Archive | Brest et région

17 avril 2026 ~ 0 Commentaire

Edouard Maze (Le Tél)

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Il y a 76 ans, mort à Brest d’Édouard Mazé

En 1950, alors que la reconstruction d’après-Guerre bat son plein et que la population subit des pénuries alimentaires, près de 13 000 dockers et ouvriers de l’arsenal et du bâtiment se mettent en grève à partir de la mi-mars, réclamant, entre autres, des hausses de salaire.

Près d’un mois après le début de ce conflit social, les violences (policières) atteignent leur paroxysme le 17 avril. Ce jour-là, une nouvelle manifestation est prévue dans les rues de Brest. Le maire, Alfred Chupin, l’interdit. Problème : l’arrêté municipal qui le précise est pris trop tard et sera grossièrement antidaté. Dans les rues, le cortège fait face à un important dispositif policier.

La manifestation dégénère lorsque les forces de l’ordre ouvrent le feu. Dans la foule, un homme de 26 ans s’effondre, rue Kerabecam. Édouard Mazé, manœuvre pour l’entreprise de BTP Sainrapt et Brice et frère du responsable de la CGT du bâtiment à Brest, est tué d’une balle en pleine tête.

Cet événement dramatique a inspiré le cinéaste René Vautier, qui y a consacré un film, « Un homme est mort », aujourd’hui disparu.

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Les Goristes ont aussi écrit une chanson intitulée « Le 17 avril 1950, Edouard Mazé ». En 2006 était publiée la BD « Un homme est mort » qui connut un retentissant succès dans la cité du Ponant.

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31 mars 2026 ~ 0 Commentaire

RSA en Finistère (OF)

super cgt

Manifestation à Brest 

Lundi 30 mars 2026, le président du Département du Finistère, Maël de Calan, était cité à comparaître dans le cadre d’une audience de consignations devant le tribunal de Brest. Un premier passage devant la justice pour cette affaire qui l’oppose à six allocataires du RSA, soutenus par la CGT, qui dénoncent des « contrôles excessifs et abusifs ». Si l’élu était absent, plus de 150 manifestants étaient rassemblés à Brest (Finistère) en soutien aux plaignants.

Les bancs du tribunal correctionnel de Brest (Finistère) étaient plus fournis qu’à l’accoutumée, ce lundi 30 mars 2026 après-midi. En cause, la très attendue audience de consignation dans le cadre de l’affaire opposant la CGT à Maël de Calan. Le président du conseil départemental du Finistère et Romain Chantelot, directeur emploi, insertion et logement du département, sont accusés par le syndicat et six allocataires du RSA (revenu de solidarité active) de harcèlement moral institutionnel dans le cadre de contrôles qu’ils ont subis.

Un « procès politique » ?

Si l’audience visait à étudier la recevabilité de la plainte, et établir les montants des consignations des parties civiles, elle était aussi symbolique, la défense accusant les parties civiles d’ instrumentaliser la justice et dénonçant une procédure abusive.

Autre enjeu : connaître la date de l’audience, annoncée par le président du tribunal, au 15 juin 2026. On est content que la procédure suive son cours et d’avoir un procès à bref délai, réagit Me Carpentier, avocat des parties civiles, qui rejette les accusations de procès politique.

Devant le palais de justice, 150 à 200 personnes ont manifesté à l’appel de la CGT, de 13 h à 16 h, pour exprimer leur solidarité à l’égard des allocataires du RSA. Parmi eux, des élus de la gauche unie à Brest. Près de 1 200 des bénéficiaires du RSA ont été radiés en 2024, ajoute Fabienne Bodin, de l’union locale. Quand on compare ces chiffres à d’autres départements, le Finistère se distingue. Cela pose question. Ces personnes, qui touchent 600 € par mois environ, ne sont pas tous des fraudeurs.

