Archive | Austérité

28 mai 2013 ~ 0 Commentaire

Pont-l’Abbé. Le comité de défense de l’Hôpital interpelle la députée (LT)

Pont-l'Abbé. Le comité de défense de l'Hôpital interpelle la députée (LT) dans Austérité pont-abad-300x179

28 mai 2013 à 08h57

Dans une lettre ouverte, le comité de défense des Urgences, Smur et services afférents de l’Hôtel-Dieu qui se bat pour le maintien des actes opératoires à Pont-l’Abbé, demande à Annick Le Loch, députée de la circonscription, de prendre « clairement position pour le maintien des actes opératoires ». Dans cette lettre datée du 23 mai, ce même comité lui demande d’intervenir auprès des autorités compétentes.

http://www.letelegramme.com/local/finistere-sud/ouest-cornouaille/pontlabbe/pont-l-abbe-le-comite-de-defense-de-l-hopital-interpelle-la-deputee-28-05-2013-2117353.php

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26 mai 2013 ~ 0 Commentaire

Hollande, le néolibéralisme à l’œuvre

Hollande, le néolibéralisme à l’œuvre dans Austérité francois-hollande-enterre-ses-promesses-electorales

L’analyse des décisions du gouvernement actuel met en évidence l’évolution politique à droite des socialistes, y compris depuis les années Mitterrand. Les quelques mesures symboliques, comme l’abrogation de la circulaire Guéant contre les étudiantEs étrangerEs, la suppression des tribunaux correctionnels pour les mineurs et la loi sur le mariage homosexuel n’y changent pas grand-chose.
Alignement sur le Medef
Le coup de pouce promis pour le SMIC est ridicule : 0, 6 % en plus de l’augmentation légale pour partie sous forme d’avance sur l’augmentation de janvier 2013, soit une hausse de 6 centimes de l’heure ! Le décret qui ramène la retraite à 60 ans ne concerne en réalité que les personnes travaillant depuis l’âge de 18 ou 19 ans, quasiment sans interruption, qui ont cotisé tous leurs trimestres (soit au final peu de monde… et encore moins de femmes) et confirme pour l’essentiel la loi combattue dans les rues par des millions de personnes à l’automne 2010. Sans parler des maigres promesses de campagne non tenues, rien ne remet en cause les effets de la politique de Sarkozy. Les décisions néolibérales s’accumulent sur tous les sujets, en faveur des patrons et des possédants, contre les exploitéEs et les oppriméEs. Les envolées des meetings de campagne électorale contre la finance ne se traduisaient par aucune mesure dans le programme. La réalité est tout simplement l’inverse. Quand l’objectif est de réduire les déficits, concrètement, il est de rembourser la dette à ce « monde de la finance ». Quand Hollande se satisfait du pacte de croissance qui ne prévoit rien de neuf, il ne renégocie pas le traité « Merkozy ». Quand il ratifie le Pacte budgétaire européen qui instaure une obligation de déficit structurel inférieur à 0, 5 % du PIB, il inscrit dans le marbre le remboursement de la dette et l’institutionnalisation de l’austérité. Et les décisions s’accumulent : budget, ANI, loi de sécurisation de l’emploi, maintenant le dossier des retraites, tout y passe ! Ce gouvernement est bien celui du Medef, et on est bien loin des critiques sur le faible nombre de nationalisations sous Mitterrand, ou même des débats sur les effets nocifs de la loi des 35 h de Jospin…
Croyant et pratiquant…
En pratique, le gouvernement Hollande s’aligne sur les évolutions de la social-démocratie européenne. Fini pour les gouvernements socialistes la re- cherche d’un compromis entre le travail et le capital, il s’agit d’accompagner, voire d’anticiper, les transformations du capitalisme globalisé, de baisser le « coût du travail », de remettre en cause le modèle social issu de la libération. Il fait aujourd’hui en pratique le pas de la conversion néolibérale. Nous sommes dans un système d’alternance sans changement social véritable, dans lequel la différence entre la droite et la gauche s’exprime actuellement sur le « mariage pour tous » parce qu’elle n’a rien d’autre. Il faut donc rendre crédible l’idée qu’une autre politique est possible. Il n’y a pas de remède sans s’attaquer aux racines du mal : la domination du capital à travers des rapports d’exploitation et la concurrence dans la course au profit et à la rentabilité financière.

