Archive | Austérité

13 octobre 2018 ~ 0 Commentaire

riches (bfm tv)

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Les réformes de Macron profitent en priorité aux 1% les plus riches

Les mesures fiscales décidées par le gouvernement pour 2018 et 2019 profitent en priorité aux 1% les plus riches, selon une étude. Les classes moyennes et aisées sont aussi bénéficiaires nets de ces choix au détriment des personnes modestes et surtout des retraités.

François Hollande avait vu juste. Emmanuel Macron président des riches? « Non ce n’est pas vrai », avait répondu l’ex-chef de l’État dans l’émission Quotidien en avril, « il est le président des très riches ». Une étude menée par l’Institut des politiques publiques (IPP), un organisme d’évaluation indépendant, confirme ce constat.

En prenant en compte l’ensemble des mesures fiscales des budgets 2018 et 2019 du gouver-nement, l’IPP démontre que ce sont les 1% les plus riches (la dernière barre à droite sur le graphique) qui voient leur revenu le plus augmenter, et de loin.

Les très hauts revenus ont davantage bénéficié que les autres ménages des mesures fiscales sur le patrimoine, à savoir la suppression de l’Impôt sur la fortune (ISF) au profit de l’Impôt sur la fortune immobilière (IFI) et de la création du prélèvement forfaitaire unique (PFU ou flat tax) de 30%.

Ces deux dispositifs ont allégé la taxation des revenus du patrimoine dit mobilier et des plus-values financières (vente d’actions, etc.). Or, parmi les ménages aisés, plus ils sont riches, plus la part qu’occupent ces revenus mobiliers et financiers dans le total de leurs revenus est importante (voir le graphique de l’Insee ci-dessous). À eux seuls, les 1% les plus riches concentrent 30% du total des revenus du patrimoine (foncier et mobilier) et près de 50% des revenus tirés des plus-values.

Ces mesures (suppression de l’ISF et PFU) devaient coûter 4,5 milliards d’euros à l’État en 2018. Finalement, les recettes ont été plus fortes que prévu. Par exemple, l’IFI a rapporté 400 millions d’euros de plus. Par ailleurs, la flat tax doit coûter 300 millions d’euros aux finances publiques l’année prochaine, selon les prévisions du gouvernement.

Les classes moyennes font partie des gagnants

Après les très hauts revenus, les classes moyennes sont également des bénéficiaires nets des choix budgétaires du gouvernement pour 2018 et 2019. Pour mémoire, les classes moyennes correspondent aux personnes situées au-dessus des 30% les plus pauvres et en-dessous des 20% les plus riches, selon l’Observatoire des inégalités.

Ce gain résulte d’abord de la baisse programmée de la taxe d’habitation, de 30% cette année puis de 65% la suivante, qui permet de compenser la hausse de la fiscalité sur l’énergie et sur le tabac.

Le gouvernement a-t-il visé les 20% les plus riches?

Plus surprenant, à première vue les 20% les plus aisés (mais hors des 1% les plus riches) feraient partie des perdants, à en croire le graphique de l’IPP. Certes, ils profitent beaucoup des baisses d’impôts sur le capital car ces revenus sont plus minoritaires dans le total de leurs revenus. De même, ils ne bénéficieront pas de la baisse de la taxe d’habitation, puisque sa suppression pour l’ensemble des foyers n’est prévu qu’en 2021. Mais ces paramètres ne sont pas les seuls à prendre en compte pour comprendre ce résultat.

Pour avoir une vision plus précise de la situation, l’IPP a dissocié les retraités des autres ménages. Car ceux qui travaillent bénéficient de la suppression progressive des cotisations salariales maladie et chômage pour compenser la hausse de la CSG. Si on retire les retraités et qu’on ne prend en compte que les actifs en emploi (hors chômeurs), les 20% les plus riches sortent gagnants des arbitrages budgétaires du gouvernement.

Pour mémoire, entre les hausses et les baisses de taxes, le gouvernement promet un solde net de 6 milliards d’euros de baisses d’impôts pour les ménages en 2019. L’IPP évalue cette baisse à 4,4 milliards d’euros.

Les retraités les grands perdants

On l’a vu, les retraités sont lourdement frappés par la hausse de la CSG. Cette mesure concerne les 60% des retraités les plus riches. Le gouvernement a promis d’élargir l’exonération à 350.000 foyers supplémentaires l’année prochaine, mais ces personnes ont tout de même dû s’acquitter du 1,7 point de CSG en plus en 2018 et ne seront pas remboursées en 2019.

