Archive | Austérité

25 juin 2018 ~ 0 Commentaire

kreiz breiz (le peuple breton)

servive public

Samedi dernier, le Kreiz-Breizh défendait son service public

Annonce de la fermeture de la Trésorerie Publique, menace sur l’Ehpad, sur l’hôpital et confirmation de la fermeture de l’agence technique départementale des routes (équipement)… Le Kreiz-Breizh manifestait samedi 23 juin pour le service public.

Comme le note un syndicat d’enseignants, à ce rythme, il ne restera que « la maison de l’andouille » ! Voilà pourquoi en fonction de ces exemples éloquents de déménagement du territoire, Guéméné-sur-Scorff fut choisie par de nombreuses organisations (parmi lesquelles l’UDB bien entendu) et élus pour organiser la manifestation régionale de samedi 23 juin pour la défense de nos services publics de proximité en Centre Bretagne.

Kreiz-Breizh qui même en français, est une notion de la géographie pas très familière pour des ministres, comme celle de la culture en marche ici récemment « au plus près des territoires », et qui débarque de Paris avec leurs conseillers sans avoir la moindre idées des particularités locales.

Mais si l’État a toujours tendance à sacrifier les campagnes, il est frappant de constater que c’est au tour du département de suivre le mauvais exemple qui prépare la désertification de nos petits bourgs. Comment inciter des entreprises à venir s’installer si des postes d’ensei-gnants sont supprimés, si les services publics disparaissent ? N’est-ce pas infliger la double peine aux gens du Kreiz-Breizh qui connaissent déjà le plus fort pourcentage de ménages pauvres de Bretagne ?

De moins en moins la spécificité de ce territoire, ses problèmes de transports et de niveau de vie sont pris en compte. Pour que l’ensemble des citoyens soient égaux face au service public, deux à trois cents manifestants ont défilé de l’hôpital vers la poste avant d’observer une minute de silence devant le Trésor Public et de se séparer devant l’agence de l’équipement en souhaitant maintenir la mobilisation dès la rentrée de septembre.

Yannick Quénéhervé 25 juin 2018

http://lepeuplebreton.bzh/

Commentaire: Aucune analyse des causes profondes qui ont mis en place cette désertification!

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25 juin 2018 ~ 0 Commentaire

poste noyal-pontivy ( cgt )

Touche-pas-a-ma-poste

PÉTITION CONTRE LA FERMETURE DU BUREAU DE POSTE DE NOYAL-PONTIVY

« TOUCHE PAS À MA POSTE! »

Afin de rentabiliser au maximum son bureau de Noyal-Pontivy, LA POSTE envisage d’en diminuer drastiquement les horaires d’ouverture et d’aban-donner son implantation dans la commune en cas de gains insuffisants.

Cela est INADMISSIBLE

LA POSTE est un Service Public qui doit rester au Service du Public.

Les territoires ruraux de: GUELTAS, KERFOURN, NOYAL-PONTIVY, SAINT-GERAND, SAINT-GONNERY (plus de 7 000 habitants) refusent d’être délaissés au seul profit de la ville centre : PONTIVY

LA POSTE doit veiller aux besoins des citoyens et leur assurer des services équivalents sur l’ensemble du territoire. Elle doit adapter ses moyens techniques (automate et relais colis….) et ses horaires à la disponibilité de la population en activité.

NOYAL-PONTIVY refuse d’être considérée comme une simple variable d’ajustement du budget de LA POSTE. Nous défendons tous ensemble la pérennité d’un bureau de poste dans la commune, seule garantie d’un Service Public de qualité.

HALTE A LA FERMETURE DES SERVICES PUBLICS

La pétition contre la fermeture du bureau de poste de NOYAL-PONTIVY est disponible dans les mairies de GUELTAS – KERFOURN – NOYAL-PONTIVY – SAINT-GERAND et SAINT-GONNERY. Elle est également disponible dans une grande majorité des commerces de NOYAL-PONTIVY.

https://www.noyal-pontivy.fr/

Union locale CGT Pontivy

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25 juin 2018 ~ 0 Commentaire

re-nationalisation (rfi)

train rail

La réduction des coûts dans le privé, çà commence à bien faire!

