Archive | Brest et région

07 août 2017 ~ 0 Commentaire

landunvez (ouest france)

of

Hier à LANDUNVEZ nos ami[e]s du Collectif plein air qui s’oppose à une extension inconsidérée d’une porcherie industrielle ont distribué des flyers sur les plages actuellement interdites à la baignade.

La plupart des gens étaient écoeurés d’apprendre par une association cette interdiction alors que la mairie s’est bien gardée de prévenir les usagers. Les échanges ont été fructueux et les arguments des défenseurs de l’environnement ont été très bien perçus.

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04 août 2017 ~ 0 Commentaire

brest 1935 (bml)

brest

Août 1935  Émeutes à Brest : Pourquoi en parler ?

Il y a 80 ans Brest était le théâtre de plusieurs journées d’émeutes contre un ensemble de mesures que l’on qualifierait aujourd’hui « d’austérité » ; l’occasion de revenir sur un épisode méconnu de l’histoire de notre ville. Une série d’articles sera donc publiée, revenant sur le contexte de ces émeutes, faisant une description de ces journées et tentant d’expliquer ce qui s’est déroulé à ce moment. Mais avant cela j’ai jugé nécessaire d’apporter quelques précisions quant à ma démarche, afin de mieux appréhender la lecture de ces articles, ne pas se méprendre sur leur but ou leur contenu.

Nous ne sommes pas historiens !

Ces articles ont été écrits en faisant des recherches assez complètes sur ces événements : journaux d’époques, mémoires de militants communistes, anarchistes et trotskistes relatant ces événements. Ils sont donc issus de sources assez diverses et relativement fiables, et j’ai fais de mon mieux pour relater ce qui se rapproche le plus de la réalité, mais ma démarche n’est pas une démarche d’historien, cela ne veux pas dire que je déprécie mon travail, mais qu’il n’a pas vocation à être un point de référence pour une recherche historique, si vous recherchez ces références je ne peux que vous orienter vers les sources qui ont été utilisées pour l’écriture de ces articles.

Une démarche politique

Ma démarche historique est avant tout politique, partant du constat que l’histoire des luttes contre l’oppression est oubliée ou écrite par les oppresseurs. Celles et ceux qui luttent aujourd’hui, qui se reconnaissent dans les luttes d’hier doivent faire le nécessaire pour se réapproprier cette histoire, qui est la leur, la notre. En reprendre possession signifie ne pas en perdre le contenu, ne pas oublier les faits, mais aussi ne pas en oublier le sens : l’histoire n’est pas juste une suite d’événements et de dates, elle porte un sens politique.

Ces journées d’émeutes ne sont pas l’histoire d’une autre époque à commémorer tous les ans, c’est l’histoire d’un des nombreux combats contre l’oppression mené par les oppressés eux même, un combat émancipateur, pour une société plus juste, un combat qui est toujours d’actualité, et n’est pas une relique du passé. Durant les prochains jours sera publiée une série d’articles, découpée en six parties, revenant sur ces événements.

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03 août 2017 ~ 0 Commentaire

téléférique (le canard)

merde!

brest cuil

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28 juillet 2017 ~ 0 Commentaire

brest: enfants réfugiés (le télégramme)

teddy

Londres: 700 nounours pour les 700 enfants réfugiés hebdomadaires au Soudan

L’an passé, le point H a reçu 150 enfants. Nous n’en avions aucun avant 2011 , indiquent le Dr Catherine Jézéquel et Ingrid Fernandez, infirmière. Auteure d’une lettre ouverte diffusée ce mardi sur la situation des migrants, le Dr Catherine Jézéquel est médecin au point H, un centre de consultations gratuites à Brest qui peine à mettre à l’abri ses patients gravement malades qui sont à la rue.

Trop de patients sortis de l’hôpital pour se retrouver en squat ou à la rue, malgré une chirurgie récente ou un traitement lourd.

Alors lundi, le Dr Catherine Jézéquel a écrit une longue lettre dont nous diffusons de larges extraits. Son point de départ est l’évacuation d’un squat. Mais son origine est surtout dans l’augmentation, depuis quelques mois, des refus, par la direction départementale de la cohésion sociale (DDCS), de demandes de mise à l’abri des patients les plus atteints.

Refus malgré les certificats

« Je fais des certificats que le 115 fait remonter à la DDCS, qui doit donner son accord à la mise à l’abri. Tout dépend du statut du migrant, mais si la DDCS refuse, le 115 ne peut rien faire. On arrive à les faire hospitaliser, mais les temps d’hospitalisation sont de plus en plus courts et il y a beaucoup d’ambulatoire ».

