Archive | Austérité

08 août 2019 ~ 0 Commentaire

transports (france info)

Transports en zones rurales

Les maires dénoncent l’abandon de l’État

Les élus locaux s’insurgent contre l’insuffisance des transports publics en zones rurales. Lignes SNCF fermées, absence de liaisons en autocars. Une étude révélée par Le Figaro fait état d’une colère dans les mairies, face à un sentiment d’abandon. Dans certaines villes, privées de transports, ce n’est plus un sentiment, mais une réalité.

Des cars trop lents, des trains trop rares, en zones rurales, les maires dénoncent régulièrement de transports en commun. Une étude le confirme désormais. Loin des villes, utiliser les transports publics prend cinq fois plus de temps que la voiture. À Le Ferre, petit village de Bretagne qui compte 690 habitants, il n’y a pas de trains, ni de cars. Une situation qui désespère les riverains.

« Une ville qui n’a pas de gare ferroviaire, c’est un handicap »

La gare routière la plus proche est à 20 kilomètres et le TGV, à 60 kilomètres. Louis Pautrel, maire sans étiquette de la commune, se sent démuni. « Une ville qui n’a pas de gare ferroviaire, c’est un handicap. Si on veut se déplacer, le tout-voiture coûte cher« , déplore-t-il. À Sauveterre-de-Guyenne, en Gironde, c’est le même problème. Deux cars prennent chaque jour la direction de Bordeaux, mais les horaires, 7 heures du matin et midi, sont inadaptés.

https://www.francetvinfo.fr/

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06 août 2019 ~ 0 Commentaire

écosse (npa)

scot

Un séparatisme très politique… et de gauche

En Ecosse l’indépendance regagne du terrain, un article du NPA en 2014

« Le séparatisme des ouvriers et des paysans est l’enveloppe de leur indignation sociale », écrivait Léon Trotsky à propos de la situation en Catalogne, au début des années 1930. S’il est un pays d’Europe où une telle description peut s’appliquer aujourd’hui, c’est bien l’Ecosse.

L’establishment britannique, le roi et les partis du régime en Espagne, les gouvernements de l’Union européenne, Obama et les responsables de l’OTAN ont poussé un immense soupir de soulagement : finalement, seuls 1,6 million de votants sur un total de 3,6 millions (pour 5,3 millions d’habitants) se sont prononcés pour l’indépendance lors du référendum écossais du 18 septembre 2014.

Malgré la poussé du « oui » au cours des dernières semaines, les réflexes de peur l’ont emporté, alimentés par la formidable propagande des partis institutionnels, des médias et du grand patronat britanniques. C’est ainsi que les grands groupes industriels et financiers ayant leur siège en Ecosse, tels la Royal Bank of Scotland (deuxième banque de Grande-Bretagne et d’Europe jusqu’à la crise de 2008 et son sauvetage sur fonds publics), avaient annoncé qu’ils se délocaliseraient en Angleterre si jamais le « oui » l’emportait.

Tout indique cependant que ce vote sera loin de décourager les partisans de l’indépendance.

Un indice en est les demandes d’adhésion spontanées reçues, dans les quelques jours ayant suivi le référendum perdu, par les trois principales formations politiques du camp indépendan-tiste.

Le SNP (Scottish National Party), qui exerce le gouvernement autonome en Ecosse, en aurait reçu 40 000.

Pour les Verts (les Greens britanniques sont bien plus à gauche que leurs homologues européens, et c’est encore plus vrai en Ecosse), le chiffre annoncé est de 5 000.

Et il est de 2 500 pour le SSP, Scottish Socialist Party.

La grande mobilisation populaire de terrain, menée principalement à travers la Radical Indepen-dence Campaign (RIC), une coalition militante large soutenue par le SSP, les Verts, la gauche travailliste et de petits groupes d’extrême gauche, devrait également laisser plus que des traces. La RIC entend en tout cas poursuivre ses activités et annonce dès à présent de nouvelles initiatives.

Un vote ouvrier et jeune

La campagne l’avait mis en évidence, les enquêtes sortie des urnes l’ont confirmé : le « oui » a obtenu ses meilleurs scores chez les jeunes, les ouvriers et les chômeurs. 71 % des 16-17 ans, pour la première fois autorisés à voter, se sont prononcés en faveur de l’indépendance. Et celle-ci a été majoritaire dans les deux bastions de la classe ouvrière que sont Glasgow et Dundee (également les régions les plus pauvres, où le nombre des chômeurs est le plus élevé et l’espérance de vie la plus faible).

Le lien entre question nationale et question sociale apparaît ainsi évident, quand bien même il s’est trouvé aussi de nombreux travailleurs, notamment ceux encore influencés par le Labour (travaillistes), pour voter « non » par crainte pour leur salaire, leur emploi ou leur retraite.

