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27 février 2019 ~ 0 Commentaire

algérie interview (pst npa rp)

marche-Béjaïa

“La population exprime aussi son rejet de tout un système oligarque

Corrompu et soumis aux forces impérialistes”

Es-ce que tu peux expliquer comment le mouvement a démarré chez les jeunes ?

Des appels à sortir dans la rue ont été lancés dans les réseaux sociaux au lendemain de l’annonce de la candidature de Bouteflika pour un cinquième mandat par l’alliance présidentielle. Des mobilisations spontanées ont eu lieu dans quelques villes du pays (Khenchla, Kherata, Jijel…).

Le 22 février, suite à des appels anonymes, des centaines de milliers de jeunes ont manifesté dans les quatre coins du pays en brisent la peur et en bravant l’interdit, notamment dans la capitale, pour exprimer leur rejet du 5emandat et du système. La mobilisation ne cesse de grandir et de toucher à des secteurs comme les avocats, les journalistes, les étudiants, les femmes, etc.

Quels sont les objectifs des jeunes mobilisé·e·s ?

Il est évident que la mobilisation s’oppose au passage en force du 5emandat d’un Bouteflika démuni qui a perdu toutes ses capacités depuis 2013. Mais la population exprime aussi son rejet de tout un système oligarque et corrompu soumis aux forces impérialistes. On a vu des centai-nes de milliers de jeunes, de moins jeunes, de vieux, de femmes, scandant des mots d’ordre de liberté, de démocratie, d’égalité et de justice sociale.

Quelles sont les forces militantes impliquées ?

Pour l’instant, le mouvement est hétérogène sans représentation politique, toute les franges de la société et toutes les sensibilités sont parties prenante de ce mouvement.

L’UGTA, dirigée par Sidi Saïd, maintient une position de soutien à Bouteflika et son programme. Elle a réitéré sa position même après le début des évènements actuels. Mais certains secteurs combatifs sont susceptibles de désobéir et de mener un mouvement plus combatif.

Le FFS et le PT ont exprimé un soutien au mouvement à travers leurs communiqués, ils affirment vouloir un « changement de système ». Ces deux forces défendent le principe de l’élection d’une assemblée constituante.

Est-ce qu’il y a de l’auto-organisation ?

La plupart des mobilisations sont spontanées ou sur la base d’appels sur les réseaux sociaux. De nouvelles formes de protestations, à l’image des gilets jaunes en France, apparaissent tels que les brassards rouges qui sont nés à Bejaia. Au fil de la mobilisation, on voit la mobilisation de certains secteurs peu combatifs dans l’histoire tel que les avocats, des journalistes des médias publics (organe de propagande du pouvoir) manifestant aujourd’hui pour exiger l’objectivité dans la diffusion de l’information, les étudiants qui sortent en centaine de milliers aujourd’hui dans toutes les universités du pays, des femmes qui se préparent à investir la rue les 8 et 9 mars, en attendant les autre secteurs (ouvrier, santé, l’éducation, etc.).

La présence des femmes est assez importante dans les manifestations. Il y a des appels à célébrer le 8 mars dans des manifestations qui font converger les revendications du mouvement avec celle du mouvement féministe et de la journée internationale de la lutte des femmes pour leurs émancipation.

Est-ce que la peur d’une trajectoire a l’iranienne est quelque chose de présent ? Est-ce que c’est absurde ?

Ce scénario est loin de réalisable, parce que les réalités sont totalement différentes, malgré l’islamisation de la société. Je pense que l’islamisme politique est défait en Algérie et cela pour de nombreuses raison : la décennie noire, l’échec relatif des partis islamistes qui ont été un certain moment dans l’alliance présidentielle, mais aussi dans leur gestion catastrophique dans les instances élues, etc. Suite aux directives du ministère des affaires religieuses, des fidèles s’insurgent contre les Imam qui appellent à ne pas manifester après les prières de vendredi. Les tentatives de récupération de certain groupes islamismes ont été totalement déjouées par les manifestants.

Qu’est-ce que vous proposez dans le mouvement ?

Notre objectif est d’imposer par la mobilisation l’élection d’une assemblée constituante représentative des aspirations démocratiques et sociales des travailleurs et des masses populaires, et cela ne peut venir que par la convergence des luttes de toutes les forces progressistes, démocratiques et sociales.

Mais, pour l’instant, la priorité est d’accompagner ces luttes et de donner une clarification et une explication politique à cette mobilisation qui exprime avant tout le rejet des politiques libérales, antisociales et antidémocratiques d’un gouvernement soumis à l’impérialisme. Des politiques qui ne cessent de nous priver de nos libertés, qui nous appauvrissent et qui réduisent notre pouvoir d’achat.

 Mercredi 27 février 2019 Propos recueillis par Antoine Larrache / LT est militant du Parti Socialiste des Travailleurs.

https://npa2009.org/

Lire aussi:

La crise du régime Bouteflika s’approfondit (NPA)

Commentaire:

Le FFS est un parti « social-démocrate » essentiellement kabyle, tandis que le PT est issu du courant « lambertiste » français.

