un nouvel agrandissement de ses serres, qui atteindraient plus de sept hectares. Événement rare, il lui a été demandé de passer par la procédure d’enquête publique, qui permet notamment de recueillir les avis des habitants alentour.

Début 2020, à la vue de la procédure, Jean-Luc Guillerm a immédiatement réagi. Revenu sur ses terres familiales pour couler une paisible retraite, il a vite déchanté. À quelques centaines de mètres de chez lui, les serres Le Duff, éclairées la nuit en hiver pour y faire pousser des tomates, l’ont vite dérangé :

Je pouvais lire le journal à trois heures du matin ! »

La carte de la pollution lumineuse en Bretagne est éclairante : ces serres sont l’un des principaux points visibles la nuit. La démonstration des conséquences de cet éclairage nocturne sur la biodiversité et la santé humaine n’est plus à faire.

Les sols sont « asphyxiés », « stérilisés »

Dans la petite ville, le retraité s’est activé et a incité ses voisins à s’exprimer sur l’extension de la serre. Eaux de ruissellement qui s’écoulent sur les terrains attenants, risque que les eaux usées des serres chargées en nitrates se déchargent dans l’environnement et sur le littoral, fumées de la chaudière…

Les conséquences sur le paysage du miscanthus, une grande herbe de deux mètres de haut servant à alimenter la chaudière, sont aussi soulevés. Au abords de Plouescat, les plantations se sont effectivement multipliées. Vingt-cinq hectares y seraient consacrés, d’après les docu-ments de l’enquête publique, pour une production correspondant à seulement vingt jours de chauffage par an. Autant de terres ne servant plus aux cultures maraîchères

Pour limiter les problèmes liés à l’éclairage, l’exploitant a promis l’installation d’écrans d’occultation. Reporterre a tenté de le joindre aux coordonnées laissées dans son dossier d’étude d’impact : aucun numéro n’a abouti.

Dans ce document, il défend un projet certifié Haute valeur environnementale, avec des techniques permettant « de réaliser des économies d’énergie, d’eau et de surface », ainsi qu’un usage très limité des pesticides.

Son étude d’impact nous renseigne aussi sur les méthodes de culture hors sol des tomates mises en œuvre dans ces serres : les plants de tomates émergent de grands pains rectangulaires enrobés de plastique où un « substrat » neutre (de la laine de roche dans ce cas là) permet l’implantation des racines.

Les tomates sont alimentées grâce à une eau chargée en nutriments circulant en circuit fermé. C’est ce que l’on appelle la « fertirrigation ». Chaleur, taux de CO2 accélérant la photosynthèse, mise en surpression des serres pour éviter l’arrivée d’insectes indésirables, surveillance par ordinateur de l’ensemble des « paramètres de croissance des plants » : tout est mis en œuvre pour permettre un rendement maximal, à grand renfort de technologie. Une véritable petite usine à tomates, en somme.

« Je ne comprends pas qu’ils puissent, sur un terrain non constructible, édifier des serres de plusieurs mètres de haut », réagit M. Guillerm. Les serres sont considérées comme des structu-res temporaires, pouvant ensuite être retirées. Pourtant, même le dossier d’étude d’impact fourni par l’exploitant le précise.

Des dalles de béton sont coulées dans les allées des serres, et des plastiques recouvrent le sol dans les rangs, cela conduisant « à une asphyxie sur le long terme, préjudiciable pour la vie des organismes vivant dans le sol ». À terme, il pourrait devenir « stérile », « impropre à la mise en culture », même si les serres étaient retirées. Elles ne sont pas qu’une légère structure de verre posée sur un champ.

Toujours dans le Finistère, la presqu’île de Plougastel

est un autre territoire dont la vue satellite est parsemée de carrés allant du blanc au gris foncé, qui marquent l’emprise d’une autre coopérative : Savéol, reine des tomates et de la fraise. Certes, certaines serres sont là depuis les années 70. Mais un vent de modernisation et d’exten-sions a soufflé ici aussi. « Au début des années 2010, on a constaté une série d’extension de serres dans tout Plougastel », raconte David Derrien, qui a fondé l’association À quoi ça serre.

