Archive | Austérité

21 février 2019 ~ 0 Commentaire

impôts (lutte ouvrière)

impoyts

Impôts

Aux capitalistes de financer leur État !

Dans le cadre du grand débat national, la députée LREM Bénédicte Peyrol s’est prononcée pour que « tout le monde paye des impôts, dès le premier euro gagné ».

Sous prétexte que 40 % seulement de la population s’acquitte de l’impôt sur le revenu, c’est faire croire que les classes populaires ne paient pas d’impôt. Or les travailleurs, qu’ils soient en activité, au chômage ou en retraite, financent l’essentiel des deux taxes qui rapportent le plus à l’État : la TVA et la CSG, dont le montant est trois fois supérieur à l’impôt sur le revenu et près de dix fois à l’impôt sur le bénéfice des sociétés.

À l’instar de cette députée, des personnalités de gauche comme de droite ont défendu ou défendent encore l’idée que l’impôt sur le revenu soit payé par tous. C’est le cas du ministre de l’Économie Le Maire, de l’ex-président Hollande, de l’ancien maire de Bordeaux Juppé, jusqu’à Mélenchon qui affirme : « Il y a une dignité civique à contribuer à l’effort collectif. »

Tous ces politiciens voudraient faire croire que la société capitaliste est une communauté d’individus ayant les mêmes intérêts, où l’État représenterait l’intérêt général et par l’impôt chercherait à diminuer un peu les inégalités.

Ils cachent l’essentiel, à savoir que ces inégalités sont la conséquence d’une société divisée en classes sociales opposées, où la bourgeoisie, qui possède les grandes entreprises et les banques, tire ses richesses de l’exploitation du travail de l’immense majorité, qui n’a que ses bras et son cerveau pour vivre.

Dans cette société, l’État n’est pas neutre et son rôle fondamental est d’aider le grand patronat à exploiter les travailleurs.

Quant aux services publics que l’impôt serait censé financer, ils servent de plus en plus de vaches à lait pour financer les capitalistes privés, et c’est l’État lui-même qui en est le principal démolisseur.

En effet, plus le capitalisme est à l’agonie, plus l’État se concentre sur son cœur de métier 

Utiliser l’argent public pour arroser de subventions le grand patronat, rembourser grassement les banques et renforcer une armée qui défend les intérêts des trusts français aux quatre coins de la planète.

Cette vieille devise du mouvement ouvrier est plus que jamais d’actualité : « Pas un sou pour l’État de la bourgeoisie ! »

Arnaud LOUVET 20 Février 2019
.

Lire la suite

21 février 2019 ~ 0 Commentaire

éducation (lutte ouvrière)

sardines e

Éducation

Un plan pour couvrir les suppressions de postes

Le 19 février, le projet de loi « pour une école de la confiance » devait être adopté en première lecture à l’Assemblée. Il a déjà fait couler beaucoup d’encre, engendrant 1 000 amendements.

La principale mesure de cette loi est l’abaissement de l’instruction obligatoire à 3 ans. Il est à noter que, si l’école n’était pas obligatoire dès cet âge-là, 97 % des enfants étaient malgré tout scolarisés dès l’école maternelle.

Mais qu’en est-il des moyens permettant aux jeunes enfants de bénéficier d’un enseignement dans de bonnes conditions ?

Alors que sont publiées les cartes scolaires, beaucoup de parents et d’enseignants se mobilisent parce que des classes vont fermer, en maternelle en particulier. Ainsi dans le département des Pyrénées-Orientales, 18 classes sont menacées de fermeture à la rentrée 2019. Dans l’Isère, si 31 classes seront ouvertes à la prochaine rentrée, 62 seront fermées. Dans l’Aisne, il y aurait 43 fermetures de classe en écoles primaire et maternelle. Nombre de classes de maternelle regroupent jusqu’à 30 enfants.

Beaucoup de mesures contenues dans ce projet de loi ont de quoi susciter de la méfiance, car elles pourraient servir à baisser les moyens pour l’école, comme la proposition de regrouper école et collège « en un seul établissement public des savoirs fondamentaux », ou encore le fait de confier des heures d’enseignement à des assistants d’éducation se destinant à enseigner, qui pourraient ainsi servir de remplaçants, précaires et pas chers.

