Archive | Antiracisme

25 novembre 2014 ~ 0 Commentaire

le rectorat de poitiers victime du syndrome de charles martel (ujfp)

moro  s y cristianos

Un « power point » excentrique est diffusé par le Rectorat de Poitiers aux chefs d’établissements du département de la Vienne pour leur apprendre à recon- naître parmi leurs élèves les futurs djihadistes potentiels. Entre autres signes à surveiller, porter une barbe en rasant sa moustache, ou s’intéresser particu- lièrement à l’injustice dont le peuple palestinien serait victime.

Quand des policiers et des gendarmes collaborent avec des fonctionnaires de l’administration scolaire pour former les chefs d’établissement en «profileurs», on se dit que les séries télé font des dégâts au-delà de la population adolescente.

On avait le Centre de prévention contre les dérives sectaires liées à l’islam qui avait déjà semble-t-il une certaine tendance à contribuer à la panique devant l’engagement djihadiste de jeunes Français sous prétexte bien sûr de rassurer et de «faire comprendre». Le rapport du centre savait au moins expliquer que ces «radicalisations» n’avaient pas grand chose à voir avec le concret de la vie des musulmans, de leurs mosquées et de leurs communautés dans notre pays.

Là, il semble bien que les conseillers du Recteur aient abandonné toute pré- caution et apportent une contribution signalée au développement de l’islamo- phobie. Comme en 732, d’aucuns doivent penser qu’il s’agit urgemment d’arrêter les Arabes à Poitiers. On remarquera également que c’est en réalité l’engagement des jeunes qui est présenté comme suspect, avec pour philosophie imparable que tout engagement aussi sincère soit-il peut être dévoyé par les manipulateurs qui rôdent sur internet.

Comme le fait remarquer Dominique Comelli dans sa contribution au livre  «Israël Palestine, le conflit dans les manuels scolaires», «… profond changement politique en France depuis une vingtaine d’années, à savoir la disqualification de la rue et des acteurs non-étatiques. Jusque là, la légitimité politique a toujours reposé en France, depuis la Révolution française, sur deux piliers: les élections et la «rue», c’est-à-dire l’intervention du peuple. Mais la violence actuellement acceptée est celle des Etats.(…) L’enseignement de l’histoire aujourd’hui en France ne vise plus principalement à transmettre le roman national, mais à lutter contre l’ «insurrection qui vient» en assimilant le moindre acte de défense d’un peuple à du terrorisme…».(Israël Palestine, le conflit dans les manuels scolaires, 2014, Editions Syllepse)

Dans ces conditions, pas question pour le gouvernement de reprocher à des jeunes, en revanche, de s’engager dans l’armée régulière de l’Etat d’Israël, quels que soient les crimes qu’elle peut commettre ! Pouvons-nous attendre du Ministère de l’Education nationale qu’il désavoue totalement ce document et en fasse arrêter la diffusion sans délai ? Pouvons-nous attendre du Recteur de l’Académie de Poitiers qu’il présente ses excuses pour cette erreur manifeste de jugement de ses services ? Pouvons-nous attendre des élus qu’ils exigent que l’Education nationale ait un souci permanent d’avoir une politique éducative, sans sombrer dans la psychologie policière.

André Rosevègue, 23 novembre 2014

http://www.ujfp.org/spip.php?article3652

 

Lire la suite

23 novembre 2014 ~ 0 Commentaire

face à la militarisation dans le 93 (ccr)

arton887

et aux fausses annonces du gouvernement, solidarité ouvrière !

Comme nous le signalions la semaine dernière, la ville de Saint-Denis (93) a été complètement militarisée pour empêcher la mobilisation des jeunes lycéens pour dénoncer les violences policières dans le cadre de la lutte contre l’assassinat de Rémi Fraisse.

Cette semaine la militarisation a continué. Des cars de CRS et la police montée dans le centre-ville, des voitures de police aux abords des lycées. Cette fois la militarisation visait notamment la grève et la mobilisation appelée par les syndicats de l’éducation nationale. Pour calmer le jeu la ministre Najat Vallaud-Belkacem annonçait la veille de la grève la création de 500 postes supplémentaires… d’ici 2017 !

