Archive | Austérité

27 décembre 2018 ~ 0 Commentaire

soudan (le monde)

soudan

Au Soudan,

La rue défie le pouvoir d’Omar Al-Bachir

Les manifestations contre le régime du maréchal à la tête du Soudan depuis 1989 se multiplient après que le prix du pain a été multiplié par trois.

Jusqu’où les « émeutes du pain » vont-elles emporter le Soudan ?
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Lorsque les premiers manifestants sont descendus dans les rues, la contestation n’avait rien d’organisé. Des rassemblements similaires se multipliaient dans un nombre croissant de villes du pays, sans programme, coordination ou leaders clairement identifiés, et dont le but était de protester contre le renchérissement des produits de première nécessité, comme le pain et le sucre. Le 18 décembre, le prix des petits pains ronds et souples qui composent l’ordinaire de toutes les familles soudanaises avait été multiplié par trois. En janvier, ce prix avait déjà doublé.Le 19, les premières manifestations commençaient à Atbara, à 250 km au nord de Khartoum, la capitale. Atbara, ville assoupie au bord du Nil, est aussi le berceau du syndicalisme et du communisme (le premier syndicat soudanais y avait été créé en 1946), siège des chemins de fer à la gloire évanouie. Aujourd’hui, elle souffre comme tout le Soudan.
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En quelques jours, il y avait plus de dix foyers de contestation à travers le pays.
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Et de plus en plus de slogans hostiles au pouvoir soudanais, ceux du « printemps arabe ». Des hommes, des femmes, des enfants ont pris part à des manifestations à Dongola, tout au nord ; à Gedaref, dans l’est ; ou encore à El-Obeid, au Kordofan du Nord. Des bâtiments du parti au pouvoir, le Parti du congrès national (NCP), ont été incendiés.
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« Effondrement »

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L’augmentation du prix du pain n’est qu’une ultime décision, dans la continuité de celles qui affectent le Soudan ces dernières années. En 2013, la libéralisation des prix et du taux de change avait conduit à une première bouffée inflationniste, et à des manifestations durement réprimées.

En janvier, cette année, un nouveau train de mesures d’austérité avait aussi entraîné des émeutes. En novembre, une délégation du Fonds monétaire international (FMI) était à Khartoum, pour discuter de certaines dispositions destinées à favoriser la reprise de l’aide financière. Parmi elles figurait la fin des subventions à des produits de première nécessité. La farine en fait partie.

Ce ne sont plus les syndicats – noyautés par le pouvoir afin d’obéir aux injonctions du NCP du président Omar Al-Bachir – qui jettent à présent les foules dans les rues. A leur place, une organisation parallèle et assez discrète, l’Association professionnelle du Soudan (APS), a pris le relais dans l’organisation des manifestations.

La contestation est portée par la difficulté de survivre alors que la valeur de la livre soudanaise a été divisée par deux et que certains prix ont été multipliés par trois, cinq, ou plus. L’inflation, au total, a atteint 70 % en fin d’année. Les observateurs commencent à parler d’« effondrement » de l’économie… (Payant)

Jean-Philippe Rémy

https://www.lemonde.fr/

Lire aussi:

La révolution soudanaise et les menaces potentielles à venir (Etat d’Exception)

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27 décembre 2018 ~ 0 Commentaire

retraites (france info)

retrauite

Nancy : une retraitée lance une pétition en ligne pour le pouvoir d’achat

Et recueille plus de 84 000 signatures

Francine Vergon demande notamment l’indexation des retraites sur l’inflation, et elle est déterminée.

Le 17 décembre dernier, Francine Vergon, retraitée de 68 ans, vivant à Nancy (Meurthe-et-Moselle) avec une pension de 954 euros par mois, a lancé une pétition pour demander l’indexation des retraites sur l’inflation. Elle a déjà recueilli plus de 84 000 signatures, rapporte France Bleu Sud Lorraine Sud.

« Ma situation n’est pas florissante mais je pense surtout aux retraités qui ont moins ou rien du tout », témoigne-t-elle. « Je connais des personnes avec 600 euros par mois qui font les poubelles », a-t-elle confié. Ma fille me propose parfois de me faire un plein de nourriture, mais je n’aime pas ça, j’ai aussi du respect pour moi.Francise Vergnon, retraitée nancéienne

Francine Vergon ne sera pas concernée par l’exonération élargie de la hausse de la CSG. Sont concernés les retraités touchant une pension au-dessus de 1 200 euros par mois et qui avaient vu le 1er janvier 2018 le taux de la CSG augmenter de 1,7 points.

« Moi je parle des petites pensions comme moi, raconte-t-elle. Ces gens-là n’ont rien, même pas une miette ! Ils sont lésés, on a rien du tout, même pas une prime. » La retraitée compte dépo-ser sa pétition sur la table des députés locaux. « Mais s’il faut que j’aille à l’Elysée pour l’apporter, j’irai ! », promet-elle.