La réforme adoptée pour les lycées généraux et professionnels montre bien que les intentions du gouvernement sont de faire des économies sur l’éducation. Le ministre Blanquer a produit tout un argumentaire pédagogique. Mais le nombre d’heures d’enseignement alloué à chaque niveau et à chaque matière diminue. Des enseignements disparaissent de fait, latin ou grec, chinois ou arabe. En lycée professionnel, les heures consacrées aux matières générales diminuent. Des filières disparaissent.

Voilà comment, alors même que 30 000 élèves de plus sont attendus pour la prochaine rentrée, Blanquer veut atteindre son objectif, qui est la suppression de 2 650 emplois d’enseignants dans les collèges et lycées publics. Rien ne dit cependant qu’il parviendra à ses fins, car nombre d’enseignants, de parents et de lycéens continuent à s’opposer à cette politique.

Aline RETESSE 20 Février 2019
.
.
Lire aussi:
.

Lire la suite

20 février 2019 ~ 0 Commentaire

santé (côté quimper)

santé

Santé.

Près d’un Finistèrien sur quatre renonce à se soigner

Nombre de personnes renoncent à se soigner. Un constat qui a amené la CPAM du Finistère à lancer en 2018 un dispositif de détection de ces personnes et d’aide aux soins. Après une expérimentation menée dans le Gard, un dispositif de lutte contre le renoncement aux soins a été déployé dans les différentes caisses primaires d’assurance maladie (CPAM) dont celle du Finistère.

Le but : identifier les personnes en situation de renoncement aux soins pour leur proposer des solutions personnalisées et pour les accompagner jusqu’à ce que les soins nécessaires soient réalisés.

Des chiffres qui interpellent

Dans le Finistère, une enquête menée fin 2017 a montré que sur plus de 1 600 personnes sondées, 24 % ont déclaré avoir déjà renoncé à se faire soigner.

A la CPAM, on explique :

On parle de renoncement lorsqu’une personne considère qu’elle ne peut accéder aux soins et ce depuis au moins six mois. Ce chiffre de 24 % interpelle, car légèrement en deçà du taux national s’élevant à 27 %.

Une majorité de femmes

Le « renonçant » finistérien est :

  • Une femme à 68 %
  • Sans activité professionnelle à 54 %
  • Entre 40 et 59 ans à 47 %
  • Entre 25 et 39 ans à 31 %

Les principales causes de renoncement :

  • L’éloignement, la complexité pour se soigner : 30 %
  • Un reste à charge trop élevé : 27 %
  • Des avances de frais : 14 %
  • Une méconnaissance des coûts des soins : 9 %
  • Des délais de rendez-vous trop longs : 8 %

Les soins concernés :

  • Les soins dentaires, soins conservateurs ou de prothèses dentaires
  • Les soins liés à la vue
  • Les visites chez les spécialistes notamment chez les gynécologues.

Un accompagnement sur-mesure

Lorsqu’une personne est détectée en renoncement de soins, un signalement est fait auprès de la CPAM qui va, avec l’accord de la personne, lui proposer un accompagnement sur-mesure en fonction de sa situation.

La CPAM va désormais au-devant les personnes qui méconnaîtraient leurs droits ou qui rencontreraient des difficultés pour se soigner.

Depuis le démarrage du dispositif en 2018, 574 détections ont été réalisées, 221 accompagnements terminés dont 104 ont abouti avec des soins réalisés, 243 accompagnements sont encore en cours (durée moyenne d’accompagnement : 99 jours).

20 Fév 2019

https://actu.fr/

Lire la suite

19 février 2019 ~ 0 Commentaire

dominique vidal (fr3 france-info)

« Je ne crois pas qu’une loi pénalisant l’antisionisme soit réalisable parce qu’en France le délit d’opinion n’est pas interdit. Quand bien même cette loi serait adoptée, le Conseil constitutionnel la stopperait, car elle remettrait en cause la liberté d’expression », assure Dominique Vidal, auteur du livre Antisionisme = antisémitisme ?

