Archive | Brest et région

13 août 2019 ~ 0 Commentaire

brest 1935 (bourrasque)

brest naval

Août 1935 Émeutes à Brest : Pourquoi en parler ? (1)

Il y a 80 ans Brest était le théâtre de plusieurs journées d’émeutes contre un ensemble de mesures que l’on qualifierait aujourd’hui « d’austérité » ; l’occasion de revenir sur un épisode méconnu de l’histoire de notre ville.

Une série d’articles sera donc publiée, revenant sur le contexte de ces émeutes, faisant une description de ces journées et tentant d’expliquer ce qui s’est déroulé à ce moment. Mais avant cela j’ai jugé nécessaire d’apporter quelques précisions quant à ma démarche, afin de mieux appréhender la lecture de ces articles, ne pas se méprendre sur leur but ou leur contenu.

Nous ne sommes pas historiens !

Ces articles ont été écrits en faisant des recherches assez complètes sur ces événements : journaux d’époques, mémoires de militants communistes, anarchistes et trotskistes relatant ces événements.

Ils sont donc issus de sources assez diverses et relativement fiables, et j’ai fais de mon mieux pour relater ce qui se rapproche le plus de la réalité, mais ma démarche n’est pas une démarche d’historien, cela ne veux pas dire que je déprécie mon travail, mais qu’il n’a pas vocation à être un point de référence pour une recherche historique, si vous recherchez ces références je ne peux que vous orienter vers les sources qui ont été utilisées pour l’écriture de ces articles.

Une démarche politique

Ma démarche historique est avant tout politique, partant du constat que l’histoire des luttes contre l’oppression est oubliée ou écrite par les oppresseurs. Celles et ceux qui luttent aujourd’hui, qui se reconnaissent dans les luttes d’hier, doivent faire le nécessaire pour se réapproprier cette histoire, qui est la leur, la nôtre.

En reprendre possession signifie ne pas en perdre le contenu, ne pas oublier les faits, mais aussi ne pas en oublier le sens : l’histoire n’est pas juste une suite d’événements et de dates, elle porte un sens politique.

Ces journées d’émeutes ne sont pas l’histoire d’une autre époque à commémorer tous les ans, c’est l’histoire d’un des nombreux combats contre l’oppression mené par les opprimés eux même, un combat émancipateur, pour une société plus juste, un combat qui est toujours d’actualité, et n’est pas une relique du passé.

13 août 2019

brest 1935 (bourrasque) dans A gauche du PS

Août 1935  Émeutes à Brest : Contexte politique et local (2/6)

   dans Brest et région

Août 1935  Émeutes à Brest : La mort de Joseph Baraër (3/6)

 dans Histoire

Août 1935 Émeutes à Brest : La journée du 7 août (4/6)

Août 1935 Émeutes à Brest : Funérailles, répression et vengeance (5/6)

Août 1935 Émeutes à Brest : Retour (6/6)

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25 juillet 2019 ~ 0 Commentaire

bastien daoulas (bastamag)

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Un paysan bio se bat contre les exploitations « mangeuses de terres » qui ont racheté sa ferme

L’histoire de Bastien résonne comme un symbole : agriculteur depuis quinze ans dans le Finistère, il y a patiemment développé une agriculture bio, diversifiée, ancrée localement. Mais à cause d’un problème foncier, ses terres ont été rachetées par de grosses exploitations agricoles, dont l’une possède déjà plus de 1000 hectares ! Sur place, un mouvement de soutien s’organise. Un nouveau combat de David contre Goliath.

« Cela met en péril tout ce que j’ai réalisé depuis quinze ans. »

Bastien Moysan est « pêcheur-paysan » à Daoulas, une commune de 1800 habitants dans le Finistère. Il a repris, il y a quinze ans, la ferme familiale du Guerniec, qui donne sur la baie de Daoulas, dans la rade de Brest. Il commence par ramasser huîtres et palourdes : « Je n’avais pas beaucoup de moyens et je me suis d’abord installé comme pêcheur à pieds. »

Puis il défriche peu à peu ses terres et développe une ferme en polyculture-élevage. Préoccupé par le maintien de la biodiversité, Bastien élève des races locales de vaches, comme la canadienne et la bretonne Pie-noir, ainsi que des porcs blancs de l’ouest, une race rustique de cochon qui a bien failli disparaitre parce qu’inadaptée à l’élevage industriel [1]. Pour les céréales, il fait de même, avec des variétés anciennes de seigle, d’avoine et de blé (voir la vidéo).

