Archive | Austérité

18 avril 2019 ~ 0 Commentaire

quimper gourmelen

bourm

couverture

Lire la suite

18 avril 2019 ~ 0 Commentaire

inégalités (ouest france)

Rich-poor-283x300

Les différences de revenus choquent de plus en plus les Français

Dans un contexte social crispé, les inégalités de revenus sont celles que les Français jugent le moins acceptables en 2018, selon le baromètre annuel de la Drees. Plus de 90 % des Français réclament notamment une augmentation du Smic.

Les Français sont plus sensibles aux inégalités de revenus :

Pour la première fois depuis 2000, les écarts de revenus sont jugés les moins acceptables devant les inégalités d’accès aux soins, selon le baromètre du service statistique des ministères du Travail et de la Santé publié mercredi.

En 2018, les inégalités de revenus sont jugées les plus répandues par 40 % des Français et sont pour la première fois citées comme les moins acceptables par 22 % des personnes interrogées, devant les inégalités de soin (20 %) et celles liées à l’origine ethnique (16 %), indique le baromètre annuel de la Drees (direction de la recherche, des études, de l’évaluation et des statistiques).

Augmenter les salaires

Pour 92 % des Français, il faudrait augmenter le Smic, une proportion en hausse par rapport à 2017 (88 %). La moitié pense en outre que les ouvriers non qualifiés devraient gagner 25 % de plus et les PDG des grandes entreprises françaises 40 % de moins.

Les Français sont également favorables à l’augmentation des salaires des instituteurs, qui devraient gagner 13 % de plus en moyenne selon eux.

Les ouvriers et les retraités perçoivent de manière plus négative en 2018 leur situation person-nelle. Les ouvriers sont plus pessimistes (58 %, en hausse de 13 points) sur leur situation personnelle. Le pessimisme des retraités atteint 55 %, en progression de 12 points.

Des baisses d’allocations qui ne passent pas

L’image du système de sécurité sociale se dégrade. 62 % estiment qu’il fournit un niveau de protection suffisant, en recul de 11 points par rapport à 2017.

88 % des Français s’opposent à la baisse des retraites, 86 % à celle des aides aux handicapés et aux personnes âgées dépendantes, 78 % aux baisses des allocations logement, soit des proportions en hausse de 5 à 7 points en un an.

Le baromètre d’opinion de la Drees aborde les mêmes thèmes (situation personnelle, protection sociale, inégalités et cohésion sociale) depuis 2000 (sauf 2003).

Il a été réalisé par questionnaire en face-à-face auprès de 3 037 personnes à leur domicile entre le 15 octobre et le 1er décembre 2018 (échantillon représentatif d’au moins 18 ans résidant en France selon la méthode des quotas)

17/04/2019

https://www.ouest-france.fr/

 

Lire la suite

18 avril 2019 ~ 0 Commentaire

4 mai (le télégramme)

brest

https://www.letelegramme.fr/

Lire la suite

17 avril 2019 ~ 0 Commentaire

pompiers 56 (fr3)

COR_0902052800.jpg

Morbihan : les pompiers réclament des renforts, ils sont menacés de sanctions

Les pompiers du Morbihan demandent des moyens humains supplémentaires. Pour se faire entendre ils avaient affiché des messages écrits sur les bâtiments et les véhicules. Une vingtaine d’entre eux vient de recevoir un courrier de convocation en vue d’éventuelles sanctions.

C’est un courrier qui ne risque pas de faire descendre la pression.

Mardi 16 avril après-midi, vingt pompiers professionnels du centre de secours de Vannes ont reçu une lettre de convocation préalable à d’éventuelles sanctions pour refus d’ordre. Il leur est reproché de ne pas avoir retiré les banderoles et les inscriptions affichées des véhicules et des bâtiments dimanche 12 avril comme leur hiérarchie leur en avait donné l’ordre. Seuls ces vingt pompiers de Vannes ont reçu ce courrier alors que le centre de secours de Lorient n’avait pas non plus retiré les messages revendicatifs ce week-end .

