Archive | Austérité

02 juillet 2020 ~ 0 Commentaire

état (npa)

macron ecolo

La crise marque-t-elle le retour de l’État ?

Souveraineté de l’État…

(…) Non seulement les États ont interrompu les circulations internationales, les interactions sociales et donc de larges pans de l’activité économique, mais ils ont presque immédiatement pris des mesures massives de soutien à l’économie.

En France, le chômage partiel concernait 8,6 millions de salariés en avril : un tiers des salariéEs du privé étaient payéEs par l’État ! Aux États-Unis, Trump et le Congrès sont rapidement parvenus à un accord de 2 200 milliards de dollars (12 % du PIB), comprenant l’envoi à la plupart des américains (les non citoyens étant exclus du dispositif) d’un chèque de 1 200 dollars, sur lesquels était inscrit le nom de Trump, tel un souverain battant monnaie.

L’action économique de l’État se poursuit d’ailleurs, et le fait que Merkel et Macron utilisent le niveau supranational comme relai de leurs politiques3 ne remet pas en cause la centralité des États dans la gestion de la crise.

ll serait pourtant erroné de penser la situation comme une reconquête par les États de leur souveraineté économique, que ce soit contre les institutions internationales, les banques centra-les ou les règles limitant les déficits. Les interventions massives des États, pour interrompre comme pour relancer l’activité, n’ont pas été décidées par un acte de souveraineté faisant « passer la santé devant l’économie » comme l’a dit Macron dans son discours du 14 juin, et ne marquent pas la fin du néolibéralisme4. Elles ont simplement été prises car la reproduction du capitalisme était défaillante.

…ou reproduction du capitalisme

Marx écrit dans le Manifeste du parti communiste (1847), que « le gouvernement moderne n’est qu’un comité qui gère les affaires communes de la classe bourgeoise tout entière ». Et Engels dit dans l’Anti-Dühring (1878) qu’il est « l’organisation que la société bourgeoise se donne pour maintenir les conditions extérieures générales du mode de production capitaliste. […] Il est le capitaliste collectif en idée ».

Les États capitalistes se définissent par leur fonction, qui est de permettre la reproduction du système capitaliste et de favoriser l’accumulation du capital. Au cours de la crise, c’est cette fonction que les États capitalistes ont continué à remplir (avec plus ou moins d’efficacité selon les pays).

L’État peut remplir cette fonction en intervenant dans au moins trois domaines.

D’abord, il a un pouvoir coercitif, et peut réprimer ce qui menace la domination de classe en vigueur (un tel pouvoir est au cœur de l’État dans toute société de classe). Ce rôle correspond largement à ce que Pierre Bourdieu appelle la « main droite » de l’État (armée, police, justice, prisons, etc.).

En second lieu, l’État prend en charge une partie (plus ou moins importante selon les époques) de la reproduction de la force de travail : sa « main gauche » est ainsi constituée de tous les services publics qui forment les futurs travailleurs (éducation), maintiennent en vie la population (santé) ou assurent certains moyens de subsistance pour les périodes de non-emploi (sécurité sociale), etc.

Enfin, l’État joue un rôle directement économique de régulation et de stabilisation relative du système capitaliste, toujours menacé par le chaos du marché.

En temps normal, hors période de crise, l’État néolibéral cherche à intensifier l’accumulation du capital en limitant son « poids » économique, et en maximisant les sources possibles de profit (privatisations, partenariats public-privé, etc.).

Il affaiblit donc les services publics, ce qui implique que la reproduction de la force de travail sera assurée dans une plus grande proportion soit par le secteur marchand (cliniques privées ou EPHAD dans la santé, par exemple), soit par les femmes au sein des foyers5.

Tout cela sert l’accumulation du capital mais rend la société plus vulnérable à la crise sanitaire et accélère l’advenue de la crise économique. Mais cela ne signifie pas qu’un tel État soit faible. Il agit (« réforme ») au contraire frénétiquement, il diffuse l’idéologie néolibérale (qui, en faisant de l’entreprise et du marché les valeurs suprêmes, nie pourtant l’importance de l’État), et il conserve un rôle économique fondamental, bien que diffus et discret.

Lorsqu’une crise advient, l’État capitaliste (néolibéral ou non) intervient d’une manière plus directe et visible, précisément parce que le système dont il doit garantir la reproduction est grippé, voire menacé.

Lors d’une crise économique (en 2008, ou cette année) il pourra adopter des politiques de relance voire des nationalisations provisoires. Lors d’une crise socio-politique (comme en 1945 ou 1968), il pourra négocier, céder du terrain ou accorder de nouveaux droits politiques et sociaux, afin de retrouver une certaine stabilité et garantir la pérennité du capitalisme. Et, lors de la crise sanitaire inédite que nous vivons, il a été contraint d’interrompre les activités sociales et économiques en confinant la population.