La semaine dernière on a assisté à la militarisation de St-Denis. Même à l’intérieur de l’université Paris 8 on a vu la police en civil. Leur objectif était clairement d’intimider le mouvement lycéen et étudiant. En effet, bien que ce dernier ne soit pas encore à la hauteur de la situation (sauf peut-être à Toulouse), juste la perspective d’un début de mobilisation et convergence avec les lycéens effraye le gouvernement Hollande-Valls. En effet, «c’est la hantise de ce gouvernement comme des précédents: un coup de colère de la jeunesse » (Lejls.com, 17/11/14).

La militarisation de Saint-Denis continue C’est pour cela que même si la mobilisation étudiante sur St-Denis à du mal à démarrer (au moins pour l’instant) et qu’il y avait des signes très clairs qui indiquaient que la dynamique de mobilisation des lycéens avait été stoppée par l’intimidation de la police et, en partie, par la répression au sein même des lycées de la part des proviseurs, la ville de St-Denis continuait militarisée cette semaine. La police montée, la police municipale et les cars de CRS étaient toujours présents dans le centre-ville et devant les lycées.

Il s’agit d’une claire limitation des droits de s’exprimer et de manifester. En effet, même convaincus par la justesse et légitimité de leur contestation, beaucoup de lycéens et lycéennes font part de leurs craintes face aux représailles et intimidations.(…)

Les instits et les profs mobilisés et solidaires des lycéens réprimés Cette semaine le dispositif policier visait notamment la grève et la mobilisation de l’éducation nationale appelées pour le 20 novembre dans le 93. La grève était initialement appelée pour exiger plus de moyens pour l’éducation dans la Seine-Saint-Denis et pour dénoncer les nombreux problèmes et disfonctionnement dans le département (salaires des contractuels et profs stagiaires non payés, manque de personnel, postes non pourvus, etc.). Cependant, au vu de la militarisation de Saint-Denis et la répression contre les lycéens une réunion unitaire réunissant organisations politiques et syndicales de la ville s’est tenue. Dans celle-ci on a décidé d’appeler à manifester le 20 au matin dans la ville pour défendre les revendications des profs et pour exprimer le soutien à la mobilisation des lycéens et lycéennes.

Ainsi, 500 personnes dont des parents d’élèves, des profs et des étudiants de l’université de Paris 8 ont défilé dans les rues de la ville avant de rejoindre la manifestation devant le ministère de l’économie à Paris. Il s’agit d’un petit exemple mais très important pour faire progresser l’idée de la nécessité de la convergence entre les luttes de la jeunesse des quartiers populaires et de la classe ouvrière.

Les fausses annonces du gouvernement Alors que pour désamorcer la mobilisation des lycéens du 93 le gouvernement utilisait des «méthodes musclées», pour essayer de calmer le mécontentement dans l’éducation nationale, la veille de la grève, la ministre Najat Vallaud-Belkacem, parmi d’autres mesures, annonçait la création de 500 postes supplémentaires dans le département d’ici 2017. Une blague qui risque de ne faire sourire personne! Comme déclarait une représentante du Snudi-FO: «Ce sont des effets d’annonce puisque ces recrutements étaient déjà prévus. On ne va pas refuser des créations de postes, mais le retard reste trop important».

En effet, les problèmes du département ne se réduisent pas simplement au manque de moyens dans l’éducation nationale. Celui-ci n’est qu’un aspect d’une situation sociale globalement désastreuse, résultat d’une politique consciente de marginalisation et ségrégation des couches populaires qui habitent le 93. S’attaquer aux problèmes structurels du 93 implique résoudre la question du chômage, du logement précaire, du manque de services publiques ou la mauvaise qualité de ceux-ci. Mais aussi il s’agit de lutter contre le racisme et la répression d’Etat.

Le gouvernement PS est incapable de s’attaquer à ces problèmes-là. C’est un gouvernement au service des riches et des classes dominantes directement responsables de cette situation. C’est pour cela qu’il n’a rien d’autre à offrir que de la répression. C’est le sens profond de la répression brutale qu’ont subi les lycéens du 93 la semaine dernière. (…)

22/11/2014.Philippe Alcoy

http://www.ccr4.org/Face-a-la-militarisation-et-les-fausses-annonces-du-gouvernement-dans-le-93-solidarite-ouvriere

Lire la suite

23 novembre 2014 ~ 0 Commentaire

le fn a emprunté 9 millions d’euros auprès d’une banque russe (les echos)

le fn a emprunté 9 millions d'euros auprès d’une banque russe (les echos) dans Antifascisme the-great-dictator-400-80

Le FN a contracté fin septembre un prêt de 9 millions d’euros auprès de la banque russe First Cezch Russian Bank (FCRB), a dit samedi à l’AFP le trésorier du parti Wallerand de Saint-Just, confirmant une information de Médiapart.