 

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26 février 2019 ~ 0 Commentaire

monique pinçon-charlot (regards tc)

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De quoi Benalla est-il le nom ? (TC)

 

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26 février 2019 ~ 0 Commentaire

brexit (révolution internationale)

new yorker 2

Crise du Brexit

Les divisions de la bourgeoisie n’aideront pas la classe ouvrière

La classe dirigeante est dans le pétrin à propos du Brexit. Deux mois et demi avant l’échéance du 29 mars, le vote sur l’accord de retrait s’est soldé par un refus significatif avec un record de 230 voix contre.

Le Parlement n’est pas le seul à être divisé sur la question : les Partis Travailliste comme Conservateur le sont également. Tandis que le Parlement se bat pour exercer plus fortement son pouvoir sur le gouvernement (par exemple, le Président Berkow a autorisé le dépôt d’un amendement priant le Premier ministre de revenir au Parlement trois jours après avoir perdu le vote, muni d’un plan alternatif, alors que ce n’est pas conforme à la législation), Jacob Rees-Mogg, lui, a proposé que le Parlement soit suspendu.

Deux mois avant l’échéance du Brexit, les entreprises se plaignent de l’incertitude sur ce qui risque de se passer, en particulier au cas où le pays sortirait de l’UE sans accord.

Comment une telle situation a-t-elle pu frapper une bourgeoisie stable jusqu’ici, réputée pour le contrôle de son appareil politique ?

Pour The Economist, la crise dans laquelle se trouve la Grande-Bretagne reflète en grande partie les problèmes et les contradictions inhérents à l’idée même de Brexit” (19 janvier 2019). Mais cela n’explique guère pourquoi elle s’est exposée à ces problèmes et à ces contradictions, pourquoi le gouvernement Cameron, qui, malgré les divisions au sein du Parti Conservateur, était fermement favorable au maintien dans l’UE, devait organiser un référendum pour ou contre, les deux partis étant d’accord pour accepter le résultat quel qu’il ait été.

Quelque chose a changé lorsque le gouvernement de John Major1 a été confronté aux “bâtards” eurosceptiques qui ont rendu les liens avec l’UE plus compliqués, mais n’avaient jamais pu changer fondamentalement la politique de maintien dans l’UE.

Depuis, nous avons assisté à la montée en puissance du populisme de droite à l’échelle internationale, avec son idéologie ultra-nationaliste, anti-immigration et “anti-élites”.

Ce sont des thèmes clairement bourgeois, utilisés par les gouvernements de gauche comme de droite (rappelons la campagne du gouvernement Blair contre les “faux” demandeurs d’asile et l’infâme déclaration d’un “environnement hostile” face à l’immigration illégale par le gouvernement May).

Mais les forces populistes sont irrationnelles et perturbatrices, comme nous l’avons vu en Italie avec l’actuel gouvernement populiste, aux États-Unis avec la présidence Trump et avec le Brexit. (…)  Le populisme a pris en Grande-Bretagne la forme majeure du Brexit et de l’UKIP2 et a trouvé un écho substantiel aussi bien dans le Parti Travailliste que dans le Parti Conservateur à cause des divisions apparues avec le déclin du Royaume-Uni, rétrogradé du statut de principale puissance impérialiste mondiale à celui de “second couteau” au cours des cent dernières années. Si la classe dirigeante se dirige vers le Scylla du Brexit, c’est avant tout pour éviter le Charybde du populisme.

La classe dominante est poussée sur les rochers du Brexit par la marée du populisme

Chaque parti peut critiquer l’accord de retrait de May. Les brexiters n’apprécient pas que les réglementations britanniques soient alignées sur celles de l’UE, pour éviter une frontière irlandaise trop imperméable (certains se satisferaient d’une absence d’accord).

Corbyn veut faire l’impossible en maintenant une union douanière avec l’UE tout en évitant la libre circulation des travailleurs ; certains pro-Européens souhaitent un nouveau “vote populaire” dans l’espoir d’abandonner le Brexit (Nouvelle position des Travaillistes blog). Yvette Cooper demande un délai afin que le gouvernement et le parlement trouvent un accord. Quelques brexiters “durs”, tels que Rees-Mogg, se sont exprimés pour défendre la possibilité d’un nouvel accord. Mais, au cas où l’accord ne serait pas réalisé, la décision finale reviendrait, non pas à la Grande-Bretagne mais aux 27 pays de l’UE.

L’incertitude règne au sein de la bourgeoisie.

Les entreprises ont besoin de stabilité pour pouvoir se projeter. Les responsables du département de la santé, le NHS, se concertent sur la gestion de l’approvisionnement en médicaments.