Il en est de même pour apporter des réponses à la crise écologique planétaire sans précédent dont le productivisme capitaliste est responsable : dérè-  glement du climat, catastrophe nucléaire, effondrement de la biodiversité, crise de l’eau, érosion et dégradation des sols, pollution chimique… L’urgence aujourd’hui est de construire une opposition de gauche à ce gouvernement, pour combattre la droite et l’extrême droite qui cherchent à dévoyer le mécontentement populaire pour mieux le museler. Nous nous adressons à toutes les organisations du mouvement ouvrier qui ne participent pas au gouvernement pour agir ensemble dans ce sens, en posant la question de l’alternative politique nécessaire pour sortir de la crise, un gouvernement contre l’austérité qui ne peut venir d’accords parlementaires en dehors d’un rapport de forces imposé par les luttes.

http://npa2009.org/node/37354

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26 mai 2013 ~ 0 Commentaire

Les peuples unis contre la Troïka, le 1er juin à Paris Trocadéro (Ldh)

Les peuples unis contre la Troïka, le 1er juin à Paris Trocadéro (Ldh) dans Austérité 1er-juin-francais

Appel du Collectif pour un audit citoyen de la dette publique

Suite à l’initiative de citoyen-ne-s du Portugal, de Grèce, d’Espagne et et de France, nous relayons auprès des citoyen-ne-s, associations, mouvements, organisations politiques et syndicats de France, l’appel à une manifestation internationale contre la Troïka(1), le 1er juin prochain(2). Cette initiative a été lancée à Lisbonne le 26 avril dernier par des militant-es de cinq pays européens, dont le mouvement portugais « Que se lixe a Troïka » (« Que la Troïka aille se faire foutre ») qui a déjà mobilisé plus d’un million de personnes dans les rues du Portugal les 15 septembre et 2 mars derniers. Elle entre en écho avec toutes les résistances citoyennes, sociales, syndicales en cours et à venir (blockupy Francfort les 31 mai et 1er juin, Altersommet à Athènes les 7 et 8 juin…).

Partout où elle sévit déjà (Grèce, Portugal, Irlande, Chypre…), la Troïka, mise en place par les chefs d’États et de gouvernement européens, sème le chômage de masse, la misère, la pauvreté, la précarité, privatise tout ce qui peut être rentable, détruit la culture, les systèmes de santé et l’école publique. Elle condamne des hommes et des femmes chaque fois plus nombreux à l’émigration et met en concurrence pauvres et encore plus pauvres que soi. Sous son emprise, nous sommes condamnés à la récession et plongés dans le cercle infernal de l’endettement, dont nous devenons les esclaves. Là où la Troïka ne sévit pas encore, les gouvernements anticipent des mesures d’austérité, de privatisation et de démantèlement des droits sociaux.

Parce que personne ne doit rester seul-e face à la crise, nous devons exprimer partout, toutes et tous ensemble en Europe, notre refus des politiques d’asservissement des peuples. Nous – citoyen-nes, mouvements, syndicats, organisations, représentant-es de collectivités, groupes formels ou informels – appelons à répondre à cet appel à mobilisation.

Un rassemblement sera organisé à Paris, samedi le 1er juin, à 14h sur le parvis des droits de l’homme esplanade du Trocadéro

Collectif pour un audit citoyen de la dette publique (Membres du collectif : Act Up-Paris, Agir ensemble contre le chômage (AC !), AITEC-IPAM, Amis de la terre, Attac, CADTM, Cedetim, Collectif national pour les droits des femmes, Collectif Richesse, Confédération CGT, Convergence SP, Coopérative DHR, Economistes atterrés, Emmaüs International, Fakir, Fédération syndicale unitaire, Finances CGT, Fondation Copernic, Indecosa-CGT, L’Appel des appels, Ligue des droits de l’Homme, Marches Européennes, Marche mondiale des femmes France, Mouvement Utopia, Réseau Education populaire, Résistance sociale, Snesup, Solidaires Finances Publiques, Sud BPCE, Union syndicale Solidaires. Soutiens : Alliance écologiste indépendante, Alternatifs, Association nationale des élus communistes et républicains, Convergences et Alternative, Démocratie et socialisme, Europe Ecologie Les Verts, Fase, Gauche anti- capitaliste, Gauche unitaire, M’PEP, NPA, Parti communiste français, PCOF, Parti de gauche, Parti pour la décroissance). Association Autogestion, FAE – Féministes pour une autre Europe, Le Mouvement de la Paix, Mémoire des luttes, Réseau Féministe « Ruptures »,Transform ! Europe, Unies-vers-elles

