Archive | Austérité

14 janvier 2014 ~ 0 Commentaire

usa, cinquante ans de « guerre contre la pauvreté » (ci)

Trickle

Pour quoi faire ?

Un demi-siècle après le lancement de la grande croisade du président Lyndon B. Johnson, 46 millions d’Américains vivent sous le seuil de pauvreté. Pour de nombreux Américains, la guerre contre la pauvreté déclarée il y a cinquante ans par le président démocrate Lyndon B. Johnson est un échec. Le taux de pauvreté n’est passé que de 19 % à 15 % en deux générations, et 46 millions d’Américains ne disposent toujours pas de ressources suffisantes, selon les chiffres du gouvernement. Mais, d’un autre point de vue, le gouvernement fédéral a tout de même réussi à enrayer la montée de la pauvreté. Personne ne peut nier que les programmes de protection sociale mis en place depuis le New Deal [notamment entre 1933 et 1938 par le président F.D. Roosevelt] ont considérablement amélioré les conditions de vie des Américains les plus pauvres.

Cinquante ans après le désormais célèbre discours sur l’Etat de l’Union de L.B. Johnson [prononcé le 8 janvier 1964], le débat sur le rôle que doit jouer le gouvernement pour enrayer la pauvreté est à nouveau relancé. Il faut dire que les inégalités entre les riches et les pauvres sont aussi fortes que dans les années 1920, et que le nombre de pauvres et de personnes en situation de précarité atteint des records. (Parallèlement, ces dernières décennies, ce sont surtout les plus riches qui ont engrangé les plus grands bénéfices.)

Les programmes sociaux comme les allocations chômage et les bons alimentaires per- mettent à des millions de familles de maintenir la tête hors de l’eau. Les républicains veulent faire des coupes dans ces deux programmes, preuve des désaccords majeurs qui existent entre les deux partis sur les solutions à apporter à ce problème.

Changer les mentalités des jeunes Américains

A Washington, le président Obama a qualifié les inégalités de « défi majeur de notre temps ». Et, pour relever ce défi, il voudrait inciter les Etats à élargir leur programme Medicaid [programme fédéral d'assurance-maladie pour les plus pauvres] et augmenter le salaire minimum, ainsi que le finan- cement de l’aide sociale à la petite enfance.

Mais des conservateurs, comme le député républicain du Wisconsin P.D. Ryan, portent un regard plus sceptique sur les statistiques de la pauvreté. Selon lui, le gouvernement dépense de manière inconsidérée les sommes destinées à la protection sociale et doit délaisser les aides directes pour se concentrer davantage sur la stimulation de l’économie et de l’emploi. « Notre pays doit prendre en compte deux faits : le taux de pauvreté est trop élevé, notamment chez les enfants, et les aides du gouvernement sous condition de ressources ne sont pas une solution, écrit Ron Haskins de l’Institut Brookings dans son rapport sur les échecs de la guerre contre la pauvreté. Avec les sommes dépensées par Washington dans ses programmes de lutte contre la pauvreté, il ne devrait plus y avoir un seul Américain dans le besoin, déclare-t-il. Pour mener une guerre efficace contre la pauvreté, poursuit-il, nous devons faire changer les mentalités des jeunes Américains. »

Des chiffres trompeurs

Pourtant un grand nombre de chercheurs soulignent à quel point la vie des plus pauvres s’est améliorée depuis le début de la croisade de Johnson. La mortalité infantile a dégringolé, le nombre d’Américains terminant leurs études supérieures a explosé, des millions de femmes sont entrées sur le marché du travail et la malnutrition a été éradiquée. Rappelons qu’à l’époque où Johnson a lancé sa campagne, certains foyers des Appalaches n’avaient ni électricité, ni eau courante.

Selon de nombreux économistes, les chiffres officiels de la pauvreté minimisent l’impact des programmes gouvernementaux. Le taux de pauvreté prend seulement en compte les revenus et non les avantages en nature comme les bons alimentaires par exemple. Avec une meilleure prise en compte de ce paramètre, on constate que le taux de pauvreté est passé à 16 % contre 26 % à la fin des années 1960.

