Archive | Austérité

07 juin 2013 ~ 0 Commentaire

Mort d’une chômeuse : la procédure a été respectée ! (LO)

Mort d'une chômeuse : la procédure a été respectée ! (LO) dans Austérité 853901_le-cauchemar-de-dracula-300x198

Le 30 mai, dans une cité HLM de Canet-en-Roussillon dans les Pyrénées-Orientales, Stella Rakic, 51 ans, mère d’un enfant, n’a pas survécu à un malaise en présence d’une huissière et de gendarmes venus lui réclamer 1 790 euros de la part de Pôle emploi.

Le directeur régional de Pôle emploi a eu beau se déclarer « atterré par ce décès », la procédure de saisie « semble avoir été respectée », a fait savoir une source judiciaire. Cette travailleuse ayant été licenciée en 2010 d’une entreprise de restauration, Pôle emploi lui a versé des indemnités en attendant que les Prud’hommes se prononcent sur la plainte qu’elle avait déposée. Ensuite, Pôle emploi a mis le paquet pour récupérer un trop-perçu en faisant appel à la force publique, de façon à ce que « force reste à la loi » : celle d’une société faite pour écraser les petites gens, y compris pour récupérer une somme dérisoire comparée aux milliards brassés par les classes riches, car ces gens-là ont des principes ! Le seul imprévu a été la crise cardiaque, aussi imprévue que le suicide il y a quelque mois d’un chômeur nantais à qui Pôle emploi réclamait le remboursement d’un trop-perçu du fait qu’il avait travaillé brièvement en intérim, deux mois auparavant, sans le déclarer. Là aussi, tout s’était déroulé de façon réglementaire, conformément au « plan d’action pour l’amélioration du taux de recouvrement des indus » que la direction de Pôle emploi a fait distribuer à ses responsables. À quand un plan d’action pour l’amélioration du taux de recouvrement des salaires, ce qui supposerait l’interdiction des licenciements et de la cohorte de drames qui en découlent ?

Jean SANDAY  http://www.lutte-ouvriere-journal.org/?act=artl&num=2340&id=15

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07 juin 2013 ~ 0 Commentaire

Départements d’Outre-mer : la suppression du RSTA, un coup porté aux plus démunis (LO)

Départements d'Outre-mer : la suppression du RSTA, un coup porté aux plus démunis (LO) dans Austérité manif-vers-tribunal-16-janvier-2013

Photo: Jeunes du journal « Rebelle » de Guadeloupe

Le 1er juin, le gouvernement a mis fin au revenu de solidarité temporaire d’activité (RSTA), instauré sous le gouvernement précédent, suite aux grèves contre la vie chère et les bas salaires menées par les travailleurs de Guadeloupe et de Martinique en 2009. Ce dispositif avait été étendu à La Réunion après que des dizaines de milliers de travailleurs eurent eux aussi manifesté en mars de cette année-là.

Le RSTA apportait aux salariés percevant mensuellement moins de 1,4 smic un supplément de 100 euros. À ce revenu était venue s’ajouter ce que l’on a appelé à La Réunion la prime Cospar, payée par le patronat, d’un montant de 50 à 60 euros selon les tranches de salaire. C’est donc sur un résultat obtenu par les luttes que revient aujourd’hui le gouvernement, n’hésitant pas à porter ses coups contre les travailleurs les plus pauvres. La mise en place du RSTA à La Réunion avait été laborieuse. Des milliers de travailleurs avaient attendu des mois avant de pouvoir le percevoir, sous prétexte par exemple de pièces manquantes aux dossiers. Beaucoup d’entre eux furent ainsi privés de nombreux versements. Mais, malgré tous ces obstacles, jusqu’à 100 000 travailleurs ont bénéficié les années suivantes de ce dispositif. Ce chiffre est dernièrement descendu à 40 000, tant le bilan de la gestion du RSTA est catastrophique, disent des militants syndicaux.

Pensant atténuer les effets de la mesure qu’il vient de prendre, le gouvernement a rappelé que d’autres dispositifs existaient, dont le RSA, oubliant au passage de préciser que, même si le RSA est activé pour remplacer le RSTA, la majorité des bénéficiaires actuels du RSTA y perdront jusqu’à 100 euros, ce qui est énorme pour des travailleurs aux faibles revenus. En fait, le gouvernement Hollande-Ayrault applique ce qui avait été décidé par le précédent gouvernement de droite, qui avait limité la mesure à une période de trois ans, prolongée d’une année en 2012, période électorale oblige. Tous partagent l’idée, avec la bourgeoisie qu’ils représentent, que les revenus des travailleurs sont un « coût » qu’il convient de réduire. Et c’est donc sans aucun état d’âme qu’ils ont décidé de priver 40 000 familles ouvrières de rentrées annuelles pouvant aller jusqu’à 2 000 euros, quand deux conjoints étaient éligibles au RSTA et ne le seraient pas au RSA. Et l’argent ainsi grappillé dans la poche des travailleurs sera, à n’en pas douter, redistribué par le gouvernement aux classes riches qui, dans les DOM, bénéficient d’importants avantages fiscaux.

