Archive | Austérité

05 décembre 2017 ~ 0 Commentaire

smic (anti-k + le monde + le huff’)

les aides

Smic : un rapport préconise la fin de la revalorisation automatique

On connaît bien maintenant les techniques pour dresser un écran à la réalité, des rapports sociaux et de l’accroissement sans limites des inégalité

Faire établir un soit disant « rapport » par des soit-disant « experts » réunis pour le rédiger pour le compte des puissants qui les paient très bien. Un « rapport » veut donner l’impression du fruit d’un travail collectif et métho-dique.

Il sera repris tel quel par des journalistes paresseux pour miner les revendi- cations sociales et  contredire « l’idéologie » qui les nourrit par des données pseudo objectives, présentées comme des « informations choc ».

Les « rapports », les « colloques » et autres « missions d’étude », il suffit de savoir qui les paient pour comprendre quels intérêts ils servent sous couvert de vérités scientifiques.

Si la réaction sociale est trop vive, on affirmera qu’il ne s’agit que d’une «étude », les éléments qui la contiennent seront alors, mis en place, plus tard, petit à petit, à la faveur de l’effet  d’annonce médiatique qui a permis de fissurer la résistance.

Pour oser écrire que « la revalorisation automatique du smic, tend à pénaliser  l’emploi des personnes les plus fragiles », pour expliquer encore qu’il faut s’ali- gner sur les plus faibles pour tirer vers le bas celles et ceux qui sont juste au- dessus, pour prendre l’exemple des sociétés les moins disantes pour dégrader et raboter les normes des autres, il faut y mettre un sacré « emballage ».

LR  05.12.2017

http://www.anti-k.org/

Lire l’article sur « Anti-k »

Lire aussi:

La revalorisation du smic « est une question sociale et non une question technique » (Le Monde)

Smic: un rapport préconise la fin de la revalorisation automatique (Le Monde)

Smic: Ces experts qui conseillent à Macron de supprimer la revalorisation automatique du salaire minimum (Le Huff’)

CGT Un rapport explosif pour dynamiter le SMIC !

Commentaire d’un lecteur du Monde:

Mais oui après avoir supprimé l’ISF et renoncé à lutter contre l’évasion fiscale, gelons les bas salaires, ils le mérite bien ces salauds de pauvres qui profitent du système pour essayer d’avoir une vie décent

Lire la suite

04 décembre 2017 ~ 0 Commentaire

ehpad (fo)

Ehpad : vers une journée de grève nationale début 2018

Conférence nationale pour la défense des Ehpad, Paris, le 28 novembre 2017.

Trois cent cinquante délégués de la Fédération FO Santé, réunis à Paris le 28 novembre, se sont prononcés pour une mobilisation nationale dans les Ehpad, début 2018. Pour contrer la dégradation sans précédent des conditions de travail et d’accueil, ils revendiquent une hausse des effectifs et le retrait de la nouvelle réforme des tarifs. La situation catastrophique liée aux manques de moyens financiers et humains dans les Ehpad exige une mobilisation d’ensemble pour fédérer les nombreux mouvements qui ont lieu partout en France. C’est ce qu’ont estimé les 350 délégués FO de 200 maisons de retraite et Ehpad, venus de 60 départements français, réunis au siège de la confédération à Paris le 28 novembre.

Une douche par mois

Lors d’une conférence nationale pour la défense des Ehpad, à l’initiative de la Fédération des Services publics et de Santé FO (SPS FO), les 50 délégués qui se sont succédé à la tribune ont témoigné de conditions parfois insoutenables : douches réduites à une par mois, toilettes « VMC (Visage mains cul) ou VC (Visage cul) », repas expédiés en six minutes chrono, person- nes alitées faute de personnel pour les lever…

Le sous-effectif chronique dans les maisons de retraite entraîne une diminution dramatique du temps consacré aux soins des résidents, avec in fine des situations de maltraitance et de la souffrance au travail.

A minima, 25 000 créations d’emplois sont nécessaires pour remettre à flot des Ehpad, estime Denis Basset, secrétaire général de la branche santé de la fédération SPS FO.

Constatant la surdité du gouvernement sur la question, Romain Gizolme, de l’AD-PA (asso- ciation de directeurs d’Ehpad) partage l’analyse de FO Le sous-effectif chronique dans les maisons de retraite entraîne une diminution dramatique du temps consacré aux soins des résidents, avec in fine des situations de maltraitance et de la souffrance au travail.

A minima, 25 000 créations d’emplois sont nécessaires pour remettre à flot des Ehpad, estime Denis Basset, secrétaire général de la branche santé de la fédération SPS FO. Constatant la surdité du gouvernement sur la question, Romain Gizolme, de l’AD-PA (association de directeurs d’Ehpad) partage l’analyse de FO.

Pour un ratio d’un agent par résident

FO va s’adresser aux autres organisations syndicales et aux familles de résidents pour leur proposer de rejoindre une mobilisation début 2018, à laquelle participeront aussi les retraités de l’Union confédérale des retraités FO. Une journée de grève nationale pour revendiquer un ratio de un agent pour un résident et le retrait de la nouvelle réforme tarifaire des Ehpad.