Le fait de savoir si, depuis l’Acte d’Union de 1707, la nation écossaise (officiellement constitutive du Royaume-Uni comme le sont aussi l’Angleterre, le Pays de Galles et l’Irlande du Nord) a subi ou non une oppression nationale dans le cadre de l’Etat britannique, est controversé y compris au sein de la gauche radicale : oui, dit le SSP, fondé en 1998 sur l’objectif central d’une
« République socialiste écossaise »; non, estiment d’autres marxistes, tel l’universitaire et historien Neil Davidson, qui a pourtant pris position en faveur de l’indépendance.

Mais ce n’est pas, de toute façon, le plus important. Car la spectaculaire résurgence du séparatisme écossais, resté longtemps très minoritaire, obéit à d’autres raisons.

Des ressorts politiques

Ces causes sont avant tout politiques. L’Ecosse est une terre de gauche qui, jusque récemment, votait massivement pour le Labour. Elle s’est sentie agressée, dépossédée, violée par les politi-ques imposées depuis Londres, sans discontinuité à partir de l’accession au pouvoir de Marga-ret Thatcher, en 1979. C’est en Ecosse que les manifestations et le mouvement de désobéis-sance civique contre la Poll tax, l’impôt forfaitaire par tête que Thatcher tenta d’instaurer en 1989.

Majoritairement opposée aux privatisations et aux coupes dans les budgets sociaux, la popula-tion constate que ces politiques décidées ailleurs – au parlement de Westminster – échappent totalement à son pouvoir de décision et de contrôle : d’où le très fort développement de l’aspi-ration à l’autogouvernement, ainsi que le lien établi entre la nécessité de « chasser les tories » (conservateurs) et l’obtention de l’indépendance.

Au rejet des politiques néolibérales s’ajoute une autre dimension : le refus des guerres menées en Afghanistan et en Irak, plus généralement celui de la politique impérialiste de l’Etat britanni-que. Cette opposition s’est concentrée sur l’exigence de la fermeture de la base navale de Faslane, dans l’estuaire de la Clyde. Faslane abrite les sous-marins lanceurs de missiles Trident, qui constituent la force de dissuasion nucléaire de l’Etat britannique. En lien avec les aspirations écologiques, le mot d’ordre « Pour une Ecosse sans nucléaire » n’a cessé de gagner du terrain.

Le jeu habile du SNP

Pour s’imposer à la tête du gouvernement autonome écossais, avec une majorité de députés relative en 2007 puis absolue à partir de 2011, le SNP a choisi d’épouser en partie ces aspira-tions populaires. Sa politique sociale le fait apparaître, sans trop de difficultés,  comme nettement plus à gauche que le « nouveau » Labour. De fait, il a repris de larges pans de ce qu’était son programme avant Tony Blair. Dans les domaines de compétence de son gouverne-ment, le SNP mène une politique qui est libérale au plan économique, mais comporte un véritable volet social.

Et cela se voit. Aujourd’hui en Ecosse, au contraire de la situation dans le reste du Royaume-Uni, les études universitaires, les cantines scolaires, les soins aux personnes âgées sont gratuits. Les patients n’ont pas à acquitter de ticket modérateur (prescription charge) sur les ordonnances médicales. L’enseignement public a été préservé, la gestion de l’eau et le traite-ment des déchets restent eux aussi publics. La Bedroom tax, un nouvel impôt britannique touchant ceux des foyers, bénéficiaires de l’aide sociale (donc les plus pauvres), qui disposent chez eux d’une chambre à coucher non occupée en permanence, vient d’être neutralisée suite à une décision du parlement écossais.

Le SNP s’engageait, si l’indépendance était votée, à fermer la base de Faslane – posant ainsi un très gros problème au gouvernement britannique, qui ne dispose d’aucun autre site aménagé pour recevoir ses sous-marins nucléaires et voyait ainsi menacé son statut de puissance disposant d’un siège permanent au conseil de sécurité de l’ONU.

Certes, dans le même temps, le SNP proposait qu’une Ecosse indépendante garde la reine, la livre sterling et reste dans l’OTAN.

Pour autant, décrire la bataille du référendum comme ayant opposé fondamentalement deux classes bourgeoises – l’écossaise et l’anglaise – également prédatrices et dominatrices ne correspond pas à la réalité.

Comme l’indique Neil Davidson, « Il y a eu à Glasgow une grande bourgeoisie, propriétaire des chantiers navals et de l’industrie lourde qui avaient fait sa gloire impériale. Mais tout cela a entièrement disparu. Ils ont vendu et sont partis. L’industrie écossaise appartient aujourd’hui à un petit groupe de multinationales, états-uniennes, japonaises ou britanniques, dont les propriétaires vivent à Londres, New York ou ailleurs (…) Il y a une classe écossaise de capitalistes petits et moyens. Elle soutient le SNP et l’indépendance. »

Une caractéristique particulière

La dénonciation abstraite du « nationalisme », qui serait très mauvais parce que seul l’interna-tionalisme est bon, n’est pas plus pertinente.En ces temps tourmentés où, dans la plupart des pays, le terme est synonyme d’égoïsme, d’exclusion voire de haine, le nationalisme écossais a en effet une caractéristique très particulière : il est inclusif, ouvert et fraternel aux étrangers. Le discours hégémonique et repris par le gouvernement du SNP, est : si vous voulez construire ce pays avec nous, bienvenue.