Interrogé sur un article paru sur le site internet samedi, M. de Saint-Just a confirmé que deux millions d’euros avaient déjà été versés au parti, et que le prêt avait été souscris par l’intermédiaire du député européen frontiste Jean-Luc Schaffhauser.

Dans un article publié samedi, Médiapart parle d’un « intense lobbying des dirigeants frontistes à Moscou », évoquant une rencontre en février entre Marine Le Pen et le député nationaliste Alexander Mikhailovich Babakov, dont le nom apparaît sur la liste des personnes visées par les sanctions de l’Union européenne envers la Russie, mais aussi avec le président russe Vladimir Poutine.

Le site écrit aussi que ce prêt « pose la question de l’origine des fonds et d’une éventuelle ingérence étrangère dans la vie politique française », soulignant que cette banque est « de facto entre les mains d’un ancien cadre bancaire de l’Etat » russe, Roman Yakubovich Popov.

M. de Saint-Just a déclaré à l’AFP ne pas connaître les « relations de M. Popov », et dit avoir été en contact avec des « techniciens de la banque », ajoutant que « tous les contrôles ont été faits » sur les premiers versements.

Il a par ailleurs déclaré étudier un dépôt de plainte en diffamation contre le site, estimant que « par le biais des propos d’un prétendu avocat » et en « faisant référence aux juges d’instruction » Renaud Van Ruymbeke et Aude Buresi, « manifestement, Mediapart nous impute de participer à une opération de blanchiment d’argent ».

« C’est de la diffamation par insinuation », estime l’avocat, qui déclare ne « rien [avoir] à cacher sur ce prêt ».

(Source AFP 22/11 | 17:41 | Par Agence)

http://live.lesechos.fr/10/0203958770210.php

Lire la suite

22 novembre 2014 ~ 0 Commentaire

aides sociales: une décision européenne qui fait l’unanimité du fn au ps (le figaro)

aide 

Toute la classe politique salue un arrêt de la Cour européenne limitant l’octroi des prestations sociales au sein de l’UE.

Une décision européenne largement saluée, du Front national au Parti socialiste en passant par l’UMP. Le spectacle est suffisamment rare et inhabituel pour être souligné. «C’est un pied dans la porte de la préférence nationale», se félicite Louis Aliot, vice-président du FN, en observant cet arrêt de la Cour de justice de l’Union européenne (statuant que les États membres de l’Union n’étaient pas tenus d’oc- troyer des prestations sociales à des citoyens issus d’autres États membres). Aliot y voit une «progression» et une «validation» des combats frontistes.

Il estime aussi qu’à partir du moment où un État peut ne pas octroyer de pres- tations sociales à des résidents de l’UE, il pourra d’autant plus les refuser à des étrangers extérieurs à l’Union. «Cette idée de lier l’octroi de prestations sociales à la nationalité est en train de cheminer y compris dans l’esprit des juges», applaudit-il.(…)

Un «Schengen II» Du côté de l’UMP, on considère également qu’un tel arrêt va dans le sens d’une évolution indispensable de l’Europe. Les présidentiables ont bien compris qu’ils ne pourraient pas échapper aux questions que leur poseront les Français sur le sujet en 2017. Nicolas Sarkozy plaide pour un «Schengen II». Dans Le Figaro Magazine, début octobre, l’ancien président soulignait que «le principal défaut du traité de Schengen, c’est de supprimer les frontières entre les pays membres sans exiger au préalable une harmonisation des prestations sociales accordées aux immigrés. Du coup, les étrangers viennent en France parce que les prestations sociales y sont plus élevées», ajoutait-il.

François Fillon, quant à lui, veut mettre l’immigration au centre de son projet présidentiel, comme il l’explique dans Le Figaro Magazinede cette semaine. Selon l’ancien premier ministre, la France n’a plus les moyens d’offrir un accès à toutes les prestations sociales, à tous ceux qui veulent s’y installer. «Rendre moins attrac- tives les politiques sociales» de la France est, pour lui, «une nécessité absolue».

