Archive | Austérité

24 mars 2017 ~ 0 Commentaire

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CICE : le comité de suivi confirme le gaspillage d’argent public

Suite à une demande du Comité de suivi du Crédit d’Impôt pour la Compétitivité et l’Emploi (CICE), le rapport 2016 du Comité a fait l’objet de plusieurs travaux complémentaires. Les enseignements de ces travaux viennent d’être rendus publics par France Stratégie. Ces  travaux « ne conduisent pas à remettre en cause » les résultats précédemment obtenus.

Ils confirment l’absence d’effets du CICE sur la création ou la sauvegarde d’emplois, les exportations, l’investissement, la recherche-développement…

Seul, l’objectif initial porté par le gouvernement et le patronat de « l’amélioration sensible des marges des entreprises » apparaît « un peu plus nettement qu’auparavant ».

Ces travaux viennent aussi démentir que le CICE n’est pas utilisé pour baisser le pseudo « coût du travail » mais augmenter les marges notamment des grandes entreprises.

Nombre d’entre elles n’ont pas hésitées à détruire en masse des emplois et à distribuer de confortables dividendes aux actionnaires.

Transformer le CICE en exonérations générales de cotisations sociales, comme proposé par certains responsables politiques entraînerait non seulement la disparition de toute évaluation de l’impact du CICE notamment sur l’emploi, mais surtout vise, à maintenir les cadeaux en tout genre fait au patronat et à remettre en cause le salaire socialisé et la protection sociale.

Concernant les bénéfices du CICE sur l’emploi, l’effet « probable (…) est de l’ordre de 50 000 à 100 000 emplois créés ou sauvegardés sur la période 2013-2014 », effet « d’ampleur relativement modeste », identifié par une seule équipe de recherche, est de nouveau mis en avant.

100.000 emplois au maximum pour 29 milliards d’euros, soit 290.000 euros par emploi créé ou sauvegardé!

La CGT revendique au contraire que :

  • L’ensemble des aides publiques soient évaluées dans le comité de suivi des aides publiques ;
  • La suppression des aides publiques qui n’ont pas démontré leurs effets sur l’emploi, les salaires et l’investissement dans la recherche et l’outil de production ;
  • La mise en place de comités régionaux de suivi et d’évaluation des aides régionales ;
  • Le droit pour les comités d’entreprises de suivre, d’évaluer et de suspendre le cas échéant les aides publiques, exonérations de cotisations perçues par l’entreprise.

Ce sont pourtant les législations encourageant la rentabilité financière, court-termiste qui ont entrainées les crises et la déqualification économique et sociale française principalement dans les industries manufacturières et européenne qui sont  à l’ordre du jour des programmes politiques. A l’inverse, la CGT place l’amélioration de l’emploi, des salaires, de l’investissement,  et le progrès social au premier plan de ses objectifs.

Montreuil, le 23 mars 2017

www.cgt.fr

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20 mars 2017 ~ 0 Commentaire

décès (solidaires)

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Plus de 20 000 décès de travailleuses et de travailleurs depuis 2000 !

En France, environ 1200 travailleuses et travailleurs meurent tous les ans à cause d’un accident du travail, d’une maladie professionnelle ou d’un accident de trajet lié au travail. Ainsi, plus de 20 000 travailleuses et travailleurs ont trouvé la mort du fait du travail depuis l’an 2000.

Ce nombré élevé de décès dus au travail est une conséquence directe de la défaillance dans la prévention des risques professionnels par les employeurs.

Cependant, il existe une indifférence généralisée à ce sujet. En effet, le patronat et les pou- voirs publics sont plus intéressés par les profits des entreprises et la diminution du coût finan- cier de ces accidents du travail que par la prévention des risques professionnels et l’amélio- ration des conditions de travail des travailleuses et des travailleurs.

Afin de briser cette logique du fatalisme des accidents du travail et des morts au travail, un débat populaire sur les conditions de travail des travailleuses et des travailleurs est urgent ! Il ne s’agit pas seulement de lancer des enquêtes en ligne qui participent à l’aseptisa- tion des relations sociales et éloignent le débat des lieux de travail mais bien de redonner la parole aux travailleuses et travailleurs et de recréer avec eux les actions nécessaires.

