Archive | Austérité

25 février 2021 ~ 0 Commentaire

covid (regards)

Covid-19 : « Il y a un apartheid vaccinal »

Leur pétition lancée par près de 50 associations et 100 personnalités a atteint les 5000 signatures. Ils demandent l’ouverture des brevets et la réquisition des usines pour fabriquer le vaccin. Sylvie Larue de la coopérative Cerises et Franck Prouhet, médecin généraliste, tous deux à l’initiative de l’appel, sont les invités de la Midinale.
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Sur l’impératif que les vaccins soient des biens communs mondiaux
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Franck Prouhet « Il faut que les vaccins deviennent des biens communs mondiaux. » « Les brevets sont un frein absolu à la diffusion de ce qui devrait être un bien commun : cela amène à une pénurie, à des prix hauts, à un apartheid vaccinal qui prive les pays les pauvres de vaccins. »
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Sylvie Larue « De plus en plus de voix s’élèvent pour demander que les brevets soient suspendus. » « Des batailles comme celle-ci ont déjà été menées et ont été remportées, notamment quant au VIH. » « Ces logiques de profits, des logiques capitalistes, de mises en concurrence des pays entre eux sont de plus en plus insupportables et complètement inefficaces. Il faut que l’on s’en sorte tous ensemble, que l’on soit un pays riche ou un pays pauvre. » « Il faut privilégier la coopération et la mise en commun. »
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Sur la lutte contre le VIH
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Franck Prouhet « En 2001, les 39 plus gros laboratoires mondiaux ont avoué qu’ils préféraient leurs profits à la santé des populations notamment africaines, en mettant en procès le gouvernement de Pretoria (Afrique du Sud) parce qu’il avait rédigé une loi pour produire des génériques à bas coût contre le VIH – cela divisait par 100 le coup d’un traitement ! »
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« Les brevets n’ont pas sauté mais le scandale absolu qu’était ce procès a permis d’autoriser des mesures un peu dérogatoires aux règles de propriété intellectuelle. »
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Sur l’apartheid vaccinal
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Franck Prouhet « Il y a un apartheid vaccinal. » « 96% des stocks de vaccins ARNm Pfizer et Moderna ont été achetés par les pays riches qui ne représentent que 14% de la population mondiale. »
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« L’OMS estime que seuls 10% de la population pauvre du monde aura accès à des vaccins anti-Covid à la fin de l’année. » « Les variants sont plus contagieux et échappent à un certain nombre de vaccins. » « Ceux qui décident de la production vaccinale, ce sont les producteurs et le marché et pas des experts, des citoyens. » « Les financements sont publics et nos usines sont à l’arrêt. » « La base du nationalisme vaccinal, c’est la pénurie. Or la pénurie est organisée par les brevets. » Sur les réquisitions envisagées pour produire des vaccins
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Franck Prouhet « Tous les pays n’ont pas les capacités pour produire des vaccins mais des pays comme l’Inde et l’Afrique du Sud, oui. » « L’Afrique du Sud vend des vaccins au marché mondial mais doit en racheter à des prix élevés pour qu’ils soient adaptés au variant sud-africain. »
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Sylvie Larue « Il y a une vraie volonté de ne pas laisser aux pays qui peuvent produire des vaccins de le faire. » « Le Covax, c’est consacrer une partie de la production des vaccins à l’Afrique. Emmanuel Macron propose ainsi que 3 à 5% des vaccins soient livrés à l’Afrique. C’est scandaleux : au lieu d’avoir une autonomie de production, on leur fait l’aumône. »
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Sur la pharmacovigilance
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Franck Prouhet « Depuis des années, des associations médicales dénoncent les scandales de santé. » « Les scientifiques, les médecins, les pharmaciens, les pharmacologues, associés aux syndicats et aux citoyens devraient avoir tous les éléments d’information, c’est-à-dire accès aux brevets, pour pouvoir déterminer quel vaccin serait meilleur pour telle indication. Aujourd’hui, c’est le secret commercial qui préside. »
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24 févr. 2021
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Pour signer la pétition, c’est par ici : https://www.wesign.it/fr/sante/brevet…
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18 février 2021 ~ 0 Commentaire

conseil 22 (lutte ouvrière)

penibilite-

Conseil des Côtes-d’Armor : les salariés se rebiffent

Pour la deuxième fois en quinze jours, les salariés du conseil départemental des Côtes-d’Armor se sont mobilisés pour protester contre la suppression de 25 postes, dont 22 du secteur des routes, prévue au budget 2021.

La première fois, ils avaient envahi l’hémicycle, ce qui avait valu l’annulation de la séance, provoquant les foudres du nouveau président du conseil qui avait considéré cette intrusion comme une action violente. Et risquer sa vie pour aller au travail sur des routes rendues dangereuses par manque de personnel, n’est-ce pas subir la violence ?

La nouvelle séance budgétaire prévue le 15 février 2021 a vu de nouveau une centaine de manifestants s’inviter aux débats avec de nouveaux arguments.

En effet l’épisode neigeux et le verglas qui ont bloqué la vie durant près d’une semaine ont révélé combien le personnel chargé de l’entretien des routes était nécessaire, démontrant par là même l’absurdité de la la suppression de postes dans ce service. C’est au contraire du renfort qui serait nécessaire, et donc des embauches.

Le président, ne l’entendant pas de cette oreille, a décidé de poursuivre sa réunion budgétaire en ­visioconférence et de voter son budget en force. Il n’entendait plus être sous la pression des grévistes, pour faire passer ses mauvais coups sans opposition. Pas de chance, ceux-ci, fort du succès de leurs deux premières actions, sont décidés à poursuivre la lutte.

Correspondant LO 17 Février 2021

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18 février 2021 ~ 0 Commentaire

inégalités (anti-k)

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Pourquoi parler « d’inégalités sociales » ménage l’ordre établi

Inégalités sociales :

terme cher aux bourgeois et qui leur permet de s’indigner périodiquement des écarts de richesse en France et dans le monde sans remettre en question leur propre position et responsabilité dans l’affaire, ni celle du système économique capitaliste dont ils bénéficient.