Le vote du 18 septembre était ainsi ouvert aux ressortissants de tous les pays de l’Union européenne et du Commonwealth, soit l’immense majorité des non britanniques résidant en Ecosse. La campagne du « oui » comptait dans ses rangs un « Collectif des Anglais pour l’indépendance écossaise ».

Plus généralement les réfugiés, principalement originaires d’Asie (et, dans ce cadre, d’Etats membres du Commonwealth), sont infiniment mieux traités au nord qu’au sud de la frontière.

Dans le cadre d’une stratégie anti-impérialiste et socialiste, donc au nom d’un véritable internationalisme, ce type de nationalisme-là mérite plutôt d’être… soutenu.

Jean-Philippe Divès

Lire aussi:

Grande-Bretagne. Référendum en Écosse : entre nationalismes réactionnaires (Lutte Ouvrière)

L’Ecosse après le 7 mai 2015 (NPA)

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06 août 2019 ~ 0 Commentaire

espagne sondage (pùblico)

espag 1

Le rapport droite-gauche: les 15 catalans d’ERC sont indispensables

publico

Etat espagnol: en cas de nouvelles élections

S’ils étaient de nouveau appelés à voter, suite à l’échec des pourparlers PSOE-Podemos, les électeurs choisiraient… la gauche et en partie l’abstention.

PSOE-Podemos auraient 174 députés, 9 de plus que le 28 avril, mais 2 de moins que la majorité absolue. Le PSOE atteindrait 31,5% (il faut 40% des voix pour avoir 50% des députés) et 12 députés de plus.

Unid@s-Podemos ne perdrait que 3 sièges cette fois-ci, les basques et catalans se maintiendraient.

A droite le PP remonterait alors que Cuidadanos (les « macronistes ») perdrait un peu, tandis que les néo-fascistes de Vox reculeraient.

https://www.publico.es/

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02 août 2019 ~ 0 Commentaire

guadeloupe (huffington post)

En Guadeloupe, la grève du personnel du CHU soutenue par des milliers de manifestants

82% de la population soutient la grève du personnel hospitalier pour dénoncer des conditions de travail inadmissibles, après un incendie en 2017.

Après des mois de tensions et de discussions vaines, le mouvement de protestation du personnel hospitalier de Guadeloupe a pris une ampleur particulière ce jeudi 1er août. Plusieurs milliers de personnes ont défilé dans les rues de Pointe-à-Pitre, répondant  à un appel à la mobilisation générale lancé par une dizaine d’organisations syndicales pour soutenir le personnel en grève, a constaté un journaliste de l’AFP.

Victime d’un incendie majeur le 28 novembre 2017, le CHU de Guadeloupe fonctionne depuis de façon perturbée. Plusieurs services ont été délocalisés dans des locaux transitoires inadaptés, selon le personnel. Un mouvement de grève générale a débuté au CHU de Guadeloupe le 23 juillet, et même depuis le 10 juillet aux urgences et à la maternité, pour dénoncer le manque de moyens humains et matériels, ainsi que la vétusté et l’exiguïté des locaux.

En conséquence, la majorité des services fonctionne en service minimum.

Jeudi, le cortège est parti du CHU en direction du centre-ville de Pointe-à-Pitre et s’est ensuite rendu devant la sous-préfecture. La radio RCI a annoncé que 6000 personnes avaient défilé d’après le décompte des syndicats. Le comptage des forces de l’ordre faisait état de 2500 manifestants.

En plus de l’Union des travailleurs de la santé (UTS) une branche de l’Union générale des travailleurs guadeloupéens (UGTG) et de la CGTG, qui sont mobilisés à l’hôpital, onze organisations syndicales avaient invité leurs membres à manifester. En soutien, un appel à la mobilisation avait aussi été lancé devant le centre hospitalier de Basse-Terre ce jeudi.

Sur les réseaux sociaux, de nombreux internautes ont également remplacé leurs photos de profil par un message de soutien: “Je soutiens le personnel soignant du CHU”.

82% de la population soutient la grève du CHU

Les différentes négociations entre la direction du CHU et les autorités sanitaires n’ont pas permis de parvenir à un accord jusqu’ici. En septembre 2018, la visite de la ministre de la Santé Agnès Buzyn n’avait pas permis de faire évoluer la situation.

Mercredi 31 juillet, le dialogue s’est même tendu après des menaces du directeur, Gérard Cotellon, d’assigner en justice les organisations syndicales qui bloqueraient l’entrée du site à partir de jeudi avec une astreinte quotidienne de 5 000 euros. Dans la soirée, l’administration du CHU a cependant fait marche arrière sur ce point en se désistant de la procédure entamée au tribunal de Basse-Terre, rapporte RCI.

Selon un sondage Qualistat réalisé en juillet 2019, 82 % de la population guadeloupéenne estime que ce mouvement social est justifié et seuls 15% des sondés le juge injustifié.