Dans ce cas, cela a impliqué des coûts économiques pour les capitalistes (une minorité de secteurs, comme l’économie numérique, en tirant toutefois profit), malgré les efforts de l’État pour les limiter au maximum en faisant travailler la population autant que possible durant le confinement et en faisant reprendre l’activité à tous au plus tôt.

Mais si les dirigeants des États capitalistes ont accepté ces coûts économiques, c’est parce qu’à leurs yeux il n’y avait pas d’alternative à la fois pour maintenir leur propre position de pouvoir et pour éviter que le système capitaliste soit bouleversé.

Les risques d’un non-confinement (et donc de la mort de dizaines ou centaines de milliers de personnes en France) étaient vraisemblablement trop grands : scandale politique, surtout si les dirigeants des pays voisins avaient choisi de confiner ; instabilité et troubles sociaux d’une ampleur difficile à anticiper ; avec, de toutes façons, une crise économique importante.

Il est révélateur que les dirigeants qui ont pris le moins de mesures gênant l’activité économique (à court terme) soient ceux qui, comme Bolsonaro et Trump, craignent le moins le scandale et la polarisation de l’opinion, puisque ce sont leurs éléments naturels.

Au Brésil et aux États-Unis, du reste, de nombreuses mesures de type confinement ont été prises au niveau régional, et il en a découlé une crise politique au sein de l’appareil d’État, entre le niveau fédéral et le niveau régional (crise symbolisée par les insultes publiques de Bolsonaro aux gouverneurs des provinces de Rio de Janeiro et São Paulo) ; il s’agissait au fond d’un désaccord sur la meilleure manière pour l’État de remplir sa fonction de reproduction du capitalisme (désaccord qui recoupe des styles politiques différents).

Si l’aspect sanitaire de la crise est inédit, son aspect économique est plus simple à analyser, puisque l’on a encore en mémoire la crise de 2008. Le rôle de garantie en dernier ressort du système capitaliste par l’État est dans ce domaine parfaitement clair.

Il s’agit de remplir cette fonction en prenant des mesures d’exception (Romaric Godin a employé l’expression suggestive de « flash keynésien »), mais en s’efforçant de revenir dès que possible à la norme néolibérale et à un État plus discret (même si cela peut s’avérer de plus en plus difficile, comme le montre par exemple la nécessité pour la BCE de mener continûment depuis 2015 des opérations de Quantitative easing, c’est-à-dire de rachat de dettes à des acteurs financiers).

Le discours néolibéral essaiera donc bien vite de faire oublier le supposé retour de l’État, et les dirigeants invoqueront à nouveau de prétendues contraintes insurmontables (l’économie, la nécessité de réformer, les traités européens, etc.) entravant son action. (…)

Le gouvernement français a pris soin (par calcul délibéré ou par blocage idéologique, peu importe) de ne prendre aucune mesure qui créerait un précédent sur lesquels les classes populaires pourraient prendre appui.

Ainsi, l’interdiction des licenciements durant le confinement, un temps évoquée dans les médias (et que l’État espagnol a adoptée le 27 mars, évidemment à titre de « parenthèse »), a rapidement été écartée par E. Philippe.

De même, aucune nationalisation n’a eu lieu, même celles des entreprises pouvant produire des masques, des tests ou des appareils respiratoires, alors que cela aurait permis non seulement de sauver des vies mais aussi, vraisemblablement, de déconfiner plus tôt et donc de limiter les pertes des capitalistes.

Alors que le pouvoir macroniste avait mis les réformes de l’assurance chômage, des retraites et de l’enseignement supérieur et de la recherche (LPPR) en pause afin d’élargir sa base sociale (ou du moins de neutraliser partiellement les oppositions par une pseudo-union nationale) durant la phase la plus périlleuse de la crise, il repart à la charge à la première accalmie.

Enfin, si l’État néolibéral a injecté de l’argent dans l’économie, il ne l’a fait qu’au profit direct ou indirect des entreprises, même dans le cas des mesures qui étaient en apparence destinées aux salariés, comme le chômage partiel (les fraudes des entreprises ont été massives puisqu’il est estimé que 24 % des salariéEs payés au chômage partiel auraient en réalité travaillé6).

Si des mesures peuvent constituer un précédent, ce sont celles qui reviennent sur des conquêtes sociales. Le 25 mars, le gouvernement, habilité par la loi d’urgence sanitaire à légiférer par ordonnance (ce qui est en soi une procédure antidémocratique, renforçant le pouvoir accru de l’exécutif dans le sens d’un « étatisme autoritaire », pour reprendre une expression de Nikos Poulantzas) a ainsi donné aux entreprises de certains secteurs (là encore par décret) le droit d’augmenter les durées horaires maximales du travail, d’augmenter la durée maximale de travail quotidien des travailleurs de nuit, de faire travailler le dimanche sans autorisation administrative, etc7.

