Archive | Austérité

03 avril 2018 ~ 0 Commentaire

nicole carpentras (attac)

nicole carpentras (attac) dans Altermondialisme

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7 juin 2018 : procès de Nicole à Carpentras

Nicole Briend, militante d’Attac, était convoquée au tribunal de Carpentras le 6 février 2018 pour vol en réunion et refus de donner ses empreintes ADN, pour avoir participé, avec une dizaine de militant.e.s d’Attac, à une action symbolique de « fauchage de chaises » dans l’agence BNP Paribas de Carpentras le 17 mars 2016.

Les 5 et 6 février, 1000 personnes se sont rassemblées à Carpentras pour affirmer que ce n’est pas Nicole qu’il faut juger, mais l’évasion fiscale en bande organisée.

Le procès a été reporté au jeudi 7 juin à 13h30 

Nous vous donnons RDV à Carpentras de 12h à 17h pour exiger sa relaxe

#RelaxePourNicole.

https://france.attac.org/

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21 mars 2018 ~ 0 Commentaire

secret des affaires (basta + reporterre + attac + npa)

CIGARES

Il y a peut-être une solution?

La loi instaurant un « secret des affaires » passe en toute discrétion à l’Assemblée

La France s’apprête à transposer en catimini la directive européenne sur le secret des affaires, avec examen à l’Assemblée le 27 mars dans le cadre d’une procédure accélérée. Cette direc- tive avait été adoptée il y a presque deux ans malgré les protestations de la société civile.

Sous prétexte de lutter plus efficacement contre l’espionnage industriel, ce texte crée un droit général au secret pour les entreprises, qui leur permet potentiellement de traîner devant les tribunaux quiconque porterait à la connaissance du public une information sur leurs activités sur laquelle elles auraient préféré maintenir l’omerta.

C’est donc une épée de Damoclès qui pèse désormais sur les lanceurs d’alerte, les salariés et leurs syndicats, les journalistes, les chercheurs et les associations de protection des consommateurs et de l’environnement. Dévoiler un montage d’optimisation fiscale, comme dans le cas récent du groupe Kering de François Pinault (7ème fortune de France), révéler des difficultés économiques qui pourraient provoquer des licenciements massifs, comme dans le cas de Conforama, ou enquêter sur l’utilisation de produits toxiques dangereux pour les salariés et les consommateurs, pourraient ainsi tomber sous le coup du « secret des affaires ».

Certaines exceptions ont certes été introduites dans la directive pour protéger la liberté d’expression et l’intérêt général. Mais les institutions européennes ont en revanche catégo- riquement refusé de restreindre la portée de ce texte aux seules situations concurrentielles, autrement dit aux cas où un acteur économique chercherait effectivement à acquérir des informations commerciales sensibles pour son propre gain. Ce qui laisse la porte ouverte à tous les abus, alors même que certaines firmes, comme le groupe Bolloré ou Veolia, ont de plus en plus tendance à vouloir museler leurs critiques aux travers de « procédures bâillon » (lire notre article).

Après l’adoption d’une directive européenne, les États membres ont théoriquement deux ans pour la transposer dans leur droit national.

La date fatidique tombe dans les premiers jours de juin 2018. En France, la loi de transposition doit être examinée par l’Assemblée nationale le 27 mars, dans le cadre d’une procédure accélérée et passablement étrange, à l’initiative des députés de La République en marche (LREM) [1]. « La France dispose de marges de manœuvre importantes pour la transposition de la directive dans notre droit national, et peut préserver les libertés tout en respectant le droit européen, soulignent dans une lettre ouverte un collectif regroupant syndicalistes, journalistes, lanceurs d’alerte, associations, chercheurs et simples citoyens (parmi lesquels les journalistes de Basta ! et de l’Observatoire des multinationales). Pourtant, le gouvernement et la majorité semblent avoir choisi, en catimini, de retenir une option remettant gravement en cause l’intérêt général et le droit des citoyens à l’information. »

Insécurité juridique pour les défenseurs de l’intérêt général

Dans sa version actuelle, la proposition de transposition de la directive dans le droit français reste assez proche du texte européen. Elle ne propose pas de sanctions pénales allant jusqu’à la prison ferme, comme c’était le cas par exemple de la proposition initialement inscrite dans la loi… Macron, de 2015, lorsque l’actuel Président était ministre de l’Économie de François Hollande (lire notre article). Elle n’en comporte pas moins des reculs, notamment le fait d’obliger même ceux qui auraient involontairement violé un « secret d’affaires » à réparer le préjudice pour l’entreprise.