Les négociations doivent reprendre ce vendredi matin. Mercredi, le directeur a annoncé qu’une aide de 20 millions d’euros accordée par l’État, initialement remboursable, ne sera finalement pas à rembourser. De même, l’assurance de 40 millions d’euros débloquée après l’incendie de 2017, initialement déductible des aides gouvernementales, ne sera pas déduite.

Le CHU fait actuellement face à de grosses difficultés budgétaires, avec notamment une dette fournisseur de près de 49 millions d’euros.

Jade Toussay

https://www.huffingtonpost.fr/

guadelouppe

Une nouvelle mobilisation est prévue le 13 août

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02 août 2019 ~ 0 Commentaire

théorie (psl)

marx

Marx avait raison!

Les capitalistes cherchent à mélanger les problèmes

Dans la vie de tous les jours, le « point de vue » des capitalistes est mis en avant et présenté comme étant le « bon sens ».

Les médias sont remplis de cette pensée à cinq francs. Il suffit d’allumer sa radio ou sa télé-vision pour le voir. On nous y explique que certaines personnes sont devenues riches parce qu’elles ont « travaillé dur » pour en arriver là – pas parce qu’elles ont exploité la force de travail de leurs employés.

On nous y explique que « l’homme est par nature égoïste », pour nous expliquer les inégalités ; on ne nous dit pas que ces inégalités viennent du fait que la société est divisée en une classe qui possède les moyens de production, et une autre classe qui ne possède rien et qui se voit obligée de vendre sa force de travail aux patrons.

Partout, on nous parle d’« entrepreneuriat », on nous parle de « leadership » et autres philoso-phies qui prônent le « développement personnel » et la « pensée positive ». Au final, tout cela a pour but de nous convaincre de nous adapter à cette société, de nous empêcher de chercher à observer l’horizon du sommet de la montagne.

Il y a une autre arme, encore plus sophistiquée, dans l’arsenal idéologique du capitalisme.

Pour pouvoir gérer une économie moderne, les gouvernements capitalistes doivent avoir une certaine compréhension de la société. On collecte des statistiques sur la croissance économi-que, sur la démographie, sur les importations et exportations, sur le fonctionnement des différentes branches de l’industrie, etc.

On collecte aussi des statistiques sur le taux de pauvreté, d’inégalité et de chômage. Jamais on n’a fait autant d’« observations » sociales à aucun moment de l’histoire ! C’est donc au niveau de la théorie que le capitalisme se défend.

Les capitalistes doivent tout faire pour empêcher qu’une théorie n’arrive à relier entre elles toutes ces observations et en tirer une conclusion objective afin d’expliquer pourquoi le capitalisme est une catastrophe pour la vaste majorité de l’humanité. (…) C’est l’étude des conditions sociales qui prévalaient au 19è siècle en Europe et l’émergence d’une classe ouvrière révolutionnaire qui ont permis à Karl Marx de développer ses idées.

La théorie prolétarienne peut percer l’armure idéologique du capitalisme

La classe capitaliste utilise son contrôle sur la société (via le contrôle des médias, des programmes d’enseignement, etc.) pour promouvoir les idées qui défendent le système capitaliste.

Elle cherche ainsi à imposer ses idées à l’ensemble de la société. Ces idées sont alors intégrées dans l’armure idéologique du capitalisme. Comme Marx l’a dit : « Les pensées de la classe dominante sont aussi, à toutes les époques, les pensées dominantes » (L’Idéologie allemande, 1845).

Mais aucune des protections idéologiques du capitalisme ne peut réussir éternellement à endormir la classe prolétaire.

Chaque jour, la réalité nous force à entrevoir la contradiction entre ce qu’on nous enseigne dans la société et nos observations qui découlent de notre expérience de la vie quotidienne.

L’expérience de notre propre exploitation, de notre propre misère, alors que nous voyons une richesse indécente s’étaler qui serait autrement capable de mettre un terme à ces maux, contredit l’idée selon laquelle « Tout est comme il faut ».

Le marxisme aide la classe prolétaire à prendre conscience de cette contradiction, à dépasser le simple soupçon qui la pousse à se dire que « Non, tout n’est pas comme il faudrait », pour embrasser cette idée de manière consciente. Le marxisme nous apprend à former notre manière de raisonner afin de pénétrer à travers le brouillard de confusion que le « bon sens » capitaliste tente de nous imposer, pour pouvoir comprendre comment nous pouvons changer la société.

Mais la société capitaliste fait tout pour empêcher les prolétaires de tirer ces conclusions.

Beaucoup de gens n’ont même pas la possibilité d’aller à l’école primaire. Mais même un diplôme universitaire ne peut pas nous apprendre à voir au-delà du brouillard des idées capitalistes.

