Archive | Brest et région

19 juin 2019 ~ 0 Commentaire

coquillages (cnrs)

coquilles

Coquillages, les sentinelles des océans

La quête d’indices sur le réchauffement climatique conduit les chercheurs jusqu’aux eaux froides du Groenland. Pollution, température de l’eau, concentration en oxygène… Coquilles Saint-Jacques et autres bivalves constituent de précieuses archives sur l’environnement et le climat. Des chercheurs bretons, à l’origine de cette découverte, parcourent les mers pour les étudier. À partir du 22 juin, rendez-vous à Brest pour découvrir leurs travaux aux pôles présentés lors de l’exposition Arctic Blues.

Brest, à la pointe ouest de la Bretagne. Tout commence dans le Finistère.

Depuis ce bout du monde avancé dans l’océan Atlantique, les chercheurs du Laboratoire international associé Benthic Biodiversity Ecology, Sciences and Technologies (LIA BeBest)1 partent régulièrement explorer les mers du globe, de l’île ­d’Ouessant au Maroc, de la Nouvelle-Calédonie à ­l’Antarctique en passant par la Mauritanie. Leur quête est surprenante : ils sont à la recherche de mollusques bivalves de la famille des pectinidés. Notamment, les célèbres coquilles Saint-Jacques (Pecten maximus) et leurs cousins, les pétoncles.

Non par gourmandise, mais par soif de connaissances. Car depuis plus de vingt ans, ils ont découvert et démontré qu’il était possible d’utiliser ces animaux comme des archives environne-mentales. Température et salinité de l’eau, concentrations en oxygène ou en contaminants, état du phytoplancton dans leur environnement naturel…

« Leur squelette externe, c’est-à-dire leur coquille, enregistre toutes sortes d’informations écolo-giques très utiles à la compréhension des éco­systèmes côtiers », explique Laurent Chauvaud, directeur de recherche au Laboratoire des sciences de l’environnement marin2 et coordinateur de BeBest qui est issu de ce Laboratoire. À la clé, des quantités de données très utiles pour reconstituer les climats du passé, suivre le réchauffement actuel mais aussi les épisodes de pollution. Avec un sens du détail inédit : aujourd’hui, les bivalves nous renseignent sur l’environnement marin avec plus de précision temporelle que les cernes annuels de croissance d’un arbre sur terre, ou que les strates d’une carotte de glace pour les pôles !

Chaque jour, par exemple, Pecten maximus enregistre la température de l’eau de mer, à 0,5 °C près, à l’instar d’un thermomètre médical. Mieux encore : les chercheurs, dont le jeune docteur Pierre Poitevin de l’Université de Bretagne occidentale, ont réussi à faire parler le pétoncle géant de l’archipel Saint-Pierre-et-Miquelon, dans l’Atlantique. L’analyse de sa coquille livre des informations détaillées et précises, au quart d’heure près, sur son environnement !

Pour en arriver là, Laurent Chauvaud et son équipe ont appris année après année à décoder les informations archivées par les coquillages. Ils ont observé et mesuré les distances entre les microstries présentes à la surface des coquilles. Et sous la loupe binoculaire, ils ont enchaîné les découvertes : chaque distance séparant ces micro­stries est le résultat de la croissance journalière de la coquille observée et la diminution de ces distances est liée aux facteurs d’altération de cette croissance. Par exemple, un refroidissement de l’eau de mer.

Eau mitigée et nourriture équilibrée

La mise en évidence de cet impact de la température de l’eau remonte à l’an 2000, lors d’une plongée à Bergen, en Norvège. Plus pauvre en nitrates et autres sels nutritifs que les baies bretonnes, ce littoral nordique leur a permis d’établir une corrélation entre les ralentissements de croissance et les jours précis d’upwelling (­remontées brutales d’eau froide), le temps d’une journée d’été, sous l’effet de forts vents de nord-est, ­parallèles à la côte3.

