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04 novembre 2013 ~ 0 Commentaire

Léonarda: nouvelles manifestations de lycéens après les vacances de la Toussaint (le huff’+politis)

 Léonarda: nouvelles manifestations de lycéens après les vacances de la Toussaint (le huff'+politis) dans Antiracisme leonarda

 Les lycéens et étudiants prévoient de manifester de nouveau mardi 5 novembre et jeudi 7 novembre partout en France contre les expulsions de jeunes étrangers scolarisés, illustrées par l’affaire Leonarda, jugeant que François Hollande n’a pas répondu à leur revendication d’une autre politique migratoire. Les organisations lycéennes UNL et Fidl et étudiante Unef réclament le retour de la collégienne rom Leonarda Dibrani, 15 ans, expulsée le 9 octobre du Doubs vers le Kosovo après avoir été remise à la police lors d’une sortie scolaire, et le retour de Khatchik Kachatryan, 19 ans, lycéen à Paris expulsé le 12 octobre vers l’Arménie.

« Une situation pas différente de celle sous Nicolas Sarkozy »

Leonarda est « un symbole, il y a eu une effervescence médiatique et politique autour de son cas, mais il y a tout un tas de jeunes scolarisés qui sont expulsés », note Mathieu Landau, porte-parole de l’Unef. « Les mobilisations ont révélé un ras-le-bol des lycéens et des étudiants face à une situation qui n’est pas différente de celle qu’on avait sous Nicolas Sarkozy », ajoute-t-il.

Avant les vacances de la Toussaint, des milliers de lycéens ont défilé plusieurs jours, essentiellement à Paris, et bloqué l’entrée de quelques établissements.

Face à l’émotion suscitée par l’interpellation de la jeune Leonarda dans le cadre scolaire, le chef de l’Etat est monté en première ligne le 19 octobre pour proposer à la collégienne de revenir étudier en France mais sans sa famille (ses parents et cinq frères et soeurs), une demi-mesure qui a provoqué un tollé au sein même de sa majorité.

C’est une « proposition choquante », estime l’Unef. François Hollande « ne règle pas la situation de Leonarda et il n’a pas évoqué Khatchik », critique Yvan Dementhon, président de l’UNL. Après avoir hésité, Leonarda a finalement assuré ne pas vouloir regagner la France sans ses parents, qui ont déposé un recours pour obtenir un titre de séjour.

(…) Le président Hollande avait également estimé que l’école devait être « préservée ». Une circulaire a été adressée aux préfets, durcissant l’interdiction faite aux forces de l’ordre d’intervenir dans le cadre scolaire et périscolaire lors des expulsions d’étrangers en situation irrégulière. « Plutôt qu’une sanctuarisation de l’école, on attend une sanctuarisation de la scolarité, c’est-à-dire que tout jeune, mineur ou majeur sans papiers scolarisé, doit pouvoir rester en France pour finir ses études avec sa famille », dit Yvan Dementhon. L’UNL, l’Unef, la Fidl et le Réseau éducation sans frontières RESF (collectifs de parents, d’enseignants, d’élus et de militants), qui avait médiatisé l’affaire Leonarda révélée par le Parti de gauche, appellent à défiler mardi pour exiger « l’arrêt immédiat » des expulsions de jeunes en cours de formation.

Appel à « une semaine d’actions » En outre, la Fidl appelle à « une semaine d’actions » (distributions de tracts, rassemblements, AG…) à partir de lundi et à une deuxième manifestation jeudi, selon Juliette Chilowicz, secrétaire générale. « Il y a des expulsions d’enfants scolarisés mais on n’a pas toujours l’info », dit Juliette Chilowicz, soulignant que « la mobilisation des lycéens a commencé le 7 octobre pour Khatchik puis l’affaire Leonarda est venue se greffer là-dessus ». « Deux jeunes en peu de temps, c’est insupportable ».

La Fidl refuse « une France recroquevillée sur elle-même » et réclame « un changement radical de la politique migratoire ». L’UNL pourrait aussi se mobiliser jeudi « si le gouvernement ne répond pas au plus vite aux revendications des jeunes et si elles ne sont pas satisfaisantes », avertit Yvan Dementhon. « L’affaire Leonarda est passée. Il ne se passe pas grand-chose sur les forums. Les vacances ont cassé la dynamique », constate de son côté Véronique Reille-Soult, spécialisée dans la surveillance de l’opinion en ligne.

Le HuffPost/AFP  |  Publication: 03/11/2013 12h25 CET  |  Mis à jour: 03/11/2013 12h25

http://www.huffingtonpost.fr/2013/11/03/leonarda-nouvelles-manifestations-lyceens-apres-toussaint_n_4207523.html?utm_hp_ref=france

Les lycéens de nouveau mobilisés contre les expulsions (Politis)

Peut-être 70 lycéens (ou jeunes). Environ 150 gendarmes mobiles, avec des boucliers levés, accompagnés d’une quinzaine de fourgons. Les forces de l’ordre n’ont pas lésiné sur les moyens ce matin, boulevard Voltaire, dans le 11ème arrondissement de Paris.