1. Troïka : Commission Européenne, Fonds Monétaire International, Banque Centrale Européenne

2. L’appel de Lisbonne

L’Europe subit une violente attaque du capital financier représenté par la Troïka (FMI, BCE, CE) et par les différents gouvernements qui appliquent les politiques concoctées par ces institutions qui méprisent les personnes. Nous savons que cette offensive vise à faire plier les peuples en les rendant esclaves de la dette et de l’austérité. Cette attaque concerne toute l’Europe et elle doit être également vaincue par la lutte internationale. Chacun de nous, dans chaque pays, dans chaque ville, avec ses spécificités, ressent dans ses chairs les mesures qui détruisent les droits conquis par des décennies de luttes ; des mesures qui aggravent le chômage, qui privatisent tout ce qui peut être rentable et qui conditionnent la souveraineté des pays avec la propagande de « l’aide externe ». Il est urgent d’unir nos forces pour mieux combattre cette attaque. L’appel de que nous lançons pour une manifestation internationale décentralisée circulait déjà parmi des dizaines de mouvements sociaux en Espagne, en France, en Grèce, en Italie, à Chypre, en Irlande, en Angleterre, en Ecosse, en Allemagne, en Slovénie… Lors de notre réunion d’hier, le 26 avril à Lisbonne, des camarades de plusieurs pays d’Europe ont discuté ensemble de cette proposition.

Il a été décidé par consensus international que nous descendrons dans les rues le 1er juin prochain sous le mot d’ordre : « Les peuples unis contre la Troïka ! » Ceci est le début d’un processus qui se veut décentralisé, inclusif et participatif. Nous voulons le construire collectivement en rassemblant nos forces. A partir d’aujourd’hui, cet événement du 1er juin sera diffusé à l’échelle européenne et nous invitons tout le monde à participer à cette protestation internationale contre la Troïka et contre l’austérité et pour que ce soient les peuples qui décident de leur destin. Nous faisons appel à tous les citoyens et citoyennes, avec ou sans parti, avec ou sans emploi, avec ou sans espoir ; nous les appelons à s’unir tous et toutes. A toutes les organisations politiques, mouvement civiques, syndicats, partis, collectivités, groupes informels, nous les appelons à nous rejoindre.

Nous voulons continuer à élargir nos contacts tant nationaux qu’internationaux, parce que nous sommes conscients que ce sera l’addition de nos voix qui pourra bloquer la nouvelle vague d’austérité qui est en train de se préparer. Les peuples d’Europe ont démontré à plusieurs reprises qu’ils ne sont pas disposés à plus de sacrifices au nom d’un futur qui ne viendra jamais. C’est pour cela que nous pensons que l’heure est venue pour ces peuples de démontrer qu’ils peuvent se coordonner dans la lutte et dans l’opposition à ces politiques.

Du Nord au Sud de l’Europe : prenons la rue contre l’austérité !

Source : http://www.esquerda.net/artigo/povos-unidos-contra-troika-manifesta%C3%A7%C3%A3o-internacional-dia-1-de-junho/27632

http://www.ldh-france.org/Les-peuples-unis-contre-la-Troika.html

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19 mai 2013 ~ 0 Commentaire

Appel de Lisbonne

Appel de Lisbonne dans A gauche du PS 945156_330490653743991_1378662414_n

L’Europe se trouve sous une violente attaque du capital financier représenté par la Troika (FMI, BCE, CE) ainsi que par les gouvernements successifs qui appliquent les politiques concertées avec ces institutions, méprisant les gens.

Nous savons que cette offensive vise à faire plier les peuples, les convertissant en esclaves de la dette et de l’austérité, que cette offensive parcourt toute l’Europe et que c’est pour cela qu’elle doit être défaite par la lutte internationale.