Des contrôles « encadrés par la loi »

Selon le syndicat, de multiples pressions sont exercées sur les personnes précaires avec un seul but : réaliser des économies. Lorsqu’on est radié et qu’on touche à nouveau une aide, ce n’est pas rétroactif. Dans certaines situations, c’est très compliqué de s’en sortir. Certaines vies sont brisées. Depuis que l’affaire a été rendue publique, on a recueilli plus de 60 témoignages évoquant du harcèlement. Notre rôle est de défendre ces personnes précaires. (…)

Bleuenn Robert Lucile Vanweydeveldt

30/03/2026 

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31 mars 2026 ~ 0 Commentaire

UEP (Brest)

uep

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31 mars 2026 ~ 0 Commentaire

Finistère (Basta)

saluauds

« J’ai eu le sentiment d’être mise à nue »

Dans le Finistère, une paysanne renonce à son RSA pour préserver sa santé mentale

Après la mise en place d’un « plan RSA » controversé, le président du conseil départemental du Finistère est cité à comparaître ce 30 mars pour « harcèlement moral institutionnel » devant le tribunal de Brest. Une allocataire témoigne.

Paysanne et bénéficiaire du RSA, Gaëlle a été confrontée à un contrôle de la part du département du Finistère, dans le cadre d’un « plan RSA » décrié. 

Entourée de treize hectares de terres, la petite ferme se niche en contrebas d’un sommet des montagnes Noires, qui surplombe la rade de Brest, dans le Finistère. C’est là que vit Gaëlle, avec son fils, son compagnon et ses chèvres, dont elle transforme le lait en fromage qu’elle vend sur les marchés ou sur les étals de magasins bio.

Attablée dans la pièce principale, ses deux chiennes à ses pieds, Gaëlle fait défiler les messages sur l’écran de son téléphone portable. Elle s’arrête sur l’un d’eux : « Je me réveille en pleine nuit en pleurs. La situation est juste insupportable », lit-elle à voix haute. Ces mots sont destinés à son assistante sociale. Gaëlle les lui a envoyés en novembre dernier après avoir ouvert un énième courrier cacheté du conseil départemental, la menaçant de suspendre ses droits au revenu de solidarité active, son RSA.

Le contrôle dont Gaëlle fait alors l’objet s’inscrit dans le contexte du « plan d’action RSA » engagé depuis 2022 par le président du conseil départemental, Maël de Calan (divers droite), qui a permis au Finistère d’enregistrer une baisse spectaculaire du nombre de bénéficiaires du minima social : en quatre ans, ils ont diminué de près d’un quart.

« Harcèlement moral institutionnel »

D’après la collectivité, cette baisse serait, pour une large part, le résultat de retours à l’emploi. Mais des allocataires livrent une tout autre version : mis bout à bout, leurs témoignages suggèrent une politique délibérée de contrôles abusifs, visant à l’augmentation des suspensions de droits, des radiations et du non-recours. Parmi les concerné·es, des chômeur·ses, mais aussi des artisan·es ou des paysan·es, qui, à l’image de Gaëlle, n’ont pas « retrouvé un emploi », mais se sont précarisé·es plus encore.

Dernièrement, certaines de ces personnes se sont organisé·es pour dénoncer cette politique : le 3 mars, la CGT et six allocataires parties civiles ont adressé une citation à comparaître pour « harcèlement moral institutionnel » à Maël de Calan et au directeur chargé de l’économie, de l’insertion et du logement au département, Romain Chantelot. Contacté par Basta! le service presse du département n’a pas répondu à nos questions, mais auprès de Mediapart, Maël de Calan récuse tout harcèlement et dénonce des « attaques abusives ». Ce lundi 30 mars, les deux hommes ou leurs conseils sont attendus au tribunal correctionnel de Brest, où sera fixée la date de l’audience sur le fond.