Parmi ses membres, Danièle Seach, propriétaire d’une bâtisse de granit typique, nous accueille dans un parc joliment tondu. « Quand j’ai acheté en 1991, c’était des vieilles serres. À la fin des années 90, ils ont commencé les remblais. Puis il y a eu les extensions dans les années 2010.

Maintenant, j’ouvre les fenêtres de mon premier étage, je ne vois que ces serres. [Avant], c’était des bois, un bocage. » Les terrains agricoles ont été nivelés, modelés, terrassés. Désormais, les hectares de verre verticaux se dressent au-dessus de sa tête. Ils empêchent l’eau de s’infiltrer, et les bassins censés la retenir sont selon Danièle Seach insuffisants.

« Ils ont détourné l’eau. » Elle montre pour preuve des photos de torrents de boue dévalant un chemin près de chez elle. Le tout va dans l’Elorn, le fleuve qui se jette dans la rade de Brest. « À la suite de ces déversements, on a demandé des prélèvements. Des nitrates, des phosphates et un résidu de fongicides ont été trouvés. Mais on nous a dit qu’on ne pouvait pas savoir d’où ça vient ! » regrette David Derrien, de l’association À quoi ça serre.

Contactés, les exploitants de ces serres, membres de la famille Gouennou, n’ont pas répondu. Les numéros de téléphone sonnent dans le vide… Sauf un. Mais dès que le mot « journaliste » est prononcé, la réponse est immédiate : « Ça ne nous intéresse pas ! » Ils font partie du groupement de producteurs Savéol, qui a refusé notre demande de reportage dans une de ces serres.

Alors que l’on a vu les serres encore pleines de beaux plants de tomates, on nous explique que c’est la fin de saison. L’association À quoi ça serre dénonce une opacité du fonctionnement des serristes, facilitée par leur place importante dans l’économie locale.

Pourvoyeuses d’activité et d’emplois, vitrines de la commune, elles semblent bénéficier d’un œil favorable des autorités, et obtenir les autorisations nécessaires sans trop de difficultés. « Ils ont même obtenu une ligne de bus dédiée pour faire venir les travailleurs aux serres », souligne David Derrien. Des travailleurs de plus en plus souvent étrangers, détachés, d’ailleurs.

Un camion toutes les deux minutes

Pour observer des travaux en cours, le militant nous emmène dans un autre hameau de Plougastel-Daoulas, à Breleis. Depuis plus de quatre ans, les riverains subissent de multiples allées et venues de camions devant leur porte.

Leur voisin, M. Le Bot, étend peu à peu les abris qui tiennent ses fraises au chaud. C’est l’autre grosse production sous serres de la presqu’île. Il ne la vend pas à Savéol mais à un important grossiste, Le Saint. Camions et bulldozers brassent la terre nue sur laquelle de nouvelles serres viendront s’ajouter.

« Des milliers de tonnes de terre sont amenées là, quand ils travaillent un camion passe toutes les deux minutes », témoigne Lénaik, une riveraine. « Dans les remblais on voit du plâtre, des morceaux de plastique, on se demande si la terre n’est pas polluée. »

« Je ne comprends pas comment on peut dénaturer comme cela des terrains aussi proches de la mer », complète son voisin. « Tous les gens du village vont se baigner en contre-bas de ces serres. »

La circulation les inquiète, surtout pour leurs enfants. « Mon fils a eu un traumatisme crânien, il est tombé à cause d’un tracteur qui roulait trop vite », témoigne Lénaik. Elle a tenté d’inciter les engins à ralentir, avec un panneau signalant la présence d’enfants. « La gendarmerie est venue me demander de le retirer ! » Elle est allée se renseigner à la mairie, et a demandé le permis de construire. Mais les extensions se font l’une après l’autre, dans des dossiers séparés. Les documents obtenus ne permettent pas d’avoir de vision d’ensemble. Les voisins s’inquiètent : jusqu’où ira-t-il ? (Résumé voir lien)

Plouescat et Plougastel (Finistère), reportage

13 novembre 2020 / Marie Astier (Reporterre)

https://reporterre.net/

Cleder:
Contact : Michel THOUVENOT, Vrenn vian, Tél : 02.98.69.31.09

E-Mail:     thouvenotm@wanadoo.fr

Plougastel: Facebook

 

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08 novembre 2020 ~ 0 Commentaire

brest (ouest france)

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Brest. Près de 80 personnes ont manifesté, ce samedi, « contre les mesures gouvernementales »

Dans l’après-midi, ce samedi 7 novembre 2020, 80 personnes de tout bord ont défilé dans le centre-ville de Brest (Finistère), « contre les mesures gouvernementales ».

