Archive | Austérité

15 février 2017 ~ 0 Commentaire

fortunes (l’humanité)

riches

Les fortunes des ultrariches démultiplient les inégalités

Entre 2012 et 2016, la richissime Liliane Bettencourt a vu ses milliards se multiplier par deux et a ainsi accumulé un patrimoine de 31,2 milliards d’euros.

Déjà la plus riche de France, Liliane Bettencourt a doublé sa fortune en cinq ans, à l’instar d’une poignée de milliardaires, tandis que les inégalités de patrimoine progressent, témoignant de l’existence d’une France à deux vitesses.

Les candidats des riches n’ont pas oublié que les fortunes de France et du monde se cons- tituent à coups de biens financiers. Il n’y a d’ailleurs qu’à analyser le patrimoine des milliar- daires français pour observer qu’il flambe au rythme des marchés financiers. Car leur capital ne se compte pas seulement en nombre de châteaux ou autres propriétés immobilières, mais en actifs détenus dans les groupes qu’ils possèdent et qui ont bénéficié, après le krach de 2008, de confortables valorisations, déconnectées de toute réalité économique. Selon l’économiste Thomas Piketty, les hauts patrimoines ont ainsi progressé de 7 à 8 % par an en moyenne, contre 1 à 2 % pour le PIB.

Bettencourt a vu ses milliardsse multiplier par deux

Une envolée financière due à la politique monétaire des banques centrales qui, depuis la crise, ont fait tourner leur planche à billets et submergé l’économie de milliards qui ont été investis de préférence sur les actifs réels, comme les participations dans les sociétés, cotées ou non.

De telle sorte que le patrimoine global des 500 Français les plus riches a atteint, en 2016, 460 milliards d’euros. Entre 2012 et 2016, la richissime Liliane Bettencourt, héritière de l’empire L’Oréal, a vu ses milliards se multiplier par deux et a ainsi accumulé un patrimoine de 31,2 milliards d’euros, grâce aux 33 % du groupe que la première fortune de France détient via sa holding, Téthys.

Une société écran qui lui permet d’échapper totalement à l’ISF en 2015. Idem pour le deuxième du podium, Bernard Arnault, patron du groupe de luxe LVMH, qui a amassé une fortune de 30,3 milliards d’euros, en hausse de 43 % depuis 2012. Il ne s’acquitte que de 2 millions d’euros d’ISF, « économisant » ainsi 5 millions d’euros. Et ce, grâce au mécanisme de plafonnement imposé par le Conseil constitutionnel.

En tout, selon la liste des services de Bercy que s’est procurée l’an dernier le Canard Enchaîné, 50 contribuables ultrariches se sont acquittés de seulement 21,2 millions d’euros d’ISF en 2015, alors que le montant initial était de 219,6 millions, précise le Canard.

De quoi écœurer n’importe quel salarié, retraité, dans un pays où le pouvoir d’achat de l’immense majorité stagne ou régresse, qui voit dans cette abondance le résultat de choix politiques des gouvernements qui se sont succédé pour bâtir une économie au service des 1 % les plus riches. Avec, pour résultat, une explosion des inégalités, à commencer par celles sur le patrimoine qui, dixit l’Institut national de la statistique et des études économiques (Insee), « sont beaucoup plus marquées que celles des revenus ».

En effet, rappelle l’Insee, les 10 % des ménages les mieux dotés détiennent 47 % de la masse du patrimoine brut. Alors que les 10 % des ménages aux revenus les plus importants captent 26 % de l’ensemble des revenus.

L’étude de l’Insee démontre l’explosion des inégalités sociales

L’accroissement du patrimoine s’accélère tout en haut de l’échelle. Les 5 % les mieux lotis détiennent ainsi un tiers de la richesse totale. Et les 1 % les plus riches en possèdent à eux seuls 16 %, soit deux fois plus que l’ensemble du patrimoine cumulé des 50 % les moins fortunés des ménages. Le patrimoine moyen des 10 % des foyers les plus riches culmine ainsi à 1 953 000 euros. Celui des 10 % les plus pauvres atteint péniblement 2 000 euros en moyenne, soit 79 fois de moins que le patrimoine médian (158 000 euros). Entre milieux sociaux, les inégalités sont tout aussi révoltantes. Le patrimoine des ouvriers non qualifiés s’élève à 16 400 euros, soit 4 fois moins que le patrimoine médian des cadres supérieurs (204 000 euros).