25/12/2018

https://www.francetvinfo.fr/

Lire aussi

« On ne peut plus suivre » : ils sont retraités mais travaillent encore par nécessité économique (France Info)

Et la finance ruinera les retraités (La Brèche)

 

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24 décembre 2018 ~ 0 Commentaire

impôts (basta)

riches-impots

La France est-elle vraiment le pays d’Europe où les impôts et taxes sont les plus lourds ?

En réaction aux demandes des gilets jaunes sur les salaires et le « pouvoir d’achat », le Medef a répondu en attaquant frontalement l’impôt : la France serait le pays d’Europe le plus « étran-glé » par les taxes.

À l’examen des chiffres, le tableau est bien plus nuancé :

Les recettes issues de l’impôt sur la fortune étaient, jusqu’en 2017 et proportionnellement au PIB, parmi les plus importantes d’Europe, mais les impôts sur le revenu ou la consommation n’y sont pas si élevés par rapport à nos voisins. Quant aux cotisations, qui représentent une part importante de la richesse nationale, elles constituent un salaire différé et non un impôt, qui permet de financer notre système de protection sociale.

C’est une rengaine depuis quelques semaines, lancée par le Mouvement des entreprises de France (le Medef), reprise par une partie de la presse et par certains gilets jaunes : la France serait le pays le plus imposé d’Europe.

« Je comprends les problèmes de pouvoir d’achat mais le problème, c’est d’abord les impôts et les taxes et malheureusement aucun gouvernement depuis trente ans n’a baissé les impôts », a ainsi affirmé le « patron des patrons », Geoffroy Roux de Bézieux, sur le ondes de France Inter le 7 décembre.

« Le problème, ce n’est pas dans les entreprises qu’il se pose, c’est un problème de révolte fiscale (…) Les Français sont étranglés. Chaque fois que l’on crée un euro, ce sont 47 centimes qui vont à l’État, aux régimes sociaux, aux collectivités locales », poursuivait-il. Le Medef ne veut surtout pas d’augmentation des salaires, l’une des revendications de l’actuel mouvement social. Dans la même interview, le président du Medef trouvait qu’un Smic augmenté de 55 euros était déjà bien assez.

Les cotisations, plutôt du salaire différé que des impôts

D’abord, les cotisations sociales, ne sont pas des impôts aux sens propre. L’Unedic, la caisse qui gère l’assurance chômage, le rappelle : « Les allocations chômage sont financées par des cotisations prélevées sur les salaires bruts. Ce ne sont donc pas les impôts qui financent les allocations chômage. » Les cotisations prélevées sur les salaires, qu’elles soient patronales ou salariales, sont une partie du salaire utilisée pour financer les systèmes de protection sociale. Il s’agit en fait d’un « salaire différé », que l’on perçoit une fois à la retraite ou en cas d’impossibilité de travailler (maladie, accident, chômage, congé maternité).

Ces sommes sont donc prélevées pour être reversées ensuite, selon un système de solidarité, lorsque le travailleur ne peut pas travailler ou n’a pas d’emploi [2]. C’est ce modèle qui est attaqué par le gouvernement, qui supprime et allège progressivement ces cotisations sociales : sur les heures supplémentaires, sur les bas salaire…

Depuis octobre dernier, les cotisations chômage salariales ont été supprimées.

Le manque à gagner est pour l’instant compensé par la CSG (contribution sociale générali-sée), un impôt, qui dépend directement du budget de l’État. En basculant ainsi le financement des caisses de protections sociales directement sur le budget de l’État, le risque est grand de voir ensuite le système raboté au nom des économies budgétaires.

Impôt sur le revenu : plus bas en France qu’en Allemagne

La place de la France en termes de niveau d’imposition varie en fait largement selon le type de prélèvement concerné. Si l’on regarde l’impôt sur le revenu des personnes physiques, donc hors impôts sur les bénéfices des entreprises, la France arrive, avec des recettes fiscales équivalentes à 8,56 % du PIB, derrière le Royaume-Uni (9,1 %), l’Allemagne, l’Italie et la Norvège (qui sont à plus de 10 % sur ce type d’impôts), la Belgique et la Finlande (à plus de 12 %), la Suède (13 %), et très loin du Danemark (plus de 24,5 %) [3].

Concernant l’imposition sur le travail, l’OCDE mesure le rapport entre le montant des impôts payés par un travailleur salarié dit « moyen » (célibataire, dont la rémunération équivaut à 100 % du salaire moyen) et sans enfant et les coûts totaux de main-d’œuvre qu’il représente pour son employeur [4]. Là encore, la France (à 47,6 %) arrive derrière la Belgique (plus de 53%), l’Allemagne (49,6 %) et l’Italie (47,7%) [5].