Parfois des hospitalisations sont prolongées dans l’attente qu’une assistante sociale trouve une solution, mais le médecin le reconnaît : « Cela entraîne aussi un surcoût pour l’hôpital qui ne devrait pas se retrouver dans cette situation-là. Cela met en difficulté tous les profession- nels de santé ». Parfois, malgré le certificat du point H, appuyé par les interventions des médecins hospitaliers ou des pédiatres pour les enfants, ou même de la direction de l’hôpital, la demande de mise à l’abri se heurte à un refus. C’est le retour à la rue.

« Je ne veux pas mettre en accusation la DDCS qui a ses contraintes, liées à des choix politiques qu’elle doit appliquer. La DDCS fait avec les moyens qu’elle a ou qu’elle n’a pas. Nous ne pouvons pas communiquer de diagnostics à la DDCS pour appuyer nos demandes de mise à l’abri mais, dans nos certificats, nous mentionnons les pathologies graves, une chirurgie récente ou un traitement lourd. La rue peut favoriser une décompensation grave pouvant engager le pronostic vital ».

Une enfant de 4 ans épuisée

Ce mardi, au point H, douze patients ont été reçus en consultation. Des consultations qui durent longtemps en raison de la barrière de la langue ; une traduction par téléphone est souvent nécessaire. Parmi les patients reçus, plusieurs malades du coeur, risquant l’AVC ou l’hémorragie, d’autres sous traitements lourds. Mais aussi des enfants. L’an passé, le point H a reçu 150 enfants. « Ma collègue médecin a fait une demande de mise à l’abri pour une petite fille de 4 ans qui n’avait pas mangé depuis cinq jours, souffrant d’urticaire, en mauvais état général, épuisée par ses nuits dans la rue. La demande vient d’être refusée. On fait notre travail de professionnel de santé, mais on se sent complice de cette inhumanité, si on ne réagit pas à cette situation ».

26 juillet 2017 Catherine Le Guen

http://www.letelegramme.fr/

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21 juillet 2017 ~ 1 Commentaire

brest (libération)

projet

Une ferme bio grignotée par un écoquartier

Tout près du centre-ville, l’exploitation Traon Bihan pratique une agriculture parée de toutes les vertus, tout en étant économiquement viable. Problème : la ville a besoin d’une partie de ses terres pour y construire des logements…

Curieuse situation. Philippe Nicol et Valérie Lazennec, couple d’agriculteurs, exploitent à Brest ce qu’on peut qualifier de ferme modèle : une production en bio, diffusée en circuit court, avec un équilibre économique sain. Autre rareté, la ferme de Traon Bihan («la petite vallée» en breton) est sur le territoire de Brest, dans le quartier de Saint-Pierre, à 5 kilomètres du centre de la sous-préfecture finistérienne. Autrement dit, en ville. Mais à cause de cette géographie justement, la ferme va voir une partie de son terrain grignotée par… un écoquartier. La ZAC (zone d’aménagement concerté) Fontaine Margot va, en 2021, priver l’exploitation d’une «vingtaine d’hectares», selon Philippe Nicol. «Seize», selon Thierry Fayret, conseiller municipal brestois et vice-président de la métropole chargé de l’urbanisme.

Quelle que soit la superficie urbanisée à l’arrivée, l’élu reconnaît que l’affaire n’est pas évidente : «Nous avons parfaitement conscience du paradoxe que peut constituer le fait de priver une ferme urbaine de terres pour y installer un écoquartier.» Mais pour lui, ce cas de figure n’est pas non plus extraordinaire : «C’est ce qui arrive tout le temps dans les politiques publiques : il y a un conflit d’usage entre des enjeux environnementaux liés à l’urbanisation et les intérêts de particuliers.»

«Equilibre subtil»

A cela près que là, les «particuliers» sont, de fait, partie prenante de l’engagement environ-nemental de leurs élus. «Il y a une dizaine d’années, raconte Valérie Lazennec, l’épouse de Philippe Nicol, la ville avait engagé une grosse réflexion sur l’introduction de produits bio dans les menus des cantines. Actuellement, la collectivité de Brest est à 30 % de bio dans la restauration en maternelle et primaire. Nous nous inscrivons parfaitement dans cette dynamique.»