L’étude de l’Insee montre également que celui qui n’a que son salaire pour s’enrichir se retrouve dans une situation très défavorable par rapport à celui qui hérite. « Les ménages bénéficiaires de ces transmissions (héritage ou donation – NDLR) disposent généralement d’un patrimoine de 242 900 euros contre 72 100 euros pour la moitié de ceux qui n’en ont pas bénéficié », relève l’Insee. À gauche, beaucoup souhaitent régler ces déséquilibres insoutenables par l’impôt en taxant le capital.

Grâce à son «verrou», Bercy dépénalise la fraude fiscale
Le « verrou » ou monopole de Bercy est une spécificité française des plus scandaleuses. Puisqu’il permet au ministère des Finances publiques d’interdire à la Justice, et plus particu- lièrement au Parquet, de mettre son nez dans  les dossiers de fraude fiscale, et de pouvoir engager  des poursuites. Comme cela aurait dû être le cas après  les révélations des Panama Papers ou HSBC.  Sans compter que cette disposition pose un vrai problème de séparation des pouvoirs.
C’était notamment le cas avec l’affaire Jérôme Cahuzac. Mais pour Bercy,  il s’agit d’un outil d’incitation permettant de « convaincre » les exilés fiscaux de rapatrier leurs avoirs cachés  à l’étranger et de payer  les pénalités en échange d’une promesse tacite d’absence de poursuite pénale… Des magistrats ont tenté de saisir le Conseil constitutionnel. Des députés ont déposés plusieurs amendements. Mais quand  il s’agit de protéger les riches, le verrou reste.

Clotilde Mathieu

Journaliste à la rubrique social-économie
Vendredi, 10 Février, 2017

Commentaire: Et ceux qui n’ont pas les 2000 euros de moyenne?

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10 janvier 2017 ~ 0 Commentaire

urgences morlaix (ouest france)

manifestants-hopital-SUD

Morlaix. Grève au service des urgences de l’hôpital, jeudi

La CGT lance un appel à la grève pour le 12 janvier.

Jeudi 12 janvier, une partie du personnel du centre hospitalier des pays de Morlaix sera en grève. Ils dénoncent le « malaise grandissant au service des urgences ».

Un préavis de grève a été déposé par la CGT du centre hospitalier des pays de Morlaix, pour le jeudi 12 janvier. Le personnel débrayera de 14 h à 15 h, devant le service des urgences. Les grévistes dénoncent le « malaise grandissant aux Urgences depuis plusieurs semaines ».

Leurs revendications : « des moyens humains en adéquation avec la charge de travail, du matériel en nombre suffisant, une prise en compte du malaise de l’équipe soignante et de leur épuisement professionnel ainsi qu’une meilleure anticipation et gestion de la violence dans ces services ».

09/01/2017 Ouest France

http://www.ouest-france.fr

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05 janvier 2017 ~ 0 Commentaire

les impôts sur les sociétés (fakir)

impots

Puisqu’on vous dit qu’il n’y a plus d’argent dans vos caisses, pour les nôtres çà va!

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15 décembre 2016 ~ 0 Commentaire

dette (anti-k)

La dette publique : un secret d’Etat« 
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La dette publique française s’élève à plus de 2 000 milliards d’euros

La dette publique française s’élève à plus de 2 000 milliards d’euros. Comment en est-on arrivé là ? Qui en est responsable ? Qui détient la dette ?

Pourquoi la dette a-t-elle tant augmenté ?

Jusqu’à la fin des années 1970, l’Etat maîtrise sa dette publique. Il se trouve dans la position d’un banquier qui se finance lui-même. Il agit directement sur la monnaie et sur l’encadrement du crédit. Mais au début des années 1980, c’est « le grand basculement ». Sous l’influence du modèle anglo-saxon, la dette n’est plus administrée par l’Etat. Elle est placée sur les marchés financiers.

La dette française devient une marchandise.

