Archive | Austérité

10 décembre 2018 ~ 0 Commentaire

isf / smic (révolution permanente)

Rev

Rétablir l’ISF

Augmenter le SMIC 

Ré-indexer pensions et allocations à l’inflation 

Trois revendications des Gilets Jaunes que devraient défendre tous les travailleurs

Le temps est figé. A quelques encablures du 8 décembre, rarement l’on avait vu le pouvoir politique aussi suspendu. Pour Macron, maintenant, le silence est d’or. Ce samedi 8 décembre, la parole est aux gilets jaunes, au monde du travail et à la jeunesse : rétablir l’ISF, augmenter le SMIC et ré-indexer pensions et allocations à l’inflation, trois des principales revendications des gilets jaunes qu’il s’agirait pour le monde du travail et la jeunesse de défendre en se joignant à cette colère légitime des manifestants qui font, aujourd’hui, trembler le pouvoir en place.

Le gouvernement tente de mettre les revendications des Gilets Jaunes au second plan

Malgré un battage médiatique d’une ampleur rare, le mouvement des gilets jaunes reste largement soutenu par la très grande majorité de l’opinion publique avec près de 66% de soutien. Dans ce contexte, le gouvernement a mis en scène une scénographie digne des plus grands films de guerre. Et il l’applique dans la pratique en moyennant 89 000 membres des forces de l’ordre et 12 blindés.

Plus encore, le gouvernement prévient qu’il est possible qu’il y ait même des morts.

L’Elysée craint même « des gilets jaunes prêts à tuer ». Le scénario idéal pour faire en sorte que le mouvement des gilets jaunes ne soit plus, comme l’affirme L’Opinion, une « affaire de pouvoir d’achat » mais devienne une pure « contestation violente des institutions républi-caines. » La manœuvre est claire : elle vise à faire passer les gilets jaunes pour des sanguinaires et reléguer les revendications au second plan.

Exiger le rétablissement de l’ISF, c’est la base

La suppression de l’ISF l’an dernier, comme une des premières mesures phares, a été l’un des marqueurs du quinquennat Macron. Ce sont ainsi près de 3 milliards d’euros qui ont été direc-tement rendus aux ultra-riches gagnant plus de 1,3 millions d’euros par an.

Dans le même temps, le gouvernement n’a eu de cesse d’enchaîner contre-réforme sur contre-réforme s’attaquant, entre autres, au code du travail, facilitant les licenciements, les coupes dans les APLS, la contre-réforme de la SNCF, la hausse de la CSG, s’attaquant ainsi aux plus précaires. Le rétablissement de l’ISF est devenu l’une des principales revendications des Gilets Jaunes, une revendication qui vise à prendre l’argent où il y en a, à savoir dans les poches des plus grandes fortunes, celles qui nous exploitent. Cette minorité des classes dominantes qui vit sur le dos de la grande majorité, les salariés.

Augmenter le smic pour toutes et tous !

L’une des principales mesures des gilets jaunes est l’augmentation du SMIC, le salaire des plus précaires. Ce dernier sous sa version Smic/horaire est celui qui indexe le travail à temps partiels qui est imposé le plus généralement aux femmes. Si les gilets jaunes veulent que le salaire minimum, reçu par environ 1,65 million de salariés, passe à 1 300 euros net contre 1 185 euros actuellement, c’est la base.

Cela est d’autant plus urgent que selon une étude, entre 2008 et 2016, le revenu disponible moyen des ménages français a diminué de 440 euros annuellement. Une baisse de pouvoir d’achat qui touche d’autant plus les salariés au SMIC, les frais incompressibles comme le logement ou la nourriture ayant augmenté. En ce sens, ce dont il s’agirait, au minimum, pour rattraper le pouvoir d’achat sur les 10 dernières années, serait une augmentation du SMIC de 400 euros pour tous et indexé sur l’inflation !

Ré-indexer pensions et allocations à l’inflation !

Comme pour les salaires et le SMIC, l’une des principales revendications des gilets jaunes consiste à ce que les « retraites et les allocations » soient indexées à l’inflation. En effet, depuis le début du quinquennat, le gouvernement a choisi de désindexer les pensions et les aides sociales (APL, famille, prime d’activité, etc..) de l’évolution des prix à la consommation.

Ce sont ainsi 3,5 milliards d’euros en 2019, près de 7 milliards en 2020, qui ont été coupés des personnes les plus exploitées et précaires. Les étudiants sont par ailleurs en première ligne dans ces attaques avec les multiples rabots contre les APLs alors que le prix des logements ne cesse de monter. Cette désindexation à l’inflation est une attaque de plus contre nos salaires. En ce sens, la revendication de l’indexation des pensions de retraites et des allocations à l’inflation qui a bondi de 1,8% en moyenne en 2018 est non seulement nécessaire mais relève du bon sens. Si le coût de la vie augmente, il faut bien que nos salaires aussi !