« Les inégalités sociales sont galopantes » « climat, montée des inégalités, développement des populismes : les grands défis du 21è siècle » « 100 ans de l’OIT: Macron veut lutter contre les inégalités dans le monde »

C’est un lieu commun médiatique, notamment à l’occasion de la sortie du rapport annuel d’Oxfam. Selon l’endroit où l’on naît, on n’a pas les mêmes chances de finir plein de thunes. Les « ultra riches » concentrent une immense partie des richesses nationales. Et les « pays riches » une immense partie des richesses mondiales. Les bourgeois aiment, parce que :

1 – Cela permet d’en rester aux causes superficielles de la mauvaise répartition des richesses. 

Effectivement, la politique fiscale de Macron a joué un rôle important dans l’affaire, et c’est bien de le dire, mais ce qui crée le creusement des écarts des richesses en France et dans le monde c’est d’abord le fait qu’une classe sociale, la bourgeoisie, ponctionne le travail de tous les autres pour se rémunérer en gros salaires et en dividendes. L’indignation autour des « inégalités sociales » permet d’avoir l’air de gauche sans parler de la lutte des classes. Et ça, les bourgeois adorent.

2 – En se concentrant sur les « ultra riches », on ne parle pas de l’ensemble de la bourgeoisie. 

L’enrichissement d’un Bernard Arnault est scandaleux et très frappant – ça donne des chiffres impressionnants – mais ce sont les 10% de la société qui s’enrichissent globalement sur le dos des autres. On fait partie des 10% les plus riches quand on gagne, avant impôt, 3700 net pour une personne seule. A ce niveau de revenu on trouve des cadres, des fonctions dirigeantes dans le public, des ministres, des députés, des patrons…

En se focalisant sur les « 0.01% », tout ce beau monde se retire de l’équation et se raconte qu’après tout, comparé à Bernard Arnault, ils ne gagnent pas tant que ça. Ils se disent d’ailleurs tous « classe moyenne », ce qui permet d’emblée de les exclure du scandale des inégalités sociales.

3 – Ces chiffres interrogent souvent davantage l’inégalité des chances que le principe même de revenus différents. 

« Quand on est arrivé dans le bon utérus, on peut naître avec des milliards » nous dit par exemple la présidente d’Oxfam, Cécile Duflot. Est-ce que le problème n’est pas plutôt qu’on puisse avoir des milliards ?

Les macronistes aiment parler quant à eux « d’inégalités de destin » ; « La vraie injustice, ce n’est pas que l’un gagne plus que l’autre mais qu’on n’ait pas la même chance de réussite dans des familles ou des lieux différents » raconte par exemple Emmanuel Macron.

Il faudrait donc tout faire pour que chacun ait une chance de devenir PDG milliardaire ou SDF, selon ses envies et ses ambitions, et bien entendu son « mérite » : « Le vrai sujet pour réduire ces inégalités, c’est l’école et c’est le travail », soutient le cher homme. Comme si l’école et le travail pouvait être autre chose que ce qui fait tenir la hiérarchie sociale telle qu’elle est.

4 – Rapportée au niveau mondial, le thème des inégalités permet de montrer que les classes laborieuses françaises ont bien tort de râler :

Elles sont nettement plus riches et leur pays concentre bien plus de richesses que la plupart des Etats du monde. Ainsi, la France devient un « pays riche », et notre ouvrier Smicard est un prince pour nombre d’ouvriers du globe.

Cette comparaison absurde fait l’impasse sur le coût de la vie dans chaque pays et la responsabilité des classes sociales : c’est la bourgeoisie française qui a été le moteur de la colonisation ayant conduit à l’asservissement politique puis « seulement » économique, de nos jours. En opposant les pays et non les classes, le thème des inégalités mondiales ne dit rien des rapports de force qui se jouent sur notre planète.

6 février 2021

https://www.anti-k.org

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15 février 2021 ~ 0 Commentaire

hôpital brest (ouest france)

hop1

Covid-19. La vaccination des soignants avec l’Astra-Zeneca est suspendue à l’hôpital de Brest

Le CHRU de Brest a décidé de suspendre la vaccination du personnel soignant avec le vaccin Astra-Zeneca contre le covid-19. À la suite des premières injections, des personnes vaccinées ont constaté des effets secondaires importants. L’Agence du médicament indique que « ces effets indésirables sont connus et décrits avec les vaccins ».

Jeudi 11 février 2021, de source syndicale confirmée par nos informations, la direction du CHRU de Brest (Finistère) a décidé de suspendre la vaccination du personnel soignant avec le vaccin Astra-Zeneca « jusqu’à nouvel ordre ». À la suite des premières injections dans le service des maladies infectieuses, sur 44 soignants vaccinés, 18 auraient connu des effets secondaires importants, de type syndrome grippal (maux de tête et forte fièvre), ce qui aurait entraîné autant d’arrêts maladie.

A Saint-Lô, la vaccination également suspendue

Contactée, la direction du CHRU de Brest refuse pour l’instant de communiquer. Les syndicats ont demandé la tenue d’un CHSCT (comité d’hygiène, de sécurité et des conditions de travail) extraordinaire. Vendredi matin, la CGT a déposé un droit d’alerte pour « danger grave et imminent » et déplore le manque d’information.

Par ailleurs, l’hôpital de Saint-Lô, dans la Manche, a suspendu, jeudi 11 février 2021, la vaccination de ses professionnels de santé en raison de malaises chez les personnes vaccinées et d’arrêts de travail qui ont mis en difficulté le fonctionnement de certains services.

Des effets indésirables « connus »

L’Agence du médicament (ANSM) relève « un signal potentiel », avec 149 déclarations de syndrome grippal, souvent de forte intensité (fièvre élevée, courbature, maux de tête) touchant des professionnels de santé pour la plupart, parmi les quelque 10 000 personnes vaccinées entre le 6 et le 10 février. « Ces effets indésirables sont connus et décrits avec les vaccins », indique l’ANSM.