Zoom : Les Ehpad en chiffres
.
50% des places en hébergement pour personnes âgées dépendantes sont dans des établisse- ments publics, 28% dans des établissements privés à but non lucratif et 22% dans des établis- sements privés commerciaux. L’âge moyen de l’entrée en Ehpad était de 84 ans et 9 mois en 2011. Plus de 40% des résidents en Ehpad souffrent d’une pathologie démentielle. La durée moyenne de séjour est d’environ deux ans et demi.
 VENDREDI 1ER DÉCEMBRE 2017 FRANÇOISE LAMBERT www.force-ouvriere.fr

Lire la suite

03 décembre 2017 ~ 0 Commentaire

châteaubriand bahamas (ouest france)

privileges-des-pauvres

Le Front social castelbriantais moque les propos du député Damien Adam

 Le Front social castelbriantais dans ses œuvres avec ici cette vidéo « Les chômeurs vont aux Bahamas » qu’ils ont réalisée le 1er décembre pour moquer les propos du député LREM Damien Adam. | DR

Les membres du collectif du Front social castelbriantais ont filmé et diffusé sur Youtube leur action du 1er décembre 2017. Ils se sont rendus à la Maison de l’Emploi, déguisés en chômeurs prêts à partir en vacances aux Bahamas pour moquer les propos du député Damien Adam.

Les membres du collectif du Front social castelbriantais ont signé une nouvelle action. Vendredi 1er décembre 2017, ils se sont filmés à la Maison de l’emploi de Châteaubriant, grimés en vacanciers prêts à partir, pour se moquer des propos tenus par Damien Adam, député LREM.

Le député de la première circonscription de Seine-Maritime avait déclaré au journal Paris-Normandie : « Quand vous êtes salarié et que vous voyez certaines personnes qui partent en vacances aux Bahamas grâce à l’assurance chômage, il est légitime de se dire que ce système marche sur la tête ! »

02/12/2017

https://www.ouest-france.fr/

Lire la suite

03 décembre 2017 ~ 0 Commentaire

morlaix hôpital (lt)

manifestants-hopital-SUD

Plus d’un millier de personnes ont répondu à l’appel à manifester de l’Intersyndicale du centre hospitalier des Pays de Morlaix, ce samedi matin. Des personnels de santé, des élus et des habitants.

Près de 1 100 manifestants, 1 500 selon les syndicats, ont répondu à l’appel à manifestation de l’Intersyndicale du centre hospitalier du pays de Morlaix, ce samedi matin, pour la défense de l’hôpital.

En dépit de l’annulation de dernière minute de la fermeture du service de soins intensifs de cardiologie, les syndicats ont, en effet, décidé de maintenir la pression pour défendre ce service et plus largement l’hôpital.

« Si on perd des unités comme celle-là, tout s’effritera ! »

« Les annonces de ces derniers jours ne nous ont absolument pas convaincus. Trop d’incer- titudes persistent », a déclaré Francis Landouar, pour le syndicat Sud-Santé. « Si on perd des unités de pointes comme celle-là, derrière tout s’effritera et l’hôpital de Morlaix deviendra un hôpital de second ordre », a alerté, de son côté, le comité des défense de l’hôpital.

Unis pour défendre l’hôpital, les personnels de santé et les élus du territoire ont plaidé pour la prise de mesures gouvernementales permettant de répondre au problème du recrutement des praticiens.

http://www.letelegramme.fr/

Lire la suite

28 novembre 2017 ~ 0 Commentaire

junkfood (la libre belgique)

ravili

L’alimentation « low cost » coûte très cher ! 

Les prix « bas » de la grande industrie agroalimentaire ne comptent pas les conséquences environnementales et sanitaires : surpoids, diabète, maladies cardio-vasculaires, etc. Retrouvons la cuisine, la convivialité et le plaisir des saveurs.

Il est décidément plus facile d’annoncer des bonnes résolutions que de les mettre en œuvre. En dépit d’engagements répétés à réduire la pauvreté, près d’un quart de la population en Europe – 117 millions de personnes – se situe en risque de pauvreté en 2016. Or c’est d’abord sur les achats alimentaires, seul poste du budget du ménage relativement compressible, que les ménages les plus précaires tentent d’économiser. Et quand cela ne suffit plus, ils se tournent en dernier recours vers les organisations caritatives : en Belgique même, le recours à l’aide alimentaire a augmenté de 17,3 % entre 2013 et 2016 (1).

Familles à faible revenu

Un régime alimentaire sain reste hors de portée pour beaucoup de familles à faible revenu. Pourtant, paradoxalement en apparence, poursuivre dans la voie actuelle, en encourageant une baisse des prix des denrées alimentaires et un meilleur accès à l’aide alimentaire, conduit à l’impasse. Des prix bas et l’aide alimentaire sont, au mieux, des palliatifs. Ce ne sont pas des solutions durables.