« Les coquilles norvégiennes présentaient, ces jours-là, des accidents de croissance, se souvient le chercheur. Comme tétanisées par l’eau froide, elles n’avaient grandi que de l’équivalent d’une strie d’hiver en plein mois de juillet ! » Une nouvelle approche était née : l’étude des stries des Saint-Jacques.

Nos Champollion des océans ont découvert un autre facteur jouant sur la distance entre les stries : une dégradation brutale de la nourriture des mollusques. En effet, quand survient une efflorescence (un bloom) d’algues toxiques ou, comme souvent en Bretagne, un excès de phytoplancton (dû aux nitrates des effluents agricoles), pourtant le plat préféré des Saint-Jacques, leur coquille croît moins vite, voire plus du tout.

Étude de la composition chimique

Ce sont les travaux du biogéochimiste et écologue Julien Thébault, en Nouvelle-Calédonie, qui ont permis cette avancée. Sur place, les chercheurs voulaient savoir si l’exploitation de la réserve de nickel avait contaminé l’un des plus beaux lagons du monde, abritant 25 espèces de pectinidés.

Rapidement, les chercheurs prennent conscience des précieuses archives qui leur tendent les bras. Car ces coquillages sont présents, à foison, du Maroc à la Norvège, jusqu’à 500 mètres de profondeur, et depuis 25 millions ­d’années ! De quoi les aider dans leurs « enquêtes » sur le réchauffement climatique ou l’histoire des éco­systèmes de la planète.

L’indic qui venait du froid

Mais les précieuses informations que fournit la coquille Saint-Jacques ne suffisent plus à satis-faire l’appétit de connaissances des chercheurs du LIA BeBest. En cause ? Sa courte durée de vie : de quatre à cinq ans.

À la recherche d’archives contenant des périodes de temps longues, qui permettront de statuer sur l’impact de changements globaux, comme l’actuel réchauffement climatique, les scientifiques convoitent des bivalves longévives : la Laternula d’Antarctique, quadragénaire ; l’amande de mer Glycimeris glycimeris de la rade de Brest, dont la durée de vie est comprise entre 70 et 80 ans ; la mye Mya truncata de l’Arctique, l’Astarte ou le pitot Cyrtodaria siliqua, de fringants cente-naires ; et, surtout, la palourde noire de Saint-Pierre-et-Miquelon, Arctica islandica : 500 ans de durée de vie !

« Arctica islandica est un véritable parchemin !, s’enthousiasme Laurent Chauvaud. Depuis plusieurs siècles, cet animal endogé (qui vit dans le sédiment, NDLR), filtreur et immobile, enregistre, dans le carbonate de calcium de sa coquille, et au rythme d’une strie annuelle, des informations qui vont permettre de décrire l’environnement des eaux de la façade ouest de l’Atlantique nord. »

Révélateurs de pollution

Si les mollusques recèlent de précieuses données climatiques, ils peuvent aussi être diserts sur les pollutions qui touchent leur environnement. C’est d’ailleurs le point de départ des travaux de nos scientifiques.

Au début des années 1980, confrontés à la raréfaction des populations de Saint-Jacques, les pêcheurs de la rade de Brest alertent les enseignants-chercheurs de ­l’Université de Bretagne occidentale et les chercheurs du Centre national d’exploitation des océans (Cnexo, futur Institut français de recherche pour l’exploitation de la mer, ou Ifremer), afin de comprendre pourquoi cette espèce a disparu d’un écosystème pourtant si ­favorable à l’origine. Les chercheurs identifient les causes : rejets en excès de nitrates et efflorescences d’algues toxiques.

Depuis ces premiers pas, les cas d’étude se sont multipliés, souvent à la demande des professionnels et des élus locaux. Les scientifiques ont par exemple étudié les coquillages de Belle-Île-en-Mer, dans le Morbihan, ayant vécu au début du XXIe siècle, pour en apprendre davantage sur la pollution sous-marine consécutive au naufrage du pétrolier Erika, en décembre 1999.