En plus de fournir aux écoles leurs desserts, la ferme de Traon Bihan, avec ses poules, ses la- pins ou ses chèvres accueille un millier d’écoliers chaque année pour des animations péda- gogiques. «Nous voulons montrer et partager notre métier, de la visite de l’exploitation et des champs jusqu’à la traite», défend Valérie Lazennec. Pour parfaire ce tableau idyllique de l’agri- culture urbaine et des circuits courts, vantés par l’époque, l’exploitation vend en direct la moitié de ses produits laitiers transformés. Pourquoi alors, venir perturber cet équilibre subtil entre ville et agriculture ?

Thierry Fayret explique que la métropole brestoise ne prend pas les terres de Traon Bihan de gaieté de cœur. «Pour ne pas perdre de population, nous avons la nécessité de créer de la surface supplémentaire d’habitation. Car depuis quarante ans, cela ne s’est pas fait sur Brest, affirme-t-il. Entre 2000 et 2010, nous avons pris conscience que l’on était en train de perdre des habitants faute d’offre de logements qui correspondent aux besoins actuels, avec le desserrement des ménages ou le vieillissement de la population.»

L’élu précise qu’en quarante ans, 2 000 habitations ont été créées dans le pays de Brest. «Les gens sont sortis de la ville pour aller vivre à 10 ou 20 kilomètres, avec les problèmes de trans- port que cela entraîne. Bouchons comme pollution. Il faut tenter d’y remédier.» D’où la ZAC. Thierry Fayret détaille les parcelles figurant dans l’opération de la Fontaine Margot. Les 60  hectares accueilleront 3 000 à 4 000 habitants dans 1 200 à 1 500 maisons et petits immeu- bles. Et, insiste-t-il au sujet du couple d’agriculteurs, «ni eux ni nous ne découvrons la situation».

L’agriculteur le reconnaît. «Ce projet d’urbanisation date de plus de quarante ans, et celui d’un écoquartier d’une bonne dizaine d’années. Quand mes parents se sont installés, il leur avait été dit qu’il y avait un fort risque qu’ils ne puissent pas finir leur carrière ici.» Ce qui n’était alors qu’une évocation s’est mué au fil des années en possibilité, avant de devenir, bientôt, réalité.

«Autonomie complète»

Philippe Nicol entend les arguments des élus. Cela ne l’empêche pas de se gratter la tête. «Pour pouvoir poursuivre notre activité dans des conditions correctes, il faut que l’on puisse garder entre 50 et 55 hectares de champs pour faire paître les vaches, avance l’éleveur. En dessous, ça sera très compliqué. Cela mettra très clairement à mal notre modèle d’autonomie, qui est le maître mot du bio. Nous ne voulons pas devoir acheter de la nourriture pour nos bêtes. La tonne de foin bio coûte 400 euros ; celle de concentré bio de soja, de féverole et de blé entre 700 et 1 000 euros. Ce n’est financièrement pas envisageable.»

En réponse, la métropole brestoise se fait fort de proposer des hectares de rempla- cement à la ferme de Traon Bihan. Problème : ces derniers ne sont pas bio, et la conver- sion des terres dure jusqu’à trois ans. Au total, ce sont cinq années qui sont nécessaires pour obtenir la certification. Autre souci pour Valérie Lazennec et Philippe Nicol : les parcelles de substitution proposées par la métropole sont situées loin de l’exploitation. Le vice-président chargé de l’urbanisme se veut pourtant rassurant. «Nous avons toujours soutenu le dévelop- pement de cette ferme, ses vertus de circuit court, son orientation bio, son travail avec les écoles.» Thierry Fayret l’assure: «Traon Bihan n’est pas en danger. L’exploitation ne va pas disparaître. On va s’en donner les moyens.»

L’enjeu est de taille. Car cette exploitation est aux antipodes de l’agriculture intensive et endettée dont on lit partout la chronique. De la verdure en veux-tu en voilà. Si l’on excepte les bruits de la circulation routière sur la rocade, portés par les vents, impossible de se rendre compte que nous sommes dans une zone urbaine. Les alentours sont brodés de champs, de talus, d’arbres…

A la retraite de ses parents, en 1997, Philippe Nicol, 46 ans aujourd’hui, a repris l’exploitation et l’a convertie en agriculture biologique. Aujourd’hui, son cheptel compte, selon les périodes de l’année, entre 40 et 45 vaches laitières, qui, en guise de repas quotidien, broutent les 67 hectares de prairies sises à 800 mètres maximum autour de la ferme, dont 28 jouxtent la maison. Valérie Lazennec et Philippe Nicol sont propriétaires de leurs bâtiments et de 7 hectares de champs. Ils louent les autres terres qu’ils exploitent. «Les bêtes sortent tous les jours, sauf quand il neige, c’est-à-dire tous les vingt-cinq ans ici, plaisante l’éleveur. En cultivant parallèlement 2 hectares de céréales et 2 hectares de betteraves, nous n’avons jamais acheté de nourriture pour nos vaches. Nous sommes en autonomie complète.» Certification bio assurée. Et fierté assumée.