Depuis cinquante ans, on a prétendu répondre aux attentes des familles les plus défavorisées en encourageant une production alimentaire de masse :

l’alimentation « low cost » a fonctionné comme le substitut de fait de politiques sociales plus robustes, qui auraient pu protéger les ménages les plus pauvres de la pauvreté alimentaire. Or cette approche s’avère être un échec patent. Les dimensions qualitatives de l’alimentation ont été négligées au nom de la réduction des coûts, et ce sont ces ménages qui paient aujourd’hui le prix exorbitant de ces choix.

L’alimentation « low cost » a en fait un coût exorbitant, aussi bien pour les consom-mateurs qui en dépendent que pour la collectivité.

Les perturbateurs endocriniens présents dans l’alimentation – en raison des pesticides utilisés dans l’agriculture conventionnelle, des emballages utilisés, des hormones de croissance dans l’élevage industriel, ou des préservateurs – coûtent 217 milliards d’euros par an aux pays de l’Union européenne, l’équivalent de 1,48 % du PIB européen, ou 428 euros par an et par personne.

La consommation de produits alimentaires fortement transformés par des processus industriels explique largement l’explosion des taux d’obésité (51,6 % de la population européenne est en surpoids ou obèse), et donc des maladies non-transmissibles – diabètes, maladies cardio-vasculaires, cancers gastro-intestinaux – qui y sont liés, dont le traitement représente 80 % des coûts en soins de santé dans l’UE.

Les prix « bas » de la grande industrie agroalimentaire ne le sont que parce que ce que les économistes appellent les « externalités négatives » ne sont pas répercutées sur le prix des produits sur les rayons des supermarchés – mais ce que le consommateur ne paie pas à la caisse, il le paiera en tant que contribuable, pour effacer les conséquences environnementales et sanitaires de ce modèle.

Pas que subsidier les fruits

Alors oui, il faut rendre plus abordables les produits issus de l’agriculture biologique, obliger les filières de production agroalimentaire industrielle à prendre en compte les coûts que leur manière de produire imposent à la collectivité, subsidier la production de fruits et légumes et en faciliter la distribution par des investissements dans la logistique.

Mais cela ne suffira pas. Car, si on laisse de côté la particularité des filières certifiées « bio », manger sainement, en cuisinant des produits frais, notamment des légumes, et en modérant sa consommation de fritures, de confiseries et de viande rouge, ne coûte pas nécessairement plus cher.

Cela demande, en revanche, du temps et de l’organisation, dont les personnes au statut le plus précaire, qui enchaînent parfois plusieurs petits boulots sur la journée et que de lon- gues navettes séparent parfois de leur lieu de travail, ne disposent pas toujours. Cela exige aussi un savoir-faire culinaire en voie de disparition rapide. Et cela suppose une motivation qu’il n’est pas toujours facile de trouver quand l’on vit seul, ou en famille monoparentale, surtout lorsque les membres de la famille ont des horaires différents et variables.

La pauvreté alimentaire, c’est une question de pouvoir d’achat, mais c’est aussi une question de mode de vie, d’équilibre entre vie familiale et vie professionnelle, et d’informa- tion. Et, autant que le pouvoir d’achat en tant que tel, la géographie de la distribution importe : bien que l’on ne puisse sans doute pas évoquer, en Europe continentale, ces « déserts alimen- taires » qui caractérisent certaines villes d’Amérique du Nord ou de Grande-Bretagne, il y a des quartiers moins bien desservis tels que certains quartiers du centre de villes de taille moyenne telles que Liège, ou de villages de campagne (2), où il est difficile de trouver des produits frais, variés et de qualité (3).

Une question de civilisation

L’accès de tous et de toutes à une alimentation adéquate suppose une meilleure protection sociale et des salaires décents, pour lesquels une politique de bas prix et l’aide alimentaire ne sauraient constituer des substituts.

Mais il faudra davantage encore. Pour sortir de la culture alimentaire que cinquante années de productivisme ont façonné, transformant nos goûts et jusqu’à nos manières de table, il faudra davantage qu’une réorientation des subsides, une utilisation intelligente de l’outil fiscal, et quelques campagnes d’information. Il faudra faire de l’alimentation une question de civili- sation. Réapprendre à cuisiner. Se rappeler que les repas sont un moment de convivialité. Retrouver le plaisir des saveurs. Renouer le lien social, à travers la cuisine et l’alimentation.

Bref, replacer l’alimentation comme élément de notre culture, et ne plus la voir seulement comme une nécessité physiologique.

Non pas la médicaliser, mais se la réapproprier et en faire une composante de nos modes de vie. C’est un effort de longue durée. Mais il est plus que temps que l’on aille au-delà de l’aide alimentaire et des solutions d’urgence pour les plus pauvres, pour permettre à chacun et chacune, quel que soit son niveau de revenus, son niveau d’études ou son statut professionnel, d’avoir accès à une alimentation adéquate.