C’est pourquoi nous devons nous baser sur nos propres organisations révolutionnaires afin de nous former et de nous éduquer. C’est ainsi que la méthode d’analyse marxiste permet à n’importe quel ouvrier d’égaler, et même de dépasser en niveau de compréhension n’importe quel patron, pasteur, académicien ou politicien capitaliste. (Résumé voir lien)

https://fr.socialisme.be/

Commentaire:

Et ce que nous appellons « la gauche » n’est pas la dernière à diffuser ces « lieux communs » du capitalisme!

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02 août 2019 ~ 0 Commentaire

gilets jaunes 2 (dissidences tc rp npa)

isf

L’ISF, impôt sur la fortune de Mitterrand 1981, aboli par Macron

Le mouvement des “Gilets jaunes” 

Regards sur une révolte populaire et sociale

L’automne 2018 a été marqué en France, dans l’hexagone mais également à la Réunion, par l’irruption du mouvement dit des gilets jaunes, du nom de ce signe de ralliement né à l’origine, fin octobre1, sur les réseaux sociaux (Facebook, Twitter principalement) afin de protester contre la hausse annoncée des taxes sur le diesel2 (et profitant du fait qu’une récente loi imposait à chaque automobiliste d’en avoir un dans son véhicule).

Ironie du sort, ce mouvement s’est levé contre un président présenté au moment de son élection comme celui qui dépassait les clivages anciens et était censé incarner un nouveau monde. L’auteur du bien nommé Révolution pendant sa campagne a donc vu surgir un an et demi plus tard un mouvement qui questionne et interpelle les institutions étatiques et médiatiques, les simples citoyens mais aussi et surtout bouscule les lignes des organisations représentatives classiques (partis, syndicats) de toutes les familles du mouvement ouvrier et/ou révolutionnaire, de toutes les gauches en fait.

De manière générale, les dirigeants et cadres de ces organisations (les syndicats en particulier) sont réservés sur la nature et les objectifs de ce mouvement – qu’ils ne maîtrisent absolument pas – y voyant pour certains une forme de contournement par la base, et de concurrence dans la défense de certaines demandes populaires, ceci valant certainement pour la CGT par exemple.

A l’extrême gauche, le NPA, d’abord plus que réticent devant ce qu’il dénonçait comme une révolte poujadiste au début de novembre, a finalement rallié la contestation le soir de la première manifestation parisienne du samedi 17,  Lutte ouvrière, les marxistes-léninistes et les anarchistes…3

Les gilets jaunes en action

Ce mouvement existe à quatre échelles distinctes.

Il y a d’abord le terrain, disséminé sur tout le territoire, avec les barrages filtrants aux ronds-points ou aux péages, devenus pour beaucoup des campements permanents, rassemblement de dynamiques individuelles très variées, mais semblant majoritairement provenir de salariés du bas de l’échelle (payés au SMIC), de petits artisans, des « classes moyennes » les plus proches d’eux (franges du prolétariat les plus instables et précaires), de retraités et des femmes en nombre variable selon les endroits.

Autant d’individus qui ont pris conscience, souvent pour la première fois de leur vie, de ce qu’ils constituaient une force collective, éprouvant une forme de dépassement de soi, de fraternité mutuelle et de solidarités.

Seconde incarnation, les manifestations (« Actes I, II, III » etc.), devenues rituelles le samedi à compter du 17 novembre, principalement à Paris, mais avec des répliques dans diverses villes de province ensuite.

Autre réalité, celle des réseaux sociaux, où voisinent des récits de vie très concrets et des fantasmes complotistes, comme sur l’immigration sans frein. Outils essentiels des mobilisations, ils favorisent aussi les sur-réactions épidermiques et trop peu réfléchies.

Quatrième et dernier terrain, celui, plus diffus, de l’opinion publique, dont les sondages successifs présentent le soutien majoritaire, étonnamment constant quels que soient les événements (66% le 22 novembre, 75% le 28 novembre, 72% le 3 décembre, 68% le 12 décembre), et des médias qui répercutent le mouvement, principalement les médias audiovisuels ; initialement, leur rôle fut incontestablement celui d’un accélérateur, mais avec un regard méfiant, voire totalement hostile devant les violences abondamment répercutées. Mais en dépit de cette focale partielle, sinon partiale, ce soutien de l’opinion aux gilets jaunes ne s’est pas démenti.

Qui sont-ils ?

Les gilets jaunes sont surtout une force incontestablement populaire, issue du monde du travail mais pas exclusivement, volatile et composite. Le manteau d’arlequin conviendrait bien davantage à la description de cette France mobilisée que le seul gilet jaune.

Dans les premiers temps, des forces d’extrême droite tentent de se servir du mouvement, de l’intégrer afin d’en tirer profit (Debout la France, le Rassemblement national et des mouvances identitaires). Mais peu à peu, les revendications qui sont avancées, au-delà de la seule suppression des taxes annoncées sur les carburants, participent d’une remise en cause plus globale.

Questionnant en outre la dichotomie ville-campagne, ville-centres en cours de gentrification (un processus déjà pratiquement réalisé pour Paris, Lyon ou Bordeaux) et zones périurbaines paupérisées. En ce sens, on peut poser l’hypothèse d’un refus de la métropolisation du territoire français, dont la revendication diffuse autour des services publics au sens large serait l’une des traductions.

