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08 décembre 2014 ~ 0 Commentaire

les «briseurs de tabous» (essf)

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Ce sont les intellectuels organiques du néolibéralisme », « on peut parler, chez beaucoup d’entre eux, d’une sensibilité contre-révolutionnaire »

Eric Zemmour est emblématique de ces personnalités qui, aujourd’hui, prétendent critiquer la «pensée unique». Pour le sociologue Éric Fassin, ces nouvelles «transgressions» s’alimentent au sens commun réactionnaire et viennent nourrir le racisme contemporain. Éric Fassin est professeur de sociologie au sein des départements de science politique et d’études de genre à l’université Paris 8. Il revient pour Regards sur la fascination exercée – y compris sur une partie de la gauche – par les intellectuels ou provocateurs médiatiques qui se présentent comme des iconoclastes.

Regards. Un certain nombre de personnalités intellectuelles et médiatiques se présentent, à l’image d’Éric Zemmour, comme des briseurs de tabou. Que recouvre une telle rhétorique ?

Éric Fassin. «Briser un tabou», aujourd’hui, c’est une posture de droite. «Et si on réhabilitait Vichy?», suggère joyeusement Zemmour. On songe aux remarques de Sollers, mis en scène dans Les particules élémentaires de Houellebecq. S’adres- sant à l’écrivain qui lui soumet un manuscrit, il lui dit: «Vous êtes réactionnaire, c’est bien. Tous les grands écrivains sont réactionnaires.» Et ajoute: «Vous êtes authentiquement raciste, ça se sent, ça vous porte, c’est bien.» Si vous pro- posez de supprimer le CDI, on saluera votre audace, mais si vous appelez à le généraliser, on vous traitera de démagogue. Lancez la conversation sur le racisme anti-blanc, on s’extasiera devant votre courage. Parlez d’islamophobie, on vous ostracisera. Aujourd’hui, le sexisme ordinaire prétend briser les tabous féministes, tandis que la xénophobie la plus banale affirme rompre avec la doxa «immigra- tionniste». Pourtant, accroître l’immigration, voilà qui briserait vraiment un tabou aujourd’hui. La preuve ? Personne ne le propose. En revanche, ceux qui dénon-, cent l’assistanat ou l’antiracisme, prétendent briser un tabou, alors qu’ils ne font que répéter ce qu’on entend de plus en plus.

« Le sens commun de droite se paie le luxe de la posture transgressive »

Leurs transgressions sont donc aussi fictives que le «politiquement correct» qu’ils dénoncent ?

Ils se contentent de dire tout haut… ce que beaucoup disent déjà tout haut ! C’est le paradoxe actuel : le sens commun de droite se paie le luxe de la posture trans- gressive… Par exemple, il suffit d’écrire n’importe quoi contre « la-théorie-du- genre » pour se vanter de subvertir la « pensée unique ». Mais si vous évoquez la GPA, on vous traitera d’irresponsable qui aurait perdu le sens commun. C’est bien le signe d’une hégémonie idéologique de la droite. On veut nous faire croire que ce serait résister au « politiquement correct » que de dire des horreurs contre les femmes et les homosexuels, les musulmans et les Noirs. Or c’est toute la contra- diction inhérente à ce discours : on vilipende la posture victimaire des minorités et l’on présente ensuite l’homme blanc hétérosexuel comme la victime de la tyrannie des minorités.

* « Les « briseurs de tabous » sont les intellectuels organiques du néolibéralisme » :
http://www.regards.fr/web/article/eric-fassin-les-briseurs-de-tabous

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04 décembre 2014 ~ 0 Commentaire

usa: après ferguson, new york… un nouvel acquittement provoque la colère (ci)

usa: après ferguson, new york… un nouvel acquittement provoque la colère (ci) dans Antiracisme slavery

Des centaines de personnes sont descendues dans la rue après la décision d’un grand jury de ne pas poursuivre un policier pour la mort d’Eric Garner, un Afri- cain-Américain décédé en juillet après avoir été étranglé et plaqué au sol par les forces de l’ordre.
 A la une de la presse américaine ce 4 décembre 2014.
« Je ne peux pas respirer » : les derniers mots d’Eric Garner, mort après avoir été étranglé par un policier et plaqué au sol à New York, sont devenus le nouveau symbole des bavures policières répétées contre des Africains-Américains. Mercredi 3 décembre, après l’acquittement du policier par un grand jury, des centaines de manifestants « ont chanté ces mots à [la gare de] Grand Central Terminal, les ont criés à Times Square, les ont inscrits sur Facebook et Twitter », rapporte The New York Times.

Un air de déjà-vu
Un peu plus d’une semaine après les émeutes qui ont suivi la décision du grand jury à Ferguson, dans la banlieue de St. Louis, d’acquitter le policier blanc qui avait abattu le jeune Michael Brown, les manifestations ont été cette fois-ci plutôt calmes. Pourtant, ajoute le quotidien new-yorkais, cette fois-ci, « il n’y avait pas de témoignages contradictoires » : la mort d’Eric Garner en juillet a été enregistrée par une caméra de téléphone portable et la vidéo a été largement diffusée.