Une opinion d’Olivier De Schutter, rapporteur spécial de l’Onu sur le droit à l’alimentation (2008-2014) et co-président du Panel international d’experts sur les systèmes alimentaires durables (IPES-Food)

 jeudi 23 novembre 2017

http://www.lalibre.be/

Lire la suite

15 novembre 2017 ~ 0 Commentaire

budget (bastamag)

feminsite

Droits des femmes: «Grande cause nationale » mais budget minuscule

Le téléphone n’arrête plus de sonner. Suite aux révélations du New-York Times accusant le producteur Harvey Weinstein de harcèlement sexuel, les associations qui prennent en charge les appels des victimes travaillent à flux tendu.

Au 39 19, numéro d’écoute national destiné aux femmes victimes de violences, les appels spécifiques au harcèlement sexuel au travail ont doublé.

« Mais cela fait remonter les traumatismes liés à toutes les violences sexuelles, anciennes et récentes », précise François Brié, présidente de la fédération Solidarités femmes qui gère le 39 19.

Au collectif féministe contre le viol (CFCV), qui reçoit des appels au 0800 05 95 95, « nous sommes submergées d’appels, dit Gabriella Bravo, coordinatrice administrative de l’association. À tel point que les salariées ont dû remette à plus tard la rédaction des fiches qui permettent de tracer les récits des victimes, pour pouvoir assurer un suivi d’écoute. » Leur rythme de travail est intense.

Au CFCV, les appels ont doublé en 2016, « et en 2017 ce devrait être encore plus élevé », prédit Gabriella Bravo. « Nous avons actuellement plus de demandes qui arrivent par jour que d’ordinaire par semaine, soit 5 à 6 appels quotidiens », témoigne de son côté Marilyn Baldeck, déléguée générale de l’Association européenne contre les violences faîtes aux femmes au travail (AVFT).

Une hausse en trompe l’œil

Les moyens alloués à ces structures vont-ils augmenter en conséquence ? Hélas non… du moins si l’on en croit le budget 2018 prévu pour le secrétariat d’État dédié à l’égalité entre les femmes et les hommes. La ministre en charge du secteur, Marlène Schiappa, s’est félicitée de l’augmentation de son budget, qui passe de 29,7 millions à… 29,8 millions. Soit une hausse d’à peine 100 000 euros. En pourcentage du budget total, cette « grande cause nationale » plafonne à 0,007%.

« De plus, cette augmentation n’est due qu’à un tour de passe-passe, dénonce la députée socialiste Ericka Bareigts. La hausse apparente est due à l’abondement sur l’une des actions d’une enveloppe de 2,8 millions d’euros auparavant inscrite dans un autre budget.

Le programme affiche donc, sans ce tour de passe-passe, une baisse importante. » Plusieurs actions voient diminuer leurs dotations, comme la « prévention et lutte contre la prostitution et la traite des êtres humains » qui perd 1,8 million d’euros. « Cela fait craindre aux associations une aggravation des conditions de vie des personnes se prostituant. », estime la députée.

Marlène Schiappa a par ailleurs été interpellée par le député LR des Vosges Stéphane Viry sur sa promesse d’exécuter entièrement le budget en 2018 :

« Vous nous dîtes, cette année, faîtes moi confiance, on va tout consommer. C’est la raison pour laquelle Il y aura un effet majeur (sur l’effectivité des actions en faveur de l’égalité femme-homme, ndlr). Mais quelles garanties vous avez qu’il n’y aura pas la mauvaise surprise que beaucoup ont eu en juillet dernier lorsqu’il y a eu cette réserve de précaution qui a amputé un certain nombre de crédits ? » La secrétaire d’État a répondu qu’il fallait… lui faire confiance.

L’égalité femmes-hommes, « grande cause nationale », vraiment ?

Qu’en est-il du côté du budget transversal pour l’égalité entre femmes et hommes ? Selon une analyse du site d’information Les Nouvelles News, il augmenterait au mieux de 25 millions d’euros, et non de 115 millions d’euros comme annoncé par Marlène Schiappa. Le montage comptable décrypté pourrait même aboutir à une simple stagnation de ce budget…

En 2016 déjà, le Haut conseil à l’égalité dénonçait le manque de lisibilité de ces budgets interministériels : « Il est souvent difficile de connaître avec précision la réalité des dépenses en faveur des droits des femmes et de l’égalité qui se cachent derrière de grandes enveloppes globales », regrettait le rapport.

À ces mauvaises nouvelles, il faut ajouter l’inquiétude des associations d’accueil de femmes victimes qui fonctionnent avec des emplois aidés, et le fait que les ordonnances réformant le code du travail menacent la possibilité de dénoncer les violences pour les victimes de harcèlement sexuel. L’égalité femmes-hommes, « grande cause nationale », vraiment ?

 Nolwenn Weiler 14 novembre 2017
.

Lire la suite

14 novembre 2017 ~ 0 Commentaire

rsa 93 (révolution permanente)

fuck 93

Extrême pauvreté: le PS supprime le RSA pour les allocataires de Seine-St-Denis en plein Décembre

Ce dimanche, sur la chaîne LCI, le président PS de la Seine-St-Denis a tout simplement décidé de laisser les plus précaires sans revenus en supprimant le RSA de décembre dans son département. Le prétexte pour couper un mois de salaire des plus précaires donné : interpeller le gouvernement quant à sa baisse d’allocation.