L’impôt sur les sociétés sous la moyenne de l’OCDE

Même chose en ce qui concerne les recettes tirées de l’impôt sur les sociétés, donc sur les bénéfices des entreprises, qui équivalent à 2,35 % du PIB en France. L’hexagone se situe ainsi sous la moyenne de l’OCDE (2,93 %), loin derrière la Belgique et la Norvège (plus de 4 %), derrière le Danemark (plus de 3 %), le Portugal, les Pays-Bas, la Slovaquie ou même le Royau-me-Uni… [6]. Autant de pays où les taux d’imposition sur les sociétés varient : de 33,9 % en moyenne en Belgique, 22 % au Danemark, 23 % en Norvège, 21 % au Portugal, aux Pays-Bas et en Slovaquie…

En France, le gouvernement a décidé l’an dernier d’une baisse progressive de cet impôt de 33,3 % (en 2016) à 25 % (en 2022). Les entreprises, en particulier les plus grandes, y béné-ficient en outre d’exonérations considérables, telles le Crédit impôt recherche (CIR, plus de 6 milliards donnés aux entreprises en 2017), ou le CICE (21 milliards en 2018).

30 ans de baisse d’impôts pour les plus riches

Le Medef continue pourtant de prétendre que les entreprises paient trop d’impôts. En fait, les baisses d’impôts pour les entreprises et les plus riches se succèdent en France depuis plus de dix ans. En 2006, une réforme fiscale réduit la taxe professionnelle et crée un « bouclier fiscal» qui plafonne l’imposition globale d’un contribuable à 60 % de ses revenus. En 2007, Nicolas Sarkozy a fait adopter une loi qui réduit l’impôt de solidarité sur la fortune (ISF) et la taxation des successions, c’est-à-dire des héritages. Depuis, l’ISF a été supprimé par Emmanuel Macron.

Le taux le plus élevé de l’impôt sur le revenu, pour les contribuables les plus aisés, baisse aussi depuis 30 ans : 

Il était à plus de 60 % au début des années 1980, plus de 50 % jusqu’en 2000, puis passé à 48 % en 2005. Il est aujourd’hui de 45 % pour les revenus de plus de 153 000 euros annuels. À chaque fois, ces réformes impliquent une baisse des recettes fiscales de l’État. « Entre 100 et 120 milliards d’euros de recettes fiscales ont ainsi été perdues pour le budget général de l’État entre 2000 et 2010 », soulignait en 2016 le député communiste Nicolas Sansu dans un rapport parlementaire. (Résumé)

Rachel Knaebel 24 décembre 2018

https://www.bastamag.net/

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20 décembre 2018 ~ 0 Commentaire

rennes la poste (lutte ouvrière)

greve-poste-privatisation

La Poste Rennes

Mobilisation pour le pouvoir d’achat

Mercredi 12 décembre, les équipes du matin de la plateforme industrielle de courrier (PIC) de Rennes Armorique avaient décidé de stopper toutes les machines à trier. Ils se sont rassem-blés pour exiger des augmentations de salaires et 1 500 euros net de prime immédiate pour tous. Un adjoint de la direction a dû descendre en catastrophe pour tenter de dialoguer.

Le même jour à 14 h 30, toutes les équipes d’après-midi avaient décidé de se regrouper à l’embauche.

Plusieurs collègues du matin les ont rejoints ainsi que les releveurs de courrier. Au total cela regroupait une bonne centaine de travailleurs, agréablement surpris de se retrouver aussi nombreux. Ils ont d’ailleurs pris la décision de renouveler la même action le lendemain à la même heure.

Plusieurs interventions spontanées se sont ajoutées à celles des syndicalistes présents. Aux revendications salariales se sont ajoutées aussi des revendications spécifiques concernant les fêtes de fin d’année, la direction refusant d’accorder ne serait-ce qu’une heure de départ anti-cipé ! Des débrayages ont aussi eu lieu en fin de service dans les équipes d’après-midi et de nuit.

Toutes ces actions faisaient écho aux manifestations des gilets jaunes de ces dernières semaines.

Progressivement, l’idée fait son chemin que notre force se trouve à l’intérieur des entreprises, et qu’il faudra l’utiliser pour prolonger la contestation des ronds-points. Il y a eu beaucoup de discussions entre postiers ces dernières semaines sur la perte de pouvoir d’achat. Certains faisaient précisément le calcul de ce qu’ils avaient perdu en totalisant l’augmentation des prix du transport, de l’énergie ou des mutuelles…

Si la direction locale s’est retranchée derrière des directives nationales, tout le monde prend ça comme de l’enfumage à la Macron. Ces derniers jours les postiers de la PIC de Rennes ont appris à discuter entre eux pour être toujours plus nombreux à réagir. La mine plutôt déconfite de la direction montre que c’est la voie à suivre et cela donne envie de recommencer.

Correspondant LO 19 Décembre 2018

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17 décembre 2018 ~ 0 Commentaire

justice fiscale ? (bastamag)

frauder-fisc

Justice fiscale ?

Quand les ménages financent la transition écologique alors que les gros pollueurs en sont exonérés

Emmanuel Macron a finalement décidé d’annuler pour l’année 2019 l’augmentation des taxes sur le carburant initialement prévue, dont seulement une infime part était directement fléchée vers le financement de la transition énergétique.