Décision «légitime» Candidat à la primaire pour 2017, Xavier Bertrand avait dénoncé, le 25 octobre dans Le Figaro, le fait que des immigrés tentent de venir en Europe «parce qu’ils savent qu’ils y bénéficieront tôt ou tard de prestations sociales». Comme François Fillon, il réclame la suppression totale de l’AME (aide médicale d’État). Hervé Mariton, qui salue une décision «cohérente» du point de vue des finances publiques, considère que si ces décisions sont «légitimes» pour des étrangers issus de l’UE, elles le sont «évidemment aussi» pour des étrangers hors UE.

À gauche, Bruno Le Roux, le président du groupe PS à l’Assemblée, a estimé sur France Info que ce jugement disait «des choses justes» et que l’on ne pouvait pas venir «uniquement dans un pays de l’Union pour bénéficier des prestations sociales». Harlem Désir, secrétaire d’État chargé des Affaires européennes, a admis lui aussi, mercredi devant les députés, que cet arrêt confirmait qu’il n’était «en aucun cas» possible d’user de la liberté de circuler dans l’Union pour «abuser des dispositions sociales» de chaque État membre.

http://www.lefigaro.fr/politique/2014/11/12/01002-20141112ARTFIG00401-une-decision-europeenne-qui-fait-l-unanimitedu-fn-au-ps.php

Commentaire : Donc il faut « dégouter » les immigrés pauvres de venir ici où ce sera toujours plus riche que chez eux. Les immigrés en fait ne touchent pas toutes les aides: ils meurent jeunes et rentent souvent avant d’avoir leurs droits. C’est parfaitement raciste. Et surtout c’est basé sur la démographie à l’ancienne. Quand le réchauffement climatique va commencer, c’est 10, 20 millions d’habitants rien qu’au Bengla Desh qui vont partir. Et les guerres imposées jusqu’à la dernière goutte de pétrole: le Liban, en ce moment reçoit l’équivalent en France de 20 millions de réfugiés.

Lire la suite

21 novembre 2014 ~ 0 Commentaire

le récit abominable de la cruauté et de la barbarie coloniale (ael)

Vereshchagin-Blowing_from_Guns_in_British_India

Impossible de sortir indemne de la rencontre avec Exterminez toutes ces brutes ! – Éditions Les arènes, mars 2014 de Sven Lindqvist, un auteur plutôt méconnu en France, dont l’audience assez confidentielle lui apporte en fait une certaine reconnaissance dans la dénonciation des crimes de la colonisation européenne.

Ce livre, qui porte en effet sur la colonisation européenne en Afrique propose une série de courts textes, des instantanés qui embarquent le lecteur dans une recherche à la fois géographique et intellectuelle. Le titre choc est la phrase prononcée par un des personnages de Conrad dans Au cœur des ténèbres. Sven Lindqvist énonce littéralement la violence de la conquête coloniale : l’anéan- tissement de personnes dont l’humanité est niée.

Bouleversé par cette phrase, Lindqvist se met à dérouler comme un fil rouge les faits ayant inspiré le roman de Conrad à partir des sources de l’époque. En contrepoint à une véritable recherche d’archiviste sur les racines des massacres coloniaux, il raconte son voyage sur les lieux des histoires réelles et des personnages à l’origine du livre de Conrad, tel ce capitaine belge au Congo qui plaçait les têtes d’Africains tués sur la clôture de sa maison.

Sous une forme narrative, c’est à une implacable démonstration, qu’assiste le lecteur. La puissance du livre est de mettre dans une lumière crue la légitimation idéologique qui permit aux Européens de perpétrer en Afrique des crimes contre l’humanité. C’est cette matrice raciste qui servit de substrat à la déshumanisation des « sauvages » confrontés aux «hommes blancs».

Un darwinisme social brutal les prétendait inaptes à «civilisation», il fallait donc les éliminer. Sven Lindqvist démontre magistralement que la seule supériorité européenne était d’ordre militaire et que la colonisation s’est opérée par la force et par le génocide de peuples entiers. L’idéologie raciste était en fait une justification de l’extermination par la force militaire. L’auteur relate des récits abominables de cruauté et de barbarie, qui ont été prononcés devant des sociétés savantes et des assemblées royales et princières, devant un public « civilisé », ne recevant que peu ou pas de critiques.