Incompréhension 

Les représentants du personnel ne cachent pas leur incompréhension d’autant que le contrôleur général et directeur du SDIS 56 (Service Départemental d’Incendie et de Secours), en visite le mardi matin au centre de Vannes, a demandé le retrait des banderoles afin que la réunion de négociation prévue ce mercredi à 14h se passe dans de bonnes conditions. Un représentant du personnel s’étonne : Entre un directeur qui semble vouloir apaiser la situation et une présidence qui demande des sanctions, on ne comprend pas la logique de gestion des ressources humaines du SDIS 56

Une réunion de négociation mal engagée ?

Ce mercredi 17 avril doit en effet se tenir une réunion de négociation entre les trois organisations syndicales représentants les personnels et la direction du SDIS. Cette rencontre a été organisée afin de trouver une issue au mouvement de contestation qui dure depuis plus d’un mois dans les centres de secours du département. Ce mercredi matin certains représentants des pompiers ne cachaient pas leur septicisme quant à l’issue de cette réunion. « A notre connaissance il n’y a aucun élu présent, ni Gilles Dufeigneux, Président, ni Christine Penhouët, 1ère vice-présidente du conseil d’administration du SDIS du Morbihan » . De quoi s’interroger sur la  réelle volonté de négociation de la présidence du SDIS 56.

Il manque 50 personnes dans les centres de secours du Morbihan

Les pompiers et les personnels administratifs du Service Départemental d’Incendie et de Secours du Morbihan demandent des moyens humains supplémentaires. Ils estiment qu’il manque 40 pompiers professionnels sur le département mais aussi 10 personnes dans les services administratifs pour pouvoir fonctionner à peu près normalement.

A leurs revendications la direction et la présidence ont répondu qu’ils envisageaient la création de 5 postes et proposent également de réévaluer les moyens en 2020. Largement insuffisant estiment les personnels qui ont décidé de maintenir leur mouvement. Yann Hillion, représentant du personnel des pompiers du Morbihan : En début d’année un rapport régional de la Cour des Comptes indiquait qu’il y avait 4,5 millions d’euros dans les caisses du SDIS 56. Ils rappellent aussi qu’en 2016 le Comité technique et le Conseil d’Administration du SDIS avaient prévu une révision des effectifs en 2019.

S’ils n’obtiennent pas de proposition satisfaisante les pompiers envisagent de saisir le Préfet du Morbihan et d’organiser une manifestation pour interpeller la population et les élus. Le   Morbihan  compte 65 centres de secours et 370 pompiers professionnels.

Le rapport de la Cour des Comptes de Bretagne paru en décembre 2018 est consultable ici.

Maylen Villaverde 17/04/2019

https://france3-regions.francetvinfo.frl

Lire la suite

17 avril 2019 ~ 1 Commentaire

notre-dame 2 (npa)

Quasimodo

Les conséquences tragiques d’une politique incendiaire

Les choix en matière de culture et de patrimoine sont des choix de société

Nous sommes bien évidemment plus que dubitatifs quant à la volonté et les moyens que va débloquer l’État pour la reconstruction. Sur l’ensemble des travaux des grands monuments nationaux (a fortiori de ceux de moindre postérité), celui-ci a systématiquement choisi les solutions les « moins coûteuses » mais aussi les moins déontologiques et respectueuses des matériaux et constructions originales.

Nous ne pouvons dès lors que nous interroger sur la reconstruction à venir… « Pour Notre-Dame, ce sera pareil. On ne retrouvera jamais la charpente et la flèche en bois. Ce fut pourtant le défi du Second Empire que de reconstruire, en 1860, la flèche qui avait été abattue un peu avant la Révolution parce qu’elle menaçait ruine. Ce fut un véritable tour de force néo-médiéval. Cette fois je suis pessimiste », témoigne  ainsi Jean-Michel Liénaud

Ne pas se tromper de priorités

On ne peut que comprendre les réactions de celles et ceux qui pointent le mépris et le silence des autorités et des grandes entreprises, pourtant tous aujourd’hui au garde-à-vous, lorsqu’en novembre dernier 8 habitantEs trouvaient la mort dans l’effondrement de leur immeuble insalu-bre et des centaines d’autres locataires se retrouvaient évacués sans solutions de relogement, à Marseille.