La Confédération britannique de l’industrie met en garde contre un « no deal », qui entraînerait une perte de 8 % du PIB, et la directrice générale, Carolyn Fairbairn, a déclaré : “Lors des réunions à Davos, on a reconnu que les causes de la vulnérabilité de l’économie mondiale incluent désormais le Brexit” (The Guardian, 24 janvier 2019).

Elle a poursuivi en soulignant que cela conduisait à une dévalorisation du label “Royaume Uni” sur le marché mondial et a souligné la nécessité de ne pas sortir de l’UE sans accord afin de protéger les emplois et les investissements. Les entreprises, y compris le NHS, ont en effet besoin d’une politique d’immigration post-Brexit pour assurer l’entrée dans le pays de travailleurs de l’UE acceptant des salaires inférieurs à 30 000 £.

L’insistance de l’UE pour garder ouverte la frontière irlandaise, ce qui cause beaucoup de tourments aux brexiters qui ne veulent pas s’aligner sur les réglementations européennes, est un des piliers de l’Accord du Vendredi Saint.(3) Étant donné que le partage du pouvoir est en panne depuis des mois, que le DUP4 et le Sinn Fein n’arrivent pas à se mettre d’accord, la frontière est la seule chose qui reste acquise. Comme pour rappeler à tout le monde ce qui est en jeu, la nouvelle IRA a fait exploser une voiture piégée devant un tribunal de Derry le 19 janvier 2019.

Le problème du Brexit est en train de creuser les divisions au sein des Partis Conservateur et Travailliste. L’aile dure des brexiters est plus visible chez les conservateurs. Cependant, il ne faut pas oublier qu’en 2016, un vote de défiance envers Jeremy Corbyn a été organisé par le groupe parlementaire du Parti Travailliste à cause de son attachement à l’Europe. Il a été largement blâmé pour le résultat du référendum.

Les divisions au sein du Parti Travailliste ont même menacé son unité en 2016 et les élections de 2017 ont réconcilié provisoirement le Parti Travailliste Progressiste (PLP) avec Jeremy Corbyn. Les difficultés du Parti Travailliste ne sont pas surprenantes. (…) On a vu également en Allemagne la mauvaise performance du SPD après des années de grande coalition autour d’Angela Merkel.

Une des raisons pour lesquelles Theresa May a persisté à refuser d’organiser un deuxième référendum, malgré l’impasse dans lequel se trouve l’accord de sortie de l’UE, l’affaiblissement de l’économie britannique, comme de sa place dans le monde et la probabilité d’un revirement d’opinion, est essentiellement la peur que cela n’entraîne une méfiance envers la démocratie et que cela n’ouvre la porte à une agitation sociale influencée par le populisme.

Les divisions de la bourgeoisie utilisées contre la classe ouvrière

Alors que le gouvernement craint plus que tout le populisme, il est “l’organe exécutif” d’une classe capitaliste qui n’oublie jamais la menace que représente la classe ouvrière.

On l’a bien vu quand le Parti Travailliste s’est temporairement réconcilié avec Jeremy Corbyn, suite au résultat meilleur que prévu des élections, qui avait montré sa capacité à mobiliser un nombre non négligeable de jeunes ouvriers jusque-là indifférents à la politique.

On le voit aussi quand Theresa May, après avoir perdu le vote concernant l’accord sur le Brexit, a essayé de rencontrer toutes les personnalités politiques importantes pour discuter des prochaines étapes, notamment la secrétaire générale du Trades Union Congress, Frances O’Grady et les dirigeants de UNITE, GMB et UNISON.

Non pas que les syndicats parlent pour la classe ouvrière (ils ne le font pas). Ils jouent pleinement leur rôle, celui de comprendre l’état d’esprit des travailleurs, jauger jusqu’où ils peuvent supporter l’austérité et les licenciements avant de réagir et cantonner les luttes dans des limites acceptables. Le fait que les syndicats aient été consultés et que May ait eu tant à cœur de préserver les droits des ouvriers montre que la bourgeoisie n’oublie pas le fossé existant entre les deux classes, malgré son souci immédiat du populisme.

Ce serait une grave erreur, cependant, de croire que le désarroi de la classe dominante face au populisme soit un atout pour la classe ouvrière.

Actuellement, le nombre de grèves est historiquement au plus bas et la classe ouvrière a même du mal à se reconnaître en tant que classe. Elle risque de se faire avoir et de tomber dans le piège de la division selon les lignes des différentes idéologies mises en avant par la classe dominante.

Aucune de ces idéologies, favorables ou non au Brexit, pour un nouveau référendum ou le vote du Parlement, n’a quelque chose à offrir à la classe ouvrière.

Quelle que soit l’issue du Brexit, la crise économique continuera à s’approfondir et toutes les fractions de la bourgeoisie seront obligées de réagir avec des mesures d’austérité et de nouvelles attaques. Le résultat d’un nouveau référendum sera à coup sûr rendu responsable de cet état de fait, même si des attaques similaires ont lieu dans d’autres pays à l’intérieur ou à l’extérieur de l’UE.