Beaucoup de chroniques et d’éditoriaux dénoncent le verdict, à l’instar du New York Times, pour lequel « les manifestants [à Ferguson et à New York] déplorent avec raison l’issue des deux affaires, ainsi que la fréquence effrayante des altercations fatales entre des hommes noirs et la police ».

Manque de maturité
Le quotidien conservateur The Wall Street Journal déclare toutefois qu’il « n’est pas prêt à se joindre à ceux qui mettent en cause les membres du grand jury » et que « la population doit avoir confiance dans le fonctionnement de la justice aux Etats-Unis ».

Le verdict de New York intervient deux semaines après une autre bavure à Cleveland, où un enfant de 12 ans a été abattu par un policier alors qu’il jouait avec un pistolet factice. Le Los Angeles Times a rapporté le 3 décembre que ce policier avait été déclaré inapte dans un autre service de police dans l’Ohio, dont il avait démissionné en décembre 2012 alors qu’il faisait l’objet d’une procédure de licenciement. Il avait été décrit par ses supérieurs comme instable et « manquant de maturité ».Courrier international  Gabriel Hassan 4 Décembre 2014

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04 décembre 2014 ~ 0 Commentaire

« roms et riverains, une politique municipale de la race » (ujfp)

Rencontre/Débat avec Eric Fassin autour de l’ouvrage

Rendez-vous le vendredi 12 décembre à 19H à Paris.
À l’invitation du MRAP

Pour éviter race, mot par trop malsonnant, on admet plutôt que la «question rom » est une affaire de culture. De fait, la culture rom, sorte d’errance sans but dans un paysage d’ordures, de boue et de rats, est difficilement compatible avec «la nôtre».

D’où leur vocation – à ne pas séjourner chez nous, à être expulsés vers leurs pays d’origine où ils trouveront plus facilement leurs marques. Ce livre montre comment l’État français, empêché par ses propres lois de traiter les Roms, citoyens européens, comme il traite les sans papiers tunisiens ou maliens, délègue aux municipalités la tâche de démolir les camps et de chasser leurs habitants.

Il montre comment, pour ce faire, maires et adjoints s’appuient sur un réel ou supposé «ras-le-bol» des riverains. Il montre aussi, circulant comme des fan- tômes, les enfants roms, par terre avec leur mère sur un carton rue du Temple ou cheminant dans la nuit sur le bord de la nationale pour gagner l’école d’une commune éloignée qui accepte de les recevoir. Un livre pour voir ce que nous avons chaque jour sous les yeux.

Aurélie Windels & Carine Fouteau & Éric Fassin & Serge Guichard
Roms & riverains Une politique municipale de la race

http://www.ujfp.org/spip.php?article3674

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02 décembre 2014 ~ 0 Commentaire

ferguson, les usa et la légitimité de la violence (anticapitaliste.ch)

Rioting erupts in Ferguson, Missouri after police involved shooting of an unarmed teen

« I don’t favor violence. If we could bring about recognition and respect of our people by peaceful means, well and good. Everybody would like to reach his objectives peacefully. But I’m also a realist. The only people in this country who are asked to be nonviolent are black people. (Malcom X) »

Le lundi 24 septembre au soir, Darren Wilson, officier de police de Ferguson, a été innocenté du meurtre de Michael Brown, jeune noir de 18 ans, abattu de six balles dans le corps alors qu’il n’était pas armé.

La population noire de Ferguson, ainsi que toutes les personnes supportant sa lutte s’attendaient à ce résultat, pourtant le pire que l’on pouvait imaginer. En effet, quelques semaines avant le jugement, les effectifs de police dans la ville ont fortement augmenté. La ville a vu venir, sentait l’injustice, une de plus, avant même que le résultat ne soit proclamé par le jury populaire : Darren Wilson est non coupable. Tirer à bout portant six balles sur un adolescent, ce n’est pas un crime pour un policier blanc. C’est un permis de tuer.

Dans la nuit de lundi à mardi, Ferguson est en feu. Des voitures de police brûlent, des tirs résonnent dans les rues, des magasins sont pillés. En face, la ville et l’Etat mobilisent plus de 2000 militaires, ainsi que d’importantes forces de police lourdement armées, gazant à souhait les rues pour défendre leur collègue. Des gens sont arrêtés par centaines partout aux Etats-Unis, où de nombreuses manifestations de soutien ont lieu dans les jours qui suivent.

En parallèle, des appels au calme se font entendre, le président, les officiel -les, tout le monde insiste sur le fait que le progrès ne s’atteint pas en brisant des vitres et que la population noire ne fait que se discréditer en agissant de la sorte.