C’est par leurs luttes que les travailleurs avaient arraché des revenus supplémentaires. Ce n’est que par leurs luttes qu’ils pourront les maintenir.

Émile GRONDIN http://www.lutte-ouvriere-journal.org/?act=artl&num=2340&id=38

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05 juin 2013 ~ 0 Commentaire

AUSTERITÉ ET RÉGRESSION SOCIALE AUX COMMANDES!

AUSTERITÉ ET RÉGRESSION SOCIALE AUX COMMANDES! dans Austérité austerite2

Hollande fait semblant de s’opposer à une Commission européenne qui « n’a pas à dicter ce que nous devons faire ». Mais le gouvernement, dans la suite des gouvernements grec, italien, portugais et espagnol, met en œuvre les mêmes recettes de régression sociale. Avec les cadeaux financiers et les facilités pour imposer des reculs aux salariéEs au nom de la compétitivité des entreprises, le gouvernement s’est déjà engagé dans la baisse du « coût » du travail. C’est maintenant au nom de la réduction des « déficits » qu’il engage l’offensive contre protection sociale, retraites et allocations familiales.

Retraites : renoncements et reculs

Après s’être déclarée opposée à la réforme Fillon de 2010, la majorité du Parti socialiste, aujourd’hui au gouvernement, s’apprête à en reprendre l’essentiel : allongement de la durée de cotisation, rapprochement « par le bas » des différents régimes, augmentation de l’imposition et baisse des pensions de retraites. L’objectif est double : baisser le « coût » des retraites et inciter les salariéEs (ceux qui le peuvent) à se tourner vers des complémentaires gérées par les banques.

Les allocations familiales  : demi-mesure… d’austérité

Après bien des hésitations, le gouvernement a décidé d’abaisser le plafond du quotient familial pour les impôts (somme maximale déductible) de 2 000 à 1 500 euros. Ce n’est pas suffisant. Il doit être supprimé, car il apporte une réduction d’impôts d’autant plus forte que les revenus sont élevés. La fiscalité doit être beaucoup plus fortement progressive. La suppression des exonérations de cotisations permettrait de financer une véritable politique familiale. Pour que cette baisse du quotient ne soit pas une simple mesure d’économie, il faudrait une revalorisation des allocations familiales, avec attribution dès le premier enfant, et le développement des équipements collectifs notamment des crèches.

Et la boucle de la régression sociale est bouclée

Avec plus de 5 millions de chômeurs : les cotisations pour les retraites, les allocations familiales, et la santé, diminuent considérablement. À l’inverse, 100 000 emplois en plus apporteraient 2,5 milliards de cotisations pour la Sécurité sociale. Les fonds utilisés à financer l’Unedic pourraient être utilisés pour la protection sociale. Dans le même temps, les conditions de travail dans les entreprises, dans les hôpitaux, dans les écoles, se dégradent.

Oui il y a une alternative

La réduction massive du temps de travail, la hausse des salaires et des pensions sont possibles et indispensables. À défaut de croire que Hollande et son gouvernement s’engageraient dans cette voie, beaucoup de ses électeurEs pensaient que leur choix n’aggraverait pas leur situation. Un remaniement ministériel, un changement de Premier ministre ne suffiront pas. La construction d’une mobilisation s’impose, à l’opposé du dialogue social et autre sommet social au travers desquels patronat et gouvernement veulent faire valider leur politique de régression sociale.

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02 juin 2013 ~ 0 Commentaire

Manifestations européennes du 1er juin : Unis contre la Troïka (Esther Vivas)

Manifestations européennes du 1er juin : Unis contre la Troïka (Esther Vivas) dans Altermondialisme 20120417_portugal-troika

Qu’est-ce que la Troïka ? Il y a à peine un an, bien peu de monde pouvait répondre à cette question (dans l’Etat espagnol, NdT). On connaissait sa réputation, en rien flatteuse, pour ses agissements en Grèce.