Le déballage de dons actuel nous prouve que lorsqu’ils y trouvent leurs intérêts (essentiellement symboliques et financiers) les entreprises peuvent trouver l’argent et débloquer des sommes considérables en un rien de temps ! Il en va de même pour le gouvernement, lorsqu’ils décident d’offrir des cadeaux à ces derniers… Dans cette balance, la vie des classes populaires ne compte que si elle correspond à une ligne de crédit d’impôt ! Ces enjeux sont pourtant évidemment incomparables.

Quel intérêt à financer les vieilles pierres ?

Certain s’interrogent souvent sur la pertinence d’investir de telles sommes d’argent dans la culture ou la préservation du patrimoine (avec de moins en moins d’argent public par ailleurs…), comme cela peut-être parfois également le cas pour la recherche scientifique abstraite. Mais ce serait une erreur d’opposer tout enjeu social à de tels investissements. L’argent ne manque pas, pour peu qu’on aille le chercher au bon endroit. Le patrimoine fait partie d’une propriété collecti-ve inestimable. Sa mise en valeur et son accessibilité à toutes et tous est un enjeu de l’épanouissement des individus et de nos sociétés.

Écrire une autre histoire 

Notre-Dame, comme d’autres monuments, fait partie de notre histoire et de notre inconscient collectif. Il est important de refuser de laisser son symbole aux nationalistes de tous poils. A travers le temps, elle a certes symbolisé les rapports de pouvoir entre l’Église catholique et le pouvoir étatique.

Mais elle est également un symbole éblouissant de l’évolution de l’architecture religieuse. Enfin elle est aussi un monument séculier de l’histoire de Paris, et Victor Hugo à travers son œuvre éponyme l’avait ainsi liée à ce que Paris avait de plus vivant, grouillant et populaire. Durant la Révolution Française, puis durant la Commune de Paris, elle fut réinvestie comme lieu de collec-tivité et de réunions politiques, tandis que la Marseillaise et autres chants révolutionnaires résonnaient dans les tuyaux des grandes orgues. Elle est aussi un enjeu de réappropriation culturelle et collective de notre classe sociale.

Cette fois-ci il n’y avait heureusement pas de vies humaines directement en jeu face aux intérêts financiers ;  mais nous y avons malgré tout perdu l’un de nos biens patrimoniaux collectifs les plus précieux… Encore une fois sacrifié par ce gouvernement et ses précédents pour des économies de bouts de chandelles…

Manon Boltansky  Mercredi 17 avril 2019

https://npa2009.org/

Lire aussi:

Famille Pinault : la provocation de Philippe Poutou sur Notre-Dame (Anti-k)

Notre-Dame : pourquoi la générosité des milliardaires et des multinationales pose question (Bastamag)

Lire la suite

17 avril 2019 ~ 1 Commentaire

notre dame (les-alternatifs anti-k)

miserables

Notre Dame de Paris

Les milliardaires font des dons avec votre argent !

Les cendres encore fumantes de la cathédrale Notre Dame de Paris n’étaient pas éteintes que déjà les vautours capitalistes flairaient le bon coup. Le bon coup financier, le bon coup de pub’, le bon coup fiscal et le bon coup politique.

C’est ainsi que les milliardaires et leurs multinationales avides d’échapper à l’impôt ont annoncé faire l’aumône de quelques miettes de leurs fortunes considérables amassées sur le dos des travailleurs. 10 millions pour Bouygues, 100 millions pour Pinault, 200 millions pour LVMH et la famille Lagardère… Total, Apple et Cie de suivre le mouvement. Un bon coup politique évident pour redorer l’image de ces multinationales dont les peuples ont bien compris combien elles leur coûtent !

Et aussi une façon d’effacer l’image fumante de la cathédrale qui avait passé les siècles et qui est bien celle de l’échec d’un régime capitaliste lancé dans la fuite en avant du profit et incapable de maintenir le patrimoine malgré les formidables progrès techniques.