« Besoin impérieux de manifester », voilà ce qui est écrit sur leurs attestations. Ce samedi 7 novembre 2020, 80 personnes ont défilé, unies « contre les mesures gouvernementales » dans le centre-ville de Brest: « D’une façon ou d’une autre, nous restons, tous, vulnérables au coronavirus. »

Samedi dernier, seulement 12 motivés avaient répondu présent : « J’ai couru les manifs avec 4 000 Gilets jaunes, confie Mireille, 71 ans. J’ai décidé de me remobiliser. Par solidarité avec les jeunes, qui subissent une nouvelle vague, oui, mais de licenciements. »

En tête du cortège, un groupe de jeunes hommes « bien chauds » ne se lasse pas du slogan du jour : « Travaille, consomme et ferme ta gueule ». Deux d’entre eux seront verbalisés, à l’issue de la manif, pour défaut d’attestation.

À vélo, Armelle, 42 ans, explique « à quel point il est important d’échanger des idées alors que la culture est oubliée. » À côté de jeunes femmes qui revendiquent « l’école à la maison », Lionel, 45 ans, marche, lui, « pour le personnel hospitalier qui subit les conséquences de la politique libérale ».

Fabrice, 27 ans, reste persuadé que « ce confinement aurait pu être évité ». Adeline, 23 ans, redit que « dans cette période si anxiogène, un million de personnes ont basculé dans la pauvreté. » Enfin, « face à l’état d’urgence prolongé », Karine et ses filles marchent « pour nos libertés ».

Frédérique GUIZIOU.  07/11/2020

https://www.ouest-france.fr/

Lire aussi:

Brest, les Gilets jaunes ne sont pas adeptes du confinement

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23 octobre 2020 ~ 0 Commentaire

ucl brest (pl guérin)

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FORMATION UCL-BREST « LE CAPITALISME POUR LES NULS »

Jeudi 29 oct de 19h à 22h30  Patronage Laïque Guérin

Soirée en 2 parties sur les mécanismes du capital et sur les alternatives anticapitalistes et autogestionnaires.

Garderie possible sur demande (lors de l’inscription).

FORMATION SUR INSCRIPTION EN LIGNE ICI :

https://framaforms.org/inscriptions

https://giletsjaunesbrestois.home.blog/

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21 octobre 2020 ~ 0 Commentaire

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18 octobre 2020 ~ 0 Commentaire

logement (fr3)

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« On ne peut pas payer la facture, on arrête de se chauffer », le douloureux constat de la Fondation Abbé Pierre

Pour lutter efficacement contre la précarité énergétique, il faut la détecter et la mesurer. Des collectivités locales ont mis en place des services de diagnostic sur le terrain, qui permettent à la Fondation Abbé Pierre de publier un éclairage statistique sur la situation en Bretagne.

Chaque année la Fondation Abbé Pierre publie L’état du mal-logement en France. Pour 2020, l’agence Bretagne de la fondation s’est fixée un objectif de mise en lumière des priorités. Il est vrai que le mal-logement peut s’entendre de différentes façons. Pour les moins bien lotis, à la rue ou chez un tiers, il s’agit déjà d’accéder au logement.
Pour d’autres personnes mal logées, les questions majeures et qui peuvent se cumuler, sont celles de la surface du logement (habitat surpeuplé), de sa salubrité (habitat dégradé ou indigne) et de son isolation (passoires thermiques).
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Le défi de la rénovation des passoires thermiques

En France 3,8 millions de ménages modestes occupent un logement avec une étiquette énergétique F ou G. Ces passoires énergétiques représentent 17% des résidences principales. En période de réchauffement climatique, la rénovation de cet habitat est à la fois une priorité sociale et une urgence pour la planète.