Justifier d’un cadeau d’anniversaire pour son fils

Pour l’heure, dix-huit témoignages ont été versés au dossier, parmi lesquels celui de Gaëlle, qui s’ajoutent à ceux des six parties civiles. Tous font état de contrôles particulièrement tatillons, où chaque entrée et sortie d’argent est scrutée à l’euro près. Une allocataire s’est ainsi vu tenue de justifier de remboursements de proches après des courses en commun ; une autre, d’avoir centralisé une cagnotte pour un anniversaire. Une troisième se serait entendu dire par un contrôleur que la dispense d’engager une action juridique à l’encontre de son ex-compagnon pour le paiement de la pension alimentaire de leur fils pouvait être révoquée à tout moment – le RSA, « c’est de l’argent public, […] ce n’est pas au département de payer [...]. C’est au père de votre enfant de subvenir à ses besoins. »

« Je pourrais me reconnaître dans chacun d’eux », soupire Gaëlle, le visage fermé. Pour elle, les ennuis ont commencé au printemps dernier. Au mois de mai 2025, elle reçoit un premier courrier qui l’informe qu’elle fait l’objet d’un contrôle et lui intime, sous peine de suspension de son RSA, de fournir « quatre mois de relevés bancaires ». « De bonne volonté », la paysanne s’exécute. Elle imprime un à un les éléments demandés, et les renvoie en version papier, comme indiqué.

Deux mois passent. Arrive un second courrier qui la somme cette fois de justifier d’un nombre conséquent d’opérations. Certaines soulèvent pourtant a priori peu de questions, comme la part de RSA couple qu’elle reverse à son conjoint actuel, cette prestation conjugalisée étant versée par la mutualité sociale agricole (MSA) sur le compte de Gaëlle. D’autres, plus ponctuelles, sont néanmoins limpides : parmi les mouvements bancaires qui alertent la collectivité, figure un virement de 200 euros, effectué par les parents de la paysanne et… « intitulé “Bon anniversaire”, suivi du prénom de mon fils, précise Gaëlle. C’est ridicule », cingle-t-elle.

« Soit tu dors pas la nuit, soit tu plantes ta boîte »

Pour chaque opération, elle doit fournir une explication sur papier libre, justificatifs à l’appui, notamment l’acte de naissance de son fils, mais aussi une attestation de ses parents pour le cadeau d’anniversaire de l’enfant, assortie de la photocopie de leurs deux pièces d’identité. Une attestation, émanant de la banque et garantissant qu’aucune opération n’a été effectuée sur un compte est aussi attendue, poursuit Gaëlle. Problème : l’établissement bancaire ne fournit pas ce type de document. En pleine période de production, la paysanne perd une semaine à batailler au téléphone pour que la banque fasse une exception ; à rassembler les preuves de sa bonne foi.

Le dossier bouclé, elle le renvoie à l’administration. Gaëlle confie : « J’ai eu le sentiment d’être mise à nue. Et pendant ce temps, qui s’occupe de tes chèvres ? Soit tu dors pas la nuit pour constituer le dossier, soit tu plantes ta boîte. »

La réponse du département intervient trois mois plus tard : le contrôle est étendu aux 20 mois précédents. En question : de nouveaux éléments concernant la dissolution du groupement agricole d’exploitation en commun (Gaec) que Gaëlle avait monté avec son ex-compagnon, et dont le compte a été clôturé. « On entre dans la quatrième dimension, s’anime Gaëlle. À ce moment-là, pour moi, le terme de harcèlement commence à prendre tout son sens. »

Gaëlle n’est pas la seule victime de cette inflation des demandes du département, qui exige des pièces de plus en plus nombreuses et complexes. « En plaçant délibérément les allocataires dans une situation de quasi-impossibilité matérielle de répondre aux demandes formulées dans les délais imposés, le département organise de manière habituelle la survenance de décisions de suspension du RSA, lesquelles ne sanctionnent pas une carence de l’allocataire, mais l’échec programmé d’une procédure excessivement contraignante », peut-on lire dans la citation à comparaître.