Et on pourra noter que l’appel à une souscription lancée par Macron est bien un nouveau coup fumant de l’ex banquier locataire de l’Elysée qui entend bien faire payer la facture la catastrophe aux travailleurs du pays et non pas à ses amis les riches. Oui la cathédrale devra être réparée, la patrimoine restauré et préservé. Mais il n’y a aucune raison que ce soient toujours les travailleurs qui payent.

Le bon coup de pub et le bon coup financier !

Avec ces annonces, les milliardaires profitent de la sidération devant une catastrophe qui émeut l’opinion pour apparaitre comme des bienfaiteurs de la collectivité. Sans honte et ce alors qu’à coup d’optimisation fiscale, de niches fiscales, de montages financiers et avec l’aide de leurs représentants politiques dont Macron n’est que le dernier avatar, ces derniers n’ont de cesse que de payer le moins possible d’impôts.

Le manque à gagner fiscal est de plusieurs dizaines de milliards d’euros, sans doute plus de 100 milliards d’euros par an pour les caisses de l’Etat. Et in fine pour les services publics, dont les services d’incendies et de secours qui ces dernières années ont payé un très lourd tribu au dogme de la “réduction de la dépense publique” imposée par l’Union Européenne.

Qui plus est ces “dons” permettent un coup de publicité à bon compte, bien plus rapide et bien moins cher que l’équivalent en spots et pages publicitaires. Un don rentable qui le sera d’autant plus que les mécènes ne manqueront pas d’en profiter pour apposer leurs griffes sur le monument le plus visité d’Europe.

Et le coup sera également à n’en pas douter financier. Car les groupes de luxe et de la construc-tion ne manquent pas d’identifier ce qui est un juteux marché à plusieurs centaines de millions voire à milliards d’euros que sera la reconstruction de la cathédrale. A condition d’amorcer la pompe pour drainer avec une souscription l’argent du petit peuple qui viendra ensuite appro-visionner les marchés. Quand Bouygues annonce verser 10 millions d’euros, combien la multinationale espère-t’elle ensuite gagner dans le chantier de la cathédrale ?

Dans tous les cas, les travailleurs pourront constater que ces milliardaires, ces multinationales qui prétendent ne pas avoir le moindre euro pour augmenter les salaires, pour faire face à leurs responsabilités environnementales, auront su trouver en un claquement de doigts des centaines de millions d’euros…

Le bon coup fiscal : c’est vous qui allez payer les 2/3 des centaines de millions “offerts” par les milliardaires !

Le cynisme et l’hypocrisie poussée à son comble, c’est que les milliardaires qui annoncent débourser des centaines de millions d’euros vont en réalité puiser la majeur partie de ces sommes… dans votre poche. En effet, ces dons” relèvent de la niche fiscale du mécénat, ouvrant droit à une niche fiscale de 60%. C’est donc la collectivité publique qui prendra en charge l’essentiel de la défense. Si Lagardère et Arnault annoncent payer 300 millions d’euros, en réalité, ils n’en débourseront que 120, les 180 restants seront payés par l’impôt des Français!

Et ce pourrait être bien plus. L’ex ministre de la culture de Rafarin, JJ Aillagon, devenu entre temps directeur général de la collection Pinault, a demandé alors que l’incendie n’était pas encore éteint que l’état décrète la cathédrale Notre Dame de Paris “trésor national”. Ce qui permettrait de porter la déduction fiscale à 90%. Le coup de pub, le coup financier et le coup fiscal serait alors monumental !

En clair si cela se confirme, sur les 300 millions “donnés” par les deux milliardaires, c’est dans votre poche qu’il viendrait chercher en réalité 270 millions d’euros, eux ne payant plus que 30 millions d’euros. Moins de 1% du budget annuel de près de 5 milliards de la publicité dépensée par LVMH !

En réalité, si on veut vraiment faire contribuer les milliardaires, ce n’est pas de dons dont la France à besoin, mais de commencer par leur faire payer les impôts. Actuellement, la niche fiscale sur le mécénat coûte plus de 900 millions d’euros par an à l’Etat. Un chiffre multiplié par 10 en 15 ans.

