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15 août 2013 ~ 0 Commentaire

Le centenaire d’Aimé Césaire: négritude ou négripub ?

Le centenaire d’Aimé Césaire: négritude ou négripub ? dans Antiracisme men-in-black

Il y a longtemps de cela, un jeune Martiniquais montait dans un tramway à Paris.

Il s’assoit face à une jeune femme effrayée par la vision de ce Nègre. S’ensuivra une discussion au cours de laquelle le jeune impétrant lui clouera le bac en lui disant « Oui Madame, je suis un Nègre et le Nègre, il vous emmerde… » C’était en 1934 et Aimé Césaire venait d’entrer dans l’histoire.

France 2013. Nous sommes le 10 mai au jardin du Luxembourg. La commémoration de l’abolition de l’esclavage bat son plein. Un soleil éclatant, un auditoire métissé, attentif, écoute et applaudit le discours de François Hollande. On se croirait sous les tropiques. Tout paraît normal, le discours est humaniste, rien à voir avec ceux de Sarkozy. On se dit qu’enfin l’homme africain est entré dans l’histoire. Qu’en- fin il sera question des réparations, de la réappropriation et de la répartition des terres…

Et puis paf… Comme à son habitude, Hollande se prend les pieds dans le tapis. Il nous fait une pirouette. « Les réparations, mais vous n’y pensez pas mon brave garçon… Même le grand Césaire était contre…. » Sauf que Césaire avait tout bonnement déclaré que les répa- rations financières ne suffiraient jamais assez, car la réparation dont il s’agit doit être à la hauteur du crime commis… Imprescriptible… Incommensurable.

Et puis 2013, année de l’intervention de l’armée française au Mali. Hollande dit son admiration pour Césaire tout en jouant les Sar- kozy de gauche et en interdisant l’accès au territoire français à l’ancienne ministre de la Culture, Aminata Traoré, du seul fait qu’elle est op- posée à cette intervention qu’elle juge coloniale. Et puis, tant qu’on y est, puisqu’on interdit à une ex-ministre malienne de poser le pied en France, qu’on expulse encore plus d’immigrés, interdisons (l)également la présence de militants nègres venus signifier à l’État Français qu’aujourd’hui encore la négrophobie n’est pas un vain mot mais un comportement raciste légalisé. Le maître ne saurait tolérer de contestation dans sa propre maison.

Et pourtant, visite présidentielle « normale » oblige, il y avait là un cordon de CRS. Ah ! Mais c’est qu’il y a des Nègres à mater, de ceux qui ne s’en laissent pas conter. Trois membres de la brigade anti-négrophobie en ont subi les conséquences. Pourtant munis d’une in- vitation officielle, Franco Lollia, Joel Ardes et Alamamy Mam Kanouté (conseiller municipal de Fresnes) ont été interdits de cérémonie, mais surtout menottés et encerclés par les forces de l’ordre vallsiennes… Tabassés dans les règles de l’art – Almamay sera même maintenu à terre par plusieurs CRS, ils sont placés direct en garde à vue pour 24 heures, ce qui est totalement injustifié et inhabituel pour ce type d’arrestation.

Joël Ardes et Franco Lollia, apprennent qu’ils sont convoqués devant le substitut du procureur le 28 mai. « Ils vont avoir droit à un rappel à la loi, en gros on va leur dire : “c’est mal ce que vous avez fait, il ne faut pas recommencer” », explique Me Bourdon, l’avocat de Joël et Franco. Alamamy est, quant à lui, convoqué devant la 28e chambre du tribunal de grande instance de Paris. Il lui est reproché d’avoir résisté avec violence à son arrestation et d’avoir bousculé un policier, entraînant sa chute. Ce dernier s’est vu signifier quatre jours d’ITT, le pauvre…

Du côté de la préfecture de police, on réserve les détails des preuves pour l’audience. Le service presse lit les quelques lignes « qu’il y a sur la fiche » : « Vendredi 10 mai, en fin de matinée, un petit groupe portant des tee-shirts de la brigade anti-négrophobie a tenté de passer en force. Deux personnes sur les trois n’avaient pas d’invitation. » Ce qui se révèle faux. Pour Me Maati, « ils tentent de justifier l’in- justifiable ». Son client risque un an de prison et une amende. « Il n’aura sans doute pas de prison ferme mais l’idée, dans ce procès, c’est de plaider la relaxe. » Almamay Kanouté annonce, par ailleurs, qu’il souhaite porter plainte « dans un premier temps contre le ministère de l’Intérieur »[1].

Au moment de l’arrestation,  puis de la libération, d’un néo-nazi, de l’indulgence accordée à Serge Ayoub, « Batskin » pour les intimes, mais surtout leader de la mouvance skinhead, impliqué dans la mort de Clément Méric, on ne peut donc s’empêcher de penser qu’on assiste à la criminalisation des militants antiracistes.

On se doutait déjà qu’il ne fallait pas être jeune, noir ou arabe/musulman et croiser un bataillon de keufs. On sait maintenant qu’il ne faut pas, en plus, perturber une cérémonie officielle ou le maître vous joue la Ultima Cena… Grand Seigneur, il vous offre le couvert, faut quand même pas abuser de sa générosité.

D’autant plus que le Grand Césaire doit faire des bonds dans sa tombe. Lui qui en 1950 éclaira le monde avec son discours sur le colonialisme et affirma dans sa fameuse lettre à Maurice Thorez que le paternalisme ça suffisait, se trouve écartelé aujourd’hui par la récu- pération hypocrite et misérable d’un Delanoë ou d’une Voynet. Tout juste s’ils ne sont pas tous des Nègres… Tous bientôt vont nous sortir leur amour pour la négritude en même temps que s’installe une négrophobie banalisée, étatique.

Alors 2013, année du centenaire de Césaire ? Année de la négritude ou année de la négripub ? Avec le PS, en tout cas, on connaît la réponse… Et c’est pas un Harlem Désir qui nous fera changer d’avis.