Il est temps pour nous toutes et tous d’agir pour ne plus perdre sa vie à la gagner.

(un article plus complet sur le bulletin « Et Voilà » n° 50 de Février 2017 : http://la-petite-boite-a-outils.org/

Paris, 16 mars 2017

https://www.solidaires.org/

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16 mars 2017 ~ 0 Commentaire

résultats aux pays bas (anti-k)

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A gauche:

Le SP (Parti Socialiste) est un ancien parti d’extrême gauche, qui correspond ici au Front de Gauche.

La Gauche Verte est un parti plus à gauche que EELV

Le PVDA est le parti « socialiste » qui autrefois était majoritaire

Pays-Bas : la vraie leçon des élections

L’extrême-droite n’a pas réalisé de percée notable aux Pays-Bas lors du scrutin législatif de ce 15 mars. En revanche, la coalition sortante est fortement sanctionnée, notamment les Sociaux-démocrates qui perdent les trois quarts de leurs sièges.

La leçon n’était peut-être pas celle que l’on croyait. L’extrême-droite néerlandaise n’a finale- ment réalisé qu’un score décevant lors des élections des 150 sièges de la Seconde Chambre des Etats-Généraux, la chambre basse du parlement du Royaume, de ce 15 mars 2017. Le Parti pour la Liberté (PVV) de Geert Wilders, allié inconditionnel du Front National français, islamophobe et europhobe, n’obtiendrait, selon les sondages sortis des urnes que 19 sièges et 13 % des voix, soit 4 sièges de plus et 3 points de plus qu’en 2012. Une hausse modeste qui ne lui permet pas d’égaler son score de 2010 (15,7 % des voix) et encore moins de lutter pour la première place, occupée par les Libéraux du VVD du premier ministre sortant Mark Rutte, donné à 21 % et 31 sièges.

Un PVV sans ressort

Les sondages de ces derniers jours témoignaient clairement d’une baisse notable du PVV qui avait déjà été surestimé en 2012 et en 2014. Pour autant, tous les médias, surtout étrangers, avaient continué à souligner le « risque » d’une « victoire » de l’extrême-droite. Ce risque était d’autant moins probable que, même en tête, le PVV eût été incapable de gouverner compte tenu du « cordon sanitaire » des autres partis et de l’émiettement de l’électorat renforcé par le système de proportionnelle intégrale des Pays-Bas. Le danger du PVV n’était donc pas réel. Mais il a été agité, oubliant à bon compte le fait véritable, avéré ce 15 mars, de ces élections néerlandaises de 2017 : la déroute de la coalition sortante, une des plus orthodoxes de l’his- toire néerlandaise sur le plan budgétaire et qui a mené une politique d’austérité qui a coûté très cher à la société néerlandaise.

Coalition sanctionnée

Cette défaite est évidente : le VVD perd cinq points et 10 sièges et les travaillistes sociaux-démocrates du PvdA, le parti du président de l’Eurogroupe Jeroen Dijsselbloem perdent, eux, 19 points, passant de 25 % à 6 %. Jamais ce parti n’avait été aussi bas dans une élection aux Pays-Bas. Les travaillistes devront se contenter de 9 sièges sur les 38 qu’ils avaient obtenus en 2012. Ce n’est plus une sanction, c’est une gifle. En tout, la coalition sortante perd 24 points, près de la moitié de son score de 2012 ! C’est là le seul fait évident de ce scrutin, beaucoup plus que la montée du PVV. Or, cette déroute trouve évidemment son origine dans le rejet de la politique de la coalition. Laquelle peut se résumer en un mot : le retour à l’équilibre budgétaire.

