Archive | Antiracisme

06 juin 2014 ~ 1 Commentaire

Rassemblement anti-fn: le NPA participera (lt)

an tinazi

Le NPA Kreizh-Breizh sera présent au rassemblement contre le Front National, samedi, à 10 h 30, place de la Gare. « Cette manifestation contre la montée du FN en Centre-Bretagne et ailleurs sera aussi l’occasion d’avoir une pensée pour le jeune Breton, Clément Méric, assassiné il y a un an. Alors sans hésitation, faisons du Kreiz-Breizh, une terre de résistance. Élus, population, ensemble contre le FN et ses idées nauséabondes ». Carhaix 6 juin 2014

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05 juin 2014 ~ 0 Commentaire

Désintox (arte)

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03 juin 2014 ~ 0 Commentaire

Un an après la mort de clément méric, manifestation antifasciste!

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31 mai 2014 ~ 0 Commentaire

Samedi, brest 14h rassemblement place de la liberté

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Appel de la jeunesse : Pour l’Europe ! Contre l’extrême droite !

Les résultats de l’extrême droite aux élections européennes sont un véritable choc. Plus de 54% des français se sont réfugiés dans l’abstention. A cela s’ajoutent les 30% de jeunes votants qui ont fait le choix du Front National. Cette situation révèle une véritable défiance envers les politiques nationales et européennes. Nous ne pouvons que nous en indigner et l’entendre pour proposer une véritable alternative.

Le vote Front National, et l’abstention sont les synonymes d’une profonde crise démocratique. Les politiques libérales et austéritaires menées en Europe et appli- quées au plan national ainsi que l’absence de prise en considération des attentes des jeunes et de l’ensemble de la population, en sont les premières causes.

La réponse au vote d’extrême droite ne doit pas se trouver dans la stigmatisation de ses électeurs, mais dans la réorientation de nos politiques européennes et nationales afin qu’elles répondent à l’intérêt général et aux besoins réels de la population, notamment des jeunes. Il est aussi nécessaire de débanaliser le discours du FN qui reste un parti d’extrême droite, raciste et xénophobe qui prône le repli sur soi. Nous revendiquons une Europe des peuples, une Europe démocratique et sociale. Une Europe qui réponde aux attentes des européens.

L’ensemble des organisations sous-nommées appellent donc la jeunesse et l’en- semble de la population se retrouvant dans les valeurs d’égalité, de liberté et de solidarité à se rassembler

Samedi 31 Mai à 14h Place de la Liberté à BREST.  

 UNEF, UNL, LMDE, MJS, JC, UDBy, PG.

Commentaire: Quatre organisations liées au PS! Pas un mot donc de la xénophobie d’état de Manuel Valls. Et les politiques « austéritaires », c’est qui? Vive l’Europe des travailleurs, mais à bas celle de la troïka et du gouvernement!

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29 mai 2014 ~ 0 Commentaire

Brest, lycéen(ne)s contre le fn (lt + of)

Scandant la chanson des Bérurier Noir « La jeunesse emmerde le Front national », quelque 300 lycéens manifestent actuellement dans les rues de Brest. Parti du lycée de l’Iroise, place Strasbourg, vers 9 h 30, le cortège, à la tête duquel on retrouve le président de l’Unef, s’est rendu au lycée de l’Harteloire, puis à Kérichen. Il devrait arriver en fin de matinée place de la Liberté.

http://www.letelegramme.fr/finistere/brest/brest-300-lyceens-contre-le-fn-28-05-2014-10187398.php

Montée du FN. Manifestation de lycéens à Brest (of)

Entre 800 et 500 lycéens ont défilé ce matin dans les rues de Brest, en réaction à la montée du Front national.

Partis de la place de la Liberté à Brest, vers 9 h 30, des lycéens ont défilé ce mercredi matin dans les rues. Ils ont été jusqu’à 800 selon des jeunes organisateurs de la manifestation, 500 selon la police. Suite aux élections européennes, ils protestent contre la montée du vote Front national. Scandant la chanson des Bérurier Noir « La jeunesse emmerde le Front natio- nal », les lycéens ont remonté la rue Jean-Jaurès jusqu’au lycée de l’Iroise. Puis ils sont passés par la Cité Kerichen. Ils ont marché le boulevard Léon-Blum vers le boulevard Montaigne. Puis ils ont longé la cité scolaire Sainte-Anne avant de rejoindre celle de l’Harteloire. La manifestation s’est terminée place de la Liberté un peu après 11h.  Un appel « citoyen » a été lancé pour une nouvelle manifestation samedi, à 14 h, place de la Liberté. La circulation a été perturbée, y compris celle du tram. Brest – 28 Mai

http://www.ouest-france.fr/montee-du-fn-manifestation-de-lyceens-brest-2576628

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29 mai 2014 ~ 0 Commentaire

Premier outrage à la république (lnr)

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Ça n’a l’air de rien mais ça veut dire beaucoup.