Il met totalement en évidence la généalogie européenne des théories racis- tes, ces mêmes élucubrations scientistes qui ont par la suite inspiré les nazis à échelle industrielle. Pour exemple, une des nombreuses citations qui émaillent le texte de Lindqvist : «Nulle philanthropie ou théorie raciale ne peut convaincre des gens raisonnables que la préservation d’une tribu de Cafres de l’Afrique du Sud… est plus importante pour l’avenir de l’humanité que l’expansion des grandes nations européennes et de la race blanche en général.» Exterminez toutes ces brutes ! est un livre qui procède du travail de mémoire, un livre nécessaire qui met à nu la culpabilité européenne, n’épargnant pas au passage le pays d’origine de l’auteur, la Suède, qui participa sans états d’âme au processus de pillage et d’exploitation.

Cinquième édition d’un livre régulièrement réimprimé, l’ouvrage ressort en 2014 avec une préface de Patrick de Saint-Exupéry, journaliste essentiel dans la dénonciation du génocide des Tutsi au Rwanda. Une écriture précise qui souligne la continuité des pratiques coloniales et le risque réel de voir encore une société ivre d’arrogance s’octroyer au nom du « progrès » le droit d’éradiquer celles et ceux qu’elle considère comme des barbares, des brutes.

Gisèle Felhendler 20 novembre 2014

- Titre : Exterminez toutes ces brutes ! (Edition 2014)
- Auteur : Sven Lindqvist
- Prix : 14,80 euros
- ISBN : 9782352043218

http://www.afriquesenlutte.org/communiques-luttes-et-debats/livres-etudes-debats/article/livre-le-recit-abominable-de-la

Lire la suite

21 novembre 2014 ~ 0 Commentaire

obama va régulariser 5 millions de clandestins (JDD)

aide

Le président américain, Barack Obama, a annoncé qu’il allait régulariser provisoirement 5 millions de sans-papiers, provoquant la colère de ses adversaires.

Il avait promis de prendre l’initiative face à l’inaction du Congrès : Barack Obama a offert jeudi soir une régularisation provisoire à quelque cinq millions de clan- destins, sur un total de 11 millions vivant aux Etats-Unis sous la menace d’une expulsion.

« Une amnistie de masse serait injuste. Des expulsions de masse seraient à la fois impossibles et contraires à notre caractère », a expliqué le président américain lors d’une brève allocution solennelle depuis la Maison Blanche, promettant un système « plus juste et plus équitable ».

Vent debout contre des décisions présidentielles qu’ils jugent anticonstitu- tionnelles, ses adversaires républicains ont immédiatement promis de les com- battre, au Congrès ou en justice. « Ce n’est pas comme cela que notre démocratie fonctionne », a tonné John Boehner, président de la Chambre des représentants. « Le président a dit qu’il n’était ni un roi, ni un empereur, mais il se comporte comme s’il en était un ».

« Je n’ai qu’une réponse : votez une loi! », a lancé le président Obama à ses détracteurs, assurant que ses décisions reposaient sur de solides bases légales et qu’elles s’inscrivaient dans la lignée de celles prises par tous ses prédécesseurs, républicains comme démocrates, depuis un demi-siècle.

A partir du printemps prochain, tout clandestin vivant depuis plus de cinq ans aux Etats-Unis, et ayant un enfant américain ou titulaire d’un statut de résident permanent, pourra demander un permis de travail de trois ans. « Ce n’est ni une garantie de citoyenneté, ni un droit à rester ici de manière permanente », a ce- pendant souligné Obama.

L’exécutif américain a par ailleurs annoncé un assouplissement des conditions d’accès au programme Daca (« Deferred Action for Childhood Arrival »), lancé en 2012, qui offre des permis de séjour aux mineurs arrivés sur le territoire américain avant l’âge de 16 ans. Quelque 600.000 personnes en ont déjà bénéficié à ce jour. AFP – leJDD.fr vendredi 21 novembre 2014

http://www.lejdd.fr/International/USA/Le-president-americain-Obama-va-regulariser-5-millions-de-clandestins-701728

Lire la suite

17 novembre 2014 ~ 0 Commentaire

anticapitalistes contre l’extrême droite

fn

Les 29 et 30 novembre se tiendra à Lyon le XVe congrès du Front national.

Le 29 novembre, nous manifesterons dans les rues de Lyon aux côtés des signa-taires de l’appel «Unir et agir face à l’extrême droite» parce qu’il n’est pas ques- tion que nous laissions ce parti antisocial se réunir tranquillement pour préparer sa conquête du pouvoir.