Afin de résister aux attaques, les ouvriers doivent s’unir et lutter ensemble. Le capital ne peut que nous diviser : les tenants du “non” contre les tenants du “oui”, “classe ouvrière blanche” au Nord contre “classe ouvrière cosmopolite” à Londres ; les vieux contre les jeunes qui doivent vivre avec les conséquences du vote, les “natifs” contre les “migrants”.

N’oublions pas que le camp Travailliste comme celui des Conservateurs sont tous les deux favorables à l’alignement de la politique d’immigration sur les besoins du capital, tous les deux sont également capables de rejeter la responsabilité du manque d’écoles et de services de santé sur les “nouveaux arrivants” après les avoir surexploités pendant des décennies. Avant tout, nous ne devons pas nous laisser embarquer dans les campagnes pour ou contre le populisme.

Le nationalisme ouvert et la volonté évidente de diviser les travailleurs entre “natifs” et “migrants” montrent le danger de se faire happer par le populisme. Au niveau international, on peut voir la même chose en Allemagne avec l’AfD, aux États-Unis avec Trump et ses “bad hombres”, et en Italie avec le refus d’accueillir les migrants.(…)

La division que nous impose le populisme n’implique pas que nous devrions tomber dans l’anti-populisme, avec ses illusions sur la démocratie libérale, ou nous rallier au Parti Travailliste qui a aussi attaqué la classe ouvrière chaque fois qu’il était au gouvernement (même le gouvernement Atlee avec sa création du service de santé, le NHS) et restreint l’immigration quand le capital n’avait pas besoin de main-d’œuvre supplémentaire.

Nous ne devons pas nous laisser aller à soutenir un mensonge idéologique de l’État capitaliste contre un autre. Avant tout, nous devons éviter de fustiger la partie de la classe ouvrière sur laquelle pèse fortement le poids du populisme (les immigrés le blog).

Nous devons nous rappeler que, que l’on soit victime du chômage dans une zone industrielle délabrée, embauché à zéro heure de travail par jour dans une des nouvelles entreprises Internet, coincé par les dettes en tant qu’étudiant ou obligé de vivre avec une pension de retraite en baisse, etc., nous faisons tous partie de la même classe. L’État capitaliste et toutes ses forces politiques sont notre ennemi.

Alex, (26 janvier 2019) 22 février, 2019

D’après World Revolution, organe du CCI en Grande-Bretagne

https://fr.internationalism.org/

Lire aussi:

Brexit: le Parti Travailliste se dit prêt à un second référendum (Le Monde)

Commentaire:

Mettons les choses au clair! Corbyn n’a pas de problème avec son parti! Il y a fait adhérer des dizaines de milliers de jeunes! Il a aussi le soutien des sections syndicales qui tirent à gauche.

Par contre le groupe parlementaire a un problème avec Corbyn. Qu’il n’y en ait que 7 ou 9 à partir c’est étonnant. Leur place est aux « Lib Dem » genre Bayrou. Ce sont des proches de l’ancien chef, Tony Blair, et font les délices de la presse tellement ils font partie de ce monde là!

Le fond de l’affaire est le soi-disant « antisémitisme » et le bellicisme. Le Labour ressemble à la population très colorée du pays qui sympathise plus avec les palestiniens qu’avec l’état d’Israel. Il faut empêcher qu’un dirigeant d’un grand pays, soit pro palestinien et accède au pouvoir, voire refuse d’attaquer l’Iran, le Venezuela… Par contre, le Labour a tort s’il soutient Bachar el Asssad!

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25 février 2019 ~ 0 Commentaire

pst algérie (reporters, ci, fi)

pst algerie

Le Parti socialiste des travailleurs (PST)

Dénonce ce qu’il qualifie d’«impensable tentative de passage en force du cinquième mandat», salue «la mobilisation populaire» où des milliers de manifestants ont «bravé l’interdiction de manifester».

Ces actions expriment, avant tout, explique le parti dans une déclaration, «une soif de libertés, castrées durant plusieurs années de dérive monarchique, tout comme elles exigent la cessation de toutes les atteintes à nos libertés démocratiques».

Le PST critiquant l’attitude des partis de l’Alliance, ajoute : «Contrairement à la propagande des tenants du pouvoir, ces manifestations traduisent le rejet populaire de la continuité du régime et de ses institutions illégitimes issues des différentes mascarades électorales comme celle qu’il nous prépare pour le 18 Avril prochain.»

Le parti appelle les forces progressistes, politiques et sociales à «converger avec le mouvement pour construire ensemble un nouveau rapport de force politique permettant l’élection d’une assemblée constituante souveraine».

Une assemblée constituante qui sera «représentative des aspirations démocratiques et sociales des travailleurs et des masses populaires».

Pour le PST, trois leçons sont à tirer de ces manifestations.