Bilan économique

En se concentrant sur la montée du PVV, on évitait d’évoquer cette réalité. Ceci donnait lieu à une pseudo « explication culturelle » à la montée des populismes dans « un pays qui se porte bien économiquement ». Mais la réalité est que le peuple néerlandais a rejeté la politique éco- nomique de la coalition, qu’il l’a sanctionnée et que, partant, le pays ne se porte pas si « bien » que le laisse croire un taux de croissance gonflé par les réexportations depuis Rotterdam et les effets liés aux avantages fiscaux accordés aux multinationales. Le chômage est revenu à son niveau de 2012, un niveau bien plus élevé que dans la décennie précédente et il a beaucoup augmenté jusqu’en 2014. Le travail à temps partiel atteint des records, les inégalités se sont creusées et le risque de pauvreté a augmenté. Le problème de beaucoup de Néerlandais n’est pas l’Islam ou l’immigration, c’est bien leur niveau de vie. C’est ce qu’ils ont exprimé dans les urnes ce 15 mars.

Déroute social-démocrate

Encore une fois, donc, un parti social-démocrate ayant appliqué une politique d’austérité (Jeroen Dijsselbloem, en tant que ministre des Finances, l’a menée pleinement) est lourdement sanctionné. Cette déroute fait penser à celle du Labour irlandais en février 2016 qui est aussi tombé à 6 % des voix ou encore, évidemment au Pasok grec, qui est aussi à ce niveau désor- mais. Ce score devrait inévitablement faire réfléchir les partisans de la « gauche moderne » qui ferait les « réformes structurelles » et l’austérité pour le « bien » supposé du « petit peuple ».

En réalité, le PvdA n’a pas su défendre sa clientèle traditionnelle et l’a, au contraire, sacrifiée sur l’autel de la rigueur budgétaire et des « grands équilibres ».

Cet électorat l’a logiquement abandonné. Certes, la gauche anti-austéritaire et eurosceptique du Parti Socialiste (SP) n’en a pas profité et elle s’effrite légèrement, mais la gauche écologiste de GroenLinks (GL) a récupéré l’essentiel du vote travailliste, en passant de 4 à 16 sièges. Ce parti pro-UE est anti-austérité, il se situe là où le PvdA était voici cinq ans. Même remarque pour les libéraux « de gauche » de D66 qui atteignent 19 sièges, soit 7 de plus qu’en 2012 et qui, eux aussi, étaient très critiques sur la politique économique de la coalition.

Emiettement

De plus, comme dans beaucoup d’autres pays soumis à l’austérité, les élections néerlandaises ont montré un fort émiettement de l’électorat et un renforcement des petits partis. Le parti des animaux (PvdD) gagne ainsi 3 sièges à 5 sièges, le parti qui défend le multiculturalisme Denk, nouveau venu, prend 3 sièges, le parti des retraités 50 + gagne 2 sièges à 4 sièges… En tout, 7 sièges qui manqueront aux grandes formations et qui prouvent que ces politiques sociales dures conduisent à un sentiment de perte de repères qui conduisent à des votes «marginaux».

Vrai enjeu

L’enjeu de ce scrutin n’était donc pas celui que les observateurs internationaux avaient martelé depuis des semaines : ce n’était pas un débat sur l’Islam ou l’immigration, mais bien sur la nature d’une politique économique et sociale. Certes, les Néerlandais savent que leur écono- mie ouverte a peu à gagner à une sortie de l’euro ou de l’UE. Et c’est ce qui explique la faible performance du PVV et du SP.

Mais ils ont aussi demandé une politique économique plus équilibrée et moins empreinte de cette violence que l’Europe a pu constater dans l’attitude de Jeroen Dijsselbloem envers la Grèce depuis 2015.

Les Néerlandais sont modérés et la politique de la coalition ne l’était pas. Ils ont rejeté PVV et SP, mais aussi VVD et PvdA. D’où la poussée de la CDA chrétienne-démocrate, une des mères du modèle social néerlandais, donnée à 19 sièges, de D66 et de GroenLinks. Des partis pro-européens mais critiques envers la politique du gouvernement sortant. La nouvelle coalition qui va se former, sans doute avec 4 partis au moins, devra prendre en compte cette leçon, la vraie, de ces élections néerlandaises.

latribune.fr – Romaric Godin – 15/03/2017

http://www.anti-k.org/

Commentaire: Oubliez tout ce que vous avez entendu rabâcher ces derniers jours sur les Pays-Bas et lisez cet article. Que Jeroen Dijsselbloem, président de l’Eurogroupe et tête à claques de première, reçoive une raclée des électeurs de son pays, c’est un juste retour des choses. Du goudron et des plûmes pour le tourmenteur du peuple grec!