Pour Laurent Chauvaud, cela ne fait aucun doute : mollusques et coquilles constituent un trésor scientifique dont il faut prendre soin. En témoigne la « pectothèque » comme l’appelle le chercheur, bien à l’abri dans les caves de l’Université. « Trente années de coquilles ­Saint-Jacques y sont aujourd’hui archivées. Autant d’indicateurs fiables, et ­journaliers, de leur croissance, de la ­température de l’eau, de la variation du phytoplancton ! » Leur archivage pourrait aussi ouvrir de nouvelles voies.

À la croisée des regards

Mais pour Laurent Chauvaud, le travail du scientifique ne doit pas s’arrêter là. Sa mission est bien sûr de transmettre mais aussi d’alerter les citoyens des changements et des risques en cours. Le déclic se fait durant une plongée polaire où il est saisi d’effroi. « L’effroi devant la certitude de la catastrophe », précise-t-il. Comment, pour un scientifique qui n’en a pas l’habitude, trouver les mots, dépasser son inconfort émotionnel, raconter sa stupeur devant l’énormité d’un changement climatique ?

 À Brest, à partir de juin, une exposition permettra au grand public de découvrir ces recherches grâce aux images, aux installations et aux créations sonores de ces artistes. Et de changer notre regard sur ces précieux témoins qui peuplent les littoraux et les fonds marins du monde entier. ♦

Arctic Blues : les pôles s’exposent à Brest

À partir du 22 juin, les Ateliers des Capucins à Brest accueillent l’exposition Arctic Blues, construite autour des missions aux pôles de l’équipe du LIA BeBest. Ce projet est réalisé en collaboration avec La Carène, scène des musiques actuelles de Brest. Le CNRS, aux côtés des Ateliers des Capucins, de Brest Métropole et d’autres institutions, est partenaire de cet événe-ment, dont le commissariat est assuré par Emmanuelle Hascoët. L’exposition Arctic Blues s’inscrit dans un ensemble de manifestations organisées cet été dans les espaces culturels brestois et rassemblées par la métropole sous le label : Bleu comme Brest. Une odyssée entre science et culture. (Résumé voir lien)

14.06.2019 Gaël Hautemulle

https://lejournal.cnrs.fr/

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05 juin 2019 ~ 0 Commentaire

anar brest (goater)

greve generale

Nous ferons la grève générale.

Jules Le Gall, les anarchistes et l’anarcho-syndicalisme à Brest et en Bretagne

Dans la Bretagne de la première moitié du 20è siècle, les Anarchistes ont pu créer à Brest et Lorient de véritables enclaves libertaires.

Jules Le Gall (1881-1944), militant ouvrier à l’arsenal de Brest, puis libraire, en devient la figure la plus connue. Il s’attire de violentes attaques de ses adversaires, qui le surnomment le « camelot » de l’Anarchie.

Fondant le groupe libertaire brestois, il veut créer une Maison du Peuple, qui saura allier la force de la revendication à la beauté de la culture. Le théâtre devient un moyen de divertir et d’édu-quer le peuple.

Après la guerre, pacifiste convaincu et militant internationaliste, il se bat pour le droit d’asile pour les anarchistes espagnols et italiens. Son grand combat sera la création d’un comité de défense des anarchistes américains, Sacco et Vanzetti. Il accueille également Nestor Makhno à Brest en 1927.
La guerre d’Espagne sera son dernier combat, le prélude à un conflit généralisé, qu’une seconde fois, les militants révolutionnaires n’auront pas pu empêcher.

Dénoncé en 1941 auprès des Allemands comme anarchiste et franc-maçon, il sera arrêté, et décède au camp de Buchenwald en juin 1944. « Oublié » dans l’euphorie de la victoire et effacé de la mémoire ouvrière.

Son histoire est une histoire de solidarité et d’amitié. Autour de lui, un cercle d’amis prend vie : Victor Pengam, le syndicaliste, promoteur du cinéma militant et des « pupilles » de la CGT, René Lochu, et ses amis de la Maison du Peuple.

Jean-Yves GUENGANT a publié des ouvrages et des articles consacrés aux mouvements utopistes en Bretagne. Son dernier ouvrage : « Pour un nouveau monde: les utopistes bretons au 19è siècle », Apogée, 2015. Il vit à Brest.