Il s’agit d’abord de «reconquérir nos libertés et nos droits démocratiques

Stopper le désastre social engendré par les politiques libérales du régime» et, enfin,

«De préserver la souveraineté nationale contre la soumission aux puissances étrangères qui soutiennent le régime et profitent de nos richesses nationales».

http://reporters.dz/

pst

PST حــــــزب العمـــــــال الاشـــــــــتراكي

Communiqué

Dénonçant l’impensable tentative de passage en force du cinquième mandat, d’un Bouteflika complètement démuni par la maladie et réduit à un faire-valoir, des milliers de manifestants ont bravé l’interdiction de manifester dans plusieurs villes du pays.

Avant tout, ces actions expriment une soif de libertés, castrées durant plusieurs années de dérive monarchique, tout comme elles exigent la cessation de toutes les atteintes à nos libertés démocratiques, notamment nos libertés d’expression, d’organisation, de manifestation et de notre droit de grève.

Contrairement à la propagande des tenants du pouvoir, ces manifestations traduisent le rejet populaire de la continuité du régime et de ses institutions illégitimes issues des différentes mascarades électorales comme celle qu’il nous prépare pour le 18 Avril prochain. Elles sont aussi révélatrices du marasme social profond que les politiques libérales d’austérité ont provoque chez les larges masses populaires.

Pour le PST, il s’agit notamment de reconquérir en premier lieu, nos libertés et nos droits démocratiques (libertés d’expression, d’organisation, de manifestation, du droit de grève…).

Il s’agit aussi de stopper le désastre social engendré par les politiques libérales du régime qui a généré un chômage massif et détruit nos entreprises et d’imposer une politique au service des besoins sociaux, (création d’emplois, augmentation du SNMG, augmentation du pouvoir d’achat…)

Enfin il s’agit aussi de préserver la souveraineté nationale contre la soumission aux puissances étrangères qui soutiennent le régime et profitent de nos richesses nationales.

Le PST salue la mobilisation populaire, appelle les forces progressistes, politiques et sociales à converger avec le mouvement pour construire ensemble un nouveau rapport de force politique permettant l’élection d’une assemblée constituante souveraine.

Une Assemblée Constituante représentative des aspirations démocratiques et sociales des travailleurs et des masses populaires. Il s’agit de construire une convergence démocratique antilibérale et anti-impérialiste.

Le secrétariat National
Alger, le 24 Février 2019

Facebook

Lire aussi:

Jusqu’où ira la mobilisation contre Bouteflika en Algérie ? (Courrier International)

Des centaines d’étudiants rassemblés à Alger contre un 5e mandat de Bouteflika (CI)

Algérie : cinq questions sur les manifestations inédites contre la candidature d’Abdelaziz Bouteflika à un nouveau mandat (France Info)

« Un million de personnes dans la rue et aucune image à la télévision » (FI)

Il faut une grève générale pour contraindre le pouvoir à abandonner son projet de 5e mandat (PST)

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22 février 2019 ~ 0 Commentaire

9 mars gilets roses (cgt)

cgt3

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21 février 2019 ~ 0 Commentaire

impôts (lutte ouvrière)

impoyts

Impôts

Aux capitalistes de financer leur État !

Dans le cadre du grand débat national, la députée LREM Bénédicte Peyrol s’est prononcée pour que « tout le monde paye des impôts, dès le premier euro gagné ».

Sous prétexte que 40 % seulement de la population s’acquitte de l’impôt sur le revenu, c’est faire croire que les classes populaires ne paient pas d’impôt. Or les travailleurs, qu’ils soient en activité, au chômage ou en retraite, financent l’essentiel des deux taxes qui rapportent le plus à l’État : la TVA et la CSG, dont le montant est trois fois supérieur à l’impôt sur le revenu et près de dix fois à l’impôt sur le bénéfice des sociétés.

À l’instar de cette députée, des personnalités de gauche comme de droite ont défendu ou défendent encore l’idée que l’impôt sur le revenu soit payé par tous. C’est le cas du ministre de l’Économie Le Maire, de l’ex-président Hollande, de l’ancien maire de Bordeaux Juppé, jusqu’à Mélenchon qui affirme : « Il y a une dignité civique à contribuer à l’effort collectif. »

Tous ces politiciens voudraient faire croire que la société capitaliste est une communauté d’individus ayant les mêmes intérêts, où l’État représenterait l’intérêt général et par l’impôt chercherait à diminuer un peu les inégalités.

Ils cachent l’essentiel, à savoir que ces inégalités sont la conséquence d’une société divisée en classes sociales opposées, où la bourgeoisie, qui possède les grandes entreprises et les banques, tire ses richesses de l’exploitation du travail de l’immense majorité, qui n’a que ses bras et son cerveau pour vivre.

Dans cette société, l’État n’est pas neutre et son rôle fondamental est d’aider le grand patronat à exploiter les travailleurs.

Quant aux services publics que l’impôt serait censé financer, ils servent de plus en plus de vaches à lait pour financer les capitalistes privés, et c’est l’État lui-même qui en est le principal démolisseur.