C’était sans compter des spéculateurs fonciers, en embuscade pour récupérer des terres.

En conflit avec sa famille, Bastien est resté sans bail durant toutes ces années. Il y a quelques mois, le pêcheur paysan décide d’acheter les terres qu’il occupe pour clarifier sa situation. Une procédure judiciaire est lancée. Bastien Moysan a de multiples preuves de son activité de paysan : il est affilié à la Mutualité sociale agricole (MSA), a une inscription administrative à la PAC (Politique agricole commune), a la preuve de sa conversion en bio et une demande d’autorisation d’exploiter.

Mais le notaire considère les terres comme « libres » et procède, en mai 2019, à la mise en vente de 30 hectares pour 40 000 euros aux enchères publiques. « Je me suis rendu à la vente aux enchères sans trop me faire de souci », raconte-t-il. « Mes voisins qui sont agriculteurs et que je connais, m’avaient dit qu’ils ne se positionneraient pas pour acheter mes terrains. » Cependant, les représentants d’autres exploitations agricoles des alentours se rendent à la vente et enchérissent trois fois le prix de base. Deux d’entre elles remportent la mise, récupérant chacune un lot de terres.

« Bastien fait face à un groupement agricole mangeur de terres »

L’affaire suscite localement un grand émoi. Car les deux exploitations agricoles en question possèdent déjà plusieurs centaines d’hectares chacune, l’une d’elle exploitant même plus de      1 000 hectares ! « Cette histoire, c’est celle de David contre Goliath », souligne Jules Hermelin, chercheur en sciences sociales et soutien local.

« Bastien fait face à un groupement agricole mangeur de terres. Tout cela est rendu possible par un système qui offre des facilités aux grandes fermes pour s’agrandir [2]. » En France, l’accaparement de terres relève d’abord de grandes exploitations qui monopolisent le marché foncier en s’engouffrant dans des failles juridiques (notre enquête). Elles s’agrandissent progressivement en rachetant des parts dans des fermes en difficulté ou dont l’exploitant est proche de la retraite, ce qui leur évite le contrôle des structures.

« Pour eux c’est un investissement minime, alors que pour nous c’est la vie d’un paysan et de sa famille qui est en jeu », dénonce le comité de soutien qui s’est constitué autour de Bastien et a lancé une pétition ayant déjà recueilli plus de 75 000 signatures. « Ces spéculateurs fonciers interdisent à des personnes comme Bastien, plus soucieuses de bien faire leur travail que de faire du profit, d’exercer leur métier », appuient plusieurs organisations dans une lettre commune [3]. Sur les 22 hectares de surface agricole utile cultivés par Bastien Moysan, 15 hectares lui échapperaient, dont les terres les plus proches de sa ferme.

« Ils tuent la terre et ont régulièrement besoin de terres neuves »

Dans ce territoire soumis à une forte pression foncière, la ferme du pêcheur-paysan fait un peu figure d’exception. Les grosses exploitations cultivent des pommes de terre à grande échelle, à coups de traitements phytosanitaires. « Ils tuent la terre et ont régulièrement besoin de terres neuves. Ils proposent à d’autres voisins en conventionnel d’échanger leurs terres. Ces voisins acceptent une fois, mais ne le refont pas l’année suivante, car ils retrouvent leur terre complètement détruite, relate Bastien.

Ces exploitations ont aussi besoin de « surface d’intérêt écologique » pour compenser [4]. » Entre terre et mer, Bastien a vu le milieu marin se dégrader à vue d’œil. « Il y avait six emplois directs dans la rivière du village, liés à un gisement de palourdes, illustre t-il. Aujourd’hui, je ne peux plus bosser dans la rivière car elle est polluée. Et maintenant, ils prennent mes terres. Il faut que ça s’arrête ! »

Cette affaire « est un très mauvais signe donné au monde maritime », commente Thierry Larnicol, vice-président de la commission mer et littoral du Pays de Brest [5]. Il pointe l’impact des « mauvaises pratiques agricoles » dans la dégradation de la qualité de l’eau de mer de la rade de Brest. À ses yeux, l’exploitation de Bastien Moysan « joue un rôle important dans la protection du fond de rade en créant un barrage de pâtures herbagées en aval des cultures polluantes, plus en amont ». C’est par ce type de pratiques agricoles que la qualité de l’eau pourrait être reconquise.