Au moment où l’Élysée, reportant ses annonces visant à faire travailler plus les Français pour gagner moins (augmentation du temps de travail, allongement de la durée du travail avant la retraite…), se précipite pour définir au lendemain de la catastrophe le régime fiscal de la souscription nationale, la première des mobilisations populaires utile doit sans doute être de revendiquer que c’est d’abord aux milliardaires de payer.

Pas aux travailleurs. On ne le sait que trop, les vautours cherchent immédiatement à profiter des catastrophes, il est urgent de s’en méfier.

Source

https://lesalternatifs.info/

Lire aussi:

Famille Pinault : la provocation de Philippe Poutou sur Notre-Dame (Anti-k)

Notre-Dame : pourquoi la générosité des milliardaires et des multinationales pose question (Bastamag)

Lire la suite

16 avril 2019 ~ 0 Commentaire

alternative (révolution)

europe bateau

Quelle alternative à l’Europe capitaliste?

Les élections européennes se tiendront le 26 mai, en France, dans un contexte social explosif. Le mouvement des gilets jaunes aura un profond impact sur la campagne électorale. Les revendications que ce mouvement a fait émerger, ces quatre derniers mois, s’imposeront dans les débats.

Tous les partis en lice devront au moins faire semblant d’en tenir compte. Cela dit, il n’est pas certain que cela suffise pour passionner les électeurs, dont la majorité considère, à juste titre, que l’UE n’est pas une solution à leurs problèmes. Aux élections européennes de 2014, l’absten-tion avait atteint 59 % des inscrits.

Le parti de Macron (LREM) espère que l’abstention sera très élevée, le 26 mai, car les abstentionnistes seront plus nombreux dans les couches les plus pauvres et exploitées de la population, c’est-à-dire parmi les électeurs qui sont les plus hostiles à la politique du gouver-nement. Macron table donc sur une victoire par défaut. Est-ce inévitable ? Non. Une alternative de gauche radicale à l’UE susciterait beaucoup d’enthousiasme dans la masse de la population.

Qu’est-ce que l’UE ?

Il faut commencer par définir correctement l’UE, en partant d’un point de vue de classe. L’UE n’a rien à voir avec les grands principes sur lesquels elle prétend se fonder : « la paix », « la démocratie », « l’union des peuples », etc.

Ces principes servent à masquer la véritable nature de l’UE, qui est entièrement subordonnée aux intérêts du grand Capital européen, c’est-à-dire des banques et des multinationales euro-péennes (surtout allemandes et françaises).

« Tout le reste n’est que littérature », comme l’ont appris les travailleurs grecs, en juillet 2015, lorsque la troïka (UE, BCE et FMI) a exigé d’eux, sous la menace d’une expulsion de l’UE, qu’ils renoncent à leurs revendications sociales et acceptent de subir de nouveaux plans d’austérité. Autant pour « la démocratie » et « l’union des peuples » européens !

Quant au prétendu pacifisme de l’UE, c’est une mauvaise plaisanterie 

Ces dernières décennies, la France, la Grande-Bretagne, l’Espagne et l’Italie – entre autres – ont directement participé à de nombreuses interventions impérialistes en Afrique et au Moyen-Orient.

Historiquement, l’UE s’est constituée après la Seconde Guerre mondiale dans le but de peser, économiquement et politiquement, face aux géants américain, russe, puis japonais. D’emblée, il s’agissait d’une alliance entre les bourgeoisies allemande et française pour défendre leurs parts de marché. Autrement dit, l’UE s’est constituée, puis s’est élargie, conformément aux intérêts exclusifs des grands capitalistes européens. Elle n’a donc rien de progressiste.

La désintégration européenne

Lénine expliquait que l’unification de l’Europe sur la base du capitalisme est une « utopie réactionnaire ». Une utopie car c’est impossible, compte tenu de la rivalité entre les bourgeoisies européennes et une utopie réactionnaire car la tentative d’y parvenir quand même ne peut se réaliser qu’au détriment des travailleurs du continent.

Le caractère réactionnaire de l’intégration européenne est apparu à de nombreuses reprises, et notamment dans les différents « traités européens » qui préconisent une stricte austérité budgé-taire, les privatisations et la casse des services publics. Sur ce point, l’exactitude de la formule de Lénine est claire.

