Archive | Austérité

23 octobre 2018 ~ 0 Commentaire

la poste (bastamag)

Touche-pas-a-ma-poste

Comment La Poste se joue des élus et des usagers pour fermer toujours plus d’agences locales

Saviez-vous que La Poste est exemptée à 95 % de taxe foncière et de contribution économique territoriale ?

Que cet argent économisé est censé lui permettre de « moderniser » les bureaux de poste grâce au « fonds postal national de péréquation territoriale » ? Mais que La Poste s’en sert en réalité pour en fermer un maximum en les transformant en petits relais postaux ?

Connaissez-vous les « modes opératoires » publiés par La Poste pour expliquer à ses cadres locaux comment fermer habilement un bureau, même s’il ne désemplit pas ? Vous a-t-on dit que l’État et les élus locaux sont souvent complices de cette destruction du service public ? Grâce à quelques documents internes, Le Postillon, journal local isérois partenaire de Basta !, vous explique quelques combines de la direction de La Poste.

greve-poste-privatisation

 Le Postillon 23 octobre 2018

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18 octobre 2018 ~ 0 Commentaire

cours des comptes (le monde)

évaluations3

Allez, voilà les gosses qui s’y mettent!

La Cour des comptes signe l’aveu d’échec des politiques d’éducation prioritaire

Dans un rapport, elle plaide pour un recentrage sur le primaire, source des inégalités scolaires.

C’est un constat déjà ancien, et pourtant d’une criante actualité 

Les politiques d’éducation prioritaire ne parviennent pas à accomplir leur mission première, qui est de réduire les inégalités de départ dans la réussite scolaire des enfants. Dans un rapport publié mercredi 17 octobre, la Cour des comptes dresse un bilan négatif de cette politique de « différenciation » des moyens, née en 1981 avec les « zones d’éducation prioritaire » (ZEP).

La conclusion est sans appel 

L’écart de résultat au diplôme national du brevet entre un enfant scolarisé dans un collège relevant du réseau d’éducation prioritaire (REP) et un enfant d’un collège favorisé reste situé entre 20 et 30 % en français et en mathématiques alors que l’objectif est de « limiter à 10 % ces écarts de niveau ».

Certes, admet la Cour, les dispositifs prioritaires ont permis de les stabiliser, et la situation serait probablement plus préoccupante encore s’ils n’avaient pas existé.

Mais ce n’en est pas moins un aveu d’échec : à l’entrée en 6e, les écarts sont déjà acquis. Un bilan adossé à une dégradation des conditions scolaires, qui sont en partie indépendantes de l’école elle-même. En effet, rappelle la Cour, ces dispositifs ne sont pas pensés pour remédier à une ségrégation socio-spatiale aussi forte qu’elle ne l’est aujourd’hui, à laquelle se greffe une ségrégation scolaire sans précédent – y compris du fait d’un « effet label », soit l’évitement des établissements REP et REP +, qui est fort dans les catégories favorisées.

Forte de ce constat, la Cour des comptes analyse les différents leviers de remédiation dont dispose l’éducation prioritaire.

Le grand gagnant, sur la base de nombreuses études françaises et internationales, est la réduction du nombre d’élèves par classe (Non? Note du blog!). Cette politique est portée par Jean-Michel Blanquer, le ministre de l’éducation, avec le dédoublement des classes de CP et CE1 en REP et REP +. ( Sans nouveaux moyens c’est bien sûr en « déshabillant » d’autres! Note du blog)

L’institution de contrôle estime qu’il faut aller plus loin et préconise son élargissement sur trois niveaux (en ajoutant soit la grande section de maternelle, soit le CE2) pour les établissements de REP +. Les autres leviers comme les incitations destinées à stabiliser les équipes ensei-gnantes dans ces établissements (primes, points pour les mutations) n’engrangent pas de phénomène durable. La prime REP + mise en place en septembre 2017 est trop récente pour être évaluée.