Cependant, qu’elle soit évaluée selon les critères officiels du gouvernement ou par ceux des économistes, la pauvreté reste un problème récurrent et persistant de la société américaine. Environ 4 enfants africains-américains sur 10 vivent sous le seuil de pauvreté ; pour les enfants hispaniques, la proportion est de 3 sur 10.

Selon une étude récente réalisée à la mi-2011, quelque 1,7 million de foyers vivent avec moins de 2 dollars par jour et par personne ; une très grande précarité que l’on observe généralement dans les pays en voie de développement et qui est en augmentation aux Etats-Unis depuis le milieu des années 1990.

Le plus grand espoir pour les Américains les plus pauvres serait une embellie économique qui permettrait de faire baisser le taux de chômage (actuellement de 7 % au niveau national) et au plus grand nombre de reprendre leur place sur le marché du travail. Chez les gens qui travaillent à temps plein le taux de pauvreté est seulement de 3 % alors qu’il dépasse les 33 % chez les chômeurs.

The New York Times| Annie Lowrey 13 janvier 2014

http://www.courrierinternational.com/article/2014/01/13/cinquante-ans-de-guerre-contre-la-pauvrete-pour-quoi-faire

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06 janvier 2014 ~ 0 Commentaire

la «success story» irlandaise est une escroquerie, champagne pour les banques !

irish La charrue étoilée, « Starry Plough », symbole de la gauche irlandaise

Une étude inédite d’Attac :

Le 15 Décembre 2013, l’Irlande est devenue le premier pays à sortir d’un programme de «sauvetage» de la Troïka – Commission européenne, Banque centrale européenne et FMI.

Au moment où les élites politiques européennes sablent le champagne en l’honneur du « succès » irlandais, Attac publie une étude inédite à partir de chiffres officiels jusqu’ici dispersés.

Alors que l’Irlande a reçu 67,5 milliards € de prêts pour son renflouement depuis la fin de 2010, le pays a transféré un montant total de 89,5 milliards € à son secteur financier au cours de la même période. 55,8 de ces milliards sont tombés dans les poches des banques créancières, toutes étrangères et certaines françaises.

L’étude confirme que la situation économique et sociale de l’Irlande demeure désastreuse: ces milliards n’ont en rien profité aux Irlandais, broyés par la politique d’austérité infligée à leur pays pour payer ces dettes illégitimes.

L’étude publiée aujourd’hui par le réseau des Attac d’Europe a été coordonnée par Attac Autriche et Attac Irlande. Les résultats en détail:

- 18,1 milliards ont été utilisés pour recapitaliser directement les banques irlandaises .

- 55,8 milliards sont allés aux créanciers de l’Etat irlandais . € 37,5 milliards ont servi à rembourser des obligations gouvernementales à échéance et € 18,3 milliards pour payer les intérêts sur les obligations en circulation .
- 1,6 milliards ont été dépensés par la National Asset Management Agency (NAMA ), une structure de défaisance garantie par l’Etat , pour acheter les mauvais actifs immobiliers détenus par les banques irlandaises .

- 14 milliards ont été utilisés jusqu’à présent pour la liquidation de la Compagnie de liquidation des banques irlandaises ( IBCR ) , la fusion de deux banques nationalisées en faillite. 12,9 milliards entre eux ont été utilisés par l’AMNA pour acheter le reste des actifs de l’IBCR . Un autre 1,1 milliard a été versé aux créanciers de la banque à la suite d’ une garantie du gouvernement .

 » Au cours de son soi-disant sauvetage, l’Irlande a mis plus d’argent dans le secteur financier qu’elle n’a reçu de prêts pour son renflouement  » , note Dominique Plihon, porte-parole d’Attac France :  » la population irlandaise s’est lourdement endettée pour sauver le secteur bancaire européen ».