Défendre ces revendications minimales pour unir les travailleurs et les classes populaires

Rétablir l’ISF, augmenter le SMIC et ré-indexer pensions et allocations à l’inflation, ces 3 revendications des Gilets jaunes sont les 3 revendications minimales qui pourraient unifier l’ensemble de la classe sur la question du pouvoir d’achat et de la lutte pour de meilleures conditions d’existence.

Ce sont trois revendications qui pourraient permettre de constituer les débuts d’un « cahier de doléances » national des travailleurs et des classes populaires pour s’opposer à la casse sociale que Macron compte bien reprendre s’il réussit à défaire les gilets jaunes. Ce program-me de revendication minimal pourrait être défendu par l’ensemble des travailleurs, salariés, retraités et jeunes.

Ce socle programmatique unificateur pour les travailleurs et les exploités devrait s’enrichir de toute une série de revendications des différents secteurs sociaux qui commencent à entrer dans la danse en s’inspirant des Gilets Jaunes : abroger entre autres l’ensemble des lois Travail, la réforme du rail, ParcourSup et la réforme du bac pour les étudiants et lycéens, mettre fin à la répression quotidienne et au racisme d’État qui affectent les quartiers populaires, etc.

C’est avec un tel programme permettant d’ unifier la lutte contre Macron et en bloquant l’économie, par la grève et sa généralisation, qu’il sera possible de faire du mot d’ordre « Macron Démission » une réalité. Pour cela, il faudra imposer aux directions syndicales qui s’y refusent pour le moment, une première journée de grève générale interprofessionnelle le 14 décembre. Une première date qu’il s’agira ensuite de poursuivre. Ce sera la seule manière de faire céder Macron et son monde.

Damien Bernard vendredi 7 décembre

http://www.revolutionpermanente.fr/

Lire la suite

10 décembre 2018 ~ 0 Commentaire

smic (révolution permanente)

casque

Pouvoir d’achat

Pour Pénicaud « augmenter le SMIC détruit des emplois »

Sur le plateau de LCI, Muriel Pénicaud a justifié son refus d’augmenter le SMIC en mobilisant l’argument classique de ceux qui prennent parti pour les actionnaires contre les salariés : cette mesure détruirait des emplois. 

Invitée de LCI dimanche, la Ministre du Travail Muriel Pénicaud a expliqué son refus d’augmen-ter le SMIC en affirmant que « cela détruit des emplois, cela n’est pas la bonne méthode ». Reprenant ainsi une justification classique de tous ceux qui refusent l’augmentation des salai-res, la ministre s’oppose ainsi clairement à l’une des revendications principales des Gilets Jaunes.

Il faut dire pour sa défense que Pénicaud s’y connaît en destruction d’emplois.

Ancienne directrice des ressources humaines de Danone, celle-ci est notamment connue pour avoir supprimé 900 emplois en Europe en 2013 et profité du plan social pour empocher plus d’un million d’euros en revendant des stock-options, c’est-à-dire des droits sur des actions de l’entreprise. Une somme rondelette pour la DRH, correspondant à près de 25 000€ par emploi supprimé.

Le scandale qui entoure Pénicaud, et que l’on tend aujourd’hui à oublier, est ainsi symbolique de la véritable opposition qui structure l’approche du gouvernement : la volonté de privilégier la rémunération des actionnaires sur celle des salariés. L’argument de Pénicaud est d’autant plus faux que l’on sait que la France est le pays qui distribue le plus de dividendes en Europe.

En mai 2018, un rapport de deux ONGs, Oxfam et le Basic, notait ainsi qu’en 2016 les entreprises avaient « reversé près de 15 fois plus de bénéfices à leurs actionnaires (sous forme de dividendes) qu’à leurs salariés (sous forme d’intéressement et participation) ». Les dividendes des actionnaires avaient ainsi augmenté trois fois plus vite que les salaires entre 2009 et 2016.

Si la Ministre se cache derrière les petites entreprises, les artisans et les commerçants pour défendre son argument, la ficelle est là encore un peu grosse. Si les PME et TPE représentent la moitié de l’emploi salarié en France et comptent 26% de salariés au SMIC, c’est avant tout à la pression de la concurrence des grands groupes que sont dues leurs difficultés, quand ces mêmes PME ne font pas partie des grands groupes industriels. Ces déclarations de Pénicaud sont une nouvelle provocation pour une mouvement qui se mobilise contre les inégalités et les bas salaires.