Surtout, loin de « clarifier le droit » sur la protection des secrets commerciaux comme le clament ses partisans, cette nouvelle loi sur le secret des affaires ne fait que créer de nouvelles contradictions entre les exigences de la liberté d’expression, du droit à l’information et de l’intérêt général d’une part, et celles du secret des affaires d’autre part. Contradictions qui devront être tranchées au cas par cas par les tribunaux.

ONG, syndicats et journalistes craignent que les entreprises se tournent de plus en plus vers les tribunaux de commerce, qui leur sont bien plus favorables. Le jugement récemment rendu par le tribunal de commerce de Paris censurant un article du magazine de Challenges sur les difficultés économiques de l’enseigne Conforama (lire notre article), alors même que la directive sur le secret des affaires n’était pas encore transposée dans le droit français, augure d’un bien mauvais présage.

Le fruit d’un patient travail de lobbying

Le secret des affaires est à bien des égards une invention française. Des propositions de loi en ce sens, préparées par un petit milieu de spécialistes autoproclamés de « l’intelligence économique », ont été présentées à plusieurs reprises ces dernières années à l’Assemblée nationale ou au Sénat, sans succès. La dernière tentative en date de 2015 et de la loi Macron, dans laquelle avaient été introduits subrepticement des articles sur le secret des affaires. Le locataire actuel de l’Elysée avait alors reculé devant la levée de boucliers. Les partisans du secret des affaires se sont alors tournés vers les institutions européennes.

Un travail d’enquête approfondi mené par l’ONG bruxelloise Corporate Europe Observatory montre comment un petit groupe de multinationales essentiellement françaises et états-uniennes (Alstom, Michelin, Solvay, Safran, Nestlé, DuPont, GE et Intel…) ont orchestré l’élaboration de la directive en relation étroite avec la Commission européenne et des cabinets d’avocats d’affaires internationaux (lire notre article). Grâce aux jeux de pouvoir à Bruxelles, ils ont fini par obtenir gain de cause.

Une fois adopté à l’Assemblée, le texte passera ensuite devant le Sénat, qui risque fort de vouloir le durcir. Comme lors de l’examen de la loi Macron en 2015, et comme lors de l’adoption de la directive européenne en 2016, la mobilisation de la société civile sera nécessaire pour éviter le pire.

Olivier Petitjean 21 mars 2018

https://www.bastamag.net/

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18 mars 2018 ~ 0 Commentaire

urgences (europe1 + basta + lo)

ur gence

Urgences surchargées : « Le système de santé n’est pas capable de répondre aux besoins et des gens meurent sur des brancards »Christophe Prudhomme, porte-parole de l’Association des Médecins Urgentistes de France, est scandalisé par la situation actuelle des urgences des hôpitaux.

Depuis quelques semaines, les urgences des hôpitaux font face à un afflux de patients. Et depuis le début du mois, le « Plan Hôpital en Tension » a été activé dans 97 établissements. Il permet de libérer des lits en reportant des opérations non-urgentes.

Des morts aux urgences. Faute de places, beaucoup de patients passent des heures, voire des nuits entières, sur des brancards dans des couloirs. Et il y a parfois des drames. À Reims, mardi, une femme de 73 ans a succombé à un arrêt cardiaque après plus de 2h30 d’attente. Une situation intenable pour Christophe Prudhomme, porte-parole de l’Association des Médecins Urgentistes de France, invité dimanche main sur Europe 1.