La fiscalité écologique est-elle pour autant redevenue plus juste ? Celle-ci reste très largement supportée par les ménages, tandis que les utilisateurs de kérosène, du très polluant fioul lourd, ainsi que les principaux grands secteurs industriels français, en restent très largement exoné-rés. La séquence actuelle illustre parfaitement l’impasse d’une transition écologique sans véri-table justice sociale et fiscale, ni nouvelles manières de produire, de voyager et de construire.

« Aucune taxe ne mérite de mettre en danger l’unité de la nation. » Le 4 décembre, le premier ministre Édouard Philippe a annoncé la suspension durant six mois de la hausse de la taxe carbone sur l’essence, le fioul et le diesel.

Dès le lendemain, l’Élysée décrète son annulation pure et simple pour toute l’année 2019 [1]. L’alignement de la fiscalité diesel sur celle de l’essence, ainsi que la hausse de la fiscalité pour les professionnels sur le gazole non routier, connaissent aussi un coup d’arrêt. Le gain annuel pour les ménages se chauffant au fioul et utilisant quotidiennement deux voitures est évalué « à 300 ou 400 euros » par François Carlier, le délégué général de l’association de consom-mateurs CLCV [2]. D’après le gouvernement, l’annulation de ces trois mesures fiscales en 2019 représenterait pour l’État un manque à gagner de plus de 4 milliards d’euros.

L’alourdissement des conditions de contrôle technique sur les automobiles, qui était prévu pour l’an prochain est également suspendu. Aucune hausse du tarif de l’électricité et du gaz ne devrait avoir lieu d’ici à mai 2019. « Pour les gens ayant une surface et une consommation importante qui peut représenter une facture d’énergie de 2 000 euros à l’année, ce gel des tarifs représente probablement 60 à 80 euros d’évités pour l’année 2019 », estime l’association CLCV [3]. Édouard Philippe a également annoncé l’ouverture, du 15 décembre au 1er mars, d’un « large débat sur les impôts et les dépenses publiques » qui aura lieu sur tout le territoire.

Sophie Chapelle 17 décembre 2018

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14 décembre 2018 ~ 0 Commentaire

ruissellement (lnr)

ruissellement

La théorie du ruissellement

Les partisans d’un libéralisme pur et dur soutiennent que les très riches, ceux qui sont au plus haut de l’échelle sociale, se doivent d’accroître leurs richesses car, de celles-ci, jaillira un flux bienfaisant qui, par imprégnations successives, irriguera toutes les couches inférieures de la société.
Pour illustrer cette théorie économique, ils prennent volontiers une image fort parlante : celle d’une pyramide de coupes de champagne. Si vous remplissez le verre du haut et que vous continuez à verser, celui-ci déborde et remplit les verres du dessous. Et ainsi de suite, jusqu’à la base tant que vous remplissez le haut !
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Malheureusement, cette comparaison très imagée ne correspond en rien à la réalité économique :
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Jamais, dans la doctrine libérale, les verres du bas ne contiendront autant que ceux du haut ! Ce serait une redistribution des richesses sans précédent ! De plus, les dés sont pipés ! Les verres du haut sont faits d’une matière qui peut s’enfler à l’infini : plus vous versez, plus ils contiennent et rien de rejaillit !
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En application de cette théorie, la première mesure que prennent les gouvernements libéraux est toujours la même :
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Diminution massive des impôts des plus riches avec, comme corollaires inévitables, des coupes claires dans les budgets sociaux, une précarisation accrue des couches les plus modestes de la société, une paupérisation des classes moyennes. Les uns s’enrichissent toujours plus, les autres s’appauvrissent.
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Les premières mesures prises par le gouvernement de la « Macronie » triomphante : baisse des APL, suppression d’emplois aidés, attaques sur les revenus des retraités, aménagement très favorable de l’impôt sur la fortune, instauration de la « flat tax » ne sont, en fait, qu’une resucée de ces vieilles doctrines libérales si néfastes aux gens de condition modeste et si favorables aux gens fortunés.
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M. Macron a beau s’en défendre : pour l’instant, il se comporte bien en président des riches.
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S’il suffisait de rendre les riches plus riches pour que les pauvres s’enrichissent, cela se saurait, soutient M. Morlighem, de Fondettes (Indre-et-Loire).  31/10/2017
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13 décembre 2018 ~ 0 Commentaire

petites phrases (les inrocks)

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Macron et ses petites phrases 

“C’est de l’inconscient de classe”

“Pognon de dingue”, “gaulois réfractaires au changement”, “feignants”, “gens qui ne sont rien”… Ces expressions employées par Emmanuel Macron reviennent beaucoup dans les témoignages des “gilets jaunes”. De quoi ce lexique témoigne-t-il ?

Bernard Lahire - Il témoigne d’une stigmatisation. Comme le dit très bien Annie Ernaux dans une tribune récemment publiée, c’est de l’inconscient de classe. Et j’ajouterais que c’est sociologiquement normal qu’il parle de cette manière. Au fond, Emmanuel Macron n’a jamais connu autre chose que le monde dont il est issu.