« Ils sont payés pour ça, ils trouveront forcément une erreur »

Face à ce « rouleau compresseur administratif », Gaëlle finit par craquer. Elle consulte son médecin, qui lui prescrit des antidépresseurs et un arrêt de travail. « Tout bascule, tu mets le doigt dans un engrenage. Je me suis dit : c’est à celui qui lâche le premier. Eux, ils sont payés pour ça, ils trouveront forcément une erreur. »

Pour la paysanne, le troisième courrier agit comme un déclic. À son assistante sociale, Gaëlle écrit : « Je ne répondrai pas à ce courrier. […] Je ne fais pas l’aumône, je suis juste ce qu’on peut appeler une travailleuse pauvre. » De fait, elle travaille à temps « plus que plein », tient sa comptabilité, fait des choix prudents. Simplement, les choses se sont « gâtées » quand elle s’est séparée du père de son fils, à qui elle a dû rembourser ses parts du Gaec en plus d’essuyer une sécheresse. « Je me suis retrouvée avec un emprunt sur dix ans et une trésorerie à zéro », retrace-t-elle.

C’est sur les conseils de son assistante sociale que Gaëlle s’est résolue à demander le RSA. Depuis, pour la paysanne, l’allocation permettait de tenir en attendant des jours meilleurs – qu’elle espère toujours voir venir avec la fin prochaine d’un prêt et l’augmentation progressive de sa production.

« Au moins, je protège ma santé mentale »

D’ici là, elle a fait le calcul. 500 euros de RSA pour deux chaque mois, ça fait 250 euros chacun. S’ils lui sont « sucrés » faute de réponse de sa part, elle les trouvera ailleurs ou elle fera sans. Tant pis si elle doit travailler plus encore ; se serrer davantage la ceinture. « Au moins, je protège ma santé mentale », tranche-t-elle. La toiture fuit mais la réfection attendra ; les vacances avec son fils aussi.

Prendre ce risque est une décision coûteuse, mais Gaëlle pondère : « J’ai un potager, je produis du lait, du fromage, je fais du troc sur les marchés, je sais qu’on aura à manger et que ce n’est pas le cas de tous ceux qui se sont retrouvés dans cette situation. »

Le couperet est finalement tombé début mars : quatre mois de suspension, avant, sans doute, la radiation.

« Faire artificiellement baisser les chiffres »

Combien sont-ils à avoir jeté l’éponge comme Gaëlle ? Difficile à dire, beaucoup ayant refusé de témoigner par peur des conséquences, assure-t-elle.

Reste que « cette politique systématique n’est pas l’expression d’un simple contrôle de la compatibilité de la situation de l’allocataire avec son droit à bénéficier du RSA, peut-on lire dans la citation à comparaître adressée à Maël de Calan et Romain Chantelot. Elle caractérise une volonté claire de harceler les allocataires afin que ces derniers finissent par renoncer au bénéfice du RSA, permettant ainsi au département du Finistère de faire artificiellement baisser les chiffres afférents au nombre d’allocataires. »

Gaëlle espère que la justice tranchera en leur faveur, pour que cesse ce qu’elle considère comme « l’instrumentalisation d’un droit ». En attendant, la paysanne a à faire. Suivie de près par Okla et Oma, ses deux chiennes, elle nous raccompagne dans la cour de la ferme. Les chèvres ont mis bas il y a peu, et les petits ont faim.

Tiphaine Guéret 30 mars 2026 

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31 mars 2026 ~ 0 Commentaire

Brest Quimper:

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30 mars 2026 ~ 0 Commentaire

Brest (CGT)

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26 mars 2026 ~ 0 Commentaire

Cine Brest (Studios)

 brest

CINE RENCONTRE

A l’occasion de la sortie nationale du film « La terre des vertus » en présence de Dolores Mijatovic, protagoniste du film, jardinière et membre du collectif de défense des jardins des vertus d’Aubervilliers.

La Terre des Vertus

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Conte documentaire, le film – qui sort en salle – présente les Jardins ouvriers des Vertus à Aubervilliers qui font face aux aménagements liés aux JO et à la pression foncière. Quand les tractopelles du Grand Paris menacent, la résistance s’organise, les expérimentations citoyennes fleurissent. Film impressionniste et politique, La terre des Vertus conte les défis et les espérances de ce jardin-monde.10è documentaire du réalisateur Vincent Lapize, La terre des Vertus est également son second documentaire produit par Colette Quesson, productrice au sein la société bretonne A Perte de Vue, après Le Dernier Continent (2015 – sur la ZAD de ND des Landes).
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Cinéma Les Studios 136, rue Jean Jaurés BREST 