Les lycéens l’avaient annoncé avant de partir en vacances : la semaine du 4 novembre sonnerait la reprise des manifestations contre les expulsions.

Pas de bonnet rouge mais des capuches noires. Certains ont même remonté les cache-nez. D’autres font le V de la victoire devant les appareils photos. « Charonne-Charonne », répète l’un au téléphone. Le cortège rejoint Nation, lieu de convergence des lycéens mobilisés dès ce lundi. Avant des manifestations annoncées plus importantes pour demain mardi, avec notamment les parents d’élèves et les enseignants. « Les meufs, on y est, on y est », s’écrie une jeune fille en courant derrière.

Certains sont partis de la place de la République. Au moment où le ministre de l’Education, Vincent Peillon, recommandait de ne pas bloquer les lycéens sur France Inter, les lycées Turgot, Maurice-Ravel, Charlemagne, Paul-Valéry et Dorian annonçaient déjà des blocages.

« Nous sommes tous, des enfants d’immigrés ! », « Stop aux expulsions ! ». Les lycéens veulent une loi sécurisant les jeunes sans papiers ou dont les parents sont en situation irrégulière, et ce, qu’ils soient scolarisés, étudiants, en formation.

Pendant les vacances, des familles ont été expulsées, notamment à Montreuil (93) au 56, rue Irène et Frédéric Joliot-Curie. Parmi elles, 18 enfants, pour la plupart scolarisés dans le quartier. Hébergées dans un gymnase d’abord, elles se sont vues proposer des solutions d’hébergement très éloignées des établissements scolaires et pour 15 jours seulement. Reprendre le chemin de l’école pourrait leur coûter 15 à 20 euros de transports par jour. Six hommes, dont plusieurs pères de familles, ont été emmenés au centre de rétention du Mesnil-Amelot. Leur audience doit se tenir dans la journée. Par Ingrid Merckx – 4 novembre 2013

http://www.politis.fr/Les-lyceens-de-nouveau-mobilises,24356.html

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31 octobre 2013 ~ 0 Commentaire

Maria est rom, elle va donc redevenir invisible (ci)

Maria est rom, elle va donc redevenir invisible (ci) dans Antiracisme tintin_1

Face à la montée du racisme contre les roms, Zeljko Jovanovic, lui même d’origine tsigane et défenseur des droits des roms, revient sur l’exclusion dont est victime cette communauté en Europe. La principale raison à cela : le défaut de documents officiels d’identité.
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La Bulgarie veut récupérer « l’ange blond »
Sofia s’est dite prête à accueillir la petite Maria, dont les parents biologiques, Sachka et Atanas Roussev, vivent dans une pauvreté extrême avec leurs sept autres enfants dans le ghetto tsigane de Nikolaevo (sud). « L’Agence de protection de l’enfance fera le nécessaire pour récupérer la fillette Maria trouvée dans une famille rom en Grèce », précise le gouvernement dans un communiqué. Les parents de la petite fille avaient déjà exprimé le souhait de la voir revenir mais, suspectés d’avoir vendu leur enfant, ils font l’objet d’une enquête de police. Côté grec, c’est également la justice qui doit se prononcer sur un éventuel retour de Maria, a répondu l’association Le sourire de l’enfant, où a été placée la petite.

Maria, la « mystérieuse » petite fille retirée à un couple rom en Grèce, était la fille biologique d’un couple rom de Bulgarie. C’est ce qu’ont montré les analyses d’ADN. Des cheveux blonds et des yeux bleus avaient suffi à la police grecque pour entrer en action, et la même chose s’est passée dans deux affaires qui se sont déroulées en Irlande.

Mais maintenant qu’on sait que Maria est une enfant rom, l’intérêt du public pour son cas va malheureusement s’atténuer. Quel que soit le sort judiciaire du couple accusé de l’avoir enlevée, Maria, comme les autres enfants roms, passera sa vie à naviguer entre illettrisme, chômage et ségrégation.

Elle aura une espérance de vie en moyenne inférieure de dix ans à celle de la majorité de la population à cause de la faim et de la malnutrition, de conditions de logement sordides et de soins médicaux insuffisants. Si les gouvernements européens ont vraiment envie d’aider Maria et les autres enfants roms, ils doivent commencer par leur assurer un accès aux documents d’identité de base et aux droits fondamentaux.

Je suis rom et je travaille sur la justice sociale depuis de nombreuses années. Les incidents qui viennent de se dérouler en Grèce et en Irlande doivent faire comprendre clairement au grand public à quelle vitesse l’Europe peut basculer dans l’hystérie raciste. Ils illustrent également un problème pour lequel les associations de défense des Roms se battent depuis des années : le défaut de documents officiels – que souligne l’absence de certificat de naissance et autres papiers officiels dans le cas de Maria –, qui explique en grande partie l’exclusion dont les Roms sont victimes en Europe aujourd’hui.