Il a la trajectoire de beaucoup d’hommes politiques passés par l’ENA, mais en plus, il n’a jamais été élu avant la présidentielle. Être élu permet d’apprendre à se taire dans certaines situations. Les gens qui font vraiment de la politique savent qu’ils peuvent payer des écarts de langage. Lui est le parfait représentant d’une caste qui n’a même plus le sens de la manière dont il faut se comporter avec les gens qu’on est censé représenter.

Il n’a pas appris à faire l’effort de “bien parler” aux gens et de maîtriser cet inconscient de classe qui structure sa vision du monde. Cela ne changerait pas grand chose sur le fond à sa politique, mais si on essaye de comprendre pourquoi les gens sont en colère aujourd’hui, c’est aussi parce qu’ils sentent qu’ils ont été insultés à de nombreuses reprises.

Son vocabulaire a acté une rupture avec les classes populaires ?

Oui, car les seules réalités qu’il connaît sont celles de la haute bourgeoisie, de la bourgeoisie de la finance. A force de dire que “le meilleur moyen de se payer un costard, c’est de travail-ler”, ou qu’“une gare, c’est un lieu où on croise des gens qui réussissent et des gens qui ne sont rien”, les gens ont compris que pour Macron ils ne sont rien.

De même, quand il a déclaré que pour trouver du travail il suffisait de “traverser la rue”. C’est ridicule d’un point de vue économique, car s’il y a autant de chômeurs, c’est parce que le travail manque. C’est hallucinant que ces gens à qui on prête beaucoup d’intelligence, et qui ont un capital scolaire important, puissent dire de telles bêtises du point de vue économique et sociologique sur le pays, et qu’ils soient par ailleurs à ce point coupés des réalités populaires.

Les “gilets jaunes” sont-ils un surgissement de cette France qu’il a invisibilisée ou méprisée ?

Oui, mais ce ne sont pas nécessairement les mots qui ont déclenché les choses. La taxe carbone a été la goutte d’eau qui a fait déborder le vase. Pour en arriver là, il a fallu que le vase soit déjà rempli, par de nombreuses politiques (ou absence de politiques) depuis plus de trente ans.

A force de rogner partout où il est possible de le faire (APL, retraite, taxes, etc.), et à force de politiques de restriction budgétaire, les gens ont vu leur pouvoir d’achat baisser et les services publics de proximité disparaître. Ils sont souvent loin de leur travail alors qu’ils sont précaires, et sont payés à coup de lance pierre.

Des “gilets jaunes” disent souvent qu’ils s’inquiètent pour les études de leurs enfants, de ne plus pouvoir assumer les frais de scolarité. C’est aussi ça qui se joue. Les milieux populaires veulent que leurs enfants prennent l’ascenseur social. Ils savent que par l’école il y a une manière de s’en sortir. Mais ils voient qu’ils risquent de ne même pas y arriver et l’augmentation des frais de scolarité pour les étudiants étrangers n’est pas pour les rassurer. Les mots emplo-yés par Macron resurgissent sur les ronds points car les citoyens ont de la mémoire, et chacun peut rappeler aux autres les propos méprisants tenus ici ou là. C’est un mouvement et une dynamique d’ensemble.

François Hollande avait aussi parlé des “sans dents” dans un SMS envoyé à Valérie Trierweiler, révélé par la journaliste sur Twitter. C’est la même chose ?

Oui, mais là encore, Macron fait pire que ses prédécesseurs parce que c’est publiquement affiché. Il vit dans une situation de privilège permanent depuis sa naissance. Comme tous les gens de sa condition, il ne se rend pas compte de toutes les bonnes dispositions dont il a bénéficié et qui lui ont permis d’aller très loin dans les études et d’en tirer les bénéfices économiques.

Il y a une phrase éloquente de George Sand à cet égard : “Car il y a, dans la vie des pauvres, des entraînements, des malheurs et des fatalités que les riches ne comprennent jamais, et qu’ils jugent comme les aveugles des couleurs.” (Histoire de ma vie I, GF-Flammarion, Paris, 2001, p. 494.). C’est ça, l’inconscient de classe.

Lors de sa première prise de parole aux “gilets jaunes” Emmanuel Macron a dit : “J’entends la grogne”. Ce lexique animalier, c’est aussi de l’inconscient de classe ?

Oui. Les mots parlent à la place de ces gens. Depuis très longtemps dans l’histoire, le peuple en France a été exotisé, animalisé. Il y a eu l’idée d’une mission civilisatrice. Des collègues historiens ont montré cela pendant la période des Lumières. Les paysans étaient perçus comme des animaux, des barbares.