On est en fin de conseil municipal, lundi soir, et il est proposé aux élus de voter une sub- vention exceptionnelle de 300 € à l’Association marocaine du Châtelleraudais pour un programme d’actions culturelles qu’elle organise.

C’est là que l’élue du Rassemblement Bleu Marine, Laure Brard (son collègue Éric Audebert venait de partir), choisit de sortir de sa boîte pour asséner un vote contre en raison, je cite, de la « connotation communautariste de l’association ». Bref moment de stupeur mêlé à une gêne perceptible dans la salle. Et l’ordre du jour reprend normalement son cours.

Éric Audebert et Laure Brard, savez-vous ce qu’est vraiment cette association animée par le très œcuménique Khalid Essbaï ? Sans doute non. Auriez-vous voté de la même façon s’il s’était agi d’une association auvergnate ? Évidemment non.

Lundi soir, lors des débats, plusieurs allusions aux résultats des élections de la veille et à la déferlante FN ont été faites par la droite, par la gauche. Quelques grands principes. De belles paroles. Mais alors pourquoi aucun élu n’a réagi lors du vote sur l’association marocaine ? Franck Bastard Vienne – Châtellerault – Le billet 28/05/2014 05:22

http://www.lanouvellerepublique.fr/Vienne/Communes/Ch%C3%A2tellerault/n/Contenus/Articles/2014/05/28/Premier-outrage-a-la-Republique-1925700

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28 mai 2014 ~ 0 Commentaire

Rassemblement contre la venue de marine le pen à bruxelles

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Contre la montée de l’extrême droite en Europe.

C’est avec effroi que nous apprenons la venue de Marine Le Pen dans notre capitale européenne ce mercredi 28 mai à 16h30 au parlement Européen. Nous ne pouvons rester silencieux face à la montée de la haine et de la peur.

Les résultats des élections européennes sont plus qu’inquiétants, partout en Europe les partis racistes d’extrêmes droite progressent. Poussées par la crise et le désespoir semé par les politiques d’austérité menées au nom des spéculateurs, banquiers et leurs lobbies. En Belgique aussi le racisme et le nationalisme profitent de ces politiques.

Samedi dernier nous avons pu voir, une fois de plus, ce que les discours racistes et l’influence des extrêmes droites peuvent engendrer comme haine et violence. Aujourd’hui plus que jamais nous devons être solidaires et combatifs face à la montée de l’extrême droite et aux politiques antisociales de l’Europe des puissants.

Les Jeunes Organisés et Combatifs et les organisations signataires de cet appel refusent d’accepter inacceptable. Contre le fascisme et l’extrême droite réunissons nous pour une Europe réellement au service des peuples et pas des patrons et des partis de peur, de division et de haine qui les défendent. Publié le mai 27, 2014

Les JOC Bruxelles
Cercle JOC St Louis
Union Syndicale Etudiante
Collectif Alternative Libertaire
EGA-ALS
Comac mouvement de jeunes du PTB
Jeunes FGTB
Jeunes AntiCapitalistes (JAC)

http://jeunesantifascistes.wordpress.com/2014/05/27/rassemblement-contre-la-venue-de-marine-le-pen-a-bruxelles-et-contre-la-montee-de-lextreme-droite-en-europe/

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28 mai 2014 ~ 0 Commentaire

Elections européennes en france (essf)

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*
Sur le RBM, l’implosion de l’UMP et la « gauche »

Les résultats du Front national – du « Rassemblement bleu Marine » (RBM) – suscitent de nombreuses analyses en France. Rien que de normal. Cela d’autant plus au lendemain des élections européennes du 25 mai 2014. De manière succincte, nous abordons, ici, quelques aspects de la situation politico-électorale de l’Hexagone [1].

I. Il s’agissait, certes, d’élections européennes. Mais, selon des sondages assez bien faits, le 68% des votant·e·s FN ont voté à partir de motivations dites nationales. Parmi lesquelles, la « question de l’immigration » arrive en tête (entre 30 et 32% selon les instituts). Trois éléments devraient retenir l’attention.