Parmi toutes ces demandes, plusieurs témoignent d’une forme d’inconscient collectif des luttes, porté probablement par certains individus plus âgés, plus expérimentés ou plus instruits, ainsi de la dénonciation de la vie chère, de l’échelle mobile des salaires, du retour d’une taxation sur les plus aisés, ou des demandes élargies de démocratie directe dans les prises de parole et de décisions (les assemblées citoyennes, le référendum d’initiative populaire ou citoyenne-RIC).

Comme dans la revendication d’une solidarité territoriale contre les métropolisations et leur lot d’exécutifs urbains, qui rejoue parfois également l’affrontement entre Paris et les régions. Il y a donc un agglomérat de tendances, plus ou moins conscientes, plus ou moins avouées, au sein des gilets jaunes, de fascistes patentés à des antifascistes et autres Autonomes, en passant par une protestation qui se déclare apolitique, mais qui en réalité confronte socialement la politique de face.

De quelques analyses

Des tentatives ont été faites afin de comprendre ce mouvement en le comparant à des épisodes antérieurs dont il se rapprocherait : jacqueries, révoltes fiscales telles qu’elles ont pu éclater sous l’Ancien Régime, colères des sans-culottes ou des Enragés pendant la Révolution française, etc… Les parallèles avec le passé sont indéniablement utiles, afin de replacer cette séquence dans la longue histoire des luttes.

Mais en l’occurrence, peut-être faut-il davantage questionner notre temps présent, celui des lendemains de la chute de l’URSS et de notre époque dite postmoderne, marquée par un affolement des boussoles idéologiques de l’émancipation, une domination du « présentisme » et la recherche de nouvelles formes de lutte et d’organisation des opprimés et des dominés. Car ce mouvement des gilets jaunes n’est-il pas proche, dans son caractère spontané, imprévisible, non dirigé par une quelconque organisation, et dans la place déterminante occupée par les outils numériques, des « printemps arabes » du début de la décennie ?

Une révolte d’abord partielle, issue d’une question que d’aucuns experts ont pu trouver anecdotique ou de courte vue, mais qui a ensuite, par la réaction d’abord méprisante du pouvoir (qui a incontestablement sous-estimé sa puissance sous-jacente) et par la coagulation d’énergies individuelles prenant conscience de leur force collective, permis d’exprimer des colères nombreuses et diverses, un mal de vivre qu’il serait sans doute hasardeux de qualifier de civilisationnel, en tout cas social, et qui débouche sur une occupation de l’espace (des places aux carrefours) et un questionnement généralisé de la légitimité politique et sociale (y compris donc celles des organisations représentatives).

Violence politique : quel retour ?

Cette question de la caractérisation du mouvement recoupe en partie celle de la violence. Sans service d’ordre comme en ont constitué, dans la tradition du mouvement ouvrier, partis et syndicats (y compris les plus réduits, les organisations trotskystes par exemple).

Les gilets jaunes étaient particulièrement sensibles à l’agglomération de diverses forces autonomes, qu’elles soient issues de l’extrême droite et de l’extrême gauche – ce que le ministre de l’Intérieur Christophe Castaner nomme les « séditieux » et les « factieux » de l’ultra droite et de l’ultra gauche, formulations reprises à l’envie par les médias audiovisuels – sans même parler des simples pilleurs dénués du moindre message politique, ou participants brusquement attirés par l’effet d’aubaine.

Mais on trouve également, et c’est là une nouveauté à retenir, un certain nombre de gilets jaunes de la base, initialement apolitiques ou peu politisés, qui ont connu un authentique processus de politisation engageant des passages à l’acte plus radicaux.

Il resterait à analyser finement les cibles de cette violence, telle qu’elle a pu s’exprimer à Paris certains samedis de mobilisation, ainsi de l’Arc de Triomphe, symbole des soldats prétendument morts pour la nation, mais aussi de l’expansionnisme guerrier napoléonien…

Même si le niveau de violence n’a pas encore atteint celui des manifestations de l’entre-deux-guerres (citons seulement les 15 morts de la manifestation du 6 février 1934), il témoigne d’un retour massif des affrontements avec la police en manifestation.

Il est trop tôt cependant pour dire si cette tendance va se confirmer, et il reste à dégager les raisons exactes de ce changement, face à la réelle radicalisation de l’appareil de répression avec la loi sur la sécurité intérieure de 2017, et la nouvelle “loi anti-casseurs”.

Des gilets jaunes au pouvoir gouvernemental, l’usage d’un champ lexical tombé en sommeil depuis longtemps en métropole, et en lui-même performatif, a accueilli, interprété et dramatisé ces scènes largement médiatisées par la télévision et les réseaux sociaux : manifestations, protestations, émeutes et mêmes insurrections ont été les termes les plus utilisés.