En effet, plus le capitalisme est à l’agonie, plus l’État se concentre sur son cœur de métier 

Utiliser l’argent public pour arroser de subventions le grand patronat, rembourser grassement les banques et renforcer une armée qui défend les intérêts des trusts français aux quatre coins de la planète.

Cette vieille devise du mouvement ouvrier est plus que jamais d’actualité : « Pas un sou pour l’État de la bourgeoisie ! »

Arnaud LOUVET 20 Février 2019
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21 février 2019 ~ 0 Commentaire

éducation (lutte-ouvrière tc rp a-et-r)

sardines e

Éducation

Un plan pour couvrir les suppressions de postes

Le 19 février, le projet de loi « pour une école de la confiance » devait être adopté en première lecture à l’Assemblée. Il a déjà fait couler beaucoup d’encre, engendrant 1 000 amendements.

La principale mesure de cette loi est l’abaissement de l’instruction obligatoire à 3 ans. Il est à noter que, si l’école n’était pas obligatoire dès cet âge-là, 97 % des enfants étaient malgré tout scolarisés dès l’école maternelle.

Mais qu’en est-il des moyens permettant aux jeunes enfants de bénéficier d’un enseignement dans de bonnes conditions ?

Alors que sont publiées les cartes scolaires, beaucoup de parents et d’enseignants se mobilisent parce que des classes vont fermer, en maternelle en particulier. Ainsi dans le département des Pyrénées-Orientales, 18 classes sont menacées de fermeture à la rentrée 2019. Dans l’Isère, si 31 classes seront ouvertes à la prochaine rentrée, 62 seront fermées. Dans l’Aisne, il y aurait 43 fermetures de classe en écoles primaire et maternelle. Nombre de classes de maternelle regroupent jusqu’à 30 enfants.

Beaucoup de mesures contenues dans ce projet de loi ont de quoi susciter de la méfiance, car elles pourraient servir à baisser les moyens pour l’école, comme la proposition de regrouper école et collège « en un seul établissement public des savoirs fondamentaux », ou encore le fait de confier des heures d’enseignement à des assistants d’éducation se destinant à enseigner, qui pourraient ainsi servir de remplaçants, précaires et pas chers.

La réforme adoptée pour les lycées généraux et professionnels montre bien que les intentions du gouvernement sont de faire des économies sur l’éducation. Le ministre Blanquer a produit tout un argumentaire pédagogique. Mais le nombre d’heures d’enseignement alloué à chaque niveau et à chaque matière diminue. Des enseignements disparaissent de fait, latin ou grec, chinois ou arabe. En lycée professionnel, les heures consacrées aux matières générales diminuent. Des filières disparaissent.

Voilà comment, alors même que 30 000 élèves de plus sont attendus pour la prochaine rentrée, Blanquer veut atteindre son objectif, qui est la suppression de 2 650 emplois d’enseignants dans les collèges et lycées publics. Rien ne dit cependant qu’il parviendra à ses fins, car nombre d’enseignants, de parents et de lycéens continuent à s’opposer à cette politique.

Aline RETESSE 20 Février 2019
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Lire aussi:
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20 février 2019 ~ 0 Commentaire

santé (côté quimper)

santé

Santé.

Près d’un Finistèrien sur quatre renonce à se soigner

Nombre de personnes renoncent à se soigner. Un constat qui a amené la CPAM du Finistère à lancer en 2018 un dispositif de détection de ces personnes et d’aide aux soins. Après une expérimentation menée dans le Gard, un dispositif de lutte contre le renoncement aux soins a été déployé dans les différentes caisses primaires d’assurance maladie (CPAM) dont celle du Finistère.

Le but : identifier les personnes en situation de renoncement aux soins pour leur proposer des solutions personnalisées et pour les accompagner jusqu’à ce que les soins nécessaires soient réalisés.

Des chiffres qui interpellent

Dans le Finistère, une enquête menée fin 2017 a montré que sur plus de 1 600 personnes sondées, 24 % ont déclaré avoir déjà renoncé à se faire soigner.

A la CPAM, on explique :

On parle de renoncement lorsqu’une personne considère qu’elle ne peut accéder aux soins et ce depuis au moins six mois. Ce chiffre de 24 % interpelle, car légèrement en deçà du taux national s’élevant à 27 %.

Une majorité de femmes

Le « renonçant » finistérien est :

  • Une femme à 68 %
  • Sans activité professionnelle à 54 %
  • Entre 40 et 59 ans à 47 %
  • Entre 25 et 39 ans à 31 %

Les principales causes de renoncement :

  • L’éloignement, la complexité pour se soigner : 30 %
  • Un reste à charge trop élevé : 27 %
  • Des avances de frais : 14 %
  • Une méconnaissance des coûts des soins : 9 %
  • Des délais de rendez-vous trop longs : 8 %

Les soins concernés :

  • Les soins dentaires, soins conservateurs ou de prothèses dentaires
  • Les soins liés à la vue
  • Les visites chez les spécialistes notamment chez les gynécologues.