Stéphane Troussel, président PS du département de la Seine-Saint-Denis, a annoncé dans les médias qu’il ne verserait pas, alors que le département fait partie des plus pauvres de France, les 40 millions nécessaires au paiement du RSA de Décembre. Cette décision a été votée par l’assemblée départementale. D’autres départements comme le Lot-et-Garenne envisagent de faire de même.

La suppression de cette aide qui permet aux plus démunis de subvenir aux frais les plus impor- tants pour survivre (loyer, électricité, gaz, alimentation) coupe tout simplement tout revenu pour une population qui est déjà mise à mal avec la baisse généralisé des aides aux logements.

En 2004, l’Etat assurait 100% du RSA, alors qu’aujourd’hui il n’en assure que 63% en continuant de baisser le budget des départements.

Aujourd’hui cette décision toucherait environ 100 000 personnes. Au fur et à mesure du désen- gagement de l’Etat, la population la plus modeste est de plus en plus touchée par ses atta- ques. De plus, certains départements, quand bien même plus touchés que d’autres en raison d’un taux de pauvreté au-dessus de la moyenne, n’hésitent pas à couper les vivres de ces populations les plus précaires.

Alors que la baisse de l’ISF vise une minorité de la population la plus riche, l’Etat continue sa cure austéritaire (baisse des APL, fin des contrats aidés) en coupant sec les revenus des familles les plus modestes. De plus, de nouvelles politiques annoncées visant à surveiller les chômeurs laissera certainement beaucoup de familles modestes sur le carreau.

Thibault Yeamreg lundi 13 novembre

http://www.revolutionpermanente.fr/

Lire la suite

08 novembre 2017 ~ 0 Commentaire

contre-réformes (alternative libertaire)

 macron preca

Après les ordonnances, l’Unédic dans le viseur

Le mouvement contre les ordonnances a montré la difficulté actuelle à construire des conver- gences. On en aura pourtant plus que jamais besoin contre les prochaines attaques, qui vont subordonner les règles de l’assurance chômage et de la formation professionnelle aux seuls besoins des employeurs.

Les militants syndicaux qui avaient lucidement analysé la difficulté à mettre en grève leurs collègues et à élargir la mobilisation en 2016 attendaient avec inquiétude la séquence ouverte par les ordonnances Macron.

Ils ne comptaient pas sur la CFDT, dont il faut mesurer ce qu’indique sa première place acquise dans le privé.

Mais ils ne s’attendaient pas à la trahison de Mailly dont la mise en minorité au Comité confé- déral national de FO fin septembre ne produit guère d’effets visibles. Quand à la FSU, elle avait clairement tout misé sur l’intersyndicale de la fonction publique en centrant la mobilisation sur les revendications, certes bien réelles, des fonctionnaires.

Dans ce contexte, le choix de la CGT de planter des dates sans les négocier peut se comprendre, mais cette façon de faire n’aide pas à la construction de l’unité.

Le refus évident d’un tête-à-tête avec Solidaires finira par se payer aussi. Ajoutons que l’initia- tive de Mélenchon le samedi 23 septembre et l’arrogance de sa critique contre les syndicats [1] participent à la zizanie ambiante !

Ici l’opération « Chasse aux DRH », consistant à perturber une rencontre de DRH dans un restaurant du bois de Boulogne le 12 octobre trouve une place originale.

D’une part parce qu’il est urgent que les patrons, leurs ministres, leurs députés et leurs DRH connaissent, ressentent, un peu de l’insécurité sociale dans laquelle nous plonge leur politique agressive ; d’autre part ­parce qu’il est positif de réussir à faire agir ensemble des syndicalistes et des activistes du cortège de tête, ouvrant un dialogue entre deux générations et deux conceptions politiques.

À Nantes, même la CGT a compris l’intérêt de la chose. En mixant actions médiatiques et actions surprises, il est possible avec quelques centaines de militants et militantes de redonner du punch à l’action syndicale. Un retour aux méthodes historiques du syndicalisme révolutionnaire.

Suite à l’intersyndicale large du 24 octobre, l’appel à faire grève le 16 novembre la CGT, FO, Solidaires, l’Unef, l’Unl et la Fidl est le fruit d’un compromis insatisfaisant.

Il est faible contre les ordonnances et sur la convergence public/privé. Il nous propose encore une fois une journée sans lendemain. Toutes les équipes syndicales combatives ont bien compris qu’une telle journée ne servira pas plus que les précédentes à faire reculer Macron et les patrons.

Alors comment avancer vers un réel élargissement ? En essayant ­d’utiliser la chance que donne cette journée pour construire à la base, avec AG dans les entreprises et les localités, une grève reconductible.

Une période de décrue du mouvement social est propice à tous les règlements de comptes, y compris en interne des organisations. À la SNCF, on frôle la caricature quand SUD-Rail appelle à la grève sans la CGT le 10 octobre, puis la CGT sans SUD le 19. Les difficultés à construire un « tous ensemble » légitiment également le repli corporatiste : chauffeurs, dockers et bientôt raffineries vont chercher à utiliser leur rapport de force professionnel pour se protéger, partiellement, des ordonnances.