Ce n’est pas seulement un choix économique, c’est aussi un choix politique, explique le chercheur au CNRS, Benjamin Lemoine :

« Il faut la placer au mieux, la faire connaitre. L’idée est de développer une industrie de la dette. On passe d’un système où l’Etat était au-dessus des marchés financiers à un système où il est un acteur parmi d’autres. Pour obtenir cet argent, il faut qu’il donne un certain nombre de gages, qu’il se soumette à la loi du marché. »

Cette financiarisation de la dette publique s’accompagne de choix fiscaux et monétaires qui contribuent à augmenter la dette. Un audit citoyen explique le gonflement de la dette par un important manque à gagner fiscal : quand les recettes fiscales chutent, c’est moins d’impôts dans les caisses de l’Etat. L’audit met également en avant une politique du franc fort dans les années 1980-1990. Les taux d’intérêts de la dette deviennent supérieurs au taux de croissance et emprunter coûte plus cher.

Et rien ne s’arrange avec la crise financière de 2007-2008, durant laquelle la dette passe de 60% à plus de 90% du PIB.

Qui vend la dette ?

Aujourd’hui, cette dette est gérée depuis les bureaux de Bercy, dans les locaux de l’Agence France Trésor, au ministère des Finances. 40 personnes y travaillent, les yeux rivés sur les ordinateurs d’une salle de marchés pour « vendre » la dette française au meilleur taux.

En résumé, c’est un système à deux étages: l’Etat émet des titres financiers auprès de 17 ban- ques, qui vont ensuite revendre ces titres à leurs clients. «C’est comme un marché de gros : j’ai 17 grossistes qui vont ensuite revendre aux petits détaillants sur les marchés financiers », explique Anthony Requin, le directeur général de l’Agence France Trésor.

Entre 10 et 15 milliards d’euros sont ainsi échangés chaque jour sur ce marché de la dette.

Qui rachète cette dette ?

On ne sait pas précisément, mais on connait globalement le profil de ceux qui rachètent de la dette : des assurances, des fonds de pension, des banques centrales ou des gestionnaires d’actifs. Les deux tiers de la dette française seraient détenus par des étrangers, un tiers par des français. Une mission parlementaire a tenté récemment d’en savoir plus. Sans succès. Le député Front de Gauche (C’est à dire PCF Note du Blog), Nicolas Sansu s’insurge :

« Les gouvernements nous expliquent que ce ne serait pas bon qu’on connaisse les détenteurs finaux de la dette, parce qu’on risquerait d’affoler les marchés. Je suis en désaccord total avec ça. »

Pourquoi est-ce si difficile d’en savoir plus ?

Parce que l’Etat lui-même organise l’opacité de la dette. Un article du code du commerce empêche d’identifier les détenteurs finaux de la dette. Cette opacité est jugée inquiétante par l’économiste Gaël Giraud :

« Il faut se prémunir contre la possibilité des investisseurs étrangers qui se fichent du contrat social et politique français, de saborder la dette publique française, en la vendant le jour où ils ne seront pas d’accord avec telle ou telle initiative de politique publique. »

Selon l’Agence France Trésor, remonter « le fil de la dette » pourrait désavantager la compé- titivité française sur le marché de la dette. « Nous n’avons rien à y gagner », résume le prési- dent du comité stratégique de l’Agence, Jacques de Larosière : « C’est comme si vous disiez : il est absolument essentiel que la France connaisse le nom de chaque propriétaire de Peugeot dans le monde entier. Les produits financiers sont devenus des produits de consommation. »

Sauf que cette dette profite avant tout à une minorité, celle qui détient un patrimoine financier. Les contribuables, eux, payent les intérêts de la dette : 40 milliards d’euros par an. Face à cette situation, plusieurs économistes plaident pour une renationalisation de la dette, avec un véritable service public bancaire, sans passer par les marchés financiers.

Enquête de Benoît Collombat.

http://www.anti-k.org/

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01 décembre 2016 ~ 0 Commentaire

fillon (osons causer)

Programme de Fillon : qui veut travailler plus pour gagner moins ?