Pourtant, est-ce vraiment elle qui est discréditée ? Qui  envenime les cho- ses ? Lorsqu’un groupe est systématiquement brimé (un adolescent noir a vingt fois plus de chance de se faire abattre par la police qu’un adolescent blanc, pour ne donner qu’un exemple), discriminé, marginalisé, est-ce vraiment à lui de ne pas  envenimer les choses ? Après s’être fait marcher dessus toute leur vie, devrait-il s’excuser de ne pas avoir la peau plus douce ?

La lutte violente n’est pas toujours justifiée. Mais elle le devient lorsqu’on est en face d’un système si inégalitaire qu’il n’est plus possible de réagir autrement. Que devraient-ils faire, les citoyennes et les citoyens de Ferguson et des autres villes des Etats-Unis qui participent aux manifestations ? Organiser des marches, chanter des slogans ? Ils l’ont fait, durant des années et des années. Ils l’ont fait, cet été après le meurtre de Michael Brown. Ils ont chanté, dansé, peint leur indignation.

Tout ça pour quoi ? Pour que Darren Wilson ne soit non pas condamné, mais récompensé pour avoir tiré sur l’adolescent (il est en congé payé depuis août et a reçu des donations de plusieurs milliers de dollars). Ou encore, déclarer forfait, se dire que Michael Brown n’était pas innocent, qu’il était bien assez dangereux pour que Wilson lui mette six balles dans le corps ? En effet, n’est-il pas suspecté d’avoir volé des cigarillos dans un magasin quelques minutes avant sa mort ? N’est-il pas soupçonné de ne pas immédiatement avoir obtempéré lorsque l’officier lui a dit de s’arrêter ? Tout cela n’est-il pas dans la déclaration écrite d’un témoin ? Ne devraient-illes pas accepter la loi, parce que c’est la loi ? Accepter la justice, parce que c’est la justice ? Cesser de faire honte à leur pays et  à leur couleur de peau ?

La lutte violente n’est pas toujours justifiée. Mais elle le devient lorsque plus de 2000 militaires sont envoyés dans une ville, afin de prévenir des émeutes, avant même qu’un jugement ne soit rendu. Elle le devient lorsqu’une injustice est si prévisible qu’il n’y a plus besoin d’attendre une décision pour prendre des mesu- res. Elle le devient lorsqu’une population vit dans la peur tous les jours, tous les instants de son existence, car elle sait que ce sera toujours sur elle que retom- beront les discriminations physiques, verbales et institutionnelles. Elle le devient lorsque le monopole de la violence appartient à celles et ceux qui détiennent le pouvoir et qu’il est employé pour protéger celles et ceux qui détiennent leur pou- voir. Elle le devient lorsqu’un système est fait pour les privilégiés par les privilégiés et qu’il n’y a de la place pour personne d’autre, à part peut-être dans les usines, les cimetières ou les prisons.

Il est inadmissible qu’un Etat soit seul titulaire d’un monopole de la violence et que cette violence soit exercée uniquement à l’encontre de celles et ceux qui sont déjà discriminé-es par l’ensemble des institutions politiques et économiques. Que les classes dominantes des Etats-Unis et du monde, qui baignent dans le respect, le luxe et le pouvoir, expliquent donc comment il faudrait réclamer des droits, qu’ils jouent les donneurs de leçon une fois de plus. Car ce discours ne fait que révéler la crainte sous-jacente d’une perte de contrôle. Et plus ils parleront, plus ils prouveront que leur système inégalitaire n’est pas infaillible, que si toutes les personnes opprimées et celles qui leur sont solidaires s’allient, elles créeront une vague assez grande pour les submerger définitivement. 1 décembre 2014

http://www.gauche-anticapitaliste.ch/?p=1041

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30 novembre 2014 ~ 0 Commentaire

contre le f-haine, construisons la riposte!

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Le congrès du Front national se tient ces 29 et 30 novembre.

Drôle de congrès, où il n’y a que 40 minutes de débat en « assemblée générale » et deux heures de tables rondes sur l’écologie, la fraude fiscale, le numérique ou les accords de Schengen sur les frontières européennes… Le reste n’est cons-titué que de discours ou rapports des responsables du FN, notamment Jean-Marie Le Pen et sa fille… ou de « repas de gala ». Qu’on ne s’attende donc pas à de grands débats sur la stratégie du FN.

Un parti comme les autres ? L’objectif du congrès du FN est en effet de ne rien changer à la politique actuelle de sa direction, et de masquer les divergences qui existent en interne sur la stratégie du parti. La bataille de 2010 pour la présidence entre Marine Le Pen et Bruno Gollnisch qui s’opposait à la « dédiabolisation », est bien loin.

S’appuyant sur les scores aux dernières élections municipales et euro- péennes, la direction autour de Marine Le Pen et Florian Philippot est incontestée.
Mais, justement, où en est-on de cette dédiabolisation, et le FN est-il devenu « un parti comme les autres » ? D’un certain point de vue, le FN s’est largement intégré au jeu politique bourgeois.