« Les établissements de santé sont informés de ce signal potentiel » et pour « limiter le risque » de perturbation du fonctionnement des services de soin, il est recommandé de vacciner « de façon échelonnée » le personnel d’un même service, indique l’agence sanitaire en recommandant, si besoin, de privilégier l’utilisation du paracétamol à la dose la plus faible et le moins longtemps possible.

12/02/2021

https://www.ouest-france.fr/

Lire aussi:

AstraZeneca : les vaccinations reprennent chez les soignants des hôpitaux de Brest et Morlaix

 

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11 février 2021 ~ 0 Commentaire

grèce (pùblico)

Greece

Les étudiants grecs aux barricades

En lutte contre projet de loi sur l’éducation

Le gouvernement est accusé d’avoir porté l’ « ordre public » à de nouveaux sommets avec des projets de police des campus

Avant que le soleil ne se lève sur Salonique mercredi, Stergios Grigoriou et ses camarades avaient encerclé le principal site universitaire de la métropole grecque et en avaient barricadé toutes les entrées.

L’acte de défi n’était pas unique. Dans un pays où la politique de protestation règne en maître, les étudiants ont une mission : renverser un projet de loi qui, au nom de l’ordre dans les universités indisciplinées, prévoit la création de conseils de discipline et d’une force de police spéciale sur le campus.

« Notre demande est simple. Le projet de loi sur l’éducation doit être retiré », a déclaré M. Grigoriou. « C’est une loi répressive qui, loin de servir nos besoins, ne sert que les faux besoins d’une poignée de conservateurs. »

En troisième année de cours d’administration des affaires, le jeune homme de 20 ans admet qu’il passe maintenant plus de temps « sur la ligne de front » que sur ses livres. Mais il est loin d’être seul. Dans tout le pays, les étudiants protestent de plus en plus contre cette législation, qui est considérée comme un recul des droits acquis depuis le rétablissement de la démocratie en 1974.

Alors que les députés doivent voter sur le projet de loi tard jeudi, des manifestations ont été organisées à Athènes, Thessalonique et dans d’autres villes pour s’opposer à la tentative du gouvernement de centre-droit de réformer le secteur.

La Grèce, l’un des plus petits pays d’Europe, compte 24 universités d’État et plus de 600 000 étudiants, ce qui montre à quel point l’enseignement supérieur est considéré comme un levier de mobilité sociale. Mais de chaos règne également.

Bien que cette loi ait été abrogée par Kyriakos Mitsotakis quelques semaines après qu’il soit devenu premier ministre en 2019, l’héritage de la loi dite d’asile persiste.

Dans les centres urbains, les campus, autrefois considérés comme des zones interdites à la police, sont devenus synonymes de criminalité et de délabrement. Le trafic de drogue, les agressions sexuelles et la présence d’anarchistes et d’autres groupes anti-établishment dans les universités sont autant de facteurs qui ont poussé de plus en plus de Grecs à poursuivre des études supérieures à l’étranger.

« Nous entendons parler de transgressions scandaleuses de la sécurité, même de professeurs attaqués dans des amphithéâtres, ainsi que de vandalisme et de vol », a déclaré le professeur Kevin Featherstone, qui enseigne les études grecques contemporaines à la London School of Economics. « Les droits d’asile nés à une autre époque ont été grossièrement exploités au détriment de tous ».

Les critiques du projet de loi se sont concentrées sur les projets de création d’une force de police non armée.

Habilitée à arrêter les étudiants perçus comme étant impliqués dans des activités criminelles, cette force de 1 030 hommes et femmes spécialement formés serait en mesure de faire appel à la police anti-émeute si cela s’avérait nécessaire.

Pour les partis de gauche qui considérent la loi sur l’asile comme sacro-sainte – et qui sont conscients du rôle des campus comme lieux de recrutement – la perspective d’une présence policière est dangereusement proche de l’effacement de la liberté d’expression.

« Aucun pays au monde n’a de police sur les sites universitaires », a déclaré Nikos Filis, le porte-parole du principal parti d’opposition Syriza pour l’éducation, notant que l’ensemble de la communauté universitaire et même la police étaient contre cette mesure.

« C’est le gouvernement qui porte son programme d’ordre public à de nouveaux sommets. Pourquoi ne pas réintégrer les agents de sécurité qui ont été licenciés lorsque la Grèce s’est engagée dans une politique d’austérité [mandatée par l'UE] pendant la crise économique ? Une force de police ne fera qu’ajouter de l’huile sur le feu ».

Pour Niki Kerameus, ministre de l’éducation d’Athènes et architecte de ces mesures, la législation dépasse largement la question de la surveillance policière limitée à seulement « quatre ou cinq » universités, dit-elle, où le problème de la sécurité est aigu.

« Ce n’est pas une mesure horizontale et avec le temps, le corps peut même être enlevé s’il n’est plus nécessaire », a-t-elle déclaré au Guardian. « Cela dit, il est tout simplement faux de dire qu’ailleurs la police n’intervient pas lorsque des incidents criminels se produisent sur les campus, parce qu’elle le fait ».

À 40 ans, cet avocat formé à Harvard est l’un des plus jeunes ministres du gouvernement et rêve que la Grèce devienne un centre d’éducation dans le sud-est de l’Europe. Pour y parvenir, dit-elle, le pays doit enfin s’attaquer aux éternels problèmes qui accablent l’enseignement supérieur.

« Notre système d’enseignement supérieur a un potentiel énorme, prouvé par le fait que tant de nos diplômés vont étudier dans les meilleures universités à l’étranger », dit-elle. « Nous devons simplement libérer ce potentiel. Et pour ce faire, nous devons prendre certaines mesures ».

Sous la direction de Kerameus, des cours de premier cycle en anglais ont commencé à être dispensés dans le cadre d’une campagne visant à attirer les étudiants étrangers et à forger des partenariats avec des universités de premier plan aux États-Unis et ailleurs.

Mais cela aussi a suscité des critiques de la part de l’opposition, qui accuse le gouvernement de s’acharner à privatiser l’enseignement supérieur au détriment du caractère public des universités.