Nous toutes et tous, dans chaque pays, dans chaque ville, dans chaque foyer, avec nos spécificités, vivons dans notre peau les mesures qui ravagent les droits conquis depuis des décennies, mesures qui aggravent le chômage, qui privatisent tout ce qui peut être rentable et qui conditionnent la souveraineté des pays sous la propagande de la « dette externe ».

Ils est urgent d’unir nos forces pour mieux lutter contre cette attaque.

La convocation appelant à une manifestation internationale décentralisée a circulé parmi des dizaines de mouvements : Espagne, France, Italie, Grèce, Chypre, Irlande, Angleterre, Ecosse, Allemagne, Slovénie……

Pendant la réunion, aujourd’hui 26 avril, à Lisbonne, des militantEs de différents pays d’Europe ont débattu en commun de cette proposition.

Nous avons décidé, ce jour, par consensus international d’occuper les rues le 1er Juin.

Peuples unis contre la Troika !

Ceci est un processus décentralisé, participatif et qui unit. Nous voulons le construire collectivement en élargissant nos forces. A compter de ce jour la date du 1Er juin sera proposée en Europe en y invitant , toutes et tous, à s’unir dans une mobilisation internationale contre la Troika et l’austérité pour que ce soient les peuples qui prennent les décisions pour leurs vies.

Nous appelons les citoyenEs, avec ou sans parti, travailleursEs , sans emploi, sans espoir ou avec, qu’ils s’unissent à nous.

Nous appelons toutes les organisations politiques, mouvements sociaux, syndicats, partis, collectifs et groupes informels à ce qu’ils s’unissent à nous.

Nous voulons continuer d’amplifier nos contacts, nationaux et internationaux, parce que nous sommes conscientEs que c’est en élargissant nos forces que nous pourrons freiner la vague d’austérité qui s’approche.

Les peuples d’Europe ont déjà démontré en différents moments qu’ils ne sont plus disposés à de nouveaux sacrifices au nom d’un futur qui n’arrive jamais.

Nous croyons que le moment est arrivé de démontrer la capacité de ces peuples à se coordonner dans la lutte de rejet de ces politiques.

Du Nord au Sud de l’Europe, descendons dans les rues contre l’austérité !

Dimanche 19 mai 2013

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18 mai 2013 ~ 0 Commentaire

Austérité et retraites : lourdes menaces

Austérité et retraites : lourdes menaces dans Austérité

Le 3 mai, la commission européenne a donc accepté la demande française :

un délai de deux ans supplémentaires pour ramener le déficit en deçà de 3 % du PIB d’ici à 2015. Cet objectif était l’une des mesures phares du TSCG voté en septembre par la majorité PS-EÉLV… De toute façon, chacun savait l’objectif inatteignable : dans un contexte de récession aggravée, les prévisions de déficit pour 2013 oscillent entre 3, 7 et 3, 9 %. De plus, la rigueur à outrance imposée par la Troïka commence à toucher toute l’Europe, y compris l’Allemagne. Mais attention ! « Cela ne va pas sans contrepartie », a prévenu Van Rompuy, le président du Conseil européen. O. Rehn, le commissaire européen chargé des affaires économiques, a donc exigé de Paris une série d’engagements les plus précis possible en matière de réduction des dépenses publiques, et, surtout, de « réformes structurelles » de la part de Paris. La liste précise des exigences de Bruxelles sera publiée le 29 mai. Mais leurs grandes lignes sont déjà connues.

Les exigences de Bruxelles  Pour la Troïka, les « réformes » à réaliser se déclinent selon trois axes.
Le premier consiste à accélérer la « libéralisation » du marché des biens et des services. EDF et la SNCF sont explicitement visés. L’idée de disloquer la SNCF en trois sociétés distinctes est évoquée avec insistance. Inutile de dire que dans ce cadre, le statut des cheminots, les diverses mesures de subvention du transport public voleraient en éclat. Les grandes manœuvres en cours autour de la réforme ferroviaire vont évidemment dans ce sens.
La seconde direction revendiquée par Barroso and co est la dérégulation du travail. Le vote de la récente loi issue de l’ANI est saluée par Bruxelles. Mais pour la Commission, le compte n’y est pas. L’UE préconise une révision du niveau de protection des contrats temporaires et permanents, de la législation sur les licenciements, « dissuasive » selon le patronat.
Enfin, il y a la question des retraites, à propos desquelles la Commission revendique « un ­financement pérenne ». Rehn suggère à mi-voix un relèvement à 67 ans de l’âge du départ à la retraite, actuellement de 62 ans.