Le livre est fortement illustré de documents d’époque, d’affiches et de photographies.

Jean-Yves Guengant

http://www.editions-goater.org/

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03 juin 2019 ~ 0 Commentaire

hébergement d’urgence (ldh)

refugies
Pour un retour à l’inconditionnalité de l’hébergement d’urgence
dans le Finistère
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Qu’est-ce que l’hébergement d’urgence ?
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L’hébergement d’urgence est un dispositif d’aide et d’accompagnement pouvant être délivré aux personnes sans abri et en difficulté sociale. Pour le solliciter, il faut faire le 115 qui est un numéro d’urgence comme l’est le 18 pour les pompiers, ou le 15 pour le Samu. Ce dispositif, ainsi prévu pour mettre à l’abri les personnes sans ressources lorsque cela est possible, est un dispositif de l’État mais dont l’organisation se fait à l’échelle du département.
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Sur le principe, la plateforme du 115 s’appuie alors généralement sur les disponibilités des CHRS ou des prises en charges hôtelières pour mettre à l’abri les personnes sans ressources. Malheureusement, il n’y a pas toujours assez de place pour toutes les personnes qui appellent le 115, et les « gestionnaires » de la plateforme ne parviennent pas à trouver une solution dans toutes les situations.
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Aujourd’hui nous ne sommes (même) pas là pour évoquer ou dénoncer le manque de place d’hébergement à l’échelle du territoire… Les structures autour de la table aujourd’hui veulent par contre dénoncer le fait que, depuis une date assez récente, dans le département, le 115 (ou plutôt le dispositif d’hébergement d’urgence), ne repose plus sur son principe fondamental qui est celui de l’inconditionnalité.
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Ça veut dire quoi l’inconditionnalité ?
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Ça veut dire que tout le monde peut appeler le 115. Ça veut dire que toute personne à la rue, sans ressource, en difficulté, peut solliciter l’aide à l’hébergement de ce dispositif. On peut (malheureusement) lui répondre qu’il n’y a plus de place, mais on ne peut pas lui répondre qu’elle n’y a pas droit !
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Or, aujourd’hui dans le Finistère, la DDCS (Direction Départementale de la Cohésion Sociale), sous les ordres du Préfet, donne comme consigne aux gestionnaires du 115 de ne pas traiter ou solutionner les appels provenant de personnes étrangères sans-papiers ou en cours de démarche pour obtenir une régularisation.
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Aujourd’hui, dans le Finistère, les salarié-e-s du 115 sont contraint-e-s de répondre aux étranger-e-s sans-papiers à la rue, et quelque-soit leur « détresse », qu’ils-elles ne peuvent pas avoir d’hébergement d’urgence. Ces salarié-e-s étaient d’ailleurs récemment en grève pour dénoncer ces consignes préfectorales.
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Pourtant, la loi sur le logement de 2014 et le Code de l’Action Sociale et des Famille prévoient que : « Toute personne sans abri en situation de détresse médicale, psychique ou sociale a accès, à tout moment, à un dispositif d’hébergement d’urgence […] » (art. 345.2.2). Cette loi est ainsi régulièrement bafouée par la préfecture du Finistère.
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Nous, associations et collectifs qui conseillons et accompagnons des femmes victimes de violences, des personnes sans-papiers, des jeunes majeur-e-s isolé-e-s, etc., dénonçons ces consignes territoriales, qui sont discriminatoires et donc racistes. La préfecture n’a pas à poser la condition de la régularité de séjour pour autoriser l’accès au dispositif d’hébergement d’urgen-ce ! Et nous exigeons alors que soit rétablit le principe de l’aide inconditionnelle à l’hébergement d’urgence pour toute personne qui en a besoin.
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Nous appelons à une conférence de presse devant la préfecture du Finistère à Quimper le mercredi 5 juin à 17h.
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Nous appelons à nous rassembler/manifester, à Brest et à Quimper le mercredi 12 juin à 18h30.
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Nous appelons toutes les structures et groupes, mobilisé-e-s sur cette question, à nous rejoindre.
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 Premiers signataires :