« Tout son état-major (BP, CC) est très majoritairement (pour ne pas dire exclusivement) composé d’avocats, de juristes, de chefs d’entreprise, de hauts fonctionnaires, de conseillers régionaux, d’élus municipaux ou de militaires et policiers (en exercice ou non) » (1). Et, comme d’autres, ses élus municipaux sont au premier plan des affaires de fraude, d’achat de voix, de favoritisme dans les marchés publics…

Mais, d’un autre point de vue, nous sommes tout de même en présence d’une gestion différente de celles de la plupart des mairies. Ainsi, Fabien Engelmann (à Hayange en Lorraine) ou Robert Ménard (Béziers, non encarté FN mais très proche) multiplient les agressions contre les syndicalistes et les musulmans et tentent d’encadrer idéologiquement la population : fête du cochon, blouse à l’école, etc. (2)

On pourrait être tenté de penser que ce sont les débordements de quelques dingues, si ces préoccupations politiques n’étaient au cœur de l’appareil du FN. Marine Le Pen s’est entourée à la fois de militants partisans de la dédiabolisation, pour donner une image plus consensuelle du parti, allant jusqu’à tolérer le PACS… mais aussi de nazis assumés.

Ainsi, le trésorier de Jeanne, le micro-parti de Marine Le Pen qui recueille les financements, a été récemment attrapé, faisant des saluts nazis à l’occasion de son anniversaire: «Parmi les invités figurent le vieil ami de Marine Le Pen, Fré- déric Chatillon, ancien leader du GUD, et Minh Tran Long, ancien de la FANE, un groupuscule violent et ouvertement néonazi dissous dans les années 1980 » (3).

Un danger à combattre S’il n’est pour l’instant pas soutenu par la grande bour- geoisie, par les milieux de « décideurs », le FN est une menace pour le monde du travail et plus généralement pour l’ensemble des classes populaires. Sa déma- gogie, qui s’oppose dans le discours aux grands patrons et aux « entreprises du CAC 40 qui font des superprofits », est la même que celle utilisés dans les années 30 par les fascistes en Italie et les nazis en Allemagne : faire croire que l’on est du côté du peuple… pour ne rien changer aux fondements même du capitalisme.

Marine Le Pen ne dit pas autre chose : « Nous ne remettons pas en cause l’é- conomie de marché, ni les bienfaits de la concurrence si elle est loyale »… Le FN prétend défendre les travailleurs… mais s’attaque aux syndicalistes dans tous les endroits où il a des élus. Il prétend défendre les chômeurs… mais ne propose aucune mesure à part la fermeture des frontières, dans sa classique démagogie raciste.

Dans les années 90 et 2000, on avait coutume de dire qu’une course de vitesse était lancée entre l’extrême gauche et l’extrême droite. Aujourd’hui, l’avantage est clairement du côté du FN et de ses petits satellites fascistes. Du fait de la crise économique et de l’incapacité de la gauche à y faire face, ils ont le vent en poupe. Cela ne doit pas nous convaincre que le combat est perdu d’avance mais, à l’inverse, de presser le pas !

Pour combattre le FN, il n’y a pas des milliers de solutions. Il faut construire des mobilisations unitaires contre ce parti et ses idées, comme nous le faisons ce samedi 29 novembre à Lyon en manifestant contre la tenue de son congrès, et en constituant des collectifs militants contre le FN. Il faut aussi une riposte d’ensemble du mouvement ouvrier, une mobilisation de masse qui redonne confiance à notre classe sociale, celle des travailleurEs, pour en finir avec ce gouvernement au service du capitalisme, pour construire une autre société.

Vendredi 28 Novembre 2014

 

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30 novembre 2014 ~ 0 Commentaire

les socialistes et leur police protègent le fn et répriment les antifascistes (al)

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Aujourd’hui devait se tenir à Lyon une manifestation contre l’extrême droite à l’occasion du congrès du FN.

Des organisations syndicales, des organisations politiques et collectifs anti- ascistes avaient mobilisé des militantes et des militants de toute la France pour ne pas laisser l’extrême droite tenir le haut du pavé.

Mais la police et, derrière elle, le pouvoir socialiste, en ont décidé autrement : dès le début de la matinée, la tristement célèbre BAC procédait à des contrôles arbitraires dans les rues lyonnaises. Puis ce sont les cars de manifestant-es qui étaient arrêtés, fouillés et très longuement contrôlés.

L’objectif ? Perturber par avance la manifestation et intimider. Le ton était donné. Malgré tout, ce sont des milliers de personnes qui se sont rassemblées. Alternative libertaire avait mobilisé ses forces pour grossir les rangs d’un cortège rouge et noir avec la CNT et aux côtés du NPA dans un pôle anticapitaliste. Mais la manifestation n’est pas allée très loin.