Lire aussi:

Pays-Bas : déroute des sociaux-démocrates, percée des partis écologistes et anti-austérité (Bastamag)

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07 mars 2017 ~ 0 Commentaire

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Le même programme que le NPA: pour un service public des banques

Comment l’union des socialistes et de la gauche radicale a mis un terme à l’austérité au Portugal

Depuis novembre 2015, c’est une union des gauches qui est au pouvoir au Portugal : un gouvernement socialiste soutenu au Parlement par les partis de la gauche radicale et les écologistes. Cette alliance inédite a réussi à mettre fin à l’austérité imposée pendant quatre ans par la troïka. Les composantes les plus à gauche ont imposé au gouvernement socialiste des mesures de revalorisation des bas salaires et des petites pensions, et de lutte contre le travail précaire. Avec succès : l’économie repart, le déficit public recule, et le petit pays du sud de l’Europe arrive même à convaincre Bruxelles du bien-fondé de cette politique. Un modèle à suivre ?

Mi février, Benoît Hamon, en visite de trois jours au Portugal, a rencontré des acteurs de l’union des gauches qui y gouverne depuis plus d’un an. On en parle beaucoup moins que la Grèce avec Syriza ou l’Espagne avec Podemos. A Lisbonne, la gauche a réussi à défaire une droite adepte de l’austérité. Le Parti socialiste a réussi à reprendre le pouvoir à la faveur d’une alliance inédite avec les forces de gauche radicale : le Parti communiste portugais, les écologistes, et le Bloco de esquerda (« bloc de gauche » [1])

En octobre 2015, c’est pourtant une coalition de droite – « Portugal en avant ! » – qui était arrivée première lors des élections législatives portugaises, avec 38 % des voix. Les différents partis de gauche gardaient, ensemble, une majorité des voix et des sièges au Parlement : les socialistes, deuxième avec 32 %, le parti anti-austérité Bloco de esquerda 10 % et l’Union des Verts et des communistes 8 %.

L’ancien premier ministre de droite forme alors un gouvernement minoritaire, renversé au bout de deux semaines par les forces de gauche. C’est un socialiste, Antonio Costa, qui devient Premier ministre. Le Bloco de esquerda, les Verts et les Communistes n’intègrent pas le gouvernement, mais concluent un accord avec les socialistes pour le soutenir. La condition : que celui-ci mette en œuvre un programme clair contre la politique d’austérité menée au Portugal depuis quatre ans sous la pression de la troïka – Commission européenne, Fonds monétaire international, et Banque centrale européenne – suite à la crise économique et financière de 2008 et à la crise de la dette publique qui s’en est suivie.

Une bouffée d’air pour la population

« Une telle union des gauches, ça n’était jamais arrivé au Portugal, souligne Marisa Matias, députée trentenaire du Bloco de esquerda au Parlement européen. Les gens ont perdu beaucoup pendant cette période d’austérité. Le salaire minimum et les retraites, même les plus petites, ont été gelés, et les impôts des travailleurs ont beaucoup augmenté. » Entre 2010 et 2013, le taux de chômage portugais bondit de 11% à plus de 17%. L’accord de 2015 engage le gouvernement à abroger ces mesures qui ont appauvri la population portugaise. « Le programme prévoyait de revenir au niveau des salaires et des pensions qui prévalait avant l’austérité. Bref, de récupérer ce qui avait été perdu pendant les quatre années de troïka », précise la députée européenne.