[1] Le 5 juillet 2013, le procès d’Almamy Kanouté est annulé pour vice de procédure. Le matin même, coup de théâtre. A peine arrivé dans la salle Me Maati demande l’annulation du procès pour vice de procédure : les forces de l’ordre n’ont pas notifié à l’accusé le droit de garder le silence. Fait plutôt rare, le parquet se range du côté de la défense. Le juge décide donc d’annuler la procédure. En cinq minutes à peine, l’affaire est pliée. « Il ne faut pas tout de suite fanfaronner, tempère l’avocat. Ils ont dix jours pour faire appel. » A ce jour, 19 juillet, le parquet n’a toujours pas fait appel. 15 août 2013 par Mariam Seri Sidibe

Source : http://www.afriquesenlutte.org/notr…

http://www.afriquesenlutte.org/communiques-luttes-et-debats/livres-etudes-debats/article/le-centenaire-d-aime-cesaire

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15 août 2013 ~ 0 Commentaire

L’Autriche préfère les réfugiés qui se taisent (PE)

L'immigration

L’Autriche, où les chrétiens-démocrates font partie de la coalition au pouvoir, condamne des réfugiés pakistanais à mort en les expulsant. Le pape François s’est pourtant exprimé en leur nom il y a quelques semaines. Un message qui n’est manifestement pas arrivé jusqu’aux oreilles des politiciens autrichiens, note un chroniqueur de Gazeta Wyborcza.

Toute cette histoire désastreuse aurait été évitée si les immigrés clandestins pakistanais, qui avaient déposé des demandes d’asile en Autriche, s’étaient tout simplement tus. Toutefois, comme ils pensaient se trouver dans un pays démocratique, ils ont voulu revendiquer publiquement qu’on les traite décemment. Au lieu de végéter pendant des années dans le camp de réfugiés qui se trouve à Traiskirchen, près de Vienne, et de travailler clandestinement, ils ont organisé en novembre 2012 une manifestation pour protester contre leurs conditions de détention lamentables. La police les a immédiatement dispersés, suite à quoi ils ont trouvé refuge dans une église jusqu’à ce que le monastère servite de Vienne les accueille temporairement. Les autorités autrichiennes n’ont toutefois pas oublié ce coup d’éclat : le dimanche 4 août, huit des 40 Pakistanais impliqués ont été arrêtés et immédiatement expulsés.

Selon les autorités, les expulsions se dérouleront coûte que coûte, comme prévu. Les militants autrichiens qui, avec l’Eglise catholique, soutiennent les réfugiés, ont tenté de plusieurs façons de s’opposer à leur expulsion. L’un des militants a acheté un billet sur le vol qu’allait prendre l’un des Pakistanais et a tenté d’empêcher l’avion de décoller, mais il a été appréhendé par la police. Pour ne rien arranger, la police s’en prend maintenant aussi aux militants. Début août, trois personnes ont été arrêtées pour trafic humain et les forces de l’ordre ont fouillé le monastère. Selon les autorités, les expulsions se dérouleront coûte que coûte, comme prévu.

Oasis démocratique Je ne raconterais pas ces événements de façon si détaillée si je n’avais pas rencontré en personne les réfugiés pakis- tanais du monastère viennois. En avril, j’ai passé quelques heures avec eux : dans leurs yeux, on pouvait lire la peur et le désarroi. La plupart d’entre eux étaient des défenseurs des droits de l’homme au Pakistan et ils avaient été contraints de fuir. Pour eux, l’expulsion est une condamnation à mort, qui sera exécutée par les forces de sécurité ou par les talibans.

Les demandeurs d’asile n’arrivent pas à comprendre pourquoi le gouvernement autrichien voit leur pays d’origine comme une oasis démocratique. Ils ont d’ailleurs fait remarquer que le ministère des Affaires étrangères avait déconseillé aux touristes autri-chiens de se rendre au Pakistan. Pourquoi les autorités affirment-elles donc que les réfugiés ne courent aucun danger, et s’apprêtent à les renvoyer dans ce pays ? L’Autriche est, sans aucun doute, un Etat de droit qui dispose de réglementations sur le traitement des immigrés. Il est également vrai que de nombreux ressortissants asiatiques ou africains viennent en Europe uniquement pour des motifs économiques, sous couvert de harcèlement religieux ou politique.

Il est de notoriété publique depuis des années que les conditions de vie dans les camps de réfugiés autrichiens sont scandaleuses. Un petit pays comme l’Autriche ne peut tout simplement pas accueillir tout le monde. Et pourtant, la loi ne doit pas être appliquée sans discernement. Chaque dossier individuel doit être traité en temps et en heure. Les réfugiés ne sont pas du bétail. Il est de notoriété publique depuis des années que les conditions de vie dans les camps de réfugiés autrichiens sont scandaleuses.

Chasse au gibier Vienne, toutefois, n’a jamais prêté attention aux critiques et a maintenant choisi la pire façon imaginable de s’attaquer au problème. Les expulsions de Pakistanais ont commencé à la veille de la campagne électorale, au moment où leur défenseur, le cardinal Christoph Schönborn, archevêque de Vienne,  était à l’étranger et dans l’incapacité d’intervenir en leur nom. Dans ce contexte, il n’est pas surprenant que certains aient suggéré que la coalition entre le Parti social-démocrate d’Autriche (SPÖ) et le Parti populaire autrichien (ÖVP) se soit emparée de la question à des fins politiques, pour gagner la sympathie des populistes.

Cependant, l’Autriche n’est pas le seul Etat où les réfugiés sont confrontés à des conditions déplorables. En Grèce, la police des frontières les chassent comme du gibier. On sait que les Italiens envoient régulièrement des immigrés africains en Allemagne. En Grande-Bretagne, le gouvernement a récemment mené une campagne pour avertir les sans-papiers : s’ils ne quittent pas le territoire, ils risquent de finir en prison. En Pologne, comme la télévision publique l’a montré récemment, les centres de détention pour réfugiés ressemblent à des prisons et ils en ont adopté le fonctionnement.