Cette ordonnance est, en l’état actuel, en vigueur jusqu’à la fin de l’année8. Macron a du reste annoncé à la population le 14 juin qu’il allait falloir travailler et produire plus pour entamer la « reconstruction » économique, c’est-à-dire pour payer la crise, sans donner plus de détails sinon qu’il n’y aurait pas d’augmentations d’impôts.

Si l’on se penche sur les autres domaines d’action de l’État, et que l’on reprend la métaphore des deux mains de Bourdieu, on peut dire que l’État capitaliste est intrinsèquement droitier. Il peut être contraint, par des mobilisations de masse et un rapport de force plus favorable aux subalternes, comme entre 1945 et les années 1970, de renforcer également sa main gauche.

À l’inverse, c’est à une atrophie volontaire de cette dernière que l’époque néolibérale correspond. Et il faut remarquer, sans que cela implique de contester l’utilité sanitaire du confinement, que c’est bien sa main droite que l’État a utilisée pour empêcher les personnes de circuler et de se réunir (notamment car les services publics de santé avaient été trop affaiblis pour pouvoir prendre en charge à eux seuls la crise sanitaire).

Et il l’a fait d’une manière particulièrement brutale, la police ayant provoqué la mort de 12 personnes pendant le confinement. L’État s’est du reste donné des moyens de muscler encore sa main droite à l’avenir, créant là aussi des précédents (en France et ailleurs) : drones de surveillance, traçage numérique des populations, capteurs de température, autorisation de sortie, etc9.

Le gouvernement a même tenté de prolonger l’interdiction des manifestations (interdiction finalement suspendue par le Conseil d’État, les luttes passées ayant permis de faire reconnaître dans le droit comme une « liberté fondamentale » le fait de manifester).

La crise actuelle intensifie donc les tendances autoritaires de l’État néolibéral.

La révolte internationale en réaction à l’assassinat de George Floyd, et en France à celui d’Adama Traoré, révolte dirigée contre le racisme et l’oppression policière (subie avec une intensité particulière pendant le confinement) est cependant en mesure de s’opposer à ces tendances.

La main gauche de l’État a évidemment joué un rôle décisif dans la crise sanitaire, grâce au courage et à l’abnégation des soignantEs. Malgré les proclamations du pouvoir (Ségur de la santé), il ne souhaite vraisemblablement rien faire pour la renforcer, à l’exception de quelques décisions peu coûteuses comme le renouvellement des stocks de masques (qui avait été abandonné depuis 2013), et d’une reconnaissance symbolique (applaudissements, médailles, etc.).

Notre camp peut cependant contraindre l’État à prendre de véritables mesures en établissant un puissant rapport de forces, à partir des grèves et manifestations des soignantEs dont la lutte, qui ne s’est pas interrompue depuis plus d’un an, a trouvé une intensité nouvelle après le confinement.

Plus encore que celle de 2008, la crise actuelle démontre que, malgré toutes ses défaillances, si l’État ne peut pas tout, il peut beaucoup, mais que sa puissance est au service du système capitaliste. Elle révèle donc ce qu’ont de faux les deux idéologies dominantes symétriques : le discours néolibéral qui veut faire oublier le rôle de l’État ; le discours étatiste-souverainiste qui veut laisser penser que l’État est parfaitement autonome.

Si dans la situation actuelle le pouvoir cherchera à renforcer encore les tendances néolibérale et autoritaire de l’État, les deux principaux mouvements post-confinement, le mouvement des soignantEs et le mouvement antiraciste (contre les violences policières et pour les sans-papiers) constituent déjà une résistance puissante et déterminée contre ces deux tendances. (Résumé)

Mardi 30 juin 2020 Yohann Emmanuel

https://npa2009.org/

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01 juillet 2020 ~ 0 Commentaire

plans (gr)

macron zombie

Le plan du gouvernement: des milliards d’argent public pour sauver les profits des multinationales

Il y a quelques semaines, Emmanuel Macron nous jouait un mélodrame en direct déclarant : « Tout sera mis en œuvre pour protéger nos salariés et pour protéger nos entreprises, quoi qu’il en coûte. » Avec les récentes déclarations des ministres expliquant aux travailleurs qui va falloir « faire des efforts », on a vite compris à qui il allait en coûter. Le plan du gouvernement consiste principalement à poursuivre sa politique de baisse des salaires pour tenter de maintenir les profits des plus grandes entreprises.

La France à l’aube d’une crise économique violente et durable

Le gouvernement et les capitalistes ont espéré que la crise du covid serait une sorte de week-end prolongé, et que tout reviendrait grosso modo à la normale une fois le confinement levé.