« L’amalgame qui est fait n’a pas de sens. l’antisémitisme est un délit comme tous les racismes et puis vous avez la critique d’une idéologie, d’un mouvement politique. Imaginez que demain les communistes demandent l’interdiction de l’anticommunisme, les gaullistes de l’antigaullisme… », développe l’historien.

« Il ne faut pas affoler les juifs » de France

Pourtant, des députés ont une autre lecture et demandent l’interdiction de l’antisionisme. « De toute évidence, nous n’avons pas la même connaissance de l’histoire des juifs, de l’antisé-mitisme et de l’antisionisme. La majorité des juifs n’ont pas été vivre en Israël. Ceux-là sont-ils antisémites ? », explique Dominique Vidal.

« Ce qui me préoccupe surtout, c’est la montée de l’antisémitisme. Il faut le combattre avec intransigeance et sang-froid. Il ne faut pas affoler la population juive« , affirme-t-il. Et de conclure : « J’espère que la manifestation mardi 19 février montrera la capacité de la société française à refuser tous les racismes ».

https://www.francetvinfo.fr/

vidal doom

Pénalisation de l’antisionisme 

« On met le doigt dans un processus totalitaire » avec un retour du délit d’opinion

franceinfo : Pensez-vous que l’antisionisme doive être condamné au même titre que l’antisémitisme ?

Dominique Vidal : Je ne crois pas, je crois que d’un côté il y a un délit, l’antisémitisme comme toutes les formes de racisme, et de l’autre il y a une opinion que l’on peut partager ou qu’on peut critiquer, mais qui n’est qu’une opinion et ça fait partie de la liberté d’opinion en France.

L’antisionisme est le fait de critiquer la pensée de Theodor Herzl, le fondateur du mouvement sioniste, pour qui d’une part les juifs ne pouvaient pas s’assimiler, s’intégrer dans les sociétés dans lesquelles ils vivent et donc, secondement, il fallait un État pour que tous puissent s’y rassembler. De toute évidence, l’histoire a montré que ce n’était pas ainsi.

D’ailleurs, la majorité des juifs ne vivent pas en Israël, il y en a 6 millions et il y en a 10 millions ailleurs dans le monde. (…) Imaginez, pour être sur la même longueur d’ondes, que les commu-nistes demandent l’interdiction de l’anticommunisme, les gaullistes l’interdiction de l’anti-gaullis-me, les libéraux l’interdiction de l’altermondialisme. On voit bien qu’on met le doigt dans un processus totalitaire. Il y a matière à débat, il y a des gens qui approuvent la politique d’Israël, d’autres qui la récusent, qui la condamnent, c’est tout à fait normal dans un pays comme le nôtre qu’on puisse avoir ce débat et un débat qui porte aussi sur les fondements théoriques de tout cela, c’est-à-dire la pensée du mouvement sioniste.

Alain Finkielkraut a-t-il été visé par une attaque antisémite, selon vous ?

Évidemment que c’est une forme d’antisémitisme, une provocation grossière et ceux qui s’y sont livrés méritent d’être poursuivis par la justice. On ne peut pas faire semblant de camoufler l’antisémitisme derrière des paroles antisionistes. Évidemment qu’il faut les condamner. Nous avons des lois antiracistes, la loi de 1881, la loi de 1972, nous avons aussi un Code pénal, nous avons la loi de 1993 contre le négationnisme. Il y a tout un arsenal qui mérite d’être utilisé, mais c’est surtout dans la bataille d’idées qu’il faut faire reculer ces horreurs. Mais, pour être honnête, qui peut s’étonner que dans la France d’aujourd’hui on entende de telles choses lorsqu’on sait que l’extrême droite a fait 33,3% au second tour de la dernière élection présidentielle.

Y a-t-il un regain de l’antisémitisme en France ?

J’entends les chiffres qui ont été donnés. Je constate que nous avions, en 2015, 800 actes de violence antisémite et que nous en avons 541 en 2018. Par rapport à 2015, c’est une diminution. Par rapport à 2016, où les choses avaient reculé, c’est une augmentation. Il faudrait en savoir plus sur ce chiffre qui a été donné [par le gouvernement] de 74% [de hausse des actes antisémites en 2018] pour pouvoir porter une analyse sérieuse.