La ligne de mire gouvernementale
À propos des retraites, tout le monde est prévenu : « Un effort sera nécessaire auquel devront participer tous les Français », annonce Touraine, la ministre des Affaires sociales. Effectivement, le chômage, la baisse des salaires creusent les déficits du système. Concrètement, un cocktail de mesures anti­-sociales est en gestation. Est notamment évoquée en premier lieu une nouvelle augmentation de la durée de cotisation pour accéder à une retraite à taux plein. Elle est actuellement à 41 années et demi, et il serait question de l’augmenter jusqu’à 44 annuités. La désindexation des pensions de l’inflation serait aussi en gestation (la mesure a été récemment adoptée pour les retraites complémentaires). Au-delà, des mesures « structurelles » sont en cours de discussion au sein de la commission Moreau. Celle-ci devrait rendre son rapport le mois prochain, pile pour la « conférence sociale » du 20-21 juin !

Le piège
Dans ces conditions, la prochaine « conférence sociale » gouvernement – Medef – syndicats prend une allure de mise en musique des recommandations de l’Union européenne. Cette conférence devrait être centrée sur la question des retraites. Si la faiblesse actuelle du gouvernement l’oblige à avancer avec prudence – deux mois de « concertation » sont prévus –, la direction est sans ambiguïté. Inévitablement, celle-ci accouchera d’un train de mesures anti-sociales et le rôle de la conférence consiste exclusivement à fabriquer du consensus autour des mesures envisagées. Fort justement, Lepaon (CGT) explique que « la question des retraites nécessitera une mobilisation d’ampleur des salariés ». Mais si tel est l’objectif, n’est-il pas nécessaire de refuser la collaboration avec le gouvernement, le « dialogue social » dont on a encore vu les résultats avec l’ANI ? N’est-il pas nécessaire de refuser cette pseudo-concertation ? En tout cas, dès maintenant il est clair que la bataille qui s’ouvre sur les retraites débouchera sur un affrontement avec le gouvernement si nous voulons empêcher ce nouveau recul.
Pascal Morsu  Jeudi 16 mai 2013  Publié dans : Hebdo Tout est à nous ! 195 (15/05/13)

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16 mai 2013 ~ 0 Commentaire

Retraites : nouvelles attaques en préparation (LO)

Retraites : nouvelles attaques en préparation (LO) dans A gauche du PS retraites_2

Les 20 et 21 juin est programmée la seconde « conférence sociale » organisée par le gouvernement, avec les représentants du patronat et les centrales syndicales. Moins d’un an après la première, elle ne fait qu’annoncer de nouvelles attaques.

L’an dernier, ce sommet fumeux s’était conclu par une partie de la « boîte à outils » chère à Hollande, les emplois d’avenir, un projet d’indexation du smic sur la croissance et même un vague projet de plafonner les rémunérations des grands patrons. En fait, c’était, deux mois après l’élection, une manière de montrer à tous que le gouvernement entendait « négocier »… dans un sens conforme aux intérêts du patronat. C’est maintenant la phase préliminaire à la seconde grand-messe. Et les rencontres du 13 mai à Matignon augurent des prochaines attaques : dans le collimateur des « partenaires », comme dit la presse, se trouvent encore une fois les retraites des travailleurs, actifs ou retraités. Pour ses derniers (mauvais) coups à la tête du Medef, Parisot milite pour l’augmentation des années de cotisation, jusqu’à 43 d’ici 2020, et toujours pour un recul de l’âge légal de départ, à 65 ans minimum à l’horizon 2040. Elle produit à l’appui un argument censé faire peur : 200 milliards de déficit s’accumuleraient d’ici 2020 sur l’ensemble des régimes de retraite. Cependant la présidente du Medef se dit opposée à la désindexation des pensions sur les prix, ce qui nuirait à la consommation, ainsi qu’à l’augmentation des cotisations, surtout patronales bien sûr.

Le Conseil d’orientation des retraites, lui, préconise, comme dit son président, ex-dirigeant d’Elf Aquitaine et de France 2, d’agir sur les trois « leviers » possibles : les cotisations, le niveau des pensions et l’âge de départ.