« C’est fou qu’on nous empêche de développer une autre agriculture ! »

Pour bloquer la vente, Bastien s’est tourné vers la Safer (société pour l’aménagement foncier et rural) qui, le 18 juin, a fini par préempter les 30 hectares de terres. « Sans le succès de la réunion publique et de la pétition, il n’est pas sûr que la Safer serait intervenue sur l’ensemble des terres concernées, ça prouve la place importante que peut avoir la société civile dans l’évolution de l’agriculture », souligne Stéphane Brélivet de la Confédération paysanne du Finistère. « On espère maintenant que la Safer va me réattribuer mes terres et me permettre ainsi de récupérer mon outil de travail, mais rien n’est joué », précise Bastien.

La décision devrait intervenir mi-octobre.

D’ici là, comme la Safer n’a pas le pouvoir de revoir le prix de ces terres à la baisse, les soutiens s’organisent autour de Bastien pour collecter les 130 000 euros nécessaires au rachat [6]. Une cagnotte a été constituée, et un « groupement foncier agricole » (GFA) est en cours de création, avec l’association Terre de liens pour la gestion des fonds. Concrètement, plutôt que de s’endetter à vie, Bastien sera locataire du GFA, avec la certitude que la terre restera en lien avec les paysans et le village de Daoulas.

Cet immense élan de générosité démontre à Bastien que « les gens en ont marre ». « Ils ont envie de bonne bouffe et de bon air. C’est fou qu’on nous empêche de développer une autre agriculture ! »

Selon Stéphane Brélivet, « c’est l’une des toutes premières fois que le courant libéral produc-tiviste basé sur l’export du Finistère subit un échec aussi important ». Chercheuse à l’Institut national de recherche agronomique, Véronique Chable insiste sur « le caractère novateur et inspirant de l’agriculture que pratique Bastien Moysan pour les nouvelles générations d’agriculteurs, pour ceux qui comprennent que l’agriculture de demain sera bio et basée sur le soin des sols et la diversité cultivée ».

Alors que le congrès mondial de l’agriculture biologique doit se tenir à Rennes en 2020, elle espère « qu’il sera encore sur ses terres pour montrer son travail aux agriculteurs de toute la planète ».

Sophie Chapelle 25 juillet 2019

https://www.bastamag.net/

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24 juillet 2019 ~ 0 Commentaire

g7 à brest (bourrasque)

brest

BLOQUONS LE G7 A BREST

DU 5 AU 7 SEPTEMBRE, BLOQUONS LE G7 DES PARLEMENTAIRES A BREST

NON AU G7 PARLEMENTAIRE A BREST

Les 5, 6 et 7 septembre, se réunissent à Brest les présidents d’assemblée parlementaire du G7.

Le G7, c’est 7 pays (Allemagne, Canada, Etats-Unis, Japon, France, Italie, Royaume-Uni) qui nous imposent leur domination, leur logique financière et leur gouvernance belliqueuse. Les assemblées parlementaires prétendent nous représenter et défendre nos intérêts.

Pourtant, ces assemblées votent des lois autoritaires, liberticides, racistes et écocides ;

Ces assemblées soutiennent le libre-échange,

Déréglementent, et imposent l’austérité ;

Ces assemblées, à la solde des intérêts capitalistes et des multinationales, contribuent à l’effondrement de la biodiversité, à la pollution des océans, à l’altération du climat.

Ce groupe des 7, ces assemblées et tout ce qu’ils représentent sont illégitimes. Ces sommets, sous forme de huis-clos cynique, sont inutiles. Ils sont aux antipodes de nos luttes quotidiennes pour rétablir la justice sociale et environnementale.

Ensemble, perturbons le déroulement du G7 à Brest. Montrons-leur, par nos actions, que nous refusons leur modèle économique, sociale et écologique. Ensemble, les 5, 6 et 7 septembre à Brest, foutons le zbeul !