La Troïka était synonyme d’austérité, d’ajustements et de coupes ou, ce qui revient au même, de pénurie, de faim et de chômage. Mais ce n’est pas avant son arrivée avec le « sauvetage » tellement nié de juin 2012 que les « hommes en noir » et la « Troïka » nous sont devenus familiers. Aujourd’hui, un an après, les gens, excédés, sortent dans les rues pour dire haut et fort : « Troïka, go home ! ». L’histoire se répète. De la même manière que dans de nombreux pays du Sud dans les années 1990 et 2000 nous avions pu voir des manifestations massives contre le Fonds Monétaire International et la Banque Mondiale, accusés par ces peuples de les condamner à la misère, aujourd’hui les gens manifestent chez nous contre la Troïka : FMI, Commission européenne et Banque centrale européenne. On a simplement échangé une banque contre une autre de la même espèce.

La logique, elle, est toujours la même. Les rapports centre-périphérie qui se développaient avant au niveau mondial se reproduisent aujourd’hui au sein de l’Union européenne. Nos pays de la périphérie du continent sont devenus de nouvelles colonies, ou des sources de profit, du capital financier. Si, dans les pays du Sud, on appliquait les dénommés « Plans d’Ajustement Structurels » qui se voulaient rendre plus « soutenable » la dette – comme si la misère et la pauvreté auxquelles on soumettait les peuples pouvait être « soutenable » - ; on nous parle aujourd’hui ici « d’aides » et de « sauvetages » qui nous plongent également dans la misère.

La dette constitue toujours le joug qu’on impose aux pauvres. Un mécanisme de contrôle et de soumission des peuples. Un instrument infaillible de transfert des richesses ou, pour être plus précis, de spoliation, du Sud au Nord, que ce soit à l’échelle mondiale ou européenne. Et un prétexte pour réduire les droits sociaux de la majorité et générer plus de profit pour le capital en coupant dans les services publics et en les privatisant. Le rembourse- ment qu’ils nous imposent d’une qui n’est pas la nôtre est l’excuse parfaite pour appliquer un plan longuement planifié. De cette manière, l’escroquerie s’habille en crise et le vol en dette. C’est à marche forcée que nous avons appris la signification du mot « Troïka » mais aussi d’autres concepts comme « indignation », « rébellion » et « désobéissance ». Et nous nous dressons aujourd’hui, dans plus de 100 villes de toute l’Europe, en tant que « Peuples unis contre la Troïka ». Parce que nous le pouvons.

Source :
http://esthervivas.com/2013/06/01/unidos-contra-la-troika/
Traduction française pour Avanti4.be : Ataulfo Riera

Plus d’infos sur les mobilisations de ce week-end :
http://queselixeatroika15setembro.blogspot.pt
http://www.blockupy-frankfurt.org/en/

http://www.avanti4.be/actualite/article/manifestations-europeennes-du-1er-juin-unis

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01 juin 2013 ~ 0 Commentaire

Une manif contre l’austérité à Francfort (JDD)

Une manif contre l'austérité à Francfort (JDD) dans A gauche du PS blockupy002

D’autres médias ont vu hier des milliers de personnes…

Environ un millier de personnes s’est rassemblé samedi à Francfort, en Allemagne, pour dénoncer les politiques d’austérité en Europe à l’appel du collectif anticapitaliste Blockupy. D’autres manifestations anti-austérité sont également prévues dans le sud de l’Europe.

La manifestation francfortoise, lancée dans le centre de la ville, doit rejoindre les abords de la Banque centrale européenne (BCE) où un rassemblement est prévu aux alentours de 16h30 alors que le 1er juin marque le 15e anniversaire de la fondation de l’institution. Syndicats et organisations de gauche (Verdi, IG Metall, le parti Die Linke, Attac, etc.) participaient à l’initiative qui fait suite à une autre manifestation organisée la veille et qui avait réuni près de 2.000 personnes contre l’austérité et la spéculation agricole. A Lisbonne, les manifestants ont prévu de s’arrêter notamment devant la représentation du FMI dans le centre de la capitale afin de protester contre l’austérité imposée par les créanciers internationaux du pays. A l’instar de Lisbonne, 17 autres villes portugaises vont participer à cette initiative. Partis de gauche et anticapitalistes ont aussi appelé à manifester en début de soirée (16h30 GMT) à Madrid, à partir de la Plaza de Neptuno, près du Parlement, lieu de nombreux rassemblements de protestation importants ces derniers mois. International  |  01/06/2013 – 12:17

http://www.lejdd.fr/International/Depeches/Une-manif-contre-l-austerite-a-Francfort-610765

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31 mai 2013 ~ 0 Commentaire

Hollande, chef du personnel, Olli Rehn, patron de «la République» (Al’e)

Hollande, chef du personnel, Olli Rehn, patron de «la République» (Al'e) dans Austérité rehnfortaoiseach

En Irlande: « Votre premier ministre » et vous n’avez pas le choix!