Beaucoup de travailleurs ont subi une perte de revenus à cause du confinement, et la consommation ne va pas repartir comme avant. De plus, le manque à gagner est réel et de nombreuses petites entreprises et artisans ne s’en relèveront pas, car ils ne vont pas retrouver leur clientèle, leur productivité ni leurs marges rapidement.

Les études prévoient 900 000 emplois détruits en 2020, soit une baisse sur l’année de 2,1 % de l’emploi salarié. Les perspectives économiques sont donc celles d’une crise profonde du capitalisme, entraînant dans son sillage des drames pour les travailleurs.

Les très mal nommés « plans de sauvegarde de l’emploi » se multiplient : dans la semaine du 18 mai, ils concernaient la suppression de 1 228 postes contre 249 la semaine précédente et 77 la semaine du 27 avril. Dès le départ de la crise du Covid, l’intervention de l’État n’a eu qu’un objectif : sauvegarder les profits des plus grandes entreprises.

Le nouveau régime spécifique d’activité, destiné à remplacer le chômage partiel, est présenté comme un moyen de sauvegarder l’emploi. Ces arguments sont un leurre. En réalité, les ordonnances de l’état d’urgence sanitaire renforcent la casse du droit du travail.

En s’appuyant sur les « accords de performances collectives » (introduits en 2017) elles légalisent le chantage à l’emploi. Sur la base d’un accord d’entreprise les salaires peuvent être baissés ou le temps de travail modifié pour sauvegarder la rentabilité de l’entreprise, et si un salarié refuse, il pourra être licencié !

La ministre du travail fait mine de condamner des entreprises qui proposent de baisser les salaires, mais en réalité la politique du gouvernement permettait déjà ce chantage avant le confinement.

Et quand Gérald Darmanin, le ministre de l’action et des comptes publics, estime dans un entretien au JDD le 24 mai qu’il ne fallait pas augmenter les salaires parce qu’ils « tuent l’emploi », on comprend bien qui le gouvernement veut sauvegarder « quoi qu’il (nous) en coûte ».

Tout leur plan n’est qu’un déluge d’argent public payé par nos impôts et taxes : en tout (et pour le moment) 150 milliards d’euros qui vont profiter avant tout aux grandes multinationales… pour leur permettre de licencier et de surexploiter les travailleurs restant en poste.

Si on laisse les capitalistes et leur gouvernement faire, le monde d’après sera bien pire encore que ce qu’on a connu jusque là.

Les ultras-riches encore plus riches

Les milliardaires américains ont vu leur fortune augmenter de 434 milliards de dollars pendant le confinement entre mi-mars et mi-mai, selon Forbes. Ceux ayant le plus gagné sont Jeff Bezos (Amazon) et Mark Zuckerberg. Ils ont respectivement engrangé 34,6 et 24 milliards.

Alors que 22 millions d’Américains ont perdu leur travail, la fortune des milliardaires s’est accrue de 10 %. Début mars, le nombre de milliardaires avait baissé mais la tendance s’est maintenant inversée. Le patron de Zoom, une alternative à Skype, est devenu milliardaire.

 

Virginie Pregny 01/07/2020

 

https://www.gaucherevolutionnaire.fr/

 

Note:

 

La Gauche révolutionnaire est un groupe qui a quitté le NPA

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01 juillet 2020 ~ 0 Commentaire

ségur (fr3 )

hoptiam

« Ségur de la santé » : les maux des soignants

Infirmières, aide-soignants, kinés… Ils nous confient leurs attentes, leurs espoirs alors que le « Ségur de la santé » s’achève vendredi. Et leur ras-le-bol, aussi. « Infirmières, en colère ! Aide-soignants, pas contents ! Des kinés, dégoûtés ! Qui va vous soigner ? » : ce slogan rythmait la manifestation des soignants ce midi, à Rennes.

Infirmières, aide-soignants, kinés… trois professions en crise ?

L’infirmière

Céline est infirmière au CHU Pontchaillou. Son univers, ce sont les soins intensifs, la salle d’intervention en cardiologie. Déjà présente à la manifestation du 16 juin, elle est revenue aujourd’hui. Toute seule ou presque : une jeune infirmière contractuelle l’accompagne mais celle-ci ne veut pas parler. Par peur de perdre son contrat. Céline parle, elle. Vite. Fort. Elle en a gros sur le cœur.

« Moi, ça fait 14 ans que je travaille. Honnêtement, j’ai vu les conditions de travail se dégrader. On garde les gens longtemps sur des brancards parce qu’on ne trouve pas de lits. Dans les services, on nous demande un turn-over assez hallucinant : les gens sortent le matin pour faire de la place. La tarification à l’acte a été beaucoup dans ce sens. On sent qu’il faut pousser, pousser et rentabiliser un maximum, en fait. Et on n’a pas fait forcément ce métier pour ça… »

« On a des salaires qui sont très très peu revalorisés et qui, à mon sens, ne reflètent pas ce qu’on donne tous les jours. Certes, c’est un métier que l’on a choisi, avec ses contraintes. Mais quand on est une jeune infirmière et qu’on ne touche que 1 400 euros et que, quatorze ans plus tard, comme moi, on n’est qu’à 1 900 euros par mois… je trouve que ce n’est pas une juste reconnaissance de ce qu’on peut faire tous les jours.