Pas d’existence officielle Aucun pays d’Europe ne dispose de chiffres sur la population dans son recensement officiel ou autres statistiques publiques. Nombre de Roms n’ont pas de certificat de naissance ; les familles oublient souvent de déclarer la naissance d’un enfant auprès des autorités locales car le coût du certificat de naissance est parfois prohibitif. Cette invisibilité officielle fait que les Roms n’ont pas accès à la protection de la loi, aux soins médicaux et n’ont pas la possibilité d’envoyer leurs enfants à l’école, de trouver du travail ni de s’inscrire sur les listes électorales. Cela veut dire également qu’ils sont davantage susceptibles d’être victimes de trafic d’êtres humains et de dysfonctionnements judiciaires. Quand on n’a pas d’existence officielle, il est facile de disparaître, volontairement ou non.

Les recensements officiels présentent des lacunes hallucinantes concernant les Roms. Une campagne menée par les Open Society Foundations et les communautés roms de Hongrie a fait passer la population rom répertoriée de 190 000 à plus de 300 000, soit une augmentation de 63 %. Les disparités demeurent énormes. En Serbie, le recensement 2012 répertoriait 150 000 Roms alors que le chiffre véritable est plus proche de 400 000.

Une invisibilité politiquement et économiquement pratique Certains Roms ne signalent pas officiellement leur identité de peur de la discrimination. Il y a soixante ans seulement, certains propagateurs de haine et dirigeants politiques ont envoyé plus de 1 million de personnes à la mort pour le « crime collectif » d’être rom. Ce souvenir est toujours vivant dans la communauté et cette méfiance n’est pas dénuée de fondement. On a appris récemment que la police suédoise tenait une liste secrète et illicite de plus de 4 000 Roms, dont beaucoup d’enfants.

Les difficultés juridiques et procédurales mises délibérément en place par les gouver-nements empêchent souvent les Roms d’obtenir des documents d’identité. Si la population rom était entièrement répertoriée et disposait de papiers officiels, les autorités devraient lui accorder des droits fondamentaux comme l’accès à l’éducation, la santé et la justice ; elles devraient respecter des quotas de Roms dans la fonction publique et présenter des candidats roms aux élections. Pour nombre de gouvernements d’Europe, l’invisibilité des Roms est politiquement et économiquement pratique.

Sans documents d’identité officiels ni acte de propriété, les familles roms risquent davantage que les autres d’être considérées comme apatrides. Un apatride n’est ressortissant d’aucun Etat. C’est important parce que la nationalité est une base essentielle de l’identité officielle d’une personne, c’est le droit d’avoir des droits. Nombre de Roms d’Europe sont aujourd’hui coincés dans ces limbes juridiques.

Les 12 millions de Roms d’Europe continuent à subir agressions, attentats à la bombe et meurtres en série, mais leur invisibilité officielle est peut-être tout aussi mortelle.

The Guardian 30 octobre 2013 Zeljko Jovanovic est directeur du programme Roma Initiative, une association du réseau Open Society Foundations

http://www.courrierinternational.com/article/2013/10/30/maria-est-rom-elle-va-donc-redevenir-invisible

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28 octobre 2013 ~ 0 Commentaire

Pogrom à Moscou  : l’économie du racisme (essf)

Pogrom à Moscou  : l’économie du racisme (essf) dans Antiracisme logo

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Ilya Boudraitskis a été un des fondateurs de Vperiod « En avant », section russe de la IVe Internationale. Ce groupe s’est élargi pour fonder le Mouvement socialiste de Russie (RSD) dont il est l’un des porte-parole. Il revient ici sur les dernières événements racistes qui se sont déroulés ces derniers jours dans la capitale russe.

Le 13 octobre dernier, ça c’est passé dans le quartier Birioulevo dans le district sud de Moscou. Plusieurs milliers d’habitants et de militants d’extrême droite se sont réunis dans le cadre d’un rassemblement spontané, exigeant «  la fin de l’immigration illégale et de la criminalité ethnique  ». Rapidement, quelques centaines d’entre eux se sont rués sur le grand marché aux légumes se tenant à proximité et se sont livrés à un pogrom [1]. Moscou est ainsi devenu le théâtre de troubles nationalistes de grande ampleur  : des images de voitures brûlées et de magasins vandalisés ont envahi toutes les chaînes de télévision. Le meurtre d’un habitant du quartier de 25 ans, Iegor Scherbakov, perpétré la veille, était invoqué comme principal motif des incidents. Suite à une altercation avec un individu           « caucasien », Scherbakov a reçu plusieurs coups de couteau et est décédé sur place tandis que le meurtrier prenait la fuite. Le crime fut mis en lien avec l’atmosphère criminelle qui règne à Birioulevo, du fait d’une grande concentration de migrants travaillant au marché aux légumes.