«Tout sauf du fromage»

Sur le versant économique, la ferme de Traon Bihan vend chaque année à une coopérative 170 000 litres de lait bio, à un prix à faire saliver les producteurs «conventionnels» : 450 euros la tonne, contre 280 à 310 euros d’ordinaire. En 2010, Valérie Lazennec, animatrice socio-culturelle de profession, a décidé de rejoindre son mari sur l’exploitation. Après une formation et 200 000 euros d’investissements, camion frigorifique pour les livraisons inclus, la dynamique et bavarde Brestoise a créé in situ un atelier de transformation du lait issu de l’exploitation en yaourts, fromage blanc, riz au lait… «Tout sauf du fromage et du beurre», précise la désormais agricultrice de 47 ans. 35 000 litres de matière première sont ainsi transformés chaque année en produits laitiers.

«En raison des vacances scolaires, on ne peut livrer nos produits que pendant 36 semaines par an aux écoles, explique-t-elle. Donc, pendant les coupures, on a dû s’adapter. Mais on ne veut pas vendre en grande surface. C’est un choix éthique.» Pour le moment, la vie de la ferme de Traon Bihan continue comme avant. Pour longtemps ?

Philippe Brochen, envoyé spécial à Brest 20 juillet 2017

http://www.liberation.fr/

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16 juillet 2017 ~ 0 Commentaire

front social 29 (le télégramme)

front-social-saint-nazaire

Rendez-vous en septembre

Une trentaine de manifestants du Front Social finistérien contre « les guerres, les ordonnances et l’état d’urgence permanent ».
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Une trentaine de personnes appartenant au Front social finistérien ont manifesté, hier, à 10 h, place de la Liberté, peu avant le défilé militaire prévu sur le cours Dajot. Un symbole pour ces militants venus manifester «contre les guerres, les ordonnances et l’état d’urgence perma- nent». Un moyen aussi de prévenir que la lutte contre « la guerre sociale de Macron » ne faisait que débuter. Dans la soirée de jeudi, des militants sont également allés à la rencontre des Brestois, avant le feu d’artifice, pour distribuer des tracts. « Nous voulons rappeler à la population le contenu des ordonnances voulues par Emmanuel Macron. Les parlementaires fraîchement élus se  dénient eux-mêmes et se  moquent des électeurs et de la population, en votant l’habilitation à légiférer par ordonnance. De qui se sont moqués pendant des années les Richard Ferrand et Didier Le Gac, longtemps adhérents du Parti socialiste ! », soulignent Chris et Mathieu, du Front social finistérien.
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« Aller jusqu’au blocage de l’économie »

Ils annoncent une journée de mobilisation interprofessionnelle contre la « loi Travail 2.0 », le mardi 12 septembre, ainsi qu’un mouvement national le mercredi 20 septembre. « Nous allons monter en intensité d’ici-là. Nous sommes déjà sur les réseaux sociaux. Actuellement, nous construisons nos réseaux dans le Finistère, avec l’idée d’aller jusqu’au blocage de l’économie parce qu’il faudra un rapport de force.

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L’insurrection du peuple est incontournable : soit on plie le dos, soit on se rebelle. En atten- dant, il faut informer la population. Les ordonnances sont applicables dès leur publication et le Parlement n’est consulté que plusieurs mois après leur entrée en vigueur, pour les approuver. Nous avons prévu un rassemblement, cette semaine, avec les Insoumis ».

Pratique:
La prochaine réunion du Front social finistérien est prévue lundi, à 18 h, à la Maison du Peuple. Quatre groupes de travail seront constitués.

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16 juillet 2017 ~ 0 Commentaire

ordonnances (anti-k)

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http://www.anti-k.org/

Brest: Réunion Lundi 17 Juillet, 18H, Maison du Peuple

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11 juillet 2017 ~ 0 Commentaire

brest liberté

brest

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29 juin 2017 ~ 0 Commentaire

flore (le télégramme)

Nature. La flore bretonne en danger

La flore bretonne en danger
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En une cinquantaine d’années, 16 % des espèces de la flore bretonne ont disparu ou sont menacées. C’est le constat alarmant de l’étude du Conserva- toire botanique de Brest, qui dresse un bilan de santé floristique en Bretagne. Un travail titanesque, mené par 250 botanistes professionnels et amateurs.