Le Royaume-Uni renationalise des lignes de train

Au Royaume-Uni, c’est ce dimanche 24 juin que le contrat de Virgin Trains East Coast prend fin. Les lignes de train qui desservent l’est du pays, et notamment des villes comme York, Leeds ou Newcastle, vont repasser sous le contrôle de l’Etat.

Car la colère montait.

La privatisation du rail britannique par les conservateurs dans le milieu des années 1990 s’accompagnait de la promesse d’un service plus efficace et moins coûteux. Vingt-cinq ans plus tard, le bilan est catastrophique avec des trains de banlieue bondés, annulés ou en retard, et des billets très coûteux. Les tarifs augmentent chaque année de plus de 3 %. Les Britanniques déboursent ainsi chaque mois six fois plus que les Européens, en moyenne, pour leurs déplacements en train.

Aujourd’hui, une vingtaine de sociétés privées se partagent l’exploitation des lignes ferroviaires.

Mais le gouvernement britannique continue de subventionner ces compagnies qui opèrent sur le territoire. Près de cinq milliards d’euros leur sont versés chaque année. L’Etat continue éga-lement de financer la gestion des infrastructures. Après plusieurs accidents, la maintenance du réseau est depuis 2001 gérée par une entreprise publique.

Autant de raisons qui ont poussé les usagers à lancer une campagne en faveur de la renationalisation des chemins de fer du pays. Un message qui passe bien dans l’opinion publique : plus de 70 % des Britanniques y sont favorables.

23-06-2018

http://www.rfi.fr/

Commentaire: Et Macron va-t-il tirer les leçons de cet échec?

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24 juin 2018 ~ 0 Commentaire

rsa (politis)

bosser

Le RSA dans le viseur

L’exécutif prépare les esprits à faire travailler les allocataires du RSA.

Tout doucement, l’exécutif prépare les esprits à une vieille idée de la droite : faire travailler les allocataires du RSA. Dans un discours prononcé le 13 juin à la Mutualité française, Emmanuel Macron dit vouloir améliorer l’accompagnement des allocataires les plus éloignés de l’emploi et responsabiliser les autres, « qui peuvent revenir vers le travail, mais que rien n’incite ni n’accompagne pour faire ce chemin ».

Cela ressemble à une vieille marotte de la droite anti-« assistanat », déjà appliquée dans le département du Haut-Rhin, où les allocataires du RSA ont l’obligation de travailler « béné-volement » sept heures par semaine.

Hasard du calendrier, le Conseil d’État a rendu le 15 juin un arrêté validant cette mesure battue en brèche par le précédent gouvernement. À moins que la formule choisie ne ressemble davantage aux « territoires zéro chômeur de longue durée », imaginés par ATD Quart Monde, où les personnes peuvent travailler dans des « entreprises à but d’emploi », pensées pour les accompagner. Seule certitude, le plan pauvreté en préparation se fera « sans argent mis sur la table », indique Emmanuel Macron.

Dans le viseur également, les salariés en activité réduite, qui cumulent leur(s) emploi(s) avec une petite allocation chômage. Ce cumul pourrait être limité dans le temps, a esquissé Aurélien Taché, député LREM et rapporteur de la loi chômage à l’Assemblée, devant l’Association des journalistes de l’information sociale. Il faut dire qu’Emmanuel Macron a lui-même prévenu, le 13 juin, qu’il ne faudrait attendre aucun « grand tournant social » dans les semaines à venir.

Politis 20 juin 2018

https://www.politis.fr/

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24 juin 2018 ~ 0 Commentaire

aides (libération)

saluauds

Non-recours : des milliards non distribués

Officiellement pour faire en sorte que toutes les personnes éligibles touchent leurs aides, l’exécutif prône une refonte du système. Qui pourrait ne pas faire que des heureux.

L’argument est souvent brandi par les gouvernements voulant justifier une refonte des minima sociaux : l’ensemble des personnes éligibles aux prestations sociales n’en font pas toutes la demande. Depuis quelques jours, les taux élevés de «non-recours» sont cités par les ministres invités à s’exprimer sur la réforme à venir, et par nature explosive, des aides sociales. Dans une tribune, Agnès Buzyn (Solidarités et Santé) a récemment pointé la «complexité des politi-ques sociales», résultat de «dispositifs épars et difficilement lisibles», entraînant selon elle «un non-recours aux droits et aux services».

