Archive | Austérité

22 août 2019 ~ 0 Commentaire

contre g7 (libération rdf)

contre g7

Au contre-G7, «des unions pour faire avancer nos idées»

Si la présence de représentants politiques au Pays basque a agacé certains militants, d’autres ont prôné la convergence.

Au milieu des militants associatifs et des responsables d’ONG rassemblés à Hendaye (Pyrénées-Atlantiques) et Irún, quelques élus de gauche ont pointé une tête à l’ouverture du contre-sommet du G7 mercredi.

Parmi eux, David Cormand, eurodéputé et secrétaire national d’Europe Ecologie-les Verts (EE-LV), et Eric Coquerel, député insoumis (LFI), sont venus se faire secouer en participant à une conférence organisée par Attac, autour des «voies de l’émancipation, de l’échelon municipal à l’international».

Un thème vite dépassé au moment des échanges avec le public, quand les interventions se sont concentrées sur le rôle des responsables politiques dans la transition vers cet «autre monde» que le contre-sommet appelle de ses vœux. «Il faut réussir à s’accorder entre forces de gauche. Mais le leadership des partis et leur système pyramidal, c’est terminé !» tonne une participante. «Vous vous en êtes pris plein la tête», résume un autre, avant de suggérer aux élus sur scène de démissionner pour laisser place à un système de tirage au sort.

«Prêcheurs de vérité»

Olivier Besancenot, toujours porte-parole du NPA et invité de dernière minute à la conférence, se dévoue pour répondre :

«Je ne suis plus candidat à rien, sinon à la révolution, mais je suis venu plaider de l’intérêt de la politique pour avancer sur les grands enjeux auxquels on est confrontés aujourd’hui. Et dans ce lieu, on a l’occasion de discuter vraiment, en s’extrayant de l’agenda minuté de la République.»

A la sortie de la salle de conférence, quelques militants fulminent. «Ils ont été secoués, et c’est tant mieux. Qu’est-ce que c’est que cette idée d’organiser leur université d’été [du 22 au 25 août pour LFI, et du 22 au 24 pour EE-LV] en même temps que le contre-G7, puis d’y venir pour prôner l’unité ?» s’agace Marie.

Bernard, venu d’Aix-en-Provence, ne trouve à l’inverse «aucun inconvénient» à leur présence. «Je pense qu’en tant que militant d’Attac depuis vingt ans, je fais de la politique. Et pour faire avancer nos idées, il faut des unions. Les événements de ce type sont des bonnes occasions de discuter ensemble.»

Plus loin, Pierre, la soixantaine, approuve la venue de quelques élus. Mais «à la condition qu’ils sachent apprendre des autres mouvements sociaux sans rester dans leur posture de prêcheurs de vérité, précise-t-il. Ils viennent de nous faire un exercice vertueux d’union mais je doute de sa pérennité».

Descendu de l’estrade, Eric Coquerel tient lui aussi à parler d’unité pour repousser des critiques qui ont visé LFI en premier lieu. «Même si la situation est un peu houleuse, c’est un début de convergence nécessaire, dit le député de Seine-Saint-Denis.

On est d’accord pour condamner le G7, mais regardez septembre : des journées de mobilisation sont prévues presque tous les jours. Ce n’est pas possible de continuer lutte par lutte, il faut plus d’union.» Cormand temporise et retient le positif. «Il y a quelques années, cela aurait été beau-coup plus raide. Je retiens surtout que les militants étaient là pour nous interpeller et non pour dire que nous n’avions pas notre place ici.»

Discuter et travailler avec des responsables politiques n’a pas toujours été une évidence pour le mouvement altermondialiste, qui a toujours œuvré à faire émerger des initiatives locales fonc-tionnant sur une autre logique que celle du libéralisme.

Mais «aujourd’hui ceux qui ne veulent pas entendre parler des élus sont bien plus minoritaires, souligne Aurélie Trouvé, porte-parole d’Attac et modératrice du débat. Les initiatives locales et concrètes, c’est formidable et indispensable.

Mais comment on les transforme en modèle dominant ? Sans pouvoir politique, je ne vois pas. Certaines urgences, notamment climatiques ou de réglementation de la finance, ne peuvent pas être réglées uniquement par le bas.»

«Voie claire et crédible»

Un point de vue partagé par Txetx Etcheverry, cofondateur de l’association Alternatiba qui s’échine pourtant à faire émerger des schémas locaux de réponse à la crise sociale et écologique.

«Aujourd’hui, les plus ardents promoteurs du libéralisme arrivent à se poser en alternative à leur propre système, en reprenant des éléments du discours des associations, analyse le Basque. Ce n’est donc vraiment pas le moment de tomber dans le sectarisme. Chacun doit remplir sa fonction, politiques compris, si nous voulons proposer une autre voie claire et crédible.»

Le contre-G7, avec ses 200 intervenants et 80 associations réunis jusqu’à dimanche soir, fait figure de bon point de départ pour en discuter. Mais tous n’en font pas le même usage. Des trois invités politiques du matin, seul Olivier Besancenot est resté dans l’après-midi pour écouter d’autres orateurs et d’autres débats.