Une surmortalité de 9% pour les patients dans les couloirs. « Quand on manque de lits, les personnes restent aux urgences dans les couloirs sur des brancards alors qu’elles de- vraient être hospitalisés. Or, aujourd’hui, nous avons des données qui montrent que quand un patient reste sur un brancard, qu’il n’est pas dans un lit alors qu’on a prescrit une hospita- lisation dans l’heure ou l’heure et demie qui suit, il y a une surmortalité, toutes maladies con- fondues, de 9% et pour les patients les plus graves, de 30%. C’est grave, c’est très grave ! »

« Il faut arrêter cette politique de massacre de l’hôpital public ».  »Ce qui ne va pas du tout aujourd’hui, c’est que le système de santé n’est pas capable de répondre [aux besoins] et des gens meurent sur des brancards. On ne peut plus demander à l’hôpital de faire des écono- mies. Si on poursuit la politique d’étranglement financier de l’hôpital, nous aurons des morts supplémentaires. Donc il faut arrêter cette politique de massacre de l’hôpital public. »

« Un sujet majeur », selon Gérard Larcher. Interrogé à ce sujet dans Le Grand rendez-vous d’Europe 1 dimanche, Gérard Larcher, le président LR du Sénat a estimé que « La question des aînés est un marqueur de la société » et que la situation des urgences est « un sujet majeur. C’est l’ensemble de la politique de la santé territoriale qui est à revoir ».

18 mars 2018

http://www.europe1.fr/

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17 mars 2018 ~ 0 Commentaire

pour razmik!

ramzik

pour razmik! dans Altermondialisme

Refusons l’expulsion de Razmik et de sa famille

Attention!
Le Collectif du collège Max Jacob organise une manifestation rassemblant associations et syndicats samedi 24 mars, celle qui était prévue le 17 à 14H a été refusée par la préfecture pour quelques heures manquantes au délais de trois jours!
Le Collectif contre l’expulsion de Razmik a lancé cette pétition adressée au Préfet du Finistère

Nous demandons à la Préfecture du Finistère de surseoir à L’Obligation de Quitter le Territoire Français (OQTF) qui frappe Razmik, élève au collège Max Jacob de Quimper, et sa famille.

Il fait preuve d’une grande exemplarité scolaire, d’assiduité et d’une parfaite intégration depuis son arrivée en France. Il manifeste une telle envie de réussir et atteint de si bons résultats qu’il mérite de finir ses études en France et d’obtenir ici, dans le Finistère, ses diplômes. Nous ajoutons qu’il a fait depuis son arrivée énormément de progrès dans la maîtrise de la langue française. Son départ en cours d’études serait injuste, préjudiciable à son avenir, et pour lui comme pour nous, un vrai traumatisme.

Pour toutes ces raisons nous demandons le retrait des OQTF et la régularisation de la situation de Razmik et de sa famille par l’obtention de titres de séjour.

06 81 95 92 83

Pétition

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14 mars 2018 ~ 0 Commentaire

tout va bien !

Ce clip a été réalisé par les soignants d’un centre de rééducation de la Sarthe spécialisé dans le grand handicap.

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04 mars 2018 ~ 0 Commentaire

agir (émancipation)

social

Contre l’exclusion sociale…

Il y a plusieurs façons de faire de la politique. On peut prononcer de beaux discours. On peut distribuer des tracts et manifester. On peut préparer des élections… On peut aussi agir ici et maintenant contre les injustices et notamment les injustices sociales.

J.F. Chalot a choisi cette dernière voie. Bien que toujours inscrit dans un parti – trotskiste –, le POID, mais ayant constaté que la Révolution à laquelle il aspire et à l’avènement de laquelle il a milité n’a pas été au rendez-vous de l’Histoire, il consacre désormais son temps, son énergie et, quelquefois, ses modestes revenus à aider les victimes de notre univers capitaliste néolibéral que personne n’aide.

Il rend hommage en passant à ceux qui l’ont formé et inspiré, notamment son père, Julien Chalot, instituteur, secrétaire de mairie et militant syndical réformiste, dont il reproduit un texte où il prenait, contre quelques-uns de ses collègues, la défense des familles nombreuses, et ses oncles communistes.