Du fait de la grande multiplicité des aides (RSA, handicap, prime d’activité, complémentaire santé…), l’ampleur de ces non-recours est difficile à chiffrer.

«La réalité du non-recours aux droits sociaux est encore méconnue et ses conséquences peu documentées», écrivaient, fin 2016, deux députés auteurs d’un rapport parlementaire sur le sujet.

Logement

Les statistiques les plus fiables sur le sujet concernent le revenu de solidarité active (RSA). Dans une enquête réalisée en 2010 et 2011, le conseil d’évaluation du RSA avait alors donné deux chiffres servant aujourd’hui de référence : 36 % des personnes éligibles au RSA «socle» n’en faisaient pas la demande ; 68 % pour les potentiels bénéficiaires du RSA «activité» – soit ceux ayant retrouvé un emploi.

Ce dernier dispositif a été, depuis, remplacé par la prime d’activité afin, justement, de faire baisser ce taux de non-recours.

La Direction de la recherche, des études, de l’évaluation et des statistiques (Drees), instance qui dépend du ministère des Solidarités, estime aujourd’hui ce taux à 30 %. Pour ce qui est des autres allocations, pas une seule d’entre elles ne connaît un «taux de non-recours inférieur à 10 %», fait remarquer Philippe Warin, de l’Observatoire des non-recours aux droits et services (Odenore), rattaché à l’université de Grenoble. Selon un rapport de l’Odenore, le non-recours équivaudrait à plus de 5 milliards d’euros pour le RSA, à peine moins pour les prestations familiales et de logement, contre environ 4 milliards pour les fraudes aux prestations sociales.

Maladie

De son côté, le Fonds de financement de la protection complémentaire de la couverture uni-verselle du risque maladie a calculé qu’entre 57 % et 70 % des 3 à 4,4 millions de personnes qui auraient pu bénéficier de l’Aide au paiement d’une complémentaire santé sont passées à côté en 2016. Pour tenter d’améliorer cette situation, les précédents gouvernements socialistes (Ayrault puis Valls) ont, dans le cadre de leur «modernisation de l’action publique», lancé une mission «pour réduire le non-recours aux minima sociaux». Cette dernière préconisait de «mieux informer et détecter les populations éligibles», d’«améliorer l’orientation des usagers» et de «simplifier les démarches». Dans un rapport sur les minima sociaux remis en avril 2016, l’ex-député PS Christophe Sirugue proposait d’instaurer une «couverture socle commune».

Dans son programme, le candidat Macron évoquait de son côté un «versement social unique et automatique». Mais pour un gouvernement à la recherche d’économies, moins de non-recours, c’est plus de bénéficiaires et donc plus d’argent à reverser. Sauf si cette mesure s’accompagne d’une refonte du périmètre des bénéficiaires. Et, là, il y aura des perdants.

Lilian Alemagna et Amandine Cailhol 22 juin 2018

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24 juin 2018 ~ 0 Commentaire

le travail (regards)

 revenu travail

Leur « émancipation » n’est pas la nôtre

« Notre projet de société, c’est l’émancipation par le travail ». Accompagnée du visage satisfait de Muriel Pénicaud, cheffe d’orchestre de la destruction du Code du travail, cette phrase formait la Une du quotidien La Croix le 4 juin dernier.

Amen, le crédo macroniste de 2018 est bien celui-ci : le travail rend libre, et tous nos dirigeants s’emploient à mettre en scène leur attachement viscéral à l’acte de trimer. De Macron, qui aime tellement bosser qu’il a deux bureaux et ne dort pas la nuit, à ses députés qui frissonnent de plaisir dès que le mot « entreprise », prononcé comme le nom d’un lieu de concorde et de délices, est entendu dans l’enceinte de l’Assemblée nationale.

Comme les bourgeois du 19è siècle, les macronistes détestent l’oisiveté.

Avec leur ethos de cadre dynamique qui brassent en continu un air chargé d’anglicismes dégueulasses, ils n’envisagent pas que tous les salariés français ne se rendent pas chaque matin au travail en chantant. Ils évoluent dans un monde où la souffrance au travail n’existe que dans les livres d’histoire, et ils ne manquent pas de reprocher systématiquement à leurs adversaires de « faire du Zola » quand ils évoquent les horaires décalés des femmes de ménage, le burn out des soignants ou le taux de mortalité des ouvriers. Infoutus d’admettre que leur position de dominants leur assure, du berceau à la tombe, un rapport enchanté au travail, les macronistes ne comprennent pas que si eux « ne comptent pas leurs heures », l’ensemble des salariés français ne le fassent pas aussi.