Quant au gouvernement Hollande-Ayrault, il exclurait, pour l’instant, de toucher à l’âge légal de départ, mais envisagerait… d’allonger la durée de cotisation pour, paraît-il, tenir compte de l’allongement de l’espérance de vie. C’est bien le comble de l’hypocrisie car, avec les réformes précédentes, il faut déjà actuellement avoir commencé à 20 ans, sans interruptions, pour envisager de pouvoir partir en 2015, à près de 62 ans, avec une pension à taux plein. Quant à la statistique qui montre un allongement de la durée de la vie, qui sert à justifier les attaques contre les retraites depuis Sarkozy en 2010, elle concerne combien de travailleurs, usés ou malades, qui parfois n’atteignent même pas l’âge fatidique ? Il n’y aurait pas de problème de déficit des régimes de retraites s’il n’y avait pas des millions de chômeurs, si les salaires – et donc les cotisations – n’étaient pas aussi bas, et si les patrons payaient ce qu’ils doivent. La CGT, par la voix de son secrétaire général, évoque d’ailleurs une mobilisation « à la rentrée » si l’âge légal ou le montant de la retraite est touché. Mais c’est bien plus qu’une rodomontade qui sera nécessaire pour faire reculer le gouvernement sur les mauvais coups qui se préparent contre les retraites des travailleurs. Et c’est dès maintenant qu’il faut préparer une puissante riposte au gouvernement et aux patrons.

Viviane LAFONT

http://www.lutte-ouvriere-journal.org/?act=artl&num=2337&id=5

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15 mai 2013 ~ 0 Commentaire

Inégalités : le retour des pharaons (Lmd)

Inégalités : le retour des pharaons (Lmd) dans Austérité idees_noires

« Les inégalités ont toujours existé », entend-on souvent dire par ceux qui aimeraient banaliser leur flambée.

Certes, mais elles étaient encore plus prononcées du temps des pharaons. Notre modernité s’inspirerait-elle donc du temps de l’Egypte ancienne ? Inde, Chine, Russie, Italie, Etats-Unis, pays du Golfe : l’essor des fortunes et du nombre de milliardaires paraît caractériser l’état des lieux, comme le détaille le dernier numéro du Monde diplomatique. Un dernier exemple vient de nous en être donné dans les entreprises américaines.

Ainsi que le rappelle Business Week (1), qui ne passe pas pour une publication anticapitaliste, le très célèbre théoricien du management Peter Drucker avait théorisé en 1977 qu’une entreprise dans laquelle les écarts de salaires dépassaient un rapport de 1 à 25 voyait ses performances diminuer. Car plus les inégalités se creusent, plus une mentalité individualiste destructrice sape le travail collectif, l’esprit d’équipe et, au final, les résultats de l’entreprise, y compris pour ses actionnaires. Être payé autant en une journée que d’autres en un mois semblait donc représenter la limite à ne pas dépasser. Non pas tant pour les ouvriers et employés qui, en général, ne se font guère d’illusion sur le côté « famille heureuse » de la structure privée qui les emploie (« Ils sont déjà persuadés, écrivait Drucker, que leurs patrons sont des escrocs »). C’est donc plutôt de l’encadrement que les problèmes surgiraient : au-delà d’un certain écart de rémunération, le cynisme gagne, le cœur à l’ouvrage se perd, l’absentéisme s’envole.

Logiquement, Business Week a donc voulu savoir quelle était la situation actuelle aux Etats-Unis.

C’est peu de dire que l’écart de 1 à 25 est pulvérisé. J. C. Penney, qui vend des chemises et des pantalons bon marché, permet aussi à son patron de ne pas se soucier de faire des économies vestimentaires. Chaque jour, la rémunération de Ronald Johnson correspond en effet à plus de six années de salaire d’un de ses employés. Car l’écart va de 1 à 1 795 entre la paie annuelle du premier (53,3 millions de dollars) et celle du vendeur moyen (vraisemblablement une vendeuse…), de J. C. Penney (29 000 dollars). A Abercrombie (2), médaille d’argent de l’iniquité, l’écart va de 1 à 1 640. Parmi les autres « lauréats » de ce classement, Starbucks est cinquième (écart de 1 à 1 135). Et Ralph Lauren, Nike, Ebay, Honeywell, Walt Disney, Wal-Mart et Macy’s se disputent les vingt premières places. A Intel, centième (et dernier) de la liste, l’égalité n’est pas tout à fait réalisée non plus, mais l’écart n’est « que » de 1 à… 299 (3).