Ce petit livre relate quelques-uns de ses combats obscurs pour éviter une expulsion, trouver un toit à un sans-abri ou aider des surendettés à sortir la tête hors de l’eau… Ce sont souvent des parcours d’obstacles qui demandent de l’obstination, qualité qui ne lui a jamais fait défaut, notamment à l’époque où il était trésorier de la revue L’École Émancipée d’autrefois. Respon- sable bénévole du CNAFAL, il est aussi maire adjoint de sa commune et sait collaborer avec les autres associations comme avec les institutions. Mais il est parfois déçu par la désinvolture de certains professionnels qui ne savent pas toujours agir efficacement dans l’urgence.

Arrivé au crépuscule de sa vie, il sait que nul n’est irremplaçable mais qu’il faut savoir à temps préparer sa relève et il s’y emploie. Si son livre, illustré de quelques photos, dessins ou documents, et qui se lit facilement, pouvait susciter des initiatives allant dans le même sens, il n’aura pas été inutile !

Jean-François Chalot, Contre l’exclusion sociale, AGIR ICI ET MAINTENANT, Témoignage et réflexions , Le Scorpion brun, 110 p., 8 €.

À disposition chez l’auteur ou ou en vente sur le site : www//thebookedition.com

samedi 3 mars 2018 Jean Mourot

http://www.emancipation.fr/

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04 mars 2018 ~ 0 Commentaire

édito (alternative libertaire)

cata

Édito : Provocation de trop  ?

Le rapport Spinetta sur la SNCF est un classique du genre : un énième bourgeois cumulard (Air France, Areva) pond un pseudo rapport reprenant les recettes éculées du libéralisme afin de justifier la déstructuration et la privatisation d’un service public.

Fin du statut de cheminot, ouverture à la concurrence, suppression des lignes les moins fréquentées, tout y est.

M. Spinetta vraisemblablement ne comprend pas de quoi il parle, car sa vie se déroule hors des réalités des salarié.es et des usagères et usagers du rail. Il ne connait rien des tarifs prohibitifs pratiqués et des difficultés quotidiennes des personnes exilées des centres urbains devenus trop chers. Mais il connait sans aucun doute la tactique de la dégradation program- mée des services publics pour justifier de leur privatisation. Et tel le petit chien de son maître, il comprend ce qu’il lui est demandé  : aboyer dans la bonne direction.

Sélection à l’université, privatisation de la SNCF, réforme du bac, le gouvernement accélère la marche forcée. Les capitalistes confondent souvent la sidération et l’adhésion.

Or il se pourrait que les choses ne se passent pas comme prévu. La mobilisation se développe dans certaines universités et le 22 mars est prévue une journée de grève nationale dans la fonction publique ainsi qu’une manifestation nationale de la SNCF.

Les fissures qui se dessinent ces dernières semaines pourraient ouvrir les voies à une colère plus générale. La fin de la sidération.

Alternative Libertaire, 2 mars 2018

http://alternativelibertaire.org/

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01 mars 2018 ~ 0 Commentaire

souverainisme 1 (anti-k)

tardi drapeau

Le souverainisme : altermondialisme et France insoumise, comment la confusion profite à l’extrême droite

Depuis quelques années, une certaine confusion s’est installée entre la social-démocratie radicale et le Front National : ces formations ont désormais des pans entiers de leur programme en commun. Si ces mouvements restent différents, et qu’il n’est pas possible de les amalgamer, cette confusion ne peut à terme bénéficier qu’à l’extrême droite…

La critique de l’Union Européenne est aussi un point de convergence et de confusion entre l’extrême droite et une certaine gauche souverainiste, qui dénonce l’Union Européenne comme outil de mise en place de politiques néolibérales. Par contre, cette gauche va se borner à réaffirmer la nation républicaine comme outil d’émancipation, bien loin de l’internationalisme du mouvement ouvrier. Cette proximité entre les discours de la gauche souverainiste et de l’extrême droite crée des passerelles, de la confusion, et contribue donc à la dédiabolisation du discours réactionnaire.