Lire aussi:

L’inquiétant programme sécuritaire de François Fillon (Regards)

François Fillon, un conservateur du 19e siècle (La Tribune)

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29 novembre 2016 ~ 0 Commentaire

hôpital quimper (l’humanité)

manifestants-hopital-SUD

L’humain n’a pas de prix 

Deux faits rendus publics cette semaine par la presse régionale et concernant le centre hospitalier de Quimper-Concarneau, témoignent des dangereuses dérives que subit notre système de santé du fait des politiques d’austérité et de la déshumanisation qui s’en suit.
Chacune de ces deux informations est en elle-même une dénonciation de cette société où l’humain cède le pas devant les exigences de rentabilité, et leur juxtaposition fait sens.
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La première est le témoignage d’une Brestoise de 83 ans.
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Venue fin octobre à Quimper rendre visite à sa sœur, pensionnaire d’une résidence pour personnes âgées, elle est prise d’un malaise et se retrouve aux urgences de l’hôpital quimpé- rois. Après avoir été examinée vers 16h par une interne et subi des examens, elle reste 6h sur un brancard sans qu’il lui soit proposé à boire ou à manger, pas même un verre d’eau, ni de donner un coup de téléphone. Et il est près de 23h quand l’interne lui explique qu’elle n’a plus besoin de soins et l’invite donc à quitter l’hôpital.
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Sans doute pour rentrer chez elle en pleine nuit à 80 km de là ?
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Cette octogénaire, « hébétée » , a pu finalement appeler un taxi pour gagner la maison de retraite de sa sœur  où on lui a fourni une chambre pour la nuit. Lucide, elle dénonce la déshu- manisation à laquelle elle a été confrontée et souhaite alerter l’opinion pour « qu’on ne laisse pas les hôpitaux devenir complètement impersonnels » mais ne veut pas accabler le service des urgences, ayant pu constater combien il est surchargé. Elle ajoute qu’elle plaint les médecins et les personnes qui y travaillent.
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Il y a quelques mois les salariés des urgences de Brest étaient en lutte pour obtenir plus de moyens. En septembre, la totalité des médecins urgentistes de l’hôpital de Quimper se sont à leur tour mis en grève. Les menaces sur les urgences de Carhaix, le refus de rouvrir les urgences de nuit à Concarneau, ont aussi mobilisé ces dernières semaines salariés et usagers. À force de suppressions ici, de concentrations ailleurs, les services d’urgences fonc- tionnent à flux tendu, la démographie médicale s’ajoutant aux politiques d’austérité pour rendre la situation encore plus critique. Le dévouement des soignants, eux-mêmes en grande souf- france au travail, ne peut compenser le manque criant de moyens et de personnel dans les hôpitaux comme dans les EHPAD. Cela peut aller jusqu’à ce qu’il faut bien qualifier de maltraitance, à l’égard des patients comme des soignants.
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Deux jours plus tard, une autre information, tout aussi choquante, apportait un éclairage complémentaire à ce triste fait divers.
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On apprenait en effet que la cour administrative d’appel de Nantes a rétabli l’amende de 82 000 € infligée à l’hôpital quimpérois, et qu’avait précédemment annulée le tribunal administratif de Rennes. Cette sanction repose sur une inspection diligentée en 2009 par l’ARS (Agence Régionale de Santé) de Bretagne qui reprochait à l’hôpital de Quimper des « anomalies » dans l’application de la tarification à l’activité (T2A) et notamment « des séjours injustifiés ».
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Traduire que l’on punit le centre hospitalier pour avoir hospitalisé ou gardé trop longtemps à l’hôpital des patients sans raison médicale suffisante…selon l’ARS !  
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Le « gendarme » de la santé qu’est l’ARS exerce une forte pression pour réduire le coût et donc la durée des séjours hospitaliers, au prix parfois de la nécessité de ré-hospitaliser un patient trop tôt sorti, et sans tenir compte des réalités humaines : personnes âgées, isolées, en fragili- té sociale. On peut juger des conséquences que peut avoir une telle pression dans un dépar- tement comme le Finistère particulièrement concerné par le vieillissement et où les indicateurs de santé ne sont pas bons.
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La tarification à l’activité qui consiste à financer les hôpitaux non selon les besoins de santé mais selon l’activité, a été créée en 2004 avec un objectif clair :
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Réduire les dépenses publiques de santé et franchir un pas de plus vers sa marchandisation.
Cette tarification a fortement contribué à mettre en difficulté les hôpitaux publics, à réduire la prise en charge des besoins de santé, et elle a provoqué des dysfonctionnements absurdes dans l’organisation des soins.
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Avec la loi Bachelot-Sarkozy qui a installé les ARS, la loi Touraine-Hollande qui a renforcé leurs pouvoirs et leur caractère autoritaire, et créé les Groupements Hospitaliers de Territoire (GHT), c’est une véritable machine de guerre contre le droit à la santé qui a été mise en place.
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Et la droite nous promet pire encore.
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Le pacte d’engagements communs que le parti communiste met en débat dans la population, propose de tourner le dos à ces orientations régressives avec entre autres l’abrogation des lois Bachelot et Touraine, et donc la suppression des ARS, un moratoire sur les fermetures et démantèlements d’hôpitaux, et la suppression de la tarification à l’activité qui s’inscrit dans un plan de financement de l’hôpital public à la hauteur des besoins.
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Yvonne Rainero, membre de la commission santé-protection sociale du PCF
Lundi, 28 Novembre, 2016
Humanite.fr
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23 novembre 2016 ~ 0 Commentaire