Recentrage sur le primaire

Outre la réduction du nombre d’élèves par classe, elle plaide pour un recentrage des moyens sur l’enseignement primaire – historiquement, l’éducation prioritaire est centrée sur le collège – et sur les établissements les plus fragiles, les 350 réseaux REP +.

Mais aussi pour une gestion des ressources humaines repensée pour attirer les enseignants, une allocation plus progressive des moyens pour éviter les « effets de seuil » de l’éducation prioritaire (dont on est soit bénéficiaire, soit pas). La Cour suggère, en outre, de donner plus d’autonomie aux établissements et d’accentuer l’évaluation (Bon, çà non! NDBlog).

A quelques détails près, ces recommandations ressemblent fort à la stratégie menée par Jean-Michel Blanquer. Certaines recommandations rejoignent aussi les pistes avancées par le ministre lors du lancement de la mission pour repenser l’éducation prioritaire, confiée le 3 octobre à l’universitaire Pierre Mathiot et à l’inspectrice générale de l’éducation nationale Arianne Azéma, où le ministre a évoqué la nécessité de sortir des effets de seuil. « Cette mission travaille en toute indépendance, assure un proche du dossier, et sera libre d’utiliser ou non ce qui lui semble intéressant dans le rapport de la Cour des comptes. »

Pour Marc Douaire, président de l’Observatoire des zones prioritaires (OZP), si les préco-nisations proposées sont proches de la vision du ministre actuel, la Cour des comptes reconnaît la spécificité des territoires urbains fragiles, les « quartiers de la politique de la ville », auxquels est adossée l’écrasante majorité des réseaux REP et REP +. Alors que, au grand dam de l’OZP, le ministre semble souhaiter pour l’avenir une politique prioritaire qui engloberait les territoires ruraux, les DOM-TOM et les quartiers sensibles.

Inquiétudes sur le collège et le lycée

Pour Louis Maurin, directeur de l’Observatoire des inégalités, les mesures proposées par la Cour des comptes s’inscrivent dans une tradition déjà ancienne pour « repenser » l’école prioritaire, où l’on cherche à mieux cibler les besoins pour être réellement efficace.

Mais, selon lui, le problème mériterait un véritable changement de paradigme 

« L’éducation prioritaire ne bénéficie qu’à 30 % des élèves défavorisés », rappelle-t-il. « Bien sûr que dans ces quartiers-là les difficultés sont plus importantes. Mais si l’on se contente de ça, on rate l’essentiel de la fragilité scolaire. » Le problème résiderait en partie dans l’ambition de réformer le système sans enveloppe supplémentaire.

Dans ce grand rééquilibrage des moyens vers le premier degré, que la Cour des comptes appelle de ses vœux et que le ministère a déjà engagé avec les dédoublements de classe, l’inquiétude des acteurs de terrain se porte donc sur le collège et le lycée.

Ce dernier ne fait pas partie des réseaux REP et REP + et est considéré comme « mieux » doté. Cette rentrée a vu naître plusieurs grèves perlées et mouvements de protestation dans des établissements souffrant de problèmes divers, notamment en Seine-Saint-Denis : la sécu-rité, au lycée Utrillo (Stains), le matériel et les moyens humains au lycée Mozart (Le Blanc-Mesnil), le manque de surveillants au lycée Jean-Zay (Aulnay-sous-Bois).

Pour le collectif Touche pas à ma ZEP

qui milite pour le maintien de dispositifs prioritaires au lycée, la situation est de plus en plus préoccupante alors que les dispositifs prioritaires au lycée (le label « zone violence », par exemple) arrivent bientôt à échéance. « On abandonne les élèves les plus fragiles au moment où ils peuvent obtenir une qualification, au lycée. Ça n’a aucun sens », plaide David Pijoan, enseignant à Colombes (Val-d’Oise) et membre du collectif Touche pas à ma ZEP.