En 2014, les 11 conservatoires botaniques de France reçoivent pour mission d’établir une liste rouge des espèces floristiques disparues sur leurs territoires. À Brest, le soin d’encadrer ce travail de bénédictin est confié à Emmanuel Quéré, botaniste professionnel. « Le dernier travail de ce type datait de 1987. Il était impérieux de réactualiser nos données. Nous avons travaillé de longs mois avec des professionnels et une armée de 250 botanistes amateurs, qui ont arpenté la campagne et collecté des données ». Ces gens, aux profils très différents (retraités, agriculteurs, enseignants) sont des passionnés qui ne comptent pas leurs heures quand ils scrutent le sol. Comme cette Parisienne qui quitte la capitale chaque week-end pour explorer la campagne bretonne. Une mordue que rien n’arrête.

42 plantes disparues et 187 menacées

Partout en France, la même méthodologie a été adoptée, les fichiers régionaux étant super- posés pour offrir des éléments nationaux objectifs. Des nouvelles données qui ont été analy- sées à la lumière des quelque 2 millions d’observations enregistrées dans la base de données du conservatoire de Brest pendant 25 ans. Il existe 2.589 plantes différentes en Bretagne. Mais les botanistes ont passé au crible uniquement celles qui sont propres à la Bretagne, les indigènes, qui sont au nombre de 1.452.

Le constat est assez alarmant. Il en ressort que 42 espèces et deux sous-espèces ont disparu du sol breton (soit 3 % de la flore), que 46 ont peut-être disparu ou sont en danger critique. Enfin, 132 sont considérées comme en danger ou vulnérables.

Des causes multiples

Il peut s’agir de plantes rases qu’on devine à peine sous la semelle de ses chaussures mais aussi de belles fleurs, comme les tulipes sauvages, disparues de la région. « En Bretagne, la richesse florale est une réalité : les milieux naturels sont extrêmement variés, précise Emma- nuel Quéré. Sols acides, landes, tourbières, forêts, bocage mais aussi des terres en bordure de littoral ». Le climat, à mi-chemin entre le nord et le sud, est aussi gage de diversité des espèces.

À quoi peut-on imputer ces disparitions ? Pour les botanistes, l’agriculture intensive est loin d’être étrangère à cette régression. Selon eux, à partir des années 1970, des espèces qui existaient encore dans les années 1950 et 1960 ont été rayées de la carte. C’est dû à l’évolu- tion des pratiques agricoles, qui privilégiaient les herbicides. « Un tiers des espèces disparues étaient missicoles : elles avaient un lien avec la moisson. Il ne reste presque plus rien d’elles », se désole Emmanuel Quéré.

Le drainage de zones humides est aussi montré du doigt, ainsi que la construction d’habi- tations. Plus les zones urbaines et périurbaines se développent, plus la diversité floristique décline. Parfois, c’est tout un équilibre qui est modifié quand une plante disparaît. Comme la gentiane pneumonanthe, de couleur bleue, colonisée par un papillon mais aussi par des insectes pollinisateurs dont le rôle crucial pour la flore n’est plus à démontrer.

Pour autant, il n’est pas trop tard pour faire évoluer les choses favorablement. Car pouvoirs publics et collectivités sont de plus en plus conscients de la nécessité de préserver la diversité de ce patrimoine.

« Faire des zones protégées »

« Nous savons que les prairies naturelles ou les zones humides abritent pas mal d’espèces menacées. Il faut tout mettre en oeuvre pour en faire des zones protégées ». À ce titre, le conservatoire de Brest a établi plusieurs stations où des plantes rarissimes sont préservées. « Ces zones sont faciles à gérer. Il suffit de prévenir les propriétaires des terrains. En général, ils se sentent concernés et font tout pour nous faciliter la tâche. Ce qu’on leur demande est simple. Parfois, ça se résume à un coup de volant de tracteur, pour éviter d’écraser la zone ».

Le conservatoire a aussi pour mission de tenter de réintroduire des plantes disparues, dont les graines sont conservées dans des congélateurs. « C’est délicat, mais possible. À condition d’avoir plusieurs souches. Car les plantes, c’est comme les animaux. La consanguinité ne facilite pas les choses ».

http://www.letelegramme.fr

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28 juin 2017 ~ 1 Commentaire

brest traon bihan

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