hôpital gwengamp (ouest france)

manifestants-hopital-SUD

Guingamp: mouvement social et préavis de grève au centre hospitalier

L’objet de la discorde : la réorganisation du self qui s’avère un casse-tête pour le personnel. Mais la réorganisation des services, dans un contexte financier très tendu, attise les crispations.
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A l’appel de la CGT, un rassemblement a eu lieu ce mardi 22 novembre à l’hôpital de Guingamp, dans les Côtes-d’Armor.
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Et un nouveau préavis de grève a été déposé pour le jeudi 8 décembre. « Je regrette, on ne peut pas manger un sandwich tous les jours ! » Le face-à -face entre une trentaine de grévis- tes et le directeur des ressources humaines a eu lieu à la pause de midi, ce mardi 22  novem- bre, au centre hospitalier de Guingamp. Jusqu’à ces derniers jours, l’établissement comptait deux selfs destinés au personnel. La décision d’en fermer un a transformé les pauses en casse-tête pour une partie des infirmières et aide-soignantes.
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Baisse des moyens
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Les représentants des employés dénoncent des queues « de trois quarts d’heure » alors même que les pauses ne sont censées durer qu’une demi-heure. Mais l’incident recouvre d’autres inquiétudes plus générales, liées elle à la réorganisation des services de l’hôpital, dans un contexte de sérieuses difficultés budgétaires. Une tendance que Gaël Cornec, le directeur des ressources humaines, ne nie pas. Mettant en avant les « grosses difficultés financières des hôpitaux », qui nécessitent « un effort important » : « ça n’est pas nouveau, ça n’est pas spécifique à Guingamp ! » Il ajoute à cela la nécessité de « faire évoluer l’offre de soin », en fonction « des besoins de la population ».Des réponses qui n’apaisent pas les craintes des salariés, qui craignent de devoir « toujours faire plus avec moins ». Un préavis de grève pour le jeudi 8 décembre a été remis en mains propres.
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Ouest France 23 novembre 2016
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Note du NPA Bégard:
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Pour faire la jonction avec le combat de la municipalité de La Roche Derrien sur la désertifi- cation médicale, nous publions cet article de Ouest France.  Le 8 décembre prochain un rassemblement est prévu devant l’accueil de l’hôpital de Guingamp, le comité NPA va s’y associer.

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19 novembre 2016 ~ 0 Commentaire

patrimoine (npa)

riches-impots

Rompre avec les inégalités et l’injustice fiscale

Selon le dernier rapport de l’Insee publié début novembre, les inégalités de patrimoines ont légèrement diminué de 2010 à 2015, mais, sans grande surprise, pas chez les plus pauvres, chez qui elles ont au contraire augmenté…

Selon ce rapport, le patrimoine brut médian des ménages français atteignait 158 000 euros début 2015 (cela signifie que la moitié des ménages possèdent moins de 158 000 euros de patrimoine… et que l’autre moitié en possède beaucoup plus). Et les écarts peuvent donner le tournis.

En effet, la moitié des ménages les plus riches concentrent 92 % des avoirs patrimo-niaux.

De plus, les 10 % des plus riches disposent d’au moins 595 000 euros de patrimoine brut, détenant près de la moitié de l’ensemble du patrimoine. Cerise sur ce gros gâteau, 1 % des ménages les plus riches possèdent chacun plus de 1,95 millions d’euros d’actifs.

En revanche, à l’autre bout, la moitié des ménages les moins dotés détient 8 % du patrimoine brut, et les 10 % de ménages les moins dotés possèdent chacun moins de 4300 euros de patrimoine, et collectivement moins de 0,1 % de la masse totale.