1° Tout d’abord, une fraction croissante d’électeurs et d’électrices a pris, en quelque sorte, l’habitude de voter FN. Dès lors la construction, sur une certaine durée, d’une base électorale du FN s’est stabilisée, renouvelée et étendue au plan territorial.

2° Ensuite, dans les commentaires, un anachronisme analytique se fait jour. Il n’introduit pas des différenciations générationnelles. Or, une couche de votant·e·s jeunes – qualifiée géné- ralement dans la sociologie superficielle comme non diplômée, c’est-à-dire subissant les effets les plus aigus de la précarité – vote « RBM », sans avoir de référence « au passé ». C’est-à-dire sans saisir – ­ ce qui est logique et physiologique – la continuité historique d’ex- trême-droite, fascistoïde, de cette formation et de ses composantes, marquée par Vichy, la collaboration et l’antisémitisme, la guerre d’Indochine, la guerre d’Algérie, symbolisés par Jean-Marie Le Pen.

Le vote FN s’inscrit, pour cette couche entre 25 et 35 ans, dans une sorte de méca- nisme de contestation d’un système capitaliste agressif qu’ils vivent et subissent au quo- tidien. Ce d’autant plus qu’avec Marine Le Pen et Florian Philippot – qui a soutenu le sou- verainiste « socialiste » Jean-Pierre Chevènement lors de l’élection présidentielle de 2002 – s’est ajoutée, dans le discours, une touche sociale à celle d’un patriotisme (« préférence nationale », avec toutes ses déclinaisons) affirmé de longue date. D’un certain point de vue, on pourrait affirmer qu’avec le RBM, la « défense des faibles » a pris une place certaine, dans un schéma : « ceux d’en haut » (« la caste politique » de l’UMPS, le PS et l’Union pour un Mouvement Populaire) nous méprisent, nous, « les vrais Français qui risquons de perdre notre identité et notre place sociale ». Ce que ne contredit pas le réel vécu et ressenti, pour des raisons évidentes. Le RBM a donc « libéré » des segments d’électeurs et d’électrices abstentionnistes ou indifférents lorsque l’on met en perspective sa trajectoire politico-électorale.

3° Dès lors, le vote contre Hollande, qui constitue 69% des motivations de vote au sens politique étroit, se combine avec le vote contre « la politique d’immigration » et la « politique d’injustice sociale ». Plus exactement une sorte d’adhésion au mythe – qui est performatif dans le cadre présent – d’une sorte de « nation fermée et rassurante » qui permettrait d’étayer un avenir qui serait, alors, un peu plus maîtrisable.

On retrouve là une des composantes classiques d’un vote d’extrême droite dans un contexte socio-économique bouleversé dans toutes ses fibres – à l’échelle de la France, de l’Union européenne et au-delà – soumis à une violente attaque du Capital dont la transna- tionalisation n’exclut pas du tout les affrontements inter-impérialistes (ne serait-ce que sous les multiples appellations de la « compétitivité nationale » à recouvrer). Ainsi, la déclaration à tonalité présidentialiste de Marine Le Pen, le soir du 25 mai 2014, traduit la mutation du storytelling – du récit utilisé pour accroître l’adhésion du « public » aux traits essentiels du discours – du RMB qui prépare la présidentielle de 2017.

II. Le RBM est aujourd’hui une force politique significative en France. Il faudrait être aveugle pour ne pas le saisir. Certes, les mécanismes de la Ve République font que, au plan des élections législatives et présidentielles, aucun parti politique peut prétendre à une posi- tion hégémonique sans une alliance. Or, si le RMB s’est affirmé, il reste sans allié, sans « réservoir de voix » – pour s’en tenir au plan électoral – captés par une force associée. De plus, son appareil politique – comparé à la droite ou au PS institutionnels – reste faible. Mais le projet est clairement affirmé de le construire. D’où le défi consistant à ne pas répéter les désastres de la gestion municipale de 1995 et d’éviter quelques dérapages trop affirmés.

Pour l’heure, il peut profiter de l’implosion de l’UMP qui est sous le choc non seule- ment des résultats aux européennes, mais d’un ensemble de scandales financiers remon- tant à la campagne de Sarkozy de 2012. Ce qui ne fait qu’exacerber les conflits internes de ce rassemblement assez hétéroclite – ce qui a sauté aux yeux lors des européennes – ne disposant plus d’un chef incontesté. Les perquisitions au siège de l’UMP, le lundi 26 mai, fournissent un tableau où les « fausses factures » voisinent « avec les coups bas ». Un hypothétique triumvirat Raffarin, Juppé, Fillon assurerait au mieux une paix momentanée, avant d’autres règlements de comptes. Une autre formation de droite est donc à recons- truire, en substance, pour affronter dans trois ans, en 2017, la présidentielle, si le « calme social » relatif se perpétue.