Cependant, pendant toute une période, cette formule a pu paraître erronée en ce qui concerne l’impossibilité d’unifier l’Europe sur la base du capitalisme. Pendant des décennies, en effet, l’intégration européenne n’a cessé d’avancer, comme en ont témoigné l’adoption de la monnaie unique et l’élargissement de l’UE à 27 pays.

Mais en réalité, les succès de l’intégration européenne reposaient sur une longue phase de croissance économique, laquelle permettait aux rivalités nationales de passer au second plan. Et comme nous l’expliquions à l’époque, ces mêmes rivalités nationales devaient nécessairement ressurgir à l’occasion d’une grave crise économique.

C’est exactement ce qui s’est produit. La crise de 2008 a marqué le début d’un processus de désintégration européenne. Le Brexit en est un exemple. Les conflits suscités par la crise migratoire et la suspension de facto des accords de Schengen, en sont un autre. La crise du capitalisme européen renforce sans cesse les tendances centrifuges au sein de l’UE. Une nouvelle récession mondiale pourrait même aboutir à sa dislocation, au milieu des récriminations mutuelles.

Pour une Europe socialiste !

Est-ce à dire que nous, marxistes, sommes opposés à l’unification du continent européen ? Absolument pas. Nous sommes pour l’unité de l’Europe, mais sur la seule base à la fois possible et progressiste – sur la base du socialisme. Le préalable à une authentique unification économique et politique de l’Europe, c’est la rupture avec le capitalisme. Cette position nous distingue non seulement de la droite, bien sûr, mais aussi des principales organisations de la gauche française.

LREM et Les Républicains défendent l’UE parce qu’ils défendent les intérêts de la bourgeoisie française, qui a bénéficié et bénéficie toujours énormément de l’UE (malgré les problèmes que lui pose la domination allemande). Quant au RN de Marine Le Pen, plus il se rapproche du pouvoir, plus il veut complaire à la bourgeoisie française – et plus il abandonne sa démagogie anti-UE. Ainsi, Marine Le Pen renvoie la « sortie de la zone euro » aux calendes grecques, désormais, après en avoir longtemps fait une « mesure d’urgence ».

A gauche, la plus grande confusion règne, hélas.

Pendant de longues années, le PS et le PCF ont défendu la perspective d’une « Europe sociale »… sur la base du capitalisme. C’est toujours leur position. Certes, le PCF critique l’UE de façon bien plus sévère que ne le fait le PS, lequel a soutenu tous les traités européens (que le PCF a combattus).

Mais ici s’arrête, au fond, la divergence entre le PS et le PCF. Ni l’un ni l’autre ne défend la nécessité de rompre avec le capitalisme européen. Même si le programme du PCF, en surface, est plus radical que celui du PS, il se réduit au projet de « réformer l’UE » pour soumettre ses institutions aux intérêts des peuples. C’est aussi absurde que le serait le projet de « réformer le Medef » au profit des travailleurs.

Le mouvement de Benoît Hamon (Générations) défend une position proche de celle du PCF. Quant à la France Insoumise, elle tente de développer une position plus solide que celle du PCF et de Générations – mais sans vraiment y parvenir, à notre avis.

Ici, soulignons seulement que Mélenchon accorde trop d’importance aux traités européens, dans son argumentation et son programme. « Toutes nos misères écologiques et sociales ont leur origine dans le contenu de ces traités », expliquait-il dans Libération, le 10 mars dernier.

Conclusion de Mélenchon : il faut soit arracher une « renégociation des traités » (plan A) soit, à défaut, « sortir des traités » (plan B). Problème : le plan A (la position du PCF, au fond) est illusoire. Quant au plan B, il laisse ouverte la question : sur quelle base économique et sociale faut-il « sortir des traités » ?

Car une « sortie des traités » sur la base du capitalisme ne règlera rien aux problèmes des travailleurs de notre pays – tout comme un « frexit », d’ailleurs. Pour être plus claire et plus offensive, la campagne de la FI devrait donc partir de cette idée simple, mais indiscutable : il n’y aura pas de solution aux problèmes des travailleurs sur la base du capitalisme, que ce soit à l’intérieur ou à l’extérieur de l’UE.