L’union Européenne, un outil aux mains de la bourgeoisie

Sur le papier, l’idée d’Union Européenne pourrait sembler porteuse d’idéaux intéressants : paix entre les peuples, internationalisme, libre circulation des personnes…  Pourtant, il faut se rendre à l’évidence, l’UE est un outil aux mains des bourgeoisies européennes. Ses politiques sont totalement inféodées aux intérêts du capital, qui tente d’attaquer ce qu’il reste de l’Etat social dans les différents pays membres.

Tout d’abord, rappelons que la liberté de circulation est à relativiser : si elle est effective dans la plupart des cas et qu’elle permet la circulation de flux de personnes et de marchandises qui rapportent énormément d’argent, il ne faut pas oublier qu’elle est facilement limitée lors d’évènements politiques comme durant les contre-sommets ou encore face à un afflux de migrants trop élevé.

Elle ne fonctionne pas non plus dans toute l’Europe, comme le montre par exemple la situation à Calais où des migrants stagnent en attendant de passer la frontière britannique. C’est surtout aux frontières européennes qu’elle s’avère illusoire : l’Europe forteresse laisse de nombreux migrants mourir en mer alors qu’ils tentent de rejoindre cet « eldorado » xénophobe.

L’Union Européenne est principalement le vecteur de politiques néolibérales, visant à marchandiser de plus en plus de secteurs (privatisations), mais aussi à abaisser les salaires directs et indirects par le biais de politiques d’austérité tout en mettant en concurrence les travailleurs à l’échelle européenne.

Les plus récents traités européens (MES et TSCG), avec la mise en place du méca- nisme de stabilité (MES), imposent aux états membres des normes de gouvernance de plus en plus contraignantes.

Celle-ci vont systématiquement dans le sens de la bourgeoisie, que ce soit dans des cas particuliers (à l’échelle d’un secteur industriel) ou de la ligne politique générale. L’Union européenne est un outil d’ « harmonisation » par le bas, pour ne pas dire un outil d’écrasement du prolétariat, bien loin du projet kantien d’harmonie entre les peuples et de paix perpétuelle.

Le paroxysme de cette politique a été l’écrasement du peuple grec au nom d’une dette insoutenable, dont l’humiliation du parti social-démocrate Syriza est un triste épisode.

L’extrême droite et la « gauche radicale » contre l’UE

Les partis d’extrême droite, bien qu’ils prétendent avoir un discours social, ne sont pas vrai- ment opposés aux politiques décrites plus haut, et encore moins en faveur de la liberté de circulation. Par contre, ils surfent habilement sur le ressentiment causé par ces politiques. La question de l’Union Européenne va également brouiller les clivages politiques entre deux types de mouvements qui pourtant n’ont pas les mêmes fondements.

Nous avons vu que l’extrême droite est contre l’Union Européenne principalement par nationalisme et que son discours anti libéral n’est que poudre aux yeux.

Par contre, de l’autre côté, la « gauche radicale » de type Syriza ou Podemos et ses clones dans d’autres pays, comme le Front de Gauche et la France Insoumise va mobiliser les an- ciens électeurs des partis sociaux-démocrates avec un discours anti austérité aux accents radicaux.

Nous n’allons pas nous étendre sur les programmes de ces partis, mais pour résu- mer, à part une critique virulente de la corruption et un discours en faveur de la démocratie participative, leur principale perspective est de tenter de gagner les élections sans recourir aux luttes sociales afin de mener de mener une politique keynésienne de relance nationale. Ils réclament plus d’impôts, un recours à l’emprunt et à la planche de billets, un Etat social, des aides aux ménages pour relancer la consommation, etc.

A ce niveau, leur objectif est de relancer l’économie en mettant en place un capita- lisme « à visage humain », plus social et qui taxerait un peu plus les patrons – bref, un réformisme avec de nouveaux habits, proposant un retour aux « Trente glorieuses » idéalisées, assorti d’une régénération de la « démocratie ».

Ce courant politique s’oppose à l’Union Européenne.