Quand, au même moment en France, un gouvernement socialiste se prépare à faire passer coûte que coûte une loi de dérégulation du droit du travail, le gouvernement d’union des gauches portugais décide d’un programme pour « tourner la page de l’austérité ». « La politique d’austérité suivie ces dernières années a pour conséquence une augmentation sans précédent du chômage, avec des effets sociaux dévastateurs sur les jeunes, les citoyens les moins qualifiés, les familles et les milliers de Portugais sans emploi. Elle a été aussi associée à une dévalorisation de la dignité du travail et des droits des travailleurs », analyse le programme du nouveau gouvernement décidé fin 2015. La rhétorique détonne avec les politiques menées auparavant au Portugal et dans le reste de l’Europe en crise.

Parmi les premières mesures concrètes : l’augmentation du salaire minimum, qui passe de 485 euros en 2014 à 557 euros en 2017, soit une augmentation de 15%. De nouvelles haus- ses sont prévues : 580 euros en 2018 puis 600 euros en 2019. « Nous avons aussi augmenté les retraites, fait adopter une baisse des impôts sur les revenus des travailleurs, et renforcé le droit du travail », signale Marisa Matias. Le gouvernement vient de lancer un programme de lutte contre la précarité dans l’emploi public, et a stoppé les privatisations des infrastructures, comme les transports. Des mesures sont prévues pour l’accès à l’éducation et à la santé. « Avec cette union des gauches, le parti socialiste a dû infléchir son projet dans notre sens. Après un an et quelque mois de ce gouvernement, il y eu un changement majeur de politique au Portugal », se réjouit l’élue.

Des questions qui restent à trancher

Comment le Portugal a-t-il pu mener une politique contraire aux dogmes bruxellois ? En 2011, en pleine crise de la dette, le Portugal accepte un prêt du FMI et de l’Europe de 78 milliards d’euros en échange d’une politique d’austérité drastique : baisse des salaires, réduction des dépenses dans la fonction publique, privatisation des infrastructures et des services publics. C’est avec cette politique que le nouveau gouvernement veut en finir. Au mois de juillet 2016, la Commission européenne menace le Portugal et l’Espagne de sanctions pour leur déficits publics jugés excessifs, avant d’abandonner les poursuites en août, pour laisser aux deux pays un délai supplémentaire.

Aujourd’hui, le Portugal a ramené son déficit public à 2,1 % du PIB, soit en dessous de la limite des 3% fixée par Bruxelles, et bien en dessous des plus de 4 % de l’année précédente [2]. « Bien sûr qu’il y a eu des pressions de Bruxelles, rapporte Marisa Matias. « Mais avec ce gouvernement d’union des gauches, nous avons réussi à réduire le déficit à 2 %. C’est l’objectif de Bruxelles. Il n’avait jamais été atteint au fil des années d’austérité. Le PIB est même en croissance pour la première fois depuis la crise, à 1,2 %. Cela reste peu, mais nous sommes partis de zéro. » Le chômage est aussi en recul. Il est redescendu fin 2016 sous la barre des 11%, loin des records atteins en 2013 par le précédent gouvernement de centre-droit [3].

Reste le problème des banques portugaises, dont la situation est toujours fragile [4]. Et de la renégociation de la dette publique.

« Nous nous sommes mis d’accord avec le gouvernement socialiste sur une politique pour la sécurité sociale, sur le droit du travail, mais pas sur la dette publique », explique la députée européenne de gauche. Le dossier demeure donc en chantier. Mais en attendant, la popu- lation portugaise vit un peu mieux que sous le régime imposé par les libéraux et la troïka. Un exemple à méditer pour les candidats français ?

Rachel Knaebel Rachel Knaebel 7 mars 2017

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06 mars 2017 ~ 0 Commentaire

brest rennes pôle emploi (of + fr3)

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Ce matin, FO et CGT manifestaient à Pôle Emploi, avec le soutien des chômeurs. (Et un sacré coup de zef!)

Lire aussi:

À Rennes, les grévistes occupent la direction régionale (OF)

Manifestation à Rennes et Brest contre le “tout internet” (FR3)

 

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Bretagne Pôle Emploi

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15 février 2017 ~ 0 Commentaire

fortunes (l’humanité)

riches

Les fortunes des ultrariches démultiplient les inégalités

Entre 2012 et 2016, la richissime Liliane Bettencourt a vu ses milliards se multiplier par deux et a ainsi accumulé un patrimoine de 31,2 milliards d’euros.