Mais c’est aussi une période qui favorise toutes les surenchères, qu’elles soient gauchistes ou qu’elles émanent de directions intermédiaires dans la CGT par exemple. Certaines de ces directions, qui refusent habituellement d’agir pour la construction concrète de la grève quand elle est « jouable », semblent à l’aise pour en parler quand elle ne risque pas de les déborder en vrai !

Nous avons aujourd’hui plus d’appels à la convergence que de convergences réelles.

L’appel lancé autour de la fondation Copernic, celui lancé autour de Solidaires, celui du Front social. Dans les villes, des militants et militantes se regroupent parfois sous telle ou telle étiquette et tant mieux si ça permet de construire des actions concrètes et des solidarités locales mais cela reste généralement une coquille vide.

Formulons donc une proposition qui n’a pas été tentée : appeler a trois jours de grève générale pour permettre aux intersyndicales locales de se réunir en AG et de décider de mani- festations locales et d’actions de blocage massives pour être réussies. Au soir du troisième jour, il sera temps que les AG fassent le point.

Renforcement du contrôle des chômeurs

Organiser une riposte efficace est d’autant plus urgent que les attaques vont continuer. Les concertations avec les confédérations syndicales et patronales ont commencé en vue des prochaines réformes sociales du gouvernement. Elles concernent l’assurance chômage, la formation professionnelle et l’apprentissage.

Si nous avons encore peu d’informations sur leur contenu, les annonces du gouver- nement nous permettent d’en identifier certains enjeux.

Concernant l’assurance chômage, le paritarisme assuré actuellement par l’Unédic devrait disparaître pour la placer sous la tutelle complète de l’État. C’était pourtant une des conquêtes sociales de l’après-guerre. Pour rappel, l’assurance chômage devait à l’origine relever de la Sécurité sociale. Mais la création de l’Unédic en 1957 avait été pour FO l’occasion de doubler la CGT et de devenir, sur ce champ, l’interlocuteur du patronat.

Supprimer l’Unédic et substituer aux cotisations chômage salariales une augmentation de la cotisation sociale généralisée (CSG), c’est-à-dire un impôt, c’est pour le gouvernement un message clair concernant sa volonté d’en finir avec ce qui reste, malgré tout, une conquête du mouvement ouvrier. En arrachant l’Unédic à la gestion paritaire, l’État décidera des montants et des modalités de l’indemnisation chômage. Sa subordination aux intérêts patronaux revient ni plus ni moins à remettre au Medef les clefs de la gestion de l’assurance chômage.

Il est encore trop tôt pour identifier clairement la future assurance chômage qui sortira de cette réforme.

Mais il est à craindre une harmonisation du système français sur les modèles anglais et allemand. On peut prévoir une indemnisation forfaitaire minimale financée par la CSG, avec un potentiel complément indemnitaire financé par les cotisations employeur.

Pour le gouvernement, un service public de l’emploi efficace doit avoir pour principale mission d’exercer une contrainte sur les salarié.es privé.es d’emploi pour qu’ils et elles acceptent des boulots de plus en plus précaires et de moins en moins correctement rémunérés.

Les déclarations récentes de Pierre Gattaz et du porte-parole du gouvernement Christophe Castaner rejoignent les promesses de campagne d’Emmanuel Macron :

les missions de Pôle emploi seront réorientées vers un accroissement des sanctions et du contrôle des chômeurs, notamment en cas de refus d’une offre d’emploi.

Concernant la formation professionnelle et l’apprentissage, c’est là aussi tout un projet de société qui pointe sous les réformes à venir.

Emmanuel Macron et Jean-Michel Blanquer ont, à plusieurs reprises, qualifié de doublon les lycées professionnels et les centres de formation des apprentis. Leur objectif : supprimer les premiers au profit des seconds. Car en termes de formation initiale, les lycées professionnels sont le résultat de longues luttes pour scolariser, au sein de l’éducation publique, les mineurs recevant une formation professionnelle.

Cette scolarisation a permis de mettre en place des formations équilibrées, comprenant des matières générales, plus pérennes et émancipatrices pour l’intégration sociale des individus. Au contraire, l’apprentissage reste sous la tutelle des branches professionnelles, subordonné aux impératifs des employeurs et orienté vers une intégration strictement économique.

Enfin, vouloir réformer la formation continue peut paraître louable, le gouvernement annonçant son souhait de renforcer les critères de labellisation des organismes de formation. Mais le projet se révèle quelque peu fallacieux si l’on se rappelle que les politiques en la matière depuis maintenant quinze ans ont principalement consisté dans le démantèlement des organismes publics – Afpa et Greta – au profit des seules officines privées…

8 novembre 2017

Jean-Yves Lesage (AL 93) et François Molinier (ami d’AL)

http://alternativelibertaire.org/

[1] En renvoyant les syndicats dans le vieux monde, Mélenchon tente de faire oublier que la démoralisation, la démobilisation, la précarisation des travailleurs et travailleuses est le résultat des politiques libérales menées par un PS dont il est resté membre et caution si longtemps…

Lire la suite

05 novembre 2017 ~ 0 Commentaire

logement (anti-k)

macron changer

Les députés LREM votent une baisse de 9,8% du budget du logement

Le budget du Logement chute ainsi de 1,7 milliard d’euros. Il passe de 18,3 milliards d’euros en 2017 à 16,5 milliards en 2018.