Au mois de juillet, le pape François a prononcé un discours sur l’île italienne de Lampedusa, où des milliers d’Africains qui arrivent par bateau trouvent temporairement refuge. Il a expliqué qu’il souhaitait persuader les catholiques d’adopter une attitude nouvelle vis-à-vis du destin tragique des immigrés, afin que nous commencions à les traiter comme des personnes dans le besoin. Combien de temps faudra-t-il à l’Europe pour entendre ses paroles ? 14 août 2013 Gazeta Wyborcza Varsovie

http://www.presseurop.eu/fr/content/article/4054681-l-autriche-prefere-les-refugies-qui-se-taisent

Commentaire: A part le couplet pro-église catho, polonais, c’est de bonne guerre, et si on oublie aussi que « nos »  tchétchènes sont renvoyés chez Poutine par la Pologne, il reste que les « socialistes » de tous les pays sont prêts à faire des politiques racistes pour plaire à l’extrême droite…

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14 août 2013 ~ 0 Commentaire

Londres claque la porte au nez du monde (PE)

Londres claque la porte au nez du monde (PE) dans AntiracismeDessin: Patrick Chappatte

L’avalanche de mesures anti-immigration envoie un message clair aux visiteurs étrangers qui viennent au Royaume-Uni : “Restez chez vous !” Or la Grande-Bretagne a plus besoin d’une politique d’immigration intelligente et efficace que de politiciens qui font le jeu du populisme, estime un chroniqueur du Financial Times.

Arrêtez la planète, la Grande-Bretagne voudrait descendre. Les JO de 2012 étaient une belle célébration de la diversité. Londres s’est posé en plaque tournante internationale sans équivalent. Les héros britanniques des Jeux – des athlètes comme Mo Farah et Jessica Ennis – ont témoigné d’une identité britannique renouvelée, placée sous le signe de l’ouverture. Les choses ont changé depuis.

Touristes, étudiants, chefs d’entreprise – tous sont considérés comme des immigrés clandestins en puissance. Un an plus tard, la politique britannique ferme toutes les écoutilles. Le message envoyé aux étrangers est à la fois simple et déprimant : restez chez vous. Les conservateurs de David Cameron promettent un référendum qui pourrait conduire la Grande-Bretagne à rompre son engagement avec l’Europe. Il fut un temps où les Tories proposaient une alternative : renoncer à l’Europe, certes, mais pour se tourner vers le monde. Ce n’est plus le cas. On dresse des barricades contre tout ce qui se présente. Touristes, étudiants, chefs d’entreprise, tous sont considérés comme des immigrés clandestins en puissance.

Paranoïa ambiante L’autre jour, le Home Office, bureau responsable des contrôles aux frontières, a donné un aperçu du populisme qui guide la politique gouvernementale. Des camions flanqués de panneaux publicitaires ont été envoyés sillonner les quartiers pluriethniques de Londres. Le message ? Les clandestins doivent « rentrer chez eux ou s’exposer à une arrestation ». Les libéraux-démocrates, le parti junior de la coalition de David Cameron, a dénoncé une initiative qu’il jugeait stupide et offensante. Imperturbable, le bureau du Premier ministre a fait savoir que la campagne pourrait bien être étendue à tout le pays.

Le Home Office projette également de demander aux visiteurs en provenance de pays à haut risque de verser une caution en liquide de 3 000 livres pour pouvoir entrer en Grande-Bretagne. L’objectif est de prévenir toute « prolongation indue du séjour » et de compenser les coûts d’une éventuelle prise en charge médicale du visiteur. Les pays visés sont l’Inde, le Nigeria, le Kenya, le Pakistan, le Sri Lanka et le Bangladesh. Il ne leur aura pas échappé que les pays à majorité « blanche » tels que les Etats-Unis, le Canada, l’Australie et la Nou- velle-Zélande, ne sont pas concernés.

Plus près de nous, le gouvernement promet de limiter l’accès des Roumains et des Bulgares. Les ressortissants de ces Etats membres de l’UE seront libres de circuler à travers l’Union dès que les mesures restrictives transitoires prendront fin, l’année prochaine. Les tabloïds britanniques regorgent déjà d’histoires terrifiantes sur les hordes de « touristes sociaux ». Peu importe que les migrants fassent moins appel aux prestations sociales que les Britanniques.

Le gouvernement fait le jeu du populisme. Le Premier ministre a renoncé à faire participer tout le monde à sa « Big Society », alors que c’était jadis son cheval de bataille. Les nationalistes du Parti pour l’indépendance du Royaume-Uni (UKIP) ont débordé les Tories sur leur droite. La stagnation économique et l’austérité budgétaire ont attisé la grogne de l’opinion. David Cameron a un jour qualifié les sympathisants de l’UKIP de « racistes refoulés ». Aujourd’hui, il leur fait les yeux doux.

La paranoïa ambiante est alimentée par des groupes de pression comme Migration Watch UK. Sir Andrew Green, l’ancien diplomate à la tête de ce think tank, brandit une étude affirmant que les « Britanniques blancs » (le terme est de Sir Andrew) pourraient bien être minoritaires à l’horizon de la seconde moitié de ce siècle. A quoi d’aucuns rétorquent : « Et alors ? » Lorsque Mo Farah et Jessica Ennis, l’un de Somalie, l’autre à moitié caribéenne, ont été ovationnés, nous étions tentés de supposer que la couleur de peau n’était plus un marqueur de l’identité nationale en Grande-Bretagne. Je n’ai pas le souvenir d’avoir entendu quiconque les qualifier de « Britanniques de couleur » lorsqu’ils sont allés chercher leurs médailles d’or. Hélas, de tels triomphes n’entament en rien la xénophobie de comptoir dans les comtés de la périphérie de Londres. La Grande-Bretagne a réellement besoin d’une politique intelligente et efficace en matière d’immigration. Les gens veulent voir que le système est équitable, efficace et ne perturbe pas indûment les populations locales. Le dernier gouvernement travailliste avait gravement sous-estimé l’ampleur des vagues d’immigration en provenance des anciens pays communistes après leur accession à l’UE. Cette politique d’ouverture, conjuguée au laxisme de l’administration, a contribué à répandre l’idée selon laquelle l’immigration a augmenté de façon vertigineuse.