Pablo Morao lundi 10 décembre

http://www.revolutionpermanente.fr/

Lire la suite

04 décembre 2018 ~ 0 Commentaire

unl (regards)

Louis Boyard : « Si les jeunes rejoignent les gilets jaunes, on peut gagner »

Depuis vendredi dernier, des lycéens sont entrés dans la danse pour accompagner et participer aux mouvements des gilets jaunes. Louis Boyard, président de l’Union nationale lycéenne (UNL), était l’invité de #LaMidinale.

 Sur le contexte de la mobilisation des lycéens 

« Notre mobilisation s’inscrit dans le contexte social des gilets jaunes. »
« Le gouvernement ne nous écoute pas : on a eu la sélection à l’université, la réforme du baccalauréat, la réforme de la voie professionnelle, le service national universel, des suppressions de postes de professeurs. » « Nous aussi, on a un quotidien difficile et des attentes auxquelles personne ne répond. »

 Sur le mouvement des gilets jaunes 

« Les gilets jaunes sont en colère parce qu’ils ont un quotidien difficile et un gouvernement qui ne répond pas à leurs attentes et nous les lycéens, on a aussi ce même ressenti. »
« Les gilets jaunes, c’est la colère populaire. » « On a cela en commun avec les gilets jaunes : on souffre de la politique libérale. » « Il y a un ras-le-bol général de toutes les politiques qu’on a toujours menées. » « Si aujourd’hui le quotidien est difficile, c’est que les services publics sont en difficulté. » « Si on est obligé d’autant taxer les gens, c’est parce que l’on taxe moins les riches. » « On l’attend toujours le ruissellement. »

 Sur le fait que les lycéens n’ont rejoint les gilets jaunes que 3 semaines après le début du mouvement 

« Ca a posé des questions les gilets jaunes : on ne savait pas trop ce que c’était. »
« Beaucoup d’organisations, notamment lycéennes, sont restées dans l’immobilisme par peur de ce qu’étaient les gilets jaunes. »
« Aujourd’hui, les gilets jaunes, c’est une occasion en or de pouvoir gagner des avancées sociales. »
« Le problème quand on est jeune et qu’on s’inscrit dans un mouvement qui est plus large, souvent, les revendications des jeunes sont effacées. »
« Notre appel, c’est que les jeunes se mobilisent avec des mobilisations propres. »
« Il y a des lycéens qui portent des gilets jaunes. »
« On n’a pas de consignes à donner sur la couleur du gilet ou sur l’étiquette à avoir ; juste à sortir dans la rue et à porter sa colère. »

 Sur l’importance de la convergence des luttes 

« Les gilets jaunes sont dans la rue et ils sont en train de gagner des choses. »
« On est reçu par le gouvernement pour discuter : on ne cédera pas sur nos revendications. Pour nous, c’est tout ou rien. »
« Les gilets jaunes ont compris que si les jeunes les rejoignent, leur rapport de force sera d’autant plus puissant pour pouvoir gagner. »
« Aujourd’hui, on a un gouvernement qui a peur et qui comprend que tous les week-ends, il manque la révolution. »
« La légitimité du gouvernement à être au pouvoir est remise en question. »

 Sur l’avenir du mouvement des lycéens et des gilets jaunes 

« Notre mobilisation est toute naissante mais elle prend extrêmement bien. »
« Il ne faudra pas commettre à nouveau les erreurs commises à l’époque de la loi Travail : il faudra être très durs sur la ligne à porter. »
« Emmanuel Macron ne cède pas à la marche dans la rue mais au blocage du pays. »
« Il n’y a pas de lutte plus importante qu’une autre. »
« On a un ennemi commun qui est Emmanuel Macron. »
« Il n’y a qu’en ayant un mouvement de masse que l’on réussira à gagner. »
« Nous, on appelle à bloquer les moyens de production. »
« Plus la mobilisation durera, plus les violences s’accentueront. »
« Aujourd’hui, on est en capacité de canaliser les violences mais on ne le sera pas toujours. »

http://www.regards.fr/

Lire la suite

04 décembre 2018 ~ 0 Commentaire

mépris (bastamag)

le peril jeune

Lycéens et étudiants dénoncent aussi le « mépris » du gouvernement

Les blocages de lycées ont repris tôt ce matin, un peu partout en France. « Nous ne voulons plus être les ignoré.es de ce quinquennat », avait lancé l’Union nationale lycéenne (UNL) ce 30 novembre, appelant à bloquer les lycées et à rallier le mouvement des gilets jaunes [1].

Rejoignant les revendications des gilets jaunes sur la question du pouvoir d’achat, les syndicats lycéens évoquent le coût des transports qui pèse sur le quotidien des élèves et les difficultés financières qui les empêchent parfois, tout simplement, de se nourrir correctement. Autre point de convergence : le mépris du gouvernement.