La seule chose que je voudrais signaler, parce qu’elle me paraît très importante, c’est que depuis plusieurs années, on fait porter aux jeunes issus de l’immigration le poids d’un antisé-mitisme nouveau qui serait le leur. De toute évidence quand on tague « Juden », juif en allemand, sur la vitrine d’un magasin de bagels, ou bien qu’on dessine une croix gammée sur le visage de Simone Veil, on est vraiment dans le vieil antisémitisme bien français.

Alors que certains députés proposent de pénaliser l’antisionisme au même titre que l’antisé-mitisme, le journaliste et historien Dominique Vidal évoque le risque que pourrait représenter la création d’un délit d’opinion. Selon lui, l’arsenal juridique français est suffisant. Avec la propo-sition de certains députés pour pénaliser l’antisionisme au même titre que l’antisémitisme, après les injures antisémites adressées à Alain Finkielkraut,  »on met le doigt dans un processus tota-litaire » avec un retour du délit d’opinion, analyse lundi 18 février sur franceinfo le journaliste et historien Dominique Vidal, auteur de Antisionisme = antisémitisme ? Réponse à Emmanuel Macron.

18/02/2019

https://www.francetvinfo.fr/

Lire la suite

17 février 2019 ~ 0 Commentaire

haïti (le-monde a-et-r cetri)

Haïti

Révolte contre la vie chère et la corruption

La crise sociale et économique qui traverse Haïti, le pays le plus pauvre d’Amérique, associée à un scandale de corruption impliquant plusieurs politiciens et grands patrons, a provoqué des mobilisations qui se poursuivent depuis le 7 février.
.
Bien que ce soit l’opposition parlementaire qui ait appelé à manifester le 7 février, la révolte en cours lui échappe largement. Les jours suivants les manifestations se sont multipliées à Port-au-Prince mais aussi dans toutes les principales villes. Les activités du pays sont paralysées : blocages sur les routes, barricades dans les rues, alors qu’une grande partie des écoles, des administrations, des banques, des commerces ou des stations de carburants restent fermées.
.
Revendications sociales et émeutes de la faim
 .
Les scènes de pillages se multiplient. Les manifestations se transforment en émeutes de la faim. Les confrontations entre les forces de l’ordre et la jeunesse des classes populaires, ont été violentes. La police utilise des grenades lacrymogènes et tire à balles réelles.
.
Sept personnes sont mortes dans des affrontements, abattues par la police, alors que le président Jovenel Moïse – au pouvoir depuis deux ans – reste muré dans le silence. La colère populaire se cristallise autour de sa personne, notamment parce que l’inflation dépasse les 15 % depuis le début de son mandat. Haïti est plongé dans profonde une crise politique et les manifestants exigent la démission du président haïtien.
.
Un manifestant, cité par l’AFP, explique qu’« un gouvernement qui ne peut pas donner de la nourriture et de l’eau à son peuple doit démissionner ». « Il faut aussi que la bourgeoisie se décide à ne plus accaparer toutes les richesses car nous, nous sommes plus nombreux du côté des quartiers populaires », poursuit-il.
.
Deux milliards détournés
.
C’est la publication d’un rapport de la Cour supérieure des comptes, fin janvier, qui a mis le feu aux poudres. Celui-ci révèle le possible détournement de deux milliards de dollars du fonds Petrocaraïbe, le programme d’aide au développement offert à Haïti par le Venezuela depuis 2008. Le rapport épingle le président lui-même en sa qualité d’ancien patron de la société Agritans ainsi qu’une quinzaine d’anciens ministres et de hauts fonctionnaires.
.
Plus de 30 ans après la chute de la dictature des Duvalier, une large partie de la population d’Haïti n’a toujours pas de quoi vivre décemment : près de 60 % des 11 millions d’haïtiens vivent sous le seuil de pauvreté c’est-à-dire avec moins de 2,41 dollars par jour et près de 25 % survivent avec moins de 1,23 dollar par jour. Et la population pauvre subit la corruption d’un gouvernement au service d’une classe de riche et de grands patrons qui vit sur le dos de la majorité.
.
« La barbarie n’est pas seulement un risque pour l’avenir, c’est dores et déjà une réalité pour la majeure partie de l’humanité » écrivions-nous l’année dernière. A Haïti comme à l’échelle planétaire, il n’y aura pas d’avenir sans renverser le capitalisme.
.
.
Lire aussi:
.