Tous les étudiants ne sont pas contre. Katerina Tsitomenea, étudiante en droit à l’université d’Athènes, est d’accord pour dire que les changements sont attendus depuis longtemps. « Il y a des types étranges sur le campus et vous ne vous sentez pas toujours en sécurité », dit-elle. « J’ai des amis qui étudient le droit au Royaume-Uni et je suis toujours surprise de voir à quel point l’environnement est différent dans les universités de ce pays ».

Pour Featherstone, qui a siégé au Conseil national grec pour la recherche et la technologie en tant que premier membre étranger, cette fureur équivaut à une guerre culturelle sur la façon dont la Grèce devrait se développer.

« Ce que nous voyons fait partie d’un conflit à long terme entre deux parties de la société grecque. L’une est tournée vers l’international, cherche à instaurer la méritocratie, a des valeurs libérales et aspire à ce que la Grèce soit compétitive dans le monde », a-t-il déclaré.

« L’autre est insulaire, craintif, non méritocratique, rejette l’excellence et veut que les institutions académiques fonctionnent sur des valeurs très différentes. C’est une guerre culturelle de bout en bout ».

Helena Smith Thu 11 Feb 2021

https://www.theguardian.com/

 

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09 février 2021 ~ 0 Commentaire

apl (libération)

jeunes

Réforme des APL : une mauvaise surprise pour les jeunes

Les bénéficiaires des aides aux logements (APL) pourraient voir, ce vendredi, leur montant d’aides changer. Parmi les premiers mécontents, les étudiants, jeunes actifs et contrats de professionnalisation qui se disent «lésés».
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Voilà une situation à laquelle Mathilde, 25 ans, technicienne de laboratoire à côté de Lyon, ne s’était pas préparée. Jeune active depuis moins d’un an, elle gagnait en moyenne 1 300 euros et percevait 248 euros d’aide personnalisée au logement (APL) pour payer ses 590 euros de loyer. Depuis la mise en application de la réforme des APL, en janvier, elle ne touche plus rien. Et elle est loin d’être la seule dans cette situation.Alors que les locataires des parcs privés reçoivent, ce vendredi, leur APL pour le mois de janvier, beaucoup d’étudiants et de jeunes actifs ont constaté une diminution, voire une suppression totale de leurs aides.Au lieu de calculer les droits sur les sommes perçues deux ans avant, comme c’était le cas jusqu’en décembre 2020, la réforme des APL permet d’actualiser le montant des aides tous les trois mois, sur la base des revenus des douze mois précédents. «Nous avons fait exprès d’intégrer au maximum l’année 2020 dans le calcul des droits car cette année a été difficile et associée à d’importantes pertes de revenus pour beaucoup de Français», confie l’entourage de la ministre chargée du Logement, Emmanuelle Wargon.

Une réforme qui suscite de l’incompréhension

Même si le ministère refuse de parler d’une «mesure budgétaire», à terme, la réforme devrait permettre, selon eux, de réaliser entre 700 millions et 1,3 milliard d’euros d’économie. L’Etat espère ainsi réduire ses dépenses, en versant à chaque Français une aide plus proche de sa situation réelle. Interviewé sur RTL en juillet 2019, Gérald Darmanin, à l’époque ministre des Comptes publics, avait ainsi légitimé sa réforme : «Des cadres [fraîchement diplômés] qui touchent aujourd’hui 3 000 ou 3 500 euros, continuent de toucher l’APL.»

En effet, le montant de leurs droits était calculé sur leur situation financière deux ans auparavant. Aujourd’hui, ce n’est plus le cas. Interrogés par Libération, le ministère du Logement et la Caisse d’allocations familiales (CAF) n’ont pas été en mesure de communiquer des chiffres précis sur le nombre de Français qui verront leur APL diminuer avec la réforme.

Ce nouveau mode de calcul, présenté comme «plus juste» par le gouvernement, ne passe pas pour Eddie Jacquemart, président de la Confédération nationale du logement. «Quand on fait 1,5 milliard d’économie, c’est autant d’argent qui n’est pas versé aux Français, explique-t-il. Dans une période où les jeunes ont besoin de sécurité et de confiance, est-ce que c’était le moment de mettre en application une réforme qui va créer de la tension et de             l’incompréhension

Dans l’incompréhension, François, 30 ans, l’est depuis quelques semaines. Intermittent du spectacle dans un théâtre de Cherbourg (Manche), il a perdu ses 70 euros d’aide personnalisée au logement. Depuis le début de la crise sanitaire, le technicien régisseur a réussi à signer quelques contrats mais la plupart des événements culturels auxquels il devait participer ont été annulés.

«On m’a supprimé mes APL car la moyenne de mes revenus de l’année dernière était trop élevée. Sauf qu’actuellement, je touche 1 300 euros de chômage et une fois que j’ai versé mon loyer, remboursé mon crédit à la consommation et payé toutes mes factures, il ne me reste plus grand-chose pour vivre. Je suis à découvert tous les mois et ce n’est pas comme si la situation allait s’améliorer pour les intermittents du spectacle.» Il espère retrouver ses aides personnalisées au logement dans trois mois, après réactualisation du calcul, comme la réforme le prévoit.

Parmi les étudiants et les jeunes actifs, l’inquiétude grandit aussi. Sur Twitter, les témoignages se multiplient.

Les contrats de professionnalisation, grands perdants de la réforme ?

«Ma situation par rapport à l’an passé n’a pas évolué ou presque pas, et pourtant, aujourd’hui, je me retrouve avec près de 300 euros de moins par mois sans aucune explication.» Juliette peine à cacher sa colère.

Etudiante en Master 2 dans une école de commerce à Paris, la jeune femme de 22 ans est depuis sa troisième année de licence en contrat de professionnalisation. Avant la réforme, la Parisienne touchait 309 euros d’APL. Désormais, elle n’a plus rien. «Je suis payée 1 000 euros par mois. Une fois mon loyer de 650 euros et mes charges réglés, je n’ai plus que 200 euros pour vivre à Paris, ce qui n’est pas assez. Je vais sans doute devoir vivre dans mon 15 m² avec une amie qui est dans la même situation que moi pour pouvoir diviser mon loyer par deux», souffle la jeune femme.