Ces chiffres, qui concernent l’un des plus petits pays de la zone euro, confirment le caractère dérisoire de l’Union bancaire européenne et de son fonds de résolution récemment annoncé, qui atteindra à peine 60 milliards d’euros dans dix ans. Cinq ans après la faillite de Lehman Brothers et des banques irlandaises, les spéculateurs et les banques tiennent plus que jamais le haut du pavé.

« Nous espérons que 2014 marque en Europe le début de la fin de leur arrogante domination, grâce notamment à l’instauration, enfin, d’une véritable taxation des transactions financières; pour notre part, en 2014, nous allons plus particulièrement cibler deux requins de la finance, BNP Paribas et la Société Générale, pour qu’elles cessent  de trafiquer dans les paradis fiscaux et de financer des projets destructeurs de la planète « , conclut Dominique Plihon.

 

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26 décembre 2013 ~ 0 Commentaire

grèce: pourris de chez plus riches !

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Deux infos de la semaine montrent à quel point la mise à mort des droits sociaux en Grèce s’accompagne chez les tenants du pouvoir d’un méprisant sentiment d’impunité.

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D’abord avec Michalis Liapis, ex-ministre des transports sous le gouvernement de son cousin Kostas Karamanlis : l’homme a été arrêté conduisant sans permis une Jeep de luxe avec fausses plaques et sans assurance. Peu de choses pour ce rejeton d’une des familles qui ont monopolisé le pouvoir pendant des générations (comme Papandreou ou Samaras) : peu soucieux de répondre à la convocation en justice, il est parti se bronzer dans un lointain pays où les travailleurs sont encore plus exploités qu’en Grèce…

Et on a appris hier le renvoi du collège privé de luxe où elle enseignait d’une professeure qui a eu la mauvaise idée de surprendre le fils du premier ministre Samaras en train de tricher ! La fédération des enseignants du privé voit dans la mise au chômage d’une enseignante d’expérience la possibilité pour les patrons du privé de faire virer qui ils veulent sans avoir à tenir compte du droit. Détail : le président du collège privé est le frère de Samaras !

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Raison de plus pour chasser ce gouvernement de seigneurs féodaux, en impulsant les mobilisations indispensables, sans attendre le  »fruit mûr » des élections : si les sondages montrent Syriza en tête des intentions de vote, les nazis, malgré les révélations sur leur nature criminelle, restent entre 6 et 13 %…

D’Athènes,  A. Sartzekis

http://npa2009.org/node/40190

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22 décembre 2013 ~ 0 Commentaire

portugal: désobéir à la troïka!

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Adriano Campos est membre de la direction nationale du Bloc de gauche.

Nous lui avons ouvert nos colonnes pour qu’il nous parle de la situation sociale et politique du Portugal, un pays marqués ces dernières années par de puissantes mobilisations contre l’austérité.

Deux ans et demi après l’entrée de la troïka au Portugal, tout a échoué. Les objectifs de réduction de la dette et de la croissance se sont révélés un leurre et la politique des coupes n’a résolu aucun problème structurel.

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L’économie portugaise présente aujourd’hui plus de faiblesses et d’insuffisances. Les résultats mettent en évidence une situation de catastrophe sociale dont on ne voit pas la fin. On estime que plus d’1, 3 million de travailleurs se trouvent au chômage (15, 7 % de la population dont 30 % parmi les jeunes). La multiplication des faillites et le recul de l’État dans les secteurs essentiels qui a déjà conduit à la suppression de plus de 30 000 postes de fonctionnaires ont aggravé la précarité : un quart de la population vit en dessous du seuil de pauvreté.

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Pendant cette période, le gouvernement à majorité de droite (formé par les conservateurs du PSD et par les minoritaires démocrates-chrétiens du CDS) s’est montré un excellent élève et a appliqué avec zèle les mesures d’austérité imposées par le FMI, la Banque centrale et la Commission européenne.
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Réformes structurelles ou changement de régime ?

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L’asphyxie financière à laquelle ont été soumis les pays du sud de l’Europe ces dernières années a été très tôt présentée par les gouvernements et par les responsables de l’Union européenne comme une conséquence du gaspillage de l’argent public et des familles.