16 avril 2019 Jérôme Métellus
.
https://www.marxiste.org/

Lire la suite

15 avril 2019 ~ 0 Commentaire

enseignement agricole (libération)

vaches

Pour que l’agriculture change vraiment, il faut renforcer l’enseignement agricole public

Les mots sur la transition agro-écologique ne suffisent pas, cette année encore près de 62 000 tonnes de pesticides ont été pulvérisées dans les campagnes françaises… Une révolution des pratiques agricoles doit commencer dès la période d’apprentissage.

Le Salon de l’agriculture 2019 a fermé ses portes il y a quelques semaines. Une fois de plus pour celui ou celle qui aura traversé les allées du Parc des expositions, l’impression est que le bio et le «vert» sont partout. A tel point que l’on se demande s’il existe encore une «agriculture conventionnelle».

Le ministre de l’Agriculture, en clôture de ce 56e Salon de l’agriculture, confirme d’ailleurs ce sentiment en affirmant que la «transition agro-écologique de l’agriculture est en route et qu’elle est irréversible»… et ceci pour la simple raison que la société l’exige.

Mais les faits sont têtus et les chiffres implacables.

La simple communication ou l’autopersuasion, si tant est qu’elle soit sincère, ne suffiront pas à transformer la réalité. Cette année encore ce sont près de 62 000 tonnes de pesticides qui auront été pulvérisées dans les campagnes françaises (dont 8 000 tonnes de glyphosate) avec une utilisation à la hausse en 2017 qui fait s’éloigner un peu plus encore l’objectif d’une baisse de 25% de leur utilisation en 2020.

Pour l’agriculture biologique, si les chiffres martelés montrent une réelle progression, ils concernent avant tout le marché (7 milliards d’euros, soit plus 1 milliard par rapport à 2017). Car même si on constate une progression des surfaces en bio, celles-ci ne représentent à ce jour que 1,7 million d’hectares, soit à peine 6,5% de la surface agricole utile (SAU), et avec des variations très importantes en fonction des régions et des cultures.

Avec une progression de seulement 15% des surfaces par an, là encore l’objectif, pourtant très mesuré, du gouvernement de 15% de la SAU en bio en 2022 semble d’ores et déjà compromis. Et ce ne sont certainement pas les difficultés que rencontrent les producteurs bio pour obtenir les aides financières publiques, qui contribueront à donner l’impulsion nécessaire.

Le manque d’urgence pour réduire les pollutions de l’eau, de l’air, de la faune et des populations (aux pesticides et aux nitrates), la dégradation des terres arables (érosion physique, chimique et biologique), la perte de biodiversité qui s’accélère de façon alarmante, les causes du changement climatique, etc., montrent un renoncement politique à la prise en compte des défis auxquels il nous revient pourtant de répondre collectivement et urgemment.

De renoncement en renoncement, un changement radical des pratiques agricoles est doréna-vant un impératif mais une partie de la profession semble encore vouloir se voiler la face, les lobbies des firmes agricoles et alimentaires n’ayant quant à eux aucunement l’intention de renoncer.

Ces évolutions indispensables des modes de production agricole nécessitent une prise de conscience collective, une réelle volonté politique d’accompagnement et d’investissements dans tous les domaines supports de cette transition nécessaire, notamment ceux de la recherche, de la formation et du développement.

Concernant le domaine clé de la formation, lors du Salon de l’agriculture, le gouvernement a lancé une grande campagne de promotion de l’enseignement agricole. Pourtant, derrière cette façade se cache une autre réalité, celle du désinvestissement des pouvoirs publics sur l’éducation et la formation, un désinvestissement qui ne joue pas en faveur des conditions d’apprentissage confortées dans les établissements publics agricoles et par suite du développement durable que notre société appelle pourtant de ses vœux – marches pour le climat à l’appui !