17.10.2018

https://www.lemonde.fr

Lire aussi :

Le classement scolaire scelle trop vite le destin professionnel et social des personnes 

Commentaire: Article qui adopte un ton pro-Blanquer incompréhensible, comme s’il ne voulait pas avant tout faire des économies sur le dos des pauvres!

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13 octobre 2018 ~ 0 Commentaire

riches (bfm tv)

macron g

Les réformes de Macron profitent en priorité aux 1% les plus riches

Les mesures fiscales décidées par le gouvernement pour 2018 et 2019 profitent en priorité aux 1% les plus riches, selon une étude. Les classes moyennes et aisées sont aussi bénéficiaires nets de ces choix au détriment des personnes modestes et surtout des retraités.

François Hollande avait vu juste. Emmanuel Macron président des riches? « Non ce n’est pas vrai », avait répondu l’ex-chef de l’État dans l’émission Quotidien en avril, « il est le président des très riches ». Une étude menée par l’Institut des politiques publiques (IPP), un organisme d’évaluation indépendant, confirme ce constat.

En prenant en compte l’ensemble des mesures fiscales des budgets 2018 et 2019 du gouver-nement, l’IPP démontre que ce sont les 1% les plus riches (la dernière barre à droite sur le graphique) qui voient leur revenu le plus augmenter, et de loin.

Les très hauts revenus ont davantage bénéficié que les autres ménages des mesures fiscales sur le patrimoine, à savoir la suppression de l’Impôt sur la fortune (ISF) au profit de l’Impôt sur la fortune immobilière (IFI) et de la création du prélèvement forfaitaire unique (PFU ou flat tax) de 30%.

Ces deux dispositifs ont allégé la taxation des revenus du patrimoine dit mobilier et des plus-values financières (vente d’actions, etc.). Or, parmi les ménages aisés, plus ils sont riches, plus la part qu’occupent ces revenus mobiliers et financiers dans le total de leurs revenus est importante (voir le graphique de l’Insee ci-dessous). À eux seuls, les 1% les plus riches concentrent 30% du total des revenus du patrimoine (foncier et mobilier) et près de 50% des revenus tirés des plus-values.

Ces mesures (suppression de l’ISF et PFU) devaient coûter 4,5 milliards d’euros à l’État en 2018. Finalement, les recettes ont été plus fortes que prévu. Par exemple, l’IFI a rapporté 400 millions d’euros de plus. Par ailleurs, la flat tax doit coûter 300 millions d’euros aux finances publiques l’année prochaine, selon les prévisions du gouvernement.

Les classes moyennes font partie des gagnants

Après les très hauts revenus, les classes moyennes sont également des bénéficiaires nets des choix budgétaires du gouvernement pour 2018 et 2019. Pour mémoire, les classes moyennes correspondent aux personnes situées au-dessus des 30% les plus pauvres et en-dessous des 20% les plus riches, selon l’Observatoire des inégalités.

Ce gain résulte d’abord de la baisse programmée de la taxe d’habitation, de 30% cette année puis de 65% la suivante, qui permet de compenser la hausse de la fiscalité sur l’énergie et sur le tabac.

Le gouvernement a-t-il visé les 20% les plus riches?

Plus surprenant, à première vue les 20% les plus aisés (mais hors des 1% les plus riches) feraient partie des perdants, à en croire le graphique de l’IPP. Certes, ils profitent beaucoup des baisses d’impôts sur le capital car ces revenus sont plus minoritaires dans le total de leurs revenus. De même, ils ne bénéficieront pas de la baisse de la taxe d’habitation, puisque sa suppression pour l’ensemble des foyers n’est prévu qu’en 2021. Mais ces paramètres ne sont pas les seuls à prendre en compte pour comprendre ce résultat.

Pour avoir une vision plus précise de la situation, l’IPP a dissocié les retraités des autres ménages. Car ceux qui travaillent bénéficient de la suppression progressive des cotisations salariales maladie et chômage pour compenser la hausse de la CSG. Si on retire les retraités et qu’on ne prend en compte que les actifs en emploi (hors chômeurs), les 20% les plus riches sortent gagnants des arbitrages budgétaires du gouvernement.