La condamnation de la part de l’État, relayée par les médias, répond pour sa part, davantage qu’à une menace réelle pour l’heure, à une volonté de délégitimer toute violence échappant au monopole étatique. Autrement plus virulente apparaît la violence des mots, sur Internet en particulier, ou dans certaines mises en scène de rassemblements de gilets jaunes (un pendu symbolisant Macron, par exemple, ou des guillotines de fortune érigées sur des barrages).

Cette violence des mots et des images, qui puise dans le répertoire d’action de la Révolution française et de 1848 notamment, sonne comme l’exacte antithèse d’un mode de gouvernement « jupitérien », épithète qui n’est en soi que la dernière modulation du caractère monarchique de la 5èRépublique.

Enfin, toujours dans ce jeu, l’adjectif « républicain » répété à satiété par la classe politique s’oppose à une colère où la question de la nation, de l’État-nation, paraît cardinale. Non dans la lecture complotiste, ou celle voulue par le gouvernement de la « peste brune » dénoncée par Gérald Darmanin (le 25 novembre 2018), mais davantage dans l’horizon européen comme la possibilité d’un espace de repli et de défense des droits sociaux face à la dérégulation néo-libérale. Il y a là un enjeu des communs dont la dénégation actuelle politique et médiatique tient toute entière dans l’étiquette fourre-tout du populisme.

Et maintenant ?

Difficile, en tout cas, de prévoir les suites de ce mouvement et la mobilisation en baisse. Qu’elle s’apaise ou se durcisse, se scinde ou se trouve un second souffle, cette colère indéniablement populaire aura laissé une marque profonde dans la société française, des braises pouvant assu-rément se rallumer dans les mois ou les années à venir, avec la promesse de cette presque mythique convergence des luttes qui agit comme un succédané du Grand Soir ou de la grève générale révolutionnaire, mais sans horizon d’attente réellement dégagé, noyé qu’il est dans l’incertain idéologique.

La rédaction de Dissidences, actualisé en février 2019

https://dissidences.hypotheses.org/

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Lire aussi:

Gilets jaunes (Tendance Claire)

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Gilets jaunes : un mouvement qui marquera durablement la situation sociale et politique (NPA)

 

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02 août 2019 ~ 0 Commentaire

dossier hôpitaux (essf)

hoptiam

Hôpitaux Urgences : l’étincelle ?

Le 6 juin, alors que se terminait, au Sénat, le débat sur la « loi santé », les personnels des services d’urgences, en grève depuis le mois de mars, manifestaient à Paris. Cette journée symbolique résume la situation dans le secteur de la santé. D’un côté, l’offensive d’austérité et de privatisation…

Hôpitaux : les services d’urgences, un combat dans la durée

Après trois mois de grève aux urgences, plus de 200 services touchés
Déplorant la dégradation des conditions d’accueil des patients, les grévistes réclament plus de lits, d’embauches et des hausses de salaires.  La grève dans les urgences n’en finit pas de s’étendre. Démarré voilà plus de trois mois…

L’accès aux soins de premiers recours : « La grève des urgences, signe d’une dégradation généralisée de l’accès aux soins »

Médecins, infirmiers et personnels soignants de Médecins du Monde, salariés et bénévoles, s’alarment, dans une tribune au « Monde », de la dégradation des conditions de travail dans les services d’urgence des hôpitaux.
« Cette grève n’est donc que le symptôme aigu et la partie visible de l’iceberg…

Hôpitaux : « Aux urgences, les soignants grévistes expriment une souffrance jamais atteinte dans leur carrière »

Les sociologues Fanny Vincent et Pierre-André Juven remarquent, dans une tribune au « Monde », que, si l’ampleur de la grève dans les urgences est sans précédent, les revendications que portent les soignants n’ont rien de nouveau. Il est temps de les entendre.
Loin de faiblir, le mouvement de grève…

Il n’est plus temps… « Les urgences vacillent, l’hôpital tangue »

Il n’est plus temps d’établir des rapports ou de créer des commissions, estime dans une tribune au « Monde » un collectif de médecins urgentistes, mais plutôt de sortir du dogme de la politique de la contrainte budgétaire qui étouffe les services, épuise les personnels et met en danger la vie des…

France – Public hospitals: A Strike to Keep Us Working

Strikes have spread to more than 200 emergency rooms across France, as nurses and health-care assistants call out the neglect of public hospitals. The striking workers don’t want to disrupt vital services, they’re acting to stop Emmanuel Macron from running them into the ground.
A hospital (…)

Impasse : Pourquoi l’hôpital manque de moyens

La crise des urgences met au jour la compression des dépenses depuis 2010 dans le secteur hospitalier. L’accumulation de ces manques conduit à une impasse d’autant plus profonde que la politique de baisses des cotisations affaiblit le système. Un échec complet pour la stratégie du gouvernement. (…)

http://www.europe-solidaire.org/

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30 juillet 2019 ~ 0 Commentaire

signez!

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30 juillet 2019 ~ 0 Commentaire

yachts (anti-k)

yacht

Yacht pour pauvres

La taxe sur les yachts fait pschitt !