Lire la suite

13 février 2019 ~ 0 Commentaire

imposition (basta)

Rich-poor-283x300

En Europe, plus une entreprise est grande

Plus son taux d’imposition est faible

Dans la plupart des pays européens, les multinationales paient nettement moins d’impôts que ne le suggère le taux d’imposition officiel. C’est ce que démontre, chiffres à l’appui, un rapport commissionné par le groupe des Verts au Parlement européen. La palme en la matière revient au Luxembourg où le taux d’imposition théorique est de 29 %, mais où les multinationales ne reversent au fisc en moyenne que 2 % de leurs bénéfices, grâce à des arrangements du type de ceux dénoncés dans le scandale des LuxLeaks. Mais la France est aussi concernée.

En matière de fiscalité des entreprises, le premier indicateur à regarder est le taux de l’impôt sur les sociétés, calculé sur la base des profits déclarés. On suppose généralement que ce taux d’imposition est plutôt plus élevé en Europe qu’ailleurs, a fortiori dans les paradis fiscaux où ce taux d’imposition est nul, comme dans les îles Caïmans, les Bermudes, Jersey ou les Bahamas. Les pays européens se sont toutefois engagés, ces dernières années, dans une course à l’attractivité qui les a poussés à réduire progressivement leur taux d’imposition pour mieux attirer les multinationales [1]. Le taux de l’impôt sur les sociétés en France doit ainsi être ramené progressivement de 33 % à 25 % à l’horizon 2022.

Quel que soit le taux d’imposition théorique affiché par les pays européens, les possibilités ne manquent pas pour les multinationales de réduire discrètement leur ardoise fiscale. Le scandale des « LuxLeaks » a mis en lumière les accords secrets passés par le fisc luxembourgeois (rescrits ou rulings en anglais) permettant à de nombreuses entreprises internationales d’y opti-miser leurs impôts. Ce qui explique sans doute qu’en dépit d’un taux d’impôt sur les sociétés nominal de 29 %, en théorie parmi les plus élevés de l’Union européenne, les filiales de multina-tionales présentes au Luxembourg ne lui versent en réalité en moyenne que 2 % de leurs bénéfices !

En France, les profits des multinationales imposés à 17 % et non 33 %

Ce chiffre est tiré d’un rapport commissionné par le groupe des Verts au Parlement européen [2], qui étudie le taux réel auquel ont été imposé les bénéfices des entreprises dans les pays de l’Union européenne entre 2011 et 2015, sur la base des chiffres partiels disponibles. L’estimation s’appuie sur des échantillons de plusieurs dizaines à plusieurs milliers d’entreprises – 1011 sociétés pour le Luxembourg par exemple, 20 498 pour la France.

Olivier Petitjean 13 février 2019

Lire la suite sur Bastamag

Lire la suite

12 février 2019 ~ 0 Commentaire

carte scolaire 22 (fr3)

sardines

Cartes scolaires en Bretagne

Des projets contestés

Samedi 9 février, des parents d’élèves étaient rassemblés dans les Côtes d’Armor à Glomel  contre la fermeture d’une classe. Rien n’est encore officiel mais la carte scolaire prévue pour 2019 suscite déjà les réactions. Les fermetures de classes seront connues cette fin de semaine.
La carte scolaire va changer. Dans les quatre départements bretons et pour l’heure rien n’est encore officiel. Les fermetures de classes seront connues en fin de semaine. Les premiers élément, sortis des réunions préparatoires sont loin de faire l’unanimité.

Des postes d’enseignants en baisse

Trois départements sur quatre seraient concernés par une baisse d’effectif des enseignants avec:

Moins 15 équivalents temps plein dans le Finistère,

Moins 14 dans les Côtes d’Armor,

Moins 5 dans le Morbihan.