24 juillet 2019

Plus d’infos à venir sur le site :

https://bloquonsg7debrest.noblogs.org/

https://bourrasque-info.org/

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18 juillet 2019 ~ 0 Commentaire

brest gilets jaunes (émancipation ee f-copernic)

femmes gj

Portrait d’une brestoise en gilet jaune

Emmanuelle est AESH (Accompagnante des Élèves en Situation de Handicap) dans le Finistère, métier qui ne lui autorise aucune heure supplémentaire, aucune évolution de carrière et qu’elle a débuté après une carrière d’aide-soignante qu’elle a quittée parce que le caractère humain du métier était devenu inexistant : un travail pénible dans lequel il s’agit d’enchaîner les patient·e·s sans pouvoir générer ce qui est cœur du métier – le lien social, humain. Elle est aussi mère célibataire de quatre enfants.

Débats et assemblées citoyennes : les ingrédients d’une avancée vers la démocratie

Elle a revêtu son gilet jaune à Brest depuis le début du mouvement, dans lequel elle a d’abord commencé par essayer de rassembler des personnes en vue de la journée du 17 novembre, puis a occupé des ronds-points, participé à toutes les assemblées citoyennes qui se déroulent les dimanches soirs. Elle participe activement à l’organisation du mouvement à Brest et mesure aussi tout ce qu’il lui a apporté.

La première fois, on s’est levé à 5h30, à 6h30 on se retrouvait sur un parking et on a commencé à occuper des ronds-points. Ça nous a permis de beaucoup discuter. Échanger est important. Sur les ronds-points, on a évacué nos questions, discuté de ce qui nous posait problème. C’est pour ça qu’il faut continuer à discuter. Les inquiétudes touchent tout le monde, gilets jaunes ou non. Quand on parle aux gens qui ne sont pas gilets jaunes de leurs inquiétudes, ça leur fait du bien, et ils nous le disent.

Ce que je constate, c’est que les gens ont envie de s’investir dans la vie politique.

Ils se sentent concernés, alors il faut leur parler, discuter des problèmes, des solutions, des idées. Le pouvoir fait peur aux gens, il est perçu comme un Dieu, inattaquable, ce qui conduit les gens à être fatalistes, comme si rien n’était possible. Mais si on veut un monde meilleur, il faut faire quelque chose”.

L’importance de la discussion, Emmanuelle l’a mesurée pour elle-même au début du mouvement ce qui l’a “rassurée”. Le mouvement lui a permis de sortir d’un isolement dans lequel il est facile de tomber si les espaces d’échanges n’existent pas. D’ailleurs à Brest, les AG représentent le cœur du mouvement, même si d’autres actions sont évidemment organisées.

De fait, force est de constater que les espaces démocratiques de discussion sont absents et que c’est entre autres ce que le mouvement dénonce depuis le départ. Selon elle, ce qui ressort de la discussion politique, c’est un sentiment accru de trahison, qui s’est amplifié de gouvernement en gouvernement.  Une part de la population qui gouverne pour tous les autres : une oligarchie qui tire le pouvoir à son avantage, pour ses propres privilèges. Pas étonnant que la colère monte.

C’est pourquoi la première des avancées serait selon elle que les citoyen·ne·s puissent être actrices et acteurs de la vie politique – autrement que par l’illusion d’un vote de temps en temps. Et décider par soi-même, sortir de la passivité, c’est multiplier les assemblées citoyennes, qui s’opposent en tout point à l’idée même d’un “grand débat” dirigé de part en part.

Déconstruire les idées reçues sur le mouvement et porter une égalité pour tous·tes !

Investir l’espace public pour permettre les échanges entre citoyen·ne·s permet aussi au mouvement de dire ses intentions, désamorcer les préjugés dont il est victime, clarifier ses positions. À ce propos, Emmanuelle revient sur le prétendu caractère non écologique du mouvement qui s’est fondé entre autres sur la colère face à l’augmentation des tarifs du carburant :

“Évidemment qu’on défend la planète.

C’est même sans doute la première chose qu’il faudrait prendre en compte et dont le reste peut découler”, mais il ne faut pas tout confondre, mener une véritable politique écologique, ce n’est pas augmenter les tarifs du carburant, et notamment les taxes, surtout si les taxes perçues par le gouvernement ne servent pas au financement de l’écologie. Les véritables responsables de l’absence de politique écologique, ce sont les gouvernements, pas les citoyen·ne·s.