Pour mémoire, entre les hausses et les baisses de taxes, le gouvernement promet un solde net de 6 milliards d’euros de baisses d’impôts pour les ménages en 2019. L’IPP évalue cette baisse à 4,4 milliards d’euros.

Les retraités les grands perdants

On l’a vu, les retraités sont lourdement frappés par la hausse de la CSG. Cette mesure concerne les 60% des retraités les plus riches. Le gouvernement a promis d’élargir l’exonération à 350.000 foyers supplémentaires l’année prochaine, mais ces personnes ont tout de même dû s’acquitter du 1,7 point de CSG en plus en 2018 et ne seront pas remboursées en 2019.

En outre, les pensions ne seront revalorisées que de 0,3% en janvier, soit bien en-dessous de l’inflation (1,6% hors tabac). Seuls ceux qui perçoivent le minimum vieillesse auront droit à une revalorisation supérieure à l’évolution des prix, puisqu’elle sera de 35 euros par mois.

Les plus modestes aussi sont pénalisés

Enfin, les plus modestes, travailleurs ou retraités, sont généralement pénalisés par les mesures fiscales du gouvernement. D’abord, eux-aussi vont voir leur prestations sociales quasi-gelées en 2019. En-dehors du RSA et de l’Allocation adulte handicapé (AAH), les aides ne vont augmenter que de 0,3%.

 13 octobre 2018

https://www.bfmtv.com/

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11 octobre 2018 ~ 0 Commentaire

milliardaires (histoire et société)

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Record du monde: les milliardaires qui s’enrichissent le plus vite sont les Français

Depuis le début de l’année, les principales fortunes françaises ont vu leurs richesses augmenter de 27,6 milliards de dollars, soit une hausse de 12,2%. Un record.

Les milliardaires français se portent bien. Selon Bloomberg, les principales fortunes de l’Hexa-gone ont vu leurs richesses croître plus vite que celles de leurs semblables étrangers en 2018. Au total, les gains des 13 personnalités françaises les plus aisées ont augmenté de 27,6 milliards de dollars (un peu plus de 23 milliards d’euros) depuis le début de l’année, soit une hausse de 12,2%.

Ainsi, la France dépasse de loin le Japon, deuxième, dont les principales fortunes ont vu leurs richesses croître de 7,1% en 2018, devant la Chine (+6,3%) et les États-Unis (+1,9%).

Arnault et Pinault loin devant

Mais la bonne performance des milliardaires français est avant tout à mettre au crédit de  Bernard Arnault et François Pinault qui a eux seuls ont amassé 22,3 milliards de dollars supplémentaires depuis janvier. Le PDG de LVMH et le fondateur de Kering profitent du dyna-misme de la demande de produits de luxe, en provenance de Chine notamment, et de leur présence toujours plus accrue dans le commerce électronique.

La hausse des ventes aux enchères a également été bénéfique à François Pinault et sa maison de ventes Christie’s dont les ventes ont atteint 6,6 milliards de dollars l’année dernière. Le fondateur de Kering jouit aujourd’hui d’une fortune estimée à 35,5 milliards de dollars, contre 76,4 milliards pour Bernard Arnault.

De leur côté, les frères Alain et Gérard Wertheimer, propriétaires de Chanel, ont vu leur riches-se grimper de 2,4 milliards de dollars. La fortune de l’héritière de l’Oréal et femme la plus riche de France, Françoise Bettencourt Meyers, a pour sa part augmenté de 3,7 milliards de dollars.

10 Octobre 2018

https://histoireetsociete.wordpress.com/

Source:

France’s Richest Are Making Money Faster Than Everyone Else This Year (Bloomberg)

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11 octobre 2018 ~ 0 Commentaire

réforme lycées (lutte ouvrière)

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Lycées professionnels : une réforme qui ne passe pas

Des enseignants de dizaines de lycées professionnels se sont retrouvés en cortège dans la manifestation du 9 octobre à Paris pour déployer banderoles et pancartes contre la réforme Blanquer, du nom du ministre de l’Éducation nationale.