Déjà la plus riche de France, Liliane Bettencourt a doublé sa fortune en cinq ans, à l’instar d’une poignée de milliardaires, tandis que les inégalités de patrimoine progressent, témoignant de l’existence d’une France à deux vitesses.

Les candidats des riches n’ont pas oublié que les fortunes de France et du monde se cons- tituent à coups de biens financiers. Il n’y a d’ailleurs qu’à analyser le patrimoine des milliar- daires français pour observer qu’il flambe au rythme des marchés financiers. Car leur capital ne se compte pas seulement en nombre de châteaux ou autres propriétés immobilières, mais en actifs détenus dans les groupes qu’ils possèdent et qui ont bénéficié, après le krach de 2008, de confortables valorisations, déconnectées de toute réalité économique. Selon l’économiste Thomas Piketty, les hauts patrimoines ont ainsi progressé de 7 à 8 % par an en moyenne, contre 1 à 2 % pour le PIB.

Bettencourt a vu ses milliardsse multiplier par deux

Une envolée financière due à la politique monétaire des banques centrales qui, depuis la crise, ont fait tourner leur planche à billets et submergé l’économie de milliards qui ont été investis de préférence sur les actifs réels, comme les participations dans les sociétés, cotées ou non.

De telle sorte que le patrimoine global des 500 Français les plus riches a atteint, en 2016, 460 milliards d’euros. Entre 2012 et 2016, la richissime Liliane Bettencourt, héritière de l’empire L’Oréal, a vu ses milliards se multiplier par deux et a ainsi accumulé un patrimoine de 31,2 milliards d’euros, grâce aux 33 % du groupe que la première fortune de France détient via sa holding, Téthys.

Une société écran qui lui permet d’échapper totalement à l’ISF en 2015. Idem pour le deuxième du podium, Bernard Arnault, patron du groupe de luxe LVMH, qui a amassé une fortune de 30,3 milliards d’euros, en hausse de 43 % depuis 2012. Il ne s’acquitte que de 2 millions d’euros d’ISF, « économisant » ainsi 5 millions d’euros. Et ce, grâce au mécanisme de plafonnement imposé par le Conseil constitutionnel.

En tout, selon la liste des services de Bercy que s’est procurée l’an dernier le Canard Enchaîné, 50 contribuables ultrariches se sont acquittés de seulement 21,2 millions d’euros d’ISF en 2015, alors que le montant initial était de 219,6 millions, précise le Canard.

De quoi écœurer n’importe quel salarié, retraité, dans un pays où le pouvoir d’achat de l’immense majorité stagne ou régresse, qui voit dans cette abondance le résultat de choix politiques des gouvernements qui se sont succédé pour bâtir une économie au service des 1 % les plus riches. Avec, pour résultat, une explosion des inégalités, à commencer par celles sur le patrimoine qui, dixit l’Institut national de la statistique et des études économiques (Insee), « sont beaucoup plus marquées que celles des revenus ».

En effet, rappelle l’Insee, les 10 % des ménages les mieux dotés détiennent 47 % de la masse du patrimoine brut. Alors que les 10 % des ménages aux revenus les plus importants captent 26 % de l’ensemble des revenus.

L’étude de l’Insee démontre l’explosion des inégalités sociales

L’accroissement du patrimoine s’accélère tout en haut de l’échelle. Les 5 % les mieux lotis détiennent ainsi un tiers de la richesse totale. Et les 1 % les plus riches en possèdent à eux seuls 16 %, soit deux fois plus que l’ensemble du patrimoine cumulé des 50 % les moins fortunés des ménages. Le patrimoine moyen des 10 % des foyers les plus riches culmine ainsi à 1 953 000 euros. Celui des 10 % les plus pauvres atteint péniblement 2 000 euros en moyenne, soit 79 fois de moins que le patrimoine médian (158 000 euros). Entre milieux sociaux, les inégalités sont tout aussi révoltantes. Le patrimoine des ouvriers non qualifiés s’élève à 16 400 euros, soit 4 fois moins que le patrimoine médian des cadres supérieurs (204 000 euros).