Travailler à marche forcée

Leur objectif est donc de remettre tout le monde au travail, quels qu’ils soient et quelles qu’en soient les conditions. Remplacer le chômage par la précarité, remplacer les minima sociaux qui coûtent « un pognon de dingue » par les temps très partiels, remplacer le loisir par les heures supplémentaires, voici globalement leur projet. « Ma conviction, appuyée sur quarante ans d’expérience, c’est que nul n’est inemployable, sous réserve d’être aidé », déclare Pénicaud à La Croix. C’est pourquoi le gouvernement met toute la société sous pression pour que chaque individu se formate à sa propre « employabilité », c’est-à-dire la faculté de correspondre à tout moment aux besoins des possédants, et avant le voisin si possible.

Qu’importe si ce « choc d’employabilité » passe par un relâchement drastique des normes sanitaires au travail, avec la suppression des CHSCT, la dégradation des conditions de travail des apprentis, car les bourgeois adorent l’apprentissage, où ils rêvent d’envoyer tous les enfants d’ouvriers afin de laisser à leur propre progéniture l’accès à des établissements publics enfin exclusifs, ou le harcèlement des chômeurs : tout est bon pour rendre le plus de citoyens possibles employables, c’est-à-dire parfaitement conformes aux besoins du patronat et des actionnaires, comme un meuble Ikéa pour votre salon, et nécessitant le moins d’engagement de leur part, comme l’est un Kleenex ou un lot de couverts en plastique.

Car il y a évidemment un intérêt fort à véhiculer cette idéologie, outre le plaisir de pouvoir se regarder dans un miroir en se racontant qu’on construit ou qu’on « réforme » quelque chose, alors qu’on ne fait que détruire : subordonner l’ensemble de la population aux besoins du capi-talisme leur rapporte « un pognon de dingue ». Après dix années de diffusion de ce discours en  boucle sur nos ondes et d’exercice de cette politique dans nos corps, les actionnaires fran-çais sont les mieux rémunérés d’Europe. Pénicaud est bien placée pour le savoir, elle qui a empoché un millions d’euros de plus-value suite à la suppression de 900 postes, lors de son passage décapant à Danone.

Le mirage de la liberté

L’intérêt économique des possédants érigé en morale universelle présente un avantage prodi-gieux pour s’assurer de notre docilité collective : grâce à ce discours du travail émancipateur, nous ne nous sentons pas comme des dominés d’un système qui nous exploite, mais comme des merdes incapables de profiter de notre « liberté ». A force d’être aspergés par leur rhétori-que autant débilisante que dénuée de toute réalité, même les citoyens les plus politisés en viennent à perdre tout sens de ce qu’est vraiment le travail.

Combien de salariés de « l’associatif » et autres secteurs « alternatifs » en viennent eux aussi à « ne plus compter leurs heures » ? Qui ne cède pas aux sirènes du « présentéisme », cette pratique qui consiste à rester bosser plus tard que le collègue pour mettre en scène sa profonde motivation ? Quel demandeur d’emploi ne s’est pas senti tellement nul de ne pas avoir « trouvé sa voie » qu’il en est venu à se couper de toute vie sociale pour purger sa peine en silence ?

Pour combattre une pensée oppressive qui prend les atours de la liberté, le plus efficace est encore de redonner un sens à ces mots ingurgités et digérés par des dominants en quête de légitimité à nous pourrir la vie.

Les vieux livres de nos luttes passées et la réalité de ce que nous vivons dans notre chair nous apprennent ceci : l’émancipation par le travail, ça n’existe que par le revenu qu’il procure.

Si les enfants par rapport à leur parents, les femmes par rapport à leurs maris, les anciens esclaves par rapport à leurs anciens maîtres ont pu trouver dans le travail un vecteur d’éman-cipation, c’est parce qu’il permet de mettre fin à leur dépendance économique à leur égard. Mais dans une société capitaliste, cette prise d’indépendance se fait toujours au prix d’une dépendance nouvelle, auprès du patron, du cadre, de l’actionnaire qui récupèrent le fruit de leurs efforts pour s’élever matériellement, quand tous les autres stagnent.