Seule l’Ille-et-Vilaine tire son épingle du jeu avec 34 créations de postes annoncés. (Quand on fait le total des + et des -: çà fait 30! le blog)

Nous ne pouvons  accepter 28 fermetures de poste classe dans un département fortement marqué comme la ruralité comme la nôtre et/ou par un contexte social difficile – et résolument attaché à un service public d’éducation de proximité (le syndicat FSU à propos des Côtes d’Armor)

Les projections évoquent 5 000 écoliers, un nombre en baisse avec 3000 dans le public et 2000 scolarisés dans le privé.

À noter qu’à la rentrée prochaine, deux données supplémentaires sont à prendre en compte :

- L’école va devenir obligatoire dès 3 ans à partir de septembre (Ce qui ne concerne que 20 000 enfants en tout! Les 3 ans allant déjà à l’école, le blog)

- Le dédoublement des classes de CP et CE1 va se poursuivre en Réseau d’éducation prioritaire.

bilingue-4086721

La filière bilingue s’en sort bien

La filière bilingue devrait voir la création de 27 nouvelles classes. Les syndicats d’enseignants s’inquiètent malgré tout du recrutement des enseignants bilingues.

HP et EC 12/02/2019

https://france3-regions.francetvinfo.fr/

Lire la suite

11 février 2019 ~ 0 Commentaire

ferroviaire (le peuple breton)

sncf

La ligne ferroviaire Châteaubriant-Rennes sauvée

Morlaix-Roscoff abandonnée ?

Bonne nouvelle dans l’est de la Bretagne après les signatures des pactes d’accessibilité entre l’État et les régions Pays de la Loire : la ligne Châteaubriant-Rennes sera bien intégralement remise en état et rouverte à la circulation des trains.

En revanche, Morlaix-Roscoff… 

Il y a quelque jour encore, le devenir de la section Châteaubriant-Retiers était très incertain. En effet la région Pays de la Loire menaçait de ne pas verser son écot en cas de non-participation de l’État au titre des compensations à l’abandon de Notre-Dame des Landes.

Problème aujourd’hui réglé : d’après les informations disponibles, l’État financera en totalité les premiers travaux d’urgence, à hauteur de 3,8 M€, sur la section Le Mans-Alençon, puis apporte-ra un complément de financement de 1,3 M€ au profit de la section Retiers-Châteaubriant dans de le cadre de la rénovation de la liaison ferroviaire Châteaubriant-Rennes.

C’est une victoire importante pour l’Association Châteaubriant-Rennes en train (ACCRET) qui annonce son intention de rester mobilisée et de « profiter de la tenue des travaux pour travailler ensemble à construire nos besoins de services sur cette ligne rénovée et nous préparer à pour faire avancer sa modernisation et son développement. »

En effet, le dossier n’est pas fermé. La vigilance reste de mise et une réflexion est nécessaire car l’existence de la ligne pourrait à nouveau être remise en cause d’ici 10 ou 15 ans, selon l’ACCRET, qui consultera à nouveau les habitants pour connaître leurs besoins et faire passer le message aux pouvoirs publics.

Rappelons que le service avait été dégradé puis interrompu en raison du manque d’investisse-ments de maintenance, malgré la croissance de la fréquentation de la ligne. Un tel problème pourrait se reproduire. Autre risque : que l’évolution des systèmes de signalisation et de pilotage rende obsolète l’équipement de la ligne Châteaubriant-Rennes en cas de non-modernisation.

Le sauvetage de la ligne rouvre la possibilité de mettre en place une deuxième liaison TER Rennes-Nantes, en plus de la liaison via Redon. Ce scénario permettrait d’améliorer la fréquence des trains et simplifierait la vie des usagers en cas de panne ou d’accident sur l’axe Nantes-Redon-Rennes, très fréquenté, et partiellement traversé par les TGV. L’autre intérêt d’une ligne TER Nantes-Rennes via Châteaubriant serait de pouvoir être entièrement consacré à la desserte quotidienne du territoire, à des prix accessibles, puisqu’aucun TGV n’y circulerait.