Un véritable ghetto Birioulevo est un des quartiers les plus défavorisés de Moscou: l’absence d’une ligne de métro (qui ne devrait être construite que pour 2020), les problèmes environnementaux et l’éloignement du centre en font le lieu le plus abordable de la ville en termes de logement. Le quartier en est d’autant plus attrayant pour les migrants qui y louent des appartements et vivent souvent à deux, voire à trois, dans une seule pièce. Les habitants n’ont souvent pas accès à un emploi fixe. Sur fond d’infrastructure sociale pratiquement inexistante, l’alcoolisme et les drogues dures y sont très répan- dus. Birioulevo ressemble en fait à un véritable ghetto, où les migrants et autres habitants « de souche » marginalisés ont accumulé ces dernières années une haine viscérale les uns envers les autres.

Cette année la campagne pour l’élection du maire de Moscou est l’un des facteurs qui a mis le feu aux poudres du racisme ordinaire. Tous les candidats sans exception, du représentant du parti du pouvoir Russie Unie Sergueï Sobianine au principal opposant Alexeï Navalny, ont eu allè- grement recours à une démagogie raciste pour s’attirer la sympathie du public. Comme il fallait s’y attendre, dans la course pour le titre du «  meilleur raciste  », c’est toujours le pouvoir en place qui gagne, car lui seul dispose des ressources suffisantes pour passer des paroles aux actes. Ainsi, en août, en plein marathon électoral, la police de Moscou se livrait à des raids brutaux sur les marchés et les chantiers de construction où la présence «  d’illégaux  » était avérée. Un véritable camp de concen-tration était installé aux alentours de la ville, où des centaines de migrants entassés comme du bétail attendaient une déportation forcée vers leur patrie d’origine.

Campagne contre la «criminalité ethnique» Le pogrom de Birioulevo a également eu lieu sur fond d’une campagne agressive contre la «  criminalité ethnique  » répercutée par tous les médias contrôlés par le pouvoir. Bien qu’Alexeï Navalny ait tenté de se montrer encore plus radical sur cette question, proposant de réintroduire le régime de visas entre la Russe et les ex-républiques soviétiques asiatiques et caucasiennes, c’est bien le pouvoir qui l’a emporté, aux prix d’une xénophobie qui a supplanté toutes les questions politiques et sociales clés aux marges de l’opinion publique.

Bien sûr, on ne peut pas dire que la question des migrations ait été inventée de toutes pièces par le politique. Selon différentes estimations, sur une population de 15 millions d’habitants, Moscou compte 1 à 2 millions de migrants originaires du Caucase du Sud, d’Asie centrale et du Sud-Est qui ne sont enregistrés nulle part. Toutes ces personnes occupent plusieurs secteurs de l’économie de la ville: construction, gardiennage d’immeuble, transport privé, industrie et commerce de détail. Une masse colossale de main d’œuvre dépendante et à bas prix.

Qu’il soit en situation « illégale » ou même « légale », le migrant est une personne de second rang : à tout moment il peut être victime de l’impunité policière, d’une tromperie de son employeur ou de la xénophobie agressive d’une part importante de la population dite «de souche». Dans cette situation, la «communauté» des pairs, dont les leaders sont en fait des marchands de main-d’œuvre ou sont liés au crime organisé, constitue sa seule protection.

Diviser toujours plus Le racisme qui traverse la société russe produit des lignes de division partout où cela est possible: les Russes détestent les «noirs» [2], et les Caucasiens, à leur tour, regardent les ressortissants d’Asie centrale avec mépris. Et cela se reproduit au niveau économique  : la police, menaçant en permanence de mener des «  vérifications  », reçoit des pots-de-vin de la part des commer- çants caucasiens qui exploitent le travail de leurs compatriotes et des migrants des républiques asiatiques. Le citoyen lambda n’est évidemment pas indifférent à cette immense sphère économique opaque et semi criminelle.

Et c’est manifestement ce qui est en train de se passer, tandis que le gouvernement russe fait face à un problème évident de stagnation économique et parle ouvertement de la nécessité de faire des coupes sombres dans le budget. Récemment, le Premier ministre Dmitri Medvedev invoquait «l’aug-mentation de la productivité du travail» comme une des principales mesures de dépassement de la crise. Selon lui, celle-ci est actuellement trop faible et ne correspond pas aux salaires élevés dont bénéficie la population russe.

Pendant la crise, l’horreur… Alors qu’ils sont occupés à détruire les services publics et à baisser les salaires, les dirigeants peuvent caresser la majorité dans le sens du poil en recourant à l’humiliation publique des minorités. C’est ce type de geste populiste cynique qui a été posé juste après le pogrom de Birioulevo: le marché aux légumes a été fermé, plus de 1 000 migrants en situation illégale ont été arrêtés et le meurtrier de Scherbakov a été trouvé et arrêté en un temps record. L’homme, un marchand de fruits misérable originaire d’Azerbaïdjan, a subi une arrestation «exemplaire» dans le cadre de laquelle les forces de l’ordre ont allègrement recouru à la force, avant d’être livré au ministre de l’Intérieur Kolokoltsev en personne. Les images ont été diffusées sur toutes les chaînes de télévision, provoquant sans doute la joie instantanée des citoyens de Birioulevo sympathisants des responsables des pogroms [3].