Nelly Didelot, Envoyée spéciale à Irún et Hendaye 21 août 2019

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22 août 2019 ~ 0 Commentaire

argentine (lutte-ouvrière à-l’encontre)

argentine 1

Défaite du président Macri dans les élections primaires

Les élections primaires argentines du 11 août sont devenues une répétition générale des élections réelles, dont le premier tour aura lieu le 27 octobre.

La campagne électorale a été polarisée par les deux principaux partis de la bourgeoisie : la droite de Macri, et l’opposition péroniste menée par l’ex-chef de gouvernement Alberto Fernandez et sa colistière, l’ex-présidente Cristina Fernandez de Kirchner.

Les élections ont été marquées par une nette défaite du président de droite, Mauricio Macri.

Avec 47 % de suffrages, les péronistes l’emportent avec 15 points d’avance, et parfois 17 dans des régions très peuplées. La défaite était attendue, mais pas d’une telle ampleur.

Macri paie d’avoir renoué avec la finance internationale, ce qui a ramené la baisse du cours du peso, l’hyperinflation, la hausse des prix et des plans d’austérité imposés aux classes populaires. Personne n’a oublié le krach de 2001 et l’explosion de la pauvreté qui l’avait accompagné. Or, depuis des mois et des mois, les classes populaires voient les prix s’envoler tandis que salaires et pensions perdent de leur pouvoir d’achat.

La défaite de Macri a fait chuter la Bourse. Et, rien que dans la semaine qui a suivi l’élection, selon des chiffres officiels, le pouvoir d’achat des salaires a baissé de 15 % du fait de la baisse de la valeur du peso. Les industriels de l’alimentation l’ont immédiatement répercutée sur leurs factures. La dévaluation stimule aussi les profits des exportateurs de soja et ceux des banquiers jouant sur les cours de change. Les perdants sont les classes populaires ; les gagnants, le patronat et la bourgeoisie.

Si les électeurs des classes populaires se sont servis de leur bulletin de vote pour dire tout le mal qu’ils pensaient de la politique d’austérité, ils ne doivent pas se faire d’illusions sur le retour des péronistes. Dans leurs dernières déclarations, il n’est question ni d’emploi ni d’augmentation des salaires et pensions, mais de la façon dont ils vont s’entendre avec le FMI.

Les travailleurs combatifs qui appelaient à manifester contre l’austérité le 22 août ont compris que la lutte dans les usines et dans la rue est le seul terrain où la population peut se défendre efficacement contre ses ennemis, le patronat et les politiciens à son service, macristes ou péronistes.

Jacques FONTENOY 21 Août 2019
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L’Argentine a un système de primaires obligatoires ouvertes à tous, ce mois-ci, avant les vraies élections du 31 octobre. Nos camarades ont donc dû éliminer une deux deux candidatures d’extrême-gauche. Les partis minoritaires de gauche ont formé la coalition FIT Unidad – formée par le Front de Gauche et des Travailleurs (FIT), le Parti Ouvrier, Gauche Socialiste et Mouvement Socialiste des Travailleurs – dont les candidats sont Nicolás del Caño et Romina del Plá. La seule femme candidate à la présidence est Manuela Castañeira, du Nuevo Movimiento al Socialismo (MAS)

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18 août 2019 ~ 0 Commentaire

aberdeen (socialist worker)

scotland

12 000 marchent à Aberdeen pour l’indépendance

Une ambiance confiante en marche

Les manifestants indépendantistes ont défilé à Aberdeen samedi. Selon les organisateurs, plus de 12 000 personnes ont rejoint la marche All Under One Banner (AUOB) appelant à l’indépen-dance de l’Écosse. Un porte-parole de AUOB a déclaré: «Ce fut une journée fantastique, avec une participation massive des habitants du nord-est de l’Écosse et de l’étranger.

«Les gens disent que c’est la plus grande manifestation d’indépendance jamais vue par Aberdeen.» Les transports étaient organisés depuis Edimbourg, Glasgow, Perth et l’Ecosse.

Keir Mckechnie, délégué syndical en marche, a déclaré: «De nombreux manifestants n’avaient jamais assisté à une manifestation pour l’indépendance.

« Beaucoup ont dit qu’ils avaient voté Non lors du référendum sur l’indépendance de 2014, mais Boris Johnson en tant que Premier ministre et ce qu’il entend pour l’avenir de la Grande-Bretagne les avaient transformés en partisans de l’indépendance. »

La marche a été dominée par les drapeaux écossais. Il y avait aussi des drapeaux catalans et des partisans de l’indépendance portant des pancartes sur lesquelles il était écrit: «Brisez l’Etat britannique», «Non à Trident, financez les emplois liés au climat, maintenant» et «Kick the Tories out». Les slogans les plus populaires étaient: « Hé, dis, ho, Boris Johnson doit partir » et « Nous voulons l’indépendance maintenant ».

Extinction Rebellion (XR), qui a encouragé les partisans de l’indépendance à participer à la campagne, a pris la parole lors du dernier rassemblement. XR organise un festival Rebel à Aberdeen le 1er septembre et les militants du changement climatique militent pour une action sur les lieux de travail le 20 septembre.