Sabrine a aussi été prise de court. En deuxième année de contrat de professionnalisation (rémunéré à 1 200 euros), l’étudiante en master de ressources humaines à Paris touchait 292 euros d’APL pour payer son studio de 680 euros à Levallois-Perret (Hauts-de-Seine).

Début janvier, alors qu’elle se connecte par hasard sur son compte, elle se rend compte que celles-ci sont passées à 62 euros : «Je ne sais même pas comment je vais faire pour vivre. Depuis lundi, je suis très mal. J’ai personne sur qui compter, explique-t-elle. J’hésite à me chercher un petit job étudiant mais je ne sais pas si ça vaut le coup car cela risque de m’enlever ma prime d’activité de 180 euros.»

Comme Juliette et Sabrina, ils sont près de 240 000 jeunes en France à être en contrat de professionnalisation. Différents des contrats d’apprentissage, ces contrats s’inscrivent dans le cadre d’une formation continue et ne sont par conséquent pas soumis au régime des étudiants pour les APL, un statut spécial basé sur un «forfait indépendant» des revenus perçus.

Mais alors pourquoi des étudiants se retrouvent-ils dans cette situation ? Interrogé par Libération, le ministère du Logement précise : «Aujourd’hui, au regard de la loi en France, il n’y a aucune raison qu’un étudiant en alternance soit en contrat de professionnalisation. Il doit être en apprentissage. Si les entreprises détournent les contrats d’apprentissage pour les mettre en contrat pro, ça nous dépasse totalement.»

Quoi qu’il en soit, une chose est sûre (et le ministère le confirme) : les travailleurs en contrats de professionnalisation pourraient bien être les grands perdants de la réforme pour qui aucun régime d’APL n’est prévu. «Pour l’heure, le problème est sur la table mais nous n’avons encore aucune réponse concrète à proposer», avoue le cabinet d’Emmanuelle Wargon.

Le casse-tête des étudiants

Même côté étudiant, l’incompréhension demeure. Anya, 21 ans, inscrite en master 1 d’école d’ingénieur à Angers, explique : «L’an dernier, je recevais 220 euros d’APL, cette année je n’en reçois que 60 alors que rien dans ma situation n’a changé.» Pour Ludivine, 21 ans, et étudiante en deuxième année de BTS management commercial, la situation est identique : «Avant la réforme, il me restait à charge 260 euros de loyer par mois, là je suis passée à plus de 300 euros. J’ai perdu près de 50 euros d’APL alors que mon dossier n’a pas bougé d’un pouce.»

Interrogé par Libération, le ministère s’étonne de ce constat : «La nouvelle réforme est pensée pour être plus avantageuse pour les étudiants. Avec l’ancien système, un étudiant salarié avait des APL moins importantes qu’un étudiant qui ne travaillait pas en parallèle de ses études.» Désormais, les aides sont calculées sous forme de «forfait étudiant», un régime spécial pensé pour être protecteur et qui est le même pour tous à condition que les revenus ne dépassent pas 7 000 euros par an.

A la question de savoir pourquoi certaines APL auraient diminué chez les étudiants, le ministère du Logement reste catégorique : «Si ça bouge, ce n’est pas normal, il y a erreur ou le dossier est incomplet. La réforme n’a pas été pensée pour diminuer les APL des étudiants.» Et d’ajouter : «Il est donc primordial de penser à réactualiser son dossier tous les ans.»

Le cas de jeunes actifs

La situation des jeunes actifs pose aussi question. Deux cas de figure se présentent : ceux qui quittent le logement familial et les autres. Les jeunes actifs qui s’installent pour la première fois pourront bénéficier d’un coup de pouce financier de 1 000 euros. Une mesure votée et adoptée jeudi soir par le gouvernement en partenariat avec Action logement.

En revanche, pour ceux qui touchaient déjà les APL l’année dernière, aucune aide forfaitaire n’est prévue. Au grand regret de Mathilde, 25 ans, jeune active depuis un peu moins d’un an. «J’aurais préféré qu’on me laisse les APL pendant deux ans. Cela m’aurait permis de m’installer un peu plus confortablement, sans que ce soit trop la galère.»

Julie Richard  Solenne Bertrand 6 février 2021

https://www.liberation.fr/

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05 février 2021 ~ 0 Commentaire

chru brest (actu bzh)

hoptiam

Déficit du CHRU de Brest

Les syndicats s’inquiètent des lendemains qui déchantent

L’annonce, lors d’une conférence de presse, d’un déficit prévisionnel 2020 de l’ordre de cinq millions d’euros au CHRU de Brest, inquiète fortement les syndicats.

Lors d’une conférence de presse exposant le bilan et les projets du centre hospitalier régional universitaire de Brest, mercredi 3 février 2021, Florence Favrel-Feuillade, directrice générale, avait indiqué que l’activité 2020 de l’établissement présenterait un résultat déficitaire, estimé à quelque cinq millions d’euros.

Réaction des syndicats

Dans un communiqué commun, transmis aux médias ce vendredi 5 février, les syndicats CGT, CFDT et Sud du CHRU Brest-Carhaix, ont réagi  à cette information «que [nous] apprenons par la presse».

Ils expliquent : «Depuis bientôt un an, les hôpitaux et le personnel hospitalier sont en première ligne de la lutte contre la pandémie de Covid-19. Ils font face à une crise sanitaire sans précé-dent dans un contexte de pénurie de matériel de protection, de sous effectif, de manque de places d’hospitalisation. Les agents modifient leur organisation de travail, prennent des risques et font des sacrifices sur leur vie privée et familiale.»

Les organisations syndicales s’interrogent :

« Dans un tel contexte, comment peut-on accepter que le CHRU Brest-Carhaix puisse être en déficit budgétaire comme l’annonce la directrice générale ? Où sont passés les héros d’hier et le “quoi qu’il en coûte » du président de la République ? »

Plans de retour à l’équilibre

Pour eux, «un déficit budgétaire dans les hôpitaux se traduit invariablement par des plans de retour à l’équilibre (plans sociaux), ce qui veut dire travailler plus avec moins de personnel et moins d’investissement.