Bien sûr, certains vont trouver injuste de mettre sur le même plan la rémunération d’un « capitaine d’industrie » — forcément brillant, talentueux, innovant — avec celle d’un de ses employés qui, lui, n’aurait d’autre souci dans la vie que d’obéir. L’étude d’une autre publication, tout aussi peu subversive que Business Week, risque par conséquent de les décontenancer. Consacrant un dossier détaillé aux « Entreprises plus fortes que les Etats », L’Expansion (mai 2013) a cette fois comparé la rémunération des patrons du privé avec celle de responsables politiques de premier plan, à qui il arrive peut-être, à la Maison Blanche ou à l’Elysée, de prendre des décisions qui ne sont pas insignifiantes. On apprend alors que M. Tim Cook, patron d’Apple gagne près de 1 000 fois le salaire annuel de son compatriote Barack Obama (378 millions de dollars dans un cas, 400 000 dollars dans l’autre). Et que M. Maurice Lévy, patron (intouchable) de Publicis, s’attribue 127 fois la rémunération de son compatriote François Hollande.

(1) Elliot Blair Smith et Phil Kuntz, «  Disclosed : the pay gap between CEOs and employees  », 6 mai 2013.

(2) L’enseigne de prêt-à-porter s’est encore illustrée récemment, comme le relevait Rue89, par son refus de faire don des vêtements invendus, préférant les brûler.

(3) Le patron d’Intel, Paul Otellini, s’adjuge 17,5 millions de dollars par an, contre 58 400 dollars à son salarié moyen.

mardi 14 mai 2013 http://www.monde-diplomatique.fr/carnet/2013-05-14-Inegalites

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15 mai 2013 ~ 0 Commentaire

Défense. Lorient construirait bien onze FREMM (LT)

Défense. Lorient construirait bien onze FREMM (LT) dans Antimilitarisme navy-290x300

Le ministère de la Défense a confirmé hier la construction de 11 frégates multi-missions à DCNS Lorient, où l’on craignait que ce nombre soit réduit à huit à la suite des conclusions du Livre Blanc.

Une bonne nouvelle qui n’est cependant pas acquise. Car c’est la future loi de programmation militaire, en cours d’élaboration, qui entérinera le nombre de FREMM de la Marine nationale. Si le chiffre est inférieur à onze, il ne restera plus qu’à espérer des ventes à l’export pour maintenir le plan de charge.

15 mai 2013 à 06h58

http://www.letelegramme.com/ig/generales/france-monde/france/defense-lorient-construirait-bien-onze-fremm-15-05-2013-2102386.php

Commentaire: Olé! C’est sûr qu’en ces temps de crise, il y a des priorités!

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14 mai 2013 ~ 0 Commentaire

Contre nos retraites, le gouvernement nous fait le coup du dialogue social

Contre nos retraites, le gouvernement nous fait le coup du dialogue social dans Austérité dialogue

Pour donner un vernis de légitimité à la réforme des retraites qu’il veut faire adopter à l’automne, le gouvernement embringue les organisations syndicales dans une négociation avec le patronat, dans une conférence sociale qui se tiendra 20 et 21 juin.

Le Medef est ravi. La méthode des conférences lui convient à merveille. La première a débouché sur l’ANI devenu loi de flexibilisation du travail qui lui donne entière satisfaction. Laurence Parisot passe à l’offensive. Elle réclame une réforme « sans tabou », un allongement de la durée de cotisation à 43 ans d’ici 2020 et un recul de l’âge légal à « au moins 65 ans à l’horizon 2040 » ! En écho à ces revendications patronales le gouvernement envisage plusieurs pistes dont l’augmentation de la CSG pour les retraitéEs de 6, 6 à 7, 5%, la fin de l’indexation des pensions sur l’inflation et un nouvel allongement jusqu’à 44 annuités de la durée de cotisation nécessaire pour toucher une pension complète.