De même, si le mouvement porte, selon Emmanuelle, sur l’égalité de tous les individus, il doit montrer aussi que les femmes sont les premières touchées par ces inégalités. Les gilets jaunes, hommes ou femmes, ne se revendiquent pas “féministes” à proprement parler, mais les questions des retraites, des inégalités salariales, d’accès aux postes, sont très présentes dans les discussions et revendications du mouvement.

C’est notamment ce qui a permis de faire émerger, le 16 février, une journée d’actions pour dénoncer les inégalités que rencontrent les femmes, mais aussi les violences sexuelles, les mutilations sexuelles ou encore les violences conjugales.

Cette journée était portée par un groupe de soignantes, d’assistantes maternelles (en gilet rose) et de gilets jaunes. Il s’agissait pour les femmes de défiler, de manière pacifique, en tête de cortège et pour certaines portions du parcours en cortège indépendant. Et dans la suite directe de cette journée, pourquoi ne pas “rejoindre les actions prévues le 8 mars”, s’il y en a.

Une détermination accrue face à un gouvernement qui vacille

À Brest, les cortèges sont plutôt pacifiques et il y a peu de répression dans les manifs mêmes. Pourtant, la répression est bien présente et montre que le gouvernement panique et vacille. Gardes à vue pour participation à des manifestations non déclarées, entrave à la circulation ou acte de rébellion en bande organisée, accusation de diffamation pour des actes dénoncés avec vidéo à l’appui suite à des violences lors du blocage d’un pont, “gazages” à bout portant…

Couplée à ces mesures de répression, la loi anti-casseurs est le signe que le gouvernement cherche à faire tomber ceux et celles qui parlent, agissent. Mais “nous priver de nos libertés ne nous empêchera pas d’agir”, d’autant que nombre des personnes actives dans le mouvement ont finalement très peu à perdre.

Si le mouvement s’est transformé, à Brest comme ailleurs, au fil des “actes”, il n’a pas perdu de sa détermination, donc. Il reste encore deux ronds-points occupés autour de Brest, où des personnes retraitées sont encore actives. Mais la diminution du nombre de personnes sur les ronds-points, loin d’être le signe d’un essoufflement du mouvement, est en fait le corrélat du nombre de tâches croissantes dues à son extension : préparer des affiches, tenir des assemblées régionales… tout cela prend du temps et mobilise les personnes.

“Faire venir les étudiants à nous”

Aller à la rencontre des gens, maintenir le mouvement malgré l’épuisement qu’il génère… voilà le programme pour les semaines à venir. À l’heure où les femmes, en Argentine, en Espagne, en Irlande, en Italie, au Brésil… se mobilisent pour leurs droits, celles qui luttent en gilet jaune montrent les voies possibles.

Depuis le début du mouvement social des gilets jaunes, qui dénonce les inégalités sociales et les privilèges qui n’avantagent qu’une infime partie de la population, les femmes se sont rassem-blées en gilet jaune pour exprimer leur engagement dans la lutte, mais aussi rappeler qu’elles sont les plus touchées par ces inégalités. Récit de l’une d’entre elles, active dans le mouvement à Brest.

Propos recueillis par Karine mardi 19 mars 2019

http://www.emancipation.fr/

Lire aussi:

Femmes chez les Gilets jaunes (EE)

Femmes et gilets jaunes : pour une transition sociale, féministe et écologique (F Copernic)

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17 juillet 2019 ~ 0 Commentaire

urgences brest (fr3)

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CHRU de Brest : un clip vidéo pour dénoncer les conditions de travail aux urgences

Le personnel des urgences du CHRU de la Cavale-Blanche de Brest (Finistère) a détourné, dans un clip vidéo, une chanson de Matmatah. Objectif : dénoncer les conditions de travail dans leur service.

« Urg’ an Dro », c’est le titre de la chanson qu’ils ont écrite, et cela vous évoque sans doute quelque chose. Le personnel soignant des urgences de la Cavale-Blanche de Brest-Carhaix (Finistère) a, en effet, détourné la célèbre « Lambé an Dro » de Matmatah, avec l’accord du groupe.