Les inégalités progressent chez les plus pauvres

Si l’Insee tente de relativiser en titrant que les écarts de patrimoines «se réduisent légère-ment», on s’aperçoit vite que c’est la concentration du patrimoine chez les plus riches qui s’est réduite. Et qu’au bout du bout, les plus riches possèdent toujours 139 fois plus de patrimoine que les plus pauvres !

De 2010 à 2015, la situation des plus pauvres s’est détériorée.

Au sein des 10 % de ménages les moins dotés, l’indice Gini, qui varie entre 0 et 1, 0 corres- pondant à l’égalité parfaite, 1 à l’inégalité extrême) a ainsi fortement augmenté, passant de 0,523 à 0,684. Et le rapport entre les plus gros patrimoines et les plus modestes a augmenté d’un tiers en 5 ans !

De plus, les politiques d’austérité, le chômage de masse ont obligé les plus modestes à puiser dans leurs économies.

Selon l’Insee, « le patrimoine moyen des 10 % de ménages les moins dotés, presque intégra- lement constitué de comptes-chèques et de livrets d’épargne réglementée », a en effet forte- ment diminué depuis début 2010 (- 30,2 %). Leur montant moyen est ainsi passé de 250 euros en 2010 à 150 euros en 2015 pour les comptes-chèques, et de 110 euros à 90 euros pour les livrets d’épargne réglementée…

Une fiscalité qui accentue les inégalités

Ce qu’oublie de mentionner le rapport de l’Insee, c’est que les inégalités de patrimoine aug- mentent également en raison des différentes politiques fiscales. Lors de son quinquennat, Sarkozy avait considérablement réduit la place de l’imposition du patrimoine, allégeant consi- dérablement l’impôt de solidarité sur la fortune (ISF) et la fiscalité de la transmission du patrimoine (donations et successions).

Certes, Hollande est revenu sur ces allègements… mais sans réinstaurer les impôts d’avant 2007. En effet, tout au long de son mandat, il a essentiellement tourné son action vers l’impôt sur les revenus du capital, la fiscalité sur le stock, la transmission du patrimoine étant totalement délaissée.

Cela sans parler de tous ceux au sein du gouvernement ou de la majorité qui ont revendiqué la suppression de l’ISF, comme c’est aussi le cas pour la quasi- totalité des candidats à la primai- re de la droite. Car à droite, ils avancent tous le même argument : l’ISF ferait fuir les plus riches… La suppression de l’ISF représenterait pourtant une perte de 5 milliards d’euros environ dans les caisses de l’État. Et avec les baisses d’impôts sur les revenus du capital proposées par les candidats de la primaire, la facture grimperait à 10 milliards d’euros. Et tous voudraient compenser cette perte en passant à la retraite à 65 ans (voire même plus…) et en diminuant les minima sociaux…

De plus, Sarkozy propose, lui, d’exonérer de toute taxation la donation du vivant en ligne directe en dessous de 400 000 euros. Bruno Le Maire propose que le plafond d’exonération pour les donations en ligne directe passe de 100 000 à 150 000 euros et de 31 865 à 100 000 euros des grands-parents aux petits-enfants. On retrouve une telle mesure chez Fillon mais sans précision chiffrée.

Taxer le patrimoine, vraiment !

Pour le NPA et son candidat à la présidentielle Philippe Poutou, il faut une taxation des succes- sions selon un barème fortement progressif, s’accompagnant de la suppression de toutes les possibilités d’évasion qui ont été mises en place. Sur l’ISF, notre proposition est de construire un impôt incluant l’ensemble du patrimoine, « outil de production » et œuvres d’art compris, fortement progressif, et sans plafonnement (ce qui permet aujourd’hui aux plus riches de le contourner).

Les politiques fiscales des dernières décennies ont accentué l’injustice fiscale. Une véritable politique anticapitaliste s’appuierait sur des mesures qui privilégient les impôts directs et la progressivité de l’impôt, taxant réellement le capital mais aussi le patrimoine.

Sandra Demarcq Mardi 15 novembre 2016

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18 novembre 2016 ~ 0 Commentaire

chauffage (ouest france)

poor

Chauffage : il fait froid chez 75% des Français

Trois quarts des Français déclarent avoir froid chez eux et un quart indique même que c’est « systématique ». Ce constat expliquerait les dépenses conséquentes des ménages en chauf- fage qui s’élèvent à 14% en moyenne. 75 % des Français ont froid chez eux. Selon un son- dage réalisé par Opinion Way pour le site Quelleenergie.fr et relayé ce mardi par RTL, 23 % Français ont même « systématiquement froid » quand ils sont dans leur logement.