« Plutôt qu’une oreille attentive, c’est un certain mépris qui a maintes fois été opposé aux aspi-rations de la jeunesse, que ce soit sur la mise en place de la plateforme Parcoursup, la réfor-me du bac ou les annonces concernant l’implantation de policiers dans les lycées. C’est ce mépris qui est l’élément déclencheur de toutes ces mobilisations, de cette réponse collective », renchérit Marouane Majrar, vice-président de la FIDL, interrogé par Marianne ce lundi 3 décembre.

Parcoursup, acte 2

Parmi les sujets que les lycéens aimeraient aborder : l’augmentation des bourses et les inégalités d’accès à l’enseignement supérieur que Parcoursup a beaucoup renforcées. La mise en place de ce système, une plateforme internet sur laquelle les bacheliers enregistrent leurs vœux pour leur année post-bac, avait suscité un vaste mouvement étudiant au printemps dernier.

« La sélection a laissé des milliers de lycéens sans université au début de l’année scolaire, dénonce aujourd’hui l’UNL. La réforme de la voie professionnelle offre une main d’œuvre gratuite et docile au patronat. Notre droit à l’éducation est attaqué, notre droit à l’avenir est remis en doute, notre liberté de choix est entravée. » Soutenus par certains enseignants, les lycéens annoncent qu’ils ne reculeront pas. Ils espèrent être rejoints par d’autres secteurs d’activité comme celui des transporteurs. À Limoge, ce lundi, des agriculteurs ont rallié le rassemblement lycéen.

Samedi 1er décembre, il y avait aussi des étudiants dans les rues – notamment étrangers – pour demander l’annulation d’une brutale augmentation des frais d’inscription à l’université pour les « non-européens ». À compter de la rentrée 2019, ces frais passeront de 170 à 2770 euros en licence et de 380 à 3770 euros en master et doctorat. « Cette mesure vient renforcer les inégalités qui existent entre les étudiant.e.s français.e.s et étranger.e.s ainsi que la préca-rité subie par les étudiant.e.s étranger.e.s » ont dénoncé des organisations de jeunesse dans un appel à manifester le 1er décembre [2]. Samedi, dans certaines villes, comme à Lyon, les cortèges des étudiants ont rejoint ceux des gilets jaunes.

Vers une augmentation généralisée des frais d’insription ?

« Le seul le droit d’entrer dans une université française coûte [déjà] environ 2000 euros, précise un collectif d’étudiants non-européens [3]. Ce sont les frais minimums pour venir étudier en France, auxquels s’ajoutent ensuite ceux du logement, de la nourriture, du transport… De plus, pour la plupart d’entre nous le foyer fiscal n’est pas en France, nous n’avons donc accès ni aux bourses ni aux logements du Crous. »

« Cette première augmentation des frais d’inscription pour les étudiant.e.s étranger.e.s ouvre également la porte à des augmentations successives et généralisées des frais d’inscription » , poursuit le collectif d’associations qui comprend notamment le syndicat étudiant Unef et le syndicat lycéen Unel.

Une crainte que soulève également Solidaires étudiants :

« Il est évident que cette première annonce de l’augmentation des frais pour les étudiant.e.s étranger.e.s sert à préparer l’opinion à une augmentation généralisée des frais d’inscription avec pour conséquences à terme le renoncement aux études supérieures pour les plus démunis ou un surendettement massif pour ceux qui persisteraient. C’est exactement ce qui s’est passé au Royaume-Uni ».

En Grande-Bretagne, l’idée de faire payer les étrangers a été initiée dès 1980 par Margaret Thatcher, puis amplifiée par Tony Blair et les gouvernements successifs. Aujourd’hui les étudiants britanniques paient l’éducation supérieure publique la plus chère du monde industrialisé et croulent sous les dettes.

Nolwenn Weiler 4 décembre 2018

https://www.bastamag.net/

Lire aussi:

Parcoursup : un algorithme absurde qui renforce les inégalités sociales.

Parcoursup : comment les portes de l’université vont se refermer pour les « bacs pro » issus des classes populaires.

Notes:

[1] Lire ce tract sur la page FB du syndicat.

[2] Liste des organisations qui ont appelée à manifester : MJCF – Jeunes Génération.s – Réseau Jeune du Parti de Gauche – FIDL – JOC – UNEF – UNL.

[3] Détail des 2000 euros : cours de français et examen requis pour l’admission : 1000 euros ; procédures et ses traductions : 261 euros ; frais de dépôt du dossier sur Campus France : de 75 euros à 200 euros ; timbre fiscal pour l’obtention du titre de séjour – et pour son renouvellement : de 79 à 269 euros.