Celle-ci consiste à réduire les heures d’enseignement des lycéens qui préparent le CAP, le BEP et le baccalauréat professionnel, et à augmenter l’apprentissage dans les entreprises.

Les contenus des cours aussi bien généraux que professionnels sont revus à la baisse, ainsi que le nombre de semaines d’enseignement au lycée. La diminution du nombre d’heures de français et d’histoire fait déjà dire à certains élèves qui découvrent la réforme : « Mais ils veu-lent qu’on devienne bêtes ! » Et c’est ce mépris pour la jeunesse issue des milieux populaires et pour leurs professeurs qui suscite l’indignation dans les lycées professionnels.

La mobilisation a commencé le 27 septembre par une grève et une manifestation dynamique, qui a regroupé plus d’un millier d’enseignants.

Encouragés par cette manifestation et une participation à la grève plus importante que d’habi-tude, des réunions se sont poursuivies dans certains lycées pour que la journée du 9 soit un succès. Les discussions aujourd’hui continuent, et se pose la question de la suite du mouve-ment.

Si, dans quelques lycées, l’idée de la grève reconductible fait son chemin, dans bien d’autres, l’heure est encore à l’information et à l’explication de la réforme.

Le 12 novembre, après les vacances, des syndicats enseignants appellent à une journée de grève contre la suppression de 2 600 postes dans l’Éducation nationale. L’occasion d’être de nouveau dans la rue, plus nombreux encore contre la réforme Blanquer.

Hélène GRILLET 10 Octobre 2018
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11 octobre 2018 ~ 0 Commentaire

retraites (lutte ouvrière)

retraite

Aux capitalistes de payer pour les retraites

Au moment où se prépare une nouvelle attaque sur les droits à la retraite, chacun y va de sa solution.

Le patronat et le gouvernement se soucient des reculs qu’ils disent nécessaires, et les syndi-cats s’affirment arcboutés pour défendre la retraite par répartition. Mais une chose est certaine: les systèmes, aussi imaginés et retravaillés qu’ils soient, ne pourront représenter une vraie garantie d’avoir une retraite digne au bout d’une vie de travail.

En fait, et notamment depuis 1993 et la réforme Balladur, les droits des retraités ont connu des dizaines d’années de reculs.

Rien ne peut protéger vraiment les travailleurs, en dehors du rapport de force entre la classe ouvrière et le monde capitaliste. Tous les modes de calcul revendiqués, retraite par répartition, retraite par points, ou encore d’autres, partent d’une constante : les travailleurs doivent y coti-ser, et donc payer pour assurer leurs retraites.

Mais au fond pourquoi ?

Pourquoi les travailleurs du rang devraient-ils se priver pendant des dizaines d’années pour espérer, au bout d’une vie de labeur, pouvoir toucher une retraite misérable ? Quand il s’agit de leurs serviteurs les plus proches, les capitalistes ne se basent pas sur de tels principes.

Lorsque les PDG et les plus hauts cadres sont embauchés, il est convenu qu’il faut leur garan-tir, avant même qu’ils y aient commencé à travailler et sans aucune cotisation, une retraite confortable. Cela est prévu dans le contrat signé lors de leur embauche et cela leur est ga-ranti, même si finalement ils ne donnent pas satisfaction. Alors, pourquoi l’ensemble des travailleurs, qui s’esquintent autrement plus au travail, ne devraient-ils pas avoir les mêmes droits ?

Il y a un autre domaine dans lequel la classe capitaliste tout entière a dû accepter le principe de payer pour assurer la vie jusqu’à leur mort de ceux qu’elle a exploités. Dans le cas des accidents du travail, de trajet, des maladies professionnelles, des rentes doivent être versées à vie, même si le système en place et le montant des indemnisations comportent de multiples injustices. Les patrons seuls cotisent à la caisse des accidents du travail qui indemnise ces victimes de l’exploitation capitaliste.