Des incidents déclenchés par une partie de la mouvance autonome (bris de vitrines principalement) ont fourni un prétexte à la police pour réprimer l’ensemble de la manifestation et la séparer en deux par la force dans une atmosphère enfu- mée par les gaz lacrymogènes.

La première partie de la manifestation, bientôt divisée en plusieurs groupes, a été de nouveau gazée sous les projecteurs d’un hélicoptère tandis que des arres- tations très violentes avaient lieu. La seconde partie où se trouvait une partie des militant-es d’AL, de la CNT et de Solidaires ainsi que l’essentiel du cortège du NPA, était quant à elle stoppée manu militari et encerclée sur un pont avant d’être déplacée sous bonne garde jusqu’à la gare de Lyon-Perrache. C’en était terminé de la manifestation contre l’extrême droite et la police en porte l’entière responsabilité.

Le cycle de la répression se poursuit. Après les manifestations de solidarité avec le peuple palestinien, après les manifestations contre le barrage de Sivens, après les manifestations contre les violences policières suite à la mort de Rémi Fraisse, le gouvernement socialiste envoie maintenant sa police réprimer ceux et celles qui manifestent contre l’extrême droite.

Les ennemis du pouvoir socialiste, ce ne sont ni les patrons qui licencient, ni les fascistes qui paradent, ni les exploitants agricoles qui défendent une agri- culture ultra-intensive au mépris de l’environnement. Les ennemis du pouvoir socialiste, ce sont celles et ceux qui se battent contre les injustices, l’austérité, les politiques racistes.

Alternative Libertaire dénonce une nouvelle fois les conséquences de la politique répressive d’un Parti socialiste qui méprise les travailleurs-euses et cherche à piétiner le mouvement social. En procédant ainsi, le gouvernement doit savoir qu’il déroule le tapis rouge au Front national et à l’autoritarisme.

Pour cela, Alternative libertaire appelle à renforcer toutes les mobilisations contre les capitalistes et leurs alliés socialistes. Sur nos lieux de travail et dans nos quartiers, c’est en reconstruisant une solidarité de classe que nous pourrons lutter contre les offensives patronales et que nous pourrons endiguer la progression de l’extrême droite, qui prospère sur fond de précarité et de casse sociale. 29 novembre 2014

http://www.alternativelibertaire.org/?Les-socialistes-et-leur-police

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29 novembre 2014 ~ 0 Commentaire

le ps a-t-il tué? (antifafs rennes)

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A-t-on déjà entendu le responsable d’un meurtre donner des leçons sur la manière de rendre hommage à la victime? Insulter les morts est-elle la meilleure manière de leur rendre hommage ?