On a l’impression que la prime pour les soignants, elle était juste là pour apaiser la colère qui montait et qui se ressentait. Et pour essayer d’atténuer l’effet post Covid. Mais, en fait, cet effet, il est bien là : toutes les interventions qui étaient déprogrammées pendant cette période du Covid, elles doivent quand même se faire. On arrive à l’été. On n’a pas forcément les remplaçants recrutés pour et, surtout, des gens formés, pour ces interventions…  »

L’aide-soignante

« Nous, on attend une revalorisation de nos professions », explique Isabelle, aide-soignante en Ehpad. Isabelle est aide-soignante à l’Ephad Champs Manceaux, à Rennes, et déléguée CFDT. «  Nous, ce qu’on attend, c’est une revalorisation de nos professions, de meilleures conditions de travail et, surtout, des recrutements pour le bien-être de nos résidents.

Lors du Covid, on a eu la chance d’avoir du personnel qui venait d’autres services, en renfort dans nos établissements. Et on a bien vu qu’on était mieux entourés et que les conditions de travail étaient autres. Ce qui nous manque, c’est des effectifs pour prendre soin de nos résidents, prendre soin aussi de nous parce qu’on a quand même un rythme assez speed, on va dire.

Ce qui est bizarre c’est qu’on s’intéresse aux personnels hospitaliers ou en Ephad qu’avec l’apparition du Covid. Je trouve ça un peu grave qu’on en arrive à ce point-là. Parce que nos revendications, elles datent déjà de plusieurs années et que ça n’aboutit pas… »

« Les 6 milliards, moi, je demande à voir. C’est très bien s’il y a une avancée mais, après, comment se fait la répartition ? Qu’est-ce qu’on en tire quoi ? Parfois, on nous promet des choses mais, au fil du temps, on voit que le budget ne représente pas grand-chose par rapport au nombre de salariés qui représentent le secteur médical.

Là, j’ai 25 ans d’expérience, voire 30 ans et je suis à 1 700 euros nets, primes comprises. Des primes qui ne sont pas prises en compte dans nos retraites. Et au total, ça peut faire une sacrée différence quand on part en retraite.  »

Le Kiné

Des kinés de l’hôpital public posent avec Oscar, le squelette qui leur sert de mascotte. Florian est kinésithérapeute au centre de rééducation du CHU de Rennes. Sur son t-shirt, une inscription : « Que demain reste humain ».

« On voit qu’à l’hôpital il y a de plus en plus d’administratif et autres tâches. On est de plus en plus éloignés de nos patients. Et nous, ce qu’on veut c’est retrouver le cœur de notre métier, d’avoir du temps pour nos patients. On a eu de la chance à Rennes de ne pas être trop touchés par le Covid. On a vu des moyens qui se sont débloqués pour cette crise. Mais ces moyens, on en aurait besoin tout le temps, en fait.

On n’a pas été débordés comme à Paris ou dans l’Est. On a eu du temps pour nos patients et, ce temps-là, on veut le conserver. On veut plus de personnels soignants. Ce qui nous permettrait d’être plus nombreux pour mieux s’occuper de nos patients. » » Je crois que le gouvernement a parlé de 6 milliards. Pour que ce soit efficace, il nous faudrait au moins 7 ou 8 milliards.

On a besoin de matériels pour rééduquer nos patients et ce matériel, il coûte cher. Mais on en a besoin et, malheureusement, les moyens de l’hôpital ne sont pas suffisants pour pouvoir acheter ces matériels. On a investi dans du matériel pour les patients Covid et c’est très bien. Mais là, il nous faudrait investir dans du matériel pour les patients qu’on accueille tous les jours. Et c’est ça qu’on demande.

Ça fait huit ans que je suis kiné. Ça ne fait que depuis un an que nous sommes en effectif complet au CHU de Rennes. Beaucoup de kinés partent dans le privé où ils sont mieux payés. C’est une demande du « Ségur » : avoir des salaires justes par rapport au travail effectué à l’hôpital. »

30/06/2020

https://france3-regions.francetvinfo.fr/

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25 juin 2020 ~ 0 Commentaire

oxfam (regards)

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24 juin 2020 ~ 0 Commentaire

sud hôpital (côté quimper)

penibilite

Quimper : Le syndicat Sud alerte sur l’épuisement des soignants

A l’hôpital de Quimper, Sud Santé sociaux s’attend à une hausse d’activité pendant l’été sans moyens supplémentaires. Le syndicat estime que le personnel est épuisé.