Cependant, l’horreur de l’État et de la société capitaliste, c’est bien le fait que tout un chacun peut se retrouver à la place de Scherbakov et de son meurtrier. La vie d’un migrant ou d’un travailleur russe ne coûte pas plus cher que ses droits civiques. Mais dans cette lutte intestine insensée des exploités et opprimés, les juges seront toujours issus de la classe dominante prête à tout pour maintenir son hégémonie. BOUDRAITSKIS Ilya http://www.europe-solidaire.org/spip.php?article30157

Notes:

[1] En russe, le terme «  pogrom  » est employé pour qualifier toute agression à caractère raciste impliquant un nombre assez élevé de personnes (ndt.).

[2] Le terme «  noir  » désigne ici toutes les populations d’origine caucasienne  : Tchétchènes, Géorgiens, Azéris, etc. (ndt.)

[3] Des images de l’arrestation spectaculaire sont disponibles notamment ici  : http  ://www.rferl.org/content/russia…

* Publié dans : Hebdo L’Anticapitaliste – 214 (24/10/2013). http://www.npa2009.org

* Traduit du russe par Matilde Dugaucquier.

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21 octobre 2013 ~ 0 Commentaire

Histoire. Un internement de Tsiganes sorti de l’oubli (LT)

Histoire. Un internement de Tsiganes sorti de l'oubli (LT) dans Antiracisme gendarmes02

Cette page sombre de l’histoire de Moisdon-la- Rivière (44) était oubliée. Désormais, une exposition rappelle que près de 200 Tsiganes ont été internés dans une ardoisière, entre 1940 et 1942.

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Avril 1940 : ordre est donné aux Tsiganes, par un décret-loi du gouvernement de Vichy, de rester « cantonnés » dans des communes que leur assignent les préfets. Officiellement par crainte d’« espionnage ». Mais en octobre 1940, quand les autorités allemandes ordonnent aux autorités françaises de les interner, nul ne s’en émeut réellement. Pour les « nomades », « forains », « romanichels », « bohémiens », « tsiganes » ou « roms » comme les désignent indifféremment les administrations françaises et allemandes, commence alors une terrible période de répression. À Moisdon-la-Rivière, petite commune de Loire-Atlantique située entre Nantes et Rennes, existe l’ancien camp de La Forge.

Le camp jugé insalubre dès 1942  En 1939, il a accueilli plusieurs centaines de républicains espagnols. Un an plus tard, cette ancienne ardoisière, dont subsiste encore notamment une grande grange en pierre, est occupée par plus de 200 Tsiganes, hommes, femmes et enfants. Ils y sont internés dans des conditions particulièrement éprouvantes. L’endroit, encaissé et inondable, fut d’ailleurs jugé tellement insalubre qu’il a été fermé en 1942. « Des enfants sont morts à cause des conditions de vie là-bas, on ne sait pas combien parce qu’on ne retrouve pas grand-chose… Mais on sait aussi qu’il y a eu de la solidarité locale, des gens qui portaient de la nourriture au camp, par exemple », témoigne le prêtre nantais Christophe Sauvé, lui-même membre de la communauté des gens du voyage et défenseur de familles roms. Après sa fermeture en 1942, les prisonniers furent transférés, pour beaucoup, dans le plus important de la trentaine de camps d’internement de Tsiganes de France, à Montreuil-Bellay (Maine-et-Loire). Au total, selon les historiens, de 6.000 à 6.500 Tsiganes français furent internés, et ce jusqu’en 1946, bien après la libération du territoire national.

« Un anti-tsiganisme fort »  Pour Christophe Sauvé, l’exposition permanente qui a ouvert ses portes ce week-end, à Moisdon-la-Rivière, trouve une résonance dans l’actualité de ce début de XXIe siècle. « Aujourd’hui, un anti-tsiganisme fort, contre les gens du voyage comme contre les Roms, s’installe en Europe, les familles ont peur, elles le disent », souligne celui qui est également président de l’Association nationale des gens du voyage catholiques (ANGVC). « J’ai encore entendu récemment une vieille femme, qui avait vécu l’internement, me dire avant l’exposition : « Il faut pas en parler, sinon ils vont recommencer ». Au contraire, je crois qu’il faut connaître cette histoire, pour que ça ne recommence pas ». Cette exposition, qui prend la forme d’un parcours mémoriel, est présentée dans un lieu à l’histoire méconnue il y a peu encore, y compris à Moisdon, où la première commémoration « n’a eu lieu qu’en 2008 ». Samedi, le vernissage de l’exposition a été réalisé avec l’aide de lycéens et de jeunes de la communauté des gens du voyage. Constituée de panneaux qui retracent l’histoire du camp et l’illustrent à l’aide des rares photos retrouvées et de dessins faits par des lycéens des environs, elle est destinée à demeurer sur le site du camp.21 octobre 2013 Pratiquewww.campdelaforge.moisdon.fr