Le vote de la partie logement du budget, du ministère de la Cohésion des territoires est intervenu la nuit dernière.

Après avoir rejeté tous les amendements, une majorité de députés « godillots » de La répu- blique en marche (LREM) a voté une baisse de 9,8%  du budget du logement pour 2018 et promet de faire pire encore pour 2019 et 2020 en s’attaquant toujours à l’aide personnalisée au logement dont bénéficient près de 6 millions de locataires en France.

Les députés de La République en marche (LREM) ont adopté dans la nuit du 2 au 3 novembre, la première partie du budget du ministère de la Cohésion des territoires, qui intègre désormais la politique du logement.

On sait en effet que le président Macron n’a pas voulu d’un ministère du Logement de plein droit. Jacques Mézard, 69 ans, ancien sénateur radical-socialiste du Cantal est le ministre en charge de la Cohésion des territoires et donc du Logement. Il s’est vu attribuer ce poste après avoir été un éphémère ministre de l’Agriculture durant quatre semaines dans le premier gou- vernement dirigé par Edouard Philippe entre le second tour de l’élection présidentielle en mai et l’élection des députés en juin.

Loin d’être seul dans ce cas, Jacques Mézard doit sa carrière tardive de ministre au seul fait d’avoir soutenu Emmanuel Macron dès que ce dernier est parti en campa- gne pour l’élection présidentielle.

Son avenir politique étant pour l’essentiel derrière lui, il peut désormais se consacrer au sale boulot que le président de la République attend de lui. Le budget du Logement chute ainsi de 1,7 milliard d’euros. Il passe de 18,3 milliards d’euros en 2017 à 16,5 milliards en 2018, soit une baisse de 9,8%.

Dans un premier temps, le gouvernement avait annoncé une baisse mensuelle de 5€ de l’Aide Personnalisée au Logement (APL) dont bénéficient plusieurs millions de locataires afin de pouvoir payer leur loyer.

Dans un second temps, le gouvernement a décidé de faire supporter cette charge par les bailleurs sociaux que sont les Offices HLM en les obligeant à baisser les loyers de 800 millions d’euros en 2018, de 1,2 milliard d’euros en 2019 et de 1,5 milliard d’euros en 2020. Ce qui ne manquera pas de leur poser des problèmes de trésorerie se traduisant parfois par un endette- ment accru en plus d’un manque de moyens pour l’entretien des bâtiments et pour construire de nouveaux logements.

« On va casser un modèle HLM que beaucoup nous envient », a dénoncé le député communiste de Seine-Saint-Denis Stéphane Peu, fustigeant une « politique mûrement réflé- chie, cohérente, visant à affaiblir le secteur HLM et à renforcer le secteur privé. Partout où cette politique a été menée en Europe, elle a été une catastrophe », a-t-il  dénoncé.

Les effets pervers de la défiscalisation offerte aux bailleurs privés

Ne semblant pas très informé de ce que fut l’histoire du ministère du Logement depuis près de 40 ans, Jacques Mézard a fait état de la volonté du gouvernement de « réinterroger l’efficacité de notre politique en matière d’aides personnelles au logement et de soutien à la construction, « nous avons face à un investissement d’environ 40 à 41 milliards d’euros, quatre millions de nos concitoyens qui sont mal logés », a-t-il déclaré devant le députés.

Au regard de son ancienneté en politique, l’ancien sénateur du Cantal devrait se souvenir que le peu d’efficacité qu’il attribue à l’APL, provient du fait que les revalorisations successives sont absorbées à hauteur de 94% par des hausses de loyers initiées par les bailleurs privés.

Cette politique remonte à la présidence de Valéry Giscard d’Estaing avec Raymond Barre comme Premier ministre  et Pierre Méhaignerie au ministère du Logement, peu avant l’élection de François Mitterrand à l’Elysée.

La droite décida, à cette époque, de réduire considérablement l’aide à la pierre dont bénéficiaient les bailleurs sociaux pour pouvoir construire des logements à loyer modéré, les HLM étant justement  des « Habitations à Loyer Modéré ».

La droite au pouvoir voulut faire croire au pays que la difficulté à payer un loyer tous les mois n’allait plus concerner qu’une petite frange de locataires dont les effectifs seraient en diminu- tion constante. Du coup, l’aide à la personne serait moins coûteuse au budget de l’Etat que l’aide à la pierre offrant des loyers modérés à la masse des locataires en HLM. Mais la mondia- lisation libérale de l’économie avec les délocalisations d’emplois industriels quittant la France pour des pays à bas coûts de main d’œuvre en ont décidé autrement, de la sidérurgie à l’auto- mobile en passant par l’industrie du textile et celle de l’électroménager. Au fil des ans, la Fran- ce a compté de plus en plus de chômeurs et de travailleurs pauvres et précaires et cette tendance continue de s’amplifier de nos jours.