L’enjeu est de taille: alors que le PS démontre quotidiennement son mépris des travailleur-ses et sa loyauté envers le patronat, le FN, dont la parole est complaisamment relayé par les médias nationaux, s’impose comme le premier opposant au pouvoir en place. Mais si le Front national progresse dans les urnes et dans les esprits, ce n’est pas parce qu’il a changé son fond de commerce, c’est parce l’UMP et le PS, dans une dramatique course en avant pour draguer l’électorat frontiste, n’ont cessé de reprendre à leur compte des pans entiers du discours de l’extrême droite.

En mettant en scène la traque des sans-papiers, en multipliant les lois sécu- ritaires, en réprimant sans relâche le mouvement social et en pointant systé- matiquement du doigt les mêmes boucs émissaires: les chômeur-ses, les étranger-es, les musulman-es, les Rroms, etc. la classe politique dominante a encouragé la propagation des thèses de l’extrême droite.

Plus encore, en multipliant les cadeaux pour le patronat et les mesures d’austérité pour les classes populaires, les gouvernements successifs, qu’ils soient de droite ou « socialistes », ont déroulé le tapis bleu-blanc-rouge au Front national, qui récolte les fruits du désespoir.

Dans le même temps, l’énorme opération de communication supervisée par Marine Le Pen a permis au Front national de lisser son image pour préparer sa conquête du pouvoir. Mais nous ne sommes pas dupes de cette stratégie: derrière les sourires et le vernis social, le Front national reste le centre de gravité et le fer de lance électoral d’une extrême droite raciste, homophobe, machiste, autoritaire et profondément réactionnaire; d’une extrême droite violente qui multiplie les agressions et prône la répression policière dans les quartiers populaires ; d’une extrême droite antisociale qui adhère complètement au système capitaliste.

En détournant la colère populaire contre de faux ennemis et en divisant le camp des travailleur-ses, la richissime dynastie Le Pen fait en effet clairement le jeu des capitalistes et la posture « antisystème » qu’affectent les orateurs de l’ex- trême droite ne devrait tromper personne : la solution « patriote » qu’ils prétendent proposer à la crise n’est qu’une variante nationale du capitalisme.

Or le capitalisme « Made in France » n’est pas moins intolérable que le capita- lisme mondialisé et ce n’est pas parce que le patron est français que l’exploitation est plus douce.

Face à cela, nous devons nous montrer à la hauteur des enjeux: si nous ne voulons pas d’une société cadenassée et rétrograde, c’est à nous de reprendre les choses en main. Anticapitalistes, nous pensons que la meilleure manière de combattre l’extrême droite c’est de proposer un autre projet de société et de répondre à la précarité par la solidarité de classe.

Ce n’est pas en construisant un éventuel «front républicain» qu’on luttera efficacement contre le FN, c’est en repartant des préoccupations de base et en imposant, par la lutte sociale, des revendications concrètes. Si nous ne voulons pas continuer à voir l’extrême droite battre le pavé, nous devons regagner le terrain perdu en développant des actions de solidarité et d’entraide dans nos quartiers, en renforçant les contre-pouvoirs et les lieux de résistance. Si nous voulons prouver qu’une autre société est possible, c’est dès maintenant qu’il faut commencer à la construire !  Déclaration AL / NPA15 novembre 2014

Alternative Libertaire & Nouveau Parti Anticapitaliste

http://www.alternativelibertaire.org/?Anticapitalistes-contre-l-extreme

Lire la suite

15 novembre 2014 ~ 0 Commentaire

mlp: première…

LE-PEN

Ennemie des travailleurs!

« Marine Le Pen, premier adversaire de François Hollande selon les Français» titrait en Une le Journal du Dimanche, prenant appui sur un sondage Ifop et publiant une longue interview de la présidente du FN. Sans être dupe de ces mises en scène, l’hypothèse que Marine le Pen puisse être au second tour en 2017 et l’emporter devient un fait politique qui suscite une très légitime inquiétude.

Interrogé sur cette question, Hollande n’a pas trouvé mieux que de répondre: «Qui pouvait imaginer dans les années 1930 ce qu’il pouvait se passer, sans faire de comparaisons trop hasardeuses? [...] J’ai une responsabilité».

La comparaison est hasardeuse, mais la chose vraie dans les propos de Hollande, c’est sa responsabilité, vraie mais désinvolte et cynique. Désinvolte parce qu’il comprend que c’est sa politique au service du Medef qui nourrit la montée des forces réactionnaires. Cynique parce qu’il s’apprête à refaire ce qu’avait fait Mitterrand en 1986 : introduire une part de proportionnelle pour les élections législatives dans le seul but de mettre la droite en difficulté.