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Les réformes structurelles se sont traduites par deux grandes transformations qui, de fait, s’apparentent à un véritable changement de régime social et économique.

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La première concerne les entreprises publiques. L’octroi des entreprises de production et de distribution d’électricité à des capitaux chinois et la vente des aéroports à la société Vinci sont venus s’ajouter à la privatisation totale de la poste. Il ne reste plus qu’à démanteler le service public de l’eau et la banque publique. Le pays a ainsi perdu sa souveraineté économique dans les secteurs clés, tandis que prospèrent les capitaux étrangers dans l’économie, notamment les capitaux angolais.

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La deuxième transformation a conduit au chômage, à la précarité et aux salaires de misère une grande partie de la population. La modification du code du travail, un des grands objectifs revendiqué par la troïka et le gouvernement a eu pour conséquence de faciliter les licenciements, l’augmentation du temps de travail (passage de 35 à 40 heures dans la fonction publique) et l’augmentation du travail précaire. Comme l’a affirmé récemment un important chef d’entreprise dans le domaine des télécommunications, « le Portugal rassemble le meilleur de deux mondes : des salaires relativement bas, une nouvelle génération hautement qualifiée et travailleuse, une bonne infrastructure et l’absence de conflits. »

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La baisse des salaires, la casse des services publics, et en particulier les attaques contre la sécurité sociale, appauvrissent les travailleurs au profit du capital.
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La dette et la Constitution au centre des décisions

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Le Bloc de gauche continue d’affirmer que ce gouvernement est hors-la-loi. En effet, aucun des budgets présentés par le Premier ministre Passos Coelho n’a été totalement approuvé par la Cour constitutionnelle. Les nombreux avis défavorables de la Cour ont conduit la droite et quelques dirigeants du Parti socialiste à demander une révision constitutionnelle qui inscrive dans la loi toutes les mesures d’austérité possibles. La Commission européenne a même mis en garde la Cour constitutionnelle sur les conséquences qu’entraînerait un nouvel avis défavorable sur le budget de l’État.

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Le leader du PS continue dans une position attentiste, alors qu’il est évident que le Portugal ne recouvrera pas sa souveraineté d’ici l’été 2014 (date prévue par la troïka). Mais s’il est certain que quelques manifestations de défense de la Constitution trouvent un écho dans une grande partie de la classe politique – depuis le Bloc de gauche jusqu’à l’ancien président de la République Mario Soares – c’est à travers la question de la dette que des majorités de transformation peuvent se constituer.

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La spéculation financière a entraîné une telle augmentation des taux d’intérêt qu’il est impossible à l’État portugais d’honorer sa dette. L’alternative à la politique de destruction menée par la troïka passe par une renégociation radicale de la dette, quant à ses montants, intérêts et échéances.
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Construire une alternative : rassembler des forces pour désobéir à la troïka

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Après la crise politique du mois de juillet, lorsque le leader du CDS (droite) a présenté sa démission du gouvernement mais a été obligé de faire machine arrière suite à la pression exercée par Angela Merkel, le gouvernement continue donc d’être pieds et poings liés aux décisions de la troïka. L’unification annoncée de la droite – PSD et CDS se présenteront sur une liste commune aux élections européennes – n’occulte pas les contradictions d’un gouvernement qui a failli sur toute la ligne et continue à chuter dans les sondages.

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Le fait que le Parti socialiste, parti qui a sollicité la troïka en 2011, continue à être en tête des sondages, montre l’ampleur de la tâche à accomplir pour la gauche en termes de mobilisations sociales. Après la gigantesque mobilisation du 2 mars, les mouvements anti-troïka se sont vu confrontés à des difficultés pour organiser des résistances d’un autre type, alors que l’on assiste à des mobilisations importantes dans les secteurs des transports, de l’enseignement et des chantiers navals.

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Les prochains mois qui nous séparent des élections européennes et de la décision de la poursuite de l’intervention de la troïka seront décisifs pour organiser une alternative populaire capable de se transformer en une majorité de gauche pour gouverner et changer l’ordre des choses.