Les membres de ces mouvements se partagent entre partisans d’une « autre Europe », plus sociale, et les partisans de la rupture avec l’UE et l’Euro, qui assument ce que l’on peut appeler un souverainisme de gauche. En Europe, parmi les partisans de ce souverainisme de gauche, on peut compter pêle-mêle Jean-Luc Mélenchon, leader du Front de gauche, puis de la France Insoumise, le POI trotskiste, des économistes tels que Frédéric Lordon ou Jacques Sapir, des titres comme Le Monde diplomatique mais aussi en Grèce le KKE, la scission de gauche de Syriza « Unité Populaire », ainsi que le Bloc de Gauche au Portugal et des courants de Podemos.

Ce phénomène s’explique par le fait que dans un contexte où l’Union Européenne est l’outil de l’austérité, la question de l’acceptation du cadre européen de l’austérité et de l’euro est devenu un des clivages politiques les plus importants. Comme l’a montré la défaite humiliante de Syriza, celui qui refuse de s’y opposer ne peut que se résoudre à courber l’échine. Comme cela avait déjà été le cas lors du référendum de 2005 sur la constitution européenne, face à ce clivage, ce sont bien deux tendances en apparence opposées qui se retrouvent sur des positions similaires.

D’un côté, il y des réformistes radicaux veulent une politique keynésienne de redistribution de la production, en prônant une série de réformes démocratiques assez illusoire dans le cadre du capitalisme mondialisé. Ils conçoivent l’Etat national comme un outil d’action politique leur permettant de mener à bien ces politiques.

De l’autre, l’extrême droite fait son beurre sur le sentiment populaire anti-UE, assumant pleinement la sortie de l’UE et de l’Euro. S’il y a convergence autour de ce clivage majeur, au-delà de leurs discours, les deux courants présentent pourtant des diffé- rences importantes. Comme nous l’avons vu, le programme économique de l’extrême droite est composé de mesures d’austérité organisant un transfert massif de richesse vers le patronat. Le cœur du programme anti UE de l’extrême droite, malgré un faux discours social, est xéno- phobe et nationaliste. Il vise à se donner les mains libres pour mener des politiques anti-sociales. (Voir partie 2)

26 février 2018 Par Oulianov

https://www.19h17.info/

Lien vers le livre : 

https://editionsacratie.com/temps-obscurs-nationalisme-et-fascisme

http://www.anti-k.org/

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25 février 2018 ~ 0 Commentaire

fuck work (paul jorion)

Fuck-Work-couv

Sortie le 15 mars

À propos de « No More Work. Why Full Employment Is a Bad Idea » de James Livingston, par Madeleine Théodore

Le livre de James Livingston, No More Work * – mais dont il explique dans les premières pages qu’il aurait voulu l’appeler « Fuck Work » – agit sur le lecteur comme une psychanalyse, la question qu’il nous soumet sans ambages étant la raison de notre attachement plein de persévérance à la « valeur travail », alors que nous pourrions et surtout devrions nous tourner vers une autre voie, actuellement, pour répondre à nos aspirations les plus profondes, les emplois disparaissant chaque jour davantage « grâce » à l’automation.

Cette manière qui nous est propre de concevoir notre existence « à la sueur de notre front », elle est enracinée en nous depuis des millénaires, et c’est pourquoi Hegel y percevait une notion « transhistorique », donnant à la succession des générations une impression de continuité.

Parcourant à travers l’histoire les différentes approches du travail, l’auteur nous montre bien le caractère tout aussi particulier que relatif du capitalisme, échouant à créer de l’égalité, et réussissant néanmoins à créer un premier espace de liberté grâce au salaire, pour disparaître finalement en même temps que la classe des prolétaires qu’il avait engendrée.

Le travail reste un pilier incontournable de notre vie, à la source de plus de mal que de bien si nous prenons enfin en compte la destruction de notre habitat, celle de la faune et de la flore, suite au grand nombre de déchets et à la surexploitation que notre consommation entraîne, et pourtant, alors qu’il détruit notre existence, nous percevons toujours son principe comme salutaire et vivifiant, dans un aveuglement dénué de tout esprit critique.