Mais pour la Fondation Abbé Pierre, rien n’indique que les actions entreprises par le gouvernement soient à la hauteur du défi. D’où l’importance pour la Fondation d’accroître les actions de repérage, d’aider les ménages à comprendre et faire de bons choix et d’orienter les financements vers des opérations de rénovation ambitieuses et durables au profit des plus modestes, plutôt que de distribuer des chèques énergie.
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La Bretagne est particulièrement touchée par la précarité énergétique

Dans notre région le logement individuel prédomine (maison, pavillon, ferme) et une grande partie affiche de mauvaises performances thermiques. Le nombre de logements sociaux en Bretagne est aussi inférieur à la moyenne nationale (11,8% des résidences principales contre 17,1% au plan national).

Or, souligne la Fondation, ce sont les locataires du parc privé qui, plus pauvres et vivant dans des logements de moindre qualité que la moyenne, comptent parmi les principales victimes de la précarité énergétique.Selon une étude de l’INSEE Bretagne de 2015, un quart des ménages bretons souffriraient de vulnérabilité énergétique (soit 203 000 ménages). Cette notion englobe les dépenses d’énergie pour le logement mais également celles liées aux transports.
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Des outils pour comprendre la situation

Parce qu’il existe peu d’information « de terrain » sur la précarité énergétique en Bretagne, la Fondation Abbé Pierre s’est appuyée sur les premières données statistiques produites par les Services Locaux d’Intervention et de Maitrise des Énergies (SLIME) en Bretagne, grâce à un outil logiciel. Les SLIME, mis en place par des collectivités locales ont pour objectif de recenser et d’accompagner les ménages qui donnent des signes de précarité énergétique.

Un premier travail statistique à partir des données des SLIME

En Bretagne le premier SLIME est né en 2014, à Brest Métropole, avec le soutien de la Fonda-tion Abbé Pierre. Puis les Côtes-d’Armor ont emboîté le pas au Finistère. Depuis 2018 la Fonda-tion Abbé Pierre s’implique auprès du Conseil Départemental du Morbihan.

Il n’existe pour l’instant pas de SLIME en Ille-et-Vilaine ce qui n’empêche que comme ailleurs, des lieux d’information, des structures de détection des besoins et de mise en place d’aides existent, mais les personnes les plus isolées et les plus modestes ignorent souvent comment y accéder.
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Tout l’intérêt des Services Locaux d’Intervention et de Maitrise des Énergies (SLIME) tient donc à cette part active de détection et à une étude sur le terrain avec un relevé des données socio techniques qui permettent d’établir un panorama des situations et des besoins sur nos territoires.Les principaux donneurs d’alerte dans les signalements de situation sont les collectivités territoriales (41%) et les CCAS (12%) puis viennent les Espaces Info Énergie et les associations. Les Fournisseurs d’énergie et les professionnels de santé ont un rôle très limité (1%).En 2018 les premières données portent sur 1500 visites réalisées par les SLIME principalement dans le Morbihan et le Finistère.
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Les principaux motifs de signalements aux SLIME 
  • des factures importantes d’énergie (29 %)
  • des difficultés à payer (16 %)
  • des impayés (16 %).

Les aspects budgétaires sont donc majoritaires (deux tiers des visites), devant les questions liées au confort du logement.