Alors, tous les travailleurs, qui sont les victimes de l’exploitation capitaliste, devraient avoir droit à ce que la classe patronale dans son ensemble assume sur ses deniers le paiement d’une retraite donnant les moyens de vivre dignement après une vie de travail.

Cette revendication, cette exigence ne sont ni utopiques, ni décalées.

C’est simplement une revendication qui a toujours été celle du mouvement ouvrier, quand il pouvait mériter ce nom. En 1910-1911, quand le gouvernement a voulu instituer des retraites ouvrières basées sur les cotisations des travailleurs, la CGT avait protesté au nom de ce principe. Les syndicats défendaient encore fermement cette idée après 1918, avant qu’ils ne tournent complètement casaque et en viennent à défendre les revendications du patronat dans ce domaine. À la veille d’une énième manipulation du système des retraites, il faut plus que jamais rappeler que c’est aux patrons, et à eux seuls, de payer pour la retraite des travailleurs.

10 Octobre 2018

https://journal.lutte-ouvriere.org/

Lire aussi:

Retraites : le pouvoir prépare ses attaques (Lutte Ouvrière)

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10 octobre 2018 ~ 0 Commentaire

santé (dossier npa)

santé (dossier npa) dans Austérité
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Macron-Buzyn et la santé : toujours plus de régressions !

Après le plan « Ma santé 2022 », le projet de loi de financement de la Sécurité sociale (PLFSS) de 2019 confirme que le budget de la santé sera totalement verrouillé.

L’augmentation de 400 millions d’euros des dépenses de santé est une goutte d’eau : il s’agit de 0,002 % d’un budget d’un peu plus de 200 milliards d’euros. Macron et Buzyn traitent par dessus la jambe la souffrance au travail des soignantEs des hôpitaux, des Ehpad, de la psychiatrie.

Ils font semblant d’ignorer la grève massive des Ehpad, les nombreuses luttes dans les hôpi-taux et dans la psychiatrie ces derniers mois. Ils prétendent améliorer l’accès aux soins, aider la médecine de ville, désengorger les urgences, résoudre la crise des hôpitaux… alors que leur politique de santé aura des conséquences totalement contraires : toujours plus de régressions. Décryptage de leurs mesures.

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Les privilèges du secteur privé

Alors que leur rentabilité se situe au niveau le plus élevé depuis 2006, les hôpitaux privés à but lucratif auront droit en 2019 à un « nouveau cadre d’allègements très favorable »(dixit Agnès Buzyn au congrès de la Mutualité française).

manifestants-hopital-sud

Le droit à la santé partout, pour toutes et tous

La conséquence certaine du plan Macron-Buzyn, libéral et technocratique, c’est le développement d’une médecine à deux niveaux : de qualité, avec dépassements d’honoraires, pour celles et ceux qui en ont les moyens et habitent les grandes villes ; à la chaîne, parfois sans médecin et sans examen.

Dossier réalisé par la commission santé-sécu-social du NPA.

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10 octobre 2018 ~ 0 Commentaire

9 octobre (jdd npa)

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Manifestation contre la politique de Macron : les syndicats rassemblent plus de monde qu’en juin

Plusieurs dizaines de milliers de lycéens, étudiants, salariés, fonctionnaires et retraités ont manifesté mardi partout en France, pour la première fois depuis la rentrée, pour réclamer à Emmanuel Macron une politique « plus sociale ».

Pour la première fois depuis la rentrée, plusieurs dizaines de milliers de lycéens, étudiants, salariés, fonctionnaires et retraités ont manifesté mardi partout en France pour réclamer à Emmanuel Macron une politique « moins libérale ». A Paris, ce sont entre 11.500 personnes (selon le chiffre de la police) et 50.000 (selon la CGT) qui ont défilé. Ils étaient 21.500 participants, selon le cabinet Occurrence pour un collectif de médias. C’est en tout cas davantage qu’il y a trois mois.