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25 mars 2026 ~ 0 Commentaire

Brest Analyse (LFI)

 brest
QUE S’EST-IL PASSÉ A BREST ?
ANALYSE DES RESULTATS ET PROSPECTIVE
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Avec l’élection de Stéphane Roudaut, Brest bascule à droite.  Mais il faut avant tout éclairer ce qui vient de se produire dans la cité du Ponant.
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L’EFFONDREMENT DE FRANCOIS CUILLANDRE
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D’abord, la défaite du second tour est toute entière contenue dans la dynamique du premier tour: le maire sortant de Brest, François Cuillandre, s’est trouvé à 3 000 voix derrière Stéphane Roudaut. Par rapport à l’élection de 2014, plus comparable en termes de participation que celle de 2020, il perd 6 700 voix au premier tour.
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Dès lors, nous avons pris nos responsabilités en proposant un accord pour tenter au second tour d’inverser la dynamique qui se lisait dans les résultats du premier tour, et maintenir Brest à gauche, ce pourquoi un accord technique a été conclu entre Brest insoumise et la Gauche unie pour Brest.
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Il y avait alors deux possibilités : soit le sens du second tour était la démarcation entre la droite, dont se revendique Stéphane Roudaut, et la gauche, dont toutes les composantes étaient rassemblées, soit, et c’était le désir de la droite, le scrutin se transformait en référendum pour ou contre François Cuillandre.
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C’est la matérialisation dans les urnes de la seconde option qui a donné les clefs de la mairie à Stéphane Roudaut : j’aurais préféré que l’opportunité d’une alternance passe par Cécile Beaudouin et la liste Brest insoumise, et suis confiant dans les graines semées abondamment en ce sens lors de cette campagne municipale.
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Il est notable que la campagne d’entre-deux tours, marquée par la reprise lors d’un débat télévisé par François Cuillandre de propos insultants à notre égard, et son insistance lors des meetings sur la création de la police municipale et le nouveau stade, sujets de discorde jusque dans sa propre majorité, mais d’accord avec Stéphane Roudaut, n’a pas aidé.
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QUELQUES RAISONS DE FOND
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Cela me conduit aux raisons de fond qui conduisent à la défaite du maire sortant. L’usure du pouvoir et le 5e mandat n’expliquent pas tout.
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Choisir la police municipale comme axe d’entrée en campagne était une erreur évidente au premier tour, car elle cédait le terrain à Stéphane Roudaut au lieu de déplacer l’enjeu de l’élection sur le logement, l’écologie, la culture ou la démocratie par exemple.
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Au lieu d’évacuer le sujet, cela lui donnait une centralité plus grande, et amoindrissait les écarts de programmes entre la liste Cuillandre et la liste Roudaut, rendant d’autant plus concevable pour un certain nombre de personnes de passer de l’une ou l’autre, renouvellement oblige.
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Contrairement à l’adage de François Hollande, une élection ne se gagne pas au centre, mais se perd au centre et à droite lorsqu’on ne s’en démarque pas assez. Car les concessions programmatiques de premier tour, et les pratiques de pouvoir installées ces dernières années, sans parler de l’aversion réelle du maire brestois sortant pour la France insoumise, accroissaient les difficultés d’une fusion au second tour.
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Compte tenu de la très bonne dynamique de la liste Brest insoumise, qui gagne 5 000 voix au premier tour entre 2020 et 2026 (3 700 par rapport à 2014), et dépasse les 15% au premier tour, ainsi que d’un commun esprit de responsabilité, tel a été le pari de la fusion technique entre Brest insoumise et la Gauche unie pour Brest, manqué, y compris pour les raisons évoquées ici, et du fait d’une dynamique locale à droite.
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L’UNION DANS LES URNES DES DROITES ET DE L’EXTREME DROITE ET LA FORTE MOBILISATION DE LA DROITE
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D’abord, le report de l’électorat RN sur Stéphane Roudaut est impressionnant : son bulletin a été saisi comme bulletin dégagiste, avec 3 000 personnes qui sont passées du RN à la droite entre les deux tours. Il est notable que cette dynamique était observable dès le premier tour, où le RN, à plus de 20% aux européennes et législatives de 2014, était ramené à 11% des voix. A ceci s’ajoutent les voix portées sur les deux autres listes situées à l’extrême droite du champ politique, soit environ 3 000 vois également.
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Ensuite, 4 000 votes supplémentaires sont enregistrés au second tour, ce qui ne nous permet pour l’instant pas de compter le nombre exact de nouveaux votants, certains électeurs du premier tour étant restés à la maison au second. Mais il est certain que les bureaux qui participent à plus de 60% avec une hausse significative de la participation entre les deux tours se situent plutôt dans les quartiers aisés, dans le centre-ville, à Saint-Marc mais également dans le haut de Saint-Pierre. Les voix nouvelles au second tour sont largement venues porter renfort à la droite.
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LES DIVISIONS DE LA LISTE CUILLANDRE AU PREMIER TOUR
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Reza Salami, qui par la présence de l’ancien député macroniste Jean-Charles Larsonneur avait affirmé la porosité de sa démarche avec celle de Stéphane Roudaut, a sans doute vu une bonne partie de ses électeurs en grossir les rangs au second tour, imaginons 1 000 sur 1 700.