Les ressources des foyers visités par les SLIME

Ce sont essentiellement des personnes modestes (72 % ont moins de 1 000 € par mois), mais les SLIME interviennent aussi auprès de ménages « englués » dans des situations d’endette-ment lié à l’énergie. « Au démarrage du SLIME de Brest Métropole, nous avions des ménages aux profils très sociaux. (…) Aujourd’hui, c’est Monsieur et Madame tout le monde, ça montre l’ampleur générale du sujet», indiquent ces salariés d’Éner’gence, l’agence Énergie-Climat du Pays de Brest.
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Les profils des foyers visités
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En 2018, les visites des SLIME ont concerné principalement des locataires (63 %), mais aussi une part non négligeable de propriétaires occupants (27 %) et quelques ménages en situation d’occupation précaire, notamment en hébergement chez des tiers (1 %).Parmi les propriétaires en difficulté, on trouve de nombreux ménages « captifs d’un héritage familial immobilier » ou d’une accession à la propriété compliquée, qui les plonge dans l’enfer de la précarité énergétique et du mal-logement. Un tiers des propriétaires visités par les SLIME utilisent des chauffages d’appoint, en complément des installations du logement.Ces propriétaires occupent principalement des logements construits avant 1949, de plus de 75 m² (48 %), aux faibles performances thermiques.
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Compositions familiales
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Toutes les catégories de ménages sont concernées par les visites des SLIME. Après les personnes seules (qui représentent 42 % des visites), les familles monoparentales (22 %) doivent faire l’objet d’une attention particulière : suivant les données du logiciel Solidiag (créé par le CLER et cofinancé par la Fondation Abbé Pierre), 70 % d’entre elles ont déclaré souffrir du froid et 68 % ont restreint leur consommation d’énergie.
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Le piège de l’accès à la propriété
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Prévenir les échecs de l’accession à la propriété est toujours une question d’actualité: des ménages modestes attirés par un foncier plus économique au premier abord, se retrouvent finalement confrontés à des opérations immobilières catastrophiques.Pour y remédier, le Département du Morbihan a mis en place des visites-accession pour permettre aux futurs accédants de prendre la mesure des travaux à réaliser et en intégrer les coûts au moment de l’achat (réalisation d’un diagnostic financier et d’un diagnostic technique du logement, estimation du coût des matériaux et frais annexes).
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La précarité énergétique touche aussi le parc HLM

27% des signalements recensés par les SLIME concernent des locataires du parc social, en raison de difficultés budgétaires et de dettes énergétiques importantes. Mais il faut remarquer que certains logements n’ont toujours pas de VMC et sont loin d’offrir des performances énergétiques satisfaisantes.

Dans de telles situations, les locataires vont parfois choisir de chauffer une partie du logement avec un poêle à pétrole. En Bretagne, 13% du parc HLM est considéré comme énergivore (classement E,F,G) avec des disparités : 6% pour Saint-Brieuc Armor Agglomération ou 19% pour Dinan AgglomérationPour la Fondation Abbé Pierre la priorité est à une rénovation ambitieuse du parc le plus ancien.
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13/10/2020
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18 octobre 2020 ~ 0 Commentaire

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Du plastique plein les yeux : à Brest un festival du film consacré aux pollutions du milieu marin

Pour sa 20ème édition, le Festival du Film de l’Aventure Océanographique propose pendant 16 jours de sensibiliser le public aux multiples pollutions et initiatives menées pour la protection des océans.

Savez-vous que le concombre de mer, cousin de l’oursin et de l’étoile de mer, joue un rôle majeur dans l’écosystème marin ? Une conférence animée par une professeure du Muséum d’histoire naturelle vous éclairera sur les fonctions essentielles des holoturies, dont l’étrange allure n’a finalement pas grand chose à voir avec les concombres que nous mettons dans nos assiettes occidentales, mais les chinois en raffolent !

Et si le cousinage de ce membre de la famille des échinodermes vous interroge, filez-donc au mini-lab, à l’atelier sur la classification phylogénétique, où un médiateur scientifique vous aidera à mieux comprendre les critères de classement des êtres vivants.

Mettre en avant les initatives citoyennes

Longs et courts métrages, documentaires, films d’animations, conférences et animations scientifiques, pour la 20ème édition de son Festival du Film de l’Aventure Océanographique, Océanopolis souhaite alerter le public sur l’évolution de la biodiversité terrestre et marine exposée aux actions humaines et aux changements climatiques. Et mettre en avant les actions menées pour sa préservation.