Rémi Fraisse est mort suite à la violence exercée par les forces de l’ordre. Aucun égard pour la dignité de son cadavre : dissimulation de la responsabilité de son meurtre par les forces de l’ordre aussi bien de la part de Cazeneuve que de Hollande lors de son appel aux familles ; stratégie assumée de la fermeté média- tique pour plaire à la droite réactionnaire ; stigmatisation de la lutte écologiste et des militants qui manifestèrent en sa mémoire pour faire diversion ; tentative de récupération de sa mort à leur profit : le PS prétendu parti humaniste ne peut désormais plus être qualifié que de parti de « salauds », un parti qui a perdu toute dignité.
Comment ses membres peuvent-ils désormais se regarder en face?
Pour défendre sa vision bornée d’un monde gouverné par l’économie du Capital, le PS fait le choix de soutenir et de renforcer la répression politique exercée par la police: enfermant, mutilant, acceptant de tuer… Comment faire accepter de tels procédés qui sont en théorie opposés à sa vision humaniste de la société? Il s’agit alors de considérer que les victimes ne sont pas dignes d’être défendues, qu’elle seraient des menaces pour le bien commun, qu’elles ne seraient pas de notre monde civilisé. Mais qui est la plus grande menace pour l’humanité ? Les multi- nationales, amies des gouvernants qui accélèrent la destruction dramatique de notre cadre de vie, ou des militants, « citoyens », écologistes ou révolutionnaires ?
Finalement le virage sécuritaire et réactionnaire du PS est à l’image de son virage économique libéral. Le résultat c’est qu’en réaffirmant cette légitimité de la violence policière et en organisant la banalisation de la mort d’un militant il met le doigt dans un engrenage d’une extrême gravité : le PS renforce l’autoritarisme des individus et prépare les esprits au fascisme. Les barons du FN ne peuvent que se réjouir et attendre que leurs bulletins tombent dans les urnes.
Pourtant ils ne sont pas les seuls… Du PS au FN en passant par les Verts et le PCF, tous participent à l’entreprise étatique de stigmatisation des militants révolu- tionnaires et sincères en condamnant sans vergogne le cassage de quelques vitrines capitalistes. Parlons alors de violence, ne serait-ce que guerrière… Le PS ne soutient-il pas Total dans ses tueries et exactions odieuses en Afrique ? Le FN Poutine ou Bachar Al-Assad ?
Quant aux Verts et au Front de Gauche, leur obsession à préserver leur sacro-sainte image médiatique d’un côté et les échéances électorales successives de l’autre, aboutissent à les paralyser et à détruire progressivement la crédibilité de leur passé politique et militant. Les Verts, par l’intermédiaire de François de Rugy, timide opposant à Notre-Dame-des-Landes et surtout arriviste prêt à ac- cepter de rentrer dans un gouvernement libéral et antiécologiste, déclare de son propre chef: «EELV n’a rien à voir avec les encagoulés et autres groupuscules extrémistes et violents. Stop aux amalgames diffamatoires.»4 Mais qui est-il, planqué dans son salon bien loin de la Zad, pour donner des leçons ?
Sans les zadistes il ne serait rien par rapport à cette lutte, et sans avoir phagocyté les Verts il n’aurait jamais été député! Le Parti de Gauche quant à lui traite par la voix d’Alexis Corbières sur « BusinessFM TV » les désignés casseurs d’ «imbéciles» et préfère se joindre aux sittings pacifistes tout en se faisant pas- ser pour les nouveaux Jaurès. Mais encore une fois sans ces «casseurs» on ne leur tendrait même pas le micro: ils n’existeraient pas! Enfin, les fascistes profitent de cette vague réactionnaire et Marine Le Pen réclame une intervention contre «l’impunité des groupes de casseurs d’extrême gauche»5, concurrencée par l’UMP qualifiant les casseurs de «descendants d’esclaves»…6
Comment des militants de gauche, se revendiquant communistes, écolo- gistes, libertaires, peuvent-ils accepter que leurs dirigeants adoptent de telles positions politiques ? Aujourd’hui le mouvement émancipateur et égalitaire est à un moment charnière: celui de sa possible destruction au profit d’un mouvement réactionnaire, ultra capitaliste et fascisant. Ne serait-il pas temps d’en prendre conscience ?
La place de tous les militants et individus sincères est de soutenir les mani- festations contre les violences policières, car la lutte antifasciste passe par la lutte contre le conditionnement des corps et des esprits auquel se prête le pouvoir et par l’organisation et la progression globale des luttes sociales.
*
« [Ces rassemblements ne sont pas] des manifestations qui rendent hommage à la mémoire de Rémi Fraisse [mais] des exactions, des débordements inacceptables. » – Bernard Cazeneuve, Ministre de l’Intérieur en exercice.1
« [Les violences sont] une insulte à la mémoire de Rémi Fraisse. » – Manuel Valls, Premier Ministre en exercice.2

« Peu importe la manière dont Rémi Fraisse est mort [:] mourir pour des idées c’est une chose mais c’est quand même relativement bête. » – Thierry Carcenac, président du Conseil Général du Tarn en exercice.3

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29 novembre 2014 ~ 0 Commentaire

des nazis dans la police (le point)

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Dire qu’avant on était décorés!

À plusieurs reprises, des fonctionnaires de police ont signalé à leur hiérarchie que  des collègues arboraient des signes de ralliement au nazisme. En vain. Un insigne nazi sur le casque de protection d’un CRS : une provocation qui continue de pourrir la vie d’une section

« Vive le IIIe Reich » ; « Heil Hitler hihi ». Un jeune policier, choqué de lire ces ins- criptions en page d’accueil de l’ordinateur du service ou encore sur la façade de l’iPhone du délégué syndical Unité-SGP-FO (majoritaire, classé à gauche), a rédigé cet été, à la demande de son supérieur, un rapport au commissaire divisionnaire de son district francilien.

Quatre mois plus tard, le représentant du personnel pris en flagrant délit d’apologie du nazisme est candidat sur les listes d’Unité aux élections profes- sionnelles du 4 décembre. « La saisine interne ne fonctionne jamais. Au pire, le donneur d’alertes sera sanctionné administrativement. Au mieux, il sera isolé de son service », constate un officier.

En 2010, un tract syndical d’Unité-SGP rédigé par la section CRS qui s’en prenait aux musulmans et évoquait l’époque des croisades avait déjà suscité une polémique. Cette prose avait été jugée simplement « indélicate » par la direction nationale du syndicat… Ce n’est pas la première fois que la présence d’adeptes du nazisme au sein de la police est révélée et résiste à toute éradication. Une affaire qui a débuté à l’époque où Manuel Valls était encore ministre de l’Intérieur continue en effet de pourrir la vie d’une compagnie de CRS.