Sur les terres de la gauche… Ces petites manœuvres institutionnelles sont le complément d’une politique réactionnaire dont la droite extrême et l’extrême droite n’ont qu’à ramasser les bénéfices électoraux.

Cette rente électorale assurée laisse à Marine Le Pen le champ libre pour tenter de s’attirer un électorat de gauche révolté par la politique du PS. Elle ne craint pas de se prêter au jeu de l’amalgame des extrêmes qui se rejoignent, profitant des attaques étonnantes de Sarkozy : « Marine Le Pen est d’extrême gauche, son programme économique est celui de Jean-Luc Mélenchon. »

Elle cultive elle-même l’ambiguïté en déclarant dans l’entretien au JDD que l’extrême gauche faisait « de bons constats » mais qu’ils n’allaient pas « au bout de [leur] logique ». Elle cherche ainsi à flatter un électorat de gauche désorienté, entretient la confusion, et se donne une image dégagée de celle du père pour capter les sympathies d’un électorat qui ne se reconnaît absolument pas dans l’extrême droite.

Cette confusion des genres n’est pas nouvelle. Depuis son accession à la tête du FN en janvier 2011, Marine Le Pen n’a de cesse d’insister sur les thématiques économiques et sociales, plaidant pour un «État fort» contre une « mondialisation ultralibérale »,«une guerre des élites contre le peuple». Mais elle a beau pour- fendre les «grands patrons», les «oligarques» et les «entreprises du CAC 40 qui font de superprofits», elle le fait au nom d’un populisme qui ignore la lutte de classes.

Pour défendre le capitalisme ! Elle ne conteste pas le système, la domination de la bourgeoisie, les inégalités sociales, bien au contraire: « Nous ne remettons pas en cause l’économie de marché, ni les bienfaits de la concurrence si elle est loyale », explique Marine Le Pen qui ne rêve que de les servir en maniant la démagogie «patriotique» contre le prétendu capitalisme «sans frontière» pour défendre la « restauration de la souveraineté ».

Pariant sur l’approfondissement de la crise de l’Union européenne, elle prétend arriver au pouvoir portée par la régression sociale et politique pour mieux soumettre les travailleurs à la course à la compétitivité et à la concurrence mondialisée. L’extrême droite ou les mouvements fascistes ont toujours utilisé la démagogie nationale et sociale pour duper, embrigader les masses et briser le mouvement ouvrier. Ce dernier ne peut compter que sur lui-même, sa capacité à unir ses forces,  à s’organiser, à se mobiliser pour défendre ses droits démocratiques et sociaux. Yvan Lemaitre Jeudi 13 Novembre 2014

 

Lire la suite

12 novembre 2014 ~ 0 Commentaire

nouveau parti anti­sémite et complotiste? (npa)

grande-vadrouille

Soral et Dieudonné :

Après une association, un site internet, un commerce en ligne, le duo formé par Alain Soral et Dieudonné M’bala M’bala compte maintenant lancer un parti politique. Il semble cultiver de grandes ambitions, même si la réalité est plus prosaïque… puisqu’il s’agit avant tout de s’ouvrir les portes du financement public des partis.

Un nom a déjà été trouvé, « Réconciliation nationale », qui ne fait que reprendre l’un des termes de l’association actuellement animée par l’écrivain antisémite Alain Soral, à savoir « Égalité & réconciliation » (E&R). Les statuts du parti n’ont pas encore été déposés, mais son adresse serait en revanche déjà connue : à Saint-Denis, là où est déjà domicilié la structure « E&R ».

Les perspectives du futur parti restent encore sujettes à caution. Actuelle- ment, en dehors de son éternel compagnon de route Dieudonné, peu de person- nes souhaitent travailler dans la durée avec Soral, à cause de son égocentrisme extrême. Toujours est-il qu’en misant sur la popularité des théories du complot en tout genre, à commencer par celles qui circulent sur les prétendues « vraies » explications du 11 septembre 2001, Soral et Dieudonné rencontrent un certain succès d’audience, que ce soit sur internet ou dans le cadre des spectacles de ce dernier. Mais avoir une audience sur le net ne signifie pas encore qu’on va réussir nécessairement à structurer un mouvement politique.