A ce niveau de diplomatie, c’est de l’inconscience ou de la provocation.

Dans la crise actuelle, et compte tenu de la coupure dramatique entre les peuples et Bruxelles, le ton et le détail des «recommandations» envoyées au nom de la rigueur économique par la Commission européenne – Olli Rehn – à la France ressemblent à un feu d’artifice [1] lancé dans une poudrière… Depuis des mois, on mesure à tous les niveaux, y compris dans les instances comme le FMI, qu’il existe un problème spécifiquement européen. Dans une économie mondiale plutôt en croissance, l’Europe est soit en récession, soit en panne de croissance. Le chômage y est élevé, les déficits profonds, l’endettement très lourd, et les remèdes d’austérité n’ont fait qu’aggraver le marasme.

On constate aussi, au fil des élections, que cette situation suscite un rejet inquiétant de tout ce qui ressemble à un parti de gouvernement, dès lors que ce parti entend satisfaire aux exigences communautaires, et que des partis protestataires, qualifiés de populistes, se renforcent ou surgissent un peu partout. Cet état de fait, aussi réel que les déficits, et à coup sûr encore plus dangereux pour chacun des pays et pour l’Union dans son ensemble, avait amené à un certain assouplissement. La Commission avait paru moins juchée sur ses dogmes, et avait accordé un peu de souplesse en parlant même de «nécessaire relance», ce qui avait chagriné les orthodoxes de la camisole de force. La France avait ainsi obtenu un délai de grâce de deux ans pour arriver aux fameux trois pour cent.

Et d’un coup, machine arrière. Les orthodoxes ont repris la main, si bien que les «recommandations» de la Commission, comme ils disent, ne sont plus un rappel à l’ordre et au sérieux, mais des tables de la loi. Vu de la France, le texte a l’air signé par le Président de la république Olli Rehn, et adressé à l’ad- ministrateur François Hollande. Le commissaire européen aux Affaires économiques ne parle pas seulement de la réforme des retraites, il détaille les mesures à prendre avant même qu’elles ne soient discutées par les parties prenantes. Olli Rehn veut aussi supprimer les tarifs réglementés du gaz et de l’électricité. Il dicte sa réforme fiscale. Il trouve trop élevé le Smic. Il va sur les voies ferrées pour exiger la réforme ferroviaire. Il descend jusque dans les rues pour avoir un avis sur l’avenir des notaires ou des taxis. Autant dire qu’il place les gouvernements nationaux dans une posture impossible. Soit ils s’exécutent et ils n’existent plus, ils ne sont que des collaborateurs, soit ils l’envoient bouler et c’est l’Europe, ou ce qu’il en reste, qui se retrouve en péril. (Billet sur France Culture, le 30 mai 2013 à 7h36)

Publié par Alencontre le 31 – mai – 2013 Par Hubert Huertas et Rédaction A l’Encontre

http://alencontre.org/europe/hollande-chef-du-personnel-olli-rehn-patron-de-la-republique.html

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30 mai 2013 ~ 0 Commentaire

Morbihan, logement d’urgence, mobilisation pour les sans-abri (LT)

Morbihan, logement d'urgence, mobilisation pour les sans-abri (LT) dans Austérité emptydroit-au-logement-un-toit-pour-tous-cnt-lille-avec-site-web-cnt-nord-pas-de-calais-212x300 dans Crise

Des représentants de cinq associations dont Un toit pour tous, ont été reçus, hier à Vannes, par la directrice adjointe de la Direction départementale de la cohésion sociale (DDCS) et une de ses collaboratrices. Ils ont pu exprimer leurs inquiétudes face à la fermeture de places dans les centres d’hébergement d’urgence (115).

Plus que 18 places

« Le manque de moyens oblige les organismes chargés de l’accueil d’urgence des sans-abri, dernier rempart contre la grande exclusion durable, à supprimer progressivement des places », explique une porte-parole du collectif. Catherine Barquant précise que sur « 30 places dans le Morbihan, il n’y a en plus que 18 d’utilisées. Toutefois, notre entretien à la DDCS nous a rassurés quant au maintien de ces 18 places que nous craignions de voir encore diminuer. Nos interlocutrices ont également été sensibles au fait que certaines personnes sans logement n’appellent même plus le 115, faute de réponse. Or même si elles n’ont pas de place, il est important qu’elles restent en contact avec des travailleurs sociaux ». « La situation est telle qu’aujourd’hui, seules quelques femmes enceintes de plus de six mois, des personnes accompagnées de très jeunes enfants ou malades sont accueillies. Mais elles sont remises à la rue tous les matins ». La vingtaine de personnes rassemblées à Vannes soulignaient également, hier, qu’« il faut arrêter de penser qu’en n’accueillant pas les sans-papiers on va les faire rentrer dans leur pays. C’est méconnaître la situation de ces gens : on ne quitte pas tout sans une raison dramatique. Ils sont prêts à rester dans la rue plutôt que de revivre ce qu’ils ont subi chez eux ». La délégation reçue par la DDCS s’est aussi laissée dire que les mois prochains, 15 places allaient être disponibles pour la Sauvegarde 56 en faveur des demandeurs d’asile. 30 mai 2013 -