Cet article vous a intéressé ? Basta ! a besoin de ses lecteurs pour poursuivre son travail, faites un don.

Lire la suite

04 décembre 2018 ~ 0 Commentaire

moquettes (anti-k regards)

1789-parisiennes-versailles

Pendant ce temps là Brigitte Macron change les moquettes et les rideaux de l’Elysée

La première dame veut donner un coup de jeune à l’Elysée. Les travaux ont débuté le 22 novembre mais leur coût, 500.000 euros, fait grincer des dents dans le contexte actuel.

Le timing est on ne peut plus mal choisi. Alors que la grogne sociale prend de l’ampleur en France, des travaux ont débuté à l’Elysée le 22 novembre dernier. Ils doivent durer jusqu’au 15 janvier prochain. Ceux-ci ont été annoncés de longue date : dès septembre, l’exécutif a fait savoir qu’Emmanuel et Brigitte Macron souhaitaient donner un coup de jeune au palais présidentiel.

500.000 euros

Le Figaro explique que la moquette, les rideaux, les tentures et l’assise des sièges vont être changés. Un chantier qui mobilise 120 personnes. Coût estimé : 500.000 euros. Et c’est là que le bât blesse. Le coût n’a jamais été caché par l’Elysée, qui avait assuré que les travaux seraient financés en partie par la vente des produits dérivés, raillés lors de leur présentation il y a quelques mois.

Mais sur les réseaux sociaux, de nombreuses voix s’élèvent face à ce que certains qualifient de « travaux de décoration » et leur coût, alors que la baisse du pouvoir d’achat est l’un des problèmes pointés par les « gilets jaunes ».

« Très pompidolien »

Pas de quoi perturber Brigitte Macron, qui s’explique sur ces travaux dans les colonnes du Monde daté du 30 novembre dernier. « On avait l’impression que l’Elysée était devenu une forteresse qui se protégeait de l’extérieur. On va alléger, épurer. Il faut que la lumière entre », justifie la première dame. Le Monde explique que « les changements sont déjà visibles », citant des tapis, des chaises, des bureaux, des tapisseries ou des tableaux qui ont été déplacés, rendu aux différences organismes responsables de leur conservation, ou qui sont tout simplement arrivés pour embellir l’Elysée.

Il faut noter que de nombreux éléments sont seulement prêtés au couple présidentiel, qui a affiché son goût pour l’art moderne de la première moitié du XXe siècle et l’art contemporain. « Le président veut que ce qui se passe à l’extérieur se voit à l’intérieur, que le bâtiment soit de son temps. Il pense que, si on craint l’art, on ne fera pas bouger la société. C’est très pompidolien », explique au Monde Pierre-Olivier Costa, directeur du cabinet de Brigitte Macron. « Pompidolien » ou pas, ces travaux tombent au plus mauvais des moments…

MACRON FRÉDÉRIC SERGEUR 03/12/2018
.
https://www.capital.fr/
.
Lire aussi:
.

Piscine, vaisselle et salle des fêtes : en six mois, les Macron ont dépensé plus d’un million d’euros (Regards)

Lire la suite

02 décembre 2018 ~ 0 Commentaire

lycées (unl)

unl

La FAC ou rien!

Demain on se mobilise contre :

- Parcoursup
- La réforme du bac et du lycée
- La réforme de la voie professionnelle
- Le SNU ! (Service obligatoire)

On est plus chaud que le gouvernement !

Facebook

Lire la suite

02 décembre 2018 ~ 0 Commentaire

brest redon tours lycées (la rotative)

rennes lycees

#RevancheLycéenne

Blocus dans plusieurs lycées de Tours, les jeunes reprennent la rue

Plusieurs établissements de l’agglomération tourangelle étaient bloqués ce vendredi matin, en réponse à un communiqué de l’UNL qui appelait les lycéens.nes à se mobiliser contre Parcoursup, le service national universel, la réforme des lycées et la réforme du bac. Sur Tours, les lycéens.nes ont dû faire face à des flics déchaînés.

Des élèves des lycées Grandmont, Vaucanson, Laloux, Paul-Louis Courier, Jean Monnet ont débrayé ce matin et manifesté en centre-ville de Tours, bloquant la voie de tram et la circula-tion devant la mairie, aux cris de « Résistance », « Cette société-là, on n’en veut pas », « Tout le monde déteste la police » ou « Macron démission ».