Le personnel garde toujours les stigmates des suppressions de postes du dernier déficit en 2014. Pourtant, la crise sanitaire aurait dû faire prendre conscience de la fragilité de notre système de santé en augmentant son budget, ses effectifs et ses capacités d’accueil.»

Les syndicats poursuivent : «Or, nous nous retrouvons dans la même logique et la même situation que le “jour d’avant”, nous constatons toujours le même manque de personnel dans les services, les mêmes tensions sur les places d’hospitalisation ou la même obsession de l’activité à moindre coût.»

Et le revendiquent haut et fort :

« L’État doit prendre ses responsabilités et s’engager à ce que tous les hôpitaux soient financés pour atteindre l’équilibre financier en 2020. Il doit également augmenter massivement les financements pour permettre de mettre fin à la dégradation de notre système de santé. »

Recrudescence de l’épidémie et conditions dégradées

Les représentants de la CGT, CFDT et Sud le déplorent : «Aujourd’hui, la situation sanitaire est toujours préoccupante et les contaminations de personnel toujours nombreuses. Malgré les engagements du gouvernement, peu d’agents contaminés au Covid-19 sont reconnus en maladie professionnelle.

Contrairement à ce qu’affirme la direction du CHRU Brest-Carhaix, les contaminations ne sont pas uniquement liées à un « relâchement » du personnel mais à une recrudescence de l’épidémie et des conditions de travail dégradées (salles de pause et vestiaires exigus, manque de temps et de moyens pour le bio-nettoyage).»

Ils disent «s’inquiéter, une nouvelle fois, de l’avenir du CHRU Brest-Carhaix, qui se trouve déjà sous haute tension.» Et concluent : «Allons-nous une nouvelle fois vers des lendemains qui déchantent ?»

Rédaction Côté Brest 5 Février 2021

https://actu.fr/bretagne/

 

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04 février 2021 ~ 0 Commentaire

irlande brexit (socialist democracy)

tricolore

L’État irlandais en Europe : fin du conte de fées ?

L’accord final sur Brexit a entraîné un énorme élan de complaisance de la part des partis politiques irlandais. Il semble que l’État soit tombé dans une fosse d’aisance et qu’il en soit ressorti avec une odeur de rose.

On prétend qu’une administration clairvoyante, avec une planification stratégique minutieuse, a évité la plupart des conséquences négatives.

De nouvelles routes se sont ouvertes vers l’Europe, donnant un accès direct aux transporteurs irlandais et évitant la congestion en Grande-Bretagne. L’économie irlandaise est en plein essor et devrait poursuivre sa croissance malgré un le Brexit.

Le Taoiseach (1er Ministre) Micheál Martin a déclaré : « Je pense que l’accord conclu aujourd’hui est la moins mauvaise version possible du Brexit, compte tenu des circonstances actuelles ». Le Tánaiste (vice-premier ministre) Leo Varadkar a ajouté : « nous avons le meilleur accord possible ».

La présidente de Sinn Féin, Mary Lou McDonald, a déclaré qu’elle serait soulagée si un accord commercial avait été conclu, mais que d’un autre côté, il n’y a pas de bon Brexit pour l’Irlande, ni pour le nord ni pour le sud.

Beaucoup y ont vu  la retraite des Britanniques sur leurs plans de déchirer l’accord juridique et d’instituer une frontière « dure » entre le Nord et le Sud comme assurant le progrès vers une Irlande unie.

Ces points de vue illustrent parfaitement la tension entre l’idéologie et la réalité en Irlande.

Les illusions économiques s’étendent au passé. À un moment donné, l’économie irlandaise était censée avoir connu une croissance de plus de 25 % en un trimestre, ce qui a conduit à l’utilisation généralisée du terme « économie de lutin ».

Elle s’est fortement redressée au troisième trimestre 2020, enregistrant une croissance quasi record de 11,1 %, et revendiquant la plus forte croissance au monde. L’organisation patronale irlandaise, l’IBEC, revendique une croissance de plus de 5 % pour 2021.

Mais de nombreux économistes considèrent ces chiffres non pas avec excitation, mais avec incrédulité. 

Comment une économie qui a fait faillite, qui n’est pas en mesure de fournir des services de santé et de logement adéquats, et qui a encore des niveaux élevés de dette souveraine, peut-elle se comporter aussi bien ? Les différences entre les mesures traditionnelles du PIB et du PNB sont si importantes qu’une autre mesure, le revenu national brut ajusté, ou RNB*, est utilisée à la place.

La réponse est facilement accessible. Il est ouvertement admis qu’il existe deux économies irlandaises. L’économie en plein essor, basée sur des sociétés transnationales subventionnées par l’État et destinée à l’Europe, est en plein essor.

L’économie indigène et le secteur public, avec une importante main-d’œuvre mal payée et privée de fonds, tout çà pour payer la dette souveraine et subventionner les transnationales, dépendent largement du marché britannique, tout comme le secteur agricole.

Cette situation n’est pas viable.

L’économie dépend de l’impôt sur les sociétés. Ce taux est beaucoup plus bas que le taux européen. En tout état de cause, l’impôt attire désormais des capitaux financiers plutôt qu’industriels. Cela crée peu d’emplois et exerce une pression incessante sur le gouvernement et le système juridique pour que la société soit gérée au profit de l’impérialisme plutôt que de la population autochtone.

Le Brexit signifie des coûts supplémentaires qui seront supportés par les travailleurs irlandais. Les coûts de Brexit et de la pandémie sont couverts par l’argent bon marché de la Banque centrale européenne. La dette devra être remboursée et les mesures qui permettraient cela, un véritable fonds de capital pour l’expansion européenne, ont été rejetées par l’UE.

Les affirmations selon lesquelles la débâcle actuelle est un pas vers l’unité irlandaise semblent à première vue plus crédibles. 

La frontière dans la mer d’Irlande est clairement un coup porté à l’unionisme, tout comme le vote majoritaire dans le Nord contre Brexit. Cependant, le nouvel arrangement s’accompagne de changements dans les mouvements entre le Nord et le Sud, comme la nécessité d’une carte verte pour circuler dans le Sud qui remet la partition en évidence.