Périssol, Besson, De Robien, Duflot, Pinel, tous on servi les bailleurs privés

Privés de moyens du fait de la baisse de l’aide à la pierre mais aussi des impayés de loyers par des  locataires de plus en plus pauvres, les offices HLM ont moins construit, certains maires de droite ne voulant pas de HLM dans leur commune. Comme on manquait de logements, les  gouvernements successifs dirigés par la droite et les socialistes ont fait appel aux bailleurs privés en leur offrant jusqu’à douze années de défiscalisation sur l’achat d’un bien destiné à la location.

De Périssol en Besson pour arriver à Pinel en passant par De Robien, Scellier, Benoît Apparu et même le Cécile Duflot, on ne compte plus les ministres du logement, voire les députés, dont le nom évoque une aide à l’enrichissement des bailleurs privés.

Car le budget de l’Etat a payé deux fois: une fois à travers la défiscalisation offerte aux investisseurs, une seconde via le paiement de l’APL sans laquelle les locataires ne pourraient pas payer es loyers de ces logements plus élevés que ceux des HLM.

Quand Jacques Mézard fait mine de s’interroger sur le manque d’efficacité de l’aide personnalisé au logement afin de la réduire, il omet de faire le bilan d’une politique qui depuis des décennies enrichit une catégorie de bailleurs privés et appauvrit les locataires. Comme ces projets immobiliers défiscalisés sont parfois construits dans des zones mal desservies, il arrive aussi que les logements restent vides.

Par ailleurs, la politique de métropolisation des activités économiques du pays accentuée par le récent regroupement des régions fait de sorte que l’offre est insuffisante pour répondre à la demande dans les zones de tension tandis le taux de vacance des logements ne cesse d’augmenter dans les villes moyennes et petites comme dans les cantons ruraux.

Le vote de la nuit dernière aggravera tous ces problèmes sans en résoudre un seul.

Gérard Le Puill  VENDREDI, 3 NOVEMBRE

http://www.anti-k.org/

Lire la suite

04 novembre 2017 ~ 0 Commentaire

cice (lutte ouvrière)

porcs mac

CICE : le puits sans fond des subventions aux entreprises

Selon une étude parlementaire, le CICE, le crédit d’impôt pour la compétitivité et l’emploi, devrait rapporter 21 milliards d’euros aux entreprises en 2018 ; un chiffre record, paraît-il.

Lancé en 2013, il représentait 4 % des rémunérations brutes versées par les entreprises dans la limite de 2,5 smic.

Puis le taux a varié : 6 % en 2014, 7 % en 2017 et à nouveau 6 % en 2018. De plus, le verse- ment de l’État aux entreprises peut s’étaler sur quatre ans, ce qui a pour conséquence qu’en 2018 l’État versera en même temps ce qu’il doit pour l’année 2017, 13,1 milliards, mais aussi des arriérés représentant 6,7 milliards.

Ce pactole généreusement versé aux entreprises représentera en 2018, 78 % de ce que l’État encaisse au titre de l’impôt sur les sociétés.

Aura-t-il permis de créer des emplois, ce qui était sa justification première ? Rien n’est moins sûr. Pour la période 2013-2015, le dernier rapport annuel du comité de suivi du CICE propose une fourchette très large : de 10 000… à 200 000 emplois !

On voudrait prouver que le CICE n’est là que pour gonfler les profits des entreprises, qu’on ne ferait pas mieux.

Au total, ce système aura injecté 70 milliards d’euros dans les caisses du patronat, sans même qu’on sache comment ils se répartissent exactement. Les entreprises opposent en effet une fin de non-recevoir aux parlementaires qui les interrogent, au nom du sacro-saint secret des affaires.

En 2019, le CICE devrait être remplacé par un nouveau système d’allègement des cotisations sociales, à la sauce Macron.

Il présentera pour le patronat, n’en doutons pas, les mêmes avantages voire d’autres. Et, comme pour le CICE, on mesurera l’ampleur des dégâts… plus tard.

En attendant, en 2018, le pactole du CICE ira s’ajouter à d’autres aides et dégrèvements destinés aux entreprises, estimés par les mêmes parlementaires à 100 milliards d’euros.

Et cette pluie d’argent frais tombe au moment où l’État cherche 10 milliards pour rembourser aux entreprises la taxe de 3 % prélevée sur les dividendes, encaissée par lui mais retoquée par le Conseil constitutionnel. Le Maire annonce certes qu’il fera payer les très grandes entreprises, ultra-bénéficiaires. Mais il y a loin de la coupe aux lèvres et ce ne serait qu’une coupe d’impôt après un tonneau de subventions.

Jacques FONTENOY 1 Novembre 2017

Lire la suite

Rocutozig |
Tysniq |
Connorwyatt120 |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | Rafredipen
| Agirensemblespourpierrevert
| Buradownchin