 

http://www.letelegramme.fr/ig/generales/regions/finistere/histoire-un-internement-de-tsiganes-sorti-de-l-oubli-21-10-2013-2275193.php

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20 octobre 2013 ~ 0 Commentaire

La décision de François Hollande est honteuse, incohérente, révoltante

La décision de François Hollande est honteuse, incohérente, révoltante dans Antiracisme logo-horizontal1-300x153

En conformité avec la commission d’enquête François Hollande ose valider l’expulsion de Léonarda. Conforme à la loi dit-il s’appuyant sur l’ensemble des lois répressives adoptées contre l’immigration depuis Chevènement, Chirac, Sarkozy, Besson. Que son gouvernement s’est bien gardé de modifier.

En même temps qu’il valide l’expulsion, il décide, du fait du prince, que Léonarda, seule, pourrait revenir en France poursuivre ses études. Comment peut-il la forcer à choisir entre sa famille et ses études ? Qu’en est-il des frères et des sœurs, qui ont été scolarisés, eux aussi, jusqu’à maintenant en France ? Que reste-t-il donc du droit de vivre en famille ? Le scandale de l’expulsion de Léonarda n’est pas seulement une question de forme. Son expulsion, comme celle de sa famille, est inacceptable.

Hollande espère, avec sa décision honteuse et en comptant sur les congés scolaires, mettre fin à la mobilisation lycéenne. Il refuse d’entendre que la revendication des manifestants se dresse tout autant contre l’expulsion de Léonarda que contre celle de Khatchik, et de tous les autres. C’est toute la logique de la politique du gouvernement qui est en cause.

Les lycéenNEs qui sont descenduEs dans la rue ne se laisseront pas abuser par une manœuvre aussi minable. Le NPA apporte tout son soutien à leurs mobilisations qui prévoient de reprendre massivement dés la rentrée scolaire.

Montreuil, le 19 octobre 2013

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19 octobre 2013 ~ 0 Commentaire

Une expulsion conforme… à la droite pas au droit (Npa)

Une expulsion conforme… à la droite pas au droit (Npa) dans Antiracisme guc3a9ant-valls-300x174

Déclaration d’Olivier Besancenot

François Hollande, par sa décision, vient de prendre une position révoltante et inhumaine à l’encontre du droit international sur le droit de vivre en famille. Cette proposition signifie que François Hollande remet également en cause le droit à l’éducation pour tous, qu’on ait ou pas des papiers. Il ratifie et cautionne l’expulsion des frères et des sœurs de Léonarda pourtant scolarisés en France. Qu’y a-t-il d’humain à demander à Léonarda de choisir entre sa famille et ses camarades de classe ? Ce gouvernement et François Hollande s’enfoncent dans la vase idéologique réactionnaire, discriminatoire qui semble embaumer l’air du temps. Le PS avait déjà renoncé depuis longtemps à créer l’espoir à gauche. Il alimente désormais la peur avec la droite et l’extrême droite. Léonarda et sa famille doivent rentrer et Manuel Valls doit partir du Gouvernement. Le combat continue. Olivier Besancenot, le 19/10/2013

http://www.npa2009.org/node/39214

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18 octobre 2013 ~ 0 Commentaire

Affaire Leonarda : à Paris, la « camaraderie lycéenne » se met en marche (France Tv)

Affaire Leonarda : à Paris, la

Entre 2 500 et 10 000 lycéens ont manifesté, jeudi, dans la capitale, pour dénoncer l’expulsion de deux adolescents en situation irrégulière. Reportage.

Fièrement posté devant le cortège, Kévin, 16 ans, reprend son souffle, après avoir harangué au mégaphone une foule de 2 500 lycéens parisiens (selon la police), jeudi 17 octobre. « La petite Leonarda est la goutte qui a fait déborder le vase, avance cet élève de terminale, impliqué dans la mobilisation grandissante en soutien à Khatchik Khachatryan, un lycéen arménien scolarisé à Paris et expulsé samedi. La camaraderie lycéenne est à l’œuvre. » Une vingtaine de lycées publics parisiens, sur un total d’une centaine, ont été perturbés, voire bloqués, jeudi, pour protester contre l’expulsion de Khatchik Khachatryan et de la collégienne Leonarda Dibrani, tous les deux en situation irrégulière. « Ils pourraient être nos amis ; leur famille et leurs proches vivent ici et on les a arrachés de ce monde, s’indigne Eloïse. Dans le passé, des mobilisations comme aujourd’hui ont permis le retour d’étudiants expulsés. »