Deux ans après son entrée en vigueur…

La surtaxe sur les yachts atteint péniblement quelques dizaines de milliers d’euros de recette. Un chiffre très éloigné des rendements espérés.

La taxe sur les yachts prend l’eau. C’est ce qui ressort du rapport de Joël Giraud, rapporteur général du budget à l’Assemblée nationale. Au 1er janvier 2018, l’impôt de solidarité sur la fortune (ISF) a été supprimé.

Ce dernier, instauré en 1982 sous la présidence de François Mitterrand a été remplacé par l’impôt sur la fortune immobilière (IFI). Ce nouvel impôt s’applique aux contribuables dont le patrimoine net taxable s’élève au minimum à 1,3 million d’euro. Mais il exclut en partie les biens mobiliers comme les yachts ou les voitures de luxe…

Dès lors, pour compenser le manque à gagner, le gouvernement a choisi notamment d’alourdir la taxe sur le droit annuel de francisation et de navigation des grands navires.

Mais après deux ans d’application, le rendement de cette taxe est toujours aussi mince.

Cette année, celle-ci a rapporté – pour le moment – à l’État la somme de 86.700 euros. Une hausse de 4 200 euros comparé à l’année précédente. Et, cerise sur le gâteau, cette faible augmentation est inexplicable selon Joël Giraud car “le niveau minimal d’imposition de la surtaxe yacht est de 30 000 euros”.

Les difficultés de recouvrer la taxe s’expliquent, en partie, par les pavillons étrangers de 6 des 7 bateaux concernés. Sur ces 7 bateaux, la Direction générale des douanes et des droits indirects (DGDDI) explique que 5 d’entre eux ne se sont toujours pas acquittés de leurs obligations fiscales. Une situation qui dure maintenant depuis deux ans !

Et visiblement les opérations en recouvrement forcé n’ont pas abouti puisque Joël Giraud précise que la DGDDI pouvait, de cette manière, espérer récupérer 255 000 euros en 2018. Quel sera le rendement final pour l’année 2019 ? Cela reste un mystère. Mais obtenir le recouvrement forcé semble être mission impossible pour les autorités. Au moment du vote de la surtaxe, l’État espérait lever 10 millions d’euros par an… De quoi s’acheter un petit yacht.

JEAN-VICTOR SEMERARO  Capital 25 juillet 2019

https://www.anti-k.org/

https://www.capital.fr/

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29 juillet 2019 ~ 0 Commentaire

chibanis (ujfp)

chibani

Accès aux soins des Chibani-a-s 

La désinformaion ça suffit!

Le 1 juillet 2019 est entré en vigueur un amendement adopté le 23 décembre 2018 concernant la prise en charge des soins des Chibani-a-s et leurs ayants droits lors de leurs séjours tempo-raires en France. Il s’en est suivi une campagne médiatique sans précédent, avec des slogans et des éléments de langage en complet décalage avec le contenu et la portée de cet amendement (« enfin libre », « Victoire des Chibanis », « la bataille des Chibanis » …).

Cette campagne visant en particulier les marocains frise l’indécence voir la désinformation.

L’amendement issu d’une initiative gouvernementale (pour des raisons techniques…) reprend un article -160 du Code de la sécurité sociale- et apporte des modifications à la marge (prise en charge des enfants…). Il introduit une nouvelle condition durée de cotisation (de 15 ans) qui n’existait pas auparavant. Cet article exclut de fait les plus précaires et les plus fragiles. L’amendement et les motivations du législateur demeurent flous et reposent sur un diagnostic approximatif voire inexistant (nombre de bénéficiaires, public concerné…).

L’entrée en vigueur de cet amendement ne s’est pas accompagné d’instructions claires et transparentes (absence de notes de services, circulaires, règles ou toutes mesures écrites auprès des administrations concernées…). Il semblerait que la CNAREFE aurait donné des consignes aux administrations concernées (CPAM…), des consignes pour une problématique aussi importante témoignent encore une fois du manque d’intérêt à l’égard des Chibani-a-s et d’une certaine légèreté.

Des associations et collectifs d’accompagnement des Chibani-a-s, des professionnels, des militant-e-s, des spécialistes et des chercheurs ont exprimé leurs réserves sur cet amendement et déploré le manque d’ambition et l’absence de volonté réelle pour la dignité des Chibani-a-s, ils viennent de réitérer leurs insatisfaction et désapprobation.

Nous regrettons donc cette campagne parfois indécente et qui ne parle que des Chibanis marocains avec une mobilisation de médias et presse du Maroc frisant la propagande et la désinformation. Pour rappel, la convention bilatérale franco-marocaine (que nous contestons sur de nombreux aspects) prévoit déjà les dispositifs de cet amendement (sans la condition des 15 ans de cotisation).

Nous exigeons une politique publique juste et des mesures concrètes et concertées.

Justice et dignité pour les Chibani-a-s.

Le Bureau National de l’ATMF 26 juillet 2019

ATMF (Association des Travailleurs Maghrébins de France)

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