100 pour un toit Cornouaille, 100 pour un toit de Landerneau, 100 pour un toit de Quimperlé, 100 pour un toit Saint Pol, Abri côtier urgence femmes de Concarneau, Abri Côtier de Quimperlé, Accueil des réfugiés dans le Cap, ADJIM Accompagnement des jeunes isolés migrants, Cimade du Finistère, Collectif Adé-Brest, Collectif aidons les réfugiés Brest, Collectif citoyens solidaires de Cornouaille, Droit d’asile Quimper, Digemer, EELV Kemper Kerne, France Insoumise de Quimper, Fraternité Douarnenez, Fraternité Quimper, FSU 29, Ligue des droits de l’Homme du Finistère, Morlaix-libertés, Nouvelle Donne Finistère, NPA 29, Planning familial 29, Solidarité Côte des Légendes, le Temps partagé, Travesias, Zéro personne à la rue…

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rassembmelent

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27 mai 2019 ~ 0 Commentaire

brest (ouest-france le-télégramme)

elections

Européennes. À Brest à l’issue du scrutin (OF)

À Brest, la République en Marche est arrivée assez nettement en tête et aura d’ailleurs un député, Pierre Karleskind, au Parlement européen. Le PS, longtemps la force dominante aux élections, est sous les 10 %, devancé par les écologistes et même le Rassemblement national.

PS

« La participation, à 49,36 % à Brest, est meilleure que ce qu’on aurait pu craindre. C’est le signe que les questions européennes intéressent les électeurs et électrices. Le résultat de la liste Place publique – PS de Raphaël Glucksmann est décevant (8,98 %), surtout au regard de 2014. Les Européennes sont un scrutin très particulier. Les divisions de la Gauche sont là et le compte n’y est pas. La Gauche municipale ne peut pas se placer d’office en favorite pour l’élection municipale de 2020. Même si, encore une fois, les deux scrutins n’ont rien à voir. Quant à la Droite classique (6,34 %), elle a été siphonnée par la République en Marche (23,24 %). »

La France insoumise

« Il faut être honnête, 7,3 % c’est un résultat décevant, en tout cas pas à la hauteur de nos ambitions ni du travail accompli. Durant cette campagne nous avons porté une conception de l’écologie populaire et sociale. C’est autour de cela que doit maintenant se redéfinir notre organisation politique et sociale. Il est trop tôt pour parler de la municipale. J’ai toujours dit que nous discuterions, avec ceux qui le souhaitent, mais d’abord du programme. Voir comment nous pouvons construire une ville plus solidaire et durable. »

Europe Écologie les Verts

« Avec 18,4 % nous sommes dans les mêmes eaux qu’en 2009, quand Yannick Jadot était déjà la tête de liste des écologistes aux Européennes dans le Grand Ouest. Je constate que dans toute l’Europe de l’Ouest, les partis écologistes réalisent de bons scores. Il y a une prise de conscience qu’il faut agir maintenant contre les différentes crises environnementales. L’Europe doit se saisir de ces dossiers, d’autant qu’elle a les moyens de le faire. À Brest, nous arrivons en deuxième position après LREM. Nous sommes la première liste de Gauche. Personne ne doit l’ignorer. Nous l’avons déjà dit, nous voulons que l’écologie soit au centre de toutes les politiques menées à Brest. Et les équilibres politiques futurs au sein de la majorité, si nous sommes réélus, ne pourront plus donner une position hégémonique à une seule composante. Et nous n’avons d’ailleurs pas non plus l’intention d’écraser les autres. » (Extrait)