Des lycées bloqués dès l’aube

Des élèves se sont retrouvés dès 5h45, jeudi, pour entasser des poubelles devant l’entrée de leurs lycées respectifs, avant de rejoindre la manifestation en fin de matinée, place de la Nation. Des actions envisagées depuis le début de la semaine par des syndicats lycéens comme la Fidl (réputé proche du PS) et mises au point la veille, avec les réseaux sociaux comme relais principal. Au lycée Louis-Armand (15e arrondissement), « le proviseur a pris le micro ce matin pour nous informer de la manifestation et des profs nous ont accompagnés », indique Karen. Originaire d’Arménie, ce jeune homme de 17 ans dit avoir rencontré Khatchik à plusieurs reprises. « C’est quelqu’un de sage, qui est considéré comme un déserteur en Arménie, faute d’y avoir fait son service militaire quand il a eu 18 ans, explique Karen. Il risque la prison et il se retrouve sans avenir dans ce pays corrompu. »

« Khatchik à Paris, Valls en Arménie »

Sur les pancartes, la colère et l’indignation sont dirigées vers le ministre de l’Intérieur, Manuel Valls. Des slogans l’invitent à « stopper la Valls des expulsions » ou même à démissionner. « Il mène une politique de droite alors qu’il devrait se comporter comme un ministre de gauche », estime Kévin, pour qui « la scolarisation de ces enfants montrait une volonté d’intégration de la part de leurs parents ».  « Il faut donner des papiers aux gens qui le méritent, ces élèves travailleront bientôt et participeront à l’économie française », soutient Léo, 16 ans, une pancarte « Valls dehors » à la main.

« C’est qui Valls ? »Arrivés place de la République, les lycéens ont rencontré l’opposition de CRS, qui ont reculé progressivement, jusqu’aux abords du ministère de l’Intérieur. Jets de bouteille dans un camp, projections de gaz lacrymogène dans l’autre. « Ont-ils au moins pris le temps de connaître le fond de l’histoire ? » s’interroge une passante d’une cinquantaine d’années, fatiguée par la ferveur lycéenne.  Alors que des lycéens grimpent sur des abribus ou se poussent sur un chariot à bagages provenant de la gare de Lyon, d’autres profitent du mouvement pour creuser le sujet. « C’est qui Valls ? », demande un lycéen à son voisin. Le cortège se disperse et rendez-vous est donné le lendemain, en début d’après-midi, place de la Bastille.  Par Yann Thompson Mis à jour le 17/10/2013 | 20:46 , publié le 17/10/2013 | 20:21

http://www.francetvinfo.fr/societe/roms/expulsion-de-leonarda/affaire-leonarda-a-paris-la-camaraderie-lyceenne-se-met-en-marche_437518.html

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18 octobre 2013 ~ 0 Commentaire

Monsieur Valls, ça suffit ! (Mrap)

Monsieur Valls, ça suffit ! (Mrap) dans Antiracisme guc3a9ant-valls
rien dans Hollandie

Messieurs Guéant et Hortefeux ont trouvé un successeur, il s’appelle Manuel Valls !

En quelques jours, trois nouvelles situations insupportables sont venues noircir un peu plus le tableau.

Le 9 octobre, l’expulsion de la famille de la jeune Léonarda, son arrestation dans le cadre scolaire devant tous ses camarades, a suscité la colère et l’émotion de toutes celles et tous ceux qui refusent de telles méthodes contraires aux fondamentaux des droits de l’homme.

Le 12 octobre, Khatchik Khachatryan, âgé de 19 ans, scolarisé au lycée professionnel Camille-Jenatzy, dans le 18e, a été expulsé vers l’Arménie : c’est la première expulsion de lycéen à Paris depuis 2006.

Le 11 octobre, dans la soirée, une jeune mère a été séparée, pendant plus de 12 heures, de son bébé de 17 mois qu’elle allaitait. Le bébé avait été placé dans un foyer afin de pouvoir enfermer la jeune mère, seule, au Centre de Rétention de Lesquin en vue de son éloignement vers la Guinée Conakry.

Trop c’est trop !

Un rapport de la CIMADE confirme le sentiment de la plupart des acteurs de terrain : la circulaire dite de “régularisation” de Mr Valls ne concerne qu’un nombre très limité d’étrangers et l’arbitraire préfectoral perdure malgré les promesses. L’exigence de fournir des bulletins de salaires et de trouver un employeur s’engageant à les recruter pour au moins un an est un obstacle majeur à la régularisation des sans papiers avec titre de séjour “salarié”. Le gouvernement actuel maintient, en connaissance de cause, des milliers de sans papiers dans un état de précarité inacceptable.

Le MRAP est scandalisé par cette politique inhumaine, indigne des valeurs de la République, indigne d’un gouvernement qui se prétend de gauche. Rien de surprenant que Manuel Valls ait reçu le soutien de Monsieur Coppé ! Monsieur le Ministre, laissez les enfants à l’école, les bébés avec leur mère, régularisez les sans papiers !

Ce n’est pas par une surenchère odieuse dans la désignation de boucs émissaires que l’on combattra les idées du Front National, au contraire !