III. Un clou chassant l’autre, dans les médias, Valls et Hollande ont quelques jours de répit. Mais, étant au pouvoir, ils n’ont pas trois ans pour attendre les présidentielles. D’où une certitude, le MEDEF va mettre l’accent sur un thème : si vous voulez « avoir des résultats » et « vous sauver » – ne pas connaître le sort de Jospin en 2002, soit ne pas être présent au deuxième tour de la présidentielle – il faut, dès septembre 2014, appliquer avec plus de rigueur l’austérité – entendez attribuer aux entreprises des « avantages compétitifs » – afin que le « pacte de responsabilité » débouche sur des emplois… et que le chômage baisse.

Dit autrement : allez à Lourdes, il est possible que le fauteuil roulant ressorte de la bai- gnade avec des pneus neufs. Le croyant social-libéral Valls et le noyau de ce parti bourgeois est prêt à accepter ce suicide socio-politique, car, pour lui, ce n’est pas un suicide, ce n’est qu’une cure nécessaire. Ce que n’ont pas compris ceux qui, à gauche, considèrent toujours que le PS est, qualitativement, autre chose qu’une copie européenne du Parti démocrate américain.

Un PS dont l’appui à la présidence Hollande a atteint des seuils proches des abîmes. Un PS dont le résultat électoral est inférieur à celui de Michel Rocard, en 1994, lors des euro- péennes. Ce dernier n’avait rassemblé que 14,49% des suffrages sur une liste socialiste compacte. Mais un oubli frappe ici les commentateurs. Pour scier le concurrent potentiel Michel Rocard, François Mitterrand avait, alors, aidé, en sous-main, la liste Bernard Tapie, « Energie radicale ». Elle avait rassemblé 6,01% des suffrages et s’affirmait en faveur du Président.

Dans un tel contexte, la gauche radicale fait face à des défis majeurs qui semblent la dépasser. Les références à des analogies historiques ne sont pas très fonctionnelles et les « nouveautés » improvisées sont plus d’une fois illusoires. Savoir saisir les continuités et les discontinuités est un élément essentiel de l’élaboration d’une stratégie. Nous y reviendrons. Charles-André Udry, 27 mai 2014

Notes:

[1] voir aussi l’article d’Alain Bihr du 26 mai 2016, disponible sur ESSF (article 32017), Elections européennes en France : le succès du FN est la rançon de notre faiblesse.

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24 mai 2014 ~ 0 Commentaire

Saint brieuc, les élèves du lycée rabelais en sit-in contre le racisme (of)

Entre 300 et 400 lycéens se sont assis dans la cour du lycée, ce vendredi.

Ce matin, entre 300 et 400 élèves du lycée Rabelais, à Saint-Brieuc, ont fait un sit-in dans la cour. Ils réagissent aux inscriptions racistes visant cinq lycéens.

Ce vendredi, à l’heure de la récréation, entre 300 et 400 élèves se sont rassemblés dans la cour du lycée Rabelais, de Saint-Brieuc. Par trois fois, des injures racistes accompagnées de menaces de mort ont été inscrites par une main anonyme, à l’encontre de cinq lycéens dont les noms ont une consonance maghrébine.

Pendant dix minutes, des prises de paroles se sont succédé. Certaines victimes de ces tags racistes ont remercié les élèves présents pour leur soutien.

Camille Archambault Saint-Brieuc – 23 Mai

http://www.ouest-france.fr/lycee-rabelais-les-eleves-en-sit-contre-le-racisme-2564682

Les jeunes Américains ne comprennent pas le racisme (Slate via Inrocks)

Une étude américaine vient de montrer que les jeunes Américains nés dans les années 1990 et 2000 – les “millennials” – sont beaucoup moins touchés par le racisme que leur aînés. C’est la chaîne MTV qui a découvert ce phénomène, grâce à une étude réalisée sur des jeunes entre 14 et 24 ans, dans le cadre d’une campagne de lutte contre les discri- minations. L’étude montre une génération de “daltoniens”, qui ne “voient” pas la couleur de peau, ce qui les rend complètement hermétiques au racisme, qu’ils ne comprennent pas.