http://www.letelegramme.fr/ig/generales/regions/morbihan/logement-d-urgence-mobilisation-pour-les-sans-abri-30-05-2013-2118886.php

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30 mai 2013 ~ 0 Commentaire

Politique antiouvrière : Hollande a ses références (LO)

Politique antiouvrière : Hollande a ses références (LO) dans Austérité milos-zeman-300x225

Invité à Leipzig à la cérémonie anniversaire des 150 ans du Parti social-démocrate allemand (SPD), Hollande a vanté les « choix courageux » de Gerhard Schröder, ancien dirigeant de ce parti et chef du gouvernement allemand entre 1998 et 2005. Le modèle mis en place par Gerhard Schröder est caractérisé par la remise en cause des droits des travailleurs. D’ailleurs, en janvier 2012, Sarkozy s’y était référé, qualifiant Schröder « d’homme de grande qualité ».

Schröder avait commencé sa carrière politique dans l’appareil du SPD en Basse-Saxe, où se situe le siège social de l’entreprise de construction automobile Volkswagen. Il avait noué des relations utiles, notamment avec le directeur du personnel de la firme, Peter Hartz. En 2003, Schröder étant alors chancelier fédéral, Hartz s’était vu confier une commission chargée de préparer une série de quatre lois qui allaient porter son nom. La première obligeait les chô- meurs à accepter un emploi, y compris pour un salaire inférieur à l’indemnité de chômage. La deuxième instituait des petits boulots à moins de 400 euros par mois. La troisième renforçait les contrôles des chômeurs et limitait la durée d’indemnisation. La quatrième (Hartz IV), la plus tristement célèbre, a pour conséquence qu’aujourd’hui un grand nombre de chômeurs en sont réduits à toucher une indemnité de 382 euros par mois pour une personne seule, ou de 345 euros pour chaque membre d’un couple, au lieu d’une indemnité qui représentait 57 % du dernier salaire.

Parallèlement, le gouvernement Schröder a augmenté les cotisations à l’assurance maladie tout en diminuant les prestations. Quant aux retraites, leur montant a été réduit, les cotisations ont été augmentées, tandis que l’âge légal de départ en retraite est passé de 63 à 65 ans, avec un allongement prévu jusqu’à 67 ans en 2017. Au bilan, la proportion de travailleurs pauvres en Allemagne a augmenté d’au moins 20 % entre 2006 et 2010. Voilà ce qui constitue pour Hollande un exemple à suivre. Cela ne signifie pas forcément que Hollande envisage pour la France un copier-coller des attaques menées par Schröder, mais l’orientation antiouvrière est claire.

Des commentateurs se sont demandés s’il s’agirait d’un tournant dans la politique de Hollande. En réalité, il ne fait que préciser la voie dans laquelle il s’est engagé dès son élection. Des cadeaux faits au patronat à la loi qui lui permet d’imposer davantage de flexibilité aux salariés, Hollande a fait du Schröder – ou du Sarkozy – sans le proclamer. Quand Hollande cherche une référence parmi des prédécesseurs qui se sont illustrés par une politique antiouvrière, il ne fait que retirer le fard qui lui avait servi le temps d’une élection.

Jean SANDAY

http://www.lutte-ouvriere-journal.org/?act=artl&num=2339&id=6

PS ou SPD : deux partis qui ont tourné casaque

C’est à Leipzig, où le Parti social-démocrate allemand (SPD) vient de célébrer son 150e anniversaire, que fut fondée le 23 mai 1863 par Ferdinand Lassalle l’Association générale des travailleurs allemands, une des ancêtres du SPD. Parmi les invités de cette cérémonie figuraient François Hollande et aussi Angela Merkel, présidente de l’Union chrétienne-démocrate, la CDU (droite), actuellement à la tête du gouvernement allemand. Elle trônait au premier rang, applaudissant différents intervenants. Certains commentateurs y ont vu une préfiguration d’une nouvelle grande coalition outre-Rhin entre le SPD et la CDU, qui se profilerait à l’issue des élections prévues en septembre prochain. Que ce soit du côté socialiste (en France) ou du côté social-démocrate (en Allemagne), on est aux antipodes de l’époque où ces deux partis étaient des composantes du mouvement ouvrier, réunis dans une Internationale que les historiens et les militants politiques appelèrent la IIe Internationale. August Bebel, l’un des fondateurs du SPD, gagné aux idées de Marx et Engels, avait conclu un discours lors d’un congrès de son parti en s’écriant : « Je suis et je reste l’ennemi mortel de la société bourgeoise ! » Les temps ont bien changé.