Le 28 juin, la précédente manifestation parisienne, à l’initiative également de la CGT et FO, avait attiré 15.000 personnes selon les syndicats, 2.900 selon la police.

Des rassemblements en région

A l’échelle de la France, ce sont « presque 300.000 manifestants » qui auraient défilé ce mardi, selon le secrétaire général de la CGT Philippe Martinez sur RTL ; environ 160.000 personnes à en croire les chiffres de l’Intérieur.

Les cortèges syndicaux ont ainsi rassemblé, selon la police, 5.400 personnes à Nantes, 5.300 à Marseille, 4.300 à Lyon, 3.500 au Havre, entre 2.500 et 3.000 à Rennes, 2.500 à Grenoble, 2.100 à Caen, 1.800 à Montpellier, 1.500 à Nice ou 1.200 à Perpignan. Près d’une centaine de manifestations étaient organisées partout en France.

Parmi les revendications portées par les syndicats, « les questions de salaires », a déclaré à Paris Philippe Martinez, dénonçant le « tour de passe-passe » du gouvernement « avec l’idée qu’en baissant les cotisations sociales ce serait bon pour le pouvoir d’achat : c’est un leurre ». Son homologue de FO, Pascal Pavageau, a demandé, lui, à l’exécutif de retrouver « le chemin du dialogue et surtout de maintenir le modèle social ».

Comme à l’accoutumée depuis 2016, un cortège de tête s’était constitué, avec un mélange assez divers (jeunes, lycéens, quinquas d’Attac déguisés en gaulois réfractaires, jeunes syndiqués…). Il y avait aussi plusieurs dizaines d’autonomes, de noir vêtus et casques sur la tête, dont certains criaient des slogans anticapitalistes ou « cassez-vous, bande de Benalla! » Des projectiles ont été jetés contre les CRS, qui ont répliqué avec des gaz lacrymogènes. Neuf personnes ont été interpellées, selon le ministère de l’Intérieur, 16 sur l’ensemble de la France.

Pas encore de nouvelle date de mobilisation

Cette date du 9 octobre avait préalablement été choisie par des organisations de retraités pour protester contre la revalorisation de leurs pensions, jugées trop faibles, une mesure qui touchera des personnes déjà mises à contribution l’année dernière avec l’augmentation de la CSG. Ce qui explique la forte présence de retraités dans les cortèges.

A Lyon, François Manugal, 65 ans, retraité et ancien technicien, est venu marcher pour protester contre la perte de son pouvoir d’achat. « J’ai perdu 50 euros par mois. On n’arrive plus à joindre les deux bouts », a-t-il témoigné auprès de l’AFP.

Les jeunes (Fidl, UNL, Unef) ont aussi manifesté contre le fait que des lycéens « soient laissés sur le banc de touche à cause de la sélection Parcoursup », se retrouvant « sans solution d’inscription ».

Les syndicats espèrent d’autres mobilisations, afin de peser sur les négociations ou réformes sociales en préparation, comme celles des retraites ou de l’assurance chômage.

Mais ils se gardent pour l’heure d’évoquer une nouvelle date. La FSU, traditionnelle alliée de la CGT, n’avait pas appelé à manifester au niveau national, pas plus que la CFDT, la CFE-CGC ou la CFTC.

9 octobre 2018

https://www.lejdd.fr

Lire aussi:

9 Octobre (NPA)

Le 10, Martinez et Pavageau déjà à Matignon ! 9 octobre. Une mobilisation plus forte qu’attendue… et maintenant ? (RP)

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04 octobre 2018 ~ 0 Commentaire

psy (bastamag)

hoptiam

Hôpitaux psychiatriques 

Des infirmières « comme dans une tranchée en temps de guerre »

Depuis plusieurs mois, un mouvement social d’ampleur agite les hôpitaux psychiatriques. À Amiens, les soignants sont en grève depuis trois mois. À Rouen, ils ont mené une grève de la faim pendant 18 jours. Au Havre, ils ont campé deux semaines sur le toit des urgences. Des collectifs se montent, des manifestations s’enchaînent. Les agents réclament en priorité une augmentation des effectifs, afin d’accueillir dignement le nombre croissant de personnes en souffrance qui se présentent à leurs portes. Alors que de nouveaux mouvements s’annoncent pour les jours à venir, Basta ! est allé à leur rencontre. Ce reportage est le premier volet d’une série sur le malaise de la psychiatrie française.