En outre, les pensions ne seront revalorisées que de 0,3% en janvier, soit bien en-dessous de l’inflation (1,6% hors tabac). Seuls ceux qui perçoivent le minimum vieillesse auront droit à une revalorisation supérieure à l’évolution des prix, puisqu’elle sera de 35 euros par mois.

Les plus modestes aussi sont pénalisés

Enfin, les plus modestes, travailleurs ou retraités, sont généralement pénalisés par les mesures fiscales du gouvernement. D’abord, eux-aussi vont voir leur prestations sociales quasi-gelées en 2019. En-dehors du RSA et de l’Allocation adulte handicapé (AAH), les aides ne vont augmenter que de 0,3%.

 13 octobre 2018

https://www.bfmtv.com/

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11 octobre 2018 ~ 0 Commentaire

milliardaires (histoire et société)

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Record du monde: les milliardaires qui s’enrichissent le plus vite sont les Français

Depuis le début de l’année, les principales fortunes françaises ont vu leurs richesses augmenter de 27,6 milliards de dollars, soit une hausse de 12,2%. Un record.

Les milliardaires français se portent bien. Selon Bloomberg, les principales fortunes de l’Hexa-gone ont vu leurs richesses croître plus vite que celles de leurs semblables étrangers en 2018. Au total, les gains des 13 personnalités françaises les plus aisées ont augmenté de 27,6 milliards de dollars (un peu plus de 23 milliards d’euros) depuis le début de l’année, soit une hausse de 12,2%.

Ainsi, la France dépasse de loin le Japon, deuxième, dont les principales fortunes ont vu leurs richesses croître de 7,1% en 2018, devant la Chine (+6,3%) et les États-Unis (+1,9%).

Arnault et Pinault loin devant

Mais la bonne performance des milliardaires français est avant tout à mettre au crédit de  Bernard Arnault et François Pinault qui a eux seuls ont amassé 22,3 milliards de dollars supplémentaires depuis janvier. Le PDG de LVMH et le fondateur de Kering profitent du dyna-misme de la demande de produits de luxe, en provenance de Chine notamment, et de leur présence toujours plus accrue dans le commerce électronique.

La hausse des ventes aux enchères a également été bénéfique à François Pinault et sa maison de ventes Christie’s dont les ventes ont atteint 6,6 milliards de dollars l’année dernière. Le fondateur de Kering jouit aujourd’hui d’une fortune estimée à 35,5 milliards de dollars, contre 76,4 milliards pour Bernard Arnault.

De leur côté, les frères Alain et Gérard Wertheimer, propriétaires de Chanel, ont vu leur riches-se grimper de 2,4 milliards de dollars. La fortune de l’héritière de l’Oréal et femme la plus riche de France, Françoise Bettencourt Meyers, a pour sa part augmenté de 3,7 milliards de dollars.

10 Octobre 2018

https://histoireetsociete.wordpress.com/

Source:

France’s Richest Are Making Money Faster Than Everyone Else This Year (Bloomberg)

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11 octobre 2018 ~ 0 Commentaire

réforme lycées (lutte ouvrière)

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Lycées professionnels : une réforme qui ne passe pas

Des enseignants de dizaines de lycées professionnels se sont retrouvés en cortège dans la manifestation du 9 octobre à Paris pour déployer banderoles et pancartes contre la réforme Blanquer, du nom du ministre de l’Éducation nationale.

Celle-ci consiste à réduire les heures d’enseignement des lycéens qui préparent le CAP, le BEP et le baccalauréat professionnel, et à augmenter l’apprentissage dans les entreprises.

Les contenus des cours aussi bien généraux que professionnels sont revus à la baisse, ainsi que le nombre de semaines d’enseignement au lycée. La diminution du nombre d’heures de français et d’histoire fait déjà dire à certains élèves qui découvrent la réforme : « Mais ils veu-lent qu’on devienne bêtes ! » Et c’est ce mépris pour la jeunesse issue des milieux populaires et pour leurs professeurs qui suscite l’indignation dans les lycées professionnels.

La mobilisation a commencé le 27 septembre par une grève et une manifestation dynamique, qui a regroupé plus d’un millier d’enseignants.

Encouragés par cette manifestation et une participation à la grève plus importante que d’habi-tude, des réunions se sont poursuivies dans certains lycées pour que la journée du 9 soit un succès. Les discussions aujourd’hui continuent, et se pose la question de la suite du mouve-ment.