J.S.

Sociaux-démocrates ou « socialistes » : prêts à se sacrifier pour la bourgeoisie

En Allemagne, la politique, désastreuse pour les travailleurs, du social-démocrate Schröder a été sanctionnée aux élections par une chute dont son parti, le SPD, ne s’est toujours pas remis. En 2005, alors que le SPD venait de subir des échecs électoraux à l’échelle régionale, Schröder avait choisi d’avancer d’un an les élections législatives. Schröder dut alors quitter le pouvoir mais son parti, le SPD, resta cinq ans de plus au gouvernement, comme partenaire du principal parti de droite, sous la houlette d’Angela Merkel. Celle-ci fit passer le taux de TVA de 16 à 19 %, en bonne intelligence avec son ministre des Finances qui appartenait au SPD. En 2009, le SPD dut céder la place à un gouvernement formé par les deux partis de droite. Il n’avait alors recueilli que 23 % des voix, contre 40,9 % lorsque Schröder était arrivé au pouvoir en 1998 ! En onze ans de participation gouvernementale – sept ans avec les Verts puis quatre ans avec la droite – le SPD s’était discrédité par sa politique contre les classes populaires, allant jusqu’à enregistrer son plus mauvais score depuis… 1893. De la même façon qu’en Allemagne, et vu l’aggravation de la crise du capitalisme, le PS en France est prêt à sacrifier son propre avenir pour sauver les intérêts de la bourgeoisie.

J.S.

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29 mai 2013 ~ 0 Commentaire

Non aux nouvelles attaques contre les retraites !

Non aux nouvelles attaques contre les retraites ! dans Austérité medefretraite-293x300

Assez de ces affairistes ! Assez de régression sociale !

Cahuzac, Guéant, Tapie, Lagarde, Andrieux, Sarkozy… Ces dernières semaines, la vie politique est jalonnée, à droite comme à gauche, par les scandales et les affaires. Fraude fiscale pour l’un, détournements de fonds pour l’autre ou encore abus de faiblesse ou de biens sociaux… Sans parler des voyages en jet privé payés par les fonds publics, des vacances de luxe chez les amis dictateurs, les emplois fictifs ou rapports bidons ou des multiples avantages dont les financiers, les riches et leurs amis politiques jouissent en toute légalité comme les paradis fiscaux et autres…

Le fric roi

Cette collusion entre monde des affaires, l’État et les grands partis institutionnels, est au cœur de ce qu’ils nous présentent comme la démocratie, en réalité un système corrompu qui fonctionne au service des classes dominantes contre la population. Pour Guéant et ses centaines de milliers d’euros à l’origine opaque, Pour Lagarde offrant des millions d’euros à Tapie, pour Sylvie Andrieux, députée des Bouches-du-Rhône, détournant des fonds publics, ce ne sont pas des délits mais les petits et grands avantages, les combines d’un système dans lequel il est somme toute normal que la caste politique au service de la classe dominante bénéficie elle aussi de quelques privilèges. Des avantages qui ne sont que des gouttes d’eau au regard des immenses fortunes et richesses accumulées entre les mains de la petite minorité de riches qui détient l’économie et soumet l’État à ses propres intérêts.

Les richesses à ceux qui les produisent

Ce scandale est bien celui de la domination d’une minorité de possédants, financiers et patrons, qui accaparent une part sans cesse croissante des richesses produites au détriment de celles et ceux qui les produisent, de toute la population. Le gouvernement Hollande-Ayrault est entièrement dévoué à cette minorité comme le gouvernement Sarkozy-Fillon l’était. Au nom de la course à la compétitivité ou de la lutte contre les déficits, sa politique opère un transfert de richesses directement de la poche des salariés dans la poche des riches. Après avoir facilité les licenciements et la flexibilité avec la loi visant à assurer la compétitivité des entreprises, il engage maintenant une nouvelle offensive contre les retraites.

Hollande reprend la même argumentation que Sarkozy, cette fausse évidence stupide : on vit plus longtemps, il faut travailler plus longtemps.