Un écusson de la 12e Panzerdivision sur un casque de CRS

Une gardienne de la paix très bien classée à la sortie de l’école de police avait choisi d’intégrer les compagnies républicaines de sécurité. Mal lui en a pris. D’origine maghrébine, elle fait l’objet d’attaques racistes et sexistes. L’un de ses courageux assaillants portait un insigne sur son casque qui ne laissait guère de doute quant à ses convictions. Patrick Jacquet, brigadier de police à la retraite et vice-président de SOS fonctionnaires-victimes, a fait analyser ce signe osten- tatoire : « C’est l’exacte représentation de l’écusson de la 12e SS Panzerdivision dite « Hitlerjugend ». Cette section SS a été responsable entre autres du massacre de 86 civils âgés de 15 à 85 ans sans aucun lien avec la Résistance dans la nuit du 1er avril 1944 à Ascq (59). Dessiner un tel emblème sur un outil professionnel de fonctionnaire de police démontre la volonté d’apologie du nazisme et de provocation à caractère raciste. »

En 2013, Le Point avait révélé la correspondance d’un commissaire à sa hié- rarchie dans laquelle il exposait ses méthodes pour se débarrasser définitivement des Roms, notamment ceux impliqués dans le vol de métaux. Pour lui, il s’agissait de les laisser « griller » sur les rails de chemin de fer. Aux dernières nouvelles, le commissaire est toujours en poste.Par Aziz Zemouri

Contactée par Le Point, l’administration n’a pas répondu à nos sollicitations.

Le Point – Publié le 28/11/2014 à 11:06 – Modifié le 28/11/2014 à 17:51

http://www.lepoint.fr/societe/des-nazis-dans-la-police-28-11-2014-1885212_23.php#xtor=CS3-190

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28 novembre 2014 ~ 0 Commentaire

un membre de la communauté du voyage et rescapé de l’holocauste dit avoir été brutalisé par la police française (amnesty)

Tsiganes-MRAP

Égalité ?

Raymond Gûreme, un Français issu de la communauté du voyage a fait l’objet de discrimination toute sa vie:

« En France, on dirait qu’il vaut mieux ne pas montrer que nous sommes des gens du voyage parce qu’il y a beaucoup de racisme et de discrimination. Dans le passé, avant la guerre, c’était vraiment différent. Nous étions accueillis quand nous arrivions avec notre cirque ambulant. Les gens étaient contents parce que nous leur annoncions les nouvelles, comme ils n’avaient pas de télé et ne lisaient pas les journaux. Aujourd’hui par contre, les gens ont peur quand ils voient une caravane.

Raymond Gûreme, un Français de la communauté du voyage. « Les policiers français refusent parfois de respecter les normes relatives aux droits humains les plus élémentaires. Si les autorités françaises n’enquêtent pas de manière impartiale et rigoureuse sur les allégations de violences policières, elles envoient le message dangereux que la police est au-dessus des lois.”
Marco Perolini, d’Amnesty International, qui a rencontré Raymond Gurême.
Il y a exactement 74 ans jour pour jour, Raymond Gurême, un garçon de 15 ans issu de la communauté du voyage, a été arrêté avec ses parents et ses six frères et sœurs, puis emmené dans un camp de détention de Linas-Monthléry, en Fran- ce occupée. Il a ensuite connu plusieurs années de mauvais traitements aux mains des nazis parce qu’il appartenait à la communauté du voyage. Maintenant, sept décennies plus tard, il vit comme de nombreux voyageurs en marge de la société, et les discriminations continuent à faire partie de son quotidien. Il a récemment été frappé lors d’une descente de police.

Raymond Gurême et sa famille ont été arrêtés le 27 novembre 1940 après que les forces d’occupation allemandes eurent donné l’ordre d’envoyer tous les «nomades» de France dans des camps de détention. Ils ont immédiatement été transférés à Linas-Montlhéry, dans la banlieue sud de Paris. «Nous avions une vie misérable là-bas, c’était horrible. Dans les cabanes, il n’y avait que des lits en bois, il n’y avait pas d’électricité, pas de lampes, de couvertures ou de chauffage. La seule nourriture disponible était une soupe très diluée contenant quelques légumes», a-t-il récemment déclaré à une équipe d’Amnesty International qui lui a rendu visite.

Par miracle, Raymond Gurême a pu s’échapper de Linas-Monthléry en 1941, mais a ensuite de nouveau été arrêté puis déporté vers un camp de travaux forcés en Allemagne. Trois ans plus tard, un conducteur de train qui faisait partie de la résistance l’a aidé à s’échapper une nouvelle fois en le cachant à bord d’un train reliant Francfort à Paris. «Si ce conducteur ne m’avait pas aidé, j’aurais fini dans un four», a déclaré Raymond. De retour en France, Raymond Gurême a immé- diatement rejoint la résistance mais il a mis six ans à retrouver ses parents et ses frères et sœurs, qui étaient arrivés à s’échapper en Belgique.

« Le donjon de la mémoire collective »
Chacun des jours qu’il a été forcé à passer à Linas-Montlhéry est gravé si profondément dans les souvenirs de Ray- mond Gurême qu’en 1968 il a pris la courageuse décision d’acheter un morceau de terrain à côté de l’ancien emplacement du camp, et d’y installer sa caravane.