300 000 dossiers d’asile en souffrance Pour le gouvernement en place, toutefois, la croisade morale et les sorties populistes ne sont plus qu’une manière de faire oublier son propre échec à maîtriser le système. Sans compter qu’il est bien plus facile d’accuser les immigrés de voler les emplois que de s’attaquer aux dysfonctionnements du système éducatif, qui produit tant de jeunes démotivés et non qualifiés. Voilà quel- ques jours seulement, une commission parlementaire reconnaissait que le dénombrement officiel des migrants s’appuyait sur des « conjec- tures ». Ce qui ne surprend guère quand on sait que personne ne vérifie les passeports ou les visas des visiteurs qui repartent. A en croire ces conjectures, l’immigration nette serait en chute libre. C’est sans doute vrai. Mais cette chute est en grande partie le résultat des mesures drastiques limitant le nombre d’étudiants étrangers.

Des pays comme le Canada, les Etats-Unis et l’Australie ne comptent pas les étudiants comme des migrants Des pays comme le Canada, les Etats-Unis et l’Australie ne comptent pas les étudiants comme des migrants permanents, pour la bonne raison que la plupart rentrent chez eux ensuite. Pendant ce temps, le régime de visas britannique est à bout de souffle, le contrôle des entrées à l’aéroport de Heathrow est une vraie pagaille et 300 000 dossiers d’asile et d’immigration sont en souffrance.

L’objectif officiel de réduire l’immigration nette à quelques dizaines de milliers de migrants seulement est contradictoire. Il suppose que le nombre de candidats à l’immigration en provenance du Brésil ou des Etats-Unis devrait fluctuer en fonction des départs de retraités britanniques pour le soleil d’Espagne. Si les plombiers polonais rentrent chez eux, la Grande-Bretagne pourra accepter plus d’ingé- nieurs indiens – et inversement. De telles inepties masquent un danger bien plus grand. La Grande-Bretagne fut jadis le champion d’un système libéral et international fondé sur l’ouverture. Aujourd’hui, elle apparaît aux yeux du monde comme une victime aigrie. Les initiatives visant à extraire le pays de l’Europe et à barrer la route des migrants témoignent du recul de la confiance nationale. Les répercussions sur l’économie seraient dévastatrices. Pourquoi un chef d’entreprise de bon sens, qu’il soit originaire de Chine, d’Inde ou du Brésil, investirait-il dans un pays qui lui refuse l’accès à l’UE et fait savoir à ses compatriotes qu’ils sont indésirables sur son territoire ? Si la Grande-Bretagne est sur le point de descendre, la Terre ne s’arrêtera pas pour autant de tourner.

Financial Times Londres  13 août 2013

http://www.presseurop.eu/fr/content/article/4050401-londres-claque-la-porte-au-nez-du-monde

Commentaire:  Cà a l’air d’un discours « de gauche » mais c’est quand même le journal des « milieux d’affaires », preuve qu’on peut être « de droite » et pas abruti et « fascisant » comme notre classe politique!  N’oublions tout de même pas que ces « milieux » ont leur propre agenda, qui est la mondialisation, la mise en concurrence des régimes sociaux et autres « avantages aquis » et l’alignement sur les pays aux bas revenus, sinon on délocalise!

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12 août 2013 ~ 0 Commentaire

Racisme normal sous une présidence normale : les « Y A BON AWARDS »(Ael)

Racisme normal sous une présidence normale : les « Y A BON AWARDS »(Ael) dans Antiracisme ya-bon-banania-2013-tad-guineelibre-cope-genest_

Il est des cérémonies qu’on aurait aimé ne jamais créer.

Il est des trophées qu’on n’aurait jamais aimé à avoir à attribuer. Les « Y a bon awards » sont de ceux-là. A l’instar des « Gérard du pire de la télé », parodie des 7 d’Or avec remise d’un parpaing au lauréat, les Indivisibles remettent depuis 5 ans, la Banane d’Or du racisme médiatico-politique à diverses personnalités s’étant particulièrement distinguées dans ce domaine. Et force est de constater que ça se bouscule au portillon…

A croire que la banane est le fruit préféré de nos stakhanovistes de la connerie… Cette année encore, le cru fut de qualité excep- tionnelle… De Jean-Luc Mélenchon et ses « Afghans »,  à Élisabeth Lévy, l’hallucinée de l’ennemi intérieur, en passant par Estrosi et sa fameuse « prostituée chinoise », Marine Le Pen et ses « Arabes mélenchonistes », une fois de plus nos « empaffés » se sont surpassé. C’est dans un Cabaret Sauvage plein à craquer d’un public festif et divers, intergénérationnel, que le racisme « normal » sous une présidence « normale » a été moqué, voire même, conspué. C’est un jury hétéroclite composé de l’animatrice de télévision Enora Malagré, le géopolitologue Pascal Boniface, l’humanitaire Rony Brauman, l’humoriste Océane Rose Marie, les journalistes Denis Robert, Yasmine Chouaki, Anasthasie Tudieshe et Nadir Dendoune, le fondateur d’Act Up Didier Lestrade , la présidente de la fondation Frantz Fanon, Mireille Fanon-Mendès-France, les musiciens DJ Pone, DJ Cut Killer et Marco Prince, la championne de boxe et écrivaine Aya Cissoko, l’entrepreneure Laurence Méhaignerie, l’initiateur de la Marche pour l’égalité de1983, Toumi Djaidja, et enfin le producteur et auteur du film la Cité Rose, Sadia Diawaraqui, qui a eu la lourde tache de désigner les lauréats 2013.

Pour la première fois, présidence normale oblige, le palmarès est parfaitement paritaire. Et les gagnants sont…

Véronique Genest, commissaire vieillissante, fille à peine cachée de Jeanne d’Arc et de Charles Martel et fatiguée de service, Franck Tanguy, inconnu de tous sauf des beaufs de RMC, Jean-François Copé l’apprenti boulanger, Jean-Sébastien Vialatte, le nostalgique de l’esclavage, Elisabeth Badinter, la grande pédiatre spécialiste du terrorisme de nos chers bambins et la désormais très célèbre psychopathe hallucinée, Élisabeth Lévy.