Ces solutions ne sont pas nouvelles, depuis 20 ans la durée de cotisations n’a pas cessé d’augmenter (de 37, 5 à 41, 5 annuités en 2015) et le niveau des pensions recule. Loin de sauver les retraites elles les détruisent et font le lit des systèmes privés, liés à la finance. Gouvernement et patronat ont, ensemble, un plan de bataille pour imposer un nouveau recul. Face à eux il faut refuser le piège du dialogue social. Il faut discuter d’un plan pour une contre-offensive face à cette politique entièrement dévouée au Medef contre les salariés.

Montreuil, le 14 mai 2013

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14 mai 2013 ~ 0 Commentaire

Ferroviaire : une réforme au service des patrons

Ferroviaire : une réforme au service des patrons dans Austérité dvd-la-bataille-du-rail

Le gouvernement vient de lancer officiellement une réforme ferroviaire.

Sur la base des rapports Bianco et Auxiette, elle vise à préparer l’ouverture à la concurrence dans le transport ferroviaire de voyageur, ainsi qu’à diminuer le coût du travail des cheminots. Elle s’articulerait autour de deux axes : l’éclatement de la SNCF en trois entreprises, ainsi que la remise en cause de la réglementation du travail SNCF.

Explosion de l’entreprise publique
Le gouvernement a communiqué sur la réintégration de Réseau Ferré de France (propriétaire du réseau, créé en 1997) à la SNCF. Ce serait une bonne nouvelle, vu que les dysfonctionnements entre RFF et la SNCF sont nombreux et génèrent une gabegie financière importante. Le problème, c’est que Bianco et Auxiette ne proposent pas la réunification du système ferroviaire… mais son explosion en trois ­entreprises ! La première entreprise serait un Gestion- naire d’infrastructure unifié (GIU), qui regrouperait RFF, les aiguilleurs et les cheminots de l’entretien des voies, soit un total de 50 000 cheminots. Elle serait propriétaire des 30 000 km de voies ferrées, mais aussi des 35 milliards d’euros de dette du ferroviaire. Son rôle serait la gestion et l’entretien des voies et l’attribution des horaires. Le GIU concentrerait ainsi les activités non rentables et lourdes en investissement, et serait censé s’autofinancer en imposant des péages aux entreprises qui utilisent le réseau.
La seconde entreprise serait constituée du reste des activités SNCF (faire rouler des trains et les commercialiser) plus rentables et donc plus facilement privatisables, surtout à l’heure où Ayrault envisage une baisse de la participation de l’État dans des entreprises publiques… La troisième entreprise (dite « établissement-mère ») serait une holding constituée par les directions Stratégie et RH, et qui serait le donneur d’ordres unique des deux autres entreprises.
Cet éclatement de la SNCF en trois entreprises aurait des conséquences dramatiques. Cela dégraderait encore le fonctionnement global du système ferroviaire et ferait encore augmenter le coût des péages. Cela diviserait encore un peu plus les travailleurs du rail et affaiblirait notre capacité à riposter ensemble.

Organisons la riposte
Aujourd’hui, la réglementation du travail est différente selon que l’on travaille pour la SNCF ou pour une entreprise privée (dans le fret ou les travaux). Pour le patronat et la direction SNCF, il s’agit de mettre en place une convention collective commune à tous. Le hic, c’est qu’ils veulent aligner (vers le bas) les conditions de travail des 155 000 cheminots du public sur celles des 3 000 du privé : moins de repos annuels, amplitudes horaires plus élevées, plannings de travail plus flexibles…  Avec cette réforme, on veut affaiblir le service public et diviser les cheminots. Pour résister, il faudra construire l’unité des travailleurs du rail (public et privé) sur les mêmes revendications : l’extension du statut et de la réglementation du travail SNCF à tous les cheminots, du privé comme du public ; la réintégration de RFF dans la SNCF, et le retour au monopole public du ferroviaire, avec expropriation de toutes les entre-prises ferroviaires privées dans une seule et unique SNCF sous contrôle des cheminots et des usagers. Cela passera sans doute par une grève massive, reconductible, active, et dans toutes les entreprises ferroviaires, qu’il faut commencer à préparer dès maintenant.

Secrétariat cheminot du NPA Mardi 14 mai 2013 Publié dans : Hebdo Tout est à nous ! 194 (08/05/13)

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