Si, dans quelques lycées, l’idée de la grève reconductible fait son chemin, dans bien d’autres, l’heure est encore à l’information et à l’explication de la réforme.

Le 12 novembre, après les vacances, des syndicats enseignants appellent à une journée de grève contre la suppression de 2 600 postes dans l’Éducation nationale. L’occasion d’être de nouveau dans la rue, plus nombreux encore contre la réforme Blanquer.

Hélène GRILLET 10 Octobre 2018
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11 octobre 2018 ~ 0 Commentaire

retraites (lutte ouvrière)

retraite

Aux capitalistes de payer pour les retraites

Au moment où se prépare une nouvelle attaque sur les droits à la retraite, chacun y va de sa solution.

Le patronat et le gouvernement se soucient des reculs qu’ils disent nécessaires, et les syndi-cats s’affirment arcboutés pour défendre la retraite par répartition. Mais une chose est certaine: les systèmes, aussi imaginés et retravaillés qu’ils soient, ne pourront représenter une vraie garantie d’avoir une retraite digne au bout d’une vie de travail.

En fait, et notamment depuis 1993 et la réforme Balladur, les droits des retraités ont connu des dizaines d’années de reculs.

Rien ne peut protéger vraiment les travailleurs, en dehors du rapport de force entre la classe ouvrière et le monde capitaliste. Tous les modes de calcul revendiqués, retraite par répartition, retraite par points, ou encore d’autres, partent d’une constante : les travailleurs doivent y coti-ser, et donc payer pour assurer leurs retraites.

Mais au fond pourquoi ?

Pourquoi les travailleurs du rang devraient-ils se priver pendant des dizaines d’années pour espérer, au bout d’une vie de labeur, pouvoir toucher une retraite misérable ? Quand il s’agit de leurs serviteurs les plus proches, les capitalistes ne se basent pas sur de tels principes.

Lorsque les PDG et les plus hauts cadres sont embauchés, il est convenu qu’il faut leur garan-tir, avant même qu’ils y aient commencé à travailler et sans aucune cotisation, une retraite confortable. Cela est prévu dans le contrat signé lors de leur embauche et cela leur est ga-ranti, même si finalement ils ne donnent pas satisfaction. Alors, pourquoi l’ensemble des travailleurs, qui s’esquintent autrement plus au travail, ne devraient-ils pas avoir les mêmes droits ?

Il y a un autre domaine dans lequel la classe capitaliste tout entière a dû accepter le principe de payer pour assurer la vie jusqu’à leur mort de ceux qu’elle a exploités. Dans le cas des accidents du travail, de trajet, des maladies professionnelles, des rentes doivent être versées à vie, même si le système en place et le montant des indemnisations comportent de multiples injustices. Les patrons seuls cotisent à la caisse des accidents du travail qui indemnise ces victimes de l’exploitation capitaliste.

Alors, tous les travailleurs, qui sont les victimes de l’exploitation capitaliste, devraient avoir droit à ce que la classe patronale dans son ensemble assume sur ses deniers le paiement d’une retraite donnant les moyens de vivre dignement après une vie de travail.

Cette revendication, cette exigence ne sont ni utopiques, ni décalées.

C’est simplement une revendication qui a toujours été celle du mouvement ouvrier, quand il pouvait mériter ce nom. En 1910-1911, quand le gouvernement a voulu instituer des retraites ouvrières basées sur les cotisations des travailleurs, la CGT avait protesté au nom de ce principe. Les syndicats défendaient encore fermement cette idée après 1918, avant qu’ils ne tournent complètement casaque et en viennent à défendre les revendications du patronat dans ce domaine. À la veille d’une énième manipulation du système des retraites, il faut plus que jamais rappeler que c’est aux patrons, et à eux seuls, de payer pour la retraite des travailleurs.

10 Octobre 2018

https://journal.lutte-ouvriere.org/

Lire aussi:

Retraites : le pouvoir prépare ses attaques (Lutte Ouvrière)

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10 octobre 2018 ~ 0 Commentaire

santé (dossier npa)

santé (dossier npa) dans Austérité
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Macron-Buzyn et la santé : toujours plus de régressions !

Après le plan « Ma santé 2022 », le projet de loi de financement de la Sécurité sociale (PLFSS) de 2019 confirme que le budget de la santé sera totalement verrouillé.

L’augmentation de 400 millions d’euros des dépenses de santé est une goutte d’eau : il s’agit de 0,002 % d’un budget d’un peu plus de 200 milliards d’euros. Macron et Buzyn traitent par dessus la jambe la souffrance au travail des soignantEs des hôpitaux, des Ehpad, de la psychiatrie.