Un accompagnement sur-mesure

Lorsqu’une personne est détectée en renoncement de soins, un signalement est fait auprès de la CPAM qui va, avec l’accord de la personne, lui proposer un accompagnement sur-mesure en fonction de sa situation.

La CPAM va désormais au-devant les personnes qui méconnaîtraient leurs droits ou qui rencontreraient des difficultés pour se soigner.

Depuis le démarrage du dispositif en 2018, 574 détections ont été réalisées, 221 accompagnements terminés dont 104 ont abouti avec des soins réalisés, 243 accompagnements sont encore en cours (durée moyenne d’accompagnement : 99 jours).

20 Fév 2019

https://actu.fr/

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19 février 2019 ~ 0 Commentaire

dominique vidal (fr3 france-info)

« Je ne crois pas qu’une loi pénalisant l’antisionisme soit réalisable parce qu’en France le délit d’opinion n’est pas interdit. Quand bien même cette loi serait adoptée, le Conseil constitutionnel la stopperait, car elle remettrait en cause la liberté d’expression », assure Dominique Vidal, auteur du livre Antisionisme = antisémitisme ?

« L’amalgame qui est fait n’a pas de sens. l’antisémitisme est un délit comme tous les racismes et puis vous avez la critique d’une idéologie, d’un mouvement politique. Imaginez que demain les communistes demandent l’interdiction de l’anticommunisme, les gaullistes de l’antigaullisme… », développe l’historien.

« Il ne faut pas affoler les juifs » de France

Pourtant, des députés ont une autre lecture et demandent l’interdiction de l’antisionisme. « De toute évidence, nous n’avons pas la même connaissance de l’histoire des juifs, de l’antisé-mitisme et de l’antisionisme. La majorité des juifs n’ont pas été vivre en Israël. Ceux-là sont-ils antisémites ? », explique Dominique Vidal.

« Ce qui me préoccupe surtout, c’est la montée de l’antisémitisme. Il faut le combattre avec intransigeance et sang-froid. Il ne faut pas affoler la population juive« , affirme-t-il. Et de conclure : « J’espère que la manifestation mardi 19 février montrera la capacité de la société française à refuser tous les racismes ».

https://www.francetvinfo.fr/

vidal doom

Pénalisation de l’antisionisme 

« On met le doigt dans un processus totalitaire » avec un retour du délit d’opinion

franceinfo : Pensez-vous que l’antisionisme doive être condamné au même titre que l’antisémitisme ?

Dominique Vidal : Je ne crois pas, je crois que d’un côté il y a un délit, l’antisémitisme comme toutes les formes de racisme, et de l’autre il y a une opinion que l’on peut partager ou qu’on peut critiquer, mais qui n’est qu’une opinion et ça fait partie de la liberté d’opinion en France.

L’antisionisme est le fait de critiquer la pensée de Theodor Herzl, le fondateur du mouvement sioniste, pour qui d’une part les juifs ne pouvaient pas s’assimiler, s’intégrer dans les sociétés dans lesquelles ils vivent et donc, secondement, il fallait un État pour que tous puissent s’y rassembler. De toute évidence, l’histoire a montré que ce n’était pas ainsi.

D’ailleurs, la majorité des juifs ne vivent pas en Israël, il y en a 6 millions et il y en a 10 millions ailleurs dans le monde. (…) Imaginez, pour être sur la même longueur d’ondes, que les commu-nistes demandent l’interdiction de l’anticommunisme, les gaullistes l’interdiction de l’anti-gaullis-me, les libéraux l’interdiction de l’altermondialisme. On voit bien qu’on met le doigt dans un processus totalitaire. Il y a matière à débat, il y a des gens qui approuvent la politique d’Israël, d’autres qui la récusent, qui la condamnent, c’est tout à fait normal dans un pays comme le nôtre qu’on puisse avoir ce débat et un débat qui porte aussi sur les fondements théoriques de tout cela, c’est-à-dire la pensée du mouvement sioniste.

Alain Finkielkraut a-t-il été visé par une attaque antisémite, selon vous ?

Évidemment que c’est une forme d’antisémitisme, une provocation grossière et ceux qui s’y sont livrés méritent d’être poursuivis par la justice. On ne peut pas faire semblant de camoufler l’antisémitisme derrière des paroles antisionistes. Évidemment qu’il faut les condamner. Nous avons des lois antiracistes, la loi de 1881, la loi de 1972, nous avons aussi un Code pénal, nous avons la loi de 1993 contre le négationnisme. Il y a tout un arsenal qui mérite d’être utilisé, mais c’est surtout dans la bataille d’idées qu’il faut faire reculer ces horreurs. Mais, pour être honnête, qui peut s’étonner que dans la France d’aujourd’hui on entende de telles choses lorsqu’on sait que l’extrême droite a fait 33,3% au second tour de la dernière élection présidentielle.