Le premier prix, intitulé « Super Patriote », est revenu à l’actrice Véronique Genest pour sa confession: « Alors tout de suite : islamophobe ! Raciste ! Alors moi, j’ai réfléchi. J’ai réfléchi et je me suis dit : “Islamophobe. Islamophobe, ça veut dire c’est la phobie c’est la peur.” C’est bien ça ? Alors effectivement, peut-être je suis islamophobe. Ce soir, je fais mon coming out : oui probablement que je suis, comme beaucoup de français, islamophobe. »

Le deuxième prix, baptisé « Retourne chez ta mère », a été attribué à Franck Tanguy, chroniqueur à RMC, qui avait avoué : « Très franchement, quand je vois un barbu en djellaba qui traverse au feu rouge, j’ai envie d’accélérer. »

Le troisième, « Territoires perdus de la République » a récompensé le président de l’UMP, Jean-François Copé, pour son dérapage lors de la campagne pour la présidence du parti : « Il est des quartiers où je peux comprendre l’exaspération de certains de nos compatriotes, pères et mères de famille, rentrant du travail, le soir, apprenant que leur fils s’est fait arracher son pain au chocolat à la sortie du collège par des voyous qui lui explique qu’on ne mange pas pendant le ramadan. »

Le quatrième prix, appelé « Au bon vieux temps des colonies », a été remis à Jean Sébastien Vialatte, député UMP, qui avait twitté : « Les casseurs sont sûrement des descendants d’esclaves. Taubira va leur donner des compensations. »

Le cinquième prix, « Racisme à peine voilé » est revenu à la philosophe et femme d’affaires, Elisabeth Badinter, qui avait lâché en mars 2013 : « D’un côté, on commémore les victimes de Mohamed Merah et on veut combattre l’islamisme radical et de l’autre on laisse faire l’en- trisme de ces islamistes dans des crèches de quartier. Il faut absolument réagir très vite. »

La grande gagnante enfin, « pour l’ensemble de son œuvre » est la journaliste Elisabeth Lévy pour ses nombreuses déclarations.

La salle a tenu à saluer, pour l’ensemble de son œuvre, lui aussi, un homme qui m’est très cher : Robert Ménard, qui je crois est déjà en lice pour les Y a bon awards 2014, puisqu’il envisage rien moins que de « libérer Béziers et les Biterrois », en se présentant aux prochaines municipales en tête de liste FN… Et nous avons eu la surprise de remettre sa Banane d’Or 2012, obtenue haut la main, pour l’en- semble de ses unes racoleuses, mais c’est du journalisme n’est-ce pas ?,  l’éditorialiste de l’Express, Christophe Barbier, qui a donc découvert les unes que nous lui avons concoctées : notamment Islamisme et Piscine, ou Islamisme et diététique, est-ce compatible ? En dépit de la bonne humeur, n’oublions pas que cette année a été marquée par la recrudescence d’actes et d’agressions racistes. La minute de silence en hommage à Clément Méric, nous rappelle que le racisme et le fascisme, on peut en rire certes, mais on peut aussi en mourir.

Alors, malheureusement 2014 sera encore l’année du racisme normal sous une présidence normale.

10 août 2013 par Mariam Seri SidibeSource : http://www.afriquesenlutte.org/notr…

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08 août 2013 ~ 0 Commentaire

Australie : la chasse aux immigrés (Lo)

Australie : la chasse aux immigrés (Lo) dans Antiracisme cgrn25l

Trente et un Africains sont morts noyés le 27 juillet avant d’atteindre l’île de Lampedusa, comme cela se produit régulièrement. Mais il n’y a pas qu’en Méditerranée que les migrants venus de pays pauvres sont refoulés, parfois violemment, ni que des migrants périssent avant d’atteindre les côtes de pays leur apparaissant comme un Eldorado.

Au large de l’Australie, de tels drames se produisent également. Dans ce pays, à deux mois des élections et en difficulté dans les sondages, le gouvernement travailliste vient d’annoncer un renforcement des mesures anti-immigrés. Ceux qui arrivent à débarquer sur le territoire australien seront dorénavant renvoyés vers des centres de rétention en Papouasie-Nouvelle-Guinée, a annoncé le Premier ministre vendredi 19 juillet. Apprenant la nouvelle, des migrants détenus au centre de rétention de Nauru, une île sous tutelle de l’Australie, se sont révoltés et échappés.

Comme les pays européens, l’Australie attire des pauvres de divers pays en quête d’un avenir meilleur. Il s’agit surtout d’Iraniens, d’Irakiens, de Sri-Lankais, d’Afghans ou de Pakistanais. Beaucoup passent par l’Indonésie pour gagner les côtes australiennes, dont celles de la petite île Christmas. Les morts sont nombreux, du fait de la vétusté des embarcations. Depuis le début de l’année, 15 000  de- mandeurs d’asile seraient parvenus en Australie, un pays de 22 millions d’habitants, grand comme quinze fois la France, donc largement sous-peuplé ! Le gouvernement prend ces mesures anti-immigrés par pure démagogie électoraliste, face à une opposition de droite qui le taxe de laxisme. Mais fort de sa fibre travailliste, le gouvernement pousse l’hypocrisie jusqu’à présenter ses mesures, telles les primes pouvant aller jusqu’à 140 000 euros pour la dénonciation de passeurs, comme ayant un caractère humanitaire, puisque visant à éviter les morts de migrants. Personne n’est dupe et Amnesty International a justement dénoncé « le jour où l’Australie a décidé de tourner le dos aux plus vulnérables de la planète ». Frédéric GESROL

http://www.lutte-ouvriere-journal.org/?act=artl&num=2349&id=31

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02 août 2013 ~ 0 Commentaire

Immigrés retraités, Touraine se souviendrait-elle des Chibanis ? (LO)

Immigrés retraités, Touraine se souviendrait-elle des Chibanis ? (LO) dans Antiracisme image12561

Début juillet, l’Assemblée nationale s’est penchée sur la situation des 350 000 travailleurs retraités de plus de 65 ans, étrangers ou devenus français, résidant durablement en France. La moitié sont souvent des veuves de ces travailleurs.