Ils font semblant d’ignorer la grève massive des Ehpad, les nombreuses luttes dans les hôpi-taux et dans la psychiatrie ces derniers mois. Ils prétendent améliorer l’accès aux soins, aider la médecine de ville, désengorger les urgences, résoudre la crise des hôpitaux… alors que leur politique de santé aura des conséquences totalement contraires : toujours plus de régressions. Décryptage de leurs mesures.

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Les privilèges du secteur privé

Alors que leur rentabilité se situe au niveau le plus élevé depuis 2006, les hôpitaux privés à but lucratif auront droit en 2019 à un « nouveau cadre d’allègements très favorable »(dixit Agnès Buzyn au congrès de la Mutualité française).

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Le droit à la santé partout, pour toutes et tous

La conséquence certaine du plan Macron-Buzyn, libéral et technocratique, c’est le développement d’une médecine à deux niveaux : de qualité, avec dépassements d’honoraires, pour celles et ceux qui en ont les moyens et habitent les grandes villes ; à la chaîne, parfois sans médecin et sans examen.

Dossier réalisé par la commission santé-sécu-social du NPA.

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10 octobre 2018 ~ 0 Commentaire

9 octobre (jdd npa)

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Manifestation contre la politique de Macron : les syndicats rassemblent plus de monde qu’en juin

Plusieurs dizaines de milliers de lycéens, étudiants, salariés, fonctionnaires et retraités ont manifesté mardi partout en France, pour la première fois depuis la rentrée, pour réclamer à Emmanuel Macron une politique « plus sociale ».

Pour la première fois depuis la rentrée, plusieurs dizaines de milliers de lycéens, étudiants, salariés, fonctionnaires et retraités ont manifesté mardi partout en France pour réclamer à Emmanuel Macron une politique « moins libérale ». A Paris, ce sont entre 11.500 personnes (selon le chiffre de la police) et 50.000 (selon la CGT) qui ont défilé. Ils étaient 21.500 participants, selon le cabinet Occurrence pour un collectif de médias. C’est en tout cas davantage qu’il y a trois mois.

Le 28 juin, la précédente manifestation parisienne, à l’initiative également de la CGT et FO, avait attiré 15.000 personnes selon les syndicats, 2.900 selon la police.

Des rassemblements en région

A l’échelle de la France, ce sont « presque 300.000 manifestants » qui auraient défilé ce mardi, selon le secrétaire général de la CGT Philippe Martinez sur RTL ; environ 160.000 personnes à en croire les chiffres de l’Intérieur.

Les cortèges syndicaux ont ainsi rassemblé, selon la police, 5.400 personnes à Nantes, 5.300 à Marseille, 4.300 à Lyon, 3.500 au Havre, entre 2.500 et 3.000 à Rennes, 2.500 à Grenoble, 2.100 à Caen, 1.800 à Montpellier, 1.500 à Nice ou 1.200 à Perpignan. Près d’une centaine de manifestations étaient organisées partout en France.

Parmi les revendications portées par les syndicats, « les questions de salaires », a déclaré à Paris Philippe Martinez, dénonçant le « tour de passe-passe » du gouvernement « avec l’idée qu’en baissant les cotisations sociales ce serait bon pour le pouvoir d’achat : c’est un leurre ». Son homologue de FO, Pascal Pavageau, a demandé, lui, à l’exécutif de retrouver « le chemin du dialogue et surtout de maintenir le modèle social ».

Comme à l’accoutumée depuis 2016, un cortège de tête s’était constitué, avec un mélange assez divers (jeunes, lycéens, quinquas d’Attac déguisés en gaulois réfractaires, jeunes syndiqués…). Il y avait aussi plusieurs dizaines d’autonomes, de noir vêtus et casques sur la tête, dont certains criaient des slogans anticapitalistes ou « cassez-vous, bande de Benalla! » Des projectiles ont été jetés contre les CRS, qui ont répliqué avec des gaz lacrymogènes. Neuf personnes ont été interpellées, selon le ministère de l’Intérieur, 16 sur l’ensemble de la France.

Pas encore de nouvelle date de mobilisation

Cette date du 9 octobre avait préalablement été choisie par des organisations de retraités pour protester contre la revalorisation de leurs pensions, jugées trop faibles, une mesure qui touchera des personnes déjà mises à contribution l’année dernière avec l’augmentation de la CSG. Ce qui explique la forte présence de retraités dans les cortèges.