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Il est vraisemblable que la liste Muscat se soit répartie assez largement entre Roudaut, le rassemblement des gauches et le vote blanc : au premier tour, les personnes qui avaient fait ce choix avaient refusé de voter Cuillandre, et préféré le choix Muscat au vote Brest insoumise – ils ont sans doute en majorité fait le choix de la droite, et étaient 3 800. Si 2 000 d’entre eux ont fait le choix de Roudaut par envie de tourner la page de François Cuillandre, 1 000 pour la gauche unie, cela nous fait environ le compte des environ 11 000 voix supplémentaires pour Stéphane Roudaut.
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Ainsi la dimension dégagiste est-elle venue des deux côtés, par l’extrême-droite et par la composante sociale-démocrate des divisions de la liste PS, ce qui donne ce résultat au final assez baroque et surprenant pour les Brestoises et les Brestois.
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Je reste convaincu que Brest reste une ville de gauche, mais que c’est précisément, dans les temps à venir, à la gauche de se reconstruire pour mobiliser l’ensemble des électrices et des électeurs qui peuvent se reconnaître, se projeter et forger ensemble un programme neuf de gauche pour notre ville. Le groupe insoumis est un point central d’appui pour cela.
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LA DYNAMIQUE INSOUMISE, L’OPPOSITION ET L’AVENIR DE LA GAUCHE A BREST
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Dans le contexte d’un vote qui a pris un sens dégagiste, et non déterminé sur la ligne entre la droite et la gauche, en l’absence de marqueurs identifiés à gauche portés par le maire sortant, l’union n’a pas fait fuir.
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Certains bureaux de vote voient diminuer le nombre de voix Brest insoumise + Gauche Unie, pour environ un total d’environ 400. Mais nous réalisons toutefois, une fois ces 400 déduites, 600 voix de plus que les listes additionnées.
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Sur les dix bureaux où la liste insoumise est en tête au premier tour, il y a tout type de bureaux, entre les quartiers périphériques et le centre-ville : la fusion y obtient partout des voix supplémentaires. Seule exception, le bureau Dupouy : autre expression du dégagisme.
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C’est d’ailleurs ce qu’il a manqué au premier comme au second tour : une participation plus massive dans les bureaux populaires, de telle sorte à tourner la page de l’histoire de Brest dans le bon sens en nous portant encore plus haut dès le premier tour. La performance insoumise est exceptionnelle, et de portée indéniablement nationale comme l’a noté le maire nouvellement élu ici. Elle est appelée à se renforcer en préparant le retour à gauche de notre ville, comme le fleuve retrouve son lit.
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Il est certain que la défaite aurait été nettement plus lourde pour les sortants sans cette fusion, mais également sans la présence d’une liste insoumise dès le premier tour, laquelle a donné au second tour la coloration d’une alternative future par la gauche.
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Mais il y a eu, en réalité, union sans dynamique politique créée par cette union, puisqu’elle n’était pas porteuse d’un renouvellement, mais de la continuité d’une équipe sortante qui a été éjectée, quand bien même la présence d’un groupe insoumis allait être source de nouveauté.
Il le sera en tout état de cause et l’a été dès dimanche dernier : comme je suis fier d’avoir vu la photographie, que je vous partage ici, de nos quatre élus le poing levé face à une foule plus haineuse qu’heureuse, nous insultant et huant à souhait.
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Il était assez délicieux de voir cette assemblée privilégiée de gens « bien sous tout rapport », qui se gargarisent de leurs bonnes manières, devenir ce soir-là vainqueurs et immédiatement vulgaires, se réjouissants de leur transgression, portés par la haine qu’ils souhaitaient à tout prix déverser : les mêmes qui parlent de brutalisation du débat. Ils ont pu reprendre leurs grosses voitures garées non loin après s’être amusés à crier.
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J’espère d’ailleurs que celles et ceux qui se sont fait copieusement huer à ce moment-là retiendront qui honnit et brutalise le débat. C’est en ceci qu’il était beau de voir les insoumises et insoumis le poing levé : ils donnaient à voir une force fière d’elle-même, ouverte et en dynamique..
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Tout en souhaitant pour Brest le meilleur dans les six années à venir, j’y vois la possible future maire de Brest l’insoumise. Il y a là comme un message pour l’ensemble des acteurs inquiets de l’arrivée au pouvoir de Stéphane Roudaut : le secteur associatif et culturel, si dynamique ici, trouvera en nous des points d’appui constants. .
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Car nous ne disposons pas que de quatre élus municipaux, première force de l’opposition de gauche : je suis également au service de celles et ceux qui le souhaiteraient dans les luttes et à tout moment.
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Toutes et tous, nous préparons dès aujourd’hui la suite, force d’opposition comme de propositions. Une nouvelle page de l’histoire de la gauche s’écrit à Brest à compter de cette année.
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Retrouvons-nous mercredi 25 mars à 20h au 212 rue Jean Jaurès pour échanger sur la situation politique et préparer les actions à venir !
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24 mars 2026 ~ 0 Commentaire