Dans la vidéo, 50 personnels soignants (infirmiers, aides-soignants, secrétaires, etc.) affichent clairement leur ras-le-bol. « Si t’as plus envie de poireauter, viens aux urgences manifester« , « Viens aux urgences, tu vas pleurer« , « Ce qu’il nous faut, c’est embaucher, ne pas nous culpabiliser« .

« On voulait vraiment que tout le monde puisse comprendre nos problématiques et ne pas forcer le trait plus qu’il ne l’est déjà« , affirme Morgan Barbi, aide-soignant aux urgences.

Un conflit qui dure

Cette chorégraphie mise en texte et en clip est une manière, pour le personnel, de mettre en lumière les revendications qu’ils clament depuis le 13 mai dernier. Ils dénoncent notamment le sous-effectif chronique qui a pu mener à des scènes de violence : le 10 juin, une patiente s’en était prise physiquement à des membres du personnel soignant.

« On nous parle de chiffres. Nous, on voudrait de l’humain. On veut pouvoir parler avec les gens. Pas juste arriver et dire : ‘Bonjour, prise de sang, échographie, bilan urinaire et au suivant !’ » regrette Erwan Troadec, infirmier aux urgences. Pour pallier ce problème, ils demandent « plus de lits d’hospitalisation, plus de personnel médical et paramédical. »

De son côté, la direction indique avoir mis en place des mesures, parmi lesquelles « l’ouverture de lits supplémentaires pour cet été« , selon Laurence Jullien-Flageul, coordinatrice des soins CHRU Brest.

Le reportage de Julien le Bot et Florence Malésieux

Baptiste Galmiche 17/07/2019

https://france3-regions.francetvinfo.fr/

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16 juillet 2019 ~ 0 Commentaire

brest référendum (le télégramme)

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05 juillet 2019 ~ 0 Commentaire

landi centrale (of lt)

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Centrale à gaz de Landivisiau.

Le procès des opposants renvoyé

Environ 250 personnes se sont rassemblées en soutien à la vingtaine de prévenus, cités à comparaître ce jeudi 4 juillet, dans le cadre des manifestations contre la centrale à gaz de Landivisiau. Le procès a finalement été renvoyé.

« Non à la centrale, non à la centrale ! ».

C’est sous les cris d’encouragement et les applaudissements des militants opposés à la construction d’une centrale à gaz à Landivisiau (Finistère), que la vingtaine de prévenus a monté les marches du tribunal de grande instance de Brest, ce jeudi 4 juillet en début d’après-midi.

Les prévenus, des opposants à la construction de la centrale à gaz, âgés de 19 à 75 ans, comparaissaient dans deux dossiers.

Dans le premier, il leur est reproché les infractions de destruction du bien d’autrui, refus de se soumettre au prélèvement biologique destiné à l’identification de son empreinte génétique, dissimulation volontaire du visage et violence aggravée, lors de la manifestation du 23 février dernier sur le site de la centrale.

Le second dossier concerne quant à lui la manifestation du 28 mars, toujours à Landivisiau, pour laquelle il est reproché aux prévenus les faits d’entrave à la circulation et de refus de se soumettre aux opérations de relevés signalétiques au commissariat quelques semaines plus tard.

« C’est un peu nous tous qui étions au tribunal »

Le procès, attendu par les prévenus, « pour pouvoir avoir la tête à la lutte à nouveau », n’a finalement duré que quelques minutes. Suite au renvoi du premier dossier, à cause de l’absence de l’avocat des victimes, l’avocate de la majorité des prévenus, maître Le Her, a demandé le renvoi du second dossier.

« Les deux affaires gravitent autour du Non à la centrale et doivent donc être jugées ensemble même si les infractions sont différentes », explique-t-elle.

Les militants se sont donnés rendez-vous le 28 novembre 2019 à 13 h 30, date du renvoi.

« Avec ce procès, ils essaient de casser la lutte », estime une manifestante venue en soutien depuis les Côtes-d’Armor. « On ne peut plus approcher le site, il y a des vigiles jour et nuit », signale Jacqueline, membre de Force 5.

« Il y a la centrale mais aussi une série de constructions au-delà, notamment le gazoduc, développe Clothilde, militante chez les Jeunes pour le climat. Ces constructions vont traverser le Parc naturel régional d’Armorique. Comment c’est possible de continuer à détruire la nature ? Alors qu’un câble électrique devrait va connecter la Bretagne à l’Irlande en cas de pic de consommation. Comment se fait-il qu’il y ait deux projets pour répondre aux mêmes besoins ? », questionne-t-elle.