26/05/2019

https://www.ouest-france.fr/

En Marche en tête, percée des Verts (LT)
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La remontée de la participation de neuf points (49,3 %) par rapport au scrutin de 2014, n’a pas profité au parti de Marine le Pen, qui réalise sensiblement le même score à cinq ans d’écart (14,8 % contre 14,5 % en 2014). Mais il est quand même à noter que 5 931 électeurs ont choisi la liste emmenée par Jordan Bardella, contre 4 807 lors du dernier rendez-vous européen. Et alors que le FN dominait dans 16 bureaux (sur 104) en 2014, cette fois, il sort en tête dans un bureau sur cinq.
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En Marche confirme une assise électorale

Avec 23,2 % des suffrages, la République en Marche met tout le monde à distance. Une vraie satisfaction pour le comité brestois d’En Marche qui, en mars dernier, avait émis l’espoir d’être « assez largement en tête ». Ses militants estimaient aussi que ce scrutin européen, serait « un indicateur fiable pour le premier tour des municipales de 2020 ».

Le parti d’Emmanuel Macron a certes perdu cinq points par rapport au premier tour de la Présidentielle, mais il confirme néanmoins son assise électorale acquise il y a deux ans, et peut envisager avec confiance la prochaine échéance. Pïerre Karleskind, 14e sur la liste Renaissan-ce conduite par Nathalie Loiseau, ne sera pas de cette prochaine aventure, lui qui s’apprête à siéger à Bruxelles.

Les Verts, première force à gauche

Mais la vraie sensation à Brest est pour les Verts. Avec 18,4 %, la liste conduite par Yannick Jadot sort en tête dans quatorze bureaux (en flirtant avec les 30 % Place Guérin), et fait un bond de six points par rapport à 2014. Mais surtout, elle se place en première force de gauche sur l’échiquier politique brestois, devant l’alliance PS-Place publique qui plafonne à 9 %. De quoi envisager un nouveau rapport de force au sein de la majorité plurielle à la Ville, alors que les socialistes sortent plus affaiblis que jamais.

Le PS sous la barre des 10 %

Pour la première fois de l’histoire brestoise, le parti socialiste bascule sous la barre des 10 %. Seuls 3 591 électeurs ont porté leurs voix sur la liste portée par l’essayiste Raphaël Glucks-mann. Le PS est en reflux de dix points par rapport au dernier scrutin européen et de cinq points par rapport au premier tour de la dernière Présidentielle, où Benoît Hamon totalisait 14 % des suffrages. Plutôt inquiétant à un an des municipales, même si l’émiettement des voix à gauche annonçait ce résultat.

Dans ce contexte, le score de Benoît Hamon (6,27 %) est à relever.

Ce sont autant de voix qui ne sont pas allées chez les socialistes. Quant aux communistes, alliés historiques de François Cuillandre à la Ville, ils doivent se contenter de 2,3 %.

Mais la vraie dégringolade est pour la France insoumise.

En cinquième position, avec 7,3 %, le parti de Jean-Luc Mélenchon, qui avait pourtant marqué les esprits lors de la Présidentielle 2017 (deuxième avec 22,8 %), tombe de son piédestal.

La droite touche le fond

À droite, on touche le fond. Le candidat de la droite et du centre François-Xavier Bellamy se contente d’une sixième place et d’un piteux 6,34 %, bien loin des 15,5 % de François Fillon. (Résumé)

Pour rappel, lors des élections de 2014,

Isabelle Thomas (UG – Choisir Notre Europe) avait obtenu la majorité avec 19,56% des suffrages à Brest, dépassant Gilles Lebreton, tête de liste FN (14,49%) et Alain Cadec arrivé 3ème (UMP, 12,73%).

A l’échelle régionale, l’UMP avait emporté la majorité des voix (18,41%) en Bretagne, devant le Front National (17,10%).

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24 mai 2019 ~ 0 Commentaire

grève climat (france bleue)

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Les jeunes à nouveau appelés à manifester pour le climat ce vendredi

A deux jours des élections européennes, les jeunes sont à nouveau appelés à manifester pour le climat un peu partout en France, avec une nouvelle « grève mondiale pour le climat ». Des rassemblements sont annoncés dans une centaine de villes du pays.