Les femmes ont plus froid que les hommes

Dans le détail, les femmes ont plus froid que les hommes. Elles sont ainsi 82 % à ressentir le froid chez elles, contre 66 % des hommes. Selon le sondage, les plus de 60 ans sont, quant à eux, moins frileux que les moins de 35 ans. Ces chiffres peuvent, en partie, expliquer la part non négligeable des dépenses de chauffage, soit 14 % du budget global des ménages. Ceci alors que seules 16 % des personnes interrogées ont déclaré que leur chauffage leur coûtait moins de 5 % de leur budget global.

Mauvaise isolation des logements

A noter que ces dépenses conséquentes sont également étroitement liées à la mauvaise isolation des logements français. Pourtant, seuls 17 % des personnes interrogées se sont dits prêtes à envisager des travaux d’isolation qui permettraient de réduire leur facture énergétique et ce, malgré les avantages fiscaux. « On peut dépenser beaucoup d’argent à chauffer une maison, mais si elle est mal isolée on chauffe autant l’extérieur de la maison que l’intérieur. Et donc au final on a froid et on dépense beaucoup d’argent »  a expliqué à RTL Thibaut de Robien. Un directeur marketing et commercial de Quelleenergie.fr qui a assuré que « le constat que l’on fait aujourd’hui risquait de s’aggraver » sachant que l’on pouvait « s’attendre à ce que l’énergie coûte plus cher dans les prochaines années ».

16/11/2016
Commentaire: Au lieu de verser 60 milliards au Medef, on aurait pu subventionner l’isolation de tous les HLM (et d’autres) ?  Mais çà aurait été contraire au « libéralisme »!

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18 novembre 2016 ~ 0 Commentaire

carhaix urgences (ouest france)

manifestants-hopital-SUD

Pour la défense des urgences, 300 personnes manifestent

Inquiets quant à la situation des urgences à l’hôpital de Carhaix, les syndicats avaient appelé à un débrayage, ce jeudi. Environ 300 personnes ont répondu à l’appel et se sont rendues jusqu’à la mairie de Carhaix.Carhaix.

« Carhaix, Carhaix, Résistance »… Cela faisait un bout de temps que l’on n’avait plus entendu ce chant scandé dans les rues de la Ville. Ce jeudi après-midi, environs 300 personnes, dont beaucoup de personnels de l’hôpital l’ont entonné sur la place de la Mairie.

Appel des syndicats

Le rassemblement s’est formé devant l’accueil de l’hôpital. Les syndicats ont appelé, en début de semaine, au débrayage pour manifester leurs inquiétudes quant au fonctionnement des urgences et du Smur. Tour à tour, les responsables syndicaux ont dénoncé « la mise en danger de la vie d’autrui », lorsque le Smur ne fonctionne pas. Cette situation s’est déjà présentée, faute de deux médecins présents dans le service, l’équipe mobile ne peut, parfois, plus fonctionner.

Reçus en mairie

Les syndicats estiment que « les Brestois et les Centre-Bretons doivent avoir les mêmes droits en termes d’accès aux soins d’urgences », rappelant que « c’était le but de la fusion avec le CHRU de Brest ». Le cortège a ensuite pris la route de la mairie de Carhaix, où la délégation devait être reçue par le maire. Tous reprennent en chœur : « L’hôpital n’est pas une entreprise, la santé n’est pas une marchandise ». Le maire a reçu les quelque 300 manifestants sur le parvis de l’hôtel de Ville et leur a affiché son soutien. Il a lu devant l’assemblé un courrier que lui adresse Philippe El Saïr, directeur du CHRU de Brest estimant que la réponse de ce dernier « semble incomplète ».

« Se battre »

Sa première adjointe Quiltu a estimé qu’il allait « falloir se battre pour garder les deux postes de médecins aux urgences ». C’est ensuite que Christian Troadec a fait entonner le désormais célèbre « Carhaix, Carhaix, Résistance ».  Les délégués syndicaux devaient ensuite être reçu par la direction de l’hôpital, vers 16 h.

17/11/2016 Anaëlle BERRE et Maxime LAVENANT

http://www.ouest-france.fr/

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