Une programmation qui s’appuie sur des données scientifiques

Larves de poissons méconnues, espèces invasives, plancton envahi de microplastiques, les différents thèmes abordés au cours de ces deux semaines de programmation s’appuient sur des rapports scientifiques alarmants :

Plus de 70% de l’océan reste encore à explorer : 240 000 espèces marines ont été décrites par les scientifiques à ce jour, mais on estime qu’entre 1 et 10 millions d’espèces restent à découvrir. Dans le même temps, l’extinction des espèces n’a jamais été aussi rapide. Le nombre de vertébrés a diminué de 60% depuis 1970 selon le rapport du fond mondial pour la nature (WWF)

Le rapport spécial sur l’océan et la cryosphère du GIEC quant à lui, relate les conséquences désastreuses pour l’homme et l’environnement du réchauffement climatique, et constate notamment une augmentation du niveau moyen des océans de 15cm depuis 1900.

Voyage dans un bac à sable

Artiste associé à Océanopolis depuis plusieurs années, l’auteur, dramaturge et interprète David Wahl s’appuie lui aussi sur des données scientifiques pour nourrir ses créations. « Nous vivons une époque riche de grandes découvertes comme de grandes responsabilités. Mon but c’est de raconter une histoire subjective et poétique, en utilisant ce que j’apprends comme matériau d’une construction émotionnelle du savoir. Avec le souci de conjuguer harmonieusement vérité factuelle et dramaturgie poétique »

Dans le cadre du festival, il présente son premier spectacle jeune public,  »Histoire de fouilles ». Autour d’un bac à sable, ce qu’on y trouve, et qui ne devrait pas s’y trouver, une sensibilisation à la pollution, à la présence de déchets, plastiques notamment, dans l’environnement marin.

Le Festival du Film de l’Aventure Océanographique se déroule jusqu’au 1er novembre, pour y accéder il faut s’acquitter d’un billet d’entrée à Océanopolis.

18/10/2020

https://france3-regions.francetvinfo.fr/

Nota: Des ports de pêche aux couloirs du Parlement Européen, le documentaire « Watt the fish » relate la lutte des militants de Bloom contre la pêche électrique.

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12 octobre 2020 ~ 0 Commentaire

hôpital brest (ouest france)

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Brest. L’hôpital et les sociaux invités à manifester jeudi

Les organisations syndicales Sud et CGT, les collectifs inter-urgences et inter-hôpitaux, ont décidé de défendre leur vision de l’hôpital. Ils ont dans le collimateur les décisions du gouvernement et comptent le faire savoir à Brest jeudi 15 octobre 2020.

« Les salariés des secteurs sociaux sont aussi les oubliés des mesures du gouvernement, estiment Sylvain Madec, secrétaire de la section Sud et Thomas Bourhis, secrétaire général de la CGT du CHRU de Brest. « Des organisations syndicales médicales, comme l’intersyndicat de praticiens hospitaliers (INPH) n’a pas signé le Ségur de la santé », rappelle le professeur Michel Nonent, chef du service de radiologie.

La colère gronde au centre hospitalier de Brest. Les organisations syndicales médicales, non-signataires du protocole d’accord du « Ségur de la santé » (Sud et la CGT) appellent à la mobilisation avec les collectifs Inter-urgences et Inter-hôpitaux. Et relaient un mot d’ordre national de manifestation.

Trop de postes vacants

Les médecins du CHRU de Brest constatent aussi un très grand nombre de postes vacants alors que de jeunes praticiens continuent à partir. « Le choc d’attractivité du Ségur n’est pas là, alerte le professeur Jean-Pierre Bail, chef du service de chirurgie viscérale. Il est nécessaire de se mobiliser. »

Décisions inacceptables

Les syndicats font aussi le décompte des décisions qu’ils jugent inacceptables : le décret d’application qui permet les licenciements dans la fonction publique hospitalière en cas de suppression de postes, les revalorisations salariales (183 € d’augmentation) qui ne concernent pas le médico-social et le social, la reconnaissance en maladie professionnelle des seules formes graves de Covid-19. Par leur manifestation, ils espèrent peser dans les choix du gouvernement.

Appel à manifester pour la santé, Place de la Liberté, Jeudi 15 Octobre 2020 à 10 h / à 11 h devant la Sous-Préfecture.

Sabine NICLOT-BARON 12/10/2020

https://www.ouest-france.fr/

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