C’est pour sortir de cette impasse que des générations de femmes et d’hommes ont combattu pour l’émancipation des travailleurs car ça, ça existe bel et bien, et ça fonde une morale et une politique en tout point inverse à celle portée par Macron et ses sbires.

Elle consiste d’abord dans l’émancipation sanitaire des travailleurs : crever à cause de son travail n’est pas un risque acceptable.

C’est pourtant ce qui arrive à entre 500 (estimation basse) à 10 000 (estimation haute, comprenant les cancers d’origine professionnelle) personnes par an en France. Imaginez le macroniste servir la soupe de « l’émancipation au travail » à un salarié crevant à petit feu de son cancer due aux substances chimiques qu’il a ingéré au fil des années, ces mêmes substances chimiques retirées de la liste des critères de la pénibilité au travail par Pénicaud et sa bande de criminels. Car être « employable », c’est ne pas faire chier son employeur avec ses problèmes de dos et l’état de ses poumons. Pour ça, mangez 5 fruits et légumes par jour.

Ne pas confondre travail et soumission

Il y a ensuite l’émancipation du travail. Comme être puissant et dominant est un boulot passionnant, les patrons et les hauts cadres refusent de s’imaginer que celles et ceux qui récurent leurs chiottes ne sont pas comme eux des acharnés du travail, qui y trouvent un profond sentiment d’accomplissement.

Par conséquent, la notion de temps libre leur est profondément antipathique.

De gouvernement en gouvernement, les attaques contre les scandaleuses 35 heures se multi-plient, du « travailler plus pour gagner plus » de Sarkozy au « travailler plus sans gagner plus pour pas vous faire virer » de la loi Pénicaud. Et l’objectif de Macron est maintenant de ne lais-ser personne toucher des prestations sociales sans s’agiter en tout sens : c’est ce que soutient Mathieu Laine, conseiller de l’ombre du président et dirigeant d’Altermind, « une société de conseil innovante mettant la puissance académique au soutien des dirigeants ».

Vendredi 15 juin, sur les ondes de France Inter, il donnait sa piste alternative aux minima sociaux : un «  droit universel à l’activité et au capital » : « donner la possibilité à chacun, par le travail, un coup de main sur le déménagement, un petit cours, vous aidez une personne âgée… de 0 à 500 euros par mois vous n’aurez ni taxe, ni impôt ». En gros, faites ce que vous voulez mais surtout bossez, même si ça vous rapporte des clopinettes et qu’au passage, vous remplacez toute action altruiste et quotidienne par un mesquin petit business plan.

Face à ce terrorisme moral, il y a plusieurs urgences.

D’abord affirmer sous le patronage de la science que moins on travaille, plus on vit longtemps. Ensuite rappeler que le temps libre, ce n’est pas l’inactivité : les loisirs, l’engagement politique et associatif, l’amitié, la vie de famille, l’amour, le sexe, s’ennuyer même, sont des occupations légitimes et désirables. Enfin, n’avoir pas peur de dire que vouloir se faire du fric sur le moindre échange entre êtres humains, c’est un truc de gros connard.

Pour finir, contre leur « émancipation par le travail », il y a l’émancipation politique de ceux qui triment.

Recevoir des ordres toute la journée, contribuer à une production et à des services dont on ne connaît ni le sens ni le profit, c’est ça être libre ? Pas étonnant que les tenants de « l’émancipa- tion par le travail » soient tous des chefs et des cadres. Quoi de plus confortable que de savoir ce que vous faites, pour quoi vous le faites, pour qui vous le faites, et de pouvoir compter sur des gens serviles tenus dans l’ignorance ? La démocratie ce n’est pas pour les chiens. Ce qui vaut pour la gestion d’un pays vaut aussi pour celle d’une entreprise, dont la direction n’a en plus comme légitimité que le fait d’avoir l’argent, patron étant soit dit en passant le seul métier qu’on puisse exercer sans formation spécifique.

C’est tout ça l’émancipation.

L’exact inverse de leur « émancipation par le travail », leur politique doublée d’un terrorisme moral qui a fait des morts et des blessés : morts sont celles et ceux qui sont tombés sur le front des accidents du travail et des maladies professionnelles, que le désespoir ou l’humiliation a poussé au suicide, blessés sont celles et ceux que la honte a poussé à l’épuisement profes-sionnel et la culpabilité à la dépression. Remettons donc les mots dans le bon sens : leur projet, c’est la soumission dans le travail. L’émancipation, ça implique qu’ils dégagent.