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Le Bloc de gauche défend la nécessité de larges convergences afin de rompre avec la troïka. Ce choix doit être assumé avec toutes ses conséquences. À défaut de renégociation, le Portugal doit imposer un moratoire unilatéral sur la dette détenue par le capital financier, en préparant le pays à toutes les épreuves qui pourraient advenir. Cet engagement aura d’autant plus de force que la pression populaire s’exercera afin de former un gouvernement de gauche capable de désobéir à l’Europe de la troïka.
Cette lutte commence à peine.

(traduction Alain Eléonore)
Samedi 21 décembre 2013

Publié dans : Hebdo L’Anticapitaliste – 222 (19/12/2013)

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19 décembre 2013 ~ 0 Commentaire

Ukraine: un résumé

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17 décembre 2013 ~ 0 Commentaire

Grèce: à bas le gouvernement samaras !

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Manif de solidarité à Bruxelles le 14 janvier!

Après quatre ans d’austérité dévastatrice, d’attaques incessantes aux droits des travailleurs, après l’amputation des revenus de 50%,

le bradage des richesses du pays et le démantèlement de biens publics tels que la santé et l’éducation, le gouvernement grec s’apprête à exercer la présidence du Conseil de l’UE, à partir du 1er janvier 2014. La présidence grecque symbolise l’autoritarisme et la barbarie sociale que les élites économiques veulent imposer aussi ailleurs. Cette expérimentation abjecte doit être stoppée maintenant avant de déferler sur l’Europe !

La Grèce est le pays de la zone euro où la stratégie du choc de l’UE est appliquée le plus crûment. La politique économique suivie sous les diktats de la Commission, de la BCE et du FMI a non seulement fait grimper la dette mais a provoqué une catastrophe sans précédent pour la société grecque, pulvérisant le chômage (27% et plus de 55% pour les jeunes) alors que plus d’un million de travailleurs demeurent impayés depuis des mois. Le peuple grec cède au désespoir et des centaines de milliers de jeunes quittent leur pays.

Au-delà des retombées économiques, les mémorandums et l’austérité extrême ont sapé les principes démocratiques fondamentaux et les droits de l’Homme. La Constitution et le Parlement sont court-circuités comme dans le cas de la fermeture de l’audiovisuel public, les grèves et les mobilisations contre cette barbarie sont interdites ou réprimées violemment, les militants antifascistes et les immigrés sont torturés par la police : Aujourd’hui la démocratie en Grèce est un mot dénué de sens.

L’UE se tait face aux crimes du gouvernement grec et demande des mesures encore plus strictes : sous les ordres de la Troïka, le gouvernement va bientôt opérer des nouvelles coupes des dépenses publiques, des licenciements dans l’éducation et la santé, ainsi que la vente publique des résidences principales des familles ne pouvant plus rembourser leur prêts, qui se retrouveront donc dans la rue. Mais la lutte continue : après une grève de trois mois du personnel administratif des universités, le monde de l’éducation et de la santé est en ébullition alors que les travailleurs de plusieurs usines et compagnies privées sont en grève.

Pendant ce temps, le gouvernement va dépenser des millions d’euros pour la présidence de l’UE afin que ses ministres se baladent à Bruxelles. Ne les laissons pas faire ! Les mobilisations contre la présidence grecque à Bruxelles peuvent contribuer à la chute du gouvernement en Grèce et faire barrage au fléau qui menace l’Europe entière.

Nous appelons à manifester le 14 janvier, au Bozar, rue Ravenstein 23, à 19h, lors de l’inauguration de la présidence grecque afin d’unir nos voix et nos actions avec celles du peuple grec en lutte. Afin que, depuis Bruxelles aussi, l’on envoie au gouvernement et à l’UE le message, que la politique catastrophique de l’austérité ne passera pas !