Fâcherie avec le FN La décision de lancer un parti politique, que le projet soit factice – servant uniquement à toucher un pactole espéré – ou réel, est venue à Soral suite à sa dispute violente avec Aymeric Chauprade. Cet « expert en géo- politique » autoproclamé a été élu député européen le 25 mai 2014 en tant que tête de liste du FN en Île-de-France.

Depuis il dirige la délégation des eurodéputéEs du FN (qui n’ont pas réussi à former un groupe au Parlement européen). Longtemps, Soral avait cru que Chauprade partageait peu ou prou ses délires idéologiques, à propos d’une prétendue « résistance à l’Empire » aux couleurs nationalistes et rouges-brunes.
Cependant, un texte publié par Chauprade au cœur de l’été a mis le feu aux poudres. Circulant dans les milieux du FN depuis août, ce texte prône entre autres la nécessité, pour l’extrême droite française, de se concentrer sur la lutte contre un ennemi stratégique principal : « le fondamentalisme islamique sunnite ». Dans cette vision, il faudrait aussi, à en suivre Chauprade, se rapprocher de la droite israélienne, vue comme un allié stratégique.

C’en était trop pour Alain Soral, partisan d’un ancrage profond de l’extrême droite dans l’antisémitisme à connotation complotiste. Dans un message vidéo publié début septembre, Soral qualifie Chauprade à plusieurs reprises de « fils de p*** » et le taxe de «haute trahison», sous prétexte que lui-même (Soral) aurait fait voter  des musulmans» pour Chauprade aux Européennes. Ce pour quoi Soral serait désormais prétendument menacé de mort…

L’eurodéputé FN a pris l’affaire suffisamment au sérieux pour ne se déplacer, lors de l’université du FNJ (jeunesse du parti) des 6 et 7 septembre à Fréjus, que sous la protection de plusieurs gardes du corps. Chauprade se méfie de celui qu’il appelle, en faisant allusion au fondateur de la secte scientologue, « le Ron Hubbard de l’antisémitisme français »…

Bertold du Ryon Mardi 11 Novembre 2014

 

Lire la suite

12 novembre 2014 ~ 0 Commentaire

zlatan ibrahimovic voit « de l’ignorance » derrière la montée de l’extrême droite (le huff’)

la-campagne-anti-racisme-ratee_66136_w460

Une fois n’est pas coutume, Zlatan Ibrahimovic livre son opinion sur la politique en Suède.

L’attaquant du PSG a dit voir « de l’ignorance » derrière la montée de l’extrême droite dans son pays, dans un entretien publié par le quotidien Aftonbladet mardi 11 novembre.

Ibrahimovic esquive d’habitude les questions sur la politique, même s’il a été critiqué par le passé par des élus du parti anti-immigration des Démocrates de Suède, qui ne le trouvaient pas assez suédois dans son attitude. Interrogé sur la xénophobie et sur les 12,8% d’électeurs qui ont voté pour ce parti aux législatives en septembre, le buteur du Paris SG a répondu: « Je pense que c’est de l’ignorance ».

« Des gens qui votent dans l’instant » « Ce sont des gens qui votent dans l’instant et qui, je pense, sont complètement ignorants. Parce que si on se penche un peu plus sur les choses et qu’on regarde le tableau dans son ensemble, alors on com- prend mieux pour quoi on vote », a-t-il ajouté. Ibrahimovic, né à Malmö de parents yougoslaves (père bosniaque, mère croate) qui avaient immigré en Suède dans les années 1970, a grandi dans un quartier pauvre et à majorité immigrée, Rosengård.

Il a incité les jeunes issus comme lui de l’immigration et de milieux défavorisés à croire en leurs chances. « Avec mes origines, je montre qu’on peut aller là où on veut aller, d’où qu’on vienne », a-t-il dit. « Cela signifie beaucoup. Mais je ne le vois pas de manière politique », a-t-il ajouté, à propos de son rôle de capitaine de l’équipe nationale. Ibrahimovic a remporté lundi à 33 ans le neuvième Ballon d’or suédois de sa carrière, restant sans rival parmi les footballeurs de son pays.

Le HuffPost avec AFP  | Par
Publication: 11/11/2014 10h51 CET Mis à jour: 11/11/2014 10h51

Lire la suite

Rocutozig |
Tysniq |
Connorwyatt120 |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | Rafredipen
| Agirensemblespourpierrevert
| Buradownchin