Après les propos d’incitation à la haine à l’encontre des populations Roms, le Ministre de l’Intérieur vient de franchir à nouveau la ligne rouge. Il n’a plus sa place Place Beauvau !

Le MRAP salue la mobilisation des lycéens solidaires de Leonarda et Katchik et appelle à la manifestation à 13h place de la Bastille, pour changer la loi, pour des régularisations. vendredi 18 octobre 2013 – 10h19

http://www.mrap.fr/droits-des-migrants-et-etrangers/regularisation-des-sans-papiers/monsieur-valls-ca-suffit

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18 octobre 2013 ~ 0 Commentaire

La Ligue des droits de l’Homme salue la mobilisation des lycéens qui manifestent aujourd’hui en France… (LDH)

La Ligue des droits de l’Homme salue la mobilisation des lycéens qui manifestent aujourd’hui en France... (LDH) dans Antiracisme tumblr_muu09nl8vq1slzw4jo1_1280-300x212

rien dans Hollandie

La Ligue des droits de l’Homme salue la mobilisation des lycéens qui manifestent aujourd’hui en France, en soutien à Leonarda Dibrani et Khatchik Kachatryan, et se tient résolument à leurs côtés.

Devant l’interpellation de collégiens ou lycéens étrangers dans leur environnement scolaire, la LDH réaffirme le droit à la scolarité et à la vie en famille des jeunes étrangers. La LDH le répète : il est temps de rompre avec les politiques migratoires du passé, politiques qui piétinent des droits fondamentaux, tel le droit à l’éducation, politiques qui nourrissent les discriminations et les discours de haines racistes. Il est grand temps que le gouvernement rompe avec ces politiques du passé, pour faire respecter les droits des mineurs isolés étrangers, des enfants scolarisés, des familles, des travailleurs étrangers, afin de faire vivre la solidarité et la fraternité. jeudi 17 octobre 2013 – 10h30

http://www.ldh-france.org/Arreter-la-Valls-des-expulsions.html

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17 octobre 2013 ~ 0 Commentaire

Expulsion d’un lycéen : Valls révise le manuel du petit Sarkozy (Npa jeunes)

Expulsion d’un lycéen : Valls révise le manuel du petit Sarkozy (Npa jeunes) dans Antiracisme expulsion

Khatchik Kachatryan, jeune lycéen, élève du lycée Camille Jenatzy (Paris 18ème) a été expulsé vers l’Arménie samedi 12 octobre pour défaut de titre de séjour.

Une première tentative d’expulsion le 10 octobre avait échoué : une trentaine d’élèves, d’enseignants du lycée Jenatzy, des soutiens RESF, JC et FIDL ayant convaincu des passagers de soutenir le refus d’embarquer de Khatchik. Il est le premier lycéen parisien chassé depuis août 2006. Nicolas Sarkozy était alors ministre de l’intérieur. Il laisse en France ses parents, sa sœur, son beau-frère, des cousins, oncles et tantes et ses amis.

Depuis plusieurs semaines et l’arrestation de Khatchik, la mobilisation s’amplifiait. Les militants RESF puis les enseignants de Khatchik faisaient part de leur opposition, bientôt rejoints par des élus parisiens communistes puis certains socialistes. Informés de sa situation, les copains de classe de Khatchik ont alors fait plusieurs matinées de grève et préparaient un début de semaine de manifestations et d’actions pour obtenir sa libération.

Du côté de la préfecture et du ministère de l’intérieur, la réponse était un silence honteux. Les conséquences pourtant dramatiques de l’expulsion en Arménie de Khatchik n’ont visiblement pas pesé : études stoppées nettes, vie de famille brisée et le fort risque pour Khatchik de passer plusieurs années en prison. Il ne s’est pas fait recenser pour son service militaire en Arménie et est donc considéré là-bas comme déserteur.

C’est un grave retour en arrière que nous venons de vivre. L’acharnement, les méthodes et le mépris des conséquences dont a fait preuve l’actuel ministre Manuel Valls rappellent tristement celles de ses prédécesseurs depuis Sarkozy. Nous ne pouvons que condamner cette conduite et affirmer haut et fort qu’on ne peut pas être de gauche et appliquer ou cautionner une telle politique qui remet en cause des droits fondamentaux comme le droit à l’éducation et celui de vivre en famille.

Nous appelons les lycéens, enseignants, élus, parents d’élèves et plus largement tous les citoyens à faire connaître leur refus de voir s’appliquer en leur nom de telles mesures et à participer aux actions que ne manqueront pas de proposer les élèves et enseignants du lycée de Khatchik et les organisations signataires de ce communiqué.

De 2005 à 2011, les lycéens Suzilène, Taoufik, Najlae, Mohamed, Ilyes avaient été expulsés.

Les manifestations de leurs camarades, de leurs enseignants, de leurs soutiens avaient obligé Sarkozy à les faire revenir.

Comme eux Khatchik doit revenir !!! jeudi 17 octobre 2013

http://npa.jeunes.free.fr/

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