Une semaine après la mobilisation organisée devant le Centre hospitalier de Cornouaille à Quimper (Finistère), le syndicat Sud alerte à nouveau sur les conditions de travail.

Catherine Ferrant plante le décor :

La direction n’a pas attendu pour réorganiser les services. Nous sommes repartis comme avant le Covid : avec toujours aussi peu de moyens. En plus, le personnel est épuisé, les arrêts de travail sont en augmentation. L’été approche. Nous sommes très inquiets.

Le carré japonais pose problème

La période estivale se traduit par une hausse d’activité, notamment aux urgences. En moyenne, 218 personnes sont accueillies chaque jour à cette période-là, contre 140-150 en temps normal. Aucun renfort n’est prévu. Le syndicat est, par ailleurs, très critique sur le « carré japonais » mis en place à l’occasion des travaux de restructuration des urgences.

Ce nouvel espace peut accueillir jusqu’à 12 patients (dans des lits ou brancards) examinés mais en attente d’un lit dans les services du Chic. Jusque-là, ils étaient placés ici et là dans les urgences. Ce carré japonais ne satisfait pas Joseph Boniz, secrétaire du syndicat :

Il n’y a pas de personnel dédié à cet espace. Donc tout le monde s’en occupe et personne ne s’en occupe. 12 lits, c’est un demi service de médecine traditionnelle. Il faut du personnel dédié comme c’était le cas pour le service d’hospitalisation de courte durée qui a été supprimé.

Remplacement au pied levé

Autre grief du syndicat Sud : le nouveau système de remplacement instauré par le direction. Estelle Tanguy résume son fonctionnement : Les absences inopinées d’un jour ne sont plus remplacées. Le personnel se débrouille. Quant aux pools de remplacement, ils sont vides! Alors, on demande aux agents de faire des remplacements au pied levé dans un tout autre service que le leur.

« Personne ne veut venir travailler à l’hôpital »

Les syndicalistes déplorent ces procédures et des difficultés de recrutement de nouveaux aides-soignants ou infirmiers. Ils sont unanimes : « Personne ne veut venir travailler à l’hôpital compte tenu des conditions de travail, de la difficulté à prendre des congés, du travail un week-end sur deux… »

Catherine Ferrant insiste aussi sur « les relations compliquées avec la direction. Elle ose tout. Je suis également écœurée par l’attitude du maire Ludovic Jolivet (NDLR il est aussi président du CA du Chic). On l’a croisé dans les couloirs mais il n’a pas pris la peine de s’adresser au personnel, de nous remercier. »

23 Juin 20

https://actu.fr/bretagne/quimper

Lire aussi :

Quimper : 1 000 personnes manifestent pour davantage de moyens dans la santé

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16 juin 2020 ~ 0 Commentaire

16 juin

hop1

Hôpital : des milliers de soignants manifestent pour refuser « un retour à l’anormal » (France Bleu)

Manifestations de soignants : le gouvernement n’a « aucune raison d’attendre » et doit annoncer « 200, 300 euros tout de suite » d’augmentation de salaire (France info)

Mobilisation du 16 juin : les soignants de retour dans la rue (Fr3)

Une soignante en colère : « Les quartiers populaires sont à l’hôpital, il y a une jonction a faire » (PR)

22

Lannion. Plus de 500 manifestants pour soutenir hôpitaux et Ehpad (Le Trégor)

Erquy. L’Ehpad de l’Horizon Bleu manifeste sa « colère » (OF)

29

Rassemblements à Quimper : 1 500 manifestants au Chic (LT)

Quimper : 1 000 personnes manifestent pour davantage de moyens dans la santé (CQ)

Le préfet du Finistère dénonce la manifestation plus large que prévue pour la santé à Brest (Côté Brest)

Brest : la foule au rendez-vous de la mobilisation des soignants (CB)

Brest : la Préfecture du Finistère s’en prend aux organisateurs de la manifestation pour l’hôpital (France Bleu)

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16 juin 2020 ~ 0 Commentaire

brest 16 juin

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15 juin 2020 ~ 0 Commentaire

communiqué unitaire

hoptiam

Avec les personnels hospitaliers

Tou·te·s mobilisé·e·s le mardi 16 juin ! 

Dans un communiqué unitaire, des organisations politiques appellent l’ensemble de la population à les rejoindre à l’occasion de la journée de mobilisation de la santé du mardi 16 juin, à participer aux différents rassemblements et manifestations. « Le “monde d’après” ne peut se construire qu’en nous mobilisant pour une alternative à un système, le capitalisme, qui broie nos vies comme il étouffe la planète.»