Il faut rappeler que les Britanniques étaient plus que disposés à déchirer l’accord juridique avec l’Europe concernant la frontière dans le cadre d’un Brexit sans marché et qu’ils ont dû battre en retraite après la défaite de leur atout aux États-Unis. Le fantasme d’une frontière maritime irlandaise repose sur l’accord final de Brexit, qui est resté très instable.

Le problème avec Sinn Fein c’est qu’il met en avant en chaque circonstance, une avancée vers une Irlande unie.

Ils doivent le faire parce que la réalité, l’administration de la partition, ne peut être admise par eux. L’adhésion de la Grande-Bretagne à l’Europe était une avancée vers une Irlande unie, mais la condition inverse – le Brexit, est également un pas en avant. Les mèmes d’aspiration sont constamment mis en avant, comme un sondage frontalier et d’autres bricoles.

En réalité, dans chaque situation concrète, le parti tient sinistrement à la partition. La crise de Covid-19 en est un bon exemple. Les arguments en faveur d’une approche « All-island » du virus étaient écrasants, mais le Sinn Fein s’en est remis à la résistance au DUP et a évité les personnalités médicales de premier plan comme l’épidémiologiste Gabriel Scally, qui faisait pression pour une telle approche.

Ils ont maintenant le culot de réclamer un service de santé pour l’ensemble de l’île en douceur, tout en omettant complètement de proposer des mesures concrètes aujourd’hui. La même campagne de propagande place en tête de leurs priorités le soutien à l’UE. N’est-ce le même organisme qui a placé l’État irlandais sous le contrôle de la troïka et a insisté sur le paiement d’une dette souveraine en cours ?

La crise de Brexit ne doit pas être résolue en choisissant un camp entre la puissance impérialiste britannique ou les puissances impérialistes d’Europe. Il s’agit pour les travailleurs de s’opposer à la structure capitaliste dans son ensemble et d’adopter une alternative socialiste.

Le Sinn Fein a déjà choisi son camp et les groupes socialistes sont enterrés dans l’opportunisme.  Que faire? La sortie irlandaise de l’Europe, un gouvernement de gauche dirigé par Sinn Fein ?

Cependant, les forces capitalistes sont également pétries de chaos. Leur vision de l’Irlande: un porte-avions pour la pénétration américaine en Europe,  n’est pas prévue pour la classe ouvrière ni pour l’unité irlandaise.  Le modèle capitaliste est celui d’une île partagée, indéfiniment cloisonnée.

Une compréhension fondamentale du marxisme est que l’histoire est faite par les gens et dans la lutte plutôt que par l’issue fortuite des événements.

Le choc de la divergence des deux États en Irlande peut favoriser un élan en faveur de l’unité irlandaise, tout comme la majorité anti-Brexit dans le Nord et la fragilité accrue de l’État britannique.

Cependant, le changement ne viendra pas automatiquement, il doit être combattu et le principal instrument de lutte réside dans la construction d’un parti indépendant de la classe ouvrière.

12 janvier 2021

http://www.socialistdemocracy.org/

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02 février 2021 ~ 0 Commentaire

sécheresse (nueva-tribuna equal-times)

montee-des-eaux

La « sécheresse », quand la réalité dépasse la fiction

Plus de 2 milliards de personnes n’ont pas accès à l’eau potable, une ressource vitale qui est désormais échangée en bourse.

Le 7 décembre, l’eau – base de la vie sur notre planète – a commencé à être échangée en bourse. Désormais, le prix de l’eau fluctuera de la même manière que celui du pétrole, de l’or ou du blé.

La nouvelle, traitée par les médias de pouvoir, n’a pas produit l’horreur qu’elle aurait dû produire, ni provoqué des manifestations massives pour la défense d’un bien indispensable au développement de la vie.

Le nombre de décès liés à la pandémie dans le monde en 2020 a occupé les principales premières pages des médias qui s’efforcent maintenant de démontrer par des enquêtes la confiance et la suspicion que suscitent les vaccins, selon leur origine et leur provenance.

Les loups de Wall Street passent aux profits et pertes ce qui était jusqu’à hier un droit fondamental, un bien nécessaire au développement de la vie.

La marchandisation de l’eau et sa rareté imminente avaient été jusqu’à présent l’une des ressources de l’inventivité des grands auteurs de dystopies et de scénarios apocalyptiques.

James Graham Ballard a imaginé, dès 1979, un monde dans lequel l’eau potable a pratiquement disparu, obligeant les populations à s’installer sur les berges comme seule option de survie.

Dans « The Drought », Graham Ballard risque un avenir qui, en décembre dernier, a commencé à se concrétiser.

Alors que plus de 2 milliards d’êtres humains n’ont pas accès à l’eau potable, cette ressource a été marchandisée, manipulée par un système si pervers qu’elle est capable de capitaliser sur les biens communs les plus précieux.

Les contrats sur l’eau donneront aux agriculteurs et aux investisseurs les coudées franches pour  parier sur le risque de pénurie d’eau.

Les contrats à terme sur l’eau seront réglés financièrement, ce qui signifie que les acheteurs de contrats  n’auront une livraison de millions de litres d’eau comme ils le feraient avec d’autres contrats à terme de marchandises comme le pétrole ou les céréales.

En d’autres termes, on peut dire que ce sont les mêmes multinationales qui polluent l’eau qui bénéficieront de la marchandisation de l’eau.

Selon les Nations unies, dans les prochaines années, les deux tiers de la planète connaîtront des pénuries d’eau, entraînant le déplacement de millions d’êtres humains. Et la réalité, d’ici là, aura largement dépassé la fiction.

Walter C. Medina 2 février 2021

https://www.nuevatribuna.es/

Lire aussi:

Spéculation boursière sur l’eau : le dernier champ de bataille pour la défense du droit fondamental à l’eau

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26 janvier 2021 ~ 0 Commentaire

oxfam (révolution permanente)

macron pauvres

Covid-19 : les plus riches ressortent encore plus riches, selon Oxfam

Alors que la crise sanitaire a conduit à une augmentation énorme du chômage et de la pauvreté dans le monde, certains tirent profit de la situation.