Les mots d’Emmanuel Macron résultent de matrices symboliques mises en place dans le cadre de rapports de domination culturelle entre les civilisés et les barbares, entre la culture et l’ani-malité. “Grogne”, c’est un mouvement d’humeur, cela se réfère à des gens qui ne réfléchissent pas. On a l’impression que, comme avec un enfant, le peuple fait un caprice. Ce n’est pas une grogne qui se joue, mais des souffrances qui n’ont pas pu se dire pendant très longtemps. Il y a un potentiel de violence sociale rentrée sous la forme de souffrances qui est énorme en France.

Cela rejoint l’idée que “l’émeute est le langage de ceux qu’on n’écoute pas”, comme disait Martin Luther King ?

Tout à fait. De plus, les “gilets jaunes” attaquent des symboles de la République et de la richesse, ils ne brûlent pas les voitures de leurs voisins. Leurs slogans sont souvent clairs de ce point de vue là. Ce qu’on voit, c’est essentiellement des gens qui ont compris que le problè-me n’a rien à voir avec les étrangers, mais a tout à voir avec le sort qu’on fait à tous les petits ouvriers, employés, commerçants, qui ont des difficultés de vie de plus en plus fortes.

Emmanuel Macron peut-il réussir à combler le fossé qui s’est creusé avec les classes populaires ?

Il ferait une seule annonce du type augmentation du SMIC à 1600 euros, les gens rentreraient peut-être chez eux. Mais je ne pense pas qu’il le fera. La seule chose qui peut le faire bouger, c’est que les puissants de ce pays lui disent que ça devient trop dangereux pour eux. Je ne pense pas qu’il ait d’autres raisons de bouger.

Alors qu’Emmanuel Macron s’est adressé à la nation le 10 décembre pour donner une réponse au mouvement des “gilets jaunes”, nous avons interrogé le sociologue à l’ENS de Lyon, membre de l’Institut universitaire de France, Bernard Lahire, sur la fracture entre les classes populaires et le chef de l’Etat.

10/12/18  Mathieu Dejean
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10 décembre 2018 ~ 0 Commentaire

isf / smic (révolution-permanente alternative-libertaire)

Rev

Rétablir l’ISF

Augmenter le SMIC 

Ré-indexer pensions et allocations à l’inflation 

Trois revendications des Gilets Jaunes que devraient défendre tous les travailleurs

Le temps est figé. A quelques encablures du 8 décembre, rarement l’on avait vu le pouvoir politique aussi suspendu. Pour Macron, maintenant, le silence est d’or. Ce samedi 8 décembre, la parole est aux gilets jaunes, au monde du travail et à la jeunesse : rétablir l’ISF, augmenter le SMIC et ré-indexer pensions et allocations à l’inflation, trois des principales revendications des gilets jaunes qu’il s’agirait pour le monde du travail et la jeunesse de défendre en se joignant à cette colère légitime des manifestants qui font, aujourd’hui, trembler le pouvoir en place.

Le gouvernement tente de mettre les revendications des Gilets Jaunes au second plan

Malgré un battage médiatique d’une ampleur rare, le mouvement des gilets jaunes reste largement soutenu par la très grande majorité de l’opinion publique avec près de 66% de soutien. Dans ce contexte, le gouvernement a mis en scène une scénographie digne des plus grands films de guerre. Et il l’applique dans la pratique en moyennant 89 000 membres des forces de l’ordre et 12 blindés.

Plus encore, le gouvernement prévient qu’il est possible qu’il y ait même des morts.

L’Elysée craint même « des gilets jaunes prêts à tuer ». Le scénario idéal pour faire en sorte que le mouvement des gilets jaunes ne soit plus, comme l’affirme L’Opinion, une « affaire de pouvoir d’achat » mais devienne une pure « contestation violente des institutions républi-caines. » La manœuvre est claire : elle vise à faire passer les gilets jaunes pour des sanguinaires et reléguer les revendications au second plan.

Exiger le rétablissement de l’ISF, c’est la base

La suppression de l’ISF l’an dernier, comme une des premières mesures phares, a été l’un des marqueurs du quinquennat Macron. Ce sont ainsi près de 3 milliards d’euros qui ont été direc-tement rendus aux ultra-riches gagnant plus de 1,3 millions d’euros par an.

Dans le même temps, le gouvernement n’a eu de cesse d’enchaîner contre-réforme sur contre-réforme s’attaquant, entre autres, au code du travail, facilitant les licenciements, les coupes dans les APLS, la contre-réforme de la SNCF, la hausse de la CSG, s’attaquant ainsi aux plus précaires. Le rétablissement de l’ISF est devenu l’une des principales revendications des Gilets Jaunes, une revendication qui vise à prendre l’argent où il y en a, à savoir dans les poches des plus grandes fortunes, celles qui nous exploitent. Cette minorité des classes dominantes qui vit sur le dos de la grande majorité, les salariés.

Augmenter le smic pour toutes et tous !

L’une des principales mesures des gilets jaunes est l’augmentation du SMIC, le salaire des plus précaires. Ce dernier sous sa version Smic/horaire est celui qui indexe le travail à temps partiels qui est imposé le plus généralement aux femmes. Si les gilets jaunes veulent que le salaire minimum, reçu par environ 1,65 million de salariés, passe à 1 300 euros net contre 1 185 euros actuellement, c’est la base.