« Aujourd’hui une vingtaine de personnes comparaissaient, mais c’est un peu nous tous qui étions au tribunal », ajoute Angélique Mevel, militante depuis 2011 au sein de Landivisiau doit dire non à la centrale.

Metig JAKEZ-VARGAS.  04/07/2019

https://www.ouest-france.fr/

Lire aussi:

Centrale à gaz de Landivisiau. Les deux dossiers renvoyés au 28 novembre (Le Télégramme)

 

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30 juin 2019 ~ 0 Commentaire

seveso (ecologistas)

 Seveso

Accident de Seveso, 10 juillet 1976

Le 10 juillet 1976, Seveso, ville densément peuplée du nord de l’Italie. Dans l’usine de cosmétiques de la multinationale Hoffmann-La Roche,  rupture d’une valve.

L’accident a provoqué la fuite d’environ 2 kg de 2,3,7,8-tétrachloro-p-dibenzodioxine, un gaz extrêmement toxique et persistant dans l’environnement.

Les conséquences immédiates ont été des maladies permanentes pour des centaines de personnes, le sacrifice de plus de 75 000 animaux et 18 hectares de terres contaminées. Plus tard, d’autres effets sont apparus: une augmentation alarmante des malformations chez les nouveau-nés.

À partir de cet accident, le risque d’accident dans les industries chimiques a commencé être pris en compte par la Communauté Européenne. Cette évidence a été concrétisée avec l’approbation de la directive « Seveso », qui vise à prévenir les accidents et à en limiter les conséquences.

Il faut des plans de secours internes et externes dans les installations susceptibles de provoquer des accidents majeurs.

Mais malgré la législation, des catastrophes comme celle-ci ont continué à se produire, affectant l’environnement, la santé des personnes, les activités économiques …

https://www.ecologistasenaccion.org/

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29 juin 2019 ~ 0 Commentaire

islam brest (révolution permanente)

islamophobie1

Attentat contre une mosquée, une émotion médiatique à géométrie variable

Deux personnes dont l’imam de Brest ont été attaquées à l’arme à feu jeudi. Les médias se sont empressés de minimiser l’événement : ce ne serait pas un attentat ! 

Jeudi après-midi, un homme a ouvert le feu sur la mosquée de Brest, blessant grièvement l’imam Rachid El Jay, au ventre et aux jambes ainsi qu’un fidèle aux jambes également. Le tireur s’est suicidé peu de temps après l’attaque.

Peu de temps, c’est également ce qu’il a fallu aux médias pour assurer qu’il ne s’agissait pas d’un acte terroriste, mais de celui d’un déséquilibré, rapidement rejoint par le Parquet, pour qui la lettre laissée par le jeune homme d’une vingtaine d’années, « ne relève pas notamment de ce que l’on voit actuellement des attentats islamistes ou djihadistes », a estimé le procureur Récappé.

Et Le Parisien, France Info, L’Express, Europe1, Le Point de s’empresser de titrer : « Ce n’est pas un attentat ». Nous voilà rassurés !

« Entreprise criminelle perpétrée contre une personne ou contre une communauté, et particulièrement dans un contexte politique », pourtant l’attaque de Brest semble bien correspondre à la définition d’un attentat.

Les médias dominants et le pouvoir sont passés maîtres dans le domaine de l’euphémisme quand le terroriste se trouve être blanc, non-musulman et d’autant plus quand l’attentat concerne des musulmans.

Ces réactions sont symptomatiques d’une islamophobie ambiante qui fait des musulmans des cibles, y compris pour des « déséquilibrés ». Ce genre d’attaque ignoble est le produit extrême de l’islamophobie galopante, qui s’incarne au quotidien – et sur un tout autre plan – par les discriminations à l’embauche, pour la location d’un logement, dans des organisations syndicales, à l’université, même dans des télé-crochets musicaux.

La focalisation qui est faite tous les étés, depuis trois ans sur le burkini, où sur les plages des municipalités les plus réactionnaires de ce pays on envoie les municipaux libérer les femmes en les découvrant (sans hésiter dans le même temps à criminaliser celles qui ne le sont pas assez et qui seraient responsables en cas d’agression).