Une fausse évidence qui, au moment où le chômage ne cesse d’augmenter, vise à nous faire payer les exonérations patronales. Quant aux retraitéEs, ceux qui en auront les moyens complèteront leur retraite avec des assurances privées. Les autres vivront dans la misère. Toutes les forces du mouvement ouvrier, de la gauche syndicale et politique, les travailleurs, les jeunes doivent s’unir pour organiser la contre-offensive. Et cela sans attendre, dès maintenant, sans se laisser une fois encore prendre au piège du dialogue social. Il n’y a rien à négocier, les projets de Hollande sont connus, donnons-nous les moyens de les rejeter et de faire reculer le patronat et le gouvernement.

Le 28/05/2013

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29 mai 2013 ~ 0 Commentaire

Le printemps des chroniqueurs économiques (Acrimed)

Le printemps des chroniqueurs économiques (Acrimed) dans Austérité pla1

Comme nous le soulignions déjà en décembre 2012, les chroniqueurs économiques des grands médias audiovisuels sont interchangeables [1] :

ils partagent les mêmes points de vue sur « l’urgence des réformes » (forcément libérales), sur « le rôle de l’État » (forcément trop gourmand), sur « l’Allemagne » (forcément paradisiaque) et sur « la mondialisation » (forcément heureuse). Les crises à répétition, les défaillances d’un système économique et financier qui s’essoufle, l’échec des politiques d’austérité n’y font rien : les mêmes – toujours les mêmes – continuent de pérorer sans plier. Pendant que le printemps se fait attendre, les chroniqueurs économiques, eux, se font entendre… Les médias de masse (radio et télévision) ne sont pas censés jouer le rôle de prescription que joue la presse écrite qui est aussi souvent une presse d’opinion. Pourtant, dès qu’il est question d’économie, le journalisme devient commentaire. Et l’éditorialiste se transforme en partisan. Partisan de l’économie de marché, de l’économie déréglementée et de l’Europe libérale…

Les réformes, toujours…

Comme toujours, le dénominateur commun des chroniqueurs économiques est l’enthousiasme effréné pour les réformes qui se traduisent toujours par moins d’État et plus de marché. Ainsi, sur Europe 1, Éric Le Boucher donne le « la » en faisant état des chantiers qui attendent la France pour les années à venir :« réforme des retraites, baisse des dépenses de santé, recul des crédits aux collectivités locales et surtout plus de réformes structurelles pour la compétitivité. » (6 mai 2013) Pour relancer l’économie française, Nicolas Doze sur BFMTV suggère naturellement de « réduire les prélèvements obli- gatoires. » Et prévient : « ce n’est plus possible de reculer sur les trois réformes attendues et exigées par le reste de l’Europe : réforme sur le marché du travail et sa rigidité ; réforme sur les retraites ; réforme de la libéralisation des professions qui sont encore sous numerus clausus. » (15 mai) La partition est exactement la même sur la chaîne concurrente I-Télé où Jérôme Libeskind préconise donc « de dépenser moins, de taxer moins. » (17 avril) Original… Même son de cloche sur les autres radios généralistes. Le chroniqueur matinal de France Inter, Dominique Seux, s’inquiète d’un risque d’overdose de la France : « les dépenses publiques, si rien n’est fait, seront en 2014, pour la première fois, les plus élevées des 27 pays européens, au-dessus du Danemark, à plus de 57% du PIB. À ce niveau, ce n’est plus de l’aspirine, c’est de la morphine, c’est-à-dire une drogue. » (6 mai) Et sur RTL, Christian Menanteau pra- tique un copier-coller exemplaire : « Il va falloir apprendre à gérer sobrement, reformer les prestations sociales, les retraites, les allocations chômage et ça va être d’autant plus indispensable que la corde de rappel allemande ne va pas disparaître. » (6 mai) On l’aura compris, les réformes libérales sont plus que nécessaire pour tendre vers le modèle allemand.