Tout le monde n’a pas la même définition de la liberté ou du travail, notamment si l’on se place du point de vue du dominant ou du dominé. Analyse d’une guerre de classes, par Nicolas Framont, co-rédacteur en chef de la revue Frustration.

Nicolas Framont 21 juin 2018

http://www.regards.fr/

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Le RSA dans le viseur (Politis)

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21 juin 2018 ~ 0 Commentaire

trains anglais (courrier international)

sncf

En Angleterre, des trains touristiques prennent le relais sur des lignes suspendues

Un opérateur de trajets touristiques transporte depuis dimanche les usagers frappés par les fortes perturbations rencontrées par Northern Rail, dans le nord-ouest de l’Angleterre.

L’introduction de nouveaux horaires de train, le 20 mai, a perturbé le fonctionnement de nom-breuses lignes à travers l’Angleterre. Trajets supprimés, retards en série… les difficultés durent depuis près d’un mois. Dans le Nord, en particulier. À tel point que vingt-cinq journaux régio-naux ont fait cause commune, le 5 juin, pour faire part de l’exaspération des usagers au gou-vernement. Devant le manque de réaction, une solution singulière a été trouvée à l’échelle locale.

Dans le Lake District, région rurale du nord-ouest de l’Angleterre, les trains… touristiques ont pris le relais.

Temporairement, au moins. Face à la suspension des Lake Lines par l’opérateur privé Nor-thern Rail, qui préfère concentrer ses efforts sur les lignes les plus fréquentées, “une com-pagnie ferroviaire qui propose des voyages pour les touristes à bord d’anciens trains a accepté d’assurer des liaisons”.

Vieilles locomotives

Depuis le dimanche 17 juin, trois voitures rattachées à deux locomotives datant de 1960 trans-portent gratuitement les passagers, le ministère des Transports ayant accepté de financer le dispositif d’urgence. “La West Coast Railways accomplira six allers-retours par jour sur la ligne, informe The Times. L’entreprise gère normalement des circuits touristiques, en train à vapeur par exemple, sur le viaduc de Glenfinnan, qui apparaît dans la série des films Harry Potter.”

Le quotidien de Londres rappelle que les opérateurs ont eu le plus grand mal à former leurs conducteurs à temps pour l’introduction des nouveaux horaires. “Le 4 juin, la Northern a mis en place en urgence des horaires alternatifs, ce qui a conduit à la suppression de 165 trains par jour, soit 6 % du total, afin de permettre une meilleure ponctualité sur le reste du réseau.”

20/06/2018

https://www.courrierinternational.com/

macron TER

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15 juin 2018 ~ 0 Commentaire

brest hôpital (ouest france)

penibilite

Brest. Le droit de grève en question à l’hôpital

Ce jeudi matin, au CHRU de Brest, huitième journée de mobilisation pour demander des effec-tifs supplémentaires dans les blocs et les urgences pédiatriques. Les syndicats dénoncent aussi des assignations « abusives ». Une quarantaine d’agents ont perturbé le comité techni-que d’établissement.

Des assignations « préventives »

Les syndicats CFDT, Sud et CGT dénoncent des assignations « abusives ». « Normalement, à l’hôpital, afin de permettre à la direction d’organiser la continuité des soins, les agents doivent se déclarer la veille, avant 11 h », explique Marie-Françoise Patinec, de la CFDT. C’est pour cette raison que, la plupart du temps, les patients ne se rendent pas compte des grèves du personnel. Les soins continuent d’être assurés.

« Ce protocole avait été négocié entre la direction et les syndicats.