Le drame sanitaire, social, politique et écologique que nous traversons n’a pas seulement comme origine une pandémie mondiale… La destruction de notre système de santé, avec ses suppressions de postes, ses fermetures de lits et de services dans les hôpitaux, ses attaques incessantes contre l’assurance maladie, en a été l’un des amplificateurs.

Depuis plusieurs années, ce gouvernement comme les précédents n’a pas voulu écouter les mobilisations du monde de la santé, des EHPAD, du secteur médico-social ou de la psychiatrie. Ainsi, il y a un an, bien avant la pandémie du Covid-19, le mouvement des urgentistes tirait déjà la sonnette d’alarme sur l’état dégradé des hôpitaux et sur l’asphyxie de notre système de santé et de ses personnels.

Dans le cadre de cette crise sanitaire, les soignant·e·s et l’ensemble des salarié·e·s du secteur en « première ligne » ont assuré leur mission et continuent à le faire dans des conditions difficiles. Comme beaucoup de salarié-e-s ces derniers mois, ils et elles ont dû œuvrer pour que la vie continue alors que les mesures de sécurité sanitaire n’étaient pas respectées, qu’il y avait pénurie de matériel de protection, de personnels et de places…

Une mobilisation salutaire a débuté dans les hôpitaux à la faveur du déconfinement pour exiger en particulier de meilleures conditions de travail, une revalorisation salariale à hauteur de 300 euros ainsi que la réouverture de lits, en particulier en réanimation. Que répond le gouvernement ? Un interminable concertation baptisée « Ségur » dont n’émerge aucune réponse concrète… et des médailles pour récompenser « les héros » !

Nous avons applaudi quotidiennement ces personnels de santé pendant la période du confinement, mais cela ne suffit plus : il faut être maintenant à leur côté car leur combat est le nôtre. En défendant le service public, en se mobilisant pour des augmentations de salaire, ils et elles se battent pour une société plus égalitaire, pour faire reculer la loi du marché et les gestions comptables, pour une autre répartition des richesses.

Nos organisations politiques entendent appuyer ces mobilisations et appellent l’ensemble de la population à les rejoindre à l’occasion de la journée de mobilisation de la santé du mardi 16 juin, à participer aux différents rassemblements et manifestations ce jour là, tout en respectant les mesures de protection.

Nous y serons présents pour exiger que les réponses aux urgences sanitaires soient enfin apportées : la distribution gratuite des masques ; la gratuité des tests et leur accessibilité ; la réquisition des usines et entreprises en capacité de produire masques et matériel médical ; les brevets des médicaments et du futur vaccin contre le Covid-19 placés en bien public mondial…

Nous relayons aussi les revendications des personnels mobilisés, de leurs syndicats et collectifs. Au-delà, nous exigeons un plan d’urgence pour l’hôpital public :

embauche massive de personnel, à commencer par 100 000 recrutements sous statut fonction publique ;

augmentation des salaires de 300 euros minimum ;

annulation des plans de fermeture des sites ou de services ; réouverture des 100 000 lits supprimés en 20 ans ;

annulation de la tarification à l’activité (T2A) qui contraint les hôpitaux à fonctionner comme des entreprises ;

remise en cause de la loi Hôpital Patients Santé et Territoires de 2009 (dite loi Bachelot) et du pouvoir des Agences régionales de santé (ARS) pour un fonctionnement démocratique de l’hospitalisation publique associant les personnels médicaux et paramédicaux, les usagers, les territoires ;

annulation de la dette des hôpitaux et augmentation de leurs budgets.

Nous avons aussi besoin d’un service public pour les personnes âgées en perte d’autonomie, ce qui passe par une sortie du marché de ce secteur et une revalorisation des personnels des EHPAD et de l’aide à domicile.

Concernant la Sécurité sociale, nous exigeons le remboursement des exonérations qui sont scandaleuses, en augmentant ses ressources et en rétablissant une gestion démocratique.

Le « monde d’après » ne peut se construire qu’en nous mobilisant pour une alternative à un système, le capitalisme, qui broie nos vies comme il étouffe la planète. La journée du mardi 16 juin pour la santé et la protection sociale en est une étape incontournable.

Organisations signataires  (communiqué unitaire) :

Diem25 ; Ensemble ! ; Gauche démocratique et sociale ; Génération-s ; La France insoumise ; Nouveau parti anticapitaliste ; Pour une écologie populaire et sociale ; République et socialisme ; Union communiste libertaire.

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11 juin 2020 ~ 0 Commentaire

jeunessse (le monde)

jeunes

Après le déconfinement, l’Elysée craint un vent de révolte

« Il ne faut pas perdre la jeunesse »

Pour Emmanuel Macron, le confinement a été pénalisant avant tout pour les jeunes et pourrait, si l’on n’y prend garde, déboucher sur un « conflit de générations ».