Certains passages du livre nous tirent cependant de notre nostalgie pour nous réveiller, par exemple lorsque Livingston nous fait remarquer « qu’une activité mal payée crée une situation plus intolérable que l’acceptation d’un revenu procuré par l’État » ou encore pointe du doigt le fait que le capitalisme s’est détruit lui-même en confiant à des gestionnaires non impliqués dans la capitalisation de l’entreprise des rôles de contrôle de la production, résultat ironique de l’absence de travail réellement productif, comme l’est l’investissement des actionnaires.

Le livre est également parsemé de paradoxes, tel celui concernant le renoncement dans les années 1970 au Plan d’Assistance élaboré par Nixon, pour la raison principale que les sommes versées aux citoyens défavorisés étaient associées à une incitation à chercher du travail, aspect déplaisant et problématique pour une bonne partie de la gauche.

Il y aurait par ailleurs correspondance entre notre désir de sublimer notre désir de liberté par le travail, cette sublimation s’incarnant dans notre propension à « créer un surplus », et l’évo- lution de notre société dépassée par l’impossibilité de gérer celui-ci. L’éthique protestante s’est ainsi imposée et opposée à l’idéal aristocratique du loisir tout autant qu’à la croyance du monde chrétien à une vie bonne dans l’au-delà.

Livingston nous surprend et nous amuse presque lorsqu’il fait l’inventaire de toutes les astuces et justifications dont nous usons, aussi bien à gauche qu’à droite, pour sauver ce qui apparaît bien comme notre dernière planche de salut, porteur de justification et de sens de notre existence : le labeur, dont l’absence définitive est partout déniée, comme si, tels des prisonniers redoutant la lueur du jour, nous ne pouvions nous arracher à une vie basée sur le surplus pour définir les contours d’une autre basée sur celui du besoin.

L’information sur laquelle est basée notre société post-industrielle est gratuite et par ailleurs, l’activité économique peut se passer d’un ajout de capital ou de matériel, il nous est donc demandé de revoir les principes de notre économie dans cette perspective pour pallier les dommages à l’environnement que le capitalisme engendre et pour éliminer cette concentration vertigineuse de la richesse à laquelle nous assistons, responsable également d’un fléau tout aussi paralysant pour l’économie, la spéculation, interdite en France et en Belgique jusque dans les années 1870 car elle était reconnue comme un pari où l’un gagne et l’autre perd.

L’auteur insiste sur le fait que la disparition de l’emploi était annoncée par les artistes et intellectuels depuis les années 1920.

Beaucoup d’emplois avaient disparu dans les années 1930 suite à l’automatisation, notamment dans le secteur automobile et le Plan prévu dans les années 1970 par Nixon visait à pallier la disparition généralisée de l’emploi, en substituant au principe de la sécurité sociale celui du revenu minimal garanti. Sur ce point, nul doute que cette mesure, même si elle a été par ailleurs avortée, ne puisse être qualifiée de cynique, puisque, dans le but d’empêcher une révolte du peuple, on privait celui-ci de prestations sociales s’adaptant au contexte économique pour lui attribuer une somme dont le montant était fixé, sans tenir compte du fait que le système financier pouvait raboter cette somme à sa guise et selon son bon vouloir.

Car enfin, ce que nous ne voulons pas voir, renforçant ainsi notre cécité, c’est que le travail, s’il a assuré notre subsistance, s’est souvent comporté comme « un maître abusif » : la Révolution industrielle, si elle a fait progresser notre société sur bien des plans, a aussi transformé les paysans en salariés sans qu’ils puissent plus jamais recourir « aux biens communs » fournis par la terre et dont ils pouvaient jouir sans entraves, la notion d’« enclosures » n’existant pas au XVIIIe siècle de la même manière qu’au siècle postérieur. Cette privatisation des biens communs s’est accentuée de manière indue jusqu’à nos jours, par la notion de « personne morale » attribuée aux entreprises, leur laissant le loisir de disposer du patrimoine de l’humanité, des ressources élémentaires nécessaires à tous, à leur propre gré, alors que la planète est à feu et à sang.