Tester

Hector Sierra a déclaré lors du rassemblement: « Le principal test de la nouvelle campagne pour l’indépendance consistera à déterminer si une Écosse indépendante va se débarrasser des missiles des Trident et des armes nucléaires, cesser d’investir dans les combustibles fossiles, créer des emplois pour le climat et devenir un lieu qui accueille les migrants et les réfugiés. ‘

Les anti-racistes ont été encouragés par l’annonce de la suppression d’un rassemblement du parti du Brexit prévu à Dundee en septembre. Cela faisait partie d’une grande tournée mettant en vedette Nigel Farage, mais a maintenant été annulé.

La marche d’Aberdeen faisait partie d’une série de manifestations prévues au cours des prochains mois. Il y en aura un à Perth le 7 septembre et la série se terminera à Édimbourg le 5 octobre. Le mouvement indépendantiste reprend son élan. Plus tôt ce mois-ci, un sondage d’opinion a révélé qu’une majorité d’Écossais était désormais favorable à l’indépendance.

Lorsque ceux qui ont dit qu’ils ne savaient pas ou ne voulaient pas voter, ont été supprimés, le soutien à l’indépendance était de 52% et 48% étaient contre.

Le Premier ministre Nicola Sturgeon a qualifié le scrutin de « phénoménal » pour le mouvement indépendantiste. Mais le SNP n’a montré aucun signe des mesures radicales qui seraient nécessaires pour obtenir l’indépendance.

https://socialistworker.co.uk/

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18 août 2019 ~ 0 Commentaire

pénuries (jdd)

 vendez

Des médecins hospitaliers s’inquiètent de pénuries de médicaments « vingt fois plus nombreuses qu’en 2008″

« Très rares il y a une dizaine d’années, les pénuries de médicaments se multiplient », affirment les 26 signataires d’une tribune publiée par « Le Journal du Dimanche ».

Une vingtaine de médecins et professeurs hospitaliers s’inquiètent, dimanche 18 août, dans une tribune au JDD, de récentes pénuries de médicaments en France. Ils appellent à imposer aux laboratoires la constitution de stocks pour les remèdes les plus cruciaux.

« Très rares il y a une dizaine d’années, les pénuries de médicaments se multiplient », affirment les 26 signataires, qui s’inquiètent que 868 « signalements de tensions ou de ruptures d’appro-visionnement » aient été relevés en 2018 dans les hôpitaux, soit « vingt fois plus qu’en 2008″.

Or « les malades sont les premières victimes » de ces pénuries, qui concernent « des médicaments du cancer, des antibiotiques, des corticoïdes, des vaccins, des traitements de l’hypertension, des maladies cardiaques, du système nerveux… ». Dans le reportage ci-dessous, un patient explique ainsi avoir dû interrompre un traitement contre le cancer de la vessie en raison d’une pénurie de médicament.

« Ces pénuries ne touchent pas les très chères innovations thérapeutiques mais des médicaments peu coûteux qui, bien qu’anciens et tombés dans le domaine public, constituent toujours l’essentiel de la pharmacopée », ajoutent les signataires.

Les plans anti-pénuries encore « dérisoires »

S’ils saluent les mesures mises en place ces dernières années, notamment l’obligation imposée aux laboratoires pharmaceutiques de mettre en place des plans de gestion des pénuries, les médecins et professeurs estiment que « l’efficacité de ces mesures apparaît jusqu’alors déri-soire »« Ces plans visent à gérer les pénuries et non à les prévenir », ajoutent-ils.

Les signataires demandent donc que soient imposées aux laboratoires pharmaceutiques titulaires de l’autorisation de mise sur le marché « la constitution et la gestion de stocks » de médicaments d’intérêt thérapeutique majeur.

Ils appellent également à ce que « soit rapatriée en Europe la production des principes actifs » et demandent la création d’un « établissement pharmaceutique à but non lucratif, si possible européen ». Une telle structure permettra « de prévenir les pénuries et sera la garante de la qualité des médicaments et de prix justes et pérennes », assurent-ils.

18/08/2019

https://www.francetvinfo.fr/

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14 août 2019 ~ 0 Commentaire

bonnets rouges (la brèche numérique)

bonnets-ruz2

Manif des bonnets rouges à Quimper (2013)

Philippe Poutou nous écrit

Le porte-parole du NPA nous demande d’exercer son droit de réponse suite à l’article de Politis.fr : « Poutou (NPA) manifestera à Quimper avec le patronat, le FN et les identitaires. »

Vous avez le droit d’écrire ce que vous voulez

C’est la liberté de la presse et on est archi pour. Vous avez aussi le droit visiblement d’écrire n’importe quoi, de traiter un sujet sans scrupule et du coup d’insulter des manifestants, des militants, des organisations politiques et syndicales. Pourquoi pas. Dans ce cas, je demande logiquement à utiliser mon droit de réponse.

En aucun cas le NPA et les autres participants à la manifestation de Quimper n’ont manifesté « avec le patronat, le FN et les identitaires ».

Dans cette manifestation, contrairement à ce que vous affirmiez, il n’y avait pas de dirigeants du FN, il n’y avait aucun drapeau, ni banderole, ni slogan ni rien du tout pouvant identifier le FN. Les identitaires comme les réacs de la « Manif pour tous » n’étaient qu’une poignée. L’UMP n’était représentée que par une brochette d’élus (mais cela n’arrive-t-il jamais dans les manif de salariés ?) Le Medef en tant que tel n’était pas représenté, même pas à la tribune où des organisations patronales ont pourtant pris la parole.