Ce sont pour 70 % des Maghrébins des anciennes colonies, recrutés par le patronat il y a 30 et 40 ans pour venir travailler, sans leur famille, dans l’industrie automobile et surtout le bâtiment. 50 000 de ces vieux travailleurs, les Chibanis, ce qui signifie anciens en arabe, résident toujours dans les chambres de 7 à 10 m² des foyers pour travailleurs célibataires où l’État les a logés à leur arrivée.

L’Assemblée nationale a débattu pour savoir s’il fallait assouplir les pénalisations frappant ceux qui prennent leur retraite dans leur pays d’origine. Ces retraités ayant souvent des pensions misérables ont droit, comme tous les retraités, à des prestations et services sociaux (aide au logement, allocation de solidarité personnes âgées, assurance maladie). Mais ils perdent définitivement ces pres- tations s’ils quittent la France ou s’ils s’en absentent plus de six mois par an. Marisol Touraine, ministre des Affaires sociales, a annoncé la mise en place d’une prestation spécifique, « une aide à la réinsertion sociale et familiale », à l’intention des immigrés retraités voulant retourner dans leur pays d’origine. Le montant de cette aide équivaut aux prestations qu’ils touchent actuellement, mais sans condition de résidence en France. Cela est la moindre des choses envers ces travailleurs qui ont largement participé à l’équipement et à l’industrialisation du pays. Il faut cependant rester méfiant, surtout lorsque l’on sait qu’en mars 2007, une même loi avait déjà été votée à l’unanimité des deux assemblées dans le cadre de la loi Dalo sur le logement opposable. Mais que les décrets n’ont, eux, jamais été publiés ni appliqués.

Louis BASTILLE http://www.lutte-ouvriere-journal.org/?act=artl&num=2348&id=8

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27 juillet 2013 ~ 0 Commentaire

Brétigny : les charognards à l’œuvre !

Brétigny : les charognards à l’œuvre ! dans Antifascisme charognards-300x199

La catastrophe ferroviaire de Brétigny-sur-Orge aura de nouveau donné l’occasion à certains médias, à des porte-parole politiques, et des « syndicalistes » policiers peu scrupuleux, d’exprimer la pleine mesure de leurs talents…
À l’heure même où les équipes du Samu et des pompiers s’activaient sur les lieux du drame pour dégager les corps des victimes, et porter secours aux blesséEs, toute une série de braves gens écrivaient, sur la seule foi de tweets, de rumeurs non vérifiées, toutes démenties par la suite, un scénario de série Z : « Oh ! qu’elle est dangereuse la banlieue »…

Mensonges, fantasmes et préjugés C’est le syndicat de la police Alliance qui ouvrira la boîte à fantasmes, par la voix d’une de ses respon- sables interviewée sur Europe 1, parlant d’un « groupe de jeunes qui semblent porter secours aux victimes… mais les policiers sur place se rendent compte que ces individus sont présents pour dépouiller les victimes et notamment les premiers cadavres ». Il n’en faudra pas plus pour que, de l’UMP jusqu’au F Haine, la meute réactionnaire se déchaîne. Éric Ciotti, délégué général de l’UMP, reprend sans hésiter « l’infor-mation » et parle lui de « plusieurs bandes d’individus qui ont profité de la catastrophe pour caillasser sans raison et voler les victimes et les secouristes » (Alliance ne parlait que d’un seul groupe…). Toujours à l’affût d’une opportunité pour déverser sa haine des jeunes des quartiers populaires, le Front national condamnait très fermement « les comportements abjects et immoraux de voyous qui jusque dans l’horreur d’un tel drame continuent leur sale besogne, voler, piller et faire mal. Ces voyous méritent des condamnations exemplaires ». Intox, divulgations intempestives de rumeurs et de mensonges, sont devenues les plus sûrs outils de la droite et l’extrême droite pour distiller leur venin raciste. « Calomniez, calomniez… il en restera toujours quelque chose »… En cela, ils sont aidés par la dérive de certains médias en mal de sensations qui préfèrent l’audimat à l’exercice d’un journalisme d’enquête et d’investigation.

Alain Pojolat Vendredi 26 juillet 2013Publié dans : Hebdo Tout est à nous ! 205 (25/07/13)

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26 juillet 2013 ~ 0 Commentaire

Les immigrés? Ils s’en foutent (Resf)

Les immigrés? Ils s'en foutent (Resf) dans Antiracisme papers-please-arizona-immigrants

La désinvolture avec laquelle le gouvernement et le président de la République se comportent à l’égard des « immigrés » est stupéfiante.

Le report de la réforme du CESEDA est une nouvelle dérobade, s’ajoutant au maintien du contrôle exclusif  l’immigration par le ministère de l’In- térieur, au renoncement à la limitation des contrôles policiers au faciès, à la reculade sur le droit de vote des étrangers. Voilà plus d’un an qu’Hollande est à l’Elysée et Valls à l’intérieur, et concernant l’immigration, pratiquement rien n’a changé. La vie de celles et ceux qui sont venus vivre en France, y travaillent, y étudient, reste verrouillée par le carcan de 10 années de lois Sarkozy, de plus en plus restrictives et suspicieuses à l’égard des étrangers, par l’empilement des décrets, circulaires et consignes d’Hortefeux, Besson Guéant,  que le PS dénonçait jadis.

Manuel Valls naviguant entre les engagements timorés du candidat Hollande et la volonté aujourd’hui claire de ne rien changer sur la question de l’immi- gration, annonce qu’il compte faire autant, sinon plus, d’expulsions que Guéant et publie simultanément deux circulaires visant à aménager la situation de certaines catégories d’étrangers. Poudre aux yeux ? Pour qui ?

La fin de la rétention des enfants ? Oui, mais pas pour les familles qui refuseront d’être expulsées. Début juillet 2013, deux enfants de 1 et 5 ans ont été enfermés durant 5 jours. Régularisation des familles, des travailleurs, des scolarisés ? Les lycéens et les travailleurs qui ont pu en bénéficier sont une infime partie de ceux qui sont concernés. Le constat sur le terrain est formel et le ministère ne publie pas de bilan.