Dans un communiqué publié sur les réseaux sociaux, l’Union nationale lycéenne (UNL) appelait les lycéen-nes à massivement bloquer leurs lycées et à « prendre la rue » ce 30 novembre :

« Les lycéen⋅ne⋅s tiennent à rappeler que la jeunesse aussi est en colère, car depuis un an et demi elle est attaquée, bafouée, oubliée, humiliée, une simple variable d’ajustement pour le gouvernement.

La sélection à l’université a laissé des milliers de lycéen·ne·s sans université au début de l’année scolaire.

La réforme du baccalauréat et du lycée impose un lycée à la carte et accroît les inégalités. La réforme de la voie professionnelle offre de la main-d’oeuvre gratuite et docile au patronat. Depuis le début du quinquennat, nous avons réclamé un investissement dans l’éducation.

En guise de réponse nous avons perdu 2 650 postes d’enseignant⋅e⋅s dans le secondaire. Pourtant, le Gouvernement est en capacité de débloquer 3 milliards d’euros dans un Service National Universel (SNU) rejeté par l’ensemble des organisations de jeunesse françaises »

La réponse a été massive, et de très nombreux lycées ont été bloqués dans tout le pays.

D’après La Nouvelle République, un jeune homme de 16 ans aurait été interpellé et placé en garde-à-vue pour outrage et entrave à la circulation. Vers 13h, les flics ont chargé les manifestant-es et utilisé lacrymos et LBD40 pour les disperser.

Le face-à-face a duré plus d’une heure, et les flics s’en sont donnés à coeur joie

Plusieurs jeunes ont dû être pris en charge par les pompiers. L’un a perdu connaissance, un autre a laissé une flaque de sang à l’entrée de la rue Etienne Pallu. Certains.es ont été blessé.es par des tirs de LBD, d’autres ont été trainé.es sur le sol après avoir eu les mains liées. Un peu avant 15h, les flics avaient quitté la rue Nationale, laissant plus d’une centaine de lycéen.nes sur place, certain.es très choqué.es par la violence de la police.

1er décembre

https://larotative.info/

Lire aussi:

Cinq conseils pour bloquer un lycée (Street Press)

Redon. Des centaines de lycéens en grève rejoignent les Gilets jaunes (OF)

Les lycéens intègrent le mouvement de protestation à Brest (Actu)

Lire la suite

01 décembre 2018 ~ 0 Commentaire

mater guingamp (ouest-france fr3 le-tel)

 Maternité-01-854x908

Maternité de Guingamp: 500 personnes dans la rue « pour un écrit »

Ce samedi matin, une quatrième mobilisation pour la maternité s’est déroulée à Guingamp.

Une quatrième mobilisation était organisée, ce samedi 1er décembre, à Guingamp pour la maternité. Un mot d’ordre « pas d’écrit = pas de sursis ». Le personnel de la maternité alerte : Il y a quatre mois, M. le Président nous informait de la poursuite de l’activité de la maternité pour les deux prochaines années. Depuis, nous sommes toujours en attente d’un écrit officiel.

Ce samedi 1er décembre, le personnel de la maternité invitait à la mobilisation à Guingamp.

Au total, près de 500 personnes sont venues soutenir le service. Quatrième manifestation de l’année. Pour la manifestation, les soignantes ont fait une reprise de la chanson  La ballade des gens heureux  de Gérard Lenorman.  « M. Macron tu nous délaisses, ça fait longtemps qu’on ne t’as pas vu ; M. Macron appelle l’ARS (Agence régionale de santé), pour notre papier bien trop attendu (bis) ; M. Macron a fait une promesse, deux ans d’sursis pour notre mater ; Mme Buzyn, réfléchissez bien, on se battra pour qu’ça reste ouvert. »

« C’était évident pour moi d’accoucher à Guingamp »

Des parents ont également pris la parole. À l’image de Maiwenn, trois enfants nés à Guin-gamp.  « Tout d’abord, je veux remercier l’équipe pour le travail de haute qualité qu’elle fait et pour tout ce qu’elle fait pour sauver la mater. Ce n’est pas pour elles qu’elles se battent mais pour nous toutes et tous. Soyons tous ensemble jusqu’à la victoire.

J’ai eu trois enfants et les trois sont nés à Pabu. Ils sont tous les trois ici, aujourd’hui, bien sûr. C’était évident pour moi d’accoucher à Guingamp, un hôpital public, local. Je ne souhaitais pas accoucher dans une grande structure, trop impersonnelle. Et Guingamp, c’est tout le contraire.