Alors oui cette manifestation ne ressemblait pas aux manifestations habituelles.

C’était une manifestation dominée par un sentiment régionaliste qui laisse la place à une partici-pation très diverse socialement et politiquement. Mais cette manifestation était avant tout très majoritairement populaire, elle était l’expression d’une colère populaire contre la crise, contre les difficultés de vivre, contre la souffrance quotidienne.

Ce sont des salariés (Gad, Doux, Tilly, Marine Harvest …), des chômeurs, des retraités, des jeunes, des militants CGT, du Front de Gauche, d’Attac, de l’UDB, de Breizhistance, des Alternatifs, des Zadistes de NDDL, du NPA … qui ont manifesté.

Parmi les 30 000 personnes, il y avait bien sûr des paysans, des petits exploitants, des commerçants victimes de la crise ou solidaires.

Non cette manifestation n’était pas à l’initiative du Medef ou de la droite.

Même si, c’est évident, il y a des tentatives de récupérer ou de dévoyer la colère des gens d’en bas. Il y a eu une volonté d’intoxication par le traitement médiatique de l’événement.

Pour rappel, à l’origine, c’est le Comité pour l’Emploi de Carhaix qui a décidé d’organiser cette manifestation lors d’un meeting le 18 octobre. Un meeting de solidarité envers les salariés de Marine Harvest. C’est après l’action du 26 octobre que les « anti-écotaxes » ont appelé à poursuivre le mouvement le 2 à Quimper. Là effectivement, le message commençait sérieusement à se brouiller.

Il n’y avait pas de raison de déserter cette manifestation.

C’était au contraire aux syndicats, aux associations, à la gauche radicale de tout faire pour que cette manifestation garde clairement un caractère anti-licenciements, anticapitaliste. Avec nos petits moyens, nous avons d’ailleurs constitué un pôle « gauche » dans le cortège avec les autres organisations présentes et nous étions les seuls à avoir des banderoles, des drapeaux en dehors des très nombreux drapeaux bretons. Et nous n’avons pas été vus comme des extra-terrestres, au contraire même.

Nous étions à notre place à Quimper : avec le bas peuple révolté

Mais aussi pour défendre une perspective progressiste et des solutions de gauche à la crise, pour faire entendre une voix anticapitaliste. Il s’agit tout simplement de construire concrètement une opposition de gauche au gouvernement pour ne pas laisser la droite, l’extrême droite ou le patronat prendre le contrôle du mouvement, ce qu’ils n’ont pas encore réussi à faire. Oui il y avait une bataille politique à mener. Dans cette manifestation et non pas à 70 kilomètres.

Pour finir : le NPA, avec ses militants de Carhaix, de Quimper, de Brest ou de Lorient en sait autant que vous sur la situation bretonne. Ce n’est pas la peine de se la jouer condescendant ou méprisant. Nous souhaitons évidemment que les désaccords politiques, les discussions autour de la nécessaire rupture avec le PS et son gouvernement libéral puissent se mener sans passer par le dénigrement ou l’insulte.

Philippe Poutou, le 6 novembre 2013.

Samedi 25 juin 2016 POUTOU Philippe

https://www.preavis.org/

 

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14 août 2019 ~ 0 Commentaire

portugal grève (abc bourse)

greve
Je suis en grève et contraint de travailler
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Portugal: des camionneurs en grève menacent de refuser leur réquisition
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Le syndicat portugais des chauffeurs de camions-citernes de carburant en grève a appelé mercredi ses membres à boycotter la réquisition décrétée par le gouvernement pour faire respecter un service minimum de ravitaillement.

« Personne ne va respecter le service minimum ni la réquisition, les camionneurs ne vont strictement rien faire », a déclaré aux médias le porte-parole du syndicat, Pedro Pardal Henriques. « Dire à ces gens d’aller travailler sous la menace d’être arrêtés, c’est mettre le pays en danger. Ce ne sont pas des criminels », a-t-il ajouté.

Mardi soir, le ministre de l’Environnement et de la Transition énergétique, Joao Pedro Matos Fernandes avait annoncé que des procédures avaient été ouvertes à l’encontre de 14 chauffeurs qui n’avaient pas respecté la réquisition décrétée lundi, à l’issue de la première journée de grève. Les quelque 800 camionneurs du pays sont « fatigués d’être menacés par leurs employeurs et par le gouvernement qui défend les entreprises contre les travailleurs », a affirmé M. Pardal Henriques.

Le syndicaliste a appelé les camionneurs à rejoindre un piquet de grève installé aux abords d’un important dépôt de carburant à Aveiras de Cima, dans la banlieue de Lisbonne. Dans le nord du pays, près du dépôt de Leça da Palmeira, une cinquantaine de chauffeurs de poids lourds for-maient un autre piquet de grève et tentaient de convaincre leurs collègues de rejoindre le boycott, ont rapporté les médias locaux.

Bien qu’il ait imposé un service minimum, puis réquisitionné des chauffeurs grévistes pour le faire respecter, le gouvernement a dû en plus mobiliser des policiers, des gendarmes et des militaires pour assurer les livraisons de carburant à travers le pays.