L’étude de l’Insee montre également que celui qui n’a que son salaire pour s’enrichir se retrouve dans une situation très défavorable par rapport à celui qui hérite. « Les ménages bénéficiaires de ces transmissions (héritage ou donation – NDLR) disposent généralement d’un patrimoine de 242 900 euros contre 72 100 euros pour la moitié de ceux qui n’en ont pas bénéficié », relève l’Insee. À gauche, beaucoup souhaitent régler ces déséquilibres insoutenables par l’impôt en taxant le capital.

Grâce à son «verrou», Bercy dépénalise la fraude fiscale
Le « verrou » ou monopole de Bercy est une spécificité française des plus scandaleuses. Puisqu’il permet au ministère des Finances publiques d’interdire à la Justice, et plus particu- lièrement au Parquet, de mettre son nez dans  les dossiers de fraude fiscale, et de pouvoir engager  des poursuites. Comme cela aurait dû être le cas après  les révélations des Panama Papers ou HSBC.  Sans compter que cette disposition pose un vrai problème de séparation des pouvoirs.
C’était notamment le cas avec l’affaire Jérôme Cahuzac. Mais pour Bercy,  il s’agit d’un outil d’incitation permettant de « convaincre » les exilés fiscaux de rapatrier leurs avoirs cachés  à l’étranger et de payer  les pénalités en échange d’une promesse tacite d’absence de poursuite pénale… Des magistrats ont tenté de saisir le Conseil constitutionnel. Des députés ont déposés plusieurs amendements. Mais quand  il s’agit de protéger les riches, le verrou reste.

Clotilde Mathieu

Journaliste à la rubrique social-économie
Vendredi, 10 Février, 2017

Commentaire: Et ceux qui n’ont pas les 2000 euros de moyenne?

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10 janvier 2017 ~ 0 Commentaire

urgences morlaix (ouest france)

manifestants-hopital-SUD

Morlaix. Grève au service des urgences de l’hôpital, jeudi

La CGT lance un appel à la grève pour le 12 janvier.

Jeudi 12 janvier, une partie du personnel du centre hospitalier des pays de Morlaix sera en grève. Ils dénoncent le « malaise grandissant au service des urgences ».

Un préavis de grève a été déposé par la CGT du centre hospitalier des pays de Morlaix, pour le jeudi 12 janvier. Le personnel débrayera de 14 h à 15 h, devant le service des urgences. Les grévistes dénoncent le « malaise grandissant aux Urgences depuis plusieurs semaines ».

Leurs revendications : « des moyens humains en adéquation avec la charge de travail, du matériel en nombre suffisant, une prise en compte du malaise de l’équipe soignante et de leur épuisement professionnel ainsi qu’une meilleure anticipation et gestion de la violence dans ces services ».

09/01/2017 Ouest France

http://www.ouest-france.fr

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05 janvier 2017 ~ 0 Commentaire

les impôts sur les sociétés (fakir)

impots

Puisqu’on vous dit qu’il n’y a plus d’argent dans vos caisses, pour les nôtres çà va!

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15 décembre 2016 ~ 0 Commentaire

dette (anti-k)

La dette publique : un secret d’Etat« 
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La dette publique française s’élève à plus de 2 000 milliards d’euros

La dette publique française s’élève à plus de 2 000 milliards d’euros. Comment en est-on arrivé là ? Qui en est responsable ? Qui détient la dette ?

Pourquoi la dette a-t-elle tant augmenté ?

Jusqu’à la fin des années 1970, l’Etat maîtrise sa dette publique. Il se trouve dans la position d’un banquier qui se finance lui-même. Il agit directement sur la monnaie et sur l’encadrement du crédit. Mais au début des années 1980, c’est « le grand basculement ». Sous l’influence du modèle anglo-saxon, la dette n’est plus administrée par l’Etat. Elle est placée sur les marchés financiers.