Y a-t-il un regain de l’antisémitisme en France ?

J’entends les chiffres qui ont été donnés. Je constate que nous avions, en 2015, 800 actes de violence antisémite et que nous en avons 541 en 2018. Par rapport à 2015, c’est une diminution. Par rapport à 2016, où les choses avaient reculé, c’est une augmentation. Il faudrait en savoir plus sur ce chiffre qui a été donné [par le gouvernement] de 74% [de hausse des actes antisémites en 2018] pour pouvoir porter une analyse sérieuse.

La seule chose que je voudrais signaler, parce qu’elle me paraît très importante, c’est que depuis plusieurs années, on fait porter aux jeunes issus de l’immigration le poids d’un antisé-mitisme nouveau qui serait le leur. De toute évidence quand on tague « Juden », juif en allemand, sur la vitrine d’un magasin de bagels, ou bien qu’on dessine une croix gammée sur le visage de Simone Veil, on est vraiment dans le vieil antisémitisme bien français.

Alors que certains députés proposent de pénaliser l’antisionisme au même titre que l’antisé-mitisme, le journaliste et historien Dominique Vidal évoque le risque que pourrait représenter la création d’un délit d’opinion. Selon lui, l’arsenal juridique français est suffisant. Avec la propo-sition de certains députés pour pénaliser l’antisionisme au même titre que l’antisémitisme, après les injures antisémites adressées à Alain Finkielkraut,  »on met le doigt dans un processus tota-litaire » avec un retour du délit d’opinion, analyse lundi 18 février sur franceinfo le journaliste et historien Dominique Vidal, auteur de Antisionisme = antisémitisme ? Réponse à Emmanuel Macron.

18/02/2019

https://www.francetvinfo.fr/

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17 février 2019 ~ 0 Commentaire

haïti (le-monde a-et-r cetri)

Haïti

Révolte contre la vie chère et la corruption

La crise sociale et économique qui traverse Haïti, le pays le plus pauvre d’Amérique, associée à un scandale de corruption impliquant plusieurs politiciens et grands patrons, a provoqué des mobilisations qui se poursuivent depuis le 7 février.
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Bien que ce soit l’opposition parlementaire qui ait appelé à manifester le 7 février, la révolte en cours lui échappe largement. Les jours suivants les manifestations se sont multipliées à Port-au-Prince mais aussi dans toutes les principales villes. Les activités du pays sont paralysées : blocages sur les routes, barricades dans les rues, alors qu’une grande partie des écoles, des administrations, des banques, des commerces ou des stations de carburants restent fermées.
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Revendications sociales et émeutes de la faim
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Les scènes de pillages se multiplient. Les manifestations se transforment en émeutes de la faim. Les confrontations entre les forces de l’ordre et la jeunesse des classes populaires, ont été violentes. La police utilise des grenades lacrymogènes et tire à balles réelles.
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Sept personnes sont mortes dans des affrontements, abattues par la police, alors que le président Jovenel Moïse – au pouvoir depuis deux ans – reste muré dans le silence. La colère populaire se cristallise autour de sa personne, notamment parce que l’inflation dépasse les 15 % depuis le début de son mandat. Haïti est plongé dans profonde une crise politique et les manifestants exigent la démission du président haïtien.
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Un manifestant, cité par l’AFP, explique qu’« un gouvernement qui ne peut pas donner de la nourriture et de l’eau à son peuple doit démissionner ». « Il faut aussi que la bourgeoisie se décide à ne plus accaparer toutes les richesses car nous, nous sommes plus nombreux du côté des quartiers populaires », poursuit-il.
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Deux milliards détournés
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C’est la publication d’un rapport de la Cour supérieure des comptes, fin janvier, qui a mis le feu aux poudres. Celui-ci révèle le possible détournement de deux milliards de dollars du fonds Petrocaraïbe, le programme d’aide au développement offert à Haïti par le Venezuela depuis 2008. Le rapport épingle le président lui-même en sa qualité d’ancien patron de la société Agritans ainsi qu’une quinzaine d’anciens ministres et de hauts fonctionnaires.
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Plus de 30 ans après la chute de la dictature des Duvalier, une large partie de la population d’Haïti n’a toujours pas de quoi vivre décemment : près de 60 % des 11 millions d’haïtiens vivent sous le seuil de pauvreté c’est-à-dire avec moins de 2,41 dollars par jour et près de 25 % survivent avec moins de 1,23 dollar par jour. Et la population pauvre subit la corruption d’un gouvernement au service d’une classe de riche et de grands patrons qui vit sur le dos de la majorité.
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« La barbarie n’est pas seulement un risque pour l’avenir, c’est dores et déjà une réalité pour la majeure partie de l’humanité » écrivions-nous l’année dernière. A Haïti comme à l’échelle planétaire, il n’y aura pas d’avenir sans renverser le capitalisme.
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