Les infirmiers psychiatriques sont de plus en plus nombreux à se sentir « comme dans une tranchée en temps de guerre » ou « en apnée », c’est selon. Pas loin en tout cas du point de rupture, et sans les ressources nécessaires pour simplement faire leur travail. « Le soin psychiatrique demande du temps. Pour faire en sorte que les choses se délient et permettre aux personnes de se reconstruire », dit Patricia, infirmière en pédopsychiatrie depuis plus de vingt ans au sein de l’hôpital Guillaume Régnier à Rennes. La soignante ajoute que « la qualité du soin est vraiment liée à la qualité de l’observation », qui exige elle aussi du temps et de la disponibilité d’esprit. Autant de ressources qui s’amenuisent en psychiatrie où, comme ailleurs dans l’hôpital, les soignants courent à longueur de journées. « Ça fait des mois que je n’ai pas eu le temps de faire de belote avec les résidents, soupire Olivier, infirmier en psychiatrie adulte depuis 2003, également au sein de l’hôpital Guillaume Régnier. Les patients s’en plaignent, bien entendu. »

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Nolwenn Weiler 4 octobre 2018

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02 octobre 2018 ~ 0 Commentaire

prud’hommes (ouest france)

hollande

Pascal Pavageau (FO) estime que la juridiction est vouée à disparaître

Le secrétaire général de Force ouvrière estime, dans une interview publiée ce mardi 2 octobre dans Le Figaro, la fin disparition progressive du conseil des Prud’hommes.

Pascal Pavageau, le secrétaire général de Force ouvrière, estime que les Prud’hommes vont «à terme disparaître », notamment à cause des ordonnances qui ont plafonné les dommages et intérêts en cas de licenciement abusif, dans une interview au Figaro, publiée mardi.

Le nombre de litiges devant les conseils des Prud’hommes a reculé de 15 % en 2017 par rapport à 2016, selon le ministère du Travail, qui attribue cette baisse aux premiers effets des ordonnances travail. « C’était un mouvement déjà entamé avant les ordonnances », relève le numéro un de FO.

« Pistolet sur la tempe »

« Mais ces ordonnances, avec le plafonnement des dommages et intérêts que les salariés peuvent réclamer en cas de licenciement abusif, ont accéléré le processus. Il n’y a pas de quoi se réjouir », ajoute-t-il.« Désormais, le salarié négocie son départ avec l’employeur en amont avec un pistolet sur la tempe. Et l’institution des prud’hommes va à terme disparaître », s’inquiète Pascal Pavageau, à propos de cette institution, créée en 1806.

« Mais quelle modernité y a-t-il donc dans ce nouveau monde où on se félicite de déprotéger, détruire et de renvoyer chacun à ses responsabilités ? », relève-t-il. La mesure de barémisa-tion des indemnités prud’homales en cas de licenciement abusif, une des principales mesures des ordonnances réformant le droit du travail, est entrée en vigueur fin septembre 2017.

Baisse du nombre d’affaires

Entre 2016 et 2017, le nombre d’affaires dans les tribunaux des Prud’hommes est passé de 150 000 à 127 000 affaires.L’année 2016 avait déjà enregistré une baisse du nombre d’affaires par rapport à 2015 (176 000 affaires), à la suite également de la loi Macron adoptée sous le quinquennat précédent et qui modifiait les conditions de saisine d’un conseil des Prud’hommes.

02/10/2018

https://www.ouest-france.fr/

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