La réquisition visait notamment à éviter des pénuries de carburant à l’aéroport de Lisbonne et dans la région touristique de l’Algarve, dans le sud du pays.

14/08/2019

https://www.abcbourse.com/

Commentaire:

Le gouvernement organise « scientifiquement » le bordel pour aider le patronat et c’est son rôle. Un gouvernement « socialiste » doit appuyer les patrons. Rappelons que c’est le refus du patronat d’appliquer les accords d’une précédente grève qui motive cette nouvelle grève.

Lire aussi:

Les gilets jaunes portugais rejoignent la grève des transporteurs et menacent de bloquer le pont du 25 Avril (Lisbob.net)

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14 août 2019 ~ 0 Commentaire

grève (publico.pt)

portugal

60H à transporter des matières dangereuses!

Portugal grève: ce que nous avons appris ces jours-ci

Le détournement de la raison, l’explosion des émotions de ceux qui ont des responsabilités, a été très sérieuse et marquera sûrement, pour le meilleur et pour le pire, un «avant» et un «après».

Le bon sens peut survivre à l’été, la grève peut être terminée rapidement, les syndicats et les entreprises peuvent reprendre les négociations, le « peuple socialiste » peut ne pas croire que le célèbre Pardal ( leader syndical) est l’homme de Steve Bannon en Europe pour détruire le Gouvernement de la « Gauche Unie ». Ou encore à une autre théorie du complot largement entendue ces jours-ci – M. Pardal serait une version portugaise et du 21è siècle de ceux qui ont renversé Salvador Allende en 1973 au Chili.

Nous ne savons pas quel sera le résultat final. Nous avons appris que notre système politique est encore très jeune et très fragile, que le plus grand parti d’opposition est mort, que le Parti Communiste Portugais n’accepte les grèves que tant qu’elles appartiennent à ses syndicats et qu’il accuse les autres grévistes – oui, les grévistes – d’être responsable que le gouvernement limite le droit de grève.

Nous avons appris que le Bloc de gauche hésitait, hésitait, disait une chose doucement et une autre à voix moyenne jusqu’à ce que Catarina Martins n’apparaisse hier en disant quelque chose de gauche, comme dans le célèbre film de Nanni Moretti.

Nous avons appris tellement de choses que nous préférerions ignorer – l’ignorance est parfois bénie et le royaume des cieux, le royaume du calme est aussi celui qui reste dans l’ignorance.

Nous avons appris que les conducteurs sont tenus de travailler plus de huit heures par jour. Hier, le ministre de l’Environnement a tenu à rappeler à tout le monde que les conducteurs ne pouvaient pas se permettre de travailler huit heures par jour et voulaient faire cette grève parce que leur contrat de travail leur impose 60 heures par semaine.

Nous avons également appris que ces « privilégiés », qui selon Internet gagnent 1 800 euros, font en fait des heures supplémentaires, des heures de travail que la plupart ne voudrait pas ou ne pourrait pas faire humainement.

Bon nombre de ces personnes – prétendument bonnes – sont les mêmes que celles qui se sont battues contre la semaine de 35 heures dans la fonction publique, que le gouvernement de gauche a très bien réussi à faire.

Nous avons atteint la folie collective lorsque la respectable Société portugaise des transport est venue se prononcer contre la grève des camionneurs, en défense du gouvernement contre Pardal, auteur d’une «action syndicale radicale» visant à «obtenir un gain politique problématique».

Il semble que tout le monde sauf Mr Pardal, a droit à un gain politique. Ce n’étaient pas de beaux jours. Espérons que les esprits se calmeront après l’appel lancé hier par le ministre Vieira da Silva à retourner à la table des négociations.

14 août 2019

https://www.publico.pt/

Commentaire:

Pardal est le leader de la grève et « tête de turc » des  médias bien pensants. Publico est un journal « libéral » qui rappelle que lutter pour ses droits ce n’est pas un complot et que les revendications sont légitimes: 900 euros minis et pas 1800! Huit heures par jours et pas 60H par semaine.

Les résultats d’une précédente grève ont été ignorés par le patronat (avec l’accord du gouvernement de gauche) d’où le choix de la période d’été qui touche le gouvernement au porte-feuille, vu l’importance du tourisme…

Comme en France sous les socialistes, le patronat a tout à gagner d’une gauche qui ose tout!

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13 août 2019 ~ 0 Commentaire

pompiers 29 (fr3 )

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Finistère: les pompiers rejoignent le mouvement de grève national

Les pompiers du Finistère ont déposé un préavis de grève. Ils rejoignent ainsi le mouvement de protestation national. Les sapeurs-pompiers du Finistère sont en grève depuis ce lundi 11 août 2019. Ils ont décidé de se joindre au mouvement national. Le préavis porte sur le projet de réforme de la fonction publique, la réévaluation de la prime de feu ainsi que sur les effectifs.

Les revendications s’adressent au gouvernement et non au service départemental de secours.