Jusqu’ici silencieux sur le mouvement de protestation contre les violences policières et le racisme, Emmanuel Macron devrait pour la première fois s’exprimer sur le sujet dimanche 14 juin, lors de son allocution depuis l’Elysée. L’occasion pour le chef de l’Etat d’apparaître en père de la nation, alors que les manifestations se multiplient et que certains craignent des débordements lors du rassemblement qui doit se tenir samedi 13 juin, à Paris, à l’appel de la famille d’Adama Traoré.

« Le président va montrer qu’il est le président de tous les Français, qu’il considère et protège tous les enfants de la République », estime un proche soutien.

Au sein de l’exécutif, on ne cache plus la crainte de voir se lever un vent de révolte au sein de la jeunesse. Si les Etats-Unis ne sont pas la France, l’affaire George Floyd sert de vecteur au mal-être de la partie la plus jeune de la population, estime-t-on à l’Elysée.

« On a fait vivre à la jeunesse quelque chose de terrible à travers le confinement : on a interrom-pu leurs études, ils ont des angoisses sur leurs examens, leurs diplômes et leur entrée dans l’emploi. Il est normal qu’ils trouvent dans la lutte contre le racisme un idéal, un universalisme », répète M. Macron à ses interlocuteurs.

La maxime du dentifrice

Pour le chef de l’Etat, le confinement a été pénalisant avant tout pour les jeunes, alors qu’il a d’abord été décidé pour protéger les plus âgés, davantage exposés au coronavirus. Un paradoxe qui, si l’on n’y prend garde, pourrait déboucher sur un « conflit de générations », craint Emmanuel Macron.

Le président partage les analyses de ceux qui estiment que la génération de Mai 68 est respon-sable d’un certain nombre de maux du pays mais aussi du monde, notamment en matière d’écologie.

« Il ne faut pas perdre la jeunesse », résume-t-on au sommet de l’Etat, où l’on répète à l’envi la maxime du dentifrice, qui veut qu’une fois les lycéens ou les étudiants sortis dans la rue, il est difficile de les faire rentrer chez eux.

Le risque est d’autant plus grand pour la République que la menace sécessionniste (islam) est réelle au sein du pays, affirme-t-on au sein de l’exécutif. Pour le chef de l’Etat, l’affaire George Floyd entre en résonance avec un passé colonial non encore digéré.

« La guerre d’Algérie reste un impensé », aime répéter le locataire de l’Elysée, qui a tenté à plusieurs reprises de faire évoluer les mentalités sur ce sujet depuis le début de son quinquen-nat mais dit se heurter à l’absence d’interlocuteurs. « Il y a tout un travail à faire avec les historiens, mais cela prend du temps », explique-t-on au cabinet présidentiel.

Françoise Fressoz et Cédric Pietralunga

https://www.lemonde.fr/

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« Ça nous dépasse et c’est ce qu’on veut » : comment le comité Adama a réussi une mobilisation surprise contre les violences policières

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09 juin 2020 ~ 0 Commentaire

noyal chcb (pontivy journal)

hopitaux-16-juin-2020

L’intersyndicale du Centre hospitalier du Centre-Bretagne appelle à la mobilisation mardi 16 juin

L’intersyndicale du Centre hospitalier du Centre-Bretagne de Noyal-Pontivy (Morbihan) appelle à la mobilisation des élus, de la population et des soignants mardi 16 juin 2020.

L‘intersyndicale du Centre hospitalier du Centre-Bretagne à Noyal-Pontivy (Morbihan) appelle à la mobilisation des élus, de la population et des soignants mardi 16 juin 2020. Les syndicats CGT, Sud Santé Sociaux et CFDT répondent ainsi à l’appel national à la mobilisation en marge du Ségur de la santé.

Un rassemblement devant l’hôpital avec son masque

L’intersyndicale CGT-Sud Santé sociaux-CFDT du Centre hospitalier du Centre-Bretagne de Noyal-Pontivy appelle l’ensemble des professionnels du CHCB, les élus du territoire n°8 et la population à un rassemblement devant l’hôpital, mardi 16 juin 2020 à 14 h 30.

Ce rassemblement doit montrer aux décideurs que le « monde d’après » doit être plus humaniste, que les « héros » applaudis le soir à 20 h ne doivent pas être les oubliés de demain et qu’il est nécessaire d’aboutir à « un plan massif d’investissement et de revalorisation pour l’hôpital à l’issue de la crise » (propos du président de la République le 25 mars  2020 à Mulhouse). Venez nombreux avec votre masque et en respectant les gestes barrières !

Infos pratiques
Mardi 16 juin 2020, à 14 h 30, devant le Centre hospitalier du Centre-Bretagne à Noyal-Pontivy (Morbihan), rassemblement de l’intersyndicale.

8 Juin 2020

https://actu.fr/bretagne/

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Les personnels soignants dans la rue le 16 juin pour exprimer leur colère

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