«J’ai regardé la colline où se trouvait le camp. C’était le lieu du crime perpétré contre notre liberté et notre humanité. J’ai ressenti le besoin de rester là, dans un genre de face à face silencieux avec le camp», a-t-il expliqué. Plus de 70 ans après ce calvaire, Raymond Gurême parle de sa vie avec la passion mais aussi l’amertume de quelqu’un qui n’a jamais fait l’expérience de ce que signifie véritablement le mot justice. Dans ses mémoires, il a écrit que les autorités françaises avaient mis l’emprisonnement des gens du voyage au donjon de la mémoire collective. Il a ajouté qu’il n’y avait pas eu de place pour son chagrin. Ni pour lui en tant que citoyen.

Dans ses souvenirs, rares sont les périodes de sa vie où il n’a pas été victime de violations et de discriminations dans son pays de naissance. Le dernier épi- sode en date a eu lieu en septembre, lorsqu’une quarantaine de policiers français sont entrés sur des terrains où vivent quelque 150 voyageurs. Raymond Gurême, qui a 89 ans, se reposait alors dans sa caravane. «J’étais dans ma caravane et j’ai entendu un bruit. Tout d’un coup, la porte s’est ouverte et un flic est entré. Je lui ai demandé s’il avait un mandat et il a dit « on n’est pas en Amérique » », a déclaré Raymond.

«Lorsque j’ai dit aux policiers de partir, l’un d’eux a commencé à me pousser et à me frapper à coups de matraque. Il m’a poussé hors de la caravane et m’a de nouveau frappé.» Les policiers n’ont presque pas posé de questions. Il a plus tard été dit à la communauté qu’ils étaient à la poursuite d’hommes armés. Les vio- lences ont immédiatement dégénéré, et des policiers ont aspergé de gaz lacry- mogène plusieurs hommes, femmes et enfants qui se trouvaient autour de la cara- vane de Raymond Gurême. L’épisode a été si violent que Viviane, la fille de Raymond, a affirmé que son père était à peine remis de son choc.

Les autorités françaises enquêtent actuellement sur ces événements, mais des doutes subsistent sur l’impartialité et la rigueur des investigations, car c’est une autre unité de police qui s’en charge. Si le parquet supervise, il n’en reste pas moins que c’est la police qui enquête sur la police. Et des recherches menées par Amnesty International montrent que ces enquêtes manquent souvent de rigueur et d’impartialité, et restent en grande partie sans effet.

Ce qu’a traversé Raymond Gurême est loin d’être unique. En France, la communauté du voyage représente 350 000 personnes. Beaucoup, comme lui, sont en butte à la discrimination et aux violations. Voir un homme de 89 ans, rescapé de l’holocauste, être brutalisé de la sorte de nos jours est révoltant.

« Les policiers français refusent parfois de respecter les normes relatives aux droits humains les plus élémentaires. Si les autorités françaises n’enquêtent pas de manière impartiale et rigoureuse sur les allégations de violences policières, elles envoient le message dangereux que la police est au-dessus des lois », a déclaré Marco Perolini, d’Amnesty International, qui a rencontré Raymond Gurême.

« Elles doivent plutôt faire le nécessaire pour que les policiers soient traduits en justice à chaque fois qu’ils recourent à une force disproportionnée. S’en dispenser démontrera seulement que la France n’est pas le pays de la liberté et de l’égalité qu’elle affirme être. » 27 novembre 2014

http://www.amnesty.org/fr/news/galit-traveller-and-holocaust-survivor-talks-violence-hands-french-police-2014-11-27

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27 novembre 2014 ~ 0 Commentaire

solidarité avec la révolte des noirs américains (npa)

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La révolte des Noirs américains a éclaté à Ferguson dans le Missouri après l’annonce du verdict du grand jury populaire qui a décidé de ne pas poursuivre le policier blanc qui avait tué cet été un jeune Noir, Michael Brown.

Elle a éclaté aussi à travers les USA de Seattle à New York, en passant par Chicago et Los Angeles, rassemblant des milliers de manifestants de toutes origines scandant le slogan devenu leur cri de ralliement, «Les mains en l’air, ne tirez pas!», les paroles prononcées par Michael Brown avant qu’il ne soit froidement abattu par le policier.

L’assassin ne sera même pas poursuivi, la dite justice s’en lave les mains, elle n’a retenu aucune charge contre lui. La police a quartier libre contre les Noirs, elle peut tuer impunément.

Obama a demandé à la population noire de garder le calme, d’accepter ce verdict inique et révoltant. «Pas de justice, pas de paix», répondent les manifestants pour signifier au pouvoir, aux classes dominantes, à leur police que la lutte des Noirs, des travailleurs et des pauvres ne s’arrêtera pas là. Leur combat est le nôtre. Montreuil, le 25 novembre 2014

http://npa2009.org/communique/solidarite-avec-la-revolte-des-noirs-americains

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