Pas d’incidence sur les services de secours

Le préavis de grève concerne les 450 sapeurs-pompiers professionnels du département et court jusqu’au 31 août. Il n’aura pas d’incidence sur les interventions des pompiers car ceux-ci ont l’obligation d’assurer la continuité du service public et sont donc réquisitionnés. Dans les faits seuls quelques pompiers seront effectivement en grève chaque jour.

Maylen Villaverde 12/08/2019

https://france3-regions.francetvinfo.fr/

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10 août 2019 ~ 0 Commentaire

puerto rico (pùblico)

 puerto

Porto Rico, une révolution en marche

Les portoricains ont réussi à renverser le gouverneur, Ricardo Rosselló et à créér un mouvement qui conteste le statut de l’île et réclame plus d’autonomie.

San Juan, des milliers de personnes bougent au rythme du reggaeton en criant « Ricky, démissionnez ». La musique réunit une foule qui a réussi à transformer la revendication des droits sociaux en une fête sans précédent, dans un engagement envers les corps vivants, qui contraste avec la dévastation et les plus de 4 000 morts causés par l’ouragan Maria en 2017.

Les chanteurs René Pérez (résident), Ricky Martin et Bad Bunny ont participé à des manifesta-tions qui n’ont pas permis de dissoudre les brutalités policières et les litres de gaz lacrymogène. Il y a eu des « cacerolazos », à moto, à cheval, par mer et par air, a rapporté la journaliste Victoria Leandra. Au-delà de l’anecdote, cette diversité révèle une complexité historique marquée par la résistance. Si l’avenir de l’île est incertain, ce n’est pas le cas de la capacité de combat de ses habitants, ni celle de la diaspora.

« C’est comme un autre 15M » (Indignés d’Espagne), me dit mon ami, « mais beaucoup plus mûr. » Plus d’un million de personnes, soit près du tiers de la population insulaire, ont pris part aux manifestations. C’est, comme le 15M, un mouvement sans leaders et dans lequel la critique totale des partis exprime une radicalité politique qui déborde toute institutionnalisation. Outre les parallèles, le mouvement portoricain est toutefois unique en son genre dans la « plus ancienne colonie du monde » et a acquis les formes les plus diverses.

L’histoire, les causes

J’ai demandé en 2018 à mon ami portoricain, le professeur et romancier Luis Othoniel Rosa de m’amener directement à la racine des manifestations, de revenir en arrière et de retracer le chemin parcou-ru par Porto Rico depuis 1898, depuis ce que l’on appelle en Espagne le « désastre », le moment à partir duquel l’île a cessé d’être une colonie espagnole et est passé au géant du nord. Il a une vision de l’avenir, quand il observe les rues et leurs désirs, qu’il analyse comme une « euphorie » incontrôlable, une « joie collective que les gringos ne peuvent pas comprendre ».

Nous avons parcouru San Juan où l’ouragan s’est abattu et où il y a encore des maisons effondrées et des feux de circulation qui ne fonctionnent pas. Nous avons dansé le Despacito et discuté des conséquences du démantèlement de l’université publique. Cette fête semble main-tenant la prémonition d’une rumeur qui a débuté le 13 juillet lorsque le Centre de journalisme d’investigation a mis au jour 899 pages d’une discussion au cours de laquelle le gouverneur Ricardo Rosselló et son équipe ont fait des commentaires machistes et homophobes, se sont moqués des victimes de l’ouragan Maria et ont même plaisanté de la possibilité de tuer la maire  Carmen Yulín Cruz dont l’affrontements avec Trump après la catastrophe ont fait d’elle une célébrité.

Après presque deux semaines de manifestations de masse dans les rues de la capitale, dans d’autres parties de l’île et dans plusieurs villes des États-Unis comme New York et Miami, Rosselló a officiellement annoncé sa démission le 24 juillet. Il est entré en vigueur le 2 août.

De plus, une douzaine de membres de son cabinet ont démissionné jusqu’à présent, y compris ceux impliqués dans les discussions en ligne. Quelques jours avant le début des manifestations, le FBI a arrêté la secrétaire à l’éducation, Julia Keleher, et la directrice de la Health Insurance Administration, Ángela Ávila, pour avoir offert des contrats d’une valeur supérieure à 15 millions de dollars à des entreprises amies.

Les causes de la colère populaire remontent à une crise politique et économique qui dure depuis plus d’une décennie.

En 2016, Porto Rico était sur le point de s’effondrer lorsque, incapables de se déclarer en faillite en raison de son statut d’État associé, les États-Unis ont adopté la loi dite Promise (Loi sur la supervision, la gestion et la stabilité économique de Porto Rico).

Cette loi a mis en place une commission de contrôle budgétaire qui gère le budget de l’île et qui, avec l’accord du gouvernement, a imposé des mesures d’austérité qui se sont traduites par de fortes réductions des services sociaux tels que l’éducation et la santé.

La Commission gère également une dette publique illégitime, sur un territoire où près de la moitié de la population vit sous le seuil de pauvreté. Cette perte d’autonomie financière s’est rajoutée au sentiment général que l’île n’est qu’une colonie, une nation avec sa propre culture mais dont la souveraineté est volée par la Maison Blanche.

Les Portoricains sont, d’un point de vue juridique, citoyens américains; cependant, il leur est interdit de voter aux élections présidentielles américaines et au Congrès. Cette citoyenneté a été accordée en 1917, stratégie politique qui permettait aux Portoricains de s’enrôler dans l’armée durant la Première Guerre mondiale.