Pour 91 % des jeunes interrogés “tout le monde devrait être traité de la même façon” et 72 % pensent que leur génération croit plus en l’égalité que les générations précédentes. 68 % pensent que “se concentrer sur la race empêche la société de ne plus voir la couleur de peau” (colorblind, en anglais). 21/05/2014 | 15h52 A lire sur slate.com

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19 mai 2014 ~ 0 Commentaire

Marine lp progresse…en régressant (acrimed)

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L’opinion selon BVA :

Pour BVA, Marine Le Pen progresse… même quand elle régresse  !

Cette semaine, BVA a fait fort. Dans un article publié sur son site le 10 mai, et qui sert de résumé à un sondage effectué à la fin du mois d’avril, l’institut titre, au mépris de la réalité : « Marine Le Pen : toujours impopulaire… mais toujours en progression ». Pour l’impopularité, c’est vrai ; en revanche, pour la « progression », c’est parfaitement faux si on se base sur les chiffres de… BVA !

En effet, l’institut avait déjà effectué un sondage similaire en septembre 2013. On y retrouve les mêmes grandes questions : « Pourriez-vous voter pour Marine Le Pen à la prochaine présidentielle ? », « Vous personnellement, avez-vous une très bonne, plutôt bonne, plutôt mauvaise ou très mauvaise opinion de Marine Le Pen ? » et « Feriez-vous tout à fait, plutôt, plutôt pas ou pas du tout confiance à Marine Le Pen pour gouverner le pays ? ». La méthode de sondage est la même (par téléphone et par internet) et l’échantillon est semblable (1 049 personnes en septembre, 1 102 en avril) ; ces deux enquêtes d’opinion sont donc très largement comparables.

Sur toutes les questions posées sans exception, Marine Le Pen enregistre une très nette baisse de sa popularité. Le chiffre de bonnes opinions baisse de quatre points, celui de mauvaises opinions augmente de trois points (et même de neuf points pour les « très mau- vaises » opinions). Le nombre de personnes disant pouvoir voter pour elle à la présidentielle est en baisse de six points et celui du nombre de personnes affirmant qu’ils ne pourraient « en aucun cas » voter pour elle est en hausse de six points. On retrouve les mêmes chiffres sur la confiance : une baisse de quatre points de ceux qui lui font « confiance pour gouverner le pays » et une hausse de quatre points de ceux qui ne lui font pas confiance.

Pourquoi BVA a-t-il choisi de présenter Marine Le Pen comme étant « en progres- sion » alors que, selon ses propres chiffres, elle est en très nette baisse ? Pourquoi aller cher- cher des données de 2011 pour faire un comparatif alors qu’il existe des chiffres de 2013 ? S’il s’agit de parler du temps long, pourquoi parler de « progression » alors que toutes les varia- tions enregistrées sur le long terme se situent dans la marge d’erreur du sondage (établie à 2,5 points) ? Surtout, pourquoi taire cette nette et brutale chute de Marine Le Pen ?

Serait-ce qu’à quinze jours de l’unique tour de l’élection européenne, il ne faudrait pas gâcher le récit médiatique qui présente quasi systématiquement le Front national comme le futur grand gagnant de ce scrutin ?

Notes:

[1] Comme l’analysait Pierre Bourdieu dans un célèbre article « - « L’opinion, ça n’existe pas »- reproduit ici même-.

[2] Les articles publiés sous forme de « tribune » n’engagent pas collectivement l’Association Acrimed, mais seulement leurs auteurs.

Par Antoine Léaument, le 19 mai 2014

L’opinion que prétendent mesurer et refléter les sondages est une construction des sondages eux-mêmes [1].

Et les sondeurs professionnels ne reculent décidément devant rien : tout est bon pour aller le sens du vent médiatique et politique, quitte à se contredire à quelques mois d’intervalles, com- me nous le rappelle le texte publié sur son blog que nous a fait parvenir un correspondant. Nous le reproduisons ci-dessous, sous forme de tribune [2] et sous son titre original. On savait les sondeurs capables de faire dire à peu près n’importe quoi aux chiffres qu’ils construisent. Au mépris des résultats de leurs propres « études d’opinion » et pour mieux fabriquer cette dernière, ils n’hésitent pas non plus à en choisir certains, pour mieux en occulter d’autres. Que le Front national progresse politiquement est une chose, affirmer que les sondages enregistrent ces progrès dans l’opinion sondée en est une autre ! (Acrimed)

http://www.acrimed.org/article4350.html

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