Mais il ne tenait pas compte des week-ends et des jours fériés. » Hier, un projet de modification du protocole de grève pour instaurer un délai plus long a été présenté par la direction au comi- té technique d’établissement. « En cas de fériés et week-ends, il faudra se déclarer potentielle-ment jusqu’à quatre jours à l’avance. » Déjà, dès mai, la direction a commencé à assigner des personnels plusieurs jours à l’avance, invoquant des « assignations préventives ». « Même des personnes qui n’étaient pas grévistes ! ironise la CFDT. C’est dur pour le personnel. Ça fait chuter artificiellement le taux de grévistes. »

« Au début du mouvement, nous étions une centaine. Nous sommes désormais une vingtaine ! » assure Thomas Bourhis, de la CGT, syndicat qui porté le problème devant le juge des référés mais a été débouté. D’autant que, hier, dans les blocs, les chirurgiens auraient qualifié toutes leurs opérations « d’urgente » et « non reprogrammables ». « Ce qui a obligé à assigner quasiment tout le personnel, déplore Thomas Bourhis. C’est la mort de la grève au bloc opératoire ! »

Première « concertation »

Après sept semaines de mobilisation, la direction a retardé son projet de réorganisation à l’automne et a ouvert des négociations. La première des trois réunions de « concertation » a eu lieu jeudi. Les syndicats maintiennent la pression. « On a réussi à imposer une délégation de personnels, indique Thomas Bourhis de la CGT. Aucune proposition concrète n’a été proposée. » Le climat n’est pas au beau fixe. « On reste méfiant. Déjà en 2015, des groupes de travail avaient eu lieu mais n’avaient rien donné », souligne Marie-Françoise Patinec de la CFDT.

Les agents des blocs dénoncent notamment le manque de temps pour déjeuner le midi, préparer les salles et matériels, et les dépassements réguliers d’horaires. Les autres réunions sont prévues les 20 et 25 juin. La direction devrait annoncer des propositions d’ici la fin du mois. Elle évoque un problème d’organisation quand les syndicats mettent en avant un manque d’effectifs.

Une pétition

La direction a supprimé le poste de nettoyage dans la nouvelle Unité d’hospitalisation de courte durée des urgences pédiatriques. Infirmières et puéricultrices doivent interrompre leur service pour faire du ménage. La CGT a initié une pétition qui a recueilli 600 signatures, et qui a été déposée hier auprès de la direction.

Laurence GUILMO 14/06/2018

https://www.ouest-france.fr/

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15 juin 2018 ~ 0 Commentaire

inégalités (ocde)

wall sreet

Six générations pour qu’un enfant pauvre s’élève dans l’échelle sociale en France

Selon une étude de l’OCDE parue vendredi, il faut « 180 années » en France pour qu’un descendant de famille pauvre atteigne le revenu moyen.

« Il n’y a plus de mobilité sociale dans les pays de l’OCDE : les revenus, la profession, le niveau d’éducation se transmettent d’une génération à l’autre », selon l’OCDE. Il faudrait en France six générations, soit « 180 années », pour qu’un descendant de famille pauvre atteigne le revenu moyen, estime l’OCDE vendredi, constatant que l’ »ascenseur social » est en panne dans de nombreux autres pays industrialisés.

« Transmission » entre générations.

« Il n’y a plus de mobilité sociale dans les pays de l’OCDE : les revenus, la profession, le niveau d’éducation se transmettent d’une génération à l’autre », a résumé Gabriela Ramos, conseillère spéciale auprès du secrétaire général de l’OCDE, lors de la présentation du rapport à la presse.

La France, pire que la moyenne.

La France, où Emmanuel Macron doit annoncer en juillet une stratégie de lutte contre la pauvreté ambitionnant d’enrayer le « déterminisme social », fait moins bien que la moyenne. Comme en Allemagne et au Chili, il faudrait six générations, soit « 180 années » selon Gabriela Ramos, pour qu’un descendant d’une famille en bas de l’échelle des revenus (les 10% les plus bas) se hisse au niveau moyen de son pays. En moyenne dans 24 pays de l’OCDE, cinq générations seraient nécessaires. Encore pire, il faudrait neuf générations au Brésil et en Afrique du Sud, et onze en Colombie.

En Scandinavie, deux ou trois générations seulement.

En revanche, au Danemark et dans les autres pays nordiques (Norvège, Finlande, Suède), deux ou trois générations suffiraient, selon les estimations présentées dans le rapport. C’est en bas et en haut de l’échelle sociale qu’il y a le moins de mobilité. En moyenne dans 16 pays de l’OCDE, 17% seulement des enfants d’origine modeste réussissent à se hisser en haut de l’échelle des revenus une fois adultes, tandis que 42% des enfants de familles aisés réussis-sent à y rester. En France, les chiffres sont très proches de cette moyenne mais aux Etats-Unis ou en Allemagne, l’écart est encore plus important. En revanche, il est moins prononcé en Espagne, en Grèce et au Portugal, où beaucoup de progrès ont été faits dans l’accès à l’éducation, et au Danemark.