De même, c’est au nom du travail que les différences entre les sexes se sont accentuées, reléguant le travail des femmes au foyer au rang des accessoires et dévalorisant le soin apporté aux non-productifs, enfants et vieillards ne relevant pas de cette catégorie. Il serait urgent pourtant qu’hommes et femmes puissent trouver des solutions humaines au problème des mouroirs que sont beaucoup de homes (EHPAD) et à celui de l’accueil de la petite enfance, trop souvent bouleversée dès la première heure au nom de la productivité.

Il est sans doute malheureusement banal de rappeler toute la souffrance subie par les classes laborieuses au moment de la Révolution industrielle, et c’est pourquoi la remarque de Livingston selon laquelle « les luddites voulaient conserver leur travail, et les ouvriers leur dignité dans leur travail » semble sujette à caution.

Le dernier « défaut » du travail pourrait être, au final, ceci : de nous laisser désarmés face à cet avenir enfin possible auquel nous sommes embarrassés de répondre : notre vie nous appartient désormais et il nous apparaît de manière beaucoup plus évidente que nous sommes responsables de notre prochain, de notre frère.

En cela, si ce miracle est bien à nos portes, si le règne de la nécessité a bel et bien disparu, pourquoi devrions-nous nous contenter d’une somme compensatoire à la disparition de l’emploi, pourquoi ne pourrions-nous pas profiter de la gratuité pour tout ce qui est nécessaire grâce aux bénéfices de l’automation ? Ainsi, nous pourrions nous occuper réellement de nos frères mais aussi, nous ne serions plus embarrassés par ce surplus encombrant de production et de consommation engorgeant la planète. L’ère du besoin pourrait dès lors coïncider avec celle de l’amour.

* James Livingston, No More Work. Why Full Employment Is a Bad Idea, Chapel Hill : University of North Carolina Press, 2016

https://www.pauljorion.com/

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22 février 2018 ~ 0 Commentaire

bluff (lutte ouvrière)

evaluation_rentree_cp_2017_web

Classes de CP : le bluff du dédoublement

Ces dernières semaines, la répartition des postes dans les écoles maternelles et primaires a été publiée, département par département. Les enseignants, les parents d’élèves et les syndicats dénoncent leur nombre insuffisant et se mobilisent localement.

Répondant aux critiques, le ministre de l’Éducation nationale Jean-Michel Blanquer a déclaré qu’à la rentrée prochaine, « chaque département rural aura plus de professeurs par élève ». Le ministre joue malhonnêtement avec les chiffres.

Il est vrai que le nombre d’enfants en primaire devrait diminuer l’an prochain et que 3 880 créations de postes sont annoncées.

Mais rien que pour couvrir les dédoublements des classes de CP et de CE1 dans les établis- sements classés en éducation prioritaire, il faudrait 6 400 postes. Cette mesure de dédou- nblement, permettant de réduire de moitié le nombre d’enfants par professeur dans les classes concernées, est évidemment une bonne chose. Mais elle ne concerne qu’une petite minorité d’enfants, même parmi ceux issus des classes populaires puisque presque les trois quarts d’entre eux sont scolarisés en dehors des zones classées en éducation prioritaire.

Tout le problème est que les professeurs nécessaires pour la mise en place de cette mesure manqueront ailleurs puisque le gouvernement ne crée pas les postes nécessaires.

Ainsi, des fermetures de classes sont annoncées, notamment en maternelle ; le nombre d’enfants par classe va augmenter dans bien des écoles ; il y aura moins de remplaçants pour pallier les absences et les décharges accordées aux directeurs d’école diminueront.

Pour améliorer les conditions dans les écoles et compenser au moins un peu les effets des inégalités sociales sur l’éducation des enfants, il est bien sûr essentiel d’augmenter la proportion d’adultes. C’est à cette question que le gouvernement prétend s’attaquer par le dédoublement des classes des premières années de primaire. Mais cette mesure n’est qu’un gadget qui sert d’enveloppe à sa politique.

La réalité, moins reluisante, est celle des économies faites au détriment de l’apprentissage des nouvelles générations.

Nicolas CAR 21 Février 2018

https://journal.lutte-ouvriere.org

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