Le statut colonial de Porto Rico, la méfiance absolue à l’égard de tous les partis politiques et la nécessité pour les citoyens de gérer les finances de l’île aux cris de : « Ricky, démission et prend la junte avec toi  » ont été  les messages les plus populaires dans les manifs.

En outre, une multitude de banderoles ont circulé dans les rues du vieux San Juan, rappelant les morts de l’ouragan Maria, à la fois sur des photos et sur des histoires personnelles, sous la forme d’un nombre: 4 645. Chiffre fourni par une étude de Harvard quelques mois après que l’administration Trump et le gouvernement déchu de Rosselló ait annoncé quelques dizaines seulement.

Si les conversations interceptées peuvent être considérés comme la goutte qui a fait déborder le verre et jeté les citoyens dans la rue, les protestations sont, pour l’anthropologue et professeur à l’Université de la ville de New York (CUNY) Yarimar Bonilla, le résultat direct de l’ouragan .

Dans une récente interview publiée par Jacobin Magazine, Bonilla souligne que le « chat » se déroulait alors même que la population de l’île avait du mal à survivre après la débâcle qui a laissé des milliers de personnes sans électricité ni eau courante pendant des mois, sans accès aux services médicaux de base et sans instruction.

Non seulement la nature a joué son rôle mais une étude d’Amnesty International a souligné l’impossibilité d’accéder à l’aide fédérale. La FEMA, l’agence chargée de la fournir, a exigé de compléter les demandes en ligne et en anglais, ainsi que de prouver la possession de la maison par le biais de documents qui ne sont pas courants sur l’île.

Tandis que les Portoricains enterraient leurs morts dans des fosses communes, des membres du cabinet ministériel se moquaient de ces corps. Selon Bonilla, la capacité des citoyens à survivre grâce aux réseaux communautaires, grâce au partage de la nourriture, de l’eau, des piles ou de l’insuline, est le résultat d’une culture d’autogestion face à la passivité des représentants. Pour l’anthropologue, c’est précisément cette résilience qui a envahi les rues ces jours-ci, qui a conduit le peuple « non seulement à prendre soin de lui-même, mais aussi à changer de gouvernement ».

Un avenir incertain

Cela fait plusieurs jours que Ricardo Rosselló a démissionné de son poste de gouverneur. Il est le premier à le faire depuis 1948, année où les Portoricains ont été autorisés à voter pour leur gouverneur. Avant il était choisi par le président des États-Unis.

Les lois régissant Porto Rico ne garantissent pas la convocation d’élections si le gouverneur démissionne, c’est le secrétaire d’État qui lui succède. Ce poste est devenu vacant après la démission de Luis G. Rivera Marín, qui a participé au chat.

Rosselló a ensuite désigné Pedro Pierluisi comme successeur avec une controverse sur la constitutionnalité de la procédure, qui a mis fin à son mandat en quelques jours. En outre, Pierluisi appartient à l’élite rejetée par les manifestants et ses liens avec la Junte sont connus,  il y a travaillé comme avocat. Après le départ de Pierluisi, sur mandat de la Cour suprême, la secrétaire à la Justice, Wanda Vázquez, a assumé le poste de gouverneur dans un climat d’instabilité politique qui ne semble pas prendre fin.

Quelle est la stratégie de Washington?

Depuis le début des manifestations, Trump a tenté de capitaliser sur la fureur collective en qualifiant le gouvernement portoricain de « corrompu » et en fournissant de faux chiffres sur l’aide reçue des fonds fédéraux: 92 milliards de dollars US, selon le président. Ils ont été un peu plus de 13.

Pour beaucoup, la mauvaise gestion de ces fonds destinés à la reconstruction post-Maria fournirait une justification pour restreindre l’accès de l’île aux fonds fédéraux et des médias tels que « The Intercept » ont annoncé que la remise en cause de la légitimité du gouvernement portoricain pourraitservir au renforcement de la commission de contrôle financier, qui aurait encore plus de pouvoir sur la colonie.

Mais « Et les rues? Et les gens? »

On peut affirmer catégoriquement que ceux qui ont occupé les entrailles de San Juan risquant une charge de la police et réclamant, avec la vitalité des corps dansants, la justice pour ceux qui sont sous terre, exigent plus d’autonomie et non une perte de la souveraineté déjà précaire et soumise à la Maison Blanche.

La lassitude face à une classe politique aisée, capable de se moquer des citoyens dans les moments les plus critiques et avec un statut colonial qui ne semble pas avoir changé depuis 1493, a rassemblé les différentes classes sociales, idéologies et générations dans un cri puissant qui est toujours actif.

Comme avec le 15 M (Indignés), les gens s’organisent en assemblées pour décider de l’avenir d’une nation dans laquelle la participation des citoyens dépasse les urnes. Un éventuel audit de la dette, une meilleure gestion de l’éducation et de la santé, des restrictions au pouvoir de la junte ou son élimination totale sont débattus.

Face au bandit « Politicien qui a volé tout l’argent et se représente de nouveau », dénoncé par Tego Calderón et Don Omar, on est arrivé à  » Aiguisons les couteaux » de René Pérez et Bad Bunny, l’hymne des manifestations, annonçant l’arrivée d’un peuple disposé à décider de son avenir.