15 juin 2018

http://www.europe1.fr/

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15 juin 2018 ~ 0 Commentaire

inégalités (npa)

austerite

Enquête de l’Insee : vers l’explosion des inégalités avec les contre-réformes Macron

La dernière édition de « Revenus et patrimoine », publiée par l’Insee, permet de mesurer l’impact de la crise : le niveau de vie médian en 2015 (1 692 euros par mois), celui en dessous duquel vit la moitié de la population, est inférieur à celui de 2008. Mais l’enquête dresse surtout un panorama très complet des inégalités en France et en Europe. 

Après avoir chuté entre 1970 et 1984 (passant de 17,9 % à 13,5 %), le taux de pauvreté, qui est en fait un indicateur d’inégalité puisqu’il mesure la part de la population qui a un niveau de vie inférieur à 60 % du niveau de vie médian, a cessé de décroître. Il oscille depuis autour de 14 %, augmentant entre 2004 et 2011, et depuis 2013 pour s’établir en 2015 à 14,2 %.

Stabilité des inégalités de revenu, hausse des inégalités de patrimoine

La pauvreté a changé de visage : elle concerne de moins en moins les personnes âgées et de plus en plus les familles monoparentales (dont le taux de pauvreté a augmenté de 5,4 points depuis 1996). Sans surprise, la pauvreté est très forte chez les chômeurEs (49 %), mais aussi chez les agriculteurEs (25 %) et les indépendantEs (21 %). Le salariat est une protection con-tre la pauvreté, même si 15 % des ouvrierEs sont pauvres, contre 3 % des cadres.

Alors que les inégalités de revenus sont relativement stables depuis une trentaine d’années (même si on décèle une tendance à la hausse depuis le début des années 2000), les inéga-lités de patrimoine se sont envolées entre 1998 et 2015, même si la crise a réduit légèrement ces inégalités (avec l’éclatement des bulles immobilières et financières) depuis 2010. En euros constants, le patrimoine des 10 % les moins dotés a baissé de 46 % (ils détiennent moins de 0,1 % du patrimoine total) contre une hausse de 67 % pour les 10 % les mieux dotés (qui détiennent 49 % du patrimoine total).

Des dispositifs qui limitent pour le moment les inégalités…

Les 10 % des ménages les plus riches contribuent à 65 % du total de l’impôt sur le revenu et la part payée par les 1 % de très hauts revenus atteint 25 %. C’est l’impôt le plus redistributif, et c’est l’impôt qui a été le plus réduit depuis les années 1980, notamment pour les plus riches, avec la baisse du taux marginal supérieur et la multiplication des niches. La part des presta-tions sociales dans le revenu disponible varie de 48 % pour les 10 % les plus pauvres à 0,5 % pour les 10 % les plus riches.

Ainsi, les mécanismes de redistribution corrigent fortement les inégalités 

L’écart entre le revenu plancher des 10 % les plus aisés et le revenu plafond des 10 % les plus modestes s’établit à 3,5 après redistribution contre 6,2 pour le revenu initial.

… mais dont Macron veut se débarrasser 

Depuis le milieu des années 1980 (période dite néolibérale), les inégalités de revenus ont augmenté aux USA ou en Allemagne. Ce n’est pas le cas en France. Le taux de pauvreté est un des plus bas de l’UE et depuis la crise de 2008 il n’a augmenté « que » de 1 point.

Mais cela pourrait changer rapidement : Macron s’attaque aux fondements du « modèle social » français.

D’une part, il procède à un choc fiscal en faveur des riches en baissant massivement l’imposi-tion sur le capital et en augmentant la fiscalité indirecte qui pèse plus fortement sur les plus pauvres. D’autre part, la future réforme des retraites va accentuer la pauvreté des vieux, en faisant de la pension une variable d’ajustement de la conjoncture économique. Enfin, le comité d’experts « CAP 2022 » s’apprête à rendre un rapport qui préconise une réduction de dépen-ses publiques de 30 milliards, notamment dans la santé, l’éducation et les prestations familiales.

Gaston Lefranc NPA, 14 juin 2018

https://www.anti-k.org/

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