La dette française devient une marchandise.

Ce n’est pas seulement un choix économique, c’est aussi un choix politique, explique le chercheur au CNRS, Benjamin Lemoine :

« Il faut la placer au mieux, la faire connaitre. L’idée est de développer une industrie de la dette. On passe d’un système où l’Etat était au-dessus des marchés financiers à un système où il est un acteur parmi d’autres. Pour obtenir cet argent, il faut qu’il donne un certain nombre de gages, qu’il se soumette à la loi du marché. »

Cette financiarisation de la dette publique s’accompagne de choix fiscaux et monétaires qui contribuent à augmenter la dette. Un audit citoyen explique le gonflement de la dette par un important manque à gagner fiscal : quand les recettes fiscales chutent, c’est moins d’impôts dans les caisses de l’Etat. L’audit met également en avant une politique du franc fort dans les années 1980-1990. Les taux d’intérêts de la dette deviennent supérieurs au taux de croissance et emprunter coûte plus cher.

Et rien ne s’arrange avec la crise financière de 2007-2008, durant laquelle la dette passe de 60% à plus de 90% du PIB.

Qui vend la dette ?

Aujourd’hui, cette dette est gérée depuis les bureaux de Bercy, dans les locaux de l’Agence France Trésor, au ministère des Finances. 40 personnes y travaillent, les yeux rivés sur les ordinateurs d’une salle de marchés pour « vendre » la dette française au meilleur taux.

En résumé, c’est un système à deux étages: l’Etat émet des titres financiers auprès de 17 ban- ques, qui vont ensuite revendre ces titres à leurs clients. «C’est comme un marché de gros : j’ai 17 grossistes qui vont ensuite revendre aux petits détaillants sur les marchés financiers », explique Anthony Requin, le directeur général de l’Agence France Trésor.

Entre 10 et 15 milliards d’euros sont ainsi échangés chaque jour sur ce marché de la dette.

Qui rachète cette dette ?

On ne sait pas précisément, mais on connait globalement le profil de ceux qui rachètent de la dette : des assurances, des fonds de pension, des banques centrales ou des gestionnaires d’actifs. Les deux tiers de la dette française seraient détenus par des étrangers, un tiers par des français. Une mission parlementaire a tenté récemment d’en savoir plus. Sans succès. Le député Front de Gauche (C’est à dire PCF Note du Blog), Nicolas Sansu s’insurge :

« Les gouvernements nous expliquent que ce ne serait pas bon qu’on connaisse les détenteurs finaux de la dette, parce qu’on risquerait d’affoler les marchés. Je suis en désaccord total avec ça. »

Pourquoi est-ce si difficile d’en savoir plus ?

Parce que l’Etat lui-même organise l’opacité de la dette. Un article du code du commerce empêche d’identifier les détenteurs finaux de la dette. Cette opacité est jugée inquiétante par l’économiste Gaël Giraud :

« Il faut se prémunir contre la possibilité des investisseurs étrangers qui se fichent du contrat social et politique français, de saborder la dette publique française, en la vendant le jour où ils ne seront pas d’accord avec telle ou telle initiative de politique publique. »

Selon l’Agence France Trésor, remonter « le fil de la dette » pourrait désavantager la compé- titivité française sur le marché de la dette. « Nous n’avons rien à y gagner », résume le prési- dent du comité stratégique de l’Agence, Jacques de Larosière : « C’est comme si vous disiez : il est absolument essentiel que la France connaisse le nom de chaque propriétaire de Peugeot dans le monde entier. Les produits financiers sont devenus des produits de consommation. »

Sauf que cette dette profite avant tout à une minorité, celle qui détient un patrimoine financier. Les contribuables, eux, payent les intérêts de la dette : 40 milliards d’euros par an. Face à cette situation, plusieurs économistes plaident pour une renationalisation de la dette, avec un véritable service public bancaire, sans passer par les marchés financiers.

Enquête de Benoît Collombat.

http://www.anti-k.org/

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01 décembre 2016 ~ 0 Commentaire

fillon (osons causer)

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