Manuel Valls prend aujourd’hui le prétexte de contraintes budgétaires pour laisser en l’état, catastrophique, la situation de l’asile et repousser la reforme du CESEDA.  Des dizaines de milliers d’hommes et de femmes, quelques enfants aussi, qui n’ont commis d’autre délit que d’être privés des « bons » papiers, continueront à être enfermés dans les prisons pour étrangers hypocritement baptisées Centres de rétention. La rétention était de 5 jours sous Mitterrand, de 12 jours sous Jospin, elle est de 45 jours sous Guéant et Valls.

Le gouvernement avait promis la création d’un titre de séjour valide pendant plusieurs années pour que les étrangers ne soient plus condamnés à faire la queue chaque année (plusieurs fois par an, en réalité), parfois toute la nuit et une bonne partie de la journée dans les pré- fectures surchargées. Ils attendront que le gouvernement trouve le courage de se pencher sur la question… en 2014 ou après.

Guéant, un connaisseur!, a instauré un véritable racket sur les sans papiers contraints de débourser jusqu’à 700€ pour leur premier titre de séjour. Quant à ceux qui sont régularisés mais ne peuvent pas payer… ils restent sans papiers.

La liste de ce qui n’a pas changé dans tous les domaines et notamment pour les étrangers ne cesse de s’allonger. Aujourd’hui c’est l’enjeu de réussir l’immigration dans son ensemble qui est évacué.

C’est une triple erreur :

-   un changement profond était attendu, en rupture avec l’affichage xénophobe de la présidence précédente. Ne pas donner ce signe fort désespère et démobilise une part de plus en plus importante de la société

-    ce peu de courage sur tout ce qui touche a l’immigration témoigne d’une ignorance de l’évolution en profondeur de la société qui est métissée, le sait, l’assume, bien plus que certains ne l’imaginent. Enfin, leurs dérobades atteignent toutes celles et tous ceux, français depuis des générations le plus souvent, que leur nom, leur prénom, leur visage ou leur teint désignent comme « immigrés ».

-enfin si le calcul fait par ce gouvernement est de traiter d’abord (seulement ?) ce qui préoccuperait les Français, c’est un bien petit calcul. A combien de voix reprises à droite ou à l’extrême droite, à combien de mairies sauvées, le droit de vivre ici des étrangers est il évalué ? La politique à laquelle aspirent ceux qui ont soutenu l’élection d’Hollande n’est pas un calcul de risque à 6 mois, mais un vrai projet de société. C’est pour quand ?

 Communiqué de presse Contact :   Armelle Gardien : 06 89 49 48 47  Richard Moyon 06 12 17 63 81
http://www.educationsansfrontieres.org/article46995.html

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26 juillet 2013 ~ 0 Commentaire

A Douarnenez, les minorités font leur cinéma (Ci)

Parmi tous les festivals consacrés aux minorités, celui de Douarnenez, le Gouel ar Filmoù, est l’un des plus renommés.

Le phénomène a commencé timidement, mais il lui a suffi de quelques années pour s’affirmer. Notamment en Europe, avec la chute de l’Union soviétique et de la Yougoslavie. Loin de se restreindre à la sphère politique, cet intérêt nouveau se manifeste aussi dans le cinéma, avec d’une part l’affirmation des cinémas régionaux, de l’autre la place croissante accordée aux spécificités régionales dans l’ensemble de la production cinématographique.  Aussi, il existe aujourd’hui des festivals de cinéma consacrés aux minorités un peu partout en Europe, de la Corse à la Scandinavie. Ils mettent à l’honneur des thèmes longtemps dédaignés et aident ces cinémas à sortir de la marginalité.

C’est une nouveauté importante : si auparavant la question des minorités ne sortait pas des ciné-clubs, ces dernières années, le grand public a pu voir des films comme Le Vent fait son tour (Il vento fa il suo giro, de Giorgio Diritti, 2007), Le Mas des alouettes (La Masseria delle allodole, des frères Taviani, 2007) et Sonetàula (de Salvatore Mereu, 2008) [trois films italiens qui traitent respectivement de la mino- rité occitane en Italie, du génocide arménien et de la Sardaigne]. Ces sorties sur les écrans s’accompagnent de la publication de livres sur le cinéma basque, sarde ou encore gallois, pour ne citer que quelques exemples.  Les associations de défense des minorités ne pouvaient évi- demment pas rester à l’écart de ce phénomène. On leur doit entre autres la Mostra del cinema friulano [le festival de cinéma frioulan, dans le nord de l’Italie], qui s’est transformée en festival européen, et le European Minority Film Festival [le festival du film des minorités euro- péennes], à Husum, en Allemagne, en novembre.

Passionnés. Parmi tous les festivals de cinéma consacrés aux minorités, celui qui a lieu chaque année à Douarnenez, petite ville bretonne du littoral atlantique, est l’un des plus anciens, et certainement l’un des meilleurs. Ce festival de cinéma, ou Gouel ar Filmoù en breton, est né en 1978 grâce à quelques cinéphiles du cru engagés contre la centrale nucléaire de Plogoff. L’objectif était simple, mais ambitieux : proposer un panorama des œuvres consacrées aux problèmes des minorités, sans tomber dans l’approche anthropologique didactique, ni dans l’huma- nitaire.  Parmi les animateurs du festival, signalons Erwan Moalic, qui a participé à sa fondation et l’a dirigé jusqu’en 2010 – où il a été rem- placé par l’actuel directeur, Eric Prémel. Erwan Moalic et les autres membres de l’association Daoulagad Breizh ne sont pas seulement des défenseurs passionnés des minorités, ce sont également de véritables passionnés de cinéma. Année après année, en conjuguant leurs deux passions, ils ont donné vie à un festival qui mêle des œuvres méconnues et des films distribués en salle.

Au fil du temps, le projet a pris de l’ampleur, offrant une grande mosaïque socioculturelle qui met à l’honneur les minorités les plus diverses : des Gallois (1998) aux Maoris de Nouvelle-Zélande (2001), des Indiens d’Amérique du Nord (1979) aux minorités d’Italie (2000). Quelquefois aussi, les organisateurs ont opté pour des thèmes d’actualité, comme la mondialisation (2002) et les migrations (1996).