CADTM, CAE, Initiative de solidarité avec la Grèce qui résiste

Initiative de Solidarité avec la Grèce qui résiste
http://solidarity-greece.blogspot.be/

Comités Action Europe
http://www.comitesactioneurope.net/

Comité pour l’annulation de la dette du Tiers Monde
http://cadtm.org

http://www.avanti4.be/actualite/article/grece-a-bas-le-gouvernement-samaras-manif-de

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12 décembre 2013 ~ 0 Commentaire

Grèce: “Je n’ai pas de travail, je ne paie pas” (presseurop)

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En septembre, 27,4% de la population active grecque était au chômage, soit 1 376 463 personnes, selon les derniers chiffres publiés le 11 décembre.

Cela signifie que 60% des Grecs en âge de travailler n’ont pas d’emploi, note Eleftherotypia.

Le quotidien précise que le taux de chômage dépasse les 27% pour le sixième mois d’affilée et note que ces chiffres “viennent montrer l’ampleur de la crise économique et le problème posé par les politiques de mémorandum” — les mesures d’austérité visant au désendettement de la Grèce.

Autre conséquence de la crise économique, écrit encore le journal, 500 000 contribuables ont déclaré être dans l’impossibilité de payer leurs impôts en 2013. Eleftherotypia, 12 décembre 2013

http://www.presseurop.eu/fr/content/news-brief/4398141-je-n-ai-pas-de-travail-je-ne-paie-pas

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10 décembre 2013 ~ 0 Commentaire

Après la journée sans voiture…

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10 décembre 2013 ~ 0 Commentaire

Europe: la pire crise humanitaire en 60 ans (psl)

Europe: la pire crise humanitaire en 60 ans (psl) dans Austérité LS187_verso02

“L’Europe est confrontée à la pire crise humanitaire depuis 60 ans’’,

c’est dans ces termes que Bekele Geleta, secrétaire général de la Croix-Rouge, a présenté le récent rapport sur l’Europe de l’association qui dénonce les politiques d’austérité.

43 millions d’individus sur tout le continent européen ne mangent pas à leur faim et 120 millions vivent à la limite de la pauvreté. Le nombre de personnes qui bénéficient des colis de première nécessité de la Croix Rouge a augmenté de 75 % au cours de ces trois dernières années, portant leur nombre à 3,5 millions d’Européens !

En Espagne, la Croix-Rouge assiste désormais 2,4 millions de personnes et distribue annuellement 1 million de colis alimentaires, soit deux fois plus qu’il y a trois ans. Les pays du Sud sont les plus affectés, mais aucun pays du continent n’est épargné par le phénomène. La Belgique n’est pas en reste avec plus de 50.000 colis alimentaires distribués chaque année, rien que du côté francophone.

La Croix Rouge met également l’accent sur l’apparition de ‘‘nouveaux pauvres’’, que l’association décrit comme ‘‘des travailleurs ordinaires qui ne peuvent pas couvrir tous leurs frais essentiels et qui, à la fin du mois, doivent choisir entre acheter de la nourriture ou payer le loyer.’’ L’Allemagne y est spécialement pointée du doigt avec quelque 5,5 millions d’Allemands qui sont tombés dans les rangs des travailleurs à faibles revenus.

Le Rapport tire la conclusion que ‘‘L’Europe est en train de sombrer dans une longue période de pauvreté croissante, de chômage de masse, d’exclusion sociale, de plus grande inégalité et de désespoir collectif en raison des politiques d’austérité adoptées.’’ Blocage du sommet européen de décembre

L’alliance D19-20, une collaboration inédite entre producteurs de lait et syndicalistes contre les politiques d’austérité, a vu le jour pour mener des actions de blocage afin d’empêcher la tenue du sommet européen du 19 décembre. Nous soutenons et participons à cette initiative. Elle exprime la radicalisation et la volonté de lutter qui s’opère à la base parmi nombre de militants syndicaux.