Ce vendredi, à deux jours du scrutin pour élire les députés européens, les jeunes sont à nouveau appelés à se mobiliser pour défendre le climat. Ils comptent descendre dans les rues pour une nouvelle « grève mondiale pour le climat », la deuxième du genre après celle du 15 mars qui avait mobilisé des centaines de milliers d’étudiants et de lycéens dans le monde et en France.

Une centaine de villes en France

En France, plus de 85 associations et syndicats invitent à se mobiliser, annonce Youth for Climate France. Des appels à la grève sont répertoriés dans plus de 1770 villes réparties dans 90 pays, dont une centaine de villes en France.

Le mouvement appelle notamment à une marche vendredi à Paris (départ à 13h de la place de l’Opéra), ainsi qu’à des rassemblements dans des dizaines d’autres villes en France : Bordeaux, Brest, Nantes, Rennes, Lille, Nancy, Lyon, Marseille, Toulouse, Nice ou encore Laval.

Il faut que « l’écologie soit le sujet central de ces élections européennes », a réclamé Kristof Almasy, de Youth for climate, lors d’une conférence de presse à Paris. Le collectif appelle à des rassemblements devant des institutions européennes comme la Banque centrale européenne à Francfort ou le Parlement européen à Strasbourg et Bruxelles. Kristof Almasy espère un « élan nouveau pour ce mouvement qui grandit et se renforce ».

Les salariés appelés à aller travailler avec un brassard 

Pour les salariés ne pouvant pas se joindre aux marches, le collectif « Citoyens pour le climat » suggère d’aller travailler avec un brassard pour soutenir les grévistes ou d’interpeller son employeur sur le réchauffement climatique et le déclin de la biodiversité.

Samedi, d’autres marches à pied ou à vélo sont prévues dans 80 villes.

Vendredi 24 mai 2019  Géraldine Houdayer

https://www.francebleu.fr/

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23 mai 2019 ~ 0 Commentaire

climat (brest)

liberte

RENDEZ-VOUS LE Vendredi 24 MAI À 13H30 PLACE DE LA LIBERTÉ ! 

Malgré les 200 000 jeunes en France et 1,7millions à travers le monde mobilisés le 15 mars, rien n’a changé.

Les politiques accordent toujours le droit aux entreprises de produire à outrance, de polluer, d’exploiter les ressources limitées et les salarié⋅e⋅s. Ce n’est pas normal.  Alors pour forcer ceux qui ont le pouvoir, les politiques, les grandes entreprises, à faire changer les choses, mobilisons-nous en masse le 24 mai !

Soyons plus nombreux⋅euses, plus bruyant⋅e⋅s, plus déterminé⋅e⋅s que jamais ! Nous exigeons de vivre dans un environnement soutenable pour la faune (humain⋅e⋅s inclus) et la flore qui nous entourent, mais aussi pour celles à venir. Nous exigeons de réduire drastiquement l’utilisation des énergies fossiles. Nous exigeons de diminuer la surexploitation et la mauvaise redistribution des ressources. Et nous exigeons cela maintenant !

Réserve ton 24 mai, et viens avec nous faire la fête dans les rues de Brest , ramasser des déchets et participer à des ateliers pour comprendre comment tu peux agir pour changer le monde !

Programme détaillé Vendredi 24 mai

Matin : rendez-vous place de la liberté vers 9h pour les motivés, on fera un atelier pancartes et les derniers préparatifs pour le reste de la journée

Midi : On vous propose de venir faire un pique-nique zéro déchet (vous ramenez votre petit plat) toujours place de la liberté

13h30 : rendez-vous place de la liberté pour tout le monde, pour partir en manif. Durant cette manif, nous ferons une cleanwalk, des caddies poubelles seront mis le long du cortège.