«  Portez haut le slogan   « nous accoucherons à Guingamp et nulle part ailleurs  »

Maiwenn, au micro, soumet une idée.  « Nous avons un trésor ici, notre maternité. Et une équipe extraordinaire. Les Carhaisiens se sont battus et ont gardé leur mater. Les gens de Guingamp se battront aussi jusqu’au bout. Les filles de la mater sont tellement extraordinaires, généreuses, professionnelles, attentives, que nous ne pouvons que nous battre à leur côté. Et je propose une idée, s’il y a des femmes enceintes ici, créez tout de suite un collectif de femmes enceintes et portez haut le slogan   « nous accoucherons à Guingamp et nulle part ailleurs. »

« Une épée Damoclès au-dessus de la tête »

Lucile, sage-femme, à la fin du rassemblement, s’est confiée.  « Je vous remercie tous pour votre soutien. C’est important de savoir que la population est avec nous. Ce n’est pas toujours facile de travailler quand on sait qu’on a une épée Damoclès au-dessus de la tête. Mais on ne laisse rien transparaître aux patientes. Elles ne sont pas menacées de quoique ce soi. »

01/12/2018

https://www.ouest-france.fr/

Lire aussi:

Maternité de Guingamp : nouvelle mobilisation pour garantir son avenir (FR3)

 

Lire la suite

29 novembre 2018 ~ 0 Commentaire

frais d’inscription (npa)

racism

Frais d’inscription : Offensive raciste contre les étudiantEs étrangers

Bien plus qu’un arrêté ministériel, un système à combattre.

Difficile d’énumérer l’ensemble des législations racistes adoptées au cours des dix dernières années. Au printemps 2018, l’État se donnait les moyens d’enfermer deux fois plus longtemps une personne en centre de rétention administrative, et criminalisait le travail de 200 000 à 300 000 salariéEs sans papiers. Aujourd’hui, ils veulent racketter les étudiantEs. Un racket qui ne rapportera finalement pas grand-chose, sinon l’attention des racistes.

Une mesure raciste

Le gouvernement a décidé, par un arrêté ministériel, et donc par la décision « exécutoire » d’un ministre, de briser l’accès aux études des étudiantEs étrangers issus de notre classe, et de radier dans la pratique les étudiantEs sans papiers, avec la décision d’une augmentation spectaculaire des frais d’inscription à l’université pour les étudiantes étrangers « extra-euro-péens ». Quelques jours après l’annonce, le portail Campus France affichait déjà les nouveaux tarifs : 2 770 euros pour une année en cycle de licence (au lieu de 170 euros actuellement), 3 770 euros pour une année en cycle master et en doctorat (au lieu de 243 euros et 380 euros.

Il faut le dire et le répéter, même si cela peut paraître évident :

Il s’agit bien là d’une mesure raciste. Cette augmentation des frais d’inscription n’est pas une énième loi d’austérité : un tel acte, antidémocratique qui plus est, marque un profond tournant dans le racisme à l’université. Si le gouvernement gagne, on va voir, par exemple, se transfor-mer radicalement une université comme celle de Paris 8, dans laquelle 1 500 des inscritEs bénéficient de l’aide médicale d’État.

Développer un front antiraciste

Face à de telles attaques, l’heure n’est décidément pas à promouvoir un programme « raison-né » sur l’immigration. Il est plus que jamais nécessaire que l’ensemble du mouvement étudiant réagisse. Alors que nombre d’entre nous occupions nos facs l’an dernier, trop peu avaient convergé vers les appels des collectifs de sans-papiers à manifester contre la loi asile-immi-gration.

Et pourtant, jusqu’à huit universités ont été occupées par des migrantEs, des dizaines de lycées ont été bloqués contre l’expulsion de l’un ou de l’unE des leurs, et dès à présent des assemblées générales se déroulent dans les universités. L’heure est donc à se doter d’une stratégie pour avancer une orientation dans ce mouvement.

La mobilisation, qui doit être la plus massive possible, doit s’appuyer sur la construction d’une autonomie politique du mouvement des étudiantEs migrants, car l’émancipation des oppriméEs ne se fera jamais sans les oppriméEs. Déjà de premières dates ont été déposées, comme le 1er décembre à 12 h au Panthéon à Paris, pour un rassemblement qui ira possiblement rejoin-dre le collectif Rosa Parks. Et des initiatives locales se multiplient dans les facs de toute la France.

La perspective du 18 décembre

Partout nous devons chercher à humilier ce gouvernement. Partout, il est nécessaire qu’émergent des fronts pérennes, en mesure de construire un rapport de forces nécessaire à faire barrage au racisme.

De multiples occasions vont surgir pour construire un mois de décembre antiraciste 

Le 1er décembre, le collectif Rosa Parks appelle à manifester suite à une « disparition » des raciséEs le 30 novembre, afin de montrer quelle peut être leur force.