L’Allemagne, encore…

La rigueur allemande est régulièrement donnée en exemple par les commentateurs de l’économie. Sur Europe 1, Axel de Tarlé incite François Hollande à suivre l’exemple de Gerhard Schröder – « on va voir maintenant si François Hollande aura le même courage » (24 mai) dit-il – en le conseillant sur les réformes à faire dans le cadre de l’assurance-chômage : « Gerhard Schröder en 2005 a réduit de moitié l’indemnisation du chômage à un an contre deux ans en France. Résultat : en Allemagne les entreprises payent deux fois moins de cotisations donc oui elles sont plus fortes et oui les entreprises créent plus d’emplois. Franchement, au point où il en est, François Hollande a tout intérêt maintenant à suivre cette voie qui a fait ses preuves. » Des preuves qui ne seront nullement contestées par Éric le Boucher : « On peut les soupçonner [les socialistes qui critiquent l’Allemagne] de vouloir, comme leur aile gauche, un abandon de la rigueur au profit d’un retour à la politique menée depuis trente ans d’un nouvel endettement national ou européen. » (29 avril) Mais, ajoute-t-il, « le parti au pouvoir entretient les illusions d’hier : relance des dépenses publiques et attente de la sortie de crise par les autres – par les Allemands, par l’Europe, par l’extérieur. Mais hélas, les problèmes de la France sont français, ils ne sont pas allemands, la compétitivité ne viendra des réformes qu’en France pas en Allemagne. » (29 avril) Pour que la sauce de la relance prenne, un subtil mélange s’impose : moins d’État, plus d’Allemagne et surtout un blanc-seing pour le patronat.

Les patrons, évidemment…

Le candidat François Hollande voulait encadrer les salaires des grands patrons, mais le gouvernement Ayrault est revenu à la raison : le patrons ne seront pas accablés. Le chœur des chroniqueurs pousse un « ouf ! » de soulagement. Sur I-télé, Jérôme Libeskind prend la défense des chefs d’entreprise car le moment de les incommoder est mal choisi : « Si le gouvernement avait décidé en plus de légiférer sur la rémunération des patrons, et bien, il aurait à nouveau brouillé ses relations avec les entreprises et leurs dirigeants, et ce n’est pas franchement le moment. » (24 mai) Son collègue de BFMTV, Nicolas Doze – qui avait flairé avec ce projet l’entrée des chars soviétiques dans Paris – approuve le renoncement de Pierre Moscovici : « Passer par la loi sur ce sujet, ça n’a aucun sens. Contrôler les prix, contrôler les salaires, c’est complètement fossilisé comme politique. (…) » (27 mai) Cela aurait été « une loi complètement anachronique. »

Derrière toutes ces analyses, il n’y aurait pas d’idéologie.

Tout cela résulterait du bon sens et ne serait teinté d’aucune arrière-pensée politique. Que dire alors quand Axel de Tarlé fait sa chronique sur « l’explosion abusive des arrêts maladie en dix ans » (25 avril). Pour lui cela ne fait pas de doute : il y a de « l’abus ». Pourquoi serions-nous plus malade aujourd’hui qu’il y a dix ans ? » s’interroge-t-il, avant d’insister : « Il y a de l’abus partout, y compris dans le privé ! ». Mais si de Tarlé s’était donné la peine de lire l’ensemble du rapport qu’il cite, il aurait vu que la population active vieillit, que le temps de travail s’allonge et qu’entre « 2008 et 2011, les salariés de plus de 50 ans ayant bénéficié d’un arrêt-maladie ont augmenté de 8,5 %, soit un rythme plus soutenu que celui du nombre total d’arrêts (+1,4 %) » [2]. De plus, « la durée des absences s’accroît avec l’âge : en moyenne, elle est 3,5 fois plus importante pour les salariés de plus de 60 ans que pour ceux de 30 ans.  » [3]. Que penser également de la chronique de Bruce de Galzain « l’éco du jour », sur France Inter, qui prend le parti du libéralisme, le vrai. En effet, il salue la sortie d’un livre de Daniel Tourre (membre du parti Alternative libérale) qui veut combattre les clichés du libéralisme en France : « L’ouvrage est documenté, abordable, drôle ; pas prosélyte, didactique ! Et lorsque l’on demande à Daniel Tourre pourquoi le libéralisme est tant décrié en France, il prend sa part de responsabilité : il y a bien sûr l’omnipotence de l’État-nounou selon lui, la religion de l’État-Dieu qui ne laisse pas beaucoup de place (…) » (10 mai)

Toutes ces chroniques sont construites sur le même modèle :

plutôt que d’informer sur l’état de l’économie ou du débat économique, leurs auteurs, pourtant journalistes de profession, se contentent, semaine après semaine, de faire valoir leur opinions tout en se faisant juges et prescripteurs des politiques économiques nécessaires à la France. Et dès lors que tous ces chroniqueurs professent, à quelques nuances infimes près, le même libéralisme échevelé, six semaines (seulement) de leurs élucubrations dans les médias dominants se résument à un seul et même petit refrain, monotone et entêtant, celui du marché… Et tant pis pour l’objectivité journalistique, le pluralisme médiatique et le débat démocratique !

Par Mathias Reymond, le 29 mai 2013

Notes

[1] Lire « Le chœurs des chroniqueurs économiques des ondes.

[2] Le Monde, 25 avril 2013.

[3] Ibid.

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