La couverture médiatique de l’attentat de Brest en est un exemple frappant. Le tireur est vite oublié, un déséquilibré, les médias préfèrent insister sur le profil de la victime, l’imam Rachid El Jay, proche de l’islam radical, comme pour relativiser la gravité de cet acte islamophobe.

Joël Malo vendredi 28 juin

https://www.revolutionpermanente.fr/

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23 juin 2019 ~ 0 Commentaire

4 juillet à brest

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Le 4 Juillet, tous et toutes à Brest en soutien aux inculpées et inculpés de la lutte contre la centrale de Landivisiau.

Le 4 juillet prochain à 13h30, nous serons vingt et une personnes à comparaître devant le tribunal correctionnel de Brest. 8 d’entre-nous sont poursuivis pour plusieurs motifs : violences sur personnes dépositaires de l’autorité publique, dégradations en réunion, et refus de fichage ADN ; pour des faits qui seraient survenus lors de la manifestation du 23 février dernier. 14 personnes sont elles poursuivies pour un délit d’entrave à la circulation sur une route qui longe le site de l’hypothétique future centrale.

Peu importe ce qui nous est reproché, cette journée de procès constitue
une nouvelle offensive de l’état contre le mouvement d’opposition à la
centrale.

Elle vient tenter de mettre un terme à l’opposition déterminée que nous construisons contre le début des travaux qui a commencé en janvier 2019. Depuis cette date, des blocages des machines se succédaient quasi quotidiennement. Pour servir sur un plateau cette centrale au groupe Total (qui bénéficiera pour la centrale de 50 millions d’euros de subvention annuelle sur vingt ans), des barrières ont été installées autour du site, gardé également jour et nuit par des vigiles.

Dans le même temps, une pression de plus en plus grande est exercée sur les opposants
et opposantes par les forces de gendarmerie. Le 23 février, plusieurs des barrières seront renversées par une partie des mille manifestants présents ce jour-là.

Ceci-conduira dans les jours qui suivront à une offensive répressive qui conduira à la convocation de nombreux militants et militantes.

8 des personnes convoquées recevront ensuite leur convocation pour le 4 juillet. Les mesures d’intimidation ne s’arrêteront pas là. Devant l’impossibilité de manifester sur le site, nous cherchons des moyens de continuer la lutte. Les autorités prétexteront une entrave à la circulation à côté du site, pour entraîner quelqu’un en garde-à-vue pendant sept heures. Par
solidarité les personnes présentes forcent les gendarmes à les conduire au poste. Ces personnes sont les quatorze concernées par la deuxième affaire du  procès du 4 juillet.

Dans un contexte de criminalisation des mouvements sociaux, (comme nous pouvons l’observer dans le même temps dans la répression des gilets jaunes),  nous sommes persuadés qu’il ne s’agit que de manœuvres pour nous décourager de nous opposer à ce projet juteux pour les actionnaires de Total (plus de un milliard de subventions publiques en 20 ans), polluant
(1,5 million de tonnes de CO2 relargués chaque année dans l’atmosphère), nocif pour la santé des habitants et habitantes.

Ce procès se place dans la même dynamique que l’ordonnance menaçant une vingtaine d’opposants et opposantes  de 5 000 euros d’amende s’ils tentent de s’opposer aux travaux.
Tout comme les mesures d’interdiction de manifestation sur une zone autour du site qui ont été prises par la préfecture le 4 mai dernier.

La peur, voilà bien ce qu’ils entendent générer.

Les travaux avancent alors que des recours contre le projet n’ont toujours pas été jugés, et que, nous devons bien l’avouer, la lutte a bien pris un coup derrière la tête. Devant la justice qui individualise, nous vous appelons à venir marquer votre solidarité avec nous, devant et à l’intérieur du tribunal. Si nous ne sommes que quelques personnes poursuivies, c’est plus largement l’ensemble d’une lutte populaire qui est attaquée.

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Les inculpés et inculpées du 4 juillet, toujours en lutte contre la centrale, et son monde.

Rdv vers midi devant le TGI de Brest. Une soirée de soutien aura également
lieu à l’avenir en début de soirée (à partir de 19h )

On retrouvera des détails sur celle-ci dans le texte Et pour quelques barrières à terre, disponible à cette adresse : https://bourrasque-info.org/

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