Contre la ghettoïsation. Avec le temps, le festival de Douarnenez a gagné en importance et en prestige, obtenant ainsi le soutien de nom- breuses administrations et banques locales. Outre la manifestation estivale qui porte son nom, il propose le reste de l’année divers program- mes. Et le tissu associatif qui s’est progressivement constitué autour du festival organise diverses projections, conférences et initiatives liées au cinéma.  La 35e édition du festival, en août 2012, était consacrée aux trois minorités historiques d’Espagne : les Basques, les Catalans et les Galiciens. Pour l’occasion, les 280 bénévoles avaient créé un décor où se côtoyaient le flamenco et la paella, l’architecture de Gaudi et les œuvres de l’artiste de rue Sam3, qui a conçu l’affiche du festival. Le programme ne comprenait pas seulement des œuvres de ces minorités, mais également des films d’Almodóvar, Arrabal, Buñuel et bien d’autres, ainsi qu’une sélection de films de réalisateurs internationaux qui racontent l’Espagne.

Loin de la ghettoïsation, le festival voit les minorités comme les couleurs d’une palette qui n’aurait aucun sens sans elles. En refusant l’ethnicisme obscur et dangereux, il souligne avec force les spécificités régionales en choisissant de les insérer dans un contexte international. Un message précieux en ces temps où beaucoup de ceux qui défendent leur identité refusent de reconnaître celle des autres.

Alessandro Michelucci Publié le 15 septembre 2012

36e ÉDITION DU FESTIVAL DE DOUARNENEZ
Rroms, Tsiganes et Voyageurs
- 60 films documentaires et fictions.
Une traversée cinématographique pour comprendre la situation des Rroms, Tsiganes et Voyageurs en France et en Europe.
- 40 invités : réalisateurs, producteurs, militants, acteurs associatifs, chercheurs.
- 10 Débats incisifs sur les problématiques actuelles, pour remettre les pendules à l’heure.

  • Panorama  Alessandro Michelucci 26 juillet 2013

http://www.courrierinternational.com/article/2013/07/26/a-douarnenez-les-minorites-font-leur-cinema

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26 juillet 2013 ~ 0 Commentaire

Gens du voyage : « Les politiques insufflent un sentiment de peur » (JDD)

Gens du voyage :

DECRYPTAGE Après les propos de Christian Estrosi, maire UMP de Nice, qui souhaite « mater » les gens du voyage, et ceux de Gilles Bourdouleix, son homologue UDI de Cholet, qui vient de démissionner, sur Hitler qui n’a « peut-être pas tué assez » de membres de cette communauté, des associations tziganes estiment que les politiques stigmatisent cette population à des fins électorales.

Une récupération politique

Louis Gouyon de Matignon n’est pas d’origine tzigane. Fils d’une grande famille, il est pourtant l’un des plus farouches défenseurs de cette culture. « Certains responsables politiques s’évertuent à véhiculer une image stigmatisante, à insuffler un sentiment de peur », assure-t-il au JDD.fr. « A quelques mois des municipales, ces maires se servent des gens du voyage pour flatter une partie de leur électorat » Pour Alain Daumas, président de l’Union française des associations tziganes, ces problèmes sont des écrans de fumée : « Quand il y a une crise économique, on se tourne vers les nomades pour rejeter la faute sur eux. La preuve avec le discours de Grenoble de Nicolas Sarkozy en 2010. On jette en pâture les membres de cette communauté qui soi-disant envahissent les villes, pour ne pas parler des vrais sujets. Entre Estrosi et Bourdouleix, je ne fais pas de différence. Le maire de Nice a tenu des propos moins durs, mais l’idée reste la même. »

Les gens du voyage ne sont pas tous des Roms

Si Louis Gouyon de Matignon considère qu’il y a quelques années, l’amalgame entre Roms et gens du voyage était dû à une profonde mécon-naissance de ces deux entités, il estime qu’aujourd’hui, tout le monde ou presque est conscient que les gens du voyage sont français. Le terme représente une catégorie juridique du droit français. Et les Roms venus de Roumanie, semi-nomades, sont une minorité des Roms de leur pays et une minorité des gens du voyage en France. « Les Tziganes sont aussi Français que moi, mais sont bien moins considérés », se désole le jeune homme. D’ailleurs, jusqu’à octobre 2012, l’inscription sur les listes électorales des gens du voyage était complexe. A la différence de n’importe quel Français qui doit justifier d’une présence de plus de six mois sur la commune, ce délai était porté à trois ans pour un membre des gens du voyage. Or, pour pouvoir s’inscrire, il leur fallait présenter un livret de circulation, pièce d’identité fournie qu’à partir de 16 ans. Les gens du voyage ne pouvaient donc pas voter avant leurs 19 ans. Le Conseil constitutionnel a, depuis, abaissé cette durée minimum à six mois. Une mesure qui concerne les quelque 500.000 gens du voyage nomades de France.

« Ce sont les communes qui sont hors-la-loi »

Leur cheval de bataille désormais, c’est le respect des règles portant sur les aires d’accueil et les aires de grand passage. « On a l’habitude de nous présenter comme des hors-la-loi, mais les hors-la-loi, ce sont les communes et leurs maires », constate Alain Daumas. Selon les chiffres qu’il avance, moins de 33% des aires qui devraient être effectifs le sont. « Les gens du voyage ne peuvent pas être des éternels voyageurs. Nous avons besoin d’endroits pour se poser. Or, les grosses caravanes sont interdites dans les campings. » Il explique que c’est faute de mieux que les gens du voyage investissent parfois des terrains qui ne sont pas destinés à cet usage, comme c’était le cas à Nice.  « Aujourd’hui, tout le monde est très remonté, explique le représentant des associations tziganes. Nous sommes obligés de calmer les esprits. Jusqu’au jour ou 5.000 caravanes vont décider de bloquer la capitale pour se faire entendre. »

 

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