L’idée d’avoir des actions plus combatives et de passer à l’offensive émerge du débat et cherche une expression. Pour bloquer les politiques d’austérité, les travailleurs ont besoin d’élaborer collectivement un véritable plan d’action combatif allant crescendo, y compris en recourant à l’arme de grève(s) générale(s) aux niveaux belge et européen. Par Boris Malarme lundi 9 décembre 2013

Site de l’Alliance D19-D20, soutenue par le PSL

http://www.socialisme.be/psl/archives/2013/12/09/europe.html

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27 novembre 2013 ~ 0 Commentaire

Morlaix, restos du coeur, «ça commence fort» (lt)

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« Ça commence fort », témoigne la responsable des Restos du coeur de Morlaix qui ont ouvert hier.

Premier constat : de plus en plus de personnes seules viennent chercher de la nourriture et un peu de chaleur humaine.

« Ici, les gens sont magnifiques et très gentils », souligne Arman en glissant des tomates au fond de son sac. C’est la première fois que cet Arménien âgé de 37 ans, et sa compagne Nova, 29 ans, frappent à la porte des Restos du coeur. Lui est psychologue et elle, coiffeuse. En provenance du Nord de la France, ils se sont installés à Morlaix, il y a quatre mois, pour assister la mère d’Arman, qui est paralysée. « Actuellement sans emploi, je suis prêt à travailler n’importe où, indique Arman. Mais aujourd’hui, je n’ai pas beaucoup de revenus et il faut bien qu’on mange ».

50.000 repas l’an passé  Fondés par Coluche, les Restos du coeur ont amorcé, hier, leur 29e campagne. « Quand Coluche a lancé cette initiative, il pensait que c’était du provisoire, du dépannage pour un an. S’il voyait le nombre important de repas servis aujourd’hui, il serait sidéré », témoigne Alain Riou, adjoint de Christiane Le Luc, responsable du Resto de Morlaix. Hier, 192 dossiers de familles ont été gérés par les bénévoles du centre de Morlaix. « D’ici la fin du mois de mars, on devrait en avoir près de 500 », prévoit Christiane Le Luc. Au total, les bénévoles devraient servir des repas à 1.000 personnes, contre 800 l’an passé. Lors de la précédente campagne, 50.000 repas ont été servis.

« Assurer une écoute »  « Nous voyons de plus en plus de personnes seules. Les parents isolés avec un enfant et les retraités sont aussi en augmentation », commentent Christiane Le Luc, Alain Riou et Rémi Jaouen, bénévole. « On voit bien que les divorces sont en augmentation, enchaînent les trois membres. Et pour une personne seule, c’est beaucoup plus dur d’assumer les charges, surtout que les pensions alimentaires sont de moins en moins versées ».

Les bénévoles ne sont pas uniquement présents pour distribuer des repas. « Nous sommes là aussi pour assurer une écoute, tenir le vestiaire, servir quelque chose de chaud (un café, un chocolat… Évoqué au mois de mars dernier, le déménagement des Restos du coeur vers la route de Carhaix n’est plus d’actualité. « Comme le loyer des 650 m² de la route de Paris (1.300 € par mois) est réglé par des subventions de Morlaix communauté et de la Ville de Morlaix, nous restons là », annoncent les responsables morlaisiens.

Des jouets pour Noël   Les bénévoles qui le désirent peuvent toujours rejoindre l’équipe des Restos du coeur de Morlaix. Des dons peuvent y être également déposés. L’association a aussi besoin de produits alimentaires, d’ordinateurs, de livres, de vêtements, de matériel électroménager (vaisselle, four micro-ondes..)…. « Comme nous recevons de nombreuses mères accompagnées de leurs enfants, nous sommes preneurs d’ustensiles de puériculture, précise Christiane Le Luc. Et comme c’est bientôt Noël, des jouets sont également les bienvenus ».

Route de Paris, les Restos du coeur sont ouverts les mardis et vendredis, de 8 h 30 à 11 h, pour l’accueil des familles et la distribution alimentaire. Pour les constitutions de dossiers, les rencontres se font sur place les lundis et jeudis, de 14 h à 16 h 30. Renseignements au 02.98.62.06.04. Jacques Chanteau 27 novembre 2013

http://www.letelegramme.fr/local/finistere-nord/morlaix/ville/restos-du-coeur-ca-commence-fort-27-11-2013-2317414.php

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