Azahara Palomeque est écrivain, journaliste et poète. Exilée par la crise, elle a vécu à Lisbonne, São Paulo et Austin Texas. Elle est titulaire d’un doctorat en études culturelles de l’Université de Princeton. Sa voix est celle du déracinement et de la protestation.

9 août 2019

https://ctxt.es/es/

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09 août 2019 ~ 0 Commentaire

sao paulo (pùblico)

venezula

La gauche d’Amérique latine soutient Maduro et prépare « les trois batailles d’octobre »

Le Forum de São Paulo considère que les élections clés en Argentine, en Bolivie et en Uruguay seront un frein à l’avancée de la droite dans la région.

La somme des organisations politiques qui composent la gauche latino-américaine a une nouvelle fois apporté son soutien total au président vénézuélien Nicolás Maduro lors de la 25è édition du Forum de São Paulo, tenu à Caracas.

La secrétaire exécutive de la principale organisation progressiste de la région: « Nous sommes ici pour dire à M. Trump de sortir ses mains sales du Venezuela, de l’Amérique latine et des Caraïbes », a déclaré Monica Valente (du Parti brésilien des Travailleurs). Le blocus des avoirs et les sanctions économiques, renforcés par le nouveau décret rédigé par la Maison Blanche, ont encore plus uni les membres du Forum.

Outre la centaine de partis politiques latino-américains représentés, le Forum de São Paulo a accueilli du 25 au 28 juillet des invités venus du monde entier. La représentation espagnole à Caracas comprenait, entre autres, Manu Pineda, Javier Moreno, Maite Mola et Carlos Esteban (tous membres de la Gauche unie / Parti Communiste Espagnol), Ana Surra (Gauche Républicaine de Catalogne) ou Eneko Compains (Sortu basque).

Pineda, eurodéputée d’IU, s’est entretenue avec Público, résumant cette atmosphère de résistance et de fraternisation avec Nicolás Maduro: « Au Venezuela, ils se préparent, ils organisent un siège similaire aux sièges médiévaux », a déclaré la secrétaire aux Relations internationales. Le Parti Communiste d’Espagne. « Ce qui se passe, c’est que je vois les gens très fermes, j’ai le sentiment que plus ils se sentent harcelés, plus ils sont cohérents contre l’agression. »

L’une des expériences les plus réussies de la gauche latino-américaine au cours des dernières décennies est celle de l’Uruguay. Malgré tout, Pablo González ( Frente Amplio) a souligné le changement de paradigme notable dans la région:

« Mon pays se situe entre les moyennes brésilienne Bolsonaro (Brésil) et Macri (Argentine), nous devons inverser cette situation en Amérique latine ». Et il faut commencer à inverser la tendance, poursuivre le travail d’éradication de la misère sur le continent: « Il n’y a pas de conscience politique qu’on grandit avec la faim. La faim génère le ressentiment, ne génère pas de conscience politique « .

« Nous craignons que l’agenda vénézuélien ne se répète un peu, ils feront tout leur possible pour que Evo Morales (Bolivie) ne soit pas réélu », a déclaré Manu Pineda.

Le front large uruguayen lui-même (Frente Amplio), avec Gonzalez, a également donné le ton à suivre au cours du second semestre de cette année, « Les trois combats d’octobre », dates décisives pour les élections.

Le premier, bien sûr, l’Uruguayen, se dirige vers le quatrième gouvernement consécutif, à condition que Daniel Martínez succède à son compatriote Tabaré Vázquez. La seconde, la tentative du duo Alberto Fernández / Cristina Fernández Kirchner en Argentine et le troisième, la réélection de Evo Morales en Bolivie.

Ce dernier rendez-vous suscite un certain malaise chez les membres du Forum de São Paulo, compte tenu du risque que le dirigeant autochtone bolivien soit la prochaine cible d’une tactique juridique le mettant à l’écart.

« Nous craignons que l’ordre du jour vénézuélien ne se répète un peu, ils feront tout ce qui est possible pour que Evo ne soit pas réélu », a déclaré Manu Pineda. « Et s’il est réélu, il ne sera pas reconnu et la déstabilisation recommencera, les guarimbas et les guerres de rue vécues depuis 2014 au Venezuela et récemment vécues au Nicaragua. »

08/09/2019 VÍCTOR DAVID LÓPEZ

https://www.publico.es/

Commentaire:

Nous ne sommes bien entendu pas de cette gauche-là! Pas question de suivre aveuglément des « caudillos de gauche » qui appliquent des politiques de droite! Les USA n’ont pas à intervenir, c’est tout ce qui nous rapproche.

Par contre il faut être aveugle pour ne pas voir que c’est l’austérité et la corruption qui provoque le rejet des régimes « progressistes ». Des politiques parfois dictées par le FMI , voire l’Eglise catholique au Nicaragua.

Ces gens sont prêts à tout pour rester au pouvoir comme Maduro et  Ortega. « La gauche » habituée à encenser Poutine et Bachar El Assad, continue de se ridiculiser. Sa candidate en Argentine appliquera une politique digne de Macron!

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