Promouvoir une agriculture qui permette demain notre souveraineté alimentaire tout en garantissant la préservation de l’environnement comme de la santé des populations, passe assurément par le maintien et le développement d’un enseignement agricole public présent sur l’ensemble du territoire, mandaté pour porter cette révolution agro-écologique nécessaire, avec des exploitations et des ateliers technologiques dotés en conséquence.

Nous sommes plus que jamais «à la croisée des chemins» et la représentation nationale doit prendre toute la mesure des décisions budgétaires triennales qui s’annoncent en regard d’éta-blissements agricoles «à taille humaine», performants, mais déjà fragilisés dans le cadre du budget 2019…

Les enjeux sociétaux sont majeurs et abaisser l’outil public d’enseignement et de formation agricole initiale, comme continue, serait une faute historique, sachant que nous ne pourrons pas nous contenter d’un simple ravalement de façade. Ce sont les fondations qu’il est nécessaire de conforter pour assurer cet avenir, et cela ne peut passer que par un renforcement volontariste et assumé comme tel de l’enseignement agricole public.

Lire le texte dans son intégralité.

https://www.liberation.fr/

https://tendanceclaire.org/

 

Lire la suite

14 avril 2019 ~ 0 Commentaire

saint nazaire (alternative libertaire)

isf

Gilets jaunes

L’assemblée de Saint-Nazaire parfois tendue, souvent créativité

L’appel de l’Assemblée des assemblées, à Saint-Nazaire, se prononce clairement pour la sortie du capitalisme. Bond en avant dans la conscientisation du mouvement, ou forcing de la gauche des gilets jaunes ? Pas si simple de trancher.

Près de 250 délégations, des observateurs et observatrices, des journalistes, des bénévoles, des cantines militantes… environ 800 personnes étaient présentes du 5 au 7 avril à la Maison du peuple de Saint-Nazaire, pour l’assemblée des assemblées (AdA) des gilets jaunes.

Il en ressort un appel général et quatre autres sur des thèmes spécifiques:

« Appel pour des assemblées citoyennes »,

« Appel pour les élections européennes »,

« Appel pour un acte national pour l’annulation des peines »,

« Appel pour une convergence écologique »).

L’appel général va à présent être rediscuté dans les groupes locaux. Ces journées ont été foisonnantes et intenses. L’objectif des organisateurs et organisatrices était de tester un fonctionnement articulant plénières délibératives et ateliers.

Cela a pu donner parfois l’impression d’un bordel plus ou moins joyeux. Mais l’intensité des échanges a permis à beaucoup d’expérimenter une forme de démocratie directe.

Les « assemblé·e·s » étaient divisés en deux. D’une part il y a avait les délégué·es (une femme et un homme par délégation), envoyé·es par leurs collectifs ; d’autre part leurs accompagnateurs et accompagnatrices, en observation, dans l’objectif d’aider les délégué·es à demeurer dans les clous des mandats confiés…

13 avril 2019 par AL Fougères, AL Lorient

Lire la suite sur Alternative Libertaire

Lire la suite

14 avril 2019 ~ 0 Commentaire

postes (ouest france)

le-petit-ecolier

Profs des écoles en Bretagne: 120 postes contre 230 l’an passé

Cette année, le nombre de postes de professeur des écoles ouverts au concours est divisé par deux. SUD dénonce une « saignée » pour l’école publique.

« C’est une véritable saignée ! », dénonce le syndicat SUD Éducation. Le ministère de l’Éducation nationale vient de publier le nombre de postes ouverts au concours de professeur des écoles pour cette année.

Dans l’académie de Rennes, ce sera 120 postes contre 230 l’année dernière.

Selon Sud, c’est un « révélateur de la politique du ministère : démolir le service public d’édu-cation, faire des économies budgétaires, et favoriser le privé qui lui, dans l’académie, se voit octroyer 10 postes de plus que l’année dernière (100 contre 90) » .

Le syndicat craint le recours à la contractualisation. « Les effectifs dans les classes vont aussi forcément augmenter, pénalisant ainsi les élèves les plus fragiles. »

12/04/2019

https://www.ouest-france.fr/

Lire la suite

Rocutozig |
Tysniq |
Connorwyatt120 |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | Rafredipen
| Agirensemblespourpierrevert
| Buradownchin