Cela est d’autant plus urgent que selon une étude, entre 2008 et 2016, le revenu disponible moyen des ménages français a diminué de 440 euros annuellement. Une baisse de pouvoir d’achat qui touche d’autant plus les salariés au SMIC, les frais incompressibles comme le logement ou la nourriture ayant augmenté. En ce sens, ce dont il s’agirait, au minimum, pour rattraper le pouvoir d’achat sur les 10 dernières années, serait une augmentation du SMIC de 400 euros pour tous et indexé sur l’inflation !

Ré-indexer pensions et allocations à l’inflation !

Comme pour les salaires et le SMIC, l’une des principales revendications des gilets jaunes consiste à ce que les « retraites et les allocations » soient indexées à l’inflation. En effet, depuis le début du quinquennat, le gouvernement a choisi de désindexer les pensions et les aides sociales (APL, famille, prime d’activité, etc..) de l’évolution des prix à la consommation.

Ce sont ainsi 3,5 milliards d’euros en 2019, près de 7 milliards en 2020, qui ont été coupés des personnes les plus exploitées et précaires. Les étudiants sont par ailleurs en première ligne dans ces attaques avec les multiples rabots contre les APLs alors que le prix des logements ne cesse de monter. Cette désindexation à l’inflation est une attaque de plus contre nos salaires. En ce sens, la revendication de l’indexation des pensions de retraites et des allocations à l’inflation qui a bondi de 1,8% en moyenne en 2018 est non seulement nécessaire mais relève du bon sens. Si le coût de la vie augmente, il faut bien que nos salaires aussi !

Défendre ces revendications minimales pour unir les travailleurs et les classes populaires

Rétablir l’ISF, augmenter le SMIC et ré-indexer pensions et allocations à l’inflation, ces 3 revendications des Gilets jaunes sont les 3 revendications minimales qui pourraient unifier l’ensemble de la classe sur la question du pouvoir d’achat et de la lutte pour de meilleures conditions d’existence.

Ce sont trois revendications qui pourraient permettre de constituer les débuts d’un « cahier de doléances » national des travailleurs et des classes populaires pour s’opposer à la casse sociale que Macron compte bien reprendre s’il réussit à défaire les gilets jaunes. Ce program-me de revendication minimal pourrait être défendu par l’ensemble des travailleurs, salariés, retraités et jeunes.

Ce socle programmatique unificateur pour les travailleurs et les exploités devrait s’enrichir de toute une série de revendications des différents secteurs sociaux qui commencent à entrer dans la danse en s’inspirant des Gilets Jaunes : abroger entre autres l’ensemble des lois Travail, la réforme du rail, ParcourSup et la réforme du bac pour les étudiants et lycéens, mettre fin à la répression quotidienne et au racisme d’État qui affectent les quartiers populaires, etc.

C’est avec un tel programme permettant d’ unifier la lutte contre Macron et en bloquant l’économie, par la grève et sa généralisation, qu’il sera possible de faire du mot d’ordre « Macron Démission » une réalité. Pour cela, il faudra imposer aux directions syndicales qui s’y refusent pour le moment, une première journée de grève générale interprofessionnelle le 14 décembre. Une première date qu’il s’agira ensuite de poursuivre. Ce sera la seule manière de faire céder Macron et son monde.

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10 décembre 2018 ~ 0 Commentaire

smic (révolution permanente)

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Pouvoir d’achat

Pour Pénicaud « augmenter le SMIC détruit des emplois »

Sur le plateau de LCI, Muriel Pénicaud a justifié son refus d’augmenter le SMIC en mobilisant l’argument classique de ceux qui prennent parti pour les actionnaires contre les salariés : cette mesure détruirait des emplois. 

Invitée de LCI dimanche, la Ministre du Travail Muriel Pénicaud a expliqué son refus d’augmen-ter le SMIC en affirmant que « cela détruit des emplois, cela n’est pas la bonne méthode ». Reprenant ainsi une justification classique de tous ceux qui refusent l’augmentation des salai-res, la ministre s’oppose ainsi clairement à l’une des revendications principales des Gilets Jaunes.

Il faut dire pour sa défense que Pénicaud s’y connaît en destruction d’emplois.

Ancienne directrice des ressources humaines de Danone, celle-ci est notamment connue pour avoir supprimé 900 emplois en Europe en 2013 et profité du plan social pour empocher plus d’un million d’euros en revendant des stock-options, c’est-à-dire des droits sur des actions de l’entreprise. Une somme rondelette pour la DRH, correspondant à près de 25 000€ par emploi supprimé.

Le scandale qui entoure Pénicaud, et que l’on tend aujourd’hui à oublier, est ainsi symbolique de la véritable opposition qui structure l’approche du gouvernement : la volonté de privilégier la rémunération des actionnaires sur celle des salariés. L’argument de Pénicaud est d’autant plus faux que l’on sait que la France est le pays qui distribue le plus de dividendes en Europe.