Du côte de Morlaix en revanche, les nouvelles ne sont pas aussi bonnes 

La ligne Morlaix-Roscoff est toujours fermée et le pacte d’accessibilité ne prévoit pas de travaux de remise en état. On s’orienterait donc vers une nouvelle fermeture de ligne en Bretagne, alors même que le mouvement des gilets jaunes a fait éclater aux yeux de tous la gravité de la dépen-dance à la voiture individuelle.

De plus, le Brexit pourrait amener une partie des marchandises circulant entre l’Irlande et l’Europe à transiter par les ports bretons, ce qui légitimerait le maintien de la ligne ferroviaire pour les besoins du fret, à moins de vouloir inonder nos routes de toujours plus de camions…

Pour le sauvetage de la ligne Roscoff-Morlaix, une manifestation est prévue le 2 mars à Roscoff. Après la marche de l’UDB Jeunes le 9 février, soutenue par la CGT, par SUD et par l’association de défense de la ligne (APMR), il reste à transformer l’essai pour amener la région et l’État à revoir leurs plans.

Nil CAOUISSIN 11 février 2019

http://lepeuplebreton.bzh/

Commentaire: Bravo pour l’auto-promo! Nous on sait pas faire!

Lire la suite

11 février 2019 ~ 0 Commentaire

samedi à brest

Lire aussi:

Jean-Michel Blanquer présente sa loi confiance en pleine vague de défiance (Le Huffinton Post)

Lire la suite

11 février 2019 ~ 0 Commentaire

violences (bastamag)

violence

Violences

« Comparer des voitures brûlées avec les ravages du néolibéralisme depuis 40 ans est absurde »

Les images de violence « ne résument en rien le mouvement actuel », estime l’historien François Cusset, auteur d’un livre sur « Le déchainement du monde, logique nouvelle de la violence », publié au printemps dernier.

Pourtant, nombre de commentateurs indignés tentent bien de réduire la mobilisation des gilets jaunes aux seules images de dégradations et d’affrontements. Et passent sous silence d’autres violences, celles « du temps ordinaire » que décrit l’historien dans son livre : contagion sociale du stress, précarité, violences contre l’environnement, oppressions sexistes… « Jamais le système économique actuel ne s’est autant accommodé de la violence », dit-il. Entretien.

Basta ! : Une nouvelle loi anti-casseurs adoptée en vitesse, une profusion de commentaires s’indignant de la violence des manifestations sur les plateaux télés, et même un défilé, celui des « foulards rouges », dont le mot d’ordre est « stop à la violence »… Que vous inspire cette focalisation sur la violence du mouvement des gilets jaunes qui en arrive à son troisième mois de mobilisations ?

François Cusset : La violence est avant tout celle que subissent les gilets jaunes : non seule-ment de la police, avec 300 blessés graves en trois mois, mais aussi des bons bourgeois et des nouvelles lois liberticides. Le rôle désormais central de l’image permet de réduire un mouvement social à ses exactions, ou à sa défense active, aux dépens de ses autres aspects. Les images des détériorations, de l’Arc de triomphe à Paris par exemple, et celles des visages tuméfiés des manifestants après l’usage d’armes par la police circulent plus facilement, mais elles ne résument en rien le mouvement actuel. (…)

La question de la violence n’est pas un thème en soi. Nous sommes face à diverses formes, complémentaires, d’expression de la contestation. La voiture brûlée ou le cordon policier défié font partie d’une panoplie d’ensemble, qui va de l’indocilité à la mise en œuvre d’alternatives collectives en marge de la société, en passant par la subversion depuis l’intérieur du système économique.

Et, tout simplement, comparer quelques voitures de sport enflammées et des abribus brisés avec les ravages systématiques du néolibéralisme dans les vies depuis 40 ans est absurde. Une telle violence systémique engendre mécaniquement une contre-violence réactive, dérisoire dans ses moyens mais photogénique. Pour l’essentiel, cette violence s’exprime sur des objets ou des façades.

Ivan du Roy 11 février 2019

Lire la suite sur Bastamag

Lire la suite

Rocutozig |
Tysniq |
Connorwyatt120 |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | Rafredipen
| Agirensemblespourpierrevert
| Buradownchin