Lambézellec (Le Tél)

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Brest, des parents d’élèves mobilisés

Contre une éventuelle fermeture de classe à l’école Jean-Rostand dans le quartier de Lambézellec

Les parents d’élèves de l’école Jean-Rostand à Lambézellec sont très inquiets quant à une éventuelle fermeture d’une classe à la rentrée prochaine.
Des parents d’élèves de l’école primaire Jean-Rostand, à Lambézellec, se sont rassemblés le vendredi 20 mars 2026 afin d’exprimer leur vive inquiétude et leur incompréhension face à l’éventualité d’une fermeture de classe au sein de l’établissement.
« Nous sommes sous le choc et très préoccupés, car notre école présente des profils très diversifiés et accueille notamment une classe ULIS (Unités localisées pour l’inclusion scolaire). La fermeture d’une classe impacterait les neuf autres niveaux en engendrant une augmentation de trois à quatre élèves par classe, ce qui est énorme.
Nous n’avons reçu aucune explication technique, d’autant qu’aucune baisse d’effectif n’est prévue pour la rentrée prochaine. Cela ne se justifie pas », s’insurge Marine Le Roux, parente d’élèves et membre du conseil d’école.
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Une décision rendue jeudi

Cette menace s’inscrit dans un projet global prévoyant 86 fermetures de postes dans les écoles publiques en Bretagne pour la rentrée 2026-2027, dont 24 dans le Finistère. Les représentants des parents craignent qu’une hausse du nombre d’élèves par classe ne vienne aggraver les inégalités scolaires.