En mai 2018, un rapport de deux ONGs, Oxfam et le Basic, notait ainsi qu’en 2016 les entreprises avaient « reversé près de 15 fois plus de bénéfices à leurs actionnaires (sous forme de dividendes) qu’à leurs salariés (sous forme d’intéressement et participation) ». Les dividendes des actionnaires avaient ainsi augmenté trois fois plus vite que les salaires entre 2009 et 2016.

Si la Ministre se cache derrière les petites entreprises, les artisans et les commerçants pour défendre son argument, la ficelle est là encore un peu grosse. Si les PME et TPE représentent la moitié de l’emploi salarié en France et comptent 26% de salariés au SMIC, c’est avant tout à la pression de la concurrence des grands groupes que sont dues leurs difficultés, quand ces mêmes PME ne font pas partie des grands groupes industriels. Ces déclarations de Pénicaud sont une nouvelle provocation pour une mouvement qui se mobilise contre les inégalités et les bas salaires.

Pablo Morao lundi 10 décembre

http://www.revolutionpermanente.fr/

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04 décembre 2018 ~ 0 Commentaire

unl (regards)

Louis Boyard : « Si les jeunes rejoignent les gilets jaunes, on peut gagner »

Depuis vendredi dernier, des lycéens sont entrés dans la danse pour accompagner et participer aux mouvements des gilets jaunes. Louis Boyard, président de l’Union nationale lycéenne (UNL), était l’invité de #LaMidinale.

 Sur le contexte de la mobilisation des lycéens 

« Notre mobilisation s’inscrit dans le contexte social des gilets jaunes. »
« Le gouvernement ne nous écoute pas : on a eu la sélection à l’université, la réforme du baccalauréat, la réforme de la voie professionnelle, le service national universel, des suppressions de postes de professeurs. » « Nous aussi, on a un quotidien difficile et des attentes auxquelles personne ne répond. »

 Sur le mouvement des gilets jaunes 

« Les gilets jaunes sont en colère parce qu’ils ont un quotidien difficile et un gouvernement qui ne répond pas à leurs attentes et nous les lycéens, on a aussi ce même ressenti. »
« Les gilets jaunes, c’est la colère populaire. » « On a cela en commun avec les gilets jaunes : on souffre de la politique libérale. » « Il y a un ras-le-bol général de toutes les politiques qu’on a toujours menées. » « Si aujourd’hui le quotidien est difficile, c’est que les services publics sont en difficulté. » « Si on est obligé d’autant taxer les gens, c’est parce que l’on taxe moins les riches. » « On l’attend toujours le ruissellement. »

 Sur le fait que les lycéens n’ont rejoint les gilets jaunes que 3 semaines après le début du mouvement 

« Ca a posé des questions les gilets jaunes : on ne savait pas trop ce que c’était. »
« Beaucoup d’organisations, notamment lycéennes, sont restées dans l’immobilisme par peur de ce qu’étaient les gilets jaunes. »
« Aujourd’hui, les gilets jaunes, c’est une occasion en or de pouvoir gagner des avancées sociales. »
« Le problème quand on est jeune et qu’on s’inscrit dans un mouvement qui est plus large, souvent, les revendications des jeunes sont effacées. »
« Notre appel, c’est que les jeunes se mobilisent avec des mobilisations propres. »
« Il y a des lycéens qui portent des gilets jaunes. »
« On n’a pas de consignes à donner sur la couleur du gilet ou sur l’étiquette à avoir ; juste à sortir dans la rue et à porter sa colère. »

 Sur l’importance de la convergence des luttes 

« Les gilets jaunes sont dans la rue et ils sont en train de gagner des choses. »
« On est reçu par le gouvernement pour discuter : on ne cédera pas sur nos revendications. Pour nous, c’est tout ou rien. »
« Les gilets jaunes ont compris que si les jeunes les rejoignent, leur rapport de force sera d’autant plus puissant pour pouvoir gagner. »
« Aujourd’hui, on a un gouvernement qui a peur et qui comprend que tous les week-ends, il manque la révolution. »
« La légitimité du gouvernement à être au pouvoir est remise en question. »

 Sur l’avenir du mouvement des lycéens et des gilets jaunes 

« Notre mobilisation est toute naissante mais elle prend extrêmement bien. »
« Il ne faudra pas commettre à nouveau les erreurs commises à l’époque de la loi Travail : il faudra être très durs sur la ligne à porter. »
« Emmanuel Macron ne cède pas à la marche dans la rue mais au blocage du pays. »
« Il n’y a pas de lutte plus importante qu’une autre. »
« On a un ennemi commun qui est Emmanuel Macron. »
« Il n’y a qu’en ayant un mouvement de masse que l’on réussira à gagner. »
« Nous, on appelle à bloquer les moyens de production. »
« Plus la mobilisation durera, plus les violences s’accentueront. »
« Aujourd’hui, on est en capacité de canaliser les violences mais on ne le sera pas toujours. »

http://www.regards.fr/

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