Le 18 décembre, toutes les villes et les villages doivent s’enflammer avec les appels à manifes-ter initiés par des cadres unitaires regroupant collectifs, associations, partis et syndicats. Parce que ces augmentations transformeront encore un peu plus les universités, parce que cela écrasera la dignité des étrangerEs, nous devons résister !

Gaël (Paris 13e) Mercredi 28 novembre 2018

https://npa2009.org/

Lire aussi:

Réunion contre « Bienvenue en France » à l’ENS Paris (NPA)

Un réveil du mouvement étudiant ? Universités : contre la hausse des frais d’inscription, les étudiants vont-ils rejoindre les Gilets Jaunes ? (RP)

Commentaire: Aujourd’hui jeudi, il y a eu une AG, Amphi Guilcher, Fac Segalen

Lire la suite

29 novembre 2018 ~ 0 Commentaire

carlos ghosn (npa)

carlos-ghosn-jm

La chute de Carlos Ghosn

Roi des patrons voyous

Pour touTEs les travailleurEs de Renault, les « aventures » de Carlos Ghosn au Japon prennent une saveur particulière au moment même où les questions du pouvoir d’achat et de l’injustice fiscale sont mises sur le devant de la scène par la mobilisation des « gilets jaunes ».

Carlos Ghosn, le grand ­patron adulé par le monde de Davos, a été pris la main dans le pot de confiture. Il est actuellement en garde à vue près de Tokyo, accusé d’avoir dissimulé la moitié des rémunérations qu’il touchait chez Nissan pendant au moins cinq ans : un « petit » pactole de 35 millions d’euros.

Indécence

Et ce ne serait que le premier étage de la fusée, la presse japonaise parle d’un second étage : 30 millions d’euros supplémentaires disparus en plein vol (c’est le cas de le dire), et en prime l’achat de logements somptuaires aux quatre coins du monde, un remariage très « Ancien Régime » dans un Grand Trianon privatisé pour l’occasion, voire un emploi fictif à 100 000 dollars annuels pour sa sœur. Le tout aux frais de Nissan…

Dans les sites Renault, nous nous souvenons des sorties du PDG pour justifier la « modération salariale » pour touTEs, sauf pour quelques dirigeants (et bien sûr sa divine personne) avec l’argument définitif : « le talent, ça se paie ». Et pour celles et ceux qui avaient peut-être accep-té les sacrifices en croyant « aider tous ensemble à sortir Renault de la crise », le réveil est brutal.

Les réactions n’ont pas manqué quand est tombée la communication du nou-veau directeur exécutif, Thierry Bolloré, adressée aux salariéEs du Groupe :

« En votre nom, nous voulons écrire ici notre total soutien à notre président directeur général ». En notre nom ? Pour qui se prend-il, ce petit Ghosn en puissance ?

Des inquiétudes

Si la colère ne fait pour l’instant que poindre dans les discussions d’ateliers ou de bureaux, c’est qu’une intense propagande médiatique veut faire régner un climat de peur : « S’agit-il d’un coup d’État de Nissan pour reprendre le contrôle de l’alliance Renault-Nissan-Mitsubishi ? » ; « Carlos Ghosn est-il victime d’une vengeance japonaise ? » ; « Risque d’une OPA sur Renault : menaces sur l’industrie française », etc.

Premier enseignement 

Pour les commentateurs économiques, si des capitalistes en dénoncent d’autres pour fraude, c’est qu’il y a anguille sous roche. Sinon, ils ont coutume de couvrir mutuellement leurs méfaits. Jusque-là, nous sommes d’accord !

Mais si cette affaire est à coup sûr symptomatique des luttes de pouvoir que se livrent capita-listes japonais, français mais aussi de bien d’autres pays, une chose est sûre : les travailleurEs n’ont aucune protection à attendre des uns comme des autres.

Hommes d’affaires et médias japonais encensaient Carlos Ghosn quand il avait, au début des années 2000, supprimé chez Nissan 20 000 emplois sur 140 000. Ce même Carlos Ghosn a-t-il protégé les salariéEs de Renault en bloquant leurs salaires et en supprimant 10 000 postes en France en 10 ans?

En faisant exploser la précarité dans les usines et les centres d’ingénierie ?

L’État français, actionnaire de Renault à hauteur de 15 %, a-t-il émis une objection au sujet de ces politiques ? Bien sûr que non.

Ces derniers jours, les discussions vont bon train sur les sites Renault : quelques craintes face aux incertitudes créées par la situation, d’un côté ; mais de l’autre surtout, la colère accumulée depuis des années, notamment sur les salaires.

Correspondant Mercredi 28 novembre 2018

https://npa2009.org/

Lire la suite

Rocutozig |
Tysniq |
Connorwyatt120 |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | Rafredipen
| Agirensemblespourpierrevert
| Buradownchin