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Ils rappellent que, cette année, seize élèves ont fait l’objet d’une notification par la MDPH (Maison départementale des personnes handicapées) pour un accompagnement par dix AESH (Accompagnants d’élèves en situation de handicap) actuellement disponibles. Par ailleurs, cinq autres dossiers sont en cours d’instruction et quinze élèves ont été identifiés en grande difficulté scolaire, notamment suite aux évaluations nationales. « Nous connaîtrons la décision finale le jeudi 26 mars. En attendant, nous avons lancé une pétition qui rassemble déjà plus de 400 signatures », conclut Marine Le Roux.

23 mars 2026

https://www.letelegramme.fr/

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24 mars 2026 ~ 0 Commentaire

2é tour à Brest (Chistophe Osswald LFI)

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La ville de Brest est désormais dirigée par la droite.
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C’est une victoire nette, et le nouveau président-maire, Stéphane Roudaut, poulain de Maël de Calan et fidèle d’Isabelle Le Callennec, quoiqu’il prétende face à un micro, est bien le tenant de cette droite qui sabre les budgets sociaux et culturels tout en étendant l’emprise de l’agro-business sur la Bretagne.
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Nous n’avons pas à avoir de regret. Ni de la campagne de premier tour que nous avons menée, ni du programme ambitieux que nous avons porté, ni de la responsabilité dont nous avons fait preuve au soir du premier tour. Cette responsabilité était partagée : la liste Cuillandre était devant la nôtre.
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Les négociations ont été respectueuses de toutes les parties impliquées, et leur conclusion préservait à la fois la capacité des vainqueurs putatifs à gérer la ville et la représentation des insoumis qui avaient fédéré plus de 7 000 Brestois·es sur leur programme, leur liste, et leur étiquette.
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De ce second tour, il faut retenir que la gauche, même quand elle porte ses valeurs avec des programmes et des styles très différents, ne doit jamais oublier qu’elle est le camp du peuple. Elle ne doit jamais oublier que les circonstances peuvent la forcer à se rassembler dans l’urgence.
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Troisième tour de la présidentielle 2022, avec la NUPES ; on avait eu presque deux semaines. Dissolution de l’Assemblée nationale en 2024, avec le NFP : on avait eu trois jours. Second tour des municipales 2026 : à peine une douzaine d’heures entre les résultats et les listes fusionnées.
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Ce volet du code électoral est une honte démocratique, qui permet les fusions de listes sans leur laisser le temps d’inclure les citoyens dans leur réflexion ou de leur expliquer ce qui est porté conjointement. La responsabilité de la gauche, c’est de se tenir toujours prête à contrer le danger que la droite antisociale voire fasciste, quel que soit le court délai qui lui est laissé pour se retrouver.
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De ce second tour, il faut retenir que l’électorat de l’extrême-droite n’hésite plus à basculer sur la droite traditionnelle pour battre la gauche. C’est ce qui est arrivé pour deux tiers des voix du RN et de la liste Yenier-Reconquête à Brest.
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Et la porosité fonctionne aussi dans l’autre sens : plus de la moitié des voix de Martine Vassal ont basculé au RN au second tour à Marseille. Il y avait encore, voici une décennie, une digue entre LR et RN. Ces partis ne plus séparés que par une ornière. Les forces de gauche, aussi éparpillées soient-elles, doivent prendre cette douloureuse réalité en compte.
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De Glucksmann, Delga ou Hollande, à l’évidence, il n’y a plus rien à attendre : leur choix en faveur de la droite face à la gauche rassemblée est explicite. Les autres forces et figures qui se disent de gauche doivent retrouver le sens de l’engagement avant que les engrenages de la présidentielle de 2027 ne broient tout.
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Ici, au conseil municipal comme au conseil de métropole, nous sommes prêts à mener la résistance. Nous l’avons fait dès hier soir, face à celles et ceux qui venaient à la curée, et je veux croire que ces quelques minutes le poing levé ont donné un goût un peu amer à leur champagne.
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Puisse ce front de résistance s’élargir, et nos colistiers et colistières du second tour lever parfois la voix comme le poing avec nous.
« Aux victoires ! », disions-nous.
Aux luttes !
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Dans les instances où nous sommes élu·e·s.
Dans la rue.
Dans les médias.
Sur les réseaux.
Lors des futures échéances démocratiques.
Aux luttes !
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