Vers 16h : arrivée au cours Dajot, où se tiendront des ateliers :

  • stand d’accueil : eau (et peut-être d’autres boissons et un peu de nourriture)  ramenez vos éco cups (et des gâteaux maisons ou autre ce serait parfait). Informations sur les assos présentes, sur le mouvement, sur les ateliers, et bon endroit où vous manifester si vous voulez participer aux prochains évènements
  • démocratie/citoyenneté : (re)découvrir les modèles de démocratie et en parler
  • dénonciation des lobbies : montrer en quoi notre gouvernement actuel est sous pression (niveau français mais aussi européen)
  • action non-violente : découverte d’un autre moyen que les manifs pour exprimer son mécontentement
  • numérique : pour apprendre à se protéger et l’intérêt de le faire
  • tri des déchets ramassés durant la cleanwalk (à confirmer) (pensez à ramener des gants)
  • Atelier Do It Yourself: fabrication de tawashi (et probablement d’autre chose) > ramenez de vieilles chaussettes si vous en avez
  • stratégies pour sauver la planète : réflexion sur l’objectif de YFC et à la stratégie, le plan à mettre en place pour y arriver
  • convergence des luttes : montrer que les problèmes viennent de notre modèle de société, et qu’il faut s’unir pour parvenir à faire changer les choses
  • Référendum D’initiative Citoyenne : expliquer l’intérêt du RIC, comment il se mettrait en place
  • Réparation de vélos (amenez votre vélo s’il y a de petites réparations)
  • Pierre à l’édifice : montrer les moyens d’action individuelle qui permettent d’avoir un impact sur la société
  • Lien entre écologie et paix, et en quoi la guerre pollue énormément
  • Atelier participatif sur des éléments scientifiques

Fin des ateliers vers 18h30, suivi du départ de la vélorution organisée par le CPLC et BAPAV !

Grève mondiale pour le climat – Brest

Groupe FB Youth for Climate Brest

Lire aussi:

Des actions prévues à Brest pour la grève mondiale pour le climat (Côté Brest)

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21 mai 2019 ~ 0 Commentaire

landunvez (fr3 eaux-et-rivières)

Landunvez : le tribunal administratif annule l’extension de la porcherie Avel-Vor. Une victoire pour les associations (FR3)

La méga porcherie de Landunvez était bien illégale ! (Eaux et Rivières)

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21 mai 2019 ~ 0 Commentaire

ubo (change)

ubo

Non au sabordage de l’UBO, l’Université de Bretagne Occidentale

Le Comite de mobilisation de l’UBO a lancé cette pétition adressée au Président de l’Université de Bretagne Occidentale

Sans concertation et au mépris des étudiants, des personnels, des départements, le Président et ceux qui l’ont soutenu ont décidé unilatéralement de supprimer 1/12 des heures de cours dans  toutes les licences et les masters de l’UBO dés la rentrée prochaine.  Sur les trois prochaines  années,  il souhaite supprimer au total 1/6 du volume horaire dispensé à  l’UBO  en fermant des options, des parcours, des formations à partir de 2020.

Non au coup de rabot généralisé sur nos formations, et à la suppression d’une semaine d’enseignement sur 12.

Non à cette attaque en règle contre l’université et à la politique d’austérité imposée à l’UBO au travers également des gels et suppressions de postes, et à la précarisation des personnels.

Cette décision aura des conséquences dramatiques :

  • Pour les 22 000 étudiants qui à terme perdront non seulement des heures d’enseigne ment, mais très vite des parcours de formation et des options et qui verront leur diplôme dévalorisé ;
  • Pour la recherche et les laboratoires, avec la baisse du nombre de doctorants, de futurs chercheurs et de chercheurs ;
  • Pour les personnels universitaires (toutes catégories confondues), avec un blocage des recrutements et une diminution des postes entrainant une charge de travail supplémentaire ;
  • Pour le territoire et son attractivité et dynamisme.

Nous exigeons le retrait du plan d’austérité du président, et demandons des moyens décents pour un enseignement supérieur public de qualité.

https://www.change.org/

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18 mai 2019 ~ 0 Commentaire

marche climat monsanto

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Brest, samedi 18 mai

Lorient : 2 000 personnes pour la marche mondiale contre Monsanto-Bayer (FR3)

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18 mai 2019 ~ 0 Commentaire

commune (locamaria plouzane)

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