A Lyon, François Manugal, 65 ans, retraité et ancien technicien, est venu marcher pour protester contre la perte de son pouvoir d’achat. « J’ai perdu 50 euros par mois. On n’arrive plus à joindre les deux bouts », a-t-il témoigné auprès de l’AFP.

Les jeunes (Fidl, UNL, Unef) ont aussi manifesté contre le fait que des lycéens « soient laissés sur le banc de touche à cause de la sélection Parcoursup », se retrouvant « sans solution d’inscription ».

Les syndicats espèrent d’autres mobilisations, afin de peser sur les négociations ou réformes sociales en préparation, comme celles des retraites ou de l’assurance chômage.

Mais ils se gardent pour l’heure d’évoquer une nouvelle date. La FSU, traditionnelle alliée de la CGT, n’avait pas appelé à manifester au niveau national, pas plus que la CFDT, la CFE-CGC ou la CFTC.

9 octobre 2018

https://www.lejdd.fr

Lire aussi:

9 Octobre (NPA)

Le 10, Martinez et Pavageau déjà à Matignon ! 9 octobre. Une mobilisation plus forte qu’attendue… et maintenant ? (RP)

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04 octobre 2018 ~ 0 Commentaire

psy (bastamag)

hoptiam

Hôpitaux psychiatriques 

Des infirmières « comme dans une tranchée en temps de guerre »

Depuis plusieurs mois, un mouvement social d’ampleur agite les hôpitaux psychiatriques. À Amiens, les soignants sont en grève depuis trois mois. À Rouen, ils ont mené une grève de la faim pendant 18 jours. Au Havre, ils ont campé deux semaines sur le toit des urgences. Des collectifs se montent, des manifestations s’enchaînent. Les agents réclament en priorité une augmentation des effectifs, afin d’accueillir dignement le nombre croissant de personnes en souffrance qui se présentent à leurs portes. Alors que de nouveaux mouvements s’annoncent pour les jours à venir, Basta ! est allé à leur rencontre. Ce reportage est le premier volet d’une série sur le malaise de la psychiatrie française.

Les infirmiers psychiatriques sont de plus en plus nombreux à se sentir « comme dans une tranchée en temps de guerre » ou « en apnée », c’est selon. Pas loin en tout cas du point de rupture, et sans les ressources nécessaires pour simplement faire leur travail. « Le soin psychiatrique demande du temps. Pour faire en sorte que les choses se délient et permettre aux personnes de se reconstruire », dit Patricia, infirmière en pédopsychiatrie depuis plus de vingt ans au sein de l’hôpital Guillaume Régnier à Rennes. La soignante ajoute que « la qualité du soin est vraiment liée à la qualité de l’observation », qui exige elle aussi du temps et de la disponibilité d’esprit. Autant de ressources qui s’amenuisent en psychiatrie où, comme ailleurs dans l’hôpital, les soignants courent à longueur de journées. « Ça fait des mois que je n’ai pas eu le temps de faire de belote avec les résidents, soupire Olivier, infirmier en psychiatrie adulte depuis 2003, également au sein de l’hôpital Guillaume Régnier. Les patients s’en plaignent, bien entendu. »

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Nolwenn Weiler 4 octobre 2018

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02 octobre 2018 ~ 0 Commentaire

prud’hommes (ouest france)

hollande

Pascal Pavageau (FO) estime que la juridiction est vouée à disparaître

Le secrétaire général de Force ouvrière estime, dans une interview publiée ce mardi 2 octobre dans Le Figaro, la fin disparition progressive du conseil des Prud’hommes.

Pascal Pavageau, le secrétaire général de Force ouvrière, estime que les Prud’hommes vont «à terme disparaître », notamment à cause des ordonnances qui ont plafonné les dommages et intérêts en cas de licenciement abusif, dans une interview au Figaro, publiée mardi.

Le nombre de litiges devant les conseils des Prud’hommes a reculé de 15 % en 2017 par rapport à 2016, selon le ministère du Travail, qui attribue cette baisse aux premiers effets des ordonnances travail. « C’était un mouvement déjà entamé avant les ordonnances », relève le numéro un de FO.

« Pistolet sur la tempe »

« Mais ces ordonnances, avec le plafonnement des dommages et intérêts que les salariés peuvent réclamer en cas de licenciement abusif, ont accéléré le processus. Il n’y a pas de quoi se réjouir », ajoute-t-il.« Désormais, le salarié négocie son départ avec l’employeur en amont avec un pistolet sur la tempe. Et l’institution des prud’hommes va à terme disparaître », s’inquiète Pascal Pavageau, à propos de cette institution, créée en 1806.