Selon l’ONG Oxfam, les milliardaires n’ont mis que 9 mois à récupérer leur fortune d’avant la crise. A l’inverse, les plus pauvres devront attendre une décennie pour retrouver leur niveau d’avant la pandémie.

La crise oui, mais pas pour tout le monde

A titre de comparaison, les chiffres de 2008 sont utiles : après la crise d’il y a 13 ans, les milliardaires ont mis cinq ans au total pour ramener leur fortune au niveau d’avant la crise.

Aujourd’hui, en dépit de la crise économique mondiale provoquée par le coronavirus et ses mesures poursuivant l’endiguement, les personnes les plus riches du monde ont considérablement augmenté leurs richesses.

C’est ce qu’explique l’organisation de développement Oxfam dans une évaluation qui était publiée lundi le 25 janvier.

En décembre 2020, la fortune des dix hommes les plus riches du monde a augmenté de près d’un demi-milliard de dollars pour atteindre 1,12 billions de dollars depuis février 2019. Au cours de la période considérée, qui commence environ un an avant l’éclatement de la pandémie, Elon Musk, directeur de Tesla, a augmenté le solde de son compte de 131 milliards de dollars, et Jeff Bezos, le fondateur d’Amazon, a gagné 60 milliards de dollars.

Parallèlement, un énorme choc économique se fait sentir, des centaines de millions de person-nes perdent leur emploi, souffrent de la pauvreté et de la faim. A l’autre extrémité de l’échelle des richesses, la pauvreté augmente fortement avec la crise du coronavirus.

Oxfam cite des chiffres de la Banque mondiale selon lesquels, avant même la crise, près de la moitié de l’humanité disposait de moins de 5,50 dollars par jour, ce qui correspond à la définition élargie de la pauvreté de la Banque mondiale.

Selon les estimations, entre 200 et 500 millions de personnes étaient poussées dans la pauvreté d’ici 2020. Il faudra probablement plus d’une décennie pour que le taux de pauvreté revienne à son niveau d’avant la crise. La crise sanitaire et économique mondiale de cette année met en lumière l’injustice sociale des systèmes capitalistes : un salaire perdu signifie une vie dans la misère.

Le fossé entre riches et pauvres

Le rapport montre aussi que le fossé entre riches et pauvres ne cesse de se creuser depuis des années. La concentration de la richesse et des revenus au sommet de l’Union ne cesse de croître. Le nombre total de milliardaires a presque doublé au cours des dix années qui ont suivi la crise financière de 2008.

En 2015, la majorité de la population mondiale vivait dans des pays où l’inégalité des revenus s’était creusée au cours des 25 années précédentes. Au cours des 40 dernières années, le pourcentage le plus riche de la population mondiale a eu deux fois plus de revenus que la moitié la plus pauvre de la population mondiale.

Les plus fortunés ont obtenu 27 centimes de chaque dollar de croissance des revenus mondiaux entre 1980 et 2016. En revanche, la moitié la plus pauvre de la population mondiale n’a bénéficié que de 12 cents par dollar.

Les inégalités extrêmes en termes de richesse et de revenus, mais aussi en matière d’éducation, de santé et de protection sociale, se font sentir.

De fortes inégalités signifient qu’un plus grand nombre de personnes sont malades, qu’il y a moins de personnes ayant une bonne éducation et qu’il y a moins de personnes capables de mener une vie digne.

Si les gains de richesse sont principalement destinés à la hausse, ils restent nécessairement moins pour tout le monde, et la pandémie du Corona aggrave cette tendance.

Aux États-Unis, par exemple, le nombre d’hospitalisations pour le COVID-19 chez les Noirs, les Latino-Américains et les Amérindiens était cinq fois plus élevé que chez les Blancs. Les taux de mortalité dans COVID-19 chez les Noirs étaient deux fois plus élevés que chez les Blancs.

En Europe, les communautés rroms manquent d’abris sûrs, ce qui rend impossible toute quarantaine et accroît le risque d’infection. 30% des Roms n’ont pas accès à l’eau courante et 80% vivent dans des quartiers et des logements surpeuplés.

Les groupes racisés, et en particulier les femmes (les femmes représentent 70% du personnel de santé dans le monde et sont donc exposées à un risque élevé d’infection !), ont tendance à être surreprésentés dans les emplois mal rémunérés et plus dangereux et sont donc encore plus pénalisés par la situation actuelle.

Les milliardaires français ont bénéficié d’une reprise exceptionnelle:

Ils ont vu leur fortune se redresser à 175 milliards d’euros. Il s’agit de la troisième augmentation la plus importante après les États-Unis et la Chine. 175 milliards d’euros, c’est aussi le double du budget de l’hôpital public français.

Le rapport d’Oxfam montre qu’en dépit de la crise, la fortune de Bernard Arnault a même augmenté de 44 milliards d’euros entre mars et décembre 2020, soit un bond de 41%.

Dans le même temps, selon des organisations caritatives, un million de personnes en France sont tombés dans la pauvreté d’ici 2020. Mais les femmes, et en particulier les mères célibataires, les jeunes et les travailleurs précaires, qui sont les plus touchés par la crise, sont les plus oubliés du plan de relance français.

En période de pandémie, cette inégalité déjà existante est brutalement révélée et poussée à son sommet, car les travailleurs à faible revenu, précaires ou licenciés en période de crise ne reçoivent pas l’aide dont ils ont besoin, contrairement à ceux qui ont des revenus plus élevés.

Face à de telles inégalités, nous devons nous battre dans la rue !

La crise sanitaire a révélé des mécanismes déjà présents dans notre société, et a vu naître des mouvements de protestation contre ces inégalités.

La révolte de masse aux États-Unis contre la violence policière et le racisme après l’assassinat de George Floyd a surpris la classe dirigeante et a radicalement changé la situation en remettant en question un des piliers de l’Etat qu’est la police.

C‘était des jours de mobilisation massive à l’échelle nationale qui ont eu des effets contagieux dans différentes parties du monde, à Londres, Paris et Berlin, au Brésil et en Colombie. Ces mobilisations laissent présager de potentielles futures explosions de la lutte des classes.

Igor mardi 26 janvier

https://www.revolutionpermanente.fr/

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