« Mais quelle modernité y a-t-il donc dans ce nouveau monde où on se félicite de déprotéger, détruire et de renvoyer chacun à ses responsabilités ? », relève-t-il. La mesure de barémisa-tion des indemnités prud’homales en cas de licenciement abusif, une des principales mesures des ordonnances réformant le droit du travail, est entrée en vigueur fin septembre 2017.

Baisse du nombre d’affaires

Entre 2016 et 2017, le nombre d’affaires dans les tribunaux des Prud’hommes est passé de 150 000 à 127 000 affaires.L’année 2016 avait déjà enregistré une baisse du nombre d’affaires par rapport à 2015 (176 000 affaires), à la suite également de la loi Macron adoptée sous le quinquennat précédent et qui modifiait les conditions de saisine d’un conseil des Prud’hommes.

02/10/2018

https://www.ouest-france.fr/

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02 octobre 2018 ~ 0 Commentaire

élections au québec (libération la-presse le-devoir le huff’ essf)

quebec

Les Québécois ont porté pour la première fois au pouvoir lundi la Coalition Avenir Québec (CAQ)

Un parti nationaliste non indépendantiste qui souhaite réduire la taille de l’État et l’immigration, tournant la page de près de 15 ans de gouvernement libéral quasi ininterrompu. Il s’agit d’un nouveau coup dur pour les Libéraux, la famille politique du Premier ministre fédéral Justin Trudeau. En juin ils avaient perdu l’Ontario, province la plus riche et la plus peuplée, au profit d’une autre formation conservatrice.

Le Podemos québecois « Québec Solidaire » progresse (de 3 à 10 élus et 16%) mais c’est un « Dupont Aignan » qui a gagné avec tous les thèmes que nous connaissons bien: laïcité, voile, immigration… contre les Libéraux (de Trudeau au Canada) et surtout le PQ Parti Québécois quelquefois appelé « social-démocrate ».

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Lire aussi:

Québec solidaire (Wikipédia)

Québec Solidaire: dix sièges vécus comme une victoire (La Presse.ca)

Percée historique pour QS (Le Devoir)

Le Parlement atteindra la zone de parité (Le Devoir)

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Jean-Luc Mélenchon se réjouit de la percée de Québec Solidaire outre-Atlantique (Le Huff’)

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Élections du Québec 2018 – camouflet sans précédent aux partis traditionnels

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01 octobre 2018 ~ 0 Commentaire

préfet pv (fr3)

prefet

Rennes : le préfet qui faisait payer ses PV par l’administration, écope de 1 000 euros d’amende

Le préfet Jean-Jacques Debacq, qui faisait payer certaines de ses contraventions par son administration lorsqu’il était à la tête de l’Agence nationale du traitement automatisé des infractions (Antai) basée à Rennes, a été condamné en appel ce lundi à 1 000 euros d’amende.

Cet arrêt confirme la décision rendue par le tribunal correctionnel de Paris en mai 2017. Cette condamnation sera inscrite au casier judiciaire de Jean-Jacques Debacq contrairement à ce qu’avaient décidé les juges en première instance. Après des révélations du site d’information Mediapart le 30 septembre 2013, l’Inspection générale de l’administration (IGA) avait ouvert une enquête. Jean-Jacques Debacq avait présenté sa démission huit jours plus tard.

Il était poursuivi pour détournement de biens publics pour les contraventions, et faux et usage de faux pour avoir notamment établi des certificats affirmant à tort que son véhicule avait été verbalisé dans le cadre de ses activités professionnelles.

700 euros de PV réglés par mandats administratifs

C’est alors qu’il était directeur du centre de traitement des procès-verbaux issus des radars automatisés, installé à Rennes, que le préfet Jean-Jacques Debacq avait été soupçonné d’avoir fait payer par le Trésor public les contraventions routières du dimanche de son véhicule de fonction. Le haut fonctionnaire disposait la semaine d’un chauffeur. Mediapart expliquait alors avoir découvert « une douzaine de contraventions » correspondant au véhicule de fonction du préfet, soit près de 700 euros, réglés par mandats administratifs.  Il aurait également échappé au retrait de points correspondant, sur son permis de conduire.

Thierry Peigné 01/10/2018

https://france3-regions.francetvinfo.fr/

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